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	<title>Rue Rezzonico</title>
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	<description>Causer musique, cinoche, bouquins et de pas mal d&#039;autres choses avec ferveur, rigueur et passion.</description>
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		<title>Francos, Jour 7 I Cavalons &#8211; ou pas &#8211; avec Cœur de Pirate</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 06:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Le plus récent disque de Cœur de Pirate se nomme Cavale. La tournée du même nom s’est donc arrêtée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, vendredi, lors des Francos de Montréal. Bon choix de salle? Ça dépend &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-7-i-cavalons-avec-coeur-de-pirate/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="669" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1024x669.jpeg" alt="" class="wp-image-11678" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1024x669.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-300x196.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-768x501.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1536x1003.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-460x300.jpeg 460w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1.jpeg 1832w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><strong>Le plus récent disque de Cœur de Pirate se nomme <em>Cavale</em>. La tournée du même nom s’est donc arrêtée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, vendredi, lors des Francos de Montréal. Bon choix de salle? Ça dépend de la manière dont on voit les choses.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Choix amplement justifié pour ce qui est la capacité de quelque 3000 sièges de la salle qui convient parfaitement au statut international de l’artiste. Cela s’applique également pour le dispositif scénique avec cet écran circulaire de lumière suspendu et son plus petit équivalent sur les planches. En revanche, la teneur du spectacle aurait peut-être été mieux servie dans un environnement plus restreint.</p>



<span id="more-11672"></span>



<p>Après une amorce en solo au piano – toujours l’une de ses forces -, Cœur de Pirate a délaissé son instrument durant environ une demi-heure durant laquelle elle a été uniquement chanteuse… et danseuse.</p>



<p>Évidemment pas du genre ballerine aux Grands ballets canadiens, mais plutôt en mode danse contemporaine. <em>Les enfants des temps derniers, Terre Inconnue, Drapeau blanc </em>(excellente) et <em>Mélancolie</em>, notamment, ont bénéficié de cette valeur ajoutée. Large gestuelle, pas léger, poses magnifiées. Tous ceux qui ont connu l’artiste à ses débuts se souviennent à quel point elle était statique derrière son micro quand elle quittait ses ivoires. Amélioration majeure au plan de la forme et splendide façon d’extérioriser ses œuvres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="703" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1024x703.jpeg" alt="" class="wp-image-11675" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1024x703.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-300x206.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-768x527.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1536x1055.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-437x300.jpeg 437w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2.jpeg 1768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>En revanche, à ce moment, elle n’était soutenue que par deux instruments, hormis des bandes enregistrées. Ce qui aurait pu mener aux moments dansants collectifs qu’elle anticipait lors de sa première allocution aux spectateurs ne s’est pas matérialisé. Un MTelus à parterre ouvert aurait sûrement mené à des moments plus festifs, et ce, avec les mêmes offrandes.</p>



<p><strong>Saut dans le passé</strong></p>



<p>Le retour sur son tabouret a coïncidé avec un changement d’ambiance et un retour dans le passé avec l’enchaînement le triplé formé par <em>Francis, Corbeau</em> et <em>Place de la république</em>, titres phares des deux premiers albums. Public et critique conquis.</p>



<p>Pour la reprise de Renaud (<em>Mistral gagnant</em>), Cœur de pirate a fait venir le pianiste néo-classique Simon Boisseau pour prendre sa place au piano, lui qui avait fait une belle impression en première partie avec son talent d’instrumentiste et une personnalité attachante. Duo impeccable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="671" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1024x671.jpeg" alt="" class="wp-image-11680" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1024x671.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-768x503.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1536x1006.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-458x300.jpeg 458w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1.jpeg 1798w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>L’interprétation de la mélodique <em>Ensemble</em> a été précédée de l’arrivée de quatre musiciens (notamment, trompette et saxophone) qui ont formé un bivouac autour du piano pour plusieurs chansons. Un bivouac après un segment intimiste? Pas sûr. Le groupe a joliment enrobé cette composition et les subséquentes, mais sans apporter le souffle potentiel que tant d’instrumentistes peuvent conférer.</p>



<p>Un autre Simon, Proulx, celui-là, chanteur des Trois Accords, est venu faire son tour pour partager <em>Toujours les vacances </em>avec l’hôtesse de la soirée. Chanson dédiée&nbsp;à tous les finissants scolaires, une considération importante pour Cœur de pirate qui a désormais une progéniture adolescente. <em>Château de sable</em>, interprétée plus tôt en soirée, était d’ailleurs liée à cette réalité de mère.</p>



<p><em>Cavale</em>, nappée d’un solo de saxophone aussi chaud que puissant, a été vibrante à souhait, tandis que <em>Oublie-moi</em> et – obligatoirement -, <em>Comme des enfants</em>, ont bouclé ce savoureux concert qui aurait peut-être été encore plus satisfaisant dans une autre salle.</p>



<p></p>
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		<title>Francos, jour 6  I L’éblouissante reconstruction symphonique de la Forêt des mal-aimés</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 05:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Durant une portion centrale endiablée de L’Endomètre rebelle durant laquelle, les cordes, les vents et les percussions de l’Orchestre métropolitain cohabitaient avec puissance, cohésion et complémentarité, Pierre Lapointe, qui tournait le dos au public massé au parterre de la Maison &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-6-i-leblouissante-reconstruction-symphonique-de-la-foret-des-mal-aimes/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-11665" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-768x576.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-400x300.jpg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-rotated.jpg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pierre Lapointe et l&rsquo;OM au terme de leur éblouissant concert à la Maison symphonique.</figcaption></figure>



<p><strong>Durant une portion centrale endiablée de <em>L’Endomètre rebelle</em> durant laquelle, les cordes, les vents et les percussions de l’Orchestre métropolitain cohabitaient avec puissance, cohésion et complémentarité, Pierre Lapointe, qui tournait le dos au public massé au parterre de la Maison symphonique, était, comme nous, devenu spectateur.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Le créateur de La forêt des mal-aimés semblait s’extasier devant l’exceptionnelle qualité offerte par l’orchestre sur la direction de Thomas Le Duc Moreau, lors du premier de deux concerts, aux Francos de Montréal.</p>



<p>Et il n’était pas le seul.</p>



<span id="more-11664"></span>



<p>Durant près de deux heures, les amateurs de la première heure de Pierre Lapointe, ceux qui l’ont découvert lors des deux dernières décennies, et les amateurs de musique pop et ceux du créneau classique ont été servis par l’une des collaborations artistiques les plus achevées qui soient.</p>



<p>On pourrait reprendre les mots de Lapointe, tout de suite après son entrée sur scène, qui parlait de mash-up. Il faisait référence au fait que lui et l’OM allaient présenter en intégralité et en séquence le récent <em>Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé </em>et le désormais classique, <em>La forêt des mal-aimés</em>, lors de ce programme intitulé «<em>Dans la forêt des cœurs brisés</em>». Son commentaire qui portait uniquement sur l’appellation de l’offre artistique était synonyme de son contenu, certes, mais la fusion entre les deux univers a été réussi comme rarement on le voit et on l’entend.</p>



<p><strong>Sans piano, guitares ni batterie</strong></p>



<p>Cela tient beaucoup à l’approche retenue par Lapointe et son équipe. Le week-end dernier, en croisant Laurent Saulnier, désormais gérant de Pierre Lapointe, sur le site des Francos, ce dernier avait précisé qu’il ne s’agissait pas d’une reprise du concert de l&rsquo;artiste avec l’OM sur une scène extérieure des Francos, en 2007, mais d’une complète réadaptation, gracieuseté de nouveaux arrangements d’Antoine Gratton.</p>



<p>En ajoutant que l&rsquo;équipe avait poussé l’audace au point «d’enlever le piano».</p>



<p>Pardon? Ce disque-là, <em>La forêt des mal-aimés</em>, sans piano? L’ensemble de l’œuvre repose sur cet instrument et plus de la moitié des chansons ou des compositions d’amorcent sur des ivoires. Et même pour <em>Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé</em>, lors de sa plus récente tournée, Pierre Lapointe avait deux pianistes féminines avec lui. Lapointe, sans piano? C’est comme imaginer Keith Richards sans guitare, non?. Et pourtant, ça a marché.</p>



<p>L’écart entre les arrangements de Gratton et les compositions de <em>Dix chansons démodées pour les cœurs abimés</em> a beau être moindre que celui avec<em> La forêt des mal-aimés</em>, ce ne sont pas les coups de cœur qui ont manqué en première partie, avec un Pierre Lapointe dans un complet original au possible.</p>



<p><em>Tombe les idoles</em> a annoncé la couleur avec une enveloppe sonore alléchante, puis, nous nous sommes envolés avec <em>Hymne pour ceux qui ne s’excusent pas</em>, avant d’être attendris par <em>Comme les pigeons d’argile</em>. Quant à <em>Dans nos veines</em>, elle était tellement dynamisée que nous avions l’impression d’être dans une cavalcade. <em>Le secret </em>– malgré le fou rire du chanteur et le faux départ – a présenté l’OM à son meilleur. Ce fut d’ailleurs la première fois de la soirée que Lapointe a pris pendant quelques instants un siège de spectateur. Ici et là, les notes des vibraphones, les contrebasses délicates ou les percussions se substituaient aux notes du piano, mais aussi des guitares et de la batterie, également absentes. Nous avons vécu de véritables coups de cœur avec <em>Arrête de sourire</em> et <em>Où irons nos souvenirs</em>.</p>



<p><strong>Une forêt reconstruite</strong></p>



<p>Au retour de l’entracte, l’entrée de scène de Lapointe a quelque peu décontenancé et fait contraste avec le décorum ambiant, vu qu’il était vécu tel un oncle Georges, chapeau en moins, crocs en plus.</p>



<p>«C’est moi le décor», a-t-il lancé, histoire que toute notre attention soit portée sur la musique.</p>



<p>Comme en première partie, l’OM a été délectable d’entrée de jeu avec <em>Dans la forêt des mal-aimés</em> et une version de <em>Deux par deux rassemblés</em> pas loin d’être une métamorphose, en partie en raison de son tempo lent, mais aussi en raison de l’enrobage musical.</p>



<p>Tout le long du concert, la voix de Lapointe a été parfaite de justesse, de ton et d’émotion, comme si le fait de ne pas à se préoccuper de son piano lui laissait toute la place à l’interprétation. En dépit des modifications d’arrangements, les lignes mélodiques et les harmonies étaient facilement identifiables pour le public qui reconnaissait ses classiques. La poésie des textes n’était pas amoindrie, mais les ambiances étaient souvent accentuées, rendant l’offre plus triste, plus grave ou plus dramatique, quoique, avec un souffle renouvelé.</p>



<p>Le pont de <em>Qu’en est-il de la chance?</em> était stupéfiant et la foule a pu participer à <em>Nous n’irons pas</em>, vocalement et en battant la mesure. Les vents étaient en cavale durant <em>Au nom des cieux galvanisés</em>, les cordes portaient <em>Le lion imberbe</em>, tandis que <em>Au pays des fleurs de la transe</em> semblait sortir d’un film de Lelouch. Il y avait d’ailleurs un net parti-pris pour des orchestrations qui conféraient des ambiances cinématographiques. <em>L’amour est une bague</em>, grandiose, en première partie, aurait pu être sur la trame sonore d’un western des années 1950.</p>



<p>Sous un tonnerre d’applaudissements, Lapointe et l’OM ont repris au rappel <em>Deux par deux rassemblés</em> dans sa version «party». Ce fut l’apothéose de ce concert d’anthologie, peut-être le meilleur jamais entendu à avoir transposé des chansons pop dans un univers classique.</p>



<p>&#8212;</p>



<p>Pierre Lapointe avec l’Orchestre métropolitain «<em>Dans la forêt des cœurs brisés</em>»</p>



<p>Le 19 juillet au Festival d’été de Québec</p>



<p>Le 28 août à l’amphithéâtre Fernand-Lindsay, à Québec</p>
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		<title>Francos, jour 3 I La magnifique soirée totalement inattendue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 06:17:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai une collègue et amie, Thérèse Parisien, qui me demande depuis des lustres d’écrire un livre sur les péripéties et les événements inattendus survenus lors de mes centaines de concerts vus à l’étranger. Pas le moment ces jours-ci avec les &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-3-i-la-magnifique-soiree-totalement-inattendue/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-11653" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-1024x768.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-300x225.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-768x576.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG-400x300.jpeg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Emilie.JPEG.jpeg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Émilie-Claire Barlow et ses musiciens au Théâtre Maisonneuve/Photo courtoisie SixMedia Marketing</figcaption></figure>



<p><strong>J’ai une collègue et amie, Thérèse Parisien, qui me demande depuis des lustres d’écrire un livre sur les péripéties et les événements inattendus survenus lors de mes centaines de concerts vus à l’étranger.</strong></p>



<p>Pas le moment ces jours-ci avec les excellentes parutions des collègues Jean-François Brassard (<em>Beau Dommage : c’est ben gravé dans ma mémoire</em>) et Sylvain Cormier (<em>Des oreilles au bout des doigts : 35 ans de journalisme musical</em>). La cour est pleine.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>J’ai néanmoins pensé à elle lors de la soirée de dimanche des Francos de Montréal, qui a démontré que des péripéties inattendues peuvent survenir également lors d’une couverture d’un festival dans ta propre cour.</p>



<span id="more-11652"></span>



<p>J’ai une amie qui ne va pas très bien. Des problèmes de santé chroniques auxquels s’ajoutent une déprime, ces jours-ci. Elle est une fan finie de Thomas Fersen. Je lui texte la semaine dernière en lui demandant si ça lui tente de voir le concert avec moi. Elle répond oui.</p>



<p>J’avais demandé un billet de couverture pour notre Français chéri, et je demande à l’état-major des Francos si, exceptionnellement, je peux en avoir un second, que je suis prêt à payer, incidemment. Demande empathique fort bien reçue, mais il y a un sacré problème. Il affiche complet le cher Thomas. Archi plein même, au point que le festival ne peut acheter quelques billets supplémentaires vu que la capacité maximale du Studio TD est atteinte.</p>



<p>Pas question que mon amie rate ce concert, me dis-je. Je demande si, toujours aussi exceptionnellement, je peux lui refiler mon billet. Un journaliste ne refile jamais à des potes des billets qu’il a demandés lui-même pour une couverture. Ça ne se fait pas. Considérant la nature de ma demande initiale, on me dit «oui» et on me propose même un billet pour un autre spectacle. La classe. Pas d’hésitation&nbsp;: je choisis Émilie-Claire Barlow. D’ailleurs, lors des demandes de couvertures, il y a un mois, j’avais longtemps hésité entre les deux et Fersen l’avait emporté par ancienneté, dirais-je.</p>



<p>Mon amie se pointe devant l’entrée du Studio TD dimanche soir, je cause avec elle sous la flotte, je fais scanner mon billet, on lui appose une étampe, je la laisse devant la porte intérieure, je vais manger un morceau et je me dirige vers le Théâtre Maisonneuve.</p>



<p><strong>Formidable Émilie-Claire</strong></p>



<p>Nous avons connu Émilie-Claire Barlow il y a quelques décennies comme étant une chanteuse canadienne, anglophone, originaire de l’Ontario, qui versait dans le jazz vocal. Puis, ladite Émile-Claire a évolué, comme le font tous les artistes.</p>



<p>De nos jours, Émilie-Claire Barlow est toujours une chanteuse canadienne originaire de l’Ontario, mais plus exclusivement anglophone. Elle chante depuis longtemps en français, elle vit désormais à Québec, et elle présentait son premier tour de chant en français, dimanche, aux Francos.</p>



<p>Peu importe la langue, nous sommes toujours sûrs de retrouver une formation de style jazz avec la sympathique artiste. Samedi, nous avions, côté cour, le batteur Ben Reilly et le trompettiste Lex French, et, côté jardin, le pianiste John Sadowy et le contrebassiste Morgan Moore. Émile-Caire, était bien évidemment au milieu, quoique sur une petite plateforme, assurant à tous les gens présents une vue optimale.</p>



<p><strong>Le Québec à l’honneur</strong></p>



<p>Tour de chant en français, disais-je… Tour de chant passablement québécois, aurais-je pu écrire, si l’on tient compte des reprises d’artistes du Québec sur son album <em>La plus belle saison.</em> Preuve à l’appui, la chanteuse a amorcé la soirée avec le classique de Daniel Bélanger, <em>Les deux printemps</em>.</p>



<p>Si l’amie musicale venue de Toronto a amélioré sa diction depuis ses premiers pas dans la langue de Félix, elle n’a jamais complètement perdu son charmant petit accent. Lorsqu’elle a interprété une version splendidement arrangée de <em>Si doucement</em> (Harmonium), en fermant les yeux, j’avais l’impression d’entendre la Petula Clark qui prenait d’assaut la France au début des années 1960. C’est un compliment.</p>



<p>Pas question de se restreindre à une époque. Émilie-Claire Barlow, qui nous a expliqué les racines de son prénom – en se servant de ChatGPT, moment rigolo -, a été conséquente en nous offrant<em> Le vent m’appelle par mon prénom</em> (Marie-Pierre Arthur), tout en remontant quelques décennies pour nous amener à Québec, par l’entremise de Charles Trenet (<em>Dans les rues de Québec</em>). Elle a même osé Ginette, Reno, s’entend, avec une savoureuse version des <em>Croissants de soleil. </em>Dans un écrin jazzé, ce fut délectable.</p>



<p>Certaines chansons récentes proposées sur <em>La plus belle saison</em> ne datent pas d’hier. C’est le cas de <em>Si j’étais un homme</em>, de Diane Tell, à laquelle l’artiste s’est attaquée il y a plusieurs années… avec l’aide de Diane Tell. D’un titre rétro, Émilie-Claire peut enchaîner avec une relecture contemporaine comme <em>Quelles sont les chances?,</em> de Damien Robitaille. Par chance, justement, après un faux départ volontaire, l’exubérant Damien est venu la rejoindre. On adore ces rencontres aux Francos. Gilles Vigneault, qui l’a reçu chez elle pour les besoins d’un duo, n’était pas sur place, mais ça n’a empêché personne d’apprécier <em>Pendant que.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-11656" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-1024x768.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-300x225.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-768x576.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3-400x300.jpeg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/image3.jpeg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Damien Robitaille avec Émilie-Claire Barlow/Photo courtoisie SixMedia Marketing</figcaption></figure>



<p>Quitte à avoir un piano, pourquoi pas faire un segment piano-voix? <em>C’est si bon</em>, <em>Chez moi</em> et <em>T’es pas un autre </em>(version française de <em>Until It’s Time For Me To Go</em>) se sont enchaînées et nous ont enchanté.</p>



<p>Émilie-Claire Barlow a de la classe, du style et du panache, et elle aime aussi faire la fête. Sa version de <em>J’ai rencontré l’homme de ma vie</em> (Dufresne) était dynamique avec le groupe qu’elle avait sous la main. Et elle fut encore plus festive avec <em>D’la bière au ciel</em>, de Jim Corcoran, accompagné encore une fois de Damien Robitaille.</p>



<p>L’image était frappante. Pensez-y…</p>



<p>Une composition en français d’un Québécois dont la langue maternelle est l’anglais (Corcoran) interprétée par une chanteuse de l’Ontario (Barlow), en duo, avec un Franco-Ontarien (Robitaille), le tout, offert aux Francos. Si quelqu’un doute encore de l’attrait de la langue française, ce moment a rappelé à tout le monde la puissance évocatrice de celle-ci.</p>



<p><strong>Le temps de vivre</strong></p>



<p>En sortant du Théâtre Maisonneuve, quelques instants après avoir rallumé mon cellulaire, un texto de mon amie qui vient de sortir du concert de Fersen apparait. Comme elle n’a pas eu le temps de manger – admission générale au Studio TD oblige, elle devait faire la queue pour avoir une place assise indispensable à l’étage -, on se retrouve donc au Central ou on bouffe et causons de la vie avec un verre de vin.</p>



<p>Quand on quitte, toutes les entrées du Central sont fermées et on doit sortir par le stationnement. Après avoir salué mon amie, je réalise qu’il est passé 22 heures et qu’il est trop tard pour aller voir le spectacle hommage à Jean Leloup qui était aussi à mon agenda.</p>



<p>Pas grave. Ainsi va la vie&#8230;</p>



<p>Mon amie avait pas mal plus besoin de voir Fersen que moi, et je sentais qu’elle avait plus le goût de bavarder, que moi, d’aller voir et entendre l’excellent hommage spectacle <em>Pour la suite du Dôme, de Jean Leloup</em>. Question de priorités&#8230; Et comme Émilie-Claire a été formidable, ma soirée a été parfaite, tout comme celle de mon amie et des milliers de gens qui ont été voir le concert extérieur.</p>



<p>C’est ce que je retiendrai de cette magnifique soirée totalement inattendue&nbsp;: tout le monde a été heureux.</p>
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		<title>Francos, jour 2 I L’irrésistible beauté de l’œuvre d’Ingrid St-Pierre</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 04:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’elle a mis en marché son album Reines, au début de 2023, Ingrid St-Pierre s’est payée la totale, rayon instrumentation : quatuor à cordes, vents, guitares, chorale. Puis, après une longue tournée avec son groupe, elle a offert une proposition scénique &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-2-i-lirresistible-beaute-de-loeuvre-dingrid-st-pierre/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="627" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1024x627.jpeg" alt="" class="wp-image-11647" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1024x627.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-300x184.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-768x470.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1536x940.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-490x300.jpeg 490w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid.jpeg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Lorsqu’elle a mis en marché son album <em>Reines</em>, au début de 2023, Ingrid St-Pierre s’est payée la totale, rayon instrumentation : quatuor à cordes, vents, guitares, chorale. Puis, après une longue tournée avec son groupe, elle a offert une proposition scénique minimaliste.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Ce concert, Ingrid St-Pierre seule au piano, qu’elle porte depuis longtemps, a probablement atteint un sommet, samedi, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lors des Francos de Montréal.</p>



<span id="more-11645"></span>



<p>Comme des milliers d’admirateurs et d’admiratrices de l’autrice-compositrice et pianiste l’ont observé depuis longtemps, même dénudées, la puissance d’évocation des chansons de l’artiste et la beauté intrinsèque de son œuvre ne sont nullement amoindries dans un contexte épuré.</p>



<p>Excellente idée, d’entrée de jeu, d’amorcer la prestation avec <em>La lumineuse (lettre à mon fils)</em>. Symbiose entre la composition de la chanson et l’ambiance qui régnait dans la salle, ou les lumières ne nous montraient que la pianiste. Et puis, ça permettait d’amener toute la famille dans l’aventure musicale.</p>



<p>Quand St-Pierre nous offre <em>Je gaspille des ciels,</em> nous avons l’impression de flotter avec elle, et c’est beaucoup en raison de son jeu, presque aérien, sur les ivoires.</p>



<p>Elle nous précise que dès qu’elle amorce <em>Tokyo Jellybean</em>, même si elle nous aime bien, elle s’envole «à des kilomètres» d’où elle se trouve. On peut la rassurer. Nous sommes partis avec elle. Instantanément.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="600" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1024x600.jpeg" alt="" class="wp-image-11648" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1024x600.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-300x176.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-768x450.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1536x900.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-500x293.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1.jpeg 1758w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><em>Mères</em>, une des chansons phares de <em>Reines,</em> disque résolument féministe pour les plus nobles des raisons – notamment, l’avenir de sa fille -, semblait tout droit sorti d’un récital de musique classique, telle une sonate de Chopin. D’une beauté à pleurer.</p>



<p>L’autrice-compositrice, qui a désormais 15 ans de carrière discographique, a parfaitement intégré des chansons chères à son public comme <em>Petite fin du monde</em> et <em>Ficelles</em> à son répertoire plus récent, et ça coulait de source sous les éclairages exceptionnels de Pascal Boily.</p>



<p>Entre son piano et son clavier, elle s’est même permise de délaisser ses instruments pour offrir <em>Reines</em>, sa chanson dénonciatrice du patriarcat, a cappella. Nous ne voyions qu’elle, avec ses deux luminaires qui perçaient la noirceur. Nous n’entendions qu’elle, tellement le moment semblait être figé dans le temps. Fa-bu-leux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="618" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-1024x618.jpeg" alt="" class="wp-image-11649" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-1024x618.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-300x181.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-768x463.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-497x300.jpeg 497w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10.jpeg 1240w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>«Merci de faire vivre mes chansons chez vous», a-t-elle lancé à la foule en fin de programme.</p>



<p>A n’en pas douter, ce dernier concert de St-Pierre en solo a été émotif à plus d’un égard et l’artiste n’a pas tenté de cacher cet état d’esprit. Cela a rendu l’interprétation de <em>L’éloge des dernières fois </em>plus touchante que d’habitude.</p>



<p>Quand elle a reçu les salves d’applaudissements de la foule ravie, on l’a vu plusieurs fois essuyer ses larmes devant le torrent de bonheur.</p>



<p>Et elle n’était pas la seule à le faire dans la salle&#8230;</p>
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		<title>Francos 2026, jour 1 I Voulzy et Kassav’: la soirée rassembleuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 04:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Un artiste solo qui se présente en salle et un collectif de musiciens qui se produit devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’extérieur n’ont peut-être pas, à priori, le même objectif, et pourtant, Laurent Voulzy et la bande &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-2026-jour-1-i-voulzy-et-kassav-la-soiree-rassembleuse/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="656" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1024x656.jpeg" alt="" class="wp-image-11638" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1024x656.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-300x192.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-768x492.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1536x984.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-469x300.jpeg 469w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk.jpeg 1568w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le collectif de Kassav&rsquo; en pleine action/Photo courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin</figcaption></figure>



<p>Un artiste solo qui se présente en salle et un collectif de musiciens qui se produit devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’extérieur n’ont peut-être pas, à priori, le même objectif, et pourtant, Laurent Voulzy et la bande de Kassav’ ont été tout autant rassembleurs, vendredi, en lever de rideau des Francos de Montréal.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Voulzy, qui était au Théâtre Maisonneuve, s’est justement pointé seul sur scène avec sa guitare en interprétant <em>Bubble Star,</em> mais ses musiciens l’ont rejoint sur les planches pour compléter les harmonies avant de s’installer, avec leurs instruments.</p>



<span id="more-11637"></span>



<p>Et là, tout d’un coup, dès la première chanson, nous étions déjà en mode bivouac intimiste et rassembleur, état de corps et d’esprit qui s’est poursuivi durant deux heures.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="641" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1024x641.jpeg" alt="" class="wp-image-11639" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1024x641.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-300x188.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-768x481.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1536x962.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-479x300.jpeg 479w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe.jpeg 1568w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Laurent Voulzy et ses musiciens, en bivouac/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>As de la mélodie, Voulzy est à Alain Souchon ce que les biscuits sont au lait : inséparables. Personne n’est tombé à la renverse lorsque Voulzy a parlé de la plus récente tournée de son pote avec ses fils, ce qui l’a incité à nous livrer de courts extraits de, notamment, <em>Allo maman bobo</em>, <em>J’ai dix ans</em> et <em>Rame</em>, des œuvres concoctées paroles/musique par le tandem Souchon/Voulzy. Ce dernier a ajouté au wagon de queue <em>Foule sentimentale</em>, &#8211; uniquement de Souchon &#8211; ce qui a été une autre occasion pour la foule acquise à l’artiste de participer.</p>



<p>En fait, c’était encore plus marqué que d’ordinaire. Généreux dans ses introductions qui nous révèlent des secrets d’inspiration et d’écriture, Voulzy est constamment en lien avec son public, au point qu’il abuse de cette manie d’éclairer la foule très – trop – souvent. Voulzy a même proposé un duo d »amoureux – avec sa conjointe Isaure Le Faou – de <em>Somerset Maugham</em>… d’Alain Souchon. Voulzy une voix légèrement amoindrie en regard de son plus récent passage, mais il est dans une fichue de belle forme à 77 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="627" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1024x627.jpeg" alt="" class="wp-image-11641" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1024x627.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-300x184.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-768x471.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1536x941.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-490x300.jpeg 490w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo.jpeg 1704w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Laurent Voulzy/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Si nous avons droit à des incontournables de tendresse et de douceur comme <em>Le cœur grenadine</em>, <em>Karin Redinger</em> et <em>Belle-Île-en-mer, Marie Galante</em> (attendue au rappel), Voulzy a mis à profit son groupe pour des offrandes plus denses (<em>Ma seule amour</em>, basé sur un poème de Charles d’Orléans), dansantes (<em>Cocktail chez mademoiselle</em>) et même liés à aux racines de sa mère originaire de la Guadeloupe (<em>Amélie Colbert</em>).</p>



<p>Là, on avait un réel lien avec ce que Kassav’ offrait sur la grande scène des Francos, que nous sommes allés voir après l’incontournable <em>Rockollection, </em>dont les refrains collent encore au cœur et au corps.</p>



<p><strong>La fête avec Kassav’</strong></p>



<p>Afro-Beat, Americana, Blues, Calypso, Chanson française, Drum n’ Bass, Hip-hop, Jazz, Métal, Reggae, Rock and Roll, R&amp;B, Opéra, Pop, Punk, Ska, Soul, Twist, Variétés… ah! Zouk! &nbsp;C’est là, tout à la fin.</p>



<p>C’est à peu près à cet endroit que se situe l’étendue de mes connaissances sur ce genre musical. En revanche, je sais reconnaître quand le choix de la tête d’affiche de la première soirée des Francos s’avère idéal. Et au terme d’une journée caliculaire, on ne pouvait trouver mieux que le collectif issu de la Guadeloupe.</p>



<p>Je n’ai vu que les 50 dernières minutes, mais le groupe né en 1979 dont la composition a forcément évolué avec le temps n’a pas fait dans la dentelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="667" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1024x667.jpeg" alt="" class="wp-image-11642" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1024x667.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-300x195.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-768x500.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1536x1000.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-461x300.jpeg 461w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10.jpeg 1834w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La fête avec Kassav&rsquo;/Photo courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin</figcaption></figure>



<p>Aussi intergénérationnel que ses membres les plus vénérables – notamment Goerges Décimus, et Jocelyne Béroard -, aussi fringants que ses membres les plus jeunes, Kassav’ a proposé une déferlante de chants, de sons et de rythmes qui ont dynamisé l’immense foule qui réunissait toutes les communautés des Antilles de Montréal.</p>



<p>Signe qui ne trompe pas, ça dansait autant sur la terrasse du festival (médias, gens de l’industrie, invités) que sur le bitume. Le collectif de 14 musiciens qui n’avait pas mis les pieds en ville depuis une éternité a fait fort.</p>



<p>Échanges avec la foule qui répondait aux demandes participatives, cuivres explosifs, rythmes irrésistibles&nbsp;: ça ressemblait à un sans-faute en cette première soirée, finalement, rassembleuse au possible.</p>
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		<title>Des oreilles au bout des doigts : 35 ans de journalisme musical de grand cru de Sylvain Cormier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 05:34:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Sourires complices, poignées de mains franches, accolades tendres, dédicaces fleuves et bonheur évident&#160;: le lancement du livre de Sylvain Cormier, Des oreilles au bout des doigts, 35 ans de journalisme musical, mardi soir, à la librairie Résonance, dépassait de beaucoup &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/des-oreilles-au-bout-des-doigts-35-ans-de-journalisme-musical-de-grand-cru-de-sylvain-cormier/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="684" height="1024" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-684x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-11629" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-684x1024.jpeg 684w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-200x300.jpeg 200w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre.jpeg 720w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /></figure>



<p>Sourires complices, poignées de mains franches, accolades tendres, dédicaces fleuves et bonheur évident&nbsp;: le lancement du livre de Sylvain Cormier, <em>Des oreilles au bout des doigts, 35 ans de journalisme musical</em>, mardi soir, à la librairie Résonance, dépassait de beaucoup l’événement médiatique. C’était, à bien des égards, une consécration de carrière inattendue.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Inattendue, parce que le principal intéressé n’aurait jamais cru, à aucun moment donné, faire un recueil de ses textes publiés dans <em>Le Devoir</em>. Maintenant que le bouquin est paru, il va à la «rencontre de son public», comme il le dit, avec un plaisir indicible.</p>



<span id="more-11628"></span>



<p>Il fallait le voir aligner les généreux remerciements au stylo noir en page de garde, tel un élève appliqué. Il a probablement dédicacé plus de bouquins que Johnny Hallyday n’a eu droit à la Une du Paris-Match durant les années 1960&#8230; Johnny, l’idole des jeunes. Sylvain, l’idole des lettrés.</p>



<p>Encore la semaine dernière, lors d’une discussion dans un resto pour la parution de ce livre, il m’expliquait pour la énième fois ce qu’il a répété aux collègues, ami(e)s, lecteurs et lectrices qui remplissaient à ras-bord la petite libraire spécialisée de la rue Beaubien, comme si nous étions à un concert annoncé à la dernière minute de Jean Leloup.</p>



<p>«Je ne me suis jamais considéré comme un journaliste, mais comme un fan qui écrit sur la musique.»</p>



<p>&#8212; </p>



<p>Transparence totale : Sylvain Cormier est mon collègue depuis ses débuts au Devoir en 1990, mais mon pote depuis notre première poignée de mains dans le sous-sol de l’église Immaculé-Conception, en 1993, lors du Rockabilly Jam concocté par Nathalie Lavergne.</p>



<p>&#8212; </p>



<p>Fan de musique, il l’était déjà avant <em>Le Devoir</em>, du temps du Continuum, journal étudiant de l’Université de Montréal. Les deux premiers textes du recueil – des entrevues avec Paul Piché et Robert Charleblois publiées en 1989 – le démontrent.</p>



<p>Même dans un compte-rendu questions-réponses ou il est plus ardu de faire valoir sa prose, on peut déjà mesurer le talent de l’apprenti journaliste qui fait remarquer à Charlebois que dans le communiqué annonçant son spectacle au Club Soda, on fait deux fois référence à son légendaire show de 1969, à L’Esquire Show Bar.</p>



<p>«La comparaison est-elle oiseuse, idoine ou tout simplement promotionnelle?» demande-t-il. Sérieux? Qui posait une question structurée ainsi en 1989? Ou aujourd’hui, tant qu’à y être… On comprenait déjà que le gamin irait loin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="480" height="640" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-11631" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-rotated.jpg 480w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>Si les lecteurs auront un plaisir fou à lire l’ouvrage pour savourer les anciens points de vue de grands artistes du Québec dans divers espaces temps, et la plume vive et chantante de son auteur, ceux qui font le même boulot que lui vont avoir un troisième niveau de plaisir. Il est fascinant de (re)lire ses entrevues et ses critiques – élogieuses ou vitrioliques – éloignées parfois de plusieurs décennies, possédant cette même cohérence littéraire, ce même souffle de narration. Qui plus est, en ayant parfois rencontré les artistes lors de la même série d’entrevues promotionnelles ou ayant assisté aux mêmes concerts que lui.</p>



<p><strong>Une méthode qui fonctionne</strong></p>



<p>Et il faut parler de la «méthode» Cormier. Ou, peut-être, de l’absence de…</p>



<p>Plutôt que d’avoir un angle attaque précis avant d’amorcer une entrevue, voire, quelques questions incontournables après l’écoute des chansons d’un disque à paraître, Cormier cause avec son interlocuteur. Tout simplement. C’est l’allure de la conversation qui va le mener quelque part, parfois, là où les autres ne vont pas. Bien mieux, là où ils ne pensent même pas aller.</p>



<p>Ça mène très souvent à un résultat original, et toujours, finement ciselé. Ça, c’est l’autre partie de la méthode, qui, cette fois, est concrète et planifiée. Sylvain réécoute toutes ses entrevues d’un bout à l’autre et en fait des verbatims. Et ce n’est qu’à ce moment que commencent à prendre forme ses entrevues. Ça lui prend un temps fou, mais le résultat en vaut largement la peine.</p>



<p>En le regardant signer ses dédicaces – il a fait ça durant près de quatre heures –, l’évidence frappe de plein fouet. Sa manière de discuter avec les artistes est finalement la même qu’avec ses lecteurs : attentif à la puissance 10 de ce qu’ils ou qu’elles lui racontent. Pas question de rater un seul moment chéri de ce partage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="640" height="480" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-11632" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-rotated.jpg 640w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-400x300.jpg 400w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p><strong>L&rsquo;impensable exercice de sélection</strong></p>



<p>Le journaliste a produit environ 5000 textes en 35 ans dans le quotidien d’Henri-Bourrassa, environ la moitié d’entre eux avec des artistes d’ici. Aidé de son amie de toujours, Louise Dugas (journaliste, écrivaine, rédactrice en chef), ils ont réduit ce florigène à quelque 250 papiers avant de faire le tri final.</p>



<p>Mais, au fait, quand on a plus d’une dizaine d’entrevue avec certains des grands de notre culture musicale, comment tranche-t-on? On choisit l’entrevue qui nous a donné le plus plaisir à réaliser ou la meilleure couchée sur papier?</p>



<p>«Ça, c’est la question!», me répond Sylvain, péremptoire, en me pointant du doigt lors de notre entrevue.</p>



<p><strong>«Je ne me suis pratiquement jamais demandé pour qui j’écrivais. J’écrivais. C’est tout. Je n’ai pas eu de regard sur mon lectorat. Dans l’absolu, si on faisait une statistique, je ne me suis pas vu être lu. Je me suis vu être cité, à la radio par exemple, mais ce n’est pas la même chose. Je n’ai jamais su quelle était l’intention du texte. Ce qui se passe est une rencontre et une conversation qui n’a pas de préméditation.»</strong></p>



<p>On note toutefois que parmi les entrevues avec les plus anciens du métier, environ les deux tiers d’entre elles proviennent d’avant 1995.</p>



<p>«On a pris les meilleures entrevues, souligne Louise Dugas. Souvent, oui, il s’agissait des premières rencontres. C’était à ce moment que Sylvain avait le plus de candeur et ça menait à de magnifiques textes».</p>



<p>Le journaliste pas journaliste dans son esprit en aura pondu, des petits bijoux. Il a même remporté un prix de journalisme – le Judith-Jasmin, dans la catégorie Entrevue ou portrait &#8211; pour son texte avec Richard Desjardins (2012), qui a évidemment été retenu pour l’ouvrage.</p>



<p>Que dire de ses rencontres avec Michel Louvain, Gilles Vignault, Clémence Desrochers et Patrick Norman, mais aussi avec les gens de sa génération (Luc DeLarochellère, Daniel Bélanger) et de celle, encore plus jeune (Ariane Moffatt, Catherine Major, Vincent Vallières)? Délectable. Le fan ne s’empêche pas de l’être avec sa préférée de tous les univers musicaux, Renée Martel, et il a tissé des liens particuliers avec d’autres artistes chères à son cœur, comme Catherine Durand et Ingrid St-Pierre.</p>



<p><strong>La valeur ajoutée de la mise en contexte</strong></p>



<p>Les nombreux encadrés qui précèdent les papiers d’origine mettent parfaitement en lumière le contexte d’antan. Cela s’avère particulièrement intéressant pour la section <em>Au bûcher!</em> Il y en a qui en prennent pour leur grade.</p>



<p>Décision éditoriale oblige, tout le monde n’est recensé qu’une fois. Une exception : les Colocs, que l’on retrouve pour une entrevue de fond dans leur appartement légendaire, coin Saint-Laurent et Sherbrooke, ainsi que pour le compte-rendu de la déchirante soirée référendaire de 1995. Au fil d’arrivée, il manque très peu d’artistes qui auraient pu être là, et ce, peu importe la génération.</p>



<p>Ce recueil, en définitive, est à la fois une anthologie des acteurs et de l’histoire de la musique québécoise sur une période de 35 ans, ainsi que le manuscrit plus pertinent que jamais de celui qui a raconté leurs histoires avec le plus de verve. Simplifions. Sylvain, c’est le meilleur, mais il est le seul à ne pas en être convaincu.</p>



<p>Après ça, on ne se contentera pas d’un seul volume pour les artistes internationaux. Ça nous prend un deuxième recueil avec les textes portant sur les artistes de l’Europe francophone (Aznavour, Bécaud, Bashung, Reggiani) et un troisième avec les anglo-saxons (Beatles, Dylan, Stones, Springsteen).</p>



<p>Rien de moins.</p>
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		<title>Passer du temps sur la route avec Vincent Vallières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 07:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Le temps a toujours eu une importance primordiale dans l’œuvre chansonnière de Vincent Vallières. Personne n’est donc tombé en bas de sa chaise quand il a lancé son plus récent disque, Les saisons, les secondes, grandement inspiré de sa précédente &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/passer-du-temps-sur-la-route-avec-vallieres/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="702" height="500" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3.jpeg" alt="" class="wp-image-11618" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3.jpeg 702w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3-300x214.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3-421x300.jpeg 421w" sizes="(max-width: 702px) 100vw, 702px" /><figcaption>Vincent Vallières/Photo courtoisie/Rose Cormier</figcaption></figure>



<p><strong>Le temps a toujours eu une importance primordiale dans l’œuvre chansonnière de Vincent Vallières. Personne n’est donc tombé en bas de sa chaise quand il a lancé son plus récent disque, <em>Les saisons, les secondes,</em> grandement inspiré de sa précédente tournée en solo à travers le Québec.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Encore là, son nouveau spectacle ne nomme <em>Au travers de la route</em>. Avec Vallières, ça ne manque pas. Le temps passe, rapidement ou lentement, mais il se mesure très souvent au périple parcouru.</p>



<span id="more-11617"></span>



<p>Le sien, de périple, est désormais de plus d’un quart de siècle. <em>Trente arpents,</em> son premier disque, étant sorti dans le précédent siècle, ce qu’il s’est permis de rappeler à ses fidèles dans un Métropolis bondé. Non, il n’y a pas d’erreur d’appellation. Vallières, comme Ariane Moffatt et tant d’autres artistes de chez nous, désigne toujours la salle du 59 rue Ste-Catherine Est comme étant le Métropolis.</p>



<p>Bien mieux, jeudi soir, lors de sa rentrée montréalaise, il a dénoncé les appellations corporatives et plein d’autres choses qui ne tournent pas rond sur notre planète lors de son intervention qu’on qualifierait de <em>show stopper</em> durant <em>Café Lézard.</em></p>



<p>Vallières, homme de mots et de conscience, nous a rappelé quelques raisons essentielles pour lesquelles il fallait encore se lever et se battre, relançant la chanson avec un solo d’harmonica. Disons que l’influence de Bruce Springsteen et de Richard Séguin ne pouvait être plus perceptible qu’à ce moment. Nous n’étions qu’à la deuxième des 21 chansons proposées en quelque deux heures et nous avions déjà eu droit à un immense moment d’émotion.</p>



<p>Si Vallières a plaisanté en soulignant à quel point il avait été heureux d’être seul lors de sa précédente tournée, il est drôlement bien accompagné dans cette nouvelle mouture. Lorsque tes musiciens et musiciennes – André Papanicolaou, Salomé Leclerc, Amélie Mandeville et Jay Essiambre &#8211; sont, tous et toutes, des auteurs-compositeurs et interprètes, ça en dit long sur la qualité sur scène, ainsi que sur le pouvoir d’attraction de Vallières. Le groupe jouait avec tellement de justesse et de cohésion que, par moments, on avait l’impression de voir Vincent et ses All-Stars, comme le fait un certain Ringo… Le britannique, s’entend. Pas le Québécois…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="582" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-1024x582.jpeg" alt="" class="wp-image-11619" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-1024x582.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-300x170.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-768x436.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-500x284.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV.jpeg 1486w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>André Papanicolaou, Vincent Vallières, Salomé Leclerc, Jay Essiambre et Amélie Mandeville. Photo courtoisie Rose Cormier.</figcaption></figure>



<p>Salomé Leclerc a été mise à contribution au plan vocal durant <em>L’amour c’est pas fait pour les peureux </em>et Amélie Mandeville est venue apporter son concours à une version dynamitée de <em>OK on part. </em>Et nous avions droit à bien plus que le groupe de base.</p>



<p>Vallières a fait part qu’il avait entendu quelqu’une chanter sa chanson <em>Sarah</em> en inuktitut. Et il a invité Beatrice Deer à venir la chanter avec lui… dans les deux langues. Un mariage improbable magnifiquement réussi et émouvant au possible.</p>



<p>Vallières a aussi permis à sa fille Lili -Rose de contribuer deux fois plutôt qu’une. Pour la toute récente <em>Dessine-moi</em>, durant le concert, et en interprétant <em>Lili</em> au rappel, avec sa fille et tous ses musiciens en bivouac près du piano. Beau moment.</p>



<p>Nous avons eu droit aussi à l’apport des cordes du Quatuor Esca pour la chanson d’amour à long terme qu’est <em>On va s’aimer encore</em>, ainsi que les nouvelles <em>Les saisons, les secondes</em> et <em>Personne a raison</em>. Jeu délicat ou mordant, cordes somptueuses. Un régal.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="638" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1024x638.jpeg" alt="" class="wp-image-11621" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1024x638.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-300x187.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-768x479.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1536x958.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-481x300.jpeg 481w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2.jpeg 1540w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vincent Vallières et le Quatuor Esca/Photo courtoisie Rose Cormier.</figcaption></figure>



<p>Entre sa première vraie chanson d’amour (<em>Le repère tranquille</em>), des titres à caractère social (<em>Pas à vendre, Asbestos</em>) et ses références au temps (<em>Le temps passe, L’avenir est plus proche qu’avant</em>), Vallières a su varier les rythmes et les ambiances et mettre ses chansons en contexte personnel ou historique, lui qui est devenu un maître conteur sur les planches, ce qui était moins vrai au tournant du dernier siècle.</p>



<p>L’homme, l’artiste, le père de famille a grandi, musicalement, socialement et humainement, au point qu’un concert comme celui qu’il propose désormais atteint un niveau d’excellence franchement exceptionnel.</p>



<p>&#8212;</p>



<p>Vincent Vallières <a href="https://www.vincentvallieres.com/">Au travers de la route</a> en tournée partout au Québec.</p>
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		<title>Faire &#8211; encore et toujours &#8211; la fête avec Bleu Jeans Bleu</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/faire-encore-et-toujours-la-fete-avec-bleu-jeans-bleu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 04:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«La prochaine chanson que l’on va vous faire, elle est sur notre premier album, paru en 2013». Par Philippe Rezzonico Paru en 2013? L’introduction de Claude Cobra m’a désarçonné durant deux secondes. Mais oui, Bleu Jeans Bleu est bel et &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/faire-encore-et-toujours-la-fete-avec-bleu-jeans-bleu/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="670" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1024x670.jpeg" alt="" class="wp-image-11609" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1024x670.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-300x196.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-768x503.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1536x1005.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-458x300.jpeg 458w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB.jpeg 1580w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie/Steve Caron</figcaption></figure>



<p><strong>«La prochaine chanson que l’on va vous faire, elle est sur notre premier album, paru en 2013»</strong>.</p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Paru en 2013? L’introduction de Claude Cobra m’a désarçonné durant deux secondes. Mais oui, Bleu Jeans Bleu est bel et bien dans le paysage musical québécois depuis plus d’une décennie. En fait, ça fera 15 ans l’an prochain puisque le groupe a été formé en 2012.</p>



<span id="more-11608"></span>



<p>C’est logique, quand on y pense, vu que la rentrée montréalaise du groupe samedi dernier au Club Soda était celle du disque <em>Record No 5</em> qui, implicitement, fait état du chemin parcouru.</p>



<p>Le volume d’amateurs de longue date présents menait au même constat. Le groupe aux chansons marrantes formé de quatre membres qui fait la part belle aux larges couvre-chefs d’inspiration western attire visiblement autant des amateurs de la première heure que d’autres qui sont peut-être montés dans la diligence lors de l’explosion sismique provoquée par la chanson <em>Cotton ouaté</em> en 2019.</p>



<p>Peu importe, dites-vous que ça chante, les amateurs de Blue Jean Bleu, durant un de leurs concerts, ce que nous avions constaté plusieurs fois dans le passé. Sauf qu’ici, certaines nouvelles chansons n’étaient pas en reste, ce qui prouve la fidélité des fans qui demeurent à l’écoute du nouveau matériel.</p>



<p><strong>Mur de lumières</strong></p>



<p>S’il y a un aspect qui a changé dans ce concert par rapport à ceux d’antan, c’était le support technique. Le groupe s’est offert un décor avec un mur de lumières, rien de moins. Durant certaines chansons, on pouvait même voir en lettres lumineuses des mots ou des bouts de phrases. Valeur ajoutée, pas de doute là-dessus.</p>



<p>N’empêche, le plaisir de voir ce groupe demeure essentiellement le même : celui de passer un bon moment et d’oublier l’instant présent. Ce qui se fait avec aisance à l’écoute de chansons rigolotes comme <em>Manger mou, Le pantalon de yoga, Molle twist vanille vanille</em> et autres <em>J’ai mangé trop de patates frites</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="686" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-1024x686.jpeg" alt="" class="wp-image-11611" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-1024x686.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-300x201.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-768x514.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-448x300.jpeg 448w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2.jpeg 1502w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie/Steve Caron</figcaption></figure>



<p>Si les propos parfois loufoques et l’humour décalé des compositions qui font parfois penser aux Trois Accords, Mathieu Lafontaine (Claude Cobra), Pierre-David Girard (Jean Levis), François Lessard (Wayne Wrangler) et Mathieu Colette (Lou Lee) sont de solides musiciens qui ont le tour pour concocter des chansons festives à haute teneur mélodique. Ça se chante bien et ça s’écoute bien, sourire au visage en permanence, notamment lorsque Cobra nous parle de son vibraslap.</p>



<p>Il va de soit que le pot-pourri de célèbres riffs de guitare demeure un moment de plaisir partagé. Eagles, Metallica, Led Zep, Iron Maiden, les Beatles et près d’une dizaine d’autres se succèdent à un rythme d’enfer. Les boys connaissent leurs classiques.</p>



<p>On ressort finalement de ce concert comme de tous les précédents dans le passé : le sourire au visage et après avoir complètement oublié la grisaille ambiante, chez nous ou à l’étranger. Ça tombe bien, Bleu Jean Bleu s’offre encore une autre tournée monstre qui va durer jusqu’en 2027.</p>



<p>Il y a assurément <a href="https://bleujeansbleu.com/#shows">un concert dans ceux proposés</a> qui va vous permettre de passer une excellente soirée.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Piano voix diapos : Dumas comme vous ne l’avez jamais vu ni entendu</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/piano-voix-diapos-dumas-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu-ni-entendu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 03:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Au tournant des années 2008-2009, Dumas avait mis en marché quatre disques compacts (Nord, Rouge, Demain, Au bout du monde) qui regroupaient 43 ébauches de compositions dont plus d’une dizaine allaient trouver place sur l’album Traces (2009). Du jamais vu, &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/piano-voix-diapos-dumas-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu-ni-entendu/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="685" height="460" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148.png" alt="" class="wp-image-11603" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148.png 685w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148-300x201.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148-447x300.png 447w" sizes="(max-width: 685px) 100vw, 685px" /><figcaption>Photo courtoisie La Tribu/Louis-Philippe Eno</figcaption></figure>



<p><strong>Au tournant des années 2008-2009, Dumas avait mis en marché quatre disques compacts (<em>Nord, Rouge, Demain, Au bout du monde</em>) qui regroupaient 43 ébauches de compositions dont plus d’une dizaine allaient trouver place sur l’album <em>Traces</em> (2009). Du jamais vu, du point de vue du chroniqueur d’alors, pour ce qui était d’un processus créatif. L’ami Steve n’a jamais eu peur de sortir des sentiers battus.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>C’est ce qu’il fait depuis quelques mois avec la présentation de son spectacle <em>Piano voix diapos</em>, dont deux supplémentaires étaient présentées à la 5<sup>e</sup> salle de la Place des Arts en fin de semaine.</p>



<span id="more-11602"></span>



<p>Le piano, ce n’est pas lui, mais bien Gabriel Godbout-Castonguay, qui signe aussi les splendides arrangements. La voix, c’est bien celle de Dumas, mais quelque peu différente de celle que nous sommes habitués d’entendre dans ses concerts fougueux avec guitares mordantes. Les diapositives, qui sont maintenant siennes, ne l’étaient pas au départ, lui qui a mis la main sur ces petits objets d’une technologie d’antan que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître durant des mois, en amont de son spectacle atypique.</p>



<p>Atypique, parce que voir et entendre Dumas avec ses chansons dépouillées comme jamais, sans six cordes et – sacrilège – en étant assis, ça ne peut pas être plus antinomique que ça. Et pourtant, ça fonctionne à merveille.</p>



<p><strong>Dans l&rsquo;univers de Diaposisteve</strong></p>



<p>À la fois chanteur, narrateur et maître de cérémonie, Diaposisteve, comme il se désigne, nous explique sa démarche créatrice à coups d’anecdotes dont certaines nous permettent de lever le voile sur son passé avant qu’il ne soit un artiste reconnu.</p>



<p>Il va de soi que ça déroute quelque peu, l’instrumentation au piano, pour des chansons entendues si souvent autrement. Mais l’écoute de<em> J’erre, Le cours des jours </em>ou d’<em>Alors alors</em>, qui étaient dansantes, trépidantes ou galopantes à l’origine deviennent tout simplement envoutantes, ambiantes et atmosphériques.</p>



<p>Dumas, qui n’a jamais été un chanteur à voix, est d’une intensité qui n’est pas sans rappeler Nick Cave avec son chant qui repose sur des tempos lents. Les thèmes retenus pour ses séances de visionnement sont judicieusement choisis et l’ensemble – propose, chanson, musique, visuel – se fond à merveille.</p>



<p>Si Dumas se servait de son présent pour nous démontrer la construction de son œuvre à venir en 2009, il fait le processus inverse ici, dans une forme de déconstruction élégante et savoureuse de son passé.</p>



<p>&#8212;- </p>



<p>Piano voix diapos en tournée au Québec jusqu’en juin, avec reprise en octobre jusqu’à la fin de 2026.<a href="https://www.dumasmusique.ca/" data-type="URL" data-id="https://www.dumasmusique.ca/"> Consultez l’horaire de tournée.</a></p>
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		<title>Toutes les célébrations d&#8217;anniversaire d&#8217;Ariane Roy</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/toutes-les-celebrations-danniversaire-dariane-roy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 06:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[On a tous, un jour ou l’autre, décalé nos célébrations lors d’une fin de semaine lorsque la date d’anniversaire tombait dans la semaine. C’est un peu ce qu’Ariane Roy a fait samedi soir, au MTelus, faisant en définitive d’une pierre &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/toutes-les-celebrations-danniversaire-dariane-roy/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="657" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-1024x657.png" alt="" class="wp-image-11590" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-1024x657.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-300x192.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-768x492.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-468x300.png 468w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605.png 1201w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ariane Roy a triomphé samedi soir, au MTelus/Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>On a tous, un jour ou l’autre, décalé nos célébrations lors d’une fin de semaine lorsque la date d’anniversaire tombait dans la semaine. C’est un peu ce qu’Ariane Roy a fait samedi soir, au MTelus, faisant en définitive d’une pierre deux coups.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<span id="more-11589"></span>



<p>Première célébration: son anniversaire de naissance, le 29<sup>e</sup> au compteur, deux jours avant le concert. Elle l’a d’ailleurs souligné durant la soirée avant la toute première interprétation sur scène de <em>Bonne fête</em> – première bonne impression -, une chanson inédite parue le mois dernier sur l’édition de luxe de son disque <em>Dogue</em>, qui a vu le jour il y a un an cette semaine. Autre anniversaire, donc.</p>



<p>Cela fait 11 mois que l’autrice-compositrice et interprète sillonne le Québec avec son spectacle. Et pour cette première soirée en tête d’affiche dans cette salle où elle a triomphé avec Thierry Larose et Lou-Adriane Cassidy (Le Roy, la Rose et le Lou[p]), l’artiste n’a pas lésiné sur les moyens. Et comme pour toutes les grandes soirées d’anniversaire, Ariane Roy avait amené des tas de collègues pour faire la fête.</p>



<p>Outre le déjà fort complet groupe formé de Dominique Plante (guitare, basse), de Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie), d’Odile Marmet-Rochefort (synthétiseurs) et de Vincent Graton (claviers), nous avions droit à un saxophoniste/flutiste (Félix Petit), trois choristes (Jeanne Laforest, Judith Little-D, Marie Gilaine Louis) et deux danseuses (Eva Carrubba, Stéphanie Hébert). Disons qu’on a vu des tas de concerts au Centre Bell avec moins d’accompagnateurs sur scène en 40 ans. Ariane Roy s’est payée la totale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="634" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-1024x634.png" alt="" class="wp-image-11592" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-1024x634.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-300x186.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-768x475.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-485x300.png 485w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839.png 1204w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>Avec ses cheveux tressés et un ensemble dont la jupe lui donnait des allures de ballerine punk, Roy a bien tiré parti d’une plateforme surélevée au fond de la scène, des qualités vocales et d’instrumentistes de son groupe élargi et des éclairages raffinés de Raoul Beaudin.</p>



<p>Alternant des titres mordants au sens propre comme au figuré (<em>Dogue</em>) à des chansons très personnelles comme <em>Âmes sœurs</em> (elle et Lou-Adriane) et <em>Une cigarette sur le balcon</em> (souvenir partagé avec sa mère), Roy varie ses ambiances (formidable durant <em>Si je rampe</em>) du tout au tout en un claquement de doigts.</p>



<p>Parfois, elle enchaîne ses œuvres sans temps mort, créant des crescendos (<em>Agneau, Mordre, Tous mes hommages, I. W. Y. B.</em>) de calibre atomique durant lesquels les harmonies de ses choristes frisent le chant liturgique pendant que ses danseuses sautillent avec elle et que la guitare et le sax s’entrecroisent dans un chaos jouissif.</p>



<p>Celle dont tellement de jeunes femmes se reconnaissent en elle a autant de voix, que de chien que de présence de scène. Et elle fait réagir son public au doigt et à l’œil durant <em>I. W. Y. B.</em>, quand elle lui demande de s’agenouiller avec de s’éclater vers le ciel. Le Métropolis a explosé de bonheur et de plaisir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="571" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-1024x571.png" alt="" class="wp-image-11594" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-1024x571.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-300x167.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-768x428.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-500x279.png 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726.png 1266w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>Une splendide version de <em>Ce n’est pas la chance</em> nous a permis de reprendre notre souffle avant que la frénésie revienne au galop lorsque la foule a battu la mesure d’une version vivifiante de <em>Tu voulais parler.</em></p>



<p>Vivifiante est un qualificatif qui colle bien à la peau de Virginie B, qui s’était acquitté avec succès de la première partie. Elle est venue rejoindre Roy pour partager un duo déjanté de <em>All the Things She Said.</em> Notez bien, la version de 2002 de t.A.T.u., pas celle de 1985 de Simple Minds…</p>



<p>Durant <em>Fille à porter</em>, qui a conclu cette prestation intense et méritoire au possible, Ariane Roy s’est assisse sur la scène pour écouter la foule chanter: «Serre-moi plus fort, Fais de ton mieux/Donne-moi tout ce que tu veux, Dis-moi ton nom que je l&rsquo;efface».</p>



<p>Pour n’importe quel artiste, un tel moment d’éternité confirme qu’il ou elle a atteint plus qu’une forme de reconnaissance, mais bien une forme de pérennité. Et c’était probablement le plus beau cadeau d’anniversaire que le public pouvait lui faire.</p>
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