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<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><language>fr</language><title>Reportage France</title><description><![CDATA[<p>Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.</p>]]></description><image><url>https://s.rfi.fr/media/display/7964e45c-c862-11eb-a49c-005056a98db9/w:1400/p:1x1/itunes_1400x1400_ReportageFrance.jpg</url><title>Reportage France</title><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/</link></image><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/</link><copyright>Radio France Internationale</copyright><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:owner><itunes:name>France Médias Monde</itunes:name><itunes:email>podcast@francemm.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:complete>no</itunes:complete><itunes:summary><![CDATA[<p>Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.</p>]]></itunes:summary><itunes:image href="https://s.rfi.fr/media/display/7964e45c-c862-11eb-a49c-005056a98db9/w:1400/p:1x1/itunes_1400x1400_ReportageFrance.jpg"/><itunes:category text="News &amp; Politics"/><atom:link href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/podcast" rel="self" type="application/rss+xml"/><lastBuildDate>Sun, 26 Jul 2026 12:08:01 +0200</lastBuildDate><itunes:explicit>no</itunes:explicit><item><title>Nouveaux rapports à la nature: à Paris, les habitants s'engagent avec Le Potager de Georges</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260723-nouveaux-rapports-%C3%A0-la-nature-%C3%A0-paris-les-habitants-s-engagent-avec-le-potager-de-georges?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>Les habitants des grandes villes aspirent à de plus en plus d'espaces verts. Conscients des bienfaits de la nature, notamment dans des quartiers où le bitume est roi, ils n'hésitent plus à s'engager eux-mêmes pour végétaliser leur environnement. C'est le cas dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, dans la résidence Georges Contenot qui compte environ 400 logements sociaux.<br /> </p> <p>En 2016, des locataires regroupés en association ont mis en place un véritable poumon vert au sein de cet ensemble d'immeubles. Deux ans après, le site a triplé de taille. Un développement qui rend compte d'un engagement des locataires, soutenus et accompagnés dans leur démarche par leur bailleur Paris Habitat. En 2016, il y avait quelques grands arbres sur un espace d'environ un peu moins de 500 M², au cœur de la résidence Georges Contenot. Mais aujourd'hui, le site, baptisé depuis le Potager de Georges, s'est bien agrandi. « <em>Au bout de deux ans, Paris Habitat a constaté que, selon ses termes, on était capables, </em>explique Joseph Fernandez, vice-président de l'association qui gère le potager.<em> Et donc ils nous ont accordé tout le pâté qui fait actuellement 1</em> <em>500 mètres carrés. </em>»</p> <p>1 500 mètres carrés de verdure et de biodiversité et, au potager, on cultive évidemment des fruits et légumes dans des bacs de différentes tailles. Mais le but principal n'est pas la production agricole, mais les liens qui se créent entre les habitants. « <em>On a créé des relations entre les résidents de Paris Habitat, ce qui est le cas avec mon ami Arnaud – pendant des années, on s'est croisés, on ne se disait pas bonjour et maintenant, on est les meilleurs amis du monde, </em>sourit le vice-président de l'association<em>. On a resserré les liens de voisinage et [créé des liens] affectifs entre les résidents et aussi avec des non-résidents</em>. »</p> <p>Marina a emménagé récemment dans la résidence. Le potager lui permet de satisfaire son besoin de se ressourcer dans le calme. «<em> J'étais déjà dans un jardin partagé, porte de Montreuil. Là où ça change, c'est au niveau sonore, parce qu'ici, plus de bruits de voitures, des petits oiseaux partout…,</em> se réjouit Marina. <em>C'est donc sympa et c'est vrai que de voir le jardin, ça m'a motivée à accepter cet appartement-là. Moi, je suis enseignante et quand je viens pour un quart d'heure, ça ne dure jamais un quart d'heure. J'y reste au moins deux heures parce que je ne peux plus partir. Donc c'est un besoin vital de mettre les mains dans la terre et de me ressourcer comme ça.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>« <em>On a l'impression d'être à la campagne</em> »</h2> <p>Mais il n'y a pas que des habitants qui profitent de ce site. Le Potager de Georges est ouvert à tous. «<em> On a considéré que ça allait nous permettre de faire une ouverture sur le quartier et d'aider à la mixité sociale, </em>précise Joseph Fernandez, <em>et de ce fait, on est ouvert et on a des adhérents qui ne sont pas résidents.</em> »</p> <p>Des non-résidents comme Danielle, une habitante du quartier devenue adhérente active : « <em>Je viens de temps en temps pour aider à l'arrosage. Je recherchais vraiment la nature, ça me manquait beaucoup. Et quand j'ai connu ce jardin, j'ai dit que c'était extraordinaire, on n'a pas l'impression d'être à <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>, on a l'impression d'être en province, à la campagne</em>. »</p> <p>Depuis sa création, le Potager de Georges a accueilli plus de 400 adhérents qui participent à l'entretien du site. « <em>Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on est tous des bénévoles et à ce titre-là, on considère qu'un adhérent est également un bénévole, </em>souligne Monique Paysserand, co-fondatrice et présidente de l'association<em>. Et donc il fait ce qu'il veut. S'il veut venir, il vient, s'il veut amener quelqu'un, des amis, partager une table avec un verre, on est toujours là. On a des tables à disposition et des chaises. On a même un terrain de boules.</em> »</p> <p>Avec son <a target="_blank" href="https://www.parishabitat.fr/a-la-une/paris-habitat-lance-son-plan-nature-en-ville-210624/"><strong>Plan Nature en Ville</strong></a> lancé en 2021, le bailleur Paris Habitat s'engage, entre autres, à favoriser la végétalisation de ses résidences pour améliorer le cadre de vie des locataires. «<em> Quand on a constaté le dynamisme, l'enthousiasme et la qualité du Potager de Georges, il n'a pas été trop difficile d'accepter de réduire la surface des espaces tels que les pelouses au profit du jardin partagé </em>», explique Nicolas Levrel, de la direction du développement social urbain chez Paris Habitat. Paris Habitat dispose de 14 000 M² d'espaces verts dans la capitale, dont 80 jardins partagés, gérés par les habitants.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260721-nouveaux-rapports-à-la-nature-à-paris-le-jardin21-allie-fraîcheur-et-culture" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: à Paris, le Jardin21 allie fraîcheur et culture</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les habitants des grandes villes aspirent à de plus en plus d'espaces verts. Conscients des bienfaits de la nature, notamment dans des quartiers où le bitume est roi, ils n'hésitent plus à s'engager eux-mêmes pour végétaliser leur environnement. C'est le cas dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, dans la résidence Georges Contenot qui compte environ 400 logements sociaux.<br /> </p> <p>En 2016, des locataires regroupés en association ont mis en place un véritable poumon vert au sein de cet ensemble d'immeubles. Deux ans après, le site a triplé de taille. Un développement qui rend compte d'un engagement des locataires, soutenus et accompagnés dans leur démarche par leur bailleur Paris Habitat. En 2016, il y avait quelques grands arbres sur un espace d'environ un peu moins de 500 M², au cœur de la résidence Georges Contenot. Mais aujourd'hui, le site, baptisé depuis le Potager de Georges, s'est bien agrandi. « <em>Au bout de deux ans, Paris Habitat a constaté que, selon ses termes, on était capables, </em>explique Joseph Fernandez, vice-président de l'association qui gère le potager.<em> Et donc ils nous ont accordé tout le pâté qui fait actuellement 1</em> <em>500 mètres carrés. </em>»</p> <p>1 500 mètres carrés de verdure et de biodiversité et, au potager, on cultive évidemment des fruits et légumes dans des bacs de différentes tailles. Mais le but principal n'est pas la production agricole, mais les liens qui se créent entre les habitants. « <em>On a créé des relations entre les résidents de Paris Habitat, ce qui est le cas avec mon ami Arnaud – pendant des années, on s'est croisés, on ne se disait pas bonjour et maintenant, on est les meilleurs amis du monde, </em>sourit le vice-président de l'association<em>. On a resserré les liens de voisinage et [créé des liens] affectifs entre les résidents et aussi avec des non-résidents</em>. »</p> <p>Marina a emménagé récemment dans la résidence. Le potager lui permet de satisfaire son besoin de se ressourcer dans le calme. «<em> J'étais déjà dans un jardin partagé, porte de Montreuil. Là où ça change, c'est au niveau sonore, parce qu'ici, plus de bruits de voitures, des petits oiseaux partout…,</em> se réjouit Marina. <em>C'est donc sympa et c'est vrai que de voir le jardin, ça m'a motivée à accepter cet appartement-là. Moi, je suis enseignante et quand je viens pour un quart d'heure, ça ne dure jamais un quart d'heure. J'y reste au moins deux heures parce que je ne peux plus partir. Donc c'est un besoin vital de mettre les mains dans la terre et de me ressourcer comme ça.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>« <em>On a l'impression d'être à la campagne</em> »</h2> <p>Mais il n'y a pas que des habitants qui profitent de ce site. Le Potager de Georges est ouvert à tous. «<em> On a considéré que ça allait nous permettre de faire une ouverture sur le quartier et d'aider à la mixité sociale, </em>précise Joseph Fernandez, <em>et de ce fait, on est ouvert et on a des adhérents qui ne sont pas résidents.</em> »</p> <p>Des non-résidents comme Danielle, une habitante du quartier devenue adhérente active : « <em>Je viens de temps en temps pour aider à l'arrosage. Je recherchais vraiment la nature, ça me manquait beaucoup. Et quand j'ai connu ce jardin, j'ai dit que c'était extraordinaire, on n'a pas l'impression d'être à <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>, on a l'impression d'être en province, à la campagne</em>. »</p> <p>Depuis sa création, le Potager de Georges a accueilli plus de 400 adhérents qui participent à l'entretien du site. « <em>Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on est tous des bénévoles et à ce titre-là, on considère qu'un adhérent est également un bénévole, </em>souligne Monique Paysserand, co-fondatrice et présidente de l'association<em>. Et donc il fait ce qu'il veut. S'il veut venir, il vient, s'il veut amener quelqu'un, des amis, partager une table avec un verre, on est toujours là. On a des tables à disposition et des chaises. On a même un terrain de boules.</em> »</p> <p>Avec son <a target="_blank" href="https://www.parishabitat.fr/a-la-une/paris-habitat-lance-son-plan-nature-en-ville-210624/"><strong>Plan Nature en Ville</strong></a> lancé en 2021, le bailleur Paris Habitat s'engage, entre autres, à favoriser la végétalisation de ses résidences pour améliorer le cadre de vie des locataires. «<em> Quand on a constaté le dynamisme, l'enthousiasme et la qualité du Potager de Georges, il n'a pas été trop difficile d'accepter de réduire la surface des espaces tels que les pelouses au profit du jardin partagé </em>», explique Nicolas Levrel, de la direction du développement social urbain chez Paris Habitat. Paris Habitat dispose de 14 000 M² d'espaces verts dans la capitale, dont 80 jardins partagés, gérés par les habitants.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260721-nouveaux-rapports-à-la-nature-à-paris-le-jardin21-allie-fraîcheur-et-culture" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: à Paris, le Jardin21 allie fraîcheur et culture</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Les habitants des grandes villes aspirent à de plus en plus d'espaces verts. Conscients des bienfaits de la nature, notamment dans des quartiers où le bitume est roi, ils n'hésitent plus à s'engager eux-mêmes pour végétaliser leur environnement. C'est l…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Les habitants des grandes villes aspirent à de plus en plus d'espaces verts. Conscients des bienfaits de la nature, notamment dans des quartiers où le bitume est roi, ils n'hésitent plus à s'engager eux-mêmes pour végétaliser leur environnement. C'est le cas dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, dans la résidence Georges Contenot qui compte environ 400 logements sociaux. 
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Alors que ces évènements vont s'intensifier à l'avenir, certains veulent désormais changer de regard sur leur environnement. Au lieu de maîtriser la nature, de la dompter, ils apprennent à travailler avec elle pour s'adapter. </p> <p>Le climat change et les Vosges, ses forêts, ses tourbières et ses étangs, souffrent. Un changement bien visible en haut de la petite vallée de la Vigotte. « <em>Depuis une dizaine d'années, et surtout les cinq-six dernières années, la norme, c'est clairement devenu des années où on a trois ou quatre mois avec très peu de pluie dans les Vosges, </em>témoigne Antoine Daval, cofondateur de l'association<strong><a target="_blank" href="https://lavigottelab.org/"> La Vigotte Lab</a></strong><em>. Et ça, ce n'était pas la norme avant. Et on le voit sur les dépérissements forestiers, o</em><em>n voit quelques arbres solitaires… En fait, avant, il y avait une forêt. C'est ce qu'on voit. On a perdu à peu près la moitié de nos forêts en cinq ans.</em> »</p> <p>Avec son association La Vigotte Lab, Antoine Daval mène des expérimentations pour aider la campagne vosgienne à s'adapter et fait le pari de s'appuyer sur la nature elle-même. À la place de l'ancienne forêt, il laisse faire une régénération naturelle. Et cela fonctionne malgré la chaleur extrême et les sécheresses.</p> <p>« <em>Ce qu'on peut voir cinq ans après, c'est qu'il y a une forêt qui est en train de pousser. Il y a des arbres qui font maintenant, pour certains, pas loin de huit mètres. Donc on voit une vigueur, on voit aussi qu'elle est très diversifiée, </em>se réjouit-il. <em>Il y avait une monoculture d'épicéas. Et ce qui est fascinant, c'est qu'il y avait suffisamment, visiblement, de graines dans le sol, emportées par le vent, les oiseaux, que sais-je, qui font qu'aujourd'hui, ce sont des dizaines d'essences différentes qui repoussent. Ce sont les espèces qui ont vécu dans leur état de graines et de jeunes plants des sécheresses et qui ont été sélectionnées pour leur capacité à y résister. Et donc ce qu'on voit, c'est qu'on est en pleine crise hydrique en ce moment, et qu'on a pour autant des pousses de plus d'un mètre, voire deux mètres cette année. Donc, on devine une capacité de la nature à se régénérer. </em>»</p>  <p>Avec son équipe, il accompagne cette renaissance en favorisant les arbres qui pourront servir plus tard en menuiserie, ou ceux qui éloignent les insectes ravageurs en aidant les ronces qui protègent le sol ou en détournant au contraire celles qui étouffent les jeunes plants. Et pour l'eau, c'est pareil. « <em>On est sur le ruisseau de la Vigotte. Ce ruisseau, il est à l'image de l'aménagement de nos territoires depuis 60 ans. C'est un ruisseau qui a été détourné parce qu'il gênait l'aménagement pour l'agriculture et pour le tourisme. Et donc pour ça, on l'a redressé, c'est-à-dire qu'on l'a déplacé et mis tout droit, </em>précise Antoine Daval. <em>Et un ruisseau, quand il va tout droit, l'eau gagne de la vitesse, de la puissance et donc elle va éroder très fort. Il n'y a plus de vie possible dedans. Et par ailleurs, à chaque fois qu'on va avoir un orage, elle va envoyer, expédier, très très vite l'eau vers l'aval et donc aggraver les risques de crues en aval. Et de la même manière, quand on a une sécheresse, elle va s'assécher plus rapidement, elle ne va pas soutenir l'étiage en aval. </em>»</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>«<em> Il ne faut pas avoir peur de s'adapter </em>»</h2> <p>Alors que les anciens ont cherché à drainer et évacuer l'eau, l'association tente donc maintenant de la retenir au maximum en recréant des méandres dans le ruisseau pour le ralentir. «<em> Ça va consister à travailler un petit peu les végétaux qui poussent. On va favoriser le roseau à gauche, enlever celui de droite, comme ça l'eau va plutôt à gauche, puis elle commence à faire un petit virage, on va déposer quelques gros cailloux, quelques morceaux de bois et ça, ça va assez vite, </em>décrit le cofondateur de La Vigotte Lab<em>. Là, on est sur un espace qu'on remet depuis à peine deux ans et, comme on le voit, le ruisseau ne va déjà plus tout droit. Il a recréé plein de microvirages. L'eau est déjà remontée de 10-20 cm et on a retrouvé des truites. Ça fait un an qu'on a retrouvé de la vie dans le ruisseau. </em>»</p> <p>Petit à petit, la vallée change. Pourtant, c'est son propre grand-père qui a façonné le terrain autrefois. «<em> Pour moi, on ne défait pas ce qu'a fait la génération d'avant. Au contraire, on construit sur ce qu'a fait la génération d'avant, </em>précise-t-il. <em>Et l'idée, ce n'est surtout pas de critiquer ce qui a été fait, parce que c'était fait avec les connaissances et le contexte de l'époque. C'est plutôt qu'on s'adapte. Il ne faut pas avoir peur de s'adapter, il ne faut pas avoir peur de changer ce qui a été dicté par les anciens. Les anciens ne vivaient pas dans le monde dans lequel on vit. Il faut absolument les écouter. Il y a beaucoup de connaissances intéressantes, mais il faut aussi qu'on développe nous-mêmes nos propres techniques. </em>»</p> <p>Et malgré la sécheresse, l'herbe est aujourd'hui plus verte ici qu'ailleurs, l'air bourdonne à nouveau d'insectes et les oiseaux sont plus nombreux.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260717-france-face-à-une-sécheresse-précoce-dans-les-vosges-les-animaux-et-plantes-meurent-de-soif" class="a-read-more__link">France: face à une sécheresse précoce dans les Vosges, les animaux et plantes meurent de soif</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En France, une sécheresse exceptionnelle par son intensité et sa précocité sévit et quasiment tout le territoire se voit affecté par des restrictions d'eau, signe du dérèglement climatique. Alors que ces évènements vont s'intensifier à l'avenir, certains veulent désormais changer de regard sur leur environnement. Au lieu de maîtriser la nature, de la dompter, ils apprennent à travailler avec elle pour s'adapter. </p> <p>Le climat change et les Vosges, ses forêts, ses tourbières et ses étangs, souffrent. Un changement bien visible en haut de la petite vallée de la Vigotte. « <em>Depuis une dizaine d'années, et surtout les cinq-six dernières années, la norme, c'est clairement devenu des années où on a trois ou quatre mois avec très peu de pluie dans les Vosges, </em>témoigne Antoine Daval, cofondateur de l'association<strong><a target="_blank" href="https://lavigottelab.org/"> La Vigotte Lab</a></strong><em>. Et ça, ce n'était pas la norme avant. Et on le voit sur les dépérissements forestiers, o</em><em>n voit quelques arbres solitaires… En fait, avant, il y avait une forêt. C'est ce qu'on voit. On a perdu à peu près la moitié de nos forêts en cinq ans.</em> »</p> <p>Avec son association La Vigotte Lab, Antoine Daval mène des expérimentations pour aider la campagne vosgienne à s'adapter et fait le pari de s'appuyer sur la nature elle-même. À la place de l'ancienne forêt, il laisse faire une régénération naturelle. Et cela fonctionne malgré la chaleur extrême et les sécheresses.</p> <p>« <em>Ce qu'on peut voir cinq ans après, c'est qu'il y a une forêt qui est en train de pousser. Il y a des arbres qui font maintenant, pour certains, pas loin de huit mètres. Donc on voit une vigueur, on voit aussi qu'elle est très diversifiée, </em>se réjouit-il. <em>Il y avait une monoculture d'épicéas. Et ce qui est fascinant, c'est qu'il y avait suffisamment, visiblement, de graines dans le sol, emportées par le vent, les oiseaux, que sais-je, qui font qu'aujourd'hui, ce sont des dizaines d'essences différentes qui repoussent. Ce sont les espèces qui ont vécu dans leur état de graines et de jeunes plants des sécheresses et qui ont été sélectionnées pour leur capacité à y résister. Et donc ce qu'on voit, c'est qu'on est en pleine crise hydrique en ce moment, et qu'on a pour autant des pousses de plus d'un mètre, voire deux mètres cette année. Donc, on devine une capacité de la nature à se régénérer. </em>»</p>  <p>Avec son équipe, il accompagne cette renaissance en favorisant les arbres qui pourront servir plus tard en menuiserie, ou ceux qui éloignent les insectes ravageurs en aidant les ronces qui protègent le sol ou en détournant au contraire celles qui étouffent les jeunes plants. Et pour l'eau, c'est pareil. « <em>On est sur le ruisseau de la Vigotte. Ce ruisseau, il est à l'image de l'aménagement de nos territoires depuis 60 ans. C'est un ruisseau qui a été détourné parce qu'il gênait l'aménagement pour l'agriculture et pour le tourisme. Et donc pour ça, on l'a redressé, c'est-à-dire qu'on l'a déplacé et mis tout droit, </em>précise Antoine Daval. <em>Et un ruisseau, quand il va tout droit, l'eau gagne de la vitesse, de la puissance et donc elle va éroder très fort. Il n'y a plus de vie possible dedans. Et par ailleurs, à chaque fois qu'on va avoir un orage, elle va envoyer, expédier, très très vite l'eau vers l'aval et donc aggraver les risques de crues en aval. Et de la même manière, quand on a une sécheresse, elle va s'assécher plus rapidement, elle ne va pas soutenir l'étiage en aval. </em>»</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>«<em> Il ne faut pas avoir peur de s'adapter </em>»</h2> <p>Alors que les anciens ont cherché à drainer et évacuer l'eau, l'association tente donc maintenant de la retenir au maximum en recréant des méandres dans le ruisseau pour le ralentir. «<em> Ça va consister à travailler un petit peu les végétaux qui poussent. On va favoriser le roseau à gauche, enlever celui de droite, comme ça l'eau va plutôt à gauche, puis elle commence à faire un petit virage, on va déposer quelques gros cailloux, quelques morceaux de bois et ça, ça va assez vite, </em>décrit le cofondateur de La Vigotte Lab<em>. Là, on est sur un espace qu'on remet depuis à peine deux ans et, comme on le voit, le ruisseau ne va déjà plus tout droit. Il a recréé plein de microvirages. L'eau est déjà remontée de 10-20 cm et on a retrouvé des truites. Ça fait un an qu'on a retrouvé de la vie dans le ruisseau. </em>»</p> <p>Petit à petit, la vallée change. Pourtant, c'est son propre grand-père qui a façonné le terrain autrefois. «<em> Pour moi, on ne défait pas ce qu'a fait la génération d'avant. Au contraire, on construit sur ce qu'a fait la génération d'avant, </em>précise-t-il. <em>Et l'idée, ce n'est surtout pas de critiquer ce qui a été fait, parce que c'était fait avec les connaissances et le contexte de l'époque. C'est plutôt qu'on s'adapte. Il ne faut pas avoir peur de s'adapter, il ne faut pas avoir peur de changer ce qui a été dicté par les anciens. Les anciens ne vivaient pas dans le monde dans lequel on vit. Il faut absolument les écouter. Il y a beaucoup de connaissances intéressantes, mais il faut aussi qu'on développe nous-mêmes nos propres techniques. </em>»</p> <p>Et malgré la sécheresse, l'herbe est aujourd'hui plus verte ici qu'ailleurs, l'air bourdonne à nouveau d'insectes et les oiseaux sont plus nombreux.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260717-france-face-à-une-sécheresse-précoce-dans-les-vosges-les-animaux-et-plantes-meurent-de-soif" class="a-read-more__link">France: face à une sécheresse précoce dans les Vosges, les animaux et plantes meurent de soif</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
En France, une sécheresse exceptionnelle par son intensité et sa précocité sévit et quasiment tout le territoire se voit affecté par des restrictions d'eau, signe du dérèglement climatique. Alors que ces évènements vont s'intensifier à l'avenir, certain…</itunes:subtitle><itunes:summary>
En France, une sécheresse exceptionnelle par son intensité et sa précocité sévit et quasiment tout le territoire se voit affecté par des restrictions d'eau, signe du dérèglement climatique. Alors que ces évènements vont s'intensifier à l'avenir, certains veulent désormais changer de regard sur leur environnement. Au lieu de maîtriser la nature, de la dompter, ils apprennent à travailler avec elle pour s'adapter. 
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_23-07-26_S_adapter_au_changement_climatique_grace_a_la_nature_ok.mp3?guid=4f62d954-85f2-11f1-ba37-99d5aedce4e9&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:03:27</itunes:duration><guid isPermaLink="false">4f62d954-85f2-11f1-ba37-99d5aedce4e9</guid><pubDate>Thu, 23 Jul 2026 00:01:27 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>Environnement,Flore,Changement climatique</itunes:keywords></item><item><title>Nouveaux rapports à la nature: à Paris, le Jardin21 allie fraîcheur et culture</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260721-nouveaux-rapports-%C3%A0-la-nature-%C3%A0-paris-le-jardin21-allie-fra%C3%AEcheur-et-culture?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>En France, depuis le mois de mai, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Ces fortes chaleurs rendent la vie au quotidien très difficile, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, une friche végétale et culturelle permet de se retrouver, de se détendre tout en retrouvant un peu de fraîcheur. Il s'agit du Jardin21, un lieu multi-usage où l'on peut venir manger, boire un verre, écouter de la musique entre autres, dans un espace de plus de 1 500 m² de jardin potager.</p> <p>Véritable bulle de nature, le <strong><a target="_blank" href="https://www.jardin21.fr/">Jardin21</a></strong> est dédié à l'agriculture urbaine et propose chaque week-end des ateliers de jardinage gratuits. Arbres fruitiers, plantes aromatiques et légumes cultivés dans d'énormes bacs en bois apportent une fraîcheur au lieu, contrastant avec l'environnement très minéral du quartier. Le Jardin21 a été conçu dès le départ pour proposer aux urbains un espace végétalisé, ce qui en fait un vrai havre de fraîcheur, mais aussi un lieu de sensibilisation.</p> <p>«<em> On va regarder les plantes qui sont cultivées et on va évoquer les pratiques agroécologiques qu'on met en place ici pour améliorer à la fois la quantité et la qualité des plantes qui sont cultivées, tout en préservant les ressources</em> », explique Mikhaïl Frontère, jardinier du site qui propose des ateliers de jardinage. Et grâce à cet atelier, cette jeune retraitée a trouvé réponse à ses questionnements. « <em>Je voulais voir un petit peu quelles étaient les techniques pour les plantes qu'on pouvait faire pousser en ville, et aussi comment est-ce qu'on pouvait les développer</em> », témoigne-t-elle.</p> <p>Promouvoir l'agriculture urbaine, c'est l'objectif principal des ateliers organisés par Mikhaïl Frontère. « <em>L'idée, c'est de montrer aux gens que l'agriculture n'est pas réservée aux agriculteurs, que tout le monde peut sur son balcon, dans son petit jardin, sur des petits espaces, avoir des aubergines, des tomates ou des plantes aromatiques</em>, souligne-t-il. <em>C'est aussi en faire un espace de sensibilisation aux pratiques agroécologiques qui préservent l'environnement et, </em>grosso modo<em>, aussi de sensibilisation à la nature et à la biodiversité.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>«<em> Malgré le périph' derrière, c'est plutôt agréable </em>»</h2> <p>Plantes pour éloigner les pucerons, plantes couvre-sol pour préserver l'humidité du sol, autant de techniques mises en avant lors de ces ateliers. Parmi les pratiques vertueuses, l'utilisation de pesticides biologiques est promue, mais aussi comment réduire l'apport en eau avec la technique des oyas. « <em>Le principe, c'est qu'on met de l'eau dedans,</em> montre le jardinier,<em> et comme les pots sont microporeux, il y a des tout petits trous, quand la terre sera sèche, l'eau va passer à travers le pot et elle va permettre d'humidifier la terre pour que les plantes viennent puiser de l'eau dans la zone d'humidité qui sera autour de l'oya.</em> »</p> <p>Un jeune couple originaire de Lyon s'est rendu au Jardin21 pour profiter du lieu dans son ensemble. « <em>On est venus chercher de la culture, de la musique et puis un espace un peu vert au milieu de tous ces immeubles </em>», témoigne l'un. «<em> Ça fait du bien, ça fait une petite parenthèse agréable </em>», surenchérit l'autre.</p> <p>«<em> Pour l'instant, je trouve qu'il y a de bonnes </em>vibes<em>. Il y a des petites plantes, moi j'aime bien les plantes,</em> confie Lucas, un habitant du quartier qui est venu découvrir le lieu. <em>Et puis c'est agréable d'avoir du paillage, c'est une bonne sensation avec les baskets. Donc, malgré le périph' derrière, c'est plutôt agréable. </em>»</p> <p>C'est agréable également pour Philippe qui travaille juste à côté du Jardin21 : « <em>Ça permet d'être debout, de ne pas être assis sur une chaise devant son ordinateur. C'est de la détox électronique en quelque sorte.</em> »</p> <p>Et des endroits comme le Jardin21 sont indispensables en milieu urbain, selon Arnaud Perrine, un de ses cofondateurs. « <em>Quand on monte à des 35 degrés à <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>, ici, on arrive à descendre de dix degrés par rapport à ça, parce qu'il y a de la biodiversité, il y a de l'ombrage, de la terre et donc forcément, il y a un petit écosystème</em>, précise-t-il. <em>Et pourtant, on est coincés entre le métro, le périph et un gros cimentier très connu. Donc, aujourd'hui, on a vraiment un lieu qui est au top</em>. »</p> <p>Pour la saison 2026, le Jardin21 est ouvert au public, gratuitement, du mercredi au dimanche, d'avril à octobre.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260720-nouveaux-rapports-à-la-nature-des-écolodges-de-luxe-pour-se-reconnecter-à-la-forêt" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: des écolodges de luxe pour se reconnecter à la forêt</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En France, depuis le mois de mai, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Ces fortes chaleurs rendent la vie au quotidien très difficile, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, une friche végétale et culturelle permet de se retrouver, de se détendre tout en retrouvant un peu de fraîcheur. Il s'agit du Jardin21, un lieu multi-usage où l'on peut venir manger, boire un verre, écouter de la musique entre autres, dans un espace de plus de 1 500 m² de jardin potager.</p> <p>Véritable bulle de nature, le <strong><a target="_blank" href="https://www.jardin21.fr/">Jardin21</a></strong> est dédié à l'agriculture urbaine et propose chaque week-end des ateliers de jardinage gratuits. Arbres fruitiers, plantes aromatiques et légumes cultivés dans d'énormes bacs en bois apportent une fraîcheur au lieu, contrastant avec l'environnement très minéral du quartier. Le Jardin21 a été conçu dès le départ pour proposer aux urbains un espace végétalisé, ce qui en fait un vrai havre de fraîcheur, mais aussi un lieu de sensibilisation.</p> <p>«<em> On va regarder les plantes qui sont cultivées et on va évoquer les pratiques agroécologiques qu'on met en place ici pour améliorer à la fois la quantité et la qualité des plantes qui sont cultivées, tout en préservant les ressources</em> », explique Mikhaïl Frontère, jardinier du site qui propose des ateliers de jardinage. Et grâce à cet atelier, cette jeune retraitée a trouvé réponse à ses questionnements. « <em>Je voulais voir un petit peu quelles étaient les techniques pour les plantes qu'on pouvait faire pousser en ville, et aussi comment est-ce qu'on pouvait les développer</em> », témoigne-t-elle.</p> <p>Promouvoir l'agriculture urbaine, c'est l'objectif principal des ateliers organisés par Mikhaïl Frontère. « <em>L'idée, c'est de montrer aux gens que l'agriculture n'est pas réservée aux agriculteurs, que tout le monde peut sur son balcon, dans son petit jardin, sur des petits espaces, avoir des aubergines, des tomates ou des plantes aromatiques</em>, souligne-t-il. <em>C'est aussi en faire un espace de sensibilisation aux pratiques agroécologiques qui préservent l'environnement et, </em>grosso modo<em>, aussi de sensibilisation à la nature et à la biodiversité.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p> <h2>«<em> Malgré le périph' derrière, c'est plutôt agréable </em>»</h2> <p>Plantes pour éloigner les pucerons, plantes couvre-sol pour préserver l'humidité du sol, autant de techniques mises en avant lors de ces ateliers. Parmi les pratiques vertueuses, l'utilisation de pesticides biologiques est promue, mais aussi comment réduire l'apport en eau avec la technique des oyas. « <em>Le principe, c'est qu'on met de l'eau dedans,</em> montre le jardinier,<em> et comme les pots sont microporeux, il y a des tout petits trous, quand la terre sera sèche, l'eau va passer à travers le pot et elle va permettre d'humidifier la terre pour que les plantes viennent puiser de l'eau dans la zone d'humidité qui sera autour de l'oya.</em> »</p> <p>Un jeune couple originaire de Lyon s'est rendu au Jardin21 pour profiter du lieu dans son ensemble. « <em>On est venus chercher de la culture, de la musique et puis un espace un peu vert au milieu de tous ces immeubles </em>», témoigne l'un. «<em> Ça fait du bien, ça fait une petite parenthèse agréable </em>», surenchérit l'autre.</p> <p>«<em> Pour l'instant, je trouve qu'il y a de bonnes </em>vibes<em>. Il y a des petites plantes, moi j'aime bien les plantes,</em> confie Lucas, un habitant du quartier qui est venu découvrir le lieu. <em>Et puis c'est agréable d'avoir du paillage, c'est une bonne sensation avec les baskets. Donc, malgré le périph' derrière, c'est plutôt agréable. </em>»</p> <p>C'est agréable également pour Philippe qui travaille juste à côté du Jardin21 : « <em>Ça permet d'être debout, de ne pas être assis sur une chaise devant son ordinateur. C'est de la détox électronique en quelque sorte.</em> »</p> <p>Et des endroits comme le Jardin21 sont indispensables en milieu urbain, selon Arnaud Perrine, un de ses cofondateurs. « <em>Quand on monte à des 35 degrés à <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>, ici, on arrive à descendre de dix degrés par rapport à ça, parce qu'il y a de la biodiversité, il y a de l'ombrage, de la terre et donc forcément, il y a un petit écosystème</em>, précise-t-il. <em>Et pourtant, on est coincés entre le métro, le périph et un gros cimentier très connu. Donc, aujourd'hui, on a vraiment un lieu qui est au top</em>. »</p> <p>Pour la saison 2026, le Jardin21 est ouvert au public, gratuitement, du mercredi au dimanche, d'avril à octobre.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260720-nouveaux-rapports-à-la-nature-des-écolodges-de-luxe-pour-se-reconnecter-à-la-forêt" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: des écolodges de luxe pour se reconnecter à la forêt</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
En France, depuis le mois de mai, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Ces fortes chaleurs rendent la vie au quotidien très difficile, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, une friche végétale …</itunes:subtitle><itunes:summary>
En France, depuis le mois de mai, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Ces fortes chaleurs rendent la vie au quotidien très difficile, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, une friche végétale et culturelle permet de se retrouver, de se détendre tout en retrouvant un peu de fraîcheur. Il s'agit du Jardin21, un lieu multi-usage où l'on peut venir manger, boire un verre, écouter de la musique entre autres, dans un espace de plus de 1 500 m² de jardin potager.
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Plus question de plages paradisiaques ou d'immenses villas de luxe avec piscine. Les nouveaux hôtels à la mode font quelques mètres carrés, sentent le bois recyclé et les toilettes sèches. Revenir à ses racines en pleine nature, mais en ayant tout le confort d'une suite parisienne, c'est le pari des écolodges. Depuis une dizaine d'années, ces logements ultramodernes, mais perdus en pleine nature, pullulent dans toutes les régions de France, de la Bretagne à la Corse. Et certains touristes sont prêts à payer cher pour vivre pendant une soirée l'expérience d'ermites de luxe, comme au Youza Ecolodges, à l'ouest de Paris.</p> <p>Nichées au milieu de la forêt de Rouzeux, 18 petites cabanes en bois sont éparpillées parmi les arbres. André vient rendre ses clés. Ses enfants font la course entre les arbres une dernière fois avant de monter dans la voiture. Le Parisien sait déjà qu'il reviendra : « <em>On cherchait un peu des champignons, on n'a pas pu parce qu'il n'y avait pas beaucoup de pluie, donc on reviendra encore une fois.</em> »</p> <p>C'est la deuxième fois qu'il vient à Youza. Il habite à Paris et, juste avant de rentrer, il est venu se ressourcer une dernière fois : « <em>J'étais sur la Côte d'Azur, c'est pas la même chose, c'est pas le même ressenti dans la forêt. La forêt, on est loin de toutes les grandes villes autour de nous. Ici, on est vraiment tranquille, il n'y a pas de lumière dans la nuit, donc on voit le ciel très clair. Les enfants, ils aiment beaucoup.</em> »</p> <h2>Besoin de déconnexion</h2> <p>Dans sa jeunesse, André et sa femme jouaient un peu plus aux aventuriers : camping au Canada, road trip en Chine... Mais depuis la naissance de leurs deux enfants, les deux cadres préfèrent la pseudo-nature tout confort : « <em>T'as un petit peu de panorama de champs derrière, t'as ton petit bain nordique.</em> »</p> <p>Arnaud, le directeur des lieux, détaille les différents écolodges du domaine : « <em>Quand tu arrives dans un écolodge, tu as toujours un verre à eau, un verre à vin, une carafe. Tu as des toilettes, une banquette, un poêle aussi. Et à l'étage, une chambre et salle de bain avec la vue. Tout en se réveillant dans la forêt.</em> »</p> <p>André se félicite qu'il n'y ait aucun écran et pas de wifi. Il a grandi dans une grande ville et vit maintenant à Paris. C'est important pour lui que ses deux enfants soient un peu en contact avec la nature : « <em>Je les emmène pour qu'ils découvrent la nature. C'est important parce que maintenant, tout est automatique, l'intelligence artificielle, etc. Il faut garder la capacité de vivre tout seul. Les jeunes ont toujours un écran, une tablette. Il faut qu'ils se déconnectent.</em> »</p> <h2>« <em>Quelque chose de rare, quelque chose d'authentique</em> »</h2> <p>Sa fille Camille n'est pas forcément du même avis : « <em>J'étais un peu déconnectée parce que j'étais avec mes amis.</em> »<em> </em>La petite fille confie que les écrans lui ont manqué, mais qu'elle adore se réveiller en pleine forêt, ce qui la dépayse du XXe arrondissement de Paris : « <em>J'aime bien la ville, mais je préfère la forêt. C'est plus calme, et j'adore le calme. Je ne m'y connais pas en animaux, mais je les adore. J'ai vu une ombre et j'ai entendu des petits bruits.</em> »</p> <p>Pour Arnaud, c'est aussi l'occasion de faire redécouvrir la nature aux visiteurs : « <em>Mon objectif n'est pas que ce soit une espèce d'aquarium et que les gens regardent en mode </em>"c'est la nature".<em> Faut que les gens y aillent, mais qu'ils apprennent à respecter la nature. Ici, tu as une faune complètement naturelle, tu as des animaux complètement sauvages.</em> »</p> <p>Il travaille dans l'hôtellerie depuis plusieurs années. Il le voit, le luxe a changé : « <em>C'est de moins en moins des choses quantifiables, et c'est plus de l'ordre de l'expérience. Clairement, le luxe maintenant, c'est d'avoir une expérience un peu unique, quelque chose de rare, quelque chose d'authentique.</em> » Si ce type de tourisme permet de préserver la nature, il est loin d'être accessible à tous : comptez plus de 300 euros pour une nuit.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>L'appel de la forêt résonne chez de plus en plus de touristes. Plus question de plages paradisiaques ou d'immenses villas de luxe avec piscine. Les nouveaux hôtels à la mode font quelques mètres carrés, sentent le bois recyclé et les toilettes sèches. Revenir à ses racines en pleine nature, mais en ayant tout le confort d'une suite parisienne, c'est le pari des écolodges. Depuis une dizaine d'années, ces logements ultramodernes, mais perdus en pleine nature, pullulent dans toutes les régions de France, de la Bretagne à la Corse. Et certains touristes sont prêts à payer cher pour vivre pendant une soirée l'expérience d'ermites de luxe, comme au Youza Ecolodges, à l'ouest de Paris.</p> <p>Nichées au milieu de la forêt de Rouzeux, 18 petites cabanes en bois sont éparpillées parmi les arbres. André vient rendre ses clés. Ses enfants font la course entre les arbres une dernière fois avant de monter dans la voiture. Le Parisien sait déjà qu'il reviendra : « <em>On cherchait un peu des champignons, on n'a pas pu parce qu'il n'y avait pas beaucoup de pluie, donc on reviendra encore une fois.</em> »</p> <p>C'est la deuxième fois qu'il vient à Youza. Il habite à Paris et, juste avant de rentrer, il est venu se ressourcer une dernière fois : « <em>J'étais sur la Côte d'Azur, c'est pas la même chose, c'est pas le même ressenti dans la forêt. La forêt, on est loin de toutes les grandes villes autour de nous. Ici, on est vraiment tranquille, il n'y a pas de lumière dans la nuit, donc on voit le ciel très clair. Les enfants, ils aiment beaucoup.</em> »</p> <h2>Besoin de déconnexion</h2> <p>Dans sa jeunesse, André et sa femme jouaient un peu plus aux aventuriers : camping au Canada, road trip en Chine... Mais depuis la naissance de leurs deux enfants, les deux cadres préfèrent la pseudo-nature tout confort : « <em>T'as un petit peu de panorama de champs derrière, t'as ton petit bain nordique.</em> »</p> <p>Arnaud, le directeur des lieux, détaille les différents écolodges du domaine : « <em>Quand tu arrives dans un écolodge, tu as toujours un verre à eau, un verre à vin, une carafe. Tu as des toilettes, une banquette, un poêle aussi. Et à l'étage, une chambre et salle de bain avec la vue. Tout en se réveillant dans la forêt.</em> »</p> <p>André se félicite qu'il n'y ait aucun écran et pas de wifi. Il a grandi dans une grande ville et vit maintenant à Paris. C'est important pour lui que ses deux enfants soient un peu en contact avec la nature : « <em>Je les emmène pour qu'ils découvrent la nature. C'est important parce que maintenant, tout est automatique, l'intelligence artificielle, etc. Il faut garder la capacité de vivre tout seul. Les jeunes ont toujours un écran, une tablette. Il faut qu'ils se déconnectent.</em> »</p> <h2>« <em>Quelque chose de rare, quelque chose d'authentique</em> »</h2> <p>Sa fille Camille n'est pas forcément du même avis : « <em>J'étais un peu déconnectée parce que j'étais avec mes amis.</em> »<em> </em>La petite fille confie que les écrans lui ont manqué, mais qu'elle adore se réveiller en pleine forêt, ce qui la dépayse du XXe arrondissement de Paris : « <em>J'aime bien la ville, mais je préfère la forêt. C'est plus calme, et j'adore le calme. Je ne m'y connais pas en animaux, mais je les adore. J'ai vu une ombre et j'ai entendu des petits bruits.</em> »</p> <p>Pour Arnaud, c'est aussi l'occasion de faire redécouvrir la nature aux visiteurs : « <em>Mon objectif n'est pas que ce soit une espèce d'aquarium et que les gens regardent en mode </em>"c'est la nature".<em> Faut que les gens y aillent, mais qu'ils apprennent à respecter la nature. Ici, tu as une faune complètement naturelle, tu as des animaux complètement sauvages.</em> »</p> <p>Il travaille dans l'hôtellerie depuis plusieurs années. Il le voit, le luxe a changé : « <em>C'est de moins en moins des choses quantifiables, et c'est plus de l'ordre de l'expérience. Clairement, le luxe maintenant, c'est d'avoir une expérience un peu unique, quelque chose de rare, quelque chose d'authentique.</em> » Si ce type de tourisme permet de préserver la nature, il est loin d'être accessible à tous : comptez plus de 300 euros pour une nuit.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260719-nouveaux-rapports-à-la-nature-le-jardin-partagé-stalingrad-à-paris" class="a-read-more__link">Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
L'appel de la forêt résonne chez de plus en plus de touristes. Plus question de plages paradisiaques ou d'immenses villas de luxe avec piscine. Les nouveaux hôtels à la mode font quelques mètres carrés, sentent le bois recyclé et les toilettes sèches. R…</itunes:subtitle><itunes:summary>
L'appel de la forêt résonne chez de plus en plus de touristes. Plus question de plages paradisiaques ou d'immenses villas de luxe avec piscine. Les nouveaux hôtels à la mode font quelques mètres carrés, sentent le bois recyclé et les toilettes sèches. Revenir à ses racines en pleine nature, mais en ayant tout le confort d'une suite parisienne, c'est le pari des écolodges. Depuis une dizaine d'années, ces logements ultramodernes, mais perdus en pleine nature, pullulent dans toutes les régions de France, de la Bretagne à la Corse. Et certains touristes sont prêts à payer cher pour vivre pendant une soirée l'expérience d'ermites de luxe, comme au Youza Ecolodges, à l'ouest de Paris.
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En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante. </p> <p>Coincé entre deux immeubles en face du métro, le jardin partagé Stalingrad est un îlot de verdure et de fraîcheur situé dans le XIXe arrondissement de <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>. Depuis sa création il y a huit ans, le jardin est géré en partenariat avec les habitants du quartier. « <em>On a été voir la mairie du XIXe et on leur a demandé de nous prêter cette parcelle, pour qu'on s'en occupe et qu'on en fasse un jardin partagé. C'est vraiment un jardin qui vit autour des gens du quartier. La preuve, on a une voisine qui est là avec ses enfants. C'est un jardin qui est ouvert vers les autres, pour les autres</em> », raconte Leïla Benouissaaden, co-présidente de l'association en charge de cet espace.</p> <p>Un jardin ouvert à tous et particulièrement aux enfants, avec des ateliers qui leur sont dédiés. « <em>Soit on invite les enfants à venir planter, soit à venir découvrir. Par exemple, il y a des mésanges qui viennent de pondre, donc ils viennent découvrir la nichée des mésanges. Soit ils viennent ramasser des fruits rouges. Aujourd'hui, on a quatre ou cinq enfants qui sont là. On fait beaucoup d'ateliers pour découvrir la faune et la flore, notamment les vers de terre, les escargots et les limaces qui sont utiles pour les jardins</em> », détaille-t-elle.</p> <p>Des fruits et légumes, des herbes aromatiques et des fleurs sont cultivés dans une douzaine de bacs. Les récoltes sont partagées entre les visiteurs, les riverains et les commerçants du quartier. Comme l'indique Thierry, un des jardiniers de l'association, le but est surtout de créer du lien et de faire découvrir la nature en ville : « <em>Ce ne sont pas des bacs individuels, donc tout le monde cultive pour tout le monde. L'idée, c'est vraiment le partage. C'est surtout le côté socialisation. C'est la mixité sociale aussi du quartier qui se révèle un petit peu au travers de ce jardin partagé. C'est très intéressant pour donner aux enfants et aux parents aussi le goût de découvrir un peu la nature. Au printemps, on a des mésanges, on a énormément de fruits et de légumes.</em> »</p> <p>Accompagnés de leur mère, Bouchera, 9 ans, et son petit frère sont venus cueillir des fruits, « <em>des fraises</em> », précisent-ils. Le jardin plaît aussi à Dalida, une riveraine à la retraite : « <em>Cela a un côté apaisant. C'est une thérapie aussi. Moi, je sais que ça m'a fait du bien. J'en ai parlé à d'autres qui venaient dans le jardin. Ils m'ont dit</em> <em>: </em>"C'est ma thérapie."<em> C'est bien agréable de pouvoir ne serait-ce que toucher les plantes, la terre et converser avec les gens qui viennent partager ces moments.</em> »</p> <p>Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. « <em>C'est pour apporter de la nature. La nature fait du bien aux gens. Être en contact avec la nature, surtout dans un milieu urbain, c'est toujours très positif. Toucher des arbres, se promener dans la nature, voir des oiseaux fait vraiment du bien à la santé des habitants et à la santé publique. C'est très important. Quand on amène de la nature, on amène du bien-être aux habitants</em> », estime Andrés Pilartz, maire adjoint en charge de la végétalisation de l'espace public. Le jardin partagé Stalingrad ouvre ses portes au public les samedis et dimanches après-midi ou en semaine, quand il y a un jardinier sur place.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/c-est-dans-ta-nature/20240413-micropousses-et-fleurs-comestibles-quand-la-nature-a-bon-goût" class="a-read-more__link">Micropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante. </p> <p>Coincé entre deux immeubles en face du métro, le jardin partagé Stalingrad est un îlot de verdure et de fraîcheur situé dans le XIXe arrondissement de <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/paris/" class="gtm-add-suggested-tag">Paris</a></strong>. Depuis sa création il y a huit ans, le jardin est géré en partenariat avec les habitants du quartier. « <em>On a été voir la mairie du XIXe et on leur a demandé de nous prêter cette parcelle, pour qu'on s'en occupe et qu'on en fasse un jardin partagé. C'est vraiment un jardin qui vit autour des gens du quartier. La preuve, on a une voisine qui est là avec ses enfants. C'est un jardin qui est ouvert vers les autres, pour les autres</em> », raconte Leïla Benouissaaden, co-présidente de l'association en charge de cet espace.</p> <p>Un jardin ouvert à tous et particulièrement aux enfants, avec des ateliers qui leur sont dédiés. « <em>Soit on invite les enfants à venir planter, soit à venir découvrir. Par exemple, il y a des mésanges qui viennent de pondre, donc ils viennent découvrir la nichée des mésanges. Soit ils viennent ramasser des fruits rouges. Aujourd'hui, on a quatre ou cinq enfants qui sont là. On fait beaucoup d'ateliers pour découvrir la faune et la flore, notamment les vers de terre, les escargots et les limaces qui sont utiles pour les jardins</em> », détaille-t-elle.</p> <p>Des fruits et légumes, des herbes aromatiques et des fleurs sont cultivés dans une douzaine de bacs. Les récoltes sont partagées entre les visiteurs, les riverains et les commerçants du quartier. Comme l'indique Thierry, un des jardiniers de l'association, le but est surtout de créer du lien et de faire découvrir la nature en ville : « <em>Ce ne sont pas des bacs individuels, donc tout le monde cultive pour tout le monde. L'idée, c'est vraiment le partage. C'est surtout le côté socialisation. C'est la mixité sociale aussi du quartier qui se révèle un petit peu au travers de ce jardin partagé. C'est très intéressant pour donner aux enfants et aux parents aussi le goût de découvrir un peu la nature. Au printemps, on a des mésanges, on a énormément de fruits et de légumes.</em> »</p> <p>Accompagnés de leur mère, Bouchera, 9 ans, et son petit frère sont venus cueillir des fruits, « <em>des fraises</em> », précisent-ils. Le jardin plaît aussi à Dalida, une riveraine à la retraite : « <em>Cela a un côté apaisant. C'est une thérapie aussi. Moi, je sais que ça m'a fait du bien. J'en ai parlé à d'autres qui venaient dans le jardin. Ils m'ont dit</em> <em>: </em>"C'est ma thérapie."<em> C'est bien agréable de pouvoir ne serait-ce que toucher les plantes, la terre et converser avec les gens qui viennent partager ces moments.</em> »</p> <p>Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. « <em>C'est pour apporter de la nature. La nature fait du bien aux gens. Être en contact avec la nature, surtout dans un milieu urbain, c'est toujours très positif. Toucher des arbres, se promener dans la nature, voir des oiseaux fait vraiment du bien à la santé des habitants et à la santé publique. C'est très important. Quand on amène de la nature, on amène du bien-être aux habitants</em> », estime Andrés Pilartz, maire adjoint en charge de la végétalisation de l'espace public. Le jardin partagé Stalingrad ouvre ses portes au public les samedis et dimanches après-midi ou en semaine, quand il y a un jardinier sur place.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/c-est-dans-ta-nature/20240413-micropousses-et-fleurs-comestibles-quand-la-nature-a-bon-goût" class="a-read-more__link">Micropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C d…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante. 
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Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « <em>réparer</em> » pour avancer. </p> <p>« <em>La béquille ne se positionne pas exactement comme il faut. En théorie, il faudrait qu'elle soit vraiment comme ça. D'accord, c'est une béquille qui est centrale, qui vient entourer la roue arrière, donc à droite et à gauche.</em> » Voilà pour la consigne donnée par Mathieu Bertrand, professeur en mécanique vélo, à l'un de ses élèves.</p> <p>Cheveux roux longs et ondulés, barbe et lunettes, Kylian fronce les sourcils. « <em>J'ai déjà ma petite idée. Peut-être la béquille desserrée ou éventuellement une plaque qui sert de butée, la béquille à redresser qui s'est tordue avec le temps et le poids du vélo</em> », murmure-t-il. À 19 ans, Kylian a rencontré des difficultés scolaires : « <em>Je suis dyslexique, dyscalculique, dysorthographique, dyspraxique. J'ai jamais été du tout un bon élève en cours. La seule matière dans laquelle j'étais bon, c'était l'histoire et l'art plastique. Sinon, tout le reste, j'étais très mauvais.</em> »</p> <p>Réparer les vélos lui apporte beaucoup. « <em>Cela m'a beaucoup aidé à être plus précis dans mes gestes</em> », confie-t-il. Et pour le jeune homme, la satisfaction est aussi celle de donner une seconde vie à un vieux biclou. « <em>J'ai pu remettre en état des vélos qui étaient bons pour la déchetterie</em> », raconte-t-il.</p> <p>Kylian, Ousmane, Abou et les autres sont sept à suivre cette formation au lycée Camille Jenatzy, à Paris. Leur point commun ? Un décrochage scolaire ou un parcours migratoire difficile. « <em>Il nous a montré beaucoup de choses, même si ce n'est pas à l'école ici. Nous sommes tous heureux</em> », résume l'un d'eux.</p> <h2>« <em>Il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main</em> »</h2> <p>Celui qui est décrit et tellement respecté, c'est Mathieu Bertrand, le professeur en mécanique cycle. Il explique que dans cet atelier, on ne répare pas que les vélos. « <em>Finalement, la mécanique vélo, c'est l'excuse, mais le truc, c'est plutôt les raccrocher. Moi, ce que je trouve assez cool dans le fait de réparer des vélos, c'est qu'il y a le sentiment du travail accompli, c'est valorisant. Déjà, ça leur prouve qu'ils sont capables de faire des choses, et ça, c'est pas rien. Après, moi, ce que je trouve important dans cette formation, il y a un gros travail à faire sur l'assiduité, le fait d'être à l'heure, etc. Les rendre responsables de la vie de la classe également.</em> »</p> <p>Sourire en grand écart, vêtu d'un maillot de foot ce jour-là, Abou, 18 ans, se souvient : petit garçon, il avait déjà touché à la mécanique dans le garage tout près de la maison. Auprès du professeur Mathieu Bertrand, il apprend la rigueur. « <em>Ici, il a appris à écrire les noms des pièces parce qu'en Afrique, on prononce pas les noms correctement. En France, chaque pièce, tu dois l'appeler par son nom. Par exemple, quand on dit </em>''dérailleur''<em>, on doit dire </em>''tendeur'' », explique-t-il.</p> <p>Derrière la caméra, l'œil bienveillant de Moa Khouas suit ces jeunes et prépare un documentaire. « ​​​​​​​<em>Ce qui me touche dans le projet, c'est de se dire que tout n'est pas perdu et qu'il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main, en fait. Quelque part, je me reconnais en eux. Je crois en la méritocratie. C'est une croyance profonde, et je trouve que ce que fait monsieur Mathieu Bertrand, c'est vraiment incroyable</em> ​​​​​​​<em>: donner son temps et donner plus que son temps. C'est vraiment une personne incroyable, un professeur qui te marquera à vie</em> », témoigne-t-il.</p> <p>Ce programme de réinsertion est une réussite : certains continueront de se former, tandis que d'autres ont déjà une promesse d'embauche.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « <em>réparer</em> » pour avancer. </p> <p>« <em>La béquille ne se positionne pas exactement comme il faut. En théorie, il faudrait qu'elle soit vraiment comme ça. D'accord, c'est une béquille qui est centrale, qui vient entourer la roue arrière, donc à droite et à gauche.</em> » Voilà pour la consigne donnée par Mathieu Bertrand, professeur en mécanique vélo, à l'un de ses élèves.</p> <p>Cheveux roux longs et ondulés, barbe et lunettes, Kylian fronce les sourcils. « <em>J'ai déjà ma petite idée. Peut-être la béquille desserrée ou éventuellement une plaque qui sert de butée, la béquille à redresser qui s'est tordue avec le temps et le poids du vélo</em> », murmure-t-il. À 19 ans, Kylian a rencontré des difficultés scolaires : « <em>Je suis dyslexique, dyscalculique, dysorthographique, dyspraxique. J'ai jamais été du tout un bon élève en cours. La seule matière dans laquelle j'étais bon, c'était l'histoire et l'art plastique. Sinon, tout le reste, j'étais très mauvais.</em> »</p> <p>Réparer les vélos lui apporte beaucoup. « <em>Cela m'a beaucoup aidé à être plus précis dans mes gestes</em> », confie-t-il. Et pour le jeune homme, la satisfaction est aussi celle de donner une seconde vie à un vieux biclou. « <em>J'ai pu remettre en état des vélos qui étaient bons pour la déchetterie</em> », raconte-t-il.</p> <p>Kylian, Ousmane, Abou et les autres sont sept à suivre cette formation au lycée Camille Jenatzy, à Paris. Leur point commun ? Un décrochage scolaire ou un parcours migratoire difficile. « <em>Il nous a montré beaucoup de choses, même si ce n'est pas à l'école ici. Nous sommes tous heureux</em> », résume l'un d'eux.</p> <h2>« <em>Il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main</em> »</h2> <p>Celui qui est décrit et tellement respecté, c'est Mathieu Bertrand, le professeur en mécanique cycle. Il explique que dans cet atelier, on ne répare pas que les vélos. « <em>Finalement, la mécanique vélo, c'est l'excuse, mais le truc, c'est plutôt les raccrocher. Moi, ce que je trouve assez cool dans le fait de réparer des vélos, c'est qu'il y a le sentiment du travail accompli, c'est valorisant. Déjà, ça leur prouve qu'ils sont capables de faire des choses, et ça, c'est pas rien. Après, moi, ce que je trouve important dans cette formation, il y a un gros travail à faire sur l'assiduité, le fait d'être à l'heure, etc. Les rendre responsables de la vie de la classe également.</em> »</p> <p>Sourire en grand écart, vêtu d'un maillot de foot ce jour-là, Abou, 18 ans, se souvient : petit garçon, il avait déjà touché à la mécanique dans le garage tout près de la maison. Auprès du professeur Mathieu Bertrand, il apprend la rigueur. « <em>Ici, il a appris à écrire les noms des pièces parce qu'en Afrique, on prononce pas les noms correctement. En France, chaque pièce, tu dois l'appeler par son nom. Par exemple, quand on dit </em>''dérailleur''<em>, on doit dire </em>''tendeur'' », explique-t-il.</p> <p>Derrière la caméra, l'œil bienveillant de Moa Khouas suit ces jeunes et prépare un documentaire. « ​​​​​​​<em>Ce qui me touche dans le projet, c'est de se dire que tout n'est pas perdu et qu'il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main, en fait. Quelque part, je me reconnais en eux. Je crois en la méritocratie. C'est une croyance profonde, et je trouve que ce que fait monsieur Mathieu Bertrand, c'est vraiment incroyable</em> ​​​​​​​<em>: donner son temps et donner plus que son temps. C'est vraiment une personne incroyable, un professeur qui te marquera à vie</em> », témoigne-t-il.</p> <p>Ce programme de réinsertion est une réussite : certains continueront de se former, tandis que d'autres ont déjà une promesse d'embauche.</p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce …</itunes:subtitle><itunes:summary>
Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « réparer » pour avancer. 
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Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le retour de la consigne en verre, plus économique et plus écologique, une consigne qui avait disparu dans les années 1960 au profit du plastique jetable notamment. Depuis un an, une expérimentation est menée dans l'ouest du pays pour la relancer, c'est le projet ReUse, avec l'objectif de la généraliser et d'atteindre 10 % d'emballages consignés dès l'année prochaine sur tout le territoire. </p> <p>Dans un Super U de Nantes depuis un an, c'est une discrète révolution dans les rayons. L'emballage de quelques produits est désormais consigné. Lorsqu'un client achète certaines eaux, un jus de pomme ou une soupe de poisson, il paye un petit supplément, entre 0,10 et 0,20 € par produit. Il peut ensuite rapporter les bouteilles vides et récupérer cette consigne. « <em>Une à deux fois par semaine, j'ai des bouteilles que je redépose ici. Tout n'est pas encore dans des emballages réutilisables, donc je ne peux pas faire ça systématiquement,</em> regrette Carina Rabanelli, une cliente régulière. <em>Mais une fois qu'on prend le réflexe, ça rentre vite dans le quotidien. </em>» Pour cette cliente, les raisons d'utiliser la consigne sont multiples : « <em>On le fait par souci de moins consommer, par souci pour la planète, par souci pour nos enfants</em>. »</p> <p>À l'entrée du magasin, une grosse machine violette avale les bouteilles vides qu'elle rapporte et lui rend le montant de la consigne, soit par virement bancaire, soit en bon d'achat. Mais dans le magasin, seulement une quinzaine de produits sont consignés sur 40 000 vendus. Et si la majorité des clients rencontrés ce jour-là semblent intéressés par le principe, ils n'ont jamais remarqué le dispositif ou ne se sont jamais lancés. « <em>Si ça peut être un modèle plus écologique et qui fonctionne, pourquoi pas ?</em>, concède un client.<em> Et je pense que j'essaierai à l'occasion.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20240304-l-ue-tente-de-s-entendre-pour-réduire-les-emballages-mais-les-dérogations-s-accumulent" class="a-read-more__link">L'UE tente de s'entendre pour réduire les emballages mais les dérogations s'accumulent</a></p> <h2>Obliger les industriels à coopérer</h2> <p>Les bouteilles collectées au supermarché sont ensuite acheminées dans une usine de lavage. Les bouteilles passent dans une immense machine à laver, puis elles sont séchées et un système de caméra vérifie qu'elles sont intactes avant d'être réempilées en palettes, prêtes à retourner dans le système. Comme le verre est un matériau très résistant, une bouteille peut être réutilisée jusqu'à 50 fois. « <em>Quand on fabrique une bouteille en verre, il faut chauffer du sable et du calsyn à 1</em> <em>500 degrés pendant 24 h, </em>explique Yann Priou, le directeur général de l'usine <a target="_blank" href="https://www.boutabout.org/"><strong>Bout' à Bout'</strong></a>.<em> Ça consomme beaucoup, beaucoup d'énergie. Et entre refabriquer une bouteille en verre neuve et laver une bouteille, c'est 80 % d'énergie en moins, donc 80 % de CO₂ en moins. Et en ce moment, le fait de réduire nos émissions de CO₂, c'est quand même un des enjeux majeurs. Et ça paraît contre-intuitif, mais laver une bouteille en verre, ça consomme moins d'eau que d'en refabriquer une nouvelle. Ça consomme à peu près deux fois moins d'eau. </em>»</p> <p>Mais au bout d'un an, seulement un quart des bouteilles vendues ont été retournées et réemployées. Pourtant, dans son usine, Yann Priou a la capacité d'en laver beaucoup plus. « <em>Non, les chiffres ne sont clairement pas au niveau des objectifs initiaux. Là où on a un vrai sujet, c'est de pouvoir augmenter les volumes et développer la filière,</em> souligne-t-il. <em>Parce que, à grande échelle, le réemploi coûte moins cher que le recyclage. </em>»</p> <p>Mais bien trop peu de produits sont consignés dans les supermarchés. Ils sont parfois plus chers et mal exposés. Ce qu'il faut, c'est surtout obliger les industriels à coopérer, plaide Bastien Faure, directeur de l'ONG Zero Waste France, alors que pour l'instant, on compte sur leur bonne volonté. «<em> Coca, Nestlé, Danone... ces industriels ont leur modèle économique, il est basé sur de l'emballage jetable. Le réemploi vient directement en contradiction avec ça, </em>dénonce-t-il<em>. Et leur demander de volontairement développer une filière de réemploi qui vient renier leurs marges, qui vient s'attaquer à leur modèle même, c'est illusoire de s'attendre à ce qu'ils le fassent volontairement. </em>»</p>  <p>L'expérimentation de la consigne dans l'ouest du pays a eu le mérite de montrer que le système fonctionne. C'est un pas de géant, mais encore insuffisant pour atteindre l'objectif fixé par la loi. Atteindre 10 % de consigne en 2027, on est aujourd'hui à moins de 2 %.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20250812-pourquoi-recyclage-seul-suffit-pas-finir-avec-la-pollution-plastique" class="a-read-more__link">Pourquoi le recyclage seul ne suffit pas pour en finir avec la pollution plastique?</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>La France produit plus de 340 millions de tonnes de déchets chaque année, certains sont recyclés, d'autres brûlés et beaucoup finissent dans la nature et polluent notre environnement. Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le retour de la consigne en verre, plus économique et plus écologique, une consigne qui avait disparu dans les années 1960 au profit du plastique jetable notamment. Depuis un an, une expérimentation est menée dans l'ouest du pays pour la relancer, c'est le projet ReUse, avec l'objectif de la généraliser et d'atteindre 10 % d'emballages consignés dès l'année prochaine sur tout le territoire. </p> <p>Dans un Super U de Nantes depuis un an, c'est une discrète révolution dans les rayons. L'emballage de quelques produits est désormais consigné. Lorsqu'un client achète certaines eaux, un jus de pomme ou une soupe de poisson, il paye un petit supplément, entre 0,10 et 0,20 € par produit. Il peut ensuite rapporter les bouteilles vides et récupérer cette consigne. « <em>Une à deux fois par semaine, j'ai des bouteilles que je redépose ici. Tout n'est pas encore dans des emballages réutilisables, donc je ne peux pas faire ça systématiquement,</em> regrette Carina Rabanelli, une cliente régulière. <em>Mais une fois qu'on prend le réflexe, ça rentre vite dans le quotidien. </em>» Pour cette cliente, les raisons d'utiliser la consigne sont multiples : « <em>On le fait par souci de moins consommer, par souci pour la planète, par souci pour nos enfants</em>. »</p> <p>À l'entrée du magasin, une grosse machine violette avale les bouteilles vides qu'elle rapporte et lui rend le montant de la consigne, soit par virement bancaire, soit en bon d'achat. Mais dans le magasin, seulement une quinzaine de produits sont consignés sur 40 000 vendus. Et si la majorité des clients rencontrés ce jour-là semblent intéressés par le principe, ils n'ont jamais remarqué le dispositif ou ne se sont jamais lancés. « <em>Si ça peut être un modèle plus écologique et qui fonctionne, pourquoi pas ?</em>, concède un client.<em> Et je pense que j'essaierai à l'occasion.</em> »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20240304-l-ue-tente-de-s-entendre-pour-réduire-les-emballages-mais-les-dérogations-s-accumulent" class="a-read-more__link">L'UE tente de s'entendre pour réduire les emballages mais les dérogations s'accumulent</a></p> <h2>Obliger les industriels à coopérer</h2> <p>Les bouteilles collectées au supermarché sont ensuite acheminées dans une usine de lavage. Les bouteilles passent dans une immense machine à laver, puis elles sont séchées et un système de caméra vérifie qu'elles sont intactes avant d'être réempilées en palettes, prêtes à retourner dans le système. Comme le verre est un matériau très résistant, une bouteille peut être réutilisée jusqu'à 50 fois. « <em>Quand on fabrique une bouteille en verre, il faut chauffer du sable et du calsyn à 1</em> <em>500 degrés pendant 24 h, </em>explique Yann Priou, le directeur général de l'usine <a target="_blank" href="https://www.boutabout.org/"><strong>Bout' à Bout'</strong></a>.<em> Ça consomme beaucoup, beaucoup d'énergie. Et entre refabriquer une bouteille en verre neuve et laver une bouteille, c'est 80 % d'énergie en moins, donc 80 % de CO₂ en moins. Et en ce moment, le fait de réduire nos émissions de CO₂, c'est quand même un des enjeux majeurs. Et ça paraît contre-intuitif, mais laver une bouteille en verre, ça consomme moins d'eau que d'en refabriquer une nouvelle. Ça consomme à peu près deux fois moins d'eau. </em>»</p> <p>Mais au bout d'un an, seulement un quart des bouteilles vendues ont été retournées et réemployées. Pourtant, dans son usine, Yann Priou a la capacité d'en laver beaucoup plus. « <em>Non, les chiffres ne sont clairement pas au niveau des objectifs initiaux. Là où on a un vrai sujet, c'est de pouvoir augmenter les volumes et développer la filière,</em> souligne-t-il. <em>Parce que, à grande échelle, le réemploi coûte moins cher que le recyclage. </em>»</p> <p>Mais bien trop peu de produits sont consignés dans les supermarchés. Ils sont parfois plus chers et mal exposés. Ce qu'il faut, c'est surtout obliger les industriels à coopérer, plaide Bastien Faure, directeur de l'ONG Zero Waste France, alors que pour l'instant, on compte sur leur bonne volonté. «<em> Coca, Nestlé, Danone... ces industriels ont leur modèle économique, il est basé sur de l'emballage jetable. Le réemploi vient directement en contradiction avec ça, </em>dénonce-t-il<em>. Et leur demander de volontairement développer une filière de réemploi qui vient renier leurs marges, qui vient s'attaquer à leur modèle même, c'est illusoire de s'attendre à ce qu'ils le fassent volontairement. </em>»</p>  <p>L'expérimentation de la consigne dans l'ouest du pays a eu le mérite de montrer que le système fonctionne. C'est un pas de géant, mais encore insuffisant pour atteindre l'objectif fixé par la loi. Atteindre 10 % de consigne en 2027, on est aujourd'hui à moins de 2 %.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20250812-pourquoi-recyclage-seul-suffit-pas-finir-avec-la-pollution-plastique" class="a-read-more__link">Pourquoi le recyclage seul ne suffit pas pour en finir avec la pollution plastique?</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
La France produit plus de 340 millions de tonnes de déchets chaque année, certains sont recyclés, d'autres brûlés et beaucoup finissent dans la nature et polluent notre environnement. Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le …</itunes:subtitle><itunes:summary>
La France produit plus de 340 millions de tonnes de déchets chaque année, certains sont recyclés, d'autres brûlés et beaucoup finissent dans la nature et polluent notre environnement. Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le retour de la consigne en verre, plus économique et plus écologique, une consigne qui avait disparu dans les années 1960 au profit du plastique jetable notamment. Depuis un an, une expérimentation est menée dans l'ouest du pays pour la relancer, c'est le projet ReUse, avec l'objectif de la généraliser et d'atteindre 10 % d'emballages consignés dès l'année prochaine sur tout le territoire. 
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_16-07-26_Le_retour_de_la_consigne_en_verre.mp3?guid=17156c6a-8057-11f1-b791-b7c298cf2416&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:03:30</itunes:duration><guid isPermaLink="false">17156c6a-8057-11f1-b791-b7c298cf2416</guid><pubDate>Thu, 16 Jul 2026 00:05:07 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>Environnement,Économie,Eau,Entreprises</itunes:keywords></item><item><title>Centenaire de la Grande Mosquée de Paris: un trésor architectural et culturel au service du vivre-ensemble</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260714-centenaire-de-la-grande-mosqu%C3%A9e-de-paris?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique…</p> <p>On est en plein cœur de la capitale française, mais, une fois à l'intérieur de la Grande Mosquée de Paris, on a l'impression qu'on a été téléporté dans un pays du <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maghreb/" class="gtm-add-suggested-tag">Maghreb</a></strong>. Ce monument historique qui s'étend devant nous est à la fois un lieu de culte pour les musulmans, mais aussi un lieu de culture ouvert à tous. On peut s'y rendre pour prier, flâner ou manger, ou encore pour admirer l'architecture du lieu. Linda est la cheffe du service des visites de la mosquée : « <em>Là, on est dans la cour d'honneur. Tout ce que vous voyez a été taillé à la main par des artisans, donc c'est le bois de cèdre. La bande marron, qui fait le tour de la cour, est ornée d'un poème de 365 vers qui a été écrit pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et glorifier la construction de la mosquée</em>. »</p> <p>Un bassin en marbre trône au milieu de la cour d'honneur, qui mène vers la salle de prière. La salle de prière peut accueillir 500 à 600 croyants, mais elle peut contenir jusqu'à 10 000 fidèles lors des grandes fêtes musulmanes. Mais il n'y a pas que le culte à la Grande Mosquée : « <em>On enseigne la langue arabe, les cours coraniques, l'initiation à l'islam. Nous avons aussi le côté touristique où nous avons tous les groupes de scolaires qui viennent visiter. Et on a de toutes les nationalités aussi, des visiteurs qui viennent de tous les pays du monde</em>. »</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260301-centenaire-de-la-grande-mosquée-de-paris-histoire-controverses-et-héritage-d-un-monument-emblématique" class="a-read-more__link">Centenaire de la Grande Mosquée de Paris : histoire, controverses et héritage d’un monument emblématique</a></p> <h2>Un lieu de culte, d'enseignement et de partage</h2> <p>Entre la cour d'honneur et le jardin de la mosquée, les visiteurs peuvent admirer des milliers de livres et manuscrits anciens : « <em>Voilà, donc là, c'est la bibliothèque. Elle porte le nom d'Abdelhamid Ben Badis, qui est le fondateur de l'association des oulémas, des savants algériens. Et donc, il était à son époque pour l'enseignement des filles, au même titre que les garçons. Et cette bibliothèque, elle n'est pas ouverte pour consulter, elle est seulement à visiter et elle sert de salle de mariage</em>. »</p> <p>Cette bibliothèque sert également de lieu où sont organisées de petites animations comme celle du jour sur la calligraphie, animée par Nisam : « <em>Ici, à la mosquée de Paris, on maîtrise la calligraphie dans toutes les langues du monde. Mais comme on est une mosquée, on va mettre en exergue la calligraphie arabe, entre autres, aussi bien que la calligraphie latine. Donc là, le nom est écrit en calligraphie latine, en français, et le même prénom, Yasmine, en calligraphie arabe.</em> »</p> <p>Autre lieu de visite de la Grande Mosquée, le jardin d'Eden où se trouve le tombeau du fondateur, Si Kaddour Ben Ghabrit, mort en 1954 à Paris : « <em>Il est né en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/algérie/" class="gtm-add-suggested-tag">Algérie</a></strong>, décédé en 1954, enterré ici. Vous voyez les plaques, c'est pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France</em>. »</p> <p>Et entre le tombeau du fondateur et le minaret de la mosquée, il y a le jardin, très apaisant : « <em>Là, nous avons des arbres fruitiers. Vous voyez, il y a de l'eau partout. Et là, vous voyez le minaret qui fait</em><em> 33 mètres de hauteur pour faire l'appel à la prièr</em>e. »</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À écouter aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/religions-du-monde/20221215-la-grande-mosquée-de-paris-a-100-ans" class="a-read-more__link">La Grande Mosquée de Paris a 100 ans</a></p> <h2>Un lieu ouvert à tous les visiteurs</h2> <p>Pour l'instant, ce n'est pas l'heure de la prière. De passage à Paris, cette Marseillaise trouve les lieux : « <em>Extraordinaire ! </em><em>Ça me rappelle, bien sûr, mes petits voyages au <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/" class="gtm-add-suggested-tag">Maroc</a></strong> et notamment à Séville aussi. On retrouve exactement les mêmes principes architecturaux. Voilà, ça me plaît beaucoup.</em> »</p> <p>Par une entrée opposée à celle de la mosquée, il y a un hammam réservé aux femmes et un restaurant. Un lieu très prisé des visiteurs. Habib est un habitué. Il apprécie le côté ouvert de la mosquée : « <em>Tout le monde est là, chrétiens, musulmans, de n'importe quelle religion ou non-croyants.</em><em> </em>»</p> <p>Attablée à la terrasse, cette Franco-Algérienne est venue avec une amie : « <em>Moi, c'est vrai que je viens souvent, mais plutôt au hammam. Je viens très souvent parce que je trouve que c'est une expérience vraiment traditionnelle qui se rapproche de celle qu'on a au bled.</em> » Pour son amie : « <em>Moi, c'est la première fois, je suis ravie. Le thé glacé à la menthe est délicieux. Pareil pour les pâtisseries. Donc, je suis ravie, je reviendrai.</em> »</p> <p>Chaque année, plus de 60 000 visiteurs viennent admirer la Grande Mosquée de Paris.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260715-la-grande-mosquée-de-paris-fait-partie-de-la-république-un-monument-centenaire-au-cœur-de-l-histoire-française" class="a-read-more__link">Grande Mosquée de Paris: «Elle fait partie de la République» depuis cent ans</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique…</p> <p>On est en plein cœur de la capitale française, mais, une fois à l'intérieur de la Grande Mosquée de Paris, on a l'impression qu'on a été téléporté dans un pays du <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maghreb/" class="gtm-add-suggested-tag">Maghreb</a></strong>. Ce monument historique qui s'étend devant nous est à la fois un lieu de culte pour les musulmans, mais aussi un lieu de culture ouvert à tous. On peut s'y rendre pour prier, flâner ou manger, ou encore pour admirer l'architecture du lieu. Linda est la cheffe du service des visites de la mosquée : « <em>Là, on est dans la cour d'honneur. Tout ce que vous voyez a été taillé à la main par des artisans, donc c'est le bois de cèdre. La bande marron, qui fait le tour de la cour, est ornée d'un poème de 365 vers qui a été écrit pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et glorifier la construction de la mosquée</em>. »</p> <p>Un bassin en marbre trône au milieu de la cour d'honneur, qui mène vers la salle de prière. La salle de prière peut accueillir 500 à 600 croyants, mais elle peut contenir jusqu'à 10 000 fidèles lors des grandes fêtes musulmanes. Mais il n'y a pas que le culte à la Grande Mosquée : « <em>On enseigne la langue arabe, les cours coraniques, l'initiation à l'islam. Nous avons aussi le côté touristique où nous avons tous les groupes de scolaires qui viennent visiter. Et on a de toutes les nationalités aussi, des visiteurs qui viennent de tous les pays du monde</em>. »</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260301-centenaire-de-la-grande-mosquée-de-paris-histoire-controverses-et-héritage-d-un-monument-emblématique" class="a-read-more__link">Centenaire de la Grande Mosquée de Paris : histoire, controverses et héritage d’un monument emblématique</a></p> <h2>Un lieu de culte, d'enseignement et de partage</h2> <p>Entre la cour d'honneur et le jardin de la mosquée, les visiteurs peuvent admirer des milliers de livres et manuscrits anciens : « <em>Voilà, donc là, c'est la bibliothèque. Elle porte le nom d'Abdelhamid Ben Badis, qui est le fondateur de l'association des oulémas, des savants algériens. Et donc, il était à son époque pour l'enseignement des filles, au même titre que les garçons. Et cette bibliothèque, elle n'est pas ouverte pour consulter, elle est seulement à visiter et elle sert de salle de mariage</em>. »</p> <p>Cette bibliothèque sert également de lieu où sont organisées de petites animations comme celle du jour sur la calligraphie, animée par Nisam : « <em>Ici, à la mosquée de Paris, on maîtrise la calligraphie dans toutes les langues du monde. Mais comme on est une mosquée, on va mettre en exergue la calligraphie arabe, entre autres, aussi bien que la calligraphie latine. Donc là, le nom est écrit en calligraphie latine, en français, et le même prénom, Yasmine, en calligraphie arabe.</em> »</p> <p>Autre lieu de visite de la Grande Mosquée, le jardin d'Eden où se trouve le tombeau du fondateur, Si Kaddour Ben Ghabrit, mort en 1954 à Paris : « <em>Il est né en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/algérie/" class="gtm-add-suggested-tag">Algérie</a></strong>, décédé en 1954, enterré ici. Vous voyez les plaques, c'est pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France</em>. »</p> <p>Et entre le tombeau du fondateur et le minaret de la mosquée, il y a le jardin, très apaisant : « <em>Là, nous avons des arbres fruitiers. Vous voyez, il y a de l'eau partout. Et là, vous voyez le minaret qui fait</em><em> 33 mètres de hauteur pour faire l'appel à la prièr</em>e. »</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À écouter aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/religions-du-monde/20221215-la-grande-mosquée-de-paris-a-100-ans" class="a-read-more__link">La Grande Mosquée de Paris a 100 ans</a></p> <h2>Un lieu ouvert à tous les visiteurs</h2> <p>Pour l'instant, ce n'est pas l'heure de la prière. De passage à Paris, cette Marseillaise trouve les lieux : « <em>Extraordinaire ! </em><em>Ça me rappelle, bien sûr, mes petits voyages au <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/" class="gtm-add-suggested-tag">Maroc</a></strong> et notamment à Séville aussi. On retrouve exactement les mêmes principes architecturaux. Voilà, ça me plaît beaucoup.</em> »</p> <p>Par une entrée opposée à celle de la mosquée, il y a un hammam réservé aux femmes et un restaurant. Un lieu très prisé des visiteurs. Habib est un habitué. Il apprécie le côté ouvert de la mosquée : « <em>Tout le monde est là, chrétiens, musulmans, de n'importe quelle religion ou non-croyants.</em><em> </em>»</p> <p>Attablée à la terrasse, cette Franco-Algérienne est venue avec une amie : « <em>Moi, c'est vrai que je viens souvent, mais plutôt au hammam. Je viens très souvent parce que je trouve que c'est une expérience vraiment traditionnelle qui se rapproche de celle qu'on a au bled.</em> » Pour son amie : « <em>Moi, c'est la première fois, je suis ravie. Le thé glacé à la menthe est délicieux. Pareil pour les pâtisseries. Donc, je suis ravie, je reviendrai.</em> »</p> <p>Chaque année, plus de 60 000 visiteurs viennent admirer la Grande Mosquée de Paris.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260715-la-grande-mosquée-de-paris-fait-partie-de-la-république-un-monument-centenaire-au-cœur-de-l-histoire-française" class="a-read-more__link">Grande Mosquée de Paris: «Elle fait partie de la République» depuis cent ans</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire d…</itunes:subtitle><itunes:summary>
15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique…
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À Nice, cette blessure ne se refermera sans doute jamais. Notre correspondante Eliza Amouret est allée à la rencontre de Thierry Vimal qui a perdu sa fille de 12 ans et de Célia Viale qui a perdu sa maman dans l’attentat. Tous deux artistes, ils racontent comment cet attentat a bouleversé leur vie.</p> <p><em>De notre correspondante à Nice,</em></p> <p>C'est dans son appartement, situé dans le Vieux-Nice, que l'écrivain Thierry Vimal nous reçoit en compagnie d'une de ses amies artistes plasticiennes, Célia Vial. Alors qu'il n'avait pas publié de livres depuis plusieurs années, Thierry renoue avec l'écriture dès le lendemain du 14 juillet 2016 : « <em>Quand j'ai perdu ma fille, instantanément, j'ai eu le besoin d'écrire, de revenir à l'écriture littéraire. Il y a une espèce d'exigence de sens par rapport à la vie quand on se prend un drame comme ça dessus, qui fait que, pour moi, écrire de la com n'avait plus aucun sens !</em> »</p> <p>Une façon pour lui d’extérioriser ce qui vient de se passer : « <em>Donc, alors, on est le 15 juillet 2016, ma fille est morte à l'hôpital Lenval</em><em> devant moi pendant la nuit du 14 au 15, son corps a été emporté par la médecine légale. L'hôpital Lenval, c'est comme un grand bateau bleu et blanc posé sur la Méditerranée. Et on est arrivés et j'ai vu, il était pris d'assaut par des journalistes, des camions régie, des perches… Et j'ai une vision à la Jules Verne, de voir un grand bateau attaqué par une espèce de monstre protéiforme tentaculaire qui essayait. Et là, j'ai une scène, et dans ma tête, je me disais : "Bon, ça, cette scène-là sera dans le livre."</em> »</p> <p>Puis, il continue au procès antiterroriste à Paris en 2022, où il rédige les chroniques judiciaires qu'il a adaptées cette année en pièce de théâtre : « <em>J'ai fait un patchwork où il y a des scènes très dures et très tristes. Et d'autres scènes où la salle est pliée en deux de rire. Et tout ça fonctionne très bien. Et voilà, on a rempli trois fois trois soirs de suite la salle et standing ovation à la fin à chaque fois, donc ça s'est très bien passé</em>. » </p> <h2>L'attentat, point de départ d'une nouvelle réflexion artistique</h2> <p>Célia, de son côté, met plusieurs mois avant de créer à nouveau après la mort de sa maman. Au moment de l'attentat, elle est étudiante aux Beaux-Arts en Belgique : « <em>Donc, je travaillais déjà sur les moyens de protection plutôt animaliers, type carapace, peau de crocodile, tous ces trucs comme ça. Et, à ce moment-là, en 2016, donc, vient la nécessité d'une protection beaucoup plus d'urgence et beaucoup plus profonde. Et me vient l'image du cocon. Et donc, je travaille beaucoup sur cette image-là, sur créer des pièces où on ne sait pas</em><em> si, à l'intérieur, c'est vivant, si c'est mort, c'est ce temps de métamorphose et de latence hyper profonde</em>. »</p> <p>L'attentat est un point de départ pour sa réflexion artistique : « <em>C'est là où sont venues ces réflexions de qu'est-ce qu'on est aux yeux de la société quand on est plus productif ? Parce que je me sentais complètement dénuée de toute valeur marchande</em>. »</p> <h2>Dix ans après le drame, tous les deux refusent de parler de résilience</h2> <p>« <em>Ce n’est pas un mot qu'on emploie entre nous. Alors, ça va ta résilience, toi ?</em><em> Ouais, moi aussi... Non, non, c'est un mot qu'emploient les autres et qui, nous, nous irrite de plus en plus avec les années</em> », explique Thierry.</p> <p>« <em>Ça rassure beaucoup les institutions et la société en général que les victimes restent dans un rôle de victime, qui arrange tout le monde. Donc, c'est bien, c'est de nous sortir une fois par an, nous dépoussiérer et nous remettre à pleurer devant les journalistes une fois par an, et encore…</em> », ajoute Célia.</p> <p>Thierry et Célia ont parfois l'impression que l'attentat de Nice a bien vite été oublié.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le soir du 14 juillet 2016, alors que des milliers de personnes sont venues assister aux feux d'artifice, un camion de 19 tonnes, lancé à toute allure sur la Promenade des Anglais, tuait 86 personnes et blessait des centaines d’autres. À Nice, cette blessure ne se refermera sans doute jamais. Notre correspondante Eliza Amouret est allée à la rencontre de Thierry Vimal qui a perdu sa fille de 12 ans et de Célia Viale qui a perdu sa maman dans l’attentat. Tous deux artistes, ils racontent comment cet attentat a bouleversé leur vie.</p> <p><em>De notre correspondante à Nice,</em></p> <p>C'est dans son appartement, situé dans le Vieux-Nice, que l'écrivain Thierry Vimal nous reçoit en compagnie d'une de ses amies artistes plasticiennes, Célia Vial. Alors qu'il n'avait pas publié de livres depuis plusieurs années, Thierry renoue avec l'écriture dès le lendemain du 14 juillet 2016 : « <em>Quand j'ai perdu ma fille, instantanément, j'ai eu le besoin d'écrire, de revenir à l'écriture littéraire. Il y a une espèce d'exigence de sens par rapport à la vie quand on se prend un drame comme ça dessus, qui fait que, pour moi, écrire de la com n'avait plus aucun sens !</em> »</p> <p>Une façon pour lui d’extérioriser ce qui vient de se passer : « <em>Donc, alors, on est le 15 juillet 2016, ma fille est morte à l'hôpital Lenval</em><em> devant moi pendant la nuit du 14 au 15, son corps a été emporté par la médecine légale. L'hôpital Lenval, c'est comme un grand bateau bleu et blanc posé sur la Méditerranée. Et on est arrivés et j'ai vu, il était pris d'assaut par des journalistes, des camions régie, des perches… Et j'ai une vision à la Jules Verne, de voir un grand bateau attaqué par une espèce de monstre protéiforme tentaculaire qui essayait. Et là, j'ai une scène, et dans ma tête, je me disais : "Bon, ça, cette scène-là sera dans le livre."</em> »</p> <p>Puis, il continue au procès antiterroriste à Paris en 2022, où il rédige les chroniques judiciaires qu'il a adaptées cette année en pièce de théâtre : « <em>J'ai fait un patchwork où il y a des scènes très dures et très tristes. Et d'autres scènes où la salle est pliée en deux de rire. Et tout ça fonctionne très bien. Et voilà, on a rempli trois fois trois soirs de suite la salle et standing ovation à la fin à chaque fois, donc ça s'est très bien passé</em>. » </p> <h2>L'attentat, point de départ d'une nouvelle réflexion artistique</h2> <p>Célia, de son côté, met plusieurs mois avant de créer à nouveau après la mort de sa maman. Au moment de l'attentat, elle est étudiante aux Beaux-Arts en Belgique : « <em>Donc, je travaillais déjà sur les moyens de protection plutôt animaliers, type carapace, peau de crocodile, tous ces trucs comme ça. Et, à ce moment-là, en 2016, donc, vient la nécessité d'une protection beaucoup plus d'urgence et beaucoup plus profonde. Et me vient l'image du cocon. Et donc, je travaille beaucoup sur cette image-là, sur créer des pièces où on ne sait pas</em><em> si, à l'intérieur, c'est vivant, si c'est mort, c'est ce temps de métamorphose et de latence hyper profonde</em>. »</p> <p>L'attentat est un point de départ pour sa réflexion artistique : « <em>C'est là où sont venues ces réflexions de qu'est-ce qu'on est aux yeux de la société quand on est plus productif ? Parce que je me sentais complètement dénuée de toute valeur marchande</em>. »</p> <h2>Dix ans après le drame, tous les deux refusent de parler de résilience</h2> <p>« <em>Ce n’est pas un mot qu'on emploie entre nous. Alors, ça va ta résilience, toi ?</em><em> Ouais, moi aussi... Non, non, c'est un mot qu'emploient les autres et qui, nous, nous irrite de plus en plus avec les années</em> », explique Thierry.</p> <p>« <em>Ça rassure beaucoup les institutions et la société en général que les victimes restent dans un rôle de victime, qui arrange tout le monde. Donc, c'est bien, c'est de nous sortir une fois par an, nous dépoussiérer et nous remettre à pleurer devant les journalistes une fois par an, et encore…</em> », ajoute Célia.</p> <p>Thierry et Célia ont parfois l'impression que l'attentat de Nice a bien vite été oublié.</p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Le soir du 14 juillet 2016, alors que des milliers de personnes sont venues assister aux feux d'artifice, un camion de 19 tonnes, lancé à toute allure sur la Promenade des Anglais, tuait 86 personnes et blessait des centaines d’autres. À Nice, cette ble…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Le soir du 14 juillet 2016, alors que des milliers de personnes sont venues assister aux feux d'artifice, un camion de 19 tonnes, lancé à toute allure sur la Promenade des Anglais, tuait 86 personnes et blessait des centaines d’autres. À Nice, cette blessure ne se refermera sans doute jamais. Notre correspondante Eliza Amouret est allée à la rencontre de Thierry Vimal qui a perdu sa fille de 12 ans et de Célia Viale qui a perdu sa maman dans l’attentat. Tous deux artistes, ils racontent comment cet attentat a bouleversé leur vie.
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_14-07-26_Nice_10_ans_temoignages_de_proches_de_victimes.mp3?guid=9c5adb20-7eeb-11f1-82e6-692cb40fe688&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:03:31</itunes:duration><guid isPermaLink="false">9c5adb20-7eeb-11f1-82e6-692cb40fe688</guid><pubDate>Tue, 14 Jul 2026 00:07:03 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>Attentat de Nice,Terrorisme</itunes:keywords></item><item><title>La base aérienne d'Évreux, en Normandie, se prépare au défilé aérien du 14-Juillet</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260712-la-base-a%C3%A9rienne-d-%C3%A9vreux-en-normandie-se-pr%C3%A9pare-au-d%C3%A9fil%C3%A9-a%C3%A9rien-du-14-juillet?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>Comme chaque année pour la fête nationale du 14-Juillet, l'armée va « montrer ses muscles », et plus particulièrement cette année compte tenu des tensions géopolitiques. Les spectateurs pourront assister au défilé au pas sur les Champs-Élysées et à une parade aérienne au-dessus de la capitale. Ces manœuvres, complexes, demandent beaucoup de préparation.</p> <p>RFI a embarqué dans un avion de transport de troupe, avec un décollage depuis la base d'Évreux, en Normandie, dans l'ouest de la France, pour un entraînement à la parade du 14-Juillet.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260709-france-les-canicules-à-répétition-relancent-le-débat-sur-l-accès-à-l-eau-pour-l-agriculture" class="a-read-more__link">France: les canicules à répétition relancent le débat sur l'accès à l'eau pour l'agriculture</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année pour la fête nationale du 14-Juillet, l'armée va « montrer ses muscles », et plus particulièrement cette année compte tenu des tensions géopolitiques. Les spectateurs pourront assister au défilé au pas sur les Champs-Élysées et à une parade aérienne au-dessus de la capitale. Ces manœuvres, complexes, demandent beaucoup de préparation.</p> <p>RFI a embarqué dans un avion de transport de troupe, avec un décollage depuis la base d'Évreux, en Normandie, dans l'ouest de la France, pour un entraînement à la parade du 14-Juillet.</p>  <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260709-france-les-canicules-à-répétition-relancent-le-débat-sur-l-accès-à-l-eau-pour-l-agriculture" class="a-read-more__link">France: les canicules à répétition relancent le débat sur l'accès à l'eau pour l'agriculture</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Comme chaque année pour la fête nationale du 14-Juillet, l'armée va « montrer ses muscles », et plus particulièrement cette année compte tenu des tensions géopolitiques. Les spectateurs pourront assister au défilé au pas sur les Champs-Élysées et à une …</itunes:subtitle><itunes:summary>
Comme chaque année pour la fête nationale du 14-Juillet, l'armée va « montrer ses muscles », et plus particulièrement cette année compte tenu des tensions géopolitiques. Les spectateurs pourront assister au défilé au pas sur les Champs-Élysées et à une parade aérienne au-dessus de la capitale. Ces manœuvres, complexes, demandent beaucoup de préparation.
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_13_07_Preparatifs_defile_aerien_du_14_juillet.mp3?guid=cab51f1e-7e12-11f1-9792-dfc71baa5506&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:02:33</itunes:duration><guid isPermaLink="false">cab51f1e-7e12-11f1-9792-dfc71baa5506</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:03:04 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>Culture,Défense</itunes:keywords></item><item><title>France: les canicules à répétition relancent le débat sur l'accès à l'eau pour l'agriculture</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260709-france-les-canicules-%C3%A0-r%C3%A9p%C3%A9tition-relancent-le-d%C3%A9bat-sur-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-eau-pour-l-agriculture?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>La France connaît actuellement son troisième épisode de canicule depuis la fin mai. Particulièrement touché, l’ouest de l’hexagone, où le thermomètre a encore tutoyé les 40 degrés cette semaine, à Bordeaux, Agen ou encore Angoulême. Ce nouvel épisode caniculaire s’accompagne d’une absence de pluie. Des températures qui mettent les corps à rude épreuve, mais aussi les cultures. Les agriculteurs souffrent et réclament des mesures d’urgence pour sauver les récoltes, notamment des dérogations dans l’accès à l’eau. </p> <p>« <em>Voici des plants de maïs semés début avril, qui arrivent péniblement à un stade de floraison. Certains sont déjà en train de dépérir. Une récolte sans doute quasi nulle, je pense.</em> » Bertrand Feugnet se désespère. Pas une goutte de pluie à l’horizon en <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong> depuis des semaines. Des températures supérieures de plus de 10 degrés aux normales dans la région. « <em>On a un déficit hydrique qui est colossal. Je pense que la culture du maïs va devenir très compliquée. Il faudrait arriver à développer l'irrigation par des stockages d'eau. On n'a pas d'autres solutions. Cela veut dire stocker l'eau en hiver et pouvoir l'épandre l'été</em> », détaille-t-il.</p> <p>La question du stockage de l’eau revient avec insistance dans la bouche de cet éleveur, viticulteur et céréalier à la tête d’une exploitation familiale. Affilié à la FNSEA, le principal syndicat agricole français, il ne comprend pas certaines réticences au nom de la protection de l’environnement : « <em>On dit qu'il n'y a pas d'autres solutions. C'est ce qu'ils ont fait dans les pays du Sud, en <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/espagne/" class="gtm-add-suggested-tag">Espagne</a></strong>, au <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/portugal/" class="gtm-add-suggested-tag">Portugal</a></strong>, au <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/" class="gtm-add-suggested-tag">Maroc</a></strong>. Pour nourrir les animaux, nourrir les gens, il nous faut de l'eau. On ne peut pas faire autrement. Coïncidence ? Vous avez en face de vous une réserve d'eau collinaire qui a été créée dans les années 2000. C'était un pionnier à l'époque. Elle s'est remplie tout doucement l'hiver et il a son eau pour l'été. Il arrive à cultiver du maïs. On les aperçoit au loin, là-bas.</em> »</p> <p>Actuellement en discussion au Parlement, le projet de loi d’urgence agricole vise à répondre à la colère du secteur. Un volet prévoit de faciliter la construction d'ouvrages de stockage, y compris en zones humides, zones clés pour la biodiversité. Une perspective qui inquiète Jean-Pierre Georges, référent eau pour la Nouvelle-Aquitaine chez France Nature Environnement. Il appelle à faire des choix et à entamer une véritable transition agricole : « <em>Ce stockage d'eau doit répondre à des priorités. Le maraîchage, l'élevage, l'agriculture biologique. Il faut que l'on arrive à se passer des grandes cultures, à un moment donné, parce qu'on n'aura pas assez d'eau pour répondre à ces besoins. Il y a de nouvelles cultures qu'il faut envisager aussi. Il faut réfléchir. On a fait disparaître les haies en disant que c'était de la contrainte en plus. Mais c'est ce qui permet de maintenir une certaine qualité du sol. Actuellement, le sol est drainé pour que l'eau parte le plus rapidement possible et l'été, on voudrait refaire venir l'eau. Le mieux serait de la conserver dès le départ.</em> »</p> <p>Conserver l’eau, la ramener en terre, c’est le pari qu’a fait Éric Germond il y a 30 ans. Paysan bio et éleveur de vaches limousines dans le nord-est de la Charente, il a abandonné le modèle intensif, arrêté le maïs et recréé un écosystème riche en eau sur son exploitation. « <em>Aujourd'hui, on sait très bien que s'il n'y a plus d'arbres, demain, il n'y a plus d'humanité. J'ai commencé à planter mes arbres les premiers. Ils ont 30 ans. Ils font de l'ombre et stockent de l'eau. Par contre, les zones où il n'y a plus de bocages, demain ce seront des déserts. Dans nos modèles, on retient l'eau dans le sol. Après, la quantité d'eau suffisante n'est pas là, donc il y aura sûrement d'autres adaptations à prévoir. Je ne sais pas lesquelles, mais l'agroforesterie en fait partie</em> », estime-t-il.</p> <p>Selon l'Office français de la biodiversité, depuis 1950, 70 % des haies ont disparu des bocages français au profit de la céréaliculture intensive. Plus que jamais, la question du partage des ressources en eau se heurte à la question centrale du modèle agricole et de son adaptation pour faire face au réchauffement climatique.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20260708-l-aquaculture-est-elle-une-solution-durable" class="a-read-more__link">L'aquaculture est-elle une solution durable?</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>La France connaît actuellement son troisième épisode de canicule depuis la fin mai. Particulièrement touché, l’ouest de l’hexagone, où le thermomètre a encore tutoyé les 40 degrés cette semaine, à Bordeaux, Agen ou encore Angoulême. Ce nouvel épisode caniculaire s’accompagne d’une absence de pluie. Des températures qui mettent les corps à rude épreuve, mais aussi les cultures. Les agriculteurs souffrent et réclament des mesures d’urgence pour sauver les récoltes, notamment des dérogations dans l’accès à l’eau. </p> <p>« <em>Voici des plants de maïs semés début avril, qui arrivent péniblement à un stade de floraison. Certains sont déjà en train de dépérir. Une récolte sans doute quasi nulle, je pense.</em> » Bertrand Feugnet se désespère. Pas une goutte de pluie à l’horizon en <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong> depuis des semaines. Des températures supérieures de plus de 10 degrés aux normales dans la région. « <em>On a un déficit hydrique qui est colossal. Je pense que la culture du maïs va devenir très compliquée. Il faudrait arriver à développer l'irrigation par des stockages d'eau. On n'a pas d'autres solutions. Cela veut dire stocker l'eau en hiver et pouvoir l'épandre l'été</em> », détaille-t-il.</p> <p>La question du stockage de l’eau revient avec insistance dans la bouche de cet éleveur, viticulteur et céréalier à la tête d’une exploitation familiale. Affilié à la FNSEA, le principal syndicat agricole français, il ne comprend pas certaines réticences au nom de la protection de l’environnement : « <em>On dit qu'il n'y a pas d'autres solutions. C'est ce qu'ils ont fait dans les pays du Sud, en <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/espagne/" class="gtm-add-suggested-tag">Espagne</a></strong>, au <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/portugal/" class="gtm-add-suggested-tag">Portugal</a></strong>, au <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/" class="gtm-add-suggested-tag">Maroc</a></strong>. Pour nourrir les animaux, nourrir les gens, il nous faut de l'eau. On ne peut pas faire autrement. Coïncidence ? Vous avez en face de vous une réserve d'eau collinaire qui a été créée dans les années 2000. C'était un pionnier à l'époque. Elle s'est remplie tout doucement l'hiver et il a son eau pour l'été. Il arrive à cultiver du maïs. On les aperçoit au loin, là-bas.</em> »</p> <p>Actuellement en discussion au Parlement, le projet de loi d’urgence agricole vise à répondre à la colère du secteur. Un volet prévoit de faciliter la construction d'ouvrages de stockage, y compris en zones humides, zones clés pour la biodiversité. Une perspective qui inquiète Jean-Pierre Georges, référent eau pour la Nouvelle-Aquitaine chez France Nature Environnement. Il appelle à faire des choix et à entamer une véritable transition agricole : « <em>Ce stockage d'eau doit répondre à des priorités. Le maraîchage, l'élevage, l'agriculture biologique. Il faut que l'on arrive à se passer des grandes cultures, à un moment donné, parce qu'on n'aura pas assez d'eau pour répondre à ces besoins. Il y a de nouvelles cultures qu'il faut envisager aussi. Il faut réfléchir. On a fait disparaître les haies en disant que c'était de la contrainte en plus. Mais c'est ce qui permet de maintenir une certaine qualité du sol. Actuellement, le sol est drainé pour que l'eau parte le plus rapidement possible et l'été, on voudrait refaire venir l'eau. Le mieux serait de la conserver dès le départ.</em> »</p> <p>Conserver l’eau, la ramener en terre, c’est le pari qu’a fait Éric Germond il y a 30 ans. Paysan bio et éleveur de vaches limousines dans le nord-est de la Charente, il a abandonné le modèle intensif, arrêté le maïs et recréé un écosystème riche en eau sur son exploitation. « <em>Aujourd'hui, on sait très bien que s'il n'y a plus d'arbres, demain, il n'y a plus d'humanité. J'ai commencé à planter mes arbres les premiers. Ils ont 30 ans. Ils font de l'ombre et stockent de l'eau. Par contre, les zones où il n'y a plus de bocages, demain ce seront des déserts. Dans nos modèles, on retient l'eau dans le sol. Après, la quantité d'eau suffisante n'est pas là, donc il y aura sûrement d'autres adaptations à prévoir. Je ne sais pas lesquelles, mais l'agroforesterie en fait partie</em> », estime-t-il.</p> <p>Selon l'Office français de la biodiversité, depuis 1950, 70 % des haies ont disparu des bocages français au profit de la céréaliculture intensive. Plus que jamais, la question du partage des ressources en eau se heurte à la question centrale du modèle agricole et de son adaptation pour faire face au réchauffement climatique.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20260708-l-aquaculture-est-elle-une-solution-durable" class="a-read-more__link">L'aquaculture est-elle une solution durable?</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
La France connaît actuellement son troisième épisode de canicule depuis la fin mai. Particulièrement touché, l’ouest de l’hexagone, où le thermomètre a encore tutoyé les 40 degrés cette semaine, à Bordeaux, Agen ou encore Angoulême. Ce nouvel épisode ca…</itunes:subtitle><itunes:summary>
La France connaît actuellement son troisième épisode de canicule depuis la fin mai. Particulièrement touché, l’ouest de l’hexagone, où le thermomètre a encore tutoyé les 40 degrés cette semaine, à Bordeaux, Agen ou encore Angoulême. Ce nouvel épisode caniculaire s’accompagne d’une absence de pluie. Des températures qui mettent les corps à rude épreuve, mais aussi les cultures. Les agriculteurs souffrent et réclament des mesures d’urgence pour sauver les récoltes, notamment des dérogations dans l’accès à l’eau. 
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Les violences sexistes et sexuelles pendant les compétitions de football n'arrivent pas que dans les bars. Durant ces périodes de compétitions sportives, les violences conjugales grimpent aussi en flèche. Une étude publiée en 2014 par l'université de La…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Les violences sexistes et sexuelles pendant les compétitions de football n'arrivent pas que dans les bars. Durant ces périodes de compétitions sportives, les violences conjugales grimpent aussi en flèche. Une étude publiée en 2014 par l'université de Lancaster, qui s'était penchée sur les signalements collectés dans le nord-ouest de l'Angleterre lors des Coupes du monde de 2002, 2006 et 2010, montrait une hausse des violences conjugales les soirs de match de la sélection anglaise : de 38% en cas de défaite et de 26 % en cas de victoire ou de match nul. Plusieurs campagnes de prévention ont été mises en place cette année pour sensibiliser à ce phénomène.
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_2_2_09-07-26_pap_foot_et_violences_conjugales.mp3?guid=7058342a-7ae3-11f1-9147-81629d82ecc1&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:00:43</itunes:duration><guid isPermaLink="false">7058342a-7ae3-11f1-9147-81629d82ecc1</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 00:05:12 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>France,Football,Coupe du monde 2026,Droits des femmes</itunes:keywords></item><item><title>Coupe du monde: dans les bars, des dispositifs pour protéger les supportrices [1/2]</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260707-coupe-du-monde-dans-les-bars-des-dispositifs-pour-prot%C3%A9ger-les-supportrices?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>La Coupe du monde de football bat son plein et les matchs s'enchaînent. Si les premiers matchs de la France ont attiré plus de 4 millions de téléspectateurs, ils ont aussi augmenté les chiffres d'affaires des bars et brasseries de 20%, signe d'une forte affluence. Pour limiter les violences sexistes et sexuelles lors de ces évènements, l'association « Her Game Too » (« son match à elle aussi ») propose aux bars des dispositifs de signalement et de prévention des agressions. En France, 43 établissements sont partenaires de l'association dans une douzaine de villes. Il y en a à Paris comme au Supercoin, dans le nord de la capitale où la terrasse du bar était plutôt mixte lors de la rencontre France-Suède.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invité-international/20260704-la-question-des-violences-sexuelles-une-problématique-dont-toute-la-société-doit-s-emparer-les-hommes-aussi" class="a-read-more__link">La question des violences sexuelles, «une problématique dont toute la société doit s'emparer, les hommes aussi»</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Coupe du monde de football bat son plein et les matchs s'enchaînent. Si les premiers matchs de la France ont attiré plus de 4 millions de téléspectateurs, ils ont aussi augmenté les chiffres d'affaires des bars et brasseries de 20%, signe d'une forte affluence. Pour limiter les violences sexistes et sexuelles lors de ces évènements, l'association « Her Game Too » (« son match à elle aussi ») propose aux bars des dispositifs de signalement et de prévention des agressions. En France, 43 établissements sont partenaires de l'association dans une douzaine de villes. Il y en a à Paris comme au Supercoin, dans le nord de la capitale où la terrasse du bar était plutôt mixte lors de la rencontre France-Suède.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invité-international/20260704-la-question-des-violences-sexuelles-une-problématique-dont-toute-la-société-doit-s-emparer-les-hommes-aussi" class="a-read-more__link">La question des violences sexuelles, «une problématique dont toute la société doit s'emparer, les hommes aussi»</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
La Coupe du monde de football bat son plein et les matchs s'enchaînent. Si les premiers matchs de la France ont attiré plus de 4 millions de téléspectateurs, ils ont aussi augmenté les chiffres d'affaires des bars et brasseries de 20%, signe d'une forte…</itunes:subtitle><itunes:summary>
La Coupe du monde de football bat son plein et les matchs s'enchaînent. Si les premiers matchs de la France ont attiré plus de 4 millions de téléspectateurs, ils ont aussi augmenté les chiffres d'affaires des bars et brasseries de 20%, signe d'une forte affluence. Pour limiter les violences sexistes et sexuelles lors de ces évènements, l'association « Her Game Too » (« son match à elle aussi ») propose aux bars des dispositifs de signalement et de prévention des agressions. En France, 43 établissements sont partenaires de l'association dans une douzaine de villes. Il y en a à Paris comme au Supercoin, dans le nord de la capitale où la terrasse du bar était plutôt mixte lors de la rencontre France-Suède.
</itunes:summary><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/pfx/b035a7c4-de15-11ef-9e7b-cfc4fb0c91f4/aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202607/REP_FRA_08-07-26_Lutte_contre_les_VSS_durant_les_matchs_de_football.mp3?guid=14b203dc-7a41-11f1-9584-e99676536b4e&amp;source=GJlXzGgqHj" type="audio/mpeg" length="0"/><itunes:duration>00:02:39</itunes:duration><guid isPermaLink="false">14b203dc-7a41-11f1-9584-e99676536b4e</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2026 00:01:52 +0200</pubDate><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:keywords>France</itunes:keywords></item><item><title>Le 119, le centre d'appel d'«Allo, enfance en danger»</title><category/><link>https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260706-le-119-le-centre-d-appel-d-allo-enfance-en-danger?GJlXzGgqHj</link><description><![CDATA[<p>À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semaines, ces violences sont au cœur de l'actualité française, dans le sillage de l'affaire Lyhanna – cette collégienne de 11 ans violée et assassinée fin mai – et des nombreux scandales pédocriminels au sein du périscolaire parisien. En France, des dispositifs existent pourtant pour alerter les autorités sur des enfants en danger, comme le numéro d'urgence 119.</p> <p>Un <em>open space</em>, dix professionnels équipés d'un micro-casque et deux pré-écoutants. C'est ici qu'arrivent les 700 appels quotidiens passés au 119 dans toute la France.</p> <p>« <em>Si vous appelez pour un mineur en danger, vous pouvez parler à un professionnel de la protection de l'enfance. Si vous ne parlez pas, je vais devoir raccrocher, au revoir.</em> » À la pré-écoute, Landry filtre les appels : il évite les appels « muets » comme celui-ci. Il vérifie aussi la pertinence des appels. S'ils concernent plutôt des violences conjugales, il réoriente vers le 39 19, si l'enfant est en danger grave vers la police ou le Samu. « <em>Je comprends, madame, l’objet de votre appel. Alors, vous êtes actuellement à l'accueil du 119, je vais devoir vous mettre en relation avec un de nos professionnels de l'enfance pour que vous puissiez expliquer votre situation. Alors actuellement, il y a de l'attente, il faudrait que vous nous rappeliez d'ici 16h, 16h30</em>. »</p> <p>Environ 80 appels sont traités chaque jour, les centaines d'autres sont invités à rappeler sauf si l'appel est passé par un mineur, là, il est directement envoyé vers les professionnels, comme Jean-Pierre : « <em>Salut Landry, ça va ? Okay, une dame, pas de problème, c'est bon, j'ai le numéro, merci beaucoup</em>. » Jean-Pierre a fait des études d'éducateur spécialisé en Angleterre, il travaillait pour l'équivalent britannique du 119.</p> <p>« <em>Allô, oui, bonjour, vous m'entendez ? Du coup, vous avez des inquiétudes concernant la sécurité d'un enfant, c'est ça ?</em> »</p> <p>Un quart des appels pris en charge proviennent de mineurs. Le reste est passé par des adultes : parents, voisins, professeurs qui s'inquiètent pour un enfant. C'était le cas, ici, Jean-Pierre discutait avec une mère inquiète face à son enfant un peu turbulent : « <em>En soi, c'est un appel assez léger, plutôt simple à gérer, dans le sens où ça ne relève pas de la protection de l'enfance, c'est une situation, on va dire, qui peut se gérer en interne par la famille</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À écouter aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20150819-france-119-allo-enfance-danger-maltraitance-droits" class="a-read-more__link">Le 119 Allô, enfance en danger</a></p> <h2>La Crip, relais de la protection de l’enfance</h2> <p>Une partie du travail des écoutants consiste à soutenir, conseiller, écouter et rediriger vers des professionnels. Mais quatre fois sur cinq, ils doivent aussi contacter la Crip : « <em>C'est la Cellule de recueil des informations préoccupantes, il y en a une par département.</em> »<em> </em>Joséphine vient tout juste d'envoyer un nouveau rapport à la cellule : « <em>On alerte quand on a évalué des risques de danger ou des dangers pour des mineurs : ça peut être des négligences, des violences psychologiques, des violences physiques, des comportements de mise en danger pour les mineurs. Par là, on entend des fugues, ça peut être aussi des mineurs qui expriment des idées suicidaires, qui ne vont pas bien, qui expriment leur mal-être, qui se scarifient… Voilà, ça va être tous ces dangers-là que l'on va évaluer, que l'on va rechercher aussi, et puis il y en a beaucoup d'autres, ce n’est pas que ça, c'est les grandes lignes.</em> »</p> <p>En France, entre 10 % et 15 % des informations préoccupantes sont remontées par le 119 : « <em>Donc, on leur transmet, on les informe de la situation. Et, en fait, la Crip, elle va évaluer notre écrit, notre évaluation, et prendre une décision : soit il n'y a pas de suite à donner, soit il faut une enquête sociale, ils rencontrent les familles, soit ils estiment que c'est de l'ordre des compétences judiciaires et ils font un signalement</em>. »</p> <h2>Le chat, une porte d’entrée discrète pour les jeunes</h2> <p>Le 119 a également mis en place un « chat ». Chaque jour, deux écoutants répondent aux jeunes de moins de 21 ans. Julie travaille au 119 depuis presque 20 ans, c'est elle qui s'occupe du chat aujourd'hui : « <em>Dès 15 heures, on est sollicité et on a plusieurs chats en même temps.</em> »</p> <p>Pendant le Covid-19, les appels ont bondi. Enfermés avec leurs proches, beaucoup de jeunes se sont retrouvés en danger : « <em>Le chat a été pensé et créé au moment du confinement pour permettre aux mineurs de nous solliciter sans se faire prendre par leurs parents, notamment dans des logements exigus. Ça permet aussi de nous solliciter quand on n’a pas de tel, on peut chatter à partir de l’ordinateur ou de la tablette de l'école</em>. »</p> <p>De nouveaux écoutants devraient renforcer les équipes du 119, moins d'une dizaine de temps pleins en plus, pas assez pour répondre aux besoins intarissables.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semaines, ces violences sont au cœur de l'actualité française, dans le sillage de l'affaire Lyhanna – cette collégienne de 11 ans violée et assassinée fin mai – et des nombreux scandales pédocriminels au sein du périscolaire parisien. En France, des dispositifs existent pourtant pour alerter les autorités sur des enfants en danger, comme le numéro d'urgence 119.</p> <p>Un <em>open space</em>, dix professionnels équipés d'un micro-casque et deux pré-écoutants. C'est ici qu'arrivent les 700 appels quotidiens passés au 119 dans toute la France.</p> <p>« <em>Si vous appelez pour un mineur en danger, vous pouvez parler à un professionnel de la protection de l'enfance. Si vous ne parlez pas, je vais devoir raccrocher, au revoir.</em> » À la pré-écoute, Landry filtre les appels : il évite les appels « muets » comme celui-ci. Il vérifie aussi la pertinence des appels. S'ils concernent plutôt des violences conjugales, il réoriente vers le 39 19, si l'enfant est en danger grave vers la police ou le Samu. « <em>Je comprends, madame, l’objet de votre appel. Alors, vous êtes actuellement à l'accueil du 119, je vais devoir vous mettre en relation avec un de nos professionnels de l'enfance pour que vous puissiez expliquer votre situation. Alors actuellement, il y a de l'attente, il faudrait que vous nous rappeliez d'ici 16h, 16h30</em>. »</p> <p>Environ 80 appels sont traités chaque jour, les centaines d'autres sont invités à rappeler sauf si l'appel est passé par un mineur, là, il est directement envoyé vers les professionnels, comme Jean-Pierre : « <em>Salut Landry, ça va ? Okay, une dame, pas de problème, c'est bon, j'ai le numéro, merci beaucoup</em>. » Jean-Pierre a fait des études d'éducateur spécialisé en Angleterre, il travaillait pour l'équivalent britannique du 119.</p> <p>« <em>Allô, oui, bonjour, vous m'entendez ? Du coup, vous avez des inquiétudes concernant la sécurité d'un enfant, c'est ça ?</em> »</p> <p>Un quart des appels pris en charge proviennent de mineurs. Le reste est passé par des adultes : parents, voisins, professeurs qui s'inquiètent pour un enfant. C'était le cas, ici, Jean-Pierre discutait avec une mère inquiète face à son enfant un peu turbulent : « <em>En soi, c'est un appel assez léger, plutôt simple à gérer, dans le sens où ça ne relève pas de la protection de l'enfance, c'est une situation, on va dire, qui peut se gérer en interne par la famille</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À écouter aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20150819-france-119-allo-enfance-danger-maltraitance-droits" class="a-read-more__link">Le 119 Allô, enfance en danger</a></p> <h2>La Crip, relais de la protection de l’enfance</h2> <p>Une partie du travail des écoutants consiste à soutenir, conseiller, écouter et rediriger vers des professionnels. Mais quatre fois sur cinq, ils doivent aussi contacter la Crip : « <em>C'est la Cellule de recueil des informations préoccupantes, il y en a une par département.</em> »<em> </em>Joséphine vient tout juste d'envoyer un nouveau rapport à la cellule : « <em>On alerte quand on a évalué des risques de danger ou des dangers pour des mineurs : ça peut être des négligences, des violences psychologiques, des violences physiques, des comportements de mise en danger pour les mineurs. Par là, on entend des fugues, ça peut être aussi des mineurs qui expriment des idées suicidaires, qui ne vont pas bien, qui expriment leur mal-être, qui se scarifient… Voilà, ça va être tous ces dangers-là que l'on va évaluer, que l'on va rechercher aussi, et puis il y en a beaucoup d'autres, ce n’est pas que ça, c'est les grandes lignes.</em> »</p> <p>En France, entre 10 % et 15 % des informations préoccupantes sont remontées par le 119 : « <em>Donc, on leur transmet, on les informe de la situation. Et, en fait, la Crip, elle va évaluer notre écrit, notre évaluation, et prendre une décision : soit il n'y a pas de suite à donner, soit il faut une enquête sociale, ils rencontrent les familles, soit ils estiment que c'est de l'ordre des compétences judiciaires et ils font un signalement</em>. »</p> <h2>Le chat, une porte d’entrée discrète pour les jeunes</h2> <p>Le 119 a également mis en place un « chat ». Chaque jour, deux écoutants répondent aux jeunes de moins de 21 ans. Julie travaille au 119 depuis presque 20 ans, c'est elle qui s'occupe du chat aujourd'hui : « <em>Dès 15 heures, on est sollicité et on a plusieurs chats en même temps.</em> »</p> <p>Pendant le Covid-19, les appels ont bondi. Enfermés avec leurs proches, beaucoup de jeunes se sont retrouvés en danger : « <em>Le chat a été pensé et créé au moment du confinement pour permettre aux mineurs de nous solliciter sans se faire prendre par leurs parents, notamment dans des logements exigus. Ça permet aussi de nous solliciter quand on n’a pas de tel, on peut chatter à partir de l’ordinateur ou de la tablette de l'école</em>. »</p> <p>De nouveaux écoutants devraient renforcer les équipes du 119, moins d'une dizaine de temps pleins en plus, pas assez pour répondre aux besoins intarissables.</p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semain…</itunes:subtitle><itunes:summary>
À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semaines, ces violences sont au cœur de l'actualité française, dans le sillage de l'affaire Lyhanna – cette collégienne de 11 ans violée et assassinée fin mai – et des nombreux scandales pédocriminels au sein du périscolaire parisien. En France, des dispositifs existent pourtant pour alerter les autorités sur des enfants en danger, comme le numéro d'urgence 119.
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Ce lundi 6 juillet, l'Assemblée nationale française se penche sur le projet de loi Ripost, l'un des deux textes en débat en ce moment au Parlement, qui pourrait renforcer la pénalisation des free parties. Les événements de ce mouvement techno clandestin…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Ce lundi 6 juillet, l'Assemblée nationale française se penche sur le projet de loi Ripost, l'un des deux textes en débat en ce moment au Parlement, qui pourrait renforcer la pénalisation des free parties. Les événements de ce mouvement techno clandestin rassemblent parfois des milliers de personnes illégalement. C'est un gage de liberté, scandent les organisateurs ; c'est une source de nuisance et de dégradation, dénoncent les détracteurs.
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En cette veille de Tour de France, qui se déroule traditionnellement en juillet, une question se pose : face au dérèglement climatique, cette compétition sera-t-elle condamnée par la multiplication des vagues de chaleur ? En mars dernier, un programme e…</itunes:subtitle><itunes:summary>
En cette veille de Tour de France, qui se déroule traditionnellement en juillet, une question se pose : face au dérèglement climatique, cette compétition sera-t-elle condamnée par la multiplication des vagues de chaleur ? En mars dernier, un programme européen d’études des points de bascule climatiques soulignait que les activités physiques intenses pratiquées l’été allaient devenir risquées dans les années à venir, au point de faire annuler des épreuves sportives comme le Tour de France, pour éviter de mettre en danger la santé des coureurs mais aussi des spectateurs. Le réchauffement climatique fait déjà partie du quotidien des cyclistes, professionnels comme amateurs. Plusieurs générations de coureurs, membres du Paris cycliste olympique, témoignent.
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Et la chaleur est encore plus intenable dans les villes bétonnées et bitumées. Pour se protéger, des solutions existent, notamment planter des arbres. </p> <p>En plein centre-ville de Nantes, à l'ouest de la <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/"><strong>France</strong></a>, un vaste chantier est en cours, place Gloriette Petite Hollande. « <em>Ici, à la base, c'était un grand parking. Quatre hectares vont être débitumés. Au milieu, on voit les premières plantations qui ont été faites </em>», déclare Delphine Bonamy, vice-présidente en charge de la biodiversité à la métropole de Nantes. À terme, 650 arbres doivent être plantés, dit-elle. </p> <p>Il y a deux ans, la métropole a signé une « charte des arbres », qui s'inspire de la règle d'urbanisme du 3-30-300. Delphine Bonamy Bonamy explique ce que cela signifie : « <em>Voir trois arbres de sa fenêtre, vivre dans un quartier où il y a 30</em> <em>% de surface arborée, et se trouver à 300 mètres d'un espace vert</em> ». </p> <p>Les bienfaits de cette règle sont prouvés scientifiquement. Quand elle est mise en place, la santé des habitants est améliorée. Les arbres apaisent, réduisent le stress, dépolluent l'air et le sol. Et ils ont aussi la capacité de rafraîchir l'air ambiant. Cela alors que Météo France estime que les vagues de chaleur pourraient durer jusqu’à deux mois en continu dans le pays, d'ici quelques dizaines d'années.</p> <p>En pleine canicule, Thomas Brail, fondateur du <a target="_blank" href="https://gnsafrance.org/groupe-national-surveillance-des-arbres/organisation-du-gnsa/thomas-brail/"><strong>Groupe national de surveillance des arbres,</strong></a> le démontre avec un simple thermomètre : « <em>On va faire une prise de température sur le bitume qui a pris le soleil toute la journée. On est à 56,6°C. Vous voyez, on ne peut même pas y rester. Le rayonnement solaire est tellement fort ! </em>»</p> <p>À quelques mètres à peine, dans un parc, il fait deux fois moins chaud. « <em>On est à 26,8°C au pied d'un arbre. Ça n'a pas été débroussaillé dessous, si on met le thermomètre ici, on se retrouve avec une température très basse</em> », poursuit le militant, qui alerte sans relâche les responsables politiques.</p> <p>« <em>On a besoin des arbres, ce sont des climatiseurs naturels. Le moindre mètre carré que l'on peut utiliser pour planter du végétal, il faut le faire !</em> », affirme-t-il. </p> <p>Car les arbres ne font pas seulement de l'ombre, ils transpirent. Un chêne peut ainsi dégager 1 000 litres d'eau par jour : c'est de cette humidité que vient leur effet climatisant.</p> <p>L'ennui, c'est qu'ils souffrent aussi des canicules. En cas de fortes chaleurs, le sol s'assèche. Les arbres n'arrivent alors plus à puiser assez d'eau, ils risquent de mourir, et leur pouvoir rafraîchissant s'arrête. Il faut donc choisir avec attention les arbres à planter, explique Manuel Nicolas, en charge du suivi à long terme des arbres à l'<a target="_blank" href="https://www.onf.fr/"><strong>Office national des forêts</strong></a> : « <em>Il y a des espèces qui sont très bien adaptées pour supporter des grandes chaleurs, et des sécheresses importantes, notamment des espèces méditerranéennes. Et d'autres qui le sont moins</em> ».</p> <p>Il est également important de diversifier les espèces en prévision du climat futur. «<em> Il y a encore des arbres qui pourront supporter 50 °C avec suffisamment d'eau, mais on n'est pas à l'abri non plus que certains arbres commencent à avoir d'autres problèmes physiologiques, liés à la chaleur elle-même, qu'on ne connait pas forcément d'emblée. Parce qu'on entre dans des conditions climatiques qui sont inédites. On a des records de températures qui sont battus au fur et à mesure et on ne connaît pas forcément les capacités des arbres à supporter des extrêmes qu'on n'a jamais vus par le passé. Il faut plutôt privilégier un mélange d'essences, différentes espèces, dans l'idée que de cette diversité, on ait une chance que certains choix, certaines options s'en tirent correctement, jusque dans 100</em> <em>ans. Pour le dire trivialement, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier </em>», préconise Manuel Nicolas.</p> <p>Les arbres restent de précieux alliés face aux canicules. Pourtant, malgré quelques politiques de végétalisation dans plusieurs villes de France, comme à Nantes, Paris ou Toulouse, ils sont encore trop souvent perçus comme des obstacles en ville. Ils gênent la construction de nouveaux bâtiments et de routes. En France, 25 000 hectares sont ainsi bétonnés chaque année.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260629-forêts-la-france-est-elle-en-train-de-sacrifier-son-principal-allié-contre-le-réchauffement-climatique" class="a-read-more__link">Forêts: la France est-elle en train de sacrifier son principal allié contre le réchauffement climatique?</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après deux canicules exceptionnelles par leur intensité et leur précocité, les prévisionnistes météo annoncent à nouveau des températures très élevées dans les jours qui viennent en Europe de l'Ouest. Et la chaleur est encore plus intenable dans les villes bétonnées et bitumées. Pour se protéger, des solutions existent, notamment planter des arbres. </p> <p>En plein centre-ville de Nantes, à l'ouest de la <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/"><strong>France</strong></a>, un vaste chantier est en cours, place Gloriette Petite Hollande. « <em>Ici, à la base, c'était un grand parking. Quatre hectares vont être débitumés. Au milieu, on voit les premières plantations qui ont été faites </em>», déclare Delphine Bonamy, vice-présidente en charge de la biodiversité à la métropole de Nantes. À terme, 650 arbres doivent être plantés, dit-elle. </p> <p>Il y a deux ans, la métropole a signé une « charte des arbres », qui s'inspire de la règle d'urbanisme du 3-30-300. Delphine Bonamy Bonamy explique ce que cela signifie : « <em>Voir trois arbres de sa fenêtre, vivre dans un quartier où il y a 30</em> <em>% de surface arborée, et se trouver à 300 mètres d'un espace vert</em> ». </p> <p>Les bienfaits de cette règle sont prouvés scientifiquement. Quand elle est mise en place, la santé des habitants est améliorée. Les arbres apaisent, réduisent le stress, dépolluent l'air et le sol. Et ils ont aussi la capacité de rafraîchir l'air ambiant. Cela alors que Météo France estime que les vagues de chaleur pourraient durer jusqu’à deux mois en continu dans le pays, d'ici quelques dizaines d'années.</p> <p>En pleine canicule, Thomas Brail, fondateur du <a target="_blank" href="https://gnsafrance.org/groupe-national-surveillance-des-arbres/organisation-du-gnsa/thomas-brail/"><strong>Groupe national de surveillance des arbres,</strong></a> le démontre avec un simple thermomètre : « <em>On va faire une prise de température sur le bitume qui a pris le soleil toute la journée. On est à 56,6°C. Vous voyez, on ne peut même pas y rester. Le rayonnement solaire est tellement fort ! </em>»</p> <p>À quelques mètres à peine, dans un parc, il fait deux fois moins chaud. « <em>On est à 26,8°C au pied d'un arbre. Ça n'a pas été débroussaillé dessous, si on met le thermomètre ici, on se retrouve avec une température très basse</em> », poursuit le militant, qui alerte sans relâche les responsables politiques.</p> <p>« <em>On a besoin des arbres, ce sont des climatiseurs naturels. Le moindre mètre carré que l'on peut utiliser pour planter du végétal, il faut le faire !</em> », affirme-t-il. </p> <p>Car les arbres ne font pas seulement de l'ombre, ils transpirent. Un chêne peut ainsi dégager 1 000 litres d'eau par jour : c'est de cette humidité que vient leur effet climatisant.</p> <p>L'ennui, c'est qu'ils souffrent aussi des canicules. En cas de fortes chaleurs, le sol s'assèche. Les arbres n'arrivent alors plus à puiser assez d'eau, ils risquent de mourir, et leur pouvoir rafraîchissant s'arrête. Il faut donc choisir avec attention les arbres à planter, explique Manuel Nicolas, en charge du suivi à long terme des arbres à l'<a target="_blank" href="https://www.onf.fr/"><strong>Office national des forêts</strong></a> : « <em>Il y a des espèces qui sont très bien adaptées pour supporter des grandes chaleurs, et des sécheresses importantes, notamment des espèces méditerranéennes. Et d'autres qui le sont moins</em> ».</p> <p>Il est également important de diversifier les espèces en prévision du climat futur. «<em> Il y a encore des arbres qui pourront supporter 50 °C avec suffisamment d'eau, mais on n'est pas à l'abri non plus que certains arbres commencent à avoir d'autres problèmes physiologiques, liés à la chaleur elle-même, qu'on ne connait pas forcément d'emblée. Parce qu'on entre dans des conditions climatiques qui sont inédites. On a des records de températures qui sont battus au fur et à mesure et on ne connaît pas forcément les capacités des arbres à supporter des extrêmes qu'on n'a jamais vus par le passé. Il faut plutôt privilégier un mélange d'essences, différentes espèces, dans l'idée que de cette diversité, on ait une chance que certains choix, certaines options s'en tirent correctement, jusque dans 100</em> <em>ans. Pour le dire trivialement, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier </em>», préconise Manuel Nicolas.</p> <p>Les arbres restent de précieux alliés face aux canicules. Pourtant, malgré quelques politiques de végétalisation dans plusieurs villes de France, comme à Nantes, Paris ou Toulouse, ils sont encore trop souvent perçus comme des obstacles en ville. Ils gênent la construction de nouveaux bâtiments et de routes. En France, 25 000 hectares sont ainsi bétonnés chaque année.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260629-forêts-la-france-est-elle-en-train-de-sacrifier-son-principal-allié-contre-le-réchauffement-climatique" class="a-read-more__link">Forêts: la France est-elle en train de sacrifier son principal allié contre le réchauffement climatique?</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Après deux canicules exceptionnelles par leur intensité et leur précocité, les prévisionnistes météo annoncent à nouveau des températures très élevées dans les jours qui viennent en Europe de l'Ouest. Et la chaleur est encore plus intenable dans les vil…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Après deux canicules exceptionnelles par leur intensité et leur précocité, les prévisionnistes météo annoncent à nouveau des températures très élevées dans les jours qui viennent en Europe de l'Ouest. Et la chaleur est encore plus intenable dans les villes bétonnées et bitumées. Pour se protéger, des solutions existent, notamment planter des arbres. 
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Sont éligibles les parents dont l'enfant est né à partir du 1er janvier 2026. Mais cette avancée est encore très loin du niveau d'autres pays européens : ce nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Les associations féministes dénoncent une réforme minimaliste.</p> <p>Les associations féministes contestent le faible montant de l'indemnisation prévu par ce nouveau droit : dans un couple, cela reviendra sans doute à la personne au plus faible revenu de prendre le congé, soit la femme, dans la plupart des cas.</p> <p>Malgré tout, certains attendaient cette avancée, beaucoup la prévoient surtout pour pallier le manque de mode de garde ou pour pallier le stress de l'organisation à l'arrivée d'un nouveau-né.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20201012-allongement-congé-paternité-ce-en-disent-les-familles" class="a-read-more__link">Allongement du congé paternité: ce qu'en disent les familles</a></p> <h2>« <em>Est-ce que ça devrait s'appeler congé ? </em>»</h2> <p>Héloïse, maman d'une première fille, Cléa, qui a trois ans, vient de lui donner un frère. Nino est né le 20 mars dernier. « <em>C'est mon deuxième enfant. Pour ma part, la crèche prend l'enfant à partir de ses cinq mois au moins. Donc je n'ai vraiment pas le choix. Et il n'y avait qu'une place qu'en septembre et, je vais pouvoir prendre ce congé de naissance de début juillet à début septembre. Ce qui me permet même de pouvoir faire la première semaine d'adaptation à la crèche. Donc pour moi, ce congé de naissance est parfait.</em> »</p> <p>Cependant, cette maman devra faire des sacrifices pour jouir de ce droit. «<em> </em><em>Ce qui est un peu dur, mais en fait, j'ai déjà l'expérience de l'aîné où j'ai compris qu'avoir un enfant, de toute façon, c'était renoncer à une bonne partie de son salaire et avoir une perte de revenus. Donc ça, je l'ai compris et c'est ce qui va se passer encore. Parce que ce congé de naissance, avec le deuxième mois, surtout à 60 %, je pense que ça va nous permettre de rentrer dans les charges. Donc, je me suis préparée, j'ai fait des économies,</em> nous confie-t-elle.<em> C'est ça qui me permet de pouvoir le prendre sereinement. Mais c'est compliqué </em>», reconnaît Héloïse.</p> <p><span class="a-read-more__label">Son conjoint va peut-être prendre un mois de congé de naissance aussi au mois d'août. «</span> <em>Cela va permettre qu'on soit tous les deux en garde et cela va m'alléger un petit peu le quotidien. Je pense que c'est vraiment important que<a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/7-milliards-de-voisins/20210705-congé-paternité-plus-de-temps-pour-les-papas"><strong> les hommes aient vraiment un temps</strong></a>, si possible même seuls, à garder l'enfant. C'est vraiment là qu'on comprend tout le travail que c'est et toute la charge que c'est. Et ça permet d'être vraiment plus équilibré après. Moi j'en ai fait l'expérience avec mon aîné, quand mon compagnon l'a gardée un petit peu seule. La répartition des tâches était bien mieux après. Est-ce que ça devrait s'appeler congé ? Je sais même pas parce que c'est vraiment du travail parfois entre juste le changement de couches, donner le biberon et les pleurs, on n'a vraiment aucun temps pour soi dans une journée. </em>»</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200923-le-congé-paternité-passe-à-28-jours" class="a-read-more__link">Congé de paternité de 28 jours: «un investissement pour des progrès de développement de l'enfant et pour la stabilité du couple »</a></p> <h2>« <em>60 % du salaire sur des salaires de niveau intermédiaire, ça reste difficile à gérer</em> »</h2> <p>À 39 ans, Étienne va devenir père de famille en septembre prochain. « <em>Sur l'idée de prendre un congé de manière générale, il n'y avait pas trop trop de débat à avoir. Moi, je pense que c'était important de prendre ma part du travail, de participer à tout ce changement de vie, ce changement de rythme qui accompagne une naissance inévitablement. Alors si on parle du nouveau congé qui rentre en place en juillet, la réponse est plutôt non. Pour une raison assez simple : 60 % du salaire sur des salaires de niveau intermédiaire, ça reste quand même difficile à gérer. Il faut anticiper un certain nombre de dépenses aussi. Quand on devient parent, c'est vraiment difficile. Et les gens hésitent parce que financièrement, en termes d'organisation, c'est pas l'idéal</em> », analyse-t-il.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20260505-deux-semaines-c-est-ridicule-au-royaume-uni-les-hommes-demandent-un-congé-paternité-plus-long" class="a-read-more__link">«Deux semaines, c'est ridicule»: au Royaume-Uni, les hommes demandent un congé paternité plus long</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le congé de naissance d'une durée de deux mois maximum par parent entre en vigueur mercredi 1er juillet en France, offrant le prolongement du congé maternité, paternité ou adoption. Sont éligibles les parents dont l'enfant est né à partir du 1er janvier 2026. Mais cette avancée est encore très loin du niveau d'autres pays européens : ce nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Les associations féministes dénoncent une réforme minimaliste.</p> <p>Les associations féministes contestent le faible montant de l'indemnisation prévu par ce nouveau droit : dans un couple, cela reviendra sans doute à la personne au plus faible revenu de prendre le congé, soit la femme, dans la plupart des cas.</p> <p>Malgré tout, certains attendaient cette avancée, beaucoup la prévoient surtout pour pallier le manque de mode de garde ou pour pallier le stress de l'organisation à l'arrivée d'un nouveau-né.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20201012-allongement-congé-paternité-ce-en-disent-les-familles" class="a-read-more__link">Allongement du congé paternité: ce qu'en disent les familles</a></p> <h2>« <em>Est-ce que ça devrait s'appeler congé ? </em>»</h2> <p>Héloïse, maman d'une première fille, Cléa, qui a trois ans, vient de lui donner un frère. Nino est né le 20 mars dernier. « <em>C'est mon deuxième enfant. Pour ma part, la crèche prend l'enfant à partir de ses cinq mois au moins. Donc je n'ai vraiment pas le choix. Et il n'y avait qu'une place qu'en septembre et, je vais pouvoir prendre ce congé de naissance de début juillet à début septembre. Ce qui me permet même de pouvoir faire la première semaine d'adaptation à la crèche. Donc pour moi, ce congé de naissance est parfait.</em> »</p> <p>Cependant, cette maman devra faire des sacrifices pour jouir de ce droit. «<em> </em><em>Ce qui est un peu dur, mais en fait, j'ai déjà l'expérience de l'aîné où j'ai compris qu'avoir un enfant, de toute façon, c'était renoncer à une bonne partie de son salaire et avoir une perte de revenus. Donc ça, je l'ai compris et c'est ce qui va se passer encore. Parce que ce congé de naissance, avec le deuxième mois, surtout à 60 %, je pense que ça va nous permettre de rentrer dans les charges. Donc, je me suis préparée, j'ai fait des économies,</em> nous confie-t-elle.<em> C'est ça qui me permet de pouvoir le prendre sereinement. Mais c'est compliqué </em>», reconnaît Héloïse.</p> <p><span class="a-read-more__label">Son conjoint va peut-être prendre un mois de congé de naissance aussi au mois d'août. «</span> <em>Cela va permettre qu'on soit tous les deux en garde et cela va m'alléger un petit peu le quotidien. Je pense que c'est vraiment important que<a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/7-milliards-de-voisins/20210705-congé-paternité-plus-de-temps-pour-les-papas"><strong> les hommes aient vraiment un temps</strong></a>, si possible même seuls, à garder l'enfant. C'est vraiment là qu'on comprend tout le travail que c'est et toute la charge que c'est. Et ça permet d'être vraiment plus équilibré après. Moi j'en ai fait l'expérience avec mon aîné, quand mon compagnon l'a gardée un petit peu seule. La répartition des tâches était bien mieux après. Est-ce que ça devrait s'appeler congé ? Je sais même pas parce que c'est vraiment du travail parfois entre juste le changement de couches, donner le biberon et les pleurs, on n'a vraiment aucun temps pour soi dans une journée. </em>»</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200923-le-congé-paternité-passe-à-28-jours" class="a-read-more__link">Congé de paternité de 28 jours: «un investissement pour des progrès de développement de l'enfant et pour la stabilité du couple »</a></p> <h2>« <em>60 % du salaire sur des salaires de niveau intermédiaire, ça reste difficile à gérer</em> »</h2> <p>À 39 ans, Étienne va devenir père de famille en septembre prochain. « <em>Sur l'idée de prendre un congé de manière générale, il n'y avait pas trop trop de débat à avoir. Moi, je pense que c'était important de prendre ma part du travail, de participer à tout ce changement de vie, ce changement de rythme qui accompagne une naissance inévitablement. Alors si on parle du nouveau congé qui rentre en place en juillet, la réponse est plutôt non. Pour une raison assez simple : 60 % du salaire sur des salaires de niveau intermédiaire, ça reste quand même difficile à gérer. Il faut anticiper un certain nombre de dépenses aussi. Quand on devient parent, c'est vraiment difficile. Et les gens hésitent parce que financièrement, en termes d'organisation, c'est pas l'idéal</em> », analyse-t-il.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20260505-deux-semaines-c-est-ridicule-au-royaume-uni-les-hommes-demandent-un-congé-paternité-plus-long" class="a-read-more__link">«Deux semaines, c'est ridicule»: au Royaume-Uni, les hommes demandent un congé paternité plus long</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Le congé de naissance d'une durée de deux mois maximum par parent entre en vigueur mercredi 1er juillet en France, offrant le prolongement du congé maternité, paternité ou adoption. Sont éligibles les parents dont l'enfant est né à partir du 1er janvier…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Le congé de naissance d'une durée de deux mois maximum par parent entre en vigueur mercredi 1er juillet en France, offrant le prolongement du congé maternité, paternité ou adoption. Sont éligibles les parents dont l'enfant est né à partir du 1er janvier 2026. Mais cette avancée est encore très loin du niveau d'autres pays européens : ce nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Les associations féministes dénoncent une réforme minimaliste.
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Des grandes marches citoyennes sont régulièrement organisées pour promouvoir la proposition de loi intégrale pour protéger les victimes et les enfants de violences sexuelles. Le texte ne prévoit pas de supprimer la prescription en matière de crimes et délits sexuels : pourtant de nombreuses victimes, ainsi que le collectif La voix des survivant(e)s, réclame la levée de cette limite temporelle.</p> <p>« <em>Ni prescription, ni exception</em> », tel est le slogan du jeune collectif La Voix des survivant(e)s. Sophie Tissier en fait partie. Elle n'a que 16 ans lorsqu'elle subit son premier viol. Premier, car il y en aura quatre autres ensuite. « <em>Je me suis retrouvée en perdition. En fait, je me suis perdue moi-même. Je ne me suis jamais retrouvée moi-même telle que j'étais avant d'être victime</em>. » </p> <p>Un état qui l'empêche encore aujourd'hui de porter plainte. Elle n'est pas sûre d'y parvenir à temps. En France, la prescription pour une victime mineure est de 30 ans après sa majorité. « <em>Logiquement, j'ai encore quelques six mois pour porter plainte puisque quand j'aurai 48 ans, les faits seront prescrits </em>», rappelle-t-elle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260615-violences-sexuelles-manifestations-à-paris-et-devant-plusieurs-tribunaux-pour-une-loi-intégrale" class="a-read-more__link">Violences sexuelles: manifestations à Paris et devant plusieurs tribunaux pour une «loi intégrale»</a></p> <h2>« <em>Je n'étais absolument pas en état psychique de pouvoir porter plainte à l'époque </em>»</h2> <p>Au sein du collectif, qui regroupe des victimes d'hommes influents, Sophie Tissier vient dénoncer Eric Coquerel, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, qu'elle accuse d'agression sexuelle lors d'une soirée de 2014. Un délit prescrit au bout de six ans. « <em>Je n'étais absolument pas en état psychique de pouvoir porter plainte à l'époque des faits et dans les délais des six ans</em> », explique-t-elle.</p> <p>Lui nie les faits mais Sophie Tissier veut un procès. « <em>Et tant que la justice ne sera pas rendue, je ne pourrai pas tourner la page, je ne pourrai pas me reconstruire</em> ». Elle partage ce sentiment avec Thysia Huisman. La Néerlandaise est une des premières victimes à avoir déposé plainte dans le volet français de la tentaculaire affaire Epstein. Elle accuse Jean-Luc Brunel, ami du milliardaire, de l'avoir droguée et violée en 1991. La mannequin était majeure au moment des faits, elle n'avait que 20 ans pour déposer plainte. « <em>J'ai déposé plainte contre Jean-Luc Brunel en 2019. C'était 28 ans après les faits. J'avais 18 ans quand j'ai été violée, donc c'était trop tard</em>. <em>La difficulté avec les violences sexuelles, c'est que pendant des années, j'ai essayé de laisser ça derrière moi. J'ai fait des dépressions, eu beaucoup d'addictions</em>. » </p> <p>Ce déni total ou partiel a un nom : l'amnésie traumatique. Cela concerne 40 % des victimes, selon plusieurs études scientifiques. C'est un mécanisme d'autodéfense du cerveau qui occulte tout ou partie d'un traumatisme. « <em>Il m'a fallu du temps pour être assez forte pour porter plainte. Et là on m'a dit </em>"désolé, c'est trop tard"<em>. C'est très frustrant, ça doit changer</em> », insiste Thysia Huisman.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260602-france-une-loi-intégrale-peut-elle-changer-la-donne-face-aux-violences-sexuelles" class="a-read-more__link">France: une loi intégrale peut-elle changer la donne face aux violences sexuelles?</a></p> <h2>Face à l'accord au sein de l'UE, la loi française devra s'adapter</h2> <p>« <em>Comment on peut sérieusement laisser un délai de prescription alors même que la victime n'a plus conscience de ce qu'elle a subi ? </em>» Me Lejeune est avocate et accompagne des victimes de violences sexuelles. Elle milite elle aussi pour la fin de la prescription. « <em>Quand vous voyez que dans votre cabinet, vous recevez presque autant de victimes prescrites que non prescrites, c'est qu'il y a une difficulté, c'est que notre législation aujourd'hui ne correspond plus à la réalité sociétale</em> », soulève-t-elle.</p> <p>Une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles doit être déposée à la rentrée. Elle prévoit notamment de créer des unités de police et des tribunaux spécialisés. Mais l'avocate regrette que l'imprescriptibilité ait été écartée du texte : « <em>Je pense que la victime, à tout moment, a le droit aussi à réparation, a droit aussi d'être entendue quand elle décide de verbaliser les faits subis</em>. » </p> <p>La loi française devra de toute façon s'adapter. Les États membres de l'<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-européenne/" class="gtm-add-suggested-tag">Union européenne</a></strong> ont trouvé un accord le 22 juin dernier imposant aux 27 un délai de prescription de 32 ans après la majorité pour les crimes sexuels sur mineurs, qui pourrait également être étendu jusqu'à 15 ans pour les autres infractions sexuelles.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260621-la-justice-face-aux-violences-sexuelles-826-procédures-à-traiter-en-trois-semaines-c-est-très-court" class="a-read-more__link">La justice face aux violences sexuelles: «826 procédures à traiter en trois semaines, c'est très court»</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En France, les violences sexuelles sont au cœur de l'actualité, notamment judiciaire, avec l'affaire Bruel, Lyhanna et autres, les voix réclamant un changement de système. Des grandes marches citoyennes sont régulièrement organisées pour promouvoir la proposition de loi intégrale pour protéger les victimes et les enfants de violences sexuelles. Le texte ne prévoit pas de supprimer la prescription en matière de crimes et délits sexuels : pourtant de nombreuses victimes, ainsi que le collectif La voix des survivant(e)s, réclame la levée de cette limite temporelle.</p> <p>« <em>Ni prescription, ni exception</em> », tel est le slogan du jeune collectif La Voix des survivant(e)s. Sophie Tissier en fait partie. Elle n'a que 16 ans lorsqu'elle subit son premier viol. Premier, car il y en aura quatre autres ensuite. « <em>Je me suis retrouvée en perdition. En fait, je me suis perdue moi-même. Je ne me suis jamais retrouvée moi-même telle que j'étais avant d'être victime</em>. » </p> <p>Un état qui l'empêche encore aujourd'hui de porter plainte. Elle n'est pas sûre d'y parvenir à temps. En France, la prescription pour une victime mineure est de 30 ans après sa majorité. « <em>Logiquement, j'ai encore quelques six mois pour porter plainte puisque quand j'aurai 48 ans, les faits seront prescrits </em>», rappelle-t-elle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260615-violences-sexuelles-manifestations-à-paris-et-devant-plusieurs-tribunaux-pour-une-loi-intégrale" class="a-read-more__link">Violences sexuelles: manifestations à Paris et devant plusieurs tribunaux pour une «loi intégrale»</a></p> <h2>« <em>Je n'étais absolument pas en état psychique de pouvoir porter plainte à l'époque </em>»</h2> <p>Au sein du collectif, qui regroupe des victimes d'hommes influents, Sophie Tissier vient dénoncer Eric Coquerel, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, qu'elle accuse d'agression sexuelle lors d'une soirée de 2014. Un délit prescrit au bout de six ans. « <em>Je n'étais absolument pas en état psychique de pouvoir porter plainte à l'époque des faits et dans les délais des six ans</em> », explique-t-elle.</p> <p>Lui nie les faits mais Sophie Tissier veut un procès. « <em>Et tant que la justice ne sera pas rendue, je ne pourrai pas tourner la page, je ne pourrai pas me reconstruire</em> ». Elle partage ce sentiment avec Thysia Huisman. La Néerlandaise est une des premières victimes à avoir déposé plainte dans le volet français de la tentaculaire affaire Epstein. Elle accuse Jean-Luc Brunel, ami du milliardaire, de l'avoir droguée et violée en 1991. La mannequin était majeure au moment des faits, elle n'avait que 20 ans pour déposer plainte. « <em>J'ai déposé plainte contre Jean-Luc Brunel en 2019. C'était 28 ans après les faits. J'avais 18 ans quand j'ai été violée, donc c'était trop tard</em>. <em>La difficulté avec les violences sexuelles, c'est que pendant des années, j'ai essayé de laisser ça derrière moi. J'ai fait des dépressions, eu beaucoup d'addictions</em>. » </p> <p>Ce déni total ou partiel a un nom : l'amnésie traumatique. Cela concerne 40 % des victimes, selon plusieurs études scientifiques. C'est un mécanisme d'autodéfense du cerveau qui occulte tout ou partie d'un traumatisme. « <em>Il m'a fallu du temps pour être assez forte pour porter plainte. Et là on m'a dit </em>"désolé, c'est trop tard"<em>. C'est très frustrant, ça doit changer</em> », insiste Thysia Huisman.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260602-france-une-loi-intégrale-peut-elle-changer-la-donne-face-aux-violences-sexuelles" class="a-read-more__link">France: une loi intégrale peut-elle changer la donne face aux violences sexuelles?</a></p> <h2>Face à l'accord au sein de l'UE, la loi française devra s'adapter</h2> <p>« <em>Comment on peut sérieusement laisser un délai de prescription alors même que la victime n'a plus conscience de ce qu'elle a subi ? </em>» Me Lejeune est avocate et accompagne des victimes de violences sexuelles. Elle milite elle aussi pour la fin de la prescription. « <em>Quand vous voyez que dans votre cabinet, vous recevez presque autant de victimes prescrites que non prescrites, c'est qu'il y a une difficulté, c'est que notre législation aujourd'hui ne correspond plus à la réalité sociétale</em> », soulève-t-elle.</p> <p>Une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles doit être déposée à la rentrée. Elle prévoit notamment de créer des unités de police et des tribunaux spécialisés. Mais l'avocate regrette que l'imprescriptibilité ait été écartée du texte : « <em>Je pense que la victime, à tout moment, a le droit aussi à réparation, a droit aussi d'être entendue quand elle décide de verbaliser les faits subis</em>. » </p> <p>La loi française devra de toute façon s'adapter. Les États membres de l'<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-européenne/" class="gtm-add-suggested-tag">Union européenne</a></strong> ont trouvé un accord le 22 juin dernier imposant aux 27 un délai de prescription de 32 ans après la majorité pour les crimes sexuels sur mineurs, qui pourrait également être étendu jusqu'à 15 ans pour les autres infractions sexuelles.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20260621-la-justice-face-aux-violences-sexuelles-826-procédures-à-traiter-en-trois-semaines-c-est-très-court" class="a-read-more__link">La justice face aux violences sexuelles: «826 procédures à traiter en trois semaines, c'est très court»</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
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En France, les violences sexuelles sont au cœur de l'actualité, notamment judiciaire, avec l'affaire Bruel, Lyhanna et autres, les voix réclamant un changement de système. Des grandes marches citoyennes sont régulièrement organisées pour promouvoir la proposition de loi intégrale pour protéger les victimes et les enfants de violences sexuelles. Le texte ne prévoit pas de supprimer la prescription en matière de crimes et délits sexuels : pourtant de nombreuses victimes, ainsi que le collectif La voix des survivant(e)s, réclame la levée de cette limite temporelle.
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Un texte qui a consacré plusieurs avancées sociétales majeures, dont l'ouverture à la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. Il a permis par la même occasion la reconnaissance de la deuxième mère comme parent à part entière dès la naissance. Depuis 2021, la demande de PMA en France a été multipliée par huit et plus de 12 000 femmes seules ou en couple lesbien en ont déjà bénéficié. Un grand pas pour les femmes concernées, même si les délais d'accès à ce dispositif restent conséquents.</p> <p>Assise sur les genoux de sa maman, Romane, six mois, gazouille, ravie. Aurore est gaga, ça fait longtemps qu'elle attendait d'avoir ce bébé : «<em> Je ne croyais pas trop à l'arrivée du Prince charmant pour fonder une famille. Du coup je me suis dit que si j'avais envie d'un enfant, je pouvais très bien lancer la démarche toute seule </em>», raconte Aurore. </p> <p>Pour avoir sa fille, Aurore a eu recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Cinq ans plus tôt, elle n'aurait pas pu entamer cette procédure sans conjoint. Elle est considérée comme « <em>mère isolée</em> » ou « <em>maman solo</em> », un très mauvais surnom pour la trentenaire qui se sent plus qu'entourée. </p> <p>Aurore considère qu'elle n'éduque pas seule sa fille : « <em>Pour moi, l'idée, ce n’est pas d'élever ma fille seule, c'est d'élever ma fille en communauté avec mes amis, avec ma famille. Je prends plein de conseils de mes amis et c'est hyper précieux parce qu'on a l'avis de plein de personnes différentes. Avec une amie très proche, on parle beaucoup d'éducation positive, de comment on élève nos enfants et je me rends compte qu'elle me parle d'exemples concrets qui se passent avec sa fille et on en discute en mode</em> "Bah, comment tu as réagi ?" <em>Je demanderai bien sûr aussi conseil à ma mère, à d'autres amis qui ont des enfants pour aussi gérer la situation</em> ».</p> <p>La loi bioéthique de 2021 ne portait pas que sur la PMA. Elle comportait aussi une clause qui ne sert pas à Aurore mais a bien aidé Jeanne, sa compagne, lorsqu'elles ont eu leur enfant. « <em>La loi bioéthique était très symbolique, mais elle était aussi pratique. On a pu faire une reconnaissance anticipée de parentalité chez le notaire</em>, explique Jeanne<em>. Donc, éviter les un an de délai de vide où le parent n'est pas parent officiellement puisqu'il faut adopter au bout d'un an l'enfant, et moi j'étais maman dès que mon enfant est né, j'étais maman de cette petite fille.</em> » </p> <p>Leur petite fille a quatre ans, c'est un des premiers bébés français à avoir officiellement eu deux mères dès sa naissance. Jeanne décrit comment s'est passée la reconnaissance : « ​<em>À l'hôpital, les dossiers étaient prêts, on a été les premières mamans dans la maternité à qui on a dit</em> : "On est prêts, vous êtes nos premières, on va vous déclarer mamans toutes les deux. Comment s'appelle la petite fille ?" <em>On a rempli nos cases, elles étaient prêtes ces cases.</em> <em>À la mairie, c’était pareil, on nous a clairement dit : "</em>Bougez pas, je vais quand même vérifier avec la direction, mais on est prêts pour ce genre de couples." <em>J'ai reconnu ma fille à la mairie et c'est comme si on était accueillies enfin administrativement et légalement. </em>»</p> <h2>Des délais allant jusqu'à cinq ans d'attente</h2> <p>Le docteur Cohen est gynécologue depuis 2019, il était prêt lui aussi en 2021 : « <em>On a enfin pu s'occuper des couples de femmes et des femmes seules. Moi, dans ma pratique en tout cas, j'ai eu plus de femmes seules qui ont bénéficié du don de sperme en France que de couples de femmes. J'ai eu des couples de femmes bien sûr, mais elles avaient toutes choisi, malgré la loi française, de faire leur suivi à l'étranger, au <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/danemark/"><strong>Danemark</strong></a>, en <a target="_blank" href="http://rfi.fr/fr/tag/espagne/"><strong>Espagne</strong></a>, en <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/belgique/"><strong>Belgique</strong></a>, pour des questions de rapidité.</em> »</p> <p>Quand en France les délais d'attente peuvent aller de quelques mois à cinq ans, à l'étranger il ne suffit parfois que de 4 à 8 semaines. Surtout qu'en France les dons de gamètes se font par région et certaines sont moins bien loties que d'autres. Arya et sa compagne sont passées par un parcours illégal, elles habitent à côté de Marseille en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) : « <em>Nous, on habite en Paca, c'est une région où il y a beaucoup de demandes et beaucoup, beaucoup d'attente. En général, il y a un an et demi d'attente, voire deux, jusqu'au premier essai. Et on te dit que t'en as pour deux ou trois essais pour que ça marche. C</em><em>e n’était pas possible pour nous. </em>»</p> <p>Mais partir dans d'autres pays ou recourir à des parcours illégaux coûte cher. La PMA française est, elle, complètement remboursée par la sécurité sociale.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a cinq ans, en France, l'Assemblée nationale adoptait définitivement une loi relative à la bioéthique. Un texte qui a consacré plusieurs avancées sociétales majeures, dont l'ouverture à la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. Il a permis par la même occasion la reconnaissance de la deuxième mère comme parent à part entière dès la naissance. Depuis 2021, la demande de PMA en France a été multipliée par huit et plus de 12 000 femmes seules ou en couple lesbien en ont déjà bénéficié. Un grand pas pour les femmes concernées, même si les délais d'accès à ce dispositif restent conséquents.</p> <p>Assise sur les genoux de sa maman, Romane, six mois, gazouille, ravie. Aurore est gaga, ça fait longtemps qu'elle attendait d'avoir ce bébé : «<em> Je ne croyais pas trop à l'arrivée du Prince charmant pour fonder une famille. Du coup je me suis dit que si j'avais envie d'un enfant, je pouvais très bien lancer la démarche toute seule </em>», raconte Aurore. </p> <p>Pour avoir sa fille, Aurore a eu recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Cinq ans plus tôt, elle n'aurait pas pu entamer cette procédure sans conjoint. Elle est considérée comme « <em>mère isolée</em> » ou « <em>maman solo</em> », un très mauvais surnom pour la trentenaire qui se sent plus qu'entourée. </p> <p>Aurore considère qu'elle n'éduque pas seule sa fille : « <em>Pour moi, l'idée, ce n’est pas d'élever ma fille seule, c'est d'élever ma fille en communauté avec mes amis, avec ma famille. Je prends plein de conseils de mes amis et c'est hyper précieux parce qu'on a l'avis de plein de personnes différentes. Avec une amie très proche, on parle beaucoup d'éducation positive, de comment on élève nos enfants et je me rends compte qu'elle me parle d'exemples concrets qui se passent avec sa fille et on en discute en mode</em> "Bah, comment tu as réagi ?" <em>Je demanderai bien sûr aussi conseil à ma mère, à d'autres amis qui ont des enfants pour aussi gérer la situation</em> ».</p> <p>La loi bioéthique de 2021 ne portait pas que sur la PMA. Elle comportait aussi une clause qui ne sert pas à Aurore mais a bien aidé Jeanne, sa compagne, lorsqu'elles ont eu leur enfant. « <em>La loi bioéthique était très symbolique, mais elle était aussi pratique. On a pu faire une reconnaissance anticipée de parentalité chez le notaire</em>, explique Jeanne<em>. Donc, éviter les un an de délai de vide où le parent n'est pas parent officiellement puisqu'il faut adopter au bout d'un an l'enfant, et moi j'étais maman dès que mon enfant est né, j'étais maman de cette petite fille.</em> » </p> <p>Leur petite fille a quatre ans, c'est un des premiers bébés français à avoir officiellement eu deux mères dès sa naissance. Jeanne décrit comment s'est passée la reconnaissance : « ​<em>À l'hôpital, les dossiers étaient prêts, on a été les premières mamans dans la maternité à qui on a dit</em> : "On est prêts, vous êtes nos premières, on va vous déclarer mamans toutes les deux. Comment s'appelle la petite fille ?" <em>On a rempli nos cases, elles étaient prêtes ces cases.</em> <em>À la mairie, c’était pareil, on nous a clairement dit : "</em>Bougez pas, je vais quand même vérifier avec la direction, mais on est prêts pour ce genre de couples." <em>J'ai reconnu ma fille à la mairie et c'est comme si on était accueillies enfin administrativement et légalement. </em>»</p> <h2>Des délais allant jusqu'à cinq ans d'attente</h2> <p>Le docteur Cohen est gynécologue depuis 2019, il était prêt lui aussi en 2021 : « <em>On a enfin pu s'occuper des couples de femmes et des femmes seules. Moi, dans ma pratique en tout cas, j'ai eu plus de femmes seules qui ont bénéficié du don de sperme en France que de couples de femmes. J'ai eu des couples de femmes bien sûr, mais elles avaient toutes choisi, malgré la loi française, de faire leur suivi à l'étranger, au <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/danemark/"><strong>Danemark</strong></a>, en <a target="_blank" href="http://rfi.fr/fr/tag/espagne/"><strong>Espagne</strong></a>, en <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/belgique/"><strong>Belgique</strong></a>, pour des questions de rapidité.</em> »</p> <p>Quand en France les délais d'attente peuvent aller de quelques mois à cinq ans, à l'étranger il ne suffit parfois que de 4 à 8 semaines. Surtout qu'en France les dons de gamètes se font par région et certaines sont moins bien loties que d'autres. Arya et sa compagne sont passées par un parcours illégal, elles habitent à côté de Marseille en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) : « <em>Nous, on habite en Paca, c'est une région où il y a beaucoup de demandes et beaucoup, beaucoup d'attente. En général, il y a un an et demi d'attente, voire deux, jusqu'au premier essai. Et on te dit que t'en as pour deux ou trois essais pour que ça marche. C</em><em>e n’était pas possible pour nous. </em>»</p> <p>Mais partir dans d'autres pays ou recourir à des parcours illégaux coûte cher. La PMA française est, elle, complètement remboursée par la sécurité sociale.</p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
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Il y a cinq ans, en France, l'Assemblée nationale adoptait définitivement une loi relative à la bioéthique. Un texte qui a consacré plusieurs avancées sociétales majeures, dont l'ouverture à la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. Il a permis par la même occasion la reconnaissance de la deuxième mère comme parent à part entière dès la naissance. Depuis 2021, la demande de PMA en France a été multipliée par huit et plus de 12 000 femmes seules ou en couple lesbien en ont déjà bénéficié. Un grand pas pour les femmes concernées, même si les délais d'accès à ce dispositif restent conséquents.
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Les violences émanant de groupuscules radicaux se développent en Bretagne. Région qui est pourtant un bastion du vote modéré. Mais les agressions violentes racistes, antisémites, islamophobes y sont de plus en plus courantes. Et c'est particulièrement le cas à Brest. Le compagnon d'un député La France insoumise a été attaqué en août dernier, des tags nationalistes fleurissent sur les murs… Et parfois, ce sont de vraies expéditions punitives qui se déroulent en plein centre-ville, comme lors de l'attaque du Café de la Plage.</p> <p>Nous sommes devant la terrasse du Café de la Plage, en plein centre de Brest. Devanture rouge, bardée d'affiches, le lieu est plutôt à gauche. Ce soir de septembre 2025, Erwan boit un verre juste à côté. « <em>On allait juste partir pour aller boire un verre ailleurs. </em>» Mais soudain, une vingtaine de personnes cagoulées débarquent. « <em>Il y avait un premier groupe qui a gazé la terrasse et après, en fait, ils se sont rués sur eux et ils ont tabassé tout le monde</em>, raconte Erwan. S<em>ur les vidéos, tu vois des gens avec des battes de baseball ou des espèces de barres en métal. Assez vite, les gens du bar se regroupent pour les faire dégager. Il y avait des gens qui avaient reçu des gaz lacrymo, des gens qui étaient blessés, qui avaient des contusions au visage. Ça rend très concret la poussée de l'extrême droite en France</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invité-france/20240423-violence-d-extrême-droite-en-france-d-abord-on-a-une-recrudescence-du-nombre-de-meurtres" class="a-read-more__link">Violence d'extrême droite en France: «D'abord, on a une recrudescence du nombre de meurtres»</a></p> <h2>Le vote Rassemblement national a progressé de 10% en Bretagne</h2> <p>« <em>Brest est natio</em> ». Le slogan a résonné pendant l'expédition punitive. Une signature de l'extrême droite pour Olivier Cuzon, vice-président de la Ligue des droits de l'homme de Brest : « <em>Autour du stade de foot, on s'est rendu compte qu'il y avait un petit club. Mais manifestement, c'est pas que des supporteurs de foot, ils sont aussi d'une idéologie bien précise</em>. » </p> <p>Selon lui, il y a une question de contexte politique. Aux législatives de 2024, le vote pour le Rassemblement national a progressé de 10% dans les quatre départements bretons. « <em>La face institutionnelle, à savoir le Rassemblement national, donne une forme d'immunité à ces groupuscules, au point d'aller casser la gueule des personnes racisées ou des personnes qui affichaient ostensiblement leur attachement à la communauté LGBT</em>, relève Olivier Cuzon. <em>Clairement, à Rennes, ça fait longtemps qu'il y a une extrême droite violente et radicale autour de la faculté en particulier. À Lorient, on a des groupes militaires qui, à plusieurs reprises, se sont organisés en milices, il faut dire ça comme ça, et qui, en ville, chassaient pour vouloir aider prétendument les forces de police pour rétablir l'ordre. Après le meurtre de Naël, on s'est cru à l'abri longtemps de cette extrême droite violente, et on découvre un peu des choses dont on a évidemment entendu parler. Quand on se tient un peu au courant des informations en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong>, c'est pas des choses nouvelles, mais en Bretagne, c'est nouveau</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20240624-législatives-2024-en-bretagne-les-électeurs-modérés-séduits-par-le-rn-face-à-la-baisse-du-pouvoir-d-achat" class="a-read-more__link">Législatives 2024: en Bretagne, les électeurs modérés séduits par le RN face à la baisse du pouvoir d’achat</a></p> <h2>« <em>Il est hors de question que Brest devienne une "zone natio"</em> »</h2> <p>Des partis de gauche et des syndicats sont aussi visés. Au local de Solidaires 29, ces deux syndicalistes sortent d'un tiroir des stickers. Ils les ont trouvés, collés sur leur porte. « <em>C'est marqué "zone nationaliste" avec la fleur de lys et la croix celtique</em> », décrivent les syndicalistes. Locaux tagués, serrures bouchées, manifestations perturbées… Ces derniers mois, les menaces se multiplient contre le syndicat. « <em>Moi, je dis toujours que je n'ai pas peur. Une attaque comme celle du Café de la Plage, elle est assez spectaculaire et, pour moi, c'est un peu terroriste. Et en fait, ils ne nous empêcheront pas de parler, ils ne nous empêcheront pas de sortir. Ils ne nous empêcheront pas de militer et de défendre les valeurs qu'on a chevillées au corps </em>», souligne l'une des syndicalistes. « <em>J'ai une crainte, il ne faut surtout pas que Brest se transforme comme Lyon,</em> lâche l'autre syndicaliste<em>. Lyon est depuis des années un laboratoire de l'extrême droite, d'emprise de l'extrême droite sur le vieux centre-ville de Lyon. C'est vraiment dur. Les agressions, je ne sais pas combien il y en a à Lyon, mais ça fait des années qu'il y en a. Il faut faire plus attention quand on organise des trucs publics. Il est hors de question que Brest devienne une "zone natio", comme ils disent</em>. »</p> <p>Devant le Café de la Plage, la terrasse a été réparée. L'enquête n'a rien donné pour le moment. Le groupe de supporteurs soupçonné d'avoir attaqué est injoignable. Les actions d'extrême droite ne se sont pas calmées. Des tags nationalistes ont été découverts mercredi 22 avril sur les murs d'un lycée de la ville.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/décryptage/20260226-gauche-droite-le-retour-de-la-violence" class="a-read-more__link">Gauche, droite: le retour de la violence?</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>À l'automne, à Brest, dans l'ouest de la France, douze personnes vont être jugées pour l'attaque d'un bar, attaque attribuée à l'extrême droite. Les violences émanant de groupuscules radicaux se développent en Bretagne. Région qui est pourtant un bastion du vote modéré. Mais les agressions violentes racistes, antisémites, islamophobes y sont de plus en plus courantes. Et c'est particulièrement le cas à Brest. Le compagnon d'un député La France insoumise a été attaqué en août dernier, des tags nationalistes fleurissent sur les murs… Et parfois, ce sont de vraies expéditions punitives qui se déroulent en plein centre-ville, comme lors de l'attaque du Café de la Plage.</p> <p>Nous sommes devant la terrasse du Café de la Plage, en plein centre de Brest. Devanture rouge, bardée d'affiches, le lieu est plutôt à gauche. Ce soir de septembre 2025, Erwan boit un verre juste à côté. « <em>On allait juste partir pour aller boire un verre ailleurs. </em>» Mais soudain, une vingtaine de personnes cagoulées débarquent. « <em>Il y avait un premier groupe qui a gazé la terrasse et après, en fait, ils se sont rués sur eux et ils ont tabassé tout le monde</em>, raconte Erwan. S<em>ur les vidéos, tu vois des gens avec des battes de baseball ou des espèces de barres en métal. Assez vite, les gens du bar se regroupent pour les faire dégager. Il y avait des gens qui avaient reçu des gaz lacrymo, des gens qui étaient blessés, qui avaient des contusions au visage. Ça rend très concret la poussée de l'extrême droite en France</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invité-france/20240423-violence-d-extrême-droite-en-france-d-abord-on-a-une-recrudescence-du-nombre-de-meurtres" class="a-read-more__link">Violence d'extrême droite en France: «D'abord, on a une recrudescence du nombre de meurtres»</a></p> <h2>Le vote Rassemblement national a progressé de 10% en Bretagne</h2> <p>« <em>Brest est natio</em> ». Le slogan a résonné pendant l'expédition punitive. Une signature de l'extrême droite pour Olivier Cuzon, vice-président de la Ligue des droits de l'homme de Brest : « <em>Autour du stade de foot, on s'est rendu compte qu'il y avait un petit club. Mais manifestement, c'est pas que des supporteurs de foot, ils sont aussi d'une idéologie bien précise</em>. » </p> <p>Selon lui, il y a une question de contexte politique. Aux législatives de 2024, le vote pour le Rassemblement national a progressé de 10% dans les quatre départements bretons. « <em>La face institutionnelle, à savoir le Rassemblement national, donne une forme d'immunité à ces groupuscules, au point d'aller casser la gueule des personnes racisées ou des personnes qui affichaient ostensiblement leur attachement à la communauté LGBT</em>, relève Olivier Cuzon. <em>Clairement, à Rennes, ça fait longtemps qu'il y a une extrême droite violente et radicale autour de la faculté en particulier. À Lorient, on a des groupes militaires qui, à plusieurs reprises, se sont organisés en milices, il faut dire ça comme ça, et qui, en ville, chassaient pour vouloir aider prétendument les forces de police pour rétablir l'ordre. Après le meurtre de Naël, on s'est cru à l'abri longtemps de cette extrême droite violente, et on découvre un peu des choses dont on a évidemment entendu parler. Quand on se tient un peu au courant des informations en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong>, c'est pas des choses nouvelles, mais en Bretagne, c'est nouveau</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-france/20240624-législatives-2024-en-bretagne-les-électeurs-modérés-séduits-par-le-rn-face-à-la-baisse-du-pouvoir-d-achat" class="a-read-more__link">Législatives 2024: en Bretagne, les électeurs modérés séduits par le RN face à la baisse du pouvoir d’achat</a></p> <h2>« <em>Il est hors de question que Brest devienne une "zone natio"</em> »</h2> <p>Des partis de gauche et des syndicats sont aussi visés. Au local de Solidaires 29, ces deux syndicalistes sortent d'un tiroir des stickers. Ils les ont trouvés, collés sur leur porte. « <em>C'est marqué "zone nationaliste" avec la fleur de lys et la croix celtique</em> », décrivent les syndicalistes. Locaux tagués, serrures bouchées, manifestations perturbées… Ces derniers mois, les menaces se multiplient contre le syndicat. « <em>Moi, je dis toujours que je n'ai pas peur. Une attaque comme celle du Café de la Plage, elle est assez spectaculaire et, pour moi, c'est un peu terroriste. Et en fait, ils ne nous empêcheront pas de parler, ils ne nous empêcheront pas de sortir. Ils ne nous empêcheront pas de militer et de défendre les valeurs qu'on a chevillées au corps </em>», souligne l'une des syndicalistes. « <em>J'ai une crainte, il ne faut surtout pas que Brest se transforme comme Lyon,</em> lâche l'autre syndicaliste<em>. Lyon est depuis des années un laboratoire de l'extrême droite, d'emprise de l'extrême droite sur le vieux centre-ville de Lyon. C'est vraiment dur. Les agressions, je ne sais pas combien il y en a à Lyon, mais ça fait des années qu'il y en a. Il faut faire plus attention quand on organise des trucs publics. Il est hors de question que Brest devienne une "zone natio", comme ils disent</em>. »</p> <p>Devant le Café de la Plage, la terrasse a été réparée. L'enquête n'a rien donné pour le moment. Le groupe de supporteurs soupçonné d'avoir attaqué est injoignable. Les actions d'extrême droite ne se sont pas calmées. Des tags nationalistes ont été découverts mercredi 22 avril sur les murs d'un lycée de la ville.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/décryptage/20260226-gauche-droite-le-retour-de-la-violence" class="a-read-more__link">Gauche, droite: le retour de la violence?</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
À l'automne, à Brest, dans l'ouest de la France, douze personnes vont être jugées pour l'attaque d'un bar, attaque attribuée à l'extrême droite. Les violences émanant de groupuscules radicaux se développent en Bretagne. Région qui est pourtant un bastio…</itunes:subtitle><itunes:summary>
À l'automne, à Brest, dans l'ouest de la France, douze personnes vont être jugées pour l'attaque d'un bar, attaque attribuée à l'extrême droite. Les violences émanant de groupuscules radicaux se développent en Bretagne. Région qui est pourtant un bastion du vote modéré. Mais les agressions violentes racistes, antisémites, islamophobes y sont de plus en plus courantes. Et c'est particulièrement le cas à Brest. Le compagnon d'un député La France insoumise a été attaqué en août dernier, des tags nationalistes fleurissent sur les murs… Et parfois, ce sont de vraies expéditions punitives qui se déroulent en plein centre-ville, comme lors de l'attaque du Café de la Plage.
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Pour faire rempart au désespoir, le « 31 14 » est le numéro de la ligne d’écoute nationale confidentielle et gratuite. Il a pour mission d’apporter écoute et secours aux personnes en détresse psychologique. Chaque année en France, 9 000 personnes mettent fin à leurs jours, l’un des taux les plus élevés d’Europe. Laurence Théault s'est rendue au centre « 31 14 » de Lille, dans le nord de la France.</p> <p>Le 31 14 ne cesse de sonner, au bout du fil, celles qu'on appelle les répondantes sont des infirmières. Elles ont été formées à la prévention du suicide. Le profil des gens qui composent le « 31 14 » est très varié. « <em>Toutes les tranches d'âges sont représentées, donc on peut aussi bien prendre en charge des enfants que des personnes âgées, des adultes. On prend en charge au « 31 14 » ici des personnes homosexuelles, transgenres</em>, explique Estelle, infirmière. <em>Le fait de ne pas forcément être accepté dans la famille par l'entourage. L'isolement, c'est un facteur de vulnérabilité </em>».</p> <p>Les situations de désespoir sont bien identifiées : solitude, isolement social, familial, discrimination, précarité, rupture amoureuse. Les soignantes le savent, il ne faut jamais minimiser la souffrance psychique. « <em>L'attitude qu'il ne faudrait surtout pas avoir, c'est banaliser, minimiser la souffrance de la personne. Ne pas légitimer sa souffrance non plus. Lui dire : "C'est pas grave" et c'est ce qu'ils entendent autour d'eux, "c'est pas grave, il suffit de se bouger et tu vas y arriver". C'est de la clinique. On la repère, donc les symptômes, et ensuite on prend en charge en fonction des symptômes</em>, développe l'infirmière. <em>C'est du soin. C'est même que du soin en fait. La seule particularité ici qu'on a au « 31 14 », c'est qu'on soigne sans le corps. Mais on soigne</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20130813-italie-suicide-adolescent-mis-ecart-cause-son-homosexualite" class="a-read-more__link">Italie: le suicide d’un adolescent mis à l’écart à cause de son homosexualité </a></p> <h2>Le centre « 31 14 » collabore avec le Samu</h2> <p>C'est très important que la personne en détresse puisse mettre des mots sur sa souffrance. Également infirmière, Mélina définit les contours de ce dispositif. « <em>On est des professionnels de santé. On a une ligne d'évaluation et d'orientation avec des professionnels de santé, infirmiers, psychologues. Ce n'est pas une ligne d'écoute où aujourd'hui "j'ai envie de parler, je m'ennuie, je vais appeler le 31 14"</em>. » </p> <p>Le « 31 14 » peut collaborer avec le Samu dans des situations d'urgence. « <em>Elle a pris en charge une personne qui était manifestement en état de crise suicidaire à proximité d'ici. La désescalade étant difficile, elle a contacté le Samu pour envoyer une ambulance et que cette personne soit prise en charge aux urgences</em> », décrit Mélina.</p> <p>Ces recours au Samu ne représentent que 8 à 10 % des appels. Il y a 9 000 décès par suicide par an en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong>. C’est énorme pour les répondantes, ces morts sont évitables. Mélina se sent utile. « <em>Il y a des personnes qui disent : "Vous m'avez sauvé la vie." Des personnes qui rappellent parfois en disant : "À ce moment-là, j'ai fait tel geste et grâce à vous, je suis en vie et je vous remercie. Maintenant, je me suis sécurisée"</em> », raconte-t-elle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20250903-france-harcelée-pour-son-homosexualité-une-directrice-d-école-se-suicide-le-jour-de-la-rentrée" class="a-read-more__link">France: harcelée pour son homosexualité, une directrice d'école se suicide le jour de la rentrée</a></p> <h2> « <em>Entre 25 et 45 % des personnes trans qui ont des idées suicidaires </em>»</h2> <p>Les personnes LGBT+ sont confrontées à des risques accrus de suicide en raison de discriminations et d'isolement, comme l'explique le psychiatre Charles-Édouard Notredame, coordinateur national adjoint du « 31 14 ». « <em>Chez les populations homosexuelles, gays et lesbiennes, on a un risque multiplié par quatre de suicide dans les populations trans. Donc, en transidentité, ce risque est multiplié par huit et on estime que c'est environ entre 25 et 45 % des personnes trans qui ont des idées suicidaires. On entend souvent qu'on est dans une société plus ouverte, qui inclut davantage les personnes homosexuelles, mais on est loin d'être arrivé au bout du chemin, et en particulier pour les personnes trans. Mais ça reste des populations vulnérables, requiert une attention particulière</em>. » </p> <p>Le centre « 31 14 » de Lille reçoit 400 appels par jour.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/monde/20250517-droits-des-personnes-lgbtq-tour-d-horizon-des-situations-à-travers-le-monde" class="a-read-more__link">Droits des personnes LGBTQ+: tour d'horizon des situations à travers le monde</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En ce mois des Fiertés, il est important de rappeler que les personnes LGBT sont plus sujettes au mal-être et aux tentatives de suicide car elles sont plus exposées aux violences et discriminations, à l'abus de substances psychoactives ou au renoncement aux soins. Pour faire rempart au désespoir, le « 31 14 » est le numéro de la ligne d’écoute nationale confidentielle et gratuite. Il a pour mission d’apporter écoute et secours aux personnes en détresse psychologique. Chaque année en France, 9 000 personnes mettent fin à leurs jours, l’un des taux les plus élevés d’Europe. Laurence Théault s'est rendue au centre « 31 14 » de Lille, dans le nord de la France.</p> <p>Le 31 14 ne cesse de sonner, au bout du fil, celles qu'on appelle les répondantes sont des infirmières. Elles ont été formées à la prévention du suicide. Le profil des gens qui composent le « 31 14 » est très varié. « <em>Toutes les tranches d'âges sont représentées, donc on peut aussi bien prendre en charge des enfants que des personnes âgées, des adultes. On prend en charge au « 31 14 » ici des personnes homosexuelles, transgenres</em>, explique Estelle, infirmière. <em>Le fait de ne pas forcément être accepté dans la famille par l'entourage. L'isolement, c'est un facteur de vulnérabilité </em>».</p> <p>Les situations de désespoir sont bien identifiées : solitude, isolement social, familial, discrimination, précarité, rupture amoureuse. Les soignantes le savent, il ne faut jamais minimiser la souffrance psychique. « <em>L'attitude qu'il ne faudrait surtout pas avoir, c'est banaliser, minimiser la souffrance de la personne. Ne pas légitimer sa souffrance non plus. Lui dire : "C'est pas grave" et c'est ce qu'ils entendent autour d'eux, "c'est pas grave, il suffit de se bouger et tu vas y arriver". C'est de la clinique. On la repère, donc les symptômes, et ensuite on prend en charge en fonction des symptômes</em>, développe l'infirmière. <em>C'est du soin. C'est même que du soin en fait. La seule particularité ici qu'on a au « 31 14 », c'est qu'on soigne sans le corps. 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La désescalade étant difficile, elle a contacté le Samu pour envoyer une ambulance et que cette personne soit prise en charge aux urgences</em> », décrit Mélina.</p> <p>Ces recours au Samu ne représentent que 8 à 10 % des appels. Il y a 9 000 décès par suicide par an en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong>. C’est énorme pour les répondantes, ces morts sont évitables. Mélina se sent utile. « <em>Il y a des personnes qui disent : "Vous m'avez sauvé la vie." Des personnes qui rappellent parfois en disant : "À ce moment-là, j'ai fait tel geste et grâce à vous, je suis en vie et je vous remercie. Maintenant, je me suis sécurisée"</em> », raconte-t-elle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20250903-france-harcelée-pour-son-homosexualité-une-directrice-d-école-se-suicide-le-jour-de-la-rentrée" class="a-read-more__link">France: harcelée pour son homosexualité, une directrice d'école se suicide le jour de la rentrée</a></p> <h2> « <em>Entre 25 et 45 % des personnes trans qui ont des idées suicidaires </em>»</h2> <p>Les personnes LGBT+ sont confrontées à des risques accrus de suicide en raison de discriminations et d'isolement, comme l'explique le psychiatre Charles-Édouard Notredame, coordinateur national adjoint du « 31 14 ». « <em>Chez les populations homosexuelles, gays et lesbiennes, on a un risque multiplié par quatre de suicide dans les populations trans. Donc, en transidentité, ce risque est multiplié par huit et on estime que c'est environ entre 25 et 45 % des personnes trans qui ont des idées suicidaires. On entend souvent qu'on est dans une société plus ouverte, qui inclut davantage les personnes homosexuelles, mais on est loin d'être arrivé au bout du chemin, et en particulier pour les personnes trans. Mais ça reste des populations vulnérables, requiert une attention particulière</em>. » </p> <p>Le centre « 31 14 » de Lille reçoit 400 appels par jour.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/monde/20250517-droits-des-personnes-lgbtq-tour-d-horizon-des-situations-à-travers-le-monde" class="a-read-more__link">Droits des personnes LGBTQ+: tour d'horizon des situations à travers le monde</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
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En ce mois des Fiertés, il est important de rappeler que les personnes LGBT sont plus sujettes au mal-être et aux tentatives de suicide car elles sont plus exposées aux violences et discriminations, à l'abus de substances psychoactives ou au renoncement aux soins. Pour faire rempart au désespoir, le « 31 14 » est le numéro de la ligne d’écoute nationale confidentielle et gratuite. Il a pour mission d’apporter écoute et secours aux personnes en détresse psychologique. Chaque année en France, 9 000 personnes mettent fin à leurs jours, l’un des taux les plus élevés d’Europe. Laurence Théault s'est rendue au centre « 31 14 » de Lille, dans le nord de la France.
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Cet épisode de chaleur s'annonce « <em>étendu, durable et intense</em> », avertissait vendredi dernier Météo-France. Avec plus d'un Français sur deux concerné par la vigilance rouge dans plus de 50 départements. Les conséquences des vagues de chaleur se font notamment sentir sur les dons de sang. C'est une conséquence dont nous parlons plus rarement, mais qui existe bel et bien. Début juin, l'Établissement français du sang alertait : les épisodes de chaleur extrême, combinés aux périodes de vacances et de jours fériés comme en mai, fragilisent régulièrement l'équilibre des stocks sanguins. En cette période de canicule, RFI s'est rendue dans une Maison du don du sang, à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.</p> <p>Devant une patiente allongée pour don du sang, Carla Tangabia, infirmière, redouble de vigilance car «<em> la vague de chaleur peut fatiguer davantage les donneurs</em>, explique-t-elle. <em>Le corps souffre énormément de la chaleur. En plus avec le don, on fait plus attention. En début de semaine, on nous a rappelé encore de faire très attention, d'être un peu plus vigilant à l'hydratation, de faire attention aux températures. Ici, on a la climatisation, donc ça va. On fait attention aux donneurs, on les surveille, on les garde un peu plus si ça ne va pas</em>. »</p> <p>Dans la salle d'attente, Nora, une donneuse régulière depuis 1992. Ce matin-là, <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260623-canicule-en-france-la-chaleur-gagne-encore-du-terrain-et-les-records-tombent">avec la canicule, elle l'avoue : elle a hésité à se déplacer</a></strong>. « <em>Je me suis posé la question en voyant qu'il allait faire très chaud parce qu'en plus j'ai des problèmes de circulation, donc j'ai les doigts gonflés. Donc je me suis posé la question et puis je me suis dit : "Allez, faut y aller"</em> ».</p> <p>À proximité, dans la salle de repos, Céline, 18 ans, se réhydrate. Elle vient de faire son premier don. « <em>On nous prend bien en charge. On nous explique bien la conduite à tenir pour éviter du coup de faire des malaises, surtout au vu de cette chaleur. On nous explique aussi l'importance de s'hydrater. On nous propose des boissons, des gâteaux, etc</em>. »</p> <h2>« Venir en ayant bu avant et bien boire après » pour les donneurs de sang</h2> <p>Pour éviter d'enregistrer de trop fortes baisses des dons, notamment en période de canicule, Emilia Fumeron, assistante médicale, multiplie les appels. « <em>Alors aujourd'hui, j'ai eu trois personnes qui m'ont dit qu'à cause de la chaleur, ils préféraient attendre que les températures diminuent avant de venir</em>. <em>J'en suis à mon cinquantième appel avec deux rendez-vous confirmés. Je laisse beaucoup de messages. Les gens sont au travail. Ils ne sont pas non plus forcément disponibles, mais ça leur fait un rappel</em>. »</p> <p>Et ces sollicitations sont nécessaires, explique Sophie Boiron, médecin de prélèvements. « <em>Il y a une petite baisse actuellement et je pense que ça va aller en augmentant parce que plus la température va augmenter, je pense qu'on aura moins de monde. Déjà, le nombre global de dons prévus dans la journée est moindre</em>. » Et la médecin rappelle qu'il est bien possible de donner son sang en période de canicule. « <em>On peut, mais il faut absolument bien s'hydrater, ça c'est fondamental. Venir en ayant bu avant et bien boire après. Et surtout bien suivre les consignes qu'on leur donnera. Mais donner ou</em>i ! »</p> <p>Donner pour éviter de fragiliser l'équilibre des stocks sanguins. C'est un credo constant, explique Syria Laperche, directrice médicale de l'établissement français du sang. « <em>Le besoin est constant, d'autant que les produits sanguins sont labiles. Le globule rouge ne peut être conservé que 42 jours et les plaquettes sept jours. Donc c'est un stock qu'il faut renouveler de manière constante et fréquente</em>. »</p> <p>Avec la multiplication à venir des vagues de chaleur, plus précoces, plus fréquentes et plus intenses, l'Établissement français du sang assure rester vigilant sur le sujet.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20250428-comment-le-changement-climatique-affecte-t-il-le-don-du-sang" class="a-read-more__link">Comment le changement climatique affecte-t-il le don du sang?</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après une vague de chaleur précoce et inédite en mai dernier, la France fait de nouveau face à une canicule. Cet épisode de chaleur s'annonce « <em>étendu, durable et intense</em> », avertissait vendredi dernier Météo-France. Avec plus d'un Français sur deux concerné par la vigilance rouge dans plus de 50 départements. Les conséquences des vagues de chaleur se font notamment sentir sur les dons de sang. C'est une conséquence dont nous parlons plus rarement, mais qui existe bel et bien. Début juin, l'Établissement français du sang alertait : les épisodes de chaleur extrême, combinés aux périodes de vacances et de jours fériés comme en mai, fragilisent régulièrement l'équilibre des stocks sanguins. En cette période de canicule, RFI s'est rendue dans une Maison du don du sang, à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.</p> <p>Devant une patiente allongée pour don du sang, Carla Tangabia, infirmière, redouble de vigilance car «<em> la vague de chaleur peut fatiguer davantage les donneurs</em>, explique-t-elle. <em>Le corps souffre énormément de la chaleur. En plus avec le don, on fait plus attention. En début de semaine, on nous a rappelé encore de faire très attention, d'être un peu plus vigilant à l'hydratation, de faire attention aux températures. Ici, on a la climatisation, donc ça va. On fait attention aux donneurs, on les surveille, on les garde un peu plus si ça ne va pas</em>. »</p> <p>Dans la salle d'attente, Nora, une donneuse régulière depuis 1992. Ce matin-là, <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260623-canicule-en-france-la-chaleur-gagne-encore-du-terrain-et-les-records-tombent">avec la canicule, elle l'avoue : elle a hésité à se déplacer</a></strong>. « <em>Je me suis posé la question en voyant qu'il allait faire très chaud parce qu'en plus j'ai des problèmes de circulation, donc j'ai les doigts gonflés. Donc je me suis posé la question et puis je me suis dit : "Allez, faut y aller"</em> ».</p> <p>À proximité, dans la salle de repos, Céline, 18 ans, se réhydrate. Elle vient de faire son premier don. « <em>On nous prend bien en charge. On nous explique bien la conduite à tenir pour éviter du coup de faire des malaises, surtout au vu de cette chaleur. On nous explique aussi l'importance de s'hydrater. On nous propose des boissons, des gâteaux, etc</em>. »</p> <h2>« Venir en ayant bu avant et bien boire après » pour les donneurs de sang</h2> <p>Pour éviter d'enregistrer de trop fortes baisses des dons, notamment en période de canicule, Emilia Fumeron, assistante médicale, multiplie les appels. « <em>Alors aujourd'hui, j'ai eu trois personnes qui m'ont dit qu'à cause de la chaleur, ils préféraient attendre que les températures diminuent avant de venir</em>. <em>J'en suis à mon cinquantième appel avec deux rendez-vous confirmés. Je laisse beaucoup de messages. Les gens sont au travail. Ils ne sont pas non plus forcément disponibles, mais ça leur fait un rappel</em>. »</p> <p>Et ces sollicitations sont nécessaires, explique Sophie Boiron, médecin de prélèvements. « <em>Il y a une petite baisse actuellement et je pense que ça va aller en augmentant parce que plus la température va augmenter, je pense qu'on aura moins de monde. Déjà, le nombre global de dons prévus dans la journée est moindre</em>. » Et la médecin rappelle qu'il est bien possible de donner son sang en période de canicule. « <em>On peut, mais il faut absolument bien s'hydrater, ça c'est fondamental. Venir en ayant bu avant et bien boire après. Et surtout bien suivre les consignes qu'on leur donnera. Mais donner ou</em>i ! »</p> <p>Donner pour éviter de fragiliser l'équilibre des stocks sanguins. C'est un credo constant, explique Syria Laperche, directrice médicale de l'établissement français du sang. « <em>Le besoin est constant, d'autant que les produits sanguins sont labiles. Le globule rouge ne peut être conservé que 42 jours et les plaquettes sept jours. Donc c'est un stock qu'il faut renouveler de manière constante et fréquente</em>. »</p> <p>Avec la multiplication à venir des vagues de chaleur, plus précoces, plus fréquentes et plus intenses, l'Établissement français du sang assure rester vigilant sur le sujet.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/questions-d-environnement/20250428-comment-le-changement-climatique-affecte-t-il-le-don-du-sang" class="a-read-more__link">Comment le changement climatique affecte-t-il le don du sang?</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
Après une vague de chaleur précoce et inédite en mai dernier, la France fait de nouveau face à une canicule. Cet épisode de chaleur s'annonce « étendu, durable et intense », avertissait vendredi dernier Météo-France. Avec plus d'un Français sur deux con…</itunes:subtitle><itunes:summary>
Après une vague de chaleur précoce et inédite en mai dernier, la France fait de nouveau face à une canicule. Cet épisode de chaleur s'annonce « étendu, durable et intense », avertissait vendredi dernier Météo-France. Avec plus d'un Français sur deux concerné par la vigilance rouge dans plus de 50 départements. Les conséquences des vagues de chaleur se font notamment sentir sur les dons de sang. C'est une conséquence dont nous parlons plus rarement, mais qui existe bel et bien. Début juin, l'Établissement français du sang alertait : les épisodes de chaleur extrême, combinés aux périodes de vacances et de jours fériés comme en mai, fragilisent régulièrement l'équilibre des stocks sanguins. En cette période de canicule, RFI s'est rendue dans une Maison du don du sang, à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
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Mais avant cela le public peut rendre hommage à l'historien depuis lundi soir lors de la veillée républicaine. C’est l’École normale supérieure, dont Marc Bloch fut élève de 1904 à 1908, qui a été choisie pour accueillir l'événement. Il s’agit d’un rite solennel qui permet à la Nation de se recueillir une dernière fois avant la cérémonie de panthéonisation proprement dite. Son but ? Marquer la transition entre le statut de citoyen illustre et celui de « Grand Homme » (ou Grande Femme) de la patrie.</p> <p>« <em>Vous avez bien sûr déjà contemplé les cénotaphes de Simone et de Marc Bloch, qui en repartiront demain après-midi vers le Panthéon</em> », tel est le discours que l'on peut entendre lors de la veillée républicaine qui se déroulait dans la soirée du lundi 22 juin, à l'École normale supérieure. </p> <p>C'est dans la bibliothèque de la grande école que sont exposés les cercueils de Marc Bloch et de son épouse Simonne Vidal, le drapeau français les recouvre.</p> <p>Pour Frédéric Worms, le directeur de l'ENS c'est un honneur à plus d'un titre : « <em>Ce n'est pas seulement parce que Marc Bloch était un des anciens élèves les plus prestigieux de notre école, très prestigieuse. Ce n'est pas seulement pour ça. C'est parce qu'il incarne les principes qui sont représentés aussi par cette école, qui sont, je dirais, même pas la science. C'est vraiment la vérité. C'est la science comme travail de la vérité, mais c'est la valeur de la vérité. Le fait que la vérité, pour un historien, c'est fondamental, ça s'établit, ça se démontre contre des fabrications, contre des mensonges, il a défendu la vérité </em>».</p> <h2>«<em> Un élève absolument brillant </em>»</h2> <p>Veste de costume malgré la chaleur, Matis tenait à rendre hommage à son arrière-grand-père, il évoque les bulletins scolaires du tout jeune Marc Bloch. « <em>Alors c'était un élève absolument brillant. J'ai gardé ses bulletins scolaires qu'on a récupérés d'un fonds de Moscou en 1995. Il est premier absolument partout, Marc Bloch, sauf en mathématiques. À part ça, il est premier prix partout et a des appréciations absolument extraordinaires, notamment une qui me marque profondément de son professeur d'histoire</em>, "élève zélé et intelligent, sait et comprend l'histoire", s'émerveille Matis Bloch. </p> <p>Et l'arrière-petit-fils aurait de qui tenir en ne manquant pas d'humour. «<em> Marc Bloch est fils de professeur d'histoire, le professeur Gustave Bloch, qui était aussi professeur à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne. Marc Bloch est aussi un fils de. Mais ce n'est pas grave </em>», s'amuse le jeune homme. </p> <p>Marc Bloch a révolutionné l'histoire en la faisant dialoguer avec les sciences sociales. Mais ce qui intéresse Jean, étudiant à l'École normale supérieure, c'est le résistant, celui qui s'est engagé pendant la guerre. « <em>C'est un certain engagement, un sens de l'engagement en tant qu'intellectuel, ce qui est très inspirant, pas simplement pour l'historien en devenir, mais plus généralement pour tout étudiant de l'École normale supérieure, peu importe sa discipline. Cet idéal de l'engagement est encore très inspirant, très enthousiasmant</em> », raconte l'étudiant. </p> <h2>«<em> Un produit du système </em>» qui n'hésite pas à le critiquer</h2> <p>Mathématicien, Martin Andler est président de l'association des anciens élèves de l'ENS, il salue l'esprit critique de Marc Bloch. « <em>Il prend ses distances par rapport à la manière française d'enseigner, il critique le bachotage. Or, pour rentrer à l'École normale, il faut faire beaucoup de bachotage. Il critique le système des grandes écoles. C'est quelqu'un qui est à la fois complètement un produit du système et en même temps qui a une distance par rapport au système. Et c'est ça qui me séduit </em>», s'exclame Martin Andler.</p> <p>Étudiante en histoire, Agathe assiste à la veillée. Pour elle, Marc Bloch éclaire le présent. « <em>Si on prend son livre Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre, de quoi parle t-il ? Il parle très exactement des fake news, ce qui aujourd'hui est absolument omniprésent. Et est-ce que les intelligences artificielles génératives finalement ne sont pas des propagatrices de fake news ? Mais est-ce que Marc Bloch ne serait pas exactement la personne qu'il nous faut pour mieux savoir le danger que représentent les fake news et mieux savoir comment s'en prémunir ?</em> », s'interroge l'historienne. </p> <p>Ce sont des officiers de réserve qui dormiront dans la bibliothèque pour veiller toute la nuit sur les cénotaphes de Marc Bloch et de Simonne Vidal.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20260622-marc-bloch-historien-de-génie-patriote-combattant-et-figure-de-la-résistance" class="a-read-more__link">Marc Bloch, historien de génie, patriote combattant et figure de la Résistance</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En France ce mardi 23 juin, le Panthéon va accueillir en son sein le grand historien Marc Bloch. Mais avant cela le public peut rendre hommage à l'historien depuis lundi soir lors de la veillée républicaine. C’est l’École normale supérieure, dont Marc Bloch fut élève de 1904 à 1908, qui a été choisie pour accueillir l'événement. Il s’agit d’un rite solennel qui permet à la Nation de se recueillir une dernière fois avant la cérémonie de panthéonisation proprement dite. Son but ? Marquer la transition entre le statut de citoyen illustre et celui de « Grand Homme » (ou Grande Femme) de la patrie.</p> <p>« <em>Vous avez bien sûr déjà contemplé les cénotaphes de Simone et de Marc Bloch, qui en repartiront demain après-midi vers le Panthéon</em> », tel est le discours que l'on peut entendre lors de la veillée républicaine qui se déroulait dans la soirée du lundi 22 juin, à l'École normale supérieure. </p> <p>C'est dans la bibliothèque de la grande école que sont exposés les cercueils de Marc Bloch et de son épouse Simonne Vidal, le drapeau français les recouvre.</p> <p>Pour Frédéric Worms, le directeur de l'ENS c'est un honneur à plus d'un titre : « <em>Ce n'est pas seulement parce que Marc Bloch était un des anciens élèves les plus prestigieux de notre école, très prestigieuse. Ce n'est pas seulement pour ça. C'est parce qu'il incarne les principes qui sont représentés aussi par cette école, qui sont, je dirais, même pas la science. C'est vraiment la vérité. C'est la science comme travail de la vérité, mais c'est la valeur de la vérité. Le fait que la vérité, pour un historien, c'est fondamental, ça s'établit, ça se démontre contre des fabrications, contre des mensonges, il a défendu la vérité </em>».</p> <h2>«<em> Un élève absolument brillant </em>»</h2> <p>Veste de costume malgré la chaleur, Matis tenait à rendre hommage à son arrière-grand-père, il évoque les bulletins scolaires du tout jeune Marc Bloch. « <em>Alors c'était un élève absolument brillant. J'ai gardé ses bulletins scolaires qu'on a récupérés d'un fonds de Moscou en 1995. Il est premier absolument partout, Marc Bloch, sauf en mathématiques. À part ça, il est premier prix partout et a des appréciations absolument extraordinaires, notamment une qui me marque profondément de son professeur d'histoire</em>, "élève zélé et intelligent, sait et comprend l'histoire", s'émerveille Matis Bloch. </p> <p>Et l'arrière-petit-fils aurait de qui tenir en ne manquant pas d'humour. «<em> Marc Bloch est fils de professeur d'histoire, le professeur Gustave Bloch, qui était aussi professeur à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne. Marc Bloch est aussi un fils de. Mais ce n'est pas grave </em>», s'amuse le jeune homme. </p> <p>Marc Bloch a révolutionné l'histoire en la faisant dialoguer avec les sciences sociales. Mais ce qui intéresse Jean, étudiant à l'École normale supérieure, c'est le résistant, celui qui s'est engagé pendant la guerre. « <em>C'est un certain engagement, un sens de l'engagement en tant qu'intellectuel, ce qui est très inspirant, pas simplement pour l'historien en devenir, mais plus généralement pour tout étudiant de l'École normale supérieure, peu importe sa discipline. Cet idéal de l'engagement est encore très inspirant, très enthousiasmant</em> », raconte l'étudiant. </p> <h2>«<em> Un produit du système </em>» qui n'hésite pas à le critiquer</h2> <p>Mathématicien, Martin Andler est président de l'association des anciens élèves de l'ENS, il salue l'esprit critique de Marc Bloch. « <em>Il prend ses distances par rapport à la manière française d'enseigner, il critique le bachotage. Or, pour rentrer à l'École normale, il faut faire beaucoup de bachotage. Il critique le système des grandes écoles. C'est quelqu'un qui est à la fois complètement un produit du système et en même temps qui a une distance par rapport au système. Et c'est ça qui me séduit </em>», s'exclame Martin Andler.</p> <p>Étudiante en histoire, Agathe assiste à la veillée. Pour elle, Marc Bloch éclaire le présent. « <em>Si on prend son livre Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre, de quoi parle t-il ? Il parle très exactement des fake news, ce qui aujourd'hui est absolument omniprésent. Et est-ce que les intelligences artificielles génératives finalement ne sont pas des propagatrices de fake news ? Mais est-ce que Marc Bloch ne serait pas exactement la personne qu'il nous faut pour mieux savoir le danger que représentent les fake news et mieux savoir comment s'en prémunir ?</em> », s'interroge l'historienne. </p> <p>Ce sont des officiers de réserve qui dormiront dans la bibliothèque pour veiller toute la nuit sur les cénotaphes de Marc Bloch et de Simonne Vidal.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20260622-marc-bloch-historien-de-génie-patriote-combattant-et-figure-de-la-résistance" class="a-read-more__link">Marc Bloch, historien de génie, patriote combattant et figure de la Résistance</a></p>]]></content:encoded><itunes:author>RFI</itunes:author><itunes:subtitle>
En France ce mardi 23 juin, le Panthéon va accueillir en son sein le grand historien Marc Bloch. Mais avant cela le public peut rendre hommage à l'historien depuis lundi soir lors de la veillée républicaine. C’est l’École normale supérieure, dont Marc B…</itunes:subtitle><itunes:summary>
En France ce mardi 23 juin, le Panthéon va accueillir en son sein le grand historien Marc Bloch. Mais avant cela le public peut rendre hommage à l'historien depuis lundi soir lors de la veillée républicaine. C’est l’École normale supérieure, dont Marc Bloch fut élève de 1904 à 1908, qui a été choisie pour accueillir l'événement. Il s’agit d’un rite solennel qui permet à la Nation de se recueillir une dernière fois avant la cérémonie de panthéonisation proprement dite. Son but ? Marquer la transition entre le statut de citoyen illustre et celui de « Grand Homme » (ou Grande Femme) de la patrie.
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