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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983</atom:id><lastBuildDate>Sun, 21 Aug 2011 13:41:46 +0000</lastBuildDate><category>sexualité</category><category>événement</category><category>tantra</category><category>amour</category><category>Kosmos</category><category>problèmes sexuels</category><category>spiritualité</category><category>wilber</category><category>questions-réponses</category><category>amant tantrique</category><category>relations homme-femme</category><title>Sexualité et Spiritualité</title><description>Ce blog traite de la sexualité et tout particulièrement dans sa relation au sacré.. Le sexe, le désir et l'amour comme voie d'accès au divin et au développement de l'être.

Ce blog est maintenant fermé.. Allez sur http://developpementintegral.com</description><link>http://www.sexespi.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>33</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/VisionsIntegrales" /><feedburner:info xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" uri="visionsintegrales" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">VisionsIntegrales</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-2215321815945147573</guid><pubDate>Thu, 03 Feb 2011 18:24:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-02-03T19:40:15.911+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">événement</category><title>Fermeture du blog Sexualité et Spiritualité: aller sur Développement Intégral</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TUr15v7LoEI/AAAAAAAAAMU/3TsY83f1hm0/s1600/integral-fond3.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TUr15v7LoEI/AAAAAAAAAMU/3TsY83f1hm0/s200/integral-fond3.jpg" width="196" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le blog &lt;a href="http://www.sexespi.com/"&gt;Sexualité et Spiritualité&lt;/a&gt; est maintenant fermé... mais tout son contenu se trouve maintenant sur &lt;a href="http://developpementintegral.com/"&gt;Développement Intégral&lt;/a&gt;, un site qui fait la synthèse entre ce blog et &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;Visions Intégrales&lt;/a&gt; l'autre blog dans lequel je publiais des articles..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait de plus en plus de recouvrement entre ces deux blogs et il était temps de passer à un site plus puissant, permettant de publier des articles à plusieurs et de constituer ainsi une plaque tournante sur l'approche intégrale, intégrant les aspects individuels et collectifs, et prenant en compte les aspects relationnels, sexuels et spirituels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous êtes abonnés à "Sexualité et Spiritualité", et si vous recevez cette information par email, vous n'avez rien à faire, car vous avez été automatiquement abonné à &lt;a href="http://developpementintegral.com/"&gt;Développement Intégral&lt;/a&gt;. Si vous ne désirez plus recevoir d'information venant de ce site, il vous suffira, lors d'un envoi, de cliquer sur un lien pour se désincrire. Sinon, vous pouvez vous inscrire sur &lt;a href="http://developpementintegral.com/"&gt;Développement Intégral&lt;/a&gt; pour recevoir les informations directement par email les nouvelles publications et les infos du site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bientôt sur &lt;a href="http://developpementintegral.com/"&gt;Développement Intégral&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-2215321815945147573?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2011/02/fermeture-du-blog-aller-sur.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TUr15v7LoEI/AAAAAAAAAMU/3TsY83f1hm0/s72-c/integral-fond3.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-5161563853239751583</guid><pubDate>Fri, 01 Oct 2010 12:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-10-09T12:48:01.791+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">questions-réponses</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Toi qui a de l'expérience, que puis je faire?</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TLBHlkc-upI/AAAAAAAAAL8/dlxlcMOf9fQ/s1600/statue-shiva-bangalore.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TLBHlkc-upI/AAAAAAAAAL8/dlxlcMOf9fQ/s320/statue-shiva-bangalore.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;V., dans un commentaire sur Facebook, me demande quelque chose comme: "&lt;i&gt;toi qui a de l'expérience que puis je faire?&lt;/i&gt;" (la question était plus précise, mais je résume) et je traduis au delà de la question première, c'est : "&lt;i&gt;que puis je faire pour être plus moi-même, pour faire ce que je ressens comme très important pour moi mais que je n'arrive pas à mettre en mots&lt;/i&gt;". Qui ne s'est jamais posé cette question? On va voir des voyantes ou des psy pour répondre à cette question. C'est vraiment une question essentielle. Mais comment y répondre?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons nous sentir perdu devant cette aspiration que l'on ressent au fond de nous mêmes, sans savoir comment faire, comment agir.. Eventuellement on peut poser des questions à "&lt;i&gt;ceux qui semblent avoir plus d'expérience&lt;/i&gt;", une personne à qui l'on donne une sorte de statut d'enseignant spirituel, de directeur de conscience comme on dit chez les protestants. Et bien entendu on attend une réponse. On se dit: "&lt;i&gt;il ou elle sait.. Elle va me dire ce que je dois faire&lt;/i&gt;".. On attend presque une méthode pratique 1: faire ceci, 2: faire cela, etc.. qui nous permettra de nous réaliser pleinement. Il y a d'ailleurs pas mal de méthode qui nous aident à nous réaliser. Depuis les méthodes qui nous disent comment avoir plus de succès dans la vie à celles qui nous aident à entrer en relation avec les autres. Mais quand on va encore plus loin dans ce questionnement, on peut se rendre compte que cette question ne se satisfait pas réellement d'une méthode. Il n'y a pas de méthodologie d'accès au divin, ni de méthode pour devenir celui qu'on ressent pouvoir être. Et cela pour une bonne raison: on est déjà celui qu'on voudrait être!! Cela peut paraître bizarre, et il y a quelques années quand quelqu'un me disait ça, j'avais envie de lui taper dessus: "&lt;i&gt;si j'étais déjà cette personne, j'irais bien, et je n'aurais pas ces questions.. Faut pas exagérer tout de même.&lt;/i&gt;."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, on est déjà celui qu'on voudrait être, car on l'a toujours été.. Notre âme est bien présente depuis notre naissance. "Je Suis" a toujours été là, et sera là toujours et rien ne pourra changer cela. Mais simplement nous somme déconnectés de notre âme qui est en prison dans les 3 mètres carrés de notre Moi, esclave de ce mental qui croit nous aider en nous détournant de notre être... Nos blessures individuelles et collectives, nos peurs, elles aussi individuelles et collectives, nous empêchent d'entendre et de ressentir cette sagesse profonde qui est en chacun de nous. Notre Maître spirituel est là, au centre de nous mêmes: qu'on l'appelle "nature de bouddha", Christ intérieur, Atman, etc. c'est simplement ce que nous sommes au plus profond de nous, mais recouvert d'une énorme gangue qui nous masque sa présence. Nous restons figé derrière les barreaux de notre Moi, alors que notre être n'a qu'un désir: suivre cette sagesse, aller dans le sens de notre âme en vivant intensément notre vie.. point barre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, personne ne peut répondre à ce que vous devez faire à votre place. Si quelqu'un vous répond directement en vous disant, dans votre vie vous devez faire ça et ça, sauf s'il s'agit d'une pratique, ou de vous conseiller une forme de thérapie, ou de développement personnel, si elle répond à votre place à ce que doit être votre vie (par exemple "&lt;i&gt;quitter votre compagnon&lt;/i&gt;", ou au contraire "&lt;i&gt;mariez vous avec&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;prenez un job"&lt;/i&gt; ou bien "&lt;i&gt;arrêter tout&lt;/i&gt;", etc..") ne l'écoutez pas.. Cette personne a peut être senti des choses, mais c'est vous qui devez vivre votre vie. D'ailleurs, vous avez peut être déjà répondu "&lt;i&gt;oui.. mais&lt;/i&gt;" à cette proposition, en mettant en avant toutes les bonnes raisons pour ne pas aller dans ce sens.. Quand les conseils viennent de l'extérieur, l'ego peut offrir une résistance incroyable. Osho, comme beaucoup de maîtres spirituels, dit que le maître est juste là pour nous reconnecter à notre propre source intérieure de sagesse. Il n'est pas là pour répondre à "&lt;i&gt;que dois je faire&lt;/i&gt;", mais nous mettre devant nous même, nous aider à entendre cette voix (ou cette vision ou cette sensation) qui se situe au delà du raisonnable et du mental. Un vrai maître ne peut réellement donner de réponse, il peut juste nous aider à accoucher de notre réponse (parfois un peu rudement, je l'ai expérimenté), tel Socrate en pratiquant la maïeutique (qui veut justement dire "accouchement").&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, V., je n'ai pas la réponse à ta question.. mais en fait tu l'as, mais tu ne sais pas que tu l'as.. De ce fait, je vais te proposer un "moyen habile" qui fonctionne bien avec moi, et qui consiste à faire l'expérience de ce maître ou guide intérieur qui apparaît comme une émanation du divin à l'intérieur de nous. Il faut d'abord être bien détendu, le stress, la peur couvrent cette voix subtile du tout Autre.. Aller voir "Des hommes et des dieux" pour comprendre comment, dans la peur, il est beaucoup plus difficile d'entendre cette voix..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un moyen pratique pour se détendre c'est de prendre un bon bain chaud, éventuellement moussant dans lequel on se sent vraiment bien.. La chaleur et l'eau sont idéal... Donc, tu prends un bon bain et tu te détends bien dedans.. Quand tu es bien détendue, tu mets ton attention dans ta Grotte Sacrée (pour les hommes, c'est le harah, connecté aux testicules), et tu lui parles.. Tu peux mettre une main sur ton sexe et une sur ton ventre, et sentir le lien qui existe, à l'intérieur, entre ces deux zones. Et tu vas parler à ta Grotte Sacrée (pour un homme tu parles au guide intérieur qui "vit" là), en lui faisant la demande que tu viens de me faire.. Et tu l'écoutes... Elle te parlera peut être par des mots, peut être par des images, des sensations.. Cela pourra être très bref, et tu croiras que tu as rêvé, ou bien beaucoup plus long, comme une sorte de dialogue avec une voix  aimante un peu différente de ta voix intérieure habituelle, plus douce et/ou plus grave.. Cette réponse sera une première direction, et je t'invite à la suivre. Elle apportera exactement ce que tu dois faire maintenant... Dans quelques mois, sa réponse sera peut être plus intense, parce que tu pourras gérer une plus grande intensité.. Et si tu la suis, si tu avances dans le chemin qu'elle te propose, si tu entends son appel  et sa sagesse, qui est aussi celle du Bouddha et du Christ, c'est à dire la voix du divin en toi, alors l'univers va l'entendre aussi, et de manière très étonnante pour le moi, l'univers réagira pour t'aider sur ce chemin.. C'est aussi simple que ça... Mais ce qui va t'être proposé, n'est pas toujours bien apprécié par le moi, qui voudrait tout contrôler, ne rien risquer et rester attaché à tous ses doudous, à toutes ses habitudes sécurisantes..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce guide va remettre en cause tes certitudes, tes habitudes de vie.. Plus on l'écoute, plus on vit dans la Joie, dans la Félicité à chaque instant.. Mais c'est un guide déterminé et sans concession. Il nous demande d'aller affronter nos ombres, soigner nos blessures (dans le pardon, la confiance, et l'étreinte de soi à soi). Cette voix va nous inviter à aller au delà de nos peurs, qui ne sont que des miroirs aux alouettes jetés par Lucifer (notre part d'ombre) pour nous mettre à l'épreuve de nous mêmes. Elle vient à la fois nous prendre dans ses bras et nous pousser à aller au delà des limites que l'on croyais être caractéristique de ce que nous sommes, alors que ces limites ne sont que des fers qui nous enchaînent. De ce fait, et c'est là la "soumission" (surrender) à Dieu, il nous est demandé de faire de plus en plus confiance à ce guide intérieur. Ce qui n'est pas facile.. Mais cette voix sait attendre, et elle est toujours là pour pardonner nos errements et nos reniements. &lt;br /&gt;
C'est effectivement difficile, et c'est pour cela que nous sommes aidés, que la Vie a prévu que l'on puisse s'aider les uns les autres. Ceux qu'on appelle des enseignants spirituels – qui ne sont finalement que des grands frères et grandes soeurs qui ont déjà avancé sur le chemin – sont là: pour nous aider à entendre cette voix, pour nous proposer des moyens habiles nous permettant d'enlever ce fatras de conditionnements et nous révéler à ce que nous sommes : un coeur d'Amour, d'Extase et de Reliance aux autres et à la Vie en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci V.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-5161563853239751583?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/10/toi-qui-de-l-que-puis-je-faire.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TLBHlkc-upI/AAAAAAAAAL8/dlxlcMOf9fQ/s72-c/statue-shiva-bangalore.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-6349650712813993127</guid><pubDate>Tue, 28 Sep 2010 12:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-09-28T16:54:58.987+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Au delà du vide, Je Suis</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TKIAsMYEfcI/AAAAAAAAAL4/G-qffkL7eDM/s1600/vacuite2.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TKIAsMYEfcI/AAAAAAAAAL4/G-qffkL7eDM/s1600/vacuite2.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le problème essentiel auquel nous avons à faire face, tous autant que nous sommes, c'est le vide de l'existence. Nous passons beaucoup de temps à remplir notre vie. On peut la remplir par le boulot, par une relation de couple, par les enfants, par l'amitié, par le fait de vivre des "hobbies", par le voyage, etc.. En gros on passe notre temps à remplir le temps pour nous éviter, pour éviter notre centre. Pascal parlait de "divertissement":&lt;br /&gt;
"&lt;i&gt;Quand je m’y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent, [..] &amp;nbsp;j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. [..] on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mais quand j’ai pensé de plus près, et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs, j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective, qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Quelque condition qu’on se figure, si l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde, et cependant qu’on s’en imagine, accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement, et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point, il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent, des révoltes qui peuvent arriver, et enfin de la mort et des maladies qui sont inévitables ; de sorte que, s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux et plus malheureux que le moindre de ses sujets, qui joue et se divertit.&lt;/i&gt;" Blaise Pascal &lt;i&gt;Pensées&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le divertissement c'est justement cette capacité que nous avons de nous activer pour éviter de nous rencontrer nous mêmes, dans le vide, l'ennui, la solitude, voire le désespoir. Même des activités aussi calme que la lecture, regarder un film, écrire à un ami, faire la cuisine, etc.. peuvent être des divertissements. En gros, notre vie est faite de divertissement qui nous éloignent de nous mêmes. Nous sommes prêts à souffrir pendant des années dans une relation difficile, à accomplir des actes difficiles et à risquer notre vie pour nous éviter de sentir ce vide intérieur, profond, béant.&amp;nbsp;L'amoureux(se) va le vivre comme un désir de retrouver et vivre avec celui ou celle qu'il aime, l'actif comme une pulsion ardente pour faire quelque chose, et l'inhibé va simplement se mettre devant son jeu video pour éviter de se confronter avec lui-même. C'est notre lot d'humanité: c'est notre statut ontologique.. Cette peur du vide n'est pas le résultat d'une blessure de l'enfance ou d'un traumatisme, mais simplement le fait d'exister en tant qu'être humain. C'est indépassable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette capacité à nous détourner de nous mêmes peut être utile dans la vie quotidienne: si le joueur de football savait que l'application qu'il met à faire des tirs précis ou que le musicien à faire des gammes, n'avait d'autre fonction que de le détourner de l'ennui et du désespoir, si la présentatrice à la télévision prenait conscience qu'elle tente d'exister au travers du regard des autres, pour éviter de se confronter au sien propre, il est bien possible qu'aucuns ne continueraient leurs activités avec autant de sérieux. Car finalement, il ne s'agit que de jeux que nous jouons pour nous détourner de notre être. Mais en les faisant avec sérieux, en croyant à leur importance, en croyant à leur potentialité de nous faire accéder à quelque chose (être une star, rencontrer l'âme soeur, être riche, trouver le bonheur), nous évitons le vide qui nourrit le désespoir. En effet, prendre conscience de la vanité de nos activités, et du vide existentiel qui se trouve au centre de notre être, conduit parfois au nihilisme, à cet état dans lequel on voit tous les jeux de l'existence, où tout à l'air d'être noir, où l'on se prend à maudire la Vie et Dieu. Nietzsche, Kierkegaard et Schopenhauer ont eu cette conscience, et l'on se dit que leur vie est peu enviable (lire entre autre ....) et qu'il est peut être préférable de vivre dans l'inconscience, mais relativement mieux que ces hommes, car "&lt;i&gt;heureux les pauvres en esprit...&lt;/i&gt;". Mais ces moments de clairvoyance et parfois d'angoisse devant le vide et le manque de sens de notre vie, nous conduit à l'une des premières prises de conscience de notre humanité. Nous sommes mortels: tout ce que nous faisons, tout ce que nous vivons, ne demeurera pas. Pire que cela. Il n'y a rien à l'intérieur de soi. Rien du tout.. On croit être quelqu'un, mais il ne s'agit que de croyances sur nous mêmes alimentées par un mental très actif. Non, il n'y a rien: c'est vide, creux, désert !! Ce vide est tellement effrayant qu'il est insupportable pour le moi, qui voit sa mort en direct dans ce vide: J&lt;i&gt;e ne suis rien!&lt;/i&gt;! Et non on n'est rien. On passe son temps à croire que l'on est le personnage principal du théatre de sa vie, mais nous ne sommes qu'un figurant dans le film de la Vie.. Nous sommes attachés à nos relations et à nos biens, mais tout aura une fin. Comment ne pas tomber dans le désespoir? Comment ne pas déprimer?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant, les enseignements les plus profonds de toutes les grandes traditions religieuses profondes (et notamment les traditions orientales) nous disent cela: nous ne sommes rien de ce que nous croyons être.. Le &lt;i&gt;Je suis&lt;/i&gt; est juste une conscience, pas une personnalité, avec ses propriétés, ses qualités de coeur et ses ombres. Même le terme "&lt;i&gt;Je Suis"&lt;/i&gt; peut prêter à confusion, car il n'y a plus de &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; au sens exact du terme... et ce &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt; est l'endroit de connexion au divin, à notre nature profonde qui est vacuité.. Entendez bien ces deux termes : vide et vacuité. C'est exactement la même chose, mais le premier est souvent perçu comme un désagrément ("je suis vide, je me sens vide"), alors qu'il est la voie vers la vacuité, shunyata, qui est en même temps plénitude, interconnexion permanente de l'impermanence de tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le désespoir, peut être le lieu de l'éveil, la dépression la porte du divin. Le dépressif qui souffre ou l'oisif cynique qui s'ennuie, peuvent être beaucoup plus près de l'éveil que le méditant qui chante des mantras à longueur de temps. Dans le premier cas, on fait l'expérience du vide existentiel, même si on le vit de manière désagréable, alors que dans le second on se repait de soi et de sa propre qualité spirituelle qui nourrit en fait l'ego spirituel et nous éloigne finalement du divin. &amp;nbsp;C'est souvent dans la souffrance qu'on rencontre le divin. Non pas, comme a pu le penser la tradition chrétienne qu'il faille souffrir et se flageller pour rencontrer Dieu (bien au contraire, la rencontre avec le divin est Amour et Félicité), mais parce que, dans la souffrance, une porte s'ouvre vers le centre de notre être que nous pouvons emprunter pour aller rencontrer notre être qui n'est pas du tout "moi", mais juste du vide. Ainsi, souffrir du manque de l'autre est une voie merveilleuse d'accès au divin: ce dont on manque, ce n'est pas de l'autre, qui ne peut jamais combler fondamentalement nos béances et nos blessures, mais de l'Autre, c'est à dire du Divin.. Et comment pouvoir accueillir le Divin si nous ne sommes pas déjà vide de tout notre bordel intérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayant eu un tempérament assez dépressif, je sais que ce furent des portes vers cet Autre que j'appelais de mes voeux lorsque j'allais mal. Mais la peur de ce vide était telle que je voulais à tout prix l'éviter, et en l'évitant je créais ma souffrance. Car la souffrance ne vient pas du vide, mais de la peur de ce vide et de tout ce que nous mettons en oeuvre pour l'éviter. La souffrance commence avec cette pensée: "si j'étais ailleurs (ou si j'avais telle ou telle chose, ou si je pouvais me mettre dans un autre état), je serais mieux". Ce n'est pas l'état qui est terrible, mais le fait de vouloir changer l'état présent dans lequel nous sommes. Bien entendu, le moi ne veut pas vivre cela, car le vide le remet en question, le détruit. Le vide est vécu comme une mort par le moi, et qui a envie de mourir. Mais c'est totalement OK pour ce que Jung appelle le "Soi", les hindous &lt;i&gt;l'atman&lt;/i&gt;, et que nous vivons à la première personne comme je &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;, pure conscience d'existence. En général nous confondons totalement le moi, l'âme et le "je suis". Nous confondons notre petit ego, avec ses petites envies et qui crie en permanence "moi, moi, moi", l'âme qui est le canal actif du divin en nous, et dont on fait l'expérience au travers de l'Amour, de la Créativité et de l'Enthousiasme, et l'atman ou Eyeh, ou "je suis", qui est pure conscience, pratiquement détachée du corps. (je reparlerai un jour de ses distinctions, qui me semblent essentielles).&lt;br /&gt;
C'est pour cela qu'il est important de développer une certaine distance par rapport au moi, de se désidentifier de ses pensées, de ses jugements, de ses envies, etc.. de prendre de la distance par rapport à ce fatras de petits désirs, de projections, de croyances, de ressentiments, de peurs, de vouloir avoir, etc.. qui sont le lot du moi et du mental, les deux ne cessant de se conforter l'un l'autre. Cette désidentification est souvent apportée par la méditation, qui nous permet justement, en calmant le mental, de faire taire un peu l'ego et éventuellement, un jour, de contacter le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;, parfois appelé aussi &lt;i&gt;Témoin&lt;/i&gt;, au delà du mental (Note pour les pratiquants de PNL, la "position méta", moment important de la prise de conscience de ce que nous sommes, n'est que la première marche vers le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;, mais ce n'est pas le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;, car le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;&amp;nbsp;est au delà du mental, conscience pure et présence qui est toujours là, qu'on le sente ou non).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il existe une autre voie, plus rapide, mais souvent plus difficile à vivre car elle nous demande d'entrer dans notre souffrance, et non de nous éviter. C'est la voie du tantra, qui consiste justement à faire l'expérience de cet instant présent, sans essayer d'être autre chose que cela. Il s'agit simplement de rester présent à soi-même, dans ce vide, en sentant notre corps, en mettant juste un peu d'attention dans les pieds (pour rester en contact avec l'instant présent et le corps) dans la Grotte Sacrée pour les femmes (sexe, uterus, ovaire, toute cette zone que l'on appelle &lt;i&gt;Womb&lt;/i&gt;&amp;nbsp;en anglais), et dans les testicules et le hara (le ventre des arts martiaux) pour les hommes. Rester présent sans laisser le mental prendre les commandes, rester juste avec ce que l'on ressent, avec ses émotions, avec ce qui vient.. Automatiquement, notre état va changer, passer dans d'autres émotions, avoir d'autres images.. Il y aura peut être des moments difficiles, des peurs qui resurgiront, des blessures anciennes qui seront ravivées. Mais si l'on ose rester dans cette attitude de présence à soi, de contact direct avec son corps et ses propres ressentis, sans se laisser embarquer par le mental, avec son cortège de remords, de honte, de "j'aurais dû (ou pas dû) faire ça", de jugements "je suis nul(le), etc..", d'accusations "c'est vraiment un salaud", si l'on reste ainsi, dans le calme du mental et la présence à soi, alors quelque chose va se passer, un nouvel état va advenir de lui-même, qui sera la marque de notre contact avec notre nature profonde, au delà de l'ego..&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très difficile de faire sentir le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt; à quelqu'un, car il n'est pas un objet, un support qui aurait des propriétés, mais simplement le sujet à partir duquel nous faisons l'expérience de quelque chose, ce que Husserl appelait l'ego transcendantal. Ce &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt; est nous depuis que nous avons commencé à avoir conscience, et il sera là jusqu'à la mort. Mais comme il n'est pas l'objet d'une expérience ou d'une sensation, on ne le sent pas.. Donc "contacter" le &lt;i&gt;Je Suis&lt;/i&gt;, c'est être ce qui sent dans la sensation, l'expérienceur de l'expérience, la lumière de l'appareil de projection. Et on le sent d'autant plus que l'expérience est subtile et fine, donc que le mental est calme et que l'objet de l'expérience est faible. Et c'est donc bien naturellement dans le vide que cette présence est plus marquée. C'est pour cela que les méditants recherchent le calme, les moines se coupent du monde, et qu'il y a de plus en plus de voyages dans les déserts. Dans le vide, l'Etre du &lt;i&gt;Je&lt;/i&gt; sans objet se révèle dans toute sa plénitude. Au delà du vide, &lt;i&gt;Je Suis...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;br /&gt;
&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-6349650712813993127?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/09/au-dela-du-vide-je-suis.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TKIAsMYEfcI/AAAAAAAAAL4/G-qffkL7eDM/s72-c/vacuite2.png" height="72" width="72" /><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-3190340132809213666</guid><pubDate>Tue, 24 Aug 2010 18:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-08-24T21:04:39.820+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">événement</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>Evenement : un week-end de tantra - La fluidité du dauphin dans l'articulation yin-yang</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/THQWbmNlrdI/AAAAAAAAAK4/o2JBZUcfv6g/s1600/dauphins_sautant.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/THQWbmNlrdI/AAAAAAAAAK4/o2JBZUcfv6g/s320/dauphins_sautant.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les 3-4-5 septembre prochain, en région parisienne.&lt;br /&gt;
Un stage animé par &lt;b&gt;Véronique Guérin&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Jacques Ferber.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les informations sur le site &lt;a href="http://jferber.free.fr/animations/"&gt;jferber.free.fr/animations&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tantra que nous proposons vise à intégrer de façon harmonieuse et puissante l’énergie sexuelle, les sentiments, les pensées et la spiritualité, au niveau individuel et collectif. Le tantra est une voie d’accès à la partie divine en soi, par laquelle nous élargissons notre conscience pour transmuter l'énergie de vie (et notamment l'énergie sexuelle) en extase, amour inconditionnel et créativité.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/THQXfDQkr3I/AAAAAAAAALI/NxWcndX3eo0/s1600/yab_yum_rainbow.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/THQXfDQkr3I/AAAAAAAAALI/NxWcndX3eo0/s320/yab_yum_rainbow.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La relation à l’autre permet de voir nos modes de fonctionnement et de s’en dégager pour aller rencontrer qui nous sommes vraiment, au delà de nos croyances, de nos émotions et des limites que nous nous sommes imposées.&lt;br /&gt;
Nous nous ouvrirons aussi à la dimension collective du tantra, en réalisant combien notre propre chemin influence notre entourage et de façon plus large l'humanité.&lt;br /&gt;
Dans cet atelier nous explorerons les aspects suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Accueillir l’énergie sexuelle et la transmuter par des techniques de relaxation  et une ouverture à l’autre et au divin,&lt;br /&gt;
* Se connecter à la sagesse de la grotte sacrée pour la femme et au guide intérieur du hara chez l’homme.&lt;br /&gt;
* Développer son énergie "delphinienne"  en articulant les polarités Yin et Yang&lt;br /&gt;
* Reconnaitre ses  ombres et les transmuter en énergie de vie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-3190340132809213666?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/08/un-we-de-tantra-la-fluidite-du-dauphin.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/THQWbmNlrdI/AAAAAAAAAK4/o2JBZUcfv6g/s72-c/dauphins_sautant.png" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-1609057402509765177</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2010 12:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-07T16:27:03.110+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">relations homme-femme</category><title>La tragédie de la femme: peur et dépendance</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSEVuSIIII/AAAAAAAAAKg/jHlQFopPq2c/s1600/772262994_f8b4220001.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSEVuSIIII/AAAAAAAAAKg/jHlQFopPq2c/s320/772262994_f8b4220001.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dans le billet sur &lt;a href="http://www.sexespi.com/2010/06/la-projection-de-lanima.html"&gt;La projection du féminin intérieur&lt;/a&gt; j'avais parlé du mécanisme de projection de l'homme sur la femme et dans &lt;a href="http://www.sexespi.com/2009/01/la-tragdie-de-l-ne-pas-connatre-le.html"&gt;La tragédie de l'homme: ne pas connaître le féminin&lt;/a&gt; j'avais parlé de la tragédie du masculin qui était de ne pas connaître le féminin. Je voudrais ici parler de la tragédie de la femme et du féminin, tel que je la vois, et regarder comment cette tragédie peut être surmontée et dépassée. Car ici comme ailleurs, il ne s'agit surtout pas de renier cette part d'ombre, car c'est dans cet aspect tragique, dans cette zone de souffrance, que se situe le germe du développement et l'accès à la transcendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le masculin peut ignorer le féminin, il n'en est pas de même du féminin qui, par sa nature, est relation. Pour prendre une image, si le masculin peut être représenté comme un arbre (force, pilier, courage, continuité, détermination, tranchant, etc..), le féminin est la liane qui s’enroule autour des arbres et qui relie tous ces arbres pour créer un réseau végétal. La femme étant l'incarnation naturelle du féminin, elle ne voit souvent le salut que dans la relation et elle sent plus que l'homme, le besoin du rapport aux autres pour exister. L’homme croit souvent qu’il n’a besoin de personne, qu’il peut tout faire tout seul. C’est d’ailleurs sa qualité, savoir (ou vouloir) assurer en toutes circonstances, mais il tend à ignorer tout ce qu’il doit aux autres pour être ce qu’il est. En revanche, la femme sent l'importance de la relation dans sa vie. Il suffit de parcourir les magazines féminins pour voir combien les femmes sont friandes de tout ce qui touche à la relation en général (les rapporta aux amies, aux parents) et surtout à la relation homme-femme. Dès que des hommes sont entre eux, ils parlent de foot, de voitures, de gadgets, de boulot (un peu moins les hommes nouveaux, ..) et quand ils parlent des femmes c'est souvent sur le mode de la conquête. Les femmes entre-elles ne parlent ... que des hommes ☺ (sauf quand elles sont mères et qu'elles parlent des enfants). Evidemment, c'est un peu cliché, mais cela correspond globalement à une tendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La femme se situe  dans un rapport particulier fait de peur et de dépendance vis à vis de l'homme, une situation paradoxale, qui ne paraît "évidente" qu'aux femmes, puisque cela fait partie de leur propre mode de fonctionnement, mais qui semble souvent assez "bizarre" pour les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;La peur et la dépendance vis à vis de l'homme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes ont peur de l'homme, du masculin conquérant de la force qui prend. Elles ont pour cela toutes les raisons d'avoir peur: des millénaires de viols, d'objétisation de la femme, de déni, d'oppression et de contrôle du féminin par la société patriarcale a créé un inconscient collectif d'angoisse vis à vis de tout ce qui touche au désir de prendre des hommes. C'est particulièrement criant dans les stages de développement personnel mettant en oeuvre un rapport sensuel entre homme et femmes (tantra, massages à l'huile, etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La femme dans un premier temps a besoin d'être sécurisée, de se sentir reconnue en tant que femme. L'homme ne comprend pas toujours ce surcroit de protection nécessaire à la femme pour se sentir bien et s'ouvrir à l'homme. Il ne comprend pas ce que cela fait d'être pénétré, de recevoir l'autre en soi, de s'ouvrir dans sa plus profonde vulnérabilité. De ce fait, parce que l'homme peut être brutal, grossier, objétisant, et parce qu'il l'a été dans le passé (individuel mais surtout collectif) la femme tend à maintenir l'homme à distance dans un premier temps, tout en cherchant à plaire, à séduire, pour que celui qu'elle a choisi vienne la rejoindre en union. Parfois, les hommes un peu inhibés, manquant de yang, peuvent prendre la femme à la lettre et s'arrêter là, sans chercher à aller un peu plus loin, et ne pas comprendre que si elle dit "non" maintenant, c'est peut être simplement pour éprouver l'homme dans son intention, pour savoir où il se situe (bon parfois, un non signifie aussi un non. C'est là que ça devient difficile pour un homme...). Elle le juge, l'évalue. Sera-t-il un bon amant? Un protecteur? Un bon père de ses enfants? Est-il capable d'avoir une direction dans la vie tout en se laissant transformé par le féminin? A-t-il à la fois des couilles et un cœur? De la puissance et de l'attention? M'aime-t-il réellement? Va-t-il rester avec moi? Elle peut même projeter (bien qu'elle s'en défende), l'image du Prince Charmant, qui à la fois domine le monde ("&lt;i&gt;c'est un prince&lt;/i&gt;") et ne voit pourtant qu'elle ("&lt;i&gt;je suis l'élue de son coeur&lt;/i&gt;"). Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, ou la Belle et la Bête ne sont pas très loin à ce moment. Elle a besoin de vérifier que l'homme puisse assurer, par ses qualités de leader, de courage, de protection, tout en étant tendre et prévenant. C'est le moment où la femme fait "durer le plaisir" de l'attente, en vivant les frôlements du désir qui monte et si possible en se jouant un scénario romantique "&lt;i&gt;je l'aime, il m'aime&lt;/i&gt;" (cf. mon précédent billet sur&lt;a href="http://www.sexespi.com/2010/07/l-romantique.html"&gt; L'amour romantique&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette phase, une femme encore un peu infantile peut sembler très paradoxale: elle demande à l'homme de dire tout ce qu'il pense, qu'il lui soit totalement transparent, mais en même temps elle ne veut entendre que des "&lt;i&gt;je t'aime toi exclusivement et pour la vie&lt;/i&gt;". C'est la petite fille qui parle, dans cette demande absolue d'être entièrement l'objet de l'amour de l'autre. Elle dit: "&lt;i&gt;je cherche l'amour absolu sans lequel la vie ne vaut pas la peine d'être vécu&lt;/i&gt;". Entendez: "&lt;i&gt;je veux être aimée totalement, exclusivement, et que tu sois tout à moi, rien qu'à moi&lt;/i&gt;". Une manifestation de l'ego? non.... ☺&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois la peur de l'homme franchie, vient la dépendance. La tragédie de beaucoup de femmes, c’est de croire que leur existence, leur réussite, leur bonheur et leur plaisir dépend de cette relation, qu’elle n’existe qu’au travers d’une vie à deux avec un compagnon. Evidemment, cette situation a été dénoncée par le féminisme qui a vu là l'expression de la domination machiste, et du stéréoptype de la femme "féminine" qu'il fallait casser. Et effectivement, il y a beaucoup de stéréotypes là-dedans, mais pas seulement. Les femmes qui se sont rebellées contre ces stéréotypes féminins, sont devenues comme des hommes: affirmées, courageuses, compétitives, rationnelles, mais aussi compétitives, sèches, ayant perdu leur intuition. En gros, elles ne se sont libérées d'un stéréotype que pour en endosser un autre, celui de l'&lt;i&gt;executive woman&lt;/i&gt;, de la "femme libérée" comme on disait dans les années 80, une femme dirigée en fait par sa partie masculine, son &lt;i&gt;animus&lt;/i&gt;, pour employer un terme Jungien. De ce fait, si dans un premier temps les femmes ont été dominées, dans le second, les femmes sont devenues l'égal des hommes, mais en endossant un costume masculin. Dans les deux cas, le féminin est nié, dévalorisé. &lt;br /&gt;
La peur et la dépendance engendrent tout un ensemble de comportements destinés à juguler cette peur. J'ai parlé de mettre l'homme à distance, mais il y a d'autres comportements à l'âge adulte, qui viennent compenser des mécanismes infantiles sous-jacents. Lorsque la femme a peur, elle peut tomber dans les écueils les plus fréquents (qui correspondent aux aspects négatifs des archétypes du féminin.&lt;br /&gt;
&lt;ol style="list-style-type: decimal;"&gt;&lt;li&gt;Rester une petite fille et chercher un "père", c'est à dire un être protecteur qui lui assure des revenus et qui la protège. Dans ce cas, elle cherchera à être très "féminine" (dans l'acception patriarcale du terme), en étant sexy, séductrice, "poupée barbie", pour correspondre à l'image projetée de l'anima de l'homme (un aspect dégradé de l'archétype d'Aphrodite/Vénus, la déesse de l'amour). Tout se passe bien en général tant que la femme est belle et jeune, car elle peut lutter contre les prétendantes en mettant en avant sa plastique (image de la "Bimbo"). Mais l'âge aidant, la vie l'amènera parfois à faire un travail sur elle, à sortir de ce comportement infantile car le temps  travaille pour son âme en dégradant son corps. &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Prendre le contrôle de son environnement, en cherchant à tout maîtriser, surveillant tout, supervisant tout, en particulier son compagnon. Elle fera tout alors tout pour garder son homme en le "castrant" légèrement, c'est-à-dire en faisant en sorte qu'il ne soit pas trop "puissant" et rayonnant pour empêcher qu'il prenne son envol et qu'il la quitte. Personnellement,  je vois beaucoup de couples autour de moi (dans le développement personnel, l'écologie et la recherche scientifique), qui sont dans cette situation: une femme contrôlante et un homme peu puissant. Je reviendrai bientôt dans un prochain billet sur ces structures de couples. Dans le domaine des archétypes, c'est Héra/Junon, la femme de Zeus/Jupiter, la femme éternellement jalouse de son homme ou bien Athéna, la femme de tête qui devient executive woman et prend le contrôle de sa vie en devenant aussi efficace qu'un homme.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fuir toute relation avec les hommes et devenir une "nonne" en renonçant à la sexualité (et surtout à toute vie en couple) et éventuellement à la maternité (archétype de la femme adolescente, Artémis/Diane). Soit en restant une éternelle adolescente rebelle, soit en devenant un être hommasse (le pendant féminin de "femmelette" pour un homme), lorsque le masculin prend toute la place pour empêcher de "sentir" la vie et les peurs qui vont avec.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Devenir une "femme fatale" en se mettant en position de domination vis à vis de l'homme. Cette attitude lui permet de ne plus avoir de relation sentimentale avec un homme, uniquement préoccupée par le sexe pour ne pas avoir à ouvrir son coeur (archétype de la femme Lilitth). Mais ce faisant, elle se retrouve souvent seule (les autres femmes la chasse, elle ne peut pas avoir de relations d'égalité avec un homme), en quête perpétuelle de celui ou de ceux qu'elle pourra dominer en les liant par le sexe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Devenir une "mère universelle" en s'occupant des autres et en niant toute la partie sexuelle et charnelle de la féminité. Elle peut le faire en étant totalement effacée et en s'oubliant elle-même (archétype de Hestia/Vesta, la déesse du foyer), ou au contraire en n'étant plus que mère et en voulant tout pour les autres (archétype de Déméter, mais aussi de la "mère juive" (ou méditarranéenne) qui se met au service du foyer en étouffant les autres par sa personnalité rayonnante)&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;Pour plus de précision sur ces types féminins et leurs archétypes on pourra se référer avec bonheur au livre de  &lt;a href="http://www.souffledor.fr/boutique/produits_femme-et-deesse-tout-simplement_12_3014.html"&gt;Christine Champougny-Oddoux · Femme et Déesse Tout simplement -Rencontre avec le féminin sacré. Souffle d'Or.&lt;/a&gt; Attention, je n'ai parlé ici que des aspects négatifs de ces archétypes, c'est à dire de la manière dont la peur est transformé soit en inhibition et en retrait de la vie, soit en demande vis à vis d'autres pour être protégés, soit en contrôle de l'environnement. Ils peuvent se ramener à quelques éléments de base: "&lt;i&gt;j'ai peur de la vie, alors je me fais toute petite&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;aime moi, protège moi, je suis une gentille fille et je m'adapterai à ce que tu veux de moi&lt;/i&gt;" ou bien "&lt;i&gt;je ne me laisserai pas faire, je maîtrise mon environnement pour ne pas être maîtrisée moi-même&lt;/i&gt;".Ce qu'il faut comprendre, c'est que tous ces comportements sont des réactions face à la peur (et notamment la peur/attirance vis à vis de l'homme), lesquelles empêchent le développement de la femme, en incarnant le Divin Féminin qui a été représenté sous la forme de déesse telles que Aphrodite/Vénus, Isis et Shakti, la divinité/principe femelle du tantrisme. &lt;br /&gt;
Mais que signifie "incarner le Divin Féminin"? Que veut dire aller dans sa puissance féminine sans nier l'homme, sans en avoir peur et sans être dépendant de lui non plus?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le vide créateur&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que cette peur et cette dépendance peut à la fois être comprise et transcendée en essayant d'appréhender ce qui constitue l'essence du féminin, c'est à dire sa &lt;i&gt;capacité à engendrer du nouveau à partir du vide intérieur, dans l'accueil de l'autre en soi&lt;/i&gt;. Je m'explique. Le Vide (la vacuité disent les bouddhistes) est la matrice génératrice de la matière et de la forme. Le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%ABtra_du_C%C5%93ur"&gt;Sutra du Coeur&lt;/a&gt; le dit: "La forme est vacuité, la vacuité est la forme". Ce que je lis comme "La forme n'a pas d'essence autre que la vacuité, et la vacuité engendre/est la matrice même de la forme": matière et vide énergétique ne sont que deux faces, deux apparences de la même pièce. L'espace infini est pratiquement vide: où que l'on regarde dans l'univers, c'est du vide dont il est question. Les atomes sont essentiellement constitués de vide. Le vide est partout mais on ne le voit pas. Il est la base, le fondement à partir duquel la forme (c'est à dire la matière, le mouvement, les choses) peuvent émerger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or le masculin et le féminin ont un rapport différent vis à vis du vide. Le masculin va vers le vide, il est attiré par la mort, où il voit le début de la renaissance. C'est le héros qui brave la mort pour aller vers son destin, c'est l'amant qui éjacule toute sa puissance avant de sombrer dans la "petite mort", c'est la jouissance du défrichement et de l'éradication du mal, de la "place nette" réalisée de manière rapide avec puissance (c'est la technique du karsher ou encore du nettoyage par le feu, à ne pas confondre avec celle de l'éponge et de la serpillère ☺ ), c'est enfin le méditant Zen qui devient progressivement cette vacuité par l'ascèse et la pratique méditative, c'est Shiva, la conscience absolue, infinie, sans forme ni objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le féminin, le vide ne se situe pas à la fin, mais au commencement à la source de la création. L'enfant surgit du vide matriciel, comme la forme émerge de la vacuité. Seul un Dieu mâle peut dire: "que la lumière soit, et elle fut". Une Déesse aurait dit: "le monde a surgi de moi quand c'était le moment. Il s'est enfanté de moi". Il n'y a pas de "je" solide dans le féminin pur (l'ego est yang par nature), juste la place, le creuset alchimique pour que tout puisse advenir. Or ce vide, la femme le vit à l'intérieur d'elle. Freud et Lacan ont eu raison quand ils ont parlé du rapport au manque pour la femme, mais ils ont eu tort, d'après moi, d'y voir un "manque de phallus", cette vision étant très marquée culturellement par la culture patriarcale de leur époque. Non, la femme vit la vacuité dans son être même, mais un vide, et c'est là le paradoxe, qui n'est pas un manque mais le potentiel, la source de création de la forme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSF2axbsLI/AAAAAAAAAKw/KzDVe27CQQ8/s1600/aphrodite.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSF2axbsLI/AAAAAAAAAKw/KzDVe27CQQ8/s320/aphrodite.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;Anatomiquement parlant, le sexe de la femme n'est pas à l'extérieur comme un être indépendant qui fait ce qui lui passe par la tête. Si les hommes appellent "popaul" leur pénis c'est qu'à la fois ils peuvent le voir, mais aussi qu'ils le vivent comme plus ou moins séparés d'eux. C'est d'ailleurs le paradoxe de l'homme: son sexe détient sa virilité mais il ne le contrôle pas, et il est en dehors de lui. De ce fait, l'homme passe sa vie à essayer d'incorporer son sexe à le faire devenir partie de lui-même. &lt;br /&gt;
Ce n'est pas le cas pour la femme, dont le sexe est entièrement à l'intérieur. Il ne s'agit plus d'incorporer son sexe, mais de le découvrir, de le faire surgir de cette invisibilité initiale, de l'exprimer dans sa capacité d'accueil et de réception, de le vivre dans son incarnation la plus totale, et ainsi de faire Un avec la Vie. L'anglais a un mot pour décrire ce ventre géniteur de la femme: &lt;i&gt;the womb&lt;/i&gt; (prononcez &lt;i&gt;woum&lt;/i&gt;. Cela rime avec &lt;i&gt;moon&lt;/i&gt;, joli non?), qui comprend tout l'appareil sexuel et reproducteur (vagin, uterus, ovaires). En français, une des traductions que je préfère est "&lt;i&gt;La Grotte Sacrée"&lt;/i&gt;. Tout y est dit: l'intériorité, l'obscurité, le mystérieux, mais aussi le sacré et la relation directe à la Vie. Mais comment cette grotte mystérieuse, qui est le fond de son existence, mais qu'elle ne peut pas voir, peut-elle se révéler à la femme? Comment la femme peut-elle devenir entièrement femme? C'est là toute la complexité, et en même temps la simplicité du développement de la femme: c'est compliqué si on l'appréhende par le mental, c'est évident si on le vit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, la femme peut vivre cette vacuité intérieure comme un manque, qu'elle va chercher à combler. Elle peut chercher à remplir avec de la nourriture (boulimie) ou par l'achat de vêtements et de parures pour se sentir plus belle. Mais il s'agit là d'un comportement compensatoire qui ne peut masquer le désir profond d'être comblée dans son ventre même, de sentir la source de Vie en elle-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un second temps, c'est par la pénétration d'un sexe d'homme qu'elle peut se sentir comblée, complète, totale. Dans l'acte sexuel, la femme peut aller très loin dans la disparition de soi, car il lui suffit de s'abandonner à sa nature féminine d'accueil et de lâcher-prise. Le vide devient plein, la vacuité devient totalité, et elle peut faire alors l'expérience de la transcendance, de l'Union Cosmique. En faisant simplement l'amour avec un homme dont elle n'a plus peur, elle peut découvrir en quelques instants ce qui a demandé des années à un maître spirituel et faire l'expérience de la dissolution du moi, de la mort, de l'Union Cosmique. C'est pourquoi on dit dans certaines traditions que la femme n'a pas besoin d'initiation parce qu'elle est déjà initiée. En fait ce n'est pas totalement vrai. Elle a juste besoin de se découvrir dans ce Creux qui est à la source du Plein, d'aller totalement et complètement dans son propre féminin qui l'habite. Mais dans cette démarche, elle peut croire que c'est l'homme qui lui a donné ce plaisir, qu'il est responsable de cette félicité. Et quand il se retire (parfois un peu brusquement) elle peut être amenée à penser ou à dire "reste encore un peu, comble moi encore" en croyant que l'extase qu'elle a vécu dépend totalement de l'homme qui l'a "fécondée" de son sexe. Elle en veut plus, car elle a goûté non seulement au plaisir du sexe, mais surtout à l'extase de la dissolution, à la plénitude d'être rien, à la divinité incarnée dans la félicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et elle qui était un peu distante tout à l'heure, devient toute autre: animale, à la fois panthère et chatte, au service de l'homme qui lui donne ce plaisir, et redemandant encore plus d'amour et de sexe. Elle sait intuitivement que le sexe est la porte d'entrée à quelque chose de plus profond, de plus puissant. Elle se sent au service de la Vie, dans son acte créateur, au travers de l'amour, du désir et de la rencontre amoureuse. A ce moment, elle n'a plus peur de l'homme, bien au contraire. Elle désire sa puissance virile au plus profond d'elle. Et plus elle s'ouvre, plus elle se sent à la fois fragile et puissante, plus elle rencontre le Divin Féminin, dans son incarnation la plus simple.. Elle devient Aphrodite, Shakti, Marie-Madeleine,.. Elle n'est plus femme, mais l'incarnation de la divinité, telle Isis à la fois épouse, amante, mère, réparatrice des blessures et fécondante ou Ishtar, déesse de l'amour, du sexe (dans ses temples se livrait la prostitution sacrée), de la fécondité et de la guerre. Dans cet acte d'amour charnel, qui inclut toute la personne (sexe, coeur et conscience), elle devient la synthèse de toute la féminité, à la fois déesse du sexe et vierge, sorcière et nourricière, et bien plus encore... Et c'est justement à ce moment là que beaucoup d'hommes ont peur, car ils sentent intuitivement qu'ils ne peuvent plus contrôler cette femme. Celle qu'ils voyaient comme un être fragile est devenue un démon sexuel, un être qu'ils vivent comme insatiable et ils se demandent s'ils vont pouvoir assurer. Le "Alors heureuse?" du mamcho n'est qu'une demande dissimulée pour se rassurer et entendre un "mon chéri comme tu m'as comblée". Le sexe mou après l'amour, l'homme se sent très vulnérable quand la femme se sent encore plus femme et plus rayonnante. C'est d'ailleurs toujours amusant de voir un couple après une folle nuit d'amour: l'homme a des cernes sous les yeux, il cherche un remontant, quand la femme arbore un grand sourire et donne l'impression d'être une source de lumière permanente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faire l'amour avec un homme qu'elle aime (entendez "dont elle n'a pas peur et qui la reconnait comme femme"), rend la femme à la fois plus en contact avec son féminin, avec l'essence et le mystère de la Vie, mais plus fragile aussi dans son être. Après un rapport amoureux, la femme ressent encore le sexe de l'homme en elle pendant des jours. Toute la vie disent certaines. C'est pourquoi elle tend à choisir son compagnon avec soin, ne cherchant pas à être pénétrée par n'importe qui (en revanche, pour les massages ce n'est pas un problème ☺), chaque homme risquant de venir ajouter une histoire, une mémoire en elle. Au fil du temps elle peut se sentir comme contaminée, comme si plusieurs couches se superposaient en elle, devenant de plus en plus un fardeau dans sa vie. Il lui faut alors vivre des rituels de réparation et des soins énergétiques destinés à enlever toutes ces couches qui lui empêchent d'être totalement elle-même, pour redevenir vierge ("like a virgin" chantait Madonna), lavée de toute souillure, de toute mémoire, Déesse éternelle de l'amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Au delà de la peur et de la dépendance&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle a traversé tout cela, si elle a intégré cette capacité auto-réparatrice en elle, c'est à dire quand elle a réellement fait l'expérience que le Divin Féminin est en elle et qu'il ne dépend pas de l'homme, quand elle a réalisé que sa Grotte Sacrée est réellement son centre, et qu'elle le sent en permanence, alors elle sent une nouvelle force en elle. Elle a trouvé sa source, son centre, sa puissance à l'état pur. Elle a intégré la puissance du masculin en elle, mais une puissance qui a été transmutée par le féminin. De l'extérieur, la femme devient magnétique. Elle attire car elle n'est plus dans le besoin. Elle est à la fois vierge et salope, pure et démoniaque. Ces deux pôles féminins se sont unis en elle. Elle n'est plus la femme d'un homme, mais l'épouse de la Vie. Un peu sorcière, un peu fée, très féminine, insaisissable par l'esprit rationnel, elle semble tisser des fils de magie dans l'espace. Si elle n'est pas en couple, elle fait l'amour rarement, mais à chaque fois, il s'agit d'une expérience mystique, un dépassement total de l'être, une célébration de la Vie et de l'Amour, sans attachement. Elle a tout donné d'elle, mais elle sait qu'elle existe au-delà de tout cela et elle n'a plus peur. La félicité est dans l'instant présent, dans le courant qui la pousse et auquel elle s'abandonne avec joie et volupté. Elle n'aime plus quelqu'un de particulier, car son amour est devenu plus général et plus fort aussi. Elle aime la Vie telle qu'elle s'incarne dans chacun, avec ses forces et ses faiblesse, voyant la force dans ce que les autres appellent faiblesse et vice-versa. Elle peut initier, enseigner, car elle en contact avec la création. Les hommes "ordinaires", ceux qui n'ont pas réalisés les noces alchimiques en leur sein, ne peuvent les comprendre. Ils tombent sous leur charme, complètement envoutés, ou bien ils ont peur d'elles, leur en veulent, les rejetant. Beaucoup de ces femmes ont été brûlées comme sorcière dans le passé, car elles ne peuvent être soumises à l'ordre patriarcal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSFfZ8eDfI/AAAAAAAAAKo/WMlTplPZCeU/s1600/ishtar.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSFfZ8eDfI/AAAAAAAAAKo/WMlTplPZCeU/s320/ishtar.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;Pour résumer, et parce que ce billet est déjà long, la femme passe par trois étapes successives: la petite fille qui a peur et qui veut être aimée et protégée ou qui compense en contrôlant le monde extérieur, la femme adulte qui s'abandonne à sa féminité dans le cadre d'un couple (et éventuellement d'une famille), et la femme Shakti (à la fois déesse et sorcière, intégratrice des opposés) qui vit dans l'Amour de la Vie et le non-attachement. Bien sûr, ces trois étapes s'interpénètrent, et il y a parfois des retour en arrière, mais globalement il s'agit d'un processus de transformation, et il n'est pas possible de brûler les étapes. On ne peut pas passer de la petite-fille à la Shakti d'un coup de baguette magique, et la phase intermédiaire de la femme mature, liée sexuellement à un homme dans le cadre d'un couple (même si cela ne dure pas toute la vie), semble relativement fondamental. &lt;br /&gt;
Bon, comme toujours, ce n'est pas la Vérité qui est écrite ici, juste une vision qui peut être, je l'espère, vous sera utile. Et profitez en pour la commenter, la critiquer, l'amender, la questionner, afin que nous puissions avancer dans la compréhension de ce que nous sommes sur cette planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Crédit illustration:&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
La naissance de Vénus: Alexandre Canbanel &lt;br /&gt;
Aphrodite: &lt;a href="http://www.atheneraefiel.com/detail.html"&gt;www.atheneraefiel.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Ishtar: &lt;a href="http://www.selinafenech.com%20/"&gt;www.selinafenech.com &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-1609057402509765177?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/07/la-tragedie-de-la-femme-peur-et.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDSEVuSIIII/AAAAAAAAAKg/jHlQFopPq2c/s72-c/772262994_f8b4220001.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>8</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-5331661589006524506</guid><pubDate>Mon, 05 Jul 2010 12:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-06T10:42:04.901+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">relations homme-femme</category><title>L'amour romantique</title><description>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDLpXQAtoQI/AAAAAAAAAKY/3W-QIJILw5I/s1600/belle+et+le+clochard.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDLpXQAtoQI/AAAAAAAAAKY/3W-QIJILw5I/s320/belle+et+le+clochard.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Ah, l'amour...  Qu'est ce qu'on ne ferait pas par amour?  Comme l'exprime très bien la chanson d'E. Piaf, l'hymne à l'amour:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Tant que l'amour inondera  mes matins - Tant que mon corps frémira  sous tes mains - Peu m'importent  les problèmes  - Mon amour, puisque  tu m'aimes.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;L'amour romantique est le lieu même où l'on peut se sentir exister. Dans l'idée même de la vie comme romance, l'amour ne peut jamais être totalement vécu dans son entièreté, mais il doit continuellement passer d'une situation de félicité incroyable à un déchirement et à des problèmes sans nom, ce qui contribue à l'expression de l'ensemble des émotions et du drame humain. Pratiquement l'intégralité des romans d'amour, comme des séries "à l'eau de rose" sont fondées sur cette idée. Les femmes plus particulièrement, du fait de leur attachement aux émotions ("si je vis des émotions, alors j'existe") ont un goût prononcé pour tout ce qui a trait à l'amour romantique. La situation la plus classique de l'amour romantique c'est celle du "je t'aime mais tu ne m'aimes pas". Alors, bien évidemment je souffre, ce qui me permet de me positionner comme victime ("pourquoi ne m'aime t-on jamais", "pourquoi ceux que j'aime ne m'aiment pas", "pourquoi la vie est elle si dure avec moi", etc.). Mais en fait, sous la souffrance réside une jouissance qui peut être résumée par la phrase: "je souffre donc j'existe", structure dont se nourrit l'ego. Eckhart Tolle en parle très bien sous le terme de "corps de souffrance" (cf. &lt;a href="http://www.amazon.fr/Nouvelle-Terre-Lav%C3%A8nement-conscience-humaine/dp/2896260072"&gt;Nouvelle Terre : L'avènement de la conscience humaine&lt;/a&gt;), cette partie de l'ego qui jouit de manière masochiste de sa propre souffrance en étant au centre du drame qu'il s'est construit. On cherche à se faire aimer de celui qui ne nous aime pas (et qui est l'élu de notre coeur justement parce qu'il ne nous aime pas), ce qui conduit à augmenter notre souffrance et notre degré de victimisation et donc à augmenter la relation narcissique que l'on entretient avec soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, l'amoureux transi tire sa propre jouissance de cet état de souffrance. Il suffit d'ailleurs souvent que la relation change, à la suite d'une circonstance quelconque, pour voir que tout cet échafaudage d'amour, de coeur meurtri et de déchirement ne repose finalement que sur une aspiration perpétuelle de l'ego à exister. Par exemple, il suffit que Marie, qui était aimée par Paul mais sans l'aimer, commence à trouver désirable Paul pour que Paul ne soit plus intéressé par Marie. Paul tire son plaisir du non-amour de Marie, qui lui procure une existence en lui permettant de jouer son pattern de victime de l'amour. L'amour romantique est donc très addictif, car il nourrit l'ego en lui permettant d'exister en créant des drames dont il sera le premier à être enchanté d'en devenir la victime tout en augmentant la souffrance. La passion amoureuse relève du même ordre d'attachement émotionnel qui nourrit l'ego. La passion amoureuse peut se résumer à "je t'aime totalement, je me donne à toi, je suis près à mourir pour toi". Ici encore, on n'est pas attaché à l'autre, mais à la sensation délicieuse qui est provoquée par de telles émotions. Si en plus ce type d'amour est valorisé par la culture (ce qu'on appelle justement la culture "romantique"), on tend à croire que la vie ne mérite pas d'être vécue si l'on ne ressent pas ce type d'émotion. Mais que se passerait-il si, tout d'un coup, notre attachement à l'amour romantique tombait, si l'on arrêtait de voir dans ces passions une valeur? On verrai alors que le "je me donne à toi" constitue en fait une demande "soit totalement pour moi", et que l'autre, ici encore, ne compte que comme un moyen de satisfaire notre narcissisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon ce billet ne va pas faire très plaisir à certains, parce que l'addiction à l'amour romantique est tellement fort (j'en sais quelque chose, j'ai été drogué pendant des années, et j'aime toujours regarder des films de passion amoureuse) et tellement présent dans notre société, qu'il est très difficile de décontaminer un drogué et de dire à un amoureux que finalement ce qu'il adore par dessus tout, dans tout ce drame dont il est l'acteur principal, c'est en fait son nombril. Regardez le merveilleux film d'O. Dayan,&lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59578.html"&gt; La  Môme,&lt;/a&gt; sur la vie d'E. Piaf (ce film me fait pleurer à chaque fois)  pour bien se rendre compte qu'une vie passée uniquement sur le signe de  l'amour n'est pas exempte de cette vision. Et puis, essayez d'aider les personnes vraiment accrochées à leur souffrance amoureuse et vous comprendrez comment c'est seulement cette identification et cet attachement à l'amour qui contribue à créer la souffrance par son simple désir d'exister. Mais que l'ego se reconnaisse lui-même comme l'auteur de sa propre souffrance, c'est souvent un peu trop fort à avaler pour les victimes. C'est pourtant une étape essentielle vers la sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-5331661589006524506?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/07/l-romantique.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TDLpXQAtoQI/AAAAAAAAAKY/3W-QIJILw5I/s72-c/belle+et+le+clochard.gif" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-5257611869777428349</guid><pubDate>Sat, 12 Jun 2010 08:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-07T16:16:01.969+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">relations homme-femme</category><title>La projection du féminin intérieur</title><description>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TBNAnq_GL2I/AAAAAAAAAKQ/XG97zv-gnmc/s1600/anima.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TBNAnq_GL2I/AAAAAAAAAKQ/XG97zv-gnmc/s320/anima.png" /&gt;&lt;/a&gt;Dans de nombreuses traditions occidentales et orientales, chaque être humain est conçu comme un subtile mélange de masculin et de féminin, de yang et de yin pour reprendre la terminologie chinoise des énergies. L'homme possède ainsi en lui une part féminine qui cherche à s'incarner en lui. C. G. Jung a appelé «&amp;nbsp;anima&amp;nbsp;» cette part féminine de l’homme, souvent inconsciente, qui correspond à l’image intérieure que l’homme porte en lui de tout le féminin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle apparaît souvent dans les songes sous la forme «&amp;nbsp;d’une femme inconnue que j’aime et qui m’aime et qui n’est jamais ni tout à fait la même ni tout à fait une autre&amp;nbsp;», mais c’est aussi une énergie, un élan qui nous pousse, nous les hommes, vers l’autre, vers l’inconnu, qui ouvre notre cœur et nous donne notre créativité. Le féminin correspond à la part relationnelle de l'être, au cœur qui sait accueillir l'autre et accepte d'être transformé par la relation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette part féminine est présente chez chaque homme, que celui-ci en soit conscient ou non. Lorsqu’il en est inconscient, cette part féminine se projette sur des femmes qui correspondent aux stéréotypes féminins de la putain, de la mère et de la vierge. Ces projections constituent en fait des images indifférenciées de l’inconscient collectif masculin. Dans ce cas les femmes sont «&amp;nbsp;objétisées&amp;nbsp;» car elles sont vues au travers du filtre d’un féminin intérieur peu évolué, comme celle qui est véhiculée dans les "magazines masculins" ou dans la pornographie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le féminin de l’homme c’est aussi la porte vers sa créativité et sa plus grande expression artistique et poétique&amp;nbsp;: c’est la muse du poète, l’inspiratrice de ses talents artistiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve des images de ce féminin intérieur dans les contes et notamment les romans de chevalerie, sous la forme de la belle à sauver et du périple que fait le chevalier pour satisfaire les demandes de la princesse qu’il aime. On la trouve aussi dans les romans Arthuriens, sous la forme de la quête du Graal, qui représente, sous la forme d’une coupe ayant reçu le sang du Christ, le féminin divin, la coupe contenant du sang étant un symbole éminemment féminin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le féminin intérieur de l’homme est souvent projeté: l’attirance forte qui nous pousse l’un vers l’autre, le «&amp;nbsp;coup de foudre&amp;nbsp;» correspond généralement à une projection de ce féminin intérieur, de cette anima, sur l’être désiré. L’amour est d’autant plus passionnel et fou que le rapport de l’homme avec son anima est inconscient, car ce n’est pas de cette femme qu’il est amoureux, mais de sa propre partie féminine inconsciente projetée sur cette femme. Cela permet et facilite la rencontre, mais pour autant ce n’est pas une relation durable, car cette fascination va disparaître lorsque la femme réelle apparaîtra derrière l’image projetée. Éventuellement, cette image projetée deviendra «&amp;nbsp;repoussante&amp;nbsp;», et la femme sera vécue alors sous la forme d’une sorcière. Dans tous les cas, les grands archétypes féminins, tels qu’ils sont vécus par les hommes, correspondent à des projections&amp;nbsp;désirables ou repoussantes&amp;nbsp;: &amp;nbsp;(ange ou démon, vierge ou putain, mère ou sorcière, etc…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l'homme ne s'aime pas totalement, lorsqu'il ne trouve pas au fond de lui sa puissance masculine nourrie du cœur féminin, il tend à vouloir trouver quelque chose chez la femme dont il a l'impression de manquer. Mais ce qui le pousse alors, ce n'est pas l'amour, mais le &lt;i&gt;besoin&lt;/i&gt;. Il sait que cet amour ou cette passion dévorante n'est qu'une fascination, la projection même de sa part d'ombre sur cette femme qu'il désire, la femme mystérieuse et fatale qui suscite en lui une passion folle qu’il prend souvent pour de l’amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet amour qu'il ressent ne vient pas du cœur, il n'est là que pour combler un manque, un vide intérieur qu'aucune femme ne pourra jamais combler. Alors il peut se lancer dans une course éperdue pour trouver chez la femme cet amour là, cette Source ininterrompue d'amour qu'il a bloqué pour lui-même. Il peut même vouloir aider les autres, mais il est encore comme en manque. Il peut alors devenir &lt;i&gt;addicté&lt;/i&gt; par une femme-fatale, par le sexe ou par la pornographie, au risque de se perdre lui-même. Il tente de donner du corps à sa vie pour ne pas voir qu'il cherche, au travers de la femme à se trouver lui-même, à rencontrer la part divine en lui, à s'unir à son âme (n'oublions pas que 'anima' est le mot latin qui signifie 'âme'). C'est comme si ses ombres le poussaient à reproduire des schémas sexuels et relationnels infantiles pour qu'il puisse les contempler, les voir, et en sortir une bonne fois pour toutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’anima est investi initialement de l’image de la mère, la première femme rencontrée par l’homme. De ce fait, l’image de la mère est encore très présente dans les relations que l’homme entretient avec sa (ou ses) compagne(s). Il ne voit pas que la belle princesse ou la déesse dans sa compagne, mais aussi la sorcière ou la mégère, surtout les jours où leurs relations se détériorent.. mais cette projection est aussi fausse que lors du coup de foudre initial, elle n'est qu'une image projetée sur l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’homme commence à accepter cette part féminine en lui, il devient plus créatif, plus poète, plus en relation avec les autres et avec sa propre intériorité. Il tend vers une harmonie intérieure, représentée en alchimie sous la forme de l’union du Roi et de la Reine et il peut entrer en Union Sacrée avec une femme, s'investir totalement dans la relation, en se dégageant de l'image de la mère. Il peut alors aimer profondément cette femme, être tour à tour le père, l'adulte, le protecteur, le poète, l'amant, l'adolescent, mais sans être figé dans une image particulière, en étant en relation avec sa compagne, passionnellement, mais sans être dans le besoin infantile de la sécurité maternelle. La voie du tantra, consiste justement à aller au-delà des projections, tout en reconnaissant leur puissance archétypale, pour aller à la rencontre de Soi, du divin en nous et autour de nous, au travers de l'Union Sacrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-5257611869777428349?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/06/la-projection-de-lanima.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TBNAnq_GL2I/AAAAAAAAAKQ/XG97zv-gnmc/s72-c/anima.png" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-7986788420381469458</guid><pubDate>Tue, 08 Jun 2010 18:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-08T20:33:03.645+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Expérience divine</title><description>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TA6EcZsqH7I/AAAAAAAAAKI/7GMae9C362Q/s1600/tahiti+358.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TA6EcZsqH7I/AAAAAAAAAKI/7GMae9C362Q/s320/tahiti+358.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eve Fouquet&lt;/span&gt;,  artise peintre, site: &lt;a href="http://www.etincelledevie.fr/"&gt;www.etincelledevie.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;J’arrivais au bord du monde, bien après les dernières terres, aux confins d’un néant lumineux, fine lame horizontale, promesse irisée d’un espace à venir, à créer, s’agissait il d’un futur ? D’une rencontre de l’espace et du temps dans leur cristallisation dorée?&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Des ombres promenaient leurs formes étranges et ciselées sur le sable noir comme un miroir de nuit. Des éclats diamantaires de lunes pleines, liquides, sur le bout des vagues nocturnes, accrochaient la grève comme pour enlacer le sable avant qu’il ne les absorbe.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
A l’est, se leva le Dieu ancestral, immense boule de feu, mon corps, dans l’eau lumière, se répandit comme un désir assouvi,&amp;nbsp; déesse des eaux, mémoire retrouvée, quintessence&amp;nbsp; de noces alchimiques. Au fil des eaux tièdes, parée de dentelle&amp;nbsp; d’écume, je me laissais dériver. Abandonnée, je devins&amp;nbsp; courrant,&amp;nbsp; houle, puis flux et&amp;nbsp; reflux, vague, à la fin, je m’allongeais en mousse pétillante sur le sable noir, qui m’absorbait dans son infinitude.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
Je&amp;nbsp; revenais plus haut, transmutée en fines gouttelettes, brume argentée emportant avec elle les prières des humains. Unie aux nuages, mue par le souffle divin, j’étais mais n’étais plus, touchant irrésistiblement du corps et de l’âme un sentiment d’unité.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
J’atteignis ces terres oubliées de l’âme, ces terres vierges ou en jachère depuis tant et tant…Comment cette nature généreuse et puissante me ramenait elle à ma nature profonde? À l’être. Peut être était ce que plus rien n’arrêtait le regard, seules les lumières éclairaient les sentiments, seules les textures des eaux appelaient à des futurs en germe, aux portes de l’imaginaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Eve&lt;br /&gt;
Janvier 2010&lt;br /&gt;
Tahiti &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-7986788420381469458?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/06/experience-divine.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/TA6EcZsqH7I/AAAAAAAAAKI/7GMae9C362Q/s72-c/tahiti+358.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-5867425431725804573</guid><pubDate>Sun, 09 May 2010 08:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-24T15:20:56.244+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Etapes vers l'éveil</title><description>Le développement spirituel est comme une sorte de jeu video dans lequel on passe de niveau en niveau. Et à chaque niveau, il s'agit d'une nouvelle histoire, d'un nouveau mode relationnel, d'une nouvelle conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. &lt;/span&gt;Initialement, au premier niveau, on vit tranquillement dans un état d'inconscience incroyable.. Tellement incroyable que dans les moments d'éveil et de lucidité, on ne peut pas y croire. Comment as t-on pu passer toute sa vie dans cet état, à appliquer des programmes internes, fruits de conditionnements biologiques et sociaux?  Dans ce premier niveau, non seulement on ne sait pas, mais on ne sait pas qu'on ne sait pas. C'est l'état d'orgueil ("moi je sais et je vais vous le dire") ou de victime ("pourquoi tout cela m'arrive à moi"). A ce niveau on ne pense qu'à soi, mais on est tellement imbus et prisonnier de soi qu'on ne réalise même pas qu'on ne pense qu'à soi et que les autres n'existent pas. Ils ne sont que les ressources de nos actions ou les projections de nos désirs. On voudrait être comme la Star de la télé, séduire cette belle femme ou être aimé de ce bel homme, sans voir en quoi nos désirs sont poussés par des pulsions inconscientes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se croit libre, et on devient vite piégé dans des addictions incroyablement puissantes (cigarette, drogue, alcool, sexe, télé, jeux videos, livres, etc..) dont on ne voit la puissance que lorsqu'on est sevré de notre drogue. On est alors comme Bilbo dans le film "Le Seigneur des Anneaux" qui repense toujours à son "précieux".. Ce que l'on croyait être notre liberté ("je fais cela parce que j'en ai envie") était en fait un programme fonctionnant en boucle, une tentation du démon. On croit que l'on est quelqu'un, mais on se rend compte qu'il y a des sortes de "bugs" dans notre fonctionnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etonnamment, heureusement, qu'il y a la souffrance. C'est bête à dire, mais sans la souffrance nous ne bougerions pas, et l'on resterait ainsi à reboucler nos programmes comportementaux.. Envie, souffrance, envie, souffrance, etc..  sans être jamais satisfait ni réellement heureux. C'est le Samsara bouddhiste dans lequel nous cherchons juste à combler nos manques (désir d'être aimé, reconnu, valorisé, .. peur d'être abandonné, abusé, trahi, rejeté, nié, de ne pas être à la hauteur, etc.. ) sans se rendre compte que nos actions conduisent généralement à augmenter les problèmes et à nous placer dans des situations où soit nous souffrons encore plus, soit nous vivotons pour ne pas souffrir. Mais la prise de conscience de cet état, grâce à la souffrance, nous fait avancer. On se tourne vers la psychothérapie, le développement personnel ou le chemin spirituel pour mieux comprendre nos mécanismes et sortir de notre souffrance. Initialement, on cherche à moins souffrir, à être moins seul, à être quelqu'un, à exister, à panser des blessures ou à avoir un peu de succès dans le monde. On était "mal" et voudrait "aller mieux"... et cela nous fait passer au niveau suivant. C'est pour cela que Yeshua parlait aux gens simples et souffrant: ce sont eux qui peuvent entendre le message du divin, car ils ont l'impression que, de toutes façons, ils n'ont plus rien à perdre, alors que ceux qui ont tout sont sourds à sont appel. C'est en cela que "les premiers seront les derniers". C'est par les défauts de notre cuirasse, et par les fracas de la vie que l'on peut recevoir la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2. &lt;/span&gt;Au deuxième niveau, on se rend compte qu'il y a quelque chose d'autre.. On commence le chemin, nos yeux se décillent un peu. "Un voile épais me cachait les yeux, et j'ai vu une vague lueur là bas, loin, très loin.. et j'ai frappé à la porte", disent certains rituels ésotériques. Alors on commence le chemin, avec des moments d'extase et de révélation, et des moments de tristesse, de déchirement.. On se libère peu à peu des voiles, peu à peu de nos armures et de nos valises si lourdes à porter.. Mais cela ne se fait généralement pas facilement, car nous sommes attachés à nos biens, attachés à nos relations, attachés à nos identités..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous cherchons la sécurité, bien que nous sachions que la mort nous attend. Parfois, dans des éclairs de lucidité, nous voyons l'enfer sur Terre, le rouleau compresseur de la Vie. Parfois même, en nous tournant vers Dieu, nous pouvons même en venir à le maudire, lui qui nous a fait venir sur Terre ainsi. "Comment peux tu te prétendre bon, alors qu'il n'y a que souffrance autour de nous?", "comment peux tu dire que tu est amour, alors que je ne vois que l'ego et la haine".. Alors il répond tout doucement: "tu n'as pas assez bien regardé. Tu vois mieux qu'avant, certains voiles ont été enlevés, et tu peux sentir la souffrance de chacun, mais tu n'as pas encore été assez loin.. Regarde mieux en ouvrant encore plus ton coeur"..  Et on commence à regarder avec ce regard nouveau, dont les lunettes s'appelle Amour. Amour inconditionnel, sans aucune raison, ni objet, mais amour pour tout ce qui est.. Et l'on voit alors la lumière dans chaque coeur, et en quoi nous faisons tout pour ne pas la voir  à l'intérieur de nous, comment nous refusons sa présence bienfaisante, comment nous résistons à son appel.. Et là on découvre que les sécurités n'en sont pas; que la richesse, si elle permet d'avoir un peu de confort, ne nourrit pas intérieurement l'âme, et qu'on peut se trouver aussi désemparé riche que pauvre. Disons, que la tristesse, la solitude et le manque d'amour sont un peu plus facile à vivre riche que pauvre, mais dans les deux cas, il ne s'agit pas de bonheur..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors on écoute encore plus cette voix qui vient de l'intérieur de l'être, cette voix qui vient du coeur et qui dit: "abandonne toi à moi". Cette voix est douce et pleine d'amour, mais elle fait néanmoins peur, car elle n'offre aucune garantie.. Elle dit juste "fais confiance, tu verras...".. Et là le moi est pris de panique.. Si vous êtes introverti, cette voix est effrayante car elle demande d'aller au grand jour, de rencontrer la lumière, de déchirer cette séparation d'avec la Vie qui s'est construite peu à peu. Si vous êtes introverti, elle vous demande d'arrêter de courir après les choses du monde pour aller à la rencontre de vous même, d'aller dans l'intimité de votre coeur. En gros, elle nous demande d'intégrer cet aspect de nous mêmes que nous avons évité toute notre vie. "Va là où tu n'as jamais été, va là où tu ne veux surtout pas aller." Non pas par défi ni provocation, mais juste pour être réellement plein et vivre la liberté de l'être, qui ne peut arriver que si l'on est totalement soi..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3&lt;/span&gt;. Une fois qu'on a fait ce travail, un jour, après une épreuve difficile qui nous a fait ouvrir les yeux, et permis de supprimer un ensemble de peurs, on passe au troisième niveau et on se retrouve au contact de son âme. C'est elle qui prend les rênes, qui décide. Le "petit moi" n'est plus le tyran qu'il était, et quand il réapparaît cela faire rire, car il est si petit et ses désirs sont si mesquins comparé à l'étendue du monde! Alors, sans même y penser, nos actes se tournent vers l'humanité et nous nous engageons au service de la Vie. Non pas tant pour "faire le bien" que pour se réjouir de chaque instant, pour être totalement et avec enthousiaste dans ce que l'on fait. La meilleure boussole de l'âme, c'est l'enthousiasme, car il indique notre alignement avec le désir puissant de notre âme, ce que l'on appelle parfois "notre mission".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui enthousiasme l'âme, c'est toujours en relation avec la créativité, la rencontre, le soin, le fait de s'occuper des autres, des animaux, des plantes, du monde. C'est aussi en lien avec la compréhension, la recherche de la Vérité et de la Connaissance, le désir d'explorer des espaces nouveaux. Il peut s'agit de dépassement de soi, (quand ce dépassement de soi sert l'être humain), ou de monter des projets réalisés avec conscience, pour le bien du monde. C'est ça l'âme. Elle n'y peut rien. Elle ne s'enthousiasme que pour cela, car elle est en contact avec toutes les autres âmes. Il n'y a que le moi pour ne pas voir que nous ne sommes pas séparés. Elle est naturellement bodhisattva, aidante, aimante, préoccupée de la totalité des êtres, l'intégralité de l'Etre. Alors, à ce niveau, on donne, on crée, on fait. Non pas pour obtenir, mais par empathie, pour le plaisir de donner, sans chercher à recevoir. Si l'on donne une pièce à un mendiant, c'est un peu pour lui, mais aussi pour soi. Non pas pour recevoir des remerciements, mais simplement parce que donner ouvre le coeur et nous rapproche de Dieu. C'est ce qu'on appelle "l'Egoïsme Divin" (divine selfishness) qui fait que, si on ne le cherche pas spécifiquement (sinon, cela ne marche pas, Dieu déteste les marchandages..), plus on donne, plus on reçoit. Nous passons parfois en amour inconditionnel et recevons l'extase naturelle qui en découle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a encore d'autres niveaux, mais cela sera pour une autre fois..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aaron&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-5867425431725804573?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/05/etapes-vers-l.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-329150647592743685</guid><pubDate>Tue, 04 May 2010 09:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-07T20:09:36.789+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Conscience, Coeur et Puissance..</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S-RU4bb8RfI/AAAAAAAAAJY/ZyPkp2YPnls/s1600/symbol-3paths.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 126px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S-RU4bb8RfI/AAAAAAAAAJY/ZyPkp2YPnls/s200/symbol-3paths.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468589175948985842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il existe tout un ensemble de voies spirituelles, mais il me semble qu'il en existe trois essentielles qui correspondent aux centres énergétiques fondamentaux de l'être: la voie de la conscience (3ème oeil), la voie de l'amour et du sacrifice (le coeur), la voie de la transmutation et de la puissance (le hara/Grotte Sacrée, sexe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;voie de la conscience&lt;/span&gt; a été particulièrement développée dans le bouddhisme: la cessation de la souffrance du moi, par l'arrêt des désirs, mais aussi l'arrêt des pensées dans le calme absolu de la Nature essentielle de l'Esprit. Les techniques de méditation de type &lt;em&gt;Vipassana&lt;/em&gt;  ou de &lt;em&gt;claire conscience&lt;/em&gt; consistent à être le témoin non interventionniste de tout ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de nous. Dans ce calme, l'individu se dissout pour devenir une simple présence "je suis", totalement désidentifié de sa propre personnalité, et atteindre l'état de Śūnyatā, dans lequel il n'y a plus de différence sujet / objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;voie de l'amour et du sacrifice&lt;/span&gt; a été incarnée par Yeshua, le christ. Il s'agit d'abord et avant de reconnaître le lien que nous avons avec toute chose et l'amour inconditionnel qui en résulte. Il n'y a pas de séparation, il n'y a pas d'être séparé. Dans ce cas, l'amour pour chacun, et pour chaque chose, m'inonde, puisqu'il n'y a plus de peurs à avoir vis à vis de l'autre. Mais pour vivre pleinement cet amour, pour ne pas en rester à un amour d'ego à égo, où à la fois j'aime mais je veux obtenir quelque chose en retour, il s'agit de sacrifier cet ego à l'autel du divin. C'est pourquoi la voie christique est celle du sacrifice: le sacrifice de l'ego, des désirs, des attachements, de la personne. Ici aussi, dans cette voie, on atteint la pure présence du "je suis", le "Eyeh Esher Eyeh" de Dieu qui nous emplit de sa Grâce, et nous vivre l'amour absolu et inconditionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe enfin une troisième voie, la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;voie de la transmutation&lt;/span&gt;, qui a été moins connue et qui n'a pas donné lieu à des religions exotériques (c'est à dire des religions pour tout le monde, comme le sont le Christianisme, l'Islam, le Judaïsme, l'Hindouisme et le Bouddhisme). Elle prend sa source dans la transmutation de la matière, à partir de la fusion des énergies féminines et masculines. En occident, cette voie a été développée par l'alchimie, la magie et les pratiques occultes (Hermès Trismégiste, culture d'Isis), et en orient, ce sont les traditions tantrique et taoïste qui en ont été les porteuses. Elle prend sa source dans la puissance sexuelle et sa transmutation par le Coeur et la Conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacune de ces voies, conduit à la suppression et à la transmutation de la souffrance: la voie bouddhique supprime le désir et développe la conscience (awareness) et la Sagesse, la voie christique transcende la souffrance dans le sacrifice de sa personne et dans l'amour inconditionnel, la voie alchimique transmute la matière dans l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, chacune de ces voies emprunte aux autres: dans le Mahayana, l'amour et le sacrifice du Bodhisattva est une incarnation de la voie du coeur. La voie alchimique mets aussi l'accent sur la conscience, la sagesse et l'amour, et il semblerait que certains aspects ésotériques de la voie christique ait pu rencontrer l'alchimie de la transmutation des âmes par la rencontre sexuelle avec le &lt;em&gt;bien aimé&lt;/em&gt; (qu'il s'agisse du divin ou de l'être cher avec lequel s'effectue le Mariage Sacré). Ces dernières années on a pu voir ainsi un rapprochement essentiel entre la voie christique et le tantra par l'importance nouvelle que prend Marie-Madeleine dans les nouveaux courants spirituels, considérée comme la compagne de Yeshua, celle qui lui enseigne la sexualité sacrée (voir à ce sujet "&lt;a href="http://www.amazon.fr/manuscrit-Marie-Madeleine-alchimies-dHorus-sexuelle/dp/2896260412"&gt;Le manuscrit de Marie-Madeleine&lt;/a&gt;", et les livres, plus réservés néanmoins, de J.-Y. Leloup (On pourra lire avec bonheur son roman qui n'en est pas tout à fait un: "&lt;a href="http://www.amazon.fr/Une-femme-innombrable-roman-Marie-Madeleine/dp/2226191216/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1272970318&amp;amp;sr=1-1"&gt;Une femme innombrable&lt;/a&gt;"))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces trois voies en nécessitent finalement une quatrième, qui n'a été révélée que récemment, et que j'appellerai la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Voie Luciférienne&lt;/span&gt;.. Je reviendrai un jour sur Lucifer, le porteur de Lumière, prince de la dualité, qui a souvent pris le visage de Satan (l'accusateur) et du Diable (celui qui divise). Cette voie, qui s'intègre naturellement aux autres, porte sur le travail de l'Ombre, sur tout ce que nous ne voulons pas voir en nous, sur tout ce qui devient la source de nos angoisses et de nos répulsions. Elle a été découverte en Occident, par le travail psychothérapeutique, notamment par Freud, mais surtout par Jung qui en a donné une vision claire en reliant cette ombre individuelle à l'ombre collective inconsciente de nos sociétés, et plus généralement de toute l'espère humaine. Il ne s'agit pas de suivre Lucifer, mais de reconnaître, de pardonner, et d'intégrer, en la transmutant en Lumière, cette part d'ombre qui est en nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu'il existe en ce moment une synthèse qui commence à prendre forme entre ces différentes voies, afin de former l'union de l'Incarnation, du Coeur et de l'Esprit et d'une manière générale, l'union "intégrale": alliance du masculin et du féminin (en soi et en couple), union de l'action et de la sagesse, de la relation verticale (vers le divin) et action horizontale (action dans le monde).&lt;br /&gt;Cette synthèse, en reliant au plus profond des traditions a priori séparées mais pourtant soeurs, permet d'accélérer le développement individuel et collectif de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'approche intégrale, celle dont il est fait mention dans le blog &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;www.visionsintegrales.com&lt;/a&gt;, s'effectue d'abord à l'intérieur de soi, au plus profond de son être, en reliant tout ce qui est vécu comme séparé et distinct, en réunissant ce qui a été disjoint, voire dissocié. Relier le sexe (et le ventre) au coeur et au troisième oeil, relier la base vitale de notre survie immédiate et l'aspiration au divin, aller au delà de l'ego pour atteindre la reliance du coeur, et intégrer cette ombre à nous mêmes, afin de diminuer le mécanisme de projection, source des peurs et des exclusions de toute nature... Ensuite, à partir de ce lieu où la Puissance, l'Amour et la Sagesse ne font plus qu'un, il est possible d'amener le travail à l'extérieur de ce temple et ainsi de transformer le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci est le travail d'un certain nombre d'auteurs.. En premier lieu Padma Aon Prakasha (voir son site: &lt;a href="http://www.christblueprint.com/"&gt;www.christblueprint.com&lt;/a&gt;) ou celui de Robert Budd (&lt;a href="http://www.genekeys.net/"&gt;www.genekeys.net&lt;/a&gt;), et bien entendu le travail de Ken Wilber (&lt;a href="http://integrallife.com/"&gt;integrallife.com&lt;/a&gt;). Malheureusement, je ne connais pas d'auteur en français qui, explicitement, explique cette intégration des trois voies (plus l'ombre). Du travail en perspective ☺&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, j'espère que vous aimerez le symbole que j'ai dessiné (en fait que j'ai reçu) qui exprime cette synthèse (il manque un petit quelque chose, qui porte sur la part d'ombre, mais je n'ai pas encore pris le temps de le dessiner).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aaron / Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-329150647592743685?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/05/les-trois-voies-plus-une.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S-RU4bb8RfI/AAAAAAAAAJY/ZyPkp2YPnls/s72-c/symbol-3paths.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-2334137081977164691</guid><pubDate>Wed, 03 Mar 2010 14:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-03T15:09:26.965+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>Ateliers de Yoga et de Méditations Tantriques</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S45tTyK3ciI/AAAAAAAAAI4/pKs1bLAW1h0/s1600-h/meditation-compo-1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 155px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S45tTyK3ciI/AAAAAAAAAI4/pKs1bLAW1h0/s200/meditation-compo-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5444409186189799970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14 mars&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;28 mars&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11 avril&lt;/span&gt;, nous allons, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Stephanie&lt;/span&gt; (enseignante de Yoga certifiée) et moi, animer une journée dédiée à l'énergie tantrique et à la connexion (à soi, à l'autre et au divin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque journée sera différente et consacrée à un thème particulier..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus d'informations:  &lt;a href="http://jferber.free.fr/animations"&gt;jferber.free.fr/animations&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Yoga (le matin, animé par Stephanie)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'objet du Yoga est de développer le corps énergétique pour nous aider à nous connecter à la partie la plus profonde de nous-mêmes.&lt;br /&gt;Cet atelier nous aidera à libérer le corps, trouver sa vraie nature, en se connectant avec compassion aux autres, ainsi qu'à trouver sa puissance pour l'incarner en acte dans sa vie quotidienne.&lt;br /&gt;Il sera pratiqué un style de Hatha-Yoga hybride, mêlant des mouvements thérapeutiques et des méditations. Chaque cours sera créé à partir des demandes des participants. Respiration et mouvement en conscience aideront à énergétiser nos corps et calmer notre esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Méditations tantriques (l'après midi, animées par Jacques)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cet atelier portera sur la partie méditative, contemplative et dévotionnelle du tantra, en mettant l'accent sur notre relation au divin, seul ou avec quelqu'un d'autre. Il s'agira d'aller au fond de "qui nous sommes vraiment" indépendamment de notre personnalité et de notre histoire de vie.&lt;br /&gt;On travaillera sur la respiration, le mouvement, la circulation des énergies, mais aussi sur la conscience, la sensualité et la relation à l'autre dans un contexte non sexuel. Il s'agira ainsi d'avancer sur la voie extatique de la connexion au divin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces ateliers s'adressent à tout public, pratiquant ou non de tantra et/ou de yoga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lieu&lt;/span&gt; : Montarnaud (près de Montpellier)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dates&lt;/span&gt;: les dimanches, 14 mars, 28 mars et 11 avril, de 9h30 à 17h30&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prix&lt;/span&gt; : libre, laissé à l'attention de chacun&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Informations&lt;/span&gt;:  &lt;a href="http://jferber.free.fr/animations"&gt;jferber.free.fr/animations&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Renseignement et inscription&lt;/span&gt; (obligatoire) auprès de Jacques: &lt;a href="mailto:jaacoofr@yahoo.fr"&gt;jaacoofr@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-2334137081977164691?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/03/ateliers-de-yoga-et-de-meditations.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S45tTyK3ciI/AAAAAAAAAI4/pKs1bLAW1h0/s72-c/meditation-compo-1.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-7440918646413201205</guid><pubDate>Wed, 10 Feb 2010 16:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-02-16T16:08:29.886+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amour</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><title>stand by me - footpints in the sand</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S3qwl_xSjeI/AAAAAAAAAIs/6tqJzTKPbxQ/s1600-h/footprints-in-the-sand.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 197px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S3qwl_xSjeI/AAAAAAAAAIs/6tqJzTKPbxQ/s200/footprints-in-the-sand.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5438853666823114210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Vous connaissez certainement cette chanson "stand by me" et sa version (playing for change) qui est si merveilleuse (si vous ne l'avez jamais écouté, faites le tout de suite, et si vous la connaissez déjà, réécoutez là.. Je ne m'en lasse jamais..)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.playingforchange.com/player/widget.swf?episode=2" allowfullscreen="true" wmode="transparent" height="360" width="460"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les paroles, elles disent simplement "sois avec moi" ou "demeure avec moi".. Evidemment, dans le texte, il est question de "darling" et on imagine la personne aimée du chanteur ou de la chanteuse... Maintenant, réécoutez là, en entendant que "darling" représente le Bien Aimé intérieur, la présence divine en soi..(comme dans le cantique des cantiques) Et connectez vous ou ressentez votre coeur à ce moment là... Voici les paroles et ma traduction (approximative):&lt;br /&gt;&lt;table style="empty-cells: show; border-collapse: collapse;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;td style="border: 1px solid rgb(191, 191, 191);"&gt;When the night has come&lt;br /&gt;and the land is dark&lt;br /&gt;And the moon is the only light we see&lt;br /&gt;No, I won't be afraid&lt;br /&gt;Oh I won't be afraid&lt;br /&gt;Just as long as you stand, stand by me&lt;br /&gt;Oh, stand, stand by me, stand by me&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So darling, darling, stand by me, oh, stand by me&lt;br /&gt;Oh stand, stand by me, stand by me&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If the sky that we look upon should tumble and fall&lt;br /&gt;Or the mountain should crumble to the sea&lt;br /&gt;I won't cry, I won't cry, no, I won't shed a tear&lt;br /&gt;Just as long as you stand, stand by me&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And darling, darling, stand by me&lt;br /&gt;Darling, darling, stand by me&lt;br /&gt;Whenever you're in trouble&lt;br /&gt;Won't you stand by me, oh, stand by me&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td style="border: 1px solid rgb(191, 191, 191);"&gt;Quand la nuit tombe, et qu'il fait sombre et que la lune est la seule lumière que l'on voit,&lt;br /&gt;Non, je n'aurais pas peur, je n'aurais pas peur, tant que tu reste avec moi, sois avec moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, bien aimé(e), demeure avec moi, reste avec moi,&lt;br /&gt;sois avec moi..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le ciel que nous recherchons devait dégringoler et tomber,&lt;br /&gt;ou si la montagne devait s'écrouler dans la mer&lt;br /&gt;Je ne pleurerais pas, je ne pleurerais pas, je ne verserais pas une seule larme,&lt;br /&gt;aussi longtemps que tu demeures avec moi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, bien aimé(e), demeure avec moi, reste avec moi,&lt;br /&gt;sois avec moi..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;C'est en fait une prière, un chant d'amour tourné vers le divin..   Et si l'on écoutait un grand nombre de chants d'amour ainsi, en voyant l'autre non pas comme la personne aimée, mais comme l'Autre qui est en nous, comme la présence lumineuse du Soi, comme l'étincelle divine source d'Amour inconditionnel qui nous a amené à l'existence... Et cela me fait penser à ce merveilleux poème "Footprints in the sand" ("Empreintes de pas sur le sable") qui a fait le tour du monde... Je l'ai entendu pour la première fois dans le désert du Sinaï, en 2001, et cela n'a pas cessé de rester en mémoire. Tout particulièrement quand je me sens seul et abandonné... chaque fois qu'au fond de moi résonne ce cri "mon dieu, pourquoi m'as tu abandonné?".. (note: ne vous laissez pas impressionner pas le mot "seigneur" et remplacez le, si vous le désirez, par "Bien Aimé"..)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table style="empty-cells: show; border-collapse: collapse;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;td style="border: 1px solid rgb(191, 191, 191);"&gt;One night I dreamed I was walking along the beach with the Lord.&lt;br /&gt;Many scenes from my life flashed across the sky.&lt;br /&gt;In each scene I noticed footprints in the sand.                    &lt;br /&gt;Sometimes there were two sets of footprints,&lt;br /&gt;other times there were one set of footprints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This bothered me because I noticed&lt;br /&gt;that during the low periods of my life,&lt;br /&gt;when I was suffering from&lt;br /&gt;anguish, sorrow or defeat,&lt;br /&gt;I could see only one set of footprints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So I said to the Lord,&lt;br /&gt;"You promised me Lord,&lt;br /&gt;that if I followed you,&lt;br /&gt;you would walk with me always.&lt;br /&gt;But I have noticed that during&lt;br /&gt;the most trying periods of my life&lt;br /&gt;there have only been one&lt;br /&gt;set of footprints in the sand.&lt;br /&gt;Why, when I needed you most,&lt;br /&gt;you have not been there for me?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Lord replied,&lt;br /&gt;"The times when you have&lt;br /&gt;seen only one set of footprints in the sand,&lt;br /&gt;is when I carried you."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mary Stevenson&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td style="border: 1px solid rgb(191, 191, 191);"&gt;Empreintes de pas sur le sable&lt;br /&gt;Une nuit j’ai rêvé que je marchais&lt;br /&gt;Le long de la plage avec le Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs scènes de ma vie étaient projetées dans le ciel.&lt;br /&gt;Pour chacune d’elle, je voyais des empreintes de pas sur le sable.&lt;br /&gt;Parfois il y avait deux séries d’empreintes;&lt;br /&gt;Parfois, il n’y en avait qu’une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela m’a troublée de constater que,&lt;br /&gt;Durant les moments écrasants de ma vie, alors que je&lt;br /&gt;Vivais de l’angoisse, du chagrin ou de la défaite,&lt;br /&gt;Je ne pouvais voir qu’une seule série d’empreintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’ai dit au Seigneur :  " Tu m’avais promis,&lt;br /&gt;Seigneur, que, si je Te suivais,&lt;br /&gt;Tu marcherais toujours avec moi.&lt;br /&gt;Mais, j’ai remarqué que, durant les périodes les plus difficiles&lt;br /&gt;De ma vie, il n’y avait&lt;br /&gt;Qu’une série d’empreintes de pas sur le sable.&lt;br /&gt;Pourquoi, alors que j’avais le plus besoin de Toi,&lt;br /&gt;Tu n’étais pas là pour moi ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Seigneur a répliqué :&lt;br /&gt;" Les fois où tu n’as vu qu’une seule série d’empreintes&lt;br /&gt;C’était quand je te portais dans mes bras. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mary Stevenson&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt; &lt;br /&gt;Ce n'est pas le divin qui nous a abandonné, c'est nous qui avons abandonné la Vie, qui nous sommes coupé de Sa présence.. a cause de nos peurs, blessures, fatigues, nous nous sommes recroquevillés sur nous-mêmes, nous vivant comme victime, alors que nous en sommes le fruit aimé!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seule issue, rouvrir la carapace, prendre une bonne respiration et regarder le monde autour de nous, regarder la vie en chaque chose et la respirer à plein poumons en ressentant chaque partie de notre corps, et en ré-ouvrant notre coeur à l'Amour qui n'a pas cessé d'être présent..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avec Amour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-7440918646413201205?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/02/stand-by-me-footpints-in-sand.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S3qwl_xSjeI/AAAAAAAAAIs/6tqJzTKPbxQ/s72-c/footprints-in-the-sand.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-3929838132491628717</guid><pubDate>Mon, 25 Jan 2010 17:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-01-25T18:46:15.152+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>Tantra et énergies</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S13YpkH8ykI/AAAAAAAAAIk/8NWhBfMkNMQ/s1600-h/M9281.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 139px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S13YpkH8ykI/AAAAAAAAAIk/8NWhBfMkNMQ/s200/M9281.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430734934261942850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans le dernier numéro du magazine "Energies" (&lt;a href="http://www.zepresse.fr/revue.php?id=108261"&gt;le numéro 18 de Janvier-Février 2010&lt;/a&gt;), j'ai participé à l'écriture d'un article sur le Tantra.. L'article s'appelle "&lt;em&gt;Tantra: l'art de croquer la pomme&lt;/em&gt;" (bon le titre n'est pas de moi...), où j'ai surtout écrit un encadré proposant un ensemble de conseils pratiques concernant la sexualité sacrée.. avec des conseils tels que 1) créer une atmosphère, une bulle hors du temps, 2) se saluer avec respect, 3) ne pas avoir d'objectifs, 4) Gérer la détente, et 5) faire monter le désir et diffuser l'énergie sexuelle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le numéro prochain, il sera question de méditation tantrique et de chakras.. La base de la circulation d'énergie dans l'approche tantrique..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La revue est sympa, et cherche à améliorer la qualité de vie de chacun au travers des pratiques énergétiques, de régimes adaptés et de techniques de bien-être.. On y parle beaucoup d'énergétique chinoise et de chi (ki) bien entendu, mais aussi de propolis, de régimes bio, d'huiles essentielles... C'est très pratique avec tout un ensemble de conseils pour vivre mieux..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-3929838132491628717?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2010/01/magazine-energies-et-tantra.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/S13YpkH8ykI/AAAAAAAAAIk/8NWhBfMkNMQ/s72-c/M9281.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-4537452492944252772</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 16:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-05T20:45:41.834+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>Jésus et la pécheresse</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sso-XM52CiI/AAAAAAAAAH0/i5nbzNtLMKo/s1600-h/harmonie80par80-09.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sso-XM52CiI/AAAAAAAAAH0/i5nbzNtLMKo/s200/harmonie80par80-09.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389188472423975458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de l’évangile de Jésus selon Luc (7, 36-50)&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eve Fouquet&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, artise peintre,   site: &lt;a href="http://www.etincelledevie.fr/"&gt;www.etincelledevie.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lisant récemment cet évangile, j’ai été frappée par toute la dimension tantrique de cette situation, ainsi qu’un message clair de Jésus. J’ai pressenti un appel à différentes initiations centrées sur le féminin sacré, ainsi qu’une magnifique allégorie où Jésus nous invite aux noces intérieures du féminin et du masculin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empreinte d’une joie éclairant ma passion, cet évangile m’a d’abord traversé en profondeur puis poussé à la plume pour essayer de laisser  trace de cette méditation. S’il est vrai que les textes sacrés parlent à chacun de façon différentes, voiçi ce qu’il m’a dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que fait cette femme « pécheresse »qui vient chez le pharisien alors que Jésus est invité à table chez lui ? Elle vient avec un flacon d’albâtre et baigne les pieds de Jésus de ses larmes. Elle pleure et ses larmes sont des larmes d’amour. Elle est femme, et verse l’eau de son féminin profond, l’eau qui lave et purifie le monde, telle la femme de la lame du tarot de Marseille, l’étoile, qui verse l’eau de ses vases sur la terre mère.&lt;br /&gt;“&lt;em&gt;la larme est le sang de l’œil, ou le sang à la source. Car celui qui voit et pleure son erreur en descendant vers sa source, celle çi s’ouvre et délivre l’énergie-information inhérente à telle étape. Le don des larmes est une grâce divine qui introduit la joie.”&lt;/em&gt; Annick de Souzenelle, &lt;em&gt;Symbolisme du corps humain&lt;/em&gt;,  p385.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est en amour, son cœur est ouvert et permet cette reconnaissance et ce lien direct avec Jésus.  Son cœur ouvert : c’est cette faculté de recevoir dans la coupe du féminin, les informations du divin, et d’être dans cette réceptivité, principe purement féminin, permettant la circulation libre de l’amour. Ainsi c’est avec ses larmes, cette eau, symbole sacré du féminin, qu’elle lave les pieds de Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait ce que Jésus a fait à ses apôtres, il leur lave les pieds, pour guérir dans ce symbole la plaie de l’humanité. Les pieds malades,  potentiel de tout le corps malade. Dans ce geste d’humilité, lui qui est le Maître, lui le guérisseur, il guérit le corps tout entier (de l’homme et de l’humanité ) et demande à ses apôtres d’en faire autant:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres&lt;/em&gt; (Jean, 13 14)&lt;/blockquote&gt;N’est ce pas là une initiation de la guérison du corps de l’homme et de l’humanité par un acte d’amour en même tant qu’un acte symbolique? Ne doit-on pas s’agenouiller au pied de la personne pour lui laver les pieds , symbole d’humilité? C’est le féminin qui peut prendre soin du corps de l’autre, cette partie sensible, capable de se mettre au service de l’autre, comme prolongement de son propre corps, vers le corps collectif dans lequel nous baignons tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme incarne le principe féminin, elle s’abandonne à Jésus dans cet acte d’amour. Puis, elle les essuie avec ses cheveux , les couvre de baisers, répand sur eux du parfum.&lt;br /&gt;&lt;ul style="list-style-type: square;"&gt;&lt;li&gt;Les cheveux sont symbole d’énergie vitale, de force, au niveau de la couronne, comme les reins le sont au niveau uro génital. Ils sont les racines célestes, elle n’essuie pas les pieds de Jésus avec un tissu (un corps étranger) mais avec ses cheveux comme elle lave avec l’eau de son corps. Grace à ses cheveux, elle se met en lien avec le divin.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Elle couvre ses pieds de baisers, elle aime d’esprit à esprit par sa bouche, lieu du corps ou le souffle divin s’exprime à travers elle. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Elle répand le parfum, offrande dont la subtilité est création de Dieu. Ceci fait aussi appel à sa partie sensible, féminine, pour  ressentir toute  poésie et délicatesse divine. Le parfum n’est il pas là pour ouvrir nos sens ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Elle passe par son corps et toute sa sensualité pour donner ses soins au Maître. Pour cela, elle utilise le sang (ses larmes) , l’énergie vitale (ses cheveux) et le souffle divin qui la traverse (le baiser) . Par cet acte d’amour et d’abandon à Jésus, elle nettoie sa propre âme de ses impuretés , en lui ouvrant son cœur , elle se laisse habiter du divin.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Elle devient guérisseuse, c’est à dire principe féminin pur, la coupe qui reçoit la lumière de Dieu pour guérir l’humain, humain représenté par ses propres péchés. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ontologiquement, elle traverse le symbole divin du féminin, la coupe ,et accomplit son être en transmutant ses fautes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Le pharisien pense :&lt;br /&gt;“si cet homme était un prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est, une pécheresse.” en une phrase cet homme juge à la fois Jésus et la femme. C’est une pensée, il n’a pas parlé, mais Jésus lui répond, il lit dans sa pensée, il connaît l’homme et la femme qui sont là. (il co-naît, il n’est pas séparé, il est en contact avec le visible et l’invisible, l’humain et le divin, le féminin et le masculin.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus répond à la pensée du pharisien par une parabole: Deux hommes ont une dette insolvable. Le créancier fait grâce des deux dettes. Jésus demande lequel des deux aimera le plus le créancier, celui qui devait plus ou celui qui devait moins. Le pharisien répond celui qui devait plus.&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;“tu as bien jugé” lui dit Jésus&lt;/blockquote&gt;Par cette réponse  Jésus reconnaît la faculté de raisonnement du pharisien et sa capacité à poser loi et jugement. Il reconnaît en lui le principe masculin. Mais il lui nomme tout ce qu’il n’a pas fait par amour et que la femme a su donner à Jésus. Il lui montre comment son jugement alors est perverti. En d’autres termes, il lui pointe qu’il n’est pas en contact avec sa partie féminine, il n’a donc pas reçu Jésus dans son cœur et son âme, dans l’abandon du féminin, ce qui a asséché sa partie masculine (sans eau) , restée au rang de loi des hommes, au lieu d’être au service (féminin) ,de la loi (masculin) de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a pas fait le mariage intérieur du principe masculin-féminin, ce qui a pour effet de le laisser dans une illusion de la loi rigide et mortifère, dans son niveau égotique. N’ayant pas fait ce travail, il n’a pas encore accompli son moi et ne peut accéder au Soi, à l’Etre. Il a reçu Jésus dans sa maison, mais pas dans son corps. Son corps n’est  pas encore son temple, abritant le divin, dans lequel il est libre et dont il est le maître, mais un lieu profane et commun, par lequel il est aliéné. Il n’est pas libre, mais plein de jugements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’en est il de la pécheresse?  Elle non plus n’a pas fait le mariage intérieur car il est dit qu’elle est pécheresse, c'est-à-dire qu’elle est coupée de Dieu. On peut par là comprendre  qu’elle n’a pas intégré la loi (masculin). Ainsi son principe d’amour (féminin) divague ça et la dans la nuit noire de son âme. On peut supposer qu’elle a dispensé son amour qu’elle maîtrise par son corps et son cœur en frappant aux mauvaises portes, au service de l’égo au lieu d’être au service de l’être. De fait elle est aussi dans l’aliénation du cœur et de l’âme. Elle est séparée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jésus lui pardonne ses péchés et lui dit “va en paix”. Parce qu’en venant au prés de Jésus pour donner son amour, elle relie cet amour à la loi divine, elle fait le passage. Elle transmute ses fautes, c'est-à-dire qu’elle passe du moi profane au soi supérieur. Elle intègre le féminin et le masculin en elle, elle est justement en train de célébrer ses noces intérieures. Elle a la foi, c'est-à-dire qu’elle ne se base pas sur la loi des hommes, d’ailleurs elle rentre chez le pharisien dont on peut dire que son lieu est profane, pour aller en contact avec la loi de Dieu par Jésus. Elle n’écoute plus le pouvoir asséché de l’homme non accompli, elle va rencontrer la puissance douce de Dieu par Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus l’accueille dans les soins d’amour qu’elle lui donne, dans leurs pouvoirs guérisseurs issus de l’expression libre de son corps, il ne la juge pas comme une prostituée (connotation fréquente pour une pécheresse)  mais comme une femme accomplissant le lien du corps, du cœur et de l’âme, l’amour sans évitements. Par lui, et par cette pratique, elle devient une femme initiée dans l’accomplissement de l’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les convives ne comprennent pas et disent :&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Qui est cet homme qui va jusqu’à pardonner les péchés ?&lt;/blockquote&gt;Symbole d’une humanité qui ne voit pas, n’entend pas, ne ressent pas ,et reste bloquée dans sa dualité, dans son complexe de séparation, en dehors de son corps humain et divin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut voir aussi que Jésus pardonne au féminin et non au masculin, symboliquement dans le texte, plutôt à la femme qu’à l’homme. Nouvelle initiation que Jésus propose, pour guérir l’humanité, il invite à passer par ce principe  féminin, celui de l’amour et de l’abandon plutôt que par les armes du respect de la loi pervertie des hommes (la racine perverse de l’homme non accompli, en rupture avec le numineux). En d’autres termes, il invite à transmuter le pouvoir égotique en énergie d’amour, reliée dans le soi Supérieur. Là est la guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus dit aussi :&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Celui à qui on pardonne peu, donne peu d’amour. &lt;/blockquote&gt;Autrement dit, celui qui a peu de péchés (parce qu’il est déjà sur le chemin) peut s’endormir, ou tomber dans l’inflation, ou bien passer à coté de la véritable ouverture du cœur. Celui qui porte le plus de péchés, le plus de souffrances et d’ombres, est le plus enclin à ouvrir son cœur. Parce que le poids de la douleur appelle la délivrance, et cet appel nous invite à voir nos ombres, les traverser et les transmuter en amour. L’amour est le chemin de la délivrance. L’amour est lumière qui baigne nos cellules et nous rend divinement vivants, sans amour, nous ne sommes que biologiquement vivants. Lorsque l’homme descend suffisamment dans les profondeurs de sa nuit, grâce à son principe féminin d’abandon, alors ,il peut trouver la grâce et être guéri . Il a fait sa part de la marche, il a posé les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son expérience, est d’ouvrir son cœur, et de trouver la vacuité au delà de l’égo.   C’est cette disposition à être au monde qui peut recevoir la grâce de Dieu, la véritable initiation. C’est le chemin de l’unité retrouvée, vers l’être androgyne. Mais cela est laissé au libre arbitre de chacun, de telle sorte que d’aucuns ne trouveront la délivrance s’ils ne la cherchent pas. Et cette grande marge de l’humanité laissée à son ignorance sert d’humus à l’expérience de chacun, s’il le désire.  Aussi, à quoi bon juger, c’est cette ombre jetée sur le monde qui permet de faire le travail intérieur pour éclairer les replis les plus profond de notre âme. La guérison de l’humanité ne passe pas par des projections sur les autres (personnes, groupes, nations, races), mais par ce long processus du cheminement intérieur, dans le corps, reliant sexe-cœur-esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sexe&lt;/strong&gt; : la sexualité profane transmutée en sexualité sacrée libère l’énergie de vie et guérie des pulsions, elle ouvre la voie du cœur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cœur&lt;/strong&gt; :le cœur asséché transmuté par l’équilibre du principe féminin-masculin délivre de la souffrance et permet d’accéder au corps de lumière.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Esprit&lt;/strong&gt; : la rupture avec le divin (le péché) transformée en reliance à Dieu ouvre le chemin vers l’homme accompli, (l’éveil).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois passages initiatiques de l’homme visent à sa verticalisation. Pour cela il peut faire toutes les expériences dans l’horizontalité c'est-à-dire dans sa relation aux autres afin de se découvrir et devenir un homme debout. Ces passages passent par des morts et des renaissances successives. Alors que nous avons à les vivre symboliquement, le Christ l’a vécu dans sa chair pour nous montrer le chemin afin que nous puissions comprendre  au cœur même de nos cellules toute la dimension ontologique de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme accompli est à la fois vertical et horizontal.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vertical&lt;/strong&gt; : en contact réel entre la terre mère et le céleste, entre la matière et l’esprit, le féminin et le masculin.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Horizontal&lt;/strong&gt; :Il est aussi en harmonie dans sa relation au monde et avec les autres humains.&lt;br /&gt;Alors, seulement, il peut traverser et intégrer le symbole de la croix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est ce pas ce en quoi Jésus cherche à ouvrir nos yeux et nous initier par cette parole?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eve&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. Je tiens à remercier Eve d’avoir fait cadeau à ce blog de ce merveilleux texte qui me touche profondément.. Par cette relecture du texte de Luc, elle nous relie à nos racines culturelle tout en nous faisant évoluer sur le chemin de la compréhension profonde de ce que nous sommes..  Merci encore.. Jako&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'illustration de ce billet est un tableau, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;harmonie&lt;/span&gt;, de Eve..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-4537452492944252772?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/10/jesus-et-la-pecheresse.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sso-XM52CiI/AAAAAAAAAH0/i5nbzNtLMKo/s72-c/harmonie80par80-09.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-7817007994904712114</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2009 10:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-05T10:40:01.652+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">relations homme-femme</category><title>Une vision hormonale de nos relations</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqZAwRpdFKI/AAAAAAAAAHU/ww-zy85dP4I/s1600-h/baiser.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 162px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqZAwRpdFKI/AAAAAAAAAHU/ww-zy85dP4I/s200/baiser.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379058003055809698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous avons de plus en plus de connaissances sur ce qui se passe dans notre crâne lors de nos relations amoureuses. J’ai trouvé ce texte présenté ici, sur le web. Il date de 2005, mais il présente les choses avec simplicité et je trouve un peu d’humour.. Du point de vue la Spirale Dynamique, cette vision est très Orange, en mettant l’accent non pas sur ce qu’on vit mais sur les mécanismes physiologiques qui supportent ce qu’on vit, c’est à dire, si l’on reprend la terminologie d’AQAL (la pensée Intégrale de Wilber, cf. le blog &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;www.visionsintegrales.com&lt;/a&gt;), sur le quadrant individuel-extérieur (en haut à droite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte qui suit représente une vision assez mécaniste de notre fonctionnement. Mais en même temps, il est fondamental de reconnaître cela en nous, car cela fait partie intégrante de notre mode de fonctionnement.. Nous sommes gouvernés par nos hormones (nous sommes addictés à certaines hormones qui dirigent notre comportement) et ce sont nos neurones qui font que nous percevons, raisonnons, prenons des décisions, etc.. Nous ne sommes pas autre chose que notre corps d’un certain point de vue. Si l’on en prend totalement conscience, et si l’on va jusqu’aux conséquences ultime de ce point de vue, cette perspective constitue d’après moi une voie d’éveil menant directement à la pensée non-duale de l’Advaita Vedanta (&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adi_Shankara"&gt;Shankara&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramana_Maharishi"&gt;Ramana Maharsh&lt;/a&gt;i. Voir aussi de manière très moderne et très occidental, &lt;a href="http://www.amazon.fr/prison-%C3%A0-l%C3%A9veil-Satyam-Nadeen/dp/2914916620"&gt;De la prison à l’éveil de Satyam Nadeen&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;Mais bon, si le lien entre les hormones et l’éveil à la non-dualité ne vous semble pas évident  ☺, dites le moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------&lt;br /&gt;Copie du message édité par Ellimac_zero le 08-03-2005 à 21:08:10. Lien: &lt;a href="http://forum.doctissimo.fr/psychologie/jalousie/cocktail-hormonal-sujet_139047_1.htm"&gt;http://forum.doctissimo.fr/psychologie/jalousie/cocktail-hormonal-sujet_139047_1.htm&lt;/a&gt;. Corrigé, annoté et très légèrement modifié par J. Ferber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de finir les 4 john gray (mars et venus) et 2 livres de psycho du meme type. Selon cette theorie...&lt;br /&gt;le comportement humain serait lié principalement a 4 hormones:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul style="list-style-type: disc;"&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;l'endorphine&lt;/strong&gt;: C'est la récompense sous forme de plaisir du sport et des rapports sexuels. Elle peut être aussi apportée par la cockaine et l'héroïne. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;l'ocytocine&lt;/strong&gt;: C'est l'hormone de l'attachement ("Avec toi, je suis bien, mais je sais pas pourquoi" ). Elle favorise la production d'oestrogènes. Elle est produite lorsqu'on reçoit des cadeaux, du temps, de l'attention, de la communication et aussi du sexe, de la part d'une personne proche. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;l'adrénaline&lt;/strong&gt;: Une dose forte d'adrénaline dans un temps tres cours permet de "booster" le corps et de reagir plus rapidement. De petites doses repetees creent un sentiment d' "emulation psychique", le sentiment de se sentir superieur, invincible, mais peut aussi creer un sentiment de "surchauffe". Elle cre en fait le "stress positif". Une grande dose d'adrénaline est produite par un stimulis fort, rapide et brutal. Des petites doses sont aussi produites lors d'encouragements, félicitations, affection, valorisation, buts atteints et passions. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;la &lt;strong&gt;testosterone: &lt;/strong&gt;Cette hormone provoque un comportement de combat ou fuite. Elle génère un besoin de compétition, quelque soit le domaine. Elle favorise aussi l'isolement des problemes negatifs (ne pas parler des difficultes, regler ses pb soi-meme, etc...). En revanche, elle cree un besoin d'affection non-personnalisee (reconnaissance), augmente la pilosite et accelere la chute des cheveux. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;De cela, plusieurs sentiments peuvent êtres regardes sous un nouvel angle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;drague&lt;/strong&gt;: Chez l'homme, quand il voit une fille qui lui plaît, il la trouve belle. Si elle répond a ses avances, son taux d'adrénaline va monter d'un coup ! Il va essayer a travers elle d'obtenir de l'endorphine (hormone du plaisir) et de l'adrénaline. Ce n'est que plus tard que la production d'ocytocine va démarrer.&lt;br /&gt;Chez la femme, quand elle voit un homme qui lui plait, c'est d'abord son ocytocine aui va monter graduellement au fil des mois et des sorties avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'attachement&lt;/strong&gt;: Chez la femme, l'attachement est lié a son taux d'ocytocine. Dans le couple, elle est stimulée par les cadeaux, l'attention et les rapports sexuels. Ainsi, la masturbation feminine peut induire un sentiment d'attachement alors qu'il n'y a personne d'autre dans la piece. La femme ressent toujours un manque de cette hormone, car la dose "à atteindre" est tellement grande qu'elle ne sera jamais atteinte. Pire, lorsque la production de celle-ci baissera au bout d'un an ou deux, elle provoquera une "frustration inexpliquée de manque d'attachement". Elle peut atteindre un niveau exceptionnel à la naissance d'un enfant, et ne baisse que 3 a 6 mois ensuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez l'homme, la production d'ocytocine suis la meme courbe, mais avec beaucoup moins d'amplitude. L'attachement chez l'homme s'explique plus par l'endorphine (sexe) et l’adrénaline (affection). Cela explique que l'homme s'attache plus rapidement, mais souvent "moins fort". Son attachement semble plus "rationnel" et "terre a terre". L'ocytocine est une hormone dite "personnalisée" (produite à la présence d'un ou quelques individus bien précis) alors que que l'adrénaline n'est pas personnalisée. Cela explique certains comportements: quand l'homme n'a pas sa dose d'affection aupres d'une femme, il est tenté d'en chercher aussi chez une autre : sa mère (source intarissable d'affection), une autre femme, une amie, une collègue, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le &lt;strong&gt;mariage&lt;/strong&gt;: On oublie souvent, trop souvent que le mariage est une espece de contrat chimique (ou financier, mais c'est un autre debat.):&lt;br /&gt;&lt;ul style="list-style-type: disc;"&gt;&lt;li&gt;Homme: donne moi du sexe et de l'affection (endorphine et adrenaline)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Femme: soit présent aupres de moi (ocytocine)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Ce qu'on oublie, c'est que le besoin en ocytocine n'est jamais comblé chez la femme, il lui en faut toujours plus (“aime moi encore plus fort, soit encore plus attentionné”) !! De plus, lorsqu'apres un an ou deux la production baisse, mais que la demande reste la même, il en résulte une frustration chez la femme. Celle ci, peut réagir en sollicitant son mari, mais le plus souvent, la réponse à une frustration consiste à provoquer chez l'autre une frustration plus grande (critiques acides et faciles par exemple).&lt;br /&gt;L'homme a aussi sa part de tort dans l’histoire : sa testostérone le pousse a agir sans trop réfléchir (c’est son côté “gros bourrin”), et surtout sans trop écouter les conseils de sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le couple "longue durée", certains problèmes peuvent survenir (manque de reconnaissance chez l'homme, manque de sexe, manque de présence ou baisse de production d'ocytocine chez la femme, etc...). De là, plusieurs scénarios peuvent intervenir:&lt;br /&gt;&lt;ul style="list-style-type: disc;"&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;scénario catastrophe&lt;/strong&gt;: La femme frustrée critiquera constamment son mari ou se tournera exclusivement vers ses enfants. De ce fait, l'homme ayant moins d'affection se renfermera sur lui même dans un premier temps (il va dans sa caverne), puis essaiera de se tourner vers l’extérieur pour compenser (gratitude des collègues, affection de sa mère ou d'une autre femme, recherche de sexe à l’extérieur du couple, etc...)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;scénario idéal:&lt;/strong&gt; L'homme s'occupe de sa femme et la contente du mieux qu'il peut, en lui donnant le sentiment d’être l’unique. La femme lui donne de l'affection, du sexe, encouragements/felicitations, le fait de sentir utile, compétent, supérieur...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;[note JF: il y a d’autres scénarios, notamment le scénario mère/enfant ou père/fille entre couples qui, s’il n’est pas idéal tient assez longtemps avant d’engendrer la catastrophe.. Mais là c’est une autre histoire..]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la &lt;strong&gt;possessivité&lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;chez la femme: "Ne va pas vers une autre: si tu t'en vas, je risquerais de ne plus avoir ma dose d'ocytocine et ça serait dramatique. Pour être sûr que tu ne partes pas, je te manipule pour te faire croire que tu es supérieur, alors qu’en fait c’est moi qui dirige par en dessous"&lt;/li&gt;&lt;li&gt;chez l'homme: "je t'aime, tu es ma femme et ça m'arrange pour mon image en société tant que tu me donnes ma dose d'endorphine et d'adrénaline. J'ai pas envie d'en chercher une autre alors je t'enferme. Pour être sur que tu ne partes pas, je te manipule pour te faire perdre confiance en toi."&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;la &lt;strong&gt;dépendance affective&lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt;-chez la femme: "donne moi ma dose d'ocytocine !"&lt;br /&gt;-chez l'homme: "donne moi mon adrenaline !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le &lt;strong&gt;piège de l'amour passion&lt;/strong&gt;: L'amour-passion chez l'homme est une notion assez abstraite, elle correspon en éeneral au contentement de ses besoins en terme d'endorphine, adrénaline, et le peut d'ocytocine qu'il a besoin. [Note JF: en fait, il y a d’autres mécanismes qui explique l’amour passion et notamment la baisse de sérotonine. Voir notamment Helen Fisher.. et un &lt;a href="http://www.sfms.fr/prod/system/main/index.asp?page=/prod/data/congres/echos/2005-isswsh.asp"&gt;bon résumé sur ce site&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez la femme, la production d'ocytocine génerée par l'amour passion a l'effet d'un "shoot" permanent, entraînant une dépendance à l'autre grandissante. Elle s'oublie, l'autre deviens tout, trop besoin de cette drogue à laquelle elle s'est accoutumée. Quand la production de celle-ci diminue ou que l'homme s'éloigne, la sensation de manque est telle que c'est la crise, l'hysterie ! L'idée même que l'homme s'en aille, que la production baisse est intolerable, entraine bcp d'angoisse et de possesivite ! [Note JF: l’amoureux devient alors une addiction et son éloignement vécu comme une phase de sevrage très douloureux]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commentaire&lt;/strong&gt;: en fait cette théorie est sur-simplifiée, car tout en restant dans le domaine hormonal, c’est un peu plus compliqué. En particulier le rôle de la dopamine, l’hormone du désir, n’est pas décrit ici. L’évolution différenciée de la testorérone chez l’homme et la femme non plus (dans l’acte sexuel, l’homme voit son taux de testostérone diminuer et celui de la femme augmenter, ce qui expliquerait les ardeurs de plus en plus fortes des femmes et la diminution de celle de l’homme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui est intéressant c’est de voir que les relations amoureuses sont essentiellement des relations d’addiction. On va vers l’autre parce qu’on est en état de manque.. Ce qui est intéressant, c’est que si l’on est vraiment à l’écoute de ses désirs, et de ce qui se passe en nous, on peut sentir la montée et la baisse d’hormones: le manque qui pousse vers l’autre, et inversement la satisfaction (le coktail endorphine / ocytocine qui crée la fusion après l’amour, etc..) qui en résulte..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne résume pas la relation amoureuse, simplement c’est l’un des aspects.. On a souvent très envie de balayer ce type d’explication, car on préfère de loin les versions romantiques nourries de préjugés (“je l’aime il est tout pour moi; nous nous aimons et cela durera toute la vie ainsi; il ne m’aime plus, c’est un goujat; il ou elle m’a trompé(e); on ne peut pas avoir confiance dans les hommes; les femmes sont chiantes avec leur besoin d’attention”, etc..) et de croire que nos comportements sont le résultat de notre libre arbitre. Mais ce que montrent ces études, c’est que notre comportement et nos émotions (nos joies et nos souffrances) sont avant tout le résultat de comportements aussi rationnels que le fumeur qui fait 20km à minuit alors qu’il fait froid et qu’il pleut pour trouver un paquet de cigarettes et qui explique son geste en disant “j’aime fumer, cela me fait plaisir”.. Il s’agit simplement de voir que nous sommes dépendants à l’autre parce que notre comportement est régi par ce cocktail hormonal qui nous pousse à agir..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là que les enseignements spirituels deviennent intéressants, car il nous pousse à essayer de se déconditionner, c’est à dire à sortir de ces liens qui nous empêchent d’être libre (comme toute dépendance addictive). Dans ce contexte, il s’agit, comme le préconise la voie tantrique, de prendre conscience et de voir cette dépendance, sans la renier (car cela nous met tout aussi en dépendance), pour simplement observer tout cela, sans en être dupe, en constatant qu’il s’agit ni plus ni moins du jeu de la Vie en nous. Cela nous fait descendre de notre piédestal de superbe (“nous ne sommes tout de même pas des animaux”... ben... si!) et nous permet d’être plus proche de chacun, d’être plus empreint de compassion vis à vis des jeux relationnels que nous jouons et des souffrances qui en résultent. Le Samsara, c’est juste un jeu d’hormones...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-7817007994904712114?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/09/une-vision-hormonale-de-nos-relations.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqZAwRpdFKI/AAAAAAAAAHU/ww-zy85dP4I/s72-c/baiser.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-6587972646501439460</guid><pubDate>Sat, 25 Apr 2009 13:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-26T16:18:26.637+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>L'homme est il condamné à désirer</title><description>Le désir est un élément essentiel de la sexualité. Voici un texte issu d’un devoir de philo d’un lycéen de terminale S, Henrax, 16 ans. Le sujet était simplement “l’homme est-il condamné à désirer”. J’ai trouvé le texte si pénétrant et le développement tellement bien fait pour un jeune de cet âge, que je lui ai demandé la permission de le mettre sur ce blog..   Une remarque: il faut interpréter “l’homme” comme “l’être humain”... J’aurais ensuite deux ou trois petites remarques que je publierai dans un autre billet sur ce blog..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir est un sujet qui, depuis l’aube de la philosophie, porte singulièrement à controverses. Bien que certains, tels Calliclès, opposés à Socrate dans le &lt;em&gt;Gorgias &lt;/em&gt;de Platon, prônent le désir et le fait de « &lt;em&gt;donner à chaque désir qu&lt;/em&gt;&lt;em&gt;i pourra lui venir la plénitude des satisfactions&lt;/em&gt; », le désir, généralement considéré comme l’expression d’un manque, est couramment critiqué et combattu par les sagesses et philosophies de l’Histoire. Ainsi, Schopenhauer affirmait dans son ouvrage &lt;em&gt;Le Monde comme volonté et comme représentation &lt;/em&gt;: &lt;em&gt;« Tant que nous sommes sujet du vouloir, il n’y a pour nous ni bonheur durable ni repos&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Nous allons voir ici si ce combat a raison d’être et s’il peut être remporté, c’est-à-dire si l’homme peut s’échapper du désir ou s’il est condamné à désirer, et dans ce dernier cas, quelles sont les modalités de cette condamnation et en quoi ce terme est à nuancer. Nous verrons dans un premier temps en quoi l’anéantissement du désir est un objectif raisonnable, puis en quoi le désir est fondamental chez l’homme. Enfin, nous verrons dans quelle mesure il est possible de le maîtriser et le dépasser pour agir selon le bien et accéder au bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toute chose, il convient de définir le désir, et de le séparer de termes que le langage courant a tendance à lier. Dans une lettre adressée à Ménécée, Epicure écrivit : « &lt;em&gt;Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels les uns sont nécessaires et les autres sont naturels seulement.&lt;/em&gt; » La distinction se fait donc dans le rapport à la nature, à l’être en-soi constitutif de l’homme. Les désirs naturels sont ceux de ce dernier, c’est-à-dire les besoins. Ceux-là nous sont salutaires et les nier n’aboutirait qu’à notre mort. De plus, ils sont limités par leur propre réalisation, ils n’ont comme seule fonction que de provoquer le rétablissement de l’équilibre du corps.&lt;br /&gt;A eux s’opposent les désirs, ou désirs vains selon Epicure, qui sont quand à eux motivés par nos émotions, notre raison, en d’autres termes notre conscience. C’est celle-là, intentionnelle comme le montre Husserl dans ses méditations, qui nous pousse à désirer. On retrouve cette idée dans l’idée de « cristallisation » expliquée par Stendhal dans son roman &lt;em&gt;De l’Amour&lt;/em&gt; : ce sont les projections de notre esprit qui confèrent aux objets la capacité de nous satisfaire. L’exemple qu’utilise Sartre dans &lt;em&gt;l’Être et le Néant&lt;/em&gt; est très parlant : « &lt;em&gt;C’est parce que je m’attends à trouver quinze cents francs que je n’en trouve que treize cents &lt;/em&gt;». Encore une fois c’est l’intentionnalité de la conscience qui provoque en moi des attentes desquelles découlent des déceptions.C’est donc sur cet aspect du désir, spécifique à l’être humain, que notre réflexion va se porter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de considérer ce type de désir comme un obstacle vers le bonheur. En effet, Pascal dans sa pensée 172 écrit : « &lt;em&gt;Ainsi, nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant to&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais&lt;/em&gt; ». En effet, le désir est continuellement tourné vers l’avenir, et par là même passe à côté du bonheur, qui lui ne peut être vécu que dans le présent. En créant une distorsion temporelle avec la réalité, le désir m’éloigne de moi-même et me projette, d’où une tristesse quand je me rends compte que les choses ne se passent pas comme je l’avais imaginé.&lt;br /&gt;Epicure prône également le rejet pur et simple du désir (tel que nous l’entendons). En effet, selon lui, le malheur de l’Homme est la conséquence des deux fléaux que sont le désir et la peur. Il lui suffit de se rendre compte que ces troubles sont des productions imaginaires pour être guéri. C’est la fonction de la philosophie selon Epicure, et donc un esprit philosophe est heureux, épanoui, dénué de tout désir. En ne satisfaisant que les besoins naturels nécessaires, le sujet est en &lt;em&gt;aponie&lt;/em&gt;, c’est-à-dire la plénitude totale d’un corps satisfait : « &lt;em&gt;toute l’agitation de l’âme tombe, l’être vivant n’ayant plus à s’acheminer vers quelque chose qui lui manque, ni à chercher autre chose pour parfaire le bien-être de l’âme et celui du corps &lt;/em&gt;». Il suffit donc pour lui de se rendre compte et d’être convaincu que les désirs sont vains (vides de sens) pour en être détaché, et pouvoir atteindre la plénitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouddhisme est nettement plus radical à propos du désir puisqu’il recommande le non-désir, c’est-à-dire le détachement total vis-à-vis du monde. Le désir, ou Samudaya, est une des « Quatre nobles vérités » qui constituent l’enseignement de Bouddha. Or, elle à l’origine de la Dukkha, ou souffrance. Cette dernière représente l’impermanence du monde, à laquelle le désir s’attache et qui implique nécessairement des déceptions puisque rien ne reste dans ce qui est. Walpola Rahula, dans son ouvrage &lt;em&gt;L’enseignement du Bouddha&lt;/em&gt; fait la description suivante du bouddhiste réalisé : « &lt;em&gt;Un vrai bouddhiste est le plus heureux des êtres. Il n’a ni crainte ni anxiété. Il est toujours calme et serein. Ni les bouleversements, ni les calamités ne peuvent le troubler.&lt;/em&gt; » La vision bouddhiste s’approche de celle de Pascal puisque la Samudaya naît de la projection de nos désirs dans le futur qui se font aux dépends de la vie présente, que le bouddhisme tente de retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir peut donc être considéré comme un obstacle à supprimer ou à dépasser pour atteindre le bonheur, la sérenité, le Bien. Cependant, cela peut s’avérer compliqué voire impossible car le désir est fondamental chez l’Homme, et ce dernier ne peut s’en détacher. Nous allons voir dans quelle mesure le désir est consubstantiel à l’être humain.&lt;br /&gt;Le principal défenseur du désir en tant que essence de l’Homme est Spinoza. En effet, selon lui, toute existence tend à persévérer, c’est-à-dire à se maintenir dans son être. A l’origine de cela est le conatus, dont le désir est une détermination particulière (puisqu’il est conscient de lui-même). C’est donc une pulsion de vie, essentielle dans la vision déterministe de Spinoza. Or selon lui le conatus de chaque chose est ce qui fait son essence, il écrit ainsi dans &lt;em&gt;Ethique III&lt;/em&gt; : « &lt;em&gt;L’effort par lequel toute chose tente de persévérer dans son être n’est rien de plus que l’essence actuelle de cette chose.&lt;/em&gt; » De fait, le désir étant une détermination de cet « effort de persévérer dans son être » propre à l’homme, on peut lire dans le même ouvrage : « &lt;em&gt;Le désir est l’essence même de l’homme, en tant qu’elle est conçue comme déterminée, par une quelconque affection d’elle-même, à faire quelque chose&lt;/em&gt;. » Le désir est donc ce qui définit l’homme en tant que tel. Nous retrouvons cette pensée chez le spinoziste André Compte-Sponville, qui écrit dans son &lt;em&gt;Dictionnaire philosophique &lt;/em&gt;:  « &lt;em&gt;Le désir n’est pas un accident, ni une faculté parmi d’autres. C’est notre être même, considéré dans « sa puissance d’agir et sa force d’exister ». C’est dire qu’il&lt;/em&gt;&lt;em&gt; serait absurde ou mortifère de vouloir supprimer le désir. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette vision du désir n’est pas uniquement déterministe puisqu’on la retrouve chez Sartre, qui lui aussi la considère comme partie intégrante de la condition humaine. En effet, nous avons déjà dit que le désir est la conséquence de l’intentionnalité de la conscience. Or celle-ci est tendue vers l’en-soi, qui manque à l’être-pour-soi. Il est dit dans l’Être et le Néant : « &lt;em&gt;Le pour-soi est l’être qui est à soi-même son propre manque d’être. Et l’être dont manque le pour-soi, c’est l’en-soi. &lt;/em&gt;» la conscience désire avoir la réalité effective de l’en-soi tout en restant libre et consciente. En d’autres termes, elle vise l’en-soi-pour-soi. Sartre écrit dans le même ouvrage : « &lt;em&gt;C’est pourquoi le possible est pro-jeté en général comme ce qui manque au pour-soi pour devenir en-soi-pour-soi, c’est-à-dire l’idéal d’une conscience qui serait fondement de son propre être-en-soi par la pure conscience qu’elle prendrait d’elle-même &lt;/em&gt;». Or cet idéal est ce que l’on appelle Dieu : « L’homme est fondamentalement désir d’être Dieu ».  Le désir est donc fondamental chez le pour-soi, donc chez l’humain, car indissociable de la conscience qui tend vers la perfection, à la recherche de son complément, à savoir l’en-soi. Cette vision d’un désir comme marque de ma nature imparfaite visant la perfection du divin peut se rapprocher de celle de Descartes, qui écrit dans ses &lt;em&gt;Méditations métaphysiques&lt;/em&gt; : « &lt;em&gt;Comment serait-il possible que je doute et je désire, c’est-à-dire qu’il me manque quelque chose, si je n’avais en moi l’idée d’un être plus parfait que le mien, par la comparaison duquel je connaîtr&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ais le défaut de ma nature.&lt;/em&gt; » à laquelle Sartre ajoute l’intentionnalité de la conscience husserlienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on peut constater l’idée du désir comme essence de l’Homme dans la psychologie. En effet, Freud écrit dans son ouvrage &lt;em&gt;L’interprétation des rêves&lt;/em&gt; que « &lt;em&gt;seul le désir peut pousser au travail notre appareil psychique&lt;/em&gt; ». Il décrit donc lui aussi le désir comme étant le moteur qui nous permet d’agir et qui donc définit l’être-pour-soi. Cependant, selon lui, le désir est un désir de retour à l’inanimé, à la mort, et c’est ce qu’il désigne sous le terme de pulsion. Ce désir de mort est irréductible à la vie psychique, et donc à l’humanité. Leibniz défend lui aussi la thèse du désir comme moteur de l’activité humaine et donc de sa dissociation du reste du vivant. Il écrit dans &lt;em&gt;Nouveaux essais sur l’entendement humain&lt;/em&gt; « &lt;em&gt;L’inquiétude qu’un homme ressent en lui-même par l’absence d’une chose qui lui donnerait du plaisir si elle étant présente, c’est ce qu’on nomme désir. L’inquiétude est le principal pour ne pas dire le seul aiguillon qui excite l’industrie et l’activité des hommes&lt;/em&gt; ». La publicité par exemple, sollicite notre désir dans le dessein de nous faire agir afin d’acquérir tel objet. Sans désir, sans effort de combler le manque créé par l’esprit, il n’y a pas d’action : « &lt;em&gt;il ne sent pour cette action qu’une pure velléité&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc vu que le désir est fondamental chez l’homme car il est le moteur de son activité, et donc constituant de la condition humaine. L’homme est donc fondamentalement désirant. Cependant, le terme « &lt;em&gt;condamné&lt;/em&gt; à désirer » impliquerait qu’il n’a pas de contrôle, qu’il doit se plier à ce désir qui le dépasse, qu’il n’y a pas de liberté et de bonheur possible. Or nous allons voir dans quelle mesure il est possible et important de maîtriser ce désir, ou comme le dit Compte-Sponville dans son &lt;em&gt;Dictionnaire philosophique&lt;/em&gt; « &lt;em&gt;le transformer, l’orienter, le sublimer parfois&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Nous avons vu que le désir est fondamental dans son sens de « poussée », de moteur de l’humanité. Or les désirs ne portent pas nécessairement sur des objets qui dépendent de nous, c’est-à-dire qui nous permettent d’influer sur la satisfaction ou non de ce désir. Désirer un objet qui ne m’est pas accessible, c’est se livrer à la souffrance et constitue un obstacle au bonheur. C’est ce contre quoi lutte le Stoïcisme et Epictète écrit dans ses &lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt; « &lt;em&gt;si tu désires quelqu’une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux&lt;/em&gt; ». C’est également ce que préconise Descartes dans son &lt;em&gt;Discours de la méthode&lt;/em&gt; en écrivant « &lt;em&gt;Tâcher plutôt à me vaincre que la fortune et changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde &lt;/em&gt;». La souffrance inhérente au désir n’est donc pas une fatalité puisque si j’accepte les faits en estimant avoir fait ce dont j’étais capable, je ne serais plus déçu car je ne m’en remets plus au sort mais à moi-même, et ainsi je suis tributaire de mon propre bonheur. Le désir, ainsi maîtrisé, peut mener au bonheur.&lt;br /&gt;Ensuite, il est possible d’orienter son désir. Platon distingue deux aspirations chez l’Homme dans son ouvrage &lt;em&gt;Phèdre&lt;/em&gt; : l’une vers le plaisir (innée et déraisonnable) et l’autre vers le meilleur (acquise et rationnelle). Or il faut équilibrer ces deux aspirations, afin de ne pas oublier le plaisir (qui, selon Epicure, correspond au bonheur) sans lequel la vie perd nettement de sa saveur et de ne pas non plus y céder. La raison est d’ailleurs le maître mot lorsqu’il s’agit de tempérer le désir. Kant notamment écrit dans &lt;em&gt;Conjectures sur les débuts de l’histoire humaine&lt;/em&gt; « &lt;em&gt;Le fait de rendre une inclination plus forte et plus durable, en retirant son objet aux sens, dénote déjà une suprématie consciente de la raison sur les inclinations &lt;/em&gt;». La raison est donc ce qui permet de dominer le désir, et de le sublimer puisqu’il écrit par la suite « &lt;em&gt;le refus fut l’habile artifice qui conduisit l’homme des excitations purement sensuelles vers les excitations idéales, et peu à peu du désir animal à l’amour&lt;/em&gt;. » Le désir, s’il est sujet à la raison, est donc un témoin de la supériorité humaine, par tous les procédés qu’il implique. Enfin, pour Spinoza, seul le désir issu de la raison est valable, puisqu’il est toujours désir du bien. En effet il écrit dans Ethique III « &lt;em&gt;sous la conduite de la Raison, nous recherchons de deux biens le plus grands, et de deux mots le moindre &lt;/em&gt;» et « &lt;em&gt;Par le Désir qui nait de la Raison, nous poursuivons le bien directement et nous fuyons le mal indirectement &lt;/em&gt;». Sous l’éclairage de la raison, l’homme n’est plus tant dans les plaisirs que dans la joie et la béatitude, celle du sage, de l’homme adéquat de Spinoza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voyons donc que, non content de dénuer le désir de toute la souffrance qu’il tend à infliger, il est également possible de l’assujettir et de l’orienter vers le Bien, collectif ou individuel, et vers le bonheur. Il est même possible de dépasser ce désir et de se libérer de son emprise, non pas en tant que telle, mais en prenant conscience de sa nature illusoire. C’est notamment le cas de Swâmi prajnânpad, un sage Indien du 20&lt;span style="vertical-align: super;"&gt;ème&lt;/span&gt; siècle, qui s’inscrit dans les sagesses traditionnelles tout en prenant en compte les travaux de Freud. Il ne nie donc pas la nature essentielle du désir, mais selon lui, il faut aller jusqu’au bout de la satisfaction, le satisfaire complètement et en conscience, afin d’en être libéré. Son élève Daniel Roumanoff écrit dans &lt;em&gt;Svâmi Pajnândad, un maître contemporain &lt;/em&gt;: « &lt;em&gt;Essayez de satisfaire le désir le plus que vous pouvez. Si vous pouviez vous donner entièrement, fût-ce une fois, vous seriez libre immédiatement &lt;/em&gt;». La satisfaction d’un seul désir nous permet de nous rendre compte de sa nature illusoire et de s’en détacher. Cela permet de retrouver un lien avec le présent, de sortir de ce que critiquait Pascal, de vivre perpétuellement dans le futur ou en regrettant le passé. C’est ainsi que nait la sagesse, en dépassant le désir, en perçant sa nature illusoire. Bien entendu, le désir sommeille toujours en nous et nous pousse à agir comme nous l’avons déjà vu, la pulsion de vie reste présente, mais le sage est comme quelqu’un qui serait toujours agréablement surpris, qui n’attend rien de la vie mais qui &lt;em&gt;tend vers, &lt;/em&gt;en étant détaché vis-à-vis du monde.&lt;br /&gt;Mais l’idée d’un dépassement du désir ne se trouve pas simplement dans les sagesses orientales, puisqu’on la retrouve chez Hegel. Ce dernier montre que tout désir est fondamentalement désir de reconnaissance. Parce que seul l’autre, en me reconnaissant comme conscience, et assurant de ce fait le pour-soi dans l’en-soi, peut subvenir à mon désir comme nous l’avons vu avec Sartre. Dans la dialectique du maître et de l’esclave, décrite dans son ouvrage &lt;em&gt;Phénoménologie de l’esprit&lt;/em&gt;, Hegel montre que le jeu du désir est une lutte à mort, car chacun, dans sa quête de reconnaissance, tente de nier l’autre pour être le seul à exister, pour pouvoir être pleinement. Cette lutte aboutit à un esclave, celui qui a préféré être asservi que de mourir, et qui donc est dominé par des instincts primaires, et le maître, qui lui a risqué sa vie jusqu’au bout et qui gagne la reconnaissance de l’autre. Cependant, cette reconnaissance n’a plus de valeur puisqu’elle provient d’un être qui lui-même n’est plus reconnu, qui n’est plus « désirable ». Comme l’écrit Alexandre Kojève dans &lt;em&gt;Introduction à la lecture d’Hegel&lt;/em&gt;, « &lt;em&gt;Désirer un désir c’est vouloir se substituer soi-même à la valeur désirée par ce désir&lt;/em&gt; ». Le maître n’a donc plus de désir envers l’esclave, puisque il ne veut pas se substituer à lui. Conséquemment, personne ne trouve son compte et les deux partis restent foncièrement insatisfait. Au final, c’est même le maître qui devient dépendant de l’esclave, qui lui apporte un confort matériel qu’il n’est pas à même de s’offrir. A contrario, par le travail, l’esclave va prendre conscience de son humanité. Il faut donc sortir de la lutte et la domination pour se retrouver soi-même et trouver le véritable objectif du désir : sa propre humanité. Le désir n’est donc pas à nier mais il faut le dépasser pour être réellement heureux (dans le sens hégélien du terme &lt;em&gt;Aufhebung&lt;/em&gt;, ce qui dépasse et conserve à la fois).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons donc dire que le désir est un attribut inhérent à l’homme, et il est donc « condamné » à désirer. Cependant cette condamnation n’est pas à prendre de façon négative puisque, bien que le désir soit, comme nous l’avons vu, un obstacle de taille contre le bonheur de par son aspect hors du présent, il est possible de l’orienter vers le Bien. En effet, le désir est avant tout un moteur, une pulsion, et il n’en tient qu’à nous de la maîtriser de telle manière que nous agissions selon le bien. De plus, il est possible de dépasser ce désir et de sortir de son étau. Ainsi, nous pouvons nous retrouver dans le présent et prendre conscience de notre humanité. Se recentrage dans la réalité dans toute sa splendeur, cette compréhension de la beauté du monde nous amène naturellement au bonheur, car nous sommes détachés des craintes et des plaisirs. Le désir ne constitue plus un «trouble de l’âme» selon Epicure et nous permet d’avancer dans la béatitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Henrax&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-6587972646501439460?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/04/l-est-il-condamne-desirer.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-8749070448876216269</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2009 12:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-10T14:51:12.100+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">problèmes sexuels</category><title>Catherine Solano: Une sexologue fun et sans tabous</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sd8_CCL-SJI/AAAAAAAAAF8/FO67FTon2AE/s1600-h/catherine_solano.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 74px; height: 111px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sd8_CCL-SJI/AAAAAAAAAF8/FO67FTon2AE/s200/catherine_solano.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323042588754593938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lors de l'émission &lt;a href="http://direct8.directmedia.fr/programmes/emissions/0/bien-etre-21181.html"&gt;Bien-être&lt;/a&gt;, animée par la délicieuse Charlotte Savreux, qui passera le mercredi 15 avril sur Direct8, j'ai rencontré Catherine Solano. Médecin, sexologue, elle a écrit de nombreux livres pour aider chacun à avoir une sexualité plus épanouie. Je vous conseille en particulier son site: &lt;a href="http://www.pannes-sexuelles.com/"&gt;http://www.pannes-sexuelles.com/&lt;/a&gt; qui porte, comme son nom l'indique, sur tous les petits problèmes sexuels que l'on peut rencontrer : panne d'érection, éjaculation précoce, frigidité, etc..&lt;br /&gt;Je vous conseille aussi ses livres, car son approche de la sexualité est faite de légèreté et de profondeur, d'humour et de simplicité.. Elle prône une sexualité, vivante, débridée, chaleureuse, créative, simple et sans tabous. Je suis tout à fait en accord avec ce qu'elle dit et écrit..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, la sexualité, ce n'est pas seulement un plaisir, ou une décharge hygiénique, c'est, comme je le dit souvent sur ce blog, l'un des moyens les plus simples pour entrer dans des espaces d'union avec l'autre, avec la nature, avec la Vie, et donc l'une des activités les plus transformatrices de l'être. Mais tout cela peut se faire avec légèreté et humour.. Le sexe c'est fun!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-8749070448876216269?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/04/catherine-solano-une-sexologue-creative.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sd8_CCL-SJI/AAAAAAAAAF8/FO67FTon2AE/s72-c/catherine_solano.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-7669483182231402799</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2009 06:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-25T16:22:21.998+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>La voie d'Eros</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://marco2.0.free.fr/index.php?q=eros"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 300px; height: 217px;" src="http://marco2.0.free.fr/dc2/public/eros/eros001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qui est le plus près de l’élan spirituel, qui nous fait oublier nous mêmes pour nous pousser à nous tourner vers quelque chose qui est au delà de nous mêmes? Qu’est ce qui nous fait peur, nous attire, nous inspire et nous impulse dans une grande part (pour ne pas dire la totalité) des activités de notre vie?  l’élan sexuel tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sexe est une pulsion de vie qui a besoin de la relation pour exister. Cela n’est pas vrai pour la faim ou la soif par exemple que l’on peut épancher seul. Mais le sexe n’existe pas sans la relation à autrui. Même la masturbation met en jeu l’autre dans le fantasme ou la vision d’images érotiques. Le sexe n’est pas non plus un besoin: on n’a pas besoin d’avoir de relations sexuelles pour vivre. Même si une sexualité épanouie transforme n’importe quel être triste et gris en une personne joyeuse et colorée, elle n’est pas nécessaire à notre survie. Sans le sexe, les moines et les nonnes vivent. Et pourtant, sans la sexualité de nos ancêtres, sans toutes les relations complexes qui ont existé – certaines dures, d’autres tendres – entre nos parents, nos grands-parents, nos arrières-grands-parents, nous n’existerions pas. Sans le désir sexuel qui a amené nos aïeuls les uns vers les autres, nous ne serions pas de ce monde. Nous sommes le fruit du désir entre un homme et une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette attirance est complexe, car elle est à la fois le résultat d’une différenciation, un homme est attiré par une une femme et réciproquement (je me consacrerai ici à la sexualité hétérosexuelle), et d’une union. De ce fait, la sexualité procède d’un double mouvement, un mouvement de &lt;em&gt;distinction&lt;/em&gt; suivi d’une &lt;em&gt;union&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Le sexe est d’abord affaire de séparation et de différenciation... La sexualité ne met pas en jeu deux individus, mais un homme et une femme, c’est à dire des personnes typées dans leur &lt;em&gt;genre &lt;/em&gt;sexuel &lt;em&gt;(&lt;/em&gt;le &lt;em&gt;gender&lt;/em&gt; anglais&lt;em&gt;)&lt;/em&gt;. Dans le tantra, cette séparation est poussée jusqu’à son extrême puisque l’homme devient Shiva et la femme Shakti, c’est à dire le Dieu et la Déesse. Evidemment personne ne vient à penser que l’on devient &lt;em&gt;réellement&lt;/em&gt; des dieux ou des déesses, mais cela permet d’aller dans les profondeurs de la psyché, là où nous rencontrons les puissances de l’inconscient collectif. En fait, c’est l’archétype du dieu, ou celui de la déesse, qui vient nous habiter lors d’une rencontre tantrique sacrée. Cette reconnaissance du divin à l’intérieur de nous a deux fonctions: d’une part cela nous fait sortir de nos petites habitudes quotidiennes en nous plongeant dans un espace sacré, et d’autre part cela nous aide à transcender notre identité égotique et nous faire accéder à une perception plus fine de l’autre, de soi et du Kosmos. On peut dire que la sexualité nous polarise dans notre genre, qu’elle nous rend encore plus homme ou femme que nous ne le sommes dans la vie de tous les jours. Si au travail et dans grand nombre d’activités de la vie civile nous pouvons faire en sorte de nous côtoyer en mettant à l’écart notre genre, en laissant croire que nous sommes “unisexe”, provenant d’une sorte de genre “gris” ni homme ni femme, cela n’est pas vrai dans la sexualité où la rencontre repose justement sur cette différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la sexualité ne s’arrête pas à la distinction et à la polarisation sexuée, car elle est suivie d’un mouvement contraire qui pousse à l’union:  dans l’acte d’amour, l’homme et la femme s’unissent et se fondent l’un dans l’autre pour ne faire plus qu’un. Ils étaient deux, ils ne sont plus qu’un. Mais dans cette rencontre, les deux partenaires ne sont pas le symétrique l’un de l’autre: la femme n’est pas un homme inversé. Ils ne jouent pas le même rôle, ils ne tiennent pas la même place dans cette danse de la vie.  En effet, l’étreinte charnelle, le coït, ne s’effectue pas à mi chemin entre l’homme et la femme, mais &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; la femme. La femme accueille l’homme en elle et, dans sa polarité yin, s’ouvre à la puissance de l’homme. Son sexe est la coupe, le Graal des chevaliers, celle qui appelle et reçoit l’autre en elle. Le sexe de l’homme est un bâton qui vit à l’extérieur, et en tant que tel constitue le &lt;em&gt;trait d’union&lt;/em&gt; entre les deux. La coupe appelle le bâton, le bâton a besoin de la coupe. Lorsque l’union s’accomplit la femme &lt;em&gt;reçoit&lt;/em&gt; et l’homme &lt;em&gt;donne&lt;/em&gt; par son sexe.&lt;br /&gt;On croit souvent que l’homme “prend” la femme, et c’est souvent ce qui se passe. Mais lorsque l’union est véritable, lorsque l’acte d’amour constitue la rencontre totale des corps, des coeurs et des âmes, l’homme ne prend plus la femme: il lui fait don de sa puissance. Et son sexe est alors l’émetteur de cette énergie sexuelle, qui passe dans le sexe de la femme et qui allume la poudre du désir chez la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inversement, quand l’union est vraiment réalisée, le coeur de l’homme, qui est de polarité yin, peut recevoir l’amour de la femme qui donne naturellement son amour à l’homme, et l’énergie relationnelle de la femme passe de son coeur à celui de l’homme qui est ainsi rempli de l’amour de la femme, comme celle-ci l’est de l’énergie sexuelle de l’homme. Il s’ensuit une boucle énergétique qui unit les deux êtres, ouvre leur âme et leur fait accéder à la transcendance.&lt;br /&gt;Pendant un moment, parfois long, souvent trop court :- ), deux êtres vont alors au delà de leur personne, de leur individualité pour aller justement dans leur être profond, et s’unir en revivant et recréant les origines. L’acte d’amour est un acte de création, car il est potentiellement à l’origine d’une autre vie, et de re-création car il accomplit ce que tous nos ancêtres ont toujours fait depuis des millénaires.. C’est en cela que l’acte sexuel est sacré: il rejoue la création du monde (lire Mircea Eliade à ce sujet), il rejoue la Vie qui se cherche dans cette différenciation/union.&lt;br /&gt;Faire l’amour intensément, ce n’est pas jouer les jeux olympiques du sexe en contrôlant ce que l’on fait pour être plus “performant”, mais s’unir au niveau des énergies du corps, du coeur et de l’esprit. Lorsque l’union est intense, les gestes ne sont plus contrôlés. Le rythme est variable, parfois frénétique, parfois aussi lent et léger qu’une plume. Tout se passe comme si les corps n’étaient plus contrôlés, comme s’il n’y avait plus de “moi” pour maitriser et comme si les corps étaient “agi” de l’intérieur par cette pulsion de vie liée au mouvement énergétique qui relie l’homme et la femme en une danse cosmique. Les mots alors ne peuvent plus décrire ce qui se passe. On entre dans le domaine de l’ineffable, ce qu’on traduit par les qualificatifs de “magique” ou “cosmique” tout simplement parce que les mots n’arrivent plus à rendre compte de l’expérience vécue. Dans cette union, c’est la pénétration qui transforme si on sait accueillir l’énergie pénétrante de l’autre, si la femme sait accueillir la puissance sexuelle de l’homme et l’homme la puissance d’amour de la femme. A ce moment là, le circuit énergétique se met en place, le sexe de la femme appelle et le coeur de l’homme s’ouvre, les plongeant l’un et l’autre dans l’extase...&lt;br /&gt;La rencontre amoureuse, si elle est ainsi faite en conscience, dans le sacré et l’ouverture à l’autre est alors l’une des voie les plus puissantes d’éveil... C’est la voie d’Eros...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédit: Le dessin illustrant ce billet est de Marco: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://marco2.0.free.fr/"&gt;marco2.0.free.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-7669483182231402799?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/01/la-voie-d.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-2682660551193550308</guid><pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-27T00:34:17.895+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>L'extase divine: une voie féminine vers l'éveil</title><description>Deux événements me poussent à écrire cet article: d’une part le dernier exemplaire du monde des religions, qui porte sur “&lt;em&gt;la femme dans les religions&lt;/em&gt;”, et le dernier commentaire de Dominique D. à mon post “&lt;a href="http://www.sexespi.com/2009/01/la-tragdie-de-l-ne-pas-connatre-le.html"&gt;La tragédie de l’homme&lt;/a&gt;”, avec lequel je suis tout à fait d’accord. Il écrit:&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;J'ai lu en diagonale un article de Andrew Cohen, que certains considèrent comme un enseignant spirituel, que les femmes avaient un égo plus fort que les hommes.&lt;/blockquote&gt;En effet, Andrew Cohen dit, dans le magazine &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.enlightennext.org/magazine/j37/"&gt;What is Enlightment sur le développement spirituel des femmes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; que les femmes ont une plus grande réticence que les hommes à aller au delà de l’ego... En fait, c’est surtout dû au fait qu’Andrew Cohen ne comprend rien à l’essence du féminin, et qu’il ne connait que la manière yang du dépassement, la voie de l’action et de l’héroïsme, avec le risque, comme je l’ai dit dans un autre post “&lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/2008/10/andrew-cohen-50.html"&gt;Andrew Cohen à 50%&lt;/a&gt;” (sur un autre blog “&lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;visionsintegrales&lt;/a&gt;”) d’avoir oublié le féminin :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Il [Andrew Cohen] manque à son système de développement spirituel la moitié de l’histoire, à savoir le féminin dans toutes ses dimensions d’extase, d’amour, et de compassion, féminin qui apparaît comme totalement absent de son enseignement, voire explicitement rejeté.&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;En fait il se coupe d’une dimension fondamentale qui est celle de l’accueil de l’autre en soi, la réception du divin dans son coeur et son corps. D’ailleurs l’article de la conversation entre A. Cohen et K. Wilber (The Pandit and the Guru) sur les femmes serait à pleurer de rire si ce n’étaient pas des enseignants spirituels aussi chevronnés. (note: j’adore profondément le travail de Ken Wilber, mais lui aussi, la seule faille dans son système concerne la relation et le féminin, même si c’est moins fort que pour A. Cohen.. Au moins K. Wilber a pour lui le fait qu’il adore les femmes, et que, lorsque ces femmes sont vraiment authentiques, avancées et féminines, il est capable d’être bougé et interpellé par ce féminin. Cf. son livre “&lt;em&gt;Grace and Grit&lt;/em&gt;” qui m’a profondément ému).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’article Les grandes mystiques, paru dans le numéro 33 du “&lt;em&gt;Monde des religions&lt;/em&gt;”, Ysé Tardan-Masquelier, rappelle que Thérèse d’Avila affirmait ”Il y a beaucoup plus que femmes que d’hommes favorisés par ce genre de grâce” et elle parlait là d’extase mystique. D’autres personnes sont citées à l’appui pour montrer que les femmes dans le domaine de la spiritualité sont au moins aussi capables que les hommes (voire sinon plus) d’avancer dans le domaine spirituel, à condition d’employer bien évidemment le chemin qui leur convient. Thérèse d’Avila, en tant que femme et mystique a exploré la voie féminine de l’extase mystique, celle qui passe par la réception du divin en soi.. Voie tellement évidente pour nombre de femmes.. J’ai en effet rencontré plusieurs femmes qui par la pratique tantrique mettant en jeu la réception de l’autre en soi (combinaison de pratiques sensuelles, énergétiques et spirituelles), peuvent atteindre des niveaux très profond d’extase mystique, de dissolution et de fusion avec le divin, des états situés très nettement au-delà de l’ego..  Le nombre de femmes se connectant au divin par la voie de l’extase semble bien supérieur aux hommes. Et d’ailleurs, comme je l’ai dit dans &lt;a href="http://www.sexespi.com/2009/01/la-tragdie-de-l-ne-pas-connatre-le.html"&gt;mon post précédent&lt;/a&gt;, c’est en développant leur part féminine, de réception et d’accueil du divin en soi, que les hommes atteignent ces niveaux, en devenant des “hommes creux” comme peuvent l’être les chamanes amérindiens (comme le rappelle Dominique D. dans son commentaire), ou être un bambou creux comme le rappelle Tilopa (voir le livre d’Osho : “Tantra Suprême sagesse” dont un résumé et extrait se trouve sur &lt;a href="http://www.linitiation.net/Webzine/W_TsNs_Auteurs.php?ID=246"&gt;ce site&lt;/a&gt; et dont l’importance pour le développement spirituel est rappelé par &lt;a href="http://sudheer.free.fr/presentation.htm"&gt;Sudheer&lt;/a&gt;). Tilopa dit en effet:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;“&lt;em&gt;Devenez comme un bambou creux, sans rien à l’intérieur alors les lèvres du Divin sont sur vous, le bambou creux devient flûte et le chant s’élève, c’est le chant du Mahamudra.&lt;/em&gt;”&lt;/blockquote&gt; Devenez totalement réceptif, ouvert, sans rien dedans, c’est à dire sans ego et sans mental, et naturellement le divin joue en vous comme un musicien joue de la flûte et cet état correspond à un Grand Orgasme avec l’Univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un homme, parvenir à cet état de réceptivité, est souvent précédé d’une lutte initiale avec le mental, et résulte d’un grand travail pour aller au delà de l’ego.. Pour la femme, c’est beaucoup plus simple. Elle connaît intuitivement  (si elle a une sexualité épanouie) l’attitude à adopter pour s’ouvrir intérieurement et accueillir l’autre en soi. Il s’agit simplement de se connecter à son centre, son « utérus » (mauvaise traduction de “womb” mais je n’ai pas mieux) et sa yoni (son sexe), et d’aller au plus profond d’elle-même, en s’ouvrant  dans un relâchement total....  c’est à dire en se dissolvant et en s’unissant à l’autre.. Cela peut se faire dans l’acte amoureux, ou bien comme pour Thérèse d’Avila, ou d’autres mystiques femmes, dans l’acte d’union avec le divin, considéré ici comme une composante masculine venant la pénétrer..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’extase de Thérèse d’Avila est très caractéristique de ce type d’extase divine au féminin. Voici la description de l’une de ses extases sur &lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/jean-paul.barriere/divers2/therese.htm"&gt;ce site&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Quelque chose d'insinuant et doux; elle se demandait si ce songe étrange n'était point un avertissement; elle n'a qu'à descendre en elle-même, qu'a creuser son âme et la certitude vient; ce n'est pas le sentiment d'une présence individuelle, c'est une sorte d'enveloppement aussi vague et informe que celui d'une eau la baignant ou d'une lumière diffuse matériellement sentie; pourtant il est rare, incertain, trompe son espoir; mais l'espoir suffit qu'il puisse revenir encore et elle vit jour après jour, le cherchant au fond de son âme; frémissant déjà de pressentir que viendra son impalpable et sereine invasion.&lt;br /&gt;Ce fut d'abord à peine comme un allégement, une sensation fuyante de légèreté; puis tout d'un coup, une suavité dilata sa poitrine; c'était comme une inondation si soudaine que le coeur semblait prêt à se rompre; ses yeux ne voyaient plus; alors la joie l'enveloppe, étreignit ses sens; puis tout s'éfface; mais quelque chose d'inconnu lui demeurait : une sensation d'allégresse, une dilatation d'amour.&lt;br /&gt;L'innéfable la pénétrait, ne faisait plus qu'un avec elle; parfois, elle chancelait sous sa violence; cet amour l'envahissait à flot égal comme une mer qui sans cesse gagne du rivage, ne lui laissait plus rien d'elle-même; quelque chose en elle se dissolvait délicieusement jusque dans sa propre matière; elle sentait une profection toute puissante l'enserrer à jamais sans pouvoir s'y soustraire; l'impulsion de la volonté divine chassait sa propre volonté; elle ne pouvait que lui offrir sa soumission et sa passivité radieuse; il lui arrivait de connaître un tel délice, et une telle crainte que ce délice cessât, qu'elle versait malgré elle des larmes et que la gorge étranglait, elle ne savait plus si elle souffrait ou si elle défaillait de joie.&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;Ayant vécu l’une de ces extases un jour, alors que j'étais plein d'une grande gratitude envers le divin pour m’avoir accordé le privilège d'avoir connu ce que c'est d'exister, et même si mon extase n’a pas été jusqu’à la pénétration et la fusion avec lui, je connais cette dilatation d’amour profonde, qui s’exprime comme un flux délicieux qui emplit et dilate la poitrine en déversant des flots d’amour.. Je la vécus pendant quelques heures, et de temps en temps cette expérience se reproduit.. Dans ces moments, l’ego disparaît comme s’il n’était plus nécessaire, l’amour prenant toute la place.. Dans cet amour, il n’y a plus de peurs, ni plus de désirs autres que de s’unir au divin...  Malheureusement, ces “peak experience” ne durent pas, et bien qu’elles me montrent le chemin de la sagesse et de la compassion, je ne suis toujours pas réellement sage, et je ne vis pas cet amour inconditionnel et sans objet dans la vie de tous les jours... En gros, je ne suis pas candidat à la béatification :- )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je veux dire ici c’est que l’extase divine est un mouvement féminin. C’est quand je suis dans la gratitude, le coeur ouvert que ces extases apparaissent, pas en cherchant à déboulonner l’ego par des techniques d’humiliation, comme le prônent certains maîtres spirituels, qui d’ailleurs n’ont jamais reçu l’illumination de cette manière...  (A lire la &lt;a href="http://whatenlightenment.blogspot.com/2006/02/travesty-of-enlightenmentwendyls-story.html"&gt;description faite par une femme des “tortures mentales”&lt;/a&gt; infligées par A. Cohen pour qu’elles dépassent leur ego..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, les femmes, si elles ne se laissent pas aller à des “préoccupations futiles” pour employer les mots de Thérèse d’Avila, peuvent atteindre rapidement et plus facilement que les hommes des états d’éveil importants. Mais à condition de respecter leur polarité féminine et pas de leur demander d’appliquer des techniques de commando contre l’ego, qui alors réagit naturellement en se durcissant, ou, comme c’est le plus souvent le cas pour les femmes, en se transformant en dépression, voire en maladie somatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, comme le dit Dominique D. dans son commentaire:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;C'est comme si les femmes étaient plus "souples", et que, ce faisant, comme elles avaient déjà faits 90% du chemin, elles avaient peut être moins d'appétit pour les 10% restants. En d'autres termes, les femmes me semblent beaucoup mieux nanties à la base que les hommes.&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;Mais comme il y a beaucoup plus de maîtres spirituels que de “maitresses” spirituelles, plus exactement plus d’hommes qui enseignent, parlent et écrivent que de femmes, cette expérience du divin au féminin est peu transmis. Mais cela évolue, et comme de plus en plus de femmes voient leur conscience s’éveiller, par des voies “masculine” parfois, mais aussi de toutes autres manières, elle font profiter le monde de leurs découvertes..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, j’aime beaucoup la méditation assise, que je pratique parfois formellement (sur un coussin, etc..) et parfois informellement (rester là, juste là comme dans un arrêt sur image en s’ouvrant à l’instant présent). Ma compagne, Véronique, aime moins que moi la méditation assise qu’elle pratique pourtant très souvent mais qui 1) lui semble difficile, 2) ne comble pas totalement son être.. Elle préfère la méditation au quotidien dans les activités de tous les jours, ou bien dans la danse et bien évidemment dans la pratique tantrique en couple.. Et de nos échanges, il nous est venu comme une évidence qu’il y avait une autre démarche de méditation que celle qui passe par l’immobilité en lotus (il y a aussi les méditations dynamiques d’Osho, mais Osho disait lui-même que ces méditations étaient en fait des techniques de préparation pour les occidentaux qui ne savent pas méditer assis..). Si l’immobilité et le fait de rester témoin de soi-même, comme dans Vipassana, est la voie de la conscience, la voie du coeur peut passer par d’autres formes, comme en témoigne les danses et les mouvements des dervices.&lt;br /&gt;Il s’agit alors, je la cite, de  &lt;em&gt;“tenter de mieux percevoir ce qui est spécifique à nos expériences "féminines" de méditation : entre l'assise et le mouvement, entre la conscience et l'ivresse des sens, entre le vide et le délié. ”&lt;/em&gt; La plénitude et le vide, l'union divine, mais en reconnaissant Shakti derrière toutes les femmes, c'est à dire la danse de la vie dans toutes ses manifestations..&lt;br /&gt;On est ici bien loin des affirmations à l’emporte pièce d’Andrew Cohen concernant les femmes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous ceux qui écrivent des commentaires.. c’est très nourrissant..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-2682660551193550308?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/01/l-divine-une-voie-fminine-vers-l.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-6648671865023537459</guid><pubDate>Fri, 02 Jan 2009 11:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-03T12:44:16.641+01:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amant tantrique</category><title>La tragédie de l'homme: ne pas connaître le féminin</title><description>Je voudrais commencer cette année par une réflexion sur ce qui constitue à la fois la richesse de la différence, mais aussi l’incompréhension entre hommes et femmes. Tout le monde le vit: il existe une incompréhension fondamentale, presque ontologique, entre l’homme et la femme. Cette différence, d’après moi, vient en fait du vécu de l’expérience du yang et du yin, du principe masculin et féminin. L’homme très naturellement, et au plus profond de son être, incarne le principe masculin, et inversement la femme incarne le principe féminin. Chacun est bien entendu un mixte de masculin et de féminin, mais de manière générale, la base de chaque être se situe dans sa propre polarité.&lt;br /&gt;Globalement, le yang, le masculin, se caractérise par l’affirmation, la permanence et la stabilité, la raison qui décompose et délimite, l’objétisation et l’objectivité, la construction par assemblage, la capacité à définir des buts et à s’y maintenir, la puissance, etc.. inversement, le yin est caractérisé par l’accueil, la relation, l’impermanence, la subjectivité et l’intuition, l’engendrement par émanation sans rien faire, le changement et la transformation, la sensualité etc. Pour simplifier, le yang est peut être caractérisé par la puissance projective hors de soi, mouvement allant de l’intérieur vers l’extérieur et le yin est inversement ouverture et incorporation, accueil de l’autre en soi, mouvement allant de l’extérieur vers l’intérieur,&lt;br /&gt;Cette différence est particulièrement vécue dans l’acte sexuel, et tout particulièrement dans la position où l’homme est sur la femme en mouvement, et la femme en accueil de la puissance de l’homme. Cette position, même s’il en existe de nombreuses variantes, est à la fois à la base des polarités de chacun, l’homme est yang et actif, la femme yin et réceptive, mais en même temps une métaphore de deux tragédies ontologiques que vivent l’homme et la femme, chacun dans sa polarité: 1) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la tragédie de l’homme c’est de ne pas connaître l’extase féminine&lt;/span&gt;, et 2) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la tragédie de la femme c’est de croire que le bonheur extatique qu’elle vit, qu’il soit du coeur ou du sexe, dépend de l’homme&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce post, je ne parlerai que du premier point, et je parlerai du second dans un prochain post..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ne pas connaître l’extase du féminin. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir le plus intense n’est pas le plaisir sexuel, issu uniquement de l’orgasme des parties génitales. Pour l’homme comme pour la femme, le plaisir lié à l’orgasme du frottement (pénis ou clitoris), même s’il procure un certain plaisir, est limité en intensité et en temps. Dès que c’est fini, on revient dans l’état dans lequel on était auparavant. L’orgasme dans ce cas ne transforme pas: il permet juste de connaitre quelques instants fugaces de plaisir. C’est un peu la “bande annonce” du divin: une petite page de publicité pleine de promesse, mais réduite à quelques secondes. Et pourtant que de déchaînements pour ce plaisir, que de furies, de viols et de meutres ont été causés pour ces si courts et si limités instants. Seuls les amoureux, pendant quelques semaines voire quelques mois, connaissent un autre plaisir, proche de l’union divine dont je parle plus loin. Mais cela ne dure qu’un temps, le temps de la passion... pour retomber rapidement ensuite, avec parfois d’autres emportements, jalousie ou haines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à côté de ce plaisir sexuel limité, des mystiques ont découvert qu’il y avait un autre plaisir, plus profond, plus intense, plus nourrissant, proche et différent de la sexualité. Ce plaisir “extatique” qui emporte l’être, fait perdre les limites du corps, ouvre le coeur et unité au cosmos provient du divin, de l’union à Dieu. Il s’exprime comme une perte du moi, un sentiment de dissolution “océanique” lié à un amour profond envers tous les êtres. Les mystiques en parlent parfois avec des mots d’amour, souvent d’ailleurs, et on y reviendra, en se mettant en position féminine vis à vis du divin, comme une amoureuse recevant son bien aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour cela que les religions monothéistes, patriarcales, ont limité l’importance du sexe en en faisant un péché lorsqu’il n’était pas destiné à la reproduction et en contraignant les règles de constitution des couples. Il est préférable de contraindre le plaisir du corps, pour n’autoriser que le plaisir mystique de l’union à Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de chercheurs mystiques (seekers) hommes sont en quête de cette union là, au travers de la perte d’individualité pour atteindre à l’extase et à l’oubli de soi. Nombreux sont ceux qui l’obtiennent par la méditation, notamment les méditations Jhana, fondées sur l’absoption. D’autre l’obtiennent par d’autres voies: prière, dévotion, service aux autres, etc.. Dans tous les cas, il y est question d’un dépassement de l’ego, d’une perte d’individualité, d’un oubli de soi lié à une union avec les autres (“aime les autres comme toi-même”) ou avec Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement, j’ai remarqué qu’assez peu de femmes recherchent cet état avec la rage et la passion que mettent les hommes dans leur quête.. Et comme la littérature spirituelle est surtout masculine, tout ce qu’on peut lire parle du dépassement de l’ego, a surtout été écrit par des hommes pour des humains, en croyant que nous étions fait pareils, hommes ou femmes. Et parfois, les maîtres spirituels se sont plaint du peu de capacité des femmes à entrer dans cette voie de dépassement de l’ego. Mais je pense que cela vient surtout de leur très faible capacité à comprendre réellement la psychologie féminine.&lt;br /&gt;En discutant et vivant avec des femmes tantriques, je me suis rendu compte qu’au contraire, cet état d'union cosmique leur est beaucoup plus naturel qu’à nous. Si elles sont assez bien avec leur corps et leur sexualité, et s’il elle sont avec un compagnon à la fois puissant et en relation, elles connaissent dans la sexualité des états qui utilisent les mêmes mots et qui donnent l’impression (même s'il est toujours difficile de comparer des ressentis et expériences subjectives de l’extérieur) d’être très proches des expériences mystiques. Cela ne signifie pas qu’elle atteignent des extases aussi profondes chaque fois qu’elles font l’amour, mais qu’il leur arrive relativement fréquemment, dans une union sexuelle épanouie, d’atteindre de tels niveaux. En d’autres termes, les femmes peuvent connaître par la sexualité des expériences de même nature que les mystiques, sans recourir à des pratiques très complexes ni très difficiles...  Je ne dis pas que toutes les femmes connaissent de telles extases, mais qu’il y en a beaucoup plus qui atteignent de telles extases que d’homme par l’ascèse et la méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment cela est il possible? En fait d’après moi, la raison est toute simple: l’union extatique provient simplement de la polarité yin de l’extase divine. C’est en allant profondément dans l’accueil, la réception, le relâchement, que l’effet extatique d’union cosmique se produit. Comme le disent les mystiques: “il n’y a rien à faire” et même “faire” devient un obstacle à cette expérience. Dès que l’on cherche à faire, l’extase disparaît, le sentiment de reliance avec les autres et l’univers disparaît, le coeur se ferme. C’est uniquement dans l’accueil, dans la dissolution du moi que s’effectue cette transformation dont on n’est pas maître. C’est donc en allant profondément dans son féminin que la femme vit “naturellement” l’expérience du divin. Plus elle à confiance en son compagnon et plus elle le sent présent à elle, plus elle peut aller profondément en elle, vers son être profond, plus elle se connecte avec son intériorité physique (sa “grotte sacrée” ou “womb”) et psychique, son âme, plus elle peut recevoir la puissance de son partenaire, plus elle peut faire l’expérience de cette union qui s'exprime à la fois vis à vis de l'univers, mais aussi vis à vis de son compagnon. C'est alors la réelle Union Cosmique, où l'homme et la femme ne font plus qu'un, et eux-mêmes ne font qu'un avec l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la tragédie de l’homme, c’est de ne pas savoir ce que cela signifie de “être pris”, de s’ouvrir à l’autre, de faire l’expérience de la très grande fragilité liée à l’accueil de l’autre en soi, voire même d'être totalement possédé par une force plus grande que nous. Souvent, il ne sait même pas que c’est possible. Et ce plaisir n’est pas qu’un plaisir, c’est aussi une porte de transcendance: il emplit l’être, il transforme l’âme, il ouvre aux autres et à l’univers, il amène à un changement de conscience et de perception du monde...&lt;br /&gt;Je ne dis pas qu’aucun homme ne connaît cette expérience extatique, mais que le manque d’ouverture au yin est ce qui constitue un obstacle vers cette transcendance, et qu’il n’est pas nécessaire de passer par des années d’ascèse pour l’atteindre et que les pratiques tantriques, en mettant l’accent sur l’union du masculin et du féminin, permettent d’atteindre des expériences extatiques aussi fortes sinon plus que les mystiques. Mais s’il fait l’amour “normalement”, c’est à dire uniquement avec sa vigueur yang, il ne pourra pas connaître cet état. (Note: cela ne signifie pas qu'il ne soit pas bon de faire l'amour de manière yang.. Bien au contraire. L'énergie yang est une merveille si elle s'exprime en relation avec le yin de la femme et il n'y a surtout pas lieu de s'en empêcher. Eh, les mecs, on reste des mecs, et aller dans son yang c'est un vrai délice... Mais en tant que telle cette énergie est moins transformatrice, moins “spirituelle” que l'énergie yin).&lt;br /&gt;C’est donc la tragédie de l’homme: naturellement, il ne connaît pas le féminin, et il doit donc faire un chemin considérable pour rencontrer le divin. Tel un preux chevalier, il se met en quête. Il devient voyageur, disciple, ascète, moine.. il pratique des exercices religieux pendant des heures, cherchant, de manière yang, à s’abandonner au yin.. C’est à la fois une perte de temps et un chemin très long pour aller au fond de lui-même. Il doit aller au bout du monde, comme le personnage de l’Alchimiste de Paulo Coelho pour découvrir le trésor qui est en lui, pour s’abandonner à la Vie. L’homme qui ne connaît pas l’extase du féminin est comme le Bodhidharma de la légende, obligé de passer des années devant un mur avant de s’éveiller à sa nature ultime de Bouddha. La voie des arts martiaux, de la méditation zen, de l’ascèse monacale pour dépasser le moi et le mental sont des approches yang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tantra, voie rapide, met au contraire l’accent sur l’accueil, sur le fait d’être un “bambon creux” pour reprendre l’expression de Milarepa, sur l’accueil de l’autre en soi.&lt;br /&gt;Les pratiques tantriques de premier niveau mettent beaucoup l’accent sur la polarité “normale” de l’homme et de la femme. L’homme doit aller dans son yang, dans sa puissance d’abord, avant de s’ouvrir au féminin. Autrement il ne s’ouvre pas au féminin, mais il s’affadi et s’efféminise ce qui n’est pas du tout du même ressort (et en plus il ne permettra pas à sa partenaire d’atteindre les états extatiques mentionnés plus haut qui réclament pour la femme, une puissance virile en relation). D’autre part, dans cette première étape, ce qui prend au moins une formation complète avec des formateurs qualifiés, il apprend à gérer son énergie, à la diffuser dans le corps, à entrer dans un premier niveau d’extase par le biais de pratiques énergétiques. Cela est bien décrit dans de nombreux ouvrages et notamment dans L’amant tantrique (que je vous recommande bien évidemment :-) )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une fois la puissance contactée, l’homme peut trouver le chemin de l’abandon, le chemin du yin, le chemin de l’accueil de l’autre.  Ce n’est pas facile pour un homme bien yang: la peur de l’homosexualité et de la féminité sont encore très présent dans notre société, même si ces peurs tendent à disparaître. Ensuite, avec sa partenaire, l’homme peut découvrir l’extase du féminin en s’ouvrant à l’énergie de la femme qui deivent alors yang pour l’occasion. La femme chevauche l’homme et lui s’abandonne, ne fait rien, reçoit, diffuse l’énergie et s’ouvre à la femme comme s’il était possédé par elle, comme s’il était pénétré par son sexe. A ce moment il peut avoir l’impression que son pénis ne lui appartient plus, que c’est le phallus de la femme qui le possède et qu’il sent son pénis le pénétrer comme s’il s’était retourné. Il sent alors la femme dans son ventre et s’abandonne à la puissance de sa partenaire... En s’ouvrant il peut alors découvrir un nouvel état, plus profond, dans lequel il fait à la fois l’expérience de la fragilité et de l’union, un état qui donne l’impression que cela ne dépend plus de lui mais de l’énergie de sa partenaire.. S’il s’abandonne profondément à sa partenaire, s’il ne cherche plus à contrôler quoi que ce soit, il peut alors contacter des sensations d’ouverture du coeur, d’union cosmique et de perte de limitation nouvelles... Cette expérience est initiatique: elle est transformatrice de l’individu qui peut alors comprendre effectivement et profondément le féminin et, ce faisant, s’ouvrir naturellement au divin..  de manière plutôt agréable n’est ce pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ouverture au féminin n’est pas uniquement sexuelle: elle s’exprime chaque fois que l’on accueille l’autre profondément en soi. Par exemple dans une discussions, l’attitude yang consiste à essayer de convaincre, de transformer l’autre dans ses représentations. L’attitude yin consiste au contraire à écouter, à mettre son attention sur l’autre en étant prêt à modifier ses propres croyances. Percevoir les signes que nous envoient la vie, écouter son intuition, sa boussole intérieure, sont d’autres manières de se brancher sur son yin, son accueil de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui vient d’être dit ici doit bien évidemment être modulé en fonction des personnes. Certains hommes sont naturellement plus yin que d’autres (mais parfois au risque d’avoir perdu leur puissance ce qui pose d’autres problèmes, car la puissance passe alors dans l’ombre. J’en parle un peu dans mon livre et j’y reviendrai dans un prochain post), et certaines femmes peuvent être très yang: si les peurs individuelles et les expériences traumatisantes constituent évidemment un obstacle à l’abandon, au-delà, sur un plan collectif, ni le féminisme ni le mode compétitif du travail moderne ne pousse pas les femmes à aller dans leur féminin. De ce fait, le féminin n’est pas encore pour une large part de la population une valeur fondamentale au même titre que le masculin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, pour revenir à mon propos initial, la tragédie de l’homme c’est non seulement de ne pas connaître le féminin, mais aussi de ne pas avoir même l’idée que ce féminin existe et est possible. C’est la raison pour laquelle les hommes s’abandonnent a priori moins au plaisir yin de l’accueil, de l’ouverture à l’autre. Etant donné qu’il passe par une phase de fragilité (s’ouvrir à l’autre, c’est nécessairement dangereux), ils ne contactent pas naturellement leur féminin et restent là, dans une attitude pour le moins suspect vis à vis de ce yin qui impose de se laisser conduire par l’autre. Le plaisir est au rendez vous, mais il est tellement loin de la pensée yang, que la plupart des hommes ont bien du mal à aller contacter cet autre aspect d’eux-mêmes. De ce fait, les hommes très yang projettent leur yin sur les femmes et sont souvent attirés par des femmes très féminines qui, par la relation, les nourrissent un peu de ce féminin dont ils ont tant besoin, même s’ils ne se l’avouent pas. Je dis souvent que c’est très beau un homme yang qui pleure, car c’est toujours le début d’une aventure, du chemin d’individuation où les deux aspects de chaque être, le yang et le yin se combinent harmonieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Note&lt;/strong&gt;: dans un prochain post, je vous parlerai de la tragédie de la femme: croire que son plaisir et son bonheur dépend de l’homme et de sa présence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-6648671865023537459?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2009/01/la-tragdie-de-l-ne-pas-connatre-le.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-4232749883470735668</guid><pubDate>Mon, 21 Jul 2008 19:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-21T22:11:30.717+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">problèmes sexuels</category><title>Pannes d'érection et éjaculation précoce (2ème partie)</title><description>Dans un précédent article sur ce blog (&lt;a href="http://www.sexespi.com/2008/01/pannes-drection-et-jaculation-prcoce.html"&gt;pannes d'érection et éjaculation précoce 1ère partie&lt;/a&gt;), j’avais parlé des problèmes de pannes d’érection et d’éjaculation précoce. On avait vu que dans les deux cas, c'est toujours pour la même raison: on "veut" quelque chose et on voit la relation sexuelle comme une sorte d'épreuve dont il faudrait sortir le héros... On a vu que tout tient dans un seul mot: "relaxation", car effectivement quand le système sympathique se met en marche (ce qui est le cas quand on doit passer une épreuve dans la vie courante, quand on doit agir vite, etc..) cela inhibe totalement toute érection... Et dans ce cas, on peut faire tout ce qu'on veut, rien n'y fera, on ne bandera pas.. d'autant plus qu'à ce moment il y a le mental qui se met en marche et qui ne fait qu'empirer les choses, en créant une spirale infernale d’inhibition... En gros, plus le temps passe moins on se sent bien. Dans ce cas, même avec la plus belle et la plus sensuelle femme du monde, il y a un moment où l'on voudrait être ailleurs.. Autant dire qu'on est mal..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comment sortir de cette spirale infernale? Globalement, il faut sortir de l'épreuve et du mental. Pour cela il s'agit d'abord de sortir du "il faudrait absolument que je bande!" qui enferme et donc sortir de l'obligation de résultat qu'on s'est donné. Cela conduit à changer totalement de décors et d'atmosphère.. Arrêter de vouloir "faire l'amour", entrez dans un autre espace d'intimité. Quand on a des difficultés cela commence souvent lorsqu’on commence à s’embrasser sur un lit par exemple. Parfois cela peut être merveilleux, mais parfois cela déclenche le réflexe mental du “il va falloir que j’assure” ce qui démarre la spirale infernale. A ce moment là on commence à être pétrifié, on n’ose pas changer de disque, on continue sur la même lancée et surtout on commet l’erreur fondamentale: croire que plus de stimulus permettra de sortir de la spirale! C’est une grave erreur, car, si l’augmentation de stimuli (baisers, caresses précises, etc..) peut être pratiquée quand les deux sont déjà très excités, elle ne fait que faire empirer la situation si l’on est inhibé. Parce qu’en essayant d’obtenir un effet en “forçant”, on augmente l’activation du système sympathique ce qui a pour résultat d’inhiber encore plus l’érection (et  parallèlement trop d’excitation fera venir une éjaculation précoce). Au contraire, pour faire revenir l’érection, il faut diminuer les stimuli: faire des baisers plus doux, des caresses plus subtiles, retrouver le contact avec l’autre.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, il y a une technique miracle à pratiquer sans aucune limitation: le massage sensuel.. En effet le massage sensuel a toutes les vertus: il crée un espace d’intimité, il permet les caresses subtiles, il ne crée pas le phénomène d’épreuve et il détend le corps en activant le parasympathique (le système, inverse du sympathique, qui crée la détente).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développons un peu..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Le massage permet d'entrer en relation avec sa partenaire de manière sensuelle sans obligation de résultat.. En gros si vous ne bandez pas c'est normal car quand on masse on bande parfois et parfois non...  Cela crée un espace d'intimité propice à la rencontre.. En plus les femmes adorent le massage car cela leur permet d'avoir du temps pour s'ouvrir à leur sensualité qui se situe sur tout le corps.. C'est un peu comme si la femme avait plus de capteurs sensoriels sur tout le corps que l'homme..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Il fait sortir du mental quand on donne le massage si l'on met son attention dans ses doigts, si on laisse ses doigts jouer avec le corps de sa partenaire, si on les laisse aller là où ils ont envie d'aller (et pas là où l'on croit qu'il faut masser!!). Laisser faire le corps, en se détendant, et en prenant plaisir à sentir le corps de sa partenaire.. N'hésitez pas à masser avec les avant-bras, votre buste et même votre sexe que vous pouvez utiliser comme un "pinceau d'artiste". S'il est mou, il est très doux pour les massages, s'il est dur il devient comme une sorte de "sex toy" que vous pouvez utiliser pour masser le dos, les fesses, le ventre, les seins, etc.. comme si c'était une autre membre (pour une fois il mérite bien son nom..)&lt;br /&gt;N'oubliez pas de passer sur son sexe mais sans trop vous arrêter, sans chercher trop à l'exciter.. Les femmes raffolent. Cela les fait monter très rapidement... Caressez doucement l'intérieur des cuisses en remontant vers le sexe mais sans le toucher et redescendez avec une pression plus appuyée sur l'extérieur des cuisses.. Vous verrez le sexe de votre partenaire s'ouvrir comme des pétales de rose.. Effet garanti.. C'est elle ensuite qui voudra que vous touchiez plus directement son sexe..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques conseils: &lt;br /&gt;a)  Avant le massage créer un espace d'intimité.. Mettez des bougies, une musique douce et massez vous uniquement à la lueur des bougies. La lumière des bougies est particulièrement belle et donne juste assez de lumière pour que le lien soit fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) lorsque vous recevrez le massage, détendez vous, laissez faire votre partenaire, dites lui ce que vous aimez.. En général les grands mouvements qui passent sur l'ensemble du corps et qui relient l'ensemble du corps au sexe sont très bons et permettent à la fois de détendre l'ensemble et d'exciter un peu le sexe mais pas trop.. Cela permet un démarrage d'érection assez facile (puisqu'on n'a pas besoin de prouver qu'on bande) et cela évite les éjaculations précoces si votre partenaire diffuse bien l'énergie sexuelle de votre sexe vers l'ensemble du corps.. Demandez lui de vous masser avec ses seins, avec ses fesses. Raaahhh, lovely... c'est trop bon.. Cela crée une réelle intimité et produit naturellement &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) échangez des petits mots pendant le massage, pour rester en contact et diminuer le fonctionnement du mental en solitaire. Quand on reste silencieux trop longtemps, le mental part en roue libre. Si au contraire on parle un peu on évite de partir “dans le mental” et on reste présent à sa partenaire. N'hésitez pas à dire ce que vous ressentez, même les peurs, à votre partenaire et demandez lui de faire de même, comme si c'était un jeu. Parce que si vous vous sentez mal à l'aise, il y a des chances qu'elle se sente mal aussi! Et dites des choses simples sur votre ressenti: "je sens la chaleur de tes mains et c'est bon", ou "que ta peau est fine" ou "je suis un peu tendu, j'ai besoin de douceur".. Emettez des gémissements de plaisir si vous aimez, et n'hésitez pas dire ce que vous aimez. Utilisez toujours des phrases positives et renforcez les gestes que vous aimez.. Evitez les phrases négatives (sauf si vous avez mal) car cela peut mettre l'autre mal à l'aise. Par exemple, dites "j'aime bien les caresses douces" plutôt que "tu me caresses trop fort"..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;d) Ne vous donnez aucune obligation de résultat autre que le massage, mais si le massage dérive vers autre chose (cunnilingus, fellation, pénétration), laissez advenir ce qui vient.. Sachez que la femme est encore plus sensible que vous à l’atmosphère et au ressenti, et elle sent votre énergie. Si vous êtes coincé, elle sera mal elle aussi. En fait, on peut le voir comme une sorte d’entrée en résonance entre vous. Si vous vous lâchez, et si vous êtes présent à votre partenaire, vos deux ressentis vont décoller en quelques secondes. Si vous êtes dans le mental et que vous vous dites “putain, faut que j’assure” (faut que je bande ou faut que je n’éjacule pas trop vite) vous obtiendrez exactement l’effet que vous voulez éviter (c’est paradoxal mais c’est comme ça). Donc, soyez bien dans votre énergie de mec tout en étant en relation avec votre partenaire. Ne cherchez pas à bien faire, mais mettez vous à l'écoute de votre corps et du sien. Les corps savent mieux que votre mental.&lt;br /&gt;Je reviens dessus, mais c’est important: le problème essentiel réside dans le mental qui part en roue libre et notamment dans les jugements que vous avez sur vous. Le “punaise, je suis nul de ne pas arriver à bander” c’est comme si vous vous mettiez un coup de couteau dans les parties. Autre erreur, la projection: croire que l’autre pense à quelque chose de négatif sur vous “elle va me trouver trop nul si j’assure pas, elle va me quitter, etc..”. En fait, sachez qu’il y a de bonnes chances pour que votre partenaire pense “je suis nulle je n’arrive pas à le faire bander”, c’est à dire qu’elle aussi se juge négativement et se culpabilise. Evidemment, tous ces jugements ne font que faire empirer la situation...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acceptez tout ce qui est là, sans juger.. Votre corps sait naturellement faire l'amour, mais on le rigidifie par nos croyances sur ce qu'on pense qu'on doit faire, et c'est le mental qui nous met dans la situation de l'épreuve, qui nous empêche de bander et qui vous gratifiera d'une éjaculation précoce.. Si nous nous connectons bien à notre corps (ce qui est en fait le vrai travail de tout timide: sortir du mental et se connecter au corps), à nos sensations corporelles, à notre toucher, à nos lèvres, etc.. c’est la nature qui fait tout et cela devient magique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que cet article vous a plus. N’hésitez pas à commenter et à poser des questions. Sachez que pratiquement tous les hommes ont eu un jour ou l’autre des problèmes de ce genre et quand ça nous tombe dessus on se sent bien démuni, car la nature nous a gratifié d’un organe qu’on ne contrôle pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jako&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-4232749883470735668?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2008/07/impuissance-et-jaculation-prcoce-2.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-8925364662233787790</guid><pubDate>Fri, 18 Jul 2008 10:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-21T00:05:20.996+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>Incompréhension homme-femme</title><description>En lisant sur le &lt;a href="http://lebonheurdetreunefemme.over-blog.com/"&gt;blog de Janebella&lt;/a&gt; (un blog que j’aime beaucoup car il a la particularité de parler vrai et direct) une description acide d’un &lt;a href="http://lebonheurdetreunefemme.over-blog.com/"&gt;homme marié maladroit &lt;/a&gt;qui veut avoir une relation avec elle, et qui a “tout faux” d’après elle, et en parcourant aussi certains des commentaires de ce blog, il est clair que l’incompréhension homme-femme a encore de beaux jours devant elle..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais envie de dire à Janebella, ainsi qu’à toutes les femmes, comprenez ce qui se passe dans la tête d’un homme. Effectivement nous désirons les femmes et souvent nous les objétisons. Et plus nous sommes dans notre énergie yang, de puissance mâle, virile, plus nous avons tendance à objétiser l’autre. Cela est dû à notre système cognitif qui est toujours centré sur l’objet et non sur la relation. Quand des hommes discutent entre eux, le plus souvent c’est pour parler d’un objet: voiture, ordinateur, gadget, bourse, etc..  quand des femmes discutent entre elles c’est pour parler de relations humaines, de ce qu’elles vivent. Bon c’est un peu schématique, mais c’est la tendance générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine sexuel, la relation n’est pas toujours un problème. Quand cette objétisation s’effectue au plus fort de la rencontre amoureuse, lorsque les corps se rencontrent avec énergie, quand la femme désire la puissance de l’homme au plus profond de sa grotte intime, la femme aime être objétisée, être prise, dominée, presque violée.. Surtout si elle peut le faire en confiance, si elle sait que l’homme n’ira pas trop loin, que le débordement d’énergie sera canalisé par la conscience, en gros si elle sent que l’homme a un peu d’affection, voire d’amour, pour elle.&lt;br /&gt;Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre les mots de la femme: “prend moi”, “je suis à toi”, etc.. et je passe les aspects orduriers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un homme ce n’est pas facile de comprendre que pendant la “parade amoureuse” la femme désire être respectée, honorée, qu’elle soit pratiquement placée sur un piédestal, qu’il lui donne l’impression d’être l’Unique, la femme déesse (qu’elle est d’ailleurs en partie, mais ça c’est une autre histoire). Puis que au lit, au fur et à mesure de son excitation, il doive exprimer de plus en plus la bête qui est en lui et qu’il se devait de savamment cacher pendant la phase de séduction. Après être devenu l’étalon au plus fort de l’acte sexuel, il lui est demandé de redevenir amoureux, présent, câlin envers la femme qu’il a sauvagement bousculé quelques instants auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme, elle trouve cela normal. Elle ne comprend pas que les hommes ne se comportent pas ainsi. C’est exactement ce que&lt;br /&gt;dit un homme sur le blog de Janebella, qui résume un peu la position de pas d’homme aujourd’hui:&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;Ce n'est pas un manque de courage de la part des hommes de ne pas s'engager, mais de la lucidité. Nous savons plus que jamais à quoi nous en tenir à votre propos : double discours, double, triple, quadruple et +... d'attentes auxquelles nous devons répondre. Être viril sans l'être, gentil mais quand même, accepter la donne qui est la votre au non d'une égalité que vous êtes seules (pour le moment) à définir... Y'EN A MARRE !&lt;br /&gt;Un peu d'auto-critique vous ferait le plus grand bien. Mais quand on a le sentiment de n'avoir rien à "retoucher " de soi... ( les femmes étant proches de la perfection - dithyrambe médiatique et auto-proclamations - ) on ne peut attendre qu'une chose : que les hommes s'élèvent.&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les demandes des femmes sont, pour un homme pratiquement incompréhensible alors qu’elles semblent “évidentes” pour les femmes..  Le mec normal ne sait plus quoi faire. Soit il est l’homme “puissant au lit”, celui qui fait vibrer la femme par sa puissance lorsqu’elle est suffisamment excitée, mais au risque d’être caractérisé de “macho” du fait de son manque de relation avec elle avant et après l’amour (souvent aussi ce type d’homme n’est pas très habile dans les “préliminaires”, et il aime en venir directement à la pénétration), soit il est très attentif à elle, mais peine à faire rugir la bête lorsqu’il se retrouvera au lit. Au il sera le type de l’homme “prévenant”, très habile dans les préliminaires, toujours attentif à faire plaisir à sa compagne. Mais dans ce cas, elle aura parfois l’impression qu’il manque de puissance, qu’il n’est qu’un miroir de son désir à elle, et qu’elle ne sait pas où est le propre désir de cette homme. En gros, elle a l’impression de ne trouver personne en face d’elle. Et si la femme le fait sentir, l’homme aura bien évidemment tendance à se retirer, à rester chez lui pour ne pas se trouver en face d’une femme qui, s’il fait tout ce qu’elle désire l’envoie chier.. Elle a l’impression d’avoir un mec frileux et dégonflé, et l’homme se dit qu’on ne le reprendra plus à faire plaisir..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, effectivement, les femmes veulent tout! Et plus une femme est puissante et affirmée dans sa féminité plus elle désire un homme qui est à la fois attentionné “quand il faut” et puissant “quand il faut”. Elles demandent la Lune...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, nous les hommes on a tendance à les trouver chiantes, trop dans leur ressenti, manquant de logique et de rigueur dans ce domaine. Mais bon, il y a là quelque chose de tout à fait normal. Dites moi, les mecs, est ce que vous vous êtes demandé un jour ce que cela faisait d’accueillir dans son ventre un sexe en érection, pointu et désirant aller au plus profond de soi? Est ce que vous vous êtes demandé ce que c’est de faire l’amour avec une partie de soi que l’on ne connaît pas (car la plupart des femmes n’ont jamais vu l’intérieur de leur sexe), d’être une coupe, d’être en creux (alors que l’homme est en bosse)? c’est à dire  de recevoir un autre être en soi? Mettez vous à la place de la femme: elle a besoin de savoir que son partenaire va la respecter, l’honorer, qu’il ne pas entrer en elle comme on entre dans un hall de gare, qu’elle ne va pas être juste le déversoir du surplus de testostérone du mec. C’est pourquoi elle a besoin d’attentions et qu’on lui montre qu’on tient à elle (et en particulier que l’on ne compte pas trop son argent lorsqu’on sort avec elle), qu’elle est vraiment quelqu’un et pas un objet. Si elle sait être en confiance, elle pourra s’ouvrir sans appréhension et “se donner” entièrement à la puissance virile de son amant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais attention, comprenez une chose, les mecs, il ne s’agit pas d’appliquer une méthode avec les femmes. Ce n’est pas un programme informatique du type : 1) je lui dis qu’elle est belle et je lui fais des cadeaux, 2) je lui fais un cunnilingus, 3) je passe en revue le kama-sutra 4) je lui dis qu’elle est belle après l’amour, car cela ne marche pas du tout, mais alors pas du tout!! &lt;br /&gt;(je peux vous dire, j’ai essayé pendant des années...). En gros, il ne s’agit surtout pas de tout faire pour lui faire plaisir...!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est là que toute la difficulté commence. En amour, il ne s’agit pas d’être quelqu’un d’autre, mais au contraire d’être totalement nous-mêmes, des êtres de désirs, brûlant de posséder , mais en “retenant les chevaux par la bride”, c’est à dire en étant présent à elle, en la respectant et en l’honorant pour ce qu’elle nous offre, en étant conscience qu’elle nous offre la partie la plus intime d’elle-même lorsqu’elle fait l’amour, et que l’union sexuelle est profondément un acte sacré... Ecoutez cela, et si la femme n’a pas été trop maltraitée dans sa féminité, si elle n’a pas été trop abusée, si elle a confiance dans la femme qu’elle est, vous verrez qu’elle vous offrira encore plus que ce dont vous avez pu rêver. C’est elle qui nous emmène alors dans les contrées de l’amour ou le sexe n’est plus une conquête mais une rencontre intime avec l’altérité, et cela nous comble beaucoup plus qu’un coït furtif. &lt;br /&gt;J’ai tendance à avoir une image pour ça: dans un premier temps, nous sommes le premier étage de la fusée. Elle a besoin de nous, de notre présence pour décoller. Elle a besoin de sentir que nous sommes centrés, bien dans notre bassin, et en même temps en relation avec elle, célébrant sa beauté et son rayonnement, comme si elle était l’unique (ce qu’elle est d’ailleurs si notre coeur s’ouvre à elle, et si nous sommes sensible à ce qu’elle dégage). Cette présence sert alors d’étincelle pour allumer les autres étages de la fusée, qui sont les siens.. Et là elle monte, et en montant, elle nous tire, elle nous emmène dans son espace où il n’y a plus d’homme ni de femme, mais deux âmes qui ne font plus qu’une.. Il n’y a rien à faire, juste à être nous mêmes, présent et en relation.  &lt;br /&gt;Et c’est juste là qu’on est un peu bourrin, nous les hommes. C’est que, tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne sait pas que c’est possible, alors que la femme a l’intuition de cet état d’union, car elle le sent à l’intérieur de son ventre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce que vous en pensez?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jako&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: j’ai laissé ce texte en commentaire de l’article sur l’homme marié maladroit sur le site de Janebella.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-8925364662233787790?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2008/07/incomprhension-homme-femme.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>16</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-6745428757365768995</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 14:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-21T00:49:24.762+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">questions-réponses</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">amant tantrique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">problèmes sexuels</category><title>Orgasme et éjaculation</title><description>Voilà un dialogue que j’ai eu avec l’un des lecteurs de L’amant tantrique.. Je le recopie ici, car je le trouve très intéressant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;Après avoir lu votre livre "L'amant tantrique", j'aimerais entendre votre expérience sur l'orgasme sans éjaculation : par une forte contraction des muscles du périnée, vous 'bloquez'  l'éjaculation. Mais ressentez-vous toutefois les pulsations de la prostate ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas un grand spécialiste d'orgasme de la prostate, laquelle ne doit pas être très sensible chez moi :-/. C'est pour cela que je n'en parle pas.. J'ai déjà pratiqué pas mal de choses autour de la prostate, mais pour moi c'est juste "bien", rien d'extraordinaire.. Je connais donc bien la théorie, mais je m’en tiens à la règle fondamentale “ne parle que de ce dont tu as fais l’expérience”... On risque moins de dire des bêtises...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, je connais bien le phénomène de rétention d’éjaculation... La rétention par contraction des muscles du périnée est la "dernière chance", quand ça va déborder... Mais d'autres techniques sont possibles avant: relâchement des muscles du bassin, diffusion de la tension sexuelle et de l'excitation dans tout le corps par relaxation et respiration lente..&lt;br /&gt;Plus on s'améliore dans la rétention d'éjaculation, plus on peut "flirter" avec le point de non-retour et arriver juste en haut de l'orgasme sans éjaculation et sans rien bloquer.. C'est là que toutes les pulsations, vibrations, langues de feu d'énergie et autres phénomènes et sensations orgastiques sont les plus fortes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;il semble qu'il soit possible - d'après le Dr Keesling (Faire l'amour toute la nuit) - de ressentir un orgasme complet en contractant les muscles du périnée à un moment précis, avant le point de non-retour. Ce qui offre les sensations de l'orgasme sans la période réfractaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Je ne connais pas bien le livre de Keesling, mais il semble que ce soit a priori la même chose que ce dont je parle dans mon livre: on ressent effectivement un orgasme complet.. Il est même d'ailleurs, avec un peu de pratique, plus intense, car plus long, que lorqu’il y a éjaculation... On s'aperçoit de ce fait qu'orgasme et éjaculation sont bien disjoints.. L'éjaculation n'est plus alors qu'une sensation de pompe (pas spécialement agréable) suivie très rapidement de la sensation de douleur de la période réfractaire. Ce qu'il n'y a pas dans le cas d'une rétention d'éjaculation. Une fois qu’on devient habile dans les techniques de rétention, l’orgasme “standard” devient vraiment un peu plat, et on se dit “Tout ce tintamarre pour ça???”&lt;br /&gt;Par rapport au titre du livre de Keesling, le but du tantra n'est pas de faire l'amour toute la nuit, mais d'accéder, au travers (entre autre, mais pas uniquement) du sexe, à un état de plénitude, qu'il y ait d'ailleurs orgasme ou non... Je crois que c'est d'ailleurs là dessus que j'appuierai si j'écris une suite à l'amant tantrique...&lt;br /&gt;En particulier le moment APRES l'orgasme devient absolument merveilleux.. Cela peut provoquer des états de méditation et d'élévation spirituelle fantastique, comme si l’on était "shooté" à une drogue spirituelle, et cela induit un état de "reliance" avec le monde qui ressort de ce qu'on appelle "l'amour inconditionnel".. C'est entre autre cela qu'on appelle "l'extase".. &lt;br /&gt;On peut ainsi écrire : &lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: center"&gt;&lt;em&gt;Orgasme du corps avec rétention + techniques respiratoires + relaxation = orgasme tantrique&lt;/em&gt;, &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;l’orgasme tantrique étant de fait nettement plus puissant que l'orgasme ordinaire (qui en plus "pompe l'énergie").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;Est-ce cette 'méthode' que vous pratiquez ou une approche radicalement différente : une rétention séminale et orgasmique pour qu'un  phénomène d'extase puisse se mettre en place ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Comme je vous le dit, j’ai connu l’approche de Keesling après avoir écrit mon livre. En fait d'après ce que je comprend, la technique du Dr Keesling est seulement l'une des techniques possibles, et je l'emploie aussi (ou plutôt je l’ai beaucoup employé, et elle ne me sert maintenant qu’en cas d’urgence ^_^).. C'est la plus basique et d'ailleurs c'est la première que l'on m'a appris dans le tantra.. Elle consiste effectivement à contracter les muscles PC “à mort” et à crier (en fait pour libérer les muscles de l’anus tout en contractant les muscles PC, et comme je l’ai écrit dans mon livre, il n’est pas nécessaire de crier). Mais en fait si on l’applique à la lettre, elle ne donne souvent accès qu’aux aspects les plus élémentaires de l’orgasme, sans entrer réellement dans le domaine de l’extase. Je vous conseille donc de commencer par celle là, mais ensuite de dépasser cette technique pour vous ouvrir à quelque chose de plus extatique. &lt;br /&gt;Avec des techniques du type de celle présentée par le Dr. Keesling, l'orgasme reste essentiellement dans le sexe.. Après un certain temps de pratique, vous vous ouvrirez à des dimensions de diffusion de l'orgasme dans tout le corps qui passent pas la respiration et la relaxation. Ces techniques provoquent des orgasmes moins focalisées dans le sexe mais plus globaux et plus puissants.. Il ne s'agit pas à proprement parler de "contrôle", mais plutôt de relaxation dans l'excitation et de diffusion de l'excitation dans tout le corps, ce qui permet de faire monter l'orgasme dans tout le corps (et notamment le crâne qui est la zone extatique par excellence: c'est comme si votre tête baignait dans la jouissance absolue...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous ouvrirez aussi à la pratique du "surf sur la vague de feu (ou vague de l’orgasme)" qui consiste à rester longtemps dans un état extrêmement voisin de l'orgasme (en fait l'état de "juste avant l'orgasme" qui est profondément puissant et merveilleux.. C'est là qu'apparaissent d'autres expériences telles que les montées d'énergie dans le dos ou langues de feu, etc..).. Mais avant toute chose, il faut apprendre à bien connaître son propre système orgasmique pour bien différencier le point d'orgasme du point d'éjaculation.. La découverte de cette différence est fondamentale...&lt;br /&gt;Il me semble avoir présenté non seulement la technique initiale, mais aussi les autres techniques dans mon livre et dans ces réponses.. Mais je me rend compte qu'il y a encore beaucoup à dire sur le sujet et que cela n'est pas assez bien développé dans mon bouquin... Il en faudrait un second &lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;☺&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Donc, pour simplifier, je défend comme pratique à la fois la rétention de Keesling + les techniques extatiques de relaxation, ouverture et diffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en savoir plus sur l'extase, j'ai écrit un petit article sur &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://www.intimefeminin.com/L-extase-du-corps"&gt;http://www.intimefeminin.com/L-extase-du-corps&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Je le posterai sur ce blog dans quelque temps... Mais pour l’instant il faut aller sur &lt;a href="http://www.intimefeminin.com"&gt;Intimefeminin&lt;/a&gt;... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;un point de votre livre - sur ce sujet - m'est confus : cette rétention, est-elle une lutte difficile qui nécessite de tout contracter en hurlant ;) ou bien un relachement extrême, bref, l'exact opposé ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;En fait, comme je l'explique dans mon livre (en tout cas, il me semble l'avoir fait), il y a deux techniques différentes:&lt;br /&gt;1) Quand on est au bord du débordement, ou qu'on "surf" sur la vague de l'extase et qu'on sent qu'on est un peu loin, alors il faut tout contracter en inspirant lentement (Keesling + l’inspiration)... Je ne préconise pas d'hurler, ce n'est pas nécessaire, et en plus cela peut indisposer la partenaire et les voisins &lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;☺&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;2) technique du relâchement extrême dans l'excitation: permet de développer les bouffées extatiques et les orgasmes que certains appellent "énergétiques" et qui ont lieu dans le crâne et dans tout le corps... C’est vraiment là la technique la plus tantrique, car elle nous met sur la voie du spirituel (union avec le Cosmos notamment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;Et finalement, lors d'un orgasme sans éjaculation, la sensation de pompe est-elle toujours présente ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Non, il n'y a plus de pompe!! C'est d'ailleurs un signe: s'il y a pompe et après une sensation douloureuse sur le gland si on continue à le frotter, c'est qu'on est allé trop loin. Sinon, s'il y a orgasme sans éjaculation, il n'y a pas la sensation de pompe, et pas de douleur après.. Par contre, il y a un sentiment de contentement (on peut s'arrêter ou continuer) et une légère détumescence.. Cela dépend après, avec un peu d'habitude, du moment où l'on s'est arrêté.. Un peu avant, il y a encore un désir fou, et un tout petit peu après, on est rassasié (tout en pouvant continuer tout de même, mais ce n'est pas l'enjeu non plus...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(34,81,167);"&gt;Ce parcours vers l'extase, est-il le fruit d'une progression graduelle ou soumis à une brusque compréhension ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour moi, cela a été (et est encore, car cela ne finit pas de progresser) graduel... avec des "peak experience", des expériences très fortes et ponctuelles... Après on revient là où en était.. Mais peu à peu, on revient de manière plus continue à l'état que l'on a connu avec ces expériences..&lt;br /&gt;C'est ce que je vois aussi avec mes amis tantrika, c'est graduel.. Et en même temps, cela va assez vite.. En un an de stages de tantra (cela fait environ trois semaines de stages en tout), il y a déjà vraiment une grosse différence, surtout si l'on pratique entre les stages...&lt;br /&gt;Donc, n’hésitez pas à me poser des questions sur tout ce qui concerne la sexualité et la spiritualité, en particulier dans le domaine tantrique, j’adore répondre aux questions... Mon adresse: &lt;a href="mailto:jacques.ferber@free.fr"&gt;jacques.ferber@free.fr&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-6745428757365768995?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2008/06/orgasme-et-jaculation.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><thr:total>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-2285106083794572765</guid><pubDate>Thu, 29 May 2008 05:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-29T17:45:36.294+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tantra</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">problèmes sexuels</category><title>La relation tantrique #1: les freins</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD6_2We2TeI/AAAAAAAAACI/ke2WBAFiOyU/s1600-h/French_Kiss2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD6_2We2TeI/AAAAAAAAACI/ke2WBAFiOyU/s200/French_Kiss2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205809159755681250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qu’une relation tantrique entre homme et femme? Qu’est ce qui la distingue d’une relation plus “classique”?&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comme toujours pour les notions avancées, le langage ordinaire n’est pas très précis, et les définitions ne sont pas essentielles car le tantra n’est pas une science, mais un chemin de vie. En gros, il faut le vivre, en faire l’expérience.. Néanmoins, essayons.. Je pourrais dire que la relation tantrique est une r&lt;em&gt;elation de contact intime profond&lt;/em&gt;, prenant en compte les dimensions physiques, émotionnelles et spirituelles et qui n’est pas fondée sur des manques ou des peurs. Une fois qu’on a dit cela on n’a rien dit, car chacun pense qu’il entretient des relations tantriques avec ses proches et les personnes qu’il ou elle aime, jusqu’à ce qu’on se rende compte de l’importance, des peurs, des manques et des projections dans notre vie.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En fait, la plupart des relations amoureuses sont mues par nos peurs, nos manques.. Nous vivons ainsi l’autre comme celui ou celle qui peut nous apporter le bonheur: “si je fais l’amour avec elle, alors je serais vraiment un mec”, “s’il tombe amoureux de moi alors je serais folle de joie”. Effectivement, pendant un temps, parfois très bref (quelques jours, quelques heures, voire simplement quelques minutes), on vit un bonheur très intense lié à la réalisation de ses désirs, ou plus exactement de ses envies (je reviendrai sur les termes désirs et envie).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Souvent, lorsqu’on dit que l’on cherche l’amour ou à entrer dans une relation avec quelqu’un d’autre, on cherche tout simplement à être aimés, à être désirés, à être l’objet du désir de l’autre  pour parler comme les psychanalystes, c’est-à-dire à être sous le regard d’amour de l’autre, pour reconduire cette forme d’amour que nous avons connus lorsque nous étions enfants. S’il (elle) nous aime, alors c’est que nous valons quelque chose. Nous avons peur de nous voir, peur d’entrer en nous et donc nous désirons être rassurés dans notre identité, et surtout d’éviter de voir les béances qui nous habitent..&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les peurs sont légions et sont certainement les moteurs les plus importants de notre psychisme. Mais parmi l’ensemble de ces peurs, certaines reviennent plus souvent que d’autres et sont plus souvent liées à un genre (homme/femme) qu’à un autre.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les femmes portent en elle une peur ancestrale du viol et de l’abus sexuel sous toutes ses formes. Certaines femmes l’ont vécues personnellement, et il est donc compréhensible que ce traumatisme gênent leur rapport avec les hommes. Mais mêmes celles qui n’ont vécues de telles situations sont soumises à ces peurs car elles transpirent l’humanité et les abus et les violences subies par les femmes depuis des millénaires se sont transmises de génération en génération. Ces peurs ont donc eu leur raison d’être, et souvent les comportements associés aux peurs permettent d’éviter le danger. Mais souvent le danger n’existe plus et les peurs demeurent. De ce fait certaines femmes développent une sorte d’armure et de carapace qui les empêchent d’entrer en contact avec les hommes de manière directe et simple. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Autre peur très courante chez les femmes comme chez les hommes, la peur d’abandon. Nous vivons encore comme lorsque tout petit nous étions si faible et fragile que nous avions besoin des adultes et plus particulièrement de nos parents, pour nous protéger. Peut être que, enfant, nous n’avons pas eu un environnement très sécure, peut être que nos parents n’ont pas eu un comportement très rassurant à notre égard alors que nous étions encore des bébés, peut être aussi que la culture familiale a conduit à retransmettre cette peur sur plusieurs générations. Quoi qu’il en soit, se retrouver seul, et le vivre comme un abondon, est l’une des angoisses les plus puissantes qui nous amènent à rechercher coûte que coûte un partenaire. Ici encore la relation vient combler un manque, vient atténuer nos peurs, éventuellement réparer une blessure.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour ces deux raisons, peur de l’agression et peur de l’abandon, nombre de femmes disent qu’elles cherchent des hommes  “sérieux”, ce qui signifie pour elles, ce qui revient souvent à “des hommes qui s’engagent dans une relation”, des hommes dont elles puissent être sûres, à la fois protecteur, tendre et qui ne regardent pas les autres femmes. En d’autres termes, ces peurs engendrent un désir de sécurité, et l’homme devient celui qui rassure, qui protège. Au lieu que ce soit la femme elle-même qui prenne en charge, pour elle-même, ce besoin légitime de sécurité, en dépassant ces peurs et en prenant confiance dans ses propres possibilités de protections, elle projette sur l’homme ce besoin. Ce dernier devient alors le porteur d’une mission: “protéger la femme”, protection dont il s’acquitte d’ailleurs souvent assez bien car cela entre dans l’une des facettes du masculin. Mais si cette demande devient trop forte, il ne peut plus s’en acquitter, ce qui met la femme en colère contre les hommes qui “ne sont pas sérieux” qui ne “veulent pas s’engager”.. Allez sur Meetic ou sur n’importe quel site de rencontre et regardez les fiches de présentation des femmes. Près de la moitié recherchent de tels hommes. De ce fait, lorsque l’un de ces hommes regardent une autre femme, ils sont immédiatement jugés pour leur faiblesse d’engagement et pour leur “côté immature” (le “côté immature”, c’est aussi l’une des grandes critiques que les femmes font aux hommes, parfois à juste titre, mais souvent pour masquer leurs propres difficultés), alors que cela correspond en fait pour la femme à une peur: peur d’être quittée, d’être abandonnée, de ne plus être protégée..&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Chez l’homme les peurs sont différentes. Elles portent moins sur un besoin de protection que sur un besoin de valorisation. L’homme a peur de “ne pas être à la hauteur”. Il porte cela depuis sa petite enfance, car le masculin tend toujours à se comparer, à entrer en compétition sur n’importe quel sujet, aussi dérisoire soit-il, comme savoir qui pisse le plus loin. Ce comportement de comparaison, de mise à l’épreuve vis à vis du monde, mais aussi vis à vis des autres fait partie de la construction psychique de l’homme. Nous nous construisons naturellement dans cette comparaison compétitive. C’est “qui a la plus grosse moto”, “qui a fait le solo de guitare le plus époustouflant”, et évidemment, “qui a la plus grosse bitte”.. Dans le cadre de son travail aussi l’homme doit assurer, montrer qu’il est performant, qu’il est fort, qu’il domine la situation...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce mode de fonctionnement a ses revers, surtout lorsqu’à la puberté, ou dans la vie de jeune adulte, l’homme pense qu’il “doit assurer”. Le rencontres sexuelles prennent parfois la forme d’épreuves où l’homme se doit de montrer combien il est viril, combien il est performant.. Le “alors heureuse?” du macho, c’est aussi un moyen de se rassurer sur sa propre virilité. Dans ce contexte, les pannes d’érection ou les éjaculations précoces touchent l’homme au plus profond de son identité de mâle. Donc il cherche naturellement à être rassuré.. Avec ses copains, où le fait de se sentir avec d’autres hommes avec lesquels il y a un peu moins de compétition ou de mise à l’épreuve, lui donne l’impression de faire une pause, ou avec les femmes en essayant que le rapport sexuel ne se transforme pas en fiasco. L’homme, s’il n’est pas un pur macho, cherche néanmoins à contrôler la situation, en cherchant les bons “boutons” qui vont faire jouir la femme. Il cherche ainsi à être le meilleur, entre le sportif du sexe, qui voit le lit comme l’arène des olympiades sexuelles, et le technicien qui a appris dans un manuel toutes les caresses qui vont se faire pâmer la belle. Il va alors chercher dans le sexe un moyen de se valoriser et de combler ses difficultés identitaires. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On voit alors que se joue un jeu complexe entre l’homme et la femme: “je te valorise et te promet d’être fidèle si tu me sécurises” dit la femme et “je te protège et te promet d’être fidèle si tu me valorises” dit l’homme, les deux disant “ne m’abandonne pas”, voire “je ne suis rien sans toi, si tu me quittes je meurs”. On appelle cela la passion, mais le tantra considère cela comme une forme d’immaturité relationnelle qui conduit naturellement au malheur (les passions sont éphémères et pleines de souffrances), en vivant dans ce le bouddhisme appelle le &lt;em&gt;samsara&lt;/em&gt;, c’est-à-dire le lieu de toutes nos petites actions qui où chacun cherche à gagner un peu de l’autre pour vivre, mais ces petits gains se transforment finalement en une vie de frustration et de souffrance.. C’est la tragédie de l’humanité depuis des millénaires.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En d’autres termes, le tantra nous demande de nous inscrire relationnellement dans le mouvement évolutif, de quitter notre système archaïque de mode de relation à l’autre. Et c’est cela qui est en fait le plus difficile dans le tantra et pourquoi seuls des personnes “avancées” sur le plan psychiques (c’est-à-dire qui ont suffisamment travaillées sur elles pour voir le mouvement de l’ego, des projections et des demandes envers l’autre) peuvent entrer dans de telles relations. Ce n’est pas une vision “élitiste”, qui tendrait à croire que seuls certains sont capables de cela, mais simplement de constater que si, naturellement, très peu ont les qualités psychiques et émotionnelles pour parvenir à une telle relation, il est possible de travailler sur soi (avec des stages, des thérapeutes, des animateurs de tantra) et que, si on est honnête avec soi-même (c’est peut être malheureusement ce qui manque le plus..), il est possible de se libérer (sans les renier et en s’appuyant dessus) de nos déterminismes bio-psycho-sociaux et d’entrer dans une relation vraie avec l’autre.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-2285106083794572765?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2008/05/la-relation-tantrique-1-les-freins.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://bp3.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD6_2We2TeI/AAAAAAAAACI/ke2WBAFiOyU/s72-c/French_Kiss2.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-7576000800396442983.post-8735864643898999508</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2008 06:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-30T12:08:27.724+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">sexualité</category><title>Impulsion évolutive - sexe, coeur, esprit</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD_SEme2ThI/AAAAAAAAACg/c6p_SMbKemU/s1600-h/Galaxie-collision.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD_SEme2ThI/AAAAAAAAACg/c6p_SMbKemU/s200/Galaxie-collision.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206110670754827794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’amour et le désir sexuel sont ils deux forces différentes ? l’une qui est définie par l’autre ? ou des forces de vie distinctes ? Quelle est la différence qui existe entre amour et sexualité ? Si l’on appelle "forme relationnelles" ce qui relie deux personnes, alors l'amour et la sexualité induisent des formes relationnelles importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on reprend les choses à la base, la relation à l'autre suit une évolution, et cette évolution se calque globalement sur l'évolution de l'individu, du bébé à l'âge adulte (et au delà), ou sur celle de l'humanité dans son ensemble (avec l'idée générale assez classique que l'ontogenèse récapitule dans ses grandes lignes la phylogenèse).&lt;br /&gt;Même si on a de plus en plus tendance à l'oublier de nos jours, il faut garder à l'esprit que la sexualité et l’amour sont liés à la reproduction : si nos ancêtres ne s’étaient pas désirés, nous ne serions pas là pour en discuter. On peut même dire que les formes amoureuses sont les corrélats psychiques de cette nécessité pour l’espèce de se perpétuer, et en cela il s’agit d’un drive puissant, d’une impulsion évolutive fondamentale. Le désir sexuel et amoureux n’est pas un besoin individuel, au sens où l’on a besoin d’eau et de nourriture pour survivre individuellement. On peut très bien vivre sans sexualité (cf. les moines), on peut même vivre sans relation amoureuse. Il s’agit donc plus d’un besoin de l’espèce et du groupe pour se perpétuer. Mais bien qu'il ne s'agisse pas d'un besoin, individuellement, chacun vit cette impulsion évolutive comme une pulsion, sous la forme de désir et d'amour, alors qu’il s’agit de quelque chose qui nous dépasse, dont la nécessité est au delà de nous mêmes.&lt;br /&gt;Mais cette impulsion qui nous dépasse n'est pas seulement celles du sexe et du cœur: il existe aussi un autre désir qui habite certains d'entre nous, et que l'on pourrait appeler le désir du spirituel, ce désir de donner un sens à sa vie, en s’interrogeant sur sa présence au monde et une transcendance possible. Cette impulsion, d'une manière ou une autre, notamment sous la forme de religions, a été au cœur du développement de notre humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, on peut dire qu'il existe trois pulsions liées à l'impulsion évolutive : celle du sexe, celle du cœur, et celle de l’esprit (ou du spirituel). La première est la plus forte car elle est à la base de notre survie, elle nous pousse les uns vers les autres avec une puissance extraordinaire. Il suffit de regarder l'Histoire ou de voir combien ceux qui renoncent à toute sexualité vivent finalement assez difficilement ce renoncement qui est inscrit au cœur de notre être, dans chacune de nos cellules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains, le cœur, est une force puissante, qui relie les êtres par un amour qui va bien au delà des dépendances. Amour de la mère ou du père pour son enfant, amour fraternelle (philia), amour passionnelle entre amants, etc. J.-Y. LeLoup et Catherine Bensaïd ont proposé une échelle de l’amour qui intègre la sexualité dans leur livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Qui-aime-quand-taime-souffre/dp/2226167854/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1209363283&amp;amp;sr=8-1"&gt;"Qui aime quand je t’aime"&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Cette échelle est très intéressante car elle permet de montrer qu’il existe des formes relationnelles différentes et que ces formes relationnelles s’expriment comme des formes d’amour. On le sait le langage amoureux est pauvre par rapport à l’ensemble des états que l’on vit, mais ces auteurs, en définissant cette échelle et en donnant un nom à chacun de ses niveaux, permettent d’avoir une vue plus claire de ce qu’est l’amour et la sexualité (même si certains aspects ne me semblent pas encore suffisants, ils proposent en tout cas une première piste féconde pour mieux comprendre les différentes formes d'amour, qui intègre le sexuel (porneia, eros) et le spirituel (agape)).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le spirituel est aussi une pulsion qui nous met hors de nous mêmes, au delà de notre ego, elle nous pousse à aller vers la source, à nous élever vers l’Esprit, et pour cela elle se rattache aux autres pulsions.&lt;br /&gt;Plus on monte dans ces impulsions (sexe, cœur, esprit), moins la pulsion d’espèce est présente, plus elle est transformée par une autre force plus élevée, une force qui vient d’en haut et qui tente de nous élever vers plus de conscience.&lt;br /&gt;Ces trois pulsions relationnelles sont liées à deux formes d’élans. La première est la force de la Terre, du fondement, qui par les différentes formes d’exploration sélective fait émerger de nouvelles structures, de nouveaux mécanismes. C’est cette force ou ce mécanisme, qui est à l’origine de notre reproduction et donc de nos attirances sexuelles. Mais il y a aussi une autre force me semble-t-il, qui n’a pas de corrélat physique, et qui vient d’en haut. Cette force là, elle nous tire toujours vers le haut, vers la transcendance, vers un dépassement de notre propre biologie, tout en étant totalement plongé dans cette biologie. Cette force là, on peut l’appeler Dieu si l’on est croyant, ou on peut dire avec Hegel, que c’est l’Esprit qui tente de se rencontrer lui-même.. Et ces deux forces, ces deux tendances, ces deux aspects de la Vie dans sa totalité, se retrouvent individuellement dans le cœur et l’amour. De ce fait si le sexe est plutôt poussé par la sélection naturelle, par la Terre, et l’esprit par la transcendance, le cœur est lié aux deux et constitue le creuset de cette rencontre : l’endroit où Shakti rencontre Shiva, le lieu à partir duquel la totalité de l’être est unie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne signifie pas que cette force ascentionnelle n'est pas présente physiquement: en fait elle est inscrite au cœur même des constantes physiques! Elle est seulement vécue comme quelque chose qui vient d'en haut, qui nous entraîne vers une plus grande transcendance. C'est finalement l'émergence de la conscience dans le vivant qui est responsable alors de cette élévation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, c'est justement cette unité entre le sexe, le coeur et le spirituel, qui justifie la présence de ce blog...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7576000800396442983-8735864643898999508?l=www.sexespi.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sexespi.com/2008/04/impulsion-volutive-sexe-coeur-esprit.html</link><author>noreply@blogger.com (Jacques Ferber)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://bp1.blogger.com/_XorUu6xO8Ok/SD_SEme2ThI/AAAAAAAAACg/c6p_SMbKemU/s72-c/Galaxie-collision.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>1</thr:total></item></channel></rss>

