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	<title>Prospectivite</title>
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	<description>Ce sera mieux demain (ou pas)</description>
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		<title>Merci Josée</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 21:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On a déjà remercié Simone, et comme j&#8217;aime les femmes (surtout la mienne, faudrait pas qu&#8217;elle se vexe), j&#8217;ai envie de clamer toute ma gratitude à l&#8217;amie Josée. Si tu es amateur de soirées en couple, tu connais forcément celles que d&#8217;un commun accord vous vous êtes décidés d&#8217;affubler du qualificatif &#171;&#160;peinard&#160;&#187;. Ambiance on se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a déjà remercié <a href="http://www.prospectivite.com/merci-simone">Simone</a>, et comme j&#8217;aime les femmes (surtout la mienne, faudrait pas qu&#8217;elle se vexe), j&#8217;ai envie de clamer toute ma gratitude à l&#8217;amie Josée.</p>
<p>Si tu es amateur de soirées en couple, tu connais forcément celles que d&#8217;un commun accord vous vous êtes décidés d&#8217;affubler du qualificatif &laquo;&nbsp;peinard&nbsp;&raquo;. Ambiance on se sustente l&#8217;estomac avec un truc pas trop compliqué, potentiellement livré, on se dirige fissa vers la couette, on se cale le PC portable sur le plateau servant habituellement pour les petits déjeuners au lit (on est jeudi alors je vais te faire une <a href="http://twitter.com/#!/search/%23jeudiconfession">confession</a> :  je n&#8217;ai jamais usité l&#8217;ustensile sus nommé pour sa fonction première, si tu pensais que j&#8217;étais un romanticocucul, te voilà bien déçu(e)) et on se met en quête d&#8217;un composite audiovisuel d&#8217;une durée décente et potentiellement satisfaisant pour les deux parties.</p>
<p>C&#8217;est à ce moment précis que la soirée peut basculer, parce que choisir un film en binôme, surtout entre amoureux, ça peut être une tannée révélatrice de tout ce que finalement vous n&#8217;avez pas en commun.<br />
Oui, tu pensais la ou le connaitre, mais tu n&#8217;aurais pas soupçonné qu&#8217;un être normalement doté en connexions neuronales puisse être vraiment attiré par l&#8217;humour subtil de Ben Stiller, ou prompt à larmoyer devant une comédie romantique avec Hugh Grant.<br />
Le type de film ou le sous titrage sont autant d&#8217;obstacles que vous n&#8217;arrivez pas à franchir ensemble, et las, au bout d&#8217;une demie heure vous abandonnez votre quête en soupirant pour finir la soirée par une autre activité (je ne te ferai pas de dessin sur les différents moyens de terminer une soirée sous la couette en bonne compagnie, pour la bonne et simple raison que je dessine très mal).</p>
<p>Parce que ce genre d&#8217;incident peut avoir un impact sur la vie des couples et donc sur le taux de natalité de la nation s&#8217;il se produit trop régulièrement, l&#8217;état a décidé de confier à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Josée_Dayan">Josée Dayan</a> la réalisation de grandes fresques historiques et de les diffuser sur la tévé publique.<br />
C&#8217;est tout du moins une théorie tout à fait personnelle que je vais me permettre de t&#8217;expliciter ici.</p>
<p>Parce que oui, Josée (je sais pas toi, mais moi, dire &laquo;&nbsp;Josée&nbsp;&raquo;, je trouve ça rigolo,  alors excuse moi si j&#8217;en abuse dans les lignes à venir), depuis 1974, elle réalise presque un téléfilm par an. Et parce qu&#8217;elle est maline, la Josée, elle a choisit d&#8217;adapter des pavés ou des séries romanesques, du coup, c&#8217;est pas un, ni deux, mais jusqu&#8217;à 5 épisodes d&#8217;une heure trente qu&#8217;elle te livre.</p>
<p>L&#8217;intérêt pour la nation, tu l&#8217;auras compris, c&#8217;est que ses oeuvres audiovisuelles à Josée, c&#8217;est du classique que t&#8217;as lu pendant ton adolescence, donc tout le monde est d&#8217;accord, et qu&#8217;en plus ça peut t&#8217;occuper plusieurs soirées vu qu&#8217;ils sont nombreux.<br />
Des fois que tu hésites quand même avant de te lancer, elle t&#8217;a prévu un casting qu&#8217;il est toujours le même : Depardieu (les 3, sans doute un tarif de groupe), Jeanne Moreau et Jean Claude Brialy pour la base, avec autour un tas de gens dont les noms t&#8217;évoqueront diverses choses, bien que celles ci n&#8217;aient pas toujours rapport avec le cinéma, mais soit (si me fais pas confiance, fais toi donc <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Josée_Dayan#Filmographie">sa téléfilmographie sur Wikipedia</a>, tu jugeras par toi même, mais saches que ça me déçoit qu&#8217;après tout ce temps tu puisses encore douter de ma parole, je pensais qu&#8217;on avait passé ce cap).</p>
<p>Si je me permets de remercier Josée, c&#8217;est donc parce que depuis 3 mois, elle nous a sauvé nos soirées peinards.<br />
On s&#8217;est enfilé le gros de son oeuvre : Les Misérables (à noter : c&#8217;est une production internationale, preuve que le taux de natalité est une grande cause), Le Comte de Monte Cristo (la pus digeste) et Les Rois Maudits (une sorte de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=YTn--PCKh4Y">Chevalier de Pardaillec</a> en version longue) soient la bagatelle de 13 soirées pépères sans avoir à réfléchir, rien que ça.</p>
<p>Alors OK, je te l&#8217;accorde, Josée n&#8217;est pas la Terrence Malick de la télévision publique, elle taille parfois à la hache dans le texte (en même temps Hugo, c&#8217;est pas un auteur très développement durable, si tu vois ce que je veux dire), elle a parfois des goûts douteux en matière de décors (ceux des Rois Maudits ont sans doute été conçus sous drogue dure) et musicalement, c&#8217;est parfois un peu facile (si après t&#8217;être fait Les Misérables, tu n&#8217;as pas envie d&#8217;étrangler Jean Claude Petit, c&#8217;est que tu es sourd), mais oh hein, c&#8217;est des productions françaises on t&#8217;a dit.</p>
<p>Merci donc Josée, au nom de mon couple, de la fécondité nationale, et de tous ces ados à qui tu as sans doute évité la lecture des grandes oeuvres que tu as adapté sur petit écran.</p>
<p>PS : oui, je  me permets quelques follitudes linguistiques, mais je viens de finir de lire &laquo;&nbsp;Zazie dans le Metro&nbsp;&raquo; de notre ami Raymond Queneau (oui, il est jamais trop tard, tu me diras),  et ça m&#8217;a donné des envies.  Tu m&#8217;excuseras cependant de ne pas être à la hauteur du maître, vois plutôt ça comme un modeste hommage.<strong>Voir aussi :</strong>
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</ul>
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		<title>Introducing Charlotte (Part 3)</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 07:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[Dernière partie du deuxième chapitre, et je vais te faire une confidence, je suis super à la bourre pour le troisième, mais ne t&#8217;en fais pas, j&#8217;ai un tas de bonnes excuses, on en reparlera. Je vais donc devoir faire appel à ta patience, juste le temps de retrouver un rythme qui me permette de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dernière partie du deuxième chapitre, et je vais te faire une confidence, je suis super à la bourre pour le troisième, mais ne t&#8217;en fais pas, j&#8217;ai un tas de bonnes excuses, on en reparlera.<br />
</em><em>Je vais donc devoir faire appel à ta patience, juste le temps de retrouver un rythme qui me permette de tapoter à nouveau sur le clavier les aventures de Kévin et Charlotte.<br />
A très vite compagnon !</em></p>
<p>Lorsqu’elles arrivèrent chez Benjamin équipées de leur bouteille de Martini Blanc, il était à peine minuit.<br />
C’était une grande collocation Ikea, avec 4 chambres autour d’une grande pièce de vie et une cuisine ouverte. Il y aurait donc 2 ambiances ce soir : un dancefloor défouloir dans la salle principale et un espace lounge autour des fourneaux.<br />
La soirée était encore très sage, les quelques groupes clairsemés n’étant pas encore assez alcoolisés pour oser se mélanger ou danser, l’iPod branché sur la chaine faisant tourner la dernière compil Nova Tunes.<br />
C’était le moment idéal pour un round d’observation en règle, à regarder alentours par-dessus son gobelet en plastique, à la recherche d’une connaissance ou d’un profil Facebook intéressant. Les collocs avaient même prévu un marker pour pouvoir garder son précieux verre blanc toute la soirée.<br />
Julie ne mit pas plus de 10 minutes à se lancer, seule à son habitude, dans une petite tournée des troupeaux de mâles. Sa tactique était simple : elle débarquait le verre vide au milieu du groupe en demandant ce qu’ils servaient à boire. Celui qui lui remplirait son verre en serait kit pour 10 minutes de conversation s’il n’était pas doué, pour une nuit de folie s’il était téméraire. On l’avait déjà vu quitter une soirée au bout de 20 minutes, un beau brun fièrement péché sous le bras.<br />
Pour Elodie, c’était plus compliqué. Elle écoutait scrupuleusement les descriptions truculentes des garçons que Lise lui distillait avec force détails, allant jusqu’aux sujets à aborder. Une fois le profil idéal identifié, elle attendrait au moins une heure avant de l’aborder, tout en se donnant du courage avec quelques verres. Le résultat varierait suivant son degré d’alcool et l’impétuosité de ses concurrentes : trop sobre elle serait maladroite, trop saoule elle tomberait dans les bras du premier charognard venu et trop lente, elle se ferait voler sa cible par une chipie. Tout était donc histoire de dosage.<br />
Charlotte et Lise seraient donc spectatrices et commentatrices, tantôt amusées, tantôt désolées.<br />
Les filles bien dans leurs couples doivent cependant dégager une phéromone particulière, repoussoir à jeunes loups, et il y en avait donc toujours un pour tenter sa chance auprès de Charlotte.<br />
De bonne humeur, elle jouerait le jeu en s’inventant une vie et un prénom improbables. C’est ainsi qu’Irène, meilleure ouvrière de France en céramique originaire d’Ardèche, ou encore Proserpine, militante écologiste fille d’un grand exploitant de plateformes pétrolières prirent vie de manière éphémère dans divers appartements et bars de nuit.<br />
De mauvais poil, elle lancerait une série de questions intéressées à son prétendant avant de lui indiquer, dédaigneuse, qu’il ne rentrait pas dans ses standards de qualité ou de noblesse.<br />
Ce soir là, faute d’amateur, elle restait elle-même, à soutenir une Elodie ayant flashé sur un des collocs et à contempler Julie qui effrayait ses proies trop jeunes pour oser soutenir sa libido.</p>
<p>La bouteille de Martini était vide, elle avait soif, il faudrait donc affronter les lourdauds de la cuisine.<strong>Voir aussi :</strong>
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</ul>
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		<title>Introducing Charlotte (Part 2)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 17:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite du deuxième chapitre d&#8217;Allongé(e)s, toujours avec Charlotte et ses potes. J&#8217;ai un projet que je ne qualifie pas encore de complètement débile en tête autour de ce peut-être roman, il faudra qu&#8217;on en parle, ça  a rapport avec des cartes, des ballades et de la chope, tu devrais aimer. Ah et puis j&#8217;en ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Suite du deuxième chapitre d&#8217;<a href="http://www.prospectivite.com/category/allongees">Allongé(e)s</a>, toujours avec Charlotte et ses potes.<br />
J&#8217;ai un projet que je ne qualifie pas encore de complètement débile en tête autour de ce peut-être roman, il faudra qu&#8217;on en parle, ça  a rapport avec des cartes, des ballades et de la chope, tu devrais aimer.<br />
Ah et puis j&#8217;en ai aussi un autre mais il faut encore que j&#8217;en parle à mes conseillers es idées à la con, il faudra sans doute que je te parle de ce concept fumeux un jour.<br />
Sur ce je te laisse, je viens de me rendre compte qu&#8217;après ce billet, il ne me reste plus qu&#8217;un petit bout à te mettre sous la dent et que ce chapitre 3 n&#8217;avance pas comme je voudrai (oui bon d&#8217;accord, j&#8217;ai juste écrit un résumé de 5 lignes pour l&#8217;instant ça va oh hein).</em></p>
<p>Elle arriva donc avec un peu plus d’une demie heure de retard, Elodie, Julie et Lise avaient déjà siroté un verre de vin en l’attendant, elles avaient l’habitude.<br />
-Wow, un jean, des converses et un top noir… tu t’es mise sur ton 31, l’accueilli Lise, sensiblement habillée de la même façon.<br />
-Hum…Crémaillère, Appartement, Stagiaires, Alcool, 20eme… lui énuméra Charlotte. Pas tout à fait les conditions idéales pour sortir mes Louboutins. Et puis si un de ces ados avinés me renverse sa bière dessus, je n’aurai pas à le ruiner avec la facture du pressing.<br />
Elle se servit un verre de vin.<br />
Elodie et Julie étaient un brin plus habillées, mais pour elles qui travaillaient dans une banque, ne pas mettre de talons et se détacher les cheveux suffisait à avoir l’air décontracté.<br />
-Moi j’ai rien contre les petits stagiaires innocents, sourit Julie, et puis pour Elodie et toi, Lise a promis qu’il y aurait d’autres types de son agence, dans vos âges, ils sont marrant généralement ces gars qui font de la pub.<br />
Julie avait bien 5 ans de plus que les trois autres qui s’étaient connues au lycée avant d’échouer à Paris pour le travail. Depuis qu’elle avait fêté ses trente ans, peu importait l’âge de ses compagnons d’une nuit, pourvu que cela ne dure pas plus longtemps, justement.</p>
<p>Le diner se déroula comme prévu : Julie raconta ses dernières chasses, Elodie ses dernières désillusions et Lise compta les points en gloussant, toute confortablement installée dans ses 5 parfaites années de couple avec Thomas.<br />
Quant à Charlotte, elle se moqua des victimes de son ainée presque nympho et ironisa sur les faux espoirs de sa meilleure amie, son statut de célibataire endurcie lui donnant le droit de se sentir aussi peu concernée que Lise.<br />
Elle commanda une deuxième bouteille de vin avec le secret espoir de faire durer la seule partie du programme de la soirée qui lui convenait. Avec un peu de talent, elle les trainerait dans un bar où elles oublieraient la soirée.<br />
Son plan aurait pu fonctionner si Lise, en bonne mère maquerelle, n’avait pas sorti son mobile pour faire le tour des profils Facebook des invités à la soirée. Forcément, Julie en avait profité pour faire son carnet de bal et Elodie y avait repéré quelques beaux gosses se déclarant célibataires ou en relation libre.</p>
<p>Facebook était devenu plus efficace qu’une soirée rallye pour planifier des rencontres entres jeunes gens partageant les mêmes centres d’intérêts. A partir d’un nom et d’un prénom, vous avez accès à bien plus d’informations qu’en une heure d’interrogatoire en règle. Une vie entière à portée de clic, la meilleure conseillère matrimoniale du monde dans la poche.<br />
Vivement l’avenir prochain où votre mobile vibrera lorsque vous vous tiendrez à proximité d’une personne partageant vos passions et vos critères socio démographiques.<br />
Bourdieu aurait pu prendre sa retraite bien plus tôt s’il avait eu le réseau social entre les mains ironisait Charlotte.</p>
<p>Elle jeta sa dernière carte en payant une tournée de saké avec le café, en vain.<br />
Il était 23h30 quand elles sortirent du restaurant thaïlandais après s’être relayées pour se repoudrer le nez. Elodie était en super forme, Julie d’attaque et Lise n’aurait raté le spectacle pour rien au monde, Charlotte était condamnée.<strong>Voir aussi :</strong>
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		<title>Le jour, l&#8217;heure et l&#8217;endroit</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 17:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Petit break dans la publication d&#8217;Allongé(e)s pour te proposer ma nouvelle qui s&#8217;intitule &#171;&#160;Le jour, l&#8217;heure et l&#8217;endroit&#160;&#187; comme ton esprit fugace aura pu le deviner. J&#8217;en parlais donc en novembre,  ça c&#8217;est fait un peu dans la douleur (rien de bien dramatique pour un procrastinateur, rassures toi), mais ça a valu le coup puisque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit break dans la publication d&#8217;<a href="http://www.prospectivite.com/category/allongees">Allongé(e)s</a> pour te proposer ma nouvelle qui s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;<em>Le jour, l&#8217;heure et l&#8217;endroit&nbsp;&raquo;</em> comme ton esprit fugace aura pu le deviner.</p>
<p>J&#8217;en parlais donc <a href="http://www.prospectivite.com/celui-qui-voulait-ecrire-une-nouvelle">en novembre</a>,  ça c&#8217;est fait un peu dans la douleur (rien de bien dramatique pour un procrastinateur, rassures toi), mais ça a valu le coup puisque ça a eu l&#8217;air de suffisamment plaire au jury du <a href="http://www.prixplumedagence.com/">Prix Plume d&#8217;Agence</a> pour qu&#8217;il me publie dans son recueil.<br />
A ce sujet, si tu veux la belle édition chez <a href="http://www.editionslatableronde.fr/">La Table Ronde</a> avec les 11 nouvelles (dont certaines sont vraiment biengs), tu peux la trouver par correspondance sur <a href="http://www.prixplumedagence.com/">le site du prix</a> pour 15€ plus les frais de port (crois moi, j&#8217;aurais adoré te faire un lien vers Amazon).</p>
<p>Pour télécharger le PDF de 12 pages qu&#8217;il est fort joliment illustré par <a href="http://www.laurenceduchemin.fr/">Laurence Duchemin</a> c&#8217;est <a href="http://www.prospectivite.com/wp-content/uploads/2011/05/LeJourLheureLendroit.pdf">donc là qu&#8217;il faut cliquer avec ton petit doigt musclé</a>.</p>
<p>Pour la petite histoire, ça aurait pu s&#8217;appeler &laquo;&nbsp;Un samedi après midi, à 16h, dans une brasserie du centre ville&nbsp;&raquo;, et la soirée de remise des prix a été un grand moment de solitude (si la lecture de ce blog te laisse penser que je suis un grand bavard, saches que tu te fourvoies grandement cher(e) ami(e)). Il n&#8217;est aussi pas impossible qu&#8217;un jour ça devienne potentiellement un court métrage peut être réalisé par<a href="http://www.julienlecat.net/"> Julien Lecat</a>, mais je mets tout ça au conditionnel.</p>
<p>Ah oui, dernier truc, sois cool, on est sur l&#8217;Internet, tu peux consulter ça sur ton mobile ou ta tablette numérique, alors s&#8217;il te plait, ne l&#8217;imprime pas.<strong>Voir aussi :</strong>
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		<title>Introducing Charlotte (Part 1)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2011 18:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[Youpilala, on commence le mois de mai sous le soleil avec le deuxième chapitre d&#8217;Allongé(e)s. Si tu arrives en retard, tu peux te faire le premier chapitre ici, sinon, désolé de poster si tard (on sait jamais, des fois que, mais bon hein). Je te présente donc Charlotte et ses potes, pour la première des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Youpilala, on commence le mois de mai sous le soleil avec le deuxième chapitre d&#8217;<a href="http://www.prospectivite.com/quatrieme-de-couv">Allongé(e)</a>s. Si tu arrives en retard, tu peux te faire <a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-1">le premier chapitre ici</a>, sinon, désolé de poster si tard (on sait jamais, des fois que, mais bon hein).<br />
Je te présente donc Charlotte et ses potes, pour la première des 3 parties, ce qui me fait me dire que je n&#8217;ai pas encore commencé le troisième chapitre, mais j&#8217;aurai aussi <a href="http://www.prospectivite.com/celui-qui-voulait-ecrire-une-nouvelle">ma nouvelle</a> à te publier alors ça va, j&#8217;ai le temps.</em></p>
<p>Elodie en était à son troisième texto et à son deuxième message sur le répondeur de Charlotte.<br />
Pour cette dernière, ça signifiait qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible et que les filles s’étaient mises en tête de la faire sortir ce soir.<br />
Adieu donc bain, bouquin et glandouille sous perfusion de France Inter.<br />
Bonsoir restaus entre filles, séances bitching et fin de soirée à se faire draguer par des relous alcoolisés.</p>
<p>Charlotte pensait pourtant avoir eu sa dose de sociabilité pour aujourd’hui.<br />
Seule pour fermer le cabinet dentaire, elle avait du faire la causette avec sa dernière patiente, madame Béchu.<br />
-Et vous mademoiselle Bertin, vous partez pour Pâques ?<br />
-Oh non vous savez, je viens de m’installer dans le cabinet, je dois encore travailler pour mériter des congés.<br />
-C’est vrai que vous êtes jeune, mais vous avez du travail, c’est déjà ça. Et puis vous verrez, Paris au mois d’Avril, c’est idéal pour les amours !<br />
-… (mettre les clés dans la serrure, regarder sa montre, lui faire comprendre qu’elle est pressée)<br />
-Excusez moi, c’est un peu déplacé, mais j’ai bien vu que vous n’étiez pas mariée, belle comme vous êtes, c’est que vous travaillez trop !<br />
-C’est exactement ce que me reproche ma petite amie ! (petite poussée dans le dos de la bavarde vers la sortie, joli sourire, voix douce)</p>
<p>OK, c’était un peu gros cette histoire d’homosexualité, mais ça avait été radical. Après 2 secondes de grands yeux interloqués et de bouche ouverte, la vieille l’avait salué et était partie d’un pas décidé et la tête basse, sans doute pleine de pensées sur cette jeunesse qui va à vau l’eau.</p>
<p>Il était donc 16 heures en ce premier samedi ensoleillé d’Avril quand Charlotte remonta la rue des Vinaigriers vers le Canal Saint Martin pour se poser à la terrasse du Café Prune afin de s’adonner à une heure de lecture accompagnée d’un Coca Light.<br />
Ce qu’elle aimait le plus dans ce bistrot à bobos, c’étaient le caractère absolument déshumanisé de ses serveurs et la joyeuse indifférence de la clientèle.</p>
<p>Là où le quidam pourrait s’offusquer devant si peu d’attention et de sourires, elle goûtait le plaisir simple de réduire sa conversation au minimum vital : « Coca Light », puis une heure plus tard « L’addition ». Pas de s’il vous plait, pas de merci, pas d’au revoir, de toutes façons le serveur ne les lui rendrait pas. Le reste de la clientèle est sans doute là pour les mêmes raisons, et pour ce petit côté m’as-tu vu.</p>
<p>Si d’aventure, absorbée par les conversations alentours, cet autre plaisir des terrasses parisiennes, elle n’avait pu lire, elle le ferait pendant la demie heure de metro la ramenant chez elle, ligne 8, de République  à Boucicaut.<br />
C’est ce qu’elle fit cet après midi là, 2 jeunes hommes bien du quartier essayant de jauger les tendances en matière de boite de nuit lui ayant accroché l’oreille (si on lui demandait son avis, elle saurait désormais que le Social (Club), c’est plus ce que c’était).</p>
<p>A 19 heure donc, alors qu’elle venait de se poser après quelques courses, Elodie avait fini de ruiner son plan de soirée anti sociale.<br />
Il restait une heure et demie à Charlotte avant de retrouver les filles chez Madame Shawn, face au Carreau du Temple. En enlevant la demie heure traditionnelle de transport, les dix minutes de changement de tenue et de maquillage rapide et en rajoutant sa demie heure de retard réglementaire, il lui restait donc un peu plus d’une heure avant de décoller.<br />
Largement le temps de prendre un bain, bercée par la voix de Vincent Josse sur les ondes.<strong>Voir aussi :</strong>
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<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-2" rel="bookmark" title="19 mai 2011">Introducing Charlotte (Part 2)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-3" rel="bookmark" title="5 juin 2011">Introducing Charlotte (Part 3)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-2" rel="bookmark" title="26 avril 2011">Avant le Money Time (part 2)</a></li>
</ul>
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		<title>Avant le Money Time (part 2)</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 16:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[On continue les aventures de Kevin (promis on donnera un sens à ce prénom un de ces quatres), avec la deuxième et dernière partie du premier chapitre. Si tu as raté le premier épisode, tu peux cliquer ici, et si tu te demande ce que c&#8217;est que cette nouvelle rubrique, tu peux te rendre là. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>On continue les aventures de Kevin (promis on donnera un sens à ce prénom un de ces quatres), avec la deuxième et dernière partie du premier chapitre.<br />
Si tu as raté le premier épisode, <a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-1">tu peux cliquer ici</a>, et si tu te demande ce que c&#8217;est que cette nouvelle rubrique,<a href="http://www.prospectivite.com/quatrieme-de-couv"> tu peux te rendre là</a>.<br />
Cette semaine, si tout se passe bien, <a href="http://www.laurenceduchemin.fr/">une illustratrice talentueuse</a> aura terminé la couv de ma petite nouvelle et tu auras donc droit à un joli PDF à télécharger, j&#8217;ai encore rien vu, mais je suis sûr que ce sera formidabilissime (là, elle vient de prendre double pression : le délai et la qualité. C&#8217;est aussi ça, de répondre &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; à une question lancée gentiment par un collègue de théatre).<br />
</em><em>Ah, et faudra aussi que je te parle de ce projet de court métrage avec <a href="http://www.julienlecat.net/">un réalisateur chevelu</a>, mais là pour le coup, la pression est pour moi, alors je vais moins faire le malin.</em></p>
<p>Bastille, ligne 5 direction Bobigny, sept minutes avant le dernier train, la voix féminine robotique rythmant l’attente.<br />
L’important à ce moment là, c’est d’éviter la rame qui contient le groupe particulièrement éméché qui chante des chansons paillardes à tue tête.<br />
Le spectacle est tout de même garanti.<br />
Au choix : le violoniste roumain (parfois Kévin se dit que certains sont très bons, et qu’ un ex soliste d’un grand orchestre d’une obscure république ex-soviétique doit sûrement se cacher derrière un de ces troubadours mendiants), le clodo bourré et endormi dont l’odeur délimite naturellement un périmètre de sécurité et fait changer de rame les plus sensibles, le couple fraîchement formé qui se bécote à tout va, la famille anglaise en K-Way retournant à son hôtel. C’est gratuit, plein de nuances et fort appréciable pour tout parisien un tant soit peu blasé et cynique comme Kévin.</p>
<p>Les épiciers ont tout compris.<br />
Ils se sont massés dans les derniers quartiers que les étudiants et jeunes actifs peuvent s’offrir, c’est à dire de plus en plus près du périph. Ils savourent eux aussi le retour des beaux jours et de la saison des crémaillères en rajoutant quelques euros sur le prix des bouteilles d’alcool que les locaux et leurs amis ne manqueront pas d’acheter avant de monter défier la tolérance du voisinage.<br />
Les 15 minutes entre Bastille et Laumière ont suffi à faire redescendre un peu Kévin, Mathieu et Julien, alors une grande bouteille de Grant et deux de Coca ne seront pas de trop.<br />
30 euros, en liquide, la maison ne prend pas les chèques et encore moins la CB.<br />
L’amateur de drague en close-up qu’est Julien prend une boite de Tic Tac. Les filles n’ont pourtant pas l’air de se soucier de son haleine, ni de la pauvreté de sa tchatche. C’est un putain de beau gosse qui s’entretient à la salle de sport, et ses charmes doivent tellement accaparer la vue des demoiselles qu’elles en perdent l’usage de leurs autres sens.</p>
<p>Benjamin a bien fait les choses, avec invitation Facebook un mois à l’avance, relance avec lien Google Maps et toutes les informations pratiques.<br />
Il a eu le bon goût de ne pas imposer de thème, ça devient rare. Tous les organisateurs de fêtes se sentent obligés d’en trouver un, et on ne dira jamais assez qu’un bon thème pour une soirée, ça demande bien plus qu’une illumination collective sous alcool. C’est un truc à ne pas prendre à la légère, au risque de barber tout le monde. Si Kévin n’a pas encore organisé de soirée, c’est parce qu’il attend d’avoir trouvé le thème ultime, et qu’il prend le sujet très au sérieux.</p>
<p>De toute façon, ils auraient pu trouver l’immeuble en cherchant l’origine de la musique qui ne berçait pas le quartier, déterminer l’étage via les fumeurs amassés aux fenêtres et le mot dans le sas de l’entrée leur aurait fourni les dernières informations.<br />
Quatre étage sans ascenseur, deux minutes à sonner et frapper plus tard, un des colocataires leur ouvrait la porte.<br />
-Salut mec, je suis un collègue de taf de Benjamin, ce produit malté suffira t’il à nous faire rentrer ?<br />
Kévin avait essayé de prendre son air le plus cool et sympa en prononçant cette phrase et en tendant la bouteille de Whisky, Mathieu et Julien souriant béatement derrière. Il l’avait expérimenté pas mal de fois et suivant le taux d’alcoolémie de l’ouvreur, ça faisait au moins sourire. Secrètement, il attendait que quelqu’un rebondisse avec un jeu de mot vaseux sur l’Ile de Malte, en vain.<br />
-Ouais c’est cool, carrément, magnez vous de rentrer, faut pas faire trop de bruit pour les voisins.<br />
Le type devait déjà être un peu attaqué pour ne pas se rendre compte que ça faisait belle lurette que ses voisins le détestaient.<br />
Il les guida jusqu’à la chambre la plus proche dans laquelle s’entassaient quelques manteaux, les sacs de filles et les fumeurs de shit. Ils y laissèrent leurs affaires et le suivirent jusqu’à la pièce principale, bondée, enfumée, bruyante de musique et de dialogues essayant de la couvrir.<br />
-Pour le coca, le frigo est là mais y a plus de bières, y a des gobelets dans ce coin et…<br />
Il chercha un détail à ajouter, comme s’ils avaient besoin de plus que ça. Julien avait déjà commencé le service.<br />
-Et rien en fait, je vais dire à Benji que vous êtes là, have fun les mecs !<br />
Il s’enfonça vers le fond de la pièce, poussa un « wouhou » à son groupe de potes en levant le bras et disparu.</p>
<p>Stratégiquement, Kevin s’était déjà placé à côté du frigo, une clope à la main, l’évier à proximité ferait un excellent cendrier. Julien lui tendit un verre qui avait l’air bien chargé après avoir fait de même à Mathieu, plaça la bouteille à l’abri derrière Kévin, leva le coude pour trinquer et fit cul-sec.<br />
-Je vais faire un tour de repérage, bougez pas.</p>
<p>Ca non, ils ne bougeraient pas.<br />
Pas avant le money time.<strong>Voir aussi :</strong>
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<li><a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-1" rel="bookmark" title="19 avril 2011">Avant le Money Time (part 1)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-1" rel="bookmark" title="6 mai 2011">Introducing Charlotte (Part 1)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-3" rel="bookmark" title="5 juin 2011">Introducing Charlotte (Part 3)</a></li>
</ul>
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		<title>Excusez moi de vous déranger</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 12:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris 17, un parc boulevard Perreire, vendredi 22 avril vers 14h. &#171;&#160;Excusez moi de vous déranger&#8230;&#160;&#187; Ca fait 2 minutes que je la vois chercher mon regard, elle doit avoir 45 ans et  accompagne ses 2 garçons entre 6 et 9 ans au parc. Style classique, un peu catho tradi. Je pense d&#8217;abord qu&#8217;elle va [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Paris 17, un parc boulevard Perreire, vendredi 22 avril vers 14h.</strong><br />
<em>&laquo;&nbsp;Excusez moi de vous déranger&#8230;&nbsp;&raquo;</em><br />
Ca fait 2 minutes que je la vois chercher mon regard, elle doit avoir 45 ans et  accompagne ses 2 garçons entre 6 et 9 ans au parc. Style classique, un peu catho tradi.<br />
Je pense d&#8217;abord qu&#8217;elle va me demander une cigarette, ou me signaler que ça gêne ses enfants que notre groupe fume à côté d&#8217;eux suite à notre pique nique sous le soleil. Je finis par lui rendre son regard avec un petit sourire en me levant pour partir afin d&#8217;entendre ce qu&#8217;elle a à me dire.<br />
&laquo;&nbsp;<em>Depuis toute à l&#8217;heure je vous regarde et je vois les gens autour&#8230; je ne sais pas si vous savez, mais aujourd&#8217;hui c&#8217;est vendredi saint, jour de jeûne&#8230; Je vous ai vu manger vos sandwichs&#8230;</em>&nbsp;&raquo;<br />
Elle dit ça d&#8217;une voix très douce et sincère, le plus naturellement du monde, sans aucune méchanceté.<br />
Mes collègues et moi restons debouts, un peu interloqués, personne n&#8217;avait prévu ça, ni un tel reproche, ni une telle conviction gentille dans le ton.<br />
On bafouille quelques trucs, et je finis par lui dire que nous ne sommes tout simplement pas catholiques,  je crois compléter avec un &laquo;&nbsp;<em>désolé&#8230;</em>&laquo;&nbsp;, essayant de prendre un ton et un sourire aussi sincères que les siens.<br />
On part et il nous faut quelques mètres pour commencer à en parler.</p>
<p><strong>Paris, ligne 3 direction Gallieni, vendredi 22 avril vers 19h30.</strong><br />
&laquo;&nbsp;<em>Excusez moi de vous déranger..</em>.&nbsp;&raquo;<br />
Il doit avoir 25 ans,  un jean, un t-shirt, des baskets quelconques mais propres et un sac à dos. Il a l&#8217;air vraiment fatigué.<br />
Je veux dire qu&#8217;il n&#8217;a pas juste des cernes et les épaules basses, non, il a aussi le regard fatigué, vidé. Les mots qu&#8217;il doit répéter inlassablement de rame en rame depuis ce matin sortent avec tout la violence du désespoir, mais sans rage.<br />
Il raconte son histoire et sa quête d&#8217;une chambre pour la nuit en essayant de capter l&#8217;attention de l&#8217;assistance en regardant partout, mais plus géné encore que les passagers, il veille à croiser le vide plutôt que leurs regards.<br />
Je suis assis côté fenêtre, mes écouteurs vissés sur les oreilles et plongé dans un journal, j&#8217;ai donc un alibi valable pour faire en sorte de ne pas l&#8217;avoir vu ni entendu quand il arrivera à ma hauteur.<br />
Il traverse  la rame, j&#8217;ai une pièce au fond de la poche de mon jean. Le temps que je la sorte, il a déjà dépassé ma rangée de sièges. Le temps que j&#8217;hésite à me lever et le héler, il est à l&#8217;autre bout, attendant l&#8217;arrêt et son nouveau cycle.<br />
Je garde ma pièce dans la main jusqu&#8217;à la fin du trajet, on ne sait jamais.</p>
<p><strong>Paris, au centre du Marais, samedi 23 avril vers 4h30.</strong><br />
&laquo;&nbsp;<em>Excusez moi de vous déranger..</em>.&nbsp;&raquo;<br />
Ils sont quelques garçons et 2 ou trois filles à squatter un banc dans ce coin un peu fréquenté à l&#8217;heure où l&#8217;on rentre chez soi ou qu&#8217;on sort de boite de nuit. L&#8217;un d&#8217;eux interpelle chaque passant avec cette accroche polie.<br />
Si ce sont des garçons il demande des cigarettes, si ce sont des filles il leur dit qu&#8217;elles sont charmantes. Ces camarades commentent derrière en faisant tourner une bouteille de coca contenant sans doute une bonne dose de whisky.<br />
Je les regarde une ou 2 minutes par la fenêtre en allant me chercher un verre d&#8217;eau puis retourne me coucher.<br />
Vers 5h30, ils braillent un peu plus fort et finissent par me réveiller. Le taxeur / dragueur est torse nu, il a l&#8217;air remonté, il insulte les filles du groupe et les quelques derniers couche-tard de passage. Ses potes se marrent, je me recouche.<br />
Ils vont rester là  encore une heure, à se chamailler et essayer de calmer le nerveux qui a l&#8217;air de vouloir en découdre avec n&#8217;importe qui.<br />
J&#8217;habite dans un immeuble de vieux, je me demande si l&#8217;un deux a appelé la police et si cette dernière daignerait se déplacer si c&#8217;était le cas. Je finis par me rendormir.</p>
<p>C&#8217;est drôle, ces dernières semaines, bien confortablement installé derrière mon ordinateur, j&#8217;ai lu plein de trucs sur la laïcité, le pouvoir d&#8217;achat et la mixité sociale.<br />
Là, en même pas une journée, dans la vraie vie, j&#8217;ai eu 20 fois plus de matière à réflexion sur ces sujets.<br />
Vous ne m&#8217;avez pas dérangé, je vous en prie.<strong>Voir aussi :</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.prospectivite.com/le-coup-de-foudre" rel="bookmark" title="9 septembre 2009">Le coup de foudre</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/nous-qui-fumons-aux-fenetre" rel="bookmark" title="30 octobre 2009">Nous qui fumons aux fenêtres</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/merci-josee" rel="bookmark" title="23 juin 2011">Merci Josée</a></li>
</ul>
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		<title>Avant le Money Time (part 1)</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 17:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[On commence donc la publication en épisodes d&#8217;Allongé(e)s, si tu as raté la quatrième de couv, c&#8217;est ici. Ca veut donc dire que le cycle infernal des publications hebdomadaires démarre, c&#8217;est limite effrayant, mais un peu excitant aussi. Avant le Money Time donc, parte ouane comme disent les jeunes, ton esprit rapide comme le vent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>On commence donc la publication en épisodes d&#8217;Allongé(e)s, si </em><em>tu as raté </em><a href="http://www.prospectivite.com/quatrieme-de-couv"><em>la quatrième de couv, c&#8217;est ic</em><em>i. </em></a><em><br />
Ca veut donc dire que le cycle infernal des publications hebdomadaires démarre, c&#8217;est limite effrayant, mais un peu excitant aussi.<br />
Avant le Money Time donc, parte ouane comme disent les jeunes, ton esprit rapide comme le vent aura donc compris qu&#8217;il y aura une parte tou, et mon soucis d&#8217;en garder sous le pied m&#8217;oblige à te faire attendre quelques jours avant de t&#8217;en dire plus.<br />
Si tout se passe bien, tu en auras  jusqu&#8217;à novembre, le tout  sans doute entrecoupé d&#8217;articles normaux plus ou moins réguliers, et il y aura même des passages participatifs (je t&#8217;avais déjà dit que faire du teasing était un principe de mon métier ?).<br />
Allez, hop, à la s&#8217;maine prochaine.<br />
</em></p>
<p>1 heure 30 du matin, c’était l’heure de finir ce mojito dont la quantité de rhum était inversement proportionnelle au prix et filer à la crémaillère de ce couillon de Benjamin.<br />
Kévin prit donc les devants, avala d’un trait, poussa un petit râle de contentement en regardant ses deux comparses et fit teinter le verre sur le zinc.<br />
Comme il avait trouvé le plan pour ce soir, il indiqua à Julien que celle-ci serait pour lui.<br />
-Je fournis les filles, tu fournis de quoi nous donner un peu de verve, cria t’il par dessus le mix electro de la sono.<br />
-Avec ce que tu as pris, j’ai moins peur pour ta verve que pour ton élocution, ça fait déjà une heure que tu avales les voyelles, et tu attaques les consonnes, lui répondit Mathieu.</p>
<p>Ils quittèrent les lieux après avoir parcouru la salle à la recherche d’une demoiselle avec qui tenter leurs chances. Julien avait bien une touche avec la barmaid, mais il faudrait attendre la fermeture.<br />
C’est toujours le problème avec ce genre de fille, on les embauche parce qu’elles sont jolies, à force de gérer des mecs éméchés, elles ont du répondant et pas mal d’humour, mais il faut une patience pas possible et un portefeuille bien rempli pour tenir jusqu’à la fin du service.<br />
Et se rendre compte qu’elles sortent avec le videur.</p>
<p>Kévin leur fit un topo rapide.<br />
Benjamin était en stage de fin d’étude à l’agence, il débarquait de son école de commerce nantaise et de chez ses parents où il avait du vivre toute sa vie, à part le stage en Erasmus de rigueur. Avec le minimum légal de son indemnité de stage, sa bourse et l’aide du paternel, il avait trouvé une coloc à 4 dans le fin fond du 19ème avec d’autres provinciaux venus chercher un beau nom de boite à mettre sur leurs CVs avant de se lancer dans le grand bain.<br />
Ca promettait donc d’être plein de jeunes gens, et surtout de filles, évacuant les frustrations d’une semaine de dur labeur sous payée à grands renforts de vodka bon marché.</p>
<p>Le mois d’avril faisait fleurir les jupes et rendait les filles jolies. Toutes les filles.<br />
Après un hiver de cols roulés et de jeans, revoir un peu de peau était un plaisir simple mais immense. Alors sur le chemin du metro, les trois garçons en profitaient.<br />
Si l’habitude aurait voulu qu’ils spéculent sur le potentiel féminin de leur point de chute en s’énumérant les anciennes aventures qu’ils pourraient probablement y croiser, ce soir là sonnait comme le début d’une nouvelle saison, vierge, si l’on peut dire.</p>
<p>A cette heure ci, Kévin avait divisé la faune du métro en trois grandes catégories générationnelles.</p>
<p>Passés 35 ans, les parents ou grands parents s’en vont rejoindre leurs propriétés. S’ils prennent le métro, c’est uniquement parce qu’il y a trop de monde à la station de taxi.<br />
Les plus jeunes ont tiré jusqu’au bout sur la ficelle de la tolérance parentale et rentrent à la maison. Ils s’accrochent à la bouteille en plastique contenant un mélange douteux comme à leur liberté, chaque goutte avalée avant le domicile familial ayant un parfum d’indépendance.<br />
On pouvait les diviser en sous catégories tribales grâce à leurs accoutrements.<br />
Les fans de hip hop, faisant grésiller leurs mobiles à grands coups de beats et de paroles issues d’un dictionnaire de rimes bon marché. Avec un peu de chance, ils croiseront un groupe de vrais banlieusards et gênés, un peu honteux d’être des faux, ils rentreront dans le rang.<br />
Les « fraicheurs » à franges, qui feraient mieux de dépenser l’argent de papa dans un coiffeur plutôt que chez Sandro. On admirera sans doute la manière avec laquelle ils soignent leurs coupes de cheveux négligée en se regardant régulièrement dans la glace, histoire de remettre de travers une mèche trop docile.<br />
Les émos, que seul un œil exercé saura dissocier des goths, qui feraient bien de sortir un peu de leur cave ou de manger 5 fruits et légumes par jour, tant ce teint livide est inquiétant.<br />
En montant à Bastille, il était évident que Kévin et sa bande en croiseraient de ce genre là.</p>
<p>Là où ces deux premières catégories générationnelles rentrent à la maison, les vingtenaires comme eux ne font que commencer leurs périples nocturnes. Tout ce qui précédait ce dernier métro n’était qu’un échauffement avant la boite de nuit ou l’appartement qui les hébergerait jusqu’au lever du jour et la promesse d’une gueule de bois digne de ce nom.</p>
<p><em> </em><strong>Voir aussi :</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-2" rel="bookmark" title="26 avril 2011">Avant le Money Time (part 2)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-1" rel="bookmark" title="6 mai 2011">Introducing Charlotte (Part 1)</a></li>
<li><a href="http://www.prospectivite.com/introducing-charlotte-part-3" rel="bookmark" title="5 juin 2011">Introducing Charlotte (Part 3)</a></li>
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		<item>
		<title>The Ardeche&#8217;s Chronicles</title>
		<link>http://www.prospectivite.com/the-ardeches-chronicles</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 17:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Note interne]]></category>

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		<description><![CDATA[OK, OK, il n’y a rien eu d’épique dans ma semaine de vacances Ardéchoises, mais « Les Chroniques de l’Ardèche », ça a quand même une autre gueule que « Farniente Au Milieu de Nulle part ». Quant à l’anglais, c’est pour renforcer le côté dramatique de la chose, parce que dit avec une grosse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>OK, OK, il n’y a rien eu d’épique dans ma semaine de vacances Ardéchoises, mais « Les Chroniques de l’Ardèche », ça a quand même une autre gueule que « Farniente Au Milieu de Nulle part ». Quant à l’anglais, c’est pour renforcer le côté dramatique de la chose, parce que dit avec une grosse voix ayant abusé du whisky et des cigarettes comme nos amis outre atlantique savent le faire dans leurs bandes annonces au cinéma, ça a toujours plus de classe.</p>
<p>J’ai donc filé à l’anglaise au milieu du mois d’avril pour ne rien faire sous une pergola baignée par le soleil méridional, entouré d’oliviers en compagnie de ma douce.</p>
<p>Pas d’internet, à peine un filet d’Edge en tendant le bras après avoir grimpé au sommet d’un arbre aux heures où le satellite dessert la zone. J’avoue que les premiers jours, ça n’a pas été facile, le summum de la frustration pour un hyper connecté dans mon genre ayant été un soir, alors que je me hasardais à checker mon appli Facebook en sirotant un verre de Saint Joseph et que je voyais le jeu Magnum faire le buzz (comme disent les jeunes) sans pouvoir voir en quoi il consistait. Ces salopards de « <a href="http://facebookmatuer.com/">Facebook m’a tuer</a> » ont bien raison de se fouttre de notre gueule tiens.</p>
<p>Heureusement, il restait France Inter et Le Monde papier pour nous maintenir sous perfusion d’informations. Allez je confesse, on a zappé sur la TV aussi, mais pas de quoi nous faire regretter d’avoir renoncer à la redevance audiovisuelle.</p>
<p>L’Ardèche, c’est donc un pays blanc, orange, vert et bleu, voire rouge.<br />
Blanc comme la roche qui affleure ci et là dans de jolis défilés et qui habille les mas accrochés au flanc des collines.<br />
Orange comme ces tuiles qui garnissent les toits de ces mêmes mas, quand même plus sympa et moins glauque que ces ardoises noires qu’on voit partout au dessus de la Loire.<br />
Vert partout, sur les arbres, à l’apéro pour les olives, sur les murs avec ces pieds de vignes qui montent sur les tonnelles.<br />
Bleu parce qu’on a du compter les nuages sur les doigts de nos mains.<br />
Rouge comme la peau de parigot blond de ton humble serviteur après une heure sous le cagnard.</p>
<p>L’ardéchois est un type un peu fier, qui te défie du regard quand tu le croise en voiture sur une route trop étroite. Au début tu te ranges en baissant les yeux, puis tu prends la confiance en frôlant son retro une goutte perlant au coin du front, et à la fin tu t’arrêtes à sa hauteur pour lui demander comment il va et où en sont ses oliviers (l’ardéchois a TOUJOURS un bout de terrain avec des oliviers).</p>
<p>En Ardèche, on entend les oiseaux chanter, le vent caresser la cime des arbres et un type bricoler. C’est effrayant pour quelqu’un qui sait à peine planter un clou comme moi, mais il y a toujours un ardéchois ou une ardéchoise pour bécher, planter, monter, fabriquer, consolider, construire. Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme par ici plus qu’ailleurs.</p>
<p>Dans le grand rien qui remplissait mon agenda, j’ai quand même réussi à glisser un peu d’écriture entre 2 ballades contemplatives, et à accoucher du deuxième chapitre d’<a href="http://www.prospectivite.com/quatrieme-de-couv">Allongé(e)s</a>. Ne te fourvoies donc pas en me voyant remplir à nouveau ton lecteur RSS ces prochaines semaines, je ne suis pas devenu hyper actif, j’ai juste pris de l’avance pendant ma farniente.<strong>Voir aussi :</strong>
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		<title>Quatrième de couv</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 17:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guewen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allongé(e)s]]></category>

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		<description><![CDATA[Chose promise, chose due, on commence donc cette formidable aventure de l&#8217;internet multimédia qui consistera à publier ici bas un extrait d&#8216;Allongé(e)s (le titre que tu as le droit de trouver pas génial du truc qui sera peut être un jour un roman) tous les 10 ou 15 jours. Pour  commencer, et afin de te [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chose promise, chose due, on commence donc cette formidable aventure de l&#8217;internet multimédia qui consistera à publier ici bas un extrait d<em>&#8216;Allongé(e)s</em> (le titre que tu as le droit de trouver pas génial du truc qui sera peut être un jour un roman) tous les 10 ou 15 jours.</p>
<p>Pour  commencer, et afin de te mettre l&#8217;eau à la bouche, ou de te persuader que ce truc ne sera pas pour toi (oui, sens toi libre de zapper cette rubrique, qui serai je pour t&#8217;en empêcher ?), je te propose une quatrième de couv, un truc presque marketing, rendez vous dans quelques jours pour le premier chapitre :</p>
<p>Facebook compterait* aujourd’hui 398 000 inscrits Parisiens de 20 à 30 ans se déclarant célibataires.</p>
<p>Kévin le sait bien, puisqu’après les soirées chez des amis (et amis d’amis), les boites et les sites de rencontres (pour la vie ou pour la nuit), c’est un de ses terrains de jeux favoris.</p>
<p>Charlotte ne l’ignore pas non plus, tant ses amies qui la trainent de soirées en diners embuscades l’incitent à s’y inscrire.</p>
<p>Tous les deux assument pleinement l’étiquette, chacun à sa manière.</p>
<p>Il en profite pour butiner, tester des approches audacieuses, jouer au détective privé virtuel, remplir des tableaux Excel et alimenter son blog.</p>
<p>Les appels de ses amies éconduites par un énième goujat la confortent, elle jubile en brisant la verve d’un dragueur enflammé, apprécie sa liberté de tout.</p>
<p>Il est développeur web dans une grosse agence de publicité, résidant dans un studio près du Canal Saint-Martin, arpentant les nuits de la capitale avec son meilleur ami idéaliste et un compère conscient qu’il est beau gosse.</p>
<p>Elle est dentiste fraichement installée, seule, sans chat, bien heureuse de pouvoir se cacher derrière son masque, sa blouse et son vocabulaire médical le jour et son caractère froid et distant lorsque ses amies essayent de la caser la nuit.</p>
<p>Leurs cynismes vont s’affronter furtivement lors d’une soirée.</p>
<p>Une  carie douloureuse et dix années d’hygiène dentaire de célibataire vont les amener à se recroiser régulièrement, sans qu’il la reconnaisse.</p>
<p>Il va cependant essayer de savoir qui se cache derrière ces jolis yeux et les formes agréables que son uniforme laisse deviner. Bien trop mystérieuse, froide et professionnelle, elle ne va faire qu’éveiller sa curiosité, à lui qui a pour habitude de brouiller les pistes.</p>
<p>Elle savourera d’abord la maitrise que sa profession lui donne sur ce patient si spécial, s’amusera à contrer ses plans, avant qu’ils ne se rencontrent à nouveau lors d’une soirée et qu’ils ne doivent s’assumer.</p>
<p>C’est une comédie, pour qui a vécu ses années en vingt dans une grande ville ou qui ne s’étonne pas du succès des nouvelles formules de rencontres, virtuelles, speed ou originales.</p>
<p>C’est romantique, même si on ne se marie plus, si on ne souhaite pas d’enfant tout de suite et que la quantité prévaut souvent sur la qualité des relations.</p>
<p>C’est en partie vrai, parfois vécu, souvent rapporté, parce que cette génération aime se raconter sans pudeur sur des places publiques comme Facebook.</p>
<p><small>*Statistiques obtenues via l’outil de publicité Facebook, en avril 2011.</small><strong>Voir aussi :</strong>
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<li><a href="http://www.prospectivite.com/avant-le-money-time-part-2" rel="bookmark" title="26 avril 2011">Avant le Money Time (part 2)</a></li>
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