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<title>Rafik Smati - Le blog</title>
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<description>Internet, économie, marketing, entreprenariat... par le fondateur de dromadaire.com et de ooprint.com</description>
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<title>Les femmes prennent le pouvoir sur Internet</title>
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<description>Vous souvenez-vous du slogan de la société Moulinex dans les années 1970 : « Moulinex libère la femme » ? Depuis, bien des choses ont changé. Qui oserait désormais associer l’épanouissement d’une femme à l’achat d’un robot ménager ? Je...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous du slogan de la société Moulinex dans les années 1970&#0160;: «&#0160;Moulinex libère la femme&#0160;»&#0160;? Depuis, bien des choses ont changé. Qui oserait désormais associer l’épanouissement d’une femme à l’achat d’un robot ménager&#0160;?&#0160;&#0160;</p><p>Je reprendrais cependant bien volontiers cette formule à mon compte, en la paraphrasant toutefois. Aujourd’hui, je dirais plutôt&#0160;: «&#0160;l’Internet libère la femme&#0160;». L’Internet n’est en effet pas seulement un média, mais un espace de sociabilité dans lequel la femme interagit, s’exprime, échange, partage.&#0160;&#0160;</p><p>L’Internet place désormais la femme au cœur de l’écosystème. Avec l’Internet, la femme n’est plus spectatrice mais actrice de sa propre vie. Plus encore, la femme ne se contente plus d’être utilisatrice du média, mais elle devient elle-même un média&#0160;: elle émet à son tour de l’information, alors qu’elle n’en était jusqu’à présent que le réceptacle.&#0160;&#0160;</p><p>Le comportement des femmes sur Internet est très révélateur, et probablement annonciateur d’un changement de civilisation. Pour les femmes, la technologie n’est pas une fin en soi, mais d’abord un outil permettant de tisser des liens, d’exercer sa créativité et de gagner du temps.&#0160;</p><p>Lorsque l’on interroge les femmes sur les raisons pour lesquelles elles utilisent Internet, les deux tiers évoquent avant tout le caractère social de ce média&#0160;: il leur permet de nouer et d’entretenir des liens.&#0160;</p><p>La seconde raison pour laquelle les femmes utilisent Internet, c’est qu’elles ont identifié en lui un média dans lequel elles pouvaient exercer leur créativité. Les femmes ne se contentent pas de consulter Internet, elles en sont partie prenante&#0160;! Les femmes sont ainsi les plus grandes contributrices aux forums de discussion. Ce sont les plus grandes utilisatrices des réseaux sociaux et sites communautaires. Plus intéressant encore, près de la moitié des femmes de moins de trente ans tiennent un blog&#0160;!&#0160;&#0160;</p><p>Si les femmes sont les plus actives et participatives sur la toile, elles sont également les premières consommatrices. Il faut dire que les femmes prébiscitent l’Internet pour son caractère pratique. Les «&#0160;cyberacheteuses&#0160;» sont d’ailleurs en plein boom. En proportion, elles sont plus nombreuses que les hommes à acheter en ligne. Les consommatrices sur Internet sont par ailleurs des consommatrices avisées. Elles considèrent l’Internet comme un&#0160;précieux outil pour &#0160;se procurer des informations détaillées sur des produits et services qu’elles envisagent d’acheter.&#0160;</p><p>Les femmes sont donc les plus actives sur l&#39;Internet, ses plus grandes contributrices et consommatrices. Pour autant, elles ne représentent qu&#39;une extrême minorité de l’écosystème entrepreneurial numérique. Oui, les entreprises du secteur de l’Internet sont tenues essentiellement par des hommes&#0160;! Il y a une explication à cela&#0160;: dans mon article «&#0160;Vers un capitalisme féminin&#0160;», j’expliquais pourquoi le capitalisme a eu besoin de se construire autour de valeurs masculines (conquête, prise de risque, court terme), et que le moment était maintenant venu de privilégier une approche plus féminine, basée sur la prise en compte du long terme, une prise de risque raisonnée, et la découverte plutôt que la conquête. Et bien il en a été absolument de même pour l’Internet. L’exploration de ce nouvel Eldorado répondait à une logique masculine de conquête et de prise de risque. L’intérêt à court-terme était privilégié, débouchant d’ailleurs, en 2000, sur la fameuse «&#0160;bulle Internet&#0160;». Si le masculin était absolument nécessaire pour construire l’Internet, le féminin s’avère désormais indispensable pour l’organiser et le fédérer.&#0160;</p><p>C’est la raison pour laquelle l’arrivée des femmes à la tête de projets Internet est inéluctable. Il semblerait d’ailleurs judicieux d’accompagner les femmes dans l’avènement de cette ère numérique. Plusieurs dispositifs susceptibles d’encourager l’entreprenariat féminin peuvent être envisagés. En particulier, une «&#0160;aide à l’innovation féminine&#0160;» pourrait être proposée, sous forme de subventions ou de prêts préférentiels. Il est à noter que la moitié des projets entrepris par les femmes nécessite moins de huit mille euros de capital de départ. Compte tenu des montants en jeu, l’obtention de ces aides ou prêts pourrait être facilitée par des procédures plus allégées, par le biais de formulaires en ligne par exemple.&#0160;&#0160;</p><p>Etant donné que de telles dispositions relèvent de la «&#0160;discrimination positive&#0160;», leur mise en place nécessite audace et pédagogie de la part des dirigeants politiques qui les mettront en œuvre.&#0160;</p><p>L’Internet est ainsi un élément essentiel de l’avènement de ce que j’appelle le «&#0160;capitalisme féminin&#0160;»&#0160;: un capitalisme qui ne nie pas le risque, mais le régule et l’équilibre&#0160;; un capitalisme qui fait du long terme, de l’intelligence et de la transmission du savoir ses priorités absolues.&#0160;</p><p>Qu’on se le dise&#0160;: avec l’Internet, les femmes prennent le pouvoir&#0160;!</p><p></p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 10:40:08 +0100</pubDate>

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<title>"Vers un capitalisme féminin" sera en librairie le 8 avril prochain</title>
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 21:40:00 +0100</pubDate>

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<title>Le renouveau des territoires</title>
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<description>Les réseaux, en particulier l’Internet, sont de fabuleux démultiplicateurs de croissance. Lorsque nous parlons de croissance, nous faisons habituellement référence à la croissance économique. Et pour cause : Internet a un impact sur l’ensemble du tissu économique, grâce aux économies...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les réseaux, en particulier l’Internet, sont de fabuleux démultiplicateurs de croissance.</p><p>Lorsque nous parlons de croissance, nous faisons habituellement référence à la croissance économique. Et pour cause : Internet a un impact sur l’ensemble du tissu économique, grâce aux économies d’échelle et aux gains de temps qu’il permet de générer. Le numérique représente 40% des gains de productivité de l’Union Européenne. Les investissements dans le numérique auraient trois fois plus d’impact sur la productivité que les investissements hors numérique. Les effets sur l’emploi seraient également remarquables: 20 milliards d’euros investis dans les technologies d’information et de communication génèreraient quelques 800 000 emplois.</p><p>Au delà de son impact évident sur la croissance économique, j’ai acquis la conviction que la force de l’Internet réside surtout dans le rôle qu’il pourrait jouer dans la définition d’un nouveau modèle de croissance, une croissance au service de nos territoires.</p>L’Internet pourrait en effet bien réussir là où tous les plans d’aménagements du territoire mis en œuvre depuis des décennies ont échoué. Dans un pays centralisé autour de sa capitale tel que la France, et dans laquelle les campagnes sont progressivement désertées, la question se pose avec une très grande acuité.<br /><br />Tout repose cependant sur une condition majeure : rendre la fibre optique et d’une façon générale le « très haut débit » accessibles à tous. Pourquoi ? Parce que moins les débits représenteront un obstacle, plus les créateurs de contenus et d’applications auront les moyens de libérer leur créativité. En d’autres termes, il convient impérativement de régler la question des infrastructures et des débits avant d’envisager une croissance économique et sociétale de grande ampleur. Le grand emprunt 2010, en consacrant 2 milliards d’euros au développement du très haut débit en France, répond en partie à cette attente. Mais il faut aller plus loin ! Certains pays, à l’Instar de la Finlande, ont fait de l’accès à l’Internet à très haut débit un droit fondamental à l’horizon 2015.<br /><br />Si j’insiste autant sur la nécessité de développer le très haut débit, c’est que&#0160; l’Internet à très haut débit pour tous pourrait être l’élément déclencheur d’une nouvelle façon d’appréhender nos territoires.<br /><br />Les réseaux numériques permettraient d’interconnecter campagnes, villes, banlieues et métropoles. Une ruralité moderne pourrait se développer, portée par des jeunes séduits par ce nouvel art de vivre. Une nouvelle organisation du travail, davantage basée sur le télétravail pourrait s’imposer. Le lien établi entre le salarié et son entreprise évoluerait sensiblement, tout comme le lien entre le citoyen et son administration. Les flux de migrations vers les villes pourraient être non seulement stoppés, mais vraisemblablement inversés. Les services publics retrouveraient une nouvelle légitimité économique dans ces régions désormais redynamisées. Certains hôpitaux de campagne pourraient rouvrir, en profitant des perspectives offertes par la télé-chirurgie...<br /><br />Plus que jamais, croissance serait synonyme de progrès.<div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 09:32:00 +0100</pubDate>

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<title>Economie : pour le meilleur ou pour le pire ?</title>
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<description>S’il est un sujet sur lequel je défie aujourd’hui quiconque d’avoir un avis définitif, c’est celui de la sortie de crise. J’avoue être moi-même plutôt embarrassé lorsque l’on me demande d’exprimer une opinion (ou plutôt un pronostic) sur les perspectives...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>S’il est un sujet sur lequel je défie aujourd’hui quiconque d’avoir un avis définitif, c’est celui de la sortie de crise. J’avoue être moi-même plutôt embarrassé lorsque l’on me demande d’exprimer une opinion (ou plutôt un pronostic) sur les perspectives de reprise de notre économie. Et pour cause. Certains éléments plaident objectivement en faveur d’une reprise économique rapide. Et d’autres laissent entrevoir une crise durable susceptible de se transformer en dépression.</p>
<p>Ce qui me fait croire en une reprise rapide, c’est que l’économie n’est aujourd’hui plus une science, mais un fait sociologique. Si les économistes, les politiques, les entreprises, et les consommateurs considèrent de concert comme acquise l’idée d’une reprise, alors ils créent les conditions de cette reprise. Or tous s’accordent aujourd’hui à reconnaître que cette reprise économique interviendra au second semestre de l’année 2010. C’est la raison pour laquelle elle a de fortes probabilités de se produire, et ce quels que soient les fondamentaux économiques.&#0160; Ce phénomène porte un nom : la prophétie auto-réalisatrice. <br />Dans cette économie gouvernée par des prophéties, à quoi sert alors un économiste ? Aucun économiste au monde n’est aujourd’hui capable de prévoir les taux de croissance du PIB de l’année prochaine. En revanche, un économiste bénéficie d’une crédibilité de compétences qui lui permet d’affirmer une vérité, de nature à influencer les acteurs économiques. Et cela relève précisément de la prophétie auto-réalisatrice.</p>
<p>Toujours est-il qu’il y a aujourd’hui des éléments objectifs qui plaident en faveur de cette reprise. Les carnets de commandes des entreprises se remplissent à nouveaux. La consommation des ménages, notamment américains, montre des signes de dynamisme.</p>
<p>Voilà la raison principale qui me fait entrevoir une reprise économique à court terme. Au fond, je suis un acteur économique parmi d’autres, chef d’entreprise dans le domaine de l’Internet, et l’idée d’une reprise au second semestre 2010 me convient plutôt bien. Je la prends donc volontiers à mon compte.<br />Pour autant, d’autres arguments, qui me semblent tout aussi recevables, tendent à infirmer cette idée, voire à la contredire totalement, au point d’évoquer les scénarios les plus pessimistes.</p>
<p>Fin novembre, la Société Générale met le microcosme économique en émoi, de part et d’autre de l’Atlantique, en publiant un rapport confidentiel dans lequel elle recommande de se préparer à un éventuel « effondrement économique global » au cours des deux prochaines années. Ce scénario du pire étant justifié par des dettes abyssales des états, dont on peine à imaginer les possibilités de remboursement.<br />Début décembre, Jacques Attali publie à son tour un éditorial au titre évocateur : « Le pire s’avance à pas de loup », dans lequel il fait aussi référence à la question de la dette, qu’il évalue à 12 trillons de dollars par an dans les pays développés. Tout simplement colossal.<br />Et lorsque l’on sait que le « plan Geithner » américain permet de racheter les actifs toxiques des banques en empruntant au budget fédéral américain, on comprend qu’une nouvelle bulle, encore plus importante que la précédente, est désormais à l’œuvre.</p>
<p>La question est donc de savoir lequel des deux scénarios que je viens de présenter (celui d’une reprise économique rapide, ou celui d’un enlisement dans la crise) est le plus probable. Et l’impasse de cette analyse réside dans le fait qu’ils sont tous les deux hautement probables. <br />Oui, les conditions sont réunies pour qu’une reprise économique intervienne en 2010, car les acteurs économiques l’ont décidé, selon le principe de la prophétie auto-réalisatrice. Et oui, les fondamentaux économiques peuvent aussi nous laisser entrevoir le pire. </p>
<p>Et si ce « pire » n’était pas justement la crise d’après ?&#0160;Celle qui succèdera à la période de croissance,&#0160;sans doute artificielle, attendue en 2010.</p>
<p>La vie est un éternel recommencement... </p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 10:25:00 +0100</pubDate>

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<title>Mon premier livre sera consacré à l'avènement d'un "capitalisme féminin"</title>
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<description>L’écriture est une aventure, disait Winston Churchill. Une aventure émotionnelle, une aventure passionnelle, une aventure intellectuelle. Une aventure entrepreneuriale aussi. C’est un exercice qui vous pousse à établir une synthèse de votre pensée du moment, pour aboutir à ce que...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L’écriture est une aventure, disait Winston Churchill. Une aventure émotionnelle, une aventure passionnelle, une aventure intellectuelle. Une aventure entrepreneuriale aussi. C’est un exercice qui vous pousse à établir une synthèse de votre pensée du moment, pour aboutir à ce que beaucoup d’écrivains et philosophes nomment « l’unicité de l’esprit».</p><p>Lorsque l’économiste Nicolas Bouzou, par ailleurs directeur de collection chez Eyrolles me propose d’approfondir dans un ouvrage certaines des thèses que j’ai eu l’occasion d’aborder dans ce blog, j’avoue ne pas avoir hésité une seule seconde.&#0160;</p><p>D’autant plus que le sujet du livre sonnait pour moi comme une évidence. Dans un article intitulé<a href="http://www.smati.com/drs/2009/03/vers-un-capitalisme-feminin.html"> « Crise du masculin »</a> publié il y a quelques mois, j’évoquais la crise du modèle masculin, modèle autour duquel s’est organisée notre civilisation depuis des millénaires. J’en appelais alors à l’avènement d’un capitalisme organisé autour de valeurs féminines, lequel pouvait laisser présager un changement de civilisation.</p><p>Cet ouvrage ne sera pas un traité d’économie. Je tâcherai néanmoins d’y démontrer en quoi le capitalisme évolue progressivement vers des valeurs féminines. Je me servirai de mon expérience de chef d’entreprise dans le domaine de l’Internet pour expliquer quelles en sont les implications sur le management et la vie des entreprises. J’expliquerai en quoi l’Internet est un outil féminin par excellence au service de l’échange et de la transmission du savoir. J’évoquerai également les révolutions énergétiques et bio-médicales qui s’annoncent, et les dimensions féminines qu’elles recèlent. Je m’appliquerai aussi à identifier le centre de gravité géographique de ce nouveau capitalisme, si tant est qu’il puisse exister.</p><p>Les axes d’analyse que j’ai choisis seront pour le moins très inédits : les concepts d’économie, de génétique, de politique, de science fiction, de sociologie, s’entrecroiseront et se répondront.</p><p>Plus que jamais, j’ai acquis la conviction que l’avenir de l’humanité passait par un rééquilibrage en faveur du féminin et des valeurs qu&#39;il recèle.&#0160;</p><p>Ce premier ouvrage sera édité le 8 avril 2010 aux éditions Eyrolles.</p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 00:19:28 +0200</pubDate>

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<title>Une note sur l’économie numérique pour février 2010</title>
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<description>Je suis invité à réfléchir sur une note portant sur l’économie numérique, et notamment sa contribution à la croissance. Cette note s’adresse aux membres du gouvernement ainsi qu’aux parlementaires. Elle sera publiée par la fondation pour l’innovation politique. L’économie numérique...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis invité à réfléchir sur une note portant sur l’économie numérique, et notamment sa contribution à la croissance. Cette note s’adresse aux membres du gouvernement ainsi qu’aux parlementaires. Elle sera publiée par la fondation pour l’innovation politique.&#0160;
</p><p>L’économie numérique est probablement avec les énergies vertes l’un des leviers les plus légitimes dont dispose un pays tel que la France pour créer une nouvelle dynamique de croissance.

Aujourd’hui déjà, les technologies de l’information et de communication sont à l’origine d’un quart de la croissance de l’Union Européenne, et de 40% des gains de productivités générés.&#0160;<br />Le plan « France numérique 2012 » présenté en 2008 prévoit le haut débit pour tous à l’horizon 2012. Certains pays vont plus loin : en faisant de l’Internet très haut débit un droit fondamental, la Finlande promet à tous ses concitoyens un Internet à 100 mégabits par seconde à l’horizon 2015, notamment grâce aux technologies basées sur la fibre optique.&#0160;
</p><p>J’ai cependant la conviction que l’Internet de demain n’est pas qu’une affaire de « tuyaux » et de débits. C’est une condition évidemment nécessaire, mais elle est loin d’être suffisante.&#0160;
</p><p>Dès lors, les pistes de réflexion sont multiples. L’avenir est-il davantage dans les contenus plutôt que dans les contenants ? Dispose-t-on en France d’un écosystème suffisamment dynamique pour donner naissance à des projets tels que Google ou Facebook ? Les modèles économiques doivent-ils être repensés ? Quels moyens supplémentaires faut-il se donner pour accompagner ce qui pourrait bien être un changement de civilisation ?&#0160;
</p><p>Je sais qu’un grand nombre de lecteurs de ce blog sont passionnés par ces sujets. Aussi, je vous invite à me faire part de vos suggestions ainsi que des axes que vous souhaiteriez voir approfondis dans cette note, en m&#39;envoyant un e-mail à l&#39;adresse suivante : <a href="mailto:note-tic@smati.com">note-tic@smati.com</a></p><p>Mes propositions sont attendues pour le mois de février 2010.</p><p></p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 20:40:00 +0200</pubDate>

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<title>Indicateurs</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/RafikSmatisBlog/~3/kiWju5AyD30/indicateurs.html</link>
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<description>Je suis souvent étonné par l’omniprésence dans notre actualité des indicateurs économiques de court terme : croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), taux de chômage, inflation, indices boursiers. Chacun de ces indicateurs est publié de façon trimestrielle, mensuelle, voire en...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis souvent étonné par l’omniprésence dans notre actualité des indicateurs économiques de court terme : croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), taux de chômage, inflation, indices boursiers. Chacun de ces indicateurs est publié de façon trimestrielle, mensuelle, voire en temps réel s’agissant des indices boursiers. Ils servent de base à l’élaboration de toutes les analyses et politiques économiques.<br />Il est un autre indicateur, beaucoup moins souvent pris en compte dans les analyses, et qui pourrait pourtant être le plus important d’entre tous à long terme : le taux de fécondité, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfant par femme. Ce taux de fécondité, qui relève à priori davantage de la démographie que de l’économie, est pourtant précurseur de ce que sera l’économie de demain. Si l’on considère que c’est le travail qui est à l’origine de la création de valeur, il est aisé d’admettre que les richesses de demain dépendront en grande partie des ressources humaines qui seront alors disponibles.</p><p>L’étude de ce taux de fécondité est riche en enseignement. S’il révèle que les Etats-Unis assurent tout juste le renouvellement de leur population (2 enfants par femme en 2008), il dessine en revanche un constat accablant pour l’Europe, continent dans lequel le taux de natalité baisse de façon préoccupante. Le philosophe Raymond Aron ne disait-il pas déjà, en 1983, que les Européens étaient « en train de se suicider par la dénatalité » .</p><p>Le cas le plus éloquent est sans doute celui de l’Allemagne, première puissance économique du continent, et dont la population pourrait tout simplement disparaître à l’horizon de trois siècles, une broutille au regard de l’histoire. Ce crack démographique est donc autrement plus préoccupant que les différents cracks financiers que nous avons pu connaître. Et c’est pourtant l’un de ceux qui suscite le moins d’intérêt. Un pays tel que l’Allemagne, s’il veut continuer à exister dans les siècles à venir, n’aura donc que deux possibilités : Engager une politique active en faveur de la natalité. Beaucoup de choses ont été expérimentées en la matière, et les effets se sont révélés aléatoires. Ou alors recourir massivement à l’immigration, au risque pour le gouvernement allemand d’aller à l’encontre des désirs de son opinion publique.&#0160;</p><p>Un pays européen devrait cependant résister à cet « hiver démographique ». Il s’agit de la France.<br />Avec une moyenne de 2,1 enfants par femme en 2008, le taux de fécondité y est de loin le plus élevé de l’Europe continentale. Plus de huit cent mille naissances ont été enregistrées en 2008, selon l’INSEE. En 2050, la France sera le pays Européen le plus peuplé. Il n’est dès lors pas interdit d’imaginer que son dynamisme économique dépasse celui de l’Allemagne, vieux pays dans lequel 40% de la population aura alors plus de soixante ans.&#0160;</p><p>La France, qui a assuré ces cinquantes dernières années son développement démographique grâce à l’immigration, puis ensuite à la natalité, est de ce point de vue un exemple en Europe. Très souvent d’ailleurs, notre pays joue le rôle de précurseur sur bon nombre de sujets de société. J’expliquais plus haut le caractère sans doute trop peu représentatif des indicateurs de références, tels que le PIB ou l’inflation, tout en proposant de prendre davantage en compte la natalité, indicateur de long terme par excellence. <br />Signe des temps, le prix Nobel américain d’Economie Joseph Stiglitz, a remis ce mois de septembre à Nicolas Sarkozy un rapport sur les indicateurs économiques, dans lequel il recommande précisément d’intégrer davantage la notion de « bien-être » dans les statistiques nationales. Sur la base de se rapport, l&#39;Insee s’est engagé à créer un &quot;tableau de bord d&#39;indicateurs&quot; permettant de suivre &quot;l&#39;évolution du patrimoine collectif sous toutes ses formes: capital physique, humain, social ou environnemental&quot;. Voilà précisément un des signes réels et tangibles qui atteste de l’évolution de nos modes de pensées et de l’émergence d’un nouveau modèle capitaliste. Et ce même si certains peuvent encore considérer cette approche comme un « gadget ».</p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 15:42:56 +0200</pubDate>

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<title>Pourquoi j’investis dans "Regioneo" ?</title>
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<description>J’ai toujours pensé que les périodes de crise étaient les meilleurs moments pour lancer des projets entrepreneuriaux ambitieux. Lorsque Marc Thouvenin m’a parlé de Régioneo.com, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de l’un d’entre eux. Et c’est sans hésitation...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai toujours pensé que les périodes de crise étaient les meilleurs moments pour lancer des projets entrepreneuriaux ambitieux. Lorsque Marc Thouvenin m’a parlé de Régioneo.com, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de l’un d’entre eux. Et c’est sans hésitation que j’ai décidé de l’accompagner dans son développement en y investissant à titre personnel et en rejoignant le capital. </p>
<p>La première raison qui me fait croire en Regioneo.com est le concept en lui-même.<br />De quoi s’agit-il ? Regioneo.com est un site internet de vente de produits du terroir : foie gras, saucissons, fromages, confitures, gourmandises, spiritueux… Sa particularité est de se positionner comme un marché où le client s’adresse directement au petit producteur régional. <br />Le fait qu’un petit producteur local de qualité puisse être en contact direct avec ses clients, notamment citadins, constitue une vraie révolution. Dans un monde où le retour aux racines et la valorisation de nos régions paraissent plus que jamais essentiels, Regioneo.com est un service en phase avec les aspirations des français.</p>
<p>La deuxième raison qui me fait croire en Regioneo.com est le tempérament de Marc Thouvenin. Marc est avant tout un professionnel de l’Internet. Il bénéficie d’une riche expérience notamment chez Netvibes et Wikio. Mais pour autant, il s’implique personnellement dans la connaissance de nos régions et n’hésite pas à arpenter les chemins de la France, avec son épouse et ses deux jeunes enfants, pour aller à la rencontre des producteurs régionaux. Une garantie, s’il en est, du caractère authentique et qualitatif des produits proposés sur le site. Car Marc a compris la base du marketing, trop souvent ignorée par bon nombre de créateurs d’entreprises : l’essentiel, dans tout commerce, est de proposer d’abord un bon produit. Le reste vient ensuite.</p>
<p>Régioneo ouvrira ce lundi, avec une vingtaine de producteurs. Ce n’est qu’un début. Nous en prévoyons près d’un millier à la fin de l’année prochaine.<br />Pour ceux qui voudraient d’ores et déjà visiter Regioneo, n&#39;hésitez pas à adresser un e-mail à blog2009 (at) smati.com. Je vous enverrai en retour un code d&#39;accès à la version bêta privée.</p>
<p>Longue vie à Regioneo !</p>
<p>Régioneo : <a href="http://www.regioneo.com">http://www.regioneo.com</a><br />Blog de Régioneo : <a href="http://blog.regioneo.com">http://blog.regioneo.com</a><br />Blog de Marc : <a href="http://www.alterclickr.com/">http://www.alterclickr.com/</a></p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 00:13:04 +0200</pubDate>

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<title>Merci Hadopi</title>
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<description>HADOPI. Voilà un drôle de nom pour une loi censée lutter contre le téléchargement illégal en France. Rarement une loi n’aura suscité autant de polémiques en France. Rappelons que les députés l’ont rejetée en première lecture, et qu’il a fallu...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>HADOPI. Voilà un drôle de nom pour une loi censée lutter contre le téléchargement illégal en France. </p>
<p>Rarement une loi n’aura suscité autant de polémiques en France. Rappelons que les députés l’ont rejetée en première lecture, et qu’il a fallu que le gouvernement la présente une seconde fois pour qu’elle soit finalement adoptée, chose extrêmement rare dans la Cinquième République.</p>
<p>Les très nombreux détracteurs de la loi HADOPI y voient une atteinte à la liberté individuelle. Certains la qualifient de « loi scélérate » au service des grandes maisons de disque et de la « nomenklatura culturelle ». Il faut dire que la loi prévoit, après deux avertissements par courrier, une suspension de l’accès internet pouvant aller d’un mois à un an pour les internautes surpris en train de télécharger une musique ou un film. </p>
<p>« Où tout cela va-t-il nous mener ?», s’interroge-t-on ici ou là. D’autant que HADOPI est susceptible de devenir un exemple mondial. Les Etats-Unis n’ont-ils pas dépêché en France des experts pour analyser de près ce modèle ?</p>
<p>Où tout cela va-t-il nous mener, donc ? « Quand tu ne sais plus où tu vas, retourne-toi et regarde d&#39;où tu viens », dit un proverbe Sénégalais. Pour mettre en perspective les conséquences de la loi HADOPI, il convient donc de se livrer à un petit exercice de rétrospective, et de retourner quelques années en arrière, chose que, à ma grande surprise, peu d’observateurs se sont essayés à faire.</p>
<p>Avant Hadopi, la loi Française assimile en effet le téléchargement illégal de musique ou de films à une contrefaçon de droits d’auteur, c&#39;est à dire un délit jugé devant un Tribunal de Grande Instance et passible de 300 000 euros d’amende et 3 ans de prison.<br />En décembre 2004, le Tribunal de Grande Instance de Blois condamne d’ailleurs deux internautes à des dommages et intérêts de 20000 euros ainsi qu’à 2 mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des films.<br />Plus impressionnant encore, aux Etats-Unis, en Octobre 2007, un tribunal de l’Etat du Minnesota a condamné une Américaine à une amende record de 222000 dollars pour avoir utilisé un site internet de partage de musique et téléchargé…24 chansons.</p>
<p>Voilà donc là d’où nous venons. Dans le monde d’avant HADOPI, la loi prévoit prison et amendes extrêmes pour les internautes. Aussi iconoclaste que cela puisse paraitre, HADOPI est donc une loi qui dépénalise, au sens juridique du terme, le téléchargement illégal. Prison et amendes sont remplacés par des « recommandations », puis des « mises en demeure », et enfin par la suspension de l’accès à internet, et ce uniquement sur une période de 12 mois. </p>
<p>J’ai récemment souvent exposé, dans les médias ou dans ce blog (Lire mon billet « <a href="http://www.smati.com/drs/2009/04/vertus-de-limmateriel-et-du-gratuit.html">Vertus de l’immatériel et du gratuit</a> ») les raisons pour lesquelles la musique était à terme destinée à tendre vers la gratuité et en quoi cela pouvait-être à l’origine d’une profusion créative. La loi HADOPI est donc une loi qui fait figure de transition, entre un cadre légal ultra-pénalisant, et un monde où l’accès à la culture sera gratuit. </p>
<p>Probablement sans s’en rendre compte, le gouvernement ouvre ainsi la voie à l’avènement de la musique gratuite. </p>
<p>Les détracteurs de la loi HADOPI n’ont pas pris conscience du progrès que représente cette loi pour l’accomplissement de leurs idéaux. Ils restent figés sur des positions, certes justifiées, de privation des libertés individuelles. </p>
<p>Souvent dans la vie, un bien peut résulter d’un mal. C’est le cas ici. HADOPI, c’est un peu « Qui perd Gagne ». <br /></p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Sun, 17 May 2009 19:21:00 +0200</pubDate>

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<title>Les femmes, l’arme la plus efficace contre la pauvreté</title>
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<description>Dans mon article « Crise du masculin », j’expliquais en quoi l’avènement d’un capitalisme reposant sur des valeurs féminines offrait au monde des perspectives de paix et progrès. Dans son autobiographie intitulée « Vers un monde sans pauvreté », l’économiste...</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans mon article « <a href="http://www.smati.com/drs/2009/03/vers-un-capitalisme-feminin.html">Crise du masculin</a>&#0160;», j’expliquais en quoi l’avènement d’un capitalisme reposant sur des valeurs féminines offrait au monde des perspectives de paix et progrès.</p>
<p>Dans son autobiographie intitulée « Vers un monde sans pauvreté », l’économiste Muhammad Yunus livre son expérience dans le micro-crédit, et explique de façon assez éloquente pourquoi il considère les femmes comme « l’arme la plus efficace contre la pauvreté ».</p>
<p>Quelques mots sur le microcrédit, tout d’abord. <br />Yunus explique s’être toujours refusé à faire l’aumône et à donner de l’argent à un mendiant, quant bien même serait-il dans le besoin. Il considère que le plus grand service que l’on puisse rendre à ce mendiant est de lui octroyer un prêt de quelques euros, ce qui a pour effet d’une part de préserver sa dignité et d’autre part de l’inciter à prendre en main son propre destin. Ce micro-crédit est consenti sans garantie et son remboursement s’effectue à la discrétion de l’emprunteur. Telle est la logique qui a animé Yunus, et qui a abouti à la création de la banque Grameen, entièrement dédiée au microcrédit, et qui emploie aujourd’hui 12000 personnes dans le monde. </p>
<p>Lorsque Yunus démarre son projet, dans les années 1970, il est confronté à une extrême réticence des organismes financiers, arguant que le fait d’octroyer un prêt sans garantie, et de surcroit à des pauvres, relevait de l’utopie. <br />30 ans plus tard, la banque Grameen a démontré que 99% de ses emprunteurs parvenaient à rembourser leur prêt, un taux de recouvrement à faire pâlir toutes les banques commerciales qui accordent pourtant des crédits avec de nombreuses garanties. Comment expliquer un tel succès ? </p>
<p>Lorsque l’on analyse de près le modèle de la Grameen, on découvre que la quasi-totalité des crédits sont consentis…à des femmes. </p>
<p>Le crédit, dit Yunus, lorsqu’il passe par des femmes, amène plus rapidement des changements que lorsqu’il passe par des hommes. Toujours selon Yunus, les hommes développent une hiérarchie des valeurs différente de celle de la femme : un homme à qui l’on consent un crédit et qui commence à générer des revenus a tendance à utiliser ces revenus d’abord pour lui-même, alors qu’une femme aura tendance à les affecter en priorité à ses enfants, puis à sa maison, puis enfin à la constitution de son outil de travail.</p>
<p>Les conséquences sociétales de ce qui précède sont extrêmement riches. Dans des pays où les femmes ne disposent souvent pas du droit de vote, ces micro-crédits leur permettent de se positionner comme le centre de gravité économique du foyer, en tenant les cordons de la bourse, et par là même s’affranchir du joug masculin.</p>
<p>Pour avoir inventé et développé un modèle de lutte contre la pauvreté organisé autour des femmes, Muhammad Yunus s’est vu décerné le prix Nobel de la Paix en 2006.</p><div class="feedflare">
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<dc:creator>Rafik Smati</dc:creator>
<pubDate>Tue, 05 May 2009 16:43:26 +0200</pubDate>

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