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	<title>Penser Durable</title>
	
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	<description>Changer pour l'environnement</description>
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		<title>La mode vestimentaire et le développement durable</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 21:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En achetant un vêtement dans un grand magasin, on est peu informé sur la manière dont il a été conçu : d’où viennent les matières premières, dans quelles conditions sociales il a été fabriqué, quel est son impact environnemental&#8230; Voici un éclairage éthique et écologique sur l&#8217;habillement, ainsi que des pistes pour une mode vestimentaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.zazzle.com/reduce_reuse_recycle_womens_tank_top_shirt-235054794116507865"><img class="alignright size-full wp-image-576" title="T-shirt eco-friendly - source Zazzle.com" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/10/eco-t-shirt.jpg" alt="T-shirt eco-friendly" width="130" height="132" /></a>En achetant un vêtement dans un grand magasin, on est peu informé sur la manière dont il a été conçu : d’où viennent les matières premières, dans quelles conditions sociales il a été fabriqué, quel est son impact environnemental&#8230; Voici un éclairage éthique et écologique sur l&#8217;habillement, ainsi que des pistes pour une mode vestimentaire éco-responsable.</strong><span id="more-573"></span></p>
<h4>Les principales matières premières naturelles et leur impact sur l’environnement</h4>
<p>La France est le principal producteur de <strong>lin </strong>textile. Cette fibre requiert très peu d’irrigation, de pesticides et d’engrais -cinq fois moins que le coton. De plus, sa culture rapide de 100 jours est rotative et n’épuise pas les sols. Dès lors le lin est assez respectueux de l’environnement.</p>
<p>Le <strong>chanvre</strong>, qui a de nombreuses autres utilisations que le textile (matériau isolant, papier, corde, etc.), donne des fibres solides, mais aussi du cannabis&#8230; C’est pourquoi les chercheurs ont créé une espèce hybride avec un faible taux de psychotrope (taux de THC inférieur à 0,2 % selon la réglementation) afin que le chanvre puisse être cultivé en Europe. La France est aujourd’hui le deuxième producteur au monde après la Chine. Le chanvre ne nécessite pas de pesticides, mais demande de l’azote et du potassium, ce qui le rend moins attractif que le lin du point de vue de l&#8217;environnement.</p>
<p><strong>Le coton est la fibre naturelle qui pose le plus de problèmes</strong>, alors qu’il représente 50% des fibres textiles cultivées dans le monde :</p>
<ul>
<li>un problème <strong>économique</strong>. Le cours du coton peut beaucoup varier en peu de temps ; il a en effet augmenté de 30% ces 2 derniers mois</li>
<li>un problème <strong>écologique</strong>. Le coton, replanté tous les ans, nécessite beaucoup de pesticides et d’engrais chimiques, tandis que les ressources en phosphate s’épuisent</li>
<li>une limitation climatique et géographique. Il nécessite un milieu humide, puis une succession de sécheresse et de chaleur, ce qui rend sa production aléatoire</li>
<li>le coton OGM ne baisse pas le nombre d’intrants et engendre des difficultés majeures pour les agriculteurs. C’est le cas du coton Bt en Inde, où on a constaté une résistance accrue des insectes et une chute des rendements</li>
</ul>
<p>Le coton bio et équitable présente une piste alternative intéressante. Il existe par exemple un groupement de producteurs au Mali avec la Bretagne pour sécuriser les apports et équilibrer l’offre et la demande. Néanmoins ce type d’initiative est encore insuffisamment développé.</p>
<p>La <strong>laine de mouton</strong> -qui provient surtout d’Australie, de Chine et de Nouvelle-Zélande- et la <strong>soie </strong>-produite majoritairement en Asie- sont des produits naturels qui posent peu de problèmes écologiques dans leur fabrication, sauf pour le traitement et la teinture, polluants. Le tannage du <strong>cuir </strong>pose lui de graves problèmes de pollution des eaux quand il n’y a pas de système de retraitement. Une filière écologique apparaît progressivement pour chacune de ces matières.</p>
<p>Au-delà des ressources naturelles, les vêtements réalisés avec des <strong>matériaux recyclés</strong> constituent une sérieuse alternative environnementale ; c’est ce que fait Patagonia.</p>
<h4>Des manquements éthiques dans le secteur du textile</h4>
<p>En achetant leurs vêtements toujours moins cher (Carrefour est le premier distributeur français de vêtements), les consommateurs contribuent à la <strong>dégradation des salaires et des conditions de travail</strong> dans les pays en développement. Les entreprises multinationales de l’habillement, qui distribuent leurs propres marques, délocalisent vers les pays à bas-coûts de main d’oeuvre. Or dans les pays émergents, les ouvriers du textile sont payés entre 40 et 60 dollars mensuels, plus bas que toutes les autres industries. De multiples affaires ont ainsi défrayé la chronique, parmi lesquelles :</p>
<ul>
<li><a title="Maladie de la silicose" href="http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/087268/les-jeans-qui-tuent.html" target="_blank">la maladie de la silicose</a>, provoquée par le sablage des jeans pour leur donner un aspect usé, qui a tué une cinquantaine de salariés dans les usines de fabrication en Turquie. Le problème se résout peu à peu puisque Levi’s et H&amp;M ont abandonné la technique de sablage devant la pression médiatique</li>
<li><a title="affaire Saipan, exploitation d'ouvriers Philippin" href="http://www1.american.edu/ted/saipan.htm" target="_blank">l&#8217;affaire Saipan</a>, où les ouvriers Philippins arrivés sur l&#8217;île de Saipan se voyaient retirer leur passeport et travaillaient gratuitement pour de grandes marques</li>
<li>les enfants Pakistanais qui fabriquaient des ballons de foot pour les grandes marques de sport</li>
</ul>
<p>C’est pourquoi le <strong><a href="http://www.ethique-sur-etiquette.org/" target="_blank">collectif Éthique sur l’Étiquette</a></strong> fait pression pour obtenir des information sur la “qualité sociale” des vêtements. Il décompose le prix d’un jean de la manière suivante:</p>
<ul>
<li>45% pour le détaillant (magasin)</li>
<li>40% pour la marque</li>
<li>5% de coûts de transport</li>
<li>10% de coût de production (dont salaires : 1 à 5%)</li>
</ul>
<p>Le collectif demande à ce que les maisons-mères soient responsables pénalement de leurs filières d’approvisionnement et de soumettre leurs activités à des vérifications indépendantes, pour éviter que d’autres affaires ne surgissent ; il déconseille le boycott car celui-ci peut entraîner des pertes d’emplois sèches pour les pays émergents. Mais le secteur entier doit évoluer pour pallier à cette course vers le bas qui se traduit par des délocalisations régionales.</p>
<p>On constate malgré tout quelques progrès depuis les scandales des années 1990 et leur révélation par les ONG. Les grandes marques sont plus transparentes et ont adopté des codes de conduite. Cependant, c’est la syndicalisation nationale des ouvriers qui pousse au changement, comme le prouve le syndicat <a href="http://www.asiafloorwage.org/" target="_blank">Asia Floor Wage</a>, qui réclame un panier vital pour chaque salarié.</p>
<p>Par ailleurs on remarque un amorçage de relocalisation en Europe, ou du moins en Turquie et au Maghreb. Le made in France prend de l’importance, mais devrait être mieux encadré : il n’est pas obligatoire aujourd’hui de mentionner le pays de fabrication d’origine.</p>
<h4>Une mode éco-responsable est possible</h4>
<p>Les marques éthiques et écologiques mettent peu en avant leur engagement dans les magasins. Le web est cependant une occasion de renforcer leur discours. Vous trouverez par exemple un comparatif de sites e-commerce de vêtements éthiques et écologiques sur <a href="http://www.economiesolidaire.com/2008/02/25/ou-acheter-ses-vetements-ecologiques-et-equitables/" target="_blank">Economiesolidaire.com</a>. De plus, pour renforcer leur visibilité et avoir plus d’impact, certaines marques éthiques se réunissent ; c’est le cas de l’AME (<a href="http://www.consoglobe.com/ac-actus-developpement-durable_4000_ame-acteurs-mode-ethique.html" target="_blank"><strong>Acteurs de la Mode Éthique</strong>, voir l’article sur Consoglobe</a>).</p>
<p>Contrairement à ce qu’on pense, <strong>les vêtements éco-responsables ne sont pas toujours plus chers que les vêtements de marque</strong>. En effet les coûts de marketing et de publicité diminuent au profit d’autres dépenses : des salaires dignes, des matières premières écologiques, des certifications (labels bio GOTS, Ecocert repris par Max Havelaar, Ecotex ; réseau IFAT pour le commerce équitable)&#8230; Et en prime on obtient des vêtements éthiques, sans substance nocive et à moindre impact sur l’environnement ! Ces filières alternatives méritent donc d’être soutenues.</p>
<p><em>Cet article est basé principalement sur le débat organisé par des militants d’Europe Écologie avec l’AME (Acteurs de la Mode Éthique) et Éthique sur l’Étiquette. Je les en remercie.</em></p>
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		<title>Contraintes climatiques : quels enjeux pour les entreprises ?</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/05/05/contraintes-climatiques-quels-enjeux-pour-les-entreprises/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 May 2010 16:42:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les contraintes climatiques imposent des défis de taille aux entreprises : évaluer les risques à court et moyen terme pour leur activité, respecter les contraintes étatiques, anticiper l&#8217;exception telle l&#8217;éruption du volcan islandais Eyjafjöll, intégrer le changement global dans leurs plans, faire confiance aux experts scientifiques comme le GIEC&#8230; Le Palais du Luxembourg a accueilli [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-566" title="Stop climate change before it changes you - WWF" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/05/stop-climate-change-WWF.jpg" alt="Stop climate change before it changes you - WWF" width="156" height="200" />Les contraintes climatiques imposent des défis de taille aux entreprises : évaluer les risques à court et moyen terme pour leur activité, respecter les contraintes étatiques, anticiper l&#8217;exception telle l&#8217;éruption du volcan islandais Eyjafjöll, intégrer le changement global dans leurs plans, faire confiance aux experts scientifiques comme le GIEC&#8230;</strong><span id="more-565"></span></p>
<p>Le Palais du Luxembourg a accueilli ce débat des Mardis de l&#8217;ESSEC ayant pour invités <strong>Maître Bettina Laville</strong>, ancienne conseillère à l&#8217;Elysée en charge de l&#8217;Environnement, qui siège au conseil d&#8217;administration de plusieurs ONG pour le développement durable ; et <strong>M. Harilaos Loukos</strong>, expert climat auprès de la Commission Européenne et fondateur de Climpact &#8211; société de gestion des risques climatiques. Voici mon compte-rendu de la conférence.</p>
<ul></ul>
<h4>Est-il indispensable pour les entreprises de bien connaître les enjeux climatiques?</h4>
<p>Pour Harilaos Loukos, les enjeux climatiques concernent les prévisions météorologiques à court terme (30 jours), mais aussi celles du GIEC à long terme (réchauffement climatique). Sa société Climpact conseille justement plusieurs types d&#8217;organisations dans la gestion des aléas climatiques :</p>
<ul>
<li>les <strong>entreprises d&#8217;assurance</strong>, qui font face à des événements extrêmes ponctuels ; elles représentent ainsi des acteurs de poids dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et le dérèglement climatique</li>
<li>les <strong>énergéticiens</strong>. Comme l&#8217;électricité ne se stocke pas, la fiabilité des prévisions météorologiques est cruciale. En effet, 1 degré de différence dans la température hivernale représente l&#8217;activation d&#8217;une tranche de centrale nucléaire</li>
<li>les <strong>sociétés de grande consommation</strong> pour l&#8217;optimisation de la chaîne logistique face aux variations de la demande. Par exemple chez Nestlé Waters, le paramètre saisonnier affecte jusqu&#8217;à 30% des ventes. Les effets météorologiques sur les comportements des consommateurs nécessitent donc une véritable vision du marché. Cela est aussi valable pour la pharmacie, l&#8217;automobile&#8230;</li>
<li>les <strong>clients institutionnels</strong>, qui veulent prendre des mesures pour s&#8217;adapter au changement climatique</li>
</ul>
<p>D&#8217;après Bettina Laville, les prévisions météo ainsi que l&#8217;adaptation stratégique et militaire pour le long terme sont les seules choses qui sont obligées de marcher dans un contexte de bouleversement climatique. L&#8217;adaptation aux changements globaux systémiques sera avant tout géographique ; les entreprises devront réviser leurs stratégie et les particuliers leurs comportements. Mais se pose également la réponse aux événements extrêmes : on n&#8217;a pas encore adapté la société industrielle et humaine aux aléas futurs. On va vers une succession non pas de catastrophes climatiques, mais de <strong>mises en danger du fonctionnement actuel de la société</strong> qui devient de plus en plus mondialisée et autonome sur le plan des revendications régionales. Les pays ne sont pas prêts à se voir imposer des réductions d&#8217;émissions par une institution internationale.</p>
<h4>Sommes-nous allés trop loin dans le principe de précaution pour le volcan islandais ?</h4>
<p>Bettina Laville rappelle que le principe de précaution consiste à prendre des mesures contre un risque inconnu. Pour le volcan Eyjafjöll, c&#8217;était plutôt de la <strong>prévention </strong>car on connaissait les risques du nuage volcanique. Il s&#8217;agissait surtout de décider à partir de quelle mesure les avions peuvent voler à nouveau et de l&#8217;expliquer à la population. Lors de la tempête de 1999, lorsqu&#8217;un digue a sauté près d&#8217;une centrale nucléaire, la question s&#8217;est posée s&#8217;il fallait évacuer tout le sud ouest. Pour ce genre de problème, c&#8217;est le degré de confiance dans les experts de sûreté nucléaire et l&#8217;évaluation du risque créé par l&#8217;évacuation qui pèsent dans la balance.</p>
<p>Mais un <strong>plan d&#8217;évacuation civile</strong> aurait dû être mis en place pour ce genre de cas, mentionne Harilaos Loukos. <span><span><span>À la Nouvelle-Orléans, aucun plan n&#8217;existait pour un ouragan de l&#8217;ampleur de Katrina ; tandis qu&#8217;en Hollande, on se protège constamment contre un risque </span></span></span>de tempête arrivant tous les 10 000 ans. Cette attitude est valable pour toute gestion des risques.</p>
<h4>Que retenir du climate gate, de la réputation du GIEC et des climato-sceptiques?</h4>
<p>Harilaos Loukos affirme que le climato-scepticisme se résume à de la désinformation et du lobbying. Malheureusement, les scientifiques n&#8217;ont pas l&#8217;art de Claude Allègre pour manipuler les médias. Dans les conférences du GIEC se trouvent également des lobbyistes siégeant pour d&#8217;autres États, comme Fred Singer qui a été un lobbyiste pro-tabac et qui a mené des études contradictoires pour brouiller le débat. Ces climato-sceptiques peuvent être assimilées à des <strong>dangers publics manipulant l&#8217;opinion</strong>.</p>
<p>Bettina Laville rajoute que la haine de Claude Allègre vis-à-vis de Jean Jouzel est névrotique : on est un peu dans le cas d&#8217;un scientifique de la terre contre celui de l&#8217;air, qui ne nie pourtant pas la possibilité d&#8217;une cause anthropique dans le réchauffement. Tout ce qu&#8217;il dit n&#8217;est pas faux et c&#8217;est bien là le problème : certes, l&#8217;eau et la famine sont des problèmes important et effectivement, les chefs d&#8217;États auraient dû aller au sommet de la FAO (Organisation des Nations unies pour l&#8217;Alimentation et l&#8217;Agriculture) autant qu&#8217;à Copenhague. Mais tout ce qu&#8217;il souhaite, c&#8217;est attirer l&#8217;attention et exister dans les médias.</p>
<p>Pour sa part, <strong>le GIEC a été très prudent</strong> dans ses premiers rapports sur les causes anthropiques du réchauffement ; l&#8217;action de l&#8217;homme dans le réchauffement planétaire n&#8217;est reconnue que dans son dernier rapport. En outre, le GIEC doit faire un résumé extrême à la portée des décideurs, c&#8217;est pourquoi ses rapports simplifiés comportent des défauts obligatoires. Cependant, si on attend de tout comprendre sur le climat avant d&#8217;agir, il sera trop tard.</p>
<p>Harilaos Loukos pense que le déclic climatique a eu lieu après la <strong>publication du rapport Stern</strong> en 2006 : avant le risque climatique était vu seulement comme un problème écologique. Mais depuis l&#8217;implication de l&#8217;économie dans le débat, cela intéresse beaucoup plus de monde, notamment les investisseurs institutionnels comme les fonds de pension qui possèdent des sociétés cotées en bourse. Ainsi depuis février 2010, la SEC &#8211; Securities and Exchange Commission réglementant les marchés financiers Américains &#8211; demande aux entreprises de communiquer sur les risques climatiques (émissions de gaz à effet de serre et prévention des catastrophes).</p>
<h4><strong>Que pensez-vous de la tournure que prend le projet de loi du Grenelle 2 ?</strong> (question que j&#8217;ai pu poser aux invités)</h4>
<p>Bettina Laville souligne que c&#8217;est le <strong>Grenelle 3, avec ses décrets réglementaires, qui reste le plus important</strong>. Elle rappelle qu&#8217;il n&#8217;y a pas eu de changement terrifiant par rapport au Grenelle I en terme d&#8217;actions concrètes, mais que nous sommes à présent dans un climat épouvantable : l&#8217;ambiance politique est plombée par l&#8217;injustice du projet de taxe carbone, son abandon et la défaite de la majorité aux élections régionales en plus de la phrase du président Sarkozy aux agriculteurs &#8220;l&#8217;environnement, ça commence à bien faire&#8221;. Malgré tout, le comité ministériel a validé des projets environnementaux issus du grand emprunt, comme quoi l&#8217;écologie n&#8217;est pas qu&#8217;une déclaration d&#8217;intention.</p>
<h4><strong>Faut-il sortir du capitalisme pour résoudre le problème écologique ?</strong></h4>
<p>Pour Harilaos Loukos, le problème écologique se base avant tout sur une évaluation des risques et l&#8217;expérimentation. Les croyances en la main invisible du marché ou dans les plans quinquennaux étatiques relèvent plus d&#8217;une intuition et d&#8217;un idéal politique qu&#8217;autre chose. Le plus important, c&#8217;est d&#8217;éviter la dissymétrie d&#8217;information : il faut que informer tous les citoyens des enjeux afin que la démocratie puisse bien fonctionner.</p>
<h4><strong><strong>Parle-t-on encore des taxes aux frontières ?</strong></strong></h4>
<p>Bettina Laville estime qu&#8217;on en parle à différentes échelles :</p>
<ul>
<li>au niveau national, on ne parle plus de contribution carbone mais de taxe aux frontières de l&#8217;Europe</li>
<li>à Bruxelles, les réponses des commissaires européens sont contradictoires</li>
<li>à l&#8217;OMC, le sujet est étudié</li>
</ul>
<p>Néanmoins, elle n&#8217;y croit pas à titre personnel, parce que <strong>les pays ont trop besoin d&#8217;exporter en ce moment &#8211; particulièrement vers la Chine -</strong> pour imposer des taxes écologiques. En dépit de ce qu&#8217;affirme Stiglitz, les État ont beaucoup de mal à intégrer la valeur du capital naturel dans leurs coûts : la notion de bien public mondial progresse peu. Paradoxalement, le système capitaliste s&#8217;en sort mieux, car les entreprises ont assez bien intégré la valeur de la nature dans leur stratégie.</p>
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		<title>Le Grenelle de l’Environnement et ses résultats à ce jour</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/04/02/le-grenelle-de-lenvironnement-et-ses-resultats-a-ce-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 17:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Grenelle Environnement de 2007 apparaissait comme un nouveau cap écologique en France. Pourtant, le pacte écologique de la présidentielle semble désormais rompu : alors que le président Sarkozy a reporté la taxe carbone aux calendes grecques, la Fondation Nicolas Hulot a décidé de ne plus participer aux groupes de travail relatifs au Grenelle. Mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-558" title="Le Grenelle Environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/04/grenelle-environnement.jpg" alt="Le Grenelle Environnement" width="130" height="130" />Le Grenelle Environnement de 2007 apparaissait comme un nouveau cap écologique en France. Pourtant, le pacte écologique de la présidentielle semble désormais rompu : alors que le président Sarkozy a reporté la taxe carbone aux calendes grecques, la Fondation Nicolas Hulot a décidé de ne plus participer aux groupes de travail relatifs au Grenelle. Mais que contient le Grenelle et où en est-on aujourd&#8217;hui ?</strong><span id="more-557"></span></p>
<h4 style="font-size: 10pt;">Qu&#8217;est-ce que le Grenelle de l&#8217;Environnement ?</h4>
<p>Le Grenelle Environnement désigne un ensemble de rencontres politiques qui se sont déroulées en France en octobre 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d&#8217;environnement et de développement durable, en particulier pour <strong>restaurer la biodiversité, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et améliorer l&#8217;efficience énergétique</strong>. Quant au terme « Grenelle », qui rappelle les accords de Grenelle de mai 1968, il désigne par analogie un débat entre plusieurs parties réunissant des représentants du gouvernement, des associations professionnelles et des organisations non gouvernementales.</p>
<p>Cette table ronde a rassemblé six groupes de travail, composés chacun d&#8217;une quarantaine de membres représentant l’État, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés. Chaque groupe a travaillé sur un problème précis :</p>
<ul style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;">
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie</strong></li>
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>préserver la biodiversité et les ressources naturelles</strong></li>
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>instaurer un environnement respectueux de la santé</strong></li>
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>adopter des modes de production et de consommation durables</strong></li>
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>construire une démocratie écologique</strong></li>
<li style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><strong>promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité</strong></li>
</ul>
<p>En conclusion du Grenelle, le président Sarkozy s&#8217;est engagé sur un certain nombre de propositions. La loi Grenelle I, votée en août 2009 (<a id="uc9n" style="color: #551a8b;" title="LOI n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement (1)" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020949548">voir le texte de loi Grenelle I</a>), est une première application de ces propositions ; elle fixe des objectifs et donne un cadre d&#8217;action. <strong>La loi Grenelle II est bien plus attendue, car elle doit décliner et mettre en application les propositions concrètes de la première loi</strong>. On lui reproche un recul par rapport aux engagements du Grenelle I.</p>
<h4 style="font-size: 10pt;">Les principales propositions qui ont émergé du Grenelle</h4>
<p>En matière d&#8217;énergie, il était prévu la création d&#8217;une <strong>taxe climat-énergie</strong> en contrepartie de l&#8217;allègement de la taxation du travail (la taxe professionnelle a été supprimée). La part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie doit passer de 9% à 20% d&#8217;ici 2020, mais<strong> le développement de l&#8217;énergie éolienne rencontre en ce moment une levée de boucliers au parlement.</strong></p>
<p>En matière de construction, de nouveaux seuils ont été fixés dans le public et le privé et l&#8217;éco-construction doit être promue. Pour les bâtiments existants, l&#8217;objectif est de réduire leur consommation énergétique de 38% d&#8217;ici 2020.</p>
<p>Les transports ont fait l&#8217;objet de nombreux points : bonus-malus sur les voitures et écotaxe sur le transport routier avec promotion du ferroutage (on assiste néanmoins à un recul du ferroutage) ; accélération de la construction de tramways et de trains ; gel sur la construction d&#8217;aéroport (contredit par le projet existant de l&#8217;aéroport du grand ouest), réduction des émissions des nouveaux avions de 50 % d’ici 2020. L&#8217;agriculture comporte des objectifs ambitieux : 20% de produits biologiques dans la restauration collective d&#8217;ici 2012 et une agriculture biologique présente sur 20% de la surface agricole utile en 2020.</p>
<p>Enfin, il convient d&#8217;éduquer les citoyens à l&#8217;environnement et au développement durable, avec des clés de compréhension pour favoriser la prise de conscience.</p>
<p>Mais les sujets comme le nucléaire, les OGM, les pesticides, les agro-carburants, la réduction de vitesse sur les routes et autoroutes ont provoqué des dissensions et n&#8217;ont pas donné d&#8217;accord.</p>
<h4 style="font-size: 10pt;">Les résultats jusqu&#8217;à présent</h4>
<p><strong>Le résultat n&#8217;est clairement pas à la hauteur des espérances</strong> : la contribution carbone est reportée sine die, les objectifs chiffrés et les échéances ont été retirés de la loi Grenelle I, le chauffage à l&#8217;électricité issue de l&#8217;énergie nucléaire est encouragé, l&#8217;incinération des ordures ménagères est favorisée, le Grenelle II sommeille à l&#8217;Assemblée Nationale jusqu&#8217;à fin mai&#8230;</p>
<p>Cependant, on aperçoit quelques mesures louables, comme les aides à l&#8217;isolation des logements (éco-prêt à taux zéro et réductions d&#8217;impôts), le bonus/malus écologique pour les automobiles, la fondation de coopération pour la recherche sur la biodiversité et la préservation du vivant (pour renforcer la coopération entre les chercheurs et éclairer les choix politiques)&#8230;</p>
<p>En conclusion, le débat du Grenelle a eu le mérite de rassembler de multiples acteurs autour de la table des négociations. Cependant, les propositions issues du Grenelle Environnement n&#8217;ont pas été traduites en actes forts par le gouvernement et le parlement. <strong>Il demeure regrettable que les applications du Grenelle soient une multiplicité de petites lois, plutôt que des engagements ambitieux pour se préparer à la raréfaction des ressources naturelles et au changement climatique&#8230;</strong></p>
<p>Pour tout savoir sur le Grenelle et sur son actualité, je vous invite à visiter le <a id="hdxo" style="color: #551a8b;" title="site web du Grenelle Environnement" href="http://www.legrenelle-environnement.fr/">site du Grenelle Environnement</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le climatologue du GIEC Jean Jouzel répond aux attaques des climato-sceptiques</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/PenserDurable/~3/0wih0cfHzjY/</link>
		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/03/16/le-climatologue-du-giec-jean-jouzel-repond-aux-attaques-des-climato-sceptiques/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:05:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologie et Société]]></category>
		<category><![CDATA[État de la Planète]]></category>
		<category><![CDATA[climato-sceptique]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Hadley Centre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Jouzel]]></category>
		<category><![CDATA[médiation scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Phil Jones]]></category>
		<category><![CDATA[rapport du GIEC]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de Copenhague]]></category>

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		<description><![CDATA[Des scientifiques climato-sceptiques tels que Beck, Lindzen et Courtillot ont souligné les faiblesses du GIEC avec des arguments plus ou moins convaincants. Jean Jouzel leur répond : oui, le GIEC a fait des erreurs ; mais oui, l&#8217;homme est responsable du changement climatique et oui, on peut encore agir pour éviter la catastrophe. L&#8217;effet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-544" title="Réchauffement global" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/03/rechauffement-global.jpg" alt="Réchauffement global" width="79" height="129" /> Des scientifiques climato-sceptiques tels que Beck, </strong><strong>Lindzen et Courtillot </strong><strong>ont souligné les faiblesses du GIEC avec des arguments plus ou moins convaincants. Jean Jouzel leur répond : oui, le GIEC a fait des erreurs ; mais oui, l&#8217;homme est responsable du changement climatique et oui, on peut encore agir pour éviter la catastrophe. </strong><span id="more-543"></span></p>
<h4>L&#8217;effet de serre et les activités humaines</h4>
<p>En 2006, Beck a contesté le lien entre variations de température et concentration en CO2 dans l&#8217;atmosphère en présentant des mesures prises localement. Or, mesurer le CO2 de manière globale est une opération difficile, non maîtrisée : les relevés sont bien souvent affectés par les sources locales d&#8217;émission. Par exemple, une mesure prise à Paris n&#8217;aura  rien à voir avec une autre prise en province.</p>
<p>D&#8217;autres comme Courtillot affirment que c&#8217;est la température qui augmente avant le dioxyde de carbone, prenant pour exemple le passage d&#8217;une période glaciaire à une période interglaciaire il y a 245 000 ans. Certes, la température avait d&#8217;abord augmenté en Antarctique à cette époque, mais  la fonte de la calotte glaciaire s&#8217;était mise en route 40 000 ans plus tard. Dans notre situation actuelle, on constate  que c&#8217;est bien le CO2 qui a augmenté en premier. De plus,<strong> la fonte actuelle des glaciers est indiscutable</strong> : la surface maximale de la banquise (atteinte en hiver) a baissé de quatre fois la France métropolitaine en 40 ans et la glace s&#8217;amincit. Enfin, la dernière décennie a été 1/4 plus chaude que la décennie précédente, elle-même la plus chaude depuis 130 ans. <strong>Il ne faut donc pas se fier à des courtes périodes ni à des impressions personnelles pour questionner le modèle climatique</strong> : à l&#8217;échelle de la planète, janvier 2010 a été le deuxième mois le plus chaud sur 130 ans  !</p>
<p>Il est déjà plus légitime de se demander si le réchauffement en cours est dû aux activités humaines. Le rayonnement solaire, qui réchauffe l&#8217;atmosphère, et les volcans, qui dégagent des gaz à effet de serre, constituent des forçages naturels importants. Cependant, l&#8217;activité solaire diminue depuis plusieurs décennies ; on constate d&#8217;ailleurs que la stratosphère refroidit,  signe d&#8217;un effet des gaz à effet de serre retenant la chaleur dans les basses-couches de l&#8217;atmosphère (sinon toutes les couches atmosphériques se réchaufferaient). Quant à l&#8217;accroissement de l&#8217;activité volcanique, il est moins important que l&#8217;augmentation des activités humaines. On peut donc conclure que les émissions de CO2 par l&#8217;homme sont bien responsables du réchauffement climatique.</p>
<h4>Le climat des prochaines décennies et au-delà</h4>
<p>Si on regarde le papier Lindzen, le changement des températures dans la durée reste très peu abordé par les climato-sceptiques. Même si on considère que le climat est moins sensible aux paramètres évoqués par le GIEC, on n&#8217;empêche pas le réchauffement global de se produire à long terme ! Le climat des 20 prochaines années est joué, même si l&#8217;on table sur plusieurs scénarios, mais pour la suite cela dépend de nous.</p>
<p>Le climat change vraiment rapidement, même si c&#8217;est difficile de le percevoir. On ne sait pas encore quel rôle le changement du climat jouera sur les cyclones, le gulf stream ou le phénomène El Niño, mais on sait que <strong>nos émissions de CO2 bouleverseront les températures, les précipitations, l&#8217;acidité des océans et les écosystèmes</strong>. Ainsi les précipitations deviendront plus fréquentes en Europe du Nord, augmentant les risques d&#8217;inondation, et  diminueront en Europe du Sud, augmentant le risque de sécheresse.</p>
<h4>Le Climategate et les erreurs du GIEC</h4>
<p>Premièrement, il y a eu des suspicions sur les données du Hadley Centre parce qu&#8217;elles ne sont pas publiées ; cela est dû au fait que ce laboratoire est sous contrat avec le gouvernement anglais. Par contre, on peut tout à fait accéder aux données américaines, qui elles sont publiques.</p>
<p>La mention d&#8217;une &#8220;astuce&#8221; dans un email de Phil Jones, le directeur du laboratoire, a fait beaucoup parler. Pourtant, les corrections de données brutes sont monnaie courante dans le monde scientifique. La relation entre la taille des anneaux des arbres et la température de l&#8217;atmosphère variant suivant les décennies, Phil Jones devait naturellement corriger ce facteur.</p>
<p>Par contre, le rapport du GIEC comportait  de vraies erreurs ; il s&#8217;agissait néanmoins de détails  ne remettant pas en cause le réchauffement global :</p>
<ul>
<li>la fonte du glacier de l&#8217;Himalaya est estimée  non pas à 2035, mais à 2350</li>
<li>sur la foi du rapport du gouvernement néerlandais, le GIEC a écrit que 55% du territoire hollandais se situe sous le niveau de la mer, alors qu&#8217;en fait ces 55% sont sous risque d&#8217;inondation (25% se trouve sous le niveau de la mer)</li>
</ul>
<h4>Débat scientifique ou catastrophisme ?</h4>
<p>Selon le GIEC, si on ne fait rien, le réchauffement climatique atteindra les 2,8°C d&#8217;ici la fin du siècle ; cela représente une moyenne, car si certaines régions se réchaufferont de 1,7°C, d&#8217;autres vivront une hausse de 4,4°C ! Cette amplitude est importante, et encore cette estimation est <strong>conservatrice</strong>. En effet, d&#8217;autres facteurs que les gaz à effet de serre doivent être évalués dans le changement global :</p>
<ul>
<li>le rôle des aérosols</li>
<li>les caractéristiques régionales (ex. les précipitations)</li>
<li>la hausse du niveau des mers, sous-estimée (actuellement la mer monte d&#8217;environ 2 mm par an)</li>
<li>les &#8220;surprises&#8221; comme le dégazage du méthane ; libéré par le dégel du permafrost, il engendrerait une boucle de rétroaction accélérant le réchauffement</li>
</ul>
<h4>Que pouvons-nous faire ?</h4>
<p>Nous devons stabiliser l&#8217;effet de serre en réduisant nos émissions. <strong>Pour limiter la hausse des températures à 2°C, il faut diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 50 à 80%</strong>. Or, nos émissions n&#8217;ont jamais autant augmenté que ces dernières années.</p>
<p>Que ce soit dans la production industrielle ou dans la consommation des produits importés, ce sont toujours les pays développés qui sont responsables des émissions de gaz à effet de serre, donc c&#8217;est à eux de faire les efforts les plus importants. Les pays émergents ont mis en application ce qu&#8217;on leur demandait (Chine, Malaisie, etc.), tandis que les pays du Nord n&#8217;ont pas été suffisamment ambitieux. D&#8217;ailleurs on attend toujours les 100 milliards d&#8217;aide promis aux pays du Sud&#8230; Il y a eu malgré tout quelques avancées à Copenhague :</p>
<ul>
<li>se tenant au rapport 2007 du GIEC, les gouvernements ont reconnu que l&#8217;augmentation des températures devait se limiter à 2°C</li>
<li>on est parvenu à un consensus sur l&#8217;enrayement de  la déforestation</li>
<li>les pays développés se sont engagés à exercer des transferts technologiques pour aider les pays en développement à décarboner leur croissance</li>
</ul>
<p><strong>Cependant, l&#8217;accord issu du sommet est en contradiction avec les objectifs d&#8217;émission</strong> qui restent loin du compte. On peut s&#8217;adapter raisonnablement à une augmentation de 2°C, même si certaines îles ne seront pas épargnées. Mais si on ne met pas en place d&#8217;objectif ambitieux, on est parti vers une hausse de 3°C ! <strong>Ce que nous ferons ces dix prochaines années aura un rôle crucial sur le changement climatique qui viendra 50 ans après.</strong> Atteindre notre pic d&#8217;émission en 2015, cela demeure nécessaire et réaliste. Le cinquième rapport du GIEC présentera différents scénarios climatiques suivant nos consommations de Watt au mètre carré. Les économistes pourront alors préconiser des solutions et des types de développement.</p>
<p>Les pics de production du pétrole et du gaz vont intervenir ce XXIème siècle, puis les ressources vont se raréfier ; malheureusement, on peut craindre que les Etats-Unis et la Chine se tournent ensuite vers le charbon, ce qui empirerait la situation. La réunion de Bonn sera une étape intermédiaire, mais c&#8217;est à Cancùn qu&#8217;on peut espérer une décision politique ambitieuse.</p>
<p>Ce billet est la <a title="Jean Jouzel - La lutte contre le changement climatique" href="http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&amp;idconf=2734" target="_blank">synthèse de la conférence de Jean Jouzel à l&#8217;ENS</a>. Si cet article vous a plu, je parle de la polémique du climategate dans &#8220;<a title="Ultimatum climatique : le GIEC nous manipule-t-il ?" href="http://blog.penserdurable.com/2009/12/07/ultimatum-climatique-le-giec-nous-manipule-t-il/" target="_self">Ultimatum climatique : le GIEC nous manipule-t-il ?</a>&#8221; et je résume les conclusions du sommet de Copenhague dans &#8220;<a title="Sommet de Copenhague : échec ou prise de conscience ?" href="http://blog.penserdurable.com/2009/12/22/sommet-de-copenhague-echec-ou-prise-de-conscience/" target="_self">Sommet de Copenhague : échec ou prise de conscience ?</a>&#8220;</p>
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		<item>
		<title>Cécile Duflot, ou l’engagement d’une écologiste en politique</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/03/08/cecile-duflot-ou-lengagement-ecologiste-en-politique-aujourdhui/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acteurs du changement]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie et Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture productiviste]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[confort écologique]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe Écologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Cécile Duflot, secrétaire des Verts et tête de liste Europe Écologie pour les élections régionales d&#8217;Île-de-France, était l&#8217;invitée du dernier débat des Mardis de l&#8217;ESSEC. Parité, confort écologique, économies d&#8217;énergie, gestion des risques, rassemblement écologiste, transports, agriculture, productivisme&#8230; Je vous fais part de l&#8217;entretien auquel j&#8217;ai assisté. Le lien vers la vidéo se trouve en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-525" title="Cécile Duflot" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/03/cecile-duflot.jpg" alt="Cécile Duflot" width="130" height="98" />Cécile Duflot, secrétaire des Verts et tête de liste Europe Écologie pour les élections régionales d&#8217;Île-de-France, était l&#8217;invitée du dernier débat des Mardis de l&#8217;ESSEC. Parité, confort écologique, économies d&#8217;énergie, gestion des risques, rassemblement écologiste, transports, agriculture, productivisme&#8230;<br />
Je vous fais part de l&#8217;entretien auquel j&#8217;ai assisté.</strong><span id="more-524"></span><br />
Le lien vers la vidéo se trouve <a href="#conference-cecile-duflot">en bas de l&#8217;article</a>.</p>
<h4>Ce qui l&#8217;a menée à la politique</h4>
<p>Cécile Duflot s&#8217;est tout d&#8217;abord intéressée à la vie de sa commune. En effet, Villeneuve Saint-George a la particularité d&#8217;être située à côté de l&#8217;aéroport d&#8217;Orly, en zone inondable et à côté d&#8217;un centre de tri. Elle s&#8217;est rapprochée des Verts locaux et était deuxième de liste pour l&#8217;élection municipale, mais n&#8217;a pas été élue.</p>
<p>Elle a adhéré au parti des Verts en 2000, a participé à un poste opérationnel, puis s&#8217;est portée candidate au secrétariat des Verts, qui ont voulu une nouvelle figure pour les représenter. Après une période difficile de 10 ans pour les Verts, les élections européennes ont été la consécration du regroupement Europe Écologie.</p>
<h4>Faut-il être utopiste pour entrer chez les Verts ?</h4>
<p>Avoir un idéal demeure nécessaire pour que la société aille dans le bon sens : partager les richesses, s&#8217;entraider, vivre confortablement et durablement sur Terre&#8230; Mais il faut savoir devenir pragmatique pour progresser sur des sujets comme la santé ou les retraites. Certaines utopies sont déconnectées de la réalité : en 2000, on ne parlait que de la nouvelle économie virtuelle ; cette utopie était déconnectée du réel et ce monde s&#8217;est écroulé.</p>
<p>Par ailleurs, l&#8217;engagement politique n&#8217;est pas réservé à des syndicalistes étudiants ou de métier ; plutôt que de considérer la politique comme une carrière, il vaut mieux exercer un métier à côté. Mais l&#8217;engagement associatif de jeunes tels que Julien Bayou &#8211; Jeudi Noir et Génération Précaire &#8211; , Safia Lebdi &#8211; Ni putes ni soumises &#8211; , ou Augustin Legrand &#8211; Les Enfants de Don Quichotte &#8211; , peut se transformer en engagement politique (ils ont rejoint la liste Europe Écologie Région Île-de-France).</p>
<h4>Est-ce plus dur de faire de la politique en tant que femme ?</h4>
<p>La parité est obligatoire chez les Verts depuis longtemps, ce qui facilite les choses. Dans notre société actuelle, il faut lutter pour faire admettre que l&#8217;on peut tout avoir et tout faire, à condition de s&#8217;organiser et de partager les tâches au sein du couple. Élisabeth Badinter se trompe donc de combat quand elle affirme que l&#8217;écologie traduit un recul des droits de la femme.</p>
<p>La loi sur la parité est bonne rétrospectivement : même si elle applique une sorte de discrimination positive, on constate que la mixité change l&#8217;atmosphère. Les réunions entre hommes seulement, qui aiment se mettre en valeur et rivaliser, sont beaucoup plus pénibles. Malheureusement, on constate que si la parité n&#8217;est plus imposée, elle n&#8217;est plus respectée.</p>
<h4>La vie politique actuelle : exécutif fort, cumul des mandats, abstention&#8230;</h4>
<p>On vit une personnalisation extrême de la vie politique et une obsession pour l&#8217;élection présidentielle. On parle déjà de la présidentielle de 2017 ! La France a un <strong>taux de cumul des mandats de 83% chez les parlementaires</strong>, un record en Europe. Le pouvoir exécutif est très fort, avec en plus des barons locaux qui empêchent le renouvellement. Cette situation n&#8217;est pas saine ; le cumul devrait être limité, voire interdit. Si Cécile Duflot est élue à la région Île-de-France, elle quittera son poste de maire-adjointe.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, les jeunes se désintéressent de la politique, qui n&#8217;est plus aussi valorisée qu&#8217;avant. Mais le pire danger, c&#8217;est le cynisme et le renoncement. Il faut prendre sa place dans le débat en votant, participer à la vie citoyenne&#8230; L&#8217;écologie est un problème de société global !</p>
<h4>Les Français ont-ils compris l&#8217;urgence écologique ? Sont-ils prêts à sacrifier une partie de leur confort, à retourner en arrière ?</h4>
<p>Les Français ressentent déjà les effets de la pollution : l&#8217;asthme, favorisé par la pollution (particules fines émises par le transport routier), a augmenté de 40% depuis 15 ans ; le nombre de cancers s&#8217;accroît&#8230;</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut comprendre maintenant, c&#8217;est que l&#8217;écologie peut se vivre à confort égal. Car <strong>vivre dans un bâtiment bien isolé sans chauffage est économique et procure le même confort</strong>. Et quand on travaille près de son lieu d&#8217;habitation, on diminue le temps passé dans les transports. Enfin, l&#8217;écologie n&#8217;est pas un retour à l&#8217;âge des cavernes : les écologistes sont favorables au progrès et à la recherche, si cela permet l&#8217;amélioration de la qualité de vie pour tous.</p>
<h4>En proposant le Grenelle de l&#8217;environnement et le paquet énergie-climat, le gouvernement ne se met-il pas à l&#8217;écologie ?</h4>
<p>Seul le Grenelle I, qui ne contient que des intentions, a été voté. Même s&#8217;il a eu le mérite de commencer les discussions, dans les faits il apparaît plutôt comme une <strong>pure opération de communication, cachant un immobilisme et un manque de volonté</strong>. Ainsi le fret ferroviaire a été amputé, la prime à la casse est une opération totalement anti-écologique et les aides à l&#8217;isolation du logement restent faibles. Quant au Grenelle II, qui comporte les actes, on attend toujours qu&#8217;il soit voté&#8230; Pour que celui-ci soit vraiment efficace, il faudrait se concerter avec les plus gros pollueurs &#8211; sidérurgistes, entreprises de raffinage, transporteurs &#8211; pour arriver à des solutions concrètes.</p>
<p>Plus grave encore, la contribution climat-énergie est stupide si elle exonère les pollueurs, affecte les ménages les plus pauvres et promeut le chauffage électrique &#8211; cet hiver, on a dû importer de l&#8217;électricité malgré notre parc nucléaire. Il faut une <strong>contribution directement adaptée, affectée aux bonnes économies d&#8217;énergie</strong>. La taxe carbone qui se prépare est donc injuste socialement et mauvaise écologiquement.</p>
<p>Et en matière d&#8217;énergies renouvelables, il y a d&#8217;énormes progrès à faire. On est le seul pays au monde aussi nucléarisé. Problème : les ressources d&#8217;uranium vont sans doute disparaître dans 80 ans. Les surrégénérateurs, censés réutiliser plusieurs fois les ressources radioactives, sont inactifs parce qu&#8217;instables. Mais contrairement à l&#8217;Espagne, nous tardons à rattraper notre retard dans la production d&#8217;énergies renouvelables. Notre potentiel éolien et photovoltaïque est pourtant énorme : il y a toujours du vent sur au moins un de nos trois bassins éoliens. La <a id="vj1t" title="Page de la commission énergie des Verts" href="http://energie.lesverts.fr/" target="_blank">commission énergie des Verts</a> explique bien la situation.</p>
<p>Enfin, le sommet de Copenhague était un échec prévisible car les dirigeants manquaient d&#8217;écologistes convaincus. Ils n&#8217;ont eu le courage de prendre des décisions exigeantes et nécessaires. Il est <strong>difficile de ne pas être catastrophiste devant la gestion des risques par nos gouvernants</strong> : en 2007, le Président de la République voulait assouplir les règles de construction dans le littoral. Après la tempête Xynthia, il s&#8217;indigne désormais devant les constructions en zone inondable&#8230;</p>
<h4>Europe Écologie, à droite ou à gauche ? Qu&#8217;est-ce que ça change par rapport aux Verts ? Allez-vous vraiment emporter des régions ?</h4>
<p>Le problème avec la vision de droite, c&#8217;est qu&#8217;elle favorise la compétition, le libéralisme et la dérégulation. Or, le marché est incapable de gérer le moyen terme et le long terme. Il y a donc une obligation de régulation pour garantir un équilibre social et écologique. C&#8217;est pourquoi Europe Écologie se place naturellement à gauche.</p>
<p>Europe Écologie, c&#8217;est la capacité de mettre en route un réseau de gens qui ne se reconnaissent pas forcément chez les Verts, mais qui veulent agir face à l&#8217;urgence écologique. Cette dynamique pragmatique dépasse les partis, mais n&#8217;est pas toujours facile à gérer. L&#8217;élément fédérateur, c&#8217;est l&#8217;élaboration d&#8217;un projet politique commun, non la réalisation d&#8217;une ambition présidentielle qu&#8217;on constate dans d&#8217;autres partis. Les Verts, qui furent longtemps une force d&#8217;appoint, sont aujourd&#8217;hui en avance et en action ; ils rééquilibrent la vie politique.</p>
<p>Dès lors, les listes Europe Écologie sont candidates pour arriver en tête : elles ont le potentiel pour mettre en oeuvre des solutions concrètes, comme doubler le programme pour les logements. Au second tour, il sera toujours possible de fusionner avec la gauche. Les voix obtenues au premier tour permettront alors de peser dans les solutions.</p>
<h4>Le projet d&#8217;Europe Écologie pour la région Île-De-France comporte beaucoup de dépenses. Où se trouvent les ressources nécessaires ?</h4>
<p>La région Île-De-France, c&#8217;est 8,5 milliards d&#8217;euros de budget, avec des politiques élus pour 4 ans. Les surfaces agricoles recouvrent 50% de la région. La région gère les lycées, la formation et les transports. Avec la clause de compétence générale, il est normalement possible d&#8217;intervenir sur d&#8217;autres activités (logement, culture&#8230;). Cependant, la réforme des collectivités a obligé les régions à se recentrer sur ses compétences.</p>
<p>Il est possible de mieux orienter ces investissements pour préparer l&#8217;avenir et vivre durablement sur la planète. L&#8217;éducation et de la formation sont des postes prioritaires. Comme la taxe professionnelle n&#8217;existe plus, il ne reste malheureusement que la carte grise comme impôt. Et les régions, bien qu&#8217;efficaces dans leurs dépenses, vont être privées d&#8217;initiatives fiscales.</p>
<h4>Qu&#8217;en est-il des transports ? Que pensez-vous d&#8217;un péage urbain comme à Londres et à Stockholm ?</h4>
<p>Le déplacement de banlieue à banlieue demeure le problème principal. <strong>1,2 millions d&#8217;usagers transitent chaque jour par le RER A, ce qui en fait la ligne la plus saturée au monde</strong> ; elle est en limite de charge et souffre de sous-investissements depuis 30 ans. Le même problème se pose pour les voitures, parce que la capitale est devenu un passage obligé pour de nombreux routiers.</p>
<p>Le péage urbain n&#8217;est donc pas une solution : il faut plutôt construire des alternatives avec un réseau périphérique. Pour rénover les transports, la région a la possibilité de souscrire à un emprunt de 500 millions d&#8217;euros, mais il s&#8217;agit d&#8217;un long chantier. Par contre, développer les autoroutes demeure un combat d&#8217;arrière-garde ; on ferait mieux d&#8217;affecter ces investissements aux transports en commun.</p>
<p>Le trafic des voitures a baissé de 20% en 5 ans à Paris. On peut progresser encore plus avec l&#8217;autopartage, où l&#8217;on met des véhicules à disposition dans chaque quartier. Ce système est plus efficace et moins coûteux que l&#8217;autolib&#8217; &#8211; analogue au vélib&#8217; mais pour les voitures.</p>
<h4>L&#8217;agriculture : le Salon et les OGM</h4>
<p>Le Salon de l&#8217;agriculture, représentatif de l&#8217;agriculture productiviste telle que pratiquée actuellement en France, est un drôle d&#8217;exercice pour les politiques. <strong>Auparavant les agriculteurs lançaient des tomates sur les écologistes ; maintenant ils viennent les voir après avoir accepté le surendettement, les centrales d&#8217;achat et la gestion externe de leurs cultures.</strong></p>
<p>La Commission Européenne a autorisé dernièrement la pomme de terre OGM AMFLORA, dont la seule valeur ajoutée réside dans sa concentration en amidon. Il existe pourtant d&#8217;autres variétés non OGM aussi riches en amidon, qui elles ne présentent pas de risque écologique ! Mais les lobbys agro-industriels ont plus de poids que les écologistes pour persuader les instances européennes.</p>
<p>Nous sommes dans une logique productiviste : obsolescence programmée, désir suscité chez le consommateur&#8230; On a développé nos capacités de production à un point tel qu&#8217;on est obligé de stimuler le besoin pour entretenir la production. On atteint à présent les limites d&#8217;un système contraire aux logiques de recyclage et de biens durables.</p>
<h4>L&#8217;individu face à l&#8217;écologie</h4>
<p>L&#8217;écologie, ça n&#8217;est pas que l&#8217;environnement. C&#8217;est aussi la question de <strong>l&#8217;égalité des droits et du partage des richesses</strong> ; le paquet fiscal renforce les inégalités. On doit inverser la tendance et mettre en place un revenu minimum et un revenu maximum.</p>
<p>En outre, quand on considère les problèmes de chauffage et de santé, on constate que les principales victimes de la crise économique sont aussi victimes de la crise écologique&#8230; Il est important de mettre rapidement en place des solutions pratiques, comme investir sur fonds publics pendant 10 ans pour isoler les copropriétés, ce qui n&#8217;affectera pas le revenu des ménages.</p>
<p>Pour plus d&#8217;information, <a name="conference-cecile-duflot"></a>je vous invite à lire le <a id="qthe" title="Le programme - Europe Écologie région Île-De-France" href="http://ile-de-france.regions-europe-ecologie.fr/3-le-programme/" target="_blank">programme d&#8217;Europe Écologie pour la région Île-De-France</a>. Et si cet article vous a plu, je vous invite à lire <a title="Croissance verte, mythe ou réalité ? Conférence AgroParisTech" href="http://blog.penserdurable.com/2009/11/26/croissance-verte-mythe-ou-realite-conference-agroparitech/" target="_self">ma synthèse de la conférence &#8220;Croissance verte, mythe ou réalité ?&#8221;</a>, qui réunissait la secrétaire d&#8217;État Nathalie Kosciusko-Morizet, l&#8217;ancien député européen des Verts Alain Lipietz, le directeur général de Véolia Propreté Denis Gasquet et l&#8217;économiste Pierre-Noël Giraud. Les Mardis de l&#8217;ESSEC ont filmé la conférence et publié le lien sur Dailymotion :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="420" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xch93i?width=560&amp;autoPlay=0&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="420" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xch93i?width=560&amp;autoPlay=0&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xch93i_débat-avec-cécile-duflot-aux-mardis_news">Débat avec Cécile Duflot aux Mardis de l&#8217;ESSEC</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Les_Mardis_de_l_ESSEC">Les_Mardis_de_l&#8217;ESSEC</a>.<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></p>
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		<title>La biodiversité, un enjeu écologique et économique fondamental pour notre survie</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 17:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologie et Société]]></category>
		<category><![CDATA[État de la Planète]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[changer pour l'environnement]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous sommes encore peu informés des effets provoqués par le déclin de la biodiversité, tandis que le GIEC et le sommet de Copenhague, très médiatisés, nous ont sensibilisés aux conséquences du changement climatique. &#8220;2010, année de la biodiversité&#8221; est donc une belle initiative lancée par l&#8217;ONU. Mais à quoi sert la biodiversité ? Qu&#8217;est-ce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-499" title="Le dodo ou dronte de l'Ile Maurice, symbole des espèces disparues à cause de l'homme." src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/02/dronte-ile-maurice.jpg" alt="Le dodo ou dronte de l'Ile Maurice, symbole des espèces disparues à cause de l'homme." width="100" height="119" /><strong>Nous sommes encore peu informés des effets provoqués par le déclin de la biodiversité, tandis que le GIEC et le sommet de Copenhague, très médiatisés, nous ont sensibilisés aux conséquences du changement climatique. &#8220;2010, année de la biodiversité&#8221; est donc une belle initiative lancée par l&#8217;ONU. Mais à quoi sert la biodiversité ?</strong><span id="more-498"></span></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que la biodiversité ?</strong></p>
<p>Le terme de biodiversité a été employé en 1985 par Rosen comme une contraction de &#8220;diversité biologique&#8221;. Elle désigne la variabilité des êtres vivants et s&#8217;apprécie en considérant l&#8217;information génétique contenue dans chaque unité élémentaire de diversité : un individu, une espèce, une population, un écosystème et l&#8217;ensemble de toutes les relations entre eux. Les dynamiques entre êtres vivants entrent dans la biodiversité, car elles ont une importance fondamentale : il y a plus de bactéries symbiotes dans le corps humain que de cellules humaine dans le corps humain ! Comme le dit Gilles Boeuf &#8211; spécialiste de la biodiversité et président du Muséum National d&#8217;Histoire Naturelle &#8211; l&#8217;homme ne peut pas se passer du biologique : nous ne mangeons que du biologique et nous ne coopérons qu&#8217;avec du biologique.</p>
<p>La biodiversité regroupe plusieurs champs d&#8217;études et d&#8217;applications :</p>
<ul>
<li>les <strong>mécanismes biologiques à l&#8217;origine de la diversité naturelle</strong>, avec la <a id="llyr" title="définition wikipedia de la paléobiologie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pal%C3%A9obiologie" target="_blank">paléobiologie</a>, étude de la vie des temps passés permettant de reconstituer l&#8217;histoire des êtres vivants, et la <a id="k7d5" title="définition de la phylogénie dans Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phylog%C3%A9nie" target="_blank">phylogénie</a>, étude de la formation et de l&#8217;évolution des organismes vivants en vue d&#8217;établir leur parenté</li>
<li>l&#8217;<strong>écologie fonctionnelle</strong>, axée sur la biocomplexité et la biogéochimie ; elle étudie les fonctions des organismes et des écosystèmes en interaction avec leur environnement (flux d’éléments et d’énergie)</li>
<li>la <strong>nature &#8220;utile&#8221;</strong> pour les ressources génétiques, alimentaires, cosmétiques, pharmacologiques et comme modèle d&#8217;inspiration pour la recherche</li>
<li>les <strong>stratégies de conservation</strong> des patrimoines naturels pour les générations futures</li>
</ul>
<p><strong>Évaluer la diversité biologique</strong></p>
<p>Si les scientifiques s&#8217;accordent sur ce qu&#8217;est la biodiversité, en pratique elle est très difficile à évaluer : chaque jour, les scientifiques découvrent de nouvelles espèces animales et végétales qui existaient déjà depuis des millions d&#8217;années, pendant que d&#8217;autres, connues ou non, disparaissent selon un processus de sélection naturelle. On connaît maintenant 1,5 millions d&#8217;espèces terrestres et 300 000 espèces marines. Ce différentiel est dû au fait que le milieu océanique, très stable, est propice à la vie mais pas à la spéciation. Malgré tout, 90% du volume des êtres vivants se concentre sur 10 km de profondeur dans les océans.</p>
<p>Il demeure très difficile d&#8217;estimer le nombre d&#8217;espèces aujourd&#8217;hui ; entre 10 et 30 millions, 100 millions ? Les collections des Museums d&#8217;Histoire Naturelle sont des missions pour répertorier les variétés et prévoir l&#8217;impact du changement global. Cependant, on n&#8217;a pas le temps de décrire tous les êtres vivants avant de sauver ce qui peut l&#8217;être : selon le <a id="xa_5" title="site du Millenium Ecosystem Assessment" href="http://www.millenniumassessment.org/fr/index.aspx" target="_blank">Millenium Ecosystem Assessment</a> de 2005, les 2/3 des espèces auront disparu en 2100. Car <strong>à cause de l&#8217;homme, le rythme d&#8217;extinction des espèces est actuellement 1 000 fois supérieur au rythme naturel</strong> ; si on ne fait rien, ce nombre se portera à 10 000. Par exemple, 7% des oiseaux en France ont disparu en un siècle.</p>
<p>Mesurer la biodiversité, ça n&#8217;est pas seulement répertorier des espèces et compter des individus, même si ce sont des indices intéressants. Car ce qui importe pour les biologistes, c&#8217;est la <strong>diversité génétique et la circulation des gènes</strong>. Le meilleur choix de conservation de la biodiversité consiste donc à assurer la sauvegarde du plus large pool génétique possible sur des habitats suffisamment représentatifs et interconnectés pour que les échanges de gènes restent possibles.</p>
<div id="attachment_500" class="wp-caption aligncenter" style="width: 399px"><img class="size-full wp-image-500" title="Relation entre le nombre d'espèces et la taille des organismes - Source Wikipedia" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/02/biodiversite-relation-taille-nombre.png" alt="Relation entre le nombre d'espèces et la taille des organismes - Source Wikipedia" width="389" height="346" /><p class="wp-caption-text">Relation entre le nombre d&#39;espèces et la taille des organismes - Source Wikipedia</p></div>
<p><strong>Les dommages de l&#8217;homme sur la nature</strong></p>
<p>La biodiversité a explosé et plongé suivant les périodes géologiques, chutant parfois de 95% à cause de l&#8217;activité volcanique ou d&#8217;une météorite. Mais cette fois, c&#8217;est l&#8217;homme qui est une cause majeure d&#8217;extinction, par des facteurs directs ou indirects :</p>
<ul>
<li>la <strong>raréfaction de l&#8217;eau douce</strong></li>
<li>la <strong>destruction des milieux naturels</strong> au profit de l&#8217;agriculture et de l&#8217;urbanisation</li>
<li>la <strong>pollution </strong>de l&#8217;environnement</li>
<li>les <strong>émissions de gaz</strong> toxiques ou à effet de serre induisant la hausse des températures, l&#8217;acidification des pluies et des océans, ainsi que la montée du niveau de la mer</li>
<li>la <strong>dissémination </strong>et l&#8217;introduction d&#8217;espèces invasives</li>
<li>la <strong>surexploitation </strong>de certaines espèces (chasse et pêche)</li>
</ul>
<p>Certaines espèces disparues sont alors devenues emblématiques :</p>
<div id="attachment_501" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-501" title="L'unique espèce de dauphin d’eau douce, le dauphin du Yangsé, a disparu en 2007" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/02/dauphin-yangse.jpg" alt="Dauphin de Chine disparu en 2007" width="200" height="130" /><p class="wp-caption-text">Dauphin de Chine disparu en 2007</p></div>
<p>le <strong>moa </strong>- 1500, chassé par les Maoris ; l&#8217;<strong>auroch </strong>- 1627, exterminé par la chasse ; le <strong>dodo </strong>de l&#8217;Ile Maurice &#8211; 1681, ses nids furent pillés par les espèces invasives ; le <strong>grand pingouin</strong> &#8211; 1844, chassé par les marins ; le <strong>pigeon migrateur</strong> &#8211; 1914, massacré par les paysans européens ; le <strong>tigre de Tasmanie</strong> &#8211; 1936, éradiqué par les éleveurs de moutons ; le <strong>tigre de la Caspienne</strong> &#8211; 1972, chassé et ayant perdu son habitat naturel ; le <strong>crapaud doré</strong> &#8211; 2004, victime supposée du réchauffement climatique ; le <strong>dauphin de Chine</strong> &#8211; 2007, dont l&#8217;habitat a été altéré par la pollution du fleuve Yangzi Jiang et le barrage des Trois Gorges.<br />
Quant à l&#8217;Ile de Pâques et à la Mer d&#8217;Aral, ce sont des tragédies écologiques provoquées par l&#8217;homme. Les oiseaux constituent un cas particulièrement préoccupant : 40 % des espèces d&#8217;oiseaux ont un état de conservation défavorable en Europe et 20% sont menacées d&#8217;extinction. En 2008, la France métropolitaine et d&#8217;Outre-mer comptait 75 espèces menacées d&#8217;extinction, dont 12 espèces en danger critique d&#8217;extinction.</p>
<p><strong>Les réactions naturelles à l&#8217;érosion de la biodiversité</strong></p>
<p>Lors des grandes radiations, certaines populations s&#8217;adaptent aux nouvelles conditions et profitent du bouleversement de la chaîne alimentaire pour se développer. D&#8217;une certaine manière, on peut donc considérer que le milieu naturel réagit à l&#8217;agression en favorisant l&#8217;apparition d&#8217;espèces. On constate ainsi que l&#8217;extinction d&#8217;espèces par l&#8217;homme crée une certaine biodiversité sous la forme d&#8217;une grande variété de micro-organismes, dont des bactéries parfois pathogènes. Cela peut devenir un problème si on se souvient que les deux seules fois où la population humaine a diminué dans l&#8217;histoire, c&#8217;était à cause des maladies infectieuses.</p>
<p>Ainsi les <strong>disséminations incontrôlées</strong> dans de nouvelles régions procurent de nouveaux hôtes aux parasites, aux bactéries et aux virus : on se souvient que les épidémies d&#8217;origine européenne ont été la première cause de mortalité chez les Amérindiens. Quant au <strong>réchauffement climatique</strong>, il permet la remontée des maladies tropicales dans certaines régions jusque là protégées ; c&#8217;est le cas du virus du chikungunya ou du parasite du paludisme, transmis par le moustique. Enfin dans les hôpitaux, les <strong><a id="ilr9" title="article wikipedia sur les infections nosocomiales" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Infection_nosocomiale" target="_blank">maladies nosocomiales</a></strong> se développent en partie à cause du manque de biodiversité : la flore bactérienne de chaque patient, une fois en contact avec l&#8217;environnement stérile et les antibiotiques, se modifie sous la pression de sélection. Les germes vainqueurs dominent ce milieu hostile, prolifèrent et résistent aux antibiotiques, créant parfois des menaces pour la santé publique.</p>
<p><strong>Que nous apporte la biodiversité et comment la protéger ?</strong></p>
<p>D&#8217;un point de vue opérationnel, et selon les termes de la <a id="v2hb" title="À propos de la Convention sur la diversité biologique" href="http://www.cbd.int/convention/about.shtml" target="_blank">Convention sur la diversité biologique</a> adoptée lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, la biodiversité reste une priorité scientifique : nous devons appréhender sa genèse, comprendre ses fonctions et enrayer son érosion. C&#8217;est de plus un enjeu économique, avec des ressources biologiques et génétiques à valoriser et utiliser de manière durable ; par exemple, 15000 molécules utilisées dans les biotechnologies ont été trouvées dans les organismes marins. C&#8217;est aussi un enjeu social &#8211; le partage juste et équitable des avantages découlant de l&#8217;exploitation des ressources génétiques. Et ça reste un problème éthique, avec le droit à la vie des espèces.</p>
<p>Pourquoi protéger la biodiversité biologique ? Les services d&#8217;origine écosystémique comprennent :</p>
<ul>
<li>des <strong>services de prélèvement</strong> tels la nourriture, l&#8217;eau, le bois de construction ou de feu, l&#8217;oxygène que nous respirons</li>
<li>des <strong>services de régulation</strong> qui contrôlent le climat, les inondations, les déchets, la qualité de l&#8217;eau, certaines maladies &#8211; ainsi la biodiversité diminue le risque d&#8217;invasion d&#8217;espèces ; de plus, le récif coralien a protégé Sumatra lors du tsunami de 2006</li>
<li>des <strong>services culturels</strong> qui procurent des bénéfices récréatifs, esthétiques, spirituels</li>
<li>des <strong>services d&#8217;auto-entretien</strong> tel que la formation des sols, la photosynthèse, les grands cycles biogéochimiques &#8211; la biodiversité joue donc un rôle dans la productivité agricole</li>
</ul>
<p>Edward Wilson écrivait en 1992 que « la biodiversité est l&#8217;une des plus grandes richesses de la planète, et pourtant la moins reconnue comme telle ». En effet, la protection de la biodiversité est aujourd&#8217;hui un enjeu majeur, dont nous prenons tout juste conscience. Les moyens de conservation résident dans :</p>
<ul>
<li>la <strong>sauvegarde d&#8217;espaces naturels </strong>avec la mise en place de zones de protection. Mais les forêts primaires, non remaniées par l&#8217;homme et abritant 75% de la biodiversité, sont désormais très dispersées ; on en trouve en Amazonie, dans le bassin du Congo, en Mélanésie et dans quelques pays d&#8217;Asie. En Europe, seules 1 à 3 % des forêts sont considérées comme n&#8217;ayant pas été modifiées par l&#8217;homme.</li>
<li>la <strong>préservation des grands équilibres écologiques</strong>, à quelque échelle que ce soit &#8211; habitat, forêt, région, monde&#8230;</li>
<li>la <strong>conservation « hors site »</strong> &#8211; jardins botaniques et zoologiques, aquariums, élevages, banques de graines ou de gènes</li>
</ul>
<p>Dès lors <strong>nous devons peser les bénéfices de la biodiversité face à l&#8217;utilisation irréfléchie des ressources naturelles, si nous voulons éviter de graves dysfonctionnements biologiques aux conséquences désastreuses et imprévisibles sur nos sociétés et nos économies</strong>. Quel coût environnemental est-on prêt à payer pour exploiter le nickel de la Nouvelle-Calédonie, alors que les trois quart des espèces qui y vivent ne se trouvent nulle part ailleurs ? Dans l&#8217;agriculture, les engrais et les pinceaux pourront-ils remplacer les organismes producteurs d&#8217;humus et les insectes pollinisateurs ? Quelle perte économique représente la déforestation des forêts primaires ? Faut-il satisfaire la demande actuelle en thon rouge de Méditerranée au risque de vider la mer de ses poissons ?<br />
Les réponses paraissent évidentes, et pourtant&#8230;</p>
<p>Cet article est inspiré de plusieurs sources, dont une <a id="lxxy" title="Séminaire ENS Environnement et Société" href="http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&amp;idconf=2720#" target="_blank">excellente conférence de Gilles Boeuf que je vous invite à visionner</a>.  Et si vous aimez ce billet, vous aimerez sûrement <a title="La planète en danger: pourquoi nous devons changer nos habitudes" href="http://blog.penserdurable.com/2009/10/27/planete-en-danger-pourquoi-changer-habitudes/" target="_self">&#8220;La planète en danger&#8221;</a> ainsi que <a title="Une solution à la gestion dramatique des sols et de l’agriculture française" href="http://blog.penserdurable.com/2009/12/31/une-solution-a-la-gestion-dramatique-des-sols-et-de-lagriculture-francaise/" target="_self">&#8220;Une solution à la gestion dramatique des sols et de l’agriculture française&#8221;</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ces petits gestes écologiques qui diminuent facilement votre facture d’électricité</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/02/01/ces-petits-gestes-ecologiques-qui-diminuent-facilement-votre-facture-delectricite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 01:27:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Astuces écolos]]></category>
		<category><![CDATA[changer pour l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[consommation électrique]]></category>
		<category><![CDATA[consommer responsable]]></category>
		<category><![CDATA[écolabel]]></category>
		<category><![CDATA[économies d'énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Energy Star]]></category>
		<category><![CDATA[transformation verte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.penserdurable.com/?p=470</guid>
		<description><![CDATA[En matière d&#8217;économies d&#8217;énergie, nous privilégions de plus en plus les appareils de classe A et les ampoules basse consommation. Cependant, la consommation électrique des ménages continue d&#8217;augmenter de 1 à 2% chaque année, car nous achetons toujours plus d’appareils. Il existe pourtant des gestes simples et peu coûteux pour diminuer sa facture d&#8217;électricité. Examinons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-472" title="Label Energy Star" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/02/energy_star.png" alt="Label Energy Star" width="120" height="123" />En matière d&#8217;économies d&#8217;énergie, nous privilégions de plus en plus les appareils de classe A et les ampoules basse consommation. Cependant, la consommation électrique des ménages continue d&#8217;augmenter de 1 à 2% chaque année, car nous achetons toujours plus d’appareils. Il existe pourtant des gestes simples et peu coûteux pour diminuer sa facture d&#8217;électricité.</strong><span id="more-470"></span></p>
<p>Examinons tout d&#8217;abord comment nos dépenses en électricité sont distribuées.</p>
<div id="attachment_471" class="wp-caption alignnone" style="width: 585px"><img class="size-full wp-image-471" title="Répartition de la consommation électrique moyenne" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/02/consommation-electrique-moy.png" alt="Répartition de la consommation d'électricité pour un ménage fonctionnant au tout-électrique - Source Ademe" width="575" height="280" /><p class="wp-caption-text">Répartition de la consommation d&#39;électricité pour un ménage fonctionnant au tout-électrique - Source Ademe</p></div>
<p>Le diagramme de gauche décompose la consommation moyenne d&#8217;électricité pour un ménage fonctionnant au tout-électrique.  Celui de droite présente la répartition de la consommation des appareils électriques (hors chauffage et cuisson). Les données varient suivant la région, le niveau d&#8217;équipement, l&#8217;utilisation des appareils&#8230; mais ce schéma nous révèle des ordres de grandeur :<br />
•<strong> le chauffage constitue notre principale dépense en énergie, puis vient l&#8217;eau chaude</strong><br />
• <strong>les appareils à production de froid sont ceux qui consomment le plus</strong><br />
• <strong>un lave-vaisselle consomme autant que tout l&#8217;éclairage ou tout l&#8217;audiovisuel</strong></p>
<p>Je vais donc vous donner quelques astuces simples et peu onéreuses pour faire des économies d&#8217;électricité, en les classant par poste de consommation. Plus il y a de <img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" />, plus votre action sera importante sur la facture finale.</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong>Le chauffage et la climatisation</strong><br />
Si vous utilisez des appareils électriques pour chauffer ou refroidir l&#8217;habitat, ceux-ci constituent généralement la majeure partie de vos dépenses en électricité. Pour baisser votre facture de chauffage, il convient d&#8217;optimiser la température de la pièce suivant vos besoins : 10°C lorsque vous vous absentez, 19°C dans les lieux de vie et 16°C dans les chambres. Si on a froid, le premier réflexe devrait être de mieux se couvrir plutôt que d&#8217;augmenter le chauffage ! Enfin, évitez de laisser longtemps les fenêtres grandes ouvertes : 5 minutes suffisent pour aérer.</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong>L&#8217;électroménager</strong><br />
A l&#8217;achat, choisissez des appareils économiques et dimensionnés à vos besoins. Les produits de classe A, A+ ou A++ sur <a id="t8wa" title="Qu'est-ce que l'étiquette énergie - Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tiquette-%C3%A9nergie" target="_blank">l&#8217;étiquette énergie</a> sont parfois plus cher à l&#8217;achat, mais vous gagnerez sur le long-terme grâce à leur faible consommation en électricité. N&#8217;achetez pas de machine inutile : par exemple, un sèche-linge consomme beaucoup, alors qu&#8217;on peut très bien s&#8217;en passer en suspendant son linge à un séchoir. Enfin, remplissez votre lave-linge et votre lave-vaisselle au maximum avant de les démarrer et choisissez un programme adapté : laver son linge à 40°C plutôt qu&#8217;à 60°C génère 25% d&#8217;économie ; quant au programme &#8220;éco&#8221;, il économise jusqu&#8217;à 45% d&#8217;énergie !</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong>Le réfrigérateur et le congélateur</strong><br />
Ils sont particulièrement gourmands en énergie. La température optimale est de +5°C pour votre réfrigérateur et de -18°C pour votre congélateur. D&#8217;autres astuces permettent de baisser encore leur consommation électrique :<br />
• laisser circuler l&#8217;air à l&#8217;arrière des appareils<br />
• les entretenir régulièrement (dégivrage et vérification de l&#8217;étanchéité)<br />
• les éloigner des sources de chaleur<br />
• les placer dans une pièce froide (cellier, garage)</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong> La cuisson des aliments</strong><br />
Un tas de petits gestes entraînent des économies :<br />
• arrêter les plaques ou le four avant la fin de la cuisson pour profiter de leur inertie thermique<br />
• poser un couvercle sur la casserole afin que les aliments cuisent 4 fois plus vite<br />
• adopter une cocotte-minute, qui possède une très bonne efficacité thermique<br />
• nettoyer les appareils pour qu&#8217;ils soient plus performants<br />
• décongeler les aliments à l&#8217;air libre plutôt qu&#8217;au micro-ondes.</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong>Les appareils électroniques</strong><br />
Les produits labellisés <a id="hqjn" title="Introduction au Programme européen Energy Star" href="http://www.eu-energystar.org/fr/index.html" target="_blank">Energy Star</a> vous procureront des économies d&#8217;énergie conséquentes, puisqu&#8217;ils possèdent les meilleurs rendements énergétiques, tant en veille qu&#8217;en utilisation. Utilisez des <strong>multiprises à interrupteur</strong>, qui éliminent les consommations cachées de votre équipement audiovisuel : ces derniers restant en veille en permanence, ils consomment davantage éteints qu’allumés. Si vous n&#8217;avez pas besoin d&#8217;un ordinateur puissant, choisissez un ordinateur portable, moins gourmand qu&#8217;un ordinateur fixe. Enfin, méfiez vous des grands écrans plats énergivores.</p>
<p><img title="Aide l'environnement" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/11/Pouce_OK.png" alt="Aide l'environnement" width="20" height="23" /> <strong>L&#8217;éclairage</strong><br />
Pour économiser sur l&#8217;éclairage, il faut :<br />
• privilégier la lumière extérieure<br />
• éteindre la lumière quand on quitte la pièce<br />
• proscrire les lampes halogènes. Trop lumineuses, elles n&#8217;éclairent pas directement et consomment énormément d&#8217;énergie (25 à 50 fois plus qu&#8217;une ampoule basse consommation)<br />
• choisir <strong>des ampoules fluorescentes compactes pour les lieux de vie</strong> (chambre, salon, cuisine, salle de bain)<br />
• mettre <strong>des ampoules à incandescence dans les lieux de passage</strong> (cave, toilettes, garage, grenier)<br />
• utiliser <strong>des LED comme veilleuses ou dans les pièces qui ont besoin de peu de lumière</strong> (couloir, escalier)</p>
<p>Le remplacement progressif des ampoules à incandescence par les ampoules fluorescentes provoque des critiques : on accuse ces dernières de coûter cher (10€), d&#8217;émettre une lumière froide, de retarder à l&#8217;allumage et de contenir des éléments toxiques. Pourtant, <strong>elles durent 6 à 7 fois plus longtemps qu&#8217;une ampoule à incandescence et consomment 4 à 5 fois moins d&#8217;énergie</strong>, ce qui amortit leur prix sur la durée. En outre, leurs performances progressent vite avec les évolutions technologiques : ma chambre est équipée d&#8217;une ampoule fluocompacte &#8220;Tornado&#8221; de 20 Watts ; en une minute, elle atteint sa pleine puissance et fournit une lumière chaude comparable aux ampoules classiques. Malgré tout, les lampes basse consommation usagées ne doivent pas être jetées dans la poubelle, mais rapportées en magasin.</p>
<p>Pour aller plus loin, je vous recommande de consulter <a id="jcdt" title="Ademe - Espace Éco-citoyens" href="http://ecocitoyens.ademe.fr/" target="_blank">l&#8217;espace Éco-citoyens de l&#8217;Ademe</a>. <strong>Quel est le montant annuel de votre facture d&#8217;électricité ? Avez-vous d&#8217;autres astuces à partager pour faire des économies ?</strong><br />
Par ailleurs je remercie Pix de m&#8217;avoir envoyé un beau diagramme pour remplacer l&#8217;ancien !</p>
<p>En matière de gestes écologiques, je vous invite à découvrir <a title="Comment réduire ses déchets – l’importance du recyclage" href="http://blog.penserdurable.com/2009/11/17/comment-reduire-dechets-recyclage/" target="_self">comment réduire ses déchets en triant mieux</a>, ainsi qu&#8217;en<a title="Comment réduire ses déchets : mieux acheter pour moins jeter " href="http://blog.penserdurable.com/2009/12/16/comment-reduire-ses-dechets-mieux-acheter-pour-moins-jeter/" target="_self"> achetant de manière responsable</a>.</p>
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		<title>Tara Océans, entre biodiversité marine et réchauffement climatique</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/01/19/tara-oceans-entre-biodiversite-marine-et-rechauffement-climatique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 11:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acteurs du changement]]></category>
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		<description><![CDATA[Les écosystèmes marins vont-ils survivre à la pollution des mers et au réchauffement climatique ? Comment les indispensable prairies de plancton vont-elles évoluer, océan par océan ? C&#8217;est ce que l&#8217;expédition Tara Océans cherche à expliquer. L&#8217;expédition Tara Océans a été conçue par un consortium scientifique réunissant océanographes, généticiens, informaticiens et spécialistes de l&#8217;imagerie. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-453" title="Le bateau de Tara Exploration" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/01/bateau-tara.jpg" alt="Le bateau de Tara Exploration" width="130" height="99" />Les écosystèmes marins vont-ils survivre à la pollution des mers et au réchauffement climatique ? Comment les indispensable prairies de plancton vont-elles évoluer, océan par océan ? C&#8217;est ce que l&#8217;expédition Tara Océans cherche à expliquer.</strong><span id="more-451"></span></p>
<p>L&#8217;expédition Tara Océans a été conçue par un consortium scientifique réunissant océanographes, généticiens, informaticiens et spécialistes de l&#8217;imagerie. Les équipes recueillent des données sur la vie marine pendant un tour du monde de 3 ans sur le bateau Tara. A bord se trouvent 5 scientifiques, des marins et des journalistes, dont ceux de Thalassa. Cette mission n&#8217;est pas la première pour Tara Exploration, qui soutient l’exploration et la compréhension des enjeux environnementaux. Elle a été précédée par l&#8217;expédition <a id="c_t9" title="L'expédition Tara Arctique" href="http://arctic.taraexpeditions.org/" target="_blank">Tara Arctique</a>, qui a montré la réalité du réchauffement climatique : le bateau s&#8217;est figé dans la plaque de glace tournante du pôle Nord, afin d&#8217;effectuer des mesures dans l&#8217;atmosphère et dans le sol. Ces mesures confirment les prédictions alarmistes du réchauffement climatique, parce qu&#8217;elles prouvent que la glace de l&#8217;océan arctique devient de plus en plus fine.</p>
<div id="attachment_452" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-452 " title="Le parcours de Tara Océans durant 3 ans" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/01/parcours-tara-oceans.jpg" alt="Le parcours de Tara Océans durant 3 ans" width="500" height="231" /><p class="wp-caption-text">Le parcours de Tara Océans durant 3 ans</p></div>
<p><a id="c73x" title="Tara Océans - une expédition scientifique de 3 ans sur tous les océans du monde" href="http://oceans.taraexpeditions.org/" target="_blank">La goélette de Tara Océan</a> recueille des données précieuses afin de comprendre <strong>comment les micro-organismes marins fonctionnent et comment ils sont affectés par le changement climatique</strong>. Car l&#8217;océan, qui recouvre 71% de la surface de la Terre, comporte bien des mystères sur la vie qui le peuple et sur ses relations avec le climat. En effet, les poissons et autres espèces marines que nous connaissons représentent une toute petite partie de la biodiversité océanique : 98% de la biomasse océanique est unicellulaire, donc microscopique ! Ces <a id="dutr" title="définition du plancton sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton" target="_blank">organismes microscopiques appelés plancton</a> jouent un rôle non seulement dans la chaîne alimentaire, mais aussi dans la production d&#8217;oxygène (la moitié de l’oxygène que nous respirons), le stockage du CO2 (la moitié de nos émissions), ainsi que dans la formation des nuages et des pluies. Cependant, nous ne connaissons pas leur importance exacte, ni dans quelle mesure ils sont influencés par le réchauffement climatique ; il semble néanmoins que l’activité planctonique a diminué entre 1999 et 2006.</p>
<p>Ce que l&#8217;on sait, c&#8217;est qu&#8217;outre une élévation de la température, <strong>nos émissions de gaz à effet de serre induisent une réaction chimique qui acidifie les océans et perturbe les écosystèmes marins</strong> : la concentration accrue de dioxyde de carbone dans l&#8217;atmosphère accélère la transformation du CO2 en bicarbonates dans l&#8217;eau. Les scientifiques pensent que ce phénomène affecte la calcification des micro-organismes marins, qui stockent habituellement le carbone en tombant au fond de l&#8217;océan. L&#8217;un des objectifs de l&#8217;expédition sera alors de comprendre dans quelle proportion cette pompe à carbone biologique est atteinte.</p>
<p>En conclusion, quatre facteurs provoqués par l&#8217;homme altèrent les écosystèmes océaniques :<br />
• <strong>la surpêche</strong><br />
• <strong>les invasions d&#8217;espèces</strong><br />
• <strong>l&#8217;élévation de la température</strong> dans l&#8217;atmosphère et l&#8217;océan<br />
• <strong>l&#8217;acidification de l&#8217;océan</strong><br />
Grâce à Tara Océans, nous aurons plus d&#8217;éléments pour comprendre comment le plancton réagit à ces quatre facteurs néfastes.</p>
<p>Cet article est issu des notes que j&#8217;ai prises à la conférence Tara Océan à l&#8217;ENS mardi 13 janvier, ainsi que de sources diverses comme <a id="mutc" title="Tara Océans - une expédition scientifique de 3 ans sur tous les océans du monde" href="http://oceans.taraexpeditions.org/" target="_blank">le site internet de Tara Océan</a> et Wikipedia. L&#8217;émission <a id="lj0o" title="Thalassa : le magazine de la mer sur France 3" href="http://www.thalassa.france3.fr/" target="_blank">Thalassa</a> publie régulièrement des vidéos sur l&#8217;avancée de l&#8217;expédition.</p>
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		<item>
		<title>Pourquoi la contribution carbone est une mauvaise idée alors qu’une vraie taxe carbone est souhaitable</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2010/01/11/pourquoi-la-contribution-carbone-est-une-mauvaise-idee-alors-quune-vraie-taxe-carbone-est-souhaitable/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 21:21:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologie et Société]]></category>
		<category><![CDATA[changer pour l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[crédits carbone]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[taxe carbone]]></category>
		<category><![CDATA[transformation verte]]></category>

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		<description><![CDATA[Le conseil constitutionnel a rejeté la contribution carbone car il la trouve injuste et inefficace écologiquement. Cela signifie que cette loi n&#8217;est pas bonne en l&#8217;état, mais pas que la taxe carbone est mauvaise en général ! Pour quelles raisons la contribution carbone a-t-elle été invalidée ? Pourquoi la taxe carbone est-elle un excellent moyen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.geluck.com/index1.htm" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-428" title="Le chat de Philippe Geluck" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2010/01/le-chat-geluck-carbone.jpg" alt="Le chat de Philippe Geluck" width="200" height="238" /></a>Le conseil constitutionnel a rejeté la contribution carbone car il la trouve injuste et inefficace écologiquement. Cela signifie que cette loi n&#8217;est pas bonne en l&#8217;état, mais pas que la taxe carbone est mauvaise en général ! Pour quelles raisons la contribution carbone a-t-elle été invalidée ? Pourquoi la taxe carbone est-elle un excellent moyen pour lutter contre l&#8217;effet de serre ?</strong><span id="more-425"></span></p>
<p><strong>Une contribution carbone aux multiples défauts</strong></p>
<p><a id="mwu6" title="Communiqué de presse du Conseil Constitutionnel" href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2009/2009-599-dc/communique-de-presse.46805.html" target="_blank">Le conseil constitutionnel a rejeté la contribution carbone</a> car il considère qu&#8217;elle est &#8220;contraire à l&#8217;objectif de lutte contre le réchauffement climatique et qu&#8217;elle crée une rupture d&#8217;égalité devant les charges publiques.&#8221; Pour dire les choses clairement :<br />
• <strong>c&#8217;est une taxe inefficace écologiquement</strong>. Les entreprises les plus polluantes, à l&#8217;origine de 93% des émissions industrielles de CO2 hors carburant, auraient été dispensées de contribution carbone. Ces entreprises étaient exonérées par la loi au motif qu&#8217;elles se préparent pour le marché européen des quotas d’émission de carbone qui démarre en 2013. On compte parmi elles les transports, les centrales thermiques, les raffineries, les cimenteries&#8230; La redevance aurait ainsi seulement ciblé les carburants et les produits de chauffage.<br />
• <strong>elle crée une inégalité face à l&#8217;impôt</strong> contraire au principe républicain, puisque beaucoup de monde est exempté</p>
<p>J&#8217;ajoute que la contribution carbone comporte d&#8217;autres imperfections :<br />
• <strong>on ne change pas les comportements en taxant à 17 € la tonne de CO2 : cela représente 4 centimes le litre d&#8217;essence&#8230;</strong> La commission d&#8217;experts préconisait de commencer à 32 € la tonne, ce qui était déjà assez bas. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;économie suédoise se porte bien avec 108 € la tonne de CO2 !<br />
• les campagnards et les ménages modestes devaient recevoir des compensations importantes. C&#8217;est vrai que la taxe carbone favorise les citadins peu gourmands en énergie ; c&#8217;est aussi vrai que les ménages aisés émettent plus de CO2 (achats, voyages en avion) et ont plus de moyens pour rénover leur habitat. Il faut pourtant que chacun soit imposé, même un peu, sans quoi la taxe ne modifiera pas les habitudes.</p>
<p><strong>La taxe carbone : le meilleur moyen pour changer nos comportements</strong></p>
<p>Si la loi contribution carbone était mal calibrée, une bonne taxe carbone est nécessaire pour nous faire évoluer : les préoccupations écologiques gagnent l&#8217;opinion publique, mais dans les faits peu de gens sont prêts à modifier rapidement leurs préférences individuelles. Changer son alimentation, ne pas utiliser de voiture, baisser la climatisation ou le chauffage, restreindre ses achats&#8230; comme tout cela porte atteinte à notre confort quotidien, nous ne sommes pas poussés à remettre en cause notre mode de vie. Tandis qu&#8217;une taxe sur les énergies carbonées et les produits polluants -accompagnée d&#8217;un coup de pouce sur leurs alternatives écologiques- pèsera lourdement sur nos décisions, même si l&#8217;écologie n&#8217;est pas l&#8217;affaire de tous. Par exemple, l&#8217;Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité montre qu&#8217;<a id="rf03" title="Fortes hausses du prix des carburants - Quels impacts sur les pratiques de mobilité ?" href="http://www.iaurif.org/fileadmin/user_upload/Enjeux/contraintes_nrj/ateliers/A3-5.pdf" target="_blank">une hausse du prix de l&#8217;essence se traduit par une diminution du nombre de kilomètres parcourus</a>.</p>
<p>Sur un principe similaire au bonus/malus écologique des automobiles, on changera plus vite les comportements si on adjoint une carotte substantielle au bâton de la taxe carbone. Deux idées me viennent à l&#8217;esprit :<br />
• <strong>développer et baisser le prix des transports en commun</strong> par des subventions supplémentaires, pour aider un maximum de personnes à abandonner leur voiture<br />
• <strong>augmenter les crédits d&#8217;impôts en faveur de l&#8217;isolation des habitats</strong>. L&#8217;énergie la moins chère demeure celle qu&#8217;on ne dépense pas et une pièce bien isolée nécessite peu de chauffage. Pour les ménages modestes, un &#8220;chèque vert isolation&#8221; compenserait intelligemment les effets de la taxe carbone sur leur pouvoir d&#8217;achat.</p>
<p>En outre, la taxe carbone doit être nationale et pas locale. La taxe professionnelle, que la France était la seule à appliquer en Europe, avait pour effet pervers d&#8217;inciter les entreprises à réduire leurs investissements sur le territoire français. Mais c&#8217;était un impôt local précieux pour les collectivités, qui en retour rendaient des services aux entreprises : entretien des voiries, réseau électrique, formation&#8230; La taxe carbone ne peut se substituer à la taxe professionnelle comme impôt local : elle incite les entreprises à réduire leur empreinte écologique. Dès lors, plus une entreprise sera vertueuse, moins elle donnera d&#8217;argent à l&#8217;État. Si cet impôt est local, l&#8217;intérêt des collectivités ira donc à l&#8217;encontre de l&#8217;intérêt écologique. <a id="e.fd" title="Site d'Alain Lipietz :  taxe professionnelle et taxe carbone" href="http://lipietz.net/spip.php?article2367" target="_blank">Alain Lipietz explique bien le problème sur son site</a>.</p>
<p>Cependant, nous risquons d&#8217;évacuer le problème en faisant fuir nos entreprises à l&#8217;étranger et en <strong>exportant notre production de CO2</strong> : la taxe carbone ne répondra au réchauffement climatique que si tous les États s&#8217;entendent sur un système commun touchant tous les produits. Nous avons laissé passé notre chance au <a title="Penser Durable - Sommet de Copenhague : échec ou prise de conscience ?" href="http://blog.penserdurable.com/2009/12/22/sommet-de-copenhague-echec-ou-prise-de-conscience/" target="_blank">sommet de Copenhague</a> ; espérons que <strong>le marché européen des quotas d&#8217;émission de carbone</strong> réponde en partie à cette difficulté&#8230;</p>
<p>Pour finir et afin de convaincre les derniers sceptiques, voici une vidéo de l&#8217;expert environnemental Jean-Marc Jancovici, à propos du projet de la taxe carbone française. Je vous invite également à lire <a title="Croissance verte, mythe ou réalité ? Conférence AgroParisTech" href="http://blog.penserdurable.com/2009/11/26/croissance-verte-mythe-ou-realite-conference-agroparitech/" target="_blank">mon article sur la croissance verte</a>, pour une réflexion de fond sur l&#8217;avenir de notre société.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="469" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xadadg" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="469" src="http://www.dailymotion.com/swf/xadadg" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xadadg_la-taxe-carbone-par-jeanmarc-jancov_news">La taxe carbone, par Jean-Marc Jancovici</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/bourdinandco">bourdinandco</a>.<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></div>
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		<title>Une solution à la gestion dramatique des sols et de l’agriculture française</title>
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		<comments>http://blog.penserdurable.com/2009/12/31/une-solution-a-la-gestion-dramatique-des-sols-et-de-lagriculture-francaise/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 12:54:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acteurs du changement]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie et Société]]></category>
		<category><![CDATA[État de la Planète]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture biologique]]></category>
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		<category><![CDATA[Claude Bourguignon]]></category>
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		<category><![CDATA[microbiologie des sols]]></category>
		<category><![CDATA[risque écologique]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>
		<category><![CDATA[TCS]]></category>

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		<description><![CDATA[Effondrement de l&#8217;activité biologique des sols, appauvrissement génétique des cultures, chute de la productivité, érosion des terrains&#8230; l&#8217;état de l&#8217;agriculture française est désastreux. Pourtant, des solutions existent pour une agriculture durable et compétitive selon Claude Bourguignon. Formé à l&#8217;Institut National Agronomique Paris-Grignon (maintenant AgroParisTech), Claude Bourguignon est réputé pour ses travaux et expériences sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-400" title="Claude Bourguignon - LAMS" src="http://blog.penserdurable.com/wp-content/uploads/2009/12/claude-bourguignon-lams.jpg" alt="Claude Bourguignon - LAMS" width=150" height="114" /><strong>Effondrement de l&#8217;activité biologique  des sols, appauvrissement génétique des cultures, chute de la productivité, érosion des terrains&#8230; l&#8217;état de l&#8217;agriculture française est désastreux. Pourtant, des solutions existent pour une agriculture durable et compétitive selon Claude Bourguignon.</strong><span id="more-390"></span></p>
<p>Formé à l&#8217;Institut National Agronomique Paris-Grignon (maintenant AgroParisTech), Claude Bourguignon est réputé pour ses travaux et expériences sur la microbiologie des sols. Ses recherches allant à l&#8217;encontre de la théorie dominante, il a  quitté l&#8217;INRA (Institut National de Recherche Agronomique) pour fonder avec sa femme Lydia le <a href="http://www.lams-21.com/" target="_blank">LAMS (Laboratoire d&#8217;Analyses Microbiologiques des Sols)</a>. Il explique dans cet extrait du <a id="yk2m" title="page d'Alerte à Babylone sur Voir et Agir" href="http://voiretagir.org/spip.php?article27" target="_blank"> film documentaire Alerte à Babylone</a> l&#8217;état de l&#8217;agriculture française :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="441" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x1test" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="441" src="http://www.dailymotion.com/swf/x1test" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1test_alerte-babylone_shortfilms" target="_blank">Alerte à Babylone, un film de Jean Druon</a></strong></p>
<p>Décidant d&#8217;aller plus loin, je suis tombé sur une conférence à un comice agricole, dont je vous ai fait un résumé.</p>
<p><strong>Les conséquences de notre agriculture productiviste </strong></p>
<p>Claude Bourguignon avance quelques chiffres qui présentent l&#8217;état de notre agriculture :</p>
<p>•  90% de l&#8217;activité biologique des sols  a été détruite en Europe, alors que 80% de la masse biologique est dans les sols<br />
• la France, 2e consommateur de pesticides au monde, en consomme 10 fois plus à l&#8217;hectare que les Etats-Unis<br />
• en 50 ans, 92% des agriculteurs français ont dû quitter leur profession<br />
• 40% du blé européen n&#8217;est pas transformable en pain et est donné aux animaux<br />
• en Europe, 99% des tomates et fraises sont produites hors-sol<br />
• au XXe siècle, nous avons détruit un milliard d&#8217;hectares de terres cultivables</p>
<p>Le problème vient de notre manière de cultiver la terre : la théorie dominante considère le sol comme inerte. Pour faire pousser la plante plus vite, on épand alors des engrais chimiques. Comme la plante est fragilisée, on met  des pesticides. S&#8217;enclenche un cycle infernal : les plantes, gorgées d&#8217;eau et de pesticides, sont malades, donc peu résistantes aux attaques d&#8217;insectes.  On rajoute ainsi plus de pesticides et on les rend encore plus malades. Parallèlement, on provoque une <strong>mort biologique du sol</strong>. Le sol s&#8217;acidifie, se minéralise et la terre s&#8217;en va : c&#8217;est <strong>l&#8217;érosion</strong>.</p>
<p>Dans cette course à l&#8217;agriculture industrielle, la sélection des plants réceptifs aux engrais chimiques a fait passer l&#8217;Europe de 3600 variétés de fruits à moins de 40. Le blé et le maïs doivent être séchés dans des silos, ce qui les rend inconsommables par l&#8217;homme et nous oblige à les importer d&#8217;Argentine et du Canada pour faire du pain et des corn flakes. En outre, la production de céréales n&#8217;a pas augmenté depuis 1984, car les sols sont en train de lâcher. Quant aux OGM, la prochaine étape, ils constituent un choix irréversible : si on les dissémine dans la nature, ils contamineront tout et on ne pourra plus revenir en arrière. Pourquoi ne pas plutôt utiliser les 350000 espèces que la nature nous propose ?</p>
<p>Le système n&#8217;est pas remis en cause, parce que les  industriels qui fabriquent les semences, les engrais et les pesticides tiennent le marché. Quant aux agriculteurs, ils sont payés au poids, donc ils courent après la quantité et non la qualité. Quand on achète nos légumes, on paye alors l&#8217;eau au prix de la plante. Celui qui était autrefois paysan et gérait son sol en bon père de famille, est devenu exploitant agricole à la merci des industriels et ruinant le capital naturel.</p>
<p><strong> Prendre exemple sur la nature pour gérer la terre sans l&#8217;éroder</strong></p>
<p>Pour Claude Bourguignon, nous avons la solution sous les yeux : il suffit d&#8217;observer l&#8217;environnement et de comprendre le fonctionnement des forêts afin d&#8217;adapter notre agriculture en conséquence. Les forêts européennes,  productives sans engrais, peuvent absorber   150 mm d&#8217;eau par heure, grâce à une faune qui aère les sols et apporte les nutriments. En comparaison,  nos cultures productivistes absorbent seulement 1 mm d&#8217;eau par heure. Dès lors, quelles sont les solutions pour permettre une agriculture durable ?</p>
<p>• <strong>Faire du semis direct et ne pas labourer.</strong> Labourer les sols détruit l&#8217;humus et  laisse les mauvaises herbes pousser sur la terre à nu. Tandis que la technique de semis direct fait vivre les sols et<strong> réduit de 40% les émissions de dioxyde de carbone</strong> ! En effet, le labour dégage 1 tonne de CO2 par hectare, tandis que les semis directs stockent 4 tonnes de CO2 par hectare.</p>
<p>• <strong>Se passer d&#8217;engrais.</strong> 94% du poids sec des plantes revient par la météo ; le sol fournit les 6% restants à la plante. Les arômes de la plante ont besoin  d&#8217;oligo-éléments provenant d&#8217;une terre de qualité. Dès lors les engrais chimiques N P K (azote, phosphore et potassium) ne suffisent pas.  C&#8217;est pourquoi les tomates cultivées hors-sol n&#8217;ont aucun goût et sont gorgées d&#8217;eau.</p>
<p>• <strong>Adapter la culture au sol, et non le sol à la culture.</strong> En Amérique du Sud, où les précipitations sont fortes, il est impossible d&#8217;utiliser les techniques européennes de labour. La solution réside dans les <strong>TCS (Techniques Culturales Simplifiées, ou Techniques de Conservation des Sols)</strong>. Les paysans Mexicains  pratiquent l&#8217;agriculture d&#8217;association en cultivant du maïs, du haricot et de la courge dans le même champ ; pareil au Vietnam avec les plantations de riz. Ils ont ainsi une meilleure productivité que nous  au mètre carré, mais cela demande beaucoup de main d&#8217;oeuvre car il n&#8217;y a pas de machine adéquate.  On peut adapter les TCS en France tout en conservant une productivité par individu.</p>
<p>• <strong>Pratiquer un équilibre agro-sylvo-pastoral.</strong> Le sol est ruiné par 5000 ans d&#8217;agriculture.  Pour redémarrer le mécanisme biologique, il faut parsemer des fragments de bois sur les cultures. Grâce aux pâturages et aux haies, les rendements redémarrent. Mais  il faudra du temps pour revenir à cet équilibre : 3 millions de kilomètres de haies ont été détruits et les régions se sont spécialisées en monocultures&#8230;</p>
<p>Si cet article vous a plu, mon <a href="http://blog.penserdurable.com/2009/10/27/planete-en-danger-pourquoi-changer-habitudes/" target="_self">article sur la planète en danger</a> vous intéressera sûrement. Vous trouverez également <a href="http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113" target="_blank">un entretien captivant avec Claude Bourguignon</a> sur Passerelle Éco.</p>
<p>Voici la conférence de 2 heures qui a inspiré cet article et que je vous recommande de suivre en intégralité !<br />
<object id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=-2909489196349752965&amp;hl=fr&amp;fs=true" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=-2909489196349752965&amp;hl=fr&amp;fs=true" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Source : CONFERENCE ANDRE DUPUY Comice Agricole de Feurs (Loire) Samedi 17 mars 2007. Conférence : Vers de nouvelles techniques d’assolement et de semis direct par Claude Bourguignon, microbiologiste des sols, LAMS. Producteur : Rés&#8217;OGM Info, www.resogm.org Producteur exécutif : Addocs Cadreur : Eric Boutarin 2eme partie de la conférence</p>
<img src="http://blog.penserdurable.com/?ak_action=api_record_view&id=390&type=feed" alt="" /><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Fblog.penserdurable.com%2F2009%2F12%2F31%2Fune-solution-a-la-gestion-dramatique-des-sols-et-de-lagriculture-francaise%2F&amp;linkname=Une%20solution%20%C3%A0%20la%20gestion%20dramatique%20des%20sols%20et%20de%20l%26%238217%3Bagriculture%20fran%C3%A7aise" target="_blank">Partager / Enregistrer</a>
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