<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" version="2.0">

<channel>
	<title>Playlist Society » Expositions</title>
	
	<link>http://www.playlistsociety.fr</link>
	<description>Critiques et Chroniques Culturelles</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 Feb 2012 08:00:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.5</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/PlaylistSocietyExpo" /><feedburner:info xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" uri="playlistsocietyexpo" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><item>
		<title>DIANE ARBUS (Au Jeu de Paume) [8,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2011/11/diane-arbus-au-jeu-de-paume/17017/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2011/11/diane-arbus-au-jeu-de-paume/17017/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 08:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu de Paume]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.playlistsociety.fr/?p=7017</guid>
		<description><![CDATA[&#62;&#62; L’exposition Diane Arbus a lieu du 18 octobre 2011 au 05 février 2011 au Jeu de Paume. Ca commence comme un portait de personnages hors-normes de l’Amérique des années soixante. On fréquente des travestis et des prostitués, des handicapés mentaux et des défaillances physiques, des nains et des géants. On y voit une attirance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #888888;">&gt;&gt; L’exposition Diane Arbus a lieu du 18 octobre 2011 au 05 février 2011 au Jeu de Paume.</span></em></p>
<p>Ca commence comme un portait de personnages hors-normes de l’Amérique des années soixante. On fréquente des travestis et des prostitués, des handicapés mentaux et des défaillances physiques, des nains et des géants. On y voit une attirance pour ce qui est différent, comme une volonté documentariste de mettre en exergue la diversité du monde. Mais peu à peu, au sein du reportage, nait le trouble et le malaise. Ce n’est pas la réalité factuelle des différences qui sautent aux yeux, mais bien l’étrangeté des personnages, comme si chaque photo rognait un peu plus la frontière qui sépare le sensé de l’insensé, le normal de l’anormal (voir du paranormal), le réel de la mise en scène. Diane Arbus nous plonge dans un rêve éveillé : ce sont bien des éléments de la réalité, mais ils s’imbriquent d’une drôle de manière. Pas étonnant alors que Stanley Kubrick ait tout de suite ressenti le potentiel anxiogène de sa photo « Identical Twins » qui inspirera les jumelles de « Shining ». Au début on ne voit que des freaks, mais plus on avance, plus on ne voit que nous même, et c’est là que se loge le tour de force. Le moindre personnage dans une posture étrange et les épaules relevées, ou portant des lunettes, ou bien arborant un grain de beauté devient une anomalie et un sujet d’exploration ! Nous sommes tous des anomalies ! « <em>La photographie est un secret sur un secret. Plus elle en dit, moins vous en savez.» </em>disait-elle : plus elle en dit, plus le réel se dérobe sous nos pieds ! C’est ainsi qu’un château de Disney Land se transforme en un lieu fantastique et déroutant. Du coup, tout son travail devient une ode aux minorités : « <em>Le signe d’une minorité, c’est la Différence. Celle de la naissance, du hasard, du choix, de la croyance, de la prédilection, de l’inertie. (Certains sont irrévocables : les gens peuvent être gros, plein de tâches de rousseurs, handicapés ; se distinguer par leur ethnicité, leur âge, leur classe sociale, leurs attitudes, leur profession, leur enthousiasme.) Chaque Différence est aussi une Ressemblance. Il y a des associations, des groupes, des clubs, des alliances des milieux pour tout un chacun. Et chaque milieu est un petit monde en si, une sous-culture avec des règles du jeu légèrement différentes. Ne pas les ignorer, ne pas les mettre dans un même panier, mais les observer, les prendre en compte, leur prêter attention…</em> »</p>
<p>Au fur et à mesure que le travail de Diane Arbus avance, le style rectangulaire très journalistique laisse place à ce format carré qui se focalise exclusivement sur les visages : les bustes et les contextes disparaissent, il ne reste que ces regards, des regards que Diane Arbus capte avec une réelle puissance évocatrice. Ces yeux, qu’ils regardent l’objectif ou s’en détournent volontairement, cherchent à nous dire quelque-chose. Dans les deux cas, le regard se définit par rapport à la présence de l’appareil photo, et dans les deux cas, il en découle un message. Veulent-ils que nous observions la détresse ou la joie droit dans les yeux, ou nous oblige-t-il à les leur voler contre leur volonté ?</p>
<p>Diane Arbus cherche les fêlures chez ses sujets, elle les prend en traitre ! Ce sont des photos réalisées contre gré et c’est pour ça qu’elles sont si désarmantes : le sujet n’a  pas le choix, la photo va renvoyer une image de lui et la coucher sur papier pour le restant de ses jours, mais ce ne sera pas lui, non ce sera un détail, une blessure, quelque-chose qu’il pensait caché à jamais. Diane Arbus dévoile les secrets. Il y a un côté morbide et égoïste dans son approche, mais lorsqu’on visualise l’ensemble de son œuvre, on comprend la grande humanité qui l’habitait. Ces photos, ce sont une cartographie des blessures humaines. En me baladant dans le Jeu de Paume, je me suis rappelé cette phrase du « Système Victoria » d’Eric Reinhardt où David tente de convaincre son beau-père que les fragilités des hommes sont ce qu&#8217;il y a de plus beau.</p>
<p>C’est tout cela que l’exposition essaye de transmettre via un parcours non chronologique et dénué de toute logique, à l’image de la vie. En ça le Jeu de Paume est au diapason avec la vision de l’artiste. Diane Arbus avait beau travailler par série, ce n’était pas la quantité qui l’intéressait mais La photo, et du coup il n’y a rien de choquant à voir dispatchées celles-ci. La seule série dont l’exposition conserve l’unicité est l’un de ses derniers projets : celui des attardées mentales, le jour de la fête d’Halloween. Et effectivement c’est la seule série dont Diane Arbus disait : « <em>Enfin ce que je cherchais […]. C’est la première fois que je trouve un sujet où c’est la multiplicité qui compte. Je veux dire que je ne cherche pas simplement à faire la MEILLEURE photo d’elles. Je veux en faire plein</em> ». On passe d’une cartographie subjective à une cartographie exhaustive.</p>
<p>Diane Arbus a passé sa vie à photographier des personnes qui s’interrogeaient sur leur identité, qui se sentaient en décalage et qui, en même temps, voulaient trouver leur place dans le monde. Cherchait-elle au travers de son travail à s’accepter elle-même ? Elle a enfermé dans une boite l’essence d’hommes qui auraient voulu être des femmes, d’adultes qui voulaient vivre nus dans un monde à la morale incontournable, de jumelles qui auraient préféré n’être qu’une ; elle qui venait d’une famille aisée et bien sous tout rapport, mais qui, au fond d’elle, se sentait une femme du peuple. A-t-elle voulu rompre le système des castes et le système de la normalité pour légitimer sa sortie ? Et si oui, son suicide en 1971 signifie-t-il qu’elle a échoué ?</p>
<p>Les hommes ressemblent à des femmes (parallèle intéressant avec Claude Cahun, la précédente exposition du Jeu de Paume), les fils à des pères, les danseuses à des figures bibliques (la stripteaseuse qui reprend la posture de Saint Thomas dans « <em>la Cène »</em> de Vinci qu’on aperçoit en arrière-plan). Personne n’est ce qu’il voudrait être ! Voilà la tragédie humaine ! Parfois on se dit que Diane Arbus aurait juste voulu être une femme amoureuse, et le fait qu’elle divorce à peu près simultanément à l’apparition de ses premières créations fait penser à une déchirure où l’art l’aurait éloignée, pour le meilleur et pour le pire de la normalité souhaitée ; une normalité qu’elle méprisera alors tout le reste de sa vie.</p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="DIANE ARBUS (Au Jeu de Paume)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2011/11/diane-arbus-au-jeu-de-paume/17017/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2011/11/diane-arbus-au-jeu-de-paume/17017/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>DANS L’INTIMITE DES FRERES CAILLEBOTTE (Au Jacquemart-André) [8,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2011/05/dans-lintimite-des-freres-caillebotte-au-jacquemart-andre/14712/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2011/05/dans-lintimite-des-freres-caillebotte-au-jacquemart-andre/14712/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 May 2011 12:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.playlistsociety.fr/?p=4712</guid>
		<description><![CDATA[Pour l’une de ces rares expositions qui l’emmènent au-delà du XVIIIème, le musée Jacquemart-André a justement choisi de conter l’histoire de deux artistes qui ont focalisé leur œuvre sur la mutation de Paris et sa banlieue dans la deuxième moitié du XIXème. L’exposition débute donc sur un Paris en pleine transformation où apparaissent machineries et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’une de ces rares expositions qui l’emmènent au-delà du XVIIIème, le musée Jacquemart-André a justement choisi de conter l’histoire de deux artistes qui ont focalisé leur œuvre sur la mutation de Paris et sa banlieue dans la deuxième moitié du XIXème. L’exposition débute donc sur un Paris en pleine transformation où apparaissent machineries et nouveaux métiers et où les hommes se protègent de la circulation grâce à des refuges, et chez les deux frères (et ceux malgré les années d’écart ; Martial Caillebotte ne se mettant à la photographie que 3 ans avant le décès de Gustave), on sent cette même nécessité d’observer  frontalement mais en cadrant différemment ou en jouant des perspectives. Mais cette manière de voir la ville toujours d’un balcon ou d’un point d’observation n’implique pas une volonté de se mettre en dehors. Au contraire on sent toujours un grand respect et une grande bienveillance à l’égard de leurs sujets ; des toiles et des photos qui peuvent être pesantes ou éblouissantes, mais qui ne tombent jamais dans aucun cynisme.</p>
<p>Sous le prétexte d’honorer les cent ans de la mort de Martial Caillebotte, le Jacquemart-André a donc eu la grande idée de remettre en perspective la peinture de Gustave à l’aune des photos de son frère. On pourrait justement n’y voir que prétexte et trouver l’occasion facile, on pourrait dénigrer la transformation des simples photos de famille du cadet en œuvre, on pourrait regretter qu’on fasse passer un grand compositeur pour un simple photographe du dimanche, mais au contraire en utilisant pour appui l’intimité des frères, l’exposition multiplie les indices et permet de voir les tableaux sous un nouvel angle, sous l’angle de la fraternité mais surtout sous celui de la famille, consolidant ainsi l’image d’un peintre fortement imprégné de son monde et qui peignait ses proches, sa ville, ses passions, non pas par égoïsme ou par autosatisfaction, mais avec humilité et bonté. Cela donne une nouvelle dimension à un peintre que Zola voyait comme un bourgeois « anti-artistique » dont les tableaux n’étaient justement que des photographies.</p>
<p>Quand le « Moi au balcon » de Martial en 1891 répond par exemple au « Homme au balcon » de Gustave en 1880, on sent la complicité, l’hommage mais aussi fait rare à la fin du XIXème combien la peinture peut influencer la photographie et non l’inverse. Zola avait raison mais il sous-estimait la force de la peinture comme photographie et c’est ce que Martial semble chercher à souligner. C’est ainsi parfois grâce aux photos qu’on réentrevoit la beauté des toiles de Gustave Caillebotte et leur supériorité face au réel avec des cadrages ambitieux (« Le boulevard Haussman sous la neige », « Le pont de l’Europe ») et un goût pour les contrastes lumineux (« Canotier au chapeau haut de forme »).</p>
<p>Il y a une toile qui résume tous les thèmes et toute la passion de Gustave Caillebotte : « Autoportrait au chevalet ».  Il y travaille sous le regard de trois publics : Martial, son colocataire de l’époque, « Le Moulin de la Galette » de Renoir accroché au mur et inversé par le miroir, et le spectateur. On le voit alors tel qu’il est : peintre, frère et mécène. Et malgré tout son talent, on le perce comme un homme qui a toujours l’humilité de se considérer à la croisée des chemins, un artiste pour qui la famille et les autres artistes étaient tout aussi (voir plus) important que son propre travail.</p>
<p><strong>Note : 8,5/10</strong></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="DANS L&#8217;INTIMITE DES FRERES CAILLEBOTTE (Au Jacquemart-André)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2011/05/dans-lintimite-des-freres-caillebotte-au-jacquemart-andre/14712/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2011/05/dans-lintimite-des-freres-caillebotte-au-jacquemart-andre/14712/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>MONDRIAN / DE STIJL (Au centre Pompidou) [7,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2011/02/mondrian-de-stijl-au-centre-pompidou/13164/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2011/02/mondrian-de-stijl-au-centre-pompidou/13164/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 14:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.playlistsociety.fr/?p=3164</guid>
		<description><![CDATA[Tout commence par une anomalie, un décalage, quelque-chose d’inhabituel : l’exposition s’intitule Mondrian / De Stijl et met au même niveau un artiste et un mouvement sans autre séparation qu’un « / ». Il n’y a pas ici de notion d’imbrication ou d’interaction au point que ceux qui ne sont pas familier du courant seront [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par une anomalie, un décalage, quelque-chose d’inhabituel : l’exposition s’intitule <strong>Mondrian / De Stijl</strong> et met au même niveau un artiste et un mouvement sans autre séparation qu’un « / ». Il n’y a pas ici de notion d’imbrication ou d’interaction au point que ceux qui ne sont pas familier du courant seront amenés à penser qu’il s’agit d’une rétrospective liante entre deux artistes. Pourtant dès les premières pièces, on réalise que cette fantaisie n’a rien d’aléatoire et qu’elle est, elle-même, une représentation du message.  Il s’agit avant tout de modifier les perceptions en mettant toutes les formes, tous les types et toutes les notions sur un même plan. La perspective disparait, seul reste cette nouvelle interprétation de l’essentiel ; artistes et courants cohabitent comme ligne noire et carré rouge.</p>
<p>Mais au-delà de la cohabitation conceptuelle, l’association  Mondrian / De Stijl ne tarde pas à interroger. Outre la nécessité d’attirer par un nom les visiteurs, n’aurait-il pas été plus pertinent de se focaliser sur un diptyque  Theo Van Doesburg / De Stijl ? Effectivement Mondrian a toujours gardé une certaine distance avec le mouvement De Stijl et si les affinités étaient implicites, il n’a jamais manifesté un engagement suprême, comme si au fond il voyait dans ce miroir déformant autant un rival qu’un allié. De la même manière qu’il serait un peu fallacieux d’intituler une retrospective Minor Threat / Straight Edge, on a vite l’impression que deux sujets sont mariés de force au détriment de l’amant passionné. Car si elle permet bien de faire découvrir des œuvres méconnues de Theo Van Doesburg, l’exposition en oublie parfois de mettre sous la plus belle lumière le véritable fondateur de De Stijl.</p>
<p>On se retrouve alors rapidement dans une succession de deux expositions distinctes comme si le « / » devenait le « puis » d’une union jamais consommée. Néanmoins, outre la déception liée au manque d’interaction entres les deux parties, celles-ci fonctionnent très bien séparément. Il faut alors juste faire soi même l’effort de transposition, séparer les influences qui s’appliquent partout de celles qui ne concernent que Mondrian. Si la vulgarisation de la théosophie reste un échec, l’entrée en matière avec les grilles divisionnistes de Lauweriks permet rapidement de décrypter les œuvres et de visualiser les découpages. Les arbres deviennent des lignes, l’architecture de la nature se dresse, formes et couleurs deviennent les plans de toutes les perceptions (« Bois près d&#8217;Oele »).</p>
<p>Les moments d’entre deux dans l’œuvre de Mondrian procurent les plus beaux moments d’émotion : « L&#8217;arbre gris », à mi chemin entre le fauvisme du passé et le cubisme à venir offre une compartimentation de l’espace qui n’a pas encore été vidé de son humanité. Il en va de même pour le « Portait de femme » ; quelque soit la distance parcourue grâce au néo plasticisme, cela reste un voyage qui nous a éloigné de nous même. Du coup Mondrian / De Stijl est souvent plus une exposition qui se lit plutôt qu’une exposition qui s’admire ; le plaisir réflexive prenant souvent le pas sur le plaisir visuel. On ne s’ennuie jamais mais l’on se détend rarement car c’est une histoire où ce que l’on a parcouru compte plus que là où on arrive.</p>
<p>C’est vraiment lorsqu’on prend conscience du temps qui passe, quand l’on repense à l’humanité, que l’on entre en résonnance avec les œuvres que les pièces s’illuminent : d’un côté la couleur primaire jaune, qui se fissure plus vite que le bleu et le rouge sur une des compositions de 1921 et qui porte un nouveau message, celui du soleil qui meurt, celui d’une partie de la nature qui s&#8217;éteint, de l’autre l’atelier de Mondrian habité des idées fantomatiques du maître.</p>
<p>Instinctivement on se retrouve à se sentir plus proche de De Stijl que de Mondrian (le sentiment de proximité n’étant pas forcément synonyme de meilleur). Entre l&#8217;intervention sur l&#8217;espace public et la quête de l&#8217;espace spatial, on tangue pour finalement tourner le dos au losange avec quatre lignes jaunes. Plus les années passent, plus les créations de Mondrian deviennent  non pas les pièces d’un grand puzzle qui permettraient de reconstituer l’ensemble de son œuvre, mais les fragments d’une conception du monde où l’humain n’a plus sa place.</p>
<p>Guidé par la rythmique musicale des lignes noirs de différentes tailles, l&#8217;opposition manichéenne de &laquo;&nbsp;Composition A&nbsp;&raquo;, s’impose non pas comme une simplification mais comme un retour aux sources : on ne se focalise pas sur l&#8217;essentiel (toujours le meilleur moyen de perdre de vue les nuances) mais on redéfinit l&#8217;essentiel. Le néo plasticisme (mais en quelque sorte également le cubisme) impose l&#8217;affranchissement de la perspective et confère une importance prépondérante aux plans et aux formes géométriques. Des concepts qui résonnent étrangement dans notre monde où l’on fait grand cas de la « synthèse ».</p>
<p>Effectivement nous vivons une époque où la « synthèse » est partout, en particulier dans l&#8217;entreprise : la synthèse de texte est devenue une épreuve phare des concours aux grandes écoles, la pensée Power Point est le point d’encrage de tout projet, l’executive summary se substitue aux fastidieux rapports, et l’on nous annonce d’ores et déjà la « curation » comme la personnalisation du web 3.0. Et cette « synthèse » fait peur, car le terme nous rappelle tristement la simplification intellectuelle qui est le lot de notre quotidien mediatico-politique.</p>
<p>L’exposition Mondrian / De Stijl et les enseignements du néo plasticisme sont une occasion idéale de rappeler que le mot « synthèse » porte en lui un subtil double sens. D’un côté il y a bien cette volonté de s’attacher à une vue d&#8217;ensemble plus ou moins approximative, mais de l’autre il y a surtout cette envie de fusionner, de garder le meilleur de chaque élément ! Il y a une différence entre niveler et souligner et la quête de Mondrian expose une réflexion sur la juste utilisation des traits.</p>
<p>On repense alors à ce titre : Mondrian / De Stijl. Il y a dans cette mise sur un même plan du leader et du mouvement qui lui est affilié une volonté d’exhaustivité qui s’inscrit pourtant bien dans un esprit de synthèse. Fidèle aux préceptes du néo plasticisme, majeurs et mineurs (découlant des arts majeurs et des arts mineurs) fusionnent pour former un tout unique qui d’un seul bloc représente toute les facettes.</p>
<p>Michel Butor disait du tableau de Mondrian « Victor Boogie Woogie » : « Moulin qui transforme le vent en énergie nourricière, l’œuvre est en même temps antenne émettrice et interrogatrice » et c’est exactement de ça qu’il s’agit, la synthèse n’apporte pas de réponse mais elle donne des clefs pour alimenter et nos décisions raisonnées et nos instincts passionnels.</p>
<p><strong>Note : 7,5/10</strong></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="MONDRIAN / DE STIJL (Au centre Pompidou)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2011/02/mondrian-de-stijl-au-centre-pompidou/13164/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2011/02/mondrian-de-stijl-au-centre-pompidou/13164/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>ARCHI &amp; BD, LA VILLE DESSINÉE (Au Palais de Chaillot) [7,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2010/07/archi-bd-la-ville-dessinee-au-palais-de/1594/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2010/07/archi-bd-la-ville-dessinee-au-palais-de/1594/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 04:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2010/07/30/archi-bd-la-ville-dessinee-au-palais-de-chaillot-7510</guid>
		<description><![CDATA[La ville constitue souvent un tampon entre le lecteur et les personnages. Chez le premier, elle génère une immersion totale (Moebius), permet une modification rapide des codes (Nicolas De Crecy &#8211; qui réalise d&#8217;ailleurs la magnifique affiche de l&#8217;exposition) et facilite l’identification (Stan Lee), tandis que chez le second elle est le contour, le coup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La ville constitue souvent un tampon entre le lecteur et les personnages. Chez le premier, elle génère une immersion totale (Moebius), permet une modification rapide des codes (Nicolas De Crecy &#8211; qui réalise d&#8217;ailleurs la magnifique affiche de l&#8217;exposition) et facilite l’identification (Stan Lee), tandis que chez le second elle est le contour, le coup de crayon qui affine la personnalité et qui donne sens à la personnalité. La question de l’architecture est centrale ici, car les BD ne sont que des plans d’architectes auxquels on a greffé des personnages, tandis que les plans d’architectes ne sont que décors laissés à l’abandon (les métropoles de l’italien Aldo Loris Rossi). A bien des égards, la complémentarité entre les deux est nécessaire tant le support ainsi créée offre à ses créateur une liberté visuelle et créative infinie qui ne se limite pas à l’illustration de l’instant mais qui contribue à un grand tout.</p>
<p>La grande réussite de l’exposition « <strong>Archi &amp; BD : la ville dessinée</strong> » réside dans l’enchevêtrement de ses thématiques, les planchent se déploient à la fois selon un axe temporelle qui retrace les différents courants (premiers émois, comics, lignes claires, roman graphique, intrusions de l’art contemporain) et selon un axe géographique qui me refocalise la question sur les villes (New York, Paris, Tokyo…). Cette double ligne de lecture qui évolue de manière parallèle est une belle métaphore du rôle des capitales chez les grands auteurs contemporains. On pense à Enki Bilal dans « La Tétralogie du Monstre » ou encore à Yslaire dans « <a href="http://www.playlistsociety.fr/2009/05/le-ciel-au-dessus-de-bruxelles-de.html">Le Ciel Au Dessus de Bruxelles</a> ».</p>
<p>Via ses grands panneaux blancs (une succession de cases vierges), le visiteur réalise des migrations pendulaires du centre à la lune, de la banlieue aux tréfonds de l’océan. Si l’on a parfois l’impression de se retrouver face à une compilation de photocopies couleurs de bandes dessinées dont on se sent, par culpabilité, obligé de lire les textes qui n’ont pourtant souvent rien à voir avec le sujet, on s’arrête aisément devant des morceaux de bravoures graphiques qui reproduit a grande échelle deviennent des œuvre d’art à part entière décorrélé de leur rôle d’origine. C’est le cas pour les planches de Benjamin issues de « Savior », ou encore du « Le Chantier de la Tour CCTV » de Zou Jian.</p>
<p>Créant des ponts qui permettent de réaliser à quel point la BD est un art ouvert, on regrettera que « <strong>Archi &amp; BD : la ville dessinée</strong> » n’ait pas pousser l’intégration (et la réciprocité)  jusqu’à évoquer l’influence de l’architecture et de la BD dans les autres formes d’art et notamment le jeux vidéos avec les villes surréalistes des Final Fantasy.</p>
<p><strong>Note : 7,5/10</strong></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="ARCHI &#038; BD, LA VILLE DESSINÉE (Au Palais de Chaillot)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2010/07/archi-bd-la-ville-dessinee-au-palais-de/1594/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2010/07/archi-bd-la-ville-dessinee-au-palais-de/1594/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>C’EST LA VIE (Au musée Maillol) [7,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/cest-la-vie-au-musee-maillol-7510/1560/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/cest-la-vie-au-musee-maillol-7510/1560/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 May 2010 05:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[Sculptures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2010/05/28/cest-la-vie-au-musee-maillol-7510</guid>
		<description><![CDATA[Les trente glorieuses auront été une anomalie temporelle en dévoilant un monde où l&#8217;espoir de lendemains toujours meilleurs transcendait les peurs et les angoisses. Il en découla naturellement des années où la mort n&#8217;était plus cet ennemi qu&#8217;il faut combattre au quotidien, ce monstre angoissant qu&#8217;on ne doit jamais quitter des yeux. Cependant le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #990000;"> </span>Les trente glorieuses auront été une anomalie temporelle en dévoilant un monde où l&#8217;espoir de lendemains toujours meilleurs transcendait les peurs et les angoisses. Il en découla naturellement des années où la mort n&#8217;était plus cet ennemi qu&#8217;il faut combattre au quotidien, ce monstre angoissant qu&#8217;on ne doit jamais quitter des yeux. Cependant le monde se voilait la face, et il s&#8217;agissait plus d&#8217;un oubli collectif que d&#8217;une aisance par rapport au sujet : « A la libération, la révélation des images des camps fait perdre l&#8217;envie pendant 10 ans de toutes représentations morbide : pour l&#8217;avoir trop vue, nul ne veut plus voir la mort en face ». Alors que tout le monde craignait que la mort ne réapparaisse par la guerre, c&#8217;est par l&#8217;épidémie qu&#8217;elle revint hanter les hommes : le sida et la fin de l&#8217;innocence rappelaient aux hédonistes que tout a un prix. Christian Boltanski introduit les camps de concentration dans ses oeuvres et la mort redevint ce thème avec lequel il est impossible de ne pas composer.</p>
<div>Avec « <strong>C&#8217;est la vie</strong> », le musée Maillol expose les différentes facettes de la mort dans l&#8217;art au travers de centaines de crânes. Qu&#8217;on l&#8217;accepte, qu&#8217;on se joue d&#8217;elle, qu&#8217;on la déifie, qu&#8217;on la défie ou qu&#8217;on la mystifie, il s&#8217;agira à jamais d&#8217;une notion qui déroutera l&#8217;homme. De la même manière que « <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/05/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810.html">Crime et Châtiment</a> » exposait la guillotine prouvant ainsi qu&#8217;elle faisait partie de l&#8217;histoire, on aurait aimé que « C&#8217;est la vie » soit là pour parler de la mort au passé, mais les cranes sont bel et bien un objet organique qui ne sera jamais génériquement un vestige. Du coup on ne peut vivre avec eux que dans une relation de crainte, d&#8217;appréhension et de détournements. Dans la première grande salle de l&#8217;exposition, un enfant de 5 ans est assis religieusement devant « La tête de mort II » de Niki de Saint-Phalle et, un carnet à la main, en dessine les contours sous les yeux bienveillants de sa mère, en laissant peser son regard curieux et hagard sur la masse blanche. On ne peut mieux résumer la position qu&#8217;occupe actuellement la mort dans nos sociétés.</p>
</div>
<div>« The Death of God » de Damien Hirst se matérialise dans son « Fear of Death » mais est relativisé par le « For Love of God ». La mort est un jeu macabre. Un enfant joue à la balle avec un crane humain et le film se répète à l&#8217;infini. La modernité transcende la mort en la faisant sienne, sans la banaliser mais en l&#8217;intégrant comme élément artistique, sans pour autant en faire un élément de provocation.</p>
<p>Ainsi avec ses 160 œuvres qui mélangent peintures, photographies, sculptures, objets, bijoux et vidéos, « <strong>C&#8217;est la vie</strong> » reconstitue le parcours de ce qui reste au final l&#8217;histoire d&#8217;une impuissance humaine face à la mort. On regrettera cependant son manque de structuration du discours et cette organisation chronologique qui évite la véritable réflexion thématique et qui n&#8217;apporte que peu d&#8217;axes d&#8217;analyses aux visiteurs admiratifs de la richesse des oeuvres mais frustrés par l&#8217;absence de clefs. D&#8217;autant plus que le chemin n&#8217;est pas lisse et qu&#8217;il faut intégrer dans la mise en perspective les aspects grotesques ou consuméristes qu&#8217;ont pu revêtir des cranes devenus instruments de mode comme les autres.</p>
<p>Mais malgré tout, le crane reste l&#8217;incarnation du « Final Nervous Breakdown » (Marc Quinn), quelque chose de justement particulièrement humain, comme si au fond il n&#8217;était qu&#8217;une allégorie créée de toute pièce par l&#8217;homme. Plus qu&#8217;un message de mort, le crane serait un symbole de vie. Non pas parce qu&#8217;il est une vanité qui nous ramènerait à la finitude et à la brièveté de la vie et à la nécessité d&#8217;en profiter au maximum mais parce qu&#8217;il serait le dénominateur commun de l&#8217;existence de chacun, celui qui nous rappelle que nous partageons le même combat, comme le démontre « Identité Nationale » de Raphaël Boccanfuso.</p>
<p>« <strong>C&#8217;est la vie</strong> » prouve que le sens de la mort n&#8217;apparait que via un prisme particulier (les tableaux dont l&#8217;image se forme dans le miroir cylindrique) et qu&#8217;elle est si ancrée dans la nature que l&#8217;homme ne pourra la dompter (les photos de crânes/fruits de Dimitri Tsykalov).</p>
<p>Notre rapport à la mort est ambigu et jamais figé, et en ça « <strong>C&#8217;est la vie</strong> » personnifie l&#8217;indomptable.</p>
</div>
<div><strong>Note : 7,5/10 </strong></p>
</div>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="C&#8217;EST LA VIE (Au musée Maillol)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2010/05/cest-la-vie-au-musee-maillol-7510/1560/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/cest-la-vie-au-musee-maillol-7510/1560/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>CRIME ET CHATIMENT (Au Musée d’Orsay) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810/1114/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810/1114/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 May 2010 09:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2010/05/07/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810</guid>
		<description><![CDATA[Un long couloir sombre tapissé d’incantations bibliques cloisonne la route du pèlerin. Au bout du chemin, un objet monstrueux se dégage de l’obscurité. L’homme avance à pas de loup comme pour essayer de retarder le moment fatidique de la confrontation. Sur les murs, les crimes originels se jettent sur les pensées de l’homme et lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span style="color: #990000;"> </span> Un long couloir sombre tapissé d’incantations bibliques cloisonne la route du pèlerin. Au bout du chemin, un objet monstrueux se dégage de l’obscurité. L’homme avance à pas de loup comme pour essayer de retarder le moment fatidique de la confrontation. Sur les murs, les crimes originels se jettent sur les pensées de l’homme et lui rappelle que la machine de mort concerne l’humanité dans son ensemble. « Qui ne désire pas la mort de son père », qui n’est pas un meurtrier ? Qui peut être sûr de ne jamais connaître la déchirure ?</div>
<div>William Blake et son « Blasphémateur » contemplent avec amusement le condamné à la manière d’un <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/04/fall-your-future-our-clutter-810.html">Mark E Smith</a> plein de cynisme. « Cain portant le corps d’Abel » de Alexandre Falguière rappelle que le premier meurtre de l&#8217;imaginaire religieux n’est pas puni de mort. Le châtiment de Caïn se bornera aux remords qui dévorent de l’intérieur. Peut-être alors que cet engin de mort qui vous attend n’est qu’une vieillerie, un objet usité du passé qui sert à faire peur et non à punir. En réalité Caïn et la Guillotine incarnent la question fondamentale qui anime la justice : Punir ou soigner ? Car plus que « <strong>Crime et Châtiment</strong> », l’exposition s’interroge ici sur « Crime et Conséquence ». Ce qui est sûr, c’est que quoiqu’il en soit, il n’y pas d’issue heureuse et le chemin de la guérison peut être encore plus douloureux que la mort comme le prouve le « Caïn ou Hitler en Enfer » de George Grosz</div>
<div>La fameuse guillotine ne joue pas ici le rôle de bête de foire mais bien celui de pivot, d’entrée dans un monde qui croule sous les paradoxes. Elle impose tellement sa présence que l’éclairage en oubli de se poser sur le « Lucifer » de Franz Von Stuck dont personne ne pourra alors profiter. Par la porte de l’instrument de mort, le visiteur est replongé dans un monde pas si éloigné où l’abolition de la peine de mort ne s’était pas encore affirmée comme l’une des fondations phares de notre culture (il ne faut pas oublier que la dernière utilisation de la guillotine ne remonte qu’à 1977 !)</div>
<div>« <strong>Crime et Châtiment</strong> »  retrace 200 ans d’évolutions judiciaires et de remises en cause de l’institution sous fond de questions philosophico-éthiques. Le meurtre peut-il être considéré comme une maladie ? Le châtiment  n’est-il pas un crime plus important que le crime originel ? Et surtout quel rôle joue la passion humaine pour l’ignominie ? Comment médias et crimes ont été intimement liés ?</div>
<div>Le crime ne serait-il pas un courant comme les autres soumis à des modes et à des codes médiatiques ? On dénote des tendances et un intérêt du public qui pourraient d’une certaine manière conditionner les crimes, et l’on traverse ainsi : les crimes passionnels, les crimes historiques (L’assassinat de Marat comme emblème avec l’inévitable Jacques Louis David mais aussi Hauer, Weerts, Munch et Baudry), les crimes des brigands (série de Goya), les crimes des femmes fatales, les crimes des sorcières, les crimes sexuels…</div>
<div>Dans ces thèmes, l’esthétique de la violence trouve une inépuisable source d’inspiration. Au fond, les artistes ne jugent pas, ne prennent pas partie, tout au mieux ils dénoncent en s’en délectant.</div>
<div><strong>Note : 8/10 </strong></div>
<div><em>&gt;&gt; Illustration : « Etude de pieds et de mains » de Théodore Géricault / Photo Frédéric Jaulmes</em></div>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="CRIME ET CHATIMENT (Au Musée d&#8217;Orsay)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2010/05/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810/1114/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2010/05/crime-et-chatiment-au-musee-dorsay-810/1114/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>26</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>PERSONNES de Christian Boltanski (Au Grand Palais) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2010/01/personnes-de-christian-boltanski-au/1201/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2010/01/personnes-de-christian-boltanski-au/1201/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 07:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2010/01/23/personnes-de-christian-boltanski-au-grand-palais-810</guid>
		<description><![CDATA[Paris / du 13 janvier au 21 février 2010. Il y a quelques semaines, Christian Boltanski n&#8217;était encore considéré que comme le plus grand artiste français en matière d&#8217;art contemporain. Un statut, qui connaissant la place qu&#8217;occupe ce courant dans le cœur des français n&#8217;était finalement pas plus honorable que celui de Gojira (&#171;&#160;le meilleur groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paris / du 13 janvier au 21 février 2010.</em> Il y a quelques semaines, <strong>Christian Boltanski</strong> n&#8217;était encore considéré que comme le plus grand artiste français en matière d&#8217;art contemporain. Un statut, qui connaissant la place qu&#8217;occupe ce courant dans le cœur des français n&#8217;était finalement pas plus honorable que celui de Gojira (&laquo;&nbsp;le meilleur groupe de metal français&nbsp;&raquo;) ou encore que celui de Reverse Engineering (&laquo;&nbsp;le meilleur groupe d&#8217;abstrackt hip hop suisse&nbsp;&raquo;). Heureusement le cirque médiatique s&#8217;est laissé émouvoir par « Personnes » une œuvre spécialement réalisées dans le cadre de <a href="http://www.monumenta.fr/">Monumenta 2010</a>, une installation fusionnelle avec son lieu, une déclaration au Grand Palais. Grâce à elle, <strong>Christian Boltanski</strong> est devenu non plus le plus grand artiste français d&#8217;art contemporain mais le plus grand artiste français contemporain tout court, soit un bien bel exemple du jeu d&#8217;influence.</p>
<p>Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que l&#8217;art contemporain ne s&#8217;apprécie qu’au travers de ses concepts, et que des grilles de lecture sont indispensables pour s&#8217;abreuvoir de sa substance. Non je crois qu&#8217;au contraire, comme en musique, il s&#8217;apprécie selon un diptyque bien plus organique. Le curseur n’a que deux positions : soit l&#8217;œuvre touche soit elle ne touche pas. Pas besoin d&#8217;épiloguer pendant des heures sur des concepts conceptualisant, la plus grande des réflexions pouvant de toute façon laisser émotionnellement insensible.</p>
<p>« <strong>Personnes</strong> » de <strong>Christian Boltanski</strong> est d&#8217;ailleurs une parfaite illustration de cette remise en question du « concept ». Il s&#8217;agit presque d&#8217;un manifeste pour la réhabilitation du ressenti personnel. Si l&#8217;on s&#8217;en tenait à l&#8217;analyse pure, probablement que nous passerions à coté des sensations. Il faut dire qu’il est aisé en foulant le sol de l’installation de foncer tête baissée vers les thèmes récurrents de l’artiste et de s’enliser dans la thématique de la Shoah.</p>
<p>« <strong>Personnes</strong> » se compose de zones géométriques parfaitement définies et uniformes séparées par de longues rangées horizontales et verticales. Chaque zone est habitée par des vêtements immobilisés au sol tandis que non loin de l’épicentre se dresse une grue qui vient piocher des bouts de tissus dans une énorme pyramide de fripes. Le fond sonore n’est pas moins riche avec des centaines de cœurs qui battent à l’unisson et qui créent un troublant sentiment de repli sur soi-même.</p>
<p>Ainsi aidé par l’air glacial et par les grands espaces, il est tentant de n’y voir qu’une simple illustration des camps de concentration. Tentant certes, mais surtout beaucoup trop évident pour être honnête. Inutile d’analyser rationnellement ! L’œuvre se vit de l’intérieur &#8211; le visiteur étant d’ailleurs littéralement dans l’œuvre &#8211; et vous englobe.</p>
<p>Les habits vidés de leur corps nous interrogent-ils sur la présence ? Ces cœurs qui battent font-ils écho au fait que nous existons indépendamment de notre enveloppe physique ? La grue est-elle une métaphore du cycle de la vie ? Dans tous les cas, « <strong>Personnes</strong> » interroge bien plus sur notre présence humaine que sur l’absence consécutive à l’extermination massive.</p>
<p>Pour ma part, j’y vois une vision futuriste de notre monde, une sorte de récit de science-fiction. Les hommes sont privés de liberté et vivent dans des zones géographiques strictement délimitées. Interconnectés entre eux via la force des réseaux, leur enveloppe corporelle n’a plus de signification : ils ne sont plus qu’une intelligence collective alimentée par un spot d’énergie unique en forme de soleil artificiel. Ce carcan, cette absence de liberté n’est pas vue comme une prison. Au contraire, il s’agit d’un cocon réconfortant. Les bruits des cœurs qui battent rappellent la période de gestation. L’homme se sent comme protégé.  Les souvenirs du ventre maternel lui rappellent combien la liberté est un cadeau empoisonné et combien elle a mené à un moment le peuple à sa perte. Cependant, cet univers sonore rassurant est troublé par le bruit entêtant d’une machinerie post-industrielle. La grue est le symbole de la dictature nécessaire à ce nouveau mode de vie. La matière humaine y est accumulée et retraitée à des fins obscures, à des fins que les habitants des zones ignorent. La grue représente l’angoisse qui les maintient dans leur position et qui les oblige à caler leurs pensées sur les rythmiques de leur ancienne existence.</p>
<p>Cette analyse est de loin la plus pertinente que je puisse faire, car elle est honnête et sincère. Si « <strong>Personnes</strong> » a un objectif c’est bien celui que chacun d’entre nous assume son ressenti personnel sans se laisser corrompre par de trop évidentes références historico-sociales.</p>
<p><strong>Note : 8/10</strong></p>
<p><em>&gt;&gt; Photo d’illustration par Didier Plowy. A lire également, <a href="http://carpewebem.fr/monumenta-2010-lart-comme-science-humaine-carte-blanche-a-jean-max-colard/">l’article de Guillaume Ansanay sur Carpewebem au sujet de la conférence de Jean-Max Colard</a></em></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="PERSONNES de Christian Boltanski (Au Grand Palais)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2010/01/personnes-de-christian-boltanski-au/1201/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2010/01/personnes-de-christian-boltanski-au/1201/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>WE WANT MILES (A la cité de la musique) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2009/10/we-want-miles-la-cite-de-la-musique/1262/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2009/10/we-want-miles-la-cite-de-la-musique/1262/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 06:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2009/10/19/we-want-miles-a-la-cite-de-la-musique-810</guid>
		<description><![CDATA[J’ai toujours éprouvé un certain inintérêt pour ces expositions retraçant la vie d’une personnalité. Je me souviens ainsi m’être passablement ennuyé à l’exposition Patti Smith à La Fondation Cartier et avoir poussé le vice jusqu’à esquiver les rétrospectives Jimmy Hendrix et Gainsbourg. Car dans l’idée il faut bien l’avouer, quand je vois des gens se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai toujours éprouvé un certain inintérêt pour ces expositions retraçant la vie d’une personnalité. Je me souviens ainsi m’être passablement ennuyé à l’exposition <a href="http://www.playlistsociety.fr/2008/05/patti-smith-la-fondation-cartier.html">Patti Smith</a> à La Fondation Cartier et avoir poussé le vice jusqu’à esquiver les rétrospectives Jimmy Hendrix et Gainsbourg. Car dans l’idée il faut bien l’avouer, quand je vois des gens se pâmer devant un carnet de note de Patti Smith enfermé sous verre, et que je lis sur leurs lèvres des moments magiques comme « Tu te rends compte, elle avait un carnet de notes, c’était tout de même une grande artiste ! », l’envie de m’enfuir et de vivre à la campagne d’Internet et d’eau fraîche se fait des plus pressantes.</p>
<p>De ce fait, l’annonce du big event de l’année à savoir l’exposition « <strong>We Want Miles</strong> » ne m’avait pas fait bander plus que ça. Ecouter sur une borne et dans le bruit des disques que j’ai déjà chez moi ? Admirer des vêtements en me frottant les yeux ? Dire à ma copine imaginaire « C’est dingue, tu t’imagines que ce bout de tissu a été porté sur scène par le maître » ? Contempler des instruments comme devant une vitrine Yamaha ? Jouer des coudes pour me positionner devant une vidéo qui tourne depuis 10 ans sur YouTube ? Me prosterner devant un contrat signé de la main de Miles ? Lire une biographie dans des conditions bien moins optimales que sur Wikipedia ou que sur le bouquin de l’expo ? Non sérieusement qu’est ce que pouvais bien aller foutre là bas ?</p>
<p>Mais bon comment tourner le dos à Miles Davis ? Parce qu’au final c’est quand même bien du « jazz face à sa légende » dont il s’agit. De ce fait jeudi soir, après m’être difficilement frayé un chemin au milieu de la masse des invités, après avoir du supporter des conneries du genre « C’est un scandale, on est invité à un vernissage et on doit faire la queue ! Autant faire l’exposition avec le quidam moyen, si c’est ça ! » ou encore « Comment c’est un vernissage, et il n’y a même pas de champagne ? » (bon ok, j’avoue, la deuxième remarque débile était peut-être de moi), je suis entré dans le temple, dans un espace qui dès ses premiers mètres vous coupe du temps.</p>
<p>« <strong>We Want Miles</strong> » est divisé en deux parties : le rez-de-chaussée, arborant une ambiance noir et blanc des plus sobres et des plus classieuse, retrace le parcours, la formation, les rencontres, les expérimentations, les révolutions, l’ambivalence et la construction du mythe ; tandis que le sous-sol, plus coloré, plus clinquant, se focalise sur la star mondiale, sur l’ascension fulgurante de Miles Davis en tant qu’icône planétaire. Le diptyque est du meilleur effet car bien que lié à des notions temporelles, il permet de mettre en exergue les deux personnalités du plus grand trompettiste du monde.</p>
<p>L’autre force de l’exposition provient sans nul doute de sa monstruosité en terme de contenu et de sa capacité à capter l’attention du néophyte tout en ayant des choses à faire découvrir au passionné. Quelque soit votre rapport à Miles Davis, il y aura forcément quelque chose pour vous ici. Quand je parle de monstruosité, je parle également de l’impact de la mise en scène, des moyens déployés. Qu’il s’agisse des plug &amp; play qui permettent d’écouter sur des bornes musiques et interview, ou des mini-pièces se focalisant sur un album, sur une époque, tout ici sans la démesure et la volonté d’exhaustivité. C’est très simple en 1h30, j’ai l’impression d’avoir à peine survoler l’espace.</p>
<p>Du coup on passe son temps à jubiler bêtement, comme un gosse dans un magasin de jouet, époustouflé par ce champ des possibles qui semble alors infini et qui a pourtant connut une limite en 1991. On est content d’apprendre que Miles était diplômé de l’école dentaire, on se délecte des photos, de la présence de Dizzee Gillepsie, de Charlie Parker, on se contorsionne en clignant des yeux devant ce qui n’est au fond que de simples partitions, on s’amuse de découvrir comment Jeanne Moreau est devenu sourde, on reste bloqué sur ce concert d’orchestre projeté au sol, on découvre avec curiosité l’approche globale de l’artiste avec ses huiles et peintures sur bois, et surtout on écoute en boucle « Someday my prince will come », la dernière collaboration avec Coltrane.</p>
<p>Alors oui, à titre personnel, j’aurais aimé que Marcus Miller ait été plus mis en avant et que les textes illustrant les salles aient été écrit avec plus de rigueur (était-ce bien raisonnable de se laisser aller à des jeux de mots comme : Miles « Devisse » et cesse de se produire en 1974 ?), mais globalement, l’approche est si abrasive, si totale, qu’il faudrait être fort de mauvaise foi pour ne voir dans ce « <strong>We Want Miles</strong> » qu’un « Fan de » à grande échelle.</p>
<p><strong>Note : 8/10</strong></p>
<p><em>&gt;&gt; A lire également, </em><a href="http://www.goodkarma.fr/2009/10/04/we-want-miles-davis-cite-de-la-musique/"><em>la critique de JS sur Good Karma</em></a><em> </em></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="WE WANT MILES (A la cité de la musique)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2009/10/we-want-miles-la-cite-de-la-musique/1262/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2009/10/we-want-miles-la-cite-de-la-musique/1262/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>I WANT TO BELIEVE de Cai Guo-Qiang (Au Guggenheim de Bilbao) [9/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2009/09/i-want-to-believe-de-cai-guo-qiang-au/1285/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2009/09/i-want-to-believe-de-cai-guo-qiang-au/1285/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Bilbao]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2009/09/16/i-want-to-believe-de-cai-guo-qiang-au-guggenheim-de-bilbao-910</guid>
		<description><![CDATA[du 17 Mars 2009 au 6 Septembre 2009 / Bilbao. L’énorme structure du Guggenheim trône au cœur de Bilbao comme la prédiction d’un futur post-industriel qui aurait ingurgiter le passé, de l’architecture romaine aux extravagances du monde moderne. Entre son entrée gardée par un chien de Jeff Koons, et sa porte de derrière protégée par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>du 17 Mars 2009 au 6 Septembre 2009 / Bilbao</em>. L’énorme structure du Guggenheim trône au cœur de Bilbao comme la prédiction d’un futur post-industriel qui aurait ingurgiter le passé, de l’architecture romaine aux extravagances du monde moderne. Entre son entrée gardée par un chien de Jeff Koons, et sa porte de derrière protégée par l’une des araignées géantes de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2007/12/louise-bourgeois-tate-modern.html">Louise Bourgeois</a>, le Guggenheim affiche ses intentions. Quel meilleur endroit que cette grande bâtisse qui fait le pont entre le passé et le futur, pour accueillir les œuvres du chinois <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> ?</p>
<p>Imprégné de tout son être par la culture chinoise (voir plus globalement asiatique), <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> fait lui aussi le grand écart entre des valeurs antagonistes qui se retrouvent dans une seule et même œuvre : la création face à la destruction. Connu pour avoir notamment réalisé les « Empreintes de l’histoire », le feu d’artifice qui a inauguré les Jeux Olympiques de Beijing en 2008, où des pas dans le ciel traversaient la ville, <span style="font-weight: bold;">Cai</span> est à 52 ans, un artiste complexe et polyvalent, à la fois peintre, créateur d’installation, chef de chantier et artificier.</p>
<p>L’atrium du Guggenheim est occupé par huit chevrolets américaines organisées dans l’espace en cercle rotatif et traversées d’éclairs électriques symbolisant l’explosion. Les interprétations de l’œuvre sont multiples, on peut y voir, via cet emblème américain qui se  désagrège dans le ciel pour finalement revenir à son point de départ, une métaphore de l’aspect cyclique des crises économiques et financières, comme une représentation de l’american dream, de ses nombreux moments de doutes et de sa capacité à retrouver la stabilité. L’installation laisse d’entrée de jeu une forte impression.</p>
<p>Il suffit au visiteur d’emprunter quelques marches pour changer radicalement d’ambiance. A quelques mètres de là se trouve la « Cours de perception des impôts » : une énorme pièce où des sculptures en argile brut et sèche reproduisent l’époque de la révolution maoïste. Cependant la nature des composants des statues implique leur désagrégation au cours du temps, l’œuvre ne dure qu’un temps comme l’idéologie qu’elle représente.</p>
<p>Puis très vite « <span style="font-weight: bold;">I want to believe</span> » nous emmène au cœur de l’univers de <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> : la poudre et la notion d’énergie. Quand certains s’expriment avec le pinceau, l’artiste chinois s’exprime avec la poudre à canon. Cet or noir en toc est déposé sur des toiles puis les mèches sont allumés, le tracé s’embrase et il en nait une création qui suit à moitié la volonté de l’artiste, à moitié la volonté propre de la poudre. L’outil de mort n’est pas utilisé comme une œuvre d’art mais comme une nouvelle forme d’art. Les toiles sont ainsi meurtries et mettent en exergue le contraste entre les textes chinois emprunts de philosophie et la guerre. <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> utilise également la technique pour réaliser son propre autoportrait et pour donner naissance à la plus belle de ses œuvres : « Black Peony (Pivoine noire) » qui sur une tablette de porcelaine sculptée, laisse apparaitre la fleur, image de pureté, ternie et défigurée par la poudre.</p>
<p>L’énergie et les mouvements imprévisibles sont une source d’inspiration infinie. <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> utilise des ventilateurs pour projeter de la peinture à l’huile sur ses toiles les transformant en typhons vivants. Mais c’est avant tout les explosions qui l’intriguent le plus. Plusieurs vidéos représentent ses feux d’artifices, véritables œuvres de l’instant, faisant de lui le premier artiste-artificier du monde. Dans sa série « Project for extraterrestrials », il essaye de contrôler l’incontrôlable tout en sachant que c’est l’œuvre qui finira par dompter l’artiste.</p>
<p>Un peu plus loin, une épave remplit l’intégralité d’une plage terrestre. Naviguant de la Chine vers l’occident, le bateau s’est échoué et sa cargaison de porcelaine a été réduite en miette. Installation massive réalisée avec des professionnels mais aussi avec des résidents locaux, cette embarcation soulève la question de l’exploitation des ressources de l’Asie, un jeu qui semble convenir aux deux pôles mais qui crée une frustration chez l’homme et son rapport au travail. La notion d’art global, où l’homme est un figurant de l’œuvre est présente derrière chaque morceaux d’assiettes cassées.</p>
<p>Mais c’est vraiment l’installation « Head On » qui confirme l’admiration. En provenance du Guggenheim de  Berlin pour lequel, elle a été créée, celle-ci met en scène une masse compacte de loups s’écrasant contre une vitre transparente symbolisant le mur de Berlin. Le niveau de détail des bêtes, la beauté de leur animation spatiale, la technicité de l’ensemble montrent à quel point <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> est un grand  « metteur en scène ». Ce troupeau idéologique, représentant une humanité se confrontant à une spirale d’erreurs liées au mimétisme de groupe, induit, tout comme dans l’atrium, la notion de répétition éternelle des schémas.</p>
<p>« Everything is Museum » serait sûrement l’expression à retenir du travail de <span style="font-weight: bold;">Cai Guo-Qiang</span> et de ce « <span style="font-weight: bold;">I want to believe</span> ». Imposant la notion de globalisation artistique, elle crée un parallèle passionnant avec le réseau  international Guggenheim. Quant aux grands espaces du Bilbao, leurs architectures participent pleinement à l’épanouissement à la fois maitrisé et spontané de l’exposition.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Note : 9/10</span></p>
<div style="text-align: center;"><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3531/3829716157_99f841f40d_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3531/3829716157_99f841f40d_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2640/3830530134_c66d149fa8_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2640/3830530134_c66d149fa8_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2472/3829718361_04e0b0ce4a_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2472/3829718361_04e0b0ce4a_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2674/3829727687_e90b4d0987_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2674/3829727687_e90b4d0987_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2587/3829731875_996d3c6830_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2587/3829731875_996d3c6830_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2522/3829723155_20d2ea611a_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2522/3829723155_20d2ea611a_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2598/3830510312_e77d802a05_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2598/3830510312_e77d802a05_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2477/3830496614_278c5d92e2&lt;br &gt;&lt;/a&gt; _b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2477/3830496614_278c5d92e2_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="240" height="135" /></a><br />
<a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3481/3830521802_8af0be8997_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3481/3830521802_8af0be8997_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3524/3830505976_d620c5e40d_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3524/3830505976_d620c5e40d_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3520/3830534232_a05f75e910_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3520/3830534232_a05f75e910_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2655/3829729833_0c9ae0d506_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2655/3829729833_0c9ae0d506_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2567/3830516818_920c925971_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2567/3830516818_920c925971_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm3.static.flickr.com/2621/3829735929_8f088697fa_b.jpg"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2621/3829735929_8f088697fa_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3508/3830491334_e72b7c3537_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3508/3830491334_e72b7c3537_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a><a title="Cai Guo-Qiang" href="http://farm4.static.flickr.com/3438/3830498872_10d6d9d2ed_b.jpg"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3438/3830498872_10d6d9d2ed_m.jpg" alt="Cai Guo-Qiang" width="135" height="240" /></a></div>
<p><em><br />
</em></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="I WANT TO BELIEVE de Cai Guo-Qiang (Au Guggenheim de Bilbao)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2009/09/i-want-to-believe-de-cai-guo-qiang-au/1285/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2009/09/i-want-to-believe-de-cai-guo-qiang-au/1285/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA NUIT DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE 2009 [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2009/06/la-nuit-de-la-photographie/1326/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2009/06/la-nuit-de-la-photographie/1326/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 08:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2009/06/24/la-nuit-de-la-photographie-contemporaine-2009-810</guid>
		<description><![CDATA[Le 22 juin 2009 / Paris, Place Saint Sulpice. La première édition de la nuit de la photographie contemporaine m’avait passablement déçu de par le manque d’artistes pertinents, et seule la sélection de Charlet Photographie avait une fois de plus réussie à m’émouvoir. Néanmoins, c’est avec un plaisir non feint que j’accueillis le renouvellement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 22 juin 2009 / Paris, Place Saint Sulpice.</em> <span style="font-family: arial;">La <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2008/06/la-nuit-de-la-photographie.html">première édition de la nuit de la photographie contemporaine</a> m’avait passablement déçu de par le manque d’artistes pertinents, et seule la sélection de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.charlet-photographies.com/">Charlet Photographie</a> avait une fois de plus réussie à m’émouvoir. Néanmoins, c’est avec un plaisir non feint que j’accueillis le renouvellement de cette excellente initiative.</span></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: arial;">Disons le de suite, un vrai gap de qualité a été franchi entre la première et cette seconde édition. Choix plus pointilleux, événement plus attractif ? Je ne sais pas quelles en sont les causes mais la montée en gamme était clairement implicite. L’idéal serait évidemment de chroniquer l’événement artiste par artiste mais l’exercice s’avérerait probablement aussi périlleux et chronophage que de décortiquer le dernier Enki Bilal vignette par vignette. J’opterais donc pour une démarche plus proche de l’état de flânerie perpétuelle avec lequel j’ai abordé l’exposition : impressions, suppositions et ressentiments à la volée. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Via des noir &amp; blanc où les arbres sont emplis de mystères et dévoilent des formes quasi animales, Laurence Toussaint propose des œuvres ethniques où la nature n’est pas sacrifiée sur l’autel de la banalité. Bénédicte Loyen photographie la vieillesse et la misère humaine avec justesse, même si la thématique reste un peu facile. Les « Errances » de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.photo-corinnero.com/">Corinne Heraud</a> attire via un rendu craquelé comme si les photos étaient recouvertes d’écumes. Avec <a style="font-weight: bold;" href="http://sabrinabiancuzzi.wifeo.com/">Sabrina Biancuzzi</a>, on se croit perdu dans la forêt d’<a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2009/06/antichrist-de-lars-von-trier-8510.html">Antichrist</a>. On s’amuse devant les sacs vidés d’Aurélie Prissette, du sous Sophie Calle qui reste plaisant. On s’attarde sur les belles mises en situation de Vincent Goutal avec sa série « Visions de l’Est », et on s’arrête net devant la grosse sélection de portraits stylisés de David Law où collages, contrastes et effets transcendent les visages. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Cette courte liste prouve déjà combien l’événement m’a qualitativement et quantitativement bien plus impressionné que l’année dernière. Après je ne peux non plus nier qu’il comportait son lot d’infamie propre à la photographie contemporaine. Il y a bien trois types de photographie que je ne supporte plus, trois styles tellement galvaudés, vus et revus, qui au mieux me laissent insensible, au pire m’écœurent : les noirs et blancs faussement artistiques, les flous trop évidents et surtout les nus vulgaires dénués de toute sensibilité. Et malheureusement, on ne peut pas dire que ces trois styles n’étaient pas plus que représentés en ce lundi 22 juin ; confère Marc Wolf ou <a style="font-weight: bold;" href="http://www.damienguillaume.com/">Damien Guillaume</a> par exemple. Je reste aussi complètement distant face aux nus de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.myspace.com/suerynski">Sue Rynski</a> et à sa série « Music, Light &amp; Shadow : Listening to the White Stripes. » ; il ne suffit pas d’avoir photographier Iggy Pop en live pour posséder la touche « Rock’n’Roll ». </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">On s’ennuie aussi un peu devant pas mal d’artistes dont le manque de personnalité n’aide pas les sens à se mettre en éveil. Je pense en vrac à <a style="font-weight: bold;" href="http://www.augustindetienne.com/">Augustin Détienne</a>, Alexandre Resovaglio, Thomas Lang… et surtout au animaux gonflables de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.sophiemabille.com/">Sophie Mabille</a>. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Sinon, gros coup de cœur pour les constructions de Julien Barbanel, qui présente des montages visionnaires où la ville prend mille couleurs tout en conservant une chaleur attractive, des photos assez proches de certains travaux vus en fin d’année dernière à la <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2008/11/la-biennale-architecture-de-venise-2008.html">Biennale de Venise.</a> A noter également, que malgré mes réticences exprimées  plus haut, les nus d’<a style="font-weight: bold;" href="http://elearage.deviantart.com/">Elea Rage</a> m’ont touché grâce à des touches intrigantes mélangeant noirceur et naïveté enfantine. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Finalement à la fin de cette deuxième édition de « <span style="font-weight: bold;">La nuit de la photographie contemporaine</span> », on en arrive au même constat que l&#8217;année précédente : c’est la sélection de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.charlet-photographies.com/">Charlet Photographie</a> qui était la plus pertinente, que ce soit avec <a style="font-weight: bold;" href="http://web.me.com/philgreg/Site/Bienvenue.html">Grégoire Philipidhis</a>, Hervé Lequeux, ou les classiques mais toujours somptueuses <a style="font-weight: bold;" href="http://www.estellelagarde.fr/">Estelle Lagarde</a> et <a style="font-weight: bold;" href="http://www.liliroze.com/">Liliroze</a>. La seule différence, c’est que cette année, Dominique Charlet avait un peu de concurrence, et que ça, ça change tout ;)</span></p>
<p><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Note : 8/10</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Dans l’ordre Laurence Toussaint, Corinne Heraud, Sabrina Biancuzzi, Marc Wolf, Aurélie Prissette et David Law.</span></p>
</div>
<div style="text-align: center;"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3412/3655532228_fce5371219_m.jpg" alt="Photo026" /> <img src="http://farm4.static.flickr.com/3646/3654734641_2d169b4c6f_m.jpg" alt="Photo026" /> <img src="http://farm4.static.flickr.com/3372/3655532644_f59da4f11c_m.jpg" alt="Photo026" /><br />
<img src="http://farm4.static.flickr.com/3617/3654735253_24f5638237_m.jpg" alt="Photo026" /> <img src="http://farm4.static.flickr.com/3304/3654735565_cf996c27ca_m.jpg" alt="Photo026" /> <img src="http://farm4.static.flickr.com/3381/3654735861_0e8721f561_m.jpg" alt="Photo026" /></p>
</div>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="LA NUIT DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE 2009" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2009/06/la-nuit-de-la-photographie/1326/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2009/06/la-nuit-de-la-photographie/1326/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>OUR BODY (A l’espace Madeleine) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2009/04/our-body-lespace-madeleine-810/1377/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2009/04/our-body-lespace-madeleine-810/1377/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 07:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Sculptures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2009/04/13/our-body-a-lespace-madeleine-810</guid>
		<description><![CDATA[A cause de mon blackout acouphénique récent, j&#8217;ai complètement oublié d&#8217;écrire quelques mots sur Our Body, merveilleuse exposition qui semble interloquer beaucoup de monde et susciter pas mal de débats. Alors avant toute chose, je ne rentrerais pas dans la question morale de l&#8217;exploitation de corps de défunts sans le consentement de ces derniers et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial;">A cause de mon blackout acouphénique récent, j&#8217;ai complètement oublié d&#8217;écrire quelques mots sur Our Body, merveilleuse exposition qui semble interloquer beaucoup de monde et susciter pas mal de débats. Alors avant toute chose, je ne rentrerais pas dans la question morale de l&#8217;exploitation de corps de défunts sans le consentement de ces derniers et ce à but scientifico-artistico-lucratif. Il y a là un débat moral des plus intéressants, mais de 1) Playlist Society a pour ligne éditoriale les critiques d&#8217;œuvres et d&#8217;art &#8211; et  je souhaite m&#8217;y tenir &#8211; et de 2) mon côté cynique m&#8217;amènerait sûrement à récolter dans les commentaires les plus injurieuses (et sûrement justifiées) insultes.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Alors pour résumer, Our Body c&#8217;est de la sculpture sur corps humain, une matière première de travail passionnante mais peu utilisée jusque là. A la lisière entre les approches scientifiques, techniques et artistiques – il s&#8217;agit du discours officiel mais je rajouterais avec quasi certitude lucrative tant personne ne peut nier l&#8217;ambiance foire qui règne dans la salle d&#8217;exposition de l&#8217;espace Madeleine – on nous propose une sorte de malaise visuel rendu possible par « l&#8217;imprégnation polymerique ».</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">L&#8217;exposition est organisée par thématiques médicales (muscles, appareil digestif, respiratoire, génital), et les corps replacés dans des positions de la vie de tous les jours, un tel faisant du vélo, tandis que l&#8217;autre joue aux échecs. Les postures et les expressions des visages (Cf « Appareil Locomoteur ») font clairement références à l&#8217;univers de la sculpture, sauf qu&#8217;il s&#8217;agit de vrais corps et que le malaise ne fait que grandir. Du coup pour amoindrir la tension, le public rit nerveusement. Certains ont des approches enfantines (« Bah dis donc, c&#8217;est vrai que les chinois ont des toutes petites bites ») d&#8217;autres regardent ça sous un œil plus professionnel (« Oh là là, tu as vu cette couche antérieure de la paroi péri-ombilicale, c&#8217;est ravissant »). Mais bon au final personne ne fait le malin devant ces corps découpés en tranche, tant on est pas loin du film d&#8217;horreur. D&#8217;ailleurs je n&#8217;ai pas en mémoire des films allant aussi loin dans le « découpage ».</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Maintenant il se passe quand même quelque chose d&#8217;intense quand on se trouve par exemple face à « L&#8217;écorché avec muscles desinsérés ». On est vraiment face à une œuvre, un homme qui se déploie comme une fleur et dont le titre mêmes fait référence à la fois à la pure description technique et à l&#8217;art en général. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Ces corps plongent forcément le visiteur dans des abîmes de question sur le sens de la vie, et surtout sur la vie après la mort. Les corps présentés portent encore les stigmates de l&#8217;existence de leur hôte,  comme des prothèses de genoux, témoignage que oui cette chose inanimée devant nos yeux a bien vécu et souffert. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">On peut reprocher (ou pas, selon ses affinités) que l&#8217;aspect art contemporain de l&#8217;exposition ne soit pas plus valorisé par une meilleure utilisation de l&#8217;espace et de l&#8217;éclairage. J&#8217;aurais été ravi de voir la même chose à la Fondation Cartier par exemple. Mais dans l&#8217;ensemble, si l&#8217;on omet les questions morales, cette exposition touche en plein dans le mille, elle est angoissante, parfois belle et pose, à la vue de ce système à la fois si complexe, si bien huilé et si fragile, une vraie question « Notre corps est-il notre ami ou notre ennemi » ?</span></p>
<p><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Note : 8/10</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial;"><em><span style="font-weight: bold;">EDIT</span> : L&#8217;exposition &laquo;&nbsp;<span style="font-weight: bold;">Our Body</span>&nbsp;&raquo; vient d&#8217;être interdite par la justice. Plus d&#8217;informations sur <a style="font-weight: bold;" href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/04/21/la-justice-interdit-l-exposition-our-body_1183328_3246.html">Le Monde</a>.</em></span></div>
</div>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="OUR BODY (A l&#8217;espace Madeleine)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2009/04/our-body-lespace-madeleine-810/1377/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2009/04/our-body-lespace-madeleine-810/1377/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA BIENNALE ARCHITECTURE DE VENISE 2008 [9/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/la-biennale-architecture-de-venise-2008/1430/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/la-biennale-architecture-de-venise-2008/1430/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 13:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Venise]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/11/30/la-biennale-architecture-de-venise-2008-910</guid>
		<description><![CDATA[Venise / Septembre &#8211; Novembre 2008. La Biennale de Venise, qu’il s’agisse des années art pictural ou des années architecture, est toujours un des temps forts de l’année, artistiquement parlant. Durant mon court séjour à Venise, je n’ai eu le temps que de faire la partie « Giardini » et encore je dis « temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;"><em>Venise / Septembre &#8211; Novembre 2008</em></span>. La Biennale de Venise, qu’il s’agisse des années art pictural ou des années architecture, est toujours un des temps forts de l’année, artistiquement parlant. Durant mon court séjour à Venise, je n’ai eu le temps que de faire la partie « Giardini » et encore je dis « temps » bien que ce soit un abus de langage tant il faudrait plus d’une journée pour apprécier chaque recoin de l’imposante Biennale.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Le concept est toujours le même chaque pays a son pavillon et expose ses derniers et futurs projets, ses utopies et sa vision de l’architecture. Ainsi dans un décor gigantesque, sorte d’Eurodisney du monde de l’art, on se ballade dans une ambiance paisible dans un monde plein de richesse alternant architecture pure, art contemporain, photos et vidéos.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’Espagne joue la carte du classicisme et présente de vraies réalisations dont le thème central est la réappropriation de l’espace industriel. L’Italie est complètement orientée art contemporain et architecture expérimentale. On y traite de la place de l’humain dans le bâtiment et de métaphores sur la nécessité d’équilibre avec la nature. On cause de l’évolution spatiale du conflit, de réalités virtuelles, d’urbanisme vertical, on y présente des porte-avions détournés en parc d’attraction, et une expansion urbaine qui se greffe sur la géographie naturelle. L’ensemble s’éloigne souvent de l’architecture et rappelle l’exposition « Air De Paris » au centre Pompidou. L’Israel présente un mode de croissance en forme de greffe, rien n’est détruit tout est construit sur l’existant comme un patchwork architecturale contant l’évolution de la ville. La Pologne parle de la vie après les buildings, de leur évolution et de leur réutilisation. La France présente des réalisations concrètes mais avec une mise en scène typiquement artistique, très « Beaubourg ». Et si on peut s’interroger sur des projets comme « Density » qui revoie à la sauce contemporaine la tour de banlieue (on n’avait pas tiré un trait sur les tours ?), l’expo française a le mérite d’être intéressante pour les professionnels. L’Allemagne blablate un peu autour des paradis tropicaux dans des places inhospitalières. L’Angleterre sort des statistiques passionnantes entre les modes d’habitation et les surfaces selon les villes et pays (les logements sont par exemple 30% plus petit à Londres qu’à Genêve). L’hétérogénéité est mise en avant dans une ambiance brique rouge des plus post industrielle. L’Australie met en avant l’unicité des couleurs dans un jardins secret rempli d’objet mystérieux ; une vrai caverne d’Ali Baba. Le Japon présente sur des murs blancs des plans au crayon où se confondent nature et bâtiment. Et toute l’expo est traversée par un pipeline estonien.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">On reprochera sûrement à cette biennale de s’éloigner trop souvent de l’architecture pour taquiner l’art contemporain, mais la diversité des projets et l’ambiance massive que dégage l’ensemble ne cessent de créer l’émerveillement. On aimerait s’y perdre plus longtemps.</span></p>
<p><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Note : 9/10</span></p>
<div style="text-align: center;"><a title="Photo078 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060036232/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3197/3060036232_d588c269fc_m.jpg" alt="Photo078" width="240" height="180" /></a><a title="Photo079 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059199613/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3269/3059199613_d87cfe9713_m.jpg" alt="Photo079" width="240" height="180" /></a><br />
<a title="Photo080 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059199829/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3278/3059199829_9e571239b6_m.jpg" alt="Photo080" width="240" height="180" /></a><a title="Photo084 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059200819/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3296/3059200819_c612724ab8_m.jpg" alt="Photo084" width="240" height="180" /></a><a title="Photo085 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060037626/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3202/3060037626_abc6a2dd54_m.jpg" alt="Photo085" width="240" height="180" /></a><a title="Photo089 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060038474/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3295/3060038474_031a30bd80_m.jpg" alt="Photo089" width="240" height="180" /></a><a title="Photo093 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059202911/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3210/3059202911_80a7c3eee5_m.jpg" alt="Photo093" width="240" height="180" /></a><a title="Photo094 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059203333/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3169/3059203333_392e81df2a_m.jpg" alt="Photo094" width="240" height="180" /></a><a title="Photo096 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060040412/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3143/3060040412_e4ea7efe2b_m.jpg" alt="Photo096" width="240" height="180" /></a><a title="Photo102 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060042176/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3246/3060042176_6d773ae637_m.jpg" alt="Photo102" width="240" height="180" /></a><a title="Photo103 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060042408/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3216/3060042408_f258767a24_m.jpg" alt="Photo103" width="240" height="180" /></a><a title="Photo105 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059206277/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3158/3059206277_591290f9ef_m.jpg" alt="Photo105" width="240" height="180" /></a><a title="Photo106 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060042998/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3253/3060042998_8d9a90d58b_m.jpg" alt="Photo106" width="240" height="180" /></a><a title="Photo110 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060043836/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3043/3060043836_43d597cbcc_m.jpg" alt="Photo110" width="240" height="180" /></a><br />
<a title="Photo087 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059201451/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3276/3059201451_f0c5671c7c_m.jpg" alt="Photo087" width="180" height="240" /></a><a title="Photo095 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3059203647/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3005/3059203647_4ee5df167d_m.jpg" alt="Photo095" width="180" height="240" /></a><br />
<a title="Photo100 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060041576/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3227/3060041576_48fb38253b_m.jpg" alt="Photo100" width="180" height="240" /></a><a title="Photo104 de playlist society, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/playlistsociety/3060042592/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3021/3060042592_d16b507997_m.jpg" alt="Photo104" width="180" height="240" /></a></div>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="LA BIENNALE ARCHITECTURE DE VENISE 2008" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/11/la-biennale-architecture-de-venise-2008/1430/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/la-biennale-architecture-de-venise-2008/1430/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>DE MIRO A WARHOL, la collection Berardo à Paris (Au musée du Luxembourg) [4/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/de-miro-warhol-la-collection-berardo/1441/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/de-miro-warhol-la-collection-berardo/1441/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/11/06/de-miro-a-warhol-la-collection-berardo-a-paris-au-musee-du-luxembourg-410</guid>
		<description><![CDATA[Paris / Du 16 octobre 2008 au 22 février 2009. La collection José Berardo, qui compte 862 œuvres, est à l’origine de cette exposition qui pourrait être sous titrée « 80 œuvres, 4 pièces, 4 thématiques, 11€, 30 minutes ». Manifestement, le musée du Luxembourg a eu l’occasion d’avoir une partie des œuvres de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;"><em>Paris / Du 16 octobre 2008 au 22 février 2009</em></span>. La collection José Berardo, qui compte 862 œuvres, est à l’origine de cette exposition qui pourrait être sous titrée « 80 œuvres, 4 pièces, 4 thématiques, 11€, 30 minutes ». Manifestement, le musée du Luxembourg a eu l’occasion d’avoir une partie des œuvres de la collection Berardo et a décidé d’y greffer un thème. Comment donner du sens aux 80 œuvres tirées des 862 ? Et bien tout simplement en essayant de récréer à travers elle une histoire de l’art. Typiquement une fausse bonne idée !</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’exposition est divisée en quatre pièces : le surréalisme, l’art abstrait, le pop art et une salle « divers année 60 ». Chacune des pièces commence sur les habituels mots censés donner du sens à l’ensemble, mais ici on est plus dans de la rhétorique scolaire qui donne l’impression de lire un article sur Wikipedia où l’on ne pourrait pas cliquer sur les liens, que dans les textes fouillés de Beaubourg. Au final, on n’y comprend rien. D’un côté le postulat de base est de partir du principe que les gens n’y connaissent rien et d’expliquer qui sont les artistes à l’origine des mouvements. Mais de l’autre côtés, des points plus « techniques » comme le fait que l’art abstrait soit une réaction au surréalisme sont complètement éludés. Ainsi on parle des CoBrA comme s’il s’agissait d’un mouvement connu de tous alors que juste avant on nous a expliqué que l’art abstrait commence avec le « sans titre » de Kandinsky. Un peu comme si j’expliquais qui était Kurt Cobain mais que je tenais pour acquis que tout le monde connaisse l’existence du sludge. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Alors bien sûr, l’exposition réunit de très belles pièces : « Le couple » d’Oscar Dominguez, « Le gouffre argentée » de Magritte, du László Moholy-Nagy, du Mondrian. Mais sans même parler des œuvres qui ne me touchent pas (Jean Hélion, Victor Servranckx, Max Bill) l’exposition laisse un goût très désagréable de flou et de bâclé, impression confirmée par la dernière salle fourre-tout où l’on retrouve expressionnisme abstrait, art minimal, etc sans jamais comprendre les subtilités entre les différents courants. Au risque de paraître inculte, je ne comprends pas par exemple pourquoi le « monochrome bleu » de Klein se retrouve dans la salle pop art. Au final, c’est tellement mal foutu que le néophyte pourrait croire que le surréalisme, l’art abstrait, le pop art sont trois courants très proches que seule la démarche peut dissocier. Pour une expo qui voulait expliciter l’art de « Miro à Warhol » c’est plutôt raté. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Heureusement que le cours se termine sur l’inquiétant « Portrait de Jacqueline » de Julian Schnabel. </span></p>
<p><span style="font-family: arial; font-weight: bold;">Note : 4/10</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Image, Tom Wesselman, “Great American Nude”, 1963. Musée Collection Berard, Lisbonne. </span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="DE MIRO A WARHOL, la collection Berardo à Paris (Au musée du Luxembourg)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/11/de-miro-warhol-la-collection-berardo/1441/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/11/de-miro-warhol-la-collection-berardo/1441/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>SYLVIE ROQUES-GAICHIES (A la Galerie Nicole Ferry) [8,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/09/sylvie-roques-gaichies-la-galerie/1460/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/09/sylvie-roques-gaichies-la-galerie/1460/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 13:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/09/30/sylvie-roques-gaichies-a-la-galerie-nicole-ferry-8510</guid>
		<description><![CDATA[Du 26 septembre au 28 octobre, la galerie Nicole Ferry dans le 6ème expose une nouvelle fois les œuvres de Sylvie Roque-Gaichies. Exclusivement fondée sur les séries Cosmogonie, Lettres et Fenêtres, cette exposition est l’occasion de redécouvrir l’une des artistes françaises qui maîtrise le mieux la confrontation entre l’art abstrait et l’art figuratif via ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;">Du 26 septembre au 28 octobre, la galerie Nicole Ferry dans le 6ème expose une nouvelle fois les œuvres de Sylvie Roque-Gaichies. Exclusivement fondée sur les séries Cosmogonie, Lettres et Fenêtres, cette exposition est l’occasion de redécouvrir l’une des artistes françaises qui maîtrise le mieux la confrontation entre l’art abstrait et l’art figuratif via ses nombreuses œuvres au fond d’obédience contemporaine où viennent se superposer des formes d’hommes et d’animaux, comme si l’art primitif avait été peint non pas sur de la roche mais sur des toiles de Paul Klee. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Ainsi on retrouve ici les gimmicks de l’artiste avec les croix rouges dégoulinantes qui marquent le cœur des personnages, avec les lignes abstraites qui se composent et se décomposent pour former un langage parfois réel parfois non, une sorte de code qui donnerait le sens de l’œuvre à qui saurait le déchiffrer. Il suffit d’ailleurs de lire les superbes textes que Roques-Gaichies écrit pour accompagner et expliciter son travail pour comprendre la place des mots dans ses toiles. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Au final tout ça donne un univers poétique qui vole des formes et des ambiances à l’univers de l’enfance mais exclusivement au côté sombre de celui-ci. Les personnages se perdent dans des labyrinthes de couleur et de mot, on se croirait dans les illustrations des albums de Radiohead. </span></p>
<p><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">Note : 8,5/10</span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="SYLVIE ROQUES-GAICHIES (A la Galerie Nicole Ferry)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/09/sylvie-roques-gaichies-la-galerie/1460/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/09/sylvie-roques-gaichies-la-galerie/1460/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>RICHARD AVEDON (Au Jeu de Paume) [8,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/08/richard-avedon-au-jeu-de-paume/1484/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/08/richard-avedon-au-jeu-de-paume/1484/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/08/08/richard-avedon-au-jeu-de-paume-8510</guid>
		<description><![CDATA[Tout comme Lee Miller, Richard Avedon a été maître dans les deux domaines phares de la photographie : la presse et l’art. D’abord spectateur de son époque, il évolue au fur et à mesure vers des portraits de plus en plus artistiques, symbolisé par la collection « In The American West » qui au travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;">Tout comme <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2007/12/art-of-lee-miller-victoria-albert.html">Lee Miller</a>, Richard Avedon a été maître dans les deux domaines phares de la photographie : la presse et l’art. D’abord spectateur de son époque, il évolue au fur et à mesure vers des portraits de plus en plus artistiques, symbolisé par la collection « In The American West » qui au travers de centaines de photos devaient révéler la vraie nature des hommes et femmes des terres de l’ouest ; une œuvre journalistique, un vrai travail de commande qui s’est transformé en projet plus que personnel. Ainsi « Photographs 1946-2004 » résume toute cette évolution. Divisée schématiquement entre ces deux périodes distinctes, l’exposition commence sur les portraits de son époque fashion. On y croise Bob Dylan et les Beatles, on y est effrayé par le torse d’Andy Warhol ou par les mimiques de Stravinsky. Les pianistes sont d’ailleurs tous en transe. Véritable précurseur dans la recherche de l’émotion photographique, Avedon combat tout classicisme du portrait et se focalise sur les instants d’humanité. Ce qu’il y a de beau avec lui, c’est cette capacité à photographier d’égal à égal le président des Etats-Unis et un esclave ; il y met la même force, la même précision. On découvre également les photos touchantes de son père photographié chacune des dernières années de sa vie ; la pellicule suivant l’évolution de la vieillesse (et déjà de la maladie ?). A l’étage, on se retrouve nez à nez avec la femme d’Avedon qui sous l’objectif devient une star de cinéma proche de Jane Birkin ; c’est ravissant de voir comment l’amour et son talent transforment une inconnue en icône. Puis vient « In The American West », une série passionnante donc, qui fait froid dans le dos par le réalisme de son procédé technique (fond blanc et modèle qui fixe l’objectif) qui s’oppose à l’étrangeté du rendu (« BJ Van Feet 9 ans », « Ronald Ficher apiculteur »). Il y a aussi la pièce noire et la thématique des mines de charbon, du pétrole. Et puis on croise même Les Frielander qui avait occupé les murs il n’y a pas si longtemps que ça. Pur et plein d’humanité tout en étant toujours légèrement dérangeant, une exposition bien convaincante de plus pour le Jeu de Paume. </span></p>
<p><strong>Note : </strong><strong><strong>8,5/10</strong></strong></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="RICHARD AVEDON (Au Jeu de Paume)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/08/richard-avedon-au-jeu-de-paume/1484/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/08/richard-avedon-au-jeu-de-paume/1484/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA NUIT DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE 2008 [4/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/la-nuit-de-la-photographie-2/1491/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/la-nuit-de-la-photographie-2/1491/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 20:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/06/24/la-nuit-de-la-photographie-contemporaine-2008-410</guid>
		<description><![CDATA[Le 23 juin 2008 / Place Saint Sulpice. « La première nuit de la photographie contemporaine » avait tout de la démarche exemplaire. L’idée de réunir une bonne cinquantaine de photographes dans les rues de Paris avait ce coté excitant de pouvoir découvrir d’un seul coup ceux qu’il faut souvent dénicher au fin fond des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;"><em>Le 23 juin 2008 / </em></span><span style="font-family: arial;"><em> Place Saint Sulpice</em>. « La première nuit de la photographie contemporaine » avait tout de la démarche exemplaire. L’idée de réunir une bonne cinquantaine de photographes dans les rues de Paris avait ce coté excitant de pouvoir découvrir d’un seul coup ceux qu’il faut souvent dénicher au fin fond des galeries parisiennes. De plus il y avait là dedans un coté « vulgarisation » de l’art photo, qui n’était pas pour déplaire tant la photographie reste encore trop souvent réservée aux connaisseurs.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;"> </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Mais dès l’arrivée, c’est la déception : les petites cabanes qui abritent les œuvres sont d’un cheap absolu, chacun essaye de glaner un verre de vin rouge ici ou là, et seuls les looks d’étudiants en art de certains nous rappellent que nous ne sommes pas dans une kermesse (damned, je n’avais pas d’appareil photo). Côté artistes, il ne faut pas longtemps pour réaliser qu’on ne découvrira pas grand-chose ici. De la rengaine sexuelle (Théophraste Augé), des paysages à peine stylisés (Thierry Secretan), du malaise homosexuel (Martiq Pietraszkiewicz) et une flopée de noirs et blancs tous plus chiants les uns que les autres… non aucun cliché de la photographie ne nous sera ici épargné. Ah la la, heureusement que « <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2008/06/charlet-photographies-cloture-centre.html">Charlet Photographie</a> » était une fois de plus présent pour apporter un peu de sensibilité artistique </span><span style="font-family: arial;">à l’ensemble</span><span style="font-family: arial;"> (les toujours parfaits Estelle Lagarde et Andy Lock).</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Pour finir sur une note positive, j’ai néanmoins apprécié le travail du reconnu <a style="font-weight: bold;" href="http://www.bayol-themines.com/">Lionel Bayol-Thémines</a> (un peu d’esbroufe mais du vrai trip), la série sur les taxis de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.d-obadia.com/">Dominique Obadia</a>, le génial « 28ème parallèle » de <a style="font-weight: bold;" href="http://www.lentreprise.net/">François Ronsiaux</a> (l’une des œuvres cool de la soirée), les effets de rétroprojecteurs  de Michel Portier et les petites mise en scène avec figurine de… ah bah y avait même pas son nom…</p>
<p></span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Enfin voilà, à peine 10% des artistes pour sauvait l’ensemble de la grosse déception. Maintenant soyons indulgents, il s’agissait de la première édition et j’espère néanmoins que l’initiative sera renouvelée.<br />
<br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"><strong>Note : </strong></span><strong>4/10</strong></span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="LA NUIT DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE 2008" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/06/la-nuit-de-la-photographie-2/1491/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/la-nuit-de-la-photographie-2/1491/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>JEAN JANSEM (A la galerie Matignon) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/jean-jansem-a-la-galerie-matignon/1494/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/jean-jansem-a-la-galerie-matignon/1494/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 14:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/06/19/jean-jansem-a-la-galerie-matignon</guid>
		<description><![CDATA[Le 11 juin dernier avait lieu la nocturne de la Rive Droite, soit l’occasion d’enchaîner les galeries, de roder dans les vernissages et le cas échéant de voir pour la première fois les œuvres de ceux dont on avait que entendu parler ou de ceux dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Egalement pour moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;">Le 11 juin dernier avait lieu la <a style="font-weight: bold;" href="http://www.art-rivedroite.com/">nocturne de la Rive Droite</a>, soit l’occasion d’enchaîner les galeries, de roder dans les vernissages et le cas échéant de voir pour la première fois les œuvres de ceux dont on avait que entendu parler ou de ceux dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Egalement pour moi l’occasion d’écrire quatre courtes chroniques qui s’étaleront sur les prochains jours. Je commence avec l’exposition Jean Jansem à la <a style="font-weight: bold;" href="http://www.galeriematignon.com/">Galerie Matignon</a> qui débutait ce soir là en présence de l’artiste âgé de 88 ans et qui perdurera jusqu’au 30 septembre. En presque 70 ans, Jansem aura produit une quantité impressionnante d’œuvres comprenant peintures expressionnistes, dessins aux univers étranges et à l’esprit BD, sculptures et estampes. L’exposition actuelle compile tous les dessins de « danseuses » réalisés par l’artiste. Que ce soit via la mise en mouvement ou par le côté sombre de ces femmes entre grâce et peine, Jansem a réalisé une collection troublante. Dessinant à la mine de plomb, à l’encre de chine, rajoutant lavis et aquarelle sur ses traits de crayon tremblants, il propose ici une vision sombre de la femme à la fois magnifique et torturée. Chacun des dessins laisse entrevoir une forme de souffrance. Les danseuses sont de dos ou bien le visage caché dans les recoins de leurs membres, parfois les larmes aux yeux, parfois dans des positions de repli. Outre la qualité des œuvres présentes, c’est surtout l’impression d’être face à un maître trop peu connu qui transparaît ici, les nombreux livres présents dans la salle prouvant l’incroyable richesse (et variété) de son œuvre.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;">Note : 8/10</span></span></p>
<p><span style="font-size: 85%;"><span style="font-family: arial;">L&#8217;illustration est un scan de l&#8217;invitation avec dédicace ;). Pour toutes infos se référer au <a style="font-weight: bold;" href="http://www.galeriematignon.com/">site de la Galerie Matignon</a>.</span></span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="JEAN JANSEM (A la galerie Matignon)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/06/jean-jansem-a-la-galerie-matignon/1494/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/jean-jansem-a-la-galerie-matignon/1494/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>TRACES DU SACRE (Au Centre Pompidou) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/traces-du-sacre-au-centre-pompidou/1503/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/traces-du-sacre-au-centre-pompidou/1503/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 20:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/06/03/traces-du-sacre-au-centre-pompidou</guid>
		<description><![CDATA[Herwann de Blog Culturel m’avait prévenu : Traces du Sacré est une exposition lourde et massive contenant pas moins de 350 œuvres réparties sur 24 pièces. Dès les premières secondes, on sait de suite que l’on a bien affaire à la nouvelle expo du Centre Pompidou, on y retrouve toutes les qualités mais aussi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;"><a style="font-weight: bold;" href="http://www.blogculturel.com/article-19924876.html">Herwann de Blog Culturel</a> m’avait prévenu : Traces du Sacré est une exposition lourde et massive contenant pas moins de 350 œuvres réparties sur 24 pièces. Dès les premières secondes, on sait de suite que l’on a bien affaire à la nouvelle expo du Centre Pompidou, on y retrouve toutes les qualités mais aussi les défauts : d’un coté l’ambition, le sérieux du thème, le souci du détail, de l’autre un aspect fourre-tout, une certaine difficulté à aller à l’essentiel et à synthétiser le message.Traces du Sacré met en scène l’impact de la religion sur l’art et ce dans un processus réflexif complètement détaché de l’influence de l’art religieux à proprement dit. Avec le sexe, la religion (religion dans le sens métaphysique et recherche du sens de la vie) est de loin la source d’inspiration qui aura transcendée le plus d’artistes. Aussi peut être était-il un peu trop ambitieux de vouloir présenter ces Traces du Sacré dans leur ensemble. Effectivement la religion  est un sujet tellement vaste ayant des implications et des répercussions dans tous les thèmes de la vie, que l’exposition perd vite en cohérence. Les thèmes de la genèse et du retour à la nature se frottent à ceux de l’apocalypse, la spiritualité païenne succède aux danses africaines, l’amour de Dieu s’oppose à la négation de celui-ci et deux toiles de Mondrian (« Composition avec deux lignes » et « Evolution ») se retrouvent à quelques mètres l’une de l’autre alors que tout les séparent. Certains choix d’œuvres sont mêmes discutables car ils jouent trop la carte de la controverse et de l’anti-sacré, je pense notamment à « La Prière » de Man Ray et à « La vierge corrigeant l’enfant Jésus » de Ernst. Mais heureusement, les textes explicatifs sont fouillés et si parfois ils partent vraiment dans des délires trop lointains, ils arrivent à créer une certaine poésie qui relie l’ensemble. On sort avec l’impression que la religion est partout, cause et solution de tous les maux de l’homme ; source d’harmonie et leitmotiv du totalitarisme, idée mise en évidence par « Him » de Maurizio Cattelan, l’une des pièces phares de l’exposition se trouvant dans la salle Apocalypse 2. Mais il ne faut pas se mentir, ce qui provoque l’émerveillement ici n’est pas le thème mais les œuvres qui le composent. Une fois de plus, Le Centre Pompidou ne lésine pas sur les moyens et fait venir ici, des œuvres que peu de parisiens ont du avoir l’occasion de voir en vrai. Le magnifique « Komposition IV » de Kandinski est fraîchement débarqué de St Peterbourg, alors que l’impressionnant « La guerre » d’Otto Dix (que Maillol n’avait pas réussi à avoir pour « <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2008/01/allemagne-les-annees-noires-musee.html">Allemagne : Les Années Noires</a> ») a été emprunté au Kunsthalle de Hambourg. Otto Dix, toujours superbe, est d’ailleurs à l’honneur avec 3 toiles et complète bien l’impressionnante collection de toiles passionnantes que nous propose Beaubourg. Je conclurais sur cette phrase de New Man qui traîne sur l’un des murs de l’expo et qui résume bien ces 24 pièces : « Le premier homme était un artiste ». </span></p>
<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;">Note : 8/10</span></span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="TRACES DU SACRE (Au Centre Pompidou)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/06/traces-du-sacre-au-centre-pompidou/1503/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/06/traces-du-sacre-au-centre-pompidou/1503/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>PATTI SMITH (la fondation Cartier) [5,5/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/05/patti-smith-a-la-fondation-cartier/1506/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/05/patti-smith-a-la-fondation-cartier/1506/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 May 2008 06:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/05/27/patti-smith-a-la-fondation-cartier</guid>
		<description><![CDATA[Je ne suis pas un grand fan des expos sur les artistes chez qui les expositions ne sont pas le lieu d’expression habituelle. Qu’ils soient musiciens, cinéastes ou écrivains, je trouve que ce type d’expo joue la carte du culte plus que celle de l’art. Le cas Patti Smith est un peu différent car il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;">Je ne suis pas un grand fan des expos sur les artistes chez qui les expositions ne sont pas le lieu d’expression habituelle. Qu’ils soient musiciens, cinéastes ou écrivains, je trouve que ce type d’expo joue la carte du culte plus que celle de l’art. Le cas Patti Smith est un peu différent car il s’agit d’une artiste chez qui les œuvres s’exportent via de multiples supports. De ce fait, l’intérêt majeure de cette expo se trouve dans les dessins et photos de ce qui reste tout de même avant tout une musicienne. Les dessins sont particulièrement convaincants, ils mélangent univers naïf et enfantin à la violence des mots et des ambiances du poète. L’ensemble des toiles mélange tout l’univers de Patti Smith comme des agrandissements des pages de ses carnets, une sorte de bric à brac témoin d’une ébullition créative. Les photos quant à elle, sans faire preuve d’une grande originalité, complète bien l’exposition ; mais bon ce n’est pas trop difficile de faire des photos artistiques en noir et blanc. Comme toujours à la fondation Cartier, la mise en avant des œuvres est parfaite et permet de créer l’illusion que l’expo possède plus de matière que ce qu’elle n’en a vraiment. Ce ne serait pas trop dur de démasquer la légère esbroufe qui se cache derrière les mises en scènes des livres que Patti Smith a lus, des T-shirts qu’elle a portés. Même les vidéos relèvent plus de la création d’ambiance que du contenu artistique. Au final cette exposition confirme surtout le talent pour la fondation Cartier à transformer tout et n’importe quoi en art contemporain. Voix robotiques, sons violentés, lumières étranges, pièce taguée en guise de guestbook… les artifices sont vraiment bien maîtrisés. Avec leur talent, il serait capable de faire passer une rétrospective sur Bono pour un manifeste néo conceptuel. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;">Note : 5,5/10</span></span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="PATTI SMITH (la fondation Cartier)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/05/patti-smith-a-la-fondation-cartier/1506/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/05/patti-smith-a-la-fondation-cartier/1506/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES DESIGNERS MASQUES (A Paris) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/03/les-designers-masques-paris/1525/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/03/les-designers-masques-paris/1525/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 08:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/03/04/les-designers-masques-a-paris</guid>
		<description><![CDATA[L’année dernière, l’exposition « Design contre Design » au Grand Palais en laissait plus d’un perplexe. Mais qu’était entrain de devenir le design ? De l’art contemporain ? De la chaire à discussions mondaines ? Comment un terme ayant autant une définition claire et précise ainsi qu’une implication dans notre vie de tous les jours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;">L’année dernière, l’exposition <a style="font-weight: bold;" href="http://www.playlistsociety.fr/2007/11/design-contre-design-le-grand-palais.html">« Design contre Design » au Grand Palais</a> en laissait plus d’un perplexe. Mais qu’était entrain de devenir le design ? De l’art contemporain ? De la chaire à discussions mondaines ? Comment un terme ayant autant une définition claire et précise ainsi qu’une implication dans notre vie de tous les jours pouvait être aussi galvaudé ? Si le design </span><span style="font-family: arial;">peut, par sa nature créatrice, être porteur de message et d’émotion, il n’en reste pas moins une science à l’écoute de l’utilisateur ; sa beauté venant de cette fusion entre aspect visuel et pratique. Oui le design est une forme d’art mais sa dimension artistique relève aussi de son interface avec le consommateur. C’est dans ce contexte que j’ai entendu parler pour la première fois des Designers Masqués. Clairement, il semble que « Design contre Design » ait été le déclencheur pour ce collectif qui veut redonner son vrai sens à cette compétence qui est au cœur de notre quotidien. A travers les affiches que l&#8217;on peut voir ici, le message semble clair : le design est partout et pas seulement dans les galeries d’art et encore moins dans </span><span style="font-family: arial;">l’atelier de Stark. Néanmoins, il ne faut pas tout confondre, si le but est de </span><span style="font-family: arial;">revulgariser le design, Les Designers Masqués n’en reste pas moins de </span><span style="font-family: arial;">vrais artistes &#8211; le concept et la démarche le prouvent. Ainsi depuis quelques moins, on peut retrouver un peu partout dans Paris (Métros La Motte Piquet Grenelle, Châtelet, Bibliothèque François</span> <span style="font-family: arial;">Mitterrand…) ces affiches placardées sauvagement loin du formalisme des salles d’expos. Alors certes, tout ça n’en n’est qu’à ces balbutiements et le collectif doit confirmer le buzz qui l’entoure (cf l’article sur </span><a style="font-weight: bold; font-family: arial;" href="http://www.etapes.com/actus/designer-masques-pronent-design-libre">Etapes</a><span style="font-family: arial;">). A mes yeux, je crois que les textes accompagnant les schémas pourraient être plus </span><span style="font-family: arial;">drôles, plus décalés, écrits avec plus de finesses. Ensuite la force d’un tel</span><span style="font-family: arial;"> concept est dans le</span><span style="font-family: arial;"> nombre et la diversité, nombre d’affiches réalisées pour noyer le public dans l’omniprésence du design, et diversité pour éviter de rester sur one shot qui pourrait devenir anecdotique s’il n’était pas suivi d’autres actions. Enfin tout cela est frais, encourageant et souvent intriguant.</span></p>
<p><span style="font-family: arial;"><span style="font-weight: bold;">Note : 8/10</span></span></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="LES DESIGNERS MASQUES (A Paris)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/03/les-designers-masques-paris/1525/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/03/les-designers-masques-paris/1525/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>ALLEMAGNE : LES ANNEES NOIRES (Musée Maillol) [8/10]</title>
		<link>http://www.playlistsociety.fr/2008/01/allemagne-les-annees-noires-musee-maillol/1542/</link>
		<comments>http://www.playlistsociety.fr/2008/01/allemagne-les-annees-noires-musee-maillol/1542/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 10:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alexisfogel.wordpress.com/2008/01/19/allemagne-les-annees-noires-musee-maillol</guid>
		<description><![CDATA[2007 &#8211; 2008. Allemagne : Les Années noires est une exposition historico-artistique à mi-chemin entre deux mondes. Là où une exposition classique aurait affiché au milieu des œuvres des notes explicatives, des commentaires détaillant la vie des artistes et le sens de leur démarche, il n’y ici que des textes détaillant la première guerre mondiale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial;"><em>2007 &#8211; 2008</em>. Allemagne : Les Années noires est une exposition historico-artistique à mi-chemin entre deux mondes. Là où une exposition classique aurait affiché au milieu des œuvres des notes explicatives, des commentaires détaillant la vie des artistes et le sens de leur démarche, il n’y ici que des textes détaillant la première guerre mondiale : ses batailles, ses tranchées, ses dénouements destructeurs. Là où un musée historique classique aurait agrémenté ses textes de photos du front, de cartes, de maquettes et de témoignages, il n’a ici que la vision des artistes allemands. Dès le départ cette ambivalence séduit car on est vite désarçonné par le rôle de l’artiste. Car si ce dernier doit rendre compte des atrocités via ses œuvres, il n’est pas pour autant un journaliste, un reporter de guerre sensé couvrir un conflit, non l’artiste ici est avant tout un soldat qui combat et qui a du sang sur les mains. De ce fait replacer le conflit au cœur de l’art (ou inversement) est plus que pertinent. Dès la série des 50 gravures d’Otto Dix, on ressent bien tout le malaise de la guerre. Par exemple, « Sentinelle morte dans la tranchée » représente-t-elle la mort d’un camarade de Dix ou celle d’une de ses victimes ? Ces artistes, majoritairement pacifistes, se sont retrouvés au front à tuer, à blesser ou à se faire blesser, ils ont été acteurs et une profonde détresse, qu’elle s’exprime par la noirceur ou par la caricature, ressort de leurs dessins. Et puis la violence, ici, est réelle, il ne s’agit pas d’un effet de style, d’un artifice et cela change tout. Au milieu des œuvres magnifiques (« La Lune au dessus du pont du métro aérien à Berlin » de Ludwig Meidner ; « La ville » de Jakob Steindhart), on retrouve tous ces petits dessins, ces gravures, réalisés avec les moyens du bord : sur feuilles volantes, sur cartes postales, avec des pierres noires, des crayons sépias, des mines de plomb : ce sont les vrais témoignages, jamais censurés de la première guerre. La deuxième partie de l’exposition est consacrée à l’Après-guerre, à la république de Weimar. On y voit le retour à une vie normale, avec des hommes qui n’ont pas forcément tiré leçon de la guerre, avec une ville qui cache ses mutilés et exhibe ses prostituées, avec des bourgeois qui s’enrichissent sur le dos de ceux que le conflit a ruinés. Puis l’exposition se finit sur « Rudolf Schlichter dans son atelier » de Grosz, un tableau touchant qui symbolise combien l’Allemagne semble alors perdue. </span></p>
<p><strong>Note : </strong><strong><strong>8/10</strong></strong></p>
<div style="float: right; margin-right: 10px; margin-top: 1px;"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-text="ALLEMAGNE : LES ANNEES NOIRES (Musée Maillol)" data-via="Playlistsociety" data-url="http://www.playlistsociety.fr/2008/01/allemagne-les-annees-noires-musee-maillol/1542/" data-count="horizontal" data-via="Playlistsociety" data-related="alexisFogel:Web passionate geek entrepreneur">Tweet</a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.playlistsociety.fr/2008/01/allemagne-les-annees-noires-musee-maillol/1542/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

