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	<title>Rue Rezzonico</title>
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	<description>Causer musique, cinoche, bouquins et de pas mal d&#039;autres choses avec ferveur, rigueur et passion.</description>
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		<title>Comiccon de Montréal I Retour vers le futur les deux pieds dans le présent</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 17:25:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Montréal. Palais des congrès. Septième étage. Dimanche matin, à 10h58. Combien sont-ils? Quatre-vingt? Quatre-vingt-dix? Une centaine? Bien difficile à dire, vu que la file d’attente est au moins de quatre rangées pour s’approcher de Christopher Lloyd. Par Philippe Rezzonico Les &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/comiccon-de-montreal-i-retour-vers-le-futur-les-deux-pieds-dans-le-present/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="636" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1024x636.jpeg" alt="" class="wp-image-11756" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1024x636.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-300x186.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-768x477.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-1536x955.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean-483x300.jpeg 483w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Llyod-Delorean.jpeg 1844w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Christopher Lloyd et la DeLorean/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p><strong>Montréal. Palais des congrès. Septième étage. Dimanche matin, à 10h58. Combien sont-ils? Quatre-vingt? Quatre-vingt-dix? Une centaine? Bien difficile à dire, vu que la file d’attente est au moins de quatre rangées pour s’approcher de Christopher Lloyd.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Les années se suivent, les records d’affluence (67 000 visiteurs cette année) s’accumulent, et chaque nouvelle édition du Comiccon nous amène des vedettes du passé qui n’ont pas perdu leur pouvoir d’attraction dans le présent.</p>



<span id="more-11755"></span>



<p>Christopher Lloyd, que les plus âgés se souviendront d’avoir vu au grand écran dans <em>One Flew Over the Cookoo’s Nest</em>, en 1975, a été assurément l’une des vedettes les plus courues en fin de semaine, bien sûr, pour son rôle de Doc dans la trilogie des films <em>Back to The Future</em> avec Michael J. Fox. Et cette séance de dimanche n’était pas sa première…</p>



<p>C’était fascinant de voir ce que les amateurs de culture pop voulaient lui faire signer. Des photos de l’une ou l’autre des films, certes, mais aussi une affiche encadrée du premier film, ou encore, la planche volante du second volet.</p>



<p>Plus fascinant encore, les variantes de prix, qui sont, elles aussi variables, selon la notoriété de la vedette. Pour Lloyd, c’était 170 $ pour un article standard – les photos –, 200 $ pour un article premium et 250 $ pour un articule volumineux… comme la planche volante. Il y avait aussi des séances de photos avec Lea Thompon – la blonde de Marty dans <em>Back To the Future </em>– et une autre, avec la DeLorean garée dans la grande salle d’exposition, cinq étages plus bas. Là, on ne demandait pas moins de 305 $ pour être pris en photo avec l’acteur et la bagnole. Sans surprise, les distributrices de billets (ATM) étaient prises d’assaut dans la salle d’autographes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="782" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1024x782.jpeg" alt="" class="wp-image-11759" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1024x782.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-300x229.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-768x587.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-1536x1174.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob-393x300.jpeg 393w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Bat-Rob.jpeg 1594w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Un duo dynamique/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>D’autres vedettes étaient très courues était affichaient de solides files d’attente, notamment Nadji Jeter (<em>Spider-Man : Miles Morales, The Last of Us</em>). C’est d’ailleurs à ce moment que l’on a croisé le porte-parole de l’événement, Jason Rockman, qui était en train d’authentifier des photos signées pour son fils et des causes caritatives. Parce que, oui, de nos jours, il y a autant de faussaires que de fake news et ce n’est pas une mauvaise idée de certifier les signatures. Et oui, ça coûte 5 $&#8230;</p>



<p>C’est Jason, justement, qui animait la discussion avec Llyod et Tompson, plus tard en après-midi, dans la plus grande salle de conférence qui était remplie à craquer. A 87 ans, Lloyd est un peu plus hésitant dans ses réponses, mais pas tant dans ses souvenirs qui allaient bien plus loin que les <em>Back to the Future</em>. Son anecdote sur la manière dont on annonçait les auditions dans les journaux dans les années 1970 était savoureuse. Thompson, maintenant âgée de 65 ans, a été gracieuse au possible en donnant un coup de pouce à son vétéran collègue. Un beau moment de partage.</p>



<p>Giancarlo Esposito (The Mandolarian, Breaking Bad), Chris Noth (<em>Sex In The City</em>), Tom Welling (<em>Smallville</em>), Ron Pearlman (<em>Hellboy</em>) et Robert Englund (le légendaire Freddy Krueger), notamment, ont attiré beaucoup de monde. Englund a même partagé une photo avec Hugo Meunier. Entre légendes, c’est vous dire…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="663" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1024x663.jpeg" alt="" class="wp-image-11760" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1024x663.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-300x194.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-768x497.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-1536x994.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy-463x300.jpeg 463w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Freddy.jpeg 1826w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Robert Englund/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>Évidemment, il y avait tout le reste : exposants, artistes, créateurs, vendeurs de toutes sortes de choses aussi plaisantes qu’inutiles, mais qui font tellement de bien quand on se les procure. Et on note un retour en force des magasins de comics qui, ne l’oublions pas, sont la source première – il y a longtemps &#8211; de cet engouement planétaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="808" height="992" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl.jpeg" alt="" class="wp-image-11761" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl.jpeg 808w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl-244x300.jpeg 244w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Supergirl-768x943.jpeg 768w" sizes="(max-width: 808px) 100vw, 808px" /><figcaption>Supergirl, en costumade/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>Cela dit, les vedettes, aujourd’hui, c’est un peu beaucoup le public lui-même qui se costume pour avoir du plaisir durant un week-end et oublier ses tracas du quotidien. Même les mascottes des Canadiens de Montréal avaient l’air d’Angine de Poitrine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="675" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1024x675.jpeg" alt="" class="wp-image-11762" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1024x675.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-300x198.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-768x506.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-1536x1013.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine-455x300.jpeg 455w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Angine.jpeg 1844w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Serait-ce les musiciens d&rsquo;Angine de Poitrine/Photo courtoisie Comiccon</figcaption></figure>



<p>N’est-ce pas l’essence même de ce genre d’événement?</p>
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		<title>FIJM, jour 9 I L’amour suprême d’Isaiah Collier pour John Coltrane</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 03:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="816" height="784" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10.jpeg" alt="" class="wp-image-11750" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10.jpeg 816w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-300x288.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-768x738.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Collier-10-312x300.jpeg 312w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption>Isaiah Collier/Photo courtoisie FIJM</figcaption></figure>



<p><strong>Il n’y avait probablement aucun festivalier qui ne s’attendait pas à entendre quelque chose d’intéressant, de relevé ou de substantiel en se présentant vendredi soir au théâtre Jean-Duceppe, afin d’entendre le saxophoniste américain Isaiah Collier rendre hommage à la mythique œuvre <em>A Love Supreme</em>, enregistrée par John Coltrane il y a plus de six décennies.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Mais rien ne nous préparait à ce que nous allions entendre…</p>



<span id="more-11749"></span>



<p>Certes, à 27 ans, Collier est l’un des meilleurs instrumentistes de sa génération et le disque de Coltrane figure dans les sommets – ou au sommet – de presque toutes les listes des meilleurs disques de jazz de l’histoire, et ce, plus de 60 ans après sa parution. Parfois, dans de telles circonstances, le résultat n’est pas plus savoureux que la somme de ses parties. Cette fois, si.</p>



<p>Arrivé avec 20 minutes de retard – comme Melody Gardot quelques jours plus tôt -, Collier et le pianiste Davis Whitfield ont amorcé la soirée en duo en interprétant une version instrumentale de <em>I Wanna To Talk About You,</em> de Billy Eckstine, de vingt ans antérieure aux composition de Coltrane. On mesure la complémentarité entre les deux instrumentistes, mais surtout, l’aisance de Collier à faire valser ses notes dans l’espace, le plus souvent, sur des tempos ultra-rapides.</p>



<p>«Si ça, c&rsquo;est la mise en bouche, je crois que nous allons avoir toute une soirée», ai-je glissé au collègue du New York Times assis à mes côtés, avant l’arrivée de Conway Campbell (contrebasse) et de Tim Regis (batterie). Le quartette allait-il s’inspirer de l’œuvre de Coltrane, lui rendre hommage ou offrir A Love Supreme en intégralité? Ce fut la dernière option, mais à la manière Collier.</p>



<p><strong>Quatre mouvements avec un nouveau souffle</strong></p>



<p>Le saxophoniste et ses collègues ont respecté la chronologie des quatre mouvements (<em>Acknowledgement, Resolution, Pursuance, Psalm</em>) qui faisaient déjà allusion, à l’origine, à une œuvre jazz inspirée d’une structure de musique classique. Mais interpréter <em>A Love Supreme</em> comme à ses débuts? Pas du tout l’intention, ici.</p>



<p>Après l’ouverture d’<em>Acknowledgement</em>, très semblable à nos souvenirs depuis des décennies, Collier a démontré à quel point sa livraison tenait à la fois de la relecture et de l’expérimentation. Cela s&rsquo;entendait autant dans le tempo – un peu plus rapide – que dans sa manière de triturer l’air avec ses solos. Un peu, finalement, comme si le John Coltrane de la période <em>Ascension</em>, disons, avait fait un court saut dans le passé pour réinterpréter <em>A Love Supreme</em>. Impressionnant.</p>



<p>C’est le motif récurrent de <em>A Love Supreme</em>, de ses quatre notes archi-distinctives (ta-ta, ta-ta!) ,rendues par la contrebasse de Campbell qui bouclent ce premier mouvement en vue d’une <em>Resolution</em> qui avait tout d’une révolution.</p>



<p><strong>L&rsquo;amour à rallonge</strong></p>



<p>D’un peu plus de 30 minutes dans sa version studio parue en 1965, <em>A Love Supreme</em>, à la sauce Collier, s’est prolongé à une soixantaine de minutes de plaisir. Plus musclée en général et plus éclatée dans la forme, Collier n’a jamais perdu la ligne directrice de l’œuvre en dépit de l’ajout d’exceptionnels solos.</p>



<p>Chaque fois que l&rsquo;on pouvait avoir l’impression que le quartette était en train de s’éloigner de l&rsquo;œuvre originale, le motif mélodique revenait à nos oreilles pour nous rappeler que Collier et ses potes étaient toujours en plein contrôle de la trame narrative musicale.</p>



<p>Pour sa part, le saxophoniste, passionné comme pas un, semblait être dans un univers parallèle – spirituel? &#8211; ou sa vitesse supersonique d’exécution n’allait d’égal que sa manière de s’époumonner. Ses offrandes vibraient, déchiraient et décoiffaient sans partage durant <em>Pursuance</em>, quand ce n’était pas Whitfield qui s’offrait sur ses ivoires des accords plaqués digne d’un Jerry Lee Levis. Subjugués, étions-nous. A un moment, j’ai écrit «orgasme musical» sur mon carnet. C’était pas mal le cas pour n’importe quel amateur de jazz qui se respecte.</p>



<p><strong>La tempête gronde</strong></p>



<p>Presque rageur dans son approche, Collier faisait souffler la tempête, comme si chaque nouveau solo était plus fou et plus <em>free</em> que le précédent. Ornette Coleman, quelqu’un? La finale crépusculaire de <em>Psalm </em>a permis à tout le monde de revenir doucement sur terre après un envol dans la stratosphère.</p>



<p>Au rappel, le saxophoniste a mis en contexte ce que le disque représentait pour lui et pour le  jazz en général avant de nous proposer une composition «que personne sur la face de la Terre n’a entendue avant vous» qui sera sur son prochain disque.</p>



<p><em>Thirty Pieces</em> nous a permis d’apprécier pour encore dix bonnes minutes ce quartette de grand cru qui, l’espace d’une heure, nous a rafraichi sans jamais dénaturer l’une des plus grandes œuvres du jazz jamais crée et entendue.</p>
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		<title>Place au 16e Comiccon de Montréal</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 18:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Êtes-vous plus Sex and the City? Back to the Future? Un fervent de l’espace intergalactique (Star Trek, Star Wars) ou tout simplement un adepte de la costumade (cosplay)? Par Philippe Rezzonico Peu importe la raison – et il y en &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/place-au-16e-comiccon-de-montreal/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="427" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-1024x427.jpeg" alt="" class="wp-image-11745" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-1024x427.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-300x125.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-768x320.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon-500x208.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Comiccon.jpeg 1228w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Êtes-vous plus Sex and the City? <em>Back to the Future</em>? Un fervent de l’espace intergalactique (<em>Star Trek, Star Wars</em>) ou tout simplement un adepte de la costumade (cosplay)?</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Peu importe la raison – et il y en a bien d’autres -, vous risquez de trouver votre compte au Comiccon de Montréal durant toute la fin de semaine.</p>



<span id="more-11744"></span>



<p>Chris Noth, révélé dans la première version de <em>Law and Order</em>, puis devenu l’incontournable «Mr Big» de <em>Sex and the City</em>, avant de poursuivre sa carrière à la télévision dans <em>The Good Wife</em>, sera là de vendredi au dimanche pour des séances d’autographes et de prises de photo.</p>



<p>Même chose pour Christopher Lloyd, le «Doc» de la trilogie <em>Back to the Future</em>, dont la présence a été annoncée la semaine dernière. Il sera là samedi et dimanche, tout comme Lea Thompson (la blonde de Marty) qui partagera des scéances avec lui.</p>



<p>Robert Englund (Nightmare on Elm Street), Ron Perlman (Hellboy, Sons of Anarchy) sont au nombre des invites d’honneur.</p>



<p>On note aussi la présence d’une bonne centaine d’invités provenant de tous les horizons de création des univers imaginaires dessinés ou télévisuels. En plus, des concerts, des concours, des activités, des milliers de comics pour les collectionneurs et des milliers d’amateurs vêtus des costumes de leurs personnages favoris.</p>



<p>On attend environ 70&nbsp;000 personnes.</p>



<p>Consultez l’horaire.</p>



<p><a href="https://www.montrealcomiccon.com/">Comiccon de Montréal &#8211; Rencontrez vos acteurs et créateurs préférés!</a> </p>
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		<title>FIJM, Jour 7 I Melody Gardot et Larkin Poe: histoires de mères et de famille</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 16:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus assurée, plus imprévisible, plus spectaculaire et plus… là où ne l’attendait pas. Quoique, quand on connaît son passé, faut-il s’étonner du moment présent vécu, mercredi soir, avec Melody Gardot? Par Philippe Rezzonico Il est indiscutable que si l’on montrait &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-7-i-melody-gardot-et-larkin-poe-histoires-de-meres-et-de-famille/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-11734" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1024x682.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-300x200.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-768x511.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-1536x1023.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-450x300.jpeg 450w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe.jpeg 1826w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rebecca Lovell, de Larkin Poe/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><strong>Plus assurée, plus imprévisible, plus spectaculaire et plus… là où ne l’attendait pas. Quoique, quand on connaît son passé, faut-il s’étonner du moment présent vécu, mercredi soir, avec Melody Gardot?</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Il est indiscutable que si l’on montrait à quiconque des bouts de film de son premier passage au Festival international de Montréal, en 2008, au Théâtre du Nouveau Monde, et d’autres, filmés hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, il pourrait penser qu’il ne s’agit pas de la même artiste, hormis la voix et le port de lunettes noires.</p>



<span id="more-11733"></span>



<p>Il y a bientôt deux décennies, Melody Gardot était Introvertie, frêle, entourée d’une aura de mystère, et elle avait besoin d’une canne en raison des séquelles d’un accident qui avait faillit lui coûter la vie quelques années plus tôt. De nos jours, elle est désormais extrovertie, solide, bavarde – on adore &#8211; et elle ne cesse de danser sur les planches.</p>



<p>Mais cet écart styliste digne du grand canyon est néanmoins bien moins frappant pour quiconque ayant assisté à tous les passages de l’Américaine francophile au FIJM depuis 2008, comme l’auteur de ces lignes. Cette transformation, nous l’avons vu prendre forme un peu plus à chaque virée à Montréal. Et, une fois encore, Melody Gardot a réussi à nous surprendre, lors du premier de ses deux concerts au FIJM.</p>



<p>Maman depuis le mois de décembre dernier, l’artiste a amplement fait allusion à sa nouvelle réalité lors de ses nombreuses interventions dans les deux langues auprès du public. La progéniture était en coulisses, si j’ai bien compris. Voilà pour le plan personnel. Pour ce qui est du volet artistique, elle était accompagnée par une section de cordes de chez nous (pas une première), et d’un collectif dont les influences latines et afro-américaines étaient omniprésentes. Ce sont d’ailleurs les musiciens qui ont fait une longue entrée instrumentale rythmée avant l’arrivée de la chanteuse et de l’interprétation de The Rain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="839" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-1024x839.jpeg" alt="" class="wp-image-11735" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-1024x839.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-300x246.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-768x629.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody-366x300.jpeg 366w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Melody.jpeg 1226w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Melody Gardot ayant refusé l&rsquo;accès aux photographes, nous mettons en ligne cette splendide photo qui n&rsquo;a rien à voir avec le concert. Photo courtoisie FIJM</figcaption></figure>



<p>Nous étions en terrain connu pour l’interprétation de <em>C’est magnifique, </em>somptueuse chanson que l’on pourrait qualifier de bijou musical digne des années 1960. D’ailleurs, le clip de cette œuvre est de cette eau. Gardot la partage avec son pianiste et les effluves bossa pourraien nous ramener carrément à Astrud Gilberto. Magnifique finale à la trompette.</p>



<p>On a retrouvé la Melody – presque des débuts – avec <em>Our Love Is Easy </em>: envoutante et mystérieuse, elle nous offre ce bijou sur un lit de cuivres et de cordes dans une ambiance feutrée. La chanteuse prend aussi l’avant-plan pour une belle et touchante interprétation de <em>Moon River,</em> avec nous avoir expliqué comment le réalisateur de la version avec Ella Fitzgerald l’a convaincu d’enregistrer le classique. De toute beauté.</p>



<p><em>Les étoiles</em> lui permet de s’exprimer vocalement en français avec son groupe à l’avant-scène avant l’électrio-choc de la soirée. Une fois assise au piano – une première depuis le début, Gardot nous explique qu’elle a fait venir des amis de loin pour la suite. De loin? Plutôt, oui. Rien de moins qu’un chœur de jeunes provenant d’Afrique du Sud.</p>



<p><strong>L&rsquo;explosion chorale</strong></p>



<p>Dès lors, sa version de <em>Morning Sun</em> prend une couleur complètement différente de ce qu’elle est d’ordinaire. Portée par l’énergie du chœur, l’ajout du group de Gardot et de la section de cordes, tous et toutes nous offrent une interprétation qui oscille entre le doux (au début) et la tempête (la finale) dans un enthousiasme communicatif.</p>



<p>Melody quitte son tabouret et danse avec abandon pour la suite, <em>She Don’t Know</em>, moment ou l’on se demande si nous ne sommes pas dans une église noire du Sud des États-Unis ou à Soweto. La chanteuse bat la mesure et la foule suit le pas. Ça décoiffe.</p>



<p>Elle se sert une dernière fois du chœur durant <em>Preacher Man</em>, lorsqu’elle prend place sur un tabouret central, guitare électrique entre les mains, avant de conclure uniquement avec la section de cordes par une interprétation savoureuse de <em>La chanson des vieux amants,</em> de Brel, plaisir qu’elle nous avait déjà offert dans le passé.</p>



<p>Quelle Melody verrons-nous la prochaine fois? On a déjà hâte de le savoir.</p>



<p><strong>Les guitares familiales</strong></p>



<p>Suis arrivé sur la Place des festivals après vingt minutes de prestation de Larkin Poe, le duo de sœurs américaines dont les guitares rugissent de plaisir. Au moment où les sœurs Rebecca et Megan Lovell amorçaient <em>Bluephoria,</em> durant laquelle le petite sœur, Rebecca, chanteuse principale, avait des allures de prêtresse.</p>



<p>Versant plus dans le folk acoustique à leurs début, Larkin Poe, dont l’ancêtre de quatre ou cinq générations était lié à Edgar Allan Poe, semble-t-il, a pris de l’ampleur au cours des ans. Rebecca (guitare) et Megan (lap steel) ont développé un son plus musclé qui leur permet de s’approprier de grands espaces.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="672" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1024x672.jpeg" alt="" class="wp-image-11740" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1024x672.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-768x504.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-1536x1007.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30-457x300.jpeg 457w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/07/Larkin-Poe-30.jpeg 1836w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rebecca et Megan Lovell, de Larkin Poe/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Cela dit, les sœurs ont un son résolument sudiste. Il fallait les entendre intégrer des lignes de guitare dignes des Allman Brothers, ici et là.</p>



<p>Entre <em>If God Is a Woman, Kick the Blues</em> ou <em>Preachin’ the Blues</em>, cette dernière, de Son House, Rebecca n’a cessé de nous parler de son nouveau rôle de mère avec son petit garçon de 11 mois qui lui a demandé : «parlez-vous français?» en la réveillant à quatre heures du matin. La blague – le fait français, pas le réveil en pleine nuit – a bien fait rigoler et a démontré que le duo savait parfaitement où il se trouvait.</p>



<p>Les sœurs n’ont pas vraiment levé le pied de l’accélérateur d’y la fin de leur concert qui s’est conclu sur une version particulièrement percutante de <em>Bolts Cutter &amp; The Family Name</em>. Quand on y pense, une référence familiale était toute indiquée pour conclure cette soirée</p>
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		<title>FIJM, jour 5 I Joshua Redman : un quartette au sommet de son art</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-5-i-joshua-redman-un-quartette-au-sommet-de-son-art/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 18:03:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Je suis ici depuis le week-end. Ce que j’ai vu samedi, c’était dément. Pensez-y… Au fond, il n’y a qu’à Montréal que des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues pour aller entendre de la musique microtonale.» Par &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-5-i-joshua-redman-un-quartette-au-sommet-de-son-art/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="641" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1024x641.jpeg" alt="" class="wp-image-11726" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1024x641.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-300x188.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-768x481.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-1536x962.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-479x300.jpeg 479w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman.jpeg 1836w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Joshua Redman, lundi, au Théâtre Maisonneuve/Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>«Je suis ici depuis le week-end. Ce que j’ai vu samedi, c’était dément. Pensez-y… Au fond, il n’y a qu’à Montréal que des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues pour aller entendre de la musique microtonale.»</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Le commentaire du saxophoniste Joshua Redman était révélateur, venant d’un artiste qui est venu se produire une première fois au Festival de jazz de Montréal en accompagnant son père Dewey, il y a des décennies de ça. On peut ajouter un autre musicien à la liste de ceux qui ont été renversés par le pouvoir d’attraction d&rsquo;Angine de Poitrine.</p>



<span id="more-11725"></span>



<p>Depuis ses débuts, le quinquagénaire revient à Montréal avec la régularité d’une horloge suisse. Lundi, il se produisait au Théâtre Maisonneuve en compagnie de ses collègues Paul Cornish (piano), Philip Morris (contrebasse) et Nazir Ebo (batterie). Au menu, une plus que généreuse portion de leur plus récent disque, <em>Words Fall short</em> (Blue Note, 2025), qui a séduit sans partage.</p>



<p>Contrairement à nombre de jazzmen qui présentent peu de leurs nouvelles compositions lors d’une tournée, Redman a toujours été un champion de l’après-vente, dans le sens noble du terme. C’est ici que nous en sommes, musicalement parlant, et c’est ce qu’on vous offre.</p>



<p>L’ouverture avec<em> A Message To Unsend</em> a rapidement démontré à quel point la complémentarité entre les instrumentistes est toujours bien présente. Amorce modérée qui prend du rythme entre le premier solo de Redman et celui, à charpente très atypique, de Cornish, avant de boucler le tout avec une finale mélodique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="592" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1024x592.jpeg" alt="" class="wp-image-11728" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1024x592.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-300x173.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-768x444.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-1536x888.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10-500x289.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-10.jpeg 1592w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Cornish, Redman, Morris et Ebo/Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><em>So It Goes </em>a sérieusement prouvé que Redman, en dépit des décennies, n’a rien perdu de son mordant. Son phrasé de plus en plus éclaté, n’avait d’égal que sa quête de notes suraigues, à la limite du décrochage, au point qu’il semblait martyriser son saxophone ténor. Il a passé la main à ses collègues qui ont enchaîné avec une cavalcade commune d’une cohésion remarquable.</p>



<p>S’il y en a un qui était en feu lundi soir – hormis Redman -, c’était Morris. Le contrebassiste aux épaules de déménageur a été transcendant durant ses solos, particulièrement celui en ouverture de <em>Words Fall Short.</em> Vendant d’un critique qui, d’ordinaire, n’apprécie guère les solos de contrebasse, ça en dit long sur la qualité de l&rsquo;offrande.</p>



<p>Mais ne nous trompons pas. Malgré l’apport exceptionnel de ses accompagnateurs, c’est Redman qui demeure le centre d’attention, et ce, peu importe s’il manie son saxophone ténor ou son instrument soprano.</p>



<p>C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il s’est offert un passage «coltranien» explosif durant <em>She Knows</em>, avant de provoquer une tempête durant <em>I Wish to Dance All Night With You.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="630" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1024x630.jpeg" alt="" class="wp-image-11730" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1024x630.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-300x185.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-768x473.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-1536x945.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20-488x300.jpeg 488w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Redman-20.jpeg 1690w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Redman et son groupe on même offert au rappel une chanson pas interprétée depuis très longtemps, demande spéciale d’un interlocuteur qu’il n’a pas nommé, mais qui est entré en contact avec «plus que d&rsquo;un d’entre nous».</p>



<p>Le titre de l’œuvre déclinée par Redman m’a échappé, mais cela a permis à tout le monde d’apprécier durant un bon quart d’heure de plus ce quartette qui est l’une des références du genre dans le jazz contemporain.</p>
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		<title>FIJM, jour 4 I La symphonie de St-Vincent, la soufflerie de Kamasi</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-4-i-la-symphonie-de-st-vincent-la-soufflerie-de-kamasi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 19:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[L’image était digne de la comédie musicale du film The Devil’s Wears Prada, vue à Londres l’an dernier, lors du premier rappel du concert symphonique de St-Vincent, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier. Par Philippe Rezzonico Anne Erin Clark, vêtue d’un &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-4-i-la-symphonie-de-st-vincent-la-soufflerie-de-kamasi/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="601" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1024x601.jpeg" alt="" class="wp-image-11716" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1024x601.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-300x176.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-768x451.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-1536x902.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-500x294.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent.jpeg 1758w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>St-Vincent avec orchestre, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>L’image était digne de la comédie musicale du film <em>The Devil’s Wears Prada</em>, vue à Londres l’an dernier, lors du premier rappel du concert symphonique de St-Vincent, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Anne Erin Clark, vêtue d’un superbe tailleur, allongée sur la scène, jambes recroquevillées vers le ciel, permettant ainsi de voir ses splendides souliers rouges, qui interprète sur le ventre <em>Candy Darling</em>, accompagnée du «Montreal  symphonic jazz orchestra» : image de classe feutrée, mais empreinte d’un brin de folie, le tout, dans un écrin musical raffiné.</p>



<span id="more-11715"></span>



<p>Quand on y pense bien, ce moment résumait plutôt bien ce que les festivaliers du Festival de jazz venaient de voir depuis une heure et demie.</p>



<p>St-Vincent symphonique? Pourquoi pas? Depuis que Metallica l’a fait il y a plus de deux décennies, la fusion du monde classique et de n’importe quel autre univers musical (pop, rock, metal, prog, etc.) est permis.</p>



<p>Ça faisait tout drôle de voir l’Américaine dans cet environnement, elle qui nous a habitué à des accoutrements spectaculaires lors de ses récents passages au festival Osheaga. Encore plus de la voir concentrée sur son chant en ouverture. Complètement investie, elle s’est illustrée durant <em>Hell is Near </em>et <em>Reckless.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="637" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1024x637.jpeg" alt="" class="wp-image-11718" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1024x637.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-300x187.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-768x477.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-1536x955.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10-483x300.jpeg 483w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-10.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Il y a deux semaines, aux Francos de Montréal, Pierre Lapointe a fait le paru qu’il pouvait s’offrir l’intégrale de La forêt des mal-aimés sans piano. St-Vincent n’a pas poussé l’audace à ce point et elle a renoué avec son instrument de prédilection (la guitare électrique) à la quatrième chanson proposée. La foule a réagi avec satisfaction.</p>



<p>Même si St-Vincent avait son batteur et sa bassiste avec elle – quoique, intégrés parmi les musiciens de l’orchestre, ce dernier n’était pas là que pour apporter une coloration discrète. La cascade des violons durant <em>Violent Times</em> et la finale presque atomique pour <em>The Nowhere Inn</em> en étaient la preuve.</p>



<p>L’artiste a lancé un «Let’s have fun!» avant d’amorcer le dernier droit et de décoiffer avec affection l’un des violoncellistes et d’arpenter avec fougue la scène à reculons, guitare en mains. <em>New York, New York</em> a été reçue avec l’enthousiasme d’un concert rock, les festivaliers battant la mesure et saluant la présence de St-Vincent au parterre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="597" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1024x597.jpeg" alt="" class="wp-image-11719" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1024x597.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-300x175.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-768x448.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-1536x896.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20-500x292.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/St-Vincent-20.jpeg 1618w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Lorsque <em>Slow Disco</em> a mis fin au spectacle, tout le monde était convaincu que l’œuvre musicale de St-Vincent se prêtait à l’exercice symphonique. Et que cette tournée allait peut-être lui ouvrir des horizons encore plus larges.</p>



<p><strong>La soufflerie humaine</strong></p>



<p>En me dirigeant vers la Place des festivals, la question trotait dans ma tête&nbsp;: est-ce que ça peut être aussi bon que la dernière fois?</p>



<p>Cette dernière fois, c’était en 2022, lorsque le saxophoniste Kamasi Washington et ses collègues nous avaient soufflés, au sens propre comme au figuré.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="691" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1024x691.jpeg" alt="" class="wp-image-11720" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1024x691.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-300x202.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-768x518.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-1536x1037.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20-445x300.jpeg 445w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-20.jpeg 1802w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kamasi Washington/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Même chose hier soir. Je n’ai pas vécu la même immersion qu’il y a quelques années, puisque arrivé après 40 minutes de prestation, mais les 50 restantes étaient tout autant explosives et délectables que naguère.</p>



<p>Avec un souffle qui n’a que peu d’égal, Washington peut déplacer des montagnes avec ses solos qui décoiffent. Héritier spirituel de Pharoah Sanders – pour le look et les harmonies -, John Coltrane et Sun Ra – pour le son – et Sonny Rollins – pour la puissance  -, le massif artiste s’abreuve à plein de styles musicaux qui rendent ses offrandes appétissantes aux puristes de jazz et aux amateurs de sonorités contemporaines.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-11721" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1024x682.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-300x200.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-768x512.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-1536x1023.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10-450x300.jpeg 450w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Kamasi-10.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Rickey Washingtin en action devant son fils, Kamasi, et ses collègues./Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich.</figcaption></figure>



<p>Et lorsque Mosley, en fin de parcours, nous balance la ligne de basse de <em>Seven Nation Army</em>, des White Stripes, quand le collectif nous offre <em>Prologue</em> (Tango Apasionada), d&rsquo;Astor Piazzolla, tu comprends pourquoi ils sont populaires auprès de plusieurs générations.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FIJM, jour 3 I Une frénésie nommée Angine de poitrine</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-3-i-une-frenesie-nommee-angine-de-poitrine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 20:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Le centre-ville de Montréal est sold-out» La phrase de Maurin Auxéméry, programmateur en chef du Festival international de jazz de Montréal, lancée quelques minutes après 21h30, était, à ce moment, de l’ordre de l’évidence. Par Philippe Rezzonico Dès 17 heures, &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-3-i-une-frenesie-nommee-angine-de-poitrine/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-11701" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-1024x684.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-300x200.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-768x513.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-1536x1026.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo-449x300.jpeg 449w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Duo.jpeg 1760w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p><strong>«Le centre-ville de Montréal est sold-out»</strong></p>



<p>La phrase de Maurin Auxéméry, programmateur en chef du Festival international de jazz de Montréal, lancée quelques minutes après 21h30, était, à ce moment, de l’ordre de l’évidence.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Dès 17 heures, il y avait déjà des festivaliers massés devant la scène principale de la Place des festivals. Pas pour le concert de 19h, mais bien pour celui du phénomène planétaire nommé Angine de poitrine. L’espace disponible en face de la scène et des divers écrans ajoutés sur le site du FIJM affichait déjà complet vers 19h30. Imaginez deux heures plus tard…</p>



<span id="more-11700"></span>



<p>Ça m’a d’ailleurs pris 20 bonnes minutes pour me retrouver au coin des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance… en partant de la Maison symphonique ou jouait magnifiquement le quartette de Charles Lloyd, et ce, même en évitant la rue Sainte-Catherine en passant pas l’intérieur du Complexe Desjardins.</p>



<p>Pour des milliers de festivaliers, la cohue vue samedi soir n’a jamais eu d’égal. Pour les habitués du FIJM depuis trois ou quatre décennies seront un peu moins affirmatif. La soirée avec Stevie Wonder, en 2009, et celle avec Pat Metheney, sur McGill-Collegue, en 1989, étaient comparables rayon marées humaines. Mais depuis la reconfiguration de la Place des festivals, pas de doute, c’était du jamais vu.</p>



<p>Ça tenait beaucoup à l’universalité de l’engouement pour les boys du Saguenay&nbsp;: baby-boomers, amateurs de musique de musiques pointues, petites familles&nbsp;: rarement voit-on un public aussi intergénérationnel pour un groupe ou un artiste. Encore plus vrai dans la mesure que le groupe en question était essentiellement connu que d’une poignée d’amateurs il y a un an.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="698" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-1024x698.jpeg" alt="" class="wp-image-11702" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-1024x698.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-300x205.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-768x524.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-1536x1048.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site-440x300.jpeg 440w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Site.jpeg 1780w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>Bien sûr, il y a une gimmick, comme dirait Mathieu Chédid, notre&nbsp; &#8211; M – favori&nbsp;: les originaux costumes bichromes à pois, la notion d’extra-terrestres et le langage imaginaire, similaire à celui de certaines productions du Cirque du Soleil. Avec une approche de mystère liée à une notion de déguisement qui peut rappeler Kiss ou Daft Punk, Angine de Poitrine s’est forgé un univers ludique, festif et accessible à tous. Disons que les festivaliers s’arrachaient les t-shirts et disques vinyles du groupe sur le site.</p>



<p>Mais la gimmick, ce n’est que l’enrobage. Pas le contenu.</p>



<p>Musicalement parlant, Khn (le guitairiste) et Klek (le batteur) méritent toutes les louanges. Ces excellents instrumentistes l’ont démontré durant l’instrumentale <em>Angor.</em> Aucune idée de ce que cela veut dire. Pas plus que <em>Yor Zarad, Tamebsz </em>ou <em>Sarniezz</em>, autres appellations de titres instrumentaux au menu. Pour un type de ma génération, c’est un peu comme le langage Klingon de la première série de <em>Star Trek</em> (1966-1969). Mais comme impact sonore, c’est du tonnerre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="646" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-1024x646.jpeg" alt="" class="wp-image-11703" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-1024x646.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-300x189.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-768x485.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-1536x970.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs-475x300.jpeg 475w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Hot-Dogs.jpeg 1768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Benoit Rousseau</figcaption></figure>



<p>Avec un instrument à double manche – guitare et basse – et une batterie, Angine de Poutine parvient à créer des univers sonores attrayants, voire, inusités. La fluidité de Khn avec sa guitare, la lourdeur de certaines de ses lignes de basse, les rythmes saccadés ou incisifs de Klek font de l’offre musicale des Québécois une mixture pas mal irrésistible.</p>



<p>La foule ne s’y trompe pas. Pendant que ceux massés dans le corridor central de la Place des Festivals répondent aux invitations de Khn de former le triangle avec leurs mains, ailleurs, le but est de dénicher un angle valable pour voir le duo sur les écrans. Debout sur des structures surélevées, vision totale ou partielle entre de petits arbres ou depuis les terrasses qui longent la rue Jeanne-Mance, on aura tout vu. Même les centaines de festivaliers appuyés sur les grilles de sécurité le long de la rue Bleury, le site ayant été fermé tant l’affluence était monstre. Il y a même eu des milliers de personnes qui ont rebroussé chemin, étant incapables de se dénicher un poste d’observation valable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="618" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-1024x618.jpeg" alt="" class="wp-image-11704" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-1024x618.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-300x181.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-768x463.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-1536x927.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule-497x300.jpeg 497w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/ADP-Foule.jpeg 1840w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIM</figcaption></figure>



<p>Math rock, musique microtonale&nbsp;: on se dépasse depuis des mois pour trouver la meilleure manière de définir leur musique. Après une plus d’une heure d’écoute du groupe qui est énergique comme d’autres duos guitare-batterie nés avant eux tels The White Stripes et The Black Keys, force est d’admettre que ces gars font du rock. Expérimental, instrumental, champ gauche, un tantinet progressif et vaguement funky, à l’occasion, mais les salves de guitare et les roulements de batterie ne peuvent mentir. Particulièrement durant Sherpa, en clôture.</p>



<p>Angine de poitrine, ça décoiffe solide, ça rassemble le peuple et les générations, et, peu importe ce que sera leur avenir, ils auront eu le mérite de créer l’un des moments les plus mythiques du FIJM qui en compte quelques-uns, merci, après 46 années au compteur.</p>



<p><strong>Charles Lloyd : aussi vénérable que formidable</strong></p>



<p>Comme précisé plus haut, avant le bain de foule avec Angine de Poitrine, le vénérable saxophoniste Charles Lloyd a attiré mon attention, et ce, à plus d’un titre.</p>



<p>Il y a quelques semaines, Sonny Rollins, le colosse du saxophone nous a quittés à l’âge de 95 ans. Llyod n’en a guère moins, lui qui compte 88 berges. Quand je l’ai vu, deux fois, lors du FIJM de 2013 – série invitation -, je me disais déjà qu’il était plus que temps que je le voie sur une scène.</p>



<p>Le souvenir de ses prestations m’a donné le goût de le revoir, même si, à cet âge vénérable, les attentes étaient plus que minces. Pour vous situer, la dernière fois que j’ai vu Sonny Rollins, il avait 74 ans. Il faut parfois ne pas aller voir un grand trop tard, histoire de ne pas gâcher notre souvenir du passé avec lui. Yma Sumac en 1998, Ray Charles en 2003 et Aretha Franklin en 2014, chaque fois, ce fut celle de trop.</p>



<p>Mais, ici, j’ai dérogé à ma règle. Qu’est-ce que j’ai bien fait…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="672" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-1024x672.jpeg" alt="" class="wp-image-11710" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-1024x672.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-768x504.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-1536x1008.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles-457x300.jpeg 457w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Charles.jpeg 1542w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Charles Lloyd/Photo courtoisie FIJM</figcaption></figure>



<p>Solide sur ses jambes, l’octogénaire l’était tout autant dans son jeu. Pendant plus d’une heure, il a enchaîné les solos au saxophone et à la flûte traversière comme s’il était une génération plus jeune.</p>



<p>Au lieu de s’assoir à répétition quand il ne dirigeait pas les opérations, Lloyd s’est souvent levé pendant les solos de ses collègues – James Francies (piano), Harish Raghavan (contrebasse), Kweku Sumbry (batterie)  &#8211; pour observer de près leur jeu, comme s’il était un professeur durant les examens de ses élèves. A le voir se dandiner sur les notes flottantes, il était visiblement satisfait de ce qu’il entendait.</p>



<p>Lloyd a soufflé dans son saxo avec une puissance remarquable pour son âge, tout en nous gratifiant de solos inspirants. Le son, bien rond, et le phrasé, intact, étaient un régal. Dans les passages plus rythmés, on sentait une vigueur presque juvénile dans l’approche – il a même sautillé en soufflant -, mais quand il était en mode retenue, c’est l’image du coucher de soleil crépusculaire qui venait à l’esprit. Magnifique.</p>



<p>Lloyd affichait, certes, une maîtrise remarquable pour un homme de son âge, mais aussi une maîtrise tout court, et ce, peu importe l’âge de n’importe quel instrumentiste.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>FIJM, jour 2 I La délicatesse de Diana, la robustesse de David</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-2-i-la-delicatesse-de-diana-la-robustesse-de-david/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 19:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[«Je suis plus vieille, désormais». La boutade lancée par Diana Krall, vendredi, au deux-tiers du premier de ses deux concerts à la salle Wilfrid-Pelletier lors du Festival international de jazz de Montréal, n’était pas complètement exempte de vérité. Par Philippe &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/fijm-jour-2-i-la-delicatesse-de-diana-la-robustesse-de-david/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="653" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-1024x653.jpeg" alt="" class="wp-image-11688" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-1024x653.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-300x191.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-768x489.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-1536x979.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo-471x300.jpeg 471w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Solo.jpeg 1720w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Diana Krall, à la Place des arts/Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><strong>«Je suis plus vieille, désormais».</strong></p>



<p>La boutade lancée par Diana Krall, vendredi, au deux-tiers du premier de ses deux concerts à la salle Wilfrid-Pelletier lors du Festival international de jazz de Montréal, n’était pas complètement exempte de vérité.</p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>C’était fort sympathique de la voir expliquer à la foule que, de nos jours, une partie de sa sélection de chansons est tributaire de l’énergie du public, tout en tournant et retournant des feuilles de musique placées sur son piano. On va jouer celle-ci ou celle-là?</p>



<span id="more-11687"></span>



<p>N’empêche, la chanteuse et pianiste canadienne a, en effet, évolué depuis son éclosion dans les années 1990 au sein du festival montréalais qui l’a révélé. A 61 ans, son timbre de voix si caractéristique est plus voilé que naguère, ce qui n’est pas sans charme. Inversement, la chanteuse a perdu de la tessiture mélodique et sa voix est moins puissante dans certaines tonalités. Nous l’avions remarqué en 2023, mais c’est simplement plus évident hier soir.</p>



<p>Cela explique beaucoup le parti-pris de douceur proposé par la pianiste en regard de sa sélection. Depuis plus d’un quart-de-siècle, on suit Krall a gré de ses courants musicaux et de ses inspirations du moment. Avec aucun nouvel album depuis six ans, Krall, visiblement, propose ce qui lui tente, cette fois, en formule trio avec le contrebassiste Dennis Crouch et le batteur Jay Bellerose.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="589" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-1024x589.jpeg" alt="" class="wp-image-11689" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-1024x589.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-300x173.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-768x442.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-1536x884.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio-500x288.jpeg 500w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/Diana-Trio.jpeg 1620w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>L’ouverture avec <em>Almost Like Being In Love</em> a annoncé la couleur. Krall a varié ses attaques sur les ivoires avec dynamisme, mais on sentait le trio en retenue. C’était encore plus vrai en finale de <em>I&rsquo;m Confessing (That I Love You),</em> au terme de laquelle la pianiste a envoyé les dernières notes en suspension de sa main droite, comme si elle balayait des gouttes de pluie sur ses ivoires.</p>



<p>«Ils m’ont donné tellement de notes», a-t-elle ironisé par la suite.</p>



<p>Si <em>There Ain’t No Sweet Man Worth the Salt of My Tears </em>– tellement plus placide que son interprétation d’il y a une dizaine d’années &#8211; pouvait être perçue comme légèrement pimpante, la version de <em>I’ve Got You Under My Skin</em> était d’une lenteur presque lancinante, comme si chaque note, chaque parole était incisive au point de nous pénétrer les pores de la peau.</p>



<p>Sentiment similaire durant <em>The Look of Love,</em> presque métamorphosée en regard de sa version studio pas mal pop d’il y a deux décennies. Envoutante à souhait, ça m’a rappelé à quel point Krall pouvait être imprévisible. A preuve, ce concert au Centre Bell il y a une vingtaine d&rsquo;années, lorsque portée par le succès mondial de <em>The Look of Love</em>, durant laquelle elle nous avait offert peut-être son concert de jazz le plus puriste qui soit.</p>



<p><strong>Cole, Waits et Cohen</strong></p>



<p>Drall peut s’approprier du Nat King Cole (<em>Exactly Like You</em>), mais aussi des auteurs-compositeurs plus contemporains comme Tom Waits (<em>Jockey, Full of Bourbon</em>) ou Leonard Cohen (<em>Tower of Song</em>). Cette dernière a été immense, au rappel, seul moment du concert durant lequel Krall a quité son piano pour l’orgue.</p>



<p>«C’est une chanson d’un de nos amis», a-t-elle dit, avant l’interprétation.</p>



<p>En définitive, <em>All of Me</em>, cinquième chanson au rappel de ce concert de plus d’une heure et demie – avec Anaïs Cardot en prime en première partie – a bien résumé qui est Diana Krall, aujourd’hui.</p>



<p><strong>De l’action avec David Binney</strong></p>



<p>En 1958, un chanteur de 19 ans nommé Ronnie Dee a eu un succès éphémère avec une chanson brute nommée<em> Action Packed</em>. «Action», c’est le mot-clé du David Binney Action trio qui est venu faire exploser le Gèsu en fin de soirée.</p>



<p>Binney, le vétéran saxophoniste qui nous a rappelé que le FIJM était son festival favori et que le Gèsu était pas mal sa salle préférée, était flanqué du bassiste Petra Krstajic et du batteur et claviériste Louis Cole. Au menu, des extraits d’un disque paru il y a deux ans et de nouvelles compositions. Aux instruments précités s’ajoutait un ordinateur qui pouvait majorer l’ordre sonore quand ce n’était pas Cole qui ajoutait des échantillonnages.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="824" height="994" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/David.jpeg" alt="" class="wp-image-11692" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/David.jpeg 824w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/David-249x300.jpeg 249w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/David-768x926.jpeg 768w" sizes="(max-width: 824px) 100vw, 824px" /><figcaption>David Binney/Photo d&rsquo;archives courtoisie FIJM.</figcaption></figure>



<p>Jusqu’à minuit, Binney a mis ses doigts et ses phalanges à rudes épreuves avec des envolées fougueuses de cascades de notes, tandis que ses deux potes structuraient des rythmiques qui nous arrivaient dessus par vagues, telles des tsunamis ou des tornades. Décoiffant.</p>



<p>Parfois, la section rythmique proposait un schéma répétitif autour duquel Binney nous offrait des solos imaginatifs et créatifs, et puis, sans que l’on sans rendre vraiment compte, c’était Binney qui était devenu le pilier du tempo, tissant un motif sonore répétitif, pendant que ses collègues s’éclataient avec des solos explosifs.</p>



<p>Bien peu de moments d’accalmie durant cette prestation aussi dynamique qu’abrasive, aussi éclatée que festive.</p>



<p>Binney a souligné qu’il était peut-être temps de refaire un disque avec ses potes. Nous sommes preneurs.</p>
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		<title>Francos, Jour 7 I Cavalons &#8211; ou pas &#8211; avec Cœur de Pirate</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-7-i-cavalons-avec-coeur-de-pirate/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 06:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Le plus récent disque de Cœur de Pirate se nomme Cavale. La tournée du même nom s’est donc arrêtée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, vendredi, lors des Francos de Montréal. Bon choix de salle? Ça dépend &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-7-i-cavalons-avec-coeur-de-pirate/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="669" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1024x669.jpeg" alt="" class="wp-image-11678" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1024x669.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-300x196.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-768x501.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-1536x1003.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1-460x300.jpeg 460w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-1.jpeg 1832w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p><strong>Le plus récent disque de Cœur de Pirate se nomme <em>Cavale</em>. La tournée du même nom s’est donc arrêtée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, vendredi, lors des Francos de Montréal. Bon choix de salle? Ça dépend de la manière dont on voit les choses.</strong></p>



<p><strong>Par Philippe Rezzonico</strong></p>



<p>Choix amplement justifié pour ce qui est la capacité de quelque 3000 sièges de la salle qui convient parfaitement au statut international de l’artiste. Cela s’applique également pour le dispositif scénique avec cet écran circulaire de lumière suspendu et son plus petit équivalent sur les planches. En revanche, la teneur du spectacle aurait peut-être été mieux servie dans un environnement plus restreint.</p>



<span id="more-11672"></span>



<p>Après une amorce en solo au piano – toujours l’une de ses forces -, Cœur de Pirate a délaissé son instrument durant environ une demi-heure durant laquelle elle a été uniquement chanteuse… et danseuse.</p>



<p>Évidemment pas du genre ballerine aux Grands ballets canadiens, mais plutôt en mode danse contemporaine. <em>Les enfants des temps derniers, Terre Inconnue, Drapeau blanc </em>(excellente) et <em>Mélancolie</em>, notamment, ont bénéficié de cette valeur ajoutée. Large gestuelle, pas léger, poses magnifiées. Tous ceux qui ont connu l’artiste à ses débuts se souviennent à quel point elle était statique derrière son micro quand elle quittait ses ivoires. Amélioration majeure au plan de la forme et splendide façon d’extérioriser ses œuvres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="703" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1024x703.jpeg" alt="" class="wp-image-11675" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1024x703.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-300x206.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-768x527.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-1536x1055.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2-437x300.jpeg 437w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-2.jpeg 1768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>En revanche, à ce moment, elle n’était soutenue que par deux instruments, hormis des bandes enregistrées. Ce qui aurait pu mener aux moments dansants collectifs qu’elle anticipait lors de sa première allocution aux spectateurs ne s’est pas matérialisé. Un MTelus à parterre ouvert aurait sûrement mené à des moments plus festifs, et ce, avec les mêmes offrandes.</p>



<p><strong>Saut dans le passé</strong></p>



<p>Le retour sur son tabouret a coïncidé avec un changement d’ambiance et un retour dans le passé avec l’enchaînement le triplé formé par <em>Francis, Corbeau</em> et <em>Place de la république</em>, titres phares des deux premiers albums. Public et critique conquis.</p>



<p>Pour la reprise de Renaud (<em>Mistral gagnant</em>), Cœur de pirate a fait venir le pianiste néo-classique Simon Boisseau pour prendre sa place au piano, lui qui avait fait une belle impression en première partie avec son talent d’instrumentiste et une personnalité attachante. Duo impeccable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="671" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1024x671.jpeg" alt="" class="wp-image-11680" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1024x671.jpeg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-300x197.jpeg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-768x503.jpeg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-1536x1006.jpeg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1-458x300.jpeg 458w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/CDP-3-1.jpeg 1798w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo courtoisie Francos/Victor Diaz Lamich</figcaption></figure>



<p>L’interprétation de la mélodique <em>Ensemble</em> a été précédée de l’arrivée de quatre musiciens (notamment, trompette et saxophone) qui ont formé un bivouac autour du piano pour plusieurs chansons. Un bivouac après un segment intimiste? Pas sûr. Le groupe a joliment enrobé cette composition et les subséquentes, mais sans apporter le souffle potentiel que tant d’instrumentistes peuvent conférer.</p>



<p>Un autre Simon, Proulx, celui-là, chanteur des Trois Accords, est venu faire son tour pour partager <em>Toujours les vacances </em>avec l’hôtesse de la soirée. Chanson dédiée&nbsp;à tous les finissants scolaires, une considération importante pour Cœur de pirate qui a désormais une progéniture adolescente. <em>Château de sable</em>, interprétée plus tôt en soirée, était d’ailleurs liée à cette réalité de mère.</p>



<p><em>Cavale</em>, nappée d’un solo de saxophone aussi chaud que puissant, a été vibrante à souhait, tandis que <em>Oublie-moi</em> et – obligatoirement -, <em>Comme des enfants</em>, ont bouclé ce savoureux concert qui aurait peut-être été encore plus satisfaisant dans une autre salle.</p>



<p></p>
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		<title>Francos, jour 6  I L’éblouissante reconstruction symphonique de la Forêt des mal-aimés</title>
		<link>https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-6-i-leblouissante-reconstruction-symphonique-de-la-foret-des-mal-aimes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bambino1062]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 05:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Durant une portion centrale endiablée de L’Endomètre rebelle durant laquelle, les cordes, les vents et les percussions de l’Orchestre métropolitain cohabitaient avec puissance, cohésion et complémentarité, Pierre Lapointe, qui tournait le dos au public massé au parterre de la Maison &#8230; <a href="https://www.ruerezzonico.com/francos-jour-6-i-leblouissante-reconstruction-symphonique-de-la-foret-des-mal-aimes/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-11665" srcset="https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-300x225.jpg 300w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-768x576.jpg 768w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-400x300.jpg 400w, https://www.ruerezzonico.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_3210-1-rotated.jpg 2016w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pierre Lapointe et l&rsquo;OM au terme de leur éblouissant concert à la Maison symphonique.</figcaption></figure>



<p><strong>Durant une portion centrale endiablée de <em>L’Endomètre rebelle</em> durant laquelle, les cordes, les vents et les percussions de l’Orchestre métropolitain cohabitaient avec puissance, cohésion et complémentarité, Pierre Lapointe, qui tournait le dos au public massé au parterre de la Maison symphonique, était, comme nous, devenu spectateur.</strong></p>



<p>Par Philippe Rezzonico</p>



<p>Le créateur de La forêt des mal-aimés semblait s’extasier devant l’exceptionnelle qualité offerte par l’orchestre sur la direction de Thomas Le Duc Moreau, lors du premier de deux concerts, aux Francos de Montréal.</p>



<p>Et il n’était pas le seul.</p>



<span id="more-11664"></span>



<p>Durant près de deux heures, les amateurs de la première heure de Pierre Lapointe, ceux qui l’ont découvert lors des deux dernières décennies, et les amateurs de musique pop et ceux du créneau classique ont été servis par l’une des collaborations artistiques les plus achevées qui soient.</p>



<p>On pourrait reprendre les mots de Lapointe, tout de suite après son entrée sur scène, qui parlait de mash-up. Il faisait référence au fait que lui et l’OM allaient présenter en intégralité et en séquence le récent <em>Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé </em>et le désormais classique, <em>La forêt des mal-aimés</em>, lors de ce programme intitulé «<em>Dans la forêt des cœurs brisés</em>». Son commentaire qui portait uniquement sur l’appellation de l’offre artistique était synonyme de son contenu, certes, mais la fusion entre les deux univers a été réussi comme rarement on le voit et on l’entend.</p>



<p><strong>Sans piano, guitares ni batterie</strong></p>



<p>Cela tient beaucoup à l’approche retenue par Lapointe et son équipe. Le week-end dernier, en croisant Laurent Saulnier, désormais gérant de Pierre Lapointe, sur le site des Francos, ce dernier avait précisé qu’il ne s’agissait pas d’une reprise du concert de l&rsquo;artiste avec l’OM sur une scène extérieure des Francos, en 2007, mais d’une complète réadaptation, gracieuseté de nouveaux arrangements d’Antoine Gratton.</p>



<p>En ajoutant que l&rsquo;équipe avait poussé l’audace au point «d’enlever le piano».</p>



<p>Pardon? Ce disque-là, <em>La forêt des mal-aimés</em>, sans piano? L’ensemble de l’œuvre repose sur cet instrument et plus de la moitié des chansons ou des compositions d’amorcent sur des ivoires. Et même pour <em>Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé</em>, lors de sa plus récente tournée, Pierre Lapointe avait deux pianistes féminines avec lui. Lapointe, sans piano? C’est comme imaginer Keith Richards sans guitare, non?. Et pourtant, ça a marché.</p>



<p>L’écart entre les arrangements de Gratton et les compositions de <em>Dix chansons démodées pour les cœurs abimés</em> a beau être moindre que celui avec<em> La forêt des mal-aimés</em>, ce ne sont pas les coups de cœur qui ont manqué en première partie, avec un Pierre Lapointe dans un complet original au possible.</p>



<p><em>Tombe les idoles</em> a annoncé la couleur avec une enveloppe sonore alléchante, puis, nous nous sommes envolés avec <em>Hymne pour ceux qui ne s’excusent pas</em>, avant d’être attendris par <em>Comme les pigeons d’argile</em>. Quant à <em>Dans nos veines</em>, elle était tellement dynamisée que nous avions l’impression d’être dans une cavalcade. <em>Le secret </em>– malgré le fou rire du chanteur et le faux départ – a présenté l’OM à son meilleur. Ce fut d’ailleurs la première fois de la soirée que Lapointe a pris pendant quelques instants un siège de spectateur. Ici et là, les notes des vibraphones, les contrebasses délicates ou les percussions se substituaient aux notes du piano, mais aussi des guitares et de la batterie, également absentes. Nous avons vécu de véritables coups de cœur avec <em>Arrête de sourire</em> et <em>Où irons nos souvenirs</em>.</p>



<p><strong>Une forêt reconstruite</strong></p>



<p>Au retour de l’entracte, l’entrée de scène de Lapointe a quelque peu décontenancé et fait contraste avec le décorum ambiant, vu qu’il était vécu tel un oncle Georges, chapeau en moins, crocs en plus.</p>



<p>«C’est moi le décor», a-t-il lancé, histoire que toute notre attention soit portée sur la musique.</p>



<p>Comme en première partie, l’OM a été délectable d’entrée de jeu avec <em>Dans la forêt des mal-aimés</em> et une version de <em>Deux par deux rassemblés</em> pas loin d’être une métamorphose, en partie en raison de son tempo lent, mais aussi en raison de l’enrobage musical.</p>



<p>Tout le long du concert, la voix de Lapointe a été parfaite de justesse, de ton et d’émotion, comme si le fait de ne pas à se préoccuper de son piano lui laissait toute la place à l’interprétation. En dépit des modifications d’arrangements, les lignes mélodiques et les harmonies étaient facilement identifiables pour le public qui reconnaissait ses classiques. La poésie des textes n’était pas amoindrie, mais les ambiances étaient souvent accentuées, rendant l’offre plus triste, plus grave ou plus dramatique, quoique, avec un souffle renouvelé.</p>



<p>Le pont de <em>Qu’en est-il de la chance?</em> était stupéfiant et la foule a pu participer à <em>Nous n’irons pas</em>, vocalement et en battant la mesure. Les vents étaient en cavale durant <em>Au nom des cieux galvanisés</em>, les cordes portaient <em>Le lion imberbe</em>, tandis que <em>Au pays des fleurs de la transe</em> semblait sortir d’un film de Lelouch. Il y avait d’ailleurs un net parti-pris pour des orchestrations qui conféraient des ambiances cinématographiques. <em>L’amour est une bague</em>, grandiose, en première partie, aurait pu être sur la trame sonore d’un western des années 1950.</p>



<p>Sous un tonnerre d’applaudissements, Lapointe et l’OM ont repris au rappel <em>Deux par deux rassemblés</em> dans sa version «party». Ce fut l’apothéose de ce concert d’anthologie, peut-être le meilleur jamais entendu à avoir transposé des chansons pop dans un univers classique.</p>



<p>&#8212;</p>



<p>Pierre Lapointe avec l’Orchestre métropolitain «<em>Dans la forêt des cœurs brisés</em>»</p>



<p>Le 19 juillet au Festival d’été de Québec</p>



<p>Le 28 août à l’amphithéâtre Fernand-Lindsay, à Québec</p>
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