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	<title>Rue Rezzonico</title>
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	<description>Causer musique, cinoche, bouquins et de pas mal d&#039;autres choses avec ferveur, rigueur et passion.</description>
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		<title>Francos, jour 2 I L’irrésistible beauté de l’œuvre d’Ingrid St-Pierre</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 04:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’elle a mis en marché son album Reines, au début de 2023, Ingrid St-Pierre s’est payée la totale, rayon instrumentation : quatuor à cordes, vents, guitares, chorale. Puis, après une longue tournée avec son groupe, elle a offert une proposition scénique &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-2-i-lirresistible-beaute-de-loeuvre-dingrid-st-pierre/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="627" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1024x627.jpeg" alt="" class="wp-image-11647" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1024x627.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-300x184.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-768x470.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-1536x940.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-490x300.jpeg 490w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid.jpeg 1738w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Lorsqu’elle a mis en marché son album <em>Reines</em>, au début de 2023, Ingrid St-Pierre s’est payée la totale, rayon instrumentation : quatuor à cordes, vents, guitares, chorale. Puis, après une longue tournée avec son groupe, elle a offert une proposition scénique minimaliste.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Ce concert, Ingrid St-Pierre seule au piano, qu’elle porte depuis longtemps, a probablement atteint un sommet, samedi, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lors des Francos de Montréal.</p>



<span id="more-11645"></span>



<p>Comme des milliers d’admirateurs et d’admiratrices de l’autrice-compositrice et pianiste l’ont observé depuis longtemps, même dénudées, la puissance d’évocation des chansons de l’artiste et la beauté intrinsèque de son œuvre ne sont nullement amoindries dans un contexte épuré.</p>



<p>Excellente idée, d’entrée de jeu, d’amorcer la prestation avec <em>La lumineuse (lettre à mon fils)</em>. Symbiose entre la composition de la chanson et l’ambiance qui régnait dans la salle, ou les lumières ne nous montraient que la pianiste. Et puis, ça permettait d’amener toute la famille dans l’aventure musicale.</p>



<p>Quand St-Pierre nous offre <em>Je gaspille des ciels,</em> nous avons l’impression de flotter avec elle, et c’est beaucoup en raison de son jeu, presque aérien, sur les ivoires.</p>



<p>Elle nous précise que dès qu’elle amorce <em>Tokyo Jellybean</em>, même si elle nous aime bien, elle s’envole «à des kilomètres» d’où elle se trouve. On peut la rassurer. Nous sommes partis avec elle. Instantanément.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="600" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1024x600.jpeg" alt="" class="wp-image-11648" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1024x600.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-300x176.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-768x450.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-1536x900.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1-500x293.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-20-1.jpeg 1758w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><em>Mères</em>, une des chansons phares de <em>Reines,</em> disque résolument féministe pour les plus nobles des raisons – notamment, l’avenir de sa fille -, semblait tout droit sorti d’un récital de musique classique, telle une sonate de Chopin. D’une beauté à pleurer.</p>



<p>L’autrice-compositrice, qui a désormais 15 ans de carrière discographique, a parfaitement intégré des chansons chères à son public comme <em>Petite fin du monde</em> et <em>Ficelles</em> à son répertoire plus récent, et ça coulait de source sous les éclairages exceptionnels de Pascal Boily.</p>



<p>Entre son piano et son clavier, elle s’est même permise de délaisser ses instruments pour offrir <em>Reines</em>, sa chanson dénonciatrice du patriarcat, a cappella. Nous ne voyions qu’elle, avec ses deux luminaires qui perçaient la noirceur. Nous n’entendions qu’elle, tellement le moment semblait être figé dans le temps. Fa-bu-leux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="618" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-1024x618.jpeg" alt="" class="wp-image-11649" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-1024x618.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-300x181.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-768x463.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10-497x300.jpeg 497w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Ingrid-10.jpeg 1240w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>«Merci de faire vivre mes chansons chez vous», a-t-elle lancé à la foule en fin de programme.</p>



<p>A n’en pas douter, ce dernier concert de St-Pierre en solo a été émotif à plus d’un égard et l’artiste n’a pas tenté de cacher cet état d’esprit. Cela a rendu l’interprétation de <em>L’éloge des dernières fois </em>plus touchante que d’habitude.</p>



<p>Quand elle a reçu les salves d’applaudissements de la foule ravie, on l’a vu plusieurs fois essuyer ses larmes devant le torrent de bonheur.</p>



<p>Et elle n’était pas la seule à le faire dans la salle&#8230;</p>
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		<title>Francos 2026, jour 1 I Voulzy et Kassav’: la soirée rassembleuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 04:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Un artiste solo qui se présente en salle et un collectif de musiciens qui se produit devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’extérieur n’ont peut-être pas, à priori, le même objectif, et pourtant, Laurent Voulzy et la bande &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-2026-jour-1-i-voulzy-et-kassav-la-soiree-rassembleuse/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="656" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1024x656.jpeg" alt="" class="wp-image-11638" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1024x656.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-300x192.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-768x492.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-1536x984.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-469x300.jpeg 469w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk.jpeg 1568w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le collectif de Kassav&rsquo; en pleine action/Photo courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin</figcaption></figure>



<p>Un artiste solo qui se présente en salle et un collectif de musiciens qui se produit devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’extérieur n’ont peut-être pas, à priori, le même objectif, et pourtant, Laurent Voulzy et la bande de Kassav’ ont été tout autant rassembleurs, vendredi, en lever de rideau des Francos de Montréal.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Voulzy, qui était au Théâtre Maisonneuve, s’est justement pointé seul sur scène avec sa guitare en interprétant <em>Bubble Star,</em> mais ses musiciens l’ont rejoint sur les planches pour compléter les harmonies avant de s’installer, avec leurs instruments.</p>



<span id="more-11637"></span>



<p>Et là, tout d’un coup, dès la première chanson, nous étions déjà en mode bivouac intimiste et rassembleur, état de corps et d’esprit qui s’est poursuivi durant deux heures.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="641" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1024x641.jpeg" alt="" class="wp-image-11639" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1024x641.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-300x188.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-768x481.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-1536x962.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe-479x300.jpeg 479w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-Groupe.jpeg 1568w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Laurent Voulzy et ses musiciens, en bivouac/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>As de la mélodie, Voulzy est à Alain Souchon ce que les biscuits sont au lait : inséparables. Personne n’est tombé à la renverse lorsque Voulzy a parlé de la plus récente tournée de son pote avec ses fils, ce qui l’a incité à nous livrer de courts extraits de, notamment, <em>Allo maman bobo</em>, <em>J’ai dix ans</em> et <em>Rame</em>, des œuvres concoctées paroles/musique par le tandem Souchon/Voulzy. Ce dernier a ajouté au wagon de queue <em>Foule sentimentale</em>, &#8211; uniquement de Souchon &#8211; ce qui a été une autre occasion pour la foule acquise à l’artiste de participer.</p>



<p>En fait, c’était encore plus marqué que d’ordinaire. Généreux dans ses introductions qui nous révèlent des secrets d’inspiration et d’écriture, Voulzy est constamment en lien avec son public, au point qu’il abuse de cette manie d’éclairer la foule très – trop – souvent. Voulzy a même proposé un duo d »amoureux – avec sa conjointe Isaure Le Faou – de <em>Somerset Maugham</em>… d’Alain Souchon. Voulzy une voix légèrement amoindrie en regard de son plus récent passage, mais il est dans une fichue de belle forme à 77 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="627" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1024x627.jpeg" alt="" class="wp-image-11641" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1024x627.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-300x184.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-768x471.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-1536x941.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo-490x300.jpeg 490w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Voulzy-solo.jpeg 1704w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Laurent Voulzy/Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Si nous avons droit à des incontournables de tendresse et de douceur comme <em>Le cœur grenadine</em>, <em>Karin Redinger</em> et <em>Belle-Île-en-mer, Marie Galante</em> (attendue au rappel), Voulzy a mis à profit son groupe pour des offrandes plus denses (<em>Ma seule amour</em>, basé sur un poème de Charles d’Orléans), dansantes (<em>Cocktail chez mademoiselle</em>) et même liés à aux racines de sa mère originaire de la Guadeloupe (<em>Amélie Colbert</em>).</p>



<p>Là, on avait un réel lien avec ce que Kassav’ offrait sur la grande scène des Francos, que nous sommes allés voir après l’incontournable <em>Rockollection, </em>dont les refrains collent encore au cœur et au corps.</p>



<p><strong>La fête avec Kassav’</strong></p>



<p>Afro-Beat, Americana, Blues, Calypso, Chanson française, Drum n’ Bass, Hip-hop, Jazz, Métal, Reggae, Rock and Roll, R&amp;B, Opéra, Pop, Punk, Ska, Soul, Twist, Variétés… ah! Zouk! &nbsp;C’est là, tout à la fin.</p>



<p>C’est à peu près à cet endroit que se situe l’étendue de mes connaissances sur ce genre musical. En revanche, je sais reconnaître quand le choix de la tête d’affiche de la première soirée des Francos s’avère idéal. Et au terme d’une journée caliculaire, on ne pouvait trouver mieux que le collectif issu de la Guadeloupe.</p>



<p>Je n’ai vu que les 50 dernières minutes, mais le groupe né en 1979 dont la composition a forcément évolué avec le temps n’a pas fait dans la dentelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="667" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1024x667.jpeg" alt="" class="wp-image-11642" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1024x667.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-300x195.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-768x500.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-1536x1000.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10-461x300.jpeg 461w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Zouk-10.jpeg 1834w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La fête avec Kassav&rsquo;/Photo courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin</figcaption></figure>



<p>Aussi intergénérationnel que ses membres les plus vénérables – notamment Goerges Décimus, et Jocelyne Béroard -, aussi fringants que ses membres les plus jeunes, Kassav’ a proposé une déferlante de chants, de sons et de rythmes qui ont dynamisé l’immense foule qui réunissait toutes les communautés des Antilles de Montréal.</p>



<p>Signe qui ne trompe pas, ça dansait autant sur la terrasse du festival (médias, gens de l’industrie, invités) que sur le bitume. Le collectif de 14 musiciens qui n’avait pas mis les pieds en ville depuis une éternité a fait fort.</p>



<p>Échanges avec la foule qui répondait aux demandes participatives, cuivres explosifs, rythmes irrésistibles&nbsp;: ça ressemblait à un sans-faute en cette première soirée, finalement, rassembleuse au possible.</p>
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		<title>Des oreilles au bout des doigts : 35 ans de journalisme musical de grand cru de Sylvain Cormier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 05:34:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sourires complices, poignées de mains franches, accolades tendres, dédicaces fleuves et bonheur évident&#160;: le lancement du livre de Sylvain Cormier, Des oreilles au bout des doigts, 35 ans de journalisme musical, mardi soir, à la librairie Résonance, dépassait de beaucoup &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/des-oreilles-au-bout-des-doigts-35-ans-de-journalisme-musical-de-grand-cru-de-sylvain-cormier/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="684" height="1024" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-684x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-11629" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-684x1024.jpeg 684w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre-200x300.jpeg 200w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Cormier-Livre.jpeg 720w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /></figure>



<p>Sourires complices, poignées de mains franches, accolades tendres, dédicaces fleuves et bonheur évident&nbsp;: le lancement du livre de Sylvain Cormier, <em>Des oreilles au bout des doigts, 35 ans de journalisme musical</em>, mardi soir, à la librairie Résonance, dépassait de beaucoup l’événement médiatique. C’était, à bien des égards, une consécration de carrière inattendue.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Inattendue, parce que le principal intéressé n’aurait jamais cru, à aucun moment donné, faire un recueil de ses textes publiés dans <em>Le Devoir</em>. Maintenant que le bouquin est paru, il va à la «rencontre de son public», comme il le dit, avec un plaisir indicible.</p>



<span id="more-11628"></span>



<p>Il fallait le voir aligner les généreux remerciements au stylo noir en page de garde, tel un élève appliqué. Il a probablement dédicacé plus de bouquins que Johnny Hallyday n’a eu droit à la Une du Paris-Match durant les années 1960&#8230; Johnny, l’idole des jeunes. Sylvain, l’idole des lettrés.</p>



<p>Encore la semaine dernière, lors d’une discussion dans un resto pour la parution de ce livre, il m’expliquait pour la énième fois ce qu’il a répété aux collègues, ami(e)s, lecteurs et lectrices qui remplissaient à ras-bord la petite libraire spécialisée de la rue Beaubien, comme si nous étions à un concert annoncé à la dernière minute de Jean Leloup.</p>



<p>«Je ne me suis jamais considéré comme un journaliste, mais comme un fan qui écrit sur la musique.»</p>



<p>&#8212; </p>



<p>Transparence totale : Sylvain Cormier est mon collègue depuis ses débuts au Devoir en 1990, mais mon pote depuis notre première poignée de mains dans le sous-sol de l’église Immaculé-Conception, en 1993, lors du Rockabilly Jam concocté par Nathalie Lavergne.</p>



<p>&#8212; </p>



<p>Fan de musique, il l’était déjà avant <em>Le Devoir</em>, du temps du Continuum, journal étudiant de l’Université de Montréal. Les deux premiers textes du recueil – des entrevues avec Paul Piché et Robert Charleblois publiées en 1989 – le démontrent.</p>



<p>Même dans un compte-rendu questions-réponses ou il est plus ardu de faire valoir sa prose, on peut déjà mesurer le talent de l’apprenti journaliste qui fait remarquer à Charlebois que dans le communiqué annonçant son spectacle au Club Soda, on fait deux fois référence à son légendaire show de 1969, à L’Esquire Show Bar.</p>



<p>«La comparaison est-elle oiseuse, idoine ou tout simplement promotionnelle?» demande-t-il. Sérieux? Qui posait une question structurée ainsi en 1989? Ou aujourd’hui, tant qu’à y être… On comprenait déjà que le gamin irait loin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="480" height="640" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-11631" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-rotated.jpg 480w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3112-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<p>Si les lecteurs auront un plaisir fou à lire l’ouvrage pour savourer les anciens points de vue de grands artistes du Québec dans divers espaces temps, et la plume vive et chantante de son auteur, ceux qui font le même boulot que lui vont avoir un troisième niveau de plaisir. Il est fascinant de (re)lire ses entrevues et ses critiques – élogieuses ou vitrioliques – éloignées parfois de plusieurs décennies, possédant cette même cohérence littéraire, ce même souffle de narration. Qui plus est, en ayant parfois rencontré les artistes lors de la même série d’entrevues promotionnelles ou ayant assisté aux mêmes concerts que lui.</p>



<p><strong>Une méthode qui fonctionne</strong></p>



<p>Et il faut parler de la «méthode» Cormier. Ou, peut-être, de l’absence de…</p>



<p>Plutôt que d’avoir un angle attaque précis avant d’amorcer une entrevue, voire, quelques questions incontournables après l’écoute des chansons d’un disque à paraître, Cormier cause avec son interlocuteur. Tout simplement. C’est l’allure de la conversation qui va le mener quelque part, parfois, là où les autres ne vont pas. Bien mieux, là où ils ne pensent même pas aller.</p>



<p>Ça mène très souvent à un résultat original, et toujours, finement ciselé. Ça, c’est l’autre partie de la méthode, qui, cette fois, est concrète et planifiée. Sylvain réécoute toutes ses entrevues d’un bout à l’autre et en fait des verbatims. Et ce n’est qu’à ce moment que commencent à prendre forme ses entrevues. Ça lui prend un temps fou, mais le résultat en vaut largement la peine.</p>



<p>En le regardant signer ses dédicaces – il a fait ça durant près de quatre heures –, l’évidence frappe de plein fouet. Sa manière de discuter avec les artistes est finalement la même qu’avec ses lecteurs : attentif à la puissance 10 de ce qu’ils ou qu’elles lui racontent. Pas question de rater un seul moment chéri de ce partage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="640" height="480" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-11632" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-rotated.jpg 640w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3105-400x300.jpg 400w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p><strong>L&rsquo;impensable exercice de sélection</strong></p>



<p>Le journaliste a produit environ 5000 textes en 35 ans dans le quotidien d’Henri-Bourrassa, environ la moitié d’entre eux avec des artistes d’ici. Aidé de son amie de toujours, Louise Dugas (journaliste, écrivaine, rédactrice en chef), ils ont réduit ce florigène à quelque 250 papiers avant de faire le tri final.</p>



<p>Mais, au fait, quand on a plus d’une dizaine d’entrevue avec certains des grands de notre culture musicale, comment tranche-t-on? On choisit l’entrevue qui nous a donné le plus plaisir à réaliser ou la meilleure couchée sur papier?</p>



<p>«Ça, c’est la question!», me répond Sylvain, péremptoire, en me pointant du doigt lors de notre entrevue.</p>



<p><strong>«Je ne me suis pratiquement jamais demandé pour qui j’écrivais. J’écrivais. C’est tout. Je n’ai pas eu de regard sur mon lectorat. Dans l’absolu, si on faisait une statistique, je ne me suis pas vu être lu. Je me suis vu être cité, à la radio par exemple, mais ce n’est pas la même chose. Je n’ai jamais su quelle était l’intention du texte. Ce qui se passe est une rencontre et une conversation qui n’a pas de préméditation.»</strong></p>



<p>On note toutefois que parmi les entrevues avec les plus anciens du métier, environ les deux tiers d’entre elles proviennent d’avant 1995.</p>



<p>«On a pris les meilleures entrevues, souligne Louise Dugas. Souvent, oui, il s’agissait des premières rencontres. C’était à ce moment que Sylvain avait le plus de candeur et ça menait à de magnifiques textes».</p>



<p>Le journaliste pas journaliste dans son esprit en aura pondu, des petits bijoux. Il a même remporté un prix de journalisme – le Judith-Jasmin, dans la catégorie Entrevue ou portrait &#8211; pour son texte avec Richard Desjardins (2012), qui a évidemment été retenu pour l’ouvrage.</p>



<p>Que dire de ses rencontres avec Michel Louvain, Gilles Vignault, Clémence Desrochers et Patrick Norman, mais aussi avec les gens de sa génération (Luc DeLarochellère, Daniel Bélanger) et de celle, encore plus jeune (Ariane Moffatt, Catherine Major, Vincent Vallières)? Délectable. Le fan ne s’empêche pas de l’être avec sa préférée de tous les univers musicaux, Renée Martel, et il a tissé des liens particuliers avec d’autres artistes chères à son cœur, comme Catherine Durand et Ingrid St-Pierre.</p>



<p><strong>La valeur ajoutée de la mise en contexte</strong></p>



<p>Les nombreux encadrés qui précèdent les papiers d’origine mettent parfaitement en lumière le contexte d’antan. Cela s’avère particulièrement intéressant pour la section <em>Au bûcher!</em> Il y en a qui en prennent pour leur grade.</p>



<p>Décision éditoriale oblige, tout le monde n’est recensé qu’une fois. Une exception : les Colocs, que l’on retrouve pour une entrevue de fond dans leur appartement légendaire, coin Saint-Laurent et Sherbrooke, ainsi que pour le compte-rendu de la déchirante soirée référendaire de 1995. Au fil d’arrivée, il manque très peu d’artistes qui auraient pu être là, et ce, peu importe la génération.</p>



<p>Ce recueil, en définitive, est à la fois une anthologie des acteurs et de l’histoire de la musique québécoise sur une période de 35 ans, ainsi que le manuscrit plus pertinent que jamais de celui qui a raconté leurs histoires avec le plus de verve. Simplifions. Sylvain, c’est le meilleur, mais il est le seul à ne pas en être convaincu.</p>



<p>Après ça, on ne se contentera pas d’un seul volume pour les artistes internationaux. Ça nous prend un deuxième recueil avec les textes portant sur les artistes de l’Europe francophone (Aznavour, Bécaud, Bashung, Reggiani) et un troisième avec les anglo-saxons (Beatles, Dylan, Stones, Springsteen).</p>



<p>Rien de moins.</p>
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		<title>Passer du temps sur la route avec Vincent Vallières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 07:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Le temps a toujours eu une importance primordiale dans l’œuvre chansonnière de Vincent Vallières. Personne n’est donc tombé en bas de sa chaise quand il a lancé son plus récent disque, Les saisons, les secondes, grandement inspiré de sa précédente &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/passer-du-temps-sur-la-route-avec-vallieres/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="702" height="500" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3.jpeg" alt="" class="wp-image-11618" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3.jpeg 702w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3-300x214.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-3-421x300.jpeg 421w" sizes="(max-width: 702px) 100vw, 702px" /><figcaption>Vincent Vallières/Photo courtoisie/Rose Cormier</figcaption></figure>



<p><strong>Le temps a toujours eu une importance primordiale dans l’œuvre chansonnière de Vincent Vallières. Personne n’est donc tombé en bas de sa chaise quand il a lancé son plus récent disque, <em>Les saisons, les secondes,</em> grandement inspiré de sa précédente tournée en solo à travers le Québec.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Encore là, son nouveau spectacle ne nomme <em>Au travers de la route</em>. Avec Vallières, ça ne manque pas. Le temps passe, rapidement ou lentement, mais il se mesure très souvent au périple parcouru.</p>



<span id="more-11617"></span>



<p>Le sien, de périple, est désormais de plus d’un quart de siècle. <em>Trente arpents,</em> son premier disque, étant sorti dans le précédent siècle, ce qu’il s’est permis de rappeler à ses fidèles dans un Métropolis bondé. Non, il n’y a pas d’erreur d’appellation. Vallières, comme Ariane Moffatt et tant d’autres artistes de chez nous, désigne toujours la salle du 59 rue Ste-Catherine Est comme étant le Métropolis.</p>



<p>Bien mieux, jeudi soir, lors de sa rentrée montréalaise, il a dénoncé les appellations corporatives et plein d’autres choses qui ne tournent pas rond sur notre planète lors de son intervention qu’on qualifierait de <em>show stopper</em> durant <em>Café Lézard.</em></p>



<p>Vallières, homme de mots et de conscience, nous a rappelé quelques raisons essentielles pour lesquelles il fallait encore se lever et se battre, relançant la chanson avec un solo d’harmonica. Disons que l’influence de Bruce Springsteen et de Richard Séguin ne pouvait être plus perceptible qu’à ce moment. Nous n’étions qu’à la deuxième des 21 chansons proposées en quelque deux heures et nous avions déjà eu droit à un immense moment d’émotion.</p>



<p>Si Vallières a plaisanté en soulignant à quel point il avait été heureux d’être seul lors de sa précédente tournée, il est drôlement bien accompagné dans cette nouvelle mouture. Lorsque tes musiciens et musiciennes – André Papanicolaou, Salomé Leclerc, Amélie Mandeville et Jay Essiambre &#8211; sont, tous et toutes, des auteurs-compositeurs et interprètes, ça en dit long sur la qualité sur scène, ainsi que sur le pouvoir d’attraction de Vallières. Le groupe jouait avec tellement de justesse et de cohésion que, par moments, on avait l’impression de voir Vincent et ses All-Stars, comme le fait un certain Ringo… Le britannique, s’entend. Pas le Québécois…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="582" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-1024x582.jpeg" alt="" class="wp-image-11619" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-1024x582.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-300x170.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-768x436.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-500x284.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV.jpeg 1486w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>André Papanicolaou, Vincent Vallières, Salomé Leclerc, Jay Essiambre et Amélie Mandeville. Photo courtoisie Rose Cormier.</figcaption></figure>



<p>Salomé Leclerc a été mise à contribution au plan vocal durant <em>L’amour c’est pas fait pour les peureux </em>et Amélie Mandeville est venue apporter son concours à une version dynamitée de <em>OK on part. </em>Et nous avions droit à bien plus que le groupe de base.</p>



<p>Vallières a fait part qu’il avait entendu quelqu’une chanter sa chanson <em>Sarah</em> en inuktitut. Et il a invité Beatrice Deer à venir la chanter avec lui… dans les deux langues. Un mariage improbable magnifiquement réussi et émouvant au possible.</p>



<p>Vallières a aussi permis à sa fille Lili -Rose de contribuer deux fois plutôt qu’une. Pour la toute récente <em>Dessine-moi</em>, durant le concert, et en interprétant <em>Lili</em> au rappel, avec sa fille et tous ses musiciens en bivouac près du piano. Beau moment.</p>



<p>Nous avons eu droit aussi à l’apport des cordes du Quatuor Esca pour la chanson d’amour à long terme qu’est <em>On va s’aimer encore</em>, ainsi que les nouvelles <em>Les saisons, les secondes</em> et <em>Personne a raison</em>. Jeu délicat ou mordant, cordes somptueuses. Un régal.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="638" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1024x638.jpeg" alt="" class="wp-image-11621" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1024x638.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-300x187.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-768x479.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-1536x958.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2-481x300.jpeg 481w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/VV-2.jpeg 1540w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vincent Vallières et le Quatuor Esca/Photo courtoisie Rose Cormier.</figcaption></figure>



<p>Entre sa première vraie chanson d’amour (<em>Le repère tranquille</em>), des titres à caractère social (<em>Pas à vendre, Asbestos</em>) et ses références au temps (<em>Le temps passe, L’avenir est plus proche qu’avant</em>), Vallières a su varier les rythmes et les ambiances et mettre ses chansons en contexte personnel ou historique, lui qui est devenu un maître conteur sur les planches, ce qui était moins vrai au tournant du dernier siècle.</p>



<p>L’homme, l’artiste, le père de famille a grandi, musicalement, socialement et humainement, au point qu’un concert comme celui qu’il propose désormais atteint un niveau d’excellence franchement exceptionnel.</p>



<p>&#8212;</p>



<p>Vincent Vallières <a href="https://www.vincentvallieres.com/">Au travers de la route</a> en tournée partout au Québec.</p>
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		<title>Faire &#8211; encore et toujours &#8211; la fête avec Bleu Jeans Bleu</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/faire-encore-et-toujours-la-fete-avec-bleu-jeans-bleu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 04:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«La prochaine chanson que l’on va vous faire, elle est sur notre premier album, paru en 2013». Par Philippe Rezzonico Paru en 2013? L’introduction de Claude Cobra m’a désarçonné durant deux secondes. Mais oui, Bleu Jeans Bleu est bel et &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/faire-encore-et-toujours-la-fete-avec-bleu-jeans-bleu/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="670" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1024x670.jpeg" alt="" class="wp-image-11609" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1024x670.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-300x196.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-768x503.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-1536x1005.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-458x300.jpeg 458w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB.jpeg 1580w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie/Steve Caron</figcaption></figure>



<p><strong>«La prochaine chanson que l’on va vous faire, elle est sur notre premier album, paru en 2013»</strong>.</p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Paru en 2013? L’introduction de Claude Cobra m’a désarçonné durant deux secondes. Mais oui, Bleu Jeans Bleu est bel et bien dans le paysage musical québécois depuis plus d’une décennie. En fait, ça fera 15 ans l’an prochain puisque le groupe a été formé en 2012.</p>



<span id="more-11608"></span>



<p>C’est logique, quand on y pense, vu que la rentrée montréalaise du groupe samedi dernier au Club Soda était celle du disque <em>Record No 5</em> qui, implicitement, fait état du chemin parcouru.</p>



<p>Le volume d’amateurs de longue date présents menait au même constat. Le groupe aux chansons marrantes formé de quatre membres qui fait la part belle aux larges couvre-chefs d’inspiration western attire visiblement autant des amateurs de la première heure que d’autres qui sont peut-être montés dans la diligence lors de l’explosion sismique provoquée par la chanson <em>Cotton ouaté</em> en 2019.</p>



<p>Peu importe, dites-vous que ça chante, les amateurs de Blue Jean Bleu, durant un de leurs concerts, ce que nous avions constaté plusieurs fois dans le passé. Sauf qu’ici, certaines nouvelles chansons n’étaient pas en reste, ce qui prouve la fidélité des fans qui demeurent à l’écoute du nouveau matériel.</p>



<p><strong>Mur de lumières</strong></p>



<p>S’il y a un aspect qui a changé dans ce concert par rapport à ceux d’antan, c’était le support technique. Le groupe s’est offert un décor avec un mur de lumières, rien de moins. Durant certaines chansons, on pouvait même voir en lettres lumineuses des mots ou des bouts de phrases. Valeur ajoutée, pas de doute là-dessus.</p>



<p>N’empêche, le plaisir de voir ce groupe demeure essentiellement le même : celui de passer un bon moment et d’oublier l’instant présent. Ce qui se fait avec aisance à l’écoute de chansons rigolotes comme <em>Manger mou, Le pantalon de yoga, Molle twist vanille vanille</em> et autres <em>J’ai mangé trop de patates frites</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="686" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-1024x686.jpeg" alt="" class="wp-image-11611" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-1024x686.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-300x201.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-768x514.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2-448x300.jpeg 448w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/BJB-2.jpeg 1502w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie/Steve Caron</figcaption></figure>



<p>Si les propos parfois loufoques et l’humour décalé des compositions qui font parfois penser aux Trois Accords, Mathieu Lafontaine (Claude Cobra), Pierre-David Girard (Jean Levis), François Lessard (Wayne Wrangler) et Mathieu Colette (Lou Lee) sont de solides musiciens qui ont le tour pour concocter des chansons festives à haute teneur mélodique. Ça se chante bien et ça s’écoute bien, sourire au visage en permanence, notamment lorsque Cobra nous parle de son vibraslap.</p>



<p>Il va de soit que le pot-pourri de célèbres riffs de guitare demeure un moment de plaisir partagé. Eagles, Metallica, Led Zep, Iron Maiden, les Beatles et près d’une dizaine d’autres se succèdent à un rythme d’enfer. Les boys connaissent leurs classiques.</p>



<p>On ressort finalement de ce concert comme de tous les précédents dans le passé : le sourire au visage et après avoir complètement oublié la grisaille ambiante, chez nous ou à l’étranger. Ça tombe bien, Bleu Jean Bleu s’offre encore une autre tournée monstre qui va durer jusqu’en 2027.</p>



<p>Il y a assurément <a href="https://bleujeansbleu.com/#shows">un concert dans ceux proposés</a> qui va vous permettre de passer une excellente soirée.</p>
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		<title>Piano voix diapos : Dumas comme vous ne l’avez jamais vu ni entendu</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/piano-voix-diapos-dumas-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu-ni-entendu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 03:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Au tournant des années 2008-2009, Dumas avait mis en marché quatre disques compacts (Nord, Rouge, Demain, Au bout du monde) qui regroupaient 43 ébauches de compositions dont plus d’une dizaine allaient trouver place sur l’album Traces (2009). Du jamais vu, &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/piano-voix-diapos-dumas-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu-ni-entendu/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="685" height="460" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148.png" alt="" class="wp-image-11603" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148.png 685w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148-300x201.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-15-233148-447x300.png 447w" sizes="(max-width: 685px) 100vw, 685px" /><figcaption>Photo courtoisie La Tribu/Louis-Philippe Eno</figcaption></figure>



<p><strong>Au tournant des années 2008-2009, Dumas avait mis en marché quatre disques compacts (<em>Nord, Rouge, Demain, Au bout du monde</em>) qui regroupaient 43 ébauches de compositions dont plus d’une dizaine allaient trouver place sur l’album <em>Traces</em> (2009). Du jamais vu, du point de vue du chroniqueur d’alors, pour ce qui était d’un processus créatif. L’ami Steve n’a jamais eu peur de sortir des sentiers battus.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>C’est ce qu’il fait depuis quelques mois avec la présentation de son spectacle <em>Piano voix diapos</em>, dont deux supplémentaires étaient présentées à la 5<sup>e</sup> salle de la Place des Arts en fin de semaine.</p>



<span id="more-11602"></span>



<p>Le piano, ce n’est pas lui, mais bien Gabriel Godbout-Castonguay, qui signe aussi les splendides arrangements. La voix, c’est bien celle de Dumas, mais quelque peu différente de celle que nous sommes habitués d’entendre dans ses concerts fougueux avec guitares mordantes. Les diapositives, qui sont maintenant siennes, ne l’étaient pas au départ, lui qui a mis la main sur ces petits objets d’une technologie d’antan que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître durant des mois, en amont de son spectacle atypique.</p>



<p>Atypique, parce que voir et entendre Dumas avec ses chansons dépouillées comme jamais, sans six cordes et – sacrilège – en étant assis, ça ne peut pas être plus antinomique que ça. Et pourtant, ça fonctionne à merveille.</p>



<p><strong>Dans l&rsquo;univers de Diaposisteve</strong></p>



<p>À la fois chanteur, narrateur et maître de cérémonie, Diaposisteve, comme il se désigne, nous explique sa démarche créatrice à coups d’anecdotes dont certaines nous permettent de lever le voile sur son passé avant qu’il ne soit un artiste reconnu.</p>



<p>Il va de soi que ça déroute quelque peu, l’instrumentation au piano, pour des chansons entendues si souvent autrement. Mais l’écoute de<em> J’erre, Le cours des jours </em>ou d’<em>Alors alors</em>, qui étaient dansantes, trépidantes ou galopantes à l’origine deviennent tout simplement envoutantes, ambiantes et atmosphériques.</p>



<p>Dumas, qui n’a jamais été un chanteur à voix, est d’une intensité qui n’est pas sans rappeler Nick Cave avec son chant qui repose sur des tempos lents. Les thèmes retenus pour ses séances de visionnement sont judicieusement choisis et l’ensemble – propose, chanson, musique, visuel – se fond à merveille.</p>



<p>Si Dumas se servait de son présent pour nous démontrer la construction de son œuvre à venir en 2009, il fait le processus inverse ici, dans une forme de déconstruction élégante et savoureuse de son passé.</p>



<p>&#8212;- </p>



<p>Piano voix diapos en tournée au Québec jusqu’en juin, avec reprise en octobre jusqu’à la fin de 2026.<a href="https://www.dumasmusique.ca/" data-type="URL" data-id="https://www.dumasmusique.ca/"> Consultez l’horaire de tournée.</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Toutes les célébrations d&#8217;anniversaire d&#8217;Ariane Roy</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/toutes-les-celebrations-danniversaire-dariane-roy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 06:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[On a tous, un jour ou l’autre, décalé nos célébrations lors d’une fin de semaine lorsque la date d’anniversaire tombait dans la semaine. C’est un peu ce qu’Ariane Roy a fait samedi soir, au MTelus, faisant en définitive d’une pierre &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/toutes-les-celebrations-danniversaire-dariane-roy/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="657" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-1024x657.png" alt="" class="wp-image-11590" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-1024x657.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-300x192.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-768x492.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605-468x300.png 468w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133605.png 1201w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ariane Roy a triomphé samedi soir, au MTelus/Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>On a tous, un jour ou l’autre, décalé nos célébrations lors d’une fin de semaine lorsque la date d’anniversaire tombait dans la semaine. C’est un peu ce qu’Ariane Roy a fait samedi soir, au MTelus, faisant en définitive d’une pierre deux coups.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<span id="more-11589"></span>



<p>Première célébration: son anniversaire de naissance, le 29<sup>e</sup> au compteur, deux jours avant le concert. Elle l’a d’ailleurs souligné durant la soirée avant la toute première interprétation sur scène de <em>Bonne fête</em> – première bonne impression -, une chanson inédite parue le mois dernier sur l’édition de luxe de son disque <em>Dogue</em>, qui a vu le jour il y a un an cette semaine. Autre anniversaire, donc.</p>



<p>Cela fait 11 mois que l’autrice-compositrice et interprète sillonne le Québec avec son spectacle. Et pour cette première soirée en tête d’affiche dans cette salle où elle a triomphé avec Thierry Larose et Lou-Adriane Cassidy (Le Roy, la Rose et le Lou[p]), l’artiste n’a pas lésiné sur les moyens. Et comme pour toutes les grandes soirées d’anniversaire, Ariane Roy avait amené des tas de collègues pour faire la fête.</p>



<p>Outre le déjà fort complet groupe formé de Dominique Plante (guitare, basse), de Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie), d’Odile Marmet-Rochefort (synthétiseurs) et de Vincent Graton (claviers), nous avions droit à un saxophoniste/flutiste (Félix Petit), trois choristes (Jeanne Laforest, Judith Little-D, Marie Gilaine Louis) et deux danseuses (Eva Carrubba, Stéphanie Hébert). Disons qu’on a vu des tas de concerts au Centre Bell avec moins d’accompagnateurs sur scène en 40 ans. Ariane Roy s’est payée la totale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="634" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-1024x634.png" alt="" class="wp-image-11592" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-1024x634.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-300x186.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-768x475.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839-485x300.png 485w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133839.png 1204w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>Avec ses cheveux tressés et un ensemble dont la jupe lui donnait des allures de ballerine punk, Roy a bien tiré parti d’une plateforme surélevée au fond de la scène, des qualités vocales et d’instrumentistes de son groupe élargi et des éclairages raffinés de Raoul Beaudin.</p>



<p>Alternant des titres mordants au sens propre comme au figuré (<em>Dogue</em>) à des chansons très personnelles comme <em>Âmes sœurs</em> (elle et Lou-Adriane) et <em>Une cigarette sur le balcon</em> (souvenir partagé avec sa mère), Roy varie ses ambiances (formidable durant <em>Si je rampe</em>) du tout au tout en un claquement de doigts.</p>



<p>Parfois, elle enchaîne ses œuvres sans temps mort, créant des crescendos (<em>Agneau, Mordre, Tous mes hommages, I. W. Y. B.</em>) de calibre atomique durant lesquels les harmonies de ses choristes frisent le chant liturgique pendant que ses danseuses sautillent avec elle et que la guitare et le sax s’entrecroisent dans un chaos jouissif.</p>



<p>Celle dont tellement de jeunes femmes se reconnaissent en elle a autant de voix, que de chien que de présence de scène. Et elle fait réagir son public au doigt et à l’œil durant <em>I. W. Y. B.</em>, quand elle lui demande de s’agenouiller avec de s’éclater vers le ciel. Le Métropolis a explosé de bonheur et de plaisir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="571" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-1024x571.png" alt="" class="wp-image-11594" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-1024x571.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-300x167.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-768x428.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726-500x279.png 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-22-133726.png 1266w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Rose Cormier</figcaption></figure>



<p>Une splendide version de <em>Ce n’est pas la chance</em> nous a permis de reprendre notre souffle avant que la frénésie revienne au galop lorsque la foule a battu la mesure d’une version vivifiante de <em>Tu voulais parler.</em></p>



<p>Vivifiante est un qualificatif qui colle bien à la peau de Virginie B, qui s’était acquitté avec succès de la première partie. Elle est venue rejoindre Roy pour partager un duo déjanté de <em>All the Things She Said.</em> Notez bien, la version de 2002 de t.A.T.u., pas celle de 1985 de Simple Minds…</p>



<p>Durant <em>Fille à porter</em>, qui a conclu cette prestation intense et méritoire au possible, Ariane Roy s’est assisse sur la scène pour écouter la foule chanter: «Serre-moi plus fort, Fais de ton mieux/Donne-moi tout ce que tu veux, Dis-moi ton nom que je l&rsquo;efface».</p>



<p>Pour n’importe quel artiste, un tel moment d’éternité confirme qu’il ou elle a atteint plus qu’une forme de reconnaissance, mais bien une forme de pérennité. Et c’était probablement le plus beau cadeau d’anniversaire que le public pouvait lui faire.</p>
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		<title>Les listes de Frank: les Vigeant 2025</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/les-listes-de-frank-les-vigeant-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 20:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="687" height="685" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/01/About-Ghosts.png" alt="" class="wp-image-11575" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/01/About-Ghosts.png 687w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/01/About-Ghosts-300x300.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/01/About-Ghosts-150x150.png 150w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/01/About-Ghosts-301x300.png 301w" sizes="(max-width: 687px) 100vw, 687px" /></figure>



<p>L&rsquo;année 2025 a été épatante dans l&rsquo;univers de la musique improvisée. Dès les premiers six mois de l&rsquo;année, les candidats se sont bousculés aux portes du palmarès, ne laissant que quelques miettes à ceux qui ont suivi pendant le reste de l&rsquo;année. </p>



<p><strong>Par François Vézina</strong></p>



<p>Encore une fois, notre génial moustachu (lire, Frank Zappa) avait tort en 1973 en prédisant à sa manière la mort du jazz («Jazz is not dead, but smells funny»). Les effluves de notre musique préférée continuent de se répandre de façon surprenante.</p>



<span id="more-11574"></span>



<p>Et si on devait choisir une musicienne de l&rsquo;année, qui a survolé tous les autres de son talent, de son ambition et de son brio, ce serait l guitariste Mary Halvorson. Sans plus tarder, voici notre palmarès de 2025.</p>



<p><strong>Mentions honorables:</strong><br><br><em>On Tour, 1992-1993</em>, <strong>Joachim Kühn, Daniel Humair Jean-François Jenny-Clark</strong> (Frémaux &amp; Associés)</p>



<p>L’allemand Joachim Kühn (p), le suisse Daniel Humair (batt) et le français Jean-François Jenny-Clark (cb) ont formé l’un des trios phares du jazz européen des années 1980 et 1990. Le groupe, dissous à la mort de JFJC revit pendant plus de 60 minutes grâce à la magie de l’électronique. Enregistré en concert en 1992 et 1993, l’album témoigne formidablement de la vivacité d’esprit des trois musiciens, de leur indomptable énergie, de leur cohésion et, surtout de leur passion complice. Au programme, des versions anthologique d’<em>India</em> et de <em>Summertime </em>encadrent trois de leurs belles compositions <em>Heavy Hanging</em>, <em>Guylène</em> et <em>From Time to Time Free</em> aux accents monkiens). Et vive la nostalgie!<br><br><em>Abstraction is Deliverance</em>, <strong>James Brandon Lewis Quartet</strong> (Intackt)</p>



<p>C’est l’un des grands mystère musicaux de ce premier quart de siècle: comment James Brandon Lewis peut-il être aussi prolixe tout en gardant sa pertinence? Une nouvelle fois, le saxophoniste, cette fois accompagné de ses compagnons de quartette — Chad Taylor (batt), Brad Jones (cb) et Aruan Ortiz (p) — présente un album lumineux, nuancé et raffiné, bien loin des sentiers battus. Le titre annonce le programme, mais c’est un trompe-oreille. Même si effectivement, le groupe se met grandement en valeur dans ces climats oniriques. L’abstraction ne signifie pas le grand n’importe quoi. Lewis signe des thèmes fort beaux. Les mélodies et les improvisations très minérales sont magnifiquement mis en valeur par une section rythmique qui refuse de s’enfermer dans un carcan métronomique, et sculpte des écrins polychromiques d’une grand richesse. Pourvu que le saxophoniste parvienne encore et toujours à aussi bien défier madame la Sagesse.<br><br><em><u>Jeux</u></em>, <strong>Orchestre national de Jazz et l&rsquo;Ensemble intercontemporain</strong> (ONJ Records)</p>



<p>Pour le dernier projet à la tête de l’Orchestre national de jazz, Frédéric Maupin réalise sans doute l’enregistrement le plus ambitieux de son aventure avec la formation. Réunissant huit musiciens de l&rsquo;ONJ et six collègues de l’Ensemble intercontemporain sur une scène de Châlon-en-Champagne, il réussit une formidable synthèse des musiques improvisées. Il a confié l’écriture du programme à lui-même, à Sofia Avramidou et à l’inclassable Andy Emler. Chacun s’amuse à déployer des textures sonores flirtant avec l’onirisme et la jungle urbaine. Les arrangements souvent percutants, mélange kaléiodoscopique de raffinement, d’énergie et d’aventure, combinent la richesse des cordes, l’inventivité des percussions et la fraîcheur des cuivres, l’inventivité des percussions. Les trames narratives passionnantes sont racontées par de fort bons musiciens, comme Julien Soro (sa), Christian Bopp (tb) ou Jeanne-Marie Conquer (vio). Voilà des jeux qu’on espère éternels.<br><br><strong>Le Vigeant de l&rsquo;album sorti en 2024, mais écouté en 2025:</strong><br><em>PolyTropos/Of Many Tunes</em>, <strong>Steve Coleman &amp; Five Elements</strong> (Pi)</p>



<p>Le grand saxophoniste présente des extraits de deux concerts, le premier enregistré à Paris, le second à Voiron, dans les Alpes (c’est fou! c’est comme si Brad Melhdau en présentait un à Baie-Comeau ou à Rivière-du-Loup). Les Five Éléments sont réduits à quatre, mais qui s’en soucie réellement ? Cela rappelle le fabuleux concert du Hot Brass de Paris de 1994 immortalisé par l’album <em>Curves of Life</em>. Coleman est le maître d&rsquo;œuvre de cet ensemble architectural sonore inouï avec ses grandes boucles circulaires, qui, comme un phare, guide le voyageur à bon port. C’est qui installe le cadre, qui insuffle l’élan au groupe, y compris à la section rythmique vive et précise. Ses échanges avec son complice des deux dernières décennies, Jonathan Finlayson (tp), démontrent la grande capacité d’expression, la rapidité d’esprit de ce deux musiciens hors-pair. Du grand art.</p>



<p><strong>Le Vigeant de la redécouverte de l&rsquo;année</strong></p>



<p><em>Carnet de routes</em>, <strong>Aldo Romano, Henri Texier et Louis Sclavis </strong>(Label Bleu, paru en 1995)</p>



<p>Premier album d’une belle aventure réunissant trois formidables musiciens — Aldo Romano (batt), Henri Texier (cb) et Louis Sclavis (ss, cl) — et le photographe Guy Le Querrec. Au terme de deux séjours en Afrique au cours desquels les musiciens sont descendus dans les rues à la rencontre d’artistes locaux, ils s’enferment en studio dans l’espoir de retrouver l’esprit qui les avait si bien animés. Grande réussite. Le trio joue avec un réel abandon, se laissant porter par les rythmes ternaires et les gammes pentatoniques, sans tomber dans les clichés et les cartes postales. Il se laisse porter par une imagination débridée, enregistrant de nombres joyaux, dont l’irrésistible <em>Annonbon</em>. Contre toute attente, sans doute, l’album remporta un immense succès critique et populaire.</p>



<p><strong>Les Vigeant 2025: le palmarès</strong></p>



<p><strong>L&rsquo;album double réalisé par un octogénaire</strong><br><em>Figure in Blue</em>, <strong>Charles Lloyd</strong> (Blue Note)</p>



<p>Le musicien octogénaire propose un double album d’une crépusculaire beauté, dans la continuité de ses albums précédents. Son inspiration refuse de se tarir. Merveilleusement bien encadré par deux musiciens coutumiers de son univers, Jason Moran (p) et Marvin Sewell (g), Lloyd (st, f, terogato) décline sobrement le blues et ses diverses teintes sans se soucier des modes et des tendances. Il explore de nouveau un passé pas si lointain (<em>Song My Lady Sings</em>; <em>The Ghost Of Lady Day</em>; <em>Desolation Sound</em>), rend hommage à Duke Ellington en interprétant deux compositions peu reprises du maître (<em>Heaven</em>; <em>Black Butterfly</em>), salue le peuple des Choctaws (<em>Hina Hanta, The Way Of Peace</em>) et donne un coup de chapeau à un vieux complice, Zakir Hussain (<em>Hymn To The Mother, For Zakir</em>). Le trio occupe un grand espace entre ciel et terre de façon majestueuse sans provoquer l’ennui. Il est vraiment beau ce coucher de soleil bleuté, pourvu qu’il dure encore longtemps.</p>



<p><strong>L&rsquo;album sorti en 2025, mais partiellement écouté en 2024</strong><br><em>Apple Cores</em>, <strong>James Brandon Lewis </strong>(Anti-)</p>



<p>James Brandon Lewis confirme sa place parmi les plus importants musiciens de jazz du XXIe siècle. En compagnie des fidèles Chad Taylor (batt) et Josh Werner (b, g), il rend un bel hommage au poète et auteur afro-américain Amira Baraka, avec un coup de chapeau au cornettiste Don Cherry (<em>Five Spots to Caravan</em>) et à Ornette Coleman (<em>Broken Shadows</em>). Fidèle à lui-même, faisant preuve d’une grande concision, le saxophoniste parvient à trouver l’équilibre parfait entre compositions de choc et moments plus sereins. Les thèmes peu banaux, signés par le trio, sont souvent nerveux, saccadés, débordants d’énergie. La cohésion entre les trois partenaires, auxquels s’ajoutent parfois Gulherme Montro (g) et Stephane San Juan (perc), est totale et contribue à la grande réussite de ce nouveau bijou.</p>



<p><strong>L&rsquo;album en hommage à un grand de la scène afro-américaine d&rsquo;avant-garde en compagnie d&rsquo;un invité</strong><br><em>The Music of Anthony Braxton</em>, <strong>Steve Lehman Trio + Mark Turner</strong> (Pi)</p>



<p>Steve Lehman (sa) rend un bel et rare hommage à Anthony Braxton qu’il a accompagné pendant plusieurs années. Il a recruté deux de ses plus fidèles partenaires, Matt Brewer (cb) et Damion Reid (batt), ainsi qu’un musicien fort polyvalent et imaginatif, Mark Turner (st). Enregistré dans une salle de Los Angeles, le groupe décrit fort bien cet univers si singulier, rendant bien compte de l’élasticité de ses contours multiformes qui exige une précision horlogère dans l’exécution. Sous les pulsations dynamiques de la section rythmique, les deux souffleurs ne tombent pas dans le piège de la reproduction mécanique, se livrant à des échanges souvent polyphoniques, toujours féconds, tout en respectant une cohésion d’ensemble. Turner, pour un, continue de démontrer sa grande polyvalence.</p>



<p><strong>L&rsquo;album invité de la dernière minute</strong><br><em>Trio of Bloom</em>, <strong>Trio of Bloom</strong> (Pyroclastic)</p>



<p>Essai pleinement réussi pour trois remarquables musiciens qui n’avaient pas encore enregistré ensemble: Neil Cline (g, b), Craig Taborn (clav) et Marcus Gilmore (batt, perc). S’aventurant hardiment dans les chemins de l’avant-garde, le trio fait pourtant preuve d’une grande maturité et d’une solide maîtrise des éléments. L’organisation du chaos permet de transformer ce magma de sons en une matière cohérente et cohésive où le funk s’unit au prog-jazz. Chacun s’incruste dans les interventions de l’autre. La dialectique entre le chaos et l’ordre fournit la base à de belles improvisations bien fécondes mettant en valeur la finesse créatrice des trois musiciens. Une splendide floraison.</p>



<p><strong>L&rsquo;album parce que à trois, c&rsquo;est souvent mieux</strong><br><em>Splash</em>, <strong>Myra Melford Splash</strong> Trio (Intakt)</p>



<p>La brillante pianiste au jeu percutant a réuni Michael Formanek (cb) et Ches Smith (batt, vib). Continuant de s’inspirer du peintre contemporain Cy Twombly, Melford propose une série de compositions toutes vouées au mouvement, au geste précis du présent, à instantanéité. Chaque partenaire joue un rôle de catalyseur pour les autres. Le trio conserve une grande cohérence d’un bout à l’autre de l’enregistrement et démontre sa souplesse d’esprit en s’intégrant aux divers climats proposés par la compositrice. Cet étonnant mélange de l’écriture aventureuse et de l’improvisation donne des plats savoureux et, malgré tout, fort accessibles, même aux oreilles les plus sensibles.</p>



<p><strong>L&rsquo;album du plus étonnant cocktail</strong></p>



<p><em>Honey from a Winter Stone</em>,<strong> Ambrose Akinmusire</strong> (Nonesuch)</p>



<p>Le miel d’Ambrose Akinmusire plairait aux Winnie Ourson les plus difficiles. Encore une fois, le brillant trompettiste américain démontre qu’il est un musicien libre et atypique. Refusant tout catégorisation et rendant un hommage sincère à un pionnier du minimaliste, Julius Eastman, il propose en partenariat avec ses vieux complices Sam Harris (p) et Justin Brown (batt), le rappeur-chanteur Kokayi et le Mivos Quartet une étonnante synthèse entre le hip-hop, l’improvisation et la musique de chambre contemporaine. Sous la pulsation nerveuse et énergisante de ses compagnons de route, Akinmusire efface les frontières, revendiquant tout au long des cinq longues compositions sa part de liberté. Il laisse une grande marge de manœuvre à chaque musicien, notamment à Kokayi, pour se laisser porter par les flots. La recette vraiment originale rassasie sans donner la nausée à aucun moment.</p>



<p><strong>Le meilleur album instrumental après un disque à voix</strong><br><em>Words Fall Short</em>, <strong>Joshua Redman</strong> (Blue Note)</p>



<p>Plusieurs observateurs ont noté l’ironie du titre de l’album après le précédent consacré à la parole chantée. Entouré de jeunes musiciens fort talentueux — Paul Cornish (p), Nazir Ebo (batt) et Philip Norris (cb) —, il renoue son dialogue avec la musique instrumentale momentanément interrompu. Redman a bien pris son temps avant de revenir en studio, attendant qu’une forte cohésion s’installe au sein du groupe. Cette complicité lui permet de bien prendre son temps pour développer sa trame narrative. Les thèmes, tous signés par lui, expriment à la fois de la tendresse et de la vivacité. Le saxophoniste entame aussi des conversations bien captivantes avec trois invités: Melissa Aldena (st), Skyler Tang (tp) et Gabrielle Cavassa (v). Peu importe les mots, quand les notes suffisent.</p>



<p><strong>L&rsquo;album d&rsquo;une artiste qui m&rsquo;a souvent laissé indifférent</strong><br><em>Solace of the Mind</em>, <strong>Amina Claudine Myers</strong> (Red Hook Records)</p>



<p>La pianiste installée à New York semble avoir trouvé un confortable chez soi dans la maison des Red Hook Records, propriété d’un ancien réalisateur d’ECM, Sun Chung. Fort à son aise, elle propose un programme lui permettant de développer avec soin son art d’introspection. Se fiant à ses instincts, manipulant les silences comme pas une, elle explore son grand amour pour le blues et le gospel, rendant hommage au passage à John Lee Hocker et à Bessie Smith. Même quand elle plonge dans l’abstrait, elle demeure fortement liée à ses racines terrestre, préférant poursuivre sa quête de la beauté purgée toute aspérité, sans tomber dans une virtuosité trop simpliste. Cathartique et consolatrice.</p>



<p><strong>La découverte de l&rsquo;année</strong><br>Paul Cornish, <em>You’re Exaggerating! </em>(Blue Note)</p>



<p>Drôle de titre qui contredit ce qu’on entend dans cet album. Le jeune pianiste, qu’on a pu entendre chez Joshua Redman, rend une magnifique copie. En compagnie de ses partenaires de trio, Joshua Crumbly (cb) et Jonathan Pinson (batt), il réussit à mettre en place un équilibre digne de tous les éloges sans appuyer trop lourdement sur les climats en place. Il mêle divers éléments pour confectionner des plats fort savoureux: une sonorité acoustique, mais résolument inscrite dans le temps présent, une exploration patiente des possibilités qu’il a lui-même ouvertes, une narration subjuguante, un jeu convaincu et convaincant, des improvisations maîtrisées. Le tout culmine par l’arrivée d’un invité en osmose, le guitariste Jeff Parker (<em>Palindrome</em>) et, surtout, par un bel hommage à une grande dame de la musique afro-américaine, Geri Allen (<em>Queen Geri</em>).</p>



<p><strong>La confirmation de l&rsquo;année</strong></p>



<p>Bone Bells, <strong>Sylvie Couvoisier et Mary Halvorson</strong><em> </em>(Pyroclastic)</p>



<p>Leur album précédent, <em>Searching for the Disappeared Hour</em>, s&rsquo;était taillé déjà taillé une place dans le palmarès de 2021. La pianiste suisse et la guitariste américaine transforment l&rsquo;essai d&rsquo;une main de maîtresse. Faisant preuve d’une cohésion à toute épreuve, Sylvie Courvoisier et Mary Halvorson proposent un programme engageant, chacune se partageant les composition. Le jeu de ces deux musiciennes qui aiment vagabonder hors des sentiers connus se complètent à merveille. Le jeu vif et physique de Courvoisier se marie aux subtilités déployées par sa partenaire. Multipliant les fausses pistes, elles manient avec adresse l’art de l’urgence et de la temporisation, entre la douceur et le caractère abrasif des motifs, elles s’aventurent dans des voies variées, animant des narrations souvent inattendues, mais toujours passionnantes.</p>



<p><strong>L&rsquo;album de l&rsquo;année&#8230; si ce n&rsquo;était de l&rsquo;album de l&rsquo;année</strong><br><em>For These Streets</em>, <strong>Adam O&rsquo;Farrill </strong>(Out of Your Head)</p>



<p>Le trompettiste rassemble un groupe de musiciens chevronnés groupant Mary Halvorson (g), Patricia Brennan (vib), Tyrone Allen (cb), Tomas Fujiwara (batt), Kevin Sun (st, cl), David Léon (sa, f) et Kalun Leung (tb, eup) pour un singulier hommage aux milieux littéraire et musical des années 1930. Refusant tout passéisme, O’Farrill propose des arrangements percutants bien mis en valeur par une exécution intense, précise et rigoureuse. Il sait combiner les textures, les climats oniriques et les jeux polyphoniques à une approche concertante, permettant à chaque improvisateur l’occasion de démontrer leur grand savoir-faire. Un pur régal.</p>



<p><strong>L&rsquo;album de l&rsquo;année</strong><br><em>About Ghosts</em>, <strong>Mary Halvorson</strong> (Nonesuch)</p>



<p>Mary Halvorson et son très bon groupe Amaryllis n’ont pas encore dit leurs derniers mots. La guitariste a ajouté deux saxophonistes aux tempéraments bien distincts à ses effectifs: Immanuel Wilkins et Brian Settles. Leur présence apporte quelques teintes à une palette sonore déjà inspirées. La guitariste signe toutes les compositions et tous les arrangements. Les orchestrations aux couleurs variées, soulignées par une section rythmique inventive, favorisent le jeu d’unité des souffleurs, les phrasés à l’unisson mettent en relief l’esprit d’aventure de très bons improvisateurs Adam O’Farrell (tp), Jacob Garchick (tb) ou Patricia Brennan (vib). En écoutant ces conversations pertinentes et, surtout, passionnantes, les fantômes s’amusent! Et les vivants aussi!</p>



<p><br></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Paul McCartney au Centre Bell: lui, eux et nous</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/paul-mccartney-au-centre-bell-lui-eux-et-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Help!» Jamais ce cri qui est d&#8217;ordinaire un appel à l’aide n’aura provoqué autant de plaisir que celui hurlé par Paul McCartney et ses musiciens quelques instants après leur apparition sur scène, lundi soir, au Centre Bell. Par Philippe Rezzonico &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/paul-mccartney-au-centre-bell-lui-eux-et-nous/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="794" height="508" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/11/Paul-Montreal.png" alt="" class="wp-image-11563" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/11/Paul-Montreal.png 794w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/11/Paul-Montreal-300x192.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/11/Paul-Montreal-768x491.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/11/Paul-Montreal-469x300.png 469w" sizes="(max-width: 794px) 100vw, 794px" /><figcaption>Paul McCartney en concert à Madrid plus tôt cette année/Photo courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>«Help!» Jamais ce cri qui est d&rsquo;ordinaire un appel à l’aide n’aura provoqué autant de plaisir que celui hurlé par Paul McCartney et ses musiciens quelques instants après leur apparition sur scène, lundi soir, au Centre Bell.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Il est comme ça, Sir Paul. À chacune de ses tournées, il extirpe des boules à mites une immortelle pas interprétée sur les planches depuis une éternité.</p>



<span id="more-11562"></span>



<p>Pour cette tournée <em>Got Back</em> qui fait escale deux soirs à Montréal, c’est <em>Help!,</em> chanson-titre de l’album du même nom de 1965, pas jouée en concert depuis six décennies. En 2018, au même endroit, nous avions eu droit à <em>A Hard Day’s Night, </em>elle aussi, qui n’était pas venue faire un tour de piste depuis le temps des Beatles.</p>



<p>Mais bien au-delà du plaisir indicible d’entendre cette chanson, ce que l’on ne prévoyait pas, c’est l’émotion qu’elle allait apporter. Entendre «When I was younger, so much younger than today» en 1965 ou dans les années 1970, c’est entendre un type – John Lennon, en l’occurrence – qui compare sa vie de jeune adulte à son adolescence. Quand McCartney, 83 ans, chante ça en 2025, ça prend une tout autre signification.</p>



<p>Des moments d’émotion comme ça, il y en a une plusieurs lors de ce concert de deux heures et 45 minutes durant lequel McCartney a semblé souvent être en état d’apesanteur.</p>



<p><strong>Plus émouvant que jamais</strong></p>



<p>Ça fait des années que Paul nous sert <em>Here Today</em>, chanson écrite après la mort de Lennon, dans laquelle il lui dit qu’il l’aime, chose impensable à se dire entre deux gars qui ont grandi à Liverpool au tournant des années 1950-1960. La version livrée lundi soir sur la plateforme surélevée n’était pas moins touchante que d’ordinaire, mais elle était cette fois suivie par <em>Now and Then,</em> la dernière piste survivante de la fin des années 1970 de Lennon qui n’avait pu être rescapée pour l’anthologie des Beatles des années 1990. La technologie étant ce qu&rsquo;elle est de nos jours, elle fut complétée &#8211; avec l&rsquo;ajout de la guitare de George Harrison &#8211; il y a deux ans par Paul et Ringo. Nous avions l’occasion de l’entendre pour une première fois. Le doublé ne fut rien de moins qu’un coup de cœur coup de poing. Il y a eu quelques larmes dans le Centre Bell.</p>



<p>Sentiment similaire pour l’auteur de ces lignes avec <em>Get Back</em>, agrémentée d’une foule de segments visuels tirés du documentaire du même nom réalisé par Peter Jackson durant lesquels ont voit Paul et John danser et s’amuser comme des gamins, George sourire, Ringo faire le cabotin, tout ça avec les blondes (Linda, Yoko) et les potes (Billy Preston, George Martin) dans les parages. Ça fait des décennies que Paul honore John et George dans ses concerts, mais cette fois, plus que jamais, on pouvait voir l’esprit de camaraderie qui les animait. Cette interprétation de <em>Get Back</em> a été la plus savoureuse jamais… vue et entendue.</p>



<p>Et ce n’était pas terminé. Au rappel, durant <em>I’ve Got a Feeling</em>, les images restaurées de John lors du fameux concert sur le toit d’Apple, en 1969, sont apparues, parfaitement complémentaires à la prestation de Paul. Plus magique que ça…</p>



<p><strong>Participation festive</strong></p>



<p>À travers tous ces moments d’émotion, McCartney et ses potes ont été généreux&nbsp;: insertion de la ligne de basse assassine de <em>Peter Gunn</em> dans le pont de <em>Coming Up</em>, et finale – comme d’habitude – de <em>Foxy Lady</em>, de Jimi Hendrix, au terme d’une excellente <em>Let Me Roll It</em>. &nbsp;Entre gauchers, on s’honore mutuellement.</p>



<p>Participation immense de la foule pour le retour aux origines avec <em>In Spite of All the Danger </em>(une composition McCartney-Harrison des années 1950) des Quarrymen, la première incarnation de ce qu’allaient être les Beatles, et pour <em>Love Me Do</em>, première chanson enregistrée par le Fab Four en 1962. Les spectateurs ne se sont pas fait prier non plus pour chanter en harmonie avec McCartney et ses musiciens les <em>Drive My Car, Band on the Run</em> – cette clameur à l’amorce du pont de la guitare acoustique &#8211; et autres <em>Ob-La-Di, Ob-La-Da</em>.</p>



<p><strong>La rejetée et le retour</strong></p>



<p><em>Back in the USSR</em>, qui fut inamovible durant des décennies lors des concerts de McCartney, n’est pas interprétée durant cette tournée dont le premier segment a eu lieu à Spokane, le 28 avril 2022, soit un peu plus de deux mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. En revanche, Montréal a eu droit au premier changement de sélection de l’actuelle tournée.</p>



<p><em>Michelle</em> ne faisait pas partie des chansons retenues cette année, mais à Montréal ou à Québec, elle est aussi incontournable que <em>Mull of Kintyre </em>en Ontario. Nous l’avons donc eu durant la portion feu de camp, mais sans que McCartney ne sacrifie un autre tube. Ce fut un vrai de vrai ajout.</p>



<p>Paul nous a offert un court discours en français avant d’interpréter <em>My Valentine</em>, dédiée à sa blonde Nancy qui était dans la foule, probablement pas loin d’Elvis Costello et Diana Krall, mais surtout, une interprétation vocale immense de <em>Maybe I’m Amazed,</em> liée à sa Linda disparue.</p>



<p><strong>La voix tient le coup</strong></p>



<p>Nous étions des tas de collègues et d’amateurs à anticiper une catastrophe vocale, lundi soir. À 83 ans, tu n’as pas ta voix de tes 50 ou de tes 40 ans, c’est admis. Mais lundi, nous étions nombreux à nous dire que McCartney était peut-être dans un grand soir pour un octogénaire. Pas parfait, loin de là. Le timbre n’est plus aussi rond et souple. Mais, sincèrement, je ne suis pas sûr que ce n’était pas mieux qu’en 2018, quand il avait sept ans de moins. Remarquez que ça n&rsquo;a aucune importance durant la pétaradante <em>Live and Let Die </em>&#8211; avec lance-flammes &#8211; et l&rsquo;abrasive <em>Helter Shelter</em>. Une vraie belle surprise, la tenue vocale, en définitive, mais peut-être aussi une certaine crainte pour ceux et celles qui seront là, mardi soir…</p>



<p>Car on sait qu’ils seront nombreux et de toutes les générations. Comme cette famille, devant moi, avec les parents fin trentaine, début quarantaine, leur adolescente et leur jeune garçon, qui ont vécu une expérience qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Il fallait voir les parents faire un tope-là durant <em>Drive My Car</em>, au-dessus de la tête de leur progéniture, et d&rsquo;observer toute la famille faire la vague durant l’immortelle <em>Hey Jude.</em></p>



<p>C’est là que l’on réalise – si nous ne le savions déjà – que 45 ans après le départ de John et bientôt 25 après celui de George, Paul leur parle encore, sur scène, de la même manière qu’il s’adresse à la foule. Et quand il demande à des milliers de personnes d’applaudir l’un ou l’autre, c’est comme si l’espace d’un instant, tout le monde était de nouveau réuni: lui, eux et nous.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sheryl Crow: Friday Night Music Club à Lasso</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/sheryl-crow-friday-night-music-club-a-lasso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 19:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Peu importe la longévité d’une carrière, aucun artiste n’oublie ses influences comme l’a démontré Sheryl Crow, vendredi soir, lors de cette première soirée du festival Lasso 2025. Par Philippe Rezzonico Au moment où elle prenait place sur la scène devant &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/sheryl-crow-friday-night-music-club-a-lasso/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="632" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire-1024x632.png" alt="" class="wp-image-11531" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire-1024x632.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire-300x185.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire-768x474.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire-486x300.png 486w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Sourire.png 1216w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sheryl Crow au festival Lasso/Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p><strong>Peu importe la longévité d’une carrière, aucun artiste n’oublie ses influences comme l’a démontré Sheryl Crow, vendredi soir, lors de cette première soirée du festival Lasso 2025.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Au moment où elle prenait place sur la scène devant des dizaines de milliers de spectateurs, on entendait à plein tubes Start Me Up, des Rolling Stones.</p>



<span id="more-11529"></span>



<p>Tout le monde d’un certain âge connaît le lien qui unit l’Américaine aux Stones, particulièrement à Keith Richards. Il fallait la voir appliquer ses riffs sur sa guitare et jouer de l’harmonica durant <em>Real Gone</em>, le premier geste étant presque un calque parfait de Keef, le second, à si méprendre similaire à la manière de manipuler le petit instrument que Mick Jagger.</p>



<p>Ceux qui la suivent depuis ses débuts le savent bien. Les plus jeunes, qui n’étaient pas nés quand elle s’est produite une première fois à Montréal en 1993, comme elle l’a souligné, l’ont peut-être deviné dès l’ouverture avec <em>Steve McQueen</em> et la bagnole volante sur les écrans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="668" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1-1024x668.png" alt="" class="wp-image-11532" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1-1024x668.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1-300x196.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1-768x501.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1-460x300.png 460w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Penchee-1.png 1218w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sheryl Crow, déchaînée en ouverture de concert/Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>C’était grinçant pas à peu près comme mise en bouche, mais pas autant que <em>A Change Would Do You Good</em> avec la succession de dizaines de visage de tous âges et de toutes races derrière elle. La tonalité de la guitare acoustique de Crow était tranchante, pendant que les six cordes électriques de ses musiciens n’étaient rien de moins qu’abrasives. Un peu comme si la Sheryl avait trempé ses sonorités dans le grunge, époque durant laquelle elle s’est fait un nom avec une musique qui n’avait rien à voir avec celle de Kurt Cobain et de ses contemporains.</p>



<p>Debout, penchée ou assise sur la scène, Crow manipule toutes les guitares&nbsp;: acoustiques, électrique et même la basse pour <em>My Favorite Mistake.</em> Sa voix tient encore fort bien la route comme nous l’avons tous mesuré lors de l’interprétation de <em>If It Makes You Happy</em>. Sa prend de la puissance pour chanter encore dans un registre aussi haut dans la soixantaine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="665" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1-1024x665.png" alt="" class="wp-image-11535" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1-1024x665.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1-300x195.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1-768x499.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1-462x300.png 462w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Debout-1.png 1212w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Et elle n’est pas sur le pilote automatique. Tous ces concerts sont différents, au point qu’elle peut en amorcer ou en conclure un avec la même chanson. S’il y a toujours un nombre considérable de chansons qui ont bâti sa carrière, elle adore offrir en alternance des raretés qu’elle n’interprète plus autant. Vendredi, la surprise était Strong Enough, tirée de son légendaire <em>Tuesday Night Music Club</em> (1993). D&rsquo;où le titre clin d&rsquo;oeil qui chapeaute ce texte.</p>



<p>Si cela a plu aux vieux férus d’histoire dans mon genre, cela a laissé indifférent la jeune femme au tournant de la trentaine à côté de moi. En revanche, cette dernière chantait par cœur les paroles d’une impeccable version de<em> Soaked Up the Sun</em> quelques minutes plus tard, preuve supplémentaire que Crow a su plaire à plusieurs générations en plus de trente ans de carrière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="656" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise-1024x656.png" alt="" class="wp-image-11536" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise-1024x656.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise-300x192.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise-768x492.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise-469x300.png 469w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/SC-Assise.png 1220w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Bien sûr, <em>All I Wanna Do </em>a fait l’unanimité, toutes générations confondues. Tout le monde veut avoir du plaisir dans la vie. Crow a terminé en force avec peut-être la version la plus incendiaire et dynamitée jamais entendue de <em>Everyday is A Winding Road.</em> C&rsquo;était décapant au possible. Seulement 11 chansons en une heure. On en aurait pris plus.</p>



<p>Mais bon, au volant, sur le chemin du retour, je me suis souvenu d’avoir roulé il y a environ une décennie sur le boulevard Santa Monica, à LA, toutes fenêtres ouvertes sous un soleil de plomb, avec <em>All I Wanna Do</em> dans les haut-parleurs. Pensait pas qu’un passage au festival Lasso en 2025 allait ramener un si bon souvenir de voyage.</p>



<p><strong>Intemporelle Willow Avalon</strong></p>



<p>Si on parle à juste titre de New country de nos jours, force est d’admettre qu’une foule de jeunes artistes perpétuent l’héritage du passé. Peu le font comme Willow Avalon.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="673" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow-1024x673.png" alt="" class="wp-image-11539" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow-1024x673.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow-300x197.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow-768x504.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow-457x300.png 457w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Willow.png 1221w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Avec son look country rétro digne des années 1950, la jeune femme offre des chansons avec des constats existentiels – <em>Gettin’ Rich, Going Broke</em>, <em>Tequilla or Whiskey</em> – qui sont intemporels comme elle. Très joli.</p>



<p><strong>Fougueuse Chloé Leclerc</strong></p>



<p>Le festival Lasso a fait la part belle aux artistes francophones de chez nous sur la scène Sirius XM. Du nombre, Chloé Leclerc ne cachait pas son plaisir quelque six mois après la parution de son premier disque, <em>Défaire les noeuds.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="674" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-1024x674.png" alt="" class="wp-image-11541" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-1024x674.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-300x197.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-768x505.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-456x300.png 456w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee.png 1216w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>En une demi-heure, elle a démontré qu’elle était aussi expressive sur les planches qu’elle peut l’être en entrevue avec le collègue Sylvain Cormier, du Devoir.</p>



<p>Assurée, assumée et espiègle tout à la fois, elle nous a notamment entretenu de sa sœur (<em>Nous deux</em>), présenté un bout de la Rive-Sud (<em>Les mêmes trottoirs</em>), mis à la porte son ex (<em>J’te pointe la porte</em>) et offert une impeccable interprétation de <em>Mille après mille</em>, démontrant aussi son attachement aux racines country de chez nous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="661" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2-1024x661.png" alt="" class="wp-image-11542" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2-1024x661.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2-300x194.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2-768x496.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2-465x300.png 465w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Chloee-2.png 1211w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Le tout, alors que nous nous sentions comme dans une poêle à frire, tellement le soleil tapait fort, mais personne n’a quitté le devant de la scène. J’ignore si elle ira loin, mais elle y va à fond de train.</p>



<p><strong>Le party avec Savannah Jade</strong></p>



<p>Parlant de Québécoises, Savannah Jade avait droit à la splendide scène du ranch.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="648" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade-1024x648.png" alt="" class="wp-image-11547" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade-1024x648.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade-300x190.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade-768x486.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade-474x300.png 474w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Jade.png 1209w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Savannah Jade/Photo courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Après avoir proposé une poignée de ses titres vibrants – notamment la pimpante <em>Oops, I Think I Love You</em> qui nous ramène à la Shania Twain des débuts avec <em>Whose Bed Are Your Boots Been Under</em> -, la jeune femme a aligné un pot pas pourri du tout de tubes archis connus, entre autres sa reprise d’Alanis Morrissette (<em>You Outta Know</em>), ainsi que <em>Bitch </em>(Meredith Brooks), <em>Just a Girl</em> (No Doubt) et tutti quantti. Disons que le party était sérieusement pris.</p>



<p><strong>Mature Wyatt Flores</strong></p>



<p>Il y a des artistes qui semblent bien plus vieux que leur âge. C’est le cas de Wyatt Flores, qui n’a que 24 ans, mais dont la prestation offerte était digne d’un artiste bien plus âgé.</p>



<p>Peut-être est-ce dû à la riche instrumentation de ses compositions. Il y a quelque chose qui «sonne» comme l’appellation «country vintage» dès la première écoute. Il désire aussi interpréter des chansons significatives. Son interprétation de <em>How To Save a Life </em>(The Fray) a sérieusement fait mouche.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="650" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt-1024x650.png" alt="" class="wp-image-11549" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt-1024x650.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt-300x190.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt-768x487.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt-473x300.png 473w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Wyatt.png 1204w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Wyatt Flores et Kenzie Sue Miracle/Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p><strong>Shaboozey, prise 2</strong></p>



<p>Il y a deux semaines au festival Osheaga, Shaboozey n’a rien de moins que triomphé. Pour son retour à Lasso, nous étions dans les mêmes eaux. Pratiquement le même ordre de chansons et une finale à rallonge avec <em>Bar Song (Tipsy)</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="671" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4-1024x671.png" alt="" class="wp-image-11553" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4-1024x671.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4-300x196.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4-768x503.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4-458x300.png 458w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/Shaboozey-4.png 1220w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Shaboozey/Photo Tim Snow/Courtoisie evenko</figcaption></figure>



<p>Sauf que cette fois, il avait prévenu la foule qu’il allait la faire plus d’une fois. Le sourire et le plaisir étaient aussi évident, mais il n’y avait pas cette spontanéité, cet abandon vu deux semaines plus tard. Entendons-nous, personne n’a été perdant vendredi, mais le moment historique dont on parlera encore dans dix ans, ça sera celui d’Osheaga.</p>



<p><strong>Explosif Bailey Zimmerman</strong></p>



<p>Après la prestation électrisante de Sheryl Crow, je m’étais bien dit que j’allais prendre un trio de chansons de Bailey Zimmerman &#8211; rien à voir avec Robert Zimmerman, mieux connu sous le nom de Bob Dylan &#8211; pour la route.</p>



<p>Lui, il fait dans le new country, dans la mesure où les bases sont là, mais dans une mouture parfois dynamitée qui est nettement plus rock que country. N’empêche, son entrée en scène – ou plutôt, au-dessus de la scène – avait du panache, lui qui est arrivé au bout de son lasso pour <em>New To Country.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="628" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ-1024x628.png" alt="" class="wp-image-11554" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ-1024x628.png 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ-300x184.png 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ-768x471.png 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ-489x300.png 489w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2025/08/BZ.png 1208w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&rsquo;arrivée sur scène spectaculaire de Bailey Zimmerman/Photo Tim Snow/Courtoisie envenko</figcaption></figure>



<p>Dans le temps de le dire, le jeune homme était torse nu, au plus grand plaisir de ses admiratrices. Et il n’a pas ménagé la gomme par la suite. J’ai finalement écouté une demi-douzaine de chansons – le double que j’avais prévu – avant de le laisser à son jeune public. Moi, j’étais déjà dans ma tête au volant de ma bagnole sur le boulevard Santa Monica.</p>
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