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Critique de la modernité monétaire chez Georg Simmel</title><link>https://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/l%E2%80%99argentdanslaculturemodernecritiquedelamodernitemonetairechezgeorgsimmel</link><category>http://schemas.google.com/sites/2008#announcement</category><author>greg@revue-emulations.net (Rédaction Emulations)</author><pubDate>Thu, 27 Jan 2011 08:12:14 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">https://sites.google.com/feeds/content/revue-emulations.net/www/1716060824076101576</guid><description>&lt;div class="sites-layout-name-right-sidebar-hf sites-layout-vbox"&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-header sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellspacing="0" class="sites-layout-hbox"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-1"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;&lt;b&gt;Par Philippe Barbereau&lt;/b&gt;, &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-style:italic;margin-top:0px;margin-right:0px;margin-bottom:0px;margin-left:40px;border-top-style:none;border-right-style:none;border-bottom-style:none;border-left-style:none;border-width:initial;border-color:initial;padding-top:0px;padding-right:0px;padding-bottom:0px;padding-left:0px"&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;Masters en sociologie Pari IV-EHESS&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;br&gt;Il est de bon ton de parler de la Philosophie de l’argent de Georg Simmel, comme d’une des œuvres majeures de la philosophie continentale du XXième siècle. Pour, immédiatement après, déplorer qu’elle soit si peu connue du public. Si l’on en croit certains[1], cet oubli s’expliquerait par l’hégémonie en France, pendant les années 1960-70, des théories néo-marxistes et structuralistes avec lesquelles la sociologie de Simmel s’accordait, dit-on, plutôt mal. Mais cette prétendue incompatibilité entre la sociologie simmelienne et les thèses du matérialisme historique est-elle réellement bien fondée ? &lt;br&gt;&lt;br&gt;Une position plus juste, selon nous, consiste précisément à reconnaître que la Philosophie de l’argent s’inscrit à la croisée des travaux de Karl Marx et de Max Weber[2] . On peut même avancer, en un sens, que la réflexion qui s’y déploie sur la modernité monétaire transfigure le premier tout en préfigurant le second. En effet, partant d’une interrogation prenant pour objet l’argent en tant que fait social total, - dont il s’agit d’expliquer l’émergence dans le cadre d’une doctrine vitaliste comme les conséquences pour les formes de l’interaction, - le chemin emprunté par G. Simmel mène d’une lecture nuancée des thèses du matérialisme historique sur la monnaie et la marchandise vers une prise de position critique quant au statut des valeurs face à l’hégémonie progressive de la raison comptable. Quiconque s’intéresse aux sociétés issues de la double révolution démocratique et industrielle, à la sociologie économique ou à la critique de la modernité en général devrait donc s’empresser de consulter l’opus... &lt;br&gt;&lt;br&gt;Cependant. La Philosophie de l’argent, avec ses quelque 600 pages à l’unité cryptique, dont le verbe pourtant étincelant ne parvient pas à conjurer les effets néfastes du pointillisme méthodologique de son auteur, s’avère d’une lecture difficile. En un mot, l’ouvrage a de quoi dérouter le lecteur-impatient-qu’on-en-vienne-aux-faits. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Que ce lecteur-là se réjouisse. Est récemment paru aux éditions de la Maison des sciences de l’homme, un recueil d’essais fraîchement traduits pour l’occasion, reprenant la plupart des idées forces de l’ouvrage et constituant, selon les mots d’Alain Denault, une sorte de “Philosophie de l’argent en miniature”[3]. L’argent dans la culture moderne (182 p., 22€), puisque c’est là la titre du recueil, comblera tous les partisans de l’économie psychique. Sorte de digest rédigé par la main du maître lui-même, l’ouvrage réunit cinq essais dont la lecture des deux premiers satisfera le lecteur le plus pressé. Ceux-ci s’articulent autour d’un corpus d’idées représentatives de la position critique de Simmel, que nous proposons de reformuler et d’agencer comme suit : &lt;br&gt;&lt;br&gt;1. La monétarisation est un des traits spécifiques des sociétés modernes, et marque une rupture nette avec le système féodal. Son influence s’évalue pour le sociologue en terme d’émergence de nouveaux types de personnalités et de socialités : la socialité marchande tout comme les figures de l’avare, du prodigue et du blasé en sont de bons exemples[4]. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;1.1. La caractéristique première de la monétarisation est d’instaurer partout la médiation de l’argent, dans les relations de sujet(s) à objet(s) et de sujet(s) à co-sujet(s) : la possibilité à tout moment de voir ses biens transmutés en argent induit un relatif détachement du sujet vis à vis de l’objet ; qui plus est, l’argent rend possible l’exercice du droit de propriété sur des biens très éloignés géographiquement[5]. Par ailleurs, l’essor d’interactions sociales prenant la “forme” monnaie (la rémunération du travail en argent et non en nature, ou la possibilité d’appartenir à un collectif sur la base d’une cotisation financière, par exemple) implique le croisement des cercles sociaux, ainsi qu’une profonde modification des sentiments d’obligation et de responsabilité. Les individus accroissent le réseau des dépendances qui les lient à autrui, tout en réduisant leur sentiment de dépendance envers chacune des personnes prises individuellement ; ils passent d’un fort sentiment d’obligation envers une seule personne (le seigneur) ou un seul groupe (la bourgade) vers un sentiment faible d’obligation envers une multitude de personnes et de groupes. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:80px"&gt;1.1.1. La médiation de l’argent implique une dépersonnalisation de l’agir économique ainsi que l’éclatement de l’unité personnalité-appartenance-propriété, typique de la société féodale : cette dépersonnalisation agit comme un facteur de délivrance pour les acteurs. En dépouillant l’échange de tout ce qu’il a de proprement personnel, il met de fait tous les échangistes sur un pied d’égalité. L’acquisition d’un bien ou d’un service n’est alors plus conditionnée, comme c’est le cas dans une économie de troc, par la possession du bien ou du service susceptible d’être offert en contrepartie, ni par la possession de certains attributs personnels ou par l’appartenance à un groupe particulier, comme c’est le cas dans la société féodale ; il suffit d’avoir en sa possession la somme requise. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;1.2. Cette médiation induit une double dialectique, dont la première est caractérisée par le couple séparation-unification et la seconde par l’opposition aliénation-libération : les points précédemment abordés nous ont mené à développer en priorité les aspects libérateur et séparateur de l’économie monétaire, l’aliénation et l’unification seront traitées aux points 2 et 3. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;2. L’argent, en plaçant tous les objets dans un rapport de commune dénomination, gomme entre ceux-ci les différences de nature au profit d’une simple différence de degrés : la mise en relation implicite des biens sur le plan de la valeur d’échange rend possible, par exemple, la conversion d’un tableau de Rembrandt en un nombre indéterminé (mais déterminable) de paires de chaussettes. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;2.1. L’argent induit un nivellement de la réalité en l’unifiant sous le principe de la valeur d’échange et de l’intérêt stricto-sensu des acteurs : il gomme les différences sur le plan objectal des biens et prestations ainsi que sur le plan “subjectal” des opinions et préférences en érigeant la quête d’argent comme fin possible de l’association. Quelques soient leurs divergences, les individus tombent toujours d’accord en ce qui concerne leur intérêt financier. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:80px"&gt;2.1.1 L’argent est le “coincidentia oppositorum” de notre ère : En lui s’annule les conflits. Les acteurs ne s’associent jamais aussi efficacement que pour l’acquisition des moyens. &lt;br&gt;&lt;br&gt;2.1.2 Ce nivellement entraîne une perte du sens des réalités qualitatives, et un profond désarroi quand au rapprochement possible entre ce qu’on estime être le plus noble (une oeuvre d’art, une idée, une vie ou un préjudice moral) et de plus vulgaire (une enchère, un brevet, une amende) : puisque tout s’achète, rien n’a de valeur. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;2.2. L’existence de cette commune dénomination tend à dissiper l’appréciation que les agents ont de la valeur d’usage des biens, pour se focaliser progressivement et exclusivement sur leur valeur d’échange : dans ce référentiel, qui tend à dominer tous les autres, l’univers des valeurs non-exprimables en argent perd peu à peu de sa réalité pour les acteurs ; il leur semble, stricto-sensu, moins objectif que l’autre. En conséquence, la raison tend à contracter une sorte d’incompétence en matière de délibération morale, de hiérarchisation des valeurs, au profit d’un abandon complet en faveur de l’échelle linéaire des valeurs d’échanges. &lt;br&gt;&lt;br&gt;2.3. L’apparition d’un domaine d’objets et de prestations que l’argent ne peut acheter ou racheter, est une conséquence logique du processus de marchandisation du monde : De par son statut d’équivalent universel, l’argent perd le pouvoir d’équivaloir pour certains biens ou prestations spécifiques. Ainsi l’amour, la confiance, les diplômes, le droit d’exercer une responsabilité tout comme le droit au crime ne sont (en principe) pas des choses qu’il est possible de négocier contre de l’argent dans nos sociétés modernes. Tout se passe comme si ces biens et prestations ne pouvaient préserver leur valeur spécifique qu’en récusant toute équivalence avec l’argent. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;3. L’argent, du statut de pur moyen qu’il est, est progressivement appréhendé comme moyen absolu, puis comme une fin en soi : dans tous ses raisonnements visant la réalisation d’une fin, l’homme envisage une “série téléologique” qui lui est propre. Il s’agit de l’enchaînement des moyens adaptés et socialement admis qu’il lui faut mettre bout à bout afin d’atteindre son objectif. L’argent occupant une place de choix parmi tous les moyens possibles, de par le fait qu’il est lui-même un moyen d’acquérir tous les autres, il n’est pas étonnant que son acquisition soit progressivement érigée comme une fin. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;3.1. La focalisation de la pensée sur l’acquisition d’argent, hors de toute considération finaliste, s’explique par le caractère limité de la raison humaine et par l’économie psychique que représente en elle-même cette focalisation : comme toute interrogation sur la finalité d’une action mène à une régression à l’infini, et en vertu de sa finitude théorique, il est nécessaire pour l’esprit humain de s’arrêter à l’une des étapes de la série téléologique (sans quoi il s’épuiserait psychiquement dans cette régression et ne pourrait pas agir). Cette étape est alors désignée comme visée de son action (visée sans laquelle l’action n’aurait aucun sens pour le sujet lui-même). Il est notoire que cette visée, ou fin provisoire, n’est elle-même qu’un moyen pour atteindre une autre fin. Et ceci indéfiniment. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:80px"&gt;3.1.1. Quoiqu’inévitable, cette focalisation détourne l’homme des questions réellement importantes, celles de sa destinée individuelle et collective : c’est ainsi que se venge, en quelque sorte, la signification bafouée des valeurs non-monétaires, “à travers ces sentiments lourds tellement modernes : le coeur et le sens de la vie ne cesse de nous glisser entre les doigts, les satisfactions définitives deviennent de plus en plus rares, tous ces efforts et cette agitation ne valent en réalité pas la peine.”[6]&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="margin-left:40px"&gt;3.2. L’argent est le Dieu de notre époque : cette métaphore pointe la similitude des croyances et des attitudes suscitées par l’argent et par l’idée de Dieu et résume la position de Simmel en une formule. Tous deux ont, en effet, la capacité d’unir en eux les diversités et les contradictions du monde, de fédérer les hommes, de procurer confiance, paix, sécurité et élévation au dessus du particulier. &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;Comme ce rapide exposé a permis de le montrer, la réflexion de Simmel sur la modernité monétaire s’inscrit dans la continuité des thèses du matérialisme historique plus qu’elle ne s’y oppose. La différence majeure résidant dans la présence-absence du postulat d’un déterminisme unilatéral de l’infrastructure économique vers la superstructure culturelle et sur la mise en évidence des externalités positives, du point de vue des possibilités de subjectivation impliquées par l’avènement de l’économie monétaire. Par ailleurs, nous espérons être parvenu, en mettant en avant le caractère critique de sa position quant à l’incidence de la monétarisation sur le rapport de l’homme au réel, et à l’aspect pathologique des nouvelles personnalités et socialités induites, à plaider une fois encore en faveur du caractère éminemment actuel de ses analyses. Selon nous, une mise en relation de l’évolution du fait monétaire avec les tendances lourdes du monde contemporain, - nous pensons notamment à la gestion de la crise écologique, qui soulève de manière explicite la question de la valeur (ou du coût) du respect de la biodiversité, au phénomène de mondialisation financière et de ses implications tant sur le monde du travail que sur les représentations (mélange de fascination et de crainte) de l’ordre économique qu’elle véhicule - reste à faire[7]. C’est pourquoi la lecture de l’oeuvre de Simmel conserve, près d’un siècle après sa publication, tout son intérêt ; surtout pour sa dimension inventive et pour le foisonnement d’hypothèses et de pistes de recherche ou simplement de réflexion qu’elle ne manque pas de susciter dans l’esprit du lecteur. &lt;br&gt;&lt;br&gt;On peut reprocher à Simmel de n’être pas assez précis, du point de vue historique. Il semble difficile de saisir, en effet, à quelle période et à quelle aire celui-ci fait allusion lorsqu’il évoque la “société féodale”, ni quand positionner exactement la “double révolution industrielle et démocratique”. Par ailleurs, le fait qu’il parle des acteurs du monde moderne, le plus souvent sans plus de précisions, en hérissera plus d’un lorsque l’on sait pertinemment que l’avènement de l’économie monétaire ne peut avoir les mêmes conséquences matérielles, sociales et psychiques sur un employé qui ne possède que sa force de travail et sur un détenteur de capitaux, pour lequel les notions de liberté et de mobilité prennent alors un sens bien particulier. Encore, il est pertinent de regretter l’absence d’intérêt porté par Simmel sur les processus politiques et institutionnels à la source de l’émergence et de la stabilisation de la monnaie, comme l’établissement du cours légal et forcé. Tout comme le caractère imprécis du terme de “monnaie” (traduction de Geld), pour désigner uniment les monnaies scripturale, fiduciaire et métallique. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous avons tout à fait conscience de cet ensemble de lacunes, mais avons préféré consacrer notre effort à la restitution des idées directrices de la réflexion de Simmel sur l’argent, afin de transmettre en premier lieu l’envie de le lire, et ensuite d’orienter subrepticement le lecteur vers les pistes qui nous ont semblé être les plus fertiles. Il est vrai que le style du sociologue allemand, quoique brillant du point de vue littéraire, peut sembler déroutant. Mais il serait dommage que la quête de scientificité qui caractérise la recherche dans les sciences sociales nous mène à dédaigner le type particulier de regard sociologique ainsi développé. Tant qu’elles demeurent critiques, et œuvrent à établir des relations, toutes les démarches sont bonnes pour donner à voir le monde social. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Références bibliographiques : &lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;- De Blic, Damien, Lazarus, Jeanne, Sociologie de l’argent, Ed. La découverte, Paris, 2007. &lt;br&gt;- Haesler, A.J., “Au coeur de la socialité marchande”, in Georg Simmel. La sociologie et l’expérience du monde moderne, sous la dir. de Patrick Watier, Méridiens Klincksieck, Paris 1986. &lt;br&gt;- Simmel, Georg, L’argent dans la culture moderne. Et autres essais sur l’économie de la vie, Editions de la maison des sciences de l’homme, Les presses de l’université de Laval, 2006. &lt;br&gt;- Simmel, Georg, Philosophie de l’argent, PUF, Paris, 1987. &lt;br&gt;- Vandenberghe, Frédéric, La sociologie de Georg Simmel, Ed. La découverte, Paris, 2001. &lt;br&gt;- Watier, Patrick, Georg Simmel Sociologue, Les éditions Circé, Bleval, 2003. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Notes de bas de page :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref1" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[1]&lt;/a&gt; Boudon, Raymond, Bourricaud, François, Dictionnaire critique de la sociologie, PUF, Paris, 2004. &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref2" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[2]&lt;/a&gt; C’est la position défendue notamment par F. Vandenberghe (2001). &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref3" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[3]&lt;/a&gt; Simmel, Georg, L’argent dans la culture moderne, Presse universitaire de Laval, 2006, p.6. &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref4" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[4]&lt;/a&gt; Pour une description détaillée de ces types, voir Simmel, Georg, Philosophie de l’argent, Chap.3 &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref5" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[5]&lt;/a&gt; Comme le note Simmel, “je peux aujourd’hui recevoir à Berlin mes revenus de compagnie ferrovières américaines, d’hypothèque norvégiennes ou de mines d’or africaines.” (op. cit.p.22) &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref6" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[6]&lt;/a&gt; Op. cit., p.30 &lt;br&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/a/revue-emulations.net/Doc?id=dgmzzbst_23ckp6d4f9#_ftnref7" style="color:rgb(19, 83, 85)"&gt;[7]&lt;/a&gt; Nous ne voulons pas dire que ce travail n’a jamais été entrepris, mais qu’il demeure toujours à entreprendre. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-2 sites-canvas-sidebar"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="display:block;margin-right:auto;margin-left:auto;text-align:center"&gt;&lt;a href="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/archives/n-5---georg-simmel--environnement-conflit-mondialisation/note-de-lecture--simmel-largent-dans-la-culture-moderne/simme.jpg?attredirects=0" imageanchor="1" style="color:rgb(19, 83, 85);background-color:initial;border-bottom-style:none;border-bottom-width:initial;border-bottom-color:initial;background-repeat:initial initial"&gt;&lt;img border="0" src="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/_/rsrc/1296142299446/archives/n-5---georg-simmel--environnement-conflit-mondialisation/note-de-lecture--simmel-largent-dans-la-culture-moderne/simme.jpg" style="border-top-width:0px;border-right-width:0px;border-bottom-width:0px;border-left-width:0px;border-style:initial;border-color:initial;padding-top:0px;padding-right:0px;padding-bottom:0px;padding-left:0px"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:rgb(0, 0, 0);font-family:Arial, Verdana, sans-serif;font-size:12px;line-height:15px"&gt;&lt;h2 style="font-family:Trebuchet MS, arial, sans-serif;color:rgb(161, 28, 32);font-size:1.3em;letter-spacing:0.1em;font-weight:bold;background-color:transparent;padding-top:0px;padding-right:0px;padding-bottom:0px;padding-left:0px;margin-top:0px;margin-right:0px;margin-bottom:1em;margin-left:0px;border-top-width:0px;border-right-width:0px;border-bottom-width:0px;border-left-width:0px;border-style:initial;border-color:initial;outline-width:0px;outline-style:initial;outline-color:initial;vertical-align:baseline;line-height:1.1;background-repeat:repeat no-repeat"&gt;&lt;a name="TOC-L-argent-dans-la-culture-moderne-et"&gt;&lt;/a&gt;L'argent dans la culture moderne et autres essais sur l'économie de la vie, &lt;span style="color:rgb(0, 0, 0);font-family:Arial, Verdana, sans-serif;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:15px;font-size:12px"&gt; Alain Deneault, Georg Simmel, Presses de l'université de Laval, 2006, 184 p. &lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-footer sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-01-27T16:12:14.730Z</app:edited><sites:pageName xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">l’argentdanslaculturemodernecritiquedelamodernitemonetairechezgeorgsimmel</sites:pageName><sites:revision xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">2</sites:revision></item><item><title>C. G. Prado - Searle and Foucault on Thruth</title><link>https://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/cgprado-searleandfoucaultonthruth</link><category>http://schemas.google.com/sites/2008#announcement</category><author>greg@revue-emulations.net (Rédaction Emulations)</author><pubDate>Thu, 27 Jan 2011 08:11:32 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">https://sites.google.com/feeds/content/revue-emulations.net/www/3421793434837925645</guid><description>&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;div class="sites-layout-name-left-sidebar-hf sites-layout-vbox"&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-header sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellspacing="0" class="sites-layout-hbox"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-1 sites-canvas-sidebar"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="display:block;margin-right:auto;margin-left:auto;text-align:center"&gt;&lt;a href="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/cgprado-searleandfoucaultonthruth/searl.jpg?attredirects=0" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/_/rsrc/1296144513520/lecture/cgprado-searleandfoucaultonthruth/searl.jpg" width="134"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#E69138"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Searl and Foucault on Truth :&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Prado C.G., New-York, Cambridge University Press, 2006. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-2"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;b&gt;Par Stéphane Baele&lt;/b&gt; (Université de Namur) &#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Pour une majorité des auteurs académiques, explorer les présupposés mêmes de sa tradition de pensée, pour les remettre en question, est une démarche qui n’est pas à l’ordre du jour. Et a fortiori, lorsqu’il s’agit de s’interroger sur les dynamiques de ce qui peut être devenu un dogme, en l’occurrence son appartenance tranchée à l’une des deux traditions qui divisent le monde philosophique d’aujourd’hui – à savoir la pensée « continentale » et l’école « analytique » le plus souvent anglo-saxonne –, on pourrait prétendre que la mise en route elle-même est devenue structurellement impossible. Puisque les présupposés fondateurs de ces deux approches s’opposent diamétralement, comment – et surtout finalement pourquoi – encore y chercher une réconciliation ? &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;C’est précisément parce que ce thème du rapprochement est trop rare, qu’il faut éviter de laisser passer inaperçu un ouvrage qui s’y attelle sérieusement. Face à ce qui est devenu un problème d’« intolérance » et de « stéréotypes », C.G. Prado se met en quête de montrer que l’opposition entre la philosophie analytique et continentale n’est que le résultat d’une histoire d’incompréhension mutuelle. Car sans doute diabolise-t-on l’adversaire, qui finalement se pose les mêmes questions et parfois même propose des réponses compatibles, sinon semblables. Déjà auteur d’un intéressant livre sur la question (&lt;i&gt;A House Divided&lt;/i&gt;), Prado propose ici d’opposer puis de rassembler deux icônes de leurs traditions respectives sur une question commune, pour montrer que l’investigation philosophique ne gagne rien à rester dans ses « tranchées ». &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Ce seront Searle et Foucault, sur le problème de la vérité (« &lt;i&gt;truth &lt;/i&gt;»). Par une analyse parallèle puis croisée, l’auteur examine les deux interprétations apparemment opposées du jugement vrai. Son analyse rigoureuse et claire, ses rappels aux idées fondamentales des deux auteurs, donnent un essai éthiquement nécessaire. Néanmoins, il convient de s’interroger sur la pertinence du choix du thème de la vérité comme terrain de confrontation. Bien sur, il s’agit d’un thème ouvertement abordé par les deux auteurs, et traité effectivement de manière opposée ; mais Foucault n’a jamais sombré dans les travers du relativisme béat, et comme Han l’avait déjà interprété, son acceptation de la notion de vérité pouvait presque être vue comme indépendante de la réalité construite. Dès lors, le thème de la vérité comme rapport de correspondance au monde est chez lui écarté au profit de celui de la nécessaire construction de ce rapport, et le débat avec Searle devrait devenir celui de l’historicité ou non des processus constituant notre rapport au monde. C’est à ce débat-là qu’il aurait été intéressant de consacrer un chapitre de plus en fin de livre, après avoir effectivement compris que le les deux auteurs auraient pu se comprendre sur l’issue de l’existence de la réalité – qui n’est pas la même que celle de la vérité. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Finalement, Prado aura mis face-à-face Foucault et Searle sur la question de la réalité, et aura peut-être de ce fait évité le principal objet de dissension entre continentaux et analytiques : celui de la structure, de la texture, de l’aspect même de cette réalité, et subséquemment celui de la véritable question de l’établissement de la vérité – historique ou universelle. Bien sur, choisir Derrida ou Baudrillard n’aurait pas fait grand sens, mais on attends toujours une confrontation ontologique entre les deux écoles, puisqu’il semble de fait évident que Searle et Foucault ne sont pas les plus durs représentants des deux écoles en question. En somme, si l’attrait du livre de Prado est avant tout éthique, son contenu n’en est pas moins solide mais n’apporte pas encore la clef ouvrant ou fermant définitivement la porte entre les deux écoles. Y en a-t-il seulement une ? Rien n’est moins sur, mais il devient nécessaire de se comporter comme si, au lieu de céder à la prétention de la voie royale puisque celle-ci est impossible. A moins que ceci ne soit une assertion typiquement « continentale ».&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-footer sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-01-27T16:11:32.907Z</app:edited><sites:pageName xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">cgprado-searleandfoucaultonthruth</sites:pageName><sites:revision xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">5</sites:revision></item><item><title>Luc Albarello - Stratifier le social. Emploi, mobilité, réseau</title><link>https://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/lucalbarello-stratifierlesocialemploimobilitereseau</link><category>http://schemas.google.com/sites/2008#announcement</category><author>greg@revue-emulations.net (Rédaction Emulations)</author><pubDate>Thu, 27 Jan 2011 07:54:03 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">https://sites.google.com/feeds/content/revue-emulations.net/www/5446039552606694284</guid><description>&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;div class="sites-layout-name-right-sidebar-hf sites-layout-vbox"&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-header sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellspacing="0" class="sites-layout-hbox"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-1"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;b&gt;Par Grégoire Lits&lt;/b&gt; (CriDIS/UCL) &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Les ouvrages de méthodologie qui s’intéressent aux présupposés des enquêtes quantitatives sont assez rares, Stratifier le social, qui est un livre destiné aux étudiants et à toute personne qui emploie les méthodes quantitatives d’analyse, adopte un angle d’approche critique non dépourvu d’intérêt. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Il part du simple constat que « d’excellents ouvrages de théorie sociologique et d’épistémologie sont écrits édités et diffusés… sans pour autant influencer les pratiques de recherche qui, imperturbables, restent identiques à travers le temps, inchangées, immuables. » (p. 21). &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;On comprend dès les premières pages que ce texte n’est pas un guide parmi d’autre destiné à guider les étudiants sur les rails tranquilles des enquêtes quantitatives traditionnelles. Au contraire, il s’agit d’une réflexion critique qui cherche à faire évoluer les pratiques des chercheurs en y incorporant les découvertes théoriques de nos disciplines. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Plus précisément, et c’est là tous l’intérêt de l’ouvrage, il va questionner et triturer certaines des variables qui sont « censées caractériser des individus et des groupes sociaux ». Il décide de disséquer les variables « indépendantes », celles que le chercheur mobilise pour expliquer la variation d’autres variables dites dépendantes. Il s’agit des catégories socioprofessionnelles, de l’emploi, des secteurs d’activité, des catégories sociales, bref toutes ces petites boites prêtes à l’emploi qui permettent en amont de la recherche de classer les individus d’une population en différents sous échantillons afin d’expliquer telle variation par telle appartenance. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;div class="sites-codeblock sites-codesnippet-block"&gt;&lt;code&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;« L’objet du livre est d’identifier quelques découvertes majeures et acquis fondamentaux de ces dernières décennies pour les mettre en regard des pratiques de recherche actuelles, dans une perspective, à long terme, de toilettage, de rajeunissement, d’amélioration. » (pp. 21-22) &lt;/font&gt;&lt;/code&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Trois référentiels théoriques sont mobilisés pour ouvrir toutes ces vielles boites poussiéreuses : &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;La théorie dites des mondes et des cités (notamment de la cité par projet) de Boltanski et Chiapello. &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;La philosophie de Norbert Elias et l’approche des relations entre individu et société. &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;La perspective économique des réseaux développée par Manuel Castells. &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Armé de ces outils théoriques Albarello va s’attacher à démonter pour les reconstruire en les rénovant trois problématiques et trois types de variables indépendantes. Rappelons que ce sont les variables employées actuellement qui sont critiquées et pas le fait d’y recourir. L’ouvrage est destiné aux chercheurs et praticiens qui emploient ce type d’analyse et n’entendent pas mettre en question un tel usage. Les trois problématiques, toutes liées au monde du travail, ont été identifiées dans la littérature comme relevant de « la plus haute importance sociologique ». Il s’agit de : &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;L’emploi et la structure professionnelle &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;La connexité de la mise en réseaux &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;La mobilité et le projet &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;L’ouvrage, et c’est encore une de ses forces adopte alors une méthode d’analyse rigoureuse. Il s’agit dans un premier temps d’appréhender les éventuels écarts entre découvertes théoriques et recherches empiriques concrètes pour ensuite proposer une alternative permettant de combler les écarts observés. Le travail n’est pas fait in abstracto mais se base sur l’analyse d’un corpus d’enquêtes qui permet de comparer les différences résultant de l’utilisation des anciennes variables indépendantes et des variables rénovées. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Ce point est capital et fait vraiment l’intérêt de ce livre. L’auteur propose un livre de méthode assez critique où tous les arguments sont justifiés par des analyses de corpus et non pas par la simple imagination de l’auteur. Il emploie des enquêtes réalisées précédemment comme s’il s’agissait d’un matériel empirique en soi, indépendamment de leur contenu et objectifs propres, pour décrire méthodiquement les défauts des anciennes variables indépendantes et les qualités des nouvelles typologies inventées par d’illustres théoriciens. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;div class="sites-codeblock sites-codesnippet-block"&gt;&lt;code&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;« Le propos consiste à questionner la fiabilité de nomenclatures auxquelles les chercheurs ont recours quotidiennement pour élaborer leur statistiques, pour effectuer leurs analyses pour construire leurs plan d’échantillonnage et interpréter leur résultat » (p. 37) &lt;/font&gt;&lt;/code&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;L’auteur impose ainsi de nouvelles manières de catégoriser. Il emploie des nomenclatures crées par d’autres, notamment par Castells et les évalue concrètement. Il ne se limite cependant pas uniquement à tester de nouvelles catégories. La dernière partie de l’ouvrage propose en effet un nouvel « indicateur synthétique de travail ». L’auteur tente, comme il le dit lui-même, d’ « agréger, selon diverses modalités, les dimensions qui peuvent refléter ensemble la tendance lourde observée chez les auteurs cités dans l’ouvrage, à savoir le passage à un nouvel esprit du capitalisme, caractérisé par les nouvelles lignes de crêtes que &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;sont la mobilité et la connexité. » (p. 156). Il s’agit de créer un indicateur qui permet de situer les travailleurs dans un espace de positions et qui va pouvoir servir de variable indépendante explicative. Cet indicateur possède trois valeurs (positionnement professionnel faible, fort et moyen) et résume des informations relevant de la capacité d’action des individus au travail, de la capacité de décision et du nombre de relations professionnelles. L’auteur s’attache alors à vérifier la cohérence de cet indicateur. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Ce livre intéressera spécialement toutes les personnes qui travaillent dans des centres d’étude ou des administrations et qui ont pour fonction de réaliser des enquêtes par questionnaire et de les analyser. Il invite ces personnes à se mettre en décalage par rapport à toutes les petites routines non questionnées du métier. Cette réflexion est d’autant plus importante que bien souvent les méthodes quantitatives sont les seules sources d’information consultées pour la prise de décisions dans nos sociétés. Une réflexion de ce type est dès lors très importante et possède presque une dimension politique tant la délimitation de catégories socioprofessionnelles peut-être conditionnée par la vision d’un Etat et avoir un impact sur les politiques mises en œuvre. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Notons pour terminer que l’ouvrage se termine par un appel aux étudiants intéressés à poursuivre des recherches sur cette question ; un sujet de doctorat portant sur l’indicateur créé en fin d’ouvrage est même proposé, avis aux amateurs…&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-2 sites-canvas-sidebar"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="display:block;margin-right:auto;margin-left:auto;text-align:center"&gt;&lt;a href="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/lucalbarello-stratifierlesocialemploimobilitereseau/alba.png?attredirects=0" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/_/rsrc/1296143549860/lecture/lucalbarello-stratifierlesocialemploimobilitereseau/alba.png" width="133"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;Luc Albarello, &lt;b&gt;&lt;font color="#134F5C"&gt;Stratifier le social. Emploi, mobilité, réseau&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;, De Boeck, 204 p. 2007. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-footer sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-01-27T15:54:03.131Z</app:edited><sites:pageName xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">lucalbarello-stratifierlesocialemploimobilitereseau</sites:pageName><sites:revision xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">4</sites:revision></item><item><title>Adrian Parr - The Deleuze Dictonary</title><link>https://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/adrianparr-thedeleuzedictonary</link><category>http://schemas.google.com/sites/2008#announcement</category><author>greg@revue-emulations.net (Rédaction Emulations)</author><pubDate>Thu, 27 Jan 2011 07:34:06 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">https://sites.google.com/feeds/content/revue-emulations.net/www/8293072421866658531</guid><description>&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;div class="sites-layout-name-right-sidebar-hf sites-layout-vbox"&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-header sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellspacing="0" class="sites-layout-hbox"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-1"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;b&gt;Par Stéphane Baele&lt;/b&gt; (Université de Namur)&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;« Why a Deleuze dictionary ? it might seem a particularly craven, disrespectful, literal-minded and reactive project to form a Deleuze dictionary.» C’est par cette question et ce constat de paradoxe apparent que Claire Colebrook ouvre le premier dictionnaire consacré à la conceptuelle du philosophe français Gilles Deleuze. C’est qu’effectivement, tant la pensée de l’auteur de &lt;i&gt;Nietzsche et la philosophie&lt;/i&gt; ou du diptyque hydresque &lt;i&gt;Capitalisme et Schizophrénie&lt;/i&gt; se fonde sur le principe d’une ontologie de la différence et de la mobilité, tant sa forme a emprunté les détours parfois abscons imposés par le choix affirmé d’une adéquation entre épistémologie et ontologie, qu’il semblait impossible et surtout traître de fixer et enfermer le mouvement deleuzien dans un dictionnaire, qui, après tout, est censé édicter l’immuable. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:justify"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Éditeur du &lt;i&gt;Deleuze Dictionary&lt;/i&gt; , Adrian Parr a relevé le défi imposé par cette apparente contradiction. En s’entourant d’une vingtaine d’auteurs, dont de nombreux Australiens mais surtout sans aucun francophone, il a su créer les conditions de réussite de son projet. Non seulement le format des définitions (de courts articles d’une ou deux pages, avec indication des liens vers d’autres sujets proches, se présentent parfois sous la forme d’additions – comme par exemple l’entrée « c&lt;i&gt;ontrol society + state theory&lt;/i&gt; »), mais aussi l’impressionnante conscience de l’esprit deleuzien – plus impérative encore que la connaissance analytique des textes – démontrée par les auteurs, déjouent le piège du statisme. Avec une introduction de six pages en véritable pamphlet indirect contre les adeptes de l’épistémologie philosophique unique, avec un ensemble d’articles hétéroclites de grande qualité unis par une conscience commune forte, et dans un style accessible, force est d’avouer que cet ouvrage confirme la vitalité de la particulière et parfois ostracisée école « postmoderne » anglo-saxonne, et plus précisément australienne. D’une seule voix, le collectif publié ici par les Presses Universitaires d’Edinburgh met à la disposition des lecteurs de Deleuze – débutants comme expérimentés – un ouvrage de référence, dont le dernier des mérites n’est sans doute pas d’avoir du même coup proposé un système enfin cohérent de traduction du français vers l’anglais. On remarquera aussi, dans la foulée, les ouvrages corollaires de ce dictionnaire, tous parus aux Edinburgh University Press sous la collection unique « &lt;i&gt;Deleuze Connections&lt;/i&gt; », comme par exemple &lt;i&gt;Deleuze and the Social&lt;/i&gt; , ou &lt;i&gt;Deleuze and Geophilosophy&lt;/i&gt; , et qui font montre des mêmes qualités que l’ouvrage édité par Adrian Parr. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;span style="line-height:24px"&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;i&gt;&#xD;
&lt;/i&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&#xD;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="2"&gt;[1] Bonta M., Protolevi J., &lt;i&gt;Deleuze and Geophilosophy&lt;/i&gt;. Edinburgh: Edinburgh University Press, Deleuze Connections, 2006. &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="2"&gt;Et : Fuglsang M., Sorensen B.M., ed., &lt;i&gt;Deleuze and the Social&lt;/i&gt;, Edinburgh: Edinburgh University Press, Deleuze &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="2"&gt;Connections, 2006.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="sites-layout-tile sites-tile-name-content-2 sites-canvas-sidebar"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;div style="display:block;text-align:left"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="display:block;margin-right:auto;margin-left:auto;text-align:center"&gt;&lt;a href="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/lecture/adrianparr-thedeleuzedictonary/del.gif?attredirects=0" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://sites.google.com/a/revue-emulations.net/www/_/rsrc/1296141587113/lecture/adrianparr-thedeleuzedictonary/del.gif" width="134"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align:right"&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;Référence complète : &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;font face="'times new roman', serif" size="3"&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align:right"&gt;&lt;span style="font-style:normal"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;font color="#134F5C"&gt;The Deleuze Dictionary&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, Parr A., Edinburgh, Edinburgh University Press, 20051[1] &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="sites-layout-tile sites-tile-name-footer sites-layout-empty-tile"&gt;&lt;div dir="ltr"&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-01-27T15:34:06.169Z</app:edited><sites:pageName xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">adrianparr-thedeleuzedictonary</sites:pageName><sites:revision xmlns:sites="http://schemas.google.com/sites/2008">4</sites:revision></item><media:rating>nonadult</media:rating></channel></rss>

