Pas de nouvelle, bonne nouvelle!

Le dernier récit de l’expédition date de jeudi dernier, je sais… La technologie, ce n’est pas simple quand on est en plein fjord!

Surtout, pas d’inquiétude, l’expédition se déroule tel que prévu, tout le monde va bien et l’aventure fait son oeuvre! Nous aurons certainement des nouvelles très bientôt!  Revenez nous voir régulièrement.  Nous nous empresserons de mettre le texte en ligne dès que nous le recevrons! 

Jour 6 – jeudi 9 juillet

fondation sur la pointe des pieds

Après cinq jours de pratique, démonter un camp avant le déjeuner c’est la routine. Jessie qui au départ était plutôt difficile à réveiller est déjà debout, son sac de couchage et son matelas roulés. Tous ensemble nous démontons les tentes en deux temps trois mouvements, car nous sommes devenus des « pros ». Pendant que Francisca s’active à nous préparer une salade de fruits frais, nous descendons nos sacs au sec sur la berge. Hugo dirige le groupe pour descendre six par six toutes les embarcations. Nous sommes tellement expérimentés au camping sauvage que les kayaks sont prêts à partir bien avant l’arrivée du Zodiac. Le Zodiac c’est notre ange gardien. Il ramasse tous les matins le matériel en surplus et reste en périphérie toute la journée pour notre sécurité.

fondation sur la pointe des pieds

Le ciel est d’un bleu intense et le soleil diffuse déjà sa chaleur. La journée s’annonce torride et nous avons le vent dans le dos. Après une séance de « beurrage » de crème solaire et d’étirement, nous faisons le salut au soleil avec les trois OM et c’est le départ. Tous pagaient de bon train et le groupe est vraiment ensemble. Denis nous apprend même comment « surfer sur la vague ». Lorsque le nez du kayak pique, on doit donner vigoureusement deux à trois bons coups de pagaies et UP, nous nous retrouvons sur le dessus de la vague. ÇA ROULE.

Première étape : traversée sur l’autre rive du Fiord, car nous campons de l’autre côté ce soir. Cela nous prend environ une heure et demie. Puis nous longeons la berge en admirant les parois rocheuses. Encore une fois, le paysage est à couper le souffle. Après la pose rapide du lunch, nous naviguons à une vitesse de croisière. Les kayaks glissent doucement sur l’eau. Plusieurs aperçoivent des phoques. Émilie et Caroline (votre blogueuse) ont la chance de faire une rencontre inespérée. Un joli phoque vient nous saluer à moins de trois pieds. Il nous regarde de ses yeux doux et splash, il replonge en sortant la queue de l’eau. Émilie en reste tout éberluée. Nous filons toujours le long des parois rocheuses et au détour d’une petite anse une magnifique chute d’eau se jette sur le Saguenay. Plusieurs réussissent en manoeuvrant à passer en dessous et c’est la douche froide. Génial!

Au loin, nous apercevons la statut de la Sainte-Vierge jugée sur le haut du pic. C’est notre point de repère, car nous bifurquons dans cette anse où se situe notre campement. Le reste de l’après-midi se compose à monter le campement discuter entre nous, rigoler et aider à préparer le repas du soir : un énorme spaghetti. Tous mettent la main à la pâte pour couper des légumes. Décidément, le groupe est devenu une famille. Le soir, nous faisons un feu sur le bord de la grève nous avons des guimauves à griller. Breeann chantonne «Brown eyes girls» avec JF. C’est le plus beau sourire de la soirée. Nous veillons en chantant un peu tard, puisque demain c’est grâce mâtinée, car nous dormirons deux nuits ici.

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Pour voir les photos de l’expédition et toutes les photos de la Fondation, suivez le lien suivant : http://www.flickr.com/photos/pointedespieds/   

Jour 4 – mardi 7 juillet

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Le vrai grand départ.
Vrai de vrai, nous avons dormi dans nos vêtements de départ et redescendu tous nos bagages les deux yeux collés avant notre déjeuner. On mange donc en se réveillant puis on compacte les bagages dans les kayaks comme des pros. Virginie la guide de kayak de la fondation nous donne un cours de maniement despagaies et l’on fait des exercices d’étirements. Par la suite c’est le concours de mode. Voyez ici passer Julia n’est-ce pas qu’elle rayonne avec son imperméable, sa veste de survie ceinturée de sa jupette qui s’ajustera autour du « trou d’homme » (le petit espace où nous devons nous glisser pour nous assoir dans le kayak). Nous avons tous l’air d’être des aventuriers supers vedettes.

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Il est 8 h 30 du matin, sortez tambours et trompettes tatadam on est sur l’eau. Notre ami le vent est encore là, mais bien moins présent qu’hier. Il y a 14 kilomètres à faire pour se rentre à notre campement. Les dix premiers pour sortir du cap se font avec de grands efforts. En plus d’être en apprentissage, les vagues grandissent de minute en minute. Au tournant du cap, le vent nous arrive de plein fouet. Denis souffle dans son sifflet et nous rebroussons chemin pour nous accoster sur une petite plage. On lunche avec grand appétit et on attend la consigne météo. Nous sommes un peu découragés, mais quand même heureux des 10 kilomètres parcourus. Après avoir joué aux jeux «mime un film» (Paméla imite à merveille La belle aux bois dormants), au moment où nous avons l’impression d’être échoués sur une île déserte, le verdict tombe, nous ferons deux équipes et nous nous rendrons au camp en Zodiac. COOL. À chaque fois que le bateau frappe la vague, nous hurlons de joie (de peur pour votre blogueuse). Puis on installe les tentes et on mange des Burritos maison. Ce soir, après le feu sur la grève, nous allons nous coucher avec plein de fierté d’avoir combattu les éléments et réussi notre première journée de kayak.

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Jour 3 — lundi 6 juillet

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Ça y est, c’est le grand jour. Petit déjeuner du bûcheron pour l’occasion omelette-bacon-toast. Puis nous transportons tous nos 3 « sacs au sec » : 1 pour le sac de couchage, la doudoune chaude et le matelas de sol; 1 pour le linge du soir pour se mettre au sec en arrivant au campement et 1 pour nos effets de jour (crème solaire, papier de toilette, tuque, etc.) que nous accrocherons après notre kayak. Nous commençons donc à descendre les kayaks sur le rivage et à les remplir. C’est là que ça se complique, car les compartiments étanches sont si petits qu’on a l’impression de devoir se nommer Houdini pour que tous nos bagages rentrent. Mais après plusieurs efforts, tout finit par rentrer. Prêts pour le départ? Mais non, car avec tout ce travail il est déjà midi et c’est l’heure du lunch. Jessica et Denis, nos guides de Kayak et cuisiniers nous ont concocté des sandwichs au VÉGÉPATÉ. Hey, c’est quoi ça? s’écrit Jordan. C’est toute sorte de légumes avec du tournesol et du soya. Et bien ça goûte bon s’étonne-t-il après la première bouchée. Même Julia en mange malgré une drôle de grimace en avalant son sandwich. Le soleil est parmi nous, mais… le vent se lève puis s’emporte et même se déchaîne. Héléna et Denis sont sur la radio météo sans arrêt. Ça discute ferme avec la garde côtière et le verdict tombe.

DÉSOLÉS GANG ON NE PARTIRA PAS AUJOURD’HUI.

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Déception oui, mais aussi compréhension, car à voir la vague on se croirait à Virginia Beach. Ce qui donne l’idée à Hugo, Francisco, Cass et Julia d’aller se baigner. Avec étonnement l’eau est chaude et nous sautons dans les vagues avec joie. Pendant ce temps, le reste de l’équipe va visiter les maisons dans les arbres. Wow c’est haut et… ça bouge! De retour sur la plage du Cap Jaseux, c’est le caucus. On fera une pratique de camping nous explique JF. Nous monterons les tentes et dormirons près de la plage. Mais où sont les tentes? Dans le Zodiac qui les a déposés au site camping où nous devions nous rendre. ZUT de ZUT. Mais qu’à cela ne tienne, nous redormirons dans nos camps en bois rond.

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Après un super bon repas de saucisses et couscous aux légumes (que tous mangent avec joie), JF nous fait un beau feu et tous en rond nous échangeons sur les raisons qui ont motivé ce voyage et les objectifs que nous aimerions atteindre. C’est un moment très touchant où nous sommes tous concentrés. Breeaan nous raconte qu’elle avait besoin de faire quelque chose par elle-même loin de sa famille et que son objectif est de vaincre sa gêne. Émilie nous dit qu’elle avait envie de partager avec des amis qui sont passés au travers d’épreuves similaires et de vivre une aventure où tous seraient traités également sans jugement. Jessie a comme objectif de partir de cette plage et ça nous fait bien rire. Cass nous dit que c’est un pari avec ses parents qui lui disent qu’il est toujours devant son ordinateur. Bref, nous allons dormir remplis de confiance pour le départ de demain. Car nous devons nous réveiller à 6 h.

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Dimanche 5 juillet : Arbre en Arbre et préparatifs.

fondation sur la pointe des pieds

Ce matin, nous nous réveillons avec le sentiment de ne pas avoir compris comment dormir avec une momie (oups, je veux dire dans un sac de couchage en forme de momie), mais, heureusement, JF nous fera une démonstration plus artistique en après-midi.
Nous sommes tous fébriles à l’idée de partir en kayak, mais avant la mer il y a les airs. Après le petit déjeuner, nous sommes donc conviés à l’activité d’Arbre en Arbre. Harnais enfilés et mousquetons en main, nous essayons le parcours test. Suite à l’essai, il se forme une équipe au sol, moi votre blogueuse et Jessie qui avons ÉNORMÉMENT le vertige ainsi que Jordan faisons simplement de la marche en forêt. Tout le reste de l’équipe tente le coup et six du groupe réussiront le parcours au complet.
Émilie vers la fin du parcours nous fait le grand discours en disant que si elle mourrait ne pas oublier de dire à sa famille et son « chum » qu’elle les aimait. Hugo et Pamela sont si pros qu’il pourrait devenir instructeurs et Cass sourit tellement qu’il a plus mal à la mâchoire qu’aux bras. Francesco n’a jamais lâché sa concentration et, malgré un peu de fatigue, termine en champion. Il nous confie « It was hard but fun and I’m proud It did it!». Breeann qui a réussi le début du parcours nous raconte « It feel good when you accomplish something and I saw a bunny in the wood ». La grande Tyrolienne de la fin ne dure pas moins de 27 secondes et Julia voudrait recommencer le parcours aussitôt WOW!
 
Chacun a donné son maximum dans cette activité, qui je peux vous le dire, vue du sol, semblait très extrême. Comme tout le monde a eu chaud et a travaillé très fort l’heure du lunch est bienvenu. En après-midi, c’est l’heure du cours « COMMENT PRÉPARER SES BAGAGES QUAND ON PART EN KAYAK » avec comme prof JF, Virginie et Héléna qui ont des talents de mimes assez cocasses. Après avoir bien ri d’eux, c’est à notre tour de retourner à notre cabine et de faire nos bagages dans des sacs étanches et là, on ne rie plus. C’est presque pire que ma chambre me confie Mylène. Mais après bien des efforts, nous réussissons tous à compacter nos vêtements et à fermer les précieux sacs étanches qui nous tiendront au sec pour les prochains huit jours.
Et demain, c’est le grand jour alors bonne nuit!

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Samedi 4 juillet : Le départ.

9 heures, tout le monde s’est donné rendez-vous devant les bureaux de Détour Nature à Montréal. Julia a même pris l’avion à six heures ce matin d’Halifax. Mylène et Jordan ne sont pas les seuls à avoir fait plus de 2 heures de route avec leurs familles. Après une présentation à tour de rôle, FLASH : photo de groupe puis c’est l’accolade et les au revoir. Les mamans retiennent leurs larmes et les papas sont soudain bien sérieux.
Tout le monde est là? Mais non! Stopper les machines car voilà Martin le docteur qui arrive juste à temps pour sauter dans le bus.

Après sept heures de route, nous sommes tous un peu somnolents, sauf JF et Virginie, nos guides de la Fondation qui sont épuisés, car ils ont fait des prouesses culinaires en nous concoctant des supers bons sandwichs tout en roulant.
Vue magnifique sur le Saguenay en sortant du parc des Laurentides et nous traversons Chicoutimi en direction du Parc aventure Capjaseux, notre destination de départ d’expédition. Pamela qui demeure à Saint-Stanislas, petite municipalité située dans la région du Lac Saint-Jean, nous y rejoint. Là, c’est vraiment vrai, le groupe est complet.

Le cap Jaseux porte bien son nom, car après le repas, autour d’un feu sur le bord du Saguenay (pas mal comme décor), nous jouons à faire connaissance. Nous discutons deux par deux et chacun doit présenter l’autre par la suite. Grâce à cette petite causette nous savons que : Breeann aime les vaches, Cass vient de Châteauguay, Hugo est centre au hockey, Jessie a un canari qui se nomme Cyrano, Pamela et Mylène veulent devenir policières, le père de Francisco vient du Nicaragua, Émilie est sauveteuse en piscine à Boucherville, Jordan a déjà fait du kayak et Julia a comme marque-page une photo de son idole « Edwin… » un joueur de soccer anglais. WOW! Quelle gang extraordinaire. Ça promet pour demain! Puis tous en ligne face à la rivière, nous effectuons un grand salut à la mer et au dodo.

DIX JEUNES ATTEINTS DE CANCER EN EXPÉDITION DE KAYAK DE MER DANS LE PARC MARIN DU SAGUENAY-SAINT-LAURENT!

kayak

L’heure du départ approche à grand pas.  L’équipe de la Fondation, l’équipe médicale et les guides de Détour Nature sont affairés à mettre la touche finale aux préparatifs qui feront certainement de cette expédition une aventure extraordinaire. Les jeunes quant à eux sont certainement en train de préparer leurs bagages et attendent le jour J avec impatience et fort probablement un soupçon de nervosité.  Qu’à cela ne tienne, le 4 juillet prochain tout ce beau monde à rendez-vous et ce sera le début de la grande aventure! Vous pourrez d’ailleurs suivre l’expédition aux premières loges, d’ici, sur le blogue officiel de la Fondation.  Quotidiennement, par ses photos et un bref récit de la journée, Caroline Hayeur nous permettra de faire partie de l’expédition, de voir des liens se tisser et sentir l’aventure qui fait sont œuvre.

Du 4 au 16 juillet, dix jeunes atteints de cancer parcourront en kayak de mer les 100 km du fjord du Saguenay, situé dans le Parc marin du Saguenay—Saint-Laurent, dans le cadre d’une expédition de la Fondation Sur la pointe des pieds!

Qui sont ces dix jeunes aventuriers que vous suivrez quotidiennement sur ce blogue pendant ces treize jours?
Breeann Hoogwerf, Cardinal 
Jordan Kapitany, Ottawa
Julia Mac Leod, Hammonds Plains
Cass Shirani, Châteauguay
Francisco Narvaez, Ottawa
Mylène St-Jean, Embrun
Paméla Hudon, Saguenay—Lac-Saint-Jean
Jessie Lefebvre, Montréal
Émilie Régnier Trudeau, Boucherville
Hugo Morin, Témiscamingue

C’est en kayak de mer, embarcation idéale pour découvrir le fjord du Saguenay dans toute sa splendeur que les participants auront le privilège d’aller à la rencontre de ce merveilleux territoire. C’est tout un défi qui les attend! En effet, ils partiront du Parc Aventure Capjaseux à Saint-Fulgence et se dirigeront vers la baie de Tadoussac. Plusieurs surprises et activités attendent nos jeunes aventuriers dont, entre autres, deux journées spéciales organisées en étroite collaboration avec le Parc marin Saguenay–Saint-Laurent et le Parc national du Saguenay. Soulignons également que cette expédition est organisée et réalisée en collaboration avec la compagnie de tourisme d’aventure Détour Nature. Enfin, la Fondation Sur la pointe des pieds tient à remercier les généreux commanditaires régionaux suivants :Club Nautique de l’Anse-Saint-Jean, Club de Yatch de Chicoutimi, Auberge la Fjordelaise.

L’équipe des accompagnateurs
Martin Robert – médecin
Kimberley Nixon – éducatrice
Caroline Hayeur – photographe, artiste et blogueuse de l’expédition Fjord du Saguenay 2009
Virginie Gargano – guide de la Fondation
Héléna Lonpré – directrice des opérations de la Fondation
Jean-François Dubé – adjoint aux opérations de la Fondation
Denis St-Amant – guide Détour Nature
Francisca Thibeault – guide Détour Nature

Une petite idée de l’horaire de l’expédition fjord du Saguenay 2009
04 juillet -Rendez-vous aux bureaux de Détour Nature. Départ pour la région du Saguenay
Transport, arrêts collations, arrivée et installation pour deux nuits au cap Jaseux aux abords du fjord du Saguenay.
05 juillet - Fjord en Arbres, familiarisation avec le kayak de mer et préparation pour l’expédition.
06 juillet - Départ de l’expédition. Déplacement vers l’Anse de Sable. Début des couchers en camping.
07-13 juillet - Cœur de l’expédition. Visite des sites de l’anse à Didier, de  la baie Trinité, l’anse du Portage, l’anse aux îlets Rouges, le cap Trinité et bien d’autres encore!
14 juillet - Arrivée du côté de Tadoussac.
15 juillet - Journée d’activités organisée par le Parc marin Saguenay—Saint-Laurent et repos aux alentours de Tadoussac.
16 juillet - Départ pour Montréal
Arrivée à Montréal aux bureaux de Détour Nature.

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Merci d’être là et de suivre nos expéditions…À très bientôt pour le grand départ!

30 juin: Vers la grande finale!

Pendant que le temps s’accélère du côté du bureau et que notre prochaine expédition débutera bientôt, des nouvelles de Derek qui est maintenant du côté de Revelstoke, nous sont parvenues. Voici un résumé :

• Il est entré en Colombie-Britannique le 29 juin.

• Il est passé au cœur des parcs nationaux de Glacier et de Revelstoke et de ses dires : «Je me suis gâté les yeux comme du monde».

• Il a visité lac Louise et Golden.

• Le vent est toujours très présent dans son quotidien.

• Hier, il est monté tout en haut de Rogers Pass (1330 mètres d’altitude). De là, il a pu prendre conscience de sa forme physique. «Je suis arrivé au bureau d’accueil et j’ai demandé si c’était bien loin le sommet… la fille à l’accueil m’a regardé avec de drôles de yeux en m’annonçant que c’était ici le sommet!»

• Il rencontre tous les jours des gens sympathiques et accueillants.

• Dans quelques jours, lui et Luc se rejoindront et leur arrivée est prévue à Vancouver entre le 5 et le 10 juillet.

C’est donc ici que prend fin l’aventure de Luc et Derek à travers le Canada pour la Fondation Sur la pointe des pieds. L’aventure prend fin et une autre débute; celle de l’expédition Saguenay 2009. Ce qui est certain c’est que les jeunes de cette expédition entendront parler de nos deux héros du vélo. La Fondation Sur la pointe des pieds tient donc en terminant à remercier du fond du cœur Derek Savoy et Luc Dallaire de leur dévouement à la cause des adolescents en rémission du cancer. Ils ont été au quotidien des modèles de détermination et de caractère. En ce sens, ils ont su incarner ce que nos jeunes doivent être dans la vie de tous les jours en face de la maladie.

Merci les gars, vous êtes une véritable inspiration pour la famille de la Fondation (et vous en faites partie bien évidemment!)

22 juin: Les Rocheuses

Aujourd’hui nous avons reçu un appel de Luc. Il appelait de Québec. Il venait de parler avec Derek. Il est sorti depuis peu de la région de Calgary. Il semble que le passage de ce côté n’a pas été facile à cause de la densité de circulation sur les routes. Mais, une fois de plus Derek s’en tire sans malheur.

Sans malheur, mais pas sans anecdotes parfois un peu fâchantes sur le coup. Comme ce fut le cas un soir de camping sous la pluie battante. Signe que le temps commence à peser sur l’équipement, un piquet de la tente s’est rompu sous le poids de l’eau accumulée sur la toile. Cela mouillant tout d’un coup la tente et son contenu… Ceci dit, le camping n’est pas que source de désagrément, bien au contraire. Il semble que Derek, voyageant seul, rencontre beaucoup de gens qui l’invitent à partager un repas une discussion autour d’un café. Côté moral, Derek jongle entre les bienfaits et les difficultés de la solitude. De plus, nous venons d’apprendre le décès de sa grand-mère madame Frances May Glidden Savoy. Une dame battante et pleine de vie jusqu’au bout. Une véritable inspiration pour Derek. Après discussion avec sa famille, il décide de continuer son voyage, rendant à sa manière un hommage à cette grande dame.

Il sera donc bientôt en plein cœur des Rocheuses canadiennes. Selon les calculs de Luc, il devrait y être dans la journée de dimanche.

Puis, nous prenons des nouvelles de Luc. De son côté le moral est bon, mais tous les projets se font au ralenti. Il sait qu’il ne pourra pas repartir au niveau physique des premiers jours de l’aventure. Le 5 juillet, il ira rejoindre Derek dans l’Ouest canadien. De là, il le suivra pour les derniers jours de l’aventure en fonction de sa capacité. «J’ai vraiment hâte de reprendre le voyage. Toute cette expérience me fait vraiment comprendre comment la maladie peut avoir le contrôle sur notre vie et remettre nos plus beaux rêves à plus tard. C’est étrange comment cette arrêt me fait vivre encore plus la mission de votre Fondation». Définitivement, nous sommes privilégiés d’avoir de telles personnes qui croient en nous et nous appuient dans notre effort pour accomplir notre mission.

17 juin: Les débuts en solo

17 juin
De la Saskatchewan, nous provient la voix de Derek, il semble en pleine forme. Il m’explique que la portion en solo se déroule bien même si les premiers temps lui ont demandé beaucoup d’adaptation. Il se dit bien heureux d’être en vélo car pour lui c’est un bon moyen de «passer ses émotions». Des émotions, il y en avait au rendez-vous lors du moment de séparation de nos deux aventuriers. Derek me confie que cette journée là, il a roulé 175 kilomètres! Le lendemain, il atteignait le Manitoba.

Le changement dans l’aventure est complet. En fait, même la météo retourne sa chemise, passant de l’hiver à la canicule. Puis, une toute nouvelle réalité du terrain : les prairies. La traversée demande un style de déplacements bien différent de celui du début du voyage. Là, il n’y a pas de petits villages à tous les 20 kilomètres. Il n’y a pas non plus de rivières et de lacs aux détours de la route, au cas où les gourdes seraient vides. Parlant détours de la route, il n’y en a pas beaucoup non plus. Le chemin est bien droit sur des centaines de kilomètres. Derek planifie donc ses déplacements en considérant tous ces facteurs.

Il me raconte que plusieurs aventures formidables lui sont arrivées dans les six derniers jours. Il rencontre de nombreuses personnes qui lui donnent un coup de main et l’encourage dans sa traversée. «Tout le monde ici est super sympathique, en six nuits dans des campings, je n’ai payé que 2 fois!» me dit-il. Avant de raccrocher, il me parle de sa rencontre de la journée d’avant avec un orage en pleine prairie. «À ma gauche, c’était le ciel bleu avec un soleil de plomb et, soudainement, j’ai vu qu’à ma droite le ciel était noir et lançait de grands éclairs. J’étais certain que le ciel allait me tomber sur la tête». Tout s’est heureusement bien terminé et Derek s’en tire avec l’habitude de surveiller le ciel et les prévisions météo. Avant de terminer notre conversation Derek m’annonce qu’à la vitesse où il va, il prévoit être en Alberta dans quelques jours.

Luc de son côté nous a donné des nouvelles. Il prend du repos bien mérité du côté de Québec. Il prend du mieux petit à petit et garde un moral d’acier.

Bonne chance Derek et Luc!

12 juin: L’heure des changements

12 juin,

Aujourd’hui, nous avons reçu d’importantes nouvelles de Luc et Derek. De grands changements se sont produits depuis notre dernière conversation. En fait, pour des raisons de fatigue musculaire extrême Luc devra mettre momentanément en attente la traversée. Hier, nos deux gars se sont rendus à l’hôpital car Luc arrivait difficilement à se mouvoir malgré les journées de repos. Puis, après le ballet des spécialistes, Luc apprend que ses muscles doivent se reposer sans faute. Il est victime d’une rhabdomyolyse, c’est-à-dire d’une détérioration importante de la fibre musculaire survenant lors de la surutilisation d’un groupe de muscles.

Luc et Derek conviennent alors de suivre leur plan de sortie. Les deux garçons ayant déjà discuté de la question avant leur départ, il était clair que Derek allait continuer seul. Luc pour sa part reviendra au Québec pour quelques temps question de prendre le repos imposé par les médecins pour ensuite aller rejoindre Derek.

C’est donc tout un revirement, mais grâce aux compétences de Luc et Derek un nouveau plan d’attaque est rapidement mis en place. Rien ne doit manquer, alors tout y passe. À l’ordre du jour : le chemin en solo, le nécessaire de premiers soins, les communications, etc. Bref, c’est un nouveau départ sur une base tout aussi solide que lors du 15 mai. Et malgré tous ces bouleversements, nos cyclistes gardent le moral. Ils nous impressionnent vraiment par leur positivisme. Décidément, ces deux garçon incarnent l’esprit de la Fondation Sur la pointe des pieds.

9 juin: Bon Samaritain

9 juin,

Aujourd’hui, nous avons eu des nouvelles de nos cyclistes. C’est Luc au bout du fil qui m’appelle de la ville de Grand Forks. D’entrée de jeu, nous parlons un peu météo car je suis curieux de savoir si le tout s’améliore. «Y fait frette, y fait frette, y fait frette!» me lance Luc, tout de même avec le sourire dans la voix. Bref, de ce côté, ça ne s’améliore pas. Toutefois, les gars ont quand même roulé plus de 120 kilomètres par jour depuis 9 jours. Ils ont même fait leur premier «century», c’est-à-dire 100 milles (160 kilomètres) en une journée. C’est aujourd’hui leur journée de congé. Au programme : une douche chaude, un peu de lavage, le temps pour manger beaucoup et bien et du temps pour bien s’étirer les muscles.

Pendant notre discussion j’entends Derek derrière Luc qui lui lance : «Oublie pas l’histoire du chevreuil»! Luc me raconte que lors de leurs déplacements, ils ont fait la rencontre d’une biche et de son faon. Ce dernier a pris peur lors du passage d’une voiture et s’est retrouvé séparé de sa mère. Luc et Derek en bons samaritains ont alors pris le temps de porter secours au jeune. Luc a aidé le jeune faon à retourner du côté de la route où était sa mère. Puis, le faon et sa mère ont pris la poudre d’escampette ensemble.

Parlant bon Samaritain, Luc me dit qu’ils en ont rencontrés de toutes sortes sur la route. Certains envoient la main en signe d’encouragement, d’autres offrent leurs services si besoin est. Mais, il semble que la palme d’or de la dévotion revient à Bill et Angie Larsen. Luc me raconte : «J’étais à l’épicerie et Derek surveillait les vélos. Une dame qui passait par là s’est intéressée à nos vélos. Elle nous a posé des questions sur ce que nous faisions comme projet. Derek lui a donc expliqué et elle a été séduite par l’idée. Elle nous a invités à venir rencontrer son mari pour un souper. Une fois là-bas, nous avons passé la soirée à discuter avec elle et son mari. Elle est infirmière et son mari psychologue. Ils ont pris soin de nous en nous offrant un souper magnifique, la salon pour la nuit et un déjeuner composé de pommes, de mûres, de fraises, de bananes et de bien d’autres choses délicieuses. Vraiment c’était presque incroyable d’être si bien reçus par des gens que l’on ne connaissait pas 24 heures auparavant!»

Luc termine en me disant qu’ils en sont maintenant à plus de 2800 kilomètres au compteur. Ils visent maintenant le Dakota du Nord pour rejoindre le Manitoba dans quelques jours. Leur moral semble excellent, mais le repos est bienvenu.

1er juin: l’hiver en été!

1er juin,

Nous avons reçu des nouvelles de nos amoureux du vélo. Derek est au bout du fil et me parle de toutes les aventures vécues du côté sud de la frontière. Lui et Luc sont dans la ville d’Ironwood, ils prennent un moment de repos car le temps est trop venteux pour aller de l’avant. Ce dernier les obligeant à rouler tout près l’un de l’autre afin de briser le vent, et ce, en alternance à l’avant. Il n’y a pas que le vent qui rend l’aventure difficile. Le froid s’est aussi mis de la partie. Malgré le fait qu’on soit en juin, la température dépasse rarement les 10 degrés Celsius. Ce qui n’est pas du tout la normale pour ce temps de l’année. «Il fait tellement froid que les médias annonçaient hier que certains agriculteurs craignent pour leurs semis, on a même trouvé un journal titrant Winter in June (L’hiver en juin)!», me disait Derek.

Puis, on discute des vélos. À ce sujet, c’est encore Derek qui remporte la palme de la chance avec aucun bris. Luc, de son côté, a été moins choyé. En fait, depuis qu’ils ont traversé la frontière américaine, il a eu pas moins de 5 crevaisons! Les chambres à air de rechange s’enchaînant au rythme de une par jour. Après une minutieuse inspection, Luc découvrira qu’une minuscule broche s’étant accrochée à l’intérieur de son pneu crève sans pitié les pauvres petites chambres à air neuves.

Notre discussion porte ensuite sur les gens que nos deux «vélomanes» rencontrent dans leur quotidien. Il semble que les américains sont très sympathiques à leur cause. Les automobilistes (le plus souvent au volant de «pick-up» selon Derek) leurs envoient la main et les klaxonnent en signe d’encouragement. Derek me parle aussi de la discussion qu’ils ont eut lui et Luc avec l’aimable shérif de la ville de Chocolay. L’épisode de leur passage aux douanes est aussi un beau moment de rencontre avec nos voisins du Sud. «On est passé à la frontière sans problème, deux gars sur des vélos, c’est pas très menaçant. Mais, le douanier était vraiment surpris lorsqu’il nous posait ses questions de routine. Quand nous lui avons dit que nous n’avions pas de travail, pas d’enfant et pas d’obligation pour les prochains deux mois, il nous a fait passer, mais trouvait que nous menions vraiment une vie bizarre.»

Côté déplacement, les villes s’enchaînent et les gars viennent de franchir le cap des 2000 kilomètres. Ils ont, entre autres, vu les villes de Sault-Sainte-Marie, New Berry, Christmas, Marquet, Champion et Bergland. Ce soir, ils coucheront du côté du Wisconsin. Derek termine en me disant que le moral est bon et qu’ils vivent de merveilleux moments à tous les jours.

À vélo en Ontario

Du nord de Lake George en Ontario, nous provient un appel de nos «bikers» transcanadiens. Depuis leur départ, nous étions impatients, tout comme vous sûrement, d’avoir de leurs nouvelles. C’est Luc qui me parle de leur aventure depuis le 15 mai. Il m’annonce que sur leur compteur figure déjà près de 1500 kilomètres! Pourtant, 1000 kilomètres plus tôt, il leur a bien semblé que le vent de Québec ne les laisserait jamais passer en Ontario. C’est qu’ils ont eu beaucoup de vent de face. De dures journées se sont présentées, une plus particulièrement, où à peine 70 kilomètres ont été arrachés en 8 heures. L’étape entre la ville de Québec et la frontière de l’Ontario a donc été difficile. Certains ennuis mécaniques les obligeant aussi à s’arrêter un moment du côté de Gatineau pour ajuster les vélos.

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Puis, au détour de l’Ontario, le vent a tourné. Le sens de l’air s’est alors enligné sur la volonté de nos cyclistes. «L’Ontario ça va être notre bête noire, plus vite on la passera mieux ce sera» nous disait Luc avant le départ. Ce dernier m’annonce que des journées super rapides s’y sont enchaînées. Le soir venu, les compteurs affichaient 128, 135, 137 et même 150 kilomètres! Malgré un passage très difficile dans le secteur de Matawa, que Luc me décrit comme «la grande sœur du Parc des Laurentides», nos deux aventuriers sont maintenant à 60 kilomètres du point où ils quitteront l’Ontario. Ils en sont heureux, bientôt leur bête noire sera derrière eux avec ses routes sinueuses, ses côtes et ses camions.

À quoi ressemble une journée à vélo pour traverser l’Ontario? Luc me fait alors la liste de tous les petits et grands moments du quotidien. Derrière, j’entends Derek qui appuie les dires. L’horaire donc; un lever tôt et déjà le vélo occupe une place importante. Il faut le graisser, ajuster les commandes de freins et de vitesses. Bref, il faut bichonner le bébé bicycle pour lui permettre de rouler plus de 100kilomètres la même journée. Vient alors le temps pour un déjeuner rapide et le moment du départ généralement vers 8h00.

Vers midi, halte dans une épicerie que la route a apportée. Là, ils prennent ce qu’il leur faudra pour le dîner, le souper et aussi un peu pour le lendemain. Semblerait que les pitas sont pas mal à l’honneur pour leur simplicité. C’est plat, c’est rond, c’est bon. Côté déplacement et vie d’équipe, c’est chacun à son rythme. Les gars se déplacent en gardant un œil l’un sur l’autre, mais les discussions philosophiques attendent le soir le plus souvent. Vers 19h00, la journée se termine et les garçons cherchent une halte routière, un parc public, le champ d’un accueillant agriculteur ou même l’arrière d’une haie de cèdres dans une pépinière.

Vélos

Luc me parle aussi du côté mécanique. À ce sujet, il semble qu’après l’arrêt du côté de Gatineau tout rentre dans l’ordre. Exception faite du rayon cassé par Luc hier, c’est donc 1-0 pour Derek. Rien de majeur donc du côté des vélos. Non, en fait la seule mécanique qui donne du fil à retorde, c’est le brûleur qui devrait servir pour les repas chauds du soir. «On ne sait pas ce qui ne marche pas avec le brûleur, mais ça été pour nous l’occasion de rencontrer des gens» me dit Luc. «En fait, pendant que l’on essayait de le réparer des gens nous ont entendus parler en français et ont compris notre problème. Ils nous ont alors invités à venir cuire nos spaghettis chez eux. On n’a pas résolu le problème de réchaud pour demain, mais ça fait de beaux souvenirs!»

Avant de terminer l’appel, Luc m’annonce que dans 60 kilomètres ils quitteront, l’instant de quelques jours, le Canada. Ils le feront en passant le poste frontalier de Sault Ste-Marie. Ils ont décidé de prendre cette voie pour éviter les routes isolées du nord du Lac Supérieur en Ontario. Les prochains jours seront donc une visite chez nos voisins du Sud pour mieux revenir au Canada par le Manitoba.

Que les vents soient avec vous!

Grand départ pour la traversée du Canada à Vélo

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Bonjour à tous,
Bienvenue et merci de suivre notre périple de la traversée Chicoutimi-Vancouver en vélo au profit de la Fondation Sur la pointe des pieds. À chaque semaine, nous tenterons de  vous donner le plus de détails possibles vous permettant ainsi de faire partie de l’aventure.

JOUR 1 ET 2 (CHICOUTIMI-L’ÉTAPE ET L’ÉTAPE-QUÉBEC 210 KM PARCOURUS)

Quelle première journée ce départ particulièrement rempli d’émotions. Tout d’abord, nous désirons remercier chaleureusement ceux et celles qui étaient présents à notre départ. Nous étions vraiment touchés par la générosité des gens venus nous encourager et qui ont même roulé avec nous jusqu’à Laterrière. WOW ! Nous vous aimons tous…

Cette première journée fut toute une épreuve. En effet, malgré notre détermination, les côtes, le vent, le trafic et encore les côtes et encore le vent nous ont fait travailler fort, très fort! Bref, un excellent premier test pour nous deux. Déjà, à chaque fois que nous sommes un peu démotivés, nous avons une pensée pour les jeunes qui sont atteints du cancer. C’est en pensant à VOUS et à votre détermination que nous retrouvons notre énergie et nous sommes fiers de réaliser cette traversée au profit des jeunes de la Fondation Sur la pointe des pieds.  Par contre, lors de la première journée de vélo nous étions motivés par deux «crinqués» qui nous ont accompagnés jusqu’à l’Étape. MERCI MILLE FOIS JEAN-FRANÇOIS DUBÉ ET FRANÇOIS DUFOUR.

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De plus, 15 km avant d’arriver à l’Étape, nous avons eu la belle visite de Mario Cantin, le président d’honneur de Rase-O-Ton 2009 venu pédaler les derniers kilomètres avec nous. ENCORE UNE FOIS MERCI !

Un fois sur place, une belle surprise nous attendait, Dominique Larouche et Réjean Côté, les parents de Marie-Hélène et fondateurs du Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté, étaient là pour nous accueillir.  Après cette belle rencontre, les gens sont venus nous voir pour jaser de notre projet et de la fondation.
La gérante de l’étape nous a pris en pitié, ils annonçaient -5° C pour la nuit, elle nous a donc offert un toit pour dormir avec des douches chaudes…Merci Nathalie, nous n’oublierons pas notre première soirée.

Le lendemain nous sommes partis de l’Étape à 7h30 en direction de Québec. Le vent de face était toujours au rendez-vous mais ce fut une journée agréable puisque nous avions plusieurs descentes. Bref, ça y est, nous sommes bel et bien partis et ce fut une très belle deuxième journée.

Sur ce, passez une très belle semaine…..

Que le vent soit avec nous!
Derek et Luc



Et c’est un départ du 27 février au 7 mars!

On est bien attentif à notre petit cours d'apprenti mushers...
Pour sa première expédition en 2009, la Fondation Sur la pointe des pieds voit grand, aussi grand que les vastes espaces du territoire du Triton en Haute-Mauricie! La rencontre préparatoire faite, le ton est maintenant donné par les participants et l’équipe d’accompagnateurs. Pas de doute possible, cette expédition se fera sous le signe de la bonne humeur et de l’aventure!
Voici nos huit aventuriers :
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Courtney Cunningham de l’Ontario
Danika Puhlmann de l’Alberta
Karollane Daraîche du Québec
Mathieu Lacombe Nadeau du Nouveau-Brunswick
Melanie Novelli du Nouveau-Brunswick
Michaël Brouillard du Québec
Scott Randall du Québec
Simon Langevin du Québec

Ceux-ci seront accompagnés par l’équipe de la Fondation Sur la pointe des pieds :
Héléna Longpré, directrice des opérations de la Fondation Sur la pointe des pieds,
Jean-François Dubé, adjoint aux opérations de la Fondation Sur la pointe des pieds;
Étienne Beaumont, guide et blogueur pour la Fondation Sur la pointe des pied;
Nancy Cloutier, infirmière;
Nicolas Tremblay, médecin;
L’équipe d’Excursions Triton
L’équipe d’Aventure Inukshuk en traîneau à chiens

L’environnement naturel, la grandeur des paysages et la splendeur des lacs gelés font partie des grandes richesses du Québec.
Sur le territoire du Triton de la forêt haute-mauricienne, nous découvrirons ensemble l’univers du traîneau à chiens. Durant cinq jours, nous côtoierons les chiens dont nous aurons la responsabilité. Chaque soir, après avoir parcouru environ 40 kilomètres, nous nous réchaufferons autour d’un feu où nous partagerons le repas. Nous aurons la chance de dormir dans un chalet de trappeur et nous vivrons même quelques nuits bien au chaud sous la tente arctique!
Cette expédition sera aussi la chance de nous familiariser avec la raquette et le mode de vie de nos ancêtres. Feu de camp, grand air et sentiers enneigés seront assurément au rendez-vous!
Suivez nos aventures au quotidien grâce au blogue de la Fondation Sur la pointe des pieds! Et surtout, n’hésitez pas à nous envoyer vos bons mots!

Le retour – Aux Îles Mingan nous retournerons

MERCI Mireille et Pierre, s'était une journée formidable

Samedi matin, Marie-Josée nous attendait chez elle pour le petit déjeuner. C’est un festin de roi qui nous attendait sur une magnifique table qu’elle avait préparée. C’est donc dans la joie que nous avons une fois de plus partagé le repas.Â
Une surprise attendait nos aventuriers pour la dernière journée au Havre. Les amis de Marie-Josée, Pierre et Mireille, nous ont généreusement accueillis sur leur catamaran le temps d’une sortie en mer. Nous sommes passés devant l’Îles du Havre où nous avions dormis les deux premières nuits et avons ensuite pris le large question d’explorer le territoire encore un peu plus loin. Le vent dans les voiles, allongés dans les filets, cette promenade s’est avéré être un savoureux moment de détente.

Repos bien mérité!

Pour la dernière soirée, Jeff et Héléna ont prévu une rencontre autour du feu. Comme à la mi-temps de l’expédition, tout le monde était invité à choisir un mot qui illustre son expérience vécu tout au long de l’expédition. Ce moment de partage et d’échange est précieux. La générosité de chacun nous apporte un sentiment de bien être exceptionnel et nous rempli d’énergie. Ces mots illustrent pour chacun ce que cette expérience leur a apporté. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que j’ai choisi le mot «paradis»… Pour la beauté du paysage et la richesse des lieux certes mais surtout parce que le temps s’est arrêté, parce que j’ai rencontré des personnes exceptionnelles, parce que j’ai vécu une expérience unique et pour les nombreux petits plaisirs qui m’ont rappelé l’essentiel de la Vie. Pendant ces onze jours nous avons vécu le «moment présent», à l’abri de la réalité du quotidien. Ce petit coin de paradis, nous y retournerons tous. Dans les moments difficiles pour y puiser la force et l’inspiration et simplement pour plaisir de revoir ces beaux sourires.
Nous sommes revenus dimanche le cÅ“ur un peu serré mais surtout heureux! Malgré les distances nous formons désormais un groupe unis. Merci à tous!

Au revoir la Minganie... À bientôt!

C’est le moment de vous dire au revoir. Je tiens à vous remercier chaleureusement de nous avoir accompagnés tout au long de notre expédition et j’espère que vous serez des nôtres lors de la prochaine expédition…

Toutes les photos : http://www.flickr.com/photos/pointedespieds/

22 août – Retour à la civilisation

Sur la pointe des pieds

C’est le dernier matin de la partie expédition de notre fabuleuse épopée de huit jours en plein cœur de l’Archipel-de-Mingan et on entend les loups-marins chanter au loin. Le soleil rayonne dans le ciel et la mer est particulièrement calme. Nous entrerons au Havre paisiblement. Tout le monde est un peu au ralenti, notre corps doit sentir la fin de l’expédition… Difficile de quitter le paradis!

Les kayaks sont tous regroupés. On pagaie tranquillement pour profiter des derniers moments sur l’eau. Les couleurs exceptionnelles, le léger vent de la mer et les oiseaux tous aussi magnifiques que différents nous accompagnent. On prend une dernière petite pause sur l’Île du Havre, notre île d’accueil.

Arrivée au Havre

On approche de plus en plus du Havre. Ça sent la fin de l’aventure. On rassemble tous les kayaks en «radeau» et tout le monde se tient la par la main. Héléna propose de profiter des derniers moments pour se rappeler les meilleurs moments, enregistrer les paysages dans notre tête et s’imprégner de l’aventure que nous venons de vivre. Tout le monde applaudi, nous sommes heureux et remplis de cette expérience unique. Tous ensembles nous avons relevé le défi de cette grande virée de huit jours en autonomie complète et tout ça avec le sourire! Bravo la gang, vous êtes des héros et vous avez désormais tous une place dans mon cœur.

On passe le quai du Havre, ça y est, on donne nos derniers coups de pagaie. Sylvie et quelques employés de l’hôpital sont là pour nous accueillir. Ils nous félicitent. Ils connaissent l’ampleur de ce que nous venons d’accomplir. La frénésie nous envahie tous. Avant de tout rapporter chez Agaguk, on se fait un dernier petit cri de ralliement!

SUR! LA! POINTE! DES! PIEDS!

Après une bonne douche bien méritée, on retourne à l’auberge où nous passerons les deux prochaines nuits. On fait sécher se qui est mouillé, c’est-à-dire, à peu près tout. Éric nous a préparé un succulent couscous que nous dégustons tous ensemble, attablés à la table de l’auberge, où il y a de cela huit jours nous avons pris notre petit déjeuner avant le départ pour l’expédition.

On déguste le couscous d'Éric à l

On sort enfin la guitare. Tout le monde chante avec Jeff sur le bord de l’eau. Les deux prochains jours serviront de moment de «décompressions» avant le retour à la réalité. On se prépare à se séparer mais nous profiterons de chaque secondes.

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21 août – On aura tout vu!

Nathane et Brendan s'entendent èa merveille

Pendant ces huit jours d’expédition, on aura tout vu : la pluie et le beau temps, marré haute et marré basse, vent d’est et vent d’ouest! Aujourd’hui, c’est un vent dans le dos qui nous poussera jusqu’à notre dernier campement. Ça tombe particulièrement bien puisqu’on commence à rebrousser chemin, la partie expédition de notre aventure tire à sa fin et nous avons une longue distance à parcourir, presque vingt kilomètres. Sans refaire le trajet inverse des derniers jours, nous allons quand même passer devant toutes les îles sur lesquelles nous avons dormis pour enfin nous rendre à la Pointe aux morts, de retour sur la terre ferme.

C’est une expérience extraordinaire de se laisser pousser par le vent. En pagayant nous avançons à tout allure, la sensation fantastique. C’est le cas de le dire, on flotte! Tout le monde est à l’aise malgré la grosseur des vagues. Pour vous donner une petite idée, il nous arrive de perdre de vu le kayak devant nous l’espace d’un moment, le temps qu’il remonte sur la prochaine vague. Les kayaks tandem permettent de naviguer dans de telles conditions et les jeunes en profitent. Ils ont chanté tous les jours mais aujourd’hui il y a une énergie particulière, le vent de la mer probablement!

Paul, Brendan, Marie-Josée

Arrivés à bon port tout le monde s’affaire. C’est devenu une routine, le campement est monté à la vitesse de l’éclair, plus besoin de rien dire à personne, ou à peu près! On mange les meilleurs hot-dogs et hamburgers du monde, autant que vous le sachiez, tout est toujours meilleur en plein air. Le vent est tombé et nous laisse passer une dernière belle soirée autour du feu. Sans que personne en ait parlé, tout le monde sait que c’est la dernière soirée en vase clos, coupés de la civilisation. Un brin de nostalgie nous envahie tous mais je crois aussi que tout le monde sait que ces souvenirs seront gravés dans notre mémoire pour toujours.

Aujourd’hui s’était une superbe journée.Comme notre belle Alex-Ann nous le fait remarquer «c’était comme à la Ronde dans les montagnes-russes sans les files d’attente».

Alex-Ann en mer!

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20 août – Journée spéciale!

On se prépare pour le souper, au soleil

Aujourd’hui c’est le matin le plus frais de l’expédition. Le vent s’est levé pendant la nuit et il persiste. On se lève le nez dans le vent mais nous sommes tous confortables et au chaud dans nos doudounes. Comble du bonheur, Éric a fait une petite attisée et il nous invite à nous réchauffer dans le refuge. Même les petits matins frais sont agréables en expédition!

Jacynthe, Éric et Héléna arrivent sur la plage avec le gâteau d'anniversaire de Nathan

Tout le monde est particulièrement excité ce matin. Comme d’habitude on prépare les fruits et les breuvages chauds mais aujourd’hui on gonfle des ballons et nous avons le cÅ“ur à la Fête. C’est une journée spéciale, nous allons célébrer l’anniversaire de Nathan; Seize ans sur ÃŽles Mingan. Timide de nature, il semble un peu gêné lorsqu’il ouvre la porte et qu’il entend les nouveaux amis chanter «Happy Birthday to you». Son sourire ne ment pas… Je pense qu’il se souviendra du premier jour de ses seize ans.

Brendan et Nathan... le kayak en fête!

Pendant ce temps, le vent fait toujours rage. Jacynthe et Éric écoutent la météo maritime. Nous allons attendre un peu pour voir si le vent veut bien se calmer. Nous n’avons pas une grande distance à parcourir mais la sécurité est notre priorité! Comme le dit si bien Alex-Ann, «Nous n’avions qu’à pointer les kayaks vers la mer pour que le vent se calme». La mer nous offre une ouverture et la distance à parcourir n’est pas très grande, nous décampons et mettons le cap sur la Grande ÃŽle. Nous avons atteint le campement dans un temps record. Tout le monde se réchauffe autour du feu que Rino a allumé avant notre arrivée. Aujourd’hui l’esprit du groupe était à la fête. Héléna et Jeff avaient prévu les bougies et le gâteau d’anniversaire. Encore une fois nous allons tous bien dormir, forts du sentiment de la mission accomplie.

Journée spéciale... sous l'arc-en-ciel

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