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	<title>Révolution Personnelle</title>
	
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	<description>Hasta la vida!</description>
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		<title>Faut-il fêter les anniversaires ?</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 06:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
(J’accueille avec plaisir David du blog Être riche,  qui est le rédacteur de cet article invité &#8211; et inattendu !)
L’avis de l’idéaliste généreux
La célébration d’un anniversaire, est un moment de joie, de partage. A cette occasion, on glorifie la naissance et les parents d’un être ou d’une réalisation dont c’est l’anniversaire.
Ces célébrations, comme les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1307" title="Quel âge ?" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/lights.jpg" alt="Quel âge ?" width="500" height="333" /></p>
<p><em>(J’accueille avec plaisir David du blog <a href="http://www.etreriche.com/" target="_blank">Être riche</a>,  qui est le rédacteur de cet article invité &#8211; et inattendu !)</em></p>
<h3>L’avis de l’idéaliste généreux</h3>
<p>La célébration d’un anniversaire, est un moment de joie, de partage. A cette occasion, on glorifie la naissance et les parents d’un être ou d’une réalisation dont c’est l’anniversaire.</p>
<p>Ces célébrations, comme les mariages, les fêtes de fin d’années ou encore les fêtes religieuses, sont l’occasion de rassembler ceux que l’on perd vite de vue pendant l’année. Pour parvenir à s’extirper du quotidien, il est pratique de fixer un jour dans l’année. Un anniversaire est donc un point de repère utile pour rassembler des amis ou des membres de sa famille.<br />
<span id="more-1299"></span><br />
Pour les âmes généreuses, l’anniversaire est aussi une occasion d’exprimer son affection en offrant, en plus des petites attentions quotidiennes, des présents de valeur.</p>
<p>Enfin, un anniversaire marque également une nouvelle année de maturité. Chaque cycle supplémentaire  de 365 jours nous apporte son lot d’expériences enrichissantes. A la différence du vin, chaque année écoulée devrait être considérée un bon cru pourvu que l’on sache identifier les bénéfices du temps qui passe.</p>
<h3>L’avis du pessimiste grincheux</h3>
<p>Fêter un anniversaire n’est-il pas hypocrite ? Pourquoi profiter d’une date précise pour avouer aux êtres aimés les sentiments qu’on leur porte ? Avec l’arrivée des réseaux sociaux par exemple, on peut se demander à quel point les « joyeux anniversaires » reçus sont sincères. Il suffit de voir tous les commentaires reçus sur nos « murs facebook » de la part d’amis que l’on n’a pas revu depuis dix ans et qui font le simple effort de cliquer sur un bouton car le système les a généreusement prévenus !</p>
<p>Et puis il y a un truc vraiment pesant lors des anniversaires, c’est de se sentir obligé de trouver un cadeau ! Comme si le fait de célébrer l’anniversaire ne suffisait pas&#8230; C’est vraiment un gaspillage d’argent et de cadeaux inutiles ! On a même conçu sur le web, des sites internet pour refiler les cadeaux qui ne nous plaisaient pas !</p>
<p>Que penser ensuite de ceux qui organisent des orgies géantes pour fêter leurs anniversaires ? Il est vraiment dommage qu’un événement censé rassembler des gens que l’on apprécie pour vivre des moments mémorables se transforme en beuverie dont l’alcool effacerait tout souvenir !</p>
<p>Enfin, souhaiter un anniversaire, c’est entretenir la nostalgie du temps qui passe, c’est compter les années passées alors qu’il faudrait se tourner vers le futur !</p>
<p>Des cadeaux inattendus !</p>
<p>La question n’est peut être pas de savoir s’il faut ou non fêter les anniversaires car la réponse appartient à chacun, en fonction des occasions ou des êtres affectionnés. En revanche, si l’on accepte de fêter les anniversaires, on peut s’interroger sur la façon de célébrer au mieux l’événement.  Etudions par exemple l’un des symboles de l’anniversaire, le cadeau, et quelques exemples de présents pas vraiment classiques !</p>
<p>Le cadeau altruiste humanitaire :</p>
<p>Le premier exemple dont on pourrait s’inspirer est celui de Seth Godin qui a fêté ses 50 ans le 10 juillet dernier. Seth Godin a demandé aux lecteurs de son blog qui souhaitait célébrer son anniversaire de faire un don à une œuvre humanitaire. Evidemment, il est plus facile de faire ce genre de cadeaux à quelqu’un qui l’a demandé. Je conviens que cela atténue l’effet de surprise mais au moins cela permet d’éviter le gaspillage de cadeaux. D’ailleurs, tout cadeau ne devrait-il pas correspondre à une demande précise de celui dont c’est l’anniversaire ?</p>
<h3>Le cadeau qui fait grandir</h3>
<p>A l’opposé du « cadeau-besoin » ou  du « cadeau-demande » il y a aussi le « cadeau-enseignant ». A tout anniversaire on peut avoir le sentiment de vieillir. J’imagine que dans l’inconscient collectif  « tant que l’on est jeune, vieillir c’est mûrir,  alors que pour un ancien, c’est plutôt mourir ». Je me permets ce petit jeu de mot maladroit car je suis de nature optimiste et je ne crois pas du tout à cette idée. Au contraire, selon le point de vue positif du début de cet article, chaque anniversaire est pour moi l’occasion de grandir !</p>
<p>Au risque de déplaire, le cadeau enseignant est un moyen d’attiser la curiosité du destinataire, de le conduire en dehors des sentiers battus en offrant selon ses moyens un bon livre sur le développement personnel, un stage de cuisine ou encore un voyage !</p>
<h3>Le cadeau gratuit !</h3>
<p>« Je n’ai pas d’argent, que vais-je bien pouvoir offrir ? ».</p>
<p>A la base, le cadeau est une preuve d’affection et  ne doit pas se transformer en dépense obligatoire pour respecter certaines traditions devenues aujourd’hui trop mercantiles. Vous souhaitez offrir la plus belle des preuves d’amour, d’amitié ou de reconnaissance ? Pour moi, rien ne remplacent de bons mots pour un cadeau des plus personnalisés et sorti de son cœur, plutôt que de son porte-monnaie !</p>
<h3>Mais au fait !?!?</h3>
<p>Pourquoi un article invité surprise sur le thème des anniversaires ? Et pourquoi écrire ici plutôt que sur mon propre blog ? Cessons d’entretenir le suspens, évidemment, nous avons (ou pas <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  …) un anniversaire à fêter aujourd’hui….</p>
<p>La RévoPerso et son créateur méritent-ils de souffler leur première bougie ? Vous vous doutez de ma réponse : l’idée même de penser à cette date et à cet anniversaire justifie que l’on célèbre l’évènement. Alors le plus dur reste à faire ? Quel cadeau faire à notre Jean (Philippe) de la Fontaine franco-japonais ? Une fable ? C’est jouer sur le terrain du maître des lieux… Essayons tout de même un humble poème ! <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><em>Maître Révo en plein mois de Juillet,<br />
Délivrait en son blog un message,<br />
Quelques sardines, ou lecteurs, égarés,<br />
Se laissèrent charmer par le sage.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ses métaphores filées défilaient,<br />
Ses préceptes « ultra-matinaux » réveillaient,<br />
Ses encouragements et conseils rassuraient,<br />
Et le nombre de disciples croissait…</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Cependant, un jour, le piédestal vacille !<br />
L’auteur avoue faire pipi sous la douche,<br />
Les yeux des lecteurs s’écarquillent,<br />
Mais le curieux billet n’est pas louche.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Alors la révolution personnelle reprend,<br />
Elle fédère et harangue en chacun les talents,<br />
Elle sollicite, questionne, nous pousse dans nos retranchements,<br />
A quand notre révolte à tous, notre révolution ? A quand ?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mais la Révo Perso nous fait aussi rire,<br />
Deux fois par semaine nous sommes nombreux au rendez vous,<br />
Celui du poète habile, du philosophe un peu fou,<br />
Qui nous procure, à chaque article, bien du plaisir !</em></p>
<p>PS : J’allais oublier la formule essentielle, « Joyeux anniversaire RévoPerso ! »</p>
<p><em>David est l’auteur du blog <a href="http://www.etreriche.com/" target="_blank">Être Riche</a> au travers duquel il souhaite « aiguiller » vers le thème du développement personnel les visiteurs en attente de méthodes miracles pour devenir riche. </em><em><span>Si vous avez aimé cet article, extrait de son blog vous apprécierez également :</span></em></p>
<p><a href="http://www.etreriche.com/dessinez-votre-arbre-de-vie/" target="_blank">Dessinez votre arbre de vie</a><br />
<a href="http://www.etreriche.com/comment-gagner-au-loto-a-chaque-tirage/" target="_blank">Comment gagner au loto à chaque tirage</a><br />
<a href="http://www.etreriche.com/on-ne-peut-pas-saimer-soi-meme/" target="_blank">On ne peut pas « s’aimer soi-même » !</a></p>
<p>(Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/pagedooley/" target="_blank">kevindooley</a>)</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/RevoPerso/~4/p1D9gyCCa3I" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Le tunnel</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 06:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[C'est quoi votre passion?]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cet article constitue ma participation à cette rencontre amicale, “À la croisée des blogs” qui est un événement inter-blog dédié au développement personnel. Il est publié mensuellement et chaque  nouvelle édition traite d’un thème original. Ce mois-ci c’est Aurélien, du blog Read Me I&#8217;m Famous, qui en est l’organisateur et qui nous a  proposé de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1290" title="Vous aussi, allez-y..." src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/tunnel2.jpg" alt="Vous aussi, allez-y..." width="500" height="375" /></p>
<p><em>Cet article constitue ma participation à cette rencontre amicale, “<a id="obaw" style="color: #3a639a; text-decoration: none;" title="A la croisée des blogs" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/developpementpersonnel.org');" href="http://developpementpersonnel.org/festival-a-la-croisee-des-blogs" target="_blank">À la croisée des blogs</a>” qui est un événement <span>inter-blog</span> dédié au développement personnel. Il est publié mensuellement et chaque  nouvelle édition traite d’un thème original. Ce <span>mois-ci</span> c’est Aurélien, du blog <a href="http://www.readmeimfamous.com/" target="_blank">Read Me I&#8217;m Famous</a>, qui en est l’organisateur et qui nous a  proposé de plancher sur “<a href="http://www.readmeimfamous.com/2010/07/festival-a-la-croisee-des-blogs-prendre-le-risque-de-vivre-ses-reves/" target="_blank">Prendre le risque de vivre ses rêves ?</a>“</em></p>
<p>Les vacances !</p>
<p>C&#8217;est enfin la belle saison et avec elle, la  fin de l&#8217;année d&#8217;université. Guillaume en est très content. Plus de  cours, plus de partiels, plus d&#8217;études jusque tard dans la nuit. Il  prépare un master de chimie à l&#8217;université de Bordeaux dont il lui reste  encore une année à accomplir.</p>
<p>C&#8217;est bien la chimie. C&#8217;est la  base de toute vie et c&#8217;est pour cela que Guillaume c&#8217;est lancé là-dedans  après son bac. Mais au fil des ans, c&#8217;est devenu de plus en plus  pointu, avec beaucoup trop d&#8217;expériences à accomplir, de tests à  présenter en utilisant des machines sophistiquées. Et puis, il y a  l&#8217;après diplôme. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il va bien pouvoir faire avec ça ? Comment  trouver un bon travail ? Ses parents s&#8217;inquiètent un peu. Et lui aussi.<br />
<span id="more-1288"></span><br />
Mais  maintenant, c&#8217;est le temps des vacances, il s&#8217;en réjouit, et ce pour  deux raisons. D&#8217;abord, il est venu rejoindre sa grand-mère qui vit seule  à Ranchy, un petit village situé dans le belle région du Bessin, non  loin de Bayeux en Normandie. Il va y rester deux semaines et pendant  tout ce temps, il va pouvoir s&#8217;adonner à son autre grande passion :  l&#8217;écriture.</p>
<p>Il n&#8217;a pas eu trop le temps de rédiger ces derniers  temps, vu qu&#8217;il était pas mal pris avec ses cours et ses examens. Mais  là, 15 jours juste pour écrire, manger les bons plats de sa grand-mère  et se balader dans les petits chemins autour du village, que demander de  mieux !</p>
<p>Guillaume veut profiter de ces deux semaines pour finir  cette saga de science-fiction qu&#8217;il a commencé, alors qu&#8217;il était encore  en Terminale. C&#8217;est une histoire qui se déroule dans un univers  fantastique avec un héros qui doute, une jolie princesse à sauver, des  guerriers sauvages, des magiciens rusés et bien entendu, quelques  vampires en quête d&#8217;humanité.</p>
<p>Donc ce matin, à l&#8217;aube, il n&#8217;a pas  eu besoin d&#8217;alarme pour se réveiller. Malgré l&#8217;heure matinale, il s&#8217;est levé avec enthousiasme. Il a tout de suite sorti son cahier fétiche de sa valise et l&#8217;a solennellement ouvert sur  le bureau, à côté de son lit. C&#8217;est dans cette sorte de grand carnet  qu&#8217;il jette les idées qu&#8217;il développera plus tard sur son ordinateur.</p>
<p>Il  s&#8217;est ensuite silencieusement glissé hors de la maison paisible et  maintenant, il profite de la fraicheur matinale pour faire une petite  promenade d&#8217;inspiration, comme il les aime. Quand il marche seul, comme  ça, l&#8217;ébauche des prochains chapitres de son histoire, lui viennent  facilement.</p>
<p>Le soleil ne va pas tarder à se montrer.</p>
<p>Il  laisse ses pas le guider dans le bocage normand. Les sentiers qu&#8217;il  emprunte sont encore humides et sentent bon la rosée. Malgré tout,  Guillaume ne peut s&#8217;empêcher de songer à ses études de chimie presque  terminées. Il ne veut pas trop y penser mais c&#8217;est vrai qu&#8217;après, il n&#8217;a  aucune idée de ce qu&#8217;il va faire.</p>
<p>Le jour gagne du terrain, la  nuit résistant encore un peu, dans un futile combat d&#8217;arrière-garde. Le  chemin qu&#8217;il a pris débouche sur une longue ligne droite devant laquelle  il s&#8217;arrête, étonné. Le sentier est bordé de chaque côté par un talus  d&#8217;où s&#8217;élancent de petits arbres aux branches longues et courbées qui  forment un tunnel végétal, un couloir vivant et bruissant. Il ne l&#8217;avait  jamais remarqué. Il s&#8217;y engage, toujours un peu perdu dans ses pensées  post-scolaires.</p>
<p>Soudain, il sent comme un décalage dans sa  vision. Il stoppe.</p>
<p>Mais, à sa grande surprise, il se voit,  lui-même, continuant à avancer sur le sentier.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas  possible ! Il rêve !&#8230; pourtant, inexorablement, il se regarde  s&#8217;éloigner lentement, dans le tunnel de feuilles vertes.</p>
<p>Il veut s&#8217;appeler. Se dire  de revenir. Mais, il ne va pas s&#8217;apostropher, quand même ! Ce serait  accepter l&#8217;impossible.</p>
<p>Il ferme les yeux et se dit que quand il  va les rouvrir, tout sera redevenu comme avant.</p>
<p>Yeux fermés :  tout va bien.</p>
<p>Yeux ouverts : il est encore là, devant lui en  train d&#8217;avancer.</p>
<p>Instinctivement, Guillaume se met alors à suivre  avec précaution son &#8220;lui&#8221; et note que, bizarrement, ce dernier ne porte plus les  mêmes habits. Il est maintenant vêtu d&#8217;un costume sombre. Il marche bien  droit. Il a les cheveux coupés courts, propres. Soudain, sur sa gauche,  une femme surgit, apparue de nulle part et qui progresse maintenant à  ses côtés. Elle a l&#8217;air élégante avec ses cheveux longs.</p>
<p>Il n&#8217;en  croit pas ses yeux.</p>
<p>Et puis voilà que deux enfants apparaissent  aussi sur la droite. Ils viennent se joindre au couple et prennent  chacun la main d&#8217;un des adultes.</p>
<p>Sa main.</p>
<p>Guillaume  panique. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que cette folie ? Qui sont ce gens autour  de lui ? Il voit les cheveux de son &#8220;lui&#8221; blanchir un peu, ce qui le  terrorise davantage. Les deux enfants, un garçon et une fille,  paraissent à présent avoir grandi. La femme à ses côtés, porte les  cheveux plus courts.</p>
<p>Encore quelques pas, et soudain les enfants,  maintenant aussi grands que lui, s&#8217;éloignent et disparaissent sur les  côtés. Guillaume s&#8217;arrête. Il ne peut plus avancer. Il est comme  paralysé par le fait de voir ainsi là-bas, ses propres cheveux blanchir,  son dos se courber un peu et cette femme qui maintenant passe son bras  sous le sien.</p>
<p>Il a les yeux fixés sur eux, qui continuent à  s&#8217;éloigner dans le tunnel dense. La femme finit par enlever son bras,  lui tapote doucement le dos de la main et disparait à son tour sur la  gauche.</p>
<p>Il se voit seul au bout du chemin, marchant doucement,  difficilement, courbé, un point sombre dans le flamboiement matinal qui  s&#8217;étend. Guillaume sent les larmes lui monter au yeux.</p>
<p>Un trait  de lumière perce brusquement le tunnel. Son &#8220;lui&#8221; commence à disparaitre.</p>
<p>Il  n&#8217;en peut plus. D&#8217;un coup, il fait demi-tour et se met à courir de  toutes ses forces, comme si en allant très vite il allait pouvoir  laisser derrière lui ces images qu&#8217;il veut effacer de sa mémoire.</p>
<p>Pendant  tout le reste de la journée, Guillaume ne voit rien, n&#8217;entend rien, ne  mange rien. A sa grand-mère inquiète, il prétexte une fatigue due à une  nuit blanche d&#8217;écriture. Il reste enfermé dans sa chambre. Volets  fermés. Roulé en boule dans son lit. Tout habillé.</p>
<p>Il voudrait  arrêter de penser. Mais ces maudites images ne le laissent pas. Elles  tournent dans sa tête et lui font peur. Il n&#8217;a plus envie de bouger. A  quoi bon, se dit-il, puisque les dés sont jetés.</p>
<p>La nuit est  enfin tombée. Guillaume, exténué et le ventre vide, finit par  s&#8217;endormir.</p>
<p>Son sommeil est lourd.</p>
<p>Mais sans rêves.</p>
<p>Juste  avant l&#8217;aube, il se réveille. Il est en sueur. Il se redresse sur son  lit et cligne des yeux car la lumière de sa table de chevet est restée  allumée. Sur le petit bureau, il y a toujours le cahier grand ouvert  qui l&#8217;attend.</p>
<p>A quoi bon maintenant.</p>
<p>Il s&#8217;assied sur le  bord du lit et contemple encore une fois son cahier, comme un vieil ami  auquel on dit adieu parce qu&#8217;on sait que l&#8217;on va prendre des routes  séparées.</p>
<p>Guillaume regarde ses pieds et soupire.</p>
<p>Lentement  pourtant, ses yeux reviennent vers son cahier puis, se portent sur la  lumière de la table de chevet. Une toute petite lueur apparait  dans son regard.</p>
<p>Serait-ce possible ?</p>
<p>Il bondit à la  fenêtre. A l&#8217;horizon, le soleil n&#8217;a pas encore paru mais les premières  lueurs de l&#8217;aube naissante commencent à colorer le ciel.</p>
<p>Rapidement,  en faisant le moins de bruit possible, il s&#8217;échappe de la maison et une  fois dehors, se met à courir aussi vite qu&#8217;il le peut.</p>
<p>Il court,  il court, malgré des poches de nuit noire encore présentes qui  l&#8217;empêchent de bien voir où il met les pieds, malgré son ventre en détresse qui crie  famine, malgré les tremblements incontrôlables qui le saisissent. Il  essaie de refaire exactement le même chemin qu&#8217;hier mais se perd un peu  et n&#8217;arrive pas tout de suite à retrouver ses pas.</p>
<p>L&#8217;aube envahit  complètement le ciel normand. Les oiseaux, mêlant leurs chants en une chorale magique,  célèbrent déjà l&#8217;arrivée du soleil qui, dans quelques instants,  apparaitra tout là-bas, derrière la forêt.</p>
<p>Brusquement, il  s&#8217;arrête, haletant.</p>
<p>L&#8217;entrée du tunnel, impressionnante, est juste là, devant lui.</p>
<p>Guillaume  hésite. Maintenant il a peur. Peur de s&#8217;être trompé. Peur de se revoir.</p>
<p>Face  au tunnel bruissant doucement, il pense très fort à son amour. A son  amour pour l&#8217;écriture. Il se voit rédigeant. Il s&#8217;imagine grattant page  après page, tapant fiévreusement sur son ordinateur. Il voit des  histoires apparaissant dans les notes de son cahier.</p>
<p>Et là, maintenant, il fait  un pas en avant. Lentement.</p>
<p>Rien.</p>
<p>Puis un deuxième.</p>
<p>Toujours  rien.</p>
<p>Il avance plus franchement et soudain, à nouveau, il  ressent ce même décalage dans sa vision. Il s&#8217;arrête et, encore une  fois, il se voit continuant à avancer. La panique l&#8217;envahit à nouveau.  Il a envie de s&#8217;échapper mais il doit continuer, il le sait. Alors, il  se suit lentement, tout en pensant à sa passion.</p>
<p>Ses vêtements  sont simples. Il y a même un trou au coude. Il a les cheveux mi-longs,  libres, au vent. Une jeune femme se révèle sur sa gauche et fait un tout  petit bout de chemin avec lui, avant de rapidement disparaitre. Un  autre surgit sur la droite.</p>
<p>Guillaume est surpris.</p>
<p>Cette  dernière reste à ses côtés plus longtemps. Elle passe plusieurs fois son  bras sous le sien avant de le retirer et de recommencer. Cela ressemble  à une danse. Pourtant, elle finit aussi par repartir.</p>
<p>Une  troisième apparait mais ne fait que croiser son chemin, un bref instant.  Il n&#8217;en revient pas. Ce n&#8217;est que la neuvième ou dixième jeune femme &#8211;  Guillaume ne sait plus &#8211; qui finalement marche à ses côtés sans le  toucher. Par contre, c&#8217;est lui qui passe son bras autour de ses épaules.</p>
<p>Ils  marchent, de plus en plus lentement.</p>
<p>Ses vêtements changent  aussi. Tantôt décontractés et avec une certaine élégance, tantôt usés et  sans goût.</p>
<p>Un enfant apparait et vient se glisser entre les deux  adultes.</p>
<p>Guillaume sourit.</p>
<p>Ça marche !</p>
<p>Il voit sa  chevelure devenir poivre et sel, l&#8217;enfant grandir, les trois continuant à  marcher, main dans la main.</p>
<p>Tout à coup, la femme s&#8217;arrête. Elle  n&#8217;avance plus. Pourtant, il se voit continuer à marcher avec l&#8217;enfant  qui lui tient toujours la main. Que se passe-t-il ? Pourquoi a-t-elle stoppé ?  Elle s&#8217;évanouit dans la clarté matinale.</p>
<p>Devant, l&#8217;enfant a  grandi et Guillaume le sent prêt à s&#8217;écarter, ce qu&#8217;il fait à l&#8217;instant  où une autre femme apparait, lisant un livre. Elle se joint à la marche  et il se voit, une nouvelle fois, lui passer un bras autour des épaules.</p>
<p>Leur  rythme se ralentit. Leurs dos se courbent un peu.</p>
<p>Guillaume en a  assez vu.</p>
<p>Il fait demi-tour et cette fois-ci, s&#8217;éloigne sans  courir.</p>
<p>Atteignant l&#8217;entrée du tunnel, il s&#8217;arrête et  spontanément se retourne pour se regarder, une dernière fois.</p>
<p>Il  sursaute.</p>
<p>A l&#8217;autre bout, son double lui fait face,  seul. Il porte des vêtements différents mais son visage  est bien celui de Guillaume, maintenant.</p>
<p>Ils se font face pendant  quelques instants, chacun à un bout du tunnel.</p>
<p>Le soleil pointe  au-dessus des feuillages.</p>
<p>Guillaume esquisse un petit geste  timide de la main comme pour saluer un ami de longue date, un ami au long cours.</p>
<p>Des  traits de lumière parviennent à percer le tunnel et son autre lui commence à  disparaitre. Mais juste avant, il lance un objet d&#8217;un mouvement de  revers de la main et, s&#8217;évanouit dans l&#8217;éclat d&#8217;un rayon transperçant le  tunnel.</p>
<p>Guillaume se met à courir en avant pour attraper  l&#8217;objet. Il le voit tournoyer sur lui-même, emporté par un mouvement  circulaire qui le fait soudain s&#8217;ouvrir.</p>
<p>Un livre !</p>
<p>Les  pages tournent, libres, immaculées. La couverture semble s&#8217;animer et  prendre vie dans un mouvement ailé.</p>
<p>Guillaume court vers sa  vision. Le livre vole vers lui.</p>
<p>Au moment où ils vont se  rejoindre, le soleil darde ses rayons.</p>
<p>Le jeune homme parait  alors attraper le livre, à l&#8217;instant même où ce dernier pénètre dans un  rai de lumière chaude et vibrante.</p>
<p>Surpris, emporté pas son élan,  Guillaume trébuche et tombe en avant, les mains vides.</p>
<p>Une  clarté éblouissante illumine maintenant tout le tunnel.</p>
<p>Guillaume  ne bouge pas, épuisé, le visage dans l&#8217;herbe, haletant.</p>
<p>Il a la  tête qui tourne, il tremble de tout son corps mais, ce n&#8217;est pas grave.</p>
<p>Il  le sait.</p>
<p>Il sera écrivain.</p>
<p>(Photo : gnuttin)</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;-</p>
<p><em>Il est important de se reposer pour se ressourcer. Je vais donc prendre un congé blogo-sabbatique d&#8217;un mois. Bon, pendant ce temps, je vais buller ? Soyons francs : oui, mais le &#8220;bullage&#8221; sera intelligent ! <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p><em>Doigts de pieds en éventail ou pas, n&#8217;oublions pas, par exemple, de continuer à faire des choses qui nous passionnent, de penser à créer une nouvelle habitude ou de réfléchir aux challenges dans lesquels nous voulons nous lancer dès la rentrée.</em></p>
<p><em>Je serais là, prêt à repartir. <a href="http://revolutionpersonnelle.us1.list-manage.com/subscribe?u=51f82ad270abbff82b9016a79&amp;id=ff9ec24276" target="_blank">Avec vous ?</a> <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/RevoPerso/~4/uZ3j5r21hbE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Paulo Coelho décide de partir</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 03:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Solutions simples]]></category>
		<category><![CDATA[Vous êtes bloqués?]]></category>
		<category><![CDATA[aleph]]></category>
		<category><![CDATA[avancer]]></category>
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		<category><![CDATA[niigata]]></category>
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		<category><![CDATA[vivre sa vie]]></category>
		<category><![CDATA[vladivostok]]></category>

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		<description><![CDATA[
Chacun, à notre niveau, nous progressons dans notre révolution  personnelle et, régulièrement, nous rencontrons tous et toutes des  problèmes. Il n&#8217;y a pas d&#8217;exceptions à la règle.
Si quelqu&#8217;un me  contactait en me disant, &#8220;Ça y est, j&#8217;en ai terminé, j&#8217;ai fini ma révoperso !&#8221;, j&#8217;aurais quand même des soupçons. Quand on avance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1281" title="Les rails de la vie. Vie personnelle à gauche, vie professionnelle à droite. Le tout, c'est que les deux restent bien parallèles. ;)" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/rails.jpg" alt="Les rails de la vie. Vie personnelle à gauche, vie professionnelle à droite. Le tout, c'est que les deux restent bien parallèles. ;)" width="465" height="500" /></p>
<p>Chacun, à notre niveau, nous progressons dans notre révolution  personnelle et, régulièrement, nous rencontrons tous et toutes des  problèmes. Il n&#8217;y a pas d&#8217;exceptions à la règle.</p>
<p>Si quelqu&#8217;un me  contactait en me disant, &#8220;Ça y est, j&#8217;en ai terminé, j&#8217;ai fini ma révoperso !&#8221;, j&#8217;aurais quand même des soupçons. Quand on avance dans la vie  en cherchant à s&#8217;améliorer, on doit savoir que cela ne se termine  jamais. Il n&#8217;y a de ligne d&#8217;arrivée où après avoir reçu un maillot  jaune, on peut se reposer sur ses lauriers.</p>
<p>Petit à petit, au fil  du temps, on avance. On s&#8217;offre de petits challenges. On change une  habitude par mois. Ou alors, on part loin, pour mieux se découvrir. Mais  le jour où l&#8217;on s&#8217;arrête, c&#8217;est fini, <a id="z15j" title="on est mort" href="../2010/02/le-jour-ou-vous-etes-mort/">on est mort</a>.<br />
<span id="more-1280"></span></p>
<h3>Mouvement ne  veut pas dire vitesse</h3>
<p>Alors, bien sûr, c&#8217;est souvent frustrant.  Nous trouvons que nous n&#8217;avançons pas assez vite. Plus on est jeune,  plus on voudrait brûler les étapes, faire d&#8217;une pierre <span style="text-decoration: line-through;">deux</span> trois coups. Cela ne sert pas à grande chose, car les leçons que nous  apprenons mettent du temps à faire partie de nous-même, à rentrer dans  notre &#8220;ADN&#8221;.</p>
<p>Je reçois régulièrement des mails de lecteurs et  lectrices qui me demandent comment changer plus vite et plus de choses.  J&#8217;apprécie que leurs auteurs me fassent confiance mais je ne possède pas  les clefs qu&#8217;ils recherchent. Je peux juste leur offrir mon expérience  qui vaut ce qu&#8217;elle vaut et qui m&#8217;a fait systématiquement passer par des  hauts et des bas. Donc, à mon avis, la vitesse, il faut l&#8217;oublier en sachant que s&#8217;améliorer, ce n&#8217;est pas une croisière de tout repos.</p>
<p>Parfois,  cela en devient même frustrant. On pense avoir atteint un nouveau  palier dans sa connaissance, dans son développement et puis soudain,  tout semble s&#8217;écrouler comme un vulgaire château de cartes.</p>
<p>Par  exemple, ces temps-ci je suis dans une phase assez difficile dans ma  progression, plutôt que baignant dans un nirvana paradisiaque. Je  comprends avec ma tête que c&#8217;est normal, qu&#8217;il y a des choses nouvelles  que je dois assimiler. N&#8217;empêche qu&#8217;émotionnellement, ce n&#8217;est pas  agréable. Pourtant, on le sait tous, c&#8217;est là où ça fait mal qu&#8217;il y a  des points à modifier, des habitudes à changer.</p>
<p>Et puis, dans  certains moments de faiblesse, on finit par se dire, que si ses propres  conditions étaient différentes, tout irait beaucoup mieux. Si on avait plus  d&#8217;argent. Si on vivait dans un endroit plus ensoleillé. Si on avait une  plus grande maison.</p>
<p>Alors, dans cette fragilité temporaire, je m&#8217;imagine&#8230;  célèbre.</p>
<p>Voyons&#8230; eh bien je me vois devenu l&#8217;une des légendes  vivantes de la littérature du développement personnel. Mes livres se vendent comme des  petits pains, partout dans le monde. Allez, n&#8217;hésitons pas, j&#8217;en ai déjà  vendu 100 millions dans environ&#8230; mettons, 150 pays. Pour faire bonne  mesure, je suis traduit en 65 langues. Je suis donc extrêmement riche.  Le simple fait de mentionner mon nom m&#8217;ouvre toutes les portes. Ajoutons  à cela que ma vie de couple est parfaite. Je peux donc aller où je veux  quand je veux et faire ce que je veux&#8230;</p>
<p>Le paradis !</p>
<p>En  résumé, je m&#8217;appelle Paulo Coelho et je suis super-extra-hyper heureux !</p>
<p>En  fait, non.</p>
<h3>La réalité</h3>
<p>Je viens de lire le premier <a id="k1wu" title="chapitre" href="http://paulocoelhoblog.com/O_Aleph-Cap.pdf">chapitre</a> (pdf en portugais) du tout nouveau livre  du populaire écrivain brésilien. Son nouvel ouvrage, L&#8217;Aleph, sortira au  Brésil le 29 juillet et dans le reste du monde en 2011. Et que dit-il  dans ces quelques pages ?</p>
<p>Tout simplement, il reprend tout ce que  j&#8217;imaginais plus haut et qui dans son cas est bien vrai et il  explique&#8230; qu&#8217;il est malheureux. Triste. Déboussolé. Angoissé.</p>
<p>Quoi  ? Paulo Coelho himself ? Le roi de la parabole qui positive, le  meilleur ami de L&#8217;Alchimiste, pas heureux ?</p>
<p>En fait, dans ce  premier chapitre, il explique qu&#8217;en 2006, alors qu&#8217;il séjournait dans sa  maison de Saint-Martin (Hautes-Pyrénées), c&#8217;est bien la situation dans  laquelle il se retrouva. Finalement, il comprit qu&#8217;il devait  repartir, rechercher des solutions. Depuis quelques années, il s&#8217;était  laissé allé au confort de la notoriété et, peu à peu, avait cessé  d&#8217;avancer, pour stagner. D&#8217;où, son mal être.</p>
<p>Il utilise d&#8217;ailleurs  une belle image. Notre vie doit être comme un train, en constant  mouvement, en perpétuelle progression. Nous ne devons pas être la gare,  qui elle, reste fixe.</p>
<h3>Trains au départ</h3>
<p>Voilà une  belle leçon pour moi.</p>
<p>Si Paulo Coelho arrive à se retrouver dans  cette situation difficile, il n&#8217;y a pas de raison pour que cela ne se  produise pas pour moi. Et plus je m&#8217;efforce d&#8217;être une gare, et plus les  frustrations s&#8217;accumuleront, jusqu&#8217;à ce que je décide d&#8217;ouvrir les yeux  et de les résoudre du mieux que je peux. Pour cela, il faut que je monte  dans le train. Que je devienne mon propre TGV du changement.</p>
<p>Jamais nous n&#8217;arrivons. Jamais nous ne serons parfaitement heureux, tout le temps. De nouveaux défis surgiront selon notre degré de développement.  Ainsi, encore une fois, vouloir aller trop vite ne sert à rien, puisque  de toute façon, nous avons assez de challenges qui nous attendent pour  remplir une vie.</p>
<p>Alors, faisons face à nos défis, en  savourant la victoire une fois que nous en avons réglé un, car ce temps  de paix ne dure jamais éternellement.</p>
<p>Paulo Coelho, lui, a résolu ses frustrations de l&#8217;époque en prenant littéralement le train, le  célèbre Transsibérien qui traverse toute la Russie en une  semaine. Il a ainsi entamé son 3ème pèlerinage et découvert de nouvelles  vérités, murmurées à son arrivée à Vladivostok, terminus de la ligne,  au bord de la mer, en Extrême-Orient.</p>
<p>Nous aussi, prenons le train. Notre train.  Parfois, il nous fait stopper à chaque <a id="ap3r" title="station" href="http://nicolaspene.fr/changez-vos-habitudes-en-creant-des-defis/">station</a>, parfois, il nous <a id="crjq" title="emmène" href="http://coumarine.blogspot.com/2010/07/orval-charles-juliet-travail-etc.html">emmène</a> <a id="jhq1" title="plus" href="http://www.readmeimfamous.com/2010/07/les-risques-de-mon-voyage-en-pologne/">plus</a> <a id="ujfd" title="loin" href="http://ceclair.fr/ile-maurice-cyber-cite-potentiel-de-depart-et-un-chien-rigolo">loin</a>. A d&#8217;autres moments, il nous fait  changer de voie et prendre une <a id="jdg5" title="autre direction" href="http://www.simplementmieux.com/1-an-pour-tout-changer/un-chapitre-se-ferme">autre direction</a>, vers de  nouvelles aventures.</p>
<p>Vous avez votre ticket ?</p>
<p>Moi  aussi, dans quelques jours, je vais aussi prendre le train &#8211; le vrai, le  shinkansen &#8211; pour partir pendant quelques jours en vacances. Je vais aller  dans le nord du Japon, loin de Tokyo et de son effervescence, dans la  préfecture de <a id="hq9n" title="Niigata" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Niigata">Niigata</a>, là où la nature est reine.</p>
<p>Là où les montagnes sont belles et sauvages. Là où l&#8217;on peut réfléchir sur  soi-même.</p>
<p>De la fenêtre de mon hôtel, j&#8217;aurai vue sur la mer.</p>
<p>Et si je scrute avec intensité l&#8217;horizon marin, je pourrais sans doute  apercevoir et entendre, au loin, les murmures d&#8217;une autre ville, juste  de l&#8217;autre côté de ce bras de mer.</p>
<p>Les murmures de Vladivostok.  <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<h3 style="text-align: center;">א</h3>
<p>(Si vous partez vraiment à l&#8217;étranger, je vous recommande de lire <a href="http://paulocoelhoblog.com/2006/05/09/voyager-de-maniere-differente/" target="_blank">Voyager de manière différente</a>, toujours signé par le célèbre écrivain brésilien)</p>
<p>(Photo : <a id="hpma" title="jurvetson" href="http://www.flickr.com/photos/jurvetson/">jurvetson</a>)</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/RevoPerso/~4/s5P0LWWd9fE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Le rideau rouge</title>
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		<comments>http://www.revolutionpersonnelle.com/2010/07/le-rideau-rouge/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 02:28:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vous êtes bloqués?]]></category>
		<category><![CDATA[acteur de sa vie]]></category>
		<category><![CDATA[jouer]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[
Une vie bien vécue.
Un but ambitieux.
Un parcours  étonnant.
Cela pourrait faire de beaux titres de pièces de  théâtre, jouées à guichets fermés pendant des mois ou des années. Vous  les avez vues ? Non ? Pourtant vous devriez bien les connaitre puisque  c&#8217;est votre nom qui est en haut de l&#8217;affiche. 

Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1274" title="Qui viendra voir votre pièce d'existence ? ;)" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/theater.jpg" alt="Qui viendra voir votre pièce d'existence ? ;)" width="500" height="359" /></p>
<p>Une vie bien vécue.</p>
<p>Un but ambitieux.</p>
<p>Un parcours  étonnant.</p>
<p>Cela pourrait faire de beaux titres de pièces de  théâtre, jouées à guichets fermés pendant des mois ou des années. Vous  les avez vues ? Non ? Pourtant vous devriez bien les connaitre puisque  c&#8217;est votre nom qui est en haut de l&#8217;affiche. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
<span id="more-1273"></span></p>
<h3>Les trois coups</h3>
<p>Lorsque  le rideau se lève sur le spectacle de notre vie, nous savons que,  normalement, nous aurons 3 ou 4 actes pour convaincre le public. Alors  nous partons au quart de tour, répétant les lignes que nous avons  apprises, essayant de les jouer le mieux possible dans le théâtre de  notre existence.</p>
<p>Avez-vous songé à cela ? C&#8217;est un peu une grande  pièce que nous jouons. Une comédie ? Un drame ? Une tragi-comédie ? Le  plus paradoxal c&#8217;est qu&#8217;en général, au théâtre, le meilleur moment c&#8217;est  la fin, que l&#8217;on ne connait pas. Pour nous, c&#8217;est le contraire. La fin  est la même pour tous les comédiens et nous la connaissons très bien.</p>
<p>Par  contre, nous pouvons nous concentrer sur les différents actes en  essayant de jouer le mieux possible, en suivant les conseils des  différents metteurs en scène qui nous aident à être le plus convaincant,  pour plaire au public.</p>
<p>Justement, ce dernier élément doit être  appliqué avec précaution. Doit-on plaire au public ? Doit-on faire le  maximum pour que ceux qui viennent nous voir en aient pour leur argent ?</p>
<p>On  dit souvent que les meilleurs comédiens sont ceux qui vivent leur rôle à  fond, oubliant qu&#8217;ils sont en train de jouer et ne faisant qu&#8217;un avec  leur personnage.</p>
<h3>Cours Florent</h3>
<p>La clef est peut-être  là. Combien de temps passons sur la scène à jouer des rôles ? Le rôle du  bon étudiant studieux, le rôle de la bonne copine toujours sympa, le  rôle de l&#8217;employé modèle face à son patron, le rôle de l&#8217;épouse parfaite  jonglant entre les enfants et ses propres responsabilités ?</p>
<p>Ce  sont peut-être de beaux personnages, mais un rôle, ça se choisit méticuleusement.  On ne le prend pas pour faire plaisir à son agent, à ses imprésarios.  S&#8217;ils nous confient qu&#8217;ils nous verraient bien dans le rôle du jeune  diplômé, du futur père de famille, de la mariée, cela ne veut pas dire  que ce sera automatiquement notre meilleure performance. Cela pourrait  s&#8217;avérer être un désastre. Un flop. Un bide.</p>
<p>Il nous faut tout  d&#8217;abord bien sentir ce rôle. Il faut qu&#8217;il nous aille comme un gant.  Alors avant d&#8217;accepter trop vite parce que le producteur nous fait  miroiter un cachet conséquent, nous devrions faire des bouts d&#8217;essais.  Des tas de bouts d&#8217;essais ! Jusqu&#8217;à trouver l&#8217;un des rôles de notre vie.  Celui qui nous donnera le respect de nos pairs et du public.</p>
<h3>Nomination</h3>
<p>L&#8217;instinct  du comédien est primordial mais il faut aussi savoir écouter les  conseils avisés de ceux qui nous entourent. Allez donc faire un bon  choix dans ce cas !</p>
<p>C&#8217;est difficile, presque impossible.</p>
<p>Le rôle parfait n&#8217;arrive presque jamais du premier coup.  Il faut endosser le costume de différents personnages, déclamer  quelques lignes, savoir refuser, prendre des risques. Tous les  grands comédiens ont eu des bides. Parce qu&#8217;ils ont sortis des rôles  taillés sur mesure dans lesquels on les avait cantonné.</p>
<p>Ils ont  tenté des aventures aux budgets incertains, aux scénarios pas toujours  clairs et finalement, un jour, toutes les conditions ont été réunies  pour un succès foudroyant, qui a surpris tout le monde. Ils ont alors  joué à guichets fermés, pendant des mois, des années. La troupe s&#8217;est même agrandie. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Les critiques eux, ont écrit dans leurs chroniques que le succès était évident avec une si bonne histoire ! Sauf  que personne ne l&#8217;avait prédit avant, à part quelques fidèles de la  première heure.</p>
<p>Les flashes crépitent. On est en demande. On éblouit.  On est invité partout. Les tapis rouges du bonheur se déroulent. On a  que des amis. On finirait par s&#8217;y croire. Mais les comédiens  expérimentés savent que tout cela peut disparaitre très vite. Ils  ignorent ces paillettes de la vie superficielle.</p>
<p>Ils se  concentrent sur le plus important. Leur rôle. Toujours bien le vivre. De  la manière la plus intègre possible. Ne pas oublier ceux qui les  soutiennent réellement et qui n&#8217;ont rien à faire des coupes de  champagnes servies dans des flûtes en plastique.</p>
<p>Et lorsque vient le moment de tirer sa révérence, ils  le font avec élégance, quittant la scène sous les applaudissements d&#8217;un  public connaisseur qui sait reconnaitre les acteurs plus vrais que  nature.</p>
<h3>Show time</h3>
<p>Une fois les décors démontés, une  fois les affiches retirées, le comédien de la vie sait qu&#8217;une page vient  de se terminer, qu&#8217;un nouveau challenge apparaitra bientôt, qu&#8217;il  faudra recommencer à zéro, avec de nouvelles répliques et un nouveau  costume.</p>
<p>Il choisira alors une autre pièce et grâce à son  expérience enrichira le nouveau rôle qu&#8217;il revêtira. Peut-être que ce  sera un nouveau succès. Peut-être pas. Mais il saura, encore une fois,  donner le meilleur de lui-même, de façon à ce qu&#8217;il n&#8217;ait aucun regret,  quelques soient les résultats.</p>
<p>Car il le sait, ce comédien hors  pair, elle le sait, cette actrice brillante, que le plus important,  c&#8217;est bien de se donner à fond, de vivre son rôle, comme si c&#8217;était vrai.</p>
<p>Parce que c&#8217;est vrai. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>(Photo  : <a id="w_o:" title="alancleaver" href="http://www.flickr.com/photos/alancleaver/">alancleaver</a>)</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/RevoPerso/~4/05bO0rtpi4k" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Sortir de son cocon, pour avancer</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 03:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vous êtes bloqués?]]></category>
		<category><![CDATA[chenille]]></category>
		<category><![CDATA[chrysalide]]></category>
		<category><![CDATA[cocon]]></category>
		<category><![CDATA[oser]]></category>
		<category><![CDATA[papillon]]></category>
		<category><![CDATA[suivre sa passion]]></category>
		<category><![CDATA[tenter]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans tout ce que nous avons envie d&#8217;entreprendre, il y a toujours un  petit côté qui nous fait hésiter, un petit côté qui nous fait peur parce  que nous sortons de notre confort quotidien.
Souvent, ce cocon  dans lequel nous nous prélassons depuis des mois ou des années est très  difficile à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1262" title="Cours, cours, tel le papillon de ta vie..." src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/run.jpg" alt="Cours, cours, tel le papillon de ta vie..." width="500" height="334" /></p>
<p>Dans tout ce que nous avons envie d&#8217;entreprendre, il y a toujours un  petit côté qui nous fait hésiter, un petit côté qui nous fait peur parce  que nous sortons de notre confort quotidien.</p>
<p>Souvent, ce cocon  dans lequel nous nous prélassons depuis des mois ou des années est très  difficile à briser. Parfois même impossible à déchirer. Le papillon qui  est en nous ne peut pas s&#8217;épanouir. Nous restons bloqués, en nous  plaignant de nos circonstances peu favorables ou du monde qui nous  entoure.</p>
<p>Pourtant, la seule personne responsable de cette  situation, c&#8217;est bien nous. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
<span id="more-1261"></span></p>
<h3>Sciences naturelles</h3>
<p>Mais bien avant le papillon, tout commence avec la chenille que je trouve déjà bien jolie et qui pourtant, un jour, se met en tête de s&#8217;enrouler comme une momie avec un  fil gluant. Quelle idée ! Pourquoi faire ça ? La nature ne lui plait  plus à la chenille ? Elle ne s&#8217;arrêtera d&#8217;ailleurs qu&#8217;au moment où elle sera  complètement enroulée, isolée, coupée du monde.</p>
<p>Lorsque nous voulons nous lancer dans une idée de projet, de  changement dans notre vie, nous sommes un peu comme cette chenille.  Après l&#8217;excitation de l&#8217;idée de départ, nous avons des doutes, des  peurs, des angoisses qui surgissent et, petit à petit, nous commençons à  tisser autour de nous une barrière de protection, pétrie de toutes les  bonnes raisons pour ne pas y aller. Ce projet là, que nous voulions  tenter, n&#8217;est pas raisonnable. Les circonstances ne sont pas les  meilleures. Il faut attendre un peu.</p>
<p>Nous sommes tellement  efficaces que nous finissons par ne plus voir du tout notre objectif  premier et nous restons dans notre bulle protectrice, ne voulant surtout  pas changer quelque chose dans notre existence. Ainsi, le temps passe pendant que nous nous roulons dans le cocon  de nos excuses, pour nous protéger.</p>
<p>Nous oublions alors une  chose. C&#8217;est que le monde entier se moque bien de ces excuses et continue sa route en avant.</p>
<h3>Blocages</h3>
<p>Si  j&#8217;étais un prof de sciences, je vous dirais quelque  chose d&#8217;essentiel au sujet de la nature : on ne peut pas l&#8217;arrêter. La  chenille se mue rapidement en chrysalide et cette dernière sort très  vite du cocon provisoire dans lequel a eu lieu la transformation.</p>
<p>Ainsi,  la chenille ne reste pas chenille, c&#8217;est l&#8217;évolution normale des  choses. On a jamais vu une chenille faire la grève.</p>
<p>&#8220;Ah non, là  je ne la sens pas. Si ça ne vous dérange pas, je vais encore rester  quelques temps dans mon cocon.&#8221;</p>
<p>Et la chenille de laisser la  nature en plan en refermant son cocon et en refusant de se transformer.  <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>C&#8217;est un peu ça qui se produit pour nous. Les idées qui nous  traversent l&#8217;esprit, &#8220;oh, je tenterais bien ça !&#8221;, les envies qui nous  tiraillent, &#8220;Ah, je partirai bien vivre là-bas !&#8221;, les projets que nous  échafaudons, &#8220;Je vais me lancer comme auto-entrepreneur !&#8221;, tout cela  passe à la trappe. Nous freinons des deux pieds. Nous refermons le  cocon.</p>
<p>Imaginons. Que se passerait-il si la chenille refusait  vraiment de changer ? Elle finirait comment ? Toute fripée et sans vie ?  Voilà ce qui nous attend si nous restons dans notre cocon. Une  existence en demi-teinte. Pleine de regrets et de faux plis.  Recroquevillée sur elle-même.</p>
<p>Est-ce que c&#8217;est vraiment ça, la vie  ?</p>
<h3>Transitions</h3>
<p>Heureusement, nous le savons bien, ce  scénario catastrophe n&#8217;est pas possible pour la chenille. Elle se  transforme, elle ne résiste pas à la pulsion qui la pousse à changer.</p>
<p>Elle  devient donc chrysalide.</p>
<p>Avez-vous déjà observé de près l&#8217;une d&#8217;entre elles, collée sous une feuille ou une brindille ? Elle n&#8217;est pas belle du tout. On dirait un petit monstre gris qui n&#8217;est  pas du tout attirant.</p>
<p>Lorsque nous commençons tout  changement, il y a toujours une période plus ou moins difficile  d&#8217;ajustement à notre nouveau cadre. A ce moment-là, il faut vraiment  pousser, car c&#8217;est une phase sombre où nous avons beaucoup de doutes sur  notre projet, notre but. Nous quittons le confortable pour l&#8217;inconnu  et seul un inconscient ne s&#8217;en inquiéterait pas.</p>
<p>Cette période  de transition est nécessaire afin que nous nous ajustions à de nouvelles  circonstances qui constitueront le socle de notre nouveau bien-être,  après.</p>
<p>Alors, tout comme la chrysalide qui reste fermement attachée  à la feuille qu&#8217;il pleuve ou qu&#8217;il vente, nous devons continuer à  avancer, fermement collés à notre vision, notre objectif. Sachant ce  qui viendra ensuite.</p>
<h3>Une vie riche et bien vécue</h3>
<p>Un  jour, un matin, alors que chacun vaque à ses occupations, là-bas, au  fond d&#8217;une forêt, sur la fine branche d&#8217;un arbre ordinaire, un petit  &#8220;miracle&#8221; se produit. Comme surgi des entrailles d&#8217;un monstre  antédiluvien, une petite tête et des antennes apparaissent, coupant  l&#8217;enveloppe maintenant sans vie de la chrysalide.</p>
<p>Un papillon est  en train de naitre à la vie.</p>
<p>Les débuts sont difficiles. Il lui  faut s&#8217;extraire de sa gangue et, ensuite, attendre un moment afin que  ses ailes, nouvellement déployées, sèchent sous le soleil bienfaiteur.</p>
<p>Nous  aussi, nous sentons le but proche, l&#8217;objectif à portée de main. Mais ce  n&#8217;est pas le moment de baisser les bras. Nous avons déjà tant accompli.  Il ne faut pas se montrer impatient en voulant trop vite en terminer et  bâcler les dernières étapes qui ruineraient l&#8217;ensemble du projet.</p>
<p>Prenons  le temps.</p>
<p>Et puis lançons-nous pour l&#8217;envol final. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Un  papillon n&#8217;hésite pas. Quand sa voilure est parfaitement sèche, il  s&#8217;élance.</p>
<p>Il est fier de ses couleurs.</p>
<p>N&#8217;ayons pas honte  de nos réussites. Ne soyons pas arrogants mais n&#8217;hésitons pas à en  profiter, à en jouir. Après tout, nous avons travaillé dur pour en  arriver là.</p>
<p>C&#8217;est vrai aussi que toute chenille ne devient pas  papillon. Tout projet ne réussit pas du premier coup. Mais au moins, en  tentant et en nous lançant, nous gardons en nous la force de  l&#8217;existence, cette pulsion qui veut que tout change, tout se transforme.  La vie en nous est bien présente, et dans notre quotidien stressé et  surchargé, on aurait tendance parfois à l&#8217;<a id="rx:r" title="oublier" href="../2010/06/miroir-miroir-dis-moi-qui-suis-je/">oublier</a>.</p>
<p>Le papillon virevolte,  battant des ailes de toutes ses forces, petit joyau multicolore qui  flotte dans l&#8217;air, magique.</p>
<p>Sa vie est courte, mais il en profite  à chaque instant.</p>
<p>La nôtre est bien plus longue. En  profitez-vous vraiment ?</p>
<p>(Photo : <a id="z2uw" title="aloshbennett)" href="http://www.flickr.com/photos/aloshbennett/">aloshbennett)</a></p>
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		<title>Je suis différent</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 02:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Solutions simples]]></category>
		<category><![CDATA[Vous êtes bloqués?]]></category>
		<category><![CDATA[être différent]]></category>
		<category><![CDATA[expériences]]></category>
		<category><![CDATA[tokyo]]></category>
		<category><![CDATA[virtuel]]></category>
		<category><![CDATA[vraie vie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lorsque je me trouve dans un des cafés de Tokyo ou de Yokohama en train  de travailler sur mes articles, parfois je me dis : &#8220;Je suis vraiment  différent.&#8221;
Bon, ne souriez pas, c&#8217;est vrai qu&#8217;un occidental &#8211; ou  un gaijin comme on dit ici &#8211; au milieu d&#8217;un océan d&#8217;asiatiques, ça se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1256" title="Marcher et parler pour mieux se connaitre" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/walking_together.jpg" alt="Marcher et parler pour mieux se connaitre" width="500" height="372" /></p>
<p>Lorsque je me trouve dans un des cafés de Tokyo ou de Yokohama en train  de travailler sur mes articles, parfois je me dis : &#8220;Je suis vraiment  différent.&#8221;</p>
<p>Bon, ne souriez pas, c&#8217;est vrai qu&#8217;un occidental &#8211; ou  un gaijin comme on dit ici &#8211; au milieu d&#8217;un océan d&#8217;asiatiques, ça se  remarque.</p>
<p>Mais à vous aussi cela vous est sans doute arrivé de  vous dire que vous n&#8217;étiez pas comme les autres. Et vous ne vivez pas au  pays du soleil levant.</p>
<p>Alors sommes-nous vraiment différents ?<br />
<span id="more-1255"></span></p>
<h3>Tous  et toutes pareils</h3>
<p>Bien sûr, nous avons un caractère différent,  un physique différent mais ce n&#8217;est pas de cela dont je parle. Ce qui  m&#8217;intéresse, c&#8217;est cette impression intime, au fond de soi, que l&#8217;on  n&#8217;est pas, le ou la même que les autres.</p>
<p>Ce sentiment est très  fort pendant l&#8217;adolescence. C&#8217;est une façon de se démarquer. De  s&#8217;affirmer. De se montrer unique. Et donc intéressant. Peut-être même  attirant. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Mais ensuite, lorsque l&#8217;on devient adulte où passe  cette prétendue différence ? Où va cette unicité ? On a finalement des  collègues de bureaux qui s&#8217;habillent à peu près comme nous, qui font à  peu près le même boulot que nous et qui prennent leurs vacances en même  temps que nous. Le côté rassurant de la chose, de faire partie d&#8217;un  groupe ne peut que nous encourager à continuer dans ce sens. Et pourquoi  pas ? Je ne blâme pas ceux qui choisissent cette voie, si cela leur  convient.</p>
<p>Bref, nos manières de nous différencier deviennent alors plus  matérielles et extérieures &#8211; comme avec une nouvelle voiture ou une  nouvelle paire de jeans &#8211; qu&#8217;intérieures et basées sur l&#8217;expérience.</p>
<h3>Tous  et toutes différents</h3>
<p>Par contre, il est dommage que cette  solution soit instillée dès notre jeunesse comme &#8220;la&#8221; voie royale d&#8217;une  vie riche et heureuse.</p>
<p>D&#8217;autre voies sont possibles. Je ne dis  pas qu&#8217;elles sont meilleures ou moins bonnes. Je pense que l&#8217;on devrait  laisser le choix à chacun. Et là, on serait surpris par le  nombre de personnes qui choisiraient une voie divergente, découvrant  ainsi qu&#8217;ils ou elles sont différents, qu&#8217;ils ou elles sont uniques dans leurs souhaits.</p>
<p>Nos  gènes sont identiques, et même à 95% similaires à ceux du chimpanzé.  Par contre, ce qui se passe dans notre cerveau, l&#8217;unicité de notre  expérience passée fait de nous des êtres aux envies variées. Vouloir  caser tout le monde dans le même moule relève de la cruauté&#8230; que l&#8217;on  s&#8217;inflige souvent soi-même. Cela expliquerait bien le stress que nous  vivons lorsque nous savons que nous ne sommes pas à notre place, en  train de faire ce que nous devrions faire.</p>
<p>Lorsque je suis sur ma  terrasse de café nippone et que je me dis &#8220;Je suis différent&#8221;, je ne le  fais pas avec arrogance. C&#8217;est juste un constat. Celui d&#8217;un <a id="d39." title="scanneur" href="../2010/04/etes-vous-un-scanneur/">scanneur</a> qui essaie de trouver sa place  dans un monde qui me semble toujours en retard d&#8217;un train, qui en est  encore à celui de la révolution industrielle.</p>
<p>Donc, vous aussi  vous êtes différent &#8211; autrement je serais réellement arrogant ! &#8211; même  si vous l&#8217;avez peut-être un peu oublié. Il y a des possibilités, des  envies, des choses que vous voulez, que vous pouvez affirmer. N&#8217;attendez  pas trop pour les sortir, pour les exprimer. Notre monde en a besoin.</p>
<p>Pour  cela, vous n&#8217;avez pas nécessairement besoin de tout envoyer balader. Sa  différence, cela peut s&#8217;exprimer par un hobby, pour peu qu&#8217;il vous  comble. Cela peut se faire sentir par les voyages, un bon moyen de  comprendre notre différence et surtout celle des autres, et de la  respecter.</p>
<p>Mais si vraiment vous n&#8217;y tenez plus, alors oui,  partez, changez, vendez tout et recommencez quelque chose, quelque part.  Ainsi, essayez de mieux vous connaitre.</p>
<h3>Tous et toutes  virtuels</h3>
<p>D&#8217;un autre côté, il existe aussi des personnes qui se  disent différentes, qui se pensent différentes, mais qui ne font pas un  réel effort pour changer leur situation. Si vous êtes en train de refuser toute interaction avec  d&#8217;autres, si vous vous isolez en vous drapant dans votre différence,  vous faites 2 grosses erreurs. Je le sais, je suis passé par là, à un  moment de ma vie.</p>
<p>D&#8217;abord vous n&#8217;avez vraiment rien de spécial,  vous êtes plutôt ennuyeux et votre seule façon de vous démarquer, c&#8217;est  juste d&#8217;affirmer que vous êtes particulier, sachant que derrière, il n&#8217;y  a rien. Ensuite, en vous isolant dans votre soit-disant unicité, vous  perdez toutes les occasions d&#8217;interaction sociale qui vous permettraient  justement d&#8217;enrichir votre personnalité et de la rendre un peu plus  intéressante.</p>
<p>En clair, vous ennuyez les autres et vous vous  faites du mal.</p>
<p>Les <a id="b::4" title="réseaux sociaux" href="http://www.facebook.com/igiveyou#%21/group.php?gid=343061031285">réseaux sociaux</a>, par exemple, sont  bien pratiques pour faire de nouvelles connaissances. Malheureusement,  si on reste caché derrière le virtuel, si on reste drapé dans  quelques chose de fictif, cela ne nous fera pas grandir. Au bout du  compte, seule une rencontre &#8220;dans la vraie vie&#8221; nous enrichira. Ici par  exemple, j&#8217;essaie toujours de rencontrer les blogueurs français de passage  dans la capitale nippone. Même si le contact n&#8217;est pas long, il y a toujours un plaisir dans l&#8217;échange.</p>
<p>Je sais que nous avons tous et toutes  des emplois du temps ultra chargés. Je sais qu&#8217;une rencontre c&#8217;est loin  d&#8217;être la garantie d&#8217;une amitié &#8211; voire plus &#8211; pour toujours. Mais si  nous ne tentons pas, nous ne changerons pas.  Alors, laissons-nous  aller, car paradoxalement, plus nous rencontrerons, plus nous  deviendrons uniques.</p>
<h3>Tous et toutes nés pour être vivants</h3>
<p>Donc,  si nous nous ouvrons aux autres, si nous accumulons les expériences  particulières, nous enrichissons notre personnalité et devenons vraiment  différents.</p>
<p>Dans notre monde citadin surpeuplé, souvent nous  doutons de notre unicité. Sommes-nous juste des numéros ? Pour les  administrations, oui. Pour les autres êtres humains que nous avons pris  le temps de rencontrer, non.</p>
<p>Notre matériel génétique est le même  mais notre potentiel est unique et tout cela commence dès la naissance.</p>
<p>Dans  une maternité, lorsque un nouveau bébé apparait, là, personne ne  doute de son unicité, surtout pas ses parents. Pour rien au monde ils  ne diraient qu&#8217;il n&#8217;a rien de spécial, que c&#8217;est un nourrisson banal,  commun, ordinaire.</p>
<p>Non, bien au contraire, son père et sa mère le  savent. Il est unique. Il sera différent !</p>
<p>Comme vous. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>(Photo  : <a id="gvq0" title="notsogoodphotography" href="http://www.flickr.com/photos/notsogoodphotography/">notsogoodphotography</a>)</p>
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		<title>Offrez-vous un destin extraordinaire</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 01:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article invité]]></category>
		<category><![CDATA[Vous êtes bloqués?]]></category>
		<category><![CDATA[audace]]></category>
		<category><![CDATA[australie]]></category>
		<category><![CDATA[oser]]></category>
		<category><![CDATA[vivre sa vie]]></category>
		<category><![CDATA[voyager]]></category>

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		<description><![CDATA[
(J’accueille avec plaisir Aurélien Amacker du blog Read Me I&#8217;m Famous qui est le rédacteur de cet article)
Regardez ce vieux monsieur sur ce banc, il a posé sa canne sur le côté et s&#8217;est adossé confortablement contre le bois usé. Il ferme les yeux, inspire profondément et savoure le soleil qui lui réchauffe le visage. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1244" title="Votre vie, un feu d'artifice ?" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/06/sydney.jpg" alt="Votre vie, un feu d'artifice ?" width="500" height="333" /></p>
<p><em>(J’accueille avec plaisir Aurélien Amacker du blog <a href="http://www.readmeimfamous.com" target="_blank">Read Me I&#8217;m Famous</a> qui est le rédacteur de cet article)</em></p>
<p>Regardez ce vieux monsieur sur ce banc, il a posé sa canne sur le côté et s&#8217;est adossé confortablement contre le bois usé. Il ferme les yeux, inspire profondément et savoure le soleil qui lui réchauffe le visage. Quelque chose vous intrigue cependant, il  vous parait familier, vous réalisez alors avec stupeur que ce monsieur c&#8217;est vous dans plus d&#8217;un demi-siècle !</p>
<p>Tout en profitant de la brise qui lui caresse le visage, il repense à sa vie passée, à votre vie future, quelle est son expression du visage ? Est-il en train de sourire ?<br />
<span id="more-1206"></span></p>
<blockquote><p><strong>&#8220;Fais ce que tu aimes et tu ne travailleras pas un jour de ta vie&#8221; &#8211; </strong><em>Un mec qui a jamais rien foutu</em></p></blockquote>
<p>Je me souviens avoir vu à la télé un reportage sur un jeune homme qui travaillait comme ambassadeur d&#8217;une marque de sportswear, l&#8217;hiver il faisait du surf des neiges et l&#8217;été il faisait du surf des vagues, il démarchait les patrons de boutiques et les sportifs et au journaliste qui lui posait la question il lui disait en souriant &#8220;ouais j&#8217;ai le meilleur job du monde&#8221;, un type comme ça on en a tous vu un à la télé et on a tous changé de chaine en se disant que ça n&#8217;arrivait qu&#8217;aux autres.</p>
<p>Que celui qui ne s&#8217;est jamais plaint de son travail: &#8220;finies les vacances je dois retourner au boulot&#8221;, &#8220;j&#8217;aime pas trop mon travail mais bon j&#8217;espère que ça va s&#8217;améliorer&#8221; me jette la dernière télé écran plat. Comme si la situation était <strong>immuable</strong>, que <strong>rien ne pouvait la changer</strong>.</p>
<p>Si vous lisez ce blog c&#8217;est que vous êtes quelqu&#8217;un de curieux, que vous aimez lire, vous avez certainement des qualités, des compétences, une sensibilité qui vous est propre, peut-être même un savoir-faire particulier ? Qu&#8217;est-ce que<strong> vous aimez faire</strong> dans la vie ? Qu&#8217;est-ce qui <strong>vous fait vibrer</strong> ? Qu&#8217;est-ce que vous <strong>voudriez faire comme travail</strong> si vous en aviez la possibilité ? Pourquoi n&#8217;essayez-vous pas de le faire ? La peur du changement ? Le regard des autres ?</p>
<p>En ce qui me concerne j&#8217;ai toujours été attiré par <strong>les voyages</strong>, je crois que c&#8217;est ma mère qui m&#8217;a transmis ce goût, chez nous on voyageait parce que c&#8217;était normal de vouloir découvrir le monde: <strong>Algérie</strong>, <strong>Sicile</strong>, <strong>Grèce</strong>, <strong>Maroc</strong>, avec le salaire d&#8217;instit de ma mère on n&#8217;allait pas loin mais à chaque fois c&#8217;était une expérience incroyable, et puis en grandissant j&#8217;ai continué, dès que j&#8217;en avais l&#8217;opportunité je partais, un copain qui a de la famille en <strong>Italie</strong>, une copine qui s&#8217;ennuie à <strong>Miami </strong>chez un sans-papiers rencontré sur Internet et hop, je rassemblais un peu de sous et je prenais aussitôt un billet, même si financièrement c&#8217;était pas toujours évident je trouvais toujours une solution.</p>
<p>Lorsque j&#8217;ai commencé à travailler je mettais un point d&#8217;honneur à faire un &#8220;beau&#8221; voyage par an: <strong>Israël</strong>, <strong>Chine</strong>,   <strong>Mexique</strong>, et puis ayant toujours rêvé de vivre à l&#8217;étranger, en 2007 suite à un licenciement je suis parti en <strong>Australie</strong>, je ne connaissais personne à mon arrivée, je n&#8217;avais <a href="http://www.readmeimfamous.com/2007/09/arrivee-a-sydney/">même pas acheté de guide de voyage</a> et pourtant j&#8217;y ai vécu deux ans, monté un commerce et triplé mon salaire.</p>
<p>A mon<strong> retour en France</strong> je ne savais pas trop quoi faire, j&#8217;ai passé plusieurs mois à me demander ce que j&#8217;allais bien faire tout en continuant le blog que j&#8217;avais commencé à mon arrivée en Australie, et puis en février dernier je me suis rendu compte que certains arrivaient à tirer des revenus non négligeables de leur blog, de l&#8217;ordre de 1000 euros par mois, du coup je me suis dit que j&#8217;allais tenter l&#8217;aventure, essayer de développer mes revenus sur Internet et continuer à voyager, en partant dans des pays à bas coût je pourrais m&#8217;en sortir le temps que mon activité décolle, le 7 juillet je pars donc en <strong>Pologne </strong>et le 3 novembre je m&#8217;envole pour la <strong>Colombie </strong>où je compte passer 3 mois, si tout se passe bien j&#8217;enchainerai ensuite sur un autre pays d&#8217;Amérique du Sud en fonction de mes moyens, peut-être le Brésil ou bien encore le Pérou ou le Paraguay.</p>
<p>J&#8217;avais envisagé plusieurs projets professionnels, souvent par appât du gain, mais en y repensant la solution était juste sous mon nez, <strong>continuer à voyager et à bloguer !</strong></p>
<p>Souvent dans les article de développement personnel on vous demande de faire un travail d&#8217;introspection, de prendre une feuille blanche et de <strong>noter vos passions</strong> ou ce que vous voulez faire, moi je ne vous demande pas de le faire parce que  ce n&#8217;est pas forcément le moment, que vous n&#8217;êtes pas nécessairement prêt, donc ce que je vous demande c&#8217;est juste de mettre cette information dans un coin de votre cerveau et d&#8217;y repenser plus tard: qu&#8217;est-ce que vous voudriez <strong>vraiment faire</strong> dans la vie ? Qui voudriez-vous <strong>être vraiment </strong>? Et si un jour vous pouviez <strong>en vivre</strong> ?</p>
<p>Si vous trouvez un jour ce que vous voulez faire alors rappelez-vous de ceci, il y a tellement de gens qui ne savent pas ce qu&#8217;ils veulent faire dans la vie ou qui ils veulent être, si vous avez la chance d&#8217;avoir trouvé alors considérez-vous privilégié et surtout, surtout <strong>vous n&#8217;avez pas le droit de ne pas essayer</strong>.</p>
<p>Repensez à ce vieux monsieur et faites-lui un cadeau: offrez lui une <strong>histoire extraordinaire</strong> dont il se souviendra jusqu&#8217;à sa mort. Maintenant regardez-le à nouveau: il repense à ce que vous allez faire dans les 60 prochaines années, il repense à toutes les <strong>aventures </strong>que vous allez vivre, aux <strong>rencontres </strong>que vous allez faire, à <strong>l&#8217;audace </strong>dont vous allez fait preuve.</p>
<p>Il est maintenant en train de sourire.</p>
<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-1241" title="Aurélien" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/06/portrait-aurelien3.jpg" alt="" width="83" height="107" />Après avoir passé deux ans en Australie, Aurélien a pris le pari de refuser une proposition de travail en France pour développer son activité sur Internet et continuer de parcourir le monde. Suivez ses réflexions concernant le développement personnel et les voyages sur <a href="http://www.readmeimfamous.com">Read Me I&#8217;m Famous</a>, dont voici 3 extraits :</em> <a href="http://www.readmeimfamous.com/2010/04/vivre-de-ses-activites-internet-parcourir-le-monde-et-kiffer/" target="_blank">Vivre de ses activités internet, parcourir le monde et kiffer</a>, <a href="http://www.readmeimfamous.com/2010/04/3-manieres-de-sortir-de-la-rat-race/" target="_blank">3 manières de sortir de la Rat Race</a> et <a href="http://www.readmeimfamous.com/2009/03/ma-methode-simple-pour-apprendre-langlais/" target="_blank">Ma méthode simple pour apprendre l&#8217;anglais</a>.</p>
<p>(Photo Sydney : <a href="http://www.flickr.com/photos/27038548@N00/" target="_blank">coquetboy</a>)</p>
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		<title>Table numéro 12 (suiiiite)</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 03:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprenti philosophe]]></category>
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		<category><![CDATA[Des histoires]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cet article est la cinquième partie d’une histoire qui a commencé ici.
La dame se lève.
La jeune fille et toi, vous faites de même,  encore ébahis par ce à quoi vous venez d&#8217;assister. Tu te demandes  presque si tu n&#8217;as pas rêvé et tu vérifies que l&#8217;écureuil est bien réel  la-haut, sur sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1232" title="C'est à vous d'écrire votre histoire, pas aux autres." src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/06/foutain_pen.jpg" alt="C'est à vous d'écrire votre histoire, pas aux autres." width="500" height="500" /></p>
<p><em>Cet article est la cinquième partie d’une histoire qui a commencé <a id="j-8s" title="ici" href="../2010/06/2010/06/2010/05/table-numero-12/">ici</a></em>.</p>
<p>La dame se lève.</p>
<p>La jeune fille et toi, vous faites de même,  encore ébahis par ce à quoi vous venez d&#8217;assister. Tu te demandes  presque si tu n&#8217;as pas rêvé et tu vérifies que l&#8217;écureuil est bien réel  la-haut, sur sa branche.</p>
<p>Vous mettez vos barquettes, ces  barquettes qui maintenant te &#8220;brûlent&#8221; un peu les doigts, dans des sacs  et vous marchez lentement vers la sortie du parc.</p>
<p>Le soleil est  encore chaud mais la petite brise est toujours présente,  rafraichissante.</p>
<p>Une fois arrivée au bord de la route, la dame  s&#8217;arrête et se tourne vers vous. &#8220;J&#8217;ai eu beaucoup de plaisir à déjeuner  aujourd&#8217;hui.&#8221; Elle te regarde. &#8220;Et merci à vous de m&#8217;avoir fait  découvrir de nouvelles petites friandises.&#8221;<br />
<span id="more-1231"></span><br />
Tu rougis un peu.</p>
<p>&#8220;Non,  c&#8217;est moi qui vous remercie, vous m&#8217;avez fait comprendre beaucoup de&#8230;  de&#8230;&#8221;</p>
<p>Pendant que vous parlez, la jeune fille, tout en vous  écoutant, dénoue ses cheveux, penchant légèrement la tête sur le côté et  passe doucement les doigts dedans pour les démêler.</p>
<p>&#8220;&#8230;beaucoup  de choses.&#8221;</p>
<p>Ces cheveux sont vraiment magnifiques.</p>
<p>Elle  prend la parole. Sa voix est plus douce, moins incisive qu&#8217;avant. &#8220;Je  voulais vous demander. Comment se fait-il que cet écureuil soit là,  encore vivant ? Si effectivement vous le connaissez depuis des années et  s&#8217;il passe son temps à chiper dans les barquettes, il n&#8217;aurait pas dû  survivre aux hivers.&#8221;</p>
<p>La dame hoche la tête. &#8220;Vous avez raison.  Il n&#8217;aurait pas dû. Surtout que les écureuils n&#8217;hibernent pas.&#8221;</p>
<p>Elle inspire un bon coup.</p>
<p>&#8220;Mais voilà, je me sens un coupable de le  voir ainsi piocher dans mon déjeuner, alors, chaque hiver, je viens ici  une fois par semaine. Souvent, il y a de la neige. Je nettoie un coin  de la table où nous étions assis, pour y déposer des noisettes. Lorsque  je reviens, sept jours plus tard, il n&#8217;en reste plus une seule.&#8221;</p>
<p>La  jeune fille sourit. &#8220;C&#8217;est vraiment gentil à vous de faire ça.&#8221;<br />
&#8220;C&#8217;est  un peu ma responsabilité. Je vous l&#8217;ai dit, je pense que nous sommes  interdépendants,&#8221; répond la dame en la regardant d&#8217;un air complice.</p>
<p>Elles  rient toutes les deux.</p>
<p>Tu les observes et tu te dis que tu  aurais bien aimé faire durer ce moment plus longtemps. Pourquoi  retourner en ville ? Pourquoi ne pas rester ici tranquille, loin de tout stress ?</p>
<p>&#8220;Parfois vous n&#8217;avez pas envie de tout envoyer balader  ?&#8221;, tu lui demandes, &#8220;le parc et ses environs me paraissent bien plus  sereins que la ville.&#8221;<br />
&#8220;Oui, ça m&#8217;arrive. Mais j&#8217;aime aussi mes  responsabilités. Nous ne pouvons d&#8217;ailleurs les refuser. Elles sont  notre force, ce qui nous permet de rester liés avec les autres et d&#8217;avancer.&#8221;</p>
<p>Tu  hoches la tête, pas convaincu.</p>
<p>La dame reprend. &#8220;Dans la nature,  vous trouvez des exemples d&#8217;interdépendance partout. Je vous passerai  celui de la pollinisation des fleurs mais je voudrais juste vous citer  celui du phacochère.&#8221;</p>
<p>A ces mots, tu jettes un coup d&#8217;œil suspicieux  autour de toi. Après les écureuils, on ne sait jamais. Ta réaction fait  sourire la dame.</p>
<p>&#8220;Les phacochères vivent en Afrique. Ce sont des  animaux particulièrement courageux, surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de défendre  leurs petits. Ils ressemblent au sanglier mais en plus impressionnant  je trouve. Surtout avec leurs très longues canines qui leur servent à  creuser le sol.&#8221;</p>
<p>&#8220;Pour chercher des noisettes ?&#8221;, tu ajoutes, un  brin moqueur.</p>
<p>Personne ne relève. Tu rentres un peu la  tête dans les épaules.</p>
<p>La dame poursuit. &#8220;Ils sont intéressants  parce qu&#8217;ils constituent le seul exemple de collaboration voulu entre  mammifères. Lorsqu&#8217;ils veulent se débarrasser de leurs tics qui les  démangent, ils font appel à un autre animal, la mangouste rayée, qui se  fait un plaisir de les nettoyer, parce que ces-dernières y trouvent là  un met facile à attraper et très nutritif.&#8221;</p>
<p>La jeune fille hoche  de la tête. &#8220;C&#8217;est un peu comme ces oiseaux qui sont juchés sur le dos  des gros mammifères d&#8217;Afrique.&#8221;<br />
&#8220;Exactement, il y a même des  histoires sur un autre petit oiseau, le pluvian d&#8217;Égypte qui nettoierait  les dents des crocodiles mais cela n&#8217;a pu être prouvé.&#8221;</p>
<p>Tu ne  dis rien. Même si tu penses encore avoir une bonne blague. Tu écoutes.</p>
<p>La dame reprend. &#8220;Si les  animaux peuvent avoir ce genre d&#8217;attitude, pourquoi pas nous ? Nous  sommes plus efficaces en collaborant qu&#8217;en étant séparés par des  barrières rigides et artificielles. Dans votre vie, vous obtiendrez plus  de succès en faisant appel aux autres. Si tout le monde  s&#8217;unissait, se levait et quittait le grand restaurant, il n&#8217;y aurait  plus de table numéro 12.&#8221;</p>
<p>La jeune fille triture le bout de ses  longs cheveux. &#8220;Pour faire quoi, à la place ?&#8221;<br />
&#8220;C&#8217;est à vous de  trouver. Pour moi, cela n&#8217;est pas apparu dès que j&#8217;ai quitté le grand  restaurant. J&#8217;ai expérimenté dans différent domaines avant de découvrir  quelque chose qui me plaisait vraiment.&#8221;</p>
<p>Tu soupires. &#8220;Donc on  n&#8217;est pas près d&#8217;avoir la sécurité ?&#8221;<br />
&#8220;Quelle sécurité vous voulez ?  Un emploi ennuyeux pendant 40 ans, c&#8217;est vraiment cela que vous désirez  ?&#8221;</p>
<p>Tu secoues la tête. &#8220;Non pas vraiment.&#8221;</p>
<p>La dame écarte  un peu les bras. &#8220;Le seul moyen de trouver quelque chose d&#8217;intéressant à  faire, c&#8217;est d&#8217;expérimenter. Je vous l&#8217;ai dit tout à l&#8217;heure, vous avez  un potentiel insoupçonné en vous. On vous fait croire le contraire, on  vous fait peur mais, crises économiques ou pas, votre énergie est  toujours présente et c&#8217;est votre meilleure sésame !&#8221;</p>
<p>Elle parle un peu plus fort.</p>
<p>&#8220;Alors tentez ! Faites des erreurs,  recommencez, découvrez de nouveaux savoir-faire, apprenez des autres,  écoutez votre intuition, vivez vos moments de découragement à fond,  analysez-les, comprenez qu&#8217;ils ne sont que passagers et repartez de plus  belle pour finalement, un jour, découvrir quelque chose qui vous plaise  vraiment &#8211; peut-être pas pour toujours mais assez longtemps pour vous  construire.&#8221;</p>
<p>Ses yeux brillent. Elle est presque transfigurée,  rajeunie. Finalement, elle laisse retomber ses bras en riant. &#8220;Vous  voyez, je crois en vous, plus que vous-même !&#8221;</p>
<p>Vous riez avec  elle. Elle est rassurante.</p>
<p>Ton regard croise celui de jeune fille. Ses cheveux glissent sur les  épaules de son tailleur. Tu te sens soudainement très fort. Prêt à  conquérir le monde. Prêt à ramasser des tas de noisettes. Prêt à aller  jouer avec les phacochères et les mangoustes rayées. Prêt à lui parler.</p>
<p>La  dame aux cheveux blancs consulte sa montre. &#8220;Je vais vous laisser.  Merci encore pour votre excellente compagnie et à bientôt, ici-même.&#8221;</p>
<p>Vous  avez à peine le temps de la saluer que déjà elle s&#8217;éloigne sur cette  petite route, retournant à la ville.</p>
<p>Vous la regardez marcher pendant quelques instants, avant que sa silhouette ne disparaisse dans un tournant.</p>
<p>La  jeune fille se tourne vers toi, souriante. &#8220;On expérimente ?&#8221;</p>
<p>Tu  approuves de la tête et, à votre tour, vous prenez le chemin du retour.</p>
<p>&#8220;On  pourra se revoir ?&#8221; tu lui demandes, tout en marchant.<br />
&#8220;Bien sûr.  Vous connaissez des bons plans ?&#8221;<br />
&#8220;Oui, en venant ici, j&#8217;ai croisé  des petits restos sympas&#8230; Demain, ça vous dit ?&#8221;<br />
&#8220;D&#8217;accord, mais  évitez de réserver leur table numéro 12 !&#8221;</p>
<p>Vous riez tous les  deux, en pensant à tous les bons menus, à tous les bons moments, à  toutes les aventures qui vous attendent&#8230;</p>
<p>Voilà cher étudiant,  ma longue lettre s&#8217;achève ici.</p>
<p>Toi qui va donc entrer dans la  vie active voilà l&#8217;histoire qui pourrait t&#8217;arriver. Je l&#8217;ai vue. Je l&#8217;ai sentie. En l&#8217;écrivant, j&#8217;ai voulu la partager avec  toi.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que moi aussi, je suis passé par là, parce  que moi aussi je me suis assis à la table numéro 12, mais à la  différence de ce que j&#8217;ai vu pour toi, je me suis accroché à elle pendant des années avant, moi aussi, de m&#8217;échapper.</p>
<p>Alors  n&#8217;oublie pas, un jour, bientôt, plus tôt que tu ne le penses, tu te  retrouveras toi aussi devant &#8220;la 12&#8243;. Tu ne pourras pas manquer ce  moment car tu le devineras, instinctivement. Tu sentiras au loin les  grandes portes du restaurant se refermer lentement sur toi.</p>
<p>Repense  alors à tous ces possibles que j&#8217;ai vus et qui existent  réellement dans un futur qui ne dépend que de toi. La vie est une suite  de possibilités qui s&#8217;effacent selon nos choix.</p>
<p>Prend ton temps.  Ne te précipite pas sur la carte avec ses menus fades qu&#8217;on te pousse  sous le nez.</p>
<p>Lève les yeux.</p>
<p>Regarde la grande porte et  au-delà.</p>
<p>Derrière, il y a un tas de noisettes et des cheveux aux  reflets roux qui n&#8217;attendent que toi.</p>
<p>(Photo : <a id="r.g5" title="bizmac" href="http://www.flickr.com/photos/bizmac/">bizmac</a>)</p>
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		<title>Miroir, miroir, dis-moi, qui suis-je ?</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 03:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Changer les règles]]></category>
		<category><![CDATA[art japonais]]></category>
		<category><![CDATA[asymétrie]]></category>
		<category><![CDATA[miroir]]></category>
		<category><![CDATA[mouton noir]]></category>
		<category><![CDATA[nicolas pène]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cet article constitue ma participation à cette rencontre amicale, “À la croisée des blogs” qui est un événement inter-blog dédié au développement personnel. Il est publié mensuellement et chaque  nouvelle édition traite d’un thème original. Ce mois-ci c’est Mona Lisa, du blog Le bonheur pour les nuls qui en est l’organisatrice et qui nous a  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1224" title="Que voyez-vous dans votre réflection ? L'âme d'un enfant oublié ?" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/06/reflection_child.jpg" alt="Que voyez-vous dans votre réflection ? L'âme d'un enfant oublié ?" width="432" height="500" /></p>
<p><em>Cet article constitue ma participation à cette rencontre amicale, “<a id="obaw" style="color: #3a639a; text-decoration: none;" title="A la croisée des blogs" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/developpementpersonnel.org');" href="http://developpementpersonnel.org/festival-a-la-croisee-des-blogs" target="_blank">À la croisée des blogs</a>” qui est un événement <span>inter-blog</span> dédié au développement personnel. Il est publié mensuellement et chaque  nouvelle édition traite d’un thème original. Ce <span>mois-ci</span> c’est Mona Lisa, du blog <a href="http://www.lebonheurpourlesnuls.com/" target="_blank">Le bonheur pour les nuls</a> qui en est l’organisatrice et qui nous a  proposé de plancher sur “<a href="http://www.lebonheurpourlesnuls.com/2010/06/festival-la-croise-des-blogs-saimer-soi-mme/" target="_blank">S&#8217;aimer soi-même</a>.“</em></p>
<p>Quand vous vous levez le matin, est-ce que votre première pensée est  pour vous ?</p>
<p>Ou alors, comme moi, vous pensez à tout ce que vous  allez devoir accomplir ? Avec plus ou moins d&#8217;enthousiasme ?</p>
<p>Si je ne me trompe pas,  nous sommes la personne avec qui nous passons le plus de temps sur  terre, et pourtant, très souvent, nous finissons par nous oublier.</p>
<p>Et  puis un jour, au détour d&#8217;un miroir, nous nous surprenons à regarder  cette image plus sérieusement et pendant un bref instant, nous nous  demandons, &#8220;C&#8217;est qui lui ?&#8221;, &#8220;C&#8217;est qui elle ?&#8221;</p>
<p>Où étions-nous  passé ?<br />
<span id="more-1223"></span></p>
<h3>Se méfier des contes de fées</h3>
<p>Peut-être que  j&#8217;exagère un peu mais certains moments de notre chemin de vie y  ressemblent. Le miroir de Blanche-Neige est parfois trop présent dans  notre quotidien et risque de nous faire oublier ce qui est important. Pourtant,  lorsque nous sommes enfants, nous nous intéressons peu à nous-même mais  plus au monde extérieur qui est si grand et où il y a plein de choses à  découvrir.</p>
<p>Lorsque l&#8217;adolescence arrive, avec ses incertitudes,  la compréhension que le monde est un peu plus compliqué qu&#8217;il n&#8217;y  parait, on a besoin de se rassurer. On a peu d&#8217;expérience dans laquelle  puiser et donc c&#8217;est le physique, l&#8217;extérieur, l&#8217;apparence qui prennent  le dessus.</p>
<p>Ici, au Japon, je suis très étonné par le temps que  passent les ados à se regarder dans une glace, arrangeant une mèche par  ci, rectifiant un col par là. Et pas une seule fois le matin, mais bien  des dizaines de fois dans la journée. C&#8217;est la tyrannie du physique. On  ne peut pas leur en vouloir car, à longueur de journée, ils sont  bombardés par de la publicité vantant la beauté de corps sveltes, gracieux et stylés.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est que s&#8217;ils restent trop fixés sur cet  aspect extérieur, ils finissent par en oublier qu&#8217;ils ont aussi un monde  intérieur riche, qui est le leur et qui n&#8217;a pas besoin d&#8217;être approuvé  par qui que ce soit.</p>
<p>Une vie basée sur le physique, c&#8217;est à dire  la validation par les autres &#8211; je lui plais, donc j&#8217;existe &#8211; ne peut  conduire qu&#8217;à une vie fade et superficielle.</p>
<h3>La société et  nous</h3>
<p>C&#8217;est ce qui se passe à l&#8217;intérieur qui est important. Or  nous passons plus de temps à cultiver notre extérieur que ce qui se  passe en nous. Je ne dis pas qu&#8217;il faudrait tous devenir des espèces  d&#8217;ermites en haillons mais la balance devrait plus pencher dans l&#8217;autre  sens, sur ce qui se passe en nous.</p>
<p>Et pour pouvoir s&#8217;y  intéresser, il faut savoir s&#8217;apprécier et se respecter. Ça, ce n&#8217;est pas  facile parce que notre société ne fait pas l&#8217;effort de nous donner les  clefs d&#8217;accès à notre vie intérieure.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de publicité  dans les magazines nous encourageant à réfléchir sur nous-mêmes, à  apprécier nos qualités et à connaitre nos points faibles. Pourtant, c&#8217;est la  base de toute vie épanouie. On commence, à mon avis, par soi et ensuite  on va vers les autres et pas le contraire.</p>
<p>Il faut au moins  s&#8217;aimer un petit peu pour pouvoir apprécier et donner aux autres.</p>
<h3>Découvrir  ses talents</h3>
<p>Alors, commençons par creuser en nous. Comment nous  nous trouvons ? Loin d&#8217;être parfait ? Pas si intelligent que ça ? Je  suis prêt à parier qu&#8217;environ 90% d&#8217;entre nous,  nous allons nous dire cela, à un moment ou un autre de notre vie. Les  10% restants ne sont, en général, que des narcissiques incorrigibles qui  font le vide autour d&#8217;eux à cause de leur autosatisfaction. Douter est  normal &#8211; c&#8217;est un très ancien système de sécurité pour nous protéger &#8211; mais rester dans le doute  ne nous aide pas.</p>
<p>Alors pour ceux et celles qui comme moi font  partie des 90%, cherchons un peu. N&#8217;avons-nous pas des talents ? Des  savoir-faire dont nous pouvons être fiers ? En fait, pas besoin de chercher très  loin. Tous les matins, nous répondons présent dans divers domaines,  qu&#8217;ils soient professionnels ou familiaux.</p>
<p>Il y a des choses que  nous pouvons faire avec confiance. Ce n&#8217;est pas donné à tout le monde.  Que ce soit, résoudre une équation à deux inconnues, faire un riz pilaf  du tonnerre, chanter dans une chorale, être talentueux avec une Gameboy  ou avoir la main verte, ces talents-là sont à nous et nous devrions nous en souvenir plus souvent, plutôt que de méditer sur nos défauts.</p>
<p>Car  de toute façon, nous ne serons jamais parfaits et heureusement. Dans  notre vie, il y a des points forts et il y a des points faibles. Des  hauts et des bas. Des joies et des vides.</p>
<h3>La force de l&#8217;art  nippon</h3>
<p>L&#8217;art traditionnel japonais est célébré dans le monde  entier. Cet style, beau, dépouillé, rempli d&#8217;espace qui nous pousse à la réflexion est basé sur un concept très simple  : l&#8217;asymétrie. L&#8217;artiste japonais avait &#8211; et a toujours d&#8217;ailleurs &#8211; un  rejet de l&#8217;équilibre parfait. Pour lui, la vie est un changement  constant qui doit se retrouver dans les objets qu&#8217;il sculpte, peint ou  dont il fait les plans. Et ce changement, ne peut venir que de  l&#8217;asymétrie qui attire le regard et pousse à la réflexion vers un équilibre fugitif.</p>
<p>Nos  asymétries intérieures sont donc également des richesses. Elles font  notre force, elles font que nous sommes des êtres dignes d&#8217;intérêt  auxquels les autres s&#8217;intéressent. Personne ne reste longtemps avec une  personne lisse d&#8217;où rien ne dépasse. L&#8217;ennui pointerait vite. Non, notre  rugosité, le relief plus ou moins escarpé de nos différentes  expériences est ce qui fait notre charme et qui nous donne aussi l&#8217;envie  de progresser, d&#8217;ajouter des cordes à notre arc, à la recherche d&#8217;un  meilleur équilibre.</p>
<p>Si nous arrêtons de construire notre  intérieur, d&#8217;y ajouter de nouveaux savoirs, nous somme comme morts.  Généralement cela se produit le jour où nous donnons aux autres  l&#8217;autorisation de nous juger, de nous dire si oui ou non, nous sommes  dignes d&#8217;eux.</p>
<h3>La vérité est en nous</h3>
<p>Faites  l&#8217;expérience.</p>
<p>Retournez devant un miroir &#8211; et pas celui de La belle au  bois dormant s&#8217;il vous plait. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Cette fois-ci, au lieu de regarder si  votre coupe de cheveux est parfaite, si votre mascara fait bien  ressortir vos yeux, si cette ride qui apparait là ne vous vieillit pas  trop, si votre nez est trop long &#8211; ou trop court -, non, regardez-vous  juste dans les yeux.</p>
<p>Observez-vous, sans ciller, sans détourner  votre regard, sans penser à autre chose. Plongez votre regard en  vous-même aussi longtemps que vous le pouvez. Je sais, c&#8217;est difficile.  Trente secondes, 1 minute, 2 minutes regardez bien dans vos pupilles et  vous verrez, à un moment, un déclic se produira &#8211; déclic parfois  inconfortable. Vous vous découvrirez soudain tel que vous êtes  réellement, c&#8217;est à dire un être avec un passé bien réel. Vous comprendrez que tout le  reste autour, n&#8217;est qu&#8217;artifices culturels, utiles mais pas  indispensables, mais que la vérité, notre vérité, se trouve au fond de  ce regard.</p>
<p>Vous verrez, au bout d&#8217;un moment, si vous oubliez tout  le reste, vous vous trouverez beau ou belle, conquérant ou conquérante,  complet ou complète.</p>
<p>J&#8217;aimerais bien que, lorsqu&#8217;ils sont tout  jeunes, on dise aux enfants combien ils sont talentueux tels qu&#8217;ils sont  et que pour le reste de leur vie, ils ne feront qu&#8217;ajouter à cette  richesse. Au lieu de boucher des trous, comme nous le faisons souvent,  ils joueraient sur leurs asymétries, se rendant ainsi plus beaux, plus  riches, et encore plus respectueux d&#8217;eux-mêmes.</p>
<p>Pour nous qui  sommes des adultes, nous pouvons à tout moment recommencer à appuyer sur  nos asymétries plutôt que d&#8217;aplanir, d&#8217;arrondir nos angles. Pour  reprendre l&#8217;expression de Nicolas Pène, nous sommes tous et toutes, à un  certain moment, des <a id="kowe" title="moutons noirs" href="http://nicolaspene.fr/le-mouton-noir-l-attaque-des-clones/">moutons noirs</a>, plus ou moins <a id="lkcy" title="scanneurs" href="../2010/04/etes-vous-un-scanneur/">scanneurs</a>.</p>
<p>Cessons de rechercher  l&#8217;équilibre stérile mais insistons outrageusement sur nos qualités pour  montrer au monde notre valeur.</p>
<p>Si vous faites ça, votre  confiance intérieure en sera renforcé et vos relations extérieures  s&#8217;épanouiront, créant une personnalité vraiment unique : vOuS. <img src='http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>(Photo :  <a id="vt6q" title="Richard0" href="http://www.flickr.com/photos/nov03/">Richard0</a>)</p>
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		<title>Table numéro 12 (suiiite)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 03:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprenti philosophe]]></category>
		<category><![CDATA[Changer les règles]]></category>
		<category><![CDATA[Des histoires]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cet article est la quatrième partie d’une histoire qui a commencé ici.
Là, c&#8217;est la jeune fille et toi qui éclatez de rire.
L&#8217;écureuil  ? Responsable de notre liberté ? La dame, elle est vraiment drôle !
&#8220;Vous  dites qu&#8217;on vous a bien fait rire tout à l&#8217;heure mais maintenant, c&#8217;est  vous qui nous rendez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1217" title="Une noisette oubliée ? Par qui ?" src="http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/06/hazelnut.jpg" alt="Une noisette oubliée ? Par qui ?" width="500" height="375" /></p>
<p><em>Cet article est la quatrième partie d’une histoire qui a commencé <a id="j-8s" title="ici" href="../2010/06/2010/06/2010/05/table-numero-12/">ici</a></em>.</p>
<p>Là, c&#8217;est la jeune fille et toi qui éclatez de rire.</p>
<p>L&#8217;écureuil  ? Responsable de notre liberté ? La dame, elle est vraiment drôle !</p>
<p>&#8220;Vous  dites qu&#8217;on vous a bien fait rire tout à l&#8217;heure mais maintenant, c&#8217;est  vous qui nous rendez la pareille !&#8221;, tu lui dit un brin railleur.<br />
&#8220;Sans  vouloir vous offenser,&#8221; poursuit la jeune fille, riant toujours, &#8220;vous  êtes depuis trop longtemps en dehors de la société. Vous ne savez plus  du tout ce qui s&#8217;y passe. Et puis je vous vois venir avec vos idées  écolos. Paix sur terre et longue vie aux animaux. On veut tous ça vous  savez, mais il y a une réalité à vivre, là-bas dans ce grand  restaurant.&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais alors, pourquoi vous n&#8217;y êtes pas restée ?&#8221;  demande doucement la dame.<br />
<span id="more-1215"></span><br />
Tu vois que la jeune fille, piquée au  vif, fige son sourire, ouvre déjà la bouche pour lui répondre et puis,  au dernier moment, elle se ravise, bouge un peu sur le banc, et  finalement murmure d&#8217;une voix basse.</p>
<p>&#8220;Désolée. Non, je ne veux  pas retourner au restaurant de fous. Mais ici, en dehors, on peut bien  faire ce que l&#8217;on veut, on est libre non ?&#8221;</p>
<p>La dame sourit  affectueusement. &#8220;Ce n&#8217;est pas grave. C&#8217;est la fougue de la jeunesse.  Vous voulez tout, tout de suite. Vos cellules sont en plein  bouillonnement et vous devez exprimer ce trop plein d&#8217;énergie, d&#8217;une  manière ou d&#8217;une autre.&#8221;</p>
<p>Tu interviens. &#8220;Moi ça va. Je n&#8217;ai rien  qui bouillonne.&#8221;<br />
&#8220;C&#8217;est ce que vous pensez. Mais il y aussi un feu en  vous, même si vous pensez que vous êtes plutôt calme et sans ambition  démesurée. Sinon, vous aussi vous seriez resté dans le grand  restaurant.&#8221;</p>
<p>Elle se tourne vers la jeune fille. &#8220;Et puis, ne  pensez pas que je sois juste une sorte d&#8217;écolo-soixante-huitarde  déconnectée du monde. Au contraire, je suis bien ancrée dans notre  société.&#8221;</p>
<p>Vos barquettes sont vides. Silencieusement, Vous  commencez un peu à ranger. L&#8217;après-midi est douce. Discrètement, tu  regardes la jeune fille et tu la trouves de plus en plus jolie. tu  aimerais bien qu&#8217;elle dénoue ses cheveux. Ils ont l&#8217;air très beaux,  tirants sur le roux&#8230; comme un écureuil.</p>
<p>Cette dernière pensée  te fait sourire en silence. La jeune fille le remarque. &#8220;Qu&#8217;est-ce qui  vous fait rire maintenant ?&#8221;</p>
<p>Le rouge te monte au visage. &#8220;Rien,  rien&#8230; juste que&#8230; c&#8217;était un déjeuner agréable.&#8221; Tu essaies de  prononcer ces derniers mots avec détachement, mais le ton de ta voix  trahit une certaine émotion.</p>
<p>La dame se méprend. &#8220;Vous êtes  gentil. Je viens souvent par ici, alors on pourra se revoir.&#8221;</p>
<p>La  jeune fille range sa dernière barquette. &#8220;Oui mais ne pensez pas que  vous allez pouvoir vous échapper comme ça. Vous nous avez posé une  question, sans y répondre vous-même. Votre histoire d&#8217;écureuil et de  liberté, je n&#8217;ai pas compris du tout.&#8221;</p>
<p>La dame hoche de la tête.  &#8220;C&#8217;est vrai, je vous dois une explication.&#8221;</p>
<p>Elle réfléchit un peu  et puis vous regarde. &#8220;Quelle serait la vie idéale pour un écureuil ?&#8221;</p>
<p>Sa  question te surprend. Tu aimerais bien qu&#8217;elle arrête de parler de cet  animal. Car il te fait penser à cette chevelure qui, dénouée doit être  si souple et soyeuse. Et douce au toucher. Tu essaies de te concentrer  sur la question posée mais c&#8217;est vraiment difficile.</p>
<p>Bien sûr, la  jeune fille a déjà une réponse. &#8220;S&#8217;élancer d&#8217;arbre en arbre et  rassembler des noisettes pour l&#8217;hiver.&#8221;</p>
<p>La dame acquiesce. &#8220;Je  suis d&#8217;accord avec vous. Mais alors, que faites-vous du chapardage dans  les barquettes ?&#8221;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est un détail, ça ! C&#8217;est parce qu&#8217;on se  trouve justement ici aujourd&#8217;hui. Alors de temps en temps, quand  quelqu&#8217;un vient manger dans le parc, il se sert.&#8221;<br />
&#8220;Pensez-vous que ce  soit bon pour lui ?&#8221;<br />
&#8220;Peut-être&#8230; après tout, il a moins d&#8217;effort à  faire pour manger.&#8221;<br />
&#8220;Et l&#8217;hiver ?&#8221;<br />
&#8220;Il n&#8217;a qu&#8217;à récupérer les  noisettes qu&#8217;il a caché pendant&#8230;&#8221;, tu vois la jeune fille baisser la  tête, comprenant la bêtise qu&#8217;elle allait dire. Dans ses yeux, tu saisis  un brin de colère. Elle n&#8217;aime pas perdre. Elle reprend la parole,  essayant de contrôler sa voix du mieux qu&#8217;elle le peut. &#8220;Tout évolue.  Tout change. C&#8217;est le progrès. L&#8217;homme d&#8217;aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas celui  d&#8217;hier. C&#8217;est la même chose pour les écureuils.&#8221;</p>
<p>Tu veux l&#8217;aider.  &#8220;Elle a raison. On ne peut pas stopper l&#8217;évolution.&#8221;</p>
<p>Elle lève  les yeux et te regarde, un tout petit sourire se dessinant sur son  visage. Toi, tu es bien content et tu voudrais bien garder ce moment,  longtemps. C&#8217;est vrai, finalement, vous êtes dans le même camp.</p>
<p>Mais  la dame poursuit. &#8220;Chaque changement de comportement a une cascade de  conséquences. Si l&#8217;écureuil ne cache plus ses noisettes parce qu&#8217;il  compte sur les barquettes, quand arrive l&#8217;hiver, il meurt de faim. De  plus, toutes ces fruits à coque qu&#8217;il dissimule, il n&#8217;en retrouve qu&#8217;une  partie, le reste germant naturellement. Ainsi, il est un peu jardinier,  aidant au renouvellement des forêts.&#8221;</p>
<p>Vu sous cette angle, tu  regrettes presque d&#8217;avoir apporté tes barquettes ici. Alors tu veux  détendre l&#8217;atmosphère. &#8220;De jardinier, il pourrait se transformer en  recycleur de barquettes plastiques !&#8221;, et tu t&#8217;esclaffes bruyamment  devant ton bon trait d&#8217;humour.</p>
<p>Ton rire s&#8217;arrête net dans ta  gorge quand tu vois que la jeune fille hausse les épaules. La dame elle,  te regarde en cherchant à comprendre qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y a d&#8217;amusant dans  ce que tu as dit.</p>
<p>Tu veux te racheter. &#8220;Mais alors, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on peut  faire ?&#8221;<br />
&#8220;Je ne sais pas. Tant que nous, êtres  humains, considérerons la liberté de notre seul point de vue, il sera  difficile de modifier la situation.&#8221;</p>
<p>Elle réfléchit une seconde,  puis se décide. &#8220;Peut-être que la liberté, la vraie, ce n&#8217;est pas  l&#8217;indépendance, qui est à mon avis illusoire, mais bien son opposée,  l&#8217;interdépendance.&#8221;</p>
<p>Là, tu as encore du mal à suivre.  Interdépendance et liberté te paraissent complètement différentes. Et la  jeune fille est du même avis. Elle secoue la tête.</p>
<p>&#8220;Qu&#8217;est-ce que vous nous racontez ? C&#8217;est la grande communauté peace and love ?&#8221;</p>
<p>La  dame sourit. &#8220;Vous voulez vraiment me faire passer pour une  nostalgique de l&#8217;époque baba-cool. Imaginez, si vous viviez seule sur  la planète, vous l&#8217;auriez votre indépendance. Mais à partir du moment où  il y a un autre être avec vous, les données changent, vous êtes bien  obligée de le prendre en compte.&#8221;</p>
<p>La jeune fille est batailleuse.  &#8220;Je peux l&#8217;ignorer.&#8221;<br />
&#8220;Et si c&#8217;est un lion ?&#8221;, insiste la dame.<br />
Décidément,  tu te dis qu&#8217;avec elle, c&#8217;est difficile d&#8217;avoir le dernier mot. La  jeune fille aussi s&#8217;en rend compte et fronce les sourcils. &#8220;Si c&#8217;est un  lion, je le mets en cage dans un zoo !&#8221;</p>
<p>Face à vos visages  surpris, elle éclate de rire. &#8220;Non, je plaisante !&#8221;</p>
<p>La dame  reprend. &#8220;Donc quelque soit la nature de cet être, il faut le prendre en  compte. On ne peut l&#8217;ignorer. Il faut passer une sorte de contrat avec  lui. C&#8217;est ça que j&#8217;appelle l&#8217;interdépendance. Une fois votre accord mis  en place, vous êtes plus libre qu&#8217;avant.&#8221;</p>
<p>Nous restons  silencieux quelques instants. Tu as envie de faire un autre trait  d&#8217;humour en lui demandant comment elle fait pour signer un contrat avec  un lion mais, sagement, tu t&#8217;abstiens.</p>
<p>La dame reprend la parole.  &#8220;Peut-être que notre chance réside dans les réseaux sociaux. Nous y  tissons des liens interdépendants qui sont de plus en plus importants.&#8221;<br />
&#8220;Ah,  vous utilisez le net ?&#8221;, tu lui demandes, surpris.<br />
&#8220;J&#8217;ai l&#8217;air si  déconnectée ?&#8221;, elle te répond, du tac au tac.</p>
<p>Tu secoues la  tête, un peu rouge. Elle poursuit.</p>
<p>&#8220;A la table numéro 12, il n&#8217;y a  pas d&#8217;accord. Nous n&#8217;avons pas le choix. Nous ne sommes pas libre. C&#8217;est bien pour  cela que vous êtes partis. Tout comme l&#8217;écureuil qui mange dans les  barquettes, vous auriez dû avaler ce qu&#8217;on vous aurait servi. Souvent,  on finit par s&#8217;habituer, on oublie sa liberté et on devient frustré.&#8221;</p>
<p>Elle  marque un temps d&#8217;arrêt et reprend, d&#8217;une voix qui tremble un peu.</p>
<p>&#8220;On  perd le goût de la vie. On oublie les noisettes. On est soumis.&#8221;</p>
<p>Tu  sens un petit nœud dans ta gorge. Tu regardes la jeune fille. Elle  aussi a senti cet émoi et ses yeux brillent un peu plus.</p>
<p>La dame  soupire, ouvre la bouche pour ajouter quelque chose, quand soudain, venu  de nulle part, quelque chose tombe sur la table, vous faisant tous  sursauter.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;écureuil.</p>
<p>Vous ne bougez pas, tous les  quatre. On dirait qu&#8217;il vous dévisage. Dressé sur ses pattes arrières,  il est étrangement immobile. Il semble d&#8217;ailleurs te fixer avec ses  grands yeux noirs. Tu en serais presque mal à l&#8217;aise. Tu voudrais  pratiquement t&#8217;excuser pour les barquettes, les contrats non-signées,  les caches à noisettes inexistantes.</p>
<p>Il tourne sur  lui-même pour examiner la jeune fille, qui recule un peu. Tu ne serais pas surpris s&#8217;il se  mettait à parler.</p>
<p>Vous  restez ainsi pendant de longues secondes. Cela en devient presque  irréel. Comme si l&#8217;écureuil avait suivi toute la conversation. Comme si,  par sa présence, il voulait donner du poids aux arguments de la dame.</p>
<p>Il  finit par se poser sur ses pattes avant et doucement, sans peur, il  fait le tour de la nappe rouge, sa longue queue rousse ondulant derrière  lui. Il s&#8217;arrête au bord de la table. Il tourne encore une fois la tête  pour vous regarder et d&#8217;un bond, sans bruit, il disparait dans un fourré.</p>
<p>Quelques secondes plus tard, il est à nouveau là-haut, sur sa branche.</p>
<p>(<a href="http://www.revolutionpersonnelle.com/2010/06/table-numero-12-suiiiite/" target="_blank">suiiiite</a>)</p>
<p>(Photo : <a id="uj5v" title="iamchad" href="http://www.flickr.com/photos/iamchadhearmesnore/">iamchad</a>)</p>
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