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	<title>Presse fédéraliste</title>
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	<description>Presse fédéraliste est une association dont la vocation est la diffusion de publications relatives au fédéralisme européen et mondial.</description>
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		<title>Presse fédéraliste</title>
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		<title>Nous sommes tous des Grecs ! Nous sommes tous des Européens ! Appel pour une action des citoyens européens pour la Grèce et pour l'Europe le 9 juin 2012</title>
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		<dc:date>2013-05-23T07:54:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Focus</dc:subject>
		<dc:subject>Grèce</dc:subject>

		<description>Nous voulons que la Grèce reste dans l'eurozone. En tant que citoyens d'Europe, actifs dans les politiques progressistes et les mouvements sociaux, nous rejetons le choix de laisser tomber la démocratie et l'engagement des populations dans les décisions qui les concernent dans le but de « rassurer les marchés ». Nous exprimons notre solidarité avec ceux qui, en Grèce comme dans de nombreux autres pays, regardent vers l'avenir avec angoisse et se sentent abandonnés en face d'une crise apparemment (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Nous voulons que la Grèce reste dans l'eurozone.</p> <p>En tant que citoyens d'Europe, actifs dans les politiques progressistes et les mouvements sociaux, nous rejetons le choix de laisser
tomber la démocratie et l'engagement des populations dans les décisions qui les concernent dans le but de « rassurer les marchés ».</p> <p>Nous exprimons notre solidarité avec ceux qui, en Grèce comme dans de nombreux autres pays, regardent vers l'avenir avec angoisse
et se sentent abandonnés en face d'une crise apparemment impossible à juguler. Nous pensons néanmoins qu'il est possible de suivre la
voie de la cohésion et de la solidarité européenne et, dans le même temps, de trouver une sortie possible de la crise, nous seulement
pour la Grèce mais pour l'Union européenne (UE) tout entière.</p> <p>C'est une illusion de penser qu'un “Grexit” (sortie de la Grèce de l'euro) sauverait l'euro et l'UE ; il en est de même en ce qui concerne
les coupes draconiennes et sans discrimination dans les dépenses publiques, dans lesquelles les investissements, les dépenses
sociales et les gaspillages dûs à des erreurs de management sont mis dans le même sac avec des effets dévastateurs sur la vie de
millions d'Européens et sur leurs perspectives pour l'avenir.
La peur de l'avenir doit être remplacée par la cohésion et la démocratie transnationale. Le peuple grec est la première victime de la
mauvaise gouvernance, de la corruption de nombreux politiciens et acteurs économiques et enfin, du manque d'un réel gouvernement
européen. Mais pour remédier à cette dramatique spirale l'UE doit jouer une partition largement différente de celle jouée par le
duo Merkozy, le FMI et la Commission. L'UE doit décider de se saborder et d'en revenir au mauvais anciens temps du « tous contre tous »
ou relancer le projet d'une union fédérale. Le premier besoin ce serait celui d'un gouvernement européen démocratique responsable
devant le Parlement européen, doté d'un budget en adéquation avec ses ambitions, et donc en mesure d'émettre des eurobonds.
Le premier et crucial test c'est ce qui sera fait pour et avec la Grèce dans la période précédant les élections du 17 juin. C'est également à
l'UE et à ses Etats membres d'introduire une note positive, maintenant.
Le destin du Memorandum signé par le gouvernement grec, l'UE et le FMI est dorénavant en jeu. Nous sommes convaincus qu'imposer
simplement ce Memorandum tel qu'il est et dans les délais proposés serait inacceptable et contreproductif.</p> <p>Nous appelons donc les institutions européennes, en premier lieu, à :</p> <ul class="spip"><li> rouvrir la discussion sur les clauses les plus socialement préjudiciables du Memorandum lui-même ;</li><li> revoir les délais pour la mise en place des réformes nécessaires, qui toutefois ne peuvent continuer à démolir l'Etat social et en même temps à laisser intacts les dépenses militaires ou les privilèges de l'Eglise, ni échouer à distribuer ses coûts de manière égalitaire ;</li><li> lancer maintenant un plan d'aide économique et financière à la Grèce, non pour les habituels projets colossaux de grosses infrastructures vouées à l'échec, mais pour un New Deal écologique centré sur la réduction de la dépendance à l'égard des énergies fossiles et sur la reconversion écologique de la Grèce, ainsi que sur un combat serré contre la corruption et sur un usage effectif des fonds européens. Des garanties européennes sont tout aussi nécessaires afin de geler tous les programmes d'armement ainsi qu'un soutien fort de l'UE pour obtenir des informations sur les dépôts grecs en Suisse et dans d'autres pays.</li></ul> <p>Mais « sauver » la Grèce ne suffit pas. C'est tout le projet européen qui est aujourd'hui menacé, étranglé par l'idéologie du « tout marché »,
l'égoïsme des gouvernements nationaux et l'illusion que la confiance peut être retrouvée par la démolition de l'Etat social et le retour des
frontières. Cette prescription, qui est imposée non seulement à la Grèce, mais également à de nombreux autres pays de l'Europe du sud
et de l'est, ne fonctionnera pas.</p> <p>Afin de résoudre la crise nous devons mener deux actions en parallèle.
La première est de dépasser la logique répressive du Pacte budgétaire et de l'anticiper par le lancement d'une nouvelle série de mesures
à l'initiative du Parlement européen et de la Commission afin de réorienter les ressources européennes vers un Plan européen de
développement socialement et écologiquement soutenable. Ces mesures devant être financées au moyen de la taxe sur les transactions
financières, la taxe carbone et les project-bonds. La seconde c'est d'organiser une campagne en vue des élections européennes de 2014
pour une Assemblée constituante dont la tâche serait de préparer un projet de constitution fédérale à soumettre aux citoyens européens
pour son approbation par un referendum pan-européen.</p> <p>Nous ne pouvons pas laisser la responsabilité seulement aux gouvernements et à la Commission. Le Parlement européen doit reprendre
l'initiative, relancer un très nécessaire débat public autour de propositions positives de nouvelles mesures afin de gérer la crise et lancer
un nouveau processus constituant.</p> <p>C'est le temps de l'action. Il n'y a plus de temps à perdre.</p></div>
		
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		<title>Malouines, une vision alternative</title>
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		<dc:date>2013-05-23T05:50:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Iglesias</dc:creator>


		<dc:subject>Amériques</dc:subject>

		<description>Trente ans après la tragique aventure militaire de 1982, il nous manque encore une critique publique de l'approbation sociale qui accompagna la guerre des Malouines et qui mobilisa quasiment tous les secteurs de la société argentine. Parmi les motifs de ce soutien, l'adhésion à la cause des Malouines qui proclama que ces îles étaient un « territoire inaliénable », qui fit de leur « récupération » une question identitaire et qui la plaça au somment de nos priorités nationales et de l'agenda international du (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-Numero-156-juin-2012" rel="directory"&gt;Numéro 156 — 2012/06&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>Trente ans après la tragique aventure militaire de 1982, il nous manque encore une critique publique de l'approbation sociale qui accompagna la guerre des Malouines et qui mobilisa quasiment tous les secteurs de la société argentine. Parmi les motifs de ce soutien, l'adhésion à la cause des Malouines qui proclama que ces îles étaient un « territoire inaliénable », qui fit de leur « récupération » une question identitaire et qui la plaça au somment de nos priorités nationales et de l'agenda international du pays, ne fut pas la moindre.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Une analyse même peu objective démontre le gouffre qui existe entre l'énormité de ces actes et la réelle importance de la question des îles Malouines, de même que sa relation lointaine avec les grands problèmes politiques, sociaux et économiques qui nous affligent. Néanmoins, un climat d'agitation nationaliste impulsé par les deux gouvernements (britannique et argentin) semble affecter une grande part de nos dirigeants, de la majorité comme de l'opposition, qui se glorifient de ce qu'ils qualifient de « politique d'État ». Nous pensons, qu'il est temps, d'examiner au fond cette politique à partir d'une conviction : l'opinion publique argentine est mûre pour une stratégie qui combine les intérêts nationaux légitimes avec le principe d'autodétermination sur la base duquel notre pays a été fondé.</p> <p>Une révision critique de la guerre des Malouines doit inclure tout à la fois l'examen du lien entre notre société et ses victimes directes, les appelés combattants, comme l'admission de l'injustifiable usage de la force en 1982 et la perception que cette décision et la déroute qui l'a suivie ont eu des conséquences à long terme. Il est nécessaire de mettre fin aujourd'hui à l'exigence contradictoire du gouvernement argentin d'ouvrir une <i>négociation</i> bilatérale qui inclue le thème de la souveraineté tout en annonçant que la souveraineté argentine est <i>non négociable</i>, et d'offrir des bases de dialogue véritables avec les Britanniques et — en particulier — avec les « Malouins », dans le cadre d'un agenda ouvert et régional. En l'honneur des passages sur les droits de l'homme incorporés dans notre Constitution en 1994, les habitants des Malouines doivent être reconnus comme sujets de droit. Respecter leur mode de vie, comme le stipule la première clause de notre Constitution, implique d'abandonner l'intention de leur imposer une souveraineté et une citoyenneté qu'ils ne désirent pas. L'affirmation obsessionnelle du principe que « les Malouines sont argentines » et l'ignorance ou le mépris de la tyrannie qu'il suppose, affaiblissent la demande juste et pacifique de retrait du Royaume uni et de sa base militaire et rendent impossible d'avancer vers une gestion des ressources naturelles négociée entre les insulaires et les Argentins.</p> <p>La République argentine a été fondée sur le principe d'autodétermination des peuples et pour tous les hommes du monde. En tant que pays dont les antécédents incluent la conquête espagnole, notre propre construction en tant que nation ne peut faire abstraction et est indissociable d'épisodes d'occupation coloniale tout comme c'est le cas pour les Malouines. L'histoire, d'autre part, n'est pas réversible, et l'intention de ramener les frontières nationales à une situation ayant existé il y a presque deux siècles — à savoir : antérieure à notre unité nationale et alors que la Patagonie n'était pas encore sous domination argentine — ouvre une boite de Pandore qui ne peut conduire à la paix.</p> <p>En tant que membres d'une société plurielle et diverse dans laquelle l'immigration a été la source principale de peuplement nous ne considérons pas avoir de droits préférentiels qui nous permettraient d'asservir les personnes qui vivent et travaillent sur les Malouines depuis plusieurs générations, bien avant que n'arrivent en Argentine beaucoup de nos ancêtres. Le sang des personnes tombées aux Malouines exige, par-dessus tout, que nous ne retombions pas à nouveau dans le genre de faux patriotisme qui les a conduits à la mort et que l'on ne les exploite pas comme éléments de sacralisation de causes qui, dans tout système démocratique, sont sujettes à un débat d'opinion.</p> <p>Nous devons arrêter d'agiter la « question des Malouines » et élaborer une vision alternative qui dépasse le conflit et mène à sa résolution pacifique. Nos principaux problèmes nationaux et nos pires tragédies n'ont pas été causées par la perte de territoires ni par le manque de ressources naturelles, mais par notre manque de respect pour la vie, les droits humains, les institutions démocratiques et les valeurs fondamentales de la République argentine, comme la liberté, l'égalité et l'autodétermination. <i>« Ojalá »</i> ; que le 2 avril et l'année 2012 ne donnent pas lieu à l'habituel déferlement de déclamations patriotiques mais plutôt qu'ils permettent aux Argentins — gouvernants, dirigeants et citoyens — de réfléchir ensemble et sans a priori sur les relations entre nos propres erreurs et les échecs de notre pays.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Fernando Iglesias (co-auteur)</p> <p>Universitaire et écrivain - Ancien parlementaire
argentin, membre du Parlement du Mercosur et du
Conseil du World Federalist Movement - Buenos
aires</p> <p>Traduit de l'espagnol par Jean-Francis Billion - Lyon</p></div>
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		<title>Mondialisme</title>
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		<dc:date>2013-05-12T17:26:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Herland</dc:creator>



		<description>Les historiens ont beau repérer une ou plusieurs mondialisations antérieures à l'époque contemporaine, jamais les marchandises, les capitaux et les hommes n'ont circulé aussi facilement qu'aujourd'hui. Au progrès technique qui rend le transport plus rapide et moins coûteux s'est ajouté le triomphe d'une idéologie favorable au libre-échange, au moins dans les pays occidentaux. C'est ainsi que s'est organisé un réseau complexe dont les grands axes sont néanmoins aisément repérables : flux d'investissement (...)

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Les historiens ont beau repérer une ou plusieurs mondialisations antérieures à l'époque contemporaine, jamais les marchandises, les capitaux et les hommes n'ont circulé aussi facilement qu'aujourd'hui. Au progrès technique qui rend le transport plus rapide et moins coûteux s'est ajouté le triomphe d'une idéologie favorable au libre-échange, au moins dans les pays occidentaux. C'est ainsi que s'est organisé un réseau complexe dont les grands axes sont néanmoins aisément repérables : flux d'investissement directs des vieux pays industriels en direction des émergents, flux de biens de consommations en sens contraire. Et comme les derniers l'emportent largement sur les premiers, les pays émergents accumulent des créances sur le reste du monde. La conséquence de tout cela, dans un pays comme la France, est bien connue : désindustrialisation, déficit commercial, chômage massif et, en dépit de tout, santé insolente des grandes entreprises qui font désormais ailleurs leur chiffre d'affaires et leur profit. Le gouvernement, totalement impuissant à renverser ces tendances lourdes, en est réduit à faire la cour aux nouveaux géants industriels des pays émergents afin qu'ils acceptent, moyennant des subventions ruineuses, de racheter nos usines et de produire chez nous. Ces opérations, quand elles aboutissent, sont en général décevantes, les investisseurs étrangers ayant encore moins d'états d'âme que les capitalistes français lorsqu'il s'agit de fermer un établissement leur appartenant en France.</p> <p>Cette mondialisation-là a été portée en particulier par l'Union européenne (UE) au nom du raisonnement suivant : l'ouverture du marché à la concurrence mondiale est le meilleur moyen de contraindre les producteurs européens à faire les efforts de compétitivité nécessaires à la poursuite de la croissance, laquelle est la condition de la prospérité et de l'emploi. On sait ce qu'il en est advenu ! Certains pays ont accepté le jeu de la compétitivité. On pense en particulier à l'Allemagne qui a fait un effort considérable pour augmenter la productivité et réduire le coût du travail. D'autres pays, dont la France, n'ont pas eu cet héroïsme, ont laissé leurs emplois industriels filer à l'étranger, leur déficit commercial se creuser, et leur chômage s'accroître. Avec comme conséquences inévitables, une croissance ralentie ou atone, les déficits sociaux et publics en augmentation vertigineuse.</p> <p>La division qui s'est opérée entre pays « cigales » et pays « fourmis » a eu une autre conséquence. Comme les échanges extérieurs des pays européens se font pour la plus grande part entre eux, l'excédent commercial des fourmis s'est constitué pour l'essentiel au détriment des cigales. En d'autres termes, les premières ont exporté leur déficit commercial en direction des secondes, le résultat global étant typiquement celui d'un « jeu à somme nulle » (pour emprunter au vocabulaire des économistes). Et tout cela pour un résultat qui, même du point de vue des fourmis, n'est pas si brillant, tant leur coût social paraît élevé. En Allemagne par exemple : multiplication des temps partiels, augmentation du nombre des travailleurs pauvres et maintien du taux de chômage aux environs de 6 %, ce qui est loin d'être négligeable.</p> <p>Pendant ce temps les pays émergents continuent à afficher une croissance à deux chiffres, ou peu s'en faut. Ils utilisent en effet tous les instruments disponibles pour maintenir leur compétitivité, sans se soucier des règles de la « concurrence non faussée » auxquelles s'accroche l'UE. L'exemple de la Chine est particulièrement éloquent, qui joue sur une monnaie sous-évaluée et les protections tarifaires comme non tarifaires. On ne sait pas suffisamment que, pour vendre en Chine, les industriels du vieux monde sont presque systématiquement obligés d'investir dans une usine sur place, de transférer la technologie et de faire en sorte que la plus grande partie de la valeur ajoutée soit produite en Chine. On ne sait pas bien non plus, peut-être, que les Chinois pratiquent la rétention des « terres rares », ces métaux indispensables pour les nouvelles technologies : qui en veut doit investir dans une usine de transformation sur place.</p> <p>Face à des « partenaires » prêts à tout pour poursuivre leur croissance accélérée (ce qui suppose d'exporter massivement des produits bon marché et de produire de plus en plus chez soi, grâce à la technologie la plus moderne, les produits qu'on importait auparavant, pour devenir à son tour exportateur de ces produits), le discours et la politique libre-échangistes des Européens seraient presque comiques s'ils n'avaient pas des conséquences aussi désastreuses. Quant aux Américains qui ont la réputation de faire preuve d'un peu plus de pragmatisme, ils sont si lourdement endettés à l'égard de la Chine que leur marge de manoeuvre est en tout état de cause limitée.</p> <p>La mondialisation dans ses modalités actuelles a donc toutes les chances de se transformer en un nouvel impérialisme. Et il n'est pas besoin d'être grand clerc pour annoncer quel sera le futur hégémon. Le pays le plus peuplé de la planète qu'il inonde de ses produits de plus en plus sophistiqués, le premier créancier du monde détenteur de réserves en dollars colossales, peut d'ores et déjà faire preuve de beaucoup d'autorité. Pour l'heure, les dirigeants chinois n'ont pas encore décidé de prendre le pouvoir. Ils se contentent de bloquer les négociations internationales qui ne leur conviennent pas (sur l'environnement, par exemple) et de se montrer sans pitié vis-à-vis de leurs minorités (tibétaine, ouïgoure) qui voudraient revendiquer une certaine autonomie. En dehors de leur pré-carré, ils se sont montrés jusqu'ici partisans du maintien d'un certain statu quo (voir Taïwan), mais il n'y a aucune raison pour que cette attitude relativement négligente se prolonge éternellement. D'ores et déjà, on aura noté que les anciennes grandes puissances ne se hasardent plus à provoquer le « géant chinois ».</p> <p>À considérer l'histoire de l'humanité, l'impérialisme est la solution la plus naturelle, celle qui est éprouvée depuis longtemps : une puissance émerge qui dicte sa loi au monde ; au bout d'un temps plus ou moins long, elle connaît la décadence ; s'ensuit une période d'anarchie, après quoi une nouvelle puissance émerge, et ainsi de suite. L'autre solution qui, elle, n'a jamais été éprouvée serait le mondialisme, au sens de la démocratie mondiale.</p> <p>Dans l'état actuel des choses, le choix entre les deux solutions est purement théorique. Car si l'on voit ce qui pourrait conduire à un nouvel impérialisme (il est déjà en train de se construire), la possibilité pratique du mondialisme ne se dessine toujours pas. Si pourtant un tel choix existait, on verrait immédiatement apparaître un conflit entre deux critères. Suivant l'idéologie dominante en Occident, à savoir le libéralisme politique (théorisé par John Stuart Mill, John Rawls…), le mondialisme est préférable à l'impérialisme comme la démocratie est préférable à la dictature. Par contre, à considérer le critère de l'efficacité, un hégémon adepte des méthodes autoritaires paraît bien plus capable de faire régner l'ordre, en particulier l'ordre écologique dont la planète a si grand besoin. Certes, jusqu'ici, les Chinois se sont plutôt distingués par leur indiscipline sur ce plan-là, mais les choses sont en train de changer car ils se rendent bien compte qu'ils sont les premières victimes de leur pollution. Or il existe une méthode évidente pour ramener les nuisances environnementales d'origine humaine à un niveau acceptable : inverser la tendance démographique et faire diminuer très rapidement la population mondiale. Qui mieux que les Chinois qui ont déjà expérimenté la politique de l'enfant unique (avec des résultats certes insuffisants) pourrait l'imposer ?</p> <p>On peut quand même rêver. Imaginer que l'impérialisme chinois fera long feu et que, face à l'aggravation des problèmes écologiques, l'humanité, dans un réflexe de survie, décidera de remettre son destin à une autorité supranationale dotée de la légitimité démocratique. Un tel gouvernement mondial n'aurait de raison d'être que s'il était doté d'un pouvoir effectif. Cela revient à inventer un mode de fonctionnement de la démocratie mondiale tel qu'elle serait en mesure d'imposer des décisions douloureuses (au moins à court terme) à tous les peuples, mieux à tous les habitants de la planète. Quelque chose dont les nations démocratiques ne se sont guère montrées capables jusqu'ici dans leur propre territoire, puisqu'elles fonctionnent sur la base du compromis.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Michel Herland</p> <p>Professeur de sciences économiques à l'Université
des Antilles et de la Guyane. Directeur adjoint du
Centre de recherches sur l'insularité et la
mondialisation (Martinique). Membre du Centre
d'économie et de finances internationales (Aix-en-
Provence - CNRS et Université de la Méditerranée)</p></div>
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		<title>Pour un plan européen extraordinaire de développement durable et pour l'emploi</title>
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		<dc:date>2013-04-14T09:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Emploi</dc:subject>

		<description>I) Objet Nous demandons à la Commission européenne de proposer un plan européen extraordinaire pour un développement durable et pour l'emploi, afin de relancer l'économie européenne et de créer de nouveaux emplois. II) Objectifs 1) Un programme extraordinaire d'investissements publics de l'Union européenne (UE), pour la production de biens matériels européens et le soutien financier à la production et à la sauvegarde de bien publics européens (énergies renouvelables, recherche et innovation, (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Numéro 159 — mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Emploi" rel="tag"&gt;Emploi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><h3 class="spip">I) Objet </h3> <p>Nous demandons à la Commission européenne de proposer un plan européen extraordinaire pour un développement durable et pour l'emploi, afin de relancer l'économie européenne et de créer de nouveaux emplois.</p> <h3 class="spip"> II) Objectifs </h3> <p>1) Un programme extraordinaire d'investissements publics de l'Union européenne (UE), pour la production de biens matériels européens et le soutien financier à la production et à la sauvegarde de bien publics européens (énergies renouvelables, recherche et innovation, nouvelles technologies –par exemple les réseaux de télécommunication à haut débit–, protection de l'environnement et du patrimoine culturel, infrastructures de transport, réseaux énergétiques, agriculture écologique, etc.).</p> <p>2) Un fond européen de solidarité pour le financement de mesures sociales pour la lutte contre le chômage et pour la création de nouveaux emplois stables et de qualité, avec une référence particulière à l'emploi des jeunes. Ce fond devrait remplacer les Fonds existants –en particulier le Fond européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) institué par le règlement 1927/2006– avec une augmentation de leur dotation financière et une simplification des procédures d'accès, afin de créer un nouvel instrument de politique sociale européenne.</p> <h3 class="spip">III) Motifs </h3> <p>Le « Pacte européen pour la croissance » adopté au Conseil européen du 28 juin 2012 ne semble pas être suffisant pour relancer l'économie européenne et lutter contre le chômage, surtout des jeunes, lequel a atteint des niveaux records dans l'UE. En fait, au-delà des financements de la Banque européenne d'investissements (BEI) et de la réutilisation des crédits provenant des fonds structurels, le budget européen n'interviendrait qu'à hauteur de cinq milliards d'euros dans le financement de ce Pacte. A l'évidence les budgets nationaux de nombreux pays européens ne parviennent plus à générer de la croissance et à lutter efficacement contre le chômage, en raison des mesures d'austérité décidées au niveau européen. Par conséquent, seul le budget européen semble à même d'intervenir avec efficacité pour relancer l'économie et créer de nouveaux emplois, grâce à l'attribution de nouvelles ressources en provenance des rentrées de la Taxe sur les transactions financières et / ou de la Taxe carbone qui va être créée par les institutions européennes. Si nécessaire, le Cadre financier pluriannuel pour les années 2014-2020, qui va être adopté par les Institutions de l'UE, devrait être modifié sur la base de la clause de flexibilité, pour permettre d'apporter au bilan européen un pourcentage des entrées en provenance des nouveaux instruments financiers.</p> <h3 class="spip">IV) Fondements juridiques </h3> <p>Un plan européen extraordinaire pour un développement durable et pour l'emploi devrait être adopté par une décision ou un règlement du Conseil de l'UE, après approbation du Parlement européen, sur la base de l'article 352 du TFUE. Le financement de ce plan devrait être assuré, pour l'essentiel, par le budget européen (sans préjudice d'un recours ultérieur aux financements de la BEI) grâce à l'attribution de nouvelles ressources provenant des recettes de la Taxe sur les transactions financières ou de la Taxe carbone qui va être créée par les institutions européennes, selon un mécanisme équivalent à celui qui règle l'attribution d'un pourcentage de la TVA au budget européen.</p> <h3 class="spip">Pour un Plan européen extraordinaire de développement durable et pour l'emploi</h3> <p>Dans un cadre mondial en profonde évolution, caractérisé par la participation d'ensembles croissants de population au développement, requérant une utilisation rationnelle et efficace des ressources naturelles (alimentaires, énergétiques), l'Europe doit tout à la fois mettre en oeuvre une politique de maîtrise rigoureuse des ressources et faire évoluer son système économique et son appareil productif vers un dispositif équitable et durable. Les choix fondamentaux de l'Europe vont dans la bonne direction, depuis les objectifs mentionnés dans le Traité de Lisbonne jusqu'aux décisions du Conseil européen pour 2020. Mais la voie étroite associant la rigueur budgétaire (qu'il s'agisse des Etats ou des individus) au développement durable n'est praticable que par un effort européen engagé en commun. Le développement ne peut reprendre que par des investissements qui rendront les entreprises européennes compétitives, en réduisant la consommation et le coût de l'énergie et des matières premières, en utilisant pleinement les technologies de l'information, en mettant en valeur et en diffusant la société de la connaissance, en rééquilibrant le pouvoir d'achat. L'augmentation progressive du revenu des citoyens des économies émergentes ouvre pour l'Europe d'immenses possibilités d'exportation de biens et de services de qualité. Si l'on n'indique pas clairement qu'il est possible de mettre en chantier une phase de développement nouvelle et différente, on perdra l'occasion d'inscrire avec succès l'économie européenne dans le nouveau cycle mondial. La capacité de produire des biens industriels à partir de composants de haute technologie, des services de pointe, des biens culturels de haute qualité, est déjà effective dans de nombreux secteurs et lieux de l'économie européenne, mais elle ne pourra s'étendre, s'accroître, s'améliorer qu'en s'insérant dans un choix stratégique. C'est à la faveur d'abord du Marché commun, puis du Marché unique, que l'Europe est parvenue à entrer dans des cycles d'expansion longs. Un choix similaire est nécessaire aujourd'hui pour insérer pleinement l'Europe dans la nouvelle économie mondiale. Les propositions diffusées au cours de la phase difficile que traverse actuellement l'économie européenne sont souvent orientées dans la bonne direction, mais le fait de les limiter aux cadres nationaux en compromet la possibilité de réalisation, l'efficacité et l'économie. De même que le programme du Marché unique de 1992 visait à faire face au coût de la non Europe, les solutions proposées aujourd'hui sont elles aussi limitées par le coût de la « non Europe ». L'un des exemples les plus flagrants est apporté par les investissements pour la recherche -
particulièrement dans le domaine des énergies nouvelles- qui permettent de comprendre comment des plans uniquement nationaux et non intégrés au niveau européen aboutissent à un énorme gâchis de ressources que la nécessaire politique de rigueur qui doit guider les budgets publics et même les entreprises privées, ne permet plus.</p> <p>Il est indispensable de lancer un Plan européen, limité mais décisif, pour indiquer la direction à prendre, à tous les opérateurs économiques et sociaux européens. C'est à la Commission européenne qu'incombe la principale responsabilité de proposer les mesures nécessaires au Parlement et au Conseil européen et de les présenter aux citoyens, aux forces politiques, économiques et sociales européennes. Le plan doit aussi concerner les relations avec les zones les plus étroitement liées à l'UE en raison de leur proximité géographique, en particulier ces pays méditerranéens qui ont engagé une profonde évolution politique, économique et sociale. Le plan d'investissement proposé en son temps avec une grande clairvoyance par le Président Delors doit à nouveau être proposé et finalisé pour créer les conditions nécessaires de compétitivité, durabilité et cohérence sociale, pour la relance européenne. Il revient à la Commission d'indiquer les projets à soutenir, d'en garantir la faisabilité et d'en assurer la gestion rigoureuse et transparente. Le budget européen devrait, à terme, être financé exclusivement par des ressources propres, essentiellement constituées de la Taxe carbone, de la Taxe sur les transactions financières et de la nouvelle TVA européenne. C'est pourquoi les propositions déjà avancées par la Commission en matière de Taxe carbone et de Taxe sur les transactions financières constituent les éléments essentiels du Plan proposé et leur adoption en garantirait le fonctionnement. En outre la Taxe carbone peut amener le système économique à des choix durables et elle est compatible avec des mesures transitoires visant à la faire porter également sur les produits importés de zones n'ayant pas encore adopté de mesures analogues. Quant à la Taxe sur les transactions financières elle peut être utilisée pour rendre socialement soutenable la transition du système économique en refinançant d'une manière significative le Fonds d'adaptation à la mondialisation en en redéfinissant les missions et en déplaçant, au moins en partie, le poids fiscal du travail non qualifié et précaire sur les revenus financiers. Le lancement du Plan, avec ses mesures fiscales européennes communes, devrait être accompagné d'une réduction des dépenses actuellement engagées aujourd'hui par les Etats membres dans des secteurs relevant d'une intervention commune. Pour assurer la transparence et l'efficacité maximale dans l'utilisation des ressources, il est nécessaire de prévoir, chaque fois que possible, et assurément dans le domaine de la recherche de nouvelles sources d'énergie, la mise en oeuvre de programmes spécifiques et, dans ce cas, d'agences responsables de l'utilisation des fonds. Puisque l'objectif principal du Plan est la relance des nvestissements, il faut aussi prévoir des interventions financièrement significatives - même si c'est avec une attribution différée - en activant l'émission d'obligations européennes de projet (Euro Project Bonds), en impliquant la BEI dans l'instruction et la gestion des interventions pour la partie du plan qu'elle finance (à travers un « Fonds patrimonial » qui conserve la propriété des investissements effectués), afin de disposer - grâce au revenu différé de tels investissements - de ressources pour les nouvelles générations.</p> <h4 class="spip">Indications quantitatives </h4> <p>La Taxe sur les transactions financières permettrait de trouver environ 30 à 40 milliards d'euros supplémentaires pour le budget européen afin d'obtenir des crédits adéquats dans le secteur de la recherche et pour le refinancement du Fonds institué par la Commission en 2006 pour faire face à la nécessité d'adapter le marché du travail à la mondialisation. Le budget de l'Union s'avérerait ainsi proche du seuil des 1,27 % établi en son temps par les Etats membres. Lors des cycles précédents d'expansion, l'Europe a réussi à créer plus de 15 millions de nouveaux postes de travail. Le Plan devrait permettre la création d'au moins 20 millions de nouveaux postes de travail en considérant qu'il devrait, en particulier, rendre le secteur des services compétitif et diviser ainsi par deux le taux de chômage actuel. Le montant des investissements prévus par le Plan devrait atteindre au moins 300 à 500 milliards, à affecter dans un délai de 3 à 5 ans. Pour permettre l'émission d'Euro Project Bonds ou une garantie de la part de l'UE, il faudrait une Taxe carbone capable de produire un revenu d'au moins 50 milliards annuels pour rétribuer les émissions. L'utilisation de la Taxe carbone pour soutenir le plan d'investissements dans la phase de démarrage, serait pleinement justifié par le fait que la taxe elle-même tendra à diminuer au fur et à mesure que - grâce en particulier au Plan proposé - l'économie européenne utilisera des sources d'énergie non génératrices de C02. Au terme du Plan, l'Union disposerait d'un patrimoine dont le montant pourrait atteindre au moins le double de la valeur de l'investissement, assurant ainsi aux nouvelles générations un soutien adéquat, comme cela se passe pour les jeunes Norvégiens grâce au « Fonds de pensions » alimenté par les revenus du pétrole : dans le cas présent il s'agirait des revenus tirés des nouvelles sources d'énergie, activé par le Plan à travers les investissements et les dépenses de recherche. Le « Fonds patrimonial » pourrait, en particulier, soutenir l'insertion des jeunes Européens par des projets de service civil et, pour ceux qui, au terme des études, entrent dans le monde du travail (en se fondant aussi sur l'expérience d'Erasmus), de formations pour éliminer la précarité, de promotion d'activités de travail autonome et de développement de l'entrepreneuriat des jeunes.</p> <h4 class="spip">Mise en oeuvre partielle ou intégrale du Plan par un groupe d'Etats membres </h4> <p>Au cas où des difficultés insurmontables se présenteraient pour la participation de tous les Etats, il faudrait prévoir la possibilité pour un groupe d'Etats de procéder selon les règles concernant les coopérations renforcées, en particulier de la part de l'Eurogroupe et des Etats qui voudront s'y associer, comme cela est déjà prévu dans les récentes propositions Europlus sur la compétitivité, présentées par le gouvernement allemand.</p></div>
		
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		<title>L'emploi et les jeunes, déficit d'intégration, déficit de participation Diagnostic, pistes pour l'action</title>
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		<dc:date>2013-04-13T16:23:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Catherine Montfort</dc:creator>


		<dc:subject>Emploi</dc:subject>

		<description>Avec un taux moyen de 22 % de chômage parmi les moins de 25 ans, les jeunes Européens appellent à la solidarité entre générations et à une action publique européenne prioritaire. Les 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans actuellement ni en emploi ni en formation ni à l'école représentent le risque d'une « génération perdue » et à l'initiative du Groupe Europe de l'UEF et du Groupe de réflexion sur l'avenir du service public européen, le 12 juillet 2012 à Bruxelles, trois représentants des jeunes (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Numéro 159 — mars 2013&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>Avec un taux moyen de 22 % de chômage parmi les moins de 25 ans, les jeunes Européens appellent à la solidarité entre générations et à une action publique européenne prioritaire. Les 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans actuellement ni en emploi ni en formation ni à l'école représentent le risque d'une « génération perdue » et à l'initiative du Groupe Europe de l'UEF et du Groupe de réflexion sur l'avenir du service public européen, le 12 juillet 2012 à Bruxelles, trois représentants des jeunes Européens engagés ont rencontré Henri Malosse, Président du groupe des employeurs du Comité économique et social européen, et Brigitte Degen, de la Commission européenne - DG Emploi. Outre un diagnostic sombre de la situation actuelle des jeunes en Europe, ils ont appelé à une action prioritaire de l'Union européenne pour les jeunes et avec les jeunes.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Le Groupe Europe de l'Union des fédéralistes européens et le Groupe de réflexion sur l'avenir du service public européen (GRASPE) ont organisé le jeudi 12 juillet un débat public sur le thème des jeunes et de l'emploi en cette période de crise. Les participants de la table ronde devaient apporter des pistes de réflexion et d'action pour faire face à la précarisation croissante et à la hausse dramatique du chômage parmi les jeunes en Europe.</p> <p>Mme Vlandas du GRASPE, co-animatrice du débat, a précisé d'entrée que la dégradation des conditions d'emploi des jeunes pose la question des conditions
matérielles de vie mais plus globalement aussi celle de leur place dans nos sociétés, de leur représentation, de leur pouvoir-faire et de leur possibilité de bâtir leur vie. De même les crises des dernières années nourrissent les populismes, les sectarismes, et toutes autres dérives qui sont un poison pour l'Union. Catherine Viellilledent du Groupe Europe de l'UEF a chaleureusement félicité Henri Malosse pour son élection, la veille, à la présidence du Comité économique et social européen. Elle a rappelé qu'un an avant, exactement, le groupe Europe avait invité Alain Lamassoure pour parler de « Budget européen : vivre au-dessous de ses moyens » devant un public de
fonctionnaires et de personnel des institutions. Elle présente ensuite les participants et salue une jeunesse engagée qui se mobilise dans le monde et en Europe pour porter dans le débat public la question de la cohésion sociale et de la solidarité intergénérationnelle et pour œuvrer à la création d'un corps politique dans l'Union européenne (UE).</p> <p>Brigitte Degen (DG Emploi, Commission européenne) a
tout d'abord souligné que la petite unité « Emploi des jeunes » est de création récente (janvier 2010) et a également dans ses domaines de compétences le microcrédit et l'entreprenariat. La Commission entend en effet donner la possibilité aux jeunes de trouver des carrières alternatives, en dehors du salariat, grâce à l'entreprenariat et à la mise à disposition de crédits. Sujet au centre des préoccupations de la Commission ces derniers mois, notamment par la volonté du président José Manuel Barroso, à la vue des chiffres inquiétants du chômage et la détérioration des possibilités d'emploi parmi les jeunes. Certains chiffres font littéralement froid dans le dos. Ainsi, 22,4 % des jeunes Européens (de
moins de 25 ans) sont au chômage, taux deux fois et demi plus élevé que celui des adultes. Le total de 5,52 millions des jeunes demandeurs d'emploi dans l'Union a crû de 1 million entre 2008 et 2010 et le chômage à long terme s'élève à 6,3 % (contre 2,4 % en 2008). 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans ne sont actuellement ni en emploi ni en formation ni à l'école. De plus, chiffre peut-
être le plus inquiétant pour le futur, 12,6 % des jeunes qui veulent travailler ne cherchent plus d'emploi. Le chômage des jeunes coûte chaque année 1 % du PIB de
l'UE.</p> <p>L'Initiative sur les perspectives d'emploi des jeunes
lancée en décembre dernier par la Commission pour la période 2012/2013 demande aux Etats membres de faire un meilleur usage des fonds de l'Union disponibles,
notamment le Fonds Social Européen, d'accroître les
places en apprentissage et de prendre en considération les recommandations faites lors du Semestre européen au
début de cette année pour les programmes nationaux de réforme en 2012. Elle tend également à étendre la « Garantie Jeunes » à d'autres pays que ceux l'ayant déjà établie (Finlande, Suède et Autriche) et promeut de la même manière un Cadre européen pour la qualité des stages. La mobilité des jeunes est encouragée dans les différents programmes européens (Your first Eures Job, Erasmus, Leonardo da Vinci, Erasmus pour les entrepreneurs, Service Volontaire Européen) pour leur permettre d'acquérir de l'expérience dans différents pays européens. La Commission souhaite soutenir l'apprentissage, les jeunes entrepreneurs et les entreprises sociales à travers l'assistance technique à l'accès au Fonds Social Européen. Un « Paquet Emploi » doit être adopté en décembre 2012. Mme Degen a tenu à souligner pour conclure que la plus grande difficulté sera de
toucher les jeunes qui ne s'inscrivent pas au chômage et ne sont pas répertoriés dans les Etats.</p> <p>M. Henry Malosse, le tout prochain Président du Comité économique et social européen, a d'abord souligné la singularité de la situation actuelle : l'UE cumule non seulement une crise dans l'Europe mais aussi à une crise de l'Europe, qui rend encore plus criants les dommages causés par les crises des dernières années. La seule issue pour en sortir est dans le fédéralisme et l'établissement d'une gouvernance européenne qui pourrait convaincre les Européens et leur donner un espoir. Les perspectives pour les jeunes en matière d'emploi et de conditions de travail sont très sombres (voir le rapport de l'OIT) et les politiques de l'UE ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'état d'esprit, tant des pouvoirs publics que des corps intermédiaires et des entreprises, n'est pas du tout positif à l'égard des jeunes qui font face à trop d'obstacles avant de pouvoir montrer leurs compétences et leurs capacités. Il faudrait d'ailleurs selon lui bannir dans les offres d'emploi la demande d'expérience qui est véritablement discriminatoire. Ce conservatisme de la société européenne (une « société bloquée ») nécessite des réponses radicales pour éviter une catastrophe sociale. Il faudrait s'inspirer de certains pays qui font plus confiance aux jeunes et notamment à leur esprit d'entreprenariat. La mobilité ne devrait plus être une mobilité forcée pour des raisons économiques mais volontaire, en tant que moyen d'améliorer ses compétences. Pour cela, l'apprentissage des langues
étrangères devrait être amélioré.</p> <p>M. Malosse introduit quatre éléments d'action prioritaires pour le futur. Tout d'abord, la gouvernance européenne devrait être approfondie afin d'établir un véritable leadership au niveau européen. Deuxièmement, la participation des jeunes au processus décisionnel devrait se trouver encouragée pour remettre la jeunesse au centre des préoccupations et accroître la confiance des dirigeants politiques. Le « triangle d'or » que constituent l'innovation, l'éducation et l'esprit d'entreprise doit devenir le cœur d'une politique de dimension européenne. Le quatrième point constitue la ré-
industrialisation de l'Europe pour sortir de la fiction d'une « économie de la connaissance » pour revenir à une conception de l'économie réelle et productive. Pour
conclure, M. Malosse a évoqué la nécessité de mettre en place des projets européens mobilisateurs pour retisser un lien entre la jeunesse européenne et les institutions de l'Union européenne et de disposer d'un vrai budget.</p> <p>Henri Lastenouse, Secrétaire général de l'association « Sauvons l'Europe », a appelé à un plus grand poids de l'UE. Les Etats membres sont englués dans des dettes qu'ils n'ont pas les moyens de payer (« Qui va payer ? »). Quant aux politiques, ils sont surtout soucieux de s'attirer l'électorat des seniors (la génération d'après-guerre qui a préservé ses privilèges). De plus, les jeunes sont devenus la variable d'ajustement des décisions économiques des entreprises. Ainsi, il est besoin de développer un agenda générationnel et d'entamer un véritable dialogue avec les générations nouvelles qui vont hériter de la dette (« La dette sans la dote »). Son association tente une action sur le terrain, y compris via une pétition au Parlement
européen. M. Lastenouse a fustigé par ailleurs la peur de l'UE face au risque, ce qui rend impossible la relance, l'investissement et l'objectif de niveau de vie. Il a aussi déploré le manque de moyens à disposition des jeunes 11
pour trouver des financements. Ainsi, les jeunes créateurs vont en Californie afin de se retrouver dans un climat plus favorable où des moyens financiers sont disponibles pour des projets à risque. Il faut sortir de cette crise de manière solidaire et mieux gérer la transition générationnelle en Europe.</p> <p>Luca Scarpiello, vice-Président du Forum européen des jeunes a souligné la dimension macro-économique pour régler le problème du chômage et de la précarité de la jeune génération. La « Garantie Jeunes » a besoin de croissance pour être véritablement durable socialement. Sans croissance, l'innovation est bloquée. L'austérité constitue le plus grand ennemi des jeunes à qui elle ne donne aucune perspective d'avenir. Il a déploré le manque de moyens au niveau européen et mis en avant
l'utilité de faire de la jeunesse une priorité horizontale dans les politiques de l'Union : la précarité des jeunes doit devenir également un sujet au niveau européen et la coordination des différents programmes devrait être
améliorée. L'intégration du cadre de qualité pour les stages, proposé par le Forum Européen de la jeunesse, dans les projets de la Commission est un bon signe mais les perspectives pour le budget de l'UE sont inadéquates. L'approfondissement du marché unique européen pour les travailleurs doit viser à assurer aux personnes un certain niveau de protection sociale quelque soit leur lieu où elles travaillent. Il n'y aura pas de reprise sans implication des jeunes.</p> <p>Baki Youssoufou, Président de la Confédération étudiante, syndicat étudiant en France, a précisé que le syndicat qu'il préside est pro-européen, fait plutôt rare dans les organisations syndicales d'étudiants où la
méfiance envers les politiques et, plus précisément, la construction communautaire est très répandue. Le corps enseignant des universités diffuse le scepticisme vis-à-vis de l'UE à l'ensemble des étudiants. Il a exprimé sa
frustration de voir les jeunes toujours intervenir en dernier sur la question de la jeunesse et les politiques en leur faveur sempiternellement passer après les autres politiques. La jeune génération ne peut pas ou n'a pas l'impression de pouvoir déterminer son destin, ce qui alimente sa méfiance envers les grandes entreprises qui ont licencié beaucoup de leurs proches ces dernières années et détruit, à coup de licenciements de masse, les tissus territoriaux et familiaux qui protègent les jeunes de la précarité totale. Aussi les jeunes tendent-ils à
privilégier les petites structures. Deux voies leur sont ouvertes : la création de leur propre emploi, ou la
mobilité. Il rappelle que le chômage frappe 26 millions de jeunes entre 15 et 35 ans ! Une enquête parmi les jeunes créateurs d'entreprise a montré que 80 % des
projets sont abandonnés par manque de support budgétaire et, à l'université de Villetaneuse, 70 % des étudiants sont boursiers.</p> <p>L'UE devrait se ressaisir pour améliorer l'emploi des jeunes alors que les gouvernements nationaux sont trop dépendants électoralement des seniors. Comme piste d'action pour accroître les possibilités d'emploi chez les jeunes, il faudrait encourager l'initiative des jeunes et les aider à créer leur business plan. Les jeunes entrepreneurs ne sont pas assez aidés lors de la création d'une entreprise. Pour conclure, il affirma que l'Europe ne pourra pas se faire sans sa jeunesse car les jeunes ont de l'énergie et il n'y a pas de croissance sans énergie.</p> <h3 class="spip">UN DIALOGUE S'ETABLIT ENSUITE AVEC LA SALLE.</h3> <p> Un membre du public souligne que l'Union européenne n'a pas de compétence en matière d'emploi des jeunes ni les moyens de faire des politiques ambitieuses dans ce domaine. Cependant, José Manuel Barroso s'est mis en colère à ce sujet. La meilleure façon de rapprocher les jeunes des politiques européennes serait de mettre en place des projets mobilisateurs de dimension européenne. Un autre membre du public a mis en avant la politique régionale et le besoin de coopération transfrontière pour les jeunes, tout spécialement à travers des programmes européens (Programme Interreg).</p> <p>M. Malosse a relevé que le traitement des candidatures pour les programmes de l'UE prend plus d'un an, ce qui nuit à sa crédibilité car le temps perdu ne se rattrape pas facilement en économie, surtout pour les projets transfrontiers. Il a déploré aussi le fait que les responsables européens ne fassent pas assez la promotion des programmes européens destinés aux jeunes entrepreneurs. Mme Degen a rappelé que la Commission a mis à l'honneur les jeunes dans les recommandations qu'elle a adressées aux Etats membres. Elle espère que les jeunes des pays européens les reprendront à leur compte pour faire pression sur les gouvernements nationaux. Elle a aussi reconnu aussi ne pas être très écoutée au sein de sa DG et au sein de la Commission lorsqu'elle met le sujet des jeunes sur la table. Il existe un problème de leadership au niveau européen. En outre, le rapport de force politique dans la Commission est défavorable aux politiques progressistes envers les jeunes et là où quelques services ont obtenu davantage de postes, la DG Emploi doit travailler à personnel constant. Pour les pays actuellement en très grande difficulté en Europe (la Grèce et le Portugal), la DG ECFIN a mis à l'index toute proposition de la part de la DG Emploi qui visait à redonner de l'espoir aux jeunes dans ces pays.</p> <p>Mme Vlandas a témoigné de la difficulté de trouver des canaux pour parler aux jeunes et entamer un dialogue avec eux. M. Lastenouse a pointé du doigt le manque
criant de relais dans les institutions de l'UE pour les jeunes, en particulier les 15-25 ans qui n'ont pas de représentants politiques au parlement. Bien entendu, la société civile n'a pas à se substituer au pouvoir public démocratiquement élu mais doit agir différemment. Le vice-Président du Forum européen des jeunes a jugé qu'il y avait moins besoin de nouveaux programmes que de meilleure gestion des fonds en ciblant davantage les priorités, notamment vers les jeunes, et en cherchant plus de représentativité dans le public ciblé. Il a même parlé d'un blackout des questions de jeunesse dans les programmes. M. Youssoufou a évoqué la trop grande lourdeur des programmes européens pour des jeunes, souvent sans le sou au début de leur projet. Ainsi s'il faut mettre plus de moyens à disposition des jeunes, il faut aussi se soucier de faciliter leurs démarches administratives. M. Lastenouse a prolongé le débat en soulignant que le problème est le manque de croissance et non la dette.</p> <p>Les différents interlocuteurs ainsi que les organisateurs sont tombés d'accord pour continuer le débat. M. Malosse a promis que le Comité économique et social
européen tâcherait d'être le relais entre les jeunes et les représentants politiques au niveau européen.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Catherine Montfort</p> <p>Militante fédéraliste - Membre du Groupe Europe de l'UEF – Bruxelles</p></div>
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		<title>Les peuples, dernière chance pour l'Union européenne ? </title>
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		<dc:creator>Paul Oriol</dc:creator>



		<description>François Hollande n'a pas voulu faire la même erreur que François Mitterrand : « la relance dans un seul pays », ce qui l'avait rapidement conduit à un virage et à rentrer dans le rang. Comme Mitterrand, il n'a pas voulu rompre avec l'Union européenne (UE). Il a annoncé qu'il refuserait de soumettre le pacte fiscal dans sa forme originale à l'Assemblée nationale et qu'il obtiendrait auparavant un volet « relance ». M. Schockenhoff, député allemand et vice-président du groupe CDU/CSU, président du (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Numéro 159 — mars 2013&lt;/a&gt;


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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>François Hollande n'a pas voulu faire la même erreur que François Mitterrand : « la relance dans un seul pays », ce qui l'avait rapidement conduit à un virage et à rentrer dans le rang.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Comme Mitterrand, il n'a pas voulu rompre avec l'Union européenne (UE). Il a annoncé qu'il refuserait de soumettre le pacte fiscal dans sa forme originale à
l'Assemblée nationale et qu'il obtiendrait auparavant un volet « relance ». M. Schockenhoff, député allemand et vice-président du groupe CDU/CSU, président du groupe franco-allemand, a répondu que le pacte pouvait être modifié « dans sa rhétorique », non dans sa « substance ».</p> <p><q>Nous pouvons y mettre un beau paragraphe sur la croissance. Nous pouvons aussi répéter de nouveau ce qui y est déjà dit avec d'autres mots et en expliquant que nous nous engageons aussi à nous préoccuper de la croissance. Comme ça, Hollande pourra dire chez lui : 'J'ai fait en sorte que le pacte budgétaire traite de croissance'.</q> <a href="http://www.euractiv.fr/electionpresidentielle/pacte-budgetaire-allemagne-preparearrivee-hollande-14444.html" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'>http://www.euractiv.fr/electionpres...</a></p> <p>C'est effectivement ce qu'il s'est passé. François Hollande a, finalement, assumé au nom de la France la signature, par son prédécesseur, du Pacte de solidarité et de croissance. Sans pouvoir réellement l'infléchir. Ce que, fraîchement élu, il disait avoir réussi au sommet de juin 2012 et qui n'a été entériné ni en novembre ni, encore moins, en janvier 2013.</p> <p>Pour avancer, il a rompu son isolement en constituant un front de la relance avec, essentiellement, Mario Monti (pourtant un eurocrate) et Mariano Rajoy (pourtant un conservateur) face à la coalition libéro-vertueuse regroupée derrière Angela Merkel : coalition renforcée par le Royaume uni et David Cameron. Dont l'énergie a été récompensée, faisant de cette alliance un groupe plus libéral qu'européen.</p> <p>En plus, au delà de leurs sentiments personnels, Angela Merkel comme David Cameron, pour gagner les prochaines élections, doivent tenir compte de la montée de l'euroscepticisme dans leur propre camp : UKIP
(United Kingdom Independence Party = Parti pour l'indépendance du Royaume uni ) et Alternative für Deutschland (Alternative pour l'Allemagne)… <a href="http://www.endzeit-news.org/neue-partei-alternative-furdeutschland-will-euro-abschaffen/" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'>http://www.endzeit-news.org/neue-pa...</a></p> <p>François Hollande a refusé l'affrontement et la croissance reste un voeu pieux. Il a accepté le pacte que beaucoup, non seulement à gauche, estiment catastrophique pour la croissance et pour les peuples de l'Union.</p> <p>Face au Royaume uni de Cameron et à l'Allemagne de Merkel, la France de Hollande ne fait pas le poids. N'est pas de Gaulle qui veut. L'Europe et la France d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier.</p> <p>La seconde guerre mondiale est finie. Et l'après guerre aussi. Les politiques au pouvoir aujourd'hui sont nés après la guerre ! Le passé historique a cédé au présent économique. La solidarité de l'après-guerre a fait place à l'individualisme, la vision communautaire de l'Europe aux égoïsmes nationaux. Et le libéralisme triomphe…</p> <p>Le dernier sommet européen en est la preuve évidente. Pour la première fois le budget de l'UE a été revu à la baisse. Et chaque chef d'Etat n'a parlé que de ses intérêts d'Etat réels ou supposés. Aucun n'a incarné une vision à long terme de l'UE et aucune instance européenne. Reste, peut-être, le Parlement européen.</p> <p>Hollande, sans dire ouvertement qu'il ne respectera pas le pacte, avance en traînant les pieds. Il sait qu'il a des alliés. Les « pays du club med », mais aussi la politique économique des États-Unis, les déclarations des plus grands économistes et même, dans une certaine mesure, le Fonds monétaire international.</p> <p>N'ayant pas réussi à entraîner l'UE dans une politique de relance, il doit élargir le nombre de ses alliés, notamment les PECO (pays de l'Europe centrale et orientale), ces alliés traditionnels de la France, bêtement méprisés par Jacques Chirac. Ils ont adhéré à l'UE à défaut de pouvoir adhérer directement aux États-Unis, ils sont séduits par la puissance allemande et sa réussite économique dont,
comme les autres, ils pâtiront un jour.</p> <p>François Hollande espère dans une reprise qui tarde mais qui lui permettrait une autre politique économique et d'avancer vers le respect des critères de Maastricht, de façon peut-être plus efficace et surtout moins douloureuse.</p> <p>Cette reprise pourrait venir des États-Unis ! <q>Avec les nouvelles surprenantes qui s'accumulent, l'économie
américaine semble se relever de la crise plus vite que prévu. Chômage en nette baisse, des indices boursiers en pleine forme... Cette semaine a vite chassé les inquiétudes occasionnées par le déclenchement des coupes budgétaires automatique. Malgré une alerte avec une chute de la croissance du dernier trimestre 2012, la première puissance mondiale a retrouvé une forme de
tous les diables.</q> <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/08/etats-unis-crise-dette-bourse-emploi-croissance-deficit_n_2838057.html" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'>http://www.huffingtonpost.fr/2013/0...</a></p> <p>Jusqu'à maintenant, au niveau institutionnel, seul le Parlement européen a joué son rôle dans le débat sur le budget. Traduira-t-il ses déclarations fortes par un rejet du budget européen ? Etant donné que la presque totalité des gouvernements sont de droite, le risque est grand que les députés refusent de déjuger leurs gouvernements ! Refuser de voter le budget serait loin d'être une catastrophe. Ce serait même un bienfait à plusieurs titres.</p> <p>Comme l'a fait remarquer Cohn-Bendit, si le vote du PE est positif, le budgets annuel de l'UE est adopté pour 7 ans ! Deux mandatures du PE. Avec une législation de ce type, le budget de la France voté en 2012 par la majorité UMP serait valable pour toute la présente mandature et le début de la suivante !</p> <p>Plus grave, en adoptant ce budget pour 7 ans, le Conseil semble dire que la crise va durer 7 ans et qu'il ne faut pas prévoir un développement budgétaire de l'UE pendant
cette même période ! C'est un message clair de régression européenne. Budget de crise ou budget de croisière anti européen ? Si le PE rejette le budget adopté par le Conseil, le budget de 2012 sera reconduit en 2013, puis, éventuellement, en 2014... Ceci aurait l'énorme intérêt de placer le budget de l'UE au centre du débat des élections européennes de 2014. Enfin, une élection européenne pourrait avoir
comme objet central l'UE et son budget ! Ce serait donner aux peuples de l'Union une partie du pouvoir qui leur a toujours été refusé. Ce pourrait être l'occasion de
l'ouverture d'un espace public européen !</p> <p>Perspective intéressante. Mais les peuples auront-ils la patience d'attendre et de subir jusque là. A chaque fois qu'ils en ont la possibilité, ils disent leur opposition à la politique suivie : en votant pour l'opposition ou en s'abstenant parce qu'ils pensent que l'opposition ne fera pas mieux ou en votant pour ceux que les « compétents » qui ont la solution à tous les problèmes depuis des
années, appellent des « clowns »...</p> <p>Et, au delà des élections, les peuples de l'Union se révoltent tour à tour, de la Grèce au Portugal, de l'Italie à la Bulgarie, séparément dans de nombreux pays de l'Union. Mais ces révoltes sont séparées. Dispersées. L'indignation est partout. Sans véritable printemps
européen. Pour tout chambouler. Jusqu'à quand ? Car si malgré une crise financière qui dure maintenant depuis 5 ans , l'euro se porte bien grâce notamment à une décision de Mario Draghi, la cure d'austérité entraîne de lourds sacrifices pour les populations sans ouvrir de perspectives, d'espérance pour les peuples.</p> <p>Il n'y a pas d'espace politique européen, les élections européennes de 2014 pourraient ouvrir un tel espace. Il n'y a pas « d'espace social » européen. Mais de multiples espaces nationaux politiques ou sociaux. Les peuples du nord de la Méditerranée sauront-ils créer des réseaux sociaux européens nécessaires pour aller au delà des « indignés » et ouvrir la voie à une Europe de la solidarité. Paradoxalement, le salut viendra-t-il de la révolte des peuples contre les gouvernements fossoyeurs de l'Europe au profit du libéralisme ? Sur quelles forces peuvent-ils compter ?</p> <p>Il est permis de rêver.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Paul Oriol</p> <p>Auteur de Résidents étrangers citoyens ! Plaidoyer pour une citoyenneté européenne de résidence (2003)</p></div>
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		<title>Do not disturb !</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>



		<description>Surtout, ne pas déranger ! Telle est l'obsession de ceux qui prétendent « faire l'Europe » au plus haut niveau, sans se résigner vraiment à l'abandon de leurs prérogatives nationales souveraines et sans même se rendre compte que, dans de telles conditions, cette prétention devient une véritable gageure… Surtout, quand il convient, comme c'est le cas, de tenter péniblement de sortir le lourd charroi communautaire de l'enlisement provoqué par la plus grave crise économique et financière qu'il ait été donné à (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Numéro 158 - décembre 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Surtout, ne pas déranger ! Telle est l'obsession de ceux qui
prétendent « faire l'Europe » au plus haut niveau, sans se résigner
vraiment à l'abandon de leurs prérogatives nationales souveraines
et sans même se rendre compte que, dans de telles conditions, cette
prétention devient une véritable gageure… Surtout, quand il
convient, comme c'est le cas, de tenter péniblement de sortir le
lourd charroi communautaire de l'enlisement provoqué par la plus
grave crise économique et financière qu'il ait été donné à notre bas
monde de connaître depuis 1929/1931. Alors que la croissance
repart aux Etats-Unis et en Chine, les Européens continuent à
piétiner malgré les louables efforts qu'ils ont développés ces trois
dernières années pour faire face, dans un contexte de récession ou,
au mieux, de stagnation à l'accumulation de leurs dettes
souveraines, de leurs déficits publics, de leurs errements bancaires,
de leur absence de compétitivité. Aujourd'hui, si la courbe du
chômage ne parvient pas à s'inverser, c'est le modèle social
européen, lui-même, qui menace d'être remis en cause. Telle est la
réalité, même si nul ne veut en faire les frais.</p> <p>Face à cette réalité, nos leaders, quels qu'ils soient, réagissent en
restant dans leur logique nationale, en fonction d'échéanciers
politiques nationaux. Pour le reste, en dehors de petits
arrangements factuels auxquels il faut savoir consentir entre
collègues, la réponse demeure immuable : <i>« Do not disturb ! »</i>.</p> <p>Dans un tel contexte et avec un tel état d'esprit, il est déjà presque miraculeux que les pays de l'eurozone puissent parvenir à se doter de mécanismes nouveaux qui leur permettent de surmonter, tant bien que mal, les accès de fièvre économique et financière, en voulant même donner le sentiment qu'on ne retombera plus désormais dans les divagations du passé. C'est ainsi qu'après des mois et des mois de palabres, l'eurogroupe a fini par accoucher le 13 décembre dernier d'un projet de supervision bancaire qualifié par certains « d'évènement historique », tout en sachant qu'il ne sera pas opérationnel avant le printemps 2014 et que la Banque centrale européenne (la vraie « Draghi Bank ») ne contrôlera que les banques dites « systémiques », les superviseurs nationaux continuant à exercer leur surveillance sur les établissements considérés comme « non-significatifs ». Le contrôle bancaire supranational concernera donc directement 150 à 200 établissements triés sur le volet, mais non l'ensemble des exploitations bancaires de la zone euro : 6.000 comme précédemment claironné. Sur ce point sensible, l'exigence Merkel a fini par s'imposer comme ce fut le cas d'ailleurs à propos des
projets de « mutualisation » de la dette.</p> <p>Le Conseil européen des 13, 14 décembre, par ailleurs, a
renvoyé à plus tard l'essentiel des grandes décisions qu'il
était censé devoir prendre. Comme l'a dit excellemment
un correspondant de presse, par rapport aux ambitions
proclamées, il restera dans la petite histoire « le Sommet
de l'inabouti ». Bien dit !</p> <p>Herman Van Rompuy, Président permanent du Conseil
européen, avait été chargé par ses pairs, de leur
présenter une « feuille de route » indiquant les grands
axes possibles des futures orientations communautaires.
Or, toute idée de réforme en l'état des traités a été
écartée. Le statu quo institutionnel est donc confirmé. Il
faudra qu'Herman « revoie sa copie » en conséquence, en
vue du « Sommet » de Juin 2013. Ce qui lui permettra
« d'affiner » sa pensée dans la perspective 2014, année
des élections européennes. Dans un article intitulé
« aimez-vous le caramel mou », paru dans un de nos
quotidiens et diffusé par le Spinelli Group, la députée
européenne, Sylvie Goulard, réputée pour avoir la dent
dure, pose à ce propos une question irrévérencieuse mais
judicieusement pertinente. Si, en effet, comme l'écrit M.
Van Rompuy, « la légitimité démocratique et la
responsabilité politique doivent intervenir au niveau où
les décisions sont prises » une question vient à l'esprit :
qui contrôle le Conseil européen, ce monarque collectif
qui décide derrière des portes closes sans tolérer le débat,
ni rendre des comptes et ne peut jamais être renversé ?
La légitimation indirecte de ses membres lors des
élections nationales séparées, où il n'est guère question
d'Europe ne suffit plus ».</p> <p>En fait, l'actualité ne cesse de fournir des arguments aux
fédéralistes… Une « Union politique » tant soit peu
fédérale ne naîtra pas plus « après 2014 » qu'elle ne
s'imposerait clairement aujourd'hui à la suite de je ne
sais quelle énième pantalonnade intergouvernementale,
sortie d'un « Sommet » entre souverains comptables des
intérêts dominants des États qu'ils représentent. Elle
naîtra d'un affrontement constitutionnel à l'occasion
duquel le peuple des nations européennes prendra
conscience de son existence, en tant que tel. Pour le
moment, le rapport de forces qui provoquera ce rendezvous
avec l'histoire n'est pas encore évident, en
l'absence, notamment, d'un rassemblement fédéraliste
suffisamment prégnant, même s'il existe à l'état
potentiel. Toute la question est de réunir les éléments qui
devraient lui permettre de s'affirmer comme une force
réelle.</p> <p>S'il fallait d'ailleurs un dernier exemple pour justifier
notre conviction, nous le trouverions dans le débat
budgétaire européen fondamental qui s'annonce pour la
période 2014/2020. L'Union des États détient la clé du
coffre commun, l'unanimité entre les souverains étant
toujours de règle quand il s'agit des « gros sous ». Le
budget européen, tel qu'il vient d'être bouclé pour 2013,
ne représente plus, en effet, que 0,99 % du revenu
national de l'Union, en termes de crédits de paiements.
Malgré les dégâts infligés par la crise aux pays de
l'Union considérés dans leur ensemble, ce pourcentage
est en baisse par rapport à 2012. Ce n'est donc plus,
apparemment, au niveau européen global que les États
semblent vouloir, pour le moment, affronter, en priorité,
les difficultés du temps. Si un tel constat devait se
confirmer lors de la très prochaine programmation
budgétaire pour la période 2014/2020, la construction
européenne serait condamnée à faire longuement du
surplace. Non seulement, les ressources propres
significatives ne seraient pas au rendez-vous pour
permettre à l'Union en tant que telle d'être légitimement
opérationnelle, mais cette même Union se condamnerait
à une renationalisation rampante, faute de disposer de
ressources nécessaires à tout nouveau développement
supranational. Le Comité économique et social européen
et le Comité européen des régions devraient être les
premiers à dénoncer le péril et intervenir en
conséquence. Quant au Parlement européen, en tant que
colégislateur, il est au pied du mur face aux
responsabilités budgétaires qui sont les siennes. De
même, on est en droit d'attendre un débat public
conséquent sur la révision des traités, dans la perspective
des élections européennes de 2014. L'actuel Parlement
européen osera-t-il l'engager ? Ou bien, comme on peut
le craindre, la règle tacite du <i>« Do not disturb »</i>
continuera-t-elle à prévaloir ?</p></div>
		
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		<title>Nouveaux attentats contre la librairie Fédérop</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Il y a « 30 ans » nous avons publié…</dc:subject>

		<description>Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 4 heures, les vitrines de la Librairie Fédérop, 7 rue des Trois Maries à Lyon, ont été brisées à coups de pavés et 600 francs de livres ont été volés ; l'attentat était signé Ordre nouveau. C'était la cinquième fois que la librairie était ainsi attaquée. Les vitrines ayant été réparées elles ont de nouveau été brisées dans la nuit du 26 au 27. Fédérop diffuse toutes les publications relatives au mouvement ouvrier, ainsi que de nombreuses autres concernant le fédéralisme et les (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Numéro 158 - décembre 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Il-y-a-30-ans-nous-avons-publie" rel="tag"&gt;Il y a « 30 ans » nous avons publié…&lt;/a&gt;

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 4 heures, les vitrines de la Librairie Fédérop, 7 rue des Trois Maries à Lyon, ont été brisées à coups de pavés et
600 francs de livres ont été volés ; l'attentat était signé Ordre nouveau.</p> <p>C'était la cinquième fois que la librairie était ainsi attaquée.</p> <p>Les vitrines ayant été réparées elles ont de nouveau été brisées dans la nuit du 26 au 27.</p> <p>Fédérop diffuse toutes les publications relatives au mouvement ouvrier, ainsi que de nombreuses autres concernant le fédéralisme et les luttes
régionales.</p></div>
		
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		<title>De la guerre d'Algérie et de son indépendance… au Statut de Rome du Tribunal pénal international : dénonçons l'organisation du monde en Etats nationaux !</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/PresseFederaliste/~3/QBz5wSR5KYo/De-la-guerre-d-Algerie-et-de-son</link>
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		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>Ce nouveau numéro de Fédéchoses, qui précède de quelques mois seulement le 40° anniversaire de la parution de notre premier numéro en mai 1973, est l'occasion de revenir sur deux évènements majeurs qui, tous deux, doivent être analysés au travers du prisme de la critique de l'Etat national. Il s'agit, pour l'un, de la guerre d'Algérie et de son indépendance mettant un terme, à la fin des années 50 et au début des années 60, au processus de décolonisation des principaux territoires « français » situés hors (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Numéro 158 - décembre 2012&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>Ce nouveau numéro de Fédéchoses, qui précède de quelques mois seulement le 40° anniversaire de la parution de notre premier numéro en
mai 1973, est l'occasion de revenir sur deux évènements majeurs qui, tous deux, doivent être analysés au travers du prisme de la critique de l'Etat national.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Il s'agit, pour l'un, de la guerre d'Algérie et de son indépendance mettant un terme, à la fin des années 50 et au début des années 60, au processus de décolonisation des principaux territoires « français » situés hors d'Europe (nous reviendrons par ailleurs sur la nécessaire décolonisation de larges parts de l'hexagone lui-même… qui reste à faire… !) ; pour l'autre, de l'entrée en vigueur du Statut de Rome du Tribunal pénal international en juillet 2002. Ces deux sujets nous ont paru dignes, respectivement, de notre Focus et de notre Féd'actualité, car ils sont au centre des réflexions sur des questions que (se) posent les fédéralistes : position de l'Europe dans son environnement géographique, nationalité et citoyenneté, droits des minorités ou des peuples et cultures sans Etats, « justice internationale… et souveraineté nationale »…</p> <p>Ce faisant, et faute de place, nous avons dû malheureusement repousser à l'un de nos prochains numéros l'analyse, liée à la décolonisation de l'Algérie, d'un autre sujet d'importance pour les fédéralistes : celui de l'avènement de la V° République et de sa constitution « bonapartiste » qui a permis à de Gaulle « d'orienter souverainement la politique européenne de la France jusqu'à son départ en 1969. (Cette) politique basée sur le concept d'une ‘Europe des Etats' qui se substituerait à l'approche ‘intégrationniste' de Jean Monnet et, a fortiori, à l'approche fédéraliste » [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Pierre Gouzy, dans, « Altiero Spinelli, les rapports avec le Congrès du (...)' id='nh1'>1</a>]. … Et ce n'est là que l'un des nombreux défauts de ce texte, malheureusement gravé dans le marbre en 1958 et peu ou mal toiletté depuis lors par nos monarques républicains successifs !</p> <p>Notre Focus, introduit par Michel Morin, présente aussi bien des analyses fédéralistes d'époque (Altiero Spinelli, Herbert Lüthy et groupe de Lyon du Mouvement fédéraliste européen), qu'un témoignage d'un militant autonomiste breton sur la guerre d'Algérie et des textes actuels, pas tous issus de la mouvance fédéraliste stricto sensu mais pouvant recouper nos propres réflexions ou nous permettre d'affiner et d'enrichir nos commentaires (du kabyle Salah Hannoun, de François Alfonsi [député européen et autonomiste corse], du chercheur et universitaire Jean-Robert Henry et enfin de l'avocat d'une « citoyenneté européenne de résidence », Paul Oriol, avec qui nous partageons depuis la fondation de Fédéchoses le combat pour la reconnaissance des droits politiques des travailleurs immigrés, à commencer par le droit de vote aux élections locales… proposition reprise par François Mitterrand en 2001 puis par François Hollande en 2012… sans garantie que cette fois soit la bonne… tellement elle heurte de front la logique d'exclusion de l'Etat national… dont la France reste l'un des plus beaux fleurons !</p> <p>Notre Fed'actualité, est, lui, introduit par l'éditorial de la publication de la Coalition des ONG pour la Cour pénale internationale (CPI, nous utilisons aussi le terme de Tribunal pénal international [TPI] employé en français) signé par son animateur William R. Pace. Rappelons que Bill est également le Directeur exécutif du World Federalist Movement (WFM) pour insister sur le rôle fondamental des fédéralistes dans la fondation de cette juridiction. Vous pourrez aussi trouver ci-après un témoignage de l'ancien procureur des procès de Nuremberg -le fédéraliste Benjamin Ferencz, un article du secrétariat de la CICC faisant le point sur la situation actuelle de la CPI et trois articles de fédéralistes (la canadienne Murielle Cuillerier et nos amis, italien, Lucio Levi, et, argentin, Fernando Iglesias) engagés fortement dans le soutien au TPI ; les deux derniers textes replaçant la justice internationale dans le combat pour la paix dans un monde globalisé et mettant en exergue les insuffisances actuelles du TPI et le long cheminement restant à parcourir en raison des résistances nationalistes et étatiques. Pour en revenir à la critique de l'Etat national, pourquoi n'hésitons nous pas à affirmer qu'elle doit être au centre de toute analyse sérieuse de ces deux thèmes ?</p> <p>Parce que depuis qu'elle s'est développée dans l'Europe du 19° siècle, avec Constantin Frantz et Pierre-Joseph Proudhon plus particulièrement, la critique de l'Etat national (et au-delà la culture fédéraliste : celle de la paix, par opposition au nationalisme qui est la culture de la guerre, selon Mario Albertini) fait le procès de l'Etat national comme société fermée, oppressive, belliqueuse, et a mis en évidence ses deux plaies : la centralisation et le nationalisme. La centralisation qui réduit à une formule juridique vide de sens la suprême garantie de liberté : la séparation des pouvoirs, et, le nationalisme qui n'est pas autre chose que la conséquence du caractère artificiel des Etats-nations modernes, sociétés politiques tendant à étouffer les groupes humains où les coutumes se forment spontanément (les « nations » au sens étymologique du mot) et avec eux la diversité de la vie. Proudhon et les fédéralistes du 19° siècle avaient déjà compris que l'idée selon laquelle les Allemands, les Français, les Italiens… constitueraient des « races » n'est que le sous-produit de la centralisation politique et de la division politique du genre humain en Etats nationaux concurrents et rivaux.</p></div>
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p>[<a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] Jean-Pierre Gouzy, dans, « Altiero Spinelli, les rapports avec le Congrès du peuple européen et les mouvements fédéralistes en France », dans Altiero Spinelli,
Manifeste des Fédéralistes européens (1957), coll. Textes fédéralistes, fédérop, 24680 - Gardonne, p. 124.</p></div>
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Désarroi et panne de gouvernance</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/PresseFederaliste/~3/k8_lium5Ir8/Desarroi-et-panne-de-gouvernance-Jean-Pierre-Gouzy</link>
		<guid isPermaLink="false">http://www.pressefederaliste.eu/Desarroi-et-panne-de-gouvernance-Jean-Pierre-Gouzy</guid>
		<dc:date>2013-04-10T11:50:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>Ce début d'année 2013 a été particulièrement « marasmiteux » pour l'eurosphère : croissance zéro, nouvelle grimpette de l'endettement (sauf en Allemagne) ; austérité accrue ; chute libre de l'emploi, etc. Tandis que, l'ambiance politique aidant, le primum inter pares de l'euroscepticisme, David Cameron, s'en donnait à cœur joie en annonçant le 29 janvier dernier, un référendum dont l'objectif serait de permettre aux Britanniques de choisir entre le maintien de leur Royaume dans des conditions qui répondent à leur (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Numéro 159 — mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Ce début d'année 2013 a été particulièrement « marasmiteux » pour l'eurosphère : croissance zéro, nouvelle grimpette de l'endettement (sauf en Allemagne) ; austérité accrue ; chute libre de l'emploi, etc. Tandis que, l'ambiance politique aidant, le primum inter pares de l'euroscepticisme, David Cameron, s'en donnait à cœur joie en annonçant le 29 janvier dernier, un référendum dont l'objectif serait de permettre aux Britanniques de choisir entre le maintien de leur Royaume dans des conditions qui répondent à leur seule attente au sein d'une Europe à la carte ou d'en sortir allègrement après avoir conclu les accords nécessaires à leurs intérêts commerciaux. Comme si ce coup de pied de l'âne ne suffisait pas, l'Italie a saisi l'occasion offerte par ses élections législatives pour rejeter le 25 février la politique « merkelienne » de Super Mario Monti, en assurant le succès du national-populisme incarné par Beppe Grillo et ses adeptes du « vafenculo day » contradictoirement relayés dans le clan électoral des « anti-euro » par les partisans du Cavaliere Berlusconi et ses petits copains de la Ligue du Nord.</p> <p>De son côté, le Parlement européen devait rejeter le « cadre budgétaire pluriannuel » restrictif concocté par les gouvernements de l'Union pour la période 2014-2020. Les eurodéputés ont retoqué le 13 mars, à une forte majorité et sans surprise d'ailleurs, le projet dont Herman van Rompuy était le maître d'œuvre en tant que coprésident du Conseil européen. Les tractations reprendront sur la base d'une motion parlementaire qui dénonce en particulier le manque de flexibilité du dit Conseil, par exemple, quand celui-ci s'oppose à tout transfert de fonds non utilisés d'un exercice civil sur l'autre ; ou bien, autre exemple, quand il prétend figer jusqu'en 2020 une enveloppe budgétaire sans donner la moindre garantie quant à son éventuelle révision à mi-parcours, ne serait-ce que, pour tenir compte de l'évolution conjoncturelle. On peut, en effet, raisonnablement espérer que la croissance sera de retour avant 2020 !</p> <p>Par ailleurs, la question politiquement cruciale de la création de nouvelles « ressources propres » reste désespérément ouverte. Le Conseil européen est donc au pied du mur : sans concession de sa part, nous n'éviterons pas un nouveau clash dont les retombées vont polluer la préparation des élections européennes de mai 2014, même si, à mon sens, la question budgétaire ne se limite pas aux seules considérations qui précèdent. Nous ne pouvons plus accepter, en effet, que le budget européen reste réduit à la portion congrue de 1 % du revenu national brut de vingt-huit Etats rassemblant un demi-milliard d'habitants dont le niveau de vie compte parmi les plus élevés de la planète. L'Union européenne (UE) doit disposer, en tant que telle, des moyens qui conditionnent son avenir. Ce qui suppose un transfert significatif de capacités financières et de compétences budgétaires au profit de la puissance publique européenne en gestation depuis plus de six décennies. Force est de constater que le projet de cadre budgétaire 2014/2020 ne tient aucun compte de cette revendication fondamentale.</p> <p>Dernier point de cette analyse : la brutalité de la crise chypriote vient de nous rappeler opportunément que la gouvernance européenne dont on parle tant demeure un mythe. Chypre a été admise dans la zone euro depuis 2008, quatre ans après son adhésion à l'Union. N'était-ce pas aller trop vite en besogne quand on voit les évènements qui viennent de s'y dérouler ? Comment peut-on concevoir, d'autre part, que la République de Chypre, présidant l'UE au cours du deuxième semestre 2012, n'ait pas fait avancer le dossier de la dette chypriote à Bruxelles, alors que le gouvernement de Nicosie avait requis une aide communautaire pour renforcer son système bancaire déjà défaillant dès le mois de Juin précédent ? Comment admettre que les autorités européennes compétentes n'aient pas fait valoir la nécessité d'une action prioritaire pour éviter que les évènements ne prennent un tour soudainement dramatique quand tous les épargnants de la « petite Suisse de la Méditerranée » ont été invités à « passer à la caisse » sans délai pour éviter une mise en faillite ?</p> <p>Au surplus, lorsque les principaux acteurs du psychodrame chypriote ont dû imposer en catastrophe les contreparties nécessaires au déblocage d'une aide d'urgence de 10 milliards d'euros au titre de l'UE et du Fonds monétaire international, qui a véritablement assumé la responsabilité de préconiser une taxation exceptionnelle de 6,75 % sur l'ensemble des comptes bancaires chypriotes inférieurs à 100.000 euros, contrairement à tous les engagements pris à cet égard au sein de l'UE, provoquant du même coup un rejet du Parlement chypriote et un état de choc momentanément contagieux dans les pays déjà sous surveillance financière de la zone euro ? Le nouveau président social-démocrate néerlandais de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a été considéré comme le principal responsable de cette gaffe. D'où le surnom « Monsieur Dijsselbourde » qui lui a tout de suite été attribué par ses aimables collègues. En réalité, le nom de Mme. Lagarde qui représentait le FMI dans ces conciliabules a également été prononcé… Quoi qu'il en soit, nous avons assisté à une série de dysfonctionnements intolérables. C'est donc le système lui-même qui s'est trouvé mis en cause avant qu'une tractation finale ne permette au petit matin bruxellois du 24 mars de confirmer la promesse d'une aide de 10 milliards d'euros en contrepartie d'une seule ponction opérée sur les comptes de plus de 100.000 euros et d'un certain nombre de zakouskis destinés à purger le paradis chypriote.</p> <p>Ces avatars illustrent une réalité : l'hypertrophie du système bancaire d'une minuscule économie d'un « souverain » Etat membre de l'UE pesant à peine 0,2 % du PIB de la zone euro a suffi, faute d'union bancaire aux critères bien établis, à « foutre le bordel » dans la deuxième zone monétaire mondiale… Chers « Eurobéats » ne pensez-vous pas qu'il est grand temps de hâter le pas et de remettre en cause les codes de « gouvernance » tels qu'ils ont été établis par le Traité de Lisbonne ?</p></div>
		
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