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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510</atom:id><lastBuildDate>Mon, 22 Feb 2010 18:16:32 +0000</lastBuildDate><title>Visions Integrales</title><description>Un ensemble de réflexions concernant la Vie dans son intégralité, l'intégration des sciences et de la spiritualité en utilisant notamment le cadre de la pensée intégrale de Wilber, la Spirale Dynamique, les Systèmes multi-agents, les sciences cognitives et l'analyse des Systèmes Complexes... Tout cela en essayant d'être soi-même..</description><link>http://www.visionsintegrales.com/</link><managingEditor>jacques.ferber@free.fr (Jako)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>37</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/VisionsIntegrales" /><feedburner:info xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" uri="visionsintegrales" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">VisionsIntegrales</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-2866785211846407320</guid><pubDate>Fri, 25 Dec 2009 12:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-26T01:58:22.939-08:00</atom:updated><title>Le première et dernière liberté</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SzXeDeQiJCI/AAAAAAAAAIc/tgqpELgP-Ow/s1600-h/liberte-mind.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 181px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SzXeDeQiJCI/AAAAAAAAAIc/tgqpELgP-Ow/s200/liberte-mind.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419481877853643810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par Jacques Ferber,  à voir sur &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;www.visionsintegrales.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Sébastien, un internaute, m'a envoyé ses questions (Comme je l'ai déjà signalé, j'adore qu'on me pose des questions..) portant sur la liberté humaine et donc sur le libre-arbitre .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voilà:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;1- En apparence, la liberté de l’homme est restreinte, limitée.&lt;br /&gt;Mais malgré les raisons suivantes :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;nécessités individuelles ( Je n’ai pas choisi ce corps avec cette forme physique, ce caractère, cette personnalité ), instincts…. (Mes émotions m’empêchent de faire ce que je veux malgré ma volonté.), conditions sociales, intérêts, (c’est la faute des autres) ;  - décisions 1 inconscientes&lt;/li&gt;&lt;li&gt;c’est le destin (Chaque destinée individuelle dépend du grand destin.) ; c’est Dieu qui l’a voulu]&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Tout semble avoir sa raison d’être : peu importe ce que tu expérimentes, ce que tu choisis, au final, c’est l’Univers qui le choisit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains affirment que :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;l’homme possède un Libre-arbitre ; il a le pouvoir de décision ; il choisit et est responsable de ses choix ; il peut contrôler les évènements sa vie. Il est ce qu’il pense, et il crée donc en pensant. A chaque instant il peut changer dans son présent, ici et maintenant&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tout ce qui nous arrive, n’importe quel évènement, circonstance, nous l’avons choisi (à un plus haut degré) Et on ne peut rien imposer à qui que ce soit, chacun décide pour soi même.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;C’est quand on vit spontanément, sans choix que l'on est absolument libre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; Alors que croire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté par rapport à ceci serait elle de dépasser ces conditionnements ? Faut-il se défaire de ses mauvaises habitudes, de ses schémas de croyances…..en en prenant conscience (Pour moi inconscience signifie : limitation, conditionnement…). Faut-il devenir totalement conscient de notre être, de nos pensées pour être libre ? Retrouver son libre arbitre serait de se libérer des entraves crées par l’intellect qui se cache derrière l’ego&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 - Qui choisit réellement donc?&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Nous en tant qu'ego mais alors jusqu’à quel degré ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Nous en tant qu'âme alors ce n’est pas réellement nous (nous n’en avons pas conscience). PARADOXE. Notre ego qui choisit et laisse notre part divine faire les choses ensuite alors que je n en ai même pas conscience me donne vraiment l'impression que ce n'est plus moi qui choisit. Ou alors, c’est nous sous notre part supérieure on va dire (âme, esprit) qui avons choisi de vivre cette expérience « humaine » sous cette personnalité avec ses caractères, ses désirs ect …. Nous jouons le jeu de l’inconscience (Quand tu n’es pas conscient, tu ne contrôles pas ta vie). &lt;/li&gt;&lt;li&gt;L’UNIVERS ce n’est donc pas nous non plus mais une force extérieure qui nous dirige. Si on récolte ce que l’on sème, nous sommes donc aussi dirigés par une force. Si nous avons une mission dictée par l’univers, nous ne sommes pas libres.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/blockquote&gt;Je trouve ces questions des plus intéressantes, car elles permettent de comprendre le caractére “stratifié” de l'être et des différents niveaux de vérité, à l'intérieur desquels ces libertés agissent... J'avais commencé à en parler dans ce billet: &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/2009/08/est-ce-qu-le-choix.html"&gt;Est ce qu'on a le choix&lt;/a&gt;. Je vais essayer de compléter un peu cette vision. Je vais essayer de compléter un peu cette vision. Il me semble que la plupart de la difficulté des réponses sur ce sujet proviennent tout simplement d'une confusion entre ces différents niveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour simplifier, on peut dire qu'il y a quatre mondes ou quatre plans de réalités différents: le plan “standard” qui est celui du moi dans lequel nous vivons pratiquement tous, et que certains appellent "monde ordinaire", "monde incarné" ou 3D pour décrire cela, le plan “astral”, que l'on appelle aussi “archétypal” ou “symbolique” qui est celui de notre rencontre avec des forces inconscientes en nous et qui apparaissent aussi à l'extérieur de nous, le plan "causal" du vide et du Je Suis, et le niveau “absolu” ou tout est Un et où tout se résume à ce que les hindous appellent la "leela", le jeu divin de la Vie.. Chaque plan dispose de sa propre “logique” de sa propre manière de voir le monde, mais toutes sont vraies en même temps, ne sont que des reflets, des perspectives de cette même unité. Je ne parlerai ici que des deux premiers ici, laissant les niveaux causal et absolu pour un autre billet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le monde standard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Au niveau standard, le "moi" existe sous la forme d'une personnalité. C'est même l'essentiel de ce qui existe, car chacun peut dire "je suis untel, j'ai fais ceci dans ma vie, j'aimerais faire cela.. ". A ce niveau là, on a des qualités particulières, on a une vie, un passé, des choses qui nous blessent.. Il y a des personnes que l'on aime, d'autres que l'on déteste, d'autres enfin qui nous gênent. On ressent des envies, des désirs, des passions pour tel ou tel domaine. On aime faire du cheval ou du tennis, de la musique ou de la peinture, etc.. C'est le plan que l'on connaît tous et il est la racine de tous les autres. La science (malheureusement) n'en connaît pratiquement pas d'autres, sauf dans le domaine de la Physique Quantique et de la Cosmologie, où les difficultés posées par les modèles mathématiques nous obligent de dépasser cette vision simpliste du monde ordinaire "newtonien" pourrait ont dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce monde standard, j'ai l'impression d'être conscient de ce qui m'arrive et je m'attribue toutes mes qualités (ou mes défauts).. On va dire "Je suis beau (ou laid)", "je suis intelligent (ou idiot)", "j'ai écrit cet article", "j'ai joué ce morceau de musique", etc... Tous nos comportements sont alors le résultat de nos intentions: "J'ai eu l'intention de prendre ma voiture pour aller au travail, alors je me suis assis au volant, j'ai mis le moteur en marche, etc..", "j'ai eu l'intention ou l'envie d'écrire une lettre à cette femme, alors je me suis assis devant mon ordi (ou une feuille blanche) et j'ai commencé à lui écrire..".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce monde du moi, nous avons effectivement un libre-arbitre absolu qui dépend de cette idée que Kant appelait "sujet transcendental" et qui est simplement le fait que je suis l'auteur de mes actes, que je suis responsable de chaque chose que je fais.. Si, étant en voiture, je renverse un piéton qui traverse dans les clous, il en va de ma responsabilité.. Je ne peux pas dire "oh, je suis désolé, ce sont mes neurones qui se sont activés de telle ou telle manière et qui ont fait qu'ils ont mal évalués le temps que mettait cette personne à traverser", ni "oh, un démon de la vitesse s'est emparé de mon esprit et mon ange gardien n'a pas pu agir à temps", et encore moins "la Vie est un, quelqu'un meurt, d'autres naissent.. mais la Vie n'est pas affectée", même si ces autres réalités sont vraies elles-aussi. (et nous y reviendrons). Dans ce monde standard, je suis obligé de dire: "j'ai mal évalué le temps que mettait cette personne à traverser" et je suis ainsi responsable de cet accident (et non pas mes neurones, ou mon ange gardien ou quelque chose d'autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dans ce monde, le libre arbitre est pratiquement posé comme allant de soi. Quand vous ne disposez plus de ce libre-arbitre, quand votre comportement est trop déviant par rapport à la norme de ceux qui agissent à partir de leur libre-arbitre,  on vous considère comme fou et vous perdez votre capacité d'agir socialement dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les neurosciences ont essayées de comprendre ce qui se passe en nous, en analysant tout en termes d'activations de neurones et de taux d'hormones, mais, tout en se rendant compte que cette vision du monde ordinaire n'est pas suffisante,  elles ont du mal à répondre aux questions du sens : comment se fait-il que je crois ce que je crois, quelle est la réalité du monde par rapport à ce que mes sens peuvent en connaître, suis-je libre si tout est mécanique en moi, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le monde archétypal&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet le monde ordinaire n'épuise pas la Réalité qui existe aussi sous d'autres perspectives, d'autres plans.. Par exemple, comment agir si je suis malade et que j'éprouve une certaine forme d'addiction, de dépression ou de sentiments de culpabilités intenses? Comment me transformer dans mon être, comment dépasser mes propres limites si je me rend compte que je reproduis toujours ce comportement et qu'il nuit à ma vie? Qui suis-je finalement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, il faut dépasser ce monde “standard” pour aller dans un monde où les neurosciences cotoient les expériences spirituelles. C'est le monde "astral" ou "archétypal" des profondeurs de notre psyché, qui sont la demeure des dieux et des déesses et la base de toutes les mythologies. Jung et Mircea Elias ont été les premiers à essayer de décrire du point de vue psychique et symbolique les éléments fondamentaux qui sont à l'oeuvre dans notre psyché et que connaissent bien les chamanes, les sorciers, les occultistes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce plan correspond à un vécu mais dans lequel la réalité n'est plus celle, extérieure, du monde 3D, mais celle, intérieure, de la psyché.. Si les dieux et les déesses n'existent peut être pas dans le monde 3D, ils existent au fond de notre être.. Du point de vue scientifique, je pense que ces êtres intérieurs correspondent à des patterns d'activation neuronaux, qui ont leur propre relative autonomie, et que l'on vit de l'intérieur comme s'il s'agissait de dieux..  L'erreur serait de vouloir les éliminer, les réduire à des fonctionnements en mode 3D et de dire que tout cela ne sont que des récits de grand mère. Ce sont en fait des puissances considérables, car le monde entier est gouverné par leurs lois.. Qui ne voit pas les puissants de ce monde dévorés par les démons de l'Orgueil et de l'Avarice? Qui ne voit pas toutes les formes de tentations que nous procure ce monde, sous le forme de distractions faciles, de drogues ou de pornographie, qui nous éloignent de notre être? En d'autres temps, on aurait dit que tous ces démons sont l'expression du Malin, des envoyés de Satan pour nous enchaîner à ses forces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce monde, notre psychisme qui était réduit à un petit "je", devient donc un espace extrêmement vaste dans lequel on peut rencontrer des dieux, des déesses et des démons, dans lequel Dieu peut prendre des formes multiples..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet espace dépend de structures génériques partagés par chaque humains (les archétype), mais dont le contenu dépend de chaque culture. Par exemple la figure d'Anima, qui est la part féminine d'un homme, laquelle correspond au désir et à l'amour et au désir pour l'autre sexe, peut prendre le visage d'Aphrodite en Grèce, celui de Maryline Monroe dans les années soixante, voire celui de Marie-madeleine..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce plan astral, il n'y a plus de sujet transcendental, mais des figures dont on peut revêtir l'habit, des entités qui peuvent nous aider ou au contraire nous faire chuter. Dans ce monde, souffrir d'une addiction c'est être la proie d'un démon qui vient nous dévorer et prendre le contrôle de notre être chaque fois que nous sommes sous l'emprise d'une drogue.. Les mécanismes biochimiques et neurologiques sont alors vécus comme un affrontement contre un démon.. Et dans ce cas, la figure du Héros, qui est généreusement représentée dans tous les films d'action, peut nous aider dans cet affrontement.. Les molécules et les neurones sont en lutte mais nous le vivons comme un combat de dieux et de titans... Faire preuve de volonté, c'est alors développer intérieurement la figure du héros qui combat contre les démons qui l'engluent et l'empêchent d'avancer.. Et dans ce cas on peut être aidé par des forces intérieures (dieux, anges, maitres ascensionnés, guides spirituels) et par des éléments extérieurs: symboles, cérémonies religieuses et spirituelles, signes "divins" correspondant à des événements "étonnants" de notre vie, etc..  qui vont s'exprimer comme des portes entre le monde "standard" et le monde astral, en nous permettant de faire venir au conscient des aspects inconscients de notre psyché. Par exemple dans un rêve on peut voir le personnage d'un vieux sage qui vient nous donner une pierre de vie, et rencontrer dans la vie quelqu'un qui va nous aider à développer notre projet professionnel. L'événement psychique intérieur (sous la forme d'un rêve) vient en correspondance avec l'élément extérieur.. Les rêves sont les premières manifestations de ce monde astral, mais en utilisant certaines formes de méditation ou de pratiques chamaniques, on peut aller plus loin et visiter ce monde astral comme on voyage dans notre monde 3D.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En allant profondément dans ce monde, on peut voir tout ce qui constitue notre être: notre ego, notre ombre, les entités d'aides (anges, figures divines, ..), les démons qui nous enchaînent et se nourrissent de notre énergie. Mais surtout, on peut voir notre "âme", notre part divine, cet aspect intérieur de nous mêmes qui est vécu comme un "higher self", un moi supérieur, qui fait le lien entre notre "moi" et Dieu. Cette âme, qui représente notre part divine, peut alors nous parler et exprimer des sagesses ancestrales qu'il s'agit d'écouter car elles nous guident très précisément sur le chemin de la vie. Gandalf dans Le Seigneur de l'Anneau, Merlin dans le cycle arturien, Dumbledore chez Harry Potter, représentent cette figure du "higher self" dans des contes, qui cherche à conduire le héros (qui représente le moi) dans une certaine direction, avec amour et compassion, mais sans le faire à la place du héros.. Si le héros suit bien ces recommendations, il pourra découvrir la Pierre Philosophale ou le Graal, devenir le Roi et s'unir à la belle (l'anima), c'est à dire atteindre le coeur de son être. De ce fait, le héros, c'est vous, c'est moi, c'est chacun d'entre nous (ces figures sont surtout vrai pour les hommes, les femmes ont des structure psychiques légèrement différentes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, pour en revenir à votre question: le "moi" (le héros) a bien le choix d'agir, mais finalement son choix est très réduit car il a le choix entre:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Suivre les conseil de l'âme&lt;/span&gt; (c'est à dire du maître intérieur, ou de Dieu qui parle en nous) et parvenir après bien des épreuves à la satisfaction finale, généralement représentée pour les jeunes hommes sous la forme de l'Union Sacrée entre le héros et une femme qui représente la figure de l'Anima. Dans tous les cas, il devra passer par une transformation qui consiste à passer du "je fais ce que je veux quand je veux" au "je fais ce que mon âme me dit de faire", et passer par un certain nombre d'épreuves dont certaines sont vécues comme une mort et une renaissance, d'autres comme un combat.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;N'en faire qu'à sa tête&lt;/span&gt;, mais cela signifie en fait être la proie des démons, c'est à dire des conditionnements culturels et des addictions.. Dans ce cas, le libre-arbitre est juste une illusion... Cela peut être de vouloir être celui qui gagne le plus d'argent, qui a la plus grosse voiture, qui a des relations sexuelles avec le plus de femmes,... Cela peut être de prendre des drogues, de jouer à des jeux videos ou de regarder la télé pendant des heures... Du point de vue psychique cela signifie être sous l'influence du démon, alors qu'on se croit libre.. On est simplement soumis à la pression culturelle et biologique  qui se résume pour les hommes généralement aux trois tentations de base, le pouvoir, l'argent et les femmes, et pour les femmes à vouloir épouser le prince charmant et lui faire les plus beaux enfants du monde.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Donc, finalement, on se rend compte que l'espace du libre-arbitre est très réduit:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;soit on suit ce que notre âme demande, c'est à dire en suivant la voie (et la voix) de Dieu, pour prendre le langage des mystique, c'est à dire finalement de remettre son libre-arbitre à son "higher self" ou à Dieu.. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;soit on décide de ne pas suivre cette voie, et on est dépendant, tout en étant  inconscient, de nos mécanismes conditionnés... &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Le choix est essentiel, mais c'est simplement prendre la pilule rouge ou bleue dans Matrix.. La pilule rouge c'est voir la réalité, et accomplir son destin qui nous est donnée sous la forme de notre mentor intérieur (notre guide, higher self, âme, voix de Dieu en nous, etc..) ce qui suppose épreuves, dépassement et mort du "moi" illusoire, soit la pilule bleue pour rester dans un monde de rêve et d'illusion dans lequel 99,99% de l'humanité se trouve.. C'est juste cela le libre-arbitre: suivre son destin profond (sa mission disent certains) ou vivre dans l'illusion du libre-arbitre.. Il ne s'agit pas d'un choix, car dès qu'on nous propose la pilule rouge, on est déjà pratiquement obligé de prendre la pilule rouge (sinon la vie devient vraiment très, très difficile étonnamment). On ne peut pratiquement pas faire autre chose que suivre le chemin de l'éveil...  C'est ce qu'expliquait Krishnamurti quand il parlait de la &lt;a href="http://www.amazon.fr/premi%C3%A8re-derni%C3%A8re-libert%C3%A9-Jiddu-Krishnamurti/dp/2253138215/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1261820721&amp;amp;sr=8-1"&gt;première et dernière liberté&lt;/a&gt;: s'il y a libre-arbitre, c'est juste pour décider d'ouvrir les yeux ou non.. Tant qu'on ne sait pas qu'on dort, ce n'est pas grave, mais sinon, c'est vouloir se rendormir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paradoxe aussi, c'est que lorsqu'on suit son "higher self", lorsqu'on suit la voie de Dieu, lorsqu'on est connecté profondément à notre âme, on fait l'expérience d'une liberté incroyable, prodigieuse, bien au delà de toute les sensations de liberté courantes, et on vit l'Amour inconditionnel, l'Amour total et puissant qui ne nous fait à aucun moment regretter notre vie antérieure, déconnectée et endormie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, il y a aurait encore beaucoup de choses à dire, mais je voudrais finir par une histoire que m'a raconté P. Trigano (aller sur son site &lt;a href="http://ecoledureve.com/"&gt;ecoledureve.com&lt;/a&gt;) qui est un kabbaliste, interprète de rêve, et co-auteur avec A. Vincent de plusieurs livres (dont &lt;a href="http://www.amazon.fr/Manifeste-r%C3%A9volutionnaire-J%C3%A9sus-lh%C3%A9breu/dp/2913634141/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1261820806&amp;amp;sr=1-1"&gt;Le Notre Père: Manifeste révolutionnaire de Jésus l'Hébreu..&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;C'est l'histoire d'un maître kabbaliste qui voit un jeune garçon qui pleure à chaudes larmes.. Il lui demande pourquoi il pleure.. L'enfant dit: "On jouait à cache-cache, alors je me suis caché pour que les autres me retrouvent. Mais ils m'ont oublié, ils m'ont abandonné".. Et le kabbaliste, de s'asseoir à côté de l'enfant et de pleurer avec lui.. "C'est exactement ce qui est arrivé à Dieu, les hommes l'ont oublié..."&lt;/blockquote&gt;En fait le libre-arbitre, l'illusion du "je", c'est juste l'oubli de qui nous sommes, l'oubli d'où nous venons, de ce qui nous constitue profondément...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-2866785211846407320?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/12/la-liberte.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SzXeDeQiJCI/AAAAAAAAAIc/tgqpELgP-Ow/s72-c/liberte-mind.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-2793433061523983158</guid><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 21:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-18T01:10:08.030-08:00</atom:updated><title>De la fusion à l'union en passant par le Moi...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SyqjQUOxt7I/AAAAAAAAAIM/bzVQKKlNdws/s1600-h/shiva-shakti.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 224px; height: 157px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SyqjQUOxt7I/AAAAAAAAAIM/bzVQKKlNdws/s200/shiva-shakti.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5416321002570364850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;par Véronique Guérin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relation est au cœur de nos vies.  En premier lieu, notre venue sur terre est le fruit de la relation entre une femme et un homme. Puis, notre survie et notre développement dépend de la capacité de notre entourage à nous aimer et nous protéger. Nourris par ces relations premières, nous partons en quête de rencontres qui nous permettent d’évoluer, de transmettre et de donner vie à notre tour. Et enfin, si notre mort signe la  disparition du Moi incarné, elle peut également être vécue comme une reliance profonde avec ceux qui sont dans l’au-delà et avec le Soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement relationnel s’inscrit dans un mouvement global qui part de la fusion pour aller vers l’union, c’est à dire de la relation aux autres indifférenciée vers la relation aux autres consciente. Le passage de la fusion à l’union nécessite, en premier lieu, la construction d’un Moi qui s’extrait de la matrice originelle pour dire JE et s’interroger sur où il se trouve… C’est le premier miracle dont parle Richard Moss : la capacité de l’humanité à se penser et à penser le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette étape est essentielle parce qu’on ne peut observer le fleuve dans lequel on se baigne mais elle est également éprouvante parce qu’elle introduit la dualité et donc la séparation. L’apparition de l’individualité conduit les êtres humains à se percevoir et se vivre comme des êtres séparés les uns des autres mais également coupés de leurs origines et du sens de la vie. L’être humain se retrouve alors en proie avec une sensation de solitude, de perte de sens, de méfiance envers la vie et les autres. Le Moi qui se construit ne veut pas mourir et se transforme en Ego qui défend son bout de gras, se rétracte et se crispe. Cette crispation entraîne la souffrance : le monde se rétrécit, on s’attache, on a peur de perdre ses acquis ou de ne pas obtenir ce que l’on veut et l’on passe à côté de la vie qui s’incarne à tout instant de façon nouvelle propice à l’émerveillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, cette construction du Moi n’est pas une finalité mais juste une étape de développement de conscience. L’étape qui suit tout naturellement consiste à se relier aux autres de façon consciente : « Je » n’est pas là pour être le meilleur et s’approprier les biens de la terre aux détriment des autres, « Je » est là pour s’unir aux autres dans une danse où chacun a sa place, dans une symphonie où chaque instrument a son morceau à jouer. Pour qu’émerge cette intelligence collective qui dépasse, transforme et relie les individus séparés, il est nécessaire que chacun ouvre à nouveau ses bras et renonce à vouloir être supérieur, dominer et gagner contre l’autre !&lt;br /&gt;L’union, c’est la relation en conscience. Grâce à la construction d’un Moi séparé et autonome, nous pouvons retourner conscients dans cet espace paradisiaque de la fusion et la transformer en union. Mais c’est aussi ce Moi qui nous freine, car, pour cela, il doit se sacrifier.&lt;br /&gt;Dans cet espace d’union, le Moi n’existe plus comme entité séparée, seule reste la conscience. Si le Moi accepte de se sacrifier, (c’est le fameux lâcher-prise dont on parle tant dans le développement personnel et spirituel…), alors on entre dans un espace extatique où les relations avec les autres humains deviennent fluides et nourrissantes. On devient des « anges gardiens » les uns pour les autres, et l’autre ne peut plus être un ennemi car il fait partie du même puzzle, de la même chorégraphie, de la même symphonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà des relations entre nous, il s’agit bien de la relation au Divin ou au Soi, de la relation entre le Moi et le Soi. Ce lâcher prise et cette réceptivité nous font entrevoir que l’endroit où nous allons est le même que celui d’où nous venons, mais en ayant acquis la connaissance de ce que nous sommes. Dès lors que le Moi voit et reconnaît cette évolution, Le Moi peut mourir puisque la conscience est là. Le silence de la mort dans lequel nous retournons et le même que celui qui précédait notre naissance : le silence de paix, d’infini et d’éternité. Un espace où nous sommes tous reliés au delà du Moi. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-2793433061523983158?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/12/de-la-fusion-lunion-en-passant-par-le.html</link><author>noreply@blogger.com (Véronique Guérin)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SyqjQUOxt7I/AAAAAAAAAIM/bzVQKKlNdws/s72-c/shiva-shakti.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-4278027386623008262</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 09:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-18T01:12:59.731-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Wilber</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><title>Richard Moss et le deuxième miracle</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SuQoYam3xpI/AAAAAAAAAIE/YU0TQBoo2-0/s1600-h/2miracle02.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 129px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SuQoYam3xpI/AAAAAAAAAIE/YU0TQBoo2-0/s200/2miracle02.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396482653421029010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Je suis en train de lire le 2ème miracle de R. Moss. Prodigieux.. Un livre que je n’avais pas bien compris quand je l’avais parcouru il y a deux ou trois ans et qui devient maintenant lumineux. Il s’adresse essentiellement à ceux qui sont en train de s’éveiller, à ceux qui ont déjà aperçu la lumière de l’autre côté, ceux qui ont goûté à “cela”, cette unité avec toute chose et tout être et qui sont en cours d’approfondissement de leur démarche. Il peut aussi aider à dépassionner le débat de l’éveil spirituel, sa difficulté, voire son incapacité à l’appréhender quand on est du côté du moi, ou pour reprendre les termes de R. Moss, quand on regarde depuis la perspective du Premier Miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre très bien écrit, très simple. On sent l’auteur juste à côté de nous, très proche. En même temps distinct et relié.. A la lecture, on peut mieux comprendre pourquoi il y a tant d'éveils qui se passent en ce moment... Permet aussi de comprendre qu'il ne s’agit en aucun cas de "tuer" l'ego (cela le renforce), mais de l'intégrer à quelque chose de plus grand, ce quelque chose que l'on ne peut pas atteindre, mais qui s'ouvre à nous lors d'une conversion du regard, d’un changement de perspective. Certains ont eu des éveils fracassants, d’autre des éveils plus progressifs, ce qui fait dire à ces derniers qu’il s’est agit d’un “non événements”. En général, j’ai constaté que les éveils brusques se situent au début du voyage spirituel et que les éveils progressifs sont le résultat d’une pratique qui permet au divin, le jour où IL le veut, de venir nous réveiller de notre sommeil profond, de notre nombrilisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une phrase me paraît en particulier intéressante, car elle renvoie à l’idée du &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/2007/11/up-from-eden-et-atman-project.html"&gt;projet Atman de Wilber&lt;/a&gt; dont j’ai déjà parlé dans ce blog. R. Moss écrit à propos de la célèbre phrase de Jésus "&lt;em&gt;Tu aimeras ton prochain comme toi-même&lt;/em&gt;" :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;“Le paradoxe fondamental de tout enseignement mystique: ce qui est une simple affirmation pour l'être dans l'infini [celui qui a goûté au 2ème miracle] peut devenir un dogme qui nie la vie dans l'infini plus petit [du dévôt qui vit à partir du moi] (les encadrés sont de moi).” &lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;Cette phrase peut sembler incompréhensible sortie de son contexte mais cela semble dire que les religions récupèrent au niveau du moi ce qui a été vécu par les mystiques au niveau du Soi, et ce faisant elles en font un dogme qui en constitue un profond contre-sens. Alors que le mystique perçoit la Vie et le Divin dans son bouillonnement à la fois infini, atemporel et en mouvement, le dévôt va essayer de les réduire à des choses (la réification de Dieu, ou le divin réduit à une chose. Note: à cet effet, écouter J.-Y. Leloup sur son CD, avec M. de Smedt, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Qui-est-audio-Jean-Yves-Leloup/dp/2354900317/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1256467266&amp;amp;sr=8-1"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui est “Je suis”?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;), à les contraindre dans ses capacités cognitives.. Les églises sont ainsi pleines de pharisiens.. ☺&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et toute l’évolution de l’humanité, du point de vue spirituel, peut être vue comme une méprise totale entre les mystiques et les dévôts, les adeptes qui tentent de comprendre les visions des mystiques, c’est à dire en fait leur vécu, leur perception des choses telles qu’elles sont, en concepts du moi.&lt;br /&gt;Cette évolution spirituelle passe par une évolution cognitive et une ouverture de plus en plus vaste à ce que nous sommes par un élargissement de conscience.  Cette évolution peut être vue en parcourant les niveaux de la Spirale Dynamique:&lt;br /&gt;&lt;ol style="list-style-type: decimal;"&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Violet&lt;/strong&gt;: La première des visions spirituelles, c’est la magie. La Magie c’est la réinterprétation de ce qui se passe dans le monde en termes animistes, comme si nous projetions sur toutes choses notre mode de fonctionnement. L’intuition profonde, c’est que tout est vivant et organique. L’erreur c’est de croire que le monde fonctionne sur des bases humaines: le Soleil “veut” se lever le matin et il est marié à la Lune. Il est aussi fondé sur l’idée que “si je conçois X alors X existe ou X est vrai”. Si dans un rêve j’ai vu des êtres venant d’une autre planète, c’est que, réellement, il y a des êtres venant d’une autre planète qui sont venus me visiter. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rouge&lt;/strong&gt;: La seconde des visions spirituelles, ce sont les Dieux de pouvoir, qui sont en fait des archétypes psychiques que nous projetons sur le monde: Il y a le dieu du commerce, de l’amour, des moissons, etc.. et ces dieux sont des intercesseurs vis à vis du monde phénoménal. L’intuition profonde, c’est l’existence de ces forces qui sont à l’oeuvre en nous et qui fondent notre rapport au monde. L’erreur c’est de croire qu’ils ont une existence objective et que, par nos dévotions et nos sacrifices, ils nous écoutent et agissent pour notre bien. Bouddha, a rejeté cette vision des choses, en considérant d’ailleurs que les divinités elles aussi étaient liées à la grande roue de la Vie..&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bleu&lt;/strong&gt;: La troisième est celle des religions dogmatiques. C’est celle qu’explique R. Moss dans son livre: la réinterprétation des visions des mystiques en termes de devoir: “tu dois aimer ton prochain!!” et si tu ne le fais pas, tu seras puni! Pauvre Dieu qui est ainsi transformé de Dieu d’amour en Dieu de punition, comme un vulgaire archétype du courant précédent..&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Orange&lt;/strong&gt;: La quatrième c’est d’abord de projeter les lois sociales dans le monde (les lois physiques) comme s’il y avait un créateur qui avait produit ces lois, puis ensuite c’est de supprimer tout créateur.. En gros, il n’y a plus que les lois physiques qui tiennent comme cela en l’air, une sorte de super-machinerie dont on peut expliquer les rouages mais dont on n’arrive pas à comprendre ce qui fait qu’elle soit là. Comme le disent la métaphysique: “pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?”. ça c’est un miracle, mais cette question est éliminée au quatrième niveau, car on a peur, à ce niveau là, que l’on revienne au dogmatisme précédent.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Vert&lt;/strong&gt;: Au cinquième niveau, l’intuition profonde c’est l’harmonie, le fait que toutes choses soient liées les unes aux autres, et en cela, ce niveau réintroduit souvent la magie (c’est ce qu’on appelle la vision “new age”), que toute vie doive être considérée comme importante. Mais en même temps, à ce niveau, on pense encore en termes de “moi”. De ce fait, on est facilement blessé par des paroles ou des actes, on est révolté par des comportements d’exploitation, des harcèlements, des comportements asociaux ou des individus profitent de leur statut de dominant pour imposer leur volonté à d’autres. De ce fait, le monde est encore vu en termes de bien ou de mal, sans prendre en compte la globalité du monde.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Le passage au deuxième cycle de la Spirale constitue le passage au 2ème miracle dont parle R. Moss. Pour C. Graves, celui qui créé les bases de la Spirale Dynamique. Dans le premier niveau, Jaune, cognitivement on s’ouvre au fait que nous sommes avant tout nos croyances sur le monde et qu’il y en a d’autres et que ces croyances peuvent être vues dans une perspective d’évolution.. Si on pense encore à partir de notre ego, on a de plus en plus “d’insights” d’une autre manière de voir les choses. Cela arrive sous la forme d’instants fugaces, de visions très éphèmères où l’on a l’impression d’avoir tout compris en une seconde, mais sans arriver à se souvenir de ce que l’on a vu.. Dans cette phase, on voit de plus en plus tout l’aspect systémique du monde. Et dans les niveaux suivants, la Vision s’approfondit, l’ego se mettant de plus en plus au service de ce second miracle qui intègre le collectif et le vivant dans son ensemble comme faisant partie de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. Graves écrivait dans un article “ Human Nature Prepares For a Momentous Leap” (j’ai juste remplacé les lettres qu'utilisait Graves pour parler des niveaux par les couleurs de la SD):&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;“The psychological keynote of a society organised according to Yellow thinking will be freedom from inner compulsiveness and rigidifying anxiety. Yellow man, who exists today in ever increasing numbers, does not fear death, nor God, nor his fellow man. Magic and superstition hold no sway over him. He is not mystically minded, though he lives in the most mysterious of "mystic" universes. The Yellow individual lives in a world of paradoxes. He knows that his personal life is absolutely unimportant, but because it is part of life there is nothing more important in the world.&lt;br /&gt;Yellow man enjoys a good meal or good company when it is there, but does not miss it when it is not. He requires little, compared to his Orange ancestor, and gets more pleasure from simple things than Green man thinks he (Green man) gets. Yellow man knows how to get what is necessary to his existence and does not want to waste time getting what is superfluous. More than Orange man before him, he knows what power is, how to create and use it, but he also knows how limited is its usefulness.&lt;br /&gt;That which alone commands his unswerving loyalty, and in whose cause he is ruthless, is the continuance of life on this earth.”&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;Et C. Graves écrivait cela dans les années soixante début soixante-dix, en essayant, intuitivement de comprendre le mode de pensée qui allait constituer le prochain niveau pionnier dans le développement humain. C’est à partir de cette humilité et de ce détachement de Jaune, qui ne s’intéresse qu’à la préservation de la Vie, que peut se produire le Deuxième Miracle que j’aurais plutôt tendance à associer directement à Turquoise dans SD (mais bon, c’est juste mon impression. Il faudrait la corroborer avec d’autres chercheurs qui à la fois connaissent la Spirale et ont eu ces insights profonds d’éveil, et il n’y en a pas tant que ça. Dès que j’ai du nouveau, je vous le signale sur ce blog).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les niveaux du premier cycle, du Premier Miracle, comme l’écrit R. Moss&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;“Pour notre conscience du Premier Miracle, la souffrance est une chose finie avec des causes finies, et nous nous imaginons que le Salut pourra nous venir de la religion, ou de la méditation, de la science, la médecine, la pensée positive... toute panaéce bonne à pallier la misère et l’angoisse de notre moi du Premier Miracle à jamais fragilisé.. Ce n’est pas que toutes ces choses ne puissent, provioirement, alléger la souffrance: c’est qu’elles ne peuvent pas nous sauver. Il existe une dimension lus profonde à la souffrance, et elle est acausale: elle est part et partie de notre incarnation en évolution. Notre ego ne peut guérir cette souffrance à sa source.”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Il me semble que c’est certainement quelque chose comme ça qu’a voulu nous transmettre Bouddha avec les Quatre Nobles Vérités (le monde est souffrance, etc..) et qu’ensuite, il a essayé de trouver les moyens nous permettant de faire le chemin, sans passer par toutes les étapes qu’il avait vécu. Le problème n’est pas la douleur, mais la manière dont nous vivons notre rapport au monde qui transforme les événements de Vie en souffrance. La maladie et la mort, par exemple, sont des événements de Vie. Quoi que l’on fasse, ils font partie de la Vie depuis que le monde est monde. Mais pour le moi, c’est insupportable! Tout mais pas la mort pourrait être le credo du moi.. Il faut la nier, la supprimer de son regard. Et si par hasard, on ouvre son esprit à partir de la perspective du moi, c’est l’horreur du monde que l’on prend en plein dans le visage... Meutres, viols, trahisons, blessures et meurtrissures que l’on inflige aux autres mais que l’on s’inflige aussi à soi-même sous la forme de honte et de culpabilité, quête de plaisirs dérisoires qui amènent d’autres souffrances, recherches d’honneurs éphémères et vains, désirs de contrôles et de domination pour mieux masquer nos peurs, et notamment par dessus-tout, la peur de la maladie et de la mort.. C’est le visage du Samsara, du monde ici-bas tel qu’on peut le contempler depuis la perspective du moi, lorsqu’on ose regarder autour de soi..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques grands philosophes, et notamment Schopenhauer, ont vu cette atrocité du monde.. Il y a quelques années, un ami m’avait dit avoir vu le monde ainsi, comme un “rouleau compresseur” terrible de la Vie. C’est Kali...  Cela l’avait refroidi, et il a eu peur, ensuite, de reprendre contact avec cet absolu, qu’il a pris comme étant la Réalité..&lt;br /&gt;(Note: on peut lire “Le principe de Lucifer” à cet effet, pour bien comprendre en quoi la Vie est effectivement terrible de ce point de vue. Pendant un ou deux ans, chaque fois que je m’ouvrais à l’humanité, je voyais le monde depuis ce point de vue, ce qu'exprime très bien Jacques Brel avec ses chansons,  “Les Vieux”, “ces gens là”, “ne me quitte pas” ou “Mathilde” notamment, où il a su retraduire ce regard, cette sensibilité à l’humanité. Je remercie ici Sudheer de m’avoir ouvert le coeur avec J. Brel qui avait pourtant bercé toute mon enfance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette première ouverture du coeur, cette vision de l’enfer sur terre, ouvre à la compassion. C’est terrible de vivre la souffrance de l’humanité..  Cela m’est arrivé, le coeur en larme, de maudire Dieu, de lui demander pourquoi il m’avait placé ici dans ce monde pour vivre ce cauchemar sans issue. Comme la vie de Schopenhauer a dû être triste!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Car au milieu de cette horreur, il y a le feu de l’amour qui peut poindre.. Cela peut commencer comme un simple rougeoiement, une lueur minuscule qui se trouve juste au milieu de cette désolation, de ce Samsara.. Cela s’exprime comme une sorte de nostalgie, une chaleur intérieure et puis cela enfle pour emplir l’être et le monde de sa chaleur (Ecouter “la quête” de J. Brel  ou “Quand on n’a que l’amour”).. et parfois quand cet amour s’ouvre pour tous nos frères et soeurs humains, ou tout simplement parce que le mental s’arrête et qu’une intuition nous fait sentir que nous sommes partie intégrante de cette vie, que nous avons la chance de pouvoir expérimenter l’existence, alors nous entrons dans un autre espace, différent du premier, où la vision d’horreur s’arrête. C’est la perspective du Deuxième Miracle, où l’on perçoit que tout cela c’est seulement la Vie qui se cherche dans son chemin collectif vers la conscience, seulement la Vie qui nous réunit tous en elle avec amour, car nous sommes juste une partie d’elle. Quand le lion mange la gazelle, c’est la Vie qui se mange elle-même, qui vit dans cet acte.. Et les atrocités de l’histoire, à ce niveau absolu font partie aussi de cette marche d’évolution..  Alors, il n’y a plus que l’amour envers tous et toutes qui sont en fait d’autres moi, puisque à ce niveau “moi” n’existe plus, il n’y a plus que “cela” dont mon corps et mon âme sont une partie.. A ce niveau, pour moi, c’est Elohim qui me vient à l’esprit: le nom de Dieu qui est à la fois pluriel (Elohim est le pluriel de El, l’un des noms de Dieu dans la Torah) et singulier (il est utilisé dans la Torah comme s’il s’agissait d’un singulier). C’est le paradoxe absolu, au-delà de toute compréhension logique, mais plus vrai que la réalité du Premier Miracle.. A ce niveau là, dans cet espace là devrais je dire, l’amour envers l’autre n’est plus un problème, car il n’y a plus que de l’amour puisqu’il n’y a plus de différence.. Simplement deux bourgeons sur le même arbre de la Vie... et l’Amour emplit tout.. Vacuité, union, shunyata, hors temps et amour inconditionnel.. (pour se mettre dans cet état, écouter notamment la musique de Levon Minassian &lt;a href="http://www.amazon.fr/Songs-World-Apart-Levon-Minassian/dp/B000ELL0QI/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=music&amp;amp;qid=1256541648&amp;amp;sr=8-1"&gt;“Songs from a world apart”&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme le dit R. Moss:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;“La causalité s’arrête dès que nous prenons l’infini pour référence: il n’y a plus ni victime, ni bourreau. Que nous le reconnaissions ou pas, chaque instant est une nouvelle naissance et ce qui naît n’est pas seulement le produit du passé, pas seulement l’effet de quelque cause antérieure, mais plutôt une part d’un cosmos en révélation permanente. L’univers et les êtres humains sont une révélation en train de se produire. [...] Certes nous souffrons, mais nous ne sommes pas seulement des victimes. Nous sommes ce qui se transforme dans la souffrance. Rien n’est figé: tout est en devenir, en évoluiton. [...] Le Présent est toujours prêt  nous surprendre par un mouvement et une possibilité que nous n’aurions jamais vraiment imaginés et ne pourrons jamais pleinement contrôler. C’est précisément ce qui nous terrifie – et toute la bonne nouvelle. [...] Nous ne sommes pas seulement “cet aspect de la Nature qui prend conscience d’elle-même”. Nous sommes cet aspect de la Nature qui est en train d’apprendre à adorer le mystère de l’existence, en train d’apprendre à S’aimer [avec un ‘S’ majuscule]”.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Bon, tout cela fait un grand billet avec beaucoup de choses mises en vrac.. et certaines parties n’ont pas été faciles à écrire, car elles m’ont replongé dans l’horreur de cette vision du Samsara..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jacques Ferber&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-4278027386623008262?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/10/le-deuxieme-miracle-tu-aimeras-ton.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SuQoYam3xpI/AAAAAAAAAIE/YU0TQBoo2-0/s72-c/2miracle02.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-3000324436250000661</guid><pubDate>Tue, 06 Oct 2009 06:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-18T01:13:45.193-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><title>Spirale Dynamique, football et mouvement gay</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SsrwUOzbxgI/AAAAAAAAAH8/p3X6QoCFa40/s1600-h/coupe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SsrwUOzbxgI/AAAAAAAAAH8/p3X6QoCFa40/s200/coupe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389384134464095746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j’aime dans la Spirale Dynamique, c’est sa pertinence pour comprendre le monde. Vous écoutez une information le matin et au lieu de passer dans le jugement de type “oh, la la, c’est incroyable ce qui se passe”, vous riez de voir que le monde suit bien les principes de la Spirale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En témoigne une information ce matin: une équipe de foot refuse de jouer contre l’équipe “Paris Foot Gay” qui est constituée essentiellement d’homosexuels. A la veille du match, les dirigeants du Paris Foot Gay ont reçu ce courriel :&lt;br /&gt;"Désolé mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard"....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, il est impossible pour tous ceux qui sont positionnés en Bleu (courant &lt;em&gt;hiérarchique-dogmatique&lt;/em&gt;), comme l’est essentiellement l’Islam*, d’accepter les homosexuels. Pourquoi? parce que l’union sexuelle se doit de se pratiquer dans le cadre d’un mariage destiné à la procréation, ce que ne peuvent pas faire les homosexuels. Toute autre pratique sexuelle est considérée comme déviante et relève de la maladie psychique. Point final... Quand j’étais petit en France, c’était encore le cas, le niveau Bleu avant 1968 étant dominant pour tout ce qui avait trait aux moeurs. C’est encore pire pour le courant précédent, Rouge (courant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;égocentrique-impulsif&lt;/span&gt;), très porté sur la testostérone, et pour lequel être homosexuel ce n’est pas être un homme, ni même une femme d'ailleurs... C’est tout simplement une honte, et jouer avec un homosexuel risquerait que cette honte rejaillissent sur ceux qui ont joué.. Alors pour une équipe de foot (naturellement avec beaucoup de Rouge) constituée de musulmans (Bleu), jouer avec une équipe d’homosexuels, là c’est trop!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut juger ce comportement à partir d’un point de vue, post Bleu, c’est à dire Orange-Vert, perspective à partir de laquelle beaucoup de lois portant sur les exclusions sont réalisées en France (droit de la femme, lois contre le racisme et l’homophobie, etc..). C’est ce que font les médias français qui reprennent cette information et la montent en épingle en disant “c’est incroyable que l’on puisse encore penser ainsi en France!”. C’est aussi le point de vue de l’équipe du Paris Foot Gay et de son entraîneur Brahim, issu des cités (cf. l’article &lt;a href="http://www.20minutes.fr/article/351533/Paris-Les-homos-n-ont-pas-droit-de-cite.php"&gt;http://www.20minutes.fr/article/351533/Paris-Les-homos-n-ont-pas-droit-de-cite.php&lt;/a&gt;), homme merveilleux qui a dû dépenser une énergie considérable pour survivre et sortir de son milieu dans lequel il mourrait sous les quolibets. En termes de Spirale, en passant du Bleu, à l’Orange (qui ne se soucie pas de l'orientation sexuelle, chacun fait ce qui lui plait) puis au Vert, (courant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;empathique-pluraliste&lt;/span&gt;) couleur qui met en valeur les minorités (small is beautiful) et pratiquement la première, en terme de Spirale, dans laquelle les homosexuels se sentent considérés (la Gay pride est une belle manifestation Verte).  Mais en fait, l’homophobie dans le monde, hormis l’Europe et le continent nord-américain, est plus la règle que l’exception: il suffit d’aller en Afrique, plus centrée sur des couleurs Violettes (tribu), Rouge (dominance) et Bleu (ordre hiérarchique), pour se rendre compte que la population est majoritairement homophobe. Et c’est tout simplement une conséquence directe de l’évolution humaine, ce qu’a très bien compris la Spirale Dynamique.. Alors quand on entend ce type d’information à la radio, on peut juste pleurer sur la misère humaine (le Samsara) ou se réjouir de cette diversité du monde, et de cette évolution qui nous dépasse.. Moi, je préfère me réjouir..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source&lt;/em&gt;: Radio France et le nouvel Obs en ligne: &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sports/20091006.OBS3693/foot__des_musulmans_refusent_de_jouer_contre_des_homos.html"&gt;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sports/20091006.OBS3693/foot__des_musulmans_refusent_de_jouer_contre_des_homos.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Note&lt;/strong&gt;: l’Islam comme toutes les religions n’est pas exclusif d’une couleur, même si son origine et sa tendance naturelle (l’observation des règles comme élément fondamental, par exemple) la place naturellement, comme toutes les religions du Dieu unique (donc avec le Judaïsme et le Christianisme), essentiellement en Bleu (courant hiérarchique-dogmatique). Mais il s’agit simplement du niveau initial de ces religions, et il peut y avoir un Judaïsme, un Islam et un Christianisme à tous les niveaux de la Spirale (hormis Orange qui est trop athée pour reconnaître une quelconque valeur à la religion). Par exemple, le courant Vert s’associe très bien au religieux, mais sur des valeurs différentes, plus oecuménique (toutes les religions parlent d’amour envers l’autre d’après Vert) dans lequel le féminin est plus présent. Cf. le soufisme “Vert” pour l’Islam (voir par exemple &lt;a href="http://www.par-chemins.com/"&gt;www.par-chemins.com&lt;/a&gt;) ou les lectures apporté par notamment par Jean-Yves Leloup dans le christianisme, ou encore &lt;a href="http://www.sexespi.com/2009/10/jesus-et-la-pecheresse.html"&gt;ce texte d’Eve Fouquet&lt;/a&gt; sur une vision tantrique des évangiles...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jacques Ferber&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-3000324436250000661?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/10/spirale-et-mouvement-gay.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SsrwUOzbxgI/AAAAAAAAAH8/p3X6QoCFa40/s72-c/coupe.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-8190340137999626870</guid><pubDate>Sat, 19 Sep 2009 09:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-18T01:14:29.600-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Un monde désanchanté?</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SrkctwLe2ZI/AAAAAAAAAHc/N56exxNS84k/s1600-h/religieux-apr%C3%A8s-religion.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 124px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SrkctwLe2ZI/AAAAAAAAAHc/N56exxNS84k/s200/religieux-apr%C3%A8s-religion.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5384366401850890642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le monde dans lequel on vit est-il de plus en plus désenchanté? va-t-on vers une déshumanisation progressive de notre vie, marquée par l’individualisation massive et la prépondérance des explications techniques et scientifiques d’une part ou un retour à la magie d’autre part. La Spirale Dynamique et l’approche intégrale de Wilber nous apporte un éclairage fondamental en mettant en avant l’aspect évolutif de notre façon de voir les choses. Beaucoup d’auteurs n’ont pas cette approche évolutive, et sont souvent “coincés” dans leur vision du monde en ne comprenant qu’une partie du puzzle.. Il en est ainsi de deux grands penseurs dont j’adore le travail: Marcel Gauchet et Luc Ferry. Leur travail nous permet de mieux comprendre certaines parties de cette évolution et ainsi d’avoir une vue plus globale du monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Marcel Gauchet nous donne une vibrante vision de la manière dont le courant normatif-hiérarchique (Bleu dans la Spirale) fait place au courant indivualiste-rationnel (Orange). C’est peut être l’un des plus grands observateurs de cette transition entre ces deux stades de développement (même si je ne suis pas sûr qu'il voit son travail de cette manière). De ce fait, je pense qu’il est intéressant de le lire. Il écrit dans &lt;a href="http://www.amazon.fr/Un-monde-d%C3%A9senchant%C3%A9-Marcel-Gauchet/dp/2266165658"&gt;&lt;em&gt;Un monde désanchanté?&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (p138):&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le phénomène ne manque pas d’être paradoxal, puisque cette dernière période peut être caractérisée par la débandade de ce qui survivait des partis religieux de l’hétéronomie et le triomphe du principe métaphysique de l’autonomie humaine. Personne ne doute plus parmi nous, y compris le croyant le plus convaincu, que le lien de société qui nous tient ensemble ne soit l’oeuvre des hommes et d’eux seuls, sans même de raison dans l’histoire pour le porter. Les crypto-religions du salut politique [NB: le communisme par exemple] n’ont pas été moins atteintes, de ce point de vue, que les grandes religions constituées. [..]&lt;br /&gt;Ce quelque chose qui se dérobe à nous, et que nous devions, à mon sens, à l’héritage des religions, c’est ni plus ni moins ce qui qui nous permettait d’appréhender nos sociétés comme des ensembles cohérents et d’envisager d’agir globalement sur elles pour les transformer de manière concertée[..].&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;En d’autres termes, Marcel Gauchet nous fait part de cette transformation allant du collectif à l’individuel, cette vision collective étant marquée par la religion et la transformation portant finalement essentiellement sur la lente désaffection du religieux. Marcel Gauchet nous propose alors l’une des formulations les plus brillantes du niveau Bleu de la Spirale tel que ce niveau s’est incarné dans le monde occidental:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous aurons eu cinq siècles de transition moderne, 1500-2000, dates rondes, cinq siècles durant lesquels la lente rupture avec l’ordre des dieux s’est coulée dans une forme religieuse maintenue du lien social. La définition explicitement extra-religieuse de la cité des hommes s’est étayée sur des fondements implicitement religieux. La construction de plus en plus autonome de son organisation a continué de reposer sur une structuration d’origine hétéronome, certes de moins en moins consistante, mais toujours obstinément subsistante jusque voici peu. [..]&lt;br /&gt;Je ne saurais prétendre exposer en quelques phrases la nature et la teneur de ce mode de structuration religieux. Je me limiterai à souligner sa prégnance, à la base du projet moderne, sous trois aspects fondamentaux: tradition, appartenance, hiérarchie [..]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce compromis organisateur entre contenu autonome et forme implicitement dérivée de l’hétéronomie qui s’est dissous avec l’épuisement de ce lges de l’âges des religions. Voici ce que nous devions à l’héritage immémorial des religions: d’avoir pouvoir sur notre monde et d’être en mesure d’ambitionner davantage de pouvoir encore. Voilà ce que nous avons perdu.&lt;br /&gt;Emancipation, dépossession&lt;br /&gt;En un sens, nous avons achevé de recouvrer le pouvoir sur nous mêmes. Sauf que cette ultime conquête métaphysique a pris un visage social inattendu. Elle a achevé d’émanciper les individus. Elles les a affranchis de ces encadrements qui perpétuaient l’empreinte de l’ordre religieux au milieu d’une société sécularisée. Elle les a délivrés de ce qui pouvait subsister de contraintes envers des traditions. Elle les a déliés de ce qui pouvait leur faire obligation envers des collectifs de référence, de la famille à la Nation. Elle les a dégagés de la révérence hiérarchique et des liens d’obédience envers l’autorité, même consentie. En un mot, elle leur a donné, ou elle tend à leur donner, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes. Mais ce faisant, elle a vidé de substance la perspective d’un pouvoir collectif.&lt;br /&gt;Nous jouissons ‘une liberté inégalée de nous gouverner nous-mêmes chacun dans notre coin et pour notre compte. Mais l’horizon du gouvernement en commun, lui, s’est évanoui. [..] Nous ne pouvons plus guère imaginer l’action historique que comme la résultante d’une myriade d’initiative dispersées, toutes légitimes et toutes fermement décidées à ne rien céder sur leur indépendance. Nous ne pouvons plus imaginer la coexistence humaine, en d’autres termes, que sous les traits d’un marché généralisé, comme le seul mode de réalisation de la compossibilité entre des libertés égales. [..] Cette dépossession qui ne vient pas d’abord de l’extérieur, mais qui sourd du dedans de notre propriété de nous-mêmes, n’est-ce pas pourtant le vrai nom de la déshumanisation du monde?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toute l’oeuvre de Marcel Gauchet, il y a quelque chose d’enraciné, de simple et directement compréhensible. Cela tient peut être à son origine rurale, où le bon sens est roi, par opposition au milieu plus “parisien” où il est de bon ton de donner l’impression que l’on est brillant, et où l’obscur veut se faire passer pour intelligent. Toujours est il que l’oeuvre de Marcel Gauchet est pour moi l’une des explications les plus profondes et les plus claires du passage du courant Bleu à Orange, avec, on le sent dans on style, comme un certain regret de la perte des valeurs collectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est important à noter c’est que le passage de Bleu à Orange ne s’est pas fait un instant, ni même en quelques dizaines d’années. C’est une lente transformation des idées, des moeurs et des structures sociales, jusqu’à l’aboutissement depuis quelques dizaines d’années à une autonomie totale de la sphère individuelle. C’est d’ailleurs sur cette autonomie individuelle que peut prendre racine le courant empathique-pluraliste (Vert) qui arrive ensuite. C’est, paradoxalement pourrait on dire, à partir de l’individu roi, qu’il est possible de définir un rapport à autrui qui ne soit plus fondé sur une vision collective a priori, sur une simple appartenance à une grande communauté (église, patrie, partie) mais sur le fait que je me reconnais dans l’autre, ce qu’avait magistralement compris Martin Guber et d’Emmanuel Levinas notamment. C’est parce que l’autre est réellement un sujet, que je peux passer à la vision “constructionniste” qui consiste à dire que je n’existe pas sans toi et tu n’existes pas sans moi. Nous nous “co-créons” l’un l’autre dans l’interaction face à face, “visage à visage” plus exactement. Quoique centré sur le versant collectif de la Spirale (sacrifice de soi disent les tenants de la Spirale), le courant Vert prend sa source dans l’individuel qu’il remet en question, comme le courant rationaliste-individualiste (Orange) a pris sa source dans le système religieux collectif Bleu pour le remettre en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Religieux-apr%C3%A8s-religion-Luc-Ferry/dp/2253083763/ref=pd_sim_b_2"&gt;&lt;em&gt;Le Religieux après la religion&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, Luc Ferry discute avec Marcel Gauchet de leur différence et de leur points de convergence. Globalement, ils semblent d’accord sur l’essentiel, la baisse du religieux comme hétéronomie et l’avénement de l’individu. Mais il existe une différence entre les deux. Il me semble qu’alors que Marcel Gauchet s’arrête sur ce constat, Luc Ferry voit les conséquences spirituelles de l’avénement de l’individu-roi, de l’Humain-Divin comme il le dit. Même si je trouve sa pensée plus touffue et moins rigoureuse que celle de M. Gauchet, j’ai un peu l’impression qu’il commence à voir poindre le passage Orange-Vert en montrant comment le religieux change en fait de nature, et comment c’est l’humain qui devient divinisé, avec ses aspects sains (la reconnaissance de l’individu comme support du choix et des décisions concernant sa vie, le caractère presque sacré de l’intégrité physique et psychique de l’individu) et pathologiques (compétition à outrance, vision causale à court terme, exploitation de l’environnement et des individus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, à la différence de nombreux évolutionnaires (tels que Wilber, Teilhard de Chardin, Bergson, Andrew Cohen, Sri Aurobindo et bien d’autres..), il prétend que le religieux n’est pas une disposition naturelle de l’homme. Evidemment, si religieux est défini soit comme une référence à une certaine forme sociale caractérisée par un clergé, soit comme une hétéronomie du divin (Dieu à la seconde personne), il est clair que le “religieux” est daté et correspond à une époque. Si en revanche on appelle religieux ou spirituel, l’élan par lequel l’être humain cherche à donner un sens à sa vie en considérant qu’il existe quelque chose qui dépasse son existence ordinaire, alors je pense que le religieux &lt;em&gt;est&lt;/em&gt; une disposition naturelle de l’être humain, et même constitue l’un de ses aspects les plus fondamentaux : c’est en effet il y a environ 100 000 ans que l’humain aurait construit des sépultures, manifestant ainsi sa prise de conscience de la mort et cherchant à lui donner sens. Il me semble donc important que le spirituel soit totalement intégré à une vision du développement humain. Et pour l’instant l’approche de Wilber, malgré certaines de ses limitations et surtout malgré son travail actuel qui consiste à simplifier à outrance sa vision (cf. &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/2008/05/sarcelle-ou-jaune.html"&gt;ce billet rapide&lt;/a&gt; sur son &lt;a href="http://www.amazon.fr/livre-Vision-Int%C3%A9grale-%C3%A9panouissement-d%C3%A9veloppement/dp/2100515462/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1253646043&amp;amp;sr=1-1"&gt;“livre de la vision intégrale”&lt;/a&gt;), me semble l’une des plus intéressante pour appréhender cette évolution (lire en particulier sur ce blog &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/2007/11/up-from-eden-et-atman-project.html"&gt;le billet portant sur son livre “le projet Atman”&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout cela mériterait un autre billet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jacques Ferber&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-8190340137999626870?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/09/un-monde-desanchante.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SrkctwLe2ZI/AAAAAAAAAHc/N56exxNS84k/s72-c/religieux-apr%C3%A8s-religion.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-6013120502573718165</guid><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 17:03:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-18T01:15:32.259-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">intégral</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><title>Quelques questions sur la Spirale et l'approche Intégrale</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqENDpV8mYI/AAAAAAAAAHM/fLF5XZ6tkEc/s1600-h/Spirale.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 137px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqENDpV8mYI/AAAAAAAAAHM/fLF5XZ6tkEc/s200/Spirale.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377593786345757058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai reçu un commentaire d’un ami qui me posait quelques questions sur la Spirale Dynamique et l’approche intégrale (que je ne veux pas distinguer ici même s’il existe des différences). Voici des éléments de réponse qui peuvent être des supports de réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question 1&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Le parallèle entre développement de la société et développement individuel est certes intéressant, mais au delà de l'analogie qu'est-ce qui pourrait théoriquement relier ces développements? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, cette question vient du niveau Orange, puisqu’elle a besoin d’une confirmation théorique, scientifique.&lt;br /&gt;Ce parallèle entre individuel et collectif vient de plusieurs auteurs, notamment Jean Piaget que j'ai beaucoup lu plus jeune et qui a inspiré toute ma carrière. Cette idée vient de la biologie qui montre que le développement de l'embryon suit globalement les étapes évolutives qui ont amené à cette espère (pour simplifier on dit que l’ontogenèse récapitule la phylogenèse). L'être humain passe d'abord par les étapes de poisson, batracien, mammifère, etc.. jusqu'à l'être humain. Piaget a généralisé cette vision au développement cognitif humain. D'autre auteurs (Kohlberg notamment) ont montré que les stades moraux individuels se retrouvaient dans l'évolution collective. Mais il ne faut pas prendre ce lien entre individuel et collectif de manière trop restreinte. Il n’y a pas de réelle “preuve” de la récapitulation par l’individuel du développement collectif, mais plutôt d’un ensemble d’éléments qui tendent à penser que l’on peut utiliser ce paradigme. Mais d’autres auteurs ne sont pas du tout d’accord sur cette vision de voir les choses (sans vouloir non plus enfermer tout dans les cases de la Spirale, il est clair que Bleu et Vert ne soutiennent pas beaucoup la pensée évolutive: Bleu, parce que l’ordre du monde est statique, et Vert parce que cela introduit une hiérarchie. Orange est OK pour l’évolution mais en y plaçant une idée de “meilleur” du point de vue compétitif. C’est par exemple l’évolution darwinienne très orange, fondée sur la sélection reproductive des individus les plus adaptés à leur environnement (fitness))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais essayons de comprendre. Dans une vision développementale, les niveaux n+1 sont nécessairement souchés sur les n niveaux précédents. Un peu comme en informatique où l'on retrouve ces systèmes stratifiées dans toutes les architectures logicielles et matérielles et où les couches supérieures sont fondées sur les couches inférieures. Cela ne signifie pas qu'une couche est "meilleure" qu'une autre, simplement qu'elle traite des problèmes qui sont situés à son niveau. Par exemple dans les réseaux informatiques, on peut faire toutes les plus belles applications distribuées du monde, il faut des câbles et des liaisons physiques, des algorithmes de transports et de routage, etc... Toutes les couches sont nécessaires, elles sont posées les unes sur les autres et la couche du dessus a besoin de la couche du dessous pour exister. Le toit a besoin des murs qui a besoin des fondations. Facebook et Meetic ont besoin de toute l'infrastructure d'internet, de toutes les capacités des langages de type PHP et autres pour exister. On peut utiliser cette analogie pour comprendre pourquoi il n'y a pas de niveau meilleur qu'un autre dans la Spirale ou dans la pensée intégrale: chaque niveau répond à des conditions de vie différentes.  Les niveaux dits “supérieurs” (qui n’ont rien de supérieur sur le plan des valeurs, on pourrait tout aussi bien les appeler niveaux “tardifs” parce qu’ils apparaissent ensuite) émergent des conditions de vie issues des problèmes posés par les niveaux inférieurs que ces derniers ne savent pas régler à leur niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tout le monde se tape dessus (Rouge pour simplifier), soit il y en un qui gagne, et c’est un empire qui suppose un contrôle extrêmement fort sur tout le monde, soit apparaît une autre vision qui s’en remet à un ordre transcendant pour expliquer l’ordre du monde (Bleu). En terme d’auto-régulation sociale (capacité d’une société à se réguler pour survivre et se développer), c’est beaucoup plus efficace. Le niveau Bleu apparaît alors comme une réponse aux conditions de vie, elles mêmes issues du mode de fonctionnement de Rouge et résout certains des problèmes que pose Rouge (en particulier en pacifiant les relations de domination au travers d’un ordre transcendant)... tout en posant d’autres problèmes à la longue (dogmatisme, contraintes sociales très fortes, faible efficacité, etc..) qui ne pourront être résolues que par un passage au niveau suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan individuel, l’individu part du niveau 0. Il a toutes les possibilités de tous les niveaux. Mais comme pour le développement collectif, il va falloir que le niveau n émerge du niveau n-1. Comment peut il le faire? parce que l’environnement dans lequel il évolue est porteur de tous les niveaux jusqu’à n. Mais d’après certains auteurs (Piaget et suivants, Kohlberg encore et d’autres souvent cités par Wilber) les capacités cognitives (et morales et relationnelles, etc..) d’un individu ne se développent au niveau n que si les capacités de niveau n-1 sont déjà là.. C’est Wilber qui a mis en correspondance les différentes stratification des auteurs développementaux en montrant qu’ils sont globalement les mêmes. Certains auteurs mettent 6 niveaux, d’autres 8, d’autres 5, mais globalement un individu passe toujours par ces niveaux, dans son développement, dans le même sens, qui correspond à ce que Piaget appelle une décentration du monde. On voit les choses avec une perspective de plus en plus large, de moins en moins centrée sur son nombril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question 2:&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;vous avez beau répèter qu'il n'y a pas de jugement de valeurs entre les niveaux de développement, je ne peux m'empêcher, comme d'autres j'en suis sûr, de vouloir devenir un jaune, mais comme je suis un orange, voire orange inférieur un peu attardé sur le bleu et le rouge, je vous en supplie ne me faîtes pas passer par la case vert, ou très rapidement puisqu'apparemment c'est obligatoire. Là aussi c'est une découverte sur moi-même: pourquoi cette aversion pour le stade vert?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un peu logique que, de nos jours, il y ait une tendance vers Jaune, car le monde pose des problèmes (pollution, réchauffement climatique, surpopulation, manque de ressources naturelles, développement économique des pays émergents, guerres au moyen-orient et crispation islam-occident, globalisation des communications et des échanges économiques, etc..) qui réclame un mode de pensée plus global que celui des trente glorieuses par exemple.  De nos jours, on demande (plus exactement certains groupes sociaux réclament) à un adulte de savoir se comporter avec les autres, d'être capable de manipuler quelques abstractions, d'être sociable, de ne pas se mettre en colère, d'être un leader en sachant animer une équipe, de savoir se prendre en charge tout seul. Mais cela nécessite qu'il ait compris la notion de loi (Bleu), qu'il ait un minimum de raison et d'individualité (Orange), qu'il sache dire "nous allons les vaincre" lorsque cela est nécessaire (Violet-Rouge), d'avoir de l'empathie pour ses collègues qui pètent un câble (Vert), etc. Toutes ces qualités s'acquièrent au fur et à mesure: créer des liens relationnels et des “tribus/familles” facilement (Violet), avoir une bonne confiance en soi (Rouge), avoir du courage pour affronter les épreuves sans se plaindre (Rouge), savoir donner des ordres et obéir à ses supérieurs hiérarchiques (Bleu), savoir faire preuve de discernement et de leadership (Orange), savoir se mettre à la place des autres en étant doué d’empathie (Vert), en écoutant l'autre sans passer dans le mode contre-argumentatif (Vert), etc.. et savoir jongler avec tout cela de manière à suivre son propre chemin de vie fondé sur une éthique intérieure sans chercher à être le meilleur (Jaune).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve que les séries américaines sociales, montrent un monde américain très Orange-Vert. (dans la transition Orange vers Vert) Par exemple dans &lt;a href="http://www.greys-anatomy.info/"&gt;Grey's anatomy&lt;/a&gt; (trop génial!), le monde de l'hopital est très Orange (réussite, efficacité), mais il y a aussi quelques éléments de passage vers  Vert qui s'exprime aussi dedans (ouverture à l'autre, empathie pour les patients, alors qu'ils ne devraient pas..), avec aussi des modes de pensées issus du Bleu (politesse, respect des traditions et de la famille au sens conventionnel du terme)... Le scénario, lui, est écrit à partir d'un point de vue plus Vert, car il prend une certaine distance, en montrant toute la relativité de chacun des choix de vie (il n'y a pas de “bon” mode de comportement, sauf quand on ne respecte pas l'autre. Dans ce cas on peut mourir ☺). Bon, c'est ma lecture, ce n'est pas la vérité et on peut avoir une autre lecture de cette série (quel niveau parle en moi quand j'exprime cela? )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les niveaux, j’ai essayé de montrer qu’il n’y avait pas de jugement de valeur intrinsèque. Mais par contre les niveaux eux-mêmes se jugent entre eux. Et Orange, en bon gagnant, prédispose à vouloir être toujours dans le niveau le plus haut. Seulement, ce qui montre que l’on est en Orange c’est effectivement souvent qu’on a une aversion pour le Vert ☺&lt;br /&gt;(Et Vert a tendance a ne pas aimer tous les niveaux avant lui, mis à part Violet qu’il met sur un piédestal et qu’il confond un peu avec Turquoise) Tous les Oranges voudraient être jaune sans passer par le Vert... ☺. Cela prouve d'abord que Orange n'a pas bien compris Jaune, mais pourquoi Orange a-t-il peur de Vert qui pourtant vient après lui? Parce que:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Il faut sortir de l’idée qu’il y a une vérité, une manière optimale et rationnelle de faire les choses.. Pour Vert, il y a plein de point de vue, et tous les points de vue sont équivalents.. Il faut passer par un point de vue relativiste.. Le soleil n’est pas Jaune ou Rouge, cela dépend du point de vue que l’on a sur lui..&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut sortir du point de vue objectif pour entrer dans la subjectivité: aller à l’intérieur de soi, voir les racines de ses jugements, de ses actes, de ses désirs et aversions.. Cela réclame un très grand courage d’aller dans cette zone qu’Orange déteste et voudrait toujours mettre en chiffes et en analyse...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut dépasser l’hégémonie du cerveau gauche analytique, pour s’ouvrir à une vision plus globale, plus analogique et intuitive... Mais là c’est très effrayant pour le scientifique qui tout d’un coup, n’a plus de soutien rationnel et logique..&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vert constitue aussi un retour du corps vécu, alors que Orange fait tout pour considérer le corps comme une machine que l’on possède et que l’on essaye de faire fonctionner de manière optimale (être jeune et beau pour rester dans la compétition de la séduction).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;d’une manière générale, Vert est le niveau du « lâcher prise » de l’ici et le maintenant, par opposition au monde de l’action fondée sur des objectifs d’Orange, qui planifie pour atteindre un but. Vert c’est l’opposé du « plan de carrière ».. On n’a qu’une seule vie.. Elle est trop courte pour faire des plans pourrait on dire depuis Vert.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Et tout cela fait peur à Orange.. Donc, en général, on passe à Vert parce qu’on y est poussé. En général parce qu’on en a marre d’être dans un système qui manque de sens, uniquement orienté vers la compétition et l’efficacité, et qui manque d’humanité et de sens (c’est Orange quand il devient extrême et pathologique ce qu’on voit beaucoup en ce moment). Alors on se dit “à quoi bon tout cela”. Cela peut s’exprimer aussi bien lorsqu’on est au sommet et que l’on a tout eu (cf. Bill Gates qui est parti dans sa fondation à la suite d’une prise de conscience, ou d’autres grands managers qui tout d’un coup se posent des questions sur leur vie), ou au contraire parce qu’on a été rejeté du système (licenciement) et qu’on en profite pour se poser des questions sur le sens de sa vie. Et Vert apporte des réponses dans les deux cas (les autres niveaux aussi et l’on peut très bien revenir à des positions antérieures de type Bleu, voire Rouge, ce que l’on voit lors des votes par exemples).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jaune a besoin de tous les niveaux précédents, (Beige, Violet, Rouge, Bleu, Orange et Vert), car il fonctionne sur un mode intuitif en tenant compte autant de ses ressentis (qui ne peuvent apparaître qu’à partir du moment où l’on va vraiment regarder son intériorité) que de la logique.  Et sa vision est intégrative. Elle n’est plus causale, mais circulaire, en prenant en compte les boucles de régulation. En gros, sa pensée est systémique dans tous les aspects de la vie (et pas seulement systémique-analytique, comme on le fait dans la théorie des systèmes). Elle intégre la vision en avance (ce n’est plus une vision centrée sur des « projets » à partir d’un objectif, mais sur une vision du futur) et l’ici-et le maintenant, le lâcher prise et l’action qui part du centre de l’être, sans remettre en cause le rationnel qui devient un outil au service de l’être et non plus le seul moteur. Jaune intègre la méditation, la gastronomie et la raison pour prendre une décision. C’est pourquoi il est INDISPENSABLE d’intégrer Vert (et les autres couleurs, Violet, Rouge et Bleu notamment) pour aller à Jaune.. Le tirage de cartes de tarot (Violet) n’est plus contradictoire avec l’analyse statistique de données (Orange) pour prendre une décision: les deux sont nécessaires..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, pourquoi aller à Jaune? S’il n’y a pas intérieurement quelque chose qui te pousse à sortir d’Orange? On vit très bien à tous les niveaux de la Spirale, si les conditions de vie sont OK. Les chinois qui accèdent à Orange avec les biens de consommation sont très heureux, et n’ont aucune envie d’aller à Jaune.. Rien ne sert de provoquer. Quand l’appel du niveau suivant se fait, quelque chose bouge en nous et le monde change de saveur, notre perspective sur la vie se modifie... Si on sent cet appel, c’est très bien, sinon c’est très bien aussi.. Le changement de nos perspectives ne dépend pas de notre volonté, mais de processus internes inconscients auxquels nous n’avons pas d’accès direct. Il est aussi vain de vouloir devenir Jaune que de voir l’infra-rouge.. Cela se fait naturellement quand les conditions externes (conditions de vie) et internes (prises de conscience) sont réunies..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question 3&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Est ce que le passage à Vert apporte quelque chose?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Vert apporte notamment la dimension du subjectif, c’est à dire celle du psychologique, du ressenti, de l’intériorité.. Voici un extrait d’un interview pour &lt;a href="http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1765"&gt;Nouvelles Clés de Christophe André&lt;/a&gt;, spécialiste des états d’âmes et auteur du livre : &lt;em&gt;Les états d’âm&lt;/em&gt;e (éd. Odile Jacob). Je trouve cet extrait intéressant pour expliquer l’apport de Vert à la fois individuellement et collectivement:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;De même qu’il y a eu des hommes préhistoriques, avant les civilisations, de même ont existé, et existent encore, des hommes prépsychologiques, pour qui tout ce nous disons ici ne correspond à rien. Du moins à rien de conscient. Il ne faut pas remonter loin. Je parle tout bonnement de mon père et de beaucoup de nos contemporains d’avant les années 60-70, dont l’existence était exclusivement tournée vers la survie matérielle. Pour ceux-là, hommes et femmes, se préoccuper de ses états d’âme aurait été considéré comme une marque à la fois de faiblesse et d’égoïsme. Cette résistance à toute forme de ressenti intérieur pouvait sans doute, à certains moments, leur donner plus de force - dans la logique du « marche ou crève ». Mais avec beaucoup d’illusions. Ce sont par exemple des gens qui mouraient souvent tout de suite après avoir pris leur retraite - quand ils en avaient une -, soudain assaillis par des états intérieurs dépressifs qu’ils ne comprenaient absolument pas.&lt;br /&gt;[...] En un mot comme en mille, nous ne réalisons pas encore à quel point l’irruption de la psychologie, à partir des années 60-70, a enrichi l’existence de millions de gens, individuellement et collectivement. Car connaître et pacifier vos états intérieurs ne conduit pas seulement à un soulagement de vos souffrances et à un épanouissement de votre bonheur : c’est bon pour le monde entier.&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;Bien entendu, il ne s’agit que l’un des avantages de ce passage d’Orange à Vert. A noter cependant, qu’on ne peut s’intéresser à ses ressentis que si l’on n’a plus de problèmes de survie.. Et donc les niveaux précédents, en ayant pacifié nos pulsions (Bleu) et ouvert l’accès au confort et à l’aisance matérielle (Orange) permettent à Vert de fonctionner. Sans les niveaux précédents, Vert (comme tous les autres niveaux) s’effondrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question 4:&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Mais par rapport aux problèmes mondiaux, que faut il faire?&lt;/em&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt; Est ce qu’une perspective intégrale est la solution?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, chaque niveau de la Spirale apporte ses solutions..&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Violet&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rouge&lt;/strong&gt; ne voient pas les problèmes et continuent de vivre leur vie telle qu’elle a toujours été et telle qu’elle le sera toujours...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bleu&lt;/strong&gt; voit Orange comme le grand Satan, comme Babylone, et considère que les problèmes du monde sont le produit de notre impiété et de nos péchés. Il faut donc revenir à une vie plus pieuse et plus proche de la parole de Dieu, ce qui signifie ici plus proche des dogmes des églises, qu’elles soient Chrétiennes, Juives ou Islamiques notamment, mais aussi plus communiste aussi dans d’autres cas.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Orange&lt;/strong&gt; cherche à résoudre les problèmes à partir de modèles scientifiques et pense que la technologie va sauver le monde. En attendant, Orange utilise la Spirale et l’approche intégrale de Wilber comme un outil pour être plus efficace, plus performant et faire des sous. En gros il s’accapare la Spirale et l’approche Intégrale, mais sans les comprendre profondément (ces approches sont issues de pensées du 2ème cycle qui commence avec Jaune).. Orange veut changer, mais pour lui, changement signifie réforme et modification de structures, mais sans changer réellement la manière de voir le monde, toujours aussi technique et orientée vers l’optimisation et le désir d’être le meilleur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Vert&lt;/strong&gt; prétend que si chacun savait mieux respecter l’autre, la planète serait sauvée. Il se méfie d’une vision économique du monde et a parfois a le désir de revenir à une vie tribale (Violet). En même temps, il déteste Rouge et a du mal à supporter Bleu et Orange et voudrait que tout le monde soit en Vert. Vert possède les prémisses des solutions, mais ne peut les mettre en place à grande échelle à cause de sa vision “à plat” et encore un peu idéaliste du monde (pas de hiérarchie, tout le monde devrait être Vert, c’est la souffrance qui crée la violence, etc.)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;et &lt;strong&gt;Jaune&lt;/strong&gt; surf sur tout cela, évoluant tel un caméléon au milieu de tout le monde, se sentant parfois un peu seul, cherchant à soigner ce qu’il peut en valorisant les aspects sains de tous les niveaux de la Spirale. Et il commence à bâtir de nouvelles organisations sociales, de nouvelles manières de penser, qui respecte autant que possible chacun des niveaux, tout en les intégrant dans une nouvelle manière de voir.. Pour ceux qui ont les niveaux du second cycle activés en eux, la Spirale ou l’approche intégrale ne sont pas des outils, mais un nouveau regard sur le monde, qui structure le regard que l’on peut avoir sur la Vie... et de nouvelles techniques d’organisation collectives (sociocratie, intelligence collective) peuvent émerger de cette vision..&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Toutes ces réflexions ne constituent bien entendu que des éléments de réponse, qui ont bien entendu une validité limitée. Il ne s’agit plus de débattre (Orange), ni seulement d’écouter (Vert), mais de co-construire ensemble, en passant du “non, pas du tout, vous avez totalement tort” et “oui, mais” au “oui, et en même temps... ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jacques Ferber&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-6013120502573718165?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/09/quelques-questions-sur-la-spirale-et-l.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SqENDpV8mYI/AAAAAAAAAHM/fLF5XZ6tkEc/s72-c/Spirale.JPG" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-1862436182593884595</guid><pubDate>Sat, 08 Aug 2009 08:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-08T05:57:35.941-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">psychisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">AQAL</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Est ce qu'on a le choix?</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sn1R8Uhaf6I/AAAAAAAAAHE/guyITyzbDVI/s1600-h/dessin-vague1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 138px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sn1R8Uhaf6I/AAAAAAAAAHE/guyITyzbDVI/s200/dessin-vague1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5367536427638357922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Une des questions philosophiques majeures concerne le statut du libre-arbitre. Est ce qu’on a le choix de nos actes? Je voudrais apporter ici quelques éléments qui montrent à la fois l'importance et la limite du libre-arbitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général, quand on discute avec un ami, quand tout va bien, on voudrait croire que l’on a bien cette capacité à pouvoir décider de chacun de nos actes, que tout ce que nous faisons nous le voulons. Puis, si l’on est addict à un produit ou à une activité, on se rend compte rapidement que l’on est dépendant de ce produit ou de cette activité, sauf ceux qui veulent se leurrer sur eux-mêmes. Par exemple, les fumeurs qui vont chercher du tabac en pleine nuit à plus de 20km de leur domicile en disant que c’est pour le plaisir.. Il en est de même du désir sexuel qui nous pousse vers l’autre avec une force incroyable et à laquelle il est bien difficile de résister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, la psychanalyse avec l’inconscient d’une part, et les neurosciences d’autre part, montrent qu’en fait notre libre-arbitre est limité. On peut dire qu’on vit dans un espace de « tendances » de forces intérieures qui nous poussent dans un sens ou dans un autre. Lorsque ces forces ne posent pas de problèmes, c’est à dire qu’elles ne viennent pas en contradiction avec d’autres forces, elles nous mènent à une certaines satisfaction (par exemple manger un bon plat quand on a faim ou faire l’amour avec sa compagne/compagnon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire lorsque plusieurs de ces forces sont en contradiction, on se sent écartelé entre plusieurs voix intérieures, dont certaines apparaissent comme angéliques et d’autres comme démoniaques, un peu comme dans les bandes dessinées de Tintin où l’on voit les tendances du devoir et des pulsions s’affronter). Nous somme ainsi le théâtre d’affrontements terribles, où différentes forces, incarnées par des “personnages”, chacun ayant sa voix intérieure, s’affrontent. C’est le démon qui affronte le devoir, l’enfant qui s’oppose au père, le licencieux qui tente de prendre le pas sur le sage.. Toutes ces voix sont alors les manifestations intérieures de toutes ces tendances psychiques, de toutes ces forces. Il est clair qu’il sera possible un jour d’expliquer tout cela sur le plan neuronal. Pour ma part je fais appel à certaines idées de M. Minsky et de D. Dennett: le cerveau est un ordinateur parallèle sur lequel un certain nombre de processus s’exécutent (en parallèle ou en séquentiel comme le mental), et ces processus (point de vue Extérieur dans AQAL de Wilber), nous apparaissent comme des personnages ou des forces qui s’affrontent ou s’allient (point de vue Intérieur dans AQAL).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, où est le libre-arbitre? Et bien bizarrement, au milieu de tous ces affrontements, de toutes ces forces qui nous cherchent à nous pousser dans un sens ou dans un autre, il y a tout de même un “je” qui choisit. Parfois ce “je” laisse aller la pulsion, parfois il suit le devoir, parfois il  suit le chemin du sage, etc.. mais dans tous les cas et dans toutes les situations, si l’on veut bien faire un réel travail de conscience, on se rend compte alors qu’il existe un tout petit endroit où “je” décide, où je laisse aller dans un sens ou l’autre les tendances. Dans ce théâtre homérique qu’est notre psychisme, dans cette mer tumultueuse de notre intériorité, il existe toujours (sauf si l’on est sous neuroleptiques) un endroit où nous décidons d’aller à droite ou à gauche, où nous écoutons certaines voix plutôt que d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup, il existe une croyance “qu’on ne peut rien y changer”. Quelque part, c’est confortable. On n’est pas responsable de ce qui nous arrive, on subit ce qui se passe, et donc c’est pas de notre faute ce qu’on vit et ce qu’on fait... Mais cette approche nous coupe de nous mêmes, de cet endroit du ”je” où nous sommes profondément libre. De ce fait, lorsque “on ne peut rien y changer” on se vit comme prisonnier de la vie, comme subissant ce qui nous arrive, cherchant à glaner au dehors de nous un peu de réconfort. On cherche dans la drogue, le sexe, les gadgets, les fringues, etc.. un réconfort pour nous faire oublier notre situation misérable d’esclave. Et c’est juste cela le &lt;em&gt;Samsara&lt;/em&gt;: le lieu des conditionnements que nous acceptons en croyant parfois qu’on est libre quand on ne fait que suivre une addiction et parfois qu’on “ne peut rien y faire” en se comportant en victime. Dans les deux cas, on reporte la faute de notre condition sur l’autre ou les autres: c’est le conjoint qui nous empêche de vivre, c’est la société qui nous exploite, ce sont les “grands de ce monde” qui complotent pour nous asservir. Ce qu’on ne veut pas voir c’est que c’est simplement nous qui avons abdiqué, que c’est nous qui avons choisi finalement d’être victime.&lt;br /&gt;En réalité il n’y a qu’une issue qui est très bien développée par l’un des grands principes de la voie de l’éveil &lt;a href="http://www.andrewcohen.org/teachings/path.asp"&gt;d’Andrew Cohen&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;      &lt;em&gt;Renoncer profondément à être victime. Cela signifie que je suis auteur de tous mes actes et que j’en prend la responsabilité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phrase clé c'est: "j’ai le choix de mes actes et je prend la responsabilité de tout ce que je fais dans la vie"..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'on ne prend pas la responsabilité de nos actes, en conscience, on reste dépendant et comme prisonnier du monde. Si l’on fait un réel travail sur soi, on se rend compte que depuis notre plus petite enfance, depuis que l’on a pu dire “je”, on a fait des choix: on a choisi d’être un bon garçon ou une bonne fille, on a choisi de se rebeller, etc..  Cela ne signifie pas que nous ayons à nous culpabiliser de nos choix, ce qui reviendrait à remettre une couche de boue supplémentaire sur notre vie (note: au lieu de nous libérer de nos conditionnement, on “adore” rajouter de la merde sur nos blessures en nous jugeant négativement. Mais cela ne fait que nous enchaîner encore un peu plus à des conditionnements sociaux et parentaux). Il s’agit au contraire de sentir la liberté qui existe en nous à chaque instant. Et cela nous invite à faire face à nos peurs profondes et de sentir que nous faisons le choix d’éviter ou non une situation qui nous fait peur. Par exemple, on peut se dire:&lt;br /&gt;A chaque instant je décide par exemple de ne pas dire quelque chose qui va choquer l’autre parce que je préfère vivre ainsi ma relation et que j’ai peur de lui faire du mal.&lt;br /&gt;Mais en fait, cette peur de faire du mal recouvre peut être une autre peur: peur que l’autre réagisse en nous repoussant, peur d’être abandonné, d’être seul, de ne pas pouvoir faire face à la vie si l’autre n’est pas là. Peur aussi pour les conséquences vis à vis des enfants, etc..&lt;br /&gt;Prendre conscience qu’on fait ce choix nous permet d’aller plus profondément dans l’écoute et la compréhension de ces voix intérieures, de ces peurs d’enfants qui nous animent encore à l’état adulte.. Et ainsi être capable d’affronter ces peurs (c’est en cela qu’Andrew Cohen parle d’approche héroïque de l’éveil et de la conscience, car il s’agit d’affronter nos paresses et nos peurs, de dépasser nos conditionnements).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf si l'on est esclave (et encore on a toujours le choix de se rebeller au risque de la mort), on choisit notre vie: on a toujours le choix de quitter son travail, de changer de vie, d'oser gagner moins. Mais si on ne le fait pas, c'est parce qu'on a peur des conséquences, qu'on a peur de ce qui pourrait arriver. Et c'est beaucoup plus confortable de mourir à petit feu en se disant que l'on est victime de notre environnement, du monde, de la société. Le plus grand des courage c'est de faire face à notre vie, à nos choix. C'est très dur à accepter, et je peux en parler, car j'étais vraiment un adepte du "on ne peut rien y faire" ou du "j'ai pas le choix".. Mais c'est le petit enfant qui parle en nous à ce moment là, en voulant fermer les yeux sur la vie et ce qu'elle entraîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais diront certaines personnes, ce que vous dites est totalement incompatible avec les théories non-duelles et notamment avec l’Advaita Vedanta qui nous dit que finalement nous n’avons pas le choix, que tout ce que nous faisons est déterminé, que nous n’avons que la possibilité de prendre conscience de ce qui se passe à tout instant..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, pendant longtemps je pensais qu’il y avait une contradiction entre ces termes, mais bizarrement il n’y en a pas. Comme le dit Ramana Maharshi, il faut faire un grand effort, notamment sur le mental, qui suppose donc un certain libre-arbitre pour finalement se rendre compte que nous ne sommes qu’une excroissance de la Vie qui joue à l’intérieur de nous, du Divin qui fait l’expérience de la limitation à l’intérieur de nous.&lt;br /&gt;Mais bizarrement, il n’y a pas de contradiction, car c’est juste à l’endroit du “je” intérieur, à l’endroit du libre-arbitre absolu que le Divin s’exprime. En fait, c’est en allant totalement dans la voie du libre-arbitre, en quittant la victime pour de bon et en prenant la responsabilité de nos actes (à condition de ne pas revenir à une notion de devoir qui serait en fait un retour en arrière) que nous atteignons l’endroit de ce que certains appellent notre “mission sur terre” ou ce qu’on pourrait appeler le lieu où la voix de Dieu s’exprime en nous (l’important n’est pas le nom mais l’expérience intérieure de ce lieu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre libre de ses choix, ce n’est pas “faire ce que je veux quand je veux” mais prendre conscience de notre liberté de choisir telle ou telle action, en tenant compte totalement des autres et en étant entièrement responsable de nos actes. Et à cet endroit, si l’on s’ouvre à ce qui est plus grand que nous, on peut ressentir que ce choix qui nous anime profondément vient d’un au-delà du “je”, d’une plus grande profondeur à laquelle on peut donner le nom de Dieu, ou le Soi ou la Vie ou toute appellation en fonction de nos croyances.&lt;br /&gt;En d’autre termes, aller vers le libre-arbitre total en tenant compte de la responsabilité de nos actes, c’est la “première et dernière liberté” comme le précise &lt;a href="http://www.amazon.fr/premi%C3%A8re-derni%C3%A8re-libert%C3%A9-Jiddu-Krishnamurti/dp/2253138215"&gt;le livre éponyme de Krishnamurti&lt;/a&gt;, c’est être libre d’être ce que l’on est totalement, ce qui, d’un point de vue plus grand dépasse entièrement ce “je”. C’est paradoxal, mais quand on arrive au sens premier de toute chose, on tombe nécessairement dans le paradoxal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux préciser que je ne suis pas toujours juste dans tous mes choix, qu’il ne viennent pas toujours de ce “je” ou plus exactement que je m’illusionne que je dois faire cela pour telle ou telle raison, qui ne sont en fait que des illusions pour cacher mes peurs. Mais simplement, je sens et sais que en faisant cela, il n’y a que moi que je trompe, que moi que je veux bien illusionner. Il n’y a que des peurs derrière tout cela, et ces peurs doivent être affrontées.. Il n’y a rien d’autres que cela si l’on veut être profondément libre et entrer dans ce que le christianisme appelle “le royaume de Dieu”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir je voudrais donner une image qui résume ce qui vient d’être dit. C’est un peu comme si nous étions le barreur d’un voilier. Parfois, la mer, qui représente les événements de la vie, est tumultueuse, parfois elle est calme. Dans tous les cas, c’est nous qui choisissons notre route, mais la direction que nous avons à prendre, c’est notre étoile qui nous en donne le chemin. Nous avons juste à suivre l’étoile, pour trouver notre propre être, notre propre individuation. Nous sommes donc à la fois libre en tant que barreur – et il convient effectivement de se rendre compte que c’est nous qui donnons un coup de barre à gauche ou à droite, que c’est nous qui décidons de garder le cap ou de se laisser aller au gré du vent – mais pas libre en ce sens que le cap est donné par une étoile qui nous guide et qu’elle nous est propre. Andrew Cohen met plus l’accent sur le barreur, les visions non duelles sur l’étoile, certaines religions sur les moyens habiles à mettre en oeuvre pour arriver à barrer en toutes circonstances, mais il ne s’agit que d’aspects d’une même réalité...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-1862436182593884595?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/08/est-ce-qu-le-choix.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/Sn1R8Uhaf6I/AAAAAAAAAHE/guyITyzbDVI/s72-c/dessin-vague1.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-1058046640382138129</guid><pubDate>Sun, 05 Jul 2009 16:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-05T10:57:52.095-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">psychisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Au delà de la raison, la conscience</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes de plus en plus reliés avec le reste du  monde grâce, en particulier, à Internet. Nous recevons de multiples informations contradictoires ou complémentaires qui nous plongent dans plus de complexité mais aussi dans la perplexité…  L’approche rationnelle, logique et analytique, qui se révélait adaptée pour comprendre le monde et agir de façon adéquate, semble aujourd’hui bien lente face à l’accélération des opportunités que rencontre chaque être humain dans sa vie.  Les choix proposés et les décisions à prendre se succèdent à une fréquence de plus en plus rapide et nécessitent d’autres ressources que la seule raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des millions d’années ont été nécessaires dans l’évolution de l’individu pour qu’émerge cette capacité rationnelle. La raison a permis « le premier miracle », comme l’appelle Richard Moss : l’être humain a réussi à s’extirper du monde dont il fait partie pour l’observer et tenter de le comprendre et de le maîtriser. Par la pensée et le langage particulièrement, il a appris à anticiper, construire ; il est devenu un être pensant, capable de dire JE. Dans notre culture occidentale, l’enfant est nourri, depuis sa tendre enfance à l’approche rationnelle : on lui « explique » le monde et on lui demande de justifier ses actes. Le « Pourquoi » est venu remplacer le « C’est comme ça, obéis et tu comprendras plus tard » et a favorisé la réflexion individuelle et non plus uniquement l’obéissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, du coup, ces pensées qui nous habitent ne nous laissent aucun répit : elles ne cessent de commenter nos instants de vie, les comparent avec des moments du passé, en mesurent les conséquences possibles sur l’avenir… Elles nous empêchent de goûter, simplement l’instant présent, avec nos sens. Face à un monument historique, nous nous concentrons plus ce qu’en dit le guide touristique (dates et méthodes de construction, fonction du monument…) que sur ce que nous ressentons.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LW7wy1tQCxg/SlDhAWfymRI/AAAAAAAAALk/kdxqNrLKdCU/s1600-h/billet1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LW7wy1tQCxg/SlDhAWfymRI/AAAAAAAAALk/kdxqNrLKdCU/s320/billet1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355027353098688786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nos savoirs s’insèrent comme un écran  et filtrent notre perception, nous empêchant de percevoir et de ressentir de façon subjective le monde dans lequel nous sommes imprégnés. Nous nous vivons comme séparés de notre environnement et des autres et notre vision du monde se recroqueville et s’assèche, nourrissant ainsi le sentiment de solitude et de pessimisme si présent dans notre société occidentale.&lt;br /&gt;Il est temps de passer au deuxième « miracle » : après ce mouvement de distanciation qui a permis de dire Je et de se différencier du monde pour mieux l’observer,  on peut à présent entrer en relation avec l’extérieur, de façon plus consciente et sans perdre sa singularité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas de lutter contre ces pensées parasites qui semblent avoir pris le contrôle de notre mental et réduisent notre relation au monde de façon. Il s’agit plutôt de remettre l’approche rationnelle à sa juste place, comme une des façons d’entrer en relation avec le monde et de porter plus son attention et son crédit à ses sensations, ses émotions et ses intuitions autant qu’à ses réflexions. En réintégrant ces quatre dimensions, qui correspondent aux quatre profils psychologiques définis par C. G. Jung, on inclue la raison dans une conscience plus large de soi-même et du monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-1058046640382138129?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/07/au-dela-de-la-raison-la-conscience-nous.html</link><author>noreply@blogger.com (Véronique Guérin)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_LW7wy1tQCxg/SlDhAWfymRI/AAAAAAAAALk/kdxqNrLKdCU/s72-c/billet1.JPG" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-3591313740194864090</guid><pubDate>Fri, 22 May 2009 09:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-22T11:02:02.810-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Le monde change... et nous?</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.amazon.fr/monde-change-nous-d%C3%A9veloppement-relationnel/dp/2850086770/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1241971800&amp;amp;sr=8-1"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 136px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/ShbmFC06bYI/AAAAAAAAAGk/KiUI-2oY_AI/s200/le_monde_change2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338707382626839938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà!! Notre livre intitulé “&lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/monde-change-nous-d%C3%A9veloppement-relationnel/dp/2850086770/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1241971800&amp;amp;sr=8-1"&gt;le monde change... et nous? clés et enjeux du développement relationnel &lt;/a&gt;&lt;/em&gt;” édités aux éditions &lt;em&gt;Chronique Sociale &lt;/em&gt;est sorti dans les bacs des libraires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la 4ème de couverture:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Les relations interpersonnelles et sociales traversent souvent des moments conflictuels et des crises. Ces tensions sont parfois à l’origine de transformations personnelles et collectives mais elles sont le plus souvent source d’appréhensions, de crispation et de repli sur soi. Pour que la peur du changement puisse se métamorphoser en ouverture au nouveau et à l’altérité, il est essentiel de mieux comprendre la dynamique d’évolution des personnes et des groupes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi cet ouvrage présente, dans une première partie, quelques repères conceptuels tirés de la pensée intégrale de K. Wilber et de la Spirale Dynamique, initiée par C. Graves. Cette grille de lecture développementale qui s’inscrit dans la lignée de la psychologie humaniste est encore peu connue en France. Elle  se révèle pourtant tout à fait pertinente pour appréhender plus clairement l’articulation entre le développement personnel et l’évolution des sociétés. En donnant un éclairage nouveau qui intègre la complexité du monde, elle favorise un décryptage serein et tolérant des systèmes de valeurs et des conflits qui les accompagnent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième partie de l’ouvrage explore les relations interpersonnelles et met en relief les différentes facettes que peuvent recouvrir l’affirmation et l’écoute. Elle donne les clefs pour développer ses compétences relationnelles et entretenir une relation à soi-même, aux autres et au monde plus souple et fluide.&lt;br /&gt;Enfin, la dernière partie de l’ouvrage présente le théâtre-forum, une approche particulèrement efficace pour favoriser l’évolution des représentations et des attitudes, tant au niveau individuel que collectif.&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;J’espère que vous aimerez ce livre. N’hésitez pas à nous envoyer des commentaires...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-3591313740194864090?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/05/le-monde-change-et-nous.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/ShbmFC06bYI/AAAAAAAAAGk/KiUI-2oY_AI/s72-c/le_monde_change2.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-7341425623831580264</guid><pubDate>Fri, 08 May 2009 20:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-10T02:38:48.263-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Notre Père... Que ta volonté soit faite</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SgafMavWLMI/AAAAAAAAAGc/EAFB2Rrl0To/s1600-h/41iLfzkKENL._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SgafMavWLMI/AAAAAAAAAGc/EAFB2Rrl0To/s200/41iLfzkKENL._SL500_AA240_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334125844352085186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a des oeuvres peu connues qui mériteraient une audience beaucoup plus large.. C’est particulièrement le cas de celle de Pierre Trigano, Kabbaliste, philosophe, interprète des rêves et analyste Jungien, qui, avec l’aide d’Agnès Vincent, elle aussi interprète de rêves et analyste Jungienne, propose un enseignement et une vision nouvelle et profonde de la Bible et des grands mythes. L’une des particularité de l’hébreu biblique, c’est de ne comprendre ni voyelles, ni espace entre les mots, ni ponctuation, hormis les points à la fin des phrases. De ce fait, les phrases du texte de la bible hébraïque sont initialement des suites de consonnes, que l’on lit en ajoutant des voyelles. Et comme me l’a enseigné Pierre, la Kabbale dit que Dieu a donné les consonnes, mais que c’est nous, les humains qui ajoutons les voyelles. Le texte sacré se doit d’être toujours et encore interprété et compris en fonction de notre niveau de conscience, en fonction de nos capacités, nécessairement limitées, à comprendre le message divin dans sa plénitude sans limite.. En d’autres termes, la vie est une co-création du divin et de l’humain (nous reviendrons sur ce point dans un prochain billet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d’entrer dans la pensée de Pierre Trigano, je vous conseille tout particulièrement ce livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Manifeste-r%C3%A9volutionnaire-J%C3%A9sus-lh%C3%A9breu/dp/2913634141/ref=sr_1_5?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1241947577&amp;amp;sr=8-5"&gt;“Notre Père”&lt;/a&gt; qui porte sur l’interprétation de la célèbre prière chrétienne. Les évangiles ont été écrites en grecques, mais Jésus (Ieshoua) parlait en araméen et pensait dans les termes de l’hébreu biblique. De ce fait, il y a une pensée hébraïque sous-jacente dans le texte de l’évangile que l’on peut ainsi comprendre et contempler comme s’il s’agissait d’un écrit en Hébreu.&lt;br /&gt;De ce fait, ce livre nous plonge dans une vision très profonde et très éloignée de l’aspect dogmatique que l’on rencontre dans les interprétation chrétiennes traditionnelles. Pierre Trigano nous entraîne vers les profondeurs de notre être, vers l’essence de ce que nous sommes, en lien avec le divin, la Vie qui nous dépasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis particulièrement attaché à cette phrase “que ta volonté soit faite... ” qu’après analyse on peut, sans rien changer au texte lire “Ta Volonté, ta joie, sera faite..” car suivre la voie du divin n’est difficile qu’au début, au moment de dire “oui je te suis, oui je viens avec toi”, au moment où l’ego renonce à ses jeux de domination, de comparaison, de jugements, et d’envies sans plaisir profond. Ensuite, suivre sa Volonté devient une joie de tous les instants.. N’avez vous pas vu le regard de ceux qui se sont éveillés? De ceux qui ont aperçu le divin au sein de chaque chose et de chaque être? La lumière et la joie qui se lit dans leur visage! C’est tout simplement ça suivre la voie du divin, voie à laquelle Pierre Trigano nous invite, en relisant ces textes avec un oeil nouveau, sans dogmatisme, et avec une jubilation de l’esprit et de l’être qui enchantera tous ceux qui, ayant été élevés dans la tradition chrétienne ou juive, veulent retrouver un sens nouveau dans leur racines..&lt;br /&gt;En cela, Pierre Trigano se situe dans ce groupe de ces prophètes de notre temps que sont Annick de Souzenelle, Jean-Yves Leloup, Marc-Alain Ouaknie et quelques autres, qui nous montrent que la voie christique ou judaïque, et même les deux en même temps, prennent tous les deux leur source dans la pensée hébraïque et conduisent au même endroit, celui de l’ineffable, que les textes, aussi sacré soient-ils ne peuvent qu’approcher..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans d’autres billets je vous reparlerai de l’importance de l’enseignement de Pierre Trigano et Agnès Vincent, de leur démarche à la fois humble et proche, complexe pour l’ego et si simple pour le coeur, qui permet de donner une fondation solide et profonde à ce renouveau spirituel où le féminin sacré prend une place essentielle. Retrouver au coeur des textes bibliques les racines de ce féminin qui a été tant ignoré, tant abandonné, pendant tous ces siècles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en lisant ce texte du notre père, écoutez la chanson “may it be your will” de Leonard Cohen, juif pratiquant et moine bouddhiste qui nous parle, à sa manière, de la même chose... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Livre: &lt;a href="http://www.amazon.fr/Manifeste-r%C3%A9volutionnaire-J%C3%A9sus-lh%C3%A9breu/dp/2913634141/ref=sr_1_5?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1241947577&amp;amp;sr=8-5"&gt;Pierre Trigano. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Père, manifeste révolutionnaire de Jésus l’Hébreu&lt;/span&gt;. Réel Editions. Février 2008.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-7341425623831580264?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/05/notre-pere-que-ta-volonte-soit-faite.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SgafMavWLMI/AAAAAAAAAGc/EAFB2Rrl0To/s72-c/41iLfzkKENL._SL500_AA240_.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-2847303283583957558</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2009 09:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-18T02:33:50.010-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">intégral</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Passer de l'opposition à l'apposition</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SZvj4XRQIEI/AAAAAAAAAFo/nKWH_n2vg1s/s1600-h/411EsiS9Q1L._SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SZvj4XRQIEI/AAAAAAAAAFo/nKWH_n2vg1s/s200/411EsiS9Q1L._SS500_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304083543617445954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet article est paru initialement  dans le livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Id%C3%A9es-forces-pour-si%C3%A8cle-Armen-Tarpinian/dp/2850087483/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1234949821&amp;amp;sr=8-1"&gt;“Idées-forces pour le XXIème siècle” collectif sous la direction d’Armen Tarpinian, Chronique Sociale, 2009&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;Ce livre propose tout un ensemble d’idées et de direction pour le 21ème siècle. Beaucoup d’idées Vertes (au sens de la Spirale) mais aussi pas mal d’idées Jaunes intégratrices...&lt;br /&gt;Cet article présente l’idée même de la vision intégrale de Wilber, mais sans reprendre les terminologies d’AQAL (niveaux, quadrants, etc..). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Passer de l’opposition à l’apposition ou comment intégrer ce qui semble contradictoire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;par Jacques Ferber (1) et Véronique Guérin (2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut observer aujourd’hui à quel point nous vivons dans un village global: les prises de décision de Pékin et Washington ont un impact direct sur nos vies. On ne peut plus faire comme si on vivait tranquillement chez soi. Pour mieux comprendre ce qui est en jeu, nous avons besoin d’élargir notre regard pour appréhender le monde de façon plus globale. Mais on se trouve alors confronté à une grande complexité car tout interagit avec tout : par exemple, la hausse des matières premières procède d’une demande accrue due au développement économique de certains pays émergents comme la Chine ou l’Inde, mais aussi de la spéculation financière mondiale. Cette hausse a un impact direct sur les capacités à s’alimenter des pays du tiers monde :  l’africain moyen, qui vit au jour le jour, dans une économie très locale, voit tout de même les prix du riz s’envoler et a de plus en plus de mal à s’alimenter. Le monde est ainsi devenu une entité presque organique dont la complexité résulte de la multiplication des interactions directes et indirectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, nous disposons de plus en plus de ressources cognitives et conceptuelles pour aborder cette complexité : l’ensemble des connaissances de toutes les civilisations devient plus accessible et tout un chacun peut, en particulier, grâce à Internet, disposer plus aisément de cette totalité du savoir. Il est cependant parfois difficile de s’en rendre compte car les domaines de compétences sont encore très morcelés : les physiciens ne s’occupent que de matière et d’énergie, les psychologues de processus psychiques, les biologistes pensent en termes d’ADN, les économistes voient tout en termes de coûts et de prix et les pratiquants spirituels se focalisent sur l’élévation de l’âme. Chacun voit midi à sa porte et élabore des solutions locales et ponctuelles qui résolvent certains problèmes du domaine sans prendre en compte leur impact de façon plus large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour appréhender cette complexité, il devient nécessaire de penser en terme d’&lt;em&gt;apposition&lt;/em&gt; et non plus d’opposition, de relier et d’articuler ce qui, &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;, apparaît comme contradictoire. C’est la méthode dialectique de Hegel appliquée non plus seulement à l’histoire ou à la philosophie, mais à tous les domaines de la vie. C’est penser de manière « intégrale » comme le préconise Ken Wilber (3).&lt;br /&gt;Concrètement, cela revient à mettre en relation ce que l’on oppose traditionnellement. Il ne s’agit pas d’amalgamer ces entités dans un tout indifférencié, mais, bien au contraire, de les intégrer dans une structure plus cohérente qui révèle tout à la fois leur complémentarité et l’unité qui résulte de leur union. L’attention est mise sur la relation entre les entités plus que sur les entités elles-mêmes. Cette approche, qui se situe dans la droite ligne de l’approche systémique et de la pensée complexe telle qu’elle a été développée en France par E. Morin (4), s’applique particulièrement à déboucher sur une pratique, une manière de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour préciser cette perspective, nous allons décrire plus en détails ce passage de l’opposition à l’apposition pour les trois axes qui nous semblent essentiels : &lt;em&gt;l’esprit et le corps&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;l’objectivité&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;subjectivité&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;l’individu&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;société&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réunir l’esprit et le corps&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La différence entre esprit et corps ne cesse de hanter les philosophes et les théologiens depuis l’Antiquité. Aujourd’hui, nous vivons encore souvent dans une vision cartésienne qui dissocie le corps de l’esprit comme s’il s’agissait de deux mondes indépendants, comme si l’esprit était juste « un fantôme dans une machine », qui agirait et vivrait indépendamment du corps. Cette perspective est celle de la médecine allopathique qui s’applique à soigner le corps indépendamment de l’esprit, mais également celle de la psychanalyse qui tend à sous-estimer l’impact du corps sur le psychisme et les pensées.&lt;br /&gt;Intégrer le corps et l’esprit c’est considérer que les processus corporels, les sensations, les émotions, et les pensées s’articulent dans des dynamiques complexes, plus ou moins fluides et sources éventuelles de conflits psychiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps, on a considéré que ces conflits pouvaient être gérés par un esprit assez fort pour dompter les pulsions et réfréner les émotions, puis on a cherché à les résoudre par le seul fait de les exprimer. Mais on s’aperçoit aujourd’hui, comme l’explique le médiatique David Servan-Schreiber (5), qu’il est plus efficace pour évoluer  d’utiliser des méthodes qui passent par le corps et influent directement sur le cerveau émotionnel plutôt que de compter sur le langage et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les approches qui articulent corps et esprit sont en pleine expansion : massages, marches et relaxation, art-thérapie, arts martiaux… Les connaissances issues des traditions spirituelles orientales, au travers notamment des différentes formes de méditation et du yoga, commencent à inspirer des programmes de soin pour traiter la dépression par exemple. Et la science regarde en effet avec intérêt ces pratiques, comme le montrent le développement récent de la neuro-psycho-immunologie (6) et l’étude de l’effet placebo, afin de nous amener à mieux comprendre les influences réciproques du corps et de l’esprit. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dépasser la dualité subjectif-objectif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le deuxième axe tourne autour de l’opposition entre les approches subjective et objective, entre l’expérience intérieure, et l’expérimentation observable, caractéristique de la démarche scientifique. Ces deux visions ont du mal à s’accorder et se rejettent souvent mutuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sciences tentent de réduire l’intériorité à une pure matérialité où  le sujet n’est qu’un cerveau dont on observe la structure et le fonctionnement, et d’une manière plus générale, l’approche rationnelle cherche à distinguer le vrai du faux et à appréhender le fonctionnement du monde en s’en extrayant le plus possible et, dans ce cadre, la subjectivité est perçue comme un obstacle. A l’inverse, une conception purement subjective, basée sur l’expérience et le ressenti, tend à placer sur un même plan toutes les interprétations du monde (« je ressens ceci, tu ressens cela, à chacun sa vérité ») au risque d’aller vers un pluralisme relativiste dans lequel plus rien de « solide » n’existe, où l’on rejette toute vérité globale en refusant de confronter l’adéquation de ses croyances avec  un raisonnement ou des faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dépassement de cette dualité entre subjectivité et objectivité passe, d’après nous, par l’intégration de deux processus : &lt;ol style="list-style-type: decimal;"&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;d’une part, la mise à l’épreuve de nos idées et modèles du monde par l’expérimentation pratique,&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;d’autre part, l’interaction avec autrui, productrice d’un espace &lt;em&gt;intersubjectif&lt;/em&gt;, permettant à la fois de construire et de stabiliser nos représentations sur le monde et sur les autres.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Naturellement nous nous vivons comme entourés d’objets et de situations dont la nature paraît aller de soi, alors qu’elle résulte généralement d’un construit, d’une interaction entre un vécu intérieur et quelque chose qui se trouve extérieur à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette intersubjectivité prend en compte le fait que nous nous pensions comme faisant partie d’un monde constitué d’objets, mais également que nous vivions cela depuis notre propre point de vue et que nous créons collectivement ces points de vues. Par exemple, un morceau de musique peut être analysé objectivement par sa structure vibratoire. On peut aussi décrire les activations neuronales qui s’effectuent lors de son écoute. Dans les deux cas, il s’agit d’un point de vue objectif : sur la chose d’abord (la musique) et sur l’individu ensuite (la structure neuronale). Mais cette analyse ne permet pas de décrire et donc de transmettre l’expérience intérieure et le plaisir que l’on peut avoir à écouter un tel morceau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant supposons que l’on veuille communiquer cette expérience d’écoute de la musique à quelqu’un de sourd. Si l’on utilise le langage habituel des musiciens ou des mélomanes, on ne pourra pas se faire comprendre d’un sourd de naissance, c’est-à-dire de quelqu’un qui n’a pas vécu ce type d’expérience. Il va falloir essayer d’utiliser un langage approchant, un langage que les sourds pourront comprendre même s’il ne correspond pas directement à l’expérience qu’un bien-entendant peut avoir à l’écoute d’une musique. On parlera alors en termes analogiques, en utilisant des métaphores et des images comme celles qui portent sur la lumière et la couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On utilise la même démarche analogique, lorsqu’un vocabulaire est trop pauvre dans un domaine. L’œnologue, par exemple, lorsqu’il utilise le terme de ‘robe’, de ‘cuisse’, de ‘rondeur’, de ‘vigueur’ d’un vin et autres termes merveilleux essaye de communiquer ce qu’il ressent. Si l’on n’a jamais bu de vin, ces termes paraîtrons pour le moins abscons, et on se dira, mais de quoi parlent ils ? Mais si l’on est œnologue soi-même, le discours d’un autre œnologue est très parlant. Il y a alors création d’un espace &lt;em&gt;intersubjectif,&lt;/em&gt; un espace qui n’est pas celui de l’objectivité, mais celui de la mise en commun de ressentis véhiculés par le langage ou d’autres formes de communication. Rien ne dit que les expériences personnelles que nous faisons, vous et moi, sont les mêmes, que le parfum du vin, le goût de l’orange, l’écoute d’une musique produisent des ressentis semblables. Mais ils sont suffisamment proches pour que nous puissions partager des représentations, des idées, des ressentis, c’est-à-dire pour que nous puissions communiquer, nous mettre d’accord, pour que nous puissions disposer d’un « nous ». Et cet espace intersubjectif, bien que non strictement objectif – on ne parle pas ici de la structure chimique du vin – est suffisamment rigoureux pour que l’on puisse l’enseigner, le développer, et montrer des différences d’expertises dans ce domaine. Il n’est pas simplement le lieu de « croyances », mais le résultat de cette double interaction avec le monde d’une part (il y a bien du vin) et avec les autres d’autre part.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Intégrer individuel et collectif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce troisième axe aborde les interactions entre la dimension individuelle et collective. On oppose souvent ces deux perspectives alors qu’elles s’influencent mutuellement via deux processus  : l’&lt;em&gt;immergence&lt;/em&gt; et l’&lt;em&gt;émergenc&lt;/em&gt;e.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’immergence est l’imprégnation qu’une culture ou qu’une société exerce sur un individu, le fait qu’une personne s’approprie des représentations et attitudes du groupe auquel elle appartient. Cette immergence devient, lorsque ces représentations et attitudes sont incorporées dans chacun, ce que Bourdieu appelle l’&lt;em&gt;habitus&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’émergence est le processus inverse par lequel une « forme collective » est produite par l’interaction entre ses membres. Par exemple, la formation d’une file de fourmis transportant de la nourriture : chaque fourmi se contente de déposer des phéromones lorsqu’elle rapporte de la nourriture et les autres fourmis s’empressent de suivre ce chemin d’odeurs pour remonter jusqu’à la source de la nourriture. Sans coordination globale, la file émerge simplement des interactions entre fourmis qui renforcent la présence de ce « chemin d’odeurs » tant qu’il y a de la nourriture à rapporter au nid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les sociétés humaines, l’émergence s’exprime par l’apparition de nouvelles technologies qui induisent de nouveaux usages et favorisent la construction de nouvelles structures sociales, conduisant en retour à de nouveaux besoins technologiques, dans des boucles sans fin. Par exemple, l’apparition d’Internet à la fin des années quatre-vingt dix, avec le courrier électronique et les pages web interconnectées, a permis dans un premier temps à des personnes de communiquer facilement de petits textes, de se transmettre des documents électroniques et d’avoir accès à des informations. Mais ce développement a pris une telle ampleur, que ceux qui n’avaient accès à Internet ont été rejetés de tout un ensemble de réseaux sociaux. De ce fait, la plupart des occidentaux se sont équipés, ce qui a permis, en retour, un développement de masse de sites de discussions (forums), d’univers virtuels (Second Life, World of Warcraft), de lieux de rencontres et de socialisation (Facebook, Meetic, MySpace), et de places d’échange et de vente d’objets (Ebay). Tout cela a fait émerger, surtout chez les jeunes, de nouvelles pratiques, de nouveaux habitus… lesquels engendrent de nouveaux besoins : il faut pouvoir être connectés 24h sur 24 et une panne d’Internet est vécue aujourd’hui comme une panne d’électricité dans les années soixante-dix. De ce fait les équipements permettant d’être connectés en permanence (Wifi, téléphonie 3G) se sont développés entraînant l’apparition de nouveaux terminaux intégrant téléphonie et web, comme le très branché iPhone d’Apple, qui, à leur tour, ouvrent la porte à de nouveaux usages et de nouveaux besoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces processus d’émergence ont toujours existé, mais du fait de l’accroissement du développement technologique, ils sont plus visibles. De ce fait, les sociétés évoluent aussi bien de façon structurelle que culturelle ce qui ensuite, par immergence, transforme les mentalités et donc chacun d’entre nous. Ainsi, le développement du téléphone mobile permet de s’organiser au dernier moment : de ce fait, on tend à ne plus anticiper les problèmes et tout un ensemble de pratiques de coordination fondées sur la planification et la promesse (« je serais demain à midi à tel endroit ») tendent à disparaître au profit d’usages fondés sur la réactivité immédiate (« on s’appelle demain matin pour confirmer»), ce qui conduit à faire évoluer notre vision du monde (passage d’une vision du monde orientée sur la planification à une vision orientée sur la réaction immédiate aux événements).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;S’intégrer dans le processus de développement de la Vie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’on travaille à transformer les oppositions en complémentarités qui s’articulent et se nourrissent mutuellement, la dynamique entre corps et esprit, subjectif et objectif ou encore individuel et collectif devient plus fluide. En portant son attention sur les relations plus que sur les entités, on est plus sensible à leur état et, en conséquence, on détecte mieux les tensions et les conflits qui révèlent une problématique et invitent au changement.&lt;br /&gt;Dans ce cadre, de nouvelles formes &lt;em&gt;d’enseignement transdisciplinaire&lt;/em&gt;, éveillant le sens de la complexité du réel, pourraient aider à développer la compréhension, le dépassement et l’intégration de ces oppositions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, pour mieux comprendre ces interactions, des outils conceptuels existent sous la forme, par exemple, d’environnements de simulation. On les retrouve tout particulièrement dans les simulateurs informatiques, et notamment les « serious games », ces programmes informatiques professionnels qui utilisent les techniques du jeu vidéo afin d’apprendre à agir dans une situation complexe. D’autre part, les techniques de mise en situation, et tout particulièrement celles issues du théâtre-forum, permettent d’appréhender concrètement les tensions et conflits issus des différences de représentations individuelles et collectives (7) et de passer de l’opposition à l’intégration des contraires. Par exemple, des conflits qui opposent les enseignants et les parents sont joués mettent en scène des personnages qui pensent différemment l’éducation. Leurs  représentations du monde semblent s’opposer dans un dialogue de sourds, voire un duel violent et sans issue. En invitant les spectateurs à remplacer les personnages pour explorer différentes manières d’exprimer leur point de vue et d’écouter celui des autres, les positions se décrispent. Les oppositions se fluidifient, facilitant l’émergence de solutions enrichies de la diversité des regards de chacun (9).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit ainsi de &lt;strong&gt;passer de la pensée à la conscience&lt;/strong&gt; : prendre conscience de ce qui relie notre corps et notre esprit, dépasser, tout en l’intégrant, le monde objectif de la science et le monde symbolique et subjectif de la psychologie des profondeurs, percevoir ce qui fait notre singularité mais également en quoi nous sommes reliés les uns aux autres, et en quoi le sens que nous donnons aux choses et aux événements résulte nécessairement d’une intersubjectivité. Nous naissons, vivons et mourrons, et ce que nous faisons dans notre vie terrestre est à la fois essentiel – car sans l’être et l’action de chacun, l’humanité n’existerait pas – et en même temps un peu dérisoire, car le monde se porte très bien sans chacun de nous en particulier. En d’autres termes, en regardant avec clarté ce que nous savons de la vie, nous pouvons, à notre mesure, prendre nos responsabilités vis à vis du monde et de l’humanité, tout en sachant que nous ne sommes qu’un petit élément dans la dynamique de l’univers. A ce moment nous pouvons nous ouvrir à l’ineffable et contempler globalement ce que notre esprit analytique a du mal à appréhender, afin de nous fondre, tout en étant acteur, dans ce grand processus de développement que constitue la Vie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;(1) Professeur à l’université Montpellier II, chercheur en intelligence artificielle et intelligence collective. Auteur de Les Systèmes multi-agents, vers une Intelligence Collective. InterEditions, 1995 et de L’Amant Tantrique. L’homme sur la voie de la sexualité sacrée. Le Souffle d’Or. 2007. Il est aussi le principal auteur du site : &lt;a href="http://www.visionsintegrales.com/"&gt;www.visionsintegrales.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(2) Psycho-sociologue, formatrice en développement relationnel. Elle conçoit et anime des théâtres-forums sur la gestion des conflits. Auteure de A quoi sert l’autorité ? Ed Chronique sociale, 2001.&lt;br /&gt;Véronique Guérin et Jacques Ferber viennent de publier ensemble : Le monde change… et nous ?  Clés et enjeux du développement relationnel. Chronique sociale, 2008.&lt;br /&gt;(3) K. Wilber. Le livre de la Vision Intégrale : Relier épanouissement personnel et développement durable, Dunod, 2008.&lt;br /&gt;(4) E. Morin, Les Sept Savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Seuil. 2000.&lt;br /&gt;(5) D. Servan- Schreiber, Guérir, Robert Laffont, 2003.&lt;br /&gt;(6) T. Janssen, La Solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit, Fayard, 2006.(7) A. Tarpinian et al. Ecole : changer de cap... : Contributions à une éducation humanisante. Chronique Sociale. 2007.&lt;br /&gt;(7) Pour l’utilisation du théâtre-forum dans ce contexte : &lt;a href="http://etincelle-th%c3%a9atre-forum.com/"&gt;http://etincelle-théatre-forum.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(8)  V.Guérin, J. Ferber. Le monde change… et nous ? Clés et enjeux du développement relationnel. Chronique sociale, 2009 à paraïtre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-2847303283583957558?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/02/passer-de-l-l.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SZvj4XRQIEI/AAAAAAAAAFo/nKWH_n2vg1s/s72-c/411EsiS9Q1L._SS500_.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-4613579213601022213</guid><pubDate>Thu, 08 Jan 2009 10:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-08T03:25:27.824-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><title>The shift: la 2nde renaissance</title><description>&lt;object height="364" width="445"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hL_VTdxvWac&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;border=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/hL_VTdxvWac&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="364" width="445"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’on vit en ce moment deux mouvements en parallèles: d’un côté un mouvement de type “luciférien”: guerres un peu partout dans le monde, et plus particulièrement en Afrique, au moyen orient (Israel et la palestine, l’Irak, le Liban, etc.) et en Asie centrale (Afghanistan, Tibet), crise économique, problèmes écologiques (dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles, démographie galopante, pêche et chasse excessive, mauvaise gestion de l’eau, émission de produits chimiques toxiques, etc.). Les solutions à ces problèmes sont de moins en moins locaux et de plus en plus mondiaux. Les problèmes écologiques par exemples affectent aussi bien les tribus africaines qui vivent en autarcie, et qui ne font que subir cette transformation écologique) que les banquiers londoniens.&lt;br /&gt;En rester là consisterait à se morfondre dans son coin, en disant “c’est terrible, il n’y a rien à faire, nous sommes damnés!”. Une autre vision consisterait à vouloir revenir en arrière: “Avant, c’était beaucoup mieux”. Le “avant” peut vouloir nous faire revenir un siècle (à l’époque de nos arrière grands-parents “quand on avait encore des valeurs” disent certains) ou plusieurs milliers d’années en arrière (au temps des chasseurs-cueilleurs, époque réputée paradisiaque par une frange des new-agers). Le mythe de l’Age d’Or est toujours présent dans les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce monde moderne “tragique” par certains côté est aussi porteur de nouvelles potentialités: mondialisation culturelle qui crée des pont entre les peuples en diminuant le racisme et la xénophobie, médecines ayant permis d’améliorer considérablement l’espérance de vie, capacités de production agricole qui peuvent libérer de la famine, technologies de communication permettant de savoir ce qui se passe à tout endroit de la planète, connaissances décuplées sur la manière dont les écosystèmes, les sociétés, et les personnes fonctionnent, savoir quasi exhaustif sur l’ensemble des cultures existantes ou ayant existé, et développement progressif de la conscience de l’impact de la civilisation humaine sur la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mondialisation des consciences est en marche, et bien que l’on n’entendent que les arbres qui tombent, il y a aussi une forêt qui pousse. Des voix, des consciences s’élèvent pour apporter un message radicalement nouveau fondé sur l’espoir, l’entraide, le respect de l’autre, mais aussi la pensée complexe et des technologies systémiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet, j’ai mis en introduction ce merveilleux court métrage “The Shift” qui montre que de partout une nouvelle conscience émerge: à la fois planétaire et locale, spirituelle et pragmatique, empathique et développementale. Cette nouvelle conscience peut prendre des milliers de formes, notamment la Vision Intégrale et la Spirale Dynamique. Si vous voulez en savoir plus sur ce court métrage vous pouvez aller sur le site: &lt;a href="http://theshiftmovie.com"&gt;http://theshiftmovie.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime à penser que nous sommes très nombreux à sentir ce besoin, cette urgence de nous lever, de porter notre regard au delà de nos propres petits problèmes quotidiens et locaux, et de participer à ce grand mouvement, que Marilyn Ferguson appelait à juste titre un nouvel âge.. Le terme “new age” est maintenant un peu péjoratif (un peu comme le terme “gourou”) alors qu’il exprime juste ça: on entre dans une nouvelle perspective, une nouvelle manière de voir le monde, un nouveau paradigme qui inclue à la fois l’individuel et le collectif, l’intériorité et la pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas prétendre que l’on ne savait pas! On ne peut pas prétendre que l’on ne sent pas cela très fortement à l’intérieur de nous... Let’s stand up and help the Shift takes place...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-4613579213601022213?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2009/01/shift-la-2nde-renaissance.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-5940410198320359177</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2008 18:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-17T15:22:55.519-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spiritualité</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><title>Andrew Cohen à 50%</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj7_bwFoTI/AAAAAAAAAC4/a_xV_XrFPF8/s1600-h/ac-photo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj7_bwFoTI/AAAAAAAAAC4/a_xV_XrFPF8/s200/ac-photo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258229632154837298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’aime beaucoup les enseignements d’Andrew Cohen, mais à 50%. Andrew Cohen est un enseignement spirituel, fondateur de la revue “what is enlightment” (appelée maintenant “Enlightment Next” qui propose une voie spirituelle qu’il appelle l’éveil évolutif. Pour simplifier l’éveil évolutif c’est l’idée que nous sommes responsable du monde futur, car le monde futur se crée maintenant.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si nous contemplons l’évolution du monde dans une perspective cosmique, on ne peut que sentir appelé à se réveiller, à vivre pour une raison qui nous dépasse totalement, pour devenir un véhicule puissant d’une potentialité humaine qui nous dépasse. On découvre qu’il est effectivement possible d’être l’expression de cette potentialité illimitée et alors on s’aperçoit que la seule voie pour impacter notre futur collectif c’est de s’éveiller – et devenir – le Soi authentique, cette part de nous même qui désire que nous soyons plus conscient, et qui c’est le cosmos lui-même qui évolue&lt;/em&gt;. [Texte tiré de l’un de ses enseignements].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Globalement, je suis assez d’accord: nous ne somme qu’un véhicule de la Vie qui se cherche au travers de notre évolution de conscience.. C’est d’ailleurs très exactement la perception que l’on a du point de vue Turquoise, ou “holonique” dans la Spirale Dynamique ou AQAL de Wilber. Cela revient à ressentir profondément que nous faisons partie de quelque chose qui, à la fois nous constitue, et a besoin de notre conscience la plus haute pour progresser dans son évolution. En d’autres termes, nous sommes au service de la Vie, cadre indépassable de notre existence, qui nous a créé, qui fait partie de nous et qui, au plus profond de nous même, nous pousse à grandir à devenir de plus en plus conscient de ce que nous sommes, mais qui se heurte à la part luciférienne de chacun, l’ego qui, en nous faisant vivre dans la dualité, nous donne l’impression que nous sommes séparés les uns des autres, que nous n’avons de compte à rendre à personne, et surtout pas à la Vie, et qui se trouve à la source de notre orgueil et de notre vision centrée sur nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans cette approche, à laquelle je souscrit totalement dans ses grandes lignes, je trouve qu’il y a un certain dogmatisme (j’ai raison et les autres ont tort) qui peut donner l’impression d’une part qu’il n’existe qu’une seule voie (une valeur très Bleue dans la Spirale) et que d’autre part cette voie est radicalement différente des autres (distinction très Orange) alors qu’en fait, bon nombre d'éléments dont il parle font en fait partie de la plupart des voies spirituelles plus “classiques” pourrait-on dire. Quelques exemples:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Il s’extasie de l’apparition d’une conscience collective auprès de ses étudiants qui dépasse chacun des individus et qu’il appelle “nous collectif”. Or cette conscience collective rappelle beaucoup ce qu’on appelle souvent “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Egregor&lt;/span&gt;” et qui correspond effectivement au sentiment de vivre comme faisant partie d’une seule conscience collective. On la rencontre dans les écrits des premiers chrétiens comme dans ceux de la franc-maçonnerie, et cela fait partie de l’expérience commune de toutes les communautés spirituelles, lorsque chacun  commence à se mettre au service de ce tout..&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sa vision du Soi authentique correspond totalement à l’équation &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Brahman&lt;/span&gt; (ou Soi collectif, Dieu âme du monde, totalité, Vie, etc..) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;= Atman&lt;/span&gt; (ou Soi vécu du point de vue individuel). En gros cette idée du Soi qui se trouve être en même temps ce qui se situe à la racine de toutes choses, et l’être qui nous guide intérieurement, se retrouve dans les écrits Hindous comme dans les écrits les plus profonds de Carl Jung.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;J'ai parfois l’impression qu’Andrew Cohen a créé une sorte de synthèse de l’hindouisme (l’ego est ce qui fait obstacle pour accéder à la transcendance, importance de la méditation, Atman=Brahman, etc.) et du protestantisme. Pour cette dernière, cela peut paraître bizarre car Andrew Cohen est juif d’origine, mais sa vision de l’individu qui se sacrifie au profit d’une oeuvre plus grande qu’elle et, que par sa pratique, il accomplisse les desseins de Dieu en travaillant à sa gloire (et ce faisant à son propre salut) sont caractéristiques du protestantisme (j’utilise d’ailleurs ici les termes du protestantisme plutôt que ceux d’Andrew). De plus, cet engagement individuel profond que chacun se doit d’avoir envers l’Eveil Evolutif (s’il ne le fait pas, c’est qu’il est encore dans les pièges de l’ego), est vécu comme un acte héroïque. Comme il l’écrit:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce monde plein de détresse ne pourra réellement changer que si l’individu accepte d’aller au-delà de l’aspect personnel d’une manière rien moins qu’héroïque. Une attitude moins radicale nous permettra de demeurer dans un état où nous voulons toujours quelque chose pour nous-mêmes –comme un mendiant qui mène une existence torturée, dans un état de manque perpétuel. C’est de cette manière que la plupart d’entre nous sont prêts à vivre leur vie.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cet engagement est donc un acte héroique, et l’on entre dans cette voie comme un moine-soldat! Pourtant il existe d’autres voies pour à la fois dépasser les conditionnements de son ego et participer à l’oeuvre divine, voies que l’on rencontre dans toutes les grandes religions, Bouddhisme, Judaïsme, Christianisme, Islam et Hindouisme, certaines mettant plus l’accent sur des pratiques individuelles, d’autres sur l’importance d’agir dans le monde, même si ces religions opèrent traditionnellement à partir d’un niveau normatif Bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler à l'évolution positive du monde, c'est bien: il est clair que nous avons besoin de toutes les forces de conscience et d'âme sur cette planète si nous voulons que le monde prenne une autre direction que celle dans laquelle elle se trouve. Cela n'est pas nouveau, pratiquement tous les “créatifs culturels” (essentiellement des personnes de niveau empathique-pluraliste Vert) pensent, et agissent, selon cette perspective. Mais il veut aller plus loin. Sans vraiment nous dire comment, il nous dit: “Nous avons une responsibilité envers l'évolution de la race humaine”. En le lisant, nous ressentons au fond de nous une vague d'énergie: levons nous pour construire un monde meilleur, pensons nous. Et ça c'est justement un des pièges de l'ego: croire que sans nous le monde va à la dérive et que nous serons les sauveurs du monde. Quelques prophètes ont pu dire cela de manère authentique, et leur vie n'a pas été de tout repos.. Pour les autres, c'est juste entrer dans la pathologie du “messie”. Mais l'ego ne se situe pas que dans les individus, il loge aussi dans les groupes, les communautés qui pensent qu'elles ont la vérité et que les autres sont dans l'erreur. C'est l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ego collectif&lt;/span&gt;qui prétend ainsi, avec une certaine dose de conformisme (Bleu) qu'il est possible pour un groupe de sauver le monde, autre manière de prétendre être les élus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde aujourd'hui n'a pas besoin de sauveurs mais de guides bienveillants qui aide le monde à avancer, en l'interpellant avec fermeté soit, mais aussi en se penchant sur lui avec amour, avec compassion. Or c'est justement sur ce point que je pense  que l’approche d’Andrew Cohen pêche le plus. Il manque à son système de développement spirituel la moitié de l’histoire, à savoir le &lt;em&gt;féminin&lt;/em&gt; dans toutes ses dimensions d’extase, d’amour, et de compassion, féminin qui apparaît comme totalement absent de son enseignement, voire explicitement rejeté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il ne se réfère jamais (mais alors jamais!) à des notions telles que l’amour, la compassion, et encore moins la sensualité, le plaisir et l’extase. Andrew Cohen est un guerrier: il suffit de le voir taper sur sa batterie (c’est effectivement un très bon batteur de Jazz-fusion) pour sentir l’énergie acérée qu’il déploie. Je n’ai rien contre le fait qu’il existe une voie qui mette en avant l’héroïsme, le sacrifice et la conscience (au passage, on notera que l’héroïsme au service d’une cause et le sacrifice sont des notions Bleues et non Turquoise. Au niveau Turquoise on ne sacrifie pas l’ego au profit d’une cause ou d’un collectif, on se perçoit dans le flux de la Vie, et il n’y a aucun effort à faire!) mais je récuse le fait qu'il n'y ait que cette voie, et qu'elle passe par l'effort et l'héroïsme!! Je comprend la réticence qu’il puisse avoir à parler d’amour, de compassion et d’ouverture du coeur, car ce sont des termes qui ont été énormément repris par le monde post-moderne (niveau Empathique-Pluraliste, Vert de la Spirale). Sauf que Vert fait l’expérience de l’amour et de la compassion à partir du moi (de l’ego) et non du Soi. Si Vert est le premier niveau de l’empathie (“je me mets à ta place” en conscience) il vit parfois l’amour comme une sorte de grande tendresse à prodiguer à tout un chacun: “amour et lumière, je te fais un hug et je suis bien dans tes bras”, voire avec une tendance assez narcissique de l’amour (“Je suis quelqu’un de bien parce que je fais preuve d’amour et de compassion”).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour, aux niveaux supérieurs (l'Agapé christique dont parlent J.-Y. Leloup et C. Bensaïd dans leur livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Qui-aime-quand-taime-souffre/dp/2226167854"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui aime quand je t'aime?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;), c’est simplement le ressenti d’un élan total, vécu comme une sorte de courant ou de flux qui envahit le coeur et déborde au dehors, emplissant le monde d’un amour total envers tout ce qui vit, un amour qui est une sorte de grand amour maternel ou paternel envers les autres (même les ennemis dans ce cas) et l’ensemble de ce qui constitue la Vie.. Comme le disent les mystiques, on ne sent plus dans ce cas que c'est nous qui aimons, mais que c'est l'amour qui nous traverse et nous fait aimer les autres en nous rendant humble devant tout ce qui est. On ne ressent plus l'amour comme venant de nous, mais comme s'il venait de la Vie elle-même. C’est pourquoi les grands maître spirituels parlent d’amour et de compassion, voire d’amour inconditionnel, sentiment vécu au delà de l’ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manque de féminin dans l'Eveil Evolutif se fait particulièrement sentir dans le rapport à la sexualité, aux plaisirs, et d'une manière générale au manque de corps et de sensualité dans sa méthode.. car, comme un vrai protestant (ou un vrai brahmane d'ailleurs), il pense que tout cela est un obstacle vers l'éveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en éliminant les qualités féminines du rapport au corps, de l’amour et de la compassion, du plaisir et de la sexualité sacrée, Andrew Cohen se prive, d’après moi, d’aspects fondamentaux des niveaux supérieurs et d’accès à des dimensions allant au delà de l’ego pour l’intégralité de l’être. En même temps, comme je souscrit totalement d'une part à l’idée de l'évolution et  d'autre part à celle de l'action individuelle et collective pour agir dans le sens d’une plus grande conscience, j’aime vraiment Andrew Cohen... mais à 50%... et c’est toujours avec plaisir que je lis sa revue ou que je rencontre des adeptes de l'Eveil Evolutif, car j'apprend toujours beaucoup de choses à leur contact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-5940410198320359177?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/10/andrew-cohen-50.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj7_bwFoTI/AAAAAAAAAC4/a_xV_XrFPF8/s72-c/ac-photo.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">10</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-3578488388410901090</guid><pubDate>Wed, 15 Oct 2008 09:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-17T14:16:41.218-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">psychisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">cognition</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><title>Education et développement: adapter son autorité au stade de l'enfant</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj-Ouip3fI/AAAAAAAAADA/JUlcVAamwHE/s1600-h/angry_child.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj-Ouip3fI/AAAAAAAAADA/JUlcVAamwHE/s200/angry_child.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258232093920058866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Ça suffit maintenant, je te l’ai déjà dit, tu ne touches pas à ce tiroir. Mais c’est pas vrai, tu m’écoutes quand je te parle ? ». Il n’écoute rien, il me cherche, il me provoque : tels sont les mots que l’on entend souvent dans la bouche des parents ou des professionnels de la petite enfance qui ont en charge des enfants de 0 à 6 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau dire, redire et expliquer, il est difficile de leur faire entendre raison. Qu’ont-ils donc dans la tête, ces petits ? Que comprennent-ils de ce qu’on leur demande ou de ce qu’on leur explique ? La réponse à cette question n’est pas aussi simple qu’il y paraît pour deux raisons : d’une part, on n’a pas accès à leurs représentations intérieures mais juste à leurs comportements, d’autre part, notre  regard est filtré et déformé par notre propre manière de voir le monde que l’on projette sur l’enfant. En fait, il se révèle aussi difficile pour un adulte de se mettre dans la peau d’un petit enfant que pour un habitant du XXIème siècle de s’imaginer les croyances et les pensées des habitants du Moyen-âge… C’est une étape de développement par laquelle l’individu comme la société sont passés, il y a longtemps, mais qui a été « recouverte » par de nombreuses expériences et compétences. Cette difficulté est source d’attitudes parfois inadaptées  chez les parents ou professionnels : des exigences trop fortes ou brutales ou à l’inverse un environnement surprotecteur qui, dans les deux cas, freinent le développement de l’enfant et épuisent l’adulte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour accompagner au mieux l’enfant dans cette maturation, il est donc essentiel de trouver des repères.  Le modèle intégral de Wilber ou celui de la spirale dynamique se révèle particulièrement pertinent pour mieux appréhender les besoins et les ressources de l’enfant en fonction de son âge car il décrit les étapes de développement qui apparaissent de façon progressive et ordonnée chez l’être humain. Il s’inscrit dans une perspective développementale, dans la lignée de J. Piaget (compétences cognitives) ou Kohlberg (compétences morales).&lt;br /&gt;L’être humain est un être en développement dont les besoins et les capacités évoluent. Cette évolution s’articule autour de deux axes :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;D'une part, la capacité à devenir de plus en plus soi-même, unique et singulier (l'axe de la singularisation)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;D'autre part, la capacité à se socialiser (l'axe de la relation)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Les stades de développement se situent alternativement sur un axe et sur l’autre dans un mouvement de spirale comme le montre la figure ci-contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;strong&gt;Le stade instinctif&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De sa naissance à environ 5 mois, le bébé est mû par l’instinct de survie. Ce premier stade se situe sur l’axe de la singularisation : En effet, à sa naissance, le bébé devient un être physique différencié qui reçoit un nom. Le cordon ombilical est coupé et le voici sorti de la matrice nourricière qui lui fournissait chaleur, confort et nourriture. Il lui faut désormais s’exprimer par lui-même pour survivre. Cette étape est particulièrement périlleuse dans le développement car le bébé dépend entièrement de son entourage pour survivre et n’a pour s’exprimer que des moyens rudimentaires : pleurs, cris, hurlements, tension, détente, sourire aux anges...  Il est dans une étape de « toute-vulnérabilité ». &lt;br /&gt;Ce premier stade correspond aux premières phases du stade sensori-moteur de Piaget. Les mouvements sont des actions réflexes. Le bébé cherche à satisfaire ses besoins de façon très instinctuelle : il sait téter, trouver le sein et son pouce et cherche la chaleur et les contours enveloppants. Il réagit aux stimuli environnementaux mais n’a pas conscience de soi ni d’autrui, il ne  fait pas de distinction entre lui et le monde. Il a besoin de se sentir enveloppé. Sa relation au monde est principalement kinesthésique et la manière dont on le touche, le prend dans les bras, et le nourrit est essentielle comme l’ont montré les recherches et expériences en haptonomie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;strong&gt;Le stade fusionnel&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le stade fusionnel dure environ de 4 mois à 2 ans. Le bébé réalise progressivement la différence entre le monde physique qui se trouve « au dehors » et son existence propre : il reconnaît ses mains et ses pieds comme faisant partie de son Moi physique distinct du monde extérieur. Cependant, il reste en fusion émotionnelle avec son entourage, et plus particulièrement avec sa mère : il croit que le monde ressent ce qu’il ressent, veut ce qu’il veut, voit ce qu’il voit. L’enfant projette également ses sentiments sur les choses qui ont des intentions : le doudou est gentil car il console, et la chaise est méchante car elle fait mal. C’est l’âge de la peur du noir, des cauchemars. Tout peut devenir source d’enchantement mais également d’épouvante. &lt;br /&gt;Cette étape correspond à un approfondissement du stade sensori-moteur défini par Piaget. La perception du monde reste surtout sensorielle mais l’enfant interagit de façon plus élaborée avec le monde : il prend des objets de façon intentionnelle grâce à la coordination entre vision et préhension, teste les effets de ses actes (la fameuse petite cuillère jetée pas terre des dizaines de fois…) et en fait même varier les  facteurs (la jeter en l’air, devant, derrière…). Il commence à marcher, son territoire s’agrandit et il gagne en autonomie. Il entre dans une phase « ambivalente » où il alterne la demande de bras protecteurs et la volonté de s’aventurer tout seul dans un monde qui l’attire. &lt;br /&gt;L’enfant se bâtit  progressivement une sécurité intérieure même quand la figure réelle de la protection n’est pas présente. Il a besoin d’objets transitionnels (le fameux « doudou »), de rituels d’endormissement ou de séparation pour favoriser une sécurité intérieure qui l’accompagne et le soutienne dans son exploration du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;strong&gt;Le stade égocentrique&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Entre 2 et 5 ans environ, l’enfant traverse une étape égocentrique dans laquelle il découvre le courage de s’affirmer et le plaisir d’obtenir satisfaction. C’est l’émergence du Moi Psychique, la prise de conscience d’être ‘Je’… Ce stade correspond au stade préopératoire décrit par Piaget. L’enfant peut penser à quelque chose sans que la chose soit présente, imiter une action en différé : il appréhende le monde au travers des symboles. Mais sa perception égocentrique limite sa compréhension du monde : il croit que tout a été fabriqué par les êtres humains (artificialisme), il mélange les lois physiques et les lois morales (ex : les bateaux flottent parce qu’ils sont gentils), il croit les évènements ont un but (ex : les nuages avancent dans le ciel pour apporter la pluie). &lt;br /&gt;L’enfant peut affirmer une chose et son contraire sans pour autant être gêné par l’incohérence. Son affirmation est très impulsive et peu réceptive à la raison et à la morale. Il tente d’imposer ses désirs par la force et de faire céder son entourage. Il supporte mal la frustration et déteste que le monde (et les autres !) lui résiste !  Il teste sa force, sa puissance émotionnelle mais également ses pouvoirs magiques... Son monde est rempli de héros qui, eux, peuvent changer les règles de la nature ou les règles sociales quand ils le veulent… &lt;br /&gt;Comment passer ce cap difficile ? L’enfant de cet âge est, comme on l’a vu, peu accessible à la raison et à la morale. Aussi, est-il inefficace de s’évertuer à lui expliquer en détails le pourquoi des règles. L’enfant a besoin que sa puissance d’affirmation soit reconnue et valorisée et en même temps l’adulte doit canaliser cette puissance pour éviter qu’elle ne blesse. La tâche n’est pas si difficile que cela car l’adulte a des ressources bien supérieures à celles de l’enfant : sa force physique et son intelligence. Si l’enfant a besoin de bouger, de sauter,  de crier, super ! mais dehors ou dans un coin autorisé, s’il veut frapper super ! si c’est sur l’oreiller ou le ballon, s’il veut mordre super ! mais dans la pomme. C’est l’approche de l’aikido : il ne s’agit pas de « casser » ou de bloquer la puissance de l’enfant car elle est essentielle à son développement, mais de la canaliser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;strong&gt;Le stade normatif&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Le quatrième stade de développement est le stade normatif que l’enfant traverse entre 5 et 9 ans environ. Il répond au besoin d’appartenance à un ordre collectif qui canalise les pulsions et pacifient les relations. L’enfant reste très impulsif et ses pulsions se heurtent régulièrement, et parfois avec fracas, aux lois physiques (le feu brûle, les objets tombent, le temps passe sans qu’on puisse revenir en arrière…) et aux lois sociales portées par les adultes (on fait attention aux autres, on attend, on partage…). Il cherche l’apaisement apporté par un monde ordonné et protecteur dans lequel chacun a une place et un rôle à jouer. L’enfant se réfère aux personnes dont le statut est au dessus du sien (parents, enseignants, éducateurs…) pour savoir ce qui est bien ou mal, interdit ou autorisé. La parole des adultes devient la référence : « papa a dit que », « la maîtresse a dit que… ». Il accepte de jouer son rôle d’enfant dans une pièce écrite et mise en scène par les adultes et s’assure que les autres respectent autant que lui ce qui correspond à leur rôle. Il accepte de plus en plus de lâcher les bénéfices de la domination et devient sensible au respect des règles. Il est même parfois plus royaliste que le roi : il s’offusque lorsque l’on change le texte d’un conte qu’il connaît par cœur et dénonce avec véhémence des infractions aux règles posées par les adultes. Cette progression psychique correspond au passage du « deux au trois », du duel basé sur le rapport de forces à des relations avec un tiers, régies par des valeurs et des règles « venues d’en haut » et auxquelles chacun se  doit d’obéir. &lt;br /&gt;Les repères ainsi donnés lui permettent de déposer les armes et de s’intégrer dans un univers structuré et prévisible dans lequel il peut apprendre. Plutôt que de limites, ce dont a besoin l’enfant à ce stade, c’est d’ordre et de repères dans l’espace, le temps, les rôles de chacun. L’adulte l’aide en restant présent, bienveillant et ferme lorsque l’enfant est débordé par ses pulsions et ses émotions. Il peut le contenir physiquement avec bienveillance pour le protéger ou l’empêcher de nuire et plutôt que de dire « je ne suis pas d’accord, ça n’est pas possible » qui sont des expressions négatives qui restent focalisées sur « l’objet interdit », il peut guider son attention vers d’autres objets ou d’autres évènements afin de l’aider à traverser la frustration. A cet âge là, l’enfant passe encore très facilement d’un intérêt à un autre, d’une émotion à une autre, ce qui facilite sa guidance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on le voit jusqu’à présent, dans les différentes étapes présentées, la raison n’est pas encore réellement présente. Et pour cause car les capacités logiques et rationnelles ne s’acquièrent que progressivement. Ce n’est que vers 7-8 ans que l’enfant acquière une pensée plus argumentée et cohérente, et notamment qu’il cherchera à comprendre les raisons pour lesquelles quelque chose est interdit ou demandé. C’est en effet dans le courant suivant, rationnel et individualiste, l’enfant s’interroge de plus en plus sur le monde, devient plus logique et détecte les incohérences. Les explications l’aident  à comprendre et accepter les lois physiques et sociales. Et c’est encore plus tard, vers l’âge de 11-12 ans qu’il développera éventuellement l’empathie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus l’adulte prend en compte les capacités de l’enfant, plus son autorité devient efficace et bientraitante. Il aide l’enfant à consolider les ressources que chaque étape lui apporte et il peut accompagner plus sereinement les passages d’un stade à l’autre, moments de « crise » où l’enfant aimerait tout à la fois grandir et rester petit… &lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Véronique Guérin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Une version légèrement raccourcie de cet article a été publiée dans non-violence actualité..&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-3578488388410901090?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/10/education-et-dveloppement-adapter-son.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SPj-Ouip3fI/AAAAAAAAADA/JUlcVAamwHE/s72-c/angry_child.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-7709080706031184803</guid><pubDate>Mon, 29 Sep 2008 08:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-18T03:18:44.812-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Le mal un concept dynamique</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SOHxrxqoexI/AAAAAAAAACw/vYkfVk9sJYM/s1600-h/mouth_of_sauron3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SOHxrxqoexI/AAAAAAAAACw/vYkfVk9sJYM/s200/mouth_of_sauron3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251744374859528978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà un article qui a été publié dans La Revue de Psychologie de la motivation, Janvier 2005. Il y est question de la Spirale Dynamique. Nos réflexions ont pas mal évoluées depuis, mais il nous paraissait tout de même important de republier cet article dans son état initial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler du mal est une gageure car le sujet est large, a été souvent abordé et génère souvent des prises de position passionnées. Certains voient le mal partout, d’autres semblent hypnotisés par les situations illustrant le mal par leur cruauté extrême et réduisent la problématique dumal à son expression la plus insupportable. Enfin, la réflexion philosophique et théologique qui s’interroge sur le paradoxe entre l’existence du mal et la toute bonté du créateur laisse de côté la dimension psychique. Il est pourtant essentiel d’aller à la rencontre du mal, sans l’occulter ni en surestimer son pouvoir, pour en comprendre sa nature et ses mécanismes. On se donne ainsi plus de chances d’éviter d’être happé dans son sillage et de participer consciemment ou inconsciemment à sa propagation. Nous proposons de l’aborder dans sa dimension individuelle et collective, via le modèle de la spirale dynamique.  Nous exposerons d’abord les causes possibles du mal, puis la forme que peut prendre ce mal en fonction du niveau de développement de l’individu et de la société, pour enfin présenter quelques pistes de travail susceptibles d’aider à de canaliser le mal et d’en réduire ses effets.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1. Les sources possibles du mal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous proposons de définir comme participant au «Mal» toutes les actions qui blessent autrui et de focaliser notre réflexion sur les actions dont l’auteur est un être humain. Dans ce cadre, les trois racines essentielles du mal sont l’&lt;strong&gt;ignorance&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;peur&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;blessure&lt;/strong&gt;. L’ignorance, ou plus exactement la croyance limitante qui place un voile devant les yeux, est la première des sources du mal :  « Je ne sais pas que je blesse ». Cette ignorance est liée au niveau de conscience d’une époque : du temps de l’esclavage, qui s’indignait de ce que l’on faisait vivre aux esclaves ? Si la femme est la propriété de son mari, qui s’indignera des humiliations, des coups, de l’enfermement ou d’un meurtre? Si les vaches ne sont qu’un futur steak dans notre assiett qui s’émeut  de la mise à mort d’un troupeau entier pour cause de vache folle ?&lt;br /&gt;La deuxième cause du mal est la peur. Certes, la peur et la méfiance sont essentielles pour survivre dans un monde où les ressources sont rares, les prédateurs ou les rivaux nombreux. L’état de vigilance et le combat sont nécessaires. La peur de l’inconnu, de la différence, du changement sont inscrites dans notre expérience collective humaine comme utile à la protection de l’espèce. Cependant, cette peur est parfois entretenue même si le contexte s’est adouci et permettrait un désarmement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la troisième cause qui participe à la propagation du mal, et sans doute celle qui a été le plus mise en évidence au XXème siècle avec le développement de la psychologie, est la souffrance issue de la blessure : blessures physiques et psychiques, humiliations reçues par les individus et les peuples. Ces blessures peuvent être le résultat d’individus ou de groupes qui eux-mêmes ont agi par ignorance, par peur ou à la suite de blessures.&lt;br /&gt;La peur, l’ignorance et la réaction aux blessures se conjuguent pour participer à l’incarnation et à la diffusion du mal, et se déclinent différemment en fonction du niveau de développement de l’individu et de la société dans laquelle il se trouve. Afin d’éclairer cette évolution, nous nous appuierons sur le modèle de la spirale dynamique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. Les  sources du mal selon le stade de développement &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous avons présenté dans un article précédent [Ferber &amp;amp; Guérin, 2004]&lt;span style="color: rgb(0, 0, 255); letter-spacing: 0.5pt;"&gt;&lt;/span&gt; le modèle de la Spirale Dynamique qui propose une vision globale des stades de développements individuel et collectif. Pour Graves, Beck, Cowan [Beck &amp;amp; Cowan, 1006] d'une part, et Wilber [Wilber 2001] d'autre part, notre vision du monde évolue par stades ou courants. Chaque stade a ses propres références, symboles, représentations, manières de penser et d’agir. En d’autres termes, un niveau est caractéristique de valeurs et de perspectives que l’on retrouve communément dans le développement des civilisations et individus. Ces niveaux s’organisent le long de deux cycles : le premier cycle comprend les niveaux &lt;strong&gt;instinctifs&lt;/strong&gt; (survie), &lt;strong&gt;tribal&lt;/strong&gt; (valeurs familiales et croyances magiques-animistes), &lt;strong&gt;égocentrique&lt;/strong&gt; (affirmation du moi, loi du plus fort et dieux de pouvoirs), &lt;strong&gt;normatif&lt;/strong&gt; (règne de l’ordre autour d’une autorité transcendante caractérisant ce qui est bien ou mal), &lt;strong&gt;individualiste&lt;/strong&gt; (rationalité et individualisme, compétition et maîtrise rationnelle du monde) et &lt;strong&gt;empathique&lt;/strong&gt; (relativisme, subjectivité, partage des affects et déconstructivisme). Le second cycle, dont on voit tout juste les prémisses, comprend essentiellement le niveau &lt;strong&gt;intégratif&lt;/strong&gt; quiconsiste à intégrer les principaux aspects des niveaux du premier cycle en tenant compte de leurs apports et de leurs limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque niveau induit, au sein de sa propre perspective, une idée du mal qui lui est propre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau instinctif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au niveau instinctif, pratiquement inconscient et animal, il n’y a pas de conscience du mal, seulement une recherche des éléments fondamentaux (aliments, chaleur, protection) permettant la survie immédiate. Dans les premiers mois de sa vie, l’enfant ne reconnaît pas l’autre comme un être propre, il réagit pratiquement sous une forme de stimulus-réponse. C’est la phase sensori-motrice de Piaget. Sa vitalité s’exprime de façon très frustre, avec les moyens du bord : cris, pleurs, sourire, détente. Son besoin de prendre, de mordre peut être l’expression d’une vitalité exprimée de façon rudimentaire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau tribal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au niveau tribal, le monde est vécu comme un assemblage d’esprits bienveillants ou malfaisants. La magie est alors une tentative pour apprivoiser les forces mystérieuses de la nature, émanation de la Déesse mère toute puissante. La peur fondamentale est celle du néant, du chaos, des démons qui vivent dans l’autre monde, au delà de ce que l’on peut voir. Sur le plan individuel, c’est la peur du noir et des images terrifiantes et puissantes que les arguments rationnels n’arrivent guère à calmer. L’enfant a besoin d’objets de protection (doudou..) et du cocon maternel pour atténuer ses terreurs. Mais cette matrice rassurante risque de devenir enfermante et impulse donc un mouvement vers le niveau égocentrique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau égocentrique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le niveau égocentrique, grâce au développement du moi, apporte une ouverture au risque d’engloutissement matriciel du niveau tribal. Les mythes sont ceux du héros pourfendant le dragon de la Déesse mère. Les dieux paternels (Odin, Zeus, Gilgamesh, Amon-Ra, etc.) prennent le pouvoir et tentent d’asservir l’enfer en établissant des rituels de longue vie après la mort. Mais, en conséquence, ils engendrent une autre vision du mal : la volonté de chaque Moi d’asservir les autres Moi à ses propres désirs. La règle du jeu devient celle du maître et de l’esclave « je te domine ou je suis dominé par toi ». Le bon c’est le héros, le mal c’est le méchant, celui dont l’inflation du moi n’a pas de limites, celui qui s’affirme sans se préoccuper de l’autre, celui qui a fait alliance avec les forces du mal, avec les démons de l’enfer du niveau précédent. Sur le plan individuel, l’enfant augmente ses pouvoirs, il prend conscience de son influence sur le monde et aimerait tellement être (rester ?) le maître du monde Il veut être le plus fort, imposer sa loi ; il expérimente sa capacité à s’affirmer, à dire ‘non’, à influencer le monde. Il supporte mal la frustration et déteste que le monde (et les autres !) lui résiste ! Cette phase égocentrique présente deux risques : que l’on laisse devenir le maître du monde en cédant à tous ses désirs, ou qu’on casse sa vitalité en le blessant physiquement et psychiquement. Dans les deux cas, on nourrit l’ombre en lui !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau normatif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le niveau normatif, se présente comme une réponse à ce débordement égocentrique : apparaît un Ordre inspiré par un Dieu tout puissant, une Loi absolue qui établit une séparation fondamentale et claire entre le Bien, le Bon et le Beau d’une part, le Mal, le Mauvais et le Laid d’autre part. Celui qui transgresse cet ordre est considéré comme coupable, pervers, hérétique. L’impulsivité, si chère au niveau égocentrique, est contenue par la Loi et la culpabilité. Sur le plan individuel, l’enfant doit se confronter progressivement à la loi, aux règles nécessaires pour vivre ensemble. Le mal, à ce niveau, est incarné par les penchants naturels de l’être humain, la puissance de l’Ego du niveau précédent, mais aussi par tout ce qui n’entre pas dans la règle, tout ce qui ne suit pas l’ordre voulu par Dieu. Le mal est alors représenté par une figure unique, Satan, presque aussi puissante que Dieu, qui combat perpétuellement les forces du Bien. Faire appel à des concepts comme l’axe du Mal, c’est se situer précisément à ce niveau de développement. L’introduction de la raison à ce niveau, induit le problème de la théodicée : comment Dieu qui est le bien et qui a tout créé peut il créer un monde dans lequel le mal existe ? Toute la théologie, depuis Saint Augustin a été d’essayer de résoudre ce problème, sans vraiment y parvenir totalement. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau individualiste&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une manière de résoudre ce paradoxe est justement de passer au niveau rationnel individualiste, où toute transcendance est exclue. Ici, seul règne le monde immanent, rationnel et désenchanté du scientifique où l’individu est roi. Dans ce monde rationnel, il n’y a plus de Bien et de Mal transcendant, mais des utilités. C’est le lieu où les intérêts des uns affrontent les intérêts des autres. Le mal que l’on combat par les lumières de la Raison est représenté par l’obscurantisme religieux et aussi par tout ce qui peut prendre l’apparence d’une hiérarchie de statuts issus d’un ordre transcendant. A ce niveau, réapparaissent la compétition et la rivalité. Bien qu’il ne porte plus le visage du méchant, l’Autre est celui avec lequel il faut entrer en concurrence encore et toujours. La peur de perdre et d’être méprisé conduit à la spirale de l’affrontement qui laisse peu de répit. Le Moi qui gagne, peut certes en ressentir une grande jouissance, mais il n’est pas à l’abri de la chute, de la dépression, de  la « fatigue d’être soi » [Ehrenberg 2000] et de l’absence de sens de la vie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mal au niveau empathique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour sortir de ce combat épuisant, le niveau empathique réintroduit le ressenti, la subjectivité et la relation avec l’autre. La raison et la compétition sont mises au ban, mais aussi les valeurs des niveaux égocentriques et conformistes : l’affirmation, la puissance, l’agressivité sont insupportables, la hiérarchie, l’autorité, les règles, la frustration sont ramenées à des aliénations ou abus de pouvoir. Chacun doit pouvoir être entendu et respecté. Les opinions sont placées au même niveau « à chacun sa vérité ». Certaines valeurs du niveau tribal réapparaissent, au risque d’une régression vers le côté magique et animiste comme le témoignent certains aspects de la mouvance « new age ». Le problème du niveau empathique c’est de tout mettre sur le même pied d’égalité, de rejeter toutes les hiérarchies, au risque de laisser la porte ouverte à toutes les croyances, et notamment de valoriser les valeurs magiques et animistes comme le témoignent certains aspects de la mouvance « new age ». De ce fait, le niveau empathique, par son opposition aux niveaux normatifs et individualistes, ne sait pas très bien réagir devant la brutalité du niveau égocentrique, ne sachant apporter que des messages de paix et de non-violence pour faire face à la violence et aux conflits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution ici va encore passer par le passage au stade suivant, le niveau intégrateur, qui consiste à intégrer les valeurs des niveaux précédents. Il n’est plus alors question d’affirmer que ses propres valeurs sont les bonnes, tandis que celles des autres ne valent rien ou ne sont porteuses que de violence et de mal ; il s’agit maintenant de reconnaître les qualités de tous les niveaux du premier cycle. L’enjeu consiste à sortir de l’opposition entre affirmation et écoute de l’autre, puissance et accueil, rigueur et souplesse, émotion et réflexion, connaissance intérieure et relation à l’environnement, objectivité et subjectivité, rationalité et spiritualité, pour travailler à leur intégration. Par exemple, les lois du niveau normatifs sont intégrées à l’affirmation du niveau égocentrique et à l’affectivité partagée du niveau empathique. Elles ne sont plus d’origines divines, mais produites collectivement, par des procédures rationnelles qui prennent en compte le ressenti des uns et des autres, pour permettre à chacun de se sentir en sécurité, de s’affirmer en s’ouvrant aux autres et au monde.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. La dynamique du mal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme nous venons de le voir, chaque niveau introduit et développe sa représentation du mal selon deux axes. En premier lieu chaque niveau considère comme sources de Mal, car causes de blessures, les valeurs du niveau précédent. Par exemple, le débordement égocentrique est considéré comme mauvais par le niveau conformiste et doit être réprimé. Mais chaque niveau induit aussi, comme conséquence de ses propres croyances nécessairement limitantes, une certaine idée du mal qui lui est propre (les démons du niveau tribal, le « méchant » égocentrique, le Satan conformiste ou le rival rationnel), et qu’il tente de combattre à ce niveau, mais sans y parvenir totalement. En effet ce Mal est consubstantiel aux valeurs conscientes de ce niveau et entraîne inévitablement des blessures. qui ne pourront être totalement résolues qu’au niveau suivant, lequel produira aussi un mal, etc. Le tableau 1 résume cette vision dynamique du mal le long des différents niveaux de développement. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De ce fait, l’ignorance, sous forme de croyances limitantes, de peurs du changement, de l’inconnu et de la perte, participent, à la génération consciente ou inconsciente de la souffrance envers soi-même ou envers les autres.  Ces blessures portent en elles deux premières réactions possibles:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="list-style-type: square;"&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt; une régression à un niveau de conscience inférieur : par exemple, si le cadre posé par le niveau conformiste ne me protège pas suffisamment ou n’est pas capable de me sanctionner avec justice, alors autant revenir au niveau égocentrique, en me faisant justice moi-même. &lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt; Un renforcement des valeurs du niveau (qui rejoint le concept de « toujours plus » élaboré par l’école de Palo Alto) : si la personne refuse d’intégrer la règle, alors l’intensité de la sanction est augmentée.  Au niveau tribal, les démons doivent toujours être combattus par les procédures magiques adéquates, et si elles ne fonctionnent pas, c’est que l’on n’a pas appliqué le rituel parfaitement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces réactions continuent de participer à l’augmentation de la blessure car elles restent dans le connu, dans le cadre habituel qui ne fonctionne plus et ne remettent pas en question les croyances ou peurs qui ont participé au mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième réaction consiste à porter un regard nouveau sur cette blessure, à la soigner, et à lui donner un sens de manière à faire évoluer croyances et peurs. Dans ce cas, la souffrance devient alors le déclencheur de la transformation et du renouveau. Lorsque les réactions habituelles (renforcement des valeurs du niveau et/ou régression au niveau précédent) s’avèrent inadéquates pour soigner la blessure et apporter des solutions, l’être humain, le groupe, ou l’institution sont obligés de changer! De façon plus précise, on constate également une alternance entre les niveaux centrés sur l’individu et ceux centrés sur le collectif. En effet, les niveaux centrés sur l’individu favorisent l’affirmation au risque de la violence envers les autres, les niveaux centrés sur le collectif cherchent à protéger l’individu au risque de l’enfermer, la « violence de l’araignée«  [Clerc 2004] qui étouffe la proie dans sa toile par opposition à celle du tigre des niveaux centrés sur l’individu. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4. Comment sortir de la dynamique du mal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment favoriser un développement individuel et collectif susceptible d’éviter de participer à l’incarnation et à la diffusion consciente ou inconsciente du Mal ? Comment sortir de cette dynamique du Mal du premier cycle, en agissant au niveau intégrateur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une blessure, même légère, provoquée par des insultes, des mots sexistes ou racistes, des humiliations, ou des exclusion peut, si elle n’est pas reconnue et soignée, s’aggraver et réactiver des peurs et des difficultés d’apprentissage. Elle porte en son sein le développement de la colère, de la rancœur, du ressentiment, de la haine. Elle légitime la vengeance. Elle est au cœur des querelles de famille, de sexe, de peuples, de religions. Cette blessure encore douloureuse rend difficile la réouverture à l’autre et au changement. Elle rigidifie le psychisme, la représentation du monde et par conséquent engendre de la brutalité et du rejet qui conforte chacun dans sa méfiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment soigner ses blessures? Essentiellement déjà grâce à ces lieux ou l’on parle (entretiens individuels, groupes de paroles ou d’échanges de pratiques, médiations…) et où l’on est &lt;strong&gt;écouté&lt;/strong&gt; avec empathie et dans une acceptation inconditionnelle. Cette écoute, non jugeante et qui s’abstient de juger, de donner des solutions ou de minimiser aide à mettre en lumière cette souffrance, à déculpabiliser et à s’en dissocier. Les établissements qui mettent en place ces lieux de parole pour les professionnels (travailleurs sociaux, enseignants, éducateurs…) voient d’ailleurs la dynamique des équipes se transformer, la qualité du travail augmenter et le nombre d’arrêts maladie baisser. Plutôt que d’attendre, pour intervenir, que la blessure soit profonde et que les tensions et la haine se soient installées, il est beaucoup plus efficace d’intervenir en prévention. Il est essentiel que cette dimension psychique et relationnelle ne reste pas enfermée dans le domaine de la maladie et du soin mais prenne progressivement sa place dans le domaine du développement et de la formation de tout être humain [Guérin 2001].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, la formation dès le plus jeune âge aux mécanismes psychiques et relationnels en jeu dans le développement de l’individu, est essentielle. De même que l’on apprend aux enfants à lire et à écrire, on peut leur apprendre à communiquer et à développer leurs compétences relationnelles : savoir prendre soin de soi, se protéger, s’affirmer sans agresser, porter attention aux autres, coopérer… Au Québec, ces compétences sont enseignées depuis de nombreuses années dans les écoles primaires [Bessel 1985]. En France, des expériences sont menées ici et ailleurs pour enseigner aux élèves comment gérer les conflits en mettant hors jeu la violence, devenir médiateur, coopérer, etc. Pour être efficaces, ces formations ne s’adressent pas uniquement à l’intellect et à raison. Elles interpellent également le corps et les émotions. Cette réintégration du corps, des émotions, de la raison et de l’intuition, s’avère essentielle pour que nos actes puissent incarner nos valeurs, sortir de l’engrenage du mal et participer à plus d’humanité. C’est par l’attention portée à cette dimension psychique que l’on peut progressivement se libérer d’une humiliation personnelle, familiale ou ethnique, transformer un désir de vengeance en pardon, et passer du combat contre l’ennemi à une présence et un engagement patient de progression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: right;"&gt;Jacques Ferber, Véronique Guérin&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: right;"&gt;Revue de psychologie de la motivation, 2005.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000" width="96"&gt;&lt;strong&gt;Niveaux &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000" width="131"&gt;&lt;strong&gt;Besoin qui a motivé le&lt;br /&gt;passage &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000" width="142"&gt;&lt;strong&gt;Croyances limitantes &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000" width="157"&gt;&lt;strong&gt;Blessures générées &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Instinctif &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Physiologiques &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Totale (inconscience) &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Traumatisme physique &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Tribal/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;magique &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Protection : Se protéger du néant,&lt;br /&gt;du chaos &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Le monde est la proie de forces animées&lt;br /&gt;par des esprits &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Enfermement fusionnel dans la tribu, pas d’individu &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Egocentrique/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;impulsif &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Affirmation : sortir de la matrice fusionnelle &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Dominer pour survivre &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Stress du chef pour garder sa place, humiliation&lt;br /&gt;du vaincu &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Normatif/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hiérarchique &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Protection : Se protéger du&lt;br /&gt;barbare sauvage. Appartenance. &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Il existe un ordre transcendant qui dit ce qui&lt;br /&gt;est le Bien et le Mal &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Enfermement dans un rôle prédéfini.&lt;br /&gt;Immobilisme, abus de pouvoir,névroses, culpabilité/normes &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Individualiste/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;rationnel &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Affirmation : libre-pensée par le savoir&lt;br /&gt;et la raison l’objectivité, le droit, la justice Méfiance&lt;br /&gt;envers le pouvoir, les systèmes hiérarchiques, les contraintes &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Le monde est une horloge dont on peut comprendre&lt;br /&gt;les mécanismes, la réussite individuelle est essentielle &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;stress de la compétition, fatigue d’être&lt;br /&gt;soi. Culpabilité face à l’échec, dépendance à la&lt;br /&gt;réussite &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Empathique/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pluraliste &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Protection : Protéger les plus faibles,&lt;br /&gt;limiter le pouvoir des plus forts, Diminuer la compétition et favoriser&lt;br /&gt;la coopération &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Il faut construire des règles de façon&lt;br /&gt;consensuelle pour protéger les faibles pas d’objectivité mais&lt;br /&gt;une “intersubjectivité”&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Peur de s’affirmer par peur de blesser Manipulation&lt;br /&gt;pour s’affirmer de façon détournée Difficulté à agir&lt;br /&gt;car recherche permanente du consensus &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;tr bordercolor="#000000"&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Intégrateur/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;systémique &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;&lt;p&gt;Affirmation:  hiérarchies&lt;br /&gt;de compétences, apposition, intégration, fluidité&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Affirmation et protection sont complémentaires &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;td bordercolor="#000000"&gt;Encore mal identifiées.. &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Table 1. Les besoins, ignorances et blessures en fonction des stades de développement&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Beck D., Cowan C&lt;em&gt;., Spiral Dynamics, mastering values, leadership and change.&lt;/em&gt; Blackwell Publishing, 1996.&lt;br /&gt;Bessel H., Le &lt;em&gt;développement socio-affectif de l’enfant&lt;/em&gt;, Eds Actualisation, 1985.&lt;br /&gt;Clerc O., Le tigre et l'araignée. Les deux visages de la violence. Eds. Jouvence 2004.&lt;br /&gt;Ehrenberg A. La fatigue d’être soi. Dépression et société. Eds. Odile Jacob. 2000.&lt;br /&gt;Ferber J., Guérin V&lt;em&gt;. De la réussite individuelleau chemin d’individuation&lt;/em&gt;, Revue de la psychologie de la motivation, n°37, 2004.&lt;br /&gt;Guérin V., &lt;em&gt;A quoi sert l’autorité ?&lt;/em&gt; Eds Chronique sociale, 2001&lt;br /&gt;Wilber K., &lt;em&gt;A Theory of Everything : An Integral Vision for Business, Politics, Science and Spirituality&lt;/em&gt;. Shambhala Publications, 2001.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.spiraldynamics.co/"&gt;http://www.spiraldynamics.co&lt;/a&gt; Site contenant beaucoup d’informations et de liens concernant la Spirale Dynamique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-7709080706031184803?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/09/le-mal-un-concept-dynamique.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SOHxrxqoexI/AAAAAAAAACw/vYkfVk9sJYM/s72-c/mouth_of_sauron3.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-1039813536296223152</guid><pubDate>Sat, 20 Sep 2008 23:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-17T02:27:00.502-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">cognition</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Michel Henry et la phénoménologie de la vie</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SNYOY3KjWKI/AAAAAAAAACo/GwOnzkzX_FY/s1600-h/phenomeno_delavie_01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SNYOY3KjWKI/AAAAAAAAACo/GwOnzkzX_FY/s200/phenomeno_delavie_01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248398236034750626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je viens de lire quelques articles de &lt;strong&gt;Michel Henry&lt;/strong&gt;, un philosophe français du 20 ème siècle, phénoménologue et héritier de la grande tradition de la phénoménologie française, de Merleau-Ponty à Ricoeur en passant par Lévinas. Il est mort en 2002, et un site lui est consacré: &lt;a href="http://www.michelhenry.com/"&gt;www.michelhenry.com/ &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai été attiré par cet homme immédiatement, et notamment par ce qu’il dégage, par son regard dans ses photos. En plus il fait de la phénoménolo&lt;br /&gt;gie et j’ai toujours eu l’impression que la phénoménologie constitue le chaînon manquant entre la raison et la spiritualité. Et Michel Henry est pour moi ce chaînon manquant. Donc  je suis ravi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa philosophie se présente comme une &lt;em&gt;phénoménologie radicale&lt;/em&gt; (ce sont ses termes), c’est à dire une philosophie qui va au delà de la problématique de l’intentionnalité et de la conscience. En gros, la phénoménologie, depuis Husserl, s’est penché sur le processus par lequel le monde  des phénomènes nous apparaît.  Ordinairement, nous avons conscience des choses qui nous entourent, en faisant comme si le monde était donné, comme si nous n’avions plus qu’à le cueillir tout prêt. Mais en fait, le monde n’est pas donné, il apparaît à notre conscience. Ce que fait la phénoménologie c’est entrer dans cette manière qu’à le monde de se donner à nous, en prenant de la distance par rapport à cette &lt;em&gt;donation&lt;/em&gt;, en explicitant ce qui nous paraît comme aller de soi. De ce fait,  et on peut la phénoménologie peut être définie comme une conscience de la conscience des choses. Comme le dit Michel Henry :&lt;br /&gt;        “les onta (les choses) ne sont jamais là dans une sorte d’immédiation et en quelque sorte par eux-mêmes, comme les substrats de leur qualités: ils ne sont tels précisément que grâce à l’ensemble des opérations subjectives qui les font voir et les portent ainsi dans leur conditions de phénomènes – Husserl dit: qui les &lt;em&gt;constituent&lt;/em&gt;.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phénoménologie est très proche, d’après moi, des philosophies et religions orientales. D’après celles-ci, le monde est &lt;em&gt;maya&lt;/em&gt;, illusion, c’est à dire qu’il n’est pas comme il nous apparaît et qu’il faut aller plus loin. Il faut faire un travail de décentration important, et notamment d’aller au delà de la réflexion mentale pour vider son esprit de toutes les représentations, de tous les jugements qui font écran entre le monde et nous. Ce qui est intéressant c’est qu’il y a plusieurs écoles orientales: certaines considèrent qu’il n’est pas possible de connaître le monde tel qu’il est vraiment, car il y a toujours un voile entre le monde et nous, et d’autres prétendent au contraire qu’on peut accéder à l’être en soi. Dans les deux cas, cela provient d'une mise entre parenthèses du jugement, des processus de catégorisation qui empêchent d’atteindre le coeur du monde. Comme l’a montré Kant, dans sa critique du jugement, il n’est pas possible d’atteindre l’être en soi par l’entendement, car tout jugement, toute catégorisation dirions nous aujourd’hui, nécessite des mécanismes conceptuels fondamentaux (on dirait ‘primitifs’ en informatique car ils sont à la base de notre cognition) qui sont à la fois les mécanismes essentiels par lesquels la connaissance est possible, et, en même temps, constituent les limites de notre entendement.&lt;br /&gt;Husserl a été plus loin en montrant que dès la perception, ce mécanismes de projection est en jeu. Les travaux de psychologie cognitive et les neurosciences ont été dans le même sens que Kant et Husserl en montrant tout le caractère construit de nos perceptions et de notre entendement.&lt;br /&gt;Husserl s’est intéressé essentiellement à la conscience, en mettant en évidence l’ego transcendantal, ce que les hindous appellent “l’atman”, et ce que les courant spirituels nomment, le Soi, le pur Témoin, lequel n’est pas notre ego empirique, le “je“ fondamental qui ne peut pas être objet de quelque chose et qui est la partie spirituelle et divine de chaque être (“Ehyeh Asher Ehyeh” &lt;em&gt;Je suis celui qui suis &lt;/em&gt;dit YHWH à Moïse dans la scène du buisson ardent).&lt;br /&gt;Michel Henry va plus loin en montrant que la conscience et l’intentionnalité ne sont pas les manières primitives d’entrer en relation avec le monde, car nous sommes engagés en permanence dans ce processus qui nous dépasse tout en étant si proche et si évident et qu’il appelle la vie. Ce n’est plus de conscience qu’il s’agit mais de sensibilité corporelle, et pour utiliser le terme de Frans Veldman, l’inventeur de l’haptonomie, d’&lt;em&gt;affectivité&lt;/em&gt;. Je trouve amusant qu’un philosophe phénoménologue retombe sur les intuitions du tantra (qu’on retrouve un peu aussi chez Merleau-Ponty): en allant jusqu’au bout de leur raisonnement, les phénoménologue débouchent sur un au-delà du mental, un au-delà de la raison, et tombent sur la source de toute chose, qui est à la fois extrêmement proche puisque je fais partie de cette vie, partie de tout cela, que je le veuille ou non, et en même temps se situe au delà de toute catégorisation rationnelle. Bon, le tantra présente l’avantage de déboucher aussi sur des pratiques qui permettent de vivre cette relation au monde en se dégageant justement de ces projections et de ses jugements qui nous voilent la vie, en mettant l'accent sur la double polarité de l'être, à la fois Shiva, pure conscience, et Shakti, ce qui épouse la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, Michel Henry souffre, comme beaucoup de phénoménologues (Husserl, Heidegger, Levinas) d’un rejet de la science et de la démarche scientifique. Que la science soit limitée du point de vue de l’accès à l’Etre, puisque elle suppose que le monde est directement donné, c’est une chose. De rejeter sa capacité à approcher le fonctionnement de l’ensemble des choses, et notamment de notre propre fonctionnement, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain d’après moi. La science propose une manière extrêmement puissante d’aborder le réel, et je ne connais aucune phénoménologie qui puisse nous expliquer &lt;em&gt;comment&lt;/em&gt; le monde fonctionne, quelles sont les lois ou modèles qui permettent d’expliquer sa dynamique? Si nous avions fait uniquement de la phénoménologie nous vivrions encore dans des cavernes en nous éclairant difficilement de la lumière du feu (bon, ok, j’exagère...). Mais à côté de cela nous aurions certainement développé de grandes capacités de méditations. C’est un ce qui s’est passé en orient avec le yoga, le tantra et le bouddhisme qui ont permis d’accroître notre connaissance sur notre propre fonctionnement.&lt;br /&gt;De plus, et je pense que c’est un argument important: la science fait partie de la vie tout en se retournant contre elle. Je reviendrai sur ce thème qui est essentiel dans une compréhension développementale de la vie.&lt;script src="http://shots.snap.com//client/inject.js?site_name=0" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-1039813536296223152?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/09/michel-henry-et-la-phnomnologie-de-la.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SNYOY3KjWKI/AAAAAAAAACo/GwOnzkzX_FY/s72-c/phenomeno_delavie_01.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-4700243181824413864</guid><pubDate>Wed, 28 May 2008 16:15:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-30T02:36:07.386-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">psychisme</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">évolution</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">thérapie</category><title>Société et thérapie : de la névrose à la conscience…</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SD_KdWe2TfI/AAAAAAAAACQ/ThEkdFZBQR4/s1600-h/Penseee.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SD_KdWe2TfI/AAAAAAAAACQ/ThEkdFZBQR4/s200/Penseee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206102299863567858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque société transmet des valeurs, des croyances et des comportements et l’environnement familial et culturel structure le développement psychisme de l’individu : il peut générer des blocages mais également soigner des dysfonctionnements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux comprendre les enjeux actuels concernant la santé psychique, regardons de plus près le regard que la société lui porte au cours du XXème siècle.  Jusqu’au début du XXème siècle, la société occidentale est normative (niveau Bleu de la Spirale) : elle assigne à chacun une place en fonction de son sexe et sa naissance et différencie clairement le Bien du Mal. L’individu doit se plier à la morale collective et se mouler dans la place qui lui est réservée. Cet environnement sociétal apporte une stabilité sécurisante et favorise un sentiment d’appartenance et de protection. En revanche, en punissant tout  comportement qui met en cause  « l’ordre social », il génère du refoulement : les sensations, émotions et pensées de l’individu qui ne rentrent pas dans le « moule » sont réprimées. Le déséquilibre psychique qui en découle est la névrose, à savoir un conflit psychique refoulé. L’individu est coupé en deux : il laisse voir ce qui est acceptable et cache ce qui est honteux. L’énergie psychique est inhibée et s’exprime sous forme pathologique : obsessions, phobies, transgressions… La prise en charge psychologique qui jusqu’alors était du ressort des religieux (exorcisme, confession…) passe dans les mains de la psychanalyse qui accompagne la prise de conscience des refoulements pour sortir des blocages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, au cours du 20ème siècle, la société normative fait place progressivement à une société de plus en plus rationnelle (niveau Orange de la Spirale) qui ne souhaite plus uniquement des citoyens obéissants se conformant aux valeurs et croyances collectives, mais des personnes instruites, qui développent une réflexion individuelle leur permettant de penser et même de voter ! La société se veut plus juste et égalitaire. Chacun est invité à évoluer (le fameux ascenseur social), à questionner et à réfuter les savoirs et hypothèses à coups d’argumentations pour démêler le vrai du faux, et à faire évoluer les savoirs et l’organisation de la société. On se réfère non plus à une Vérité révélée mais à une vérité objective qui s’accorde avec les faits observés.  Du coup, l’énergie psychique est mobilisée pour réussir, la curiosité de l’être humain peut s’exercer sans être brimée, on peut apprendre, comprendre, agir. C’est une première libération : lorsque les faits observés sont en conflit avec sa conception du monde, on cherche à comprendre. Mais l’avènement d’une société rationnelle et individualiste a apporté aussi quelques maux : d’une part, l’obsession de l’autonomie a mis à mal le sentiment d’appartenance, réduit les liens interpersonnels et sociaux et donc généré de la solitude ; d’autre part, la focalisation sur la compétition et la réussite individuelle, a engendré du stress et de la dépression. En effet, dans une société ou la compétition est ouverte à tous, où aucune porte n’est fermée a priori, on se doit de réussir pour être reconnu et l’on se sent responsable de ses échecs scolaires, professionnels ou même affectifs. L’individu se retrouve alors embarqué  dans une course en solitaire, dans un besoin de reconnaissance jamais satisfait et une perte du sens de sa vie. Dans une société rationnelle, ces « crises » sont interprétées comme un dysfonctionnement de l’appareil psychique qu’il s’agit de réparer, une pathologie dont le diagnostic et le soin sont du ressort de la psychiatrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième courant, pluraliste-empathique (niveau Vert dans la Spirale), qui a vu le jour à la fin des années soixante, ne réduit plus l’individu à un « objet d’étude » qu’il faut analyser mais appréhende la personne dans sa globalité, sa subjectivité et son développement. La santé psychique consiste à devenir plus conscient de son état intérieur. Il ne s’agit plus de trouver la vérité objective mais d’être vrai, de mettre en accord et en cohérence son intériorité et ses actes sans se juger. Les sensations, émotions et pensées sont mises en lumière de manière à résoudre les dissonances et conflits psychiques. En acceptant sa propre subjectivité, on développe, du coup, l’empathie qui consiste à imaginer le point de vue d’autrui et à ressentir son intériorité. Cette vision de la santé psychique est issue de la psychologie humaniste, et non plus de la pathologie, invite à prendre soin de soi et des autres, sans attendre d’être malade !  Cependant, la nouvelle génération est moins névrosée mais plus intolérante à la frustration et dépendante de ses pulsions. La peur de blesser l’intériorité de l’enfant, le désir qu’il choisisse sa vie en conscience dès le plus jeune âge, la confusion entre frustration et souffrance génèrent nombre de « nourrissons géants », comme les appelle B. Cyrulnik, angoissés, hyperactifs, à la recherche de « doudous » sécurisants (conduites addictives) ou de sensations fortes (conduites à risques). Chaque culture a donc ses maux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois visions du monde (normative, rationnelle et empathique) éclairent les conflits actuels sur la santé psychique, en particulier, en France, où une culture hyper rationnelle a induit une forte méfiance vis-à-vis des pratiques thérapeutiques intégrant le toucher, les émotions ou la spiritualité. Seule la psychanalyse est tolérée, du fait sans doute de son antériorité et de la prédominance donnée au verbe. Pourtant, ces trois visions, loin de s’opposer, viennent chacune apporter un élément essentiel à la santé psychique : la culture normative donne des repères collectifs clairs sur les comportements autorisés ou non, la culture rationnelle permet de soigner les pathologies psychiques et, enfin, la culture empathique favorise la connaissance de soi et l’empathie envers autrui, compétences essentielles au développement psychique sain L’enjeu actuel consiste à sortir de ces oppositions réductrices et épuisantes pour articuler avec souplesse leurs apports respectifs. Il en va de la santé psychique de chacun et de la société dans son ensemble !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une première version de cet article a été publiée en 2007 dans &lt;a href="tp://www.nonviolence-actualite.org/"&gt;Non Violence Actualité&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-4700243181824413864?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/05/socit-et-thrapie-de-la-nvrose-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Véronique Guérin)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SD_KdWe2TfI/AAAAAAAAACQ/ThEkdFZBQR4/s72-c/Penseee.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-7726675172731643302</guid><pubDate>Fri, 16 May 2008 22:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-18T02:35:01.490-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Wilber</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">intégral</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">AQAL</category><title>Sarcelle ou jaune?</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SC4Oba1xIjI/AAAAAAAAACA/fXpw3jJr8jQ/s1600-h/livre_visionintegrale.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SC4Oba1xIjI/AAAAAAAAACA/fXpw3jJr8jQ/s200/livre_visionintegrale.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201110483883598386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Je viens de recevoir le livre de K. Wilber intitulé &lt;a href="http://www.amazon.fr/livre-Vision-Int%C3%A9grale-%C3%A9panouissement-d%C3%A9veloppement/dp/2100515462/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1210975163&amp;amp;sr=8-1"&gt;"&lt;em&gt;livre de la vision intégrale&lt;/em&gt;" de Ken Wilber&lt;/a&gt;. C’est la traduction en français de son livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Integral-Vision-Introduction-Revolutionary-Everything/dp/1590304756/ref=sr_1_2?ie=UTF8&amp;amp;s=english-books&amp;amp;qid=1210975719&amp;amp;sr=1-2"&gt;&lt;em&gt;Integral Vision&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Mise à part la couverture laide à pleurer, avec une photo de Wilber qui date de plus de 10 ans, il est très bien traduit. C'est donc une très bonne introduction à la pensée intégrale, même cela donne peut être une vision relativement superficielle de la pensée intégrale. J'ai peur que ceux qui s'y intéressent prennent le livre croient que la vision intégrale se résume pas à AQAL, et qu'ils ne voient pas toutes les conséquences de cette forme de pensée..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais j'attendais surtout ce livre pour savoir comment ils traduiraient la couleur « teal » en anglais, sorte de vert canard avec un peu de bleu.. Ils ont trouvé la solution. Les traducteurs, Maurice Brasher et Myriam Mara, ont trouvé: il s’agit de la couleur « bleu sarcelle » (que l’on peut aussi appeler « sarcelle » tout court). J’ai regardé dans des nuanciers et effectivement cette couleur existe.&lt;span class="Apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Néanmons, je persiste à penser qu’il y a eu une grave erreur dans le système de Wilber lorsqu’il a utilisé la couleur &lt;em&gt;teal &lt;/em&gt;pour parler du niveau &lt;em&gt;jaune &lt;/em&gt;de la spirale (niveau appelé aussi &lt;em&gt;early vision logic&lt;/em&gt; dans les écrits plus anciens de Wilber). Puisque même en anglais, &lt;em&gt;teal&lt;/em&gt;, ce n’est pas une couleur très parlante, il a centré le niveau &lt;em&gt;Integral&lt;/em&gt; quelque part entre &lt;em&gt;teal &lt;/em&gt;(ou &lt;em&gt;Jaune&lt;/em&gt; pour la Spirale) et &lt;em&gt;turquoise.&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De ce fait on peut se poser une question: qu’est ce qu’un stade? Le nombre de stades est il fixe ou non? Finalement pour Wilber ce n’est pas très important qu’il y ait 4, 6, 8 ou 12 niveaux dans le développement. Pour lui le développement est continu et les phases se suivent les unes aux autres sans rupture.. En même temps, il est bien conscient que certains développements, par exemple de &lt;em&gt;Bleu&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Orange&lt;/em&gt; ou d’&lt;em&gt;Orange&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Vert&lt;/em&gt;, ne se passent pas si facilement que ça.. De ce fait, ces stades peuvent être considérés comme relativement stables. D’autre part, et là je le porte au crédit de la Spirale Dynamique, les stades de développement correspondent aussi à une perspective plus individuelle ou plus collective. Il y a un balancier entre valeurs centrées sur l’individu ou sur le collectif (ce que la Spirale appelle le &lt;em&gt;sacrifice de soi)&lt;/em&gt;. Dans le cadre de la Spirale Dynamique, le nombre de niveaux est donc bien défini, et c’est pourquoi on peut parler de balancier lors d’un passage d’un niveau à l’autre.&lt;span class="Apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Inversement, on pourrait dire que la Spirale a dû mettre en avant des niveaux intermédiaires (par exemple BLEU, BLEU-orange, bleu-ORANGE, ORANGE) pour caractériser des transitions du passage de Bleu à Orange. Mais ces transitions sont plus le résultats d’intuitions que d’études très sérieuses (Note: si de nombreuses études ont été faites sur le développement individuel et collectif, toutes les études portant sur la Spirale Dynamique elle-même datent de Clare Graves et maintenant de C. Cowan.. On ne peut pas dire que les critères de scientificité soient réellemet satisfaits (pas d’études réalisées par d’autres auteurs, pas de publications dans des revues ou conférences scientifiques évaluées par des pairs, etc... C’est pourquoi la Spirale a en fait, du point de vue scientifique, la valeur des modèles de Management, c’est à dire une valeur assez faible dans le champ scientifique. Ce qui n’enlève d’après moi aucune valeur à la Spirale, mais réduit un peu les affirmations tapageuses de certains évangélistes de la Spirale, et de Cowan en particulier).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;De ce fait, la question demeure: au delà des appellations (&lt;em&gt;Jaune&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Sarcelle/Teal&lt;/em&gt;) le nombre de stades est il fixe, ou bien les développements s’effectuent ils de manière continue?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-7726675172731643302?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/05/sarcelle-ou-jaune.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SC4Oba1xIjI/AAAAAAAAACA/fXpw3jJr8jQ/s72-c/livre_visionintegrale.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-6444305196337697535</guid><pubDate>Tue, 06 May 2008 21:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-06T14:12:47.796-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">cognition</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Sur la méditation et la phénoménologie #1 : le cogito</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SCDJvukFlhI/AAAAAAAAAB4/lMh8753NRGg/s1600-h/Descartes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SCDJvukFlhI/AAAAAAAAAB4/lMh8753NRGg/s200/Descartes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197375791775979026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce petit texte constitue une sorte d’essai (au sens propre du terme, c’est vraiment un "essai" pas quelque chose de fini ni de définitif), de compréhension simple de la philosophie Husserlienne. C’est en lisant "Méditations Cartésiennes" que je me suis rendu compte que Husserl essayait de rendre compte d'une intuition et d'une perception que l'on peut avoir lorsqu'on a fait suffisamment de méditation pour distinguer le Témoin de l'ego, et en d'autres termes de distinguer l'ego transcendantal (au sens de Husserl) de la personnalité et des pensées associées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème quand on étudie la phénoménologie Husserlienne et qu’on n’a pas fait de méditation, c’est qu’on passe d’après moi, assez à côté du propos de Husserl. Ce qu’il faut comprendre d’abord, c’est que les grands philosophes ont souvent une intuition forte de quelque chose de très important, et qu’ils passent ensuite toute leur vie à essayer de décrire cette intuition en termes philosophiques et ordinaires. Par exemple, il est clair que Descartes, lorsqu’il a eu l’intuition du "cogito", ce fut une révélation, une expérience mystique. C’était, sans le savoir, une expérience de même nature que le "I am" de la littérature hindoue. Il n’y a rien au delà du "I AM", il n’y a rien au delà du "je suis", on ne peut pas aller plus loin sans s’éliminer soi-même. C’est le niveau du Témoin dans le bouddhisme que l’on perçoit en méditation lorsqu’on est totalement détaché de ses pensées : soit que ces pensées aient disparues, soit qu’elles soient simplement vues, sans que l’on s’y attache. (Note :En fait il existe un niveau au delà du I AM qui est la dissolution dans le grand tout, lorsque le Témoin devient un avec le monde, mais ce ne fut pas le niveau de révélation de Descartes, ni celui de Husserl).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descartes, fait le travail du « qui suis je » sans réellement se poser cette question. En fait, il cherche plutôt à trouver un appui solide à partir duquel il puisse disposer d’une certaine évidence, d’une vérité universelle qu’il ne puisse pas remettre en doute. Ce faisant, il doute de tout :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;blockquote&gt;Je suppose donc que toutes les choses que je vois sont fausses ; je me persuade que rien n'a jamais été de tout ce que ma mémoire remplie de mensonges me représente ; je pense n'avoir aucun sens ; je crois que le corps, la figure, l'étendue, le mouvement et le lieu ne sont que des fictions de mon esprit. Qu'est-ce donc qui pourra être estimé véritable ? Peut-être rien autre chose, sinon qu'il n'y a rien au monde de certain. (Méditation seconde)&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Dans le développement spirituel, ce moment de doute absolu apparaît nécessairement lorsqu’on a déjà bien éliminé tout ce que l’on pensait faire partie de sa personnalité, et qu’on se rencontre qu’il ne s’agit finalement que d’habits que l’on a revêtus tellement longtemps qu’on a cru qu’ils faisaient partie de nous. Et le terme «habit» renvoie justement à «habitus» et «habitude», c’est-à-dire à un comportement répétitif qui s’inscrit dans ce que l’on croît être notre personnalité. Mais arrivé à ce moment là, une sorte de vertige nous étreint, un mélange d’ivresse et de dépression. Nous ne savons plus qui nous sommes puisque tout a été détruit. Pour Descartes, il n’y a plus rien de certain. Et pourtant au milieu de ce tournis, de ce vide existentiel qui nous envahit, une certitude apparaît, qui constitue une faible lueur :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;blockquote&gt;Mais aussitôt après je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi qui le pensais fusse quelque chose; et remarquant que cette vérité, je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe de la philosophie que je cherchais. (Discours de la méthode 4ème partie)&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Ou bien&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n'y a donc point de doute que je suis, s'il me trompe ; et qu'il me trompe tant qu'il voudra il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu'après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition : Je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit.&lt;/span&gt; (méditation seconde)&lt;/blockquote&gt;En lisant ces phrases, on sent que Descartes présente ses résultats comme le fruit d’une réflexion (ce qu’il appelle méditation, mais qui n’a rien à voir avec la méditation telle qu’elle est pratiquée dans la démarche spirituelle). Ce n’est pas la pure évidence d’être seulement une conscience, d’être juste un "je suis", mais le résultat d’une réflexion sur une proposition : c’est le fait de penser "je suis" qui fait que l'on existe nécessairement. Ce faisant il peut s’adresser à toutes ces personnes qui n’ont pas encore fait le travail de dépoussiérer leur être de tous les jugements, représentations, souvenirs, opinions, formes de pensées qu’ils croient faire partie de leur essence alors qu’il ne s’agit que de formes superficielles qui les ont habitées pendant des années et qui peuvent disparaître en un instant (bon, en général, cela ne part pas en un instant, mais parfois on peut avoir des "peak experiences" où l’on perd sa personnalité sans perdre sa conscience pendant quelques instants. Cela fait très bizarre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-6444305196337697535?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/05/sur-la-mditation-et-la-phnomnologie-1.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SCDJvukFlhI/AAAAAAAAAB4/lMh8753NRGg/s72-c/Descartes.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-7052695007165428116</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2008 08:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-28T01:24:02.684-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><title>Le Rouge dans les films</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SBWGpukFlgI/AAAAAAAAABw/lsUAqjz4WYs/s1600-h/gladia2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SBWGpukFlgI/AAAAAAAAABw/lsUAqjz4WYs/s200/gladia2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194205796673885698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai regardé l'autre jour "l’honneur des gladiateurs", un téléfilm allemand qui raconte la vie d’un gladiateur.&lt;br /&gt;Le héros est un Germain, prisonnier de guerre, et donc esclave qui devient gladiateur. Le frère du héros est tué au début du film par le géant invaincu qui n’a pas exécuté les ordres de son supérieur : il a achevé le perdant, alors que le maître lui demandait de l’épargner. De ce fait, le héros, avec sa sœur, n'a de cesse que de se venger et de tuer le meurtrier de son frère. Il devient alors un grand gladiateur qui lutte pour son honneur, avec bien évidemment une progression dans l'action et le combat final entre le héros et le géant. Devinez qui gagne à la fin?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film est situé au niveau Rouge de la Spirale Dynamique, comme la plupart des films d’action d'ailleurs.  D’ailleurs, il est dit dans le film que les trois qualités premières d’un gladiateur sont la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bravoure, la force et l’honneur&lt;/span&gt;. Ces trois termes constituent un raccourci merveilleux de ce qu’est le niveau Rouge, égocentrique et impulsif, tourné en permanence vers l’augmentation du moi, pour devenir plus fort que le plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme de pouvoir est ici aussi décrite comme une femme ayant des instincts sexuels puissants, capables autant de manipuler les hommes par le sexe, que de demander d’être prise sauvagement par ce gladiateur qu’elle désire. Elle est ainsi la « maitresse » des hommes en les manipulant par leur désir, et en même temps l’esclave du gladiateur. La plus puissante des femmes qui n’aime rien tant que d’être soumise par son beau géant. Elle reprend ainsi quelques traits de Messaline la femme de l’empereur romain Claudius, qui, dit on, avait un appétit sexuel considérable et qui se prostituait parfois pour le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve donc tous les ingrédients du Rouge : le combat pour être le plus fort, le courage, l’honneur – et donc la vengeance –, et le sexe vu comme un désir impérieux dans lequel on est soit le maître, soit l’esclave. Il y a aussi l’amitié entre hommes, l’amitié dans le combat, même si ce thème n’est qu’esquissé dans ce film.&lt;br /&gt;La présence de ces types de films peut paraître étrange dans un monde moderne qui condamne la violence sous toutes ses formes où l’emploi d’un « casse toi pauvre con » fait la une des médias. Comment se fait-il alors que les films les plus vus dans le monde occidental font appel à des valeurs rouges ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c’est justement parce que le niveau "Rouge" est rejeté explicitement dans le monde occidental qu’il revient sous la forme de films et d’histoire où la violence est si présente. D'une certaine manière, le niveau Rouge ne peut pas exister de manière visible dans notre monde occidental: les conquérants et les militaires ne sont pas bien vus et tout ce qui a trait à la domination par la force est méprisé, discrédité et refoulé. Néanmoins, ce stade de développement est absolument nécessaire à l'individu et tout particulièrement aux jeunes hommes qui se sentent vibrer de puissance sous l'impulsion notamment de la testostérone. Il est indispensable à la construction d'un moi fort capable, avec bravoure et détermination, d'affronter les épreuves de la vie: c'est l'archétype du Héros, de celui qui prend des risques au péril de sa vie. Mais tout cela est interdit: les bagarres sont interdites entre jeunes, et il est bien difficile pour un ado de développer cette partie Yang qui est en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, les ados et les jeunes hommes tentent, par le biais de films d'action ou de jeux videos parfois assez sanglants, de trouver cette puissance qu'ils ne peuvent exprimer directement dans la société où elle serait vécue comme de la violence (à part bien évidemment dans certaines banlieues où les valeurs rouges sont vécues directement). En d'autres termes, le niveau Rouge est passé dans l’ombre de la société et il ne s’exprime plus que sous forme de récits, c’est-à-dire de films à grands spectacles, et de jeux videos. Ce que la société ne veut pas voir explicitement se retrouve dans l'image...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-7052695007165428116?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/04/le-rouge-dans-les-films.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/SBWGpukFlgI/AAAAAAAAABw/lsUAqjz4WYs/s72-c/gladia2.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-6838139424710096528</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2008 10:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-27T03:08:04.325-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">mémétique</category><title>Les idées comme des Virus</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/R8U_CoJfVUI/AAAAAAAAABo/Tc0M4XINnIo/s1600-h/spirale_logo1.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/R8U_CoJfVUI/AAAAAAAAABo/Tc0M4XINnIo/s200/spirale_logo1.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171609061474391362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait longtemps que je voulais poster quelques productions personnelles sur les mèmes et la Spirale Dynamique, c’est-à-dire augmenter la quantité de support de meta-mèmes (les mèmes sur les mèmes..) présents dans le monde..&lt;br /&gt;C’est chose faite.. Dans le cadre d’un enseignement sur “&lt;a href="http://www.lirmm.fr/%7Eferber/Cognition/index.html"&gt;Cognition individuelle et collective&lt;/a&gt;”, dans un Master de &lt;a href="http://www.ufr.univ-montp2.fr/"&gt;Montpellier II&lt;/a&gt;, j’ai présenté les théories de la &lt;a href="http://www.lirmm.fr/%7Eferber/Cognition/memetique1.pdf"&gt;mémétique&lt;/a&gt;, ainsi que celles de la &lt;a href="http://www.lirmm.fr/%7Eferber/Cognition/Spirale-cognition07.ppt.pdf"&gt;Spirale Dynamique&lt;/a&gt;. J’en ai profité pour mettre quelques uns des transparents que j’ai utilisé en ligne. Je suis très preneur et friand de toutes les remarques, critiques, annotations, etc.. que vous pourriez faire sur ces textes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si dans ces domaines il reste beaucoup de choses à faire, pour expliciter le mode de fonctionnement des mèmes d’une part, et de la relation entre les vmèmes et les structures socio-économiques des sociétés d’autre part, je pense que ces théories seront amenées à beaucoup se développer car elles prennent un point de vue décentré sur l’être humain. Dans la mémétique, comme dans la Spirale Dynamique, ce n’est pas l’individu qui est important, mais le mème. C’est l’élément culturel, instancié, qui agit sur l’individu. Mais cet élément culturel instancié, lui-même spécialisation locale d’une forme plus profonde, plus abstraite (c’est d’ailleurs en cela qu’on peut différencier les vmèmes, qui portent sur des valeurs profondes, des mèmes qui sont juste les idées particulières qui sont portées d’individu à individu.&lt;br /&gt;Or dans l’histoire des sciences, ce sont toujours les théories décentrées qui ont permis de mieux comprendre le monde, alors que les théories “humano-centrées” n’ont pas résisté à l’épreuve de l’expérience. Des chercheurs tels que Galilée, Bohr, Einstein, Freud, Darwin, ont apporté une vision nouvelle en nous “mettant à notre place”, c’est-à-dire en enlevant un peu d’egocentrisme à l’humanité: nous nous croyons au centre de tout, et nous nous apercevons au fur et à mesure que nous sommes des éléments de quelque chose de plus grand qui nous dépasse... ce que j’appellerai la Vie à défaut d’un terme plus approprié..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne la mémétique, je voudrais dire aussi ici que j’ai eu la chance de faire connaissance avec les mèmes dès les années quatre-vingt dix, grâce l’un de mes étudiants Stephane Bura, qui a écrit, entre autres choses, le premier article sur une simulation mémétique: “Minimeme: of life and death in the noosphere” publiée en 1994 et qui fait toujours référence dans le domaine... Stéphane était un étudiant extrêmement brillant, qui était en thèse avec moi dans l’équipe Miriad de Paris 6 (équipe que j’avais créée et qui était l’une des toutes premières en France à travailler sur les systèmes multi-agents). Stéphane était très en avance sur son temps, car c’est seulement maintenant que la mémétique commence à exploser..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-6838139424710096528?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/02/les-ides-comme-des-virus.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/R8U_CoJfVUI/AAAAAAAAABo/Tc0M4XINnIo/s72-c/spirale_logo1.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-1492462124187262168</guid><pubDate>Sun, 24 Feb 2008 11:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-02-27T03:09:07.865-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spirale Dynamique</category><title>Le premier livre sur la Spirale Dynamique en français</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.amazon.fr/Spirale-Dynamique-Comprendre-sorganisent-pourquoi/dp/2100515217/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1203851106&amp;amp;sr=8-1"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/R8FStoJfVSI/AAAAAAAAABY/geIGU2SKhW4/s320/livre_SD_Chabreuil.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170504791022851362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oyez, oyez braves gens, le premier livre en français sur la Spirale Dynamique vient de paraître!! Taa daa!!  Ecrit par Fabien et Patricia Chabreuil (les auteurs du site &lt;a href="http://www.integralpersonality.com/"&gt;www.integralpersonality.com&lt;/a&gt; qui comprend le blog sur la Spirale Dynamique dont je parle avec ferveur dans ces colonnes), il présente la Spirale Dynamique dans ses nombreuses dimensions et surtout, avec plein de petits exemples de la vie courante dans le monde entier...&lt;br /&gt;Bon, j'ai pas encore pu le lire, car ma femme et mon fils Thibault (15 ans), en vacances pour quelques jours, m'ont piqué le bouquin, et je n'ai eu le temps que de le feuilleter... grrrr.. Mais dès que je peux vraiment le lire, je mettrais ici quelques commentaires à chaud..&lt;br /&gt;Déjà une première impression, Thibault n'a pas pu décoller du bouquin et il pense qu'il faut que tous ses amis connaissent ça!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-1492462124187262168?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/02/le-premier-livre-sur-la-spirale.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_XorUu6xO8Ok/R8FStoJfVSI/AAAAAAAAABY/geIGU2SKhW4/s72-c/livre_SD_Chabreuil.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-9187913726484429457</guid><pubDate>Mon, 21 Jan 2008 08:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-01-27T08:54:01.213-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Spiritualité</category><title>La vie se déroule inéluctablement</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/GUHLa1qSy24&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/GUHLa1qSy24&amp;amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup cette video de YouTube qui montre des Britanniques depuis 1an à 100ans, chacun frappant la batterie.. Merveilleux hymne à la pluralité des êtres, et aux étapes de la vie..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une de nos plus grandes illusions, c'est de nous croire immortel... Qui peut penser quand il a 20 ans, qu'il aura 80 ans? Même si on peut le penser intellectuellement, c'est comme si quelque chose de profond en nous refusait la vie, car accepter la vie, c'est aussi accepter la dégradation, la mort, le fait de n'être qu'un petit maillon dans la chaîne de la vie... Notre illusion c'est de nous croire en dehors du monde, le monde étant notre "environnement", ce qui nous environne, ce qui est extérieur à nous.. En fait nous sommes une partie de cet environnement.. Prendre ce que j'appelle (avec d'autres) la vision de Dieu, c'est justement voir avec ses yeux, voir le côté "petit brin d'herber dans une prairie" de chacun, et de soi en particulier.. Accepter d'être juste un élément de vie, une cellule du Grand Tout..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et accepter cela, c'est remettre les choses à leur place: la vieillesse comme la jeunesse sont des étapes dans un fil d'existence. Et ces étapes sont nécessaires, car elles permettent à la vie de se constituer, d'être ce flux en marche, ce devenir permanent, dans lequel il n'y a rien à atteindre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentir cela, voir cela, ce que les bouddhistes appellent justement "être dans la vue", c'est entrer dans le nirvana: dans cet espace de conscience infini qui voit la vie se dérouler sans être affecté par elle.. Car à tous les moments de l'existence, c'est toujours la même Conscience-Témoin qui est ce "je" qui prend conscience..  A partir du moment où l'on commence à prendre conscience jusqu'à sa mort, le "je suis" inaltérable contemple.. Et il contemple l'évolution vers la mort et la vie en même temps.. Pour certains, voir cela, la première fois, peut être un grand choc, surtout s'ils n'ont pas le coeur ouvert, pour voir la merveille et l'amour qui réside dans cette évolution.. dans cette vie-mort qui est Vie et extase... quand Dieu se dédouble en Conscience(Shiva) et Shakti(énergie-matière) pour faire l'amour avec lui-même et vivre un orgasme infini...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-9187913726484429457?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2008/01/la-vie-se-droule-inlucablement.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-8954716496908687012</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2007 10:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-18T02:35:59.165-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Wilber</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">intégral</category><title>Le monde intégral et l'ego</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Est ce que le développement "intégral" aide à aller au delà de l'ego? A priori oui, c'est ce qui est proposé par tous les tenants de cette approche.. Seul problème, alors qu'il semblerait que personne ne soit à 100% faux, comme l'indique Ken Wilber, dans la pratique tous les groupes qui s'appellent "intégral" ont très peu de liens entre eux.. Et lorsqu'ils en ont eu, ces liens se sont délités.. Par exemple K. Wilber et G. Beck ont créé le "Integral Institute", puis se sont séparés, comme l'avaient fait auparavant Beck et Cowan qui ont chacun apporté la bonne parole de la Spirale séparément..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe tout un courant "intégral mais pas Wilberien". Par exemple &lt;a href="http://www.deepspirit.com/sys-tmpl/door/"&gt;Christian De Quincey&lt;/a&gt; propose une vision très proche de celle de Wilber, mais visiblement, il ne s'apprécient que très modérément si l'on lit les critiques et les réponses aux critiques qu'ils se sont envoyés.. Quand on lit les critiques et les réponses on a l'impression que chacun a un peu raison: il est clair que la notion de relation et d'intersubjectivité n'est pas très développée chez Wilber, pour ne pas dire moins.. Il y a juste les termes et la possibilité de la relation (quadrant Collective-Extérieur C-E en bas à gauche), mais cela n'est pas pratiquement pas développé dans l'oeuvre de Wilber qui est beaucoup plus centré sur le "self" (le soi) que sur l'intersubjectivité et la relation. En revanche, tout le travail de De Quincey porte sur la relation, et l'intersubjectivité apparaît comme un mode fondamental. En gros, Wilber est plus "holon oriented" et De Quincey plus "Relation oriented".. Donc, finalement les différences sont plus de style que de fond, car chacun reconnait l'importance à la fois des holons et de la relation. C'est simplement la manière d'avancer qui est différente et qui est certainement lié à leur pratique..&lt;br /&gt;Je ne parle bien entendu pas du site de Frank Viesser (&lt;a href="http://www.integralworld.net/"&gt;www.integralworld.net&lt;/a&gt;),  qui comprend des écrits de tous les anciens amoureux de Wilber qui ont eu le malheure de toucher à quelques bribes du maître.. et qui se sont rebellés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de voir un site "Integral Transformative Practice (&lt;a href="http://www.itp-life.com/"&gt;www.itp-life.com&lt;/a&gt;) dans lequeil il n'est fait aucune mention de Wilber.. Bizarre, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant Andrew Cohen et Ken Wilber ont l'air de bien s'entendre.. Mais il est vrai que A. Cohen ne se prend pas pour un philosophe, et K. Wilber ne veut pas être un guru..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je me pose des questions: a priori toutes ces personnes devraient (et c'est peut être le conditionnel qui pose question) être capables de comprendre que chacun apporte une pierre dans l'édifice de l'évolution de conscience du monde, c'est à dire avoir se situer à une niveau (stage) turquoise relativement permanent.. Cela signifie que chacun puisse regarder le travail de l'autre avec une certaine compassion (au vrai sens du terme), reconnaître, malgré les défauts et les limitations évidemment présentes dans toute oeuvre, les réels apports. Mais c'est là que le bat blesse: si on lit les critiques et les réponses aux critiques, on peut constater qu'il y a bien un niveau "officiel" où chacun reconnaît les qualités de l'autre. Mais lorsqu'on en vient aux critiques et aux réponses aux critiques, on sent tout le côté "acide" des propos qui montrent bien la difficulté d'accepter l'autre dans sa différence, de voir tous les aspects positifs que chacun apporte, même dans les critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est décevant, c'est de voir que le mouvement de la pensée intégrale n'arrive pas à trouver de moyens de se mettre d'accord pour avancer tous ensemble, et qu'il a plutôt tendance à se mettre en rivalité, en bon Orange, plutôt qu'en coopération. Mais il est vrai qu'il y a beaucoup d'hommes dans ce milieu intégral, et que la compétition des egos est réellement une affaire très masculine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-8954716496908687012?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2007/11/le-monde-intgral-et-lego.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-3312152642846414510.post-2296468240687256427</guid><pubDate>Sun, 18 Nov 2007 08:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-18T00:32:56.375-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">cognition</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">philosophie</category><title>Sur l'intériorité et le "mind/body problem"</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce moment, dans le domaine des sciences cognitives, il existe un grand débat concernant la nature de l’esprit, qui porte essentiellement sur le rapport qui existe entre le corps et l’esprit. Plus exactement comment relier nos états mentaux, ce que nous croyons, ce dont nous avons conscience (et ce qui reste dans l’inconscient), ce que nous ressentons et la neurophysiologie du cerveau. Le débat ne porte pas tant sur le fait que le cerveau est bien le support de la pensée et de l’esprit – tous les scientifiques sont d’accord sur ce point (mis à part une ou deux exceptions notables) – mais sur la manière de relier la phénoménologie, c’est-à-dire ce que nous vivons intérieurement à un état neuronal. En d’autres termes, lorsqu’on voit quelque chose de rouge, c’est que certaines zones du cerveau s’activent. Mais si cela est suffisant pour le neurologue, cela ne permet pas d’expliquer la sensation de « rougéité » c’est-à-dire le fait que cela apparaisse comme rouge pour vous et moi. Techniquement cela s’appelle le problème de l’intentionnalité ou le problème corps/esprit (mind body problem).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Ricoeur, grand philosophe, indique précisément à Jean-Pierre Changeux, auteur de l’homme neuronal et très grand neurobiologiste, qu’il ne faut pas confondre les discours qui portent sur le ressenti et ceux qui portent sur l’activation des structures neuronales (à lire dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce qui nous fait penser. La nature et la règle &lt;/span&gt;(Paris, Odile Jacob, 1998). un livre absolument remarquable pour la clarté des débats et la profondeur de pensée de part et d’autres.). En d’autres termes, le monde de la phénoménologie, du ressenti est un monde qui parle de choses avec certains mots, et le monde de la science avec d’autres mots. Il y a de plus en plus de pont entre ces deux domaines, car il y a de plus en plus de travaux permettant de relier les états mentaux aux états neuronaux. Mais parfois ces ponts n’existent pas encore, et on ne sait pas ce qui se passe au niveau du cerveau lorsque nous pensons à telle ou telle chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, même si l’on est capable de faire un pont entre une structure neuronale et un ressenti, cela n’invalide pas le discours sur le ressenti. Car la notion d’expérience (pas expérimentation mais expérience au sens de experience en anglais, ce que l’on a vécu et ressenti profondément) est pour l’instant irréductible au monde matériel. On peut faire des ponts, mais pas éliminer ce monde intérieur du ressenti. Par exemple, on peut analyser précisément la structure vibratoire d’un morceau de musique, même expliquer les activations neuronales qui s’effectuent lorsqu’on écoute un morceau, cela ne change pas l’expérience intérieure et le plaisir que l’on peut avoir à écouter « la jeune fille et la mort » de Schubert par exemple (un morceau que j’adore).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant supposons que l’on veuille communiquer cette expérience d’écoute de la musique à quelqu’un de sourd, ou qui n’entend que deux notes de musique. Si l’on utilise le langage habituel qu’utilisent deux musiciens ou deux mélomanes, on ne pourra pas se faire comprendre d’un sourd. Il va falloir essayer d’utiliser un langage approchant, un langage que les sourds pourront comprendre. On parlera alors en termes analogiques, en utilisant des métaphores, par exemple en utilisant un vocabulaire portant sur la lumière et la couleur. C’est ce qu’on fait aussi lorsqu’un vocabulaire est trop pauvre dans un domaine. On va utiliser le vocabulaire d’un autre domaine pour le faire comprendre de manière presque poétique, en tout cas de manière analogique. C’est ce que fait l’œnologue par exemple lorsqu’il utilise le terme de ‘robe’, de ‘cuisse’, de ‘rondeur’, de ‘vigueur’ d’un vin et autres termes merveilleux. Imaginez que vous n’ayez jamais bu de vin.. Ces termes paraîtrons pour le moins abscons, et on se dira, mais de quoi parlent ils ? Mais si l’on est œnologue soi-même, le discours d’un autre œnologue est très parlant. Pourtant il n’est pas question de la structure chimique du vin. Simplement du ressenti de l’œnologue.. Maintenant que l’on connaît bien la chimie du vin, on peut mettre en relation ces termes avec la structure chimique du vin. Mais lorsque la chimie n’était pas bien développée, ces œnologues pouvaient décrire assez précisément un vin au travers simplement de ces termes de ressenti, c’est-à-dire à partir d’un point de vue «intérieur» et non comme le chimiste à partir d’un point de vue «extérieur».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le langage que l’on peut utiliser pour expliquer des sensations et des ressentis. Ces ressentis décrivent une expérience, et les mots que l’on utilise alors sont comme dans le cas de l’œnologie, deviennent relativement «parlants» pour ceux qui ont déjà fait cette expérience. Ce qui permet de communiquer un tant soit peu de vécu et de faire «goûter» un peu de ce vécu à d’autres personnes sensibles à ce type de langage. En d’autres termes, les mots que utilisés sont des expériences vécues «du dedans» et non pas des expériences vécues «du dehors», comme pourrait le faire un traité scientifique. Par exemple l’expérience de l’orgasme peut être décrite en termes  de neurotransmetteurs (endorphines, dopamine, acétylcholine,..). Mais cela ne permet pas de communiquer l’effet que cela fait d’avoir un orgasme. Dès qu’on l’a vécu, on sait ce que c’est, on peut essayer d’en parler de le décrire à quelqu’un d’autre. Si cette autre personne a vécu aussi un orgasme, alors les mots prendront tout leur sens parce qu’alors cela correspondra à un ressenti relativement voisin (on n’est jamais sûr que l’autre ait exactement la même expérience que nous). De même, il est pratiquement impossible de décrire la saveur d’une orange a celui qui n’en a jamais goûté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On atteint là à l’intersubjectivité. Rien ne nous dit qu’effectivement les expériences que nous faisons vous et moi sont les mêmes, que le parfum du vin, le goût de l’orange, l’écoute de la musique et le plaisir de l’orgasme sont les mêmes. Mais ils sont suffisamment proches pour que nous puissions partager des représentations, des idées, des ressentis, c’est-à-dire pour que nous puissions communiquer, nous mettre d’accord, pour que nous puissions disposer d’un «nous».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3312152642846414510-2296468240687256427?l=www.visionsintegrales.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.visionsintegrales.com/2007/11/sur-lintriorit-et-le-mindbody-problem.html</link><author>jacques.ferber@free.fr (Jako)</author><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item></channel></rss>
