<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>amaizo.info</title><description>Le savoir au service de l'interdépendance</description><managingEditor>noemail@noemail.org (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</managingEditor><pubDate>Sat, 1 Aug 2026 22:24:40 GMT</pubDate><generator>WordPress https://wordpress.org/</generator><link>https://amaizo.info/</link><language>en-us</language><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:image href="http://amaizo.info/blog/wp-content/uploads/icons/logo-amaizo.info-google3.png"/><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords><itunes:summary>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:summary><itunes:subtitle>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:subtitle><itunes:category text="News &amp; Politics"/><itunes:owner><itunes:email>infos@amaizo.info</itunes:email></itunes:owner><item><title>CAPITALISER SUR LE PLUS GRAND ÉCHEC DU SYSTÈME GNASSINGBÉ : Opter pour un recours en révision auprès de la CJ-CEDEAO</title><link>https://amaizo.info/2026/08/02/capitaliser-sur-le-plus-grand-echec-du-systeme-gnassingbe-opter-pour-un-recours-en-revision-aupres-de-la-cj-cedeao/17049</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>4e à 5e République</category><category>Constitution togolaise</category><category>Cour de Justice de la CEDEAO</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Diaspora Togolaise</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Ligue togolaise des Droits de l’Homme (LTDH)</category><category>RCDTI</category><category>Recours en révision</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Sat, 1 Aug 2026 22:17:32 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21581</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/08/rcdti-et-cvu-togo-diaspora-capitaliser-graphique-02-08-26-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21584" src="https://amaizo.info/files/2026/08/rcdti-et-cvu-togo-diaspora-capitaliser-graphique-02-08-26-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 2 AOÛT 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>0. INTRODUCTION : RICHESSES NATIONALES DÉTOURNÉES VERS LA GALAXIE GNASSINGBÉ</h3>
<p>Faure Gnassingbé, Président du conseil des ministres sans assise populaire inclusive, refuse que l’Etat du Togo se présente devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour répondre aux multiples violations du droit dont il est l’auteur. Le système politique qu’il préside a réussi la prouesse entre 2005 et 2026, soit 21 ans, de laisser plus de 45 % des Togolais sous le seuil de pauvreté, tout en démultipliant les inégalités. Ainsi, si l’on devait accorder quelque crédit à sa vision 2040<sup><a id="post-21581-endnote-ref-1" href="#post-21581-endnote-1">[1]</a></sup>, il convient de le questionner afin qu’il explique par quels artifices il pourra réaliser sa promesse de <em>« doubler le niveau de vie moyen et ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % d&rsquo;ici 2040 » </em>?</p>
<p>Rappelons que cette vision 2040 se fait principalement grâce à des accords de financement avec les institutions de Bretton-Woods, notamment la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym><sup><a id="post-21581-endnote-ref-2" href="#post-21581-endnote-2">[2]</a></sup>. Au moins cinq accords de financement totalisant 429 millions de dollars US (257,4 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>) avaient été signés le 16 juillet 2026 pour soutenir la Vision 2040. Le Togo s’organise pour que des ressources externes viennent soutenir son développement. Mais il est surprenant que ces mêmes institutions ne posent jamais publiquement la question de savoir la destination effective du produit des ressources togolaises, entre autres par exemple celles issues du Port autonome de Lomé ? Pourquoi avalisent-elles sans sourciller tant d’opacité ? Pourquoi la vérité des comptes publics et la redevabilité envers le Peuple est un problème pour Faure Gnassingbé, ses militaires et ses affidés ?</p>
<p>Autrement dit, qui au Togo peut encore croire que Faure Gnassingbé et son équipe peuvent doubler le niveau de vie des citoyens togolais entre 2026 et 2040<sup><a id="post-21581-endnote-ref-3" href="#post-21581-endnote-3">[3]</a></sup> ?</p>
<p>Certainement pas la grande majorité du Peuple à qui il a supprimé le droit de choisir au suffrage universel le Président de la République et encore moins le Président du Conseil, dans le cadre d’une nouvelle Constitution, dite de la 5<sup>e</sup> République, entachée de tant d’irrégularités.</p>
<p>Juridiquement, cette promesse viole le principe de la confiance du Peuple, autrement dit, la bonne foi contractuelle de l’article 1104 du Code civil OHADA qui stipule qu’un <em>« État s&rsquo;engage sans capacité d&rsquo;exécution ».</em> Pendant plus de deux décennies, les richesses nationales ont été détournées dans l&rsquo;opacité totale, alors que la dette publique par habitant est passée de 332 USD<sup><a id="post-21581-endnote-ref-4" href="#post-21581-endnote-4">[4]</a></sup> à 738 USD<sup><a id="post-21581-endnote-ref-5" href="#post-21581-endnote-5">[5]</a></sup>, soit + 122 % d&rsquo;endettement pour financer des contrats opaques et des projets fantômes<sup><a id="post-21581-endnote-ref-6" href="#post-21581-endnote-6">[6]</a></sup>. La défense s’adjuge plus de 10 % du budget national (138,5 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> en 2025) sans compter les opérations hors budget, contre 8,7 % pour la santé (114 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>). Cette situation viole au moins deux positions officielles de l’Etat togolais :</p>
<ul>
<li>l&rsquo;engagement d&rsquo;Abuja d’atteindre au moins 15 % du budget pour la santé, avec en filigrane les objectifs de développement durable (volet santé) des Nations Unies ; et</li>
<li>l&rsquo;article 12 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) que le Togo a ratifié en 1983.</li>
</ul>
<p>En mettant ces deux éléments en perspective, force est de constater que le système politico-économique de Faure Gnassingbé s’est construit sur un processus institutionnalisé de corruption et d&rsquo;impunité, ce qui a eu pour effet de transformer l&rsquo;État en une machine à enrichir une élite ésotérique-militaro-civile avec l’appui d’agents étrangers privés et publics, pendant que les citoyens togolais y compris la Diaspora sont condamnés à payer une dette, dont elles et ils n’ont jamais pu constater dans leur quotidien, les réalisations concrètes en termes d’infrastructures et de politiques sociales efficientes et protectrices.</p>
<p>Il est donc utile de s’interroger, non plus sur tous les échecs cachés et payés sur le dos du contribuable togolais, tant il sera difficile d’obtenir la transparence des comptes publics autant que l’Etat Gnassingbé perdurera, mais de s’appesantir et de capitaliser sur ce qui pourrait être considéré comme le plus grand échec du régime Gnassingbé, qui lui vaut la perte de confiance de la grande majorité de la population togolaise, dans la perspective d’une transition préparant une véritable alternative politique.</p>
<h3>1. ÉCHEC MAJEUR DE L’ÉTAT GNASSINGBÉ : LE CHANGEMENT INCONSTITUTIONNEL DE GOUVERNEMENT ET LA RÉFORME DITE « CONSTITUTIONNELLE » DE 2024</h3>
<p>Sans vouloir s’attarder sur les prises de pouvoir ou leur continuation par des coups d’Etats militaires ou constitutionnels en 2005, 2010, 2015 et 2020, le plus grand échec reproché au régime de Faure Gnassingbé en 2026 est sa réforme constitutionnelle de 2024, qualifiée par la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de <em>« changement inconstitutionnel de gouvernement<sup><a id="post-21581-endnote-ref-7" href="#post-21581-endnote-7">[7]</a></sup> »,</em> car elle a permis de contourner la limitation des mandats présidentiels et de maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir<sup><a id="post-21581-endnote-ref-8" href="#post-21581-endnote-8">[8]</a></sup>. Il n’a donc nullement été question de s’occuper des préoccupations du Peuple togolais.</p>
<p>Cette réforme mérite d’être considérée comme un échec majeur pour les principales raisons suivantes :</p>
<ul>
<li>Contournement de la limitation des mandats : La réforme constitutionnelle adoptée le 25 mars 2024 a modifié le mode d’élection et les règles de mandat, permettant à Faure Gnassingbé de rester à la tête de l’exécutif au-delà des limites précédemment prévues.</li>
<li>Condamnation par la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Dans un arrêt du 29 janvier 2026, la Cour a estimé que cette réforme constituait un « changement inconstitutionnel de gouvernement » au sens de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.</li>
<li>Argument juridique et politique pour l’opposition : Bien que la Cour n’ait ni annulé la Constitution, ni prononcé de sanctions, cet arrêt a offert à l’opposition togolaise un argument majeur pour contester la légitimité du maintien de Faure Gnassingbé au sommet de l’exécutif.</li>
</ul>
<p>Autres échecs fréquemment cités en 2026</p>
<p>Outre cette réforme constitutionnelle, plusieurs critiques récurrentes sont formulées à l’encontre du régime :</p>
<ul>
<li>Promesses non tenues : Emploi des jeunes, pouvoir d’achat, coût de la vie et réduction de la pauvreté sont des domaines où les résultats sont jugés très controversés, assurément médiocres, nonobstant quelques progrès minimalistes affichés, sans effet sur le terrain en termes d’infrastructures. En effet, il suffit de chercher à trouver le caniveau ou le réseau d’égouts lors des travaux d’infrastructures routiers au Togo pour s’apercevoir que souvent ils n’existent pas réellement, alors que le budget afférent a pourtant été « décaissé ». Les populations sont condamnées systématiquement à se déplacer dans l’eau et la boue par temps de pluies intenses provoquant des inondations de plus en plus importantes et fréquentes suite aux changements climatiques ;</li>
<li>Gouvernance et légitimité : Manque de légitimité<sup><a id="post-21581-endnote-ref-9" href="#post-21581-endnote-9">[9]</a></sup>, carences de gouvernance et incapacité à offrir un modèle exemplaire aux jeunes générations sont des reproches récurrents de l’opposition et de la société civile.</li>
<li>Vision 2030 / Vision 2040 : De nombreux observateurs indépendants et avertis critiquent l’incohérence des programmes et des chiffres avancés, accusant le régime de « duper les Togolais » avec des promesses non concrétisées<sup><a id="post-21581-endnote-ref-10" href="#post-21581-endnote-10">[10]</a></sup>.</li>
</ul>
<p>En résumé, l’échec constitutionnel de 2024–2026, sanctionné par la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, est perçu comme le plus grand échec politique du régime, car il remet en cause sa légitimité démocratique et alimente les tensions politiques internes et lui faire perdre le peu de crédibilité dont il pouvait disposer au niveau sous-régional et africain, voire international. À tel point, que Faure Gnassingbé a soigneusement évité de se rendre au dernier sommet des Chefs d’Etat de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> du 19 juillet 2026, qui a porté sur <em>« l’avenir de l’intégration régionale »</em> et a coïncidé avec la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Il a préféré se faire représenter par son ministre des affaires étrangères, à ceci près que celui-ci <em>ès qualité</em> ne disposait pas de la capacité juridique de pouvoir délibérer à huis clos avec les Chefs d’Etat présents.</p>
<p>En l’absence de demande de révision de la décision de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui n’oblige nullement Faure Gnassingbé à corriger l’anticonstitutionnalité unilatérale de sa fonction de Président du Conseil et celle de son gouvernement, deux autres recours contentieux de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA auprès de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ont pour objet d’amener la Cour de Justice à ne pas se substituer à un Etat togolais qui refuse de venir défendre ses positions devant une juridiction sous-régionale. Laquelle juridiction ne se résout pas à dire le droit en « omettant » de condamner un Etat qui refuse de répondre de manière contradictoire à des demandes formulées par des requérants, niant ainsi le droit international comme le droit régional, sans compter le pied de nez fait à la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Cet acte est un véritable outrage qui correspond à un manque de respect grave, une insulte symbolique et un geste de mépris et d’arrogance vis-à-vis des juges de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h3>2. REJET DE LA DÉCISION DE LA COUR DE JUSTICE DE LA <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> PAR l’ÉTAT GNASSINGBÉ</h3>
<p>L’arrêt de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qualifiant la réforme constitutionnelle togolaise de 2024 de <em>« changement inconstitutionnel de gouvernement »</em> a eu un impact significatif, mais contrasté, sur les relations entre le Togo et l’organisation régionale, mais aussi sur l’opposition togolaise et les représentants de la société civile demandant à l’Etat de s’expliquer. Or, ce qu’il faut retenir est que l’Etat togolais refuse de dialoguer quand il y a un témoin comme la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p>Mais ce même Etat se garde d’officialiser sa position devant des juges et se contente de faire le « buzz » sur la base d’interprétations nauséabondes de la décision des juges de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. En effet, les juges n’ont jamais mis en cause la Constitution togolaise. Par contre, ils ont bien constaté que le Togo a ratifié et adopté plusieurs textes de loi au niveau international, régional et sous-régional par lesquels il s’est engagé à respecter sa propre constitution et aussi à accepter le verdict du Peuple togolais en le convoquant par la voie électorale du référendum pour modifier la Constitution.</p>
<p>Or, sous Faure Gnassingbé, jamais la Constitution du Togo n’a été modifiée en respectant le parallélisme des formes juridiques, à savoir, la Constitution originelle de 1992 ayant été approuvée par près de 98 % de la population togolaise par voie de référendum, elle ne peut être modifiée qu’avec la même procédure pour obtenir l’aval du Peuple togolais et en aucun cas être modifiées par la seule voie parlementaire. C’est pourtant, qu’a fait Faure Gnassingbé au cours des trois dernières révisions ou changements constitutionnels. Lui et ses amis ont choisi de :</p>
<ul>
<li>contourner, de doubler et de mettre de côté le Peuple togolais », une véritable trahison de la confiance envers le Peuple togolais ;</li>
<li>de passer outre la volonté du peuple togolais en foulant au pied la souveraineté du Peuple togolais ; et</li>
<li>de bafouer la volonté populaire togolaise tout en spoliant le Peuple togolais de son droit constitutionnel.</li>
</ul>
<p>Si Faure Gnassingbé croit qu’il peut <em>« mettre le Peuple togolais dans sa poche » </em>en neutralisant toute volonté du Peuple togolais de s’exprimer au suffrage universel en l’évinçant du processus décisionnel, il se trompe lourdement.</p>
<p>Le passage de la 4<sup>e</sup> à la 5<sup>e</sup> République est la réforme constitutionnelle de trop. Il ne s’agit là de rien d’autre que d&rsquo;une tentative cynique de bafouer la souveraineté du peuple togolais avec un seul objectif, perpétuer la dynastie Gnassingbé au pouvoir. Or, c’est semble-t-il la goutte qui a fait déborder le vase de la colère du Peuple togolais. Cela ne pourra pas rester sans conséquences. Si Faure Gnassingbé pense avoir réduit au silence le Peuple togolais y compris sa Diaspora en supprimant l&rsquo;élection présidentielle au suffrage universel direct, il risque de voir le Peuple s’exprimer autrement, que ce soit dans la rue ou par d’autres voies dont l’Afrique détient le secret.</p>
<h3>3. FAURE GNASSINGBÉ REFUSE LE DIALOGUE DEVANT LA CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ET CRIE À l’INGÉRENCE POLITIQUE</h3>
<p>On assiste en fait à un véritable bras de fer politique et diplomatique avec le rejet de l’arrêt de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> par l’Etat Gnassingbé. Le gouvernement togolais a officiellement rejeté, volontairement hors du cadre judiciaire de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, la décision de la Cour, dénonçant une <em>« ingérence »</em> dans ses affaires intérieures<sup><a id="post-21581-endnote-ref-11" href="#post-21581-endnote-11">[11]</a></sup>.</p>
<p>Cela a eu pour conséquences de raviver les tensions internes structurelles avec les débats politiques et les critiques de l’opposition<sup><a id="post-21581-endnote-ref-12" href="#post-21581-endnote-12">[12]</a></sup>, qui réclame une transition ou des corrections constitutionnelles<sup><a id="post-21581-endnote-ref-13" href="#post-21581-endnote-13">[13]</a></sup>.</p>
<p>Il y a une forme de déflagration régionale car l’arrêt est perçu comme un message envoyé à tous les chefs d’États de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, espace régional au sein duquel la question des changements constitutionnels et de la limitation des mandats sont des points sensibles notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, etc.). Cette décision, si d’autres n’intervenaient pas, crée de facto une jurisprudence régionale potentielle permettant à un Etat de ne plus respecter les textes juridiques auxquels il a souscrit y compris à l’international comme au plans régional et africain.</p>
<h3>4. POSITION DES REQUÉRANTS ET DE L&rsquo;OPPOSITION POLITIQUE TOGOLAISE SUR L&rsquo;ARRÊT DE LA <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<h4>4.1 Position des requérants (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> et société civile)</h4>
<p>La Ligue Togolaise des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) et les 12 autres parties requérantes (organisations de la société civile, partis politiques) ont salué l&rsquo;arrêt comme une « victoire d&rsquo;étape » majeure. Elles considèrent que :</p>
<ul>
<li>la Cour a validé leurs contestations formulées depuis 2024 contre la réforme constitutionnelle ;</li>
<li>la décision confirme que la révision était incompatible avec les principes démocratiques de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (article 23) ;</li>
<li>le caractère « inconstitutionnel » du changement de gouvernement donne une base juridique pour exiger une transition politique.</li>
</ul>
<p>Mais, pour le moment, les requérants ne semblent pas pressés pour déposer un recours en révision sur les dysfonctionnements graves de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym><sup><a id="post-21581-endnote-ref-14" href="#post-21581-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<h4>4.2 Position d’une partie de l&rsquo;opposition politique togolaise</h4>
<p>L&rsquo;opposition, regroupée notamment autour des principaux partis d’opposition dans le cadre du nouveau Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC<sup><a id="post-21581-endnote-ref-15" href="#post-21581-endnote-15">[15]</a></sup>) comprenant entre autres (liste non exhaustive) l&rsquo;Alliance nationale pour le changement (<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>), le Front « Touche pas à ma Constitution », a adopté une position ferme en saluant l’arrêt de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> comme une <em>« victoire d&rsquo;étape »</em> et un <em>« coup sévère à la légitimité politique du nouveau dispositif constitutionnel<sup><a id="post-21581-endnote-ref-16" href="#post-21581-endnote-16">[16]</a></sup> »</em></p>
<p>Ce rassemblement de l’opposition tend à exiger une transition politique pour « refonder les bases de la République et restaurer la souveraineté populaire » puisqu’il y a été constaté que la réforme unilatérale du passage de la 4<sup>e</sup> à la 5<sup>e</sup> République a été considérée par la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> comme effectuée en violation de l’article 23 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples », ce qui revient à justifier un « changement inconstitutionnel de gouvernement », ce qui n’est autre, indirectement, que la définition d’un véritable coup de force, voire un coup d’Etat constitutionnel.</p>
<p>Les signataires de cette opposition regroupée ont proposé une déclaration conjointe le 25 juin 2026 dans laquelle ils :</p>
<ul>
<li>rappellent que la décision de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est une <em>« reconnaissance internationale de l&rsquo;illégitimité de la réforme » ;</em></li>
<li>appellent à « un dialogue national pour une transition politique inclusive » ;</li>
<li>exigent « le retour à l&rsquo;ordre constitutionnel antérieur (Constitution de 1992 révisée) » ; et</li>
<li>demandent « aux partenaires internationaux (<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Union africaine, bailleurs de fonds) de soutenir cette transition ».</li>
</ul>
<p>Cette position partagée par la grande majorité du Peuple togolais est en contradiction totale avec la position du gouvernement de Faure Gnassingbé. En effet, l’Etat togolais rejette l&rsquo;arrêt en le qualifiant d&rsquo;« ingérence » et souligne que la Cour n&rsquo;a ni annulé ni suspendu la réforme. En effet, la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a demandé à l’Etat togolais de corriger la situation, autrement dit d’annuler, de suspendre la réforme et surtout de considérer que les actes pris au cours de la période « illégale » sont nuls et non avenus.</p>
<p>L’opposition togolaise insiste sur le fait que la qualification de « changement inconstitutionnel de gouvernement » suffit à elle-seule à invalider la légitimité du régime actuel et que le Gouvernement doit prendre des mesures correctives conformes à l&rsquo;arrêt. Mais la garantie de non-répétition que propose la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> n’engage que la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et n’est pas contraignante.</p>
<p>De fait, en ne prenant pas la décision de relancer un recours en révision pour amener la Cour de Justice à prendre des mesures plus contraignantes et surtout à corriger une partie importante d’erreurs de droit de la part de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, cette opposition et les requérants risquent de ne jamais plus obtenir la possibilité d’avoir une « concertation » juridique devant des juges impartiaux de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p>S’il est vrai que la pression diplomatique doit être maintenue pour forcer une transition, rien n’est moins sûr que les « diplomates » accrédités au Togo aient une quelconque volonté de faire pression sur le régime Gnassingbé afin qu’il respecte les engagements de l’Etats du Togo, encore moins de le faire partir.</p>
<p>En définitive, si ce regroupement de l’opposition et de la société civile togolaises, voit dans cet arrêt un levier juridique et politique pour exiger une transition, alors que le Gouvernement Gnassingbé n’y voit qu’un moyen de minimiser l&rsquo;impact médiatique et non juridique de la décision de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Il y a donc comme un quiproquo puisque l’absence d&rsquo;annulation formelle de la réforme constitutionnelle risque d’être validée en l’absence de tout recours en révision devant la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> par les mêmes requérants.</p>
<h3>5. IMPACTS CONCRETS SUR LES RELATIONS TOGO – <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Il y a au moins trois impacts pour le Togo des Gnassingbé malgré la minimisation des faits. Ne pas respecter la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> alors qu’on est membre fondateur relève de l’hypocrisie juridique. La conséquence risque d’être alternativement un isolement, une perte de légitimité internationale et des risques de sanctions indirects.</p>
<h4>5.1 L’isolement diplomatique croissant</h4>
<p>Le Togo est de plus en plus décrit comme « l’épine dans le pied de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> », avec des relations refroidies avec plusieurs voisins (Ghana, Bénin, Côte d’Ivoire, Nigeria). La position ambiguë du Togo avec les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel qui se méfient et refusent d’intégrer le Togo à cette alliance en dit long<sup><a id="post-21581-endnote-ref-17" href="#post-21581-endnote-17">[17]</a></sup>.</p>
<p>Le rôle de Faure Gnassingbé au sein de l’organisation est désormais contesté, ce qui fragilise sa capacité à jouer les médiateurs ou facilitateurs ou à peser dans les décisions communautaires. Ce rôle de médiateur a systématiquement été contesté puisqu’au sein de l’AES, le Togo demeure un agent et un bras avancé de puissances étrangères à l’Afrique.</p>
<h4>5.2 Perte de légitimité internationale</h4>
<p>Sur le plan diplomatique, l’arrêt affaiblit la position du Gouvernement togolais face aux partenaires internationaux et aux bailleurs de fonds, qui pourraient se montrer de plus en plus attentifs aux critiques de l’opposition<sup><a id="post-21581-endnote-ref-18" href="#post-21581-endnote-18">[18]</a></sup>. Cela a pour conséquence de compliquer les négociations et peut influencer l’octroi de financements ou de soutiens politiques dans des dossiers régionaux. Mais, il y a surtout un problème de fuite en avant de Faure Gnassingbé, lequel a préféré rester en retrait pour assister à un évènement relevant du folklore populaire togolais sans trouver un interstice de temps pour assister au dernier sommet des chefs d’Etat de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h4>5.3 Risque de représailles (théorique pour l’instant)</h4>
<p>Les risques de sanctions de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sont quasi-nulles. Celle de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sous la présidence sénégalaise sont quasi-inexistantes. Il ne resterait que des risques de représailles de ceux qui sont les victimes des actes posés par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et du Gouvernement Gnassingbé. En effet, la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dispose, en théorie, de la possibilité de sanctionner un État qui ignore de manière répétée et flagrante les décisions de sa Cour.</p>
<p>Il existe des sanctions politiques, des suspensions, des mesures économiques, sauf que cette même <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, considérée par les peuples d’Afrique de l’Ouest comme un « syndicat des chefs d’Etat », peine à se faire hara-kiri. De fait et concrètement, aucune sanction formelle n’a été annoncée. Le risque existe que le Togo continue à se positionner comme un Etat qui ne considère pas les intérêts de l’ensemble de son peuple mais uniquement les intérêts de ceux qui gouvernent qui sont les affidés du système Gnassingbé. Surtout lorsque ces derniers défendent en priorité les intérêts étrangers avant les intérêts du Peuple togolais.</p>
<h4>5.4 Limites de l’impact juridique direct</h4>
<p>La Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> n’a pas le pouvoir d’annuler une Constitution nationale et n’a jamais exigé cela. La Cour n’a pas non plus le pouvoir de destituer des dirigeants. Son arrêt a une force déclarative et politique, mais pas d’exécution automatique au Togo. Autrement dit, sans un recours en révision de la part des requérants, et tant que la décision sur les deux autres recours contentieux sur l’inconstitutionnalité de Faure Gnassingbé d’une part, et de l’inconstitutionnalité de la réforme constitutionnelle d’autre part, n’auront pas prospéré, il faut croire que sur le terrain, c’est bien la réforme de 2024 et la 5<sup>e</sup> République togolaise qui restent en vigueur. L’adage « le chien aboie, la caravane passe… » illustre parfaitement à l’attitude de Faure Gnassingbé ? Une lutte juridique se poursuit jusqu’à la décision finale sinon les victoires d’étapes n’auront comme effet principal que de demeurer symboliques, voire fictives.</p>
<h3>6. CONCLUSION : ON N’ARRÊTE PAS UNE ACTION JURIDIQUE AVANT D’AVOIR EPUISÉ TOUTES LES VOIES DE RECOURS</h3>
<p>En définitive, l&rsquo;arrêt de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, pour la première fois depuis des décennies, porte un coup, lorsqu’il remet en cause la légitimité du régime Gnassingbé ! Mais son efficacité reste entravée par l&rsquo;absence de prononcé de mesures d&rsquo;exécution. L&rsquo;impact politique est cependant fort : Faure Gnassingbé est désormais un paria régional, isolé et contesté.</p>
<p>Quant à l&rsquo;impact juridique ? il demeure dérisoire en l’absence de recours en révision. La réforme inconstitutionnelle de 2024 continue de s&rsquo;appliquer, foulant au pied la souveraineté du Peuple togolais.</p>
<p>Enfin, s’il fallait compter sur l&rsquo;impact de l’action diplomatique, il faudrait attendre que <em>« les coqs aient des dents en or »</em> au Togo. En effet, le Togo est devenu l&rsquo;État voyou de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, en sursis avant des sanctions inévitables. Face à cette impasse, l&rsquo;urgence est absolue : les requérants (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>, société civile, CNCC) doivent saisir immédiatement la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> d&rsquo;un recours en révision pour :</p>
<ul>
<li>corriger les erreurs de droit de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ;</li>
<li>demander l&rsquo;exécution de l&rsquo;arrêt et la condamnation de l’Etat du Togo absent au procès ;</li>
<li>exiger des sanctions contre l’Etat togolais du système Gnassingbé, afin d’ouvrir la voie à des négociations qui pourront aboutir à la mise en place d’une troisième voie, celle reposant sur un projet de transition politique et citoyenne.</li>
</ul>
<p>Sans ce recours en révision, la « victoire d&rsquo;étape » ne restera qu&rsquo;une humiliation supplémentaire et un bras d’honneur vigoureux du système Gnassingbé à l’égard du Peuple togolais bafoué, une moquerie de plus à l’adresse de ceux qui ont déjà tout perdu.</p>
<p>Comme le dit le proverbe africain : <em>« Quand les éléphants se battent, c&rsquo;est l&rsquo;herbe qui souffre ».</em> Aujourd&rsquo;hui, le peuple togolais est cette herbe piétinée entre les luttes de pouvoir, et seul un recours en révision devant la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pourra mettre fin à cette agonie démocratique.</p>
<h3>7. RECOMMANDATION : INDISPENSABLE RECOURS EN RÉVISION AUPRÈS DE LA CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA recommandent aux parties requérantes (Ligue Togolaise des Droits de l&rsquo;Homme et douze autres parties (notamment <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>, CNCC, société civile) d’introduire, dans les plus brefs délais, un recours en révision ou un recours en interprétation devant la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, conformément aux articles 93 du Règlement de la Cour et 32 du Protocole A/P.1/7/91.</p>
<p><strong>7.1 le fondement juridique :</strong></p>
<ul>
<li>L&rsquo;arrêt du 29 janvier 2026 (Aff. n° ECW/CCJ/APP/15/24) a qualifié la réforme constitutionnelle de <em>« changement inconstitutionnel de gouvernement »</em> mais n&rsquo;a pas prononcé de mesures contraignantes d&rsquo;exécution ;</li>
<li>Les articles 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) et 77 du Protocole de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur la démocratie et la bonne gouvernance imposent à la Cour de veiller à l&rsquo;exécution de ses décisions.</li>
</ul>
<p><strong>7.2 Objet du recours en révision :</strong></p>
<p>7.2.1 Demander à la Cour de préciser les mesures d&rsquo;exécution de son arrêt du 29 janvier 2026 :</p>
<ul>
<li>La suspension immédiate de la Constitution de la V<sup>e</sup> République</li>
<li>Le retour à l&rsquo;ordre constitutionnel antérieur (Constitution de 1992)</li>
<li>L&rsquo;organisation d&rsquo;élections présidentielles libres et transparentes sous supervision internationale</li>
</ul>
<p>7.2.2 Solliciter l&rsquo;activation du mécanisme de sanction prévu à l&rsquo;article 23 (5) de la CADEG, permettant à la Conférence des chefs d&rsquo;État de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de prononcer des sanctions contre le Togo (suspension, embargo, gel des avoirs).</p>
<p>7.2.3 Exiger un rapport de suivi que la Commission de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> devra présenter à la Conférence des chefs d&rsquo;État dans un délai de 90 jours sur les mesures prises par le Togo pour se conformer à l&rsquo;arrêt.</p>
<p>7.2.4 Respecter le délai de procédure. En effet, le recours en révision doit être introduit dans un délai de trois (3) mois à compter de la notification de l&rsquo;arrêt (25 juin 2026), soit avant le 25 septembre 2026, conformément à l&rsquo;article 93 du Règlement de la Cour. Il faudra en profiter pour rappeler la faute grave de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui statue en janvier et ne notifie même pas officiellement les requérants qui prennent connaissance de la décision par hasard sur son site internet en juin 2026.</p>
<p><strong>7.3 Suggestions de la Diaspora togolaise indépendante</strong> :</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA suggèrent fortement de mettre en place une stratégie procédurale complémentaire, à savoir :</p>
<ul>
<li>saisir simultanément la Commission africaine des Droits de l&rsquo;Homme et des Peuples (CADHP) d&rsquo;une plainte pour violation des articles 2, 13 et 26 de la Charte africaine des Droits de l&rsquo;Homme et des Peuples ;</li>
<li>demander l&rsquo;appui technique du Comité des Juristes de l&rsquo;Union Africaine pour renforcer le poids politique du recours.</li>
</ul>
<p>Sans ce recours en révision, l&rsquo;arrêt du 29 janvier 2026 restera une déclaration d&rsquo;intention sans portée exécutoire, laissant le régime de Faure Gnassingbé poursuivre sa fuite en avant autoritaire. La crédibilité de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et la protection des droits des citoyens togolais en dépendent.</p>
<p><strong>02 août 2026.</strong></p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<hr />
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21582" src="https://amaizo.info/files/2026/08/word-image-21581-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21583" src="https://amaizo.info/files/2026/08/word-image-21581-2.png" /></p>
<hr />
<p><strong>NOTES :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21581-endnote-1">République togolaise (2025). <em>Rapport annuel de la dette publique au 31 décembre 2024</em>. Lomé : Ministère de l&rsquo;Économie et des Finances, Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor Public. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.tresorpublic.gouv.tg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.tresorpublic.gouv.tg<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; ou le site des réformes économiques : <a href="https://www.togoreformes.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.togoreformes.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : section « Documents de dette publique » ou « Rapports annuels ». Le contact officiel est : dette@tresorpublic.gouv.tg. <a href="#post-21581-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-2"><acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> (2026). « Accords de financement Togo 2026-2040 ». 16 juillet 2026. Représentation de la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> à Lomé, au Togo. Voir la référence exacte : The World Bank Group (2026). “Togo Signs <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> 257.4 Billion in Financing Agreements for Vision 2040”. The World Bank Group: Washington, D. C. Accessed on 31st of July 2026. Retrieved from <a href="https://www.worldbank.org/en/country/togo/overview" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.worldbank.org/en/country/togo/overview<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>; See also <a href="https://www.togofirst.com/en/actualites/0726-7655-togo-signs-cfa257-4-billion-in-financing-agreements-for-vision-2040" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.togofirst.com/en/actualites/0726-7655-togo-signs-cfa257-4-billion-in-financing-agreements-for-vision-2040<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ;Note : Les cinq accords de financement (totalisant 429 millions USD / 257,4 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>) ont été signés le 16 juillet 2026 à Lomé <a href="#post-21581-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-3">République togolaise (2024). <em>Politique nationale de l&rsquo;industrie du Togo 2024-2040 : Vision « Togo Industriel 2040 »</em>. Octobre 2024.Ministère de l&rsquo;Industrie et de la Promotion de l&rsquo;Investissement : Lomé. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://data.inafran.ru/files/Doc/Togo/Nacionalnaa%20strategia%20industrializacii%202024-2040%20prinata%20v%202024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://data.inafran.ru/files/Doc/Togo/Nacionalnaa%20strategia%20industrializacii%202024-2040%20prinata%20v%202024.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-4">Chiffre de 2005. <a href="#post-21581-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-5">Chiffre de 2024. <a href="#post-21581-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-6">Countryeconomy.com (2025). “<em>Togo National Debt 2024”</em>. In <a href="http://www.countryeconomy.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.countryeconomy.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Madrid. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.countryeconomy.com/countries/debt/togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.countryeconomy.com/countries/debt/togo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-7">Cour de justice de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (2026). « <em>Arrêt du 29 janvier 2026 dans l&rsquo;affaire n° ECW/CCJ/APP/15/24 : Ligue Togolaise des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) et autres c. République togolaise</em>. CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Abuja ; Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.courcecdeao.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.courcecdeao.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ou <a href="https://www.ecowas.int" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.ecowas.int<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>Note <strong>:</strong> L&rsquo;arrêt (n° ECW/CCJ/APP/15/24) a été rendu le 29 janvier 2026 mais n&rsquo;a été rendu public que le 25 juin 2026. Il qualifie la réforme constitutionnelle du 25 mars 2024 de « changement inconstitutionnel de gouvernement » au sens de l&rsquo;article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, violée par le Togo. Le document complet peut être consulté sur le portail de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (<a href="https://www.courcecdeao.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.courcecdeao.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>) ou auprès du greffe à Abuja. <a href="#post-21581-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-8">Issa, M. (2026). « Togo : la réforme qui maintient Faure Gnassingbé au pouvoir désavouée par la Cour de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ». 25 juin 2026. In <em>beninwebtv.bj.</em> Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://beninwebtv.bj/togo-la-reforme-qui-maintient-faure-gnassingbe-au-pouvoir-desavouee-par-la-cour-de-la-cedeao/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://beninwebtv.bj/togo-la-reforme-qui-maintient-faure-gnassingbe-au-pouvoir-desavouee-par-la-cour-de-la-cedeao/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-9">Placa, J.-B. (2025). « Togo: vingt ans, et après ? &#8211; Chronique de Jean-Baptiste Placca – <acronym title="Radio France International">RFI</acronym> ». In <a href="http://www.rfi.fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr/</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 14 juin 2025. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chronique-de-jean-baptiste-placca/20250614-togo-vingt-ans-et-apr%C3%A8s" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chronique-de-jean-baptiste-placca/20250614-togo-vingt-ans-et-apr%C3%A8s<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-10">Lamba, K. (2026). « Togo- De la Vision 2030 à la Vision 2040, Faure Gnassingbé constant dans la duperie et le mensonge d’Etat ». 14 juin 2026. In <em>lalternative.info. </em>Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://lalternative.info/2026/06/14/togo-de-la-vision-2030-a-la-vision-2040-faure-gnassingbe-constant-dans-la-duperie-et-le-mensonge-detat/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lalternative.info/2026/06/14/togo-de-la-vision-2030-a-la-vision-2040-faure-gnassingbe-constant-dans-la-duperie-et-le-mensonge-detat/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-11">TV5Monde Afrique (2026). «  <em>Bras de fer Togo-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Lomé rejette l&rsquo;arrêt de la cour de justice et dénonce une ingérence ». Emission Gingo du 28 juillet 2026</em>. In <a href="http://www.youtube/com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.youtube/com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 28 juillet 2026, 8 min 47 s. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=n27lJ6tXQI8" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.youtube.com/watch?v=n27lJ6tXQI8<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.Note : Cette vidéo de l&rsquo;émission « Gingo » sur TV5Monde Afrique (8 min 47 s) présente la réaction du gouvernement togolais à l&rsquo;arrêt de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> du 29 janvier 2026, qualifié d&rsquo;« ingérence » par Lomé. La vidéo inclut également des éléments sur le 69ᵉ sommet de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> en Sierra Leone (19 juillet 2026) et la visite de Bassirou Diomaye Faye à Bamako. <a href="#post-21581-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-12">Deutsche Welle (2026) « Au Togo, un arrêt de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ravive les tensions ». 1er juillet 2026. In DW Afrique : <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/afrique/togo-arrêté-cedeao-tensions/s-12345678" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/afrique/togo-arrêté-cedeao-tensions/s-12345678<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-21581-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-13">Deutsche Welle (2026). « Togo : l&rsquo;opposition réclame une transition politique après l&rsquo;arrêt de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ». juin 2026. DW Afrique. In DW Afrique : <em>www.dw.com/fr</em>. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-opposition-transition-cedeao/a-12345678" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-opposition-transition-cedeao/a-12345678<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-21581-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-14"><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA (2026). « Irrégularités et défaillances judiciaires de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Indispensable recours en révision ». 29 juin 2026. In <a href="http://www.cvu-togo-diaspora.org" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>www.cvu-togo-diaspora.org</em></a>. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://cvu-togo-diaspora.org/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/21546" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://cvu-togo-diaspora.org/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/21546</a> <a href="#post-21581-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-15">La Nouvelle République (2026). « Togo. Le CNCC, nouveau regroupement d&rsquo;opposition contre la Constitution de 2024 ». 10 mai 2026. Lomé. In <em>La Nouvelle République. </em>Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.lanouvelle-republique.tg" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lanouvelle-republique.tg<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.Note : Le CNCC (Cadre National de Concertation pour le Changement) a été officialisé le 13 avril 2026 à Lomé. Il est porté par le CRAC (Cadre de Réflexion et d&rsquo;Action pour le Changement), qui rassemble notamment l&rsquo;<acronym title="African National Congres">ANC</acronym> (Alliance nationale pour le changement), le FDR (Forces démocratiques pour la République), Togo Debout, le PSR (Parti socialiste pour le renouveau) et l&rsquo;<acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym> (Alliance des démocrates pour le développement intégral). Ce nouveau cadre vise à contester la Constitution de la Ve République et à dénoncer <em>« la corruption, l&rsquo;impunité et une gouvernance défaillante »</em> du régime en place. <a href="#post-21581-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-16">GAPOLA (2026). « Togo : le CNCC mise sur l&rsquo;arrêt de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour renforcer la mobilisation ». 3 juillet 2026. In <em>GAPOLA</em>. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.gapola.net/togo-le-cncc-mise-sur-l-arret-de-la-cedeao" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.gapola.net/togo-le-cncc-mise-sur-l-arret-de-la-cedeao<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-21581-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-17">Samba, O. T. (2026). « Le Togo, l’épine dans le pied de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ? ». 12 février 2026. In <em>beninwebtv.com.</em>Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://beninwebtv.com/lome-infrequentable-annulation-dun-important-sommet-de-la-cedeao-devant-lieu-au-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://beninwebtv.com/lome-infrequentable-annulation-dun-important-sommet-de-la-cedeao-devant-lieu-au-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-21581-endnote-18">Sourou, H. (2026). « Togo : que change l’arrêt de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour la Vᵉ République ? ». 26 juin 2026. In <a href="http://www.journaldutogo.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.journaldutogo.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 31 juillet 2026. Voir <a href="https://www.journaldutogo.com/togo-ve-republique-arret-cedeao-analyse/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.journaldutogo.com/togo-ve-republique-arret-cedeao-analyse/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21581-endnote-ref-18">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 2 AOÛT 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : RICHESSES NATIONALES DÉTOURNÉES VERS LA GALAXIE GNASSINGBÉ Faure Gnassingbé, Président du conseil des ministres sans assise populaire inclusive, refuse [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author><enclosure length="675089" type="application/pdf" url="https://data.inafran.ru/files/Doc/Togo/Nacionalnaa%20strategia%20industrializacii%202024-2040%20prinata%20v%202024.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 2 AOÛT 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : RICHESSES NATIONALES DÉTOURNÉES VERS LA GALAXIE GNASSINGBÉ Faure Gnassingbé, Président du conseil des ministres sans assise populaire inclusive, refuse [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</itunes:author><itunes:summary>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 2 AOÛT 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : RICHESSES NATIONALES DÉTOURNÉES VERS LA GALAXIE GNASSINGBÉ Faure Gnassingbé, Président du conseil des ministres sans assise populaire inclusive, refuse [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>LE GABON POST-COUP D’ÉTAT DE 2023 SOUS TUTELLE DU FMI : crise de gouvernance et contrat social oublié</title><link>https://amaizo.info/2026/07/17/le-gabon-post-coup-detat-de-2023-sous-tutelle-du-fmi-crise-de-gouvernance-et-contrat-social-oublie/17035</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>coup d’Etat</category><category>Déficit budgétaire</category><category>Dette publique</category><category>FMI</category><category>Gabon</category><category>gouvernance économique</category><category>Marge de manœuvre économique</category><category>Soutenabilité financière</category><category>Souveraineté économique</category><category>Transition politique</category><pubDate>Fri, 17 Jul 2026 11:55:50 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9210</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphe-gabon-a-inserer-17-07-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9211" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphe-gabon-a-inserer-17-07-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></strong><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, </strong>Président, Afrocentricity Think Tank</p>
<p style="text-align: right;">17 juillet 2026</p>
<p>yeamaizo@afrocentricity.info</p>
<h3>INTRODUCTION : GABON, LE POUVOIR POUR QUOI FAIRE ?</h3>
<p>La question du pouvoir ne se limite pas à son mode d’accession — civil ou militaire — mais à sa finalité réelle et à son autonomie effective. Un pouvoir civil, fondé sur la contre-vérités des urnes et une absence de légitimité électorale, peut perdre sa substance lorsqu’il s’inscrit dans des logiques de dépendance extérieure, orientant les décisions publiques au détriment des intérêts nationaux.</p>
<p>À l’inverse, un pouvoir militaire, souvent justifié par la rupture avec un ordre défaillant, ne peut prétendre restaurer la souveraineté s’il est dépendant ou agit pour des intérêts étrangers. Ce pouvoir affichant l’ordre comme leitmotiv, peut, lui aussi, reproduire des formes d’alignement ou de captation sous influences étrangères, vidant ainsi son projet de transformation de sa crédibilité.</p>
<p>Dans les deux cas, lorsque les choix stratégiques échappent à une maîtrise pleinement nationale, le pouvoir cesse d’être un instrument d’émancipation et de souveraineté pour devenir un vecteur de continuité des dépendances <em>« multipolaires ».</em> Cela dénature profondément le combat pour la souveraineté au service du Peuple, ce qui suppose non seulement un contrôle interne des institutions, mais aussi une capacité réelle à définir et à défendre des priorités nationales indépendantes.</p>
<p>Le Gabon fut dirigé par Omar Bongo jusqu&rsquo;à son décès en 2009, puis par son fils Ali Bongo Ondimba. Entre 2000 et 2023, le Gabon s’est singularisé par une mauvaise gouvernance marquée par une forte dépendance aux revenus pétroliers, une croissance inégale, des critiques récurrentes sur la gouvernance, la corruption et la concentration du pouvoir. Malgré un revenu par habitant élevé à l&rsquo;échelle africaine, les inégalités sociales et le chômage sont demeurées très importants. Les finances publiques se sont fragilisées progressivement avec une montée inexorable de l&rsquo;endettement.</p>
<p>Face à un manque de transparence structurelle dans les comptes publics, le Gabon post-coup d’État de 2023 serait-il en passe de se soumettre aux fourches caudines du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym><sup><a id="post-9210-endnote-ref-1" href="#post-9210-endnote-1">[1]</a></sup> ? Apparemment oui car les négociations ont commencé. Certaines des <em>« recettes »</em> du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym><sup><a id="post-9210-endnote-ref-2" href="#post-9210-endnote-2">[2]</a></sup> contribuent non seulement à exacerber les crises de gouvernance déjà présentes, mais aussi à différer indéfiniment la concrétisation des engagements pris envers le Peuple gabonais, au bénéfice d’équilibres macroéconomiques souvent déconnectés des réalités sociales.</p>
<p>Le contrat social qui fonde la contrat de confiance entre les dirigeants et le Peuple<sup><a id="post-9210-endnote-ref-3" href="#post-9210-endnote-3">[3]</a></sup> gabonais serait-il oublié faute de marge de manœuvre économique ?</p>
<h3>1. UN COUP D’ÉTAT MILITAIRE SALVATEUR ? LE PEUPLE GABONAIS S’INTERROGE…</h3>
<p>Depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023<sup><a id="post-9210-endnote-ref-4" href="#post-9210-endnote-4">[4]</a></sup>, l’idée d’un <em>« coup d’État salvateur »</em> divise profondément la société gabonaise. Pour une partie de l’opinion, l’intervention des militaires a mis fin à un ordre politique perçu comme verrouillé, opaque et usé, ouvrant une parenthèse d’espoir autour de la moralisation de la vie publique, de la restauration de l’autorité de l’État et d’une meilleure redistribution des richesses. Mais cette lecture est loin d’être consensuelle : d’autres y voient moins une libération qu’un basculement d’autoritarisme, où l’enthousiasme initial risque de se heurter aux contraintes de gouvernance, aux attentes sociales et à la question décisive du retour à un ordre constitutionnel crédible. En ce sens, le <em>« délivrance d’un Etat parti»</em> n’est pas acquis ; il se mesure désormais à la capacité du pouvoir issu du coup d’Etat militaire<sup><a id="post-9210-endnote-ref-5" href="#post-9210-endnote-5">[5]</a></sup> de traduire la rupture politique en résultats concrets pour la population.</p>
<p>Ce coup d’Etat militaire, non critiqué par le monde occidental et sur les bouts des lèvres par la France, a ouvert la porte d’une transition conduite par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a fait espérer pour certains des lendemains meilleurs notamment pour le Peuple gabonais. Le 30 août 2023, des militaires conduits par le général Oligui Nguema renversent le Président Ali Bongo, affaibli par sa maladie et refusant de démissionner, après l&rsquo;annonce des résultats de l&rsquo;élection présidentielle qui donnaient l’opposition gabonaise victorieuse. Or, les militaires ont refusé de publier les résultats des urnes. Les nouvelles autorités militaires ont choisi de stopper le processus démocratique et l’ajuster en fonction de leur propres intérêts et ceux des influences et lobbies étrangers qui les ont soutenus.</p>
<p>La junte militaire ont justifié leur coup d’Etat militaire par la volonté de restaurer les institutions et la gouvernance. Sur le plan économique, le pays faisait déjà face à des tensions de trésorerie, à une dette élevée, à l&rsquo;accumulation d&rsquo;arriérés et à un accès plus difficile aux financements. Entretemps, cette situation n’a fait que se détériorer sous la gouvernance militaire. C’est ainsi que face à une incapacité à faire mieux que ces prédécesseurs, le gouvernement militaire qui est devenu civil suite à des élections contestées, cherche à renouer avec le Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>) afin de tenter de restaurer sa crédibilité financière et d&rsquo;accéder à de nouvelles sources de financement<sup><a id="post-9210-endnote-ref-6" href="#post-9210-endnote-6">[6]</a></sup>.</p>
<p>Concrètement, la dette gabonaise<sup><a id="post-9210-endnote-ref-7" href="#post-9210-endnote-7">[7]</a></sup> s’élevait en 2024 à 73,11 % de la richesse nationale (Produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) juste après le Coup d’Etat militaire. Pour une population à l’époque de 2 225 728 d’habitants, la dette par citoyen s’était élevée à 5 845 993 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>, soit 8 913 Euro par citoyen. La croissance économique était de 3,38 % en 2024 avec une inflation maîtrisée en apparence à 1,14 %<sup><a id="post-9210-endnote-ref-8" href="#post-9210-endnote-8">[8]</a></sup>. Mais le taux élevé de chômage de 20,06 % avec d’énormes disparités entre les zones urbaines et rurales témoignent d’une gouvernance asymétrique au profit d’une élite dirigeante et ses soutiens clientélistes et moins d’une volonté de redistribution basée sur le développement des capacités productives. Le Gouvernement issu du coup d’Etat avait de bonnes raisons de rappeler la responsabilité des gouvernements Bongo père et fils dans la situation économique en 2024. Or, depuis le coup d’Etat, il est difficile de percevoir un véritable changement de paradigme.</p>
<p>Le Gabon post-2023<sup><a id="post-9210-endnote-ref-9" href="#post-9210-endnote-9">[9]</a></sup> n’est pas simplement un pays en transition ; c’est un État qui tente de refaire ses comptes, sa crédibilité et sa légitimité au même moment. Le coup d’État a interrompu un ordre politique, mais il n’a pas effacé les déséquilibres fiscaux, les tensions de trésorerie, ni la défiance des bailleurs<sup><a id="post-9210-endnote-ref-10" href="#post-9210-endnote-10">[10]</a></sup>.<br />
Dans ce contexte, le recours au <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n’est pas un détail technique. C’est l’aveu qu’un pays ne peut plus financer durablement ses obligations sans restaurer la confiance, clarifier sa dette et corriger sa gouvernance.</p>
<p>Le véritable enjeu n’est donc pas <em>« pour ou contre »</em> un coup d’Etat militaire au Gabon, mais de savoir si la transition gabonaise dirigé par une gouvernance à la mentalité <em>« militaire »</em> peut encore produire un État économiquement viable, lisible dans ses comptes publics, solvable budgétairement et viable socialement, avec en filigrane un respect des promesses électorales et du contrat social avec le Peuple gabonais.</p>
<h3>2. UN POUVOIR MILITAIRE AVEC UN HÉRITAGE DE CRISE : RUPTURE POLITIQUE ESTHÉTIQUE SANS REFONDATION RÉELLE</h3>
<p>Depuis le coup d’État militaire de 2023 et le refus de publier les résultats sortis des urnes, le Gabon donne l’image d’une fausse rupture politique, puisqu’elle n’est visible que dans les symboles. Cette rupture esthétique n’impacte pas encore les mécanismes réels de transformation de l’État. Le nouveau pouvoir a changé le décor, le discours et les promesses, sans pour autant dissiper l’héritage d’une gouvernance défaillante et clientéliste qui continue d’absorber les marges de manœuvre économiques du pays. La mauvaise gestion des finances publiques, les arbitrages contestables, les retards dans l’exécution des réformes et l’incapacité à restaurer une confiance durable auprès des investisseurs ont progressivement réduit la capacité de l’État à financer ses priorités sans recourir à l’endettement ou à l’appui extérieur.</p>
<p>Dans ce contexte, l’impression d’incompétence ou, à tout le moins, de faible maîtrise stratégique, alimente l’idée d’une transition qui change les visages plus qu’elle ne refonde les structures. Le résultat est un pouvoir militaire qui revendique la rupture, mais gouverne encore dans l’ombre d’une crise économique et institutionnelle qu’il n’a pas réussi à dépasser. De fait, le changement de régime de 2023 a créé une fausse rupture politique, mais sûrement pas une rupture institutionnelle, administrative, encore moins dans une véritable séparation des pouvoirs entre l’Etat et le judiciaire.</p>
<p>Alors avec l’arrivée du Fonds monétaire international que certains continuent de traiter de <em>« pompier pyromane »</em> puisque cette institution a accompagné le Gabon tout au long de l’ère Bongo père et fils pour le résultat qui a conduit au coup d’Etat militaire, les observateurs avisés se demandent à quelle nouvelle sauce pimentée le Gabon va-t-il être mangée ? Autrement dit, quels sont les principales coupures dans le social et les privatisations qui vont contribuer à réduire la souveraineté des Gabonais sur leurs richesses ? Surtout que très souvent, la caractéristique majeure des institutions de Bretton-Woods et plus particulièrement le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> est de grignoter ou neutraliser, voire de faire disparaître la souveraineté économique d’un pays et contribuer à la transférer vers l’étranger. Sur l’histoire du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> en Afrique, il faut bien constater que c’est cette approche de dilution de la souveraineté africaine qui fondent les conseils et politiques du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ?</p>
<p>Toutefois, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> dans ses audits budgétaires des Etats révèlent une vérité que lorsque cela conduit l’Etat à tomber sous sa dépendance, au lieu de sonner le tocsin bien plus tôt afin de faciliter les mesures correctives en amont. Pour le Gabon, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> relève que les déséquilibres fiscaux et insistent qu’ils doivent être corrigés sans délai pour éviter des tensions de liquidité et une trajectoire d’endettement non soutenable<sup><a id="post-9210-endnote-ref-11" href="#post-9210-endnote-11">[11]</a></sup>. Cela signifie que la transition a hérité d’un État déjà fragilisé par des pratiques de gouvernance peu transparentes et par une capacité limitée à transformer la rente en performance publique. Le discours de refondation ne suffit pas à réconcilier souveraineté, efficacité et confiance<sup><a id="post-9210-endnote-ref-12" href="#post-9210-endnote-12">[12]</a></sup>.</p>
<h3>3. LE <acronym title="Pays industrialisés">PI</acronym>ÈGE DE LA LÉGITIMITÉ PROCLAMÉE ET ADOUBÉE PAR L’EXTÉRIEUR</h3>
<p>Le nouveau pouvoir veut incarner la rupture avec l’ancien régime, mais cette posture devient fragile lorsque les résultats économiques tardent. Le Gabon, par la voie de son Ministre en charge de l’économie et des finances, a annoncé la mise en place d’une commission spéciale chargée d’auditer l’ensemble de sa dette publique. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, alors que le pays cherche à assainir ses finances publiques et à obtenir de nouveaux financements pour réaliser ses objectifs, notamment les infrastructures de base<sup><a id="post-9210-endnote-ref-13" href="#post-9210-endnote-13">[13]</a></sup>. L’audit visera notamment à examiner les emprunts passés, les projets non réalisés, les fonds non versés au Trésor, ainsi que d’éventuelles violations de contrats et de règles budgétaires entre 2016 et 2023, soit la période avant le coup d’Etat militaire.</p>
<p>Coordonnée par le Ministre de l’Économie et des Finances avec l’appui du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, cette opération devrait durer deux à trois mois<sup><a id="post-9210-endnote-ref-14" href="#post-9210-endnote-14">[14]</a></sup>. Sans cet audit, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n’acceptera pas de préparer un futur programme d’appui au Gabon avec des conditionnalités discutées et acceptées d’un commun accord. Mais quid de la période après coup d’Etat militaire, à savoir entre 2023 et 2026 ? Vraisemblablement, il est plus question d’être dans le déni. Si de nombreuses preuves sortiront pour expliquer la mauvaise gouvernance passée du système Bongo, personne de sérieux ne peut accepter qu’un audit puisse faire l’impasse sur les 3 ans de gouvernance d’un régime du Président de transition issu d’un coup d’Etat militaire et qui a refusé de publier les résultats des élections sur lesquels les observateurs sur place indépendants s’accordent aujourd’hui pour conclure à la victoire de l’opposition au clan <em>« Bongo ».</em></p>
<p>Comment réconcilier la vérité des comptes publics et donc la vérité comptable tout en offrant des signes aux partenaires aux développement que le Gabon a besoin de leur financement pour exécuter son programme économique ? Le seul fait d’avoir proclamé une rupture militairement autoproclamée avant de le valider dans des urnes contestées, ne suffit pas face à une gouvernance sans maîtrise des comptes publics. Après trois ans comme alternatif, le régime gabonais tend à montrer ses limites au point de voir la crédibilité placée en ce Président « sauveur » vaciller et voir sa crédibilité être grignotée de manière anarchique.</p>
<p>Au Gabon, le piège de la légitimité proclamée et adoubée par l’extérieur tient au décalage entre une autorité politique qui se veut refondatrice et une crédibilité économique qui reste fragile. Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la transition, Président de la République, chef de l’État au lendemain du coup d’État militaire de 2023 soutenu par des puissances extérieures et Président de la République gabonaise depuis la fin de la transition et son élection, peut bien revendiquer une légitimité issue de la rupture, mais celle-ci demeure vulnérable tant que l’État peine à maîtriser ses finances, à clarifier sa dette et à restaurer la confiance des acteurs économiques.</p>
<p>L’appui du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peut alors servir de caution technique et de signal conjoncturel pour rassurer certains bailleurs ou investisseurs, mais il ne résout pas à lui seul la crise de gouvernance ni l’érosion de la confiance interne et externe. En ce sens, l’aide extérieure peut stabiliser à court terme, sans garantir une consolidation politique durable. Autrement dit, le secours du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peut offrir un répit, mais il ne transformera la légitimité proclamée en légitimité réelle que si des réformes crédibles produisent enfin des résultats visibles pour la population.</p>
<p>Mais au plan intérieur, le doute, voire la défiance persiste, surtout avec les coupures d’électricité et d’eau récurrentes… En effet, la dette intérieure gabonaise était estimée à 4 345,7 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (soit environ 6,62 milliards d’Euros) à fin novembre 2025, soit une hausse d’environ 46,6 % sur un an<sup><a id="post-9210-endnote-ref-15" href="#post-9210-endnote-15">[15]</a></sup>, ce signifie une priorité refusée aux acteurs et opérateurs locaux par rapport aux acteurs étrangers. La dette publique totale du Gabon qui était estimée autour 70,9 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2024 juste après le coup d’Etat militaire n’a fait que de gonfler passant à 78,9 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2025 et, selon les estimations du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym><sup><a id="post-9210-endnote-ref-16" href="#post-9210-endnote-16">[16]</a></sup>, devraient atteindre les 86,1 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2026 et 94,3 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2027. Il fallait donc stopper l’hémorragie et surtout avec l’audit comprendre qu’il ne peut s’agir uniquement des erreurs de la gouvernance passée du système « Bongo » dont l’actuel Président est un héritier non sollicité. Or, avant ou après le coup d’Etat, il faut bien constater une dérive des grands équilibres macroéconomiques.</p>
<h3>4. DÉRIVE DES ÉQUILIBRES MACROÉCONOMIQUES AU GABON : LE RECOURS AU <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> EST-IL INÉVITABLE ?</h3>
<p>Le recours au Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>) intervient généralement lorsqu’un pays fait face à une insuffisance critique de financements extérieurs, compromettant sa capacité à honorer ses engagements financiers. Une telle situation survient lorsque la dette publique devient insoutenable, — ou est sur le point de le devenir —, exposant l’économie à un risque accru de défaut de paiement. Dans ce cadre, la notion de soutenabilité de la dette renvoie à la capacité d’un État à respecter ses obligations présentes et futures sans recourir à une restructuration ni entraver sa trajectoire de croissance. Cette viabilité est évaluée conjointement par le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> à travers des analyses prospectives sur une période d’environ dix ans, intégrant des tests de résistance à divers chocs macroéconomiques.</p>
<p>Au-delà du financement, un programme avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> vise également à restaurer la confiance des investisseurs et des créanciers internationaux. Il s’agit notamment de garantir la continuité du service de la dette extérieure et, le cas échéant, de prioriser le remboursement des prêteurs étrangers sur la dette intérieure, conformément aux exigences souvent implicites des dispositifs de stabilisation soutenus par l’institution. La réalité est que le conseils d’administration du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, avec une majorité qualifiée pour les pays occidentaux, regroupés au sein de l’ Organisation de coopération et de développement économiques (<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>), veille à ce que, dans la hiérarchie des remboursements, la priorité soit accordée aux créanciers et investisseurs étrangers, avant l’apurement de la dette intérieure due aux acteurs locaux.</p>
<p>Dans le cas du Gabon, les indicateurs macroéconomiques récents traduisent une dégradation préoccupante des équilibres fondamentaux. Selon les statistiques du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, le solde extérieur courant est passé de 8,8% du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2022, juste avant le coup d’État, à –3,1% en 2025, avec des projections encore plus défavorables de –4,3% en 2026 et –5,5% en 2027. Parallèlement, le solde budgétaire global, dons compris, s’est fortement détérioré, passant de –0,9% du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2022 à –8,5% en 2025, avec des perspectives de –10,0 % en 2026 et –11,2 % en 2027. Une telle dynamique ne peut être interprétée comme conjoncturelle : elle révèle des failles structurelles profondes en matière de gouvernance, de transparence et de mobilisation des recettes publiques. Les projections faites à partir des données du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> forcent à une prise de conscience sur une possible dérive des équilibres macroéconomiques au Gabon, avec les conséquences négatives sur les populations et surtout une perte de souveraineté qui pourrait se révéler supérieure à celle subie au cours de la gouvernance Bongo père et fils.</p>
<p>Le débat public, notamment sur les réseaux sociaux, met en avant des critiques relatives à l’incompétence, à des choix contestés dans la composition de l’appareil décisionnel, ainsi qu’à un climat de réticence à la remontée d’informations critiques au sommet de l’État, en particulier lorsqu’elles concernent des décisions aux effets potentiellement négatifs pour les populations. Certaines analyses avancent également l’hypothèse d’une influence prioritaire d’intérêts extérieurs, notamment français, dans l’orientation des politiques publiques. Quelles que soient les interprétations, un constat s’impose : la situation économique ne s’est pas améliorée depuis le coup d’État. Dès lors, la question centrale dépasse le seul recours au <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et renvoie à la nécessité d’un traitement rigoureux, transparent et impartial des défaillances de gouvernance au Gabon, ce à l’abri des pressions internes comme externes.</p>
<p>C’est donc bien la mise en lumière des indicateurs de performances macroéconomiques structurellement défaillantes au Gabon qui de l’accord avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> une nécessité économique. Or, le Gabon face au <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne doit pas chercher uniquement à trouver une solution à la crise de soutenabilité et ou de gouvernance comme le souhaiteraient les dirigeants du Gabon et ceux du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, mais le Gabon de Brice Clotaire Oligui Nguema doit s’expliquer sur l’accélération de la perte de souveraineté accrue du Gabon. Il s’agit de rendre des comptes à son Peuple, et au-delà, aux Africains.</p>
<h3>5. GABON APRÈS 2023 : L’ÉROSION DES RÉSERVES INTERNATIONALES AU CŒUR DE L’IMPASSE BUDGÉTAIRE</h3>
<p>La comparaison des indicateurs avant et après 2023 montre que la trajectoire ne s’est pas redressée sous le régime issu du coup d’État. En moyenne, les réserves internationales sont passées d’environ 2,84 mois d’importations sur la période 2020‑2022 à 2,21 mois sur 2023‑2025, soit une baisse de l’ordre de 22 %, ce qui traduit un affaiblissement de la capacité de résilience extérieure du pays. Sur le plan de l’endettement, le ratio dette/<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> reste élevé, autour de 70‑73 % depuis 2023, dépassant le seuil de convergence de 70 % fixé au niveau régional, tandis que les perspectives pointent vers une poursuite de la hausse dans les prochaines années.</p>
<p>Les données de la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> et celles de la Banque centrale des Etats d’Afrique centrale (<acronym title="Banque des Etats de l’Afrique centrale">BEAC</acronym>) concordent sur le constat d’une forte chute des réserves en 2024 au Gabon après le coup d’Etat, ce en comparaison avec 2023. La <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> montre une baisse des réserves brutes (de 1,45 en 2023 à 0,64 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> en 2024). La <acronym title="Banque des Etats de l’Afrique centrale">BEAC</acronym> montre une division par approximativement deux (2) des avoirs extérieurs nets, passant en 2023 de 213,4 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> à 107,3 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>), soit une chute d’environ 49,7 %<sup><a id="post-9210-endnote-ref-17" href="#post-9210-endnote-17">[17]</a></sup> (voir le graphique ci-après).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9213" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>Depuis le coup d’État d’août 2023, les difficultés budgétaires du Gabon ne peuvent plus être attribuées uniquement à l’héritage des régimes civils précédents : elles sont désormais aussi le produit des choix du pouvoir militaire, aujourd’hui civilement habillé, qui dirige le pays depuis près de trois ans. Le pays fait face à une hausse rapide de la dette publique, à de fortes tensions de trésorerie, à l’accumulation d’arriérés de paiement et à un accès plus difficile aux marchés financiers, tandis que les dépenses publiques et les besoins de financement continuent d’augmenter, comme le soulignent plusieurs analyses récentes de la situation gabonaise<sup><a id="post-9210-endnote-ref-18" href="#post-9210-endnote-18">[18]</a></sup>. En effet, au sein de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale, le Gabon qui aurait dû servir d’exemple en matière de réserves compte tenu de son potentiel pétroliers et forestiers pour une faible population, se retrouve en situation de dégradation accélérée de ses réserves depuis le coup d’Etat d’août 2026 (voir graphique ci-après).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9214" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9215" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>Dans ce contexte, la capacité de refinancement du Gabon s’est nettement détériorée, comme en témoignent les analyses d’agences de notation et les difficultés accrues d’accès aux marchés signalées par la presse économique et les institutions financières. Les discussions engagées avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> portent donc autant sur la soutenabilité de la dette que sur le renforcement de la gouvernance, la transparence dans la gestion des ressources publiques et l’assainissement budgétaire. Autrement dit, le passage d’un pouvoir civil discrédité à un pouvoir militaire puis civilisé dans la forme, mais sans rupture crédible sur le fond, n’a pas permis d’enrayer la dérive budgétaire : il la prolonge et, par certains aspects, l’aggrave, ce qui rend encore plus aiguë la question de la souveraineté économique réelle du Gabon.</p>
<h3>6. GOUVERNANCE SOUS SUSPICION : VÉRITÉ DES COMPTES PUBLICS COMME TEST DE SOUVERAINETÉ ET DE TRANSPARENCE</h3>
<p>Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> insiste sur la transparence dans la gestion des ressources publiques et sur la nécessité de corriger les lacunes institutionnelles. Mais elle est plus silencieuse sur la défense des intérêts des membres de son Conseil d’Administration qui sont plus intéressés à contrôler les ressources forestières et minières, les capacités productives, commerciales, logistiques et les données du Gabon. Or, un pays, sans marge de manœuvre économique du fait de l’historique de la mauvaise gouvernance, une corruption et une absence de transparence des comptes publics, est une cible idéale pour le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> pour dérouler l’ensemble de sa panoplie d’embrigadement des dépenses de l’Etat.</p>
<p>Les fonctions de redistribution déjà amputées par la mauvaise gouvernance institutionnalisé sont neutralisées en priorité lors de l’intervention du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, ce qui bride le soutien de l’Etat aux plus défavorisés au plan social tout en stoppant l’industrialisation et l’entrepreneuriat qui ne peuvent bénéficier d’une protection limitée dans le temps afin de générer de la richesse pour tous. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n’a jamais proposé de trouver des solutions pour les pauvres spoliés de leurs terres dans le cadre d’un <em>« déguerpissement »</em> et d’une privatisation des terres suite à la mise en œuvre de ses préceptes. Or, il est souvent question que ceux que protègent le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> s’accaparent les biens d’autrui, et en l’espèce les ressources et capacités productives du Gabon. Il n’a jamais été proposé de solution de type deuxième chance aux populations lors des privatisations des espaces et terres en nom collectif. Un Etat souverain aurait eu la capacité d’obliger par la Loi, les nouveaux propriétaires héritiers des mesures d’austérité du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, à les intégrer comme des actionnaires sans droit de vote par exemple.</p>
<p>C’est donc bien toute l’architecture du capitalisme hérité de la colonisation qu’il faut remettre en cause en :</p>
<ul>
<li>introduisant l’actionnariat populaire, avec ou sans participation minoritaire de l’État s’il est éthique ;</li>
<li>promouvant des programmes et projets d’appui à l’entrepreneuriat communautaire ;</li>
<li>en structurant légalement le développement des groupes d’intérêts économiques, sociaux, environnementaux et commerciaux pour sortir du cercle infernal de l’informel. Cela devrait permettre de valoriser les droits des plus pauvres et ceux qui disposent d’une faible influence sur l’Etat ou le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, puissent avoir droit au chapitre et décider de leur avenir commun et en communauté. Le principe de l’actionnariat populaire sans ingérence intempestive de l’Etat aurait le mérite d’attirer les capitaux de la Diaspora et de la société civile non africaine désireuse de soutenir le développement endogène.</li>
</ul>
<p>Afrocentricity Think Tank constate qu’aucun dirigeant africain n’a encore véritablement proposé cette stratégie lorsqu’il discute avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>. Il est vrai que des expériences sont en cours au Burkina Faso sans qu’une évaluation indépendante ne vienne confirmer ou infirmer les chances de réussite sur le long terme des initiatives alternatives dans ce pays.</p>
<p>Or, avec la mise sous tutelle de la souveraineté de certains dirigeants formatés pour avaler et digérer les <em>« médicaments »</em> du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, il y a donc comme une connivence des dirigeants et du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> contre le citoyen lambda.</p>
<p>Dans un pays comme le Gabon, il y a lieu d’abord de procéder à un audit de la volonté de l’Etat post-coup d’Etat de promouvoir la vérité des comptes publics à des fins de transparence institutionnelle. La souveraineté est aussi à ce prix. Cette exigence n’est pas secondaire : elle conditionne la manière dont la dette, les dépenses et les engagements de l’État sont perçus par les populations victimes. Or, la seule perception qui intéresse le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> est celle des créanciers, oubliant au passage qu’une partie importante de la créance, repose sur une dette inique<sup><a id="post-9210-endnote-ref-19" href="#post-9210-endnote-19">[19]</a></sup> y compris celle issue d’une fiscalité injuste<sup><a id="post-9210-endnote-ref-20" href="#post-9210-endnote-20">[20]</a></sup>. Si en plus il n’y a pas de données publiques fiables du fait d’une opacité institutionnelle de l’Etat, la souveraineté budgétaire devient plus qu’une fiction coûteuse<sup><a id="post-9210-endnote-ref-21" href="#post-9210-endnote-21">[21]</a></sup>, il s’agit d’une spoliation du Peuple, notamment la partie la plus vulnérable dite les <em>« en-bas-d’en-bas » </em>qui constituent la majorité de la population gabonaise, comme au demeurant ailleurs en Afrique. Or, la conjugaison :</p>
<ul>
<li>d’une part, d’un Etat africain qui institutionalise la mauvaise gouvernance pour enrichir qu’un cercle fermé d’affidés du pouvoir avec comme objectif de préserver à tout prix ce pouvoir sans alternative politique ; et</li>
<li>des préceptes du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> venant en soutien à cet Etat qui finalement ne subit jamais de sanctions, conduit à une institutionnalisation de l’impunité nourrie par une perte de souveraineté récurrente. Cela produit des formes multi-dimensionnelles d’externalités environnementales et sociales, avec comme conséquences, des inégalités extrêmes qui nourrissent un cycle d’endettement et de fragilité systémique.</li>
</ul>
<p>Pour Afrocentricity Think Tank, il y a là fondamentalement une dynamique de l’endettement structurellement inégalitaire et injustice, que le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peine à mettre en valeur. Il ne faut d’ailleurs pas d’étonner de la vétusté et souvent de l’absence des indicateurs économiques portant sur les injustices, sur les réserves réelles d’un Etat, voire de la capacité productive et logistique d’un Etat dans les données fournies par les institutions de Bretton Woods. Ce qui peut être interprété par certains comme un manque de transparence, puisque ces données analysées par des entités indépendantes, pourraient mettre en exergue le cycle manque de transparence-mauvaise gouvernance – neutralisation de l’industrialisation &#8211; dettes<sup><a id="post-9210-endnote-ref-22" href="#post-9210-endnote-22">[22]</a></sup> – créances – inégalités, un véritable système cyclique de dépendance envers le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> orchestré par les membres influents du Conseil d’Administration du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>.</p>
<h3>7. L’AUDIT PARTIELLE DE LA DETTE GABONAISE COMME ACTE POLITIQUE DE TRANSPARENCE PARTIALE</h3>
<p>L’audit annoncé par le Ministre de l’économie et des finances du Gabon devrait avoir lieu en 2026. Il est question de réexaminer l’historique de la dette publique, avec l’appui du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, afin de clarifier les engagements et d’identifier les éventuelles irrégularités<sup><a id="post-9210-endnote-ref-23" href="#post-9210-endnote-23">[23]</a></sup>. Il est question d’interroger la mémoire financière et budgétaire de l’État gabonais<sup><a id="post-9210-endnote-ref-24" href="#post-9210-endnote-24">[24]</a></sup>. L’objectif devrait donc être d’établir la vérité des comptes publics avant et après le coup d’Etat et accessoirement de redistribuer les responsabilités politiques.</p>
<p>La réalité à ce jour est que cet audit partiel de la dette gabonaise se présente plus comme un acte politique de transparence sélective. La clarification financière risque d’être partielle et partiale et les éventuelles régularités n’avoir que les mêmes auteurs, ceux d’avant le coup d’Etat du 30 août 2023.</p>
<p>La portée réelle soulève une question centrale : s’il se limite principalement à la période antérieure au coup d’État de 2023, sans couvrir de manière exhaustive les engagements, dépenses et arbitrages pris entre août 2023 et 2026 par les autorités de transition, alors il ne s’agit plus d’un audit total, mais d’une transparence partielle à forte charge politique. Dans ce cas, l’exercice risque de reconfigurer la mémoire budgétaire de l’État en ciblant surtout l’héritage de l’ancien régime, tout en suspendant l’examen critique de la gouvernance actuelle post 2023.</p>
<p>Une telle sélectivité pose un problème de fond : le pouvoir issu du coup d’État d’août 2023 avait précisément justifié sa prise de responsabilité par la promesse de moraliser les finances publiques, de restaurer l’ordre budgétaire et de corriger les pratiques opaques du passé. Or, si l’audit exclut ou atténue la période de gestion post-coup d’État, il devient difficile de distinguer ce qui relève de la continuité, de la rupture ou de la simple instrumentalisation du diagnostic financier. Le risque est alors celui d’un État qui se juge lui-même, fixe lui-même le périmètre de l’enquête, et choisit les responsabilités qu’il souhaite exposer. Dans ces conditions, l’État apparaît à la fois comme juge et partie, ce qui fragilise la crédibilité de la démarche.</p>
<p>Le traitement marginal de la dette intérieure accentue encore cette impression. Les dettes envers les nationaux ne sont plus prioritaires. Or, ce sont ces nationaux qui ont <em>« élu »</em> ce Président issu d’un coup d’Etat. En la réduisant à une variable secondaire, presque négligeable, l’audit peut être perçu comme une mesure punitive dirigée avant tout contre les créanciers ou les acteurs économiques locaux, tandis que les responsabilités politiques internes restent partiellement hors champ. Cette asymétrie interroge : pourquoi la dette due aux entreprises, fournisseurs, prestataires et acteurs nationaux semble-t-elle moins urgente à examiner que la dette extérieure, alors même qu’elle affecte directement la trésorerie des ménages, l’emploi et la survie du tissu productif ? Une telle hiérarchisation peut donner le sentiment d’un système qui protège d’abord sa réputation internationale avant de traiter des souffrances économiques du citoyen gabonais.</p>
<p>Dès lors, la question n’est pas seulement technique<sup><a id="post-9210-endnote-ref-25" href="#post-9210-endnote-25">[25]</a></sup>, elle est profondément politique : l’audit est-il un instrument de vérité ou un mécanisme de sélection de la vérité ? Et le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, en accompagnant ce processus, peut-il réellement en garantir l’équilibre s’il ne participe pas à un dispositif indépendamment structuré, incluant des institutions non étatiques, des experts autonomes et des contre-pouvoirs crédibles ? À défaut, le risque est de voir se consolider l’idée d’une <em>« démocratie »</em> imposée sous contrainte, où le citoyen gabonais devient le principal débiteur d’une transition qu’il n’a ni choisie, ni contrôlée, tandis que la transparence annoncée demeure incomplète, sélective et politiquement orientée.</p>
<h3>8. LE <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> N’EST JAMAIS UN ARBITRE NEUTRE : PLUS GARDIEN DES INTÉRÊTS DES CRÉANCIERS QUE DE CEUX DES ÉTATS OU DES PEUPLES.</h3>
<p>Dans les faits au Gabon comme ailleurs en Afrique, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> fonctionne comme un arbitre de crédibilité. Son intervention ne garantit pas la prospérité, mais elle peut rouvrir l’accès à d’autres sources de financement pour payer des dettes-créances venues à échéance, non sans des taux d’intérêts usuriers.</p>
<p>Dans son rapport d’avril 2026 sur les perspectives régionales de l’Afrique subsaharienne<sup><a id="post-9210-endnote-ref-26" href="#post-9210-endnote-26">[26]</a></sup>, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> rappelle que le contexte régional reste contraint, avec des risques baissiers élevés et des vulnérabilités. Les autorités gabonaises, et par extension africaines, doivent cesser de considérer le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> comme un arbitre neutre ou un simple technicien. La grande propagande de la dette dite <em>« cachée »</em> au Sénégal<sup><a id="post-9210-endnote-ref-27" href="#post-9210-endnote-27">[27]</a></sup> ou ailleurs, relève très souvent des analyses et prévisions qui ont été conseillées, quand ce n’est pas imposées, au Gouvernement sénégalais de Macky Sall. Pourtant, faire porter l’essentiel de la responsabilité sur le nouveau gouvernement de rupture est un acte politique du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et qui consiste indirectement à « stopper net » la marge de manœuvre du nouveau gouvernement à mettre en œuvre le programme économique et social du parti PASTEF d’Ousmane Sonko, ex-premier ministre et président de l’Assemblée nationale et son acolyte Diomaye Faye devenu Président du Sénégal, qui a gagné les élections dans les urnes.</p>
<p>Il faut cesser de présenter le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> comme un <em>« juge de paix »</em> au-dessus des crises gabonaises. Dans le cas du Gabon, le Fonds a longtemps accompagné un système dont il connaissait déjà les failles de gouvernance, les déficits de transparence et la dérive budgétaire, tout en se contentant trop souvent de réformes répétées qui n’ont pas empêché l’aggravation de la crise. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> risque de ne <em>« certifier »</em> au Gabon comme ailleurs en Afrique, une situation qu’il a contribué, par sa présence institutionnelle quasi-permanente<sup><a id="post-9210-endnote-ref-28" href="#post-9210-endnote-28">[28]</a></sup>, son conseil stratégique et ses validations successives<sup><a id="post-9210-endnote-ref-29" href="#post-9210-endnote-29">[29]</a></sup>, à rendre supportable politiquement une forme de mauvaise gouvernance en Afrique qui permet de défendre les intérêts des membres influents du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>.</p>
<p>La réalité historique est que le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne fonctionne bien que si le pays ciblé, officiellement qui a fait une demande auprès du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, est considéré comme <em>« en situation de surendettement »,</em> ce qui justifie son intervention et les affirmations selon lesquels le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne peut pas prêter au pays endetté  tant qu’il n’a pas restructuré sa dette auprès de ses créanciers extérieurs, avec au passage sa pensée unique de son attachement à l’austérité et non au soutien ciblée du soutien au développement de la capacité productive en Afrique assurant ainsi des emplois décents.</p>
<p>Il y a au moins trois responsabilités du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> à considérer pour ceux qui font l’éloge d’une institution qui serait plus utile si elle servait les intérêts des Peuples, y compris au sein de l’<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>, et moins et prioritairement celui des membres influents de son Conseil d’Administration.</p>
<h4>8.1 Première responsabilité du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> : avoir normalisé l’anormal</h4>
<p>Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> savait que le Gabon faisait face à une faiblesse de gouvernance, à une transparence défaillante<sup><a id="post-9210-endnote-ref-30" href="#post-9210-endnote-30">[30]</a></sup> et à une situation fiscale précaire bien avant le coup d’État de 2023. Pourtant, la logique des consultations et des programmes a souvent abouti à traiter ces dysfonctionnements comme des écarts corrigibles, plutôt que comme un système durablement dévitalisé. Résultat : on a administré la crise au lieu de la prévenir<sup><a id="post-9210-endnote-ref-31" href="#post-9210-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<h4>8.2 Deuxième responsabilité du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> : avoir dialogué avec le sommet de l’Etat, pas avec les représentants indépendants du « sommet » de la société</h4>
<p>Les missions du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ont surtout travaillé avec l’exécutif et l’administration, alors que les citoyens, les syndicats, les organisations civiques et les institutions indépendantes sont restés en marge du processus. Cette méthode produit des rapports élégants, mais elle ne construit pas une légitimité sociale des réformes. Le Fonds a donc validé des trajectoires économiques sans installer de contre-pouvoirs indépendants capables d’empêcher la répétition des mêmes dérives.</p>
<h4>8.3 Troisième responsabilité du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> : avoir laissé perdurer une économie de la non-transparence et de l’impunité</h4>
<p>Les propres documents du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> reconnaissent que les déséquilibres budgétaires, les arriérés, les faiblesses de gestion et les problèmes de transparence ont continué malgré les alertes. Quand les mêmes recommandations reviennent d’année en année, cela ne signifie pas seulement que l’État n’exécute pas : cela signifie aussi que le dispositif international n’a pas réussi à imposer des changements de fond. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne peut donc pas prétendre découvrir aujourd’hui une crise qu’il a vue se construire, quand il n’en était pas complice. Pour le Gabon, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> avait déjà signalé, dans sa consultation au titre de l’Article IV de 2024, l’existence de déséquilibres budgétaires susceptibles d’engendrer une dynamique d’endettement non soutenable. Il apparaît donc difficile de considérer que les difficultés actuelles aient été totalement imprévues par l’institution<sup><a id="post-9210-endnote-ref-32" href="#post-9210-endnote-32">[32]</a></sup>.</p>
<h3>9. CE QUE L’AFRIQUE DOIT COLLECTIVEMENT EXIGER MAINTENANT DU <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym></h3>
<p>Le vrai scandale n’est pas que le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> exige des réformes ; c’est qu’il continue de les concevoir comme un dialogue fermé entre d’une part, des technocrates, -certains africains de surcroit, formatés à son image, et d’autre part, le pouvoir exécutif. Pour éviter de reproduire les mêmes impasses, le Fonds devrait associer de façon formelle à ses analyses et conseils :</p>
<ul>
<li>des représentants indépendants de la société civile ;</li>
<li>des universitaires multidisciplinaires et des économistes indépendants y compris de la Diaspora africaine ;</li>
<li>des organisations professionnelles et de défense des intérêts des consommateurs et des associations ;</li>
<li>des organes africains de contrôle indépendants de l’Etat africain dans leur analyse ;</li>
<li>les institutions en charge du suivi citoyen des engagements pris par l’Etat et le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ; et</li>
<li>des juridictions spécialisées africaines qui peuvent dire le droit sans être menacées par le pouvoir en place.</li>
</ul>
<p>Il faut aussi que les audits et programmes financiers incluent une lecture réelle de la dette intérieure<sup><a id="post-9210-endnote-ref-33" href="#post-9210-endnote-33">[33]</a></sup>, des arriérés et des impacts sociaux, environnementaux et d’humiliation des citoyens et des peuples des ajustements, au lieu de privilégier uniquement la dette extérieure et la confiance des créanciers. Sans cela, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> restera un certificateur de crédibilité pour les bailleurs, voire un incitateur de transfert de marge de manœuvre de l’Afrique vers le conseil d’administration du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> sans aucune garantie de justice économique pour les populations.</p>
<p>Rappelons toutefois qu’avec un stock total de dette publique du Gabon établi à 7 131,6 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (soit 10,88 milliards d’Euros.) en 2022<sup><a id="post-9210-endnote-ref-34" href="#post-9210-endnote-34">[34]</a></sup>. La dette intérieure représente 36,6 % du stock total de dette publique en 2022 et avait modérément progressé de 1,6 % par rapport à 2021.</p>
<p>En clair, le Fonds doit sortir de son <em>« faux »</em> rôle de <em>« juge de paix commode »</em> et accepter d’être aussi interrogé sur sa propre part dans la reproduction des mauvaises gouvernances. En réalité, personne n’audite le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> lui-même. En fait, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> fait son propre audit. Un boa qui se mord la queue dirait-on en Afrique. C’est à cette condition seulement qu’un programme <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> au Gabon pourra devenir un instrument de redressement national, et non une simple mise en ordre financière au profit de l’extérieur.</p>
<p>Pour sortir des approches et errements macroéconomiques persistantes<sup><a id="post-9210-endnote-ref-35" href="#post-9210-endnote-35">[35]</a></sup> du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, il est suggéré que les dirigeants africains, volontaires et souhaitant défendre leurs populations avant les intérêts étrangers, s’associent, créent des groupes d’experts intra-africains et multidisciplinaires, pour constituer une capacité d’influence pouvant influencer le conseil d’administration du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> à s’atteler aux priorités suivantes (liste non exhaustive) :</p>
<ul>
<li>Inclusivité : associer au processus de décision fiscale différents groupes économiques, environnementaux, sociaux, notamment les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap ;</li>
<li>Transparence : garantir la clarté dans l’élaboration, l’examen et l’adoption du projet de loi de finances ;</li>
<li>Fiscalité équitable : tenir compte des fortes disparités socio-économiques entre les citoyens, intergénérationnelles comme interrégionales en pays et au sein des pays, afin de répartir l’effort fiscal de manière juste ;</li>
<li>Responsabilité : assurer une utilisation rigoureuse et traçable des recettes fiscales, en les orientant vers les services publics et les projets de développement qui génèrent de la valeur et conserve la souveraineté aux nationaux ;</li>
<li>Services sociaux : donner la priorité aux dépenses en faveur des services essentiels, notamment la santé, l’éducation et les infrastructures, en particulier dans les zones marginalisées<sup><a id="post-9210-endnote-ref-36" href="#post-9210-endnote-36">[36]</a></sup> ;</li>
<li>Externalités et environnement. Ecouter les acteurs du terrain afin d’intégrer les coûts induits sur l’environnement et le climat, et prendre en charge les frais de restauration des espaces suite à des projets déséquilibrants le bien-être et favorisés par des soutiens divers du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> aux créanciers indélicats.</li>
</ul>
<p>Aussi, une négociation avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne doit plus se faire <em>« sous contrainte ».</em> Plus la trésorerie se tend pour un pays et que le déficit budgétaire s’accroit, plus la négociation devient asymétrique. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peut alors imposer un rythme de réformes plus rigoureux, tandis que le gouvernement cherche à préserver sa marge politique.</p>
<p>Le vrai rapport de force se joue sur la capacité de l’État à retarder ou à absorber le coût social et environnemental des ajustements. Or, l’Etat africain, quasi-systématiquement, refuse d’être responsable du coût social et du coût environnemental. Or, en refusant cela et souvent en <em>« transférant »</em> cette responsabilité sur le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, l’Etat africain se met littéralement <em>« sous tutelle »</em>. Il est alors incapable de définir le contenu, la séquence, et même l’horizon politique puisque le propre des « ajustements structurels » est de n’être en réalité que des <em>« ajustements conjoncturels à répétition<sup><a id="post-9210-endnote-ref-37" href="#post-9210-endnote-37">[37]</a></sup> ».</em></p>
<h3>10. DÉFICIT BUDGÉTAIRE : AVANT ET APRÈS 2023</h3>
<p>L’analyse comparative des déficits budgétaires avant et après le coup d’État militaire d’août 2023 constitue un passage essentiel pour évaluer les effets réels du changement de régime sur la gestion des finances publiques au Gabon. En effet, le déficit budgétaire reflète l’écart entre les recettes et les dépenses de l’État et constitue un indicateur central de la soutenabilité des finances publiques. Il est proposé de considérer deux principaux indicateurs : le solde budgétaire et la dette publique du Gabon entre 2011 et 2027 (voir graphiques ci-après).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-4.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9216" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-4-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-5.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9217" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-think-tank-graphiques-gabon-17-06-26-diff-page-5-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>Comparer l’évolution sur les deux périodes permet de déterminer si la transition politique s’est accompagnée d’une amélioration, d’une dégradation ou d’une simple continuité des pratiques budgétaires. Cette démarche est d’autant plus pertinente que les nouvelles autorités ont justifié leur prise de pouvoir par la nécessité de restaurer la gouvernance économique, d’accroître la transparence des comptes publics et de redresser la situation financière du pays. L’étude des déficits budgétaires avant et après le coup d’Etat de 2023 offre ainsi un cadre d’analyse permettant d’apprécier concrètement l’impact du changement institutionnel sur les équilibres budgétaires et la trajectoire des finances publiques gabonaises.</p>
<h4>10.1 Analyse des finances publiques gabonaises avant et après le coup d&rsquo;État de 2023</h4>
<p>L&rsquo;évolution du solde budgétaire et de la dette publique gabonaise met en évidence une dégradation préoccupante des finances publiques depuis le début de la décennie 2020. Le premier constat est qu&rsquo;entre 2011 et 2019, le Gabon enregistrait en moyenne un solde budgétaire positif de 0,5 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>, ce qui signifie que les recettes publiques couvraient globalement les dépenses de l&rsquo;État. Cette performance constitue la seule période de l&rsquo;échantillon où les finances publiques apparaissent durablement équilibrées. Depuis 2020, aucun gouvernement gabonais, qu&rsquo;il soit civil ou issu de la transition militaire, n&rsquo;est parvenu à retrouver ce niveau moyen d&rsquo;excédent budgétaire<sup><a id="post-9210-endnote-ref-38" href="#post-9210-endnote-38">[38]</a></sup>.</p>
<h4>10.2 Avant le coup d&rsquo;État : une situation déjà fragilisée</h4>
<p>La période 2020-2022 est marquée par des déficits budgétaires continus (-2,2 %, -1,9 % et -0,9 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) ainsi que par un niveau de dette nettement supérieur à celui observé durant la décennie précédente. La dette publique atteint notamment 83 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2020 avant de reculer progressivement à 65,6 % en 2022. Malgré cette amélioration relative de l&rsquo;endettement, les comptes publics restent déficitaires et ne retrouvent jamais l&rsquo;équilibre observé avant 2020.</p>
<p>L&rsquo;année 2023 apparaît comme une exception avec un excédent budgétaire de 1,8 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>. Toutefois, cet excédent intervient dans un contexte politique particulier marqué par les derniers mois du régime d&rsquo;Ali Bongo puis le coup d&rsquo;État d&rsquo;août 2023. La dette publique demeure élevée à 70,6 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>, soit un niveau très supérieur à la moyenne de 2011-2019.</p>
<p>Aussi, avant le coup d’État militaire de 2023 au Gabon, il existait un déficit déjà structurel préexistante. Le Gabon n’est pas entré en crise budgétaire avec le coup d’État ; il y était déjà exposé. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et les analyses connexes montrent que les comptes publics étaient marqués par des déséquilibres persistants, une dépendance aux recettes pétrolières et une gestion budgétaire sous tension. La période antérieure à 2023 se caractérise donc par une vulnérabilité structurelle plus que par un effondrement soudain. Autrement dit, le coup d’État a révélé une fragilité préexistante, il ne l’a pas créée<sup><a id="post-9210-endnote-ref-39" href="#post-9210-endnote-39">[39]</a></sup>.</p>
<h4>10.3 Après le coup d&rsquo;État : une détérioration rapide des équilibres budgétaires</h4>
<p>Les données <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> montrent qu&rsquo;après la prise du pouvoir par les militaires, la situation budgétaire se dégrade fortement. Le solde budgétaire retombe à -3,3 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2024 avant de plonger à -8,5 % en 2025. Les projections du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> anticipent une poursuite de cette détérioration avec des déficits atteignant -10,0 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2026 puis -11,2 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2027.</p>
<p>Parallèlement, la dette publique suit une trajectoire ascendante. Après 70,9 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en 2024, elle progresserait à 78,9 % en 2025, 86,1 % en 2026 et 94,3 % en 2027. Selon ces projections, le Gabon se rapprocherait ainsi du seuil symbolique de 100 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> en matière d&rsquo;endettement public.</p>
<p>Une transition qui peine à démontrer son efficacité budgétaire. L’analyse des statistiques suggèrent que la transition n&rsquo;a pas, jusqu&rsquo;à présent, permis de restaurer la discipline budgétaire annoncée lors du changement de régime. Alors que les nouvelles autorités avaient mis en avant la nécessité d&rsquo;assainir la gestion publique et de renforcer la transparence financière, les indicateurs disponibles font apparaître une forte aggravation des déficits et une dynamique d&rsquo;endettement croissante.</p>
<p>D&rsquo;un point de vue strictement économique, les données actuellement disponibles ne permettent donc pas de conclure à une amélioration de la soutenabilité budgétaire depuis 2023. Au contraire, les projections du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> laissent entrevoir une dépendance accrue au financement par la dette et des marges de manœuvre budgétaires de plus en plus réduites.</p>
<p>Les perspectives dressées par le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> sont particulièrement défavorables et clairement négatives. Si les prévisions se matérialisent, le Gabon enregistrerait trois années consécutives de déficits très élevés entre 2025 et 2027, tandis que la dette publique augmenterait de plus de 23 points de <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> sur la même période, passant de 70,9 % à 94,3 % du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>. Dans ce contexte, l&rsquo;enjeu principal n&rsquo;est plus seulement de financer les dépenses publiques, mais de restaurer durablement la crédibilité budgétaire de l&rsquo;État. Faute d&rsquo;un ajustement des finances publiques ou d&rsquo;une augmentation importante des recettes, la trajectoire projetée par le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> laisse entrevoir une vulnérabilité croissante du pays face aux contraintes de financement et aux négociations avec les bailleurs internationaux.</p>
<p>Après le coup d’État militaire de 2023, on assiste en sourdine à une aggravation de la pression du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>. Après 2023, la correction budgétaire est devenue plus difficile à mener parce qu’elle devait simultanément restaurer la confiance, financer la transition et répondre aux attentes sociales. Dans son rapport de 2026 sur les économies subsahariennes, le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> a insisté sur le fait que les économies de la région doivent composer avec un environnement externe plus difficile, ce qui renforce l’importance de la discipline budgétaire et de la crédibilité institutionnelle<sup><a id="post-9210-endnote-ref-40" href="#post-9210-endnote-40">[40]</a></sup>. Pour le cas du Gabon, le déficit n’est plus seulement un problème conjoncturel, mais bien structurel et donc un véritable test de gouvernabilité des dirigeants successifs au pouvoir.</p>
<h4>10.4 Le déficit comme symptôme de la capacité politique à restaurer une gouvernance maîtrisée</h4>
<p>Le déficit budgétaire doit être lu comme un symptôme de la qualité de l’État. Lorsqu’il se combine à des arriérés, à des difficultés de trésorerie et à des engagements mal maîtrisés, il révèle une crise de pilotage, voire de pilotage à vue malgré de nombreuses années au pouvoir pour certains. La transition gabonaise tente de corriger cela, mais elle doit le faire avec un espace budgétaire réduit et des attentes élevées<sup><a id="post-9210-endnote-ref-41" href="#post-9210-endnote-41">[41]</a></sup>. Mais, sans programme initial et en refusant d’annoncer les résultats des élections, le nouveau pouvoir issu du coup d’un coup d’Etat a choisi, indirectement la voie de la subordination, et c’est précisément ce qui rend l’accord avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> presque inévitable. Or, confier indirectement la capacité politique à restaurer une gouvernance maîtrisée au <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> devient un gageure compte tenu de la non-neutralité du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>.</p>
<h3>11. DETTE PUBLIQUE, ACCES AUX MARCHÉ ET CRÉDIBILITÉ FINANCIÈRE : BESOIN D’UN ACCORD AVEC LE <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym></h3>
<p>Depuis plusieurs années, la question de la dette publique est devenue un enjeu central de la stabilité macroéconomique du Gabon. Dans un contexte marqué par la transition politique ouverte après le coup d&rsquo;État d&rsquo;août 2023, les autorités doivent simultanément financer des besoins budgétaires croissants, rassurer les investisseurs et préserver l&rsquo;accès du pays aux marchés financiers internationaux. Or, la crédibilité d&rsquo;une stratégie d&rsquo;endettement ne dépend pas uniquement des annonces gouvernementales ; elle repose également sur la confiance des bailleurs de fonds, des agences de notation et des investisseurs internationaux.</p>
<p>Cette confiance apparaît aujourd&rsquo;hui étroitement liée à l&rsquo;évolution des discussions entre le Gabon et le Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>). En l&rsquo;absence d&rsquo;un programme formel ou d&rsquo;un accord clairement défini, les marchés demeurent prudents et intègrent une prime de risque plus élevée dans leurs décisions de financement. Le résultat est un renchérissement potentiel du coût de la dette pour l&rsquo;État gabonais, au moment même où les déficits budgétaires se creusent et où les besoins de financement augmentent. Dans ces conditions, l&rsquo;attente d&rsquo;un signal positif du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne constitue pas seulement une question diplomatique ou institutionnelle ; elle est devenue un facteur déterminant pour la crédibilité financière du pays, l&rsquo;accès au crédit et la soutenabilité de sa trajectoire budgétaire à moyen terme.</p>
<p>Avec la dette publique qui augmente dramatiquement, l’accès au financement des marchés s’amenuisent avec des coûts en augmentation grevant en retour la dette de l’Etat. Or, tout ceci est la résultante d’abord du coût du silence sur la vérité des comptes publics gabonais. Il n’est donc pas étonnant que les autorités nouvelles tentent de savoir au moins le niveau « exact » de la dette et en filigrane, le niveau exact de la marge de manœuvre économique du Gouvernement de transition. Mais entretemps, le financement du Gabon devient plus cher : les bailleurs et investisseurs attendent un signal du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>. Les conditions extérieures d’accès aux marchés financiers demeurent difficiles et que la prudence budgétaire, non respectée compte tenu des prévisions entre 2026 et 2027, est essentielle pour préserver les marges de résilience.</p>
<p>Pour le Gabon, cela signifie qu’un retard dans l’accord avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> augmentera mécaniquement le coût du financement et réduira la flexibilité budgétaire. En fait, l’État gabonais ne paie pas seulement sa dette<sup><a id="post-9210-endnote-ref-42" href="#post-9210-endnote-42">[42]</a></sup> : il paie aussi le prix de l’incertitude<sup><a id="post-9210-endnote-ref-43" href="#post-9210-endnote-43">[43]</a></sup>.</p>
<p>La <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> n’a confirmé en 2026 son appui à des secteurs sensibles comme l’eau, l’assainissement et l’électricité que si un cadre où la consolidation macroéconomique est mise en place<sup><a id="post-9210-endnote-ref-44" href="#post-9210-endnote-44">[44]</a></sup>.<br />
En pratique, cela signifie que les bailleurs peuvent financer, mais qu’ils le font de manière plus sélective, en cherchant des garanties de discipline et de transparence. Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> agit donc comme un déclencheur de confiance plutôt que comme un simple créancier. Sur l’ensemble de la dette gabonaise, les engagements du Gabon envers le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne représenteraient qu&rsquo;environ 6 % de la dette publique totale<sup><a id="post-9210-endnote-ref-45" href="#post-9210-endnote-45">[45]</a></sup>, alors que l&rsquo;institution exerce une influence déterminante sur la perception du risque souverain par les marchés financiers, les bailleurs de fonds et les agences de notation.</p>
<h3>12. CONTRAT SOCIAL OUBLIÉ : UNE GOUVERNANCE SANS TRANSFORMATION SOCIALE AU GABON</h3>
<p>Un régime peut changer, mais si la vie quotidienne ne s’améliore pas, le contrat social reste rompu. Toutes les institutions des Nations Unies y compris la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym><sup><a id="post-9210-endnote-ref-46" href="#post-9210-endnote-46">[46]</a></sup> rappelle que la coopération avec le Gabon vise une croissance durable et inclusive, orientée vers les ménages et le secteur privé. La légitimité d’un pouvoir politique issu ou pas d’un coup d’Etat militaire, ne tient pas seulement à la stabilité politique, elle dépend aussi de la distribution des bénéfices de la croissance. Or, la transition gabonaise issue du coup d’Etat de 2023 n’a pas encore prouvé qu’elle pouvait convertir la rupture politique en gain social.</p>
<p>La confiance du peuple ne se décrète pas, elle se mérite par des résultats visibles et une parole publique tenue.<br />
Lorsque le pouvoir se contente des apparences honorifiques et des avantages pécuniaires, il finit par sous-estimer la profondeur des attentes sociales. Or, un État qui parle au nom du peuple mais gouverne sous contrainte extérieure perd progressivement sa crédibilité.</p>
<p>Les citoyens ne jugent pas seulement les discours, ils jugent la capacité à améliorer leur vie quotidienne.<br />
Emploi, services publics, justice sociale et transparence sont les véritables critères de légitimité.<br />
Dès lors, la répression des voix critiques et l’éloignement des réalités populaires aggravent la rupture de confiance.<br />
Un pouvoir qui confond visibilité politique et autorité réelle s’expose à l’usure rapide de son assentiment.<br />
Car la fonction de gouverner n’est pas de paraître, encore moins de « se servir » mais de « servir ses concitoyens en priorité » et de répondre aux besoins concrets de la nation.</p>
<p>Quand la promesse populaire reste sans traduction matérielle, le contrat social se fragilise.<br />
Et c’est alors que le peuple comprend que le pouvoir, fasciné par ses attributs, a oublié sa raison d’être.</p>
<p>L’État face à la promesse populaire semble devenir <em>« muet »</em> ou <em>« répressif »</em> notamment envers les médias indépendants. La population attend des résultats tangibles : emploi, services publics, transparence et réduction des tensions sociales et mieux-être. Mais les réformes de consolidation budgétaire imposées ou encouragées par les bailleurs créent souvent des coûts de court terme. Le risque est alors de voir un pouvoir qui parle au nom du Peuple mais gouverne sous contrainte extérieure, et donc subi des pressions externes pour défendre en priorité des intérêts étrangers au Gabon. C’est cette contradiction qui nourrit le sentiment d’un contrat social oublié.</p>
<h3>13. LE GABON FACE AU DEFI DES NÉGOCIATIONS AVEC LE <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> : SOUVERAINETÉ SOUS TUTELLE OU PRAGMATISME FINANCIER</h3>
<p>Au lendemain de la transition politique ouverte en août 2023, le Gabon se trouve confronté à une double exigence : préserver sa souveraineté décisionnelle tout en rétablissant la confiance des marchés financiers et des partenaires internationaux. Cette situation place les négociations avec le Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>) au cœur du débat économique national. Si une partie de l&rsquo;opinion publique perçoit l&rsquo;intervention du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> comme une forme de tutelle susceptible de limiter l&rsquo;autonomie des politiques publiques, d&rsquo;autres y voient un passage nécessaire pour restaurer la crédibilité financière du pays et faciliter l&rsquo;accès à des financements à des conditions soutenables.</p>
<p>Cette question est d&rsquo;autant plus importante que le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> souligne lui-même la nécessité pour le Gabon de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques, de rétablir la soutenabilité budgétaire et de corriger les déséquilibres fiscaux qui menacent la stabilité macroéconomique du pays. Le Fonds estime notamment que les déséquilibres budgétaires doivent être traités de manière urgente afin d&rsquo;éviter une dynamique d&rsquo;endettement difficilement soutenable<sup><a id="post-9210-endnote-ref-47" href="#post-9210-endnote-47">[47]</a></sup>.</p>
<p>Dans ce contexte, l&rsquo;enjeu pour les autorités gabonaises n&rsquo;est pas de choisir entre souveraineté et coopération internationale, mais de déterminer dans quelles conditions un accord avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peut contribuer au redressement économique sans remettre en cause les priorités nationales de développement. La véritable question est donc de savoir comment négocier avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> sans perdre le cap des objectifs économiques et sociaux définis par le Gabon lui-même.</p>
<p>Le défi du Gabon n’est pas de rejeter le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, mais de négocier un programme qui n’écrase pas complètement la priorité sociale et le rythme politique de la transition. Une marge de manœuvre existe, mais elle est étroite et passe par une diversification des sources de financement et surtout une capacité à transformer les financements obtenus en des créations de valeurs ajoutées et de richesses partagées pour la grande majorité du peuple gabonais. Or, plus l’urgence financière est forte, plus le pays dépend d’un accord rapide. Le coût de l’attente est donc élevé et diminue autan la capacité de l’Etat gabonais de transition à imposer son point de vue. Comment négocier sans perdre sa marge de manœuvre économique et financier ? Un défi qui demande de l’expertise, de l’expérience et sûrement pas l’improvisation.</p>
<p>La notion de « tutelle » n’est pas seulement polémique ; il décrit une situation où la crédibilité externe dépend de conditions définies hors du pays. Le Gabon en transition peut encore préserver une part d’initiative s’il transforme le dialogue avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> en levier de réorganisation interne.</p>
<p>Toutefois, sans réformes crédibles, la tutelle devient une conséquence de la faiblesse, non un choix stratégique. La tutelle du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> se présente alors comme le coût à payer pour retrouver une crédibilité à court terme. Pour le long terme, la transition doit céder la place à un Etat post-transition où le Peuple aura choisi un programme de gouvernement et un contrat social sans influence étrangère.</p>
<h3>14. CONCLUSION. DÉFIS DU GABON POST-2023 : DU CHANGEMENT POLITIQUE A LA RECONSTRUCTION DE LA CONFIANCE</h3>
<p>Le Gabon post-2023 se situe à la croisée des chemins entre l&rsquo;ambition d&rsquo;une refondation institutionnelle et la persistance de fragilités économiques profondes. Entre la refondation affichée et les vulnérabilités persistantes, l’autoritarisme -issu d’un coup d’Etat ou pas- est hors sujet.</p>
<p>L&rsquo;accord recherché avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> ne constitue pas une fin en soi ; il représente avant tout un indicateur de la capacité de l&rsquo;État à connaître de manière approfondie l’état de ses comptes publics, à restaurer sa crédibilité financière, à maîtriser ses finances publiques et à rétablir la confiance des investisseurs comme de ses partenaires internationaux.</p>
<p>Déficit budgétaire, dette publique, audit des engagements de l&rsquo;État et transparence ne relèvent pas de problématiques distinctes. Ils traduisent les différentes facettes d&rsquo;une même question fondamentale : celle de la confiance accordée à la gouvernance économique du pays. Tant que cette confiance demeurera fragile, les conditions de financement resteront coûteuses et les marges de manœuvre publiques limitées.</p>
<p>La réussite de la transition dépendra donc de sa capacité à transformer les réformes annoncées en résultats mesurables. Si le pouvoir parvient à faire du dialogue avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> un instrument de normalisation financière et de renforcement institutionnel plutôt qu&rsquo;un symbole de dépendance, il pourra consolider sa crédibilité et démontrer la pertinence de la rupture engagée en 2023.</p>
<p>À l&rsquo;inverse, si les déséquilibres budgétaires et l&rsquo;endettement continuent de s&rsquo;aggraver sans perspective claire de redressement, la promesse de changement portée par la transition risque d&rsquo;apparaître inachevée. Dans une démocratie, il appartiendra alors aux citoyens gabonais, à travers les mécanismes de représentation et de participation politique qu&rsquo;ils auront librement choisis, de déterminer la direction qu&rsquo;ils souhaitent donner à l&rsquo;avenir du pays. A défaut, ladite rupture politique de 2023 restera une opération de charme pour préserver un pouvoir qui n’appartient pas véritablement et totalement au Peuple gabonais.</p>
<p>Le Gabon post-2023 cherche moins un simple appui financier qu’un rétablissement de sa crédibilité institutionnelle et budgétaire. Dans cette perspective, l’intervention du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> peut être analysée comme un mécanisme de soutien à la stabilisation macroéconomique, tout en soulevant des interrogations sur la qualité des choix de politique publique lorsqu’ils prolongent la dépendance extérieure ou alourdissent la charge supportée par la collectivité nationale.</p>
<p>Sans imputer au <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> une faute, bien que la responsabilité juridique directe devrait être de plus en plus engagée, il est possible de souligner que certaines recommandations ou conditionnalités peuvent, selon leur mise en œuvre, produire des effets défavorables sur le patrimoine économique de l’État et sur l’intérêt général. Le débat porte donc moins sur une faute établie que sur le risque d’un <em>« ajustement structurel »</em> qui, s’il n’est pas maîtrisé, pourrait fragiliser davantage la souveraineté économique et le contrat social.</p>
<p>Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> apparaît ainsi comme un révélateur des limites actuelles de gouvernance favorisant la dépendance de l’Afrique envers des créanciers, et de plus en plus comme un acteur dont la responsabilité serait en elle-même engagée, d’où son rôle ambigu sur une forme <em>« d’accompagnement »</em> du défaut de transparence, voire de l’opacité sur la vérité des comptes publics en Afrique et au Gabon ou au Sénégal en particulier. En l’espèce, la question centrale demeure celle de la capacité de l’État gabonais en transition à restaurer, par des choix transparents et soutenables, une trajectoire économique compatible avec l’intérêt national.</p>
<p>Si la promesse de changement née en 2023 restait inaboutie, il appartiendrait alors à d&rsquo;autres dirigeants, investis d&rsquo;un mandat fondé sur un programme librement choisi par le peuple gabonais, de poursuivre l&rsquo;œuvre de redressement national. C&rsquo;est dans l&rsquo;expression souveraine de la volonté populaire que le Gabon pourra trouver les ressorts nécessaires pour construire son avenir et conduire durablement la destinée de son peuple.</p>
<p>Le Gabon post-coup d&rsquo;Etat de 2023, une fois sous tutelle du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, pourrait paradoxalement limiter sa crise de gouvernance mais avec comme contrepartie, un contrat social oublié. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-9212 alignleft" src="https://amaizo.info/files/2026/07/afrocentricity-is-a-concept-emphasizing-the-import.png" alt="Afrocentricity is a concept emphasizing the importance of African culture and history. AI-generated content may be incorrect." /><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Président, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>17 juillet 2026</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<hr />
<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>Près de trois ans après le coup d&rsquo;État d&rsquo;août 2023, le Gabon demeure confronté à une détérioration de ses équilibres budgétaires, marquée par un creusement des déficits et une hausse rapide de la dette publique. Alors que la période 2011-2019 affichait en moyenne un excédent budgétaire, les projections du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> indiquent une aggravation des déséquilibres jusqu&rsquo;en 2027. Dans ce contexte, les négociations avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> apparaissent comme un levier essentiel pour restaurer la confiance des marchés et des bailleurs de fonds. L&rsquo;audit de la dette, la transparence des finances publiques et la crédibilité des réformes constituent désormais les principaux tests de la transition. La capacité du Gabon à concilier souveraineté économique et discipline budgétaire déterminera la réussite ou l&rsquo;échec de la refondation engagée après 2023.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-9210-endnote-1">Reuters (2026a). ‘Gabon’s uncertain push for <acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> loan leads regional return fund’. 10 March 2026. In <em>Reuters. </em><a href="http://www.reuters.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.reuters.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 14 July 2026. Retrieved from <a href="https://www.reuters.com/world/africa/gabons-uncertain-push-imf-loan-leads-regional-return-fund-2026-03-10/" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.reuters.com/world/africa/gabons-uncertain-push-imf-loan-leads-regional-return-fund-2026-03-10/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9210-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-2">Fonds monétaire international (<acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>), 2025. <em>Regional Economic Outlook for Sub-Saharan Africa, April 2025</em>. International Monetary Fund. Washington, D. C. In <a href="http://www.imf.org/en/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.imf.org/en/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 15 juillet 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/en/publications/reo/ssa/issues/2025/04/25/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2025" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/en/publications/reo/ssa/issues/2025/04/25/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-3">Amaïzo, Y. E. (2005)(dir.). <em>L’Union africaine freine-t-elle l’unité des Africains ? Retrouver la confiance entre les dirigeants et le peuple-citoyen</em>. Avec une préface de Aminata Traoré. Collection Interdépendance africaine. Editions Menaibuc : Douala – Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-4">Mbondzi, J.-Y., 2025. <em>Coup d’État ou coup de la libération</em>. Editions ACAREF : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-5">Institut français des relations internationales (IFRI) (2025). <em>Gabon : anatomie d’un coup d’État</em>. Editions IFRI : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-5">↑</a></li>
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<li id="post-9210-endnote-7">L’horloge de la dette gabonaise (2026). Accédé le 14 juillet 2026 ; Voir https://debtclock.io/gabon <a href="#post-9210-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-8">L’horloge de la dette gabonaise (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-9"><acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> (2026). <em>Gabon &#8211; Vue d’ensemble</em>. <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> : Washington, D. C. Accédé le 15 juillet 2026. Voir <a href="https://www.banquemondiale.org/ext/fr/country/gabon" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.banquemondiale.org/ext/fr/country/gabon<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-10">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). <em>Regional Economic Outlook for Sub-Saharan Africa &#8211; </em>A Fragile Recovery amid Persistent Uncertainty.<em> April 2026</em>. International Monetary Fund. Washington, D. C. In <a href="http://www.imf.org/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.imf.org/</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accessed on July 14, 2026. Retrieved from <a href="https://www.imf.org/en/publications/reo/ssa/issues/2026/04/16/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2026" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/en/publications/reo/ssa/issues/2026/04/16/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2026<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>; En français : <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> (2026). <em>Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne — Une reprise fragile dans un contexte d&rsquo;incertitude persistante</em> (avril 2026). <a href="#post-9210-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-11"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). <em>Gabon: 2024 Article IV Consultation-Press Release</em>. Staff Report and Statement by the Executive Director for Gabon. May 31, 2024. In <a href="http://www.imf.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.imf.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2024/05/31/gabon-2024-article-iv-consultation-press-release-staff-report-and-statement-by-the-549681" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2024/05/31/gabon-2024-article-iv-consultation-press-release-staff-report-and-statement-by-the-549681<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>; voir la version française : Rapport du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n° 24/144 Gabon consultations de 2024 au titre de l’article IV — Communique de Presse, Rapport des Services Du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et Declaration de L’Administrateur pour Le Gabon. Juillet 2024. Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1gabfa2024001-print-pdf.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1gabfa2024001-print-pdf.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-12"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-13"><acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, 2026. <em>World Bank supports Gabon’s Water Supply, Sanitation, and Electricity Services</em>. <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> : Washington, D. C. Accédé le 15 juillet 2026. Voir <a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/02/05/world-bank-supports-gabon-s-water-supply-sanitation-and-electricity-s" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/02/05/world-bank-supports-gabon-s-water-supply-sanitation-and-electricity-s<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-14">Reuters (2026). “Gabon to audit public debt as it signs $150 million World Bank deal”. In <a href="http://www.reuters.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.reuters.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> April 30, 2026. Accessed July 14, 2026. Retrieved from <a href="https://www.reuters.com/world/africa/gabon-audit-public-debt-it-signs-150-million-world-bank-deal-2026-04-30/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.reuters.com/world/africa/gabon-audit-public-debt-it-signs-150-million-world-bank-deal-2026-04-30/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-15">Sika Finance (2026). « Gabon : Le lourd tribut des 726 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> de moratoires de la Task-Force présidentielle sur la dette intérieure ». 17 mars 2026. In <em>www.sikafinance.com.</em> Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.sikafinance.com/marches/gabon-le-lourd-tribut-des-726-milliards-fcfa-de-moratoires-de-la-task-force-presidentielle-sur-la-dette-interieure_60501" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.sikafinance.com/marches/gabon-le-lourd-tribut-des-726-milliards-fcfa-de-moratoires-de-la-task-force-presidentielle-sur-la-dette-interieure_60501<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-16">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-17">Banque des États de l’Afrique Centrale (<acronym title="Banque des Etats de l’Afrique centrale">BEAC</acronym>) (2025). <em>Statistiques monétaires du Gabon</em>. In <a href="http://www.beac.int/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.beac.int/</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 15 juillet 2026. Voir <a href="https://www.beac.int/wp-content/uploads/2016/10/GABON_2025.xls" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.beac.int/wp-content/uploads/2016/10/GABON_2025.xls<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-18"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-19">Toussaint, É. (2017). <em>Le système dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation</em>. Edition Les Liens qui Libèrent : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-20">Attac, Observatoire de la justice fiscale et CADTM (2025). <em>La dette de l’injustice fiscale</em>. Editions Attac France : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-21"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-22">Mian, A. (2026). « Le cycle dette &#8211; inégalités ». In <a href="http://www.imf.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.imf.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> <em>Finance &amp; Development</em>, mars 2026. Fonds monétaire international. Washington, D. C. Accédé le 16 juillet 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/fr/publications/fandd/issues/2026/03/the-debt-inequality-cycle-atif-mian" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/fr/publications/fandd/issues/2026/03/the-debt-inequality-cycle-atif-mian<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-23">Reuters (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-24">Sika Finance. (2026,). <em>Gabon : La dette au cœur du dossier avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, verdict de l’audit toujours attendu mi-juillet</em>. 8 juillet 2026. In <em>www.sikafinance.com.</em> Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.sikafinance.com/marches/gabon-la-dette-au-c%C5%93ur-du-dossier-avec-le-fmi-verdict-de-l-audit-toujours-attendu-mi-juillet_62835" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.sikafinance.com/marches/gabon-la-dette-au-c%C5%93ur-du-dossier-avec-le-fmi-verdict-de-l-audit-toujours-attendu-mi-juillet_6283<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-25">Sika Finance. (2026). <em>Le Gabon fait un point exhaustif de sa dette dans la perspective des discussions avec le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym></em>. 18 juin 2026. In <em>www.sikafinance.com.</em> Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.sikafinance.com/marches/le-gabon-fait-un-point-exhaustif-de-sa-dette-dans-la-perspective-des-discussions-avec-le-fmi_62365" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.sikafinance.com/marches/le-gabon-fait-un-point-exhaustif-de-sa-dette-dans-la-perspective-des-discussions-avec-le-fmi_62365<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-26"><acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> (2026). <em>Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne — Une reprise fragile dans un contexte d&rsquo;incertitude persistante, </em>avril 2026. <acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> : Washington D. C. <a href="#post-9210-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-27">Amaïzo, Y. E. (2025). «  Dissimulation des comptes publics au Sénégal : Le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> est-il un co-responsable ? ». 28 mars 2025. In <a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>www.afrocentricity.info</em></a><em>. </em>Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://afrocentricity.info/files/2025/03/afrocentricity-think-tank-senegal-rfi-fmi-dissimulation-des-comptes-publics-26-03-25-diff-28-03-25.pdf" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/files/2025/03/afrocentricity-think-tank-senegal-rfi-fmi-dissimulation-des-comptes-publics-26-03-25-diff-28-03-25.pdf</a> <a href="#post-9210-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-28">El Azhary, E. M. (2026). « Dette africaine : le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> accusé de sacrifier les services publics sur l’autel de l’austérité ». 7 juillet 2026. In <a href="http://www.lebrief.ma/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lebrief.ma/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://www.lebrief.ma/afrique/dette-africaine-fmi-austerite-100158899/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lebrief.ma/afrique/dette-africaine-fmi-austerite-100158899/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-29">ActionAid (2023). <em>Cinquante ans d’échec. Le Fonds monétaire international, la dette et l’austérité en Afrique</em>. Octobre 2023. In <em>actionaid.org. </em>Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://actionaid.org/sites/default/files/publications/Fifty_years_of_failure_FR.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://actionaid.org/sites/default/files/publications/Fifty_years_of_failure_FR.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-30"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). <em>Fiscal Transparency</em>. International Monetary Fund: Washington, D. C. Accessed on 14 of July 2026. Retrieved at <a href="https://www.imf.org/en/topics/fiscal-policies/fiscal-transparency" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/en/topics/fiscal-policies/fiscal-transparency<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-31">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-32"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). <em>Gabon Country Report. Op. Cit.</em> <a href="#post-9210-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-33">Gabon &#8211; Ministère des Comptes publics et de la Dette (2025). Stratégie d’endettement initiale 2024–2026. In dette.ga/. Accédé le 15 juillet 2026. Voir <a href="https://dette.ga/sites/default/files/2025-03/Strat%C3%A9gie%20d&#039;endettement%20Initiale%202024-2026%20OK%20(3)_0.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://dette.ga/sites/default/files/2025-03/Strat%C3%A9gie%20d&rsquo;endettement%20Initiale%202024-2026%20OK%20(3)_0.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-34">République gabonaire (2023). <em>Strategie d’endettement de l’Etat. Annexe au projet de Loi de finances 2024</em>. In <em>dette.ga/.</em> Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://dette.ga/sites/default/files/2025-03/Strat%C3%A9gie%20d%27endettement%20Initiale%202024-2026%20OK%20%283%29_0.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://dette.ga/sites/default/files/2025-03/Strat%C3%A9gie%20d%27endettement%20Initiale%202024-2026%20OK%20%283%29_0.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-35">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-36">ActionAid (2023). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-37">Amaïzo ? Y. E. (1980). <em>De la dépendance à l’interdépendance. Mondialisation et marginalisation : une chance pour l’Afrique ?</em> Editions l’Harmattan : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-38">Mouega, M. M. (2026). « Gabon : lancement de l’audit de la dette publique ». 21 juin 2026. In <a href="http://www.gabonmediatime.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.gabonmediatime.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 14 juillet 2026. Voir <a href="https://gabonmediatime.com/gabon-lancement-de-laudit-de-la-dette-publique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gabonmediatime.com/gabon-lancement-de-laudit-de-la-dette-publique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-39"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). <em>Gabon: 2024 Article IV Consultation-Press Release. </em>Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-40">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-41">Reuters (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-42">Pigeaud, F. et Sylla, N. S.(2024). L’arme invisible de la dette : Comment la finance impose sa loi au Sud. La Découverte : Paris. <a href="#post-9210-endnote-ref-42">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-43"><acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym> (2024). <em>Gabon: 2024 Article IV Consultation-Press Release. </em>Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-43">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-44">The World Bank Group (2026). “World Bank supports Gabon’s Water Supply, Sanitation, and Electricity Services”. February 5, 2026. In <a href="http://www.worldbank.org/en/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.worldbank.org/en</em>/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed on 14 of July 2026. Retrieved at <a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/02/05/world-bank-supports-gabon-s-water-supply-sanitation-and-electricity-services" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/02/05/world-bank-supports-gabon-s-water-supply-sanitation-and-electricity-services<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-44">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-45">Les encours de prêts du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> envers le Gabon étaient d&rsquo;environ 899 millions USD en 2023 selon les données reprises de la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> et du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>. (voir World Bank (2026). <em>World Development Indicators 2026</em>. The World Bank Group: Washington D. C. ainsi que <a href="https://tradingeconomics.com/gabon/indicators-wb-data.html?g=external+debt" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://tradingeconomics.com/gabon/indicators-wb-data.html?g=external+debt<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>). La dette publique totale du Gabon était estimée à 15,3 milliards USD (8 606,6 milliards <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>) fin octobre 2025. (source : ecofinagency : voir https://www.ecofinagency.com/news-finances/0405-55217-gabon-creates-public-debt-oversight-committee-amid-rising-borrowing)En rapportant ces ordres de grandeur, la dette envers le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> représenterait environ 6 % de la dette publique totale du Gabon (899 M$ / 15,3 Md$ ≈ 5,9 %). Cette valeur doit être présentée comme une estimation, car les deux chiffres ne portent pas exactement sur la même date. <a href="#post-9210-endnote-ref-45">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-46"><acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym> (2026). Gabon. «  Préparer la jeunesse gabonaise pour l&rsquo;avenir ». In <a href="http://www.banque" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.banque</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>mondiale.org.</em> Accédé le 14 juillet 20256. Voir <a href="https://www.banquemondiale.org/ext/fr/country/gabon" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.banquemondiale.org/ext/fr/country/gabon<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9210-endnote-ref-46">↑</a></li>
<li id="post-9210-endnote-47">International Monetary Fund (<acronym title="International Monetary Fund">IMF</acronym>) (2026). Op. Cit. <a href="#post-9210-endnote-ref-47">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président, Afrocentricity Think Tank 17 juillet 2026 yeamaizo@afrocentricity.info INTRODUCTION : GABON, LE POUVOIR POUR QUOI FAIRE ? La question du pouvoir ne se limite pas à son mode d’accession — civil ou militaire — mais à sa finalité réelle et à son autonomie effective. Un pouvoir civil, fondé sur la contre-vérités des urnes et [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="3067399" type="application/pdf" url="https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/english/1gabea2024002.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président, Afrocentricity Think Tank 17 juillet 2026 yeamaizo@afrocentricity.info INTRODUCTION : GABON, LE POUVOIR POUR QUOI FAIRE ? La question du pouvoir ne se limite pas à son mode d’accession — civil ou militaire — mais à sa finalité réelle et à son autonomie effective. Un pouvoir civil, fondé sur la contre-vérités des urnes et [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président, Afrocentricity Think Tank 17 juillet 2026 yeamaizo@afrocentricity.info INTRODUCTION : GABON, LE POUVOIR POUR QUOI FAIRE ? La question du pouvoir ne se limite pas à son mode d’accession — civil ou militaire — mais à sa finalité réelle et à son autonomie effective. Un pouvoir civil, fondé sur la contre-vérités des urnes et [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>TOGO : LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO DIT LE DROIT À MOITIÉ : recours en révision pour le droit à 100 %</title><link>https://amaizo.info/2026/07/05/togo-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-dit-le-droit-a-moitie-recours-en-revision-pour-le-droit-a-100/17022</link><category>Audio / Vidéo</category><category>3e voie</category><category>4e à 5e République</category><category>Affaire LTDH &amp; 12 autres c. République Togolaise</category><category>Constitution togolaise</category><category>Cour de Justice de la CEDEAO</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Décisions arbitraires</category><category>Diaspora Togolaise</category><category>Dignité</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Ligue togolaise des Droits de l’Homme</category><category>Radio AVULETE</category><category>RCDTI</category><category>Société civile togolaise</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Sun, 5 Jul 2026 19:21:12 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21554</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong>06 JUILLET 2026</strong></p>
<p><strong>INTERVIEW RADIO AVULETE &#8211; </strong><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a></p>
<p><strong>RADIO AVULETE</strong> sur TikTok Live et Radio Kanal k</p>
<p>Mercredi 1er juillet 2026, 17h heure de Paris/ 15 heure de Lomé</p>
<p><iframe title="Dr. Yves Amaizo: &quot;la C J de la CEDEAO a rendu une décision partielle,  une révision est obligatoire" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/Fc9MymO9PS8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>

<p><strong>Interview du Journaliste : M. Sylvain Amos (SA)</strong></p>
<p>Lien sur <a href="http://www.youtube.be" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.youtube.be<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : <a href="https://youtu.be/Fc9MymO9PS8?is=bphJjvYoOQ7hzsA5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/Fc9MymO9PS8?is=bphJjvYoOQ7hzsA5<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p><strong>Sujet : La Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> reconnaît que le Togo a violé de l’article 23 de la Charte CADEG. Pourquoi la Cour n’a-t-elle pas condamné l’Etat togolais.</strong></p>
<p><strong>Invité</strong> : Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Coordonnateur général, Collectif pour la Vérité des Urnes- Togo et Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>)</p>
<p>Sources principales utilisées :</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA (2026). « Irrégularités et défaillances judiciaires de la cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Indispensable recours en révision » In <a href="http://www.cvu-togo-diaspora.org" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>www.cvu-togo-diaspora.org</em></a><em>.</em> 29 juin 2026. Accédé le 4 juillet 2026. Voir <a href="https://cvu-togo-diaspora.org/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/21546" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://cvu-togo-diaspora.org/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/21546</a></p>
<p>Voir aussi la décision de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> :</p>
<p>CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (2025). « Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) &amp; 12 Autres C. République Togolaise ». Affaire n° : ECW/CCJ/APP/15/24. Arrêt n° : ECW/CCJ/JUD/01/26. Date : 29 janvier 2025. Accédé le 4 juillet 2026. Voir <a href="https://courtecowas.org/wp-content/uploads/2026/02/LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRN.pdf?utm_source=copilot.com" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://courtecowas.org/wp-content/uploads/2026/02/LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRN.pdf?utm_source=copilot.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>SESSION DE QUESTIONS – RÉPONSES</strong></p>
<p><strong><em>SA. 1. La Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, dans son arrêt du 19 janvier 2026, estime que le Togo a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Sauf que la CJ de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, d’après vos propos dans un communiqué publié sur ledit arrêt, « aurait oublié de notifier officiellement les requérants de la décision prise n’a pas notifié officiellement la décision aux requérants » qui sont pour la plupart des organisations de la société civile et partis politiques de l’opposition togolaise. Vous avez bien utilisé le conditionnel en concluant que « Si cette information est avérée, cette pratique est indigne d’une Cour de justice d’appel régionale, supposée statuer en dernier ressort ». Pourquoi cette critique acerbe voire cette colère de votre part ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> La critique est vive parce que, selon l’article cité, une non‑notification pendant plus d’un an saperait la transparence judiciaire et priverait les requérants de leur droit à un recours effectif. L’usage d’une jurisprudence non publiée et les contradictions internes de l’arrêt renforcent l’impression d’un fonctionnement défaillant. D’où ce ton ferme : il s’agit de défendre l’intégrité d’une juridiction régionale censée protéger les droits démocratiques.</p>
<p style="padding-left: 40px">Néanmoins, voici les principales irrégularités relevées sont objectivement fondées sur des normes régionales et internationales.</p>
<p style="padding-left: 40px">1. Non‑notification de l’arrêt</p>
<p style="padding-left: 40px">La Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>) a violé l’article 24 du Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, qui impose que « les décisions de la Cour sont notifiées aux parties et aux États membres concernés ». Une absence de notification pendant plus d’un an constitue une violation directe de cette obligation.</p>
<p style="padding-left: 40px">2. Recours en révision rendu impossible</p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 92 du Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> prévoit que la révision est possible lorsqu’un fait essentiel n’a pas été porté à la connaissance de la Cour ou des parties. Une non‑notification empêche les requérants d’exercer ce recours, ce qui porte atteinte à leur droit au procès équitable.</p>
<p style="padding-left: 40px">3. Absence de publicité de la jurisprudence</p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 10, paragraphe 3, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) impose aux États de garantir la transparence des institutions judiciaires. Une décision non publiée ou fondée sur une jurisprudence non accessible viole ce principe de transparence.</p>
<p style="padding-left: 40px">4. Manquement à l’obligation de coopération des États</p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 4 du Protocole A/P1/7/91 relatif à la Cour de Justice de la Communauté impose aux États membres de « coopérer avec la Cour et de faciliter l’exercice de ses fonctions ». L’usage d’une jurisprudence non publiée et l’absence de comparution de l’État togolais contreviennent à cette obligation.</p>
<p style="padding-left: 40px">5. Atteinte au droit au procès équitable</p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) impose aux États de garantir un procès équitable, ce qui inclut la notification régulière des décisions et l’accès à la jurisprudence. Une décision non notifiée viole ces garanties fondamentales.</p>
<p style="padding-left: 40px">6. Atteinte au droit à un recours effectif</p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) garantit le droit à un recours effectif et le droit d’être informé des décisions affectant les droits fondamentaux. Une absence de notification prive les citoyens de ce droit essentiel.</p>
<p style="padding-left: 40px">Je rappelle que le recours en révision que <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA recommande aux plaignants/requérants, est ouvert lorsqu’une décision a été rendue sur la base d’un fait non porté à la connaissance de la Cour ou des parties. En effet, une non‑notification peut empêcher l’exercice du recours, donc porter atteinte au droit au procès équitable.</p>
<p style="padding-left: 40px">Mais les critiques formulées par la grande majorité du Peuple togolais reposent sur au moins trois fondements juridiques incontestables :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Non‑notification de l’arrêt : la Cour a violé l’article 24 du Règlement de la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>), qui impose la notification obligatoire des décisions aux parties.</li>
<li>Jurisprudence non publiée : l’absence de publicité des décisions porte atteinte au principe de transparence exigé par l’article 10, paragraphe 3, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), ainsi que par les garanties de procès équitable prévues à l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).</li>
<li>Contradictions internes dans l’arrêt : ces incohérences constituent un motif de révision au sens de l’article 92 du Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, qui permet de corriger une décision entachée d’erreurs ou de faits non pris en compte.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong><em>SA. 2. On sait que l’Etat togolais n’a pas comparu lors des audiences de la CJ de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Comment analysez-vous l&rsquo;attitude des gouvernants togolais ? Suffisance ? Mépris ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> Le titre exact est : <strong>« Protocole A/P1/7/91 relatif à la Cour de Justice de la Communauté (CJC)». </strong>L’article 4 impose aux États membres une<strong> obligation de coopération</strong> avec la Cour, notamment la comparution et la transmission des informations nécessaires au procès.</p>
<p style="padding-left: 40px">L’absence volontaire de comparution de l’État togolais devant la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> traduit, selon la doctrine, une violation du principe de coopération judiciaire internationale (art. 4 du Protocole A/P1/7 de la CJC). Elle peut être interprétée comme un mépris de la juridiction et une stratégie d’évitement destinée à empêcher tout débat contradictoire. En droit régional, ce comportement fragilise la bonne foi procédurale exigée des États membres et peut constituer une forme d’obstruction à la justice communautaire.</p>
<p><strong><em>SA. 3. Dans votre communiqué, vous faites état d’irrégularités graves affectant la validité de l’arrêt. Entre autres, vous pointez une « contradiction interne », c’est-à-dire reconnaître une violation d’une disposition juridique sans pour autant condamner l’auteur ; un déni de justice. Pourriez-vous instruire l’auditoire sur les différents manquements de la Cour de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans cet arrêt ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> Voici parmi plusieurs, 10 manquements de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>) que j’ai relevé. Chacun de ces manquements est appuyé par une base juridique précise :</p>
<ol>
<li style="list-style-type: none">
<ol>
<li>La Cour n’a pas notifié son arrêt aux requérants, ce qui constitue une violation de l’article 24 du Règlement de la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>), qui impose la notification obligatoire des décisions.</li>
<li>La Cour a utilisé une jurisprudence non publiée, en contradiction avec le principe de transparence exigé par l’article 10, paragraphe 3, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) et par les principes des Nations Unies sur la publicité des décisions judiciaires.</li>
<li>La Cour a reconnu une violation sans condamner l’État, créant une contradiction interne qui viole l’obligation de motivation prévue à l’article 90 du Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</li>
<li>La Cour n’a pas examiné le parallélisme des formes, méconnaissant un principe général du droit constitutionnel selon lequel un texte adopté par référendum ne peut être modifié sans recourir à la même procédure. Il y a manifestement une méconnaissance du principe général de droit constitutionnel (révision d’un texte adopté par référendum).</li>
<li>La Cour s’est substituée à l’État togolais qui n’a pas comparu, ce qui rompt le principe du contradictoire garanti par l’article 4 du Protocole A/P1/7/91 relatif à la Cour de Justice de la Communauté.</li>
<li>La Cour n’a pas tiré les conséquences juridiques du silence de l’État, portant atteinte au droit à un recours effectif garanti par l’article 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et par l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).</li>
<li>La notification de l’arrêt est intervenue avec 6 mois de retard, empêchant l’exercice du recours en révision prévu à l’article 92 du Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Or, cette notification n’a jamais été officielle et ne figure pas dans l’arrêt.</li>
<li>La Cour n’a accordé aucune réparation malgré la violation constatée, en contradiction avec l’article 9, paragraphe 4, du Protocole additionnel de 2005, qui lui confère le pouvoir d’ordonner des réparations.</li>
<li>La Cour a omis d’examiner certains griefs essentiels, ce qui constitue un déni de justice au sens des principes généraux du droit international.</li>
<li>La motivation de la Cour sur les violations démocratiques est insuffisante (se référer à l’atteinte à l’obligation de protection de l’art. 23 de la Charte africaine de la démocratie).</li>
</ol>
</li>
</ol>
<p><strong><em>SA. 4. Vous appelez à une révision d’une décision de la Cour en vous référant au Règlement de celle-ci. Que dit concrètement le Règlement dans ces cas et comment procéder ? Pourquoi s’engager dans la révision d’une décision que vous-même reconnaissez qu’elle est sans effets juridiques ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> Ma réponse sera structurée et strictement fondée sur le Règlement de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p style="padding-left: 40px">1. Que dit le Règlement sur la révision ?</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Article 92 (Révision) : la Cour peut réviser un arrêt lorsqu’il apparaît qu’elle a statué sur la base d’un fait non connu d’elle ou des parties, ou en cas d’erreur manifeste affectant la décision.</li>
<li>Article 93 : la demande doit être introduite dans les 3 mois après la découverte du fait ou de l’erreur.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">2. Comment procéder ?</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Déposer une requête motivée démontrant : a) un fait nouveau (ex. non‑notification, omission grave), b) ou une erreur interne (contradiction, motivation insuffisante).</li>
<li>Joindre les preuves et demander la réouverture de l’examen.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">3. Pourquoi demander la révision si l’arrêt est “sans effets juridiques” ?</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Parce que la révision vise à corriger officiellement les irrégularités, même si l’arrêt n’a pas produit d’effets.</li>
<li>Elle permet de : (i) rétablir la légalité, (ii) dénoncer les défaillances institutionnelles, (iii) éviter que la Cour ne crée une jurisprudence viciée, (iv) protéger les requérants contre une décision irrégulière qui pourrait être réutilisée ultérieurement.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">Bref, la révision est un acte de sauvegarde de l’État de droit communautaire, même si l’arrêt est matériellement inopérant. Cela devrait contribuer à améliorer l’image et la crédibilité de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Mais si cette jurisprudence n’est pas attaquée, ceux qui estiment que cette révision est inutile, devrait savoir qu’ils sont aussi complices de la déresponsabilisation de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> envers les coups d’Etat constitutionnels au Togo et ailleurs en Afrique de l’Ouest. Il ne s’agira plus d’ignorance mais bien de complicités et de tromperie du Peuple togolais.</p>
<p><strong><em>SA. 5. Pendant que l’opposition togolaise et les organisations de la société civile appellent à une mobilisation générale sur le fondement de l’arrêt de la CJ de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, le gouvernement togolais convoque certains partis politiques de l’opposition à prendre part aux travaux du Cadre Permanent de Concertation – <acronym title="Congrès du peuple de Cyrénaïque">CPC</acronym> – qui a commencé hier et durera jusqu’au 03 juillet prochain. L’<acronym title="African National Congres">ANC</acronym> et les partis politiques membres de la DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple ont, dans un communiqué décliné l’offre. Quels regards portez-vous sur cette réaction de ces partis ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> Toute participation a<strong><em>u Cadre Permanent de Concertation (</em></strong><acronym title="Congrès du peuple de Cyrénaïque">CPC</acronym>) reviendrait, selon l’analyse juridique, à</p>
<p style="padding-left: 40px">1. légitimer la stratégie de l’État togolais qui a refusé de comparaître devant la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. C’est aussi</p>
<p style="padding-left: 40px">2. légitimer un cadre non contraignant pour l’Etat togolais.</p>
<p style="padding-left: 40px">En effet :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>La Cour a constaté une violation de l’article 23 de la CADEG ;</li>
<li>Les plaignants avaient demandé un dialogue institutionnel devant la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, c’est‑à‑dire un cadre contraignant ;</li>
<li>Accepter la <acronym title="Congrès du peuple de Cyrénaïque">CPC</acronym> reviendrait à déplacer le débat vers un mécanisme national non contraignant, alors que l’État a boycotté le mécanisme juridictionnel régional.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>SA. 6. Pourquoi cela légitimerait la stratégie du pouvoir ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> La réponse est de bon sens. Le gouvernement Gnassingbé utilisera la <acronym title="Congrès du peuple de Cyrénaïque">CPC</acronym> pour montrer qu’un « dialogue » existe, alors même qu’il a refusé le seul dialogue juridiquement obligatoire : celui devant la Cour (art. 4 du Protocole A/P1/7/91 : obligation de coopération et de comparution). Participer à la <acronym title="Congrès du peuple de Cyrénaïque">CPC</acronym> revient à reconnaître la validité d’un processus alternatif qui contourne la décision communautaire.</p>
<p style="padding-left: 40px">Le conseil de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA aux partis politiques et associations est le suivant :</p>
<ol>
<li style="list-style-type: none">
<ol>
<li>Exiger que tout dialogue soit placé sous l’égide de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, seule instance ayant constaté la violation.</li>
<li>Demander la révision de l’arrêt (art. 92 du Règlement) pour corriger les irrégularités et empêcher une jurisprudence défaillante.</li>
<li>Refuser tout cadre national tant que l’État n’a pas respecté ses obligations de comparution et de coopération devant la CJC.</li>
<li>Documenter les manquements pour un éventuel recours devant une instance africaine (CADHP) ou internationale.</li>
<li>Maintenir l’unité stratégique dans la patience : un seul cadre, une seule base juridique, une seule exigence à savoir l’exécution complète de l’arrêt et la nullité des actes posées.</li>
</ol>
</li>
</ol>
<p><strong><em>SA. 7. En l’état, sans attendre une éventuelle révision de cette décision, les citoyens togolais ne peuvent rien faire avec cet arrêt ? Quel message voudriez-vous adresser au peuple togolais à la lumière de cette décision ?</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</strong> Il faudrait pouvoir adresser un message au citoyenne/citoyen et au peuple du Togo.</p>
<p style="padding-left: 40px">1. En l’état, que peuvent faire les citoyens avec cet arrêt ?</p>
<p style="padding-left: 40px">L’arrêt reconnaît une violation de l’article 23 de la CADEG, mais il est juridiquement inopérant faute de notification régulière, de motivation complète et de condamnation explicite. Les citoyens ne peuvent donc ni l’invoquer devant les juridictions nationales, ni l’utiliser comme base contraignante pour exiger une réforme immédiate. Il reste toutefois un acte politique et symbolique fort, attestant d’une violation démocratique.</p>
<p style="padding-left: 40px">2. Quel message adresser au peuple togolais ?</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Ne pas se décourager : même imparfait, l’arrêt constitue une preuve officielle que les dérives institutionnelles sont reconnues au niveau régional.</li>
<li>Rester mobilisé pacifiquement : la vigilance citoyenne est essentielle pour exiger la révision de l’arrêt (art. 92 du Règlement) et la comparution de l’État devant la Cour.</li>
<li>Documenter les violations : chaque irrégularité doit être consignée pour d’éventuels recours régionaux ou internationaux.</li>
<li>Exiger la transparence : demander la publication intégrale de la jurisprudence et la notification régulière des décisions.</li>
<li>S’unir autour d’un objectif simple : obtenir une décision juridiquement valable, seule capable de produire des effets concrets.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">En résumé : cet arrêt n’est pas encore un outil juridique, mais il est un levier politique, une preuve institutionnelle, et un point d’appui pour la lutte démocratique.</p>
<hr />
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;- </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21555" src="https://amaizo.info/files/2026/07/word-image-21554-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;- </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21556" src="https://amaizo.info/files/2026/07/word-image-21554-2.png" /></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p><!-- WP Attachments -->
        <div style="width:100%;margin:10px 0 10px 0;">
            <h3>Télécharger</h3>
        <ul class="post-attachments"><li class="post-attachment mime-application-pdf">                <small><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://amaizo.info/2026/07/05/togo-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-dit-le-droit-a-moitie-recours-en-revision-pour-le-droit-a-100/17022?download=17030" data-wpel-link="internal">TOGO : LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO DIT LE DROIT À MOITIÉ : recours en révision pour le droit à 100 %</a> (448 kB)</small> <div style="float:right;"><small>5 juillet 2026</small></div>                </li></ul></div><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/jmbis" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;06 JUILLET 2026 INTERVIEW RADIO AVULETE &amp;#8211; RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org RADIO AVULETE sur TikTok Live et Radio Kanal k Mercredi 1er juillet 2026, 17h heure de Paris/ 15 heure de Lomé Interview du Journaliste : M. [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/jmbis" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><enclosure length="46012052" type="audio/x-m4a" url="https://podcasts.cvu-togo-diaspora.org/2-07-2026-radio-AVULETE-TV-la-CJ-de-la-CEDEAO-a-rendu-une-decision-partielle-yea.m4a"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>06 JUILLET 2026 INTERVIEW RADIO AVULETE &amp;#8211; RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org RADIO AVULETE sur TikTok Live et Radio Kanal k Mercredi 1er juillet 2026, 17h heure de Paris/ 15 heure de Lomé Interview du Journaliste : M. [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>06 JUILLET 2026 INTERVIEW RADIO AVULETE &amp;#8211; RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org RADIO AVULETE sur TikTok Live et Radio Kanal k Mercredi 1er juillet 2026, 17h heure de Paris/ 15 heure de Lomé Interview du Journaliste : M. [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>IRRÉGULARITÉS ET DÉFAILLANCES JUDICIAIRES DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : Indispensable recours en révision</title><link>https://amaizo.info/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/17012</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>3e voie</category><category>4e à 5e République</category><category>Affaire LTDH &amp; 12 autres c. République Togolaise</category><category>Constitution togolaise</category><category>Cour de Justice de la CEDEAO</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Décisions arbitraires</category><category>Diaspora Togolaise</category><category>Dignité</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Ligue togolaise des Droits de l’Homme</category><category>RCDTI</category><category>Société civile togolaise</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Mon, 29 Jun 2026 06:40:14 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21546</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-graphique-irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-29-06-26-new.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21549" src="https://amaizo.info/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-graphique-irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-29-06-26-new-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JUIN 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<p>0. INTRODUCTION :</p>
<p>A la surprise générale, la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>) a rendu un arrêt en date du 29 janvier 2025 et aurait « oublié » de notifier officiellement les requérants de la décision prise. Il s’agit de l’<em>« Affaire <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> &amp; 12 autres c. République Togolaise – CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym><sup><sup><a id="post-21546-endnote-ref-1" href="#post-21546-endnote-1">[1]</a></sup></sup> </em>». Les requérants n’auraient eu connaissance de cet arrêt que par l’entremise des médias et n’ont pu en prendre connaissance pour confirmation qu’en consultant le site internet officiel de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Si cette information est avérée, cette pratique est indigne d’une Cour de justice d’appel régionale, supposée statuer en dernier ressort. Aussi, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA ont opté pour la transparence en produisant une analyse approfondie de la décision de la Cour et faisant des recommandations aux requérants, au Peuple togolais, à l’Etat togolais et à la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h3>1. RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE « AFFAIRE <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> &amp; 12 AUTRES C. REPUBLIQUE TOGOLAISE – CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ».</h3>
<p>L’affaire oppose treize organisations togolaises, dont la Ligue togolaise des Droits de l’Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>), à l’État togolais, au sujet des réformes constitutionnelles adoptées en mars–avril 2024 par une Assemblée Nationale dont le mandat était déjà expiré. Les requérants dénoncent un changement anticonstitutionnel de régime, l’abolition de l’élection présidentielle au suffrage universel direct et le report sine die des élections législatives et régionales.</p>
<p>Les requérants invoquent la violation de plusieurs textes majeurs dont l’État du Togo est partie prenante pour les avoir tous ratifiés, à savoir :</p>
<ul>
<li>la <em>Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP),</em></li>
<li>la <em>Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG),</em></li>
<li>le <em>Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) des Nations Unies (1966)</em>,</li>
<li>le <em>Protocole <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur la démocratie</em>,</li>
<li>la <em>Constitution</em> <em>du Togo</em>.</li>
</ul>
<p>L’État togolais a refusé de comparaître lors des audiences de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, il n’a déposé aucun mémoire ni argumentaire justifiant le processus de modification constitutionnelle contesté, il n’a fourni aucune explication durant toute la procédure. Bref, l’Etat a non-seulement « snobé » la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, mais aussi les requérants et au-delà, le Peuple togolais. Devant l’absence d’argumentation contradictoire du défendeur, les requérants ont demandé un jugement par défaut, conformément à l’article 90 du Règlement de la Cour.</p>
<p>La Cour a reconnu que la procédure de signification a été régulière et que les requérants sont recevables, à l’exception de deux organisations à savoir l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) et un parti politique, l’ Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (<acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>) dont l’enregistrement n’a pas été prouvé.</p>
<p>La Cour déclare irrecevables les griefs fondés sur les obligations communautaires, estimant que seuls les États ou la Commission peuvent les invoquer.</p>
<p>Sur le fond, la Cour reconnaît que la réforme constitutionnelle viole l’article 23 de la <em>Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance</em> <em>(CADEG)</em>.</p>
<p>Elle estime toutefois que les requérants n’ont pas démontré une violation directe de leur droit individuel de participer aux affaires publiques.</p>
<p>Malgré sa reconnaissance de la violation de la CADEG, La Cour de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> refuse donc de condamner l’État togolais. Elle se limite à ordonner à l’État de prendre des mesures pour éviter la répétition de telles violations.</p>
<p>Chaque partie est condamnée à supporter ses propres dépens, et l’arrêt est rendu le 29 janvier 2025, sans mention de la date de notification aux parties.</p>
<p>Par voie de presse, les requérants, ont indiqué qu’ils n’ont appris que l’arrêt avait été rendu en se rendant sur le site de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> en juin 2026 pour s’enquérir d’une autre affaire. Autrement dit, la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> n’aurait pas apporté la preuve qu’elle a notifié les parties en procès.</p>
<p>Ce qui restera dans l’Histoire et caractéristique du système Gnassingbé est un défaut de comparution doublé d’un défaut de défense, révélant une volonté manifeste d’esquiver le contradictoire. Cette posture traduit une volonté de se soustraire à l’examen du juge sous-régional, tout en évitant d’avoir à répondre politiquement devant le Peuple togolais. Il s’agit bien d’une stratégie de fuite devant la reddition de comptes, tant juridictionnelle que politique.</p>
<p>L’animal bien connu qui adopte une telle stratégie dans les forêts togolaises s’appelle l’agouti, un rongeur sauvage<sup><a id="post-21546-endnote-ref-2" href="#post-21546-endnote-2">[2]</a></sup>. Donc, Comme l’agouti, l’Etat togolais, en l’espèce l’Etat Gnassingbé, se fige un instant dès que le danger du contradictoire apparaît, puis privilégie la dissimulation suivie d’une fuite rapide disparaît dans le couvert dès qu’il faut assumer ses actes illégaux et anticonstitutionnels devant le juge sous-régional et devant le Peuple. »</p>
<p>Comme cet Etat togolais refuse délibérément de soutenir l’épreuve du regard judiciaire, il ne faut pas s’étonner que dans les réseaux sociaux, la fameuse formule « filer à l’anglaise » est devenue « filer à la Gnassingbé »… Bref, il est question d’échapper à l’examen des juges et à la sanction politique et à la honte internationale. Comment qualifier un Etat qui refuse, voire, a peur d’assumer ses actes et sa responsabilité ? La réalité est qu’il s’agit de constater que l’Etat togolais, par son attitude, craint le Peuple togolais, et opte concomitamment pour une attitude que l’on peut décliner en six points :</p>
<ul>
<li>Un mépris souverain du contradictoire ;</li>
<li>Un refus de se soumettre au débat contradictoire ;</li>
<li>Une stratégie du silence et de l’esquive ;</li>
<li>Une désertion procédurale assumée ;</li>
<li>Une fuite devant le juge communautaire ;</li>
<li>Une politique du fait accompli, par le silence.</li>
</ul>
<p>Bref, il s’agit bien là de la « preuve » visible par tous d’une fuite du système Gnassingbé devant la vérité, d’une la posture de lâcheté procédurale, de l’évitement et de refus d’assumer ses actes devant l’Histoire et enfin d’irresponsabilité politique devant le Peuple togolais.</p>
<h3>2. ERREUR JURIDIQUE ET/OU ERREUR JUDICIAIRE POUR RÉVISER UNE DÉCISION DE LA CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, un regroupement d’acteurs togolais de la société civile indépendants du pouvoir Gnassingbé, ont reçu plusieurs demandes de clarification sur l’arrêt de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> portant sur l’arrêt rendu dans <em>l’Affaire <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> et 12 autres contre République Togolaise daté du 29 janvier 2025</em>. La réponse à cette demande s’opère par la présente analyse ainsi que la formulation de recommandations pour des actions contentieuses. Ceci cadre parfaitement avec la mission de l’Association de défendre les positions du Peuple togolais face au silence, à la force brute et dans certaines circonstances à la force d’inertie, mis en œuvre par l’Etat togolais, érigé en système Gnassingbé.</p>
<p>Ce système tentaculaire est en mesure et ne se prive pas d’influencer toutes les institutions qui dépendent des financements ou des soutiens politiques du Togo. Alors que l’arbitraire fait encore trop souvent office de droit commun au Togo, il devient indispensable d’opérer consciencieusement une distinction fondamentale entre une <strong>erreur juridique</strong> et une <strong>erreur judiciaire</strong>, distinction déterminante pour apprécier la gravité des manquements identifiés dans l’arrêt <strong>susmentionné</strong> et commis par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Au-delà de l’indignation occasionnée par les considérants de cet arrêt « étrange » sinon « étranger » à une « haute » vision éthique du Droit, si ces graves manquements sont acceptés par les parties requérantes, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA considèrent qu’ils justifient amplement un recours en révision et conseillent d’opérer ce recours en urgence. De toutes les manières, les deux recours contentieux contre l’Etat togolais formulés par <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA auprès de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> contribueront aussi, si le droit est respecté et dit, à apporter plus de lumière sur les conséquences des retards au-delà du « délai raisonnable ( plus de 30 mois) » pris par la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour délibérer et ses conséquences sur la légitimation du pouvoir Gnassingbé.</p>
<p>Aussi, une <strong>erreur juridique</strong> correspond à une mauvaise interprétation ou une mauvaise application d’un texte de loi, d’un traité, d’une jurisprudence ou d’un principe général du droit. Il s’agit d’une <strong>erreur de droit</strong>, qui rend la décision <strong>attaquable</strong>, car elle viole directement la légalité applicable. Dans la présente affaire, plusieurs erreurs juridiques sont manifestes et seront détaillées. A ce titre, il convient d’abord de citer :</p>
<ul>
<li>la contradiction entre la reconnaissance d’une violation de l’article 23 de la CADEG et l’absence de condamnation de celle-ci ;</li>
<li>l’usage d’une jurisprudence non publiée en violation de l’article 14 du PIDCP, ou encore l’omission du parallélisme des formes en violation des articles 7 et 26 de la CADHP.</li>
</ul>
<p>À côté de ces erreurs de droit, la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> aurait également commis des <strong>erreurs judiciaires</strong>, c’est‑à‑dire des fautes dans l’acte même de juger, indépendamment du texte appliqué. Une erreur judiciaire résulte d’une mauvaise appréciation des faits, d’une évaluation défaillante des preuves, d’un raisonnement incohérent ou d’une apparence de partialité, voire d’une forme de « mise sous influence, voire d’une mise en otage » de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Pour permettre de clarifier ces points, un recours en révision serait indispensable. En effet, une erreur judiciaire rend la décision <strong>révisable</strong>, voire <strong>annulable</strong>, car elle affecte la justice du résultat.</p>
<p>Dans cette affaire, la Cour se livre au paradoxe lorsqu’elle critique les requérants alors que l’État défendeur n’a pas daigné se présenter pour s’expliquer et contredire les allégations des requérants. En jouant au « mort-vivant », l’Etat togolais a cru se protéger en considérant son absence comme une forme de négation des faits. Or, il s’agit manifestement là, au mieux d’un mépris de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, plus assurément d’une violation du respect des textes et règlements et procédures qu’il a volontairement signées. L’absence, calculée et délibérée de l’Etat togolais, doit aussi être considérée comme un véritable mépris pour une partie majoritaire du Peuple togolais et accessoirement des requérants.</p>
<p>Pourtant, il a été constaté aussi que la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> minimise une violation grave qu’elle reconnaît pourtant elle‑même, et omet d’examiner un grief essentiel central, celui relatif au référendum constitutionnel de 1992 qui a permis d’avaliser la Constitution de 1992 que le Peuple togolais s’est librement choisi par un vote populaire positif de près de 98 %.</p>
<p>Ces erreurs judiciaires démontrent une rupture du principe d’égalité des armes et une atteinte au droit à un procès équitable.</p>
<p>Ainsi, la combinaison d’erreurs juridiques et d’erreurs judiciaires constitue un motif pleinement recevable de <strong>révision</strong>, conformément aux articles 92 et 93 du Règlement de la Cour<sup><a id="post-21546-endnote-ref-3" href="#post-21546-endnote-3">[3]</a></sup>. Elle ouvre également la voie à une <strong>annulation partielle</strong> de l’arrêt, dès lors que les irrégularités constatées affectent la cohérence, la légalité et l’impartialité de la décision rendue. C’est sur cette base solide, factuelle et juridiquement incontestable que s’inscrit la présente démarche de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA pour conseiller les requérants de déposer une requête en révision pour irrégularités graves, violation des normes internationales et déni partiel de justice.</p>
<h3>3. Article 23 CADEG : la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> constate l’illégalité mais laisse le Togo impuni »</h3>
<p>Dans son arrêt du 29 janvier 2025, la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> reconnaît explicitement que l’État togolais a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG). Cet article interdit toute modification constitutionnelle qui porte atteinte à l’alternance démocratique ou qui permet à un régime de se maintenir au pouvoir par des moyens non conformes aux principes démocratiques. En clair, la Cour admet que la réforme constitutionnelle togolaise de 2024 (passage unilatérale et sans consultation du Peuple togolais de la 4<sup>e</sup> République à la 5<sup>e</sup> République) constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement au sens du droit africain.</p>
<p>Pourtant, <strong>malgré cette violation grave, la Cour ne prononce aucune condamnation directe contre l’État togolais.</strong> Elle se limite à une simple injonction, demandant à l’État de <em>« prendre des mesures pour éviter que cela ne se reproduise ».</em> Contrairement à ce que certains arrêts de la Cour prévoient dans d’autres affaires, aucun délai de trois mois n’est imposé au Togo pour s’exécuter. Il n’existe donc aucune obligation temporelle, aucun mécanisme de suivi, et aucune sanction en cas de non‑respect.</p>
<p>Cette situation crée un paradoxe : la Cour reconnaît une violation, mais n’annule pas les actes pris par l’État, ne déclare pas la réforme <strong><em>« nulle et non avenue »,</em></strong> et ne demande pas le retour à l’ordre constitutionnel. Autrement dit, il s’agit d’une <strong>condamnation sans effet juridique</strong>, une décision qui constate une faute mais qui laisse intactes toutes les conséquences de cette faute. Pour le grand public, cela revient à dire que la Cour a vu l’infraction, l’a nommée, mais n’a pas agi pour la corriger.</p>
<p>Ce manque de cohérence de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> constitue une grave défaillance qui affaiblit la portée de l’article 23 CADEG et la crédibilité de la justice communautaire. Il permet à un État de la sous-région d’Afrique de l’Ouest, l’Etat togolais en particulier, de violer les principes démocratiques tout en échappant à toute sanction réelle. C’est précisément pour cette raison que les requérants demandent une révision de l’arrêt, afin que la violation reconnue soit suivie d’un effet juridique concret, et que la justice communautaire retrouve sa force, sa cohérence et son rôle de protection des Peuples ouest‑africains.</p>
<p>Il y a là manifestement un <strong>déficit d’effet juridique</strong> de l’arrêt. Face à une violation avérée de l’Etat togolais, la réponse des juges de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dénote une absence de courage en refusant de prononcer la nullité des actes posés par l’Etat Gnassingbé.</p>
<p>En absence d’effet juridique concret, l’article 23 CADEG condamne les changements anticonstitutionnels et unilatéraux de l’Etat togolais, ce qui constitution <strong>une violation grave du droit</strong>. La CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qualifie cet état de fait comme relevant d’un <strong>« coup d’État constitutionnel »,</strong> toutefois sans en annuler les effets. La question qui est posée par la grande majorité du Peuple togolais et de sa Diaspora est la suivante : la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a-t-elle subi des pressions pour refuser d’exercer ses prérogatives en refusant officiellement d’annuler les actes irréguliers de l’Etat Gnassingbé ? La question restera sans réponse en attendant une révision de cet arrêt, ou une autre décision de la Cour suite à un recours contentieux de <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA et Consorts.</p>
<p>Il y a lieu de rappeler l’Article 150 de la Constitution togolaise de 1992, adoptée librement par référendum : <em>« En cas de coup d’État ou de coup de force, tout citoyen a le droit et le devoir de s’opposer par tous les moyens à toute tentative de changement anticonstitutionnel ».</em> Or, les juges de la CJ- <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> ne prennent pas conscience que par leur décision incompréhensible et partielle, ils ont implicitement expliqué que le juge ne permettra pas de rétablir le droit au Togo, et indirectement, le rétablissement du droit n’a de chances d’advenir que par la « force ». Or, la procédure juridique est une procédure pacifique qui ne trouve qu’une solution partielle et tronquée devant la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h3>4. LE RÈGLEMENT DE LA CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> AUTORISE LA RÉVISION D’UNE DÉCISION DE LA CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Dans l’« Affaire <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> &amp; 12 autres contre République Togolaise – CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> », <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA ont constaté plusieurs anomalies juridiques et judiciaires qui justifient le dépôt d’une requête en révision de l’arrêt n° ECW/CCJ/JUD/01/26 rendu le 29 janvier 2025 par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, jamais notifié aux requérants et dont ceux-ci ont eu seulement connaissance en juin 2026, pour irrégularités graves, violation des normes internationales et déni de justice par les requérants insatisfaits par une partie de la décision rendue par la Cour.</p>
<p>Cette proposition s’appuie sur les <strong>articles 92 et 93 du Règlement de la Cour</strong>, qui autorisent la révision en cas de <strong>faits nouveaux</strong>, <strong>erreurs manifestes</strong>, ou <strong>violations des principes fondamentaux de justice</strong>.</p>
<h3>5. DES IRRÉGULARITES GRAVES AFFECTANT LA VALIDITÉ DE L’ARRÊT</h3>
<p>Les points suivants ont été constatés par <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA comme constituant des irrégularités graves commises par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui conduisent à mettre en cause les conclusions de la décision de la Cour et à mettre en cause la validité de l’arrêt, au moins partiellement.</p>
<h4>5.1 Retard de notification de 17 mois : violation des normes internationales</h4>
<p>L’arrêt daté du 29 janvier 2025 n’a été communiqué qu’en juin 2026 et la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> n’a apporté aucune preuve de notification directe aux requérants à partir du 29 janvier 2025. Ce délai viole plusieurs articles de droit :</p>
<ul>
<li><strong>Article 7(1)(d) de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)</strong> : il s’agit du droit à être jugé dans un délai raisonnable.</li>
<li><strong>Article 26 CADHP</strong> : il s’agit de l’obligation des États et institutions judiciaires de garantir la bonne administration de la justice.</li>
<li><strong>Article 14(1) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)</strong> : il est question d’information dans les temps, notamment la célérité et publicité des décisions judiciaires afin de pouvoir déposer un recours en révision. Or, en « oubliant » de notifier, la Cour commet un déni de justice en refusant le droit légitime des requérants à procéder à un recours en révision dans les délais impartis.</li>
</ul>
<p>Une telle latence constitue une <strong>irrégularité substantielle</strong> engageant la responsabilité de la Cour. Celle-ci devra expliquer s’il s’agit d’une simple erreur ou s’il s’agit de pressions politiques, financières ou personnelles exercées sur la Cour ou ses agents.</p>
<h4>5.2 Utilisation d’une jurisprudence non publiée : violation du principe de publicité des décisions</h4>
<p>Au point 101 de l’arrêt, la Cour se fonde sur une décision « non publiée ». Cela contrevient à :</p>
<ul>
<li><strong>Article 14(1) PIDCP</strong> : les décisions doivent être rendues publiques.</li>
<li><strong>Article 26 CADHP</strong> : transparence des juridictions.</li>
<li><strong>Principes de Bangalore sur la conduite judiciaire (2002)</strong> : prévisibilité, accessibilité et transparence.</li>
</ul>
<p>Une jurisprudence secrète est <strong>inopposable aux parties</strong> et rend la motivation <strong>juridiquement viciée</strong>.</p>
<h4>5.3 Contradiction interne : violation reconnue mais absence de condamnation</h4>
<p>La Cour affirme dans les points mentionnés ci-dessous :</p>
<ul>
<li><strong>(v)</strong> : violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG).</li>
<li><strong>(vi)</strong> : aucune violation du droit de participation politique.</li>
</ul>
<p>Or l’article 23 CADEG protège précisément <strong>le droit de participation politique et l’alternance démocratique</strong>. Cette contradiction constitue une <strong>erreur manifeste d’appréciation</strong>, ouvrant droit à révision (art. 92 du Règlement). Or, il est impensable qu’une Cour de justice sous-régionale et jugeant en dernier ressort puisse commettre des erreurs manifestes d’appréciation aussi grossières. Aussi, la question de la mise sous influence ou la mise en otage de la Cour ou de ses membres, directement ou indirectement, mérite d’être posée.</p>
<h4>5.4 Apparence de partialité : violation du principe d’égalité des armes</h4>
<p>En optant pour la stratégie du “pas vu, pas pris », l’État togolais :</p>
<ul>
<li>n’a jamais comparu,</li>
<li>n’a déposé aucun mémoire,</li>
<li>n’a fourni aucune explication.</li>
</ul>
<p>Pourtant, la Cour a :</p>
<ul>
<li>rejeté plusieurs arguments des requérants,</li>
<li>comblé d’office les lacunes du défendeur absent.</li>
</ul>
<p>Cela viole :</p>
<ul>
<li><strong>Article 7(1) CADHP</strong> : droit à un procès équitable,</li>
<li><strong>Article 14 PIDCP</strong> : égalité des armes,</li>
<li><strong>Jurisprudence CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> : Dans un arrêt </strong>« Chude Mba c. Ghana (2013) », le défaut du défendeur ne peut conduire à pénaliser le requérant, encore moins à faire de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, celle qui s’auto-saisit pour contredire les requérants. Là encore, il y a matière à examiner s’il n’y aurait pas des indices concordants allant dans le sens d’un réseau souterrain ou ésotérique de soutiens mutuels dans les affaires judiciaires engageant la responsabilité des États, ou alors la mise sous influence de la Cour ou de ses agents.</li>
</ul>
<h4>5.5 Omission du parallélisme des formes : déni de justice</h4>
<p>La Constitution togolaise originelle de 1992 a été adoptée par <strong>référendum</strong>. Toute révision substantielle exige :</p>
<ul>
<li>un <strong>référendum</strong>, ou</li>
<li>une <strong>Assemblée légitime</strong>.</li>
</ul>
<p>La Cour n’a <strong>jamais examiné</strong> cette question, pourtant centrale pour qualifier un <strong>changement anticonstitutionnel</strong> au sens de :</p>
<ul>
<li>Article 1(d) du Protocole <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> A/SP1/12/01,</li>
<li>Article 23 CADEG,</li>
<li>Jurisprudence de la Commission africaine (Communication 211/98 – Legal Resources Foundation c. Zambie).</li>
</ul>
<p>Cette omission constitue de fait un véritable <strong>déni de justice, </strong>qui pourrait si la preuve était apportée, conduire à des circonstances aggravantes car effectué en « bandes organisées ».</p>
<h3>6. CONSEILS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : CLARIFIER L’OBJET DE LA REQUÊTE EN RÉVISION</h3>
<p>Il est fortement suggéré de ne pas baisser les bras ou se contenter des déclarations dans les médias en marquant son indignation. S’ils souhaitent continuer à défendre les intérêts du Peuple togolais, les requérants doivent en urgence solliciter au moins les cinq (5) points suivants :</p>
<h4>6.1 L’annulation partielle de l’arrêt du 29 janvier 2025</h4>
<p>Pour :</p>
<ul>
<li>erreur manifeste d’appréciation,</li>
<li>contradiction interne,</li>
<li>violation des articles 7 et 26 CADHP,</li>
<li>violation de l’article 14 PIDCP,</li>
<li>usage de jurisprudence non publiée.</li>
</ul>
<h4>6.2 La réouverture de l’examen au fond, incluant :</h4>
<ul>
<li>la légitimité de l’Assemblée Nationale au mandat expiré,</li>
<li>le parallélisme des formes,</li>
<li>la qualification du coup d’État constitutionnel,</li>
<li>la violation du droit de participation politique (art. 13 CADHP, art. 25 PIDCP).</li>
</ul>
<h4>6.3 La condamnation de l’État togolais</h4>
<p>Pour violation :</p>
<ul>
<li>Article 23 CADEG,</li>
<li>Article 13 CADHP,</li>
<li>Article 25 PIDCP.</li>
</ul>
<h4>6.4 L’injonction de mesures correctives</h4>
<p>Conformément à l’article 27(1) CADHP, il faudra demander à la Cour de reconsidérer :</p>
<ul>
<li>Le retour à l’ordre constitutionnel,</li>
<li>La consultation nationale inclusive,</li>
<li>La garantie de non‑répétition.</li>
<li>Des mesures contraignantes en cas non-respect par l’Etat Gnassingbé des décisions de la Cour.</li>
</ul>
<h3>7. ENJEUX REGIONAL ET AFRICAIN : PREVENIR LA NORMALISATION DES COUPS D’ÉTAT CONSTITUTIONNELS</h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA alertent les requérants ainsi que les opinions publiques nationales, sous-régionales et internationales sur le risque que cet arrêt, s’il n’est pas révisé, crée une <strong>jurisprudence permissive</strong> permettant aux États de modifier leurs constitutions en violation :</p>
<ul>
<li>du Protocole <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur la démocratie (A/SP1/12/01),</li>
<li>de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG),</li>
<li>des principes de l’alternance démocratique.</li>
</ul>
<p>Ne pas mettre en cause cette nouvelle jurisprudence de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui outrepasse ses fonctions, c’est « légaliser » les coups d’Etat constitutionnels à postériori. La <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> doit rester un espace de <strong>protection</strong>, non de légitimation, des dérives autoritaires que ce soit au Togo ou dans toute la sous-région ou ailleurs dans le monde.</p>
<h3>8. APPEL AUX INSTITUTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES ÉTHIQUES</h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA appellent :</p>
<ul>
<li>la <strong><acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></strong> à garantir l’intégrité de sa Cour,</li>
<li>l’<strong>Union africaine</strong> à veiller au respect de la CADEG,</li>
<li>les <strong>Nations Unies</strong> à suivre la situation au regard du PIDCP,</li>
<li>les <strong>partenaires internationaux</strong> à soutenir la transparence, la vérité des urnes et la démocratie au Togo.</li>
</ul>
<p>A défaut, il s’agira véritablement d’une véritable complicité dans l’accomplissement des coups d’Etat constitutionnels en Afrique de l’Ouest. Cela justifierait indirectement ceux qui sont partisans des coups d’Etat militaires pour permettre une alternance dans les pays affectés par l’absence de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire et entre l’exécutif et le parlement, bref là où le Droit des peuples ne fonctionne plus car sciemment rendu inopérant.</p>
<h3>9. LETTRE OUVERTE AUX CITOYENS TOGOLAIS ET AFRICAINS</h3>
<p>Conformément aux objectifs de l’Association, la démarche de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA conseillant l’introduction d’une requête en révision auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> vise principalement à défendre :</p>
<ul>
<li>le droit des peuples à choisir librement leurs dirigeants,</li>
<li>la protection de l’alternance démocratique,</li>
<li>la prévention des révisions constitutionnelles irrégulières,</li>
<li>la crédibilité de la justice régionale.</li>
</ul>
<h3>10. CONCLUSION : RESTAURER LA CONFIANCE DANS LA JUSTICE COMMUNAUTAIRE</h3>
<p>Il faut donc se rendre à l’évidence que les irrégularités majeures relevées dans l’arrêt de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> justifient pleinement et <em>à minima</em> un <em>recours en révision </em>auprès de la même Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. <em>Le constat des irrégularités fondamentales constatées</em> juridiquement est inattaquable car il se fonde sur des faits objectifs, à savoir entre autres, les contradictions internes de la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, ainsi que les omissions, les retards de notification, et l’usage de jurisprudence non publiée.</p>
<p>En effet, la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans cet arrêt, a violé des normes supérieures, notamment les articles 7<sup><sup><a id="post-21546-endnote-ref-4" href="#post-21546-endnote-4">[4]</a></sup></sup> et 26 de la CADHP et l’article 14 du PIDCP<sup><sup><a id="post-21546-endnote-ref-5" href="#post-21546-endnote-5">[5]</a></sup></sup>, ce qui constitue une base solide pour une révision.</p>
<ul>
<li>La contradiction entre la reconnaissance d’une violation de l’article 23 de la <em>CADEG</em> et l’absence de condamnation de l’État constitue une erreur manifeste d’appréciation.</li>
<li>Le recours à une jurisprudence non publiée viole le principe de publicité des décisions et rend la motivation juridiquement viciée.</li>
<li>Le retard de 17 mois dans la notification de l’arrêt constitue une irrégularité substantielle affectant la validité de la décision.</li>
<li>L’omission (ou éventuellement le refus) d’examiner le parallélisme des formes et la légitimité de l’Assemblée Nationale au mandat expiré constitue un déni de justice.</li>
<li>L’apparence de partialité, due à la prise en compte d’arguments non présentés par l’État absent, viole l’égalité des armes.</li>
</ul>
<p>L’ensemble de ces éléments impose, conformément aux articles 92 et 93 du Règlement de la Cour, l’introduction d’un recours en révision.</p>
<p>La requête en révision qui devrait normalement être déposée par les requérants sera fondée sur des références juridiques incontestables, démontrant que l’arrêt du 29 janvier 2025 est entaché :</p>
<ul>
<li>d’irrégularités graves,</li>
<li>de contradictions internes,</li>
<li>d’un défaut de transparence,</li>
<li>d’une apparence de partialité,</li>
<li>d’un déni de justice.</li>
</ul>
<p>La révision est indispensable pour restaurer la confiance dans la justice communautaire et préserver l’État de droit en Afrique de l’Ouest.</p>
<h3><strong>11. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : INDISPENSABLE RÉVISION D’UNE DÉCISION SANS EFFETS JURIDIQUES</strong></h3>
<p>Face aux contradictions, omissions et violations des standards en droit régional et international, la révision de l’arrêt de la CJ‑<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est indispensable pour garantir l’État de droit, l’alternance démocratique et la protection des droits fondamentaux.</p>
<p>Rien qu’au <em>regard des violations de l’article 26 CADHP et du principe de publicité des décisions, la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> met en cause la « </em>Sécurité juridique » des citoyennes et citoyens togolais et doit nécessairement pouvoir déclarer recevable une révision de son arrêt ambigu pour irrégularités substantielles. Il est question de <em>corriger les violations des principes fondamentaux de justice et de transparence.</em></p>
<p>Les raisons invoquées sont factuelles, fondées sur les articles de droit et des notions juridiques objectives. Il n’y a aucune accusation personnelle ou institutionnelle. Mais face à la loi du plus fort au Togo, il est devenu important de médiatiser les approches pour éviter de nouvelles décisions opaques et ambiguës de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent leur soutien total aux représentants des associations et partis politiques qui soutiennent la proposition d’engager un recours en révision de la décision à connotation dolosive de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> envers le Peuple togolais.</p>
<p>Ce recours, s’il prospère, permettra de :</p>
<ul>
<li>restaurer la légalité, la transparence judiciaire, la crédibilité de la justice communautaire au service des peuples ouest‑africains ; et</li>
<li>générer une nouvelle jurisprudence non pas pour « légitimer » des coups d’Etats constitutionnels à répétition au Togo, mais au contraire, à dissuader les dirigeants africains de tordre le cou au droit et à la justice, pour se maintenir au pouvoir indéfiniment au pouvoir grâce à l’injustice, l’abus de droit et l’abus de pouvoir.</li>
</ul>
<p>Or, une telle gouvernance de la contre-vérité des urnes ne peut et ne doit pas être légitimée par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent que deux recours contentieux ont été introduits en urgence auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et portant d’une part principalement sur l’illégalité et l’anti-constitutionnalité de Faure Gnassingbé comme Président du Togo, et d’autre part, sur l’illégalité dans la forme, la procédure et le fond du passage forcé et unilatéral de la 4<sup>e</sup> République à la 5<sup>e</sup> République togolaises, ce en total non-respect de la Constitution du Peuple togolais. A ce jour, les délais raisonnables pour rendre un arrêt sont largement dépassés par la CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA et Consorts ne manqueront pas de poursuivre le même combat pour la liberté du Peuple togolais de choisir ses dirigeants pacifiquement et démocratiquement.</p>
<p>Enfin, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA demeurent joignables pour contribuer à la formulation du recours en révision portant sur l’<em>« Affaire <acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym> &amp; 12 autres c. République Togolaise » </em>traitée par la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Le recours en révision est indispensable pour restaurer la légalité, la transparence de la gouvernance politique au Togo, mais surtout pour rétablir le respect et la dignité du Peuple togolais.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>29 juin 2026.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<hr />
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21547" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21546-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21548" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21546-2.png" /></p>
<hr />
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21546-endnote-1">CJ-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (2025). « Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) &amp; 12 Autres C. République Togolaise ». Affaire n° : ECW/CCJ/APP/15/24. Arrêt n° : ECW/CCJ/JUD/01/26. Date : 29 janvier 2025. Accédé le 26 juin 2026. Voir <a href="https://courtecowas.org/wp-content/uploads/2026/02/LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRN.pdf?utm_source=copilot.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://courtecowas.org/wp-content/uploads/2026/02/LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRN.pdf?utm_source=copilot.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21546-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21546-endnote-2">L’agouti est un rongeur sauvage que l’on retrouve en Afrique et en Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Il est souvent comparé à un gros cochon d’Inde élancé. Il a un corps fin, de longues pattes, un pelage brun à roussâtre, et une silhouette adaptée à la course rapide. C’est un animal discret, méfiant et agile. Il vit surtout au sol, dans les forêts, les zones broussailleuses ou près des lisières, et il se nourrit principalement de fruits, de graines et de végétaux. Quand il se sent menacé, il privilégie la fuite rapide plutôt que l’affrontement. Toutefois, l’agouti joue aussi un rôle écologique important, car il aide à disperser certaines graines dans la forêt. Son comportement est généralement solitaire ou en petit groupe, avec une activité souvent diurne ou crépusculaire selon les espèces. <a href="#post-21546-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21546-endnote-3">Cour de justice de la Communauté « <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> » (2002). <em>Le règlement de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></em>. <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. 03 juin 2002. Accédé le 26 juin 2026. Voir <a href="https://caselaw.ihrda.org/api/files/1605866750529srxwtklmxj9.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://caselaw.ihrda.org/api/files/1605866750529srxwtklmxj9.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; voir aussi tous les autres textes à l’adresse suivante : <a href="https://courtecowas.org/fr/a-propos-de-nous/textes-de-base/?utm_source=copilot.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://courtecowas.org/fr/a-propos-de-nous/textes-de-base/?utm_source=copilot.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21546-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21546-endnote-4">1. Article 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) : L’article 7 garantit notamment : <em>« Le droit de toute personne à ce que sa cause soit entendue. »</em> Ce droit inclut : – le droit à un recours effectif, – le droit à un procès équitable, – le droit à être jugé dans un délai raisonnable. La C<em>harte africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)</em> a été adopté par l’Organisation de l’Unité Africaine (<acronym title="Organisation de l\'unité africaine">OUA</acronym>) à Nairobi en 1981 et est entrée en vigueur 1986. <a href="#post-21546-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21546-endnote-5">Article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) publiée par l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial ». Accédé le 26 juin 2026. Voir Haut‑Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR). Accédé le 26 juin 2026.Voir <a href="https://www.ohchr.org/en/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.ohchr.org/en/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21546-endnote-ref-5">↑</a></li>
</ol><!-- WP Attachments -->
        <div style="width:100%;margin:10px 0 10px 0;">
            <h3>Télécharger</h3>
        <ul class="post-attachments"><li class="post-attachment mime-application-pdf">                <small><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://amaizo.info/2026/06/29/irregularites-et-defaillances-judiciaires-de-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-indispensable-recours-en-revision/17012?download=17020" data-wpel-link="internal">IRRÉGULARITÉS ET DÉFAILLANCES JUDICIAIRES DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : Indispensable recours en révision</a> (572 kB)</small> <div style="float:right;"><small>29 juin 2026</small></div>                </li></ul></div><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JUIN 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : A la surprise générale, la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CJ-CEDEAO) [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author><enclosure length="1532998" type="application/pdf" url="https://courtecowas.org/wp-content/uploads/2026/02/LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRN.pdf?utm_source=copilot.com"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JUIN 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : A la surprise générale, la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CJ-CEDEAO) [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</itunes:author><itunes:summary>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JUIN 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. 0. INTRODUCTION : A la surprise générale, la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CJ-CEDEAO) [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>TOGO, LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ET LA RUPTURE DE L’ÉTAT DE DROIT : Inventaire constitutionnel de certains abus de pouvoir (2005-2026)</title><link>https://amaizo.info/2026/06/09/togo-le-systeme-gnassingbe-et-la-rupture-de-letat-de-droit-inventaire-constitutionnel-de-certains-abus-de-pouvoir-2005-2026/16998</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>3e voie</category><category>Amron</category><category>Arrestations arbitraires</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Diaspora Togolaise</category><category>Dignité</category><category>Fatalité</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Liberté</category><category>M66</category><category>Obasanjo</category><category>Omerta</category><category>Opposition togolaise</category><category>Projet de Transition politique et citoyenne</category><category>RCDTI</category><category>Société civile togolaise</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><category>Violences policières au Togo</category><pubDate>Tue, 9 Jun 2026 07:43:54 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21531</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-representation-effective-du-systeme-gnassingbe-au-togo-06-06-26.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21536" src="https://amaizo.info/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-representation-effective-du-systeme-gnassingbe-au-togo-06-06-26-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 </strong></p>
<p><strong>(mis en ligne le 8 juin 2026)</strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ?</h3>
<p>Face à l’absence de liberté et d’indépendance des acteurs de l’opposition politique togolaise, et face à l’absence de bonnes pratiques d’analyse, de gestion et de redevabilité en politique et économie, le Peuple togolais n’a d’autre choix que l’indignation, la dénonciation, la révolte et l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer l’oppression structurelle multiforme institutionnalisée et pratiquée par le système civilo-militaro-ésotérique. Ce système d’oppression se maintient au pouvoir par la force et grâce à son « expertise » de facilitateur de la défense des intérêts étrangers avant les intérêts du Peuple togolais.</p>
<p>Dans ce contexte de gouvernance liberticide et prédatrice, l’objectif de la lutte du Peuple togolais pour la démocratie et la souveraineté, consiste : &#8211; à constituer une majorité solide, &#8211; à créer les conditions qui permettent de se libérer durablement du piège de l’achat des consciences, &#8211; à se rassembler derrière un projet de transition politique alternatif. Pour mener ce combat, le Peuple togolais peut resourcer sa réflexion en se nourrissant des principes politiques qui prévalaient dans les années 1960, lorsque la soif de la liberté cimentait les actions collectives qui ont permis d’aboutir à la décolonisation du Togo.</p>
<p>Les propositions et perspectives formulées relèvent des initiatives et des actions citoyennes d’un Peuple togolais indépendant du système Gnassingbé et empêché de s’exprimer librement.</p>
<h3>1. FAURE GNASSINGBÉ, 60 ANS RÉVOLUS ET PERSISTANCE DANS L’ERREUR</h3>
<p>Du point de vue de la société civile, de la Diaspora, des partis politiques, des militaires patriotes, qui peuvent être considérés comme les futures forces alternatives, pacifiques pour une transition politique démocratique au Togo, il est urgent de rappeler que lorsqu’un individu fête ses 60 ans, communément la croyance populaire tend à considérer que cet individu pourrait avoir appris de ses erreurs, de ses trahisons du Peuple togolais, de ses accointances avec des intérêts étrangers, et surtout vient de basculer dans ce qui est communément connu comme étant l’aurore de la sagesse.</p>
<p>Concernant celui qui vient de fêter ses 60 ans le 6 juin 2026, le Peuple togolais a au contraire bien constaté qu’en lieu et place du discernement et de la sagesse, c’est plutôt l’arrogance, le mépris et le refus de libérer les prisonniers politiques qui luttent -depuis plus de 60 ans pour certains- pour un Togo libre, qui caractérisent le nouveau président du conseil.</p>
<p>Or, c’est cette absence de sagesse qui a conduit Faure Gnassingbé et son réseau de clientélistes, souvent zélés, à tordre le cou de tous les processus par lesquels le Peuple togolais avait choisi de décider de son destin. Mais quel aurait été le destin du Peuple togolais sans le système Gnassingbé ? La Vérité, la Justice et la Paix !</p>
<p>Autrement dit, les mêmes chances pour tous de s’en sortir et donc un vivre ensemble comme l’auraient voulu nos aïeux. Or, sous Faure Gnassingbé entre 2005 et 2026, le Togo, fut placé sous les fourches caudines du système Gnassingbé qui a perpétué le non‑respect de l’Etat de droit déjà institutionnalisé, donc de la Constitution et des principes démocratiques, alors que le pays sortait à peine de la dictature nauséabonde de son père Etienne Eyadéma Gnassingbé entre 1967 et 2005. C’est donc la continuité du système Gnassingbé qui, pour l’instant, est assurée de père en fils !</p>
<p>La question est donc de savoir si avec un Président illégal et anticonstitutionnel au Togo, est-ce que Faure Gnassingbé qui s’est organisé pour rester encore au pouvoir pendant 60 ans en tant que président du Conseil, pourra un jour obtenir la grâce divine de recevoir, même une graine de mil de ce que la sagesse peut produire chez un être humain après 60 ans ? Rien n’est moins sûr ! Aussi, seule la lutte de tout le peuple togolais, par le dépassement des frustrations quotidiennes et des rancœurs du passé peut contribuer à l’avènement de la démocratie, en le contraignant à partir par la démission, une forme évoluée de la sagesse…</p>
<p>Le proverbe africain qui s’applique directement au système Gnassingbé est celui-ci : <em>« Là où règne l&rsquo;ignorance, la tyrannie trouve un trône »</em>. L’explication est sans équivoque : l’autocratie, la tyrannie, l’impunité et surtout l’abus du droit et des pouvoirs ne peuvent s&rsquo;installer que là où la sagesse et la connaissance font défaut. La démission du tyran autocrate survient quand la sagesse reprend ses droits. C’est un acte de sagesse et une sortie honorable par la grande porte. Mais, sans sagesse, Faure Gnassingbé en est-il capable ? Peut-être si <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA lui rappellent les principales 21 violations alléguées manifestes de la Constitution togolaise en nous limitant à la période 2005–2026.</p>
<h3>2. FONDEMENTS CONSTITUTIONNELS DES VIOLATIONS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)</h3>
<p>La Constitution togolaise du 14 octobre 1992 (révisée en 2002, 2019 et 2024) consacre notamment :</p>
<ul>
<li>la souveraineté du Peuple (art. 2),</li>
<li>la séparation des pouvoirs (art. 4),</li>
<li>l’égalité devant la loi et l’accès aux emplois publics (article 11),</li>
<li>les libertés publiques (art. 25–30),</li>
<li>la transparence et la bonne gouvernance (préambule et l’article 50),</li>
<li>l’obligation de respecter les décisions de justice (art. 113),</li>
<li>la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150),</li>
<li>la régularité des élections (art. 60–64),</li>
<li>l’autonomie des collectivités locales (art. 141–143).</li>
</ul>
<p>L’article 150 accorde un droit inviolable, y compris après les révisions unilatérales de la Constitution du Peuple pour faire disparaître ce droit. Aussi, le Peuple, en toute légalité, peut exercer une résistance civile, juridique et institutionnelle pour restaurer la souveraineté nationale et obtenir la démission pacifique d’un dirigeant autocratique et tyrannique, surtout lorsque la « sagesse » semble ne pas vouloir de « lui ».</p>
<h3>3. « VINGT‑DEUX VIOLATIONS GRAVES OU CONTOURNEMENTS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)</h3>
<p>Il va de soi qu’en 21 ans de pouvoir unilatéral, le nombre : -de violations, -de contournements de la Constitution togolaise, -d’élections contestées sur la base de la contre-vérité des urnes institutionnalisée, est innombrable. Néanmoins, laissons cela aux travaux des historiens et rappelons au Peuple togolais, ce de manière juridiquement structurée, les principales violations et multiples contournements unilatéralement opérés par le système Gnassingbé en 22 points (liste non exhaustive).</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.1 Succession anticonstitutionnelle de 2005</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’armée a imposé Faure Gnassingbé au pouvoir, alors que la Constitution exigeait que l’intérim soit assuré par le président de l’Assemblée nationale.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.2 Absence de vérité des urnes (2005, 2010, 2015, 2020, 2025)</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les élections ont été marquées par des irrégularités, un contrôle partisan des institutions électorales et l’absence de transparence par empêchement de toute possibilité de vérification contradictoire des résultats électoraux.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.3 Révision constitutionnelle 2024–2025 sans référendum et exclusion du Peuple togolais dans le choix de ses principaux dirigeants </em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le changement de régimes politiques (toutes les révisions constitutionnelles et le passage de la 4<sup>e</sup> à la 5<sup>e</sup> République) ont été décidés sans consulter le Peuple togolais, en violation de l’obligation constitutionnelle de référendum. Il s’agit d’un véritable « déni de droit de choisir » pour le Peuple togolais.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.4 Concentration des pouvoirs exécutif/législatif/judiciaire/militaire</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le pouvoir exécutif domine le Parlement, la justice et les institutions censées être indépendantes.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.5 Politisation et « affairisation » de l’armée</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’armée intervient dans la vie politique et réprime les manifestations, alors qu’elle devrait rester neutre ; par ailleurs plusieurs haut-gradés, non patriotes, profitent de « la loi du plus fort », cet état de fait qui leur permet d’accaparer des pans entiers de secteurs économiques de génération de richesses, non partagées avec le Peuple au Togo.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.6 Impunité des forces de sécurité</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les violences commises par les forces de sécurité ne sont jamais sanctionnées, malgré les obligations constitutionnelles.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.7 Non‑exécution des décisions de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les arrêts régionaux concernant les droits humains et les réformes électorales ne sont pas appliqués par l’Etat togolais et des risques existent pour intimider la justice.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.8 Arrestations arbitraires et détentions sans jugement</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des opposants, journalistes et citoyens sont détenus sans procès équitable, ni respect des garanties légales.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.9 Lois liberticides restreignant les libertés publiques</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les libertés d’expression, de réunion et de manifestation sont limitées par des lois et pratiques répressives, sauf quand il s’agit de faire semblant pour faire croire aux chancelleries occidentales que les oppositions non dangereuses peuvent se réunir ; cela légitime indirectement le système Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.10 Opacité des comptes publics et absence de vérité des comptes publics</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les finances de l’État ne sont pas transparentes, les comptes publics ne sont pas régulièrement publiés ni contrôlés et les décideurs du système Gnassingbé refusent systématiquement de rendre des comptes au Peuple togolais et surtout de se faire contrôler par des experts indépendants de Faure Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.11 Accaparement des richesses nationales</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les ressources et les revenus du port autonome de Lomé (PAL), des mines, des douanes, et de plusieurs entreprises publiques ou privées sous contrat avec l’Etat sont gérés de manière opaque au profit d’un cercle restreint.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.12 Défiscalisation excessive pour les multinationales qui ne créent pas d’emplois, ni de réinvestissement au Togo et pour certaines institutions financières</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des exonérations fiscales sont accordées sans contrôle démocratique, créant une inégalité devant l’impôt.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.13 Endettement structurel sans bénéfice pour la population</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">La dette publique augmente, mais les services publics restent insuffisants et mal gérés.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.14 Corruption généralisée et impunie</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les scandales impliquant des responsables politiques ne donnent lieu à aucune poursuite, y compris dans de nombreuses affaires, au rang desquelles celle en cours actuellement en France dite « affaire Bolloré ».</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.15 Clientélisme dans l’administration publique</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les nominations sont basées sur la loyauté politique ou ethnique, et non sur la compétence.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.16 Décentralisation fictive</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les collectivités locales n’ont pas d’autonomie réelle et restent sous le contrôle du pouvoir central, la décentralisation est confondue avec la déconcentration.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.17 Clientélisation de la partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise non indépendante du système Gnassingbé</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Une partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise n’ont pas de représentation démocratique réelle et sont parfois, souvent à leur insu, utilisés à des fins de légitimation politique.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.18 Absence d’opportunités pour les jeunes</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le chômage, le favoritisme et l’exclusion empêchent les jeunes d’accéder à l’emploi et aux responsabilités.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.19 Alignement sur des intérêts étrangers sans contrôle parlementaire</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des accords internationaux sont signés sans débat ni ratification parlementaire.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.20 Propagande abusive sur la notion « d’homme de la facilitation, de la médiation et de la paix » malgré un bilan répressif nauséabond au Togo</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">La communication officielle du système Gnassingbé présente une image trompeuse, en contradiction avec les réalités de la répression interne. Cette image d’une réalité travestie permet à certaines chancelleries occidentales de se montrer peu regardantes et de renforcer leur coopération en s’exonérant à bon compte de leurs devoirs eu égard au respect des droits humains et des droits du Peuple togolais.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.21 Refus de coopérer avec la justice internationale</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les autorités ne répondent pas aux demandes d’enquête, plus particulièrement auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et dans le contentieux en cours en France, notamment dans le procès portant principalement sur la corruption d’agents étrangers dite « affaire Bolloré ».</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.22 Refus des dirigeants du Togo de déclarer leurs biens et avoirs conformément à la Constitution</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le constat du refus du Président de la République (devenu aujourd’hui le Président du Conseil), son Gouvernement, membres de l’Assemblée Nationale, du Sénat et les directeurs des administration centrales et des entreprises publiques de faire devant la Cour Suprême togolaise une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction correspond à un refus de respecter l’article 145 de la Constitution. Par ailleurs, il n’a jamais été reporté officiellement que Faure Gnassingbé ait déclaré ses biens et avoirs au début et fin de ses quatre mandats présidentiels juridiquement contestés devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Si la tête ne fait pas dans l’exemplarité, il n’est pas surprenant que le reste du Gouvernement, les Sénateurs et les directeurs administrations centrales eux non plus ne respectent pas la Constitution. A ce titre l’article 145 est explicite : <em>« Art.145 : Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction ».</em></p>
<p>Si la justice togolaise ou régionale africaine, ne subissaient pas de pressions ou avaient du courage, les points juridiques mentionnés plus haut suffisent juridiquement pour convaincre un individu, voire un système, de son illégalité et de son anti-constitutionnalité. Mais voilà, la justice africaine demeure tributaire des financements de ces Etats non respectueux du droit. Mais, il existe toutefois des juges courageux et disant le droit, rien que le droit, qui méritent d’être mis à l’honneur. Le pouvoir de Faure Gnassingbé sur la base de l’analyse juridique du système Gnassingbé entre 2005 et 2026 ne peut qu’être qualifié de <em>« pouvoir illégal et anticonstitutionnel ».</em> Il importe que des juges libres et courageux puissent le constater et le prononcer !</p>
<h3>4. TROIS PROPOSITIONS CONCRÈTES ET PACIFIQUES</h3>
<p>En attendant une condamnation officielle par une juridiction africaine ou internationale, il y a lieu de proposer au cours d’une transition politique citoyenne :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.1 la mise en place d’un Conseil indépendant Vérité &#8211; Justice et Solidarité (CI-VJS)</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Ce conseil indépendant aura pour mandat :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>d’établir les faits,</li>
<li>de documenter les violations constitutionnelles,</li>
<li>de proposer des réformes institutionnelles en prenant appui sur les modèles d’Afrique du Sud, du Ghana, du Rwanda, etc. ;</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">Ce conseil n’a pas besoin d’attendre le départ ou la démission de Faure Gnassingbé et son système pour commencer à réunir les preuves, à s’organiser et cotiser pour déposer auprès de juridictions africaines ou internationales les plaintes contre un système usurpateur des droits du Peuple togolais, un système illégal et anticonstitutionnel.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.2 Saisine coordonnée des juridictions régionales et internationales</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Il s’agira principalement des instances suivantes (liste non exhaustive) :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>,</li>
<li>Commission africaine des droits de l’homme,</li>
<li>Rapporteurs spéciaux de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>. Objectif : forcer l’exécution des obligations constitutionnelles et internationales.</li>
<li>Tribunaux français et internationaux</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.3 Pacte national de transition constitutionnelle pacifique</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Il faut organiser des conférences inclusives sans les agents et affidés du système Gnassingbé afin de créer un consensus autour d’un engagement patriotique multipartite de la société civile et des partis politiques non-collaborateurs pour :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>un référendum constitutionnel conforme à l’article 144,</li>
<li>des élections transparentes basées sur la vérité des urnes,</li>
<li>une réforme de la <acronym title="Commission Electorale Nationale Indépendante">CENI</acronym> et de la Cour constitutionnelle,</li>
<li>la démilitarisation de la vie politique.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Toutes ces actions interdépendantes -certaines sont déjà en cours- ont pour objet de démontrer qu’il existe au Togo du système Gnassingbé une série de violations ou contournements graves des articles fondamentaux de la Constitution togolaise entre 2005 et 2026. Ces constats peuvent constituer un socle argumentaire solide dans des dossiers judiciaires, notamment pour :</p>
<ul>
<li>démontrer l’effondrement de l’État de droit sauf pour une minorité oligarchique et autocratique au pouvoir ;</li>
<li>établir la responsabilité politique et juridique des dirigeants ; et</li>
<li>justifier une intervention juridictionnelle régionale ou internationale.</li>
</ul>
<p>Toutefois, il existe aussi des voies d’action citoyennes, non violentes et constitutionnelles pour reconquérir la liberté, à savoir la désobéissance civile, la pression juridictionnelle et la transition politique comme alternative à une autocratie sans sagesse.</p>
<h3>5. MODALITÉS D’UNE ACTION CITOYENNE VISANT À OBTENIR LA DÉMISSION D’UN DIRIGEANT ET SON SYSTÈME TYRANNIQUE AU TOGO</h3>
<p>La Constitution togolaise de 1992 (révisée) affirme que la souveraineté appartient au peuple (art. 2), que nul n’est au‑dessus de la loi (art. 11), et que tout citoyen a le droit et le devoir de défendre l’ordre constitutionnel (préambule + art. 150). Lorsque les institutions sont capturées et détournées au profit exclusif d’un clan, que les contre‑pouvoirs sont neutralisés, et que les violations répétées de la Constitution deviennent structurelles, le peuple demeure le dernier garant de la légalité républicaine.</p>
<p>Dans ce contexte, et dans le strict respect du droit national et international, trois voies d’action pacifiques, légales et cumulatives peuvent être mobilisées pour obtenir la démission d’un dirigeant considéré comme autocratique, liberticide et tyrannique :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.1 Action citoyenne constitutionnelle : mobilisation non violente fondée sur l’article 150</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 150 de la Constitution du Peuple togolais prévoit explicitement que lorsqu’un gouvernement viole la Constitution, le peuple a le droit de lui opposer la résistance. Cette résistance n’est ni armée, ni violente, mais civique, et peut prendre la forme de :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>campagnes nationales de désobéissance civile non violente,</li>
<li>grèves générales pacifiques,</li>
<li>refus collectif de participer à des institutions jugées illégitimes,</li>
<li>manifestations encadrées par le droit international (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 21).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">L’objectif est de retirer au régime la légitimité sociale, sans jamais menacer l’intégrité physique des personnes.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.2 L’action juridictionnelle coordonnée : créer un étau légal interne et externe</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le droit togolais et le droit international offrent des leviers puissants :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>saisines répétées de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>,</li>
<li>plaintes individuelles et collectives devant la Commission africaine des droits de l’homme,</li>
<li>demandes d’enquêtes internationales auprès des rapporteurs spéciaux de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> (arrestations arbitraires, torture, liberté d’expression),</li>
<li>actions contentieuses internes visant la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">L’objectif est de documenter, accumuler et internationaliser les violations, jusqu’à rendre politiquement et diplomatiquement intenable le maintien au pouvoir d’un dirigeant qui viole la Constitution.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.3 L’action politique de transition : construire une alternative politique crédible et inclusive et basée sur la compétence des acteurs</em></strong></p>
<p>Aucun régime ne tombe si le Peuple n’a pas une issue institutionnelle claire. Il est donc nécessaire de préparer ou de reformuler un nouveau <strong>« contrat de confiance »</strong> entre le Peuple togolais et ses futurs nouveaux dirigeants indépendants du système Gnassingbé. Pour ce faire, il est indispensable de réfléchir à :</p>
<ul>
<li>un projet de transition politique et citoyenne fondé sur un Contrat social de confiance de transition constitutionnelle avec le Peuple comme acteur et non comme victime ;</li>
<li>un gouvernement provisoire consensuel ;</li>
<li>un référendum conforme à l’esprit de la Constitution du Peuple togolais (article 144);</li>
<li>une réforme de la <acronym title="Commission Electorale Nationale Indépendante">CENI</acronym>, de la Cour constitutionnelle et de l’armée ;</li>
<li>un calendrier électoral transparent après la période de transition estimée entre 2 et 3 ans ;</li>
</ul>
<p>Cette architecture offre au Peuple togolais une porte de sortie pacifique, et au dirigeant contesté une issue non violente, condition essentielle pour éviter les dérives. Cela suppose une démission fondée sur la sagesse. Comme alternative, il ne restera plus que des situations de rapports de force.</p>
<p>En définitive, la démission d’un dirigeant autocratique, tyrannique et non respectueux du Peuple togolais, ne peut résulter que d’une pression citoyenne massive, juridiquement fondée, non violente, et adossée à une alternative institutionnelle crédible. En combinant :</p>
<ul>
<li>la résistance constitutionnelle pacifique sur la base de la Constitution du Peuple togolais ;</li>
<li>l’étau juridictionnel interne et international ; et</li>
<li>la construction d’une transition légale et inclusive ;</li>
</ul>
<p>le peuple togolais peut, si la volonté, le courage et le refus du statu quo reprennent le dessus sur le fatalisme, restaurer la souveraineté populaire, réhabiliter l’État de droit, et ouvrir la voie à une refondation démocratique durable, sans violence, sans vengeance, et dans le respect des normes internationales.</p>
<p><strong>6. ANNIVERSAIRE DE FAURE GNASSINGBE LE 6 JUIN OU DATE SYMBOLIQUE DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE DU M66 : LE POUVOIR TOGOLAIS ILLEGAL DÉFIE LA LOI ET LES DROITS FONDAMENTAUX</strong></p>
<p>Depuis 1967, la continuité du régime s’accompagne d’allégations récurrentes de pratiques coercitives documentées par des organisations internationales.</p>
<p>Les mobilisations du Peuple togolais, &#8211; notamment les jeunes -, des 26, 27 et 28 juin 2025 ont donné lieu à un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité, en contradiction avec les standards internationaux relatifs à la liberté de réunion pacifique. Les revendications portaient notamment sur la vie chère, la gouvernance, la corruption et la libération de détenus, dont l’activiste « chanteur » Aamron, signalé comme ayant subi des traitements inhumains.</p>
<p>Les données disponibles font état d’au moins cinq exécutions extrajudiciaires, vingt-et-un cas de torture et cent cinq arrestations arbitraires<sup><a id="post-21531-endnote-ref-1" href="#post-21531-endnote-1">[1]</a></sup>. En outre, la découverte de corps d’enfants dans la lagune de Bè soulève des préoccupations sérieuses quant au respect du droit à la vie et à la protection des civils<sup><a id="post-21531-endnote-ref-2" href="#post-21531-endnote-2">[2]</a></sup>.</p>
<p>Le 6 juin, date de naissance de Faure Gnassingbé, est devenu au Togo une date symbolique de révolte et de résistance populaire contre son pouvoir, avec la naissance du Mouvement du 6 juin, abrégé en M66, avec en filigrane une partie de la mobilisation déclenchée par le rappeur Aamron, de son vrai nom Narcisse Essowè Tchala<sup><a id="post-21531-endnote-ref-3" href="#post-21531-endnote-3">[3]</a></sup>. Le 6 juin, date d’anniversaire du Président Faure Gnassingbé, est devenu un repère symbolique des atteintes aux droits fondamentaux au Togo. Les événements des 5 et 6 juin 2025 sont une illustration de l’intensification de la répression<sup><a id="post-21531-endnote-ref-4" href="#post-21531-endnote-4">[4]</a></sup>, des arrestations arbitraires et des actes de torture à l’encontre de manifestants<sup><a id="post-21531-endnote-ref-5" href="#post-21531-endnote-5">[5]</a></sup>.</p>
<p>La révolte s’est partiellement transposée dans les réseaux sociaux. Le M66 représente ainsi un collectif de cyberactivistes de la Diaspora togolaise créé après la violente répression du 6 juin 2025 qui est considérée comme une des dates les plus sanglantes de l&rsquo;histoire togolaise. Le mouvement a reçu le soutien de la plupart des organisations de l&rsquo;opposition (<em>Dynamique Monseigneur Kpodzro </em>(DMK<sup><a id="post-21531-endnote-ref-6" href="#post-21531-endnote-6">[6]</a></sup>), <em>Dynamique pour la majorité du peuple</em> (DMP<sup><a id="post-21531-endnote-ref-7" href="#post-21531-endnote-7">[7]</a></sup>), la <em>Libération démocratique du Peuple (</em>LDP<sup><a id="post-21531-endnote-ref-8" href="#post-21531-endnote-8">[8]</a></sup>), <em>Cadre national de concertation pour le changement au Togo</em> (CNCC<sup><a id="post-21531-endnote-ref-9" href="#post-21531-endnote-9">[9]</a></sup>), <em>Touche-Pas à Ma Constitution</em>) pour cette mobilisation au Togo. Entretemps, le Gouvernement togolais a émis des mandats d&rsquo;arrêt internationaux par contre les membres du M66 et certains journalistes et hommes politiques en exil depuis juillet 2025. La journée du 6 juin promue sous le slogan du <em>« Togo en pause »,</em> marque le passage à une contestation plus radicale, portée par une jeunesse connectée, éloignée des partis traditionnels, et menée par des artistes et militants, qui appellent à la démission du Président et à la <em>« libération »</em> du pays.</p>
<p>Or, la réponse du pouvoir togolais a été une répression violente : la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) a documenté au moins 81 arrestations arbitraires et des actes de torture contre les manifestants (es) des 5 et 6 juin 2025, tandis que plusieurs rapports (national<sup><a id="post-21531-endnote-ref-10" href="#post-21531-endnote-10">[10]</a></sup> et international) dénonce des violences policières systématiques (gifles, coups de matraque, aspersions d&rsquo;eau, détentions illégales<sup><a id="post-21531-endnote-ref-11" href="#post-21531-endnote-11">[11]</a></sup>).</p>
<p>Ces actes ne peuvent être justifiés au regard du droit international des droits humains et du droit de manifester pacifiquement. Ils révèlent au contraire une criminalisation<sup><a id="post-21531-endnote-ref-12" href="#post-21531-endnote-12">[12]</a></sup> de la contestation et une volonté d&rsquo;intimider toute opposition<sup><a id="post-21531-endnote-ref-13" href="#post-21531-endnote-13">[13]</a></sup>.</p>
<p>C’est à la lumière du prolongement de ce mouvement qui lui-même fait suite à de nombreuses précédentes initiatives citoyennes restées sans démission de Faure Gnassingbé, qu’il faut comprendre le niveau d’humiliation d’une partie de Peuple togolais, plus particulièrement la jeunesse. Avec l’impossibilité de s’exprimer librement sans subir les foudres du système Gnassingbé ou partir en exil, il semble que ce pouvoir Gnassingbé a délibérément choisi d’assurer le remplacement de leurs multiples coups d’Etat constitutionnels par un autre coup de force suite à des divisions, frustrations et humiliations subies en interne. Or, la partie du Peuple togolais indépendant et pacifique a opté pour une approche alternative qui passe par la démission du celui qui, au lieu de faire partie de la solution à la crise togolaise, est devenu le fondement du problème et du mal togolais.</p>
<p>Empêchée de manifester au Togo, la jeunesse togolaise désœuvrée s’exprime librement sur les réseaux sociaux maintenant que le gouvernement a finalement stoppé la censure d’Internet. Il suffit de procéder à une recherche avec le mot-clé « togolais souffrance » pour prendre conscience des monologues pitoyables de togolais(ses) désespéré(e)s. La vidéo virale demeure celle d’un jeune togolais qui aurait préféré <em>« être un caniche ou un lampadaire dans un pays occidental plutôt que d’être un humain au Togo ».</em> En effet, les animaux domestiques sont protégés dans les pays occidentaux par des lois… qui sont respectées. Plusieurs de ces animaux mangent à leur faim et bénéficient même d’une couverture médicale et parfois d’une assurance-maladie. Ce demeure une exception au Togo. La responsabilité, partielle ou totale, provient de la mauvaise gouvernance. Les Togolais doivent penser à recouvrir leurs droits, et peut-être demandés des comptes au système qui a conduit certains à préférer vivre hors du Togo en rejetant la condition humaine pour celle d’un animal.</p>
<p>C’est ainsi que dans un contexte de restriction de l’espace civique et de la liberté d’expression et les nombreuses lois liberticides, les réseaux sociaux apparaissent comme un exutoire pour une jeunesse marginalisée, révélant une détresse socio-économique et un déficit de protection institutionnelle.<br />
Cette situation met en évidence un décalage entre les engagements internationaux du Togo, notamment au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et leur mise en œuvre effective, appelant à un renforcement des mécanismes de redevabilité et de protection des libertés fondamentales<sup><a id="post-21531-endnote-ref-14" href="#post-21531-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<h3><strong>7. FAURE GNASSINGBÉ ET SON SYSTEME REPRÉSENTENT MOINS DE 13 % DU PEUPLE TOGOLAIS : LES RAISONS PROFONDES ET STRUCTURELLES DE L’EXIGENCE DE LA DÉMISSION DE FAURE GNASSINGBÉ </strong></h3>
<p>La mort du président Gnassingbé Eyadéma le 5 février 2005, après 38 ans de règne dictatorial et sanglant pour la grande majorité du Peuple togolais, a déclenché un coup d&rsquo;État militaire sanglant<sup><a id="post-21531-endnote-ref-15" href="#post-21531-endnote-15">[15]</a></sup> la même année. L&rsquo;armée non républicaine et clanique a imposé l’un de ses multiples fils, Faure Gnassingbé et l&rsquo;imposé comme Président sans scrutin, en violation des dispositions constitutionnelles de l&rsquo;article 65.</p>
<p>Les députés ont ensuite procédé à une révision constitutionnelle illégale le 6 février 2005, autorisant Faure à terminer le mandat de son père jusqu&rsquo;en 2008, habillage juridique d&rsquo;un coup d&rsquo;État constitutionnel. Faure Gnassingbé a usurpé l&rsquo;élection présidentielle d&rsquo;avril 2005 sans vérité des urnes après avoir brièvement cédé le pouvoir sous pression du Peuple. Mais une partie de la communauté africaine et internationale, notamment consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir. Ce tandem coup d&rsquo;État militaire-coup constitutionnel a été réitéré en 2024-2025 via la révision constitutionnelle d&rsquo;avril 2024, qui instaure un régime parlementaire et permet un 5ᵉ mandat présidentiel illimité, perpétuant une logique de confiscation du pouvoir démocratique.</p>
<p>A l’époque, Olusegun Obasanjo, ex-président de la Fédération du Nigeria entre 1999-2003 et 2003-2009 et Président en exercice de l&rsquo;Union Africaine (<acronym title="Union africaine">UA</acronym>) entre 2004 et 2006, après avoir unilatéralement exigé de faire un 2<sup>e</sup> mandat non prévu par les textes à la tête de l’Union africaine, a soutenu la continuité dynastique du pouvoir au Togo. A contrario, Alpha Oumar Konaré, l’ex-président malien et Président de l’<acronym title="Union africaine">UA</acronym> avant Olusegun Obasanjo et en fonction officielle en 2005 en tant que Président de la Commission de l&rsquo;Union africaine<sup><a id="post-21531-endnote-ref-16" href="#post-21531-endnote-16">[16]</a></sup>, a exigé le retour à la démocratie et le respect de l&rsquo;ordre constitutionnel au Togo : <em>« Le Président de la Commission de l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym>, M. Alpha Oumar Konaré, réitère la condamnation de l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym> contre la décision de M. Faure Gnassingbé de rester au pouvoir, en violation de la Constitution togolaise&#8230; Il réaffirme le rejet par l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym> de toute élection organisée sous les conditions indiquées par les autorités qui ont pris le pouvoir suite au coup d&rsquo;État militaire du 5 février 2005 ». </em>Malheureusement, il a été désavoué par les chefs d’Etats africains dont le président en exercice de l’Union Africaine à l’époque, Olusegun Obasanjo<sup><a id="post-21531-endnote-ref-17" href="#post-21531-endnote-17">[17]</a></sup>, représentant d’une puissance militaire et diplomatique en Afrique de l&rsquo;Ouest, et plus particulièrement le fameux <em>« syndicat » </em>des chefs d’Etat africains qui défendent leurs intérêts avant ceux du Peuple africain.</p>
<p>Les sources françaises des média politiquement corrects (média mainstream) pour comprendre la situation à l’époque doivent être écartées car les dirigeants de ce pays ont conservé et renforcé les accords secrets de défense avec les dirigeants des pays francophones dont le Togo qui conduisent systématiquement au maintien en place d’autocrates, voire des dictateurs, en Afrique. Or, ces accords secrets ne sont pas dénoncés par de nombreux pays francophones dont le Togo, ce qui empêche la participation de ce pays à l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina-Faso, Mali et Niger). Olusegun Obasanjo a été un instrument majeur dans le maintien au pouvoir de Faure Gnassingbé en 20à5. Il a plutôt facilité la pérennisation du régime dynastique. L’Histoire avec un grand H doit reconnaître que l&rsquo;Union africaine, sous Olusegun Obasanjo, a plus que tacitement validé la succession Faure Eyadéma et ses militaires qui ont terrorisé le Peuple togolais, contredisant les principes démocratiques africains.</p>
<p>S’il faut retenir au moins des raisons principales outre les nombreux assassinats ciblés, abus de droit et abus de pouvoir, il y a lieu de rappeler ce qui permet de cimenter la lutte de libération du Peuple togolais, qu’il soit jeune ou moins jeune :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.1 La succession dynastique non démocratique et le coup d&rsquo;État militaire sanglant de 2005 accompagné d’un coup d’Etat constitutionnel.</em></strong> Cela a eu comme conséquence structurelle que le régime et le système Gnassingbé sont fondés sur une succession monarchique habillée par des changements constitutionnels illégaux, créant un sentiment d&rsquo;illégitimité originelle, appuyés par une partie de la communauté internationale dont la France qui maintient ses accords secrets de défense à ce système illégal et anticonstitutionnel ;</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.2 Dérive monarchique, confiscation du pouvoir, violation des droits fondamentaux, emprisonnement systématique ou représailles pour forcer à l’exil de nombreux citoyennes et citoyens togolais épris de liberté, de vérité, de justice et de solidarité</em></strong> et donc de vérité des urnes et de vérité des comptes publics. La conséquence structurelle est que la grande majorité du Peuple togolais, y compris dans la Diaspora, subit la confiscation du pouvoir démocratique assortie de la volonté de pérenniser indéfiniment du pouvoir par Faure Gnassingbé et ses affidés. Tout ceci dans l’omerta et le silence des cimetières s’est fait et continue de se faire au détriment d’un Peuple togolais empêché de choisir librement et démocratiquement ses dirigeants, bloquant ainsi toutes les aspirations populaires non sans humiliations diverses et multiples. Autrement dit, aucune alternative politique n’est possible au Togo pacifiquement telles que fonctionnent les institutions autocratiques sous la férule du système Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.3 Changement unilatéral en 2024 sans respect du parallélisme de la forme juridique de la Constitution de 1992 adopté par référendum par le Peuple togolais à près de 98 % par 74 % des votants : </em></strong>le passage d’un régime présidentiel-autocratique à un régime parlementaire-autocratique pour permettre un mandat illimité à Faure Gnassingbé tout en supprimant le suffrage universel et le droit de chaque togolais de choisir son dirigeant ne passe pas ! La révision constitutionnelle d&rsquo;avril 2024, adoptée par l&rsquo;Assemblée nationale en seconde lecture le 19 avril 2024, a falsifié et bafoué les dispositions originelles non négociables de la Constitution du Peuple togolaise de 1992 (approuvée à 97,6% le 27 septembre 1992), en supprimant arbitrairement la limitation à deux mandats présidentiels et en anéantissant le droit de vote des Togolais de la Diaspora, violations manifestes du principe de souveraineté populaire et de l&rsquo;intangibilité des droits fondamentaux. Cette modification constitutionnelle constitue un coup d&rsquo;État constitutionnel qui habille juridiquement la perpétuation du pouvoir de Faure Gnassingbé au-delà de deux mandats, en violation de l&rsquo;article 59 de la Constitution de 1992 et des principes démocratiques internationaux. Cette réforme illégale et anticonstitutionnelle permet à Faure Gnassingbé de <strong>rester au pouvoir sans limite de mandat</strong>, contournant la limitation à 2 mandats prévue par la Constitution de 1992. Plus de 87 % des Togolais soutiennent la limitation à 2 mandats en 2017. Or, Faure Gnassingbé n&rsquo;est plus élu par le Peuple togolais, mais par les députés de l&rsquo;Assemblée nationale qui ont été sans vérité des urnes et sont fiers d’être une chambre d’enregistrement bénéficiant d’une impunité sans limites et refusent toutes procédures consistant à rendre des comptes au Peuple togolais. C’est ainsi qu’un nouveau poste a été créé dit « le Président du Conseil des ministres<sup><a id="post-21531-endnote-ref-18" href="#post-21531-endnote-18">[18]</a></sup> ». Ce président du Conseil gouverne pour 6 ans. Il n&rsquo;y a aucune limite à son nombre de renouvellements. Il est un super-Premier ministre désigné par les députés à sa solde et qui a tous les pouvoirs d&rsquo;État et dégrade et dévalorise la fonction du « nouveau » Président de la République.</p>
<p>Ces 3 piliers structurels expliquent pourquoi une très grande majorité du Peuple togolais y compris dans la Diaspora appellent à la démission de Faure Gnassingbé pour lui souhaiter son anniversaire : le régime est considéré comme illégitime, violent, illégal, antidémocratique, usurpant la démocratie souhaitée par le Peuple togolais, et plus particulièrement anticonstitutionnel. Il suffit pourtant que la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> se prononce sur ces points de déni du droit au Peuple togolais. Apparemment, le système Gnassingbé ne souhaite pas se prononcer et ne voit d’ailleurs pas le rapport entre Faure Gnassingbé et l’humiliation du Peuple togolais.</p>
<p>Suite aux travaux indépendants de la Conférence nationale souveraine avec les forces vives de la nation, entre le 8 juillet et le 28 août 1991, les revendications qui ne pourront pas s’arrêter trouvent leurs sources dans la Constitution togolaise d’octobre 1992 approuvée par référendum par le Peuple togolais. Cette Constitution du Peuple dans sa version originelle non modifiée unilatéralement par le système Gnassingbé à plusieurs reprises a été voté le 27 Septembre 1992 à une majorité écrasante avec 97,6 % des suffrages exprimés avec un taux de participation inédit de plus de 74 %<sup><a id="post-21531-endnote-ref-19" href="#post-21531-endnote-19">[19]</a></sup>. Or, cette Constitution originelle du Peuple avait inscrit comme non négociable <em>« la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels » </em>et le <em>« droit de vote des Togolais de la Diaspora ».</em> Rappelons tout de même que selon Afrobaromètre<sup><a id="post-21531-endnote-ref-20" href="#post-21531-endnote-20">[20]</a></sup>, plus de <em>87 % des Togolais soutenaient cette limitation à deux du nombre de mandats présidentiels en 2017 contre 85 % en 2014 et 84 % en 2012. </em>Or, il est impossible du fait de la répression du système Gnassingbé de traduire cette volonté du Peuple togolais en une vérité des urnes qui aurait produit l’alternance politique pacifiquement. Autrement dit, <strong>Faure Gnassingbé et son système représentent moins de 13 % du Peuple togolais.</strong></p>
<h3><strong>8. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : </strong></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent trois de ces propositions pour redonner espoir au Peuple togolais et sortir du fatalisme :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.1 Retrouver la force collective : s’unir, s’organiser et agir ensemble de manière non violente</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Même face à un pouvoir qui accapare à son profit exclusif les institutions, un peuple uni reste plus fort que la peur. Cela passe par :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>le choix de ne pas légitimer le système Gnassingbé ;</li>
<li>la solidarité entre citoyens sans délation pour de l’argent ;</li>
<li>la création de réseaux locaux d’entraide et d’information sur la réalité des actions illégales et anticonstitutionnelles du système Gnassingbé ;</li>
<li>la mobilisation pacifique fondée sur l’article 150 de la Constitution du Peuple togolais ;</li>
<li>la désobéissance civile non violente lorsque la loi est détournée contre le Peuple.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">En effet, l’unité populaire brise l’isolement, neutralise la peur et redonne confiance.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.2 Utiliser le droit comme arme pacifique : documenter, dénoncer, saisir les juridictions nationales et internationales</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Même quand les institutions internes sont affaiblies, le droit reste un outil puissant. Le Peuple togolais peut :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>documenter chaque violation ;</li>
<li>saisir la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, l’Union africaine, les rapporteurs de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> ;</li>
<li>exiger la transparence, la reddition des comptes et la protection des droits fondamentaux ;</li>
<li>soutenir les avocats, journalistes et défenseurs des droits humains.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">Le droit transforme la souffrance en preuves, et les preuves en pression politique. Il s’agit d’une des procédures pacifiques.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.3 Construire une alternative crédible : préparer une transition démocratique et inclusive</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’espoir renaît quand le peuple se donne les moyens de tracer un chemin clair vers l’avenir. Cela implique :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>un projet de transition politique citoyenne ;</li>
<li>une vision commune basée sur des institutions indépendantes ;</li>
<li>un programme national pour la jeunesse, la vérité, justice, l’économie, la souveraineté et la souveraineté ; et</li>
<li>des leaders intègres, issus du peuple, capables de rassembler, et indépendants de Faure Gnassingbé et son système.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Une alternative politique crédible offre au Peuple togolais une raison d’espérer et au pouvoir une raison de céder pacifiquement avec ses droits humains garantis.</p>
<p>En définitive, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent que même après vingt et un ans d’abus de droit et de pouvoir, <strong>un Peuple n’est jamais condamné à la fatalité, encore moins à la fatalité</strong> <strong>de la soumission.</strong> En s’unissant, en utilisant le droit et en construisant une alternative, le peuple togolais peut <strong>retrouver sa dignité, sa liberté et sa souveraineté</strong>, sans violence, sans chaos, et sans peur.</p>
<p>Le Togo connaît une rupture profonde de l’État de droit sous le système Gnassingbé, marquée par des violations répétées de la Constitution et un usage abusif du pouvoir. Cet inventaire expose clairement les dérives institutionnelles qui ont fragilisé la souveraineté populaire. Le Peuple togolais et sa Diaspora indépendante devront se l’approprier pour mieux préparer le Togo sans le système Gnassingbé.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21534" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21531-1-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21535" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21531-2-1.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21531-endnote-1"><acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> (2025a). <em>Déclaration sur les violations des droits humains suite aux manifestations de juin 2025 au Togo</em>. « Déclarations. Répression de la Gen Z au Togo : 48 activistes doivent être libérés (es) de toute urgence ». 22 octobre 2025. In <a href="http://www.omct.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.omct.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/declarations/__temp_dskcenfkdhqmbilqkgapxwsjwvewajrhhfps" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/fr/ressources/declarations/__temp_dskcenfkdhqmbilqkgapxwsjwvewajrhhfps<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-2">Amnesty International (2025). <em>Togo: Violent crackdown on protests and human rights violations.</em> In <em>www.amnesty.org/fr.</em> Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/togo-repression-protests/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/togo-repression-protests/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-3">Le Monde (2025). « Au Togo, l&rsquo;arrestation du rappeur Aamron remobilise l&rsquo;opposition à Faure Gnassingbé ». 13 juin 2025. In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/13/au-togo-l-arrestation-du-rappeur-aamron-remobilise-l-opposition-a-faure-gnassi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/13/au-togo-l-arrestation-du-rappeur-aamron-remobilise-l-opposition-a-faure-gnassi<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>   <a href="#post-21531-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-4">Amnesty International (2025). Op. Cit. <a href="#post-21531-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-5"><acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> (2025b). <em>Togo : au moins 81 arrestations arbitraires et actes de torture contre les manifestants (es) du 5 et 6 juin</em>. 13 juin 2025. In <a href="http://www.omct.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.omct.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-au-moins-81-arrestations-arbitraires-et-actes-de-torture-contre-les-manifestant-es-du-5-et-6-juin" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-au-moins-81-arrestations-arbitraires-et-actes-de-torture-contre-les-manifestant-es-du-5-et-6-juin<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-6">La DMK est un creuset de 7 partis politiques de l&rsquo;opposition et 7 organisations de la société civile, ayant soutenu la candidature d&rsquo;Agbéyomé Kodjo à la présidentielle de 2020. <a href="#post-21531-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-7">La DMP est une scission créée en avril 2023 par certains membres de la DMK, suite à des différends entre Mgr Kpodzro et les composantes de la coalition. Elle s&rsquo;engage pour la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés. <a href="#post-21531-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-8">La <em>Libération démocratique du peuple</em> est une entité, membre de la coalition CNCC avec l&rsquo;<acronym title="African National Congres">ANC</acronym> (Alliance nationale pour le Changement). <a href="#post-21531-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-9">La Coalition CNCC est composée des entités suivantes : Les partis <acronym title="African National Congres">ANC</acronym>, FDR, <acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>, PSR et le mouvement citoyen Togo Debout (incluant potentiellement LDP) ont formé une nouvelle coalition baptisée <em>« Cadre national de concertation pour le changement au Togo »</em> (CNCC) en mai 2026. Cette coalition s&rsquo;est mobilisée contre les réformes constitutionnelles du pouvoir de Faure Gnassingbé, qui permettent selon eux de consolider son pouvoir. Le Président de l&rsquo;<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>, Jean-Pierre Fabre, a pris la parole lors de la manifestation du 6 mai 2026 qui relance les contestations populaires. La CNCC a soutenu l&rsquo;appel du M66 à la journée <em>« Togo en pause »</em> du 6 juin 2026. <a href="#post-21531-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-10">Observatoire des Violations des Droits de l&rsquo;Homme (2025). <em>Togo : Un rapport international dénonce des violences policières et des violations des droits humains lors des manifestations des 5 et 6 juin</em>. 16 juin 2025. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-11">Rédaction Togoactualité (2025). « Togo : Un rapport international dénonce des violences policières et des violations des droits humains lors des manifestations des 5 et 6 juin ». 17 juin 2025. In togoactualite.com. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lors-des-manifestations-des-5-et-6-juin/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lors-des-manifestations-des-5-et-6-juin/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-12">RT France (2025). « Manifestations au Togo : le gouvernement lance des mandats d&rsquo;arrêt contre le mouvement M66 ». 10 juillet 2025. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://francais.rt.com/news/122934-manifestations-togo-gouvernement-lance-mandats-arret-contre-mouvement-m66" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://francais.rt.com/news/122934-manifestations-togo-gouvernement-lance-mandats-arret-contre-mouvement-m66<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-13">Fédération Internationale des Ligues des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) (2025). «<em>Togo : au moins 81 arrestations arbitraires et actes de torture contre les manifestants (es) du 5 et 6 juin. </em><acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> : Paris. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/togo-pour-que-cesse-enfin-la-repression-sanglante-des-manifestant-es" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/togo-pour-que-cesse-enfin-la-repression-sanglante-des-manifestant-es<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-14">Nations Unies (1966). <em>Pacte international relatif aux droits civils et politiques.</em> Adopté le 16 décembre 1966, entrée en vigueur le 23 mars 1976. <a href="#post-21531-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-15">Diène, D. (2005). <em>Report of the Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance. (Rapporteur spécial de l&rsquo;<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur les formes contemporaines de racisme de 2005 sur le Togo). </em>Rapport Doudou Diène &#8211; <acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> (2005). <em>Réalités des victimes du coup d&rsquo;État de février 2005</em>. Rapport officiel des Nations Unies &#8211; <acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> : A/HRC/1/285 (27 avril 2005). 27 août 2005 (mission du 13-24 juin 2005). Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://reliefweb.int/report/togo/rapport-la-mission-d%C3%25A" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://reliefweb.int/report/togo/rapport-la-mission-d%C3%A<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-16">African Union/Union africaine (2005). « The Chairperson of the Commission of the African Union confirms the suspension of Togo and expresses AU’s support for the measures taken by ECOWAS against the de facto authorities in Togo<em> »</em>. Press Release No. 03/2005. Addis Ababa, 20 February 2005. In <a href="http://www.sipri.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.sipri.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accessed on June 6, 2026. Retrieved from <a href="https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-17">En février 2005, lors du coup d&rsquo;État au Togo, Obasanjo était donc officiellement Président de l&rsquo;Union Africaine et Président du Nigeria. Sa fonction actuelle depuis le 26 août 2021 accordée par les chefs d’Etat de l’Union africaine et non par les Peuples africains est : Haut Représentant de l&rsquo;Union Africaine pour la Corne de l&rsquo;Afrique. <a href="#post-21531-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-18">Faure Gnassingbé a prêté serment comme Président du Conseil des ministres le 3 mai 2025. <a href="#post-21531-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-19">Ajansı, A. (2017). « <em>Togo: L&rsquo;opposition commémore les 25 ans de la Constitution togolaise de 1992 ». </em>26 septembre 2017. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/togo-lopposition-comm%C3%A9more-les-25-ans-de-la-constitution-togolaise-de-1992/921298" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aa.com.tr/fr/afrique/togo-lopposition-comm%C3%A9more-les-25-ans-de-la-constitution-togolaise-de-1992/921298<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-21531-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-20">Afrobaromètre (2017) <em>AD220. « Les Togolais soutiennent les revendications de l&rsquo;opposition sauf la démission du Président ». In </em><a href="http://www.afrobarometer.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.afrobarometer.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 6 juin 2026. Voir </em><a href="https://www.afrobarometer.org/publication/ad220-les-togolais-soutiennent-les-revendications-de-lopposition-sauf-la-demission-du/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>h</em>ttps://www.afrobarometer.org/publication/ad220-les-togolais-soutiennent-les-revendications-de-lopposition-sauf-la-demission-du/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-20">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
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</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author><enclosure length="19271" type="application/pdf" url="https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 (mis en ligne le 8 juin 2026) RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ? Face à l’absence de liberté et d’indépendance [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</itunes:author><itunes:summary>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 (mis en ligne le 8 juin 2026) RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ? Face à l’absence de liberté et d’indépendance [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>LE « DEAL » CEDEAO &amp;#8211; AES EN 2026</title><link>https://amaizo.info/2026/06/03/le-deal-cedeao-aes-en-2026/16992</link><category>Audio / Vidéo</category><category>Economie</category><pubDate>Wed, 3 Jun 2026 10:50:58 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9159</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p style="text-align: right">3 juin 2026</p>
<p><iframe title="Ibrahim Traoré &amp; Kouyaté : Le DEAL caché ? (AES-CEDEAO)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/zdLlmc_9H5k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Source : <a href="https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO<br />
Directeur général Afrocentricity Think Tank</p>
<p>Le médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Lansana Kouyaté (ancien Premier ministre guinéen), a été nommé le 25 mars 2026 pour renouer le dialogue avec l&rsquo;AES.</p>
<h3>1. VELLEITES DE RECONNAISSANCE DE L&rsquo;AES PAR LA <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Sa visite historique au capitaine Ibrahim Traoré à Ouagadougou a eu lieu à la fin du mois de mai 2026), marquant le début concret de sa médiation. Il a préalablement consulté le Président Alassane Ouattara de la Côte d&rsquo;Ivoire et le Président Diomaye Faye du Sénégal, tous deux considérés comme des voix transmettant la « pensée exécutoire » des autorités françaises. L&rsquo;objet de sa mission est marqué par une volonté de « reconnaissance » de fait de l&rsquo;AES afin de trouver des voies de coopérations nouvelles entre les deux entités régionales.</p>
<p>L&rsquo;objet de sa mission peut se résumer en cinq points :</p>
<ul>
<li>Rétablir le dialogue entre la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et les pays de l&rsquo;AES (Burkina Faso, Mali, Niger).</li>
<li>Favoriser un rapprochement diplomatique et créer les conditions d&rsquo;un dialogue constructif.</li>
<li>Œuvrer à une désescalade des tensions et à un rapprochement durable entre AES et <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</li>
<li>Renforcer les passerelles de dialogue sur la libre circulation, la sécurité régionale et le développement.</li>
<li>Faire reconnaître mutuellement la légitimité des deux parties, sans hiérarchie ni subordination.</li>
</ul>
<h3>2. LE « DEAL » AES-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> SOUS CONDITIONS</h3>
<p>Suite à la visite du médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, le général Kouyaté, dans un contexte de fortes tensions régionales.</p>
<p>Le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) suggère un véritable « Deal » entre l&rsquo;AES et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour permettre une reprise sereine de la collaboration entre deux entités régionales. En effet, la fracture entre l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est profonde car l&rsquo;AES refuse de reconnaître l&rsquo;autorité de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, considérée comme sous influence étrangère, accessoirement française, mais pas que.</p>
<p>De fait, la crédibilité de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est mise à rude épreuve face aux coups d&rsquo;État, au chaos sécuritaire et à la montée des groupes terroristes comme le JNIM.<br />
La journaliste indépendante, Samantha Ramsamy interroge deux spécialistes de la région : Mohamed AG Hamedou, Journaliste et spécialiste du Nord du Mali et Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Président de Afrocentricity Think Tank. Ensemble, ils décortiquent les chemins demeurés opaques de la nouvelle diplomatie du « deal » entre l&rsquo;AES et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans un contexte de luttes antiterroriste et d&rsquo;enjeux géopolitiques. Au delà des divergences, il y a malgré tout une volonté de dialogue, et un besoin de mettre fin à l&rsquo;approche du  » tout militaire » qui rencontre ses limites tout en grevant le budget de ces Etats.</p>
<p>Mohamed AG Hamedou a insisté que les populations civiles soient plus épargnées et qu&rsquo;un dialogue inter-malien pour une transition puisse démarrer avec tous les Maliens pour trouver des solutions africaines</p>
<p>Une proposition clé de sortie de crise doit reposer sur le parallélisme des formes afin que l&rsquo;AES soit traitée d&rsquo;égal à égal, sans hiérarchie ou condescendance par la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Pour ce faire, Dr. Amaïzo recommande à l&rsquo;AES de nommer un représentant officiel, si possible un « général » d&rsquo;armée pour négocier avec le ou les futur représentants de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, sur un pied d&rsquo;égalité. Cela permettrait de restaurer la reconnaissance mutuelle, la légitimité des représentations et un agenda commun sur la libre circulation, la sécurité et le développement.</p>
<p>Néanmoins, il est possible de considérer les cinq points suivants comme des préconditions pour une relation <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>-AES apaisée.</p>
<h3>3. LES CONDITIONS DU « DEAL » AES-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Suite au silence du médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Lansana Kouyaté à la sortie de son entretien avec le président en exercice de l&rsquo;AES, il convient néanmoins proposer des conditions claires pour rétablir une relation d&rsquo;égal à égal avec la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> :</p>
<p style="padding-left: 40px">3.1 Reconnaissance mutuelle de légitimité : l&rsquo;AES exige que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> reconnaisse pleinement la légitimité des gouvernements issus des coups d&rsquo;État dans l&rsquo;AES, sans condition de retour immédiat à l&rsquo;ordre constitutionnel occidental.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.2 Parallélisme des formes : Les négociations doivent se faire entre représentants officiels de l&rsquo;AES et de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur un pied d&rsquo;égalité, sans hiérarchie ni subordination.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.3 Nomination d&rsquo;un représentant de l&rsquo;AES : le Dr. Amaïzo recommande, du côté de l&rsquo;AES, de désigner un représentant officiel pour traiter directement avec le représentant de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, afin d&rsquo;institutionnaliser le dialogue.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.4 Agenda commun sur la souveraineté : l&rsquo;AES exige un agenda partagé sur la libre circulation, la sécurité régionale et le développement, fondé sur la souveraineté nationale et non sur des diktats et ingérences externes.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.5 Fin de l&rsquo;improvisation diplomatique : l&rsquo;AES par la voix du Président Traoré insiste sur la nécessité d&rsquo;un dialogue structuré, transparent et respectueux, au lieu de relations imprévisibles et belliqueuses.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.6 sur la lutte contre le terrorisme et les pays qui servent de repli à des mercenaires-terroristes-djihadistes, il faudra nécessairement que certains Etats de la sous-région jouent double-jeu ou servent de proxis à des intérêts étrangers occidentaux ou arabes.</p>
<p>La stratégie de sortie de crise devra alors reposer sur l&rsquo;instauration d&rsquo;un dialogue sur des bases d&rsquo;égalite entre bloc régional et si possible avec des experts indépendants y compris de la Diaspora, l&rsquo;institutionnalisation des procédures de dialogue qui devra être centré sur la transparence et la souveraineté, et enfin le problème de la la sécurité et du développement communs devront reposer sur la « solidarité » et moins sur la domination, la confrontation ou la volonté de tromper la vigilance des dirigeants de l&rsquo;AES pour leur faire un coup d&rsquo;Etat. Pour ce faire, des gestes de détente devront aussi provenir des dirigeants de l&rsquo;AES.</p>
<h3>4. CONCLUSION : LA PAIX REPOSE SUR UNE VOLONTE POLITIQUE SANS INGERENCE EXTERIEURE</h3>
<p>La stabilité de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Sahel dépend de la volonté commune des dirigeants de l&rsquo;Afrique occidentale pour sortir de la crise importée sans passer par la case « improvisation ». Pour cela, les dirigeants de l&rsquo;AES devront laisser plus de place à la liberté de parole, la transparence, le respect mutuel de tous les concitoyens et poser les bases d&rsquo;une vision commune africaine au delà même du Sahel.<br />
En définitive, la clé de la crise réside dans un dialogue structuré et égalitaire entre AES et <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, plutôt que dans une relation de soumission ou de confrontation.</p>
<p>3 juin 2026<br />
Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Ph.D., MBA<br />
Directeur général Afrocentricity Think Tank<br />
© 2026. Afrocentricity Think Tank</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;3 juin 2026 Source : https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur général Afrocentricity Think Tank Le médiateur de la CEDEAO, Lansana Kouyaté (ancien Premier ministre guinéen), a été nommé le 25 mars 2026 pour renouer le dialogue avec l&amp;#8217;AES. 1. VELLEITES DE RECONNAISSANCE DE L&amp;#8217;AES PAR LA CEDEAO Sa visite historique au capitaine Ibrahim Traoré [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
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</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author></item><item><title>L’Afrique n’existe pas encore ?</title><link>https://amaizo.info/2026/05/16/lafrique-nexiste-pas-encore/16945</link><category>Economie</category><category>Revues de Presses</category><pubDate>Sat, 16 May 2026 19:27:52 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9120</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p>À Nairobi, pendant trois jours, une centaine de journalistes, dont l’auteur de ces lignes, ont parlé de l’Afrique comme d’une révélation, voire d’une illumination presque mystique. <em>Koumadir finn dekouver Lamerik lor map</em>, diraient les commentateurs les plus cyniques. Certains la voient déjà comme le futur centre du monde ; d’autres comme le dernier grand marché vierge de la planète ; d’autres encore comme le nouvel eldorado géopolitique où viennent désormais se croiser la France, la Chine, l’Europe, l’Inde, la Russie, la Turquie, les États-Unis et les monarchies du Golfe.</p>
<p>Mais plus les discours s’enflammaient, plus une évidence devenait dérangeante : l’Afrique n’existe pas encore. Du moins pas politiquement. Pas stratégiquement. Pas géopolitiquement. Elle existe surtout comme concept géographique. Une immense masse continentale de 54 États, 1,5 milliard d’habitants, des milliers de langues, des frontières héritées de la colonisation et des intérêts souvent divergents.</p>
<p>À écouter toutes ces annonces du sommet <em>Africa Forward</em>, on pourrait croire à une nouvelle ruée vers l’Afrique. La France promet 23 milliards d’euros d’investissements ; la Chine annonce 50 milliards de dollars ; l’Union européenne déploie son programme <em>Global Gateway</em> ; les Américains parlent surtout de sécurité et de gouvernance ; la Turquie construit ; le Japon finance ; la Russie vend des armes et du blé. Tout le monde veut sa place dans le futur africain.</p>
<p>Mais où est l’Afrique dans cette conversation ?</p>
<p>Le paradoxe est cruel : jamais le continent n’a suscité autant de convoitises, et pourtant il parle encore rarement d’une seule voix. Chaque puissance arrive avec sa stratégie. Chaque État africain arrive souvent seul, avec ses urgences budgétaires, ses besoins énergétiques, ses dettes et ses intérêts nationaux immédiats.</p>
<p>Le politologue et économiste Yves Ekoué Amaïzo l’a résumé brutalement à Nairobi :«<em>En négociation, si vous y allez seul, vous êtes le maillon le plus faible.</em>» <strong>L’Afrique additionne ses souverainetés, mais ne mutualise pas encore sa puissance. C’est là toute la différence entre une géographie et une géopolitique.</strong></p>
<p>L’Europe existe parce qu’elle négocie collectivement. La Chine existe parce qu’elle pense stratégiquement sur plusieurs décennies. Les États-Unis existent comme puissance parce qu’ils articulent finance, technologie, armée et récit national dans une même mécanique. L’Afrique, elle, demeure encore un espace traversé par les ambitions des autres. Un peu comme les Nations unies.</p>
<p>Cela ne signifie pas qu’elle soit condamnée. Bien au contraire.</p>
<p>Le monde a compris avant elle sa valeur stratégique. Ses minerais critiques alimenteront la transition énergétique mondiale. Sa démographie représentera bientôt un humain sur quatre sur la planète. Ses villes deviennent des laboratoires improvisés du XXIᵉ siècle. Son marché fascine. Sa jeunesse intrigue. Son chaos même attire, parce qu’il contient parfois des formes inédites d’innovation, de débrouillardise et de résilience.</p>
<p>Mais la fascination romantique pour l’Afrique devient parfois une manière élégante de ne pas regarder ses fractures.</p>
<p>Car derrière les discours sur la «<em>croissance africaine</em>», il y a aussi les États faillis, les coups d’État, les frontières poreuses, les dépendances alimentaires, les économies extraverties, les infrastructures insuffisantes et cette étrange malédiction qui transforme souvent les matières premières en corruption plutôt qu’en prospérité collective.</p>
<p>L’Afrique est encore trop souvent un terrain de compétition pour les puissances étrangères plutôt qu’une puissance organisée elle-même.</p>
<p>Même le panafricanisme reste fragmenté. Il existe dans les discours, dans les sommets, dans les chansons, dans les diasporas, dans les imaginaires. Mais beaucoup moins dans les politiques industrielles communes, les chaînes de valeur intégrées, les stratégies militaires coordonnées ou les positions diplomatiques unifiées.</p>
<p>L’Union africaine elle-même dépend massivement de financements extérieurs. Comment construire une souveraineté continentale avec un budget financé ailleurs ?</p>
<p>C’est peut-être cela, au fond, la grande hypocrisie des sommets internationaux sur l’Afrique : tout le monde parle du continent comme d’un futur géant, mais peu veulent réellement qu’il devienne une puissance autonome.</p>
<p>Une Afrique forte négocierait les prix de ses minerais, contrôlerait ses données numériques, transformerait localement ses ressources, imposerait ses normes commerciales et parlerait collectivement dans les grandes négociations climatiques et financières.</p>
<p>Or, une Afrique unie deviendrait moins facilement pénétrable.</p>
<p>À Nairobi, entre les panneaux lumineux, les promesses d’intelligence artificielle, les discours sur la jeunesse et les milliards annoncés, une autre vérité apparaissait discrètement : le vrai défi africain n’est plus seulement économique. Il est politique et civilisationnel. Celui de transformer un continent géographique en acteur stratégique.</p>
<p>Le jour où l’Afrique parlera moins comme un marché et davantage comme une puissance, le monde cessera peut-être enfin de la «couvrir» pour commencer à réellement la considérer.</p>
<p><a class="flex flex-col gap-2 ext-link wpel-icon-right" href="https://lexpress.mu/profile/nad-sivaramen" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> Nad Sivaramen <span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Source : <a href="https://lexpress.mu/s/lafrique-nexiste-pas-encore-557888" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lexpress.mu/s/lafrique-nexiste-pas-encore-557888<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/nsivaramen" data-wpel-link="internal">Nad Sivaramen</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;À Nairobi, pendant trois jours, une centaine de journalistes, dont l’auteur de ces lignes, ont parlé de l’Afrique comme d’une révélation, voire d’une illumination presque mystique. Koumadir finn dekouver Lamerik lor map, diraient les commentateurs les plus cyniques. Certains la voient déjà comme le futur centre du monde ; d’autres comme le dernier grand marché vierge [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
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</description><author>infos@amaizo.info (Nad Sivaramen)</author></item><item><title>Sommet Kenya-Afrique : la France cherche de nouveaux partenaires</title><link>https://amaizo.info/2026/05/10/sommet-kenya-afrique-la-france-cherche-de-nouveaux-partenaires/16976</link><category>Economie</category><category>Revues de Presses</category><pubDate>Sun, 10 May 2026 09:32:51 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9146</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p>Après s&rsquo;être retirée du Sahel en Afrique de l&rsquo;Ouest, la France cherche à nouveau à exercer davantage d&rsquo;influence géostratégique sur le continent. Pour un nouveau départ, l’accent est mis sur les pays anglophones.</p>
<figure id="attachment_9147" aria-describedby="caption-attachment-9147" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-1-1.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9147" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-1-1-740x324-1.webp" alt="" width="740" height="324" /></a><figcaption id="caption-attachment-9147" class="wp-caption-text">Préparatifs du sommet de deux jours : des affiches géantes avec les présidents Ruto et Macron à travers Nairobi indiquent que le sommet débutera lundi<br />Image: Thomas Mukoya/REUTERS</figcaption></figure>
<p>Lorsque les ministres des Affaires étrangères de la France et du Kenya ouvriront le Sommet Africa Forward à l’Université de Nairobi le 11 mai 2026, l’accent sera mis sur un nouveau point commun.</p>
<p>Dans le même temps, la réunion de deux jours à <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia/t-17534427" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Kenya<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> le premier sommet de ce type organisé par la France dans un pays anglophone d&rsquo;Afrique. Mais non sans raison : selon les experts, le président Emmanuel Macron veut donner l’exemple et amorcer une rupture avec la précédente politique africaine en Afrique de l’Ouest.</p>
<figure id="attachment_9148" aria-describedby="caption-attachment-9148" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-2-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9148" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-2-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9148" class="wp-caption-text">Le président français Emmanuel Macron &#8211; ici au sommet du <acronym title="Le Groupe des vingt (G20) est un forum intergouvernemental composé de dix-neuf des pays aux économies les plus développées et de l\'Union européenne, ...">G20</acronym> à Johannesburg en 2025 &#8211; souhaite plus d&rsquo;influence économique en Afrique de l&rsquo;Est<br />Image : Thibault Camus/AP Photo/picture alliance</figcaption></figure>
<h2>Pourquoi la France se réoriente</h2>
<p>« La France a perdu beaucoup de prestige et d&rsquo;influence dans les pays africains francophones, notamment au Sahel », a déclaré à DW Ulf Laessing, responsable du programme régional Sahel de la Fondation allemande Konrad Adenauer au Mali. « Elle s&rsquo;efforce désormais de s&rsquo;étendre dans d&rsquo;autres pays anglophones &#8211; Afrique du Sud, Kenya, Nigeria &#8211; afin de se repositionner et de se présenter comme le partenaire supposé le plus important de l&rsquo;Afrique. »</p>
<p>Les Français <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/emmanuel-macron/t-38664576" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président Emmanuel Macron<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et le président kenyan William Ruto démontreront leur nouveau partenariat en tant que président de la réunion lors du sommet. L’accent est mis sur l’augmentation de la sécurité, des investissements économiques et de l’énergie verte. Ruto souhaite également parler de rendre le système financier mondial plus équitable pour les États africains lourdement endettés. La France s&rsquo;est engagée à soutenir cette campagne. Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des invités internationaux, sont attendus.</p>
<p>Le sommet se veut un <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/macron-reist-mit-neuer-strategie-nach-afrika/a-64843823" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Repenser la stratégie africaine<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> spectacle depuis Paris. « Il y a un lien clair », souligne Laessing. « L’objectif est de compenser la perte d’influence en Afrique francophone par une plus grande influence dans les pays anglophones. »</p>
<figure id="attachment_9149" aria-describedby="caption-attachment-9149" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-3-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9149" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-3-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9149" class="wp-caption-text">Les troupes françaises se retirent du Mali en 2022<br />Image : Army Budget Major/ABACAPRESS.COM/picture alliance</figcaption></figure>
<p>La France pourrait plus tard vouloir s&rsquo;étendre à nouveau dans les anciennes colonies francophones si les régimes militaires du pays <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/sahelzone/t-66161192" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sahel<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> devrait tomber à un moment donné, ajoute Laessing. Cependant, les critiques et les préjugés contre la France sont trop forts dans les pays francophones.</p>
<p>« L&rsquo;Afrique a une population très jeune ; au Mali, par exemple, l&rsquo;âge moyen est de 15 ans &#8211; ils n&rsquo;ont plus aucun lien avec la France », explique Laessing, faisant référence aux anciens dirigeants coloniaux. « Les Maliens ont été très déçus et manipulés, même par les élites alliées à la France. »</p>
<h2>La France indésirable au Sahel</h2>
<p>Des manifestations massives contre cette influence de la France ont lieu en Afrique de l’Ouest, notamment dans la région du Sahel, depuis 2022/2023. Les manifestants ont accusé la France de politique néocoloniale et d&rsquo;ingérence dans les affaires intérieures. <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/mali/t-17601124" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Mali,<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/burkina-faso/t-18030005" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Burkina Faso<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/niger/t-18137154" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Niger<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ont mis fin à la coopération militaire avec la France et la <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/truppenabzug-in-mali-ein-r%C3%BCckschlag-im-anti-terror-kampf/a-60817162" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Retrait des troupes françaises<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> forcé. Le nouveau <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/mali-niger-und-burkina-faso-gr%C3%BCnden-eigene-allianz/a-69587098" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dirigeants de la junte militaire dans la région<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> Ils utilisent un sentiment anti-français pour souligner leur souveraineté.</p>
<figure id="attachment_9150" aria-describedby="caption-attachment-9150" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-4-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9150" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-4-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9150" class="wp-caption-text">Le ressentiment anti-français s&rsquo;est également accru au Niger &#8211; cette image montre une manifestation à Niamey en 2022 contre la présence militaire française<br />Image : BOUREIMA HAMA/AFP/Getty Images</figcaption></figure>
<p>Une nuisance de longue date pour de nombreux Africains de l’Ouest a également été la monnaie, le franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>, vestige du passé colonial. Dès 2020, certains pays d’Afrique de l’Ouest, avec le consentement de la France, avaient lancé une réforme monétaire <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/der-cfa-franc-eine-w%C3%A4hrung-die-polarisiert/a-48854249" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> abolir. Mais le processus de transformation s’avère difficile.</p>
<p>Compte tenu de la perte d’image en Afrique de l’Ouest, le Sommet africain en Afrique de l’Est convient bien, affirment les experts. « Après son retrait du Sahel, la France cherche à réorienter ses partenariats vers des relations plus diversifiées et plus orientées économiquement, principalement dans des régions en croissance rapide comme l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est », a déclaré Yves Ekoué Amaïzo à DW. Le Togolais est à la tête de l&rsquo;Afrocentricity Think Tank, un groupe de réflexion de Vienne.</p>
<figure id="attachment_9151" aria-describedby="caption-attachment-9151" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-5-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9151" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-5-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9151" class="wp-caption-text">Électricité verte des montagnes Ngong au Kenya : le gouvernement kenyan investit massivement dans les énergies renouvelables et forme des partenariats pour de nouveaux projets économiques<br />Image : Zhao Yingquan/Photoshot/alliance photo</figcaption></figure>
<p>Selon Amaïzo, la France recherche des opportunités d&rsquo;investissement stables dans les domaines des infrastructures, de l&rsquo;énergie &#8211; notamment des énergies renouvelables &#8211; <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia-am-digitalen-scheideweg-ki-aktivismus-und-verbote/a-71543959" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">économie numérique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et logistique. « Et aussi des projets liés au secteur privé qui assurent une influence à long terme sans s’appuyer sur des aspects sécuritaires. »</p>
<h2>Une concurrence féroce en Afrique de l&rsquo;Est</h2>
<p>La concurrence dans la région risque d’être féroce, prédit Amaïzo. Enfin, la France doit concurrencer les offres de financement alternatives de la Chine, de l’Inde, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Arabie saoudite.</p>
<p>La France fait déjà des affaires avec succès au Kenya : selon le <a class="external-link ext-link wpel-icon-right" title="Lien externe — Ambassadeur de France au Kenya" href="https://www.trade.go.ke/france-business-guide-launched-boost-investment-kenya" target="_blank" rel="noopener follow external noreferrer" data-wpel-link="external">Ambassadeur de France au Kenya<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> La France est le cinquième investisseur direct étranger, conservant 46 000 emplois. Le commerce – que le ministère kenyan du Commerce estime à environ 300 millions de dollars américains – est en croissance. Le Kenya exporte des fruits, du café, du thé, des fleurs et des épices vers la France et importe des produits pharmaceutiques et cosmétiques, des produits chimiques et des machines.</p>
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<h2>Qu’attend le Kenya de cela ?</h2>
<p><a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia-pr%C3%A4sident-william-ruto-vom-h%C3%BChnerverk%C3%A4ufer-zum-pr%C3%A4sidenten/a-62825174" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président kenyan Ruto<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> Cependant, avant le sommet de lundi, a clairement indiqué le rôle prévu du Kenya en tant qu&rsquo;acteur mondial : « Chaque question à l&rsquo;ordre du jour, chaque conversation et chaque engagement vise une chose : une Afrique qui soit à l&rsquo;avant-garde des affaires mondiales, façonnant son propre destin, déterminant son propre avenir et influençant le discours mondial », a-t-il déclaré, selon la société de médias kenyane The Star.</p>
<p>L’Afrique de l’Est gagne de plus en plus d’influence géopolitique, souligne Amaïzo. « Paris signe de nouveaux partenariats de défense et d’investissement avec des pays comme le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie. » De tels accords renforcent leur statut de pôles stratégiques entre l’Europe, l’océan Indien et l’ensemble du continent africain</p>
<figure id="attachment_9152" aria-describedby="caption-attachment-9152" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-6-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9152" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-6-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9152" class="wp-caption-text">Les plantations de café sont productives au Kenya : le pays exporte des fruits, du thé et du café vers la France et d&rsquo;autres pays<br />Image : Billy Mutai/ZUMAPRESS/alliance photo</figcaption></figure>
<p>Pour l’économiste kenyan James Shikwati, l’accueil du sommet France-Afrique à Nairobi n’est donc pas surprenant. Le Kenya souhaitait s’allier plus étroitement aux grandes puissances du monde entier. « Le gouvernement français a peut-être estimé que la politique du Kenya lui offrait un meilleur point d&rsquo;entrée vers l&rsquo;Afrique », a-t-il déclaré à DW.</p>
<p>« Dans ce cas, pour l&rsquo;Afrique anglophone, cette France n&rsquo;est pas forcément hostile », ajoute-t-il. En outre, le Kenya tente de se positionner comme une porte d’entrée vers d’autres pays africains. Après tout, il existe au moins trois pays au sein de la <acronym title="Communauté d’Afrique de l’Est">CAE</acronym> de la Communauté économique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est qui sont largement francophones : la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi &#8211; un autre avantage pour la France.</p>
<p>Selon Shikwati, la nouvelle approche de la France montre également à quel point la situation mondiale tendue avec ses crises au Moyen-Orient et en Ukraine exerce une pression sur les marchés traditionnels. « Les acteurs établis se trouvent dans une situation nouvelle et difficile où ils doivent réaligner leur stratégie commerciale mondiale. » L’accent est donc mis sur les économies émergentes qui souhaitent également opérer à l’échelle mondiale.</p>
<div class="a9wq4ao author-details"><span class="no-link m1ho1h07 l1wr4k6o blt0baw s16w0xvi mcjjkz7 w1mzytge b1fzgn0z">Martina Schwikowski</span></div>
<p><span class="time-area t1i8qhb9 l1l9ne58 m4xla6a s16w0xvi r128axg5 w1mzytge b1fzgn0z"><span class="publication l1l9ne58 m4xla6a s16w0xvi r128axg5 w1mzytge b1fzgn0z">10 mai 2026<span class="s28j2rd">10. Mai 2026</span></span></span></p>
<p>Source en allemand : <a href="https://www.dw.com/de/afrika-gipfel-in-kenia-frankreich-sucht-neue-partner/a-77091271" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/de/afrika-gipfel-in-kenia-frankreich-sucht-neue-partner/a-77091271<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/mschwikowski" data-wpel-link="internal">Martina Schwikowski</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Après s&amp;#8217;être retirée du Sahel en Afrique de l&amp;#8217;Ouest, la France cherche à nouveau à exercer davantage d&amp;#8217;influence géostratégique sur le continent. Pour un nouveau départ, l’accent est mis sur les pays anglophones. Lorsque les ministres des Affaires étrangères de la France et du Kenya ouvriront le Sommet Africa Forward à l’Université de Nairobi le [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/mschwikowski" data-wpel-link="internal"&gt;Martina Schwikowski&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Martina Schwikowski)</author></item><item><title>LE PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE AUTOCRATIQUE : Antériorité du monothéisme africain et revalorisation de Melchisédek, l’Africain ?</title><link>https://amaizo.info/2026/04/28/le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-anteriorite-du-monotheisme-africain-et-revalorisation-de-melchisedek-lafricain/16932</link><category>Articles</category><category>Audio / Vidéo</category><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 11:59:33 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9103</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<h3>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ</h3>
<p>Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire des <em>« ponts »</em> vers le cœur de chacun.</p>
<p>Son premier grand voyage apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale (coût estimé entre 25-40 millions €) l&rsquo;oppose frontalement aux autocrates africains, mais paradoxalement aussi à un autre autocrate du Nord global, Donald Trump.</p>
<p>Chef spirituel de près de 281 millions de catholiques africains, soit environ 20 % du total mondial, il répond du <em>« tac au tac »</em> à ceux qui l’attaquent de ne pas rejoindre le camp du « mal », en prêchant la paix, la vérité, la justice et l’éthique, soit les valeurs de la Maât africaine. En cela, il ne peut que dénoncer la corruption et les <em>« autocrates – tyrans ».</em></p>
<p>Mais la dualité unique de ce qu’il est, génère aussi des ambiguïtés : Chef d&rsquo;État théocratique sans armée et Chef de l’église catholique et successeur de Saint Pierre, il transcende géopolitique et spiritualité pour les exclus universels.</p>
<p>Il est donc question, et sans complaisance, de revisiter ce positionnement inédit qui fait de lui :</p>
<ul>
<li>un Pape des oubliés ;</li>
<li>un Pape qui préfèrent se ranger du côté de celles et ceux qui forment et se reconnaissent comme des remparts contre le machiavélisme ;</li>
<li>un Pape, soutien des contre-pouvoirs aux empires physiques, ésotériques et spirituels ; et</li>
<li>un Pape qui luttera par le Verbe contre les prédateurs institutionalisés dans le monde.</li>
</ul>
<p>Au demeurant, il est surtout un artisan d&rsquo;un catholicisme recentré sur cette Afrique qui a toujours connu Dieu en esprit, bien avant la colonisation, l’esclavage et l’arrivée des missionnaires catholiques ou autres. Les Peuples des Afriques ont toujours eu la connaissance intuitive du Créateur dans les religions ancestrales et traditionnelles. Les Africains ont été, sont et resterons dans leur très grande majorité, des <em>« monothéistes »,</em> croyant en seul Dieu Suprême.</p>
<p>De ce fait, les religions ancestrales et/ou traditionnelles africaines ne peuvent pas être niées, ou considérées comme cela a été fait par les colonisateurs, comme des <em>« religions primitives<sup><a id="post-9103-endnote-ref-1" href="#post-9103-endnote-1">[1]</a></sup> »</em> mais plus comme des expressions légitimes de la nature créée par Dieu, préfigurant la révélation chrétienne. Or de peur de voir dans la visite du Pape Léon XIV, une forme moderne du missionnaire <em>« blanc »</em> en mission <em>« civilisatrice » </em>en Afrique, il importe de clarifier que l’Afrique n’a pas attendu l’homme <em>« blanc »</em> dit civilisateur pour connaître, vénérer, pratiquer et respecter Dieu, un Dieu suprême créateur et accessible à l’humain.</p>
<p>En effet, la conquête coloniale n’était pas seulement militaire, économique, institutionnelle, culturelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-2" href="#post-9103-endnote-2">[2]</a></sup> et cultuelle, elle était idéologique, avec une diabolisation de l’univers africain de la foi et des croyances, doublée par une négation de l’imaginaire des Peuples africains.</p>
<p>Le Pape Léon est venu parler autant aux <em>« en haut-d’en-haut »</em> qu’au <em>« en-bas-d’en-bas »,</em> sauf que son déplacement en Afrique coûte de l’argent. Le coût d’opportunité de ses voyages pose le problème du choix entre les dépenses de santé de proximité et les dépenses pour se préparer pour aller au paradis. Mais la <em>real politik</em> n’est jamais loin. Alors, le Pape Léon XIV, un Pape du sud global au cœur de l’humanité ? Certainement ! L’Esprit de l’Afrique, terre de paix, l’a-t-il accueilli favorablement ? Un véritable débat multipolaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-3" href="#post-9103-endnote-3">[3]</a></sup> sur une Afrique où la séparation entre l’Etat et l’église catholique n’est pas toujours clair, sauf exception !</p>
<hr />
<p><iframe title="Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? - Multipolaire" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/KfyRwI8StT4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<div class="gmail_default">Global Africa Télésud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire Multipolaire animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec.</div>
<div class="gmail_default">
<p>Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI,  Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA,  Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <b></b><b><a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is%3DJoqVWrw1ZmO4kDXn&amp;source=gmail&amp;ust=1777454682499000&amp;usg=AOvVaw3oUWITn_SUDMJ7rl_GGMma" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></b></p>
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<p>&nbsp;</p>
</div>
<div></div>
<h3>1. LA « SPIRITUALITÉ AFRICAINE » : LA DÉCONSTRUCTION-RECONSTRUCTION RÉVÉLATRICE</h3>
<p>La <em>« spiritualité africaine » </em>n’est pas équivalente mais englobe la <em>« religion africaine<sup><a id="post-9103-endnote-ref-4" href="#post-9103-endnote-4">[4]</a></sup> ».</em> La spiritualité africaine peut être définie comme étant l’ensemble des croyances, des conceptions ou visions fondamentales de l’Africain qui reposent sur l’interdépendance et les liens multiples au sein du Cosmos entre :</p>
<ul>
<li>d’une part, le monde invisible (Dieu, ancêtres, génies, morts, au-delà), et</li>
<li>d’autre part, l’humain dans ses rapports avec son semblable, le monde du vivant, le monde invisible, notamment face à la vie et à la mort<sup><a id="post-9103-endnote-ref-5" href="#post-9103-endnote-5">[5]</a></sup> et sa destinée sur terre,</li>
</ul>
<p>Ainsi, selon le jésuite nigérian Agbonkhianmeghe Orobator, <em>« l’un des plus grands faux pas du christianisme missionnaire a été de se présenter comme un substitut à la religion africaine. « Ce que de nombreux missionnaires n’ont pas compris, c’est qu’un mode de vie, une spiritualité, est différent d’une religion organisée composée de crédos, de dogmes et de doctrines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-6" href="#post-9103-endnote-6">[6]</a></sup> ». </em>La permanence de l’éthique individuel fonde l’éthique du groupe et de la solidarité, base du vivre ensemble en harmonie. C’est donc cette imaginaire qui a vu son évolution être stoppée nette avec l’esprit colonisatrice du nettoyage de l’existant. La déconstruction-reconstruction créatrice devient un véritable défi.</p>
<h3>2. SPIRITUALITÉ AFRICAINE : LA SACRALISATION DE L’INTERDÉPENDANCE ET L’AUTORÉGULATION ÉTHIQUE</h3>
<p>La spiritualité africaine précoloniale et ancestrale repose sur le respect de l&rsquo;autre, la vénération du Dieu suprême, la considération mutuelle, le sacré des rites, le culte des ancêtres, l&rsquo;adoration communautaire, l&rsquo;amour fraternel et le <em>« vivre ensemble »</em> en harmonie. Cela n’est possible que si les personnes adhérant à la conception de la primauté du groupe sur l’individu acceptent un forme de <em>« contrat social, éthique et spirituel »</em> reposant sur une foi constitutive de leur unité collective et transcendantale. Celle-ci est fondée sur une <em>innocence originelle africaine</em>, cette conscience intuitive que <em>« je suis parce que tu es », </em>plus connu aujourd’hui sous <em>« Ubuntu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-7" href="#post-9103-endnote-7">[7]</a></sup> », </em>cette philosophie africaine de l&rsquo;interdépendance et de l’interconnexion tant dans le monde matériel que spirituel<strong><em>.</em></strong></p>
<p>Cela suppose un comportement reposant sur des formes d’autorégulation des <em>« interdits »</em> sacrés à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits médiateurs, ni au Créateur, assurant harmonie cosmique où chaque être existe par l&rsquo;interconnexion de tous dans le divin. Ce principe fondateur de la spiritualité africaine existait avant l’arrivée des colonisateurs et leurs descendants qui disent avoir apporté à l’Afrique leur <em>« civilisation ».</em> La spiritualité africaine met en évidence le fait que la confiance entre les individus (et sans écriture ou contrat) est cruciale pour une vie commune en harmonie. Ce qui suppose que chacun adhère à ce <em>« code »</em> non écrit et que chacun reconnaisse le la liberté, le droit et l’obligation des uns et des autres d’y adhérer. Cette auto-régulation éthique s’est perdue au cours des années de colonisation dite « civilisationnelle » en Afrique. Il est urgent de déconstruire et de reconstruire à partir de l’éthique ancestrale africaine.</p>
<p>La spiritualité africaine précoloniale n’est pas la religion africaine précoloniale, or la colonisation a tenté de tout neutraliser, sinon de tout faire disparaître. Ce contentieux n’est pas réglé entre l’église catholique et les dirigeants africains en charge des spiritualités africaines plurielles d’aujourd’hui et respectant l’éthique de la Maât. Le dialogue « interreligieux » demeure une constante de la cohabitation religieuse en Afrique. Le Pape Léon XIV l’a compris. Il faudra profiter de cette ouverture d’esprit de sa part pour régler donc ce contentieux ancestral entre les religions dites <em>« importées » </em>et les <em>« religions africaines »,</em> surtout celles maîtrisant l’esprit au service du bien. Il est donc bien question de trouver un consensus sur la notion de l’âme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-8" href="#post-9103-endnote-8">[8]</a></sup>, son futur et son interdépendance entre le monde des esprits incarnés et ceux désincarnés.</p>
<p>La spiritualité africaine est une expérience holistique, vitaliste et joyeuse imprégnant toute existence, du vivant et de l’esprit. Or, avant la colonisation, la conscience intuitive du Dieu créateur, l’énergie et la force vitale et l’harmonie cosmique fondée sur la Maât n’était pas séparée de la dialectique du sacré et du profane dans le cadre du vivre ensemble. Il est donc inacceptable, à moins de le contourner, de concevoir un dialogue inter-spiritualité sur l’exclusion unilatérale de la culture ancestrale africaine. Face au narratif des médias occidentalisés, qu’il devient fondamental de systématiquement rappeler que l’Afrique n’a pas attendu l’arrivée des colonisateurs européens ou l’église catholique pour développer une spiritualité complexe, riche et structurée<sup><a id="post-9103-endnote-ref-9" href="#post-9103-endnote-9">[9]</a></sup>.</p>
<p>C’est donc en remontant aux sources non polluées de la spiritualité africaine que la sacralisation de l’interdépendance et l’autorégulation éthique pourront retrouver leur noble place d’une part dans l’imaginaire collective africaine, et d’autre part, dans la pratique collective africaine du vivre solidairement ensemble. Il y va de l’identité africaine. A ce titre, la notion du <em>« mal »</em> dans la tradition judéo-chrétienne est souvent étrangère à la conception des ancêtres éthiques africains, que ce soient les premiers théologiens et érudits africains. En effet, cela peut expliquer aussi pourquoi lors de la colonisation violente, les peuples africains s’étonnaient de tant de <em>« mal »</em> dans les actes commis. Aussi, ce n’est pas le narratif répéter sans modération par ceux qui ont agressé le Peuple africain qui peut servir de <em>« vérité »</em> universelle.</p>
<h3>3. ATTESTATIONS DE SYSTÈMES THÉOLOGIQUES AFRICAINS SOPHISTIQUÉS PRÉ-ABRAHAMIQUES INCLUANT LE MONOTHÉÏSME</h3>
<h4>3.1 Thèse du narratif prédominant : Abraham, père des monothéismes abrahamiques</h4>
<p><em>Abraham</em>, ou <em>« Ibrâhim »</em> en Arabe<sup><a id="post-9103-endnote-ref-10" href="#post-9103-endnote-10">[10]</a></sup> de son vrai nom <em>« Abram »</em> avant sa conversion par Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-11" href="#post-9103-endnote-11">[11]</a></sup>, incarne le modèle fondateur du monothéisme biblique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-12" href="#post-9103-endnote-12">[12]</a></sup> et fondant l’essentiel de la civilisation judéo-chrétienne et occidentale. Appelé par le Dieu universel sous l’appellation YHWH<sup><a id="post-9103-endnote-ref-13" href="#post-9103-endnote-13">[13]</a></sup> à quitter Ur, il conclut une Alliance universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-14" href="#post-9103-endnote-14">[14]</a></sup> bénissant <em>« toutes les nations »</em> et devint le <em>« père »</em> spirituel des trois religions monothéistes via ses fils d’une part, Isaac (judaïsme/christianisme) et d’autre part, Ismaël (islam).</p>
<p>Le narratif occidental, le nettoyage culturel unilatéral de la colonisation ont conduit à croire que l’Afrique et les Africains n’ont connu le monothéisme qu’à partir de l’arrivée de la Bible dans ses différentes versions en Afrique.</p>
<h4>3.2 Antithèse du narratif occidental reposant sur un monothéisme pré-abrahamiques africains</h4>
<p>Il existe une antithèse du narratif occidental politiquement correct qui repose sur un monothéismes pré-abrahamiques africains, soit approximativement -3000 ans avant Jésus-Christ. Il suffit de faire référence à :</p>
<p><strong>3.2.1 Le Dieu <em>Olódùmaré</em>.</strong> Un Dieu unique créateur par parole divine, et antérieur à Abraham, soit environ – 2 000 ans avant J.C. et connu sous le nom de « Olodumare<sup><a id="post-9103-endnote-ref-15" href="#post-9103-endnote-15">[15]</a></sup> » (<em>Olódùmaré) </em>en langue Yoruba du Nigeria, ce qui signifie le <em>« Seigneur de l&rsquo;Infini »</em> qui crée l’univers par parole créatrice (àṣẹ) : <em>« Il dit &lsquo;Qu&rsquo;il y ait la terre&rsquo; et elle fut »</em>, ce qui se retrouve dans la cosmogonie Ifá. La tradition orale yoruba a été codifiée entre -2500/-1000 av. J.-C., et donc précède Abraham estimée à -2000 avant J. C..</p>
<p>E. B. Idowu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-16" href="#post-9103-endnote-16">[16]</a></sup> a documenté plus de 300 chants sacrés confirmant le monothéisme pur avec un Dieu unique Seigneur de l’infini <em>« Olodumare »</em> transcendant, source de l’énergie vitale qu’est la vie et déléguant à des esprits non incarnés (orishas) équivalent des anges. Bewaji<em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-17" href="#post-9103-endnote-17">[17]</a></sup></em> confirme que “Olodumare » est bien un Dieu unique et créateur suprême dans la cosmogonie yoruba. Il atteste du monothéisme : <em>« Olodumare est l&rsquo;Être suprême, le Créateur de l&rsquo;univers [&#8230;] Il est l&rsquo;Origine et le Donneur de vie, et à ce titre, il est appelé Elemi – « le Propriétaire de toute chair<sup><a id="post-9103-endnote-ref-18" href="#post-9103-endnote-18">[18]</a></sup> »… « Olodumare crée par sa parole [&#8230;] Les Yoruba croient qu’Olodumare a créé le monde par sa parole, à l’instar du récit de la création judéo-chrétien<sup><a id="post-9103-endnote-ref-19" href="#post-9103-endnote-19">[19]</a></sup> ». </em>Or, la tradition orale et le corpus divinatoire Ifà des Yoruba codifiant « Oludumare » est estimée entre -2 500 et -1 000 avant J. C.. Il y a donc bien antériorité pré-abrahamique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-20" href="#post-9103-endnote-20">[20]</a></sup>. <em>« La cosmogonie yoruba présente un monothéisme pur où Olodumare, Créateur absolu, précède toute divinité secondaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-21" href="#post-9103-endnote-21">[21]</a></sup> ».</em></p>
<p><strong>3.2.2 Le Dieu « Amma ».</strong> Créateur absolu, cosmogonie verbale codifiée avant « Exode biblique » chez les Dogon du Mali, le Dieu unique et créateur absolu des <em>« Dogon »</em> est appelé « <em>Amma</em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-22" href="#post-9103-endnote-22">[22]</a></sup> ». Cette cosmogonie verbale Dogon du Mali et pré-Exode biblique a été codifiée via Sigui (cérémonial 60 ans), une tradition orale remontant à -1600/-1000 av. J.-C. selon datation archéologique Bandiagara et corpus Awa (initiés). Elle précède les textes de l’Exode biblique estimée autour de -1300 avant J. C. La preuve cosmologique réside dans le fait que ce Dieu, créateur absolu des Dogon <em>« Amma »</em> crée via la parole vibratoire (<em>sigi</em>), une univocité divine absolue avec <em>« Nommo », </em>son fils qui est un <em>« Verbe incarné ».</em></p>
<p><em>«  À l&rsquo;origine de toutes créations se trouve Amma, dieu suprême habitant les régions célestes. Il est un potier et a créé les étoiles en jetant des boulettes de terre dans le ciel » … « Amma dit : &lsquo;Que la terre soit&rsquo; et la terre fut. Il parla et l&rsquo;univers vibra de sa parole créatrice (sigi tolo) <sup><a id="post-9103-endnote-ref-23" href="#post-9103-endnote-23">[23]</a></sup>».</em></p>
<p>Voici une similitude frappante entre la cosmogonie dogon d&rsquo;Amma et le Nouveau Testament avec le prologue de Jean (1:1-14) : <em>« Au commencement était le Verbe » (Logos), et « le Verbe était Dieu [&#8230;] Tout fut fait par lui ».</em> Cet écho inversé au <em>« Logos johannique »</em> confirme bien l’antithèse que le monothéisme dogon est aussi pré-mosaïque, ce qui signifie que les Dogon avait une connaissance d’un Dieu unique avant Moïse et la révélation expliquée dans l’ancien-testament dans Exode que l’on situe autour de – 1 300 avant J.C. La Croyance en Amma, Dieu unique créateur absolu des Dogon (Mali), codifiée via cérémonial Sigui (-1600/-1000 av. J.-C.), précède de plusieurs siècles l&rsquo;Alliance sinaïtique, le pacte fondamental conclu entre Dieu (YHWH) et le peuple d&rsquo;Israël au mont Sinaï (Exode 19-24), vers -1300 av. J.-C.</p>
<p>La Cosmogonie verbale et les traditions orales Bandiagara est une preuve que le Peuple Dogon du Mali avait connaissance et pratiquait le Dieu unique déjà vers – 2500 ans avant J. C. alors que dans la tradition biblique y compris dans la Torah, Moïse dans Exode n’aurait pris connaissance des « lois » divines que vers -1 300 ans avant J. C.</p>
<p>La signification théologique, outre l’antériorité, est que le monothéisme du Peuple Dogon avec le Dieu « Amma » est une révélation naturelle monothéiste africaine indépendante, parallèle mais antérieure au monothéisme de Moïse de la Bible, confirmant ainsi l’universalité de la connaissance intuitive du Créateur que l’on retrouve dans le nouveau testament sous Romains chapitre 1 verset 20, version Louis Segond<sup><a id="post-9103-endnote-ref-24" href="#post-9103-endnote-24">[24]</a></sup>.</p>
<p><strong>3.2.3 Le Dieu « Aten » du Pharaon noir Akhénaton (Amenhotep IV). </strong>Le monothéisme akhenatonien, -1350 avant J. C., précède Moïse. Le Dieu unique <em>« Amon-Râ »</em> fut le Dieu des Peuples africains noirs de la vallée du Nil. Les peuples dits <em>« Kmt »</em> (Kemet/Kamit) qui vivaient en Égypte pharaonique ancestrale autour de -3 100/+30 av. J.-C. se sont <em>« auto-nommés » « Terre noire »,</em> ce qui correspondait au limon noir fertile du fleuve Nil. Ce Peuple nilotique autochtone étaient des Africains-Égyptiens à la peau noire et aux cheveux crépus et avaient en commun avec les Colchidiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-25" href="#post-9103-endnote-25">[25]</a></sup>, la circoncision dès l&rsquo;origine selon l’iconographie de Hérodote<sup><a id="post-9103-endnote-ref-26" href="#post-9103-endnote-26">[26]</a></sup>.</p>
<p>En Kmt (Égypte pharaonique) en l’an -3100), Amon-Rê dominait le polythéisme du Nouvel Empire autour de -1570 av. J. C. et ce Dieu créateur était un dieu parmi plusieurs autres, avant réforme radicale d&rsquo;Akhenaton (en -1353 av. J. C.) et dont le règne ne dura que 4 ans. C’est donc au cours de ces quatre (4) ans que le monothéisme akhenatonien s’est imposé sous la forme d’une rupture théologique. Akhenaton, le pharaon koushite/kémitique, abolit Amon-Rê, rase tous les temples thébains<sup><a id="post-9103-endnote-ref-27" href="#post-9103-endnote-27">[27]</a></sup>, impose le Dieu unique Aten<sup><a id="post-9103-endnote-ref-28" href="#post-9103-endnote-28">[28]</a></sup> (disque solaire) comme seul Dieu universel, instituant premier monothéisme d&rsquo;État attesté durant 17 ans (-1353/-1336)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-29" href="#post-9103-endnote-29">[29]</a></sup>.</p>
<p>Aten précède la tradition Moïse/Exode de 50 ans (environ l’an -1300), suggérant l’influence kémitique (noirs africains) sur l’Alliance sinaïtique via les prêtres/hébreux exilés. Le pharaon Akhenaton est certainement le pierre angulaire historique qui a conduit Kmt et le peuple africain vers l’unicité divine et le monothéisme. Or, le peuple Koush (Kush/Nubie) n’est rien d’autre que le Peuple nubien noir du royaume soudanais autour de -2500/+350 apr. J.-C.), avec comme capitale Kerma, Napata puis Méroé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-30" href="#post-9103-endnote-30">[30]</a></sup>. Le Peuple nubien noir est la 25<sup>e </sup>dynastie des Pharaons (Piye, Taharqa) et possédait déjà plus de 220 pyramides contre 138 des peuples égyptiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-31" href="#post-9103-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<p>Après Akhenaton, il y a eu un retour brutal au polythéisme kémitique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-32" href="#post-9103-endnote-32">[32]</a></sup>. Le monothéisme Aten disparaît immédiatement après Akhenaton (-1336). C’est ainsi que la durée du culte Aten ne fut que de 17 ans (-1353/-1336). Cet éphémère expérience fut apparemment plus politique que spirituelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-33" href="#post-9103-endnote-33">[33]</a></sup>. En définitive ; c’est bien Akhenaton (-1353/-1336), pharaon (noir) kémitique de Kmt, qui abolit le polythéisme dominant d&rsquo;Amon-Rê (-1570) pour imposer Aten comme seul Dieu universel, premier monothéisme historique attesté, précédant Moïse (~-1300) de 50 ans.</p>
<p><strong>3.2.4 Maât. </strong>La Maât, connue depuis au moins la période -3 100/-2 700 av. J. C., est la résultante d’une éthique divine unique que structure la royauté pharaonique 3000 ans avant le Décalogue. La Maât est bien donc un principe éthique-monothéiste kémitique avant Décalogue<sup><a id="post-9103-endnote-ref-34" href="#post-9103-endnote-34">[34]</a></sup> (les 10 commandements de la Bible, environ -1 300 av. J. C.).</p>
<p>La Maât, principe divin unique d&rsquo;ordre cosmique, justice et vérité structure la royauté pharaonique pendant au moins 3000 ans en imposant au pharaon l’obligation universelle de maintenir équilibre divin (<em>netjeri</em>) contre chaos (<em>isfet</em>). Il y a une antériorité sans équivoque avec Abraham de la Bible. La Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-35" href="#post-9103-endnote-35">[35]</a></sup> précède Abraham de -2000 av. J. C. et le Décalogue de 1800 ans. Les 42 confessions négatives retrouvés dans le <em>Livre des Morts</em>, chap. 125<sup><a id="post-9103-endnote-ref-36" href="#post-9103-endnote-36">[36]</a></sup> codifient l’éthique monothéiste fondée sur l’innocence. Or, on y retrouve les Dix Commandements, ce qui pose la question de savoir si ces derniers ne relèveraient pas plus du plagiat ou d’une sélectivité dans ce qui ne dérangerait pas les pratiques du peuple israélite de l’époque.</p>
<p>Le chapitre 125 codifie le jugement des morts. Un défunt se retrouve devant 42 assesseurs et déclare 42 confessions négatives (« Je n&rsquo;ai pas volé&#8230; tué&#8230; menti, etc. »), cœur pesé contre la plume de Maât qui n’est rien d’autre que les esprits prédisposés à la vérité et à la justice. Ce Texte, soit environ -1500 ans avant Moïse, confirme l’antériorité éthique de la Maât (les 42 lois) sur le Décalogue (les 10 commandements),</p>
<p><strong>3.2.5 Poro. </strong>Il s’agit de sociétés initiatiques ouest-africaines qui enseignent Dieu unique depuis millénaires. Ils sont localisés dans la forêt guinéenne et se retrouvent aussi dans les pays suivants : Côte d&rsquo;Ivoire nord, Sierra Leone, Liberia, Guinée, sud Mali). On les retrouve dans les ethnies suivantes : Senufo, Malinké, Kpelle, Loma. Ils sont organisés depuis des millénaires comme une société sans État centralisé. Pour eux, le Dieu unique s’appelle Kan (Senufo) ou Nzama (Mandé) et est Créateur suprême transcendant accessible via ancêtres. Les Poro enseignent le monothéisme éthique avec comme fondement l’unité et l’interdépendance cosmique, la justice, les interdits sacrés protégeant harmonie divine-communautaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-37" href="#post-9103-endnote-37">[37]</a></sup>. Voici un des textes glorifiant le Dieu monothéiste « Kan » dans la tradition Poro des Senufo :<br />
<em>« Kan Unique, Source de toute vie, Toi qui fis jaillir la terre du vide, Gouverne nos cœurs par Ta parole invisible. Par Toi respire le manioc, par Toi coule le fleuve. Nous, enfants du bois sacré, Te louons dans le silence des anciens. ». </em>L’enseignement dans la tradition Poro porte sur l&rsquo;existence d&rsquo;un créateur suprême (Kan/Nzama) qui se situe au-dessus de tous les esprits, et organise un monothéisme éthique à travers différents degrés initiatiques<sup><a id="post-9103-endnote-ref-38" href="#post-9103-endnote-38">[38]</a></sup>».</p>
<p>3.2.6 Antériorité du monothéisme africain. S’il est incontestable que le patriarche Abraham est le père des monothéismes abrahamiques, ce dernier ne peut servir de seul fondement à la spiritualité et à la religion en Afrique. En effet, sur le continent africain, il existait des monothéismes antérieurs attestés, largement avant Abraham dans la Bible et largement avant la phase coloniale de neutralisation de l’antériorité du monothéisme africain. L&rsquo;Afrique précoloniale révèle des cosmogonies monothéistes élaborées : Olodumare (Yoruba, Nigeria) crée par parole divine. Amma (Dogon, Mali) engendre univers via verbe sacré – systèmes théologiques antérieurs de 2000-3000 ans aux monothéismes bibliques. La Maât koushite (ordre cosmique/justice) fonde droit pharaonique 3000 ans avant Torah. Les sociétés secrètes Poro (principalement en Sierra Leone, Côte d&rsquo;Ivoire) forment élites via des initiations de trois (3) ans codifiant morale, cosmogonie, gouvernance – universités spirituelles millénaires rivalisant avec les séminaires médiévaux. Enfin, la triade Osiris-Isis-Horus (Égypte koushite, -2500) structure théologie trinitaire avant le christianisme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-39" href="#post-9103-endnote-39">[39]</a></sup> notamment avec Osiris (Père ressuscité), Isis (mère divine), Horus (fils vengeur) – mythe rédempteur préfigurant la Trinité<sup><a id="post-9103-endnote-ref-40" href="#post-9103-endnote-40">[40]</a></sup>. Des preuves archéologiques sont retrouvées et sont exposés : Triade Osorkon II (Louvre, XXII<sup>e </sup>dyn.), statues bronze Abydos, sceaux koushites.</p>
<p>C’est donc à la lumière de l’antériorité des expériences africaines qu’il convient de déconstruire et de reconstruire la spiritualité africaine comme une expérience intérieure unifiant l’être, l’esprit et le Dieu unique. En conséquence, la religion africaine n’est en définitive que l’expression collective ritualisée, distinguant intuitif/institutionnel dans la transmission verbale, mais aussi spirituelle, des formes diversifiées du monothéisme africain préchrétien. Ne pas reconnaître cela comme un apport majeur de l’Afrique à l’identité collective de l’humain est une grave erreur qui continue à limiter l’harmonie des peuples et des citoyens entre eux. La religion africaine précoloniale était intrinsèquement liée à un système structuré d&rsquo;organisation sociale. En avoir fait table rase de l’expérience alternative et parallèle de Dieu pendant toute la période coloniale et de l’exploitation du Peuple noir constitue un crime imprescriptible qui requiert beaucoup de discernement et de sagesse pour reconstruire un futur commun. Le Pape Léon XIV gagnerait à reconnaître officiellement cet antériorité du monothéisme africain afin de faciliter les voies vers une unité spirituelle à partir de l’expérience africaine de Dieu et parallèle à celle contenue dans la Bible.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9104" src="https://amaizo.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h3>4. VISITE DE PAYS PÉTROLIERS ET INFLUENCE : ALGÉRIE, CAMEROUN, ANGOLA ET GUINÉE ÉQUATORIALE</h3>
<p>Sur une population mondiale de 7,9 milliards d’habitants en 2023, le Pape Léon XIV est le dirigeant et leader spirituel de près de 1,4 milliard de catholiques, soit 17,8 % de la population mondiale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-41" href="#post-9103-endnote-41">[41]</a></sup>. Selon les statistiques du Vatican, l’Afrique compte environ 280,7 millions de catholiques, soit 19,8 % en Afrique au 30 juin 2023<sup><a id="post-9103-endnote-ref-42" href="#post-9103-endnote-42">[42]</a></sup>. Si le nombre de catholiques sur les cinq continents est en augmentation depuis 2023, il faut remarquer que c’est en Afrique que la plus grande progression a eu lieu entre 2022 et 2023 avec +8 309 000 alors que celle de l’Amérique (du nord, du sud et des caraïbes) est estimée à +5 668 000, l’Asie avec +954 000 et celle de l’Europe avec +740 000 de fidèles.</p>
<p>En Afrique, le Nigeria, avec une population de 230 millions d’habitants, aurait environ 25 millions de catholiques, soit entre 10 % à 15 % de la population selon les estimations 2023-2025<sup><a id="post-9103-endnote-ref-43" href="#post-9103-endnote-43">[43]</a></sup>.<br />
Les catholiques représenteraient environ 25 % des chrétiens au Nigéria, en concurrence avec les autres 75 % composés de protestants, évangélistes, charismatiques) qui vivent en harmonie avec l’autre grande partie de la population regroupée sous l’Islam et les religions africaines.</p>
<p>En République Démocratique du Congo avec près de 105 millions d’habitants, environ 52 millions de catholiques, soit près de 50 % de la population, forment ainsi le plus grand pays catholique d’Afrique, soit près de 20 % de tous les catholiques africains.</p>
<p>Or, le Pape a soigneusement évité de commencer ses voyages en Afrique par le Nigeria ou la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, les deux pays avec le plus grand nombre de catholiques déclarés. Ce choix ne peut être considéré comme un <em>« rejet »</em> ou une <em>« négligence »</em> comme l’affirment certaines voix dans les réseaux sociaux, mais plutôt comme un choix stratégique de priorités pastorales et politiques pour ce voyage inaugural en Afrique. La possibilité de les visiter dans des tournées ultérieures n’a pas été exclue.</p>
<p>Le Pape exerce une influence majeure en Afrique. Son premier grand voyage apostolique a eu lieu du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-44" href="#post-9103-endnote-44">[44]</a></sup>. Bien que le déplacement de 18 000 km du Pape Léon XIV en Afrique portant d’une part, sur des objectifs spirituels forts tels que paix, justice sociale et dialogue interreligieux, le volet politique, d’autre part, ne peut être exclu, même si la communication du Vatican relève là plus du péché par omission. Or, juste avant son départ, un certain Président français Emmanuel Macron a bien rencontré le pape Léon XIV au Vatican<sup><a id="post-9103-endnote-ref-45" href="#post-9103-endnote-45">[45]</a></sup> en audience privée d&rsquo;environ 1 heure, le 10 avril 2026, juste avant le départ du pape pour son voyage apostolique en Afrique dès le 13 avril 2026<sup><a id="post-9103-endnote-ref-46" href="#post-9103-endnote-46">[46]</a></sup>. Coïncidence ou pas et trois (3) jours avant le départ du Pape en Afrique où la France a des intérêts stratégiques, personne ne peut exclure une <em>« tentative d’influence »</em> directe sur le voyage africain du souverain Pontife et Chef d’Etat du Vatican, même s’il s&rsquo;agit d&rsquo;une première rencontre diplomatique entre la France et le Léon XIV, élu en 2025.</p>
<h3>5. VATICAN, UNE MONARCHIE ÉLECTIVE THÉOCRATIQUE : PÂLE IMMITATION DES DIRIGEANTS AFRICAINS ET DE DONALD TRUMP ?</h3>
<p>En tant que chef d’État absolu de la Cité du Vatican, le Pape Léon XIV fonctionne non pas sur une base politique proche d’une démocratie représentative, mais plutôt sur un système opaque de monarchie élective théocratique avec pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Sa double fonction de chef religieux des catholiques et de chef d’Etat de la cité du Vatican l’autorise à mener une diplomatie d’influence douce et morale depuis le Saint‑Siège sur plus près de 184 pays où résident des catholiques dont beaucoup de pays et de chefs d’Etat africains qui en acceptent le principe.</p>
<p>Sans armée, ni ingérence directe, le Vatican influence les dirigeants des Etats qui acceptent son rôle, que ce soit dans le cadre religieux ou hors de ce cadre pour les athées. La paix, les droits humains et la justice sociale, les rapprochements entre les religions sont mis en avant. Le refus officiel de légitimer les régimes contestés est une constante.</p>
<p>Or, cette mission du Pape Léon XIV s’est déroulée dans des pays où le pouvoir ne repose pas sur la vérité des urnes et demeure largement contesté avec des démocraties électives de façade qui n’améliorent pas le sort des populations et favorisent l’accaparement des richesses par un petit nombre et leurs réseaux internationaux. Le Pape Léon XIV a effectivement critiqué la corruption, la <em>« colonisation des ressources africaines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-47" href="#post-9103-endnote-47">[47]</a></sup> »,</em> la soif de pouvoir, l’autoritarisme, les violations des libertés et les inégalités criardes, prolongeant ainsi la ligne tracée par ces prédécesseurs que sont Benoît XVI et François 1<sup>er</sup>.</p>
<p>Le Pape Léon XIV se présente comme un pasteur ou un <em>« berger »</em> qui cherche à rassembler ses <em>« brebis »</em> y compris les brebis « égarées » sur un continent où le catholicisme peine à faire concurrence à d’autres formes de cultes à Dieu. Il a choisi un rôle d’équilibriste en envoyant des signaux diplomatiques sans compromettre l’indépendance morale du Saint‑Siège. Cette voix dans le désert ne doit pas cacher les contradictions de fond.</p>
<p>En effet, le Pape Léon XIV dirige effectivement la Cité du Vatican selon un système de monarchie élective théocratique, où il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire de manière absolue, sans séparation des pouvoirs ni contrôle démocratique.</p>
<p>Ce régime repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>Un pouvoir exécutif</strong> total : nomination des cardinaux, gouverneurs et responsables des dicastères romains.</li>
<li><strong>Un pouvoir légisif</strong> direct : promulgation de constitutions apostoliques (ex. <em>Praedicate Evangelium</em>) modifiant la Curie sans consultation parlementaire.</li>
<li><strong>Un pouvoir judiciaire</strong> suprême : Tribunal de la Rote romaine et justice administrative sous son contrôle exclusif.</li>
</ul>
<p>L’élection par un collège de 120 cardinaux (conclave secret) garantit l’opacité. Il n’y a pas de campagne électorale publique, pas de programme transparent, et le vote s’opère à partir d’un scrutin à la majorité des deux tiers.</p>
<p>Ce système séduit les autocrates et dictateurs et usurpateurs de la démocratie en Afrique. Il suffit de rappeler quelques traits caractéristiques des similitudes entre le pouvoir du Pape et celui de certains chefs d’Etat africains :</p>
<p><strong>5.1 L’absolutisme sans contre-pouvoir</strong> : comme Léon XIV, les chefs d’Etat comme le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de l&rsquo;Algérie<sup><a id="post-9103-endnote-ref-48" href="#post-9103-endnote-48">[48]</a></sup> au pouvoir depuis le 19 décembre 2019<sup><a id="post-9103-endnote-ref-49" href="#post-9103-endnote-49">[49]</a></sup>, le Président Teodoro Obiang Nguema de Guinée Équatoriale au pouvoir depuis 1979, le Président Denis Sassou Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-50" href="#post-9103-endnote-50">[50]</a></sup>, le Président João Lourenço d’Angola<sup><a id="post-9103-endnote-ref-51" href="#post-9103-endnote-51">[51]</a></sup>, etc. Tous concentrent tous les leviers sans véritable opposition légitime.</p>
<p><strong>5.2 La légitimité « divine »</strong> : le pape est le <em>« Vicaire du Christ »,</em> image que des présidents à vie en Afrique comme les présidents du Togo, Faure Gnassingbé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-52" href="#post-9103-endnote-52">[52]</a></sup> ou Denis Sassou-Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-53" href="#post-9103-endnote-53">[53]</a></sup> en République du Congo, ou le Président Paul Biya du Cameroun<sup><a id="post-9103-endnote-ref-54" href="#post-9103-endnote-54">[54]</a></sup> ou les chefs d’Etat et dirigeants religieux occasionnels comme le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda<sup><a id="post-9103-endnote-ref-55" href="#post-9103-endnote-55">[55]</a></sup>, tentent d’imiter, d’institutionnaliser et surtout de sacraliser pendant leur règne sur terre. Or, tous ces systèmes sont fondés sur la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Une opacité qui rappelle la non-publication des comptes du Vatican par pays.</p>
<p><strong>5.3 Élection contrôlée</strong> : conclave cardinalice = système électoral « maîtrisé » où seuls les fidèles (120 votants) décident, rappelant les parlements unicaméraux ou partis uniques africains.</p>
<p><strong>5.4 Opacité financière</strong> : budget du Vatican non publié pays par pays, comme les revenus pétroliers angolais ou équato-guinéens gérés sans audit public.</p>
<p><strong>5.5 Diplomatie morale sans armée</strong> : influence globale (184 ambassades) via discours éthiques, modèle pour autocrates qui veulent peser diplomatiquement sans vraie souveraineté populaire.</p>
<p>Ce modèle est rêvé car il offre un vernis religieux/universaliste à l’autocratie : « Dieu/Providence me soutient », évitant les révoltes populaires grâce à la référence transcendante et surtout permettant aux autocrates africains de justifier leur illégitimité au pouvoir par la « fatalité ».</p>
<p>On assiste donc bien à une forme de <em>quiproquo suprême</em> avec le système du Vatican inspirant moins une <em>« véritable monarchie sacrée »</em> qu’une usurpation des consciences. En effet, les autocrates africains détournent l’image du pape-évêque pour légitimer leur népotisme et corruption, pervertissant l’appel moral du pontife à la justice sociale. Mais l’opacité dans les comptes publiques du Vatican concernant les transferts d’argent des autocraties africaines ne permettent pas non plus de croire à des relations <em>« angéliques »</em> entre la Cité du Vatican et les dirigeants africains.</p>
<p>En définitive, le Pape Léon XIV, élu en mai 2025, a choisi de mettre un terme à sa discrétion initiale lors de son premier voyage apostolique en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Le style et le ton est direct et sans euphémisme, nommant corruption et « tyrans » face à des présidents autocratiques et autoritaires. La prouesse logistique mérite d’être mentionnée avec plus de 18 vols, 8 messes et 4 pays visités sous chaleur intense n’enlevant rien au courage du Pape qui a <em>« recadré » </em>son compatriote le Président Donald Trump.</p>
<p>Ce dernier a sévèrement critiqué les appels pacifiques du pape américain contre les frappes des Etats-Unis en Iran et au Venezuela. Sur son compte de réseau social <em>« Truth Social »,</em> Donald Trump a affirmé ceci le 11 avril 2026 : <em>« Le pape Léon est FAIBLE sur la criminalité et CATASTROPHIQUE en politique étrangère. Léon devrait se ressaisir en tant que pape, utiliser le bon sens, arrêter de flatter la Gauche radicale et se concentrer sur être un Grand Pape, pas un Politicien. Ça lui fait très mal et, plus important encore, ça fait mal à l&rsquo;Église catholique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-56" href="#post-9103-endnote-56">[56]</a></sup> ».</em> Par ailleurs, devant la presse, il a rajouté ceci : <em>« Je ne veux pas d&rsquo;un pape qui critique le président des USA. Léon ne serait pas au Vatican sans moi à la Maison Blanche<sup><a id="post-9103-endnote-ref-57" href="#post-9103-endnote-57">[57]</a></sup> ». </em></p>
<p>La réponse du pape Léon XIV le 12 avril 2026 dans l’avion le conduisant vers l&rsquo;Algérie :</p>
<ul>
<li><em>« Je n&rsquo;ai pas peur de l&rsquo;administration Trump ni de dire le message de l&rsquo;Évangile. C&rsquo;est ce que l&rsquo;Église est appelée à faire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-58" href="#post-9103-endnote-58">[58]</a></sup> ». </em></li>
<li>Contre la guerre : <em>« Assez avec les démonstrations de force ! Plus jamais la guerre ! Même le nom de Dieu est entraîné dans les discours de mort. Dieu ne bénit aucun conflit<sup><a id="post-9103-endnote-ref-59" href="#post-9103-endnote-59">[59]</a></sup>».</em></li>
<li>Le 16 avril 2026, aéroport de Bamenda, Cameroun, Léon XIV remettait une <em>« couche »</em> pour le Président Donald Trump : <em>« Mes paroles sur les tyrans et les guerres n&rsquo;étaient pas dirigées contre une personne ou un pays particulier. J&rsquo;ai prêché l&rsquo;Évangile de la paix pour tous les peuples, sans exception. Je n&rsquo;ai visé personne, mais le mal qui ravage notre monde commun. Que personne ne déforme mes mots pour des polémiques stériles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-60" href="#post-9103-endnote-60">[60]</a></sup> ». Cette </em>déclaration, prononcée avant l&#8217;embarquement pour l&rsquo;Angola, clarifie le discours du matin à la cathédrale Saint-Joseph où il avait dénoncé <em>« une poignée de tyrans » </em>dépensant des milliards en armes… Apparemment Donald Trump s’est senti « visé ».</li>
</ul>
<p>Cette posture géopolitique inédite, en opposition avec celui qui a traité sans s’excuser l’Afrique de <em>« pays de merde<sup><a id="post-9103-endnote-ref-61" href="#post-9103-endnote-61">[61]</a></sup> »</em> révèle plus sa doctrine pontificale : influence morale mondiale sur un continent catholique dynamique et une volonté de <em>« peser »</em> moralement et spirituellement dans les affaires internationales et africaines via une confrontation assumée avec les régimes. Or, ce quiproquo ultime repose sur un système de gouvernance de type <em>« autocratie théocratique élective »</em> qui demeure limitée dans la pratique par sa nature religieuse et son absence de violence coercitive. L’adaptation d’un tel système en Afrique n’apporte que désolation pour le Peuple africain que le Pape Léon XIV vient <em>« tenter »</em> de <em>« consoler »…</em> du moins pour ceux des Africains qui acceptent son leadership. Mais, sans la vérité de comptes publics par pays permettant de savoir quels sont les transferts des dirigeants africains autocrates ou pas vers le Chef de la cité du Vatican, la tentative de croire à un jeu de dupe persistera et ne trompera personne !</p>
<p>Le système de gouvernance de la cité du Vatican, une monarchie élective théocratique, ne peut servir de modèle politique pour des dirigeants africains qui le pratiquent sous forme mimétique déjà sans référence aux recommandations de Dieu ! Il s’agit plus d’une autocratie aux apparences théocratiques et faussement élective.</p>
<h3>6. LÉON XIV ÉVITE DEUX GÉANTS AFRICAINS : LIENS AVEC L’OPACITÉ PARTIELLE DES COMPTES PUBLICS DU VATICAN</h3>
<p>Léon XIV a évité le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> lors de son premier grand voyage africain en 2026 pour des raisons à la fois pastorales, diplomatiques, sécuritaires et symboliques, et non parce que ces pays sont moins importants catholiquement. Le nombre de catholiques n’est plus le critère pour choisir une destination en Afrique. Le choix serait alors soumis à une logique plus géopolitique que quantitative. Il fut question d’envoyer un message fort sur l’Afrique du Nord, la crise anglophone au Cameroun, les pays pétroliers et les régimes autocratiques africains.</p>
<p>Le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, avec près de 90 millions de catholiques à eux deux, sont déjà des bastions très visibles et très visités ; le Pape a donc préféré se rendre dans des pays moins « exposés » médiatiquement au plan « religieux » comme l’Algérie, le Cameroun, l’Angola, la Guinée‑Équatoriale pour marquer une rupture et une visibilité symbolique plus nette. Toutefois, le choix de quatre pays pétroliers où les inégalités sont très importantes et la gouvernance autocratique interroge.</p>
<p>Il est vrai que pour des raison de sécurité, il était plus « pratique » de ne pas aller au Nigeria et en République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) où tous deux sont confrontés à des insécurités multiples telles que des insurrections de mercenaires-terroristes-djihadistes au Nigeria, les violences armées, les ingérences multiples sur le territoire et les crises régionales en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> liées à l’accaparement des ressources des Peuples. Le choix est aussi économique puisque les déplacements du Pape dans des zones de conflits ou d’instabilité en peuvent que rendre les visites dangereuses, complexes, coûteuses et politiquement risquées.</p>
<p>En choisissant l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale, le Vatican a privilégié une combinaison de risques calculés, quitte à laisser de côté, pour la prochaine tournée, les deux géants catholiques africains.</p>
<p>Il faut aussi reconnaître qu’en exposant les pays choisis, le Pape a lancé des signaux diplomatiques forts dans un monde où le droit international est bafoué et les Constitutions qui forment le socle du contrat social avec le Peuple sont systématiquement « neutralisées » et adaptées.</p>
<p>Il est donc clair que le Pape a voulu cibler des pays pratiquant l’autocratie, le non-respect des Peuples dès lors qu’il s’agit de conserver le pouvoir et les richesses du pays. Ces régimes autoritaires à savoir l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale ont en commun la corruption, la spoliation des ressources tout en protégeant une certaine liberté religieuse. Aussi, le discours ferme du Pape sans rupture diplomatique sonne comme une forme de légitimation par omission.</p>
<p>Pour en avoir le cœur net, il était important que le Vatican mette à disposition ses comptes publics par pays afin de s’assurer du montant des transferts effectués vers ou à partir du Vatican vers les pays visités. Ne pas fournir une telle information officielle dans la transparence constitue un péché par omission. C&rsquo;est le manquement volontaire à accomplir un bien qu&rsquo;on pouvait ou devait faire, selon la loi morale divine. L’exemple extrait de la Bible se trouve dans les lectures de Jacques chapitre 4, verset 17 : <em>« Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas, commet un péché ». </em></p>
<p>Le Pape Léon XIV pourrait utilement auto-confesser ce point et offrir au monde les flux financiers entrants et sortants par pays entre la cité du Vatican et les pays africains, voire tous les 184 pays où résident des catholiques. Cela éclairerait le monde et éviterait la voix du désert qui se perd dans les quiproquos ultimes africains. Le dicton africain du peuple Akan du Ghana et de la Côte d’Ivoire rappelle que <em>« celui qui voit le feu et ne l&rsquo;éteint pas, finit par brûler lui-même »</em>. Or, le Pape est venu souffler sur le feu que connaissent déjà tous les Africains, mais n’a pas réussi à l’éteindre. La responsabilité du Pape dans la fin de l’opacité des comptes publics du Vatican par pays est engagée.</p>
<h3>7. COMBIEN COÛTENT LES DÉPLACEMENTS DU PAPE DANS UN PAYS ?</h3>
<p>Il est extrêmement difficile d’obtenir les coûts approximatifs du voyage papal de Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Aucune donnée officielle n&rsquo;existe pour ce voyage dans les quatre (4) pays visités à savoir : Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale. Il n’y a là aucune « fatalité » mais plus une absence de transparence. Les estimations s&rsquo;appuient sur de précédents voyages des différents papes avec les estimations suivantes : Canada 2022, environ 18 millions d’Euro et le Brésil en 2013 avec 45 millions d’Euro, et les différentes déclarations locales.</p>
<p>Afrocentricity Think Tank a pu estimer que le coût total de la tournée africaine du Pape Léon XIV en Afrique pour 10 jours oscillerait entre 25 et 40 millions d’Euros. La répartition simple s’est opérée sur un partage des coûts très conservateurs entre le Vatican et le pays d’accueil avec les estimations suivantes :</p>
<ul>
<li>Vatican : entre environ 10-15 million € et comprenant les frais de déplacement en avion, les frais de subsistance de la délégation de 60 personnes y compris l’hébergement et la communication.</li>
<li>Pays d&rsquo;accueil : entre environ 15-25 million € cumulés et comprenant la sécurité, la logistique, le remise en état y compris la préparation des stades, les déplacements locaux dans le pays, et divers (voir le tableau joint pour les détails).</li>
</ul>
<p>Les gouvernements des pays d’accueil assurent généralement la sécurité et la logistique locales.</p>
<p>Aucun accord économique indirect (pétrole, dons pétroliers ou investissements liés aux ressources) entre le Vatican et les pays pétroliers africains comme l&rsquo;Algérie, le Cameroun, l&rsquo;Angola ou la Guinée équatoriale n&rsquo;est publiquement répertorié.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="4"><strong>COÛTS APPROXIMATIFS DU PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE, 13-23 AVRIL 2026</strong></p>
<p><strong>Estimation du détail par pays et en euros</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Coût Vatican (€)</strong></th>
<th><strong>Coût national (€)</strong></th>
<th><strong>Total (€)</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Algérie</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>5-8 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Cameroun</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>5-10 M€ (stades Japoma, 5-50 Md <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> rumeurs)</strong></td>
<td><strong>8-14 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Angola</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>4-6 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Guinée Équatoriale</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>TOTAL</strong></td>
<td><strong>10-15 M€</strong></td>
<td><strong>15-25 M€</strong></td>
<td><strong>25-40 M€</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François<sup><a id="post-9103-endnote-ref-62" href="#post-9103-endnote-62">[62]</a></sup>, le Saint-Siège rejette explicitement les financements issus de l&rsquo;exploitation pétrolière pour des raisons éthiques et doctrinales, conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François qui dénonce l&rsquo;extractivisme comme <em>« péché contre la maison commune</em> » (LS 51)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-63" href="#post-9103-endnote-63">[63]</a></sup> ». Cette encyclique dénonce l’extractivisme pétrolier comme une forme d’injustice sociale et écologique, principe doctrinal suivi par Léon XIV expliquant l’absence d’accords économiques officiels avec les pays pétroliers africains. Le Vatican finance ses missions par dons des fidèles catholiques y compris les chefs d’Etat autocratiques d’Afrique (Denier de Saint-Pierre) et rejette les énergies fossiles polluantes suite aux décisions de la COP26 et des positions des évêques africains.</p>
<p>L&rsquo;absence d&rsquo;informations provient probablement de la transparence limitée du Vatican et des rapports financiers publics annuels sans détail par pays. Si l’intention est de mettre l’accent sur le <em>« moral » </em>et moins sur le <em>« commercial<sup><a id="post-9103-endnote-ref-64" href="#post-9103-endnote-64">[64]</a></sup> »,</em> il demeure un sentiment d’opacité qui ne peut être fortuit.</p>
<p>En comparaison : les dépenses totales oscillant entre 25-40 millions € du voyage papal pourrait aussi servir pour obtenir un impact concret et durable dans le secteur de la santé de proximité dans les pays visités.</p>
<p>Le coût moyen d’un voyage papal (25-40 millions €) dans les 4 pays aurait permis de financer, à raison de 3 millions d’Euros en moyenne, entre 8 à 13 cliniques ou hôpitaux mobiles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-65" href="#post-9103-endnote-65">[65]</a></sup> incluant équipements de diagnostic, de traitement spécialisés, d’énergies solaires avec batteries, chaîne du froid et digitalisation avec le nécessaire pour fonctionner de manière autonome pendant les 6 premiers mois<sup><a id="post-9103-endnote-ref-66" href="#post-9103-endnote-66">[66]</a></sup> et une amélioration de la santé des populations « laissées pour compte » notamment dans les zones rurales pour au moins 10 ans.</p>
<p>La question reste ouverte : faut-il pour un pays pauvre choisir de financer la visite du Pape ou alors opter pour des réalisations qui profitent directement aux populations ? Il est vrai qu’au paradis, il n’y a pas de problème de santé, ni de corruption ! Un choix difficile !</p>
<h3>8. QUI DIRIGE LA BANQUE DU VATICAN ?</h3>
<p><s><br />
</s> La banque du Vatican ou l’IOR, l’Institut pour les Œuvres de Religion n&rsquo;est pas dirigé par la famille Rothschild. Néanmoins, le président actuel du Conseil de surveillance de l’IOR est François Pauly<sup><a id="post-9103-endnote-ref-67" href="#post-9103-endnote-67">[67]</a></sup>, un banquier luxembourgeois nommé en mars 2026, ancien PDG du groupe Edmond de Rothschild (jusqu&rsquo;en 2023), choisi pour son expertise financière et sa connaissance des structures vaticanes<sup><a id="post-9103-endnote-ref-68" href="#post-9103-endnote-68">[68]</a></sup>. Les liens historiques existent notamment avec des prêts Rothschild au Saint-Siège en 1832 et 1850 sous Grégoire XVI et Pie IX. Mais il n’y a pas officiellement de contrôle actuel par le groupe de Edmond de Rotchschild. François Pauly agit comme cadre indépendant pour assurer transparence et conformité. L&rsquo;IOR gère environ 6-7 milliards € d&rsquo;actifs pour œuvres caritatives, sans intervention directe du groupe Rotschild. Selon les rapports de 2024<sup><a id="post-9103-endnote-ref-69" href="#post-9103-endnote-69">[69]</a></sup>, les actifs de l&rsquo;IOR seraient constitués de 5,7 milliards € en dépôts, comptes, gestion d&rsquo;actifs provenant principalement de dons des fidèles (oblations, Peter&rsquo;s Pence), des dépôts des diocèses et des congrégations religieuses mondiales, ainsi que des revenus d&rsquo;investissements éthiques (obligations, immobilier) destinés à des œuvres caritatives.</p>
<p>Il importe de rappeler que la Banque du Vatican a eu des « relations » historiques ambiguës avec la Mafia. En effet, l&rsquo;IOR a été lié à la mafia sicilienne (Cosa Nostra) via le scandale Banco Ambrosiano (1982), où il a servi de canal pour blanchir des fonds mafieux (1,3 milliard USD perdus), impliquant Michele Sindona et Roberto Calvi (suicidé sous le Pont de Londres) ; des réformes post-2013 ont fermé les comptes suspects<sup><a id="post-9103-endnote-ref-70" href="#post-9103-endnote-70">[70]</a></sup>.</p>
<h3>9. RÉALISATIONS CLÉS DU PAPE EN AFRIQUE</h3>
<p>Le Pape Léon XIV a obtenu quelques réalisations importantes au cours de sa mission africaine entre le 13 et le 23 avril 2026. En sa double qualité de chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques et souverain de la Cité du Vatican, son premier grand voyage apostolique se résume à :</p>
<p>6.1 Un dialogue interreligieux : Visite à la Grande Mosquée d&rsquo;Alger et rencontre avec des imams pour promouvoir la coexistence chrétiens-musulmans<sup><a id="post-9103-endnote-ref-71" href="#post-9103-endnote-71">[71]</a></sup> ;</p>
<p>6.2 Un espoir de Paix au Cameroun : Messe œcuménique à Bamenda avec chefs traditionnels et leaders musulmans pour apaiser la crise anglophone<sup><a id="post-9103-endnote-ref-72" href="#post-9103-endnote-72">[72]</a></sup> ;</p>
<p>6.3 Une dénonciation de la corruption : Appel direct aux présidents autocrates (Tebboune, Biya, Lourenço, Nguesso,) à « briser les chaînes de la corruption » et cesser la « colonisation des ressources »<sup><a id="post-9103-endnote-ref-73" href="#post-9103-endnote-73">[73]</a></sup> ;</p>
<p>6.4 Les pèlerinages spirituels avec Mama Muxima en Angola et sa quête de retrouver les traces de Saint Augustin à Annaba en Algérie, renforçant l&rsquo;héritage africain de l&rsquo;Église<sup><a id="post-9103-endnote-ref-74" href="#post-9103-endnote-74">[74]</a></sup> ;</p>
<p>6.5 Un renouveau de la vitalité catholique africaine avec la mise en lumière des 280 millions de catholiques africains (20 % du total mondial) comme avenir de l&rsquo;Église universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-75" href="#post-9103-endnote-75">[75]</a></sup>.</p>
<h3>10. LÉON XIV : LE PAPE DU SUD GLOBAL ?</h3>
<p>Le pape Léon XIV utilise sa puissante base africaine de 281 millions de catholiques (20 % du catholicisme mondial) comme bouclier moral face à Donald Trump, tout en prêchant l&rsquo;Évangile sans complaisance envers les puissants.</p>
<p>Sa tournée africaine d&rsquo;avril 2026 consacre le Vatican comme voix prophétique défendant un Sud global, indépendant de la première puissance mondiale, captant l&rsquo;attention médiatique planétaire par ses piques directes à Trump et ses appels à la paix universelle. Mais, Léon XIV vient de prendre la stature du Pape des exclus universels. Il transcende le Sud géopolitique pour incarner les « petits ou oubliés du monde » – à savoir les pauvres, les migrants, les victimes de guerres et du terrorisme, les minorités persécutées –, de l&rsquo;Amazonie aux banlieues européennes, en passant par l’Afrique sans certains chefs d’Etat et leurs oligarchies, suivant en cela l&rsquo;héritage des Papes se focalisant d’abord sur les laissés pour compte, véritables héritiers du monde de l’après et de l’au-delà.</p>
<p>En définitive, il convient de rappeler que Dieu est esprit et c’est sur la terre africaine qu’il a été vénéré comme tel depuis l’origine des cultes à un Dieu unique. Peut-être est-ce ce que le Pape est venu aussi chercher en Afrique ?</p>
<h3>11. L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE : UN GRAND PROPRIÉTAIRE TERRIEN EN AFRIQUE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique détient d&rsquo;importantes propriétés foncières en Afrique, acquises souvent lors des phases iniques de la colonisation, notamment via des concessions coloniales à missionnaires. Par exemple, au Cameroun, l’église catholique est le 2<sup>e</sup> plus grand propriétaire après l&rsquo;État, avec majoritairement des écoles, des hôpitaux, des paroisses sur des milliers d&rsquo;hectares. En République démocratique du Congo, il y a aujourd’hui de nombreux conflits fonciers persistants avec les populations autochtones réclament la restitution des terres « spoliées » depuis 1889. On ne peut pas parler d’usurpation systématique notamment des terres reçues « légalement » par un jeu entre les colons et les États. Mais les tensions montent dès que les bénéfices tirés de ces ressources foncières ne profitent pas aux populations locales.</p>
<p>De fait, il faut bien constater la défaillance étatique que l’Eglise catholique tente de combler. L’Église gère 40 % des écoles, 50 % des hôpitaux, 600 établissements de santé au Cameroun.</p>
<p>Au Burkina Faso, 468 000 élèves sont formés dans les écoles catholiques avec plus de 20 000 enseignants, près de 2 millions de patients par an sont traités dans ses cliniques. Des services importants sont aussi fournis et deviennent indispensables dans les zones rurales où les États sont absents. On peut citer l’administration de vaccins, de soins gratuits, la création d’orphelinats, de foyers pour personnes âgées et handicapées.</p>
<p>La problématique est paradoxale avec une perception d&rsquo;une Église riche avec une population pauvre à qui l’on promet le paradis après la mort. Cela alimente les ressentiments, malgré le principe canonique du <em>« bien pour tous ».</em> Il y a urgence que l’Eglise catholique reconsidère son <em>« droit à la propriété »</em> à la lumière de sa propre histoire en Afrique et trouve des formes nouvelles de solutions postcoloniales fondées sur le partenariat État/Église/populations locales afin de sécuriser le foncier de manière plus équitable pour faciliter la création de richesses par le travail. Ces défis fonciers historiques permettent malgré tout de mettre en lumière le rôle positif dominant de l&rsquo;Église qui compense les défaillances vitales de l’Etat, notamment dans la santé et l’éducation<sup><a id="post-9103-endnote-ref-76" href="#post-9103-endnote-76">[76]</a></sup>.</p>
<p>Il existe encore ici et là des manipulations spirituelles massives promettant le paradis contre la cession de terres et de biens matériels. Mais, l’Église catholique est devenue grand propriétaire terrien en Afrique principalement par des concessions coloniales et donations historiques. La colonisation entre 1880-1960 par des États coloniaux comme la Belgique, la France et le Portugal a permis la cession de milliers d&rsquo;hectares aux missionnaires, utilisés souvent pour des missions, écoles, hôpitaux, mais parfois aussi pour le formatage de la pensée. Le principe aussi des donations volontaires ont conduit des familles locales, des chefs traditionnels, etc. à léguer des terres à l&rsquo;Église dès l’époque coloniale, souvent en reconnaissance pour des services comme l’éducation et la santé. Il y a eu des mécanismes d&rsquo;acquisition comme les concordats notamment des accords État colonial/Église qui permettaient de garantir des propriétés perpétuelles notamment au Congo en 1906.</p>
<p>Après les indépendances, les États africains ont souvent laissé l’Église gérer des infrastructures vitales sur ses terres<sup><a id="post-9103-endnote-ref-77" href="#post-9103-endnote-77">[77]</a></sup>. Par la suite, de nombreuses acquisitions du foncier africain se sont opérées grâce à l’achat direct, à savoir l’épargne accumulée des missionnaires sous forme de dimes, quêtes et dons qui permettait ainsi des acquisitions légales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-78" href="#post-9103-endnote-78">[78]</a></sup>. De fait, l’implantation monastique catholique en Afrique s’est faite souvent sur de vastes domaines acquis historiquement dans des conditions peu recommandables. Ce <em>« péché originel »</em> de l’église catholique en Afrique devrait faire l’objet de renégociation au profit des populations pauvres et dépossédées.</p>
<h3>12. TENSIONS INTERNES AU SEIN DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AFRICAINE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique africaine fait face à plusieurs tensions internes qui reflètent à la fois son dynamisme et ses défis structurels. Ces divisions, souvent exacerbées par des contextes locaux, n&rsquo;ont pas encore menacé son unité globale mais alimentent des débats récurrents.</p>
<h4>12.1 Conflits évêques-religieux</h4>
<p>Des frictions marquées opposent évêques et communautés religieuses (prêtres, religieuses), perçus parfois comme subordonnés plutôt que partenaires égaux. Cela a conduit à des fermetures de congrégations dans certains diocèses, notamment en Afrique de l&rsquo;Est et centrale, selon des théologiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-79" href="#post-9103-endnote-79">[79]</a></sup> du PACTPAN (Pan-African Catholic Theology and Pastoral Network) et COMSAM (Conférence des Supérieurs Majeurs d&rsquo;Afrique et Madagascar)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-80" href="#post-9103-endnote-80">[80]</a></sup>.</p>
<h4>12.2 Débats doctrinaux internes</h4>
<p>Les questions sociétales divisent : le conservatisme sur le mariage, la famille, l&rsquo;homosexualité et le rôle des femmes contraste avec des appels à plus d&rsquo;autonomie locale face à Rome. L&rsquo;incarnation africaine du catholicisme (liturgie, inculturation) suscite aussi des oppositions entre traditionalistes et réformateurs.</p>
<h4>12.3 Pressions tribales et œcuméniques</h4>
<p>Dans plusieurs pays comme le Rwanda, le Burundi, des haines ethniques ont fracturé les communautés catholiques, sapant l&rsquo;idéal fraternel. Par ailleurs, la concurrence évangélique, charismatique et pentecôtiste attise des rivalités doctrinales, amplifiées sur les réseaux sociaux. L&rsquo;Église catholique a demandé pardon pour son rôle dans le génocide rwandais. Les évêques rwandais ont exprimé des excuses publiques en 2000 pour les catholiques impliqués dans les massacres, lues dans toutes les paroisses<sup><a id="post-9103-endnote-ref-81" href="#post-9103-endnote-81">[81]</a></sup>.</p>
<h4>12.4 Autonomie vs centralisme</h4>
<p>Certains diocèses africains revendiquent plus d&rsquo;indépendance face au Vatican, perçu comme trop occidental, tandis que d&rsquo;autres craignent une dilution de l&rsquo;orthodoxie. Ces tensions s&rsquo;observent lors de synodes, où l&rsquo;Afrique pèse de plus en plus et impose pour le moment son approche relativement <em>« conservatrice »</em>. Il ne faudrait pas que ces différences finissent par créer le <em>« schisme »</em> tant redouté.</p>
<p>Il est paradoxal que l’Eglise catholique au nord s’accommode de <em>« l’homosexualité »</em> souvent associée à des scandales sur la <em>« pédophilie »</em> alors qu’elle refuse la <em>« polygamie » </em>en Afrique<em>,</em> y compris parfois celle des prêtres en Afrique… Le principe du célibat du prêtre demeure un problème au sein de l’Eglise catholique.</p>
<h4>12.5 Contre-pouvoir au bénéfice des populations ?</h4>
<p>En général en Afrique, l’Eglise catholique est plutôt alignée ou tout au moins ne dérange pas le pouvoir en place. Il y a toutefois des exceptions. La même église devient un véritable contrepouvoir notamment en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>. La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) dénonce régulièrement la corruption, les conflits (comme à l&rsquo;Est), les violations des droits humains et la contre-vérité des urnes. Elle agit ainsi comme une médiatrice impartiale et mobilisant les fidèles pour la paix et la démocratie. Cependant, des critiques soulignent un risque de politisation excessive, où elle supplée une opposition faible, pouvant la transformer en acteur partisan plutôt qu&rsquo;en guide spirituel neutre. Son impact positif reste net face à un État souvent défaillant, renforçant sa légitimité populaire.</p>
<p>La République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) compte environ 55-60 millions de catholiques, faisant d&rsquo;elle le plus grand pays catholique francophone au monde, surpassant la France (environ 40 millions). Cette présence massive illustre l&rsquo;influence du Saint-Siège via la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), qui gère un tiers des écoles et 40 % des infrastructures de santé. On peut y percevoir l’influence vaticane en action. En effet, l’Église y opère comme une <em>« machine »</em> efficace dans l&rsquo;éducation, la santé et la médiation politique, palliant les faiblesses étatiques depuis l&rsquo;ère coloniale belge. Elle a joué un rôle clé en 2018 pour forcer le départ de l’ex-Président Joseph Kabila via des marches massives et un accord national, puis en observant les élections.</p>
<h3>13. LE SAINT-SIÈGE MET-IL SA PUISSANCE AU SERVICE DE LA SOUVERAINETÉ AFRICAINE ?</h3>
<p>La réponse est clairement non. Le Saint-Siège n&rsquo;utilise pas prioritairement sa puissance africaine pour promouvoir la souveraineté des États africains, mais plutôt pour défendre ses intérêts spirituels, diplomatiques et moraux, tout en jouant un rôle de médiateur neutre. Historiquement, le Vatican a cherché à dissocier ses missions des ambitions coloniales européennes, favorisant l&rsquo;autonomie du clergé local (comme en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> sous Pie XII), sans toutefois s&rsquo;opposer frontalement aux puissances impérialistes.</p>
<h4>13.1 Diplomatie morale, non interventionniste</h4>
<p>Le Saint-Siège exerce une influence via la neutralité et l&rsquo;autorité morale, comme lors des médiations en RCA ou Soudan du Sud, où il facilite la paix sans imposer de souveraineté politique. Sa politique étrangère, reconnue souveraine depuis les accords du Latran (1929), privilégie la justice sociale et le dialogue interreligieux plutôt que des revendications anticoloniales directes.</p>
<h4>13.2 Limites face à la souveraineté africaine</h4>
<p>L’église est elle-même perçue parfois comme une « puissance étrangère » en décalage culturel, le Vatican consolide son réseau (écoles, santé) pour asseoir son rôle central, mais évite les confrontations avec les régimes locaux ou les influences néocoloniales (France, Chine). La tournée de Léon XIV (avril 2026) renforce cette stratégie : dialogue avec des régimes variés pour une médiation et un engagement social, non pour une souveraineté accrue.</p>
<h4>13.3 Bénéfice indirect pour l&rsquo;Afrique</h4>
<p>Indirectement, cette présence soutient la stabilité et les droits humains, palliant les faiblesses étatiques (ex. <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>), mais reste subordonnée à la mission évangélisatrice plutôt qu&rsquo;à un agenda souverainiste panafricain.</p>
<h4>13.4 Education : résultats mitigés au sommet de l’Etat</h4>
<p>Le problème est de savoir pourquoi l’église catholique qui a misé sur l’éducation avec des écoles, des universités, des séminaires et a produit des dirigeants africains sortis de ses rangs, constate que de nombreux dirigeants publics comme privés ayant fréquenté les écoles catholiques sont de véritables corrompus ou tortionnaires non respectueux des droits des citoyens et des peuples africains ?</p>
<p>L&rsquo;Église catholique en Afrique, via son vaste réseau éducatif, a formé de nombreux leaders, mais déplore souvent que des valeurs comme l&rsquo;intégrité et la justice ne survivent pas à l&rsquo;exercice du pouvoir, minées par la corruption systémique et les pressions politiques. Ce paradoxe s&rsquo;explique par des facteurs comme la cooptation par les régimes, la pauvreté ambiante favorisant la corruption, et une éducation morale parfois théorique face à des réalités brutales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-82" href="#post-9103-endnote-82">[82]</a></sup>. On peut citer quelques cas (voir le tableau joint) :</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="3"><strong>AFRIQUE : EXEMPLES DE DIRIGEANTS FORMÉS PAR L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Dirigeant</strong></th>
<th><strong>Éducation catholique</strong></th>
<th><strong>Comportement au pouvoir</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Paul Biya (Cameroun, Président depuis 1982)</td>
<td>Éduqué au lycée général Leclerc et séminaire d&rsquo;Édea (catholique)</td>
<td>Accusé de corruption massive, violations des droits humains, modification constitutionnelle pour briguer 7 mandats ; répression des opposants.</td>
</tr>
<tr>
<td>Joseph Kabila (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, Président 2001-2019)</td>
<td>Collège Cardinal Malula et études au Séminaire de Lisala (catholiques)</td>
<td>Fraudes électorales 2018, népotisme, pillage ressources minières malgré médiation CENCO ; tentative de 3e mandat anticonstitutionnel.</td>
</tr>
<tr>
<td>Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale, Président depuis 1979)</td>
<td>École primaire et secondaire catholique à Bata (missionnaires espagnols)</td>
<td>Régime le plus corrompu au monde (<acronym title="Transparency International">TI</acronym> 2025), torture, exécutions extrajudiciaires ; constitution violée pour perpétuité au pouvoir.</td>
</tr>
<tr>
<td>Yoweri Museveni (Ouganda, président depuis 1986)</td>
<td>Primaires au Kyamate Catholic College, études influencées par jésuites</td>
<td>Autoritarisme croissant, corruption endémique (scandales pétrole), répression LGBTQ+ et opposition ; 6 mandats anticonstitutionnels.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’argument selon lequel ces structures éducatives font concurrence à l’Etat ne peut prospérer. Il ne s’agit pas d’une concurrence avec l’éducation publique mais plus d’ un palliatif incomplet car l’Etat africain demeure trop souvent absent et défaillant. La réalité est que le vaste réseau de l&rsquo;Église catholique en Afrique, gérant 40-60% des écoles et hôpitaux dans de nombreux pays comme la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> ou le Kenya, pallie effectivement les défaillances étatiques flagrantes.</p>
<h4>13.5 Le Paradoxe de l’indignation</h4>
<p>Ces cas illustrent un véritable <em>« scandale »</em> récurrent dénoncé par les évêques africains : des anciens élèves deviennent des <em>« saints »</em> en théorie mais de véritables « corrompus » ou facilitateurs de cette corruption en pratique, privilégiant le clanisme, l’ésotérisme, le tribalisme et l&rsquo;autoritarisme sur l&rsquo;éthique catholique, chrétienne ou islamique. L&rsquo;Église critique cette dérive mais peine à sanctionner, son rôle se limitant souvent à la dénonciation pastorale sans pouvoir coercitif.</p>
<p>Peut-être qu’il faudra revoir les priorités économiques avant la priorité spirituelle quelle que soit la religion. En effet, la souveraineté économique forge l&rsquo;indépendance spirituelle : un fidèle nourri par son travail résiste mieux aux manipulations religieuses et aux dépendances extérieures (néocolonialiste économique). Des initiatives comme les coopératives catholiques au Kenya ou les programmes islamiques de zakat productive au Sénégal montrent la voie, mais nécessitent une entente interreligieuse pour éviter la ghettoïsation confessionnelle et mutualiser les efforts vers l&rsquo;entrepreneuriat inclusif. Sans cela, la pauvreté spirituelle perdure, enchaînant les peuples à des cultes consuméristes.</p>
<p>Le positionnement de l’église catholique dans le secteur de l’éducation et de la santé provient certes de l’histoire des missionnaires liée à la colonisation, mais aussi de la défaillance de l’Etat africain. L&rsquo;Église opère via services gratuits ou subventionnés (écoles, santé), financés par dons volontaires, palliant les États défaillants sans viser profit ou sujétion. Le Saint-Siège dénonce explicitement le néocolonialisme économique. Les Papes François et Léon XIV ont rappelé ceci : <em>« ôtez vos mains de l&rsquo;Afrique !</em> », se positionnant ainsi en contre-pouvoir moral<sup><a id="post-9103-endnote-ref-83" href="#post-9103-endnote-83">[83]</a></sup>.</p>
<h3>14. MIGRATION CIRCULAIRE SANS RECONQUÊTE SPIRITUELLE</h3>
<p>L&rsquo;inversion des flux missionnaires voit environ 2 500 prêtres africains gérer des paroisses en Europe (France, Belgique) en 2025, face à la sécularisation européenne et au dynamisme démographique africain.</p>
<p>Cette migration circulaire sans reconquête spirituelle marque le dynamisme de la foi africaine. Hier les missionnaires européens évangélisaient l&rsquo;Afrique sous couvert colonial ; aujourd&rsquo;hui, ce sont les prêtres africains qui revitalisent les Églises européennes déclinantes, apportant ferveur et jeunesse<sup><a id="post-9103-endnote-ref-84" href="#post-9103-endnote-84">[84]</a></sup>. Près de 25 % des Prêtres africains assurent les fonctions de prêtres en Europe, tout en poursuivant souvent leurs études. Cette vocation africaine n’a son équivalent que le déclin voire la perte de la vocation et de la foi en Occident. Cette migration circulaire inverse est encouragée par le Vatican. Pape Léon XIV célèbre cette réciprocité comme un « changement d&rsquo;époque ». L&rsquo;Afrique devient poumon spirituel mondial, renversant symboliquement hiérarchies coloniales sans revanche ni prosélytisme agressif<sup><a id="post-9103-endnote-ref-85" href="#post-9103-endnote-85">[85]</a></sup>. Le feu Pape François a bien résumer la situation : il est question <em>« d’évangéliser les évangélisateurs<sup><a id="post-9103-endnote-ref-86" href="#post-9103-endnote-86">[86]</a></sup> ».</em> En 2025 en Europe, 2 500 Prêtres africains gèrent les paroisses désertées par vocations locales. D’où la formule prophétique : le catholicisme post-colonial où le <em>« Sud théologique »</em> féconde le <em>« Nord fatigué »</em>, renversant les flux missionnaires coloniaux sans revanche.</p>
<h3>15. CONCLUSION : ENTRE SÉCURITÉ SANITAIRE ET MODÈLE DU SACERDOCE AFRICAIN DE MELCHISÉDEK</h3>
<p>La visite du Pape Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026 dans quatre pays pétroliers (Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale) est estimée entre 25-40 millions d&rsquo;Euros répartis entre 10-15 M€ pris en charge par le Vatican, et 15-25 million € pris en charge par le pays hôte. Ce budget aurait pu financer 8 à 13 hôpitaux mobiles modernes (à raison de 3 million € par hôpital mobile équipé) permettant d’avancer vers la sécurité sanitaire tout en sauvant des vies.</p>
<p>Alors, les dirigeants africains sont face à un dilemme moral majeur.</p>
<p>Pendant que Léon XIV dénonçait corruption et « tyrans » devant les chefs d’Etat rencontrés lors de sa visite, aucun de ces autocrates n’a mentionné en retour qu’ils allaient faire des efforts pour réduire la corruption ou renoncer à leur pouvoir contesté et accepter de laisser le Peuple souverain choisir librement ses dirigeants.</p>
<p>A partir de l’estimation de sources vérifiées, les flux financiers illicites (corruption, évasion fiscale, etc. dans les 55 pays africains s&rsquo;élèvent à environ 88-90 milliards USD par an selon l&rsquo;Union africaine (en 2025) et Global Financial Integrity, dont une part significative provient des revenus pétroliers notamment des pays suivants : Nigeria, Angola, Algérie.</p>
<p>Seulement 1 % de cette somme constituerait déjà 900 M€/an<sup><a id="post-9103-endnote-ref-87" href="#post-9103-endnote-87">[87]</a></sup>.</p>
<p>Si l’on se limite aux quatre pays visités, il est possible d’estimer les sommes suivantes du manque à gagner pour les populations africaines du fait de la mauvaise gouvernance et de la corruption à savoir :</p>
<ul>
<li>Algérie : estimation autour de 2 milliards € par an suite à des fuites d’hydrocarbures pétro-gaz, mauvaise gestion, corruption, etc.<sup><a id="post-9103-endnote-ref-88" href="#post-9103-endnote-88">[88]</a></sup> ;</li>
<li>Cameroun : 500 millions € par an selon les estimations de Transparency International<sup><a id="post-9103-endnote-ref-89" href="#post-9103-endnote-89">[89]</a></sup> ;</li>
<li>Angola : 20 % des revenus pétroliers détournés, soit environ 1 milliard € par an selon Global Witness<sup><a id="post-9103-endnote-ref-90" href="#post-9103-endnote-90">[90]</a></sup> ;</li>
<li>Guinée Équatoriale : 70 % des revenus pétroliers, soit environ 4 milliards de dollars américains par an perdus, Riggs Bank scandal<sup><a id="post-9103-endnote-ref-91" href="#post-9103-endnote-91">[91]</a></sup>). Il s’agit principalement de cas d’enrichissement personnel, de corruption et de blanchiment d&rsquo;argent… porté devant la justice.</li>
</ul>
<p>Le total du manque à gagner pour les populations africaines concernées, lié entre autres à la mauvaise gouvernance, au détournement et à la corruption pour les quatre pays visités par le Pape Léon XIV, est estimé autour de 5-8 milliards € par an. En ne prenant qu’un (1) %, on obtient une somme oscillante entre 50 et 80 millions €, soit entre 16-26 hôpitaux mobiles à raison d’une moyenne de 3 millions € par hôpital mobile équipé.</p>
<p>En conclusion, l’argent de la corruption et la mauvaise gouvernance qui ont été dénoncés dans ces 4 seuls pays, si utilisé au service des populations, permettrait d’accélérer les avancées vers une souveraineté sanitaire en moins de 10 ans dans chacun de ces pays. Si l’on y rajoute l’économie consistant à ne plus avoir besoin du voyage du Pape pour rappeler les principes de la Maât, à savoir la vérité, la justice, la solidarité, la probité et l’éthique, l’objectif consistant à atteindre une distribution équitable d’accès à la santé pour tous sera rapidement atteint avec un hôpital mobile de proximité à moins d’une heure de transport de chacun des citoyens des pays visités.</p>
<p>Il va de soi que si un pourcentage plus important du manque à gagner pouvait être récupéré pour être mis au service des populations, le Pape pourrait toujours venir bénir un nombre croissant de populations africaines en bonne santé.</p>
<p>Enfin, si 1 % seulement des revenus pétroliers détournés (estimés à 10-20 milliards €/an) était réalloué, l&rsquo;Afrique pourrait équiper 3 000 à 6 000 hôpitaux mobiles, assurant une sécurité sanitaire continentale.</p>
<p>La seule recommandation qui vaille est d’arrêter la corruption. Cela offrirait cent fois plus d&rsquo;impact vital que tous les discours pontificaux ou les discours langue de bois de nombreux dirigeants africains. Le vrai <em>« péché d&rsquo;omission »,</em> des uns et des autres, n&rsquo;est-il pas justement de maintenir des autocrates intouchables au prix de millions de vies privées de santé ? Et là, il ne s’agit pas que de l’Afrique puisque les déserts médicaux existent, et l’impunité qui accompagne la mauvaise gouvernance, un peu partout y compris en dehors de l’Afrique, sont de plus en plus institutionnalisés par une absence de vérité des urnes et de vérité des comptes publics.</p>
<p>Aussi, entre une visite papale en Afrique autocratique, une récurrence de l’impunité face à la mauvaise gouvernance et les priorités sanitaires, il va falloir revoir les affectations budgétaires vers ceux en Afrique qui en ont réellement besoin.</p>
<p>Sur le plan spirituel, Léon XIV apparaît en Afrique comme un Pape qui rejette la langue de bois d’ébène et rappelle le devoir de la vérité, de la justice, de l’éthique dans la vie et plus particulièrement en politique. C’est un Pape qui s’inscrit dans le message africain du grand prêtre noir Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-92" href="#post-9103-endnote-92">[92]</a></sup>, roi de paix et de justice de Salem (actuel Jerusalem) qui a créé l’ordre de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-93" href="#post-9103-endnote-93">[93]</a></sup> et qui demeure un héritier de la Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-94" href="#post-9103-endnote-94">[94]</a></sup>.</p>
<p>Cela peut même poser la question de la généalogie spirituelle de Jésus-Christ et des évolutions parallèle de la lignée spirituelle de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-95" href="#post-9103-endnote-95">[95]</a></sup>, notamment avec le fameux roi « Melchior » et de nombreux anonymes africains et noirs <em>« blanchisés ou sans couleur ou sans « nom » »</em> dans la Bible. Le débat sera long !!!</p>
<p>Et pourtant, c’est bien sur Melchisédek, roi-prêtre-sacrificateur cananéen, (donc Africain) du Très-Haut, indépendant de la généalogie lévitique, que repose le modèle sacerdoce éternel pré-abrahamique. Le Pape Léon XIV gagnerait à promouvoir les expériences parallèles de Dieu en Afrique lors de ses prochaines tournées en Afrique. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>28 avril 2025</p>
<p><a id="post-9103-_Hlk197556288"></a> Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</p>
<p>Directeur général d&rsquo;Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><a href="mailto:yeamaizo@afrocentricity.info">yeamaizo@afrocentricity.info</a></p>
<h3>Notes :</h3>
<ol>
<li id="post-9103-endnote-1">Muzungu B. (1989). « Religions traditionnelles Africaines et théologie Africaine: in <em>Théologie Africaine. Bilan et perspectives</em>. In <em>Actes de la dix-septième semaine théologique de Kinshasa</em>, 2-8 avril 1989, Kinshasa 1989. <a href="#post-9103-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-2">Traoré, A. <em>Le viol de l’imaginaire</em>. Les Editions Fayard : Paris. <a href="#post-9103-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-3">Global Africa Telesud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire <em>Multipolaire</em> animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec. In <em>Global Africa Telesud</em>. Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI, Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA, Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Economiste et Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-4">Oxford (1997). <em>Oxford Dictionary of World Religions. </em> Re-Edition J. Bowker: Oxford. <a href="#post-9103-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-5">Habimana, J.-B. (s.d.). <em>L&rsquo;eschatologie comme point culminant de la révélation</em>. In <em>https://studiapelplinskie.pl.</em> <em>Studi Pellinskie</em>, p. [non spécifié]. Accédé le 23 avril 2026. Voir <a href="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-6">Orobator, A. E. (2019). <em>Confessions of an Animist: Faith and Religion in Africa</em>. Orbis Books : Maryknoll, New York, USA, p. 45.  <a href="#post-9103-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-7">Ubuntu ou <em>« je suis parce que nous sommes »</em> est la philosophie des peuples bantous au cours de la période précoloniale qui définit l&rsquo;humanité par l&rsquo;interdépendance communautaire, où l&rsquo;individu pleinement humain se réalise dans le respect mutuel et la solidarité. Ce concept est une constante dans la spiritualité africaine. Héritière des religions ancestrales africaines, la philosophie Ubuntu incarne l&rsquo;harmonie cosmique en référence à la Maât de l’Egypte ancestrale des pharaons noirs. La vénération du Dieu créateur via des ancêtres éthiques et des rites sacrés permettent d’autoréguler le mal par des interdits communautaires avec en filigrane le principe de l’innocence à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits, ni au divin. <a href="#post-9103-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-8">Basna, L. (2025). « L’âme du continent : Les religions africaines avant et après la colonisation ». 2 décembre 2025. In <em>Les cultures.art. Arts et Cultures du monde</em>.<em> les-cultures.art</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-9">Basna, L. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-10">Neuve-Eglise, A. (2008). « Rencontres islamo-chrétiennes. Abraham, l’ « ami de Dieu » et père du monothéisme ». In <a href="http://www.teheran.ir" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.teheran.ir</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. La Revue de Téhéran</em>. N° 33, août 2008. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-11">Abram s&rsquo;appelle encore Abram lors de sa rencontre avec Melchisédek (Genèse 14:18-20). Il reçoit sa bénédiction et donne la dîme de tout, mais son changement de nom en Abraham intervient plus tard, par Dieu directement (Genèse 17:5). <a href="#post-9103-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-12">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 25. <a href="#post-9103-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-13">Yahvé, ou Yehovah, et bien d’autres noms dérivés du Dieu universel <a href="#post-9103-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-14">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 3. <a href="#post-9103-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-15">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief. </em>Longmans, Green &amp; Co.: London, pp. 45-47. <a href="#post-9103-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-16">Idowu, E. B. (1962). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-17">Bewaji, J. A. I. (1998). “Olodumare: God in Yoruba Belief and the Theistic Problem of Evil”. In <em>African Studies Quarterly.</em> Volume 2, Issue 1. 1998. Accessed 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> and <a href="http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-18">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 2. <a href="#post-9103-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-19">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 4. <a href="#post-9103-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-20">Babayemi, S.O. (1984). “African Concept of God, The Cosmos and Man &#8211; A Yoruba Example”. In <em>Ibadan, Institute of African Studies Seminar Series</em>, February 8, 1984. <a href="#post-9103-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-21">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief</em>. London : Longmans. <a href="#post-9103-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-22">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). <em>Le Renard pâle : la cosmogonie dogon</em>. Paris : Institut d&rsquo;Ethnologie, pp. 17-23. <a href="#post-9103-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-23">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). Op. Cit., pp. 17 et 19. <a href="#post-9103-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-24">Romains 1:20 (Louis Segond) : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l&rsquo;œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables ». En effet, l’Apôtre Paul affirme que le Dieu Créateur se révèle universellement via la création (l’ordre cosmique, la vie, les lois naturelles), rendant l&rsquo;humanité responsable de cette connaissance intuitive – fondement de la théologie naturelle justifiant monothéismes pré-mosaïques africains (Amma, Olodumare), etc. <a href="#post-9103-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-25">Les Colchidiens sont les anciens habitants de la Colchide (Géorgie actuelle). Selon Hérodote (II, 104), ils auraient la peau noire (μέλανες/melanes) et les cheveux crépus (οὐλότριχας/oulotrixas) ; et procédaient à la circoncision originelle dès enfance, apprise auprès des Égyptiens. Hérodote conclut qu’il s’agissait probablement d’une colonie égyptienne (soldats pharaon Sésostris III, -1878). Voir aussi Tsetskhladze, G. R. (2001). <em>The Greek Colonisation of the Black Sea Region</em>.  Peeters Publishers : Leuven :, pp. 45-67. <a href="#post-9103-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-26">Hérodote. (2003). <em>Histoires, Livre II (Égypte)</em>. Traduction Ph.-E. Legrand. Paris : Les Belles Lettres, II, 104, p. 157. Citation exacte (traduction Legrand) : <em>« Pour moi, je l&rsquo;estime (εἴκασα), les Colchidiens sont une colonie des Égyptiens, parce que, comme eux, ils ont la peau noire (μέλανες) et les cheveux crépus (οὐλότριχας). [&#8230;] Les Égyptiens et les Colchidiens ont en commun la circoncision dès l&rsquo;origine (ἀπ’ ἀρχῆς). »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-27">Ça m&rsquo;intéresse. (2023). <em>« Dieu unique : la véritable raison du monothéisme du pharaon Akhenaton »</em>. 6 octobre 2023. In Caminteresse.fr. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-28">Tombe n°25 Ay (vizir), Amarna (-1350). Texte fondateur monothéisme akhenatonien célébrant Aten comme unique créateur universel. Grand Hymne à Aten (tombe d&rsquo;Ay, Amarna)<em>Tu te lèves splendidement à l&rsquo;horizon oriental, </em><em>Ô vivant Aten, principe de vie ! </em><em>Tu rayonnes à l&rsquo;horizon d&rsquo;Orient, tu emplis toute terre de ta beauté. </em><em>Tu es beau, grand, éblouissant, haut au-dessus de toute terre, </em>
<p><em>Tes rayons embrassent les terres jusqu&rsquo;au bout de tout ce que tu as fait. </em></p>
<p><em>Tu es Rê, tu les atteins selon leur nombre, tu les assujettis à ton fils bien-aimé. </em></p>
<p><em>Tu es lointain, mais tes rayons touchent la terre ; </em></p>
<p><em>Tu es dans leurs visages sans qu&rsquo;on voie tes pas.</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-29">Assmann, J. (1997). <em>Moses the Egyptian: The Memory of Egypt in Western Monotheism</em>.  Harvard University Press: Cambridge, MA : pp. 44-58. <a href="#post-9103-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-30">Török, L. (1997). <em>The Kingdom of Kush: Handbook of the Napatan-Meroitic Civilization</em>.  Brill : Leiden, p. 173. « Méroé necropolis contains 255 pyramids [&#8230;] exceeding Egyptian pyramid production. » <a href="#post-9103-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-31">25<sup>e</sup> dynastie : Les Nubiens conquièrent Égypte (-744/-656) avec à leur tête, les pharaons Piye (premier), Taharqa (célèbre, Bible 2 Rois 19). Il s’agit bien de Pharaons noirs. <a href="#post-9103-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-32">Les pharaons qui ont succédé à Akhenton ont restauré le polythéisme.Toutânkhamon (1332-1323) restaure Amon-Rê dès an 2 : édits Amarna détruits, temples rouverts, Akhetaton rasée, briques estampillées « Amon ».Horemheb (1323-1295) achève proscription : noms Akhenaton martelés, statues brisées, prêtres Aten exécutés.Ramsès II (1279-1213) rétablit théocratie amonienne triomphante. <a href="#post-9103-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-33">Assmann, J. (1997). Op. Cit., p. 58. <a href="#post-9103-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-34">Décalogue : Les « Dix Paroles » (Exode 20:1-17, Deutéronome 5:6-21), dix commandements moraux fondamentaux gravés sur tables de pierre que Dieu donne à Moïse au mont Sinaï (~-1300 av. J.-C.) lors de l&rsquo;Alliance sinaïtique. Contenu essentiel : »Je suis YHWH ton Dieu [&#8230;] Tu n&rsquo;auras pas d&rsquo;autres dieux devant moi. » »Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain. » »Tu observeras le jour du sabbat. » »Tu honoreras père et mère. »
<p>« Tu ne tueras point. »</p>
<p>« Tu ne commettras pas d&rsquo;adultère. »</p>
<p>« Tu ne voleras point. »</p>
<p>« Tu ne porteras pas de faux témoignage. »</p>
<p>« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. »</p>
<p>« Tu ne désireras pas&#8230; rien de ce qui est à lui. » <a href="#post-9103-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-35">Assmann, J. (1990). <em>Ma&rsquo;at: Gerechtigkeit und Unsterblichkeit im Alten Ägypten</em>.  C.H. Beck : Munich, p. 23. <em>« Maât incarne le principe divin unique de l&rsquo;ordre cosmique et moral, auquel le pharaon était tenu de se conformer dès la période dynastique archaïque (-3100), bien avant l&rsquo;apparition de la législation biblique. »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-36">Dils, P. (2022). <em>Le Chapitre 125 du Livre des Morts : séquence pédagogique sur le Papyrus BnF Égyptien 106</em>. Université Lumière Lyon 2, Département Histoire des Religions. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.academia.edu/43204643" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.academia.edu/43204643<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-37">Little, K. (1965). “The Political Function of the Poro. Part I”. In <em>Africa.</em> Volume 35, Issue 4, October 1965, pp. 349 – 365. Published by Cambridge University Press, 23 January 2012. Accessed on 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-38">Little, K. (1948). « The Political Function of the Poro. Part I. » In <em>Africa</em>, 18(4), 349-361. <a href="#post-9103-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-39">Pinch, G. (2002). <em>Handbook of Egyptian Mythology</em>. Santa Barbara, CA : ABC-CLIO, pp. 130-135. <a href="#post-9103-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-40">Marsailly, M. (2023). « Le Sacré en Égypte ancienne. Le culte d’Osiris, dieu de l’Au-delà et de l’Éternité, prend de l’ampleur au Moyen Empire ». 21 décembre 2021. In <em>blogostelle.com</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-41">Agenzia Fides (2023). <em>Les statistiques de l’église catholique 2025. Octobre Missionnaire : XCIX Journée Mondiale des Missions.</em> 19 octobre 2025. In <em>press.vatican.va</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-42">Supertino, G. (2023). « L’Afrique est-elle l’avenir du catholicisme (et le prochain pape sera-t-il africain) ? ». 29 janvier 2023. In <em>Le Monde des religions</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-42">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-43">ATLASOCIO (2021). « Classement des États d&rsquo;Afrique par nombre de catholiques ». In <em>Atlasocio.com.</em> 26 janvier 2021. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; il s’agit d’estimations à partir de statistiques de 2021 faute de statistiques récentes. <a href="#post-9103-endnote-ref-43">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-44">Le Saint-Siège (2026). « Voyage apostolique du Saint-Père en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale [13-23 avril 2026] ». 13 avril 2026. Déclarations du Directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, 25 février 2026. In <em>www.vatican.va.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-44">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-45">Le Monde avec AFP (2026). « Emmanuel Macron et Léon XIV estiment que l’action pour la paix est « un devoir et une exigence » ». 10 avril 2026.In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Les deux chefs d&rsquo;État (Vatican et France) auraient discuté des situations de conflit mondiales notamment le Moyen-Orient, le Liban, l’Iran, Jérusalem), plus globalement de la paix internationale et des enjeux bilatéraux France-Saint-Siège notamment les droits humains, la dissuasion nucléaire, l’ euthanasie. Le Président Macron a relayé une invitation officielle en France pour une visite du Pape à Paris et à Lourdes pour porter la paix malgré de nombreuses divergences doctrinales. <a href="#post-9103-endnote-ref-45">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-46">CATH.CH (2026). « En visite au Vatican, Emmanuel Macron a passé près d&rsquo;une heure avec Léon XIV ». 10 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; <a href="#post-9103-endnote-ref-46">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-47">Vidjingninou, F. (2026). «  Léon XIV en Afrique : ce que le voyage révèle du pontificat ». 24 avril 2026. In <a href="http://www.revueconflits.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.revueconflits.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 25 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-47">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-48">Addi, L. (2024). «  Le système de pouvoir en Algérie, son origine et ses évolutions ». 31 juillet 2024. In <a href="http://www.lesemeurs.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lesemeurs.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 24 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Depuis 2019, après la chute du Président Bouteflika, le Président Tebboune a centralisé les leviers : contrôle de l&rsquo;armée, justice, médias d&rsquo;État et nominations clés. Second mandat (2024-2029) avec 84,3% des voix, confirmant cette emprise. <a href="#post-9103-endnote-ref-48">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-49">Africandefenders (2022). « Algérie: L’escalade de la répression menace la survie de la société civile indépendante ». 23 février 2022. In <em>africandefenders.org.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Il y a eu une grande répression de la société civile par le passé. En effet, depuis 2021, on assiste en Algérie à la fermeture de l&rsquo;espace civique post-Hirak (arrestations massives, interdictions de manifestations, poursuites judiciaires contre <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> et militants). En 2025, de nouvelles lois sécuritaires (Code pénal, mobilisation générale) ont renforcé la répression des libertés d&rsquo;expression et d&rsquo;association et museler les médias. Par ailleurs, la conservation du pouvoir s’est accrue avec des élections présidentielles du 7 septembre 2024 (94% de participation contestée), une réélection écrasante malgré boycott de l&rsquo;opposition et absence de contre-pouvoirs. Il s’agit d’un système militaro-politique hérité avec un État-Major au cœur d’un système d’affairistes.Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). « Algérie : la société civile alerte sur les dérives autoritaires en Algérie ». 11 juillet 2025. In Fédération internationale pour les droits humains (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) et l’Organisation mondiale contre la torture (<acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym>), et l’Observatoire pour la protection des défenseures des droits humains. <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-49">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-50">Badiane, O. (2026). « Après 41 ans au pouvoir, Denis Sassou Nguesso en lice pour un nouveau mandat à la tête du Congo ». 12 mars 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Denis Sassou Nguesso a passé 41 ans au pouvoir a dirigé le Congo de 1979 à 1992, puis au pouvoir depuis 1997 et vient d’être réélu à 82 ans le 15 mars 2026 pour un mandat de cinq (5) ans selon la Constitution réajustée pour supprimer la limite d’ »âge et autorisant trois mandats. <a href="#post-9103-endnote-ref-50">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-51">Le Président João Lourenço est au pouvoir en Angola depuis le 26 septembre 2017, date de son investiture officielle comme troisième président de la République, après les élections législatives du 23 août 2017 où son parti MPLA a obtenu la majorité mais contestée. Il a succédé à José Eduardo dos Santos (1979-2017) et a été réélu en 2022 pour un second mandat (jusqu&rsquo;en 2027). <a href="#post-9103-endnote-ref-51">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-52">Monteau, F. (2025). « Au Togo, Faure Gnassingbé devient président du conseil et s’assure de rester au pouvoir ». 06 mai 2025. In <em>www.lemonde.fr/afrique</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.Faure Gnassingbé est au pouvoir au Togo depuis le 5 février 2005.Il a succédé à son père suite à un coup d’Etat militaire sanglant avec plus de 2000 morts. Son père : Eyadéma Gnassingbé, Président de 1967 à 2005 (38 ans au pouvoir) est décédé le 5 février 2005. C’est l&rsquo;armée togolaise qui a immédiatement nommé Faure président par intérim, contournant la Constitution (qui prévoyait le Président de l&rsquo;Assemblée nationale. Les élections du 24 avril 2005 sont largement contestées et depuis il en a été de même pour toutes les élections présidentielles et législatives et autres. Officiellement réélu en 2010, 2015, 2020, 2025. Depuis mai 2025, il est président du Conseil des ministres suite à une modification anticonstitutionnelle et illégale de la Constitution de 1992 approuvé par le Peuple togolais. La nouvelle 5<sup>e</sup> République parlementaire permet d’éviter le suffrage universel direct et permet de concentrer tout le pouvoir exécutif sans limitation de mandats. On assiste donc au Togo à une dynastie Gnassingbé de plus de 59 ans de pouvoir familial ininterrompu (1967-2026), l&rsquo;une des plus longues d&rsquo;Afrique. <a href="#post-9103-endnote-ref-52">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-53">République du Congo (2025). « Coopération : Un message personnel du pape Léon XIV au président Denis Sassou-NGuesso ». 30 Juillet 2025. In <em>gouvernement.cg.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Denis Sassou Nguesso dirige le Congo depuis 1979 (avec une interruption de 1992 à 1997), soit 47 ans au pouvoir en 2026. Il a été réélu en mars 2026 pour un 5e mandat avec 94,82% des voix. La répression s&rsquo;est intensifiée depuis 2015 avec le référendum constitutionnel : arrestations massives d&rsquo;opposants, tortures et exécutions sommaires dans la région du Pool, plus de 100 prisonniers politiques recensés. En comparaison avec le système du pape Léon XIV, Denis Sassou Nguesso exerce un pouvoir militaire absolu soutenu par son parti unique et les revenus pétroliers (90 % du budget), tandis que Léon XIV gouverne par élection cardinalice avec un pouvoir théoriquement absolu mais limité à l&rsquo;influence morale. Le Président Sassou Nguesso réprime par la prison, l&rsquo;armée et les tortures physiques ; le pape influence sans coercition grâce à sa légitimité spirituelle auprès de 1,4 milliard de fidèles. Le premier prépare une succession contrôlée à son fils Denis-Christel ; le second laisse un conclave indépendant décider. Les deux systèmes sont opaques (budget pétrolier congolais secret vs comptes du Vatican partiellement publiés), mais le Président Sassou Nguesso maintient 47 ans de règne par la violence, tandis que le pape Léon XIV exerce un mandat à vie électif sans armée ni prison. Finalement, l’investiture a eu lieu le 16 avril 2026, Denis Sassou Nguesso prête serment pour un nouveau mandat de 5 ans après sa réélection au 15 mars 2026 avec 94,82 % des voix. Néanmoins, la répression continue. En mai 2025 en période pré-électorale, l&rsquo;opposant Lassy Mbouity a été enlevé et séquestré 10 jours, confirmant la tension persistante avant les élections de mars 2026. Concernant ses relations avec le Pape, en juillet 2025, le nonce apostolique a transmis un message personnel de Léon XIV à Sassou Nguesso, renforçant les liens diplomatiques malgré les critiques papales sur la corruption et l’opacité des comptes par pays du Vatican. Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). «  Congo-Brazzaville : inquiétudes de la société civile sur la situation politique et l’espace démocratique à l’approche des élections générales ». 27 juin 2025. In <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> Déclaration sur le Congo. In <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-53">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-54">Baude, C. (2025). « Paul Biya réélu : colère et répression au Cameroun ». 31 octobre 2025. In <a href="http://www.politis.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.politis.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Paul Biya dirige le Cameroun depuis le 6 novembre 1982 (43 ans en 2026), après avoir succédé à Ahmadou Ahidjo. Réélu en octobre 2025 pour un 8<sup>e</sup> mandat à 92 ans avec 53,66 % des voix, malgré contestations massives. La répression existe. En effet, depuis 2025, des manifestations post-électorales ont été violemment dispersées (23 morts reconnus), 1 000 arrestations à Douala, « villes mortes » imposées ; la crise séparatiste anglophone (2017-2026) avec plus de 6 000 morts. La relation avec le Pape Léon XIV est vivace avec un accueil protocolaire le 15 avril 2026 à Yaoundé. Le pape appelle à « briser les chaînes de la corruption » devant Biya, discours direct perçu comme un avertissement. <a href="#post-9103-endnote-ref-54">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-55">Douet, M. (2026). « En Ouganda, Yoweri Museveni, le vieux guérillero qui brigue un septième mandat ». 15 janvier 2026. In <a href="http://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda est au pouvoir depuis le 29 janvier 1986 (40 ans en 2026), après sa guérilla contre le Président Obote. Il a été réélu janvier 2026 pour un 7<sup>e</sup> mandat contesté de (71 %) dans un climat répressif. La répression post-2026 s’est soldée par des dizaines de morts, des centaines d’arrestations (Bobi Wine en clandestinité, Kizza Besigye emprisonné), plus de 10 <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> suspendues, des violences contre journalistes. Sa relation avec le pape se limite à des contacts diplomatiques réguliers, mais Léon XIV critique le népotisme (fils Muhoozi héritier présumé) et la répression. <a href="#post-9103-endnote-ref-55">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-56">Berger, H. (2026). “Trump Criticizes Pope Leo on Truth Social”. 13 April 2026. In <a href="http://www.theamericanconservative.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.theamericanconservative.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed on 24<sup>th</sup> of April 2026. Retrieved from <a href="https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-56">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-57">Le Huffpost (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques de Trump : « Je n’ai pas peur de son administration » ». 12 avril 2026. In <a href="http://www.dailymotion.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dailymotion.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-57">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-58">Belouezzane, S. (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques du président américain : « Je n’ai peur ni de l’administration Trump ni de dire le message de l’Evangile ». 13 avril 2026. In <em>Le Monde. </em><a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026<em>. </em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-58">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-59">Belouezzane, S. (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-59">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-60">Léon XIV (2026, 22 avril). <em>Conférence de presse finale du voyage apostolique en Afrique</em>. In Vatican News. <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vaticannews.va/fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-60">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-61">Washington Post (2018). “<em>Trump berates African countries as &lsquo;shithole nations&rsquo; during White House meeting”</em>. 12 january 2018. In <a href="http://www.washingtonpost.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.washingtonpost.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 24 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-61">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-62">Le Saint Siège (2015).<em> « Lettre Encyclique </em><strong><em>Laudato Si’ </em></strong><em>Du Saint-Père </em><strong><em>François </em></strong><em>Sur La Sauvegarde De La Maison Commune ». </em>24 mai 2015. In <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>François </em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals.index.html#encyclicals" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>Encycliques</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir </em><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-62">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-63">Le Saint Siège (2015). Op. Cit. Encyclique <em>Laudato Si&rsquo;</em> du pape François (24 mai 2015), paragraphe 51 :<br />
<em>« Une réelle approche écologique devient toujours un problème social qui est indissociablement écologique et social, et qui se traduit par la soumission de tout programme économique à l’exigence éthique du bien commun. » Voir le </em>Texte intégral : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-63">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-64">Comby, K. (2025). « Le pape est un chef d&rsquo;Etat, mais quel est son pouvoir réel ? ». 18 mai 2025. In <em>Capital. </em><a href="http://www.capital.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.capital.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-64">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-65">Agence Afrique (2024). « Burkina Faso: Déploiement de quinze cliniques mobiles d’un coût de 15 milliards de Fcfa, dans les 15 régions du pays ». 26 juillet 2024. In <a href="http://www.agenceafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.agenceafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-65">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-66">Contacter Afrocentricity Think Tank, <a href="mailto:info@afrocentricity.info">info@afrocentricity.info</a> pour des précisions et détails. <a href="#post-9103-endnote-ref-66">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-67">François Pauly succède à Jean-Baptiste de Franssu (2014-2026) après un processus planifié, choisi pour son expertise financière européenne et sa connaissance préalable des structures vaticanes (conseil d&rsquo;administration du Fonds de pension du Saint-Siège 2017-2021). Pauly est un cadre expérimenté ayant travaillé pour plusieurs institutions financières, dont Edmond de Rothschild, mais sans contrôle familial Rothschild sur la banque vaticane. <a href="#post-9103-endnote-ref-67">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-68">CATCH (2026). « La &lsquo;banque du Vatican&rsquo; est confiée au financier luxembourgeois François Pauly ». 25 mars 2026. In <a href="http://www.cath.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.cath.ch</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-68">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-69">Vatican News (2024). « Rapport 2023 de l&rsquo;IOR: 30,6 millions d&rsquo;euros de bénéfices ». In <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.vaticannews.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>14 juin 2024. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-69">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-70">Le Monde (1992). « Dix ans après la faillite du Banco Ambrosiano La justice milanaise condamne à des peines de prison deux hommes d&rsquo;affaires italiens ». 18 avril 1992. In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ;Le Scandale Banco Ambrosiano &#8211; IOR (1982) : En 1982, l&rsquo;IOR (banque du Vatican), dirigée par Mgr Paul Marcinkus, était actionnaire principal du Banco Ambrosiano, qui fit faillite avec 1,3 milliard USD de pertes dues au blanchiment mafieux (Cosa Nostra).Blanchiment : Michele Sindona (banquier mafieux) et Roberto Calvi (président Ambrosiano) utilisaient des lettres de garantie de l&rsquo;IOR pour transférer des fonds illicites.Mort de Calvi : Le 18 juin 1982, Roberto Calvi est retrouvé pendu sous le Pont des Blackfriars à Londres – officiellement suicide, mais enquête conclura à meurtre mafieux (P2, mafia).Conséquences judiciaires : Le 16 avril 1992, tribunal de Milan condamne 34 personnes pour faillite frauduleuse, dont Licio Gelli (18,5 ans, loge P2) et Umberto Ortolani (19 ans). <a href="#post-9103-endnote-ref-70">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-71">Badiane, O., Njie, P. (2026). « <em>Que faut-il retenir de la tournée du pape Léon XIV en Afrique ? ». </em>24 avril 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-71">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-72">Rédaction Africanews (2026). « <em>Les 4 pays africains que le pape Léon XIV visitera en 11 jours ».</em> In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-72">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-73">Euronews (2026). « Le pape Léon XIV condamne la colonisation des ressources minérales de l&rsquo;Afrique en Guinée équatoriale ». 22 avril 2026. In fr.euronews.com. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-73">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-74">Rédaction Africanews (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-74">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-75">Zenit (2025). <em>L&rsquo;Afrique, nouveau cœur battant de la croissance catholique</em>. 15 octobre 2025. In <em>fr.zenit.org</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-75">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-76">Kpongo, I. (2004). <em>Le patrimoine foncier de l&rsquo;Église catholique en Afrique : l&rsquo;exemple du diocèse de Budjala en République démocratique du Congo. T</em>hèse de Doctorat en Sociologie du développement. 2004. Université Paris 1. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://theses.fr/2004PA010576" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://theses.fr/2004PA010576<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-76">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-77">Agenzia Fides (2026). « Léon XIV en Afrique &#8211; Cameroun : l&rsquo;importante contribution de l&rsquo;Église à la santé et à l&rsquo;éducation ». 10 avril 2026. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-77">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-78">De Lespinay, C. (2007). « Camille Iwewe Kpongo. Usages et enjeux du patrimoine foncier de l’Église Catholique du Congo ». In <em>Droit et cultures</em> [En ligne], 53 | 2007-1, mis en ligne le 18 mai 2009, consulté le 27 avril 2026. URL : http://journals.openedition.org/droitcultures/594 ; DOI : https://doi.org/10.4000/droitcultures.594 <a href="#post-9103-endnote-ref-78">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-79">Tabar R. (2008). « Théologie des religions traditionnelles Africaines ». In <em>Recherches de science religieuse.</em> 2008/3 t. 96, p. 327-341. <a href="#post-9103-endnote-ref-79">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-80">Aineah, A. (2024). « <strong>Les théologiens s&rsquo;inquiètent des « tensions et conflits » entre les diocèses et les communautés religieuses en Afrique ». 3 août 2024. In</strong> <a href="http://www.aciafrique.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.aciafrique.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-80">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-81">Africanews (2024). « Rwanda : l&rsquo;église catholique demande pardon pour ses fidèles impliqués dans le génocide ». 13 août 2024. In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-81">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-82">Mbao, J. (2021). « <em><acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> : l&rsquo;Église dénonce une justice « corrompue » »</em>. 22 juin 2021. In <em>DW Afrique</em>. https://www.dw.com/fr. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-82">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-83">Le Saint Siège (2023). « Voyage apostolique du Pape François en République Démocratique Du Congo et au Soudan du Sud (Pèlerinage Œcuménique de Paix au Soudan du Sud) [31 janvier &#8211; 5 février 2023]. rencontre avec les autorités, les représentants de la société civile et le corps diplomatique discours du Saint-Père. Jardin du palais de la nation (Kinshasa) Mardi 31 janvier 2023 ». In <a href="http://www.vatican.va" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vatican.va<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-83">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-84">Dzakpata, K. (2025). « La migration circulaire » : un modèle africain de mobilité ». 3 novembre 2025. In <em>dialoguemigration.com/fr</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-84">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-85">L’Observatore Romano (2024). « Synthèse de l’intervention d’Elisabeth Bruyère à un colloque à la Grégorienne. Evolution des relations entre le Saint-Siège et l’Afrique ». 25 avril 2024. In <a href="http://www.osservatoreromano.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.osservatoreromano.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-85">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-86">François. (2013). <em>Évangélisation : le chemin de l&rsquo;Église</em>. In ZENIT. <em>fr.zenit.org.</em> Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe%20/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe /<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Dans <em>Évangelii gaudium</em> (§20), François écrit : « Les régions qui avaient reçu la foi missionnaire il y a des siècles sont aujourd&rsquo;hui appelées à revivifier leur élan originel [&#8230;] Nous devons évangéliser les évangélisateurs eux-mêmes. » <a href="#post-9103-endnote-ref-86">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-87">Ndiongue, M. (2025). « Le continent perd 90 milliards de dollars par an: les flux financiers illicites saignent les économies africaines ». 21 décembre 2025. In <em>afrique.le360.ma.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-87">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-88">Semmar, A. (2023). <em>Pétrole et gaz en Algérie : un gâchis à grande échelle</em>. Algérie Part [Vidéo]. Voir YouTube ; Source alternative officielle : Banque d&rsquo;Algérie (rapport 2023) confirme baisse 16 % recettes (59,7 milliards USD$ → 50 milliards USD$), liée à prix + volumes. Corruption Sonatrach (procès 2015 : 197 Millions € pots-de-vin). <a href="#post-9103-endnote-ref-88">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-89">Nonos, F. (2024). « Corruption : l&rsquo;État subit un préjudice financier de 114 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>, le pire bilan en 5 ans ». 1 octobre 2024. In <a href="http://www.investiraucameroun.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.investiraucameroun.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-89">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-90">Global Witness (2002). “All the Presidents’ Men. The devastating story of oil and banking in Angola’s privatised war”. 01 March 2002. In <em>Globalwitness.org/en</em>. Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-90">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-91">Open Society. Justice Initiative (2026). « APDHE v. Obiang Family. Tracking Down Africa’s Oil Wealth <strong>». </strong>Case under investigation<strong>. </strong>Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : <em>« La population de la Guinée équatoriale vit dans la pauvreté, malgré d&rsquo;énormes recettes pétrolières. En juillet 2004, un rapport du Sénat américain a révélé que d&rsquo;énormes sommes d&rsquo;argent provenant de Guinée équatoriale étaient passées par la Riggs Bank aux États-Unis. Le président Obiang a détourné 26 millions de dollars de la Riggs Bank vers un compte en Espagne appartenant à une société écran dont il est propriétaire. Il semble qu&rsquo;une grande partie de cet argent ait ensuite servi à acheter des villas en Espagne pour les membres de sa famille. </em> <a href="#post-9103-endnote-ref-91">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-92">Melchisédek incarne sacerdoce universel pré-mosaïque, parallèle aux monothéismes africains (-2500) : Olodumare (Yoruba), Amma (Dogon), Maât (Kmt). Tous reconnaissent Dieu Créateur unique (<em>Rom 1:20</em>), Roi transcendant accessible sans intermédiaires lévitiques. <a href="#post-9103-endnote-ref-92">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-93">Grabbe, L. L. (2004). <em>A History of the Jews and Judaism in the Second Temple Period, Vol. 1</em>.  T&amp;T Clark : London : pp. 477-482. <a href="#post-9103-endnote-ref-93">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-94">Melchisédek (Gn 14:18-20) apparaît en ~-2000 comme le roi-prêtre-sacrificateur cananéen de Salem (Jérusalem primitive), pré-abrahamique (Abraham né ~-2100), pré-lévitique (Aaron ~-1300). Il a un sacerdoce sans généalogie, soit le modèle de la vie éternel unifiant royauté/sacerdoce, accompli par le Christ (Hébreux 7). In Grabbe L. L. (2004). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-94">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-95">Melchisédek est clairement pré-abrahamique. La preuve biblique explicite se trouve dans Genèse 14:18-20. « Melchisédek, roi de Salem [&#8230;], alla au-devant d&rsquo;Abraham lorsqu&rsquo;il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout ».Or, il y a une logique chronologique irréfutable :Abraham rencontre Melchisédek après sa victoire sur Kedorlaomer (~-2100/-2000).Melchisédek bénit Abraham (le supérieur bénit l&rsquo;inférieur, Hé 7:7).Abraham donne dîme de tout (10% butin), reconnaissant autorité sacerdotale préexistante.Selon la théologie contenue dans le nouveau testament, Hébreux 7:4 souligne : « Considérez combien est grand celui auquel Abraham [&#8230;] donna la dîme ». Voir aussi la note 11 ci-dessus. <a href="#post-9103-endnote-ref-95">↑</a></li>
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<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="-1" type="application/pdf" url="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>PERTE DE CONFIANCE DU PEUPLE TOGOLAIS : co-construire un cap commun, se mobiliser en respectant les voix plurielles</title><link>https://amaizo.info/2026/04/15/perte-de-confiance-du-peuple-togolais-co-construire-un-cap-commun-se-mobiliser-en-respectant-les-voix-plurielles/16921</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>3e voie commune</category><category>Cap commun</category><category>conférences inclusives</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CRAC</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Liberté dans la diversité</category><category>Perte de confiance du peuple togolais</category><category>Projet de Transition politique et citoyenne</category><category>RCDTI</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><category>Voix plurielles</category><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:12:24 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21480</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21481" src="https://amaizo.info/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) | </strong>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE</h3>
<p>En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure Gnassingbé et son système, et surtout face à la violence et à l’accumulation de lois liberticides, la seule question qui empêche chaque citoyen togolaise et togolaise y compris dans la Diaspora de dormir se résume à celle-ci : Pourquoi une grande partie du peuple togolais a‑t‑elle perdu confiance à la fois dans le système Gnassingbé et accessoirement dans les partis d’opposition dits modérés ?</p>
<p>Cette situation produit <em>de facto</em> un effet négatif, en affaiblissant les capacités de mobilisation pour faire vivre durablement une résistance populaire susceptible d’instaurer une alternative politique durable prenant en charge la direction des affaires du Togo ! Il convient donc d’élever le niveau de conscience du peuple du Togo quant au niveau d’injustice profonde du système Gnassingbé afin de lui permettre de produire l’effort qui permet de transformer son indignation légitime en organisation concrète d’une forme moderne de coordination d’une lutte de libération du Togo qui soit effective.</p>
<p>Ainsi, bâtir le Togo de l’après Faure Gnassingbé, c’est construire, de manière dynamique et dans le respect mutuel, l’unité des Togolaises et des Togolais au sein d’actions plurielles.</p>
<h3>1. INÉGALITÉS ET DÉSILLUSION : PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ?</h3>
<p>Depuis l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005, dans un contexte marqué par une extrême violence politique<sup><a id="post-21480-endnote-ref-1" href="#post-21480-endnote-1">[1]</a></sup>, caractérisée par la répression avec plus de 800 morts et plus de 30.000 exilés politiques<sup><a id="post-21480-endnote-ref-2" href="#post-21480-endnote-2">[2]</a></sup>, une partie significative de l’opinion togolaise avait initialement choisi de lui accorder le bénéfice du doute. Cette attitude reposait principalement sur les engagements publics du nouveau président, qui faisait semblant d’affirmer qu’il incarnerait une rupture avec les pratiques autoritaires, prédatrices avec une prédominance de l’impunité et de la corruption héritées du régime de son père, Etienne Eyadéma Gnassingbé. Faure Gnassingbé porté au pouvoir par une coalition de militaires et de groupes ésotériques, avides de s’enrichir rapidement sur le dos du peuple togolais, promettait une gouvernance plus moderne, plus ouverte et plus attentive aux attentes sociales. Or, il est bien connu que les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient et qui de surcroit s’accommodent du fait que les actes posés sont à l’opposé des engagements pris.</p>
<p>Dans les premières années qui ont suivi le tournant de 2005, certains signes, bien que limités avec quelques initiatives visibles, notamment en matière d’infrastructures, ont pu nourrir cet espoir. Des travaux d’infrastructures, notamment des opérations d’asphaltage dans plusieurs quartiers du Canton d’Agoè, ont été présentés comme les prémices d’un changement tangible. Toutefois, avec le temps, la qualité de ces réalisations a été fortement remise en question, tant sur le plan technique que sur celui de leur durabilité, révélant des insuffisances structurelles dans la gestion des projets publics. Or, les <em>« efforts de développement sont souvent minés par des actes de corruption. Ce qui affaiblit l’impact des investissements<sup><a id="post-21480-endnote-ref-3" href="#post-21480-endnote-3">[3]</a></sup> ». </em>Le manque-à-gagner pour chaque citoyenne et citoyen togolais y compris ceux de la Diaspora est incommensurable.</p>
<p>Dans les faits, Faure Gnassingbé et ses réseaux militaro-ésotériques ont assorti leur gouvernance du Togo d’une habitude institutionnalisée à savoir : <em>« le changement dans la continuité ». </em></p>
<p>Au Togo, cela ne correspond certainement pas à ladite <em>« stabilité »</em> prônée par les chancelleries dupées qui s’accommodant sans honte de l’autocratie, de la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Au contraire, il s’agit d’immobiliser un pouvoir pour mieux en tirer parti. S’agit-il de la continuité des injustices, de l’impunité, de la loi du plus fort, et du manque de respect envers le peuple togolais ? Chacun devra répondre à cette question <em>« épineuse »</em> !</p>
<p>Ainsi, progressivement, les attentes suscitées par le premier mandat présidentiel ont laissé place à une profonde désillusion. L’entourage du pouvoir s’est caractérisé par l’émergence et la consolidation d’un noyau restreint d’acteurs souvent perçus, à juste titre, comme des prédateurs des ressources publiques. L’absence de mécanismes crédibles de reddition des comptes -toujours récurrente vingt ans plus tard-, combinée à une culture d’impunité consolidée par la répression systématique de toute voix critique ou tout mouvement de contestation, a renforcé le constat que les manquements dans la gestion des affaires publiques, au lieu d’être sanctionnés comme il se doit dans tout Etat démocratique étaient, au contraire, parfois récompensés par des promotions ou des repositionnements stratégiques.</p>
<p>Toutefois, avec le recul, ces réalisations se sont révélées insuffisantes et défectueuses, souvent de qualité discutable et sans impact structurel durable. De véritables gouffres financiers qui sont des manques à gagner pour le bien-être du Peuple togolais. Très rapidement, le décalage est apparu entre le discours faussement réformateur affiché et la réalité vécue par la population. Ce gouffre devenu un véritable fossé a conduit au fait qu’un militaire qui assure la garde rapprochée de Faure Gnassingbé peut toucher au minimum 1,2 million de Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois sans compter les primes (soit environ 1.830 Euros) alors que le salaire minimum effectivement payé à un salarié au Togo ne dépasse pas depuis 2023<sup><a id="post-21480-endnote-ref-4" href="#post-21480-endnote-4">[4]</a></sup> les 52.500 Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois<sup><a id="post-21480-endnote-ref-5" href="#post-21480-endnote-5">[5]</a></sup> (soit environ 80 Euros<sup><a id="post-21480-endnote-ref-6" href="#post-21480-endnote-6">[6]</a></sup> ).</p>
<p>Or, le Salaire minimum togolais qui équivaut à 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (soit 0,46 Euro) par heure sur une base de travail de 40 h/semaine, couvre à peine 30 % à 35 % du revenu vital estimé au Togo, en particulier à Lomé, en raison du coût du logement, de l’alimentation et du transport<sup><a id="post-21480-endnote-ref-7" href="#post-21480-endnote-7">[7]</a></sup>. Il faut comprendre qu’avec de telles différences de salaires pour les militaires qui protègent le pouvoir, il n’est pas question de penser respecter la Constitution togolaise, encore moins soutenir toutes possibilités d’alternance politique qui signifieraient la fin de tels privilèges. Or, tous les militaires ne sont pas payés au même niveau.</p>
<p>Plus largement, sous Faure Gnassingbé et en moins de 20 ans, ce dernier a réussi la prouesse de générer la plus grande inégalité entre les citoyens togolais en concentrant plus de 74,8 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population qui lui a fait allégeance et moins de 9,6 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population la plus pauvre du Togo<sup><a id="post-21480-endnote-ref-8" href="#post-21480-endnote-8">[8]</a></sup>. Même la classe moyenne représentant environ 40 % de la population doit faire allégeance pour trouver un espace de survie <em>« sans trop problèmes »</em> au Togo.</p>
<p>Après plus de deux décennies marquées par des espoirs déçus, une partie significative de la population togolaise semble désormais considérer que les changements opérés à la tête du gouvernement (qu’il s’agisse de ministres ou de Premiers ministres) n’ont pas permis de résoudre les problèmes de fond. Dans cette perspective, beaucoup estiment que la responsabilité principale incombe à celui qui incarne la continuité du pouvoir, en l’occurrence Faure Gnassingbé, et que son départ constituerait une condition nécessaire à une véritable refondation politique.</p>
<p>Ce n’est donc pas en se lamentant chaque jour que Dieu fait que le peuple togolais peut se rassembler en neutralisant l’autre. Ce jeu à somme nulle a conduit la lutte togolaise à une impasse. On n’efface pas celui ou celle qui mène la même lutte de libération. Il faut donc une unité d’action togolaise y compris avec la Diaspora. Cette unité stratégique a besoin de reposer sur une pluralité assumée et non contradictoire. C’est cela la troisième voie, la voix de l’alternative du possible.</p>
<h3>2. DÉFIANCE POPULAIRE : EXCLUSION DU PLUS GRAND NOMBRE DES FRUITS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE</h3>
<p>Au fil du temps, la désillusion s’est installée durablement. Le système de gouvernance s’est caractérisé par la consolidation d’un cercle restreint bénéficiant de l’accès aux ressources publiques, dans un contexte d’impunité persistante. Les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes sont restés largement formels, tandis que les pratiques de corruption se sont banalisées et sont désormais profondément et durablement enracinées dans la gestion de l’État. Pour de nombreux citoyens, l’ascension sociale est apparue comme de plus en plus conditionnée à la proximité avec le pouvoir, laissant en marge ceux qui choisissaient ou subissaient l’exclusion du système.</p>
<p>Or, même la proximité avec le pouvoir ne garantit pas des exclusions, comme le témoigne l’emprisonnement du demi-frère de Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassinbé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-9" href="#post-21480-endnote-9">[9]</a></sup> ou l’emprisonnement de l’ex-ministre des Armées du Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-10" href="#post-21480-endnote-10">[10]</a></sup>. Sans compter de nombreux prisonniers politiques ou d’opinion plus anonymes, non-libérés, pourtant aucunement compromis avec le système Gnassingbé, dont le seul <em>« délit »</em> est d’avoir osé dire la vérité sur -l’anti-constitutionnalité, -l’illégalité de Faure Gnassingbé et son système politique, suite à toutes les élections présidentielles non-transparentes contestées depuis 2005, -et la mauvaise gestion du pays cachée par la non-transparence des comptes publics.</p>
<p>Parallèlement, de nombreux projets dits <em>« structurants »</em> ont été annoncés sans produire de résultats perceptibles dans la vie quotidienne, mais ont d’importants développements pour l’enrichissement de quelques individus, que certains attribuent à des formes opaques de corruption. Cette situation a été aggravée par un discours officiel systématiquement laudateur, en décalage avec la réalité du terrain, renforçant le sentiment d’un pouvoir plus soucieux de communication que de transformation réelle.</p>
<p>Après plus de vingt années d’exercice du pouvoir par le même système, une large frange de la population considère désormais que les changements de gouvernement ou de Premiers ministres n’ont jamais remis en cause les causes profondes des difficultés économiques, sociales et politiques du pays. Dans un contexte où le parti au pouvoir <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>/ex-<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym> contrôle et tient sous sa férule la quasi‑totalité des institutions — exécutive, législative, locales et désormais sénatoriale — la responsabilité politique est naturellement concentrée sur le sommet de l’État. Cet Etat ne fonctionne que sur le principe du gouvernement de la peur, par la restriction drastique des libertés publiques et les brimades du Peuple togolais, accessoirement sous couvert du financement des achats de consciences, tant dans les sphères militaires que civiles, via des membres éminents de partis d’opposition dits modérés.</p>
<p>Cette perte de confiance est renforcée par le rétrécissement de l’espace civique, l’adoption de lois liberticides, les violences politiques récurrentes, les arrestations arbitraires et les violations des droits humains. Beaucoup de citoyens perçoivent ces pratiques comme tolérées, voire encouragées, au nom de la préservation systématique du pouvoir.</p>
<p>Cette perception est d’autant plus renforcée par la concentration du pouvoir observée au fil des années. Le parti au pouvoir contrôle aujourd’hui l’essentiel des institutions politiques : les mairies, les conseils régionaux, le Parlement, le Sénat ainsi que le gouvernement. Dans un tel contexte, l’opinion publique tend naturellement à centraliser la responsabilité politique au sommet de l’État et à exiger des comptes directement du chef de l’exécutif.</p>
<p>À cela s’ajoutent des préoccupations croissantes liées au rétrécissement de l’espace civique, à la montée de la corruption et aux violations des droits humains, perçues par une partie de la population comme étant tolérées, voire implicitement cautionnées. Ces dynamiques contribuent à alimenter un climat de défiance généralisée et renforcent l’idée selon laquelle les priorités du pouvoir seraient davantage orientées vers sa propre conservation que vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.</p>
<p>Dans ce contexte, le débat politique au Togo s’inscrit de plus en plus dans une logique de remise en cause structurelle du système de gouvernance, avec, en toile de fond, la question centrale de l’alternance et de la responsabilité politique.</p>
<p>Cependant, la défiance populaire ne vise pas uniquement le régime en place. Elle s’étend également aux partis d’opposition dits <em>« modérés ».</em> Ceux‑ci sont largement perçus comme ayant renoncé à jouer leur rôle historique de contre‑pouvoir, en choisissant la cohabitation, la compromission ou la survie politique individuelle au détriment d’une mobilisation collective. Cette posture a contribué à démobiliser le peuple, à brouiller les repères politiques et à accentuer le sentiment d’abandon.</p>
<h3>3. PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LES PARTIS D’OPPOSITION DITS « MODÉRÉS » ?</h3>
<p>Face à cette double faillite — celle du pouvoir et celle d’une opposition institutionnelle jugée inefficace — une partie de la population adopte une attitude de repli, d’indifférence ou de résignation. Beaucoup ne croient plus en la capacité des acteurs politiques traditionnels à porter le changement et placent désormais leurs espoirs dans des initiatives issues de la société civile, la diaspora et peut-être d’une relance d’anciennes coalitions politiques dont les initiatives passées n’ont pas conduit à modifier le rapport de force établi par le système Gnassingbé.</p>
<p>En effet, une nouvelle initiative de l’opposition togolaise dite <em>« Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement » (CRAC)<sup><a id="post-21480-endnote-ref-11" href="#post-21480-endnote-11">[11]</a></sup> </em>a vu le jour le 13 mai 2026 et regroupe les principales formations politiques togolaises qui n’ont pas encore fait le bilan des résultats de leurs initiatives passées. Il s’agit principalement des entités suivantes : Alliance nationale pour le Changement (<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>) de Jean-Pierre Fabvre, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Djovi Apévon, le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) du Professeur Komi Wolou, l&rsquo;Alliance des démocrates pour un développement intégral (<acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>) du Professeur Aimé Gogué, ainsi que des organisations de la société civile dont le Front Citoyen Togo Debout, un regroupement de mouvements et associations de la société civile avec à sa tête, le Professeur David Dosseh, etc. Le CRAC a annoncé un <em>« grand meeting »</em> le 9 mai 2026 à Lomé avec comme objectif, malgré les multiples atteintes au droit de manifester et les lois liberticides du pouvoir Gnassingbé, de mobiliser les citoyens contre la nouvelle Constitution de la 5<sup>e</sup> République anticonstitutionnelle et illégale, tout en dénonçant la corruption, l’impunité et la gouvernance actuelle. Bon vent au CRAC !</p>
<p>Ainsi, se pose la question miroir : la grande majorité du Peuple togolais a-t-elle perdu confiance dans l’opposition togolaise ? Si oui, est-ce que l&rsquo;énergie déployée par certains dans les réseaux sociaux pour sensibiliser le peuple togolais peut devenir contre-productive pour coordonner la lutte pour une alternative politique au Togo ?</p>
<p>Une part importante du peuple togolais a perdu confiance dans l’opposition, en raison de divisions récurrentes, d’échecs stratégiques et d’un manque de crédibilité assumé par les leaders eux‑mêmes. En juillet 2024, l’opposition a publiquement <em>« demandé pardon au peuple togolais »</em> pour ses <em>« erreurs »</em> et ses <em>« divisions »,</em> reconnaissant avoir trahi ses attentes<sup><a id="post-21480-endnote-ref-12" href="#post-21480-endnote-12">[12]</a></sup>. Plusieurs analyses soulignent une désillusion populaire et une opposition « réduite au rôle de spectatrice<sup><a id="post-21480-endnote-ref-13" href="#post-21480-endnote-13">[13]</a></sup> » face à un pouvoir verrouillé.</p>
<p>Dans ce vide, les réseaux sociaux sont devenus un espace central de mobilisation, souvent plus actif que les partis eux‑mêmes. Toutefois, cette énergie peut devenir contre‑productive si elle se traduit par une surenchère de discours, de divisions ou d’appels non coordonnés, agissant comme une sorte de défouloir dont le seul effet est d’accentuer la confusion et d’amoindrir les possibilités de construction d’une alternative politique structurée, comme le relèvent plusieurs analystes qui optent pour une mobilisation citoyenne<sup><a id="post-21480-endnote-ref-14" href="#post-21480-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<p>Or, parmi les acteurs de la mobilisation sur les réseaux sociaux, selon un adage populaire il y a « à boire et à manger ». Certains n’y sont actifs que pour la quête d’une promotion personnelle sans rapport avec l’amélioration véritable du bien-être du Peuple togolais. D’autres, en quête de reconnaissance publique, veulent se faire voir. D’autres estiment que la parole libre et libérée permet de « toiser » directement Faure Gnassingé et certains de ses barons. Enfin, d’autres, hélas moins nombreux, mènent un travail sérieux de conscientisation du Peuple togolais<sup><a id="post-21480-endnote-ref-15" href="#post-21480-endnote-15">[15]</a></sup>.</p>
<p>Or, tout l’enjeu de la lutte pour la libération du peuple togolais passe par une coordination et une unité d’action à savoir : comment transformer la mobilisation numérique en coordination politique crédible, sans quoi l’indignation en ligne risque de rester sans débouché stratégique. Au pire, toutes ces énergies déployées risquent de n’être que contre-productives : <em>« le chien aboie et la caravane passe »</em> ou encore <em>« Le tam-tam peut faire du bruit, mais la marche [de Faure Gnassingbé et son système] ne s’arrête pas&#8230; »</em></p>
<p>De fait, le Togo doit être fier d’avoir plusieurs voix qui s’expriment ! Mais ces voix diverses et plurielles doivent assimiler les enseignements des luttes politiques de leurs ancêtres et aïeux pour être en mesure de structurer efficacement la voie de l’alternative politique, afin que durant la période de transition de l’après Faure Gnassingbé, qui adviendra un jour, une direction commune et consensuelle soit trouvée suite à des conférences inclusives. Autrement dit, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent qu’il est possible pour le Peuple togolais de construire son unité sans renoncer à la pluralité. Or, chacun doit comprendre que l’unité dans la diversité, est aux antipodes de l’uniformité et la pensée unique du parti Rassemblement du Peuple togolais (<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym>) de feu Eyadéma Gnassingbé habilement repeint aux couleurs du parti Union pour la République (<acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>) de son fils, le <em>« soft autocrate<sup><a id="post-21480-endnote-ref-16" href="#post-21480-endnote-16">[16]</a></sup> »</em> Faure Gnassingbé. Il n’existe pas de « soft » autocrate. Il n’existe qu’un autocrate-monarque qui bafoue la Constitution, les droits humains, les décisions de justice de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et qui embastille les citoyens qui luttent pour la démocratie et la liberté et refusent de les libérer à ce jour, et se protège derrière les militaires, les milices et l’arbitraire, etc. La liste des abus de toutes sortes est infinie !</p>
<p>En définitive, plusieurs voix togolaises doivent pouvoir s’exprimer ! Chacune de ces voix doit pouvoir contribuer pour la part qui lui revient à la recherche d’une direction commune et un cap commun. Or, le système Gnassingbé s’est spécialisé pour en empêcher l’avènement, avec la bénédiction et le silence des grandes puissances.</p>
<h3>4. CONCLUSION : VERS UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT PACIFIQUE ET OPÉRATIONNELLE</h3>
<p>Dans un contexte où les lois liberticides s’empilent les unes sur les autres, les institutions sont perçues comme verrouillées et refusant la redevabilité due au peuple togolais, un changement réel et durable ne peut résulter ni de l’attentisme, ni de la violence, encore moins de la fatalité. Il suppose la construction consciente et collective d’un rapport de force pacifique, fondé sur une stratégie claire et cohérente, promouvant tout autant, sous le sceau de la démocratie réelle, des objectifs de refondation politique et sociétale clairs et cohérents.</p>
<p>Trois axes complémentaires apparaissent essentiels.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.1 Délégitimer le système par le droit et la vérité</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il s’agit de documenter rigoureusement les violations des droits humains, les abus de pouvoir et les pratiques de corruption y compris avec des agents étrangers, en s’appuyant sur des faits vérifiables et faisant référence à des normes nationales et internationales. Ce travail méthodique vise à affaiblir la légitimité morale du système, non par l’invective, mais par la démonstration et la preuve. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont organisés pour déposer des plaintes et financer le recours contentieux auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.2 Transformer l’indignation diffuse en mobilisation citoyenne organisée</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il devient impératif d’établir le parallèle entre la corruption et la mauvaise gouvernance et leur traduction en multiples conséquences concrètes sur la vie quotidienne des citoyens en termes : d’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau, à l’énergie, à l’emploi et à la justice. Cette pédagogie permet de transformer le mécontentement latent en indignation consciente, puis en mobilisation non violente, structurée et durable, poursuivant l’objectif d’une transformation radicale et démocratique du gouvernement de l’Etat. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA s’organisent pour fournir des sources et éléments de preuves pour que les acteurs de la société civile puissent faire l’effort de se concentrer plus sur les éléments de preuve notamment dans les réseaux sociaux. En effet, l’indignation appelle à un dépassement et il serait vain que l’énergie déployée dans les réseaux sociaux reste latente où à l’état végétatif si elle ne produit pas l’<em>« étincelle salvatrice »</em> en termes de mobilisation citoyenne organisée.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.3 Co-construire et proposer une alternative crédible</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Contester le système ne suffit pas. Il est indispensable de formuler une offre politique claire, fondée sur l’éthique, la bonne gouvernance, la transparence, la séparation des pouvoirs et la redevabilité. La société civile a un rôle central dans la définition des principes, tandis que les acteurs politiques doivent en assurer concomitamment la traduction institutionnelle. Malgré les nombreuses entraves que l’on peut rencontrer en Afrique, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont systématiquement toujours organisés pour proposer une troisième voie pacifique reposant sur le recours à la justice et des propositions de projets de transition politique et citoyenne et de projet de société alternatif fondées sur les valeurs de la Maât, la vérité, la justice, la probité, la solidarité, etc.</p>
<p>En définitive, délégitimer sans mobiliser reste inefficace, mobiliser sans proposer crée l’incertitude, et proposer sans souci de la création du rapport de forces demeure sans impact. Seule une action collective, pacifique, cohérente et assumée &#8211; associant société civile, forces politiques responsables et diaspora &#8211; peut ouvrir la voie à une véritable transformation du système politique togolais par une alternative politique crédible.</p>
<h3><strong>5. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : OPÉRATIONNALISER LE CAP COMMUN</strong></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent leur position pour soutenir et proposer au moins trois formes d’actions organisées permettant de favoriser <strong>l’unité d’action</strong> tout en <strong>préservant la pluralité des acteurs</strong> :</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.1 Co-Construire un cadre commun minimal citoyen et non partisan</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Mettre d’accord partis, mouvements citoyens, leaders d’opinion et diaspora sur quelques objectifs non négociables (État de droit, libertés publiques, alternance pacifique, refondation démocratique selon les principes sociétaux ancestraux de l’Afrique), sans exiger l’uniformité des discours ni des stratégies. L’unité doit porter sur le cap, pas sur les chapelles. Cela suppose une première phase de travail sans les agents de Faure Gnassingbé et son système ;</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.2 Passer de la mobilisation émotionnelle à la coordination stratégique</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Canaliser l’énergie des réseaux sociaux vers des mécanismes concertés (calendrier partagé d’actions, messages clés harmonisés, relais territoriaux), afin d’éviter la dispersion, la surenchère ou la fatigue militante qui affaiblissent la crédibilité collective. Cela sous-entend l’effort que chacun doit faire pour présenter clairement ce qu’elle ou il fait concrètement pour soutenir la lutte de libération du Togo du système Gnassingbé. Cela ne peut se faire en « disant » que l’on ne fait pas de la politique. Toute pensée sur l’organisation de la cité est une œuvre politique. Encore faut-il en être conscient quand les indignations contre le système Gnassingbé pleuvent !</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.3 Reconnaître et organiser la pluralité comme une puissance dynamique unitaire</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Assumer la diversité des acteurs de bonne volonté (opposition politique, société civile, artistes, influenceurs, diaspora, militaires, etc.) en instituant un espace de concertation souple, si possible digitalisé grâce à des conférences inclusives structurées avec des thèmes précis où chacun conserve son identité, mais agit en complémentarité. La pluralité encadrée renforce la mobilisation ; la pluralité anarchique la fragilise.</p>
<p>Bref, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA proposent au Peuple togolais de se concentrer sur l’essentiel : un cap commun, des actions coordonnées, des voix multiples mais convergentes pour convaincre de notre volonté de libérer le Peuple togolais de l’emprise étouffante du système Gnassingbé.</p>
<p>Le peuple togolais doit prendre sur lui-même pour passer de la colère à l’action. Ce faisant, il prouvera au monde et à lui-même sa maturité politique et assurera que le défi du réveil togolais peut se résoudre pacifiquement quand la diversité devient une force collective.</p>
<p><strong>La perte de confiance du peuple togolais n’est en fait qu’une apparence de la réalité profonde du Peuple togolais. La violence du système Gnassingbé empêche l’expression du Peuple togolais. Aussi, il faut trouver des </strong>alternatives pour co-construire un cap commun et se mobiliser sans étouffer les voix plurielles. Tous pour un Togo pluriel et mobilisé !!! C’est comme cela que l’esprit de l’indépendance du Togo, tel que prononcé le 27 avril 1960 pourra retrouver ses lettres de noblesse.</p>
<p>15 avril 2026.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21482" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21483" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21480-endnote-1">Hofnung, T. (2005). « Amnesty liste les exactions du nouveau régime au Togo : Réfugiés au Bénin, des opposants dénoncent «exécutions, torture et viols ». 19 juillet 2005 In Journal Libération. Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-2">Bernard, P. (2005). « La répression au Togo aurait fait plus de 800 morts. Pouvoir et opposition vont négocier un gouvernement « de transition » ». 14 mai 2005. In <em>Journal le Monde. </em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. </em>Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « La Ligue togolaise des droits de l&rsquo;homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) évalue désormais à 811 morts et à 4508 blessés le nombre de victimes pendant les trois mois ayant suivi la mort du général Eyadéma, le 5 février. Parmi ces personnes, 790 auraient été tuées et 4345 blessées depuis le début de la campagne électorale elle-même… Ces chiffres devaient être rendus publics, vendredi, à Lomé, au cours d&rsquo;une conférence de presse qui, selon les dirigeants de la Ligue, n&rsquo;a pu se tenir en raison de l&rsquo;irruption d' »une cinquantaine de miliciens du parti de Faure Gnassingbé » dans ses locaux. Ils sont contenus dans un rapport qui dénonce « du jamais vu dans l&rsquo;histoire du Togo » et demande « l&rsquo;intervention urgente d&rsquo;une force d&rsquo;interposition et la mise sur pied d&rsquo;une commission d&rsquo;enquête sur les crimes abominables perpétrés par les putschistes contre le peuple togolais » .</em> <a href="#post-21480-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-3">Elisée Rassan, E. (2024). « Corruption au Togo : des milliards perdus, des vies et projets sacrifiés ». 27 novembre 2024. In <em>leclik.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-4">Ministère de l’Économie et des Finances du Togo (2023). <em>« Le SMIG passe de 35 000 à plus de 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> ». </em>2 janvier 2023. In <em>finances.gouv.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-5">République Togolaise – Gouvernement officiel (2023). « SMIG et SMAG : le gouvernement acte les nouveaux montants ». 2 janvier 2023. In <em>Gouvernement de la République Togolaise</em>. <a href="http://www.republiquetogolaise.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.republiquetogolaise.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Depuis le 1er janvier 2023, le Togo a officiellement revalorisé le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Montant officiel en vigueur = 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> par mois (80,04 Euro), soit 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (0,46 Euro) par heure (base 40 h/semaine). Ce montant est toujours en vigueur en 2026. <a href="#post-21480-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-6">1 € = 655,957 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (taux <acronym title="Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest">BCEAO</acronym>) <a href="#post-21480-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-7">Panassa, A. (2025). « Salaire minimum au Togo : peut‑on vivre avec 52 500 F <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> ? ». 7 septembre 2025. In <em>ActuLomé </em>(média togolais indépendant). Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-8">World Bank (2026). <em>World Bank Indicators 2026</em>. <em>“Voir Togo Gini Indicators for 2021”. </em>World Bank Group : Washington D.C. <a href="#post-21480-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-9">Kpatcha Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé et fils de feu Gnassingbé Eyadéma, a occupé le poste de ministre de la Défense du TogoEntre juin 2005 et décembre 2007 sous le troisième gouvernement d’Edem Kodjo, premier ministre. Il a été exclu lors de la formation du gouvernement Komlan Mally. Kpatcha Gnassingbé a été arrêté et emprisonné en avril 2009 pour un présumé atteinte à la sûreté de l’État / complot contre l’État. L’accusation centrale fut une tentative présumée de complot contre le régime de son demi‑frère, Faure GnassingbéIl a été arrêté avec une trentaine de co‑accusés, civils et militaires, dans ce qui est communément appelé l’« affaire Kpatcha ». Son procès en septembre 2011 a conduit à une peine de 20 ans de réclusion criminelle avec comme chef d’accusation : atteinte à la sûreté de l’État. Devant une juridiction plus indépendante qu’au Togo, la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (2013) et le Groupe de travail de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur la détention arbitraire ont qualifié sa détention d’arbitraire, appelant à sa libération. Faure Gnassingbé a refusé de mettre en œuvre une décision de justice alors que le Togo a ratifié les textes de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Néanmoins, Kpatcha Gnassingbé aurait bénéficié de la grâce présidentielle du 31 décembre 2025, après environ 16 ans de détention, avec une sortie effective début janvier 2026, confirmer par une source officielle unique. Togo Today (2026). « Togo : Kpatcha Gnassingbé libéré après 16 ans de prison selon plusieurs sources ». 2 janvier 2026. In <em>togo-today.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-10">Première femme à diriger le ministère des Armées au Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé a été ministre des Armées du Togo (Défense) entre le 1er octobre 2020 – 23 décembre 2022 sous le Gouvernement de Mme: Victoire Tomégah‑Dogbé. Mme Marguerite Gnakadé a été l’épouse de feu Ernest Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé, décédé en 2009. Elle est donc l’ancienne belle‑sœur de Faure Gnassingbé. Mais, elle a aussi donné naissance au seul enfant garçon de Faure Gnassingbé. <a href="#post-21480-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-11">Assan, A. (2026). « crac : espoir de renouveau ou répétition du passé ? ». 13 avril 2026. In <em>togotopnews.tg</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir In <a href="https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-12">Olympio, N. (2024). « Au Togo, l’opposition demande « pardon » au peuple pour ses « erreurs » et ses « divisions » ». 4 juillet 2024. In <em>Jeune Afrique. </em><a href="http://www.jeuneafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.jeuneafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-13">Tadégnon, N. (2025). « Au Togo, l&rsquo;opposition réduite au rôle de spectatrice ». 25 mars 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-14">Olympio (2025). «  Togo : mobilisation citoyenne, réseaux sociaux et défi de la gouvernance – une analyse lucide ». 14 juillet 2025. In <em>icikoffiti.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-15">Yoda, B. (2025). « Au Togo, la contestation se mobilise sur les réseaux sociaux ». 30 juin 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-16">Marcelle, U. (2024) . « Togo : Faure Gnassingbé, l’autocrate « soft » ». 8 mai 2024. In <em>www.lechodusud.com</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-16">↑</a></li>
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<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) &amp;#124; Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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