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	<title>Soigner entre les lignes</title>
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	<description>Liette Desjardins est infirmière clinicienne à l’Institut Douglas depuis de nombreuses années. À travers ce blogue, elle nous livre des réflexions et des pensées nourries par son expérience professionnelle. Comme une paire de lunette par laquelle regarder un sujet qui nous touche et nous fait parfois peur : la maladie mentale.</description>
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		<title>Travailler avec une pair experte</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2015 00:29:03 +0000</pubDate>
		
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		<description><![CDATA[Frances, la pair aidante, m'a aidé à ajuster le tir.  Présenter l'historique des soins et laisser parler les gens. Parler de la relation entre le soignant et le soigné  puis laisser parler les gens. Faire confiance.  Les participants vont identifier les sujets pour les prochaines rencontres. Elle m'a rappelé mon rôle: faciliter, non l'expertise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand j&#8217;ai commencé à planifier le groupe de lundi prochain, j&#8217;avais une ébauche: Historique des soins &#8211; Différences entre des soins de hiérarchie et de partenariat &#8211; Choix des thèmes pour les prochains groupes. 45 minutes de rencontre suivi de 15 minutes d&#8217;échange. Frances, <a title="annonce en 2007" href="http://www.douglas.qc.ca/news/392" target="_blank">la pair aidante</a>, m&#8217;a aidé à ajuster le tir.  Présenter l&#8217;historique des soins et laisser parler les gens. Parler de la relation entre le soignant et le soigné  puis laisser parler les gens. Faire confiance.  Les participants vont identifier les sujets pour les prochaines rencontres. Elle m&#8217;a rappelé mon rôle: faciliter, non l&#8217;expertise.</p>
<h3><span style="color: #008000">Passer de la thérapie de groupe à l&#8217;échange autour du rétablissement</span></h3>
<p>Mon expérience est dans des groupes thérapeutiques, où on facilite la gestion des symptômes et l&#8217;expression des traumas. Avec le rétablissement, certaines principes changent et d&#8217;autres restent les mêmes. Un des défis usuels à Montréal est de marier des gens anglophones, francophones lors des groupes de soins.  L&#8217;information écrite remise doit être disponible dans les 2 langues au début de la rencontre pour permettre que tous suivent l&#8217;échange.  Plutôt que d&#8217;offrir un &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; plus magistrale, Frances a suggéré d&#8217;alterner entre des périodes d&#8217;informations et des périodes d&#8217;échanges.  La thérapie demande souvent que le clinicien prenne le gouvernail pour se rendre à bon port.  Dans le rétablissement, chacun vogue sur sa propre mer, maître de son gouvernail.  L&#8217;idée, dans un tel groupe, est de faire confiance aux participants.  Ils peuvent identifier ce dont ils veulent entendre parler.  Mon expertise fait que je suis ensuite capable d&#8217;organiser le prochain groupe avec le matériel que je possède déjà, ayant déjà visité plusieurs groupes thérapeutiques.</p>
<h3><span style="color: #008000">Le rétablissement, un déplacement du pouvoir.</span></h3>
<p>Dans &laquo;&nbsp;Avec Frances, <a title="insigne du mérite OIIQ" href="https://www.oiiq.org/lordre/prix-et-distinctions/insigne-du-merite/recipiendaires/recipiendaire-2009" target="_blank">L Goetlib</a> a été aussi importante pour ce groupe que je donnerai bientôt.  Elle m&#8217;a permis, avec son livre, d&#8217;organiser la partie historique de façon simple.  Ensuite on pourra aborder la délicate question de la relation entre le clinicien et le &laquo;&nbsp;patient&nbsp;&raquo;.  Dans les soins hiérarchiques, la personne avec un diagnostic est quelqu&#8217;un passif, dont je dois prendre charge.  Dans des soins de partenariat, elle établie ses priorités et partage avec moi le travail d&#8217;intentions d&#8217;améliorer sa condition à elle.  Cette partie de la présentation va possiblement faire réagir le groupe.  Il y a beaucoup d&#8217;insatisfactions dans les soins au Québec en ce moment.  Plusieurs pensent qu&#8217;un changement majeur ne pourra avoir lieu sans que des pairs aidants soient présents à coté des décideurs.  Un moteur pour la nuque des dg et des ministères.</p>
<h3><span style="color: #008000">Le groupe comme participant</span></h3>
<p>Le dernier point qui est peut être le plus difficile pour ceux qui ne font pas de groupe, ou n&#8217;enseigne pas ou ne travaille pas dans des équipes, ce dernier point est que le groupe lui-même, dans son ensemble, est un des participants.  C&#8217;est une des règles du groupe, il crée sa propre forme de communication à chaque fois, selon l&#8217;ensemble des participants.  Un peu comme la foule, ce 7e joueur dans les matchs de hockey.  Le groupe devient plus grand que l&#8217;échange entre les joueurs sur la glace.  Il influence.  Ma job, avec Frances et la stagiaire qui sera avec nous, sera d&#8217;énergiser le groupe, non les participants.  Créer une dynamique qui pourra se maintenir. Mettre la base pour ce dont le groupe a besoin pour survivre, de groupe en groupe.</p>
<p>Ma stagiaire ne sait pas dans quel bateau elle est embarquée.  Un voyage où on va tenter régulièrement de créer une synergie autour de l&#8217;amélioration des conditions de vie et de &laquo;&nbsp;l&#8217;empowerment&nbsp;&raquo;.  Une vraie galère?  Je ne pense pas.  Participants, cliniciens, autres, plusieurs personnes désireuses d&#8217;identifier les prochains sujets ayant, selon nous, un impact sur le rétablissement possible de tous.  Pour le reste, comme aidants, Frances, la stagiaire et moi nous organiserons pour arriver à bon port.</p>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Éthique et auto-critique</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 14:24:46 +0000</pubDate>
		
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		<description><![CDATA[Si, pour moi, il est normal à l'occasion d'inviter des collègues de travail à la maison durant les Fêtes ou échanger avec eux mon numéro de téléphone au cas où... quelle relation dois-je encourager avec quelqu'un qui était mon patient et qui est maintenant mon collègue?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L&#8217;IUSM Douglas a procédé il y a quelques temps à un questionnaire sur l&#8217;éthique.  On demandait, entre autres, la fréquence à laquelle nous étions confrontés à ce genre de problématiques.  Ma réponse spontanée a été: plusieurs fois par semaine.  Je ne parle pas de grandes questions évidentes comme la confidentialité ou l&#8217;abus flagrant.  Je parle ici de questions éthiques plus subtiles, non pas un acte mais un parfum de questionnement.  Une hésitation.  Trois exemples me viennent en tête pour en parler.  Trois exemples qui, comme l&#8217;éthique, laissent plus de questions que de réponses.</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/12/ah.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-3343" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/12/ah-1024x336.jpg" alt="" width="672" height="221" /></a></p>
<p><span style="color: #008000"><strong>Les rôles</strong></span></p>
<p>Rodrigue a fréquenté le centre Wellington pendant plusieurs années.   Alors qu&#8217;il participait à un programme d&#8217;accès au travail, des problèmes de santé physique importants l&#8217;empêchent de continuer ses activités d&#8217;employabilité.  Afin de continuer à fréquenter un milieu qu&#8217;il aime et où il est apprécié, Rodrigue et moi avons convenu qu&#8217;il pouvait devenir bénévole, secteur dont je m&#8217;occupe au centre.   Hors le centre a adopté une politique voulant qu&#8217;un bénévole ne puisse être un participant.  Après quelques semaines dans son nouveau rôle où il s&#8217;accomplie, l&#8217;équipe traitante me contacte pour échanger sur la plus value que représente dans la vie de Rodrigue le Centre Wellington et du besoin de maintenir le cap en lien avec son Plan Individuel d&#8217;Interventions (PII).  Hors, dans mon rôle de responsable des bénévoles, je n&#8217;ai pas à connaître le PII, ni à le considérer.  Je n&#8217;ai pas de lien formel avec l&#8217;équipe clinique, ni de responsabilité envers sa santé physique et mentale.  Comme responsable des bénévoles, Rodrigue est à mes yeux M et Mme Tout le monde, ni un patient, ni un participant.  Mon rôle est d&#8217;harmoniser les besoins du centre avec l&#8217;offre de Rodrigue.  Comment alors répondre à l&#8217;attente d&#8217;une collègue et respecter le territoire de chacun?</p>
<p><span style="color: #008000"><strong>Pourriez-vous me rendre un service?</strong></span></p>
<p>Comme il arrive quelquefois dans la vie de chaque clinicien, quelqu&#8217;un, un jour, nous demande un conseil.  Et parfois, une telle demande nous emmène dans une situation de crise où vous craignez pour la vie d&#8217;autrui, un ami, une voisine.  Alors vous faites certaines démarches&#8230; ou non?  Vous cognez à la porte d&#8217;une ancienne collègue ou d&#8217;une équipe, parce que vous êtes inquiète et que vous connaissez les rouages des pratiques cliniques. Si vous n&#8217;avez pas de rôle clinique spécifique, jusqu&#8217;où devez-vous questionner les pratiques organisationnelles d&#8217;un service et parler de vos inquiétudes?</p>
<p><span style="color: #008000"><strong>Veux-tu être mon ami?</strong></span></p>
<p>Il y a 1 an, une de mes patientes m&#8217;a demandée d&#8217;aller prendre un verre et d&#8217;échanger nos courriels car elle voulait développer des liens d&#8217;amitiés avec moi.  J&#8217;ai facilement dit non, invoquant le besoin de respecter mon éthique professionnelle, les frontières entre rôle thérapeutique et rôle individuel.  Maintenant, ceci n&#8217;est plus si simple.  Avec le rétablissement, vient la zone grise des relations.  Par exemple, l&#8217;implication encouragée dans divers domaine de la société comme l&#8217;emploi, l&#8217;engagement social, l&#8217;appartenance à une communauté m&#8217;emmène à me questionner sur les relations à développer avec ces partenaires.  Si, pour moi, il est normal à l&#8217;occasion d&#8217;inviter des collègues de travail à la maison durant les Fêtes ou échanger avec eux mon numéro de téléphone au cas où&#8230; quelle relation dois-je encourager avec quelqu&#8217;un qui était mon patient et qui est maintenant mon collègue?  Puis-je emprunter de l&#8217;argent pour dîner à un membre d&#8217;un comité sur lequel je siège si j&#8217;ai oublié mon porte-monnaie?  Dois-je le ou la traiter comme tout le monde ou pas?</p>
<p><em>Les réponses à ces questions ne sont ni blanc, ni noir.  En 2015, j&#8217;espère trouver un sentiment de confort et de droiture pouvant répondre et à ma rigueur personnelle et à celle de mon organisation professionnelle.  Pas facile direz-vous.  Peut être.  Mais en même temps, si je ne questionne pas régulièrement ma pratique, je ne peux l&#8217;améliorer.  N&#8217;en n&#8217;est-il pas de même pour vous?</em></p>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Triage quand tu nous tiens…</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 23:43:12 +0000</pubDate>
		
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		<description><![CDATA[Toujours aussi ce devoir de l'infirmière au triage de tenir compte de l'achalandage et des ressources disponibles dans l'organisation des soins.  Être consciente du potentiel de détérioration du prochain patient qui sera là tantôt, sur le pas de la porte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;historique du triage vient d&#8217;une constatation très simple :</p>
<p><span style="color: #008000"><strong>3 catégories<br />
</strong></span></p>
<ol>
<li><strong><strong>Ceux qui vont vivre, peu importe les soins</strong></strong></li>
<li><strong><strong>Ceux qui vont mourir, peu importe les soins</strong></strong></li>
<li><strong><strong>Ceux pour qui des soins immédiats vont faire une différence</strong></strong></li>
</ol>
<p>Voilà les prémisses du triage, depuis ses débuts.  Dans des champs de batailles durant les guerres napoléonniennes, dans les tranchées de la 1e guerre mondiale et les bombardements de la 2e dans les décombres d&#8217;une catastrophe naturelle, <a title="triage de premiers répondants" href="http://www.firefightingincanada.com/content/view/5442/213/" target="_blank">humaine</a>, humanitaire ou dans les tragédies terroristes.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 539px"><img class=" " src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/08/Nouvelle-image.png" alt="" width="529" height="262" /><p class="wp-caption-text">le triage à l&#039;urgence, publication de l&#039;OIIQ, p.5</p></div>
<p>Avec l&#8217;organisation des soins en milieux hospitaliers, l&#8217;OIIQ et la Collège des médecins ont établis en 2001 les <a title="document de référence" href="http://www.oiiq.org/publications/repertoire/le-triage-a-lurgence-lignes-directrices-pour-linfirmiere-au-triage-a-lurgenc" target="_blank">modalités de triage</a> dans les urgences au Québec.  Si la priorité 1, 2 et 3 indique la gravité et l&#8217;imminence du besoin de soins, les priorités 4 et 5 ne représentent pas la population pour qui l&#8217;urgence est un filet de sécurité.  On parle ici de ceux qui vont vivre, peu importe les soins.  Dans ces derniers cas, on se présente souvent en salle d&#8217;urgence faute d&#8217;endroit où aller, ou par manque d&#8217;information sur l&#8217;éventail des sources d&#8217;aide dans la communauté. Dans le cas de maladie mentale, la honte et le déni entraînent souvent un délai à demander de l&#8217;aide et donc une complexification des interventions. Ce qui était une priorité 4 ou 5 au début des symptômes s&#8217;est transformée en besoins en soins immédiats.<a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/08/Nouvelle-image.png"></a></p>
<p><span style="color: #008000">Le spécifique de la psychiatrie dans une urgence générale</span></p>
<p>Le manque d&#8217;acteurs autonomes dans les urgences générales fait qu&#8217;un cheminement plus lourd et plus long se dessine quand une personne souffrant psychologiquement se présente dans ce service pour obtenir de l&#8217;aide.  Un exemple de trajectoire rapportée serait <em>Triage &#8211; Évaluation médicale &#8211; Consultation en psychiatrie &#8211; Évaluation psychiatrique -et/ou congé &#8211; Évaluation professionnelle et prise en charge soit dans un service de psychiatrie ou congé.</em> Rarement ce dernier maillon se passe directement dans la salle d&#8217;urgence.</p>
<p>Dès 2006, le <a title="bible gouvernementale" href="http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2006/06-905-01.pdf" target="_blank">Guide de gestion des urgences du Québec</a> désigne les personnes souffrant de maladie mentale comme étant une &laquo;&nbsp;population vulnérable&nbsp;&raquo; qui mérite un traitement adapté à ses besoins.   Le gouvernement, de part des mesures strictes en lien avec le séjour à l&#8217;urgence (nombres de civières au permis, durée du <a title="exemple UK notée par Dr Latimer" href="http://www.douglas.qc.ca/news/37" target="_blank">temps de séjour</a> acceptable,&#8230;) peut favoriser une pression indue sur le système qui a du mal à cibler ses indicateurs de performance.   Dans cette même veine, plusieurs des urgences visitées lors de sessions de transfert de connaissance témoignent d&#8217;un processus ancré dans d&#8217;autres considérations que la présentation des symptômes du patient.  Certaines infirmières mentionnent un sentiment d&#8217;incompétence devant le patient psychiatrique malgré des années d&#8217;expérience. D&#8217;autres parlent des lieux, d&#8217;organisation de travail pouvant augmenter la détresse de ces patients qui se retrouvent au sein du service d&#8217;urgence; ce que reconnaît le guide gouvernementale.  La salle d&#8217;attente, les cubicules d&#8217;entrevues, en passant par l&#8217;organisation des civières, l&#8217;intimité, la promiscuité représentent des considérations qui influencent l&#8217;infirmière dans la priorité donnée.  Pourtant, la symptomatologie clinique devrait être la considération déterminant la trajectoire de soins.</p>
<p>Les infirmières faisant le triage rapportent donner une priorité plus grande que les risques immédiats pour plusieurs raisons: &laquo;&nbsp;faire voir&nbsp;&raquo; un cas qui risque d&#8217;attendre des heures parce que c&#8217;est un cas de psy, mettre une priorité 2 car l&#8217;organisation juge cette sévérité minimale pour l&#8217;accès à une civière ou un cubicule.  D&#8217;autres briment le droit des individus à aller et venir par crainte du suicide et ce peu importe la présence ou non de risques suicidaires et l&#8217;engagement du patient dans sa demande d&#8217;aide.  On parle aussi de ne pas savoir quoi faire, quoi dire, ne pas voir de solutions aux problèmes alors qu&#8217;on veut intervenir.</p>
<p>On note aussi une tendance à des triages donnant une priorité plus basse que les risques présents par manque de repères reconnus.  L&#8217;utilisateur fréquent d&#8217;une urgence qui a des propos suicidaires chroniques qui souffre cette fois-ci de dépression, ou celle qui s&#8217;est automutilée pour avoir de l&#8217;attention.   Le guide fait aussi mention d&#8217;un des défis de l&#8217;Urgence: le besoin de visites via des rendez-vous planifiés.  Dans ce cas-ci, c&#8217;est la comptabilisation de la visite et du triage qui questionne.  L&#8217;urgence a, dans ce dernier exemple, un rôle de relance.  L&#8217;organisation des soins doit donc permettre un cheminement parallèle à celui du triage pour l&#8217;obtention de soins professionnels.   Un bon exemple serait le retour attendu en urgence le lendemain pour l&#8217;évaluation de l&#8217;évolution d&#8217;une fracture.  Des cliniques de relance existent dans plusieurs urgences du Québec et ne dépendent pas du personnel infirmier attitré au triage dont l&#8217;évaluation des arrivants est la priorité.</p>
<p><span style="color: #008000">Le spécifique de l&#8217;urgence psychiatrique</span></p>
<p>L&#8217;IUSM Douglas a la chance d&#8217;avoir dans son urgence du personnel clinique performant en urgences, en psychiatrie et en santé mentale, ce qui est très rares dans les milieux de soins du Québec. Un champ d&#8217;expertise spécifique.</p>
<p>On a toujours les défauts de nos qualités.  Alors que l&#8217;urgence générale démontre une moins grande expertise dans les soins psychiatriques, ce sont souvent les soins physiques qui représentent un défi dans une urgence désignée psychiatrique.  Tout ce qui est cathéter, &laquo;&nbsp;ouvrir une veine&nbsp;&raquo;, évaluer la condition pulmonaire ou la présence d&#8217;un globe vésical devient un événement pour l&#8217;infirmière qui pratique depuis quelques années dans une urgence psychiatrique.   Plus spécifiquement, alors que l&#8217;IUSM Douglas continue son engagement envers l&#8217;amélioration continue, le personnel clinique de l&#8217;<a title="rapport annuel, p. 9" href="http://www.douglas.qc.ca/publications/236/file_fr/douglas_rapport_annuel_fr_final.pdf" target="_blank">Urgence</a> est invité actuellement à repenser son mode d&#8217;acceuil et les modalités de relation d&#8217;aide.   Malgré la détresse exprimée, cibler un triage par une évaluation infirmière des risques imminents, dans un délai de 10 minutes.  Prioriser selon la gravité des symptômes et certaines variables au moment de la visite.  Se rapprocher de la performance attendue d&#8217;une urgence, peu importe la spécialité de l&#8217;hôpital auquel elle appartient. Constater et cadrer des symptômes dans une échelle mesurable, que ce soit une fracture, une fièvre de 3 jours ou de l&#8217;anxiété modérée.  Toujours aussi ce devoir de l&#8217;infirmière au triage de tenir compte de l&#8217;achalandage et des ressources disponibles dans l&#8217;organisation des soins.  Être consciente du potentiel de détérioration du prochain patient qui sera là tantôt, sur le pas de la porte.</p>
<p>Nous nous voulons innovants.  Trier avant l&#8217;inscription, évaluer la situation selon des symptômes qui évoluent et sont influençés par la présence ou non d&#8217;un accompagnateur, la qualité de la communication, l&#8217;accès à un réseau supportant et l&#8217;acceptation ou le refus de l&#8217;aide disponible.  Le défi est de taille pour ce nouvel espace que nous planifions pour 2015, prendre <strong>prioritairement</strong> une photo des risques encourues, explorer <strong>ensuite</strong> le cadre de la crise, l&#8217;aval, l&#8217;amont, et offrir <strong>en équipe</strong> des modalités d&#8217;interventions pouvant amorcer la résorption de celle-ci.</p>
<div id="attachment_3314" class="wp-caption aligncenter" style="width: 527px"><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/08/blogue-triage.jpg"><img class="size-large wp-image-3314    " src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/08/blogue-triage-1024x568.jpg" alt="" width="517" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">dépression selon Vava (détail)</p></div>
<p style="text-align: center">
<p>Le filet de sécurité que nous tentons de créer depuis quelques années mise sur l&#8217;aménagement d&#8217;un nouvel espace et d&#8217;une séquence dans le temps.  Rendre accessible l&#8217;intervention pour ceux pour qui des soins immédiats vont faire une différence. Instaurer ce qui va permettre des modalités de relance, de liaison, permettre au personnel médical et clinique nécessaire d&#8217;oeuvrer auprès de la clientèle&#8230; et/ou congé.</p>
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		<title>D’experte à novice</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jul 2014 00:36:35 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
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		<description><![CDATA[La fermeture du Crossroads a entrainé ma venue dans un nouveau service, le Centre Wellington. Se retrouver novice alors qu&#8217;on est experte demande de virevolter au dessus d&#8217;un nouveau perchoir. Rester un peu dans l&#8217;ombre, observer la dynamique de fond de l&#8217;équipe avant d&#8217;y participer. Un consensus d&#8217;infirmières expertes à l&#8217;IUSM Douglas a identifié plusieurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3220" class="wp-caption alignright" style="width: 406px"><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/IMG_2100-Version-2.jpg"><img class="size-large wp-image-3220   " src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/IMG_2100-Version-2-764x1024.jpg" alt="" width="396" height="531" /></a><p class="wp-caption-text">Insectarium, dernière sortie du Crossroads, photo V. Lafrance</p></div>
<p>La fermeture du Crossroads a entrainé ma venue dans un nouveau service, le <a title="centre de rétablissement" href="http://www.douglas.qc.ca/page/centre-wellington" target="_blank">Centre Wellington</a>.</p>
<p>Se retrouver novice alors qu&#8217;on est experte demande de virevolter au dessus d&#8217;un nouveau perchoir. Rester un peu dans l&#8217;ombre, observer la dynamique de fond de l&#8217;équipe avant d&#8217;y participer.</p>
<p>Un consensus d&#8217;infirmières expertes à l&#8217;IUSM Douglas a identifié plusieurs indicateurs de compétence dans divers champs de pratique pour la  novice en psychiatrie. Mon défi est de démontrer peu à peu mes compétences dans une organisation des soins qui n&#8217;inclue plus de soins.</p>
<h3><span style="color: #008000">Le communautaire comme paradigme.</span></h3>
<p>J&#8217;ai fait mes premiers jours d&#8217;une orientation qui s&#8217;échelonnera durant tout l&#8217;été, étant impliquée dans un mandat spécifique  pour l&#8217;Urgence du Douglas. Je me sais, au départ, experte dans le cheminement de la maladie mentale qui survient comme un épisode dans la vie. Des circonstances rencontrent une certaine vulnérabilité et crac!   La crise survient -<em>Urgence</em>-.  Alors on demande de l&#8217;aide et on reçoit des interventions visant à aller mieux <em>-Hôpital de jour-</em>. On retourne ensuite au travail, à la vie de tous les jours.</p>
<p>Pour la clientèle du Centre Wellington, c&#8217;est cela et pas tout à fait cela.  La clientèle compose avec des vulnérabilités. En rétablissement et en milieu de vie, c&#8217;est la cible des interventions, non pas la crise mais l&#8217;accès à une vie significative malgré l&#8217;état de vulnérabilité possible.</p>
<p><span style="color: #008000">Indicateurs de compétence en psychiatrie en lien avec l&#8217;Organisation du travail*.</span></p>
<ul>
<li>Procède à une planification structurée de sa journée de travail avec une infirmière expérimentée.</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px">Aucune idée de la journée de travail typique.   Le premier matin, j&#8217;ai écouté le documentaire en chantier réalisé par une des participantes, dans le cadre d&#8217;un projet de sensibilisation et j&#8217;ai donné du feedback.  J&#8217;ai assisté ensuite à une réunion d&#8217;équipe sur le suivi d&#8217;un des programmes (je dois confesser que je ne sais plus lequel, normale pour une novice&#8230;).  J&#8217;ai revisité le matériel pour les premiers soins et je me suis redit à quel point je suis rouillée dans ce domaine! Marcella, mon infirmière expérimentée, m&#8217;accueille et me rassure.</p>
<ul>
<li>Organise son travail d&#8217;après le fonctionnement et routine du milieu</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px">Je me donne un break. Comme j&#8217;irai au centre de façon sporadique avec des vacances et des congés parfois, je vais attendre de savoir quelle est la routine. Je vais rencontrer l&#8217;agente administrative et la personne à la réception, histoire de comprendre leurs lectures sur le centre.  Le personnel de soutien donne une vision souvent intéressante d&#8217;un milieu de travail.</p>
<ul>
<li>Réalise des activités de soins auprès du client dans un contexte de supervision et d&#8217;orientation</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px">La période estivale, comme les Fêtes, emmène un certain ralentissement des activités. Pour le moment, je comprends que je vais faciliter la fréquentation du centre auprès des participants mais aussi de partenaires.  Beaucoup de monde sur l&#8217;autoroute alors que je regarde le trafic. Déjà aussi une occasion de sonder de l&#8217;ambigüité: des gens qui encore il y a quelques mois étaient mes &laquo;&nbsp;patients&nbsp;&raquo; sont maintenant mes collègues de travail.   Le cadre d&#8217;un programme gouvernemental spécifique de travail dans la cafétéria du centre est un exemple de différence d&#8217;accompagnement. Aussi des personnes, dont j&#8217;étais la principale intervenante dans la crise, ont décrochées un emploi au Centre Wellington et participent au rétablissement d&#8217;autrui, donnent du feedback comme intervenant en rétablissement.   Et je vais échanger avec eux sur nos impressions à l&#8217;intérieur de mon travail clinique.</p>
<ul>
<li>La novice exprime ses difficultés reliées aux activités de soins et se fait accompagner</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px"><span style="line-height: 24px">J&#8217;ai vu les documents sur les groupes, ce qui n&#8217;étaient pas sans me rappeler les documents du Crossroads.  Cela me rassure, car une de mes craintes était de devoir repenser ma façon de donner les groupes. Je sais maintenant que je pourrais m&#8217;impliquer immédiatement dans ces activités.</span></p>
<ul>
<li>Exprime ses besoins d&#8217;apprentissage et initie des actions lors de situations imprévues tout en se faisant accompagner pour réorganiser et reprioriser ses activités.</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px"><span style="line-height: 24px">J&#8217;ai réussi à fermer la porte du bureau où une réunion commençait alors que des personnes voulaient parler aux membres de l&#8217;équipe.  À voir la réaction amusée des cliniciennes à ma </span>capacité à m&#8217;affirmer, cela m&#8217;a informé sur un des défis dans le centre. J&#8217;ai visionné différents vidéos sur le rétablissement et fait des lectures, dont <a title="je suis une personne, pas une maladie" href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201304/10/01-4639629-schizophrenie-un-retablissement-est-possible-raconte-un-malade.php" target="_blank">Luc Vigneault</a>, un expert pair que j&#8217;admire depuis des années. Je m&#8217;attaque ensuite aux états sur la Recherche.   Il est difficile d&#8217;imaginer un service qui se veut expert sans l&#8217;apport de la <a title="partager pour mieux comprendre" href="https://researchimpact.othree.ca/forums/journalclub/planning_for_knowledge_translation_a_researchers_guide" target="_blank">recherche</a>.</p>
<p>Mon nouveau bureau donne sur la rue mythique de Verdun, Wellington, que je regarde de haut, du 2ième étage. Je ne suis plus dans la maladie mentale, je suis dans le rétablissement.  Une énergie qu&#8217;on veut durable.  Dans ce temps de migration, j&#8217;ai eu diverses réaction à l&#8217;annonce de mon choix: de la surprise qu&#8217;une expertise de la crise aille dans le communautaire à une boutade sur le fait d&#8217;aller travailler au club Med.</p>
<p>Je suis en terrain encore étranger.   Alors que pour moi l&#8217;urgence psychiatrique évoque une gare pittoresque, le centre Wellington ressemble à un village.    Un village que je visiterai deux jours par semaine durant tout l&#8217;été, comme un commis voyageur.  Comme novice, j&#8217;ai encore quelques mois avant de me faire une tête&#8230; et de l&#8217;épingler!</p>
<h5>*<em> L&#8217;organisation des soins est une des 8 compétences ciblées dans la </em><span style="font-style: italic;font-size: 1em">Charte de compétences en soins infirmiers en psychiatrie de l&#8217;IUSM Douglas, 2000.</span><span style="font-style: italic;font-size: 1em"> Les autres compétences sont la relation d&#8217;aide, l&#8217;engagement professionnel,  la gestion des situation à risques, la réadaptation biopsychosociale,  le processus thérapeutique.</span></h5>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>L’hospitalisation en psy, format bd</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2014 15:58:57 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Créativité]]></category>
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		<description><![CDATA[La vie de ceux qui y travaillent est une routine, la vie de ceux qui y séjournent est en suspend...  sauf si on est malade chronique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aime beaucoup la bande dessinée et lorsque je vais à la <a title="l'octogone, lasalle" href="Florence01" target="_blank">bibliothèque</a>, je m&#8217;attarde dans cette section qu&#8217;on associe souvent aux enfants alors que&#8230;</p>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/download.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3170" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/download.jpg" alt="" width="195" height="259" /></a></p>
<p>Sibylline a dix sept ans lorsqu&#8217;elle est hospitalisée en psychiatrie après une tentative suicidaire.   L&#8217;anxiété de l&#8217;enfance, le suicide de sa mère par arme à feu à cette époque et son difficile pèlerinage vers la vie &laquo;&nbsp;adulte&nbsp;&raquo; touche dès les premières pages.   Des dessins simples, des textes épurés et le lecteur se retrouve impuissant, comme elle, cantonnée dans un rôle de spectateur du quotidien d&#8217;un service psychiatrique.</p>
<p>Comme infirmière, certains regards m&#8217;interpellent: l&#8217;absence d&#8217;interventions thérapeutiques autres que la médication et ce contrôle par le personnel infirmier.   Une vision assez juste de ce qui se fait comme nursing chez nos cousines françaises si on en croit la rumeur.  D&#8217;autres constats sont universels: l&#8217;absence de la famille, le dénuement, l&#8217;isolement ressentis dans les unités d&#8217;admission.   Un portrait à la fois triste et vrai.   Malgré un désir des organisations de diminuer l&#8217;aspect asilaire des départements psychiatriques, l&#8217;impression de &laquo;&nbsp;no man&#8217;s land&nbsp;&raquo; persiste.   Et ce nombre toujours important de patients dans un espace restreint&#8230;</p>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/sousletonnoir1.jpg"><img class="size-full wp-image-3184 aligncenter" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/06/sousletonnoir1.jpg" alt="" width="450" height="597" /></a></p>
<p>La vie de ceux qui y travaillent est une routine, la vie de ceux qui y séjournent est en suspend&#8230;  sauf si on est un malade chronique où on est à cheval entre ces 2 mondes.  Dans son entrevue avec <a title="site sur la bd francophone" href="http://www.actuabd.com/Sibylline-Sous-l-entonnoir-Pour" target="_blank">Actuabd</a> de 2011, la scénariste partage plusieurs planches du livre et dit: &laquo;&nbsp;J<em>e crois que (le mixte de pathologies plus ou moins graves) alimente la solitude, l’ennui et le manque d’échange&nbsp;&raquo;</em>. Des tensions naissent.   Le voisin de chambre qui nous empêche parfois de dormir, ou qui quête des cigarettes, ou qui revient parfois d&#8217;une sortie plus gelé qu&#8217;au départ ou plus pressé de nous quitter alors qu&#8217;on commençait seulement à s&#8217;habituer à lui.</p>
<p>Le livre est loin d&#8217;être complaisant, à commencer par le portrait que donne d&#8217;elle même l&#8217;auteur.</p>
<p style="padding-left: 60px"><span style="font-style: italic">&laquo;&nbsp;J&#8217;ai écrit 20 lettres d&#8217;adieux, en essayant de n&#8217;oublier personne.   C&#8217;est que j&#8217;ai peur de vexer.&nbsp;&raquo; </span><span style="font-style: italic">p 15</span></p>
<p style="padding-left: 60px"><em>&laquo;&nbsp;Je fume trois paquets par jour&#8230; Je chasse l&#8217;odeur de tabac froid avec de la fumée neuve.&nbsp;&raquo; p 27</em></p>
<p><em> </em>Et lorsqu&#8217;arrive la fin, on retrouve des notes réelles du dossier médical de l&#8217;auteur.   Des notes plus subjectives qu&#8217;objectives, qui parlent d&#8217;interventions mais peu d&#8217;échanges, dont elle parle dans son entrevue à Actuabd:</p>
<p style="padding-left: 60px"><em>&laquo;&nbsp;Et quand j’ai récupéré mon dossier à Saint Anne, comme j’explique à la fin du livre, j’ai été très étonné par ces gens qui ont passé tellement peu de temps avec moi et qui ont si bien saisi ce mal-être&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em>L&#8217;histoire finit bien, Sibylline est redevenue M et Mme tout le monde, anonyme.  Sa tranche de vie, ses écrits restent et me permet d&#8217;ouvrir un dialogue sur la psychiatrie, ses desseins.</p>
<h5 style="text-align: right"><span style="color: #339966"><em><span style="font-size: 1.4em;line-height: 1.5em">Au fond de sa cellule<br />
</span></em><em><span style="font-size: 1.4em">le sage soutient le monde<br />
</span></em><em><span style="font-size: 1.4em">Mascotto</span></em></span></h5>
<p>SIBYLINE &amp; SICAUD, <em>&laquo;&nbsp;Sous l&#8217;entonnoir&nbsp;&raquo;, </em>Delcourt, 2011, Collection &laquo;&nbsp;Mirages&nbsp;&raquo;, 143 pages</p>
<h5><span style="color: #339966"><em><span style="font-size: 1.4em"><br />
</span></em></span></h5>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Pourquoi l’art thérapie.</title>
		<link>http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/2014/04/30/pourquoi-lart-therapie/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 00:50:08 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Art brut]]></category>
		<category><![CDATA[Créativité]]></category>
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		<category><![CDATA[traitement]]></category>

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		<description><![CDATA[Explorer, se questionner.  Le clinicien art thérapeute éclaire de sa lampe de poche clinique les images qui résonnent chez le participant.  Un travail d'intuition et de réflexion qui peut amener une réparation.   ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois rencontres personnelles avec l&#8217;art thérapie en ce printemps qui tarde.</p>
<p>J&#8217;ai revu Jean Marc, un clinicien qui m&#8217;avait aidé dans mes difficultés il y a quelques années et avec qui je fais un <a title="blogue janvier 2012" href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/2012/01/02/pour-commencer-lannee-du-bon-pied/" target="_blank">calendrier</a> en groupe depuis plus de 10 ans.   J&#8217;avais besoin de lui pour parler de la fin du Crossroads, de ma maison. Parler aussi des projets que je mène et cette fine limite entre mettre mon énergie dans l&#8217;action et être décentrée.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/04/1452030_676938852339514_1420996027_n1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/04/1452030_676938852339514_1420996027_n1.jpg" alt="" width="342" height="118" /></a></p>
<p>En synchronicité, l&#8217;atelier de <a title="art thérapeute" href="http://blog.douglas.qc.ca/arts/2011/11/12/poupees-therapeutiques/" target="_blank">Francine</a> est arrivé, dans le cadre des midis conférence au Douglas.   Un atelier expérientielle.</p>
<p><strong><span style="color: #008000">La poupée thérapeutique</span></strong></p>
<p>Dans la salle, des matériaux simples: le gabarit d&#8217;une silhouette dessinée sur un carton rigide, avec le cercle pour la tête à coté de la silhouette.  On sépare les deux gabarits d&#8217;un coup de ciseaux et on met la tête de coté.   On prend ensuite des magazines et, à l&#8217;endos du carton, on colle les images que l&#8217;on a choisies.  On ne sait pas exactement quelle partie de l&#8217;illustration sera le bassin ou le poumon.   On colle.  On trouve ensuite le visage qui sera celui de notre poupée.  On colle ce visage sur le cercle du carton.</p>
<p>On découpe la silhouette et sa tête et on les colle ensemble. En retournant le carton, on a ce corps de poupée qui ressemble plus ou moins à ce qu&#8217;on avait imaginé.   On est surpris, parfois un peu déçu&#8230; car non, cela ne donne pas exactement ce qu&#8217;on avait imaginé.</p>
<p>L&#8217;art thérapie demande un abandon confiant.   On oublie la représentation de ce qu&#8217;on avait dans la tête, notre &laquo;&nbsp;modèle&nbsp;&raquo;, et on accepte de regarder la poupée d&#8217;un oeil neuf, pour qu&#8217;elle donne ses indices.</p>
<p>J&#8217;avais une intention claire en allant à cet atelier.  Je voulais continuer d&#8217;explorer les pistes offertes  lors de ma rencontre avec Jean Marc soit le corps, le social et l&#8217;esprit.   La poupée produite m&#8217;a permis de clarifier un dialogue intérieur plus apaisant que l&#8217;agitation des changements.</p>
<blockquote>
<h5><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/04/blogue-poupee.jpg"><img class="size-full wp-image-3060 alignleft" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/04/blogue-poupee.jpg" alt="" width="308" height="506" /></a><span style="color: #008000">L&#8217;esprit</span>.   La feuille devant le visage me rappelle que le travail est une facette de moi, ce n&#8217;est pas moi.   D&#8217;où le besoin de garder une distance.   Peu importe les organisations, les divers systèmes qui le composent se heurtent et produisent de la rétroaction.<br />
<span style="color: #008000"> Le social</span>.  Mettre les choses en relief.  Mes relations de travail sont, dans mon cas, imbriquées dans mes relations d&#8217;amitiés, familiales même.   Il faut recadrer.  La partie marocaine de ma poupée est en lien avec un cas clinique. Un rappel tout simple de la raison première du Douglas &#8230; les patients.<br />
<span style="color: #008000"> Le corps</span>.   J&#8217;ai besoin d&#8217;entrain.   Mon corps vit de l&#8217;agitation et a besoin d&#8217;être rassuré.   Il veut se sentir bien là où il va, qu&#8217;il a une place. Chantonner en se rendant travailler malgré la machine est quand même agréable.  <span style="color: #808080"> </span></h5>
<h5><span style="color: #808080"><span style="font-size: 1em;line-height: 1.5em">D&#8217;autres pistes peuvent aussi être creusées.  Que peuvent dire les mots de la poupée qui se trouvent sur son épaule, sa main, son aine.  Le pied gauche, par exemple, porte </span><span style="font-size: 1em;line-height: 19.200000762939453px">le mot </span><em>&laquo;&nbsp;Avo&nbsp;&raquo; </em><em>de la publicité</em><em> d&#8217;</em><span style="font-size: 1em;line-height: 1.5em">Avon. En jouant avec cette idée, j&#8217;apprends que ce mot signifie grand-père en esperanto&#8230;</span></span></h5>
</blockquote>
<p>Les images, comme les métaphores, permettent de s&#8217;éloigner de la perception convenue par notre esprit d&#8217;une situation, afin d&#8217;adopter un nouveau point de vue.   Explorer, se questionner.  Le clinicien art thérapeute éclaire de sa lampe de poche clinique les images qui résonnent chez le participant.  Un travail d&#8217;intuition et de réflexion qui peut amener une réparation.   Soigner autrement, entre les lignes.</p>
<p>Je vais revoir <a title="thérapie possible par l'art " href="Jean Marc" target="_blank">Jean Marc</a>, au début mai, histoire de participer à un atelier de groupe d&#8217;une journée.  L&#8217;atelier s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Quoi de neuf&nbsp;&raquo;.  Je vais me prêter au jeu, à cet espace et cet expert avec sa lampe de poche.   Explorer d&#8217;autres pistes, trouver un sens, calmer mes inquiétudes.   Peut être vais-je retrouver l&#8217;entrain de mon grand-père rieur au détour de ce printemps qui tarde.</p>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Au revoir Crossroads</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Mar 2014 17:08:19 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Priorités]]></category>
		<category><![CDATA[Qui est Liette Desjardins]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail en psychiatrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nursing holistique.   Pas la maladie ni la crise, plutôt le rétablissement et l'engagement d'individus envers d'autres individus.   Dans le but d'allez mieux, d'être mieux.   Ce que la société devrait être.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça y est, le couperet est tombé.   Dans la foulée des redressements budgétaires et de faire mieux avec les ressources actuelles, la décision a été prise de mettre fin aux services offerts par l&#8217;hôpital de jour Crossroads.   Après 25 ans, la maison changera de vocation.<a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/03/hopital-jour-crossroads.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2998" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/03/hopital-jour-crossroads-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Notre repas de Noël en décembre fut le dernier.   La dernière fois où tous les membres qui sont venus au cours d&#8217;une année se revoyaient à nouveau après des semaines, des mois.  On retrouvait leurs histoires. Certains ne pouvaient venir car ils avaient les enfants, le travail.   Peinées de ne pas les voir, nous étions contentes qu&#8217;ils soient de retour dans leurs vraies vies.</p>
<p>Pendant plusieurs 8 semaines qui se chevauchent, à raison d&#8217;une moyenne de 10 personnes à la fois, notre équipe a été témoin privilégié de chasses épiques aux hamsters qui tournent dans la tête.   Témoin de victimes rassurant une autre victime par &laquo;&nbsp;je te comprend&nbsp;&raquo; avec ensuite un autre membre qui rappelle que quand ça compte, il faut mettre des limites.</p>
<p>Par homéostasie, un groupe de malades se traitent, avec le support bienveillant d&#8217;une équipe clinique, agente administrative comprise.</p>
<p>J&#8217;estime avoir accompli le meilleur nursing de ma carrière au Crossroads.   Un nursing holistique.   Pas la maladie ni la crise, plutôt le rétablissement et l&#8217;engagement d&#8217;individus envers d&#8217;autres individus.   Dans le but d&#8217;allez mieux, d&#8217;être mieux.   Ce que la société devrait être.</p>
<p>J&#8217;ai de la peine mais je ne veux pas être amère.</p>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2011/11/58742_Aqua4-Copy.jpg"><img class="alignleft" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2011/11/58742_Aqua4-Copy-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" /></a></p>
<h4><span style="color: #339966">&laquo;&nbsp;Espérer, c&#8217;est démentir l&#8217;avenir&nbsp;&raquo;.</span></h4>
<h5 style="text-align: right"><em><span style="color: #339966">E M Cioran</span></em></h5>
<p>Je vais avoir du travail ailleurs, autrement.   Heureusement.</p>
<p>Je sais que je vais contribuer aux travaux sur l&#8217;Urgence mais je n&#8217;y veux pas un poste.  Je sais que je veux animer des groupes, entre autres pour les familles, les proches.   Pour le reste, je vais voir, quand le choix viendra.  Je n&#8217;en ferai pas un hamster de plus  dans ma tête.</p>
<p>Il y en a déjà assez qui, pour le moment, somnolent.</p>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Happy birthday Colin</title>
		<link>http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/2014/02/15/happy-birthday-colin/</link>
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		<pubDate>Sat, 15 Feb 2014 22:09:57 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien]]></category>
		<category><![CDATA[Stigma]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
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		<category><![CDATA[aidant]]></category>
		<category><![CDATA[interventions]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[observation]]></category>
		<category><![CDATA[TED]]></category>

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		<description><![CDATA[The Web, like humans, is not so nice at times and do thing we don't relate to.  But because of people like you, the Web can make us smile, laugh, or be proud as in the Olympics.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008000"><a title="page facebook" href="https://www.facebook.com/Coliniseleven" target="_blank"><span style="color: #008000">Dear Colin</span></a><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/1779228_485448488231192_895456082_n.jpg"><img class="size-medium wp-image-2934 alignleft" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/1779228_485448488231192_895456082_n-300x225.jpg" alt="" width="240" height="180" /></a><br />
</span></p>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/1514960_485451051564269_1699388417_n.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2931" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/1514960_485451051564269_1699388417_n-300x140.jpg" alt="" width="300" height="140" /></a></p>
<p>I wanted to do this blog in English because I wanted you to hear what I had to write.</p>
<p>You are an amazing boy, part of an amazing village: the Web.</p>
<p>People from all over the world were glad to hear about you.  And those people wanted to say: &laquo;&nbsp;<a title="canadianisms" href="http://members.shaw.ca/kcic1/canisms.html" target="_blank">Eh</a>!  I am a friend!.   I want to go to your birthday party on facebook&nbsp;&raquo;.</p>
<p>I am so glad your mother had this idea and it makes me smile when I follow your story.   Enjoy your special day.   Hope you are surrounded by birthday cards and clicks.</p>
<p>Liette XXX</p>
<p>de Montréal</p>
<p style="text-align: right"><em>P.S. for your mother</em></p>
<p style="text-align: left"><span style="font-style: italic">Bonjour,</span></p>
<p style="text-align: left"><em>You did more for a lot of people&#8217;s mental health with this link than I, a psychiatric and mental health nurse, can ever do in a year.   I don&#8217;t reach 1,9 m in a few days nor do I get them involve in the recovery of someone like your son.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>The Web, like humans, is not so nice at times and do thing we don&#8217;t relate to.  But because of people like you, the Web can make us smile, laugh, or be proud as in the Olympics.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Thanks for sharing your son&#8217;s story and giving us an occasion to lighten your load. </em></p>
<p style="text-align: left"><em></em><span style="font-style: italic">Je pense à vous,</span></p>
<p style="text-align: left"><em><a title="friend from the north" href="http://members.shaw.ca/kcic1/canwhy.html" target="_blank">Liette</a> </em></p>
<p style="text-align: left"><em>XXX, </em><span style="font-style: italic">and a hug.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Agents de la Paix ou Forces de l’ordre?</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Feb 2014 16:16:25 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Stigma]]></category>
		<category><![CDATA[Travail en psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Événement sentinelle]]></category>
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		<category><![CDATA[évolution santé]]></category>
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		<category><![CDATA[itinérants]]></category>
		<category><![CDATA[policiers]]></category>
		<category><![CDATA[travail en psychiatrie]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est un art de gérer des situations explosives.   Aller vers l'autre avec plus de doigté que d’arme à feu, plus d'écoute que de contentions, plus de temps que d'urgence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/8004235002_61ca081def_z.jpg"></a><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730979057_8643e84de5_m.jpg"><img class="alignleft" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730979057_8643e84de5_m.jpg" alt="" width="159" height="240" /></a>Difficile mariage que celui de l’itinérance et des forces de l&#8217;ordre, du vulnérable et du sauveur.   Deux incidents majeurs entre policiers et itinérants depuis le début de l’année.    Malgré une <a title="réactions du porte-parole du spvm" href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/396422/je-vais-t-attacher-au-poteau-pendant-une-heure" target="_blank">police</a> prévenante et intéressée par la qualité de ses actions, ce genre de situation n&#8217;est pas si surprenant.   Au contraire.   C&#8217;est un art de gérer des situations explosives.   Aller vers l&#8217;autre avec plus de doigté que d’arme à feu, plus d&#8217;écoute que de contentions, plus de temps que d&#8217;urgence.   Persuader même si l&#8217;autre ne veut pas d&#8217;aide ou de nous.</p>
<p>On intervient pour l&#8217;ordre, la Loi, pour suivre les règles, parce que c&#8217;est notre job. On tente de convaincre, de raisonner quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas, quelquefois, toute sa raison.   L&#8217;itinérant habite souvent son propre fuseau horaire et se déplace selon un mode de survie.   Il devient, avec le temps, peu doué pour les règles sociales, ni intéressé par ce qui se passe autour de lui.   Vous, par exemple.</p>
<p>Le sentiment que vivent les policiers envers les itinérants ne semble pas être loin de celui des infirmières des urgences générales envers des patients psychiatriques.  Le défi de se sentir compétent dans ce qui est aux antipodes de ce pourquoi on choisi le métier que l’on fait.   <a title="the gazette, septembre 2012" href="http://www.montrealgazette.com/health/Montreal+police+show+Douglas+Hospital+patients+their+human+side/7232764/story.html" target="_blank">Aider cet &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo;</a>, quelqu’un qui ne veut pas nécessairement de notre support, ou qui ne s&#8217;aide pas assez&#8230; selon &laquo;&nbsp;le gros bon sens&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En 1996 à Turin, lors d’une conférence sur les urgences psychiatriques, l&#8217;exigence des pays démocratiques à vouloir des soldats « casques bleus » était un phénomène nouveau.   Les psychiatres militaires expliquaient que les soldats présentaient des signes de détresse psychologique envers un rôle pacifique pour lequel, comme militaires, ils n&#8217;avaient ni habitudes ni affinités.   Certains soldats, soignants, certains policiers aident en intervenant, non en accompagnant.   À Turin, plusieurs généraux de l’armée posaient la question: Comme société, q<em>uel genre de soldats, de policiers voulons-nous?   Des guerriers ou des agents de la paix?   Quelle force nécessaire?</em> En plus maintenant, le public, les badauds curieux de la rue et de la salle d&#8217;attente sont armés de caméras sur leurs cellulaires.   Un nouveau regard à la loupe.</p>
<p>Ces incidents sont des ocasions à ouvrir le dialogue sur <a title="statistiques troubles mentaux/sans abris" href="http://www.douglas.qc.ca/info/justice-sante-mentale" target="_blank">la psychiatrie et la justice</a>.   Parler de l&#8217;intimidation et de la frustration.  Questionner ce policier qui sourit sur une scène de crime, celui qui a le pied pesant lors d&#8217;une arrestation, cette infirmière qui soupire devant une &laquo;&nbsp;borderline&nbsp;&raquo;, cette aide qui malmène une arrière grand-mère qui refuse de coopérer.   Utiliser la crise, les plaintes, les faits divers.  Écouter ceux qui ont côtoyés <a title="témoignages d'amis de l'itinérant au marteau." href="http://plus.lapresse.ca/screens/4bcf-fd38-52f11aa7-a5bc-1b3bac1c606a%7C_0.html" target="_blank">Alain</a> et qui parle de cet homme bon, qui intervenait humainement au camp Papillon, avant son changement de fuseau horaire, son agitation et son marteau.</p>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/8004235002_61ca081def_b1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2887" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/8004235002_61ca081def_b1.jpg" alt="" width="166" height="250" /></a><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730979057_8643e84de5_m.jpg"></a>On souhaite des interventions et des guides en amont du fait divers. Des <span style="line-height: 19.200000762939453px">gens comme Liz Huk du Douglas et le Lieutenant Yves Landry du </span><a title="journée de sensibilisation policiers/douglas" href="http://www.spvm.qc.ca/FR/documentation/spvm_en_images.asp?noAct=31" target="_blank">Poste 16</a> qui travaillent à cette sensibilisation, chaque été.   Malgré les drames sur vidéos virales, des ponts se créent entre la psychiatrie et la police.  Il est normal que cela prenne de l&#8217;espace et du temps.   On travaille sur plusieurs fuseaux horaires.</p>
<div id="attachment_2870" class="wp-caption alignright" style="width: 586px"><img class="size-full wp-image-2870" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/10983915403_07babdee33_z.jpg" alt="" width="576" height="383" /><p class="wp-caption-text">2012</p></div>
<p><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730979057_8643e84de5_m.jpg"></a></p>
<div id="attachment_2897" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730954387_5f878858e91.jpg"><img class="size-medium wp-image-2897" src="http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/files/2014/02/9730954387_5f878858e91-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" /></a><p class="wp-caption-text">2013</p></div>
<div>
<dl>
<dt></dt>
<dd></dd>
</dl>
</div>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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		<title>Rules and regulations Douglas 1893</title>
		<link>http://blog.douglas.qc.ca/entreleslignes/2014/01/25/rules-and-regulations-douglas-1893/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Jan 2014 20:30:21 +0000</pubDate>
		
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Soins infirmiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stigma]]></category>
		<category><![CDATA[Travail en psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[évolution santé]]></category>
		<category><![CDATA[humour psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[interventions]]></category>
		<category><![CDATA[travail en psychiatrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque des médecins ou des visiteurs entrent dans un service, les préposés doivent se lever promptement, et ouvrir et fermer toutes les portes pour eux.

Les patients épileptiques sont (…) susceptibles d’être violents et dangereux en raison de leur maladie. Ils ne doivent pas monter dans une échelle, s’approcher de la machinerie ou de l’eau ou de tout autre endroit présentant pour eux un danger de chute.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://125.douglas.qc.ca/images/chroniques/chronique_ima07.jpg" alt="" width="229" height="163" /><em>Tel que lu sur le site du <a title="histoires du Douglas" href="http://125.douglas.qc.ca/" target="_blank">125e du Douglas</a>, Amusant&#8230;</em></p>
<p>Il est strictement interdit au personnel de:</p>
<ul>
<li>siffler</li>
<li>blasphémer</li>
<li>parler ou se comporter de manière vulgaire</li>
<li>se livrer à des jeux de hasard</li>
<li>jouer à des jeux le dimanche</li>
<li>claquer les portes</li>
<li>se déplacer en manches de chemise (sauf si nécessaire)</li>
<li>porter un chapeau à l’intérieur (pour les hommes)</li>
</ul>
<p>Le personnel doit se lever à 5 h 30 du matin, du mois de mai au mois d’octobre et à 6 h pour le reste de l’année. Tous les employés doivent respecter assidûment ces horaires.</p>
<p>Les édifices fermeront à 22 h. Après cette heure, tous les employés doivent être au lit, lumières éteintes. Tout employé absent après 22 h doit avoir obtenu une permission.</p>
<p>Les préposés disposent habituellement d’un jour de congé tous les 28 jours, de 8 h du matin à 22 h. Ils auront également congé un dimanche sur trois, lorsque cela convient.</p>
<p>Les préposés ont droit, certains soirs, de cesser le travail à 19 h. Les autres soirs, leur travail prend fin à 21 h, mais il leur est interdit de quitter les terrains de l’Hôpital.</p>
<p>Dans le cas des préposés mariés dont la famille réside dans le voisinage, des permis de congé de nuit peuvent être accordés tous les deux soirs, de 19 h à l’heure du lever.</p>
<p>Chaque préposé aura droit à deux semaines de vacances annuelles. Les périodes de vacances seront entièrement déterminées selon les besoins de l’établissement. Toute absence additionnelle sera déduite du salaire.</p>
<p>Toutes les chambres des employés doivent être tenues propres et en ordre, et une inspection officielle peut avoir lieu en tout temps.</p>
<p>Lorsque des médecins ou des visiteurs entrent dans un service, les préposés doivent se lever promptement, et ouvrir et fermer toutes les portes pour eux.</p>
<p>Les patients épileptiques sont (…) susceptibles d’être violents et dangereux en raison de leur maladie. Ils ne doivent pas monter dans une échelle, s’approcher de la machinerie ou de l’eau ou de tout autre endroit présentant pour eux un danger de chute.</p>
<p>Tous les préposés qui accompagnent des patients masculins dans la partie de l’établissement qui est réservée aux femmes (Pavillon Perry) seront tenus strictement responsables de surveiller ces derniers et ne doivent jamais les perdre de vue. De telles visites ne doivent jamais avoir lieu sans la permission du surintendant.</p>
<p>On ne doit pas permettre aux hommes de se mêler aux femmes pendant les promenades. Il faut éviter toute halte permettant la conversation avec des personnes et on doit s’assurer que les patients n’échangent pas de lettres ou d’autres articles avec quiconque.</p>
<p>Les patients doivent se rendre ensemble dans les salles à manger et en revenir ensemble, et il faut ramasser et compter les couteaux et fourchettes avant leur départ.</p>
<p>Toute personne qui, par faute ou négligence, permet à tout patient sous sa responsabilité de s’enfuir se verra imposer une amende de 2 $ dans chaque cas.</p>
<p>Lors des divertissements et événements religieux, sociaux ou autres, les préposés doivent toujours aider les patients à s&#8217;installer et ils doivent s’asseoir avec eux et non se regrouper entre eux ou accaparer les meilleurs sièges.</p>
<p>Lors des danses, les préposés doivent aider les patients à trouver des partenaires et s’assurer de la compatibilité des personnes qui dansent ensemble. Les employés ne doivent pas danser ensemble, sauf à des moments déterminés.</p>
<p>On fournira à chaque préposé une lanterne qui doit être tenue en bon état, prête à être allumée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Le surintendant et tous les employés doivent toujours être en alerte face aux risques d’incendie.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<dc:creator>Liette Desjardins</dc:creator></item>
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