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		<title>AC/DC: le courant passe toujours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 05:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Au tournant du siècle, le confrère Sylvain Cormier &#8211; critique musical émérite du quotidien Le Devoir – et moi-même, avions entrepris depuis quelques années déjà une conversation récurrente sur les groupes rock dont l’interrogation pouvait se résumer ainsi : quel est &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/ac-dc-le-courant-passe-toujours/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-11817" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-1024x683.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-300x200.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-768x512.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-1536x1025.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-2048x1366.jpg 2048w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-41-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Angus Young sur scène, samedi soir, au parc Jean-Drapeau. Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p><strong>Au tournant du siècle, le confrère Sylvain Cormier &#8211; critique musical émérite du quotidien <em>Le Devoir</em> – et moi-même, avions entrepris depuis quelques années déjà une conversation récurrente sur les groupes rock dont l’interrogation pouvait se résumer ainsi : quel est le minimum syndical?</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>A quel moment un groupe – n’importe quel groupe – devient-il une pâle copie de lui-même, un succédané, pire, une imposture, en regard du nombre de membres congédiés, déserteurs, retraités ou disparus?</p>



<span id="more-11816"></span>



<p>La question était de nouveau d’actualité il y a depuis jours, à l’approche de la tournée PWR/UP de AC/DC, samedi soir, au parc Jean-Drapeau.</p>



<p>Ladite question ne se posait évidemment pas pour The Pretty Reckless, qui a offert une première partie abrasive de 60 minutes, gracieuseté de sa chanteuse Taylor Momsen et de son attitude de feu. Momsen, c’est un regard à la Renée Martel, sans la langue française; une dégaine à la Courtney Love, l’état d’ébriété en moins; et une voix encore plus puissante que Sass Jordan, quand Sass avait 25 ans.</p>



<p>Avec les riffs de guitare de Ben Philipps et des chansons trempées dans une mixture de hard rock mâtiné de blues (<em>Death by Rock and Roll, Follow Me Down, Make Me Wanna Die</em> et <em>Heaven Knows</em>), personne ne s’est ennuyé une seconde.</p>



<p><strong>Puissante intacte</strong></p>



<p>A 20h30 tapantes, à l’heure prévue, AC/DC a fait son entrée sur scène. Depuis plusieurs décennies, le mode d’emploi est le même : deux extraits du plus récent album, une dizaine de chansons mythiques et une poignée de titres de gros calibre en rotation d’une tournée à l’autre. Samedi, AC/DC a mis la génératrice à 12 sur une échelle de 10 d’entrée de jeu avec <em>If You Want Blood (You’ve Got It)</em>, tirée de <em>Highway to Hell. </em>Avec les lumières baignant dans le rouge, l’effet était saisissant.</p>



<p>Plus important encore, la fougue d’Angus Young. Le phénoménal guitariste est assurément l’être humain le plus âgé qui porte encore son uniforme d&rsquo;écolier de collège privé avec cravate et shorts assortis, à l’âge de 71 ans, mais par moments, on lui aurait donné une ou deux décennies de moins.</p>



<p>Courant en long, en large et en travers sur toute la surface qui lui était allouée, Young – qui honore son nom de famille – a ponctué ses solos avec son <em>duckwalk</em> &#8211; qui honore Chuck Berry &#8211; et le point final de toutes les chansons par son saut familier. Rayon six cordes électrique, il a étiré jusqu’à l’éternité son solo durant <em>Let There Be Rock,</em> et on a beau l’avoir vu faire ça souvent, ça impressionne quand même de le voir faire valser des cascades de notes avec une seule main sur son manche.</p>



<p>Après vingt minutes, je me disais qu’il allait ralentir, qu’il n’allait pas tenir la cadence durant tout le concert (2h40, quand même…). Si. Et avec panache, en plus. Ça rentrait au poste comme une tonne de briques sur <em>Hells Bells, You Shook Me All Night Long </em>ou <em>Highway To Hell.</em> De la pure dynamite! Et s’il fallait choisir un moment d’anthologie, j’irais pour l’incandescente <em>Shoot To Thrill.</em> Dans mon coin de parterre, dès que Young a amorcé le solo et sa course, tout le monde…. J’insiste&#8230; Tout le monde, a hurlé un Yeeeeeeeeaaaaaaaahhh! qui avait des allures d’orgasme musical collectif. Le moment béni dans un concert ou l’abandon est total, partagé, et ou tu en oublies ton nom. Jouissif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-11819" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-1024x683.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-300x200.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-768x512.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-1536x1025.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-2048x1366.jpg 2048w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-acdc-Tim-Snow-59-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Brian Johnson et Angus Young aux avant-postes. Photo Tim Snow/Courtoisie Evenko.</figcaption></figure>



<p>Si Angus a été Angus &#8211; sauf pour le décollage supersonique de <em>Thunderstruck</em> -, Brian Johnson n’a pas démérité. Celui qui aura 79 ans le mois prochain était nettement en meilleure forme que lors du passage de 2015 au Stade olympique et il s’amusait comme un petit fou, comme d’habitude, pourrait-on ajouter. Conscient de ses limites actuelles, il a modifié son débit et son phrasé sur quelques titres, histoire de ne pas déraper.</p>



<p>Étonnamment, c’est sur les chansons qui ont forgé sa propre légende, celles de l’album <em>Black In Black,</em> ou le passage du temps était le plus évident, alors qu’il a mordu pas à peu près dans les titres de la période Bon Scott. Cela dit, pour son âge, je n’en espérais pas tant, comme un bon nombre des 45 000 spectateurs (salle comble) il faut croire, à en juger par leurs réactions sur le vif. Les cris de plaisir étaient aussi nombreux que les milliers de cornes-lumineuses qui ornaient la tête des amateurs de rock lourd. Belle image.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-11820" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-1024x683.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-300x200.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-768x512.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-1536x1025.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-2048x1366.jpg 2048w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/09/260912-various-Tim-Snow-16-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les spectateurs prêts avant le début du concert. Photo Tim Snow/Courtoisie Evenko.</figcaption></figure>



<p>Parlant de lourd, il y avait quelques lustres que nous n’avions pas entendu un concert avec un volume aussi fort au parc Jean-Drapeau, en fait, depuis les mesures d’atténuation de son. Visiblement, AC/DC n’a jamais reçu le mémo&#8230; Quand tu as perdu une partie de ton ouïe et que tes tympans demandent grâce, ça veut dire que c’est assourdissant au possible. Mauvais soir pour oublier ses bouchons à la maison.</p>



<p>Dans la catégorie belles surprises, la présence de <em>Jailbreak</em>, qui remonte aux années de jeunnesse d&rsquo;AC/DC en Australie, une <em>Riff Raff</em> aux effluves Led Zeppelin qui a tout déchiré sur son passage et une récente <em>Demon Fire</em> (2020), avec peut-être la meilleure ligne de guitare d’Angus depuis longtemps.</p>



<p>En définitive, ce concert pour lequel bien des gens de diverses générations se sont déplacés était bien plus qu’une soirée nostalgique.</p>



<p>Sans effet spéciaux et avec uniquement trois éléments de scène (la cloche durant <em>Hells Bells</em>, la plateforme surélevée pour <em>Let There Be Rock</em> et quelques pétards pour For Those About To Rock (We Salute You)), AC/DC a fait la démonstration que des chansons blindées reposant sur des riffs bétonnés pouvaient être aussi explosives et libératrices qu’à l’origine. Le tout, avec un seul membre encore présent depuis le début de l’aventure (Young) et le chanteur (Johnson) qui est là depuis 1980.</p>



<p>Et pour AC/DC, c’est ça, le minimum syndical.</p>
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		<title>Osheaga, jour 3: Lorde et Zara, envers et contre la pluie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 17:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[La dernière fois que Lorde s’est produite en tête d’affiche au festival Osheaga, en 2017, la Néo-Zélandaise avait livré son spectacle sous la pluie. Lorsque Of Monsters and Men avait attiré une foule monstre de 10 000 spectateurs &#8211; pour l’époque &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/osheaga-jour-3-lorde-et-zara-envers-et-contre-la-pluie/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-11801" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-1024x768.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-768x576.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-1536x1152.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-400x300.jpg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-rotated.jpg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Lorde, lors de la journée de clôture d&rsquo;Oheaga</figcaption></figure>



<p><strong>La dernière fois que Lorde s’est produite en tête d’affiche au festival Osheaga, en 2017, la Néo-Zélandaise avait livré son spectacle sous la pluie. Lorsque Of Monsters and Men avait attiré une foule monstre de 10 000 spectateurs &#8211; pour l’époque -, en 2012, à la scène de la Vallée, il avait plu toute la journée.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Sans céder aux théories de complot météorologique, il était quand même stupéfiant de voir que les mêmes conditions prévalaient, dimanche, avec la présence de Lorde en tête d’affiche et de Of Monsters and Men sur la scène de la Vallée, en cette dernière journée du festival… de 2026.</p>



<span id="more-11800"></span>



<p>Il y avait en général deux groupes de festivaliers, hier: ceux et celles qui arboraient le toujours moche mais diablement efficace poncho dans les circonstances et ceux et celles qui s’en foutaient royalement et qui étaient trempés comme après un plongeon dans une piscine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="610" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-1024x610.jpeg" alt="" class="wp-image-11802" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-1024x610.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-300x179.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-768x458.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-1536x916.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga-500x298.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Pluie-Osheaga.jpeg 1832w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Osheaga/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>Lumineuse Zara</strong></p>



<p>En dépit de cette grisaille, il y avait des rayons de soleil comme Zara Larsson. La Suédoise a irradié la scène de la Rivière de sa présence en début de soirée comme si nous avions le même temps beau et chaud des journées précédentes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-11803" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-1024x768.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-768x576.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-1536x1152.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-400x300.jpg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Zara-rotated.jpg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Zara Laarson/Photo Rue Rezzonico</figcaption></figure>



<p>Ironiquement, elle a été tout ce que Tate McRae n’avait pas ou peu été la veille au soir sur cette même scène : chaleureuse, enjouée, spontanée et rigolote au sein d’une production qui ne sentait pas le chiqué de Las Vegas. Le moment durant lequel elle a partagé la scène avec une petite fille nommée Olivia pour une danse synchronisée – populaire sur Tik Tok – était du tonnerre. Un rayon de soleil pop lors d’une journée météo merdique.</p>



<p>Sans cesser complètement, la pluie était bien moins compacte lorsque Lorde s’est pointée sur scène, à 21 heures. La chanteuse a rapidement enfilé un cotton ouaté dont elle s’est départie un peu plus tard.</p>



<p><strong>Charisme et expérience</strong></p>



<p>Révélée à ce même festival en 2014, alors qu’elle n’avait que 17 ans, Lorde n’a rien perdu de son charisme et elle a désormais plus d’une décennie de métier derrière elle, ce qu’elle a amplement démontré.</p>



<p>Dès son entrée, on voit sur les écrans un appareil qui nous montre les signes vitaux (pouls, pression) de la chanteuse, une fontaine pour se rafraîchir dans le coin gauche et des blocs rectangulaires au centre de la scène qui serviront de plateforme surélevée, de défouloir et d’écran, selon les besoins des chansons. Quand tu te permets d’expédier <em>Royals</em> comme deuxième titre, tu comprends que Lorde a désormais un répertoire blindé.</p>



<p>Les plans de caméras qui ont capté les mouvements de l’artiste, de ses musiciens et des ses danseurs étaient découpés à vitesse folle, et en plans – très rapprochés – de la chanteuse, au point que l’ont pouvait ressentir autant que voir ses états d’âmes lors des interprétations de <em>Perfect Places, Shapeshifter, Buzzcut</em> &#8211; doublée d’une chorégraphie inventive avec ses deux danseurs – et <em>Current Affairs</em>, quand elle était juchée sur un des blocs très haut au-dessus des planches.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-11806" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-1024x768.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-768x576.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-1536x1152.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-400x300.jpg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Lorde-2-rotated.jpg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Rue Rezzonico</figcaption></figure>



<p>Lorde a pris le temps de remercier cette foule qui l’a vu grandir en rappelant qu’elle était accompagnée par sa mère lors de ses premiers passages chez nous. Toujours intense, l’artiste laisse encore, à l’occasion, son corps prendre le contrôle de tout son être, quand ses trépignements semblent être presque désordonnés, mais elle canalise ses émotions de différentes manières.</p>



<p>Sa reprise de <em>Girl, So Confusing</em>, de Charlie xcx, provoque quelque chose qui ressemble à un exutoire collectif et elle boucle avec panache son concert – et le festival en lui-même – avec une version de <em>Ribs</em> durant laquelle elle se rend au milieu des spectateurs. Quelque chose comme une apothéose, finalement.</p>
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		<title>Osheaga, jour 2: Angine de Poitrine, Viagra Boys, Franz Ferdinand et Turnstile</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/osheaga-jour-2-angine-de-poitrine-viagra-boys-franz-ferdinand-et-turnstile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 16:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Tickets! Who sells tickets?» Tiens, on ne l’avait pas entendue celle-là, la veille, en sortant du métro Parc Jean-Drapeau, au festival Osheaga. Peut-être bien parce qu’Angine de Poitrine n’était pas au programme. Par Philippe Rezzonico Remarquez, les revendeurs n’ont pas &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/osheaga-jour-2-angine-de-poitrine-viagra-boys-franz-ferdinand-et-turnstile/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="564" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-1024x564.jpeg" alt="" class="wp-image-11788" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-1024x564.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-300x165.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-768x423.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-1536x846.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-500x275.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile.jpeg 1798w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Turnstile&#8230;en feu. Photo courtoisie Osheaga/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>«Tickets! Who sells tickets?»</strong></p>



<p>Tiens, on ne l’avait pas entendue celle-là, la veille, en sortant du métro Parc Jean-Drapeau, au festival Osheaga. Peut-être bien parce qu’Angine de Poitrine n’était pas au programme.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Remarquez, les revendeurs n’ont pas dû avoir trop de succès, vu que tous les forfaits de bracelets (pour deux ou trois jours) et les bracelets unitaires pour la journée de samedi étaient vendus avant la confirmation du festival de la venue des musiciens masqués, samedi matin.</p>



<span id="more-11787"></span>



<p>Je doute fortement que des gens qui avaient déjà leurs bracelets s’en soient débarrassés après avoir appris que le duo québécois à la renommée la plus internationale qui soit allaient se produire à 16h50 sur la scène de la Rivière.</p>



<p>Si on a rapidement repéré un jeune couple vêtu de t-shirts d’Angine de Poitrine qui se prenait un auto-portait, on ne peut pas dire qu’il y avait une constellation de vêtements à pois sur le site, mais l’anticipation était pleinement mesurable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="680" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-1024x680.jpeg" alt="" class="wp-image-11789" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-1024x680.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-300x199.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-768x510.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-1536x1020.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn-452x300.jpeg 452w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Finn.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Finn Wolfhard/Photo courtoisie Osheaga/Tim Snow</figcaption></figure>



<p>Ça ne nous a pas empêché de profiter des représentants locaux de Wolf Parade (solides) et de Finn Wolfhard (excellent), ce groupe d’Américains qui avaient des hauts d’uniformes dignes de ceux des ligues de baseball des années 1940 ou 1950, sauf pour la couleur (rose)…</p>



<p><strong>La vie en pois</strong></p>



<p>Mais tous les festivaliers prenaient place du mieux qu’il le pouvaient sur le site archi-bondé pour la venue du duo à pois. J’avais volontairement pris place pour le début de la prestation sur la toujours bavarde terrasse VIP, pour le point de vue, mais surtout pour mesurer s’il y avait un réel effet Angine de Poitrine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="660" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule-1024x660.jpeg" alt="" class="wp-image-11790" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule-1024x660.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule-300x193.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule-768x495.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule-466x300.jpeg 466w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Foule.jpeg 1158w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le site faisait salle comble dès 17 heures/Photo Rue Rezzonico</figcaption></figure>



<p>Dès les premières notes de Khn (guitare) et Klek (batterie) : l’effet a été foudroyant. Les femmes et les hommes qui faisaient le service se sont immédiatement immobilisés, comme toutes les serveuses au bar. Pensez-y&#8230; il n’y avait personne qui commandait un verre à ce long bar toujours plus assiégé que les révolutionnaires derrière leur barricade dans <em>Les Misérables</em>. Tout le monde s’est arrêté en même temps pour voir et écouter Angine de Poitrine. Fascinant.</p>



<p>Et le duo, qui a bénéficié de ce qui commence à ressembler à une production visuelle de plus en plus étoffée sur les écrans, a mis la pédale au plancher. Au Festival de jazz, il y a près d’un mois, Angine de Poitrine disposait d’une plage horaire de 90 minutes. Les boys avaient calibré leur set sur la durée, avec des moments placides et des tempêtes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="732" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene-1024x732.jpeg" alt="" class="wp-image-11791" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene-1024x732.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene-300x215.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene-768x549.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene-420x300.jpeg 420w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/ADP-Scene.jpeg 1158w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Bain de foule avec Angine de Poitrine/Photo Rue Rezzonico</figcaption></figure>



<p>Cette fois, ils n’en avaient que cinquante. On a l’impression qu’ils se sont dit : «<em>O.K. Quelles sont nos instrumentales les plus blindées, les plus explosives?</em>» Et nous avons eu droit à ça. De la dynamite sonore microtonale. La clameur qui a salué la fin de la prestation a dû être entendue jusqu’à Saint-Lambert.</p>



<p><strong>Le programme triple déjanté</strong></p>



<p>Parfois, on vit en festival des problèmes de logistique, comme vendredi, lorsque Twenty One Pilots et Geese sont programmés presque en même temps sur deux scènes à dix minutes de distance. Tantôt, on offrirait une bière aux organisateurs qui nous offrent Viagra Boys, Franz Ferdinand et Turnstile, en succession.</p>



<p><strong>Le party de taverne</strong></p>



<p>Quand on observe bien Viagra Boys, on se dit que le groupe suédois et son chanteur américain Sebastian Murphy pourrait être le band local de taverne de n’importe quelle ville, n’importe quel pays occidental. Chanteur et bassiste torse nus, tatoués complètement, canette de bière en mains &#8211; ou pas loin -, et musique vibrante pour faire danser n’importe qui, même le jeune père qui portait son enfant sur le dos à côté de moi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="585" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra-1024x585.jpeg" alt="" class="wp-image-11794" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra-1024x585.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra-300x171.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra-768x439.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra-500x286.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Viagra.jpeg 1162w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les Viagra Boys avec leur foule familiale et festive/Photo Rue Rezzonico</figcaption></figure>



<p>Mais ce n’est qu’une impression de surface, parce que Viagra Boys propose aussi des chansons à connotation sociale. Avant même qu’ils ne jouent une note, on voyait bien la mention avec le mot <em>anxiety</em> sur les écrans.</p>



<p>Au final, avec <em>Man Made of Meat, Punk Rock Loser, Ain’t No Thief </em>et <em>Down In the Basement</em>, cette mixture de rock, de punk, le tout sacrément trash, avec ce public dé-chaî-né, a mené à quelques-unes des scènes les plus exubérantes de la fin de semaine. Après dix minutes, ça chantait, ça dansait et ça se rentrait dedans comme ce n’était pas possible à l’avant-scène, Murphy se faisant même porter sur le dos à un moment. Et quel jam pour conclure la prestation. Avec un humidex aux alentours de 35 Celsius, il faisait chaud. Très chaud.</p>



<p><strong>Le feu intact de Franz Ferdinand</strong></p>



<p>De la taverne crasseuse des Viagra Boys, nous sommes passé au club bien net de Franz Ferdinand ou tout le monde était bien mis, mais pas moins engagé. Depuis la percée mondiale de l’album homonyme en 2004, les Écossais de Glasgow n’ont jamais perdu de vue ce qui avait fait leur succès.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="596" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-1024x596.jpeg" alt="" class="wp-image-11795" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-1024x596.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-300x175.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-768x447.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-1536x895.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge-500x291.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Rouge.jpeg 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Frank Ferdinand/Photo courtoisie Osheaga#Venoit Roussau</figcaption></figure>



<p>Comme d’habitude, le chanteur Alex Kapranos s’est adressé presque exclusivement en français à la foule, vantant son énergie, qui était communicative sur scène. La théorie des vases communicants, en quelque sorte.</p>



<p>Entre quelques chansons plus récentes, les festivaliers ont pu chanter très fort les <em>Do You Want To, Walk Away, This Fire </em>et, bien sûr, la désormais légendaire <em>Take Me Out,</em> qui a été aussi bombe qu’à ses débuts, parce que deux générations d’amateurs de musique veulent désormais l’entendre et que les boys et la fille de Franz Ferdinand, sourire permanents au visage, nous l’offrent comme si elle était née hier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="636" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-1024x636.jpeg" alt="" class="wp-image-11796" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-1024x636.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-300x186.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-768x477.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-1536x955.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick-483x300.jpeg 483w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/FF-Kick.jpeg 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Alex Kapranos, de Franz Ferdinand/Photo courtoisie Oshega/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>La folie avec Turnstile</strong></p>



<p>J’étais en train de recharger mon cellulaire sur l’une des bornes prévues à cet effet par le commanditaire national, quand un monsieur est venu faire la même chose en me demandant&nbsp;: «Tu connais-tu ça?» Ça, étant Turnstile, qui allait monter sur scène.</p>



<p>J’ai compris qu’il était parmi les fans de la première heure – quand la bande à Brendan Yates pouvait être assimilée au Hardcore – et qu’il aimait moins le virage plus soft, plus pop, voire, plus mélodique du groupe depuis deux albums. Je comprends ça. Les amateurs de U2 de la première heure ou vécu ça, eux aussi.</p>



<p>Sauf que Turnstile, en concert, ça demeure quand même un condensé de fougue, de guitares hurlantes, de tempos lourds et de folie débridée.</p>



<p>Et, sincèrement, ce fut la folie…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="620" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-1024x620.jpeg" alt="" class="wp-image-11798" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-1024x620.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-300x182.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-768x465.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-1536x929.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10-496x300.jpeg 496w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Turnstile-10.jpeg 1808w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les Américaisn de Turnstile/Photo courtoisie Osheaga#Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Plus d’une heure après le moshpit débile de Viagra Boys, nous avions droit à celui, violent et incandescent, de Turnstile. L’effet était d’autant plus saisissant que les écrans nous montraient les festivaliers se pilonner les uns les autres tels des autos tamponneuses au Parc Belmont ou à La Ronde.</p>



<p><em>T. L. C (Turnstile Love Connection) </em>a lance un party qui a perduré par la suite, et ce, peu importe ce que le groupe proposait sur les planches. Une immense claque pour conclure le triplé le plus intense du festival.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Osheaga, jour 1: Leon, Wet Leg, The XX et Geese&#8230; en attendant Angine de Poitrine</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/osheaga-jour-1-leon-wet-leg-the-xx-et-geese-en-attendant-angine-de-poutine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 17:14:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Le festival Osheaga a vingt ans. Mmm… Disons qu’il existe depuis 20 ans, plus précisément. La 20e édition, officiellement, sera celle de l’an prochain, vu que la COVID a torpillée celle de 2020 et que celle de 2021 était une &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/osheaga-jour-1-leon-wet-leg-the-xx-et-geese-en-attendant-angine-de-poutine/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="674" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-1024x674.jpeg" alt="" class="wp-image-11772" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-1024x674.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-768x505.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-1536x1011.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-456x300.jpeg 456w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese.jpeg 1784w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Geese/Photo courtoisie evenko/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>Le festival Osheaga a vingt ans. Mmm… Disons qu’il existe depuis 20 ans, plus précisément. La 20<sup>e</sup> édition, officiellement, sera celle de l’an prochain, vu que la COVID a torpillée celle de 2020 et que celle de 2021 était une version locale, avec des artistes de chez nous.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>N’empêche, il y avait quelque chose d’à la fois excitant et de difficilement quantifiable, vendredi, sur le site de l’Île Sainte-Hélène, en se souvenant que c’est au même endroit – qui a bien changé – que nous sommes venus voir Sonic Youth, en tête d’affiche, en septembre 2006.</p>



<span id="more-11771"></span>



<p>Fidèle à une tradition qui n’appartient qu’à nous, comme chaque vendredi au festival depuis une mèche, on vous emmène en ballade chronologique avec des commentaires de groupes entrevus au passage ou vus en intégralité.</p>



<p><strong>Les visages multiples d’Osheaga</strong></p>



<p>Rien de plus ingrat que de se produire durant la première heure de la première journée de festival. Deuxième groupe à se présenter sur les scènes centrales bicéphales, Rio Kosta a proposé d’excellents grooves pour mettre la foule dans le coup, qui plus est, sous le soleil tapant. Combinaison gagnante</p>



<p>Des tas de collègues attendaient avec impatience Wunderhorse. Des engliches. Du bon rock, juste ce qu’il faut de muscle, mais dans le genre, dans leur genre, j’ai presque trouvé ça trop générique. Mais bon, je ne suis pas resté assez longtemps pour m’immerger parce que j’avais un rendez-vous à l’autre bout du site. On se reprendra.</p>



<p>En se dirigeant vers les scènes de la Vallée et de la Forêt, on passe obligatoirement devant celle des îles qui, historiquement, présente toutes les moutures électro les plus dansantes qui soient. Baalti n’a pas fait exception à la règle, même si ça aurait pu être n’importe quel autre groupe présenté sur cette scène depuis une décennie.</p>



<p>Le mot en F… dans les interventions et, assez souvent, dans les chansons. J’ignorais complètement qui était Whatmore avant de me présenter devant la scène de la Forêt, mais quand le chanteur a rappelé que les boys étaient de New York, j’ai éclaté de rire. Comment aurait-il pu en être autrement? Cela dit, pour reprendre l’expression utilisée plus haut, dans le genre, dans leur genre, c’était réussi.</p>



<p><strong>Formidable Leon</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="588" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-1024x588.jpeg" alt="" class="wp-image-11774" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-1024x588.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-300x172.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-768x441.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-1536x883.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-500x287.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon.jpeg 1580w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Leon Bridges/Photo courtoisie Evenko/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Il y a une dizaine d’année, Leon Bridges était le nouveau roi d’une certaine néo-soul, croissement d’influences classique entre Sam Cooke et Marvin Gaye. En 2026, il joue sur la scène de la Vallée à 15h55. Allez comprendre quelque chose… Tant pis pour les absents.</p>



<p>Avec trois formidables choristes-danseuses, un saxophoniste (flûte traversière, aussi), une trompettiste et l’incontournable DJ avec les bidouillages et les beats en boîte, Leon Bridges a transformé ce bout du parc Jean-Drapeau en dancefloor à ciel ouvert. Et tout ça, à tout juste 16 heures et des poussières.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-11775" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10-1024x684.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10-300x201.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10-768x513.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10-449x300.jpeg 449w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Leon-10.jpeg 1514w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Evenko/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Bonne voix, du groove en masse, des mélodies accrocheuses, des chansons presque toutes enchaînées dans temps mort. Ce fut dangereusement irrésistible. Normal, direz-vous, avec le Happiness Anytime affiché en permanence derrière le groupe. <em>Illusion, Happiness Anytime, If It Feels Good (Then It Must Be) </em>et <em>All Day All Night</em>, pour ne nommer que celles-là, ont fait l’unanimité.</p>



<p><strong>La claque de Wet Leg</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="670" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-1024x670.jpg" alt="" class="wp-image-11776" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-1024x670.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-300x196.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-768x503.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-1536x1005.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_-459x300.jpg 459w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet.PEG_.jpg 1672w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rhian Teasdale, de Wet Leg/Photo courtoisie Evenko/Tim Snow</figcaption></figure>



<p>Retraite vers les scènes centrales pour voir le dernier quart d’heure de Wolf Alice. Trop peu pour porter un jugement exhaustif, mais assez pour savoir qu’on a a-do-ré le peu que l’on a vu. Cette retraite, bien sûr, c’était pour ne pas rater une seconde de la prestation de Wet Leg qui faisait un retour au festival, après une apparition marquante sur une scène minuscule en il y a quelques années.</p>



<p>Tout au long de leur prestation aussi impeccable qu’inspirée, je me disais que ce groupe britannique était exactement ce que le festival voulait mettre à l’avant-scène lors de sa naissance, en 2006. Un groupe férocement alternatif mené par deux femmes fortes, la chanteuse Rhian Teasdale l’étant de manière un petit peu plus significative que sa collègue, notamment lorsqu’elle prend la pose d’une boxeuse lors de la pesée. Don’t mess avec elle…</p>



<p>Avec son short qui ressemble de loin à un tutu, ses guitares transparentes vertes ou blanches, et, surtout, avec une attitude rebelle, Teasdale, qui pourrait être la sœur de Nancy Dumais, possède un pouvoir d’attraction phénoménal. Pensez à Joan Jett, à Courtney Love, à PJ Harvey.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="703" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-1024x703.jpeg" alt="" class="wp-image-11777" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-1024x703.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-300x206.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-768x527.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-1536x1055.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10-437x300.jpeg 437w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Wet-10.jpeg 1730w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Evenko/Tim Snow</figcaption></figure>



<p>Que ce soir sur <em>Catch These Fists</em> en ouverture, durant <em>Liquidize</em> – quand elle se jette à genoux -, ou pendant <em>Jennifer Body’s </em>ou <em>Chaise Longue</em>, Teasdale chante, crie, rue, rampe, jure et arrache pas mal tout sur son passage.</p>



<p>L’écriture et la pause bouffe nous a fait rater Blood Orange – on ne peut pas tout voir &#8211; et une bonne partie de The Neighbourhood et son chanteur Jesse Rutherford qui a séduit ses admiratrices, notamment en raison de son lent striptease : vêtu en costard de jeans, cravate et portant des gants, au départ, il ne restait que le pantalon et les souliers à la fin, révélant son torse entièrement tatoué. De la grosse pop-rock accrocheuse avec des succès qui datent déjà comme <em>Sweater Weather</em>, mais aussi un lien extra fort avec son public.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="687" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-1024x687.jpeg" alt="" class="wp-image-11781" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-1024x687.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-300x201.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-768x515.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-1536x1031.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1-447x300.jpeg 447w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Neighbourhood-1.jpeg 1812w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Evenko/Tim Snow.</figcaption></figure>



<p>En mai 2017 – il y a une éternité &#8211; sur la Plaine des Jeux du parc Jean-Drapeau – pas Osheaga-, The XX nous avait pas mal charmé, merci. Et puis, séparation et projets solos. Tout était donc en place, vendredi, pour les retrouvailles avec le trio (Jamie XX, Romy Madley Croft et Oliver&nbsp;Sim). Retrouvailles avec un groupe au sommet de son art qui a réussi à transformer le site du festival en salle intime.</p>



<p>Nous buvions les paroles et les notes de musique des C<em>rytalised, Say Something Loving </em>et autres <em>I Dare You</em> et <em>Angels </em>comme autant de délices pour lesquels nous avions été privés trop longtemps. Et il fallait voir les sourires éclatants des membres du trio. Absolument ravis d’être réunis, absolument ravis de l’accueil du public.</p>



<p>Durant de longs moments durant le spectacle, les images projetées sur les écrans étaient en noir et blanc, accentuant l’effet intimiste. Un régal d’un bout à l’autre.</p>



<p><strong>La finale partagée</strong></p>



<p>Fin de soirée. Dilemme. Twenty One Pilots ou Geese? Les premiers sur la scène de la Rivière de 21h05 à 22h45 et les second sur la scène de la forêt, à dix bonnes minutes de marche, de 21h40 à 22h55. Et pourquoi pas les deux, quitte à en rater de grands bouts, mais afin de ne pas rater l’un ou l’autre?</p>



<p>Ce sera ça.</p>



<p>Le duo américain a fait fort&nbsp;: pétards, lance-flammes, pyrotechnie, lumières éblouissantes. L’enrobage était à la hauteur du répertoire proposé&nbsp;: explosif avec son condensé de pop, rock, rap et autres effluves penchant vers l’électro.</p>



<p>Le chanteur Tyler Joseph est arrivé cagoulé, comme s’il portait une combinaison de pilote, justement, remontant aux années 1940, avec un micro doté d’un long fil dont le micro était une boule lumineuse. Il s’est aussi promené au-dessus de la foule sur une rondelle rigide. Gros effet.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="677" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-1024x677.jpeg" alt="" class="wp-image-11782" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-1024x677.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-300x198.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-768x508.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-1536x1016.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21-454x300.jpeg 454w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/21.jpeg 1842w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Twenty One Pilots/Photo courtoisie Evenko/Tim Snow</figcaption></figure>



<p>Cette foule, justement, chantait pas mal toutes les paroles des titres proposés. Communion, pourrait-on dire. Après une demi-heure, on se dirige à l’autre bout du site pour arriver juste à temps pour le début du set de Geese.</p>



<p>Ambiance complètement différente. Le groupe est presque constamment dans le noir, illuminé par le logo du band qui tournoie lentement sur l’écran derrière eux. Pas d’effet spéciaux, mais cette voix de Cameron Winter, presque aussi grave de la basse de son collègue et des guitares qui mordent et décapent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="625" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-1024x625.jpeg" alt="" class="wp-image-11783" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-1024x625.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-300x183.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-768x469.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-1536x937.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10-492x300.jpeg 492w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/08/Geese-10.jpeg 1826w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Geese/Photo courtoisie Evenko/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>«Nous sommes Angine de Poitrine» a lancé Winter après la deuxième chanson, <em>Getting Killed</em>, qui les a révelé à un bien plus grand public, ajoutant aussi «je blague», après les éclats de rire des spectateurs.</p>



<p>Voix grave, Winter? Au terme de <em>100 horses</em>, sauf erreur, je me suis fait la réflexion à voix haute que ce type avait des inflexions vocales à la Rufus Wainwright.</p>



<p>«C’est Rufus qui rocke» m’a répondu le programmateur Steve Marcoux. On a vu – et entendu – la même chose. Winter a fait jouer un bout de <em>Hallelujah</em> lors de la chanson suivante.</p>



<p>Geese n’a pas raté son retour ni démérité de la clameur du meilleur groupe indie du moment.</p>



<p>Histoire de ne pas être coincé sur l’Ile pour plus d’une heure à l’extinction des feux, de retour vers les grandes scènes pour la finale de Twenty One Pilots. Plus de tout ce qu’il y avait en début de concert, notamment, <em>Stressed Out, </em>leur plus grosse bombe.</p>



<p><strong>Angine de Poitrine, samedi</strong></p>



<p>Vous vous demandez pourquoi la référence à ADP dans le titre? Depuis 72 heures, Marc-André Mongrain, de Sors-tu.ca, soutient que le duo québécois planétaire va occuper, samedi, la case horaire de 16h50 laissée vacante depuis le début de la parution de l’horaire. Son analyse? ADP jouait au Rhode Island vendredi et joue à Lévis, dimanche. Pourquoi pas Montréal entre les deux.</p>



<p>La confirmation officieuse est venue vendredi, quand on a pu lire le nom d’Angine de Poitrine sur les t-shirts officiels. Et evenko a confirmé le tout samedi matin.</p>
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		<title>Comiccon de Montréal I Retour vers le futur les deux pieds dans le présent</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/comiccon-de-montreal-i-retour-vers-le-futur-les-deux-pieds-dans-le-present/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 17:25:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Montréal. Palais des congrès. Septième étage. Dimanche matin, à 10h58. Combien sont-ils? Quatre-vingt? Quatre-vingt-dix? Une centaine? Bien difficile à dire, vu que la file d’attente est au moins de quatre rangées pour s’approcher de Christopher Lloyd. Par Philippe Rezzonico Les &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/comiccon-de-montreal-i-retour-vers-le-futur-les-deux-pieds-dans-le-present/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="636" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1024x636.jpeg" alt="" class="wp-image-11756" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1024x636.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-300x186.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-768x477.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1536x955.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-483x300.jpeg 483w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean.jpeg 1844w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Christopher Lloyd et la DeLorean/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p><strong>Montréal. Palais des congrès. Septième étage. Dimanche matin, à 10h58. Combien sont-ils? Quatre-vingt? Quatre-vingt-dix? Une centaine? Bien difficile à dire, vu que la file d’attente est au moins de quatre rangées pour s’approcher de Christopher Lloyd.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Les années se suivent, les records d’affluence (67 000 visiteurs cette année) s’accumulent, et chaque nouvelle édition du Comiccon nous amène des vedettes du passé qui n’ont pas perdu leur pouvoir d’attraction dans le présent.</p>



<span id="more-11755"></span>



<p>Christopher Lloyd, que les plus âgés se souviendront d’avoir vu au grand écran dans <em>One Flew Over the Cookoo’s Nest</em>, en 1975, a été assurément l’une des vedettes les plus courues en fin de semaine, bien sûr, pour son rôle de Doc dans la trilogie des films <em>Back to The Future</em> avec Michael J. Fox. Et cette séance de dimanche n’était pas sa première…</p>



<p>C’était fascinant de voir ce que les amateurs de culture pop voulaient lui faire signer. Des photos de l’une ou l’autre des films, certes, mais aussi une affiche encadrée du premier film, ou encore, la planche volante du second volet.</p>



<p>Plus fascinant encore, les variantes de prix, qui sont, elles aussi variables, selon la notoriété de la vedette. Pour Lloyd, c’était 170 $ pour un article standard – les photos –, 200 $ pour un article premium et 250 $ pour un articule volumineux… comme la planche volante. Il y avait aussi des séances de photos avec Lea Thompon – la blonde de Marty dans <em>Back To the Future </em>– et une autre, avec la DeLorean garée dans la grande salle d’exposition, cinq étages plus bas. Là, on ne demandait pas moins de 305 $ pour être pris en photo avec l’acteur et la bagnole. Sans surprise, les distributrices de billets (ATM) étaient prises d’assaut dans la salle d’autographes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="782" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1024x782.jpeg" alt="" class="wp-image-11759" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1024x782.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-300x229.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-768x587.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1536x1174.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-393x300.jpeg 393w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob.jpeg 1594w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Un duo dynamique/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>D’autres vedettes étaient très courues était affichaient de solides files d’attente, notamment Nadji Jeter (<em>Spider-Man : Miles Morales, The Last of Us</em>). C’est d’ailleurs à ce moment que l’on a croisé le porte-parole de l’événement, Jason Rockman, qui était en train d’authentifier des photos signées pour son fils et des causes caritatives. Parce que, oui, de nos jours, il y a autant de faussaires que de fake news et ce n’est pas une mauvaise idée de certifier les signatures. Et oui, ça coûte 5 $&#8230;</p>



<p>C’est Jason, justement, qui animait la discussion avec Llyod et Tompson, plus tard en après-midi, dans la plus grande salle de conférence qui était remplie à craquer. A 87 ans, Lloyd est un peu plus hésitant dans ses réponses, mais pas tant dans ses souvenirs qui allaient bien plus loin que les <em>Back to the Future</em>. Son anecdote sur la manière dont on annonçait les auditions dans les journaux dans les années 1970 était savoureuse. Thompson, maintenant âgée de 65 ans, a été gracieuse au possible en donnant un coup de pouce à son vétéran collègue. Un beau moment de partage.</p>



<p>Giancarlo Esposito (The Mandolarian, Breaking Bad), Chris Noth (<em>Sex In The City</em>), Tom Welling (<em>Smallville</em>), Ron Pearlman (<em>Hellboy</em>) et Robert Englund (le légendaire Freddy Krueger), notamment, ont attiré beaucoup de monde. Englund a même partagé une photo avec Hugo Meunier. Entre légendes, c’est vous dire…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="663" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1024x663.jpeg" alt="" class="wp-image-11760" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1024x663.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-300x194.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-768x497.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1536x994.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-463x300.jpeg 463w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy.jpeg 1826w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Robert Englund/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>Évidemment, il y avait tout le reste : exposants, artistes, créateurs, vendeurs de toutes sortes de choses aussi plaisantes qu’inutiles, mais qui font tellement de bien quand on se les procure. Et on note un retour en force des magasins de comics qui, ne l’oublions pas, sont la source première – il y a longtemps &#8211; de cet engouement planétaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="808" height="992" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl.jpeg" alt="" class="wp-image-11761" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl.jpeg 808w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl-244x300.jpeg 244w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl-768x943.jpeg 768w" sizes="(max-width: 808px) 100vw, 808px" /><figcaption>Supergirl, en costumade/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>Cela dit, les vedettes, aujourd’hui, c’est un peu beaucoup le public lui-même qui se costume pour avoir du plaisir durant un week-end et oublier ses tracas du quotidien. Même les mascottes des Canadiens de Montréal avaient l’air d’Angine de Poitrine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="675" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1024x675.jpeg" alt="" class="wp-image-11762" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1024x675.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-300x198.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-768x506.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1536x1013.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-455x300.jpeg 455w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine.jpeg 1844w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Serait-ce les musiciens d&rsquo;Angine de Poitrine/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>N’est-ce pas l’essence même de ce genre d’événement?</p>
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		<item>
		<title>FIJM, jour 9 I L’amour suprême d’Isaiah Collier pour John Coltrane</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-9-i-lamour-supreme-disaiah-collier-pour-john-coltrane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 03:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Il n’y avait probablement aucun festivalier qui ne s’attendait pas à entendre quelque chose d’intéressant, de relevé ou de substantiel en se présentant vendredi soir au théâtre Jean-Duceppe, afin d’entendre le saxophoniste américain Isaiah Collier rendre hommage à la mythique &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-9-i-lamour-supreme-disaiah-collier-pour-john-coltrane/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="816" height="784" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10.jpeg" alt="" class="wp-image-11750" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10.jpeg 816w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-300x288.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-768x738.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-312x300.jpeg 312w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption>Isaiah Collier/Photo courtoisie FIJM</figcaption></figure>



<p><strong>Il n’y avait probablement aucun festivalier qui ne s’attendait pas à entendre quelque chose d’intéressant, de relevé ou de substantiel en se présentant vendredi soir au théâtre Jean-Duceppe, afin d’entendre le saxophoniste américain Isaiah Collier rendre hommage à la mythique œuvre <em>A Love Supreme</em>, enregistrée par John Coltrane il y a plus de six décennies.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Mais rien ne nous préparait à ce que nous allions entendre…</p>



<span id="more-11749"></span>



<p>Certes, à 27 ans, Collier est l’un des meilleurs instrumentistes de sa génération et le disque de Coltrane figure dans les sommets – ou au sommet – de presque toutes les listes des meilleurs disques de jazz de l’histoire, et ce, plus de 60 ans après sa parution. Parfois, dans de telles circonstances, le résultat n’est pas plus savoureux que la somme de ses parties. Cette fois, si.</p>



<p>Arrivé avec 20 minutes de retard – comme Melody Gardot quelques jours plus tôt -, Collier et le pianiste Davis Whitfield ont amorcé la soirée en duo en interprétant une version instrumentale de <em>I Wanna To Talk About You,</em> de Billy Eckstine, de vingt ans antérieure aux composition de Coltrane. On mesure la complémentarité entre les deux instrumentistes, mais surtout, l’aisance de Collier à faire valser ses notes dans l’espace, le plus souvent, sur des tempos ultra-rapides.</p>



<p>«Si ça, c&rsquo;est la mise en bouche, je crois que nous allons avoir toute une soirée», ai-je glissé au collègue du New York Times assis à mes côtés, avant l’arrivée de Conway Campbell (contrebasse) et de Tim Regis (batterie). Le quartette allait-il s’inspirer de l’œuvre de Coltrane, lui rendre hommage ou offrir A Love Supreme en intégralité? Ce fut la dernière option, mais à la manière Collier.</p>



<p><strong>Quatre mouvements avec un nouveau souffle</strong></p>



<p>Le saxophoniste et ses collègues ont respecté la chronologie des quatre mouvements (<em>Acknowledgement, Resolution, Pursuance, Psalm</em>) qui faisaient déjà allusion, à l’origine, à une œuvre jazz inspirée d’une structure de musique classique. Mais interpréter <em>A Love Supreme</em> comme à ses débuts? Pas du tout l’intention, ici.</p>



<p>Après l’ouverture d’<em>Acknowledgement</em>, très semblable à nos souvenirs depuis des décennies, Collier a démontré à quel point sa livraison tenait à la fois de la relecture et de l’expérimentation. Cela s&rsquo;entendait autant dans le tempo – un peu plus rapide – que dans sa manière de triturer l’air avec ses solos. Un peu, finalement, comme si le John Coltrane de la période <em>Ascension</em>, disons, avait fait un court saut dans le passé pour réinterpréter <em>A Love Supreme</em>. Impressionnant.</p>



<p>C’est le motif récurrent de <em>A Love Supreme</em>, de ses quatre notes archi-distinctives (ta-ta, ta-ta!) ,rendues par la contrebasse de Campbell qui bouclent ce premier mouvement en vue d’une <em>Resolution</em> qui avait tout d’une révolution.</p>



<p><strong>L&rsquo;amour à rallonge</strong></p>



<p>D’un peu plus de 30 minutes dans sa version studio parue en 1965, <em>A Love Supreme</em>, à la sauce Collier, s’est prolongé à une soixantaine de minutes de plaisir. Plus musclée en général et plus éclatée dans la forme, Collier n’a jamais perdu la ligne directrice de l’œuvre en dépit de l’ajout d’exceptionnels solos.</p>



<p>Chaque fois que l&rsquo;on pouvait avoir l’impression que le quartette était en train de s’éloigner de l&rsquo;œuvre originale, le motif mélodique revenait à nos oreilles pour nous rappeler que Collier et ses potes étaient toujours en plein contrôle de la trame narrative musicale.</p>



<p>Pour sa part, le saxophoniste, passionné comme pas un, semblait être dans un univers parallèle – spirituel? &#8211; ou sa vitesse supersonique d’exécution n’allait d’égal que sa manière de s’époumonner. Ses offrandes vibraient, déchiraient et décoiffaient sans partage durant <em>Pursuance</em>, quand ce n’était pas Whitfield qui s’offrait sur ses ivoires des accords plaqués digne d’un Jerry Lee Levis. Subjugués, étions-nous. A un moment, j’ai écrit «orgasme musical» sur mon carnet. C’était pas mal le cas pour n’importe quel amateur de jazz qui se respecte.</p>



<p><strong>La tempête gronde</strong></p>



<p>Presque rageur dans son approche, Collier faisait souffler la tempête, comme si chaque nouveau solo était plus fou et plus <em>free</em> que le précédent. Ornette Coleman, quelqu’un? La finale crépusculaire de <em>Psalm </em>a permis à tout le monde de revenir doucement sur terre après un envol dans la stratosphère.</p>



<p>Au rappel, le saxophoniste a mis en contexte ce que le disque représentait pour lui et pour le  jazz en général avant de nous proposer une composition «que personne sur la face de la Terre n’a entendue avant vous» qui sera sur son prochain disque.</p>



<p><em>Thirty Pieces</em> nous a permis d’apprécier pour encore dix bonnes minutes ce quartette de grand cru qui, l’espace d’une heure, nous a rafraichi sans jamais dénaturer l’une des plus grandes œuvres du jazz jamais crée et entendue.</p>
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		<title>Place au 16e Comiccon de Montréal</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/place-au-16e-comiccon-de-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 18:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Êtes-vous plus Sex and the City? Back to the Future? Un fervent de l’espace intergalactique (Star Trek, Star Wars) ou tout simplement un adepte de la costumade (cosplay)? Par Philippe Rezzonico Peu importe la raison – et il y en &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/place-au-16e-comiccon-de-montreal/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="427" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-1024x427.jpeg" alt="" class="wp-image-11745" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-1024x427.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-300x125.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-768x320.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-500x208.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon.jpeg 1228w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Êtes-vous plus Sex and the City? <em>Back to the Future</em>? Un fervent de l’espace intergalactique (<em>Star Trek, Star Wars</em>) ou tout simplement un adepte de la costumade (cosplay)?</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Peu importe la raison – et il y en a bien d’autres -, vous risquez de trouver votre compte au Comiccon de Montréal durant toute la fin de semaine.</p>



<span id="more-11744"></span>



<p>Chris Noth, révélé dans la première version de <em>Law and Order</em>, puis devenu l’incontournable «Mr Big» de <em>Sex and the City</em>, avant de poursuivre sa carrière à la télévision dans <em>The Good Wife</em>, sera là de vendredi au dimanche pour des séances d’autographes et de prises de photo.</p>



<p>Même chose pour Christopher Lloyd, le «Doc» de la trilogie <em>Back to the Future</em>, dont la présence a été annoncée la semaine dernière. Il sera là samedi et dimanche, tout comme Lea Thompson (la blonde de Marty) qui partagera des scéances avec lui.</p>



<p>Robert Englund (Nightmare on Elm Street), Ron Perlman (Hellboy, Sons of Anarchy) sont au nombre des invites d’honneur.</p>



<p>On note aussi la présence d’une bonne centaine d’invités provenant de tous les horizons de création des univers imaginaires dessinés ou télévisuels. En plus, des concerts, des concours, des activités, des milliers de comics pour les collectionneurs et des milliers d’amateurs vêtus des costumes de leurs personnages favoris.</p>



<p>On attend environ 70&nbsp;000 personnes.</p>



<p>Consultez l’horaire.</p>



<p><a href="https://www.montrealcomiccon.com/">Comiccon de Montréal &#8211; Rencontrez vos acteurs et créateurs préférés!</a> </p>
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		<title>FIJM, Jour 7 I Melody Gardot et Larkin Poe: histoires de mères et de famille</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-7-i-melody-gardot-et-larkin-poe-histoires-de-meres-et-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 16:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus assurée, plus imprévisible, plus spectaculaire et plus… là où ne l’attendait pas. Quoique, quand on connaît son passé, faut-il s’étonner du moment présent vécu, mercredi soir, avec Melody Gardot? Par Philippe Rezzonico Il est indiscutable que si l’on montrait &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-7-i-melody-gardot-et-larkin-poe-histoires-de-meres-et-de-famille/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-11734" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1024x682.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-300x200.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-768x511.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1536x1023.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-450x300.jpeg 450w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe.jpeg 1826w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rebecca Lovell, de Larkin Poe/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><strong>Plus assurée, plus imprévisible, plus spectaculaire et plus… là où ne l’attendait pas. Quoique, quand on connaît son passé, faut-il s’étonner du moment présent vécu, mercredi soir, avec Melody Gardot?</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Il est indiscutable que si l’on montrait à quiconque des bouts de film de son premier passage au Festival international de Montréal, en 2008, au Théâtre du Nouveau Monde, et d’autres, filmés hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, il pourrait penser qu’il ne s’agit pas de la même artiste, hormis la voix et le port de lunettes noires.</p>



<span id="more-11733"></span>



<p>Il y a bientôt deux décennies, Melody Gardot était Introvertie, frêle, entourée d’une aura de mystère, et elle avait besoin d’une canne en raison des séquelles d’un accident qui avait faillit lui coûter la vie quelques années plus tôt. De nos jours, elle est désormais extrovertie, solide, bavarde – on adore &#8211; et elle ne cesse de danser sur les planches.</p>



<p>Mais cet écart styliste digne du grand canyon est néanmoins bien moins frappant pour quiconque ayant assisté à tous les passages de l’Américaine francophile au FIJM depuis 2008, comme l’auteur de ces lignes. Cette transformation, nous l’avons vu prendre forme un peu plus à chaque virée à Montréal. Et, une fois encore, Melody Gardot a réussi à nous surprendre, lors du premier de ses deux concerts au FIJM.</p>



<p>Maman depuis le mois de décembre dernier, l’artiste a amplement fait allusion à sa nouvelle réalité lors de ses nombreuses interventions dans les deux langues auprès du public. La progéniture était en coulisses, si j’ai bien compris. Voilà pour le plan personnel. Pour ce qui est du volet artistique, elle était accompagnée par une section de cordes de chez nous (pas une première), et d’un collectif dont les influences latines et afro-américaines étaient omniprésentes. Ce sont d’ailleurs les musiciens qui ont fait une longue entrée instrumentale rythmée avant l’arrivée de la chanteuse et de l’interprétation de The Rain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="839" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-1024x839.jpeg" alt="" class="wp-image-11735" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-1024x839.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-300x246.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-768x629.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-366x300.jpeg 366w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody.jpeg 1226w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Melody Gardot ayant refusé l&rsquo;accès aux photographes, nous mettons en ligne cette splendide photo qui n&rsquo;a rien à voir avec le concert. Photo courtoisie FIJM</figcaption></figure>



<p>Nous étions en terrain connu pour l’interprétation de <em>C’est magnifique, </em>somptueuse chanson que l’on pourrait qualifier de bijou musical digne des années 1960. D’ailleurs, le clip de cette œuvre est de cette eau. Gardot la partage avec son pianiste et les effluves bossa pourraien nous ramener carrément à Astrud Gilberto. Magnifique finale à la trompette.</p>



<p>On a retrouvé la Melody – presque des débuts – avec <em>Our Love Is Easy </em>: envoutante et mystérieuse, elle nous offre ce bijou sur un lit de cuivres et de cordes dans une ambiance feutrée. La chanteuse prend aussi l’avant-plan pour une belle et touchante interprétation de <em>Moon River,</em> avec nous avoir expliqué comment le réalisateur de la version avec Ella Fitzgerald l’a convaincu d’enregistrer le classique. De toute beauté.</p>



<p><em>Les étoiles</em> lui permet de s’exprimer vocalement en français avec son groupe à l’avant-scène avant l’électrio-choc de la soirée. Une fois assise au piano – une première depuis le début, Gardot nous explique qu’elle a fait venir des amis de loin pour la suite. De loin? Plutôt, oui. Rien de moins qu’un chœur de jeunes provenant d’Afrique du Sud.</p>



<p><strong>L&rsquo;explosion chorale</strong></p>



<p>Dès lors, sa version de <em>Morning Sun</em> prend une couleur complètement différente de ce qu’elle est d’ordinaire. Portée par l’énergie du chœur, l’ajout du group de Gardot et de la section de cordes, tous et toutes nous offrent une interprétation qui oscille entre le doux (au début) et la tempête (la finale) dans un enthousiasme communicatif.</p>



<p>Melody quitte son tabouret et danse avec abandon pour la suite, <em>She Don’t Know</em>, moment ou l’on se demande si nous ne sommes pas dans une église noire du Sud des États-Unis ou à Soweto. La chanteuse bat la mesure et la foule suit le pas. Ça décoiffe.</p>



<p>Elle se sert une dernière fois du chœur durant <em>Preacher Man</em>, lorsqu’elle prend place sur un tabouret central, guitare électrique entre les mains, avant de conclure uniquement avec la section de cordes par une interprétation savoureuse de <em>La chanson des vieux amants,</em> de Brel, plaisir qu’elle nous avait déjà offert dans le passé.</p>



<p>Quelle Melody verrons-nous la prochaine fois? On a déjà hâte de le savoir.</p>



<p><strong>Les guitares familiales</strong></p>



<p>Suis arrivé sur la Place des festivals après vingt minutes de prestation de Larkin Poe, le duo de sœurs américaines dont les guitares rugissent de plaisir. Au moment où les sœurs Rebecca et Megan Lovell amorçaient <em>Bluephoria,</em> durant laquelle le petite sœur, Rebecca, chanteuse principale, avait des allures de prêtresse.</p>



<p>Versant plus dans le folk acoustique à leurs début, Larkin Poe, dont l’ancêtre de quatre ou cinq générations était lié à Edgar Allan Poe, semble-t-il, a pris de l’ampleur au cours des ans. Rebecca (guitare) et Megan (lap steel) ont développé un son plus musclé qui leur permet de s’approprier de grands espaces.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="672" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1024x672.jpeg" alt="" class="wp-image-11740" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1024x672.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-768x504.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1536x1007.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-457x300.jpeg 457w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30.jpeg 1836w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rebecca et Megan Lovell, de Larkin Poe/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Cela dit, les sœurs ont un son résolument sudiste. Il fallait les entendre intégrer des lignes de guitare dignes des Allman Brothers, ici et là.</p>



<p>Entre <em>If God Is a Woman, Kick the Blues</em> ou <em>Preachin’ the Blues</em>, cette dernière, de Son House, Rebecca n’a cessé de nous parler de son nouveau rôle de mère avec son petit garçon de 11 mois qui lui a demandé : «parlez-vous français?» en la réveillant à quatre heures du matin. La blague – le fait français, pas le réveil en pleine nuit – a bien fait rigoler et a démontré que le duo savait parfaitement où il se trouvait.</p>



<p>Les sœurs n’ont pas vraiment levé le pied de l’accélérateur d’y la fin de leur concert qui s’est conclu sur une version particulièrement percutante de <em>Bolts Cutter &amp; The Family Name</em>. Quand on y pense, une référence familiale était toute indiquée pour conclure cette soirée</p>
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		<item>
		<title>FIJM, jour 5 I Joshua Redman : un quartette au sommet de son art</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-5-i-joshua-redman-un-quartette-au-sommet-de-son-art/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 18:03:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Je suis ici depuis le week-end. Ce que j’ai vu samedi, c’était dément. Pensez-y… Au fond, il n’y a qu’à Montréal que des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues pour aller entendre de la musique microtonale.» Par &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-5-i-joshua-redman-un-quartette-au-sommet-de-son-art/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="641" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1024x641.jpeg" alt="" class="wp-image-11726" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1024x641.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-300x188.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-768x481.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1536x962.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-479x300.jpeg 479w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman.jpeg 1836w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Joshua Redman, lundi, au Théâtre Maisonneuve/Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>«Je suis ici depuis le week-end. Ce que j’ai vu samedi, c’était dément. Pensez-y… Au fond, il n’y a qu’à Montréal que des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues pour aller entendre de la musique microtonale.»</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Le commentaire du saxophoniste Joshua Redman était révélateur, venant d’un artiste qui est venu se produire une première fois au Festival de jazz de Montréal en accompagnant son père Dewey, il y a des décennies de ça. On peut ajouter un autre musicien à la liste de ceux qui ont été renversés par le pouvoir d’attraction d&rsquo;Angine de Poitrine.</p>



<span id="more-11725"></span>



<p>Depuis ses débuts, le quinquagénaire revient à Montréal avec la régularité d’une horloge suisse. Lundi, il se produisait au Théâtre Maisonneuve en compagnie de ses collègues Paul Cornish (piano), Philip Morris (contrebasse) et Nazir Ebo (batterie). Au menu, une plus que généreuse portion de leur plus récent disque, <em>Words Fall short</em> (Blue Note, 2025), qui a séduit sans partage.</p>



<p>Contrairement à nombre de jazzmen qui présentent peu de leurs nouvelles compositions lors d’une tournée, Redman a toujours été un champion de l’après-vente, dans le sens noble du terme. C’est ici que nous en sommes, musicalement parlant, et c’est ce qu’on vous offre.</p>



<p>L’ouverture avec<em> A Message To Unsend</em> a rapidement démontré à quel point la complémentarité entre les instrumentistes est toujours bien présente. Amorce modérée qui prend du rythme entre le premier solo de Redman et celui, à charpente très atypique, de Cornish, avant de boucler le tout avec une finale mélodique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="592" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1024x592.jpeg" alt="" class="wp-image-11728" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1024x592.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-300x173.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-768x444.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1536x888.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-500x289.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10.jpeg 1592w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Cornish, Redman, Morris et Ebo/Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><em>So It Goes </em>a sérieusement prouvé que Redman, en dépit des décennies, n’a rien perdu de son mordant. Son phrasé de plus en plus éclaté, n’avait d’égal que sa quête de notes suraigues, à la limite du décrochage, au point qu’il semblait martyriser son saxophone ténor. Il a passé la main à ses collègues qui ont enchaîné avec une cavalcade commune d’une cohésion remarquable.</p>



<p>S’il y en a un qui était en feu lundi soir – hormis Redman -, c’était Morris. Le contrebassiste aux épaules de déménageur a été transcendant durant ses solos, particulièrement celui en ouverture de <em>Words Fall Short.</em> Vendant d’un critique qui, d’ordinaire, n’apprécie guère les solos de contrebasse, ça en dit long sur la qualité de l&rsquo;offrande.</p>



<p>Mais ne nous trompons pas. Malgré l’apport exceptionnel de ses accompagnateurs, c’est Redman qui demeure le centre d’attention, et ce, peu importe s’il manie son saxophone ténor ou son instrument soprano.</p>



<p>C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il s’est offert un passage «coltranien» explosif durant <em>She Knows</em>, avant de provoquer une tempête durant <em>I Wish to Dance All Night With You.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="630" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1024x630.jpeg" alt="" class="wp-image-11730" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1024x630.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-300x185.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-768x473.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1536x945.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-488x300.jpeg 488w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20.jpeg 1690w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Redman et son groupe on même offert au rappel une chanson pas interprétée depuis très longtemps, demande spéciale d’un interlocuteur qu’il n’a pas nommé, mais qui est entré en contact avec «plus que d&rsquo;un d’entre nous».</p>



<p>Le titre de l’œuvre déclinée par Redman m’a échappé, mais cela a permis à tout le monde d’apprécier durant un bon quart d’heure de plus ce quartette qui est l’une des références du genre dans le jazz contemporain.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FIJM, jour 4 I La symphonie de St-Vincent, la soufflerie de Kamasi</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-4-i-la-symphonie-de-st-vincent-la-soufflerie-de-kamasi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 19:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[L’image était digne de la comédie musicale du film The Devil’s Wears Prada, vue à Londres l’an dernier, lors du premier rappel du concert symphonique de St-Vincent, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier. Par Philippe Rezzonico Anne Erin Clark, vêtue d’un &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-4-i-la-symphonie-de-st-vincent-la-soufflerie-de-kamasi/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="601" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1024x601.jpeg" alt="" class="wp-image-11716" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1024x601.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-300x176.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-768x451.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1536x902.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-500x294.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent.jpeg 1758w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>St-Vincent avec orchestre, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>L’image était digne de la comédie musicale du film <em>The Devil’s Wears Prada</em>, vue à Londres l’an dernier, lors du premier rappel du concert symphonique de St-Vincent, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Anne Erin Clark, vêtue d’un superbe tailleur, allongée sur la scène, jambes recroquevillées vers le ciel, permettant ainsi de voir ses splendides souliers rouges, qui interprète sur le ventre <em>Candy Darling</em>, accompagnée du «Montreal  symphonic jazz orchestra» : image de classe feutrée, mais empreinte d’un brin de folie, le tout, dans un écrin musical raffiné.</p>



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<p>Quand on y pense bien, ce moment résumait plutôt bien ce que les festivaliers du Festival de jazz venaient de voir depuis une heure et demie.</p>



<p>St-Vincent symphonique? Pourquoi pas? Depuis que Metallica l’a fait il y a plus de deux décennies, la fusion du monde classique et de n’importe quel autre univers musical (pop, rock, metal, prog, etc.) est permis.</p>



<p>Ça faisait tout drôle de voir l’Américaine dans cet environnement, elle qui nous a habitué à des accoutrements spectaculaires lors de ses récents passages au festival Osheaga. Encore plus de la voir concentrée sur son chant en ouverture. Complètement investie, elle s’est illustrée durant <em>Hell is Near </em>et <em>Reckless.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="637" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1024x637.jpeg" alt="" class="wp-image-11718" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1024x637.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-300x187.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-768x477.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1536x955.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-483x300.jpeg 483w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Il y a deux semaines, aux Francos de Montréal, Pierre Lapointe a fait le paru qu’il pouvait s’offrir l’intégrale de La forêt des mal-aimés sans piano. St-Vincent n’a pas poussé l’audace à ce point et elle a renoué avec son instrument de prédilection (la guitare électrique) à la quatrième chanson proposée. La foule a réagi avec satisfaction.</p>



<p>Même si St-Vincent avait son batteur et sa bassiste avec elle – quoique, intégrés parmi les musiciens de l’orchestre, ce dernier n’était pas là que pour apporter une coloration discrète. La cascade des violons durant <em>Violent Times</em> et la finale presque atomique pour <em>The Nowhere Inn</em> en étaient la preuve.</p>



<p>L’artiste a lancé un «Let’s have fun!» avant d’amorcer le dernier droit et de décoiffer avec affection l’un des violoncellistes et d’arpenter avec fougue la scène à reculons, guitare en mains. <em>New York, New York</em> a été reçue avec l’enthousiasme d’un concert rock, les festivaliers battant la mesure et saluant la présence de St-Vincent au parterre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="597" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1024x597.jpeg" alt="" class="wp-image-11719" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1024x597.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-300x175.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-768x448.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1536x896.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-500x292.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20.jpeg 1618w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Lorsque <em>Slow Disco</em> a mis fin au spectacle, tout le monde était convaincu que l’œuvre musicale de St-Vincent se prêtait à l’exercice symphonique. Et que cette tournée allait peut-être lui ouvrir des horizons encore plus larges.</p>



<p><strong>La soufflerie humaine</strong></p>



<p>En me dirigeant vers la Place des festivals, la question trotait dans ma tête&nbsp;: est-ce que ça peut être aussi bon que la dernière fois?</p>



<p>Cette dernière fois, c’était en 2022, lorsque le saxophoniste Kamasi Washington et ses collègues nous avaient soufflés, au sens propre comme au figuré.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="691" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1024x691.jpeg" alt="" class="wp-image-11720" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1024x691.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-300x202.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-768x518.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1536x1037.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-445x300.jpeg 445w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20.jpeg 1802w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kamasi Washington/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Même chose hier soir. Je n’ai pas vécu la même immersion qu’il y a quelques années, puisque arrivé après 40 minutes de prestation, mais les 50 restantes étaient tout autant explosives et délectables que naguère.</p>



<p>Avec un souffle qui n’a que peu d’égal, Washington peut déplacer des montagnes avec ses solos qui décoiffent. Héritier spirituel de Pharoah Sanders – pour le look et les harmonies -, John Coltrane et Sun Ra – pour le son – et Sonny Rollins – pour la puissance  -, le massif artiste s’abreuve à plein de styles musicaux qui rendent ses offrandes appétissantes aux puristes de jazz et aux amateurs de sonorités contemporaines.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-11721" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1024x682.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-300x200.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-768x512.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1536x1023.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-450x300.jpeg 450w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rickey Washingtin en action devant son fils, Kamasi, et ses collègues./Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich.</figcaption></figure>



<p>Et lorsque Mosley, en fin de parcours, nous balance la ligne de basse de <em>Seven Nation Army</em>, des White Stripes, quand le collectif nous offre <em>Prologue</em> (Tango Apasionada), d&rsquo;Astor Piazzolla, tu comprends pourquoi ils sont populaires auprès de plusieurs générations.</p>
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