<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>amaizo.info</title><description>Le savoir au service de l'interdépendance</description><managingEditor>noemail@noemail.org (Yves Ekoué Amaïzo)</managingEditor><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 12:24:00 GMT</pubDate><generator>WordPress https://wordpress.org/</generator><link>https://amaizo.info</link><language>en-us</language><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:image href="http://amaizo.info/blog/wp-content/uploads/icons/logo-amaizo.info-google3.png"/><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords><itunes:summary>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:summary><itunes:subtitle>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:subtitle><itunes:category text="News &amp; Politics"/><itunes:owner><itunes:email>infos@amaizo.info</itunes:email></itunes:owner><item><title>LE PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE AUTOCRATIQUE : Antériorité du monothéisme africain et revalorisation de Melchisédek, l’Africain ?</title><link>https://amaizo.info/2026/04/28/le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-anteriorite-du-monotheisme-africain-et-revalorisation-de-melchisedek-lafricain/16932</link><category>Articles</category><category>Audio / Vidéo</category><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 11:59:33 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9103</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<h3>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ</h3>
<p>Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire des <em>« ponts »</em> vers le cœur de chacun.</p>
<p>Son premier grand voyage apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale (coût estimé entre 25-40 millions €) l&rsquo;oppose frontalement aux autocrates africains, mais paradoxalement aussi à un autre autocrate du Nord global, Donald Trump.</p>
<p>Chef spirituel de près de 281 millions de catholiques africains, soit environ 20 % du total mondial, il répond du <em>« tac au tac »</em> à ceux qui l’attaquent de ne pas rejoindre le camp du « mal », en prêchant la paix, la vérité, la justice et l’éthique, soit les valeurs de la Maât africaine. En cela, il ne peut que dénoncer la corruption et les <em>« autocrates – tyrans ».</em></p>
<p>Mais la dualité unique de ce qu’il est, génère aussi des ambiguïtés : Chef d&rsquo;État théocratique sans armée et Chef de l’église catholique et successeur de Saint Pierre, il transcende géopolitique et spiritualité pour les exclus universels.</p>
<p>Il est donc question, et sans complaisance, de revisiter ce positionnement inédit qui fait de lui :</p>
<ul>
<li>un Pape des oubliés ;</li>
<li>un Pape qui préfèrent se ranger du côté de celles et ceux qui forment et se reconnaissent comme des remparts contre le machiavélisme ;</li>
<li>un Pape, soutien des contre-pouvoirs aux empires physiques, ésotériques et spirituels ; et</li>
<li>un Pape qui luttera par le Verbe contre les prédateurs institutionalisés dans le monde.</li>
</ul>
<p>Au demeurant, il est surtout un artisan d&rsquo;un catholicisme recentré sur cette Afrique qui a toujours connu Dieu en esprit, bien avant la colonisation, l’esclavage et l’arrivée des missionnaires catholiques ou autres. Les Peuples des Afriques ont toujours eu la connaissance intuitive du Créateur dans les religions ancestrales et traditionnelles. Les Africains ont été, sont et resterons dans leur très grande majorité, des <em>« monothéistes »,</em> croyant en seul Dieu Suprême.</p>
<p>De ce fait, les religions ancestrales et/ou traditionnelles africaines ne peuvent pas être niées, ou considérées comme cela a été fait par les colonisateurs, comme des <em>« religions primitives<sup><a id="post-9103-endnote-ref-1" href="#post-9103-endnote-1">[1]</a></sup> »</em> mais plus comme des expressions légitimes de la nature créée par Dieu, préfigurant la révélation chrétienne. Or de peur de voir dans la visite du Pape Léon XIV, une forme moderne du missionnaire <em>« blanc »</em> en mission <em>« civilisatrice » </em>en Afrique, il importe de clarifier que l’Afrique n’a pas attendu l’homme <em>« blanc »</em> dit civilisateur pour connaître, vénérer, pratiquer et respecter Dieu, un Dieu suprême créateur et accessible à l’humain.</p>
<p>En effet, la conquête coloniale n’était pas seulement militaire, économique, institutionnelle, culturelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-2" href="#post-9103-endnote-2">[2]</a></sup> et cultuelle, elle était idéologique, avec une diabolisation de l’univers africain de la foi et des croyances, doublée par une négation de l’imaginaire des Peuples africains.</p>
<p>Le Pape Léon est venu parler autant aux <em>« en haut-d’en-haut »</em> qu’au <em>« en-bas-d’en-bas »,</em> sauf que son déplacement en Afrique coûte de l’argent. Le coût d’opportunité de ses voyages pose le problème du choix entre les dépenses de santé de proximité et les dépenses pour se préparer pour aller au paradis. Mais la <em>real politik</em> n’est jamais loin. Alors, le Pape Léon XIV, un Pape du sud global au cœur de l’humanité ? Certainement ! L’Esprit de l’Afrique, terre de paix, l’a-t-il accueilli favorablement ? Un véritable débat multipolaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-3" href="#post-9103-endnote-3">[3]</a></sup> sur une Afrique où la séparation entre l’Etat et l’église catholique n’est pas toujours clair, sauf exception !</p>
<hr />
<p><iframe title="Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? - Multipolaire" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/KfyRwI8StT4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<div class="gmail_default">Global Africa Télésud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire Multipolaire animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec.</div>
<div class="gmail_default">
<p>Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI,  Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA,  Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <b></b><b><a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is%3DJoqVWrw1ZmO4kDXn&amp;source=gmail&amp;ust=1777454682499000&amp;usg=AOvVaw3oUWITn_SUDMJ7rl_GGMma" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></b></p>
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<p>&nbsp;</p>
</div>
<div></div>
<h3>1. LA « SPIRITUALITÉ AFRICAINE » : LA DÉCONSTRUCTION-RECONSTRUCTION RÉVÉLATRICE</h3>
<p>La <em>« spiritualité africaine » </em>n’est pas équivalente mais englobe la <em>« religion africaine<sup><a id="post-9103-endnote-ref-4" href="#post-9103-endnote-4">[4]</a></sup> ».</em> La spiritualité africaine peut être définie comme étant l’ensemble des croyances, des conceptions ou visions fondamentales de l’Africain qui reposent sur l’interdépendance et les liens multiples au sein du Cosmos entre :</p>
<ul>
<li>d’une part, le monde invisible (Dieu, ancêtres, génies, morts, au-delà), et</li>
<li>d’autre part, l’humain dans ses rapports avec son semblable, le monde du vivant, le monde invisible, notamment face à la vie et à la mort<sup><a id="post-9103-endnote-ref-5" href="#post-9103-endnote-5">[5]</a></sup> et sa destinée sur terre,</li>
</ul>
<p>Ainsi, selon le jésuite nigérian Agbonkhianmeghe Orobator, <em>« l’un des plus grands faux pas du christianisme missionnaire a été de se présenter comme un substitut à la religion africaine. « Ce que de nombreux missionnaires n’ont pas compris, c’est qu’un mode de vie, une spiritualité, est différent d’une religion organisée composée de crédos, de dogmes et de doctrines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-6" href="#post-9103-endnote-6">[6]</a></sup> ». </em>La permanence de l’éthique individuel fonde l’éthique du groupe et de la solidarité, base du vivre ensemble en harmonie. C’est donc cette imaginaire qui a vu son évolution être stoppée nette avec l’esprit colonisatrice du nettoyage de l’existant. La déconstruction-reconstruction créatrice devient un véritable défi.</p>
<h3>2. SPIRITUALITÉ AFRICAINE : LA SACRALISATION DE L’INTERDÉPENDANCE ET L’AUTORÉGULATION ÉTHIQUE</h3>
<p>La spiritualité africaine précoloniale et ancestrale repose sur le respect de l&rsquo;autre, la vénération du Dieu suprême, la considération mutuelle, le sacré des rites, le culte des ancêtres, l&rsquo;adoration communautaire, l&rsquo;amour fraternel et le <em>« vivre ensemble »</em> en harmonie. Cela n’est possible que si les personnes adhérant à la conception de la primauté du groupe sur l’individu acceptent un forme de <em>« contrat social, éthique et spirituel »</em> reposant sur une foi constitutive de leur unité collective et transcendantale. Celle-ci est fondée sur une <em>innocence originelle africaine</em>, cette conscience intuitive que <em>« je suis parce que tu es », </em>plus connu aujourd’hui sous <em>« Ubuntu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-7" href="#post-9103-endnote-7">[7]</a></sup> », </em>cette philosophie africaine de l&rsquo;interdépendance et de l’interconnexion tant dans le monde matériel que spirituel<strong><em>.</em></strong></p>
<p>Cela suppose un comportement reposant sur des formes d’autorégulation des <em>« interdits »</em> sacrés à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits médiateurs, ni au Créateur, assurant harmonie cosmique où chaque être existe par l&rsquo;interconnexion de tous dans le divin. Ce principe fondateur de la spiritualité africaine existait avant l’arrivée des colonisateurs et leurs descendants qui disent avoir apporté à l’Afrique leur <em>« civilisation ».</em> La spiritualité africaine met en évidence le fait que la confiance entre les individus (et sans écriture ou contrat) est cruciale pour une vie commune en harmonie. Ce qui suppose que chacun adhère à ce <em>« code »</em> non écrit et que chacun reconnaisse le la liberté, le droit et l’obligation des uns et des autres d’y adhérer. Cette auto-régulation éthique s’est perdue au cours des années de colonisation dite « civilisationnelle » en Afrique. Il est urgent de déconstruire et de reconstruire à partir de l’éthique ancestrale africaine.</p>
<p>La spiritualité africaine précoloniale n’est pas la religion africaine précoloniale, or la colonisation a tenté de tout neutraliser, sinon de tout faire disparaître. Ce contentieux n’est pas réglé entre l’église catholique et les dirigeants africains en charge des spiritualités africaines plurielles d’aujourd’hui et respectant l’éthique de la Maât. Le dialogue « interreligieux » demeure une constante de la cohabitation religieuse en Afrique. Le Pape Léon XIV l’a compris. Il faudra profiter de cette ouverture d’esprit de sa part pour régler donc ce contentieux ancestral entre les religions dites <em>« importées » </em>et les <em>« religions africaines »,</em> surtout celles maîtrisant l’esprit au service du bien. Il est donc bien question de trouver un consensus sur la notion de l’âme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-8" href="#post-9103-endnote-8">[8]</a></sup>, son futur et son interdépendance entre le monde des esprits incarnés et ceux désincarnés.</p>
<p>La spiritualité africaine est une expérience holistique, vitaliste et joyeuse imprégnant toute existence, du vivant et de l’esprit. Or, avant la colonisation, la conscience intuitive du Dieu créateur, l’énergie et la force vitale et l’harmonie cosmique fondée sur la Maât n’était pas séparée de la dialectique du sacré et du profane dans le cadre du vivre ensemble. Il est donc inacceptable, à moins de le contourner, de concevoir un dialogue inter-spiritualité sur l’exclusion unilatérale de la culture ancestrale africaine. Face au narratif des médias occidentalisés, qu’il devient fondamental de systématiquement rappeler que l’Afrique n’a pas attendu l’arrivée des colonisateurs européens ou l’église catholique pour développer une spiritualité complexe, riche et structurée<sup><a id="post-9103-endnote-ref-9" href="#post-9103-endnote-9">[9]</a></sup>.</p>
<p>C’est donc en remontant aux sources non polluées de la spiritualité africaine que la sacralisation de l’interdépendance et l’autorégulation éthique pourront retrouver leur noble place d’une part dans l’imaginaire collective africaine, et d’autre part, dans la pratique collective africaine du vivre solidairement ensemble. Il y va de l’identité africaine. A ce titre, la notion du <em>« mal »</em> dans la tradition judéo-chrétienne est souvent étrangère à la conception des ancêtres éthiques africains, que ce soient les premiers théologiens et érudits africains. En effet, cela peut expliquer aussi pourquoi lors de la colonisation violente, les peuples africains s’étonnaient de tant de <em>« mal »</em> dans les actes commis. Aussi, ce n’est pas le narratif répéter sans modération par ceux qui ont agressé le Peuple africain qui peut servir de <em>« vérité »</em> universelle.</p>
<h3>3. ATTESTATIONS DE SYSTÈMES THÉOLOGIQUES AFRICAINS SOPHISTIQUÉS PRÉ-ABRAHAMIQUES INCLUANT LE MONOTHÉÏSME</h3>
<h4>3.1 Thèse du narratif prédominant : Abraham, père des monothéismes abrahamiques</h4>
<p><em>Abraham</em>, ou <em>« Ibrâhim »</em> en Arabe<sup><a id="post-9103-endnote-ref-10" href="#post-9103-endnote-10">[10]</a></sup> de son vrai nom <em>« Abram »</em> avant sa conversion par Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-11" href="#post-9103-endnote-11">[11]</a></sup>, incarne le modèle fondateur du monothéisme biblique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-12" href="#post-9103-endnote-12">[12]</a></sup> et fondant l’essentiel de la civilisation judéo-chrétienne et occidentale. Appelé par le Dieu universel sous l’appellation YHWH<sup><a id="post-9103-endnote-ref-13" href="#post-9103-endnote-13">[13]</a></sup> à quitter Ur, il conclut une Alliance universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-14" href="#post-9103-endnote-14">[14]</a></sup> bénissant <em>« toutes les nations »</em> et devint le <em>« père »</em> spirituel des trois religions monothéistes via ses fils d’une part, Isaac (judaïsme/christianisme) et d’autre part, Ismaël (islam).</p>
<p>Le narratif occidental, le nettoyage culturel unilatéral de la colonisation ont conduit à croire que l’Afrique et les Africains n’ont connu le monothéisme qu’à partir de l’arrivée de la Bible dans ses différentes versions en Afrique.</p>
<h4>3.2 Antithèse du narratif occidental reposant sur un monothéisme pré-abrahamiques africains</h4>
<p>Il existe une antithèse du narratif occidental politiquement correct qui repose sur un monothéismes pré-abrahamiques africains, soit approximativement -3000 ans avant Jésus-Christ. Il suffit de faire référence à :</p>
<p><strong>3.2.1 Le Dieu <em>Olódùmaré</em>.</strong> Un Dieu unique créateur par parole divine, et antérieur à Abraham, soit environ – 2 000 ans avant J.C. et connu sous le nom de « Olodumare<sup><a id="post-9103-endnote-ref-15" href="#post-9103-endnote-15">[15]</a></sup> » (<em>Olódùmaré) </em>en langue Yoruba du Nigeria, ce qui signifie le <em>« Seigneur de l&rsquo;Infini »</em> qui crée l’univers par parole créatrice (àṣẹ) : <em>« Il dit &lsquo;Qu&rsquo;il y ait la terre&rsquo; et elle fut »</em>, ce qui se retrouve dans la cosmogonie Ifá. La tradition orale yoruba a été codifiée entre -2500/-1000 av. J.-C., et donc précède Abraham estimée à -2000 avant J. C..</p>
<p>E. B. Idowu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-16" href="#post-9103-endnote-16">[16]</a></sup> a documenté plus de 300 chants sacrés confirmant le monothéisme pur avec un Dieu unique Seigneur de l’infini <em>« Olodumare »</em> transcendant, source de l’énergie vitale qu’est la vie et déléguant à des esprits non incarnés (orishas) équivalent des anges. Bewaji<em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-17" href="#post-9103-endnote-17">[17]</a></sup></em> confirme que “Olodumare » est bien un Dieu unique et créateur suprême dans la cosmogonie yoruba. Il atteste du monothéisme : <em>« Olodumare est l&rsquo;Être suprême, le Créateur de l&rsquo;univers [&#8230;] Il est l&rsquo;Origine et le Donneur de vie, et à ce titre, il est appelé Elemi – « le Propriétaire de toute chair<sup><a id="post-9103-endnote-ref-18" href="#post-9103-endnote-18">[18]</a></sup> »… « Olodumare crée par sa parole [&#8230;] Les Yoruba croient qu’Olodumare a créé le monde par sa parole, à l’instar du récit de la création judéo-chrétien<sup><a id="post-9103-endnote-ref-19" href="#post-9103-endnote-19">[19]</a></sup> ». </em>Or, la tradition orale et le corpus divinatoire Ifà des Yoruba codifiant « Oludumare » est estimée entre -2 500 et -1 000 avant J. C.. Il y a donc bien antériorité pré-abrahamique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-20" href="#post-9103-endnote-20">[20]</a></sup>. <em>« La cosmogonie yoruba présente un monothéisme pur où Olodumare, Créateur absolu, précède toute divinité secondaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-21" href="#post-9103-endnote-21">[21]</a></sup> ».</em></p>
<p><strong>3.2.2 Le Dieu « Amma ».</strong> Créateur absolu, cosmogonie verbale codifiée avant « Exode biblique » chez les Dogon du Mali, le Dieu unique et créateur absolu des <em>« Dogon »</em> est appelé « <em>Amma</em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-22" href="#post-9103-endnote-22">[22]</a></sup> ». Cette cosmogonie verbale Dogon du Mali et pré-Exode biblique a été codifiée via Sigui (cérémonial 60 ans), une tradition orale remontant à -1600/-1000 av. J.-C. selon datation archéologique Bandiagara et corpus Awa (initiés). Elle précède les textes de l’Exode biblique estimée autour de -1300 avant J. C. La preuve cosmologique réside dans le fait que ce Dieu, créateur absolu des Dogon <em>« Amma »</em> crée via la parole vibratoire (<em>sigi</em>), une univocité divine absolue avec <em>« Nommo », </em>son fils qui est un <em>« Verbe incarné ».</em></p>
<p><em>«  À l&rsquo;origine de toutes créations se trouve Amma, dieu suprême habitant les régions célestes. Il est un potier et a créé les étoiles en jetant des boulettes de terre dans le ciel » … « Amma dit : &lsquo;Que la terre soit&rsquo; et la terre fut. Il parla et l&rsquo;univers vibra de sa parole créatrice (sigi tolo) <sup><a id="post-9103-endnote-ref-23" href="#post-9103-endnote-23">[23]</a></sup>».</em></p>
<p>Voici une similitude frappante entre la cosmogonie dogon d&rsquo;Amma et le Nouveau Testament avec le prologue de Jean (1:1-14) : <em>« Au commencement était le Verbe » (Logos), et « le Verbe était Dieu [&#8230;] Tout fut fait par lui ».</em> Cet écho inversé au <em>« Logos johannique »</em> confirme bien l’antithèse que le monothéisme dogon est aussi pré-mosaïque, ce qui signifie que les Dogon avait une connaissance d’un Dieu unique avant Moïse et la révélation expliquée dans l’ancien-testament dans Exode que l’on situe autour de – 1 300 avant J.C. La Croyance en Amma, Dieu unique créateur absolu des Dogon (Mali), codifiée via cérémonial Sigui (-1600/-1000 av. J.-C.), précède de plusieurs siècles l&rsquo;Alliance sinaïtique, le pacte fondamental conclu entre Dieu (YHWH) et le peuple d&rsquo;Israël au mont Sinaï (Exode 19-24), vers -1300 av. J.-C.</p>
<p>La Cosmogonie verbale et les traditions orales Bandiagara est une preuve que le Peuple Dogon du Mali avait connaissance et pratiquait le Dieu unique déjà vers – 2500 ans avant J. C. alors que dans la tradition biblique y compris dans la Torah, Moïse dans Exode n’aurait pris connaissance des « lois » divines que vers -1 300 ans avant J. C.</p>
<p>La signification théologique, outre l’antériorité, est que le monothéisme du Peuple Dogon avec le Dieu « Amma » est une révélation naturelle monothéiste africaine indépendante, parallèle mais antérieure au monothéisme de Moïse de la Bible, confirmant ainsi l’universalité de la connaissance intuitive du Créateur que l’on retrouve dans le nouveau testament sous Romains chapitre 1 verset 20, version Louis Segond<sup><a id="post-9103-endnote-ref-24" href="#post-9103-endnote-24">[24]</a></sup>.</p>
<p><strong>3.2.3 Le Dieu « Aten » du Pharaon noir Akhénaton (Amenhotep IV). </strong>Le monothéisme akhenatonien, -1350 avant J. C., précède Moïse. Le Dieu unique <em>« Amon-Râ »</em> fut le Dieu des Peuples africains noirs de la vallée du Nil. Les peuples dits <em>« Kmt »</em> (Kemet/Kamit) qui vivaient en Égypte pharaonique ancestrale autour de -3 100/+30 av. J.-C. se sont <em>« auto-nommés » « Terre noire »,</em> ce qui correspondait au limon noir fertile du fleuve Nil. Ce Peuple nilotique autochtone étaient des Africains-Égyptiens à la peau noire et aux cheveux crépus et avaient en commun avec les Colchidiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-25" href="#post-9103-endnote-25">[25]</a></sup>, la circoncision dès l&rsquo;origine selon l’iconographie de Hérodote<sup><a id="post-9103-endnote-ref-26" href="#post-9103-endnote-26">[26]</a></sup>.</p>
<p>En Kmt (Égypte pharaonique) en l’an -3100), Amon-Rê dominait le polythéisme du Nouvel Empire autour de -1570 av. J. C. et ce Dieu créateur était un dieu parmi plusieurs autres, avant réforme radicale d&rsquo;Akhenaton (en -1353 av. J. C.) et dont le règne ne dura que 4 ans. C’est donc au cours de ces quatre (4) ans que le monothéisme akhenatonien s’est imposé sous la forme d’une rupture théologique. Akhenaton, le pharaon koushite/kémitique, abolit Amon-Rê, rase tous les temples thébains<sup><a id="post-9103-endnote-ref-27" href="#post-9103-endnote-27">[27]</a></sup>, impose le Dieu unique Aten<sup><a id="post-9103-endnote-ref-28" href="#post-9103-endnote-28">[28]</a></sup> (disque solaire) comme seul Dieu universel, instituant premier monothéisme d&rsquo;État attesté durant 17 ans (-1353/-1336)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-29" href="#post-9103-endnote-29">[29]</a></sup>.</p>
<p>Aten précède la tradition Moïse/Exode de 50 ans (environ l’an -1300), suggérant l’influence kémitique (noirs africains) sur l’Alliance sinaïtique via les prêtres/hébreux exilés. Le pharaon Akhenaton est certainement le pierre angulaire historique qui a conduit Kmt et le peuple africain vers l’unicité divine et le monothéisme. Or, le peuple Koush (Kush/Nubie) n’est rien d’autre que le Peuple nubien noir du royaume soudanais autour de -2500/+350 apr. J.-C.), avec comme capitale Kerma, Napata puis Méroé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-30" href="#post-9103-endnote-30">[30]</a></sup>. Le Peuple nubien noir est la 25<sup>e </sup>dynastie des Pharaons (Piye, Taharqa) et possédait déjà plus de 220 pyramides contre 138 des peuples égyptiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-31" href="#post-9103-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<p>Après Akhenaton, il y a eu un retour brutal au polythéisme kémitique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-32" href="#post-9103-endnote-32">[32]</a></sup>. Le monothéisme Aten disparaît immédiatement après Akhenaton (-1336). C’est ainsi que la durée du culte Aten ne fut que de 17 ans (-1353/-1336). Cet éphémère expérience fut apparemment plus politique que spirituelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-33" href="#post-9103-endnote-33">[33]</a></sup>. En définitive ; c’est bien Akhenaton (-1353/-1336), pharaon (noir) kémitique de Kmt, qui abolit le polythéisme dominant d&rsquo;Amon-Rê (-1570) pour imposer Aten comme seul Dieu universel, premier monothéisme historique attesté, précédant Moïse (~-1300) de 50 ans.</p>
<p><strong>3.2.4 Maât. </strong>La Maât, connue depuis au moins la période -3 100/-2 700 av. J. C., est la résultante d’une éthique divine unique que structure la royauté pharaonique 3000 ans avant le Décalogue. La Maât est bien donc un principe éthique-monothéiste kémitique avant Décalogue<sup><a id="post-9103-endnote-ref-34" href="#post-9103-endnote-34">[34]</a></sup> (les 10 commandements de la Bible, environ -1 300 av. J. C.).</p>
<p>La Maât, principe divin unique d&rsquo;ordre cosmique, justice et vérité structure la royauté pharaonique pendant au moins 3000 ans en imposant au pharaon l’obligation universelle de maintenir équilibre divin (<em>netjeri</em>) contre chaos (<em>isfet</em>). Il y a une antériorité sans équivoque avec Abraham de la Bible. La Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-35" href="#post-9103-endnote-35">[35]</a></sup> précède Abraham de -2000 av. J. C. et le Décalogue de 1800 ans. Les 42 confessions négatives retrouvés dans le <em>Livre des Morts</em>, chap. 125<sup><a id="post-9103-endnote-ref-36" href="#post-9103-endnote-36">[36]</a></sup> codifient l’éthique monothéiste fondée sur l’innocence. Or, on y retrouve les Dix Commandements, ce qui pose la question de savoir si ces derniers ne relèveraient pas plus du plagiat ou d’une sélectivité dans ce qui ne dérangerait pas les pratiques du peuple israélite de l’époque.</p>
<p>Le chapitre 125 codifie le jugement des morts. Un défunt se retrouve devant 42 assesseurs et déclare 42 confessions négatives (« Je n&rsquo;ai pas volé&#8230; tué&#8230; menti, etc. »), cœur pesé contre la plume de Maât qui n’est rien d’autre que les esprits prédisposés à la vérité et à la justice. Ce Texte, soit environ -1500 ans avant Moïse, confirme l’antériorité éthique de la Maât (les 42 lois) sur le Décalogue (les 10 commandements),</p>
<p><strong>3.2.5 Poro. </strong>Il s’agit de sociétés initiatiques ouest-africaines qui enseignent Dieu unique depuis millénaires. Ils sont localisés dans la forêt guinéenne et se retrouvent aussi dans les pays suivants : Côte d&rsquo;Ivoire nord, Sierra Leone, Liberia, Guinée, sud Mali). On les retrouve dans les ethnies suivantes : Senufo, Malinké, Kpelle, Loma. Ils sont organisés depuis des millénaires comme une société sans État centralisé. Pour eux, le Dieu unique s’appelle Kan (Senufo) ou Nzama (Mandé) et est Créateur suprême transcendant accessible via ancêtres. Les Poro enseignent le monothéisme éthique avec comme fondement l’unité et l’interdépendance cosmique, la justice, les interdits sacrés protégeant harmonie divine-communautaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-37" href="#post-9103-endnote-37">[37]</a></sup>. Voici un des textes glorifiant le Dieu monothéiste « Kan » dans la tradition Poro des Senufo :<br />
<em>« Kan Unique, Source de toute vie, Toi qui fis jaillir la terre du vide, Gouverne nos cœurs par Ta parole invisible. Par Toi respire le manioc, par Toi coule le fleuve. Nous, enfants du bois sacré, Te louons dans le silence des anciens. ». </em>L’enseignement dans la tradition Poro porte sur l&rsquo;existence d&rsquo;un créateur suprême (Kan/Nzama) qui se situe au-dessus de tous les esprits, et organise un monothéisme éthique à travers différents degrés initiatiques<sup><a id="post-9103-endnote-ref-38" href="#post-9103-endnote-38">[38]</a></sup>».</p>
<p>3.2.6 Antériorité du monothéisme africain. S’il est incontestable que le patriarche Abraham est le père des monothéismes abrahamiques, ce dernier ne peut servir de seul fondement à la spiritualité et à la religion en Afrique. En effet, sur le continent africain, il existait des monothéismes antérieurs attestés, largement avant Abraham dans la Bible et largement avant la phase coloniale de neutralisation de l’antériorité du monothéisme africain. L&rsquo;Afrique précoloniale révèle des cosmogonies monothéistes élaborées : Olodumare (Yoruba, Nigeria) crée par parole divine. Amma (Dogon, Mali) engendre univers via verbe sacré – systèmes théologiques antérieurs de 2000-3000 ans aux monothéismes bibliques. La Maât koushite (ordre cosmique/justice) fonde droit pharaonique 3000 ans avant Torah. Les sociétés secrètes Poro (principalement en Sierra Leone, Côte d&rsquo;Ivoire) forment élites via des initiations de trois (3) ans codifiant morale, cosmogonie, gouvernance – universités spirituelles millénaires rivalisant avec les séminaires médiévaux. Enfin, la triade Osiris-Isis-Horus (Égypte koushite, -2500) structure théologie trinitaire avant le christianisme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-39" href="#post-9103-endnote-39">[39]</a></sup> notamment avec Osiris (Père ressuscité), Isis (mère divine), Horus (fils vengeur) – mythe rédempteur préfigurant la Trinité<sup><a id="post-9103-endnote-ref-40" href="#post-9103-endnote-40">[40]</a></sup>. Des preuves archéologiques sont retrouvées et sont exposés : Triade Osorkon II (Louvre, XXII<sup>e </sup>dyn.), statues bronze Abydos, sceaux koushites.</p>
<p>C’est donc à la lumière de l’antériorité des expériences africaines qu’il convient de déconstruire et de reconstruire la spiritualité africaine comme une expérience intérieure unifiant l’être, l’esprit et le Dieu unique. En conséquence, la religion africaine n’est en définitive que l’expression collective ritualisée, distinguant intuitif/institutionnel dans la transmission verbale, mais aussi spirituelle, des formes diversifiées du monothéisme africain préchrétien. Ne pas reconnaître cela comme un apport majeur de l’Afrique à l’identité collective de l’humain est une grave erreur qui continue à limiter l’harmonie des peuples et des citoyens entre eux. La religion africaine précoloniale était intrinsèquement liée à un système structuré d&rsquo;organisation sociale. En avoir fait table rase de l’expérience alternative et parallèle de Dieu pendant toute la période coloniale et de l’exploitation du Peuple noir constitue un crime imprescriptible qui requiert beaucoup de discernement et de sagesse pour reconstruire un futur commun. Le Pape Léon XIV gagnerait à reconnaître officiellement cet antériorité du monothéisme africain afin de faciliter les voies vers une unité spirituelle à partir de l’expérience africaine de Dieu et parallèle à celle contenue dans la Bible.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9104" src="https://amaizo.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h3>4. VISITE DE PAYS PÉTROLIERS ET INFLUENCE : ALGÉRIE, CAMEROUN, ANGOLA ET GUINÉE ÉQUATORIALE</h3>
<p>Sur une population mondiale de 7,9 milliards d’habitants en 2023, le Pape Léon XIV est le dirigeant et leader spirituel de près de 1,4 milliard de catholiques, soit 17,8 % de la population mondiale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-41" href="#post-9103-endnote-41">[41]</a></sup>. Selon les statistiques du Vatican, l’Afrique compte environ 280,7 millions de catholiques, soit 19,8 % en Afrique au 30 juin 2023<sup><a id="post-9103-endnote-ref-42" href="#post-9103-endnote-42">[42]</a></sup>. Si le nombre de catholiques sur les cinq continents est en augmentation depuis 2023, il faut remarquer que c’est en Afrique que la plus grande progression a eu lieu entre 2022 et 2023 avec +8 309 000 alors que celle de l’Amérique (du nord, du sud et des caraïbes) est estimée à +5 668 000, l’Asie avec +954 000 et celle de l’Europe avec +740 000 de fidèles.</p>
<p>En Afrique, le Nigeria, avec une population de 230 millions d’habitants, aurait environ 25 millions de catholiques, soit entre 10 % à 15 % de la population selon les estimations 2023-2025<sup><a id="post-9103-endnote-ref-43" href="#post-9103-endnote-43">[43]</a></sup>.<br />
Les catholiques représenteraient environ 25 % des chrétiens au Nigéria, en concurrence avec les autres 75 % composés de protestants, évangélistes, charismatiques) qui vivent en harmonie avec l’autre grande partie de la population regroupée sous l’Islam et les religions africaines.</p>
<p>En République Démocratique du Congo avec près de 105 millions d’habitants, environ 52 millions de catholiques, soit près de 50 % de la population, forment ainsi le plus grand pays catholique d’Afrique, soit près de 20 % de tous les catholiques africains.</p>
<p>Or, le Pape a soigneusement évité de commencer ses voyages en Afrique par le Nigeria ou la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, les deux pays avec le plus grand nombre de catholiques déclarés. Ce choix ne peut être considéré comme un <em>« rejet »</em> ou une <em>« négligence »</em> comme l’affirment certaines voix dans les réseaux sociaux, mais plutôt comme un choix stratégique de priorités pastorales et politiques pour ce voyage inaugural en Afrique. La possibilité de les visiter dans des tournées ultérieures n’a pas été exclue.</p>
<p>Le Pape exerce une influence majeure en Afrique. Son premier grand voyage apostolique a eu lieu du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-44" href="#post-9103-endnote-44">[44]</a></sup>. Bien que le déplacement de 18 000 km du Pape Léon XIV en Afrique portant d’une part, sur des objectifs spirituels forts tels que paix, justice sociale et dialogue interreligieux, le volet politique, d’autre part, ne peut être exclu, même si la communication du Vatican relève là plus du péché par omission. Or, juste avant son départ, un certain Président français Emmanuel Macron a bien rencontré le pape Léon XIV au Vatican<sup><a id="post-9103-endnote-ref-45" href="#post-9103-endnote-45">[45]</a></sup> en audience privée d&rsquo;environ 1 heure, le 10 avril 2026, juste avant le départ du pape pour son voyage apostolique en Afrique dès le 13 avril 2026<sup><a id="post-9103-endnote-ref-46" href="#post-9103-endnote-46">[46]</a></sup>. Coïncidence ou pas et trois (3) jours avant le départ du Pape en Afrique où la France a des intérêts stratégiques, personne ne peut exclure une <em>« tentative d’influence »</em> directe sur le voyage africain du souverain Pontife et Chef d’Etat du Vatican, même s’il s&rsquo;agit d&rsquo;une première rencontre diplomatique entre la France et le Léon XIV, élu en 2025.</p>
<h3>5. VATICAN, UNE MONARCHIE ÉLECTIVE THÉOCRATIQUE : PÂLE IMMITATION DES DIRIGEANTS AFRICAINS ET DE DONALD TRUMP ?</h3>
<p>En tant que chef d’État absolu de la Cité du Vatican, le Pape Léon XIV fonctionne non pas sur une base politique proche d’une démocratie représentative, mais plutôt sur un système opaque de monarchie élective théocratique avec pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Sa double fonction de chef religieux des catholiques et de chef d’Etat de la cité du Vatican l’autorise à mener une diplomatie d’influence douce et morale depuis le Saint‑Siège sur plus près de 184 pays où résident des catholiques dont beaucoup de pays et de chefs d’Etat africains qui en acceptent le principe.</p>
<p>Sans armée, ni ingérence directe, le Vatican influence les dirigeants des Etats qui acceptent son rôle, que ce soit dans le cadre religieux ou hors de ce cadre pour les athées. La paix, les droits humains et la justice sociale, les rapprochements entre les religions sont mis en avant. Le refus officiel de légitimer les régimes contestés est une constante.</p>
<p>Or, cette mission du Pape Léon XIV s’est déroulée dans des pays où le pouvoir ne repose pas sur la vérité des urnes et demeure largement contesté avec des démocraties électives de façade qui n’améliorent pas le sort des populations et favorisent l’accaparement des richesses par un petit nombre et leurs réseaux internationaux. Le Pape Léon XIV a effectivement critiqué la corruption, la <em>« colonisation des ressources africaines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-47" href="#post-9103-endnote-47">[47]</a></sup> »,</em> la soif de pouvoir, l’autoritarisme, les violations des libertés et les inégalités criardes, prolongeant ainsi la ligne tracée par ces prédécesseurs que sont Benoît XVI et François 1<sup>er</sup>.</p>
<p>Le Pape Léon XIV se présente comme un pasteur ou un <em>« berger »</em> qui cherche à rassembler ses <em>« brebis »</em> y compris les brebis « égarées » sur un continent où le catholicisme peine à faire concurrence à d’autres formes de cultes à Dieu. Il a choisi un rôle d’équilibriste en envoyant des signaux diplomatiques sans compromettre l’indépendance morale du Saint‑Siège. Cette voix dans le désert ne doit pas cacher les contradictions de fond.</p>
<p>En effet, le Pape Léon XIV dirige effectivement la Cité du Vatican selon un système de monarchie élective théocratique, où il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire de manière absolue, sans séparation des pouvoirs ni contrôle démocratique.</p>
<p>Ce régime repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>Un pouvoir exécutif</strong> total : nomination des cardinaux, gouverneurs et responsables des dicastères romains.</li>
<li><strong>Un pouvoir légisif</strong> direct : promulgation de constitutions apostoliques (ex. <em>Praedicate Evangelium</em>) modifiant la Curie sans consultation parlementaire.</li>
<li><strong>Un pouvoir judiciaire</strong> suprême : Tribunal de la Rote romaine et justice administrative sous son contrôle exclusif.</li>
</ul>
<p>L’élection par un collège de 120 cardinaux (conclave secret) garantit l’opacité. Il n’y a pas de campagne électorale publique, pas de programme transparent, et le vote s’opère à partir d’un scrutin à la majorité des deux tiers.</p>
<p>Ce système séduit les autocrates et dictateurs et usurpateurs de la démocratie en Afrique. Il suffit de rappeler quelques traits caractéristiques des similitudes entre le pouvoir du Pape et celui de certains chefs d’Etat africains :</p>
<p><strong>5.1 L’absolutisme sans contre-pouvoir</strong> : comme Léon XIV, les chefs d’Etat comme le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de l&rsquo;Algérie<sup><a id="post-9103-endnote-ref-48" href="#post-9103-endnote-48">[48]</a></sup> au pouvoir depuis le 19 décembre 2019<sup><a id="post-9103-endnote-ref-49" href="#post-9103-endnote-49">[49]</a></sup>, le Président Teodoro Obiang Nguema de Guinée Équatoriale au pouvoir depuis 1979, le Président Denis Sassou Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-50" href="#post-9103-endnote-50">[50]</a></sup>, le Président João Lourenço d’Angola<sup><a id="post-9103-endnote-ref-51" href="#post-9103-endnote-51">[51]</a></sup>, etc. Tous concentrent tous les leviers sans véritable opposition légitime.</p>
<p><strong>5.2 La légitimité « divine »</strong> : le pape est le <em>« Vicaire du Christ »,</em> image que des présidents à vie en Afrique comme les présidents du Togo, Faure Gnassingbé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-52" href="#post-9103-endnote-52">[52]</a></sup> ou Denis Sassou-Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-53" href="#post-9103-endnote-53">[53]</a></sup> en République du Congo, ou le Président Paul Biya du Cameroun<sup><a id="post-9103-endnote-ref-54" href="#post-9103-endnote-54">[54]</a></sup> ou les chefs d’Etat et dirigeants religieux occasionnels comme le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda<sup><a id="post-9103-endnote-ref-55" href="#post-9103-endnote-55">[55]</a></sup>, tentent d’imiter, d’institutionnaliser et surtout de sacraliser pendant leur règne sur terre. Or, tous ces systèmes sont fondés sur la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Une opacité qui rappelle la non-publication des comptes du Vatican par pays.</p>
<p><strong>5.3 Élection contrôlée</strong> : conclave cardinalice = système électoral « maîtrisé » où seuls les fidèles (120 votants) décident, rappelant les parlements unicaméraux ou partis uniques africains.</p>
<p><strong>5.4 Opacité financière</strong> : budget du Vatican non publié pays par pays, comme les revenus pétroliers angolais ou équato-guinéens gérés sans audit public.</p>
<p><strong>5.5 Diplomatie morale sans armée</strong> : influence globale (184 ambassades) via discours éthiques, modèle pour autocrates qui veulent peser diplomatiquement sans vraie souveraineté populaire.</p>
<p>Ce modèle est rêvé car il offre un vernis religieux/universaliste à l’autocratie : « Dieu/Providence me soutient », évitant les révoltes populaires grâce à la référence transcendante et surtout permettant aux autocrates africains de justifier leur illégitimité au pouvoir par la « fatalité ».</p>
<p>On assiste donc bien à une forme de <em>quiproquo suprême</em> avec le système du Vatican inspirant moins une <em>« véritable monarchie sacrée »</em> qu’une usurpation des consciences. En effet, les autocrates africains détournent l’image du pape-évêque pour légitimer leur népotisme et corruption, pervertissant l’appel moral du pontife à la justice sociale. Mais l’opacité dans les comptes publiques du Vatican concernant les transferts d’argent des autocraties africaines ne permettent pas non plus de croire à des relations <em>« angéliques »</em> entre la Cité du Vatican et les dirigeants africains.</p>
<p>En définitive, le Pape Léon XIV, élu en mai 2025, a choisi de mettre un terme à sa discrétion initiale lors de son premier voyage apostolique en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Le style et le ton est direct et sans euphémisme, nommant corruption et « tyrans » face à des présidents autocratiques et autoritaires. La prouesse logistique mérite d’être mentionnée avec plus de 18 vols, 8 messes et 4 pays visités sous chaleur intense n’enlevant rien au courage du Pape qui a <em>« recadré » </em>son compatriote le Président Donald Trump.</p>
<p>Ce dernier a sévèrement critiqué les appels pacifiques du pape américain contre les frappes des Etats-Unis en Iran et au Venezuela. Sur son compte de réseau social <em>« Truth Social »,</em> Donald Trump a affirmé ceci le 11 avril 2026 : <em>« Le pape Léon est FAIBLE sur la criminalité et CATASTROPHIQUE en politique étrangère. Léon devrait se ressaisir en tant que pape, utiliser le bon sens, arrêter de flatter la Gauche radicale et se concentrer sur être un Grand Pape, pas un Politicien. Ça lui fait très mal et, plus important encore, ça fait mal à l&rsquo;Église catholique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-56" href="#post-9103-endnote-56">[56]</a></sup> ».</em> Par ailleurs, devant la presse, il a rajouté ceci : <em>« Je ne veux pas d&rsquo;un pape qui critique le président des USA. Léon ne serait pas au Vatican sans moi à la Maison Blanche<sup><a id="post-9103-endnote-ref-57" href="#post-9103-endnote-57">[57]</a></sup> ». </em></p>
<p>La réponse du pape Léon XIV le 12 avril 2026 dans l’avion le conduisant vers l&rsquo;Algérie :</p>
<ul>
<li><em>« Je n&rsquo;ai pas peur de l&rsquo;administration Trump ni de dire le message de l&rsquo;Évangile. C&rsquo;est ce que l&rsquo;Église est appelée à faire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-58" href="#post-9103-endnote-58">[58]</a></sup> ». </em></li>
<li>Contre la guerre : <em>« Assez avec les démonstrations de force ! Plus jamais la guerre ! Même le nom de Dieu est entraîné dans les discours de mort. Dieu ne bénit aucun conflit<sup><a id="post-9103-endnote-ref-59" href="#post-9103-endnote-59">[59]</a></sup>».</em></li>
<li>Le 16 avril 2026, aéroport de Bamenda, Cameroun, Léon XIV remettait une <em>« couche »</em> pour le Président Donald Trump : <em>« Mes paroles sur les tyrans et les guerres n&rsquo;étaient pas dirigées contre une personne ou un pays particulier. J&rsquo;ai prêché l&rsquo;Évangile de la paix pour tous les peuples, sans exception. Je n&rsquo;ai visé personne, mais le mal qui ravage notre monde commun. Que personne ne déforme mes mots pour des polémiques stériles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-60" href="#post-9103-endnote-60">[60]</a></sup> ». Cette </em>déclaration, prononcée avant l&#8217;embarquement pour l&rsquo;Angola, clarifie le discours du matin à la cathédrale Saint-Joseph où il avait dénoncé <em>« une poignée de tyrans » </em>dépensant des milliards en armes… Apparemment Donald Trump s’est senti « visé ».</li>
</ul>
<p>Cette posture géopolitique inédite, en opposition avec celui qui a traité sans s’excuser l’Afrique de <em>« pays de merde<sup><a id="post-9103-endnote-ref-61" href="#post-9103-endnote-61">[61]</a></sup> »</em> révèle plus sa doctrine pontificale : influence morale mondiale sur un continent catholique dynamique et une volonté de <em>« peser »</em> moralement et spirituellement dans les affaires internationales et africaines via une confrontation assumée avec les régimes. Or, ce quiproquo ultime repose sur un système de gouvernance de type <em>« autocratie théocratique élective »</em> qui demeure limitée dans la pratique par sa nature religieuse et son absence de violence coercitive. L’adaptation d’un tel système en Afrique n’apporte que désolation pour le Peuple africain que le Pape Léon XIV vient <em>« tenter »</em> de <em>« consoler »…</em> du moins pour ceux des Africains qui acceptent son leadership. Mais, sans la vérité de comptes publics par pays permettant de savoir quels sont les transferts des dirigeants africains autocrates ou pas vers le Chef de la cité du Vatican, la tentative de croire à un jeu de dupe persistera et ne trompera personne !</p>
<p>Le système de gouvernance de la cité du Vatican, une monarchie élective théocratique, ne peut servir de modèle politique pour des dirigeants africains qui le pratiquent sous forme mimétique déjà sans référence aux recommandations de Dieu ! Il s’agit plus d’une autocratie aux apparences théocratiques et faussement élective.</p>
<h3>6. LÉON XIV ÉVITE DEUX GÉANTS AFRICAINS : LIENS AVEC L’OPACITÉ PARTIELLE DES COMPTES PUBLICS DU VATICAN</h3>
<p>Léon XIV a évité le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> lors de son premier grand voyage africain en 2026 pour des raisons à la fois pastorales, diplomatiques, sécuritaires et symboliques, et non parce que ces pays sont moins importants catholiquement. Le nombre de catholiques n’est plus le critère pour choisir une destination en Afrique. Le choix serait alors soumis à une logique plus géopolitique que quantitative. Il fut question d’envoyer un message fort sur l’Afrique du Nord, la crise anglophone au Cameroun, les pays pétroliers et les régimes autocratiques africains.</p>
<p>Le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, avec près de 90 millions de catholiques à eux deux, sont déjà des bastions très visibles et très visités ; le Pape a donc préféré se rendre dans des pays moins « exposés » médiatiquement au plan « religieux » comme l’Algérie, le Cameroun, l’Angola, la Guinée‑Équatoriale pour marquer une rupture et une visibilité symbolique plus nette. Toutefois, le choix de quatre pays pétroliers où les inégalités sont très importantes et la gouvernance autocratique interroge.</p>
<p>Il est vrai que pour des raison de sécurité, il était plus « pratique » de ne pas aller au Nigeria et en République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) où tous deux sont confrontés à des insécurités multiples telles que des insurrections de mercenaires-terroristes-djihadistes au Nigeria, les violences armées, les ingérences multiples sur le territoire et les crises régionales en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> liées à l’accaparement des ressources des Peuples. Le choix est aussi économique puisque les déplacements du Pape dans des zones de conflits ou d’instabilité en peuvent que rendre les visites dangereuses, complexes, coûteuses et politiquement risquées.</p>
<p>En choisissant l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale, le Vatican a privilégié une combinaison de risques calculés, quitte à laisser de côté, pour la prochaine tournée, les deux géants catholiques africains.</p>
<p>Il faut aussi reconnaître qu’en exposant les pays choisis, le Pape a lancé des signaux diplomatiques forts dans un monde où le droit international est bafoué et les Constitutions qui forment le socle du contrat social avec le Peuple sont systématiquement « neutralisées » et adaptées.</p>
<p>Il est donc clair que le Pape a voulu cibler des pays pratiquant l’autocratie, le non-respect des Peuples dès lors qu’il s’agit de conserver le pouvoir et les richesses du pays. Ces régimes autoritaires à savoir l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale ont en commun la corruption, la spoliation des ressources tout en protégeant une certaine liberté religieuse. Aussi, le discours ferme du Pape sans rupture diplomatique sonne comme une forme de légitimation par omission.</p>
<p>Pour en avoir le cœur net, il était important que le Vatican mette à disposition ses comptes publics par pays afin de s’assurer du montant des transferts effectués vers ou à partir du Vatican vers les pays visités. Ne pas fournir une telle information officielle dans la transparence constitue un péché par omission. C&rsquo;est le manquement volontaire à accomplir un bien qu&rsquo;on pouvait ou devait faire, selon la loi morale divine. L’exemple extrait de la Bible se trouve dans les lectures de Jacques chapitre 4, verset 17 : <em>« Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas, commet un péché ». </em></p>
<p>Le Pape Léon XIV pourrait utilement auto-confesser ce point et offrir au monde les flux financiers entrants et sortants par pays entre la cité du Vatican et les pays africains, voire tous les 184 pays où résident des catholiques. Cela éclairerait le monde et éviterait la voix du désert qui se perd dans les quiproquos ultimes africains. Le dicton africain du peuple Akan du Ghana et de la Côte d’Ivoire rappelle que <em>« celui qui voit le feu et ne l&rsquo;éteint pas, finit par brûler lui-même »</em>. Or, le Pape est venu souffler sur le feu que connaissent déjà tous les Africains, mais n’a pas réussi à l’éteindre. La responsabilité du Pape dans la fin de l’opacité des comptes publics du Vatican par pays est engagée.</p>
<h3>7. COMBIEN COÛTENT LES DÉPLACEMENTS DU PAPE DANS UN PAYS ?</h3>
<p>Il est extrêmement difficile d’obtenir les coûts approximatifs du voyage papal de Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Aucune donnée officielle n&rsquo;existe pour ce voyage dans les quatre (4) pays visités à savoir : Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale. Il n’y a là aucune « fatalité » mais plus une absence de transparence. Les estimations s&rsquo;appuient sur de précédents voyages des différents papes avec les estimations suivantes : Canada 2022, environ 18 millions d’Euro et le Brésil en 2013 avec 45 millions d’Euro, et les différentes déclarations locales.</p>
<p>Afrocentricity Think Tank a pu estimer que le coût total de la tournée africaine du Pape Léon XIV en Afrique pour 10 jours oscillerait entre 25 et 40 millions d’Euros. La répartition simple s’est opérée sur un partage des coûts très conservateurs entre le Vatican et le pays d’accueil avec les estimations suivantes :</p>
<ul>
<li>Vatican : entre environ 10-15 million € et comprenant les frais de déplacement en avion, les frais de subsistance de la délégation de 60 personnes y compris l’hébergement et la communication.</li>
<li>Pays d&rsquo;accueil : entre environ 15-25 million € cumulés et comprenant la sécurité, la logistique, le remise en état y compris la préparation des stades, les déplacements locaux dans le pays, et divers (voir le tableau joint pour les détails).</li>
</ul>
<p>Les gouvernements des pays d’accueil assurent généralement la sécurité et la logistique locales.</p>
<p>Aucun accord économique indirect (pétrole, dons pétroliers ou investissements liés aux ressources) entre le Vatican et les pays pétroliers africains comme l&rsquo;Algérie, le Cameroun, l&rsquo;Angola ou la Guinée équatoriale n&rsquo;est publiquement répertorié.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="4"><strong>COÛTS APPROXIMATIFS DU PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE, 13-23 AVRIL 2026</strong></p>
<p><strong>Estimation du détail par pays et en euros</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Coût Vatican (€)</strong></th>
<th><strong>Coût national (€)</strong></th>
<th><strong>Total (€)</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Algérie</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>5-8 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Cameroun</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>5-10 M€ (stades Japoma, 5-50 Md <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> rumeurs)</strong></td>
<td><strong>8-14 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Angola</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>4-6 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Guinée Équatoriale</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>TOTAL</strong></td>
<td><strong>10-15 M€</strong></td>
<td><strong>15-25 M€</strong></td>
<td><strong>25-40 M€</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François<sup><a id="post-9103-endnote-ref-62" href="#post-9103-endnote-62">[62]</a></sup>, le Saint-Siège rejette explicitement les financements issus de l&rsquo;exploitation pétrolière pour des raisons éthiques et doctrinales, conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François qui dénonce l&rsquo;extractivisme comme <em>« péché contre la maison commune</em> » (LS 51)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-63" href="#post-9103-endnote-63">[63]</a></sup> ». Cette encyclique dénonce l’extractivisme pétrolier comme une forme d’injustice sociale et écologique, principe doctrinal suivi par Léon XIV expliquant l’absence d’accords économiques officiels avec les pays pétroliers africains. Le Vatican finance ses missions par dons des fidèles catholiques y compris les chefs d’Etat autocratiques d’Afrique (Denier de Saint-Pierre) et rejette les énergies fossiles polluantes suite aux décisions de la COP26 et des positions des évêques africains.</p>
<p>L&rsquo;absence d&rsquo;informations provient probablement de la transparence limitée du Vatican et des rapports financiers publics annuels sans détail par pays. Si l’intention est de mettre l’accent sur le <em>« moral » </em>et moins sur le <em>« commercial<sup><a id="post-9103-endnote-ref-64" href="#post-9103-endnote-64">[64]</a></sup> »,</em> il demeure un sentiment d’opacité qui ne peut être fortuit.</p>
<p>En comparaison : les dépenses totales oscillant entre 25-40 millions € du voyage papal pourrait aussi servir pour obtenir un impact concret et durable dans le secteur de la santé de proximité dans les pays visités.</p>
<p>Le coût moyen d’un voyage papal (25-40 millions €) dans les 4 pays aurait permis de financer, à raison de 3 millions d’Euros en moyenne, entre 8 à 13 cliniques ou hôpitaux mobiles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-65" href="#post-9103-endnote-65">[65]</a></sup> incluant équipements de diagnostic, de traitement spécialisés, d’énergies solaires avec batteries, chaîne du froid et digitalisation avec le nécessaire pour fonctionner de manière autonome pendant les 6 premiers mois<sup><a id="post-9103-endnote-ref-66" href="#post-9103-endnote-66">[66]</a></sup> et une amélioration de la santé des populations « laissées pour compte » notamment dans les zones rurales pour au moins 10 ans.</p>
<p>La question reste ouverte : faut-il pour un pays pauvre choisir de financer la visite du Pape ou alors opter pour des réalisations qui profitent directement aux populations ? Il est vrai qu’au paradis, il n’y a pas de problème de santé, ni de corruption ! Un choix difficile !</p>
<h3>8. QUI DIRIGE LA BANQUE DU VATICAN ?</h3>
<p><s><br />
</s> La banque du Vatican ou l’IOR, l’Institut pour les Œuvres de Religion n&rsquo;est pas dirigé par la famille Rothschild. Néanmoins, le président actuel du Conseil de surveillance de l’IOR est François Pauly<sup><a id="post-9103-endnote-ref-67" href="#post-9103-endnote-67">[67]</a></sup>, un banquier luxembourgeois nommé en mars 2026, ancien PDG du groupe Edmond de Rothschild (jusqu&rsquo;en 2023), choisi pour son expertise financière et sa connaissance des structures vaticanes<sup><a id="post-9103-endnote-ref-68" href="#post-9103-endnote-68">[68]</a></sup>. Les liens historiques existent notamment avec des prêts Rothschild au Saint-Siège en 1832 et 1850 sous Grégoire XVI et Pie IX. Mais il n’y a pas officiellement de contrôle actuel par le groupe de Edmond de Rotchschild. François Pauly agit comme cadre indépendant pour assurer transparence et conformité. L&rsquo;IOR gère environ 6-7 milliards € d&rsquo;actifs pour œuvres caritatives, sans intervention directe du groupe Rotschild. Selon les rapports de 2024<sup><a id="post-9103-endnote-ref-69" href="#post-9103-endnote-69">[69]</a></sup>, les actifs de l&rsquo;IOR seraient constitués de 5,7 milliards € en dépôts, comptes, gestion d&rsquo;actifs provenant principalement de dons des fidèles (oblations, Peter&rsquo;s Pence), des dépôts des diocèses et des congrégations religieuses mondiales, ainsi que des revenus d&rsquo;investissements éthiques (obligations, immobilier) destinés à des œuvres caritatives.</p>
<p>Il importe de rappeler que la Banque du Vatican a eu des « relations » historiques ambiguës avec la Mafia. En effet, l&rsquo;IOR a été lié à la mafia sicilienne (Cosa Nostra) via le scandale Banco Ambrosiano (1982), où il a servi de canal pour blanchir des fonds mafieux (1,3 milliard USD perdus), impliquant Michele Sindona et Roberto Calvi (suicidé sous le Pont de Londres) ; des réformes post-2013 ont fermé les comptes suspects<sup><a id="post-9103-endnote-ref-70" href="#post-9103-endnote-70">[70]</a></sup>.</p>
<h3>9. RÉALISATIONS CLÉS DU PAPE EN AFRIQUE</h3>
<p>Le Pape Léon XIV a obtenu quelques réalisations importantes au cours de sa mission africaine entre le 13 et le 23 avril 2026. En sa double qualité de chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques et souverain de la Cité du Vatican, son premier grand voyage apostolique se résume à :</p>
<p>6.1 Un dialogue interreligieux : Visite à la Grande Mosquée d&rsquo;Alger et rencontre avec des imams pour promouvoir la coexistence chrétiens-musulmans<sup><a id="post-9103-endnote-ref-71" href="#post-9103-endnote-71">[71]</a></sup> ;</p>
<p>6.2 Un espoir de Paix au Cameroun : Messe œcuménique à Bamenda avec chefs traditionnels et leaders musulmans pour apaiser la crise anglophone<sup><a id="post-9103-endnote-ref-72" href="#post-9103-endnote-72">[72]</a></sup> ;</p>
<p>6.3 Une dénonciation de la corruption : Appel direct aux présidents autocrates (Tebboune, Biya, Lourenço, Nguesso,) à « briser les chaînes de la corruption » et cesser la « colonisation des ressources »<sup><a id="post-9103-endnote-ref-73" href="#post-9103-endnote-73">[73]</a></sup> ;</p>
<p>6.4 Les pèlerinages spirituels avec Mama Muxima en Angola et sa quête de retrouver les traces de Saint Augustin à Annaba en Algérie, renforçant l&rsquo;héritage africain de l&rsquo;Église<sup><a id="post-9103-endnote-ref-74" href="#post-9103-endnote-74">[74]</a></sup> ;</p>
<p>6.5 Un renouveau de la vitalité catholique africaine avec la mise en lumière des 280 millions de catholiques africains (20 % du total mondial) comme avenir de l&rsquo;Église universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-75" href="#post-9103-endnote-75">[75]</a></sup>.</p>
<h3>10. LÉON XIV : LE PAPE DU SUD GLOBAL ?</h3>
<p>Le pape Léon XIV utilise sa puissante base africaine de 281 millions de catholiques (20 % du catholicisme mondial) comme bouclier moral face à Donald Trump, tout en prêchant l&rsquo;Évangile sans complaisance envers les puissants.</p>
<p>Sa tournée africaine d&rsquo;avril 2026 consacre le Vatican comme voix prophétique défendant un Sud global, indépendant de la première puissance mondiale, captant l&rsquo;attention médiatique planétaire par ses piques directes à Trump et ses appels à la paix universelle. Mais, Léon XIV vient de prendre la stature du Pape des exclus universels. Il transcende le Sud géopolitique pour incarner les « petits ou oubliés du monde » – à savoir les pauvres, les migrants, les victimes de guerres et du terrorisme, les minorités persécutées –, de l&rsquo;Amazonie aux banlieues européennes, en passant par l’Afrique sans certains chefs d’Etat et leurs oligarchies, suivant en cela l&rsquo;héritage des Papes se focalisant d’abord sur les laissés pour compte, véritables héritiers du monde de l’après et de l’au-delà.</p>
<p>En définitive, il convient de rappeler que Dieu est esprit et c’est sur la terre africaine qu’il a été vénéré comme tel depuis l’origine des cultes à un Dieu unique. Peut-être est-ce ce que le Pape est venu aussi chercher en Afrique ?</p>
<h3>11. L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE : UN GRAND PROPRIÉTAIRE TERRIEN EN AFRIQUE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique détient d&rsquo;importantes propriétés foncières en Afrique, acquises souvent lors des phases iniques de la colonisation, notamment via des concessions coloniales à missionnaires. Par exemple, au Cameroun, l’église catholique est le 2<sup>e</sup> plus grand propriétaire après l&rsquo;État, avec majoritairement des écoles, des hôpitaux, des paroisses sur des milliers d&rsquo;hectares. En République démocratique du Congo, il y a aujourd’hui de nombreux conflits fonciers persistants avec les populations autochtones réclament la restitution des terres « spoliées » depuis 1889. On ne peut pas parler d’usurpation systématique notamment des terres reçues « légalement » par un jeu entre les colons et les États. Mais les tensions montent dès que les bénéfices tirés de ces ressources foncières ne profitent pas aux populations locales.</p>
<p>De fait, il faut bien constater la défaillance étatique que l’Eglise catholique tente de combler. L’Église gère 40 % des écoles, 50 % des hôpitaux, 600 établissements de santé au Cameroun.</p>
<p>Au Burkina Faso, 468 000 élèves sont formés dans les écoles catholiques avec plus de 20 000 enseignants, près de 2 millions de patients par an sont traités dans ses cliniques. Des services importants sont aussi fournis et deviennent indispensables dans les zones rurales où les États sont absents. On peut citer l’administration de vaccins, de soins gratuits, la création d’orphelinats, de foyers pour personnes âgées et handicapées.</p>
<p>La problématique est paradoxale avec une perception d&rsquo;une Église riche avec une population pauvre à qui l’on promet le paradis après la mort. Cela alimente les ressentiments, malgré le principe canonique du <em>« bien pour tous ».</em> Il y a urgence que l’Eglise catholique reconsidère son <em>« droit à la propriété »</em> à la lumière de sa propre histoire en Afrique et trouve des formes nouvelles de solutions postcoloniales fondées sur le partenariat État/Église/populations locales afin de sécuriser le foncier de manière plus équitable pour faciliter la création de richesses par le travail. Ces défis fonciers historiques permettent malgré tout de mettre en lumière le rôle positif dominant de l&rsquo;Église qui compense les défaillances vitales de l’Etat, notamment dans la santé et l’éducation<sup><a id="post-9103-endnote-ref-76" href="#post-9103-endnote-76">[76]</a></sup>.</p>
<p>Il existe encore ici et là des manipulations spirituelles massives promettant le paradis contre la cession de terres et de biens matériels. Mais, l’Église catholique est devenue grand propriétaire terrien en Afrique principalement par des concessions coloniales et donations historiques. La colonisation entre 1880-1960 par des États coloniaux comme la Belgique, la France et le Portugal a permis la cession de milliers d&rsquo;hectares aux missionnaires, utilisés souvent pour des missions, écoles, hôpitaux, mais parfois aussi pour le formatage de la pensée. Le principe aussi des donations volontaires ont conduit des familles locales, des chefs traditionnels, etc. à léguer des terres à l&rsquo;Église dès l’époque coloniale, souvent en reconnaissance pour des services comme l’éducation et la santé. Il y a eu des mécanismes d&rsquo;acquisition comme les concordats notamment des accords État colonial/Église qui permettaient de garantir des propriétés perpétuelles notamment au Congo en 1906.</p>
<p>Après les indépendances, les États africains ont souvent laissé l’Église gérer des infrastructures vitales sur ses terres<sup><a id="post-9103-endnote-ref-77" href="#post-9103-endnote-77">[77]</a></sup>. Par la suite, de nombreuses acquisitions du foncier africain se sont opérées grâce à l’achat direct, à savoir l’épargne accumulée des missionnaires sous forme de dimes, quêtes et dons qui permettait ainsi des acquisitions légales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-78" href="#post-9103-endnote-78">[78]</a></sup>. De fait, l’implantation monastique catholique en Afrique s’est faite souvent sur de vastes domaines acquis historiquement dans des conditions peu recommandables. Ce <em>« péché originel »</em> de l’église catholique en Afrique devrait faire l’objet de renégociation au profit des populations pauvres et dépossédées.</p>
<h3>12. TENSIONS INTERNES AU SEIN DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AFRICAINE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique africaine fait face à plusieurs tensions internes qui reflètent à la fois son dynamisme et ses défis structurels. Ces divisions, souvent exacerbées par des contextes locaux, n&rsquo;ont pas encore menacé son unité globale mais alimentent des débats récurrents.</p>
<h4>12.1 Conflits évêques-religieux</h4>
<p>Des frictions marquées opposent évêques et communautés religieuses (prêtres, religieuses), perçus parfois comme subordonnés plutôt que partenaires égaux. Cela a conduit à des fermetures de congrégations dans certains diocèses, notamment en Afrique de l&rsquo;Est et centrale, selon des théologiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-79" href="#post-9103-endnote-79">[79]</a></sup> du PACTPAN (Pan-African Catholic Theology and Pastoral Network) et COMSAM (Conférence des Supérieurs Majeurs d&rsquo;Afrique et Madagascar)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-80" href="#post-9103-endnote-80">[80]</a></sup>.</p>
<h4>12.2 Débats doctrinaux internes</h4>
<p>Les questions sociétales divisent : le conservatisme sur le mariage, la famille, l&rsquo;homosexualité et le rôle des femmes contraste avec des appels à plus d&rsquo;autonomie locale face à Rome. L&rsquo;incarnation africaine du catholicisme (liturgie, inculturation) suscite aussi des oppositions entre traditionalistes et réformateurs.</p>
<h4>12.3 Pressions tribales et œcuméniques</h4>
<p>Dans plusieurs pays comme le Rwanda, le Burundi, des haines ethniques ont fracturé les communautés catholiques, sapant l&rsquo;idéal fraternel. Par ailleurs, la concurrence évangélique, charismatique et pentecôtiste attise des rivalités doctrinales, amplifiées sur les réseaux sociaux. L&rsquo;Église catholique a demandé pardon pour son rôle dans le génocide rwandais. Les évêques rwandais ont exprimé des excuses publiques en 2000 pour les catholiques impliqués dans les massacres, lues dans toutes les paroisses<sup><a id="post-9103-endnote-ref-81" href="#post-9103-endnote-81">[81]</a></sup>.</p>
<h4>12.4 Autonomie vs centralisme</h4>
<p>Certains diocèses africains revendiquent plus d&rsquo;indépendance face au Vatican, perçu comme trop occidental, tandis que d&rsquo;autres craignent une dilution de l&rsquo;orthodoxie. Ces tensions s&rsquo;observent lors de synodes, où l&rsquo;Afrique pèse de plus en plus et impose pour le moment son approche relativement <em>« conservatrice »</em>. Il ne faudrait pas que ces différences finissent par créer le <em>« schisme »</em> tant redouté.</p>
<p>Il est paradoxal que l’Eglise catholique au nord s’accommode de <em>« l’homosexualité »</em> souvent associée à des scandales sur la <em>« pédophilie »</em> alors qu’elle refuse la <em>« polygamie » </em>en Afrique<em>,</em> y compris parfois celle des prêtres en Afrique… Le principe du célibat du prêtre demeure un problème au sein de l’Eglise catholique.</p>
<h4>12.5 Contre-pouvoir au bénéfice des populations ?</h4>
<p>En général en Afrique, l’Eglise catholique est plutôt alignée ou tout au moins ne dérange pas le pouvoir en place. Il y a toutefois des exceptions. La même église devient un véritable contrepouvoir notamment en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>. La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) dénonce régulièrement la corruption, les conflits (comme à l&rsquo;Est), les violations des droits humains et la contre-vérité des urnes. Elle agit ainsi comme une médiatrice impartiale et mobilisant les fidèles pour la paix et la démocratie. Cependant, des critiques soulignent un risque de politisation excessive, où elle supplée une opposition faible, pouvant la transformer en acteur partisan plutôt qu&rsquo;en guide spirituel neutre. Son impact positif reste net face à un État souvent défaillant, renforçant sa légitimité populaire.</p>
<p>La République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) compte environ 55-60 millions de catholiques, faisant d&rsquo;elle le plus grand pays catholique francophone au monde, surpassant la France (environ 40 millions). Cette présence massive illustre l&rsquo;influence du Saint-Siège via la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), qui gère un tiers des écoles et 40 % des infrastructures de santé. On peut y percevoir l’influence vaticane en action. En effet, l’Église y opère comme une <em>« machine »</em> efficace dans l&rsquo;éducation, la santé et la médiation politique, palliant les faiblesses étatiques depuis l&rsquo;ère coloniale belge. Elle a joué un rôle clé en 2018 pour forcer le départ de l’ex-Président Joseph Kabila via des marches massives et un accord national, puis en observant les élections.</p>
<h3>13. LE SAINT-SIÈGE MET-IL SA PUISSANCE AU SERVICE DE LA SOUVERAINETÉ AFRICAINE ?</h3>
<p>La réponse est clairement non. Le Saint-Siège n&rsquo;utilise pas prioritairement sa puissance africaine pour promouvoir la souveraineté des États africains, mais plutôt pour défendre ses intérêts spirituels, diplomatiques et moraux, tout en jouant un rôle de médiateur neutre. Historiquement, le Vatican a cherché à dissocier ses missions des ambitions coloniales européennes, favorisant l&rsquo;autonomie du clergé local (comme en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> sous Pie XII), sans toutefois s&rsquo;opposer frontalement aux puissances impérialistes.</p>
<h4>13.1 Diplomatie morale, non interventionniste</h4>
<p>Le Saint-Siège exerce une influence via la neutralité et l&rsquo;autorité morale, comme lors des médiations en RCA ou Soudan du Sud, où il facilite la paix sans imposer de souveraineté politique. Sa politique étrangère, reconnue souveraine depuis les accords du Latran (1929), privilégie la justice sociale et le dialogue interreligieux plutôt que des revendications anticoloniales directes.</p>
<h4>13.2 Limites face à la souveraineté africaine</h4>
<p>L’église est elle-même perçue parfois comme une « puissance étrangère » en décalage culturel, le Vatican consolide son réseau (écoles, santé) pour asseoir son rôle central, mais évite les confrontations avec les régimes locaux ou les influences néocoloniales (France, Chine). La tournée de Léon XIV (avril 2026) renforce cette stratégie : dialogue avec des régimes variés pour une médiation et un engagement social, non pour une souveraineté accrue.</p>
<h4>13.3 Bénéfice indirect pour l&rsquo;Afrique</h4>
<p>Indirectement, cette présence soutient la stabilité et les droits humains, palliant les faiblesses étatiques (ex. <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>), mais reste subordonnée à la mission évangélisatrice plutôt qu&rsquo;à un agenda souverainiste panafricain.</p>
<h4>13.4 Education : résultats mitigés au sommet de l’Etat</h4>
<p>Le problème est de savoir pourquoi l’église catholique qui a misé sur l’éducation avec des écoles, des universités, des séminaires et a produit des dirigeants africains sortis de ses rangs, constate que de nombreux dirigeants publics comme privés ayant fréquenté les écoles catholiques sont de véritables corrompus ou tortionnaires non respectueux des droits des citoyens et des peuples africains ?</p>
<p>L&rsquo;Église catholique en Afrique, via son vaste réseau éducatif, a formé de nombreux leaders, mais déplore souvent que des valeurs comme l&rsquo;intégrité et la justice ne survivent pas à l&rsquo;exercice du pouvoir, minées par la corruption systémique et les pressions politiques. Ce paradoxe s&rsquo;explique par des facteurs comme la cooptation par les régimes, la pauvreté ambiante favorisant la corruption, et une éducation morale parfois théorique face à des réalités brutales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-82" href="#post-9103-endnote-82">[82]</a></sup>. On peut citer quelques cas (voir le tableau joint) :</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="3"><strong>AFRIQUE : EXEMPLES DE DIRIGEANTS FORMÉS PAR L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Dirigeant</strong></th>
<th><strong>Éducation catholique</strong></th>
<th><strong>Comportement au pouvoir</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Paul Biya (Cameroun, Président depuis 1982)</td>
<td>Éduqué au lycée général Leclerc et séminaire d&rsquo;Édea (catholique)</td>
<td>Accusé de corruption massive, violations des droits humains, modification constitutionnelle pour briguer 7 mandats ; répression des opposants.</td>
</tr>
<tr>
<td>Joseph Kabila (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, Président 2001-2019)</td>
<td>Collège Cardinal Malula et études au Séminaire de Lisala (catholiques)</td>
<td>Fraudes électorales 2018, népotisme, pillage ressources minières malgré médiation CENCO ; tentative de 3e mandat anticonstitutionnel.</td>
</tr>
<tr>
<td>Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale, Président depuis 1979)</td>
<td>École primaire et secondaire catholique à Bata (missionnaires espagnols)</td>
<td>Régime le plus corrompu au monde (<acronym title="Transparency International">TI</acronym> 2025), torture, exécutions extrajudiciaires ; constitution violée pour perpétuité au pouvoir.</td>
</tr>
<tr>
<td>Yoweri Museveni (Ouganda, président depuis 1986)</td>
<td>Primaires au Kyamate Catholic College, études influencées par jésuites</td>
<td>Autoritarisme croissant, corruption endémique (scandales pétrole), répression LGBTQ+ et opposition ; 6 mandats anticonstitutionnels.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’argument selon lequel ces structures éducatives font concurrence à l’Etat ne peut prospérer. Il ne s’agit pas d’une concurrence avec l’éducation publique mais plus d’ un palliatif incomplet car l’Etat africain demeure trop souvent absent et défaillant. La réalité est que le vaste réseau de l&rsquo;Église catholique en Afrique, gérant 40-60% des écoles et hôpitaux dans de nombreux pays comme la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> ou le Kenya, pallie effectivement les défaillances étatiques flagrantes.</p>
<h4>13.5 Le Paradoxe de l’indignation</h4>
<p>Ces cas illustrent un véritable <em>« scandale »</em> récurrent dénoncé par les évêques africains : des anciens élèves deviennent des <em>« saints »</em> en théorie mais de véritables « corrompus » ou facilitateurs de cette corruption en pratique, privilégiant le clanisme, l’ésotérisme, le tribalisme et l&rsquo;autoritarisme sur l&rsquo;éthique catholique, chrétienne ou islamique. L&rsquo;Église critique cette dérive mais peine à sanctionner, son rôle se limitant souvent à la dénonciation pastorale sans pouvoir coercitif.</p>
<p>Peut-être qu’il faudra revoir les priorités économiques avant la priorité spirituelle quelle que soit la religion. En effet, la souveraineté économique forge l&rsquo;indépendance spirituelle : un fidèle nourri par son travail résiste mieux aux manipulations religieuses et aux dépendances extérieures (néocolonialiste économique). Des initiatives comme les coopératives catholiques au Kenya ou les programmes islamiques de zakat productive au Sénégal montrent la voie, mais nécessitent une entente interreligieuse pour éviter la ghettoïsation confessionnelle et mutualiser les efforts vers l&rsquo;entrepreneuriat inclusif. Sans cela, la pauvreté spirituelle perdure, enchaînant les peuples à des cultes consuméristes.</p>
<p>Le positionnement de l’église catholique dans le secteur de l’éducation et de la santé provient certes de l’histoire des missionnaires liée à la colonisation, mais aussi de la défaillance de l’Etat africain. L&rsquo;Église opère via services gratuits ou subventionnés (écoles, santé), financés par dons volontaires, palliant les États défaillants sans viser profit ou sujétion. Le Saint-Siège dénonce explicitement le néocolonialisme économique. Les Papes François et Léon XIV ont rappelé ceci : <em>« ôtez vos mains de l&rsquo;Afrique !</em> », se positionnant ainsi en contre-pouvoir moral<sup><a id="post-9103-endnote-ref-83" href="#post-9103-endnote-83">[83]</a></sup>.</p>
<h3>14. MIGRATION CIRCULAIRE SANS RECONQUÊTE SPIRITUELLE</h3>
<p>L&rsquo;inversion des flux missionnaires voit environ 2 500 prêtres africains gérer des paroisses en Europe (France, Belgique) en 2025, face à la sécularisation européenne et au dynamisme démographique africain.</p>
<p>Cette migration circulaire sans reconquête spirituelle marque le dynamisme de la foi africaine. Hier les missionnaires européens évangélisaient l&rsquo;Afrique sous couvert colonial ; aujourd&rsquo;hui, ce sont les prêtres africains qui revitalisent les Églises européennes déclinantes, apportant ferveur et jeunesse<sup><a id="post-9103-endnote-ref-84" href="#post-9103-endnote-84">[84]</a></sup>. Près de 25 % des Prêtres africains assurent les fonctions de prêtres en Europe, tout en poursuivant souvent leurs études. Cette vocation africaine n’a son équivalent que le déclin voire la perte de la vocation et de la foi en Occident. Cette migration circulaire inverse est encouragée par le Vatican. Pape Léon XIV célèbre cette réciprocité comme un « changement d&rsquo;époque ». L&rsquo;Afrique devient poumon spirituel mondial, renversant symboliquement hiérarchies coloniales sans revanche ni prosélytisme agressif<sup><a id="post-9103-endnote-ref-85" href="#post-9103-endnote-85">[85]</a></sup>. Le feu Pape François a bien résumer la situation : il est question <em>« d’évangéliser les évangélisateurs<sup><a id="post-9103-endnote-ref-86" href="#post-9103-endnote-86">[86]</a></sup> ».</em> En 2025 en Europe, 2 500 Prêtres africains gèrent les paroisses désertées par vocations locales. D’où la formule prophétique : le catholicisme post-colonial où le <em>« Sud théologique »</em> féconde le <em>« Nord fatigué »</em>, renversant les flux missionnaires coloniaux sans revanche.</p>
<h3>15. CONCLUSION : ENTRE SÉCURITÉ SANITAIRE ET MODÈLE DU SACERDOCE AFRICAIN DE MELCHISÉDEK</h3>
<p>La visite du Pape Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026 dans quatre pays pétroliers (Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale) est estimée entre 25-40 millions d&rsquo;Euros répartis entre 10-15 M€ pris en charge par le Vatican, et 15-25 million € pris en charge par le pays hôte. Ce budget aurait pu financer 8 à 13 hôpitaux mobiles modernes (à raison de 3 million € par hôpital mobile équipé) permettant d’avancer vers la sécurité sanitaire tout en sauvant des vies.</p>
<p>Alors, les dirigeants africains sont face à un dilemme moral majeur.</p>
<p>Pendant que Léon XIV dénonçait corruption et « tyrans » devant les chefs d’Etat rencontrés lors de sa visite, aucun de ces autocrates n’a mentionné en retour qu’ils allaient faire des efforts pour réduire la corruption ou renoncer à leur pouvoir contesté et accepter de laisser le Peuple souverain choisir librement ses dirigeants.</p>
<p>A partir de l’estimation de sources vérifiées, les flux financiers illicites (corruption, évasion fiscale, etc. dans les 55 pays africains s&rsquo;élèvent à environ 88-90 milliards USD par an selon l&rsquo;Union africaine (en 2025) et Global Financial Integrity, dont une part significative provient des revenus pétroliers notamment des pays suivants : Nigeria, Angola, Algérie.</p>
<p>Seulement 1 % de cette somme constituerait déjà 900 M€/an<sup><a id="post-9103-endnote-ref-87" href="#post-9103-endnote-87">[87]</a></sup>.</p>
<p>Si l’on se limite aux quatre pays visités, il est possible d’estimer les sommes suivantes du manque à gagner pour les populations africaines du fait de la mauvaise gouvernance et de la corruption à savoir :</p>
<ul>
<li>Algérie : estimation autour de 2 milliards € par an suite à des fuites d’hydrocarbures pétro-gaz, mauvaise gestion, corruption, etc.<sup><a id="post-9103-endnote-ref-88" href="#post-9103-endnote-88">[88]</a></sup> ;</li>
<li>Cameroun : 500 millions € par an selon les estimations de Transparency International<sup><a id="post-9103-endnote-ref-89" href="#post-9103-endnote-89">[89]</a></sup> ;</li>
<li>Angola : 20 % des revenus pétroliers détournés, soit environ 1 milliard € par an selon Global Witness<sup><a id="post-9103-endnote-ref-90" href="#post-9103-endnote-90">[90]</a></sup> ;</li>
<li>Guinée Équatoriale : 70 % des revenus pétroliers, soit environ 4 milliards de dollars américains par an perdus, Riggs Bank scandal<sup><a id="post-9103-endnote-ref-91" href="#post-9103-endnote-91">[91]</a></sup>). Il s’agit principalement de cas d’enrichissement personnel, de corruption et de blanchiment d&rsquo;argent… porté devant la justice.</li>
</ul>
<p>Le total du manque à gagner pour les populations africaines concernées, lié entre autres à la mauvaise gouvernance, au détournement et à la corruption pour les quatre pays visités par le Pape Léon XIV, est estimé autour de 5-8 milliards € par an. En ne prenant qu’un (1) %, on obtient une somme oscillante entre 50 et 80 millions €, soit entre 16-26 hôpitaux mobiles à raison d’une moyenne de 3 millions € par hôpital mobile équipé.</p>
<p>En conclusion, l’argent de la corruption et la mauvaise gouvernance qui ont été dénoncés dans ces 4 seuls pays, si utilisé au service des populations, permettrait d’accélérer les avancées vers une souveraineté sanitaire en moins de 10 ans dans chacun de ces pays. Si l’on y rajoute l’économie consistant à ne plus avoir besoin du voyage du Pape pour rappeler les principes de la Maât, à savoir la vérité, la justice, la solidarité, la probité et l’éthique, l’objectif consistant à atteindre une distribution équitable d’accès à la santé pour tous sera rapidement atteint avec un hôpital mobile de proximité à moins d’une heure de transport de chacun des citoyens des pays visités.</p>
<p>Il va de soi que si un pourcentage plus important du manque à gagner pouvait être récupéré pour être mis au service des populations, le Pape pourrait toujours venir bénir un nombre croissant de populations africaines en bonne santé.</p>
<p>Enfin, si 1 % seulement des revenus pétroliers détournés (estimés à 10-20 milliards €/an) était réalloué, l&rsquo;Afrique pourrait équiper 3 000 à 6 000 hôpitaux mobiles, assurant une sécurité sanitaire continentale.</p>
<p>La seule recommandation qui vaille est d’arrêter la corruption. Cela offrirait cent fois plus d&rsquo;impact vital que tous les discours pontificaux ou les discours langue de bois de nombreux dirigeants africains. Le vrai <em>« péché d&rsquo;omission »,</em> des uns et des autres, n&rsquo;est-il pas justement de maintenir des autocrates intouchables au prix de millions de vies privées de santé ? Et là, il ne s’agit pas que de l’Afrique puisque les déserts médicaux existent, et l’impunité qui accompagne la mauvaise gouvernance, un peu partout y compris en dehors de l’Afrique, sont de plus en plus institutionnalisés par une absence de vérité des urnes et de vérité des comptes publics.</p>
<p>Aussi, entre une visite papale en Afrique autocratique, une récurrence de l’impunité face à la mauvaise gouvernance et les priorités sanitaires, il va falloir revoir les affectations budgétaires vers ceux en Afrique qui en ont réellement besoin.</p>
<p>Sur le plan spirituel, Léon XIV apparaît en Afrique comme un Pape qui rejette la langue de bois d’ébène et rappelle le devoir de la vérité, de la justice, de l’éthique dans la vie et plus particulièrement en politique. C’est un Pape qui s’inscrit dans le message africain du grand prêtre noir Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-92" href="#post-9103-endnote-92">[92]</a></sup>, roi de paix et de justice de Salem (actuel Jerusalem) qui a créé l’ordre de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-93" href="#post-9103-endnote-93">[93]</a></sup> et qui demeure un héritier de la Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-94" href="#post-9103-endnote-94">[94]</a></sup>.</p>
<p>Cela peut même poser la question de la généalogie spirituelle de Jésus-Christ et des évolutions parallèle de la lignée spirituelle de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-95" href="#post-9103-endnote-95">[95]</a></sup>, notamment avec le fameux roi « Melchior » et de nombreux anonymes africains et noirs <em>« blanchisés ou sans couleur ou sans « nom » »</em> dans la Bible. Le débat sera long !!!</p>
<p>Et pourtant, c’est bien sur Melchisédek, roi-prêtre-sacrificateur cananéen, (donc Africain) du Très-Haut, indépendant de la généalogie lévitique, que repose le modèle sacerdoce éternel pré-abrahamique. Le Pape Léon XIV gagnerait à promouvoir les expériences parallèles de Dieu en Afrique lors de ses prochaines tournées en Afrique. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>28 avril 2025</p>
<p><a id="post-9103-_Hlk197556288"></a> Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</p>
<p>Directeur général d&rsquo;Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><a href="mailto:yeamaizo@afrocentricity.info">yeamaizo@afrocentricity.info</a></p>
<h3>Notes :</h3>
<ol>
<li id="post-9103-endnote-1">Muzungu B. (1989). « Religions traditionnelles Africaines et théologie Africaine: in <em>Théologie Africaine. Bilan et perspectives</em>. In <em>Actes de la dix-septième semaine théologique de Kinshasa</em>, 2-8 avril 1989, Kinshasa 1989. <a href="#post-9103-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-2">Traoré, A. <em>Le viol de l’imaginaire</em>. Les Editions Fayard : Paris. <a href="#post-9103-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-3">Global Africa Telesud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire <em>Multipolaire</em> animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec. In <em>Global Africa Telesud</em>. Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI, Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA, Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Economiste et Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-4">Oxford (1997). <em>Oxford Dictionary of World Religions. </em> Re-Edition J. Bowker: Oxford. <a href="#post-9103-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-5">Habimana, J.-B. (s.d.). <em>L&rsquo;eschatologie comme point culminant de la révélation</em>. In <em>https://studiapelplinskie.pl.</em> <em>Studi Pellinskie</em>, p. [non spécifié]. Accédé le 23 avril 2026. Voir <a href="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-6">Orobator, A. E. (2019). <em>Confessions of an Animist: Faith and Religion in Africa</em>. Orbis Books : Maryknoll, New York, USA, p. 45.  <a href="#post-9103-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-7">Ubuntu ou <em>« je suis parce que nous sommes »</em> est la philosophie des peuples bantous au cours de la période précoloniale qui définit l&rsquo;humanité par l&rsquo;interdépendance communautaire, où l&rsquo;individu pleinement humain se réalise dans le respect mutuel et la solidarité. Ce concept est une constante dans la spiritualité africaine. Héritière des religions ancestrales africaines, la philosophie Ubuntu incarne l&rsquo;harmonie cosmique en référence à la Maât de l’Egypte ancestrale des pharaons noirs. La vénération du Dieu créateur via des ancêtres éthiques et des rites sacrés permettent d’autoréguler le mal par des interdits communautaires avec en filigrane le principe de l’innocence à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits, ni au divin. <a href="#post-9103-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-8">Basna, L. (2025). « L’âme du continent : Les religions africaines avant et après la colonisation ». 2 décembre 2025. In <em>Les cultures.art. Arts et Cultures du monde</em>.<em> les-cultures.art</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-9">Basna, L. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-10">Neuve-Eglise, A. (2008). « Rencontres islamo-chrétiennes. Abraham, l’ « ami de Dieu » et père du monothéisme ». In <a href="http://www.teheran.ir" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.teheran.ir</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. La Revue de Téhéran</em>. N° 33, août 2008. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-11">Abram s&rsquo;appelle encore Abram lors de sa rencontre avec Melchisédek (Genèse 14:18-20). Il reçoit sa bénédiction et donne la dîme de tout, mais son changement de nom en Abraham intervient plus tard, par Dieu directement (Genèse 17:5). <a href="#post-9103-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-12">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 25. <a href="#post-9103-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-13">Yahvé, ou Yehovah, et bien d’autres noms dérivés du Dieu universel <a href="#post-9103-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-14">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 3. <a href="#post-9103-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-15">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief. </em>Longmans, Green &amp; Co.: London, pp. 45-47. <a href="#post-9103-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-16">Idowu, E. B. (1962). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-17">Bewaji, J. A. I. (1998). “Olodumare: God in Yoruba Belief and the Theistic Problem of Evil”. In <em>African Studies Quarterly.</em> Volume 2, Issue 1. 1998. Accessed 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> and <a href="http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-18">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 2. <a href="#post-9103-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-19">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 4. <a href="#post-9103-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-20">Babayemi, S.O. (1984). “African Concept of God, The Cosmos and Man &#8211; A Yoruba Example”. In <em>Ibadan, Institute of African Studies Seminar Series</em>, February 8, 1984. <a href="#post-9103-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-21">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief</em>. London : Longmans. <a href="#post-9103-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-22">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). <em>Le Renard pâle : la cosmogonie dogon</em>. Paris : Institut d&rsquo;Ethnologie, pp. 17-23. <a href="#post-9103-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-23">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). Op. Cit., pp. 17 et 19. <a href="#post-9103-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-24">Romains 1:20 (Louis Segond) : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l&rsquo;œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables ». En effet, l’Apôtre Paul affirme que le Dieu Créateur se révèle universellement via la création (l’ordre cosmique, la vie, les lois naturelles), rendant l&rsquo;humanité responsable de cette connaissance intuitive – fondement de la théologie naturelle justifiant monothéismes pré-mosaïques africains (Amma, Olodumare), etc. <a href="#post-9103-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-25">Les Colchidiens sont les anciens habitants de la Colchide (Géorgie actuelle). Selon Hérodote (II, 104), ils auraient la peau noire (μέλανες/melanes) et les cheveux crépus (οὐλότριχας/oulotrixas) ; et procédaient à la circoncision originelle dès enfance, apprise auprès des Égyptiens. Hérodote conclut qu’il s’agissait probablement d’une colonie égyptienne (soldats pharaon Sésostris III, -1878). Voir aussi Tsetskhladze, G. R. (2001). <em>The Greek Colonisation of the Black Sea Region</em>.  Peeters Publishers : Leuven :, pp. 45-67. <a href="#post-9103-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-26">Hérodote. (2003). <em>Histoires, Livre II (Égypte)</em>. Traduction Ph.-E. Legrand. Paris : Les Belles Lettres, II, 104, p. 157. Citation exacte (traduction Legrand) : <em>« Pour moi, je l&rsquo;estime (εἴκασα), les Colchidiens sont une colonie des Égyptiens, parce que, comme eux, ils ont la peau noire (μέλανες) et les cheveux crépus (οὐλότριχας). [&#8230;] Les Égyptiens et les Colchidiens ont en commun la circoncision dès l&rsquo;origine (ἀπ’ ἀρχῆς). »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-27">Ça m&rsquo;intéresse. (2023). <em>« Dieu unique : la véritable raison du monothéisme du pharaon Akhenaton »</em>. 6 octobre 2023. In Caminteresse.fr. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-28">Tombe n°25 Ay (vizir), Amarna (-1350). Texte fondateur monothéisme akhenatonien célébrant Aten comme unique créateur universel. Grand Hymne à Aten (tombe d&rsquo;Ay, Amarna)<em>Tu te lèves splendidement à l&rsquo;horizon oriental, </em><em>Ô vivant Aten, principe de vie ! </em><em>Tu rayonnes à l&rsquo;horizon d&rsquo;Orient, tu emplis toute terre de ta beauté. </em><em>Tu es beau, grand, éblouissant, haut au-dessus de toute terre, </em>
<p><em>Tes rayons embrassent les terres jusqu&rsquo;au bout de tout ce que tu as fait. </em></p>
<p><em>Tu es Rê, tu les atteins selon leur nombre, tu les assujettis à ton fils bien-aimé. </em></p>
<p><em>Tu es lointain, mais tes rayons touchent la terre ; </em></p>
<p><em>Tu es dans leurs visages sans qu&rsquo;on voie tes pas.</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-29">Assmann, J. (1997). <em>Moses the Egyptian: The Memory of Egypt in Western Monotheism</em>.  Harvard University Press: Cambridge, MA : pp. 44-58. <a href="#post-9103-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-30">Török, L. (1997). <em>The Kingdom of Kush: Handbook of the Napatan-Meroitic Civilization</em>.  Brill : Leiden, p. 173. « Méroé necropolis contains 255 pyramids [&#8230;] exceeding Egyptian pyramid production. » <a href="#post-9103-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-31">25<sup>e</sup> dynastie : Les Nubiens conquièrent Égypte (-744/-656) avec à leur tête, les pharaons Piye (premier), Taharqa (célèbre, Bible 2 Rois 19). Il s’agit bien de Pharaons noirs. <a href="#post-9103-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-32">Les pharaons qui ont succédé à Akhenton ont restauré le polythéisme.Toutânkhamon (1332-1323) restaure Amon-Rê dès an 2 : édits Amarna détruits, temples rouverts, Akhetaton rasée, briques estampillées « Amon ».Horemheb (1323-1295) achève proscription : noms Akhenaton martelés, statues brisées, prêtres Aten exécutés.Ramsès II (1279-1213) rétablit théocratie amonienne triomphante. <a href="#post-9103-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-33">Assmann, J. (1997). Op. Cit., p. 58. <a href="#post-9103-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-34">Décalogue : Les « Dix Paroles » (Exode 20:1-17, Deutéronome 5:6-21), dix commandements moraux fondamentaux gravés sur tables de pierre que Dieu donne à Moïse au mont Sinaï (~-1300 av. J.-C.) lors de l&rsquo;Alliance sinaïtique. Contenu essentiel : »Je suis YHWH ton Dieu [&#8230;] Tu n&rsquo;auras pas d&rsquo;autres dieux devant moi. » »Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain. » »Tu observeras le jour du sabbat. » »Tu honoreras père et mère. »
<p>« Tu ne tueras point. »</p>
<p>« Tu ne commettras pas d&rsquo;adultère. »</p>
<p>« Tu ne voleras point. »</p>
<p>« Tu ne porteras pas de faux témoignage. »</p>
<p>« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. »</p>
<p>« Tu ne désireras pas&#8230; rien de ce qui est à lui. » <a href="#post-9103-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-35">Assmann, J. (1990). <em>Ma&rsquo;at: Gerechtigkeit und Unsterblichkeit im Alten Ägypten</em>.  C.H. Beck : Munich, p. 23. <em>« Maât incarne le principe divin unique de l&rsquo;ordre cosmique et moral, auquel le pharaon était tenu de se conformer dès la période dynastique archaïque (-3100), bien avant l&rsquo;apparition de la législation biblique. »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-36">Dils, P. (2022). <em>Le Chapitre 125 du Livre des Morts : séquence pédagogique sur le Papyrus BnF Égyptien 106</em>. Université Lumière Lyon 2, Département Histoire des Religions. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.academia.edu/43204643" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.academia.edu/43204643<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-37">Little, K. (1965). “The Political Function of the Poro. Part I”. In <em>Africa.</em> Volume 35, Issue 4, October 1965, pp. 349 – 365. Published by Cambridge University Press, 23 January 2012. Accessed on 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-38">Little, K. (1948). « The Political Function of the Poro. Part I. » In <em>Africa</em>, 18(4), 349-361. <a href="#post-9103-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-39">Pinch, G. (2002). <em>Handbook of Egyptian Mythology</em>. Santa Barbara, CA : ABC-CLIO, pp. 130-135. <a href="#post-9103-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-40">Marsailly, M. (2023). « Le Sacré en Égypte ancienne. Le culte d’Osiris, dieu de l’Au-delà et de l’Éternité, prend de l’ampleur au Moyen Empire ». 21 décembre 2021. In <em>blogostelle.com</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-41">Agenzia Fides (2023). <em>Les statistiques de l’église catholique 2025. Octobre Missionnaire : XCIX Journée Mondiale des Missions.</em> 19 octobre 2025. In <em>press.vatican.va</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-42">Supertino, G. (2023). « L’Afrique est-elle l’avenir du catholicisme (et le prochain pape sera-t-il africain) ? ». 29 janvier 2023. In <em>Le Monde des religions</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-42">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-43">ATLASOCIO (2021). « Classement des États d&rsquo;Afrique par nombre de catholiques ». In <em>Atlasocio.com.</em> 26 janvier 2021. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; il s’agit d’estimations à partir de statistiques de 2021 faute de statistiques récentes. <a href="#post-9103-endnote-ref-43">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-44">Le Saint-Siège (2026). « Voyage apostolique du Saint-Père en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale [13-23 avril 2026] ». 13 avril 2026. Déclarations du Directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, 25 février 2026. In <em>www.vatican.va.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-44">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-45">Le Monde avec AFP (2026). « Emmanuel Macron et Léon XIV estiment que l’action pour la paix est « un devoir et une exigence » ». 10 avril 2026.In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Les deux chefs d&rsquo;État (Vatican et France) auraient discuté des situations de conflit mondiales notamment le Moyen-Orient, le Liban, l’Iran, Jérusalem), plus globalement de la paix internationale et des enjeux bilatéraux France-Saint-Siège notamment les droits humains, la dissuasion nucléaire, l’ euthanasie. Le Président Macron a relayé une invitation officielle en France pour une visite du Pape à Paris et à Lourdes pour porter la paix malgré de nombreuses divergences doctrinales. <a href="#post-9103-endnote-ref-45">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-46">CATH.CH (2026). « En visite au Vatican, Emmanuel Macron a passé près d&rsquo;une heure avec Léon XIV ». 10 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; <a href="#post-9103-endnote-ref-46">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-47">Vidjingninou, F. (2026). «  Léon XIV en Afrique : ce que le voyage révèle du pontificat ». 24 avril 2026. In <a href="http://www.revueconflits.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.revueconflits.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 25 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-47">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-48">Addi, L. (2024). «  Le système de pouvoir en Algérie, son origine et ses évolutions ». 31 juillet 2024. In <a href="http://www.lesemeurs.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lesemeurs.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 24 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Depuis 2019, après la chute du Président Bouteflika, le Président Tebboune a centralisé les leviers : contrôle de l&rsquo;armée, justice, médias d&rsquo;État et nominations clés. Second mandat (2024-2029) avec 84,3% des voix, confirmant cette emprise. <a href="#post-9103-endnote-ref-48">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-49">Africandefenders (2022). « Algérie: L’escalade de la répression menace la survie de la société civile indépendante ». 23 février 2022. In <em>africandefenders.org.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Il y a eu une grande répression de la société civile par le passé. En effet, depuis 2021, on assiste en Algérie à la fermeture de l&rsquo;espace civique post-Hirak (arrestations massives, interdictions de manifestations, poursuites judiciaires contre <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> et militants). En 2025, de nouvelles lois sécuritaires (Code pénal, mobilisation générale) ont renforcé la répression des libertés d&rsquo;expression et d&rsquo;association et museler les médias. Par ailleurs, la conservation du pouvoir s’est accrue avec des élections présidentielles du 7 septembre 2024 (94% de participation contestée), une réélection écrasante malgré boycott de l&rsquo;opposition et absence de contre-pouvoirs. Il s’agit d’un système militaro-politique hérité avec un État-Major au cœur d’un système d’affairistes.Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). « Algérie : la société civile alerte sur les dérives autoritaires en Algérie ». 11 juillet 2025. In Fédération internationale pour les droits humains (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) et l’Organisation mondiale contre la torture (<acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym>), et l’Observatoire pour la protection des défenseures des droits humains. <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-49">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-50">Badiane, O. (2026). « Après 41 ans au pouvoir, Denis Sassou Nguesso en lice pour un nouveau mandat à la tête du Congo ». 12 mars 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Denis Sassou Nguesso a passé 41 ans au pouvoir a dirigé le Congo de 1979 à 1992, puis au pouvoir depuis 1997 et vient d’être réélu à 82 ans le 15 mars 2026 pour un mandat de cinq (5) ans selon la Constitution réajustée pour supprimer la limite d’ »âge et autorisant trois mandats. <a href="#post-9103-endnote-ref-50">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-51">Le Président João Lourenço est au pouvoir en Angola depuis le 26 septembre 2017, date de son investiture officielle comme troisième président de la République, après les élections législatives du 23 août 2017 où son parti MPLA a obtenu la majorité mais contestée. Il a succédé à José Eduardo dos Santos (1979-2017) et a été réélu en 2022 pour un second mandat (jusqu&rsquo;en 2027). <a href="#post-9103-endnote-ref-51">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-52">Monteau, F. (2025). « Au Togo, Faure Gnassingbé devient président du conseil et s’assure de rester au pouvoir ». 06 mai 2025. In <em>www.lemonde.fr/afrique</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.Faure Gnassingbé est au pouvoir au Togo depuis le 5 février 2005.Il a succédé à son père suite à un coup d’Etat militaire sanglant avec plus de 2000 morts. Son père : Eyadéma Gnassingbé, Président de 1967 à 2005 (38 ans au pouvoir) est décédé le 5 février 2005. C’est l&rsquo;armée togolaise qui a immédiatement nommé Faure président par intérim, contournant la Constitution (qui prévoyait le Président de l&rsquo;Assemblée nationale. Les élections du 24 avril 2005 sont largement contestées et depuis il en a été de même pour toutes les élections présidentielles et législatives et autres. Officiellement réélu en 2010, 2015, 2020, 2025. Depuis mai 2025, il est président du Conseil des ministres suite à une modification anticonstitutionnelle et illégale de la Constitution de 1992 approuvé par le Peuple togolais. La nouvelle 5<sup>e</sup> République parlementaire permet d’éviter le suffrage universel direct et permet de concentrer tout le pouvoir exécutif sans limitation de mandats. On assiste donc au Togo à une dynastie Gnassingbé de plus de 59 ans de pouvoir familial ininterrompu (1967-2026), l&rsquo;une des plus longues d&rsquo;Afrique. <a href="#post-9103-endnote-ref-52">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-53">République du Congo (2025). « Coopération : Un message personnel du pape Léon XIV au président Denis Sassou-NGuesso ». 30 Juillet 2025. In <em>gouvernement.cg.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Denis Sassou Nguesso dirige le Congo depuis 1979 (avec une interruption de 1992 à 1997), soit 47 ans au pouvoir en 2026. Il a été réélu en mars 2026 pour un 5e mandat avec 94,82% des voix. La répression s&rsquo;est intensifiée depuis 2015 avec le référendum constitutionnel : arrestations massives d&rsquo;opposants, tortures et exécutions sommaires dans la région du Pool, plus de 100 prisonniers politiques recensés. En comparaison avec le système du pape Léon XIV, Denis Sassou Nguesso exerce un pouvoir militaire absolu soutenu par son parti unique et les revenus pétroliers (90 % du budget), tandis que Léon XIV gouverne par élection cardinalice avec un pouvoir théoriquement absolu mais limité à l&rsquo;influence morale. Le Président Sassou Nguesso réprime par la prison, l&rsquo;armée et les tortures physiques ; le pape influence sans coercition grâce à sa légitimité spirituelle auprès de 1,4 milliard de fidèles. Le premier prépare une succession contrôlée à son fils Denis-Christel ; le second laisse un conclave indépendant décider. Les deux systèmes sont opaques (budget pétrolier congolais secret vs comptes du Vatican partiellement publiés), mais le Président Sassou Nguesso maintient 47 ans de règne par la violence, tandis que le pape Léon XIV exerce un mandat à vie électif sans armée ni prison. Finalement, l’investiture a eu lieu le 16 avril 2026, Denis Sassou Nguesso prête serment pour un nouveau mandat de 5 ans après sa réélection au 15 mars 2026 avec 94,82 % des voix. Néanmoins, la répression continue. En mai 2025 en période pré-électorale, l&rsquo;opposant Lassy Mbouity a été enlevé et séquestré 10 jours, confirmant la tension persistante avant les élections de mars 2026. Concernant ses relations avec le Pape, en juillet 2025, le nonce apostolique a transmis un message personnel de Léon XIV à Sassou Nguesso, renforçant les liens diplomatiques malgré les critiques papales sur la corruption et l’opacité des comptes par pays du Vatican. Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). «  Congo-Brazzaville : inquiétudes de la société civile sur la situation politique et l’espace démocratique à l’approche des élections générales ». 27 juin 2025. In <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> Déclaration sur le Congo. In <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-53">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-54">Baude, C. (2025). « Paul Biya réélu : colère et répression au Cameroun ». 31 octobre 2025. In <a href="http://www.politis.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.politis.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Paul Biya dirige le Cameroun depuis le 6 novembre 1982 (43 ans en 2026), après avoir succédé à Ahmadou Ahidjo. Réélu en octobre 2025 pour un 8<sup>e</sup> mandat à 92 ans avec 53,66 % des voix, malgré contestations massives. La répression existe. En effet, depuis 2025, des manifestations post-électorales ont été violemment dispersées (23 morts reconnus), 1 000 arrestations à Douala, « villes mortes » imposées ; la crise séparatiste anglophone (2017-2026) avec plus de 6 000 morts. La relation avec le Pape Léon XIV est vivace avec un accueil protocolaire le 15 avril 2026 à Yaoundé. Le pape appelle à « briser les chaînes de la corruption » devant Biya, discours direct perçu comme un avertissement. <a href="#post-9103-endnote-ref-54">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-55">Douet, M. (2026). « En Ouganda, Yoweri Museveni, le vieux guérillero qui brigue un septième mandat ». 15 janvier 2026. In <a href="http://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda est au pouvoir depuis le 29 janvier 1986 (40 ans en 2026), après sa guérilla contre le Président Obote. Il a été réélu janvier 2026 pour un 7<sup>e</sup> mandat contesté de (71 %) dans un climat répressif. La répression post-2026 s’est soldée par des dizaines de morts, des centaines d’arrestations (Bobi Wine en clandestinité, Kizza Besigye emprisonné), plus de 10 <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> suspendues, des violences contre journalistes. Sa relation avec le pape se limite à des contacts diplomatiques réguliers, mais Léon XIV critique le népotisme (fils Muhoozi héritier présumé) et la répression. <a href="#post-9103-endnote-ref-55">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-56">Berger, H. (2026). “Trump Criticizes Pope Leo on Truth Social”. 13 April 2026. In <a href="http://www.theamericanconservative.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.theamericanconservative.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed on 24<sup>th</sup> of April 2026. Retrieved from <a href="https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-56">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-57">Le Huffpost (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques de Trump : « Je n’ai pas peur de son administration » ». 12 avril 2026. In <a href="http://www.dailymotion.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dailymotion.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-57">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-58">Belouezzane, S. (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques du président américain : « Je n’ai peur ni de l’administration Trump ni de dire le message de l’Evangile ». 13 avril 2026. In <em>Le Monde. </em><a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026<em>. </em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-58">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-59">Belouezzane, S. (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-59">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-60">Léon XIV (2026, 22 avril). <em>Conférence de presse finale du voyage apostolique en Afrique</em>. In Vatican News. <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vaticannews.va/fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-60">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-61">Washington Post (2018). “<em>Trump berates African countries as &lsquo;shithole nations&rsquo; during White House meeting”</em>. 12 january 2018. In <a href="http://www.washingtonpost.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.washingtonpost.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 24 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-61">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-62">Le Saint Siège (2015).<em> « Lettre Encyclique </em><strong><em>Laudato Si’ </em></strong><em>Du Saint-Père </em><strong><em>François </em></strong><em>Sur La Sauvegarde De La Maison Commune ». </em>24 mai 2015. In <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>François </em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals.index.html#encyclicals" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>Encycliques</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir </em><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-62">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-63">Le Saint Siège (2015). Op. Cit. Encyclique <em>Laudato Si&rsquo;</em> du pape François (24 mai 2015), paragraphe 51 :<br />
<em>« Une réelle approche écologique devient toujours un problème social qui est indissociablement écologique et social, et qui se traduit par la soumission de tout programme économique à l’exigence éthique du bien commun. » Voir le </em>Texte intégral : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-63">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-64">Comby, K. (2025). « Le pape est un chef d&rsquo;Etat, mais quel est son pouvoir réel ? ». 18 mai 2025. In <em>Capital. </em><a href="http://www.capital.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.capital.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-64">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-65">Agence Afrique (2024). « Burkina Faso: Déploiement de quinze cliniques mobiles d’un coût de 15 milliards de Fcfa, dans les 15 régions du pays ». 26 juillet 2024. In <a href="http://www.agenceafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.agenceafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-65">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-66">Contacter Afrocentricity Think Tank, <a href="mailto:info@afrocentricity.info">info@afrocentricity.info</a> pour des précisions et détails. <a href="#post-9103-endnote-ref-66">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-67">François Pauly succède à Jean-Baptiste de Franssu (2014-2026) après un processus planifié, choisi pour son expertise financière européenne et sa connaissance préalable des structures vaticanes (conseil d&rsquo;administration du Fonds de pension du Saint-Siège 2017-2021). Pauly est un cadre expérimenté ayant travaillé pour plusieurs institutions financières, dont Edmond de Rothschild, mais sans contrôle familial Rothschild sur la banque vaticane. <a href="#post-9103-endnote-ref-67">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-68">CATCH (2026). « La &lsquo;banque du Vatican&rsquo; est confiée au financier luxembourgeois François Pauly ». 25 mars 2026. In <a href="http://www.cath.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.cath.ch</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-68">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-69">Vatican News (2024). « Rapport 2023 de l&rsquo;IOR: 30,6 millions d&rsquo;euros de bénéfices ». In <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.vaticannews.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>14 juin 2024. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-69">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-70">Le Monde (1992). « Dix ans après la faillite du Banco Ambrosiano La justice milanaise condamne à des peines de prison deux hommes d&rsquo;affaires italiens ». 18 avril 1992. In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ;Le Scandale Banco Ambrosiano &#8211; IOR (1982) : En 1982, l&rsquo;IOR (banque du Vatican), dirigée par Mgr Paul Marcinkus, était actionnaire principal du Banco Ambrosiano, qui fit faillite avec 1,3 milliard USD de pertes dues au blanchiment mafieux (Cosa Nostra).Blanchiment : Michele Sindona (banquier mafieux) et Roberto Calvi (président Ambrosiano) utilisaient des lettres de garantie de l&rsquo;IOR pour transférer des fonds illicites.Mort de Calvi : Le 18 juin 1982, Roberto Calvi est retrouvé pendu sous le Pont des Blackfriars à Londres – officiellement suicide, mais enquête conclura à meurtre mafieux (P2, mafia).Conséquences judiciaires : Le 16 avril 1992, tribunal de Milan condamne 34 personnes pour faillite frauduleuse, dont Licio Gelli (18,5 ans, loge P2) et Umberto Ortolani (19 ans). <a href="#post-9103-endnote-ref-70">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-71">Badiane, O., Njie, P. (2026). « <em>Que faut-il retenir de la tournée du pape Léon XIV en Afrique ? ». </em>24 avril 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-71">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-72">Rédaction Africanews (2026). « <em>Les 4 pays africains que le pape Léon XIV visitera en 11 jours ».</em> In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-72">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-73">Euronews (2026). « Le pape Léon XIV condamne la colonisation des ressources minérales de l&rsquo;Afrique en Guinée équatoriale ». 22 avril 2026. In fr.euronews.com. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-73">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-74">Rédaction Africanews (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-74">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-75">Zenit (2025). <em>L&rsquo;Afrique, nouveau cœur battant de la croissance catholique</em>. 15 octobre 2025. In <em>fr.zenit.org</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-75">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-76">Kpongo, I. (2004). <em>Le patrimoine foncier de l&rsquo;Église catholique en Afrique : l&rsquo;exemple du diocèse de Budjala en République démocratique du Congo. T</em>hèse de Doctorat en Sociologie du développement. 2004. Université Paris 1. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://theses.fr/2004PA010576" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://theses.fr/2004PA010576<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-76">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-77">Agenzia Fides (2026). « Léon XIV en Afrique &#8211; Cameroun : l&rsquo;importante contribution de l&rsquo;Église à la santé et à l&rsquo;éducation ». 10 avril 2026. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-77">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-78">De Lespinay, C. (2007). « Camille Iwewe Kpongo. Usages et enjeux du patrimoine foncier de l’Église Catholique du Congo ». In <em>Droit et cultures</em> [En ligne], 53 | 2007-1, mis en ligne le 18 mai 2009, consulté le 27 avril 2026. URL : http://journals.openedition.org/droitcultures/594 ; DOI : https://doi.org/10.4000/droitcultures.594 <a href="#post-9103-endnote-ref-78">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-79">Tabar R. (2008). « Théologie des religions traditionnelles Africaines ». In <em>Recherches de science religieuse.</em> 2008/3 t. 96, p. 327-341. <a href="#post-9103-endnote-ref-79">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-80">Aineah, A. (2024). « <strong>Les théologiens s&rsquo;inquiètent des « tensions et conflits » entre les diocèses et les communautés religieuses en Afrique ». 3 août 2024. In</strong> <a href="http://www.aciafrique.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.aciafrique.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-80">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-81">Africanews (2024). « Rwanda : l&rsquo;église catholique demande pardon pour ses fidèles impliqués dans le génocide ». 13 août 2024. In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-81">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-82">Mbao, J. (2021). « <em><acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> : l&rsquo;Église dénonce une justice « corrompue » »</em>. 22 juin 2021. In <em>DW Afrique</em>. https://www.dw.com/fr. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-82">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-83">Le Saint Siège (2023). « Voyage apostolique du Pape François en République Démocratique Du Congo et au Soudan du Sud (Pèlerinage Œcuménique de Paix au Soudan du Sud) [31 janvier &#8211; 5 février 2023]. rencontre avec les autorités, les représentants de la société civile et le corps diplomatique discours du Saint-Père. Jardin du palais de la nation (Kinshasa) Mardi 31 janvier 2023 ». In <a href="http://www.vatican.va" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vatican.va<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-83">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-84">Dzakpata, K. (2025). « La migration circulaire » : un modèle africain de mobilité ». 3 novembre 2025. In <em>dialoguemigration.com/fr</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-84">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-85">L’Observatore Romano (2024). « Synthèse de l’intervention d’Elisabeth Bruyère à un colloque à la Grégorienne. Evolution des relations entre le Saint-Siège et l’Afrique ». 25 avril 2024. In <a href="http://www.osservatoreromano.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.osservatoreromano.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-85">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-86">François. (2013). <em>Évangélisation : le chemin de l&rsquo;Église</em>. In ZENIT. <em>fr.zenit.org.</em> Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe%20/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe /<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Dans <em>Évangelii gaudium</em> (§20), François écrit : « Les régions qui avaient reçu la foi missionnaire il y a des siècles sont aujourd&rsquo;hui appelées à revivifier leur élan originel [&#8230;] Nous devons évangéliser les évangélisateurs eux-mêmes. » <a href="#post-9103-endnote-ref-86">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-87">Ndiongue, M. (2025). « Le continent perd 90 milliards de dollars par an: les flux financiers illicites saignent les économies africaines ». 21 décembre 2025. In <em>afrique.le360.ma.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-87">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-88">Semmar, A. (2023). <em>Pétrole et gaz en Algérie : un gâchis à grande échelle</em>. Algérie Part [Vidéo]. Voir YouTube ; Source alternative officielle : Banque d&rsquo;Algérie (rapport 2023) confirme baisse 16 % recettes (59,7 milliards USD$ → 50 milliards USD$), liée à prix + volumes. Corruption Sonatrach (procès 2015 : 197 Millions € pots-de-vin). <a href="#post-9103-endnote-ref-88">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-89">Nonos, F. (2024). « Corruption : l&rsquo;État subit un préjudice financier de 114 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>, le pire bilan en 5 ans ». 1 octobre 2024. In <a href="http://www.investiraucameroun.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.investiraucameroun.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-89">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-90">Global Witness (2002). “All the Presidents’ Men. The devastating story of oil and banking in Angola’s privatised war”. 01 March 2002. In <em>Globalwitness.org/en</em>. Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-90">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-91">Open Society. Justice Initiative (2026). « APDHE v. Obiang Family. Tracking Down Africa’s Oil Wealth <strong>». </strong>Case under investigation<strong>. </strong>Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : <em>« La population de la Guinée équatoriale vit dans la pauvreté, malgré d&rsquo;énormes recettes pétrolières. En juillet 2004, un rapport du Sénat américain a révélé que d&rsquo;énormes sommes d&rsquo;argent provenant de Guinée équatoriale étaient passées par la Riggs Bank aux États-Unis. Le président Obiang a détourné 26 millions de dollars de la Riggs Bank vers un compte en Espagne appartenant à une société écran dont il est propriétaire. Il semble qu&rsquo;une grande partie de cet argent ait ensuite servi à acheter des villas en Espagne pour les membres de sa famille. </em> <a href="#post-9103-endnote-ref-91">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-92">Melchisédek incarne sacerdoce universel pré-mosaïque, parallèle aux monothéismes africains (-2500) : Olodumare (Yoruba), Amma (Dogon), Maât (Kmt). Tous reconnaissent Dieu Créateur unique (<em>Rom 1:20</em>), Roi transcendant accessible sans intermédiaires lévitiques. <a href="#post-9103-endnote-ref-92">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-93">Grabbe, L. L. (2004). <em>A History of the Jews and Judaism in the Second Temple Period, Vol. 1</em>.  T&amp;T Clark : London : pp. 477-482. <a href="#post-9103-endnote-ref-93">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-94">Melchisédek (Gn 14:18-20) apparaît en ~-2000 comme le roi-prêtre-sacrificateur cananéen de Salem (Jérusalem primitive), pré-abrahamique (Abraham né ~-2100), pré-lévitique (Aaron ~-1300). Il a un sacerdoce sans généalogie, soit le modèle de la vie éternel unifiant royauté/sacerdoce, accompli par le Christ (Hébreux 7). In Grabbe L. L. (2004). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-94">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-95">Melchisédek est clairement pré-abrahamique. La preuve biblique explicite se trouve dans Genèse 14:18-20. « Melchisédek, roi de Salem [&#8230;], alla au-devant d&rsquo;Abraham lorsqu&rsquo;il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout ».Or, il y a une logique chronologique irréfutable :Abraham rencontre Melchisédek après sa victoire sur Kedorlaomer (~-2100/-2000).Melchisédek bénit Abraham (le supérieur bénit l&rsquo;inférieur, Hé 7:7).Abraham donne dîme de tout (10% butin), reconnaissant autorité sacerdotale préexistante.Selon la théologie contenue dans le nouveau testament, Hébreux 7:4 souligne : « Considérez combien est grand celui auquel Abraham [&#8230;] donna la dîme ». Voir aussi la note 11 ci-dessus. <a href="#post-9103-endnote-ref-95">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="-1" type="application/pdf" url="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>PERTE DE CONFIANCE DU PEUPLE TOGOLAIS : co-construire un cap commun, se mobiliser en respectant les voix plurielles</title><link>https://amaizo.info/2026/04/15/perte-de-confiance-du-peuple-togolais-co-construire-un-cap-commun-se-mobiliser-en-respectant-les-voix-plurielles/16921</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>3e voie commune</category><category>Cap commun</category><category>conférences inclusives</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CRAC</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Liberté dans la diversité</category><category>Perte de confiance du peuple togolais</category><category>Projet de Transition politique et citoyenne</category><category>RCDTI</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><category>Voix plurielles</category><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:12:24 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21480</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21481" src="https://amaizo.info/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) | </strong>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE</h3>
<p>En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure Gnassingbé et son système, et surtout face à la violence et à l’accumulation de lois liberticides, la seule question qui empêche chaque citoyen togolaise et togolaise y compris dans la Diaspora de dormir se résume à celle-ci : Pourquoi une grande partie du peuple togolais a‑t‑elle perdu confiance à la fois dans le système Gnassingbé et accessoirement dans les partis d’opposition dits modérés ?</p>
<p>Cette situation produit <em>de facto</em> un effet négatif, en affaiblissant les capacités de mobilisation pour faire vivre durablement une résistance populaire susceptible d’instaurer une alternative politique durable prenant en charge la direction des affaires du Togo ! Il convient donc d’élever le niveau de conscience du peuple du Togo quant au niveau d’injustice profonde du système Gnassingbé afin de lui permettre de produire l’effort qui permet de transformer son indignation légitime en organisation concrète d’une forme moderne de coordination d’une lutte de libération du Togo qui soit effective.</p>
<p>Ainsi, bâtir le Togo de l’après Faure Gnassingbé, c’est construire, de manière dynamique et dans le respect mutuel, l’unité des Togolaises et des Togolais au sein d’actions plurielles.</p>
<h3>1. INÉGALITÉS ET DÉSILLUSION : PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ?</h3>
<p>Depuis l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005, dans un contexte marqué par une extrême violence politique<sup><a id="post-21480-endnote-ref-1" href="#post-21480-endnote-1">[1]</a></sup>, caractérisée par la répression avec plus de 800 morts et plus de 30.000 exilés politiques<sup><a id="post-21480-endnote-ref-2" href="#post-21480-endnote-2">[2]</a></sup>, une partie significative de l’opinion togolaise avait initialement choisi de lui accorder le bénéfice du doute. Cette attitude reposait principalement sur les engagements publics du nouveau président, qui faisait semblant d’affirmer qu’il incarnerait une rupture avec les pratiques autoritaires, prédatrices avec une prédominance de l’impunité et de la corruption héritées du régime de son père, Etienne Eyadéma Gnassingbé. Faure Gnassingbé porté au pouvoir par une coalition de militaires et de groupes ésotériques, avides de s’enrichir rapidement sur le dos du peuple togolais, promettait une gouvernance plus moderne, plus ouverte et plus attentive aux attentes sociales. Or, il est bien connu que les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient et qui de surcroit s’accommodent du fait que les actes posés sont à l’opposé des engagements pris.</p>
<p>Dans les premières années qui ont suivi le tournant de 2005, certains signes, bien que limités avec quelques initiatives visibles, notamment en matière d’infrastructures, ont pu nourrir cet espoir. Des travaux d’infrastructures, notamment des opérations d’asphaltage dans plusieurs quartiers du Canton d’Agoè, ont été présentés comme les prémices d’un changement tangible. Toutefois, avec le temps, la qualité de ces réalisations a été fortement remise en question, tant sur le plan technique que sur celui de leur durabilité, révélant des insuffisances structurelles dans la gestion des projets publics. Or, les <em>« efforts de développement sont souvent minés par des actes de corruption. Ce qui affaiblit l’impact des investissements<sup><a id="post-21480-endnote-ref-3" href="#post-21480-endnote-3">[3]</a></sup> ». </em>Le manque-à-gagner pour chaque citoyenne et citoyen togolais y compris ceux de la Diaspora est incommensurable.</p>
<p>Dans les faits, Faure Gnassingbé et ses réseaux militaro-ésotériques ont assorti leur gouvernance du Togo d’une habitude institutionnalisée à savoir : <em>« le changement dans la continuité ». </em></p>
<p>Au Togo, cela ne correspond certainement pas à ladite <em>« stabilité »</em> prônée par les chancelleries dupées qui s’accommodant sans honte de l’autocratie, de la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Au contraire, il s’agit d’immobiliser un pouvoir pour mieux en tirer parti. S’agit-il de la continuité des injustices, de l’impunité, de la loi du plus fort, et du manque de respect envers le peuple togolais ? Chacun devra répondre à cette question <em>« épineuse »</em> !</p>
<p>Ainsi, progressivement, les attentes suscitées par le premier mandat présidentiel ont laissé place à une profonde désillusion. L’entourage du pouvoir s’est caractérisé par l’émergence et la consolidation d’un noyau restreint d’acteurs souvent perçus, à juste titre, comme des prédateurs des ressources publiques. L’absence de mécanismes crédibles de reddition des comptes -toujours récurrente vingt ans plus tard-, combinée à une culture d’impunité consolidée par la répression systématique de toute voix critique ou tout mouvement de contestation, a renforcé le constat que les manquements dans la gestion des affaires publiques, au lieu d’être sanctionnés comme il se doit dans tout Etat démocratique étaient, au contraire, parfois récompensés par des promotions ou des repositionnements stratégiques.</p>
<p>Toutefois, avec le recul, ces réalisations se sont révélées insuffisantes et défectueuses, souvent de qualité discutable et sans impact structurel durable. De véritables gouffres financiers qui sont des manques à gagner pour le bien-être du Peuple togolais. Très rapidement, le décalage est apparu entre le discours faussement réformateur affiché et la réalité vécue par la population. Ce gouffre devenu un véritable fossé a conduit au fait qu’un militaire qui assure la garde rapprochée de Faure Gnassingbé peut toucher au minimum 1,2 million de Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois sans compter les primes (soit environ 1.830 Euros) alors que le salaire minimum effectivement payé à un salarié au Togo ne dépasse pas depuis 2023<sup><a id="post-21480-endnote-ref-4" href="#post-21480-endnote-4">[4]</a></sup> les 52.500 Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois<sup><a id="post-21480-endnote-ref-5" href="#post-21480-endnote-5">[5]</a></sup> (soit environ 80 Euros<sup><a id="post-21480-endnote-ref-6" href="#post-21480-endnote-6">[6]</a></sup> ).</p>
<p>Or, le Salaire minimum togolais qui équivaut à 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (soit 0,46 Euro) par heure sur une base de travail de 40 h/semaine, couvre à peine 30 % à 35 % du revenu vital estimé au Togo, en particulier à Lomé, en raison du coût du logement, de l’alimentation et du transport<sup><a id="post-21480-endnote-ref-7" href="#post-21480-endnote-7">[7]</a></sup>. Il faut comprendre qu’avec de telles différences de salaires pour les militaires qui protègent le pouvoir, il n’est pas question de penser respecter la Constitution togolaise, encore moins soutenir toutes possibilités d’alternance politique qui signifieraient la fin de tels privilèges. Or, tous les militaires ne sont pas payés au même niveau.</p>
<p>Plus largement, sous Faure Gnassingbé et en moins de 20 ans, ce dernier a réussi la prouesse de générer la plus grande inégalité entre les citoyens togolais en concentrant plus de 74,8 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population qui lui a fait allégeance et moins de 9,6 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population la plus pauvre du Togo<sup><a id="post-21480-endnote-ref-8" href="#post-21480-endnote-8">[8]</a></sup>. Même la classe moyenne représentant environ 40 % de la population doit faire allégeance pour trouver un espace de survie <em>« sans trop problèmes »</em> au Togo.</p>
<p>Après plus de deux décennies marquées par des espoirs déçus, une partie significative de la population togolaise semble désormais considérer que les changements opérés à la tête du gouvernement (qu’il s’agisse de ministres ou de Premiers ministres) n’ont pas permis de résoudre les problèmes de fond. Dans cette perspective, beaucoup estiment que la responsabilité principale incombe à celui qui incarne la continuité du pouvoir, en l’occurrence Faure Gnassingbé, et que son départ constituerait une condition nécessaire à une véritable refondation politique.</p>
<p>Ce n’est donc pas en se lamentant chaque jour que Dieu fait que le peuple togolais peut se rassembler en neutralisant l’autre. Ce jeu à somme nulle a conduit la lutte togolaise à une impasse. On n’efface pas celui ou celle qui mène la même lutte de libération. Il faut donc une unité d’action togolaise y compris avec la Diaspora. Cette unité stratégique a besoin de reposer sur une pluralité assumée et non contradictoire. C’est cela la troisième voie, la voix de l’alternative du possible.</p>
<h3>2. DÉFIANCE POPULAIRE : EXCLUSION DU PLUS GRAND NOMBRE DES FRUITS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE</h3>
<p>Au fil du temps, la désillusion s’est installée durablement. Le système de gouvernance s’est caractérisé par la consolidation d’un cercle restreint bénéficiant de l’accès aux ressources publiques, dans un contexte d’impunité persistante. Les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes sont restés largement formels, tandis que les pratiques de corruption se sont banalisées et sont désormais profondément et durablement enracinées dans la gestion de l’État. Pour de nombreux citoyens, l’ascension sociale est apparue comme de plus en plus conditionnée à la proximité avec le pouvoir, laissant en marge ceux qui choisissaient ou subissaient l’exclusion du système.</p>
<p>Or, même la proximité avec le pouvoir ne garantit pas des exclusions, comme le témoigne l’emprisonnement du demi-frère de Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassinbé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-9" href="#post-21480-endnote-9">[9]</a></sup> ou l’emprisonnement de l’ex-ministre des Armées du Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-10" href="#post-21480-endnote-10">[10]</a></sup>. Sans compter de nombreux prisonniers politiques ou d’opinion plus anonymes, non-libérés, pourtant aucunement compromis avec le système Gnassingbé, dont le seul <em>« délit »</em> est d’avoir osé dire la vérité sur -l’anti-constitutionnalité, -l’illégalité de Faure Gnassingbé et son système politique, suite à toutes les élections présidentielles non-transparentes contestées depuis 2005, -et la mauvaise gestion du pays cachée par la non-transparence des comptes publics.</p>
<p>Parallèlement, de nombreux projets dits <em>« structurants »</em> ont été annoncés sans produire de résultats perceptibles dans la vie quotidienne, mais ont d’importants développements pour l’enrichissement de quelques individus, que certains attribuent à des formes opaques de corruption. Cette situation a été aggravée par un discours officiel systématiquement laudateur, en décalage avec la réalité du terrain, renforçant le sentiment d’un pouvoir plus soucieux de communication que de transformation réelle.</p>
<p>Après plus de vingt années d’exercice du pouvoir par le même système, une large frange de la population considère désormais que les changements de gouvernement ou de Premiers ministres n’ont jamais remis en cause les causes profondes des difficultés économiques, sociales et politiques du pays. Dans un contexte où le parti au pouvoir <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>/ex-<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym> contrôle et tient sous sa férule la quasi‑totalité des institutions — exécutive, législative, locales et désormais sénatoriale — la responsabilité politique est naturellement concentrée sur le sommet de l’État. Cet Etat ne fonctionne que sur le principe du gouvernement de la peur, par la restriction drastique des libertés publiques et les brimades du Peuple togolais, accessoirement sous couvert du financement des achats de consciences, tant dans les sphères militaires que civiles, via des membres éminents de partis d’opposition dits modérés.</p>
<p>Cette perte de confiance est renforcée par le rétrécissement de l’espace civique, l’adoption de lois liberticides, les violences politiques récurrentes, les arrestations arbitraires et les violations des droits humains. Beaucoup de citoyens perçoivent ces pratiques comme tolérées, voire encouragées, au nom de la préservation systématique du pouvoir.</p>
<p>Cette perception est d’autant plus renforcée par la concentration du pouvoir observée au fil des années. Le parti au pouvoir contrôle aujourd’hui l’essentiel des institutions politiques : les mairies, les conseils régionaux, le Parlement, le Sénat ainsi que le gouvernement. Dans un tel contexte, l’opinion publique tend naturellement à centraliser la responsabilité politique au sommet de l’État et à exiger des comptes directement du chef de l’exécutif.</p>
<p>À cela s’ajoutent des préoccupations croissantes liées au rétrécissement de l’espace civique, à la montée de la corruption et aux violations des droits humains, perçues par une partie de la population comme étant tolérées, voire implicitement cautionnées. Ces dynamiques contribuent à alimenter un climat de défiance généralisée et renforcent l’idée selon laquelle les priorités du pouvoir seraient davantage orientées vers sa propre conservation que vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.</p>
<p>Dans ce contexte, le débat politique au Togo s’inscrit de plus en plus dans une logique de remise en cause structurelle du système de gouvernance, avec, en toile de fond, la question centrale de l’alternance et de la responsabilité politique.</p>
<p>Cependant, la défiance populaire ne vise pas uniquement le régime en place. Elle s’étend également aux partis d’opposition dits <em>« modérés ».</em> Ceux‑ci sont largement perçus comme ayant renoncé à jouer leur rôle historique de contre‑pouvoir, en choisissant la cohabitation, la compromission ou la survie politique individuelle au détriment d’une mobilisation collective. Cette posture a contribué à démobiliser le peuple, à brouiller les repères politiques et à accentuer le sentiment d’abandon.</p>
<h3>3. PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LES PARTIS D’OPPOSITION DITS « MODÉRÉS » ?</h3>
<p>Face à cette double faillite — celle du pouvoir et celle d’une opposition institutionnelle jugée inefficace — une partie de la population adopte une attitude de repli, d’indifférence ou de résignation. Beaucoup ne croient plus en la capacité des acteurs politiques traditionnels à porter le changement et placent désormais leurs espoirs dans des initiatives issues de la société civile, la diaspora et peut-être d’une relance d’anciennes coalitions politiques dont les initiatives passées n’ont pas conduit à modifier le rapport de force établi par le système Gnassingbé.</p>
<p>En effet, une nouvelle initiative de l’opposition togolaise dite <em>« Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement » (CRAC)<sup><a id="post-21480-endnote-ref-11" href="#post-21480-endnote-11">[11]</a></sup> </em>a vu le jour le 13 mai 2026 et regroupe les principales formations politiques togolaises qui n’ont pas encore fait le bilan des résultats de leurs initiatives passées. Il s’agit principalement des entités suivantes : Alliance nationale pour le Changement (<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>) de Jean-Pierre Fabvre, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Djovi Apévon, le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) du Professeur Komi Wolou, l&rsquo;Alliance des démocrates pour un développement intégral (<acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>) du Professeur Aimé Gogué, ainsi que des organisations de la société civile dont le Front Citoyen Togo Debout, un regroupement de mouvements et associations de la société civile avec à sa tête, le Professeur David Dosseh, etc. Le CRAC a annoncé un <em>« grand meeting »</em> le 9 mai 2026 à Lomé avec comme objectif, malgré les multiples atteintes au droit de manifester et les lois liberticides du pouvoir Gnassingbé, de mobiliser les citoyens contre la nouvelle Constitution de la 5<sup>e</sup> République anticonstitutionnelle et illégale, tout en dénonçant la corruption, l’impunité et la gouvernance actuelle. Bon vent au CRAC !</p>
<p>Ainsi, se pose la question miroir : la grande majorité du Peuple togolais a-t-elle perdu confiance dans l’opposition togolaise ? Si oui, est-ce que l&rsquo;énergie déployée par certains dans les réseaux sociaux pour sensibiliser le peuple togolais peut devenir contre-productive pour coordonner la lutte pour une alternative politique au Togo ?</p>
<p>Une part importante du peuple togolais a perdu confiance dans l’opposition, en raison de divisions récurrentes, d’échecs stratégiques et d’un manque de crédibilité assumé par les leaders eux‑mêmes. En juillet 2024, l’opposition a publiquement <em>« demandé pardon au peuple togolais »</em> pour ses <em>« erreurs »</em> et ses <em>« divisions »,</em> reconnaissant avoir trahi ses attentes<sup><a id="post-21480-endnote-ref-12" href="#post-21480-endnote-12">[12]</a></sup>. Plusieurs analyses soulignent une désillusion populaire et une opposition « réduite au rôle de spectatrice<sup><a id="post-21480-endnote-ref-13" href="#post-21480-endnote-13">[13]</a></sup> » face à un pouvoir verrouillé.</p>
<p>Dans ce vide, les réseaux sociaux sont devenus un espace central de mobilisation, souvent plus actif que les partis eux‑mêmes. Toutefois, cette énergie peut devenir contre‑productive si elle se traduit par une surenchère de discours, de divisions ou d’appels non coordonnés, agissant comme une sorte de défouloir dont le seul effet est d’accentuer la confusion et d’amoindrir les possibilités de construction d’une alternative politique structurée, comme le relèvent plusieurs analystes qui optent pour une mobilisation citoyenne<sup><a id="post-21480-endnote-ref-14" href="#post-21480-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<p>Or, parmi les acteurs de la mobilisation sur les réseaux sociaux, selon un adage populaire il y a « à boire et à manger ». Certains n’y sont actifs que pour la quête d’une promotion personnelle sans rapport avec l’amélioration véritable du bien-être du Peuple togolais. D’autres, en quête de reconnaissance publique, veulent se faire voir. D’autres estiment que la parole libre et libérée permet de « toiser » directement Faure Gnassingé et certains de ses barons. Enfin, d’autres, hélas moins nombreux, mènent un travail sérieux de conscientisation du Peuple togolais<sup><a id="post-21480-endnote-ref-15" href="#post-21480-endnote-15">[15]</a></sup>.</p>
<p>Or, tout l’enjeu de la lutte pour la libération du peuple togolais passe par une coordination et une unité d’action à savoir : comment transformer la mobilisation numérique en coordination politique crédible, sans quoi l’indignation en ligne risque de rester sans débouché stratégique. Au pire, toutes ces énergies déployées risquent de n’être que contre-productives : <em>« le chien aboie et la caravane passe »</em> ou encore <em>« Le tam-tam peut faire du bruit, mais la marche [de Faure Gnassingbé et son système] ne s’arrête pas&#8230; »</em></p>
<p>De fait, le Togo doit être fier d’avoir plusieurs voix qui s’expriment ! Mais ces voix diverses et plurielles doivent assimiler les enseignements des luttes politiques de leurs ancêtres et aïeux pour être en mesure de structurer efficacement la voie de l’alternative politique, afin que durant la période de transition de l’après Faure Gnassingbé, qui adviendra un jour, une direction commune et consensuelle soit trouvée suite à des conférences inclusives. Autrement dit, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent qu’il est possible pour le Peuple togolais de construire son unité sans renoncer à la pluralité. Or, chacun doit comprendre que l’unité dans la diversité, est aux antipodes de l’uniformité et la pensée unique du parti Rassemblement du Peuple togolais (<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym>) de feu Eyadéma Gnassingbé habilement repeint aux couleurs du parti Union pour la République (<acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>) de son fils, le <em>« soft autocrate<sup><a id="post-21480-endnote-ref-16" href="#post-21480-endnote-16">[16]</a></sup> »</em> Faure Gnassingbé. Il n’existe pas de « soft » autocrate. Il n’existe qu’un autocrate-monarque qui bafoue la Constitution, les droits humains, les décisions de justice de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et qui embastille les citoyens qui luttent pour la démocratie et la liberté et refusent de les libérer à ce jour, et se protège derrière les militaires, les milices et l’arbitraire, etc. La liste des abus de toutes sortes est infinie !</p>
<p>En définitive, plusieurs voix togolaises doivent pouvoir s’exprimer ! Chacune de ces voix doit pouvoir contribuer pour la part qui lui revient à la recherche d’une direction commune et un cap commun. Or, le système Gnassingbé s’est spécialisé pour en empêcher l’avènement, avec la bénédiction et le silence des grandes puissances.</p>
<h3>4. CONCLUSION : VERS UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT PACIFIQUE ET OPÉRATIONNELLE</h3>
<p>Dans un contexte où les lois liberticides s’empilent les unes sur les autres, les institutions sont perçues comme verrouillées et refusant la redevabilité due au peuple togolais, un changement réel et durable ne peut résulter ni de l’attentisme, ni de la violence, encore moins de la fatalité. Il suppose la construction consciente et collective d’un rapport de force pacifique, fondé sur une stratégie claire et cohérente, promouvant tout autant, sous le sceau de la démocratie réelle, des objectifs de refondation politique et sociétale clairs et cohérents.</p>
<p>Trois axes complémentaires apparaissent essentiels.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.1 Délégitimer le système par le droit et la vérité</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il s’agit de documenter rigoureusement les violations des droits humains, les abus de pouvoir et les pratiques de corruption y compris avec des agents étrangers, en s’appuyant sur des faits vérifiables et faisant référence à des normes nationales et internationales. Ce travail méthodique vise à affaiblir la légitimité morale du système, non par l’invective, mais par la démonstration et la preuve. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont organisés pour déposer des plaintes et financer le recours contentieux auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.2 Transformer l’indignation diffuse en mobilisation citoyenne organisée</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il devient impératif d’établir le parallèle entre la corruption et la mauvaise gouvernance et leur traduction en multiples conséquences concrètes sur la vie quotidienne des citoyens en termes : d’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau, à l’énergie, à l’emploi et à la justice. Cette pédagogie permet de transformer le mécontentement latent en indignation consciente, puis en mobilisation non violente, structurée et durable, poursuivant l’objectif d’une transformation radicale et démocratique du gouvernement de l’Etat. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA s’organisent pour fournir des sources et éléments de preuves pour que les acteurs de la société civile puissent faire l’effort de se concentrer plus sur les éléments de preuve notamment dans les réseaux sociaux. En effet, l’indignation appelle à un dépassement et il serait vain que l’énergie déployée dans les réseaux sociaux reste latente où à l’état végétatif si elle ne produit pas l’<em>« étincelle salvatrice »</em> en termes de mobilisation citoyenne organisée.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.3 Co-construire et proposer une alternative crédible</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Contester le système ne suffit pas. Il est indispensable de formuler une offre politique claire, fondée sur l’éthique, la bonne gouvernance, la transparence, la séparation des pouvoirs et la redevabilité. La société civile a un rôle central dans la définition des principes, tandis que les acteurs politiques doivent en assurer concomitamment la traduction institutionnelle. Malgré les nombreuses entraves que l’on peut rencontrer en Afrique, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont systématiquement toujours organisés pour proposer une troisième voie pacifique reposant sur le recours à la justice et des propositions de projets de transition politique et citoyenne et de projet de société alternatif fondées sur les valeurs de la Maât, la vérité, la justice, la probité, la solidarité, etc.</p>
<p>En définitive, délégitimer sans mobiliser reste inefficace, mobiliser sans proposer crée l’incertitude, et proposer sans souci de la création du rapport de forces demeure sans impact. Seule une action collective, pacifique, cohérente et assumée &#8211; associant société civile, forces politiques responsables et diaspora &#8211; peut ouvrir la voie à une véritable transformation du système politique togolais par une alternative politique crédible.</p>
<h3><strong>5. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : OPÉRATIONNALISER LE CAP COMMUN</strong></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent leur position pour soutenir et proposer au moins trois formes d’actions organisées permettant de favoriser <strong>l’unité d’action</strong> tout en <strong>préservant la pluralité des acteurs</strong> :</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.1 Co-Construire un cadre commun minimal citoyen et non partisan</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Mettre d’accord partis, mouvements citoyens, leaders d’opinion et diaspora sur quelques objectifs non négociables (État de droit, libertés publiques, alternance pacifique, refondation démocratique selon les principes sociétaux ancestraux de l’Afrique), sans exiger l’uniformité des discours ni des stratégies. L’unité doit porter sur le cap, pas sur les chapelles. Cela suppose une première phase de travail sans les agents de Faure Gnassingbé et son système ;</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.2 Passer de la mobilisation émotionnelle à la coordination stratégique</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Canaliser l’énergie des réseaux sociaux vers des mécanismes concertés (calendrier partagé d’actions, messages clés harmonisés, relais territoriaux), afin d’éviter la dispersion, la surenchère ou la fatigue militante qui affaiblissent la crédibilité collective. Cela sous-entend l’effort que chacun doit faire pour présenter clairement ce qu’elle ou il fait concrètement pour soutenir la lutte de libération du Togo du système Gnassingbé. Cela ne peut se faire en « disant » que l’on ne fait pas de la politique. Toute pensée sur l’organisation de la cité est une œuvre politique. Encore faut-il en être conscient quand les indignations contre le système Gnassingbé pleuvent !</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.3 Reconnaître et organiser la pluralité comme une puissance dynamique unitaire</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Assumer la diversité des acteurs de bonne volonté (opposition politique, société civile, artistes, influenceurs, diaspora, militaires, etc.) en instituant un espace de concertation souple, si possible digitalisé grâce à des conférences inclusives structurées avec des thèmes précis où chacun conserve son identité, mais agit en complémentarité. La pluralité encadrée renforce la mobilisation ; la pluralité anarchique la fragilise.</p>
<p>Bref, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA proposent au Peuple togolais de se concentrer sur l’essentiel : un cap commun, des actions coordonnées, des voix multiples mais convergentes pour convaincre de notre volonté de libérer le Peuple togolais de l’emprise étouffante du système Gnassingbé.</p>
<p>Le peuple togolais doit prendre sur lui-même pour passer de la colère à l’action. Ce faisant, il prouvera au monde et à lui-même sa maturité politique et assurera que le défi du réveil togolais peut se résoudre pacifiquement quand la diversité devient une force collective.</p>
<p><strong>La perte de confiance du peuple togolais n’est en fait qu’une apparence de la réalité profonde du Peuple togolais. La violence du système Gnassingbé empêche l’expression du Peuple togolais. Aussi, il faut trouver des </strong>alternatives pour co-construire un cap commun et se mobiliser sans étouffer les voix plurielles. Tous pour un Togo pluriel et mobilisé !!! C’est comme cela que l’esprit de l’indépendance du Togo, tel que prononcé le 27 avril 1960 pourra retrouver ses lettres de noblesse.</p>
<p>15 avril 2026.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21482" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21483" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21480-endnote-1">Hofnung, T. (2005). « Amnesty liste les exactions du nouveau régime au Togo : Réfugiés au Bénin, des opposants dénoncent «exécutions, torture et viols ». 19 juillet 2005 In Journal Libération. Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-2">Bernard, P. (2005). « La répression au Togo aurait fait plus de 800 morts. Pouvoir et opposition vont négocier un gouvernement « de transition » ». 14 mai 2005. In <em>Journal le Monde. </em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. </em>Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « La Ligue togolaise des droits de l&rsquo;homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) évalue désormais à 811 morts et à 4508 blessés le nombre de victimes pendant les trois mois ayant suivi la mort du général Eyadéma, le 5 février. Parmi ces personnes, 790 auraient été tuées et 4345 blessées depuis le début de la campagne électorale elle-même… Ces chiffres devaient être rendus publics, vendredi, à Lomé, au cours d&rsquo;une conférence de presse qui, selon les dirigeants de la Ligue, n&rsquo;a pu se tenir en raison de l&rsquo;irruption d' »une cinquantaine de miliciens du parti de Faure Gnassingbé » dans ses locaux. Ils sont contenus dans un rapport qui dénonce « du jamais vu dans l&rsquo;histoire du Togo » et demande « l&rsquo;intervention urgente d&rsquo;une force d&rsquo;interposition et la mise sur pied d&rsquo;une commission d&rsquo;enquête sur les crimes abominables perpétrés par les putschistes contre le peuple togolais » .</em> <a href="#post-21480-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-3">Elisée Rassan, E. (2024). « Corruption au Togo : des milliards perdus, des vies et projets sacrifiés ». 27 novembre 2024. In <em>leclik.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-4">Ministère de l’Économie et des Finances du Togo (2023). <em>« Le SMIG passe de 35 000 à plus de 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> ». </em>2 janvier 2023. In <em>finances.gouv.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-5">République Togolaise – Gouvernement officiel (2023). « SMIG et SMAG : le gouvernement acte les nouveaux montants ». 2 janvier 2023. In <em>Gouvernement de la République Togolaise</em>. <a href="http://www.republiquetogolaise.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.republiquetogolaise.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Depuis le 1er janvier 2023, le Togo a officiellement revalorisé le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Montant officiel en vigueur = 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> par mois (80,04 Euro), soit 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (0,46 Euro) par heure (base 40 h/semaine). Ce montant est toujours en vigueur en 2026. <a href="#post-21480-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-6">1 € = 655,957 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (taux <acronym title="Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest">BCEAO</acronym>) <a href="#post-21480-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-7">Panassa, A. (2025). « Salaire minimum au Togo : peut‑on vivre avec 52 500 F <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> ? ». 7 septembre 2025. In <em>ActuLomé </em>(média togolais indépendant). Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-8">World Bank (2026). <em>World Bank Indicators 2026</em>. <em>“Voir Togo Gini Indicators for 2021”. </em>World Bank Group : Washington D.C. <a href="#post-21480-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-9">Kpatcha Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé et fils de feu Gnassingbé Eyadéma, a occupé le poste de ministre de la Défense du TogoEntre juin 2005 et décembre 2007 sous le troisième gouvernement d’Edem Kodjo, premier ministre. Il a été exclu lors de la formation du gouvernement Komlan Mally. Kpatcha Gnassingbé a été arrêté et emprisonné en avril 2009 pour un présumé atteinte à la sûreté de l’État / complot contre l’État. L’accusation centrale fut une tentative présumée de complot contre le régime de son demi‑frère, Faure GnassingbéIl a été arrêté avec une trentaine de co‑accusés, civils et militaires, dans ce qui est communément appelé l’« affaire Kpatcha ». Son procès en septembre 2011 a conduit à une peine de 20 ans de réclusion criminelle avec comme chef d’accusation : atteinte à la sûreté de l’État. Devant une juridiction plus indépendante qu’au Togo, la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (2013) et le Groupe de travail de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur la détention arbitraire ont qualifié sa détention d’arbitraire, appelant à sa libération. Faure Gnassingbé a refusé de mettre en œuvre une décision de justice alors que le Togo a ratifié les textes de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Néanmoins, Kpatcha Gnassingbé aurait bénéficié de la grâce présidentielle du 31 décembre 2025, après environ 16 ans de détention, avec une sortie effective début janvier 2026, confirmer par une source officielle unique. Togo Today (2026). « Togo : Kpatcha Gnassingbé libéré après 16 ans de prison selon plusieurs sources ». 2 janvier 2026. In <em>togo-today.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-10">Première femme à diriger le ministère des Armées au Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé a été ministre des Armées du Togo (Défense) entre le 1er octobre 2020 – 23 décembre 2022 sous le Gouvernement de Mme: Victoire Tomégah‑Dogbé. Mme Marguerite Gnakadé a été l’épouse de feu Ernest Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé, décédé en 2009. Elle est donc l’ancienne belle‑sœur de Faure Gnassingbé. Mais, elle a aussi donné naissance au seul enfant garçon de Faure Gnassingbé. <a href="#post-21480-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-11">Assan, A. (2026). « crac : espoir de renouveau ou répétition du passé ? ». 13 avril 2026. In <em>togotopnews.tg</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir In <a href="https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-12">Olympio, N. (2024). « Au Togo, l’opposition demande « pardon » au peuple pour ses « erreurs » et ses « divisions » ». 4 juillet 2024. In <em>Jeune Afrique. </em><a href="http://www.jeuneafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.jeuneafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-13">Tadégnon, N. (2025). « Au Togo, l&rsquo;opposition réduite au rôle de spectatrice ». 25 mars 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-14">Olympio (2025). «  Togo : mobilisation citoyenne, réseaux sociaux et défi de la gouvernance – une analyse lucide ». 14 juillet 2025. In <em>icikoffiti.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-15">Yoda, B. (2025). « Au Togo, la contestation se mobilise sur les réseaux sociaux ». 30 juin 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-16">Marcelle, U. (2024) . « Togo : Faure Gnassingbé, l’autocrate « soft » ». 8 mai 2024. In <em>www.lechodusud.com</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-16">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) &amp;#124; Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author></item><item><title>RÉÉQUILIBRER LE PARTENARIAT MULTIPOLAIRE AFRIQUE–CHINE : dette, géo fragmentation, négociation collective et souveraineté économique</title><link>https://amaizo.info/2026/03/29/reequilibrer-le-partenariat-multipolaire-afrique-chine-dette-geo-fragmentation-negociation-collective-et-souverainete-economique/16905</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>Positions afrocentriques</category><pubDate>Sun, 29 Mar 2026 19:30:21 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9081</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9082" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>Dossier Afrique – Chine</strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, </strong>Directeur général d&rsquo;Afrocentricity Think Tank, <a href="mailto:yeamaizo@afrocentricity.info">yeamaizo@afrocentricity.info</a></p>
<p style="text-align: right;">29 mars 2026</p>
<p>Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat <em>« gagnant‑gagnant »,</em> fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance.</p>
<p>Mais la montée rapide de la dette chinoise dans plusieurs pays africains révèle une réalité plus contrastée, marquée par des asymétries, des vulnérabilités budgétaires et une perte de marge de manœuvre stratégique.</p>
<p>À l’heure de la géo‑fragmentation et du retour des rivalités de puissance, la question n’est plus de rompre avec la Chine, mais de rééquilibrer la relation tout en préservant un partenariat respectueux de la souveraineté du Peuple africain et moins des chefs d’Etat africains.</p>
<p>Comment transformer la dette en levier de souveraineté plutôt qu’en facteur de dépendance ?</p>
<p>Quels choix collectifs et individuels s’imposent aux États africains pour préserver leurs intérêts ?</p>
<p>Afrocentricity Think Tank offre une lecture alternative et stratégique des risques, des opportunités et des voies de sortie qui exigent de la volonté et des solutions modulaires passant par de la géo-fragmentation sectorielle et productive. La nouvelle relation assumée et sans hypocrisie Afrique-Chine devra conduire à une sortie de la dette neutralisante des marges de manœuvre économique sans abandonner un partenariat à rééquilibrer.</p>
<h3>1. AFRIQUE &#8211; CHINE : COOPÉRATION OU CAPTIVITÉ FINANCIÈRE ?</h3>
<p>Au cours des 20 dernières années, la relation entre l’Afrique et la Chine oscille entre un partenariat présenté comme <em>« gagnant-gagnant »</em> et une forme plus subtile de dépendance financière et politique. Les prêts chinois ont permis la réalisation en un temps record d’infrastructures majeures comme des routes, des ports, des barrages, des chemins de fer en Afrique. Mais dans plusieurs cas, ces prêts ont aussi contribué à réduire la marge de manœuvre budgétaire et stratégique des États africains.</p>
<p>Du point de vue afrocentrique, la relation Afrique–Chine ne peut être analysée uniquement à travers le prisme des infrastructures livrées, mais à partir de sa capacité réelle à renforcer la souveraineté économique africaine. Le discours du partenariat <em>« gagnant‑gagnant »</em> masque souvent une asymétrie structurelle : l’Afrique s’endette pour construire, tandis que la Chine sécurise des marchés, des ressources stratégiques et une influence politique durable.</p>
<p>Pour les pays africains surendettés, ce partenariat s’apparente de plus en plus à une forme de néocolonisation « chinoise » en référence à une néocolonisation « occidentale ».</p>
<p>La néocolonisation consiste en l’instauration d’une dépendance structurelle du pays endetté à des fins de fragilisation de la capacité de négociation et de la marge de manœuvre de l’Etat africain. Cela affaiblit durablement sa souveraineté.</p>
<p>La viabilité financière des projets choisis reste souvent incertaine, en raison d’une faiblesse des études de préinvestissement, de la faible rentabilité économique, de l’opacité des contrats et surtout le manque de transparence sur les conditions réelles d’emprunt. L’accès privilégié de la Chine aux ressources minières ou énergétiques renforce cette asymétrie, surtout lorsque les remboursements sont garantis par les ressources du sous-sol et du sol, notamment le pétrole, les minerais et les espaces agricoles.</p>
<p>En guise d’exemple de cette captivité financière, l’Angola doit être cité car depuis 2004, des dizaines de milliards de dollars de prêts chinois ont été remboursés sous forme de troc ou compensation en pétrole, tandis que la majorité des projets d’infrastructures était réalisée par des entreprises chinoises, avec peu de retombées industrielles locales, peu de transfert de technologies et encore moins d’emplois locaux décents.</p>
<p>Ainsi, la frontière entre coopération et dépendance devient floue : lorsque les infrastructures ne renforcent pas l’autonomie productive, la dette cesse d’être un levier de développement et devient un instrument de contrainte économique et politique. La dette est bien réelle et non un mirage<sup><a id="post-9081-endnote-ref-1" href="#post-9081-endnote-1">[1]</a></sup>. En revanche, le retour sur investissement des prêts devenus dettes est en réalité le véritable mirage.</p>
<p>La rapidité d’exécution parfois sans la qualité ne peut servir de priorités pour le manque de capacité des projets à générer une valeur productive et des emplois endogènes.</p>
<p>La responsabilité des dirigeants africains doit être engagée dès qu’il s’agit d’opacité des contrats, d’absence de contrôle parlementaire et de faiblesse des mécanismes de redevabilité. Sans négliger les pressions chinoises clandestines sur des dirigeants africains fragilisés, il faut bien constater que c’est la perspective court-termiste et non collective des États africains qui réduit leur propre marge de manœuvre et limite l’appropriation locale des projets financés.</p>
<p>La captivité financière peut se résumer non plus en un piège de la dette<sup><a id="post-9081-endnote-ref-2" href="#post-9081-endnote-2">[2]</a></sup> mais une prédation obligée où la ressource africaine finance la dette qui a subi une mutation vers une interdépendance sans transformation structurelle de l’économie nationale.</p>
<p>Lorsque la dette sert davantage à accéder aux matières premières sans un véritable projet d’industrialisation, cette coopération dite <em>« gagnant-gagnant »</em> cesse d’être un levier d’émancipation et devient un instrument de dépendance qui s’autorenouvèle et devient donc récurrent.</p>
<p>Structurelle et opaque, la dette Afrique-Chine se pétrifie dans un rapport asymétrique où la perte de marge de manœuvre rétablit le véritable discours du perdant‑gagnant.</p>
<p>La présence chinoise en Afrique relève avant tout d’une logique d’intérêts stratégiques réciproques, ni altruiste ni purement dominatrice, mais aussi d’un pragmatisme stratégique avec des intérêts croisés effectués trop souvent dans l’opacité.</p>
<p>Avec en filigrane une néocolonisation rampante de la Chine sur l’Afrique, l’approche soutien contre matières premières sans industrialisation et création d’emplois en Afrique va à l’encontre des intérêts des peuples africains et n’est pas pérenne. La Chine ne peut se présenter comme un partenaire au développement malgré des réalisations notables en structurant sa coopération sous des hospices de contraintes et de dépendances. La non-prise en compte de l’état de droit, le respect des droits humains et des constitutions, l’indifférence face à l’absence de justice indépendante et l’institutionnalisation de l’impunité devient une prime aux contrats dolosifs aux résultats asymétriques.</p>
<p>La dette, sans capacité de remboursement décent, devient un instrument de contrainte plus qu’un outil d’émancipation, de développement et de souveraineté.</p>
<p>L’impossible frontière entre le partenariat <em>« gagnant-gagnant »</em> et <em>« perdant-gagnant »</em> révèle la formidable dynamique de la dépendance et de la perte de marge de manœuvre économique et politique dans une grande majorité de pays africains. Il devient indispensable de changer de paradigme ?</p>
<p>Selon Afrocentricity Think Tank, il faudra passer d’un partenariat fondé sur l’endettement et l’extraction à un modèle centré sur la souveraineté productive. Le partenariat doit être conditionné à la création de valeur locale plutôt qu’à la seule livraison d’infrastructures. Chaque projet doit générer revenus domestiques, emplois locaux et transfert technologique. Les financements doivent être transparents, audités et soumis au contrôle parlementaire. Les ressources naturelles ne doivent plus servir de garanties, mais de leviers d’industrialisation, de transfert de technologies et de création d’emplois décents. La négociation doit devenir collective et régionale, non bilatérale pour que la relation Afrique – Chine ne puisse plus se présenter comme une coopération <em>« gagnant-gagnant »</em> alors qu’il s’agit d’une captivité financière rampante.</p>
<h3>2. DETTES GARANTIES PAR LES RESSOURCES : ÉTATS GAGNANTS, PEUPLE AFRICAIN PERDANT !</h3>
<p>Le discours officiel du partenariat sino‑africain se présente comme un modèle « gagnant‑gagnant », mais la réalité montre souvent un déséquilibre rampant et en voie d’approfondissement qui marginalise le Peuple africain.</p>
<p>Le cas de l’Angola illustre clairement cette dérive entre 2004 et 2020. Ce pays a contracté des dizaines de milliards de dollars de prêts chinois pour reconstruire routes, chemins de fer, logements et barrages. Ces financements ont permis une reconstruction rapide après la guerre civile. Cependant, les prêts étaient garantis par le pétrole, selon le modèle des prêts adossés aux ressources pétrolières (<em>oil‑backed loans) </em>et minières. De plus, ce sont les entreprises chinoises et non angolaises qui réalisent la quasi-totalité des travaux avec du personnel chinois et sans transfert de technologies.</p>
<p>Le remboursement s’est donc fait en ressources naturelles plutôt qu’en recettes budgétaires classiques. La quasi‑totalité des travaux a été confiée à des entreprises chinoises, excluant largement les entreprises locales. Les retombées industrielles, technologiques et en emplois pour la population angolaise sont restées limitées. Ainsi, le <em>« gagnant‑gagnant »</em> s’est transformé en un <strong>perdant-gagnant</strong>, où la dépendance l’emporte sur le partenariat.</p>
<p>Mais, il y a un point commun entre l’approche des dirigeants africains et celle de la Chine : une volonté bien comprise d’exclure le peuple africain des négociations et de leurs contrôles. Or, un tel système est anti-démocratique par essence.</p>
<p>Le Peuple angolais n’a pas réellement bénéficié de ces projets en raison d’une opacité totale des contrats, rendant impossible l’évaluation des coûts réels. De nombreuses surfacturations et des projets inachevés ont été constatés dans plusieurs provinces. Les retombées sociales ont été limitées, car la majorité des travaux a été réalisée par une main‑d’œuvre importée de Chine, réduisant fortement les emplois locaux. Le remboursement en pétrole a privé l’État de ressources budgétaires essentielles pour financer la santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable. Cette situation a conduit à une dépendance extrême, faisant de l’Angola le principal débiteur africain de la Chine. Enfin, une corruption massive a détourné une partie des fonds qui n’a jamais atteint les projets destinés à la population.</p>
<p>La vraie alternative consiste à financer le développement par la productivité, la transparence et la diversification, plutôt que par l’hypothèque des ressources naturelles.</p>
<p>Le véritable résultat est que la Chine a sécurisé du pétrole pendant plus de 15 ans. Des élites angolaises ont bénéficié des contrats, or la plus grande majorité du peuple angolais n’a pas vu d’amélioration de son bien-être, pourtant promise par les deux parties.</p>
<p>Selon le ministère des finances de l’Angola<sup><a id="post-9081-endnote-ref-3" href="#post-9081-endnote-3">[3]</a></sup>, le montant de l’endettement de l’Angola vis‑à‑vis de la Chine en 2024 et en 2025 est passé d’environ 10,15 milliards USD en 2024 à 8,9 milliards USD en 2025<sup><a id="post-9081-endnote-ref-4" href="#post-9081-endnote-4">[4]</a></sup>, principalement constitué de prêts adossés aux revenus pétroliers<sup><a id="post-9081-endnote-ref-5" href="#post-9081-endnote-5">[5]</a></sup>. La structure de la balance commerciale est déséquilibrée avec plus de 90 % des exportations constituées de pétrole majoritairement vers la Chine, alors que les importations sont constituées de biens manufacturés, de machines et équipements à valeur ajoutée. De fait, la Chine absorbe plus de 40 % &#8211; 50 % des exportations angolaises, ce qui renforce la dépendance commerciale malgré l’excédent.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9083" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>L’Angola a été le plus grand emprunteur africain auprès de la Chine avec une période de dépendance située entre 2016 et 2024 et un pic estimé autour de 23 milliards (Mds) de dollars américains (USD) (voir Graphe ci-dessus). Si la dette envers la Chine en 2025 est inférieure à 9 milliards USD et quasi exclusivement adossée au pétrole, les objectifs affichés du Gouvernement angolais sont de parvenir à un remboursement accéléré et solder cette dette d’ici 2028<sup><a id="post-9081-endnote-ref-6" href="#post-9081-endnote-6">[6]</a></sup>.</p>
<h3>3. LES 10 PAYS AFRICAINS SURENDETTÉS</h3>
<p>Parmi les pays africains les plus dépendants de la Chine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-7" href="#post-9081-endnote-7">[7]</a></sup>, on distingue un noyau dur de dépendance extrême, composé principalement de l’Angola, de l’Éthiopie, du Kenya, de la Zambie et du Congo‑Brazzaville, dont les niveaux d’endettement, la concentration des projets financés par la Chine et, dans certains cas, le recours à des prêts adossés aux ressources naturelles (pétrole, cuivre, cobalt) ont fortement réduit leur marge de manœuvre budgétaire et stratégique<sup><a id="post-9081-endnote-ref-8" href="#post-9081-endnote-8">[8]</a></sup>.</p>
<p>À ce premier cercle s’ajoute un groupe de pays en dépendance très forte, incluant le Ghana, la République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>), le Mozambique, le Zimbabwe et le Cameroun, caractérisés par une exposition élevée aux financements chinois dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des mines, ainsi que par des vulnérabilités accrues en matière de soutenabilité de la dette et de risques de restructuration.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9084" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>L’ensemble de ces pays illustre une relation asymétrique Afrique–Chine, marquée par une forte concentration bilatérale des financements, une transparence contractuelle limitée et, pour plusieurs d’entre eux, un basculement progressif vers des situations de surendettement ou de dépendance stratégique.</p>
<h3>4. RISQUE DE DÉFAUT : PAYS QUI S’EN SORTENT OU PAS</h3>
<p>Le risque de défaut des pays africains<sup><a id="post-9081-endnote-ref-9" href="#post-9081-endnote-9">[9]</a></sup> vis‑à‑vis de la Chine révèle des trajectoires très contrastées, entre États capables de gérer et honorer leurs engagements et d’autres enfermés dans une spirale de surendettement entre 2024 et 2026. Aussi, il importe à travers quelques exemples, de distinguer les pays qui s’en sortent de ceux en difficulté, afin de mieux comprendre les facteurs économiques, institutionnels et stratégiques qui expliquent ces écarts et offrir des solutions quant à la recherche du non-alignement et la souveraineté à terme.</p>
<h4>4.1 Défaut très probable, déjà constaté ou en restructuration</h4>
<p>Un premier groupe de pays se trouve déjà en situation de défaut, ou en très haut risque de défaut ou en détresse de dette élevée avec des arriérés et une restructuration en cours, y compris vis‑à‑vis de créanciers bilatéraux majeurs comme la Chine. Autrement dit, le risque à court terme est envisagé en raison d’un endettement insoutenable et de capacités budgétaires très contraintes. Il s’agit notamment des pays suivants en arriérés ou engagés dans une restructuration formelle avec la Chine : Congo‑Brazzaville, Ghana, Éthiopie, Mozambique, Tchad et Zambie, Zimbabwe. La plupart de ces pays restera en risque extrême jusqu’en 2030, même avec restructurations (voir tableau suivant).</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong> Risque entre 2026 et 2030 : Défaut, arriérés ou restructuration active</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Congo-Brazzaville</strong></td>
<td>Restructurations multiples, dette insoutenable</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Éthiopie</strong></td>
<td>Restructuration sous le Cadre commun, paiements suspendus</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Ghana</strong></td>
<td>Restructuration de la dette depuis 2023, Chine impliquée</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Mozambique</strong></td>
<td>Arriérés et restructurations depuis les scandales de 2016</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Soudan</strong></td>
<td>En défaut généralisé depuis longtemps (sanctions + arriérés)</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Tchad</strong></td>
<td>Restructuration déjà effectuée, situation encore fragile</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Zambie</strong></td>
<td>Défaut depuis 2020, restructuration en cours (Chine + créanciers privés)</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Zimbabwe</strong></td>
<td>Arriérés chroniques, défaut de fait depuis des années</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.2 Risque élevé</h4>
<p>Un deuxième ensemble de pays reste sous forte pression financière, avec un risque important de glissement vers le défaut en cas de choc externe (taux, matières premières, instabilité politique) : Angola, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Madagascar, Malawi, Niger, et Sierra Leone. Ces pays ne sont pas encore en défaut, mais un choc externe notamment une hausse des taux, une chute des prix des matières premières, une instabilité politique pourrait les y conduire (voir tableau suivant).</p>
<p>Ces pays en risque élevé de surendettement sont fortement exposés vis-à-vis de la Chine et ont une capacité de remboursement fragile, avec une probabilité de défaut entre 2026 et 2030.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque élevé de défaut</strong> : <strong>glissement vers le défaut en cas de choc externe</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Angola</strong></td>
<td>Très endetté envers la Chine, dépendance au pétrole, restructurations déjà faites</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Burkina Faso</strong></td>
<td>Fragilité extrême et faible capacité de remboursement</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Cameroun</strong></td>
<td>Service de la dette en hausse, projets chinois lourds, recettes limitées</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Kenya</strong></td>
<td>Service de la dette très lourd, recettes fiscales insuffisantes, dette chinoise importante</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Madagascar</strong></td>
<td>Faible capacité budgétaire, dette chinoise significative</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Malawi</strong></td>
<td>Risque élevé, faible croissance</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Niger</strong></td>
<td>Instabilité politique et dette croissante</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Sierra Leone</strong></td>
<td>Forte vulnérabilité, projets chinois coûteux</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.3 Risque modéré</h4>
<p>Un troisième groupe de pays conserve une situation plus maîtrisée, malgré des vulnérabilités réelles, grâce à une diversification économique relative ou une gestion plus prudente de la dette : Congo (République démocratique), Côte d’Ivoire, Égypte, Nigeria, Mauritanie, Togo. Ces pays peuvent éviter le défaut si la croissance reste solide et si les créanciers (dont la Chine) acceptent des rééchelonnements (voir tableau suivant). Ils ne sont pas en crise, mais leur dette augmente et leur exposition à la Chine est significative.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque modéré de défaut</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Congo (Rep. Démo.)</strong></td>
<td>Contrats miniers complexes, risque dépendant des prix des minerais</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Côte d’Ivoire</strong></td>
<td>Gestion prudente, mais dette publique en hausse</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Égypte</strong></td>
<td>Très endettée globalement, mais la dette chinoise est inférieure à la dette envers le Fonds monétaire international ou les pays du Golfe</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Mauritanie</strong></td>
<td>Exposition modérée mais vulnérabilité structurelle</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Nigeria</strong></td>
<td>Dette chinoise gérable mais pression budgétaire forte</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Togo</strong></td>
<td>Endettement élevé mais encore gérable</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.4 Risque faible ou modéré bas</h4>
<p>Enfin, un dernier ensemble de pays présente un risque faible de défaut vis‑à‑vis de la Chine, en raison d’une exposition limitée aux prêts chinois, d’institutions relativement solides, d’une diversification économique et de l’absence de mécanismes de dette adossée aux ressources.</p>
<p>La Chine y intervient principalement comme investisseur, partenaire industriel ou contractant Ingénierie, Approvisionnement et Construction (EPC), et non comme créancier systémique. Ils ont une dette chinoise modérée, une économie diversifiée ou une bonne gestion macro-économique. Il s’agit des pays suivants : Algérie, Afrique du Sud, Botswana, Maroc, Maurice, Namibie (voir tableau suivant).</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque faible de défaut : pays résilients</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Afrique du Sud</td>
<td>Dette chinoise faible, marché financier développé</td>
</tr>
<tr>
<td>Algérie</td>
<td>Chine comme partenaire industriel, pas comme créancier majeur</td>
</tr>
<tr>
<td>Botswana</td>
<td>Gestion prudente, dette faible</td>
</tr>
<tr>
<td>Maroc</td>
<td>Très peu de dette chinoise, surtout des investissements directs étrangers (IDE)</td>
</tr>
<tr>
<td>Maurice</td>
<td>Très faible exposition à la Chine</td>
</tr>
<tr>
<td>Namibie</td>
<td>Endettement modéré</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Sur 2000–2024, le risque du Sénégal est faible. Depuis 2024, le risque est modéré, mais aucun défaut ni restructuration à l’horizon avec la Chine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-10" href="#post-9081-endnote-10">[10]</a></sup>. Pour la République centrafricaine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-11" href="#post-9081-endnote-11">[11]</a></sup>, il n’y a pas de défaut envers la Chine. Le risque structurel demeure élevé, mais l’exposition chinoise et faible. Aussi, le risque bilatéral RCA-Chine se situerait entre modéré et élevé du fait de la fragilité de la capacité de génération de recettes budgétaires et moins par le volume.</p>
<p>D’ici 2030, les pays suivants ne présentent aucun risque de défaut lié à la Chine et ont cessé d’emprunter à la Chine ou sont en voie de rembourser dans les délais avec une réduction forte des emprunts chinois depuis 2017 (voir tableau suivant) :</p>
<h3>5. PERSPECTIVES DE SORTIE GRADUELLE DE LA DÉPENDANCE ENVERS LA CHINE</h3>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Pays</strong></td>
<td><strong>Pays avec un profil solide </strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Aucun risque de défaut lié à la Chine</td>
<td>Remboursement dans les délais</td>
</tr>
<tr>
<td>Afrique du Sud</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Algérie</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Côte d’Ivoire</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Égypte (moins de projets d’infrastructure, plus de lignes de crédit)</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>Kenya (quasi-arrêt depuis 2020)</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>Maroc</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Maurice</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Nigeria (fort ralentissement)</td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Trois (3) grands axes ont été identifiés pour sortir graduellement de la tutelle chinoise :</p>
<ul>
<li>diversifier les partenaires financiers et technologiques pour éviter la dépendance unique ;</li>
<li>renforcer la gouvernance et la transparence pour reprendre le contrôle des ressources ;</li>
<li>industrialiser et transformer localement afin de créer de la valeur et réduire le besoin d’endettement externe.</li>
</ul>
<p>Concrètement, au moins 13 actions opérationnelles et interdépendantes sont possibles :</p>
<ol>
<li>Diversification des créanciers : <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, <acronym title="Union européenne">UE</acronym>, Japon, Inde, pays du Golfe ; bilatéraux, Banque africaine de développement, Afreximbank, etc. ;</li>
<li>Renégociation transparente des contrats : fin des clauses secrètes, audits publics ;</li>
<li>Développement de marchés financiers locaux : emprunts en monnaie locale ;</li>
<li>Industrialisation locale : transformer les matières premières au lieu de les exporter brutes.</li>
<li>Renforcement des institutions : lutte contre la corruption, meilleure gouvernance.</li>
<li>Partenariats public‑privé équilibrés : éviter les dépendances uniques.</li>
<li>Montée en compétence technologique : réduire la dépendance aux entreprises chinoises.</li>
<li>Intégration régionale africaine : Zone de libre-échange africaine (ZLECAf) pour réduire la dépendance extérieure ;</li>
<li>Intégration du système panafricain de paiement PAPSS avec des systèmes alternatifs au Système de paiement SWIFT ;</li>
<li>Promouvoir la réciprocité dans les règles d’origine et les tarifs douaniers ou apparentés ;</li>
<li>Mettre en place et accepter les règles d’un mécanisme africain de règlement des différends ;</li>
<li>Transition énergétique : attirer des financements verts non chinois ;</li>
<li>Stabilité politique : condition essentielle pour diversifier les partenaires.</li>
</ol>
<h3>6. LA CHINE PEUT-ELLE NEUTRALISER LES INITIATIVES AFRICAINES DE RÉSISTANCE ?</h3>
<p>La Chine peut-elle s&rsquo;opposer à la réalisation des 13 points proposés ? Vraisemblablement oui si ceux-ci mettent en cause leur stratégie d’approvisionnement en matières premières non transformées. Les pays africains peuvent-ils malgré tout s&rsquo;en sortir ?</p>
<p>En réalité, les dirigeants chinois ne pourront pas s’opposer frontalement aux initiatives africaines si elle sont collectives, mais ils peuvent freiner, contourner ou neutraliser ces efforts en misant sur les approches bilatérales, ce par au moins sept (7) leviers :</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.1 Levier financier</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>offrir des prêts rapides, sans conditions politiques, pour rendre les alternatives moins attractives ;</li>
<li>proposer des refinancements qui prolongent la dépendance.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.2 Levier contractuel</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>clauses de confidentialité empêchant les audits publics ;</li>
<li>garanties sur ressources naturelles difficiles à renégocier.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.3 Levier économique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>domination des marchés africains via entreprises chinoises (construction, télécoms, énergie) ;</li>
<li>prix très compétitifs qui laminent la concurrence locale ou occidentale.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.4 Levier politique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>soutien diplomatique à certains régimes autocratiques en échange de la loyauté et l’alignement sur la Chine ;</li>
<li>influence dans les partis politiques, médias, formations administratives.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.5 Levier technologique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>dépendance aux infrastructures numériques chinoises (Huawei, Safe City, etc.) ;</li>
<li>difficulté à migrer vers d’autres fournisseurs.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.6 Levier géopolitique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>utilisation de la rivalité Chine–États‑Unis pour pousser les pays africains à <em>« choisir un camp ».</em></li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.7 Levier culturel</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>utilisation de leur capacité d’influence pour que de nombreux africains épousent la culture chinoise au lieu et place de la culture africaine et conduire ainsi à un alignement sur la Chine sans en imposer formellement les conditions.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Les autorités chinoises manœuvrent sur le très long terme et n’ont pas d’antécédent historique de « blocage » de la souveraineté des pays africains à la différence des pays occidentaux. Aussi, la Chine ne bloquera vraisemblablement pas ouvertement les initiatives collectives ou nationales des dirigeants africains. Mais elle risque :</p>
<ul>
<li>d’opter pour l’utilisation d’incitations et des asymétries des liens de dépendance dans la structure des échanges commerciaux et des chaines de valeur ; et</li>
<li>de monnayer son influence dans le cadre d’une géo-fragmentation, voire sa capacité de nuisance envers d’autres partenaires de l’Afrique.</li>
</ul>
<h3>7. GÉO‑FRAGMENTATION AFRIQUE–CHINE : COMMENT LES PAYS AFRICAINS PEUVENT REPRENDRE L’INITIATIVE ?</h3>
<p>Il importe de redéfinir la géo-fragmentation dans un contexte de décolonisation, de dépolarisation et de souveraineté dans un monde global qui se structure en <em>« sud-global »</em> et <em>« nord-global », </em>non sans chercher des alternatives au non-alignement avec le concept de <em>« multi‑alignement »</em>. Cela pose le problème d’un monde unilatéral en effritement avancé et un <em>« monopole »</em> discursif occidental falsifié comme étant universel et civilisationnel. De ce point de vue, le discours, vrai ou faux, devient un enjeu de pouvoir, révélateur des asymétries et des conflits contemporains<sup><a id="post-9081-endnote-ref-12" href="#post-9081-endnote-12">[12]</a></sup>.</p>
<p>Pour Badie et Al. (2026), <em>« la géo‑fragmentation correspond à un monde où la fragmentation des normes, des récits et des alliances remplace les blocs stables, obligeant les États – notamment africains – à naviguer entre dépendances, multi‑alignements et recompositions stratégiques ».</em></p>
<p>Dans le cadre de la relation Afrique-Chine, <em>Afrocentricity Think Tank</em> considère que les opportunités sont supérieures aux risques et qu’à ce titre, <em>la géo‑fragmentation repose principalement sur la diversité ciblée des partenaires, la recomposition de la structure des échanges et des alliances économiques sous l’effet des imprévisibilités et rivalités géopolitiques, poussant les pays africains à choisir, arbitrer ou segmenter leurs partenariats, notamment entre la Chine et l’Organisation de Coopération de Shanghai (<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym><sup><a id="post-9081-endnote-ref-13" href="#post-9081-endnote-13">[13]</a></sup>) et les autres pôles mondiaux</em>. Néanmoins, il existe des risques et opportunités individuels et collectifs pour les Etats africains :</p>
<ul>
<li>risques individuels : sur‑dépendance à un seul partenaire, contrats asymétriques, pressions politiques ou commerciales ciblées.</li>
<li>risques collectifs : fragmentation des positions africaines, dépendances bilatérales accrues, perte de pouvoir de négociation et exposition aux chocs géopolitiques.</li>
<li>opportunités individuelles : attirer des investisseurs étrangers directs alternatifs, diversifier les partenaires, capter des transferts technologiques et monter en gamme industrielle.</li>
<li>opportunités collectives : utiliser la concurrence Chine–Occident pour négocier de meilleures conditions, renforcer l’intégration régionale (ZLECAf) et bâtir des chaînes de valeur africaines.</li>
</ul>
<p>Sans une volonté collective et une coordination continentale sur des bases plus sectorielles que régionales, la diversification des partenaires et des projets de transformation en Afrique risque de transformer les objectifs de souveraineté contractuelle en une illusion. Cette vulnérabilité pourrait pourtant devenir une opportunité en générant une puissance collective fondée justement sur la nouvelle alternative de la coordination sectorielle et régionale, une forme positive et non toxique de la géo-fragmentation en engendrant de la résilience, de la diversification stratégique. Or, en phase dynamique de finalisation des décolonisations et de construction des interdépendances « gagnant-gagnant », ces nouvelles relations doivent pouvoir se négocier et s’adosser sur une gouvernance contractuelle avec des redevabilités transparentes. Il s’agit en réalité en phase de transition accélérée d’aller vers des souverainetés non-négociables mais modulables.</p>
<p>Comment alors les pays africains peuvent-ils se sortir malgré tout de la dépendance chinoise tant au niveau de la dette que de l’asymétrie de la structure des échanges trop concentrés sur le couple exportations africaines de matières premières non transformées et importations de produits manufacturés chinois (voir le graphique suivant) ?<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-4.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9085" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-4-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.1 Diversifier les partenaires</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Ne plus dépendre d’un seul créancier et privilégier les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ ;</li>
<li>Mettre en concurrence le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, et les bilatéraux alternatifs comme Inde, Japon, <acronym title="Union européenne">UE</acronym>, pays du Golfe, Corée du Sud…</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.2 Renégocier les contrats chinois</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Exiger transparence, audits, publication des clauses ;</li>
<li>Passer par des plateformes multilatérales pour équilibrer le rapport de force.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.3 Développer des marchés financiers locaux</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Emprunter en monnaie locale pour réduire le risque de change ;</li>
<li>Attirer les investisseurs africains et de la Diaspora africaine.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.4 Industrialiser localement</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Transformer le sous-sol, le sol et le hors-sol localement avec une priorité pour les minerais stratégiques notamment le cobalt, le lithium, la bauxite, etc. ;</li>
<li>Réduire les exportations brutes qui alimentent la dépendance.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.5 Renforcer la gouvernance inclusive</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Lutter contre la corruption qui affaiblit la capacité de négociation.</li>
<li>Renforcer les contre-pouvoirs notamment les institutions de contrôle (cours des comptes, parlements) et la justice indépendante.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.6 Coopération régionale</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Utiliser la ZLECAf pour créer un marché africain intégré ;</li>
<li>Négocier en blocs régionaux plutôt qu’en pays isolés.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.7 Développer la technologie locale et promouvoir les contenus locaux</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Attirer et inciter pour le transfert de technologies y compris la digitalisation ;</li>
<li>Former des techniciens, des ingénieurs et des managers pour créer des alternatives africaines aux solutions chinoises.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>En définitive pour les dirigeants africains, la sortie de dépendance graduelle de la dette chinoise et plus largement de la dette structurelle avec le monde extérieure est possible mais repose sur une géo-fragmentation positive. Toutefois, cela requiert une volonté politique d’organiser une Afrique collectivement, l’éradication de la corruption, la transparence et la diversification géo-sectorielle et multipolaire.</p>
<h3>8. LES DIRIGEANTS AFRICAINS BRADENT‑ILS L’AVENIR DES PEUPLES AFRICAINS EN CHINE ?</h3>
<p>Comme les cas de <em>braderies transactionnelles </em>du bien commun africain que sont les sous-sols et le sol africains, semblent devenir légion, contentons-nous de citer quelques cas comme ceux de la République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) et de la Guinée.</p>
<p>Des accords <em>« ressources contre infrastructures »</em> aux promesses non tenues.</p>
<p>Les contrats dits <em>« ressources contre infrastructures »</em> conclus entre certains États africains et la Chine illustrent les limites du narratif du partenariat <em>gagnant‑gagnant</em>.</p>
<p>En République démocratique du Congo, le contrat <em>Sicomines</em> signé en 2008 a accordé à la Chine un accès privilégié au cuivre et au cobalt en échange de routes, d’hôpitaux et d’infrastructures publiques. Or, moins de 20 % des infrastructures promises ont été effectivement livrés, tandis que les minerais ont été exportés massivement, privant le pays de la valeur ajoutée attendue. Face à ce déséquilibre, l’État congolais a demandé une renégociation, estimant que le pays avait été lésé. Le Peuple congolais, lui, n’a pas vu les bénéfices promis.</p>
<p>En Guinée, un schéma similaire s’est mis en place autour de la bauxite. La Chine a obtenu un accès prioritaire aux ressources, tandis que les projets routiers avancent lentement, avec des impacts environnementaux importants. Les communautés locales, directement affectées par l’extraction, ne perçoivent que très peu de retombées économiques ou sociales.</p>
<p>La Guinée a mis l’accent sur l’exploitation du plus grand gisement de minerai de fer à haute teneur au monde et situé en Guinée avec le méga-programme/projet <em>« Simandou 2040<sup><a id="post-9081-endnote-ref-14" href="#post-9081-endnote-14">[14]</a></sup> »</em>. Il s’agit d’un complexe intégré <em>mine-chemin de fer-port</em> qui devrait aider le pays à réussir son émergence si les richesses tirées de ce projet sont redistribuées et profitent au Peuple guinéen. La Chine est un acteur central du financement, de la construction et de l’exploitation, via des groupes industriels publics (China Baowu<sup><a id="post-9081-endnote-ref-15" href="#post-9081-endnote-15">[15]</a></sup> (China Baowu Steel Group) et Chinalco<sup><a id="post-9081-endnote-ref-16" href="#post-9081-endnote-16">[16]</a></sup> (Aluminum Corporation of China), par exemple) afin de sécuriser un accès stratégique<strong> au fer</strong> pour son industrie sidérurgique. Les maîtres d&rsquo;ouvrages sont :</p>
<ul>
<li>d’une part, le consortium SimFer S.A<sup><a id="post-9081-endnote-ref-17" href="#post-9081-endnote-17">[17]</a></sup>. (Joint-Venture), composé de Rio Tinto<sup><a id="post-9081-endnote-ref-18" href="#post-9081-endnote-18">[18]</a></sup>, de Chalco Iron Ore Holdings ; et</li>
<li>d’autre part, le consortium dirigé par Chinalco, du Winning Consortium Simandou (WCS), de Baowu et de la République de Guinée.</li>
</ul>
<p>Une exploitation de minerai de fer à ciel ouvert est mise en place dans le massif du Simandou, au sud-est de la Guinée, avec une production maximale estimée comprise entre 95 et 100 millions de tonnes par an. Environ 120 millions de tonnes par an de minerai de fer provenant des concessions de Simandou, seront répartis à parts égales entre les deux principales entités que sont Simfer et Chinalco.</p>
<p>Sur l’emploi, les entreprises chinoises impliquées sous Chinalco et SimFer S.A. ont créé des emplois en Guinée, principalement pendant la phase de construction (mine, rail, port)<sup><a id="post-9081-endnote-ref-19" href="#post-9081-endnote-19">[19]</a></sup>. Selon SimFer S.A. (Winning Consortium Simandou (WCS)), plus de 25 000 personnes ont été employées, dont environ 82 % de Guinéens, et plus de 600 millions USD ont déjà été dépensés auprès d’entreprises guinéennes sous forme de sous‑traitances et de services<sup><a id="post-9081-endnote-ref-20" href="#post-9081-endnote-20">[20]</a></sup>. Pourtant, la partie guinéenne WCS – SimFer a mis en place une stratégie formelle de création d’emplois et de formation des Guinéens, conformément à ce qui est prévu dans le Code minier qui incite et donne la priorité aux sociétés qui recrutent local et offrent des programmes de mise à niveau et de montée en compétences.</p>
<p>Cependant, la réalité est tout autre.</p>
<p>Les emplois offerts par les sociétés chinoises sont largement temporaires. D’après les informations disponibles, l’emploi a culminé à plus de 60 000 postes en 2024–2025, mais moins de 15 000 emplois permanents seront nécessaires en phase d’exploitation<sup><a id="post-9081-endnote-ref-21" href="#post-9081-endnote-21">[21]</a></sup>, ce qui a déjà entraîné des licenciements massifs<sup><a id="post-9081-endnote-ref-22" href="#post-9081-endnote-22">[22]</a></sup> sans véritable chances de création d’emplois décents et à durée indéterminée.</p>
<p>Les postes les plus qualifiés (ingénierie lourde<sup><a id="post-9081-endnote-ref-23" href="#post-9081-endnote-23">[23]</a></sup>, management et direction<sup><a id="post-9081-endnote-ref-24" href="#post-9081-endnote-24">[24]</a></sup>, Ingénierie, Approvisionnement et Construction (EPC)<sup><a id="post-9081-endnote-ref-25" href="#post-9081-endnote-25">[25]</a></sup>) restent majoritairement occupés par des expatriés, tandis que l’emploi local se concentre surtout sur la construction, la logistique et les services.</p>
<p>Pour Simandou 2040, la Chine et ses entreprises ont bien créé des emplois pour les Guinéens, surtout au démarrage. Mais l’impact durable dépendra de la réussite des engagements de contenu local, formation, transformation industrielle et emplois en aval prévus par Simandou 2040. Sans quoi l’effet restera conjoncturel et non structurel.</p>
<p>Aussi, l’enjeu de Simandou 2040 est précisément de transformer les emplois dans l’ ingénierie, l’approvisionnement et la construction (EPC) temporaires en compétences nationales durables (formation, industrialisation, transformation locale). Rien ne permet pour le moment de percevoir les voies par lesquelles de nouvelles créations de postes pérennes vont émerger.</p>
<p>En définitive en Guinée comme en République Démocratique du Congo, la Chine, ainsi que d’autres partenaires, se préoccupent peu des conditions de droits humains, d’absence de démocratie ou même d’impunité et marginalisation que peuvent subir ceux des pays qui pensent offrir une autre alternative de gouvernance.</p>
<h3>9. DIRIGEANTS AFRICAINS <acronym title="Pays industrialisés">PI</acronym>ÉGÉS PAR LEURS PROPRES ARBITRAGES ET MANQUE D’ORGANISATION COLLECTIVE</h3>
<p>De nombreux accords sino-africains révèlent des faiblesses récurrentes de la gouvernance des dirigeants africains et posent structurellement le problème de la dépendance volontaire et de l’inconscience stratégique de certains dirigeants africains.</p>
<p>Rappelons les principaux points de frictions avec la Chine et son mode de coopération avec les dirigeants africains et qui conduisent à des échecs et des coûts pour les Peuples africains :</p>
<ol>
<li>opacité totale des contrats, souvent non publiés et assortis de clauses secrètes ;</li>
<li>garanties sur ressources naturelles (cuivre, cobalt, bauxite, pétrole), qui réduisent la souveraineté économique ;</li>
<li>endettement massif, parfois déconnecté de la capacité réelle de remboursement ;</li>
<li>faible contenu local, avec une main‑d’œuvre majoritairement importée ;</li>
<li>projets peu ou non rentables, qui créent de la dette sans bénéfices durables pour la population africaine.</li>
</ol>
<p>Mais, tous les dirigeants africains bradent-ils réellement l’avenir de leurs Peuples et de l’Afrique ? Assurément que non ! Certains pays ont montré qu’une relation plus équilibrée est possible, grâce à la transparence, à la diversification des partenaires et à une gouvernance plus rigoureuse.</p>
<p>Le problème n’est donc pas la Chine seule, mais la faiblesse des cadres institutionnels et de négociation dans certains États. Là où ces cadres existent, la coopération peut devenir un véritable levier de développement ; là où ils font défaut, elle se transforme en dépendance.</p>
<p>Certains pays africains ont résisté par une gouvernance économique et anticipatrice plus vertueuse en diversifiant leurs partenaires. En effet,</p>
<ul>
<li><strong>le Botswana</strong> se distingue par une gouvernance fondée sur la transparence et des négociations fermes avec la Chine ;</li>
<li><strong>le Maroc</strong> a plutôt privilégié les investissements étrangers directs en offrant un environnement des affaires prévisibles et stables tout en orientant les investissements vers la transformation locale et le transfert de technologies et la formation pour sa population. La dette contractée a plutôt servi de levier de croissance, même si le ruissèlement économique ne parvient pas encore à l’ensemble de la population ;</li>
<li><strong>la Côte d’Ivoire</strong> a effectivement diversifié en sortant un peu du <em>« tout français »</em> mais a privilégié un endettement chinois modéré et contrôlé. Ainsi, l’effet de levier en provenance de la Chine a joué en faveur d’une croissance accélérée, même si les fruits de la croissance ne profitent pas encore à tous les Ivoiriens ; et</li>
<li><strong>L’Afrique du Sud</strong>, membre des <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ a choisi de tirer avantage des prêts de la Chine par une dépendance faible.</li>
</ul>
<p>Le problème n’est donc pas la Chine seule : c’est aussi, diront certains observateurs avertis, la gouvernance locale des dirigeants africains qui refusent d’écouter toutes alternatives opérationnelles et plus efficaces tant qu’ils sont au pouvoir.</p>
<p>En définitive, plusieurs dirigeants africains ont signé des accords non transparents avec la Chine, -Etat ou entreprises-, et sacrifient ainsi l’avenir du Peuple africain au profit d’intérêts géopolitiques ou personnels du moment.</p>
<p>Mais toute cette architecture des intérêts croisés sans le Peuple ne peut relever de la fatalité. En effet, certains pays africains qui priorisent leur souveraineté, utilisent plus judicieusement leurs expertises nationales ou dispersées au sein de la Diaspora et optent pour une diversification compétitive des partenaires sont en train de servir de témoins qu’une relation équilibrée, et donc « gagnant-gagnant », avec la Chine est possible.</p>
<p>La réalité est que la dette qui résulte des mirages que constituent le nombre d’emplois décents et pérennes effectivement créés n’est que le symptôme de dirigeants africains piégés par leurs propres arbitrages et leur manque d’organisation collective et effective.</p>
<p>On peut se demander à juste titre si les échecs de la décision publique et stratégique ne relèvent pas en définitive plus d’une forme de dépendance négociée entre dirigeants Afrique-Chine, le tout sur le dos des Peuples africains marginalisés et impuissants.</p>
<h3>10. STRATÉGIE ET NÉGOCIATION COLLECTIVE POUR AMÉLIORER LA MARGE DE NÉGOCIATION DES ETATS AFRICAINS</h3>
<p>La clé n’est pas le rejet de la coopération, mais le changement de cadre. Les États africains doivent publier et auditer systématiquement les contrats, conditionner tout accès aux ressources à des objectifs mesurables (infrastructures livrées, emplois locaux, transferts technologiques) et refuser les garanties adossées aux ressources brutes.</p>
<p>La négociation collective, via des cadres régionaux ou continentaux, permettrait de rééquilibrer le rapport de force. Enfin, l’intégration de clauses de transformation locale, de pénalités en cas de non‑livraison et de mécanismes de suivi indépendants est essentielle.</p>
<p>Pour accroître leur marge de négociation face à la Chine, les pays africains doivent se concerter pour avoir des positions communes et doivent les tenir. Si c’est cela parler d’une seule voix selon l’Union africaine et les défenseurs de la zone de libre-échange africaine dite la ZLECAf, alors l’Afrique doit pouvoir produire et imposer des standards contractuels communs. Ce qui n’est pas encore le cas. Voici les principaux points qui supposent une réelle volonté d’agir collectivement et sans double-standard de la part des dirigeants africains :</p>
<ol>
<li>Les Etats africains qui prônent véritablement et sans hypocrisie la souveraineté et le panafricanisme doivent conditionner l’accès aux ressources à la transformation locale (raffinage, usines, chaînes de valeur, diversification) plutôt qu’aux exportations brutes.</li>
<li>Les contrats doivent intégrer des clauses chiffrées et sanctionnables : quotas d’emplois locaux qualifiés, calendriers de transfert technologique, audits publics.</li>
<li>La maîtrise de l’Ingénierie, Approvisionnement et Construction (IAC ou EPC en anglais) est clé : co‑entreprises, formation d’ingénieurs locaux, transfert progressif des postes de direction.<br />
Il faudra mettre les partenaires en concurrence (Etats-Unis, Russie, Chine, Union Européenne, Turquie, Inde, Golfe) pour obtenir de meilleures conditions. Enfin,</li>
<li>Le renforcement de l’expertise de négociation (droit minier, finance, IAC/EPC) pourrait s’améliorer de manière exponentielle si la mobilisation des expertises locales et celles de la Diaspora africaine se fait sur une base d’indépendance et de respect mutuel.</li>
</ol>
<p>Autrement dit, ce sont des stratégies sectorielles communes et des négociations collectives qui pourront contribuer à l’amélioration de la marge de négociation des États africains.</p>
<p>Sans stratégie claire, la coopération avec les pays à capacité d’influence forte, que ce soient les Etats-Unis, les pays de l’Union européenne, la Fédération de Russie ou la République populaire de Chine, tend à entretenir la dépendance, car elle se construit souvent sur l’urgence, l’opacité acceptée ou subie par les dirigeants africains et le court‑termisme.</p>
<p>Lorsque la gouvernance est faible, les choix économiques deviennent défensifs et subis, ouvrant la voie à des partenariats déséquilibrés.</p>
<p>Si la stratégie collective est absente, c’est la dépendance individuelle assurée, ce qui correspond à une équation perdante pour les peuples africains. La question est donc de savoir si la gouvernance des dirigeants africains avec la Chine ou d’autres pays contribue à la fabrique d’une dépendance. Le surendettement ne serait que la tête de l’iceberg dans des pays où sévit pourtant la chaleur.</p>
<p>L’absence de vision transforme alors la coopération en équation perdante, où la dette se substitue au développement inclusif et l’influence supplante la souveraineté. La Chine n’y échappe pas. Elle a réagi en réduisant fortement ses prêts vers l’Afrique au cours de 2025-2026 du fait des risques de défaut de paiement. Paradoxalement, cela a contribué à augmenter la pression sur la dépendance des dirigeants africains.<br />
À l’inverse, une stratégie assumée permet de reprendre l’initiative, de fixer les règles et d’aligner les partenariats sur l’intérêt général et la défense des intérêts des peuples africains.</p>
<p>Cette crise de gouvernance qui génère de la dépendance n’est pas une fatalité. Si la dépendance n’est donc pas une fatalité, alors le produit de décisions politiques et institutionnelles sont évitables. De fait, quand la gouvernance se renforce, la coopération cesse de fabriquer la dépendance et devient un levier d’emplois durables, de souveraineté et de transformation structurelle.</p>
<h3>11. CONCLUSION ET SOLUTIONS : NÉGOCIATION COLLECTIVE POUR SORTIR DU <acronym title="Pays industrialisés">PI</acronym>ÈGE LA DETTE CHINOISE</h3>
<p>Le déficit de gouvernance et la fragilité des institutions affaiblissent la capacité des États à contrôler les contrats, à imposer des sanctions et à faire respecter les obligations de contenu local.</p>
<p>L’opacité contractuelle héritée, notamment les clauses de confidentialité, empêche toute transparence et rend juridiquement complexe la renégociation d’accords déséquilibrés.</p>
<p>L’asymétrie du rapport de force est accentuée par des négociations menées de manière isolée face à un partenaire disposant de moyens financiers, techniques et diplomatiques, largement supérieurs.</p>
<p>Les pressions budgétaires de court terme poussent certains gouvernements à accepter des conditions défavorables pour financer rapidement des infrastructures, au détriment d’une vision stratégique durable.</p>
<p>La dépendance aux rentes extractives, dans des économies peu diversifiées, enferme les États dans des mécanismes de garanties sur ressources qui réduisent fortement leur marge de manœuvre.</p>
<p>Le manque d’expertise technique et juridique en finance structurée, droit minier et négociation internationale affaiblit la capacité à défendre efficacement les intérêts nationaux.</p>
<p>La faible coordination régionale prive les pays africains de l’effet de levier que représenterait le poids collectif de leur marché. Enfin,</p>
<p>Les résistances politiques internes avec des intérêts établis (élites bénéficiaires, réseaux clientélistes et ésotériques) peuvent bloquer les réformes qui renforceraient la transparence et la redevabilité.</p>
<p>En guise de dénouement, ces faiblesses ne relèvent pas du hasard ou de l’improvisation, mais d’un cumul de choix institutionnels et stratégiques. Tant que la gouvernance reste fragmentée et réactive, la coopération asymétrique et non collective alimente et alimentera la dépendance et les formes modernes de néocolonialisme par l’endettement. Lorsqu’elle devient coordonnée, compétente et anticipatrice, elle peut au contraire renforcer la souveraineté, créer une valeur durable et servir d’effet de levier à la puissance et à la dignité retrouvées.</p>
<p>Mettre en œuvre ces solutions exige temps, volonté politique et renforcement institutionnel. Sans gouvernance crédible, expertise technique et coordination régionale, même les meilleures stratégies risquent de rester théoriques. La clé réside dans le passage d’accords bilatéraux opaques à un cadre collectif, transparent et orienté vers la création de valeur locale.</p>
<p>Il est indispensable de sortir du piège chinois. Les dirigeants africains peuvent reprendre le contrôle en restant à l’écoute de leurs peuples respectifs et surtout en prônant l’inclusivité. Cela suppose :</p>
<ol>
<li>l’éradication de l’opacité et de la corruption avec la suppression des trocs déséquilibrés et des contrats dolosifs ;</li>
<li>la promotion et la contractualisation de l’industrialisation avec une appropriation des technologies localement ;</li>
<li>la reprise de contrôle de la logistique et des chaines de valeurs liées aux ressources du sous-sol, du sol et du hors-sol ;</li>
<li>le questionnement des nouveaux riches et arrivistes africains bloquant le ruissellement des recettes engrangées dans l’opacité et la brutalité envers la partie la plus faible et vulnérable du Peuple africain (expropriation, déguerpissement, déplacement de population, refus d’indemnisation, etc.).</li>
<li>la mise en œuvre d’un processus de mutation collective qui passe par sept (7) axes interdépendants que sont 1. la diversification stratégique, 2. la négociation collective, 3. la transparence, 4. l’industrialisation, 5. la contractualisation de l’approche commune et sectorielle, 6. la vérité des urnes et 7. la souveraineté productive et assumée.</li>
</ol>
<p>A défaut, c’est vers une perte de souveraineté assurée que les dirigeants africains conduisent l’Afrique de demain. Un rééquilibrage du partenariat multipolaire Afrique-Chine est indispensable. La dette et la géo fragmentation du monde et de l’Afrique ne doivent pas être un frein pour entamer de véritables négociations collectives entre les dirigeants africains d’une part, et entre les dirigeants africains et ceux de la Chine d’autre part, sauf que la souveraineté économique de l’Afrique et de son Peuple ne pourra plus servir de variable d’ajustement. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</p>
<p>Directeur général<br />
Afrocentricity Think Tank</p>
<p>29 mars 2026</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><strong>Notes bibliographiques sélectives</strong></p>
<ol>
<li id="post-9081-endnote-1">Matchoudo, P. (2026). « La Chine et l’Afrique face au mirage de la dette : Au cœur du mécanisme ». 23 mars 2026. In <em>gaskiyaniinfo.bj</em>. Accédé le 24 mars 2026. Voir <a href="https://gaskiyaniinfo.bj/la-chine-et-lafrique-face-au-mirage-de-la-dette-au-coeur-du-mecanisme/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gaskiyaniinfo.bj/la-chine-et-lafrique-face-au-mirage-de-la-dette-au-coeur-du-mecanisme/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-2">Topana, E. (2026). « La dette chinoise en Afrique: un piège ? ». Deutsche Welle (La voix de l’Allemagne) – DW. Emission : Arbre à Palabres. Diffusion le vendredi 20 mars 2026 à 17h TU et le samedi 21 mars à 7h TU. In <a href="http://www.dw.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 mars 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/chine-afrique-dette-chinoise/audio-76461213" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/chine-afrique-dette-chinoise/audio-76461213<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Invités:• Yves Ekoué Amaïzo, économiste et directeur général de l&rsquo;Afrocentricity Think Tank, basé en Autriche.• Ibrahima Niang, enseignant chercheur au département de sociologie de l&rsquo;université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et Fondateur du Think Tank Institut des études africaines et asiatiques au Sahel.• Christian-Geraud Neema, éditeur du Projet Afrique Chine et Éditeur Afrique du China Global South Project. <a href="#post-9081-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-3">Ministério das Finanças de Angola (UGD) (2025). Plano Anual da Dívida Pública – 1º semestre de 2025. Luanda: Ministério das Finanças. <a href="#post-9081-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-4">Africa-Press – Angola (2025). « Angola’s debt to China reaches USD 8.9 billion in 2025. Luanda ». 17 July 2025. In <em>Africa-press.net</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.africa-press.net/angola/all-news/angolas-debt-to-china-reaches-usd-8-9-billion-in-2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.africa-press.net/angola/all-news/angolas-debt-to-china-reaches-usd-8-9-billion-in-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; estimation à la mi-2025. <a href="#post-9081-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-5">Botha, A. (2025). “Angola Plans Major Cut to Oil-Backed Debt to China in 2025”. 29 July, 2025. In <em>Further Africa</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://furtherafrica.com/2025/07/29/angola-plans-major-cut-to-oil-backed-debt-to-china-in-2025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://furtherafrica.com/2025/07/29/angola-plans-major-cut-to-oil-backed-debt-to-china-in-2025/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-6">Voir notamment Banco Nacional de Angola (BNA), statistiques de la dette externe et Boston University – Global Development Policy Center, <em>Chinese Loans to Africa Database</em>. <a href="#post-9081-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-7">Fathia Olasupo, F. &#8211; Business Insider Contributor (2025). “Top 10 African countries with the highest cumulative debt to China (2000–2023)”. 07 June 2025. In <em>Business Insider Africa. africa.businessinsider.com.</em> Accessed 24 March 2026. Retrieved from <a href="https://africa.businessinsider.com/local/markets/top-10-african-countries-with-the-highest-cumulative-debt-to-china-20002023/4085stj" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africa.businessinsider.com/local/markets/top-10-african-countries-with-the-highest-cumulative-debt-to-china-20002023/4085stj<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-8">Boston University – Global Development Policy Center, Chinese Loans to Africa Database (2000–2023), base de données de référence sur les prêts chinois à l’Afrique (2026). “Chinese Loans to Africa Database. Interactive data project tracking loan commitments from Chinese development finance institutions, commercial banks, government entities and companies to African governments, state-owned enterprises and regional multilateral institutions”. In Boston University. <a href="http://www.bu.edu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.bu.edu<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 24 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.bu.edu/gdp/chinese-loans-to-africa-database/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bu.edu/gdp/chinese-loans-to-africa-database/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-9">World Bank Group (2026). “Debt &amp; Fiscal Risks Toolkit. Debt Sustainability Analysis (DSA). In <a href="http://www.worldbank.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.worldbank.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accessed 21 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.worldbank.org/en/programs/debt-toolkit/dsa" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.worldbank.org/en/programs/debt-toolkit/dsa<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-10">Rédaction (2026). « Dette extérieure : le Sénégal évite le défaut et honore 471 millions de dollars de paiements ». 16 mars 2026. In <a href="http://www.echosmedias.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.echosmedias.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 17 mars 2026. Voir <a href="https://www.echosmedias.org/dette-exterieure-le-senegal-evite-le-defaut-et-honore-471-millions-de-dollars-de-paiements/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.echosmedias.org/dette-exterieure-le-senegal-evite-le-defaut-et-honore-471-millions-de-dollars-de-paiements/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-11"><acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> (2024). <em>Analyse de viabilité de la dette – République centrafricaine (2024). </em>Rapport du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n°24/198. Juçin 2024. In <a href="http://www.imf.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.imf.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 26 mars 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1caffa2024001-print-pdf.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1caffa2024001-print-pdf.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-12">Badie, B., Allès, D. et Paquin, S. (2026). <em>Les mots du nouveau monde</em>. CNRS Éditions : Paris. <a href="#post-9081-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-13">L’Organisation de coopération de Shanghai (<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>) est une organisation intergouvernementale eurasiatique, créée en 2001, dédiée à la coopération sécuritaire, politique et économique, notamment contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme. La Chine est membre fondateur et pilier central de l’<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>, qui abrite son secrétariat à Pékin et sert de plateforme pour sécuriser son environnement régional et promouvoir un ordre multipolaire. Via l’<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>, la Chine renforce son influence en Eurasie, coordonne sécurité et connectivité (BRI) et contrebalance l’influence occidentale. <a href="#post-9081-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-14">Simandou 2040 – République de Guinée. Voir <a href="https://simandou2040.gn" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://simandou2040.gn</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : la vision de développement économique et stratégique de la Guinée autour de Simandou 2040. Simandou 2040 est le programme national de transformation de la Guinée, visant à utiliser le projet minier de Simandou comme levier d’industrialisation, d’infrastructures, d’énergie et de capital humain à l’horizon 2040. Il ambitionne de mobiliser plus de 200 milliards USD d’investissements et de générer des recettes fiscales, minières et logistiques majeures, avec un fort impact sur la croissance et l’emploi. Les retombées financières attendues incluent l’augmentation du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>, des exportations, des recettes budgétaires et la création de chaînes de valeur locales. Les nuisances possibles concernent des risques environnementaux (déforestation, eau, biodiversité), sociaux (déplacements de populations, tensions foncières) et une dépendance excessive aux matières premières. Le succès du programme dépendra donc de la gouvernance, de la transparence, du contenu local et de la redistribution effective des revenus au profit des populations. <a href="#post-9081-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-15">Baowu ou « China Baowu Steel Group Corp. Ltd. » connue sous le nom de Baowu, est l’une des entreprises sidérurgiques publiques dont le siège social est situé à Pudong, Shanghai, en Chine. La société a été créée en 2016 à la suite de l&rsquo;absorption, par le groupe Baosteel, de Wuhan Iron and Steel Corporation, -une autre entreprise publique de taille plus modeste-, est devenu le plus grand producteur d&rsquo;acier au monde. Il s’agit du plus grand conglomérat sidérurgique public chinois, premier producteur d’acier au monde contrôlé par l’État. Il sécurise des ressources stratégiques à l’international, notamment le minerai de fer, pour l’industrie sidérurgique chinoise, voir <a href="https://www.baowugroup.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.baowugroup.com/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-16">Chinalco (Aluminum Corporation of China). Fondée en 2001, la Société chinoise de l&rsquo;aluminium (dénommée « Chinalco ») est l&rsquo;une des entreprises publiques clés directement supervisées par le gouvernement central, ainsi qu&rsquo;une société pilote d&rsquo;investissement en capital public. Elle s&rsquo;est vu confier la mission importante d&rsquo;être le fer de lance de l&rsquo;industrie mondiale des métaux non ferreux (aluminium, cuivre, bauxite), la principale force d&rsquo;approvisionnement en ressources minérales stratégiques nationales et en matériaux de pointe, ainsi que le leader en matière d&rsquo;innovation industrielle et de développement durable. Il pilote des investissements miniers stratégiques à l’étranger, dont la bauxite et le fer en Afrique, afin de sécuriser l’approvisionnement industriel chinois, voir <a href="https://www.chinalco.com.cn/en/en_gywm/en_qyjj/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.chinalco.com.cn/en/en_gywm/en_qyjj/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9081-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-17">Les entités SimFer (SimFer S.A, SimFer Infraco Guinée S.A) sont des coentreprises entre le gouvernement de la République de Guinée et SimFer Jersey Limited détenu par Rio Tinto et Chalco Iron Ore Holdings (CIOH), une co-entreprise dirigée par Chinalco et regroupant d’importantes entreprises d’État chinoises, dont Baowu. SimFer S.A détient les droits sur les blocs 3 et 4 de Simandou. Voir <a href="https://simfer-sa.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://simfer-sa.com/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-18">Chinalco est également le principal actionnaire de Rio Tinto.  <a href="#post-9081-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-19">Barradas, S. (2023). « Simandou iron-ore project, Guinea – update”. 8 December 2023. In <a href="http://www.miningweekly.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.miningweekly.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.miningweekly.com/article/simandouiron-ore-project-guinea-update-2023-12-08" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.miningweekly.com/article/simandouiron-ore-project-guinea-update-2023-12-08<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-20">Winning Consortium Simandou (2026). “Local employment and training strategy: employment for Guineans”. In <em>wcsglobal.com</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://wcsglobal.com/en/csr_part/local-employment-and-training-strategy-employment-for-guineans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://wcsglobal.com/en/csr_part/local-employment-and-training-strategy-employment-for-guineans<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-21">Denina, C. &amp; Akalaare, M. A., Ed. by Lewis, B. (2025). “Mass layoffs overshadow Guinea’s Simandou mega mine as output accelerates”. 18 December 2025. In <em>www.mining.com.</em> Accessed 23 March 2025. Retrieved from <a href="https://www.mining.com/web/mass-layoffs-overshadow-guineas-simandou-mega-mine-as-output-accelerates/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mining.com/web/mass-layoffs-overshadow-guineas-simandou-mega-mine-as-output-accelerates/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-22">Denina, C. &amp; Akalaare, M. A., Ed. by Lewis, B. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9081-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-23">Ingénierie lourde (Engineering). Il s’agit d’emplois liés à la conception technique complexe : Ingénieurs civils, miniers, ferroviaires, portuaires, Ingénieurs mécaniques, électriques, géotechniques, Bureau d’études, planification, contrôle qualité. Il s’agit de postes très qualifiés, souvent occupés par des expatriés au départ, faute de compétences locales immédiatement disponibles. <a href="#post-9081-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-24">Direction / management de projet. Il s’agit d’ emplois de pilotage stratégique : Directeurs de projet, chefs de chantier, Contrôle des coûts, délais, risques, contrats, relations avec l’État, bailleurs et partenaires. Il y a très peu de postes, mais avec un fort pouvoir décisionnel ; généralement ces postes sont confiés aux entreprises leaders du consortium EPC. <a href="#post-9081-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-25">EPC en anglais signifie Engineering, Procurement and Construction ou en français Ingénierie, Approvisionnement et Construction. C’est un mode de réalisation “clé en main” où une seule entreprise (ou consortium) est responsable de la conception, des achats et de la construction d’un projet complexe mine, rail, port, centrale, etc. <a href="#post-9081-endnote-ref-25">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Dossier Afrique – Chine Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur général d&amp;#8217;Afrocentricity Think Tank, yeamaizo@afrocentricity.info 29 mars 2026 Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat « gagnant‑gagnant », fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance. Mais la montée rapide [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author></item><item><title>AFFAIRE BOLLORÉ ET VÉRITÉ DES COMPTES PUBLICS AU TOGO : Peut-on acheter l’impunité et la corruption ?</title><link>https://amaizo.info/2026/03/22/affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-peut-on-acheter-limpunite-et-la-corruption/16886</link><category>Audio / Vidéo</category><category>Economie</category><category>Editorial</category><category>Forums &amp; Interviews</category><category>Positions afrocentriques</category><category>Agir en justice</category><category>Autocratie</category><category>Bolloré</category><category>Bolouvi</category><category>CJIP</category><category>corruption</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Gafan</category><category>Gnassingbé</category><category>Havas Togo</category><category>Impunité</category><category>Ingérence</category><category>justice</category><category>Parquet national financier</category><category>Peuple togolais</category><category>Port autonome de Lomé</category><category>Préjudice</category><category>Souveraineté</category><category>Togo</category><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:32:01 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9066</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-powerpoint-affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-21-03-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9070" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-powerpoint-affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-21-03-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>Dossier Affaire Bolloré et le Togo</strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, </strong>Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank<sup><a id="post-9066-endnote-ref-1" href="#post-9066-endnote-1">[1]</a></sup></p>
<p style="text-align: right;">21 mars 2026</p>
<h3>1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ?</h3>
<p>L’affaire dite des <em>« ports africains »</em> révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier pour influencer la campagne présidentielle togolaise de 2010. Celle-ci s’est terminée avec une victoire de Faure Gnassingbé sur la base d’élections contestées, une véritable contre-vérité des urnes.</p>
<p>Alors que les faits décrits par le Parquet national financier (PNF<sup><a id="post-9066-endnote-ref-2" href="#post-9066-endnote-2">[2]</a></sup>) de Paris mettent en lumière un pacte corruptif structuré, les autorités togolaises ont opposé une impunité systémique, refusant d’en reconnaître la portée. Cette inertie contraste avec l’indépendance de la justice française, seule à avoir engagé des poursuites crédibles pour défendre en priorité des intérêts français. Au cœur du dossier apparaît un effondrement éthique, marqué par l’absence de transparence et la négation de la vérité des comptes publics.</p>
<p>Dans ce contexte, la recherche de justice<sup><a id="post-9066-endnote-ref-3" href="#post-9066-endnote-3">[3]</a></sup> devient non seulement une exigence juridique, mais un impératif moral pour restaurer la confiance due au Peuple togolais, et demain à tous les peuples africains ayant subi une situation similaire comme la Guinée et indirectement le Cameroun.</p>
<p>Peut-on avec l’argent et la puissance des réseaux d’influence <em>« acheter »</em> la <em>corruption d&rsquo;agents publics étrangers</em> et la <em>complicité d&rsquo;abus de confiance</em> et passer sous silence les souffrances d’une grande majorité du Peuple togolais ? De fait face à un régime autocratique et liberticide au Togo, la Justice française devient-elle de facto un ultime rempart face à l’impunité qui étouffe la très grande majorité du Peuple togolais et le prive de la vérité des comptes publics, de justice endogène et d’éthique dans la gouvernance de l’Etat ?</p>
<p>Rien n’est moins sûr si en définitive, le Tribunal correctionnel de Paris finit par offrir un « non-lieu » dans ce dossier. La vigilance s’impose et le rôle des parties civiles risque de devenir prépondérant pour que présumés corrupteurs et corrompus se retrouvent devant le même tribunal pour expliquer en toute transparence comment s’opère la Corruption et l’abus de confiance.</p>

<p>Assignon, C. avec agences. (2026). « Ports en Afrique : Vincent Bolloré bientôt devant la justice ». In <i><a href="http://www.dw.com/fr" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://www.dw.com/fr&amp;source=gmail&amp;ust=1774294731883000&amp;usg=AOvVaw2kxMx0KrhvA0pGE23IeXMl" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">www.dw.com/fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.</i> Deutsche Welle – La Voix de l’Allemagne. 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <b><a href="https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594&amp;source=gmail&amp;ust=1774294731883000&amp;usg=AOvVaw24nRig-Js9tKr4np5Vjm2r" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></b></p>
<h3>2. ÉNIÈME TENTATIVE DE BOLLORÉ POUR ÉVITER LE PROCÈS EN CORRECTIONNEL</h3>
<p>L’annonce de la relance du procès du français Vincent Bolloré et ses dirigeants dans l’Affaire dit <em>« Bolloré – Havas Togo – Port autonome de Lomé »</em> pour une audience, en principe, du 7 au 17 décembre 2026 auprès du Tribunal correctionnel de Paris se précise.</p>
<p>En effet, après avoir plaidé coupable et donc avoir reconnu la responsabilité et le rôle de sa société dans une affaire de corruption entre lui et le premier responsable du Togo, Faure Gnassingbé et ses réseaux de dirigeants, les avocats de Vincent Bolloré tentent un énième recours<sup><a id="post-9066-endnote-ref-4" href="#post-9066-endnote-4">[4]</a></sup> pour faire invalider la procédure juridique et ainsi obtenir un <em>« non-lieu »</em> ou une peine non contraignante pour trois responsables de la direction de sa société y compris lui-même.</p>
<p>Or, les juges français semblent déterminés à ne pas classer cette affaire. Il y va de l’indépendance de la justice française face à la puissance de l’argent et des réseaux d’affaires, y compris ésotériques.</p>
<p>Celui qui a construit une grande partie de sa fortune en Afrique, grâce aux facilités octroyées ici et là par certains dirigeants africains peu soucieux du bien-être de leur peuple, se retrouve à faire des appels pour tenter, pour la énième fois, de retarder l’avènement d’un procès qui pourrait aussi être de celui qui a promu et financé une forme de coordination des partis d’extrême droite en France.</p>
<p>Les avocats de Vincent Bolloré et consorts continuent de contester les faits qui leur sont reprochés et ont fait appel de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel. La date de ce procès pourrait être réajustée et peut-être l’accusation requalifiée afin :</p>
<ul>
<li>de ne plus se concentrer uniquement sur le fait d’avoir corrompu, directement ou indirectement, Faure Gnassingbé, Président du Togo en 2010 pour du favoritisme sur des activités portuaires ; mais aussi,</li>
<li>de prendre en compte, ce dans une opération spéciale dynamique et dialectique, le fait d’avoir pu probablement en retour subir des pressions du présumé corrompu ou corrupteur.</li>
</ul>
<p>C’est ce que le Tribunal devra déterminer.</p>
<h3>3. « OPÉRATION SPÉCIALE » AU TOGO : SÉGRÉGATION POLITIQUE FONDÉE SUR LA CAPACITÉ FINANCIÈRE</h3>
<p>La concentration et le contrôle croissant et méthodique de nombreux médias et de leur ligne éditoriale portent atteinte au pluralisme et l’indépendance de l’information, en marginalisant le journalisme indépendant. La contrepartie se résume à des médias d’opinion et de divertissement avec des contenus fondés sur des impressions de plus en plus communautarisées, au risque de compromettre les exigences d’objectivité, de transparence et le droit du public à une information libre et équilibrée.</p>
<p>Le risque de fragiliser le pluralisme de l’information, la liberté de la presse et le droit fondamental à une information fiable est grand. En effet, cette tendance vers la pensée unique dans les médias d’opinion conduit à imposer en Afrique un <em>« candidat-président »</em> comme principal et futur vainqueur dans les médias avant même la tenue d’élections dans des environnements liberticides et non respectueux des constitutions acceptées par les peuples africains.</p>
<p>Or, si cette « opération spéciale » est rémunérée sous forme de rétrocommissions occultes et illicites, ou d’avantages indus y compris par de la corruption passive ou active, ou encore des mécanismes de captation financière et de flux financiers dissimulés, non transparents et échappant à la vérité des comptes publics, alors on est bien dans le registre juridique relevant du pénal et plus spécifiquement de pratique de rétrocessions illicites. Encore faut-il le prouver et identifier le véritable décideur en dernier ressort !</p>
<p>Au regard des obligations découlant de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, notamment ses articles 3 et 17, qui consacrent les principes de démocratie, de pluralisme politique, d’égalité entre candidats et d’élections libres, transparentes et équitables, ainsi que de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, garantissant le droit de tout citoyen à participer à des élections authentiques au suffrage universel et égal, la concentration et l’usage disproportionné des ressources financières lors de la campagne électorale de 2010 au Togo, ayant permis à un seul candidat de monopoliser l’accès aux médias et à l’espace publicitaire, ont institué une rupture caractérisée d’égalité entre les candidats, altéré la sincérité du scrutin et introduit une ségrégation politique fondée sur la capacité financière.</p>
<p>Ces pratiques ont eu pour effet de neutraliser le pluralisme électoral et de priver les populations togolaises de l’exercice effectif d’un choix libre, éclairé et non discriminatoire, en violation des standards démocratiques régionaux et internationaux.</p>
<h3>4. « AFFAIRE BOLLORÉ » VERSUS « AFFAIRE FAURE GNASSINGBÉ »</h3>
<p>Quand l’Etat togolais opte pour un avantage financier provenant d’un acteur étranger du secteur privé pour conditionner de manière déterminante l’accès à l’espace médiatique et public, cet État a manqué à son obligation de garantir l’égalité des chances entre candidats et la sincérité du scrutin. Ces droits sont protégés par l’article 17 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et par l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.</p>
<p>Le non-respect de ces droits transforme l’élection en un processus discriminatoire et ségrégatif au détriment de la souveraineté populaire. Une véritable contre-vérité des urnes s’instaure en amont et se double d’une absence de vérité des comptes publics du fait de l’opacité dans laquelle l’Etat a mal ou pas <em>« enregistré »</em> les transactions entre ses différentes structures liées au Groupe Bolloré et le candidat-président lors des élections présidentielles de 2010.</p>
<p>Personne ne peut nier qu’il y a eu une contrepartie pour le groupe Bolloré au Togo sous forme d’avantages économiques, notamment la prolongation de la concession du port autonome de Lomé et des avantages fiscaux<sup><a id="post-9066-endnote-ref-5" href="#post-9066-endnote-5">[5]</a></sup>. La question est d’arriver à le prouver au cours d’un procès qui pour le moment est systématiquement repoussé.</p>
<p>Par conséquent, le volet <em>« togolais »</em> de l’affaire Bolloré pourrait évoluer vers un volet <em>« Affaire Faure Gnassingbé »,</em> principal bénéficiaire présumé de l’opération spéciale et indirectement s’inviter dans le débat. En effet, la présomption de corruption des responsables de l’Etat togolais trouve une partie de son origine auprès de :</p>
<ul>
<li>Havas-Togo, dirigé par Patrick Kodjovi Selam Bolouvi, demi-frère du Président Faure Gnassingbé<sup><a id="post-9066-endnote-ref-6" href="#post-9066-endnote-6">[6]</a></sup>, un média qui s’est aussi spécialisé dans la promotion du chef d’Etat à partir vraisemblablement de contrats de gré à gré, dont la transparence laisse à désirer ; mais aussi</li>
<li>Bolloré-Togo dirigé par Charles Kokouvi Gafan, l’oncle et/ou parent du Président Faure Gnassingbé qui était en 2010 le Président‑directeur général (PDG) des filiales togolaises de Bolloré Transport &amp; Logistics/Bolloré Africa Logistiques et incluant la gestion portuaire au Port autonome de Lomé. Il est identifié comme le principal représentant opérationnel du groupe Bolloré au Togo durant la période 2009‑2011<sup><a id="post-9066-endnote-ref-7" href="#post-9066-endnote-7">[7]</a></sup>, période clé de l’attribution et de l’exploitation du terminal à conteneurs du Port autonome de Lomé. Charles K. Gafan<sup><a id="post-9066-endnote-ref-8" href="#post-9066-endnote-8">[8]</a></sup> a été en fonction au moins entre 2009 et 2022 comme PDG des filiales togolaises de Bolloré Transport &amp; Logistiques jusqu’au retrait du groupe Bolloré d’Afrique, consécutif à la vente en 2022 à MSC -Méditerranéen Shipping Company <sup><a id="post-9066-endnote-ref-9" href="#post-9066-endnote-9">[9]</a></sup>, le groupe maritime suisse. Il est l’un des hauts dignitaires et cadres du parti <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym> de Faure Gnassingbé notamment dans les villages de Mamissi-Hagoumé, dans la préfecture de Vo au Togo. Les financements des activités de ce parti directement par des recettes tirées du Port autonome de Lomé et/ou de Bolloré Togo devront faire l’objection d’investigations plus poussées pour en apporter la preuve.</li>
</ul>
<p>Le Tribunal devra prouver l’existence d’un pacte de corruption entre les dirigeants de l’Etat togolais et ceux du Groupe Bolloré au Togo entre 2009-2011 en y intégrant les structures ou entreprises écrans générant de l’enfumage et de l’opacité.</p>
<h3>5. CORRUPTION INTERNATIONALE AVÉRÉE OU SUPPOSÉE</h3>
<p>Vincent Bolloré est aujourd’hui officiellement soupçonné de présomption de corruption dans l&rsquo;affaire dite des <em>« ports africains »,</em> entre 2009 et 2011 avec un système opaque interdépendant :</p>
<ul>
<li>de corruption nationale et internationale ;</li>
<li>de financement illégal de partis politiques et de présidents africains ;</li>
<li>d’achat des consciences et des silences ; et surtout</li>
<li>au Togo, de la captation du Port autonome de Lomé (PAL) avec des sous-évaluations de contrats passés de gré à gré, etc.</li>
<li>de promotion de dirigeants africains qui empêchent leur peuple de voter librement pour choisir leur propre dirigeants et leur destin, et aussi</li>
<li>de manque à gagner, voire de sous-évaluations des recettes dues à l’Etat à des fins de développement, une forme de complicité dans l’absence de vérité des comptes publics au Togo, mais aussi en France dès lors que ces fonds ne font pas l’objet d’une taxation aussi en France.</li>
</ul>
<h3>6. VOLONTÉ D’OBSTRUCTION ET DE DISSIMULATION DES COMPTES PUBLICS AU TOGO ?</h3>
<p>L’affaire ne se serait pas ébruitée si les autorités togolaises n’avaient pas faire comprendre qu’il s’agissait là d’une histoire franco-française qui ne les concernait pas à priori. Cette déclaration provient du ministre togolais de la Fonction publique, Gilbert Bawara, ministre togolais de la Fonction publique, dans une interview accordée à la Radio France Internationale (<acronym title="Radio France International">RFI</acronym>) où il a affirmé que : <em>« Cette affaire est une affaire franco‑française. Elle ne concerne pas le Togo<sup><a id="post-9066-endnote-ref-10" href="#post-9066-endnote-10">[10]</a></sup>».</em></p>
<p>Par la voix de son ministre, l’Etat et le gouvernement togolais refuse de reconnaître la corruption et refuse de coopérer avec la justice française. Cette absence de coopération institutionnelle peut être demandée par l’intervention d’associations citoyennes indépendantes, surtout que la Diaspora togolaise a la légitimité d’agir devant la justice française.</p>
<p>La déclaration d’un représentant de l’Etat togolais, Gilbert Bawara, selon laquelle l’affaire Bolloré est une affaire <em>« franco‑française »</em> constitue d’abord un aveu public d’absence de coopération institutionnelle, démontrant que les autorités togolaises refusent d’examiner les faits, ce qui renforce la compétence et la nécessité de la justice française. Un représentant de l’Etat togolais, voire le même ministre togolais, devra être invité devant le tribunal correctionnel à s’expliquer et confirmer sa position afin de confirmer une contradiction majeure révélant :</p>
<ul>
<li>soit une volonté de dissimulation de la vérité en général, des comptes publics en particulier ;</li>
<li>soit un conflit d’intérêts politique, ce qui affaiblit la crédibilité de son témoignage ; et</li>
<li>soit une négation officielle du préjudice subi par les citoyens et la diaspora togolaise, ce qui, en soi, constitue un préjudice collectif pour une partie de la population togolaise, justifiant pleinement la qualité à agir des associations de la société civile devant le tribunal français, l’association <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>‑Togo‑Diaspora en particulier.</li>
</ul>
<p>Dans tous les cas de figures, la volonté d’obstruction et de dissimulation des comptes publics du Togo par les représentants de l’Etat togolais dans le cadre de la présomption de corruption de Vincent Bolloré et consorts devra être clarifiée.</p>
<p>Aujourd’hui, le fait qu’un demi-frère et un oncle et bien d’autres membres de la famille de l’ex-Président du Togo sous la 4<sup>e</sup> République, -devenu Président du Conseil et Chef du Gouvernement sous la 5<sup>e</sup> République-, soient susceptibles d’être convoqués devant un tribunal correctionnel de Paris pourrait faire changer de camp, l’impunité et de la peur.</p>
<p>L’Etat togolais aura ainsi l’occasion de s’expliquer et de convaincre de son innocence. Cela pourrait d’ailleurs changer la donne au Togo, en France et paradoxalement dans les institutions africaines comme la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym><sup><a id="post-9066-endnote-ref-11" href="#post-9066-endnote-11">[11]</a></sup> lesquelles pourraient trouver le courage de défendre plus rapidement les intérêts des Peuples africains sans éventuellement subir discrètement des pressions de certains chefs d’Etat africains. L’indépendance de la justice africaine en sortira renforcée.</p>
<h3>7. PRÉSOMPTION DE CORRUPTION POUR CRIME ÉCONOMIQUE : NON POUR LE GROUPE BOLLORÉ, ET OUI POUR LES DIRIGEANTS</h3>
<p>C’est en 2021 que Vincent Bolloré, Président Directeur Général du Groupe Bolloré, Gilles Alix, Directeur général du groupe Bolloré à l&rsquo;époque, et Jean-Philippe Dorent, Directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits de corruption et <em>« acceptèrent »</em> d’endosser leur culpabilité, cédant ainsi leur <em>« innocence »</em> pour une somme d’argent afin d’éviter un long procès pénal.</p>
<p>Lors d&rsquo;une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ils ont accepté de payer pour le préjudice causé, la somme de 375 000 euros d&rsquo;amende. Mais le Tribunal avait refusé de l&rsquo;homologuer, renvoyant le dossier à l&rsquo;instruction.</p>
<p>Depuis, Vincent Bolloré et ses avocats contestaient cette décision portant plus sur les responsabilités personnelles des dirigeants des sociétés du Groupe Bolloré (y compris Havas-Togo) sur la base de vices de procédures divers et variés.</p>
<p>Apparemment, les juges ont maintenu leur position et rejeté à ce jour le reproche portant sur une erreur de procédure. Autrement dit, la corruption avec ses effets sur la vérité de comptes publics au Togo comme au demeurant en France, ne peut relever de la simple infraction ou du simple délit.</p>
<p>C’est plus grave ! En droit, cela constitue un crime économique surtout quand les conséquences sur le Peuple togolais contraint au silence, devient la variable d’ajustement dans un environnement où l’opacité se mue en droit commun, et la corruption, un sport national pratiqué sans modération.</p>
<p>Au niveau de la société que constitue le Groupe Bolloré, celle-ci a accepté de payer 12 millions d&rsquo;euros d&rsquo;amende contre l&rsquo;abandon des poursuites, dans le cadre d&rsquo;une convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP).</p>
<p>Autrement dit, la corruption du Groupe Bolloré se « nettoie » avec une forme de <em>« blanchiment »</em> que représentent les 12 millions d’Euros devenus un <em>solde de tous comptes</em>. Le Peuple togolais, dindon de la farce, jugera si la vérité des comptes publics au Togo reflète la vérité sans les manques à gagner occasionnés par la corruption internationale impliquant les parties prenantes à l’Affaire dite <em>« Bolloré au Togo ».</em> La grande majorité du Peuple togolais a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts privés et a subi les conséquences d’un pacte qui ne visait pas son bien-être.</p>
<p>Concrètement, l’appropriation du <em>« bien d’un Peuple »</em> ou la <em>« captation »</em> d’un actif stratégique africain que constitue le Port autonome de Lomé (PAL) peut-il faire l’objet d’une vaste opération de corruption internationale qui passe par <em>« pertes et profits »</em> dès lors que 12 millions d’Euros sont payés par ceux qui manifestement ont encaissé bien plus que cette somme dérisoire ? La justice devra répondre à cette question non seulement pour les dirigeants présumés innocents actuellement, mais aussi pour la société même surtout que le Peuple togolais n’a pas vu la couleur de la somme payée pour l’abandon des poursuites contre le Groupe Bolloré dans le cadre d&rsquo;une convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP).</p>
<h3>8. PEUPLE TOGOLAIS SANS DÉFENSE : OBTENIR LA VÉRITÉ ET DEMANDER RÉPARATION ?</h3>
<p>L’affaire met en évidence une atteinte grave aux principes fondamentaux de probité et d’intégrité et révèle une dérive éthique incompatible avec la confiance due au Peuple togolais. En effet, ce Peuple togolais a été privé de ses droits et de ses ressources par des décisions prises sans lui, voire contre lui, à moins que les décisions du Tribunal correctionnel de Paris ne suggèrent en cas de condamnation de l’Etat togolais et ses ramifications, une réparation à hauteur du préjudice subi par ce Peuple, bien après les années considérées.</p>
<p>Quand l’absence d’éthique devient un levier pour l’impunité, alors la justice, d’où qu’elle vienne, devient indispensable pour rétablir la confiance entre le Peuple et ses dirigeants. L’impunité n’est pas achetable comme semble l’avoir adopté une partie des juges français grâce à la procédure de la <em>convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP) </em>appliquée au Groupe Bolloré.</p>
<p>Les parties civiles défendant les intérêts de la grande majorité du Peuple togolais doivent considérer comme un devoir et même une obligation d’agir en justice. Le Peuple togolais y compris la Diaspora ne devraient pas rester inertes et soutenir financièrement les associations qui vont activement se mobiliser avec les maigres moyens à leur disposition.</p>
<h3>9. PRÉSUMÉS CORRUPTEURS ET CORROMPUS : QUI EST QUI ?</h3>
<p>Le Parquet national financier (PNF), dans son réquisitoire de juin 2024, a fourni un descriptif assez éloquent du pacte corruptif<sup><a id="post-9066-endnote-ref-12" href="#post-9066-endnote-12">[12]</a></sup> à savoir :</p>
<ul>
<li>des prestations politiques sous-facturées par Havas Togo pour la campagne présidentielle de Faure Gnassingbé en 2010 ;</li>
<li>une contrepartie économique directe : l’obtention et la consolidation de la concession du port de Lomé au profit du groupe Bolloré notamment par la fourniture de prestations politiques sous‑facturées en contrepartie de l’attribution de la concession du port de Lomé ;</li>
<li>l’intervention d’intermédiaires proches du pouvoir togolais, dont P. S. Bolouvi (Directeur de Havas Togo, demi-frère du Président du Togo à l’époque) et P. Gafan (DG du Port, PDG de la Chambre de commerce et oncle/parent du Président togolais), etc.</li>
<li>des scellés qui devraient révéler, tôt ou tard, d’autres noms plus compromettants pour les uns et les autres, en France comme au Togo, mais aussi au niveau international.</li>
</ul>
<p>Les trois prévenus sont trois dirigeants du Groupe Bolloré renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris à savoir Vincent Bolloré, fondateur du groupe, Gilles Alix, Directeur général et Jean Philippe Dorent, responsable du pôle international d’Havas. L’argument selon lequel le fondateur du Groupe ne soit pas au courant de ce que font ses collaborateurs demeure bien fragile.</p>
<p>Ils sont tous les trois poursuivis pour corruption d’agent public étranger, abus de confiance, financement politique illicite et manœuvres frauduleuses.</p>
<p>Coté Togo, il faut noter qu’en 2010, Patrick Senam Bolouvi, demi-frère de Faure Gnasingbé, n’était pas officiellement le Directeur de Havas Togo, mais le Directeur pays de Havas Media couvrant le Togo et le Bénin. Son intégration au groupe comme Directeur Havas Togo intervient immédiatement après l’élection présidentielle contestée de Faure Gnassingbé. Il a été <em>« intégré en novembre 2010, sept mois après la réélection de Faure Gnassingbé et puis, nommé en juillet 2011 à la tête de Havas Media Togo<sup><a id="post-9066-endnote-ref-13" href="#post-9066-endnote-13">[13]</a></sup> ».</em></p>
<p>Le PNF estime que les prestations politiques fournies par Havas ont été délibérément sous-facturées afin d’obtenir un avantage économique majeur : le contrôle du port de Lomé, plateforme stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Pourtant, ces sous-facturations ont pour objet de falsifier la vérité des comptes publics du Togo, et générer un manque à gagner en termes de recettes de l’Etat qui auraient pu servir à des actions concrètes en faveur de la partie du Peuple togolais pauvre notamment les laissés pour compte.</p>
<p>A ce titre et dans l’impossibilité de se défendre, la partie du Peuple togolais qui subit les effets de cette présumée corruption et ses conséquences mérite d’avoir des associations qui défendent ses droits en tant que partie civile au Tribunal correctionnel de Paris.</p>
<p>En attendant le recours contentieux de <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-Togo-Diaspora comme partie civile, il faut encourager les associations anticorruption Sherpa et Anticor et leur principal avocat Me Jérôme Karsenti qui se sont portées parties civiles dans ce dossier ainsi Me Alexis Ihou, avocat de deux candidats malheureux à la présidentielle de 2010 au Togo, feu Dr. Agbéyomé Kodjo et Brigitte Adjamagbo-Johnson<sup><a id="post-9066-endnote-ref-14" href="#post-9066-endnote-14">[14]</a></sup>. En effet, il est quasiment impossible de faire prospérer un recours contentieux sur ce dossier au Togo sans des conséquences sur sa sécurité et des risques importants d’aboutir à des décisions qui confortent l’impunité et le non-lieu.</p>
<h3>10. RÉPARTITION DES RÔLES AU SEIN D’HAVAS : FACILITER LA QUALIFICATION PÉNALE</h3>
<p>Jean‑Philippe Dorent était directeur du pôle international d’Havas, structure qui supervisait les opérations politiques en Afrique. Havas Togo, dirigée localement par P. S. Bolouvi, était une filiale opérationnelle dépendant de la stratégie définie par Havas International. Les prestations politiques fournies à Faure Gnassingbé en 2010 ont été conçues, validées et pilotées depuis Paris, sous l’autorité directe de J.-P. Dorent. Il n’est pas possible de croire que les missions de Havas Togo n’étaient pas coordonnées avec Havas Paris, notamment pour les campagnes présidentielles de 2010 pour Faure Gnassingbé et son parti politique <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>. Les facturations sous‑évaluées, au cœur du pacte corruptif, ont été négociées et validées par Jean-Philippe Dorent, mais personne ne peut apporter de preuves véritables sans le témoignage de P. S. Bolouvi et de C. Gafan devant le Tribunal correction de Paris. Si en plus ces derniers avaient pris un ascendant décisionnel sur J. P. Dorent et les autres dirigeants du Groupe Bolloré, la présomption de corruption pourrait s’élargir pour des condamnations éventuelles <em>in</em> <em>solidum</em>. Il s’agit d’envisager la responsabilité conjointe de plusieurs personnes pour un même dommage, sans solidarité légale ou contractuelle préalable.</p>
<p>Autrement dit, même si les flux financiers et les contrats stratégiques passaient par Havas International, il n’est pas sûr que P. S. Bolouvi ait agit uniquement comme un simple exécutant, puisque qu’il ne pouvait pas ne pas prendre en considération les <em>« ordres »</em> de son frère Président du Togo. Encore un point à clarifier lors des futures et éventuelles clarifications devant les juges à Paris. La responsabilité <em>in fine</em> demeurera avec le donneur d’ordre principal. En effet, les investigations du Parquet national financier (PNF) de Paris mettent en évidence que les échanges internes saisis par les enquêteurs démontrent que J.-P. Dorent donnait des instructions à Havas Togo.</p>
<p>Mais rien ne vient étayer le fait que ces instructions étaient exécutées sans altérations, voire modifications substantielles, ce qui pourrait alors inverser la charge de la preuve. Il est vrai que le PNF, dans son réquisitoire de juin 2024, décrit un pilotage centralisé des opérations africaines par J.-P. Dorent et qu’il avait un rôle <em>« déterminant »</em> dans la mise en place des prestations politiques au Togo.</p>
<p>A la lumière des documents disponibles et compte tenu de la non-transparence et le refus de collaboration de l’Etat togolais, il n’est pas possible d’affirmer que Havas Togo n’avait pas d’autonomie stratégique et tarifaire. P. S. Bolouvi apparaît comme l’interface locale d’un dispositif conçu à Paris et accepté par le véritable commanditaire au Togo qui reste à déterminer avec précision. Il en est de même pour l’antenne du Groupe Bolloré au Togo entre 2009-2011.</p>
<p>Sans les dépositions des parties prenantes et concernées togolaises devant le tribunal correctionnel de Paris, il sera difficile de croire que le pacte corruptif ne se compose :</p>
<ul>
<li>que de présumés corrupteurs et pas de présumés corrompus ; et</li>
<li>que les représentations du Groupe Bolloré au Togo n’étaient que des bras exécutif locaux, comme si les acteurs togolais impliqués ne comptaient que pour du beurre de karité.</li>
</ul>
<p>Ce point est fondamental car la lecture linéaire du Parquet national financier peut se muer en une lecture dynamique et dialectique avec un potentiel et présumé corrupteur qui finit, au cas par cas, par embrasser le rôle d’un présumé corrompu, le tout dans une dynamique de l’opacité, parfois ésotérique, dont seuls certains Africains ont le secret.</p>
<p>Si Havas-Togo de P. S. Bolouvi agissait sous la supervision de Havas-Paris sous la direction de Jean-Philippe Dorent, tant pour les prestations politiques que pour les décisions financières, rien ne permet de confirmer si des flux financiers sont allés directement financer le parti <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym> ou ses membres ou même les membres de la famille régnante sans aucune traçabilité avérée à ce jour.</p>
<h3>11. OBLIGATION ÉTHIQUE D’AGIR EN JUSTICE POUR LE PEUPLE TOGOLAIS</h3>
<p>Un groupe d’individus et d’organisation de la société civile se coordonne autour de l’association <em>« Collectif pour la vérité des urnes » dit <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-Togo-Diaspora,</em> constituée en 2010 et reconnue en Autriche, s’organise pour intervenir comme une des parties civiles pour porter la voix de la grande majorité du Peuple togolais, de sa Diaspora indépendante et des victimes de la captation des comptes publics.</p>
<p>Elle soutient que la corruption systémique ayant entouré les campagnes de 2010 a causé un préjudice collectif majeur, justifiant la désignation d’un expert judiciaire, l’accès aux scellés financiers et la remise en cause des actes juridiques conclus entre 2009 et 2011.</p>
<p>L’association demandera également une réparation symbolique et l’engagement de la responsabilité politique du chef de l’État togolais et ses relais, mais aussi des responsables liés aux dirigeants du Groupe Bolloré et Havas.</p>
<p>Les analyses faites à ce jour et qui seront probablement versées au dossier évaluent autour de 300 millions d’euros les pertes subies par le Peuple togolais et l’État togolais, avec des répercussions directes sur les services essentiels notamment la santé, l’éducation, la salubrité publique, l’endettement public et l’exil économique massif, et la pauvreté.</p>
<p>Cette absence de vérité des comptes publics caractérisée par une présomption de corruption au sommet de l’Etat aurait contribué à des morts évitables, à des traumatismes sociaux durables et à une dépendance accrue aux transferts de la Diaspora.</p>
<p>Dans ce contexte, le procès annoncé pour décembre 2026 dépasse largement le cadre franco‑togolais : il interroge la responsabilité des entreprises multinationales en général, françaises en particulier, dans les processus électoraux africains, la transparence des concessions portuaires et la protection des États vulnérables face aux ingérences économiques.</p>
<p>Il pourrait ainsi constituer un jalon majeur dans la lutte internationale contre la corruption, en révélant les mécanismes d’influence qui fragilisent les souverainetés africaines. Face à une autocratie qui confisque la vérité, étouffe l’éthique publique et relègue le peuple togolais au rang d’oublié, il ne reste que la voie du droit : saisir les juridictions indépendantes, documenter les préjudices collectifs et internationaliser la lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une obligation éthique. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>21 mars 2026.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><strong>Source originale et principale, </strong>16 pages</p>
<p><a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>RÉSUMÉ</strong></p>
<p>L’article analyse l’affaire dite des « ports africains », dans laquelle les responsables du Groupe d’entreprises dirigé par Vincent Bolloré sont poursuivis en France pour corruption d’agents publics étrangers liée au port de Lomé et à l’élection présidentielle togolaise de 2010.<br />
Il dénonce l’impunité et le refus de coopération des autorités togolaises, vus comme une volonté de dissimulation de la vérité des comptes publics et du préjudice subi par le peuple togolais.<br />
Le texte critique la logique des accords financiers (CJIP) qui permettent aux entreprises d’éviter un procès pénal complet, sans réparation réelle pour les populations affectées.<br />
Enfin, il appelle les associations citoyennes et la diaspora togolaise à agir en justice pour obtenir vérité, responsabilité et réparations, faisant du procès de 2026 un enjeu éthique et politique majeur.</p>
<p><strong>Note en fin d’articles</strong></p>
<ol>
<li id="post-9066-endnote-1">Nous tenons à rappeler que les erreurs qui auront échappé à notre attention demeure la responsabilité entière de l’auteur. <a href="#post-9066-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-2"><acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2026). <em>France : l’industriel Vincent Bolloré sera jugé au mois de décembre dans l’affaire des “ports africains”</em>. In <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <em>Radio France Internationale</em>, 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260320-france-vincent-bollor%C3%A9-sera-jug%C3%A9-au-mois-de-d%C3%A9cembre-dans-l-affaire-des-ports-africains" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260320-france-vincent-bollor%C3%A9-sera-jug%C3%A9-au-mois-de-d%C3%A9cembre-dans-l-affaire-des-ports-africains<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>Le Parquet national financier (PNF) est une juridiction spécialisée française, créée en 2014, compétente pour enquêter et poursuivre : la corruption, le trafic d’influence, la fraude fiscale, le blanchiment, les atteintes à la probité, les infractions financières complexes, les affaires impliquant des agents publics étrangers (comme dans le dossier Bolloré–Togo).le PNF est précisément l’autorité qui a rendu le réquisitoire de juin 2024 dans l’affaire Bolloré, ouvrant la voie au procès prévu en décembre 2026. L’affaire a été ouverte en 2013 après un signalement du ministère de l’Économie française. Le PNF a alors pris la direction de l’enquête portant sur des faits de corruption d’agents publics étrangers et de complicité d’abus de confiance liés aux campagnes présidentielles de 2010 au Togo et en Guinée.En 2018, le PNF a mis en examen la société Groupe Bolloré et trois des dirigeants dont Vincent Bolloré, Gilles Alix et Jean‑Philippe Dorent (Havas International). Ces mises en examen portaient précisément sur les infractions de corruption d’agents publics étrangers et complicité d’abus de confiance. <a href="#post-9066-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-3">Assignon, C. avec agences. (2026). « Ports en Afrique : Vincent Bolloré bientôt devant la justice ». In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Deutsche Welle – La Voix de l’Allemagne. 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-4"><em> La Rédaction avec AFP (2026). « Vincent Bolloré sera jugé en décembre à Paris pour corruption au Togo ». 19 mars 2026. In </em><a href="http://www.estrepublicain.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.estrepublicain.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir </em><a href="https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2026/03/19/vincent-bollore-sera-juge-en-decembre-a-paris-pour-corruption-au-togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2026/03/19/vincent-bollore-sera-juge-en-decembre-a-paris-pour-corruption-au-togo</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> ; Les avocats de Vincent Bolloré, Me Célin Astolfe et Me Olivier Baratelli ont estimé « impossible la tenue d&rsquo;un procès équitable », et ont également annoncé faire appel de l&rsquo;ordonnance des juges rendue le 18 mars 2026 « pour des motifs procéduraux ».</em> <a href="#post-9066-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-5">Philippin, Y. (2026). « Vincent Bolloré renvoyé devant le tribunal pour une affaire de corruption au Togo ». 19 mars 2026. In <a href="http://www.mediapart.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.mediapart.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir </em><a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/190326/vincent-bollore-renvoye-devant-le-tribunal-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mediapart.fr/journal/france/190326/vincent-bollore-renvoye-devant-le-tribunal-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-6">Rédaction (2018). « Togo : Patrick Bolouvi, le demi-frère de Faure Gnassingbé, le profil intriguant qui intéresse la Justice française… ». 5 mai 2018. In le <em>journal L’Alternative</em> No.700 du 04 Mai 2018. Repris dans le <em>journal Togo Actualité togoactualite.com</em>. Accédé le 21 mars 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-7">Rédaction (2018). « Togo : Patrick Bolouvi, le demi-frère de Faure Gnassingbé, le profil intriguant qui intéresse la Justice française…». 5 mai 2018. In <em>L’Alternative</em> No. 700 du 04 Mai 2018. Repris par <em>Togo Actualité</em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-8">Douligna, B. (2023). « M. Charles Gafan, le tout puissant PDG des filiales du Groupe Bolloré au Togo devenu Simple Salarié de MSC ». TAMPA EXPRESS n° 0032 du lundi 16 janvier 2023. In<em>TampaExpress.net</em>. 9 février 2023. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.27avril.com/blog/affaires/economie/m-charles-gafan-le-tout-puissant-pdg-des-filiales-du-groupe-bollore-au-togo-devenu-simple-salarie-de-msc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.27avril.com/blog/affaires/economie/m-charles-gafan-le-tout-puissant-pdg-des-filiales-du-groupe-bollore-au-togo-devenu-simple-salarie-de-msc<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-9">MSC (Mediterranean Shipping Company) désigne le groupe maritime suisse ayant acquis, en décembre 2022, l’intégralité de Bolloré Africa Logistics, devenue Africa Global Logistics (AGL), sans lien direct avec les faits de corruption présumés intervenus au Togo entre 2009 et 2011. <a href="#post-9066-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-10">Bawara, G. (2018). « Déclaration du ministre de la Fonction publique sur l’affaire Bolloré : « C’est une affaire franco‑française qui ne concerne pas le Togo<em> »</em>. Interview accordée à Radio France Internationale (<acronym title="Radio France International">RFI</acronym>), Paris, 25 avril 2018 dans l’émission « Appels sur l’actualité », animée par Juan Gomez. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-11">Deux recours contentieux ont été déposés par l’association <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA contre l’Etat togolais devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et les dates du délibéré sont attendus. <a href="#post-9066-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-12"><acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2026). Op. Cit. <a href="#post-9066-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-13">Wagner, J. et Tounou‑Akué, M.-A. (2018). « Affaire Bolloré au Togo : Jacques Dupuydauby espère « rebattre les cartes » ». In <em>Journal Le Monde </em>du 28 avril 2018 et mis en ligne le 29 avril 2018 selon les éditions numériques : <em>« Un mystérieux Patrick Bolouvi, intégré en novembre 2010, sept mois après la réélection de Faure Gnassingbé, puis nommé en juillet 2011 à la tête de Havas Media Togo. Ce cadre inconnu intrigue et agace en interne, selon plusieurs correspondances saisies par les enquêteurs. […] Ce qu’ils ignorent, c’est que Patrick Selam Bolouvi est le demi‑frère du président togolais et que c’est Vincent Bolloré lui‑même qui a donné l’impulsion pour son embauche. ».</em> <a href="#post-9066-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-14">Philippin, Y. (2026). Op. Cit. <a href="#post-9066-endnote-ref-14">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><enclosure length="3761340" type="audio/mpeg" url="https://podcasts.afrocentricity.info/20-03-2026-DW-Ports-en-Afrique-Vincent-Bollore-bientot-devant-la-justice.mp3"/><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance</title><link>https://amaizo.info/2026/03/12/deglobalisation-asymetrique-et-gouvernance-de-linclusivite-vers-une-economie-de-proximite-post-croissance/16875</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>Editorial</category><category>Revues de Presses</category><category>Afrique</category><category>Bonheur National Brut</category><category>Bonne volonté</category><category>Conseil de Paix de Donald Trump</category><category>Déglobalisation asymétrique</category><category>économie de proximité</category><category>Gouvernance de l’inclusivité</category><category>Inégalités</category><category>Logiciel mental</category><category>Mutation</category><category>Néo‑impérialisme économique</category><category>Nord Global</category><category>Objectifs de Développement Durable (ODD)</category><category>Post-croissance</category><category>produit intérieur brut</category><category>Ruissellement</category><category>Sud Global</category><pubDate>Thu, 12 Mar 2026 12:32:25 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9055</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK</strong></p>
<p><strong>Déglobalisation, gouvernance et mutation</strong></p>
<p>Voir résumé et mots-clés en fin d’article</p>
<p><strong>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance<sup><a id="post-9055-endnote-ref-1" href="#post-9055-endnote-1">[1]</a></sup> </strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur Général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank<sup><a id="post-9055-endnote-ref-2" href="#post-9055-endnote-2">[2]</a></sup></p>
<p>12 mars 2026</p>
<h3>1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement »</h3>
<p>Comment passer de l’indicateur obsolète de mesure de la croissance économique dans un monde de cristallisation des polycrises à un autre critère prenant en compte l’humain ? Le défi suppose une analyse des causes profondes des inégalités et de la pauvreté fondée sur un processus de déglobalisation asymétrique et sélective du monde. Or, cette approche compromet le future des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies dont les résultats sont mitigés, sinon en recul. Si les dirigeants du monde acceptent de réformer leur logiciel mental en y intégrant une véritable refondation de l’inclusivité des bénéficiaires, principaux exclus des fruits de la croissance économique, le processus de ruissellement, de redistribution, de péréquation, de solidarité fiscale et de justice pourrait retrouver les voies de la faisabilité.</p>
<h3>2. Cristallisation des polycrises</h3>
<p>Attribuée à Edgar Morin dans les années 1990<sup><a id="post-9055-endnote-ref-3" href="#post-9055-endnote-3">[3]</a></sup>, la notion de polycrise fait référence à une situation où plusieurs crises interconnectées (climatiques et écologiques, géoéconomiques, géopolitiques, sanitaires, sociales, migration, éthiques et de la démocratie toxique…) se renforcent mutuellement. Cela rend la résolution des problèmes plus complexe que si elles étaient isolées<sup><a id="post-9055-endnote-ref-4" href="#post-9055-endnote-4">[4]</a></sup>. La complexité provient du fait que le monde est passé d’une polycrise à des polycrises, rendant les solutions complexes, rappelant régulièrement l’impuissance des politiques non coordonnées au plan mondial par des gouvernements <em>nationaux,</em> optant pour la facilité du <em>protectionnisme</em>.</p>
<p>Cette impuissance n’est en fait que le reflet d’un manque de volonté collective qui se traduit par un affaiblissement volontaire des Nations Unies, celui du Conseil de sécurité en particulier. Or, face à ce qu’il faut bien désigner comme une dé-globalisation asymétrique sélective. Loin de leurs affichages de communication, les Etats qui promeuvent une telle politique sont en train de sous-estimer le potentiel insoupçonné de nuisance de la cristallisation des polycrises dans un monde incertain, imprévisible et en mode poly-dynamique.</p>
<p>Les premières victimes sont les humains marginalisés des fruits de la croissance économique et à qui les dirigeants du monde ont refusé la dignité que représente un développement humain minimum (DHM). Or, de même qu’il existe un <em>« salaire minimum »,</em> les Nations Unies qui savent mesurer le développement, sont pour le moment incapables de créer et surtout d’imposer un <em>développement humain minimum. </em>Cependant et aussi complexe soit-il, il convient de caractériser les conditions dans lesquelles le DHM demeure partiel et partial et freine le développement humain. Ce qui de fait compromet le future des Objectifs de développement durable, sauf si le populations concernées sont mieux intégrées, une véritable refondation de l’inclusivité.</p>
<h3>3. Future des ODD compromis, sauf refondation de l’inclusivité</h3>
<p>Selon le rapport 2025 des Nations Unies portant sur les ODD, <em>« seulement 35 % des cibles sont en bonne voie, 18 % ont régressé, et près de la moitié progressent trop lentement ». Selon les sources, le déficit annuel de financement des </em>Objectifs de Développement Durable (<em>ODD) est estimé entre </em>3.700<sup><a id="post-9055-endnote-ref-5" href="#post-9055-endnote-5">[5]</a></sup> et 7.000<sup><a id="post-9055-endnote-ref-6" href="#post-9055-endnote-6">[6]</a></sup> milliards de dollars américains (USD). António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies a reconnu en avril 2025<sup><a id="post-9055-endnote-ref-7" href="#post-9055-endnote-7">[7]</a></sup> que la réalisation des ODD est <em>« terriblement en retard »</em> et souffre d’un déficit estimé à 4.000<sup><a id="post-9055-endnote-ref-8" href="#post-9055-endnote-8">[8]</a></sup> milliards de USD principalement à cause de la pandémie sanitaire, des catastrophes climatiques, de l’endettement des pays vulnérables auxquelles il faudra rajouter le désengagement des Etats-Unis et des soutiens à l’Aide publique au développement en chute libre. Déjà en 2024, seulement 17 % des cibles des ODD sont sur la bonne voie.</p>
<p>48 % sont en retard, et 35 % ont stagné ou régressé depuis 2015.</p>
<p>Alors que les Objectifs de développement durable (ODD) entament leur trajectoire terminale vers 2030, les signaux d’alerte se multiplient. Les coupes budgétaires dans l’aide publique au développement (<acronym title="Aide publique au développement">APD</acronym>) bilatérales et multilatérales compromettent les financements essentiels. La marginalisation croissante de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> affaiblit la coordination multilatérale<sup><a id="post-9055-endnote-ref-9" href="#post-9055-endnote-9">[9]</a></sup>. Moins de 20 % des cibles sont susceptibles d’être atteintes d’ici 2030. Les inégalités se creusent, la faim progresse, et l’égalité de genre reste hors d’atteinte<sup><a id="post-9055-endnote-ref-10" href="#post-9055-endnote-10">[10]</a></sup>. Sans sursaut politique, financier et conceptuel, les perspectives sont sombres, avec des reculs déjà observés. L’urgence est de réformer l’architecture financière mondiale et permettre une inclusivité décisionnelle au niveau des bénéficiaires localement et concentrer et coordonner les investissements dans les neuf transitions interdépendantes clés : 1/énergie, 2/alimentation, 3/infrastructure, 4/logement, 5/emploi, 6/éducation, 7/numérique, 8/climat, et 9/souveraineté. Avec moins de 15 % des bénéficiaires impliqués dans la conception des projets des ODD<sup><a id="post-9055-endnote-ref-11" href="#post-9055-endnote-11">[11]</a></sup>, la non-représentativité des destinataires officiels et l’invisibilisation des victimes des ODD ne peuvent passer par pertes et profits. Le Bénin a pu démontrer que <em>« 85 % des projets réussis impliquaient activement les bénéficiaires<sup><a id="post-9055-endnote-ref-12" href="#post-9055-endnote-12">[12]</a></sup> ».</em></p>
<p>Le plus grand échec des ODD est leur incapacité à transformer les trajectoires des pays à capacité d’influence faible et les plus en difficulté, faute de financement, de gouvernance inclusive et de mécanismes contraignants. À l’inverse, les pays comme la Chine ont réussi grâce à des modèles endogènes puissants, parfois en marge des logiques onusiennes. Des bonnes pratiques sont aussi à prendre de la Chine. En effet, la Chine a réussi à sortir plus de 800 millions de personnes de la pauvreté entre 1980 et 2020, en grande partie grâce à une croissance économique soutenue, des investissements massifs dans les infrastructures rurales, et une réforme agraire ciblée<sup><a id="post-9055-endnote-ref-13" href="#post-9055-endnote-13">[13]</a></sup>.</p>
<p>Les ODD ont accompagné la Chine, mais le pilotage stratégique et la transformation sont l’œuvre des dirigeants chinois. Un nouveau paradigme post-ODD devra s’adapter aux réalités des populations subissant les inégalités et pauvres en les intégrant en amont dans la décision, ce qui relève d’une transformation systémique vers plus d’équité et d’inclusivité.</p>
<p>À la lumière de l’amélioration du développement humain en Chine inversement proportionnelle à l’amélioration des libertés individuelles dans ce pays, les ODD souffrent d’au moins quatre insuffisances structurelles :</p>
<ul>
<li>faiblesse des mécanismes contraignants : Les ODD reposent sur l’engagement volontaire des États, sans obligation juridique, ce qui limite leur portée dans les pays les plus fragiles ;</li>
<li>manque de financement et de gouvernance inclusive : Les pays en difficulté souffrent d’un déficit de ressources et d’institutions capables de piloter les ODD de manière équitable et efficace ;</li>
<li>résultats contrastés : selon que les modèles reposaient sur des stratégies endogènes, souvent indépendantes des cadres onusiens comme en Chine, des avancées majeures sur les inégalités et sur la pauvreté ont été obtenues ;</li>
<li>neutralisation des effets toxiques : certains projets ODD ont généré des effets pervers avec comme résultante pour les populations, des déplacements forcés sans indemnisation pour des projets d’infrastructure qui n’ont pas vu le jour du fait de la corruption, la privatisation de services publics sous prétexte d’efficacité et de simplicité difficiles à démontrer et surtout les fameux <em>« Greenwashing<sup><a id="post-9055-endnote-ref-14" href="#post-9055-endnote-14">[14]</a></sup> »</em> ou <em>« écoblanchiment »</em> avec des entreprises sans responsabilité sociétale ou sociale qui utilisent les ODD pour légitimer des pratiques extractives, parfois avec des mercenaires déguisés en agents de sécurité ; et</li>
<li>leçons à tirer : l’efficacité des ODD dépend moins de leur universalité en silos sectoriels que de leur appropriation par les bénéficiaires et leurs refontes en comptoirs sectoriels en approches transversales et adaptés aux contextes locaux, avec des leviers décisionnels autonomes, sans obstructions et cohérents.</li>
</ul>
<h3><a id="post-9055-_Hlk206409986"></a>4. Déglobalisation asymétrique et sélective</h3>
<p>La notion de <em>déglobalisation asymétrique et sélective</em> permet de mieux comprendre le contexte dans lequel la croissance économique mondiale n’a pas permis dans les faits d’améliorer substantiellement le <em>« développement humain » </em>au sens des Nations Unies<sup><a id="post-9055-endnote-ref-15" href="#post-9055-endnote-15">[15]</a></sup>, à savoir : <em>« le développement humain est une vision holistique du progrès, où le bien-être des personnes est la mesure ultime du succès ». </em>Cela s’est traduit par une faible, voire un recul dans la dynamique nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Pour autant, alors qu’entre 2010 et 2025, le pourcentage de personnes touchées par la pauvreté multidimensionnelle a diminué dans le monde et en Afrique, il faut bien constater qu’avec l’augmentation de la population mondiale, le nombre effectif de la population mondiale est en augmentation. La diminution notée au sein de la population africaine doit être nuancée compte tenu des difficultés de recensement effectif de la population (voir graphique 1 et 1bis).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9057" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9058" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>En guise d’exemple, la réalité sur le terrain en 2025 se mesure aussi dans le fait. Selon OXFAM<sup><a id="post-9055-endnote-ref-16" href="#post-9055-endnote-16">[16]</a></sup>, une grande majorité d’Etat africains ont <em>« réduit la part des budgets consacrés à l’éducation, à la santé et/ou à la protection ».</em> Faut-il rappeler qu’en Afrique <em>« 79 % des Etats ont fait marche arrière en matière de fiscalité progressive », </em>que « 89 % ont régressé en ce qui concerne les droits du travail, les salaires minimums et l’offre d’emplois de qualité », et qu’enfin « les systèmes fiscaux africains sont près de trois fois moins efficaces pour redistribuer les revenus du 1 % le plus riche que la moyenne mondiale ».</p>
<p>Par ailleurs et en parallèle, Oxfam a aussi rappelé en 2025 que les inégalités intra-françaises résultent en grande partie de l’histoire coloniale, notamment les territoires ultramarins toujours confrontés à « des problèmes de pauvreté et d’inégalités systémique et spécifiques », notamment des spécialisations économiques et extractives qui conduisent souvent à des vulnérabilités face aux changements climatiques<sup><a id="post-9055-endnote-ref-17" href="#post-9055-endnote-17">[17]</a></sup>…</p>
<p>Il y a donc bien un problème de volonté des dirigeants africains de corriger les inégalités et une asymétrie entretenue dans la représentation des élites gouvernantes qui marginalisent la grande majorité des pauvres.</p>
<p>Entre sélectivité et asymétrie, il y a une différence majeure dans le processus déglobalisation.</p>
<p>La déglobalisation sélective consiste à réduire certains flux mondiaux (ex. commerce, données, capitaux) tout en maintenant ou renforçant d&rsquo;autres, selon les intérêts stratégiques.</p>
<p>Elle reflète une volonté politique ciblée, où les États choisissent ce qu’ils veulent <em>« relocaliser »</em> ou <em>« protéger »,</em> sans rejeter entièrement la mondialisation.</p>
<p>La déglobalisation sélective désigne une reconfiguration volontaire, planifiée, stratégique et politiquement ciblée des flux mondiaux vers ceux qui disposent d’une capacité d’influence sur les <em>« choix de société »</em> qu’ils souhaitent imposer au monde. Tous les flux mondiaux comme les migrations, le commerce des biens et services, les capitaux et les données, etc. sont reconsidérés en fonction des intérêts stratégiques des Etats ou entreprises transnationales disposant d’une capacité d’influence et/ou de nuisance.</p>
<p>La mondialisation continue, mais elle devient un outil de pouvoir, de marginalisation, d’exclusion afin d’assoir un alignement fondée sur la servitude volontaire<sup><a id="post-9055-endnote-ref-18" href="#post-9055-endnote-18">[18]</a></sup>, avec en filigrane une velléité des puissants de ne plus quitter le pouvoir politique, quitte à faire accéder une figure <em>connue ou nouvelle</em> pouvant défendre leurs intérêts bien compris et compatibles avec des électeurs mal informés des stratégies qui finissent par promouvoir les inégalités comme une fatalité.</p>
<p>La promotion décomplexée des inégalités asymétriques empêche l’effet de levier vertueux entre la croissance économique et le développement humain de mesurer de manière holistique, le progrès enregistré en termes d’amélioration du bien-être des citoyens du monde. En définitive, la déglobalisation sélective repose une stratégie d’écrémage, de marginalisation et d’exclusion.</p>
<p>Il n’y a pas nécessairement un recul généralisé de la mondialisation, mais une redistribution prioritaire des flux en faveur de ceux qui disposent d’une capacité d’influence et de nuisance sous couvert de logiques, -vraies ou fausses- de sécurité, de souveraineté ou de réorientation civilisationnelle vers une idéologie de la transformation et du bornage de la démocratie des Peuples vers une démocratie hiérarchisée des riches et des puissants<sup><a id="post-9055-endnote-ref-19" href="#post-9055-endnote-19">[19]</a></sup>.</p>
<p>Réciproquement, la déglobalisation asymétrique met l’accent sur les inégalités structurelles entre pays ou régions mettant en valeur la capacité nouvelle de diversifier ses partenaires, ou de résister aux agressions contre le droit international établi. De nombreux Etats ou régions touchés par les tarifs douaniers imposés de manière unilatérale ont été surpris. Certains pays affectés subissent des freins, voire des retraits des flux mondiaux de manière unilatérale, générant une rupture contrôlée par les pays disposant d’influence et de nuisance dans l’accès sélective aux ressources du sous-sol, aux marchés, aux technologies, aux capitaux et aux données. Cette poly-déglobalisation à plusieurs vitesses génèrent des perdants, mais surtout des pays qui perdent une partie de leur souveraineté dans le cadre d’alignement sollicité ou non-sollicité. Cette fracture structurelle impacte surtout les pays dits du Sud global qui subissent davantage les effets négatifs de cette déglobalisation que ceux, dans le Nord global qui la pilotent.</p>
<h3>5. Ruissellement asymétrique, changer de logiciel mental</h3>
<p>Le processus de ruissellement des fruits de la croissance économique est sélectif, et donc en panne pour assurer un développement humain et durable. La déglobalisation asymétrique qui repose sur l’inégalité déséquilibré sous-contrôle est subie, tandis que la déglobalisation sélective peut-être subie ou choisie. Il faut bien constater qu’il y a eu une refus volontaire des Etats pris collectivement, et plus particulièrement ceux du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>), de s’attaquer à bras le corps aux poly-inégalités ou intersectionnalités transversales des inégalités dans le monde pour signifier que les inégalités s’additionnent et se renforcent.</p>
<p>Pour sortir de cette impasse, il est indispensable de repenser le <em>« vivre ensemble »</em> et la <em>« solidarité mondiale »</em> sans arrière-pensées, telles que l’hypocrisie du <em>« retour sur investissement »</em> sur l’aide au développement. Il faudra un changement de logiciel mental pour adopter un nouvel indicateur centré sur l’humain : le Bonheur National Brut. En effet, les retards et exclusions que génèrent la croissance économique fondée sur le ruissellement et non sur la participation et l’inclusivité peine à générer un développement durable, remettant en cause les fondements même des objectifs de développement durable des Nations Unies. Peut-être que la concept de <em>bonheur intergénérationnel</em> pourrait servir de point de départ pour une refondation de la gouvernance de l’inclusivité.</p>
<p>Or, le ruissellement asymétrique révèle une économie où les bénéfices se concentrent au sommet et ne redescendent que marginalement vers la majorité. Cette asymétrie oblige à questionner les croyances, vraies ou fausses, qui structurent les modèles économiques qui s’imposent par la <em>« loi du plus fort ». </em>Un tel diagnostic met en lumière un logiciel mental fondé sur l’accaparement du bien d’autrui, la compétition, l’accumulation et la croissance infinie. Pour dépasser ces limites, il devient nécessaire de changer de paradigme plutôt que de corriger à la marge comme le suggère une partie des politiciens du <em>« centre »</em> qui ne prennent jamais position clairement. Changer de logiciel mental, c’est réorienter les priorités des femmes et hommes de bonne volonté vers la qualité de vie plutôt que la seule performance financière.</p>
<p>Toutefois, il faut se faire un peu violence car cela implique de reconnaître que la richesse ne se mesure pas uniquement en production, mais aussi en bien-être, en santé sociale et en durabilité. Ce nouveau logiciel valorise la coopération, l’équité et la résilience collective, bref le vivre ensemble résumé dans le paradigme africain de <em>« UBUNTU<sup><a id="post-9055-endnote-ref-20" href="#post-9055-endnote-20">[20]</a></sup> ».</em> En effet, la culture <em>« Ubuntu »</em> nourrit la réappropriation identitaire au sein des Peuples se reconnaissant dans la paix et le rôle fondamental des dynamiques sociales, culturelles, cultuelles pour le vivre ensemble en communauté.</p>
<p>Une fois ce cadre mental converti, il devient logique de revoir les principaux indicateurs économiques qui conduisent à un pilotage falsifié et une gouvernance apocryphe du monde, à des fins d’appropriation par quelques privilégiés de cercles oligarchiques s’auto-cannibalisant. Le produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) centré sur la quantité, ne suffit plus – en fait n’a jamais conduit &#8211; à refléter ce qui compte réellement pour les sociétés humaines. Il donc bien une forme de mystification économique que le récit fictif de nombreux médias politiquement corrects, et souvent dénommés <em>« médias mainstream »,</em> colportent abusivement.</p>
<p>Pourtant, un indicateur alternatif comme le Bonheur National Brut, inspiré du Bhoutan, propose une mesure intégrant bien-être aussi les volets solidarité, psychologique, environnement, culture et gouvernance au service de l’humain et des Peuples pacifiques. Le passage du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> au BNB n’est pas un simple changement d’outil, mais la conséquence directe d’un changement de vision, une véritable mutation que constitue la conversion. Ainsi, du constat du ruissellement asymétrique à l’adoption du Bonheur National Brut, c’est toute une manière de penser l’économie qui doit se transformer pour remettre l’humain au centre.</p>
<p>Les dirigeants du monde, africains en particulier, peuvent continuer à faire semblant de croire que le ruissellement fonctionne. Mais l’asymétrie est devenue trop flagrante pour être maquillée par les discours de croissance non distribuée, d’inflation réelle non enregistrée mais simplement perçue. Ce modèle qui promettait que la prospérité des uns finirait par atteindre les autres ressemble désormais à un vieux logiciel mental qui tourne en boucle, incapable de comprendre que le monde a changé.</p>
<p>Tant qu’on reste prisonniers de cette croyance, on mesure la réussite avec des indicateurs qui comptent tout sauf l’essentiel : la santé des liens sociaux, la qualité de l’air, la sécurité psychologique, la capacité d’une société à ne laisser personne au bord du chemin. Il est temps de débrancher ce logiciel obsolète et d’en installer un autre, qui ne confonde plus accumulation et progrès.</p>
<h3>6. Le Bonheur National Brut, l’humain au centre</h3>
<p><a id="post-9055-_Hlk224179453"></a> Le Bonheur National Brut n’est pas une utopie exotique : c’est un rappel brutal que l’économie n’a de sens que si elle sert la vie, pas l’inverse. En adoptant un indicateur centré sur le bien-être réel, on cesse de courir après des chiffres qui ne ruissellent nulle part et on commence enfin à construire une prospérité qui circule, qui nourrit, qui élève. Bref, on passe d’un ruissellement asymétrique à un modèle où l’humain redevient la finalité, et non un dommage collatéral, presque insignifiante, réduit à des personnages imaginaires de jeux vidéo.</p>
<p>En effet, la guerre de l’accès aux ressources stratégiques entre les Etats-Unis et la Chine via le truchement d’Etats proxys et la déstabilisation de pays et de peuples, est pourtant présentées au grand public comme s’il s’agissait de créatures issues d’univers vidéoludiques, ces figures mythologiques du numérique qui deviennent des êtres fictionnels interactifs aux identités virtuelles désincarnées, des archétypes vidéoludiques de nombreux dirigeants bien réels eux, insensibles à la détresse humaine que cause leur soif de ne pas contester le non-respect du droit des Peuples, confondus par certains incultes avec le droit international. Ce jeu miroir de la destruction de l’humain maquillé sous un tapage informationnel clivant et communautariste risque de conduire le monde à une pérennisation des asymétries, sinon des amnésies dans le droit à la solidarité internationale.</p>
<h3>7. Asymétrie structurelle dans les flux de solidarité internationale</h3>
<p>Attention de ne pas tomber ans le sophisme comme manipulation idéologique d’une déglobalisation sélective et asymétrique (DSA) servant à justifier ou masquer les logiques de repli, d’exclusion ou de domination dans le cadre d’une mondialisation reconfigurée<sup><a id="post-9055-endnote-ref-21" href="#post-9055-endnote-21">[21]</a></sup>. La DSA ne doit pas servir à légitimer l’exclusion de certains pays sans assumer la rupture avec le droit international, les principes codifiés du libre-échange, ou encore la solidarité multilatérale. Pire, lorsqu’une relocalisation minière ou industrielle est soutenue par un Etat et sert à concentrer les bénéfices dans des entreprises transnationales sous le couvert de la sécurité, de la paix ou de l’écologie dans des zones géopolitiquement instables.</p>
<p>En 1990, le ratio Afrique sur autres pays recevant l’aide publique au développement (<acronym title="Aide publique au développement">APD</acronym>) s’élevait à 0,42 % (soit les versements officiels des pays donateurs : 25 milliards USD pour l’Afrique et 60 milliards USD pour les autres pays). Cela représentait une part significative des flux financiers internationaux, avec des engagements croissants post-Guerre froide. Or, entre 2020–2023, ce ratio est tombé à 0,24 % (soit 74 milliards USD pour l’Afrique et 300 milliards USD pour les autres pays). Cette asymétrie structurelle dans les flux de solidarité internationale est une attestation d’un monde de moins en moins solidaire. Quelques exemples d’expositions asymétriques sectorielles.</p>
<ul>
<li>Risques climatiques<sup><a id="post-9055-endnote-ref-22" href="#post-9055-endnote-22">[22]</a></sup> : En 2025 selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)<sup><a id="post-9055-endnote-ref-23" href="#post-9055-endnote-23">[23]</a></sup>, plus de 100 millions de personnes en Afrique sont à haut risque climatique, contre moins de 30 millions en Europe<sup><a id="post-9055-endnote-ref-24" href="#post-9055-endnote-24">[24]</a></sup>. L’asymétrie environnementale s’est creusée, malgré une responsabilité climatique historiquement plus faible du Sud.</li>
<li>Accès aux infrastructures numériques : En 2025 selon le UIT, le taux de pénétration Internet par région était de 17,8 % en Afrique, 83 % en Europe, et 88,9 % en Amérique du Nord. Cela représente une inégalité majeure dans la fracture numérique et un frein substantiel à l’accès équitable à l’innovation, à l’éducation et à l’économie mondiale<sup><a id="post-9055-endnote-ref-25" href="#post-9055-endnote-25">[25]</a></sup>. Dans un pays à faible revenu, 26,5 personnes utilisent l’internet contre 93,4 dans un pays à revenu élevé<sup><a id="post-9055-endnote-ref-26" href="#post-9055-endnote-26">[26]</a></sup>. Selon le<br />
score de l’indice de développement de l’Information, de la Communication et de la Télécommunication de 2024 (ICT Development Index<sup><a id="post-9055-endnote-ref-27" href="#post-9055-endnote-27">[27]</a></sup>) de l’Union Internationale des Télécommunications, le score du Luxembourg de 92,6 versus le Maroc 86,8, le Sénégal, 69,3, le Togo avec 46,2 et le Burkina-Faso avec 30,1. Les solutions de réduction des écarts passent par un investissement massif dans les infrastructures, une réduction des coûts élevés de l’accès, et une augmentation de l’éducation numérique.</li>
<li>Dépenses de santé par habitant : Selon les projections de 2025, les dépenses de santé par habitant, en Afrique avoisineraient 100 USD par habitant alors qu’il est estimé à 4.500 USD par habitant dans les pays de l’<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>, soit une asymétrie 45 fois supérieur<sup><a id="post-9055-endnote-ref-28" href="#post-9055-endnote-28">[28]</a></sup>, reflétant une stagnation inacceptable des capacités sanitaires africaines malgré les budgets nationaux et aide publique au développement censés être consacrés à l’infrastructure sanitaire en Afrique.</li>
</ul>
<h3>8. Redéfinir la déglobalisation asymétrique et sélective</h3>
<p>En définitive, Face à des crises mondiaux qui s’additionnent et s’amplifient et s’auto-entretiennent les unes les autres, la définition suivante pourrait permettre de mieux comprendre la complexité de polycrises systémiques et dynamiques. La <em>déglobalisation asymétrique et sélective</em> désigne un processus de reconfiguration stratégique des échanges mondiaux, dans lequel les flux géoéconomiques, technologiques et politiques ne diminuent pas uniformément, mais sont redirigés, filtrés ou restreints selon des critères géopolitiques, sécuritaires ou idéologiques des pays disposant d’une capacité d’influence et de nuisance.</p>
<p>Paradoxalement, il n’y a pas de recul généralisé de l’interdépendance mondiale, mais une sélectivité des <em>« relations internationales inter-Etats et inter-entreprises transnationales »</em> au mépris du <em>« droit international »</em>. Sans surprise, le monde va se diviser entre des pays non plus alliés mais alignés, ou se structurant en <em>« blocs »</em> sur le pays ou le groupe de pays disposant d’une capacité d’influence et de nuisance pour intensifier les flux des échanges qui risquent de demeurer asymétriques.</p>
<p>Les pays ou régions optant pour le <em>« neutralité »</em> ou le <em>« non-alignement »</em> risquent, au moins dans le court terme, de subir une marginalisation ou exclusion ciblée parce qu’ils sont unilatéralement jugés non conformes aux normes des pays ou blocs dominants. Cette fragmentation du système généré par la déglobalisation asymétrique et sélective a conduit depuis la fin symbolique de la guerre froide le 9<strong> novembre 1989 </strong>avec la<strong> chute du mur de Berlin,</strong> et la fin effective en décembre 1991, avec la disparition de l’un des deux grands blocs idéologiques qui s’étaient opposés pendant près de 45 ans, et la dissolution officielle de l’Union soviétique. Cet événement, au lieu de favoriser une réunification des flux et échanges mondiaux, a en fait servi de point de départ d’une fragmentation d’un système déglobalisé, où la coopération sélective était devenue conditionnelle et asymétrique, dans un cadre feutré de la diplomatie d’influence.</p>
<p>Or, aujourd’hui, cette diplomatie de l’ombre des pays à influence forte est décomplexée, bafoue le droit international, et par définition les droits humains sous le couvert des enjeux de souveraineté et de redéfinition des frontières en temps de non-guerre mondiale. Le protectionnisme, la sélectivité dans les échanges commerciaux, la réappropriation des chaînes de valeur accompagnées de relocalisations industrielles, la résurgence des identités nationales, les politiques de découplage technologique, les sanctions économiques, les réponses apportées aux pandémies sanitaires et même l’échec d’un consensus minimum sur les limitations de l’usage des plastiques par les Nations Unies témoignent ne sont que des signes annonciateurs de l’imprévisibilité de la cristallisation des polycrises systémiques et les mesures répressives qui ne manqueront pas de les encadrer.</p>
<h3>9. Polycrises systémiques, inadéquation des ODD et Bonheur National Brut</h3>
<p>La déglobalisation asymétrique et sélective qui résulte des polycrises systémiques dans le monde oblige à questionner la pertinence, l’efficacité, les limites des ODD, et au-delà, des institutions spécialisées des Nations-Unies qui continuent à appréhender le monde d’aujourd’hui en secteurs comme dans les années 1945-1960. Les approches transversales s’imposent vers des structures plus inclusives, intégrées et moins soumises aux logiques de financement fragmentées. Cela suppose une réforme en profondeur des outils, instruments et des institutions des Nations Unies. Les ODD<sup><a id="post-9055-endnote-ref-29" href="#post-9055-endnote-29">[29]</a></sup> ne sont en fait que le reflet de la difficulté, sinon l’incapacité de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> à se réformer en profondeur. Comment construire des organisations pluridisciplinaires avec des talents<sup><a id="post-9055-endnote-ref-30" href="#post-9055-endnote-30">[30]</a></sup> et l’indépendance du personnel onusien et moins de <em>« bureaucrates politisés »</em> demeure une gageure contre l’instrumentalisation de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym><sup><a id="post-9055-endnote-ref-31" href="#post-9055-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<p>Les ODD peuvent difficilement progresser sans une croissance économique soutenue. Certains des objectifs comme l’éducation, la santé ou la justice reposent quasi exclusivement sur le principe de la redistribution des fruits de la croissance et de la volonté politique. Sans la croissance économique, il est difficile d’investir dans les infrastructures de bien-être et de logistique et d’impacter significativement la réduction de la pauvreté. La « dite » croissance « verte » et inclusive demeure une alternative indispensable mais ne doit plus reposer sur les dogmes de la croissance économique de <em>« rattrapage » </em>de la dynamique néolibérale actuelle<sup><a id="post-9055-endnote-ref-32" href="#post-9055-endnote-32">[32]</a></sup>.</p>
<p>L’erreur fondamentale des ODD est d’avoir convaincu une partie du monde qu’il fallait atteindre des <em>« objectifs »</em> si la croissance économique était au rendez-vous. Or, cet erreur de parallaxe provient de l’approche en silos sectoriels incompatible avec une approche inclusive centrée sur la participation de l’humain comme acteur de son propre développement durable, ce dans le cadre d’une économie de proximité : <em>« La capacité à développer et à maîtriser une économie de proximité devient un facteur déterminant dans la réussite du défi que le 21<sup>e</sup> siècle lance à l’Afrique subsaharienne<sup><a id="post-9055-endnote-ref-33" href="#post-9055-endnote-33">[33]</a></sup> »,</em> et plus largement aux Etats à faible capacité d’influence.</p>
<p>Par ailleurs, la corrélation entre l’endettement instrumentalisé sans résultats tangibles sur le terrain et la perte de souveraineté qui en résulte, parfois préconisée par les fourches caudines des ajustements structurels parachutés d’ailleurs n’ont en définitive pas servi les intérêts et l’amélioration du bien-être des nations concernées. De fait, le développement humain ne peut se décliner à l&rsquo;aune de l’avancement des ODD en silos sectoriels, avec ou sans croissance économique.</p>
<p>Il importe d’approfondir la remise en cause du sacro-saint critère de la croissance économique basée sur la croissance du produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) et peut-être se pencher sur le concept de « Bonheur National Brut (BNB) [ en anglais Gross National Happiness (GNH)], un des indicateurs de rupture pour mesurer le bien-être d’un pays. Formulé en 1972 par le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, comme une alternative au Produit National Brut (PNB), le BNB repose sur l’idée que le développement ne peut se limiter à la croissance économique, mais intégrer des dimensions humaines, culturelles et environnementales avec au moins les quatre (4) piliers suivants : le développement économique durable et équitable, la préservation et promotion de la culture, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance. Intégré dans la Constitution du Bhoutan comme objectif national depuis 2008, 72 indicateurs de mesure ont été introduits en 2011 et permettent de démontrer la pertinence de l’approche. En effet en 2025, le Bhoutan reste le seul pays à utiliser le BNB comme indicateur central et être reconnu pour avoir un bilan carbone positif et un niveau de satisfaction élevé, malgré un <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> modeste. Un modèle pour les constitutions africaines et d’ailleurs, surtout si des indicateurs supplémentaires sur le progrès en matière de souveraineté nationale ou collective (régionale ou blocs <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym> +) sont introduits !</p>
<h3>10. Toxicité de la croissance économique de rattrapage</h3>
<p>Face aux Objectifs de développement durable (ODD) de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, les objectifs de croissance économique ne sont pas toujours pertinents, et peuvent même s’avérer toxiques lorsqu’ils ignorent les limites écologiques, les inégalités sociales ou les déséquilibres géopolitiques. Les ODD visent une prospérité inclusive, équitable et soutenable, tandis que la croissance économique classique repose souvent sur l’accumulation, la consommation et l’exploitation des ressources naturelles.</p>
<p>La croissance de rattrapage<sup><a id="post-9055-endnote-ref-34" href="#post-9055-endnote-34">[34]</a></sup> désigne un processus par lequel des pays ou des régions en retard comblent leur déficit de développement, souvent par des investissements massifs dans les infrastructures, l’éducation ou la santé. Elle est généralement nécessaire et légitime, surtout dans les pays du Sud, pour répondre aux besoins fondamentaux et réduire les écarts historiques.</p>
<p>En revanche, la dynamique néolibérale et capitaliste actuelle tend à produire une croissance orientée vers la maximisation du profit, souvent au détriment des équilibres sociaux et environnementaux. Elle repose sur des logiques de financiarisation, de surconsommation et de concentration des richesses.</p>
<p>Il importe de les distinguer :</p>
<ul>
<li>la croissance de rattrapage est finalisée par le bien-être collectif et la réduction des inégalités.</li>
<li>la croissance néolibérale est drivée par la rentabilité, souvent déconnectée des besoins réels.</li>
</ul>
<p>Ainsi, la pertinence de la croissance dépend de sa finalité : si elle sert les ODD, elle est utile ; si elle les compromet, elle devient problématique. Le défi est donc de réconcilier développement et sobriété, en inventant des modèles économiques post-croissance.</p>
<h3>11. Croissance économique et développement humain et bien-être collectif des populations</h3>
<p>Au cours du demi-siècle passé, la croissance économique mondiale a régulièrement été soutenue sauf quelques crises passagères (voir graphique 2).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9056" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>Toutefois, les fruits de cette croissance économique se caractérise par une absence de propagation et de répartition tant entre les régions et pays du monde, comme à l’intérieur de ces espaces. La résultante est qu’il y a eu concentration de cette richesse d’un petit nombre aux dépens d’une grande majorité de la population. La démocratie représentative était censée permettre une écoulement organisée et moins inégalitaire de la valeur et des richesse créées vers la partie de la population la moins favorisée.</p>
<p>Or, la démocratisation de la connaissance et du savoir a trouvé l’essentiel de ses effets de levier dans les pays comme la Chine où la représentation des populations par des élites ne reposent pas un suffrage universel mais une structuration unilatérale d’un système politique fondé sur l’amélioration stratégique de la collectivité avant celle d’un groupe restreint d’individus. Il y a donc en filigrane un problème de conception de la création de richesses dans un espace géographique assortie d’une politique de correction dynamique des inégalités.</p>
<p>La vitesse avec laquelle la connaissance et le savoir se diffusent, et donc se démocratisent devient un critère fondamental pour appréhender la relation dialectique entre la croissance économique et le développement humain devant assurer le bien-être collectif des populations. Toutefois, il n’est pas possible de faire abstraction du progrès sans prendre en compte le niveau des libertés fondamentales. En fonction de l’histoire, l’environnement culturel et cultuel, le principe de la création de richesses est plus ou moins déléguée, ce consciemment ou par la coercition comme l’attestent de nombreux régimes et systèmes politiques et économiques qui privilégient systématiquement une sélectivité entre ceux qui détiennent le pouvoir de la connaissance, du savoir et des technologies et la volonté réelle ou supposée pour les diffuser rapidement au plus grand nombre, ce avec un objectif stratégique d’améliorer le niveau général de bien-être matériel sans déstabiliser les fondements du corps social. Ces restrictions se font souvent aux dépens de la transparence, de la redevabilité, et des libertés fondamentales.</p>
<p>Autrement dit, les critères retenues pour calculer le produit intérieur brut qui sert principalement de référence de comparaison entre les Etats ne suffisent pas à exprimer la dynamique effective de la réalité, encore moins à intégrer de nombreux aspects non mesurables, mais contribuant à une dynamique humaine du vivre ensemble. La croissance économique n’a pas toujours amélioré le bien-être des populations pour plusieurs raisons telles que :</p>
<ul>
<li>les indicateurs ou éléments de mesure demeurent largement inadéquats puisqu’il s’agit principalement du produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) qui n’arrive pas à appréhender de manière holistique le développement humain tant au plan mondial que dans des espaces géographiques restreints, avec comme conséquences une dé priorisation de la qualité de vie, de la durabilité et du processus de recyclage des biens et services produits et en définitive une aversion pour une justice sociale collective et effective pour tous ;</li>
<li>les inégalités croissantes liées à un niveau de concentration entre riches et pauvres, que ce soit entre individus, entreprises, Etats ou régions, ce malgré souvent un <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> mondial qui n’a cessé d’augmenter globalement. Pire, les inégalités se sont creusées avec trop peu d’efforts d’organiser stratégiquement et sur le long-terme la correction et la réduction de ces inégalités ;</li>
<li>la croissance purement économique excluant souvent les bénéficiaires du système décisionnel fondant les orientations stratégiques de la création de richesses et ses orientations a conduit à une croissance sans inclusion, avec comme conséquences des millions de personnes sans accès à l’éducation, à la santé ou à un pouvoir d’achat permettant un revenu décent, ce malgré la croissance économique ;</li>
<li>la mauvaise gouvernance tant au niveau de la corruption, des erreurs ou absence de planification fondées sur un modèle économique de la production et de la transformation des matières premières sans prendre en compte sérieusement l’épuisement des ressources, la dégradation de l’environnement et de la biodiversité. Ce mal-gouvernance repose principalement sur un modèle productiviste qui érodent les bases d’un progrès pour tous et un développement futur pour les exclus ou victimes de la croissance économique décomplexée ;</li>
<li>l’impossible priorité accordée aux mesures correctives dynamiques à la concentration des richesses, du savoir et des pouvoirs dans les mains d’un petit nombre d’individus ou entreprises ou Etats ne permettent plus d’avoir des systèmes préventives de régulation interne à la société. Au cours de l’histoire, cela a systématiquement déclenché des crises multisectorielles successives comme les conflits territoriaux et d’accès aux matières premières, la division international du travail fondé sur l’exploitation de certains humains par d’autres, les chocs financiers, les pandémies sanitaires avec comme conséquences le mercenariat officiel ou officieux, parfois sous couvert de terrorisme instrumentalisé, et un système politico-diplomatique où le droit international s’est transformé en un droit des relations internationales, ce qui révèle une grande fragilité des systèmes économiques, et par extension déstabilise les fondements d’une société globale où chaque citoyen à les mêmes droits que son concitoyen du monde.</li>
</ul>
<p>La peur, la désignation du bouc-émissaire et l’exclusion de ce dernier constituent le moule d’un paradigme du <em>« droit du plus fort »,</em> confondues avec une politique nationaliste et protectionniste, qui n’est en fait que le reflet d’un système mondial inégalitaire et décomplexé. La conséquence d’une telle évolution a été constatée par le Programme des Nations Unies pour le Développement avec un indicateur composite que constitue l’Indicateur de Développement Humain qui regroupe le niveau de vie avec le revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat, l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation des personnes de 15 ans et plus.</p>
<p>En effet, la progression de l’IDH est la plus faible depuis 1990<sup><a id="post-9055-endnote-ref-35" href="#post-9055-endnote-35">[35]</a></sup>, ce qui doit servir de preuve de la stagnation du développement humain depuis 35 ans (Voir graphique sur la progression). Pourtant l’IDH ne prend pas en compte les inégalités, la pauvreté et la sécurité intérieure. il était indispensable de considérer l’indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDH-AI) et de le comparer à la progression de l’indice de pauvreté humaine (IPH).</p>
<h3>12. Pauvreté multidimensionnelle : inégalité, privation et neutralisation de la dignité</h3>
<p>Introduit dans les années 1997, l’indice de la pauvreté multidimensionnelle est représenté par une personne vivant dans une pauvreté multidimensionnelle si elle souffre d’au moins 33 % de privations dans les domaines interdépendants suivants :</p>
<ul>
<li>la santé notamment la malnutrition et la mortalité infantile ;</li>
<li>l’éducation, principalement le faible niveau de scolarité, déscolarisation et donc d’ignorance à faire des choix judicieux pour sa survie et sa vie ;</li>
<li>le niveau de vie non-acceptable avec l’absence d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, dans un environnement pollué avec des logements insalubres et préparant la nourriture journalière avec des combustible de cuissons générant des effets toxiques multiples à court et long-terme, bref, un citoyen du monde qui a été privé des biens essentiels et d’un travail décent.</li>
</ul>
<p>Pourtant, l’Indice de pauvreté multidimensionnel a été conçu pour dépasser la vision réductrice de la pauvreté fondée uniquement sur le revenu. Il s’appuie sur un constat simple selon lequel un individu peut gagner quelques dollars par jour et pourtant vivre dans des conditions qui compromettent la santé, l’éducation ou la dignité humaine.</p>
<p>Les causes de cette pauvreté multidimensionnelle sont profondes et reprennent l’essentiel de ce qui fait la définition même du concept à savoir : faiblesse des systèmes de santé, malnutrition chronique, mortalité infantile évitable, mais aussi inégalités d’accès à l’école, déscolarisation précoce et reproduction intergénérationnelle du manque d’instruction. À cela s’ajoutent des conditions de vie matérielles dégradées <em>— absence d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, logements insalubres, dépendance à des combustibles polluants —</em> qui enferment des millions de personnes dans un cercle de privations cumulées.</p>
<p>L’IPM permet de rendre visibles ces multiples dimensions et d’identifier précisément où les politiques publiques doivent intervenir.</p>
<p>Les solutions passent par :</p>
<ul>
<li>un rejet de l’invisibilité de cette majorité silencieuse dans le monde ; et</li>
<li>un investissement massif dans les infrastructures sociales : renforcer les soins de santé primaires, lutter contre la malnutrition, garantir une éducation accessible et de qualité, et améliorer les services essentiels comme l’eau, l’énergie et l’habitat.</li>
</ul>
<p>C’est donc bien d’une conversion culturelle dont il est question. Cela exige d’abord une <em>« Volonté »</em> et surtout aussi une approche intégrée et pluridisciplinaire pour coordonner les politiques sanitaires, éducatives et économiques pour briser simultanément plusieurs privations.</p>
<p>En adoptant l’IPM et en ne cachant plus la vérité sur ce qui apparaît aujourd’hui comme le résultats des gouvernances passées, les États peuvent cibler plus finement les populations vulnérables, mesurer les progrès réels et construire des stratégies de développement centrées sur les capacités humaines plutôt que sur la seule croissance économique dont le ruissellement laisse à désirer. Or, c’est donc une refondation de l’opérationnalisation des objectifs de développement durable de ce qui reste des Nations Unies qui doit être entreprise.</p>
<p>Les inégalités freinent clairement le développement humain. L’Indice de Développement Humain ajusté aux Inégalités (IDHI) montre que jusqu’à 20 % du potentiel de développement est perdu dans les pays à fortes disparités<sup><a id="post-9055-endnote-ref-36" href="#post-9055-endnote-36">[36]</a></sup>. Parallèlement, l’Indice de pauvreté multidimensionnelle révèle qu’en Afrique subsaharienne, la proportion de personnes en pauvreté aiguë est passée de 71 % en 1997 à environ 58 % en 2025<sup><a id="post-9055-endnote-ref-37" href="#post-9055-endnote-37">[37]</a></sup>, une amélioration réelle mais insuffisante face à la croissance démographique. Ces chiffres confirment que les privations fondamentales persistent malgré les progrès. Pour accélérer la réduction de la pauvreté, il faut s’attaquer aux inégalités structurelles, notamment genre, revenu, accès aux services, opportunités d’emplois décents, qui minent les gains en bien‑être.</p>
<p>Face à la pauvreté multidimensionnelle, nul n’a le droit de se contenter de demi‑mesures ou de statistiques qui masquent l’essentiel et des désinformations qui falsifient la réalité des gouvernances antisociales pour des égotistes indifférents. L’IPM nous rappelle que chaque privation est une atteinte directe à la dignité humaine et qu’aucune société ne peut prospérer en laissant des pans entiers de sa population dans l’ombre. Investir dans la santé, l’éducation et les conditions de vie n’est pas un coût : c’est un choix politique qui détermine le type de futur que nous voulons. Toutes les bonnes volontés doivent s’identifier partout où elles et ils sont pour briser ces privations cumulées. Le message qui doit dominer est celui de l’affirmation que le développement et le droit qui l’encadre n’ont de sens que s’ils libèrent, émancipent et élèvent chaque citoyen du monde vers la dignité humaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>13. Refondation des objectifs de développement durables des Nations Unies</h3>
<p>Les Objectifs de Développement Durable ne sont pas tombés du ciel : ils sont nés d’un système multilatéral essoufflé qui, après Rio+20, cherchait désespérément à se réinventer. Les <acronym title="Objectifs du millénaire du développement des Nations Unies">OMD</acronym> avaient montré leurs limites, voire leurs « utopies » : trop centrés sur les pays du Sud-global comme si le problème ne posait pas dans le Nord-global, trop dépendants d’une aide internationale déjà en perte de vitesse, trop déconnectés des réalités systémiques.</p>
<p>Les États membres des Nations Unies<sup><a id="post-9055-endnote-ref-38" href="#post-9055-endnote-38">[38]</a></sup> au nombre de 193 à l’époque ont alors admis une évidence longtemps évitée : les crises contemporaines sont globales, interconnectées et indifférentes aux frontières et liées à l’agressivité d’un groupe identifié dans l’histoire de l’humanité. Les résultats sont parlants : pauvreté, inégalités, climat, santé, éducation, paix à partir de la fausse compétition qui conduit à la guerre : aucun pays n’est immunisé, et aucun ne peut prétendre agir seul. Or, l’unilatéralisme de certains rappelle étrangement la dangerosité de ceux qui ignorent l’histoire, celle qui se répète inlassablement et que Paul Valéry a résumé comme suit : <em>“Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien</em>.” En fait, on revient trop souvent à la cause zéro, juste avec la déstabilisation et la désolation de la bassesse et l’ignorance humaines en plus.</p>
<p>La <em>« fausse »</em> inclusivité affichée du processus, consistant à associer à la marge et sans pouvoir la société civile, les Organisations non gouvernementales, les chercheurs, les collectivités, les syndicats et le secteur privé, a servi autant à légitimer l’exercice qu’à reconnaître que les solutions ne viendraient plus uniquement des chancelleries. L’environnement et le climat ont imposé leur centralité, transformant le développement durable en enjeu universel, presque existentiel. L’adoption de l’Agenda 2030 en septembre 2015 a été présentée comme un tournant historique, mais elle répondait aussi à une réalité moins avouée : la <em>« fatigue de l’aide »</em> des pays du Nord qui s’est transformée en une exigence du <em>« retour sur investissement ». </em>En rendant les ODD universels, on élargissait mécaniquement le champ des financements possibles, y compris pour les projets des pays industrialisés eux‑mêmes, ce qui de facto réduisant la part réservée aux pays du Sud. Donald Trump est venu remettre les pendules à l’heure en supprimant purement une très grande partie de cette aide-retour sur investissement en lui substituant l’affairisme transactionnelle, le fameux <em>« deal »</em> imposé par la force.</p>
<p>Derrière les 17 objectifs et les 169 cibles, il y a donc un compromis politique autant qu’un idéal. Et si l’on parle aujourd’hui de refondation, c’est bien parce que ce compromis montre ses fissures, sinon des crevasses abyssales. L’universalité proclamée ne suffit plus : il faut repenser l’ambition, la gouvernance et les moyens, sous peine de laisser l’Agenda 2030 devenir un catalogue de bonnes intentions sans prise sur le réel.</p>
<p>Il y a parfois des ironies historiques qui frôlent l’absurde : un <em>« Conseil de paix »</em> présidé par un dirigeant dont la diplomatie ressemble davantage à une stratégie de confrontation permanente. Sous l’administration Trump 2, la rhétorique martiale, la pression maximale et la diplomatie transactionnelle ont souvent éclipsé les mécanismes multilatéraux de prévention des conflits. Dans ce contexte, parler de « Conseil de paix » relève presque du contresens, tant les logiques de puissance ont pris le pas sur les logiques de coopération. <em>Afrocentricity Think Tank</em> suggère qu’il faudrait renommer l’institution pour refléter la réalité : un véritable <em>« Conseil de guerre »,</em> assumant la centralité de la force dans la doctrine américaine.</p>
<p>Mais la provocation n’est pas une fin en soi. Elle sert à rappeler que les institutions internationales ne sont crédibles que si leurs membres incarnent les valeurs qu’elles prétendent défendre. Si le prix Nobel de la paix pour le président américain Donald Trump peut être renvoyé aux calendes grecques, alors le Conseil de paix doit, lui aussi, se réinventer pour éviter de devenir un simple décor diplomatique dont le verbe opportuniste est léthal.</p>
<p>Or, la solution n’est pas que de changer le nom, mais de restaurer la cohérence : renforcer les mécanismes de contrôle, exiger des engagements mesurables, et rappeler que la paix n’est pas un slogan, mais une responsabilité collective. Or, c’est pour certains membres du Conseil de Paix de Donald Trump, une véritable atteinte à la <em>liberté de penser et d’agir selon son « bon » vouloir ».</em></p>
<p>Dans tous les cas de figures, l’Histoire retiendra moins les discours que la capacité des institutions humaines à résister aux dérives de leurs membres. Pourtant, l’espérance fait vivre et les <em>« humains »</em> passent.</p>
<h3>14. Évoluer vers une économie inclusive de proximité post-croissance</h3>
<p>La croissance économique traditionnelle, obsédée par la rentabilité et l’extraction sans limites et sur la propriété d’autrui, se heurte frontalement aux Objectifs de Développement Durable. On ne peut pas prétendre bâtir un avenir soutenable en utilisant les outils qui ont précisément créé les déséquilibres actuels. La croissance de rattrapage, indispensable pour les pays du Sud, vise à réparer des décennies d’inégalités structurelles par l’investissement social et l’élévation des capacités humaines. Elle n’a rien à voir avec la croissance néolibérale, qui transforme l’économie en machine à profits et la société en variable d’ajustement. La question n’est donc pas de savoir si la croissance est bonne ou mauvaise, mais à quoi elle sert, qui elle bénéficie et ce qu’elle détruit au passage, sans d’ailleurs pouvoir offrir des chances de reconstruction et de régénération.</p>
<p>Si les fruits de cette croissance économique alimentent les ODD, ils deviennent un levier de justice, de répartition plus équitable et de résilience. Si elle les sabote, elle n’est qu’un accélérateur de crises et posent les bases d’un effet de massue déstabilisante et avilissante au plan civilisationnel. C’est pourquoi il est urgent de dépasser le vieux dogme de l’accumulation pour inventer des modèles post‑croissance capables de concilier dignité humaine, sobriété écologique et équité sociale. Le véritable défi du 21ᵉ siècle est à nos portes. Il s’agit de réconcilier progrès et limites planétaires, non par contrainte, mais par la vérité, cette parole vraie et ces médias « objectifs », et des choix géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques éclairés. C’est cette refondation qui conditionnera la possibilité même d’un futur vivable entre les humains, à moins de revoir la définition de ce qu’est un humain.</p>
<p>Pour les pays du Sud-global, les ODD visent une prospérité équitable, inclusive et écologiquement soutenable. La croissance de rattrapage, légitime dans ces pays, cherche à combler les retards par des investissements sociaux lorsqu’elle n’est pas entravée par la corruption. Elle se distingue de la croissance néolibérale, guidée par le profit et la financiarisation. La pertinence de la gouvernance éclairée de la création de valeur à partir de la croissance dépend donc bien de sa finalité : utile si elle sert les ODD, problématique si elle les compromet.</p>
<p>Il faut donc être clair : il est temps de promouvoir une forme de gouvernance de la mutabilité afin de dépasser le paradigme de l’accumulation pour inventer des modèles post-croissance. Ces modèles doivent concilier développement humain, sobriété écologique et justice sociale. Le défi est de réconcilier progrès et limites planétaires dans une vision durable du futur.</p>
<p>Comment peut-on <em>« imposer »</em> unilatéralement des normes commerciales ou environnementales inaccessibles aux pays en développement dénués de capacité d’influence et de nuisance et prétendre favoriser un <em>« commerce équitable ».</em> La réalité crue est qu’il est question de faire payer par les autres ses erreurs de gouvernance. Sur ce terrain, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à blâmer.</p>
<p>Cette nouvelle approche consistant à faire payer unilatéralement et par la force sa <em>« croissance économique »</em> par d’autres est un abus du droit multipolaire, une véritable prédation géo‑économique. Il s’agit là d’un sophisme issu des polycrises systématiques qui repose sur un raisonnement fallacieux, en apparence logique, mais reposant sur une usurpation institutionnalisée. Dans le contexte de la déglobalisation sélective et asymétrique, certaines puissances dominantes l’utilisent pour justifier leur déresponsabilisation stratégique en légitimant l’exclusion de certains pays sans assumer la rupture des principes du libre-échange ou de la coopération multilatérale.</p>
<p>Il n’est pas suggéré de rejeter toute croissance, mais de réorienter ses finalités en distinguant entre d’une part, la croissance utile permet de satisfaire les besoins fondamentaux, réduire les inégalités, et renforcer les capacités locales ; et d’autre part, la croissance toxique qui sert d’effet de levier à la multidimensionnel concentration des richesses et des pouvoirs, la surconsommation asymétrique, l’épuisement des ressources et la perte de souveraineté et la vassalité des Etats et des humains.</p>
<p>Le défi est donc de réconcilier création de valeurs, de richesses d’une part et développement et sobriété d’autre part en créant des <em>corridors de non-ingérence unilatérale </em>autour de modèles économiques fondés sur une économie circulaire de proximité valorisant entre autres :</p>
<ul>
<li>la qualité de vie plutôt que la quantité de biens ;</li>
<li>la justice commerciale, économique, sociale et écologique ;</li>
<li>la souveraineté politique et la résilience territoriale.</li>
</ul>
<p>A défaut, les polycrises systémique du modèle néolibéral de développement mondial et ses erreurs du passé qui n’ont pas été corrigés, -notamment l’exploitation des ressources du Sud sans contreparties, la financiarisation excessive, et le déni écologique, les falsifications et l’instrumentalisation des principes démocratiques instrumentalisé par des élites ou des régimes autoritaires<sup><a id="post-9055-endnote-ref-39" href="#post-9055-endnote-39">[39]</a></sup>, etc.-, convergent vers des points de rupture à court ou moyen-terme aux conséquences incalculables.</p>
<p>La guerre conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait ne plus être un cas isolé, mais une phase miroir de l’opération spéciale de la Russie contre l’Ukraine. Ce sont les peuples qui payent et servent de variables de non-ajustement.</p>
<p>Dans un avenir proche, le désenchantement des populations envers les institutions démocratiques qui pourraient être remplacées par des régimes populistes ou militaires qui ne se gêneront pas pour confisquer la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. La démocratie universelle ne doit pas être considérée comme une trajectoire impossible<sup><a id="post-9055-endnote-ref-40" href="#post-9055-endnote-40">[40]</a></sup> si l’on opte pour la mutabilité des certitudes obsolètes en géopolitique et géoéconomie. Or, une évolution vers une économie inclusive de proximité post-croissance est possible. Une alternative à ne pas passer par pertes et profits !</p>
<h3>15. <a id="post-9055-_Hlk224177722"></a>Néo‑impérialisme économique et bonne volonté</h3>
<p>Aucun des 17 ODD n’est en voie d’être atteint à l’échelle mondiale. 84 % des cibles affichent des progrès limités ou inversés<sup><a id="post-9055-endnote-ref-41" href="#post-9055-endnote-41">[41]</a></sup>. Les pays les plus pauvres et vulnérables (notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines régions d’Amérique latine) accusent le plus de retard, en raison des ingérences, des usurpations de leurs richesses, d’une absence d’unité d’actions, des conflits, de la dette, des catastrophes climatiques et bien sûr, d’un financement mal orienté et d’une culture de la « facilité » de certains dirigeants.</p>
<p>De fait, la prédation géo‑économique est un crime contre les Peuples.</p>
<p>Cette stratégie où un, ou des États, imposent à d’autres le coût de sa/ses mauvaise(s) gouvernance(s) couronnée par une prospérité limitée à une oligarchie bien-pensante ne pourra pas tenir face à des Peuples de plus en plus frustrées et en colère larvée. La contrainte, la pression diplomatique, la domination militaire, les mécanismes d’usurpation économiques asymétriques et la capacité d’influence et de nuisance ne suffiront pas empêcher le multipolarisme humaniste de se faire piéger par les tenants de la compétition brutale présentée sous l’apparence d’un espace de paix et de coopération unilatéralement imposée par la force.</p>
<p>Cette forme moderne de puissance agressive se décline en plusieurs versions dynamiques et non contradictoire. Il s’agit de manière générique de néo‑impérialisme économique fondée sur la coercition géopolitique, une domination asymétrique, une hégémonie extractive, une externalisation forcée des coûts vers autrui, un abus de puissance multipolaire à partir du démantèlement du droit des Peuples et du droit international, et surtout de plus en plus, une guerre économique, digitalisée mais réelle, déconcentrée et par procuration.</p>
<p>Aussi, il convient de saisir l’opportunité de transformation pour repenser les rapports riches-pauvres, rééquilibrer les responsabilités climatiques, et proposer des modèles économiques inclusives plus justes et durables. La capacité individuelle et collective des humains à rebondir face aux échecs du développement humain fonde la résilience<sup><a id="post-9055-endnote-ref-42" href="#post-9055-endnote-42">[42]</a></sup>. Encore faut-il le vouloir surtout si le déni de l&rsquo;inclusivité décisionnelle des citoyens bénéficiaires finit par devenir un handicap pour le vivre ensemble sous couvert d’une forme adaptée d’usurpation de la démocratie représentative ou participative.</p>
<p>Pourtant, une forme ou une autre de gouvernance décentralisée avec des institutions citoyennes de développement communautaire démocratiquement installées avec des principes acceptés de rotation des responsabilités dans le temps pour éviter la concentration du pouvoir et des plateformes numériques ouvertes pour suivre les projets en temps réel et participer à la décision et à la transparence budgétaire n’est pas une utopie ! C’est une question de prise de conscience et de bonne volonté. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>12 mars 2026.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Titre </strong></p>
<p>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ :</p>
<p>vers une économie de proximité post-croissance</p>
<p><strong>Source originale et principale, </strong>16 pages</p>
<p><a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a></p>
<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>La <a id="post-9055-_Hlk224177629"></a>déglobalisation asymétrique révèle un monde où les puissances recentrent leurs intérêts tout en externalisant les coûts, rendant urgente une gouvernance de l’inclusivité capable de protéger les économies vulnérables. il s’agit désormais de reconstruire des modèles productifs ancrés dans les territoires, fondés sur la résilience, la justice sociale et la sobriété. Cette économie de proximité post‑croissance suppose une mutation de la culture de la gouvernance géoéconomique, géopolitique et géostratégique.</p>
<p><strong>Notes et éléments bibliographiques </strong></p>
<ol>
<li id="post-9055-endnote-1">Une version courte de cette article actualisée a été publiée dans la revue luxembourgeoise. Amaïzo, Y. E. (2025). « Développement durable ou bonheur intergénérationnel : Entre croissance, exclusion et retard… ». In <a href="http://www.brennpunkt.lu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.brennpunkt.lu</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Issue Nr. 327, pp. 22. Accédé le 9 novembre 2025. Voir <a href="https://www.brennpunkt.lu/article/developpement-durable-ou-bonheur-intergenerationnel/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.brennpunkt.lu/article/developpement-durable-ou-bonheur-intergenerationnel/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-2">Les erreurs qui auront échappé à notre attention demeure la responsabilité entière de l’auteur. <a href="#post-9055-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-3">Morin, E. et Kern, A.-B. (2010). <em>Terre-Patrie</em>. Editions Poche : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-4">Lawrence, M. (2023). « Les polycrises ou les convulsions du monde dopées par la complexité ». In <em>Revue Hémisphères. revuehemispheres.ch. </em>Juin 2023. <a id="post-9055-_Hlk206351703"></a>Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://revuehemispheres.ch/les-polycrises-ou-les-convulsions-du-monde-dopees-par-la-complexite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://revuehemispheres.ch/les-polycrises-ou-les-convulsions-du-monde-dopees-par-la-complexite/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-5">Moussavou, J. (2024). « Financement des Objectifs de Développement Durable (ODD) : pallier les insuffisances grâce à la mobilisation des marchés financiers ». In <a href="http://www.mondedesgrandesecoles.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.mondedesgrandesecoles.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 1 juillet 2024. Actu grandes écoles. Excelia Business School. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.mondedesgrandesecoles.fr/financement-des-objectifs-de-developpement-durable-odd-pallier-les-insuffisances-grace-a-la-mobilisation-des-marches-financiers/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mondedesgrandesecoles.fr/financement-des-objectifs-de-developpement-durable-odd-pallier-les-insuffisances-grace-a-la-mobilisation-des-marches-financiers/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>; il s’agirait de l’estimation de l’<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>, un déficit annuel de 3 700 milliards USD pour atteindre les ODD d’ici 2030. <a href="#post-9055-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-6">Moussavou, J. (2024). Op. Cit. ; Il s’agirait de l’estimation de la <acronym title="Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement">CNUCED</acronym>, avec un déficit annuel estimé entre 5.000 et 7.000 milliards USD. <a href="#post-9055-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-7">Nations Unies (2025). « Financement du développement : un déficit annuel de 4.000 milliards de dollars ». In <em>news.un.org.</em> 28 avril 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://news.un.org/fr/story/2025/04/1155081" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://news.un.org/fr/story/2025/04/1155081<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-8">United Nations (2024). <em>The Sustainable Development Goals Report 2024. </em>In<em> unstats.un.org.</em> Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-9">Sachs, J. D., Lafortune, G., Fuller, G. &amp; Iablonovski, G. (2025). <em>Sustainable Development Report 2025. Financing Sustainable Development to 2030 and Mid-Century Includes the SDG Index and Dashboards</em>. Dublin University Press, SDG Transformation Center, United Nations : New York, London, Paris. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://s3.amazonaws.com/sustainabledevelopment.report/2025/sustainable-development-report-2025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://s3.amazonaws.com/sustainabledevelopment.report/2025/sustainable-development-report-2025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; published at <a href="https://doi.org/10.25546/111909" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://doi.org/10.25546/111909<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-10">Groupe des Nations Unies pour le Développement Durable (2023). « Six transitions : Les voies d&rsquo;investissementpour atteindre les ODD ». Septembre 2023. In <em>unsdg.un.org</em>. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://unsdg.un.org/sites/default/files/2023-09/Six%20Transitions%20in%20French.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://unsdg.un.org/sites/default/files/2023-09/Six%20Transitions%20in%20French.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-11">Chesseron, L. (2019). « La participation des bénéficiaires au sein des projets de développement : un facteur de changement social ? ». In <em>chaire-unesco-developpement-durable.org. </em>In Chaire <acronym title="Organisation des Nations Unies pour l\'éducation, la science et la culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)">UNESCO</acronym> et Université de Bordeaux Montaigne. Promotion n° 17 (2018/2019), septembre 2019. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://chaire-unesco-developpement-durable.org/La-participation-des-beneficiaires-au-sein-des-projets-de-developpement-un.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://chaire-unesco-developpement-durable.org/La-participation-des-beneficiaires-au-sein-des-projets-de-developpement-un.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; et <a href="https://chaire-unesco-developpement-durable.org/IMG/pdf/me_moire_le_a_chesseron.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://chaire-unesco-developpement-durable.org/IMG/pdf/me_moire_le_a_chesseron.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-12">Ilyass, S. D. (2019). « Facteurs de pérennisation des acquis des projets de développement : cas du Pihi-Com à Bassila, Bénin ». Université nationale d’agriculture, Bénin. In <em>revues.acaref.net</em>. Mars et avril 2019. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://revues.acaref.net/wp-content/uploads/sites/3/2020/07/Ilyass-SINA-D.-TAP.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://revues.acaref.net/wp-content/uploads/sites/3/2020/07/Ilyass-SINA-D.-TAP.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-13">Devarajan, S. &amp; Dissanayake, R. (2021). “The Future of Development: Lessons from China’s Success (and Failures)”. In <a href="http://www.cgdev.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www</em>.cgdev.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 26 August 2021. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://www.cgdev.org/blog/future-development-lessons-chinas-success-and-failures" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cgdev.org/blog/future-development-lessons-chinas-success-and-failures<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-14">Greenwashing, ou écoblanchiment en français, désigne une stratégie de communication utilisée par certaines entreprises ou organisations pour se donner une image écologique trompeuse, sans que leurs pratiques réelles soient respectueuses de l’environnement. Il s’agit souvent à faire croire qu’un produit, service ou entreprise est écoresponsable, alors qu’il ne l’est pas réellement. Il s’agit de tromper les bénéficiaires ou les consommateurs qui veulent faire des choix responsables en ralentissant les véritables efforts de transition écologique tout en perpétuant des modèles polluants sous couvert de durabilité. <a href="#post-9055-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-15"><acronym title="Programme des Nations Unies pour le Développement">PNUD</acronym> (2025). <em>Promouvoir la sécurité humaine pour une Afrique résiliente et prospère.</em> <a href="http://www.undp.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.undp.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Août 2025. Accédé le 17 août 2025. Voir <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-16">OXFAM France (2025). <em>La crise des inégalités en Afrique et la montée des ultra-riches. In </em><a href="http://www.oxfamfrance.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.oxfamfrance.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>10 juillet 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.oxfamfrance.org/rapports/la-crise-des-inegalites-en-afrique-et-la-montee-des-ultra-riches/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/rapports/la-crise-des-inegalites-en-afrique-et-la-montee-des-ultra-riches/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; rapport en anglais : <em>Africa’s inequality crisis and the rise of the Super-Rich</em>: <a href="https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/07/African-Inequality-Crisis-report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/07/African-Inequality-Crisis-report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-17">OXFAM France (2025). « Inégalités : fantômes et relents du colonialisme ». In <em>www.oxfamfrance.org</em>. 20 janvier 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/01/Focus-France-Rapport-Oxfam-2025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/01/Focus-France-Rapport-Oxfam-2025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Oxfam révèle que 4 milliardaires détiennent plus de richesse que la moitié du continent africain. Tous les pays africains pour lesquels nous disposons de données ont réduit la part des budgets consacrés à l’éducation, à la santé et/ou à la protection.• 79 % ont fait marche arrière en matière de fiscalité progressive.• 89 % ont régressé en ce qui concerne les droits du travail, les salaires minimums et l’offre d’emplois de qualité.Les systèmes fiscaux africains sont près de trois fois moins efficaces pour redistribuer les revenus du 1 % le plus riche que la moyenne mondiale, et ont l&rsquo;effet redistributif le plus faible sur le 1 % le plus riche de toutes les régions du monde. <a href="#post-9055-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-18">Pouémi, J. T. (2000). <em>Monnaie, servitude et liberté: La répression monétaire de l&rsquo;Afrique. </em>Editions Menaibuc : Douala – Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-19">Amaïzo, Y. E. (2025). « Sophisme trumpiste, protexpansionnisme et l’Afrique ». Afrique &#8211; Etats-Unis : imprévisibilité, ingérence, alignement, sanction, transaction, et/ou annexion ». In <em>Afrocentricity Think Tank. www.afrocentricity.info</em>. 5 mars 2025. Dossier Afrocentricity Think Tank. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/</a> <a href="#post-9055-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-20">Anofuechi, B. O. &amp; Klaasen, J. S. (2024). “Critical analysis of Ubuntu as the nexus of identity development in present-day Africa”. 16 February 2024. In <em>HTS Theological Studies.</em> Vol 80, No 1 (2024). AOSIS Publishing : Cape Town, South Africa. Accessed 6 March 2026. Retrieved from <a href="https://hts.org.za/index.php/hts/article/view/8507/26492" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://hts.org.za/index.php/hts/article/view/8507/26492<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>? <a href="#post-9055-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-21">Amaïzo, Y. E. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9055-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-22">Bullon-Cassis, L., Gutiérrez, M., Petersmann, M. &amp; Templeton, J. (2025). <em>Summary of the 62nd Session of the Intergovernmental Panel on Climate Change.</em> In <em>Earth Negotiations Bulletin</em>/IISD, Vol. 12 No. 866. <a href="#post-9055-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-23">GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) (2023). <em>Climate Change 2023: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental. Panel on Climate Change</em>. Core Writing Team: H. Lee and J. Romero, eds. Genève : GIEC, 2023. doi:10.59327/IPCC/AR6-9789291691647 <a href="#post-9055-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-24">World Meteorological Organization (WMO) (2025). <em>State of the Global Climate 2024</em>. WMO-No. 1368. Accessed 17 August 2025. Retrieved from <a href="https://library.wmo.int/records/item/69455-state-of-the-global-climate-2024" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://library.wmo.int/records/item/69455-state-of-the-global-climate-2024<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-25">Learnthings (2025). « 121 statistiques sur l’utilisation d’internet ». Mise à jour le : In <em>www.learnthings.fr. </em>25 novembre 2024. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.learnthings.fr/statistiques-sur-lutilisation-dinternet/#etat-de-la-fracture-numerique-en-2024" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.learnthings.fr/statistiques-sur-lutilisation-dinternet/#etat-de-la-fracture-numerique-en-2024<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-26">Union Internationale des Télécommunications (UIT-ITU) (2025). <em>Rapport annuel sur la mise en œuvre du plan stratégique et les activités de l&rsquo;Union pour 2024. </em>Rapport de la Secrétaire générale. Document C25/35-F. 19 mai 2025. Original: anglais. In <em>www.itu.int.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.itu.int/en/council/planning/Documents/ITU-Annual-report-2024-french.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.itu.int/en/council/planning/Documents/ITU-Annual-report-2024-french.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-27">World Population Review (2025). “ICT Development Index by Country 2025”. In <em>worldpopulationreview.com. 2025.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://worldpopulationreview.com/country-rankings/ict-development-index-by-country" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://worldpopulationreview.com/country-rankings/ict-development-index-by-country<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le score IDI est une mesure composite qui évalue le niveau de développement des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) dans un pays donné. Il repose sur 11 indicateurs regroupés en trois dimensions principales : l’accès aux TIC (40 % du score total), l’utilisation des TIC (40 % du score total) et compétences en TIC (20 % du score total). Chaque indicateur est normalisé sur une échelle de 0 à 100, ce qui permet une comparaison directe entre pays, quel que soit leur niveau de développement économique. Voir aussi ICT (2025). <em>Measuring Digital Development: The ICT Development Index 2023</em> [en français : <em>Mesurer le développement numérique : l’indice de développement des TIC 2023</em>]. In <em>www.itu.int</em>. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.itu.int/dms_pub/itu-d/opb/ind/D-IND-ICT_MDD-2023-2-R1-PDF-E.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.itu.int/dms_pub/itu-d/opb/ind/D-IND-ICT_MDD-2023-2-R1-PDF-E.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-28">UNDP (2025). « Promouvoir la sécurité humaine pour une Afrique résiliente et prospère. Résumé. In <em>www.undp.org.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-29">Berthold, E. et Diaz, L. (sous la dir.) (2025). <em>Les objectifs de développement durable: Regards interdisciplinaires. </em>Editions Hermann : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-30">Ching Yeung, S. M. (2025). <em>Au-delà de l&rsquo;ODD 2030 &#8211; Des talents aux connaissances pluridisciplinaires: Construire des organisations prêtes pour l&rsquo;avenir grâce à l&rsquo;intégration des objectifs de développement durable et de l&rsquo;ESG</em>. Editions Notre Savoir : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-31">Sciora, R. (2016). <em>L’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> dans le nouveau désordre mondial</em>. Éditions de l’Atelier : Ivry-sur-Seine. <a href="#post-9055-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-32">Azoulay, G. (2002). <em>Les théories du développement. Du rattrapage des retards à l’explosion des inégalités</em>. Presses Universitaires de Rennes : Rennes. <a href="#post-9055-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-33">Amaïzo, Y. E. (1998). <em>De la dépendance à l’interdépendance. Mondialisation et marginalisation. Une chance pour l’Afrique</em> ? Editions L’Harmattan : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-34">Waechter, P. (2021). « Quelle tendance pour la croissance, après le rattrapage ? ». In <a href="http://www.optionfinance.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.optionfinance.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 9 juillet 2021. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.optionfinance.fr/analyses/quelle-tendance-pour-la-croissance-apres-le-rattrapage.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.optionfinance.fr/analyses/quelle-tendance-pour-la-croissance-apres-le-rattrapage.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-35">UNDP (2025). <em>2025 Human Development Report. A matter of choice: People and possibilities in the age of AI. </em>UNDP: New York. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://hdr.undp.org/content/human-development-report-2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://hdr.undp.org/content/human-development-report-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Malheureusement, l’IDH n’a été officiellement introduit qu’en 1990, donc il n’existe pas de données officielles pour 1970 ou les années antérieures. <a href="#post-9055-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-36">UNDP (2010). <em>Human Development Report 2010: The Real Wealth of Nations – Pathways to Human Development</em>. United Nations Development Programme: New York. L’Indice de Développement Humain ajusté aux Inégalités (IDHI) est une extension directe de l’IDH classique, mais corrigée pour tenir compte des pertes dues aux inégalités dans la santé, l’éducation et le niveau de vie. Il mesure non seulement le niveau moyen de développement humain d’un pays, mais aussi la manière dont ce développement est distribué. Plus les inégalités sont fortes, plus l’IDHI chute par rapport à l’IDH. Autrement dit : un pays peut afficher un bon IDH tout en perdant jusqu’à 40 % de son potentiel réel à cause des inégalités internes. <a href="#post-9055-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-37">UNDP (2025). <em>2025 Global Multidimensional Poverty Index (MPI): Overlapping Hardships: Poverty and Climate Hazards</em>. UNDP : New York and OPHI (2025). <em>Global Multidimensional Poverty Index 2025: Harmonised Level Estimates and Their Changes Over Time</em>. Oxford University : <acronym title="United Kingdom">UK</acronym>. <a href="#post-9055-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-38">Mais le Conseil de sécurité des Nations Unies ne compte que 15 membres : 5 permanents (Chine, États‑Unis, France, Royaume‑Uni, Russie) et 10 élus pour deux ans. Voir Nations Unies, « Conseil de sécurité » : <a href="https://www.un.org/securitycouncil" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.un.org/securitycouncil</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-39">Ndiaye, O. (2025). L’Afrique contre la démocratie. Mythes, déni et péril. Avec une préface : Jean-François Akandji-Kombé. Collection Pépites jaunes. Éditions Riveneuve : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-40">Laloupo, F. (2020). Blues démocratique. 1990-2020. Réédition en 2022. Editions Karthala : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-41">SDSN (2024). <em>Sustainable Development Report 2024.</em> UN Sustainable Development Solutions Network : Paris/New York. <a href="#post-9055-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-42">Thiam, T. (2025). Without Prejudice: A Memoir. Published by William Collins : London, <acronym title="United Kingdom">UK</acronym>. <a href="#post-9055-endnote-ref-42">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
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</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="8643463" type="application/pdf" url="https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>TOGO, LA RÉPUBLIQUE DU « DOUBLE STANDARD » : À quand l’heure de la mutation citoyenne ?</title><link>https://amaizo.info/2026/01/29/togo-la-republique-du-double-standard-a-quand-lheure-de-la-mutation-citoyenne/16859</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Dans les Médias</category><category>Politique</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Deux poids deux mesures</category><category>Double standard</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Hypocrisie politique</category><category>Jean-Paul Omolou</category><category>Mercenariat de la médiation</category><category>Mutation du Peuple</category><category>Projet de société commun</category><category>RCDTI</category><category>Togo</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 07:23:09 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21423</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/01/cvu-togo-diaspora-bilan-du-double-standard-au-togo-29-01-16.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21426" src="https://amaizo.info/files/2026/01/cvu-togo-diaspora-bilan-du-double-standard-au-togo-29-01-16-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JANVIER 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : LE TOGO, VERS LA FIN DU MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ?</h3>
<p>Le Togo, assujetti à la gouvernance d’une famille et de son système, le « système Gnassingbé », fonctionne comme un <em>« petit »</em> État qui a réussi au cours du temps long (six décennies) à jouer sur les contradictions et ambiguïtés nationales, régionales, continentales et internationales pour mieux assurer la sécurité, la survie du régime tout en s’appropriant unilatéralement et exclusivement les ressources du pays afin de s’adapter à tous repositionnements géopolitiques internes et externes. Le Togo avance-t-il inexorablement vers la fin du mercenariat du double standard, et donc du mercenariat de la médiation ?</p>
<h3>1. TOGO : LE PAYS DU « DOUBLE STANDARD » DE LA SURVIE POLITIQUE</h3>
<p>Le Togo des Gnassingbé, pays à capacité d’influence et nuisance faible, ne peut pas imposer sa position à l’extérieur, et éprouve les pires difficultés à l’imposer en interne, à tel point que depuis l’immense insurrection populaire de 2017 qui a sérieusement fait vaciller le pouvoir, il s’est vu contraint pour continuer à gouverner d’imposer la peur. Il s’est ainsi spécialisé dans l’instauration de lois liberticides pour imposer au Peuple togolais une démocrature qui criminalise toutes oppositions sérieuses et pacifiques de diverses natures : politique, économique, sociale et citoyenne. Aussi, le système Gnassingbé n’a que deux grands axes optionnels :</p>
<ul>
<li>soit composer avec une pratique diplomatique fondée sur le double standard, car embourbé dans le refus systématique de présenter au Peuple le bilan de ses actions passées et la neutralisation de la Constitution de 1992, privant tous citoyens togolais de l’élection au suffrage universel d’un Président légitime ;</li>
<li>soit institutionnaliser et promulguer l’achat des consciences et la délation rémunérée au rang d’un système de gouvernance dans lequel la corruption, le système juridique et les renseignements servent les dessins d’un système de stabilisation de l’oligarchie et du « système Gnassingbé » au pouvoir.</li>
</ul>
<p>Autrement dit, Faure Gnassingbé refuse, depuis plusieurs années, de clarifier sa position de Président, légitime ou pas, du Togo devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans le cadre d’un procès engagé par l’Association <em>« Collectif pour la Vérité des Urnes et consorts ».</em></p>
<p>Pourtant les manifestations du double standard du système Gnassingbé sont légion. Un rappel succinct permet d’en établir la véracité.</p>
<p>Le discours officiel du système Gnassingbé est le soutien sans équivoque à une <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui s’est alignée sur l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, et s’appuie sur les forces du Nigéria travaillant avec les forces américaines « Africom » opérant en Afrique pour défendre les intérêts des Etats-Unis. De ce fait, la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a remplacé le principe de la stabilité régionale par une tentative non-dissimulée de déstabilisation des régimes qui ne font pas allégeance à ce qui reste d’une <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Celle-ci fonctionne encore plus comme un syndicat de chefs d’Etat, depuis le départ des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel, à savoir le Burkina-Faso, le Mali et le Niger. Or, c’est le même Togo qui sous forme de duplicité, a réussi à défendre ses propres intérêts en faisant transiter par le Togo, les marchandises, soit en provenance soit à destination de l’hinterland des pays enclavés du Sahel, tout en faisant lui-même son auto-promotion d’ouverture à des options qui fragilisent cet échafaudage approximatif qui consistent à esquisser un rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel. Mais les dirigeants de ces Etats de l’AES ont vite compris la duplicité et n’étant pas dupes des visées réelles du pouvoir de Lomé ont refusé de répondre positivement à la demande d’adhésion du Togo à l’AES.</p>
<p>En effet, l’affichage pro-occidental du Togo, le très haut niveau de corruption et les multiples exercices militaires et autres canaux de renseignements maintenus avec la France et plus largement avec les pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> y compris les Etats-Unis, entretiennent un doute permanent sur le véritable rôle d’un Togo qui pourrait servir d’agent infiltré dans les « fausses relations » avec les pays de l’AES. Alors bien sûr, le Togo se défend en invoquant son refus de se laisser « enfermer » dans un camp ou dans un autre.</p>
<p>Mais la duplicité et le double standard refont surface dès qu’un observateur averti analyse les <em>« bonnes pratiques »</em> du réformateur Faure Gnassingbé qui « brille » par des <em>« pratiques internes »</em> marquées par la personnalisation du pouvoir, la continuité dynastique, une gestion sécuritaire qui empêche systématiquement l’action des oppositions et surtout le refus de libérer tous les prisonniers politiques et d’assurer la prise en charge des frais sanitaires et des indemnisations suite à des kidnappings et embastillements arbitraires et sans jugements équitables.</p>
<p>Ce double standard n’est pas accidentel : c’est la méthode de survie du régime adossée à la montée en gamme des actes liberticides, dans le cadre d’un environnement mondial instable, au sein duquel les puissances extérieures à forte capacité d’influence et de nuisance utilisent le Togo des Gnassingbé comme une variable d’ajustement pour mieux infiltrer, déstabiliser et entraver les politiques et gouvernances africaines allant dans le sens de la reconquête d’une souveraineté sécuritaire, économique, monétaire et culturelle.</p>
<p>La duplicité et le double-standard devient équivalent de « trahison » dès lors que les tensions entre engagements politiques, pressions régionales et internationales, et pratiques réelles de l’État togolais se décline à la lumière du cas du <em>« Colonel Damiba ».</em></p>
<h3>2. HISTOIRE DE L’INSTRUMENTALISATION ET DETOURNEMENT DU DROIT D’ASILE AU TOGO</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien que le droit d’asile ne soit pas formalisé juridiquement au Togo, il suffit de rappeler chronologiquement cette pratique de la trahison systématique du droit d’asile notamment pour les ressortissants du Libéria, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, etc.</p>
<p><strong>2.1 Libéria : dans les années 1980–2000, de nombreux libériens notamment des </strong>responsables politiques et d’ex-combattants fuyant les guerres civile ont choisi de transiter par le Togo. Mais le cas emblématique demeure le rôle ambigu du Togo envers Samuel K. Doe, Président du Liberia. Entre 1980–1990, ce dernier avait sollicité l’appui diplomatique et la médiation de plusieurs chefs d’État ouest‑africains, dont le Nigeria, le Ghana, la Guinée, et le Togo d’Eyadéma Gnassingbé, (le père de Faure Gnassingbé) considéré comme un « faiseur/médiateur de paix » régional.</p>
<p>Samuel Doe cherchait des alliés régionaux dès 1989 alors que la rébellion de Charles Taylor était de contrôler le Liberia. C’est au cours de cette période trouble et sanglante de 1990, alors qu’il croyait bénéficier d’une protection régionale, le Président Doe fut capturé, vraisemblablement livré, et exécuté sauvagement par le chef rebelle Prince Johnson, ce qui nourrit l’idée d’un abandon, voire d’une trahison, par le Togo vraisemblablement en concertation avec certains dirigeants de la région. Le syndicat de chefs d’Etat ne fonctionne que si vous êtes au pouvoir. Même comme un espace de transit pour les réfugiés, de nombreux migrants politiques anglophones de la sous-région ont compris que cette plateforme temporaire n’est assurément pas un refuge durable, et certainement pas « sûr ».</p>
<p><strong>2.2 Angola : </strong>dans les années 1980 &#8211; 1990, le Togo a accordé l’asile politique à des nombreux responsables politiques et leurs familles proches de Jonas Savimbi et de son mouvement « UNITA » notamment pendant et après la guerre civile dans ce pays. Face au revirement politique du Togo suite à la « victoire » finale de José Eduardo dos Santos sur Jonas Savimbi en février 2002 et après la mort de ce dernier au combat le 22 février 2002, l’Etat togolais trahit la parole donnée dès qu’il est convaincu que la capacité militaire de l’UNITA est anéantie et cela sonne la fin de la guerre civile avec la victoire, soutenue de l’étranger, du parti politique de José Eduardo dos Santos, le MPLA, le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola, au pouvoir depuis l’indépendance. Les services de renseignements de l’UNITA ont informé les réfugiés stationnés au Togo qui ont choisi rapidement et en catimini de se rendre en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique.</p>
<p><strong>2.3 Tchad : </strong>dans les années 1990 &#8211; 2000, le Togo a offert le droit d’asile à des réfugiés politiques tchadiens accueillis après des purges internes et assassinats dans le pays. Mais les protections furent limitées et en fonction des relations opportunistes et changeantes entre les dirigeants du Togo et ceux du Tchad, de nombreux tchadiens ont préféré fuir le Togo pour principalement le Sénégal, plus sûr et respectueux du droit d’asile.</p>
<p><strong>2.4 Centrafrique </strong> : dans les années 2000, et contrairement aux autres dossiers cités, le Togo n’a jamais extradé de réfugiés centrafricains, même lorsque les autorités de Bangui étaient favorables à leur retour forcé ou négocié.</p>
<p>Suite à son renversement par le Président François Bozizé en mars 2003, le Président Ange‑Félix Patassé, Président centrafricain entre 1993–2003, s’est réfugié au Togo où il a vécu en exil pendant près de 10 ans malgré un mandat de la justice centrafricaine. Aucune extradition aussi pour l’ancien Premier ministre de Patassé, Martin Ziguélé, considéré comme opposant civil non violent, qui a séjourné au Togo à plusieurs reprises lors des tensions politiques en Centrafrique où il a tissé d’importantes relations notamment via les réseaux ésotériques avec le pouvoir togolais. Plusieurs proches et responsables politiques dirigeants du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Ange-Félix Patassé ainsi que plusieurs ministres, conseillers et officiers proches de Patassé ont transité ou résidé au Togo après 2003. Le cas emblématique de Patassé s’explique aussi par le fait qu’il a épousé Angèle Patassé, née Angèle Marthe Koyassé, une Togolaise originaire de la région de Kara, qui est devenue la Première Dame de Centrafrique durant son mandat (1993–2003). Ce lien a permis aussi à des militaires et personnalités centrafricaines civiles fuyant les crises de 2013 (Séléka / anti‑Balaka) d’être accueilli au Togo lors de la chute de Bozizé en 2013. C’est d’ailleurs ce cas qui a forgé la réputation du Togo de terre d’asile politique. Or, cette réputation a fondu comme du beurre de karité au soleil.</p>
<p><strong>2.5 Côte d’Ivoire</strong> : dans les années 2000 &#8211; 2010, le Togo a accordé le droit d’asile aux proches du Président Laurent Gbagbo, d’une partie de son gouvernement et de certains militaires et membres de parti politique après le bombardement de la Présidence ivoirienne par la France lors de l’insurrection de 2002 soutenue de l’étranger. Or, cette protection est devenue « fluctuante » et a disparu dès lors que les relations Lomé – Abidjan – Paris ont fait l’objet de pressions discrètes pour des extraditions…</p>
<p><strong>2.6 Burkina Faso :</strong> C’est à la lumière de ces expériences décevantes du Togo qu’il faut comprendre le cas du Colonel Damiba qui a séjourné au Togo entre 2022 et 2026 après sa perte de pouvoir. Hébergé trois ans au Togo qui a refusé de respecter le mandat d’extradition demandées par les autorités burkinabè dès 2022, le Togo confirme par son revirement politique majeur, sa politique opportuniste d’instrumentalisation de l’asile politique du Colonel Damiba et de son opportunisme transactionnelle et une politique asymétrique de l’asile.</p>
<p>Le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est un militaire burkinabè qui a dirigé le Burkina Faso après le coup d’État de janvier 2022 au service d’intérêt étrangers. Ancien chef du régiment de sécurité présidentielle et spécialiste des opérations antiterroristes, il a été renversé huit mois plus tard par le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales et Président de la Transition comme stipulé dans la Charte de la Transition adoptée le 14 octobre 2022.</p>
<p>C’est donc après sa chute que le Colonel Damiba demandé l’asile politique et a trouvé refuge au Togo. Le Togo s’est targué d’être un havre de paix pour les demandeurs d’asile politique sauf que la politique du double standard a vite repris le dessus. Après plus de trois ans de protection, le Togo a choisi de ne pas respecter le droit d’asile en remettant finalement le Colonel Damiba aux autorités burkinabè. Or, la demande d’extradition formulée par le Burkina-Faso courait depuis 2022.</p>
<p>L’extradition du Colonel Damiba par le Togo vers le Burkina-Faso pourrait s’apparenter à un <em>« cadeau empoisonné »</em> s’il ne s’agissait pas d’une combinaison de facteurs économiques, diplomatiques et politiques comme :</p>
<ul>
<li>un calcul stratégique du Togo de renvoyer les demandeurs d’asile dès lors qu’ils ont dépensé suffisamment d’argent au Togo ;</li>
<li>une pression diplomatique et politique du Burkina-Faso en concomitance avec les excursions des mercenaires-terroristes-djihadistes expulsées du Burkina, du Mali et du Niger ;</li>
<li>une « livraison » soudaine du dit Colonel, sans procédure publique précédée d’informations contradictoires et de e désinformations huilée par une absence de communication transparente ; et</li>
<li>une volonté de rappeler sa proximité avec des régimes militaires qui ont fait un coup d’Etat afin de tenter de mieux argumenter pour faciliter une réponse favorable à la demande du Togo d’intégrer les pays de l’AES, demande actuellement rejetée.</li>
</ul>
<p>Cette une décision purement politique, typique des transitions d’un Etat privilégiant l’arbitraire et l’unilatéralisme, n’aurait pas été possible si le Colonel Damiba avait cherché à analyser la politique du deux poids, deux mesures du Togo envers les réfugiés et les opposants politiques tant au Togo que ceux d’Afrique.</p>
<p><strong>2.7 Ghana : </strong>il importe de noter les cas inverses avec le Ghana où en 1990 – 2005, le Togo a demandé l’extradition de ses propres opposants réfugiés au Ghana suite aux contestations des élections présidentielles manifestement sans vérité des urnes et le coup d’Etat sanglant de Faure Gnassingbé en 2005 pour s’accaparer le pouvoir avec l’appui des forces armées togolaises claniques. De nombreux opposants politiques togolais stationnés au Ghana n’ont pas toujours bénéficié de la sécurité des autorités ghanéennes.</p>
<p>En effet, des interventions discrètes d’agents <em>« infiltrés et non identifiés »</em> ont résulté en des <em>« enlèvements »</em> au Ghana comme au Togo et des emprisonnements d’opposants politiques au Togo. Le cas emblématique actuel de Jean-Paul Omolou et de plusieurs autres opposants, actuellement toujours en prison et pour lequel comme d’autres mérite d’être rappelé puisque le Togo n’a accordé, ni la libération unilatérale sous pression décidée en fin d’année par Faure Gnassingbé, ni la grâce présidentielle. Cette politique asymétrique sous-tend le volet transactionnelle sans que l’on puisse, par manque de transparence, préciser les conditions exigées par le système Gnassingbé. En comparaison, les réfugiés politiques qui ont trouvé refuge au Bénin au cours de la même période ont été apparemment mieux protégés.</p>
<h3>3. OPPORTUNISME TRANSACTIONNELLE DU TOGO</h3>
<p>L’histoire récente du droit d’asile pratique par le système Gnassingbé relève de l’opportunisme transactionnel, cette attitude politique où l’État prend des décisions unilatérale, parfois sous pressions inavouées, et uniquement en fonction d’un avantage immédiat, en échangeant une position contre un bénéfice concret, sans cohérence morale ou stratégique durable. Il s’agit bien d’opportunisme puisqu’ il s’agit là d’une pratique séculaire de régime Gnassingbé de changer de position selon l’intérêt du moment, comme lors des plaintes d’inversion des résultats électoraux lorsqu’ils sont libres. Dans ces circonstances, la loyauté, le respect du droit et les principes ou les engagements passés deviennent secondaires, remplacés par le calcul du gain immédiat, généralement centré sur la préservation à tout prix du pouvoir qui pourrait intéressé des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes qui préfèreraient se concentrer sur des espaces autres que les pays de l’AES, où la résistance militaire pourrait faire défaut. C’est ainsi que :</p>
<p><strong><em>3.1 Sur le plan du droit international,</em></strong> le Togo avait créé une expectative légitime de protection dans le cadre d’un droit d’asile. Or, il y a eu une violation flagrante de l’obligation morale et diplomatique de protéger le demandeur d’asile. Cela s’est traduit par :</p>
<ul>
<li>une violation de la confiance légitime ; et</li>
<li>un non-respect du principe de non-refoulement surtout lorsque la personne risque des persécutions.</li>
</ul>
<p><strong><em>3.2 Sur le plan politique,</em></strong> il y a lieu de constater que la réalité du pouvoir Gnassingbé se caractérise par :</p>
<ul>
<li>la duplicité avec un discours public contraire aux actes posés ;</li>
<li>le double standard puisque Faure Gnassingbé applique unilatéralement des règles et principes différents selon les circonstances, les acteurs, les intérêts du moment, ou encore les pressions subies ;</li>
<li>un <a id="post-21423-_Hlk220517629"></a>opportunisme diplomatique puisque face à un rapport de force et des menaces de proliférations des mercenaires-terroristes-djihadistes fuyant les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, le Togo répond en mettant une fin définitive à la protection effective du réfugié politique au Togo ; et</li>
<li>une <a id="post-21423-_Hlk220517690"></a>instrumentalisation de l’asile dès lors que le séjour au Togo dans le cadre du droit d’asile n’est assurément plus une garantie, ni un engagement à être protégé par le pouvoir Gnassingbé, mais un outil de gestion politique conjoncturelle. Il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un détournement du droit d’asile pour en faire une variable d’ajustement pour protéger son pouvoir usurpé, s’affranchissant de fait de toutes cohérences dans l’obligation de protéger le réfugié politique qui lui a fait confiance.</li>
</ul>
<p><strong><em>3.3 Sur le plan sous-régional de l’Afrique de l’Ouest,</em></strong> il faut noter que les relations et médiations officielles et officieuses sont effectuées de manière souvent informelles, non écrites, et basées sur des équilibres fragiles compte tenu des mouvements imprévisibles à la tête des Etats, à la tête des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes et des alliances et contre-alliances au sein des militaires interventionnistes et contrôlant directement ou indirectement une partie importante des Etats de la sous-région. De ce fait, il est possible de constater que le Togo n’est pas différent de nombreux autres pays ne respectant pas l’Etat de droit en considérant que:</p>
<ul>
<li>la protection de l’individu et des droits humains sont secondaires par rapport aux relations bilatérales entre Etat, ce qui caractérise une <em>Real Politik</em> assumée ;</li>
<li>en prenant parti et donc en choisissant d’abandonner la fonction de <em>« médiateur de paix »,</em> usurpant ainsi la fonction de médiation pour mieux défendre ses propres intérêts sur le dos des réfugiés politiques, non sans avoir attendu qu’ils aient dépensé l’essentiel de leurs avoirs au Togo ; et</li>
<li>de faire croire dans le cas du <em>« Colonel Damiba »</em> qu’il ne servirait pas de base arrière pour des agents africains ou internationaux susceptibles de déstabiliser un pays voisin, tant les soupçons sur le jeu trouble du Togo circule sur les réseaux sociaux ;</li>
</ul>
<p>En définitive, l’opportunisme transactionnelle du système Gnassingbé du Togo pourrait se résumer en un signal politique du Togo qu’il faudrait analyser plus comme un <em>« sauve-qui-peut »</em> qui semble répondre à un changement d’équilibre politique avec les autorités du Burkina Faso, et indirectement à des pressions régionales et internationales.</p>
<h3>4. L’HYPOCRISIE STRATÉGIQUE DU SYSTÈME GNASSINGBÉ</h3>
<p>L’hypocrisie stratégique du Togo sous Faure Gnassingbé se caractérise par une diplomatie de l’affichage et de la diffusion de <em>« vérités alternatives »,</em> ce qui signifie qu’elle a pour objectif premier la survie d’un système anti-démocratique qui navigue dans un environnement d’alliances fragmentées.</p>
<p>Le Togo de Faure Gnassingbé a réveillé le démon de la manipulation constitutionnelle pour imposer le contournement et la neutralisation de la Loi Fondamentale que s’est donné le Peuple togolais en 1992. Au point de s’ériger et s’imposer aujourd’hui comme un véritable laboratoire discret de la stratégie de maintien au pouvoir pour les États africains confrontés à la recomposition et la multipolarité du pouvoir dans le monde. C’est ce même Togo qui a refusé d’appliquer la Constitution du Togo qui limitait le mandat présidentiel à deux mandats non cumulables, non renouvelables. Non seulement, le droit a été battu en brèche, mais Faure Gnassingbé qui en est à son 5<sup>e</sup> mandat présidentiel contesté, se maintient grâce à l’appui de la partie non républicaine des militaires togolais, avec l’appui non-dissimulé de soutiens logistiques extérieurs. C’est aussi ce même Faure Gnassingbé qui a convaincu la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de considérer comme <em>« normaux »</em> les coups d’Etat constitutionnels et de s’offusquer lors des coups d’Etat militaires. Sauf que Faure Gnassingbé est abonné aux deux formes de coups d’Etat sans que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et la France ne s’en émeuvent ou se scandalisent.</p>
<p>L’Hypocrisie stratégique du système Gnassingbé repose sur une fidélité affichée et revendiquée aux partenaires traditionnels s’alignant sur l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, qu’il s’agisse de la France, des Etats-Unis, de l’Union européenne, qui ont fini par convaincre la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de s’aligner. Il ne faut donc pas s’étonner si les forces de défense dite en <em>« attente »</em> sont de plus en plus constituées au plan logistique, des équipements, des matériels et des financements, de forces extérieures à l’Afrique.</p>
<p>Mais, il était important d’infiltrer toutes les formes de souveraineté faisant fi des règles de fonctionnement internes de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> considérée comme syndicat des chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest et servant de base arrière depuis la fondation de la dictature par Eyadéma Gnassingbé, le meurtrier de Sylvanus Olympio lors du coup d’État militaire du 13 janvier 1963.</p>
<p>Au point qu’il fallait explorer pour le compte d’autrui toutes les marges de manœuvre pour tenter de pénétrer l’architecture sécuritaire et de souveraineté des acteurs contestataires de l’ordre occidental dans la sous-région, notamment l’Alliance des États du Sahel (AES) et certains mercenaires extra-occidentaux. Cette forme de plasticité de la Gouvernance du Togo ne doit pas être lue comme une incohérence ou une contradiction. Il s’agit d’une véritable méthode de gouvernance de la vulnérabilité d’un Etat pivot en Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Cette hypocrisie stratégique, souvent négociée aux dépens du Peuple togolais, relève en réalité d’un calcul cynique d’une stratégie de conservation du pouvoir ad aeternam dans un système international multipolarisé.</p>
<p>Le Togo de l’oligarchie Gnassingbé a choisi pour pérenniser sa survie de multiplier les options de diversification avec une diversité d’acteurs pour éviter l’affichage d’un alignement rigide sur la France et l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, même si l’entame des discussions avec la Russie et les arrangements avec la Chine, les Emirats Arabes Unis et la Turquie commencent par faire <em>« désordre »</em> pour les partenaires traditionnels qui voient leur mainmise sur Faure Gnassingbé se diluer dans la sauce gombo togolaise.</p>
<h3><a id="post-21423-_Hlk220264834"></a>5. « DEUX POIDS DEUX MESURES » AU TOGO : « SOFT POWER » OU SIMPLE MERCENARIAT D’ÉTAT</h3>
<p>Le Togo ne dispose ni d’un poids militaire significatif ni d’un soft power comparable à celui de pays comme le Rwanda, le Ghana ou même le Sénégal. Il compense donc par une diplomatie d’ambiguïté constructive, cherchant à rester fréquentable pour tous sans se couper de personne. Le discours officiel valorise les grandes valeurs de la paix, laquelle n’est nullement respectée à l’intérieur du Togo qui vit sous le sceau du silence des cimetières, du risque permanent du kidnapping, de l’embastillement brutal et d’un système rémunéré de délation au point de déstructurer pratiquement chaque famille togolaise. L’exil ou le silence servent de boussole pour toute togolaise ou togolais désireux de continuer à fouler le sol de ses aïeux.</p>
<p>Ainsi, à l’instar de son père dictateur, Faure Gnassingbé s’est trouvé une nouvelle fonction d’intermédiaire de la <em>« paix »,</em> en s’autodésignant champion de la médiation et de la facilitation, non sans une facture dont le montant total demeure bien obscur pour tous les Togolais. Cette approche de la médiation en sous-marin consiste en des pratiques dites <em>« diplomatiques »,</em> où diplomatie rime avec confidentialité totale, empêchant tous bilans. Or, il s’agit en réalité d’organiser, de ménager et même de contrôler des canaux parallèles avec des partenaires alternatifs ou agents obscurs du mercenariat international mais qui sont capables d’offrir sécurité, financement ou soutien politique uniquement aux membres d’un réseau ésotérique d’affidés qui se sont accordés pour conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris tous les moyens toxiques, criminels et hors-la-loi.</p>
<p>Il ne faut pas s’y tromper. Le paradoxe de cette stratégie extérieure de la diplomatie Gnassingbé se présente d’abord comme une fuite en avant. Une fuite devant le verdict des urnes du Peuple togolais qui le rejette dans sa grande majorité y compris celles et ceux qui vont à la mangeoire sans pouvoir s’y rassasier.</p>
<p>L’Hypocrisie stratégique du système Gnassingbé n’est pas qu’une posture destinée à lisser l’image auprès des chancelleries occidentales, elle répond directement à des impératifs internes. La priorité du régime demeure son maintien au pouvoir, la continuité du pouvoir, la gestion sécuritaire du territoire au service d’intérêts étrangers profitant d’un espace de blanchissement et la préservation d’un modèle politico-économique centré sur l’État. Pour cela, il faut éviter toute dépendance exclusive : ni la France, ni la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, ni les États-Unis d’Amérique, ni la Chine, ni la Russie ne doivent devenir des partenaires uniques. Le Togo joue donc une partition subtile, où chaque acteur extérieur est utile mais aucun ne devrait être indispensable.</p>
<p>Cette stratégie permet d’obtenir des ressources, de négocier des marges de manœuvre et de maintenir une image de médiateur <em>« qui bloque la vérité des urnes au Togo »</em> dans une Afrique polarisée en termes d’alignement.</p>
<p>Ainsi, loin d’être un simple opportunisme, le double standard togolais constitue une diplomatie de survie, typique des États prédateurs et liberticides, mais confrontés à des pressions contradictoires au point de se fourvoyer dans le non-respect en matière de défense des droits humains. Cet équilibre aléatoire, mais décousu, a pour objet de donner l’image d’un Togo où rayonne la paix des cimetières afin de <em>« rester »</em> au centre du jeu de la diplomatie d’influence sans jamais être pris au piège de l’une ou l’autre des anciennes et nouvelles puissances multipolaires.</p>
<p>Dans un contexte où :</p>
<ul>
<li>la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est fortement fragilisée et dépendante de la sécurité des pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> ;</li>
<li>les dirigeants des pays de l’AES redessinent leurs alliances avec des partenaires <em>« sûrs »,</em></li>
<li>les puissances extérieures choisissent d’exporter leurs guerres sur le sol africain, et où</li>
<li>les puissances alternatives offrent des alternatives concurrentes et sans ingérence liées à des critères démocratiques ou humanitaires ;</li>
</ul>
<p>cette stratégie est en train de devenir la norme pour plusieurs États africains qui ont choisi de vendre leur souveraineté au plus offrant et continuer à gouverner comme des mercenaires de la politique déconcentrée en Afrique. Le Togo, en ce sens, ne préfigure plus les nouvelles diplomaties africaines de l’ère multipolaire, mais est devenu un cas d’école qui sera étudié dans les livres d’histoire africaine traitant de la décolonisation occidentale.</p>
<p>En définitive, l’hypocrisie stratégique du système Gnassingbé se présente comme une forme togolaise de la diplomatie d’influence (soft power) qui s’est muée en un simple mercenariat d’Etat aux dépens du Peuple togolais qui peine à le comprendre et à s’en débarrasser. Encore faut-il comprendre l’objectif de celui qui dirige la 5<sup>e</sup> République togolaise illégale et tant décriée.</p>
<h3>6. PRÉSIDENT DU CONSEIL DU « MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ET DE LA FACILITATION » ?</h3>
<p>A force de chercher à améliorer sa crédibilité diplomatique, le Togo du système Gnassingbé est de plus en plus dépendant de l’Occident, notamment l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> sous domination des Etats-Unis d’Amérique. Or, ce nouvel <acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> a été contaminée par la gouvernance transactionnelle du Président Donald Trump qui n’a de cesse que de fragiliser, et de rendre vulnérables tous ses interlocuteurs, puisque le mot <em>« partenaire »</em> n’existe plus dans le vocabulaire <em>« trumpien ».</em> Est-ce qu’en retour, le soutien financier et sécuritaire des bailleurs traditionnels pourra se poursuivre pour maintenir en place une <em>« démocrature togolaise »</em> alors que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est fragilisée ? Est-ce que la position de <em>« neutralité active »</em> et d’intermédiaire pivot pour servir de cadre de discussions des multiples transactions pourra continuer ?</p>
<p>Assurément, sauf si le Peuple togolais prend conscience du niveau d’humiliations et de perte de dignité et de pouvoir d’achat subies et décide de réagir. C’est alors que la notion de « passerelle » qui hors des frontières du Togo optimise le rôle de médiateur et de facilitateur de Faure Gnassingbé, pourrait au plan interne lui faire défaut pour résoudre la crise politique et sociétale qui perdure depuis 1967.</p>
<p>La neutralisation des avancées et des exactions des mercenaires-terroristes-djihadistes qui sévissent sur le territoire des pays de l’AES pourrait conduire à un déplacement de ces agents de la déstabilisation vers les pays côtiers. Dans ce cadre, le Togo apparaît comme le point névralgique où la posture sécuritaire ne dépend en fait que l’assistance permanente des armes et forces extérieures au Togo. Il sera alors difficile de continuer à maximiser les opportunités grâce à la gouvernance du double standard. S’en suivra rapidement une perte du soutien occidental qui préférera utiliser Faure Gnassingbé comme une variable d’ajustement pour sauver ce qui pourra être sauvé face à un déferlement des mouvements des populations en quête de vérité, de justice et de souveraineté populaire.</p>
<p>Le risques d’une perception d’hypocrisie et d’instabilité diplomatique du Togo sont largement diffusés dans les réseaux sociaux. Il est évident pour tout partenaire sérieux du Togo que le système Gnassingbé rencontre d’énormes difficultés à construire des alliances durables dès lors que la transparence, la vérité des comptes publics et la traçabilité des paiements du Président du Conseil et chef du Gouvernement sont en jeu.</p>
<p>Il n’est donc pas possible de préserver une diplomatie de l’influence et ce soft power national sans une posture déformée de la réalité. C’est cette raison qui pousse le régime Gnassingbé à faire appel à des laudateurs et à investir massivement dans la désinformation et l’élaboration d’une <em>« vérité alternative »</em> pour peaufiner sa propre image et continuer à mystifier ceux, y compris l’Union africaine, qui croient en sa capacité à réussir des médiations et des facilitations alors que cette activité relève du tabou, sinon de l’incompétence au plan interne au niveau national. Le problème est que cette diplomatique togolaise de l’influence a des coûts élevés et impossibles à évaluer tant les informations comptables portant sur les déplacements du Gouvernement togolais relèvent de la sécurité nationale et du secret d’Etat. Comme les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’image internationale du système Gnassingbé se dégrade et s’effrite.</p>
<p>Aussi, la question qui ne trouve pas encore de réponses est de savoir si le terme <em>« Président du Conseil »</em> &#8211; nouveau titre de Faure Gnassingbé acquis dans l’illégalité et de manière anticonstitutionnelle -, ne devrait pas plutôt désigner un <em>« Président »</em> d’un Conseil du <em>« mercenariat de la médiation et de la facilitation »</em>, pour lequel le Peuple togolais n’a pas droit de cité !!!</p>
<p>Or, la gestion de la cité relève de la politique, politique dont Faure Gnassingbé exclut le Peuple togolais en usurpant la vérité des urnes et en empêchant l’expression de son choix libre et démocratique au suffrage universel.</p>
<p>Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que Faure Gnassingbé ait libéré 75 prisonniers politiques suite à une grève de la faim des prisonniers<sup><a id="post-21423-endnote-ref-1" href="#post-21423-endnote-1">[1]</a></sup>, et refuse de libérer encore de nombreux détenus politiques, dont son demi-frère Kpatcha Gnassingbé (ex-Ministre de la Défense (2005-2007) du Togo et Député <acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym> (Rassemblement du Peuple togolais) en 2009 à l’Assemblée nationale), Jean-Paul Omolou (ambassadeur itinérant du Gouvernement en exil de feu Dr. Agbéyomé Kodjo soutenu par Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro suite aux élections de 2020), Marguerite Gnakadé (ancienne ministre de la Défense) et 68 autres détenus politiques non nommés individuellement dans les communiqués publics<sup><a id="post-21423-endnote-ref-2" href="#post-21423-endnote-2">[2]</a></sup>.</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent avec insistance la demande de libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques et d’opinion sans exception ! Ils demandent avec la même insistance :</p>
<ul>
<li>la prise en charge par l’Etat des hospitalisations, des soins médicaux et des traitements psychologiques occasionnés par les détentions arbitraires, les tortures, les traitements inhumains ; ainsi que</li>
<li>l’indemnisation officielle des prisonniers politiques et d’opinion.</li>
</ul>
<p>Au vu de la situation, plusieurs options et scénarii se présentent donc au Togo dans les cinq (5) prochaines années.</p>
<h3>7. LE TOGO DU DOUBLE STANDARD 2026-2030</h3>
<p>Si au Togo, les Gnassingbé sont encore au pouvoir de manière anticonstitutionnelle et illégale et continuent à gouverner par double standard, à quoi pourrait ressembler le pays en 2030 ? Cinq scenarii se dégagent du point de vue du Peuple togolais.</p>
<p><strong>7.1 Le Togo comme « intermédiaire utile au service des intérêts étrangers »</strong></p>
<p>L’État adopte une posture de neutralité active, conciliant ses engagements régionaux avec des partenariats diversifiés. Le double standard est encadré mais institutionnalisé comme instrument de flexibilité diplomatique, sans rupture des obligations internationales. Le Togo demeure un acteur pivot, reconnu pour sa capacité de médiation et de stabilisation régionale au service des intérêts étrangers, de ses affidés et de l’armée mafieuse qui sert de milice anti-démocratique. La vérité des urnes et la vérité de comptes publics sont définitivement bannies. L’approfondissement de la démocrature deviendra le droit commun.</p>
<p><strong>7.2 Le Togo pris dans le « Piège des contradictions liées à la politique du « double standard » »</strong></p>
<p>L’usage excessif du double standard entraîne une incohérence manifeste entre engagements déclarés et pratiques effectives. Cette divergence affaiblit la crédibilité internationale de l’État et limite sa capacité à bénéficier des mécanismes régionaux et internationaux. Le Togo se trouve en situation de vulnérabilité diplomatique et de dépendance accrue. Le régime Gnassingbé pourrait alors servir de variable d’ajustement pour des intérêts étrangers qui chercheront un autre <em>« acteur »</em> mercenaire pour réaliser leurs objectifs.</p>
<p><strong>7.3 Le Togo des Coups d’Etat constitutionnels et du « Tout sécuritaire » avec l’illégalité en prime</strong></p>
<p>L’État privilégie la sécurité de ceux qui dirigent le pays et la coopération avec les acteurs du pouvoir où la loi du plus fort triomphe, ce au détriment de l’intérêt collectif du Peuple togolais. Le double standard devient un outil assumé de fausse protection du territoire alors qu’il ne s’agit que de la perpétuation et de la continuité institutionnelle du système Gnassingbé. Cette orientation entraîne un déséquilibrage des alliances, avec un amenuisement du droit, des normes et la montée vers un régime fasciste.</p>
<p><strong>7.4 Le Togo de la diplomatie de l’influence dit <em>« soft power secret »</em> au service des intérêts propres des Gnassingbé</strong></p>
<p>Le double standard est progressivement élargi au profit d’une stratégie fondée sur la cohérence de la force et de la brutalité en interne afin de mieux disposer du temps pour une médiation internationale. Cela peut conduire à une attractivité de pays tiers aligné sur les intérêts de puissances étrangères utilisant le Togo comme un intermédiaire transactionnel. L’État devient plus violent envers les populations et renforce ses capacités militaires, de sécurité rapprochée. Une image institutionnelle, logistique et diplomatique sera promue pour consolider un soft power émergent. Le Togo acquiert une position instable mais respectée par tous ceux à qui profite directement la violation des droits du Peuple togolais. Cette approche risque d’être fondée sur l’imprévisibilité, l’arbitraire et la non-conformité aux engagements internationaux afin de mieux servir les intérêts bien compris d’une oligarchie qui dépasse les frontières togolaises.</p>
<p><strong>7.5 Le Togo de la « Mutation du Peuple togolais »</strong></p>
<p>La mutation du Peuple togolais se manifeste par une prise de conscience collective du non-respect par le <em>« système Gnassingbé »</em> de ses droits, de sa souveraineté et de son rôle dans la définition du destin national et entraine une réaction populaire. Cette transformation se traduit par une mobilisation citoyenne structurée, non violente et déterminée, exigeant transparence, justice et cohérence dans la gouvernance.</p>
<p>Les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes et la Diaspora convergent enfin pour réclamer des institutions crédibles et imposer une rupture avec les pratiques opaques du passé.</p>
<p>Cette dynamique entraîne une pression civique forte mais pacifique, obligeant l’État à ouvrir un processus de transition politique et citoyenne ordonnée. Le Peuple togolais impose progressivement un nouveau contrat social dit <em>« Projet de Société Commun (PSC)»</em> inclusif, fondé sur la responsabilité, la participation, la création de richesses et la redevabilité. La mutation devient alors un mouvement historique, non pas de confrontation, mais de refondation, où la société civile redéfinit les règles du jeu politique. Le Togo entre ainsi dans une ère où la légitimité découle réellement de la volonté populaire et où la stabilité repose sur la confiance retrouvée entre citoyens et institutions.</p>
<p>Cette phase suppose l’éveil du Peuple togolais et une phase préparatoire que des conférences inclusives pour parfaire l’élaboration d’un projet de transition politique et citoyenne devront structurer pour éviter l’improvisation, consubstantielle de nombreuses transitions politiques en Afrique. Pour tirer utilement les enseignements l’histoire universelle qui montrent que toute révolution ou rupture appelle la contre-révolution ou la réaction des forces opposées au progrès, Il faudra utilement élaborer une <em>« loi de sécurité, de stabilisation et de réformes minimales »</em> pour éviter les doubles coup d’Etat révisionnistes que ne manqueront pas de fomenter les tenants d’un pouvoir qui a régné sans partage sut le Togo, pendant plus de six décennies.</p>
<h3>8. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>-<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : EN FINIR AVEC LA GOUVERNANCE DE L’ARBITRAIRE</h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA souhaitent porter à l’attention du Peuple togolais qu’il devient indispensable de constater et de dénoncer le <strong><em>double standard</em></strong> du Togo des Gnassingbé. Il s’agit d’une gouvernance du <em>« mercenariat de la médiation »</em> caractérisée par une hypocrisie stratégique qui se présente de la manière suivante :</p>
<ul>
<li>afficher une position A, surtout dans les discours et la manipulation des images et des réseaux sociaux et faite, de manière calculée, préméditée et volontariste ; et</li>
<li>présenter dans une position B, tout le contraire au plan opérationnel tout en s’assurant du silence des interlocuteurs selon des formes multiples et variées : achat des consciences, accaparement des ressources du pays notamment les hydrocarbures et les mines, défiscalisation des transactions passant par le Togo et sous-évaluation des recettes des entreprises publiques, notamment le Port autonome de Lomé, le tout ponctué d’un manque de transparence maladif endémique.</li>
</ul>
<p>La brutalité, le non-respect du droit et des libertés au plan national, que tentent de cacher les affichages dithyrambiques des laudateurs du système, soit dans la réalité celui d’un Etat sécuritaire et liberticide, ne servent qu’à préserver la sécurité du cercle très fermé du système Gnassingbé qui s’en sert pour justifier une consolidation interne du pouvoir.</p>
<p>L’hypocrisie stratégique est donc un instrument de gouvernance de l’arbitraire qui permet de rester <em>« fréquentable »</em> pour tous ceux qui pour la préservation de leurs intérêts bien compris sont dans une logique transactionnelle avec les officiels du Togo, tout en se donnant l’image qu’ils ne s’alignent sur personne. Or, c’est tout le contraire !!!</p>
<p>La montée en puissance de l’hypocrisie stratégique assumée est devenue au fil du temps un instrument de gestion à court terme pour tenter de contenir la vulnérabilité du régime Gnassingbé et assurer sa préservation.</p>
<p>Le double standard reste un outil tactique pour assoir une <em>« fausse identité »</em> permanente, qui permet de masquer l’usurpation du pouvoir du Peuple togolais. Cela ne peut être acceptable pour des citoyens et un Peuple libres.</p>
<p>Aussi, la mutation du Peuple togolais doit progressivement s’affirmer comme un processus constitutionnel par lequel la souveraineté nationale et populaire reprend sa pleine effectivité. Elle se manifeste par l’exercice collectif, pacifique et déterminé du droit de participation à la vie publique, garanti par les principes fondamentaux de l’État de droit. Il va de soi que cela ne peut se faire avec ceux-là mêmes qui depuis plus de soixante ans en ont empêché l’avènement et qui continuent sournoisement et brutalement, ce de manière illégale et anticonstitutionnelle, à s’y opposer sans comprendre et prendre en compte l’exaspération et même la colère du Peuple togolais et de sa Diaspora.</p>
<p>Manifestement l’hypocrisie d’Etat doit cesser ! Cela commence par la libération inconditionnelle des combattants de la liberté du Peuple togolais.</p>
<p>Le 29 janvier 2026.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21424" src="https://amaizo.info/files/2026/01/word-image-21423-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21425" src="https://amaizo.info/files/2026/01/word-image-21423-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21423-endnote-1">Rédaction (2026). « Togo : Kpatcha Gnassingbé, Marguerite Gnakadé et Omolou toujours en prison ». In togo-today.com. 5 janvier 2026. Accédé le 27 janvier 2026. Voir <a href="https://togo-today.com/togo-75-prisonniers-politiques-retrouvent-la-liberte-dont-abdoul-aziz-goma-asvitto/?utm_source=copilot.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togo-today.com/togo-75-prisonniers-politiques-retrouvent-la-liberte-dont-abdoul-aziz-goma-asvitto/?utm_source=copilot.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21423-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21423-endnote-2">Communique commun de ASVITTO (Association des Victimes de la Torture au Togo), Front Touche Pas à Ma Constitution (FTPMC) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>). Ce sont ces organisations qui ont publié, début janvier 2026, un communiqué conjoint affirmant que « 68 détenus politiques restants » n’ont pas été libérés. <a href="#post-21423-endnote-ref-2">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JANVIER 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LE TOGO, VERS LA FIN DU MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ? Le Togo, assujetti à la gouvernance d’une famille et de [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author></item><item><title>CHARTE DE LA MUTATION DU TOGO : PROJET DE TRANSITION POLITIQUE ET CITOYENNE</title><link>https://amaizo.info/2025/12/24/charte-de-la-mutation-du-togo-projet-de-transition-politique-et-citoyenne/16847</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>4e et 5e République</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Désobéissance civile</category><category>Faure E. Gnassingbé</category><category>Hymne national togolais</category><category>Parlement de Transition</category><category>Projet de Transition Politique Citoyen</category><category>RCDTI</category><category>Togo</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Tue, 23 Dec 2025 23:03:35 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21412</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2025/12/rcdti-cvu-togo-diaspora-charte-de-la-mutation-du-peuple-togolais-graphique-24-12-25-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21418" src="https://amaizo.info/files/2025/12/rcdti-cvu-togo-diaspora-charte-de-la-mutation-du-peuple-togolais-graphique-24-12-25-diff-740x416-1.jpg" alt="CHARTE DE LA MUTATION DU TOGO : PROJET DE TRANSITION POLITIQUE ET CITOYENNE - Illustration" width="740" height="416" /></a>CHARTE DE LA MUTATION DU TOGO : PROJET DE TRANSITION POLITIQUE ET CITOYENNE</strong></p>
<p><strong> Une proposition de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA au Peuple togolais</strong></p>
<p><strong>24 décembre 2025</strong></p>
<p><strong>RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a></p>
<h2>DISPOSITIONS LIMINAIRES</h2>
<p>Le présent instrument, inspiré des principes constitutionnels universels et des normes panafricaines de souveraineté des peuples, établit les fondements, les principes directeurs et les objectifs structurants qui encadrent la Transition politique et citoyenne du Togo.</p>
<p>Il consacre également la Charte de la Mutation du Togo et du Peuple togolais comme norme transitoire suprême, s’appuyant sur les valeurs de vérité, de justice, d’équité et d’harmonie issues de Maât, ainsi que sur les engagements de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.</p>
<p>Par cette articulation, la future Transition au Togo se dote d’un cadre juridique légitime destiné à restaurer l’autorité du droit, garantir la transparence publique et réaffirmer l’appartenance du Togo à la communauté des nations africaines œuvrant pour l’autodétermination et la gouvernance responsable.</p>
<p>******************</p>
<h2>I &#8211; PRINCIPES, BASES CONCEPTUELLES ET OBJECTIFS STRUCTURANTS</h2>
<h3>1. ENTRÉE EN MATIÈRE ET ORIENTATIONS GÉNÉRALES</h3>
<p>Reconnaissant, dans le respect des convictions de chacun, l’existence d’un Dieu universel source de vérité, de justice et d’harmonie, le Peuple togolais affirme que la dignité humaine et l’ordre vertueux qui fondent une Nation procèdent de ces principes supérieurs.</p>
<p>Inspirés par les principes immuables et les valeurs ancestrales africaines à savoir &#8211; vérité, justice, droiture, probité, solidarité, harmonie, souveraineté et unité panafricaine -, le Peuple togolais affirme que la refondation de l’État doit se conformer à ces valeurs fondamentales qui guident les nations libres et garantissent la dignité humaine.</p>
<p>Guidé par les principes immuables du vivre ensemble et en harmonie dans la diversité, la pluralité des parcours, notamment la liberté, la sécurité, l’économie de proximité, le Peuple affirme son attachement à une gouvernance qu’il s’est choisie sur la base de la vérité des urnes, fondée sur la transparence, l’équité, l’intégrité, le rejet de l’arbitraire et le rejet de la défense d’intérêts étrangers au détriment des intérêts de la nation.</p>
<p>Il réaffirme sa souveraineté inaliénable et son droit imprescriptible à déterminer librement son destin individuel et collectif.</p>
<p>Inspiré par l’idéal panafricain d’interdépendance, d’unité, de dignité et d’émancipation, il proclame la nécessité d’institutions justes, indépendantes et au service du bien commun.</p>
<p>Par cet avant‑propos, le Peuple établit les fondements éthiques et spirituels d’une troisième voie, un ordre politique nouveau alternatif à la <em>« gouvernance Gnassingbé »,</em> et conforme à la vérité et à la justice qui guident les nations souveraines et les Peuples libres.</p>
<h3>2. AVERTISSEMENT ET JUSTIFICATION</h3>
<p>Le Peuple togolais, proclamant son attachement indéfectible aux droits humains, aux libertés fondamentales et aux principes de la souveraineté populaire, constate que des pratiques contraires à l’État de droit ont durablement entravé son expression, son droit au choix de ses dirigeants et de manière unilatérale, illégale et anticonstitutionnelle, son destin collectif.</p>
<p>Résolu à rompre avec toute forme de gouvernance arbitraire et à restaurer la légitimité républicaine et africaine, il affirme la nécessité d’une Transition fondée sur la justice, la vérité, la dignité et la participation de toutes ses composantes plurielles, y compris la Diaspora.</p>
<p>Par la présente Charte de la Mutation du Togo, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA offrent à tous la possibilité de préparer le Togo de l’après système Gnassingbé sans se retrouver en prison pour avoir osé penser un Togo démocratique durablement débarrassé du système autocratique, arbitraire et liberticide, qui le régit aujourd’hui.</p>
<p>Pour cela, les principes d’une refondation institutionnelle garantissant la séparation des pouvoirs, la transparence de l’action publique et la sincérité du suffrage universel constituent un consensus sur lequel la grande majorité du Peuple togolais devra bâtir en pensant à retrouver le vivre ensemble pacifique d’avant l’arrivée d’un système d’exclusion de toutes Togolaises et tous Togolais n’adhérant pas à la pensée unique du système Gnassingbé.</p>
<p>Après plus de six décennies d’autocratie sans alternance politique, l’absence de transparence électorale et financière a profondément fragilisé la confiance publique. La persistance de détentions arbitraires et de grèves de la faim de prisonniers politiques révèle une crise aiguë de l’État de droit. Cette Charte vise à restaurer la légitimité institutionnelle, protéger les droits fondamentaux et engager une transition fondée sur la vérité, la justice et la responsabilité citoyenne.</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA proposent ainsi les éléments fondamentaux d’un État souverain, créateur de richesses, démocratique, social et solidaire, assurant à chacun et à tous, la sécurité, une participation rééquilibrée aux fruits de la croissance économique, la liberté d’opinion et d’expression, la fin de l’arbitraire, l’équité, la fin des humiliations sélectives, et le respect de la dignité humaine.</p>
<h3>3. INDISPENSABLE REFONDATION INSTITUTIONNELLE AU COURS D’UNE TRANSITION DÉMOCRATIQUE</h3>
<p>Le Peuple togolais, conscient des atteintes portées à la souveraineté populaire, à l’État de droit et aux libertés fondamentales par un système de gouvernance autoritaire établi depuis plusieurs décennies, affirme sa volonté de restaurer la légalité républicaine et la primauté du strict rétablissement de l’Etat de droit, qui garantit à chaque citoyen un traitement équitable.</p>
<p>Sur la foi du constat de l’exclusion d’une immense majorité de citoyennes et citoyens, y compris ceux de la Diaspora, de la conduite des affaires publiques, il augure de la nécessité d’une Transition fondée sur une participation citoyenne la plus large possible, la transparence et la responsabilité.</p>
<p>La présente Charte de la Mutation du Togo, constituant une des premières propositions d’un futur « <em>Projet de Transition Politique et Citoyenne</em> (PTPC) » place au-dessus de tout, l’adhésion de tous aux principes d’une refondation institutionnelle garantissant la séparation des pouvoirs, la vérité des urnes, la vérité des comptes publics, la redevabilité publique et l’égalité de tous devant la loi.</p>
<p>Elle consacre l’engagement du Peuple à bâtir une société juste, inclusive et solidaire, respectueuse des droits humains, de la diversité culturelle, de la préservation et de l’utilisation des ressources nationales au profit du Peuple togolais tout entier.</p>
<p>Par cette Charte, le Peuple togolais se dote des fondements juridiques d’une Transition démocratique destinée à préparer l’avènement d’un État souverain, créateur de richesses partagées, libre, social et respectueux de la dignité humaine.</p>
<h3>4. INCLUSIVITÉ DE LA DIVERSITÉ ET DE LA PLURALITÉ DU PEUPLE TOGOLAIS</h3>
<p>Le Projet de Transition Politique et Citoyenne (PTPC) repose sur l’inclusivité d’un Togo pluriel, multiconfessionnel et libre. Il écarte tout principe de discrimination par le strict respect de la liberté de pensée, de la liberté de conscience et des convictions de chacun. Comme il s’agit d’une Charte de la mutation du Togo, de la Togolaise et du Togolais, elle relie ce Peuple aux valeurs spirituelles du Bien, renonçant ainsi au Mal sous toutes ses formes grâce aux valeurs cardinales de la Maât : vérité, justice, droiture et harmonie. La Charte est de pleine valeur juridique, elle protège la dignité humaine et l’harmonie de l’ordre vertueux, héritées des principes supérieurs des ancêtres africains. Elle demeure totalement compatible avec un État laïque, pluraliste où tous les citoyens y compris les militaires sont soumis au respect de la Loi fondamentale que constitue la Constitution adoptée par le Peuple togolais.</p>
<h3>5. RESTAURER LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE ET LA PRÉSERVATION DU BIEN COMMUN</h3>
<p>Conformément à la sagesse africaine et au principe central de la Maât selon lequel l’ordre du monde spirituel et matériel repose sur la vérité, la justice, la probité, la solidarité, l’harmonie et la droiture, le Peuple togolais doit s’affranchir de tous complexes et mimétismes culturels extérieurs à l’Afrique.</p>
<p>En référence aux systèmes traditionnels de gouvernance du continent africain avant l’arrivée des envahisseurs coloniaux, et en retrouvant les fondements de l’ordre social africain, le Peuple togolais doit rappeler et affirmer que nul, pas même les forces armées, ne peut se soustraire au respect de la Constitution et des institutions légitimes de la Nation.</p>
<p>Héritiers des valeurs de gouvernance équilibrée, de <a id="post-21412-_Hlk217152798"></a>responsabilité collective et de préservation du bien commun transmises par nos anciens, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent que toute autorité publique qui travaille au service du Peuple togolais, ne peut exercer son magistère que dans le respect de la vérité, la justice et de la loyauté envers le Peuple souverain.</p>
<h3>6. BASES CONCEPTUELLES ET DIMENSION PANAFRICAINE</h3>
<p>Le projet de refondation du Peuple togolais et du Togo se présente comme une alternative à un projet fondé sur l’autocratie et l’unilatéralisme où le Peuple est systématiquement exclu. Aussi la Charte de refondation du Peuple togolais été du Togo repose, au plan conceptuel, sur la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. Cela suppose qu’il faudra à un moment ou un autre, faire reposer la bien-fondé du pouvoir représentatif sur la transparence intégrale des processus électoraux et financiers, garantissant la légitimité démocratique et la confiance citoyenne. Cela ne peut se faire comme par le passé sans une obligation de reddition des comptes, une indépendance des organes de contrôle et l’accès public aux données électorales et budgétaires.</p>
<p>La Charte de refondation, dans le cadre du projet de transition politique et citoyenne, vise à restaurer l’État de droit, prévenir les abus de pouvoir et assurer une gouvernance responsable.</p>
<p>Au-delà de tout, cette Charte doit contribuer à replacer le citoyen au centre de la décision publique, comme acteur et garant de la transition.</p>
<p>Le projet s’appuie sur les principes de souveraineté des peuples et d’autodétermination consacrés par les instruments juridiques panafricains, en particulier la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il intègre les principes de Maât, &#8211; vérité, justice, équité, responsabilité, probité -, comme normes éthiques guidant l’action publique et la régulation institutionnelle. Ces fondements établissent l’exigence de transparence électorale et financière, la justiciabilité des droits civiques et la restauration de l’équilibre entre gouvernants et gouvernés dans le cadre d’une transition conforme à l’État de droit.</p>
<h3>7. OBJECTIF DE LA CHARTE DE REFONDATION DU PEUPLE TOGOLAIS ET DU TOGO</h3>
<p>L’objectif poursuivi consiste à refonder l’État de droit, soit le respect des principes fondamentaux : -de souveraineté populaire, de justice, de vérité, de transparence, et des valeurs africaines ancestrales-, afin d’assurer une Transition démocratique, souveraine, pacifique et durable.</p>
<p>Le processus de refondation et de mutation du Peuple togolais et du Togo se décline alors en 10 chapitres interdépendants :</p>
<ol>
<li>Titre 1 : Établir les valeurs éthiques, les missions essentielles et la durée limitée de la Transition ;</li>
<li>Titre 2 : Garantir la souveraineté sécuritaire, économique, sanitaire, alimentaire et culturelle du pays par des Conseils stratégiques responsables et redevables ;</li>
<li>Titre 3 : Organiser les institutions, les organes et les acteurs de la Transition, assurer la transparence, prévenir la corruption et restructurer le projet de société commun à partir des besoins essentiels de la nation et du budget disponible ;</li>
<li>Titre 4 : Définir les règles de révision de la Charte de la Mutation ;</li>
<li>Titre 5 : Fixer les dispositions transitoires, la préséance de la Charte et les modalités de fin de Transition ;</li>
<li>Titre 6 : Assurer la redevabilité sur la vérité des urnes, la vérité des comptes publics et la sécurité nationale ;</li>
<li>Titre 7 : Elections locales et nationales reposant sur la vérité des urnes et des comptes publics ;</li>
<li>Titre 8 : Adoption par le Peuple togolais ;</li>
<li>Titre 9 : Redynamiser l’esprit de l’unité plurielle des luttes d’indépendance</li>
<li>Titre 10 : Faire appel aux amis stratégiques du Peuple togolais souverain.</li>
</ol>
<h3>8. À QUI S’ADRESSE LA CHARTE DE LA REFONDATION DU TOGO ?</h3>
<p>La Charte de la Refondation du Togo s’adresse en priorité :</p>
<p><strong>1. Au Peuple togolais dans son ensemble</strong></p>
<p>Comme titulaire exclusif de la souveraineté, elle s’adresse à toutes les citoyennes et tous les citoyens, sans distinction d’origine, d’opinion ou de condition, afin de réaffirmer leurs droits fondamentaux et leur rôle central dans la Transition.</p>
<p><strong>2. Aux forces démocratiques et citoyennes</strong></p>
<p>Elle vise les organisations civiles, les mouvements citoyens, les acteurs communautaires, les défenseurs des droits humains et toutes les composantes engagées dans la restauration de la vérité, de la justice et de la transparence.</p>
<p><strong>3. Aux institutions nationales appelées à être réformées</strong></p>
<p>Elle s’adresse aux organes constitutionnels, administratifs, judiciaires et de contrôle, afin de définir les normes, obligations et responsabilités qui encadrent leur action durant la période transitoire.</p>
<p><strong>4. Aux forces politiques et associatives engagées dans la Transition</strong></p>
<p>Elle concerne les partis, coalitions et acteurs politiques qui reconnaissent la nécessité d’une alternance pacifique, de la vérité des urnes et de la vérité des comptes publics.</p>
<p><strong>5. À la Diaspora togolaise</strong></p>
<p>Acteur stratégique de souveraineté, de financement, d’expertise et de plaidoyer, la diaspora est explicitement destinataire de la Charte en tant que force contributive à la refondation nationale.</p>
<p><strong>6. Aux partenaires africains et amis panafricains</strong></p>
<p>Dans une logique d’intégration et de solidarité continentale, la Charte s’adresse également aux institutions africaines (<acronym title="Union africaine">UA</acronym>, <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Cour africaine, Commission africaine des droits de l’homme) et aux peuples frères, afin d’inscrire la Transition dans les normes panafricaines de souveraineté, d’autodétermination et de gouvernance responsable.</p>
<p><strong>7. Aux partenaires internationaux garants des droits humains et amis du Peuple togolais</strong></p>
<p>Sans renoncer à la souveraineté nationale, la Charte s’adresse aussi aux organisations internationales engagées dans la protection des droits fondamentaux, la transparence et l’État de droit.</p>
<p><a id="post-21412-_Hlk217325197"></a> ******************</p>
<h2>II &#8211; CHARTE DE LA MUTATION DU TOGO ET DU PEUPLE TOGOLAIS</h2>
<h2>PROJET DE TRANSITION POLITIQUE ET CITOYENNE (PTPC)</h2>
<h3>AVANT PROPOS</h3>
<p>Le Peuple togolais souverain est invité à améliorer des propositions constructives et à s’impliquer dans leur réalisation pour faciliter, le moment venu, une adoption de la présente Charte augmentée, afin de garantir la justice, la vérité, la souveraineté, la transparence et la refondation démocratique du Togo et du Peuple togolais, conformément aux valeurs africaines ancestrales et aux principes de la Maât.</p>
<p>Reconnaissant la sagesse des Ancêtres et les principes de la Maât qui fondent l’ordre juste. &#8211; vérité, justice, probité, solidarité, harmonie et respect du vivant -, le Peuple togolais affirme sa souveraineté inaliénable et son droit de décider librement de son destin.</p>
<p>Fidèle aux traditions africaines de gouvernance collective, de palabre constructive, de création de richesses équitablement réparties, de responsabilité partagée et de respect de la dignité humaine, il proclame la nécessité d’une Transition guidée par l’équilibre, la transparence et la protection du bien commun. Conscient des dérives qui ont profondément altéré le fonctionnement de l’État, il établit la présente Charte pour restaurer l’ordre juste, garantir la sécurité de la Nation, préserver les ressources vitales et assurer la participation de toutes les composantes du Peuple, y compris la Diaspora.</p>
<p>Par cette Charte, le Peuple se dote d’un cadre de Mutation destiné à refonder l’État et le citoyen asphyxié et formaté par le système Gnassingbé, un cadre apte au rétablissement de la vérité des urnes, de la vérité des comptes dans la gestion publique et à préparer l’avènement d’une gouvernance souveraine, plus juste et durable.</p>
<p>Le Projet de transition politique et citoyenne vise à refonder le contrat social togolais. Il s’appuie sur 21 commissions thématiques regroupées en quatre axes majeurs qui feront l’objet de budgets spécifiques :</p>
<ol>
<li>Sécurité, libertés fondamentales et droits humains ;</li>
<li>Vivre ensemble et institutions démocratiques ;</li>
<li>Économie, agilité, efficience et emploi ;</li>
<li>Bien-être, capacités et capabilités.</li>
</ol>
<h3>PRÉAMBULE</h3>
<p>Guidé par la sagesse des Ancêtres et par les principes de la Maât, -vérité, justice, harmonie et probité-, le Peuple togolais affirme sa souveraineté inaliénable et son droit de refonder l’État selon ses propres valeurs. Fidèle à l’idéal panafricain d’unité, de dignité et d’autodétermination, il adopte la présente Charte de la Mutation pour restaurer une vie politique plus juste, protéger le bien commun et préparer l’avènement d’une gouvernance souveraine, équitable et durable.</p>
<h2>TITRE I — VALEURS, PRINCIPES ÉTHIQUES, MISSION ET DURÉE</h2>
<h3>Vérité et Justice et solidarité comme fondement de l’ordre social et de l’organisation économique</h3>
<h4><strong>Article 1 — Valeurs fondamentales</strong></h4>
<p>La Mutation repose sur la justice, la transparence, l’équité et l’inclusion citoyenne, conformément aux valeurs africaines d’harmonie et de respect du bien commun.</p>
<h4><strong>Article 2 — Principes éthiques</strong></h4>
<p>Les acteurs de la Transition respectent les droits humains, la primauté de l’intérêt général, la non‑violence et la dignité de chaque citoyenne et citoyen.</p>
<h4><strong>Article 3 — Mission de la Mutation</strong></h4>
<p>La Mutation vise à rétablir la confiance entre citoyens et institutions, à préparer des élections crédibles libres et transparentes et à instaurer une gouvernance fondée sur la vérité des urnes et des comptes publics.</p>
<h4><strong>Article 4 — Durée de la Transition</strong></h4>
<p>La durée de la Transition est fixée par le Peuple togolais, sans influence extérieure, dans l’exercice de sa souveraineté.</p>
<h2>TITRE II — CONSEIL STRATÉGIQUE ET CHARTE DE SOUVERAINETÉ</h2>
<h3>Décentralisation et Fédéralisme &#8211; Souveraineté collective et autodétermination</h3>
<h4><strong>Article 5 — Conseil stratégique de la Mutation</strong></h4>
<p>La Charte est mise en œuvre par un Conseil stratégique de sécurité et de souveraineté, garant de la vision globale de la Transition.</p>
<h4><strong>Article 6 — Conseils spécialisés</strong></h4>
<p>Le Conseil stratégique s’appuie sur dix Conseils spécialisés chargés de :</p>
<ol>
<li>la sécurité, la défense et le positionnement géostratégique ;</li>
<li>la souveraineté territoriale ;</li>
<li>la souveraineté économique, monétaire, financière et culturelle ;</li>
<li>la salubrité publique et l’hygiène ;</li>
<li>le civisme et la culture afrocentrée ;</li>
<li>l’organisation décentralisée en soutien au fédéralisme africain et au panafricanisme ;</li>
<li>la liberté d’opinion et d’expression, l’information et la communication ;</li>
<li>l’économie circulaire, la protection de l’environnement et de la biodiversité ;</li>
<li>le suivi et la redevabilité envers le Peuple ;</li>
<li>la vision stratégique d’autosuffisance et de souveraineté sécuritaire commune.</li>
</ol>
<h2>TITRE III — DISPOSITIONS COMMUNES</h2>
<h3>Probité, responsabilité et rééquilibrage des contre-pouvoirs et des forces sociales</h3>
<h4><strong>Article 7 — Principes généraux</strong></h4>
<p>La Transition est conduite selon les principes de transparence, d’inclusion, de participation citoyenne et de responsabilité collective.</p>
<h4><strong>Article 8 — Organes de Mutation</strong></h4>
<p>Les organes de Mutation constituent les structures de pilotage y compris le Parlement transitoire, les structures de coordination et celles de mise en œuvre de la Transition.</p>
<h4><strong>Article 9 — Organisations de Mutation</strong></h4>
<p>Les organisations de Mutation regroupent les institutions partenaires, les associations citoyennes, les corps intermédiaires et les structures communautaires.</p>
<h4><strong>Article 10 — Acteurs de la Mutation</strong></h4>
<p>Les acteurs de la Mutation incluent les citoyens, la société civile, la Diaspora, les forces de sécurité, ainsi que les institutions religieuses, culturelles et traditionnelles.</p>
<h4><strong>Article 11 — Révision de la Charte</strong></h4>
<p>La Charte peut être adaptée aux évolutions du contexte national selon les mécanismes prévus au Titre IV.</p>
<h4><strong>Article 12 — Dispositions transitoires</strong></h4>
<p>Les dispositions transitoires, prévues au Titre V, définissent le cadre juridique, organisationnel et opérationnel de la Transition.</p>
<h2>TITRE IV — RÉVISION DE LA CHARTE</h2>
<h3>Panafricanisme — Adaptabilité et intelligence collective</h3>
<h4><strong>Article 13 — Initiative de révision</strong></h4>
<p>L’initiative de révision peut être prise par tout acteur reconnu de la Transition, sous réserve d’obtenir une majorité qualifiée.</p>
<h4><strong>Article 14 — Conditions de révision</strong></h4>
<p>Toute révision requiert un consensus et une validation formelle par les organes de Mutation.</p>
<h4><strong>Article 15 — Délai de promulgation</strong></h4>
<p>La promulgation d’un acte de révision intervient automatiquement dans un délai de quatre semaines afin d’éviter tout blocage institutionnel.</p>
<h4><strong>Article 16 — Promulgation</strong></h4>
<p>L’acte de révision est validé par le Conseil stratégique et rendu public sans délai.</p>
<h2>TITRE V — DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES</h2>
<h3>Restauration d’un Ordre politique, économique et social approuvé par le Peuple et reposant sur la vérité des urnes et la restauration d’un système de contre-pouvoirs constructif</h3>
<h4><strong>Article 17 — Durée de la Transition</strong></h4>
<p>La durée de la Transition est décidée par le Peuple togolais et ne peut être influencée par aucune entité étrangère. Il pourra être prolongé exceptionnellement au plus de six (6) mois pour faciliter l’organisation des élections fondées sur un recensement optimal de la population et le principe du respect de la vérité des urnes. Cela permettra d’assurer la vérification des listes électorales pour n&rsquo;exclure personne comme par le passé.</p>
<h4><strong>Article 18 — Parlement de transition et gouvernance par ordonnances</strong></h4>
<p>Le mode de gouvernance par ordonnances est autorisé, limité dans le temps et soumis à la ratification du Parlement de Transition.</p>
<p>Le Parlement de Transition exerce les attributions d’Assemblée constituante. À ce titre, et assisté par le Conseil stratégique de la mutation et des conseils spécialisés (voir Titre II), le Parlement de transition est chargé d’élaborer un projet de Constitution fondé sur les valeurs et principes énoncés dans la Charte de Mutation et répondant aux exigences de la refondation de l’État togolais. Le projet de Constitution ainsi adopté par le Parlement de Transition est soumis à l’approbation du Peuple par voie référendaire, préalablement à l’élection présidentielle.</p>
<h4><strong>Article 19 — Primauté de la Charte</strong></h4>
<p>En cas de conflit d’interprétation, la Charte de la Mutation prévaut sur toute autre norme, y compris la Constitution originelle de 1992 et ses différentes versions révisées de manière unilatérale.</p>
<h4><strong>Article 20 — Vide juridique</strong></h4>
<p>En cas de vide juridique, le Président de la Mutation statue après avis des acteurs de la Transition et c’est la Constitution de 1992 originelle qui servira de référence jusqu’à l’adoption de la Constitution issue de la Transition, ce qui exclut la Constitution de la 19 avril 2024 non adoptée par le Peuple togolais mais promulguée le 6 mai 2024 par un Président de la République anticonstitutionnel qui a imposé unilatéralement ainsi l’entrée du Togo dans la Cinquième République, désavouée par la majorité du Peuple togolais, et donc la contestation devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est en cours.</p>
<h4><strong>Article 21 — Clôture de la Transition</strong></h4>
<p>La Transition prend fin avec l’élection et l’investiture d’un nouveau Président, sur la base de la vérité des urnes et des comptes publics. La Constitution du 14 octobre 1992, telle qu’adoptée par 92 % du Peuple togolais lors du référendum du 27 septembre 1992, est réhabilitée provisoirement, les versions ultérieures, non ratifiées consensuellement, étant déclarées illégales. Elle permettra de guider les travaux de la Transition jusqu’à la proclamation de la nouvelle Constitution issue de la Transition. C’est donc bien la Constitution issue de la Transition qui permettra l&rsquo;élection du futur Président du Togo, ce sur la base des propositions du Parlement de Transition, et dans le cadre de la restauration de la vérité des urnes et des comptes publics.</p>
<h4><strong>Article 22 — Sécurisation</strong></h4>
<p>La sécurisation de la Transition est assurée par les forces de sécurité nationales, sous contrôle civil et hors cadre d’accords de défense secrets avec des puissances étrangères.</p>
<h4><strong>Article 23 — Priorité économique et sociale</strong></h4>
<p>La Transition favorise la reconversion de 30 à 50 % des citoyens vers des activités génératrices de revenus, l’organisation en groupements d’intérêts, la formalisation de l’économie et la bancarisation.</p>
<h2>TITRE VI — REDEVABILITÉ</h2>
<h3>Vérité et transparence comme devoir envers le Peuple souverain</h3>
<h4><strong>Article 24 — Vérité des urnes</strong></h4>
<p>Un bilan transparent des élections est établi, garantissant le respect du choix populaire.</p>
<h4><strong>Article 25 — Vérité des comptes publics</strong></h4>
<p>Les finances de l’État font l’objet d’audits réguliers, publiés et accessibles au Peuple, afin de lutter contre la corruption.</p>
<h4><strong>Article 26 — Sécurité élargie</strong></h4>
<p>La sécurité militaire, territoriale, sanitaire et alimentaire fait l’objet d’une évaluation régulière et publique.</p>
<h2>TITRE VII — ÉLECTIONS LOCALES ET NATIONALES REPOSANT SUR LA VÉRITÉ DES URNES ET DES COMPTES PUBLICS</h2>
<h3>Légitimité populaire et autodétermination et Panafricanisme</h3>
<h4><strong>Article 27 — Représentativité, fondement électoral et neutralisation des manipulations électorales</strong></h4>
<p>Les élections locales et nationales sont organisées sur la base de la vérité des urnes et de la vérité des comptes publics. Tout sera mis en œuvre pour empêcher les manipulations passées tant de la première Transition togolais, que les nombreuses élections nationales et locales au Togo.</p>
<h4><strong>Article 28 — Finalité de la Charte</strong></h4>
<p>La Charte de la Mutation constitue la feuille de route de la refondation nationale, articulant souveraineté, participation citoyenne, priorité économique et redevabilité démocratique.</p>
<h4><strong>Article 29</strong> <strong>— Fédéralisme, décentralisation et Citoyen africain avant d’être citoyen togolais</strong></h4>
<p>Tout citoyen(ne) togolais(e) est d’abord reconnu(e) comme citoyen(ne) africain(e), porteur(se) d’une identité et d’une responsabilité continentales. L’État togolais sera organisé selon un fédéralisme de subsidiarité, où les principales décisions seront prises au niveau le plus proche des communautés. La décentralisation constitue le principe d’action de l’État, en opposition à la déconcentration du système Gnassingbé qui maintient en réalité la centralisation du pouvoir. L’approche fédéraliste pour le Togo va permettre d’être prêt pour l’interdépendance d’une Afrique souveraine, une transition vers l’unité africaine en 2063.</p>
<h4><strong>Article 30</strong> <strong>— Intégration des suggestions issues de la palabre africaine inclusive et constructive</strong></h4>
<p>La Transition reconnaît la palabre africaine comme un espace légitime de dialogue, de vérité et de construction collective. Les suggestions issues de ces échanges inclusifs et constructifs sont recueillies, examinées et intégrées, lorsque pertinentes, dans la conduite de la Mutation, afin de garantir que la voix des communautés éclaire les décisions nationales et africaines.</p>
<h2>Titre VIII — ADOPTION PAR LE PEUPLE TOGOLAIS</h2>
<h4><strong>Article 31 —</strong> <strong>Affirmer le pouvoir du Peuple souverain</strong></h4>
<p>En vertu de son pouvoir constituant originaire, le Peuple togolais adopte la présente Charte de la Mutation comme norme suprême de la Transition. Par cet acte souverain, il réaffirme son attachement aux principes de la Maât, &#8211; vérité, justice, probité et harmonie -, ainsi qu’aux idéaux panafricains d’unité, de dignité et d’autodétermination.</p>
<h4><strong>Article 32 — Construire une majorité au sein d’un Peuple togolais loyal et sincère</strong></h4>
<p>La présente Charte, une fois augmentée avec la partie du Peuple qui veut préparer l’après système Gnassingbé, engage l’ensemble des institutions, des organes de la Transition et des citoyens à œuvrer, dans la loyauté et la transparence, à la restauration de l’État de droit, à la protection du bien commun et à la consolidation de la souveraineté nationale.</p>
<h4><strong>Article 33 —</strong> <strong>Organiser pacifiquement la Transition politique</strong></h4>
<p>Le Projet de transition politique et citoyenne constitue le fondement juridique de la refondation politique, économique et sociale du Togo, et encadre la conduite de la Transition jusqu’à l’avènement d’un ordre constitutionnel légitime, fondé sur la vérité des urnes et la vérité des comptes publics.</p>
<h4><strong>Article 34 —</strong> <strong>Responsabilité envers les générations futures</strong></h4>
<p>Par cette proclamation solennelle, le Peuple togolais scelle son engagement à transmettre aux générations futures un État juste, stable et souverain, fidèle à son héritage africain et ouvert à son destin continental, et demain mondial, résumé par nos aïeux<sup><a id="post-21412-endnote-ref-1" href="#post-21412-endnote-1">[1]</a></sup> dans la formule <em>« le Togo chéri, l’or de l’humanité ».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>TITRE IX. REDYNAMISER L’ESPRIT DE L’UNITÉ PLURIELLE DES LUTTES D’INDÉPENDANCE</h2>
<h4><strong>Article 35 — Référence à l’hymne national et engagement du Peuple togolais</strong></h4>
<p>L’hymne national, en appelant à l’unité du peuple, à la dignité et à la liberté, à l’effort collectif pour bâtir la Nation, ainsi qu’à la paix et à la justice, soutient pleinement l’esprit de la Transition et de la Charte de la Mutation. Il rappelle que le Togo doit se reconstruire dans la vérité, la souveraineté, la solidarité et la responsabilité collective, conformément à la volonté du Peuple.</p>
<h4><strong>Article 36 — Retrouver l’unité, la dignité, l’épanouissement et la souveraineté dite « Ablodè »</strong></h4>
<p>L’hymne national, expression sacrée de l’unité, de la dignité et de la liberté du Peuple togolais, inspire et soutient la Transition et la Charte de la Mutation. Il rappelle à chaque citoyenne et citoyen le devoir de bâtir la Nation dans la paix, la justice, l’effort collectif et la souveraineté, conformément à la volonté du Peuple et aux valeurs africaines qui fondent la refondation de l’État.</p>
<h4><strong>Article 37 — Protection de la Transition contre toute prise de pouvoir illégale</strong></h4>
<p>Toute tentative de coup d’État -constitutionnel ou militaire-, de prise de pouvoir par la force ou de renversement des institutions de la Transition, constitue une violation grave de la souveraineté du Peuple togolais. En pareil cas, le Conseil stratégique de la Mutation, l’Assemblée souveraine du Peuple et les autorités civiles légitimes demeurent les seules institutions habilitées à assurer la continuité de l’État et à prendre les mesures nécessaires pour préserver l’ordre constitutionnel, la paix nationale et la sécurité des populations. Les forces de sécurité sont tenues, conformément à leur serment, de protéger la Charte, de défendre les institutions légitimes et de garantir le retour immédiat à l’ordre constitutionnel établi par le Peuple.</p>
<h4><strong>Article 38 — Action pacifique du Peuple souverain en défense de l’ordre constitutionnel</strong></h4>
<p>En cas d’atteinte grave à la Charte de la Mutation ou de tentative de prise de pouvoir illégale, le Peuple togolais, détenteur de la souveraineté, exerce son droit de résistance pacifique conformément aux valeurs de la Maât. Cette résistance peut prendre la forme de mobilisations citoyennes, de manifestations publiques non violentes, de désobéissance civile respectueuse de l’intégrité des personnes et des biens, ainsi que de toute expression collective légitime visant à rétablir l’ordre constitutionnel. Les institutions civiles de la Transition veillent à garantir un cadre sécurisé permettant au Peuple d’exprimer sa volonté sans violence et dans le respect de la dignité humaine. Des actions juridiques seront déposées auprès des cours de justice compétentes nationales et supranationales en action urgente.</p>
<h2>Titre X &#8211; FAIRE APPEL AUX AMIS STRATÉGIQUES DU PEUPLE TOGOLAIS SOUVERAIN</h2>
<h4><strong>Article 39 — Coopération stratégique au service de la souveraineté nationale</strong></h4>
<p>Le Togo, dans le respect de sa souveraineté et de la volonté du Peuple, peut activer ses alliances stratégiques avec les États et organisations amis afin de préserver la stabilité nationale, la sécurité du territoire et la continuité de l’ordre constitutionnel. Cette coopération, fondée sur la réciprocité, la transparence et la solidarité africaine et internationale, ne peut en aucun cas porter atteinte à l’indépendance politique du Peuple togolais, ni à la primauté de la Charte de la Mutation.</p>
<h2>CONCLUSION : LA TROISIÈME VOIE VERS l’UNITÉ NATIONALE RETROUVÉE AU TOGO</h2>
<p>La Charte de la Mutation du Peuple togolais et du Togo est devenue par la force des choses, la troisième voie alternative, pour restaurer la souveraineté du Peuple face à un système qui a confisqué les libertés et détourné l’État de sa mission première.</p>
<p>Elle vise à :</p>
<ul>
<li>replacer l’intérêt national au‑dessus des influences intérieures et ingérences extérieures qui privent le Peuple togolais du bénéfice de ses richesses sur des bases équitables ; et</li>
<li>à refonder la gouvernance sur la vérité, justice, la transparence et la solidarité ;</li>
</ul>
<p>Elle affirme la volonté du Peuple togolais de reprendre en main son destin dans la transparence, la paix, la dignité et la légitimité.</p>
<p>Le 24 décembre 2025.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA </strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21413" src="https://amaizo.info/files/2025/12/word-image-21412-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21414" src="https://amaizo.info/files/2025/12/word-image-21412-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes : </strong></p>
<ol>
<li id="post-21412-endnote-1">« SALUT À TOI, PAYS DE NOS AÏEUX » dit « Terre de nos aïeux » est l&rsquo;hymne national du Togo. Il est écrit et composé par Alex Casimir-Dosseh et a été adopté en 1960 lors de l’indépendance du 27 avril 1960 du Togo.<strong><em>1 &#8211; Salut à toi pays de nos aïeux,<br />
Toi qui les rendais forts, paisibles et joyeux,<br />
Cultivant vertu, vaillance,<br />
Pour la postérité.<br />
Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté,<br />
Togo debout, luttons sans défaillance,<br />
Vainquons ou mourons, mais dans la dignité,<br />
Grand Dieu, toi seul nous as exaltés,<br />
Du Togo pour la prospérité,<br />
Togolais viens, bâtissons la cité.</em></strong><strong><em>2 &#8211; Dans l&rsquo;unité nous voulons te servir,<br />
C&rsquo;est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,<br />
Clamons fort notre devise,<br />
Que rien ne peut ternir.<br />
Seul artisan de ton bonheur, ainsi que de ton avenir,<br />
brisons partout les chaînes de la traîtrise,<br />
Et nous te jurons toujours fidélité,<br />
Et aimer servir, se dépasser,<br />
Faire encore de toi sans nous lasser,<br />
Togo chéri, l&rsquo;or de l&rsquo;humanité.</em></strong><strong><em>3 &#8211; Salut, Salut à l&rsquo;Univers entier<br />
Unissons nos efforts sur l&rsquo;immense chantier<br />
D&rsquo;où naîtra toute nouvelle<br />
La Grande Humanité<br />
Partout au lieu de la misère, apportons la félicité.<br />
Chassons du monde la haine rebelle<br />
Finis l&rsquo;esclavage et la Captivité<br />
A l&rsquo;étoile de la liberté,<br />
Renouons la solidarité<br />
Des Nations dans la fraternité.</em></strong> <a href="#post-21412-endnote-ref-1">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;CHARTE DE LA MUTATION DU TOGO : PROJET DE TRANSITION POLITIQUE ET CITOYENNE Une proposition de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA au Peuple togolais 24 décembre 2025 RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org DISPOSITIONS LIMINAIRES Le présent instrument, inspiré des principes [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author></item><item><title>LE TOGO FALSIFIE LA DÉMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME : Un « faux » Congrès Panafricain pour légitimer un système autocratique et liberticide</title><link>https://amaizo.info/2025/12/13/le-togo-falsifie-la-democratie-et-le-panafricanisme-un-faux-congres-panafricain-pour-legitimer-un-systeme-autocratique-et-liberticide/16823</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>Société</category><category>Abdoul Aziz Goma</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Désobéissance civile</category><category>Faure E. Gnassingbé</category><category>Jean-Paul Oumolou</category><category>Mgr Philippe Fanoko Kpodzro</category><category>Pétition internationale</category><category>Prisonniers politiques au Togo</category><category>Projet de Transition Politique Citoyen - 4e et 5e République</category><category>RCDTI</category><category>Togo</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Sat, 13 Dec 2025 10:45:19 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21400</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2025/12/legitimer-lautocratie-graphique-cvu-togo-diaspora-13-12-25-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21403" src="https://amaizo.info/files/2025/12/legitimer-lautocratie-graphique-cvu-togo-diaspora-13-12-25-diff-740x412-1.jpg" alt="" width="740" height="412" /></a></p>
<p>Avec en annexe :</p>
<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2025/12/petition-internationale-liberation-prisonniers-politiques-togo-13-12-25.pdf" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>PÉTITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO</strong></a></p>
<p><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 13 DÉCEMBRE 2025 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS CE QUI SE PASSE AU TOGO</h3>
<p>Nul ne peut dire qu’il ne sait pas que le Togo vit sous un système politique et économique marqué par la cooptation des élites et la privatisation de l’État au profit d’une garde prétorienne clanique et compradore, destinée à empêcher toute préparation de l’après‑Gnassingbé.</p>
<p>Dans ce contexte, le pouvoir instrumentalise le panafricanisme en le révisant profondément, transformant ce référentiel idéologique en un simple artifice de légitimation d’une autocratie parlementaire fortement contestée par le Peuple togolais. Cette manipulation contribue à accentuer l’aliénation totale du Peuple togolais, conséquence de la gouvernance du système Gnassingbé (fils) depuis 2005, nourrie par la peur, la corruption, la délation, l’autocensure et la perte de confiance.</p>
<p>Face à cette dérive, il est urgent de questionner les caractéristiques de l’instrumentalisation du panafricanisme, d’interpeller les élites qui participent à la conférence panafricaine organisée par le régime et de proposer des recommandations pour une transition politique inclusive et constructive.</p>
<p>Enfin, alors qu’ils sont en grève de la faim illimitée (plus de 35 jours déjà), des prisonniers politiques, des acteurs directement impliqués dans la défense des droits humains au Togo et la libération du Peuple togolais du joug du système Gnassingbé, ont lancé une pétition internationale pour la libération immédiate des prisonniers politiques que <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA reproduisent à la fin du présent communiqué pour accroitre sa visibilité par une diffusion élargie.</p>
<p>Tout soutien à cette pétition s’impose comme un acte de solidarité et de résistance et de libération sans conditions des prisonniers politiques du système Gnassingbé. Leur seul et unique tort est d’avoir défendu directement et indirectement la liberté, la liberté d’expression et le droit à l’autodétermination du Peuple togolais. Le Peuple ne peut rester insensible. Le Peuple ne peut rester insensible. La possibilité d’un après-système Faure Gnassingbé doit s’enraciner dans l’esprit de chacun des citoyens qui veulent libérer le Togo et son Peuple d’un système dictatorial qui ne fait jamais le bilan de ses actes illégaux et anticonstitutionnels. La lutte pour la libération des prisonniers politiques s’inscrit dans cet esprit.</p>
<h3>1. LA COOPTATION DES ÉLITES POUR LÉGITIMER L’AUTOCRATIE ET LÉGALITÉ DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE</h3>
<p>Les régimes autocratiques en Afrique, au Togo en particulier, falsifient la vérité des urnes, la vérité des comptes publics, détournent le pouvoir à leur bénéfice exclusif, annihilent, de fait, la vie démocratique. Les dirigeants occidentaux qui, en arrière-plan, sont à la manœuvre pour le maintien du <em>statu quo</em> qui favorise leurs intérêts, font silence (coupable) ou plaident l’innocence lorsque le système autocratique et anti-démocratique les arrange. A ce titre, ils finissent par ne plus faire partie de la solution mais deviennent le problème aux yeux du Peuple africain, qui ne se prive pas de le faire savoir massivement, de manière intempestive et raisonnée.</p>
<p>Au Togo, le pays est dominé par un régime qui a bafoué la Constitution adoptée par le Peuple en 1992 et a fini par l’abolir dans des conditions d’irrégularités formelles et d’irrégularités substantielles. Ces irrégularités ont été mises en exergue et portées devant une juridiction, en l’occurrence la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>) et font l’objet d’un procès intenté par <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA.</p>
<ul>
<li>La nouveauté de la gouvernance de Faure Gnassingbé -un Président en procès pour illégalité et anticonstitutionnalité auprès de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>-, consiste, en plus de la falsification de la vérité des urnes, à éliminer des possibles candidats alternatifs, à détourner et dérouter le panafricanisme de ses fondements en s’appuyant sur des méthodes iniques et unilatérales pour légitimer le pouvoir du système politique Gnassingbé à savoir :</li>
<li>la répression des libertés et l’embastillement sans procès des démocrates qualifiés d’opposants, dont 37 sont actuellement en grève de la faim depuis plus de 35 jours ;</li>
<li>l’interdiction des manifestations populaires et la répression des manifestants au lieu de les encadrer pour assurer leur sécurité ;</li>
<li>le musèlement de la population par la censure des propositions alternatives et défavorables à la pensée unique du pouvoir, notamment sur les médias officiels et les réseaux sociaux ;</li>
<li>le récusation de la séparation des pouvoirs ;</li>
<li>le contrôle et, de fait, la mise sous tutelle de toutes institutions indépendantes à commencer par les médias, la justice et le parlement ;</li>
<li>l’instrumentalisation du discours panafricaniste ;</li>
<li>la cooptation et la distribution de prébendes à certaines élites adeptes de la ventrologie à géométrie variable pour défendre l’indéfendable ;</li>
<li>la manipulation et la fraude électorale à grande échelle pour assurer la pérennité du clan Gnassingbé au pouvoir, réduire la Nation togolaise à un cercle restreint hiérarchisé de partisans qui occupent l’ensemble du maillage décisionnel du pays, politique, économique, sociétal ; et</li>
<li>la subordination d’une armée assimilable et comparable à une milice de garde prétorienne qui foule au pied la Constitution du Peuple pour s’aligner sur ladite nouvelle 5<sup>e</sup> République, anticonstitutionnelle et illégale, taillée sur mesure pour mettre fin à l’élection du Président de la république au suffrage universel direct et imposer à la tête de l’Etat togolais -ce sans limite de mandat, donc <em>ad vitam aeternam</em> selon le système politique en vigueur-, un Faure Gnassingbé mué en Président du Conseil des ministres ; ce dernier refuse systématiquement de faire un bilan objectif de l’état du Togo aux Togolaises et Togolais, pensant s’affranchir de la vérité sur son bilan à savoir : la condition sociale d’extrême précarité de millions de Togolaises et des Togolais depuis près de 20 ans qu’il exerce le pouvoir de manière usurpée en recourant de façon récurrente et unilatérale à la fraude électorale massive et à la contre-vérité des urnes.</li>
</ul>
<p>Il est à souligner fortement que ce Faure Gnassingbé, devenu récemment Président du Conseil, chef de gouvernement, avec tous les pouvoirs de l’État concentrés entre ses mains, n’a reçu aucun mandat électoral du Peuple togolais. Il en a profité pour vider de tous pouvoirs et de tous budgets autonomes, le poste de <em>« Président de la République »</em>, devenu un Président honorifique, symbolique, un véritable Chef d’Etat protocolaire sans moyens d’action. Même les cérémonies et représentations protocolaires lui sont interdits. Ce Président n’est pas un Président de façade, ni même un Président fantoche car il ne peut même pas être manipulé par d’autres forces, tant son autonomie a été neutralisée. Il n’est même pas un Président décoratif car la fonction d’apparat lui est interdit par « autocensure » Il s’agit donc bien d’un Président nominal qui porte le titre mais ne détient aucune partie de la substance du pouvoir. Faure Gnassingbé et son pouvoir militaro-ésotérique se donnant des apparences civiles inauguré au Togo le premier Président de papier sur papier. Ce dernier existe dans les textes de la Constitution de la 5<sup>e</sup> République anticonstitutionnelle mais n’a aucune réalité pour le Peuple togolais, ni pour le système Gnassingbé. Ce Président muet, interdit et empêché de décider faute de moyens, existe pourtant : il s’appelle : Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové<sup><a id="post-21400-endnote-ref-1" href="#post-21400-endnote-1">[1]</a></sup>. Il a été choisi le 3 mai 2025 par le Parlement réuni en Congrès. Son rôle est essentiellement honorifique et protocolaire, car le véritable pouvoir exécutif est exercé par le Président du Conseil, Chef du Gouvernement.</p>
<p>En effet, Faure Gnassingbé est l’initiateur et le bénéficiaire d’un double coup d’État institutionnel et constitutionnel fait au cours du premier semestre de 2024 par un parlement monocolore hors-la-loi et un Président de la république déjà anticonstitutionnel et illégal ; ce double coup d’État ayant abouti à une nouvelle constitution non préalablement débattue par le Peuple et non soumise non plus au Peuple par voie référendaire et au renversement de la 4ème République au profit de la soi-disant 5ème République rejetée par la grande majorité du Peuple togolais. Cette double forfaiture tombe sous le coup de l’article 150 de la constitution consensuelle de 1992 dont l’alinéa 2 établit la base légale de la riposte et de la résistance populaire : <em>« Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s&rsquo;organiser pour faire échec à l&rsquo;autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs » </em>et l’alinéa 3 criminalise ses auteurs <em>« Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois<sup><a id="post-21400-endnote-ref-2" href="#post-21400-endnote-2">[2]</a></sup></em> » ! En pratique, cette Constitution originelle qualifie tout coup d’État ou tentative de renversement du régime comme un crime imprescriptible, c’est‑à‑dire qui ne peut jamais être effacé par le temps.</p>
<p>Ainsi, autant la Constitution de 1992, <em>« fille unique »</em> de la transition politique, adoptée massivement par référendum, jouait le rôle de creuset de la Nation, autant la soi-disant nouvelle Constitution, tueuse de la précédente, unilatérale. Elle a été adoptée sans débat, nuitamment et en catimini sur fond de corruption par un parlement godillot dont le mandat légal était terminé depuis 3 mois<sup><a id="post-21400-endnote-ref-3" href="#post-21400-endnote-3">[3]</a></sup>. Une telle Constitution, engendrant une république fantôme, laissant des pans entiers d’entités mafieuses impunies, ne peut créer que la désunion, la division et la dispersion du tissu social togolais aux quatre coins du monde.</p>
<p>De ce fait, de nombreuses voix se sont élevées pour affirmer que le parti de Faure Gnassingbé, Union pour la République, est un <em>« républicophage »</em> létal plus dangereux que le coronavirus 19 et dont le but inavoué est de piller, appauvrir et détruire la Nation togolaise et son Peuple. L’absence de démenti à ces critiques et le refus de l’Etat togolais de s’expliquer devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur l’illégalité et l’anticonstitutionnalité de la 5<sup>e</sup> République et des actes posés par le Président du Conseil, Chef du Gouvernement demeure une énigme.</p>
<p>Dans ces circonstances sombres et sans perspective d’avenir où injustices, souffrances, absence de liberté, cris d’indignation, misère, famine et maladies rivalisent durant près de 60 ans du règne du système Gnassingbé le soi-disant discours sur l’État de la Nation du Président du Conseil de la République, Chef de gouvernement, est en fait un discours de miroir aux alouettes adressé aux partisans, affidés et thuriféraires qui forment l’État Gnassingbé d’où est exclue la grande majorité du Peuple togolais !</p>
<h3>2. PRIVATISATION DU TOGO GRÂCE À LA GARDE PRÉTORIENNE ÉLARGIE ET COMPRADORE</h3>
<p>Une garde prétorienne élargie aux partisans de Faure Gnassingbé forme un système de gouvernance du Togo qui se caractérise par des attitudes d’arrogance et de mépris vis-à-vis de la plus grande partie du Peuple togolais privée de contre-pouvoirs, <em>de facto</em> sans défense. Cette garde prétorienne élargie s’est enrichie outrageusement de manière visible, avec une grande arrogance et une totale impudeur, sur le dos du Peuple togolais. Elle mérite donc bien la qualification de garde prétorienne élargie compradore, laquelle s’est muée en une élite locale ségrégationniste qui collabore avec des intérêts étrangers, souvent au détriment de l’indépendance économique nationale. Cette garde prétorienne compradore est devenue une classe dirigeante entièrement à part au Togo, qui transgresse à satiété les règles de l’Etat de droit. Elle se départit du jeu institutionnel et ainsi ne dépend et ne défend que ses propres intérêts et ceux des entreprises et puissances étrangères qui soutiennent cette oligarchie aux dépens des intérêts du Peuple togolais. De ce fait, cette garde prétorienne élargie agit davantage comme un relais de domination et de persécution du Peuple togolais et moins comme un acteur autonome au service du Peuple. D’ailleurs, dans tous les pays de la sous-région du Sahel où se sont produits des coups d’Etat où les militaires ont choisi de défendre le Peuple, il a fallu commencer par mettre fin aux avantages et abus de cette garde prétorienne élargie.</p>
<p>La garde prétorienne élargie compradore structure la société togolaise pour s’accaparer, depuis le sommet jusqu’au fin fond des zones rurales, les richesses du Peuple togolais. Pour ce faire, il importe de décortiquer une partie de son mode opératoire :</p>
<ul>
<li>la constitution, l’organisation et l’utilisation hiérarchisée de milices politiques officieuses et officielles qui sont organisées et structurées pour bafouer : 1/ la Constitution du Peuple togolais, 2/ les Droits fondamentaux des citoyens et du Peuple, et 3/ bien sûr la Justice qui est toujours instrumentalisée pour non pas protéger le citoyen, mais légitimer les décisions anticonstitutionnelles et illégales du pouvoir. De fait, ces milices civiles ou armées, agissent comme des bras armés du régime ;</li>
<li>Tout le système décisionnel du système Gnassingbé est contrôlé par un cercle de fidèles, ce qui transforme la garde prétorienne élargie compradore en un appareil partisan coercitif verrouillé, au service exclusif d’une oligarchie agissant comme la caste des intouchables et des impunis du Togo ;</li>
<li>Tout le pouvoir Gnassingbé est concentré entre les mains d’un noyau restreint qui impose son autorité à partir du noyau principal que constitue l’armée clanique issue d’un même groupe ethnique et liée par des liens indéfectibles ésotériques de soumission et de loyauté. Ce système forme une dictature du clan Gnassingbé qui s’élargit par cercles concentriques en recourant à l’achat des consciences et de certaines élites surfant sur les tendances déformées des principes et idées manipulés de la <em>« démocratie à l’africaine »,</em> ou du <em>« panafricanisme »</em> ;</li>
<li>Toutes les institutions ont été et sont instrumentalisées pour servir exclusivement les intérêts du régime Gnassingbé au point que le parti de Faure Gnassingbé, l’Union pour la République, est un parti qui par imposition d’une pensée unique dans l’espace public et l’absence de démocratie en son sein, a profondément phagocyté, pour ne pas dire avalé, l’Etat togolais. Ce qui a transformé le Togo en un parti Etat ;</li>
<li>Seul Faure Gnassingbé et son cercle d’affidés s’accrochent à leur 5<sup>e</sup> République. Le Peuple togolais, lui, refuse cette imposture et réclame avec force le rétablissement du suffrage universel direct de la 4<sup>e</sup> République et l’application scrupuleux de la Constitution de 1992, plébiscitée à 95 % par les Togolaises et les Togolais ;</li>
<li>La loyauté, le zèle et l’allégeance au clan ne portent pas sur le respect de la Loi fondamentale du pays que constitue la Constitution du Peuple de 1992 -qui fondait la 4<sup>e</sup> République-, mais constitue un détournement unilatéral de cette loyauté vers le Chef Faure Gnassingbé, fils du père Etienne Eyadéma Gnassingbé. Ce système de fidélité de l’armée clanique et prétorienne togolaise à la famille Gnassingbé et ce mode de gouvernement par la force, priment sur les principes fondamentaux de la Constitution, sur l’ensemble des institutions, sur toute justice, sur toute légalité et bien sûr sur tout intérêt national. Cette usurpation est une imposture qui permet un captage de tous les rouages de décision et entraine un pouvoir de nuisance et un mépris inouïs envers le Peuple togolais.</li>
</ul>
<h3>3. GARDE PRÉTORIENNE CLANIQUE POUR EMPÊCHER DE PRÉPARER L’APRES-RÉGIME GNASSINGBÉ AU TOGO</h3>
<p>C’est ainsi que la garde prétorienne, clanique et militaire au départ, au fil des usurpations de la vérité des urnes depuis 1967, avec une accélération depuis 2005 suite au coup d’Etat sanglant de Faure Gnassingbé, est devenue un réseau de partisans verrouillant l’État, la société togolaise et l’avenir du Togo. Bref, la garde prétorienne élargie et compradore du Togo a privatisé l’Etat togolais avec une oligarchie mafieuse, sécuritaire et partisane. Il ne faut donc pas s’étonner que l’exigence de tout audit indépendant des comptes publics, est un sujet éminemment tabou. Alors parler de vérité des comptes publics et de vérité des urnes au Togo, en proposer le strict respect comme une alternative pour renouer avec l’éthique et donner droit au peuple de choisir librement des dirigeants compétents relève de la gageure, est considéré par le pouvoir comme une provocation, voire une exhortation à révéler l’usurpation du pouvoir par le clan Gnassingbé, par des abus de droit de tous ordres depuis plus de 60 ans.</p>
<p><a id="post-21400-_Hlk216206417"></a> Cette garde prétorienne élargie a besoin parfois de mercenaires à la solde d’intérêts étrangers. Il ne faut pas s’étonner de trouver des milices composées d’individus ne parlant pas un mot des langues togolaises, bastonnant ou kidnappant des citoyens démocrates togolais sur le sol togolais en toute impunité. On passe rapidement du corps militaire et sécuritaire, de préférence clanique, chargé de protéger le chef d’État et ses affidés à de véritables mercenaires payés pour exécuter des basses besognes y compris des assassinats. Ce point a été soulevé par <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et reste pour le moment sans réponses.</p>
<p>Cette garde prétorienne élargie finit par croire qu’elle peut et doit, au nom d’un Peuple qui ne lui a donné aucun mandat, s’accaparer le pouvoir sans mesurer parfois les enjeux de puissance géostratégiques. Avec l’ignorance, la servitude volontaire pour des raisons alimentaires, les crimes impunis, la peur qui en découle, mais aussi la soif de certains togolais pour la facilité et l’arrivisme, cette garde prétorienne s’est élargie pour intégrer le groupe de fidèles loyaux et/ou de proches partisans dévoués qui défendent un dirigeant, souvent en exerçant une influence ou une répression disproportionnée. Or cette influence peut s’exercer physiquement ou intellectuellement, même s’il s’agit d’un parjure, parfois difficile à détecter.</p>
<p>Mais ce qu’il y a de sûr, c’est que la garde prétorienne élargie constituée des forces de sécurité et des cercles de pouvoir élargis à des élites étrangères poussées par la ventrologie, est amenée à protéger le régime autoritaire contre toutes formes de velléités de propositions alternatives pour préparer l’après-régime Gnassingbé au Togo. Or, il s’agit là d’une grave atteinte à la démocratie et à la liberté d’expression. Ce rôle dévolu à une opposition politique n’émargeant pas la nuit auprès de Faure Gnassingbé s’est évanoui dans le brouillard des compromissions et autres alignements dits de circonstances. Or, depuis l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir, ces alignements de circonstances sont devenus structurels au point qu’aujourd’hui en fin 2025, il est extrêmement difficile de faire la différence entre le système Gnassingbé et certains partis politiques et organisations de la société civiles (<acronym title="Organisations de la Société Civile">OSC</acronym>) au Togo.</p>
<h3>4. RÉVISIONNISME APPROFONDI DU PANAFRICANISME ET ARTIFICE DE LÉGITMATION D’UNE AUTOCRATIE PARLEMENTAIRE</h3>
<p>Organisée par le Gouvernement du Togo, en partenariat avec l’Union africaine, la conférence panafricaine qui s’est tenue à Lomé du 8 au 12 décembre 2025 se présente comme le « 9ᵉ Congrès panafricain ». Elle avait comme thème <em>« Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».</em></p>
<p>Il est difficile d’intégrer cette conférence à la série de <em>« Congrès panafricains »</em> passés il y a plus d’un siècle. En effet, les plaintes en illégalité, anticonstitutionnalité et illégitimité qui pèsent sur le gouvernement Gnassingbé et surtout la volonté de <em>révisionnisme approfondi du panafricanisme</em> par un régime aligné sur la défense d’intérêts étrangers met à la mal l’opération de légitimation politique du système Gnassingbé. Cet état de fait ne trompe que ceux, au Togo, dans la diaspora et les communautés afrodescendantes, qui ont choisi de participer et légitimer le régime Gnassingbé, non sans contrepartie d’assouvissement d’une satisfaction ventrologique.</p>
<p>Il s’agit pour les organisateurs de tenter de redéfinir des thèmes servant à légitimer des points de vue d’accaparement et de conservation du pouvoir conquis sans vérité des urnes pour la plupart d’entre eux. Les principaux thèmes doivent donc être révisés à l’aune du point de vue et des aspirations majoritaires du Peuple africain, très largement exclu du cénacle convié à débattre à Lomé, dans l’agenda de la conférence à savoir :</p>
<ul>
<li>la redéfinition du panafricanisme pour l’adapter aux défis contemporains dans lesquels leurs rôles de gouvernants ne doivent subir aucune alternance politique ;</li>
<li>le repositionnement du rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions mondiales (<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, etc.) alors qu’en Afrique, la majorité des dirigeants africains accepte sans sourciller et sans le moindre d’état d’âme ou marque amour-propre, que l’Union africaine soit financée à plus de 80 % par des sources de financement extérieures et non panafricaines ;</li>
<li>la reformulation de la technique de <em>« mendiant individuel ou collectif »</em> et de la <em>« gestion de l’argent des autres »</em> en tentant de mobiliser les ressources africaines et de renforcer l’autonomie stratégique du continent pour mieux refuser de faire le bilan des corruptions et des manques à gagner dus aux profits tirés de l’exploitation des ressource naturelles volés aux Peuples africains depuis les indépendances des années 1960&#8230;</li>
</ul>
<p>L&rsquo;historien et anthropologue sénégalais Cheikh Anta Diop, l’un des plus grands savants africains de l’ère moderne ne s’y est pas trompé en rappelant que : <em>« Ainsi l&rsquo;impérialisme […] tue d&rsquo;abord spirituellement et culturellement l&rsquo;être, avant de chercher à l&rsquo;éliminer physiquement.</em> <em>La négation de l’histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde<sup><a id="post-21400-endnote-ref-4" href="#post-21400-endnote-4">[4]</a></sup> ». </em>Il dénonçait déjà la falsification culturelle et historique qui affecte la pensée sur l’histoire de l’Afrique et les apports de ses peuples, ce qui éclaire le révisionnisme actuel du panafricanisme. Le régime togolais de Faure Gnassingbé s’est positionné à l’avant-garde de ce révisionnisme actuel du panafricanisme pour son propre compte et celui des intérêts non-africains.</p>
<p>Si l’on considère l’apport des grands penseurs et auteurs qui ont façonné le panafricanisme, comme Cheikh Anta Diop<sup><a id="post-21400-endnote-ref-5" href="#post-21400-endnote-5">[5]</a></sup>, Aimé Césaire<sup><a id="post-21400-endnote-ref-6" href="#post-21400-endnote-6">[6]</a></sup>, Kwame Nkrumah<sup><a id="post-21400-endnote-ref-7" href="#post-21400-endnote-7">[7]</a></sup>, Frantz Fanon<sup><a id="post-21400-endnote-ref-8" href="#post-21400-endnote-8">[8]</a></sup> ou William Edward Burghardt Du Bois<sup><a id="post-21400-endnote-ref-9" href="#post-21400-endnote-9">[9]</a></sup>, tous ont souligné que la domination commence par une destruction culturelle et spirituelle, avant de se traduire par la violence physique ou politique. Oui, que personne ne s’y trompe. Le Togo de Faure Gnassingbé fonctionne en mode dynamique et boulimique de révisionnisme du panafricanisme sous le couvert d’utiliser des élites africaines, certaines parfois adeptes de la ventrologie. Cette démarche vise à s’offrir à bon compte un artifice qui lui permet de légitimer sa propre autocratie « faussement » parlementaire, laquelle désormais dépouille le Peuple togolais de son droit légitime à choisir ses représentants, à partir du strict respect de la vérité des urnes.</p>
<p>Pendant même que se déroulent les conciliabules de ce jeu de dupes que constitue le 9° congrès panafricain, des innocents togolais, prisonniers politiques ou d’opinion qui ont lutté pour libérer du Togo du système Gnassingbé payent au prix fort leur engagement et croupissent dans la prison civile de Lomé, à deux pas des travaux du Congrès, sans que cela gêne le moins du monde les congressistes qui préfèrent regarder ailleurs. Honte à ceux-là qui se murent dans le déni de la réalité du Togo !</p>
<p>À l’instar des grands panafricanistes cités plus haut, Faure Gnassingbé s’emploiera à gratifier les congressistes de propos pompeux pour dénoncer la violence coloniale. Mais dans son entreprise de révisionnisme panafricain, il se gardera de dénoncer la violence du système Gnassingbé qui a remplacé la violence coloniale, encore moins d’appeler à la libération des peuples opprimés. En l’espèce, par crainte que le Peuple togolais et sa Diaspora opprimés par le système Gnassingbé, ne lui renvoient en miroir ses propres turpitudes. Et les laudateurs de tout poil, présents à la conférence applaudiront le révisionnisme !</p>
<p>Que ce soit par les quatre grandes méthodes d’usurpation du pouvoir mentionné ci-dessous, Faure Gnassingbé devrait recevoir le prix <em>« Nobel falsifié »</em> de la manipulation de la Démocratie pour avoir :</p>
<ul>
<li>manipulé les élections au Togo entre 2005 et 2025 avec les bourrages d’urnes, la falsification des résultats, le contrôle des commissions électorales et la manipulation systématique des résultats proclamés, la prolongation illégale des mandats par des révisions constitutionnelles antidémocratiques, le tout dans le sang, la peur et la privation d’exercer une activité au Togo, forçant de nombreux citoyens togolais à l’exil ;</li>
<li>réprimé un nombre incalculable de citoyens innocents et qualifiés d’opposants pour avoir défendu la démocratie et la vérité des urnes, le tout sous la forme d’arrestations arbitraires, d’intimidation des médias et journalistes, d’interdiction des partis politiques, des organisations de la société civile de défense des droits humains et des manifestations populaires, avec le soutien actif de militaires zélés et de milices armées restées totalement impunies à ce jour ;</li>
<li>contrôlé des institutions de la République et mis sous tutelle le parlement, la justice, les médias et certains partis politiques et associations afin d’empêcher l’émergence et la prospérité de tout contre-pouvoir réel et l’organisation d’une alternative de l’après système Faure Gnassingbé ;</li>
<li>devenu l’expert en usage de coups d’État institutionnels ou pseudo-transitions, pour se légitimer au pouvoir à vie, grâce au soutien des militaires, d’élites docilisées, et des « <em>milices de la délation</em> » qui ont choisi de soutenir l’appropriation clanique du pouvoir politique au Togo, pour en profiter elles-mêmes et légitimer à l’international, une fausse image de stabilité pour tenter de consolider l’assise du système Gnassingbé (largement minoritaire) et le légitimer, alors qu’il n’est rien d’autre qu’un régime autocratique et dictatorial, sans aucun scrupule.</li>
</ul>
<h3>5. TOGO : RÉVISIONNISME DU RÉFÉRENTIEL IDÉOLOGIQUE DU PANAFRICANISME PAR LE SYST<a id="post-21400-_Hlk215164976"></a>ÈME GNASSINGBÉ</h3>
<p>Le panafricanisme, en tant que projet intellectuel et politique né au début du 20ᵉ siècle, visait à promouvoir l’unité des Peuples africains et leur émancipation face aux dominations coloniales et néocoloniales. Toutefois, dans certains contextes postcoloniaux et contemporains, ce référentiel idéologique est soumis à un processus de révisionnisme. Ce dernier consiste à réinterpréter, voire à dénaturer, les fondements du panafricanisme afin de les adapter aux besoins de régimes politiques qui cherchent à consolider leur pouvoir. Loin de constituer un instrument d’émancipation, le panafricanisme est mobilisé comme un discours de légitimation, destiné à masquer les pratiques autoritaires et à donner une apparence de respectabilité à des systèmes politiques contestés.</p>
<p>Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique plus large de ce que <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA qualifient d’<strong>autocratie parlementaire</strong>. Celle-ci se caractérise par une concentration du pouvoir entre les mains d’un cercle restreint de dirigeants, de partisans et de miliciens tout en conservant les apparences institutionnelles d’un régime représentatif. Les institutions parlementaires et judiciaires, censées garantir l’équilibre des pouvoirs, sont neutralisées ou instrumentalisées, tandis que les processus électoraux sont vidés de leur substance démocratique. C’est donc dans ce cadre que le recours au discours panafricaniste proféré par cette engeance constitue un artifice. Il permet de mobiliser des symboles historiques et culturels pour légitimer un pouvoir qui, en réalité, nie les principes fondamentaux et universels de toute vie harmonieuse en société, pluralisme, liberté, vérité des urnes, transparence et vérité des comptes publics et en définitive, de souveraineté populaire légitime.</p>
<p>Cette instrumentalisation s’apparente à ce que Cheikh Anta Diop dénonçait déjà dans <em>Civilisation ou Barbarie</em> : <em>« L’Afrique doit cesser d’être un terrain d’expérimentation pour les autres<sup><a id="post-21400-endnote-ref-10" href="#post-21400-endnote-10">[10]</a></sup> ». </em>Or, le Togo des panafricanistes circonstanciels, le Togo des panafricanistes de convenance et de connivence, est en train de servir de terrain d’expérimentation du révisionnisme du panafricanisme afin de mieux tuer dans l’œuf le réveil d’une jeunesse africaine de plus en plus consciente et moins manipulable par les médias politiquement corrects et dits<em> « mainstream ».</em></p>
<p>De même, Aimé Césaire, dans son <em>Discours sur le colonialisme</em>, souligne la trahison des principes universels par les systèmes oppressifs : <em>« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde<sup><a id="post-21400-endnote-ref-11" href="#post-21400-endnote-11">[11]</a></sup>».</em> Cette citation illustre la manière dont certains régimes africains utilisent le panafricanisme comme façade, tout en trahissant ses valeurs fondatrices et plus particulièrement l’esprit <em>« UBUNTU »,</em> selon lequel en Afrique, <em>« je suis parce que nous sommes »</em>, redécliné en <em>« On est ensemble ».</em> Il est question de l’humanité partagée avec en filigrane la relation pacifique aux autres fondée sur un respect mutuel et une dignité réciproque qui ne peut s’épanouir que dans la solidarité, l’interdépendance et la compassion entre les êtres humains. Au demeurant, il s’agit plus d’une éthique de vie qui valorise la communauté, le respect mutuel et la dignité collective, ce qui s’oppose avec l’individualisme forcené d’ailleurs, le non-respect des autres, et la loi du plus fort accompagné d’une volonté systématique de déstabilisation, de désunion et d’affaiblissement des valeurs morales. Or, l’Afrique du panafricanisme est aux antipodes de ces valeurs venues d’ailleurs. Un proverbe africain nous rappelle l’essentiel : <em>« « Quand les toiles d’araignée s’unissent, elles peuvent ligoter un lion ». </em>Encore faut-il vouloir s’unir<sup><a id="post-21400-endnote-ref-12" href="#post-21400-endnote-12">[12]</a></sup> !</p>
<p>Kwame Nkrumah, figure centrale du panafricanisme, insistait sur l’unité comme condition de survie et de puissance : <em>« Divisés nous sommes faibles. Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde<sup><a id="post-21400-endnote-ref-13" href="#post-21400-endnote-13">[13]</a></sup> »</em>. Le détournement de ce message pour légitimer des régimes autoritaires constitue une falsification flagrante de l’esprit panafricaniste.</p>
<p>Enfin, Frantz Fanon, dans <em>Les Damnés de la Terre</em>, rappelle que la domination coloniale commence par la destruction de l’esprit avant de s’imposer par la force : <em>« Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doté de raison. Il est la violence à l’état de nature<sup><a id="post-21400-endnote-ref-14" href="#post-21400-endnote-14">[14]</a></sup> ».</em> Cette analyse éclaire la logique de violence symbolique et institutionnelle qui accompagne l’artifice de légitimation des autocraties parlementaires.</p>
<p>William Edward Burghardt Du Bois (W.E.B. Du Bois), pionnier du panafricanisme, avait lui aussi insisté sur la fracture raciale comme instrument de domination : <em>« Le problème du 20<sup>e</sup> siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs<sup><a id="post-21400-endnote-ref-15" href="#post-21400-endnote-15">[15]</a></sup> ».</em> C’est la division culturelle et raciale qui est devenue une arme politique qui est soulignée et qui est relancée par ceux des dirigeants africains qui servent indirectement les intérêts étrangers avec ceux de leurs peuples qui ont choisi de prolonger la servitude volontaire avec des élites méprisant leurs peuples sauf que ces derniers acceptent, de gré ou de force, de les flatter ou de les servir. Le raccommodage du panafricanisme de décembre 2025 par Faure Gnassingbé ne poursuit d’autre but de que de servir de stratégie de légitimation de son système autoritaire, non sans un clin d’œil à Donald Trump, qui n’a pas hésité à mettre le Togo sur la liste des régimes indésirables suite à des trafics de passeport diplomatiques<sup><a id="post-21400-endnote-ref-16" href="#post-21400-endnote-16">[16]</a></sup>…</p>
<p>Ainsi, le révisionnisme approfondi du panafricanisme et l’artifice de légitimation d’une autocratie parlementaire révèlent une contradiction fondamentale : l’usage d’un discours d’unité et de libération pour justifier des pratiques de confiscation du pouvoir. Cette contradiction souligne la nécessité d’une vigilance critique face aux détournements idéologiques et institutionnels, afin de préserver la substance démocratique et l’authenticité des véritables projets panafricanistes.</p>
<h3>6. CARACTÉRISTIQUES DE L’INSTRUMENTALISATION DU PANAFRICANISME PAR LE RÉGIME TOGOLAIS POUR SE LÉGITIMER.</h3>
<p>La falsification de la démocratie et l’instrumentalisation du panafricanisme reposent sur une stratégie double et interdépendante à savoir ;</p>
<ul>
<li>réprimer les libertés, manipuler les institutions, et</li>
<li>détourner les idéaux panafricanistes pour légitimer des régimes autoritaires.</li>
</ul>
<p>Ces méthodes créent une illusion de souveraineté et d’unité africaine, tout en consolidant des systèmes liberticides. Le Togo de Faure Gnassingbé est passé <em>« maître »</em> en la matière non sans l’approbation des chancelleries occidentales, enfermées dans le déni de réalité car adeptes du maintien du statu quo, mais qui ne pourront encore longtemps fuir leur responsabilité, car aujourd’hui les réseaux sociaux permettent de ne plus maintenir la jeunesse africaine dans le déni ou l’ignorance. Les caractéristiques multiples de l’instrumentation du panafricanisme par le régime togolais pourraient se résumer en quatre points.</p>
<ul>
<li><strong><em>LE DISCOURS DE FAÇADE.</em></strong> Il s’agit pour certains dirigeants, Faure Gnassingbé en particulier, d’invoquer le panafricanisme pour se présenter comme un vrai <em>« faux »</em> défenseur de la souveraineté africaine, alors qu’il perpétue les pratiques liberticides. À ce titre, son discours sur l’Etat de la nation togolaise<sup><a id="post-21400-endnote-ref-17" href="#post-21400-endnote-17">[17]</a></sup> a sonné aussi creux qu’une calebasse de griot, car après 20 ans de règne sans partage sur les affaires du Togo, il est incapable de présenter objectivement le bilan de ses actions et ose se projeter sur les 20 prochaines années comme s’il allait <em>« corriger »</em> ce qu’il a détruit de fondamental au Togo et pour le Peuple togolais, en l’occurrence la liberté et la souveraineté idéologiquement rappelées dans le terme <em>« Ablodè »</em> en Ewe/Mina.</li>
<li><strong><em>LE NATIONALISME DE CONVENANCE</em></strong> qui repose sur le rejet du modèle démocratique occidental de façade mais est d’abord utilisé comme prétexte pour justifier l’absence de libertés et la concentration du pouvoir, ce avec le soutien actif de laudateurs et flagorneurs comme un certain ex-journaliste de Radio France internationale et quelques nouveaux acteurs des réseaux sociaux qui risquent de perdre leur légitimité panafricaine comme leur prédécesseur journaliste.</li>
<li><strong><em>LA COOPTATION DES ELITES INTELLECTUELLES ET RELIGIEUSES</em>,</strong> qui sont mobilisées et payées comme de vulgaires mercenaires de la « parole falsifiée » pour légitimer le régime Gnassingbé en invoquant des valeurs culturelles ou identitaires africaines.</li>
<li><strong><em>LA FRAGMENTATION DES MOUVEMENTS PANAFRICANISTES</em></strong> qui repose sur le fameux <em>« diviser pour régner »</em> que les régimes liberticides promeuvent et encouragent car assurant des divisions internes pour mieux neutraliser les voix critiques prônant l’alternative afin de mieux affaiblir toute unité nationale, et demain toute unité panafricaine.</li>
</ul>
<p>Les méthodes sont claires et sont indissociables entre une démocratie falsifiée et un panafricanisme instrumentalisé.</p>
<p>Les méthodes sont aussi connues : il s’agit de manipulations électorales, répression des libertés, contrôle des institutions, discours panafricaniste détourné et falsifié, cooptation d’élites peu éthiques et fragmentation des mouvements.</p>
<p>Les objectifs multiples sont à mettre en exergue à savoir : le refus de quitter le pouvoir et l’urgence de trouver des artifices pour s’y maintenir, unilatéralement et illégalement, le tout sans légitimité réelle, l’élimination systématique de toutes alternatives et de l’opposition ainsi que l’annihilation de toutes les formes de critiques, la neutralisation des contre-pouvoirs légitimes, souvent en catimini, le besoin de <em>« diviser pour régner en maître absolu »,</em> et ainsi de pouvoir se donner une image de défenseur de l’Afrique et tenter d’obtenir une caution morale et intellectuelle notamment par le soutien tacite des intellectuels et chancelleries africaines et internationales défroquées.</p>
<p>Il s’agit principalement de la perte de confiance populaire, l’instauration d’un climat de peur et d’autocensure, une concentration du pouvoir exécutif doublée d’une confusion idéologique avec le panafricanisme falsifié, la perte de crédibilité, le renforcement du système autocratique avec en filigrane une volonté non cachée d’empêcher l’évolution vers le fédéralisme africain et donc d’œuvrer pour l’échec de l’unité africaine en se positionnant comme un acteur du révisionnisme panafricain.</p>
<p>La grotesque et caricaturale conférence panafricaine de Lomé de décembre 2025 a eu le mérite de mettre les projecteurs sur le Togo et permettre une réflexion sur le cas togolais, où un gouvernement usurpateur à l’antipode des principes du panafricanisme se fait chantre du mouvement pour se légitimer. Seule Faure Gnassingbé et ses amis auraient cru en cet enfumage, non sans usurpant et plagiant les véritables architectes, parfois naïfs, de cette conférence panafricaine. Sachant que des manœuvres et des usurpations de droit d’auteurs ne pouvait qu’avoir lieu avec un Ministre togolais qui a fait l’objet de plagiat<sup><a id="post-21400-endnote-ref-18" href="#post-21400-endnote-18">[18]</a></sup> par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES<sup><a id="post-21400-endnote-ref-19" href="#post-21400-endnote-19">[19]</a></sup>), même la cooptation de certains leaders d’opinion et le grand nombre de participants pris en charge par l’Etat togolais avant, pendant et après cette Conférence, n’a influencé, encore moins convaincu, personne.</p>
<p>Il suffit de rappeler que le discours du président de séance, Robert Dussey peut se résumer dans les cinq axes suivants, loin des considérations opérationnelles des Peuples panafricains : <em>« l’institutionnaliser l’unité africaine, la nécessité d’investir dans la jeunesse et les femmes, la relance de la culture et les savoirs endogènes, la construction d’une souveraineté économique partagée, et le besoin de porter une voix africaine unifiée dans le monde multipolaire<sup><a id="post-21400-endnote-ref-20" href="#post-21400-endnote-20">[20]</a></sup> ».</em> Or, tout ce qui manque, c’est le « COMMENT » et le « BUDGET ». Sur les réparations, un silence radio. Les populations d’Afrodescendants apprécieront !</p>
<p>Les véritables États panafricanistes ne s’agitent pas en slogans creux : ils bâtissent par des actes, par l’essor économique, sociale, culturel, et cultuels de leurs peuples et par l’inclusivité des plus faibles et des plus défavorisés. Au Togo, le système clanique des <em>« intouchables »</em> a mis en place un système de soumission forcée du Peuple togolais. Paradoxalement et sans surprise, le terme <em>« panafricaniste de Lomé »</em> s’est désormais imposé pour désigner les usurpateurs et les experts de la contrefaçon du panafricanisme. Car, ne dit-on pas que seuls les tonneaux vides font du bruit ? Lomé s’érige ainsi en capitale du panafricanisme usurpé. Les vrais bâtisseurs parlent peu, ils agissent. Ceux qui n’ont rien à offrir compensent par le bruit et l’agitation. <em>« « Ce n’est pas le bruit du tam‑tam qui nourrit le village, mais le contenu de la calebasse. »&#8230;</em></p>
<h3>7. COMMENT GUÉRIR DE L’ALIÉNATION TOTALE IMPOSÉE AU PEUPLE TOGOLAIS ?</h3>
<p>Les conséquences sur le Peuple africain en général, et sur le Peuple togolais en particulier, est terrible et catastrophique au point de créer un syndrome psychologique que Frantz Fanon aurait décrit comme une <em>« aliénation totale »,</em> une conséquence directe du colonialisme et de ses prolongements post et néocoloniaux. La perte de confiance, la peur, l’autocensure et la confusion idéologique sont pour lui les symptômes d’une domination qui détruit l’esprit avant de s’imposer par la force, ce qui a été décrit dans son livre <em>Les Damnés de la Terre</em> (1961) où il écrit : <em>« Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence<sup><a id="post-21400-endnote-ref-21" href="#post-21400-endnote-21">[21]</a></sup> ». </em></p>
<p>Or toute cette aliénation totale est auto-entretenue par le régime Gnassingbé au Togo. Pour ce faire, il faut influencer et imposer son système au Peuple togolais. Mais le centre du système n’est pas à l’abri d’un renversement inopiné. Aussi, le pouvoir central a besoin de conseillers, de fidèles pour le soutenir et de protection rapprochée. Plus particulièrement la sécurité de Faure Gnassingbé est renforcée grâce à des troupes d’élite fournies (à un coût exorbitant pour le Peuple togolais) par des services secrets étrangers qui viennent renforcer les forces de sécurité. Faure n’aurait-il plus confiance dans les capacités et la fidélité de la garde présidentielle ?</p>
<p>Mais cela ne suffit souvent pas. Il faut alors réprimer, parfois dans le sang, les voies alternatives, en humiliant l’opposition ou en forçant au silence des cimetières ou à l’exil. L’autoritarisme, le clientélisme et la dictature sont les armes favorites utilisées sans modération au Togo. C’est ainsi que tout le système repose sur une garde prétorienne élargie qui a permis de transformer un corps militaire prestigieux en principe républicain à un symbole d’un pouvoir protégé par une élite alignée et trop souvent agissant au détriment de la démocratie et des libertés, et le tout à partir de l’argent usurpé au Peuple togolais.</p>
<p>Cela suppose un clientélisme politique administré et planifié avec un réseau de fidèles récompensés par des postes et privilèges. Cela se traduit par une oligarchie partisane ésotérique et militaire qui forme un cercle restreint qui monopolise les décisions au détriment de la majorité du peuple et recrute par cercles concentriques toutes celles et tous ceux qui se sont éloignés de l’éthique et de Dieu.</p>
<p>Enfin, lorsqu’au Togo toutes les institutions publiques sont accaparées par un groupe pour servir ses propres intérêts, il y a manifestement une véritable captation de l’État. C’est ainsi que le système Gnassingbé a réduit la nation togolaise à un <em>« cercle hiérarchisé et interdépendant »</em> d’affidés et de de thuriféraires qui contrôlent tout le maillage décisionnel au point que le Togo peut être qualifié d’un Etat d’oligarques agissant sur un mode de l’entre-soi que l’on peut qualifier d’oligarchie clientéliste ayant pour objectif prioritaire la captation unilatérale et autoritaire des fonctions régaliennes de l’État aux dépens du Peuple togolais.</p>
<p>La perte de confiance citoyenne, l’exclusion des opposants et la fragilisation de l’État qui en découlent peuvent faire croire à un futur sans alternative. Or, justement, c’est quand l’Etat Gnassingbé a tout accaparé que les limites du système apparaissent et que <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se proposent d’offrir un Projet de transition politique et citoyenne pour offrir une chance pour une perspective positive pour le Peuple togolais. Les premières ébauches du cadre de travail seront proposées dans un avenir proche au Peuple togolais. Celui-ci gagnerait à se l’approprier et l’ajuster dans le cadre d’une décentralisation active à ses préoccupations locales tout en recherchant à le faire dans le cadre d’un budget limité et une économie de proximité qui favorisent l’emploi décent et le retour de l’éthique fondée sur les valeurs de la Maât : vérité, justice, solidarité, droiture, dignité, etc. Bref, un retour au vivre ensemble, que depuis bientôt près de 60 ans, le système Gnassingbé qui peine à faire son bilan a sciemment et consciencieusement détruit.</p>
<p>La guérison de l’aliénation totale au Togo comme dans l’espace panafricain qui inclut Haïti et les Caraïbes passe par une prise de conscience collective, la désobéissance civile, une révolte libératrice et la reconstruction culturelle. Il ne s’agit pas seulement de briser les chaînes politiques, mais aussi de retrouver une dignité intérieure et une identité assumée. Frantz Fanon a rappelé dans son livre <em>Les Damnés de la Terre</em> (1961) que <em>« La libération nationale, la renaissance nationale, la restitution de la nation au Peuple et la souveraineté du peuple sont synonymes<sup><a id="post-21400-endnote-ref-22" href="#post-21400-endnote-22">[22]</a></sup> ». </em>Le défi est de le faire en passant par une voie pacifique. Celle-ci commence avec une prise de conscience de ceux-là même qui sont à l’origine du problème et la démission organisée demeure une voie pacifique pour une porte de sortie honorable. La palabre africaine constructive et inclusive demeure une valeur sûre pour cette transition.</p>
<h3>8. LETTRE OUVERTE À CELLES DES ÉLITES QUI LÉGITIMENT L’AUTOCRATIE GNASSINGBÉ EN PARTICIPANT A LA CONFÉRENCE PANAFRICAINE DES GNASSINGBÉ</h3>
<p>Ceux qui sont venus légitimer Faure Gnassingbé, le Président en procès auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour illégalité et anticonstitutionnalité de son pouvoir, sont-ils au courant que plus de 131 prisonniers politiques sont en détention et plus de la moitié sont en grève de la faim depuis plus de 35 jours et s’infligent une souffrance volontaire pour réclamer la justice, retrouver leur liberté confisquée sans motif et surtout le retour de la vérité des urnes au Togo. Comment peut-on se mettre en grève dans les prisons insalubres togolaises : La raison est simple :</p>
<p>Toutes les voies légales ont été <strong><em>REJETÉES</em></strong> parce le système Gnassingbé est arbitraire et neutralise la séparation des pouvoirs. Comment tout le peuple togolais, et chaque citoyen en son âme et conscience, peut-il ne pas faire appel à son humanité et à sa conscience humaine, pour faire pression collective sur Faure Gnassingbé, alors que ces détenus politiques ont été mis en accusation sur la base de détention arbitraire et d’injustices flagrantes pour avoir défendu la démocratie, la liberté d’expression, la liberté de choisir ses dirigeants…</p>
<p><strong><em>Chaque jour qui passe engage la responsabilité de celles et ceux qui savent et qui peuvent agir.</em></strong></p>
<p>Une grève de la faim dans les prisons togolaises est un signe de <em>« stabilité »</em> pour le système Gnassingbé. C’est cela qui fonde le nouveau <em>« panafricanisme »</em> de Faure Gnassingbé. Celle et celui qui refuse de répondre à sa manière à ce <em>« cri de dignité »</em> de ceux qui mettent leur vie en danger en se <strong>mettant en grève illimitée</strong>, comme (liste non exhaustive) :</p>
<ul>
<li>la citoyenne <strong>Grâce Bikonibiyate KOUMAYI</strong>, sage-femme et militante togolaise, a été arrêtée le 6 juin 2025<sup><a id="post-21400-endnote-ref-23" href="#post-21400-endnote-23">[23]</a></sup>, puis torturée et violée en détention à la prison civile de Lomé. Elle a dénoncé publiquement ces violences. Les criminels profitent de l’impunité du système Gnassingbé puisqu’un procès public et indépendant n’est pas à l’ordre du jour ; il s’agit là d’un problème récurrent d’impunité au Togo, où les violations des droits humains sont rarement sanctionnées<sup><a id="post-21400-endnote-ref-24" href="#post-21400-endnote-24">[24]</a></sup>. Au Togo, les violations graves des droits humains, y compris les violences sexuelles en détention, ne donnent lieu ni à enquêtes indépendantes, ni à sanctions contre les responsables.</li>
<li><strong>Abdoul Aziz GOMA</strong> et ses compagnons d’infortune, torturés sous de fausses accusations dans les geôles nauséabondes des prisons togolaises et qui a perdu l’essentiel de sa mobilité ;</li>
<li><strong>Jean-Paul OMOULOU</strong>, militant et activiste togolais arrêté en novembre 2021 à Lomé par une unité spéciale de la gendarmerie. Il occupait le poste d’Ambassadeur à l’étranger pour Dr. Agbéyomé Kodjo qui n’avait jamais reconnu la victoire de Faure Gnassingbé aux élections de 2020. Il était accusé sans preuves par la justice togolaise aux ordres d’« <em>incitation à la révolte</em> » et « <em>apologie de crime</em> », des charges pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. En 2024, la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a condamné l’État togolais pour violation de ses droits fondamentaux et lui a ordonné de verser à M. Jean-Paul OUMOLOU, une indemnisation de 12,5 millions <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym><sup><a id="post-21400-endnote-ref-25" href="#post-21400-endnote-25">[25]</a></sup>. Ce que le régime de Faure Gnassingbé a unilatéralement refusé d’exécuter, ce sans aucune sanction de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, encore moins de l’institution politique <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Ce cas est emblématique des tensions entre représentants des partis politiques d’opposition et activistes d’une part, et du pouvoir togolais d’autre part. Les critiques récurrentes sur l’impunité et la répression politique ne font que s’accumuler et devraient être en <em>« voie d’exportation »</em> via la promotion du panafricanisme de Faure Gnassingbé ; LA <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> aurait dû se souvenir de ses multiples jugements non respectés par l’Etat togolais avant de l’adouber en s’associant à la mascarade et salissement du panafricanisme.</li>
<li>tous les prisonniers politiques (voir la pétition internationale en annexe de ce communiqué) qui ont entamé une grève de la faim, sans exclure tous ceux qui n’ont plus la force de se battre contre ce régime Gnassingbé dont le procès est au niveau de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui se sont battus pour un Togo libre et sont embastillés sans jugements ou jugements iniques.</li>
</ul>
<p>Personne ne peut oublier tous celles et ceux qui sont morts.</p>
<p>Il convient également de soutenir sans faille le courage de toutes celles et ceux qui sont morts et ceux qui sont actuellement en danger de mort dans les prisons du Togo.</p>
<p>Les violations des droits fondamentaux, une justice arbitraire, et des conditions de détention dénoncées par plusieurs institutions internationales de renom ne semblent pas poser de problème à ceux du régime Gnassingbé qui osent falsifier le panafricanisme pour se donner une image internationale de lutte panafricaine. Pourtant, tous les actes posés par le système Gnassingbé sont à classer dans le registre de l’autocratie et de la dictature. En cela, le Togo dit <em>« panafricain »</em> ne respecte aucune des Conventions contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>
<h3>9. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA SUR UNE TRANSITION POLITIQUE CONSTRUCTIVE ET INCLUSIVE</h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent au Peuple togolais que l’on ne guérira pas d’une aliénation du système Gnassingbé sans passer par une <em>« guérison »</em> politique, ce qui suppose une souveraineté populaire retrouvée librement et la fin des régimes imposés. Or, cela va de pair avec une guérison culturelle avec une mémoire historique retrouvée et les valeurs propres aux peuples togolais valorisées et non falsifiées. Il faudra aussi du temps pour panser les plaies avant toute guérison psychologique consistant principalement à briser la peur et l’autocensure, retrouver la confiance en soi et en la communauté et surtout le vivre-ensemble et le retour des valeurs de Dieu.</p>
<p>Enfin, la guérison collective demeure l’objectif ultime à savoir l’unité nationale et panafricaine, conditions de la mutation du Peuple togolais vers une refondation du Togo et une renaissance panafricaine. Or, cela ne peut arriver avec un système Gnassingbé qui opprime et refuse au Peuple togolais le pouvoir d’agir souverainement et donc s’emploie à <em>« castrer »</em> toute tentative d’émancipation du Peuple togolais pour reconquérir sa dignité.</p>
<p>Pendant combien de temps le Peuple togolais compte respecter et continuer à se soumettre à Faure Gnassingbé et son élite gouvernante qui ne les respectent pas ? Combien de temps encore ce régime anticonstitutionnel et illégal pourra-t-il encore humilier les Togolaises et Togolais ? Pendant combien de temps encore, certaines femmes togolaises et certains hommes togolais resteront insensibles et inactives face au viol de leur parents en prison ? Ce n’est certainement pas la Communauté internationale et plus particulièrement les pays « amis » des autocraties africaines, et encore moins la partie des militaires togolais refusant de soutenir le Peuple togolais qui viendront briser les cellules des prisons togolaises ou croupissent les martyrs du régime Gnassingbé, les combattants héroïques de la démocratie et de la vérité des urnes au Togo.</p>
<p>Alors, que faire, tout en sachant que la liberté ne se donne pas mais qu’elle se conquiert ? La Constitution de 1992 en son article 150 nous autorise à agir légalement et fermement et les valeureux patriotes de la lutte pour l’indépendance de notre pays nous ont montré la voie. C’est cette voie que nous devrons suivre résolument pour mettre fin à notre interminable cauchemar et nous donner le droit de rêver à nouveau, de prendre notre destin en main afin de reconstruire notre pays que nous chérissons tant pour qu’il devienne réellement et véritablement l’Or de l’humanité !</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se tiennent et se tiendront toujours du côté de celles et ceux qui recherchent des solutions opérationnelles pour un mieux-être du Peuple togolais.</p>
<p>Le 13 décembre 2025.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>Antoine RANDOLPH, Dr.</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA </strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21401" src="https://amaizo.info/files/2025/12/word-image-21400-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21402" src="https://amaizo.info/files/2025/12/word-image-21400-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Mots-clés : </strong>Abdoul Aziz Goma, Constitution togolaise de 1992, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, Désobéissance civile, Faure E. Gnassingbé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Jean-Paul Oumolou, Pétition internationale, Prisonniers politiques au Togo, Projet de Transition Politique Citoyen &#8211; 4<sup>e</sup> et 5<sup>e</sup> République, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, Togo, Vérité des urnes et des comptes publics</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<h3><strong>ANNEXE : PÉTITION INTERNATIONALE </strong><strong>POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO</strong></h3>
<p><strong>Proposée à toutes les institutions sensibles aux droits humains </strong></p>
<p><strong>et plus particulièrement au PARLEMENT EUROPÉEN.</strong></p>
<p><strong>Pour la libération immédiate de tous les prisonniers politiques en grève de la faim au Togo.</strong></p>
<p>Initiée par :</p>
<ul>
<li>Yasmin GOMA,</li>
<li>IMAN GOMA,</li>
<li>Abdel Kahlid GOMA,</li>
<li>Malik Ismaïl GOMA,</li>
<li>Christian Pietri AKOUÉTÉ,</li>
<li>Astrid Aiyana MICHEE, 97120 Saint Claude, Guadeloupe ;</li>
<li>Me Alexis IHOU, Avocat au barreau de Lille ;</li>
<li>Me Mawaba SONGUE BALOUKI, Avocat au barreau de Marseille et membre de l&rsquo;Association du barreau de la CPI ;</li>
<li>Agbetiafa AMEYO, de nationalité Belge ;</li>
<li><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA (Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendance et l’Association Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora basée en Autriche – (<a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a>) ;</li>
<li>Et de nombreux anonymes.</li>
</ul>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><strong><em>« Il vient un temps où le silence devient trahison. » </em></strong></p>
<p><strong><em>Martin Luther King Jr.</em></strong></p>
<p><strong>ASSEZ DE SILENCE, ASSEZ D’INJUSTICE</strong></p>
<p>L’État togolais piétine, en toute impunité, les obligations et décisions émises par :</p>
<p>La Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>,</p>
<p>L’Avis du Groupe de travail de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur la Détention Arbitraire,</p>
<p>Ainsi que la résolution adoptée les 10 et 11 septembre 2025 par le Parlement européen.</p>
<p>Depuis plusieurs années, des citoyens togolais sont arrêtés, torturés, prisonniers et détenus sans procès, pour avoir exercé leurs droits fondamentaux :</p>
<ul>
<li>Liberté d’expression ;</li>
<li>Liberté d’association ;</li>
<li>Participation politique pacifique ;</li>
<li>Défense des droits humains.</li>
</ul>
<p>Ces détentions arbitraires illustrent la dérive autoritariste du régime et l’effondrement total de l’État de droit au Togo.</p>
<p><strong>GRÈVE DE LA FAIM COLLECTIVE — Au moins 37 VIES EN DANGER… </strong></p>
<p><strong>et d’autres sont en train d’atteindre le stade de non-retour</strong></p>
<p>Au total, 37 prisonniers politiques sont actuellement en grève de la faim à la prison civil de Lomé.</p>
<p>Koumayi Grâce et Goma Abdoul Aziz sont dans leur 35ᵉ jour de grève de la faim (à la date du 13 décembre 2025).</p>
<p>Les autres détenues sont dans leurs 25ᵉ et 26ᵉ jours.</p>
<p>Les autorités restent silencieuses malgré le risque de mort imminente.</p>
<p>La santé de plusieurs grévistes se dégrade de jour en jour faute de soins de lumière, nourriture et assistance médical.</p>
<p>Leur action vise à dénoncer les tortures, les violences sexuelles, l&rsquo;isolement, l&rsquo;arbitraire et l’impunité organisés par l’État.</p>
<p>« Quand le droit devient injuste, la résistance devient un devoir ». — Thomas Sankara</p>
<p><strong>CAS EMBLÉMATIQUES DE PRISONNIERS EUROPÉENS</strong></p>
<ul>
<li><strong> GOMA Abdoul Aziz</strong></li>
</ul>
<p>Citoyen Irlandais, arrêté arbitrairement le 21 décembre 2018</p>
<p>Torturé et soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants</p>
<p>Sa santé est désormais gravement menacée</p>
<p>Il mène une grève de la faim pour la dignité, la justice et la vie</p>
<ul>
<li><strong>Steeve ROUYAR</strong></li>
<li>Citoyen Français d’origine Guadeloupéenne</li>
<li>Arrêté arbitrairement depuis le 6 juin 2025</li>
<li>Accusé d’« atteinte à la sûreté de l’État » sans fondement légal</li>
<li>Soumis à des traitements cruels et inhumains</li>
<li>Enfermé en garde à vue prolongée au Service Central de Recherche et d’Investigation Criminelle (<acronym title="Service Central de Recherches et d’Investigations criminelles">SCRIC</acronym>)</li>
<li>Détenu dans une cellule sans lumière du jour</li>
<li>Son état de santé se dégrade de jour en jour</li>
</ul>
<p>« On juge la civilisation d’un pays à la manière dont il traite ses prisonniers. » — Fiodor Dostoïevski</p>
<p><strong>TORTURES — VIOLS — DÉCÈS EN DÉTENTION </strong></p>
<p>Des dizaines de détenus politiques au Togo ont été :</p>
<ul>
<li>torturés physiquement et psychologiquement,</li>
<li>battus violemment,</li>
<li>violés ou humiliés sexuellement,</li>
<li>isolés durant des mois,</li>
<li>privés d’eau, de nourriture et de soins médicaux,</li>
<li>détenus sans procès pendant des durées abusives</li>
</ul>
<p>Plusieurs sont décédés sous la torture, ou morts faute de soins, souvent après des mois d’isolement ou de privation.</p>
<p>Ces actes constituent des crimes graves au regard :</p>
<ul>
<li>du droit international humanitaire,</li>
<li>des conventions internationales contre la torture,</li>
<li>et des mécanismes juridiques régionaux et onusiens.</li>
</ul>
<p>Les témoignages recueillis par les familles et par les organisations de défense confirment le caractère systématique et organisé de ces crimes d’État. Ces cas pourront se constituer « parties civiles » dans les procès en cours contre l’Etat togolais auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p><strong> TÉMOIGNAGES ET FAMILLES BRISÉES MAIS DEBOUT</strong></p>
<p>Les faits révèlent :</p>
<ul>
<li>Des mères, y compris avec des nourrissons, ont été violées en garde à vue, puis séparées de leurs enfants,</li>
<li>Des enfants sont déscolarisés,</li>
<li>Des familles vivent désormais dans la précarité, le traumatisme, la ruine financière,</li>
<li>Les proches subissent surveillance, menaces et intimidations, pour avoir demandé vérité et justice,</li>
</ul>
<p>Malgré la peur d’État : les familles continuent de réclamer, vérité, justice et libération.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>« L’injustice, d’où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs». </em></strong></p>
<p><strong><em>Martin Luther King Jr.</em></strong></p>
<p><strong> UNE JUSTICE AUX ORDRES — UN ÉTAT HORS-LA-LOI</strong></p>
<p>Au Togo :</p>
<ul>
<li>le procureur de la république togolaise et certains magistrats instrumentalisent la justice pour criminaliser toute positions alternatives à la pensée unique du pouvoir ;</li>
<li>des citoyens sont détenus pour un simple message partagé sur des réseaux sociaux,</li>
<li>les accusations de « sûreté de l’État » sont fabriquées et fallacieuses,</li>
<li>les enquêtes indépendantes, <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> locales et internationales sont ignorées ou empêchées,</li>
<li>les décisions de la cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, du Parlement européen sont piétinées,</li>
<li>Aucun procès équitable, aucune enquête indépendante n’a été ouvert,</li>
<li>Un climat de peur musèle la société civile.</li>
</ul>
<p><strong>NOUS EXIGEONS</strong></p>
<p>Nous citoyens, organisations, journalistes, défenseurs des droits humains, leaders religieux et communautaires, jeunes et étudiants, citoyennes du monde ;</p>
<p>EXIGEONS SOLENNELLEMENT :</p>
<ul>
<li>La libération immédiate et sans condition de Goma Abdoul Aziz, Steeve Rouyar et de tous les prisonniers politiques du Togo ;</li>
<li>L’application intégrale et complète de la Résolution RC-B10-0377/2025 du Parlement européen ;</li>
<li>Le respect et l’application sans délai des décisions de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ;</li>
<li>La mise en œuvre immédiate de l’Avis du Groupe de Travail de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur la Détention Arbitraire ;</li>
<li>Une enquête internationale indépendante et contraignante sur :</li>
<li>Les tortures ;</li>
<li>Les viols,</li>
<li>Les morts en détention,</li>
<li>Les menaces du Procureur et les pratiques d’intimidation du Parquet.</li>
<li>La protection immédiate des :</li>
<li>Avocats,</li>
<li>Journalistes,</li>
<li>Défenseurs des droits humains.</li>
<li>L’adoption de sanctions ciblées, contraignantes et définitives contre les responsables des violations systématiques et contre le Togo .</li>
</ul>
<p><strong>PROCÉDURE DE SANCTIONS</strong></p>
<p>Nous demandons officiellement à toutes autorités éprises de justice, et plus particulièrement à la Commission européenne, d’ouvrir immédiatement un examen approfondi de la situation des détenus politiques au Togo, des preuves de torture, viols, isolement et privation de soins, afin de proposer des sanctions ciblées et contraignantes.</p>
<p>Nous demandons ensuite au Conseil de l’Union européenne d’adopter, valider et rendre définitives ces sanctions, qui devront être appliquées sans délai par tous les États membres de l’Union européenne ou tous autres États alignés.</p>
<p>Nous exigeons notamment que :</p>
<ul>
<li>L’Article 96 des Accords de Cotonou soit enclenché et activé immédiatement, conduisant à la suspension légale de toute coopération avec l’État togolais jusqu’à la libération effective de tous les détenus politiques ;</li>
<li>Des sanctions ciblées et définitives incluant : gel des avoirs, interdictions de voyage pour les membres du gouvernement et responsables sécuritaires impliqués et tout membre de leur famille sur le territoire européen.</li>
<li>et la transmission des dossiers aux juridictions régionales et internationales pour poursuites pénales : <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, CADHP, <acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, CPI et CPI.</li>
</ul>
<p><strong>RÉFÉRENCES OFFICIELS EN SOUTIEN À LA LIBÉRATION SANS CONDITIONS DES PRISONNIERS POLITIQUES TOGOLAISES EN PRISON POUR LA RETOUR DE LIBERTÉ ET LE DÉMOCRATIE DU PEUPLE AU TOGO</strong></p>
<p>Les preuves légales et rapports incluent notamment :</p>
<p>1. Avis antérieur du GTDA sur Abdoul Aziz Goma:</p>
<p><a href="https://www.ihrda.org/wp-content/uploads/2023/10/Declaration-Pools-ADDH-Togo-Benin-ACHPR77-Oct-2023.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.ihrda.org/wp-content/uploads/2023/10/Declaration-Pools-ADDH-Togo-Benin-ACHPR77-Oct-2023.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>2. Résolution du Parlement européen du 11 septembre 2025</p>
<p><a href="https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20250905IPR30190/violations-des-droits-humains-a-chypre-au-rwanda-et-au-togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20250905IPR30190/violations-des-droits-humains-a-chypre-au-rwanda-et-au-togo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>3. Rapport d’Amnesty International et de L’<acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> – CACIT</p>
<p><a href="https://www.amnestytogo.org/la-situation-des-droits-humains-dans-le-monde-avril-2025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.amnestytogo.org/la-situation-des-droits-humains-dans-le-monde-avril-2025/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>4. Rapport de l&rsquo; <acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> sur le Togo :</p>
<p><a href="https://www.omct.org/site-resources/files/RAPPORT-DE-SUIVI-CAT--SEPT2021.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/site-resources/files/RAPPORT-DE-SUIVI-CAT&#8211;SEPT2021.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>5. Rapport de la <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> :</p>
<p><a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/menaces-sur-les-droits-humains-au-togo-les-organisations-denoncent-un" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/menaces-sur-les-droits-humains-au-togo-les-organisations-denoncent-un<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>6. Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> :</p>
<p><a href="https://africanlii.org/en/akn/aa/judgment/ecowascj/2023/5/fra@2023-11-30/source.pdf;%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20Source%20:%20Africa%20Press%20Arabic%20https://share.google/yVbK67QepdLCHE9GO" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africanlii.org/en/akn/aa/judgment/ecowascj/2023/5/fra@2023-11-30/source.pdf; Source : Africa Press Arabic https://share.google/yVbK67QepdLCHE9GO<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>7. Rapport du Comité Contre la Torture: Source: EEAS</p>
<p><a href="https://share.google/Mr0ZEfoJUj4tMnEwj" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://share.google/Mr0ZEfoJUj4tMnEwj<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>8. Rapport de Human Rights Watch sur le Togo :</p>
<p><a href="https://www.hrw.org/africa/togo?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.hrw.org/africa/togo?utm_source=chatgpt.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>9. Décès de KARROU Wawim :</p>
<p><a href="https://icilome.com/2025/02/togo-detenus-politiques-karrou-wawim-est-decede/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://icilome.com/2025/02/togo-detenus-politiques-karrou-wawim-est-decede/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>;</p>
<p><a href="https://lecorrecteur.tg/singlepost-mort-en-cascade-de-prisonniers-politiques-en-d-tention-arrestations-arbitraires-exil-forc-au-togo-ketoh-kokou-apelete-et-agbemedji-folly-deux-vies-en-danger-5-2180" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lecorrecteur.tg/singlepost-mort-en-cascade-de-prisonniers-politiques-en-d-tention-arrestations-arbitraires-exil-forc-au-togo-ketoh-kokou-apelete-et-agbemedji-folly-deux-vies-en-danger-5-2180<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>, <a href="https://pyramide-togo.org/karrou-wawim/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://pyramide-togo.org/karrou-wawim/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>10. Référence sur l&rsquo;arrestation de Steeve ROUYAR : Article <acronym title="Radio France International">RFI</acronym>, 1er août 2025</p>
<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250801-togo-le-fran%C3%A7ais-steeve-rouyar-est-d%C3%A9tenu-depuis-pr%C3%A8s-de-deux-mois-accus%C3%A9-d-atteinte-%C3%A0-la-s%C3%BBret%C3%A9-de-l-%C3%A9tat" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250801-togo-le-fran%C3%A7ais-steeve-rouyar-est-d%C3%A9tenu-depuis-pr%C3%A8s-de-deux-mois-accus%C3%A9-d-atteinte-%C3%A0-la-s%C3%BBret%C3%A9-de-l-%C3%A9tat<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>11. Référence sur l&rsquo;arrestation de Grâce KOUMAYI Bikonibiyate : <acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym>, Appel urgent</p>
<p><a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-deuxi%C3%A8me-d%C3%A9tention-arbitraire-de-la-sage-femme-activiste-gr%C3%A2ce-koumayi-bikonibiyate" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-deuxi%C3%A8me-d%C3%A9tention-arbitraire-de-la-sage-femme-activiste-gr%C3%A2ce-koumayi-bikonibiyate<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>12. Information sur la grève de la faim</p>
<p><a href="https://icilome.com/2025/11/togo-prison-de-lome-des-detenus-en-greve-de-la-faim-illimitee-pour-denoncer-leur-situation/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://icilome.com/2025/11/togo-prison-de-lome-des-detenus-en-greve-de-la-faim-illimitee-pour-denoncer-leur-situation/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>,</p>
<p>13. Communiqué mations sur la grève de la faim :</p>
<p><a href="https://blogs.mediapart.fr/francois-fabregat/blog/151125/togo-greve-de-la-faim-collective-des-detenus-politiques-de-la-prison-civile-de-lome" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://blogs.mediapart.fr/francois-fabregat/blog/151125/togo-greve-de-la-faim-collective-des-detenus-politiques-de-la-prison-civile-de-lome<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251115-togo-plusieurs-d%C3%A9tenus-de-la-prison-de-lom%C3%A9-en-gr%C3%A8ve-de-la-faim-illimit%C3%A9e-pour-d%C3%A9noncer-leur-situation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251115-togo-plusieurs-d%C3%A9tenus-de-la-prison-de-lom%C3%A9-en-gr%C3%A8ve-de-la-faim-illimit%C3%A9e-pour-d%C3%A9noncer-leur-situation<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>14a. Charte africaine des droits de l&rsquo;homme : <a href="https://www.african-court.org/wpafc/wp-content/uploads/2020/10/Charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples.pdf?utm_source=perplexity" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.african-court.org/wpafc/wp-content/uploads/2020/10/Charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples.pdf?utm_source=perplexity<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>14b. Témoignages sur la détention de Koumayi Grâce Bikonibiyate :</p>
<p><a href="https://eu.docworkspace.com/d/sICTqgMbaAY-q9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=les%20t%C3%A9moignages%20des%20d%C3%A9tenus.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://eu.docworkspace.com/d/sICTqgMbaAY-q9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=les%20t%C3%A9moignages%20des%20d%C3%A9tenus.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Open in APP: <a href="https://go.wps.com/e4P84F845P8A" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://go.wps.com/e4P84F845P8A<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>15. Documents médicaux relatifs à la grève de la faim d’Abdoul Aziz Goma :</p>
<p><a href="https://eu.docworkspace.com/d/sIEXqgMbaAcyq9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=rapport%20m%C3%A9dical%20de%20Abdoul-Aziz%20GOMA.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://eu.docworkspace.com/d/sIEXqgMbaAcyq9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=rapport%20m%C3%A9dical%20de%20Abdoul-Aziz%20GOMA.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; in APP : <a href="https://go.wps.com/e8rHepmMDNtu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://go.wps.com/e8rHepmMDNtu<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>16. Documents décrivant les détenus politiques que nous connaissons :</p>
<p><a href="https://eu.docworkspace.com/d/sIGjqgMbaAfmr9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=description%20des%20d%C3%A9tenus%20politiques%20au%20Togo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://eu.docworkspace.com/d/sIGjqgMbaAfmr9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=description%20des%20d%C3%A9tenus%20politiques%20au%20Togo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Open in APP: <a href="https://go.wps.com/e8GLEl36ggGa" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://go.wps.com/e8GLEl36ggGa<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>17. Photo et noms des détenus en grève de la faim :</p>
<p><a href="https://eu.docworkspace.com/d/sIPzqgMbaAanfhckG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=photos%20des%20gr%C3%A9vistes%20PCL.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://eu.docworkspace.com/d/sIPzqgMbaAanfhckG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=photos%20des%20gr%C3%A9vistes%20PCL.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Open in APP: <a href="https://go.wps.com/e8CqcaVVVAHg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://go.wps.com/e8CqcaVVVAHg<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>18. Description des personnes mortes en détention : <a href="https://eu.docworkspace.com/d/sIILqgMbaAZCp9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=detenus%20d%C3%A9c%C3%A9d%C3%A9%20en%20d%C3%A9tention.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://eu.docworkspace.com/d/sIILqgMbaAZCp9sgG?lg=fr&amp;sa=601.1074&amp;ps=1&amp;fn=detenus%20d%C3%A9c%C3%A9d%C3%A9%20en%20d%C3%A9tention.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Open in APP: <a href="https://go.wps.com/e8wabsKHuiaK" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://go.wps.com/e8wabsKHuiaK<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>19. Des vidéos illustratives :</p>
<p><a href="https://drive.google.com/file/d/1Ou7fRJ-UKTr2I9arvOQdNtJN0lRujXyB/view?usp=drivesdk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://drive.google.com/file/d/1Ou7fRJ-UKTr2I9arvOQdNtJN0lRujXyB/view?usp=drivesdk<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p><a href="https://drive.google.com/file/d/1D4Pcpd377y4Yu1rBg99l01pVpb1QlZBE/view?usp=drivesdk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://drive.google.com/file/d/1D4Pcpd377y4Yu1rBg99l01pVpb1QlZBE/view?usp=drivesdk<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p><strong> VILLES SYMBOLIQUES DE LA CAMPAGNE</strong></p>
<p>Lomé / Bruxelles / Dublin / Amsterdam / Paris / Berlin / Genève / Madrid / New-York / Rome / Stockholm/ Vienne/ Washington</p>
<hr />
<p><strong>NOTES</strong></p>
<ol>
<li id="post-21400-endnote-1">Nouvel Angle (2025). « Togo : Comprendre la 5e République ». In <em>nouvelangle.tg. </em>6 mai 2025. Accédé le 10 décembre 2025. Voir <a href="https://nouvelangle.tg/togo-comprendre-la-5e-republique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://nouvelangle.tg/togo-comprendre-la-5e-republique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Dr. Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové. Il a été choisi le 3 mai 2025 par le Parlement réuni en Congrès. Son rôle est essentiellement honorifique et protocolaire, car le véritable pouvoir exécutif est exercé par le Président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé. Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové est juriste de formation, diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux, de la Sorbonne et de l’Université de Naples en Sciences politiques où il a obtenu son Doctorat en Sciences politiques. Il est polyglotte. Il est né le 7 mai 1939 à Lomé, et a eu 86 ans en 2025. Il a été ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Togo entre 2005 et 2007 suite au coup d’Etat sanglant de Faure Gnassingbé l’armée de son père, le Général Etienne Eyadéma Gnassingbé, au pouvoir depuis 1967. <a href="#post-21400-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-2">La Constitution togolaise du 14 octobre 1992 (IVᵉ République), adoptée par référendum. Accédé le 10 décembre 2025. Voir <a href="https://adsdatabase.ohchr.org/IssueLibrary/TOGO_Constitution.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://adsdatabase.ohchr.org/IssueLibrary/TOGO_Constitution.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21400-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-3">Adzorgenu, Y. B. (2025). « Togo – Comprendre la 5<sup>e </sup>République : voici ce qui change pour les citoyens ». In <a href="https://tdn.tg/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://tdn.tg/</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 5 mai 2025. Accédé le 10 décembre 2025. Voir <a href="https://tdn.tg/togo-comprendre-5e-republique-ce-qui-change-pour-citoyens/#google_vignette" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://tdn.tg/togo-comprendre-5e-republique-ce-qui-change-pour-citoyens/#google_vignette<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21400-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-4">Diop, C.A. (1981). <em>Civilisation ou Barbarie : Anthropologie sans complaisance</em>. Éditions Présence Africaine : Paris, voir introduction, page 10. <a href="#post-21400-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-5">Cheikh Anta Diop (1923–1986) est né le 29 décembre 1923 à Thieytou (Sénégal). Il a fait ses études à Paris en philosophie, histoire, linguistique, physique nucléaire. Il faut l’un des chercheur phares de l’Institut fondamental d’Afrique noire. Il est décédé le 7 février 1986 à Dakar, suite à une incarcération de l’ex-président Léopold Sédar Senghor. Il fut inhumé dans son village natal. Ses ouvrages marquants sont <em>Nations nègres et culture</em> (1954) et <em>Civilisation ou Barbarie</em> (1981). Ses travaux démontrent l’apport majeur de l’Afrique noire à la civilisation mondiale et dénoncent le « meurtre culturel » du colonialisme. <a href="#post-21400-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-6">Aimé Césaire (1913–2008) est né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique). Il a fait ses études à Paris, et rencontre Léopold Sédar Senghor, cofondateur du mouvement de la Négritude. Il fut un grand Poète, dramaturge et homme politique, notamment à la Mairie de Fort-de-France, dont il fut le député. Il est décédé le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Ses ouvrages marquants sont <em>Cahier d’un retour au pays natal</em> (1939), <em>Discours sur le colonialisme</em> (1950), <em>La Tragédie du roi Christophe</em> (1969). Il a donné une voix poétique et politique à la dignité des peuples colonisés pour lesquels il a toujours lutté et est revenu du « communisme soviétique et français ». <a href="#post-21400-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-7">Kwame Nkrumah (1909–1972) est né le 21 septembre 1909 à Nkroful (Gold Coast, aujourd’hui Ghana). Il a fait ses études aux États-Unis (Université de Lincoln), puis en Angleterre. Il fut le Leader du mouvement indépendantiste ghanéen. Premier ministre en 1957, puis premier Président du Ghana en 1960. Il fut renversé en 1966, s’est exilé en Guinée, et est décédé le 27 avril 1972 à Bucarest (Roumanie). Ses ouvrages marquants sont <em>Africa Must Unite</em> (1963), <em>Neo-Colonialism: The Last Stage of Imperialism</em> (1965), <em>Ghana: The Autobiography of Kwame Nkrumah</em> (1957). Il prônait l’unité africaine et la lutte contre le néocolonialisme. Mais il a systématiquement contesté par des dirigeants africains révisionnistes depuis les années d’indépendance. <a href="#post-21400-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-8">Frantz Fanon (1925–1961) est né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France (Martinique). Il fut un grand Médecin psychiatre, engagé dans la guerre d’Algérie. Ses écrits analysent les effets psychologiques et politiques du colonialisme. Il est décédé le 6 décembre 1961 à Bethesda (États-Unis), inhumé en Algérie peu avant l’indépendance. Ses ouvrages marquants sont <em>Peau noire, masques blancs</em> (1952), <em>Les Damnés de la Terre</em> (1961). Ses travaux dénoncent la violence coloniale et appellent à la libération des peuples opprimés. <a href="#post-21400-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-9">William Edward Burghardt Du Bois est une figure centrale du panafricanisme et de la lutte pour les droits civiques. Il est né le 23 février 1868 à Great Barrington, Massachusetts (États-Unis) et est décédé le 27 août 1963 à Accra (Ghana). Intellectuel afro-américain et militant, il fait partie des organisateurs des premiers Congrès panafricains (1919, 1921, 1923, 1927). Dans l’un de ses ouvrages majeurs <em>The Souls of Black Folk</em> (1903), il introduit la notion de « double conscience » des Afro-Américains. Son engagement politique est reconnu et il fut un membre fondateur de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People). Il a fini sa vie en Afrique où il s’est installé en 1961, invité par Kwame Nkrumah, et y meurt en 1963, la veille de la Marche sur Washington. <a href="#post-21400-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-10">Diop, C.A. (1981). <em>Civilisation ou Barbarie : Anthropologie sans complaisance</em>. Réédition Présence Africaine : Paris,1981. <a href="#post-21400-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-11">Césaire, A. (1950). <em>Discours sur le colonialisme.</em> Présence Africaine : Paris, p. 13. <a href="#post-21400-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-12">Amaïzo, Y. E. (coll.)(2002). <em>L’Afrique est-elle incapable de s’unir ? Lever l’intangibilité des frontières et opter pour un passeport commun</em>. Avec une Préface de Joseph Ki-Zerbo. Editions l’Harmattan : Paris. <a href="#post-21400-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-13">Nkrumah, K. (1963). <em>Africa Must Unite</em>. Heinemann: London, p. 132. <a href="#post-21400-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-14">Fanon, F. (1961). <em>Les Damnés de la Terre. </em> Maspero : Paris, p. 29. <a href="#post-21400-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-15">Du Bois, W.E.B. (1903). <em>The Souls of Black Folk. </em>A.C. McClurg &amp; Co. : Chicago, p. 1. <a href="#post-21400-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-16">Dossavi, A. R. (2025). « Donald Trump restreint « partiellement » l&rsquo;accès des USA aux ressortissants togolais ». In Politique. 05 juin 2025. Accédé le 8 décembre 2025 voir <a href="https://www.togofirst.com/fr/politique/0506-16503-donald-trump-restreint-partiellement-lacces-des-usa-aux-ressortissants-togolais" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.togofirst.com/fr/politique/0506-16503-donald-trump-restreint-partiellement-lacces-des-usa-aux-ressortissants-togolais<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; L’Administration Trump a placé le Togo sur une liste de pays soumis à des restrictions de visas en juin 2025. La justification officielle des États-Unis repose sur les faiblesses dans le filtrage des voyageurs et un taux élevé de dépassement de séjour des ressortissants togolais. Le Taux élevé de dépassement de séjour : 19,03 % pour les visas B1/B2 et 35,05 % pour les visas étudiants. Or, L’affaire des passeports de service/diplomatiques existe bien au Togo et a conduit à des trafics de passeports diplomatiques orchestrés depuis les hautes autorités togolaises. La presse togolaise a révélé un scandale lié à la délivrance abusive de passeports de service et diplomatiques, utilisés pour obtenir des visas américains. Cette affaire a révélé la réalité du système Gnassingbé et a terni l’image de Faure Gnassingbé. L&rsquo;Alternative (2025). « Togo-USA : Christian TRIMUA et les dessous du scandale des passeports de service ». In <em>lalternative.info</em>. 9 décembre 2025. Accédé le 8 décembre 2025 voir <a href="https://lalternative.info/2025/12/09/togo-usa-christian-trimua-et-les-dessous-du-scandale-des-passeports-de-service/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lalternative.info/2025/12/09/togo-usa-christian-trimua-et-les-dessous-du-scandale-des-passeports-de-service/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21400-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-17">Gnassingbé, F. E. (2025). « Etat de la Nation Togolaise : Le Président du Conseil éclaire sur les impératifs de la Ve République ». In togopresse.tg. Accédé le 8 décembre 2025. Voir <a href="https://togopresse.tg/etat-de-la-nation-togolaise-le-president-du-conseil-eclaire-sur-les-imperatifs-de-la-ve-republique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togopresse.tg/etat-de-la-nation-togolaise-le-president-du-conseil-eclaire-sur-les-imperatifs-de-la-ve-republique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>Le discours sur l’état de la Nation de Faure Gnassingbé a bien eu lieu le 2 décembre 2025 devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès <a href="#post-21400-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-18">Robert Dussey a bien été sanctionné officiellement par le CAMES pour plagiat. En mai 2019, lors de sa 36ᵉ session ordinaire tenue à Cotonou (Bénin), le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) a reconnu le ministre togolais coupable de plagiat et l’a interdit de toute participation à ses programmes pendant un an. La sanction fut claire : une suspension d’un an de toute activité et participation aux programmes du CAMES. La condamnation du ministre Robert Dussey par le CAMES ne concernait pas un simple article, mais bien l’intégration non autorisée d’une partie repris sans attribution de la thèse d’un autre universitaire (Pierre Nzinzi, Gabon) dans une thèse présentée comme étant en préparation par M. Dussey. Il s’agit d’un plagiat manifeste. Le titre de professeur titulaire est normalement attribué après un concours d’agrégation ou une reconnaissance académique validée par le CAMES. Dans le cas de Robert Dussey, cette reconnaissance n’a pas été obtenue : il a été nommé par décret politique au sein de l’Université de Lomé. Voir la source : 224heureInfo (2019). « Togo : Robert Dussey écarté des activités du CAMES pour un an ». In <em>24heureinfo.com</em>. 28 juin 2019. Accédé le 10 décembre 2025. Voir <a href="https://24heureinfo.com/a-la-une/togo-robert-dussey-ecarte-des-activites-du-cames-pour-un-an/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://24heureinfo.com/a-la-une/togo-robert-dussey-ecarte-des-activites-du-cames-pour-un-an/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. La conséquence pour Robert Dussey fut la perte temporaire de reconnaissance académique et atteinte à la crédibilité scientifique et l’interdiction de s’attribuer le titre de « Docteur », d’où le titre de Professeur attribué parfois par nomination politique au Togo. Robert Dussey se présente et s’est fait présenter publiquement comme professeur de philosophie politique à l’Université de Lomé, mais son statut de professeur titulaire est contesté. En réalité, il a été nommé par décision politique et ne dispose pas d’un corpus académique suffisant pour justifier ce grade selon les critères du CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur), qui exige un volume conséquent de publications scientifiques évaluées et reconnues. Malgré cette sanction, il a continué à exercer ses fonctions de ministre des Affaires étrangères du Togo sous le Gouvernement contesté de Faure Gnassingbé. Ce cas est souvent cité comme symbole et exemple d’un dirigeant sanctionné pour plagiat, mais dont la carrière politique n’a pas été affectée. Source principale : <a href="#post-21400-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-19">CAMES (Afrique). Créé en 1968. Il s’agit d’une institution panafricaine de validation et reconnaissance des diplômes universitaires ayant pour objectif : d’harmoniser les systèmes d’enseignement supérieur en Afrique francophone ; d’assurer la reconnaissance mutuelle des diplômes entre États membres, d’accréditer les programmes et garantir la qualité académique. Les pays membres sont au nombre de 19 États africains francophones (dont Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Burkina Faso, Togo, Bénin, etc.). Le CAMES est en charge des Programmes d’Harmonisation, de Reconnaissance et d’Accréditation des Diplômes Africains (PHRAD). <a href="#post-21400-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-20">Dussey, R. (2025). “Speech by the President of the Council at the opening ceremony of the 9<sup>th</sup> Pan-African Congress”. In 8 décembre 2025. Accédé le 10 décembre 2025. Voir <a href="https://robertdussey.com/en/speech-by-the-president-of-the-council-at-the-opening-ceremony-of-the-9th-pan-african-congress/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://robertdussey.com/en/speech-by-the-president-of-the-council-at-the-opening-ceremony-of-the-9th-pan-african-congress/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>  ; Voir la version française sur youtube : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yhIB71e9Sdc&amp;t=528s" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.youtube.com/watch?v=yhIB71e9Sdc&amp;t=528s<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21400-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-21">Fanon, F. (1961). <em>Les Damnés de la Terre. </em>Éditions Maspero : Paris, p. 29. <a href="#post-21400-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-22">Fanon, F. (1961). Op. Cit., p. 36. <a href="#post-21400-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-23">Amouzouvi, D. (2025). « Prétendu viol de Grâce Koumayi : la gendarmerie donne sa version ». In <em>lomeexpress.com. </em>23 novembre 2025. Accédé le 8 décembre 2025. Voir <a href="https://lomeexpress.com/pretendu-viol-de-grace-koumayi-la-gendarmerie-donne-sa-version/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lomeexpress.com/pretendu-viol-de-grace-koumayi-la-gendarmerie-donne-sa-version/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Koumayi Grâce a été arrêtée le 6 juin 2025 lors des manifestations contre la vie chère et la répression politique. Elle a été incarcérée à la prison civile de Lomé. Dans un message publié depuis sa cellule, elle déclare avoir été torturée et violée par des agents de sécurité, et affirme que la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) était informée. La gendarmerie nationale a publié un communiqué niant toute agression sexuelle, précisant qu’aucune plainte n’avait été déposée au moment de son inculpation. <a href="#post-21400-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-24">Koumayi, G. B. « Togo / Message de Grâce B. Koumayi depuis la Prison de Lomé : « Arrêtée le 6 Juin 2025, J’ai été torturée et violée en détention. Et la CNDH est au courant… ». In <a href="http://www.27avril.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.27avril.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 24 novembre 2025. Accédé le 8 décembre 2025. Voir <a href="https://www.27avril.com/blog/actualites/togo-message-de-grace-b-koumayi-depuis-la-prison-de-lome-arretee-le-6-juin-2025-jai-ete-torturee-et-violee-en-detention" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.27avril.com/blog/actualites/togo-message-de-grace-b-koumayi-depuis-la-prison-de-lome-arretee-le-6-juin-2025-jai-ete-torturee-et-violee-en-detention<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21400-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-21400-endnote-25">Togoweb.net (2024) « Affaire Jean-Paul OMOLOU : l’Etat togolais sommé de payer plus de 12 millions <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> ». In <em>togoweb.net</em>. 6 février 2024. Accédé le 8 décembre 2025. Voir <a href="https://togoweb.net/affaire-jean-paul-omolou-letat-togolais-somme-de-payer-plus-de-12-millions-fcfa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoweb.net/affaire-jean-paul-omolou-letat-togolais-somme-de-payer-plus-de-12-millions-fcfa/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Décision de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Le 29 janvier 2024, la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a condamné l’État togolais pour violation des droits fondamentaux (articles 5, 6 et 16 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples) et lui a ordonné de verser 12,5 millions <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> à Oumolou. <a href="#post-21400-endnote-ref-25">↑</a></li>
</ol><!-- WP Attachments -->
        <div style="width:100%;margin:10px 0 10px 0;">
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        <ul class="post-attachments"><li class="post-attachment mime-application-pdf">                <small><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://amaizo.info/2025/12/13/le-togo-falsifie-la-democratie-et-le-panafricanisme-un-faux-congres-panafricain-pour-legitimer-un-systeme-autocratique-et-liberticide/16823?download=16844" data-wpel-link="internal">PÉTITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO</a> (398 kB)</small> <div style="float:right;"><small>13 décembre 2025</small></div>                </li><li class="post-attachment mime-application-pdf">                <small><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://amaizo.info/2025/12/13/le-togo-falsifie-la-democratie-et-le-panafricanisme-un-faux-congres-panafricain-pour-legitimer-un-systeme-autocratique-et-liberticide/16823?download=16845" data-wpel-link="internal">LE TOGO FALSIFIE LA DÉMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME : Un « faux » Congrès Panafricain pour légitimer un système autocratique et liberticide</a> (878 kB)</small> <div style="float:right;"><small>13 décembre 2025</small></div>                </li></ul></div><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Avec en annexe : PÉTITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 13 DÉCEMBRE 2025 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author><enclosure length="406905" type="application/pdf" url="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2025/12/petition-internationale-liberation-prisonniers-politiques-togo-13-12-25.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Avec en annexe : PÉTITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 13 DÉCEMBRE 2025 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</itunes:author><itunes:summary>Avec en annexe : PÉTITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU TOGO COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 13 DÉCEMBRE 2025 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>PROTO-CALIFAT DU JNIM/AL-QAÏDA ET TENTATIVE D’ASPHYXIE DU MALI : réorganiser les renseignements, la défense numérique et la palabre africaine inclusive</title><link>https://amaizo.info/2025/11/29/proto-califat-du-jnim-al-qaida-et-tentative-dasphyxie-du-mali-reorganiser-les-renseignements-la-defense-numerique-et-la-palabre-africaine-inclusive/16805</link><category>Audio / Vidéo</category><category>Economie</category><category>Forums &amp; Interviews</category><category>Politique</category><category>AES</category><category>Al-Qaïda</category><category>Asphyxie de Bamako</category><category>Assimi Goïta</category><category>Barrick Gold Corporation</category><category>Coalition mondiale contre DAECH</category><category>Contrat de transition</category><category>Djihadistes</category><category>Etat Islamique</category><category>Etats-Unis</category><category>Mali</category><category>Mercenaires</category><category>Multipolarité</category><category>Palabre africaine inclusive</category><category>Population malienne</category><category>Proto-califat</category><category>Terroristes</category><category>Trump</category><pubDate>Sat, 29 Nov 2025 09:22:16 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=8981</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK</strong></p>
<p><strong>Mali, Sahel et instrumentalisation du terrorisme</strong></p>
<p><iframe title="PÉNURIE DE CARBURANT: LE MALI PEUT-IL S&#039;EN SORTIR?" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/MfehLuuhrV4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Global Africa Telesud (2025). « Pénurie de carburant: le Mali peut-il s&rsquo;en sortir ? »<strong> <sup><a id="post-8981-endnote-ref-1" href="#post-8981-endnote-1">[1]</a></sup></strong>. In Global Africa Telesud. Débat organisé par la Journaliste indépendante Samantha Ramsamy entre Seddik Abba, Président du Centre international d&rsquo;études et de réflexions sur le Sahel (CIRES) et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Afrocentricity Think Tank. Accédé le 30 octobre 2025.</p>
<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-8982" src="https://amaizo.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur Général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank<sup><a id="post-8981-endnote-ref-2" href="#post-8981-endnote-2">[2]</a></sup></p>
<p>29 novembre 2025</p>
<h3><strong> 0. Introduction : <acronym title="Institut national de la statistique">INS</acronym>ÉCURITÉ AU MALI ET VELLÉITE DE DÉMONSTRATION DE L’EXISTENCE D’UN PROTO-CALIFAT </strong></h3>
<p>Depuis la fin du mois d’octobre 2025, le Mali est confronté à une crise sécuritaire majeure orchestrée par un groupe organisé sous la forme d’une nébuleuse de mercenaires-terroristes-djihadistes JNIM (Jama&rsquo;at Nasr al-Islam wal Muslimin<sup><a id="post-8981-endnote-ref-3" href="#post-8981-endnote-3">[3]</a></sup>) ou en français, le Groupe de soutien à l&rsquo;Islam et aux Musulmans, en concurrence avec l’Etat islamique au Grand Sahel (EIGS<sup><a id="post-8981-endnote-ref-4" href="#post-8981-endnote-4">[4]</a></sup>), l’autre principal groupe<sup><a id="post-8981-endnote-ref-5" href="#post-8981-endnote-5">[5]</a></sup>.</p>
<p>Vraisemblablement, grâce à un rajeunissement dans les directions, chacun de ces groupes s’est autonomisé avec une forme de développement endogène et en proximité, profitant des faiblesses de l’Etat, de l’importante pauvreté des populations doublée d’une absence de perspectives de développement individuel ou collectif notamment dans les zones rurales, du blocage de toutes alternatives politiques sur des bases <em>de légitimité fondée sur le choix libre des populations, et d’un sentiment de « laissé pour compte »</em> éprouvé par une partie de la population dans les décisions stratégiques concernant l’ensemble du Peuple malien. Le tout sous le couvert d’une priorité accordée à la souveraineté nationale que justifierait une stratégie du <em>« tout-militaire »</em> ayant priorité sur tout, y compris la liberté d’expression, la transparence en matière de gouvernance et de redevabilité et la justice.</p>
<h3><strong>1. PROPAGANDE ALARMISTE DE LA PRISE DE BAMAKO ET APOLOGIE PARADOXALE DU TERRORISME AU MALI</strong></h3>
<p>Cependant, dès lors que l’Etat malien confond l’Etat fort avec l’arbitraire et une redevabilité occasionnelle, -vrais ou faux-, et que cela s’introduit insidieusement dans les consciences, les ennemis du Mali s’organisent pour <em>« tenter »</em> de faire oublier le mal causé au Peuple malien, non seulement au cours des décennies passées depuis l’indépendance juridique, mais aussi dans la période contemporaine.</p>
<p>C’est donc sous cet angle, loin de la propagande et de l’apologie paradoxale du terrorisme au Mali, qu’officiellement de nombreux Etats et entreprises -bien qu’ils aient largement profité des richesses du sol malien sans partage avec le Peuple malien-, pratiquent le déni dans leurs pays d’origine respectifs, refusant d’admettre et de justifier que des actes terroristes leur ont pourtant bénéficié, sauf peut-être le Président américain, Donald Trump. Le 10 novembre 2025, ce dernier a accueilli Ahmad al‑Chareh à la Maison‑Blanche. C’était la première visite d’un chef d’État syrien aux États‑Unis depuis l’indépendance du pays en 1946<sup><a id="post-8981-endnote-ref-6" href="#post-8981-endnote-6">[6]</a></sup>. Le Président américain a proposé une pause de six mois des sanctions édictées par la <em>loi César « rétroactivement » depuis mai 2025<sup><a id="post-8981-endnote-ref-7" href="#post-8981-endnote-7">[7]</a></sup></em>, à savoir les sanctions économiques rigoristes contre la Syrie.</p>
<p>Probablement sous l’influence du Prince héritier, Mohammed ben Salmane (MBS) de l’Arabie Saoudite<sup><a id="post-8981-endnote-ref-8" href="#post-8981-endnote-8">[8]</a></sup>, qui a choisi de réhabiliter, un ex-djihadiste pour diriger la Syrie. Il s’agit de l’actuel Président autoproclamé et intérimaire syrien, Ahmad al‑Chareh<sup><a id="post-8981-endnote-ref-9" href="#post-8981-endnote-9">[9]</a></sup> (ou al‑Sharaa), après la chute de l’ex-Président Bachar el‑Assad en décembre 2024.</p>
<p>Ce groupe du JNIM a réussi, en peu de temps, à imposer provisoirement, un blocus du carburant en zones rurales comme dans les zones urbaines, notamment à Bamako, sans opter pour l’administration des grandes villes. Cette stratégie vise à paralyser l’économie et délégitimer la junte militaire au pouvoir en évitant, pour le moment, d’engager des batailles frontales avec les forces armées maliennes (FAMa). Plusieurs pays, dont les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie et la France, ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays, évoquant une situation devenue incontrôlable.</p>
<p>Le Gouvernement malien, tout en rassurant ses partenaires, renforce sa coopération militaire avec les deux autres pays de l’AES, le Burkina Faso et le Niger, qui ont leurs propres difficultés.</p>
<p>Pourtant, les mercenaires-terroristes-djihadistes semblent vouloir <a id="post-8981-_Hlk213720813"></a>constituer dans un avenir lointain un proto-califat<sup><a id="post-8981-endnote-ref-10" href="#post-8981-endnote-10">[10]</a></sup> partout où cela serait possible dans le Sahel souverainiste et récalcitrant à l’Occident. Ils utilisent une guerre d’usure pour y parvenir. Cela passe par un affaiblissement de l’Etat malien et la neutralisation du soutien populaire dont jouit encore pour le moment le régime militaire malien, surtout après l’assassinat en public par les éléments du JNIM, -et resté impuni pour le moment-, d’une jeune blogueuse malienne en zone rurale. Ce crime odieux a définitivement éloigné toutes velléités de soutien de la population au JNIM au Mali. De ce fait, la propagande alarmiste de la prise imminente de Bamako, démentie avec le temps, s’apparente paradoxalement plus à de l’apologie du terrorisme au Mali.</p>
<h3><strong>2. SÉDENTARISATION AFRICAINE DES MERCENAIRES-TERRORISTES-DJIHADISTES</strong></h3>
<p>La question de l’instrumentalisation indirecte du JNIM ne peut être évacuée, voire considérée comme inexistante par les ennemis du Peuple malien. Le JNIM, outre la défense de ses propres intérêts, devient insidieusement, une nébuleuse <em>« institutionnelle »</em> permettant :</p>
<ul>
<li>d’une part, d’atteindre sa finalité propre du djihad au sein d’un proto-califat sur le sol malien, par une justice violente djihadiste, une diminution de la protection de la population contre un assujettissement au JNIM et une régulation unilatérale sans partage et colonialiste là où l’Etat malien est absent ; et</li>
<li>d’autre part, d’engranger beaucoup d’argent en servant en qualité de mercenaires criminels, au service d’intérêts particuliers, d’intérêts parfois antagonistes entre séparatistes, d’opposants politiques, d’entreprises multinationales dépossédées de ce qu’elles considèrent comme étant leur « bien » au Mali, d’États qui ont perdu leur contrôle sur la souveraineté du Mali. Et bien sûr, de tous ceux qui considèrent que la junte militaire se trouve face à un défi terroriste qu’elle n’arrive pas à éradiquer, reproche qui a également été fait à la France, aux Nations-Unies et bien d’autres alliés.</li>
</ul>
<p>Cet isolement en façade du Mali pourrait se révéler n’être qu’une erreur de parallaxe.</p>
<p>En parallèle, les pays du <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ accélèrent leur stratégie de dédollarisation avec des achats massifs d’or et des projets de cryptomonnaie. Cette dynamique pourrait offrir au Mali une alternative stratégique, à condition de résister en démontrant sa résilience par une stabilisation de situation, soit par une forme de <em>« palabre africaine inclusive<sup><a id="post-8981-endnote-ref-11" href="#post-8981-endnote-11">[11]</a></sup> »,</em> soit par la continuation de l’approche du <em>« tout militaire »</em> qui ne bénéficie pas du soutien certains pays voisins où les terroristes trouvent refuge, s’entraînent et se réarment. Or, pour mettre fin à la situation d’insécurité et garantir une forme d’intégrité et de souveraineté territoriales, il importe d’éclaircir et d’élargir les alliances intérieures et extérieures avec les « amis » du Mali.</p>
<ul>
<li>Est-ce pour déstabiliser cette volonté du Mali de s’affranchir des pays occidentaux et des pays arabes du Golfe qui explique d’une part, le besoin de certains de faire tomber le système militaire du Général Assimi Goïta, en fonction depuis le 8 juillet 2025<sup><a id="post-8981-endnote-ref-12" href="#post-8981-endnote-12">[12]</a></sup> ?</li>
<li>Est-ce que cela peut expliquer le soutien massif en équipements qui a permis un développement exponentiel de la capacité de nuisance du JNIM ?</li>
<li>Est-ce que le Mali n’est pas à la croisée des chemins en s’imposant une résilience souverainiste dans une forme d’isolement prolongé avec de nombreux pays voisins ?</li>
</ul>
<p>La réponse militaire seule pourrait s’avérer insuffisante sans solution économique, politique et sociale durables, avec une meilleure intégration et participation des populations y compris celles qui ont une voix alternative à celle des militaires qui dirigent le pays.</p>
<p>Du coup, la <em>sédentarisation africaine </em>des mercenaires-terroristes-djihadistes, venus d’ailleurs, pose le problème de savoir si l’Afrique, et le Sahel en particulier, ne sont pas devenus une nouvelle frontière<sup><a id="post-8981-endnote-ref-13" href="#post-8981-endnote-13">[13]</a></sup> des tentatives de création de <em>« proto-califats djihadistes »</em> aux frontières moins affirmées et <em>usurpées</em> à autrui. Les résultats mitigés et pervers des interventions étrangères en Afrique sur les Peuples africains met en lumière les contradictions entre</p>
<ul>
<li>d’une part, la promotion des discours sécuritaires, les discours alarmistes sur le contrôle des capitales africaines par les mercenaires-terroristes-djihadistes ; et</li>
<li>d’autre part, les réalités de terrain, amplifiées par l’absence de communication des forces militaires qui combattent avec des armes et services de renseignements acquis auprès de <em>« pays amis ».</em></li>
</ul>
<p>La sédentarisation africaine des mercenaires-terroristes-djihadistes est donc bien illégale et non sollicitée par les populations maliennes, encore moins par ceux qui représentent l’Etat malien. Et pourtant, des négociations sont en cours.</p>
<h3><a id="post-8981-_Hlk214912612"></a><strong>3. NÉGOCIER UN PROTO-CALIFAT « PARAMÉTRABLE ET PERSONNALISÉ » AU SEIN DU TERRITOIRE MALIEN</strong></h3>
<p>Le centre de gravité du radicalisme djihadiste en Asie centrale et au Moyen et Proche Orient a progressivement basculé vers l’Afrique via la Libye, un espace géographique où les armes circulaient sans retenue. Mais, ce sont les facteurs multidimensionnels tels que les contrôles plus faibles des Etats, la pauvreté et les inégalités, la perte d’identité et le désœuvrement d’une partie de la jeunesse africaine, ainsi que les insuffisances ou le faible développement des zones rurales par l’Etat et le refus de promouvoir des solutions politiques locales efficaces<sup><a id="post-8981-endnote-ref-14" href="#post-8981-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<p>Pour cela, il faudra nécessairement élargir le cadre de réflexion au-delà de la réponse du « tout militaire » pour épouser et inclure les concepts de la <em>subsidiarité </em>et de la <em>fédération, </em>mais aussi les racines du problème qui conduit à l’absence de débouchés et entretient le chômage chronique qui génère des quantités de migrants prêts à courir le risque de subir les lois des violences djihadistes. Ces derniers disposent de plus en plus de financements internationaux liés à la colonisation de mines locales, aux recettes tirées des kidnappings et autres extorsions, et profitent de manière totalement amplifiée des avantages du mercenariat opportuniste qu’il soit public ou privé.</p>
<p>La réalité au Mali, et dans le Sahel en général, est que les mercenaires-terroristes-djihadistes apparaissent plus comme des acteurs peu courageux, puisqu’ils ne s’attaquent, en priorité, qu’aux cibles faciles et sans défense, surtout dans les zones rurales. Ils évitent les zones urbaines où l’armée malienne les combat avec succès. Les opérations imprévues et d’embargo sur les chaines d’approvisionnement servent plus à forcer l’Etat malien à une forme de négociation pour un proto-califat <em>« paramétrable et personnalisé »</em> au sein du territoire malien. Pourtant, ce type de négociation n’est pas possible sans le concours des ingérences d’usage de ceux dont le mode de fonctionnement est le recours immodéré à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, y compris de la part de celui qui tente de décrocher la saison prochaine, un prix Nobel de la <em>« paix ».</em></p>
<p>Les actes préparatoires à une démonstration grandeur nature d’un proto-califat sur le territoire malien sont fondés sur :</p>
<ul>
<li>une déstabilisation des circuits d’approvisionnements ;</li>
<li>une tentative d’amener les compagnies maritimes à ne plus desservir les containers destinés au Mali ;</li>
<li>l’instauration d’une psychose de la peur ;</li>
<li>l’assassinat ignoble de la jeune bloggeuse et influenceuse Mariam Cissé active sur TikTok<sup><a id="post-8981-endnote-ref-15" href="#post-8981-endnote-15">[15]</a></sup>, originaire de Tonka, dans la région de Tombouctou et <em>« figure de résistance civile »</em> dans une des zones rurales pauvres illégalement occupées par les mercenaires-terroristes-djihadistes ;</li>
<li>une certaine désinformation calculée et préméditée des médias occidentaux <em>« mainstream ».</em></li>
</ul>
<p>Or, cette option politique d’un proto-califat, qui peut passer par une transition, oscillant entre un nouveau gouvernement élargi, une fin de la transition militaire avec un départ pur ou simple du Gouvernement militaire, recueille systématiquement :</p>
<ul>
<li>un appui de certains opposants politiques au régime militaire ;</li>
<li>un soutien étranger en munitions, en armes, en renseignements, en équipements logistiques et satellitaires, non sans un intéressement en <em>« retour »</em> pour les matières premières et une volonté réelle de mettre fin à un régime militaire souverainiste qui remet en cause le droit de ces entités étrangères à s’approprier le bien d’autrui.</li>
</ul>
<p>La réalité pour le moment est que l’ensemble de ces approches, reçoit pour toute « réponse » la fin de non-recevoir des autorités militaires maliennes.</p>
<p>Face à un tel blocage et une volonté de part et d’autre d’en découdre par la force, la violence, qui entrainent donc une guerre tant de communication que physique sur le terrain, l’option du dialogue entre un Etat et le JNIM ou ceux que ce dernier souhaite promouvoir pour le représenter, demeure vacillante et improbable.</p>
<p>Pourtant l’Afrique, le Mali en particulier, est la terre par excellence de la palabre africaine inclusive. Nul ne peut y interdire le droit à la parole que représente en principe plus largement l’expression des partis politiques. Nul ne peut repousser sans date butoir le droit de faire reposer sa légitimité populaire sur la vérité des urnes.</p>
<p>Or, pour que ces deux conditions reviennent sur l’agenda de la palabre africaine inter-malienne, il faut en comprendre les dynamiques à long terme et définir le contenu du vivre ensemble. La privation des libertés par un <a id="post-8981-_Hlk215072566"></a>État malien dirigé par des militaires sans aval de la vérité des urnes, pourrait avoir du mal à justifier les exactions du JNIM ou de l’EIS, quant à la privation des libertés et l’usurpation des biens du Peuple malien. Or, il apparaît une forme d’unilatéralisme dont il va falloir parler et évacuer en toute transparence, ce de part et d’autre.</p>
<h3><strong>4. MAIS COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ AU BLOCUS D’UN PAYS : NEUTRALISATION DE LA SOUVERAINETÉ DU MALI</strong></h3>
<p>La situation au Mali au troisième trimestre de 2025 résulte d’un blocus<sup><a id="post-8981-endnote-ref-16" href="#post-8981-endnote-16">[16]</a></sup> méthodique imposé depuis septembre 2025 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Mais comment en est-on arrivé à cette crise logistique et énergétique sans précédent ? Il est permis de s’interroger pourquoi le monde occidental, privé comme public, ainsi que ses soutiens à la tête de certains Etats africains, semble s’en réjouir et se persuadant que la prise de Bamako par le JNIM serait imminente, au lieu de suggérer des actions concertées pour s’attaquer à cette nébuleuse terroriste ? Probablement, le risque de voir les actions terroristes circonscrites en Afrique, empêchant de facto une possibilité de véritable<em> « remontée »</em> vers les pays occidentaux et arabes, peut tenir lieu de commencement d’explication.</p>
<p>Le blocus est lié à une campagne méthodique dans les réseaux sociaux pour faire croire à une capitulation rapide de l’Etat militarisé du Mali, puis a été rapidement suivi par :</p>
<ul>
<li>le ciblage des convois de camions-citernes et donc du carburant permettant l’approvisionnement du pays. Le JNIM a diversifié ses attaques contre les camions-citernes en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, mais aussi de la Guinée, principaux axes d’approvisionnement du Mali.</li>
<li>le sabotage logistique systématique avec des convois incendiés, notamment près de Sikasso, et dans les zones rurales rendant les routes impraticables ou trop risquées pour les transporteurs qui ont payé un lourd tribut ;</li>
<li>l’exécution méthodique d’un objectif stratégique d’<em>asphyxie économique</em> visant à affaiblir, sinon à faire tomber l’État malien, en paralysant ses capacités logistiques et énergétiques, et en définitive le déconsidérer aux yeux de sa population.</li>
</ul>
<p>Les conséquences immédiates sont apparues sous la forme :</p>
<ul>
<li>d’une pénurie généralisée au niveau de toutes les grandes villes comme Bamako, Kayes, Ségou, Mopti, Gao… Les stations-service ont été prises d’assaut, avec des files d’attente de plusieurs heures, et jours pour certaines ;</li>
<li>d’une hausse du prix du carburant, même rationné, avec l’essence devenue un luxe et vendue au prix fort sur le marché parallèle ;</li>
<li>d’une paralysie des transports notamment les bus interurbains qui ont dû suspendre temporairement leurs activités, ce qui a conduit à fermer provisoirement les écoles qui n’ont réouvert que le 11 novembre 2025 ;</li>
<li>de difficultés pour les convois militaires à sécuriser en même temps, toutes les routes du Mali.</li>
</ul>
<p>Les véritables motivations sont apparues avec :</p>
<ul>
<li>la réduction des importations pour le Mali, un pays de l’hinterland et enclavé, qui dépend fortement de ses voisins pour l’approvisionnement en carburant et en équipements, voire en alimentation, ce qui réduit considérablement les recettes de l’Etat ;</li>
<li>les exigences du JNIM qui se concentraient sur un canal de négociation unique et officiel, ce que le Gouvernement malien a catégoriquement refusé. Cela n’exclut pas qu’il ait pu y avoir des négociations indirectes compte tenu du fait que la réaction de l’État malien avec les FAMa a été aussi puissante avec des escortes militaires. En toute discrétion et non sans quelques pertes au sein des FAMa, ils ont pu éliminer les groupuscules les plus violents et surtout en capturer quelques-uns. Cela a conduit à des replis des terroristes vers les frontières de pays comme l’Algérie, la Mauritanie, etc. Ces « pièces à convictions » ne manqueront pas de faire l’objet de médiation et de négociations suite à des délations et aveux du <em>menu fretin </em>représenté par quelques jeunes désœuvrés et enrôlés parfois de force par le JNIM ; et</li>
<li>une certaine <em>opiniâtreté instrumentalisée</em> d’isoler diplomatiquement le Mali et tenter d’empêcher une réponse coordonnée non seulement au niveau du Mali, mais aussi au niveau de l’Alliance des Etats du Sahel.</li>
</ul>
<h3><strong>5. INSTRUMENTALISATION DU JNIM : UNE VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL, DES DROITS HUMAINS ET DES DROITS DES PEUPLES</strong></h3>
<p>En réalité, il faut comprendre que depuis la nuit du 29 au 30 octobre 2025, l’arrivée d’un important convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes à Bamako, escortés en toute sécurité par les FAMa<sup><a id="post-8981-endnote-ref-17" href="#post-8981-endnote-17">[17]</a></sup>, a produit un effet dissuasif sur les mercenaires-terroristes-djihadistes, qui se sont gardés d’attaquer là où il y a une possibilité de riposte musclée et sans états d’âmes de l’armée malienne. Il convient ici de faire remarquer que le réapprovisionnement coordonné, même pas à pas du pays en carburant, n’a pas fait l’objet du même tintamarre médiatique savamment orchestré que la prétendue prise de contrôle de Bamako par le JNIM. Ceci n’est évidemment pas fortuit, ou relève encore moins d’une <em>« fatalité »,</em> mais bien d’une instrumentalisation.</p>
<p>On comprend aisément par qui et au bénéfice de qui !</p>
<p>Il est permis de croire que malgré un manque de communication vers l’international de la part du Gouvernement militaire d’Assimi Goïta, c’est plutôt la réponse coordonnée entre les pays non membres de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> qui sert aujourd’hui de base pour une résistance. Notamment en application des accords d’assistance entre membres de l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S.). Mais, les commanditaires et probables profiteurs de la déstabilisation avaient peut-être sous-estimé cela. De là à penser à une organisation structurée et méthodique de promotion de l’apologie du terrorisme au Mali et ailleurs au Sahel ? Ceci apparaît comme une évidence, même s’il convient de cumuler encore des éléments probants de preuves pour asseoir une certitude.</p>
<p>En fait, le blocus énergétique et des chaines d’approvisionnement du Mali doit se comprendre comme une véritable démonstration opportuniste de force des mercenaires-terroristes-djihadistes qui n’arrivent plus à occuper les grandes villes du pays. Ces derniers se contentent des zones rurales et donc s’attaquent à plus faible qu’eux, surtout une population civile sans défense. Avec l’instrumentalisation venue de l’extérieur du Mali, et face à la résistance farouche et déterminée des FAMa avec l’appui des instructeurs soldats russes de AfricaCorps, le levier de la négociation à l’initiative du JNIM est tombé à l’eau. Il n’a donc pas été possible pour le JNIM d’imposer ses conditions à un État malien qu’ils croyaient fragile et fragilisé et peut-être divisé suite l’arrestation de quelques militaires de haut rang<sup><a id="post-8981-endnote-ref-18" href="#post-8981-endnote-18">[18]</a></sup>.</p>
<p>Il convient de constater qu’un terrorisme asymétrique ciblant les civils relève de la lâcheté stratégique qui elle-même repose sur l’instrumentalisation venue d’ailleurs. La vulnérabilité des combattants du JNIM commence aussi à apparaître même si les médias mainstream occidentaux n’en font pas cas. De toutes les façons, il s’agit là d’une <a id="post-8981-_Hlk214668538"></a>violation grave du droit international, des droits humains et des droits des Peuples. La Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples<sup><a id="post-8981-endnote-ref-19" href="#post-8981-endnote-19">[19]</a></sup> a été violée car il s’agit en l’espèce d’une stratégie de prédation et de domination par la peur. Mais, du côté malien, rien ne permet d’infirmer que des violations de la Charte africaine n’aient pas eu lieu. Or, le Peuple malien est résilient et ne connaît plus la peur dite <em>« post-coloniale »</em> tant ses luttes pour la souveraineté l’ont vacciné. Mais ce Peuple ne se résignera pas à accepter l’arbitraire et la privation des libertés, voire l’évolution d’une transition vers une autocratie militaire.</p>
<h3><strong>6. LE MERCENARIAT DU TERRORISME : VÉRITABLE INSTRUMENTALISATION DU « LEASING » D’AGENTS DÉSTABILISATEURS</strong></h3>
<p>Le terrorisme au Sahel et en Afrique en particulier ne peut être présenté comme un phénomène purement endogène, africain, inter-ethnique. Au contraire, il s’agit d’une véritable instrumentalisation des mercenaires-terroristes-djihadistes par des puissances occidentales et moyen-orientales, &#8211; privées et publiques -, pour principalement :</p>
<ul>
<li>justifier des interventions officielles de militaires occidentaux, puis par absence de résultats probants ;</li>
<li>opter pour le maintien d’une domination géostratégique par l’intermédiaires de groupes de mercenaires.</li>
</ul>
<p>Comme aux temps coloniaux, des milices armées et/ou des commandos de mercantilistes occidentaux déstabilisaient des Etats africains en toute impunité. Aujourd’hui, il faut bien constater que de nombreux dirigeants de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> et leurs alliés ont utilisé des groupes djihadistes comme des leviers indirects pour déstabiliser ou prendre le contrôle d’États africains<sup><a id="post-8981-endnote-ref-20" href="#post-8981-endnote-20">[20]</a></sup>, et affaiblir leur souveraineté pour accéder gratuitement aux ressources stratégiques afin de mieux les contrôler. Les dernières interventions instrumentalisées des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes ont principalement pour objet de remodeler l’équilibre géopolitique, géoéconomique et géo-religieux au Sahel, sous couvert de la quête d’un proto-califat hypothétique comme entre autres :</p>
<ul>
<li>en Libye, origine des crises djihadistes dans le Sahel avec l’intervention de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> dans ce pays en 2011<sup><a id="post-8981-endnote-ref-21" href="#post-8981-endnote-21">[21]</a></sup>. Cela a provoqué l’effondrement de l’État libyen, créant un vide sécuritaire exploité par des groupes djihadistes comme Ansar al-Charia et l’Etat islamique qui n’ont pas hésité à se repositionner dans le Sahel avec leurs armes. Le sud de la Libye demeure un réservoir majeur d’armes via les réseaux Touaregs et tébus, grâce à un faible contrôle étatique ;</li>
<li>au Mali avec principalement des groupes armés Touaregs, djihadistes au rang desquels <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>, MUJAO et Ansar Dine ;</li>
<li>au Burkina-Faso et au Niger avec les installations de bases militaires françaises et américaines, aujourd’hui <em>« désinstallées »</em> car accusées de tout faire pour justement ne pas enrayer le terrorisme, voire de pousser à une coexistence avec les principales <em>« zones ou proto-califats »</em> d’influence djihadiste.</li>
</ul>
<p>Pour autant, la collusion entre services secrets, entreprises multinationales, réseaux terroristes, d’une part et, la complicité et le silence coupable de plusieurs dirigeants et élites africaines<sup><a id="post-8981-endnote-ref-22" href="#post-8981-endnote-22">[22]</a></sup> d’autre part, ont abouti à une alliance ou coalition qui ne dit pas son nom contre toutes formes de souveraineté et d’émancipation autonome d’un territoire africain. Il faut donc nécessairement interroger l’époque de la prolifération des bases militaires occidentales en Afrique et leur rôle ambigu dans la lutte contre le terrorisme<sup><a id="post-8981-endnote-ref-23" href="#post-8981-endnote-23">[23]</a></sup>. Aujourd’hui, cette ambiguïté continue avec la volonté de contrôler les <em>« airs »</em> et maîtriser les <em>« renseignements »,</em> avec les satellites (Starlink), les drones, et autres contrôles maritimes dans les eaux territoriales des pays africains qui les autorisent sous le couvert d’opérations conjointes anti-immigration.</p>
<p>D’un point de vue africain, l’intervention de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Libye (2011) constitue une agression impériale déguisée en opération humanitaire, dont le résultat a conduit à une dissémination massive des arsenaux libyens vers le Sahel, renforçant par là-même les groupes djihadistes. Or, cette prolifération des armes n’est pas fortuite mais repose sur une <em>« stratégie délibérée de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> pour déstabiliser l’Afrique<sup><a id="post-8981-endnote-ref-24" href="#post-8981-endnote-24">[24]</a></sup> », </em>ce qui a conduit<em> Franklin Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika<sup><a id="post-8981-endnote-ref-25" href="#post-8981-endnote-25">[25]</a></sup> </em>à proposer le terme de<em> « terrorisme impérial »</em> pour requalifier l’instrumentalisation des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes au Sahel.</p>
<p>Le volet religieux avancé n’est que l’arbre qui cache la forêt de l’instrumentalisation politique par des puissances occidentales et moyen-orientales de ces groupes armés déstabilisant les pays promouvant leur indépendance et souveraineté économiques.</p>
<p>Les dissensions internes au sein des différentes obédiences de la nébuleuse du terrorisme-djihadiste en Afrique, les alliances locales et les concurrences violentes entre terroristes font partie d’un jeu tactique d’un système d’instrumentalisation pour promouvoir la peur, et pousser à des changements de régime politique dès lors que les pouvoirs politiques africains ont choisi de défendre en priorité les intérêts des Peuples africains avant les intérêts des puissances occidentales et moyen-orientales, privées ou publiques.</p>
<p>Les crises visibles dans les pays africains qui luttent pour leur souveraineté politique et économique, plus particulièrement au Mali, ne doivent pas masquer les dynamiques profondes et les efforts de refondation à partir de la maîtrise de la souveraineté territoriale. Il est vrai que les autres priorités de développement humain, de liberté d’expression, de démocratie inclusive et de création de richesses partagées ont été négligées.</p>
<p>L’urgence de la nécessaire inclusivité de l’ensemble des forces politiques représentant l’ensemble du Peuple malien a été exclue des discussions. L’option du <em>« tout militaire »</em> n’a pas permis à l’Etat militaire malien d’affecter suffisamment de budgets et de disposer du temps pour promouvoir des solutions sociales et économiques. Les décisions prises à ce jour apparaissent comme intransigeantes, teintées d’unilatéralisme et de la volonté de faire peur, ce qui favorise l’autocensure des citoyens. De ce fait, ceux qui veulent – ou prétendent vouloir- le bien au Peuple malien se trompent lorsqu’ils réduisent la réalité complexe du terrain à un seul détail, le<em> « mercenariat-terrorisme-djihadiste » </em>ou le <em>« tout militaire ». </em>La solution devra passer par un effort de refondation par la palabre africaine inclusive et constructive.</p>
<h3><strong>7. DÉFENSE DE LA SOUVERAINETÉ AFRICAINE ET EFFRITEMENT DE L’UNITÉ DES CHEFS D’ÉTATS AFRICAINS  </strong></h3>
<p>En Afrique et au Mali en particulier, il n’y a donc rien de plus urgent que la prise de conscience d’agir collectivement en repérant et évitant ceux qui ont choisi la stratégie de capitulation, à l’instar du choix fait par le Maréchal Pétain en France à l’entame de la 2<sup>e</sup> guerre mondiale, et qui a pris la forme de la négociation-compromission-soumission de tout un Peuple à l’armée et au pouvoir nazi.</p>
<p>Or, sans une défense et un système de renseignements autonomes africains, il est illusoire de croire au maintien de l’intangibilité des frontières coloniales africaines prônée par l’Union africaine. Le mercenariat du terrorisme est devenu une marchandise comme une autre et fait l’objet d’un commerce ouvert au plus offrant, non sans un objectif stratégique, géoéconomique et géopolitique au service d’un expansionnisme postcolonial décomplexé.</p>
<p>Cependant, les dirigeants africains sont longtemps restés muets et n’ont réagi que très tardivement, le 9 novembre 2025, préférant recourir à un appel aux puissances extérieures<sup><a id="post-8981-endnote-ref-26" href="#post-8981-endnote-26">[26]</a></sup>, plutôt que de s’atteler concrètement au renforcement de leur capacité intrinsèque à défendre leur propre souveraineté, encore moins celle du Mali. La réponse officielle des dirigeants africains de l’Union africaine ressemble à une capitulation africaine assortie d’un rappel de leur soumission collective par le biais de la sollicitation d’ingérences étrangères sans qu’aucune preuve ne soit apportée que ceux à qui il est fait appel :</p>
<ul>
<li>veuillent réellement protéger le Peuple africain et promouvoir sa souveraineté ; ou</li>
<li>sont les premiers à instrumentaliser des mercenaires-terroristes-djihadistes au Sahel et ailleurs.</li>
</ul>
<p>Cela pose le problème de la légitimité des dirigeants africains qui décident de <em>« parler »</em> au nom des pays agressés par les mercenaires-terroristes-djihadistes instrumentalisés.</p>
<p>La position officielle de l’Union africaine sur le blocus du Mali par la voix de Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’<acronym title="Union africaine">UA</acronym>, le 9 novembre 2025 est <em>« une condamnation ferme des attaques terroristes et un appel à une action internationale urgente pour protéger les civils et restaurer la stabilité ».</em> Or, les pays côtiers africains auraient pu offrir aux pays enclavés, la logistique de leurs ports, et assurer l’envoi de troupes militaires d’élite, de drones et d’équipements militaires, ce sous un commandement coordonné et en coopération étroite avec le Mali et l’A.E.S., sans même parler d’approvisionnements en carburant à partir du Nigéria ou d’Algérie. Mais, ce ne fut pas le cas. Au contraire, le silence assourdissant révèle le rôle équivoque, ambigu, suspect et finalement proactivement pusillanime.</p>
<p>L’unité des chefs d’Etats africains semble s’effriter dès lors qu’il s’agit de défendre l’intégrité territoriale d’un des leurs et surtout défendre la souveraineté africaine aux dépens des ingérences extérieures. Cette posture favorise souvent la primauté de la sauvegarde d’intérêts étrangers, devenus prioritaires, bien entendu aux dépens des intérêts africains.</p>
<p>Au plus fort de la crise sécuritaire et énergétique (9-12 novembre 2025), l’Union africaine a condamné <em>« les attaques contre les civils »</em> et a appelé à une action internationale urgente, sans que la moindre action concrète et visible ne soit identifiée au Mali. Aucun déploiement concret ni mécanisme d’intervention n’a été activé pour le moment.</p>
<p>Marginalisée depuis le retrait du Mali en 2022, la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> semble regarder ailleurs et est demeurée spectatrice, sans levier opérationnel direct. L’absence de soutien concret des organisations régionales et africaines pose la question d’une refondation des mécanismes africains de sécurité collective, surtout lorsqu’il s’agit de défendre le retour des souverainetés politiques et économiques écornées.</p>
<p>La France, absente diplomatiquement, n’a pas été <em>« pro-active »</em> comme durant le mandat du Président François Hollande. Certains médias en France, n’ont pas manqué de rappeler avec insistance que c’est la même situation de <em>« prise de Bamako »</em> qui prévalait lorsque la France du Président François Hollande est intervenue au Mali à la <em>« demande »</em> des autorités maliennes de l’époque.</p>
<p>Néanmoins, la rupture diplomatique actée et persistante entre la France et le Mali depuis 2023 ne peut se résoudre que par la mise à plat du <em>« rôle passé »</em> -positif et négatif- de la France dans la déstabilisation du Sahel, et plus particulièrement dans les pays considérant la souveraineté nationale comme une priorité absolue. Rappelons tout de même qu’au moins 58 militaires français ont perdu la vie dans la guerre contre le terrorisme djihadiste au Mali et au Sahel depuis 2013. Ce coût humain de l’engagement français dans la région, et qui a duré près d’une décennie au Mali, doit aussi être mis en perspective avec le coût des militaires africains morts au Mali. Les FAMa paient le tribut le plus lourd dans cette guerre, davantage que les forces étrangères (France, MINUSMA (<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>)). A ce titre, il est décent de saluer de façon unanime la mémoire de tous ceux qui ont péri et non de manière sélective comme c’est trop souvent le cas.</p>
<p>Les pertes sont dues principalement aux attaques directes (embuscades, assauts djihadistes), aux engins explosifs improvisés de l’Etat islamique, au faible équipement et surtout au manque de soutien aérien et à la faiblesse des informations satellitaires. Le nombre de morts militaires est nettement supérieur à celui des Français même si les chiffres précis sont difficiles à établir car les communications officielles sur les bilans sont considérées comme des informations secret défense. Mais depuis 2012, les estimations fiables indiquent au moins 1 000 morts confirmés avant 2020, et probablement plus de 2 000 à 3 000 morts<sup><a id="post-8981-endnote-ref-27" href="#post-8981-endnote-27">[27]</a></sup> cumulés à la fin de novembre 2025.</p>
<p>Avec un retrait complet et précipité et non-sollicité des bases militaires françaises du Mali, une absence de coopération sécuritaire ou humanitaire, une interdiction de la plupart des médias français comme (<acronym title="Radio France International">RFI</acronym>, France 24, TF1, LCI, Jeune Afrique, etc.), et un cadre <em>« diplomatique »</em> actuel non favorable, il est difficile de croire qu’un dialogue constructif puisse avoir lieu entre la France et le Mali sans l’entremise d’une modération acceptée par les deux parties.</p>
<p>L’Algérie entretient des tensions croissantes avec Bamako et certains opposants alignés sur l’Arabie Saoudite ont trouvé refuge en Algérie. Les relations tendues entre l’Algérie et le Mali sont restés figées sur les questions de médiation et de sécurité frontalière, notamment la position ambiguë de l’Algérie sur les groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes transfrontaliers et le fait que certains maliens de l’opposition, proches des puissances étrangères, Arabie saoudite ou France, ont trouvé refuge en Algérie.</p>
<p>Au sud algérien, il existe une zone de transit pour armes et carburant, ce qui favorise un véritable trafic qui peut expliquer pourquoi l’Algérie n’est pas intéressée par un retrait du Mali de la zone franc et plus particulièrement du Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>. De fait, la coopération sécuritaire est plus que fluctuante pour ne pas dire aléatoire.</p>
<p>Mais la vérité n’est qu’aucun de ces Etats, non membres de l’A.E.S., n’a engagé de soutien logistique ou militaire concret sur le terrain pour contrer les mercenaires-terroristes-djihadistes. Peut-être que la capacité intrinsèque de l’armée malienne était suffisante pour <em>« déstabiliser »</em> en retour le JNIM. En revanche, le Gouvernement malien n’a fait de demande officielle qu’aux pays considérés comme des <em>« amis ».</em> Les forces russes AfricaCorps semblent avoir comblé le vide sécuritaire, grâce à une certaine efficacité des opérations de brouillage et de protection des convois de camions-citernes et d’élimination des forces déstabilisatrices qui bloquaient l’approvisionnement des grandes villes maliennes.</p>
<h3><strong>8. PAS DE STRATÉGIE D’ENCERCLEMENT SANS IMPLICATION DE PAYS VOISINS</strong></h3>
<p>Il est clair que la stratégie des mercenaires-terroristes-djihadistes d’encerclement des grandes villes du Mali et de désenclavement des zones frontalières, pourrait inciter à croire qu’ils vont établir des bases avancées ou arrières à proximité des frontières de pays voisins, dont le Sénégal, la Mauritanie, l’Algérie, le Nigéria, le Côte d’Ivoire, et indirectement au Ghana, Togo et Bénin. Cette approche vise à couper les axes logistiques vers la capitale malienne tout en préparant une expansion progressive<sup><a id="post-8981-endnote-ref-28" href="#post-8981-endnote-28">[28]</a></sup> vers les pays voisins, hors A.E.S., à moins que ces pays, surtout ceux disposant d’un accès maritime, ne fassent partie du problème.</p>
<p>La solution passe donc par le renforcement de la coopération sécuritaire transfrontalière.</p>
<p>Or, dans un passé pas si lointain certains pays de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, sous l’emprise d’une instrumentalisation exogène, étaient prêts à <em>« entrer en guerre »</em> contre des Etats enclavés… Aujourd’hui, les relations entre les chefs des Etats entourant les pays de l’A.E.S. ne sont pas encore apaisées. Or, le renseignement et la surveillance des zones transfrontalières et des circuits d’approvisionnement demeurent une priorité pour tous. La présence des Etats travaillant de concert n’est plus une option mais une obligation. Mais, il faut une rupture politique en profondeur car la sacro-sainte <em>« intangibilité des frontières africaines<sup><a id="post-8981-endnote-ref-29" href="#post-8981-endnote-29">[29]</a></sup> »,</em> héritage des frontières coloniales, prônée par l’Union africaine, doit sauter au moins temporairement sur le plan de l’échange du renseignement et de la sécurité. Les postes de sécurité associant les populations outillées avec des outils digitalisés doivent être démultipliés. Les préoccupations sociales, alimentaires, de pouvoir d’achat et d’emplois, doivent être prises en compte sans référence à des préalables ethniques, régionalistes ou encore de vengeance politicienne.</p>
<p>Les alternatives économiques pour les jeunes doivent inclure l’inclusion systématique de populations locales dans le capital des entreprises multinationales travaillant sur le territoire malien et par extension de l’A.E.S. Ces mécanismes disruptifs devront se faire en toute transparence et être acceptés par les entreprises multinationales, au titre de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Cette démarche donnerait le signe positif tangible d’une volonté de partage et de ruissellement des fruits de la croissance pour toutes et tous.</p>
<p>Des fonds souverains devraient s’appliquer sur toutes les mines du pays exploitées afin de servir de fond d’amorçage de création d’entreprises pour les jeunes et moins jeunes. Il va de soi que l’implication des leaders communautaires et religieux défendant le vivre ensemble <em>« religieux »</em> et pacifique malien doit être promue afin de mettre en place des stratégies de sensibilisation et de déradicalisation des jeunes désœuvrés et prévenir l’extrémisme faussement religieux et criminel du JNIM.</p>
<p>Car se pose bien une interrogation : depuis quand Dieu a-t-il prôné l’assassinat des humains entre eux ?</p>
<p>Les élites maliennes doivent apprendre à supprimer de leur langage les réminiscences et surtout la persistance d’une société basée sur des castes, considération sociétale qui n’est pas étrangère aux tensions interethniques. Il y va de l’égalité entre les humains, et surtout entre les femmes et les humains. La cohésion sociale et le vivre ensemble devront l’emporter. Cela passe par la réconciliation entre les oligarchies militaires et les nombreux civils qui ont contribué à la lutte de libération économique du Mali du joug colonial. Enfin, la lutte contre les kits détournés de Starlink doit aller de pair avec la lutte contre le financement obscur du JNIM et ses activités économiques et criminelles bénéficiant de complicités locales et transfrontalières. Selon Timbuktu Institute, <em>« l&rsquo;objectif principal du JNIM est de pousser les forces de sécurité maliennes hors des zones proches de Bamako et de délégitimer le gouvernement, en jetant ainsi les bases d&rsquo;une extension de sa zone d&rsquo;opérations. Le JNIM a déjà infiltré de manière illicite des secteurs économiques-clés, tels que l&rsquo;exploitation forestière et minière, qui dépendent des échanges avec la Mauritanie et le Sénégal<sup><a id="post-8981-endnote-ref-30" href="#post-8981-endnote-30">[30]</a></sup> ».</em></p>
<h3><strong>9. DÉPART PRECIPITÉ DU MALI DES OCCIDENTAUX, MAIS RÉSILIENCE DE LA RUSSIE</strong></h3>
<p>Les États-Unis<sup><a id="post-8981-endnote-ref-31" href="#post-8981-endnote-31">[31]</a></sup>, l’Allemagne, l’Italie<sup><a id="post-8981-endnote-ref-32" href="#post-8981-endnote-32">[32]</a></sup>, et la France<sup><a id="post-8981-endnote-ref-33" href="#post-8981-endnote-33">[33]</a></sup> ont récemment demandé à leurs ressortissants de quitter le Mali en raison de la dégradation rapide du contexte sécuritaire, des attaques terroristes ciblées et imprévisibles dans le pays et de la tentative de blocus énergétique des centres urbains notamment Bamako par les mercenaires-terroristes du JNIM, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, affilié à al-Qaïda. La question demeure de savoir si ces appels désespérés ne sont pas officiellement liés à des opérations d’espionnage ou à une attaque imminente contre les pays qui se sont donnés comme priorité de défendre par tous les moyens leur souveraineté usurpée à la fin de la période précoloniale.</p>
<p>Quitter <em>« immédiatement »</em> pour les Etats-Unis, <em>« rapidement »</em> pour l’Allemagne et l’Italie, <em>« dès que possible mais temporaire »</em> pour la France est en contradiction avec la position de la Russie qui n’a pas officiellement demandé à ses ressortissants de quitter le Mali bien que les déplacements terrestres soient devenus dangereux et que les stocks de carburants de l’Etat et du secteur privé soient devenus des cibles privilégiées, des mercenaires-terroristes.</p>
<p>Personne ne peut exclure le fait que les pays qui demandent à leurs ressortissants de quitter très rapidement le Mali, disposent sur place de personnels affectés à des activités sensibles, voire d’espionnage, parfois sous couvert d’agents, de coopérants, d’analystes et surtout d’activistes des organisations non gouvernementales financés de l’extérieur au Mali.</p>
<p>S’il est légitime de protéger son personnel et ses actifs dans un contexte devenu trop instable pour eux, il faut s’étonner que les condamnations de la militarisation accélérée du JNIM demeurent bien faibles par rapport à la publicité donnée aux avancées des opérations de déstabilisation des mercenaires-terroristes. Il ne faut donc surtout pas exclure la réalité de la <em>real politik</em>, à savoir la manipulation directe ou indirecte, voire le double-jeu des puissances de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, auxquelles il conviendra de rajouter un futur rôle de la Turquie. Compte tenu de la confidentialité qui entoure les opérations de défense, de sécurité et de souveraineté, il est difficile pour le moment d’apporter des éléments probants pour légitimer une telle situation.</p>
<p>Néanmoins, les États Unis n’ont plus de forces militaires permanentes au Mali, contrairement à la période 2013–2020. Or, en 2025, des émissaires américains (William Stevens, Rudy Atallah) ont visité Bamako pour discuter de coopération sécuritaire et économique dans le cadre d’un <em>deal à la « Trump ».</em> Il s’agit pour les Etats-Unis d’offrir ce qu’ils nomment <em>« aide »</em> contre le terrorisme en échange d’un accès quasi-illimité aux ressources minières, notamment l’or, le lithium, etc. Bien que la chancellerie américaine demeure active au Mali avec des programmes dits de <em>« coopération »,</em> il faut bien reconnaître que l’influence américaine au Mali est totalement bornée par la présence russe au plan militaire, la présence chinoise au plan du commerce et des échanges, et surtout une méfiance de la junte militaire compte tenu du rôle et de l’interventionnisme des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, au Soudan, etc. et de la déstabilisation qui s’en est suivie.</p>
<p>Il ne faut donc pas être naïf sur la plausibilité de voir les Occidentaux :</p>
<ul>
<li>annoncer une disjonction diplomatique ou une reconfiguration des alliances avec les Etats remettant la souveraineté comme priorité première de leur politique ;</li>
<li>présenter leur refus d’aider et d’accompagnement la lutte contre la menace dite <em>« commune »</em> contre les mercenaires-terroristes comme une perte de leur confiance dans la capacité des autorités maliennes à garantir la sécurité, avec en filigrane une sorte de vengeance décalée suite à la demande de départ accélérée des forces françaises et onusiennes du Mali, des bases américaines du Niger, etc.</li>
</ul>
<p>La déstabilisation ne peut être imputée uniquement au JNIM en tant que djihadistes, mais l’activisme de ces mercenaires-terroristes s’inscrit dans une logique d’instrumentalisation<sup><a id="post-8981-endnote-ref-34" href="#post-8981-endnote-34">[34]</a></sup> de ces acteurs de déstabilisation, paradoxalement largement financés et militarisés, et rarement condamnés par ceux qui demandent le départ de leurs ressortissants, alors que ce sont les mêmes qui ont installé un ex-mercenaire-terroriste-djihadiste à la tête de la Syrie.</p>
<p>Il faut s’étonner qu’il n’y ait aucune volonté pro-active de construire une action collective des pays africains voisins, et des pays membres de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> pour éradiquer le JNIM.</p>
<p>C’est dans le cadre de la recherche de preuves ou de trahison que pourrait s’expliquer l’arrestation de certains journalistes dans le nord, accusés d’espionnage et de renseignement.</p>
<p>Néanmoins, il faut inscrire ce qui arrive au Mali dans une constante plus large de dépossession des ressources et même du territoire malien qui a commencé dès la fin de la période précoloniale.</p>
<h3><strong>10. COLONISATEURS, DJIHADISTES ET PROTO-CALIFAT : UNE CONSTANTE HISTORIQUE POUR S’APPROPRIER LE BIEN D’AUTRUI</strong></h3>
<p>Depuis quelques semaines, les agents, vecteurs du terrorisme et de la déstabilisation, se concentrent sur le Mali et plus largement sur les pays du Sahel, dont le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, et le Soudan et quelques pays transfrontaliers par opportunisme. Pourtant il ne s’agit pas d’un épiphénomène mais bien une constante historique où des groupes de mercenaires mafieux, en concurrence les uns avec les autres, et souvent instrumentalisés, sont devenus des postes avancés et avant-gardistes de l’appropriation des biens d’autrui par la violence, la force, dans un espace où l’État est défaillant. L’exploitation détournée et apocryphe de l’Islam n’est qu’une pratique dolosive et un détournement des préceptes de Dieu pour justifier des trafics, la corruption, et occuper des populations pauvres et laissées pour compte depuis des décennies. Or, quelque soit la multiplicité des acteurs de la déstabilisation des États, leurs divergences internes et la différenciation entre les différents commanditaires qu’ils servent, ils ont en commun au moins trois points :</p>
<ul>
<li>la volonté de s’accaparer le territoire d’autrui soit en établissant un<em> « petit » ou « grand » </em>proto-califat (tentatives en Algérie, Nigeria, au Mali, au Burkina-Faso et au Niger), ou en déclenchant une guerre civile pour couper le pays en plusieurs espaces dont au moins un doit demeurer favorable aux Occidentaux et leurs alliés arabes du Golfe persique (Yémen, Libye, Soudan) ou en reprenant le contrôle par une occupation directe ou indirecte de pays entiers (Irak, Syrie) avec l’appui de grandes puissances, soit pour leur propre compte, soit pour le compte de puissances privées ou publiques étrangères, poltronnes au point de tout faire pour que leur identité véritable n’apparaisse pas au grand jour ;</li>
<li>le besoin de fuir et de se délocaliser des espaces où le contrôle sécuritaire des terroristes s’est renforcé au point de les empêcher d’agir à leur guise, ce qui explique le redéploiement en Afrique notamment dans les zones où la pauvreté, le désœuvrement des jeunes, le rétablissement d’une certaine forme d’ordre théocratique et la faiblesse de la présence de l’État permet d’agir, notamment dans les zones rurales, ce qui n’exclut pas la volonté d’asphyxier les grands centres urbains au Mali ;</li>
<li>le besoin d’être utile aux grandes puissances privées et publiques dans la reconfiguration, pour ne pas dire la recolonisation géostratégique et géoéconomique des matières premières stratégiques, situées sur le territoire africain avec en filigrane la volonté d’asphyxier l’État africain pour neutraliser les actions visant le retour de la souveraineté sous toutes ses formes comme avant la période précoloniale, à défaut, d’accepter un alignement sur les objectifs stratégiques d’un monde occidental dont le déclin économique exacerbe la volonté d’appropriation inique des richesses du sous-sol, du sol et du hors-sol africains, ce aux dépens des populations africaines et au profit quasi-exclusif de ceux qui disposent d’une capacité d’influence et de nuisance forte.</li>
</ul>
<p>La concentration des attaques dans les pays de l’A.E.S. (Mali, Burkina Faso, Niger) s’explique entre autres par la volonté du JNIM :</p>
<ul>
<li>d’accéder à des matières premières de première importance, notamment l’or, le lithium, etc. pour son propre compte et pour le compte d’autrui, notamment des pays fonctionnant en bandes organisées autour de certains pays du Golfe et la Turquie ;</li>
<li>de négocier un <em>« proto-califat »</em> sur le sol malien ;</li>
<li>de profiter des failles sécuritaires et politiques, notamment une trop grande corruption au niveau des frontières avec le Nigéria qui favorise la contrebande ;</li>
<li>de mettre en œuvre une stratégie pour occuper idéologiquement une partie du territoire malien, autrement dit, négocier une recolonisation avec l’État malien, ce qui apparemment était le cas avec les régimes civils d’antan ; et</li>
<li>de profiter des opportunités logistiques et économiques pour lever des « taxes » et « tributs », en dehors des matières premières.</li>
</ul>
<p>Or, tout ceci s’inscrit dans une constante historique avec une dynamique récente<sup><a id="post-8981-endnote-ref-35" href="#post-8981-endnote-35">[35]</a></sup>, amplifiée par une forme d’instrumentalisation des mercenaires-terroristes-djihadistes profitant de l’effet de levier que constituent la fragilité de l’État malien en zone rurale et la perte d’identité et la pauvreté parmi les jeunes qui se laissent recruter par les groupes terroristes leur offrant des solutions de survie immédiate contre le chômage qui se révèlent n’être que des leurres, dont la conséquence majeure est une dépendance <em>structurelle envers le JNIM.</em></p>
<h3><strong>11. HISTOIRES PRÉCOLONIALES AFRICAINES GLORIEUSES ET DÉVELOPPEMENT SOUVERAIN STOPPÉ NET</strong></h3>
<p>Avant l’arrivée des colonisateurs arabes ou européens, les territoires correspondant aujourd’hui approximativement au Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Soudan étaient gouvernés par des royaumes et empires africains puissants, organisés autour de structures politiques, religieuses et militaires extrêmement subtiles et sophistiquées. Ils avaient en commun une gouvernance fondée sur un pouvoir royal sacré, souvent lié à des traditions et religions africaines. Ce qui faisait office d’État reposait sur des structures décentralisées avec des dirigeants locaux autonomes mais dépendants par le biais d’un système d’impositions et de tributs.</p>
<p>L’essentiel de l’économie était fondé sur le commerce transsaharien, l’agriculture et les relations de vassalité qu’imposaient les tributs. Une grande partie du savoir et de la connaissance reposait sur une transmission orale, notamment l’organisation du « vivre ensemble », du droit, de l’histoire, et du règlement des différents et des conflits par la négociation et des échanges de mission de bons offices. D’importants vestiges ont été retrouvés et transcrits aussi en écriture arabe.</p>
<p>Il importe de rappeler que ce sont ces organisations politiques précoloniales qui ont été éradiquées sans aucun ménagement, et surtout sans aucune tentative d’en comprendre la complexité et les savants dosages d’un juste équilibre censés limiter les conflits ou faire accepter aux minorités les positions majoritaires qui ne faisaient pas toujours l’objet d’un consensus.</p>
<p>Rappelons tout de même au moins les sept principaux <a id="post-8981-_Hlk213536871"></a>empires, monarchies, sultanats ou cités-Etats.</p>
<p>11.1 L’EMPIRE DU GHANA (4ᵉ au 13ᵉ siècle) que l’on peut situer au sud-est de l’actuelle Mauritanie et du Mali et qui reposait sur une forme de monarchie centralisée avec un roi (le Ghana) entouré de conseillers. Ces derniers contrôlaient l’essentiel du commerce de l’or, du diamant, du sel, etc. dans le cadre d’un réseau complexe de vassaux tributaires.</p>
<p>11.2 L’EMPIRE DU MALI (13ᵉ au 16ᵉ siècle) fondé par Soundjata Keïta<sup><a id="post-8981-endnote-ref-36" href="#post-8981-endnote-36">[36]</a></sup> après ce qui est rappelé dans les livres d’histoire comme la bataille de Kirina (1235). Il s’agit là aussi d’un Gouvernement impérial<sup><a id="post-8981-endnote-ref-37" href="#post-8981-endnote-37">[37]</a></sup> avec des provinces dirigées par des gouverneurs ou chefs locaux dits les farins<sup><a id="post-8981-endnote-ref-38" href="#post-8981-endnote-38">[38]</a></sup> dont l’autorité était renforcée par le soutien de l’armée impériale et du Gbara (conseil impérial). Suite aux travaux de chercheurs africains, principalement maliens et guinéens, il a été possible découvrir que l’organisation reposait sur une Constitution initiale, la fameuse « <em>Charte du Manden</em> » ou <em>« Charte de Kouroukan Fouga<sup><a id="post-8981-endnote-ref-39" href="#post-8981-endnote-39">[39]</a></sup> »</em> qui a été classée au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Avec la colonisation arabe, l’islamisation violente et progressive a conduit à l’introduction d’une organisation de l’administration reposant sur l’écriture. La diplomatie internationale a bénéficié des nombreux voyages à la Mecque, non sans un commerce florissant fondé sur des échanges contre des matières premières comme l’or<sup><a id="post-8981-endnote-ref-40" href="#post-8981-endnote-40">[40]</a></sup>, notamment le voyage de Kankou Moussa plus connu sous le nom de Mansa qui signifie <em>« roi des rois »</em> en langue mandingue, à savoir Mansa Musa (Moussa en français). Il fut le dixième empereur du Mali, régnant de 1312 à 1337 à l’apogée de l’Empire du Mali. Musulman pratiquant, il est célèbre pour sa richesse légendaire notamment suite à un pèlerinage à La Mecque en 1324 où sa richesse en or et sa gloire ont structuré la route du commerce de l’or<sup><a id="post-8981-endnote-ref-41" href="#post-8981-endnote-41">[41]</a></sup> entre l’Afrique au sud du Sahara et le Moyen-Orient arabe et musulman.</p>
<p style="padding-left: 40px;">11.3 L’EMPIRE SONGHAÏ (14ᵉ au 16ᵉ siècle) avec comme capitale Gao, puis Tombouctou, disposait d’un système bureaucratique sophistiqué sous le règne d’Askia Mohammed, notamment avec des ministères, des juges (qadis) et des gouverneurs, une forme ancestrale de l’Etat moderne avec une armée professionnelle et un système de taxation du commerce transsaharien.</p>
<p style="padding-left: 40px;">11.4 LE ROYAUME MOSSI au Burkina Faso reposait sur une monarchie guerrière fondée vers le 11ᵉ siècle et dirigée par le Mogho Naba, un roi sacré et chef militaire. Les provinces bénéficiaient d’une organisation en provinces semi-autonomes, avec des rites traditionnels robustes et structurant la société.</p>
<p style="padding-left: 40px;">11.5 LES SULTANATS DU KANEM-BORNOU ET DU ZARMAGANDA au Niger avaient une monarchie islamique avec un sultan, une administration écrite et une armée organisée.</p>
<p style="padding-left: 40px;">11.6 LES ZARMAS ET HAOUSSAS sont à assimiler à des formes de « villes-affranchies » avec des cités-États qui disposaient de rois notamment Zarmakoy et Sarkin et des conseils de notables. Zarmakoy (chez les Zarmas) et Sarkin (chez les Haoussas) sont des titres royaux traditionnels dans l’espace sahélien, notamment au Niger et dans le nord du Nigeria et sont utilisés pour désigner des chefs ou rois dans des sociétés précoloniales haoussa et songhaï.</p>
<p style="padding-left: 40px;">11.7 LE SULTANAT DU SENNAR au Soudan était une monarchie islamique fondée au 16ᵉ siècle et disposait d’une administration centralisée, une justice islamique, un commerce florissant avec l’Égypte et l’Arabie.</p>
<p>Ainsi, c’est le développement de ces formes originales et diversifiées d’organisation de l’État que l’esclavage, la colonisation et la traite des Noirs, ont stoppé net, pour substituer et imposer la forme culturellement extravertie d’un Etat non Africain, qui à ce jour n’a pas encore véritablement pu être transposé sans altérations aux dépens des peuples africains en bloquant leur développement.</p>
<p>Le problème avec les ingérences directes ou indirectes, avec ou sans mercenaires-terroristes-djihadistes, dans les pays du Sahel, au Mali, Niger, Burkina-Faso, et Soudan en particulier, est que cela débouche systématiquement sur de la déstabilisation, assortie de l’exploitation non sollicitée des <em>ressources du sous-sol, du sol et du hors-sol africain<sup><a id="post-8981-endnote-ref-42" href="#post-8981-endnote-42">[42]</a></sup></em>. Il ne faut donc jamais perdre de vue cette logique historique d’accès <em>« gratuit »</em> aux ressources, soit usurpé, soit dans le cadre d’un échange inégal unilatéral, qu’il faut comprendre les attaques systématiques contre les États africains qui choisissent, avec ou sans vérité des urnes, de défendre leur souveraineté territoriale, économique, monétaire et culturelle.</p>
<p>Or, c’est historiquement que les colonisateurs arabes et européens ont choisi de bloquer la trajectoire glorieuse du Peuple africain en usant et abusant des courants religieux pour stopper le développement autonome souverain.</p>
<h3><strong>12. COURANT RELIGIEUX VIOLENT : QUI VEUT TUER LA « MOSAÏQUE DU VIVRE ENSEMBLE MULTICONFESSIONNEL » AU MALI ?</strong></h3>
<p>Aujourd’hui, les courants religieux en compétition au Mali sont multiples.</p>
<p>En 2025, le paysage religieux malien est dominé par l’islam malékite<sup><a id="post-8981-endnote-ref-43" href="#post-8981-endnote-43">[43]</a></sup>, concurrencé par le wahhabisme<sup><a id="post-8981-endnote-ref-44" href="#post-8981-endnote-44">[44]</a></sup>, les confréries soufies<sup><a id="post-8981-endnote-ref-45" href="#post-8981-endnote-45">[45]</a></sup> et le salafisme. Le salafisme est un courant sunnite rigoriste qui prône un retour aux pratiques des <em>« pieux ancêtres » </em>(al‑salaf al‑ṣāliḥ). Il se subdivise en au moins trois branches : quiétiste (apolitique), politique (engagée dans la sphère publique) et djihadiste (violente). Ce fondamentalisme islamique prône un retour aux pratiques des premiers musulmans, ce qui explique le rejet de toutes <em>« innovations »</em> religieuses et un retour à une pratique fondée sur une lecture littérale du Coran et de la Sunna. Si certaines branches reposent sur le pacifisme et la quiétude du vivre ensemble, d’autres sont constituées de groupes armés violents avec comme justificatif le djihadisme armé.</p>
<p>Si le salafisme partage avec le wahhabisme le rigorisme, il ne faut pas les confondre bien qu’un syncrétisme salafisme-wahhabisme violent et imperméable à la diversité religieuse, existe et est financé par des groupes indépendants des Etats du Golfe. Présent en Afrique de l’Ouest et au Mali depuis les années 1980, le salafisme est devenu antinomique à la démocratie et prône une forme de fausse théocratie qui doit s’appliquer sans contradictions au sein de territoires usurpés considérés comme des califats.</p>
<p>Cette propagation dans la non-transparence s’est accélérée grâce au concours de dirigeants africains qui ont accepté l’argent et le financement d’États du Golfe, sans distinguer la conséquence d’un piège stratégique. Ce financement a permis de financer des prédicateurs, des organisations non gouvernementales (<acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym>) et autres structures de formation coraniques ou de financement sans intérêts. Personne ne contrôlait ces entités qui faisaient du prosélytisme auprès de populations qui percevaient les représentants civils de l’État central dit <em>« démocratique »</em> comme des complices des entreprises multinationales étrangères qui venaient les spolier de leur terre et de leurs richesses ancestrales.</p>
<p>Au Mali, c’est donc bien l’instrumentalisation par l’argent qui a fait du salafisme le concurrent direct de l’Islam malékite et des confréries soufies, ce dans les grandes villes et dans les zones de crises. Les groupes armés comme le MUJAO<sup><a id="post-8981-endnote-ref-46" href="#post-8981-endnote-46">[46]</a></sup> a intégré Al‑Mourabitoune<sup><a id="post-8981-endnote-ref-47" href="#post-8981-endnote-47">[47]</a></sup>. Tous deux prônent le salafisme djihadiste violent et sont parmi les premiers à avoir été instrumentalisés -consciemment ou inconsciemment &#8211; en se cachant derrière l’idéologie salafiste djihadiste pour tenter de coloniser des pans entiers du territoire malien. La diffusion de la pensée salafiste s’est propagée principalement dans les pays comme le Burkina-Faso, le Niger, le Nigeria et le Mali, ce qui explique d’ailleurs les liens extraterritoriaux renforcés par l’important appui financier des pays du Golfe.</p>
<p>Très minoritaire, le christianisme<sup><a id="post-8981-endnote-ref-48" href="#post-8981-endnote-48">[48]</a></sup> reste marginal mais sous pression au Mali, tandis que les religions traditionnelles persistent en arrière-plan. La compétition est donc à la fois théologique (entre courants islamiques) et sociopolitique (entre islam majoritaire et minorités chrétiennes/traditionnelles). Cette concurrence s’est exacerbée dès lors que les <strong>sources de financement et des alliances de MUJAO et Al‑Mourabitoune </strong>reposaient sur des trafics, des<strong> r</strong>ançons, une idéologie coloniale rigoriste et des liens de subordination avec <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>, pas d’États du Golfe, des États‑Unis ou d’Israël, mais de réseaux criminels et de rançons locales.</p>
<p>Voici une synthèse claire.</p>
<p>Le paiement des rançons notamment pour les otages occidentaux, arabes du Golfe, africains, maliens, notamment des agents des services secrets, des diplomates, des humanitaires, des journalistes, des commerçants et de simples citoyens sont versées par des États ou des entreprises. Les montants peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, alimentant directement les caisses des mercenaires-terroristes-djihadistes. Ce fonds de commerce a été instrumentalisé au point d’avoir été institutionnalisé pour financer directement ces groupes criminels de terroristes sans éveiller les soupçons. La subordination et l’alliance avec <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym> permet une mutualisation des ressources et des filières d’approvisionnement pour terroriser et alimenter les marchés noirs sahéliens avec des armes, des fusils d’assaut, RPG, explosifs, drones, motos et sources énergétiques. La vulnérabilité de certains États conduit à financer indirectement le JNIM et en retour d’en attendre des services régulièrement confiés à des mercenaires. Les trafics et pillages viennent compléter la panoplie des crimes et permet de brouiller la lisibilité des responsables de l’instrumentalisation des mercenaires-terroristes-djihadistes, considérés par certains comme des parrains du JNIM. C’est tout ceci qui fait croire, tel que le rapportent les médias politiquement corrects, que des livraisons officielles au JNIM par des États non maliens, et non A.E.S., n’ont pas lieu officiellement.</p>
<p>Cette instrumentalisation subtile a permis le financement de certains groupes mafieux notamment grâce aux rançons, et leur a permis d’agir comme des mercenaires pour s’approprier des pans entiers du sol, du sous-sol et du hors-sol malien, mais aussi d’acheter les consciences dans un environnement dominé par la pauvreté, au sein de populations affectées par beaucoup d’ignorance entretenue par de nombreuses superstitions que quelques faux griots ont contribué à amplifier, mais éprouvant le sentiment, bien réel lui, d’être des laissés-pour-compte.</p>
<p>Il est donc bien question de mettre fin à la longue et traditionnelle culture du vivre ensemble multiconfessionnel au Mali. C’est donc bien cette mission du <em>« diviser pour régner » </em>entretenue et imposée par l’Occident pour s’approprier les richesses africaines<sup><a id="post-8981-endnote-ref-49" href="#post-8981-endnote-49">[49]</a></sup> que colporte la doctrine de la violence contre les faibles, les pauvres et les ignorants, au Mali et ailleurs.</p>
<p>Une confirmation en quelque sorte du <em>« vrai/faux »</em> courage des groupes armés terroristes !</p>
<h3><strong>13. MALI : CONSTRUIRE SA CAPACITÉ D’INFLUENCE ET DE NUISANCE AFIN DE GÉNÉRER UNE DISSUASION EFFECTIVE </strong></h3>
<p>Le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) est présent et surtout actif au Mali et dans le Sahel depuis longtemps. On peut classer le JNIM comme étant idéologiquement un courant sunnite radicalisé, avec une orientation <em>« doctrinale »</em> salafiste-djihadiste violente et alternative, ce qui le distingue à la fois des courants sunnites classiques et des wahhabites institutionnels. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de <em>« ponts »</em> et des <em>« concurrences »</em> sur le terrain. Avec l’affiliation à Al-Qaïda, apparemment non affilié à Daech qui est encore plus radical, violent et extrémiste, le JNIM s’est ajusté en tentant d’imposer la Charia tout en rejetant le soufisme et les confréries locales considérées comme des <em>« déviants »</em> ou <em>« hérétiques »,</em> ce qui ne peut être accepté par une population malienne bien pacifique. Paradoxalement, le JNIM du Mali est proche des doctrines du wahhabisme notamment pour la rigueur doctrinale, mais demeure <em>« en principe »</em> non aligné sur les États wahhabites comme l’Arabie Saoudite.</p>
<p>Or, le Mali est une mosaïque du vivre ensemble au plan ethnique et religieux. Le JNIM n’a donc rien compris à cela et se comporte comme un colonisateur usurpateur des biens du Mali, pour son propre compte et pour le compte d’autrui.</p>
<p>Le Mali pratique un Islam à plus de 90 % sunnite avec des traditions soufies, notamment Tijaniyya et Qadiriyya<sup><a id="post-8981-endnote-ref-50" href="#post-8981-endnote-50">[50]</a></sup>. Le JNIM tend à balayer ces nuances, tout comme les anciens colonisateurs du Mali ont balayé la culture ancestrale des royaumes qui ont constitué le Mali d’aujourd’hui. Les confréries soufies qui dominent au Mali ont des pratiques mystiques favorisant la tolérance, le vivre ensemble et la communauté. Le salafisme non violent est présent au Mali depuis les années 1990, a été largement soutenu par des Organisations non gouvernementales (<acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym>) du Golfe et s’est distingué du djihadisme. Or, le JNIM rejette les pratiques soufies, les fêtes populaires qui fondent la solidarité africaine, les marabouts et les divinations au cœur de la croyance d’un monde spirituel parallèle à celui des vivants. De cette ignorance congénitale, le JNIM s’arroge, tel un dictateur colonisateur, le droit d’imposer, contre la volonté populaire, une vision rigoriste et violente de l’Islam.</p>
<p>Aussi, pour mieux comprendre ce qui se joue au Mali et dans les pays du Sahel, il faut opérer une distinction entre les courants religieux pacifiques et les groupes armés. Les populations maliennes dans leur grande majorité, ont bien compris que le JNIM s’oppose aux pratiques religieuses locales. Cela entraine des tensions et des résistances, mais c’est sans compter avec le poids de l’instrumentalisation de l’extérieur, pour tirer profit de la situation et déstabiliser l’Etat, ce qui laisse en filigrane le champ libre pour récupérer des espaces où les matières premières sont abondantes, souvent achetées à crédit ou simplement pillées par certaines multinationales étrangères…</p>
<p>C’est aussi cela qui permet :</p>
<ul>
<li>d’une part, un financement des activités violentes du JNIM et d’Al-Qaïda ; et</li>
<li>d’autre part, de subventionner indirectement la corruption aux frontières et de promouvoir la contrebande y compris des kits Starlink.</li>
</ul>
<p>Pour comprendre le sens et le véritable but du mercenariat-djihadiste international s’appuyant sur le terrorisme, il n’est plus permis de se contenter de croire que la « <em>Coalition mondiale</em> » contre DAESH n’a pas de parti pris. Cette Coalition choisit ses cibles ou plutôt choisit les cibles qu’il ne faut pas toucher. Il y a donc une réelle sélection-ségrégation dans le choix des cibles, qui s’appuie sur des dynamiques dans lesquelles l’instrumentalisation des mercenaires-terroristes-djihadistes peut servir de variable d’ajustement au gré des nécessités induites par la défense des intérêts des membres de la Coalition. Or, dans un monde multipolaire, tout ceci n’exclut pas des dissensions et des renversements d’alliances imprévus.</p>
<p>Ce qu’il a y de sûr, c’est que la Coalition mondiale contre DAESH ne s’est jusqu’à présent pas illustrée prioritairement dans la défense de la souveraineté des pays africains. La Coalition mondiale contre Daesh agit comme un instrument de coordination internationale contre le terrorisme, mais n’a jamais rien entrepris qui puisse concourir à contribuer à la défense ou à la reconquête de la souveraineté des pays concernés, que ce soit en Afrique, au Moyen‑Orient ou en Asie.</p>
<p>L’objectif n’est donc pas la défense de la souveraineté des pays attaqués par le JNIM ou l’Etat Islamique. Il est donc bien question pour le JNIM ou son concurrent l’Etat islamique au Grand Sahara d’usurper en Afrique le contrôle d’un territoire et d’en exploiter les ressources, pour son propre compte et le compte d’autrui, quitte à assassiner et déstabiliser ceux qui pourraient se mettre en travers de ces objectifs.</p>
<p>La duplicité est aussi dans ce contexte parfois au rendez-vous. Qui peut encore croire, que disposant des meilleurs outils d’information existant aujourd’hui, les chancelleries internationales, surtout occidentales, puissent se murer dans un silence coupable en feignant de faire croire qu’ils ne comprennent rien à l’existence de nuances subtiles, mais bien réelles, entre la violence djihadiste et le pacifisme de la pratique religieuse du Peuple malien.</p>
<p>S’il est indispensable de mieux comprendre ces nuances pour éviter de stigmatiser l’ensemble des musulmans ou des salafistes, personne ne doit rester dupe du jeu trouble et non transparent de certaines chancelleries qui ne sont pas étrangères à l’activation du JNIM au Mali, ailleurs dans l’A.E.S., et en Afrique.</p>
<p>Pour que les choses soient claires, le JNIM, avec son salafisme-djihadiste radical et violent, s’oppose à l’Islam malien pacifique et tolérant. Le JNIM colonisateur et instrumentalisé doit quitter le Mali si les traditions islamiques maliennes ne lui conviennent pas.</p>
<p>Les impacts toxiques, négatifs et criminels du JNIM dépassent l’entendement puisqu’il s’agit d’asphyxier les mines, les industries, le commerce, l’agriculture, l’approvisionnement en carburant au Mali et forcer un État souverainiste à s’agenouiller. Or, pour qu’une telle entreprise fonctionne, le JNIM a besoin de complicités.</p>
<p>Le terrorisme-salafiste-djihadiste du JNIM au Mali est une apostasie de l’Islam pacifique. C’est ce qui explique pourquoi le JNIM tente d’imposer un chantage multidimensionnel sur les secteurs clés de l’économie. Dans les mines, il impose des taxes informelles, contrôle des sites artisanaux et perturbe les flux d’or<sup><a id="post-8981-endnote-ref-51" href="#post-8981-endnote-51">[51]</a></sup> vers les marchés officiels. Les industries souffrent de coupures d’électricité liées à la pénurie de carburant, paralysant la production et la chaîne logistique. Le commerce est partiellement désorganisé par l’insécurité routière, les embuscades et la spéculation sur les produits essentiels, le trafic de bétail et de ressources naturelles, etc. L’agriculture est fragilisée par l’abandon des terres, la fuite des populations et l’impossibilité d’acheminer les intrants, engrais ou carburant pour les pompes. L’approvisionnement en carburant est gravement et temporairement compromis par le blocus djihadiste, qui cible les convois venant du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Cette stratégie vise à étouffer Bamako et les régions intérieures, en provoquant une crise énergétique sans précédent. Le salafisme djihadiste transforme ainsi l’économie malienne en champ de guerre logistique, où chaque litre d’essence devient un enjeu de survie.</p>
<p>L’État ne reste pas sans agir mais n’a pas anticipé les conséquences des complicités multiples qui auraient pu être évitées avec une politique de bon voisinage et moins d’effets de manche autour du dogme de la souveraineté. L’État malien se doit de construire sa capacité d’influence et de nuisance afin de générer une dissuasion effective sur le terrain. Cela ne se fait pas en se <em>« bunkerisant » dans une approche du « tout militaire » « contre des cibles instrumentalisées » </em>ou en tentant d’empêcher les voix alternatives de s’exprimer<em>.</em> Au contraire, il faut palabrer avec les amis du Mali, avant de convaincre les <em>« abstentionnistes »</em> pour qu’ils prennent conscience que la lutte pour la souveraineté est une lutte existentielle et concourt au refus de l’humiliation du Peuple africain.</p>
<h3><strong>14. ÉMIRATS ARABES UNIS ET RANÇON INSTRUMENTALISÉE : KIDNAPPING OPPORTUNISTE D’UN MINISTRE D’ÉTAT ÉMIRATI PAR LE JNIM </strong></h3>
<p>Si dans les pays du golfe, il faut inclure le Qatar, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, dans les pays concourant aux financements indirects qui circulaient via les organisations non gouvernementales (<acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym>) religieuses, personne ne peut exclure que ces financements se retrouvaient également au sein des réseaux salafistes dans les années 2000-2010. Sans compter les flux qui ont été détournés des objectifs nobles des <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym>. Il est souvent difficile lors des investigations officielles de désigner ces acteurs comme des <em>« complices »</em> des mercenaires-terroristes-djihadistes. Outre l’absence de preuves tangibles et directes, il n’est pas rare que les flux financiers soient détournés ou transitent par des intermédiaires. Enfin, il y a des intérêts diplomatiques car ces États du Golfe financent aussi par les voies officielles les États africains, mais sont souvent des alliés des puissances occidentales, ce qui modère toute dénonciation officielle.</p>
<p>La question de la complicité, &#8211; directe ou indirecte -, dans les actions du JNIM au Mali est complexe, car elle touche à des zones grises où se mêlent économie informelle, diplomatie silencieuse d’arrière-cour et intérêts géostratégiques. Aucun État ou entreprise ne revendique ni ne reconnaît un soutien au JNIM, mais plusieurs éléments permettent d’identifier des acteurs facilitants ou indirectement impliqués. Parfois, il s’agit moins de complicité volontaire que de zones de tolérance, d’opacité et de détournement logistique, lorsque des États et entreprises étrangères ou nationales ferment les yeux, n’ont pas les moyens ni les capacités de contrôler l’usage final des produits en circulation, surtout s’il s’agit de contrebande ou de marchés parallèles.</p>
<p>Nonobstant ce constat, il faut rappeler que les Émirats Arabes Unis (EAU) ont intensifié leur présence dans le Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) pour occuper une place stratégique dans la nouvelle Confédération de l’Alliance des États du Sahel (A.E.S.). Plus de 11 accords bilatéraux ont été signés en septembre 2025 entre le Mali et les Émirats Arabes Unis (E.A.U.) et couvrent les secteurs aussi importants que sont la sécurité, les infrastructures de transport, l’énergie, l’agriculture et le financement du développement. Cette diplomatie d’influence proactive est réelle avec des visites officielles comme celle du le ministre d’État émirati, Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan à Bamako (puis Ouagadougou et Niamey) en mai 2025 pour officiellement renforcer les liens avec les régimes militaires sahéliens<sup><a id="post-8981-endnote-ref-52" href="#post-8981-endnote-52">[52]</a></sup>. Les investissements économiques se sont orientés vers des projets hydro-électriques, logements sociaux, routes, agriculture et développement industriel, ce qui reste à vérifier sur le terrain. Il y a aussi une importante aide humanitaire et sécuritaire <em>« sans conditions politiques »</em> comme la Chine, ce qui peut induire en erreur les régimes de transition africains en quête de partenaires alternatifs pour soutenir leur lutte pour la souveraineté.</p>
<p>Mais, le 28 septembre 2025, le général émirati à la retraite, Joumoua Ben Maktoum Al Maktoum, avec deux de ses accompagnateurs arabes, ainsi que plusieurs Maliens, dont un ancien député, auraient été enlevés par le groupe djihadiste JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) au Mali<sup><a id="post-8981-endnote-ref-53" href="#post-8981-endnote-53">[53]</a></sup>.</p>
<p>Pour obtenir sa libération, une rançon de 50 millions de dollars US aurait été versée. En plus de l’argent, des engins suréquipés auraient été remis aux ravisseurs. Les prises d’otages dans le Sahel nourrissent les transactions occultes qui renforcent les moyens financiers et logistiques du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Ceci n’est possible que parce que des <em>« commanditaires »</em> profitent de la fragilité sécuritaire du Mali et de la difficulté des États à contrôler ces réseaux. Il y a donc bien une corrélation directe et des interférences internationales que les négociations opaques impliquant des acteurs étatiques et privés mettent en lumière.</p>
<p>Bien que le JNIM agisse comme un acteur autonome, poursuivant ses propres objectifs djihadistes, rien n’empêche d’avancer la thèse de l’instrumentalisation parfois opportuniste des dynamiques géopolitiques, telles que les rançons, les tolérances tactiques avec des groupes <em>« indépendantistes »</em> de l’Azawad, ou encore des jeux d’alliances et de dissidences locales ou internationales qui lui permettent de se maintenir et de prospérer. Autrement dit, rien ne permet de ne pas croire que le kidnapping du général émirati n’ait pas été instrumentalisé -volontairement ou involontairement et avec préméditation- pour justifier des transferts d’argent et d’armes et d’équipements logistiques satellitaires, drones et véhicules pour renforcer les mercenaires-terroristes-djihadistes du JNIM. Toutes négociations avec le JNIM et les montants faramineux qui auraient été payés ne peuvent que renforcer le JNIM dans ses actions mafieuses et renforcer la puissance de cette nébuleuse de groupes armés.</p>
<h3><strong>15. INSTRUMENTALISATION DE L’APPROPRIATION DES BIENS DU PEUPLE MALIEN ET AU-DELÀ</strong> <strong>! </strong></h3>
<p>Il ne faut absolument pas tomber dans le piège, en analysant les activités des mercenaires-terroristes-djihadistes au Sahel sans intégrer, au moins partiellement, les racines contextuelles historiques antérieures au 19<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Le Sahel a été le théâtre de plusieurs djihads précoloniaux, notamment ceux de l’Empire du Macina (Hamdallahi) et de Sokoto, fondés sur des réformes islamiques et des conquêtes religieuses. Ces mouvements ont structuré des États théocratiques, posant les bases idéologiques de futurs groupes islamistes.</p>
<p>La colonisation française au 19<sup>e</sup> siècle a réprimé dans le sang ces dynamiques, mais sans éradiquer les réseaux religieux et guerriers locaux. Après les indépendances des années 1960, les États sahéliens centralisés -bâtis sur le modèle français dans la continuité des administrations coloniales, mais très éloignés des modèles des structures politiques des empires, monarchies, sultanats ou cités-Etats précoloniaux et ancestraux-, ont systématiquement marginalisé certaines communautés (Peuls, Touaregs), alimentant des frustrations et un sentiment d’inégalité de traitement, dont la réminiscence de la mémoire collective a servi de point d’entrée pour ceux de l’extérieur qui n’agissent que par la division et le soutien aux scissions instrumentalisées.</p>
<p>Les années 1990 ont vu l’émergence <em>d’<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>, Al-Qaïda au Maghreb islamique<sup><a id="post-8981-endnote-ref-54" href="#post-8981-endnote-54">[54]</a></sup></em>, une organisation djihadiste armée active principalement en Afrique du Nord et au Sahel. Elle s’est nourrie du terrorisme algérien, qui s’est déplacé vers le Sahel après la fin de la guerre civile en Algérie.</p>
<p>Pratiquant l’usage de l’intervention unilatérale en contournant les résolutions des Nations Unies, les pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> ont opté, contre l’avis de l’Union africaine et des chefs d’Etat africains, pour le choix d’assassiner Mouammar Kadhafi, de faire chuter son régime en 2011, provoquant de facto une scission de la Libye et générant un afflux massif d’armes et la migration de combattants vers le Mali et les pays voisins.</p>
<p>En 2012, la rébellion touarègue a permis à des groupes djihadistes (Ansar Dine, MUJAO) de s’emparer du nord du Mali. Ces groupes ont imposé une gouvernance islamiste, souvent plus efficace que celle de l’État malien dit « démocratique » et dirigé par des civils dans certaines zones.</p>
<p>A la demande des dirigeants maliens de l’époque, la France est intervenue sous couvert de l’opération Serval (2013), puis Barkhane, pour contrer l’expansion djihadiste, mais a malgré tout « oublié » de renforcer les capacités défensives et offensives de l’armée malienne de l’époque<sup><a id="post-8981-endnote-ref-55" href="#post-8981-endnote-55">[55]</a></sup>. Malgré des succès militaires, la France a été accusée d’ingérence et de néocolonialisme, ce qui a conduit au retrait de ses troupes en 2022, mais surtout pour n’avoir pas considéré l’armée malienne de l’époque comme une contrepartie pouvant agir si les moyens lui avaient été donnés.</p>
<p>Les États-Unis ont soutenu des opérations antiterroristes, mais leur partenariat avec les Émirats arabes Unis soulève des questions de double-standard, dès lors que les Emirats arabes Unis sont prioritairement intéressés par les extractions d’or pour faire de leur pays un centre de transformation <em>« mondiale »</em> de l’or. C’est d’ailleurs pour cela que les Émirats arabes unis sont accusés d’avoir soutenu les Forces de soutien rapide au Soudan, visées pour crimes de guerre et vraisemblablement en voie de condamnations futures possibles pour <em>« génocides ciblés ». </em>Une plainte du gouvernement soudanais vise les Émirats pour complicité dans le conflit. En fait, dans la même veine que l’approche occidentale du <em>« diviser pour régner »</em> en Afrique.</p>
<p>Les groupes djihadistes exploitent les tensions interethniques pour recruter et asseoir leur pouvoir. C’est ainsi que le Sahel est devenu un espace de recomposition géopolitique, où sécurité<sup><a id="post-8981-endnote-ref-56" href="#post-8981-endnote-56">[56]</a></sup>, influence et ressources s’entrelacent et se combinent pour servir les intérêts de ceux qui sont concentrés pour exploiter les biens d’autrui, ceux des Peuples du Sahel, le Mali servant de test et d’opération pilote d’un processus d’asphyxie en approvisionnement en énergie et carburants.</p>
<p>Il n’est donc pas possible de comprendre l’agression que subissent les peuples du Sahel, et en l’espèce le Mali en particulier, si l’on ne cherche pas à comprendre l’instrumentalisation de l’appropriation des biens du Peuple malien et au-delà ! Or, la corrélation entre les mercenaires et le djihadisme ne peut être l’œuvre de « vrais » musulman, adeptes du Djihad originel.</p>
<h3><strong>16. « DJIHAD » DIFFÉRENT DE « DJIHADISME » : LES RESPONSABLES DES AMALGAMES ET DES INSTRUMENTALISATIONS</strong></h3>
<p>Il importe de revisiter la définition du mot <em>« djihad ».</em> Le mot <em>jihād</em> vient de la racine arabe j-h-d, qui signifie <em>« faire un effort »</em> ou <em>« se battre pour une cause ».</em> Dans le Coran, le terme apparaît environ 33 fois, souvent dans le sens de lutter tout au long du chemin qui conduit à Dieu ou le chemin de Dieu (fi sabil Allah). En principe, il n’était pas question d’une guerre physique, mais plutôt d’un combat intérieur contre ses propres passions, d’un engagement social contre l’injustice, ou d’une défense de la communauté musulmane. On peut distinguer entre d’une part, le <em>« Djihad majeur »,</em> une lutte spirituelle intérieure pour se rapprocher de Dieu et dominer ses désirs et ses convoitises ; et d’autre part, le <em>« Djihad mineur »</em> qui se définit plus comme une défense armée de la communauté musulmane contre l’agression ou l’oppression.</p>
<p>Or, les mercenaires-terroristes-djihadistes sont bien loin de cette compréhension de la lutte intérieure et contre <em>« soi-même ».</em> C’est cela qui permet de parler d’instrumentalisation et de mercenariat.</p>
<p>Avec l’évolution contemporaine du terme notamment depuis l’arrivée des colons au 19<sup>e</sup> siècle et plus récemment après les années 1980, le mot <em>djihad </em>est souvent associé –faussement– en Occident à la notion de <em>« guerre sainte »,</em> notamment à travers les mouvements islamistes armés. Or, les guerres occidentales et sanglantes dites <em>« guerres saintes »</em> reposent sur une corrélation occidentale qui confond –volontairement ou pas– le Djihad et le Djihadisme. Ces guerres menées entre le 9<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> siècle au nom de « Dieu », approuvées par une autorité religieuse, se sont poursuivies sous d’autres formes lors de la période de colonisation de l’Afrique. Il s’agissait de croisades militaires ordonnées par l’Église, parfois en soutien à des États ou des mercantis mafieux instrumentalisés pour s’accaparer les biens d’autrui. Alors que le djihad est d’abord une notion spirituelle d’effort sur soi, qui peut avoir une dimension militaire défensive, surtout si ceux comme le JNIM ou l’Etat Islamique qui l’invoquent sont de grands ignorants de la vraie foi musulmane. Le djihad peut prendre la forme d’une lutte armée et défensive contre une agression ou pour protéger la communauté musulmane. Or, ce n’est absolument pas le cas du JNIM ou de l’Etat islamique. Il y a donc usurpation des concepts et instrumentalisation sur le terrain.</p>
<p>Pour la grande majorité des musulmans pratiquants, le <em>Djihad</em> reste un devoir moral, spirituel ou social, sans aucun lien avec la violence, au contraire, la violence est interdite. Le Djihad n’est pas un pilier de l’Islam et est vécu comme un devoir collectif pour vivre ensemble en paix en respectant les préceptes de Dieu et ses <em>« envoyés ».</em></p>
<p>La réalité est que ce sont certains Etats, des mouvements religieux et des médias –arabes, occidentaux et israéliens– qui ont instrumentalisé non pas le Djihad, mais le Djihadisme, une idéologie politique violente et contemporaine avec des amalgames et des détournements dans le discours<sup><a id="post-8981-endnote-ref-57" href="#post-8981-endnote-57">[57]</a></sup> pour mieux cacher les objectifs de conquêtes territoriales et d’appropriation des biens d’autrui.</p>
<p>Ces malentendus, voire amalgames, relèvent d’une instrumentalisation des groupes comme Al-Qaïda ou Daech, qui ont revendiqué des actions violentes sous le nom de djihad, ce qui a contribué à une confusion entre djihad et terrorisme dans le discours médiatique. Mais, l’exemple d’un chef Al-Qaïda devenu chef d’État de la Syrie, alors qu’il figurait il y a quelques mois encore sur la liste des terroristes internationaux, et aujourd’hui soutenu à bout de bras et semble-t-il sans réticences par les pays occidentaux parmi les plus puissants, non seulement peut susciter le doute, mais surtout interroge sur la vraie nature et l’objectif réel des déstabilisations au Sahel. Quelqu’un prévoit-il de mettre un ancien mercenaire-terroriste-djihadiste à la tête du Mali comme en Syrie ?</p>
<h3><strong>17. 51 % DES MORTS LIÉS AU TERRORISME PROVIENNENT DU SAHEL</strong></h3>
<p>En 2024, l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale, une organisation indépendante basée à Genève (Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC<sup><a id="post-8981-endnote-ref-58" href="#post-8981-endnote-58">[58]</a></sup>)) a répertorié qu’au moins 51 % des décès liés au terrorisme dans le monde ont eu lieu dans le Sahel central, autrement dit principalement une vaste zone territoriale réunissant le Burkina-Faso, Niger, Mali, Nigeria, Tchad et Soudan, ce qui en fait l’épicentre mondial du terrorisme.</p>
<p>Qui a intérêt que cela perdure ?</p>
<p>Qui lutte avec une politique du <em>« tout militaire »</em> sans que les résultats ne soient probants et convaincants ?</p>
<p>Qui sont ceux qui engagent des négociations alors qu’ils jouent un jeu à géométrie variable avec un traitement différencié selon les cas ? Autant de questions souvent en suspens !</p>
<p>Toutefois, ce traitement se révèle injuste et immérité pour les Peuples des pays africains car il s’agit purement d’opérations de type <em>« double standard »</em> avec une partialité institutionnalisée, ajustée selon la capacité d’influence ou de nuisance du <em>« pays à déstabiliser »,</em> le tout doublé d’une application sélective des principes des règles internationales. La loi du plus fort pourra-t-elle en fin de compte mettre à mal la volonté de peuples africains assoiffés d’une souveraineté en voie de recouvrement et contrecarrer leur marche en avant ?</p>
<p>Or, dans un tel contexte, les pays qui subissent la domination des mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes (MTTD) du Sahel doivent apprendre, au cours d’une période de transition vers leur souveraineté multipolaire, à choisir leurs priorités, lesquelles ne peuvent pas se limiter à des considérations militaires. Il faudra maîtriser le renseignement, et donc l’énergie et les équipements de défense numérique, devenus le levier crucial géopolitique, géoéconomique et géomilitaire dans les conflits de déstabilisation de l’Afrique, dans les pays de l’Alliance des États du Sahel en particulier ?</p>
<h3><strong>18. UN ÉCOSYSTÈME DYNAMIQUE TRANSFRONTALIER DE MERCENAIRES-TRAFIQUANTS-TERRORISTES-DJIHADISTES (MTTD)</strong></h3>
<p>Après le Niger qui a connu une hausse de 94 % de la violence extrémiste suite au coup d’État de 2023, ce qui constitue la plus forte augmentation mondiale, il semble qu’actuellement, ce soit le tour du Mali. Or, les groupes sont composés de mercenaires, de trafiquants mafieux, de terroristes, de djihadistes suite à des dissidences internes mais aussi avec le soutien -direct ou indirect- d’instructeurs étrangers et peuvent se subdiviser en deux grands groupes :</p>
<ul>
<li>les nébuleuses connues sous le nom de JNIM (Jama&rsquo;at Nasr al-Islam wal Muslimin), le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans, une coalition djihadiste sahélienne affiliée à Al-Qaïda, active principalement au Mali, Burkina Faso et Niger ; et</li>
<li>la galaxie ISWAP &#8211; Islamic State West Africa Province, qui signifie la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, une branche régionale de l’État islamique, issue d’une scission de Boko Haram, active au Nigeria, Niger, Cameroun et Mali, etc.<sup><a id="post-8981-endnote-ref-59" href="#post-8981-endnote-59">[59]</a></sup></li>
</ul>
<p>Or, il s’agit d’un <a id="post-8981-_Hlk213276899"></a>écosystème insurrectionnel en constellation dynamique formant une toile hybride de réseaux djihadistes transfrontaliers mais s’enracinant dans les contextes locaux favorables, par la violence, le crime, la force, l’arbitraire, et le prosélytisme religieux. Il s’agit bien d’une dynamique vivante, adaptative et antagonisant les conflits locaux et ethniques pour s’implanter, non sans délation d’une partie des populations désœuvrées et appauvries.</p>
<p>Mais la coordination à distance et l’expansion continue n’est possible que grâce à l’utilisation des kits de la technologie <em>« Starlink »</em> d’Elon Musk, ce qui permet de former une toile hybride reposant sur des alliances, des contre-alliances, des rivalités, des interconnexions entre groupes comme JNIM et ISWAP et des sous-traitants locaux de tous bords, intéressés par des gains immédiats de court-terme et sans souci de l’intérêt général, encore moins du bien commun.</p>
<p>Fonctionnant sur une logique de la maximisation du gain financier, médiatique, territorial et de <em>« terrorisation »</em> de la population, ces regroupements de mercenaires et de trafiquants de matières premières sont devenus de véritables réseaux de terroristes-djihadistes transfrontaliers avec une volonté d’afficher leur capacité à opérer au-delà des frontières étatiques, y compris au-delà du Sahel, en exploitant les failles sécuritaires et logistiques et la corruption à tous les niveaux du système sécuritaire des Etats africains. Il semble qu’il soit plus question d’endogénéisation du mercenariat, du terrorisme et du djihadisme, à l’instar de Boko Haram au Nigéria. Sauf que cela n’a pas l’air de fonctionné grâce à des FAMa déterminées à lutter pour le Peuple malien.</p>
<p>Il ne s’agit donc plus d’un écosystème insurrectionnel, même si c’est le but recherché, mais d’un écosystème de déstabilisation pour le compte d’autrui. Il faut donc nécessairement se poser la question de savoir qui est « autrui » ? Et s’il faut entrer en négociation officielle ou officieuse, directe ou indirecte avec ces <em>« autrui »</em> car ils sont nombreux et n’ont pas tous, au même moment, les mêmes intérêts stratégiques et tactiques.</p>
<p>Or, en se focalisant uniquement sur la politique du <em>« tout militaire »,</em> les gouvernements concernés par cette déstabilisation au Sahel ne se donnent pas les moyens effectifs d’éradication du phénomène que constitue la globalisation de la déstabilisation des Etats souverainistes du Sahel. En effet, en direct ou en sous-traitance, les mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes ont pour ambition de nouvelles conquêtes territoriales et de matières premières, mais aussi de féodalités et de servitudes politiques. Dans un tel contexte, les États doivent se rendre à l’évidence et comprendre que la notion de souveraineté et d’indépendance <em>« totale »</em> commence par une maîtrise de l’information, du renseignement, avant toute autre considération notamment la souveraineté territoriale, monétaire, financière, économique ou politique.</p>
<h3><strong>19. LE MUR DE DÉFENSE NUMÉRIQUE OU LA CAPACITÉ DE COUPURE CIBLÉE DE LA CONNECTIVITÉ DES MERCENAIRES-TRAFIQUANTS-TERRORISTES-DJIHADISTES (MTTD)</strong></h3>
<p>La réalité est que ces mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes opérant au sein d’un écosystème dynamique transfrontalier utilisent <em>« Starlink »</em> pour parfaire leurs communications, coordonner leurs actions violentes et criminelles et échapper à la surveillance des militaires envoyés par l’Etat régalien. En effet, Starlink est un système de satellites en orbite basse développé par la société d’Elon Musk, SpaceX. Il permet de fournir un accès Internet haut débit partout dans le monde, y compris dans les zones reculées ou sans infrastructure terrestre. Il fonctionne via une constellation de milliers de satellites et des terminaux portables au sol. Ce système est disponible sous forme de <em>« kits »</em> modulables et facilement démontables, donc adaptés pour la contrebande. Le nord du Nigeria sert de point d’entrée des kits Starlink et des motos via Maradi et Zinder. Les motos (marques TVS, Sanili, Haojue) sont utilisées pour la mobilité tactique, et sont souvent importées via des circuits informels.</p>
<p>Véritable innovation, Starlink permet une coordination en temps réel, même dans des zones sans réseau mobile, facilitant les attaques et la logistique. Cette efficacité satanique est décrite comme une <em>« constellation obscure »</em> par des experts de la sécurité regroupés au sein d’une organisation indépendante basée à Genève du nom de <em>« Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale »</em> ou <em>Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). </em>Celle-ci n’hésite pas à expliquer <em>« comment le système Starlink façonne les conflits et la criminalité dans le Sahel<sup><a id="post-8981-endnote-ref-60" href="#post-8981-endnote-60">[60]</a></sup> »</em>.</p>
<p>Avec des Accords complets ou restreints d’approvisionnements et ventes aux Etats, il faut savoir que les équipements en kits sont introduits clandestinement dans la zone sahélienne via le Nigeria, la Libye et le Tchad, puis redistribués vers des zones de conflit au Burkina-Faso, au Niger et au Mali notamment Tillabéry au Niger et Gao et Ménaka au Mali.</p>
<p>Les mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes (MTTD) exploitent la portabilité des kits, la corruption douanière et l’ignorance technologique d’une partie des forces de sécurité et douanières dans la région sahélienne. Il est de notoriété publique que les MTTD du Mali élargis aux responsables du <em>Front de libération de l’Azawad (FLA)</em>, utilisent Starlink pour coordonner leurs offensives contre l’armée malienne et ses soutiens extérieurs notamment l’ex-société militaire privée russe <em>Wagner</em> opérant de manière semi-autonome jusqu’en 2023 et remplacée en Afrique par <em>AfricaCorps</em>, une nouvelle force paramilitaire directement contrôlée par le ministère russe de la Défense.</p>
<p>De nombreuses vidéos utilisées par les mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes (MTTD) du JNIM témoignent de l’utilisation de Starlink pour <em>« revendiquer »</em> des attaques. Les forces de sécurité nigériennes ont saisi des kits Starlink lors d’opérations contre le JNIM et l’Etat Islamique au Sahel. Or, la volonté des Etats comme le Niger ou le Tchad en 2025 de légaliser l’utilisation de Starlink sous conditions n’a pas fonctionné. Le marché parallèle de la contrebande a rapidement pris la relève, si ce n’était pas déjà fait, bien avant même que les États ne prennent conscience de l’utilisation des kits Starlink en contrebande.</p>
<p>Or, le coût légal (25 000 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>/soit env. 37 € / mois) est bien inférieur aux tarifs du marché de contrebande qui dépasse les 100 Euros (65900 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> par mois) alors que des tarifs pouvaient atteindre parfois 120 € (78 700 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>/ mois)<sup><a id="post-8981-endnote-ref-61" href="#post-8981-endnote-61">[61]</a></sup>.</p>
<p>La responsabilité d’Elon Musk bien qu’indirecte, est engagée. Mais, il demeure bien silencieux et témoigne d’une absence de zèle et d’objectivité pour ce qui est de critiquer les mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes qui ne sont pas bien éloignés des crimes contre l’humanité commis par des Afrikaners, dont il est héritier, lors de la période d’Apartheid en Afrique du Sud. En effet, en bon <em>« homme d’affaires »</em>, ce businessman hors pair est coactionnaire de Starlink et à ce titre, bénéficie de l’élargissement, l’expansion et l’explosion du marché officiel et en contrebande des kits Starlink. Elon Musk n’a rien fait pour empêcher l’usage détourné de son produit <em>« phare ».</em></p>
<p>La responsabilité de Donald Trump représentant les Etats-Unis, bien qu’indirecte, est aussi engagée, puisque les États-Unis, bien que <em>« considérés »</em> comme ayant des relations cordiales, abusivement considérés comme des alliés du Mali, n’ont pas imposé de restrictions visibles sur l’utilisation de Starlink par les mercenaires-trafiquants-terroristes-djihadistes (MTTD) du JNIM. Pourtant, les États-Unis, peuvent, s’ils le veulent et surtout s’ils veulent <em>« soutenir »</em> le Mali et l’ensemble des pays concernés victimes du terrorisme dans le Sahel, restreindre ou brouiller le réseau Starlink, notamment dans les zones critiques, comme ils l’ont fait en Ukraine ou apparemment refusé de le faire ailleurs notamment au Soudan.</p>
<p>Or, la lutte contre le terrorisme de sous-traitance passe nécessairement par la maîtrise de l’établissement d’un <em>« mur numérique ».</em> Il s’agit de renforcer au Mali et dans tous les Etats concernés par les MTTD, la <a id="post-8981-_Hlk213282756"></a>capacité de coupure ciblée de la connectivité appelée aussi <em>« le ring-fencing<sup><a id="post-8981-endnote-ref-62" href="#post-8981-endnote-62">[62]</a></sup> ».</em> Le mur de défense numérique est devenu un levier géopolitique, géoéconomique et géomilitaire dans les conflits de déstabilisation en Afrique et ailleurs dans le monde.</p>
<p>Or, si les MTTD continuent d’utiliser Starlink et des entreprises multinationales, des financiers des pays du Golfe ou même des Etats comme les Etats-Unis, utilisent de manière ciblée et arbitraire le mur de défense numérique comme une arme de négociation pour accéder aux matières premières des pays africains sans payer le prix international. Ainsi, il y a non seulement deux poids deux mesures, mais une véritable duperie pour capter les matières premières africaines et surtout relancer la servitude volontaire politique, une contre-offensive contre la souveraineté des États africains, ceux de l’Alliance des États du Sahel (A.E.S.) en particulier. La situation de déstabilisation contenue au Mali en octobre et novembre 2025 n’est que la tête de l’iceberg de cette nouvelle forme de négociations asymétriques d’entreprises multinationales et d’États puissants contre des Etats souverainistes mais disposant d’une capacité d’influence faible et un pouvoir de nuisance en émergence.</p>
<p>Or, au cours de la période de transition, les pays de l’A.E.S. ne pourront s’en sortir que s’ils entrent en partenariat avec des États qui puissent tenir tête en termes de capacités de nuisance et d’influence aux entreprises multinationales américaines, occidentales et arabes avec ou sans le soutien de leurs États respectifs.</p>
<p>En effet, qui peut croire dans cette constellation du double-jeu dynamique et permanent que les objectifs réels des États-Unis et leurs alliés occidentaux européens des États du Golfe finançant en sous-traitance certains MTTD d’une part, et celle de la Russie ou même de la Chine et des <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ et leurs alliés d’autres part peuvent servir les intérêts des Peuples africains, ceux du Mali, du Burkina-Faso et du Niger en particulier ?</p>
<p>Seules, la redevabilité et la transparence dans les informations fournies aux peuples de ces pays pourraient permettre d’y voir clair, si, et seulement si, une lutte acharnée est menée contre la corruption des agents qui promeuvent ou facilitent la contrebande des kits Starlink et des données de renseignements satellitaires stratégiques et tactiques que cela véhicule aux dépens de nombreux morts, blessés, déplacés, violés et appauvris. Or, il n’y a pas un niveau d’organisation de la déstabilisation et du chaos sans un terrorisme ou un mercenariat international déterritorialisé et instrumentalisé ayant pour objectif, l’instauration d’un <em>proto-califat<sup><a id="post-8981-endnote-ref-63" href="#post-8981-endnote-63">[63]</a></sup></em> en réminiscence de paléo-califats imaginaires.</p>
<h3><strong>20. MALI : TERRORISME INSTRUMENTALISÉ AVEC UN MERCENARIAT INTERNATIONAL ET DÉTERRITORIALISÉ</strong></h3>
<p>Le terrorisme au Mali ne peut se concevoir sans faire référence au mercenariat et au djihadisme (et non au Djihad qui demeure pacifique) violent. Il y a manifestement une menace contre la paix et la sécurité du Mali et par extension, des pays ayant signé un accord de défense avec le Mali, à savoir les deux autres pays formant l’Alliance des Etats du Sahel, le Burkina-Faso et le Niger. Cette menace contre la paix et la sécurité du Mali prend des dimensions internationales dès lors que certains états estiment, unilatéralement ou à la demande du Mali, de contribuer à lever cette menace dans le cadre d’un véritable <em>« droit à la légitime défense ».</em></p>
<p>A y regarder de près et en considérant l’historique de la multipolarité des rivalités internes et les <em>« transferts »</em> liés aux conséquences des interventions de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Libye et dans les pays du proche et Moyen-Orient dont, entre autres, l’Irak, la Syrie, le Yémen ou ailleurs, l’Afghanistan, il convient d’admettre qu’il s’agit bien d’une rivalité subjectivement interétatique. Les groupes armés et criminels qui lancent leurs attaques sur le territoire malien ont, pour certains leurs bases sur ce même territoire et, pour d’autres, sur des territoires voisins avec souvent des équipements, des armes, et des financements venant de plus loin encore, bien que de plus en plus discrets et de moins en moins avoués.</p>
<p>De fait, l’acte terroriste au Mali est en fait un acte de guerre<sup><a id="post-8981-endnote-ref-64" href="#post-8981-endnote-64">[64]</a></sup> puisque les alliances et dissidences au sein des groupes dits terroristes ont permis de générer des nébuleuses d’entités mobiles devenues de véritables mercenaires au service d’objectifs de moins en moins avoués publiquement. La désinformation de nombreux médias dits <em>« mainstream »</em> ou politiquement alignés -corrects pour l’euphémisme-, a généré une confusion telle que seuls la citoyenne malienne et le citoyen malien peuvent encore établir un lien direct entre l’incarcération de l’ex-président français Nicolas Sarkozy et sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans le cadre de l’affaire du financement libyen<sup><a id="post-8981-endnote-ref-65" href="#post-8981-endnote-65">[65]</a></sup> présumé de sa campagne présidentielle de 2007<sup><a id="post-8981-endnote-ref-66" href="#post-8981-endnote-66">[66]</a></sup>. En effet, sans l’intervention de la France<sup><a id="post-8981-endnote-ref-67" href="#post-8981-endnote-67">[67]</a></sup> et le refus de suivre les propositions de l’Union africaine à l’époque, les interventions de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> n’auraient pas conduit à une déstabilisation de la Libye, encore moins par contrecoup à une déstabilisation de tout le Sahel.</p>
<p>Ce n’est pas seulement le nord du pays que les mercenaires-terroristes-djihadistes ont l’ambition de contrôler mais bien l’intégralité du pays. Le Mali est donc victime d’attaques terroristes lancées contre son territoire à partir de celui-ci comme à partir de territoires voisins, par des acteurs non étatiques qui ne dépendent pas nécessairement d’un État ou d’entreprises multinationales. Cette forme de <a id="post-8981-_Hlk212320518"></a>terrorisme et mercenariat internationaux et déterritorialisés trouve ses sources de financement et ses prosélytismes religieux violents à partir d’une interprétation unilatérale et violente de l’Islam en dehors du territoire malien. De nombreux acteurs qui convoitent le sous-sol, le sol et le hors-sol maliens<sup><a id="post-8981-endnote-ref-68" href="#post-8981-endnote-68">[68]</a></sup> y trouvent un intérêt et ne se gênent pas pour souffler sur la braise de la déstabilisation du Mali.</p>
<p>Ne pas l’intégrer dans les analyses sur la réalité de ce qui se passe au Mali et sur la souffrance des populations installées au Mali relève de la cécité stratégique ou d’un strabisme déviant au service d’une recolonisation des espaces et des imaginaires du Peuple malien.</p>
<h3><strong>21. QUI SONT LES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE LA DÉSTABILISATION ORCHESTRÉE AU MALI ?</strong></h3>
<p>La crise malienne actuelle est le résultat d’un enchevêtrement de responsabilités, où plusieurs acteurs, -internes et externes-, -privés et publics- ont contribué à une dégradation progressive de la situation. Ce n’est pas l’omerta ou le silence qui permettra de tenter de structurer ces responsabilités, sans chercher à exonérer ni à accuser unilatéralement un responsable, puisqu’il n’y a que des responsables.</p>
<p>Les responsabilités internes sont au moins au nombre de quatre :</p>
<ul>
<li>des failles dans la gouvernance, notamment la corruption, le clientélisme, l’absence de services publics et la faiblesse de l’offre de services essentiels dans les zones rurales et isolés ont favorisé le rejet de l’État centralisé ;</li>
<li>les crises politiques répétées notamment les coups d’État (2012, 2020, 2021) ont affaibli les institutions et fragmenté le pouvoir qui pour le moment ne donne aucune perspective pour une alternative politique ;</li>
<li>les tensions communautaires notamment les conflits entre certaines ethnies tels que les Peuls, les Dogons, les Touaregs et les autres groupes ont été instrumentalisés par les mercenaires-djihadistes, eux-mêmes souvent financés de l’extérieur ;</li>
<li>une gestion sécuritaire mitigée car malgré les succès ici et là, les forces armées maliennes (FAMa) ont parfois été confondues avec des exactions conduisant certains à tomber dans le piège du recrutement djihadiste.</li>
</ul>
<p>Les responsabilités régionales et internationales du terrorisme et mercenariat déterritorialisés peuvent être résumés en sept points :</p>
<ul>
<li>les effets en cascade des conséquences des interventions de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Libye en 2011 en outrepassant les résolutions des Nations Unies et les interventions françaises<sup><a id="post-8981-endnote-ref-69" href="#post-8981-endnote-69">[69]</a></sup> au Sahel dans le cadre d’un émiettement massif d’armes et de combattants vers le Sahel suite à l’assassinat et la chute de Kadhafi ;</li>
<li>la remobilisation d’une partie des maliens-Touaregs qui se sont réarmés avec l’appui des ex-combattants de l’armée libyenne démantelée et ayant rejoint le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA)<sup><a id="post-8981-endnote-ref-70" href="#post-8981-endnote-70">[70]</a></sup> déclenchant la rébellion au nord du Mali, non sans formatage occidental ;</li>
<li>les opérations militaires françaises (Serval, Barkhane) qui ont contribué au départ à freiner l’expansion des mercenaires-djihadistes mais les évolutions ont été perçues comme une ingérence et une arrogance alimentant de facto un rejet populaire ;</li>
<li>le retrait de la mission onusienne (MINUSMA) en fin 2023 a malgré tout laissé un vide sécuritaire dans plusieurs zones sensibles ;</li>
<li>la réalité des passoires transfrontalières que constituent la faiblesse des contrôles frontaliers et l’absence de coordination régionale entre pays voisins, ce qui a permis aux groupes armés (mercenaires, terroristes et djihadistes) de circuler quasi-librement dans la zone ;</li>
<li>les groupes djihadistes notamment le JNIM, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS<sup><a id="post-8981-endnote-ref-71" href="#post-8981-endnote-71">[71]</a></sup>) et autres factions furent les catalyseurs du chaos et ont exploité les failles pour imposer un régime de terreur, avec charia, les taxations, et le contrôle territorial, souvent au service d’intérêts étrangers ;</li>
<li>la stratégie de l’asymétrie de la violence repose sur la mobilité, le renseignement local, et l’usage de technologies comme Starlink (en contrebande ou pas) pour contourner les blocages et même piéger l’armée nationale du Mali, les Forces Armées Maliennes (FAMa).</li>
</ul>
<p>En définitive, les responsabilités dans la crise au Mali sont multiformes mais sont à décliner à des degrés différents. Les puissances étrangères, en particulier la France et l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, ont joué un rôle indirect mais décisif dans la déstabilisation régionale post-déstabilisation de la Libye.</p>
<p>Toutefois, les groupes mercenaires-terroristes-djihadistes sont les acteurs les plus violents, déstabilisateurs et destructeurs du Mali et du Peuple malien. Mais ils prospèrent sur un terreau de fragilités préexistantes. Enfin, l’État malien, notamment les dirigeants <em>« civils »</em> portent une part importante dans la responsabilité en matière d’intégration et inclusivité du Peuple malien, de gouvernance, de compromissions avec les entreprises multinationales.</p>
<p>En définitive, l’échec demeure une absence de cohésion nationale qui se fait en excluant une partie de la population par les dirigeants militaires. Or, la transparence et la vérité font partie intégrante de l’équation collective pour gagner la bataille contre des groupes terroristes qui défendent leurs propres intérêts dans le cadre d’un mercenariat international multiforme.</p>
<p>Néanmoins, aujourd’hui, le premier responsable direct de la déstabilisation malienne actuelle se retrouve au niveau du JNIM et ses réseaux intérieurs et extérieurs.</p>
<h3><strong>22. DE IYAD AG GHALI A D’ABDURRAHMAN AL-MAURITANI ALIAS ABU HIND AL-LIBI : D’UN « FAUCON » A L’AUTRE AU SEIN DU JNIM </strong></h3>
<p>Le chef historique du JNIM (Jama&rsquo;at Nusrat al-Islam wal Muslimeen) est Iyad Ag Ghali, un Touareg malien, ancien leader d’Ansar Dine. Difficile à localiser, il serait en principe toujours actif mais plus discret et bénéficierait de bases arrière dans les pays voisins du Burkina-Faso, du Mali et du Niger qui forment l’Alliance des États du Sahel. Plusieurs recoupements de sources fiables l’auraient identifié opérant dans une zone géographique située entre le nord du Mali et les zones frontalières avec l’Algérie, avec une perte d’influence au sein du JNIM. Rappelons dans les années 2000-2010, les terroristes ont vécu principalement avec l’argent des rançons des otages récupérés en Algérie et libérés au Mali<sup><a id="post-8981-endnote-ref-72" href="#post-8981-endnote-72">[72]</a></sup>.</p>
<p>Il apparaît que suite à une réorganisation stratégique du JNIM, le réseau de groupes djihadistes du JNIM qui demeure affilié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>), aurait désigné un nouveau chef pour superviser ses opérations dans le triangle frontalier entre la Mauritanie, le Sénégal et le Mali. Il s’agit d’Abdurrahman al-Mauritani, aussi connu sous le nom Abu Hind al-Libi, ancien chef de l’Émirat du Sahara<sup><a id="post-8981-endnote-ref-73" href="#post-8981-endnote-73">[73]</a></sup>.</p>
<p>Ce dernier considéré aussi comme le <em>« faucon d’Al-Qaïda »</em> est en train de prouver qu’il a pris les <em>« commandes »</em> et prouve sa capacité d’influence et de nuisance au Mali et dans les pays voisins afin d’émerger comme le nouveau <em>« chef »</em> de la déstabilisation au Mali. Pour cela, lui et ses troupes, non sans lien avec l’étranger, doivent faire connaître la violence de leur radicalité par un usage excessif et démesuré de la force ou de la violence pour atteindre leurs objectifs. Imprégné par une forme d’intransigeance au plan de l’idéologie religieuse en refusant tout compromis ou syncrétisme, le <em>« nouveau »</em> JNIM fonde ses actions stratégiques sur des actions arbitraires, offensives, malfaitrices, criminelles, unilatérales, bref colonisatrices.</p>
<p>Incarnant la ligne extrême du réseau des mercenaires-terroristes-djihadistes, il recherche une unité d’actions en rejetant les médiations et en prônant des négociations directes avec les États avec en filigrane une expansion territoriale. Et au plan cultuel, il y a une imposition stricte de la charia et des marqueurs comme l’imposition du voile aux femmes maliennes sur ce que le JNIM considère comme son espace territorial au Mali. Cet espace sous son contrôle exclut systématiquement la présence des forces armées maliennes et l’État malien. Abdurrahman al-Mauritani, récemment désigné chef du JNIM pour le triangle Mauritanie–Sénégal–Mali, de son surnom le faucon d’Al-Qaïda, veut imposer sa marque au Mali, par la peur, la déstabilisation des flux d’approvisionnement et d’alimentation des villes et villages. Il serait celui qui aurait ordonné l&rsquo;exécution de supposés <em>« espions »</em> et de soldats de la mission de l&rsquo;<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym><sup><a id="post-8981-endnote-ref-74" href="#post-8981-endnote-74">[74]</a></sup> au Mali, la MINUSMA<sup><a id="post-8981-endnote-ref-75" href="#post-8981-endnote-75">[75]</a></sup>.</p>
<p>C’est ainsi que le JNIM doit être considéré comme une armée de mercenaires, de trafiquants-mafieux, de terroristes et de djihadistes. Cette militarisation repose sur une stratégie de blocus et d’embargos sur le système d’approvisionnement. Or, il y a eu une erreur stratégique du pouvoir actuel du Mali qui a opté pour une stratégie du gouvernement du tout militaire. Or, pour que cette stratégie fonctionne, il aurait fallu stopper la capacité du JNIM à recruter localement. Autrement dit, il aurait fallu donner plus d’importance à la réduction du chômage des jeunes et des moins jeunes notamment dans les zones rurales ou les espaces où l’État malien est absent.</p>
<p>C’est donc cette stratégie du tout militaire qui pose problème au pouvoir malien actuel compte tenu des capacités militaires et financières accrues du JNIM grâce à des soutiens extérieurs, y compris par l’accession à des technologies satellitaires comme <em>« Starlink »</em> qui permettent une mobilité dynamique, une déstabilisation économique par les déséquilibres dans les approvisionnements urbain et rural artificiellement générés par les attaques et explosions des camions citernes des transporteurs maliens.</p>
<h3><strong>23. MALI, AFGHANISTAN, SYRIE, SOMALIE, IRAK : INSTRUMENTALISATION D’AL-QAÏDA ET DE L’ÉTAT ISLAMIQUE ?</strong></h3>
<p>En Afghanistan, en Syrie, en Somalie, en Irak et au Mali, les mercenaires-terroristes-djihadistes sont directement liés à Al-Qaïda. Ils sont régulièrement instrumentalisés par ceux qui ont besoin, souvent de manière opportuniste, de leurs services. Cela n’exclut pas des surprises avec des retournements de situation, des dissidences, des sécessions au sein du réseau terroriste, et même des compétitions entre dissidences ou carrément des conflits ouverts entre Al-Qaïda et l’Etat islamique.</p>
<p>En Afghanistan, et depuis le retrait précipité et en catastrophe des Etats-Unis en août 2021, les Talibans sont devenus, de facto, les autorités politiques en Afghanistan, avec leur chef spirituel dit le <em>« Guide suprême »,</em> Mullah Haibatullah Akhundzada. Il n’y a pas eu de reconnaissance internationale de l’Organisation des Nations Unies (<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>), ni aucun soutien officiel des pays membres de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>. Mais le soutien tacite des Talibans d’Afghanistan pour le mouvement <em>Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP)</em> qui mènent des attaques régulières et fréquentes transfrontalières de déstabilisation contre le Pakistan, ont causé des tensions avec le Pakistan. Or, la réponse proposée par l’Etat pakistanais est de <em>« soutenir des forces rivales<sup><a id="post-8981-endnote-ref-76" href="#post-8981-endnote-76">[76]</a></sup> »</em> si les Talibans devaient continuer à soutenir le TTP. Les tensions se sont encore accrues lorsque les talibans ont ouvert des voies diplomatiques de rapprochement avec l&rsquo;Inde, situation qui cumulait à la fois des problèmes de sécurité et un défi géopolitique pour Islamabad. Or, les Talibans ont maintenu des relations avec Al‑Qaïda, offrant un sanctuaire à ses combattants. Le mercenariat permet alors de <em>« commercialiser »</em> l’instrumentalisation des services secrets commandée par des puissances extérieures, soit pour la sauvegarde de leurs intérêts stratégiques en propre, soit pour des enjeux de puissance ou de déstabilisation en cas de faiblesse avérée.</p>
<ul>
<li>EN SYRIE, le nouveau Président de transition, Ahmed al‑Sharaa est un ancien chef du groupe jihadiste Hay’at Tahrir al‑Sham, et est directement lié à al‑Qaïda. Anciennement connu sous le nom de mercenaire-terroriste-djihadiste, Abu Mohammad al‑Jolani, il fut l’ancien chef du Front al‑Nusra, la branche d’Al‑Qaïda en Syrie, puis de Hay’at Tahrir al‑Sham (HTS<sup><a id="post-8981-endnote-ref-77" href="#post-8981-endnote-77">[77]</a></sup>). Il est devenu président le 29 janvier 2025 après la chute du régime de Bachar al‑Assad en décembre 2024. Cette prise de pouvoir s’est opérée grâce à un soutien, plus qu’actif, des pays occidentaux, ce après le lâchage négocié par la Russie de l’ex-président, Bachar al‑Assad, actuellement réfugié en Russie. Le paradoxe de la position américaine est que pour tenter de <em>« vaincre »</em> l’Etat islamique, les diplomaties américaine et occidentale ont réussi à convaincre, de force ou de son plein gré, nul ne le sait, le Président par intérim Ahmad al-Sharaa de s’engager à rejoindre la Coalition menée par les États-Unis pour vaincre l&rsquo;EI<sup><a id="post-8981-endnote-ref-78" href="#post-8981-endnote-78">[78]</a></sup>.</li>
</ul>
<p>Sans entrer dans les détails, il est possible de citer les cas notables de :</p>
<ul>
<li>LA SOMALIE, avec Ahmed Diriye (dit Abu Ubaidah), et chef d’Al‑Shabaab, groupe affilié à Al‑Qaïda, contrôlant principalement les zones rurales comme le JNIM au Mali ;</li>
<li>L’IRAK, notamment Abu al‑Hussein al‑Husseini al‑Qurashi qui était le 4ᵉ “calife” de l’État islamique (ISIS/Daech), nommé en novembre 2022 après la mort de son prédécesseur. Il n’était pas lié à Al‑Qaïda, mais bien au groupe État islamique, une scission rivale d’Al‑Qaïda depuis 2014 et historiquement rival de ce dernier, apparemment suite à une instrumentalisation d’Al Qaïda. Le 4<sup>e</sup> <em>« calife »</em> de l’EI, premier syrien à occuper ce poste, a été tué en avril 2023 en Syrie lors d’une opération attribuée aux services turcs. Son successeur Abu Hafs al‑Hashimi al‑Qurashi, a été proclamé le 5ᵉ calife de l’État islamique en août 2023. Ces chefs de <em>« proto-califats »</em> de l’Etat islamique (EI) n’ont jamais été reconnus comme dirigeants officiels d’État. Mais leur capacité de déstabilisation et de nuisance fait l’objet d’instrumentalisation.</li>
</ul>
<p>Au Mali, le groupe JNIM (Jama’at Nusrat al‑Islam wal‑Muslimin) est une coalition jihadiste affiliée à al‑Qaïda, qui contrôle des zones rurales et les artères logistiques d’approvisionnement et d’accès à certaines grandes villes. Ils vivent essentiellement grâce à des enlèvements crapuleux et le contrôle de certaines mines. Le contexte malien présente des dynamiques propres. Le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), affilié à Al-Qaïda, ne revendique pas un territoire à la manière de l’Etat islamique (EI ou Daech ou ISIS), mais cherche à imposer une influence territoriale, idéologique et politique durable sur des espaces mouvants au gré des défauts de sécurisation du territoire par les formes armées maliennes. Rappelons que les termes État islamique (EI), Daech et ISIS (Islamic State of Iraq and Syria) désignent en réalité la même organisation jihadiste, mais avec des nuances liées à la langue et au contexte politique.</p>
<p>En filigrane, il s’agit bien pour le JNIM au Mali de revendiquer le contrôle d’un <em>« proto-califat »</em> sans frontière territoriale avérée, en organisant une déstabilisation qui permet d’occuper des mines, de racketter les populations et surtout de faciliter l’exportation et l’importation informelles d’un commerce fondé sur des compensations entre matières premières ou personnes kidnappées contre matériels militaires ou de transports, voire de l’argent cash.</p>
<p>Personne ne peut prouver que le JNIM n’est pas paradoxalement soutenu de l’extérieur, notamment par des États, mais aussi des entreprises multinationales des pays du Golfe et ayant des relations étroites avec l’Occident et les États-Unis. Ces derniers ne peuvent prétendre à s’afficher innocents dans cette configuration car les financements occultes ou pas, les fournitures de motos et véhicules de transport, les équipements militaires, notamment de renseignement (kits Starlink), de drones, et d’armes létales modernes aux mains des mercenaires-terroristes-djihadistes permettent de faciliter la déstabilisation du Mali. Les revendications et objectifs principaux et stratégiques observés du JNIM en 2025 visent à organiser :</p>
<ul>
<li>la déstabilisation de l’Etat ;</li>
<li>les mutineries au sein de l’armée malienne ; et</li>
<li>une résolution de faire retourner la population contre les dirigeants militaires du Mali.</li>
</ul>
<p>Paradoxalement à ce jour, face à une résistance inattendue, et vraisemblablement dopée par le soutien direct de la Russie et plus discrète d’autres puissances, ces trois objectifs stratégiques n’ont pas été atteints. Seule, la déstabilisation parcellaire demeure factuelle dans les zones rurales avec les conséquences que sont la peur de circuler sans escortes militaires sur les grandes voies de circulation et d’approvisionnement des grandes villes.</p>
<p>Toutefois, il y a eu, entre autres, des évolutions notables vers une force d’occupation symbolique d’un espace <em>« proto-califat »</em> à l’image d’un Etat islamique sans territoire comme si le JNIM s’évertuait à créer une fédération de mercenaires-terroristes-djihadistes y compris avec des dissidences de l’Etat islamique local, non sans tenter d’attirer d’autres forces opposées à l’Etat central et menant davantage des combats pour leur indépendance ou autonomie politique et économique comme l’Azawad<sup><a id="post-8981-endnote-ref-79" href="#post-8981-endnote-79">[79]</a></sup>.</p>
<h3><strong>24. INSTRUMENTALISATION CROISÉE ENTRE AZAWAD ET JNIM</strong></h3>
<p>En novembre 2024, plusieurs mouvements Touaregs (MNLA, HCUA, MAA, GATIA) ont fusionné pour créer le Front de Libération de l’Azawad (FLA) qui revendique l’autonomie ou l’indépendance du nord du Mali. Le FLA est actif dans les zones sahéliennes, en conflit avec la junte malienne et ses alliés russes (Wagner/Africa Corps).</p>
<p>Des négociations ont eu lieu en mars 2025 entre le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, affilié à Al‑Qaïda). Ceci est le témoignage de forts indices qui tendent à justifier l’instrumentalisation et les liens, opportunistes ou pas, entre l’Azawad et le JNIM/Al‑Qaïda. En effet, le FLA a accepté l’application de la charia dans certaines zones, ce qui montre une convergence tactique avec les jihadistes avec en filigrane une alliance potentielle et une instrumentalisation mutuelle :</p>
<ul>
<li>les Touaregs de l’Azawad utilisent le JNIM pour renforcer leur poids militaire ;</li>
<li>le JNIM exploite la cause touarègue pour tenter de légitimer son contrôle territorial et justifier son proto-califat islamique ;</li>
<li>l’Azawad et le JNIM promeuvent l’ambiguïté stratégique avec comme dénominateurs communs, rendre vulnérable le pouvoir central de Bamako.</li>
</ul>
<p>Toutefois, il n’y a pas de manière avérée d’accord direct entre le FLA et l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) qui est aussi présent au Sahel, mais demeure un concurrent offensif du JNIM.</p>
<p>Depuis la rupture de l’accord de paix d’Alger, le Front de libération de l’Azawad comme d’autres mouvements indépendantistes n’ont pas exclu une coopération opportuniste, tactique et conjoncturelle avec le JNIM. Perçu comme extrêmement violent et étranger aux dynamiques locales touarègues, l’Azawad n’a pas de liens connus avec l’Etat Islamique au Grand Sahara, ce qui a conduit aussi à une marginalisation de l’EIGS au Mali qui concentre ses attaques au Niger et au Burkina-Faso. De fait sur le terrain, grâce à ses alliances locales et son enracinement dans les communautés, notamment Katiba Macina et grâce à des financements venus d’ailleurs, JNIM attire davantage de combattants, ce qui contribue à la perte d’influence de l’EIGS.</p>
<h3><strong>25. DÉSTABILISATION DU JNIM PAR LA PROMOTION DE ZONES D’INFLUENCE ET DE NUISANCE</strong></h3>
<p>Le JNIM occupe de facto des <em>« espaces »</em> maliens grâce à ses réseaux, cellules et zones d’influence en imposant par la peur des lois, comme une démonstration d’existence. On peut valablement faire référence à cette nouvelle stratégie comme le contrôle mouvant de <em>« zone d’influence et de nuisance »</em> où le JNIM exerce une pression militaire, sociale ou économique sans gouvernance officielle.</p>
<p>Il s’agit alors de <em>sanctuaires mouvants</em> où les mercenaires-terroristes-djihadistes trouvent refuge, s’entraînent et se réorganisent, sans contrôle administratif, non sans trouver des havres de repos à l’extérieur du Mali, notamment en Algérie, en Mauritanie, et vraisemblablement ailleurs. La difficulté à circonscrire les espaces vient aussi de la présence diffuse et dynamique des membres avec des implantations sous forme de cellules clandestines, dispersées et se fondant avec la population, corollaire d’un recrutement massif au sein d’une population pauvre, qui considère que l’État central l’a abandonnée, livrée à elle-même, sans futur ni avenir. Aussi, sans vouloir « prendre » la capitale Bamako, le JNIM a modifié sa stratégie en imposant une autorité et un pouvoir de facto fondés sur la peur et les assassinats.</p>
<p>C’est cette formule machiavélique qui permet de disposer d’un pouvoir de nuisance dans une zone fluctuante du Mali, sans pourtant avoir une reconnaissance légale, ni revendication territoriale formelle. Officiellement sans une revendication de volonté de prise d’un État souverain.</p>
<p>Cela se traduit, au niveau des routes, des villages, des zones rurales et des points névralgiques d’approvisionnement ou de renseignements satellitaires, par des contrôles et points de contrôle asymétriques avec une dictature ponctuelle. Cette occupation coloniale du territoire est informelle par endroits, et formelle dans certaines zones rurales.</p>
<p>Cette forme de colonisation moderne ne peut être résiliente que grâce à un système d’instrumentalisation du JNIM pour servir des intérêts étrangers autres. Celle colonisation est transfrontalière et témoigne du zèle nouveau à vouloir fédérer y compris dans les rangs de l’État islamique, agissant aussi en dehors du Mali, du Burkina-Faso et du Niger, y compris dans certains pays dits <em>« côtiers »,</em> dont le Togo, le Bénin, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Or, l’absence d’une administration et d’une gouvernance officielle par les relais officiels de l’État dans certaines zones, favorisent l’influence du JNIM, par le biais des crimes contre les citoyens et le Peuple, l’instauration de la peur, le prélèvement de taxes illégales, les menaces, le chantage et autres extorsions crapuleuses. On peut ainsi de la sorte, distinguer actuellement au moins encore six raisons qui alimentent la volonté d’en découdre avec l’Etat malien du JNIM et de ceux qui l’instrumentalisent :</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.1 IMPOSER LA CHARIA DANS LES ZONES SOUS CONTROLE : le groupe impose le port du voile aux femmes sur les routes, avec des sanctions physiques en cas de non-respect. Cela traduit une volonté d’instaurer un ordre islamique strict dans les zones rurales et périphériques ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.2 DÉSTABILISATION DE L’ÉTAT MALIEN : le Premier ministre malien de transition a dénoncé une <em>« tentative de déstabilisation<sup><a id="post-8981-endnote-ref-80" href="#post-8981-endnote-80">[80]</a></sup> »</em> orchestrée par le JNIM, notamment via le blocus économique et les attaques ciblées contre les convois de carburant ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.3 CONTROLE TERRITORIAL ET GOUVERNANCE PARALLELE par le JNIM qui a occupé ou tente d’occuper les localités comme Farabougou, installe des tribunaux islamiques, et manipule les rivalités locales pour asseoir son autorité tout en imposant des <em>« impôts islamiques » (zakat),</em> ainsi que le contrôle des routes commerciales et d’approvisionnement ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.4 SABOTAGE ÉCONOMIQUE PAR LE BLOCAGE DES AXES LOGISTIQUES et en ciblant les infrastructures, le groupe cherche à affaiblir l’État central et à se rendre incontournable dans les négociations ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.5 REVENDICATION D’ATTAQUES MILITAIRES du JNIM notamment contre les Forces armées maliennes (FAMa), notamment via des engins explosifs improvisés (<acronym title="Investisseurs étrangers directs">IED</acronym>) sur les routes stratégiques, contre les transporteurs de citernes d’essence, voire contre les stocks énergétiques contre des mines, des industries et autres commerces…</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.6 IMPOSER UN CANAL DE NÉGOCIATION UNIQUE entre un Etat et un groupe JNIM unifié.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Il y a donc des similitudes avec le cas de l’Afghanistan, de la Syrie, de la Somalie, de l’Irak avec le Mali et les pays de l’A.E.S.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Voici au moins quatre principales similitudes :</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.7 contrôle territorial avec ou sans gouvernance territoriale par des groupes armés, de véritables mercenaires-terroristes-djihadistes ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.8 effondrement partiel de l’autorité étatique dans certaines zones ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.9 tentatives de gouvernance parallèle et imposition de normes religieuses ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.10 soutien tacite de puissances étrangères promptes à proclamer la chute de l’État central plutôt que d’organiser une coalition pour lutter efficacement contre le JNIM ou l’EI.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Cependant, il y a aussi deux différences importantes :</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.11 le JNIM fait semblant de ne pas chercher pour le moment à établir un califat territorial décentralisé mais affilié au plan mondial à l’Etat islamique (Daech, ISIS), mais plutôt à négocier une forme de proto-califat <em>« national »</em> avec l’État malien, à condition que certaines zones restent sous son influence et qu’il puisse continuer son commerce directement avec les États extérieurs qui payent pour accéder aux matières premières importantes du Mali (or, lithium, métaux rares non transformés), sans compter la contrebande avec les pays frontaliers, etc.</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.12 le Mali bénéficie du soutien de partenaires internationaux dont la Fédération de Russie, même si la coopération militaire a été réduite compte tenu de l’opération dite <em>« spéciale »</em> de la Russie et de la guerre par procuration de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> sur le sol ukrainien.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Malgré cela, il y a aussi des similitudes :</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.13 en effet, les mercenaires-terroristes-djihadistes servent de protection armée pour les trafics (armes, drogues, or, bétail, migrants). Sur ce plan, il n’y a aucune différence au Sahel et ailleurs entre le JNIM et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) qui facilitent ou prélèvent des taxes sur les trafics transsahariens ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">25.14 certains acteurs locaux ne sont pas neutres dans cette histoire. En effet, certains clans, milices ou autorités locales, toutes ethnies confondues, s’allient temporairement avec ces groupes pour sécuriser leurs propres routes commerciales.</p>
<p>En définitive, l’Afghanistan des Talibans avec Hibatullah Akhundzada a des liens avec Al‑Qaïda. La Syrie avec Abu Mohammad al‑Jolani (HTS) a des liens avec Al‑Qaïda. En Somalie, les shebabs avec Ahmed Diriye (Al‑Shabaab) ont des liens avérés avec Al‑Qaïda. En Irak et en Syrie, les liens avec l’Etat islamique sont évidents. Aussi, la question est ouverte pour le JNIM du Mali avec Iyad Ag Ghaly affilié à Al‑Qaïda : quelles puissances économiques ou politiques instrumentalisent Al-Qaïda et l’État islamique pour le contrôle de zones facilitant la prolifération des trafics, de toutes formes illégales de commerce et la prospérité des réseaux criminels ?</p>
<p>Face à des États fragiles en mode tout militaire pour défendre leur souveraineté territoriale, politique et économique, l’absence d’autorité centrale forte, que ce soit au Mali, en Somalie, en Irak ou en Syrie post‑Assad, favorise la création de <em>« zones grises »</em> dans lesquelles ces groupes deviennent les acteurs mouvants et incontournables grâce à l’instrumentalisation de la faiblesse étatique pour se poser davantage en alternative de gouvernance de la déstabilisation qu’en alternative de gouvernance légale. Or en termes de légitimité, des coups d’État militaires non sanglants, comme au demeurant la poursuite de la période de transition sans approbation libre et transparente des populations maliennes, rencontrent des difficultés face à la non-moins légitime occupation/colonisation informelle du sol malien par les mercenaires-terroristes-djihadistes du JNIM.</p>
<p>De fait, ce ne sont pas uniquement des puissances étrangères qui instrumentalisent Al‑Qaïda ou l’EI au Mali et au Sahel. Ce sont aussi :</p>
<ul>
<li>les groupes eux‑mêmes, qui transforment leur idéologie en outil de contrôle territorial ;</li>
<li>les réseaux criminels transnationaux, qui trouvent dans ces zones une protection pour leurs trafics ;</li>
<li>les États fragiles, dont la faiblesse est exploitée pour imposer une gouvernance parallèle.</li>
</ul>
<p>Les mercenaires-terroristes-djihadistes d’Al‑Qaïda et l’État islamique, territorialisés, sont devenus des <em>« gestionnaires de zones grises »,</em> où idéologie et la criminalité s’entremêlent pour servir les intérêts d’Etats ou d’entreprises étrangères, en usurpant le pouvoir régalien de l’État, en contrôlant illégalement les voies logistiques, les routes, les biens, les ressources et les populations du Mali et du Sahel. Il n’est plus possible de ne pas faire la corrélation entre le blocage des approvisionnements et une forme moderne et discrète de la sous-traitance coloniale. Or, cette forme de recolonisation violente, avortée pour le moment, s’accompagne aussi d’une forme de nettoyage idéologique religieux. Le Mali profond multiconfessionnel ne tombera pas dans ce piège !</p>
<h3><strong>26. VULNERABILITÉ DU JNIM : AUGMENTER LE RENSEIGNEMENT, NEUTRALISER LES RÉSEAUX DE FINANCEMENT ET DE CONTREBANDE ET AMÉLIORER LA COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE VIA LES CONFRÉRIES SOUFISTES</strong></h3>
<p>Malgré des efforts certains et des réussites en matière d’accompagnement par les FAMa des convois de camions-citernes de carburant, personne n’est à l’abri d’offensives du JNIM. Les Forces Armées Maliennes ne peuvent être partout à la fois et pourraient gagner à relancer des coopérations transfrontalières, notamment avec la Guinée, pour contenir de manière significative les avancées du <em>Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin</em> (JNIM), affilié à Al-Qaïda. La coopération avec l’Algérie serait également une piste intéressante compte tenu de l’expérience algérienne réussie contre le terrorisme. En effet, il convient de mettre au crédit du Gouvernement algérien, le fait qu’il a, sur son territoire, défait l’État islamique et le djihadisme transnational<sup><a id="post-8981-endnote-ref-81" href="#post-8981-endnote-81">[81]</a></sup>, tant au plan idéologique que sur le terrain opérationnel, forçant les mercenaires-terroristes-djihadistes à se replier et se réfugier dans les pays africains où la répression est moins forte pour le moment.</p>
<p>Mais pour l’heure, les relations demeurent encore teintées de méfiances réciproques. Néanmoins, compte tenu du rôle important de l’Algérie et du Niger dans l’installation d’un pipeline pétrolier et gazier qui devrait, dans l’une des alternatives<sup><a id="post-8981-endnote-ref-82" href="#post-8981-endnote-82">[82]</a></sup>, passer par le territoire malien, il ne sera pas inutile que le Niger tente une médiation ciblée entre l’Algérie et le Mali. Cela suppose d’entrer en négociation sans préconditions préalables, mis à part le respect des souverainetés mutuelles et la ferme volonté d’éradiquer les mercenaires-terroristes-djihadistes du JNIM et apparentés. L’Islam du Mali promeut un soufisme pacifique, ce qui le distingue du salafisme et de la violence.</p>
<p>Là aussi, le rapprochement transfrontalier entre les pays pratiquant le soufisme modéré et pacifique pourrait constituer une piste pour rapprocher le Mali avec l’Algérie, la Mauritanie et même au-delà. En effet, le blocus frontalier de fait entre l’Algérie et le Mali ne sert en définitive les intérêts de personne dans la sous-région.</p>
<p>Au contraire, cela profite à certains pays arabes du Golfe et leurs soutiens occidentaux dont les Émirats Arabes Unis et même la Turquie dont les politiques paramétrables peuvent apparaître parfois proche de certains Djihadistes, comme au demeurant les États-Unis avec l’exemple déjà évoqué de la Syrie. Enfin, l’utilisation de la monnaie Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> demeure un véritable handicap pour le Mali compte tenu des blocages lors de la convertibilité. Aussi, des alternatives peuvent exister avec les pays disposant de leurs monnaies nationales hors du contrôle du Trésor français comme l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie.</p>
<p>Néanmoins, il semble difficile de faire appel à une force d’intervention de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, encore moins de la France, des Etats-Unis, de l’Union européenne ou même des Émirats Arabes Unis qui apparaissent pour le moment comme faisant partie du problème et non de la solution. Il reste donc les soutiens venant de deux autres pays de l’A.E.S., le Niger et le Burkina-Faso, avec en filigrane les soutiens directs de la Fédération de Russie. La Chine qui commerce beaucoup avec le Mali demeure étonnamment silencieuse.</p>
<p>En 2025, le groupe du JNIM a intensifié ses attaques dans les régions de Kayes, Sikasso, Mopti et même près de la frontière sénégalaise. Avec la multiplication des fronts, on assiste à des offensives coordonnées sur plusieurs axes, forçant les FAMa aussi à se disperser. Du coup, on assite à des blocus économiques de fait dont témoignent les longues queues des motocyclistes notamment à Bamako.</p>
<p>Hors de la capitale le JNIM s’est démultiplié et impose des restrictions sur les routes commerciales, notamment à Kayes et Nioro du Sahel, bloquant les convois de carburant et paralysant les échanges commerciaux et économiques et même financiers. Facteur aggravant, le ciblage d’infrastructures et de capacités productives n’est pas exempté. En effet, les attaques visent désormais les secteurs miniers, industriels, logistiques et même les espaces agricoles afin d’affaiblir l’État malien et pousser à une révolte des populations contre le pouvoir malien.</p>
<p>Mais, l’avantage compétitif du JNIM repose sur les kits Starlink ce qui renforce indubitablement la force de frappe et l’agilité du JNIM. En effet, l’acquisition de kits Starlink, que ce soit par la contrebande ou par des moyens officieux provenant de soutiens étrangers, ce malgré leur interdiction initiale par le Gouvernement malien, a permis au JNIM de gagner en efficacité opérationnelle.</p>
<p>Il faut bien rappeler que les kits Starlink pourraient servir efficacement les Etats si cela n’atterrissait pas dans les mains des mercenaires-terroristes-djihadistes par des voies de contrebande ou de financement occulte pour préserver ou défendre des intérêts étrangers. La réalité est que ces kits Starlink :</p>
<ul>
<li>permettent la connectivité dans les zones reculées notamment offrent un accès Internet dans des régions hors couverture, permettant au JNIM de coordonner leurs attaques même en terrain isolé ;</li>
<li>offrent une communication sécurisée pour les groupes djihadistes qui utilisent ces réseaux pour contourner les interceptions classiques et maintenir des liaisons entre cellules dormantes ou pas ;</li>
<li>circulent dans le cadre de trafics et de circuits logistiques où la corruption règne en maître. En effet, les kits sont acheminés via des filières clandestines, échappant aux contrôles étatiques et alimentant une économie parallèle.</li>
</ul>
<p>Aussi, l’hypothèse de mettre fin aux exactions du JNIM ne doit pas demeurer une hypothèse d’école. Voici en effet quelques leviers d’action, à la fois militaires, technologiques et diplomatiques au nombre de cinq :</p>
<p style="padding-left: 40px;">26.1 Renforcer les capacités en matière de renseignement et des capacités d’actions satellitaires, notamment par le déploiement de drones et satellites pour surveiller les mouvements transfrontaliers. Cela suppose une coopération accrue avec les pays voisins pour traquer les flux logistiques et les chefs opérationnels ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">26.2 Neutraliser les réseaux de contrebande et la corruption avec en filigrane un contrôle des sites miniers exploités souvent clandestinement par ceux qui ont intérêt à la déstabilisation. Cela passe par un contrôle strict des importations technologiques, notamment les kits Starlink, l’accès aux satellites et aux équipements de communication, non sans oublier les motos et véhicules qui servent aux déplacements des agents du JNIM et apparentés. Cela suppose qu’un système efficace de contrôle et de sanctions ciblées contre les fournisseurs et passeurs identifiés soit mis en place ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">26.3 Identifier et interrompre les circuits de financement externes notamment ceux qui financent les instruments qui permettent les déplacements, le contrôle de l’espace aérien, et surtout les aéroports informels qui permettent l’exportation sans taxes, ni enregistrement des matières premières du pays ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">26.4 Intégrer une grande majorité de la population dans une stratégie d’envergure de contre-insurrection intégrée, afin d’utiliser les populations comme effet de levier et moins d’en faire au mieux des acteurs indifférents, au pire des acteurs qui ne sont pas sollicités et dont la parole et les propositions ne comptent pas. Pour cela, il faudra nécessairement des appuis matériels et financiers si possible décentralisés, aux communautés locales pour réduire l’influence du JNIM. Des programmes de déradicalisation et de réintégration pour les combattants capturés sont aussi des leviers importants au même titre que des programmes de désarmement des combattants pris en étau par le chantage et les menaces des mercenaires-terroristes-djihadistes. Il faudra aussi lever les incompréhensions du côté des actions militaires menées parfois sans discernement préalable ; enfin</p>
<p style="padding-left: 40px;">26.5 Renforcer l’appareil juridique, institutionnel et diplomatique par une coordination ad hoc entre des Etats transfrontaliers avec lesquels la confiance existe afin d’harmoniser les réponses militaires, judiciaires et financières, notamment la neutralisation des circuits d’exportation des matières premières spoliées aux populations maliennes, notamment l’or. Pour cela, il faudra inclure des clauses robustes de réciprocité dans les accords bilatéraux afin de disposer d’un minimum de bases de données de partage de renseignements dotées d’un système utilisant l’intelligence artificielle.</p>
<p>Or, malgré tout ceci, la contrebande sévit aux frontières maliennes et dans le Sahel. Aussi, l’Etat malien se doit d’augmenter le renseignement, de neutraliser les réseaux de financement et de contrebande et d’améliorer la coopération transfrontalière, principalement via les confréries soufistes disposant d’un réseau de confiance élargi.</p>
<h3><strong>27. LE JNIM UTILISE STARLINK AU MALI ET AU SAHEL</strong></h3>
<p>Les informations disponibles confirment que le système satellitaire Starlink, développé par Elon Musk, est devenu un outil de communication largement utilisé dans la région du Sahel, y compris par des groupes terroristes comme le JNIM au Mali, qui s&rsquo;en servent pour coordonner leurs actions et diffuser leur propagande. Ce matériel, bien que légalement vendu à certains gouvernements comme celui du Niger<sup><a id="post-8981-endnote-ref-83" href="#post-8981-endnote-83">[83]</a></sup>, est massivement introduit en contrebande au Mali via des réseaux nigérians et libyens. Cette contrebande se fait à travers des corridors bien établis, où les trafiquants payent des intermédiaires, policiers ou chauffeurs, pour faire passer les kits Starlink<sup><a id="post-8981-endnote-ref-84" href="#post-8981-endnote-84">[84]</a></sup> vers des zones contrôlées par les groupes armés.</p>
<p>Le Gouvernement malien a bien disposé du matériel Starlink qui est, entre autres, utilisé aussi bien par les forces maliennes que par les groupes terroristes, souvent par le biais du marché noir et de la contrebande<sup><a id="post-8981-endnote-ref-85" href="#post-8981-endnote-85">[85]</a></sup>.</p>
<p>Des financements extérieurs, notamment en provenance des Émirats Arabes Unis et du Qatar, ont été évoqués dans des analyses pour expliquer la montée du terrorisme dans la région, sans pour autant que cela soit lié officiellement à la vente des équipements Starlink par les États-Unis.</p>
<p>Lors de l&rsquo;interdiction initiale<sup><a id="post-8981-endnote-ref-86" href="#post-8981-endnote-86">[86]</a></sup>, le gouvernement s&rsquo;était engagé à démanteler les terminaux Starlink, invoquant des risques pour la sécurité nationale. Le rétablissement temporaire et partiel des services Starlink par le Mali est une mesure visant à concilier ces besoins contradictoires, en garantissant la connectivité tout en empêchant Internet de devenir un outil au service des insurgés.</p>
<p>Les autorités ont finalement constaté que les kits vendus précédemment et entrés illégalement au Mali sont toujours opérationnels et se sont retrouvés dans les mains des mercenaires-terroristes-djihadistes qui ne se sont pas privés de l’utiliser pour organiser le blocus énergétique et le gel des circuits d’approvisionnement du pays.</p>
<p>En définitive, Starlink est un facteur complexe de la situation sécuritaire, car sa technologie très performante est exploitée par toutes les parties, y compris les terroristes, par le biais de réseaux illicites. Il semble que des équipements alternatifs de <em>« brouillage »</em> ont été acquis et permettent au Gouvernement malien de contenir l’avance technologique des mercenaires-terroristes-djihadistes.</p>
<p>Starlink demeure toutefois un outil dont les États-Unis restent officiellement fournisseurs légitimes au travers des marchés africains, mais qui a été détourné largement via la contrebande alimentée par des acteurs et financements extérieurs. Ainsi, cette situation complique fortement le contrôle américain, malien, et régional du matériel technologique dans un contexte d&rsquo;instabilité et de conflits multiples</p>
<p>Toutefois au Mali, le Gouvernement s’est ressaisi en modifiant son code des postes et télécommunications en juillet 2025 pour classer les équipements permettant de contourner les opérateurs agréés, comme les antennes Starlink, en <em>« non conformes »,</em> ce qui interdit leur importation officielle. Cette décision fait suite à des condamnations par le tribunal administratif lors de saisies de matériel Starlink bloqué par la douane malienne et fondées sur le non-respect des normes nationales, mais la transparence exacte sur les dossiers de saisies reste limitée dans l’espace public. Cette interdiction précise que ces kits n’ont pas fait l’objet d’une homologation officielle au Mali et que leur usage incontrôlé est dangereux dans le contexte sécuritaire malien<sup><a id="post-8981-endnote-ref-87" href="#post-8981-endnote-87">[87]</a></sup>. Aujourd’hui, le Gouvernement malien a ainsi mis en place un verrou réglementaire<sup><a id="post-8981-endnote-ref-88" href="#post-8981-endnote-88">[88]</a></sup> pour empêcher l’entrée et l’usage non contrôlé de Starlink sur le territoire.</p>
<h3><strong>28. MAIS QUE RENFERME L’AUTORISATION RÈGLEMENTÉE DE STARLINK SUR LE TERRITOIRE MALIEN ?</strong></h3>
<p>Le Mali a autorisé le système Starlink sur son territoire puis est revenu sur sa décision pour un encadrement plus strict suite au constat de la circulation des kits Starlink par la voie de la contrebande. L’Etat malien a levé l’interdiction de Starlink<sup><a id="post-8981-endnote-ref-89" href="#post-8981-endnote-89">[89]</a></sup> en octobre 2024, autorisant temporairement l’importation et l’utilisation des kits<sup><a id="post-8981-endnote-ref-90" href="#post-8981-endnote-90">[90]</a></sup> pour une durée de six mois. Cette décision a été prise en Conseil des ministres, après une interdiction initiale en mars 2024, motivée par des craintes d’usage par des groupes armés. Le gouvernement a finalement opté pour une approche encadrée plutôt qu’une interdiction totale, reconnaissant l’utilité de Starlink dans les zones mal desservies par les réseaux classiques. Mais, il y a un problème. L’Etat malien ne maîtrise pas le fait que les terroristes peuvent avoir accès à Starlink par des moyens qui leur sont propres<sup><a id="post-8981-endnote-ref-91" href="#post-8981-endnote-91">[91]</a></sup> ou tout simplement par une <em>« facilité »</em> mise à leur disposition et qui n’est pas un simple <em>« paiement des droits d’accès aux données et images satellitaires et communication »</em>, soit par des accords secrets liant les groupes mercenaires avec des puissances occidentales ou non-occidentales.</p>
<p>En poussant l’analyse plus loin, il est possible qu’il n’y ait pas eu de position commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (A.E.S.). En effet, si le Mali a permis une autorisation temporaire avec encadrement strict, le Niger a autorisé Starlink<sup><a id="post-8981-endnote-ref-92" href="#post-8981-endnote-92">[92]</a></sup> et a pu documenter des usages clandestins par des groupes armés et des réseaux criminels<sup><a id="post-8981-endnote-ref-93" href="#post-8981-endnote-93">[93]</a></sup>.</p>
<p>A la différence des deux autres pays de l’A.E.S., le Burkina-Faso n’a pas octroyé de licence d’exploitation de Starlink pour fournir des services internet par satellite dans le pays parce que la société d’Elon Musk produisant et commercialisant Starlink n’a pas voulu respecter la réglementation burkinabè<sup><a id="post-8981-endnote-ref-94" href="#post-8981-endnote-94">[94]</a></sup>.</p>
<p>Il est avéré que des acteurs non étatiques comme le JNIM et l’État Islamique au Sahel exploitent Starlink pour leurs communications, notamment dans les zones reculées où les réseaux classiques sont absents.</p>
<p>Les États de l’A.E.S. ont voulu profiter de l’opportunité offerte par cette technologie dans les zones rurales ou enclavées avec la possibilité que ce « conduit » serve aussi à soutenir l’éducation, la santé, ou les projets industriels, à condition qu’un cadre réglementaire national robuste permette les contrôles et les sanctions. Or, en termes de sécurité, les autorités de l’A.E.S. redoutent que Starlink serve à contourner les écoutes et à coordonner des attaques. Par ailleurs, il y a clairement une faille dans la souveraineté numérique du fait même de l’absence de contrôle sur les flux de données satellitaires et l’impossibilité pour les régulateurs de procéder à des contrôles et à des sanctions.</p>
<p>Pour achever ce point, le JNIM, ce groupe de mercenaires-extrémistes et djihadistes violents et criminels au Sahel (Jama’at Nasr al Islam wal Muslimin) qui opère sur ce qu’il considère comme sa <em>« Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) »,</em> exploite Starlink pour renforcer ses capacités opérationnelles. Il ne s’agit pas simplement de trafics de ventes de kits, mais de détournement de l’utilisation initiale et des dispositifs Starlink. C’est d’ailleurs cela qui permet à ces groupuscules d’être extrêmement mobiles et agiles et d’échapper aux forces de l’ordre et pérenniser les économies illicites.</p>
<p>Néanmoins, il existe en aval une chaîne d’approvisionnement illicite, bien connue des pays occidentaux, et que Elon Musk ne peut ignorer. Ce sont ces circuits logistiques huilés par la corruption de nombreux douaniers, un manque d’interdiction de l’Etat central et souvent une ignorance des usages de ces appareils par les douaniers, qui permet au JNIM de se déployer au Mali et d’être extrêmement bien renseigné grâce au dispositifs Starlink.</p>
<p>Autrement dit, si Starlink peut être très utile pour désenclaver des zones rurales en termes d’inclusion digitale, il peut servir à contourner les réglementations, -quand elles existent-, relatives à leur utilisation. Tous les pays voisins des pays de l’A.E.S. profitent de ce <em>« trafic lucratif ».</em> Compte tenu des relations de voisinage peu reluisantes entre les pays de l’A.E.S. et leurs voisins, il faut croire que certains de ces pays servent de base arrière aux terroristes-mercenaires-djihadistes, non sans quelques financements extérieurs pour huiler la déstabilisation de régimes militaires qui commencent à comprendre que le développement, ni d’ailleurs la guerre aux terroristes, ne se décrètent pas.</p>
<p>La solution passe par un retour à une inclusivité avec l’ensemble de la population et les pays voisins quant à la recherche commune de l’éradication des mercenaires-terroristes-djihadistes. A défaut de retrouver les chemins de la diplomatie, les efforts des Etats composant l’A.E.S. (Alliance des Etats du Sahel) pour graduellement atteindre leur objectif commun de <em>« sauver »</em> leur peuple de l’impérialisme par une souveraineté retrouvée, pourraient être compromis. En effet, en termes de sécurité, ce sont les renseignements et le financement qui constituent le nerf de la <em>« guerre ».</em> Sans le soutien d’une grande puissance s’opposant aux visées impérialistes des pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> sur les matières premières africaines, les pays de l’A.E.S. pourraient subir de graves défaillances notamment en matière de :</p>
<ul>
<li>sécurité des données et du renseignement avec Starlink qui sert en définitive à contourner les écoutes et à coordonner des attaques contre les Peuples de l’A.E.S. et donc contre les militaires de cette nouvelle sous-région en Afrique occidentale ;</li>
<li>souveraineté numérique avec une absence ou un trop faible contrôle sur les flux de données satellitaires. Cela constitue un véritable défi pour les régulateurs locaux, surtout si en face les pays dits <em>« amis »</em> comme la Russie ou des <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ monnayent clairement aussi leur soutien militaire ou en financement comme une alternative crédible.</li>
</ul>
<p>Au total, on assiste plus à une perte d’opportunité positive car dans les zones rurales ou enclavées, Starlink aurait dû servir à diffuser le savoir, promouvoir l’éducation, la santé, ou les projets industriels, si, et seulement si, un cadre réglementaire robuste, contraignant et opérationnel est mis en place et que la corruption ne bénéficie pas d’impunités diverses. Or sur le terrain, il est difficile de contrôler les flux informels et surtout la décision de <em>« vente »</em> des kits Starlink au plus <em>« offrant » …</em></p>
<h3><strong>29. RELATIONS AMBIGUËS ET OPPORTUNISTES ENTRE LES ÉTATS-UNIS ET LE MALI : BELLIGÉRANCE D’INFLUENCE, CAPTATION D’INFLUENCE, COERCITION TECHNOLOGIQUE ET NEUTRALISATION DE LA SOUVERAINETÉ NUMERIQUE </strong></h3>
<p>Lorsqu’on apprend que le président américain, Donald Trump, qui n’a jamais mis les pieds en Afrique et ne s’est jamais excusé, d’avoir traité l’Afrique de <em>« pays de merde<sup><a id="post-8981-endnote-ref-95" href="#post-8981-endnote-95">[95]</a></sup> »</em> au cours de son premier mandat, instruit l’ensemble de sa diplomatie officielle et parallèle de se positionner <em>« discrètement »</em> en Afrique, il y a lieu de s’étonner. Cela se fait par le biais de la <em>« recette magique »</em> de la raison du plus fort. On est loin du <em>« deal »</em> ou des négociations avec les dirigeants africains. Il ne s’agit pour eux que d’injonctions et de menaces et d’un système d’instrumentalisation subtile qui met en avant les pays arabes du Golfe<sup><a id="post-8981-endnote-ref-96" href="#post-8981-endnote-96">[96]</a></sup>, ces derniers étant d’ailleurs en concurrence sur le terrain pour des raisons idéologiques, d’accès au matières premières et d’enjeux de puissance.</p>
<p>Les Émirats Arabes Unis, le Qatar et l’Arabie saoudite voient l’Afrique comme un espace stratégique pour renforcer leur sécurité, leur économie et leur stature mondiale. Leur présence apporte investissements et infrastructures, mais expose les États africains à des risques de dépendance et d’ingérences politiques et religieuses. La compétition entre ces puissances, notamment au Sahel en général, au Soudan en particulier et dans la Corne de l’Afrique, accentue les tensions régionales. L’implication des pays du Golfe en Afrique devrait s’intensifier, souvent avec le consentement des dirigeants africains qui oublient souvent les contreparties qui en résultent, et sont souvent contradictoires avec leur désir de souveraineté. Les Etats arabes du Golfe ont toujours pour le moment envisagé l’Afrique comme une <em>« arrière-cour »</em> stratégique à contrôler avec l’argent afin d’en profiter pour accéder aux matières premières non transformées devenues indispensables pour organiser leur propre souveraineté envers le Etats-Unis et préparer leur futur sans la manne des hydrocarbures.</p>
<p>Il ne s’agit nullement d’une stratégie de décarbonisation, mais plutôt une tactique pour être utile aux Etats-Unis tout en défendant leur propre intérêt en Afrique. Certains vont jusqu’à penser que les Etats-Unis auraient supprimé leur <em>« aide »</em> en Afrique pour mieux faciliter la montée en puissance des pays du Golfe en Afrique. Beaucoup de dirigeants africains ont été pris à ce piège avec une dépendance grandissante envers les pays du Golfe. L’Afrique se caractérise par une dépendance croissante aux financements du Golfe, avec plus de 53 milliards de dollars américains ($EU) d’investissements annoncés en 2024 et une part significative de la dette africaine liée aux pays du Conseil de Coopération du Golfe (GCC en anglais<sup><a id="post-8981-endnote-ref-97" href="#post-8981-endnote-97">[97]</a></sup>). S’il est vrai que l’exposition réelle du Mali est limitée et malgré l’absence de transparence dans la mise à disposition des comptes publics maliens, il est possible d’estimer à près de 1 milliard $EU<sup><a id="post-8981-endnote-ref-98" href="#post-8981-endnote-98">[98]</a></sup> cumulés vis‑à‑vis des Émirats, de l’Arabie saoudite et du Qatar.</p>
<p>Autrement dit, la diplomatie américaine après avoir supprimé la plupart des aides et autres avantages commerciaux ou douaniers dont bénéficiaient certains pays africains, a choisi la belligérance comme mode opératoire. Une belligérance d’influence et par instrumentalisation, mais aussi un positionnement ambivalent avec les mercenaires-terroristes-djihadistes dès lors qu’il s’agit de défendre les intérêts américains en Afrique et de contrer la montée inexorable de la Russie et de la Chine en Afrique.</p>
<p>Côté africain, il y a au moins trois groupes :</p>
<ul>
<li>ceux parmi les chefs d’Etat africains qui se sont alignés à plat ventre ;</li>
<li>ceux qui tentent de négocier et enfin, ceux qui ont compris le manège ; et</li>
<li>ceux qui ont choisi de résister en défendant, avec leur Peuple, leur souveraineté et la préservation de l’intégrité de leur territoire et de leur richesse du sous-sol, du sol et du hors-sol.</li>
</ul>
<p>C’est ainsi que le journal <em>Washington Post</em> a révélé que <em>« Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a donné pour mission à ses équipes de tout faire pour faciliter l&rsquo;adoption à l&rsquo;international de Starlink »</em> du milliardaire Elon Musk afin de <em>« contrer la mainmise technologique chinoise sur le continent ».</em> Les pressions sont suivies de menaces plus directes avec les pays considérés par les Etats-Unis comme vulnérables comme la Gambie. C’est ainsi que le média d&rsquo;investigation <em>ProPublica </em>a aussi a révélé que face aux <em>« réticences du ministre [gambien] à offrir une procédure d&rsquo;accréditation accélérée à Starlink »,</em> l&rsquo;ambassadrice des États-Unis en poste et dépendant directement du Président Trump, a clairement menacé de supprimer des financements si les réticences gambiennes à exiger que Starlink respecte les conditions de régulation des télécommunications et satellites de Gambie devaient se poursuivre.</p>
<p>Cela pourrait se traduire par <em>« des conséquences sur un projet de développement des infrastructures en Gambie soutenu par les États-Unis à hauteur de 25 millions de dollars<sup><a id="post-8981-endnote-ref-99" href="#post-8981-endnote-99">[99]</a></sup> ». </em></p>
<p>Or, le fait de soumettre l’obtention une aide américaine à l’obligation de l’acceptation sans conditions du système satellitaire et internet d’Elon Musk, ce sans respect de la législation nationale des pays, relève au mieux du chantage, au pire de la corruption.</p>
<p>Mais cette pratique relève de la <em>« coercition technologique »</em> qui s’apparente à une forme de pression où l’accès sans concurrence à une ressource africaine ou à une aide américaine est conditionnée à l’adoption d’une solution technologique <em>« propriétaire »,</em> souvent sans débat démocratique ni respect des cadres juridiques nationaux. Il s’agit clairement, non plus de négociation ou de <em>« deal »,</em> mais bien d’une ingérence stratégique<sup><a id="post-8981-endnote-ref-100" href="#post-8981-endnote-100">[100]</a></sup> puisque l’acteur extérieur disposant de la capacité d’influence et de nuisance impose ses choix en contournant la souveraineté nationale. Cette conditionnalité abusive est un abus de droit et constitue une tromperie dolosive dans les relations internationales, surtout que l’aide liée -souvent d’ailleurs des prêts à rembourser-, est dotée d’exigences disproportionnées ou de conditionnalités non négociées et non négociables.</p>
<p>Mais l’objectif recherché repose sur la belligérance d’influence et se caractérise par la captation d’influence, c’est-à-dire une véritable tentative de verrouiller l’espace territorial, géopolitique, géoéconomique et technologique par des moyens non transparents, ou non contrôlables par le Gouvernement qui a pourtant été forcé de donner, partiellement ou totalement son approbation, le tout sous contrainte.</p>
<p>La <a id="post-8981-_Hlk213631427"></a>coercition technologique qui a pour objet, sous des apparences <em>« marketing »</em> de faciliter l’accès à l’internet dans les zones rurales et reculées du Mali, a en fait, miné la souveraineté numérique, en forçant l’adoption de systèmes étrangers comme le Starlink, le tout sans aucun débat national, encore moins de contrôle sur les données récupérées par les actionnaires de Starlink. Ne s’agit-il pas là, tout simplement, de la version numérique ou digitalisée de la post-colonisation ? Ce d’autant que le système permet de court-circuiter les législations locales, en imposant des standards ou des opérateurs sans homologation. Au-delà de la diplomatie d’influence, il s’agit d’une forme contemporaine de domination non-douce, à la croisée de la technologie, de la géopolitique, de l’économie et conduit, en fait, à la recolonisation des outils de souveraineté africaine.</p>
<p>Après l’avoir interdit et sous pression américaine, le Gouvernement malien a été <em>« gentiment »</em> conduit à autoriser à nouveau le Starlink, mais a insisté sur un cadre réglementaire dont se joue le système Starlink. La réalité sur le terrain est que cela risque de générer une situation de guérilla permanente entre le JNIM et l’Etat malien, justifiant pour certains le maintien au pouvoir, pour d’autres, une instabilité permanente qui frapperait de manière aléatoire les populations prises en étau et victimes de l’absence de vérité des urnes.</p>
<h3><strong>30. </strong><a id="post-8981-_Hlk213632294"></a><strong>DOUCE INGÉRENCE AMÉRICAINE : ENTRE POSTURE DE CONDAMNATION DIPLOMATIQUE ET PASSE-DROITS INDIRECTS</strong></h3>
<p>Dans les pays qui ont finalement accordé la licence à Starlink comme la République démocratique du Congo, le Tchad, le Niger par exemple, il a été constaté que Starlink opérait déjà sur ces territoires sans y avoir été autorisé<sup><a id="post-8981-endnote-ref-101" href="#post-8981-endnote-101">[101]</a></sup>, ce qui était contraire à la loi. Qui pourrait oser faire une telle chose dans les États-Unis de Donald Trump sans être condamné ou déporté ? Or Donald Trump ne voit pas de <em>« corrélation »</em> entre son ingérence et la promotion factuelle des intérêts de l’entrepreneur milliardaire américain qu’est Elon Musk. Les discussions qui ont lieu suite à ce viol des législations nationales africaines finissent pas des <em>« acceptations »</em> avec ou sans conditions de la part du pays disposant d’une capacité d’influence et de nuisance faible.</p>
<p>Or, il est maintenant documenté que Starlink, accepté sous pression des États-Unis par les États africains, était déjà opérationnel sur le terrain par des voies de contrebande. Ce qui fait dire que Starlink est devenu <em>« l’outil de communication préféré des terroristes du Sahel<sup><a id="post-8981-endnote-ref-102" href="#post-8981-endnote-102">[102]</a></sup> »,</em> sans que cela ne pose de problème aux dirigeants des pays occidentaux et du Golfe persique.</p>
<p>Au Nigéria voisin, l’armée nigériane en lutte contre les mercenaires-terroristes Boko Haram a pu prouver que ce groupe utilise le système Starlink pour communiquer avec le reste du monde, ce depuis leur repaire dans la forêt de Sambisa. Parmi les matériels confisqués lors des opérations de contre-terrorisme dites <em>« Hadin Kai »</em> dans les États d’Adamawa et de Borno au Nord-Est du Nigeria, il a été retrouvé des téléphones mobiles, des armes et les kits Starlink. Les vidéos et images que ces mercenaires-terroristes-djihadistes utilisent sur les réseaux sociaux, ce depuis 2023. Parmi le matériel confisqué, les preuves existent dorénavant que <em>« le système de liaisons satellitaires montantes et de routeurs Wi-Fi de Starlink a été largement adopté par les groupes terroristes dans les vastes espaces du Sahel, où les autres infrastructures de communication sont rares<sup><a id="post-8981-endnote-ref-103" href="#post-8981-endnote-103">[103]</a></sup> ».</em> Aussi, selon les experts de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, <em>« l’innovation technologique a toujours fait face à l’exploitation précoce par les intérêts criminels ou les acteurs violents, et Starlink n’est pas une exception<sup><a id="post-8981-endnote-ref-104" href="#post-8981-endnote-104">[104]</a></sup> ».</em></p>
<p>Boko Haram et sa branche État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) en concurrence avec le JNIM ont été identifiés comme utilisateurs de kits Starlink pour leurs communications. Ces groupes exploitent Starlink pour améliorer leur coordination, leur propagande et leurs opérations dans des zones reculées, ce qui indirectement facilite leurs activités criminelles, y compris les enlèvements.</p>
<p>Dans les zones contrôlées par ces groupes criminels, Starlink permet des rentrées substantielles d’argent, puisque les mercenaires-terroristes-djihadistes peuvent imposer jusqu’à 140 dollars américains par mois pour qu’un civil puisse utiliser le système, soit environ le double du coût d’un service Starlink autorisé par le Gouvernement du Niger. Comme peu de citoyens disposent d’un compte bancaire dans les zones rurales, il faut bien constater qu’en dehors de toute régulation et de contrôle, il s’agit là d’une forme moderne de <em>« tributs »</em> et de <em>« rackets »,</em> ce qui constitue des revenus illicites<sup><a id="post-8981-endnote-ref-105" href="#post-8981-endnote-105">[105]</a></sup> liés au faible taux de bancarisation, l’accès limité aux services financiers et la faible inclusion financière. La conséquence directe, outre la dépendance des communications privées du <em>« bon vouloir »</em> des groupes mafieux, est une institutionnalisation dans les <em>« proto-califats »</em> en formation d’un système de <em>« blanchiment »</em> ad aeternam de l’argent sale.</p>
<p>Or, les relations entre les États-Unis et le Mali sont marquées par une double ambiguïté stratégique. La critique de Washington envers les dirigeants militaires du Mali s’accompagne de la promotion forcée de défense de ses intérêts stratégiques, technologiques, en définitive d’espionnage via Starlink, propriété d’Elon Musk.</p>
<p>Depuis le retrait militaire américain et la montée en puissance de la Russie au Mali, les États-Unis ont adopté une posture de condamnation diplomatique, tout en maintenant des canaux d’influence indirects. L’un des plus visibles est Starlink, le réseau satellitaire d’Elon Musk, dont l’implantation au Mali a été d’abord interdite en mars 2024<sup><a id="post-8981-endnote-ref-106" href="#post-8981-endnote-106">[106]</a></sup>, puis réautorisée temporairement en octobre 2024 pour six mois, malgré des soupçons d’usage par des groupes armés.</p>
<p>Le Département d’État américain aurait exercé des pressions sur plusieurs gouvernements africains, dont le Mali, pour faciliter l’adoption de Starlink. Cette stratégie s’inscrit dans une guerre d’influence technologique contre la Chine, tout en offrant aux États-Unis une présence numérique facilitant un espionnage explicite dans des zones reculées.</p>
<p>Le gouvernement malien, bien qu’hostile aux ingérences occidentales, semble opportuniste dans sa gestion de Starlink, cherchant à améliorer la connectivité nationale tout en gardant un contrôle réglementaire strict. Cette relation illustre une coopération tactique sans alignement politique, où chaque partie cherche à maximiser ses intérêts sans engagement durable.</p>
<p>En somme, les États-Unis et Elon Musk maintiennent une présence technologique et d’ingérence au Mali, malgré les tensions diplomatiques, tandis que le Gouvernement malien exploite cette ouverture pour renforcer sa souveraineté numérique, dans un contexte de reconfiguration géopolitique sahélienne. Mais c’est sans compter sur une diffusion en amont de kits Starlink par les voies de la contrebande.</p>
<p>Aussi, la douce ingérence américaine au Mali, et en Afrique en général, se présente comme une posture de condamnations diplomatiques assorties de passe-droits indirects promus par les entreprises multinationales américaines. Au-delà du sabotage de la souveraineté en émergence, il est plus question de condamner l’approche irresponsable des chefs d’Etat africains sur le dossier <em>« Starlink »</em> où pour la énième fois, les chefs d’Etat africains sont incapables d’anticiper le jeu américain et plus largement occidental, et surtout de s’organiser collectivement pour avoir une position commune au moins au sein de l’A.E.S., puis plus largement au sein des différentes sous-régions africaines en attendant la position commune africaine<sup><a id="post-8981-endnote-ref-107" href="#post-8981-endnote-107">[107]</a></sup>.</p>
<h3><strong>31. COMMENT DONALD TRUMP PEUT ESPÉRER OBTENIR LE NOBEL DE LA PAIX EN CONTRIBUANT A L’ÉLIMINATION DU JNIM ET DE L’ÉTAT ISLAMIQUE EN AFRIQUE ?</strong></h3>
<p>Lorsqu’un dirigeant américain menace de bombarder le Nigeria en se basant sur une information partielle et erronée -à savoir que seuls les chrétiens seraient victimes des mercenaires djihadistes-, il feint d’ignorer que l’agilité de ces groupes criminels repose en partie sur des équipements américains, notamment les kits Starlink diffusés par Elon Musk. Plutôt que de recourir à des menaces militaires disproportionnées, une mesure efficace consisterait à :</p>
<ul>
<li>soumettre les kits Starlink à des taxes d’exportation ciblées ; et</li>
<li>les classer comme équipements sensibles relevant des lois anti‑terroristes américaines.</li>
</ul>
<p>Cela permettrait de :</p>
<ul>
<li>soutenir les armées africaines au lieu que ce soit les Etats arabes du Golfe qui soutiennent ces mercenaires-terroristes-djihadistes en payant des montants astronomiques en guise de rançons dans les cas de rapts et kidnappings ;</li>
<li>limiter l’accès des groupes terroristes (Boko Haram, JNIM, État islamique et autres dérivés) à des moyens de communication haut débit notamment Starlink qui renforcent leurs opérations spectaculaires et déstabilisent les Etats, à moins qu’il ne s’agisse d’une stratégie planifiée pour obtenir des accès à des ressources des pays qui sont déstabilisés.</li>
</ul>
<p>Au moins quatre lois américaines peuvent être mobilisées pour soutenir une telle décision de l’Etat américain. Par exemple :</p>
<ul>
<li>La Loi fédérale adoptée par le Congrès en 1977 <em>« International Emergency Economic Powers Act »</em> (IEEPA, 50 U.S.C. §§ 1701‑1707)” permet au Président américain de restreindre ou interdire l’exportation de biens et technologies lorsqu’elles menacent la sécurité nationale ou la politique étrangère. Il suffirait de placer les kits Starlink sous contrôle en tant que technologies à risque d’usage terroriste, puisque c’est ce qui se passe au Mali, au Nigeria et ailleurs.</li>
<li>La Loi fédérale adoptée en 2018 <em>« Export Control Reform Act »</em> (ECRA, 50 U.S.C. §§ 4801‑4852) qui octroie au Département du Commerce (Bureau of Industry and Security) le pouvoir de contrôler l’exportation de technologies sensibles. A ce titre, il suffirait que les kits et terminaux Starlink soient ajoutés à la liste dite <em>« Commerce Control List (CCL) »</em> comme équipements soumis à licence spéciale pour éviter leur détournement par des groupes armés.</li>
<li>La Loi fédérale adoptée par le Congrès en octobre 2001 <em>« Usa Patriot Act »</em> (2001, Section 805) criminalise la fourniture de <em>“matériel support”</em> à des organisations terroristes. Comme ces kits Starlink sont utilisés par Boko Haram ou le JNIM, leur exportation non contrôlée pourrait être assimilée à un soutien matériel indirect.</li>
<li>La Loi fédérale adoptée en 1976 <em>« Arms Export Control Act »</em> (AECA, 22 U.S.C. § 2751 et seq.) permet de classer des équipements comme Starlink qui peuvent avoir un double usage civil et militaire comme des <em>« munitions » ou « articles de défense »</em> si leur usage est jugé stratégique. Il faudrait simplement « reclassifier » les équipements Starlink pour permettre de l’inscrire sous le régime de contrôle similaire aux armes de communication militaire.</li>
</ul>
<p>En pratique, Si Donald Trump avait la volonté et une meilleure compréhension des enjeux, il pourrait influencer la position des États‑Unis en utilisant tous ces textes juridiques américains mentionnés plus haut pour contrôler et éventuellement restreindre l’exportation des kits Starlink vers l’Afrique. Il suffirait alors de considérer tout ou partie des équipements Starlink comme des équipements à haut risque de détournement terroriste. Cela serait plus efficace pour soutenir les armées africaines que des menaces militaires, et alignerait la coalition anti‑EI sur une stratégie de contrôle technologique plutôt que de simples velléités d’interventions armées au Nigeria par exemple.</p>
<p>Mais pourquoi Donald Trump ne veut pas, ou ne peut pas, utiliser ces textes pour stopper le JNIM au Mali, L&rsquo;Etat islamique au Nigeria ou au Soudan par exemple, au lieu de menacer de faire des interventions militaires au Nigeria ? Il serait plus crédible et la coalition anti-Etat Islamique trouverait plus de soutiens parmi les dirigeants et les peuples africains. Est-ce un manque de volonté ou une simple incompréhension des enjeux, ou encore un besoin de ne pas <em>« gêner la liberté d’exporter »</em> ?</p>
<p>La vérité est que Donald Trump peut juridiquement utiliser ces lois pour limiter l’accès des groupes terroristes aux kits Starlink. Mais il ne le fait pas pour au moins trois raisons principales :</p>
<ul>
<li>un manque de volonté politique car il ciblerait une entreprise américaine, un lobby et soutien financier puissant de sa propre campagne électorale et préfère faire des annonces militaires plus visibles plutôt que de classer les kits Starlink comme équipements sensibles et limiter leur exportation vers l’Afrique. Formater pour ne donner aucune limite à la liberté d’entreprendre, Donald Trump ne peut restreindre l’exportation de Starlink, ce qui serait considéré aux Etats-Unis comme une intervention de l’Etat et donc une attaque directe contre l’entreprise américaine (SpaceX/Elon Musk), ce qui est plus que politiquement sensible et pourrait entraîner d’autres entreprises du même acabit à lui retirer leur soutien.</li>
<li>une incompréhension stratégique à géométrie variable puisqu’il semble sous‑estimer le rôle des technologies civiles dans la capacité opérationnelle des mercenaires-terroristes-djihadistes en Afrique, et semble en faire une fixation pour l’accès à l’énergie atomique pour des usages civils en Iran ;</li>
<li>un biais conceptuel qui fonde le <em>« Trumpisme »</em> à savoir le fait de privilégier des messages forts et immédiats (bombardements, interventions, menaces envers des Etats) pour son <em>« protexpansionnisme<sup><a id="post-8981-endnote-ref-108" href="#post-8981-endnote-108">[108]</a></sup> »</em> plutôt que des mesures techniques ou réglementaires respectant le droit international, les droits humains et qui en définitive, sont plus payants, plus visibles pour son électorat, même si cela n’est pas suivi d’effets sur le terrain, autre que les négociations à huis clos pour accéder aux matières premières stratégiques.</li>
</ul>
<p>Pourtant, l’Afrique doit trouver des solutions et ne peut pas ne pas résister, même si les pays qui instrumentalisent le JNIM et l’Etat Islamique en Afrique sont devenus une partie du problème, au lieu de s’organiser pour être une partie de la solution du problème. Pourtant, Donald Trump aurait toutes les chances d’obtenir le prochain <em>Nobel de la paix</em> en contribuant à l’élimination du JNIM et de l’Etat Islamique en Afrique.</p>
<h3><strong>32. COMMANDEMENT CENTRALISÉ ET DECENTRALISÉ : STRATÉGIE DE RESTAURATION DE L’AUTORITÉ ET DE LA SOUVERAINETÉ DU MALI </strong></h3>
<p>Le Mali est totalement dépendant des importations terrestres de carburant. De fait, le pays s’est fait surprendre par l’instrumentalisation des mercenaires-terroristes-djihadistes qui semblaient avoir accepté une sorte de statu quo. Or, l’embargo que certains voulaient faire subir au Mali par l’intermédiaire des groupes terroristes se révèle improductif. Si au départ, il était question de développer une psychose de la peur en organisant de manière concomitante l’amplification d’un chaos et blocus des circuits d’approvisionnement maliens tout en laissant les mercenaires-terroristes/djihadistes bloquer les convois, menacer les chauffeurs de camion-citerne, brûler les camions-citernes, piller l’essence et créer des files d’attente interminables tout en bénéficiant de réserves cachées de citernes d’essence enfouies ou cachées sur le territoire malien afin de faciliter l’approvisionnement des déstabilisateurs, le résultat final suite à la contre-attaque réussie, est que la peur a changé de camp.</p>
<p>Cette situation, loin d’être une pénurie conjoncturelle, a été utilisée comme une arme de guerre contre les civils, paralysant Bamako et les services vitaux, avec comme objectif d’amener le Peuple et certains militaires non loyaux à lâcher le pouvoir central.</p>
<p>Malgré des vidéos choquantes et des alertes sécuritaires, les chancelleries occidentales restèrent silencieuses face aux exactions du JNIM, préférant critiquer la transition politique malienne et annoncer le départ précipité de leurs ressortissants, certains considérés comme des agents infiltrés.</p>
<p>Or, de nombreux occidentaux vivant au Mali sont des binationaux et ne souhaitent pas partir pour se retrouver sans rien ou avec le minimum vital accordé aux chômeurs.</p>
<p>Il faut donc reconnaître que cet épisode d’agressions extérieures sur le sol malien par des mercenaires ont renforcé la résilience du Peuple malien, qui a reçu d’ailleurs le soutien des pays de l’Alliance des États du Sahel. Les Maliennes et Maliens ont choisi de soutenir leur pouvoir politique et ont résisté avec courage et dignité aux envahisseurs et aux déstabilisateurs, ce dans un contexte de violence et d’asphyxie économique. L’absence de soutiens clairs de l’Union africaine, de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, des nombreux pays voisins ou Africains pose le problème de la vassalité de certains dirigeants africains en Afrique. Le soutien de la Guinée doit être mentionné et mis en exergue.</p>
<p>C’est donc malgré tout, avec l’appui de la Russie qui a permis de brouiller le signal des kits de contrebande Starlink et améliorer le renseignement malien tout en démobilisant une partie des mercenaires-terroristes-djihadistes que les FAMa ont, entre autres, pu reprendre le dessus. La fourniture en urgence de carburant via la Guinée et la protection autant des militaires guinéens que ceux du Mali pour accompagner les camion-citerne ont permis de réapprovisionner d’abord la capitale Bamako et petit-à-petit, les autres villes et zones rurales. Aussi, c’est bien la clairvoyance anticipative ainsi que la détermination de défendre la souveraineté territoriale, énergétique, économique et politique du Mali d’Assimi Goïta, Président de la Transition, Général d’Armée et Chef de l’État de la République du Mali et son équipe qu’<em>« un convoi de 1 233 citernes a pu enfin entrer à Bamako ce matin [5 novembre 2025], escorté par les FAMa (Forces Armées Maliennes)]<sup><a id="post-8981-endnote-ref-109" href="#post-8981-endnote-109">[109]</a></sup>. </em>Ce fut le début d’un nouveau chapitre pour contrôler la flambée des prix à la consommation et mettre rapidement fin au calvaire orchestré de l’étranger sur ce pays.</p>
<p>À l’instar de l’exemple du Président russe, Vladimir Poutine, certains responsables maliens<sup><a id="post-8981-endnote-ref-110" href="#post-8981-endnote-110">[110]</a></sup> considèrent que <em>« le retour de l’État &#8211; fort, stratège, et affranchi des influences occidentales- est une condition nécessaire pour sortir les pays africains de l’instabilité chronique ». </em>Cette approche appliquée dans un contexte où le pouvoir d’achat des populations ne s’améliore pas et dans lequel le jeu démocratique et la vérité des urnes sont neutralisés, peut conduire à des dérives et au retour d’une pensée unique, voire d’un parti unique.</p>
<p>Toutefois, dans le cadre d’une urgence pour déloger les mercenaires-terroristes-djihadistes, cette vision s’est révélée efficace. Mais sur le long-terme, elle pourrait générer des crises futures au plan économique et social, une fois la déstabilisation des mercenaires-terroristes-djihadistes éradiquée.</p>
<p>Aussi, la réalité sur le terrain démontre que l’approche du gouvernement malien a été fondée sur un commandement centralisé et unifié sans interférence et ingérence étrangère. L’objectif principal est de restaurer l’autorité étatique pour contrer efficacement les mercenaires, terroristes et djihadistes financés et manipulés de l’extérieur.</p>
<p>Comme le carburant est devenu une arme stratégique pour le JNIM, le blocage des axes routiers et les attaques des convois de camions citernes étaient la règle. Mais les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé des frappes aériennes ciblées début novembre pour sécuriser les corridors d’approvisionnement, notamment sur l’axe Kadiana–Bougouni, mais aussi à Donièna, Kouen et Bessina, zones clés pour les convois en provenance de Côte d’Ivoire et de Guinée<sup><a id="post-8981-endnote-ref-111" href="#post-8981-endnote-111">[111]</a></sup>.</p>
<p>Au 12 novembre 2025, le Mali avait commencé à débloquer la pression sécuritaire et logistique en menant des frappes aériennes pour protéger les convois de carburant, en neutralisant plusieurs groupes armés privés par ailleurs de leurs propres réserves de carburant, ce qui a permis aux FAMa de reprendre le contrôle de certains tronçons et artères logistiques principaux.</p>
<p>Les FAMa ont bénéficié du soutien des forces russes <em>AfricaCorps </em>considérées comme des <em>« amis du Mali »,</em> notamment par le brouillage du système Starlink avec la perturbation des communications des groupes djihadistes et mercenaires opérant dans le centre et le nord du Mali. Les forces russes ont été perçues comme partie intégrante de la sécurisation des convois et la formation tactique des FAMa<sup><a id="post-8981-endnote-ref-112" href="#post-8981-endnote-112">[112]</a></sup>.</p>
<p>Aussi, la stratégie globale repose sur des avantages clés et une justification géopolitique propre qui permettent au commandement centralisé et unifié d’offrir au moins cinq (5) avantages :</p>
<p style="padding-left: 40px;">32.1 l’unité stratégique alliée à une rapidité décisionnelle d’actions a permis de coordonner les opérations militaires sans ingérence extérieure, sans fragmentation ni lenteur bureaucratique et réduit les interférences politiques tout en optimisant les réponses aux menaces asymétriques des forces de déstabilisation soutenues de l’extérieur en matériel et en financement ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">32.2 le contrôle du territoire et la sécurisation des axes logistiques tout en brouillant la coordination satellitaire avec les kits Starlink utilisés en contrebande et illégalement par les déstabilisateurs a facilité le déploiement des FAMa sur les points névralgiques (routes, frontières, zones minières), la destruction des stocks de carburants cachés des terroristes, tout en réduisant l’impact des barrages illégaux (check-points fantômes) et des embuscades sur les convois vitaux (carburant, médicaments, alimentation, etc.) ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">32.3 la neutralisation des influences étrangères a été possible tant au plan diplomatique, militaire, grâce à l’appui de la Russie, du Niger, du Burkina-Faso et de la Guinée. Ce qui signifie que ceux des États qui ont choisi de ne pas aider le Mali ont opté pour un silence coupable quand ils ne sont pas eux-mêmes, un acteur indirect de la déstabilisation et en filigrane de la volonté d’anéantissement de la lutte pour la souveraineté du Peuple malien. C’est d’ailleurs cette situation inédite qui a permis aux autorités maliennes<sup><a id="post-8981-endnote-ref-113" href="#post-8981-endnote-113">[113]</a></sup> de mieux choisir ses « vrais » partenaires étrangers au nombre desquels la Russie et la Turquie<sup><a id="post-8981-endnote-ref-114" href="#post-8981-endnote-114">[114]</a></sup>, ce tout en respectant les choix et intérêts stratégiques du Mali ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">32.4 la mobilisation nationale doublée d’une résilience et une cohésion populaire a permis une prise de conscience nationale mettant hors-jeu les différences ethniques, religieuses pour une unité nationale retrouvée pour défendre l’indépendance du Mali, ce en renforçant le sentiment d’unanimité contre les mercenaires-terroristes-djihadistes face à une menace perçue comme exogène, systémique et instrumentalisée. C’est d’ailleurs cela qui a favorisé l’adhésion des populations aux efforts de défense et de résilience, avec des civils qui préféraient offrir leur carburant rationné aux soldats qui se battaient sur le front pour leur souveraineté collective ; et enfin</p>
<p style="padding-left: 40px;">32.5 la reconstitution institutionnelle sur des bases souveraines qui devraient permettre une refondation en profondeur de l’État autour de priorités maliennes (sécurité, justice, développement) sans dépendance à l’égard d’agendas extérieurs. Cela devrait remettre au goût du jour les conditions d’une transition vers un État fonctionnel au service des populations et poser en filigrane le rôle d’une représentation plus élargie des acteurs à la construction d’un Mali nouveau.</p>
<h3><strong>33. </strong><a id="post-8981-_Hlk214914304"></a><strong>COALITION INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE L’ÉTAT ISLAMIQUE : QUELLE VOLONTÉ POUR LUTTER CONTRE DES MERCENAIRES-TERRORISTES-DJIHADISTES INSTRUMENTALISÉS ? </strong></h3>
<p>La Coalition mondiale contre Daesh/ISIS compte aujourd’hui 90 membres (États et organisations internationales).</p>
<p>Le Mali, à la différence du Burkina-Faso et du Niger, ne fait pas partie de la liste officielle des pays africains membres de la coalition mondiale contre Daech (Etat Islamique). Les pays suivants sont membres : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Guinée, Kenya, Libye, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Somalie, Tchad, Togo et Tunisie<sup><a id="post-8981-endnote-ref-115" href="#post-8981-endnote-115">[115]</a></sup>. Est-ce que toute cette déstabilisation aurait pour objectif d’imposer au Mali de rejoindre la Coalition <em>« occidentale »</em> et moins mondiale contre l’Etat islamique ? Quelles pourraient être les raisons pour lesquelles le Mali refuse de faire partie d’une coalition où les obligations pour les Africains sont plus importantes que les avantages à en retirer ? Les réponses étant multiples et diverses, il est plus sage d’aller chercher des éléments de réponses dans :</p>
<ul>
<li>l’origine et l’évolution des deux grandes organisations jihadistes Al-Qaïda et l’Etat islamique ; ainsi que</li>
<li>le rôle ambigu de ladite <em>« communauté »</em> internationale.</li>
</ul>
<p>Ainsi, il est possible de replacer la déstabilisation du Mali dans un contexte élargi de guerre froide entre une multiplicité de grandes puissances en compétition dans un monde multipolaire.</p>
<p>Rappelons tout de même que la <em>Coalition mondiale contre Daech</em>, bien que d’une efficacité mitigée en Irak et en Syrie, montre des limites en Afrique face à des groupes comme le JNIM (lié à Al-Qaïda) et l’EIGS (État islamique au Grand Sahara), qui exploitent les failles locales et l’absence de coordination régionale.</p>
<p>La pénétration de l’Etat islamique en Afrique semble avoir obéi à une double volonté :</p>
<ul>
<li>Celle de fuir les espaces où les contrôles et la sécurisation territoriale limitaient les actions de l’EI, à ce titre, il fallait se replier sur les territoires considérés comme des passoires sécuritaires aux frontières et où la corruption permettait de faire passer les armes, et la pauvreté de recruter localement ; et</li>
<li>Celle d’instrumentaliser la violence et détourner vers les cibles potentielles en Occident ou dans les pays asiatiques et du golfe persique, vers des régions africaines où un contrôle des ressources du sous-sol, du sol et du hors sol permettaient aussi de s’enrichir rapidement. C’est cette mutation graduelle qui a conduit des groupes armés mafieux, ou endoctrinés sur des « valeurs détournées de l’Islam », de se convertir en mercenaires-terroristes et djihadistes, permettant au passage l’amalgame avec le terrorisme dit <em>« islamique ».</em> Or, le point commun de ce déménagement vers l’Afrique repose sur l’instrumentalisation tant des agents de ces groupes armés que de la doctrine qu’ils prônent. Dans un monde multipolaire où chaque puissance émergente peut, sur un terrain particulier, défier la toute puissance américaine, il est de bon ton pour conserver sa suprématie, d’organiser des coalitions avec plus d’obligations que de droits. C’est donc dans cette perspective qu’il faut comprendre les limites de la coalition occidentale dite mondiale contre l’Etat islamique, ce au même titre que la guerre mondiale qui n’a été en fait qu’une guerre occidentale entre Occidentaux.</li>
</ul>
<p>Les limites de la <em>Coalition mondiale contre Daech (EI)</em> en Afrique tiennent dans les sept points suivants mis en exergue :</p>
<ul>
<li>la Coalition mondiale contre l’EI s’est concentrée sur l’Asie et le Moyen-Orient, négligeant dans sa stratégie au départ l’Afrique, et n’a pas compris, ni maitrisé l’expansion rapide des groupes djihadistes, au point de ne pas saisir que le mercenariat ne peut se faire au profit uniquement de l’Occident dans un monde multipolaire ;</li>
<li>la présence croissante de l’Etat islamique en Afrique se résume à des filiales actives dans la corne Est de l’Afrique, au Sahel, au Nigeria, en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> et au Mozambique ;</li>
<li>la faible coordination militaire continentale et régionale des dirigeants africains, et par ricochet des armées africaines sous commandement unique qui manquent de moyens, de formation et de partage de renseignement, et doivent souvent poser leurs interventions à partir de financements étrangers ;</li>
<li>la Coalition a fourni peu de soutien logistique aux armées africaines, et a mené très peu de déploiements directs ou d’appuis aériens en Afrique, contrairement à l’Irak ou la Syrie, ou même en Afghanistan avec les Talibans qui ont opposé une farouche résistance ;</li>
<li>la Coalition a mis du temps pour comprendre que le JNIM et l’EIGS se sont appuyés et continuent de le faire, sur des réseaux communautaires, des trafics, et sur la corruption de dirigeants africains et le contrôle des populations faibles des zones rurales où l’Etat est défaillant ; Cela a permis une certaine <em>« stabilisation »</em> des forces, surtout au niveau des renseignements et généré une résilience locale des groupes armés qui œuvraient contre les armées nationales ;</li>
<li>la Coalition avec des efforts diplomatiques pourrait avoir démarré réellement avec les réunions de Marrakech en 2022 à l’invitation du Maroc et des États‑Unis<sup><a id="post-8981-endnote-ref-116" href="#post-8981-endnote-116">[116]</a></sup>, pour repositionner l’Afrique au cœur de la stratégie antiterroriste et jouer le jeu atlantiste ; et enfin</li>
<li>la prise de conscience de l’incapacité de la Coalition à faire le service après-vente avec les défis que constituent la stabilisation post-conflit et post-ingérence. En effet, le fait de <em>« libérer »</em> une zone d’un dictateur comme en Irak, Syrie, Libye pour ne prendre que ces exemples -l’Afghanistan étant le contre-exemple parfait-, ne suffit pas. Il faut un Etat <em>« nouveau »</em> qui puisse retrouver les bases d’une gouvernance saine, des services publics qui fonctionnent pour tous, et surtout un développement inclusif donc les fondements doivent reposer sur la vérité des urnes et non sur la défense des intérêts étrangers, de plus en plus limités à une obligation de fournir des matières premières stratégiques sous contraintes.</li>
</ul>
<p>Les résultats de la Coalition mondiale contre DAECH demeurent globalement mitigés. Les véritables boucs-émissaires demeurent les populations laissées-pour-compte et qui ne peuvent pas véritablement s’organiser pour combattre le fléau de la violence et du terrorisme. Les populations africaines sont donc bien des victimes directes et collatérales. C’est cela qui a fait dire à Bakary Sambé, <em>« le Directeur du Timbuktu Institute reste convaincu que « la coopération sécuritaire n’a pas jusqu’ici permis de lutter efficacement contre le terrorisme en gérant les urgences sécuritaires sans négliger la prévention de l’extrémise violent » en s’attaquant aux causes structurelles, souvent instrumentalisées par les groupes terroristes à la recherche d’ancrage sociopolitique et surtout de ce qu’il appelle les « couveuses locales » … </em>« Hélas, on semble persister dans une approche traitant les symptômes en négligeant les racines du mal déjà profondes ». Tout ceci conduit à <em>« parasiter l’esprit de sécurité collective</em><sup><a id="post-8981-endnote-ref-117" href="#post-8981-endnote-117">[117]</a></sup> ». Or, cette force conjointe s’est affranchie de la force africaine qui reste elle-même bien hypothétique, ce <em>« depuis maintenant, trop longtemps » &#8230;</em></p>
<h3><strong>34. MALI THÉATRE MAJEUR DE LA CONFRONTATION ENTRE LE JNIM (AL QAÏDA) ET L’ÉTAT ISLAMIQUE AU GRAND SAHARA (EIGS) </strong></h3>
<p>L’État islamique (ISIS/Daesh), dirigé dès 2010 par Abou Bakr al‑Baghdadi, a proclamé immédiatement un califat en 2014 et s’est concentré sur la conquête territoriale en Irak et en Syrie. À l’inverse, la différence majeure est que Al-Qaïda, fondée par Oussama ben Laden à la fin des années 1980, voyait le califat comme un objectif à long terme et utilisait surtout des réseaux transnationaux pour frapper l’Occident.</p>
<p>En parallèle, Al‑Qaïda naît en 1987‑1988 avec Oussama Ben Laden et Abdallah Azzam, dans la guerre contre l’<acronym title="L\'Union des républiques socialistes soviétiques ">URSS</acronym> en Afghanistan. Or, Oussama Ben Laden s’est plutôt opposé à la monarchie saoudienne après la guerre du Golfe (1990‑1991), lorsque Riyad a accepté la présence de troupes américaines sur son sol. Ses critiques virulentes contre la famille royale et son activisme islamiste ont conduit à son exil au Soudan en 1991 où il a vécu entre 1991–1996 sous la protection du régime islamiste d’Omar el‑Béchir et de Hassan al‑Tourabi. Sa déchéance de sa nationalité saoudienne est intervenue en 1994, avec l’appui tacite des États‑Unis qui soutenaient la monarchie saoudienne contre ses opposants. Il a utilisé le pays comme base pour développer Al‑Qaïda. Ce n’est qu’en 1996, sous pression internationale principalement des États‑Unis et de l’Arabie saoudite que le Soudan expulse Ben Laden. Il se réfugie alors en Afghanistan, où il consolide Al‑Qaïda et prépare les attentats majeurs contre les ambassades américaines en 1998, USS Cole en 2000, puis le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.</p>
<p>Pourtant, Al-Qaïda a bénéficié du soutien indirect des États‑Unis via le Pakistan et l’Arabie Saoudite, avant la rupture en 1996. L’instrumentalisation n’est pas qu’au Sahel mais a commencé via le jeu trouble dit <em>« diplomatique »</em> que permet l’instrumentalisation. C’est donc depuis le Soudan que Ben Laden a rejoint les Talibans en Afghanistan, créant une base pérenne. Le schisme avec Washington culmine avec les attentats du 11 septembre 2001. L’État islamique (EI) est issu d’Al‑Qaïda en Irak, radicalisé après l’invasion américaine de 2003. Les dissensions internes, elles-mêmes instrumentalisées sont légion. C’est ainsi qu’en 2014, Abou Bakr al‑Baghdadi proclame le califat, rompant avec Al‑Qaïda jugée trop prudente. Mais il y avait déjà une stratégie différente. Al‑Qaïda privilégiait une stratégie décentralisée : <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym> au Maghreb, JNIM au Sahel, Al‑Shabaab en Somalie.</p>
<p>Déjà, l’État islamique avait opté pour une approche colonisatrice du territoire, avec des provinces (<em>Wilayat</em>) comme l’État Islamique au Grand Sahara, en Afrique de l’Ouest (Boko Haram), au Mozambique, avec une logique d’occupation violente et unilatérale du territoire. Les déstabilisations qui s’en suivaient profitaient aussi à ceux qui instrumentalisaient ces groupes armés.</p>
<p>Sur le terrain, les deux groupes de terroristes violents s’affrontaient déjà, notamment au Mali et au Nigeria, bien qu’ils semblassent partager la <em>« même »</em> idéologie salafiste jihadiste.</p>
<p>Il faut donc bien constater que la Coalition mondiale contre Daech a été créée en 2014 par les États‑Unis, regroupant plus de 80 pays, avec des activités principalement en Irak, Syrie et Afrique. Elle n’a donc pas été créé contre Al-Qaïda. Les États‑Unis ont instrumentalisé Al‑Qaïda surtout dans les années 1980 en soutenant les moudjahidines afghans (dont Zarqaoui et Ben Laden) qui ont bénéficié du soutien américain contre l’Union soviétique.</p>
<p>Après 2001, Al‑Qaïda est devenu l’ennemi principal, mais les États-Unis avaient opté pour des <em>« opérations spéciales »</em> et ciblées notamment en Afghanistan en utilisant déjà des drones et des forces spéciales. La nécessité d’utiliser une coalition globale ne s’est pas fait sentir.</p>
<p>La Coalition mondiale contre Daech (2014) n’a pas été créée contre Al‑Qaïda car :</p>
<ul>
<li>Al‑Qaïda était un réseau clandestin, traité par la <em>« War on Terror »</em> et des opérations ciblées<sup><a id="post-8981-endnote-ref-118" href="#post-8981-endnote-118">[118]</a></sup> ;</li>
<li>l’État islamique (Daech/ISIS) était un proto‑État territorial, nécessitant une coalition militaire internationale ; L’EI représentait une menace systémique puisqu’il s’appropriait des territoires, des ressources, faisait de la propagande mondiale et défiait la grande puissance américaine qui a opté pour une coalition, une forme de réponse multilatérale dont les membres sont « choisis » ;</li>
<li>l’idée d’<em>« instrumentalisation »</em> d’Al‑Qaïda par les États‑Unis est réelle surtout dans les années 1980, où les États-Unis ont toléré et/ vraisemblablement soutenu indirectement des réseaux jihadistes contre l’Union soviétique (<acronym title="L\'Union des républiques socialistes soviétiques ">URSS</acronym>), mais la Coalition de 2014 répondait à une menace différente et plus visible.</li>
</ul>
<p>On peut évaluer, avec des statistiques qui valent ce qu’elles valent que :</p>
<ul>
<li>l’État islamique (EI/Daech/ISIS) disposerait aujourd’hui d’environ 5 000 à 15 000 combattants actifs<sup><a id="post-8981-endnote-ref-119" href="#post-8981-endnote-119">[119]</a></sup>, surtout dans le noyau dur d’Irak &#8211; Syrie, plus plusieurs milliers dans ses filiales en Afrique (Nigeria, Sahel, Mozambique, etc. et en Afghanistan, voire au Pakistan, etc.).</li>
<li>Al‑Qaïda a un réseau plus diffus mais disposerait d’environ 20 000 à 30 000 combattants<sup><a id="post-8981-endnote-ref-120" href="#post-8981-endnote-120">[120]</a></sup> répartis dans ses <em>« franchises »</em> notamment AQAP au Yémen, <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>/JNIM au Sahel, Al‑Shabaab en Somalie, etc.).</li>
</ul>
<p>Au Mali, le JNIM et l’Etat islamique au Grand Sahara compteraient ensemble plusieurs milliers de combattants actifs, avec une intensification des attaques et enlèvements depuis 2025. En réaction, l’Etat islamique de Boko Haram s’est réveillé au Nigéria avec des actes barbares et atroces assortis de kidnapping crapuleux. Au Mali, le JNIM (affilié à Al Qaïda) qui poursuit une forme d’expansion vers le sud<sup><a id="post-8981-endnote-ref-121" href="#post-8981-endnote-121">[121]</a></sup> via la tentative d’asphyxie des voies d’approvisionnements ainsi que l’Etat islamique au Grand Sahara affilié à l’État Islamique qui se présente comme une force concurrente et rivale tentent de contrôler sous forme de colonisation des pans entiers de vastes zones rurales et routes commerciales.</p>
<p>En face, l’Alliance des États du Sahel (A.E.S.) regroupant le Mali, Niger, Burkina Faso n’a pas communiqué sur le nombre exact de ses militaires. La confédération politique et sécuritaire créée en 2023 &#8211; 2024 pour coordonner la lutte contre les jihadistes regrouperait au moins 70 millions d’habitants et des armées nationales coalisées d’environ 100 000 soldats nationaux.</p>
<p>Un tableau ci-dessous permet de dresser un récapitulatif approximatif des forces et effectifs estimés des grandes organisations jihadistes et des forces régionales au Sahel.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="4"><strong>Etat Islamique, Al-Qaïda et Alliance des Etats du Sahel (AES)</strong></p>
<p><strong>Comparaison et estimations des combattants (2025)<sup><a id="post-8981-endnote-ref-122" href="#post-8981-endnote-122">[122]</a></sup></strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Organisation/ Alliance</strong></th>
<th><strong>Effectifs estimés</strong></th>
<th><strong>Zones principales d’influence</strong></th>
<th><strong>Mode d’action</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>État islamique (EI/Daech/ISIS)</strong></td>
<td>5 000 – 15 000 (noyau Irak–Syrie) + plusieurs milliers dans filiales</td>
<td>Irak, Syrie, Sahel (EIGS), Nigeria (EI‑WA), Mozambique</td>
<td>Provinces (<em>Wilayat</em>), logique territoriale, attaques spectaculaires</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Al‑Qaïda (réseau global)</strong></td>
<td>20 000 – 30 000 répartis dans franchises</td>
<td>Yémen (AQAP), Sahel (JNIM), Somalie (Al‑Shabaab), Maghreb</td>
<td>Stratégie décentralisée, infiltration zones fragiles, gouvernance parallèle</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Mali (JNIM + EIGS)</strong></td>
<td>Plusieurs milliers (chaque groupe)</td>
<td>Nord et centre Mali, zones transfrontalières Niger/Burkina</td>
<td>Contrôle asymétrique, taxation des routes, enlèvements</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Alliance des États du Sahel (AES)</strong></td>
<td>≈ 100 000 soldats nationaux (Mali, Niger, Burkina Faso)</td>
<td>Sahel central (71 millions d’habitants)</td>
<td>Coopération militaire et politique contre jihadistes, rupture avec <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4">Source : A partir de Wikipédia (2025). «Military of the Islamic State”. Accessed on 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Military_of_the_Islamic_State" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://en.wikipedia.org/wiki/Military_of_the_Islamic_State<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; voir aussi Security Council (2025<sup><a id="post-8981-endnote-ref-123" href="#post-8981-endnote-123">[123]</a></sup>)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’EI au Grand Sahara bien que réduit au Mali demeure actif avec une logique de colonisation territoriale avec l’instauration d’un califat via des filiales africaines. Il n’est pas impossible que les groupes <em>« indépendantistes »</em> de l’Azawad aient été dupés par cette approche lors d’alliances circonstancielles avec l’EI.</p>
<p>Al-Qaïda a un réseau plus large, diffus, implanté sur plusieurs continents et privilégie les opérations spectaculaires<sup><a id="post-8981-endnote-ref-124" href="#post-8981-endnote-124">[124]</a></sup> avec un proto-califat comme objectif à long-terme. La réalité du terrain est que le Peuple malien est la principale victime.</p>
<p>Le Mali demeure le théâtre majeur de confrontation entre JNIM (Al Qaïda) et État Islamique au Grand Sahara pour des accès à des ressources pour leur propre compte et pour le compte d’autrui. Avec le soutien de la Russie, le Mali et ses partenaires de l’A.E.S., cette alliance politique et militaire, résistent mais demeurent vulnérables face à des groupes violents de mercenaires-terroristes-djihadistes mobiles et enracinés qui travaillent en bandes organisés pour le compte d’autrui.</p>
<h3><strong>35. MALI : ALTERNATIVES POUR UNE TRANSITION VERS LA SOUVERAINETÉ AVEC LES <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+</strong></h3>
<p>Paradoxalement, le Mali n’est pas isolé mais est en train de reconstituer le champ des <em>« amis »</em> du Mali afin de transformer la dynamique des <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ en levier de souveraineté, en s’appuyant sur la dédollarisation, les paiements alternatifs et une monnaie régionale hors Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>, tout en consolidant sa stabilité interne.</p>
<p>Il est vrai que le Mali se trouve à un moment de refondation historique stratégique pour le bien de son peuple.</p>
<p>Mais la seule réponse militaire face au JNIM et à l’EIGS ne suffit pas à garantir une souveraineté durable, surtout si les périodes de transition se prolongent sans une légitimation validée par la vérité des urnes et donc un choix éclairé et libre du Peuple malien.</p>
<p>En parallèle, les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ accélèrent leur politique de dédollarisation par l’achat massif d’or et le développement de systèmes de paiement alternatifs en parallèle du système Swift. Cette dynamique ouvre une fenêtre d’opportunité pour Bamako, à condition de stabiliser son environnement interne et de bâtir des partenariats solides avec des amis qui ne feront pas défaillance sur le long terme et assureront un soutien dans la consolidation de la transformation de son potentiel minier, agricole et industriel en des pôles de création d’emplois décents assortis d’un pouvoir d’achat. Le partenariat énergétique et minier avec la Russie et la Chine devrait rapidement permettre des investissements russes dans l’extraction et la transformation de l’uranium, du lithium, et de l’or au Niger, au Mali et au Burkina-Faso.</p>
<p>Les partenariats dans la logistique et le transport doivent permettre de promouvoir le soutien de la Chine avec des corridors logistiques et ferroviaires pour relier le Sahel aux ports guinéens, en lien avec les grands projets d’infrastructure africains et chinois.</p>
<p>L’adhésion ou le partenariat avec les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ permettrait au Mali d’accéder à des financements hors <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, et de bénéficier de projets d’infrastructure souverains. Le système <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym> Pay, qui contourne SWIFT et le dollar, faciliterait les échanges avec la Chine, la Russie, l’Inde ou l’Iran.</p>
<p>De plus, l’Alliance des États du Sahel (A.E.S.) – Mali, Burkina-Faso, Niger – a lancé en mai 2025 la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID), dotée d’un capital initial de 500 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>, pour financer des projets structurants dans l’énergie, l’agriculture et les infrastructures.</p>
<p>La création d’une monnaie régionale hors Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>, adossée en partie à l’or malien (3ᵉ producteur africain), renforcerait l’indépendance financière et réduirait la dépendance au Trésor français. Les cryptomonnaies et la blockchain, déjà explorées par les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>, pourraient servir de vecteur pour des transferts intra-africains et des règlements internationaux sécurisés.</p>
<p>Au-delà de l’économie, le Mali peut accroître sa capacité d’influence en se positionnant comme pivot sahélien dans les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+, offrant un contre-modèle à la violence djihadiste et à la dépendance occidentale. Cette influence alternative passerait par l’accès minier, la diplomatie énergétique et la coopération Sud-Sud.</p>
<p>En définitive, la transition malienne vers la souveraineté doit articuler quatre axes principaux :</p>
<ul>
<li>sécurité interne avec une capacité de dissuasion sécuritaire ;</li>
<li>une réforme monétaire régionale ;</li>
<li>une intégration dans les réseaux <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ notamment sur le plan des affaires, de la logistique, de l’économie et de la réciprocité commerciale et fiscale ;</li>
</ul>
<p>Cette partie du contrat de refondation permettrait de transformer la résilience militaire en résilience politique et économique, et d’ouvrir une voie africaine inclusive et constructive vers la souveraineté. En faisant reposer les négociations sur des projets concrets qui viseraient à renforcer la souveraineté financière et à diversifier les partenariats internationaux, le Mali et ses alliés de l’A.E.S. et au-delà, pourront s’offrir des alternatives géopolitiques aux influences occidentales, tout en créant une capacité d’influence économique régionale, continentale et africaine dans un monde multipolaire.</p>
<h3><strong>36. SOUVERAINETÉ CONFRONTÉE AU PARTENARIAT : LA PALABRE A PERMIS DE TROUVER UNE SOLUTION</strong></h3>
<p>Le conflit entre le Mali et la multinationale canadienne Barrick Gold Corporation (Gold) qui exploitait la mine de Loulo-Gounkoto, a pris fin le 24 novembre 2025 par un accord négocié. La base de la résolution repose sur l’abandon des poursuites par Bamako, la libération des employés détenus, et la restitution de la gestion de la mine à Barrick Gold Corporation. C’est un compromis gagnant-gagnant : l’État malien conserve sa participation d’environ 20 %, sécurise des revenus fiscaux et royalties, tandis que Barrick Gold Corporation a été autorisé à reprendre ses opérations suite à l’abandon des poursuites auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) qui est une institution du Groupe de la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, créée par la Convention de Washington de 1965. Sa mission est de fournir un cadre arbitral et de conciliation pour résoudre les litiges entre investisseurs étrangers et États hôtes.</p>
<p>Dans ce cas précis, il ne s’agit pas de victoire militaire contre des mercenaires-terroristes-djihadistes, mais une victoire politico-économique contre un contrat léonin d’exploitation de l’or malien, ce aux dépens du peuple malien.</p>
<p>C’est malgré tout grâce à une détermination de l’Etat malien et une pratique de la palabre africaine intelligente et fondée sur une capacité d’influence et nuisance que les bases de l’accord ont été trouvée. La résultante en six points est :</p>
<ul>
<li>respect du nouveau code minier malien ;</li>
<li>retrait de la demande d’arbitrage international déposée par Barrick Gold Corporation ;</li>
<li>abandon des charges contre Barrick Gold Corporation et ses employés ;</li>
<li>libération des responsables maliens de la société détenus depuis septembre 2024.</li>
<li>restitution des opérations de contrôle de la mine à Barrick Gold Corporation et fin de l’Administration provisoire par l’Etat malien ; et</li>
<li>reprise des paiements des arriérés et de la dette intérieure aux entreprises maliennes en relation contractuelle avec Barrick Gold Corporation.</li>
</ul>
<p>Il serait prétentieux de parler de victoire pour l’une ou l’autre partie car il s’agit d’un réajustement de la part de la richesse qui devait revenir à l’État malien. En effet, l’État malien obtient la garantie de revenus fiscaux et royalties sur la mine, avec environ 20 % dans le capital du complexe Loulo-Gounkoto. Force est de constater que l’Etat malien à imposer au nom de la souveraineté un rapport de force, ce qui a permis à la palabre africaine d’avoir lieu. En effet, cette négociation était impossible au départ du conflit avec la société multinationale et ses actionnaires. Toutefois, la gestion opérationnelle n’a pas été transférée à une équipe de managers maliens mais a été confiée à Barrick Gold Corporation, ce qui limite la souveraineté directe. Nul ne sait comment tout ceci va évoluer. Mais, il faut espérer qu’au fil du temps, une partie importante du management et de l’actionnariat sera rééquilibré au profit des maliennes et maliens.</p>
<p>Il y a malgré tout eu un effet <em>« terrorisme »</em> dans ce bras de fer économique et juridique entre l’État et Barrick Gold Corporation. La dignité de l’Etat malien était en jeu. Mais, c’est la dignité de tout un peuple qui a été spolié dans le cadre d’accords miniers toxiques qui a été retrouvée avec cet accord entre un Etat et une entreprise multinationale au Mali.</p>
<p>Mais, les mercenaire-terroristes-djihadistes n’ont pas obtenu de gains dans ce dossier. Les rentrées d’argent pour le Mali vont recommencer. En effet, le complexe Loulo-Gounkoto est la plus grande mine d’or du Mali, représentant une part majeure des exportations. En plus des 20 % des parts dans le capital de Barrick Gold Corporation, l’Etat malien va percevoir des impôts, royalties et dividendes, ce qui va permettre à l’Etat malien d’engranger des revenus annuels en centaines de millions de dollars, essentiels pour renforcer son budget.</p>
<p>Barrick Mining (aurait accepté de verser 244 milliards de francs <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>, soit 430 millions de dollars américains dans le cadre d&rsquo;un accord avec le Mali, afin de mettre fin à un différend de deux ans qui avait entraîné la fermeture du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto<sup><a id="post-8981-endnote-ref-125" href="#post-8981-endnote-125">[125]</a></sup>. Cet accord met officiellement fin à un conflit qui durait depuis deux ans autour de l&rsquo;un des plus grands actifs miniers d&rsquo;Afrique. En 2024, Loulo-Gounkoto a produit 723 000 onces d&rsquo;or, ce qui le classe parmi les 10 premiers producteurs mondiaux. Barrick détient 80 % du complexe minier, tandis que le Mali en conserve 20 %. Ce rapport n’a donc pas fondamentalement changé. Néanmoins, Barrick Gold Corporation a dû passer par pertes et profits près de 1 milliard de dollars de revenus provenant de ses activités au Mali et connaître un changement important à sa tête avec le départ de l&rsquo;ancien PDG Mark Bristow. L’arrogance au Mali ne paye pas !</p>
<p>Faut-il alors parler d’une résolution de conflit <em>« gagnant-gagnant »</em> ?</p>
<ul>
<li>Pour la société Barrick Gold Corporation, on peut parler d’un soulagement et donc d’un gain avec la reprise des opérations, l’abandon des charges, le retrait de l’administration provisoire.</li>
<li>Pour le Mali, le maintien de sa participation et le respect du nouveau code minier va permettre d’importantes rentrées d’argent sécurisée et surtout de mieux contrôler la production effective d’or qui sort du sol malien et est exportée. Une continuation, voire un pourrissement du conflit, allaient mettre en péril une grande partie des recettes de l’Etat malien.</li>
</ul>
<p>Aussi, la fin du bras de fer Mali-Barrick Gold Corporation a conduit à un <em>« deal »</em> qui peut être qualifié de <em>« gagnant-gagnant »,</em> même si le Mali n’a pas encore obtenu un contrôle direct de la mine.</p>
<h3><strong>37. CONCLUSION : UN CONTRAT DE REFONDATION DE LA TRANSITION AU MALI </strong></h3>
<p>En intégrant les héritages de la période précoloniale, le Mali est en train de devenir <em>« un miroir des dynamiques mondiales<sup><a id="post-8981-endnote-ref-126" href="#post-8981-endnote-126">[126]</a></sup> »</em> ce qui peut expliquer pourquoi il doit faire face à une tentative de recomposition géopolitique dans le Sahel et dans le monde. Celle-ci doit évoluer en tenant compte des alignements passés, des fractures internes et des continuités dans un manque d’agilité politique pour associer une majorité de la population et promouvoir la vérité des urnes et recourir à la palabre africaine comme source de résolution des crises multidimensionnelles actuelles, dans un Mali dirigé par des militaires considérant l’éradication des mercenaires-terroristes-djihadistes instrumentalisés comme la priorité des priorités.</p>
<p>Hors les ingérences, les guerres par procuration ne se sont pas arrêtées. Au contraire ! Il y a comme un aveuglement à saisir et comprendre le basculement en cours dans les équilibres géopolitiques dans le monde, et au Sahel. Se <em>« bunkeriser »</em> et gouverner par <em>« décret »</em> sur la base de l’unilatéralisme constitue un mode de gouvernance qui nourrit la cécité géoéconomique et génère des rancœurs dont profitent les <em>« ennemis du Mali »</em> qui instrumentalisent ceux qui sont <em>« chargés »</em> de perpétrer les <em>« basses besognes »</em> criminelles d’embargo des chaines d’approvisionnement du pays au prix de crimes odieux, tout en bénéficiant de l’impunité des chancelleries occidentales et africaines.</p>
<p>Il y a donc une erreur de parallaxe en considérant que la guerre au terrorisme est prioritaire, prime sur tout et doit reléguer au second plan la question de la transition politique fondée sur la vérité des urnes et l’urgence de résoudre les problèmes sociaux en particulier celui de l’emploi, par la transparence, la réappropriation des ressources du pays et les réaffectations des ressources vers la création de richesses et l’entrepreneuriat. Au contraire, si le <em>tout militaire</em> était conçu pour aller de pair et se conjuguer avec le <em>tout transition politique</em> inclusive, il gagnerait assurément en efficacité par le fait qu’il créerait une dynamique nationale plus large et partagée par le plus grand nombre de citoyens, pour mener le combat de la souveraineté. Il n’est pas trop tard, sauf qu’aujourd’hui, un tel ajustement pourrait se faire sous des contraintes nouvelles.</p>
<p>Les mercenaires-terroristes-djihadistes ne sont <em>« forts »</em> que là où l’État est faible, non unifié et ne maîtrisant ni sa population, ni les renseignements. L’État fort, au moins au cours d’une période de transition en Afrique, est une partie de la solution, à savoir le vivre ensemble transfrontalier et la paix.</p>
<p>Le paradoxe est qu’entre l’État malien d’obédience militaire et les mercenaires-terroristes-djihadistes, il existe des points communs et des différences majeures.</p>
<p>La différence majeure repose sur le fait que le JNIM ou les déclinaisons de l’EIS agissent comme des acteurs armés terroristes et instrumentalisés, non étatiques, tandis que la junte agit comme un pouvoir militaire étatique mais dont la légitimité n’émane pas, en l’état, de la vérité des urnes.</p>
<p>Les points communs reposent sur le refus du compromis, le rejet des médiations, la légitimation par la force et non par la vérité des urnes, l’imposition unilatérale des règles sans en porter la responsabilité à court, moyen et long-terme, ce qui pourrait présager d’une forme d’impunité qui se ferait aux dépens du Peuple malien.</p>
<p>Le problème est qu’avec l’énergie couteuse en ressources humaines, du fait des morts, blessés et autres déplacés que la lutte contre le terrorisme occasionne, les dépenses budgétaires très importantes, la déstabilisation occasionnée par le JNIM et certains de ses commanditaires a un impact réel sur les populations maliennes avec en résumé au moins cinq (5) points : &#8211; l’insécurité institutionnalisée, &#8211; les restrictions des libertés, &#8211; les pénuries économiques, &#8211; les retards dans la réalisation des projets sociaux, &#8211; les dissensions internes couplées avec une sorte de confinement diplomatique et humanitaire par certains pays voisins et les ennemis du Mali.</p>
<p>Un tableau récapitulatif pourrait servir de point de départ pour relancer une palabre africaine<sup><a id="post-8981-endnote-ref-127" href="#post-8981-endnote-127">[127]</a></sup> inclusive avec des modérateurs neutres, indépendants et acceptés par la grande majorité des parties en belligérance. En effet, il faut sortir de l’unilatéralisme des deux principaux protagonistes qui finissent par avoir des conséquences toxiques sur le Peuple malien au point de voir ce peuple se transformer en victime (voir tableau ci-après).</p>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-8983" src="https://amaizo.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h3><strong>38. RECOMMANDATION : MODE D’EMPLOI DE LA REFONDATION AU MALI : OPTER POUR UNE PALABRE AFRICAINE INCLUSIVE ET CONSTRUCTIVE (PAIC) </strong></h3>
<p>Les dirigeants du pays ont surement sous-estimé la complexité et la multipolarité du problème malien en faisant une fixation sur une partie du problème qu’est la France. Mais il y a aussi des antériorités internes qui sous-tendent les velléités de scission et de séparation du pays… Cela aurait pu prendre les formes d’une discussion politique inclusive, sur la question d’un État confédéral avec une réduction de la centralité du pouvoir et surtout un accent plus important accordé à la résolution des problèmes de satisfaction des besoins essentiels, de l’économie et du social.</p>
<p>Or, l’accent et la priorité ont été mis sur le tout militaire, ce qui empêche l’Etat de consacrer de l’argent pour résoudre les problèmes du quotidien, entre autres, d’abord alimentaires, pour résoudre la question du pouvoir d’achat et améliorer la santé publique.</p>
<p>Il va de soi que la gouvernance défaillante au niveau de la conception de la sortie de crise au Mali et plus largement dans les pays du Sahel subissant de plein fouet les conséquences indirectes de l’intervention de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Libye, suppose, selon Boubacar Ba, le Directeur du <em>Centre d’analyse sur la Gouvernance et la sécurité au Sahel</em> de Bamako au Mali, un effort approfondi pour une restauration de la confiance entre populations et institutions avec la mise en place de mécanismes inclusifs de dialogue et une lutte acharnée et systématique contre la corruption, l’impunité et la marginalisation des communautés<sup><a id="post-8981-endnote-ref-128" href="#post-8981-endnote-128">[128]</a></sup>. La <em>« cohésion sociale »</em> et la <em>« confiance »</em> du Peuple malien ne reposent pas uniquement sur la sécurité militaire. D’autres sécurités, sociale, économique et la question du vivre ensemble en toute liberté, sont tout autant indispensables pour faire nation.</p>
<p>Malgré une résistance farouche qui a permis de contenir l’avancée du JNIM instrumentalisé, qu’il convient de saluer, les principaux enjeux et défis, dont celui de la cohésion nationale, demeurent entiers pour l’État malien</p>
<p>Il devra nécessairement :</p>
<ul>
<li>réconcilier sécurité et gouvernance : il ne suffit pas de gagner militairement, il faut également restaurer la confiance institutionnelle et promouvoir la vérité des urnes ;</li>
<li>répondre aux attentes populaires : sans réponse aux exigences qui s’expriment dans les revendications sociales, notamment dans les zones rurales, le terrain reste fertile pour permettre aux groupes armés de prospérer, surtout s’ils sont instrumentalisés ;</li>
<li>structurer une sortie de crise : cela passe par un dialogue inclusif, une relance économique ciblée, et une diplomatie régionale active : la palabre africaine inclusive et constructive demeure encore la voie la plus pacifique.</li>
</ul>
<p>Aussi, <em>« la palabre n’a pas pour finalité d’établir les torts respectifs des parties en conflits et de prononcer des sentences qui conduisent à l’exclusion et au rejet<sup><a id="post-8981-endnote-ref-129" href="#post-8981-endnote-129">[129]</a></sup> ».</em> Il est question de <em>« briser le cercle infernal de la violence<sup><a id="post-8981-endnote-ref-130" href="#post-8981-endnote-130">[130]</a></sup> »</em> afin de s’engager sur la voie de la souveraineté et de la paix. Les différentes formes des conflits locaux ethniques, territoriaux, transfrontaliers, africains et internationaux doivent reposer sur la volonté de construire d’abord des rapports de <em>« bon voisinage »</em> fondés sur la dignité de chacun et le respect mutuel.</p>
<p>Avec un processus de prise de décision fondé sur le vote secret à la majorité qualifiée et la décision finale revenant à une Assemblée constitutive disposant d’un réel pouvoir de décision souveraine, la réussite de la palabre africaine inclusive et constructive passe par le choix d’un groupe de modérateurs indépendants. Ces derniers doivent s’efforcer de s’éloigner d’un droit venu d’ailleurs, imposé et confié à des juges qui mettent la priorité sur la recherche de culpabilité, de sanctions et donc de reprise inconsciente des hostilités dans le futur. Les deux guerres mondiales passées en sont l’illustration parfaite. Dans les pays appauvris comme le Mali, les initiatives de développement local et de résorption du chômage par la création de richesses endogènes doivent retrouver leur priorité. Or, pour que le Peuple au centre de tout, puisse se réapproprier les travaux et réflexions des experts et élites, il faut absolument réinventer l’inclusivité avec la <em>« contribution réflexive de chacune et de chacun »</em> afin d’avancer vers une cohésion sociale entre les peuples du Mali d’abord, tout en apaisant les conflits intergénérationnels.</p>
<p>La palabre africaine demeure un système de recherche de consensus pacifique qui suppose l’acceptation par les parties en présence d’un dialogue permanent et transparent pour traiter de la manière dont les conflits doivent être résolus en impactant la gestion et la gouvernance des affaires publiques. La priorité est accordée à la fin de la violence pour un règlement du conflit par un partage du pouvoir, la recherche commune de la paix et la préservation du vivre ensemble dans la dignité. Cela doit commencer par un dialogue direct avec des médiateurs dotés d’une éthique et d’une indépendance reconnues et admises par tous les protagonistes. Il est suggéré que ce soit le Président de transition, le Général Assimi Goïta qui choisisse de convoquer cette palabre africaine inter-malienne y compris incluant la Diaspora malienne avant de l’élargir aux amis du Mali.</p>
<p>La palabre africaine inclusive et constructive doit reposer sur :</p>
<p style="padding-left: 40px;">38.1 la fin de l’unilatéralisme et son dépassement tant par les nébuleuses terroristes qui s’attaquent aux faibles, que par le Gouvernement militaire qui doit reconsidérer sa stratégie du tout militaire ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">38.2 tous les acteurs de bonne volonté doivent déclarer leur indépendance et attester de leur non-instrumentalisation, pour pouvoir participer à une série de palabres africaines inter-maliennes dans une forme restant à définir, y compris incluant la Diaspora malienne, puis avec l’international, ce dans le cadre d’un dialogue enraciné dans les traditions de médiation dont le Mali a le secret, ce en référence à son rôle actif, joué lorsque l’Algérie, en tant que nation indépendante, traversait ses pires moments, confrontée directement à un terrorisme interne très violent, qu’elle a finalement pu vaincre ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">38.3 l’Etat malien devrait accepter d’élaborer, en y associant toutes les parties prenantes, un projet de révision de la transition en remettant le Peuple malien au centre du jeu, en acceptant des modalités restant à définir pour assoir une légitimité populaire où les aspirations, les besoins, les voix y compris alternatives ou dissidentes pourront s’exprimer. Et surtout retrouver le sens du respect de la parole donnée en respectant les termes d’un nouveau Contrat social, politique, économique, territorial, juridique, culturel et environnemental, avec les populations, ce en valorisant la transparence et la justice et une parité entre le militaire et le civil, entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les moins-jeunes ;</p>
<p style="padding-left: 40px;">38.4 les pourparlers de la <em>palabre africaine inclusive et constructive</em> doivent transformer la confrontation en co‑construction d’un avenir partagé, seul moyen pour déjouer les contraintes sécuritaires dues au règlement des ingérences et instrumentalisations étrangères qui ne manqueront pas ; et enfin</p>
<p style="padding-left: 40px;">38.5 un Mali refondé pourra émerger, fondé sur la souveraineté de l’inclusion, promouvant l’intelligence collective.</p>
<p>Entre les mercenaires-terroristes-djihadistes du JNIM et l’État malien militarisé, on a à faire, en fait, à deux (2) unilatéralismes en miroir qui finissent, chacun à son rythme, à prendre subrepticement en étau le Peuple malien.</p>
<p>Seule une gouvernance inclusive et souveraine peut ouvrir la voie à une conversation multi-acteurs (voir le tableau ci-après). <a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-8984" src="https://amaizo.info/files/2025/11/afrocentricity-think-tank-graphique-mali-jnim-et-gouvernement-militaire-29-11-25-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>La souveraineté du Peuple malien suppose de replacer ce Peuple au centre du jeu citoyen pour permettre la renaissance d’un Mali du renouveau, mettant en exergue la palabre africaine inclusive et constructive. Il s’agit pour Afrocentricity Think Tank de considérer cette proposition comme un instrument endogène de sortie de crise et de construction de consensus, ce en toute transparence et respect de la dignité de chacune et de chacun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>29 novembre 2025.</p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p>+++&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-+++</p>
<p><strong>Titre : </strong></p>
<p>PROTO-CALIFAT DU JNIM/AL-QAÏDA ET TENTATIVE D’ASPHYXIE DU MALI : réorganiser les renseignements, la défense numérique et la palabre africaine inclusive</p>
<p><strong>Source principale </strong></p>
<p><a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a></p>
<p>29 novembre 2025</p>
<p><strong>Résumé </strong></p>
<p>Le Mali reste confronté en 2025 à une insécurité persistante, marquée par les offensives instrumentalisées du JNIM et plus accessoirement de l’État islamique au Grand Sahara dans le centre et le nord du pays. Le retrait des forces internationales a permis aux Forces armées maliennes (FAMA) de diversifier leur partenariat notamment avec la Fédération de Russie.</p>
<p>Grâce à ce nouveau partenariat <em>« gagnant-gagnant »,</em> l’armée malienne a pu démontrer une résilience notable, renforcée par de nouveaux équipements et alliances régionales, notamment dans le cadre des accords de défense mutuelle au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, notamment avec le Burkina-Faso et le Niger. Ensemble, cette nouvelle alliance multipolaire a permis de contenir plusieurs avancées des mercenaires-terroristes-djihadistes, mais au prix de pertes de part et d’autre, impossibles à chiffrer pour le moment.</p>
<p>La réalité est que le JNIM instrumentalisé a cherché à créer un blocus dans l’approvisionnement énergétique et alimentaire, ce qui a conduit à des pressions conjoncturelles sur les populations civiles. L’entreprise a pu être déjouée et l’objectif de faire tomber le pouvoir militaire de transition n’a pas réussi.</p>
<p>Au contraire, l’assassinat par le JNIM d’une jeune bloggeuse dans les zones rurales a conduit à un retournement complet négatif de son image auprès de toutes les composantes de la population malienne.</p>
<p>Aussi au plan stratégique, et pour dépasser l’approche du <em>« tout militaire »</em> qui risque rapidement de conduire à une impasse militaire, il est nécessaire d’engager une palabre africaine inclusive et constructive, mobilisant les communautés locales, les leaders religieux et les acteurs régionaux et internationaux, amis du Mali.</p>
<p>Afrocentricity Think Tank propose d’articuler les éléments de base d’un contrat de refondation de la transition autour des sujets de réunification du Peuple malien fondé sur les quatre points principaux suivants :</p>
<ul>
<li>La souveraineté nationale et la légitimité institutionnelle.</li>
<li>La réconciliation communautaire et la justice sociale.</li>
<li>L’intégration régionale et la coopération sécuritaire.</li>
<li>La transparence dans la gouvernance et la redistribution des ressources.</li>
</ul>
<p>En définitive, le Mali doit transformer sa résilience militaire en résilience politique et sociale, en bâtissant une transition fondée sur le dialogue africain et une refondation inclusive avec le Peuple malien. Les bases de la souveraineté nationale ne peuvent qu’en être renforcées.</p>
<p><strong>Mots-clés</strong></p>
<p>AES, Al Qaïda, Assimi Goïta, Asphyxie de Bamako, Barrick Gold Corporation, Coalition mondiale contre DAECH, Contrat de transition, Djihadistes, Etat Islamique, Etats-Unis, Mali, Mercenaires, Multipolarité, Palabre africaine inclusive, Population malienne, Proto-califat, Terroristes, Trump</p>
<p><strong>Notes et éléments bibliographiques </strong></p>
<ol>
<li id="post-8981-endnote-1">Le lecteur(rice)/l’internaute est invité(e) à suivre le débat portant sur « la pénurie de carburant au Mali et ses conséquences » organisé par Samantha Ramsamy, Journaliste auprès de Global Africa Telesud dans son émission « <em>Mutipolaire</em> » :<strong>Global Africa Telesud</strong> (2025). « Pénurie de carburant: le Mali peut-il s&rsquo;en sortir ? ». In <em>Global Africa Telesud.</em> Débat organisé par la <strong>Journaliste indépendante Samantha Ramsamy</strong> entre Seddik Abba, Président du Centre international d&rsquo;études et de réflexions sur le Sahel (CIRES) et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Afrocentricity Think Tank. Accédé le 30 octobre 2025. Voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MfehLuuhrV4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.youtube.com/watch?v=MfehLuuhrV4<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et <a href="https://youtu.be/MfehLuuhrV4?si=b8s0BGye_-UuQAJM" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/MfehLuuhrV4?si=b8s0BGye_-UuQAJM<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; ainsi que le lien sous <a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a> <a href="#post-8981-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-2">Afrocentricity Think Tank ainsi que l’auteur remercient vivement Mme Brigitte Gaudet ainsi que François Fabregat qui ont pris sur leur précieux temps pour corriger les fautes et éditer le texte. Je les remercie sincèrement. Les erreurs qui auront échappé à mon attention relèvent de mon entière responsabilité. <a href="#post-8981-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-3">Le Jama’at Nasr al‑Islam wal Muslimin (JNIM), ou Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, a été créé en mars 2017. Son fondateur est Iyad Ag Ghali, chef touareg et ancien leader d’Ansar Dine. Le mouvement est affilié à Al‑Qaïda, via sa branche régionale <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>. Il résulte de la fusion de cinq groupes : Ansar Dine, <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>, Al‑Mourabitoune, Katiba Macina et Katiba Serma. Le JNIM agit principalement au Mali, Burkina Faso, Niger et sud de l’Algérie. Sa stratégie repose sur des attaques ciblées contre les forces armées, les convois et les symboles étatiques. Ses tactiques incluent les embuscades, l’usage d’engins explosifs improvisés (EEI), les blocus logistiques et la propagande religieuse. Son objectif est d’imposer une gouvernance islamique locale, affaiblir l’État et contrôler les zones rurales. Le groupe cible aussi les civils pour briser la coopération avec les autorités. Il est en rivalité sanglante avec l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Enfin, il bénéficie de réseaux communautaires et de trafics transfrontaliers, ce qui le rend particulièrement difficile à éradiquer. <a href="#post-8981-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-4">L’État islamique au Grand Sahel (EIGS) de son nom complet <em>Wilayat al‑Sahel</em> (Province du Sahel de l’État islamique) est plus connu sous son nom d’État islamique au Grand Sahel (EIGS). Il a été créé entre 2015–2016, issu d’une scission de la branche sahélienne d’Al‑Mourabitoune et de combattants dissidents d’<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>. Les premiers fondateurs sont Adnan Abu Walid al‑Sahraoui (ancien membre du MUJAO), tué en 2021 par les forces françaises. Son affiliation résulte d’une forme de déconcentration opérant comme une branche régionale de l’État islamique (EI ou ISIS ou Daech), directement rattachée au “califat” proclamé en 2014. Sa zone d’action principale est le Mali (régions de Ménaka et Gao), Niger (Tillabéri), Burkina Faso (nord et est). Sa stratégie repose clairement sur la conquête territoriale et le contrôle de zones rurales par la terreur, rivalité avec le JNIM (Al‑Qaïda). Ses tactiques violentes et multiples se concentrent sur les attaques massives contre les villages, les embuscades contre les armées locales, les massacres de civils, le recrutement forcé. Son objectif est d’imposer un “wilayat” (province) du califat au Sahel, contrôler les routes commerciales et ressources locales. L’EIGS est connu pour sa violence extrême et ses massacres de civils. En rivalité constante avec le JNIM, bien qu’ils partagent une idéologie jihadiste, ses membres exploitent les trafics transfrontaliers (armes, bétail, or, migrants) et usent et abusent des rapts et rackets divers et mafieux pour financer leurs opérations. Il bénéficie d’assistance étrangère. Affaibli par la mort d’Abu Walid al‑Sahraoui, mais toujours actif avec plusieurs milliers de combattants, l’EIGS est la déclinaison la plus brutale de l’État islamique en Afrique, avec une logique de colonisation territoriale et une rivalité directe avec le JNIM. <a href="#post-8981-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-5">L’État islamique au Grand Sahel (EIGS, ou ISGS) est dirigé par des commandants affiliés à l’organisation État islamique, principalement actifs dans le Liptako‑Gourma, la zone frontalière Mali–Burkina-Faso–Niger, qui a servi de fondement à l’Alliance des Etats du Sahel. La rivalité avec le JNIM (affilié à Al‑Qaïda) est sanglante car les deux groupes se disputent le contrôle territorial, les ressources de ces pays, mais aussi l’influence idéologique d’un Islam ajusté à leurs besoins respectifs sur les populations. L’EIS comme au demeurant le JNIM sont à classer comme actifs dans le mercenariat, ne serait-ce que pour leur propre intérêt, et à fortiori pour défendre, sans <em>« engagement »</em> des intérêts étrangers opportunistes. Toutefois le conflit entre les deux nébuleuses tient aussi de deux approches contradictoires : la centralité du pouvoir et l’alignement sur l’Etat islamique international et centralisé pour l’EIS et la déconcentration et l’endogénéisation du pouvoir pour le JNIM et ses composantes. Anciennement connu sous l’« <em>État islamique dans le Grand Sahara », l’État Islamique au Sahel (EIS)</em> est une branche régionale de l’État islamique. Ses dirigeants sont issus de réseaux transnationaux opérant dans le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Depuis la mort d’Adnan Abou Walid al‑Sahraoui en 2021, plusieurs commandants ont pris le relais, souvent de manière collégiale malgré quelques figures locales dans le Gourma et le nord du Mali. Mais l’EIS reste sous influence directe de l’État islamique central. Ce qui n’est pas le cas du JNIM. Les deux entités subissent régulièrement des défections et des dissidences compte tenu des objectifs assignés tant dans le court terme que dans le long terme. <a href="#post-8981-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-6">Hume, T., Pietromarchi, V. &amp; Uras, U. (2025). “US waives sanctions on Syria after al-Sharaa meets with Trump”. In <a href="http://www.aljazeera.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.aljazeera.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 10 November 2025. Accessed on 11. November 2025. Retrieved from <a href="https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2025/11/10/live-syrias-ahmed-al-sharaa-to-meet-donald-trump-at-the-white-house" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2025/11/10/live-syrias-ahmed-al-sharaa-to-meet-donald-trump-at-the-white-house<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-7">Le Monde et l’AFP (2025). « Ahmed Al-Charaa reçu par Donald Trump dans le cadre d’une visite historique ». In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 10 novembre 2025. Accédé le 12 novembre 2025. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/10/la-securite-regionale-principal-enjeu-de-la-rencontre-entre-donald-trump-et-ahmed-al-charaa-a-la-maison-blanche_6652886_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/10/la-securite-regionale-principal-enjeu-de-la-rencontre-entre-donald-trump-et-ahmed-al-charaa-a-la-maison-blanche_6652886_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-8"> Arabenews.fr (2025). « Arabie saoudite: le roi et le prince héritier félicitent le président syrien Ahmed al-Charaa ». In <a href="http://www.arabnews.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.arabnews.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 31 janvier 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.arabnews.fr/node/500569/monde-arabe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.arabnews.fr/node/500569/monde-arabe<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Mohammed ben Salmane (MBS) est prince héritier depuis 2017 et Premier ministre depuis 2022. Le 31 janvier 2025, le roi Salmane et MBS ont été les premiers à féliciter Ahmad al‑Chareh pour sa nomination, exprimant leur souhait de voir la Syrie <em>« progresser ».</em> <a href="#post-8981-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-9">Ahmad al‑Chareh est un ancien commandant insurgent mais « politique », mais souvent considéré comme un « djihadiste » y compris par les services américains, pour certains ayant bénéficié – indirectement ou indirectement – des soutiens américains, ce qui peut expliquer la position américaine de le « réhabiliter ». <a href="#post-8981-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-10">Un proto-califat est considéré dans ce dossier comme une forme embryonnaire ou en transition vers une structure plus complexe d’une colonisation et appropriation d’une partie du territoire d’autrui. <a href="#post-8981-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-11">Amaïzo, Y. E. (2014). « La palabre africaine intelligente : un instrument de sortie de crise ». In <a href="http://www.afrology.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.afrology.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 10 mars 2014. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.afrology.com/?p=7758" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.afrology.com/?p=7758<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-12">Assimi Goïta, né le 9 novembre 1983 à Bamako, est général d’armée malien. Il a pris le pouvoir en août 2020 après le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta. En mai 2021, il a renversé le président intérimaire Bah Ndaw et dirigé la transition. Le 8 juillet 2025, il est devenu officiellement le 6ᵉ Président du Mali. Son mandat de 5 ans, renouvelable sans limite, court au moins jusqu’en 2030. Le Mali reste sous régime militaire, les élections prévues en 2024 ayant été reportées. Il concentre le pouvoir exécutif et militaire, renforçant les alliances avec la Russie et l’AES. <a href="#post-8981-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-13">Pérouse de Montclos, M-A. (2021). <em>L’Afrique, nouvelle frontière du djihad ?</em> Éditions La Découverte : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-14">Le Gouriellec, S. (2023). <em>La stabilité par la force ?</em> Éditions du Cavalier Bleu : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-15">Mme Mariam Cissé a été enlevée le 6 novembre 2025 par des djihadistes présumés du groupe JNIM (Jama&rsquo;at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin), puis exécutée publiquement le lendemain ; <acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2025). « Mali: l&rsquo;assassinat de la bloggeuse Mariam Cissé par des jihadistes provoque «indignation» et «patriotisme» ». In <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>accédé le 12 novembre 2025. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251112-mali-l-assassinat-de-la-bloggeuse-mariam-ciss%C3%A9-par-des-jihadistes-provoque-indignation-et-patriotisme" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251112-mali-l-assassinat-de-la-bloggeuse-mariam-ciss%C3%A9-par-des-jihadistes-provoque-indignation-et-patriotisme<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-16">France 24 (2025). « Après un mois de blocus jihadiste, le Mali connaît une pénurie de carburant ». In <em>www.france24.com/fr.</em> 9 octobre 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251008-p%C3%A9nurie-de-carburant-au-mali-apr%C3%A8s-un-mois-de-blocus-jihadiste" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251008-p%C3%A9nurie-de-carburant-au-mali-apr%C3%A8s-un-mois-de-blocus-jihadiste<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-17">EchosMedias (2025). « Approvisionnement massif : un convoi exceptionnel de plusieurs dizaines de citernes de carburant entre dans Bamako ». In <em>www.echosmedias.org.</em> 30 octobre 2025. Accédé le 31 octobre 2025. Voir <a href="https://www.echosmedias.org/2025/10/30/approvisionnement-massif-un-convoi-exceptionnel-de-plusieurs-dizaines-de-citernes-de-carburant-entre-dans-bamako/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.echosmedias.org/2025/10/30/approvisionnement-massif-un-convoi-exceptionnel-de-plusieurs-dizaines-de-citernes-de-carburant-entre-dans-bamako/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-18">ADF (2025). “Malian Soldiers, Including 2 Generals, Arrested in Alleged Coup Plot”. In <em>adf-magazine.com</em>. 9 septembre 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://adf-magazine.com/2025/09/malian-soldiers-including-2-generals-arrested-in-alleged-coup-plot/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://adf-magazine.com/2025/09/malian-soldiers-including-2-generals-arrested-in-alleged-coup-plot/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>Le colonel Assimi Goïta, chef de la junte au Mali, a fait arrêter plusieurs dizaines de militaires, dont deux généraux, les 10–14 août 2025, accusés de préparer un coup d’État contre son régime. Les autorités ont évoqué une tentative de <em>« déstabiliser les institutions »</em> et de renverser la junte. Les personnalités principales suivantes ont été arrêtées : le Général Abass Dembélé, ancien gouverneur de Mopti, critique de l’armée après des accusations de massacres de civils et le Général Nema Sagara, un des plus hauts gradés de l’armée de l’air malienne. <a href="#post-8981-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-19">La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) (1986). Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://achpr.au.int/fr/charter/charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://achpr.au.int/fr/charter/charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-20">Rouy, A. (2021). « L’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Afrique / NATO in Africa ». In « L’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> mondiale : une menace pour la Paix ». Webinaire online 13- 14 juin 2021. Le Mouvement de la Paix (France) <a href="#post-8981-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-21">Isaac, S. K. (2012). “NATO’s Intervention in Libya: Assessment and Implications”. In <a href="http://www.iemed.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.iemed.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. IEMed Mediterranean Yearbook 2012. Accessed 20 October 2025. Retrieved from </em><a href="https://www.iemed.org/publication/natos-intervention-in-libya-assessment-and-implications/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.iemed.org/publication/natos-intervention-in-libya-assessment-and-implications/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; L’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) note aussi que l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> a été accusée d’avoir outrepassé son mandat onusien en Libye, favorisant un changement de régime et ouvrant la voie au chaos <a href="#post-8981-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-22">Wa Kamerun Wa Afrika, N. (2025). <em>L’Impérial-Terrorisme : Forme actuelle de l’agression occidentale et moyen-orientale contre l’Afrique &amp; Preuves irréfutables de l’offensive de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Afrique</em>. Édition Institut d’Afrique des Libertés : Bamako. <a href="#post-8981-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-23">Rouy, A. (2021). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-24">Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika, F. (2025). <em>L’Impérial-Terrorisme. Forme actuelle de l’agression occidentale et moyen-orientale contre l’Afrique &amp; preuves irréfutables de l’offensive de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> en Afrique. </em>Édition Institut d’Afrique des Libertés : Bamako. <a href="#post-8981-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-25">Franklin Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika est un Agrégé de philosophie, Docteur de l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3. Il a exercé comme Professeur de philosophie en France (Académie de Rouen). Il est devenu un conférencier international, auteur de nombreux essais politiques et philosophiques. Il est engagé intellectuellement pour le panafricanisme, la souveraineté des peuples africains, mais promeut la démocratisation du continent africain. Très médiatisé dans les réseaux sociaux, ses écrits et conférences visent à éveiller les consciences et à mobiliser la jeunesse africaine autour d’un projet de libération et d’émancipation du continent africain. Son « slogan » des « Afrique des libertés » se diffuse dans l’imaginaire collectif des jeunes et moins jeunes africains. <a href="#post-8981-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-26">Youssouf, M. A. (2025). « S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, appelle à une action internationale urgente face à l’escalade de la crise au Mali ». In <a href="http://au.int/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>http://au.int/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>9 novembre 2025. Accédé le 10 novembre 2025. Voir <a href="https://au.int/fr/pressreleases/20251109/president-de-la-cua-appelle-une-action-internationale-urgente-mali" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://au.int/fr/pressreleases/20251109/president-de-la-cua-appelle-une-action-internationale-urgente-mali<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-27">Il s’agit d’une synthèse chronologique entre 2012 et 2025 des principales attaques et bilans militaires maliens, en citant uniquement des sources journalistiques internationales. Il faudra obtenir des confirmations des autorités maliennes. <a href="#post-8981-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-28">Nasr, W. (2016). <em>État islamique, le fait accompli.</em> Éditions Plon : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-29">Amaïzo, Y. E. (Coll.) (2002). L’Afrique est-elle incapable de s’unir ? Lever l’intangibilité des frontières et opter pour un passeport commun. Avec une préface de professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions l’Harmattan : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-30">Timbuktu Institute (2025). <em>La menace du JNIM dans la zone des trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal</em>. Rapport Spécial 27 avril 2025. Accédé le 22 octobre 2025. Voir <a href="https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/1189-rapport-la-menace-du-jnim-dans-la-zone-des-trois-frontieres-du-mali-de-la-mauritanie-et-du-senegal" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/1189-rapport-la-menace-du-jnim-dans-la-zone-des-trois-frontieres-du-mali-de-la-mauritanie-et-du-senegal<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-31">Le Monde et l’AFP (2025). « Au Mali, l’ambassade des Etats-Unis demande à ses ressortissants de « quitter immédiatement  le pays ». In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www</em>.lemonde.fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 28 octobre 2025. Accédé le 29 octobre 2025. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/28/mali-l-ambassade-americaine-exhorte-ses-ressortissants-a-quitter-immediatement-le-pays_6649988_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/28/mali-l-ambassade-americaine-exhorte-ses-ressortissants-a-quitter-immediatement-le-pays_6649988_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-32">Fidèle K. (2025). « Crise au Mali : l’Allemagne et l’Italie ordonnent l’évacuation face à la menace terroriste ». In <a href="http://www.afrik.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.afrik.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 31 octobre 2025. Accédé le 1<sup>er</sup> novembre 2025. Voir <a href="https://www.afrik.com/crise-au-mali-l-allemagne-et-l-italie-ordonnent-l-evacuation-face-a-la-menace-terroriste" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.afrik.com/crise-au-mali-l-allemagne-et-l-italie-ordonnent-l-evacuation-face-a-la-menace-terroriste<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-33">Baché, D. (2025). « Mali: rester ou partir, le dilemme des expatriés ». In <em>www.rfi.fr.</em> 8 novembre 2025. Accédé le 9 novembre 2025. Voir <a href="https://fr.news.yahoo.com/mali-rester-partir-dilemme-expatri%C3%A9s-041922880.html?guccounter=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.news.yahoo.com/mali-rester-partir-dilemme-expatri%C3%A9s-041922880.html?guccounter=1<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-34">Mbodj, M. (2022).<em> Afrique, mémoire et violence. Editions l’Harmattan : Paris.</em> <a href="#post-8981-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-35">Marchal, R. (2025). <em>Islamisme et guerre au Sahel</em> (à paraître, 2025). <a href="#post-8981-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-36">M&rsquo;Bokolo, E. (1998). « Afrique noire Tome 1 : jusqu&rsquo;au XVIII<sup>e</sup> siècle ». Editions Hatier : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-37">Simonis, F. (2015). « L’Empire du Mali d’hier à aujourd’hui ». In <em>Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique</em>. No. 128/2015. Dossier « Les empires africains, des origines au 20<sup>e</sup> siècle ». pp. 71-86. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://journals.openedition.org/chrhc/4561" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://journals.openedition.org/chrhc/4561<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-38">Les Farins étaient des gouverneurs ou chefs de province dans l’Empire du Mali, sous l’autorité du Mansa, l’empereur. Leur rôle était à la fois administratif, militaire et fiscal. Le Farin était responsable d’une région ou d’une ville stratégique, comme Gao ou Djenné. Il avait un pouvoir délégué et agissait au nom du Mansa, collectait les impôts, assurait la sécurité, et rendait la justice. Il était souvent -pas toujours- issu de la noblesse ou de lignées alliées. <a id="post-8981-_Hlk215137766"></a>Il s’agissait ainsi plus souvent d’éviter des trahisons de parents ou de vassaux du souverain. On peut citer le <em>Farin de Gao</em>, nommé par Mansa Moussa, qui était chargé de contrôler cette ville-clé du commerce transsaharien. Les tributs versés peuvent être divisés en trois catégories : les tributs en nature (Or, sel, esclaves, céréales, tissus, bétail, produits du sous-sol ou du sol) ; les tributs en service (Soldats, artisans, scribes, porteurs pour les caravanes royales) ; et les tributs symboliques (les présents diplomatiques pour marquer la soumission ou l’alliance). Ces tributs provenaient des royaumes vassaux ou des chefferies locales intégrées -forcées ou pas- à l’empire, comme le royaume de Djenné, le pays Dogon, ou les cités commerçantes du fleuve Niger. <a href="#post-8981-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-39">Ki-Zerbo, J. (2022). <em>Histoire de l&rsquo;Afrique noire. </em>Réédition 2022. Editions Hatier International : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-40">Bagayoko, G. (2025). Orpaillage et territorialisation du pouvoir de l’État au Mali. In <em>EchoGéo</em>, n<sup>o</sup>. 71. In <a href="https://journals.openedition.org/chrhc/4561" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://journals.openedition.org/chrhc/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em><a href="https://journals.openedition.org/chrhc/4561" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">4561<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. Accédé le 10 octobre 2025. Voir <a href="https://doi.org/10.4000/140dm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://doi.org/10.4000/140dm<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : le contrôle de l’or et de l’orpaillage par l’Etat, et auparavant par les divers colonisateurs du Mali ont contribué à la territorialisation du pouvoir de l’État au Mali, plus qu’à la sécession de ce territoire. <a href="#post-8981-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-41">Fauvelle, F.-X. (2024). The imperial capital of Mali (14th century). A new Hypothesis. In <em>Medievalista online,</em> 35. June 2024. <em><a href="https://www.researchgate.net/publication/378249082_The_imperial_capital_of_Mali_14th_century_A_new_hypothesis" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.researchgate.net/publication/378249082_The_imperial_capital_of_Mali_14th_century_A_new_hypothesis<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. </em>Accédé le 10 octobre 2025. Voir DOI: 10.4000/medievalista.7706. <a href="#post-8981-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-42">Amaïzo, Y. E. (2025). « Nouvelle géographie du sol, du sous-sol et du hors-sol entre états africains volontaires : Valeurs ajoutées sectorielles ou transversales et capacité de dissuasion et d’influence ». In <em>www.afrocentricity.info</em>. 9 juin 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://afrocentricity.info/2025/06/09/nouvelle-geographie-du-sol-du-sous-sol-et-du-hors-sol-entre-etats-africains-volontaires-valeurs-ajoutees-sectorielles-ou-transversales-et-capacite-de-dissuasion-et-dinfluence/8849/" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/2025/06/09/nouvelle-geographie-du-sol-du-sous-sol-et-du-hors-sol-entre-etats-africains-volontaires-valeurs-ajoutees-sectorielles-ou-transversales-et-capacite-de-dissuasion-et-dinfluence/8849/</a> <a href="#post-8981-endnote-ref-42">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-43">L’Islam malékite est un courant sunnite fondé par l’imam Malik ibn Anas au 8<sup>e</sup> siècle et privilégie la tradition (sunna) et le consensus des savants de Médine. C’est l’école juridique dominante et pacifique en Afrique de l’Ouest, dont le Mali. <a href="#post-8981-endnote-ref-43">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-44">Le Wahhabisme est un mouvement rigoriste né au 18<sup>e</sup> siècle en Arabie avec Mohammed ibn Abd al-Wahhab. Il prône un retour strict aux sources (Coran et Sunna) et rejette les innovations religieuses, alors que son mode de conversion demeure intransigeant. Souvent associé au salafisme et soutenu par des financements du Golfe. <a href="#post-8981-endnote-ref-44">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-45">Les confréries soufies sont des Groupes mystiques de l’islam (Tijaniyya, Qadiriyya, Hamallayya). Ils mettent l’accent sur la spiritualité, la méditation et le culte des saints. Très influents socialement et culturellement dans les communautés rurales et urbaines, ces groupes prônent l’éthique personnelle. <a href="#post-8981-endnote-ref-45">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-46">Le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) est un groupe djihadiste né en 2011, issu d’une scission d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>). Très actif au Mali, Niger et dans le Sahel, il prône l’expansion du salafisme djihadiste. Connu pour des enlèvements, attentats et trafics transfrontaliers, il vise à imposer une stricte application de la charia dans la sous-région. <a href="#post-8981-endnote-ref-46">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-47">Al-Mourabitoune est une Organisation djihadiste créée en 2013 par la fusion du MUJAO et du groupe de Mokhtar Belmokhtar. Elle est active dans le Sahel, notamment au Mali, Niger et Burkina Faso. En prêtant allégeance à Al-Qaïda, Al-Mourabitoune a renforcé son ancrage transfrontalier en s’illustrant négativement par sa responsabilité directe dans des attaques majeures contre des forces locales et internationales. <a href="#post-8981-endnote-ref-47">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-48"><strong>Le christianisme est une religion monothéiste fondée sur un Dieu unique, la personne, la vie et l’enseignement de Jésus‑Christ et les enseignements de l’Esprit saint. Dans cette religion, Dieu est esprit et représenté par une entité trinitaire. Né</strong> au 1<sup>er</sup> siècle en Palestine, il s’est développé à partir du judaïsme.Les chrétiens croient en un Dieu unique, révélé comme Père, Fils (Jésus‑Christ) et Saint‑Esprit (Trinité).La Bible (Ancien et Nouveau Testament) est son texte sacré et guide spirituel. Si l’ancien testament est basé sur la Loi du Talion, le nouveau Testament est basé sur la loi de la liberté et le principe d’amour du Dieu unique et le principe de faire à son prochain ce que l’on souhaite qu’il soit fait à soi.Ses principales branches sont le catholicisme, l’orthodoxie, le protestantisme, et de nombreuses branches indépendantes fondées ou pas sur les manifestations de l’esprit saint.Aujourd’hui, c’est la religion la plus répandue dans le monde, avec plus de deux milliards de fidèles. <a href="#post-8981-endnote-ref-48">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-49">« Diviser pour régner » imposé par l’Occident pour s’approprier les richesses africaines : Le <strong>Principe est connu et confirmé</strong> : Les États occidentaux ont utilisé la stratégie de division pour régner sur l’Afrique coloniale avec l’o<strong>bjectif</strong> de maintenir le contrôle politique et faciliter l’exploitation des richesses (uranium, pétrole, métaux rares, agriculture). Les conséquences toxiques sont principalement les fractures ethniques et sociales persistantes, fragilisation des souverainetés africaines, dépendance économique et surtout un formatage de nombreux cadres africains qui continuent à refuser de s’organiser pour défendre leur souveraineté et préfèrent défendre les intérêts des étrangers qui les usurpent. <a href="#post-8981-endnote-ref-49">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-50">La <em>Tijaniyya </em>et la <em>Qadiriyya</em> sont deux grandes confréries soufies très influentes en Afrique de l’Ouest, chacune avec son histoire et sa spiritualité propres : Tijaniyya : fondée au 18ᵉ siècle par Ahmed al‑Tijani en Algérie, c’est la confrérie soufie la plus répandue en Afrique de l’Ouest, avec des millions de fidèles. Elle insiste sur la récitation régulière de prières spécifiques (wird), la proximité spirituelle avec le Prophète et une discipline mystique. Cette confrérie est très présente au Mali, Sénégal, Niger, elle joue aussi un rôle social et politique comme médiatrice. Qadiriyya : fondée au 9<sup>e</sup> siècle par Abd al‑Qadir al‑Jilani, érudit soufi de Bagdad, cette confrérie est considérée comme la plus ancienne confrérie soufie. Elle s’est diffusée largement en Afrique, en Asie et au Moyen‑Orient. Elle met l’accent sur l’ascèse, la charité et l’enseignement spirituel, avec une forte tradition de transmission orale. En Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie), elle reste influente, notamment dans les zones rurales et auprès des élites religieuses. <a href="#post-8981-endnote-ref-50">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-51">Traoré, M. A. (2025). « Comment les mines d’or de l’Ouest malien nourrissent le djihadisme aux portes du Sénégal et de la Mauritanie ». In <em>theconversation.com</em>. 13 juin 2025. Accédé le 22 octobre 2025. Voir <a href="https://theconversation.com/comment-les-mines-dor-de-louest-malien-nourrissent-le-djihadisme-aux-portes-du-senegal-et-de-la-mauritanie-256426" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://theconversation.com/comment-les-mines-dor-de-louest-malien-nourrissent-le-djihadisme-aux-portes-du-senegal-et-de-la-mauritanie-256426<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-51">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-52">Echos Médias (2025). « Le Sahel au cœur de l’agenda émirati ». In <a href="http://www.echosmedias.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.echosmedias.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 21 mai 2025. Accédé le 4 novembre 2025. Voir <a href="https://www.echosmedias.org/2025/05/21/le-sahel-au-coeur-de-lagenda-emirati/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.echosmedias.org/2025/05/21/le-sahel-au-coeur-de-lagenda-emirati/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-52">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-53">Diagola, O. et Désormaux, H. (2025). « Mali: Une rançon de 50 millions de dollars américains versée au JNIM et des engins suréquipés pour libérer le général émirati Joumoua Ben Maktoum Al Maktoum. In <em>confidentielafrique.com</em>. <em>Confidentiel Afrique</em>. 2 novembre 2025. Accédé le 3 novembre 2025. <a href="https://confidentielafrique.com/mali-une-rancon-de-50-millions-de-dollars-americains-versee-au-jnim-et-des-engins-surequipes-pour-liberer-le-general-emirati-joumoua-ben-maktoum-al-maktoum-par-confidentiel-afrique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://confidentielafrique.com/mali-une-rancon-de-50-millions-de-dollars-americains-versee-au-jnim-et-des-engins-surequipes-pour-liberer-le-general-emirati-joumoua-ben-maktoum-al-maktoum-par-confidentiel-afrique/</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <em> </em> <a href="#post-8981-endnote-ref-53">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-54">Al-Qaïda au Maghreb islamique (<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>) est issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (<acronym title="Groupe salafiste pour la prédication et le combat">GSPC</acronym>), un groupe algérien né dans les années 1990 pendant la guerre civile algérienne. L’affiliation a eu lieu en 2007 lorsque le <acronym title="Groupe salafiste pour la prédication et le combat">GSPC</acronym> a prêté allégeance à Al-Qaïda et devient <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>. Ce djihadisme avait pour objectif de « renverser » les régimes jugés « impies » en Afrique du Nord, d’établir un État islamique fondé sur la charia, de combattre les intérêts occidentaux dans la région et surtout d’étendre le jihad dans le Sahel et le Sahara, notamment au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie. Or, la défense les intérêts occidentaux explique les instrumentalisations et les financements directs ou indirects permettant d’acquérir les armes et d’occuper les biens d’autrui, notamment le sous-sol, le sol et hors-sol du Sahel.Initialement centré en Algérie, <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym> s’est progressivement déplacé vers le nord du Mali, le sud de l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, et parfois jusqu’au nord du Nigeria, et aujourd’hui n’hésite pas à faire des excursions sanglantes en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin ou au Sénégal. Cette organisation a profité de la faiblesse des États sahéliens et du chaos post-Kadhafi en Libye suite à l’intervention de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> et de l’assassinat de Mouammar Khadafi pour s’implanter durablement.Au cours des années 2017-2018, <acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym> est intégré dans une coalition jihadiste appelée JNIM (Jama&rsquo;at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), dirigée par Iyad Ag Ghaly et reste très influent dans certaines zones rurales du Sahel, non sans une concurrence avec l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et des multitudes de dissidences et de réorganisations tactiques internes. <a href="#post-8981-endnote-ref-54">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-55">Abba, S. (2022). <em>Mali-Sahel, notre Afghanistan à nous.</em> Impacts Editions : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-55">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-56">Bagayoko, N. (2023). <em>Sécurité en Afrique : entre État et communautés</em>. Éditions de l’Aube : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-56">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-57">Larroque, A.-C. (2021). <em>Le trou identitaire. Sur la mémoire refoulée des mercenaires de l’Islam. </em>Editions Presses Universitaires de France (PUF) : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-57">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-58">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) (2025). « La constellation obscure : comment le système Starlink façonne les conflits et la criminalité dans le Sahel ». In <em>riskbulletins.globalinitiative.net</em>. GI-TOC. Bulletin de Risque #12 – Mai 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-58">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-59">Dumay, C. (2025). « Le terrorisme islamiste, du Moyen-Orient à l’Afrique subsaharienne ». In <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 9 novembre 2025. Emission Géopolitique en podcast. 48 minutes et 29 secondes. Accédé le 20 novembre 2025. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/g%C3%A9opolitique/20251109-le-terrorisme-islamiste-du-moyen-orient-%C3%A0-l-afrique-subsaharienne" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/g%C3%A9opolitique/20251109-le-terrorisme-islamiste-du-moyen-orient-%C3%A0-l-afrique-subsaharienne<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Disponible en podcast sur <em>www.rfi.fr</em> <a href="#post-8981-endnote-ref-59">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-60">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-60">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-61">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-61">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-62">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-62">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-63">Normand, N. (2022). <em>Le grand livre de l’Afrique. Chaos ou émergence au sud du Sahara ?</em> Éditions Eyrolles : Paris. (ex-ambassadeur de France au Mali en 2010, au Congo et au Sénégal). <a href="#post-8981-endnote-ref-63">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-64">David, E. (2002). <em>Principes de droit des conflits armés. </em>3<sup>e</sup> éd. Editions Bruylant : Bruxelles, p. 111, cité in B. AURESCU, B. (2006). « Le conflit libanais de 2006. Une analyse juridique à la lumière de tendances contemporaines en matière de recours à la force ». In <em>AFDI,</em> pp. 141-144. Voir aussi les Résolutions du Conseil de Sécurité numéro 1368 du 12 septembre 2001 et numéro 1373 du 28 septembre 2001. <a href="#post-8981-endnote-ref-64">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-65"><a id="post-8981-_Hlk215152781"></a>Selon le tribunal correctionnel de Paris, il est reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir laissé ses proches collaborateurs (notamment ses ancien collaborateurs et ministres Claude Guéant et Brice Hortefeux) solliciter des financements occultes auprès du régime de Mouammar Kadhafi, en Libye, afin de soutenir sa campagne électorale. Les juges ont qualifié ces actes d’une <em>« gravité exceptionnelle »,</em> car ils portaient atteinte à la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques. Nicolas Sarkozy a été incarcéré à la prison de la Santé à Paris le 21 octobre 2025 et est resté incarcéré 21 jours avant d’être remis en liberté. Il y avait été placé à l’isolement dans une cellule individuelle de 9 m², avec des conditions de détention strictes mais sans traitement de faveur. Il s’agit de la troisième condamnation pénale de Nicolas Sarkozy, mais la première avec incarcération effective ; Voir Lez, M. (2025) ci-dessous. <a href="#post-8981-endnote-ref-65">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-66">Lez, M. (2025). « Nicolas Sarkozy en prison : demande de remise en liberté, affaire Bygmalion… quel est le calendrier judiciaire pour l’ex-président ». In <a href="http://www.ladepeche.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.ladepeche.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. La Dépèche</em>. Accédé le 20 octobre 2025. Voir<a href="https://www.ladepeche.fr/2025/10/21/nicolas-sarkozy-en-prison-demande-de-remise-en-liberte-affaire-bygmalion-quel-est-le-calendrier-judiciaire-pour-lex-president-13005626.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.ladepeche.fr/2025/10/21/nicolas-sarkozy-en-prison-demande-de-remise-en-liberte-affaire-bygmalion-quel-est-le-calendrier-judiciaire-pour-lex-president-13005626.php<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-66">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-67">Ben Attar, O. (2013). « Le rôle de la France dans la crise malienne ». In <em>Civitas Europa</em>, 31(2), pp. 145-180. <a href="https://doi.org/10.3917/civit.031.0145" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://doi.org/10.3917/civit.031.0145<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 20 octobre 2025. Voir https://doi.org/10.3917/civit.031.0145 et <a href="https://droit.cairn.info/revue-civitas-europa-2013-2-page-145?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://droit.cairn.info/revue-civitas-europa-2013-2-page-145?lang=fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-67">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-68">Amaïzo, Y. E. (2025). « Nouvelle géographie du sol, du sous-sol et du hors-sol entre États africains volontaires ». 9 juin 2025. In Afrocentricity.info. Afrocentricity Think Tank. 25e Forum de Bamako (29–31 mai 2025), dans le cadre du Panel 1 sur la souveraineté monétaire et économique. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://afrocentricity.info/files/2025/06/25e-forum-de-bamako-panel-1-souverainete-amaizo-nouvelle-geographie-du-sol-29-05-25-diff-09-06-25.pdf" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/files/2025/06/25e-forum-de-bamako-panel-1-souverainete-amaizo-nouvelle-geographie-du-sol-29-05-25-diff-09-06-25.pdf</a> <a href="#post-8981-endnote-ref-68">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-69">Ben Attar, O. (2013). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-69">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-70">La Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) est un groupe politico-militaire fondé en octobre 2011 par des membres des communautés touarègues du nord du Mali. Le MNLA a été créé par des Touaregs revenus de Libye après la chute de Kadhafi, dont Mohamed Ag Najem, ex-officier de l’armée malienne. On retrouve pêle-mêle des déserteurs de l’armée malienne, des combattants Touaregs expérimentés, et des partisans de l’autonomie du nord du Mali, sans compter les instructeurs étrangers. <a href="#post-8981-endnote-ref-70">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-71">L’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), créé le 13 mai 2015, par scission du groupe Al-Mourabitoune, a pour idéologie le salafisme djihadiste, avec allégeance à l’État islamique (Daech). Ce groupe a promu l’expansion du proto-califat dans la région sahélienne et l’instauration de la charia avec un objectif clair : La déstabilisation et la délégitimation des États sahéliens. Avec plus de 2 000 à 3 000 combattants, le mode opératoire repose sur la guérilla, les embuscades, les attentats, les enlèvements, le chantage, les crimes, les embargos, etc. ce groupe opérait dans un espace large comprenant le Mali, le Niger, le Burkina Faso, l’Algérie, le Nigeria, le Bénin, etc. <a href="#post-8981-endnote-ref-71">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-72">Normand, N. (2022). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-72">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-73">Kum, P. (2025). « Terrorisme : Un nouveau chef du JNIM désigné pour le triangle frontalier Mauritanie-Sénégal-Mali ». In <em>www.alwihda.info</em>. 4 Juillet 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.alwihdainfo.com/Terrorisme-Un-nouveau-chef-du-JNIM-designe-pour-le-triangle-frontalier-Mauritanie-Senegal-Mali_a142265.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.alwihdainfo.com/Terrorisme-Un-nouveau-chef-du-JNIM-designe-pour-le-triangle-frontalier-Mauritanie-Senegal-Mali_a142265.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-73">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-74">Kum, P. (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-74">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-75">La MINUSMA est l’acronyme pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Elle a été créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, adoptée le 25 avril 2013, dans un contexte de crise sécuritaire et politique majeure au Mali. Cette mission a pris fin 10 ans après, le 30 juin 2023 suite à une demande des autorités maliennes qui a considéré que les 5 principaux objectifs n’ont pas été atteints ou l’ont été de manière insuffisante à savoir : 1/ appuyer le processus politique malien, notamment les accords de paix ; 2/ stabiliser les zones en conflit, en particulier dans le nord et le centre du pays ; 3/ protéger les civils contre les violences armées ; 4/ surveiller les droits humains et faciliter l’aide humanitaire ; 5/ soutenir la réconciliation nationale et la restauration de l’autorité de l’État. <a href="#post-8981-endnote-ref-75">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-76">Baranwal, R. (2025). “Pakistan sends ultimatum to Taliban amid shifts in Afghanistan policy, calls it ‘final message’”. In <em>news24online.com</em>. 21 November 2025. Accessed 22 November 2025. Retrieved from <a href="https://news24online.com/world/pakistan-sends-ultimatum-to-taliban-amid-shifts-in-afghanistan-policy-calls-it-final-message/672832/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://news24online.com/world/pakistan-sends-ultimatum-to-taliban-amid-shifts-in-afghanistan-policy-calls-it-final-message/672832/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-76">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-77">Da Silva, C., Omar, A. C., Williams, A. and Alba, M. (2025). “From jailed jihadist to the Oval Office: Syria&rsquo;s president caps unlikely rise with Trump meeting”. In <em><a href="http://www.nbcnews.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.nbcnews.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. 10 November 2025. Accessed 15 November 2025. Retrieved from <a href="https://www.nbcnews.com/world/middle-east/syria-president-al-sharaa-meets-trump-white-house-jihadist-rcna241774" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.nbcnews.com/world/middle-east/syria-president-al-sharaa-meets-trump-white-house-jihadist-rcna241774<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-77">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-78">Da Silva, C., Omar, A. C., Williams, A. and Alba, M. (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-78">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-79">Azawad. C’est le nom donné par les Touaregs au nord du Mali (régions de Gao, Kidal, Tombouctou). En 2012, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avait proclamé un État indépendant, jamais reconnu. Depuis, l’Azawad est resté une revendication politique et identitaire, sans existence officielle. <a href="#post-8981-endnote-ref-79">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-80">Baché, D. (2025). « Mali: le JNIM poursuit son offensive, le Premier ministre dénonce «une tentative de déstabilisation». In <em>www.rfi.fr.</em> Accédé le 22 octobre 2025. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251022-mali-le-jnim-poursuit-son-offensive-le-premier-ministre-d%C3%A9nonce-une-tentative-de-d%C3%A9stabilisation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251022-mali-le-jnim-poursuit-son-offensive-le-premier-ministre-d%C3%A9nonce-une-tentative-de-d%C3%A9stabilisation<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-80">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-81">Benraad, M. (2023). <em>L’État islamique est-il défait ?</em> CNRS Éditions : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-81">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-82">Le projet de pipeline gazier qui circule en Afrique de l’Ouest est bien réel : il s’agit du Gazoduc Nigeria–Maroc, un projet stratégique de plus de 6 900 km qui doit traverser 11 pays africains, dont le Mali. Il s’agit d’un plan en cours de développement avec deux voies alternatives : l’un passant par les côtes, l’autre par les pays enclavés. Il s’agit du Gazoduc Nigeria–Maroc (aussi appelé <em>pipeline gazier afro-atlantique</em>). L’objectif est de transporter le gaz naturel nigérian vers le Maroc, puis vers l’Europe. Les pays traversés pour la variante côtière sont : Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone, Guinée, Guinée-Bissau, Sénégal, Mauritanie, Maroc. Toutefois, le Mali est mentionné dans certaines variantes du tracé, mais les documents officiels privilégient un passage par la côte atlantique (via Côte d’Ivoire et Sénégal). Il va de soi que si les relations entre l’Algérie et le Mali s’améliore, l’alternative passant par le Mali pourrait retrouver une priorité et le coût estimé, à savoir plus de 26 milliards de dollars américains, pourrait être considérablement réduit. Pour ce qui est des avancements, il semble que les études techniques et financières sont en cours, avec la recherche et la présentation du projet à des investisseurs internationaux (États-Unis, Europe) avec une phase initiale déjà validée entre Nigeria et Côte d’Ivoire. Mais avec les possibilités offertes par les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ et l’implication probable de la Chine, de la Russie, de la Turquie et de certains pays du Golfe, il n’est pas impossible que la variante passant par Bamako retrouve une nouvelle vie, sans d’ailleurs exclure la variante côtière actuellement privilégiée par le Maroc et ses partenaires, y compris atlantistes, dont les Etats-Unis. le tracé officiel communiqué par l’ONHYM (Office National des Hydrocarbures et des Mines du Maroc) privilégie la côte ouest-africaine. Le Mali serait alors concerné par des extensions ou raccordements secondaires, mais ne sera plus au cœur du tracé principal. Voir aussi Express TV (2025). « Le projet du pipeline gazier africain-atlantique fait des avancées techniques et stratégiques significatives ». In <em>fr.expresstv.ma</em>. 14 juillet 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://fr.expresstv.ma/2025/07/le-projet-du-pipeline-gazier-africain-atlantique-fait-des-avancees-techniques-et-strategiques-significatives/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.expresstv.ma/2025/07/le-projet-du-pipeline-gazier-africain-atlantique-fait-des-avancees-techniques-et-strategiques-significatives/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-82">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-83">Yaou, M. Z. (2024). <em>Lutte contre le djihadisme dans l’Alliance des États du Sahel : Contributions et contraintes du Niger. </em>Avec une préface de Seidik Abba. Editions l’Harmattan : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-83">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-84">Hyde, J. (2025). “Jihadist Groups Using Starlink for Attack as Coverage Expands Across Africa, New Report Finds”. In crestafrica.com. 8 July 2025. Accessed 10 october 2025. Retrieved from <a href="https://crestafrica.com/jihadist-groups-using-starlink-for-attack-as-coverage-expands-across-africa-new-report-finds/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://crestafrica.com/jihadist-groups-using-starlink-for-attack-as-coverage-expands-across-africa-new-report-finds/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-84">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-85">ADF (2025). “Starlink Becomes Communication Tool of Choice for Sahel Terrorists”. In <em>adf-magazine.com</em>. 21 August 2025. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://adf-magazine.com/2025/08/starlink-becomes-communication-tool-of-choice-for-sahel-terrorists/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://adf-magazine.com/2025/08/starlink-becomes-communication-tool-of-choice-for-sahel-terrorists/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-85">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-86">La Rédaction (2024). « Les terminaux Starlink interdits au Mali : des kits internet par satellite qui pourraient aider les terroristes ». In <em>lejournalinfo.com</em>. 21 mars 2024. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://lejournalinfo.com/non-classe/kits-starlink-interdits-au-mali/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lejournalinfo.com/non-classe/kits-starlink-interdits-au-mali/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le gouvernement malien a annoncé son intention de démanteler et interdire les kits Starlink sur toute l’étendue du territoire national. Une commercialisation illicite de ces moyens d’accès à internet par Satellite a été constatée dans le pays, notamment dans les zones où l’armée combat encore les terroristes. Starlink est un fournisseur d’accès à internet par satellite de la société SpaceX du milliardaire américain Elon Musk. Il s’agit d’une fourniture internet plus rapide car basée sur une constellation de satellites comportant des milliers de satellites de télécommunications.C’est à la suite d’investigations menées par l’Autorité malienne de régulation des Télécommunications, des Technologies de l’information et de la Communication et des Postes, que la découverte a été faite. En effet, une commercialisation incontrôlée et illicite des équipements de transmission et de communication dénommés Kit Starlink, est organisée par certains opérateurs économiques.Ces ventes sont effectuées à Bamako et dans les zones du nord en conflit notamment Léré, Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal. Les acquéreurs sont des <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> et des particuliers selon le ministère de la Communication de l’Économie numérique et de la modernisation de l’Administration du Mali. <a href="#post-8981-endnote-ref-86">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-87">La Rédaction (2024). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-87">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-88">AFP (2024). « Mali: la junte lève l&rsquo;interdiction des kits Starlink ». In <em>french.ahram.org.eg</em>.10 octobre 2024. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://french.ahram.org.eg/News/53646.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://french.ahram.org.eg/News/53646.aspx<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-88">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-89">Starlink, une constellation de satellites en orbite terrestre basse, a lancé ses 60 premiers satellites en 2019. En mars 2025, elle en comptait plus de 7 100 en orbite. Elle a été saluée comme une solution permettant de combler la fracture numérique mondiale. Cela pourrait être particulièrement précieux dans certaines parties de l’Afrique rurale où des facteurs tels que les conflits, les investissements privés limités et un contrôle étatique précaire continuent d’entraver la connectivité à internet, voir GIATOC, 2025. <a href="#post-8981-endnote-ref-89">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-90">Les kits Starlink se composent de petits éléments portables : une parabole, une alimentation électrique, des câbles, une base et un routeur Wi-Fi. Ils permettent aux utilisateurs de se connecter à l’internet par satellite, éliminant ainsi le besoin d’une infrastructure de télécommunication locale. Toutefois, cette technologie offre également de nouvelles possibilités aux groupes armés et aux réseaux criminels, ce qui aggrave les problèmes sécuritaires ; Voir GIATOC, 2025). <a href="#post-8981-endnote-ref-90">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-91">Les forces gouvernementales du Niger ont signalé que l’utilisation croissante de Starlink pour les communications sécurisées rend plus difficile l’interception des plans des groupes armés : voir Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GIATOC) (2025). <a href="#post-8981-endnote-ref-91">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-92">Tanner, J. (2025). « Starlink launches in Niger, signs operator licence in Chad ». In <em>Developing Telecoms</em>. 17 mars 2025; Voir aussi « Starlink enfin disponible officiellement au Niger: l’espoir d’une connexion fiable et rapide devient réalité ». In <em>ActuNiger,</em> 13 mars 2025. <a href="#post-8981-endnote-ref-92">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-93">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GIATOC) (2025). « La constellation obscure : comment le système Starlink façonne les conflits et la criminalité dans le Sahel. ». In <em>riskbulletins.globalinitiative.net</em>. Mai 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-93">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-94">ARCEP (2024). « Communiqué sur la commercialisation irrégulière de Starlink ». In <a href="http://www.arcep.bf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.arcep.bf</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 20 mars 2024. Accédé le 22 octobre 2025. Voir <a href="https://www.arcep.bf/communique-sur-la-commercialisation-irreguliere-de-starlink/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.arcep.bf/communique-sur-la-commercialisation-irreguliere-de-starlink/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; <em>« L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes informe, les consommateurs que la Société Starlink n&rsquo;est détentrice d&rsquo;aucune autorisation de fourniture des services de communications ».</em> <a href="#post-8981-endnote-ref-94">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-95">NBC News (2018). ‘Trump referred to Haiti and African nations as &lsquo;shithole&rsquo; countries”. In <em>wwwnbcnews.com</em>. 11 January 2018. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.nbcnews.com/politics/white-house/trump-referred-haiti-african-countries-shithole-nations-n836946" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.nbcnews.com/politics/white-house/trump-referred-haiti-african-countries-shithole-nations-n836946<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-95">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-96">Guzansky, Y. and Asher Lubotzky, A. (2025). ‘Gulf Involvement in Africa: Motives and Implications’. In <em><a href="http://www.inss.org.il" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.inss.org.il<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. <em>INSS Inside</em> No. 2058. 11 November 2025. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.inss.org.il/wp-content/uploads/2025/11/No.-2058.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.inss.org.il/wp-content/uploads/2025/11/No.-2058.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-96">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-97">Le Conseil de Coopération du Golfe (GCC en anglais qui signifie Gulf Cooperation Council) est une organisation régionale intergouvernementale créée en 1981, regroupant six États arabes du Golfe persique : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït, Oman et Bahreïn. <a href="#post-8981-endnote-ref-97">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-98">Ces estimations proviennent des analyses d’Afrocentricity Think Tank à partir des données plus globales extraites <em>d’Africa Center for Strategic Studies</em> (juillet 2025) avec des investissements des États du Golfe autour de 75 milliards $EU en Afrique de l’Est et au Sahel, principalement dans les infrastructures, l’énergie et la sécurité, puis du <em>World Economic Forum</em> (2024) avec l’annonce des pays du Golfe de près de 53 milliards USD d’investissements directs en Afrique en 2024, répartis principalement entre Arabie saoudite, Émirats et Qatar, <em>l’ECFR – European Council on Foreign Relations</em> (2024) qui rappellent que ces financements créent une dépendance croissante des États africains, mais sans fournir une ventilation par pays des données éparses d’<em>Afreximbank</em> (2025). <a href="#post-8981-endnote-ref-98">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-99">Natanson, H. (2025). “U.S. pushes nations facing tariffs to approve Musk’s Starlink, cables show”. In <em><a href="http://www.washigntonpost.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.washigntonpost.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. 7 May 2025. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.washingtonpost.com/business/2025/05/07/elon-musk-starlink-trump-tariffs/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.washingtonpost.com/business/2025/05/07/elon-musk-starlink-trump-tariffs/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-99">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-100"><acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2025). «La diplomatie américaine aurait forcé la main aux pays africains pour l&rsquo;adoption de Starlink d’Elon Musk ». In <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 17 mai 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20250517-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-aurait-forc%C3%A9-la-main-aux-pays-africains-pour-l-adoption-de-starlink-d-elon-musk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20250517-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-aurait-forc%C3%A9-la-main-aux-pays-africains-pour-l-adoption-de-starlink-d-elon-musk<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-100">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-101">Baché, D. (2025). « Mali : le fournisseur internet Starlink est à nouveau autorisé, mais il sera encadré ». In <em>www.rfi.fr.</em> 11 octobre 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20241011-mali-le-fournisseur-internet-starlink-est-%C3%A0-nouveau-autoris%C3%A9-mais-il-sera-encadr%C3%A9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20241011-mali-le-fournisseur-internet-starlink-est-%C3%A0-nouveau-autoris%C3%A9-mais-il-sera-encadr%C3%A9<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-101">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-102">ADF (2025). « Starlink devient l’outil de communication préféré des terroristes du Sahel ». In <em>adf-magazine.com/fr</em>. African Defense Forum. US Africa Command (Etat Major unifié des Etats-Unis pour l’Afrique). 12 août 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://adf-magazine.com/fr/2025/08/starlink-devient-loutil-de-communication-prefere-des-terroristes-du-sahel/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><a id="post-8981-_Hlk213273676"></a><a href="https://adf-magazine.com/fr/2025/08/starlink-devient-loutil-de-communication-prefere-des-terroristes-du-sahel/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">adf-magazine.com/fr/2025/08/starlink-devient-loutil-de-communication-prefere-des-terroristes-du-sahel/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-102">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-103">ADF (2025). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-103">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-104">Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) (2025). « La constellation obscure : comment le système Starlink façonne les conflits et la criminalité dans le Sahel ». In <em>riskbulletins.globalinitiative.net</em>. GI-TOC. Bulletin de Risque No. 12. Mai 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://riskbulletins.globalinitiative.net/wea-obs-012/fr/02-how-starlink-devices-are-shaping-conflict-and-crime-in-Sahel.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-104">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-105">ADF (2025). <em>La guerre irrégulière. Les forces de sécurité s’adaptent alors que des menaces apparaissent Les mercenaires jettent une ombre sur le continent</em>. Volume 18. 2<sup>e</sup> trimestre. Revue trimestrielle de <acronym title="United States Africa Command">AFRICOM</acronym>. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://adf-magazine.com/ADF_V18N2_FRN.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://adf-magazine.com/ADF_V18N2_FRN.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-105">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-106">Ekhator, O. (2024). “Mali temporarily lifts Starlink ban for 6 months to develop new regulatory framework”. In <em>techpoint.africa</em>. 11 October 2024. Accessed on 20 Octobre 2025. Retrieved from <a href="https://techpoint.africa/news/mali-lifts-starlink-ban/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://techpoint.africa/news/mali-lifts-starlink-ban/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-106">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-107">Amaïzo. Y. E. (coll.) (2002). <em>L’ Afrique est-elle incapable de s’unir ? Lever l’intangibilité des frontières et opter pour un passeport commun.</em> Avec une préface du Professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions l’Harmattan : Paris. <a href="#post-8981-endnote-ref-107">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-108">Amaïzo, Y. E. (2025). « Sophisme trumpiste, protexpansionnisme et l’Afrique : imprévisibilité, ingérence, alignement, sanction, transaction, et/ou annexion ». In <em>Afrocentricity Think Tank</em>. <em><a href="https://afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info</a>.</em> 5 mars 2025. Dossier Afrocentricity Think Tank. Afrique – Etats-Unis. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/</a> <a href="#post-8981-endnote-ref-108">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-109">Zana/Malijet.com (2025). « Crise du carburant : un important convoi de citernes arrive à Bamako sous escorte des FAMa ». In <em>malijet.com</em>. 5 novembre 2025. Accédé le 6 novembre 2025<em>. Voir </em><a href="https://malijet.com/a_la_une_du_mali/306395-crise-du-carburant--un-important-convoi-de-citernes-arrive-a-bam.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://malijet.com/a_la_une_du_mali/306395-crise-du-carburant&#8211;un-important-convoi-de-citernes-arrive-a-bam.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-109">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-110">Gologo, Y. (2025). <em>Poutine aux Africains. Géopolitique mondiale</em>. Editions Yérédon : Bamako. <a href="#post-8981-endnote-ref-110">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-111">Dembélé, S. (2025) « Pénurie de Carburant : Hommage aux FAMA et Gloire au Peuple Résilient du Mali ! ». In <em>afrikinfos-mali.com.</em> 30 octobre 2025. Accédé le 3 novembre 2025. Voir <a href="https://afrikinfos-mali.com/2025/11/03/penurie-de-carburant-hommage-aux-fama-et-gloire-au-peuple-resilient-du-mali/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://afrikinfos-mali.com/2025/11/03/penurie-de-carburant-hommage-aux-fama-et-gloire-au-peuple-resilient-du-mali/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-111">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-112">Sarr, P. A. (2025). « Blocus du JNIM : Les FAMa ripostent par les airs pour sauver l’approvisionnement en carburant ». In <em>lesnouvellesdafrique.info</em>. 6 novembre 2025. Accédé le 7 novembre 2025. Voir <a href="https://lesnouvellesdafrique.info/2025/11/06/urgence-carburant-les-fama-lachent-leurs-bombes-pour-contrer-le-jnim-sur-laxe-des-citernes/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lesnouvellesdafrique.info/2025/11/06/urgence-carburant-les-fama-lachent-leurs-bombes-pour-contrer-le-jnim-sur-laxe-des-citernes/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-112">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-113">Echos Médias (2025). « L’Afrique au cœur des débats : le Mali participe à la Conférence Parlementaire Mondiale sur le Terrorisme à Istanbul ». In <a href="http://www.echosmedias.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.echosmedias.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 13 octobre 2025. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.echosmedias.org/2025/10/13/lafrique-au-coeur-des-debats-le-mali-participe-a-la-conference-parlementaire-mondiale-sur-le-terrorisme-a-istanbul/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><a id="post-8981-_Hlk213711660"></a><a href="https://www.echosmedias.org/2025/10/13/lafrique-au-coeur-des-debats-le-mali-participe-a-la-conference-parlementaire-mondiale-sur-le-terrorisme-a-istanbul/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.echosmedias.org/2025/10/13/lafrique-au-coeur-des-debats-le-mali-participe-a-la-conference-parlementaire-mondiale-sur-le-terrorisme-a-istanbul/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> . Le Mali a participé à la Conférence Parlementaire Mondiale sur le Terrorisme à Istanbul les 7–8 octobre 2025, co-organisée par la Turquie et l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>. Le Mali en a profité pour <em>« dénoncer le lien entre terrorisme et crime organisé, et de renforcer ses alliances diplomatiques contre les réseaux transnationaux ».</em> <a href="#post-8981-endnote-ref-113">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-114">TRT Afrika (2024). « Erdogan : La Turquie soutiendra le Mali dans sa lutte contre le terrorisme ». In <em>www.trtafrika.com.</em> 1<sup>er</sup> août 2024. <a id="post-8981-_Hlk213711617"></a>Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://www.trtafrika.com/francais/article/18190276" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.trtafrika.com/francais/article/18190276<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président turc Recep Tayyip Erdoğan a réaffirmé que la Turquie soutiendra le Mali dans sa lutte contre le terrorisme, en particulier dans les domaines de la sécurité, de l’énergie et de la technologie. Les autorités turques sont déterminées à faire progresser leurs coopérations avec le Mali dans tous les domaines, notamment la santé, l&rsquo;énergie, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;industrie, la technologie, l&rsquo;éducation et le commerce. <a href="#post-8981-endnote-ref-114">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-115">US State Department (2025). “Members – The Global Coalition To Defeat ISIS”. Coalition mondiale contre Daech<strong> &#8211; </strong>Site officiel – Global Coalition Against Daesh. In <em><a href="http://www.state.gov" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.state.gov<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.</em> Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.state.gov/the-global-coalition-to-defeat-isis-partners/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.state.gov/the-global-coalition-to-defeat-isis-partners/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-115">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-116">Global Coalition Against DAESH/ISIS (2022). « Joint Communiqué by Ministers of the Global Coalition to Defeat ISIS”. In <em>theglobalcoalition.org</em>. may 2022. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://theglobalcoalition.org/en/communique-global-coalition-morocco/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://theglobalcoalition.org/en/communique-global-coalition-morocco/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Communiqué officiel de la Coalition mondiale contre Daesh/ISIS (mai 2022, Marrakech) : les ministres ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la lutte contre Daesh/ISIS et ont souligné l’importance de l’Afrique dans cette stratégie. <a href="#post-8981-endnote-ref-116">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-117">Sambe. B. (2022). « Coalition mondiale contre Daech (EI) : la communauté internationale tiendra-t-elle ses promesses à l’Afrique ? » In numéro spécial. 12 mai 2022. Accédé le 20 octobre 2025. Voir <a href="https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/570-coalition-mondiale-contre-daech-ei-la-communaute-internationale-tiendra-t-elle-ses-promesses-a-l-afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://timbuktu-institute.org/index.php/toutes-l-actualites/item/570-coalition-mondiale-contre-daech-ei-la-communaute-internationale-tiendra-t-elle-ses-promesses-a-l-afrique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Timbuktu Institute : voir timbuktu-institute.org <a href="#post-8981-endnote-ref-117">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-118">Joscelin, T. (2024). “Wake Up Call: UN Security Council’s Report on ISIS and al-Qaeda”. In Just Security. <em><a href="http://www.justsecurity.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.justsecurity.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. 5 August 2024. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.justsecurity.org/98429/security-council-report-isis-qaeda/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.justsecurity.org/98429/security-council-report-isis-qaeda/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-118">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-119">État islamique (EI/ISIS/Daech) selon les estimations du Département de la Défense américain et de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> :Noyau principal Irak–Syrie : 5 000 à 15 000 combattants.Branches africaines :EIGS (Grand Sahara, Mali/Niger/Burkina) : plusieurs milliers.EI‑WA (Afrique de l’Ouest, Nigeria) : 3 000–5 000.EI‑Mozambique : quelques centaines. <a href="#post-8981-endnote-ref-119">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-120">Al‑Qaïda selon les estimations du Département de la Défense américain et de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> :Organisation décentralisée, avec des franchises régionales.Estimation globale : 20 000 à 30 000 combattants.Branches principales :AQAP (Yémen)<acronym title="Al-Qaïda au Maghreb islamique">AQMI</acronym>/JNIM (Sahel)
<p>Al‑Shabaab (Somalie)</p>
<p>AQIS (Asie du Sud) <a href="#post-8981-endnote-ref-120">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-121">Fondation pour la Recherche Stratégique (2025). « Note sur l’AES (octobre 2025) ». In <a href="http://www.frstrategie.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.frstrategie.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 15 novembre 2025. Voir <a href="https://www.frstrategie.org/publications/notes" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.frstrategie.org/publications/notes<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-121">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-122">International Crisis Group: en sélectionnant la région Sahel, on peut y trouver les rapports 2022–2025. Voir <a href="https://www.crisisgroup.org/crisiswatch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.crisisgroup.org/crisiswatch<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>ACLED (Armed Conflict Location &amp; Event Data Project) : données sur les effectifs et zones d’influence du JNIM et de l’EIGS au Mali et au Sahel. Voir <a href="https://acleddata.com/conflict-data/data-export-tool" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://acleddata.com/conflict-data/data-export-tool<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; les données pour le Mali, Burkina Faso, Niger et l’ensemble du Sahel sur la période 2022–2025. <a href="#post-8981-endnote-ref-122">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-123">UN Security Council (2025). “Thirty-fifth report of the Analytical Support and Sanctions Monitoring Team submitted pursuant to resolution 2734 (2024) concerning ISIL (Da’esh), Al-Qaida and associated individuals and entities [S/2025/71/Rev.1]”. In “Letter dated 6 February 2025 from the President of the Security Council acting in the absence of a Chair of the Security Council Committee pursuant to resolutions 1267 (1999), 1989 (2011) and 2253 (2015) concerning Islamic State in Iraq and the Levant (Da’esh), Al-Qaida and associated individuals, groups, undertakings and entities addressed to the President of the Security Council”. United Nations. S/2025/71/Rev.1 In <em>https://www.ecoi.net</em> 6 February 2025. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.ecoi.net/en/file/local/2122781/n2504159.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.ecoi.net/en/file/local/2122781/n2504159.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Bibliothèque numérique de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> : “Letter dated 6 February 2025 – 35th report on ISIL and Al‑Qaida (S/2025/71/Rev.1)”. Site du Conseil de sécurité – Comité 1267/1989/2253 : Monitoring Team Reports (inclut le 35ᵉ rapport de février 2025) <a href="#post-8981-endnote-ref-123">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-124">African Security Analysis (2025). “Situation report for West Africa and Sahel, February 2025”. In <a href="http://www.africansecurityanalysis.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.africansecurityanalysis.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 18 march 2025. Accessed 20 October 2025. Retrieved from <a href="https://www.africansecurityanalysis.org/reports/situation-report-for-west-africa-and-sahel-february-2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.africansecurityanalysis.org/reports/situation-report-for-west-africa-and-sahel-february-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-8981-endnote-ref-124">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-125">Mining.com (2025). “Barrick to pay Mali $430M to settle mine dispute”. In <em><a href="http://www.mining.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.mining.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></em>. 25 November 2025. Accessed 27 November 2025. Retrieved from https://www.mining.com/barrick-shares-surge-as-it-resolves-dispute-with-mali/ <a href="#post-8981-endnote-ref-125">↑</a></li>
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<li id="post-8981-endnote-129">Bah, T. (1999). <em>Les mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits en Afrique noire</em>. Paris : <acronym title="Organisation des Nations Unies pour l\'éducation, la science et la culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)">UNESCO</acronym>, 1999. <a href="#post-8981-endnote-ref-129">↑</a></li>
<li id="post-8981-endnote-130">Bah, T. (1999). Op. Cit. <a href="#post-8981-endnote-ref-130">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Mali, Sahel et instrumentalisation du terrorisme Global Africa Telesud (2025). « Pénurie de carburant: le Mali peut-il s&amp;#8217;en sortir ? » [1]. In Global Africa Telesud. Débat organisé par la Journaliste indépendante Samantha Ramsamy entre Seddik Abba, Président du Centre international d&amp;#8217;études et de réflexions sur le Sahel (CIRES) et Dr. [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="1025770" type="application/pdf" url="https://afrocentricity.info/files/2025/06/25e-forum-de-bamako-panel-1-souverainete-amaizo-nouvelle-geographie-du-sol-29-05-25-diff-09-06-25.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Mali, Sahel et instrumentalisation du terrorisme Global Africa Telesud (2025). « Pénurie de carburant: le Mali peut-il s&amp;#8217;en sortir ? » [1]. In Global Africa Telesud. Débat organisé par la Journaliste indépendante Samantha Ramsamy entre Seddik Abba, Président du Centre international d&amp;#8217;études et de réflexions sur le Sahel (CIRES) et Dr. [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Mali, Sahel et instrumentalisation du terrorisme Global Africa Telesud (2025). « Pénurie de carburant: le Mali peut-il s&amp;#8217;en sortir ? » [1]. In Global Africa Telesud. Débat organisé par la Journaliste indépendante Samantha Ramsamy entre Seddik Abba, Président du Centre international d&amp;#8217;études et de réflexions sur le Sahel (CIRES) et Dr. [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>Pourquoi faut-il s&amp;#8217;intéresser aux élections générales en Guinée-Bissau ?</title><link>https://amaizo.info/2025/11/26/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau/16793</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>Editorial</category><category>Politique</category><category>Revues de Presses</category><category>Afrique de l’Ouest</category><category>Guinée-Bissau</category><category>politique</category><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:02:29 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=8972</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<figure id="attachment_8973" aria-describedby="caption-attachment-8973" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8973" src="https://amaizo.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau-740x493-1.webp" alt="" width="740" height="493" /></a><figcaption id="caption-attachment-8973" class="wp-caption-text">La campagne électorale se déroule dans une tension, puisqu&rsquo;à la veille, plusieurs officiers supérieurs de l&rsquo;armée ont été mis aux arrêts pour tentative de coup d&rsquo;Etat.</figcaption></figure>
<p>Isidore Kouwonou<br />
Role,BBC News Afrique<br />
Reporting from<br />
Dakar</p>
<p style="text-align: right;">15 novembre 2025</p>
<p>La campagne électorale pour les élections générale, présidentielle et législatives, qui se tiennent le 23 novembre prochain, bat son plein en Guinée-Bissau. Douze candidats se sont lancés à l&rsquo;assaut des plus de 860 000 électeurs dans cette opération de charme pour solliciter leurs suffrages.</p>
<p>Ce double scrutin revêt une importance capitale pour ce pays lusophone d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, où la tension politique est ambiante, provoquée notamment par la méfiance entre le pouvoir et l&rsquo;opposition. L&rsquo;histoire du pays est marquée par des coups d&rsquo;Etat ou tentatives de coups d&rsquo;Etat qui ont parfois plongé le pays dans une instabilité politique.</p>
<p>Le président sortant Umaru Sissoco Embalo qui candidate pour sa propre succession en vue d&rsquo;un second mandat, a pour principal challenger l&rsquo;ancien chef d&rsquo;Etat José Mario Vaz, en l&rsquo;absence du principal opposant Domingos Simoes Pereira, revenu d&rsquo;un exil et dont la candidature a été rejetée par la Cour suprême.</p>
<p>M. Pereira dirige l&rsquo;historique Parti pour l&rsquo;indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC) qui a mené le pays à l&rsquo;indépendance et qui n&rsquo;a jamais manqué à un scrutin en Guinée-Bissau. C&rsquo;est son parti qui était majoritaire à l&rsquo;Assemblée nationale populaire dissoute en décembre 2023 par le président Embalo.</p>
<p>Depuis, la crise politique s&rsquo;est exacerbée dans le pays qui n&rsquo;a plus de député jusqu&rsquo;alors.</p>
<p>La campagne électorale se déroule dans une tension, puisqu&rsquo;à la veille, plusieurs officiers supérieurs de l&rsquo;armée ont été mis aux arrêts pour tentative de coup d&rsquo;Etat.</p>
<p>La Guinée-Bissau est également devenue une plaque tournante de trafic de drogue, selon des rapports d&rsquo;institutions de l&rsquo;<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, notamment l&rsquo;Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Et les coups d&rsquo;Etat ou tentatives de coup d&rsquo;Etat trouvent leur origine de ce trafic.</p>
<p>Le pays est aujourd&rsquo;hui à la recherche de solutions pour les tensions institutionnelles, la dissolution répétée de l&rsquo;Assemblée nationale et l&rsquo;instabilité politique chronique.</p>
<h3>Guinée-Bissau à la recherche d&rsquo;une stabilité politique et institutionnelle</h3>
<figure id="attachment_8974" aria-describedby="caption-attachment-8974" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau2.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8974" src="https://amaizo.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau2-740x492-1.webp" alt="" width="740" height="492" /></a><figcaption id="caption-attachment-8974" class="wp-caption-text">Des doutes subsistent autour de la nouvelle date des élections, mais la présidence de la République et la Commission nationale des élections (CNE) ont rassuré les bissau-guinéens qu&rsquo;elles auront lieu à la date prévue, le 23 novembre 2025.</figcaption></figure>
<p>Depuis décembre 2023, date pendant laquelle le président Umaru Sissoco Embalo a dissous l&rsquo;Assemblée nationale populaire, après une tentative de coup d&rsquo;Etat le 30 novembre 2023, la Guinée-Bissau est demeurée sans députés jusqu&rsquo;à ce jour. Les législatives prévues d&rsquo;abord en novembre 2014 ayant été reportées.</p>
<p>Des doutes subsistent autour de la nouvelle date des élections, mais la présidence de la République et la Commission nationale des élections (CNE) ont rassuré les Bissau-Guinéens qu&rsquo;elles auront lieu à la date prévue, le 23 novembre 2025.</p>
<p>A l&rsquo;issue de ce processus électoral, la Guinée doit pouvoir retrouver une stabilité politique et l&rsquo;installation des institutions fortes.</p>
<p>Pour le Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur général du Think Tank Afrocentricity basé à Vienne en Autriche, la vérité des urnes pourrait contribuer à la stabilité recherchée par ce pays.</p>
<p>« Le non-respect de la Constitution et de l&rsquo;alternance démocratique a conduit à une sorte d&rsquo;instabilité. Le problème, c&rsquo;est la période d&rsquo;après ces élections. Est-ce que la vérité des urnes sera respectée, surtout si on passe son temps à éliminer tous les autres candidats potentiels qui peuvent vraiment oser défier le président actuel ? ».</p>
<p>Il ajoute que la légitimité du double scrutin est donc engagée du moment où certains sont empêchés, ce qui déteint sur le pluralisme politique. Cette situation, poursuit-il, peut continuer par faire planer des risques de coup d&rsquo;Etat sur le pays comme l&rsquo;annonce qui a été faite la veille du démarrage de la campagne électorale.</p>
<h3>Gagner la lutte contre le trafic de drogue, l&rsquo;autre enjeu</h3>
<figure id="attachment_8975" aria-describedby="caption-attachment-8975" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau3.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8975" src="https://amaizo.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau3-740x493-1.webp" alt="" width="740" height="493" /></a><figcaption id="caption-attachment-8975" class="wp-caption-text">Des précédents présidents qui avaient dirigé la Guinée-Bissau depuis son indépendance, seul José Mario Vaz avait pu terminer son mandat en 2019. Les autres ont été soit assassinés au pouvoir, d&rsquo;autres renversés par des coups d&rsquo;Etat.</figcaption></figure>
<p>La Guinée-Bissau est considérée, selon l&rsquo;<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, comme la porte d&rsquo;entrée en Afrique de la Cocaïne en provenance d&rsquo;Amérique Latine et à destination de l&rsquo;Europe. Elle a été qualifiée comme étant un narco-Etat à l&rsquo;époque du président Malam Bacai Sanha (2009-2012).</p>
<p>Plusieurs tonnes de drogues avaient été saisies dans le pays. La dernière grande saisie remonte en septembre 2024 à l&rsquo;aéroport de Bissau où 2,6 tonnes de cocaïne avaient été trouvées dans un jet privé, escortés par cinq citoyens latino-américains.</p>
<p>Avec l&rsquo;arrivée au pouvoir du président Umaru Sissoco Embalo en 2020, le trafic de drogue semble diminuer dans le pays, selon la présidence bissau-guinéenne. Lors d&rsquo;une visite en France en 2021, il a déclaré que « Le trafic de drogue en Guinée-Bissau appartient au passé », faisant référence à la stratégie qu&rsquo;il a mise en place pour lutter contre le phénomène.</p>
<p>Des rapports de l&rsquo;Organisation des Nations unies ont accablé des proches du régime comme étant impliqués dans ce trafic.</p>
<p>Par deux fois de suite, la présidence a indiqué avoir déjoué une tentative de coup d&rsquo;Etat. Le premier en novembre 2023 qui a conduit à la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale populaire, le second, très récent, en début de ce mois de novembre 2025, notamment la veille du lancement de la campagne électorale pour la présidentielle et les législatives du 23 novembre.</p>
<p>Des précédents présidents qui avaient dirigé la Guinée-Bissau depuis son indépendance, seul José Mario Vaz avait pu terminer son mandat en 2019. Les autres ont été soit assassinés au pouvoir, d&rsquo;autres renversés par des coups d&rsquo;Etat. Malam Bacai Sanhá est quant à lui décédé au pouvoir en 2012.</p>
<p>Umaru Sissoco Embalo a désigné l&rsquo;influence des narco-trafiquants qui, selon lui, essaient de déstabiliser son pouvoir à cause « des décisions prises, notamment dans la lutte contre le trafic de drogue et la corruption ». De la lutte farouche qu&rsquo;il mène contre le phénomène, on cherche à l&rsquo;assassiner, « moi et tout mon cabinet ministériel ».</p>
<p>Le Directeur général du Think Tank Afrocentricity, lui, fait plutôt une liaison entre ces tentatives de coup d&rsquo;Etat et l&rsquo;instabilité politique et à la faiblesse des institutions de la République. Toutefois, il reconnaît que cette instabilité est aussi le fait de la corruption entretenue par des trafiquants de drogue dans le pays.</p>
<p>Le Dr Yves Ekoué Amaïzo reste quand même prudent sur la lutte contre ce trafic en Guinée-Bissau.</p>
<p>« Sur la lutte contre les trafics de drogue et la corruption, je suis un peu plus mitigé. Je pourrais dire qu&rsquo;il y a eu une amélioration quand même du nombre de saisies de la drogue qui passe par ce pays, notamment venant de l&rsquo;Amérique latine. Mais l&rsquo;enjeu, c&rsquo;est de savoir est-ce que cette amélioration est due au fait qu&rsquo;on attrape mieux les trafiquants ».</p>
<p>Pour lui, il est important d&rsquo;arriver à prouver que réellement le phénomène a diminué et que les dealers ont des difficultés à faire transiter les colis par ce pays. Il s&rsquo;inquiète du fait que le pays soit « une passoire autorisée ».</p>
<p>« De temps en temps, on en arrête quelques-uns pour sauver l&rsquo;image du pays à l&rsquo;international. Mais en réalité, on a eu une augmentation réelle d&rsquo;une passoire qui ne s&rsquo;est pas réduite, notamment pour la cocaïne venant de l&rsquo;Amérique latine et pour l&rsquo;Europe », dit-il.</p>
<p>Pour redorer le blason à ce pays et le rendre plus stable, loin de ces narco-trafiquants, le prochain président, a-t-il poursuivi, doit asseoir une véritable lutte contre le phénomène, en mettant un coup de pied dans la fourmilière « même au sein de ses proches ».</p>
<p>La réussite de cette lutte peut présager une stabilité pour le pays et permettre son essor économique avec la redistribution des richesses pour le bien-être de la population bissau-guinéenne.</p>
<h3>Renforcer l&rsquo;économie pour la redistribution des richesses et le recul de la pauvreté</h3>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau4.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-8976" src="https://amaizo.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau4-740x504-1.webp" alt="" width="740" height="504" /></a></p>
<p>La Guinée-Bissau est le 3e producteurs de noix de cajou en Afrique de l&rsquo;Ouest derrière la Côte d&rsquo;Ivoire et le Nigeria. En début de campagne cette année, 200 000 tonnes ont été prévues pour l&rsquo;exportation.</p>
<p>Mais déjà le bilan à mi-parcours de la saison fait état de 208 833 tonnes évacuées des zones de production vers Bissau, selon le Directeur général du Commerce extérieur, Lassana Fati. L&rsquo;Alliance africaine pour le cajou indique que la récolte d&rsquo;anacarde en Guinée-Bissau pourrait atteindre 260 000 tonnes en 2025, soit 18,1 % de plus que l&rsquo;année dernière.</p>
<p>La noix de cajou, principal produit d&rsquo;exportation, fait la richesse du pays et contribue à l&rsquo;essor de son économie. Selon les données de la Banque centrale des Etats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (<acronym title="Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest">BCEAO</acronym>), les exportations de la matière première ont généré 132,8 milliards de francs <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> (219,3 millions de dollars) en 2023, soit 93 % des recettes d&rsquo;exportations totales du pays.</p>
<p>Les noix de cajou forment l&rsquo;essentiel du produit intérieur (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) de la Guinée-Bissau. Et ces 5 dernières années, l&rsquo;économie du pays se porte relativement bien selon Dr Amaïzo qui se réfère au dernier rapport du Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>) sur le pays.</p>
<p>« Sur la base du dernier rapport du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> sur les avancées de la richesse de ce pays ou de produits intérieurs bruts, il faut reconnaître que dans les cinq ou six dernières années, le taux de croissance est resté plus ou moins stable autour de 4,8 ou 5 % ».</p>
<p>Il ajoute qu&rsquo;il y a « une gestion qui tient la route et qui peut même s&rsquo;améliorer puisqu&rsquo;on annonce pour 2025 et 2026 surtout, un taux de croissance qui pourrait monter à 7 % ».</p>
<p>Il reconnaît également que le président sortant, Umaru Sissoco Embalo est l&rsquo;auteur de cette création de richesses dans le pays durant son premier mandat. Seulement, ces richesses ne profitent pas aux bissau-guinéens qui continuent de vivre dans l&rsquo;extrême pauvreté.</p>
<p>« Le problème n&rsquo;est pas tellement de créer de la richesse, c&rsquo;est plutôt la redistribution de cette richesse vers des populations qui restent, malgré tout, pauvres. Et ça pose un problème de fond pour un pays comme la Guinée-Bissau », affirme le Dr Yves Amaïzo qui regrette l&rsquo;affaiblissement du pouvoir d&rsquo;achat dans le pays.</p>
<p>Les chiffres de la Banque Mondiale sont sans appel : plus de 64 % des Bissau-Guinéens vivent dans la pauvreté. Le manque de progrès et de développement, la faiblesse du tissu social avec les familles qui n&rsquo;arrivent pas à joindre les deux bouts ne reflètent pas la croissance économique qu&rsquo;on assigne à ce pays.</p>
<p>Le prochain président de la République doit véritablement corriger ces inégalités si tant est que le pays se porte économiquement bien, selon l&rsquo;expert. La richesse doit profiter à tout le monde pour éviter que l&rsquo;instabilité politique entretenue par les coups d&rsquo;Etat et les tentatives de coup d&rsquo;Etat ne continuent.</p>
<p>« C&rsquo;est possible que des gens qui souffrent de la pauvreté et qui n&rsquo;ont plus rien à perdre se révoltent et qu&rsquo;une armée se mette du côté de ces gens-là et contribue à une difficulté dans ce pays », analyse le Directeur général de Afrocentricity.</p>
<p>Le prochain dirigeant de ce pays a l&rsquo;obligation de faire face sérieusement à la corruption et à la mal gouvernance qui le retardent.</p>
<h3>Garant de la stabilité dans la région ?</h3>
<figure id="attachment_8977" aria-describedby="caption-attachment-8977" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau5.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8977" src="https://amaizo.info/files/2025/11/pourquoi-faut-il-sinteresser-aux-elections-generales-en-guinee-bissau5-740x466-1.webp" alt="" width="740" height="466" /></a><figcaption id="caption-attachment-8977" class="wp-caption-text">Pour Dr Yves Amaïzo, la Guinée-Bissau, voisin du Sénégal, a intérêt à ce que cette crise prenne fin « connaissant la difficulté qu&rsquo;il y a aussi d&rsquo;avoir des réfugiés chez soi ».</figcaption></figure>
<p>La Guinée-Bissau, quel que soit son statut, joue un rôle dans la résolution des crises dans la sous-région ouest-africaine, notamment la crise casamançaise au Sud du Sénégal, son voisin immédiat.</p>
<p>C&rsquo;est grâce à la médiation du président Umaru Sissoco Embalo que le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et l&rsquo;Etat du Sénégal représenté par son Premier ministre Ousmane Sonko, ont signé un accord sur le retour de la paix dans la région le 25 février dernier, consolidant les acquis déjà engrangés ces dernières années.</p>
<p>« On ne peut pas jouer avec la stabilité du Sénégal en Guinée-Bissau, quel que soit le président de la République. De même, le Sénégal ne peut pas jouer avec la stabilité de la Guinée-Bissau, quel que soit le président de la Guinée. », a déclaré le président Embaló.</p>
<p>Pour Dr Yves Amaïzo, la Guinée-Bissau, voisin du Sénégal, a intérêt à ce que cette crise prenne fin « connaissant la difficulté qu&rsquo;il y a aussi d&rsquo;avoir des réfugiés chez soi ».</p>
<p>« Il vaut mieux trouver un système de paix, notamment avec le changement politique qu&rsquo;il y a eu au Sénégal, pour trouver un minimum de paix. Je pense que c&rsquo;est plutôt vers cette trajectoire qu&rsquo;il (Ndlr, Umaru Sissoco Embalo) devrait continuer avec le Sénégal », souligne-t-il.</p>
<p>Mais la Guinée-Bissau, après ces élections, doit faire beaucoup d&rsquo;effort sur le plan interne pour s&rsquo;imposer sur le plan régional et influencer même les décisions. Et on verra s&rsquo;il retrouve cette stabilité souhaitée après ces élections, selon l&rsquo;analyste.</p>
<p>Isidore Kouwonou</p>
<p>Source : <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cjr0v32jdppo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">bbc.com/afrique/articles/cjr0v32jdppo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Isidore Kouwonou Role,BBC News Afrique Reporting from Dakar 15 novembre 2025 La campagne électorale pour les élections générale, présidentielle et législatives, qui se tiennent le 23 novembre prochain, bat son plein en Guinée-Bissau. Douze candidats se sont lancés à l&amp;#8217;assaut des plus de 860 000 électeurs dans cette opération de charme pour solliciter leurs suffrages. [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author></item></channel></rss>