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	<title>Tourisme Culturel</title>
	
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	<description>Le site des acteurs du tourisme culturel</description>
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		<title>Arles : une offre culturelle forte au service du développement local et de l’attractivité touristique</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/commercialisation-vente/arles-une-offre-culturelle-forte-au-service-du-developpement-local-et-de-l%e2%80%99attractivite-touristique-430</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 14:52:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment construire et conforter une offre culturelle porteuse de développement  local et de retombées économiques, lorsque l’on est un territoire qui n&#8217;est pas une destination touristique de premier plan ?
La ville d’Arles offre à ce titre un exemple intéressant dont les illustrations ci dessous s’appuient sur des extraits du dossier  de Jean-Christophe BARLA « Arles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/07/Arles.gif" alt="Projection au Théâtre antique" title="Projection au Théâtre antique" width="300" height="134" class="alignright size-full wp-image-439" style="float: right;" />Comment construire et conforter une offre culturelle porteuse de développement  local et de retombées économiques, lorsque l’on est un territoire qui n&#8217;est pas une destination touristique de premier plan ?</p>
<p>La ville d’Arles offre à ce titre un exemple intéressant dont les illustrations ci dessous s’appuient sur des extraits du dossier  de Jean-Christophe BARLA « Arles : l’art à l’âme » paru dans le mensuel « Professions du Sud Est » n° 73, mai 2009.<span id="more-430"></span></p>
<p>Arles, cité classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, voit son avenir et son développement de toute évidence fondés sur la culture, l’image et le patrimoine.<br />
Son maire, Hervé Schiavetti remarque que si la cité «…ne produisant pas autant de richesses que le pays d’Aix, ne peut se passer de soutien public, elle a su offrir un écrin privilégié aux initiatives privées d’Actes Sud, Harmonia Mundi, Groupe F, etc… qui ont choisi de s’y implanter, tout comme récemment, la Fondation LUMA. (www.rencontres-arles.com)<br />
Ainsi, aujourd’hui, la culture emploie plus de 1 000 personnes dont la moitié dans le privé».</p>
<p><strong>Rechercher et construire des synergies à tous les niveaux</strong><br />
Alors que les milieux économiques et culturels peinent souvent à dialoguer, Arles, paradoxalement, semble réussir à décomplexer l’un et l’autre pour bâtir une vision commune.<br />
Francis Guillot, président de la CCI du Pays d’Arles considère la culture comme « un élément fondamental et indissociable d’un développement équilibré du territoire, au même titre que la logistique, le port fluvial, l’industrie ou le commerce de proximité».</p>
<p>Marie-José Justamond, directrice du Festival « Les Suds » (musiques du monde) évoque une « ville-pilote » dans le domaine, en rappelant que si la loi sur le mécénat a fait tomber des barrières, ce n’est pas la seule raison : « Les manifestations culturelles ont pris une telle ampleur que leur gestion s’est professionnalisée. Nous pouvons sûrement apprendre de chefs d’entreprises pour améliorer nos méthodologies. Parallèlement, nous pouvons leur apporter, à travers le défrichage de talents et d’artistes, un autre regard, une émotion, une esthétique… Il faudra encore du temps, mais pourquoi ne pas imaginer qu’un jour les actions du club d’exportateurs  s’accompagnent d’un volet culturel ? C’est notre intérêt commun ».</p>
<p><strong>Rencontres Internationales de la Photo (Rip) : </strong></p>
<p><strong><em>Economie mixte</em></strong><br />
« En huit ans, explique François Barré, le Président des Rencontres, nous sommes passés de 14 à 60 expos, de 9 000 à 60 000 visiteurs et de 12% à 60% de ressources propres  dont 35% en billetterie et 25% en partenariat privés, pour un budget total qui a triplé (3,8 millions d’euros HT). Notre nouveau format repose sur le système  économique mixte que nous voulions promouvoir».</p>
<p><em><strong>Chiffres et retombées</strong></em><br />
En 2008, les RIP ont généré plus d’1 million d’euros de retombées directes :<br />
-    435 000 euros sur les prestataires de services arlésiens dont 105 000 € sur les hôtels (1 300 nuitées) et 43 000 € en locations immobilières<br />
-    180 personnes embauchées dont 6 permanents et 174 emplois saisonniers (accueil, régie, organisation…) soit une masse salariale nette d’environ 500 000 €<br />
-    180 000 euros investis auprès de prestataires gardois et héraultais et 170 000 € dans des sociétés de services en PACA, hors Arles<br />
-    41% des visiteurs de 2008 venaient pour la première fois (contre 37% en 2007) et 58% d’entre eux pensent revenir<br />
-    83% des personnes affirment que les RIP constituent la raison principale de leur venue<br />
-    Sur les 60 000 visiteurs, seuls 7 200 se sont identifiés comme arlésiens</p>
<p><em><strong>Création du « Cercle des Mécènes » </strong></em><br />
La manade Jacques Bon, l’Hôtel Arlatan, Jean Martin, Citroën Arles, Ricard, la Feria du Pain… toutes ces entreprises sont adhérentes actives au Cercle des Mécènes créé en juin 2008 à l’initiative des Rencontres internationales de la photographie et la CCI du Pays d’Arles.<br />
« Nous voulions qu’à côté de SFR, la FNAC, OLYMPUS ou la Fondation LUMA, les PME locales puissent trouver une place adaptée à leurs moyens et à leur envie d’insérer les Rencontres dans leur dynamique » explique Alice Martin, secrétaire générale des Rip qui juge « le démarrage encourageant et espère qu’il s’amplifiera au fil des éditions ».<br />
Les contributions s’élèvent à 3 000, 6 000 et 10 000 euros. Outre les avantages fiscaux relatifs au mécénat, les sociétés bénéficient en contrepartie d’invitations, de catalogues, de visites privées pour le personnel  ou les clients, de l’organisation d’ateliers pédagogiques autour de la photo ou encore de conseils pour l’achat de photographies originales.<br />
Les membres associés peuvent même bénéficier de l’intervention d’un artiste photographe dans l’entreprise.<br />
« Nous souhaitons nouer des relations avec d’autres cercles de mécènes pour diversifier les événements. Notre idée consiste autant à multiplier les passerelles qu’à faire vivre la culture à Arles toute l’année » assure Alice Martin.</p>
<p>Pour Françoise Nyssen, PDG d’Actes Sud, qui a construit à  Arles  son succès (créé à l’origine avec 3 personnes, l’éditeur emploie aujourd’hui plus de 200 salariés pour près de 70 millions d’euros de CA consolidé). « La situation exceptionnelle d’Arles commence à donner sa pleine mesure. Tous ceux qui s’implantent dans cette ville le font en raison de ce foisonnement culturel. Aussi, dans la perspective de 2013, Arles a donc un rôle majeur à jouer, complémentaire à Marseille. Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses » conclue-t-elle.<br />
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		<title>La difficile mise en réseau entre professionnels des métiers d’art et professionnels du tourisme</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2009 12:41:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel Kosianski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mise en tourisme]]></category>
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		<description><![CDATA[La valorisation touristique des métiers d’art dans un territoire passe par la mise en réseau d’un ensemble d’acteurs, qui généralement ne se connaissent pas et ne partagent pas une même vision du territoire. Professionnels des métiers d’art (PMA) et professionnels du tourisme ont même a priori des intérêts non convergents. En effet, si les premiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-423" style="float: right;" title="(c) Gloumouf" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/03/3092618495_7523e96b71_m.jpg" alt="(c) Gloumouf" width="240" height="195" />La valorisation touristique des métiers d’art dans un territoire passe par la mise en réseau d’un ensemble d’acteurs, qui généralement ne se connaissent pas et ne partagent pas une même vision du territoire. Professionnels des métiers d’art (PMA) et professionnels du tourisme ont même a priori des intérêts non convergents. En effet, si les premiers peuvent être aux yeux des seconds des marqueurs de territoire, dont la promotion peut aider à diversifier l’image et l’offre existantes, la conséquence de l’exposition touristique d’un atelier sera de générer au « profit » de celui-ci un flux de curieux… qui rarement s’avèreront être des clients.</p>
<p>Il convient de ne pas perdre de vue que l’excellence des savoir-faire détenus par les professionnels des métiers d’art les conduit à chercher à créer, reproduire ou restaurer des objets de qualité, pièces uniques ou petites séries, à forte valeur ajoutée culturelle et économique. On est donc loin a priori de l’univers de l’objet touristique ou de l’objet souvenir.<span id="more-372"></span></p>
<p>Cependant, là où les ateliers d’artisans d’art et les touristes sont nombreux, des actions d’information ou de formation peuvent être utilement proposées aux PMA, pour les sensibiliser aux opportunités du tourisme. A chacun ensuite, seul ou en réseau, de mettre librement en œuvre une stratégie : accueil du public dans l’atelier, création d’une boutique individuelle ou collective, adhésion à une route touristique, création d’une gamme d’objets à destination des touristes, offre de prestation de loisirs créatifs, etc.</p>
<p>Dans tous les cas, l’exposition touristique d’un atelier ne peut s’envisager sans qu’en amont le professionnel en ait bien mesuré toutes les conséquences (avantages et inconvénients) et pris les décisions qui en découlent : comportement à adapter, investissement à réaliser, etc. Il est en effet insupportable pour tout le monde qu’un excellent professionnel, installé dans le secteur sauvegardé d’une petite ville réputée pour son patrimoine et ses « échoppes d’artisans d’art » ferme son atelier (qui plus est, mis à disposition par la municipalité), au prétexte de l’envahissement estival de « suceurs de glace » qui le déconcentrent et l’empêchent de produire à force de questions béotiennes ! Telle est pourtant la réalité vécue par nombre de PMA, qui iront alors jusqu’à reprocher (non sans raison) leur instrumentalisation par les professionnels du tourisme et les élus locaux&#8230;</p>
<p>Une démarche de valorisation touristique des métiers d’art doit toujours être envisagée comme une action de développement local. Cela signifie en particulier qu’il est important de prendre le temps de l’écoute et du dialogue, pour aboutir à un projet intégré, compris et souhaité par tous les acteurs, et motivé par la recherche des conditions d’un partenariat gagnant/gagnant entre métiers d’art et territoire. Mais l’expérience apprend que la chose n’est pas aisée : la multitude des métiers et des situations professionnelles au sein de ces métiers, couplée à un assez grand individualisme, rend difficile la construction d’un projet collectif de valorisation touristique des métiers d’art. Les difficultés sont nombreuses, la toute première étant d’arriver à sortir les PMA de leur isolement et des les aider à bâtir entre eux un diagnostic et une stratégie partagés.  D’ailleurs, l’observation des expériences les plus anciennes de « pôles métiers d’art » (initiées au début des années quatre-vingt-dix) apprend que les démarches réussies sont celles qui ont permis de répondre à l’attente d’un groupe de professionnels des métiers d’art désireux de trouver une réponse collective à leurs besoins et préoccupations individuelles, dont la toute première : commercialiser, grâce à meilleure visibilité de leurs savoir-faire et de leurs ateliers.</p>
<p>Une voie possible, pour arriver à mettre en place un projet partenarial à l’échelle d’un territoire (intercommunalité ou Pays, par exemple), réside dans la mise à disposition (par une collectivité) d’un espace collectif bien situé, dans un site de qualité (idéalement, un village ou un centre historique à fort potentiel de tourisme culturel). En effet, à partir d’une fonction de vitrine permettant un renvoi du public vers les ateliers, voire d’une fonction de boutique, il pourra être concrètement constaté par les PMA l’intérêt (ou non) d’une exposition vis-à-vis de la clientèle touristique (et locale).  Dès lors, entre artisans, acteurs touristiques et institutionnels (office de tourisme, élus et techniciens de collectivités locales, chambre de métiers et de l’artisanat, etc.), un dialogue pourra s’instaurer ; d’autant que l’existence d’une vitrine collective sert aussi le territoire : elle le qualifie, l’anime, enrichit son image, accroît son attractivité, peut constituer le support de diverses actions (notamment pédagogiques), etc.</p>
<p>Enfin, il peut être indiqué que, de plus en plus fréquemment, les espaces collectifs (du genre « Maison des métiers d’art ») ajoutent à leur fonction première de vitrine des produits et des savoir-faire locaux :</p>
<p>-    un espace pour l’accueil d’expositions temporaires,<br />
-    et depuis plus récemment, un espace pour la pratique et l’initiation aux métiers d’art (en réponse à une forte demande du public).</p>
<p><strong>Crédit photographique : </strong> <a href="http://www.flickr.com/photos/gloumouf/3092618495/">Gloumouf</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vin, terroir et tourisme : un assemblage à bonifier</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/offre-tourisme-culturel/vin-terroir-et-tourisme-un-assemblage-a-bonifier-402</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 15:47:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance des clientèles]]></category>
		<category><![CDATA[Offre tourisme culturel]]></category>
		<category><![CDATA[clientèle]]></category>
		<category><![CDATA[clientèle européenne]]></category>
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		<category><![CDATA[vin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vin est une des composantes essentielles de l’attractivité de la destination France,  en termes de patrimoine et d’image notamment, avec pas moins de 17 vignobles répartis sur 13 régions.
La clientèle étrangère, belge, britannique, allemande ou néerlandaise représente environ un tiers des adeptes de ce tourisme et, plus d’un Français sur cinq affirme avoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-413" style="float: right;" title="Vigne" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/03/vigne-300x199.jpg" alt="Vigne" width="300" height="199" />Le vin est une des composantes essentielles de l’attractivité de la destination France,  en termes de patrimoine et d’image notamment, avec pas moins de 17 vignobles répartis sur 13 régions.</p>
<p>La clientèle étrangère, belge, britannique, allemande ou néerlandaise représente environ un tiers des adeptes de ce tourisme et, plus d’un Français sur cinq affirme avoir choisi sa destination parce que c’est une destination viticole. C’est dire l’importance de la demande alors même que le tourisme vitivinicole représente un potentiel encore sous-exploité en France.<span id="more-402"></span></p>
<p><strong>Les oenotouristes en France (*)<br />
</strong></p>
<p>On peut ainsi estimer à 5 millions le nombre de Français qui ont fréquenté une cave en 1999, à 10.6 millions le nombre de ceux qui ont fréquenté une cave au cours des trois dernières années et à 18.4 millions celui de ceux qui ont visité une cave au moins une fois dans leur vie. Sur la base de 5 000 caves environ ouvertes au public, on peut estimer la fréquentation moyenne par an et par cave à 1 000 Français.</p>
<p>Les pratiquants du tourisme viti-vinicole ne proviennent pas nécessairement des régions viticoles. Ce sont des amateurs et des acheteurs de vin. Parmi les personnes interrogées lors de l’enquête AFIT, 69% ont déjà parcouru une route des vins dans d’autres régions françaises, 76% ont déjà acheté du vin directement chez des viticulteurs et ont déjà visité des caves ou domaines viticoles dans d’autres régions françaises. Ce ne sont cependant pas des connaisseurs avertis du vin. Seulement 4% des personnes interrogées font partie d’un club ou d’une association d’œnologie ou d’amateurs de vin, 12% utilisent un guide des vins et 11% un guide gastronomique contre 38% un guide touristique.</p>
<p>La majorité des pratiquants du tourisme viti-vinicole se renseignent en premier lieu auprès de leurs amis, de leur famille, de leurs amis ou des résidents : le bouche à oreille joue ainsi un rôle primordial pour 51% des personnes interrogées et pour 81% des personnes qui séjournent en famille ou chez des amis. Les offices de tourisme représentent la deuxième grande source d’information, alors que la profession viticole (maisons des vins) joue un rôle très effacé.</p>
<p>La clientèle étrangère représente environ un tiers des pratiquants du tourisme viti-vinicole : les trois quarts sont Belges, Britanniques, Allemands ou Néerlandais .</p>
<ul>
<li> Les Britanniques sont sur-représentés. Les étrangers sont plutôt soit des « amateurs du vin », notamment les Britanniques, soit des « amateurs de l’offre touristique », notamment les Belges.</li>
</ul>
<ul>
<li>Pour les étrangers, à l’inverse de ce que l’on observe pour les Français, le vin joue davantage un rôle déterminant dans le choix de la destination.</li>
<li>Les clientèles étrangères sont moins fidèles à une région ou un vignoble que les Français ( 43% contre 60%).</li>
<li>Presque un étranger sur trois est mécontent de la qualité des langues parlées</li>
</ul>
<p>Selon les estimations de l’enquête sur site, les Français représentaient 67% du  public accueilli dans les caves. En admettant que cette proportion vaut pour l’ensemble des régions, on peut estimer que toutes nationalités confondues, 7,5 millions de personnes ont fréquenté une cave en 1999 , ce qui représente une fréquentation moyenne des caves de 1 500 personnes par an et par cave, toutes nationalités confondues.</p>
<p><strong> Retombées du tourisme viti-vinicole<br />
</strong><br />
Selon les enquêtes réalisées pour le compte de l’AFIT, 88 % des clients du tourisme viti-vinicole achètent du vin dans la région visitée au cours de leur séjour.</p>
<ul>
<li>La dépense moyenne, mesurée sur l’ensemble des touristes fréquentant le vignoble, est estimée à 120€, celle des acheteurs  de vin à 136€</li>
<li>La dépense moyenne des clientèles françaises fidèles au vignoble est supérieure à celle des clients venant pour la première fois : 127€ contre 110€. La dépense moyenne des clients résidents en hébergements marchands est de 125€ contre 112€ pour les clients en hébergements non marchands.</li>
</ul>
<ul>
<li>La dépense moyenne des clients étrangers est plus élevée : 142€ contre 109€ pour les Français, notamment celle des Britanniques (184€) et des Belges (173€).</li>
</ul>
<ul>
<li>Seulement un tiers des non-clients du tourisme viti-vinicole achète du vin dans la région visitée au cours de leur séjour. La dépense moyenne est estimée à 27€, soit quatre fois moins que celle des touristes clients du vignoble.</li>
</ul>
<p>Le différentiel de la proportion d’acheteurs et des dépenses moyennes montre que les retombées économiques du tourisme viti-vinicole en matière d’achats de vins sont fortement liées à la fréquentation du vignoble et des caves.</p>
<p>L’appréciation des retombées du tourisme viti-vinicole par les professionnels du vin diffère. Selon eux, la vente directe au caveau représente 45% du volume vendu annuellement, et la vente aux touristes génère 11% du volume annuel des ventes. Les retombées économiques sont d’autant plus importantes que le nombre de groupes et de touristes accueillis est élevé. La dépense moyenne par visiteur est estimée, par eux, à 61€ alors qu’elle est en réalité deux fois plus élevée.</p>
<p><strong>Les axes de développement</strong></p>
<p>Le tourisme viti-vinicole a un réel potentiel de développement. Il joue un  rôle important dans le choix de la destination aussi bien pour les vacances, les week-ends, courts séjours.</p>
<p>La situation peut évoluer favorablement si les professionnels du vin s’impliquent davantage et acceptent de construire, en partenariat avec les institutionnels et les professionnels du tourisme, une offre de prestations touristiques adaptée à la demande.</p>
<p>La contribution du tourisme viti-vinicole à l’économie locale est déjà une réalité dans les régions qui bénéficient d’une forte notoriété fondée sur la vigne et le vin. Dans les autres régions viticoles, elle doit être développée avec la participation des professionnels.</p>
<p>Un problème de fond persiste : le développement du tourisme n’est pas un enjeu économique pour les producteurs et les professionnels du vin s’impliquent peu dans le développement du tourisme viti-vinicole.</p>
<p>L’offre manque de diversité et de lisibilité. Des efforts restent  à mener en matière d’accueil, d’élaboration de produits touristiques, de signalétique mais aussi de communication et de promotion, de marketing.</p>
<p>(*) Résultats obtenus dans le cadre d&#8217;une enquête &#8211; actuellement en cours de renouvellement- et repris dans le guide <a href="http://www.odit-france.fr/publication/tourisme-viti-vinicole">Tourisme vitivinicole : offre et demande</a>, (2001).  A signaler également : <a href="http://www.odit-france.fr/publication/reussir-l%E2%80%99accueil-dans-caves">Réussir l&#8217;accueil dans les caves</a>, octobre 2004</p>
<p>Créditi photographique :  MDLF/CRT Bourgogne</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Représentations et attentes du visiteur brésilien</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/connaissance-des-clienteles-visiteurs/representations-et-attentes-du-visiteur-bresilien-365</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 05:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance des clientèles]]></category>
		<category><![CDATA[accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[clientèle]]></category>
		<category><![CDATA[fréquentation]]></category>
		<category><![CDATA[visiteurs étrangers]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire venir  les visiteurs étrangers  et  mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux.  Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-379 alignright" style="float: right;" title="Maison du Brésil à Paris" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/02/2520030443_14af4256ba_m.jpg" alt="Maison du Brésil à Paris" width="240" height="180" />Faire venir  les visiteurs étrangers  et  mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux.  Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus fréquents, de nouvelles nationalités très convoitées pour leur soif de découverte et leur pouvoir d’achat important.<br />
Parmi ces pays, la Chine, le Brésil et la Russie ont une relation toute particulière avec la destination « France ». Celle-ci  occupe en effet une place « à part » dans la culture de ces trois peuples grâce à des liens historiques privilégiés.<br />
Pour les professionnels du tourisme et de la culture c’est à la fois un atout et un enjeu vital : il s’agit d’affiner notre connaissance de ces clientèles, de mieux comprendre leurs motivations et leurs attentes pour améliorer l’attractivité de notre patrimoine culturel et le distinguer plus fortement de l’offre d’autres pays européens.<br />
L’important travail réalisé en 2007 par le cabinet Eurologiques, pour le compte du Centre des monuments nationaux et d’ODIT France, apporte de précieux éléments de réponse à ces questions et permet de mieux appréhender les représentations et attentes de ces visiteurs venus de loin, afin de  mettre en place une réponse à la hauteur de leur espérance.</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-365"></span><br />
L’objectif de cette étude était de connaître les représentations mentales, sociales et historiques des visiteurs étrangers du patrimoine français, puis de mesurer l’écart entre ces représentations et la perception de ces visiteurs, à l’occasion de la visite elle-même.<br />
La méthodologie retenue s’appuie sur une enquête réalisée sur les sites en France auprès de quelque 3 000 visiteurs étrangers, primo-visiteurs et « récidivistes », et sur l’interview de relais professionnels -touristique et culturel- dans les trois pays. Le traitement de ces témoignages fait apparaître les grandes tendances de comportement, notamment en fonction des générations et de la courbe d’expérience dans la pratique des voyages.<br />
<strong><br />
Représentation et attentes du visiteur brésilien</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Histoire et francophonie</strong><br />
<strong>1 / résumé des relations franco-brésiliennes</strong><br />
Dépourvue de colonies influentes et massivement implantées, incapable d’atteindre une position économique et financière dominante pouvant rivaliser avec celle de l’Espagne ou de l’Angleterre, la France a cependant bénéficié du rayonnement de sa production culturelle et artistique.<br />
Il est ainsi intéressant de noter que, très tôt, le  Brésil a manifesté une volonté forte de mettre en avant la France, notamment à travers ses références culturelles,  au détriment de l’héritage portugais.<br />
<em>Exemples :</em><br />
• Pour affirmer l’identité culturelle de son jeune empire, Pedro 1er (1822 – 1831) confie à la mission artistique française des peintres Nicolas-Antoine Taunay et Jean-Baptiste Debret la création d’une Académie des Beaux-Arts.<br />
• A l’indépendance du Brésil en 1822, l’Empereur envoie en France une mission secrète dont l’objectif est de recruter au sein de la franc-maçonnerie , des intellectuels et artistes pour former la nouvelle élite brésilienne.<br />
•    Avec la proclamation de la 1ère République brésilienne en 1889, la pensée du philosophe positiviste Auguste Comte <strong>« ordre et progrès » </strong>est adoptée comme devise nationale du Brésil.<br />
<strong>2 / place de la langue française</strong><br />
Jusqu’à la fin de la période dictatoriale en 1985, le français était la 1ère langue étrangère enseignée au Brésil.  Par la suite, les  larges financements nord-américains et l’attractivité pour le libéralisme économique ont placé l’anglais en première position. Aujourd’hui, 300 000 personnes apprennent le français au Brésil, dont 25 à 30 000 au sein des 40 implantations de l’Alliance Française.<br />
La France est la 2ème destination (après les USA) des étudiants boursiers brésiliens. Le français, pour des jeunes possédant déjà l’anglais, et n’ayant pas de mal à apprendre l’espagnol, est jugé comme un atout professionnel. Les étudiants apprennent majoritairement notre langue pour se préparer à des études en France.<br />
Il est à noter que les membres du Parti des Travailleurs (au pouvoir depuis l’élection du Président Lula Da Silva) soutiennent l’enseignement du français car ils voient l’accès à la francophonie comme une manière de résister à la mondialisation au diapason américain.<br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Synthèse de l’enquête menée par le Cabinet Eurologiques</strong><br />
<strong>1 / références culturelles</strong><br />
L’industrie culturelle américaine domine largement le marché brésilien, surtout au travers de la télévision, en véhiculant un mode de vie étranger à la culture et à l’histoire du Brésil. Pourtant, face à la déferlante nord-américaine, la présence française reste très forte.<br />
Les élites brésiliennes, souvent francophones, connaissent assez bien notre pays et son histoire et voient volontiers celui-ci comme porteur d’un destin international particulier : un David affrontant volontiers le Goliath de l’injustice. L’attente vis-à-vis de notre pays, pourvu qu’il soit fidèle à cette ligne, est énorme.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Histoire et littérature :<br />
</em>•    Le Siècle des Lumières et la Révolution française<br />
•    Souvenirs des nombreux scientifiques et artistes français qui vinrent au Brésil au XVIIIème et surtout au XIXème siècles<br />
•    Victor Hugo et Auguste Comte, Alan Kardec.<br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>2 / La France  / Paris / la France des régions </strong><br />
<strong>La France </strong>est reconnue pour son influence et ses apports décisifs dans le monde des arts et des idées, en politique et en sciences humaines. Phare de la pensée universelle, elle est considérée par les brésiliens comme une terre de liberté et d’asile qui appelle une quasi-pratique de pèlerinage. Si la France est magnifiée dans sa superbe historique et culturelle, elle n’en apparaît que plus figée et n’est pas perçu comme un pays vivant. On en reste à l’image idyllique et très idéalisée d’une France immuable.<br />
<strong>Le peuple Français</strong> est vu comme ayant des préoccupations sociales, humanistes et des positions plutôt anti-américaine. Il est perçu comme  appréciant la culture brésilienne à sa juste valeur.<br />
<strong>Paris </strong>est le lieu de cette effervescence culturelle, la confluence de toute la pensée française : c’est la ville où il faut être allé au moins une fois. Le quartier latin et la Sorbonne jouissent d’une aura particulière : on y recherche les fantômes de Sartre, Beauvoir ou Foucault. Les mots qui reviennent dans la bouche des interlocuteurs brésiliens : culte, chic, sensuel, raffiné, univers de luxe.<br />
<strong>Les régions françaises </strong>sont peu connues des brésiliens interrogés , à part le Val de Loire et la Côte d’Azur. C’est une question d’échelle : le premier voyage est avant tout une découverte de l’Europe… Très progressivement, après une première visite de Paris, la clientèle brésilienne s’éveille à d’autres destinations régionales.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><br />
3 / réactions et attentes des primo-visiteurs</strong><em></em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Un sentiment d’appartenance affectif</em><br />
Depuis le XIXème siècle, en raison des références culturelles évoquées plus haut, les brésiliens ont choisi la France comme patrie culturelle d’adoption. Cette recherche des sources est au cœur de la motivation du voyage vers la France. En séjour en France, les brésiliens sont en recherche de la plus grande intégration possible, pour avoir le sentiment d’appartenir à la nation-hôte. Se donnant la disponibilité intellectuelle de se laisser aller à la culture française,  ils préfèrent être avec des amis ou en famille, plutôt qu’en séjour de groupes. Ils apprécient  particulièrement de découvrir par eux-mêmes… Ainsi, les expositions du Centre Pompidou sont-elles très prisées, la collection amazonienne du musée du Quai Branly est accueillie avec curiosité et fierté.<br />
<em>Attente patrimoniales</em><br />
Les Brésiliens ne revendiquent pas de connaissances théoriques particulières ni de repères stylistiques précis, mais recherchent les grands bâtiments haussmanniens, le Petit et le Grand Palais, et tout ce qui se retrouve dans l’urbanisme carioca ou ailleurs. Ils savent apprécier la beauté des détails, la monumentalité, les grands axes urbains, les mises en valeur soignées. Ils ont la nostalgie des villes anciennes, des vestiges, des richesses historiques.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>4 / Fréquentation</strong><br />
Typologie de voyage et durée moyenne de séjour :  Circuits en moyenne d’un mois en Europe – avec séjour moyen de 8 à 15 jours en France (Paris et régions)<br />
Fréquentation et tendances d’évolution : en 2005, environ 320 000 brésiliens sont venus en France (0,4%  du total des touristes étrangers de l’année).</p>
<p style="text-align: left;"><em>Contribution de Elisabeth Lambert,  Revue « Contact » de Janvier / Février 2009</em></p>
<p style="text-align: left;">D’après le T.O. France Viagens Operadora, à Belo Horizonte (Brésil), pour les brésiliens, l’Europe c’est la France. Et la France, après Paris, c’est la Provence. Ils la préfèrent à la Côte d’Azur, car la mer, ils connaissent ! de même que les grandes villes. Ils optent pour les « petits villages », comme Saint-Rémy, les Baux-de-Provence… ou Avignon !<br />
Ils veulent du typique, de l’historique, des châteaux-hôtels, des vins, de la gastronomie… L’inconvénient de la destination ? Pas assez d’excursions organisées pour les touristes individuels non motorisés.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Prospective  :</strong> L&#8217;article cite aussi le chiffre suivant  (source OMT / analyse BCG) : le nombre de nuitées effectuées en France par des touristes venant des pays émergents devrait être multiplié par 3,5 d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Crédit photographique : </em><a href="http://www.flickr.com/photos/roryrory/2520030443/">roryrory</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>En quoi le musée ou le monument local peut-il contribuer à l’identité locale ?</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/monter-produit-tourisme-culturel/en-quoi-le-musee-ou-le-monument-local-peut-il-contribuer-a-l%e2%80%99identite-locale-49</link>
		<comments>http://www.tourismeculturel.net/monter-produit-tourisme-culturel/en-quoi-le-musee-ou-le-monument-local-peut-il-contribuer-a-l%e2%80%99identite-locale-49#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 15:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Origet du Cluzeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mise en tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[développement local]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>

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		<description><![CDATA[La plupart du temps, le musée et le monument locaux ne « contribuent » pas à l’identité locale : ils l’incarnent, lui donne une consistance physique.
Dans ce domaine

Le monument constitue l’emblème, ou l’un des emblèmes, de l’identité locale, l’image dominante dans la représentation de la destination. Quand il est de grande hauteur, il constitue un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2008/06/69.jpg"><img class="alignright alignnone size-medium wp-image-136" style="float: right;" title="LE PUY EN VELAY" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2008/06/69.jpg" alt="" width="160" height="106" /></a>La plupart du temps, le musée et le monument locaux ne « contribuent » pas à l’identité locale : ils l’incarnent, lui donne une consistance physique.<span id="more-49"></span><br />
<strong>Dans ce domaine</strong></p>
<ul>
<li>Le monument constitue l’emblème, ou l’un des emblèmes, de l’identité locale, l’image dominante dans la représentation de la destination. Quand il est de grande hauteur, il constitue un signal visible de loin, et fortement mémorisable. Enfin, par sa seule présence, il raconte en raccourci une partie de l’histoire locale (ex les Tours de La Rochelle).</li>
<li>Le musée raconte, de manière détaillée, approfondie et unique, une partie ou les temps forts de l’histoire évènementielle et/ou artistique et/ou scientifique locale. (ex le Musée des Beaux Arts de Lyon). C’est vers le musée que se focalise toute découverte un peu approfondie d’une destination. C’est un témoignage de ce que ses habitants ont réalisé (savoir-faire et talents, collections, vie locale…).</li>
</ul>
<p>Tout travail sur une identité locale ne saurait se passer du/des musée(s) et monument(s) qui s’y trouvent, y compris si l’identité locale comprend de nombreux aspects immatériels (langue, légende, tradition,…) (ex le Château d’If près de Marseille).</p>
<p><strong>Pour en savoir plus : les bonnes pratiques<br />
</strong></p>
<p>La mise en réseau de plusieurs sites ou monuments est un bon exercice pour valoriser:</p>
<p>- Pour chacun des lieux : ce qu&#8217;il  a de spécifique (unique, qui puisse caractériser le lieu, sa région)</p>
<p>- A travers un lien  géographique (Itinéraire, Route, Circuit&#8230;) comment on peut &laquo;&nbsp;raconter&nbsp;&raquo; une histoire, sinon l&#8217;Histoire, l&#8217;identité d&#8217;une région.</p>
<ul>
<li>Des  &laquo;&nbsp;bonnes pratiques &nbsp;&raquo; sont  présentées, sur ce site, dans l&#8217;article <strong>&laquo;&nbsp;Itinéraires historiques, itinéraires du patrimoine&nbsp;&raquo; </strong></li>
<li>La<strong> MCUR, Maison des civilisations et de l&#8217;unité réunionnaise,</strong> a établi sa programmation de façon remarquable pour créer un nouveau musée sur l&#8217;Ile de la Réunion (2008/09).</li>
</ul>
<p>On peut ainsi constater que le modèle, un peu obsolète,  aujourd&#8217;hui, si on le prend au pied de la lettre, des <strong>&nbsp;&raquo; Centres d&#8217;Interprétation&nbsp;&raquo;</strong>, vient d&#8217;être  renouvelé par  le travail de la MCUR qui a su inventer de nouvelles bases de travail :</p>
<p>-  Pourquoi l&#8217;histoire du lieu doit-elle être revisitée par rapport à l&#8217;histoire &laquo;&nbsp;officielle&nbsp;&raquo;?</p>
<p>- Sur quelles données s&#8217;appuyer pour refaire cette histoire?</p>
<p>- Comment établir un programme culturel qui comporte un espace incontournable ( le musée, ses collections, ses activités de recherche) et des activités diverses qui fasse du lieu un &laquo;&nbsp;lieu de vie &nbsp;&raquo; pour les habitants?</p>
<p>Le document-programme de la MCUR est disponible et peut être téléchargé sur le site du Conseil régional de l&#8217;Ile de de la Réunion.</p>
<p><strong><em>Contribution de Marc Puig pour :  www.lautreregard.com</em></strong></p>
<p><strong>Construire la visite d’un site  ou un circuit de découverte</strong></p>
<p>1°-Le principe : une nouvelle approche de l’interprétation<br />
Le plus grand bonheur d’un artiste, d’un saltimbanque ou d’un organisateur de spectacles est de lire sur les visages l’expression du plaisir, du ravissement, de voir le public heureux et ressourcé.<br />
Dans la réalisation d’une visite, d’un circuit, d’une exposition… l’intervention du concepteur consiste à proposer au public un voyage dans un monde où se combinent l’imaginaire et la réalité (historique, scientifique&#8230;).<br />
Prenons l’exemple du conte : nous savons combien il apaise, appelle l’écoute et ouvre le portail de l’imaginaire, où l’enfant trouve refuge et où l’adulte renouvelle ses forces et sa créativité.  Le public est en attente !<br />
Il suffit de prononcer la formule « il était une fois » pour voir apparaître dans l’assistance un discret sourire, une attention, une attente curieuse, une disponibilité : en un mot, un autre regard&#8230; Cette porte d’entrée que représente l’imaginaire de chacun stimule la disponibilité du public. La narration agit sur chacun : comme tout produit artistique, elle dessine une image, permet l’évasion, éveille l’émotion, donne du sens à la vie en formant une image où chacun peut se projeter.</p>
<p>L’ambition est que la visite ne donne lieu ni à une simple transmission de connaissances ni à un simple divertissement faisant appel à l’imaginaire, mais à une combinaison dynamique des deux.  Il s’agit de l’union de deux phénomènes : une offre de connaissance et l’ouverture d’un espace esthétique et imaginaire. Cet espace permet à chacun d’exister à sa façon personnelle, selon sa manière de se projeter dans l’imaginaire qui lui est ouvert.<br />
Une fois cette approche établie, nous pouvons décliner les trois dimensions de la méthode.  Elle consistera à maintenir toujours en parallèle une approche scientifique, une approche subjective (émotionnelle et dramaturgique) et une approche marketing (prendre en compte la cible du public visé pour réaliser la mise en public).</p>
<p>2°-La maîtrise scientifique de l’objet du site<br />
L’approche scientifique d’un site (ou autre objet de mise en tourisme) sera précieuse pour appréhender certaines des valeurs associées à l’objet lui-même, y compris sur le plan émotionnel, et pour atteindre l’objectif de favoriser la vulgarisation scientifique.<br />
On se placera alors en position d’observateur distancié, analysant les qualités du site au moyen de critères objectifs. Ces critères relèvent des différents domaines concernés : histoire, sociologie, politique, sciences exactes (biologie, zoologie, écologie, météorologie), technologies ou industries (métallurgie, chimie…).<br />
On se forge ainsi une connaissance approfondie et variée de l’objet, en s’aidant notamment de nombreux outils et documents et afin de  bien s’ancrer dans la réalité humaine et contemporaine. Nous rencontrons  ainsi des érudits et des scientifiques, des chercheurs du monde académique, des étudiants, des enseignants…</p>
<p>3°- L’art de dégager la dimension émotionnelle et la dimension dramaturgique du site mis en tourisme<br />
Chaque site (musée, friche industrielle, site naturel, monument, quartier historique, territoire, paysage…) dispose d’un potentiel émotionnel de par sa capacité à évoquer des faits qui deviennent objets de culture et peuvent ainsi constituer des « noyaux » narratifs.<br />
Un château pourra évoquer un événement historique, une grande bataille&#8230; un paysage témoignera de son inexorable transformation grâce de l’action conjuguée des éléments et de l’homme. Une zone urbaine pourra évoquer certains faits de civilisation, témoigner de l’élan bâtisseur caractéristique d’une époque, illustrer le génie créateur d’un artiste, le savoir-faire d’un artisan ou encore rappeler un fait divers qui fit date ou le passage d’un personnage célèbre.<br />
Ces potentialités portent en elles une dimension émotionnelle et une véritable dimension dramaturgique, qu’il nous appartient de révéler : c’est alors que l’on entre dans le domaine de l’art, de la composition théâtrale ou de la narration. La démarche consiste à dégager ces potentialités, à les organiser en fonction de leur intérêt, et ainsi à constituer le fil conducteur de la visite.<br />
Sur la base du fil conducteur thématique, nous pourrons alors construire notre visite en prenant en compte certaines contraintes, en particulier :<br />
•    la durée de la visite<br />
•    le lieu et l’espace à délimiter<br />
•    l’action (faits ou actes qui constituent le sujet de la visite)<br />
•    le public à qui elle s’adresse</p>
<p>4°- L’art de  concevoir le déroulement de la visite en fonction d’un public<br />
Une visite se déroule à l’intention d’un public, et par souci de simplification   le marketing  nous a appris à décliner le public en de nombreux sous-ensembles (familles, retraités, jeune public…). L’expérience nous montre pourtant  que l’approche des publics est bien plus complexe. Prenons l’exemple d’une famille de quatre personnes qui viendrait visiter un musée : la mère, curieuse, souhaitera parcourir l’ensemble de l’exposition ; le père l’accompagne mais a tendance à fixer son attention sur quelques œuvres. La fille âgée de 10 ans suit, et devine des personnages imaginaires dans les oeuvres représentées, alors que l’attention du fils âgé de 14 ans est captée par la manipulation des ordinateurs qui donnent accès à des images virtuelles. Une famille de quatre personnes, quatre intérêts distincts qui s’additionnent sans se confondre. Cela pour dire à quel point le public se caractérise par son atomisation en motivations et centres d’intérêts divers.<br />
Le public qui sort d’une même salle de spectacle peut afficher une satisfaction unanime, et pourtant chacun aura puisé dans sa sensibilité personnelle pour trouver le spectacle à son goût. C’est ici qu’intervient la force de la dramaturgie de la visite, capable de permettre à chacun de se sentir interpellé personnellement, voire intimement, par le contenu de la visite. Nous dirons que chacun peut y puiser sa part « unique » de bonheur.<br />
L’art de concevoir une visite consiste donc à bien connaître les publics et à veiller à ce que le contenu intrinsèque de la narration capte l’attention de chacun.</p>
<p><strong>En conclusion </strong><br />
Le choix d’un thème de visite qui semble couler de source peut s’avérer être un mauvais choix : il faut toujours prendre le temps de développer une analyse distanciée. Pour cela la démarche inclut :<br />
•    un temps consacré à l’observation et à la connaissance,<br />
•    un temps d’imprégnation,<br />
•    un temps de recherche/définition/adaptation du public ciblé,<br />
•    un temps d’écriture,<br />
•    un temps d’expérimentation et de restitution.</p>
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		<item>
		<title>Représentations et attentes du visiteur russe</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 06:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance des clientèles]]></category>
		<category><![CDATA[attractivité culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Clientèle BRIC]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire venir les visiteurs étrangers et mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux. Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-352" style="float: right;" title="russe" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/02/russe.jpg" alt="russe" width="173" height="194" />Faire venir les visiteurs étrangers et mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux. Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus fréquents, de nouvelles nationalités très convoitées pour leur soif de découverte et leur pouvoir d’achat important. Parmi ces pays, la Chine, le Brésil et la Russie ont une relation toute particulière avec la destination « France ». Celle-ci occupe en effet une place &laquo;&nbsp;à part&nbsp;&raquo; dans la culture de ces trois peuples grâce à des liens historiques privilégiés.<span id="more-295"></span></p>
<p>Pour les professionnels du tourisme et de la culture, c’est à la fois un atout et un enjeu vital : il s’agit d’affiner notre connaissance de ces clientèles, de mieux comprendre leurs motivations et leurs attentes pour améliorer l’attractivité de notre patrimoine culturel et le distinguer plus fortement de l’offre d’autres pays européens.</p>
<p>L’important travail réalisé en 2007 par le cabinet Eurologiques, pour le compte du Centre des monuments nationaux et d’ODIT France, apporte de précieux éléments de réponse à ces questions et permet de mieux appréhender les représentations et attentes de ces visiteurs venus de loin pour mettre en place une réponse à la hauteur de leur espérance.</p>
<p>L’objectif de cette étude était de connaître les représentations mentales, sociales et historiques des visiteurs étrangers du patrimoine français, puis de mesurer l’écart entre ses représentations et la perception de ces visiteurs, à l’occasion de la visite elle-même. La méthodologie retenue s&#8217;appuie sur une enquête réalisée sur les sites en France auprès de quelques 3 000 visiteurs étrangers, primo-visiteurs et «récidivistes» et sur l&#8217;interview de relais professionnels &#8211; touristique et culturel &#8211; dans les trois pays. Le traitement de ces témoignages fait apparaître les grandes tendances de comportement, notamment en fonction des générations et de la courbe d&#8217;expérience dans la pratique des voyages dont vous trouverez ci-dessous les principaux enseignements.</p>
<p><strong>Représentations et attentes du visiteur russe</strong></p>
<p><strong>1. Références culturelles</strong></p>
<p>Références dominantes en littérature :<br />
Jules Vernes, Alexandre Dumas, Balzac, Victor Hugo, Saint-Exupéry, Aragon</p>
<p><strong>Principales références historiques</strong><br />
La plupart des Russes ont en mémoire l’exceptionnelle relation de la France avec la cour impériale russe depuis Pierre le Grand, le français comme langue de la noblesse et de l’élite. La conscience que la Russie est sans doute un des seuls pays à intégrer volontairement à ce niveau la culture française et à la revendiquer.<br />
- Napoléon, la Grande Armée, la campagne russe de 1812<br />
- la Révolution française, la Commune de Paris<br />
- la période de la 2ème Guerre Mondiale, la France comme alliée de la Russie,<br />
l’escadrille Normandie-Niémen (rapprochement et estimes réciproques en temps de guerre.)</p>
<p><strong>Films / documentaires</strong><br />
- les films français des années 60-80<br />
- les adaptations télé des romans de Dumas (« les trois mousquetaires » et « la reine Margot ») des années 80 et 95,  servies par des acteurs russes de renom sont très appréciées ainsi que celle des « Mystères de Paris »<br />
- « la fenêtre vers Paris » du cinéaste Yuri Mamine tourné en 1994 a connu un grand succès.<br />
Nota :  Les personnages de cette comédie découvrent une possibilité fantastique de se déplacer de Saint-Pétersbourg vers Paris.  Leur<br />
circulation inhabituelle entre deux mondes fait constater l’existence des frontières invisibles qui séparent l’Occident et les pays post-socialistes,<br />
même si l’idéologie communiste n&#8217;existe plus.<br />
- « rousskii parish », un documentaire revient sur l’émigration blanche et la tradition de la France comme terre d’accueil.  Parcours initiatique sur les traces de la mémoire de la diaspora.</p>
<p><strong>La chanson française</strong><br />
La chanson française est très populaire en Russie où tout le monde – y compris les plus jeunes &#8211; à en tête une mélodie de Joe Dassin, d’Edith Piaf ou de Mireille Mathieu. Ces chansons dont on ne comprend pas toujours les paroles sont ressentis comme un air de France.<br />
Récemment la comédie musicale « Notre Dame de Paris » a été très appréciée par le public russe.</p>
<p><strong>2 .  Paris / la France de régions / les Français</strong></p>
<p>Les images de Paris, ville lumière, effervescente et festive véhiculées par l’émigration blanche soucieuse de faire bonne figure auprès de ceux restés au pays après la révolution bolchevique de 1917.</p>
<p>La France est perçue comme un beau pays où il fait bon vivre. La gastronomie, le vin, le luxe sont des incontournables comme l’image romantique de Paris. Les Russes sont naturellement en recherche du Français idéal, celui des films et qui est supposé rassembler les qualités présumées des Français.</p>
<p><em>La France des régions</em><br />
Il n’existe pas vraiment de représentations structurées de la France des régions exceptions faites de la Côte d’Azur (Nice), la vallée de la Loire (châteaux), et la Normandie (Deauville). L’évocation des territoires français passe par des produits de terroirs qui sont connus comme certains fromages, la baguette ou le vin, mais, pour la plupart des russes, ils restent difficiles à situer  géographiquement vec précision.</p>
<p><strong>3.  Réactions et attentes primo-visiteurs</strong><br />
<em></em></p>
<p><em>Réactions</em></p>
<p>- La taille et la densité urbaine de Paris avec des distances facilement réalisables à pied comparé à Moscou ou à Saint-Petersbourg<br />
- L’envers du décor de «Paris ville lumière» choque ses visiteurs russes. (<em>Nota :  les Russes ont tous connaissance des « traces russes » en France. Le pont Alexandre III, la cathédrale Alexandre Nievsky, le cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois, la maison de Tourgueniev à Bougival,…)</em>.  Si les lieux et l’émerveillement attendus sont la plupart du temps au rendez-vous, le tempérament et l’accueil des Français posent question.</p>
<p>- Plus qu’une cristallisation sur tel ou tel monument de notre Patrimoine, les Russes sont en recherche d’une ambiance, d’un air de Paris, la capitale étant obligatoirement perçue comme l’essence de la France.<br />
<em>Attentes</em><br />
- Le public russe sera sensible à toute passerelle culturelle qui magnifiera la<br />
relation historique ou contemporaine entre Russie et France. Une offre orientée dans ce sens, mettant en valeur cet aspect sera toujours bien accueillie<em> (Nota : le recul de 6% des séjours au premier semestre 2006 sur l&#8217;axe français s&#8217;explique par les troubles survenus en banlieue parisienne. Les fantasmes insécuritaires se sont alors répandus dans tout le pays : &laquo;&nbsp;la jeunesse locale attaque les gens de couleur blanche jusque devant l&#8217;entrée de l&#8217;hôtel », touriste russe de retour de France).</em></p>
<p>- Malgré la fermeture de leur pays pendant des décennies, les Russes ont conservé et alimenté un véritable amour pour la France qui toujours est restée présente dans les esprits. Pour la plupart ils possèdent dans leurs fondamentaux éducatifs et culturels un solide bagage culturel sur la France. Les Russes ont du mal à comprendre que cela ne soit pas réciproque.<br />
- Leur garantir l’accès à l’information dans leur langue est une première étape. En effet elle est parfois absente des présentoirs ou cartels alors que sont représentés sept autres langues en moyenne dans les principaux musées et monuments.</p>
<p>- Le premier accueil est comparé par les Russes à celui très avantageux reçu en Italie (1er rivale de coeur) mais aussi en Grèce, Espagne et surtout en Turquie qui livre une véritable opération séduction envers ses publics russes.<br />
- Les Russes sont aujourd’hui en attente d’une offre spécifiquement calibrée à leur attente. L’utilisation des nouvelles technologies est évidemment très appréciée, mais plus simplement les audio guides en russe restent rares (exception faite de Versailles)<br />
- Lors d’un second séjour en France, les Russes recherchent une diversification plus grande des offres qui leur sont proposées, prêts à aller plus loin (au propre comme au figuré),  quitte à provoquer l’étonnement et à voir les choses sous un autre jour.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelle valorisation touristique pour les métiers d’art ?</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 16:16:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel Kosianski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mise en tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[artisans]]></category>
		<category><![CDATA[circuits courts]]></category>
		<category><![CDATA[métiers d'art]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’entend-t-on par « Métiers d’art »
Le secteur des métiers d’art concerne plus de 200 métiers, détenteurs de savoir-faire le plus souvent séculaires, assimilables à un patrimoine vivant ou immatériel. D’après le Ministère chargé de l’Artisanat, il existe 38 100 entreprises de métiers d’art en France, dont 99% de TPE.
Un métier d’art peut être appréhendé au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-342" style="float: right;" title="cloches" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/02/cloches-300x216.jpg" alt="cloches" width="300" height="216" />Qu’entend-t-on par « Métiers d’art »</strong></p>
<p>Le secteur des métiers d’art concerne plus de 200 métiers, détenteurs de savoir-faire le plus souvent séculaires, assimilables à un patrimoine vivant ou immatériel. D’après le Ministère chargé de l’Artisanat, il existe 38 100 entreprises de métiers d’art en France, dont 99% de TPE.</p>
<p>Un métier d’art peut être appréhendé au moyen de deux critères essentiels :</p>
<p>- un savoir-faire manuel d’excellence, appliqué à un matériau et issu de pratiques traditionnelles dont la maîtrise exige un long temps  d’apprentissage ;</p>
<p>- un objet utilitaire (ou une prestation) à fort contenu esthétique, unique ou produit en petite série.</p>
<p>Trois grands ensembles de métiers peuvent être distingués : les métiers de la création (qui permettent la conception ou la réalisation d’objets d’art originaux), les métiers de la tradition (qui visent la réalisation, à partir de modèles et techniques hérités du passé, d’objets d’art traditionnels) et les métiers de la restauration/conservation (qui s’exercent sur le patrimoine bâti ou mobilier).<span id="more-339"></span></p>
<p>Un professionnel des métiers d’art (PMA) peut être artisan, c’est-à-dire inscrit au Répertoire des Métiers, ou artiste, ressortissant soit de la Maison des Artistes (artiste auteur), soit de l’URSSAF (travailleur indépendant).</p>
<p><strong>Les métiers d’art constituent un secteur fragile, à la problématique multiple. </strong></p>
<p>En tout premier lieu, il convient de considérer que les caractéristiques même de l’offre constituent des causes de difficultés structurelles : atomisation, isolement des entreprises, difficulté à se regrouper et insuffisante organisation de l’offre (il n’existe pas de réseaux de commercialisation structurés pour les produits des entreprises de métiers d’art). Globalement, les PMA éprouvent de grandes difficultés à se mettre en phase avec le marché et à donner une visibilité suffisante à leur offre.</p>
<p>A ces difficultés s’en ajoutent d’autres, dont principalement :</p>
<ul>
<li>une difficulté des PMA à concilier toutes les dimensions de leur activité : conception, production, promotion, commercialisation et administration</li>
<li>une insuffisante demande, qui a pour cause principale une méconnaissance des métiers d’art par le grand public.</li>
</ul>
<p><strong>Comment valoriser les métiers d’art ?</strong></p>
<p>Cependant, les métiers d’art constituent des éléments d’identité, de rayonnement et d’attractivité pour les territoires (ruraux ou urbains) où ils s’exercent. D’ailleurs, les métiers d’art sont de plus en plus souvent au cœur de projets de développement local, grâce notamment aux liens étroits qu’ils peuvent entretenir avec le tourisme.</p>
<p>Il est ainsi donné d’observer depuis une quinzaine d’années un nombre croissant d’initiatives locales, portées le plus souvent par des collectivités soucieuses de trouver des réponses à des préoccupations de revitalisation territoriale ou de développement touristique. Leurs attentes sont sensées croiser celles de PMA, qui peuvent espérer trouver dans ces projets des solutions à leurs difficultés à commercialiser leurs productions et/ou à promouvoir leurs savoir-faire.</p>
<p>Valorisation et concentration de PMA caractérisent ces démarches. La concentration peut être ancienne, mais dans une majorité de cas, la volonté de valorisation est préalable à la présence même des savoir-faire, l’installation (la polarisation) de PMA constituant alors l’objectif principal de l’action.</p>
<p><strong>Tourisme et métiers d’art : des synergies sous conditions</strong></p>
<p>Toutefois, entre économie, tourisme et culture, les stratégies mises en œuvre apparaissent souvent assez peu lisibles. Pire, la définition et la mise en œuvre d&#8217;un projet capable de répondre simultanément aux besoins de la collectivité locale et des professionnels peuvent s&#8217;avérer complexes et incertaines.</p>
<p>De nombreuses démarches montrent que la valorisation des métiers d’art d’un territoire auprès des habitants et des touristes est utile, mais insuffisante (sauf exception) pour permettre aux professionnels de réaliser des chiffres d’affaires satisfaisants. Les lieux destinés à la promotion ou à la vente des réalisations des PMA, qu’ils soient temporaires (foires, salons, expositions,…) ou permanents (boutiques, vitrines collectives, maisons des métiers d’art,…), doivent donc être envisagés comme des instruments permettant de faire rencontrer les entreprises d’un territoire, en vue d’échanges qui, accompagnés par un agent de développement, pourront aboutir sur un véritable projet collectif : l’enjeu est d’aider les professionnels à mutualiser leurs besoins et à trouver des réponses communes.</p>
<p>A cet égard, il importe de ne pas perdre de vue que, plus le savoir-faire d’un PMA est pointu et plus sa production vise l’excellence, moins sont grandes ses chances de débouchés sur place. Il peut donc attendre d’une dynamique collective des opportunités en faveur de la recherche de débouchés à l’extérieur du territoire : communication collective (site Internet, plaquette,…), aide à la participation à des salons, sensibilisation de prescripteurs ou d’acheteurs, etc. En tout état de cause, il apparaît en général plus pertinent de créer des dynamiques collectives pour aider les professionnels à promouvoir leurs produits là où se situent leurs marchés (souvent en milieu urbain, voire à l’étranger) que de les encourager à adapter leur offre à la demande touristique locale .</p>
<p>Cependant, parce qu’il ne peut être nié que la clientèle urbaine vient de plus en plus en milieu rural (courts séjours touristiques, résidences secondaires,…), des concepts tels que ceux fondant les « Boutiques Métiers d’Art » ou le réseau des Maisons de Produits de Pays des Alpes de Haute-Provence peuvent s’avérer adaptés à la préoccupation de valoriser en circuits courts les productions artisanales locales.</p>
<p><em>Crédit photo :</em> <a href="http://www.flickr.com/photos/10699036@N08/2374398585/">fredpanassac</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Capitales européennes de la Culture : quand Lille montre le chemin à Marseille (*)</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/offre-tourisme-culturel/titre-de-mon-deuxieme-article-287</link>
		<comments>http://www.tourismeculturel.net/offre-tourisme-culturel/titre-de-mon-deuxieme-article-287#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 09:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mise en tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Offre tourisme culturel]]></category>
		<category><![CDATA[animation]]></category>
		<category><![CDATA[évènementiel]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille 2013]]></category>
		<category><![CDATA[retombées économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Marseille ayant été retenue pour être capitale de la Culture en 2013, la journaliste Marie-Odile Helme s’est penchée sur l’expérience particulièrement réussie de Lille, Capitale Européenne de la Culture en 2004,  à laquelle est consacré le dossier(*) de la revue « Professions du Sud Est » de janvier 2009.
Ce dossier explique les raisons du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-330" title="Bombaysers de Lille" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2009/02/295449021_c36fc50d4a-300x253.jpg" alt="Lille 2004" width="300" height="253" style="float: right;" />Marseille ayant été retenue pour être capitale de la Culture en 2013, la journaliste Marie-Odile Helme s’est penchée sur l’expérience particulièrement réussie de Lille, Capitale Européenne de la Culture en 2004,  à laquelle est consacré le dossier(*) de la revue « Professions du Sud Est » de janvier 2009.</p>
<p>Ce dossier explique les raisons du succès rencontré par Lille 2004 et en tire des enseignements pouvant inspirer Marseille dans sa préparation de l’année 2013 et qui peuvent être utilement repris pour toute autre destination qui a la volonté de s’appuyer sur de grandes manifestations événementielles pour doper son développement et renforcer son attractivité.<br />
Etoffé de témoignages diversifiés, ce dossier de fond permet de se faire une idée plus précise de l’ampleur des retombées économiques et touristiques attendues pour une ville qui accède au titre de Capitale Européenne de la Culture.  Il pointe l’importance d’associer au programme culturel &#8211; socle du projet &#8211; les professionnels du tourisme le plus en amont possible de la démarche afin d’en optimiser les effets positifs et d’impulser une dynamique à long terme.<br />
<span id="more-287"></span><br />
<strong>La réussite lilloise en chiffres </strong></p>
<ul>
<li>Renommée / image / notoriété</li>
</ul>
<p>-    Dans son discours de clôture des festivités, Martine Aubry, maire de Lille,  a déclaré que ce titre a fait gagner « 10 ans de notoriété » au territoire<br />
-    2 000 reportages audiovisuels, 5 000 articles en presse régionale, 1 500 au plan national  et 1 400 à l’international</p>
<ul>
<li>Budget : 73,7 M €</li>
</ul>
<ul>
<li>Organisation : l’Association Lille Horizon 2004 a employé 1 341 salariés. De plus, Catherine Cullen souligne : « l’adhésion complète de la population : recrutés dès 2002, les 17 800 ambassadeurs bénévoles ont représenté l’événement et ont participé à l’accueil des 17 000 artistes… »</li>
</ul>
<ul>
<li>Nb de manifestations : foisonnement de spectacles et expositions, 32 week-end thématiques, etc…</li>
</ul>
<ul>
<li>Fréquentation : 2,8 M de billets vendus sur le territoire témoignent du succès populaire énorme</li>
</ul>
<ul>
<li>Fabuleuses retombées  économiques et touristiques : avec un rapport global de 10€ pour 1 € investi, l’exploit a d’abord  profité au tourisme qui a vu augmenter sa clientèle étrangère de 50% par rapport à 2003.  Entre décembre 2003 et novembre 2004,  l’Office de tourisme a reçu 822 942 visiteurs contre 308 000 l’année précédente. Le nombre de nuitées dans les hôtels lillois a augmenté de 27,2%, l’Eurostar entre Londres et Lille a enregistré une hausse de trafic de 14%, l’emploi dans le secteur touristique a progressé de 23%, etc…</li>
</ul>
<ul>
<li>Ouverture sur l’Europe :</li>
</ul>
<p>-    Lille a été la première capitale culturelle européenne à s’étendre sur une zone euro-régionale : de Roubaix à Courtrai (en Belgique)<br />
-    Aujourd’hui, le taux de touristes européens est passé de moins de 25% à 50%</p>
<ul>
<li>Tourisme d’affaires :</li>
</ul>
<p>-    conséquence parmi d’autres, après le congrès des notaires, Lille accueillait récemment le Congrès National des Avocats ( 5 300 participants) et se prépare à la venue , au mois d’avril, d’un premier congrès médical américain.<br />
-    140 délégations étrangères du monde entier venues pour apprécier l’exemple<br />
Bilan dressé par le directeur de l’OT,  Monsieur  Bruno Goval : « Nous avions un déficit de notoriété. Avec la caution et la crédibilité de Lille 2004, nous sommes devenus une destination intéressante et adaptée à recevoir (7 000 chambres en 2007), vendue par les TO d’Europe et d’ailleurs ».</p>
<p><strong>Les clés du succès de Lille 2004</strong></p>
<p><em><strong>Un projet  à long terme </strong></em></p>
<p>L’opération s’est révélé « un aboutissement et un démarrage », selon le Président de la CCI de Lille, Bruno Bonduelle.</p>
<ul>
<li>Culture : un moteur pour le développement  de lieux et d’actions</li>
</ul>
<p>-     ainsi est né le concept « Lille 3000 » dont la 1ère édition,  « les Bombaysers de Lille » en 2006  sera suivi de « Europe XXL » (du 14 mars au 12 juillet  2009) et s’inscrivent donc dans le  prolongement de Lille 2004<br />
-    les opérations d’aménagement et de réhabilitation du patrimoine ont permis d’offrir, des 2 côtés de la frontière, de nouveaux équipements culturels.  Pour preuve, 10  Maisons Folies, installées dans d’anciennes usines, sont toujours en activité et ont reçu 500 000 visiteurs depuis 2004. Autre exemple : transformation du Tri Postal en un haut lieu de la musique électronique<br />
-    Mise en valeur du Pôle Cirque : 2 chapiteaux dans Lille ont permis de réaliser plusieurs créations vues par 15 000 spectateurs</p>
<ul>
<li>Urbanisme : « Lille est devenue un lieu de transformation urbaine » . 2 exemples :</li>
</ul>
<p>-    Création du Parc de la Deûle<br />
-    Les tulipes créées par Yakoi Kusama et réalisées par Rabot Dutilleul , désormais placées  entre la gare TGV et la gare des Flandres, signalent qu’il se passe quelque chose à Lille.</p>
<p><strong><em>L’esprit de consensus a joué en faveur de la synergie des secteurs </em></strong></p>
<ul>
<li> Economiques /  culture</li>
</ul>
<ul>
<li>Public &#8211;  institutions, / privés</li>
</ul>
<p><strong><em> Quelques particularités du cas Lillois </em></strong></p>
<ul>
<li>Communauté urbaine atypique : 1,5 M habitants dont 200 000 à Lille intra muros,  le reste de cette population étant  réparti sur 85 communes</li>
</ul>
<ul>
<li>Mécénat d’entreprise : 5 partenaires  +  15 fournisseurs officiels ont apporté 17,6 % du budget global.  Remarque : les entreprises continuent  à soutenir ces événements puisqu’elles ont apporté 30%  des budgets  de « Bombaysers 2006 » et « Europe XXL », respectivement de  9 et 10M€</li>
</ul>
<ul>
<li>Les lillois ont su faire preuve de  rigueur, de méthode et d’esprit d’équipe</li>
</ul>
<p><strong>Les particularités du cas marseillais</strong></p>
<ul>
<li>Marseille partagera la vedette avec Kosice, ville de Slovaquie et co-capitale européenne de la culture en 2013</li>
</ul>
<ul>
<li>En complément aux aménagements culturels existants ou en cours, 600 à 800 M€ seront investis par 9 communes dans la réalisation d’une bonne dizaine de structures, autant de bâtiments qui devront être terminés en 2012</li>
</ul>
<ul>
<li>Fil conducteur : le projet culturel repose sur le travail collectif entre acteurs culturels, économiques, scientifiques, éducatifs et associatifs, autour du « mariage des cultures savantes et des cultures populaires».</li>
</ul>
<ul>
<li>Thématiques : « 100 ans d’Albert Camus », eau, mode,…</li>
</ul>
<ul>
<li>Création de 2 festivals : « Intermed », dédié à la création contemporaine, et « Via Marseille », destiné à faire descendre l’art dans la rue</li>
<li> International : nombreux partenariat noués avec  Liverpool, Stockholm, Turku, Barcelone, etc…</li>
</ul>
<ul>
<li> Nécessité de dépasser les clivages partisans pour convaincre et mobiliser tous les partenaires</li>
</ul>
<ul>
<li>Retombées : l’objectif  fixé est un rapport de 6€ pour 1€ investi</li>
</ul>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Faire honneur au titre de « Capitale européenne de la Culture » représente un immense défi. A Marseille, l’équipe des responsables de l’opération est bien consciente qu’il ne s’agit pas du tout d’organiser un festival géant pour les 10 M de visiteurs attendus en 2013, mais bien de construire une dynamique pérenne pour transformer durablement la cité phocéenne.<br />
Plus que jamais, l’enjeu est de profiter de ce coup de projecteur pour donner du sens au programme culturel et entretenir une dynamique, s’appuyant sur une mise en tourisme de la destination pour optimiser les retombées et se servir de l’effet d’entrainement de la manifestation, avant, pendant et surtout après 2013.</p>
<p><em>Crédit photo :<a href="http://www.flickr.com/photos/djou/"> </a></em><a href="http://www.flickr.com/photos/djou/295449021/">THEfunkyman</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Représentations et attentes du visiteur chinois</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/connaissance-des-clienteles-visiteurs/representations-et-attentes-du-visiteur-chinois-284</link>
		<comments>http://www.tourismeculturel.net/connaissance-des-clienteles-visiteurs/representations-et-attentes-du-visiteur-chinois-284#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 08:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de tourismeculturel.net</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connaissance des clientèles]]></category>
		<category><![CDATA[chinois]]></category>
		<category><![CDATA[Clientèle BRIC]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire venir les visiteurs étrangers et  mieux les accueillir sont  des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux.  Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright alignnone size-medium wp-image-311" style="float: right;" title="Chine à Paris" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2008/12/2255693720_aa8b339056-300x199.jpg" alt="Chine à Paris" width="300" height="199" />Faire venir les visiteurs étrangers et  mieux les accueillir sont  des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux.  Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus fréquents, de nouvelles nationalités très convoitées pour leur soif de découverte et leur pouvoir d’achat important.  Parmi ces pays, la Chine, le Brésil et la Russie ont une relation toute particulière avec la destination « France ». Celle-ci occupe en effet une place &laquo;&nbsp;à part&nbsp;&raquo;  dans la culture de ces trois peuples grâce à des liens historiques privilégiés.<span id="more-284"></span></p>
<p>Pour les professionnels du tourisme et de la culture,  c’est à la fois un atout et un enjeu vital : il s’agit d’affiner notre connaissance de ces clientèles, de mieux comprendre leurs motivations et leurs attentes pour améliorer l’attractivité de notre patrimoine culturel et le distinguer plus fortement de l’offre d’autres pays européens.</p>
<p>L’important travail réalisé en 2007 par le cabinet Eurologiques, pour le compte du Centre des monuments nationaux et d’ODIT France, apporte de précieux éléments de réponse à ces questions et permet de mieux appréhender les représentations et attentes de ces visiteurs venus de loin pour mettre en place une réponse à la hauteur de leur espérance.</p>
<p>L’objectif de cette étude était de connaître les représentations mentales, sociales et historiques des visiteurs étrangers du patrimoine français, puis de mesurer l’écart entre ses représentations et la perception de ces visiteurs, à l’occasion de la visite elle-même.  La méthodologie retenue s&#8217;appuie sur une enquête réalisée sur les sites en France auprès de quelques 3 000 visiteurs étrangers, primo-visiteurs et «récidivistes» et sur l&#8217;interview de relais professionnels &#8211; touristique et culturel &#8211; dans les trois pays.  Le traitement de ces témoignages fait apparaître les grandes  tendances de comportement, notamment en fonction des générations et de la courbe d&#8217;expérience dans la pratique des voyages.</p>
<p><strong>Représentations et attentes du visiteur Chinois</strong></p>
<p>Voici, brièvement résumés, les principaux enseignements de la « synthèse thématique des entretiens avec les personnes ressources (chap. 4 de l&#8217;étude)», qui permet de dresser le profil culturel du touriste chinois.<br />
La France occupe une place particulière dans l’imaginaire des chinois, pour qui  les  similitudes entre les deux nations sont nombreuses :</p>
<ul>
<li>Civilisations anciennes</li>
<li>Ces civilisations ont marqué l’histoire de leur zone régionale respective</li>
<li>Tradition de centralisation, sur le plan de l’organisation du pays</li>
<li>Histoire et culture brillantes</li>
<li>Renommée de leurs cuisines</li>
<li>Etc&#8230;</li>
</ul>
<p>De plus, la France fut le premier pays à reconnaître la République Populaire de Chine. Pour marquer cette connivence, les chinois aiment à dire affectueusement que la France est « la petite Chine de l’Europe » et que la Chine est « la France de l’Asie ».  Aux yeux des chinois, la France représente la quintessence de la perfection de la culture occidentale, la consommation de haut de gamme ainsi qu’une qualité de vie privilégiée (gastronomie, rythme de travail &#8230;) Ainsi, les mots liés à l’idée de la France  « roman, gothique, baroque » sont connus en Chine comme appartenant spécifiquement au champ culturel français (sans pour autant en distinguer leur sens respectif).  <strong></strong></p>
<p><strong>Principales références culturelles</strong></p>
<p>Les connaissances historiques et culturelles dépendent en grande partie de la génération à laquelle appartiennent les personnes concernées.  Principales références historiques :</p>
<ul>
<li>Louis XIV (en rapport avec la destinée de l’Empereur Kangxi)</li>
<li>La Révolution française</li>
<li>Napoléon et le Code civil</li>
<li>La création des institutions post-révolutionnaires</li>
<li>Le 19ème siècle  Références littéraires : le romantisme à la française</li>
</ul>
<p>Les œuvres immortelles de la littérature sociale française du 19ème siècle : Balzac, Hugo, Flaubert, Zola demeurent les références  dominantes. Les professeurs de littérature, Huang Yongzhen et Meng Hua, indiquent que la France a influencé profondément la majorité des chinois, par « l’imagerie collective » : les chinois « se font une idée du romantisme d’après les romans de Balzac, de Victor Hugo, de Dumas fils », à  travers la poésie de Rimbaud mais aussi par le jeu de la séduisante Sophie Marceau…<br />
Selon eux, « la plupart des chinois ont ainsi formé leur impression sous l’influence des œuvres littéraires et visuelles. Cette impression à formé un sédiment culturel que les chinois appliquent à l’ensemble de la société française et qui influence l’imagination de la nouvelle génération chinoise. »  Autres sources de références culturelles sur la France : les images de la France au cinéma et à la télévision chinoise.</p>
<p>Les figures de proue du cinéma français restent très populaires : Delon, Belmondo, De Funès ; la française idéale est incarnée par Sophie Marceau, Juliette Binoche ou Audrey Tautou. Les succès du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain », et plus récemment de « Da Vinci Code », qui met en scène le Louvre et la campagne française ont renforcé chez les chinois l’excellent capital image dont la France jouit en Chine. Ainsi, les films français son appréciés comme « des œuvres artistiques délicates au contenu moral et culturel ».  Image de Paris,  de la France et de ses régions &#8211; Paris, 1ère destination touristique Pour les chinois, l’essence de la France toute entière est dans Paris. Le  poème « Paris, ville de mon cœur »,  écrit par Ai Qing (1910 – 1996) est révélateur de cette représentation idyllique que se font les chinois, célébrant la beauté de la ville et mêlant les références historiques (essentiellement à la révolution)  et  au rôle de la France « en faveur du maintien de  la paix dans le monde ».</p>
<p><strong>Escapades en régions</strong></p>
<p>Après Paris, les lieux les plus visités par le touriste chinois sont  le Mont Saint Michel et les châteaux de la Loire. Marseille, Lyon et Lille sont des villes connues, notamment depuis la participation de la Chine à la coupe du monde de football. A noter la curiosité pour le château de Cheverny, en raison d’une affection pour le personnage de Tintin, bande dessinée très populaire en Chine. Le Château de Villette (près d’Orléans), attire lui aussi, dans cette logique de notoriété par l’image puisqu’il a été mis en scène dans le roman, puis dans le film « Da Vinci Code ».</p>
<p>Crédit photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/lemarakk/2255693720/">Lemarrak</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Qu’est-ce que le tourisme culturel ?</title>
		<link>http://www.tourismeculturel.net/tourisme-culturel-en-bref/quest-ce-que-le-tourisme-culturel-27</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 12:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Origet du Cluzeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les incontournables]]></category>
		<category><![CDATA[connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[définition]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Définitions

Définir le tourisme culturel n’est pas évident. Si le tourisme a une définition précise, officielle, internationale, la culture n’en a pas !
Le touriste est bien défini, par l&#8217;Organisation Mondiale du Tourisme,  comme toute personne qui se déplace et reste au moins une nuit en dehors de son domicile habituel. La culture a une définition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2008/06/chambord.jpg"><img class="alignright alignnone size-medium wp-image-235" style="float: right;" title="Château de Chambord" src="http://www.tourismeculturel.net/blog/wp-content/uploads/2008/06/chambord-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" /></a></p>
<p><strong>Définitions</strong></p>
<p><strong></strong><br />
Définir le tourisme culturel n’est pas évident. Si le tourisme a une définition précise, officielle, internationale, la culture n’en a pas !</p>
<p>Le touriste est bien défini, par l&#8217;Organisation Mondiale du Tourisme,  comme <em>toute personne qui se déplace</em> <em>et reste au moins une nuit en dehors de son domicile habituel.</em> La culture a une définition qui varie dans le temps, l’espace, et peut se décliner à l’infini ! Par exemple on parle de patrimoine qui fait référence à des édifices, et de patrimoine immatériel, qui comprend toutes les pratiques humaines, les us et coutumes, les faits de mémoire, l’histoire…On parle aussi de “culture scientifique et technique” pour que les Beaux Arts n’aient pas le monopole de représenter exclusivement la culture.</p>
<p>Les définitions que nous proposons sur le site rendent compte de cette réalité contrastée et des enjeux de l’action conjointe entre acteurs du Tourisme et de la culture.</p>
<p><span id="more-27"></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p><strong>Définition du tourisme culturel de  Claude Origet du Cluzeau, auteur du <em>Que Sais-Je ?</em> sur Le Tourisme Culturel :</strong></p>
<ol>
<li><strong>Le tourisme culturel est un déplacement d’au moins une nuitée dont la motivation principale est d’élargir ses horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d’un patrimoine et de son territoire.<br />
Par extension, on y inclut les autres formes de tourisme où interviennent des séquences culturelles. Le tourisme culturel est donc une pratique culturelle qui nécessite un déplacement d’au moins une nuitée, ou que le déplacement va favoriser. </strong></li>
</ol>
<p><strong>Claude Origet du Cluzeau, </strong> membre du Comité de pilotage du site tourismeculturel.net</p>
<p>2.      <strong>Définition du Programme Européen sur l&#8217;impact du tourisme culturel (PICTURE )</strong>&laquo;&nbsp;Le tourisme culturel est une forme de tourisme centré sur la culture, l’environnement culturel (incluant les paysages de la destination), les valeurs et les styles de vie, le patrimoine local,les arts plastiques et ceux du spectacle, les industries, les traditions et les ressources de loisirs de la communauté d’accueil.<br />
Il peut comprendre la participation à des événements culturels, des visites de musées et monuments et la rencontre avec des locaux. Il ne doit pas seulement être considéré comme une activité économique identifiable, mais plutôt comme englobant toutes les expériences vécues par les visiteurs d’une destination au-delà de leur univers de vie habituel; cette visite doit durer au moins une nuitée et moins d’un an, se passer dans un hébergement privatif ou marchand de la destination.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong></p>
<p><strong>Les enjeux du tourisme culturel</strong></p>
<li>Comme elle ne calcule pas ses retombées économiques, l&#8217;activité culturelle n&#8217;est pas comptabilisée dans les Comptes satellites du tourisme (OMT, organisation mondiale du Tourisme).</li>
<li>Pour autant, on ne peut pas dire non plus qu&#8217;elle &laquo;&nbsp;ne compte pas&nbsp;&raquo;! Car si elle n&#8217;a pas de retombées calculées, de nombreuses études font état cependant sa force d&#8217;attractivité &#8211; <strong>de 40 à</strong> <strong>60%</strong> selon l&#8217;enquête annuelle d&#8217;IPSOS/Maison de la France <em><strong>(1)</strong> </em>pour la motivation d&#8217;un voyage des touristes venus de l&#8217;étranger (80 millions d&#8217;arrivées) en France.</li>
<li>Le revers de la médaille : loin de ces 40 à 60% d&#8217;intention, de motivation pour la culture, les lieux, sites et événements sont <strong>réellement</strong> beaucoup moins fréquentés.</li>
<li>Un défi, donc, pour notre pays : concrétiser le désir des touristes en améliorant l&#8217;information et l&#8217;accueil pour les sites, lieux et événements culturels<em>.</em></li>
<li><em><strong>(1) &laquo;&nbsp;</strong>Les séjours à dominante culturelle demeurent le principal facteur d&#8217;attractivité de la France en tant que destination touristique, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, devant les courts séjours dans les principales villes, les séjours à la campagne, le tourisme itinérant et les séjours balnéaires&nbsp;&raquo;. </em>Enquête d&#8217;IPSOS/Maison de la France, <em>&laquo;&nbsp;Analyse de l&#8217;impact touristique de la France et de son positionnement à l&#8217;étranger&nbsp;&raquo;. Synthèse 18 janvier 2007&#8243;.</em></li>
<p><strong>Autres définitions du tourisme culturel</strong></p>
<p>On trouvera toute une déclinaison  de définitions du tourisme culturel, variables selon les années, selon les sources et les rédacteurs, sur le lien suivant:</p>
<p><a href="http://www.pch.gc.ca/pc-ch/pubs/tourism/documents/2006-05/4_f.cfm">http://www.pch.gc.ca/pc-ch/pubs/tourism/documents/2006-05/4_f.cfm</a></p>
<p>Evelyne Lehalle</p>
<p><strong>Conférence de Claude Origet du Cluzeau sur le tourisme culturel à l&#8217;Université de tous les savoirs :</strong></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="370" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="id" value="mediaplayer" /><param name="name" value="mediaplayer" /><param name="flashvars" value="width=480&amp;height=370&amp;starttime=0&amp;endtime=4518&amp;file=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme/105806&amp;showdigits=total&amp;recommendations=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme_recommendations/105806&amp;logo=http://www.canalu.tv/design/canalu/images/img_html/logo_video.png&amp;logolinkto=http://www.canalu.tv" /><param name="src" value="http://www.canalu.tv/extension/source_commune/design/standard/flash/flvPlayer.swf" /><embed id="mediaplayer" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="370" src="http://www.canalu.tv/extension/source_commune/design/standard/flash/flvPlayer.swf" flashvars="width=480&amp;height=370&amp;starttime=0&amp;endtime=4518&amp;file=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme/105806&amp;showdigits=total&amp;recommendations=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme_recommendations/105806&amp;logo=http://www.canalu.tv/design/canalu/images/img_html/logo_video.png&amp;logolinkto=http://www.canalu.tv" name="mediaplayer"></embed></object></div>
<p><strong>Le touriste de Jean-Didier Urbain à l&#8217;Université de tous les savoirs :</strong></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="370" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="id" value="mediaplayer" /><param name="name" value="mediaplayer" /><param name="flashvars" value="width=480&amp;height=370&amp;starttime=0&amp;endtime=5431&amp;file=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme/105793&amp;showdigits=total&amp;recommendations=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme_recommendations/105793&amp;logo=http://www.canalu.tv/design/canalu/images/img_html/logo_video.png&amp;logolinkto=http://www.canalu.tv" /><param name="src" value="http://www.canalu.tv/extension/source_commune/design/standard/flash/flvPlayer.swf" /><embed id="mediaplayer" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="370" src="http://www.canalu.tv/extension/source_commune/design/standard/flash/flvPlayer.swf" flashvars="width=480&amp;height=370&amp;starttime=0&amp;endtime=5431&amp;file=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme/105793&amp;showdigits=total&amp;recommendations=http://www.canalu.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme_recommendations/105793&amp;logo=http://www.canalu.tv/design/canalu/images/img_html/logo_video.png&amp;logolinkto=http://www.canalu.tv" name="mediaplayer"></embed></object></div>
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