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	<title>Paris s'éveille</title>
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	<description>Paris s'éveille - L'actualité des luttes Le Quotidien des sans-Papiers - Le bulletin d'information et d'alerte Retrouvez ces deux publications dans un seul site : parisseveille.info</description>
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		<title>Paris s'éveille</title>
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		<title>La justice est-elle aux ordres ?</title>
		<link>http://parisseveille.info/la-justice-est-elle-aux-ordres,3042.html</link>
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		<dc:date>2012-02-22T13:09:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme et xénophobie</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Paris &amp; Île de France</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>Rroms</dc:subject>

		<description>Vendredi 17 février, Michel Sitbon, porte-parole du Collectif contre la xénophobie, passait en jugement devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, répondant à une plainte diligentée par le ministère de l'Intérieur, pour avoir « insulté » le Préfet de Seine Saint Denis en dénonçant la politique raciste mise en œuvre vis-à-vis des Rroms. Les ministres de l'Intérieur, Brice Hortefeux et Claude Guéant ont demandé au Tribunal de Paris, de poursuivre le Collectif contre la xénophobie, pour un texte publié sur (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/communiques.html" rel="directory"&gt;Communiqués&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/politique,037.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/racisme-et-xenophobie,047.html" rel="tag"&gt;Racisme et xénophobie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://parisseveille.info/france,065.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/violences,093.html" rel="tag"&gt;Violences&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/liberte-d-expression-censures,138.html" rel="tag"&gt;Liberté d'expression &amp; censures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/rroms,144.html" rel="tag"&gt;Rroms&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 17 février, Michel Sitbon, porte-parole du &lt;i&gt;Collectif contre la xénophobie&lt;/i&gt;, passait en jugement devant la 17&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; chambre correctionnelle de Paris, répondant à une plainte diligentée par le ministère de l'Intérieur, pour avoir « insulté » le Préfet de Seine Saint Denis en dénonçant la politique raciste mise en œuvre vis-à-vis des Rroms.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ministres de l'Intérieur, Brice Hortefeux et Claude Guéant ont demandé au Tribunal de Paris, de poursuivre le Collectif contre la xénophobie, pour un texte publié sur son blog, dénonçant la chasse aux Rroms organisée par le Préfet Lambert en Seine Saint Denis. Pratique du bâillon ou théorie des baïonnettes intelligentes : s'agit-il là de faire taire la critique ou de justifier l'obéissance à des ordres criminels ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La chasse aux Rroms répondant aux instruction présidentielles était pénalement condamnable. Le blog du collectif contre la xénophobie se voulait un observatoire de la politique raciste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a pu témoigner de comment les policiers disaient qu'ils n'agissaient que sur les ordres directs du Préfet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La guerre contre les Rroms était alors déclarée comme telle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'audience, la procureure a reconnu la légitimité d'une critique politique, mais se sera livrée à des découpages de phrases, admettant que certaines parties de phrases auraient été acceptables, mais pas d'autres. Elle aura salué la rigueur intellectuelle du prévenu, mais n'en aura pas moins demandé une peine d'amende.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aurait été critiquable, selon l'accusation, le fait que le nom du Préfet Papon ait été évoqué pour décrire l'action criminelle du Préfet de Seine Saint Denis aujourd'hui. « Papon » serait une insulte du fait que celui-ci a été condamné pour crime contre l'humanité du fait de sa participation à la déportation de juifs pendant la guerre mondiale. La défense aura invoqué le fait que c'était aussi pour son action en temps que Préfet de la Seine, de 1958 à 1962, et sa politique meurtrière contre les algériens alors. Aura été défendu le droit aux rapprochements historiques : on peut comparer Alexandre à Napoléon, même si le premier ne disposait pas de canons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La défense conclura que non seulement l'injure n'était pas constituée, mais que la procédure elle-même était une injure faite à l'accusé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'accusé a souligné le fait que le Préfet Lambert ait été nommé exprès le 30 juillet 2010, à la suite du &lt;i&gt;discours de Grenoble&lt;/i&gt; du Président de la République, pour appliquer une politique de persécution déclarée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aura été rappelé qu'une circulaire produite alors par le ministère de l'Intérieur ordonnait de viser spécifiquement les populations Rroms. La France a échappé de peu alors à des poursuites diligentées par la Commission européenne, en retirant la dite circulaire, remplacée par une deuxième qui évitait de mentionner les Rroms, mais n'en visait pas moins l'application de la même politique de persécution de ceux-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement l'accusé aura souligné la nécessité de sanctionner… le ministère de l'Intérieur, pour dissuader celui-ci de recourir à ce typique abus de pouvoir lorsqu'il mobilise ainsi indûment la justice contre des citoyens qui ne font qu'exercer leur droit de critique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aura été insuffisamment souligné peut-être le fait que cette plainte a été émise contre un citoyen qui s'était distingué pour ouvrir les portes d'un local privé pour que les Rroms puissent échapper à la chasse sans fin que le ministre et ses Préfets avaient ordonné. Le fait est que cette plainte procédait manifestement du désir de sanctionner un acte de solidarité humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons ici le fait que ministère de l'Intérieur bénéficie d'un privilège régalien qui lui permet de déposer les plaintes qu'il veut devant le parquet de Paris qui les reçoit automatiquement sans que la validité de celles-ci soient examinées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A été demandé au tribunal de rétablir les conditions d'un débat démocratique en sanctionnant un ministère qui abuse manifestement de ses pouvoirs. Sera-t-on entendu, ou bien faudra-t-il constater encore une fois que la justice est aux ordres du pouvoir politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Collectif contre la xénophobie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Communiqué du 22 février 2012&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rwanda : les médecins des services français frappent encore…</title>
		<link>http://parisseveille.info/rwanda-les-medecins-des-services,3041.html</link>
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		<dc:date>2012-02-11T16:21:02Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>Chouette, une polémique ! Me voilà nommément pris à partie par un blog d'amis de Médecins sans frontières. Son auteur n'apprécierait pas que j'ai dénoncé ici ses petits camarades pour les mauvais services qu'ils rendent à la vérité, lorsqu'ils opposent un déni amusant au rapport du juge Trévidic sur l'attentat contre Juvénal Habyarimana déclencheur du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994. De quoi discute-t-on ? Voilà dix-sept ans aujourd'hui que je dis et redis la même chose. Mon premier article sur le sujet (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/politiques-coloniales.html" rel="directory"&gt;Politiques coloniales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH113/arton3041-8624f.jpg" width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chouette, une polémique ! Me voilà nommément pris à partie par un blog d'amis de Médecins sans frontières. Son auteur n'apprécierait pas que j'ai dénoncé ici ses petits camarades pour les mauvais services qu'ils rendent à la vérité, lorsqu'ils opposent un déni amusant au rapport du juge Trévidic sur l'attentat contre Juvénal Habyarimana déclencheur du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De quoi discute-t-on ? Voilà dix-sept ans aujourd'hui que je dis et redis la même chose. Mon premier article sur le sujet était publié dans le n°1 de &lt;i&gt;Maintenant&lt;/i&gt; en janvier 1995. En 1998, j'ai fait paraître un livre, &lt;i&gt;Un génocide sur la conscience&lt;/i&gt;, où je développais le même raisonnement. Et depuis cinq ans, j'anime même une revue &lt;i&gt;La nuit rwandaise&lt;/i&gt; spécialisée sur la question de l'implication française dans ce génocide. En tant qu'éditeur, j'ai publié nombre d'auteurs, Mehdi Ba, Gérard Prunier, Vénuste Kayimahe, Benjamin Sehene, Jean-Paul Gouteux, Jacques Morel, qui auront tous contribué à une connaissance approfondie du sujet. Au total, il y a là des milliers de pages non d'opinion mais d'information (dont je suppose que le monsieur qui m'interpelle ne se sera pas donné la peine d'en lire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres ont contribué à la connaissance de ce dossier. Je pense en particulier à la journaliste belge, Colette Braeckman, mais aussi à Pascal Krop, et François-Xavier Verschave, qui, dès 1994, publiaient des livres mettant en cause ce que Krop avait qualifié en titre de son ouvrage de « génocide franco-africain ». D'autres journalistes tels Jean-Chatain, Jean-François Dupaquier, ou Patrick de Saint-Exupéry, se sont aussi distingués dans cette bataille pour la vérité. On en oublie bien sûr, mais il faut saluer particulièrement les efforts de l'association Survie pour que soit pris en compte cet effroyable crime post-colonial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant le génocide, le 18 mai 1994, Alain Frillet et Sylvie Coma publiaient un dossier de huit pages dans &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; dénonçant la complicité active de la France dans l'horreur alors en cours dans ce petit pays d'Afrique. On y apprenait, entre autres, que des livraisons d'armes au bénéfice des assassins se poursuivaient encore, et que François Mitterrand s'était préoccupé personnellement de faire venir en France la veuve du président Habyarimana, figure importante du groupe génocidaire rwandais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'en oublie d'autant plus facilement que je n'ai pas tout lu, et j'aurais raté, en 2004, dans &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; un article signé par quatre de ces proches de MSF qui écrivaient des phrases que l'on peut assurément contresigner : &lt;i&gt;« Le génocide des Rwandais tutsis a bien eu lieu, la France a une responsabilité considérable dans ce qui est arrivé au Rwanda, et la dénégation constante de cette responsabilité rejaillit sur tout le corps politique français. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en effet de cela que l'on parle. Nos auteurs, Rony Brauman, Jean-Hervé Bradol et Claudine Vidal, alors avec le renfort dAndré Guichaoua, en appelaient à &lt;i&gt;“une démarche d'humilité en direction du peuple rwandais consistant à reconnaître la simple vérité : alors que « tout le monde savait qu'il y avait une énorme perspective de massacres », selon les propres termes d'Hubert Védrine, les responsables politiques français n'ont pas mis tous les moyens à leur disposition pour paralyser les autorités politiques et militaires rwandaises qui préparaient le génocide”.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans attendre 2004, le même Bradol était à la télé, le 18 mai 1994, jour de la parution de ce fameux numéro de &lt;i&gt;Libé&lt;/i&gt;, pour inviter le gouvernement français – et la Présidence de la république – à intervenir aussitôt en lançant un appel à l'arrêt du génocide dont il avait de bonnes raisons de penser qu'il pourrait être d'une grande efficacité pour démobiliser les assassins en leur retirant leur seule légitimité : l'appui sans faille du “pays des droits de l'homme”.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors de quoi discute-t-on ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A bien les relire aujourd'hui, on voit qu'on qualifiait ici d'indigne cet autre article des mêmes auteurs (moins Guichaoua) publié plus récemment en réaction au rapport Trévidic, sur le site de &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt; – un journal qui se distingue depuis des années pour sa violence anti-tutsi. Ils protestent là contre le fait qu'on ne prenne pas suffisamment en compte les &lt;i&gt;“centaines de milliers de morts, rwandais et congolais”&lt;/i&gt; &lt;i&gt;“imputables au Front patriotique rwandais (FPR)”&lt;/i&gt;. Dénonçant pèle-mêle les atteintes à la démocratie au Rwanda aujourd'hui, et la critique du négationnisme, ils s'en prennent aux “réseaux d'« amis » à l'étranger (à une autre époque, on aurait parlé de « compagnons de route »)” du régime au pouvoir à Kigali. Des “réseaux” dont il semble qu'on fasse partie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se trouve que je n'ai pas souvenir d'avoir jamais écrit une ligne en faveur du régime de Kigali. Ni je crois en avoir beaucoup lues… On pourrait pourtant s'extasier sur la reconstruction du pays, plutôt rapide et réussie après l'apocalypse génocidaire. On pourrait féliciter aussi ce gouvernement d'avoir instauré une réelle paix civile, et de s'être bien défendu contre les forces génocidaires installées aux frontières qui appelaient à la reconquête du pays et au parachèvement du génocide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas moins vrai qu'on pourrait aussi critiquer, comme ne manquent pas de le faire nos auteurs, la politique étrangère du nouveau Rwanda, et le bilan de son intervention au Congo voisin ne semble pas particulièrement brillant. Il est bien possible, comme nos auteurs insistent pour le rappeler, que des massacres aient eu lieu. Même si leur ampleur a été fantastiquement enflée par certains « enquêteurs » comme Pierre Péan. J'avoue méconnaître cet aspect du dossier – et je vois bien combien ce désintérêt semblera critiquable à nos interlocuteurs –, mais il est manifeste que les rwandais ont profité de cette expédition congolaise pour se livrer aussi à un lucratif trafic de matières premières, tel le fameux coltan utile aux téléphones portables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se souvient même du soutien apporté par l'armée rwandaise à Joseph Kabila, en 1996. S'il était certes louable de contribuer à l'éviction de Mobutu, ce dinosaure néo-colonial – libération dont le peuple congolais ne pouvait que se féliciter –, il était possible aussi de questionner le fait qu'Etienne Tschisekedi, le leader historique de l'opposition démocratique, n'ait pas plus bénéficié de cette libération, et que le pouvoir soit de nouveau accaparé, par Kabila père puis fils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos auteurs auront raison de voir chez nous un désintérêt manifeste pour toutes ces dimensions de ce pan d'histoire de l'Afrique contemporaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est que ça n'est pas le sujet. Peut-être aura-t-on trop bien écouté ce qu'ils écrivaient en 2004 ? La France porte une &lt;i&gt;“responsabilité considérable”&lt;/i&gt; dans le génocide des Tutsi. C'est eux qui le disent. On suppose qu'ils mesurent la gravité de ce qu'ils disent là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, voilà qu'on se fait traiter d'“idiots” parce qu'on reste obstinément attachés vouloir que soit prise en compte cette information.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas sûr que le régime de Kigali soit aussi horrifique que le prétendent nos interlocuteurs. Le serait-il que ça n'est pas tant notre affaire. Est-il si difficile à comprendre que c'est en tant que citoyens français que nous nous exprimons ? Or je n'ai pas connaissance que la France ait de responsabilités dans la politique intérieure rwandaise d'aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le peuple rwandais serait-il effectivement opprimé et même malmené comme le prétendent nos auteurs, cela n'est pas l'œuvre de nos élus ni avec le moyen de nos impôts. Car c'est bien là le fond du problème spécifique que pose le génocide des Tutsi. Comme le reconnaissent volontiers Bradol and co, la France est lourdement compromise – or, la France, c'est nous. Les soldats de l'armée française, ce sont nos enfants, nos cousins, nos voisins ; les politiques qui dirigent cette armée, ce sont nos élus, de droite et de gauche, pour lesquels nous nous déplaçons au bureau de vote avec ferveur ; les budgets des opérations spéciales, ce sont ces impôts que nous payons tous les jours – et c'est autant d'argent retiré à nos écoles et à nos hôpitaux. Or, cet argent aura servi à financer un des plus horribles crimes de l'histoire universelle. Et ces soldats comme ces élus, qui sont pour la plupart encore aujourd'hui au pouvoir, ont des responsabilités dont ils n'ont pas eu à répondre que l'on sache.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel sens cela a-t-il donc, ici, en France, de demander des comptes à l'actuel gouvernement rwandais pour des actes postérieurs et qui de plus n'ont jamais été sérieusement établis ? Aussi fondé que puisse être ce qui se dit sur le comportement du FPR au pouvoir, quel rapport cela aurait-il avec l'accusation extrêmement grave qui pèse sur nos gouvernants à nous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons au passage qu'il n'est pas exagéré d'user de superlatifs pour qualifier le crime rwandais. Ainsi, on peut dire, et malheureusement sans erreur : le crime le plus horrible. Ceci pas seulement en raison du caractère particulièrement monstrueux des moyens employés pour cette énorme tuerie. On aura forcé des mères à tuer leurs enfants – et réciproquement. Des maris ont tué leur femme – et des femmes leur mari.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas eu de chambre à gaz au Rwanda. Le zyklon-b s'y appelait manipulation. Et les armes, des machettes, des gourdins. Or, tous les ingrédients de cette manipulation sophistiquée étaient importés… de l'université française. Et les gourdins à clous étaient copiés de modèles trouvés dans nos musées…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car ce qui est le plus horrifique dans ce crime, c'est l'implication si large de l'armée française prétendant se porter au secours du “peuple majoritaire” hutu. S'il est horrible qu'un homme en vienne à tuer son voisin, il est encore plus monstrueux qu'un autre homme fasse huit mille kilomètres pour inciter l'un à tuer l'autre, et l'aider à le faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les chambres à gaz n'étaient pas un « détail », la mort du président Habyarimana et des personnes l'accompagnant pourrait en sembler un dans le contexte de l'effroyable extermination des Tutsi. Un peu comme celle des dix casques bleus belges assassinés le lendemain. Or, voilà bientôt dix-huit ans qu'on s'arc-boute à discuter de savoir à qui cet attentat serait attribuable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Messieurs Barril, Bruguière, Smith, Guichaoua, Péan, Onana – là aussi, on risque d'en oublier –, se sont inscrits depuis longtemps pour défendre l'hypothèse que cet attentat pourrait être l'œuvre du FPR. Thèse « amusante » s'il en est lorsqu'elle pousse l'esprit de syllogisme jusqu'à dire qu'en conséquence, ce serait le FPR à qui on devrait… le génocide des Tutsi. Faisant feu de tous bois, les tenants de cette « analyse » ont d'abord tenté d'accréditer que le FPR aurait commis à son tour un génocide, en exterminant les hutus. Thèse dit du « double génocide » alimentée par Stephen Smith et d'autres à divers moments, jusqu'à s'épuiser au bénéfice d'une version plus audacieuse encore : ce serait le FPR qui aurait la responsabilité du génocide des Tutsi en plus d'avoir exterminé les hutus...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme on l'entend, cette nouvelle vulgate a absolument besoin d'attribuer l'attentat au FPR – et c'est pourquoi ce débat serait devenu si passionnel. Pour accréditer cet ignoble renversement de l'accusation, ses tenants n'auront eu à se mettre sous la dent qu'une fantaisiste instruction du juge Bruguière – dont on appréciera que nos auteurs reconnaissent eux-mêmes « l'incohérence ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette enquête, ainsi que cela a pu être souvent dénoncé, ne reposait que sur des prétendus témoignages, le juge convoquant dans son bureau des témoins dont il dictait lui-même les dépositions. S'il avait pris soin d'avoir avec lui un interprète, il se trouve que celui-ci était une figure connue du parti génocidaire… Il ne s'intéressera aucunement de vérifier l'hypothèse inverse, instruisant exclusivement à charge, contre le FPR. Ses conclusions ne tenaient effectivement pas debout du fait de leur « incohérence », mais pire encore, ses témoins se rétracteront les uns après les autres, dénonçant les conditions dans lesquelles ont leur avait arraché de prétendues dépositions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un de ces témoins versatiles, le principal d'entre eux, Abdul Ruzibiza, accédera à une certaine notoriété après que Claudine Vidal et André Guichaoua se chargent d'écrire 500 pages du même tonneau que sa prétendue déposition auprès du juge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge Trévidic succédant au juge Bruguière aura dû réouvrir entièrement l'enquête, et aura donc récemment livré une première conclusion qui semble bien corroborer ce qui avait déjà été établi par diverses enquêtes balistiques – à l'inverse du roman seriné par Bruguière, Vidal et Guichaoua, avec le renfort du capitaine Barril et de Pierre Péan, les missiles n'ont pas pu être tirés d'une ferme sur la colline de Masaka, ainsi que cela avait été dit jusque-là, mais n'ont pu partir que du camp de Kanombe ou de ses abords immédiats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce que ça change tout ? Non. les missiles auraient-ils été tirés de la colline de Masaka qu'il n'en aurait pas moins été impossible à un commando du FPR de le faire – la zone étant totalement sous contrôle des forces génocidaires. D'aucune façon une batterie de missile aurait pu s'installer au bord d'une route en attendant tranquillement que le président veuille bien revenir de Tanzanie, dans un secteur lourdement quadrillé, dont l'accès était verrouillé par des check-points incontournables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On avait déjà pu faire valoir que dans cette hypothèse même, l'attentat incombait vraisemblablement au parti génocidaire. Cette hypothèse sera corroborée par la séquence ultérieure des faits, où l'on verra ce parti procéder méthodiquement à l'assassinat des autorités supposées prendre la suite du président, pour finalement instaurer ce qui s'appellera un « gouvernement intérimaire », dont on se souvient qu'André Guichaoua témoigne avoir vu de ses yeux comment celui-ci s'est constitué à l'ambassade de France, avec l'aide de l'ambassadeur Marlaud et du lieutenant-colonel Maurin, chef d'état-major de fait de l'armée rwandaise, encore présent à Kigali à l'heure du lancement du programme génocidaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On dispose, de plus, d'un témoignage troublant, parvenu par écrit à la rédaction du &lt;i&gt;Soir&lt;/i&gt; de Bruxelles, dans lequel un homme qu'on parviendra a identifier, chef de milice à Kigali, déclarait à l'heure de mourir qu'il était du petit nombre de ceux qui avaient participé à cet attentat, parmi lesquels deux soldats français. Il donnait de surcroît le nom d'un de ces deux soldats : Etienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vérification faite, il fut possible de reconstituer que « Etienne » était le pseudonyme d'un soldat s'appelant Pascal Estreveda, effectivement spécialisé en balistique, séjournant alors entre le Rwanda et le Burundi voisin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces informations étaient publiées, par Colette Braeckman, dans &lt;i&gt;Le Soir&lt;/i&gt;, de Bruxelles – le journal le plus sérieux de Belgique, strict équivalent du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;. Il n'en sera pas tenu compte, et, dix-huit ans plus tard, on n'a pas connaissance que Pascal Estreveda ait eu à fournir un alibi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors que le capitaine Barril se précipitera à la télévision pour raconter comment il avait été héroïquement récupérer la boîte noire de l'avion présidentiel abattu. Cela n'éclaircissait certes pas grand chose, d'autant moins qu'il s'avèrera que sa prétendue boîte noire n'en était pas une... Stephen Smith, journaliste à &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, prendra le relai de Barril pour tenter d'argumenter. L'article qu'il fit alors paraître était si manifestement malhonnête qu'il incitera l'auteur de cels lignes à faire… un journal – si les journaux étaient si mauvais, il en fallait bien un autre –, et ce sera l'aventure de &lt;i&gt;Maintenant&lt;/i&gt; – un journal d'informations générales qui durera à peine plus d'une année tant il rencontrera de difficultés de diffusion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dès mon premier article, j'accusais bille en tête Stephen Smith de se livrer à un vulgaire travail de propagandiste d'Etat... Comme quoi, on ne se refait pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais qu'est-ce qui permet de dire que Denis Sieffert, par exemple, un homme charmant que j'ai pu rencontrer, serait en fait un larbin de la DGSE ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus suspect de tous, Pierre Péan, gagne sa vie vraisemblablement avec ses droits d'auteurs, et ne touche probablement aucune gratification pour ses abondants travaux de propagande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, mais il sert la patrie… L'armée, Mitterrand… L'intérêt national…Le même Péan déclarait, il y a des années, dans une conférence au Centre de formation des journalistes, que sa ligne de conduite – et celle qu'il recommandait aux futurs journalistes qui l'écoutaient – c'était de ne jamais aller « contre l'intérêt national ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serait-ce là ce qui nous oppose ? Il se trouve que l'intérêt national, comme toute chose, est une question d'appréciation. Je ne crois pas qu'il soit dans « l'intérêt national » de ruiner le budget de l'Etat en entretenant un énorme appareil militaire dont la vocation principale est de commettre des crimes inadmissibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me semble plus dans l'intérêt du pays de développer des relations harmonieuses et intelligentes avec les autres pays. La politique de la France au Rwanda est un sommet de gâchis à tous points de vue. Elle procède d'une vision imbécile et criminelle des relations internationales. Non l'Afrique n'est pas faite que d'ethnies, et non la démocratie n'est pas réservée aux blancs. Etre citoyen, c'est un fait universel, qu'on soit en Chine, en Egypte ou en Lituanie. Et les rwandais aspiraient à un Etat moderne – comme les tunisiens ou les syriens aujourd'hui –, dans lequel tous ont le droit de participer aux prises de décisions, parce que chacun est doté d'une conscience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce type d'énoncés semblent brutalement hérétiques aux partisans du néo-colonialisme qui se gargarisent à longueur d'années du caractère indépassables des réalités tribales, en Afghanistan comme au Rwanda ou en ex-Yougoslavie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi d'ailleurs, il leur est indispensable que le régime actuel de Kigali soit qualifié de Tutsi – et que, supplémentairement, et comme par voie de conséquence, il ne puisse qu'exterminer les Hutu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qu'on veut bien reconnaître comme « l'incohérence » du juge Bruguière, c'est en fait la cohérence de la politique française. Elle a bien défendu « les hutus » parce que ceux-ci étaient menacés par « l'aristocratie guerrière tutsi » – et ce au prix d'un génocide ! – ; pour que ceci ait un sens, il lui faut maintenant que cet ennemi Tutsi soit effectivement aussi monstrueux que cela avait été prédit. Les crimes annoncés doivent avoir été commis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pour cela que j'ai osé traiter des personnes aussi honorables que Rony Brauman et Jean-Hervé Bradol, de propagandistes des services. Quant à Claudine Vidal et André Guichaoua leur prestation auprès de Ruzibiza est assez éloquente pour qu'on ne puisse pas parler là d'un travail honorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un contexte aussi idéologisé que celui de la patrie des droits de l'homme qui ose se gargariser de ses vertus alors qu'elle charrie le plus long cortège de crimes infâmes, on comprend que des propagandistes puissent n'être que de braves gens convaincus, qui vibrent au souvenir de Jeanne d'Arc et de Charles Péguy, comme vous et moi...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'éveille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rwanda : raconter l'histoire sans raconter d'histoires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Par Olivier Falhun&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La publication d'un rapport d'expertise sur la destruction en vol de l'avion du président Habyarimana en avril 1994 a fait l'effet d'un coup de théâtre. Pour la majorité des médias, ce document innocenterait l'actuel président du Rwanda, Paul Kagame, de l'attentat considéré comme déclencheur du génocide des Tutsis du Rwanda.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vérité &lt;i&gt;« qui dérange »&lt;/i&gt; pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;« irréfutable »&lt;/i&gt; pour &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, cette expertise a généré une première vague d'articles de presse disqualifiant l'hypothèse d'une implication du Front patriotique rwandais (FPR) dans cet attentat. Les premiers effets de telles affirmations n'ont pas tardé : un article était posté ici même pour questionner ces conclusions péremptoires dix-huit ans après les faits. Ancien journaliste à &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, Stephen Smith s'étonnait à son tour d'un tel traitement de l'information dans les colonnes de ce même quotidien par une tribune intitulée &lt;i&gt;« Des preuves sans conclusions »&lt;/i&gt;. Filip Reyntjens constate pour sa part dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; qu'on &lt;i&gt;« aime trop les histoires simples »&lt;/i&gt;. L'auteur de Rwanda, trois jours qui ont fait basculer l'histoire résume ainsi ce que Jean-Hervé Bradol, Rony Brauman et Claudine Vidal écrivaient récemment sur le site de Marianne2 : &lt;i&gt;« De tout temps, les conteurs comme leurs publics ont préféré les histoires où les bons combattent les méchants plutôt que celles où les salauds en affrontent d'autres »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au rappel des centaines de milliers de morts rwandais et congolais imputables au FPR, à l'étonnement et aux doutes exprimés après une couverture médiatique sans nuance sur les auteurs de l'attentat, ont depuis répondu les accusations portées par les tenants d'une version tranchée des événements du 6 avril 1994. Pour Michel Sitbon, des intervenants comme JH. Bradol, R.Brauman, et C.Vidal &lt;i&gt;« insultent tous ceux qui se battent pour que la responsabilité française dans le génocide des Tutsis soit prise en compte »&lt;/i&gt;. Il n'a manifestement pas lu une tribune publiée dans &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; le 3 novembre 2004 où ces mêmes auteurs dénoncent la dénégation constante par certaines autorités françaises de leurs responsabilités dans le génocide. Qualifiant l'article de Marianne2 ou la prudence de l'hebdomadaire &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt; [1] de &lt;i&gt;« propagande des services français »&lt;/i&gt;, M. Sitbon n'hésite pas également à parler d'intoxication et de négationnisme, relayant même un article publié sur un site dont on ne peut que malgré nous faire la publicité : &lt;i&gt;« Rwanda : la grande manip »&lt;/i&gt;. Intitulé &lt;i&gt;« MSF se crashe sur le rapport Trévidic »&lt;/i&gt;, ce papier en rajoute dans l'insulte et donne la nausée par les accusations et les insinuations qu'il contient. Surtout, il passe une nouvelle fois sous silence les responsabilités de Paul Kagame et de son armée dans les crimes contre l'humanité perpétrés après le génocide, au Rwanda et en RDC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au rôle de la France, le quotidien &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; s'interroge dans son édition du 27 janvier par une tentative d'analyse de surplomb : &lt;i&gt;« Quel événement récent suscite des positions aussi tranchées, des haines aussi personnelles, ou déclenche pareille fureur verbale ? (…) Le Rwanda rend-il fou ? »&lt;/i&gt; se demandent les journalistes Christophe Ayad et Philippe Bernard dans un article intitulé « Rwanda, une passion française ». Pour Marc Le Pape et Claudine Vidal, co-signataires d'une réponse proposée au quotidien du soir et intitulée &lt;i&gt;« Où sommes-nous ? »&lt;/i&gt;, ces journalistes ne sélectionnent dans la question rwandaise que ce qui leur permet de construire un récit fondé sur &lt;i&gt;« une logique binaire, simpliste et média-centrée »&lt;/i&gt;, opposant deux auteurs, Patrick de Saint Exupéry et Pierre Péan ; les convaincus d'une France complice et ceux qui considèrent qu'elle n'a rien à se reprocher ; ceux pour qui les crimes du FPR et de leur leader Kagame ne posent pas de problème et ceux qui l'accusent de l'attentat comme du reste. &lt;i&gt;« Dans ce cadre, cet article ignore tous ceux qui détruiraient la symétrie de leur tableau, y compris dans le monde de la recherche où ils prolongent leur élan de classement »&lt;/i&gt; écrivent les deux sociologues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, que s'est-il vraiment passé ce 6 avril 1994 ? Une fraction extrémiste des Forces armées rwandaises est-elle à l'origine de l'attentat contre un président issu de leurs rangs ? A ce stade, la réponse semble relever davantage de l'intime conviction que de l'incontestable. Mais dans l'affrontement médiatique, les enjeux politiques sont inextricablement liés à la recherche d'une vérité réduite à un enjeu de lutte. Dans l'ordre imposé de cette bataille rangée, chacun doit se battre pour forcer l'histoire, au risque de raconter des histoires. &lt;i&gt;« De la nécessité de ne pas écrire trop vite »&lt;/i&gt; reconnaît Denis Sieffert dans &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt;. Pour l'éditorialiste qui s'est lui aussi pris les pieds dans le tapis avant de lire le rapport, l'expertise finalement &lt;i&gt;« ne dit rien de ce qu'on s'est empressé de lui faire dire, et de ce qu'on a fait circuler »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[1] Rwanda, une vérité qui se dérobe - Politis - Non disponible en ligne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : &lt;a href="http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/02/rwanda-raconter-lhistoire-sans-raconter-dhistoires.html" class='spip_out' rel='external'&gt;Issues de secours&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Procès en diffamation du ministère de l'intérieur envers le collectif contre la xénophobie</title>
		<link>http://parisseveille.info/proces-en-diffamation-du-ministere,3040.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://parisseveille.info/proces-en-diffamation-du-ministere,3040.html</guid>
		<dc:date>2012-02-09T10:47:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Frédéric L.I</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme et xénophobie</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Démocratie</dc:subject>
		<dc:subject>Liberté d'expression &amp; censures</dc:subject>
		<dc:subject>Rroms</dc:subject>

		<description>Vendredi 17 février, à partir de 13h30, se tiendra, à la 17e chambre correctionnelle de Paris, un procès intenté par le ministère de l'intérieur (en la personne de Brice Hortefeux, condamné pour propos raciste, plainte désormais reprise par Guéant) contre une publication du blog du « Collectif contre la xénophobie », datant du 26 octobre 2010, intitulée : La chasse à l'homme en Seine-Saint-Denis, et son auteur, Michel Sitbon. Pour voir le texte incriminé, cliquez ici. Rappelons le contexte dans lequel (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/communiques.html" rel="directory"&gt;Communiqués&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/politique,037.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/racisme-et-xenophobie,047.html" rel="tag"&gt;Racisme et xénophobie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/justice,052.html" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/france,065.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/democratie,124.html" rel="tag"&gt;Démocratie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/liberte-d-expression-censures,138.html" rel="tag"&gt;Liberté d'expression &amp; censures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/rroms,144.html" rel="tag"&gt;Rroms&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH97/arton3040-abb9e.jpg" width='150' height='97' style='height:97px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 17 février, à partir de 13h30, se tiendra, à la 17&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; chambre correctionnelle de Paris, un procès intenté par le ministère de l'intérieur (en la personne de Brice Hortefeux, condamné pour propos raciste, plainte désormais reprise par Guéant) contre une publication du blog du « Collectif contre la xénophobie », datant du 26 octobre 2010, intitulée : &lt;i&gt;La chasse à l'homme en Seine-Saint-Denis&lt;/i&gt;, et son auteur, Michel Sitbon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://contrelaxenophobie.wordpress.com/2010/10/26/la-chasse-a-lhomme-continue-en-seine-saint-denis/" class='spip_out' rel='external'&gt;Pour voir le texte incriminé, cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons le contexte dans lequel prennent place ces faits : suite au fameux discours de Grenoble, où le président annonçait, entre autre programme sécuritaire, le démantèlement des terrains occupés par des rroms, la police harcèle plus ouvertement que jamais la population rrom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	En Seine-Denis, Christian Lambert, ancien policier, est aussitôt nommé préfet pour orchestrer le programme. A Montreuil, nous avons été témoins directs de cette chasse à l'homme, au point d'avoir du ouvrir la porte du local de l'association &lt;a href="http://teleliberte.net/" class='spip_out' rel='external'&gt;Télé Liberté&lt;/a&gt;, dans le 20&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, (local prêté par Michel Sitbon), à une trentaine de personnes à la rue chassées des trottoirs de Montreuil par la police.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Un mois après le discours de Grenoble, Brice Hortefeux pouvait annoncer que 128 camps illicites avaient été démantelés et que près de 1 000 Roms avaient été renvoyés en Roumanie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Le ministère de l'intérieur porte plainte pour diffamation ou injure, une habitude prise par Hortefeux, dès lors que les actions de la police actuelle sont dénoncées et parce qu'elles rappellent les crimes d'hier, trop tardivement dénoncés, eux. Depuis, on a cru que la liberté d'expression et la critique du gouvernement était possible et souhaitable pour une « démocratie ». Mais cela n'empêche pas le ministère de l'intérieur de multiplier ses plaintes contre les citoyens vigilants – contre la société civile ! Il utilise la justice pour établir son pouvoir, restreignant, ainsi, de fait, la liberté d'expression des membres d'associations, de collectifs, comme d'artistes ou de citoyens indignés, de quiconque les dénoncerait…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Rendez-vous vendredi 17 février 2012 à 13h30 à la 17&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; chambre,&lt;br&gt;
pour défendre la liberté de critiquer la politique du gouvernement, &lt;br&gt;
dénoncer les « crimes de bureaux », &lt;br&gt;
pour la libre installation et circulation de tous.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip"&gt;Soutien à Michel Sitbon,
poursuivi par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;le 17 Février à 13h30 à la 17&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; chambre correctionnelle de Paris.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqué&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« La Voix des Rroms »&lt;/i&gt; apporte son soutien à Michel Sitbon, du &lt;i&gt;« Collectif contre la Xénophobie »&lt;/i&gt;, dans le procès que lui intente, pour propos injurieux, le ministère de l'intérieur, en la personne de Claude Guéant, le 17 Février à 13h30 à la 17&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; chambre correctionnelle de Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les phrases, relevées par le ministère dans une publication du blog du &lt;i&gt;« Collectif contre la xénophobie »&lt;/i&gt;, datée du 26 octobre 2010, sont les suivantes : « &lt;i&gt; Le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux Rroms en Seine-Saint-Denis » ; « Aujourd'hui, c'est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« La Voix des Rroms »&lt;/i&gt; témoigne de la violence de l'action du gouvernement à l'égard des Rroms roumains et bulgares à l'été et l'automne 2010. Cette violence divisa jusqu'au au sein de la Majorité Présidentielle, et provoqua l'indignation de la Commissaire aux droits de l'homme de l'U.E, des instances du Vatican, et d'une grande partie de l'opinion publique mondiale.
Les Rroms et les Gens du voyage sont devenus alors dans le discours et l'action du gouvernement un mal social et devaient être traités comme tel.
La &lt;i&gt;« Voix des Rroms »&lt;/i&gt; témoigne du harcèlement irrationnel par les autorités publiques d'hommes, de femmes et d'enfants, de la destruction brutale de leur habitat, de la surveillance de chacun de leur pas, jusqu'à leur disparition du domaine de compétence de ces autorités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intensité des propos ici incriminés, sont à la mesure du sentiment d'indignation que suscitent dans le cœur d'un nombre croissant de citoyens et d'élus la démesure d'un gouvernement qui en disséminant la peur, la confusion, et l'ignorance dans la société y fait croître la haine et contribue délibérément à la régression morale dans laquelle semble vouloir s'engager l'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Là où il faut voir dans l'intensité du sentiment de Mr Sitbon, comme dans le sentiment plus récent de Mr Letchimy, député de la Martinique, le signe qu'une limite est en train d'être franchie, l'action judiciaire du ministère de l'intérieur participe d'une stratégie qui vise à détruire la légitimité même du sentiment d'indignation, afin que ne s'impose sur l'Europe qu'une seule idée de la civilisation et de son histoire, celle du Parti Populaire Européen, auxquels appartiennent l'Union pour la Majorité Présidentielle et la CDU d'Angela Merkel, et dont le premier ministre hongrois Victor Orban, est le vice-président.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque un citoyen, alerté, ressent qu'un gouvernement fait le mal alors il attribue à son action le nom symboliquement attribué au mal. Sans la conscience de cette limite et sans son expression écrite ou orale toujours brutale, alors les crimes politiques de l'avenir seront commis encore sous l'apparence de la normalité, et le mal se manifestera sous l'apparence habituelle de sa banalité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Considérant l'importance de cette affaire en termes de liberté d'expression et de débat public, &lt;i&gt;« La Voix des Rroms »&lt;/i&gt; compte sur les juges pour qu'ils prennent la défense de ces libertés fondamentales, vitales pour toute démocratie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Témoignages de rétention</title>
		<link>http://parisseveille.info/temoignages-de-retention,3039.html</link>
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		<dc:date>2012-02-08T09:16:06Z</dc:date>
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		<dc:subject>Vincennes</dc:subject>
		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme et xénophobie</dc:subject>
		<dc:subject>Paris &amp; Île de France</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Violences</dc:subject>
		<dc:subject>Rétention et enfermement</dc:subject>

		<description>Témoignages du 4/02 depuis la prison pour étrangers de Vincennes Vincennes - Centre 2 « Moi je suis dans le centre de rétention, depuis le 14 Janvier je suis là, j'suis inexpulsable et ils veulent rien faire le consul m'a pas donné de laisser-passer, j'suis en France depuis 74. J'me suis fait arrêter suite à un contrôle en moto, j'avais le permis et j'ai ma carte jusqu'à 2013, c'est le préfet qui veut m'expulser. C'est la merde, c'est dégueulasse, tout est dégueulasse, les toilettes, il fait froid, y'a des (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/infos.html" rel="directory"&gt; Infos&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/vincennes,015.html" rel="tag"&gt;Vincennes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/polices,033.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/sans-papiers,035.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/racisme-et-xenophobie,047.html" rel="tag"&gt;Racisme et xénophobie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/paris-ile-de-france,053.html" rel="tag"&gt;Paris &amp; Île de France&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://parisseveille.info/retention-et-enfermement,094.html" rel="tag"&gt;Rétention et enfermement&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoignages du 4/02 depuis la prison pour étrangers de Vincennes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Vincennes - Centre 2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Moi je suis dans le centre de rétention, depuis le 14 Janvier je suis là, j'suis inexpulsable et ils veulent rien faire le consul m'a pas donné de laisser-passer, j'suis en France depuis 74. J'me suis fait arrêter suite à un contrôle en moto, j'avais le permis et j'ai ma carte jusqu'à 2013, c'est le préfet qui veut m'expulser.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est la merde, c'est dégueulasse, tout est dégueulasse, les toilettes, il fait froid, y'a des outrages, y'a des détenus qui s'font taper. Ici ils tapent les gens et après ils nous disent de porter plainte à la Cimade, et ça sert à rien, après les RG ils viennent ici mais ils font rien. Nous quand on tape un policier tout de suite on est mis en garde-à-vue et ils nous font la misère. Tout le monde porte plainte. Les RG ils viennent, ils prennent la plainte et ils repartent. Ils s'en battent les couilles. Y'a des mecs qui se coupent à mort, c'est un truc de fou, j'ai jamais vu ça, tu vois l'Haïde ? C'est comme ça ici. C'est un truc de fou, j'ai jamais vu ça de ma vie. Ils te font de la filouterie, ça veut dire que quand ils veulent ramener quelqu'un au bled, ils font genre ils vous rassemblent parce que y'a quelqu'un qui se sauve, qui s'est évadé, et après ils viennent attraper le mec, il l'attrapent ils le tapent ils le scotchent. Et après c'est pour ça que y'a des mecs y veulent se couper pour pas partir au bled, tu comprends ? C'est comme ça.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La bouffe c'est dégueulasse, tout est dégueulasse. Toujours la même chose, et pas hallal. Ils nous ramènent que des trucs où y'a de la gélatine, où y'a de la viande pas hallal. Les douches c'est dégueulasse, les toilettes c'est dégueulasse, les chambres laisse tomber. Ils te ferment la télé à 1h, on dirait que t'es en prison. On est privés de liberté et on est privés du visuel. Est-ce que c'est normal ? Non. Moi je vais pas voir le médecin, moi j'ai pas besoin de cachets, moi j'ai besoin de liberté, j'ai besoin de voir ma fille dehors. Moi ils veulent me priver de liberté, j'suis là, ils veulent me laisser 45 jours parce qu'y peuvent pas m'expulser, le consul y veut pas donner de laisser-passer.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On est 48 dans le CRA 2 là, on a des contacts avec les autres CRA, on a voulu faire la grève de la faim, mais c'est pas des mecs qui tiennent le coup, ça sert à rien une grève de la faim, ça aboutit à rien. Y'en a qui sont à 3 dans des chambres à deux personnes, y dorment parterre, c'est pas normal. Les flics ils parlent mal, ils insultent les gens, ils les insultent de « sales arabes »… »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vincennes - Centre 1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Ça se passe bien, le mauvais truc c'est chez le juge, ils renvoient les gens dans un pays comme ça. Ce sont des gens qui sont arrivés depuis même pas une semaine, huit jours au CRA et on les renvoie direct, les Roumains, les Algériens... Moi je suis Roumain. Avant j'étais incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé, j'ai fais 18 mois là-bas, de là-bas ils m'ont ramené ici, et c'est mon huitième jour, demain ils me renvoient en Roumanie. Dans ma chambre on est quatre, tout le monde a un lit, ça se passe bien entre détenus. Par rapport à l'hygiène ou aux policiers aussi. J'ai vu le médecin, il m'a donné des médicaments, je suis pas malade, mais il m'a donné des trucs pour être tranquille. Je m'excuse mais j'suis appelé à la la visite là. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vincennes - Centre 3&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1&lt;sup class="typo_exposants"&gt;re&lt;/sup&gt; personne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Y'a des gens qui se coupent, qui coupent leurs veines, y'en a qui se suicident carrément ici. Ils mélangent des criminels avec des gens. Je vous jure. Moi c'est la première fois que je viens ici, voilà j'ai vu des trucs que j'ai jamais vu de ma vie. Ca fait 27 jours que je suis ici. Y'a mes frères, y'a toute ma famille qui sont Français, ils ont la nationalité, moi j'suis né en Tunisie. J'suis venu à l'âge de 16 ans ici, j'suis venu mineur, j'ai même les preuves, après 6 ans il veulent m'expulser. J'ai pris un avocat, mais voilà... Mon casier judiciaire il est vierge, j'ai jamais eu de problèmes avec la police, j'suis jamais allé dans un commissariat, et d'un coup j'me retrouve dans un centre avec des gens bizarres et tout.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils m'ont arrêté dans un lieu... J'sais pas... J'suis parti voir un pote, j'savais pas qu'il habite dans un squat et d'un coup y'a la police qui vient chez lui et ils m'ont trouvé là, dans un squat. En fait j'suis là parce que je suis un clandestin, j'ai pas de papiers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils donnent à manger mais des fois ils nous donnent pas à manger.  Et dans la bouffe ils mettent des médicaments, je sais pas trop quoi. On mange mal. Moi quand j'mange, j'dors, toujours j'suis fatigué. Quand on mange ici on dort tout le temps…. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; personne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« On est traité ici comme des animaux d'élevage. On est réveillé le matin, on mange, mais pas tout le monde parce que y'a des musulmans ici qui mangent pas le cochon. Donc une grande partie du repas est jetée, parce que c'est de la viande et que certains ne la mangent pas. On tourne en rond ici parce que c'est comme une prison. On est enfermé toute la journée, et les seules sorties sont pour aller voir le juge. On est transporté comme des malfaiteurs, tu vois, menottes aux poings dans le panier à salade, on est enfermé dans des cages là qui sont à l'intérieur du camion. On est vraiment traités comme des malfaiteurs, ce qui n'est pas le cas.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Actuellement y'a un grand nombre de suicides, tous les jours y'a une tentative de suicide, y'a 5 minutes y'en a un qu'a essayé de se pendre sur une grille. Lorsqu'il y a une tentative de suicide comme ça, la police, les agents de la police ils viennent en masse, ils sont arrivés à le décrocher. Il va s'en tirer. Y'en a qui avalent des lames. Ils demandent des rasoirs pour se raser, ils cassent les lames, ils les avalent. Moi je suis arrivé y'a une semaine, j'ai déjà vu deux personnes se mutiler, se couper les veines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du point de vue des conditions s'est exactement comme... Je sais pas si vous avez vu le film Le couloir de la mort... Les gens ne dorment pas, y'en a qu'on vient chercher de force la nuit pour les expulser. Vous entendez ? Y'en a qui tapent sur les portes là. Ils passent la nuit éveillés parce qu'ils sont angoissés, du fait qu'on puisse les expulser. Dans la journée on est là, on tourne en rond. Y'a rien à faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils ont installé des jeux à manettes Nintendo, ils arrêtent ça à 22h. Et ils arrêtent à minuit la télé, donc pour les gens qui sont éveillés ils n'ont rien à faire. Donc y'a des bagarres, y'a des tentatives de suicide. Y'en a tous les jours, au moins une tentative par jour, sinon plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les flics honnêtement ils me font pitié parce qu'ils peuvent rien faire, on n'est considéré comme des gens... On n'est pas en prison quoi. Ce qu'ils peuvent faire c'est obliger quelqu'un à aller à l'aéroport, ou descendre quelqu'un qui essaye de se pendre, ou évacuer quelqu'un qu'a avalé des lames, qui s'est mutilé. C'est tout ce qu'ils font, hein.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On fait des choses pour empêcher les expulsions, mais c'est plutôt par groupes quoi. Par exemple, y'a un grand nombre de maghrébins, surtout des Tunisiens, qui sont venus après les événements en Tunisie. Ils sont là, ils sont solidaires quoi, parce que chaque jour y'en a plein plein plein qui ont leurs noms sur les vols. La rétention ça dure 45 jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y'en a un c'était son 43&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt; jour de rétention, c'est là qu'ils sont venus le chercher pour l'amener à l'aéroport. Il s'est coupé les veines, donc ils ont dû l'évacuer à l'hôpital et le temps qu'il revienne les 45 jours étaient passés. Donc y'a ça, eux ils sont très solidaires quand quelqu'un veut se suicider ils essayent de le raisonner. Mais on sait pas ce qui se passe dans la tête de quelqu'un qui veut se suicider.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gens se révoltent contre le matériel, ils cassent tout ce qu'ils peuvent casser, les machines, ... Mais c'est tout sinon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart des flics qui travaillent ici, si vous voyiez leurs gueules... Vous verriez que c'est des gens qui n'ont vraiment pas envie d'être ici. Les agents de police qu'on met ici c'est pour les punir. Y'en a qu'en ont rien à foutre, y'en qui font leur travail, ils te disent de pas fumer dans la chambre. Ce qui est très important c'est que la majorité est d'origine étrangère, des noirs ou des arabes. Ils souffrent plus, parce qu'on leur ressemble. Ils osent même pas nous regarder dans les yeux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On voit le médecin à l'arrivée pour voir si on n'a pas de problèmes avec des substances illicites, ou d'alcoolisme. Le soir les infirmières passent distribuer des somnifères, l'infirmerie c'est essentiellement ça. Moi j'ai vu une infirmière mais pas de médecin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui tentent de se suicider sérieusement on les conduit, je crois, à l'Hôtel Dieu voir un psychiatre. C'est l'infirmière qui évalue la gravité. Ici y'a trois centres complètement distincts. Ici y'a 59 chambres de deux personnes, donc avec 3 blocs, vous imaginez un peu le nombre de personnes qu'il y a. C'est plein à peu près à 80%. On se parle entre les blocs 2 et 3 à travers le grillage. On est séparé par une cour de sécurité d'à peu près 50 mètres, mais en parlant fort on peut s'entendre. Mais du 2 et du 3 on ne voit pas du tout le 1. Quand on va récupérer des affaires on passe par le centre 2, du coup on croise d'autres gens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les conditions sont les mêmes partout. Les douches et les toilettes sont lavées deux fois par jour, c'est relativement propre. Elles sont ouvertes la journée et la nuit. Le vrai problème c'est la nourriture, par rapport aux religions. La majorité des gens ici sont de confession musulmane, ils ne mangent pas la viande. En une semaine, y'a eu qu'une fois du poisson, le reste du temps c'est de la viande. Dans les pots de dessert y'a une sorte de gélatine. Ils disent que ça vient du porc, du coup ils n'en mangent pas non plus. Ils se sont plaints mais ça change rien. Tout ça concourt à créer des conditions d'incarcération qui ne sont pas dites. On est enfermés, à leur merci, vous êtes en prison mais on vous dit que vous n'êtes pas en prison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moi j'ai été arrêté sur un simple contrôle, j'avais une obligation de quitter le territoire. J'ai pas pu renouveler ma carte de séjour, car l'ambassade n'a pas fourni un papier à temps. Du coup je me suis retrouvé avec une OQTF. C'est au moment où je faisais les démarches que j'ai été contrôlé. J'ai pas d'argent, je suis passé devant le juge avec un avocat commis d'office. Tu le vois 5 minutes avant, ça c'est une parodie de justice, les dés sont jetés quoi, le tribunal administratif aussi, je suis même pas passé 3 minutes devant le juge.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je suis entré légalement en France, j'ai vécu et travaillé ici pendant 26 ans. Y'a eu des retards dans le renouvellement de mon passeport par mon ambassade, ils me mettent là et ils veulent m'embarquer, moi je n'irai pas, s'il le faut j'irai jusqu'au bout, s'il le faut je me tue. J'ai tout en France, qu'est-ce que j'irai faire là-bas après 26 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est difficile de s'organiser, on a rien en commun à part d'être enfermés. Y'en a qui sont là parce qu'ils sont venus y'a pas longtemps, ils viennent de pays où ça va pas, d'autres qui sont là suite à des délits, les cas sont vraiment différents. Y'en a qui sont arrivés en France mineurs, aujourd'hui qui sont majeurs mais ont toujours pas de papiers, donc on veut les renvoyer, ce qui fait que pour que les gens se mettent ensemble il faut qu'ils aient les mêmes problèmes. Par exemple les Tunisiens, ils sont venus en bateau, ils ont traversé l'Italie, eux ils sont vraiment ensemble, ils sont solidaires, ils vivent les mêmes problèmes. Mais par exemple, y'a des Sri Lankais qui sont déboutés du droit d'asile, y'en a qui sont sortis de prison, y'en a qu'on arrêtent mais qu'ont aucun papier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On les met là le temps d'enquêter sur leur pays d'origine. En général ils baladent les flics, s'ils sont originaires d'un pays A ils disent qu'ils sont d'un pays B, on les amène à l'ambassade pour qu'elle établisse un sauf-conduit, l'ambassadeur dit au flics qu'il n'est pas de ce pays là et en général on les ramène au centre, ils sortent après les 45 jours. Ces derniers temps, y'a beaucoup beaucoup d'expulsions de Tunisiens, y'a eu comme un deal avec l'ambassade de Tunisie. Elle délivre des sauf-conduits, du coup on les oblige à partir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici quand vous devez partir, on affiche d'abord l'heure du vol le soir, avec le nom, le prénom. Généralement les gars n'opposent pas de résistance quand on vient les chercher, après une deuxième équipe de police les prend en charge et les amène à l'aéroport. Arrivés à l'aéroport, la première fois vous pouvez refuser le vol en demandant à voir le commandant de bord. Vous lui dites que vous ne souhaitez pas prendre le vol. Mais quand ça se répète, au bout de la deuxième ou troisième fois ils vous attachent avec du scotch.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y'en a qui réussissent à refuser plusieurs fois, ils sont jugés au pénal et vont en prison, entre 3 et 6 mois en général pour refus d'embarquement. Ils font un détour en prison puis ils reviennent ici au centre pour être expulsés...Selon les programmations des vols, y'en a qui passent 45 jours et puis après qui sont libérés, soit parce que ils sont pas arrivés à déterminer de quelle nationalité est la personne et donc elle a pas de sauf-conduit, soit parce que la personne se mutile, donc on l'amène à l'hôpital et ensuite on la ramène ici et on lui trouve un autre vol, et ça se répète comme ça jusqu'à ce que les 45 jours soient terminés… »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour appeler au CRA&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vincennes 1&lt;/p&gt; &lt;p&gt;01 45 18 59 70 - 01 45 18 12 40 - 01 45 18 02 50&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vincennes 2&lt;/p&gt; &lt;p&gt;01 48 93 69 47 - 01 48 93 69 62 - 01 48 93 90 42&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vincennes 3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;01 48 93 99 80 - 01 43 76 50 87 - 01 48 93 91 12&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : indymedia paris]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La bataille d'Oakland du 28 janvier 2012 (vidéo)</title>
		<link>http://parisseveille.info/la-bataille-d-oakland-du-28,3038.html</link>
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		<dc:date>2012-02-07T20:33:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>États-Unis</dc:subject>

		<description>Un documentaire sur la bataille d'Oakland, d'il y a un peu plus d'une semaine. Où l'on voit ce soulèvement se prolonger jusqu'aux rives du Pacifique… De Moscou à San Francisco, comme de Tel Aviv à Santiago du Chili, en passant par Madrid, New York et Paris… Aura-t-on jamais vu pareille insurrection mondiale ? De 1966 à 1972 ? Peut-être, en effet, y a-t-il là un précédent. Mais l'histoire se répète-t-elle jamais ? Ils appellent à une grève générale aux Etats-Unis pour ce 1er mai, et demandent la destitution (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/des-revoltes-dans-le-monde.html" rel="directory"&gt;Révolution mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/etats-unis,140.html" rel="tag"&gt;États-Unis&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un documentaire sur la bataille d'Oakland, d'il y a un peu plus d'une semaine. Où l'on voit ce soulèvement se prolonger jusqu'aux rives du Pacifique… De Moscou à San Francisco, comme de Tel Aviv à Santiago du Chili, en passant par Madrid, New York et Paris…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aura-t-on jamais vu pareille insurrection mondiale ? De 1966 à 1972 ? Peut-être, en effet, y a-t-il là un précédent. Mais l'histoire se répète-t-elle jamais ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils appellent à une grève générale aux Etats-Unis pour ce 1&lt;sup class="typo_exposants"&gt;er&lt;/sup&gt; mai, et demandent la destitution de la maire de la ville Jean Quan, qui leur envoie la police sur le modèle des robocops de Guéant, usant de gaz et de balles de caoutchouc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quatre cent arrestations parmi ces manifestants qui ne semblent pas si violents, à les voir, mais surtout courageux et tenaces pour faire face à ces pluies de gaz et de balles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps-là, à Washington, sur l'autre face du continent, résistant à de semblables polices, les manifestants ont installé la « tente des rêves »…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un mouvement qui monte d'intensité. En France, &lt;a href="http://parisseveille.info/les indignés appellent à un référendum pour (ou contre) une assemblée constituante" class='spip_out'&gt;les indignés appellent à un référendum pour (ou contre) une assemblée constituante&lt;/a&gt;, qui doit se tenir pendant les deux tours d'élection présidentielle !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'éveille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class="cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond" id="outil_sommaire"&gt; &lt;div class="cs_sommaire_inner"&gt; &lt;div class="cs_sommaire_titre_avec_fond"&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title="Etats-Unis : Des centaines d&amp;#39;Indignés arrêtés à Oakland" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_0"&gt;Etats-Unis : Des centaines&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="A Oakland, les indignés tiennent bon, merci" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_1"&gt;A Oakland, les indignés (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="Occupy DC : « Laissez-nous rêver ! »" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_2"&gt;Occupy DC : « Laissez-nous (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="Les manifestants anticapitalistes érigent une « tente des rêves » à Washington" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_3"&gt;Les manifestants anticapitalis&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;td =""&gt;
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&lt;/tr&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;On January 28th, 2012, Occupy Oakland moved to take a vacant building to use as a social center and a new place to continue organizing. This is the story of what happened that day as told by those who were a part of it. it features rare footage and interviews with Boots Riley, David Graeber, Maria Lewis, and several other witnesses to key events.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_0"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Etats-Unis : Des centaines d'Indignés arrêtés à Oakland	&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus de 400 manifestants anticapitalistes ont été arrêtés à Oakland, en Californie, et quatre blessés, après avoir tenté de prendre d''assaut la mairie et d'autres bâtiments de la ville, a indiqué dimanche la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes dans la nuit du samedi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains des manifestants, refusant l'ordre de dispersion donné par les autorités, ont jeté des pierres et divers projectiles sur les forces de l'ordre. Trois policiers et un manifestant ont été blessés, trois voitures vandalisées et des vitrines de magasins brisées. Le maire de la ville, Jean Quan, a affirmé au cours d'une conférence de presse que le mouvement &lt;i&gt;« devait arrêter d'utiliser Oakland comme un terrain de jeu »&lt;/i&gt;. En novembre dernier, plus de 80 personnes avaient été interpellées et huit blessées à Oakland à la suite d'une manifestation anticapitaliste qui avait dégénéré et conduit les autorités à fermer le port de la ville. Quelque 200 militants du mouvement Occupy DC ont par ailleurs manifesté samedi soir devant un grand hôtel de Washington où était réuni le gratin de la ville, dont le président Barack Obama et son épouse Michelle. Les manifestants entendaient protester contre une menace d'expulsion (ce lundi) de leur village de tentes du McPherson Square.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde.fr &amp; AFP]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;OAKLAND, Californie (Reuters) - Des échauffourées ont opposé samedi des policiers anti-émeutes à des « indignés » anti-Wall Street à Oakland, en Californie, où des grenades lacrymogènes ont été tirées et plus de 200 personnes arrêtées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois policiers et un manifestant ont été blessés dans les affrontements, a fait savoir la municipalité de la ville, située près de Berkeley, au bord de la baie de San Francisco. Dans des vidéos diffusées sur internet par des militants d'« Occupy Oakland », on voit des manifestants recevoir des soins et être évacués par des ambulances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les heurts ont éclaté dans l'après-midi de samedi lorsque les manifestants ont tenté de prendre le contrôle d'un centre de congrès où ils voulaient installer leur quartier général. Les affrontements ont persisté tout au long de la nuit de samedi à dimanche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Occupy Oakland doit cesser d'utiliser la ville comme cour de récréation »&lt;/i&gt;, a déclaré la maire de la ville, Jean Quan. Selon le président du conseil municipal, Larry Reid, un groupe de protestataires a fait irruption à l'hôtel de ville, brûlant un drapeau américain et endommageant des objets exposés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : reuters]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_1"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;A Oakland, les indignés tiennent bon, merci&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Berceau des Blacks Panthers dans les années 1970, la ville californienne a conservé un esprit contestataire et anti-police. Alors que le mouvement Occupy Wall Street s'essouffle dans le reste du pays, Oakland continue d'être le théâtre de manifestations hebdomadaires, parfois violentes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;06.02.2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'état d'esprit du mouvement Occupy Oakland n'a pas grand-chose à voir avec celui d'Occupy Wall Street. A Manhattan, au cours des semaines précédant l'occupation de Zuccotti Park en septembre dernier, des spécialistes de la non-violence avaient formé les jeunes militants aux techniques de manifestation pacifique. La nuit de leur éviction, les occupants se sont relayés pour brandir le drapeau américain et même au cours des confrontations les plus dures, la consigne a toujours été d'éviter les débordements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La même attitude semblait prévaloir au début du mouvement à Oakland, puisque le 2 novembre dernier, 10 000 personnes ont réussi le tour de force de bloquer le port de la ville sans recourir à la violence. Mais les plus modérés ont peu à peu laissé la place aux plus radicaux &lt;i&gt;[Le 28 janvier, une manifestation émaillée de violences s'est soldée par l'arrestation de 400 manifestants]&lt;/i&gt;. Depuis le mois dernier, de jeunes manifestants ont également commencé à organiser des manifestations hebdomadaires baptisées &lt;i&gt;« Fuck the Police »&lt;/i&gt;…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour de nombreux manifestants, c'est de bonne guerre. En octobre dernier, un policier d'Oakland a en effet grièvement blessé un manifestant pacifiste, le vétéran Scott Olsen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sa défense, la police d'Oakland avance le manque de moyens. Elle a subi une réduction de 20 % de ses effectifs depuis 2008, alors que la ville détient l'un des records nationaux du nombre de meurtres par habitant. Le maire de la ville, Jean Quan, accuse quant à elle le mouvement Occupy d'aggraver les problèmes de criminalité en monopolisant les maigres ressources des forces de l'ordre. Ce à quoi les militants rétorquent que la police ferait mieux de s'occuper des cambriolages et des meurtres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette situation explosive entre forces de l'ordre et militants remonte à la période trouble de la lutte pour les droits civiques. C'est en effet à Oakland, en 1966, que Huey Newton et Bobby Seal ont fondé le parti des Black Panthers, destiné initialement à enrayer les brutalités policières dans les quartiers afro-américains. En 1967, un policier, John Frey, fut tué au cours d'un échange de coups de feu avec Huey Newton. Celui-ci fera de la prison avant d'être innocenté. Un an plus tard, apparemment en guise de représailles, la police tue Bobby Hutton, un jeune de 17 ans, dont le corps est retrouvé criblé de 12 balles. Dans les années 1970, la police a continué de harceler les Black Panthers, ce qui n'a fait que nourrir le ressentiment de la communauté afro-américaine à l'égard des représentants de l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cycle de la violence ne s'est pas arrêté là. Dans les années 1990, s'est imposée à Oakland une bande de policiers « ripoux » : ils manipulaient les preuves, tabassaient les suspects et falsifiaient les rapports de police. En 2003, une action collective a été intentée à leur encontre et la police d'Oakland a été condamnée à payer 10,9 millions de dollars d'indemnités aux 119 victimes et à mettre en place toute une série de réformes sous la supervision d'un juge. Neuf ans plus tard, ces réformes n'ont toujours pas abouti. Les réactions disproportionnées de la police face au mouvement Occupy Oakland ont eu raison de la patience du juge qui a entamé une procédure pour placer la police d'Oakland sous supervision fédérale. Nul ne peut cependant nier combien il est difficile de travailler comme policier à Oakland. En 2009, Lovell Mixon, un jeune de 26 ans en liberté conditionnelle, a tué quatre policiers. Mais le sergent Patrick Gonzales, qui a tiré sur Lovell Mixon, a lui-même eu des démêlés avec la justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment s'étonner, dès lors, que les habitants d'Oakland ne réclament pas plus de policiers dans leur ville ? Encore aujourd'hui, pour de nombreux habitants, appeler la police s'apparente à de la délation. &lt;i&gt;« La mentalité Black Panthers est en train de gagner du terrain chez les Occupy&lt;/i&gt;, dit Jessica, une jeune Noire qui fait partie du mouvement. &lt;i&gt;Quand la police arrive avec ses masques à gaz et ses boucliers, les manifestants sortent le même attirail. Ils sont prêts. Le militantisme des Black Panthers fait des émules et bientôt certains pourraient sortir les armes à feu. »&lt;/i&gt;
Dans les années 1970, les Black Panthers ont vite perdu le soutien des leaders noirs conscients que leur stratégie n'allait pas les conduire sur le chemin de l'égalité. Mais les jeunes anarchistes blancs qui forment la majorité du mouvement Occupy Oakland ne sont pas tous de cet avis. Des jeunes comme Jessica pensent qu'une &lt;i&gt;« diversité d'approches »&lt;/i&gt; peut avoir sa place au sein du mouvement Occupy, notamment en ce qui concerne les actions ciblées contre les biens des 1 % [les plus riches].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Mother Jones &amp; Courrier international]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_2"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Occupy DC : &lt;i&gt;« Laissez-nous rêver ! »&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'objectif était de faire parler d'eux, c'est encore une fois réussi : le mouvement Occupy DC, qui squatte encore deux places au centre de Washington, avait jusqu'à lundi midi pour évacuer ses tentes de la McPherson Square. Les occupants n'en ont rien fait bien sûr, mais ont plutôt déployé cette immense tente bleue, par-dessus même la tête du héros de la guerre de Sécession. &lt;i&gt;« La tente des rêves »&lt;/i&gt; disent-ils. Un compromis proposé par le service national des parcs, qui a autorité sur cette place est que les tentes puissent rester, mais ouvertes et avec interdiction de dormir dedans. D'où ce nouveau slogan, scandé lundi par les centaines d'activistes qui ont convergé pour défendre le camp : &lt;i&gt;« Let us sleep so we can dream ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'intérieur de la &lt;i&gt;« tente des rêves »&lt;/i&gt;, Caty McClure, une des coordinatrices du mouvement explique que l'objectif est de &lt;i&gt;« défendre cet espace »&lt;/i&gt;, aussi longtemps que possible : &lt;i&gt;« La plupart des gens ont l'intention de rester »&lt;/i&gt; assure-t-elle. Les campeurs ont tout prévu, même le tir de gaz anesthésiants par la police. &lt;i&gt;« Mon boulot, c'est de remettre les gens sur pied en dix minutes »&lt;/i&gt; confie Steve Gliason, médecin urgentiste, qui consacre deux jours par semaine à la &lt;i&gt;« tente médicale »&lt;/i&gt; de la McPherson Square. Les gaz policiers sont inoffensifs, précise-t-il, mais ils peuvent immobiliser les manifestants pendant 30 minutes. A ses côtés, quatre infirmières de l'association National Nurses United sont aussi sur le qui-vive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et même si le camp de DC est finalement évacué, le mouvement continuera de toutes façons, assurent les campeurs. James &lt;i&gt;« McPherson » &lt;/i&gt; est venu de Virginie avec quatre compères, après avoir été expulsés de leur camp local : &lt;i&gt;« Ça va être de plus en plus difficile de camper sur la durée&lt;/i&gt;, reconnaît-il, &lt;i&gt;mais on voit de plus en plus d'activisme politique. C'est encourageant de voir les gens s'engager…&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Great america &amp; libé]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_3"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Les manifestants anticapitalistes érigent une &lt;i&gt;« tente des rêves »&lt;/i&gt; à Washington&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;30 janv. 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs centaines de manifestants anticapitalistes du mouvement Occupy de Washington, menacés d'expulsion lundi s'ils continuaient à dormir dans leur campement, ont érigé une immense &lt;i&gt;« tente des rêves »&lt;/i&gt; sur une place occupée, en forme de pied-de-nez aux autorités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une immense bâche bleue, portant les mots &lt;i&gt;« tente des rêves »&lt;/i&gt;, a été déployée en milieu de journée sur le square McPherson, à l'heure limite de l'ultimatum lancé vendredi par la police pour que les campeurs cessent de dormir dans les deux sites occupés depuis octobre par le mouvement à Washington.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La police, à la présence extrêmement discrète, n'était pas intervenue lundi en début d'après-midi alors que plusieurs centaines de manifestants chantaient, jouaient de la musique ou reprenaient le slogan &lt;i&gt;« c'est ça la démocratie ! »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mouvement d'occupation anticapitaliste, qui a commencé en septembre à New York avec Occupy Wall Street, se partage à Washington entre deux campements : Occupy DC sur le square McPherson, et Occupy Washington DC sur Freedom Plaza, les deux étant proches de la Maison Blanche dans le centre ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le NPS (National Park Service), qui gère les parcs de la ville, a distribué depuis vendredi un &lt;i&gt;« avis »&lt;/i&gt; indiquant que &lt;i&gt;« tout le matériel »&lt;/i&gt; de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé d'ici lundi midi, sous peine d'arrestation et de saisie des biens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le NPS n'empêche pas les protestataires de manifester mais ne veut pas qu'ils campent et dorment sur place, dit en substance l'avis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« On ne peut pas expulser une idée »&lt;/i&gt;, a indiqué à l'AFP David Barahona, 20 ans, venu de Dallas (Texas, sud) pour occuper Freedom Plaza et déterminé à &lt;i&gt;« exercer le droit que donne le premier amendement (de la Constitution américaine, ndlr) sur la liberté de parole ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Je médite, c'est ma tente pour méditer 24 heures sur 24 »&lt;/i&gt;, a ironisé de son côté Michael Acosta, de Reno (Nevada, ouest), cuisinier au chômage, refusant le terme de campement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : AFP]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La Voix des Sans-Papiers n°7</title>
		<link>http://parisseveille.info/la-voix-des-sans-papiers-no7,3037.html</link>
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		<dc:date>2012-02-05T22:02:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Paris &amp; Île de France</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>SOMMAIRE • page 2-7, Délit de témoignage • page 8-9, LES ROMS DE « LA BARAKA » : Volontaire l'incendie ayant entraîné mort d'homme • page 10, Des squats, des foyers, des sans-papiers... SUPPLÉMENT : page 11-12, L'OR DE KÉNIÉBA (MALI) : Bilan du Forum de Sitakily PARIS-COURONNES : L'ÉTAT DE NON-DROIT Chaque jour, c'est l'enfer pour des centaines de personnes, dans le quartier du boulevard de Belleville transformé en périmètre de quadrillage et ratissage des indigents, entre les stations de métro (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/la-voix-des-sans-papiers.html" rel="directory"&gt;La voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://parisseveille.info/polices,033.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/sans-papiers,035.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/paris-ile-de-france,053.html" rel="tag"&gt;Paris &amp; Île de France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/france,065.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/Mali-Bamako.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L104xH150/arton3037-ed3e4.jpg" width='104' height='150' style='height:150px;width:104px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;SOMMAIRE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;• page 2-7, Délit de témoignage&lt;/p&gt; &lt;p&gt;• page 8-9, LES ROMS DE « LA BARAKA » : Volontaire l'incendie ayant entraîné mort d'homme&lt;/p&gt; &lt;p&gt;• page 10, Des squats, des foyers, des sans-papiers...&lt;/p&gt; &lt;table class="spip"&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;u&gt;SUPPLÉMENT&lt;/u&gt; : page 11-12, L'OR DE KÉNIÉBA (MALI) : Bilan du Forum de Sitakily&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;PARIS-COURONNES : L'ÉTAT DE NON-DROIT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, c'est l'enfer pour des centaines de personnes, dans le quartier du boulevard de Belleville
transformé en périmètre de quadrillage et ratissage des indigents, entre les stations de métro Belleville
et Ménilmontant, et notamment à proximité de celle de Couronnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis deux ans, et plus spécialement
depuis six mois (depuis la visite du ministre de l'intérieur, fin juin), des événements s'y passent,
très graves, relégués (quand ils ne sont pas tus) dans la chronique locale des journaux. Si graves
qu'il faut y discerner le syndrome d'une tendance forte de l'époque contemporaine. S'ils jettent
un jour cru sur les transformations de la capitale, ils le jettent plus encore sur celles de l'État.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le discours politique dominant et d'opposition démocratique, cela va de soi que « l'État », en
France et en Occident, renvoie à une notion usuelle d'« État de droit ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les faits relatés dans ce numéro du journal démentent sans appel ce postulat tacite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip" /&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe class="scribd_iframe_embed" src="http://www.scribd.com/embeds/80577551/content?start_page=1&amp;view_mode=list&amp;access_key=key-24jprvn12u2pbzfn4ue" data-auto-height="true" data-aspect-ratio="0.707514450867052" scrolling="no" id="doc_90949" width="100%" height="600" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type="text/javascript"&gt;(function() { var scribd = document.createElement("script"); scribd.type = "text/javascript"; scribd.async = true; scribd.src = "http://www.scribd.com/javascripts/embed_code/inject.js"; var s = document.getElementsByTagName("script")[0]; s.parentNode.insertBefore(scribd, s); })();&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.scribd.com/doc/80577551/La-Voix-des-Sans-Papiers-7" class='spip_out' rel='external'&gt;Lire ou Télécharger sur &lt;i&gt;Scribd&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;La Voix des Sans-Papiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A lire et télécharger sur le site du Quotidien des Sans-Papiers :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href="http://sanspapiers.info/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://sanspapiers.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ou dans la section &lt;i&gt;Sans-Papiers&lt;/i&gt; d'&lt;a href="http://www.izuba.info/w/sans-papiers.html" class='spip_out' rel='external'&gt;Izuba.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ACTA : liberté d'expression et données intimes sont grandement menacées sur le net</title>
		<link>http://parisseveille.info/acta-liberte-d-expression-et,3036.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://parisseveille.info/acta-liberte-d-expression-et,3036.html</guid>
		<dc:date>2012-02-01T16:14:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Frédéric L.I</dc:creator>


		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Internet</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Libertés</dc:subject>
		<dc:subject>Médias</dc:subject>
		<dc:subject>Société de contrôle &amp; État policier</dc:subject>
		<dc:subject>Liberté d'expression &amp; censures</dc:subject>

		<description>Ci-dessous des articles de la « Quadrature du net » et une vidéo des « Anonymous ». ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commercial anti-contrefaçon) est un accord qui a été négocié secrètement pendant quatre années par 39 pays sur la planète, dont les 27 de l'Union européenne. ACTA, en plus d'être une loi on ne peut plus liberticide qui fait avancer à grand pas le processus des sociétés de contrôle, est une loi totalement et irrémédiablement antidémocratique. Elle a été négociée en catimini (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/societe.html" rel="directory"&gt;Société&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/polices,033.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/internet,036.html" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/politique,037.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/international,051.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/justice,052.html" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/france,065.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/libertes,090.html" rel="tag"&gt;Libertés&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/medias,098.html" rel="tag"&gt;Médias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/societe-de-controle-etat-policier,110.html" rel="tag"&gt;Société de contrôle &amp; État policier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/liberte-d-expression-censures,138.html" rel="tag"&gt;Liberté d'expression &amp; censures&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3036-19c9b.jpg" width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ci-dessous des articles de la « Quadrature du net » et une vidéo des « Anonymous ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ACTA (&lt;i&gt;Anti-Counterfeiting Trade Agreement&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Accord commercial anti-contrefaçon&lt;/i&gt;) est un accord qui a été négocié secrètement pendant quatre années par 39 pays sur la planète, dont les 27 de l'Union européenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ACTA, en plus d'être une loi on ne peut plus liberticide qui fait avancer à grand pas le processus des sociétés de contrôle, est une loi totalement et irrémédiablement antidémocratique. Elle a été négociée en catimini pendant quatre ans par une grande partie des gouvernements de cette planète, aucun de ces derniers n'ayant jamais pris la peine — on ne dira de « demander », nos espoirs démocratiques, hélas, sont depuis longtemps dans un état plus que végétatif — d'informer leur peuple. Or, il nous semble pourtant qu'en démocratie le peuple est souverain. Il peut être opportun de le rappeler ici...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, une poignée de personnes censées représenter des millions d'autres (voire des milliards, puisqu'on parle ici de 39 pays !) osent pendant quatre ans et dans le plus grand secret mettre en place des lois dans le dos de ces millions de personnes, et au nom de ces millions de personnes ?! ACTA est probablement entrée dans le TOP 10 des plus grandes hontes de nos démocraties libérales modernes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est que début 2011, il y a un an, c'est-à-dire trois années après le début des négociations secrètes, que la « Quadrature du net » a pu se procurer des câbles Wikileaks révélant leur existence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours la même rengaine. Que ce soit HADOPI, la super police du net en France, ou SOPA et PIPA aux États-Unis, c'est maintenant ACTA, un nouvel ensemble de lois au nom charmant, qui prétend, comme les autres, lutter contre le téléchargement illégal et les ruptures de copyright. Il faudrait leur dire, à ceux qui osent instaurer en notre nom des lois dont on ne veut pas, que s'ils veulent continuer à mettre en place le contrôle total du net il faudra un jour changer de prétexte. Celui du téléchargement illégal, on commence à s'en lasser. Et qu'on se le dise, nous sommes des millions à comprendre les visées de leurs lois liberticides, et nous continuerons à nous informer, entre nous, sur le net.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que la démocratie, c'est nous. Souvenez-vous, « démos » en Grec. Ça veut dire le peuple, non ? Et « kratos », c'est le pouvoir. Quoi ? Et eux alors, ils sont qui pour venir violer notre liberté d'expression sur internet ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car ACTA vise tout ce qui est touché de près ou de loin par les copyrights. Les musiques, les semences pour l'agriculture, les médicaments, etc. Ainsi, tout médicament générique, ou toute chanson copiée sur votre baladeur (quand bien même vous l'avez achetée) peut être déclaré illégal, ainsi que toute vidéo d'un concert, ou encore des semences envoyées à des populations en insécurité alimentaire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Et pour être appliquée, ACTA autorise l'accès à toute vos communications !&lt;/i&gt; Rien que cela viole déjà l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Article_8_de_la_Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme" class='spip_out' rel='external'&gt;article 8 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales&lt;/a&gt;. Mais cela va plus loin. ACTA rend les fournisseurs de service internet et les hébergeurs de site web &lt;i&gt;responsables&lt;/i&gt; de vos activités ! Cela risque d'inciter fortement ces derniers à restreindre vos accès à certains sites, voire à modifier les données que vous voulez envoyer.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la liberté d'expression dans tout cela ?&lt;br&gt;
Et la liberté d'information, d'opinion, de réunion, d'initiative ?! Et le respect fondamental de vos données personnelles, et de votre correspondance intime ?!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imaginez une seconde ! Imaginez que cela ne se passe pas sur internet, mais au bas de votre maison. Imaginez que l'État décrète un régime général de présomption de culpabilité, car c'est bien de cela dont il s'agit et cela viole notre socle constitutionnel, et qu'à ce titre, il vous rend potentiellement coupable de tout. Alors il rend votre gardien d'immeuble responsable que vos agissements, et il l'autorise à lire tous vos courriers personnels. Et alors, ce dernier va arrêter de vous distribuer certains journaux afin que vous ne puissiez plus vous informer, afin que vous ne puissiez plus agir. Il va vous empêcher d'aller à certains endroits.&lt;br&gt;
Et un jour finira-t-il par vous interdire de sortir de chez vous ? Imaginez une seconde que cela ne se passe pas sur internet, mais dans la vie de tous les jours — et qu'on se le dise, internet est bien plus qu'une virtualité, c'est pour la majorité des gens la vie de tous les jours. Mais comment appelleriez-vous un tel État ? Même les plus totalitaires rougiraient de ne pas avoir eu l'idée avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que nos gouvernants s'amusent à transformer progressivement les États de la planète en sociétés de contrôles. Mais qu'ils arrêtent de prétendre être les représentants de démocraties libres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vous invitons à regarder les vidéos ci-dessous, ainsi qu'à lire les textes que nous vous proposons pour vous informer sur ACTA, et agir contre cela. Car ACTA ce n'est pas seulement une loi internationalement antidémocratique, c'est probablement la fin, si ce dernier existe encore, de l'internet libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'éveille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class="cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond" id="outil_sommaire"&gt; &lt;div class="cs_sommaire_inner"&gt; &lt;div class="cs_sommaire_titre_avec_fond"&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title="Après SOPA et PIPA aux États-Unis, ACTA arrive au Parlement européen" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_0"&gt;Après SOPA et PIPA aux États-Un&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="ACTA signé par l&amp;#39;UE. Ensemble, nous devons le vaincre !" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_1"&gt;ACTA signé par l'UE. Ensemble&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="Comment agir contre ACTA ?" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_2"&gt;Comment agir contre ACTA (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title="Voir aussi" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire_3"&gt;Voir aussi&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;object width="560" height="315"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xlz8g0?defaultSubtitle=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xlz8g0?defaultSubtitle=fr" width="560" height="315" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;object width="560" height="315"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/oqxjxbEiQMA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/oqxjxbEiQMA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_0"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Après SOPA et PIPA aux États-Unis, ACTA arrive au Parlement européen&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Paris, 23 janvier 2012 – Après l'impressionnant mouvement d'opposition aux draconiens projets de loi anti-partage SOPA et PIPA, en discussion aux États-Unis, le Parlement européen entame ses travaux sur leur équivalent international : ACTA, l'accord commercial anti-contrefaçon. Les citoyens de toute l'Europe doivent lutter contre cet accord illégitime, voué à remettre en cause la liberté d'expression en ligne, ainsi que l'accès à la connaissance et l'innovation au niveau mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Demain, la commission «  développement  » du Parlement européen (DEVE) tiendra son premier débat sur le projet de rapport pour avis relatif à ACTA, présenté par le rapporteur Jan Zahradil, un conservateur euro-sceptique de la République Tchèque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce désastreux projet de rapport pour avis est trompeur en ce qu'il tente de justifier des mesures répressives extrémistes pour protéger un régime dépassé du droit d'auteur, des brevets et du droit des marques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus inquiétant encore, la version de travail du rapport fait complètement l'impasse sur les très nombreuses critiques émises contre ACTA, venant non seulement d'ONG défendant l'accès aux médicaments, comme OXFAM ou Health Action International, mais également des principaux partenaires commerciaux de l'UE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Étrangement, le projet de rapport pour avis ne remet pas en question le bien-fondé d'ACTA, et n'émet aucune critique sur la manière dont il a été négocié. La commission DEVE trouve-t-elle normal que des fonctionnaires non-élus proches des lobbyistes de l'industrie négocient de mesures pénales sans véritable contrôle démocratique ? Ou que les pays émergents et en développement aient été totalement exclus du processus ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le projet de rapport pour avis DEVE doit être amendé pour refléter les problèmes majeurs soulevés par l'ACTA. Même l'étude commanditée par le Parlement européen lui-même reconnaît qu'ACTA ne peut être accepté en l'état.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Encouragé par les même lobbies extrémistes que PIPA et SOPA aux États-Unis, ACTA est une initiative globale visant à protéger des industries rentières qui dominent l'économie mondiale. Le projet de rapport pour avis présenté par M. Zahradil en commission DEVE néglige tous les problèmes cruciaux posés par ACTA : son absence de légitimité démocratique, la vision dépassée du commerce international qu'il promeut, son impact sur l'accès aux médicaments dans les pays en développement, mais aussi sur la liberté d'expression et l'innovation de par le monde. Les membres du Parlement européen, à commencer par la commission en charge du développement, doivent prendre pleinement en compte ces différents problèmes et rejeter ACTA une fois pour toutes. Les citoyens doivent agir pour s'assurer que le Parlement européen reçoit le message. »&lt;/i&gt;, déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'informer et agir contre ACTA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href="https://www.laquadrature.net/fr/acta-mise-a-jour-de-lanalyse-de-la-version-finale" class='spip_out' rel='external'&gt;Lisez notre analyse du chapitre numérique d'ACTA.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Against_ACTA" class='spip_out' rel='external'&gt;Prenez la mesure de l'opposition mondiale à ACTA.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pour être informé de la campagne contre ACTA au Parlement européen, envoyez un email vide à NOtoACTA-subscribe@laquadrature.net pour vous abonner à notre liste.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_1"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;ACTA signé par l'UE. Ensemble, nous devons le vaincre !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Communiqué de la Quadrature du net.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paris, 26 janvier 2012 – Aujourd'hui à Tokyo, l'Union européenne et 22 de ses États Membres, dont la France, ont officiellement signé ACTA, l'accord commercial anti-contrefaçon. Le mouvement citoyen mondial contre les lois américaines anti-partage SOPA et PIPA doit désormais vaincre leur équivalent global ACTA au Parlement européen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non à ACTA ! Quelques jours après les manifestations en ligne contre les projets de loi anti-partage SOPA et PIPA aux États-Unis, la cérémonie de signature de l'ACTA est le symbole du contournement de la démocratie visant à imposer des politiques qui nuiront à la liberté de communication et à l'innovation de par le monde. Cette signature hautement symbolique n'est toutefois pas la fin du combat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque citoyen souhaitant agir pour vaincre ACTA a maintenant l'occasion de participer en vue de le faire rejeter. Chaque étape de la procédure de ratification qui conduira au vote final au Parlement européen (au plus tôt en juin) sera l'occasion de se faire entendre. (Voir ci-dessous).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Ces derniers jours, on assiste à des manifestations très encourageantes de la part de citoyens polonais ou du reste de l'Europe, qui s'inquiètent des conséquences d'ACTA sur la liberté d'expression, l'accès aux médicaments, ainsi que le partage de la culture et de la connaissance. Cet important mouvement va prendre de l'ampleur. Les citoyens européens doivent reconquérir la démocratie face à l'influence néfaste d'intérêts industriels sur la politique globale. Lors de chacun des débats et des votes sur ACTA au sein des commissions du Parlement européen, les citoyens doivent alerter leur élus. »&lt;/i&gt;, déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La procédure ACTA au Parlement européen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; La commission Commerce International (&lt;a href="https://memopol.lqdn.fr/europe/parliament/committee/INTA/" class='spip_out' rel='external'&gt;INTA&lt;/a&gt;) du Parlement européen est la principale commission travaillant sur ACTA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les commissions Affaires Juridiques (&lt;a href="https://memopol.lqdn.fr/europe/parliament/committee/DEVE/" class='spip_out' rel='external'&gt;DEVE&lt;/a&gt;), Libertés Publiques (&lt;a href="https://memopol.lqdn.fr/europe/parliament/committee/LIBE/" class='spip_out' rel='external'&gt;LIBE&lt;/a&gt;) et Industrie (&lt;a href="https://memopol.lqdn.fr/europe/parliament/committee/ITRE/" class='spip_out' rel='external'&gt;ITRE&lt;/a&gt;) seront les premières à voter sur leurs rapports pour avis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ces derniers seront envoyés à INTA pour influencer son rapport final, qui sera ensuite transmis à l'ensemble du Parlement européen pour lui recommander de voter pour ou contre la ratification d'ACTA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le vote final du Parlement européen en session plénière aura lieu au plus tôt en juin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir la fiche de procédure d'ACTA : &lt;a href="http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=5924982" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.europarl.europa.eu/oeil/...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_2"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Comment agir contre ACTA ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour savoir comment agir contre ACTA, visitez le &lt;a href="https://www.laquadrature.net/wiki/Comment_agir_contre_ACTA#S.27informer" class='spip_out' rel='external'&gt;wiki de la Quadrature du net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_3"&gt;&lt;a title="Sommaire" href="http://parisseveille.info/spip.php?page=backend#outil_sommaire" class="sommaire_ancre"&gt; &lt;/a&gt;Voir aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un article de Médiapart : &lt;a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-truffy/040211/wikileaks-fait-fuiter-lhistoire-de-la-negociation-secrete-de-lacta" class='spip_out' rel='external'&gt;Wikileaks fait fuiter l'histoire de la négociation secrète de l'ACTA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href="http://www.laquadrature.net/fr/acta" class='spip_out' rel='external'&gt;La section « ACTA » du site de la Quadrature du net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mayotte : Violences - Policiers de l'Air et des Frontières condamnés</title>
		<link>http://parisseveille.info/mayotte-violences-policiers-de-l,3035.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://parisseveille.info/mayotte-violences-policiers-de-l,3035.html</guid>
		<dc:date>2012-01-29T16:37:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Violences</dc:subject>
		<dc:subject>Mayotte</dc:subject>

		<description>Le 25 janvier 2012 à l'initiative des IndignéEs de Mayotte, un rassemblement pacifique a été organisé devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou à l'occasion de la comparution immédiate de deux policiers du Centre de Rétention Administrative (CRA) poursuivis pour avoir battu une femme à l'aide de leur matraque. Rappel des faits : le 5 janvier, une jeune femme retenue au CRA de Pamandzi interpellait les Policiers de l'Air et des Frontières (PAF) pour qu'ils agissent en faveur d'un vieux monsieur (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/communiques.html" rel="directory"&gt;Communiqués&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/polices,033.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/sans-papiers,035.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/justice,052.html" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/violences,093.html" rel="tag"&gt;Violences&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://parisseveille.info/mayotte,143.html" rel="tag"&gt;Mayotte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton3035-043b3.png" width='150' height='103' style='height:103px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 25 janvier 2012 à l'initiative des IndignéEs de Mayotte, un rassemblement pacifique a été organisé devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou à l'occasion de la comparution immédiate de deux policiers du Centre de Rétention Administrative (CRA) poursuivis pour avoir battu une femme à l'aide de leur matraque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rappel des faits&lt;/strong&gt; : le 5 janvier, une jeune femme retenue au CRA de Pamandzi interpellait les Policiers de l'Air et des Frontières (PAF) pour qu'ils agissent en faveur d'un vieux monsieur handicapé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un premier agent de la PAF énervé s'en prend à elle, l'étrangle et la frappe, puis un deuxième la sort de la cellule réservée aux femmes, l'enferme seule dans « la salle de transit » et lui assène de nombreux coups de matraques. Les hématomes constatés sur la victime dépassent pour certains les 15cm de diamètre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est devant une salle d'audience pleine que les juges ont écouté pendant près de 3h les récits contradictoires des deux policiers face à leur victime. Dès l'ouverture de ce procès, les magistrats ont soulevé l'ampleur médiatique de ce dossier et ont appelé au calme pendant l'audience, bien conscients de la pression populaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A plusieurs reprises, ils ont rappelé que les policiers se devaient d'avoir un comportement irréprochable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le président a manifesté son dégoût face aux dérives constatées des deux agents : les violences physiques abusives et les propos racistes ne sauraient être tolérées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Verdict &lt;/strong&gt; : les 2 agents de la PAF sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis, 6 mois de suspension de travail et à verser 1000 euros à la victime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous, les IndignéEs, sommes satisfaitEs d'avoir pu constater que cette fois Justice soit faite, en respect du principe de séparation des pouvoirs de l'Etat, séparation essentielle au bon déroulement de la démocratie. Nous déplorons la rareté de ces procès et invitons touTEs les habitantEs de Mayotte à dénoncer tout manquement à leurs droits fondamentaux. Nous pensons aujourd'hui à toutes celles et ceux qui n'ont pas la possibilité de porter plainte suite à de tels abus (personnes expulsées, victimes de pressions policières ;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre rassemblement portait aussi sur les violences policières en général. Nous souhaitions rappeler entre autres la répression inadaptée lors du mouvement contre la vie chère (flashballs, lacrymos, chars anti-émeutes), ainsi que l'illégalité des contrôles d'identité réalisés la nuit, au domicile des personnes, ou dans les véhicules...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces procès sont rares alors que les faits à l'origine sont réguliers à Mayotte ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi nous avons multiplié les interventions médiatiques afin de mettre en lumière cette affaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors du rassemblement, nous avons choisi de relire certains articles du Code de Déontologie de la police nationale contenant des principes si souvent bafoués :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class="spip"&gt;
&lt;p&gt;Art. 1&lt;sup class="typo_exposants"&gt;er&lt;/sup&gt;. - La police nationale concourt, sur l'ensemble du territoire, à la garantie des libertés et à la défense des institutions de la République, au maintien de la paix et de l'ordre publics et à la protection des personnes et des biens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Art. 2. - La police nationale s'acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Art. 7. - Le fonctionnaire de la police nationale (...) a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leurs origines, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Art. 10. - Toute personne appréhendée est placée sous la responsabilité et la protection de la police ; elle ne doit subir, de la part des fonctionnaires de police ou de tiers, aucune violence ni aucun traitement inhumain ou dégradant.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pendant toute la durée du rassemblement, les passants et les automobilistes ont fait un bon accueil aux messages et aux interventions du collectif appelant à une vigilance citoyenne du fonctionnement de nos institutions :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mayotte département : à quand le droit pour tous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vigilance citoyenne ! Pas de justice, pas de Paix !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le collectif des IndignéEs de Mayotte poursuivra ses actions de vigilance citoyenne face aux injustices encore trop présentes sur l'île ! Nous appelons touTEs les habitantEs à rester vigilantEs, à surveiller tous les agissements douteux des forces de l'ordre, à les observer, les rapporter, les photographier ou les filmer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous invitons toute personne intéressée à venir participer à nos prochaines réunions ou actions collectives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les IndignéEs de Mayotte - indignés976@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.izuba.info/w/mayotte-violences-policieres-condamnees,615.html" class="spip_out"&gt;Plus d'infos sur Mayotte &amp; Les Comores : Izuba.info&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attentat : le négationnisme se déchaîne</title>
		<link>http://parisseveille.info/attentat-le-negationnisme-se,3034.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://parisseveille.info/attentat-le-negationnisme-se,3034.html</guid>
		<dc:date>2012-01-29T03:05:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Armée</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>Rwanda</dc:subject>

		<description>« Désintox autour de l'attentat du 6 avril 1994 » – c'est l'ambition affichée du blog Rwanda-la grande manip', qui, depuis quelques jours démonte magistralement tous les coups de la propagande des services français qui pleuvent de tous côtés. Hier c'était Politis, dans son édition papier, aujourd'hui c'est Marianne, dans son édition internet, Marianne2. On ne peut que recommander de mettre le blog “la Grande manip'” en lien sur tous les sites d'informations qui auraient le soucis d'éclaircir les débats. (...)

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&lt;a href="http://parisseveille.info/politiques-coloniales.html" rel="directory"&gt;Politiques coloniales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://parisseveille.info/rwanda,117.html" rel="tag"&gt;Rwanda&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH76/arton3034-21b14.png" width='150' height='76' style='height:76px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Désintox autour de l'attentat du 6 avril 1994 »&lt;/i&gt; – c'est l'ambition affichée du blog &lt;i&gt;&lt;a href="http://rwandagrandemanip.wordpress.com/" class='spip_out' rel='external'&gt;Rwanda-la grande manip'&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui, depuis quelques jours démonte magistralement tous les coups de la propagande des services français qui pleuvent de tous côtés. Hier c'était &lt;i&gt;&lt;a href="http://rwandagrandemanip.wordpress.com/2012/01/27/politis-le-costa-concordia-de-lenquete-bruguiere/" class='spip_out' rel='external'&gt;Politis&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, dans son édition papier, aujourd'hui c'est &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;, dans son édition internet, Marianne2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut que recommander de mettre le blog “la Grande manip'” en lien sur tous les sites d'informations qui auraient le soucis d'éclaircir les débats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, ce sont Rony Brauman, Jean-Hervé Bradol et Claudine Vidal qui co-signent une tribune indigne, où ils n'hésitent pas à insulter tous ceux qui se battent pour que la responsabilité française dans le génocide des Tutsi soit prise en compte – et qui, accessoirement, ont pu souligner le caractère aggravant du crime si l'attentat s'avérait avoir été commis par l'armée française et ses alliés rwandais, comme il est bien possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette hypothèse aggravante a été combattue depuis dix-sept par une lourde opération d'intoxication tentant de faire valoir l'hypothèse inverse, hautement invraisemblable, suivant laquelle le dit attentat aurait été commis par leurs adversaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi que c'est méthodiquement démontré dans les divers articles déjà publiés sur ce blog, tour à tour le capitaine Barril, Stephen Smith, le juge Bruguière, Pierre Péan, Claudine Vidal, André Guichaoua et l'éminent Rony Brauman, se sont livrés à une succession de contorsions intellectuelles, de la façon la plus éhontée, soutenant continument un scénario sans queue ni tête – et dont a meilleure version aura été produite par… SAS…–, parvenant néanmoins à faire assez de fumée pour que les indices sérieux pointant vers une responsabilité française soient finalement écartés des débats, au bénéfice d'une polémique centrée sur l'accusation absurde qu'ils renvoient en miroir, inlassablement, même après avoir subi plus de démentis qu'il n'est possible d'en concevoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge Bruguière aura été chargé d'“instruire” cette théorie, et ne se sera pas gêné pour faire feu de tous bois, artifices rhétoriques, témoignages dictés, et autres manifestes entorses, pour en arriver à produire une ordonnance qu'on a pu qualifier sans exagération de forfaiture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Atteint par l'âge de la retraite, il aura dû céder son dossier, non encore conclu, au juge Trévidic, lequel sera obligé de reprendre l'instruction à zéro tant celle-ci n'était ni faite ni à faire. Après quelques années d'un travail nettement plus rigoureux, il aura pu non seulement vérifier l'inconsistance des “témoignages” rassemblés par son prédécesseur, mais aussi mettre en œuvre une véritable enquête, sur le terrain, qui a permis d'établir que l'hypothèse soutenue par Bruguière est contredite factuellement : les missiles sont partis du camp militaire proche de l'aéroport, le camp de Kanombe, où les troupes d'élites de l'armée rwandaise étaient entraînées par l'armée française, camp où résidaient les coopérants militaires français encore présents au Rwanda à l'heure du déclenchement du génocide, en avril 1994 – plusieurs mois après le retrait officiel des troupes françaises intervenu en décembre 1993.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En renfort de la laborieuse construction de Bruguière, Claudine Vidal et André Guichaoua ont édité en près de 500 pages – eux-mêmes soulignent leur exploit –, un témoignage abracadabrant d'un certain Abdul Ruzibiza, supposé apporter la preuve de leur thèse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme on verra dans l'excellent article ci-dessous, lors de la parution de ce pseudo-brulot – que son auteur lui-même désavouera ainsi qu'il dénoncera les conditions de son “témoignage” devant le juge –, en décembre 2005, déjà dans &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;, Rony Brauman avouait le sens de la manœuvre : &lt;i&gt;“Son livre… fait voler en éclats la thèse de la respon­sabilité française dans l'attentat du 6 avril.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car c'est bien de ça qu'il s'agit : cet attentat pourrait bien s'être fait sous l'autorité de François Mitterrand, président de la République, chef des armées, et patron de l'intervention militaire française au pays des mille collines qu'il aura dirigée de bout en bout – et ce sous deux majorité parlementaire successives, de gauche puis de droite, bénéficiant en particulier de la collaboration active du gouvernement de cohabitation d'Edouard Balladur, avec ses ministres, Michel Roussin, à la Coopération (militaire), Alain Juppé, déjà en ce temps-là aux Affaires étrangères, François Léotard, à la Défense, et Nicolas Sarkozy, porte-parole du gouvernement et ministre du Budget – ce pour quoi on l'aura qualifié de “banquier du génocide”. Juppé lui-même avouait alors – à Bradol… – que la France avait continué à livrer des armes aux forces génocidaires y compris pendant le génocide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui apparait au bout de cette enquête, c'est une responsabilité totale de la France, de son armée, de ses services secrets et de son gouvernement, présidence incluse. Or, depuis dix-sept ans, du rapport de la Mission d'information parlementaire, en 1998, aux plus récentes déclarations de Sarkozy ou de son précédent ministre Bernard Kouchner, la France veut bien tout au pus reconnaître quelques erreurs d'appréciation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pendant qu'on discute, pas plus que les véritables responsabilités n'ont commencé à être examinées, personne n'a encore versé de réparations aux victimes du génocide…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'éveille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://rwandagrandemanip.wordpress.com/" class='spip_out' rel='external'&gt;Rwanda : MSF se Crashe sur le rapport Trévidic&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;“En psychologie&lt;/i&gt;, nous apprend Wikipedia, &lt;i&gt;le déni est une notion théorisée par Sigmund Freud pour désigner la non-considération d'une partie de la réalité. […] L'acte de déni refuse de prendre en charge certaines perceptions : un fragment, éventuellement important, de la réalité, se voit totalement ignoré ; la personne qui dénie se comporte comme si cette réalité n'existait simplement pas, alors qu'elle la perçoit.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis la communication aux parties par les juges Poux et Trévidic, le 10 janvier 2012, du rapport d'expertise sur l'attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, certains cadres de Médecins sans frontières (MSF), aujourd'hui membres du Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires (Crash, un nom prédestiné), offrent une illustration intéressante de cette occultation du réel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers symptômes apparaissent le 16 janvier dernier, sur le blog de Jean-Hervé Bradol, ancien président de MSF (2000-2008). Bradol est médecin. Sa spécialité : les rapports balistiques. Et son diagnostic est sans appel : le rapport d'expertise Poux-Trévidic &lt;i&gt;“fait péter les plombs”&lt;/i&gt; aux médias français. Certes, le niveau de langage est un peu relâché, mais pour Jean-Hervé Bradol, l'heure est grave. Une véritable épidémie menace. Pire que le choléra. Une contagieuse vague de lucidité s'est en effet abattue sur la presse française. À une quasi-unanimité, celle-ci affirme depuis le 10 janvier au soir que la thèse Bruguière sur l'attentat du 6 avril 1994 s'est effondrée. Or (rendons à César…) cette thèse est, en réalité, la thèse Bruguière-MSF-Smith-Vidal-Guichaoua. Qui eux aussi, du coup, sont effondrés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comprenez que ça le contrarie, notre balisticien sans frontières.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors il s'agace, tempête, fait de grands moulinets avec les bras. &lt;i&gt;“Le fait que ce rapport n'ait pas été lu par ceux qui commentent ses conclusions ne les décourage pas de formuler des opinions définitives sur l'identité des commanditaires du crime”&lt;/i&gt;, éructe-t-il. Comme l'auront compris les lecteurs réguliers de ce blog, s'il en est un qui n'a manifestement pas lu le rapport d'expertise avant d'en parler, c'est bien lui, Bradol. Sinon, comment pourrait-il sérieusement écrire : &lt;i&gt;“D'un point de vue méthodologique, les conclusions de l'enquête dite balistique reposent avant tout sur des témoignages et non sur des éléments matériels”&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son billet, Bradol mélange tout dans son grand shaker sans frontières : la balistique, l'acoustique, l'expertise remise au juge Trévidic, les témoins du juge Bruguière, les audiences du TPIR… Ce qu'il ne supporte pas, c'est &lt;i&gt;“l'utilisation de ces supposées conclusions pour dédouaner Paul Kagame et ses amis”&lt;/i&gt;. Car pour lui, IL FAUT que Kagame soit coupable de l'attentat ! Ce n'est ni une option ni une hypothèse, mais un postulat. Les expertises du juge Trévidic, les rétractations des faux témoins de son prédécesseur, Jean-Louis Bruguière, les contradictions et incohérences des témoins qui ne se sont pas encore rétractés, tout ça ne l'intéresse pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À son crédit, la meilleure preuve que l'expertise remise aux juges Poux et Trévidic ne doit pas être prise au sérieux n'est-elle pas qu'elle contredit l'analyse de MSF sur le sujet ? Or, qui mieux qu'une ONG dont l'objet est d'&lt;i&gt;“apporte[r] une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est menacée”&lt;/i&gt; pourrait bien déterminer le lieu d'où sont partis deux missiles sol-air le soir du 6 avril 1994 à Kigali ? Sûrement pas Claudine Oosterlinck (expert aéronautique près la Cour d'Appel de Caen), Daniel van Schendel (expert en explosions, explosifs et incendies, près la Cour d'Appel de Toulouse), Jean Huon (expert en armes, munitions, balistique près la Cour d'Appel de Versailles, agréé par la Cour de Cassation), Jean-Sompayrac (géomètre-expert), ni Olivier Chavanis (ingénieur en armements aéronautiques et pyrotechnie embarquée). Quant à Jean-Pascal Serre, expert acousticien inscrit sur la liste de la Cour d'Appel de Rouen, on se demande bien pourquoi la justice est allée lui confier un mandat (Bradol se méfie des acousticiens comme de la peste) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous imaginez un peu le scandale ? Pour réaliser leur expertise, les juges Poux et Trévidic n'ont pas fait appel à Rony Brauman ni au D&lt;sup class="typo_exposants"&gt;r&lt;/sup&gt; Jean-Hervé Bradol, qui sait bien, lui, que &lt;i&gt;“pour reconstituer le trajet du missile, la balistique seule s'emploierait à relever les traces matérielles de la présence du missile en au moins deux points pour pouvoir calculer sa trajectoire. Or dans ce cas, dix-sept ans après les faits, ces traces matérielles ne peuvent plus être relevées”&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de ça, ils se sont tournés vers un collège transdisciplinaire d'expert agréés auprès des tribunaux qui, non seulement se sont rendus sur les lieux, mais ont de plus osé écrire que &lt;i&gt;“les indices matériels recueillis sur le terrain ont représenté des données objectives devant être analysées pour déterminer le (ou les) lieu(x) possible(s) de tirs, en se référant aux performances balistiques et aux capacités d'acquisition des systèmes d'armes à guidage infrarouge sol-air envisageables dans ce contexte”.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, elle est belle, la justice française ! C'est pas le juge Bruguière qui aurait perdu son temps à effectuer une reconstitution au Rwanda à la recherche d'inutiles éléments matériels, alors qu'il y a tant de transfuges du FPR prêts à accuser Paul Kagame d'être à l'origine de l'attentat en échange d'un visa pour l'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est d'ailleurs pour ça que MSF ne s'est jamais embarrassé d'enquêter sur le sujet. L'association n'avait pas besoin de diligenter une expertise, puisqu'elle disposait depuis 2005 d'un témoin magique : Abdul Ruzibiza, ancien infirmier au sein de la branche militaire du FPR, qui a quitté le Rwanda au début des années 2000 afin d'échapper à son procès en appel devant la justice militaire pour avoir piqué dans la caisse. Fin 2005, sous le triple parrainage de Claudine Vidal, d'André Guichaoua et de la journaliste Géraldine Faes (Madame Stephen Smith à la ville), il publiait un livre dans lequel il affirmait avoir été membre du commando à l'origine de l'attentat. Dans Marianne, dès le 17 décembre 2005, Rony Brauman prenait la version de Ruzibiza pour parole d'Évangile :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“Son livre, dont la lecture est parfois éprou­vante en raison des atrocités dont il témoi­gne, fait voler en éclats la thèse de la respon­sabilité française dans l'attentat du 6 avril. L'auteur est déjà connu pour être le principal témoin dans l'instruction dirigée par le juge Bruguière sur cet attentat qui a coûté la vieaux deux pilotes français du Falcon offert par Paris au président rwandais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Officier de ren­seignements, il a assisté aux préparatifs et à l'exécution de l'opération sur laquelle il livre des détails d'une précision toute militaire. […] L'élimination du président du Rwanda fut décidée dans ce contexte, le 31 mars 1993, par Paul Kagame, qui n'ignorait pas qu'elle déchaînerait à son tour des massacres&lt;/strong&gt;.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Jean-Hervé Bradol, Rony Brauman est un ancien président de MSF-France (1982-1994). Il est lui aussi médecin. Sa spécialité : l'historiographie tropicale et les doubles génocides. En 2006, se livrant à une comparaison des livres de Ruzibiza (encensé) et de Pierre Péan (épinglé), notre historien sans frontières concluait que &lt;strong&gt; &lt;i&gt;“de ces deux livres ressort toutefois une confirmation : les méthodes de guerre et de pouvoir de Paul Kagamé font de ce chef d'État l'un des plus éminents criminels contemporains”&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Dans une chronique portant l'en-tête du Crash, Brauman reprenait à son compte, sans le moindre recul critique, la thèse de Ruzibiza accusant Paul Kagame d'avoir commandité l'attentat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“Le lieutenant Ruzibiza, qui a perdu toute sa famille dans le génocide et a fui à nouveau son pays en 2001, révolté par la terreur qu'y fait régner Kagamé, est le principal témoin du juge Bruguière dans le cadre de l'instruction ouverte pour l'assassinat des deux pilotes français qui étaient aux commandes du Falcon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Son livre, préfacé par une des meilleures spécialistes françaises du Rwanda, est un document de première importance pour qui veut comprendre de l'intérieur le processus de construction et de mise en place d'un régime fondé sur le mensonge et la violence.&lt;/strong&gt; […] Il faut soutenir le soldat Ruzibiza.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rony Brauman fait confiance à ses amis. Et Stephen Smith, tout comme Claudine Vidal, en font partie. À l'été 2000, tous trois cosignaient dans la revue Esprit un article violemment anti-Kagame : &lt;i&gt;“Rwanda : politique de terreur, privilège d'impunité”&lt;/i&gt;. Alors, quand Stephen Smith, en 2004, puis Claudine Vidal, en 2005, lui ont vendu le témoignage de l'ancien infirmier du FPR comme la preuve ultime que Kagame avait cyniquement déclenché le génocide contre la population tutsi du Rwanda, Rony Brauman ne s'est pas posé la moindre question. Il a foncé tête baissée, tel un taureau sur une muleta.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À sa décharge, sans doute ignorait-il qu'au Rwanda, la simple évocation du nom de Claudine Vidal comme “spécialiste” du pays provoque une onde de fou rire de Ruhengeri à Butare. De même qu'à Paris, historiens et sociologues se refilent sous le manteau, hilares, les photocopies de sa préface au livre de Ruzibiza.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Florilège.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“&lt;strong&gt;Paul Kagame et son groupe&lt;/strong&gt; n'ayant jamais envisagé d'appliquer les accords de paix signés à Arusha (4 août 1993) ont voulu une guerre totale contre le pouvoir en place sans ignorer qu'ils risquaient ainsi d'entraîner le génocide des Rwandais tutsi. Ils &lt;strong&gt;ont lancé cette guerre le 6 avril 1994 par l'attentat contre l'avion présidentiel et l'ont gagnée en choisissant une tactique menant le plus rapidement possible à la victoire, alors qu'une autre, plus coûteuse en temps, aurait permis de porter secours aux Tutsi&lt;/strong&gt;. Enfin, &lt;strong&gt;Abdul Ruzibiza qualifie de génocide les tueries massives de Hutus perpétrées par l'APR&lt;/strong&gt; durant et après la guerre. […]&lt;/p&gt; &lt;p&gt; …ce témoignage […] s'affirme témoignage oculaire à la fois personnel et collectif, sans que les deux dimensions soient systématiquement distinguées. &lt;strong&gt;Une modalité de témoignage qui n'est pas familière aux Occidentaux&lt;/strong&gt;, voire qui les gêne en raison de l'arrière-plan juridique auquel est reliée la notion de témoin : le récit du témoin ne vaut, n'est crédible que si ce dernier rapporte ce qu'il a vu ou entendu, lui, personnellement. &lt;strong&gt;Or la culture rwandaise admet comme témoignage le récit d'un homme qui n'a pas vu, personnellement le fait qu'il rapporte&lt;/strong&gt; mais tient son récit d'un autre autre qui, lui, l'a vu et qu'il juge digne de foi.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Récapitulons. En 2005, sur la base du récit d'un témoin unique &lt;i&gt;“qui n'a pas vu, personnellement, les faits qu'il rapporte”&lt;/i&gt;, une sociologue française (directrice de recherche émérite au CNRS) prétend faire voler en éclat le corpus historiographique relatif au génocide des Tutsi pour nous faire miroiter, selon ses propres termes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“…un chapitre relevant de l'histoire-complot [l'assassinat d'Habyarimana, nda], un type d'histoire qui capte l'attention inlassable de toutes sortes de publics. À cet égard, le livre de Ruzibiza ne décevra pas les lecteurs. En effet, &lt;strong&gt;l'auteur relate de façon détaillée l'ultime réunion de préparation de l'attentat dirigée par Paul Kagame, le choix de l'armement, l'introduction clandestine des missiles à Kigali, le repérage du site de tir et l'exécution de la mission&lt;/strong&gt;. Son récit est le plus précis de ceux qui furent jusqu'à maintenant rendus publics par des dissidents du FPR.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois ans plus tard, tout s'écroule. Au moment de l'arrestation de Rose Kabuye, en novembre 2008, le journaliste rwandais Albert Rudatsimburwa, directeur de la radio privée Contact FM, téléphone à Ruzibiza, réfugié en Norvège. Et ce dernier lui révèle que la totalité de son témoignage est bidonné. Dans les jours et les semaines qui suivent, un nombre important de médias internationaux se tournent vers le témoin-clé du juge Bruguière. Ruzibiza leur confirme que son témoignage est une supercherie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez Claudine Vidal, André Guichaoua et Rony Brauman, la première tentation est la fuite : changer de nom, se faire refaire le visage et s'exiler en Amérique du Sud… Mais comme personne, au sein des médias français (pourtant “idiots utiles de Kagame”, comme ils l'écrivent aujourd'hui) ne leur fait l'injure de les confronter aux âneries irresponsables qu'ils ont écrites depuis trois ans, accusant à la légère Paul Kagame d'avoir déclenché le génocide à dessein afin de prendre le pouvoir par la force, ils tentent de se refaire une virginité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 21 novembre 2008, l'agence Hirondelle publie un communiqué du couple de pré/postfaciers. Il est amusant de constater que la dépêche est cosignée des initiales GF (Géraldine Faes), qui est elle-même l'éditrice du livre de Ruzibiza. On reste en famille !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“Nous rappelons cependant que &lt;strong&gt;ce livre a 494 pages sur lesquelles 15 pages seulement sont consacrées à l'attentat contre l'avion du Président Habyarimana. Dans ses déclarations, Ruzibiza intervient uniquement sur cet épisode pour affirmer qu'à ce sujet il a tout inventé&lt;/strong&gt;. Nous avons eu cependant l'occcasion de vérifier, avant la publication de cet ouvrage, que nombre d'informations livrées par l'auteur étaient recoupées par d'autres témoignages, autres que ceux connus par Ruzibiza. &lt;strong&gt;Aujourd'hui nous ne sommes pas convaincus que Ruzibiza puisse prouver qu'il a menti sur toute la ligne depuis 2003 et notamment devant le TPIR, que ce soit sur l'attentat, que ce soit sur d'autres points&lt;/strong&gt;. Quant aux mobiles de la rétractation d'Abdul Ruzibiza, nous ne savons que ce qu'il en dit lui-même et que nous n'avons pas à discuter. Il appartient aux juridictions concernées de réagir à cette revendication de faux-témoignage” écrivent André Guichaoua et Claudine Vidal.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'année suivante, Claudine Vidal doit prendre son bâton de pèlerin. En mai 2009, dans L'Afrique des Grands Lacs. Annuaire 2008-2009, elle rédige un texte intitulé &lt;i&gt;“Les contradictions d'un lieutenant rwandais. Abdul Ruzibiza, témoin, acteur, faux témoin”&lt;/i&gt;. On aurait pu croire que l'universitaire y exposerait d'entrée un vibrant mea culpa, pour avoir fait preuve de tant de légèreté et s'être prise pour une historienne, au risque d'enfumer durablement l'opinion publique en cautionnant une thèse faisant du FPR, mouvement qui a stoppé le génocide, celui qui l'a déclenché. On aurait pu s'attendre à ce qu'elle annonce, par la même occasion, qu'elle cessait séance tenante de travailler sur le Rwanda, démissionnait du CNRS et se retirait dans un couvent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en guise de mea culpa, on n'aura droit qu'à un nouveau déferlement de charabia :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;“L'un des deux Ruzibiza dit-il la vérité plus que l'autre ? Cela me paraît actuellement indécidable, sauf si l'on prend le parti de ne pas reconnaître l'incertitude créée par Ruzibiza. Comment se sortir de ce « paradoxe du menteur » ? Il reste, en effet, que nous manquons d'études enquêtant, de l'intérieur, sur les pratiques de guerre du FPR, et que nous ne pouvons donc mettre les premiers récits de Ruzibiza en relation avec ceux d'autres militaires du FPR. Seul le développement d'enquêtes nouvelles (ainsi que la mise à jour des rapports des Nations unies et autres instances internationales, comme le TPIR) permettrait de déterminer quels récits de Ruzibiza sont ou ne sont pas inventés.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre-temps, le 5 février 2009, André Guichaoua a été réentendu par par la justice française. Mais par le juge Trévidic cette fois, ce qu'il trouve plus inconfortable qu'au bon vieux temps, quand Jean-Louis Bruguière le considérait comme une quasi-divinité. L'audition est un grand moment. L'universitaire tente comme il peut de retomber sur ses pieds, après ce lamentable fiasco. Plutôt que de répondre clairement aux questions du magistrat, il botte systématiquement en touche, promettant à chaque phrase des documents en tout genre, sans grand intérêt, plutôt que d'expliquer comment un spécialiste aussi incontestable que lui a pu se laisser enfumer par un mythomane aussi grossier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un an et demi plus tard, Ruzibiza lui-même sera à nouveau entendu par les juges français. Après deux années d'une rétractation constante, il revient subitement à ses premières accusations contre le FPR. Mais dans le même temps, il dégoupille une grenade encore plus redoutable que sa précédente rétractation : Ruzibiza confirme en effet ce dont tout observateur un peu sérieux pouvait se douter depuis l'origine, à savoir qu'il n'avait jamais mis les pieds à Masaka ni fait partie du commando à l'origine de l'attentat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ruzibiza, le témoin “oculaire” sur lequel se basait à 90% l'instruction du juge Bruguière, n'avait en fait rien vu du tout !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Claudine Vidal et ses amis, cela ne fait pas une grande différence, puisque &lt;i&gt;“la culture rwandaise admet comme témoignage le récit d'un homme qui n'a pas vu, personnellement, le fait qu'il rapporte”&lt;/i&gt;. Mais pour les juges d'instruction parisiens, la nuance prête davantage à conséquence. D'autant que d'autres “repentis” continuent de parsemer le dossier de mines antipersonnel. C'est le cas, par exemple, d'Evariste Musoni. Interrogé par la police britannique, sur commission rogatoire des magistrats français, celui-ci devait déclarer : &lt;i&gt;“Je ne veux plus m'exprimer sur cette affaire, j'ai rendu suffisamment de services au gouvernement français.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Penaud, décrédibilisé, le “Network Commando” MSF-CNRS n'a plus que ses yeux pour pleurer. Blessure d'amour-propre oblige, il se laisse désormais aller à l'invective, dans Marianne2, traitant les journalistes français ayant couvert la sortie du rapport Poux-Trévidic d'&lt;i&gt;“idiots utiles de Kagame”&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aveuglée par son propre déni, refusant de reconnaître une réalité extérieure traumatisante, la petite bande s'enfonce fièrement au fond d'une impasse, publiant aujourd'hui les écrits qui, demain, la décrédibiliseront encore un peu plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : &lt;a href="http://rwandagrandemanip.wordpress.com/2012/01/28/msf-se-crashe-sur-le-rapport-trevidic/" class='spip_out' rel='external'&gt;Rwanda-lagrandemanip&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le New York Times en défense du budget militaire ?</title>
		<link>http://parisseveille.info/le-new-york-times-en-defense-du,3033.html</link>
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		<dc:date>2012-01-29T00:17:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Armée</dc:subject>
		<dc:subject>Médias</dc:subject>
		<dc:subject>États-Unis</dc:subject>

		<description>On discute surtout des réductions de budget pour le personnel de l'armée US. Il s'agirait d'un total de 450 milliards de dollars à économiser… sur les dix prochaines années. Au plus, le Parlement pourrait parvenir à imposer que ces économies soient multipliées par deux. En l'occurrence, que l'économie soit celle proposée par l'administration Obama, ou que les maximalistes des chambres l'emportent, il s'agira dans tous les cas de maintenir des niveaux de dépenses comparables ou supérieurs à ceux de la Guerre (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L150xH136/arton3033-2f415.jpg" width='150' height='136' style='height:136px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On discute surtout des réductions de budget pour le personnel de l'armée US. Il s'agirait d'un total de 450 milliards de dollars à économiser… sur les dix prochaines années. Au plus, le Parlement pourrait parvenir à imposer que ces économies soient multipliées par deux. En l'occurrence, que l'économie soit celle proposée par l'administration Obama, ou que les maximalistes des chambres l'emportent, il s'agira dans tous les cas de maintenir des niveaux de dépenses comparables ou supérieurs à ceux de la Guerre froide !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; ne s'honore pas en publiant un pseudo sondage auprès de ses lecteurs sur le site du NewYorkTimes.com, concluant que ceux-ci approuveraient moins d'un tiers des économies proposées par le gouvernement. Le questionnaire est présenté de telle façon que les lecteurs n'ont d'autre choix que de cocher chacune des lignes budgétaires proposées dans le projet de réduction, une par une, en commençant par une série d'économies discutables, sinon choquantes, tendant à réduire ou supprimer le bénéfice de la sécurité sociale aux anciens soldats qui se retrouveraient à devoirs payer les médicaments dont ils ont besoin suite aux dégâts que la guerre a pu occasionner…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais on trouve aussi d'autres questions intéressantes comme : Etes-vous pour ou contre une réduction de 3% du budget du renseignement ? ; ou bien : Etes-vous pour ou contre une réduction des deux tiers du budget des groupes musicaux qu'on envoie pour distraire les boys qui s'ennuient au front ? Et ainsi pour une bonne centaine de cases à cocher…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mécaniquement un tel sondage impose que la réponse soit inférieure au budget proposé. Au mieux, si 100% des personnes qui répondent cochaient toutes les cases, alors ce qui est présenté comme le budget proposé par « les lecteurs »… équivaudrait au budget Obama. Mais bien sûr, le résultat ne pouvait qu'être largement inférieur, ne serait-ce que pour la paresse de cocher, mais aussi lorsqu'on n'est pas du tout d'accord pour réduire seulement de 3% le budget de la CIA, NSA, and co...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons combien il peut être indigne de la part d'un journal supposé exprimer la gauche critique new-yorkaise de se livrer à un exercice de propagande aussi plat que la mise en scène d'un tel &lt;a href="http://www.nytimes.com/interactive/2012/01/02/us/you-cut-the-defense-budget.html?ref=us" class='spip_out' rel='external'&gt;pseudo sondage&lt;/a&gt; qui ose afficher le chiffre de 137 milliards comme la réduction que souhaiteraient ses lecteurs…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les graphiques reproduits ci-dessous sont aussi un brin manipulatoires, présentant d'un côté le « budget annuel de base », et, séparément, les budgets supplémentaires pour les opérations « outremer ». On peut voir d'un coup d'œil que si les deux informations étaient représentées sur le même graphique, donnant le budget global, la courbe d'inflation des dépenses ces dernières années serait particulièrement impressionnante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il souligner ici que c'est précisément dans ce mouvement d'inflation de la dépense militaire que le budget de l'Etat s'est grevé d'un déficit abyssal ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-il vraiment si compliqué de comprendre qu'il faut en finir avec les budgets militaires ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'éveille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Defense Budget Cuts Would Limit Raises and Close Bases&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1246 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://parisseveille.info/local/cache-vignettes/L132xH500/27pentagon-graphic-popup-15127.jpg' width='132' height='500' alt="" style='height:500px;width:132px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 janvier 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;WASHINGTON — The Pentagon took the first major step toward shrinking its budget after a decade of war as it announced Thursday that it wanted to limit pay raises for troops, increase health insurance fees for military retirees and close bases in the United States.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Although the pay-raise limits were described as modest, and would not start until 2015, they are certain to ignite a political fight in Congress, which since the attacks of Sept. 11, 2001, has almost always raised military salaries beyond what the Pentagon has recommended.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Increasing health insurance fees for retirees and closing bases are also fraught with political risk, particularly when Republican presidential candidates are charging that President Obama is debilitating the military.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Next year's Pentagon budget is to be $525 billion, down from $531 billion this fiscal year. Even though the Defense Department has been called on to find $259 billion in cuts in the next five years — and $487 billion over the decade — its base budget (not counting the costs of Afghanistan or other wars) will rise to $567 billion by 2017. But when adjusted for inflation, the increases are small enough that they will amount to a slight cut of 1.6 percent of the Pentagon's base budget over the next five years.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nonetheless, Defense Secretary Leon E. Panetta said he was working with about $500 billion less than he had anticipated having on hand through 2017, meaning that the Pentagon had to trim personnel and favorite high-profile weapons programs. &lt;i&gt;“This has been tough work,”&lt;/i&gt; Mr. Panetta said at an hourlong news conference.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;He said that the Army would be reduced over five years to 490,000 troops, down from a peak of 570,000, and that the Marines would be cut to 182,000, down from 202,000. (Ground forces would still be slightly larger than they were before 9/11.) The Pentagon initially will buy fewer F-35 Joint Strike Fighter stealth jets, which are not expected to be in service until at least 2017 and have the distinction of being one of the costliest weapons programs in history. In the Navy, 14 warships will be either retired early or built more slowly.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Both Mr. Panetta and Gen. Martin E. Dempsey, the chairman of the Joint Chiefs of Staff, who also addressed the news conference, repeatedly said that the United States would still maintain the strongest military in the world, an assessment that seemed aimed at Republicans as well as America's adversaries. &lt;i&gt;“Capability is more important than size,”&lt;/i&gt; General Dempsey said. He added that &lt;i&gt;“this budget does not lead to a military in decline”&lt;/i&gt; and that &lt;i&gt;“it is a military that can win any conflict, anywhere.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Although all American combat troops have been out of Iraq since mid-December and the Obama administration is beginning to withdraw what had been more than 100,000 United States forces in Afghanistan, the Pentagon budget includes a request for $88.4 billion next year, above the $525 billion base budget, to pay for combat operations overseas. Mr. Panetta said that Afghanistan, where there are still 90,000 American troops, accounts for the bulk of that money. This year's budget for combat operations overseas is $115 billion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pentagon officials did not specify what the limits would be on military pay increases in 2015 and beyond, when American troops are due to be home from Afghanistan, although they characterized the change as incremental — an acknowledgment of the political risk of having active and retired members of the armed forces bear the brunt of the budget cuts. &lt;i&gt;“Let me be clear, nobody's pay will be cut,”&lt;/i&gt; Mr. Panetta said.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Still, the defense secretary has also called military personnel costs “unsustainable.” The Pentagon currently spends $181 billion a year, nearly a third of its base budget, on military personnel : $107 billion for salaries and allowances, $50 billion for health care and $24 billion for retirement pay.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Military salaries have risen steadily since the Sept. 11 attacks, and officers have in many cases fared better than enlisted personnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A private first class with a family and three years' experience deployed to a war zone took home $26,700 tax-free in 2001, compared with $36,000 today — an 11 percent raise over inflation. A lieutenant colonel with a family and 20 years' experience deployed to the same war zone took home $84,000 tax-free in 2001, compared with $120,000 today — a 16 percent increase.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Posing another political challenge was Mr. Panetta's announcement that the president would request another round of base closings and realignments — never popular with members of Congress who try to preserve military spending, and jobs, in their districts. Pentagon officials said savings from any base closings were not reflected in the five-year budget Mr. Panetta was sending to the White House.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;There were already objections on Thursday morning, hours before Mr. Panetta made his public presentation. Senator Carl Levin, the Michigan Democrat who is chairman of the Senate Armed Services Committee, told reporters that until the United States shut down some of its bases in Europe, &lt;i&gt;“I'm not going to be able to support” &lt;/i&gt; closing bases in America.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mr. Panetta has said that two armored Army brigades — as many as 10,000 troops — would come home from Europe over the next decade, leaving two brigades and some support troops behind.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Although Mr. Obama has given an aspirational pledge to reduce the nation's nuclear arsenal to zero, there was nothing in Thursday's announcement about reaching that goal. All three legs of the nuclear triad — bombers, submarine-launched missiles and land-based missiles — will be preserved. The program to replace the Ohio class nuclear-missile submarine will be delayed by two years.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mr. Panetta has repeatedly said that he would preserve financing for Special Operations forces, cyberwarfare and intelligence, surveillance and reconnaissance systems, and the budget makes good on that promise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;The Pentagon did not say how much health insurance fees would increase — the details are to come in early February. Families now pay $520 a year, far below the cost of a private carrier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Criticism of the proposed budget came swiftly from senior Republicans on Capitol Hill.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;“These cuts reflect President Obama's vision of an America that is weakened, not strengthened, by our men and women in uniform,”&lt;/i&gt; said Howard P. McKeon of California, chairman of the House Armed Services Committee. &lt;i&gt;“To be clear, the impacts of these cuts are far deeper than Congress envisioned.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : New York Times]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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