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	<title>Rien à foutre</title>
	
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	<description>If you don't think this blog is the greatest blog ever, I will fight you. That's no lie.</description>
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		<title>Le roi du bla bla</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 20:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Me, myself & aïe !]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<description><![CDATA[« Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » chantait Papy Salvador à l’époque où il ressemblait à un Blackinois et où il n’était pas encore en quête de respectabilité et de Légion d’Honneur.
Sans doute aurait-il gazouillé sa liste de course habité de la même foi joviale, mais ça change peau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q7IwInwZxp0" target="_blank"><em>Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver</em></a> » chantait Papy Salvador à l’époque où il ressemblait à un Blackinois et où il n’était pas encore en quête de respectabilité et de Légion d’Honneur.<br />
Sans doute aurait-il gazouillé sa liste de course habité de la même foi joviale, mais ça change peau de zob au fait qu’il était à la page sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Mettons les barres sur les T d’entrée de jeu : je ne dégobille point dans la soupe. Je ne descends pas à la mine et personne paye mes factures. Sans ce turbin, j’en serais sans doute à sucer des cailloux en guise de goûter et à vomir l’indécence de l&#8217;étalage de richesses de Booba, quand il se gargarise de ne manger que de la barbaque dans ce démonte-pneu sonore qu’est <a href="http://www.youtube.com/user/B2ObaOfficiel#p/u/31/PgnqVuNLtac" target="_blank"><strong>Jour de Paye</strong></a>.<br />
Je gagne correctement ma vie grâce à ma plume, et tout le monde ne peut pas en dire autant.<br />
Ceci étant, je ne pense pas être fait pour écrire <em>ad nauseam</em> sur des sujets aussi passionnants qu’un résumé du Dakar par un Gérard Holtz nord-coréen sous tranxène. Et à la base, c’est quand même un peu pour usiner de la feuille blanche avec entrain et fierté que je me suis lancé dans ce bordel.<br />
La plupart du temps, j’arrive à faire avec parce que mon taff est loin d&#8217;être inintéressant et que j&#8217;y apprends des trucs entouré d&#8217;un certains nombre de personnes cools, mais parfois, cette implacable constat vient me latter la gueule et les burnes comme un arracheur de portable dans les couloirs du métro.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-on censés être ce que l’on fait ? J’en doute. Je viens d’une famille de paysans, de femmes de ménage, de maçons, de carreleurs, de plombiers, j’en passe et des plus durs. Et ils valaient tous mieux que la considération dévolue au métier qu&#8217;ils exerçaient. Alors quelque part, j’me dis que par respect pour eux, j’peux pas remettre ça et me satisfaire d’un boulot qui ne me plait qu’à moitié.<span id="more-2165"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai des potes qui « préfèrent » squatter chez leurs vieux en attendant de percer ou gratter de la pige pour des publications flinguées dans l&#8217;espoir de rester « libres », plutôt que de prendre un job « alimentaire ». Respect. Ce n’est simplement pas le choix que j’ai fait, et à vrai dire je ne le regrette pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis qui mérite le plus qu’on lui tire nos chapeaux ? L’enfoiré qui s’accroche à ses rêves comme un clodo à sa canette de 8-6 ou le fils de pute qui un jour décide d’arrêter d’essayer et prend un turbin qui ne le passionne pas plus que ça mais qui envoie du pognon ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse en débattre. Pour ma part, je serais de toute façon le pire des cuistres si je remisais définitivement mes ambitions au placard, parce que j&#8217;peux pas dire que j’ai TOUT mis en œuvre pour kiffer la vibe avec mon job. Parfois, quand au milieu d’une journée je sens que j’ai embarqué pour un nouveau voyage au bout de l’ennui, je prends plus de bonnes résolutions qu’un gros cul devant la bûche de Noël. Mais ça ne va jamais beaucoup plus loin que de pondre une énième <em>to-do list</em> dans le dernier Moleskine qu’on m’a offert.</p>
<p style="text-align: justify;">Faudrait que je me bouge le boul en fait. Que je reprenne ce blog « como manda la ley », que je me lance dans l&#8217;écriture d&#8217;un bouquin, que je pige à droite à gauche&#8230; Un deux mots comme en cent: faut créer.<br />
Vous allez me dire, « <em>pour ça, encore faudrait-il que tu ÉCRIVES espèce de tête de con ampoulée!!!</em> » [si d'aventure l'un d'entre vous s'avise de me parler sur ce ton, je lui colle une châtaigne direct].</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis le premier à déplorer les trous noirs au fond desquels mon inspiration prend trop souvent la tangente, mais Salinger a beau n’avoir publié qu’un bouquin, il n’en demeure pas moins bien plus talentueux que tous les scribouillards des Relais H en ordre de bataille. J’suis pas en train de me comparer à Salinger, loin de là, je dis juste que je saurais me contenter d’un seul truc qui marque les esprits et dont je sois fier. Quelque chose de concret. Quelque chose qui fasse kiffer les gens hein, pas une tuerie à la norvégienne dans un congrès UMP.</p>
<p style="text-align: justify;">A vrai dire, j’ai toujours considéré ce blog comme une sorte de carte de visite. Enrobé d&#8217;un lyrisme de bon ton, ça donnerait : &laquo;&nbsp;il y a un peu de moi dans les mots de ce blog&nbsp;&raquo; &#8211; et si ça ne vous va pas, allez vous faire enculer (ça c&#8217;est parce que le lyrisme, ça va bien deux minutes).</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, je suis parfaitement conscient de ce qu’il est dans sa forme, à savoir à peine mieux qu’un journal intime amélioré. Toutefois, il me semble que sur le fond, ce capharnaüm lexical est un ambassadeur plus que respectable et classieux de ma plume. C’est d’ailleurs pour ça qu’en dépit de certains trucs <em>borderline</em> que j’y ai gratté, je l’ai toujours collé dans tous mes CV.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai écrit pour des trucs à droite à gauche (certains respectables, d’autres moins, là n’est pas la question) mais jamais je ne me suis autant appliqué qu’à l’heure de vous livrer mes conneries. C’est peut-être aussi pour ça que je n’ai rien branlé pendant un an. Quitte à faire de la merde, autant ne rien faire du tout. Pas ici en tous cas.<br />
Certains feraient bien d’en prendre de la graine.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon j’vous arrête tout de suite hein, j’vais pas aller dauber sur tous les fifrelins que je trouve trop light en talent et qui se font tailler plus de pipes qu’un pote à Berlusconi dans une soirée Bunga Bunga. J’essaye aujourd’hui de ne plus me laisser vampiriser par la jalousie ou l’aigreur. Le plus nazbrok des bloggers influents, je suis content pour lui. Qu’il prenne les petits fours, le champagne et un peu de pognon si on lui en donne, il serait le dernier des connards de dire non.</p>
<p style="text-align: justify;">De toute façon, j&#8217;aime pas ce pain là. Je sais bien qu’aller barboter dans les soirées où y’a du monde à voir pour faire connaître ma trombine et vendre mon bordel, c’est pas vraiment mon truc.</p>
<p style="text-align: justify;">Y’a quelques mois, mon blog j’y pensais même plus. Et puis l&#8217;autre jour, je sais plus trop où mais on s&#8217;en bat les reins, je suis tombé sur un papier dithyrambique sur Titiou et ça m&#8217;a sauté à la gueule comme un alien dans Attack the Block: &laquo;&nbsp;ouais bordel, c’est possible de rester intègre et de &laquo;&nbsp;réussir&nbsp;&raquo; avec un style qui claque du cul sans pour autant vendre le sien&nbsp;&raquo;.<br />
Faut juste se sortir les doigts des fesses en fait, trouver une porte d’entrée ou, le cas échéant, repérer une fenêtre, casser un carreau et rentrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais, je sais : tout ça pour ça. (des fois, j’en viens quand même à penser que j’irais sans doute plus loin dans la vie si j’avais été le dernier des gogols, parce que comme le dit l’adage, un con qui marche va toujours plus loin qu’un intello assis. Et puis accessoirement, ça m’aurait aussi permis d’être plus en phase avec la majorité des gens. Parce que bon, faut être franc hein, s’il fallait un QI minimum pour sortir de chez soi, on serait dans 28 jours plus tard.)</p>
<p style="text-align: justify;">Bref. Je sais pas trop de quoi demain sera fait. Je suis pas sûr que je ferais quelques chose de demain, des jours suivants, des bonnes résolutions que j’ai prise et des conneries que j’écris ce soir et que j&#8217;ai sans doute déjà écrit. Ce que je sais en revanche, c’est que je n’ai pas spécialement envie de devenir un de ces connards trop payés pour ce qu’ils font, mais pas assez pour ce qu’ils s’emmerdent, et que je refuse catégoriquement que ma vie devienne un remake d’Un jour sans fin par les créateurs de Derrick. Filez plutôt ça à Diablo Cody, Aaron Sorkin et Michael Bay. Ouais, les trois en même temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous m&#8217;aimez bien, foutez-moi des coups de pieds au derche. Depuis que le monde est monde, on a jamais trouvé mieux pour remuer les gens.</p>
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		<title>Demandez le programme</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 19:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[bilan 2011]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux-grands mères et une meuf en moins, de nouvelles amitiés, une coloc&#8217; forcée avec Papa Moustache, mes premiers pas dans la Vodka, des relations tendues, d&#8217;autres distendues, des plans cul, des plans lose, des soirées, des apéros, des liens renforcés, du Red Bull, des jolies pépées, des thons, Kim Jong-Il, témoin du mariage à venir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Deux-grands mères et une meuf en moins, de nouvelles amitiés, une coloc&#8217; forcée avec Papa Moustache, mes premiers pas dans la Vodka, des relations tendues, d&#8217;autres distendues, des plans cul, des plans lose, des soirées, des apéros, des liens renforcés, du Red Bull, des jolies pépées, des thons, Kim Jong-Il, témoin du mariage à venir de BFF avec une meuf qu&#8217;il pratique depuis seulement trois mois, des rencontres chanmés, des coups de foudre et puis non, des coups de non et puis foudre, <em>Watch the Throne</em>, Kadhafi, des questions, des réponses, des concerts, des week-ends, du taff, une promo, Balotelli, un retour aux sources, Barcelone, l&#8217;Italie, un shopping pompes funèbres le week-end de Noël, des fous rires, des larmes, des nuits blanches, des private jokes, du nouveau, de l&#8217;ancien, de la Despé, des gens, des rencontres chanmés, des retrouvailles, Drake, des gens perdus de vue, des bonnes bouffes, du délire, du sérieux, la mort de l&#8217;Amour, quelques nanas nues, trop de meufs habillées, des playlists improbables, PAS ASSEZ DE BLOG&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Putain y&#8217;a de quoi faire&#8230; 2011 a été une année aussi remplie que l&#8217;assiette de Gabourey &laquo;&nbsp;Precious&nbsp;&raquo; Sidibe quand elle se fait à grailler. Si la paresse et le manque d&#8217;inspiration ne tordent pas l&#8217;encolure à la motivation, qui m&#8217;a tarté la face en guise de bonne résolution pour 2012, on devrait bien se fendre la pipe dans les mois qui viennent.</p>
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		<title>Pim, pam, poum</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 11:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
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		<category><![CDATA[séparation]]></category>
		<category><![CDATA[solde de tout compte]]></category>

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		<description><![CDATA[Puisque c&#8217;est en partie ce qui m&#8217;a retenu d&#8217;écrire sur mon blog pendant presqu&#8217;un an, on va en remettre une couche en guise de solde de tout compte avec cette note qui dormait sur mon bureau depuis quelques temps.
Dans les premiers jours, premières semaines, premiers mois qui suivent une séparation, tu te retrouves à voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Puisque c&#8217;est en partie ce qui m&#8217;a retenu d&#8217;écrire sur mon blog pendant presqu&#8217;un an, on va en remettre une couche en guise de solde de tout compte avec cette note qui dormait sur mon bureau depuis quelques temps.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les <span style="text-decoration: line-through;">premiers jours</span>, <span style="text-decoration: line-through;">premières semaines</span>, premiers mois qui suivent une séparation, tu te retrouves à voir des signes qui vont dans ton sens partout, à en mendier, à espérer un coup de fil voire à supplier un retour.</p>
<p style="text-align: justify;">T&#8217;as laissé ta dignité à la douane et t&#8217;as même pas flanqué ton amour-propre dans tes valises.<br />
Tu passes déjà pour la plus grosse pipe de la place de Paris, mais t&#8217;en rajoutes une couche. Ta connerie, elle clignote autant que toutes les machines à sous de Vegas réunies. On la voit de l&#8217;espace, elle fait fait chier les Russkoff, elle consterne les Yankees, elle exaspère tes potes. Si y&#8217;avait pas un petit risque de décès, tout le monde se mettrait corda pour lâcher un tapis de bombes sur ton quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Anyway, tu peux pas nier que t&#8217;es un douchebag, vu que tu as toi-même composté ta carte de membre. Bienvenu au club, le bar est au fond, les boissons sont offertes, les connards dont tu te moquais quelques jours auparavant sont partout dans la salle et la fierté et le bon-sens attendent qu&#8217;on vienne les chercher aux objets trouvés.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, avec quelques mois de recul dans les gencives, je vous dirais volontiers qu&#8217;on ne m&#8217;y reprendra plus, mais la vérité c&#8217;est que les trains passent souvent dans les mêmes gares. J&#8217;ai beau avoir dégobillé mes tripes, mon coeur et mon âme dans cette montagne russe, ce fut quand même beaucoup trop chouette pour ne pas retenter le coup dans un autre parc d&#8217;attraction.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j&#8217;ai bouclé mon tour de piste, je lui ai souhaité le meilleur et patati et patata. Balivernes. Tu dis ça, mais t&#8217;en penses pas un mot. Tu serais plutôt tenté d&#8217;aller chez elle avec une ceinture d&#8217;explosifs et de refaire la déco façon Jackson Pollock. Murs, moquette, plafond.<br />
Mais généralement tu le fais pas. C&#8217;est ce qui te distingue du psychopathe lambda et c&#8217;est pour ça que toi, t&#8217;es pas Guy Georges.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, y&#8217;a des gens dans ton entourage qui ne t&#8217;encouragent pas à la retenue. Des gus dont t&#8217;avais à peine entendu parler six mois plus tôt viennent soudainement livrer leur expertise sur ton couple et sur ce qui clochait. Mieux! Ils ont même un plan d&#8217;action en béton pour toi et une putain de boule de cristal dans laquelle ton futur et le sien leurs sont apparus très distinctement. Cela dit, c&#8217;est pas forcément choquant quand on s&#8217;assoit deux secondes et qu&#8217;on songe qu&#8217;on vit quand même dans une société dans laquelle Arianne Massenet a demandé à Carole Bouquet son analyse sur l&#8217;affaire DSK. Les avis, c&#8217;est comme le cancer. On en a tous un, mais il n&#8217;est pas aussi développé chez tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">On the friend&#8217;s side, c&#8217;est pas toujours mieux. Le top du hip-hop de l&#8217;amitié se contente d&#8217;écouter tes jérémiades et de faire preuve d&#8217;une patience hors-normes lorsque tu soliloques comme un philosophe refait égaré dans un PMU du XIXe. Les autres retournent plus vite leurs vestes que Sarkozy au sujet de Kadhafi. En trois coups de cuillère à pot, ton ex, qui était parfaite et que tout le monde semblait apprécier, a soudainement muté en Saddam Hussein de ton couple, en Ben Laden des relations hommes-femmes, en Simple Jack du sentiment.<br />
Pro-tip: cet état des lieux sans pitié eut été tellement plus utile AVANT.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, ce compas social que tu utilises pour tracer un nouveau cercle d&#8217;amis, t&#8217;es parfois obligé de l&#8217;employer avec des gus qui ont choisi ton camp.<br />
Ouais parce que ça, c&#8217;est encore une autre affaire. 90% des gens qui disent que votre séparation ne va rien changer, qu&#8217;ils ne prendront pas parti, qu&#8217;ils t&#8217;aiment bien et tout et tout, sont des foutus mythos. Au moment où ils te refourguent leurs salades, faut bien avoir à l&#8217;esprit que c&#8217;est parce qu&#8217;ils sont obligés de te dire quelque chose. Ne rien dire c&#8217;est déjà choisir un camp. Ou alors pire encore, c&#8217;est ne pas avoir d&#8217;avis.<br />
De toute façon, ces gens là, tu ne les reverras jamais pour la plupart. Pas plus que tu ne reverras ton ex en dépit de toutes les promesses faites comme autant de verres d&#8217;eau pour faire passer la pilule. T&#8217;avais beau les adorer, les voir tous les quatre matins, ça ne change rien. Passe à autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ça vient juste, tout ça ne sont que des conneries. Parce que le truc vois-tu, c&#8217;est que j&#8217;aime me faire des bobines dans la tour de contrôle.<br />
Ainsi, quand elle a foutu le camp voir si les bites étaient plus vertes ailleurs, je me suis imaginé plus de trucs qu&#8217;un scénariste schizophrène en pleine descente de crystal meth.<br />
Surtout, je l&#8217;ai imaginée faire un tas de trucs, du coup, j&#8217;ai fais un tas de trucs aussi pour donner le change. L&#8217;action pour fuir la réflexion. <em>Classic shit</em>. Fast and Furious dans ma vie. Sauf que comme le dit avec tant d&#8217;à propos ce Sénèque des temps modernes qu&#8217;est Vin Diesel, &laquo;&nbsp;<em>on ne peut pas fuir éternellement</em>&laquo;&nbsp;. En faisant un pas en avant chaque jour, on avance toujours plus qu&#8217;en se balançant dans le rocking chair de ses souvenirs. Et bordel de Dieu, j&#8217;crois bien que cette putain de note de blog est un sacré bon pas en avant!</p>
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		<title>Collateral damage: death of a giraffe</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 20:13:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Me, myself & aïe !]]></category>
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		<description><![CDATA[Outre les nombreux souvenirs qui vagabondent sans cesse dans mon subconscient, je n&#8217;ai gardé que deux trucs de l&#8217;ex-femme de ma vie.
Un post-it sur lequel elle avait noté l&#8217;adresse du tribunal d&#8217;instance du 11e, à l&#8217;époque où on avait inscrit le Pacs à nos agendas, histoire de me souvenir que rien n&#8217;est jamais acquis et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Outre les nombreux souvenirs qui vagabondent sans cesse dans mon subconscient, je n&#8217;ai gardé que deux trucs de l&#8217;ex-femme de ma vie.<br />
Un post-it sur lequel elle avait noté l&#8217;adresse du tribunal d&#8217;instance du 11e, à l&#8217;époque où on avait inscrit le Pacs à nos agendas, histoire de me souvenir que rien n&#8217;est jamais acquis et que les projets n&#8217;ont de sens que lorsqu&#8217;on les concrétise, et <a href="http://www.linternaute.com/temoignage/image_temoignage/400/geraldine-girafe-etes-adepte-decopatch-montrez-derniere-creation_190188.jpg" target="_blank">une girafe en carton d&#8217;1m80</a> qu&#8217;elle m&#8217;avait offert pour mon 1er anniversaire dans la capitale des Flandres.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le post-it restera au mur jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une fille gagne la guerre contre moi et me persuade de l&#8217;utiliser (si c&#8217;est Emma Stone ou Amber Heard, ça sera inutile en revanche, elles, je leur dit banco cash express), la girafe est dead. Et je m&#8217;en vais vous raconter la triste histoire de son trépas.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai deux voisins de palier. Un couple de quadras (ou presque) arrivé en même temps que nous et aussi discrets que des Juifs pendant la guerre et une famille de rebeus avec à sa tête une connasse intégrale qu&#8217;on appellera Josette, histoire de ne pas donner de grain à moudre aux fachos de tous poils qui sévissent sur la toile.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça fait des années que je connais Josette. Sa famille, je l&#8217;ai vu se composer, se décomposer et se recomposer comme si elle faisait partie du casting de mon soap opera préféré. Alors quand je vous dis qu&#8217;elle fuit de la bouteille et pas qu&#8217;un peu, vous pouvez me croire sur parole. A côté d&#8217;elle, le Colonel Maman c&#8217;est Simone Veil.<br />
Josette, elle a pas mal de casseroles au cul et encore plus de rumeurs.<br />
Il y a une dizaine années par exemple, embastillé sur le palier parce qu&#8217;elle refusait de lui ouvrir la porte du foyer familial, son mari de l&#8217;époque est tombé du 2e étage alors qu&#8217;il essayait d&#8217;appliquer <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XJBgagy6Gu0" target="_blank">les préceptes d&#8217;Ärsenik et Passi</a> en passant par la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;il était un peu éméché, qu&#8217;il a basculé en arrière et qu&#8217;il s&#8217;est littéralement fracassé le crâne quelque chose comme 10m plus bas, dans la courette de l&#8217;immeuble. Personne n&#8217;a rien vu, mais ça n&#8217;empêche pas tout le monde de jacter et de soutenir que c&#8217;est Josette qui l&#8217;a envoyé se coucher sur le bitume. A en croire le Colonel Maman, elle l&#8217;aurait même assommé avec une casserole. Quelle que soit la vérité, on ne la connaîtra jamais, puisque même s&#8217;il a fini par s&#8217;en tirer, le pauvre bougre, dont elle a divorcé par la suite, est aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;on peut appeler un gogol.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui me concerne, j&#8217;suis pas juge, j&#8217;ai pas de preuve et j&#8217;habite pas dans la tour du Renard. Du coup, j&#8217;ai pas d&#8217;avis sur la question. Ce que je sais en revanche, c&#8217;est que si on fait ce genre de saloperie, les remords et la culpabilité doivent vous poursuivre comme un exhibitionniste dans un centre commercial, et Josette, elle n&#8217;a pas vraiment l&#8217;air de quelqu&#8217;un qui est poursuivi.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, elle est peut-être habituée. Depuis son arrivée dans l&#8217;immeuble il y a 15 piges, un tas de rumeurs ont toujours cavalé sur son compte. A en croire les cancans du quartier, elle a été pute, croupière dans un casino, hôtesse dans un bar, femme de ménage, employée de taxiphone ou encore serveuse. Une chose est sûre, sur son CV actuel, la profession c&#8217;est femme au foyer. Comme pour montrer aux rumeurs qu&#8217;elle est devenue quelqu&#8217;un de &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo;, elle porte le voile et s&#8217;occupe de son troisième lardon, un petit enculé qui passe le plus clair de son temps à hurler et appeler son père. Là par exemple, il est en train de monter les escalier et il pleurniche. Des &laquo;&nbsp;papa papa&nbsp;&raquo; entrecoupent ces sanglots. Si j&#8217;étais son vieux, je profiterais d&#8217;être encore dans la place pour répondre à ses vagissements parce que les paternels des deux autres gosses, ils ont été remplacés plus vite que des produits Apple.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce mec, son 3e mari donc, est plus jeune qu&#8217;elle. Ça ne fait pas longtemps qu&#8217;ils sont maqués. Je ne sais pas s&#8217;il la mise en cloque avant ou après le passage devant l&#8217;édile, mais pour passer la bague au doigt d&#8217;un colis pareil, j&#8217;imagine qu&#8217;un polochon dans le tiroir doit être un argument décisif, pour peu qu&#8217;on soit un mec à cheval sur la morale (ce qu&#8217;il a l&#8217;air d&#8217;être un peu vu qu&#8217;il lui a collé un voile sur la tête pour qu&#8217;elle fasse moins pute).<br />
Toujours est-il qu&#8217;elle ne pourra sans doute jamais espérer mieux. Ce mec, c&#8217;est le top pour elle. Au dessus, c&#8217;est le soleil.<br />
C&#8217;est comme ça, pour certains, l&#8217;ascenseur social s&#8217;arrête au -1.</p>
<p style="text-align: justify;">Si on considère que les gens qui se ressemblent s&#8217;assemblent, ce mec est à n&#8217;en pas douter un parfait connard. En ce qui me concerne, je ne le connais pas, mais je ne lui fais pas confiance. Il a une bobine de traître, une carafe de faux-derche, comme un chat qui chie dans sa caisse. Ou comme un blogger IRL sauf que celui-là ne passerait pas son temps à s&#8217;auto-sucer en parlant de lui. Faut dire qu&#8217;il aurait du mal. Josette a beau avoir 10 voire 15 balais de plus que lui, c&#8217;est pas exactement une MILF ou une cougar au sens bandant du terme. C&#8217;est une rebeu à l&#8217;air sévère en route pour la cinquantaine. Le genre de meuf qu&#8217;on pourrait retrouver dans un vieux gonzo français estampillé MyPornMotion.<br />
En plus de ça, ils crèchent à cinq dans un deux pièces plus petit que le mien. On est donc bien loin de la success story du blogger parisien qui fait 500 000 vues par moi et reçoit des communiqués de presse (tu la sens ma grosse ironie ? Tu la sens bien hein !).</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi loin que je m&#8217;en souvienne, Josette a toujours eu des rapports conflictuels avec mes vieux. Enfin conflictuels&#8230; Disons on/off. Sur Facebook, le statut de leur relation serait &laquo;&nbsp;it&#8217;s complicated&nbsp;&raquo;.<span id="more-2147"></span><br />
Ils se sont déjà violemment embrouillés, insultés comme du poisson pourri par fenêtres interposées et ont même failli en venir aux mains une ou deux fois avant de se réconcilier, puis de remettre ça quelques temps plus tard.<br />
Je crois que c&#8217;est parce que Josette aime bien le Colonel Maman mais pas Papa Moustache, lequel était pote avec son ex-mari avant qu&#8217;il devienne gogol, ceci expliquant sans doute cela.<br />
Comme le Colonel Maman, elle est fille unique. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, qu&#8217;elles soient LE spermatozoïde qui a réussi est assez inquiétant quant au patrimoine génétique de leurs familles respectives.</p>
<p style="text-align: justify;">Breeeeeeef. Jeudi soir, alors que j&#8217;étais à la projo presse de Sucker Punch, un drame se jouait dans mon immeuble, un drame dont j&#8217;allais être la victime collatérale.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout a commencé jeudi après-midi. Pour fêter le retour des beaux-jours, ma voisine a décidé de faire ce qu&#8217;elle ne fait jamais habituellement, à savoir faire plaiz&#8217; à son marmot et s&#8217;occuper de lui autrement qu&#8217;en le trimballant du Simply Market à l&#8217;école dans une poussette. Elle l&#8217;a donc emmené faire un tour de vélo, ce qui m&#8217;a surpris parce que j&#8217;étais persuadé qu&#8217;il ne savait même pas marcher ce môme.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est donc descendue avec le deux-roues (façon de parler hein, le gosse a trois piges, le vélo à quatre roues, normal), le môme et sa fille aînée, âgée de 14, 15 ans. Mais une fois en bas, tout ce petit monde est remonté illico, le gosse ayant oublié de faire pleurer son flutiau avant d&#8217;aller pédaler. En redescendant, ils ont croisé Papa Moustache en pleine préparation d&#8217;une de ses activités favorites: promener son Jack Russell. (Un moustachu avec un Jack Russell ? Tu sais comment j&#8217;sais qu&#8217;t'es gay ?)</p>
<p style="text-align: justify;">Comme d&#8217;habitude, tout ce petit monde s&#8217;est joyeusement ignoré, vu que tout ce petit monde se déteste, cordialement certes, mais intensément. Une fois dans la rue, Josette s&#8217;est malheureusement aperçue qu&#8217;il y avait une couille de la taille du Texas dans le potage: le vélo de son chiard avait déraillé et la chaîne était foutue. Une authentique surprise quand on sait qu&#8217;elle l&#8217;a payé 30 euros chez Lidl. Le coupable était bien évidemment tout trouvé: Papa Moustache. Faites entrer l&#8217;accusé et que ça saute.</p>
<p style="text-align: justify;">Ni une ni deux, elle a appelé les schmitts. Qui sont venus. Ouais ouais, pour un vélo à 30 euros. A leur décharge, avec l&#8217;embourgeoisement galopant qui gangrène le 11e depuis quelques années, les keufs du coin n&#8217;ont pas grand à foutre avant l&#8217;heure où les esprits bobos s&#8217;échauffent à la sortie des bars d&#8217;Oberkampf et de la rue de Lappe.<br />
Tout ça pour constater qu&#8217;effectivement, la chaîne du vélo était aussi morte que les dernières cellules grises de Cauet et qu&#8217;il n&#8217;y avait pas grand chose d&#8217;autre à faire que d&#8217;en racheter un. Là où leurs conclusions différaient de celles de Josette en revanche, c&#8217;était sur le nom de l&#8217;enfant de putain coupable de cette infamie. Selon la maréchaussée, Papa Moustache était aussi innocent dans cette affaire que dans celle du sang contaminé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle n&#8217;en démordait pas. Il était coupable. Lente est la justice, expéditive serait la vengeance de Josette. Elle allait se la jouer Charles Bronson, Faster, Man on Fire, Kill Bill et Kadhafi réunis. Des rivières de sang allaient dévaler les escaliers de l&#8217;immeuble. Friday bloody friday.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme ma girafe prenait de la place, j&#8217;avais décidé cette semaine de la remiser à la cave histoire de libérer suffisamment d&#8217;espace pour faire de l&#8217;aérobic dans mon salon. Mon père ayant fait l&#8217;Anschluss sur toutes les caves de l&#8217;immeuble, je décidais en rentrant jeudi soir de lui confier la mission de descendre l&#8217;animal le lendemain matin, l&#8217;abandonnant donc dans l&#8217;entre-pallier à cet effet. Comme je ne suis ni un enculeur de maman, ni un Joseph Fritzl des souvenirs, j&#8217;avais tout de même gardé la tête de la bête.<br />
J&#8217;ai bien fait. C&#8217;est tout ce qu&#8217;il en reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Figurez-vous que Josette, qui vient donc de rejoindre le contingent de mes ennemis mortels, a décidé de venger le vélo de son fils en désossant ma girafe à la rwandaise. Elle a d&#8217;abord commencé par la démembrer, avant de l&#8217; éventrer de la base du cou jusqu&#8217;à l&#8217;équivalent girafier du torse à l&#8217;aide d&#8217;un couteau de cuisine. Point d&#8217;orgue de son œuvre de destruction, elle a piétiné la dépouille du pauvre animal histoire de s&#8217;assurer qu&#8217;on ne pourrait pas la rafistoler ou en sauver quoi que ce soit.<br />
Puis elle est montée s&#8217;en vanter chez mes parents et a profité de l&#8217;occasion pour transformer leur palier en Sarajevo.</p>
<p style="text-align: justify;">Dis comme ça, j&#8217;ai bien conscience que c&#8217;est plus fendard qu&#8217;autre chose, et en y repensant, évidemment que ça l&#8217;est. Mais lorsque je suis arrivé sur la scène du crime et que j&#8217;ai trouvé la girafe, ça m&#8217;a fait un choc. Heureusement que mon bro&#8217; m&#8217;avait mis au jus avant que je rentre. C&#8217;est con à dire, mais cette putain de girafe en carton de chez Loisirs &amp; Créations, elle avait une putain de valeur sentimentale. Sophie se l&#8217;était cognée d&#8217;Euralille jusqu&#8217;à rue de la Barre seule et à pied, on l&#8217;avait décopatchée ensemble, dans notre ancien appartement, notre premier appart&#8217; d&#8217;ailleurs, puis on l&#8217;avait rapatriée à Paname où Sophie l&#8217;avait repeinte dans la cour, comme pour symboliser le nouveau départ qu&#8217;incarnait notre emménagement dans le 11e.<br />
On en avait pas fini avec cette girafe. Elle ne valait pas grand chose, et c&#8217;est pour ça qu&#8217;elle m&#8217;était si chère.</p>
<p style="text-align: justify;">La tentation est grande de suivre l&#8217;exemple de mes parents et de régler ça à la berbère, œil pour œil dent pour dent. Entre voisins, c&#8217;est facile de se pourrir la vie en plus, on connaît tous les émissions de Julien Courbet.<br />
La vengeance est dans un tup orange au frigo, et je vais l&#8217;y laissée pour l&#8217;instant. Je vais la jouer civilisé et ne pas reproduire le schéma familial qui voudrait qu&#8217;on jette de l&#8217;essence et du C4 sur le feu.<br />
D&#8217;abord parce qu&#8217;on est pas une famille de gitans où tout se règle à coup de fusil, et ensuite parce qu&#8217;aussi longtemps que je vivrais, je m&#8217;appliquerais à ne rien faire qui pourrait conforter la théorie du déterminisme social que j&#8217;ai en sainte horreur depuis que j&#8217;ai lu l&#8217;Assommoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais soigné le mal à la racine et aller faire une main courant au commissariat du 11e. Vous allez me dire que ça ne va faire qu&#8217;empirer la situation. Bah tant pis. J&#8217;prends l&#8217;risque. Si ça empire, j&#8217;y retournerais. De toute façon, causer avec Josette, c&#8217;est comme essayer de convaincre Guy Georges que le viol n&#8217;améliorera pas sa situation personnelle alors qu&#8217;il est en train de vous besogner dans une ruelle de l&#8217;Est parisien.<br />
Et puis avec un peu de chance, si d&#8217;aventure je porte plainte, Loisirs &amp; Créations et la SPA se porteront partie civile. On a pas fini de rigoler (mais j&#8217;envisage quand même de déménager).</p>
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		<title>Cinéma, internet et troubles de l’attention</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 08:29:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Me, myself & aïe !]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[ordinateur]]></category>
		<category><![CDATA[parasitage]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous le savez sans doute déjà, le cinéma est à votre hôte ce que les courses sont à Omar Sharif :  sa grande passion.
Lire sur le cinéma, causer de cinéma, aller au cinéma, regarder des films, faire mon cinéma… C’est mon dada. Ceci dit, je me garderai bien de m’auto baptiser cinéphile parce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous le savez sans doute déjà, le cinéma est à votre hôte ce que les courses sont à Omar Sharif :  sa grande passion.<br />
Lire sur le cinéma, causer de cinéma, aller au cinéma, regarder des films, faire mon cinéma… C’est mon dada. Ceci dit, je me garderai bien de m’auto baptiser cinéphile parce que ça reviendrait à parader en ville en hululant que je suis un bon coup. Je le suis sans doute, mais c’est pas à moi de le dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que j’ai la carte UGC, une quantité monstre de bobines sont déroulées devant mes yeux chaque année. Malgré ça, certains films trouvent encore le moyen de passer entre les mailles de mon filet, que ce soit par manque de temps ou d’envie, ou alors faute de sortie (I’m looking at you Moon !).<br />
Cela dit, ce n’est pas nécessairement un mal car il y a quelque chose de charmant à découvrir un chouette film quelques années après sa sortie, loin du tumulte promotionnel qui accompagne généralement celle-ci. Ça rappelle qu’il y aura toujours des bons films à voir qu’on a pas encore vu, même dans des périodes de disette qualitative dignes de la production cinématographique du Vanuatu.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, y’a pas mal de flims que je rattrape dans le confort de mon salon, lové tel Nicolas Kidman dans une pub pour la DS dans le canapé blanc que mon chat salope allègrement jour après jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vois d’autant plus de bobines que :</p>
<p style="text-align: justify;">1/ je regarde très peu de séries. Et c’est un euphémisme. Passé la saison 3 de Lost, j’en ai eu ma claque de me ronger les ongles pendant une semaine pour connaître la suite alors j’ai tout laissé en plan dans l’attente du fin mot de l’histoire et de la sortie de l’intégrale.<br />
Une histoire, ça a un début, un milieu et à peu près une fin et moi, attendre l’à peu près fin pendant 7ans, ça me brise les bourses. Du coup, je ne regarde plus de séries feuilletonnantes, je veux pas finir comme le Colonel Maman qui mourra peut-être sans avoir jamais vu la fin des <strong>Feux de l’Amour</strong>.<br />
Heureusement que je n’ai pas fait ça pour <strong>Urgences</strong> cependant.</p>
<p style="text-align: justify;">2/ j’ai Canal Plus. On pensera ce qu’on veut de la chaîne, du Grand Journal et du prix de l’abonnement, mais la programmation a de la gueule et Canal Plus à la demande est une tuerie. Une palanquée de films et de Créations Originales régulièrement mis à jour et disponible en HD et en VF ou en VOST.<br />
Quand on vous dit qu’il y en a pour tous les goûts, c’est souvent des calembredaines. Pas ici. Y’en a vraiment pour tous les goûts.<br />
Pour ce qui est de l’abonnement, à moins que vous soyez étudiant, chômeur ou fumeur et que vous soyez confronté à un choix cornélien à l’heure d’acheter une boîte de thon, un paquet de Gitane ou une bière dans un rade faisandé du 20<sup>e</sup>, ça vaut son prix.</p>
<p style="text-align: justify;">3/ je suis un consommateur de blu-ray et dvd maousse costaud. A l’aube de la vingtaine, j’achetais même TOUT ce qui sortait ou presque. J’étais à la limite de la compulsion, un peu comme les gus qui doivent toucher toutes les poignées de porte chez eux avant de se coucher. Au moindre film un peu bien qui était annoncé en dvd, j’étais comme Charlie Sheen face à un psychotrope qu’il n’aurait pas encore essayé.<br />
Aujourd’hui, même s’il m’arrive encore d’être à deux doigts de craquer sur des films que j’ai moyennement kiffé mais dont j’apprécie un perso ou la photo (exemple : <strong>le Livre d’Eli</strong>), j’arrive à me maîtriser. Je suis même capable d’entrer à la FNAC pendant leurs périodes 5 dvd pour 30 euros et d’en sortir les mains vides.<br />
Tout ça parce que je n’achète plus que des films que j’ai envie de voir, qui m’ont été chaudement recommandés ou que j’ai kiffé ma race.<span id="more-2144"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais y’a une couille de chameau dans la boîte à gâteaux : voir un film en BD ou en DVD dans la solitude de son salon, c’est loin d’être une expérience idéale quoi qu’en disent les fabricants de téléviseurs et les insupportables pubs de Warner qui depuis 10 piges reprennent des extraits de <strong>Troie</strong> pour nous vendre que la haute-def’, c’est le 5 étoiles du cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">Rassurez-vous, je ne vais point faire mon casse-burnes et vous expliquer qu’un film, c’est avant tout fait pour être vu en salle. D’une part parce que tout le monde sait ça et d’autre part car je ne suis pas votre paternel et que je n’ai donc pas d’ordres à vous donner sauf si vous êtes un gosse (si c’est le cas, j’vois pas trop ce que vous foutez sur un blog d’où peut surgir l’expression « la bite à Hitler » à chaque coin de phrase ceci dit. Oupsy Daisy).</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème quand on regarde un film à la maison, ce sont les 50 000 trucs qui inévitablement viendront en parasiter la vision. A la limite, tu verras un film plus sereinement si t’es dans un Paris-Nice avec assez de batterie, un casque et un voisin qui ne mange pas des rillettes de saumon arrosées de 1664. Mais bon, on va pas attendre d’être dans un avion ou prendre une micheline exprès pour voir un film si ?</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ces petites pollutions du quotidien, il y a d’abord toutes celles qui découlent de l’existence du bouton pause. Avec la télécommande, c’est toi le projectionniste. Dès lors, libre à toi de faire ce que bon te semble : piller le frigo pour te ravitailler à mi-film, répondre au téléphone, aller faire pleurer Papa Charly ou t’en griller une vite fait.<br />
Soit autant de trucs que tu ne ferais pas à l’UGC, sauf pour la partie pipi si t’as la vessie d’un môme de cinq ans et que tu ne peux pas attendre la fin du film pour te soulager du litron de Coca que t&#8217;as sifflé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le bouton pause est un moindre mal. Il a juste le pouvoir de rallonger les films, ce qui au demeurant n’est pas bien grave.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, ce qui pollue vraiment la vision d’un film, c’est Internet.<br />
Internet, c’est un peu le Sida de la concentration, une métastase sur ton attention.<br />
Internet, c’est la prothèse culturelle de notre génération, la béquille de notre mémoire claudiquante, mais surtout, Internet c’est la réponse immédiate aux 36 000 questions qui viennent cogner à ton cerveau chaque minute.</p>
<p>Peut-être que je souffre d’un trouble ou d’un déficit quelconque, toujours est-il que je n’arrive plus à regarder un film sans mon ordi sur les genoux (ou à côté quand je me souviens des légendes urbaines – ou pas – sur le cancer des bourses).<br />
Et putain les gars, j’aime autant vous dire que lorsqu’on regarde un film, tout est prétexte à faire appel à Internet. Et j’peux l’prouver :</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu sais plus qui est cet acteur que t’es absolument persuadé d’avoir déjà vu tu sais pas où ? Ne pas trouver son nom pourri ton groove ? BOOM ! <a href="http://www.imdb.com/" target="_blank">IMDB</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># La meuf du héros est tellement <del>bonnasse</del> belle que t’as envie de t’arracher les yeux pour qu’elle reste à jamais gravé dans ta mémoire comme l’ultime chose que tu auras vu dans ta vie ? BOOM ! <a href="http://www.google.fr/imghp?hl=fr&amp;tab=wi" target="_blank">Google Images</a> ! (<a href="www.mrskin.com" target="_blank">Mr Skin</a> !)</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu te demandes comment ce film a été reçu par la critique à sa sortie ? BOOM ! <a href="http://www.rottentomatoes.com/" target="_blank">Rotten Tomatoes</a> ! <a href="http://www.metacritic.com/" target="_blank">Metacritic</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu veux faire oblitérer tes goûts et ton avis sur le film par des gens que t’apprécies ou par des influents ? Tu veux t’assurer de penser comme il faut ? BOOM ! <a href="http://www.senscritique.com/mogadishow" target="_blank">Senscritique</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu te prends pour Harvey Weinstein ou Don Simpson ? T’as envie de connaître le budget du film ? Tu veux savoir s’il a eu le succès qu’il méritait ou s’il aura une suite ? BOOM !<a href="http://www.boxofficemojo.com/" target="_blank"> BoxOfficeMojo</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># T’as envie de connaître le background de ladite bobine ? BOOM ! <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal" target="_blank">Wikipédia</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu trouves le film vraiment trop chiant pour te contenter de le regarder ? Tu te prends pour Nelson Monfort ?  Tu crois que t&#8217;es marrant ? BOOM ! <a href="http://twitter.com/" target="_blank">LiveTweet</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># Tu kiffouilles méchamment la chanson du générique de fin mais t’es aussi patient qu’un clébard devant un os quand il s’agit d’attendre les crédits pour savoir qui est l’enfoiré qui t’as collé cette pépite dans les esgourdes ? BOOM ! <a href="http://www.shazam.com/" target="_blank">Shazam</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"># T’as aimé le film ? Tu veux que le monde le sache parce que t’es con au point de penser qu’il en a quelque chose à branler ? BOOM ! <a href="http://www.youtube.com/?gl=FR&amp;hl=fr" target="_blank">YouTube</a> (pour le trailer), <a href="http://fr-fr.facebook.com/" target="_blank">Facebook</a> (pour le relayer).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"># T&#8217;as envie de regarder un film sereinement ? De l&#8217;apprécier dans ses moindres détails ? BOOM ! Éteins ton laptop !</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Lost in Lyon, an epic tale</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 15:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Me, myself & aïe !]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[aspirations professionnelles]]></category>
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		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[master 1 d'histoire des Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[perdu]]></category>
		<category><![CDATA[sncf]]></category>

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		<description><![CDATA[Au commencement&#8230;
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être journaliste. J’ai eu un bref (quoique intense) intermède fournisseur d’animaux sauvages pour les zoos après avoir vu Hatari, mais à part ça, aucune infidélité sérieuse.
Jusqu’au bac, j’étais donc en mode roule ma poule sur cette voie. Seconde G, filière littéraire, bac avec mention… Tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Au commencement&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être journaliste. J’ai eu un bref (quoique intense) intermède fournisseur d’animaux sauvages pour les zoos après avoir vu Hatari, mais à part ça, aucune infidélité sérieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’au bac, j’étais donc en mode roule ma poule sur cette voie. Seconde G, filière littéraire, bac avec mention… Tout s’enquillait comme à Domino Day. Puis y’a eu un premier accroc. Plutôt que d’aller suer et eau en hypokhâgnes comme m’y encourageaient mes profs, j’ai choisi la fac(ilité). La prépa, son rythme de travail de Chinois et son esprit de compétition martial, c’était pas pour mon Moi d’alors.<br />
J’ai donc été traîner mon cul sur les bancs de la fac pendant quatre ans, deux si on enlève les vacances, les grèves et les blocages.<br />
Quatre années durant, j’étais à nouveau sur des roulettes : deug/licence/master 1. Puis j’ai connu ma seconde sortie de route, mais façon Ayrton Senna cette fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que j’étais convaincu que la 1<sup>e</sup> partie de mon mémoire sur les transformations de New-York sous la mandature de Rudolph Giuliani passerait comme un blanc à la douane, je me suis pris un méchant <a href="http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/spyda.blog.jeuxvideo.com/images/gd/1139351220/In-your-face.jpg" target="_blank"><em>in-your-face</em></a>. Le premier de ma scolarité.<br />
Malgré une note qui aurait dû m’ouvrir les portes du master 2, mon prof référent semblait croire autant en mon boulot qu’en la possibilité de ramener à la vie un cochon reconstitué à partir de tranches de jambon.<br />
C’est sans doute pour ça que j’ai plus jamais eu de ses nouvelles après avoir reçu mon bulletin de notes. Et plus de nouvelles, c’est pas du tout une bonne nouvelle. Je sais pas qui est le con qui a inventé ça.<span id="more-2140"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être s’agissait-il d’une erreur administrative, d’un oubli ou que sais-je encore. Peut-être était-ce à moi de me manifester… Reste que j’ai rien fait parce que j’en avais rien à carrer en réalité. Je venais juste de rencontrer celle que je pensais être LA fille, et j’ai préféré me consacrer à l’aimer.<br />
Sans regrets.<br />
Ça n’aurait pas été aussi chouette si pendant un an j’avais dû passer l’essentiel de mon temps libre à ripoliner un mémoire qui à l’arrivée n’aurait été lu que par trois pelés et un tondu, avant d’être pillé sans vergogne par mon prof principal pour l’écriture du bouquin qu’il aurait pondu sur Giuliani, si seulement cette buse était parvenue à coiffer au poteau les Frites McCain dans la course à l’investiture républicaine, lors de la présidentielle qui a vu Barack Obama devenir Big Mac en chef.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque, je pigeais depuis trois ans dans un bahut du 11<sup>e</sup> en qualité d’assistant maternel/surveillant/aide aux devoirs. Je n’étais qu’une petite main de l’Education Nationale mais c’était cool parce que je me sentais comme Schwarzy dans un Flic à la maternelle et qu’un tas de meufs trouvaient ça « trop chou!!! ». Mais surtout, ça remplissait suffisamment mes poches pour que je n’ai pas à demander autre chose à mes vieux que de toujours me mettre un couvert à table à l’heure du dîner.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à ce turbin, j’ai vécu la good life pendant un an, jusqu’à ce que je fasse le saut de la foi et que je m’en aille rouiller en Alsace, après avoir suicidé coup sur coup le concours groupé des écoles de journalisme et l’entrée au CUEJ.<br />
L’idée, c’était de me rapprocher de l’ex-femme de ma vie (non non, c’est pas la même que celle du Reilly, on ne partage qu’<a href="http://thebestplace.fr/2011/03/13/1082-cine-club-114/#comments" target="_blank"><em>un bon goût certain en matière de films</em></a>) et de vivre d’amour et d’eau fraîche. Le con de base quoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coup des écoles de journalisme, je l’ai longtemps amèrement regretté, vouant aux gémonies ma paresse congénitale. (Aujourd’hui, grâce à l’air du temps et à quelques paltoquets du blogging, j’ai appris qu’il s’agissait de procrastination, une activité en soi apparemment, alors je suis plus indulgent avec elle.)<br />
Plus sérieusement, j’ai compris avec le recul que le journalisme, n&#8217;était pas tout à fait pour moi. C’est ce qui s&#8217;en rapproche le plus certes, mais c’est pas encore tout à fait ça.<br />
Je n’ai pas la passion d’informer et d’enquêter, encore moins celle d’aller à la rencontre des gens.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, j’avais la passion de l’ex Mme Mogadishow (ça fait rêver, hein ouais les filles ?) alors je voulais faire les choses bien, ce qui impliquait de ne pas vivre sur son salaire comme un cloporte.<br />
Le problème voyez-vous, c’est qu’un master en histoire de l’Amérique du Nord, ça fait bander les parents mais ça nourrit pas son homme. Et pour trouver un taff qui permette de gagner sa pitance convenablement, c’est aussi utile que de connaître l’<em>Enfer du Dimanche</em> sur le bout des doigts ou d’avoir une flûtement chouette collection de chemise à carreaux sans être un hipster de merde pour autant.</p>
<p style="text-align: justify;">Une mauvaise décision en entraînant une autre, je me suis donc inscrit dans une école de com’ en alternance à un souffle de la gare de Strasbourg, puis, dans la foulée, je me suis mis en quête du job, sans quoi le mot alternance n&#8217;aurait eu aucun sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme j’avais plus d’expérience en taxidermie qu’en communication et qu’en plus je n’avais pas le permis de conduire (ouais ouais, j’aurais dû m’arrêter là cash express en fait), je me suis trouvé dans l’obligation d’élargir mon périmètre de prospection pour ne pas être dépourvu une fois la rentrée venue.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà comment je me suis retrouvé embarqué pour un entretien dans une boîte qui fabriquait des solutions d’emballages en banlieue de Lyon.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lost in translation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le jour J, j’avais tout planifié au poil de cul. Niveau organisation, c’était les attentats du 11 septembre de l’entretien d’embauche. J’avais même été jusqu’à ajouter une dose homéopathique d’emmerdes potentielles à l&#8217;équation pour ne pas être pris de court.<br />
Ainsi, j’étais arrivé dans la capitale des Gones quelque chose comme 1h30 avant l’entretien, ce qui selon mes calculs était amplement suffisant, emmerdes raisonnables comprises.<br />
Le truc, c’est qu’on anticipe jamais assez les emmerdes et qu’il est rare que ces petites salopes soient raisonnables.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus, à l’époque, j’ignorais tout de la Loi de Murphy. Si ça n’avait pas été le cas, je me serais sans doute immolé à la bétadine dès l’instant où j’ai découvert que tous les TER entre Lyon et sa banlieue avaient sauté et étaient remplacés par des cars.</p>
<p style="text-align: justify;">Y’a un truc qui m&#8217;a toujours flingué quand il y a des problèmes de transports, c’est qu’on remplace les trains par UN car. Me faites pas passer un demeuré hein, j’dis pas qu’il faudrait prévoir des avions ou des ferries, mais où ils ont vu qu’on pouvait fourrer tous les passagers d’un TER dans un seul putain de car de son cul ? Bah on peut pas.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour ça qu’il y avait plus de naufragés du TER qui attendaient sur le parking de la gare que de places dans le bus de remplacement, et comme vous pouvez aisément l’imaginer, tous avaient une excuse en adamantium pour grimper dans celui-là et ne pas attendre le prochain.<br />
En toute franchise, si j’avais pas eu une raison en béton de monter dans ce car et pas un autre, et que j’avais dû me consumer en plein cagnard pendant une durée indéterminée, j’aurais sans doute dessoudé deux, trois personnes pour m’assurer une place dedans.<br />
Autant vous dire qu’en cas d’accident nucléaire dans les parages, c’est l’évacuation qu’il faudra craindre, pas les radiations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lost highway</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La ville de l’entretien, je ne pourrais pas m’en souvenir quand bien même il y aurait un inoubliable blowjob d’Emma Stone à la clé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dont je me souviens en revanche, c’est que la boîte où j’étais attendu avait amarré son vaisseau amiral à une espèce de voie rapide chiée au milieu d’une zone industrielle fraîchement sortie de terre. Le genre d’endroit qui fait mongoliser les GPS et que les transports en commun ne fréquentent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Le car m’avait largué à deux kilomètres de là. Peut-être plus. Quoi qu’il arrive, pas beaucoup moins. Je me suis donc retrouvé à longer la voie rapide sur deux bornes, comme le dernier des connards.</p>
<p style="text-align: justify;">Avez-vous une idée de la durée de vie d’un piéton sur une voie rapide ? Si mes mauvais souvenirs sont bons, la réponse correcte est deux minutes. Moins pour les handicapés, les vieux, les gosses et les chats.<br />
Convertir deux minutes d’espérance de vie en deux kilomètres de marche à côté de voitures qui roulent à tombeau ouvert n’est donc pas la moitié d’un exploit. C’est même autrement plus masturbatoire que de se s’auto-amputer quand on a un bras nécrosé, aucune autre option si ce n’est la mort et plus une goutte d’urine à boire.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi non plus j’avais rien à boire ! J’étais même à deux doigts de tomber en rade de téléphone. Vu les circonstances et la tournure putassière que semblaient prendre les événements, j’ai donc songé qu&#8217;il serait avisé de préserver ma batterie aussi longtemps que faire se peut au cas où les emmerdes me tendraient une nouvelle embuscade sur le chemin du retour.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les zones industrielles, y’a un truc extrêmement irritant auquel on ne prête jamais attention : l’absence de panneaux indiquant le nom des rues.<br />
Là par exemple, y’avait que dalle. En même temps, c’était pas vraiment une rue puisque c’était une putain d’autoroute !<br />
Je naviguais donc à vue jusqu’à l’apparition providentielle d’un vieux débris à vélo. Dans n’importe quel autre cas de figure, j’aurais jamais adressé la parole à ce genre de bonhomme tant il semblait réunir tous les critères pour tenir compagnie à Michel Fourniret, Emile Louis et toute l’équipe dans un fichier de délinquants sexuels.<br />
Mais là, j’étais comme un gars perdu sans eau dans le désert marocain qui tombe sur des mecs armés avec des tronches d’Al-Qaida et des gourdes. J’ai donc lancé les dés et je lui ai demandé mon chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais pas si c’est parce qu’il avait choppé une insolation ou si c’était d’origine, mais le pauvre vieux était complètement sifflé du capuchon.<br />
Même s’il avait toujours créché dans le coin, il ne savait pas du tout où se trouvait ma putain de société, même s’il pensait qu’elle était par là, du côté qu’il indiquait avec ses pognes crasseuses de mec qui venait de creuser un trou à mains nues.</p>
<p style="text-align: justify;">A sa décharge, qui prête attention à ce genre de détails ? Ça fait 25 printemps que je traine mes guêtres dans le même quartier, et je ne connais ni le nom des bars de ma rue, ni ceux des rues environnantes, ni même celui de la boulangerie du coin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lost looser</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et puis finalement, Papi Moujot avait raison, elle était bien par là cette foutue boîte d’emballeurs.<br />
Posée au milieu d’un parking trop grand pour la dizaine de tires qui s’y battaient en duels, elle était composée d’un bâtiment qui semblait accueillir les bureaux et l’administration, et d’une sorte d’entrepôt qui lui était adossé. Comme il était dit que rien ne me serait épargné, j’ai jamais trouvé l’entrée, alors je suis passé par l’entrepôt en question, lequel était si grand que j’ai pensé un instant qu’il allait me ramener au point de départ, comme les passages secrets de Super Mario Bros quand on les prend dans le mauvais sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais non. Je suis bien arrivé à l’accueil. Il était grand, impersonnel et froid, comme l’accueil d’une boîte qu’une croissance fast, furious et inattendue aurait poussé à poser ses cartons dans un endroit qu’on avait spécialement créé pour ce genre de société.</p>
<p style="text-align: justify;">Au regard de mon stress et de mon état physique, j’ai à la fois attendu trop longtemps et pas assez.<br />
Pour le reste, je suis à peu près sûr d’avoir marché plus longtemps que n’a duré l’entretien, lequel était chiant comme une épreuve du Vendée Globe sur la Deûle. En même temps, j’avais compris pronto que la recruteuse n’était pas conquise par mon CV, même si elle essayait de camoufler cet état de fait derrière une gentillesse que je n’ai jamais retrouvé en entretien par la suite.<br />
L’aspect rédactionnel du bordel l’avait conquise, mais le reste de mon curriculum la laissait aussi dubitative que si j’étais venu à l’entretien avec un phoque et un Rubik&#8217;s Cube.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant pis. J’aurais de toute façon été autant à ma place dans cette boîte que Mariah Carey derrière la caisse au Simply Market de Noisy-le-Sec.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle l’avait sans doute compris aussi parce que son inquiétude à l’idée de me voir louper mon train avait de vilains relents de culpabilité. C’est pourquoi elle m’a offert d’être déposé à la gare par une employée.</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;étant pas pressé mais presque, j’ai pas fait ma mijaurée et j’ai dit voui. J’aurais tout aussi bien pu refaire les deux bornes du retour en faisant des roulades, vu qu’en arrivant à la gare, mon TER et le suivant étaient révolvérisés. Le temps de me retourner et la bougresse qui m’avait déposé là était repartie aussi sec.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le poids du destin m’est tombé sur le coin de la carafe, une lueur de panique a sans doute percé ma rétine parce que le prochain TER était prévu pour accoster à Lyon 10 minutes après le départ de ce qui était censé être MON&lt; TGV du retour. Je devais donc me rabattre sur la seule alternative à ma disposition : le taxi. Mais ironie du sort, il n’y en avait point dans les environs et la compagnie ne pouvait rien me proposer de mieux que de m’en envoyer un de Lyon. Seulement y’avait une couille dans le pâté : le temps qu’il arrive, me charge et rebrousse chemin fissa, mon TGV aurait décampé de la même façon que si je me contentais d’attendre benoîtement le TER.</p>
<p style="text-align: justify;">Étant quand même moyennement caliente à l’idée de passer pour un benêt, j’ai choisi de tenter le tacot malgré tout, sans doute un peu bercé par l’espoir de tomber sur un fana de la franchise-planche à billets d’Europa Corp qui se serait fait un devoir de me livrer en gare à temps pour que je prenne un café et le journal avant de grimper dans ma micheline</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comme le chantait avec tant d’à propos Stomy Bugsy à l’époque où il n’était pas nécessaire de googler son blaze pour savoir qui c’était, « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4o6kVSsws1U" target="_blank"><em>fils, tu sais, la vie c’est pas un film. Ça dure pas 1h30, 2h et puis on rembobine</em></a> ».<br />
Le taxi n’est jamais arrivé. Enfin peut-être que si, mais je n’étais pas là pour le voir parce que le TER avait débarroulé avant et je m’étais rué à l’intérieur, comme Charlotte Le Bon sur un bide qu’elle n’aurait pas encore fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Le TER en question est arrivé à Lyon en temps et en heure, c’est à dire trop tard pour que j’espère chopper mon train. Mais par acquis de conscience, j’ai quand même sprinté comme un voleur de portables pour ne pas rater un miracle. Et là, qu’ai-je vu ? Mon TGV ! <img src='http://www.mogadishow.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' />  En train de partir. <img src='http://www.mogadishow.com/wp-includes/images/smilies/icon_sad.gif' alt=':-(' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;">L’empaffé qui tenait mon karma en joue depuis mon arrivée en ville venait juste de presser la détente, et c’était d’autant plus cruel que ce TGV était le dernier du jour à destination de Strasbourg. J’étais donc échoué sans portable dans une ville que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, avec une carte bleue en souffrance qui m’obligeait à choisir entre une chambre d’hôtel pour la nuit et un billet de train pour rentrer le lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc fait ce qu’en temps normal j’aurais naturellement tamponné comme useless : quérir de l’aide auprès de la SNCF.<br />
J’avais beau m’être pris Notre-Dame de Paris dans le fion brique par brique tout au long de la journée, je n’en demeurais pas moins résolument calme quoique blasé.<br />
C’est donc avec courtoisie et philosophie que j’ai déroulé le fil de mes misères à l’agent d’accueil, sans excès d’optimisme cependant.<br />
Du coup, quand à la fin de mon récit elle m’a répondu qu’elle ne pouvait rien pour ma pomme parce que mes réservations TER et TGV ne figuraient pas sur le même billet et qu’elles ne pouvaient donc pas être reliées entre elles, j’ai même pas cherché à discuter.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai dit merci, ramassé mes clics et mes clacs, lui ai souhaité une fin de journée meilleure que la mienne et je me suis dirigé goguenard vers la sortie, songeant peut-être déjà au récit palpitant que je suis en train de vous conter.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que je divaguais déjà sur les 1001 façons d’occuper une nuit blanche dans cette gare (laquelle, j’en étais sûre, ne tarderais pas à se transformer en cour des miracles nocturne, comme toute gare digne de ce nom), la meuf de la SNCF m’a rattrapé, visiblement convaincue que j’avais vraiment besoin d’aide puisque je n’avais pas hululé comme un pourceau après sa fin de non-recevoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;avère que le temps que je commence à m&#8217;évaporer, elle avait touché deux mots de ma situation à son « responsable » (c’est marrant les gens qui disent responsable au lieu de supérieur, à croire qu’ils préfèrent être irresponsables qu’inférieurs), lequel lui avait donné son feu vert pour qu’elle me lâche un bon pour une nuit d’hôtel gratos à côté de la gare et un billet retour à l’œil pour rentrer chez l’ex-femme de ma vie, à l’heure de mon choix.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hostel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;étais soulagé, mais quand j’ai entendu « à côté de la gare », il ne m’a pas fallu 107 ans pour piger que j’allais passer la nuit dans le genre d’hôtel qu’on voit dans les séries B américanisantes de Luc Besson. Vous savez ces hôtels où Jet Li passe la tête par la porte de sa chambre pour constater que le barrouf qui l’empêche de ruminer sa vengeance tranquillement vient de la trempe qu’est en train de foutre un souteneur albanais rond comme une barrique à une de ses filles ?<br />
Bah voilà. C’était à n&#8217;en pas douter ce genre d&#8217;hôtel. Du coup, j’ai demandé un billet pour le premier train du lendemain et je me suis mis en quête de mon gîte où j&#8217;avais l&#8217;intention de ne pas m&#8217;attarder plus que de raison.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne m’a pas fallu longtemps pour le trouver. Il était à cinq minutes de la gare, côté parking. Le réceptionniste, un arabe aussi vieux et fatigué que la télé qu’il regardait, semblait habitué aux Robinson Crusoé de la SNCF dans mon genre parce que lorsque je lui ai tendu mon bon, il l’a regardé du coin de l&#8217;œil et m’a tout de suite filé la clé d&#8217;une chambre, sans même exiger une pièce d’identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Bruyante et si petite que The Rock et Mimie Mathy n&#8217;auraient pas pu s&#8217;y tenir côte à côte, elle était d&#8217;une laideur invraisemblable. Un fan de Johnny en aurait dégueulé sur son t-shirt à tête de loup. En plus, les draps grattaient comme si on y avait mis le typhus et la télé m&#8217;imposait France 3 sur toutes les chaînes. Autant dire que j&#8217;avais hâte d&#8217;y passer la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Sitôt mon tour du proprio bouclé, je suis donc sorti me chercher à manger pour ne pas trop penser à ce qui m&#8217;attendait. J&#8217;ai d&#8217;abord choppé un dessert et à boire dans un Super U ou un Casino, puis j&#8217;ai commandé une pizza. Dans un restaurant portugais. Je suis moi-même consterné rien qu&#8217;en l&#8217;écrivant.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début, je me suis dit que ça serait sympa de la manger dehors, seulement je sais pas du tout où j&#8217;ai atterri, mais mon hôtel semblait pris au piège entre les bords de Rhône, la foutue gare et&#8230; une prison. Ouais ouais, une prison.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, j&#8217;ai pas demandé mon reste et je suis rentré à l&#8217;hôtel où j&#8217;ai mis mes affaires à la fenêtre en espérant qu&#8217;elles sentiraient moins le clodo-marathonien le lendemain, vu que je devais les remettre et me cogner quelque chose comme 5 heures de train avec. Puis je me suis couché, pour une fois ravi de devoir me lever aux aurores.</p>
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		<title>Mal à mon Twitter</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 19:42:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet / Web 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[apprentis dictateurs]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Loin devant l’Union africaine, les Nations Unies et la FIFA, Twitter (où <a href="http://twitter.com/#!/Mogadishow" target="_blank">je suis revenu</a> après un claquage de porte un peu con) peut se targuer de réunir la plus belle collection de wannabes dictateurs du globe. Certains sont partis si loin dans le genre, que c’est limite s’il ne faudrait pas leur envoyer nos pensées pour validation avant même qu’elles ne percutent notre veine temporal. <em>Minority Report state of mind</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est bien la peine d’ouvrir son claque-merde sur Kadhafi et sa dictature après ça. Enfin j’dis ça, mais d’un autre côté, pourquoi se priver quand on voit que ceux qui il y a six mois étaient prêts à sucer une centrale nucléaire et à remplacer les canassons de la Garde Républicaine par des chameaux pour lui faire plaisir, sont aujourd’hui chauds bouillants pour lui cramer sa bobine botoxée à mort, à grand renfort de Mirages 2000 ?<br />
Si le <a href="http://www.google.fr/images?client=firefox-a&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;channel=s&amp;hl=fr&amp;q=dr+manhattan&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi&amp;biw=1404&amp;bih=675" target="_blank"><strong>Dr Manhattan</strong></a> avait vraiment existé, on lui aurait même sans doute expressément demandé de transformer le Guide de la Révolution en bouillabaisse de chair, de sang et de fringues de mauvais goût. Ah les démocrates…</p>
<p style="text-align: justify;">En parlant de démocrates, souvenez-vous de l’affaire Mixbeat, première incursion de Twitter sur le terrain de l’inquisition. Parce qu’il ne plaisait pas à certains, qu’il avait osé toucher à l’une des vaches sacrées du bordel et qu’il était parvenu à planter son drapeau au sommet de la montagne du troll, certains se sont crus malins de détourner le <em>report as spam</em> de sa vraie fonction pour l’envoyer ad patres twitterrement parlant. Cesser de le suivre n’était pas suffisant, fallait que tout le monde arrête, fallait qu’il disparaisse. Pourquoi ? Parce que les pères la morale de Twitter ont décidé de la jouer justiciers en plastique 2.0 option procès de Moscou. Le mec n’étant pas un spam à proprement parler, ça n’a pas marché, ce qui est finalement assez rassurant. Ce n’est pas pour autant que le tribunal de l’Inquisition a abandonné l’idée de punir l’animal, lequel semble s’être radicalisé un peu plus suite aux événements.<br />
Dernière initiative en date à ma connaissance, une pétition pour que ce bon vieux Carl décampe. Vous allez voir que si la mayonnaise ne prend pas, ils vont appeler le ministère de l’Immigration pour qu’il lui fasse cadeau d&#8217;un aller simple pour Montréal.<br />
Twitter terre de tolérance, qu’as-tu fait des <a href="http://www.evene.fr/tout/Je-ne-suis-pas-d-accord-avec-ce-que-vous-dites,-mais-je-me-battrai-jusqu-au-bout-pour-que-vous-puissiez-le-dire" target="_blank"><strong>principes de Voltaire</strong></a> ?<span id="more-2132"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La moitié des tweets étant des tweets de gens qui reprochent à d’autres gens ce qu’ils tweetent ou qui leur expliquent comment il faudrait tweeter (on dirait du Xzibit), tu leur pisses sans doute à la raie aux principes de ce bon vieux FM.<br />
Tenez, alors qu’un tsunami-séisme-catastrophe nucléaire met le Japon à genoux depuis vendredi, les Ayatollahs de la compassion, les Grands Chambellans de l’indignation et les LOLeurs compulsifs se sont abattus sur notre réseau social favori telle la vérole sur le bas-clergé breton, chaque camp essayant d’imposer aux deux autres la bonne attitude à adopter face à pareil événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme le chantait si brillamment Chagrin d’Amour, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lQ1aSVPuAug" target="_blank">chacun fait fait fait ce qu’il lui plait plait plait</a></em>, mais ça ne m’empêchera pas de penser que prier pour le pays du Soleil Levant, c’est autrement plus indécent et déplacé que de faire de l’humour dessus.<br />
D’abord parce que c’est aussi utile que d’envoyer une photo d’oxygène à un mec qui se noie et ensuite parce que s’en remettre à Dieu dans un moment où il devrait être plus que jamais remis en question, c’est le signe d’une stupidité certaine.<br />
J’ai rien contre la foi, la spiritualité ou la religion, c’est une philosophie de vie comme une autre et tant qu’elle n’entrave ni vos capacités de réflexion, ni la liberté des voisins, why not, mais comment peut-on en appeler à une « entité supérieure » qui, si elle existe vraiment, regarde les Nippons douiller tranquillement depuis plus de 72h ?<br />
Un séisme, un tsunami puis un simili remake de Tchernobyl ? Avec ça, si Dieu existe, laissez-moi vous dire que c’est probablement une sorte de Joseph Fritzl immanent qui s’amuse avec nous comme le ferait un chiard avec un nid de fourmis.<br />
Ça c’est mon avis.</p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi, j’ai pensé, l’ombre d’un instant, que cette catastrophe allait devenir un nouveau prétexte à débattre de la sempiternelle question peut-on/doit-on rire de tout, question que je croyais tranchée depuis une bonne paye (ouais c&#8217;est fait exprès) par la seule réponse censée à mes yeux, en l&#8217;occurrence « tant que la blague est bonne oui, mais pas avec tout le monde ». Mais ce week-end, les Grands Gardiens de l’Ordre du Timing Humoristique ont fait leur apparition, élargissant quelque peu le débat. Ces Talibans made in Twitter se plaisent à intervenir systématiquement dès qu’un pauvre bougre a le malheur de faire une blague qu’un bougre plus matinal ou plus vif, a déjà faite. Évidemment, à moins de vouloir passer pour un con, s’il avait su, il ne l’aurait pas faite cette putain de blague puisqu’elle a déjà été faite par quelqu’un d’autre ! Mais ça, les Talibans sont trop bornés pour s’en rendre compte.<br />
Eh les gars ! On s’en bat l’os qu’une vanne ne soit pas de première main ! D’abord, parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour la découvrir (<em>Tania Bruna-Rosso, I&#8217;m looking at you</em>) et ensuite parce que de toute façon, l’internaute moyen a la capacité d’attention d’un junkie de trois ans défoncé aux marshmallows.<br />
L’ironie du truc, c’est que je serais prêt à parier une nouvelle coupe de cheveux, que ceux qui pointent du doigt les vannes pas fraîches de leurs camarades sont les mêmes qui passent au micro-ondes des blagues tombées dans le domaine public depuis 50 balais quand ils veulent jouer à Gad Elmaleh dans un dîner de famille ou une soirée entre potes.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un autre côté, les blagueurs compulsifs ne sont pas non plus obligés de nous faire tâter de leur humour à la moindre occasion. A moins d’être des commerciaux de la vanne, y’a pas d’obligation de résultats hein ! Malheureusement, avec Twitter, c’est comme si tout le monde faisait du stand-up ou qu’on était tous des membres émérites de la Bande à Ruquier.<br />
Je sais bien qu’être top-tweet favorise les érections et toussa, mais faudrait voir à ne pas oublier que le trop est l’ennemi du bien.<br />
Sans compter que les auteurs de vannes sur le tsunami sont une belle brochette de faux-derches pour bon nombre d’entre eux parce qu’on ne les a pas trop vu agiter leur baguette à gaudriole quand la terre a shaké son booty du côté d’Haïti.<br />
Deux poids deux mesures ? Le potentiel comique est-il plus fort quand on casse sa pipe dans un pays riche que lorsqu’on passe l’arme à gauche dans un pays de crèves la faim ? 17 touristes Polonais qui s’éclatent dans un accident de bus en revenant d’un pèlerinage à Lourdes c’est plus fendard qu&#8217;autant d’Africains qui finissent en viande à barbecue dans l’incendie d’un immeuble insalubre ?<br />
Non. C’est kif-kif. Une vie = une vie. On sait que ce n’est pas le cas, mais tant que ça l’est dans ta tête, tout ne va pas si mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le truc voyez-vous, c’est que pour comprendre ce genre de choses, faudrait réfléchir et malheureusement, on ne peut pas dire que Twitter soit propice à la réflexion (peut-être à une réflexion en commun avec ta TL à la limite). Mais je ne vais pas m’en plaindre, la limitation des caractères imposée par Twitter étant un cache-sexe intellectuel pratique et confortable pour tout le monde. Moins on a d’espace pour dire des conneries, plus on a l’air intelligent. La magie de l’Internet poussée à son paroxysme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça me fait penser à un autre truc : Internet serait une terre de liberté en friche, un endroit où rien ne se paye et tout se donne. Wouhou, vive la gratuité et l’échange. Sauf qu’on a jamais vu autant de petits propriétaires que sur Twitter. Les trouveurs qu’on les appelle. Ceux-là, s’ils pouvaient, ils déposeraient chacun de leurs tweets à l’INPI. Frustrés dans leur quête effrénée de reconnaissance, ils seraient prêts à passer le monde au vitriole parce qu’un influent a RT un lien qu’ils avaient balancé plus tôt sans les citer. Mais allez vous faire fister sérieux ! On est juste sur Twitter !</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi ? Je crache dans la soupe ? <em>Then what</em> ? Apprends-moi quelque chose que je ne sais pas déjà ! De toute façon, c’est jamais que de la salive, ça m’empêchera pas d’en reprendre une louche. Et toi non plus.<br />
C’est tout pour ce soir. Bisous.</p>
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		<title>Fort comme The Rock</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 20:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[chouette film]]></category>
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		<category><![CDATA[georges tillman jr]]></category>
		<category><![CDATA[merde aux grincheux]]></category>
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Une montagne de muscles carénée comme un Panzer fait les cent pas dans une cellule. Deux gardiens sont en route pour venir le chercher. On devine qu’il va sortir. Il respire bruyamment, regarde une vieille photo jaunie par le temps comme pour se rappeler pourquoi il va faire ce qu’il s’est psychologiquement préparé à faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: justify;">Une montagne de muscles carénée comme un Panzer fait les cent pas dans une cellule. Deux gardiens sont en route pour venir le chercher. On devine qu’il va sortir. Il respire bruyamment, regarde une vieille photo jaunie par le temps comme pour se rappeler pourquoi il va faire ce qu’il s’est psychologiquement préparé à faire pendant ses 10 piges de cabane.<br />
Il est déterminé. Jamais l’expression « tourner comme un lion en cage » n’aura paru si appropriée. Dans les cellules voisines, des fauves encore encagés lui rugissent des chapelets de menaces à la gueule. Mais il s’en fout royalement. Tant qu’on lui laisse le temps d’accomplir la mission qu’il s’est fixé, qu’importe ce qu’on lui réservera ensuite.<br />
Chaque son est heavy. Chaque pas, chaque bruit de porte, chaque tic-tac d’horloge, chaque bouffée d’oxygène pèse aussi lourd qu’une baleine à bosses qui aurait avalé une école de Sumos.</p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de la prison, interprété par Tom « The Substitute » Berenger (qui semble avoir répondu à l’appel juste pour nous rappeler l’expression « être et avoir été »), a des choses à lui dire avant de le relâcher dans la nature. Il y met les formes, convoquant Khalil Gibran et tout. Mais notre montagne de muscles s’en bat les steaks. Un directeur de prison qui cite un poète, le Victor Hugo libanais qui plus est, ça lui en touche une sans faire bouger l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Where is the exit </em>» seront les seuls mots du bonhomme dans les 15 premières minutes du film. Ce moment, tu sens qu’il l’attend depuis une paye alors pas de temps pour les bavardages et les considérations philosophiques à la mâchouille moi le prépuce.<span id="more-2130"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois libéré, il se jette d’ailleurs à l’assaut du monde. Il est au milieu d’un nulle part désertique et personne ne l’attend, mais il en a rien à foutre. Alors il se met à courir. C’est peut-être la scène la plus ridicule du film parce que franchement, cavaler comme Forrest Gump quand on a le physique du garde-manger en chêne massif qui trône dans la cuisine de ta mamie depuis 47, c’est aussi facile que de faire sauter des crêpes avec son cul.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que son héros galope sous un soleil qu’on imagine de plomb, George Tillman Jr, le réal, nous met du miel dans les oreilles avec un vieux titre des sixties, « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4ildurwJPfQ" target="_blank">Goodbye My Friend </a>» des frangins Guido et Maurizio DeAngelis. Le genre de chanson pour laquelle je ne verrais aucun inconvénient à enfourner quelques biftons dans les chaudières voraces de l’industrie du disque. La musique, voilà un point sur lequel <strong>Faster</strong> ne vous décevra pas. Chapotée par Clint Mansell en personne, la BO est mortelle et tend à prouver, comme le soin apporté à la photo et à la mise en scène, que le film n’a pas été mis en boîte par dessus la gambette.</p>
<p style="text-align: justify;">On parle, on parle et la musique nous fait bander mais pendant ce temps, Musclor arrive à ce qui semble être une casse abandonnée où l’attendent une grosse bagnole yankee, un gun à barillet façon Charles Bronson, un itinéraire et la veste en cuir de Christophe Hondelatte. Sauf que notre gars, il ne fait pas entrer l’accusé, il va à sa rencontre, et avec fracas qui plus est.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de descendre de sa bagnole, il jette un dernier coup d’œil à la photo de son frère et lui, comme pour inspirer une bouffée de détermination en se souvenant des raisons pour lesquelles il s’apprête à entrer dans la dernière ligne droite des ténèbres où il avance depuis 10 longues années. Ce mec n’est pas mauvais, ce sont les circonstances qui ont fait de lui cette machine de guerre à qui même Terminator donnerait du Monsieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Il traverse la rue sans l’ombre d’une hésitation. Pire, il se jette dans la circulation d’un pas décidé, sans prêter la moindre attention aux voitures qui menacent de venir s&#8217;écraser contre lui. Il ne court même pas. Il est inébranlable, plus que jamais en mission.<br />
Il ne prête guère attention à la vie qui l’entoure, aux gens qu’il croise ou à la standardiste qui tente de le retenir à l’accueil. Le genre de personnage qui aurait été un caillou dans la chaussure d&#8217;un Terminator mais qui n’existe même pas notre Big Guy.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis il se retrouve nez à nez avec sa cible, un télémarketeur roux qui a illico capté ce qui allait lui arriver, et le refroidit d’une bastos en pleine carafe sans autre forme de procès. Il n’est pas juge après tout, juste bourreau.<br />
Un rapide coup d’œil à la caméra de surveillance et il repart comme il est venu. Vite et plus que jamais décidé à poursuivre son épopée punitive.</p>
<p style="text-align: justify;">J’aimerai vous dire que ce premier quart d’heure animal, nerveux, sans concession et bien branlé donne le ton du film, mais ce serait mentir. En revanche, il installe à la perfection le personnage interprété par The Rock, lequel trouve ici l’un des meilleurs rôles de sa carrière et de loin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que l’animal ne veut plus trop qu’on l’appelle comme ça. Il préfère Dwayne Johnson maintenant.  Sans doute parce que ça fait plus &laquo;&nbsp;acteur&nbsp;&raquo;. Même si je trouve que son blaze a autant de style que toute la garde-robe du  cast d’Ocean’s 11 réuni, ça ne me dérange aucunement. Ceci dit, et sans vouloir lui manquer de respect, je vais malgré tout continuer de l’appeler The Rock le temps de ce papier parce que son pseudo sied parfaitement à ce qu’il est ici : une montagne de colère et de détermination qui incarne l’inéluctable.</p>
<p style="text-align: justify;">Même Chris Pine et Denzel Washington ne pourraient pas l’arrêter et j’vous rappelle qu’ils ont stoppé un train qui était instoppable. Ca peut sembler un peu con dit comme ça, mais si The Rock est inarrêtable, c’est notamment parce qu’il va toujours de l’avant. Lors des deux scènes d’échange de tirs du film, alors que ses assaillants se mettent à couvert, lui préfère foncer l’arme au poing vers le pistolero adverse, allant même jusqu’à recharger son pétard à découvert. Ok, c’est un peu con con je veux bien le reconnaître. Rater un gus tanqué comme The Rock dans un couloir, c’est comme prendre une douche avec Marianne James et ne pas réussir à lui toucher les boobies. N’empêche que pour ce que ça dit du perso, c’est intéressant.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce sujet, les plus observateurs d’entre vous noteront sans doute qu’après avoir accompli sa besogne, The Rock disparaît plus souvent qu’il ne part. Ce n’est plus un être humain, c’est un ange de la mort. D’ailleurs, à chaque fois que son humanité refait surface ou que le doute semble tenter une percée en lui, une nouvelle scène vient nous rappeler qu’il a mis de côté tout ce qu’il avait d&#8217;humain en lui au profit de sa détermination à venger son frère.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque fois qu’il va rendre justice, The Rock épingle son regard à celui de sa victime. Brièvement, mais suffisamment longtemps pour que chacun se souvienne des événements qui ont créé cette situation. Le temps pour lui d’intégrer ce qu’il s’apprête à faire et de rester un homme déterminé sans devenir une putain de chaise électrique pour autant, le temps pour l’autre de comprendre qu’il va mourir et de savoir pourquoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je les vois d’ici les grands chambellans du 7<sup>e</sup> art, railler avec sarcasme mes considérations sur le talent d’acteur de The Rock, mais fuck off les gars, il est bien réel.<br />
Si dans <strong>Faster</strong> il est plus question d’incarnation et de présence que d’interprétation, l’ancien catcheur star parvient tout de même à faire passer quelque chose, notamment à travers son regard. On voit ainsi une nette différence entre le jeune mec apeuré qu’il était lors du braquage et celui qu’il est devenu. Et tout ça sans dialogues.</p>
<p>Le même film avec Takeshi Kitano et les proportions d’eau et de sperme dans vos corps se seraient inversées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, force est de reconnaître que le film a été plutôt mal vendu, titre et trailer cherchant à surfer sur la sortie prochaine de <strong>Fast Five</strong>. Rien à voir. Ca serait comme de vendre l&#8217;intégrale d&#8217;Emmanuelle à un fan de porno gonzo. The Rock est un ancien catcheur hyper baraque, mais il ne casse pas de gueules et n’utilise pas ses muscles autrement que pour créer une tension et imposer le respect. Et ça marche ! Le gentil gars de la <strong>Fée des Dents</strong> ne donne pas vraiment envie de se fendre la bille dans <strong>Faster</strong>, sauf si vous êtes le genre de demeuré qui glousse comme de la cochonnaille devant la pub « I’m fruiiiiiiit » d’Oasis.</p>
<p style="text-align: justify;">Breeeeeeef. Si The Rock porte avec talent ce personnage, c’est aussi parce qu’il est bien écrit, un modèle du genre presque. En effet, les scénaristes parviennent à nous jeter au cœur de l’action d’entrée de jeu tout en plantant un décor qui fait qu&#8217;on accroche cash express à ce perso mutique dont on ne sait rien. Puis au fur et à mesure que se tisse l’histoire et que le film avance, ils nous filent quelques crayons supplémentaires pour donner des couleurs au perso et le comprendre un peu mieux. Le tout sans vraiment nous dire où colorier. Pas mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où ça chie dans la colle en revanche, c’est dans le traitement des deux personnages secondaires du film et par conséquent, dans la gestion du fil narratif du bordel.<br />
A l’inverse de ce qu’il a fait pour son ange de la mort testostéroné, Tillman renonce ici à son choix de dépouillement narratif et se croit obligé d’installer Cop et Killer dans des backgrounds plus fouillés. Le premier est donc un flic miteux, en bout de course (comprendre à une semaine de la retraite, comme c’est original), et camé jusqu’à l’os avec des problèmes familiaux qui semblent lui peser lourdement sur le ciboulot.<br />
Le second est un névropathe obsessionnel british qui après avoir fait fortune en vendant sa start-up a décidé de se reconvertir en super beau-gosse mais surtout en tueur à gages. Sa vie est chouette, sa meuf est bonne, mais manifestement il a un problème.<br />
Notre problème, c’est qu’on se fout du sien. Et de celui du flic aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, chacun fonctionne un peu comme une béquille de l’autre, Killer ayant en plus vocation à être une espèce de trait d’union en bois entre le Cop et Driver (vous noterez d’ailleurs le manque de logique de tout ça : on ne leur donne pas de noms, mais on leur colle une histoire).</p>
<p style="text-align: justify;">En plus, le personnage campé par The Rock est si fort que les deux autres ne sauraient être considérés comme des éléments perturbateurs ou je ne sais quoi. C’est limite si on se demande s’ils ne sont pas là parce que Tillman ne se sentait pas capable de gérer pendant 1h30 la tension et l’adrénaline exhalant de son perso principal. Faudra lui demander.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours est-il que les deux persos auraient gagné à ne faire qu’un. Le Killer avec le background du Cop, c’eut été idéal. Au lieu de ça, on a deux personnages dont on se contre-carre les roupettes et à qui le metteur en scène cherche à donner du relief  (The Rock a beau être une montagne, t’étais pas obligé Georges) alors que leurs blazes laissent à penser qu’ils étaient censés n’être que des persos que tout le monde connaît déjà. Dommage bis.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;allais oublier ce dont tout les gens qui n&#8217;ont pas vu le film me causent depuis que j&#8217;en chante les louanges: ouais y&#8217;a un aspect religieux dans <strong>Faster</strong>. Perso, ça ne m&#8217;a pas posé de problèmes pour deux raisons: d&#8217;abord, parce qu&#8217;il est plutôt bien amené dans l&#8217;histoire et ensuite parce que la religion est présente naturellement, comme elle est présente dans la société américaine, et qu&#8217;elle ne pèse pas nécessairement sur le héros. En revanche, elle sert à montrer, de façon un peu simpliste mais bon, qu&#8217;on peut avoir été très mauvais et changer pour de vrai. Pas vraiment le genre de truc auquel nous a habitué le cinéma de genre de l&#8217;Oncle Sam.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, <strong>Faster</strong> est un vrai un film d’action au sens premier du terme. Prenons la définition du Petit Robert puisque ce galopin sait tout mieux que tout le monde : « Ce que fait quelqu’un et ce par quoi il réalise une intention ou une impulsion ». Si j’y étais rédacteur, j’ajouterais « Exemple : Faster ».<br />
Bien servi par une photo travaillée et une bande son heavy et porté par un The Rock dantesque, il mérite sa chance. Vraiment.</p>
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		<title>Just go with the flow baby</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 22:26:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le sens de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[la vie après la mort]]></category>
		<category><![CDATA[le non sens de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[leçon à vos gosses]]></category>
		<category><![CDATA[message aux kids]]></category>
		<category><![CDATA[mon cul sur la commode]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[
J’crois pas en Dieu. J’y crois plus. J&#8217;ai cessé d&#8217;y croire le jour où j&#8217;ai appris à remettre en cause ce qu&#8217;on me disait. J’ose l’écrire, j’ose le dire, si je savais sculpter j’oserais même en faire une statue, mais j’ose pas encore le penser trop fort. Mon éducation catholique tient en laisse mon subconscient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: justify;">J’crois pas en Dieu. J’y crois plus. J&#8217;ai cessé d&#8217;y croire le jour où j&#8217;ai appris à remettre en cause ce qu&#8217;on me disait. J’ose l’écrire, j’ose le dire, si je savais sculpter j’oserais même en faire une statue, mais j’ose pas encore le penser trop fort. Mon éducation catholique tient en laisse mon subconscient et y distille avec la régularité des âneries de Plus belle la vie l’idée que si je ferme la porte au mec de là-haut et que dans un cliffangher digne d’une bonne série US, il s’avère qu’il existe vraiment, je galèrerais comme un vendeur de roses PakPak sur les Champs-Elysées lorsque je pointerais à l’étage supérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nom d’un mec à chatte, c’est aberrant de s’emmerder ici en espérant être récompensé là-haut. Y’aura pas de récompense. Ce que tu fais, tu le fais pour toi. La vie est ingrate, les gens aussi. Que ce soit tes parents, ta meuf ou ton meilleur pote, au final tu compteras toujours moins pour eux qu’ils ne comptent pour eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis au fond, toi et moi on sait qu’il n’y a rien après. La religion, l’au-delà, Dieu et tout le barda, ce n’est qu’une muselière pour empêcher les gens de crier, un antidépresseur, un substitut à ta propre responsabilité, aux erreurs de ton libre-arbitre et à ton manque de courage génital. C’est pas la faute de Dieu. C’est pas grâce à lui non plus. A chacune de tes actions, tu fabriques ton propre paradis et ton propre enfer. Et ne fais pas mine de t’en foutre dugland, t’y poseras tes valises bien avant de rejoindre le monde de ceux qui ne nous casseront plus jamais les couilles.</p>
<p style="text-align: justify;">Ouvre les yeux : tu crèves et c’est le néant. C’est comme une vieille photo que t’as foutu au feu… Une fois qu’elle s’est consumée, c’est trop tard. Elle ne reviendra jamais. C’est ça la mort. De la poussière et le vide éternel. T’es là, l’instant d’après tu n’es plus et t’en as pas conscience. Si ça se trouve, tu t’en rendras même pas compte quand ça t’arrivera. C’est ce que je me souhaite.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu réfléchis, tu penses aux films que tu vas voir la semaine pro, à ce que tu vas grailler ce soir, à tes impôts, à ton ex, à ce petit ensemble Mango trop mignon qui te va trop bien, à ton régime Dukan, à toutes ces bagatelles, puis au prochain battement de cils, BAM t’es mort. Game over. Ferme-la à tout jamais. Tu t’es pris la tête sur des trucs sans intérêt, tu t’es inventé des problèmes, tu t’es trituré les méninges à grand renfort de questions à la mord moi le zboub et au final, tu démêleras jamais le schmilblick du grand mystère de la vie parce que tu seras aussi mort qu’une dalle de béton ou une planche de surf. Et toi, tu seras même pas sûr que t’auras servi à quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Être complètement con et superficiel, c’est encore ce qu’il y a de mieux non ? Ça t’empêche de faire face au non-sens désespérant de tout ce bordel pas vrai ? De la merde en briquette. Y’a une alternative : en être conscient, marcher main dans la main avec l’injuste réalité du monde qui t’entoure, tutoyer sa grotesque incertitude. Oublier ou faire semblant, c’est sans doute plus confortable mais c’est lâche. Et inutile parce que lorsque la réalité te rattrape, laisse-moi te dire que c’est comme un grand coup de tatane dans les boules. Mieux vaut encaisser et ramper quelques mètres pour mieux apprécier de remarcher le moment revenu, crois-en mon éclair de lucidité.<span id="more-2124"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faut prendre la vie comme elle vient et surfer sur la vague du mieux qu’on peut sans se laisser porter par le courant. Vivre l’instant. Hier n’existe plus, demain n’existe pas encore. C’est ici et maintenant. <em>Fur immer jetzt.</em> Si t’as des trucs à faire, arrête de te dire que t’as le temps, que t’as la vie devant toi. Qu’est-ce que t’en sais bougre d’irritation du colon ?</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>T’es un Dieu quand tu maîtrises ta propre destinée</em> ». Bah voyons&#8230; Mais qui peut croire qu’il maîtrise sa propre destinée ? Dieu n’existe pas, on te l’a déjà dit. N’essaye pas de nous feinter.<br />
Rien n’est impossible ? Nager avec les poches pleines de caillasses c’est impossible non ? Aller dans l’espace en Ford Fiesta aussi pas vrai ?<br />
Ce que tu veux tu le prends ? Essaye de prendre son slip à Dwayne Johnson ou de boire un Mojito rue de Lappe avec Kim Jong Il qu’on rigole un peu.<br />
On verra ça demain. Peut-être que c&#8217;est ce que Lady Di a dit à son secrétaire particulier avant de repeindre l&#8217;intérieur de la Merco de Dodi Al-Fayed avec sa cervelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Rends toi service, ne te planque pas derrière ces formules à l’emporte-pièce, parodies de philosophie qui servent de vernis de vie à des mecs pseudo-dynamiques qui pensent s’accomplir en s’agitant dans tous les sens.<br />
Je refuse de subir la vie mais je refuse encore plus d’être esclave de l’action et de ce qu’on considère comme la réussite, parce que si un jour le petit monde artificiel que je me suis créé arrête de tourner, je me casserai la gueule avec le château de cartes. Et ça y’a pas putain de moyen bowdel.</p>
<p style="text-align: justify;">Y’a que toi et maintenant qui compte. Fais ce que t’as à faire. Un peu de bonheur, c’est toujours ça de pris. Chaque bouffée d’oxygène est importante même si elle est vaine et n’a d’intérêt que parce qu’il y&#8217;en a une autre juste derrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Choisis tes combats et tes colères. T’es de passage dans le coin. Chacun vit son truc comme il le sent, mais faut pas se voiler la face, la destination finale est la même pour tous, que t&#8217;aies un service trois pièces, une teucha ou un combo  des deux, que tes poches soient vides ou pleines.<br />
Tout ce que tu peux faire, c’est profiter du voyage, t’installer commodément et choisir au mieux tes codétenus et ton moyen de transport. Et encore, c’est même pas sûr que tu puisses. T’auras peut-être jamais vraiment le choix alors quand t’auras la possibilité de faire comme tu veux, te prive surtout pas bordel. La liberté n’existe pas. Y’a tellement de chaînes qui nous retiennent, de barrières mentales qui nous empêchent d&#8217;aller où on veut, d’obstacles qui se dressent sur les routes qu&#8217;on doit emprunter&#8230; La vie est une prison.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est maintenant qui compte. C’est l’instant présent. « Tomorrow never comes until it’s too late ». Faut faire en sorte de ne pas avoir de regrets mais au fond, on sait qu’on en aura. Des erreurs on en fera. Et alors ? On continuera en essayant d’en tirer des leçons pour en faire d’autres mais pas les mêmes. C’est l&#8217;essence de la vie. Un éternel recommencement. Une vaste pantalonnade. Si Dieu existait, ça serait un bel enfoiré de nous laisser livrés à nous-mêmes dans cette foutue merde.</p>
<p style="text-align: justify;">On me tanne régulièrement avec mon projet de vie, mon but, ma vie rêvée et mon cul sur la commode. J’ai qu’une seule réponse, depuis plusieurs années, et je ne vois pas trop pourquoi je devrais en changer sous prétexte que c’est super basique ou je ne sais quoi : je veux juste tirer mon temps ici, aller bien et être heureux aussi souvent que possible. En attendant, j’avance et je fais mon truc comme je le sens. Qui m’aime me suive et si personne ne me suit, rien à foutre. J’ferme pas à clé, mais c’est à vous d’ouvrir les portes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je suis de chair, de sang et de connerie, comme toi, alors je me fixerais toujours des objectifs, des petits achievements à unlocker histoire de passer le temps, de rendre tout ça moins vain et d’avoir une bonne raison de pousser la vie jusqu’à demain, après demain, la semaine prochaine, le mois prochain ou dans 5 ans, le tout jusqu’à finir dans un lit d’hôpital avec une bite qui marche tellement plus que je serai obligé de pisser dans un sac.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça peut-être des trucs complètement cons ces objectifs, c’est souvent des trucs complètement cons d&#8217;ailleurs, comme la sortie de Battle Los Angeles, le prochain Will Ferrell, l’espoir d’un retour, m’acheter le prochain iPad, éditer ce blog, devenir quelqu’un de meilleur, économiser pour un appart, bla bla bla.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais bien. Je ne suis pas déprimé. Je ne suis pas en train de devenir un emo comme ces gosses qui s’interrogent sur le sens de la vie en écoutant des chanteurs sapés en noir dans des clips dégoulinant de rimmel et envahis par les corbeaux. Je pensais être désabusé mais c’est même pas le cas. Je suis réaliste et au fond, je pense que c’est la meilleure façon de profiter de la vie. La vie est triste et ça n’en rend les bons moments que meilleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bonheur, ça n’existe pas. En revanche, des moments heureux, des instantanés de bonheur, y’en a plein. Un fou rire, une étreinte, une chanson, le pitch du prochain Tarantino, un regard… Ces moments, faut savoir les saisir et en profiter tant qu’ils durent parce que le temps d’une hésitation, ils se sont évanouis pour toujours. Y’en aura d’autres, mais cet instant en particulier, tu ne le revivras pas, rien ne le remplacera, tu l’auras perdu à jamais et un jour, tu te diras peut-être que si t’avais su…</p>
<p style="text-align: justify;">Le Carpe Diem nous a été tellement cuisiné, servi, réchauffé et resservi par des gens qui s’asseyaient allègrement dessus pour leur cas personnel qu’on a fini par le couvrir du drap du cynisme en se disant que c’était de la merde en barquette, comme tout le reste. Mais non.<br />
C’est ici et maintenant. Prends la vie comme elle vient, donne de l’importance à ce qui compte vraiment et fuck le reste parce que t’auras beau t’agiter dans tous les sens, on aura pas de rab’ quand notre heure sera venue et là où on finira, y’aura pas de cinq étoiles ni d’hôtel formule 1.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est maintenant. Peut-être que demain je l&#8217;aurais oublié, mais là, tout de suite, je fixe l&#8217;instant présent.</p>
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		<title>Give the drummer some</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 23:17:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jayhova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Me, myself & aïe !]]></category>
		<category><![CDATA[Music]]></category>
		<category><![CDATA[batterie]]></category>
		<category><![CDATA[batteur]]></category>
		<category><![CDATA[carrière musicale]]></category>
		<category><![CDATA[christian d'hélène et les garçons]]></category>
		<category><![CDATA[de la supériorité de la batterie sur la guitare]]></category>
		<category><![CDATA[guitare]]></category>
		<category><![CDATA[let the drummer get wicked]]></category>
		<category><![CDATA[napalm]]></category>
		<category><![CDATA[travis barker]]></category>

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		<description><![CDATA[1e partie
J’ignore si j’en ai déjà causé dans les parages, mais lorsque je n&#8217;étais encore qu&#8217;un garçonnet dodu, j’ai fréquenté le Conservatoire de musique du 11e. Je devais avoir 6 ou 7 ans et chaque mercredi matin pendant un an, j’ai essayé d’apprendre le solfège. J’y ai franchement passé des heures, comme un petit Pakistanais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;"><em>1<sup>e</sup> partie</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">J’ignore si j’en ai déjà causé dans les parages, mais lorsque je n&#8217;étais encore qu&#8217;un garçonnet dodu, j’ai fréquenté le Conservatoire de musique du 11e. Je devais avoir 6 ou 7 ans et chaque mercredi matin pendant un an, j’ai essayé d’apprendre le solfège. J’y ai franchement passé des heures, comme un petit Pakistanais dans une fabrique de ballons de Jalalabad.</p>
<p style="text-align: justify;">Faut dire que le Colonel Maman et Papa Moustache y tenaient tout particulièrement parce que mon Papi m’avait offert une guitare sèche quand j’avais trois piges et qu&#8217;en plus de lui faire plaiz&#8217;, ils caressaient sans doute l’espoir de me voir devenir un jour un Gipsy King ou le guitariste attitré d’un ménestrel de chez nous, genre Julio Iglesias ou Manolo Escobar.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais j’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les portées, les notes, les clés de machin mon cul, c’était un charabia imbitable pour moi, c’était comme essayer d’avoir une conversation avec ma voisine sri-lankaise. Tu saisis des bribes de mots ci et là, mais au final, ça demande trop d’efforts pour un résultat immédiat trop peu intéressant. C’est comme si tu passais une journée à mendier dans le RER B pour ne récolter qu’un euro. Au bout d’un moment, faut savoir dire stop. Même quand on est qu&#8217;un enfant.<br />
<span id="more-2122"></span><br />
J’ai donc raccroché les gants ou plutôt, je n’ai pas signé pour une deuxième saison. Je ne me rappelle plus trop si je l’ai expressément demandé à mes parents ou s’ils ont pris cette sage décision spontanément après la journée portes ouvertes du conservatoire. Je me rappelle assez nettement des enfants à leurs tables et des parents, fiers comme des paons, debout derrière eux. Ils attendaient tous quelques prodiges de leurs gamins. Les miens ont déchanté fissa. Alors que tous les petits faux-culs levaient le doigt aussi haut qu’ils pouvaient, à aucun moment je n’ai esquissé le moindre geste en ce sens. Plus les autres participaient, plus je prenais de la vitesse sur le toboggan de la honte.<br />
Quand le prof m’a interrogé, j’étais, bien entendu, incapable de répondre quoi que ce soit à quelque question que ce soit.<br />
Et je sais pas si vous étiez comme ça aussi, mais quand on est gosse et qu’on se voit poser une question à laquelle on serait bien incapable de répondre, notre vie eut-elle été en jeu, on ne dit pas tout de suite « <em>je sais pas</em> ». On préfère avoir l’air d’un demeuré profond et faire passer Cauet pour Edison.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ? Qu’est-ce que j’en sais moi, tu m’as pris pour Françoise Dolto ? Sans doute parce que la plupart des mouflets sont cons et qu’ils s’imaginent qu’une réponse va miraculeusement descendre du ciel pour féconder leurs cerveaux comme dans je ne sais quelle débilité estampillée Disney.<br />
Toujours est-il qu’on ne disait rien. Que JE ne disais rien. C’était gênant pour tout le monde.  C&#8217;était comme être Mimi Mathy et vouloir attraper une pizza dans le congélateur du haut mais sans essayer et sans demander. Le tout sous le regard perplexe des autres.<br />
Mais à quelque chose malheur est bon et grâce à cet épisode, mes vieux n&#8217;ont pas eu à attendre qu&#8217;on me propose un CAP chaudronnerie pour se rendre compte que le môme qu&#8217;ils vendaient à tout le monde comme un génie, n&#8217;en n&#8217;était en fait pas un.<br />
Du coup, en sachant ça, la suite de mon parcours scolaire n’a été qu’une succession de bonnes surprises pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être qu’en persévérant un tant soi peu, j’aurais fini par apprendre quelque chose. Mais bon, si tout ça avait débouché sur l’apprentissage de la guitare, je serais peut-être devenu une de ces grosses têtes à baffes qui sortent de leur chemise en jean une gratte sur laquelle ils s’échinent à jouer No woman no cry, y compris quand on leur demande de jouer autre chose ou de fermer leur gueule. Vous voyez très bien ce que je veux dire : « <em>matte un peu mon air pénétré, écoute ma voix éraillée, prépare toi à te faire sauter</em> ».<br />
Mais on va pas refaire l’histoire hein. Je sais jouer l’intro de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=uGXkZuq8FA0" target="_blank"><strong>Delivery</strong></a> des Babyshambles au ukulélé et c’est déjà pas mal. Enfin disons que pour l’instant, je m’en contente. [Pause : ça reste entre nous, mais en fait, actuellement, je travaille au développement de mon jeu de scène en répétant face au miroir de ma chambre une attitude corporelle flamboyante pour danser et m’agiter dans tous les sens pendant que je joue. Comme ça, les filles penseront que je suis cool].</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em>2<sup>e</sup> partie</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Quand j’étais gosse, j’avais en ma possession une batterie pour enfant. Une sorte de truc en plastique minuscule mais avec une grosse caisse, des cymbales en toc et tout. De quoi devenir le parfait petit Phil Collins en fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Rapidement, je m’y suis mis avec l’acharnement d’un beau diable. Malheureusement, comme j’avais autant le sens du rythme qu’un leucodistrophique, mes parents ont fini par démonter le bordel et l’ont collé au fin fond de la cave où il a sans douté été dévoré par des rats transgéniques.</p>
<p style="text-align: justify;">J’y repense souvent à cette foutue batterie. J’aurais dû insister parce que franchement, ne pas savoir en jouer est l’un des grands regrets de ma vie d’adulte.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai toujours été convaincu de l’incontestable supériorité du batteur sur le guitariste. Le batteur, c’est le mec qui est derrière, planqué. Il ne cherche pas forcément la lumière. Il a la discrétion des plus grands. Vous remarquerez d’ailleurs que lorsque le lead singer d’un groupe quel qu’il soit joue d’un instrument, c’est toujours de cette putain de guitare de mes couilles. Jamais de la batterie. Pourtant, c’est le batteur qui donne le tempo, c’est lui qui insuffle la vie et fait l’effort d’oublier les battements de son cœur pour que ses baguettes prennent le contrôle. C’est lui, encore, qui donne le top départ de la plupart des chansons et quand il ne le fait pas, son entrée dans le morceau permet à ce-dernier de passer à l’étape supérieur. Dans Born in the USA, le morceau prend de plus en plus d’ampleur à mesure que la batterie de Max Weinberg s’impose et prend le contrôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvenez-vous aussi d’<strong>Hélène et les Garçons.</strong> Sébastien et Nicolas, respectivement bassiste et guitariste, c’étaient des putains d’endives au jambon. En répétition comme dans la vie, ils avaient toujours cet air mi-ravi de la crèche, mi-soumis teinté du regard de poisson du mec qui n’a aucune putain d’idée de ce qui se putain de passe. Puis y’avait Christian. Lui il était batteur et il avait de la personnalité. Il était complètement con certes, mais c’était le vilain petit canard, celui qui disait fuck et avait des principes à la mord moi le bout quand les deux autres étaient « prêts, feu, partez » à dire oui à tout et n’importe quoi (remember Thomas Fava).</p>
<p style="text-align: justify;">Vous allez sans doute vous payer ma bobine, et sur la tête des connards vous aurez raison, mais je pense que mon goût pour l’écriture et ma carrière avortée de batteur sont intimement liés. Taper au clavier, c’est un peu comme un bon vieux poum tchak des familles. C’est une boîte à rythme d’enfer quand on regarde bien. Si je devais utiliser un stylo, j’ignore si j’écrirais autant. Fracasser le clavier avec mes mots fait partie intégrante du truc, du plaisir que j’éprouve.<br />
<a href="http://www.mogadishow.com/comme-dans-un-sac-de-boxe-2112" target="_blank">Le texte que j’ai écrit hier</a>, je ne l’ai pas tapé par exemple. Je l’ai frappé. Violemment. Si j’avais pris ma plume, un crayon à papier, un feutre ou une craie pour le cracher, il aurait sans doute perdu de son impact. Là, les battements vénèrs de mon cœur étaient dans mes doigts avant de passer au clavier puis de prendre corps sur word. Comme je l’ai dit, ça fait partie du truc. C’est aussi pour cette raison que je hais plus que tout le mode silencieux du clavier de l’iPhone. Mes voisins de métro, qui ont l’air de vouloir m’en décrocher une parce que je ne le désactive pas, ne comprennent rien à rien les pauvres. Mais qu’ils continuent comme ça, en pilotage automatique façon Jean-Pierre Raffarin. Tant qu’ils ne m’emmerdent pas, ça me va.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>3e partie</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais revenons à la batterie si vous voulez bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi soir, alors que je taillais le bout de gras avec l’ami @iambossnigger, j’ai redécouvert Travis Barker. En fait, c’est lui qui m’a parlé de la mixtape de ce dernier en collaboration avec Whoo Kid, « <a href="http://lehiphopsurecoute.wordpress.com/2011/02/21/travis-barker-let-the-drummer-get-wicked/" target="_blank"><em>Let the drummer get wicked </em></a>». Après avoir lancé le téléchargement du bordel, histoire de vérifier qu’il méritait bien le déluge de compliments qui s’était abattu sur sa face, j’ai été fouiné du côté de YouTube en attendant d&#8217;être livré (bénie soit la prothèse culturelle de notre époque soi-dit en passant).</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années, Travis Barker a pris l’habitude d’uploader des remix de tubes hip-hop un rien fadasses, relevés à la sauce batterie. Il s’enferme dans son studio, prend position derrière sa machine, balance un son, et joue par dessus, accentuant chaque beat, donnant de la puissance à la moindre boîte à rythme. Taper dans sa batterie comme un sourd par dessus des sons rap déjà bien heavy à la base, ça pourrait être un massacre, comme courir en patins à glace au milieu d’un élevage de poussins, mais dans 99% des cas, ça encule du steack.<br />
J’ai testé deux sons : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mH_8Jvar2BU" target="_blank"><em>Crank Dat</em></a> de Soulja Boy et <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=w313IGg1lRw&amp;feature=related" target="_blank">Low</a> </em>de Flo-Rida. En l’état, il s’agit sans doute de deux des pires tout à l&#8217;égoût sonores de ce millénaire qui débute. De la merde en barquette castratrice de joie, d’espoir et de bon goût pour jeunes pucelles skyrockisées. Mais une fois que Travis Barker est passé par là, FAYA ! On se retrouve avec deux sons surpuissants, un peu comme si deux binoclards rachitiques et carrément laids avaient été boostés aux hormones de croissance et à la muscu intensive. En gros, c’est un peu comme si le regretté Jean Lefèbvre devenait The Rock. Alors évidemment, de la même façon que The Rock ne sera sans doute jamais un grand acteur au sens où le vénérable Lee Strasberg l’aurait entendu, <em>Crank dat </em>et <em>Low</em> ne seront jamais de grands morceaux. Mais putain, une fois ripolinés par le soutier de Blink182, ils deviennent cools, assez mortels même, hautement appréciables en tous cas. Comme The Rock quoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que Barker rajoute des riffs de guitare à droite à gauche, c’est la batterie qui abat le gros du boulot. Si un guitariste avait fait le même taff, on se serait retrouvé avec de la soupe genre Carlos Santana. C’est gentil, c’est mignon, mais ça vaut pas plus qu’une reprise de<em> Born in the USA</em> à la flûte de pan par Ramuncho en fin de compte.</p>
<p style="text-align: justify;">En parlant de Carlos Santana, Travis Barker a choisi de lui emboîter le pas si j’ose dire. Régulièrement, Santana bat le rappel de ses potes (ou plutôt des chanteurs les plus connus/branchés/à la mode – rayon la mention inutile ou laissez tout, c’est ce que je ferais à votre place &#8211; ) pour qu’ils viennent exister sur des morceaux où il fait miauler sa guitare de longues minutes, comme si l’avenir du monde en dépendait. Je ne vous ferais pas de dessin, vous n’avez qu’à écouter «<em> Maria, Maria</em> ».<br />
Heureusement pour nous, les potes de Travis Barker ont un peu plus de gueule. Ils s’appellent Lil’ Wayne, Xzibit, Fabolous, Rick Ross, J.Cole, Tech N9ne, j’en passe, pas forcément des meilleurs mais en tous cas des très bons. La fine fleur du hip-hop quoi. Une fois réuni, tout ce petit monde donne donc « <em>Let the drummer get wicked </em>», une mixtape concoctée par Travis et Whoo Kid, sans doute à partir des chutes de studio de son album à venir, « <em>Give the drummer some</em> ».</p>
<p>Parlons peu parlons bien : cette mixtape est folle et marque au fer rouge de sa vérité tout ce que j’ai pu ânonner plus haut sur le caractère vitale de la batterie et sa supériorité quasi-biblique sur la guitare.</p>
<p style="text-align: justify;">Porté par l’énergie de Travis Barker, chaque rappeur donne le meilleur de lui-même, comme s’ils étaient habités par les boom boom du plus grand batteur de notre époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si je n&#8217;ai jamais eu l&#8217;ombre d&#8217;un problème avec l&#8217;omniprésence des machines dans le rap et encore moins avec une prétendue désincarnation du genre due à l&#8217;absence de musiciens (même si ça tend à être de moins en moins vrai), force est de reconnaître que la présence de Barker et ses gars met de la peau sur le fantôme.</p>
<p style="text-align: justify;">Parfois, les instruments dans le rap, ça sonne faux. Exception faite des morceaux tamponnés saoul comme ceux produits par Kanye West, on a l&#8217;impression d&#8217;écouter du rap en toc, du rap pour les blancs (hu hu). C&#8217;est loin d&#8217;être le cas ici. Aussi ironique que ça puisse paraître, les instruments se fondent si bien dans le décor qu&#8217;il pourrait tout aussi bien s&#8217;agir de machines. C&#8217;est notamment le cas sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZZgD4jgawQQ" target="_blank"><em>Perfect Match</em></a>. Sur ce duo entre Fabolous et Lloyd Banks, l&#8217;autre grosse tuerie de la galette, les instruments se font discrets. La plus-value est là, sans la cannibalisation qu&#8217;on pouvait redouter avec un musicos aux commandes. Barker est malin et il reste dans son rôle de batteur. Le meneur de jeu instrumental c&#8217;est lui, mais il demeure à l&#8217;arrière plan, se contentant de donner plus de poids aux mots, plus de relief à la musique.</p>
<p style="text-align: justify;">Détail important, le premier projet solo de Travis Barker reste un véritable album de rap. Du &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; rap mais avec une énergie inédite et une dimension différente pour un résultat plus organique, plus rock. Et tout ça en évitant habilement le piège du crossover (I see you Jay-Z) et celui, plus traitre encore, de l&#8217;expérimental (et tant mieux parce que lorsqu&#8217;on dit d&#8217;un disque ou d&#8217;un film qu&#8217;il est expérimental, c&#8217;est que l&#8217;expérimentation s&#8217;est prise les pieds dans le tapis).</p>
<p style="text-align: justify;">Fans de rap, vous ne pourrez pas faire vos difficiles. Tous les genres sont représentés. Suffit de voir le casting pour se faire une idée: Too Short, Wiz Kalifa, Tech N9ne ou encore The Clipse. Et ça marche à chaque fois. Chacun reste dans son pré carré, la batterie de Travis en fil rouge pour le relier aux autres. Brillant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dépêche toi de vivre ou dépêche toi de mourir disait Red. Je trouve qu’on sent cette urgence quand Travis fracasse sa batterie avec ses quatre baguettes. Comme s’il savait depuis son accident d’avion qu’il faut vivre chaque instant intensément, y mettre toute son énergie comme si ça pouvait être le dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce moment, je suis un triple decker stress sandwich arrosé d’une grande rasade d’amertume et de colère en gobelet d’1L. Bah je peux vous dire que la mixtape de Barker et Whoo Kid est foutrement libératrice. Après 10 écoutes de l’incroyable <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0_s_U8St318" target="_blank"><em>Napalm </em></a>de Xzibit, un son brûlant dont la mélodie entêtante se consumera longtemps dans ton cerveau, tu te sens plus vivant que jamais. T’as la rage pour aller de l’avant, pour sortir tout ce qui te met mal et arracher les tripes des connards avec tes putains de dents et un grand sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ouep. Tout ça. En une mixtape. Vivement l’album.</p>
<p style="text-align: justify;">PS : pour ceux qui doutent encore de la supériorité du batteur sur le guitariste, un seul nom : Dale Dobback. Les vrais savent.</p>
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