<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>amaizo.info</title><description>Le savoir au service de l'interdépendance</description><managingEditor>noemail@noemail.org (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</managingEditor><pubDate>Tue, 9 Jun 2026 07:48:50 GMT</pubDate><generator>WordPress https://wordpress.org/</generator><link>https://amaizo.info</link><language>en-us</language><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:image href="http://amaizo.info/blog/wp-content/uploads/icons/logo-amaizo.info-google3.png"/><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords><itunes:summary>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:summary><itunes:subtitle>Basé sur l'Afrocentralité, ce site ouvre des alternatives nouvelles dans les modes de pensée. Parce-que la logique d'analyse des évènements impliquant les peuples noirs souffre de neutralisation,  ce site valorise le respect  des cultures.</itunes:subtitle><itunes:category text="News &amp; Politics"/><itunes:owner><itunes:email>infos@amaizo.info</itunes:email></itunes:owner><item><title>TOGO, LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ET LA RUPTURE DE L’ÉTAT DE DROIT : Inventaire constitutionnel de certains abus de pouvoir (2005-2026)</title><link>https://amaizo.info/2026/06/09/togo-le-systeme-gnassingbe-et-la-rupture-de-letat-de-droit-inventaire-constitutionnel-de-certains-abus-de-pouvoir-2005-2026/16998</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>3e voie</category><category>Amron</category><category>Arrestations arbitraires</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Diaspora Togolaise</category><category>Dignité</category><category>Fatalité</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Liberté</category><category>M66</category><category>Obasanjo</category><category>Omerta</category><category>Opposition togolaise</category><category>Projet de Transition politique et citoyenne</category><category>RCDTI</category><category>Société civile togolaise</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><category>Violences policières au Togo</category><pubDate>Tue, 9 Jun 2026 07:43:54 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21531</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-representation-effective-du-systeme-gnassingbe-au-togo-06-06-26.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21536" src="https://amaizo.info/files/2026/06/cvu-togo-diaspora-representation-effective-du-systeme-gnassingbe-au-togo-06-06-26-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 </strong></p>
<p><strong>(mis en ligne le 8 juin 2026)</strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ?</h3>
<p>Face à l’absence de liberté et d’indépendance des acteurs de l’opposition politique togolaise, et face à l’absence de bonnes pratiques d’analyse, de gestion et de redevabilité en politique et économie, le Peuple togolais n’a d’autre choix que l’indignation, la dénonciation, la révolte et l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer l’oppression structurelle multiforme institutionnalisée et pratiquée par le système civilo-militaro-ésotérique. Ce système d’oppression se maintient au pouvoir par la force et grâce à son « expertise » de facilitateur de la défense des intérêts étrangers avant les intérêts du Peuple togolais.</p>
<p>Dans ce contexte de gouvernance liberticide et prédatrice, l’objectif de la lutte du Peuple togolais pour la démocratie et la souveraineté, consiste : &#8211; à constituer une majorité solide, &#8211; à créer les conditions qui permettent de se libérer durablement du piège de l’achat des consciences, &#8211; à se rassembler derrière un projet de transition politique alternatif. Pour mener ce combat, le Peuple togolais peut resourcer sa réflexion en se nourrissant des principes politiques qui prévalaient dans les années 1960, lorsque la soif de la liberté cimentait les actions collectives qui ont permis d’aboutir à la décolonisation du Togo.</p>
<p>Les propositions et perspectives formulées relèvent des initiatives et des actions citoyennes d’un Peuple togolais indépendant du système Gnassingbé et empêché de s’exprimer librement.</p>
<h3>1. FAURE GNASSINGBÉ, 60 ANS RÉVOLUS ET PERSISTANCE DANS L’ERREUR</h3>
<p>Du point de vue de la société civile, de la Diaspora, des partis politiques, des militaires patriotes, qui peuvent être considérés comme les futures forces alternatives, pacifiques pour une transition politique démocratique au Togo, il est urgent de rappeler que lorsqu’un individu fête ses 60 ans, communément la croyance populaire tend à considérer que cet individu pourrait avoir appris de ses erreurs, de ses trahisons du Peuple togolais, de ses accointances avec des intérêts étrangers, et surtout vient de basculer dans ce qui est communément connu comme étant l’aurore de la sagesse.</p>
<p>Concernant celui qui vient de fêter ses 60 ans le 6 juin 2026, le Peuple togolais a au contraire bien constaté qu’en lieu et place du discernement et de la sagesse, c’est plutôt l’arrogance, le mépris et le refus de libérer les prisonniers politiques qui luttent -depuis plus de 60 ans pour certains- pour un Togo libre, qui caractérisent le nouveau président du conseil.</p>
<p>Or, c’est cette absence de sagesse qui a conduit Faure Gnassingbé et son réseau de clientélistes, souvent zélés, à tordre le cou de tous les processus par lesquels le Peuple togolais avait choisi de décider de son destin. Mais quel aurait été le destin du Peuple togolais sans le système Gnassingbé ? La Vérité, la Justice et la Paix !</p>
<p>Autrement dit, les mêmes chances pour tous de s’en sortir et donc un vivre ensemble comme l’auraient voulu nos aïeux. Or, sous Faure Gnassingbé entre 2005 et 2026, le Togo, fut placé sous les fourches caudines du système Gnassingbé qui a perpétué le non‑respect de l’Etat de droit déjà institutionnalisé, donc de la Constitution et des principes démocratiques, alors que le pays sortait à peine de la dictature nauséabonde de son père Etienne Eyadéma Gnassingbé entre 1967 et 2005. C’est donc la continuité du système Gnassingbé qui, pour l’instant, est assurée de père en fils !</p>
<p>La question est donc de savoir si avec un Président illégal et anticonstitutionnel au Togo, est-ce que Faure Gnassingbé qui s’est organisé pour rester encore au pouvoir pendant 60 ans en tant que président du Conseil, pourra un jour obtenir la grâce divine de recevoir, même une graine de mil de ce que la sagesse peut produire chez un être humain après 60 ans ? Rien n’est moins sûr ! Aussi, seule la lutte de tout le peuple togolais, par le dépassement des frustrations quotidiennes et des rancœurs du passé peut contribuer à l’avènement de la démocratie, en le contraignant à partir par la démission, une forme évoluée de la sagesse…</p>
<p>Le proverbe africain qui s’applique directement au système Gnassingbé est celui-ci : <em>« Là où règne l&rsquo;ignorance, la tyrannie trouve un trône »</em>. L’explication est sans équivoque : l’autocratie, la tyrannie, l’impunité et surtout l’abus du droit et des pouvoirs ne peuvent s&rsquo;installer que là où la sagesse et la connaissance font défaut. La démission du tyran autocrate survient quand la sagesse reprend ses droits. C’est un acte de sagesse et une sortie honorable par la grande porte. Mais, sans sagesse, Faure Gnassingbé en est-il capable ? Peut-être si <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA lui rappellent les principales 21 violations alléguées manifestes de la Constitution togolaise en nous limitant à la période 2005–2026.</p>
<h3>2. FONDEMENTS CONSTITUTIONNELS DES VIOLATIONS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)</h3>
<p>La Constitution togolaise du 14 octobre 1992 (révisée en 2002, 2019 et 2024) consacre notamment :</p>
<ul>
<li>la souveraineté du Peuple (art. 2),</li>
<li>la séparation des pouvoirs (art. 4),</li>
<li>l’égalité devant la loi et l’accès aux emplois publics (article 11),</li>
<li>les libertés publiques (art. 25–30),</li>
<li>la transparence et la bonne gouvernance (préambule et l’article 50),</li>
<li>l’obligation de respecter les décisions de justice (art. 113),</li>
<li>la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150),</li>
<li>la régularité des élections (art. 60–64),</li>
<li>l’autonomie des collectivités locales (art. 141–143).</li>
</ul>
<p>L’article 150 accorde un droit inviolable, y compris après les révisions unilatérales de la Constitution du Peuple pour faire disparaître ce droit. Aussi, le Peuple, en toute légalité, peut exercer une résistance civile, juridique et institutionnelle pour restaurer la souveraineté nationale et obtenir la démission pacifique d’un dirigeant autocratique et tyrannique, surtout lorsque la « sagesse » semble ne pas vouloir de « lui ».</p>
<h3>3. « VINGT‑DEUX VIOLATIONS GRAVES OU CONTOURNEMENTS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)</h3>
<p>Il va de soi qu’en 21 ans de pouvoir unilatéral, le nombre : -de violations, -de contournements de la Constitution togolaise, -d’élections contestées sur la base de la contre-vérité des urnes institutionnalisée, est innombrable. Néanmoins, laissons cela aux travaux des historiens et rappelons au Peuple togolais, ce de manière juridiquement structurée, les principales violations et multiples contournements unilatéralement opérés par le système Gnassingbé en 22 points (liste non exhaustive).</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.1 Succession anticonstitutionnelle de 2005</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’armée a imposé Faure Gnassingbé au pouvoir, alors que la Constitution exigeait que l’intérim soit assuré par le président de l’Assemblée nationale.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.2 Absence de vérité des urnes (2005, 2010, 2015, 2020, 2025)</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les élections ont été marquées par des irrégularités, un contrôle partisan des institutions électorales et l’absence de transparence par empêchement de toute possibilité de vérification contradictoire des résultats électoraux.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.3 Révision constitutionnelle 2024–2025 sans référendum et exclusion du Peuple togolais dans le choix de ses principaux dirigeants </em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le changement de régimes politiques (toutes les révisions constitutionnelles et le passage de la 4<sup>e</sup> à la 5<sup>e</sup> République) ont été décidés sans consulter le Peuple togolais, en violation de l’obligation constitutionnelle de référendum. Il s’agit d’un véritable « déni de droit de choisir » pour le Peuple togolais.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.4 Concentration des pouvoirs exécutif/législatif/judiciaire/militaire</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le pouvoir exécutif domine le Parlement, la justice et les institutions censées être indépendantes.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.5 Politisation et « affairisation » de l’armée</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’armée intervient dans la vie politique et réprime les manifestations, alors qu’elle devrait rester neutre ; par ailleurs plusieurs haut-gradés, non patriotes, profitent de « la loi du plus fort », cet état de fait qui leur permet d’accaparer des pans entiers de secteurs économiques de génération de richesses, non partagées avec le Peuple au Togo.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.6 Impunité des forces de sécurité</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les violences commises par les forces de sécurité ne sont jamais sanctionnées, malgré les obligations constitutionnelles.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.7 Non‑exécution des décisions de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les arrêts régionaux concernant les droits humains et les réformes électorales ne sont pas appliqués par l’Etat togolais et des risques existent pour intimider la justice.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.8 Arrestations arbitraires et détentions sans jugement</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des opposants, journalistes et citoyens sont détenus sans procès équitable, ni respect des garanties légales.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.9 Lois liberticides restreignant les libertés publiques</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les libertés d’expression, de réunion et de manifestation sont limitées par des lois et pratiques répressives, sauf quand il s’agit de faire semblant pour faire croire aux chancelleries occidentales que les oppositions non dangereuses peuvent se réunir ; cela légitime indirectement le système Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.10 Opacité des comptes publics et absence de vérité des comptes publics</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les finances de l’État ne sont pas transparentes, les comptes publics ne sont pas régulièrement publiés ni contrôlés et les décideurs du système Gnassingbé refusent systématiquement de rendre des comptes au Peuple togolais et surtout de se faire contrôler par des experts indépendants de Faure Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.11 Accaparement des richesses nationales</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les ressources et les revenus du port autonome de Lomé (PAL), des mines, des douanes, et de plusieurs entreprises publiques ou privées sous contrat avec l’Etat sont gérés de manière opaque au profit d’un cercle restreint.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.12 Défiscalisation excessive pour les multinationales qui ne créent pas d’emplois, ni de réinvestissement au Togo et pour certaines institutions financières</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des exonérations fiscales sont accordées sans contrôle démocratique, créant une inégalité devant l’impôt.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.13 Endettement structurel sans bénéfice pour la population</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">La dette publique augmente, mais les services publics restent insuffisants et mal gérés.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.14 Corruption généralisée et impunie</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les scandales impliquant des responsables politiques ne donnent lieu à aucune poursuite, y compris dans de nombreuses affaires, au rang desquelles celle en cours actuellement en France dite « affaire Bolloré ».</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.15 Clientélisme dans l’administration publique</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les nominations sont basées sur la loyauté politique ou ethnique, et non sur la compétence.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.16 Décentralisation fictive</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les collectivités locales n’ont pas d’autonomie réelle et restent sous le contrôle du pouvoir central, la décentralisation est confondue avec la déconcentration.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.17 Clientélisation de la partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise non indépendante du système Gnassingbé</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Une partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise n’ont pas de représentation démocratique réelle et sont parfois, souvent à leur insu, utilisés à des fins de légitimation politique.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.18 Absence d’opportunités pour les jeunes</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le chômage, le favoritisme et l’exclusion empêchent les jeunes d’accéder à l’emploi et aux responsabilités.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.19 Alignement sur des intérêts étrangers sans contrôle parlementaire</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Des accords internationaux sont signés sans débat ni ratification parlementaire.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>3<em>.20 Propagande abusive sur la notion « d’homme de la facilitation, de la médiation et de la paix » malgré un bilan répressif nauséabond au Togo</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">La communication officielle du système Gnassingbé présente une image trompeuse, en contradiction avec les réalités de la répression interne. Cette image d’une réalité travestie permet à certaines chancelleries occidentales de se montrer peu regardantes et de renforcer leur coopération en s’exonérant à bon compte de leurs devoirs eu égard au respect des droits humains et des droits du Peuple togolais.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.21 Refus de coopérer avec la justice internationale</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Les autorités ne répondent pas aux demandes d’enquête, plus particulièrement auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et dans le contentieux en cours en France, notamment dans le procès portant principalement sur la corruption d’agents étrangers dite « affaire Bolloré ».</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>3.22 Refus des dirigeants du Togo de déclarer leurs biens et avoirs conformément à la Constitution</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le constat du refus du Président de la République (devenu aujourd’hui le Président du Conseil), son Gouvernement, membres de l’Assemblée Nationale, du Sénat et les directeurs des administration centrales et des entreprises publiques de faire devant la Cour Suprême togolaise une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction correspond à un refus de respecter l’article 145 de la Constitution. Par ailleurs, il n’a jamais été reporté officiellement que Faure Gnassingbé ait déclaré ses biens et avoirs au début et fin de ses quatre mandats présidentiels juridiquement contestés devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Si la tête ne fait pas dans l’exemplarité, il n’est pas surprenant que le reste du Gouvernement, les Sénateurs et les directeurs administrations centrales eux non plus ne respectent pas la Constitution. A ce titre l’article 145 est explicite : <em>« Art.145 : Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction ».</em></p>
<p>Si la justice togolaise ou régionale africaine, ne subissaient pas de pressions ou avaient du courage, les points juridiques mentionnés plus haut suffisent juridiquement pour convaincre un individu, voire un système, de son illégalité et de son anti-constitutionnalité. Mais voilà, la justice africaine demeure tributaire des financements de ces Etats non respectueux du droit. Mais, il existe toutefois des juges courageux et disant le droit, rien que le droit, qui méritent d’être mis à l’honneur. Le pouvoir de Faure Gnassingbé sur la base de l’analyse juridique du système Gnassingbé entre 2005 et 2026 ne peut qu’être qualifié de <em>« pouvoir illégal et anticonstitutionnel ».</em> Il importe que des juges libres et courageux puissent le constater et le prononcer !</p>
<h3>4. TROIS PROPOSITIONS CONCRÈTES ET PACIFIQUES</h3>
<p>En attendant une condamnation officielle par une juridiction africaine ou internationale, il y a lieu de proposer au cours d’une transition politique citoyenne :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.1 la mise en place d’un Conseil indépendant Vérité &#8211; Justice et Solidarité (CI-VJS)</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Ce conseil indépendant aura pour mandat :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>d’établir les faits,</li>
<li>de documenter les violations constitutionnelles,</li>
<li>de proposer des réformes institutionnelles en prenant appui sur les modèles d’Afrique du Sud, du Ghana, du Rwanda, etc. ;</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">Ce conseil n’a pas besoin d’attendre le départ ou la démission de Faure Gnassingbé et son système pour commencer à réunir les preuves, à s’organiser et cotiser pour déposer auprès de juridictions africaines ou internationales les plaintes contre un système usurpateur des droits du Peuple togolais, un système illégal et anticonstitutionnel.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.2 Saisine coordonnée des juridictions régionales et internationales</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Il s’agira principalement des instances suivantes (liste non exhaustive) :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>,</li>
<li>Commission africaine des droits de l’homme,</li>
<li>Rapporteurs spéciaux de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>. Objectif : forcer l’exécution des obligations constitutionnelles et internationales.</li>
<li>Tribunaux français et internationaux</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px"><strong>4.3 Pacte national de transition constitutionnelle pacifique</strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Il faut organiser des conférences inclusives sans les agents et affidés du système Gnassingbé afin de créer un consensus autour d’un engagement patriotique multipartite de la société civile et des partis politiques non-collaborateurs pour :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>un référendum constitutionnel conforme à l’article 144,</li>
<li>des élections transparentes basées sur la vérité des urnes,</li>
<li>une réforme de la <acronym title="Commission Electorale Nationale Indépendante">CENI</acronym> et de la Cour constitutionnelle,</li>
<li>la démilitarisation de la vie politique.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Toutes ces actions interdépendantes -certaines sont déjà en cours- ont pour objet de démontrer qu’il existe au Togo du système Gnassingbé une série de violations ou contournements graves des articles fondamentaux de la Constitution togolaise entre 2005 et 2026. Ces constats peuvent constituer un socle argumentaire solide dans des dossiers judiciaires, notamment pour :</p>
<ul>
<li>démontrer l’effondrement de l’État de droit sauf pour une minorité oligarchique et autocratique au pouvoir ;</li>
<li>établir la responsabilité politique et juridique des dirigeants ; et</li>
<li>justifier une intervention juridictionnelle régionale ou internationale.</li>
</ul>
<p>Toutefois, il existe aussi des voies d’action citoyennes, non violentes et constitutionnelles pour reconquérir la liberté, à savoir la désobéissance civile, la pression juridictionnelle et la transition politique comme alternative à une autocratie sans sagesse.</p>
<h3>5. MODALITÉS D’UNE ACTION CITOYENNE VISANT À OBTENIR LA DÉMISSION D’UN DIRIGEANT ET SON SYSTÈME TYRANNIQUE AU TOGO</h3>
<p>La Constitution togolaise de 1992 (révisée) affirme que la souveraineté appartient au peuple (art. 2), que nul n’est au‑dessus de la loi (art. 11), et que tout citoyen a le droit et le devoir de défendre l’ordre constitutionnel (préambule + art. 150). Lorsque les institutions sont capturées et détournées au profit exclusif d’un clan, que les contre‑pouvoirs sont neutralisés, et que les violations répétées de la Constitution deviennent structurelles, le peuple demeure le dernier garant de la légalité républicaine.</p>
<p>Dans ce contexte, et dans le strict respect du droit national et international, trois voies d’action pacifiques, légales et cumulatives peuvent être mobilisées pour obtenir la démission d’un dirigeant considéré comme autocratique, liberticide et tyrannique :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.1 Action citoyenne constitutionnelle : mobilisation non violente fondée sur l’article 150</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’article 150 de la Constitution du Peuple togolais prévoit explicitement que lorsqu’un gouvernement viole la Constitution, le peuple a le droit de lui opposer la résistance. Cette résistance n’est ni armée, ni violente, mais civique, et peut prendre la forme de :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>campagnes nationales de désobéissance civile non violente,</li>
<li>grèves générales pacifiques,</li>
<li>refus collectif de participer à des institutions jugées illégitimes,</li>
<li>manifestations encadrées par le droit international (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 21).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">L’objectif est de retirer au régime la légitimité sociale, sans jamais menacer l’intégrité physique des personnes.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.2 L’action juridictionnelle coordonnée : créer un étau légal interne et externe</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Le droit togolais et le droit international offrent des leviers puissants :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>saisines répétées de la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>,</li>
<li>plaintes individuelles et collectives devant la Commission africaine des droits de l’homme,</li>
<li>demandes d’enquêtes internationales auprès des rapporteurs spéciaux de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> (arrestations arbitraires, torture, liberté d’expression),</li>
<li>actions contentieuses internes visant la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">L’objectif est de documenter, accumuler et internationaliser les violations, jusqu’à rendre politiquement et diplomatiquement intenable le maintien au pouvoir d’un dirigeant qui viole la Constitution.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>5.3 L’action politique de transition : construire une alternative politique crédible et inclusive et basée sur la compétence des acteurs</em></strong></p>
<p>Aucun régime ne tombe si le Peuple n’a pas une issue institutionnelle claire. Il est donc nécessaire de préparer ou de reformuler un nouveau <strong>« contrat de confiance »</strong> entre le Peuple togolais et ses futurs nouveaux dirigeants indépendants du système Gnassingbé. Pour ce faire, il est indispensable de réfléchir à :</p>
<ul>
<li>un projet de transition politique et citoyenne fondé sur un Contrat social de confiance de transition constitutionnelle avec le Peuple comme acteur et non comme victime ;</li>
<li>un gouvernement provisoire consensuel ;</li>
<li>un référendum conforme à l’esprit de la Constitution du Peuple togolais (article 144);</li>
<li>une réforme de la <acronym title="Commission Electorale Nationale Indépendante">CENI</acronym>, de la Cour constitutionnelle et de l’armée ;</li>
<li>un calendrier électoral transparent après la période de transition estimée entre 2 et 3 ans ;</li>
</ul>
<p>Cette architecture offre au Peuple togolais une porte de sortie pacifique, et au dirigeant contesté une issue non violente, condition essentielle pour éviter les dérives. Cela suppose une démission fondée sur la sagesse. Comme alternative, il ne restera plus que des situations de rapports de force.</p>
<p>En définitive, la démission d’un dirigeant autocratique, tyrannique et non respectueux du Peuple togolais, ne peut résulter que d’une pression citoyenne massive, juridiquement fondée, non violente, et adossée à une alternative institutionnelle crédible. En combinant :</p>
<ul>
<li>la résistance constitutionnelle pacifique sur la base de la Constitution du Peuple togolais ;</li>
<li>l’étau juridictionnel interne et international ; et</li>
<li>la construction d’une transition légale et inclusive ;</li>
</ul>
<p>le peuple togolais peut, si la volonté, le courage et le refus du statu quo reprennent le dessus sur le fatalisme, restaurer la souveraineté populaire, réhabiliter l’État de droit, et ouvrir la voie à une refondation démocratique durable, sans violence, sans vengeance, et dans le respect des normes internationales.</p>
<p><strong>6. ANNIVERSAIRE DE FAURE GNASSINGBE LE 6 JUIN OU DATE SYMBOLIQUE DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE DU M66 : LE POUVOIR TOGOLAIS ILLEGAL DÉFIE LA LOI ET LES DROITS FONDAMENTAUX</strong></p>
<p>Depuis 1967, la continuité du régime s’accompagne d’allégations récurrentes de pratiques coercitives documentées par des organisations internationales.</p>
<p>Les mobilisations du Peuple togolais, &#8211; notamment les jeunes -, des 26, 27 et 28 juin 2025 ont donné lieu à un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité, en contradiction avec les standards internationaux relatifs à la liberté de réunion pacifique. Les revendications portaient notamment sur la vie chère, la gouvernance, la corruption et la libération de détenus, dont l’activiste « chanteur » Aamron, signalé comme ayant subi des traitements inhumains.</p>
<p>Les données disponibles font état d’au moins cinq exécutions extrajudiciaires, vingt-et-un cas de torture et cent cinq arrestations arbitraires<sup><a id="post-21531-endnote-ref-1" href="#post-21531-endnote-1">[1]</a></sup>. En outre, la découverte de corps d’enfants dans la lagune de Bè soulève des préoccupations sérieuses quant au respect du droit à la vie et à la protection des civils<sup><a id="post-21531-endnote-ref-2" href="#post-21531-endnote-2">[2]</a></sup>.</p>
<p>Le 6 juin, date de naissance de Faure Gnassingbé, est devenu au Togo une date symbolique de révolte et de résistance populaire contre son pouvoir, avec la naissance du Mouvement du 6 juin, abrégé en M66, avec en filigrane une partie de la mobilisation déclenchée par le rappeur Aamron, de son vrai nom Narcisse Essowè Tchala<sup><a id="post-21531-endnote-ref-3" href="#post-21531-endnote-3">[3]</a></sup>. Le 6 juin, date d’anniversaire du Président Faure Gnassingbé, est devenu un repère symbolique des atteintes aux droits fondamentaux au Togo. Les événements des 5 et 6 juin 2025 sont une illustration de l’intensification de la répression<sup><a id="post-21531-endnote-ref-4" href="#post-21531-endnote-4">[4]</a></sup>, des arrestations arbitraires et des actes de torture à l’encontre de manifestants<sup><a id="post-21531-endnote-ref-5" href="#post-21531-endnote-5">[5]</a></sup>.</p>
<p>La révolte s’est partiellement transposée dans les réseaux sociaux. Le M66 représente ainsi un collectif de cyberactivistes de la Diaspora togolaise créé après la violente répression du 6 juin 2025 qui est considérée comme une des dates les plus sanglantes de l&rsquo;histoire togolaise. Le mouvement a reçu le soutien de la plupart des organisations de l&rsquo;opposition (<em>Dynamique Monseigneur Kpodzro </em>(DMK<sup><a id="post-21531-endnote-ref-6" href="#post-21531-endnote-6">[6]</a></sup>), <em>Dynamique pour la majorité du peuple</em> (DMP<sup><a id="post-21531-endnote-ref-7" href="#post-21531-endnote-7">[7]</a></sup>), la <em>Libération démocratique du Peuple (</em>LDP<sup><a id="post-21531-endnote-ref-8" href="#post-21531-endnote-8">[8]</a></sup>), <em>Cadre national de concertation pour le changement au Togo</em> (CNCC<sup><a id="post-21531-endnote-ref-9" href="#post-21531-endnote-9">[9]</a></sup>), <em>Touche-Pas à Ma Constitution</em>) pour cette mobilisation au Togo. Entretemps, le Gouvernement togolais a émis des mandats d&rsquo;arrêt internationaux par contre les membres du M66 et certains journalistes et hommes politiques en exil depuis juillet 2025. La journée du 6 juin promue sous le slogan du <em>« Togo en pause »,</em> marque le passage à une contestation plus radicale, portée par une jeunesse connectée, éloignée des partis traditionnels, et menée par des artistes et militants, qui appellent à la démission du Président et à la <em>« libération »</em> du pays.</p>
<p>Or, la réponse du pouvoir togolais a été une répression violente : la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) a documenté au moins 81 arrestations arbitraires et des actes de torture contre les manifestants (es) des 5 et 6 juin 2025, tandis que plusieurs rapports (national<sup><a id="post-21531-endnote-ref-10" href="#post-21531-endnote-10">[10]</a></sup> et international) dénonce des violences policières systématiques (gifles, coups de matraque, aspersions d&rsquo;eau, détentions illégales<sup><a id="post-21531-endnote-ref-11" href="#post-21531-endnote-11">[11]</a></sup>).</p>
<p>Ces actes ne peuvent être justifiés au regard du droit international des droits humains et du droit de manifester pacifiquement. Ils révèlent au contraire une criminalisation<sup><a id="post-21531-endnote-ref-12" href="#post-21531-endnote-12">[12]</a></sup> de la contestation et une volonté d&rsquo;intimider toute opposition<sup><a id="post-21531-endnote-ref-13" href="#post-21531-endnote-13">[13]</a></sup>.</p>
<p>C’est à la lumière du prolongement de ce mouvement qui lui-même fait suite à de nombreuses précédentes initiatives citoyennes restées sans démission de Faure Gnassingbé, qu’il faut comprendre le niveau d’humiliation d’une partie de Peuple togolais, plus particulièrement la jeunesse. Avec l’impossibilité de s’exprimer librement sans subir les foudres du système Gnassingbé ou partir en exil, il semble que ce pouvoir Gnassingbé a délibérément choisi d’assurer le remplacement de leurs multiples coups d’Etat constitutionnels par un autre coup de force suite à des divisions, frustrations et humiliations subies en interne. Or, la partie du Peuple togolais indépendant et pacifique a opté pour une approche alternative qui passe par la démission du celui qui, au lieu de faire partie de la solution à la crise togolaise, est devenu le fondement du problème et du mal togolais.</p>
<p>Empêchée de manifester au Togo, la jeunesse togolaise désœuvrée s’exprime librement sur les réseaux sociaux maintenant que le gouvernement a finalement stoppé la censure d’Internet. Il suffit de procéder à une recherche avec le mot-clé « togolais souffrance » pour prendre conscience des monologues pitoyables de togolais(ses) désespéré(e)s. La vidéo virale demeure celle d’un jeune togolais qui aurait préféré <em>« être un caniche ou un lampadaire dans un pays occidental plutôt que d’être un humain au Togo ».</em> En effet, les animaux domestiques sont protégés dans les pays occidentaux par des lois… qui sont respectées. Plusieurs de ces animaux mangent à leur faim et bénéficient même d’une couverture médicale et parfois d’une assurance-maladie. Ce demeure une exception au Togo. La responsabilité, partielle ou totale, provient de la mauvaise gouvernance. Les Togolais doivent penser à recouvrir leurs droits, et peut-être demandés des comptes au système qui a conduit certains à préférer vivre hors du Togo en rejetant la condition humaine pour celle d’un animal.</p>
<p>C’est ainsi que dans un contexte de restriction de l’espace civique et de la liberté d’expression et les nombreuses lois liberticides, les réseaux sociaux apparaissent comme un exutoire pour une jeunesse marginalisée, révélant une détresse socio-économique et un déficit de protection institutionnelle.<br />
Cette situation met en évidence un décalage entre les engagements internationaux du Togo, notamment au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et leur mise en œuvre effective, appelant à un renforcement des mécanismes de redevabilité et de protection des libertés fondamentales<sup><a id="post-21531-endnote-ref-14" href="#post-21531-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<h3><strong>7. FAURE GNASSINGBÉ ET SON SYSTEME REPRÉSENTENT MOINS DE 13 % DU PEUPLE TOGOLAIS : LES RAISONS PROFONDES ET STRUCTURELLES DE L’EXIGENCE DE LA DÉMISSION DE FAURE GNASSINGBÉ </strong></h3>
<p>La mort du président Gnassingbé Eyadéma le 5 février 2005, après 38 ans de règne dictatorial et sanglant pour la grande majorité du Peuple togolais, a déclenché un coup d&rsquo;État militaire sanglant<sup><a id="post-21531-endnote-ref-15" href="#post-21531-endnote-15">[15]</a></sup> la même année. L&rsquo;armée non républicaine et clanique a imposé l’un de ses multiples fils, Faure Gnassingbé et l&rsquo;imposé comme Président sans scrutin, en violation des dispositions constitutionnelles de l&rsquo;article 65.</p>
<p>Les députés ont ensuite procédé à une révision constitutionnelle illégale le 6 février 2005, autorisant Faure à terminer le mandat de son père jusqu&rsquo;en 2008, habillage juridique d&rsquo;un coup d&rsquo;État constitutionnel. Faure Gnassingbé a usurpé l&rsquo;élection présidentielle d&rsquo;avril 2005 sans vérité des urnes après avoir brièvement cédé le pouvoir sous pression du Peuple. Mais une partie de la communauté africaine et internationale, notamment consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir. Ce tandem coup d&rsquo;État militaire-coup constitutionnel a été réitéré en 2024-2025 via la révision constitutionnelle d&rsquo;avril 2024, qui instaure un régime parlementaire et permet un 5ᵉ mandat présidentiel illimité, perpétuant une logique de confiscation du pouvoir démocratique.</p>
<p>A l’époque, Olusegun Obasanjo, ex-président de la Fédération du Nigeria entre 1999-2003 et 2003-2009 et Président en exercice de l&rsquo;Union Africaine (<acronym title="Union africaine">UA</acronym>) entre 2004 et 2006, après avoir unilatéralement exigé de faire un 2<sup>e</sup> mandat non prévu par les textes à la tête de l’Union africaine, a soutenu la continuité dynastique du pouvoir au Togo. A contrario, Alpha Oumar Konaré, l’ex-président malien et Président de l’<acronym title="Union africaine">UA</acronym> avant Olusegun Obasanjo et en fonction officielle en 2005 en tant que Président de la Commission de l&rsquo;Union africaine<sup><a id="post-21531-endnote-ref-16" href="#post-21531-endnote-16">[16]</a></sup>, a exigé le retour à la démocratie et le respect de l&rsquo;ordre constitutionnel au Togo : <em>« Le Président de la Commission de l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym>, M. Alpha Oumar Konaré, réitère la condamnation de l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym> contre la décision de M. Faure Gnassingbé de rester au pouvoir, en violation de la Constitution togolaise&#8230; Il réaffirme le rejet par l&rsquo;<acronym title="Union africaine">UA</acronym> de toute élection organisée sous les conditions indiquées par les autorités qui ont pris le pouvoir suite au coup d&rsquo;État militaire du 5 février 2005 ». </em>Malheureusement, il a été désavoué par les chefs d’Etats africains dont le président en exercice de l’Union Africaine à l’époque, Olusegun Obasanjo<sup><a id="post-21531-endnote-ref-17" href="#post-21531-endnote-17">[17]</a></sup>, représentant d’une puissance militaire et diplomatique en Afrique de l&rsquo;Ouest, et plus particulièrement le fameux <em>« syndicat » </em>des chefs d’Etat africains qui défendent leurs intérêts avant ceux du Peuple africain.</p>
<p>Les sources françaises des média politiquement corrects (média mainstream) pour comprendre la situation à l’époque doivent être écartées car les dirigeants de ce pays ont conservé et renforcé les accords secrets de défense avec les dirigeants des pays francophones dont le Togo qui conduisent systématiquement au maintien en place d’autocrates, voire des dictateurs, en Afrique. Or, ces accords secrets ne sont pas dénoncés par de nombreux pays francophones dont le Togo, ce qui empêche la participation de ce pays à l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina-Faso, Mali et Niger). Olusegun Obasanjo a été un instrument majeur dans le maintien au pouvoir de Faure Gnassingbé en 20à5. Il a plutôt facilité la pérennisation du régime dynastique. L’Histoire avec un grand H doit reconnaître que l&rsquo;Union africaine, sous Olusegun Obasanjo, a plus que tacitement validé la succession Faure Eyadéma et ses militaires qui ont terrorisé le Peuple togolais, contredisant les principes démocratiques africains.</p>
<p>S’il faut retenir au moins des raisons principales outre les nombreux assassinats ciblés, abus de droit et abus de pouvoir, il y a lieu de rappeler ce qui permet de cimenter la lutte de libération du Peuple togolais, qu’il soit jeune ou moins jeune :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.1 La succession dynastique non démocratique et le coup d&rsquo;État militaire sanglant de 2005 accompagné d’un coup d’Etat constitutionnel.</em></strong> Cela a eu comme conséquence structurelle que le régime et le système Gnassingbé sont fondés sur une succession monarchique habillée par des changements constitutionnels illégaux, créant un sentiment d&rsquo;illégitimité originelle, appuyés par une partie de la communauté internationale dont la France qui maintient ses accords secrets de défense à ce système illégal et anticonstitutionnel ;</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.2 Dérive monarchique, confiscation du pouvoir, violation des droits fondamentaux, emprisonnement systématique ou représailles pour forcer à l’exil de nombreux citoyennes et citoyens togolais épris de liberté, de vérité, de justice et de solidarité</em></strong> et donc de vérité des urnes et de vérité des comptes publics. La conséquence structurelle est que la grande majorité du Peuple togolais, y compris dans la Diaspora, subit la confiscation du pouvoir démocratique assortie de la volonté de pérenniser indéfiniment du pouvoir par Faure Gnassingbé et ses affidés. Tout ceci dans l’omerta et le silence des cimetières s’est fait et continue de se faire au détriment d’un Peuple togolais empêché de choisir librement et démocratiquement ses dirigeants, bloquant ainsi toutes les aspirations populaires non sans humiliations diverses et multiples. Autrement dit, aucune alternative politique n’est possible au Togo pacifiquement telles que fonctionnent les institutions autocratiques sous la férule du système Gnassingbé.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>7.3 Changement unilatéral en 2024 sans respect du parallélisme de la forme juridique de la Constitution de 1992 adopté par référendum par le Peuple togolais à près de 98 % par 74 % des votants : </em></strong>le passage d’un régime présidentiel-autocratique à un régime parlementaire-autocratique pour permettre un mandat illimité à Faure Gnassingbé tout en supprimant le suffrage universel et le droit de chaque togolais de choisir son dirigeant ne passe pas ! La révision constitutionnelle d&rsquo;avril 2024, adoptée par l&rsquo;Assemblée nationale en seconde lecture le 19 avril 2024, a falsifié et bafoué les dispositions originelles non négociables de la Constitution du Peuple togolaise de 1992 (approuvée à 97,6% le 27 septembre 1992), en supprimant arbitrairement la limitation à deux mandats présidentiels et en anéantissant le droit de vote des Togolais de la Diaspora, violations manifestes du principe de souveraineté populaire et de l&rsquo;intangibilité des droits fondamentaux. Cette modification constitutionnelle constitue un coup d&rsquo;État constitutionnel qui habille juridiquement la perpétuation du pouvoir de Faure Gnassingbé au-delà de deux mandats, en violation de l&rsquo;article 59 de la Constitution de 1992 et des principes démocratiques internationaux. Cette réforme illégale et anticonstitutionnelle permet à Faure Gnassingbé de <strong>rester au pouvoir sans limite de mandat</strong>, contournant la limitation à 2 mandats prévue par la Constitution de 1992. Plus de 87 % des Togolais soutiennent la limitation à 2 mandats en 2017. Or, Faure Gnassingbé n&rsquo;est plus élu par le Peuple togolais, mais par les députés de l&rsquo;Assemblée nationale qui ont été sans vérité des urnes et sont fiers d’être une chambre d’enregistrement bénéficiant d’une impunité sans limites et refusent toutes procédures consistant à rendre des comptes au Peuple togolais. C’est ainsi qu’un nouveau poste a été créé dit « le Président du Conseil des ministres<sup><a id="post-21531-endnote-ref-18" href="#post-21531-endnote-18">[18]</a></sup> ». Ce président du Conseil gouverne pour 6 ans. Il n&rsquo;y a aucune limite à son nombre de renouvellements. Il est un super-Premier ministre désigné par les députés à sa solde et qui a tous les pouvoirs d&rsquo;État et dégrade et dévalorise la fonction du « nouveau » Président de la République.</p>
<p>Ces 3 piliers structurels expliquent pourquoi une très grande majorité du Peuple togolais y compris dans la Diaspora appellent à la démission de Faure Gnassingbé pour lui souhaiter son anniversaire : le régime est considéré comme illégitime, violent, illégal, antidémocratique, usurpant la démocratie souhaitée par le Peuple togolais, et plus particulièrement anticonstitutionnel. Il suffit pourtant que la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> se prononce sur ces points de déni du droit au Peuple togolais. Apparemment, le système Gnassingbé ne souhaite pas se prononcer et ne voit d’ailleurs pas le rapport entre Faure Gnassingbé et l’humiliation du Peuple togolais.</p>
<p>Suite aux travaux indépendants de la Conférence nationale souveraine avec les forces vives de la nation, entre le 8 juillet et le 28 août 1991, les revendications qui ne pourront pas s’arrêter trouvent leurs sources dans la Constitution togolaise d’octobre 1992 approuvée par référendum par le Peuple togolais. Cette Constitution du Peuple dans sa version originelle non modifiée unilatéralement par le système Gnassingbé à plusieurs reprises a été voté le 27 Septembre 1992 à une majorité écrasante avec 97,6 % des suffrages exprimés avec un taux de participation inédit de plus de 74 %<sup><a id="post-21531-endnote-ref-19" href="#post-21531-endnote-19">[19]</a></sup>. Or, cette Constitution originelle du Peuple avait inscrit comme non négociable <em>« la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels » </em>et le <em>« droit de vote des Togolais de la Diaspora ».</em> Rappelons tout de même que selon Afrobaromètre<sup><a id="post-21531-endnote-ref-20" href="#post-21531-endnote-20">[20]</a></sup>, plus de <em>87 % des Togolais soutenaient cette limitation à deux du nombre de mandats présidentiels en 2017 contre 85 % en 2014 et 84 % en 2012. </em>Or, il est impossible du fait de la répression du système Gnassingbé de traduire cette volonté du Peuple togolais en une vérité des urnes qui aurait produit l’alternance politique pacifiquement. Autrement dit, <strong>Faure Gnassingbé et son système représentent moins de 13 % du Peuple togolais.</strong></p>
<h3><strong>8. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : </strong></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent trois de ces propositions pour redonner espoir au Peuple togolais et sortir du fatalisme :</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.1 Retrouver la force collective : s’unir, s’organiser et agir ensemble de manière non violente</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Même face à un pouvoir qui accapare à son profit exclusif les institutions, un peuple uni reste plus fort que la peur. Cela passe par :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>le choix de ne pas légitimer le système Gnassingbé ;</li>
<li>la solidarité entre citoyens sans délation pour de l’argent ;</li>
<li>la création de réseaux locaux d’entraide et d’information sur la réalité des actions illégales et anticonstitutionnelles du système Gnassingbé ;</li>
<li>la mobilisation pacifique fondée sur l’article 150 de la Constitution du Peuple togolais ;</li>
<li>la désobéissance civile non violente lorsque la loi est détournée contre le Peuple.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">En effet, l’unité populaire brise l’isolement, neutralise la peur et redonne confiance.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.2 Utiliser le droit comme arme pacifique : documenter, dénoncer, saisir les juridictions nationales et internationales</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">Même quand les institutions internes sont affaiblies, le droit reste un outil puissant. Le Peuple togolais peut :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>documenter chaque violation ;</li>
<li>saisir la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, l’Union africaine, les rapporteurs de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> ;</li>
<li>exiger la transparence, la reddition des comptes et la protection des droits fondamentaux ;</li>
<li>soutenir les avocats, journalistes et défenseurs des droits humains.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 40px">Le droit transforme la souffrance en preuves, et les preuves en pression politique. Il s’agit d’une des procédures pacifiques.</p>
<p style="padding-left: 40px"><strong><em>8.3 Construire une alternative crédible : préparer une transition démocratique et inclusive</em></strong></p>
<p style="padding-left: 40px">L’espoir renaît quand le peuple se donne les moyens de tracer un chemin clair vers l’avenir. Cela implique :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none">
<ul>
<li>un projet de transition politique citoyenne ;</li>
<li>une vision commune basée sur des institutions indépendantes ;</li>
<li>un programme national pour la jeunesse, la vérité, justice, l’économie, la souveraineté et la souveraineté ; et</li>
<li>des leaders intègres, issus du peuple, capables de rassembler, et indépendants de Faure Gnassingbé et son système.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Une alternative politique crédible offre au Peuple togolais une raison d’espérer et au pouvoir une raison de céder pacifiquement avec ses droits humains garantis.</p>
<p>En définitive, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent que même après vingt et un ans d’abus de droit et de pouvoir, <strong>un Peuple n’est jamais condamné à la fatalité, encore moins à la fatalité</strong> <strong>de la soumission.</strong> En s’unissant, en utilisant le droit et en construisant une alternative, le peuple togolais peut <strong>retrouver sa dignité, sa liberté et sa souveraineté</strong>, sans violence, sans chaos, et sans peur.</p>
<p>Le Togo connaît une rupture profonde de l’État de droit sous le système Gnassingbé, marquée par des violations répétées de la Constitution et un usage abusif du pouvoir. Cet inventaire expose clairement les dérives institutionnelles qui ont fragilisé la souveraineté populaire. Le Peuple togolais et sa Diaspora indépendante devront se l’approprier pour mieux préparer le Togo sans le système Gnassingbé.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21534" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21531-1-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21535" src="https://amaizo.info/files/2026/06/word-image-21531-2-1.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21531-endnote-1"><acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> (2025a). <em>Déclaration sur les violations des droits humains suite aux manifestations de juin 2025 au Togo</em>. « Déclarations. Répression de la Gen Z au Togo : 48 activistes doivent être libérés (es) de toute urgence ». 22 octobre 2025. In <a href="http://www.omct.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.omct.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/declarations/__temp_dskcenfkdhqmbilqkgapxwsjwvewajrhhfps" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/fr/ressources/declarations/__temp_dskcenfkdhqmbilqkgapxwsjwvewajrhhfps<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-2">Amnesty International (2025). <em>Togo: Violent crackdown on protests and human rights violations.</em> In <em>www.amnesty.org/fr.</em> Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/togo-repression-protests/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/togo-repression-protests/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-3">Le Monde (2025). « Au Togo, l&rsquo;arrestation du rappeur Aamron remobilise l&rsquo;opposition à Faure Gnassingbé ». 13 juin 2025. In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/13/au-togo-l-arrestation-du-rappeur-aamron-remobilise-l-opposition-a-faure-gnassi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/13/au-togo-l-arrestation-du-rappeur-aamron-remobilise-l-opposition-a-faure-gnassi<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>   <a href="#post-21531-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-4">Amnesty International (2025). Op. Cit. <a href="#post-21531-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-5"><acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym> (2025b). <em>Togo : au moins 81 arrestations arbitraires et actes de torture contre les manifestants (es) du 5 et 6 juin</em>. 13 juin 2025. In <a href="http://www.omct.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.omct.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-au-moins-81-arrestations-arbitraires-et-actes-de-torture-contre-les-manifestant-es-du-5-et-6-juin" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.omct.org/fr/ressources/appels-urgents/togo-au-moins-81-arrestations-arbitraires-et-actes-de-torture-contre-les-manifestant-es-du-5-et-6-juin<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-6">La DMK est un creuset de 7 partis politiques de l&rsquo;opposition et 7 organisations de la société civile, ayant soutenu la candidature d&rsquo;Agbéyomé Kodjo à la présidentielle de 2020. <a href="#post-21531-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-7">La DMP est une scission créée en avril 2023 par certains membres de la DMK, suite à des différends entre Mgr Kpodzro et les composantes de la coalition. Elle s&rsquo;engage pour la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés. <a href="#post-21531-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-8">La <em>Libération démocratique du peuple</em> est une entité, membre de la coalition CNCC avec l&rsquo;<acronym title="African National Congres">ANC</acronym> (Alliance nationale pour le Changement). <a href="#post-21531-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-9">La Coalition CNCC est composée des entités suivantes : Les partis <acronym title="African National Congres">ANC</acronym>, FDR, <acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>, PSR et le mouvement citoyen Togo Debout (incluant potentiellement LDP) ont formé une nouvelle coalition baptisée <em>« Cadre national de concertation pour le changement au Togo »</em> (CNCC) en mai 2026. Cette coalition s&rsquo;est mobilisée contre les réformes constitutionnelles du pouvoir de Faure Gnassingbé, qui permettent selon eux de consolider son pouvoir. Le Président de l&rsquo;<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>, Jean-Pierre Fabre, a pris la parole lors de la manifestation du 6 mai 2026 qui relance les contestations populaires. La CNCC a soutenu l&rsquo;appel du M66 à la journée <em>« Togo en pause »</em> du 6 juin 2026. <a href="#post-21531-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-10">Observatoire des Violations des Droits de l&rsquo;Homme (2025). <em>Togo : Un rapport international dénonce des violences policières et des violations des droits humains lors des manifestations des 5 et 6 juin</em>. 16 juin 2025. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-11">Rédaction Togoactualité (2025). « Togo : Un rapport international dénonce des violences policières et des violations des droits humains lors des manifestations des 5 et 6 juin ». 17 juin 2025. In togoactualite.com. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lors-des-manifestations-des-5-et-6-juin/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-un-rapport-international-denonce-des-violences-policieres-et-des-violations-des-droits-humains-lors-des-manifestations-des-5-et-6-juin/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-12">RT France (2025). « Manifestations au Togo : le gouvernement lance des mandats d&rsquo;arrêt contre le mouvement M66 ». 10 juillet 2025. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://francais.rt.com/news/122934-manifestations-togo-gouvernement-lance-mandats-arret-contre-mouvement-m66" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://francais.rt.com/news/122934-manifestations-togo-gouvernement-lance-mandats-arret-contre-mouvement-m66<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-13">Fédération Internationale des Ligues des Droits de l&rsquo;Homme (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) (2025). «<em>Togo : au moins 81 arrestations arbitraires et actes de torture contre les manifestants (es) du 5 et 6 juin. </em><acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> : Paris. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/togo-pour-que-cesse-enfin-la-repression-sanglante-des-manifestant-es" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/togo/togo-pour-que-cesse-enfin-la-repression-sanglante-des-manifestant-es<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-14">Nations Unies (1966). <em>Pacte international relatif aux droits civils et politiques.</em> Adopté le 16 décembre 1966, entrée en vigueur le 23 mars 1976. <a href="#post-21531-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-15">Diène, D. (2005). <em>Report of the Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance. (Rapporteur spécial de l&rsquo;<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur les formes contemporaines de racisme de 2005 sur le Togo). </em>Rapport Doudou Diène &#8211; <acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> (2005). <em>Réalités des victimes du coup d&rsquo;État de février 2005</em>. Rapport officiel des Nations Unies &#8211; <acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> : A/HRC/1/285 (27 avril 2005). 27 août 2005 (mission du 13-24 juin 2005). Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://reliefweb.int/report/togo/rapport-la-mission-d%C3%25A" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://reliefweb.int/report/togo/rapport-la-mission-d%C3%A<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-16">African Union/Union africaine (2005). « The Chairperson of the Commission of the African Union confirms the suspension of Togo and expresses AU’s support for the measures taken by ECOWAS against the de facto authorities in Togo<em> »</em>. Press Release No. 03/2005. Addis Ababa, 20 February 2005. In <a href="http://www.sipri.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.sipri.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accessed on June 6, 2026. Retrieved from <a href="https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-17">En février 2005, lors du coup d&rsquo;État au Togo, Obasanjo était donc officiellement Président de l&rsquo;Union Africaine et Président du Nigeria. Sa fonction actuelle depuis le 26 août 2021 accordée par les chefs d’Etat de l’Union africaine et non par les Peuples africains est : Haut Représentant de l&rsquo;Union Africaine pour la Corne de l&rsquo;Afrique. <a href="#post-21531-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-18">Faure Gnassingbé a prêté serment comme Président du Conseil des ministres le 3 mai 2025. <a href="#post-21531-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-19">Ajansı, A. (2017). « <em>Togo: L&rsquo;opposition commémore les 25 ans de la Constitution togolaise de 1992 ». </em>26 septembre 2017. Accédé le 6 juin 2026. Voir <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/togo-lopposition-comm%C3%A9more-les-25-ans-de-la-constitution-togolaise-de-1992/921298" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aa.com.tr/fr/afrique/togo-lopposition-comm%C3%A9more-les-25-ans-de-la-constitution-togolaise-de-1992/921298<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-21531-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-21531-endnote-20">Afrobaromètre (2017) <em>AD220. « Les Togolais soutiennent les revendications de l&rsquo;opposition sauf la démission du Président ». In </em><a href="http://www.afrobarometer.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.afrobarometer.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 6 juin 2026. Voir </em><a href="https://www.afrobarometer.org/publication/ad220-les-togolais-soutiennent-les-revendications-de-lopposition-sauf-la-demission-du/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>h</em>ttps://www.afrobarometer.org/publication/ad220-les-togolais-soutiennent-les-revendications-de-lopposition-sauf-la-demission-du/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21531-endnote-ref-20">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 (mis en ligne le 8 juin 2026) RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ? Face à l’absence de liberté et d’indépendance [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
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</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author><enclosure length="19271" type="application/pdf" url="https://www.sipri.org/sites/default/files/2016-03/AU-Togo.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 (mis en ligne le 8 juin 2026) RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ? Face à l’absence de liberté et d’indépendance [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</itunes:author><itunes:summary>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 6 JUIN 2026 (mis en ligne le 8 juin 2026) RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ? Face à l’absence de liberté et d’indépendance [&amp;#8230;] Publié par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>LE « DEAL » CEDEAO &amp;#8211; AES EN 2026</title><link>https://amaizo.info/2026/06/03/le-deal-cedeao-aes-en-2026/16992</link><category>Audio / Vidéo</category><category>Economie</category><pubDate>Wed, 3 Jun 2026 10:50:58 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9159</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p style="text-align: right">3 juin 2026</p>
<p><iframe title="Ibrahim Traoré &amp; Kouyaté : Le DEAL caché ? (AES-CEDEAO)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/zdLlmc_9H5k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Source : <a href="https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO<br />
Directeur général Afrocentricity Think Tank</p>
<p>Le médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Lansana Kouyaté (ancien Premier ministre guinéen), a été nommé le 25 mars 2026 pour renouer le dialogue avec l&rsquo;AES.</p>
<h3>1. VELLEITES DE RECONNAISSANCE DE L&rsquo;AES PAR LA <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Sa visite historique au capitaine Ibrahim Traoré à Ouagadougou a eu lieu à la fin du mois de mai 2026), marquant le début concret de sa médiation. Il a préalablement consulté le Président Alassane Ouattara de la Côte d&rsquo;Ivoire et le Président Diomaye Faye du Sénégal, tous deux considérés comme des voix transmettant la « pensée exécutoire » des autorités françaises. L&rsquo;objet de sa mission est marqué par une volonté de « reconnaissance » de fait de l&rsquo;AES afin de trouver des voies de coopérations nouvelles entre les deux entités régionales.</p>
<p>L&rsquo;objet de sa mission peut se résumer en cinq points :</p>
<ul>
<li>Rétablir le dialogue entre la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et les pays de l&rsquo;AES (Burkina Faso, Mali, Niger).</li>
<li>Favoriser un rapprochement diplomatique et créer les conditions d&rsquo;un dialogue constructif.</li>
<li>Œuvrer à une désescalade des tensions et à un rapprochement durable entre AES et <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</li>
<li>Renforcer les passerelles de dialogue sur la libre circulation, la sécurité régionale et le développement.</li>
<li>Faire reconnaître mutuellement la légitimité des deux parties, sans hiérarchie ni subordination.</li>
</ul>
<h3>2. LE « DEAL » AES-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> SOUS CONDITIONS</h3>
<p>Suite à la visite du médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, le général Kouyaté, dans un contexte de fortes tensions régionales.</p>
<p>Le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) suggère un véritable « Deal » entre l&rsquo;AES et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> pour permettre une reprise sereine de la collaboration entre deux entités régionales. En effet, la fracture entre l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est profonde car l&rsquo;AES refuse de reconnaître l&rsquo;autorité de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, considérée comme sous influence étrangère, accessoirement française, mais pas que.</p>
<p>De fait, la crédibilité de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est mise à rude épreuve face aux coups d&rsquo;État, au chaos sécuritaire et à la montée des groupes terroristes comme le JNIM.<br />
La journaliste indépendante, Samantha Ramsamy interroge deux spécialistes de la région : Mohamed AG Hamedou, Journaliste et spécialiste du Nord du Mali et Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Président de Afrocentricity Think Tank. Ensemble, ils décortiquent les chemins demeurés opaques de la nouvelle diplomatie du « deal » entre l&rsquo;AES et la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans un contexte de luttes antiterroriste et d&rsquo;enjeux géopolitiques. Au delà des divergences, il y a malgré tout une volonté de dialogue, et un besoin de mettre fin à l&rsquo;approche du  » tout militaire » qui rencontre ses limites tout en grevant le budget de ces Etats.</p>
<p>Mohamed AG Hamedou a insisté que les populations civiles soient plus épargnées et qu&rsquo;un dialogue inter-malien pour une transition puisse démarrer avec tous les Maliens pour trouver des solutions africaines</p>
<p>Une proposition clé de sortie de crise doit reposer sur le parallélisme des formes afin que l&rsquo;AES soit traitée d&rsquo;égal à égal, sans hiérarchie ou condescendance par la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Pour ce faire, Dr. Amaïzo recommande à l&rsquo;AES de nommer un représentant officiel, si possible un « général » d&rsquo;armée pour négocier avec le ou les futur représentants de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, sur un pied d&rsquo;égalité. Cela permettrait de restaurer la reconnaissance mutuelle, la légitimité des représentations et un agenda commun sur la libre circulation, la sécurité et le développement.</p>
<p>Néanmoins, il est possible de considérer les cinq points suivants comme des préconditions pour une relation <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>-AES apaisée.</p>
<h3>3. LES CONDITIONS DU « DEAL » AES-<acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym></h3>
<p>Suite au silence du médiateur de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, Lansana Kouyaté à la sortie de son entretien avec le président en exercice de l&rsquo;AES, il convient néanmoins proposer des conditions claires pour rétablir une relation d&rsquo;égal à égal avec la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> :</p>
<p style="padding-left: 40px">3.1 Reconnaissance mutuelle de légitimité : l&rsquo;AES exige que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> reconnaisse pleinement la légitimité des gouvernements issus des coups d&rsquo;État dans l&rsquo;AES, sans condition de retour immédiat à l&rsquo;ordre constitutionnel occidental.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.2 Parallélisme des formes : Les négociations doivent se faire entre représentants officiels de l&rsquo;AES et de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> sur un pied d&rsquo;égalité, sans hiérarchie ni subordination.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.3 Nomination d&rsquo;un représentant de l&rsquo;AES : le Dr. Amaïzo recommande, du côté de l&rsquo;AES, de désigner un représentant officiel pour traiter directement avec le représentant de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, afin d&rsquo;institutionnaliser le dialogue.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.4 Agenda commun sur la souveraineté : l&rsquo;AES exige un agenda partagé sur la libre circulation, la sécurité régionale et le développement, fondé sur la souveraineté nationale et non sur des diktats et ingérences externes.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.5 Fin de l&rsquo;improvisation diplomatique : l&rsquo;AES par la voix du Président Traoré insiste sur la nécessité d&rsquo;un dialogue structuré, transparent et respectueux, au lieu de relations imprévisibles et belliqueuses.</p>
<p style="padding-left: 40px">3.6 sur la lutte contre le terrorisme et les pays qui servent de repli à des mercenaires-terroristes-djihadistes, il faudra nécessairement que certains Etats de la sous-région jouent double-jeu ou servent de proxis à des intérêts étrangers occidentaux ou arabes.</p>
<p>La stratégie de sortie de crise devra alors reposer sur l&rsquo;instauration d&rsquo;un dialogue sur des bases d&rsquo;égalite entre bloc régional et si possible avec des experts indépendants y compris de la Diaspora, l&rsquo;institutionnalisation des procédures de dialogue qui devra être centré sur la transparence et la souveraineté, et enfin le problème de la la sécurité et du développement communs devront reposer sur la « solidarité » et moins sur la domination, la confrontation ou la volonté de tromper la vigilance des dirigeants de l&rsquo;AES pour leur faire un coup d&rsquo;Etat. Pour ce faire, des gestes de détente devront aussi provenir des dirigeants de l&rsquo;AES.</p>
<h3>4. CONCLUSION : LA PAIX REPOSE SUR UNE VOLONTE POLITIQUE SANS INGERENCE EXTERIEURE</h3>
<p>La stabilité de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Sahel dépend de la volonté commune des dirigeants de l&rsquo;Afrique occidentale pour sortir de la crise importée sans passer par la case « improvisation ». Pour cela, les dirigeants de l&rsquo;AES devront laisser plus de place à la liberté de parole, la transparence, le respect mutuel de tous les concitoyens et poser les bases d&rsquo;une vision commune africaine au delà même du Sahel.<br />
En définitive, la clé de la crise réside dans un dialogue structuré et égalitaire entre AES et <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, plutôt que dans une relation de soumission ou de confrontation.</p>
<p>3 juin 2026<br />
Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Ph.D., MBA<br />
Directeur général Afrocentricity Think Tank<br />
© 2026. Afrocentricity Think Tank</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;3 juin 2026 Source : https://youtu.be/zdLlmc_9H5k?si=-8dZHugJ_Wp5ixsP Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur général Afrocentricity Think Tank Le médiateur de la CEDEAO, Lansana Kouyaté (ancien Premier ministre guinéen), a été nommé le 25 mars 2026 pour renouer le dialogue avec l&amp;#8217;AES. 1. VELLEITES DE RECONNAISSANCE DE L&amp;#8217;AES PAR LA CEDEAO Sa visite historique au capitaine Ibrahim Traoré [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author></item><item><title>L’Afrique n’existe pas encore ?</title><link>https://amaizo.info/2026/05/16/lafrique-nexiste-pas-encore/16945</link><category>Economie</category><category>Revues de Presses</category><pubDate>Sat, 16 May 2026 19:27:52 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9120</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p>À Nairobi, pendant trois jours, une centaine de journalistes, dont l’auteur de ces lignes, ont parlé de l’Afrique comme d’une révélation, voire d’une illumination presque mystique. <em>Koumadir finn dekouver Lamerik lor map</em>, diraient les commentateurs les plus cyniques. Certains la voient déjà comme le futur centre du monde ; d’autres comme le dernier grand marché vierge de la planète ; d’autres encore comme le nouvel eldorado géopolitique où viennent désormais se croiser la France, la Chine, l’Europe, l’Inde, la Russie, la Turquie, les États-Unis et les monarchies du Golfe.</p>
<p>Mais plus les discours s’enflammaient, plus une évidence devenait dérangeante : l’Afrique n’existe pas encore. Du moins pas politiquement. Pas stratégiquement. Pas géopolitiquement. Elle existe surtout comme concept géographique. Une immense masse continentale de 54 États, 1,5 milliard d’habitants, des milliers de langues, des frontières héritées de la colonisation et des intérêts souvent divergents.</p>
<p>À écouter toutes ces annonces du sommet <em>Africa Forward</em>, on pourrait croire à une nouvelle ruée vers l’Afrique. La France promet 23 milliards d’euros d’investissements ; la Chine annonce 50 milliards de dollars ; l’Union européenne déploie son programme <em>Global Gateway</em> ; les Américains parlent surtout de sécurité et de gouvernance ; la Turquie construit ; le Japon finance ; la Russie vend des armes et du blé. Tout le monde veut sa place dans le futur africain.</p>
<p>Mais où est l’Afrique dans cette conversation ?</p>
<p>Le paradoxe est cruel : jamais le continent n’a suscité autant de convoitises, et pourtant il parle encore rarement d’une seule voix. Chaque puissance arrive avec sa stratégie. Chaque État africain arrive souvent seul, avec ses urgences budgétaires, ses besoins énergétiques, ses dettes et ses intérêts nationaux immédiats.</p>
<p>Le politologue et économiste Yves Ekoué Amaïzo l’a résumé brutalement à Nairobi :«<em>En négociation, si vous y allez seul, vous êtes le maillon le plus faible.</em>» <strong>L’Afrique additionne ses souverainetés, mais ne mutualise pas encore sa puissance. C’est là toute la différence entre une géographie et une géopolitique.</strong></p>
<p>L’Europe existe parce qu’elle négocie collectivement. La Chine existe parce qu’elle pense stratégiquement sur plusieurs décennies. Les États-Unis existent comme puissance parce qu’ils articulent finance, technologie, armée et récit national dans une même mécanique. L’Afrique, elle, demeure encore un espace traversé par les ambitions des autres. Un peu comme les Nations unies.</p>
<p>Cela ne signifie pas qu’elle soit condamnée. Bien au contraire.</p>
<p>Le monde a compris avant elle sa valeur stratégique. Ses minerais critiques alimenteront la transition énergétique mondiale. Sa démographie représentera bientôt un humain sur quatre sur la planète. Ses villes deviennent des laboratoires improvisés du XXIᵉ siècle. Son marché fascine. Sa jeunesse intrigue. Son chaos même attire, parce qu’il contient parfois des formes inédites d’innovation, de débrouillardise et de résilience.</p>
<p>Mais la fascination romantique pour l’Afrique devient parfois une manière élégante de ne pas regarder ses fractures.</p>
<p>Car derrière les discours sur la «<em>croissance africaine</em>», il y a aussi les États faillis, les coups d’État, les frontières poreuses, les dépendances alimentaires, les économies extraverties, les infrastructures insuffisantes et cette étrange malédiction qui transforme souvent les matières premières en corruption plutôt qu’en prospérité collective.</p>
<p>L’Afrique est encore trop souvent un terrain de compétition pour les puissances étrangères plutôt qu’une puissance organisée elle-même.</p>
<p>Même le panafricanisme reste fragmenté. Il existe dans les discours, dans les sommets, dans les chansons, dans les diasporas, dans les imaginaires. Mais beaucoup moins dans les politiques industrielles communes, les chaînes de valeur intégrées, les stratégies militaires coordonnées ou les positions diplomatiques unifiées.</p>
<p>L’Union africaine elle-même dépend massivement de financements extérieurs. Comment construire une souveraineté continentale avec un budget financé ailleurs ?</p>
<p>C’est peut-être cela, au fond, la grande hypocrisie des sommets internationaux sur l’Afrique : tout le monde parle du continent comme d’un futur géant, mais peu veulent réellement qu’il devienne une puissance autonome.</p>
<p>Une Afrique forte négocierait les prix de ses minerais, contrôlerait ses données numériques, transformerait localement ses ressources, imposerait ses normes commerciales et parlerait collectivement dans les grandes négociations climatiques et financières.</p>
<p>Or, une Afrique unie deviendrait moins facilement pénétrable.</p>
<p>À Nairobi, entre les panneaux lumineux, les promesses d’intelligence artificielle, les discours sur la jeunesse et les milliards annoncés, une autre vérité apparaissait discrètement : le vrai défi africain n’est plus seulement économique. Il est politique et civilisationnel. Celui de transformer un continent géographique en acteur stratégique.</p>
<p>Le jour où l’Afrique parlera moins comme un marché et davantage comme une puissance, le monde cessera peut-être enfin de la «couvrir» pour commencer à réellement la considérer.</p>
<p><a class="flex flex-col gap-2 ext-link wpel-icon-right" href="https://lexpress.mu/profile/nad-sivaramen" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> Nad Sivaramen <span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p>
<p>Source : <a href="https://lexpress.mu/s/lafrique-nexiste-pas-encore-557888" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://lexpress.mu/s/lafrique-nexiste-pas-encore-557888<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/nsivaramen" data-wpel-link="internal">Nad Sivaramen</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;À Nairobi, pendant trois jours, une centaine de journalistes, dont l’auteur de ces lignes, ont parlé de l’Afrique comme d’une révélation, voire d’une illumination presque mystique. Koumadir finn dekouver Lamerik lor map, diraient les commentateurs les plus cyniques. Certains la voient déjà comme le futur centre du monde ; d’autres comme le dernier grand marché vierge [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/nsivaramen" data-wpel-link="internal"&gt;Nad Sivaramen&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><author>infos@amaizo.info (Nad Sivaramen)</author></item><item><title>Sommet Kenya-Afrique : la France cherche de nouveaux partenaires</title><link>https://amaizo.info/2026/05/10/sommet-kenya-afrique-la-france-cherche-de-nouveaux-partenaires/16976</link><category>Economie</category><category>Revues de Presses</category><pubDate>Sun, 10 May 2026 09:32:51 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9146</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p>Après s&rsquo;être retirée du Sahel en Afrique de l&rsquo;Ouest, la France cherche à nouveau à exercer davantage d&rsquo;influence géostratégique sur le continent. Pour un nouveau départ, l’accent est mis sur les pays anglophones.</p>
<figure id="attachment_9147" aria-describedby="caption-attachment-9147" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-1-1.webp" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9147" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-1-1-740x324-1.webp" alt="" width="740" height="324" /></a><figcaption id="caption-attachment-9147" class="wp-caption-text">Préparatifs du sommet de deux jours : des affiches géantes avec les présidents Ruto et Macron à travers Nairobi indiquent que le sommet débutera lundi<br />Image: Thomas Mukoya/REUTERS</figcaption></figure>
<p>Lorsque les ministres des Affaires étrangères de la France et du Kenya ouvriront le Sommet Africa Forward à l’Université de Nairobi le 11 mai 2026, l’accent sera mis sur un nouveau point commun.</p>
<p>Dans le même temps, la réunion de deux jours à <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia/t-17534427" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Kenya<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> le premier sommet de ce type organisé par la France dans un pays anglophone d&rsquo;Afrique. Mais non sans raison : selon les experts, le président Emmanuel Macron veut donner l’exemple et amorcer une rupture avec la précédente politique africaine en Afrique de l’Ouest.</p>
<figure id="attachment_9148" aria-describedby="caption-attachment-9148" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-2-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9148" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-2-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9148" class="wp-caption-text">Le président français Emmanuel Macron &#8211; ici au sommet du <acronym title="Le Groupe des vingt (G20) est un forum intergouvernemental composé de dix-neuf des pays aux économies les plus développées et de l\'Union européenne, ...">G20</acronym> à Johannesburg en 2025 &#8211; souhaite plus d&rsquo;influence économique en Afrique de l&rsquo;Est<br />Image : Thibault Camus/AP Photo/picture alliance</figcaption></figure>
<h2>Pourquoi la France se réoriente</h2>
<p>« La France a perdu beaucoup de prestige et d&rsquo;influence dans les pays africains francophones, notamment au Sahel », a déclaré à DW Ulf Laessing, responsable du programme régional Sahel de la Fondation allemande Konrad Adenauer au Mali. « Elle s&rsquo;efforce désormais de s&rsquo;étendre dans d&rsquo;autres pays anglophones &#8211; Afrique du Sud, Kenya, Nigeria &#8211; afin de se repositionner et de se présenter comme le partenaire supposé le plus important de l&rsquo;Afrique. »</p>
<p>Les Français <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/emmanuel-macron/t-38664576" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président Emmanuel Macron<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et le président kenyan William Ruto démontreront leur nouveau partenariat en tant que président de la réunion lors du sommet. L’accent est mis sur l’augmentation de la sécurité, des investissements économiques et de l’énergie verte. Ruto souhaite également parler de rendre le système financier mondial plus équitable pour les États africains lourdement endettés. La France s&rsquo;est engagée à soutenir cette campagne. Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des invités internationaux, sont attendus.</p>
<p>Le sommet se veut un <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/macron-reist-mit-neuer-strategie-nach-afrika/a-64843823" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Repenser la stratégie africaine<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> spectacle depuis Paris. « Il y a un lien clair », souligne Laessing. « L’objectif est de compenser la perte d’influence en Afrique francophone par une plus grande influence dans les pays anglophones. »</p>
<figure id="attachment_9149" aria-describedby="caption-attachment-9149" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-3-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9149" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-3-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9149" class="wp-caption-text">Les troupes françaises se retirent du Mali en 2022<br />Image : Army Budget Major/ABACAPRESS.COM/picture alliance</figcaption></figure>
<p>La France pourrait plus tard vouloir s&rsquo;étendre à nouveau dans les anciennes colonies francophones si les régimes militaires du pays <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/sahelzone/t-66161192" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sahel<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> devrait tomber à un moment donné, ajoute Laessing. Cependant, les critiques et les préjugés contre la France sont trop forts dans les pays francophones.</p>
<p>« L&rsquo;Afrique a une population très jeune ; au Mali, par exemple, l&rsquo;âge moyen est de 15 ans &#8211; ils n&rsquo;ont plus aucun lien avec la France », explique Laessing, faisant référence aux anciens dirigeants coloniaux. « Les Maliens ont été très déçus et manipulés, même par les élites alliées à la France. »</p>
<h2>La France indésirable au Sahel</h2>
<p>Des manifestations massives contre cette influence de la France ont lieu en Afrique de l’Ouest, notamment dans la région du Sahel, depuis 2022/2023. Les manifestants ont accusé la France de politique néocoloniale et d&rsquo;ingérence dans les affaires intérieures. <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/mali/t-17601124" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Mali,<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/burkina-faso/t-18030005" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Burkina Faso<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/niger/t-18137154" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Niger<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ont mis fin à la coopération militaire avec la France et la <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/truppenabzug-in-mali-ein-r%C3%BCckschlag-im-anti-terror-kampf/a-60817162" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Retrait des troupes françaises<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> forcé. Le nouveau <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/mali-niger-und-burkina-faso-gr%C3%BCnden-eigene-allianz/a-69587098" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dirigeants de la junte militaire dans la région<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> Ils utilisent un sentiment anti-français pour souligner leur souveraineté.</p>
<figure id="attachment_9150" aria-describedby="caption-attachment-9150" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-4-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9150" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-4-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9150" class="wp-caption-text">Le ressentiment anti-français s&rsquo;est également accru au Niger &#8211; cette image montre une manifestation à Niamey en 2022 contre la présence militaire française<br />Image : BOUREIMA HAMA/AFP/Getty Images</figcaption></figure>
<p>Une nuisance de longue date pour de nombreux Africains de l’Ouest a également été la monnaie, le franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym>, vestige du passé colonial. Dès 2020, certains pays d’Afrique de l’Ouest, avec le consentement de la France, avaient lancé une réforme monétaire <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/der-cfa-franc-eine-w%C3%A4hrung-die-polarisiert/a-48854249" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> abolir. Mais le processus de transformation s’avère difficile.</p>
<p>Compte tenu de la perte d’image en Afrique de l’Ouest, le Sommet africain en Afrique de l’Est convient bien, affirment les experts. « Après son retrait du Sahel, la France cherche à réorienter ses partenariats vers des relations plus diversifiées et plus orientées économiquement, principalement dans des régions en croissance rapide comme l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est », a déclaré Yves Ekoué Amaïzo à DW. Le Togolais est à la tête de l&rsquo;Afrocentricity Think Tank, un groupe de réflexion de Vienne.</p>
<figure id="attachment_9151" aria-describedby="caption-attachment-9151" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-5-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9151" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-5-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9151" class="wp-caption-text">Électricité verte des montagnes Ngong au Kenya : le gouvernement kenyan investit massivement dans les énergies renouvelables et forme des partenariats pour de nouveaux projets économiques<br />Image : Zhao Yingquan/Photoshot/alliance photo</figcaption></figure>
<p>Selon Amaïzo, la France recherche des opportunités d&rsquo;investissement stables dans les domaines des infrastructures, de l&rsquo;énergie &#8211; notamment des énergies renouvelables &#8211; <a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia-am-digitalen-scheideweg-ki-aktivismus-und-verbote/a-71543959" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">économie numérique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> et logistique. « Et aussi des projets liés au secteur privé qui assurent une influence à long terme sans s’appuyer sur des aspects sécuritaires. »</p>
<h2>Une concurrence féroce en Afrique de l&rsquo;Est</h2>
<p>La concurrence dans la région risque d’être féroce, prédit Amaïzo. Enfin, la France doit concurrencer les offres de financement alternatives de la Chine, de l’Inde, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Arabie saoudite.</p>
<p>La France fait déjà des affaires avec succès au Kenya : selon le <a class="external-link ext-link wpel-icon-right" title="Lien externe — Ambassadeur de France au Kenya" href="https://www.trade.go.ke/france-business-guide-launched-boost-investment-kenya" target="_blank" rel="noopener follow external noreferrer" data-wpel-link="external">Ambassadeur de France au Kenya<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> La France est le cinquième investisseur direct étranger, conservant 46 000 emplois. Le commerce – que le ministère kenyan du Commerce estime à environ 300 millions de dollars américains – est en croissance. Le Kenya exporte des fruits, du café, du thé, des fleurs et des épices vers la France et importe des produits pharmaceutiques et cosmétiques, des produits chimiques et des machines.</p>
<div class="render-container rich-text-ad"></div>
<h2>Qu’attend le Kenya de cela ?</h2>
<p><a class="internal-link ext-link wpel-icon-right" href="https://www.dw.com/de/kenia-pr%C3%A4sident-william-ruto-vom-h%C3%BChnerverk%C3%A4ufer-zum-pr%C3%A4sidenten/a-62825174" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président kenyan Ruto<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> Cependant, avant le sommet de lundi, a clairement indiqué le rôle prévu du Kenya en tant qu&rsquo;acteur mondial : « Chaque question à l&rsquo;ordre du jour, chaque conversation et chaque engagement vise une chose : une Afrique qui soit à l&rsquo;avant-garde des affaires mondiales, façonnant son propre destin, déterminant son propre avenir et influençant le discours mondial », a-t-il déclaré, selon la société de médias kenyane The Star.</p>
<p>L’Afrique de l’Est gagne de plus en plus d’influence géopolitique, souligne Amaïzo. « Paris signe de nouveaux partenariats de défense et d’investissement avec des pays comme le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie. » De tels accords renforcent leur statut de pôles stratégiques entre l’Europe, l’océan Indien et l’ensemble du continent africain</p>
<figure id="attachment_9152" aria-describedby="caption-attachment-9152" style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-6-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9152" src="https://amaizo.info/files/2026/06/afrika-gipfel-in-kenia-6-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a><figcaption id="caption-attachment-9152" class="wp-caption-text">Les plantations de café sont productives au Kenya : le pays exporte des fruits, du thé et du café vers la France et d&rsquo;autres pays<br />Image : Billy Mutai/ZUMAPRESS/alliance photo</figcaption></figure>
<p>Pour l’économiste kenyan James Shikwati, l’accueil du sommet France-Afrique à Nairobi n’est donc pas surprenant. Le Kenya souhaitait s’allier plus étroitement aux grandes puissances du monde entier. « Le gouvernement français a peut-être estimé que la politique du Kenya lui offrait un meilleur point d&rsquo;entrée vers l&rsquo;Afrique », a-t-il déclaré à DW.</p>
<p>« Dans ce cas, pour l&rsquo;Afrique anglophone, cette France n&rsquo;est pas forcément hostile », ajoute-t-il. En outre, le Kenya tente de se positionner comme une porte d’entrée vers d’autres pays africains. Après tout, il existe au moins trois pays au sein de la <acronym title="Communauté d’Afrique de l’Est">CAE</acronym> de la Communauté économique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est qui sont largement francophones : la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi &#8211; un autre avantage pour la France.</p>
<p>Selon Shikwati, la nouvelle approche de la France montre également à quel point la situation mondiale tendue avec ses crises au Moyen-Orient et en Ukraine exerce une pression sur les marchés traditionnels. « Les acteurs établis se trouvent dans une situation nouvelle et difficile où ils doivent réaligner leur stratégie commerciale mondiale. » L’accent est donc mis sur les économies émergentes qui souhaitent également opérer à l’échelle mondiale.</p>
<div class="a9wq4ao author-details"><span class="no-link m1ho1h07 l1wr4k6o blt0baw s16w0xvi mcjjkz7 w1mzytge b1fzgn0z">Martina Schwikowski</span></div>
<p><span class="time-area t1i8qhb9 l1l9ne58 m4xla6a s16w0xvi r128axg5 w1mzytge b1fzgn0z"><span class="publication l1l9ne58 m4xla6a s16w0xvi r128axg5 w1mzytge b1fzgn0z">10 mai 2026<span class="s28j2rd">10. Mai 2026</span></span></span></p>
<p>Source en allemand : <a href="https://www.dw.com/de/afrika-gipfel-in-kenia-frankreich-sucht-neue-partner/a-77091271" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/de/afrika-gipfel-in-kenia-frankreich-sucht-neue-partner/a-77091271<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/mschwikowski" data-wpel-link="internal">Martina Schwikowski</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Après s&amp;#8217;être retirée du Sahel en Afrique de l&amp;#8217;Ouest, la France cherche à nouveau à exercer davantage d&amp;#8217;influence géostratégique sur le continent. Pour un nouveau départ, l’accent est mis sur les pays anglophones. Lorsque les ministres des Affaires étrangères de la France et du Kenya ouvriront le Sommet Africa Forward à l’Université de Nairobi le [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/mschwikowski" data-wpel-link="internal"&gt;Martina Schwikowski&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Martina Schwikowski)</author></item><item><title>LE PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE AUTOCRATIQUE : Antériorité du monothéisme africain et revalorisation de Melchisédek, l’Africain ?</title><link>https://amaizo.info/2026/04/28/le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-anteriorite-du-monotheisme-africain-et-revalorisation-de-melchisedek-lafricain/16932</link><category>Articles</category><category>Audio / Vidéo</category><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 11:59:33 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9103</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<h3>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ</h3>
<p>Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire des <em>« ponts »</em> vers le cœur de chacun.</p>
<p>Son premier grand voyage apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale (coût estimé entre 25-40 millions €) l&rsquo;oppose frontalement aux autocrates africains, mais paradoxalement aussi à un autre autocrate du Nord global, Donald Trump.</p>
<p>Chef spirituel de près de 281 millions de catholiques africains, soit environ 20 % du total mondial, il répond du <em>« tac au tac »</em> à ceux qui l’attaquent de ne pas rejoindre le camp du « mal », en prêchant la paix, la vérité, la justice et l’éthique, soit les valeurs de la Maât africaine. En cela, il ne peut que dénoncer la corruption et les <em>« autocrates – tyrans ».</em></p>
<p>Mais la dualité unique de ce qu’il est, génère aussi des ambiguïtés : Chef d&rsquo;État théocratique sans armée et Chef de l’église catholique et successeur de Saint Pierre, il transcende géopolitique et spiritualité pour les exclus universels.</p>
<p>Il est donc question, et sans complaisance, de revisiter ce positionnement inédit qui fait de lui :</p>
<ul>
<li>un Pape des oubliés ;</li>
<li>un Pape qui préfèrent se ranger du côté de celles et ceux qui forment et se reconnaissent comme des remparts contre le machiavélisme ;</li>
<li>un Pape, soutien des contre-pouvoirs aux empires physiques, ésotériques et spirituels ; et</li>
<li>un Pape qui luttera par le Verbe contre les prédateurs institutionalisés dans le monde.</li>
</ul>
<p>Au demeurant, il est surtout un artisan d&rsquo;un catholicisme recentré sur cette Afrique qui a toujours connu Dieu en esprit, bien avant la colonisation, l’esclavage et l’arrivée des missionnaires catholiques ou autres. Les Peuples des Afriques ont toujours eu la connaissance intuitive du Créateur dans les religions ancestrales et traditionnelles. Les Africains ont été, sont et resterons dans leur très grande majorité, des <em>« monothéistes »,</em> croyant en seul Dieu Suprême.</p>
<p>De ce fait, les religions ancestrales et/ou traditionnelles africaines ne peuvent pas être niées, ou considérées comme cela a été fait par les colonisateurs, comme des <em>« religions primitives<sup><a id="post-9103-endnote-ref-1" href="#post-9103-endnote-1">[1]</a></sup> »</em> mais plus comme des expressions légitimes de la nature créée par Dieu, préfigurant la révélation chrétienne. Or de peur de voir dans la visite du Pape Léon XIV, une forme moderne du missionnaire <em>« blanc »</em> en mission <em>« civilisatrice » </em>en Afrique, il importe de clarifier que l’Afrique n’a pas attendu l’homme <em>« blanc »</em> dit civilisateur pour connaître, vénérer, pratiquer et respecter Dieu, un Dieu suprême créateur et accessible à l’humain.</p>
<p>En effet, la conquête coloniale n’était pas seulement militaire, économique, institutionnelle, culturelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-2" href="#post-9103-endnote-2">[2]</a></sup> et cultuelle, elle était idéologique, avec une diabolisation de l’univers africain de la foi et des croyances, doublée par une négation de l’imaginaire des Peuples africains.</p>
<p>Le Pape Léon est venu parler autant aux <em>« en haut-d’en-haut »</em> qu’au <em>« en-bas-d’en-bas »,</em> sauf que son déplacement en Afrique coûte de l’argent. Le coût d’opportunité de ses voyages pose le problème du choix entre les dépenses de santé de proximité et les dépenses pour se préparer pour aller au paradis. Mais la <em>real politik</em> n’est jamais loin. Alors, le Pape Léon XIV, un Pape du sud global au cœur de l’humanité ? Certainement ! L’Esprit de l’Afrique, terre de paix, l’a-t-il accueilli favorablement ? Un véritable débat multipolaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-3" href="#post-9103-endnote-3">[3]</a></sup> sur une Afrique où la séparation entre l’Etat et l’église catholique n’est pas toujours clair, sauf exception !</p>
<hr />
<p><iframe title="Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? - Multipolaire" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/KfyRwI8StT4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<div class="gmail_default">Global Africa Télésud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire Multipolaire animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec.</div>
<div class="gmail_default">
<p>Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI,  Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA,  Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <b></b><b><a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is%3DJoqVWrw1ZmO4kDXn&amp;source=gmail&amp;ust=1777454682499000&amp;usg=AOvVaw3oUWITn_SUDMJ7rl_GGMma" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></b></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div></div>
<h3>1. LA « SPIRITUALITÉ AFRICAINE » : LA DÉCONSTRUCTION-RECONSTRUCTION RÉVÉLATRICE</h3>
<p>La <em>« spiritualité africaine » </em>n’est pas équivalente mais englobe la <em>« religion africaine<sup><a id="post-9103-endnote-ref-4" href="#post-9103-endnote-4">[4]</a></sup> ».</em> La spiritualité africaine peut être définie comme étant l’ensemble des croyances, des conceptions ou visions fondamentales de l’Africain qui reposent sur l’interdépendance et les liens multiples au sein du Cosmos entre :</p>
<ul>
<li>d’une part, le monde invisible (Dieu, ancêtres, génies, morts, au-delà), et</li>
<li>d’autre part, l’humain dans ses rapports avec son semblable, le monde du vivant, le monde invisible, notamment face à la vie et à la mort<sup><a id="post-9103-endnote-ref-5" href="#post-9103-endnote-5">[5]</a></sup> et sa destinée sur terre,</li>
</ul>
<p>Ainsi, selon le jésuite nigérian Agbonkhianmeghe Orobator, <em>« l’un des plus grands faux pas du christianisme missionnaire a été de se présenter comme un substitut à la religion africaine. « Ce que de nombreux missionnaires n’ont pas compris, c’est qu’un mode de vie, une spiritualité, est différent d’une religion organisée composée de crédos, de dogmes et de doctrines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-6" href="#post-9103-endnote-6">[6]</a></sup> ». </em>La permanence de l’éthique individuel fonde l’éthique du groupe et de la solidarité, base du vivre ensemble en harmonie. C’est donc cette imaginaire qui a vu son évolution être stoppée nette avec l’esprit colonisatrice du nettoyage de l’existant. La déconstruction-reconstruction créatrice devient un véritable défi.</p>
<h3>2. SPIRITUALITÉ AFRICAINE : LA SACRALISATION DE L’INTERDÉPENDANCE ET L’AUTORÉGULATION ÉTHIQUE</h3>
<p>La spiritualité africaine précoloniale et ancestrale repose sur le respect de l&rsquo;autre, la vénération du Dieu suprême, la considération mutuelle, le sacré des rites, le culte des ancêtres, l&rsquo;adoration communautaire, l&rsquo;amour fraternel et le <em>« vivre ensemble »</em> en harmonie. Cela n’est possible que si les personnes adhérant à la conception de la primauté du groupe sur l’individu acceptent un forme de <em>« contrat social, éthique et spirituel »</em> reposant sur une foi constitutive de leur unité collective et transcendantale. Celle-ci est fondée sur une <em>innocence originelle africaine</em>, cette conscience intuitive que <em>« je suis parce que tu es », </em>plus connu aujourd’hui sous <em>« Ubuntu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-7" href="#post-9103-endnote-7">[7]</a></sup> », </em>cette philosophie africaine de l&rsquo;interdépendance et de l’interconnexion tant dans le monde matériel que spirituel<strong><em>.</em></strong></p>
<p>Cela suppose un comportement reposant sur des formes d’autorégulation des <em>« interdits »</em> sacrés à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits médiateurs, ni au Créateur, assurant harmonie cosmique où chaque être existe par l&rsquo;interconnexion de tous dans le divin. Ce principe fondateur de la spiritualité africaine existait avant l’arrivée des colonisateurs et leurs descendants qui disent avoir apporté à l’Afrique leur <em>« civilisation ».</em> La spiritualité africaine met en évidence le fait que la confiance entre les individus (et sans écriture ou contrat) est cruciale pour une vie commune en harmonie. Ce qui suppose que chacun adhère à ce <em>« code »</em> non écrit et que chacun reconnaisse le la liberté, le droit et l’obligation des uns et des autres d’y adhérer. Cette auto-régulation éthique s’est perdue au cours des années de colonisation dite « civilisationnelle » en Afrique. Il est urgent de déconstruire et de reconstruire à partir de l’éthique ancestrale africaine.</p>
<p>La spiritualité africaine précoloniale n’est pas la religion africaine précoloniale, or la colonisation a tenté de tout neutraliser, sinon de tout faire disparaître. Ce contentieux n’est pas réglé entre l’église catholique et les dirigeants africains en charge des spiritualités africaines plurielles d’aujourd’hui et respectant l’éthique de la Maât. Le dialogue « interreligieux » demeure une constante de la cohabitation religieuse en Afrique. Le Pape Léon XIV l’a compris. Il faudra profiter de cette ouverture d’esprit de sa part pour régler donc ce contentieux ancestral entre les religions dites <em>« importées » </em>et les <em>« religions africaines »,</em> surtout celles maîtrisant l’esprit au service du bien. Il est donc bien question de trouver un consensus sur la notion de l’âme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-8" href="#post-9103-endnote-8">[8]</a></sup>, son futur et son interdépendance entre le monde des esprits incarnés et ceux désincarnés.</p>
<p>La spiritualité africaine est une expérience holistique, vitaliste et joyeuse imprégnant toute existence, du vivant et de l’esprit. Or, avant la colonisation, la conscience intuitive du Dieu créateur, l’énergie et la force vitale et l’harmonie cosmique fondée sur la Maât n’était pas séparée de la dialectique du sacré et du profane dans le cadre du vivre ensemble. Il est donc inacceptable, à moins de le contourner, de concevoir un dialogue inter-spiritualité sur l’exclusion unilatérale de la culture ancestrale africaine. Face au narratif des médias occidentalisés, qu’il devient fondamental de systématiquement rappeler que l’Afrique n’a pas attendu l’arrivée des colonisateurs européens ou l’église catholique pour développer une spiritualité complexe, riche et structurée<sup><a id="post-9103-endnote-ref-9" href="#post-9103-endnote-9">[9]</a></sup>.</p>
<p>C’est donc en remontant aux sources non polluées de la spiritualité africaine que la sacralisation de l’interdépendance et l’autorégulation éthique pourront retrouver leur noble place d’une part dans l’imaginaire collective africaine, et d’autre part, dans la pratique collective africaine du vivre solidairement ensemble. Il y va de l’identité africaine. A ce titre, la notion du <em>« mal »</em> dans la tradition judéo-chrétienne est souvent étrangère à la conception des ancêtres éthiques africains, que ce soient les premiers théologiens et érudits africains. En effet, cela peut expliquer aussi pourquoi lors de la colonisation violente, les peuples africains s’étonnaient de tant de <em>« mal »</em> dans les actes commis. Aussi, ce n’est pas le narratif répéter sans modération par ceux qui ont agressé le Peuple africain qui peut servir de <em>« vérité »</em> universelle.</p>
<h3>3. ATTESTATIONS DE SYSTÈMES THÉOLOGIQUES AFRICAINS SOPHISTIQUÉS PRÉ-ABRAHAMIQUES INCLUANT LE MONOTHÉÏSME</h3>
<h4>3.1 Thèse du narratif prédominant : Abraham, père des monothéismes abrahamiques</h4>
<p><em>Abraham</em>, ou <em>« Ibrâhim »</em> en Arabe<sup><a id="post-9103-endnote-ref-10" href="#post-9103-endnote-10">[10]</a></sup> de son vrai nom <em>« Abram »</em> avant sa conversion par Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-11" href="#post-9103-endnote-11">[11]</a></sup>, incarne le modèle fondateur du monothéisme biblique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-12" href="#post-9103-endnote-12">[12]</a></sup> et fondant l’essentiel de la civilisation judéo-chrétienne et occidentale. Appelé par le Dieu universel sous l’appellation YHWH<sup><a id="post-9103-endnote-ref-13" href="#post-9103-endnote-13">[13]</a></sup> à quitter Ur, il conclut une Alliance universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-14" href="#post-9103-endnote-14">[14]</a></sup> bénissant <em>« toutes les nations »</em> et devint le <em>« père »</em> spirituel des trois religions monothéistes via ses fils d’une part, Isaac (judaïsme/christianisme) et d’autre part, Ismaël (islam).</p>
<p>Le narratif occidental, le nettoyage culturel unilatéral de la colonisation ont conduit à croire que l’Afrique et les Africains n’ont connu le monothéisme qu’à partir de l’arrivée de la Bible dans ses différentes versions en Afrique.</p>
<h4>3.2 Antithèse du narratif occidental reposant sur un monothéisme pré-abrahamiques africains</h4>
<p>Il existe une antithèse du narratif occidental politiquement correct qui repose sur un monothéismes pré-abrahamiques africains, soit approximativement -3000 ans avant Jésus-Christ. Il suffit de faire référence à :</p>
<p><strong>3.2.1 Le Dieu <em>Olódùmaré</em>.</strong> Un Dieu unique créateur par parole divine, et antérieur à Abraham, soit environ – 2 000 ans avant J.C. et connu sous le nom de « Olodumare<sup><a id="post-9103-endnote-ref-15" href="#post-9103-endnote-15">[15]</a></sup> » (<em>Olódùmaré) </em>en langue Yoruba du Nigeria, ce qui signifie le <em>« Seigneur de l&rsquo;Infini »</em> qui crée l’univers par parole créatrice (àṣẹ) : <em>« Il dit &lsquo;Qu&rsquo;il y ait la terre&rsquo; et elle fut »</em>, ce qui se retrouve dans la cosmogonie Ifá. La tradition orale yoruba a été codifiée entre -2500/-1000 av. J.-C., et donc précède Abraham estimée à -2000 avant J. C..</p>
<p>E. B. Idowu<sup><a id="post-9103-endnote-ref-16" href="#post-9103-endnote-16">[16]</a></sup> a documenté plus de 300 chants sacrés confirmant le monothéisme pur avec un Dieu unique Seigneur de l’infini <em>« Olodumare »</em> transcendant, source de l’énergie vitale qu’est la vie et déléguant à des esprits non incarnés (orishas) équivalent des anges. Bewaji<em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-17" href="#post-9103-endnote-17">[17]</a></sup></em> confirme que “Olodumare » est bien un Dieu unique et créateur suprême dans la cosmogonie yoruba. Il atteste du monothéisme : <em>« Olodumare est l&rsquo;Être suprême, le Créateur de l&rsquo;univers [&#8230;] Il est l&rsquo;Origine et le Donneur de vie, et à ce titre, il est appelé Elemi – « le Propriétaire de toute chair<sup><a id="post-9103-endnote-ref-18" href="#post-9103-endnote-18">[18]</a></sup> »… « Olodumare crée par sa parole [&#8230;] Les Yoruba croient qu’Olodumare a créé le monde par sa parole, à l’instar du récit de la création judéo-chrétien<sup><a id="post-9103-endnote-ref-19" href="#post-9103-endnote-19">[19]</a></sup> ». </em>Or, la tradition orale et le corpus divinatoire Ifà des Yoruba codifiant « Oludumare » est estimée entre -2 500 et -1 000 avant J. C.. Il y a donc bien antériorité pré-abrahamique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-20" href="#post-9103-endnote-20">[20]</a></sup>. <em>« La cosmogonie yoruba présente un monothéisme pur où Olodumare, Créateur absolu, précède toute divinité secondaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-21" href="#post-9103-endnote-21">[21]</a></sup> ».</em></p>
<p><strong>3.2.2 Le Dieu « Amma ».</strong> Créateur absolu, cosmogonie verbale codifiée avant « Exode biblique » chez les Dogon du Mali, le Dieu unique et créateur absolu des <em>« Dogon »</em> est appelé « <em>Amma</em><sup><a id="post-9103-endnote-ref-22" href="#post-9103-endnote-22">[22]</a></sup> ». Cette cosmogonie verbale Dogon du Mali et pré-Exode biblique a été codifiée via Sigui (cérémonial 60 ans), une tradition orale remontant à -1600/-1000 av. J.-C. selon datation archéologique Bandiagara et corpus Awa (initiés). Elle précède les textes de l’Exode biblique estimée autour de -1300 avant J. C. La preuve cosmologique réside dans le fait que ce Dieu, créateur absolu des Dogon <em>« Amma »</em> crée via la parole vibratoire (<em>sigi</em>), une univocité divine absolue avec <em>« Nommo », </em>son fils qui est un <em>« Verbe incarné ».</em></p>
<p><em>«  À l&rsquo;origine de toutes créations se trouve Amma, dieu suprême habitant les régions célestes. Il est un potier et a créé les étoiles en jetant des boulettes de terre dans le ciel » … « Amma dit : &lsquo;Que la terre soit&rsquo; et la terre fut. Il parla et l&rsquo;univers vibra de sa parole créatrice (sigi tolo) <sup><a id="post-9103-endnote-ref-23" href="#post-9103-endnote-23">[23]</a></sup>».</em></p>
<p>Voici une similitude frappante entre la cosmogonie dogon d&rsquo;Amma et le Nouveau Testament avec le prologue de Jean (1:1-14) : <em>« Au commencement était le Verbe » (Logos), et « le Verbe était Dieu [&#8230;] Tout fut fait par lui ».</em> Cet écho inversé au <em>« Logos johannique »</em> confirme bien l’antithèse que le monothéisme dogon est aussi pré-mosaïque, ce qui signifie que les Dogon avait une connaissance d’un Dieu unique avant Moïse et la révélation expliquée dans l’ancien-testament dans Exode que l’on situe autour de – 1 300 avant J.C. La Croyance en Amma, Dieu unique créateur absolu des Dogon (Mali), codifiée via cérémonial Sigui (-1600/-1000 av. J.-C.), précède de plusieurs siècles l&rsquo;Alliance sinaïtique, le pacte fondamental conclu entre Dieu (YHWH) et le peuple d&rsquo;Israël au mont Sinaï (Exode 19-24), vers -1300 av. J.-C.</p>
<p>La Cosmogonie verbale et les traditions orales Bandiagara est une preuve que le Peuple Dogon du Mali avait connaissance et pratiquait le Dieu unique déjà vers – 2500 ans avant J. C. alors que dans la tradition biblique y compris dans la Torah, Moïse dans Exode n’aurait pris connaissance des « lois » divines que vers -1 300 ans avant J. C.</p>
<p>La signification théologique, outre l’antériorité, est que le monothéisme du Peuple Dogon avec le Dieu « Amma » est une révélation naturelle monothéiste africaine indépendante, parallèle mais antérieure au monothéisme de Moïse de la Bible, confirmant ainsi l’universalité de la connaissance intuitive du Créateur que l’on retrouve dans le nouveau testament sous Romains chapitre 1 verset 20, version Louis Segond<sup><a id="post-9103-endnote-ref-24" href="#post-9103-endnote-24">[24]</a></sup>.</p>
<p><strong>3.2.3 Le Dieu « Aten » du Pharaon noir Akhénaton (Amenhotep IV). </strong>Le monothéisme akhenatonien, -1350 avant J. C., précède Moïse. Le Dieu unique <em>« Amon-Râ »</em> fut le Dieu des Peuples africains noirs de la vallée du Nil. Les peuples dits <em>« Kmt »</em> (Kemet/Kamit) qui vivaient en Égypte pharaonique ancestrale autour de -3 100/+30 av. J.-C. se sont <em>« auto-nommés » « Terre noire »,</em> ce qui correspondait au limon noir fertile du fleuve Nil. Ce Peuple nilotique autochtone étaient des Africains-Égyptiens à la peau noire et aux cheveux crépus et avaient en commun avec les Colchidiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-25" href="#post-9103-endnote-25">[25]</a></sup>, la circoncision dès l&rsquo;origine selon l’iconographie de Hérodote<sup><a id="post-9103-endnote-ref-26" href="#post-9103-endnote-26">[26]</a></sup>.</p>
<p>En Kmt (Égypte pharaonique) en l’an -3100), Amon-Rê dominait le polythéisme du Nouvel Empire autour de -1570 av. J. C. et ce Dieu créateur était un dieu parmi plusieurs autres, avant réforme radicale d&rsquo;Akhenaton (en -1353 av. J. C.) et dont le règne ne dura que 4 ans. C’est donc au cours de ces quatre (4) ans que le monothéisme akhenatonien s’est imposé sous la forme d’une rupture théologique. Akhenaton, le pharaon koushite/kémitique, abolit Amon-Rê, rase tous les temples thébains<sup><a id="post-9103-endnote-ref-27" href="#post-9103-endnote-27">[27]</a></sup>, impose le Dieu unique Aten<sup><a id="post-9103-endnote-ref-28" href="#post-9103-endnote-28">[28]</a></sup> (disque solaire) comme seul Dieu universel, instituant premier monothéisme d&rsquo;État attesté durant 17 ans (-1353/-1336)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-29" href="#post-9103-endnote-29">[29]</a></sup>.</p>
<p>Aten précède la tradition Moïse/Exode de 50 ans (environ l’an -1300), suggérant l’influence kémitique (noirs africains) sur l’Alliance sinaïtique via les prêtres/hébreux exilés. Le pharaon Akhenaton est certainement le pierre angulaire historique qui a conduit Kmt et le peuple africain vers l’unicité divine et le monothéisme. Or, le peuple Koush (Kush/Nubie) n’est rien d’autre que le Peuple nubien noir du royaume soudanais autour de -2500/+350 apr. J.-C.), avec comme capitale Kerma, Napata puis Méroé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-30" href="#post-9103-endnote-30">[30]</a></sup>. Le Peuple nubien noir est la 25<sup>e </sup>dynastie des Pharaons (Piye, Taharqa) et possédait déjà plus de 220 pyramides contre 138 des peuples égyptiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-31" href="#post-9103-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<p>Après Akhenaton, il y a eu un retour brutal au polythéisme kémitique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-32" href="#post-9103-endnote-32">[32]</a></sup>. Le monothéisme Aten disparaît immédiatement après Akhenaton (-1336). C’est ainsi que la durée du culte Aten ne fut que de 17 ans (-1353/-1336). Cet éphémère expérience fut apparemment plus politique que spirituelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-33" href="#post-9103-endnote-33">[33]</a></sup>. En définitive ; c’est bien Akhenaton (-1353/-1336), pharaon (noir) kémitique de Kmt, qui abolit le polythéisme dominant d&rsquo;Amon-Rê (-1570) pour imposer Aten comme seul Dieu universel, premier monothéisme historique attesté, précédant Moïse (~-1300) de 50 ans.</p>
<p><strong>3.2.4 Maât. </strong>La Maât, connue depuis au moins la période -3 100/-2 700 av. J. C., est la résultante d’une éthique divine unique que structure la royauté pharaonique 3000 ans avant le Décalogue. La Maât est bien donc un principe éthique-monothéiste kémitique avant Décalogue<sup><a id="post-9103-endnote-ref-34" href="#post-9103-endnote-34">[34]</a></sup> (les 10 commandements de la Bible, environ -1 300 av. J. C.).</p>
<p>La Maât, principe divin unique d&rsquo;ordre cosmique, justice et vérité structure la royauté pharaonique pendant au moins 3000 ans en imposant au pharaon l’obligation universelle de maintenir équilibre divin (<em>netjeri</em>) contre chaos (<em>isfet</em>). Il y a une antériorité sans équivoque avec Abraham de la Bible. La Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-35" href="#post-9103-endnote-35">[35]</a></sup> précède Abraham de -2000 av. J. C. et le Décalogue de 1800 ans. Les 42 confessions négatives retrouvés dans le <em>Livre des Morts</em>, chap. 125<sup><a id="post-9103-endnote-ref-36" href="#post-9103-endnote-36">[36]</a></sup> codifient l’éthique monothéiste fondée sur l’innocence. Or, on y retrouve les Dix Commandements, ce qui pose la question de savoir si ces derniers ne relèveraient pas plus du plagiat ou d’une sélectivité dans ce qui ne dérangerait pas les pratiques du peuple israélite de l’époque.</p>
<p>Le chapitre 125 codifie le jugement des morts. Un défunt se retrouve devant 42 assesseurs et déclare 42 confessions négatives (« Je n&rsquo;ai pas volé&#8230; tué&#8230; menti, etc. »), cœur pesé contre la plume de Maât qui n’est rien d’autre que les esprits prédisposés à la vérité et à la justice. Ce Texte, soit environ -1500 ans avant Moïse, confirme l’antériorité éthique de la Maât (les 42 lois) sur le Décalogue (les 10 commandements),</p>
<p><strong>3.2.5 Poro. </strong>Il s’agit de sociétés initiatiques ouest-africaines qui enseignent Dieu unique depuis millénaires. Ils sont localisés dans la forêt guinéenne et se retrouvent aussi dans les pays suivants : Côte d&rsquo;Ivoire nord, Sierra Leone, Liberia, Guinée, sud Mali). On les retrouve dans les ethnies suivantes : Senufo, Malinké, Kpelle, Loma. Ils sont organisés depuis des millénaires comme une société sans État centralisé. Pour eux, le Dieu unique s’appelle Kan (Senufo) ou Nzama (Mandé) et est Créateur suprême transcendant accessible via ancêtres. Les Poro enseignent le monothéisme éthique avec comme fondement l’unité et l’interdépendance cosmique, la justice, les interdits sacrés protégeant harmonie divine-communautaire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-37" href="#post-9103-endnote-37">[37]</a></sup>. Voici un des textes glorifiant le Dieu monothéiste « Kan » dans la tradition Poro des Senufo :<br />
<em>« Kan Unique, Source de toute vie, Toi qui fis jaillir la terre du vide, Gouverne nos cœurs par Ta parole invisible. Par Toi respire le manioc, par Toi coule le fleuve. Nous, enfants du bois sacré, Te louons dans le silence des anciens. ». </em>L’enseignement dans la tradition Poro porte sur l&rsquo;existence d&rsquo;un créateur suprême (Kan/Nzama) qui se situe au-dessus de tous les esprits, et organise un monothéisme éthique à travers différents degrés initiatiques<sup><a id="post-9103-endnote-ref-38" href="#post-9103-endnote-38">[38]</a></sup>».</p>
<p>3.2.6 Antériorité du monothéisme africain. S’il est incontestable que le patriarche Abraham est le père des monothéismes abrahamiques, ce dernier ne peut servir de seul fondement à la spiritualité et à la religion en Afrique. En effet, sur le continent africain, il existait des monothéismes antérieurs attestés, largement avant Abraham dans la Bible et largement avant la phase coloniale de neutralisation de l’antériorité du monothéisme africain. L&rsquo;Afrique précoloniale révèle des cosmogonies monothéistes élaborées : Olodumare (Yoruba, Nigeria) crée par parole divine. Amma (Dogon, Mali) engendre univers via verbe sacré – systèmes théologiques antérieurs de 2000-3000 ans aux monothéismes bibliques. La Maât koushite (ordre cosmique/justice) fonde droit pharaonique 3000 ans avant Torah. Les sociétés secrètes Poro (principalement en Sierra Leone, Côte d&rsquo;Ivoire) forment élites via des initiations de trois (3) ans codifiant morale, cosmogonie, gouvernance – universités spirituelles millénaires rivalisant avec les séminaires médiévaux. Enfin, la triade Osiris-Isis-Horus (Égypte koushite, -2500) structure théologie trinitaire avant le christianisme<sup><a id="post-9103-endnote-ref-39" href="#post-9103-endnote-39">[39]</a></sup> notamment avec Osiris (Père ressuscité), Isis (mère divine), Horus (fils vengeur) – mythe rédempteur préfigurant la Trinité<sup><a id="post-9103-endnote-ref-40" href="#post-9103-endnote-40">[40]</a></sup>. Des preuves archéologiques sont retrouvées et sont exposés : Triade Osorkon II (Louvre, XXII<sup>e </sup>dyn.), statues bronze Abydos, sceaux koushites.</p>
<p>C’est donc à la lumière de l’antériorité des expériences africaines qu’il convient de déconstruire et de reconstruire la spiritualité africaine comme une expérience intérieure unifiant l’être, l’esprit et le Dieu unique. En conséquence, la religion africaine n’est en définitive que l’expression collective ritualisée, distinguant intuitif/institutionnel dans la transmission verbale, mais aussi spirituelle, des formes diversifiées du monothéisme africain préchrétien. Ne pas reconnaître cela comme un apport majeur de l’Afrique à l’identité collective de l’humain est une grave erreur qui continue à limiter l’harmonie des peuples et des citoyens entre eux. La religion africaine précoloniale était intrinsèquement liée à un système structuré d&rsquo;organisation sociale. En avoir fait table rase de l’expérience alternative et parallèle de Dieu pendant toute la période coloniale et de l’exploitation du Peuple noir constitue un crime imprescriptible qui requiert beaucoup de discernement et de sagesse pour reconstruire un futur commun. Le Pape Léon XIV gagnerait à reconnaître officiellement cet antériorité du monothéisme africain afin de faciliter les voies vers une unité spirituelle à partir de l’expérience africaine de Dieu et parallèle à celle contenue dans la Bible.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9104" src="https://amaizo.info/files/2026/04/graphe-le-pape-leon-xiv-en-afrique-autocratique-27-04-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h3>4. VISITE DE PAYS PÉTROLIERS ET INFLUENCE : ALGÉRIE, CAMEROUN, ANGOLA ET GUINÉE ÉQUATORIALE</h3>
<p>Sur une population mondiale de 7,9 milliards d’habitants en 2023, le Pape Léon XIV est le dirigeant et leader spirituel de près de 1,4 milliard de catholiques, soit 17,8 % de la population mondiale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-41" href="#post-9103-endnote-41">[41]</a></sup>. Selon les statistiques du Vatican, l’Afrique compte environ 280,7 millions de catholiques, soit 19,8 % en Afrique au 30 juin 2023<sup><a id="post-9103-endnote-ref-42" href="#post-9103-endnote-42">[42]</a></sup>. Si le nombre de catholiques sur les cinq continents est en augmentation depuis 2023, il faut remarquer que c’est en Afrique que la plus grande progression a eu lieu entre 2022 et 2023 avec +8 309 000 alors que celle de l’Amérique (du nord, du sud et des caraïbes) est estimée à +5 668 000, l’Asie avec +954 000 et celle de l’Europe avec +740 000 de fidèles.</p>
<p>En Afrique, le Nigeria, avec une population de 230 millions d’habitants, aurait environ 25 millions de catholiques, soit entre 10 % à 15 % de la population selon les estimations 2023-2025<sup><a id="post-9103-endnote-ref-43" href="#post-9103-endnote-43">[43]</a></sup>.<br />
Les catholiques représenteraient environ 25 % des chrétiens au Nigéria, en concurrence avec les autres 75 % composés de protestants, évangélistes, charismatiques) qui vivent en harmonie avec l’autre grande partie de la population regroupée sous l’Islam et les religions africaines.</p>
<p>En République Démocratique du Congo avec près de 105 millions d’habitants, environ 52 millions de catholiques, soit près de 50 % de la population, forment ainsi le plus grand pays catholique d’Afrique, soit près de 20 % de tous les catholiques africains.</p>
<p>Or, le Pape a soigneusement évité de commencer ses voyages en Afrique par le Nigeria ou la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, les deux pays avec le plus grand nombre de catholiques déclarés. Ce choix ne peut être considéré comme un <em>« rejet »</em> ou une <em>« négligence »</em> comme l’affirment certaines voix dans les réseaux sociaux, mais plutôt comme un choix stratégique de priorités pastorales et politiques pour ce voyage inaugural en Afrique. La possibilité de les visiter dans des tournées ultérieures n’a pas été exclue.</p>
<p>Le Pape exerce une influence majeure en Afrique. Son premier grand voyage apostolique a eu lieu du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, Cameroun, Angola et Guinée équatoriale<sup><a id="post-9103-endnote-ref-44" href="#post-9103-endnote-44">[44]</a></sup>. Bien que le déplacement de 18 000 km du Pape Léon XIV en Afrique portant d’une part, sur des objectifs spirituels forts tels que paix, justice sociale et dialogue interreligieux, le volet politique, d’autre part, ne peut être exclu, même si la communication du Vatican relève là plus du péché par omission. Or, juste avant son départ, un certain Président français Emmanuel Macron a bien rencontré le pape Léon XIV au Vatican<sup><a id="post-9103-endnote-ref-45" href="#post-9103-endnote-45">[45]</a></sup> en audience privée d&rsquo;environ 1 heure, le 10 avril 2026, juste avant le départ du pape pour son voyage apostolique en Afrique dès le 13 avril 2026<sup><a id="post-9103-endnote-ref-46" href="#post-9103-endnote-46">[46]</a></sup>. Coïncidence ou pas et trois (3) jours avant le départ du Pape en Afrique où la France a des intérêts stratégiques, personne ne peut exclure une <em>« tentative d’influence »</em> directe sur le voyage africain du souverain Pontife et Chef d’Etat du Vatican, même s’il s&rsquo;agit d&rsquo;une première rencontre diplomatique entre la France et le Léon XIV, élu en 2025.</p>
<h3>5. VATICAN, UNE MONARCHIE ÉLECTIVE THÉOCRATIQUE : PÂLE IMMITATION DES DIRIGEANTS AFRICAINS ET DE DONALD TRUMP ?</h3>
<p>En tant que chef d’État absolu de la Cité du Vatican, le Pape Léon XIV fonctionne non pas sur une base politique proche d’une démocratie représentative, mais plutôt sur un système opaque de monarchie élective théocratique avec pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Sa double fonction de chef religieux des catholiques et de chef d’Etat de la cité du Vatican l’autorise à mener une diplomatie d’influence douce et morale depuis le Saint‑Siège sur plus près de 184 pays où résident des catholiques dont beaucoup de pays et de chefs d’Etat africains qui en acceptent le principe.</p>
<p>Sans armée, ni ingérence directe, le Vatican influence les dirigeants des Etats qui acceptent son rôle, que ce soit dans le cadre religieux ou hors de ce cadre pour les athées. La paix, les droits humains et la justice sociale, les rapprochements entre les religions sont mis en avant. Le refus officiel de légitimer les régimes contestés est une constante.</p>
<p>Or, cette mission du Pape Léon XIV s’est déroulée dans des pays où le pouvoir ne repose pas sur la vérité des urnes et demeure largement contesté avec des démocraties électives de façade qui n’améliorent pas le sort des populations et favorisent l’accaparement des richesses par un petit nombre et leurs réseaux internationaux. Le Pape Léon XIV a effectivement critiqué la corruption, la <em>« colonisation des ressources africaines<sup><a id="post-9103-endnote-ref-47" href="#post-9103-endnote-47">[47]</a></sup> »,</em> la soif de pouvoir, l’autoritarisme, les violations des libertés et les inégalités criardes, prolongeant ainsi la ligne tracée par ces prédécesseurs que sont Benoît XVI et François 1<sup>er</sup>.</p>
<p>Le Pape Léon XIV se présente comme un pasteur ou un <em>« berger »</em> qui cherche à rassembler ses <em>« brebis »</em> y compris les brebis « égarées » sur un continent où le catholicisme peine à faire concurrence à d’autres formes de cultes à Dieu. Il a choisi un rôle d’équilibriste en envoyant des signaux diplomatiques sans compromettre l’indépendance morale du Saint‑Siège. Cette voix dans le désert ne doit pas cacher les contradictions de fond.</p>
<p>En effet, le Pape Léon XIV dirige effectivement la Cité du Vatican selon un système de monarchie élective théocratique, où il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire de manière absolue, sans séparation des pouvoirs ni contrôle démocratique.</p>
<p>Ce régime repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>Un pouvoir exécutif</strong> total : nomination des cardinaux, gouverneurs et responsables des dicastères romains.</li>
<li><strong>Un pouvoir légisif</strong> direct : promulgation de constitutions apostoliques (ex. <em>Praedicate Evangelium</em>) modifiant la Curie sans consultation parlementaire.</li>
<li><strong>Un pouvoir judiciaire</strong> suprême : Tribunal de la Rote romaine et justice administrative sous son contrôle exclusif.</li>
</ul>
<p>L’élection par un collège de 120 cardinaux (conclave secret) garantit l’opacité. Il n’y a pas de campagne électorale publique, pas de programme transparent, et le vote s’opère à partir d’un scrutin à la majorité des deux tiers.</p>
<p>Ce système séduit les autocrates et dictateurs et usurpateurs de la démocratie en Afrique. Il suffit de rappeler quelques traits caractéristiques des similitudes entre le pouvoir du Pape et celui de certains chefs d’Etat africains :</p>
<p><strong>5.1 L’absolutisme sans contre-pouvoir</strong> : comme Léon XIV, les chefs d’Etat comme le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de l&rsquo;Algérie<sup><a id="post-9103-endnote-ref-48" href="#post-9103-endnote-48">[48]</a></sup> au pouvoir depuis le 19 décembre 2019<sup><a id="post-9103-endnote-ref-49" href="#post-9103-endnote-49">[49]</a></sup>, le Président Teodoro Obiang Nguema de Guinée Équatoriale au pouvoir depuis 1979, le Président Denis Sassou Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-50" href="#post-9103-endnote-50">[50]</a></sup>, le Président João Lourenço d’Angola<sup><a id="post-9103-endnote-ref-51" href="#post-9103-endnote-51">[51]</a></sup>, etc. Tous concentrent tous les leviers sans véritable opposition légitime.</p>
<p><strong>5.2 La légitimité « divine »</strong> : le pape est le <em>« Vicaire du Christ »,</em> image que des présidents à vie en Afrique comme les présidents du Togo, Faure Gnassingbé<sup><a id="post-9103-endnote-ref-52" href="#post-9103-endnote-52">[52]</a></sup> ou Denis Sassou-Nguesso<sup><a id="post-9103-endnote-ref-53" href="#post-9103-endnote-53">[53]</a></sup> en République du Congo, ou le Président Paul Biya du Cameroun<sup><a id="post-9103-endnote-ref-54" href="#post-9103-endnote-54">[54]</a></sup> ou les chefs d’Etat et dirigeants religieux occasionnels comme le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda<sup><a id="post-9103-endnote-ref-55" href="#post-9103-endnote-55">[55]</a></sup>, tentent d’imiter, d’institutionnaliser et surtout de sacraliser pendant leur règne sur terre. Or, tous ces systèmes sont fondés sur la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Une opacité qui rappelle la non-publication des comptes du Vatican par pays.</p>
<p><strong>5.3 Élection contrôlée</strong> : conclave cardinalice = système électoral « maîtrisé » où seuls les fidèles (120 votants) décident, rappelant les parlements unicaméraux ou partis uniques africains.</p>
<p><strong>5.4 Opacité financière</strong> : budget du Vatican non publié pays par pays, comme les revenus pétroliers angolais ou équato-guinéens gérés sans audit public.</p>
<p><strong>5.5 Diplomatie morale sans armée</strong> : influence globale (184 ambassades) via discours éthiques, modèle pour autocrates qui veulent peser diplomatiquement sans vraie souveraineté populaire.</p>
<p>Ce modèle est rêvé car il offre un vernis religieux/universaliste à l’autocratie : « Dieu/Providence me soutient », évitant les révoltes populaires grâce à la référence transcendante et surtout permettant aux autocrates africains de justifier leur illégitimité au pouvoir par la « fatalité ».</p>
<p>On assiste donc bien à une forme de <em>quiproquo suprême</em> avec le système du Vatican inspirant moins une <em>« véritable monarchie sacrée »</em> qu’une usurpation des consciences. En effet, les autocrates africains détournent l’image du pape-évêque pour légitimer leur népotisme et corruption, pervertissant l’appel moral du pontife à la justice sociale. Mais l’opacité dans les comptes publiques du Vatican concernant les transferts d’argent des autocraties africaines ne permettent pas non plus de croire à des relations <em>« angéliques »</em> entre la Cité du Vatican et les dirigeants africains.</p>
<p>En définitive, le Pape Léon XIV, élu en mai 2025, a choisi de mettre un terme à sa discrétion initiale lors de son premier voyage apostolique en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Le style et le ton est direct et sans euphémisme, nommant corruption et « tyrans » face à des présidents autocratiques et autoritaires. La prouesse logistique mérite d’être mentionnée avec plus de 18 vols, 8 messes et 4 pays visités sous chaleur intense n’enlevant rien au courage du Pape qui a <em>« recadré » </em>son compatriote le Président Donald Trump.</p>
<p>Ce dernier a sévèrement critiqué les appels pacifiques du pape américain contre les frappes des Etats-Unis en Iran et au Venezuela. Sur son compte de réseau social <em>« Truth Social »,</em> Donald Trump a affirmé ceci le 11 avril 2026 : <em>« Le pape Léon est FAIBLE sur la criminalité et CATASTROPHIQUE en politique étrangère. Léon devrait se ressaisir en tant que pape, utiliser le bon sens, arrêter de flatter la Gauche radicale et se concentrer sur être un Grand Pape, pas un Politicien. Ça lui fait très mal et, plus important encore, ça fait mal à l&rsquo;Église catholique<sup><a id="post-9103-endnote-ref-56" href="#post-9103-endnote-56">[56]</a></sup> ».</em> Par ailleurs, devant la presse, il a rajouté ceci : <em>« Je ne veux pas d&rsquo;un pape qui critique le président des USA. Léon ne serait pas au Vatican sans moi à la Maison Blanche<sup><a id="post-9103-endnote-ref-57" href="#post-9103-endnote-57">[57]</a></sup> ». </em></p>
<p>La réponse du pape Léon XIV le 12 avril 2026 dans l’avion le conduisant vers l&rsquo;Algérie :</p>
<ul>
<li><em>« Je n&rsquo;ai pas peur de l&rsquo;administration Trump ni de dire le message de l&rsquo;Évangile. C&rsquo;est ce que l&rsquo;Église est appelée à faire<sup><a id="post-9103-endnote-ref-58" href="#post-9103-endnote-58">[58]</a></sup> ». </em></li>
<li>Contre la guerre : <em>« Assez avec les démonstrations de force ! Plus jamais la guerre ! Même le nom de Dieu est entraîné dans les discours de mort. Dieu ne bénit aucun conflit<sup><a id="post-9103-endnote-ref-59" href="#post-9103-endnote-59">[59]</a></sup>».</em></li>
<li>Le 16 avril 2026, aéroport de Bamenda, Cameroun, Léon XIV remettait une <em>« couche »</em> pour le Président Donald Trump : <em>« Mes paroles sur les tyrans et les guerres n&rsquo;étaient pas dirigées contre une personne ou un pays particulier. J&rsquo;ai prêché l&rsquo;Évangile de la paix pour tous les peuples, sans exception. Je n&rsquo;ai visé personne, mais le mal qui ravage notre monde commun. Que personne ne déforme mes mots pour des polémiques stériles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-60" href="#post-9103-endnote-60">[60]</a></sup> ». Cette </em>déclaration, prononcée avant l&#8217;embarquement pour l&rsquo;Angola, clarifie le discours du matin à la cathédrale Saint-Joseph où il avait dénoncé <em>« une poignée de tyrans » </em>dépensant des milliards en armes… Apparemment Donald Trump s’est senti « visé ».</li>
</ul>
<p>Cette posture géopolitique inédite, en opposition avec celui qui a traité sans s’excuser l’Afrique de <em>« pays de merde<sup><a id="post-9103-endnote-ref-61" href="#post-9103-endnote-61">[61]</a></sup> »</em> révèle plus sa doctrine pontificale : influence morale mondiale sur un continent catholique dynamique et une volonté de <em>« peser »</em> moralement et spirituellement dans les affaires internationales et africaines via une confrontation assumée avec les régimes. Or, ce quiproquo ultime repose sur un système de gouvernance de type <em>« autocratie théocratique élective »</em> qui demeure limitée dans la pratique par sa nature religieuse et son absence de violence coercitive. L’adaptation d’un tel système en Afrique n’apporte que désolation pour le Peuple africain que le Pape Léon XIV vient <em>« tenter »</em> de <em>« consoler »…</em> du moins pour ceux des Africains qui acceptent son leadership. Mais, sans la vérité de comptes publics par pays permettant de savoir quels sont les transferts des dirigeants africains autocrates ou pas vers le Chef de la cité du Vatican, la tentative de croire à un jeu de dupe persistera et ne trompera personne !</p>
<p>Le système de gouvernance de la cité du Vatican, une monarchie élective théocratique, ne peut servir de modèle politique pour des dirigeants africains qui le pratiquent sous forme mimétique déjà sans référence aux recommandations de Dieu ! Il s’agit plus d’une autocratie aux apparences théocratiques et faussement élective.</p>
<h3>6. LÉON XIV ÉVITE DEUX GÉANTS AFRICAINS : LIENS AVEC L’OPACITÉ PARTIELLE DES COMPTES PUBLICS DU VATICAN</h3>
<p>Léon XIV a évité le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> lors de son premier grand voyage africain en 2026 pour des raisons à la fois pastorales, diplomatiques, sécuritaires et symboliques, et non parce que ces pays sont moins importants catholiquement. Le nombre de catholiques n’est plus le critère pour choisir une destination en Afrique. Le choix serait alors soumis à une logique plus géopolitique que quantitative. Il fut question d’envoyer un message fort sur l’Afrique du Nord, la crise anglophone au Cameroun, les pays pétroliers et les régimes autocratiques africains.</p>
<p>Le Nigeria et la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, avec près de 90 millions de catholiques à eux deux, sont déjà des bastions très visibles et très visités ; le Pape a donc préféré se rendre dans des pays moins « exposés » médiatiquement au plan « religieux » comme l’Algérie, le Cameroun, l’Angola, la Guinée‑Équatoriale pour marquer une rupture et une visibilité symbolique plus nette. Toutefois, le choix de quatre pays pétroliers où les inégalités sont très importantes et la gouvernance autocratique interroge.</p>
<p>Il est vrai que pour des raison de sécurité, il était plus « pratique » de ne pas aller au Nigeria et en République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) où tous deux sont confrontés à des insécurités multiples telles que des insurrections de mercenaires-terroristes-djihadistes au Nigeria, les violences armées, les ingérences multiples sur le territoire et les crises régionales en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> liées à l’accaparement des ressources des Peuples. Le choix est aussi économique puisque les déplacements du Pape dans des zones de conflits ou d’instabilité en peuvent que rendre les visites dangereuses, complexes, coûteuses et politiquement risquées.</p>
<p>En choisissant l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale, le Vatican a privilégié une combinaison de risques calculés, quitte à laisser de côté, pour la prochaine tournée, les deux géants catholiques africains.</p>
<p>Il faut aussi reconnaître qu’en exposant les pays choisis, le Pape a lancé des signaux diplomatiques forts dans un monde où le droit international est bafoué et les Constitutions qui forment le socle du contrat social avec le Peuple sont systématiquement « neutralisées » et adaptées.</p>
<p>Il est donc clair que le Pape a voulu cibler des pays pratiquant l’autocratie, le non-respect des Peuples dès lors qu’il s’agit de conserver le pouvoir et les richesses du pays. Ces régimes autoritaires à savoir l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée‑Équatoriale ont en commun la corruption, la spoliation des ressources tout en protégeant une certaine liberté religieuse. Aussi, le discours ferme du Pape sans rupture diplomatique sonne comme une forme de légitimation par omission.</p>
<p>Pour en avoir le cœur net, il était important que le Vatican mette à disposition ses comptes publics par pays afin de s’assurer du montant des transferts effectués vers ou à partir du Vatican vers les pays visités. Ne pas fournir une telle information officielle dans la transparence constitue un péché par omission. C&rsquo;est le manquement volontaire à accomplir un bien qu&rsquo;on pouvait ou devait faire, selon la loi morale divine. L’exemple extrait de la Bible se trouve dans les lectures de Jacques chapitre 4, verset 17 : <em>« Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas, commet un péché ». </em></p>
<p>Le Pape Léon XIV pourrait utilement auto-confesser ce point et offrir au monde les flux financiers entrants et sortants par pays entre la cité du Vatican et les pays africains, voire tous les 184 pays où résident des catholiques. Cela éclairerait le monde et éviterait la voix du désert qui se perd dans les quiproquos ultimes africains. Le dicton africain du peuple Akan du Ghana et de la Côte d’Ivoire rappelle que <em>« celui qui voit le feu et ne l&rsquo;éteint pas, finit par brûler lui-même »</em>. Or, le Pape est venu souffler sur le feu que connaissent déjà tous les Africains, mais n’a pas réussi à l’éteindre. La responsabilité du Pape dans la fin de l’opacité des comptes publics du Vatican par pays est engagée.</p>
<h3>7. COMBIEN COÛTENT LES DÉPLACEMENTS DU PAPE DANS UN PAYS ?</h3>
<p>Il est extrêmement difficile d’obtenir les coûts approximatifs du voyage papal de Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026. Aucune donnée officielle n&rsquo;existe pour ce voyage dans les quatre (4) pays visités à savoir : Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale. Il n’y a là aucune « fatalité » mais plus une absence de transparence. Les estimations s&rsquo;appuient sur de précédents voyages des différents papes avec les estimations suivantes : Canada 2022, environ 18 millions d’Euro et le Brésil en 2013 avec 45 millions d’Euro, et les différentes déclarations locales.</p>
<p>Afrocentricity Think Tank a pu estimer que le coût total de la tournée africaine du Pape Léon XIV en Afrique pour 10 jours oscillerait entre 25 et 40 millions d’Euros. La répartition simple s’est opérée sur un partage des coûts très conservateurs entre le Vatican et le pays d’accueil avec les estimations suivantes :</p>
<ul>
<li>Vatican : entre environ 10-15 million € et comprenant les frais de déplacement en avion, les frais de subsistance de la délégation de 60 personnes y compris l’hébergement et la communication.</li>
<li>Pays d&rsquo;accueil : entre environ 15-25 million € cumulés et comprenant la sécurité, la logistique, le remise en état y compris la préparation des stades, les déplacements locaux dans le pays, et divers (voir le tableau joint pour les détails).</li>
</ul>
<p>Les gouvernements des pays d’accueil assurent généralement la sécurité et la logistique locales.</p>
<p>Aucun accord économique indirect (pétrole, dons pétroliers ou investissements liés aux ressources) entre le Vatican et les pays pétroliers africains comme l&rsquo;Algérie, le Cameroun, l&rsquo;Angola ou la Guinée équatoriale n&rsquo;est publiquement répertorié.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="4"><strong>COÛTS APPROXIMATIFS DU PAPE LÉON XIV EN AFRIQUE, 13-23 AVRIL 2026</strong></p>
<p><strong>Estimation du détail par pays et en euros</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Coût Vatican (€)</strong></th>
<th><strong>Coût national (€)</strong></th>
<th><strong>Total (€)</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Algérie</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>5-8 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Cameroun</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>5-10 M€ (stades Japoma, 5-50 Md <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> rumeurs)</strong></td>
<td><strong>8-14 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Angola</strong></td>
<td><strong>2-3 M€</strong></td>
<td><strong>4-6 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Guinée Équatoriale</strong></td>
<td><strong>3-5 M€</strong></td>
<td><strong>3-4 M€</strong></td>
<td><strong>6-9 M€</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>TOTAL</strong></td>
<td><strong>10-15 M€</strong></td>
<td><strong>15-25 M€</strong></td>
<td><strong>25-40 M€</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François<sup><a id="post-9103-endnote-ref-62" href="#post-9103-endnote-62">[62]</a></sup>, le Saint-Siège rejette explicitement les financements issus de l&rsquo;exploitation pétrolière pour des raisons éthiques et doctrinales, conformément à <em>Laudato Si&rsquo;</em> de François qui dénonce l&rsquo;extractivisme comme <em>« péché contre la maison commune</em> » (LS 51)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-63" href="#post-9103-endnote-63">[63]</a></sup> ». Cette encyclique dénonce l’extractivisme pétrolier comme une forme d’injustice sociale et écologique, principe doctrinal suivi par Léon XIV expliquant l’absence d’accords économiques officiels avec les pays pétroliers africains. Le Vatican finance ses missions par dons des fidèles catholiques y compris les chefs d’Etat autocratiques d’Afrique (Denier de Saint-Pierre) et rejette les énergies fossiles polluantes suite aux décisions de la COP26 et des positions des évêques africains.</p>
<p>L&rsquo;absence d&rsquo;informations provient probablement de la transparence limitée du Vatican et des rapports financiers publics annuels sans détail par pays. Si l’intention est de mettre l’accent sur le <em>« moral » </em>et moins sur le <em>« commercial<sup><a id="post-9103-endnote-ref-64" href="#post-9103-endnote-64">[64]</a></sup> »,</em> il demeure un sentiment d’opacité qui ne peut être fortuit.</p>
<p>En comparaison : les dépenses totales oscillant entre 25-40 millions € du voyage papal pourrait aussi servir pour obtenir un impact concret et durable dans le secteur de la santé de proximité dans les pays visités.</p>
<p>Le coût moyen d’un voyage papal (25-40 millions €) dans les 4 pays aurait permis de financer, à raison de 3 millions d’Euros en moyenne, entre 8 à 13 cliniques ou hôpitaux mobiles<sup><a id="post-9103-endnote-ref-65" href="#post-9103-endnote-65">[65]</a></sup> incluant équipements de diagnostic, de traitement spécialisés, d’énergies solaires avec batteries, chaîne du froid et digitalisation avec le nécessaire pour fonctionner de manière autonome pendant les 6 premiers mois<sup><a id="post-9103-endnote-ref-66" href="#post-9103-endnote-66">[66]</a></sup> et une amélioration de la santé des populations « laissées pour compte » notamment dans les zones rurales pour au moins 10 ans.</p>
<p>La question reste ouverte : faut-il pour un pays pauvre choisir de financer la visite du Pape ou alors opter pour des réalisations qui profitent directement aux populations ? Il est vrai qu’au paradis, il n’y a pas de problème de santé, ni de corruption ! Un choix difficile !</p>
<h3>8. QUI DIRIGE LA BANQUE DU VATICAN ?</h3>
<p><s><br />
</s> La banque du Vatican ou l’IOR, l’Institut pour les Œuvres de Religion n&rsquo;est pas dirigé par la famille Rothschild. Néanmoins, le président actuel du Conseil de surveillance de l’IOR est François Pauly<sup><a id="post-9103-endnote-ref-67" href="#post-9103-endnote-67">[67]</a></sup>, un banquier luxembourgeois nommé en mars 2026, ancien PDG du groupe Edmond de Rothschild (jusqu&rsquo;en 2023), choisi pour son expertise financière et sa connaissance des structures vaticanes<sup><a id="post-9103-endnote-ref-68" href="#post-9103-endnote-68">[68]</a></sup>. Les liens historiques existent notamment avec des prêts Rothschild au Saint-Siège en 1832 et 1850 sous Grégoire XVI et Pie IX. Mais il n’y a pas officiellement de contrôle actuel par le groupe de Edmond de Rotchschild. François Pauly agit comme cadre indépendant pour assurer transparence et conformité. L&rsquo;IOR gère environ 6-7 milliards € d&rsquo;actifs pour œuvres caritatives, sans intervention directe du groupe Rotschild. Selon les rapports de 2024<sup><a id="post-9103-endnote-ref-69" href="#post-9103-endnote-69">[69]</a></sup>, les actifs de l&rsquo;IOR seraient constitués de 5,7 milliards € en dépôts, comptes, gestion d&rsquo;actifs provenant principalement de dons des fidèles (oblations, Peter&rsquo;s Pence), des dépôts des diocèses et des congrégations religieuses mondiales, ainsi que des revenus d&rsquo;investissements éthiques (obligations, immobilier) destinés à des œuvres caritatives.</p>
<p>Il importe de rappeler que la Banque du Vatican a eu des « relations » historiques ambiguës avec la Mafia. En effet, l&rsquo;IOR a été lié à la mafia sicilienne (Cosa Nostra) via le scandale Banco Ambrosiano (1982), où il a servi de canal pour blanchir des fonds mafieux (1,3 milliard USD perdus), impliquant Michele Sindona et Roberto Calvi (suicidé sous le Pont de Londres) ; des réformes post-2013 ont fermé les comptes suspects<sup><a id="post-9103-endnote-ref-70" href="#post-9103-endnote-70">[70]</a></sup>.</p>
<h3>9. RÉALISATIONS CLÉS DU PAPE EN AFRIQUE</h3>
<p>Le Pape Léon XIV a obtenu quelques réalisations importantes au cours de sa mission africaine entre le 13 et le 23 avril 2026. En sa double qualité de chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques et souverain de la Cité du Vatican, son premier grand voyage apostolique se résume à :</p>
<p>6.1 Un dialogue interreligieux : Visite à la Grande Mosquée d&rsquo;Alger et rencontre avec des imams pour promouvoir la coexistence chrétiens-musulmans<sup><a id="post-9103-endnote-ref-71" href="#post-9103-endnote-71">[71]</a></sup> ;</p>
<p>6.2 Un espoir de Paix au Cameroun : Messe œcuménique à Bamenda avec chefs traditionnels et leaders musulmans pour apaiser la crise anglophone<sup><a id="post-9103-endnote-ref-72" href="#post-9103-endnote-72">[72]</a></sup> ;</p>
<p>6.3 Une dénonciation de la corruption : Appel direct aux présidents autocrates (Tebboune, Biya, Lourenço, Nguesso,) à « briser les chaînes de la corruption » et cesser la « colonisation des ressources »<sup><a id="post-9103-endnote-ref-73" href="#post-9103-endnote-73">[73]</a></sup> ;</p>
<p>6.4 Les pèlerinages spirituels avec Mama Muxima en Angola et sa quête de retrouver les traces de Saint Augustin à Annaba en Algérie, renforçant l&rsquo;héritage africain de l&rsquo;Église<sup><a id="post-9103-endnote-ref-74" href="#post-9103-endnote-74">[74]</a></sup> ;</p>
<p>6.5 Un renouveau de la vitalité catholique africaine avec la mise en lumière des 280 millions de catholiques africains (20 % du total mondial) comme avenir de l&rsquo;Église universelle<sup><a id="post-9103-endnote-ref-75" href="#post-9103-endnote-75">[75]</a></sup>.</p>
<h3>10. LÉON XIV : LE PAPE DU SUD GLOBAL ?</h3>
<p>Le pape Léon XIV utilise sa puissante base africaine de 281 millions de catholiques (20 % du catholicisme mondial) comme bouclier moral face à Donald Trump, tout en prêchant l&rsquo;Évangile sans complaisance envers les puissants.</p>
<p>Sa tournée africaine d&rsquo;avril 2026 consacre le Vatican comme voix prophétique défendant un Sud global, indépendant de la première puissance mondiale, captant l&rsquo;attention médiatique planétaire par ses piques directes à Trump et ses appels à la paix universelle. Mais, Léon XIV vient de prendre la stature du Pape des exclus universels. Il transcende le Sud géopolitique pour incarner les « petits ou oubliés du monde » – à savoir les pauvres, les migrants, les victimes de guerres et du terrorisme, les minorités persécutées –, de l&rsquo;Amazonie aux banlieues européennes, en passant par l’Afrique sans certains chefs d’Etat et leurs oligarchies, suivant en cela l&rsquo;héritage des Papes se focalisant d’abord sur les laissés pour compte, véritables héritiers du monde de l’après et de l’au-delà.</p>
<p>En définitive, il convient de rappeler que Dieu est esprit et c’est sur la terre africaine qu’il a été vénéré comme tel depuis l’origine des cultes à un Dieu unique. Peut-être est-ce ce que le Pape est venu aussi chercher en Afrique ?</p>
<h3>11. L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE : UN GRAND PROPRIÉTAIRE TERRIEN EN AFRIQUE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique détient d&rsquo;importantes propriétés foncières en Afrique, acquises souvent lors des phases iniques de la colonisation, notamment via des concessions coloniales à missionnaires. Par exemple, au Cameroun, l’église catholique est le 2<sup>e</sup> plus grand propriétaire après l&rsquo;État, avec majoritairement des écoles, des hôpitaux, des paroisses sur des milliers d&rsquo;hectares. En République démocratique du Congo, il y a aujourd’hui de nombreux conflits fonciers persistants avec les populations autochtones réclament la restitution des terres « spoliées » depuis 1889. On ne peut pas parler d’usurpation systématique notamment des terres reçues « légalement » par un jeu entre les colons et les États. Mais les tensions montent dès que les bénéfices tirés de ces ressources foncières ne profitent pas aux populations locales.</p>
<p>De fait, il faut bien constater la défaillance étatique que l’Eglise catholique tente de combler. L’Église gère 40 % des écoles, 50 % des hôpitaux, 600 établissements de santé au Cameroun.</p>
<p>Au Burkina Faso, 468 000 élèves sont formés dans les écoles catholiques avec plus de 20 000 enseignants, près de 2 millions de patients par an sont traités dans ses cliniques. Des services importants sont aussi fournis et deviennent indispensables dans les zones rurales où les États sont absents. On peut citer l’administration de vaccins, de soins gratuits, la création d’orphelinats, de foyers pour personnes âgées et handicapées.</p>
<p>La problématique est paradoxale avec une perception d&rsquo;une Église riche avec une population pauvre à qui l’on promet le paradis après la mort. Cela alimente les ressentiments, malgré le principe canonique du <em>« bien pour tous ».</em> Il y a urgence que l’Eglise catholique reconsidère son <em>« droit à la propriété »</em> à la lumière de sa propre histoire en Afrique et trouve des formes nouvelles de solutions postcoloniales fondées sur le partenariat État/Église/populations locales afin de sécuriser le foncier de manière plus équitable pour faciliter la création de richesses par le travail. Ces défis fonciers historiques permettent malgré tout de mettre en lumière le rôle positif dominant de l&rsquo;Église qui compense les défaillances vitales de l’Etat, notamment dans la santé et l’éducation<sup><a id="post-9103-endnote-ref-76" href="#post-9103-endnote-76">[76]</a></sup>.</p>
<p>Il existe encore ici et là des manipulations spirituelles massives promettant le paradis contre la cession de terres et de biens matériels. Mais, l’Église catholique est devenue grand propriétaire terrien en Afrique principalement par des concessions coloniales et donations historiques. La colonisation entre 1880-1960 par des États coloniaux comme la Belgique, la France et le Portugal a permis la cession de milliers d&rsquo;hectares aux missionnaires, utilisés souvent pour des missions, écoles, hôpitaux, mais parfois aussi pour le formatage de la pensée. Le principe aussi des donations volontaires ont conduit des familles locales, des chefs traditionnels, etc. à léguer des terres à l&rsquo;Église dès l’époque coloniale, souvent en reconnaissance pour des services comme l’éducation et la santé. Il y a eu des mécanismes d&rsquo;acquisition comme les concordats notamment des accords État colonial/Église qui permettaient de garantir des propriétés perpétuelles notamment au Congo en 1906.</p>
<p>Après les indépendances, les États africains ont souvent laissé l’Église gérer des infrastructures vitales sur ses terres<sup><a id="post-9103-endnote-ref-77" href="#post-9103-endnote-77">[77]</a></sup>. Par la suite, de nombreuses acquisitions du foncier africain se sont opérées grâce à l’achat direct, à savoir l’épargne accumulée des missionnaires sous forme de dimes, quêtes et dons qui permettait ainsi des acquisitions légales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-78" href="#post-9103-endnote-78">[78]</a></sup>. De fait, l’implantation monastique catholique en Afrique s’est faite souvent sur de vastes domaines acquis historiquement dans des conditions peu recommandables. Ce <em>« péché originel »</em> de l’église catholique en Afrique devrait faire l’objet de renégociation au profit des populations pauvres et dépossédées.</p>
<h3>12. TENSIONS INTERNES AU SEIN DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE AFRICAINE ?</h3>
<p>L&rsquo;Église catholique africaine fait face à plusieurs tensions internes qui reflètent à la fois son dynamisme et ses défis structurels. Ces divisions, souvent exacerbées par des contextes locaux, n&rsquo;ont pas encore menacé son unité globale mais alimentent des débats récurrents.</p>
<h4>12.1 Conflits évêques-religieux</h4>
<p>Des frictions marquées opposent évêques et communautés religieuses (prêtres, religieuses), perçus parfois comme subordonnés plutôt que partenaires égaux. Cela a conduit à des fermetures de congrégations dans certains diocèses, notamment en Afrique de l&rsquo;Est et centrale, selon des théologiens<sup><a id="post-9103-endnote-ref-79" href="#post-9103-endnote-79">[79]</a></sup> du PACTPAN (Pan-African Catholic Theology and Pastoral Network) et COMSAM (Conférence des Supérieurs Majeurs d&rsquo;Afrique et Madagascar)<sup><a id="post-9103-endnote-ref-80" href="#post-9103-endnote-80">[80]</a></sup>.</p>
<h4>12.2 Débats doctrinaux internes</h4>
<p>Les questions sociétales divisent : le conservatisme sur le mariage, la famille, l&rsquo;homosexualité et le rôle des femmes contraste avec des appels à plus d&rsquo;autonomie locale face à Rome. L&rsquo;incarnation africaine du catholicisme (liturgie, inculturation) suscite aussi des oppositions entre traditionalistes et réformateurs.</p>
<h4>12.3 Pressions tribales et œcuméniques</h4>
<p>Dans plusieurs pays comme le Rwanda, le Burundi, des haines ethniques ont fracturé les communautés catholiques, sapant l&rsquo;idéal fraternel. Par ailleurs, la concurrence évangélique, charismatique et pentecôtiste attise des rivalités doctrinales, amplifiées sur les réseaux sociaux. L&rsquo;Église catholique a demandé pardon pour son rôle dans le génocide rwandais. Les évêques rwandais ont exprimé des excuses publiques en 2000 pour les catholiques impliqués dans les massacres, lues dans toutes les paroisses<sup><a id="post-9103-endnote-ref-81" href="#post-9103-endnote-81">[81]</a></sup>.</p>
<h4>12.4 Autonomie vs centralisme</h4>
<p>Certains diocèses africains revendiquent plus d&rsquo;indépendance face au Vatican, perçu comme trop occidental, tandis que d&rsquo;autres craignent une dilution de l&rsquo;orthodoxie. Ces tensions s&rsquo;observent lors de synodes, où l&rsquo;Afrique pèse de plus en plus et impose pour le moment son approche relativement <em>« conservatrice »</em>. Il ne faudrait pas que ces différences finissent par créer le <em>« schisme »</em> tant redouté.</p>
<p>Il est paradoxal que l’Eglise catholique au nord s’accommode de <em>« l’homosexualité »</em> souvent associée à des scandales sur la <em>« pédophilie »</em> alors qu’elle refuse la <em>« polygamie » </em>en Afrique<em>,</em> y compris parfois celle des prêtres en Afrique… Le principe du célibat du prêtre demeure un problème au sein de l’Eglise catholique.</p>
<h4>12.5 Contre-pouvoir au bénéfice des populations ?</h4>
<p>En général en Afrique, l’Eglise catholique est plutôt alignée ou tout au moins ne dérange pas le pouvoir en place. Il y a toutefois des exceptions. La même église devient un véritable contrepouvoir notamment en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>. La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) dénonce régulièrement la corruption, les conflits (comme à l&rsquo;Est), les violations des droits humains et la contre-vérité des urnes. Elle agit ainsi comme une médiatrice impartiale et mobilisant les fidèles pour la paix et la démocratie. Cependant, des critiques soulignent un risque de politisation excessive, où elle supplée une opposition faible, pouvant la transformer en acteur partisan plutôt qu&rsquo;en guide spirituel neutre. Son impact positif reste net face à un État souvent défaillant, renforçant sa légitimité populaire.</p>
<p>La République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) compte environ 55-60 millions de catholiques, faisant d&rsquo;elle le plus grand pays catholique francophone au monde, surpassant la France (environ 40 millions). Cette présence massive illustre l&rsquo;influence du Saint-Siège via la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), qui gère un tiers des écoles et 40 % des infrastructures de santé. On peut y percevoir l’influence vaticane en action. En effet, l’Église y opère comme une <em>« machine »</em> efficace dans l&rsquo;éducation, la santé et la médiation politique, palliant les faiblesses étatiques depuis l&rsquo;ère coloniale belge. Elle a joué un rôle clé en 2018 pour forcer le départ de l’ex-Président Joseph Kabila via des marches massives et un accord national, puis en observant les élections.</p>
<h3>13. LE SAINT-SIÈGE MET-IL SA PUISSANCE AU SERVICE DE LA SOUVERAINETÉ AFRICAINE ?</h3>
<p>La réponse est clairement non. Le Saint-Siège n&rsquo;utilise pas prioritairement sa puissance africaine pour promouvoir la souveraineté des États africains, mais plutôt pour défendre ses intérêts spirituels, diplomatiques et moraux, tout en jouant un rôle de médiateur neutre. Historiquement, le Vatican a cherché à dissocier ses missions des ambitions coloniales européennes, favorisant l&rsquo;autonomie du clergé local (comme en <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> sous Pie XII), sans toutefois s&rsquo;opposer frontalement aux puissances impérialistes.</p>
<h4>13.1 Diplomatie morale, non interventionniste</h4>
<p>Le Saint-Siège exerce une influence via la neutralité et l&rsquo;autorité morale, comme lors des médiations en RCA ou Soudan du Sud, où il facilite la paix sans imposer de souveraineté politique. Sa politique étrangère, reconnue souveraine depuis les accords du Latran (1929), privilégie la justice sociale et le dialogue interreligieux plutôt que des revendications anticoloniales directes.</p>
<h4>13.2 Limites face à la souveraineté africaine</h4>
<p>L’église est elle-même perçue parfois comme une « puissance étrangère » en décalage culturel, le Vatican consolide son réseau (écoles, santé) pour asseoir son rôle central, mais évite les confrontations avec les régimes locaux ou les influences néocoloniales (France, Chine). La tournée de Léon XIV (avril 2026) renforce cette stratégie : dialogue avec des régimes variés pour une médiation et un engagement social, non pour une souveraineté accrue.</p>
<h4>13.3 Bénéfice indirect pour l&rsquo;Afrique</h4>
<p>Indirectement, cette présence soutient la stabilité et les droits humains, palliant les faiblesses étatiques (ex. <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>), mais reste subordonnée à la mission évangélisatrice plutôt qu&rsquo;à un agenda souverainiste panafricain.</p>
<h4>13.4 Education : résultats mitigés au sommet de l’Etat</h4>
<p>Le problème est de savoir pourquoi l’église catholique qui a misé sur l’éducation avec des écoles, des universités, des séminaires et a produit des dirigeants africains sortis de ses rangs, constate que de nombreux dirigeants publics comme privés ayant fréquenté les écoles catholiques sont de véritables corrompus ou tortionnaires non respectueux des droits des citoyens et des peuples africains ?</p>
<p>L&rsquo;Église catholique en Afrique, via son vaste réseau éducatif, a formé de nombreux leaders, mais déplore souvent que des valeurs comme l&rsquo;intégrité et la justice ne survivent pas à l&rsquo;exercice du pouvoir, minées par la corruption systémique et les pressions politiques. Ce paradoxe s&rsquo;explique par des facteurs comme la cooptation par les régimes, la pauvreté ambiante favorisant la corruption, et une éducation morale parfois théorique face à des réalités brutales<sup><a id="post-9103-endnote-ref-82" href="#post-9103-endnote-82">[82]</a></sup>. On peut citer quelques cas (voir le tableau joint) :</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th colspan="3"><strong>AFRIQUE : EXEMPLES DE DIRIGEANTS FORMÉS PAR L&rsquo;ÉGLISE CATHOLIQUE</strong></th>
</tr>
<tr>
<th><strong>Dirigeant</strong></th>
<th><strong>Éducation catholique</strong></th>
<th><strong>Comportement au pouvoir</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Paul Biya (Cameroun, Président depuis 1982)</td>
<td>Éduqué au lycée général Leclerc et séminaire d&rsquo;Édea (catholique)</td>
<td>Accusé de corruption massive, violations des droits humains, modification constitutionnelle pour briguer 7 mandats ; répression des opposants.</td>
</tr>
<tr>
<td>Joseph Kabila (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>, Président 2001-2019)</td>
<td>Collège Cardinal Malula et études au Séminaire de Lisala (catholiques)</td>
<td>Fraudes électorales 2018, népotisme, pillage ressources minières malgré médiation CENCO ; tentative de 3e mandat anticonstitutionnel.</td>
</tr>
<tr>
<td>Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale, Président depuis 1979)</td>
<td>École primaire et secondaire catholique à Bata (missionnaires espagnols)</td>
<td>Régime le plus corrompu au monde (<acronym title="Transparency International">TI</acronym> 2025), torture, exécutions extrajudiciaires ; constitution violée pour perpétuité au pouvoir.</td>
</tr>
<tr>
<td>Yoweri Museveni (Ouganda, président depuis 1986)</td>
<td>Primaires au Kyamate Catholic College, études influencées par jésuites</td>
<td>Autoritarisme croissant, corruption endémique (scandales pétrole), répression LGBTQ+ et opposition ; 6 mandats anticonstitutionnels.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’argument selon lequel ces structures éducatives font concurrence à l’Etat ne peut prospérer. Il ne s’agit pas d’une concurrence avec l’éducation publique mais plus d’ un palliatif incomplet car l’Etat africain demeure trop souvent absent et défaillant. La réalité est que le vaste réseau de l&rsquo;Église catholique en Afrique, gérant 40-60% des écoles et hôpitaux dans de nombreux pays comme la <acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> ou le Kenya, pallie effectivement les défaillances étatiques flagrantes.</p>
<h4>13.5 Le Paradoxe de l’indignation</h4>
<p>Ces cas illustrent un véritable <em>« scandale »</em> récurrent dénoncé par les évêques africains : des anciens élèves deviennent des <em>« saints »</em> en théorie mais de véritables « corrompus » ou facilitateurs de cette corruption en pratique, privilégiant le clanisme, l’ésotérisme, le tribalisme et l&rsquo;autoritarisme sur l&rsquo;éthique catholique, chrétienne ou islamique. L&rsquo;Église critique cette dérive mais peine à sanctionner, son rôle se limitant souvent à la dénonciation pastorale sans pouvoir coercitif.</p>
<p>Peut-être qu’il faudra revoir les priorités économiques avant la priorité spirituelle quelle que soit la religion. En effet, la souveraineté économique forge l&rsquo;indépendance spirituelle : un fidèle nourri par son travail résiste mieux aux manipulations religieuses et aux dépendances extérieures (néocolonialiste économique). Des initiatives comme les coopératives catholiques au Kenya ou les programmes islamiques de zakat productive au Sénégal montrent la voie, mais nécessitent une entente interreligieuse pour éviter la ghettoïsation confessionnelle et mutualiser les efforts vers l&rsquo;entrepreneuriat inclusif. Sans cela, la pauvreté spirituelle perdure, enchaînant les peuples à des cultes consuméristes.</p>
<p>Le positionnement de l’église catholique dans le secteur de l’éducation et de la santé provient certes de l’histoire des missionnaires liée à la colonisation, mais aussi de la défaillance de l’Etat africain. L&rsquo;Église opère via services gratuits ou subventionnés (écoles, santé), financés par dons volontaires, palliant les États défaillants sans viser profit ou sujétion. Le Saint-Siège dénonce explicitement le néocolonialisme économique. Les Papes François et Léon XIV ont rappelé ceci : <em>« ôtez vos mains de l&rsquo;Afrique !</em> », se positionnant ainsi en contre-pouvoir moral<sup><a id="post-9103-endnote-ref-83" href="#post-9103-endnote-83">[83]</a></sup>.</p>
<h3>14. MIGRATION CIRCULAIRE SANS RECONQUÊTE SPIRITUELLE</h3>
<p>L&rsquo;inversion des flux missionnaires voit environ 2 500 prêtres africains gérer des paroisses en Europe (France, Belgique) en 2025, face à la sécularisation européenne et au dynamisme démographique africain.</p>
<p>Cette migration circulaire sans reconquête spirituelle marque le dynamisme de la foi africaine. Hier les missionnaires européens évangélisaient l&rsquo;Afrique sous couvert colonial ; aujourd&rsquo;hui, ce sont les prêtres africains qui revitalisent les Églises européennes déclinantes, apportant ferveur et jeunesse<sup><a id="post-9103-endnote-ref-84" href="#post-9103-endnote-84">[84]</a></sup>. Près de 25 % des Prêtres africains assurent les fonctions de prêtres en Europe, tout en poursuivant souvent leurs études. Cette vocation africaine n’a son équivalent que le déclin voire la perte de la vocation et de la foi en Occident. Cette migration circulaire inverse est encouragée par le Vatican. Pape Léon XIV célèbre cette réciprocité comme un « changement d&rsquo;époque ». L&rsquo;Afrique devient poumon spirituel mondial, renversant symboliquement hiérarchies coloniales sans revanche ni prosélytisme agressif<sup><a id="post-9103-endnote-ref-85" href="#post-9103-endnote-85">[85]</a></sup>. Le feu Pape François a bien résumer la situation : il est question <em>« d’évangéliser les évangélisateurs<sup><a id="post-9103-endnote-ref-86" href="#post-9103-endnote-86">[86]</a></sup> ».</em> En 2025 en Europe, 2 500 Prêtres africains gèrent les paroisses désertées par vocations locales. D’où la formule prophétique : le catholicisme post-colonial où le <em>« Sud théologique »</em> féconde le <em>« Nord fatigué »</em>, renversant les flux missionnaires coloniaux sans revanche.</p>
<h3>15. CONCLUSION : ENTRE SÉCURITÉ SANITAIRE ET MODÈLE DU SACERDOCE AFRICAIN DE MELCHISÉDEK</h3>
<p>La visite du Pape Léon XIV en Afrique entre le 13 et le 23 avril 2026 dans quatre pays pétroliers (Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale) est estimée entre 25-40 millions d&rsquo;Euros répartis entre 10-15 M€ pris en charge par le Vatican, et 15-25 million € pris en charge par le pays hôte. Ce budget aurait pu financer 8 à 13 hôpitaux mobiles modernes (à raison de 3 million € par hôpital mobile équipé) permettant d’avancer vers la sécurité sanitaire tout en sauvant des vies.</p>
<p>Alors, les dirigeants africains sont face à un dilemme moral majeur.</p>
<p>Pendant que Léon XIV dénonçait corruption et « tyrans » devant les chefs d’Etat rencontrés lors de sa visite, aucun de ces autocrates n’a mentionné en retour qu’ils allaient faire des efforts pour réduire la corruption ou renoncer à leur pouvoir contesté et accepter de laisser le Peuple souverain choisir librement ses dirigeants.</p>
<p>A partir de l’estimation de sources vérifiées, les flux financiers illicites (corruption, évasion fiscale, etc. dans les 55 pays africains s&rsquo;élèvent à environ 88-90 milliards USD par an selon l&rsquo;Union africaine (en 2025) et Global Financial Integrity, dont une part significative provient des revenus pétroliers notamment des pays suivants : Nigeria, Angola, Algérie.</p>
<p>Seulement 1 % de cette somme constituerait déjà 900 M€/an<sup><a id="post-9103-endnote-ref-87" href="#post-9103-endnote-87">[87]</a></sup>.</p>
<p>Si l’on se limite aux quatre pays visités, il est possible d’estimer les sommes suivantes du manque à gagner pour les populations africaines du fait de la mauvaise gouvernance et de la corruption à savoir :</p>
<ul>
<li>Algérie : estimation autour de 2 milliards € par an suite à des fuites d’hydrocarbures pétro-gaz, mauvaise gestion, corruption, etc.<sup><a id="post-9103-endnote-ref-88" href="#post-9103-endnote-88">[88]</a></sup> ;</li>
<li>Cameroun : 500 millions € par an selon les estimations de Transparency International<sup><a id="post-9103-endnote-ref-89" href="#post-9103-endnote-89">[89]</a></sup> ;</li>
<li>Angola : 20 % des revenus pétroliers détournés, soit environ 1 milliard € par an selon Global Witness<sup><a id="post-9103-endnote-ref-90" href="#post-9103-endnote-90">[90]</a></sup> ;</li>
<li>Guinée Équatoriale : 70 % des revenus pétroliers, soit environ 4 milliards de dollars américains par an perdus, Riggs Bank scandal<sup><a id="post-9103-endnote-ref-91" href="#post-9103-endnote-91">[91]</a></sup>). Il s’agit principalement de cas d’enrichissement personnel, de corruption et de blanchiment d&rsquo;argent… porté devant la justice.</li>
</ul>
<p>Le total du manque à gagner pour les populations africaines concernées, lié entre autres à la mauvaise gouvernance, au détournement et à la corruption pour les quatre pays visités par le Pape Léon XIV, est estimé autour de 5-8 milliards € par an. En ne prenant qu’un (1) %, on obtient une somme oscillante entre 50 et 80 millions €, soit entre 16-26 hôpitaux mobiles à raison d’une moyenne de 3 millions € par hôpital mobile équipé.</p>
<p>En conclusion, l’argent de la corruption et la mauvaise gouvernance qui ont été dénoncés dans ces 4 seuls pays, si utilisé au service des populations, permettrait d’accélérer les avancées vers une souveraineté sanitaire en moins de 10 ans dans chacun de ces pays. Si l’on y rajoute l’économie consistant à ne plus avoir besoin du voyage du Pape pour rappeler les principes de la Maât, à savoir la vérité, la justice, la solidarité, la probité et l’éthique, l’objectif consistant à atteindre une distribution équitable d’accès à la santé pour tous sera rapidement atteint avec un hôpital mobile de proximité à moins d’une heure de transport de chacun des citoyens des pays visités.</p>
<p>Il va de soi que si un pourcentage plus important du manque à gagner pouvait être récupéré pour être mis au service des populations, le Pape pourrait toujours venir bénir un nombre croissant de populations africaines en bonne santé.</p>
<p>Enfin, si 1 % seulement des revenus pétroliers détournés (estimés à 10-20 milliards €/an) était réalloué, l&rsquo;Afrique pourrait équiper 3 000 à 6 000 hôpitaux mobiles, assurant une sécurité sanitaire continentale.</p>
<p>La seule recommandation qui vaille est d’arrêter la corruption. Cela offrirait cent fois plus d&rsquo;impact vital que tous les discours pontificaux ou les discours langue de bois de nombreux dirigeants africains. Le vrai <em>« péché d&rsquo;omission »,</em> des uns et des autres, n&rsquo;est-il pas justement de maintenir des autocrates intouchables au prix de millions de vies privées de santé ? Et là, il ne s’agit pas que de l’Afrique puisque les déserts médicaux existent, et l’impunité qui accompagne la mauvaise gouvernance, un peu partout y compris en dehors de l’Afrique, sont de plus en plus institutionnalisés par une absence de vérité des urnes et de vérité des comptes publics.</p>
<p>Aussi, entre une visite papale en Afrique autocratique, une récurrence de l’impunité face à la mauvaise gouvernance et les priorités sanitaires, il va falloir revoir les affectations budgétaires vers ceux en Afrique qui en ont réellement besoin.</p>
<p>Sur le plan spirituel, Léon XIV apparaît en Afrique comme un Pape qui rejette la langue de bois d’ébène et rappelle le devoir de la vérité, de la justice, de l’éthique dans la vie et plus particulièrement en politique. C’est un Pape qui s’inscrit dans le message africain du grand prêtre noir Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-92" href="#post-9103-endnote-92">[92]</a></sup>, roi de paix et de justice de Salem (actuel Jerusalem) qui a créé l’ordre de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-93" href="#post-9103-endnote-93">[93]</a></sup> et qui demeure un héritier de la Maât<sup><a id="post-9103-endnote-ref-94" href="#post-9103-endnote-94">[94]</a></sup>.</p>
<p>Cela peut même poser la question de la généalogie spirituelle de Jésus-Christ et des évolutions parallèle de la lignée spirituelle de Melchisedek<sup><a id="post-9103-endnote-ref-95" href="#post-9103-endnote-95">[95]</a></sup>, notamment avec le fameux roi « Melchior » et de nombreux anonymes africains et noirs <em>« blanchisés ou sans couleur ou sans « nom » »</em> dans la Bible. Le débat sera long !!!</p>
<p>Et pourtant, c’est bien sur Melchisédek, roi-prêtre-sacrificateur cananéen, (donc Africain) du Très-Haut, indépendant de la généalogie lévitique, que repose le modèle sacerdoce éternel pré-abrahamique. Le Pape Léon XIV gagnerait à promouvoir les expériences parallèles de Dieu en Afrique lors de ses prochaines tournées en Afrique. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>28 avril 2025</p>
<p><a id="post-9103-_Hlk197556288"></a> Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</p>
<p>Directeur général d&rsquo;Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><a href="mailto:yeamaizo@afrocentricity.info">yeamaizo@afrocentricity.info</a></p>
<h3>Notes :</h3>
<ol>
<li id="post-9103-endnote-1">Muzungu B. (1989). « Religions traditionnelles Africaines et théologie Africaine: in <em>Théologie Africaine. Bilan et perspectives</em>. In <em>Actes de la dix-septième semaine théologique de Kinshasa</em>, 2-8 avril 1989, Kinshasa 1989. <a href="#post-9103-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-2">Traoré, A. <em>Le viol de l’imaginaire</em>. Les Editions Fayard : Paris. <a href="#post-9103-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-3">Global Africa Telesud (2026). « Pape en Afrique : le vrai BIG BOSS ? ». Emission hebdomadaire <em>Multipolaire</em> animée par Samantha Ramsamy, 43 mn 08 sec. In <em>Global Africa Telesud</em>. Avec comme invité, Abdelkerim Yacoub KOUNDOUGOUMI, Directeur Afrique, Internet sans frontières, et chercheur à l’IPSE, Tin RAKOTOMALALA, Co-fondateur du Think Tank Diapason, et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Economiste et Président de Afrocentricity Think Tank. 24 avril 2026. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://youtu.be/KfyRwI8StT4?is=JoqVWrw1ZmO4kDXn<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-4">Oxford (1997). <em>Oxford Dictionary of World Religions. </em> Re-Edition J. Bowker: Oxford. <a href="#post-9103-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-5">Habimana, J.-B. (s.d.). <em>L&rsquo;eschatologie comme point culminant de la révélation</em>. In <em>https://studiapelplinskie.pl.</em> <em>Studi Pellinskie</em>, p. [non spécifié]. Accédé le 23 avril 2026. Voir <a href="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-6">Orobator, A. E. (2019). <em>Confessions of an Animist: Faith and Religion in Africa</em>. Orbis Books : Maryknoll, New York, USA, p. 45.  <a href="#post-9103-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-7">Ubuntu ou <em>« je suis parce que nous sommes »</em> est la philosophie des peuples bantous au cours de la période précoloniale qui définit l&rsquo;humanité par l&rsquo;interdépendance communautaire, où l&rsquo;individu pleinement humain se réalise dans le respect mutuel et la solidarité. Ce concept est une constante dans la spiritualité africaine. Héritière des religions ancestrales africaines, la philosophie Ubuntu incarne l&rsquo;harmonie cosmique en référence à la Maât de l’Egypte ancestrale des pharaons noirs. La vénération du Dieu créateur via des ancêtres éthiques et des rites sacrés permettent d’autoréguler le mal par des interdits communautaires avec en filigrane le principe de l’innocence à savoir : ne nuire ni à l&rsquo;autre, ni à soi, ni aux esprits, ni au divin. <a href="#post-9103-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-8">Basna, L. (2025). « L’âme du continent : Les religions africaines avant et après la colonisation ». 2 décembre 2025. In <em>Les cultures.art. Arts et Cultures du monde</em>.<em> les-cultures.art</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://les-cultures.art/les-religions-africaines-avant-et-apres-la-colonisation/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-9">Basna, L. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-10">Neuve-Eglise, A. (2008). « Rencontres islamo-chrétiennes. Abraham, l’ « ami de Dieu » et père du monothéisme ». In <a href="http://www.teheran.ir" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.teheran.ir</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. La Revue de Téhéran</em>. N° 33, août 2008. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.teheran.ir/?article768#gsc.tab=0<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-11">Abram s&rsquo;appelle encore Abram lors de sa rencontre avec Melchisédek (Genèse 14:18-20). Il reçoit sa bénédiction et donne la dîme de tout, mais son changement de nom en Abraham intervient plus tard, par Dieu directement (Genèse 17:5). <a href="#post-9103-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-12">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 25. <a href="#post-9103-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-13">Yahvé, ou Yehovah, et bien d’autres noms dérivés du Dieu universel <a href="#post-9103-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-14">Bible, ancien Testament dans Genèse chapitre 12 verset 3. <a href="#post-9103-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-15">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief. </em>Longmans, Green &amp; Co.: London, pp. 45-47. <a href="#post-9103-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-16">Idowu, E. B. (1962). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-17">Bewaji, J. A. I. (1998). “Olodumare: God in Yoruba Belief and the Theistic Problem of Evil”. In <em>African Studies Quarterly.</em> Volume 2, Issue 1. 1998. Accessed 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://asq.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/168/ASQ-Vol-2-Issue-1-Bewaji.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> and <a href="http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">http://www.africa.ufl.edu/asq/v2/v2i1a1.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-18">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 2. <a href="#post-9103-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-19">Bewaji, J. A. I. (1998). Op. Cit., p. 4. <a href="#post-9103-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-20">Babayemi, S.O. (1984). “African Concept of God, The Cosmos and Man &#8211; A Yoruba Example”. In <em>Ibadan, Institute of African Studies Seminar Series</em>, February 8, 1984. <a href="#post-9103-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-21">Idowu, E. B. (1962). <em>Olódùmaré: God in Yoruba Belief</em>. London : Longmans. <a href="#post-9103-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-22">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). <em>Le Renard pâle : la cosmogonie dogon</em>. Paris : Institut d&rsquo;Ethnologie, pp. 17-23. <a href="#post-9103-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-23">Griaule, M. &amp; Dieterlen, G. (1965). Op. Cit., pp. 17 et 19. <a href="#post-9103-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-24">Romains 1:20 (Louis Segond) : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l&rsquo;œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables ». En effet, l’Apôtre Paul affirme que le Dieu Créateur se révèle universellement via la création (l’ordre cosmique, la vie, les lois naturelles), rendant l&rsquo;humanité responsable de cette connaissance intuitive – fondement de la théologie naturelle justifiant monothéismes pré-mosaïques africains (Amma, Olodumare), etc. <a href="#post-9103-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-25">Les Colchidiens sont les anciens habitants de la Colchide (Géorgie actuelle). Selon Hérodote (II, 104), ils auraient la peau noire (μέλανες/melanes) et les cheveux crépus (οὐλότριχας/oulotrixas) ; et procédaient à la circoncision originelle dès enfance, apprise auprès des Égyptiens. Hérodote conclut qu’il s’agissait probablement d’une colonie égyptienne (soldats pharaon Sésostris III, -1878). Voir aussi Tsetskhladze, G. R. (2001). <em>The Greek Colonisation of the Black Sea Region</em>.  Peeters Publishers : Leuven :, pp. 45-67. <a href="#post-9103-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-26">Hérodote. (2003). <em>Histoires, Livre II (Égypte)</em>. Traduction Ph.-E. Legrand. Paris : Les Belles Lettres, II, 104, p. 157. Citation exacte (traduction Legrand) : <em>« Pour moi, je l&rsquo;estime (εἴκασα), les Colchidiens sont une colonie des Égyptiens, parce que, comme eux, ils ont la peau noire (μέλανες) et les cheveux crépus (οὐλότριχας). [&#8230;] Les Égyptiens et les Colchidiens ont en commun la circoncision dès l&rsquo;origine (ἀπ’ ἀρχῆς). »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-27">Ça m&rsquo;intéresse. (2023). <em>« Dieu unique : la véritable raison du monothéisme du pharaon Akhenaton »</em>. 6 octobre 2023. In Caminteresse.fr. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.caminteresse.fr/histoire/dieu-unique-la-veritable-raison-du-monotheisme-du-pharaon-akhenaton-11190321/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-28">Tombe n°25 Ay (vizir), Amarna (-1350). Texte fondateur monothéisme akhenatonien célébrant Aten comme unique créateur universel. Grand Hymne à Aten (tombe d&rsquo;Ay, Amarna)<em>Tu te lèves splendidement à l&rsquo;horizon oriental, </em><em>Ô vivant Aten, principe de vie ! </em><em>Tu rayonnes à l&rsquo;horizon d&rsquo;Orient, tu emplis toute terre de ta beauté. </em><em>Tu es beau, grand, éblouissant, haut au-dessus de toute terre, </em>
<p><em>Tes rayons embrassent les terres jusqu&rsquo;au bout de tout ce que tu as fait. </em></p>
<p><em>Tu es Rê, tu les atteins selon leur nombre, tu les assujettis à ton fils bien-aimé. </em></p>
<p><em>Tu es lointain, mais tes rayons touchent la terre ; </em></p>
<p><em>Tu es dans leurs visages sans qu&rsquo;on voie tes pas.</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-29">Assmann, J. (1997). <em>Moses the Egyptian: The Memory of Egypt in Western Monotheism</em>.  Harvard University Press: Cambridge, MA : pp. 44-58. <a href="#post-9103-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-30">Török, L. (1997). <em>The Kingdom of Kush: Handbook of the Napatan-Meroitic Civilization</em>.  Brill : Leiden, p. 173. « Méroé necropolis contains 255 pyramids [&#8230;] exceeding Egyptian pyramid production. » <a href="#post-9103-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-31">25<sup>e</sup> dynastie : Les Nubiens conquièrent Égypte (-744/-656) avec à leur tête, les pharaons Piye (premier), Taharqa (célèbre, Bible 2 Rois 19). Il s’agit bien de Pharaons noirs. <a href="#post-9103-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-32">Les pharaons qui ont succédé à Akhenton ont restauré le polythéisme.Toutânkhamon (1332-1323) restaure Amon-Rê dès an 2 : édits Amarna détruits, temples rouverts, Akhetaton rasée, briques estampillées « Amon ».Horemheb (1323-1295) achève proscription : noms Akhenaton martelés, statues brisées, prêtres Aten exécutés.Ramsès II (1279-1213) rétablit théocratie amonienne triomphante. <a href="#post-9103-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-33">Assmann, J. (1997). Op. Cit., p. 58. <a href="#post-9103-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-34">Décalogue : Les « Dix Paroles » (Exode 20:1-17, Deutéronome 5:6-21), dix commandements moraux fondamentaux gravés sur tables de pierre que Dieu donne à Moïse au mont Sinaï (~-1300 av. J.-C.) lors de l&rsquo;Alliance sinaïtique. Contenu essentiel : »Je suis YHWH ton Dieu [&#8230;] Tu n&rsquo;auras pas d&rsquo;autres dieux devant moi. » »Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain. » »Tu observeras le jour du sabbat. » »Tu honoreras père et mère. »
<p>« Tu ne tueras point. »</p>
<p>« Tu ne commettras pas d&rsquo;adultère. »</p>
<p>« Tu ne voleras point. »</p>
<p>« Tu ne porteras pas de faux témoignage. »</p>
<p>« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. »</p>
<p>« Tu ne désireras pas&#8230; rien de ce qui est à lui. » <a href="#post-9103-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-35">Assmann, J. (1990). <em>Ma&rsquo;at: Gerechtigkeit und Unsterblichkeit im Alten Ägypten</em>.  C.H. Beck : Munich, p. 23. <em>« Maât incarne le principe divin unique de l&rsquo;ordre cosmique et moral, auquel le pharaon était tenu de se conformer dès la période dynastique archaïque (-3100), bien avant l&rsquo;apparition de la législation biblique. »</em> <a href="#post-9103-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-36">Dils, P. (2022). <em>Le Chapitre 125 du Livre des Morts : séquence pédagogique sur le Papyrus BnF Égyptien 106</em>. Université Lumière Lyon 2, Département Histoire des Religions. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.academia.edu/43204643" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.academia.edu/43204643<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-37">Little, K. (1965). “The Political Function of the Poro. Part I”. In <em>Africa.</em> Volume 35, Issue 4, October 1965, pp. 349 – 365. Published by Cambridge University Press, 23 January 2012. Accessed on 27 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cambridge.org/core/journals/africa/article/abs/political-function-of-the-poro-part-i/4EBE3DAEDCC1E74E3B390FCDD7C8A41B<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-38">Little, K. (1948). « The Political Function of the Poro. Part I. » In <em>Africa</em>, 18(4), 349-361. <a href="#post-9103-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-39">Pinch, G. (2002). <em>Handbook of Egyptian Mythology</em>. Santa Barbara, CA : ABC-CLIO, pp. 130-135. <a href="#post-9103-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-40">Marsailly, M. (2023). « Le Sacré en Égypte ancienne. Le culte d’Osiris, dieu de l’Au-delà et de l’Éternité, prend de l’ampleur au Moyen Empire ». 21 décembre 2021. In <em>blogostelle.com</em>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://blogostelle.com/2023/12/21/egypte-ancienne-culte-osiris-triade-osiris-isis-horus/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-41">Agenzia Fides (2023). <em>Les statistiques de l’église catholique 2025. Octobre Missionnaire : XCIX Journée Mondiale des Missions.</em> 19 octobre 2025. In <em>press.vatican.va</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/fuori-bollettino/pdf/FR%20-%20Dossier%20Statistiques%202025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-42">Supertino, G. (2023). « L’Afrique est-elle l’avenir du catholicisme (et le prochain pape sera-t-il africain) ? ». 29 janvier 2023. In <em>Le Monde des religions</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2023/01/29/l-afrique-est-elle-l-avenir-du-catholicisme-et-le-prochain-pape-sera-t-il-africain_6159706_6038514.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-42">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-43">ATLASOCIO (2021). « Classement des États d&rsquo;Afrique par nombre de catholiques ». In <em>Atlasocio.com.</em> 26 janvier 2021. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://atlasocio.com/classements/religions/christianisme/classement-etats-par-adherents-catholicisme-nombre-afrique.php<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; il s’agit d’estimations à partir de statistiques de 2021 faute de statistiques récentes. <a href="#post-9103-endnote-ref-43">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-44">Le Saint-Siège (2026). « Voyage apostolique du Saint-Père en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale [13-23 avril 2026] ». 13 avril 2026. Déclarations du Directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, 25 février 2026. In <em>www.vatican.va.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2026/4/13/viaggio-africa.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-44">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-45">Le Monde avec AFP (2026). « Emmanuel Macron et Léon XIV estiment que l’action pour la paix est « un devoir et une exigence » ». 10 avril 2026.In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/10/emmanuel-macron-et-leon-xiv-estiment-que-l-action-pour-la-paix-est-un-devoir-et-une-exigence_6679073_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Les deux chefs d&rsquo;État (Vatican et France) auraient discuté des situations de conflit mondiales notamment le Moyen-Orient, le Liban, l’Iran, Jérusalem), plus globalement de la paix internationale et des enjeux bilatéraux France-Saint-Siège notamment les droits humains, la dissuasion nucléaire, l’ euthanasie. Le Président Macron a relayé une invitation officielle en France pour une visite du Pape à Paris et à Lourdes pour porter la paix malgré de nombreuses divergences doctrinales. <a href="#post-9103-endnote-ref-45">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-46">CATH.CH (2026). « En visite au Vatican, Emmanuel Macron a passé près d&rsquo;une heure avec Léon XIV ». 10 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/en-visite-au-vatican-emmanuel-macron-a-passe-pres-dune-heure-avec-leon-xiv/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; <a href="#post-9103-endnote-ref-46">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-47">Vidjingninou, F. (2026). «  Léon XIV en Afrique : ce que le voyage révèle du pontificat ». 24 avril 2026. In <a href="http://www.revueconflits.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.revueconflits.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 25 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.revueconflits.com/leon-xiv-en-afrique-ce-que-le-voyage-revele-du-pontificat/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-47">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-48">Addi, L. (2024). «  Le système de pouvoir en Algérie, son origine et ses évolutions ». 31 juillet 2024. In <a href="http://www.lesemeurs.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lesemeurs.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 24 avril 2026. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lesemeurs.com/Lecture-zen.aspx?ID=16677<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Depuis 2019, après la chute du Président Bouteflika, le Président Tebboune a centralisé les leviers : contrôle de l&rsquo;armée, justice, médias d&rsquo;État et nominations clés. Second mandat (2024-2029) avec 84,3% des voix, confirmant cette emprise. <a href="#post-9103-endnote-ref-48">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-49">Africandefenders (2022). « Algérie: L’escalade de la répression menace la survie de la société civile indépendante ». 23 février 2022. In <em>africandefenders.org.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africandefenders.org/algerie-lescalade-de-la-repression-menace-la-survie-de-la-societe-civile-independante/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Il y a eu une grande répression de la société civile par le passé. En effet, depuis 2021, on assiste en Algérie à la fermeture de l&rsquo;espace civique post-Hirak (arrestations massives, interdictions de manifestations, poursuites judiciaires contre <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> et militants). En 2025, de nouvelles lois sécuritaires (Code pénal, mobilisation générale) ont renforcé la répression des libertés d&rsquo;expression et d&rsquo;association et museler les médias. Par ailleurs, la conservation du pouvoir s’est accrue avec des élections présidentielles du 7 septembre 2024 (94% de participation contestée), une réélection écrasante malgré boycott de l&rsquo;opposition et absence de contre-pouvoirs. Il s’agit d’un système militaro-politique hérité avec un État-Major au cœur d’un système d’affairistes.Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). « Algérie : la société civile alerte sur les dérives autoritaires en Algérie ». 11 juillet 2025. In Fédération internationale pour les droits humains (<acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym>) et l’Organisation mondiale contre la torture (<acronym title="Organisation Mondiale contre la Torture">OMCT</acronym>), et l’Observatoire pour la protection des défenseures des droits humains. <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/algerie/algerie-legislation-securitaire-la-societe-civile-alerte-sur-les<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-49">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-50">Badiane, O. (2026). « Après 41 ans au pouvoir, Denis Sassou Nguesso en lice pour un nouveau mandat à la tête du Congo ». 12 mars 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/cy57vdyz9dpo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Denis Sassou Nguesso a passé 41 ans au pouvoir a dirigé le Congo de 1979 à 1992, puis au pouvoir depuis 1997 et vient d’être réélu à 82 ans le 15 mars 2026 pour un mandat de cinq (5) ans selon la Constitution réajustée pour supprimer la limite d’ »âge et autorisant trois mandats. <a href="#post-9103-endnote-ref-50">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-51">Le Président João Lourenço est au pouvoir en Angola depuis le 26 septembre 2017, date de son investiture officielle comme troisième président de la République, après les élections législatives du 23 août 2017 où son parti MPLA a obtenu la majorité mais contestée. Il a succédé à José Eduardo dos Santos (1979-2017) et a été réélu en 2022 pour un second mandat (jusqu&rsquo;en 2027). <a href="#post-9103-endnote-ref-51">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-52">Monteau, F. (2025). « Au Togo, Faure Gnassingbé devient président du conseil et s’assure de rester au pouvoir ». 06 mai 2025. In <em>www.lemonde.fr/afrique</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/06/au-togo-faure-gnassingbe-devient-president-du-conseil-et-s-assure-de-rester-au-pouvoir_6603390_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.Faure Gnassingbé est au pouvoir au Togo depuis le 5 février 2005.Il a succédé à son père suite à un coup d’Etat militaire sanglant avec plus de 2000 morts. Son père : Eyadéma Gnassingbé, Président de 1967 à 2005 (38 ans au pouvoir) est décédé le 5 février 2005. C’est l&rsquo;armée togolaise qui a immédiatement nommé Faure président par intérim, contournant la Constitution (qui prévoyait le Président de l&rsquo;Assemblée nationale. Les élections du 24 avril 2005 sont largement contestées et depuis il en a été de même pour toutes les élections présidentielles et législatives et autres. Officiellement réélu en 2010, 2015, 2020, 2025. Depuis mai 2025, il est président du Conseil des ministres suite à une modification anticonstitutionnelle et illégale de la Constitution de 1992 approuvé par le Peuple togolais. La nouvelle 5<sup>e</sup> République parlementaire permet d’éviter le suffrage universel direct et permet de concentrer tout le pouvoir exécutif sans limitation de mandats. On assiste donc au Togo à une dynastie Gnassingbé de plus de 59 ans de pouvoir familial ininterrompu (1967-2026), l&rsquo;une des plus longues d&rsquo;Afrique. <a href="#post-9103-endnote-ref-52">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-53">République du Congo (2025). « Coopération : Un message personnel du pape Léon XIV au président Denis Sassou-NGuesso ». 30 Juillet 2025. In <em>gouvernement.cg.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gouvernement.cg/cooperation-un-message-personnel-du-pape-leon-xiv-au-president-denis-sassou-nguesso/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Denis Sassou Nguesso dirige le Congo depuis 1979 (avec une interruption de 1992 à 1997), soit 47 ans au pouvoir en 2026. Il a été réélu en mars 2026 pour un 5e mandat avec 94,82% des voix. La répression s&rsquo;est intensifiée depuis 2015 avec le référendum constitutionnel : arrestations massives d&rsquo;opposants, tortures et exécutions sommaires dans la région du Pool, plus de 100 prisonniers politiques recensés. En comparaison avec le système du pape Léon XIV, Denis Sassou Nguesso exerce un pouvoir militaire absolu soutenu par son parti unique et les revenus pétroliers (90 % du budget), tandis que Léon XIV gouverne par élection cardinalice avec un pouvoir théoriquement absolu mais limité à l&rsquo;influence morale. Le Président Sassou Nguesso réprime par la prison, l&rsquo;armée et les tortures physiques ; le pape influence sans coercition grâce à sa légitimité spirituelle auprès de 1,4 milliard de fidèles. Le premier prépare une succession contrôlée à son fils Denis-Christel ; le second laisse un conclave indépendant décider. Les deux systèmes sont opaques (budget pétrolier congolais secret vs comptes du Vatican partiellement publiés), mais le Président Sassou Nguesso maintient 47 ans de règne par la violence, tandis que le pape Léon XIV exerce un mandat à vie électif sans armée ni prison. Finalement, l’investiture a eu lieu le 16 avril 2026, Denis Sassou Nguesso prête serment pour un nouveau mandat de 5 ans après sa réélection au 15 mars 2026 avec 94,82 % des voix. Néanmoins, la répression continue. En mai 2025 en période pré-électorale, l&rsquo;opposant Lassy Mbouity a été enlevé et séquestré 10 jours, confirmant la tension persistante avant les élections de mars 2026. Concernant ses relations avec le Pape, en juillet 2025, le nonce apostolique a transmis un message personnel de Léon XIV à Sassou Nguesso, renforçant les liens diplomatiques malgré les critiques papales sur la corruption et l’opacité des comptes par pays du Vatican. Voir aussi <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> (2025). «  Congo-Brazzaville : inquiétudes de la société civile sur la situation politique et l’espace démocratique à l’approche des élections générales ». 27 juin 2025. In <acronym title="Fédération internationale des ligues des Droits de l Homme">FIDH</acronym> Déclaration sur le Congo. In <a href="http://www.fidh.org/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.fidh.org/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/congo-brazzaville-inquietudes-de-la-societe-civile-sur-la-situation<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-53">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-54">Baude, C. (2025). « Paul Biya réélu : colère et répression au Cameroun ». 31 octobre 2025. In <a href="http://www.politis.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.politis.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.politis.fr/articles/2025/10/paul-biya-reelu-colere-et-repression-au-cameroun/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Paul Biya dirige le Cameroun depuis le 6 novembre 1982 (43 ans en 2026), après avoir succédé à Ahmadou Ahidjo. Réélu en octobre 2025 pour un 8<sup>e</sup> mandat à 92 ans avec 53,66 % des voix, malgré contestations massives. La répression existe. En effet, depuis 2025, des manifestations post-électorales ont été violemment dispersées (23 morts reconnus), 1 000 arrestations à Douala, « villes mortes » imposées ; la crise séparatiste anglophone (2017-2026) avec plus de 6 000 morts. La relation avec le Pape Léon XIV est vivace avec un accueil protocolaire le 15 avril 2026 à Yaoundé. Le pape appelle à « briser les chaînes de la corruption » devant Biya, discours direct perçu comme un avertissement. <a href="#post-9103-endnote-ref-54">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-55">Douet, M. (2026). « En Ouganda, Yoweri Museveni, le vieux guérillero qui brigue un septième mandat ». 15 janvier 2026. In <a href="http://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/15/en-ouganda-yoweri-museveni-le-vieux-guerillero-qui-brigue-un-septieme-mandat_6662258_3212.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda est au pouvoir depuis le 29 janvier 1986 (40 ans en 2026), après sa guérilla contre le Président Obote. Il a été réélu janvier 2026 pour un 7<sup>e</sup> mandat contesté de (71 %) dans un climat répressif. La répression post-2026 s’est soldée par des dizaines de morts, des centaines d’arrestations (Bobi Wine en clandestinité, Kizza Besigye emprisonné), plus de 10 <acronym title="Organisations non gouvernementales">ONG</acronym> suspendues, des violences contre journalistes. Sa relation avec le pape se limite à des contacts diplomatiques réguliers, mais Léon XIV critique le népotisme (fils Muhoozi héritier présumé) et la répression. <a href="#post-9103-endnote-ref-55">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-56">Berger, H. (2026). “Trump Criticizes Pope Leo on Truth Social”. 13 April 2026. In <a href="http://www.theamericanconservative.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.theamericanconservative.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed on 24<sup>th</sup> of April 2026. Retrieved from <a href="https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.theamericanconservative.com/trump-criticizes-pope-leo-on-truth-social/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-56">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-57">Le Huffpost (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques de Trump : « Je n’ai pas peur de son administration » ». 12 avril 2026. In <a href="http://www.dailymotion.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dailymotion.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dailymotion.com/video/xa5euj2<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-57">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-58">Belouezzane, S. (2026). « Le pape Léon XIV répond aux critiques du président américain : « Je n’ai peur ni de l’administration Trump ni de dire le message de l’Evangile ». 13 avril 2026. In <em>Le Monde. </em><a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 avril 2026<em>. </em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/13/le-pape-leon-xiv-affirme-ne-pas-avoir-peur-de-l-administration-trump-en-reponse-aux-critiques-du-president-des-etats-unis_6679695_3210.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-58">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-59">Belouezzane, S. (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-59">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-60">Léon XIV (2026, 22 avril). <em>Conférence de presse finale du voyage apostolique en Afrique</em>. In Vatican News. <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vaticannews.va/fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-presse-finale-voyage-leon-xiv-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-60">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-61">Washington Post (2018). “<em>Trump berates African countries as &lsquo;shithole nations&rsquo; during White House meeting”</em>. 12 january 2018. In <a href="http://www.washingtonpost.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.washingtonpost.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 24 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.washingtonpost.com/politics/trump-attacks-protections-for-immigrants-from-shithole-countries-in-oval-office-meeting/2018/01/11/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-61">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-62">Le Saint Siège (2015).<em> « Lettre Encyclique </em><strong><em>Laudato Si’ </em></strong><em>Du Saint-Père </em><strong><em>François </em></strong><em>Sur La Sauvegarde De La Maison Commune ». </em>24 mai 2015. In <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>François </em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals.index.html#encyclicals" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>Encycliques</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir </em><a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-62">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-63">Le Saint Siège (2015). Op. Cit. Encyclique <em>Laudato Si&rsquo;</em> du pape François (24 mai 2015), paragraphe 51 :<br />
<em>« Une réelle approche écologique devient toujours un problème social qui est indissociablement écologique et social, et qui se traduit par la soumission de tout programme économique à l’exigence éthique du bien commun. » Voir le </em>Texte intégral : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-63">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-64">Comby, K. (2025). « Le pape est un chef d&rsquo;Etat, mais quel est son pouvoir réel ? ». 18 mai 2025. In <em>Capital. </em><a href="http://www.capital.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.capital.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.capital.fr/economie-politique/le-pape-est-un-chef-d-etat-mais-quel-est-son-pouvoir-reel-1513942<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-64">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-65">Agence Afrique (2024). « Burkina Faso: Déploiement de quinze cliniques mobiles d’un coût de 15 milliards de Fcfa, dans les 15 régions du pays ». 26 juillet 2024. In <a href="http://www.agenceafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.agenceafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.agenceafrique.com/54524-burkina-faso-deploiement-de-quinze-cliniques-mobiles-dun-cout-de-15-milliards-de-fcfa-dans-les-15-regions-du-pays.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-65">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-66">Contacter Afrocentricity Think Tank, <a href="mailto:info@afrocentricity.info">info@afrocentricity.info</a> pour des précisions et détails. <a href="#post-9103-endnote-ref-66">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-67">François Pauly succède à Jean-Baptiste de Franssu (2014-2026) après un processus planifié, choisi pour son expertise financière européenne et sa connaissance préalable des structures vaticanes (conseil d&rsquo;administration du Fonds de pension du Saint-Siège 2017-2021). Pauly est un cadre expérimenté ayant travaillé pour plusieurs institutions financières, dont Edmond de Rothschild, mais sans contrôle familial Rothschild sur la banque vaticane. <a href="#post-9103-endnote-ref-67">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-68">CATCH (2026). « La &lsquo;banque du Vatican&rsquo; est confiée au financier luxembourgeois François Pauly ». 25 mars 2026. In <a href="http://www.cath.ch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.cath.ch</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cath.ch/newsf/la-banque-du-vatican-est-confiee-au-financier-luxembourgeois-francois-pauly/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-68">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-69">Vatican News (2024). « Rapport 2023 de l&rsquo;IOR: 30,6 millions d&rsquo;euros de bénéfices ». In <a href="http://www.vaticannews.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.vaticannews.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>14 juin 2024. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-06/ior-le-budget-2023-30-6-millions-de-benefices.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-69">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-70">Le Monde (1992). « Dix ans après la faillite du Banco Ambrosiano La justice milanaise condamne à des peines de prison deux hommes d&rsquo;affaires italiens ». 18 avril 1992. In <a href="http://www.lemonde.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.lemonde.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lemonde.fr/archives/article/1992/04/18/dix-ans-apres-la-faillite-du-banco-ambrosiano-la-justice-milanaise-condamne-a-des-peines-de-prison-deux-hommes-d-affaires-italiens_3910903_1819218.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ;Le Scandale Banco Ambrosiano &#8211; IOR (1982) : En 1982, l&rsquo;IOR (banque du Vatican), dirigée par Mgr Paul Marcinkus, était actionnaire principal du Banco Ambrosiano, qui fit faillite avec 1,3 milliard USD de pertes dues au blanchiment mafieux (Cosa Nostra).Blanchiment : Michele Sindona (banquier mafieux) et Roberto Calvi (président Ambrosiano) utilisaient des lettres de garantie de l&rsquo;IOR pour transférer des fonds illicites.Mort de Calvi : Le 18 juin 1982, Roberto Calvi est retrouvé pendu sous le Pont des Blackfriars à Londres – officiellement suicide, mais enquête conclura à meurtre mafieux (P2, mafia).Conséquences judiciaires : Le 16 avril 1992, tribunal de Milan condamne 34 personnes pour faillite frauduleuse, dont Licio Gelli (18,5 ans, loge P2) et Umberto Ortolani (19 ans). <a href="#post-9103-endnote-ref-70">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-71">Badiane, O., Njie, P. (2026). « <em>Que faut-il retenir de la tournée du pape Léon XIV en Afrique ? ». </em>24 avril 2026. In <a href="http://www.bbc.com/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.bbc.com/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 25 avril 2026. Voir <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bbc.com/afrique/articles/c75kp1wzrz2o<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-71">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-72">Rédaction Africanews (2026). « <em>Les 4 pays africains que le pape Léon XIV visitera en 11 jours ».</em> In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2026/04/10/les-4-pays-africains-que-le-pape-leon-xiv-visitera-en-11-jours/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-72">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-73">Euronews (2026). « Le pape Léon XIV condamne la colonisation des ressources minérales de l&rsquo;Afrique en Guinée équatoriale ». 22 avril 2026. In fr.euronews.com. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.euronews.com/2026/04/22/le-pape-leon-xiv-condamne-la-colonisation-des-ressources-minerales-de-lafrique-en-guinee-e<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-73">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-74">Rédaction Africanews (2026). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-74">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-75">Zenit (2025). <em>L&rsquo;Afrique, nouveau cœur battant de la croissance catholique</em>. 15 octobre 2025. In <em>fr.zenit.org</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2025/10/15/lafrique-nouveau-coeur-battant-de-la-croissance-catholique/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-75">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-76">Kpongo, I. (2004). <em>Le patrimoine foncier de l&rsquo;Église catholique en Afrique : l&rsquo;exemple du diocèse de Budjala en République démocratique du Congo. T</em>hèse de Doctorat en Sociologie du développement. 2004. Université Paris 1. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://theses.fr/2004PA010576" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://theses.fr/2004PA010576<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-76">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-77">Agenzia Fides (2026). « Léon XIV en Afrique &#8211; Cameroun : l&rsquo;importante contribution de l&rsquo;Église à la santé et à l&rsquo;éducation ». 10 avril 2026. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.fides.org/fr/news/77552-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Cameroun_l_importante_contribution_de_l_Eglise_a_la_sante_et_a_l_education<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-77">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-78">De Lespinay, C. (2007). « Camille Iwewe Kpongo. Usages et enjeux du patrimoine foncier de l’Église Catholique du Congo ». In <em>Droit et cultures</em> [En ligne], 53 | 2007-1, mis en ligne le 18 mai 2009, consulté le 27 avril 2026. URL : http://journals.openedition.org/droitcultures/594 ; DOI : https://doi.org/10.4000/droitcultures.594 <a href="#post-9103-endnote-ref-78">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-79">Tabar R. (2008). « Théologie des religions traditionnelles Africaines ». In <em>Recherches de science religieuse.</em> 2008/3 t. 96, p. 327-341. <a href="#post-9103-endnote-ref-79">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-80">Aineah, A. (2024). « <strong>Les théologiens s&rsquo;inquiètent des « tensions et conflits » entre les diocèses et les communautés religieuses en Afrique ». 3 août 2024. In</strong> <a href="http://www.aciafrique.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.aciafrique.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 27 avril 2026. Voir <a href="https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.aciafrique.org/index.php/news/11099/les-theologiens-sinquietent-des-tensions-et-conflits-entre-les-dioceses-et-les-communautes-religieuses-en-afrique<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-80">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-81">Africanews (2024). « Rwanda : l&rsquo;église catholique demande pardon pour ses fidèles impliqués dans le génocide ». 13 août 2024. In <em>fr.africanews.com</em>. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.africanews.com/2016/11/21/rwanda-l-eglise-catholique-demande-pardon-pour-ses-fideles-impliques-dans-le/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-81">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-82">Mbao, J. (2021). « <em><acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym> : l&rsquo;Église dénonce une justice « corrompue » »</em>. 22 juin 2021. In <em>DW Afrique</em>. https://www.dw.com/fr. Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/rdc-congo-cenco-catholique/a-58010432<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-82">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-83">Le Saint Siège (2023). « Voyage apostolique du Pape François en République Démocratique Du Congo et au Soudan du Sud (Pèlerinage Œcuménique de Paix au Soudan du Sud) [31 janvier &#8211; 5 février 2023]. rencontre avec les autorités, les représentants de la société civile et le corps diplomatique discours du Saint-Père. Jardin du palais de la nation (Kinshasa) Mardi 31 janvier 2023 ». In <a href="http://www.vatican.va" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.vatican.va<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 24 avril 2026. Voir : <a href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2023/january/documents/20230131-autorita-repdem-congo.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-83">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-84">Dzakpata, K. (2025). « La migration circulaire » : un modèle africain de mobilité ». 3 novembre 2025. In <em>dialoguemigration.com/fr</em>. Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://dialoguemigration.com/fr/actualites/la-migration-circulaire-un-modele-africain-de-mobilite/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-84">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-85">L’Observatore Romano (2024). « Synthèse de l’intervention d’Elisabeth Bruyère à un colloque à la Grégorienne. Evolution des relations entre le Saint-Siège et l’Afrique ». 25 avril 2024. In <a href="http://www.osservatoreromano.va/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.osservatoreromano.va/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.osservatoreromano.va/fr/news/2024-04/fra-017/evolution-des-relations-entre-le-saint-siege-et-l-afrique.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-85">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-86">François. (2013). <em>Évangélisation : le chemin de l&rsquo;Église</em>. In ZENIT. <em>fr.zenit.org.</em> Accédé le 26 avril 2026. Voir <a href="https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe%20/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://fr.zenit.org/2013-11-24/evangeli-praedicate-proclamons-le-christe /<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Dans <em>Évangelii gaudium</em> (§20), François écrit : « Les régions qui avaient reçu la foi missionnaire il y a des siècles sont aujourd&rsquo;hui appelées à revivifier leur élan originel [&#8230;] Nous devons évangéliser les évangélisateurs eux-mêmes. » <a href="#post-9103-endnote-ref-86">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-87">Ndiongue, M. (2025). « Le continent perd 90 milliards de dollars par an: les flux financiers illicites saignent les économies africaines ». 21 décembre 2025. In <em>afrique.le360.ma.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://afrique.le360.ma/economie/le-continent-perd-90-milliards-de-dollars-par-an-les-flux-financiers-illicites-saignent-les_5GJJQGD2DNFKJAVHFBMYEJUZ3E/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-87">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-88">Semmar, A. (2023). <em>Pétrole et gaz en Algérie : un gâchis à grande échelle</em>. Algérie Part [Vidéo]. Voir YouTube ; Source alternative officielle : Banque d&rsquo;Algérie (rapport 2023) confirme baisse 16 % recettes (59,7 milliards USD$ → 50 milliards USD$), liée à prix + volumes. Corruption Sonatrach (procès 2015 : 197 Millions € pots-de-vin). <a href="#post-9103-endnote-ref-88">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-89">Nonos, F. (2024). « Corruption : l&rsquo;État subit un préjudice financier de 114 milliards de <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym>, le pire bilan en 5 ans ». 1 octobre 2024. In <a href="http://www.investiraucameroun.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.investiraucameroun.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 24 avril 2026. Voir <a href="https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.investiraucameroun.com/gestion-publique/0110-21257-corruption-letat-subit-un-prejudice-financier-de-114-milliards-de-fcfa-le-pire-bilan-en-5-ans<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-89">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-90">Global Witness (2002). “All the Presidents’ Men. The devastating story of oil and banking in Angola’s privatised war”. 01 March 2002. In <em>Globalwitness.org/en</em>. Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://globalwitness.org/en/campaigns/oil-gas-and-mining/all-the-presidents-men/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9103-endnote-ref-90">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-91">Open Society. Justice Initiative (2026). « APDHE v. Obiang Family. Tracking Down Africa’s Oil Wealth <strong>». </strong>Case under investigation<strong>. </strong>Accessed 26 April 2026. Retrieved from <a href="https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.justiceinitiative.org/litigation/apdhe-v-obiang-family<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : <em>« La population de la Guinée équatoriale vit dans la pauvreté, malgré d&rsquo;énormes recettes pétrolières. En juillet 2004, un rapport du Sénat américain a révélé que d&rsquo;énormes sommes d&rsquo;argent provenant de Guinée équatoriale étaient passées par la Riggs Bank aux États-Unis. Le président Obiang a détourné 26 millions de dollars de la Riggs Bank vers un compte en Espagne appartenant à une société écran dont il est propriétaire. Il semble qu&rsquo;une grande partie de cet argent ait ensuite servi à acheter des villas en Espagne pour les membres de sa famille. </em> <a href="#post-9103-endnote-ref-91">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-92">Melchisédek incarne sacerdoce universel pré-mosaïque, parallèle aux monothéismes africains (-2500) : Olodumare (Yoruba), Amma (Dogon), Maât (Kmt). Tous reconnaissent Dieu Créateur unique (<em>Rom 1:20</em>), Roi transcendant accessible sans intermédiaires lévitiques. <a href="#post-9103-endnote-ref-92">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-93">Grabbe, L. L. (2004). <em>A History of the Jews and Judaism in the Second Temple Period, Vol. 1</em>.  T&amp;T Clark : London : pp. 477-482. <a href="#post-9103-endnote-ref-93">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-94">Melchisédek (Gn 14:18-20) apparaît en ~-2000 comme le roi-prêtre-sacrificateur cananéen de Salem (Jérusalem primitive), pré-abrahamique (Abraham né ~-2100), pré-lévitique (Aaron ~-1300). Il a un sacerdoce sans généalogie, soit le modèle de la vie éternel unifiant royauté/sacerdoce, accompli par le Christ (Hébreux 7). In Grabbe L. L. (2004). Op. Cit. <a href="#post-9103-endnote-ref-94">↑</a></li>
<li id="post-9103-endnote-95">Melchisédek est clairement pré-abrahamique. La preuve biblique explicite se trouve dans Genèse 14:18-20. « Melchisédek, roi de Salem [&#8230;], alla au-devant d&rsquo;Abraham lorsqu&rsquo;il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout ».Or, il y a une logique chronologique irréfutable :Abraham rencontre Melchisédek après sa victoire sur Kedorlaomer (~-2100/-2000).Melchisédek bénit Abraham (le supérieur bénit l&rsquo;inférieur, Hé 7:7).Abraham donne dîme de tout (10% butin), reconnaissant autorité sacerdotale préexistante.Selon la théologie contenue dans le nouveau testament, Hébreux 7:4 souligne : « Considérez combien est grand celui auquel Abraham [&#8230;] donna la dîme ». Voir aussi la note 11 ci-dessus. <a href="#post-9103-endnote-ref-95">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="-1" type="application/pdf" url="https://studiapelplinskie.pl/attachments/article/8/06%20Habimana.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>INTRODUCTION : UN PAPE DU SUD GLOBAL AU CŒUR DE L’HUMANITÉ Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, premier pape américain, souhaite laisser sa marque. Chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques, souverain absolu du Vatican, il tente de se positionner comme une voix dans le désert pour le Sud global, non sans construire [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>PERTE DE CONFIANCE DU PEUPLE TOGOLAIS : co-construire un cap commun, se mobiliser en respectant les voix plurielles</title><link>https://amaizo.info/2026/04/15/perte-de-confiance-du-peuple-togolais-co-construire-un-cap-commun-se-mobiliser-en-respectant-les-voix-plurielles/16921</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Politique</category><category>3e voie commune</category><category>Cap commun</category><category>conférences inclusives</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CRAC</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Liberté dans la diversité</category><category>Perte de confiance du peuple togolais</category><category>Projet de Transition politique et citoyenne</category><category>RCDTI</category><category>Togo pluriel et mobilisé</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Unité d’action</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><category>Voix plurielles</category><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:12:24 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21480</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21481" src="https://amaizo.info/files/2026/04/cvu-togo-diaspora-peuple-ignore-son-pouvoir-togo-15-04-26-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) | </strong>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE</h3>
<p>En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure Gnassingbé et son système, et surtout face à la violence et à l’accumulation de lois liberticides, la seule question qui empêche chaque citoyen togolaise et togolaise y compris dans la Diaspora de dormir se résume à celle-ci : Pourquoi une grande partie du peuple togolais a‑t‑elle perdu confiance à la fois dans le système Gnassingbé et accessoirement dans les partis d’opposition dits modérés ?</p>
<p>Cette situation produit <em>de facto</em> un effet négatif, en affaiblissant les capacités de mobilisation pour faire vivre durablement une résistance populaire susceptible d’instaurer une alternative politique durable prenant en charge la direction des affaires du Togo ! Il convient donc d’élever le niveau de conscience du peuple du Togo quant au niveau d’injustice profonde du système Gnassingbé afin de lui permettre de produire l’effort qui permet de transformer son indignation légitime en organisation concrète d’une forme moderne de coordination d’une lutte de libération du Togo qui soit effective.</p>
<p>Ainsi, bâtir le Togo de l’après Faure Gnassingbé, c’est construire, de manière dynamique et dans le respect mutuel, l’unité des Togolaises et des Togolais au sein d’actions plurielles.</p>
<h3>1. INÉGALITÉS ET DÉSILLUSION : PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ?</h3>
<p>Depuis l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005, dans un contexte marqué par une extrême violence politique<sup><a id="post-21480-endnote-ref-1" href="#post-21480-endnote-1">[1]</a></sup>, caractérisée par la répression avec plus de 800 morts et plus de 30.000 exilés politiques<sup><a id="post-21480-endnote-ref-2" href="#post-21480-endnote-2">[2]</a></sup>, une partie significative de l’opinion togolaise avait initialement choisi de lui accorder le bénéfice du doute. Cette attitude reposait principalement sur les engagements publics du nouveau président, qui faisait semblant d’affirmer qu’il incarnerait une rupture avec les pratiques autoritaires, prédatrices avec une prédominance de l’impunité et de la corruption héritées du régime de son père, Etienne Eyadéma Gnassingbé. Faure Gnassingbé porté au pouvoir par une coalition de militaires et de groupes ésotériques, avides de s’enrichir rapidement sur le dos du peuple togolais, promettait une gouvernance plus moderne, plus ouverte et plus attentive aux attentes sociales. Or, il est bien connu que les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient et qui de surcroit s’accommodent du fait que les actes posés sont à l’opposé des engagements pris.</p>
<p>Dans les premières années qui ont suivi le tournant de 2005, certains signes, bien que limités avec quelques initiatives visibles, notamment en matière d’infrastructures, ont pu nourrir cet espoir. Des travaux d’infrastructures, notamment des opérations d’asphaltage dans plusieurs quartiers du Canton d’Agoè, ont été présentés comme les prémices d’un changement tangible. Toutefois, avec le temps, la qualité de ces réalisations a été fortement remise en question, tant sur le plan technique que sur celui de leur durabilité, révélant des insuffisances structurelles dans la gestion des projets publics. Or, les <em>« efforts de développement sont souvent minés par des actes de corruption. Ce qui affaiblit l’impact des investissements<sup><a id="post-21480-endnote-ref-3" href="#post-21480-endnote-3">[3]</a></sup> ». </em>Le manque-à-gagner pour chaque citoyenne et citoyen togolais y compris ceux de la Diaspora est incommensurable.</p>
<p>Dans les faits, Faure Gnassingbé et ses réseaux militaro-ésotériques ont assorti leur gouvernance du Togo d’une habitude institutionnalisée à savoir : <em>« le changement dans la continuité ». </em></p>
<p>Au Togo, cela ne correspond certainement pas à ladite <em>« stabilité »</em> prônée par les chancelleries dupées qui s’accommodant sans honte de l’autocratie, de la contre-vérité des urnes et des comptes publics. Au contraire, il s’agit d’immobiliser un pouvoir pour mieux en tirer parti. S’agit-il de la continuité des injustices, de l’impunité, de la loi du plus fort, et du manque de respect envers le peuple togolais ? Chacun devra répondre à cette question <em>« épineuse »</em> !</p>
<p>Ainsi, progressivement, les attentes suscitées par le premier mandat présidentiel ont laissé place à une profonde désillusion. L’entourage du pouvoir s’est caractérisé par l’émergence et la consolidation d’un noyau restreint d’acteurs souvent perçus, à juste titre, comme des prédateurs des ressources publiques. L’absence de mécanismes crédibles de reddition des comptes -toujours récurrente vingt ans plus tard-, combinée à une culture d’impunité consolidée par la répression systématique de toute voix critique ou tout mouvement de contestation, a renforcé le constat que les manquements dans la gestion des affaires publiques, au lieu d’être sanctionnés comme il se doit dans tout Etat démocratique étaient, au contraire, parfois récompensés par des promotions ou des repositionnements stratégiques.</p>
<p>Toutefois, avec le recul, ces réalisations se sont révélées insuffisantes et défectueuses, souvent de qualité discutable et sans impact structurel durable. De véritables gouffres financiers qui sont des manques à gagner pour le bien-être du Peuple togolais. Très rapidement, le décalage est apparu entre le discours faussement réformateur affiché et la réalité vécue par la population. Ce gouffre devenu un véritable fossé a conduit au fait qu’un militaire qui assure la garde rapprochée de Faure Gnassingbé peut toucher au minimum 1,2 million de Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois sans compter les primes (soit environ 1.830 Euros) alors que le salaire minimum effectivement payé à un salarié au Togo ne dépasse pas depuis 2023<sup><a id="post-21480-endnote-ref-4" href="#post-21480-endnote-4">[4]</a></sup> les 52.500 Franc <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> par mois<sup><a id="post-21480-endnote-ref-5" href="#post-21480-endnote-5">[5]</a></sup> (soit environ 80 Euros<sup><a id="post-21480-endnote-ref-6" href="#post-21480-endnote-6">[6]</a></sup> ).</p>
<p>Or, le Salaire minimum togolais qui équivaut à 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (soit 0,46 Euro) par heure sur une base de travail de 40 h/semaine, couvre à peine 30 % à 35 % du revenu vital estimé au Togo, en particulier à Lomé, en raison du coût du logement, de l’alimentation et du transport<sup><a id="post-21480-endnote-ref-7" href="#post-21480-endnote-7">[7]</a></sup>. Il faut comprendre qu’avec de telles différences de salaires pour les militaires qui protègent le pouvoir, il n’est pas question de penser respecter la Constitution togolaise, encore moins soutenir toutes possibilités d’alternance politique qui signifieraient la fin de tels privilèges. Or, tous les militaires ne sont pas payés au même niveau.</p>
<p>Plus largement, sous Faure Gnassingbé et en moins de 20 ans, ce dernier a réussi la prouesse de générer la plus grande inégalité entre les citoyens togolais en concentrant plus de 74,8 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population qui lui a fait allégeance et moins de 9,6 % de la richesse du Togo à seulement 30 % de la population la plus pauvre du Togo<sup><a id="post-21480-endnote-ref-8" href="#post-21480-endnote-8">[8]</a></sup>. Même la classe moyenne représentant environ 40 % de la population doit faire allégeance pour trouver un espace de survie <em>« sans trop problèmes »</em> au Togo.</p>
<p>Après plus de deux décennies marquées par des espoirs déçus, une partie significative de la population togolaise semble désormais considérer que les changements opérés à la tête du gouvernement (qu’il s’agisse de ministres ou de Premiers ministres) n’ont pas permis de résoudre les problèmes de fond. Dans cette perspective, beaucoup estiment que la responsabilité principale incombe à celui qui incarne la continuité du pouvoir, en l’occurrence Faure Gnassingbé, et que son départ constituerait une condition nécessaire à une véritable refondation politique.</p>
<p>Ce n’est donc pas en se lamentant chaque jour que Dieu fait que le peuple togolais peut se rassembler en neutralisant l’autre. Ce jeu à somme nulle a conduit la lutte togolaise à une impasse. On n’efface pas celui ou celle qui mène la même lutte de libération. Il faut donc une unité d’action togolaise y compris avec la Diaspora. Cette unité stratégique a besoin de reposer sur une pluralité assumée et non contradictoire. C’est cela la troisième voie, la voix de l’alternative du possible.</p>
<h3>2. DÉFIANCE POPULAIRE : EXCLUSION DU PLUS GRAND NOMBRE DES FRUITS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE</h3>
<p>Au fil du temps, la désillusion s’est installée durablement. Le système de gouvernance s’est caractérisé par la consolidation d’un cercle restreint bénéficiant de l’accès aux ressources publiques, dans un contexte d’impunité persistante. Les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes sont restés largement formels, tandis que les pratiques de corruption se sont banalisées et sont désormais profondément et durablement enracinées dans la gestion de l’État. Pour de nombreux citoyens, l’ascension sociale est apparue comme de plus en plus conditionnée à la proximité avec le pouvoir, laissant en marge ceux qui choisissaient ou subissaient l’exclusion du système.</p>
<p>Or, même la proximité avec le pouvoir ne garantit pas des exclusions, comme le témoigne l’emprisonnement du demi-frère de Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassinbé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-9" href="#post-21480-endnote-9">[9]</a></sup> ou l’emprisonnement de l’ex-ministre des Armées du Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé<sup><a id="post-21480-endnote-ref-10" href="#post-21480-endnote-10">[10]</a></sup>. Sans compter de nombreux prisonniers politiques ou d’opinion plus anonymes, non-libérés, pourtant aucunement compromis avec le système Gnassingbé, dont le seul <em>« délit »</em> est d’avoir osé dire la vérité sur -l’anti-constitutionnalité, -l’illégalité de Faure Gnassingbé et son système politique, suite à toutes les élections présidentielles non-transparentes contestées depuis 2005, -et la mauvaise gestion du pays cachée par la non-transparence des comptes publics.</p>
<p>Parallèlement, de nombreux projets dits <em>« structurants »</em> ont été annoncés sans produire de résultats perceptibles dans la vie quotidienne, mais ont d’importants développements pour l’enrichissement de quelques individus, que certains attribuent à des formes opaques de corruption. Cette situation a été aggravée par un discours officiel systématiquement laudateur, en décalage avec la réalité du terrain, renforçant le sentiment d’un pouvoir plus soucieux de communication que de transformation réelle.</p>
<p>Après plus de vingt années d’exercice du pouvoir par le même système, une large frange de la population considère désormais que les changements de gouvernement ou de Premiers ministres n’ont jamais remis en cause les causes profondes des difficultés économiques, sociales et politiques du pays. Dans un contexte où le parti au pouvoir <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>/ex-<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym> contrôle et tient sous sa férule la quasi‑totalité des institutions — exécutive, législative, locales et désormais sénatoriale — la responsabilité politique est naturellement concentrée sur le sommet de l’État. Cet Etat ne fonctionne que sur le principe du gouvernement de la peur, par la restriction drastique des libertés publiques et les brimades du Peuple togolais, accessoirement sous couvert du financement des achats de consciences, tant dans les sphères militaires que civiles, via des membres éminents de partis d’opposition dits modérés.</p>
<p>Cette perte de confiance est renforcée par le rétrécissement de l’espace civique, l’adoption de lois liberticides, les violences politiques récurrentes, les arrestations arbitraires et les violations des droits humains. Beaucoup de citoyens perçoivent ces pratiques comme tolérées, voire encouragées, au nom de la préservation systématique du pouvoir.</p>
<p>Cette perception est d’autant plus renforcée par la concentration du pouvoir observée au fil des années. Le parti au pouvoir contrôle aujourd’hui l’essentiel des institutions politiques : les mairies, les conseils régionaux, le Parlement, le Sénat ainsi que le gouvernement. Dans un tel contexte, l’opinion publique tend naturellement à centraliser la responsabilité politique au sommet de l’État et à exiger des comptes directement du chef de l’exécutif.</p>
<p>À cela s’ajoutent des préoccupations croissantes liées au rétrécissement de l’espace civique, à la montée de la corruption et aux violations des droits humains, perçues par une partie de la population comme étant tolérées, voire implicitement cautionnées. Ces dynamiques contribuent à alimenter un climat de défiance généralisée et renforcent l’idée selon laquelle les priorités du pouvoir seraient davantage orientées vers sa propre conservation que vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.</p>
<p>Dans ce contexte, le débat politique au Togo s’inscrit de plus en plus dans une logique de remise en cause structurelle du système de gouvernance, avec, en toile de fond, la question centrale de l’alternance et de la responsabilité politique.</p>
<p>Cependant, la défiance populaire ne vise pas uniquement le régime en place. Elle s’étend également aux partis d’opposition dits <em>« modérés ».</em> Ceux‑ci sont largement perçus comme ayant renoncé à jouer leur rôle historique de contre‑pouvoir, en choisissant la cohabitation, la compromission ou la survie politique individuelle au détriment d’une mobilisation collective. Cette posture a contribué à démobiliser le peuple, à brouiller les repères politiques et à accentuer le sentiment d’abandon.</p>
<h3>3. PEUPLE TOGOLAIS, AS-TU PERDU CONFIANCE DANS LES PARTIS D’OPPOSITION DITS « MODÉRÉS » ?</h3>
<p>Face à cette double faillite — celle du pouvoir et celle d’une opposition institutionnelle jugée inefficace — une partie de la population adopte une attitude de repli, d’indifférence ou de résignation. Beaucoup ne croient plus en la capacité des acteurs politiques traditionnels à porter le changement et placent désormais leurs espoirs dans des initiatives issues de la société civile, la diaspora et peut-être d’une relance d’anciennes coalitions politiques dont les initiatives passées n’ont pas conduit à modifier le rapport de force établi par le système Gnassingbé.</p>
<p>En effet, une nouvelle initiative de l’opposition togolaise dite <em>« Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement » (CRAC)<sup><a id="post-21480-endnote-ref-11" href="#post-21480-endnote-11">[11]</a></sup> </em>a vu le jour le 13 mai 2026 et regroupe les principales formations politiques togolaises qui n’ont pas encore fait le bilan des résultats de leurs initiatives passées. Il s’agit principalement des entités suivantes : Alliance nationale pour le Changement (<acronym title="African National Congres">ANC</acronym>) de Jean-Pierre Fabvre, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Djovi Apévon, le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) du Professeur Komi Wolou, l&rsquo;Alliance des démocrates pour un développement intégral (<acronym title="Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral ">ADDI</acronym>) du Professeur Aimé Gogué, ainsi que des organisations de la société civile dont le Front Citoyen Togo Debout, un regroupement de mouvements et associations de la société civile avec à sa tête, le Professeur David Dosseh, etc. Le CRAC a annoncé un <em>« grand meeting »</em> le 9 mai 2026 à Lomé avec comme objectif, malgré les multiples atteintes au droit de manifester et les lois liberticides du pouvoir Gnassingbé, de mobiliser les citoyens contre la nouvelle Constitution de la 5<sup>e</sup> République anticonstitutionnelle et illégale, tout en dénonçant la corruption, l’impunité et la gouvernance actuelle. Bon vent au CRAC !</p>
<p>Ainsi, se pose la question miroir : la grande majorité du Peuple togolais a-t-elle perdu confiance dans l’opposition togolaise ? Si oui, est-ce que l&rsquo;énergie déployée par certains dans les réseaux sociaux pour sensibiliser le peuple togolais peut devenir contre-productive pour coordonner la lutte pour une alternative politique au Togo ?</p>
<p>Une part importante du peuple togolais a perdu confiance dans l’opposition, en raison de divisions récurrentes, d’échecs stratégiques et d’un manque de crédibilité assumé par les leaders eux‑mêmes. En juillet 2024, l’opposition a publiquement <em>« demandé pardon au peuple togolais »</em> pour ses <em>« erreurs »</em> et ses <em>« divisions »,</em> reconnaissant avoir trahi ses attentes<sup><a id="post-21480-endnote-ref-12" href="#post-21480-endnote-12">[12]</a></sup>. Plusieurs analyses soulignent une désillusion populaire et une opposition « réduite au rôle de spectatrice<sup><a id="post-21480-endnote-ref-13" href="#post-21480-endnote-13">[13]</a></sup> » face à un pouvoir verrouillé.</p>
<p>Dans ce vide, les réseaux sociaux sont devenus un espace central de mobilisation, souvent plus actif que les partis eux‑mêmes. Toutefois, cette énergie peut devenir contre‑productive si elle se traduit par une surenchère de discours, de divisions ou d’appels non coordonnés, agissant comme une sorte de défouloir dont le seul effet est d’accentuer la confusion et d’amoindrir les possibilités de construction d’une alternative politique structurée, comme le relèvent plusieurs analystes qui optent pour une mobilisation citoyenne<sup><a id="post-21480-endnote-ref-14" href="#post-21480-endnote-14">[14]</a></sup>.</p>
<p>Or, parmi les acteurs de la mobilisation sur les réseaux sociaux, selon un adage populaire il y a « à boire et à manger ». Certains n’y sont actifs que pour la quête d’une promotion personnelle sans rapport avec l’amélioration véritable du bien-être du Peuple togolais. D’autres, en quête de reconnaissance publique, veulent se faire voir. D’autres estiment que la parole libre et libérée permet de « toiser » directement Faure Gnassingé et certains de ses barons. Enfin, d’autres, hélas moins nombreux, mènent un travail sérieux de conscientisation du Peuple togolais<sup><a id="post-21480-endnote-ref-15" href="#post-21480-endnote-15">[15]</a></sup>.</p>
<p>Or, tout l’enjeu de la lutte pour la libération du peuple togolais passe par une coordination et une unité d’action à savoir : comment transformer la mobilisation numérique en coordination politique crédible, sans quoi l’indignation en ligne risque de rester sans débouché stratégique. Au pire, toutes ces énergies déployées risquent de n’être que contre-productives : <em>« le chien aboie et la caravane passe »</em> ou encore <em>« Le tam-tam peut faire du bruit, mais la marche [de Faure Gnassingbé et son système] ne s’arrête pas&#8230; »</em></p>
<p>De fait, le Togo doit être fier d’avoir plusieurs voix qui s’expriment ! Mais ces voix diverses et plurielles doivent assimiler les enseignements des luttes politiques de leurs ancêtres et aïeux pour être en mesure de structurer efficacement la voie de l’alternative politique, afin que durant la période de transition de l’après Faure Gnassingbé, qui adviendra un jour, une direction commune et consensuelle soit trouvée suite à des conférences inclusives. Autrement dit, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA rappellent qu’il est possible pour le Peuple togolais de construire son unité sans renoncer à la pluralité. Or, chacun doit comprendre que l’unité dans la diversité, est aux antipodes de l’uniformité et la pensée unique du parti Rassemblement du Peuple togolais (<acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym>) de feu Eyadéma Gnassingbé habilement repeint aux couleurs du parti Union pour la République (<acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>) de son fils, le <em>« soft autocrate<sup><a id="post-21480-endnote-ref-16" href="#post-21480-endnote-16">[16]</a></sup> »</em> Faure Gnassingbé. Il n’existe pas de « soft » autocrate. Il n’existe qu’un autocrate-monarque qui bafoue la Constitution, les droits humains, les décisions de justice de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et qui embastille les citoyens qui luttent pour la démocratie et la liberté et refusent de les libérer à ce jour, et se protège derrière les militaires, les milices et l’arbitraire, etc. La liste des abus de toutes sortes est infinie !</p>
<p>En définitive, plusieurs voix togolaises doivent pouvoir s’exprimer ! Chacune de ces voix doit pouvoir contribuer pour la part qui lui revient à la recherche d’une direction commune et un cap commun. Or, le système Gnassingbé s’est spécialisé pour en empêcher l’avènement, avec la bénédiction et le silence des grandes puissances.</p>
<h3>4. CONCLUSION : VERS UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT PACIFIQUE ET OPÉRATIONNELLE</h3>
<p>Dans un contexte où les lois liberticides s’empilent les unes sur les autres, les institutions sont perçues comme verrouillées et refusant la redevabilité due au peuple togolais, un changement réel et durable ne peut résulter ni de l’attentisme, ni de la violence, encore moins de la fatalité. Il suppose la construction consciente et collective d’un rapport de force pacifique, fondé sur une stratégie claire et cohérente, promouvant tout autant, sous le sceau de la démocratie réelle, des objectifs de refondation politique et sociétale clairs et cohérents.</p>
<p>Trois axes complémentaires apparaissent essentiels.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.1 Délégitimer le système par le droit et la vérité</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il s’agit de documenter rigoureusement les violations des droits humains, les abus de pouvoir et les pratiques de corruption y compris avec des agents étrangers, en s’appuyant sur des faits vérifiables et faisant référence à des normes nationales et internationales. Ce travail méthodique vise à affaiblir la légitimité morale du système, non par l’invective, mais par la démonstration et la preuve. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont organisés pour déposer des plaintes et financer le recours contentieux auprès de la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.2 Transformer l’indignation diffuse en mobilisation citoyenne organisée</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Il devient impératif d’établir le parallèle entre la corruption et la mauvaise gouvernance et leur traduction en multiples conséquences concrètes sur la vie quotidienne des citoyens en termes : d’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau, à l’énergie, à l’emploi et à la justice. Cette pédagogie permet de transformer le mécontentement latent en indignation consciente, puis en mobilisation non violente, structurée et durable, poursuivant l’objectif d’une transformation radicale et démocratique du gouvernement de l’Etat. <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA s’organisent pour fournir des sources et éléments de preuves pour que les acteurs de la société civile puissent faire l’effort de se concentrer plus sur les éléments de preuve notamment dans les réseaux sociaux. En effet, l’indignation appelle à un dépassement et il serait vain que l’énergie déployée dans les réseaux sociaux reste latente où à l’état végétatif si elle ne produit pas l’<em>« étincelle salvatrice »</em> en termes de mobilisation citoyenne organisée.</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">4.3 Co-construire et proposer une alternative crédible</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Contester le système ne suffit pas. Il est indispensable de formuler une offre politique claire, fondée sur l’éthique, la bonne gouvernance, la transparence, la séparation des pouvoirs et la redevabilité. La société civile a un rôle central dans la définition des principes, tandis que les acteurs politiques doivent en assurer concomitamment la traduction institutionnelle. Malgré les nombreuses entraves que l’on peut rencontrer en Afrique, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA se sont systématiquement toujours organisés pour proposer une troisième voie pacifique reposant sur le recours à la justice et des propositions de projets de transition politique et citoyenne et de projet de société alternatif fondées sur les valeurs de la Maât, la vérité, la justice, la probité, la solidarité, etc.</p>
<p>En définitive, délégitimer sans mobiliser reste inefficace, mobiliser sans proposer crée l’incertitude, et proposer sans souci de la création du rapport de forces demeure sans impact. Seule une action collective, pacifique, cohérente et assumée &#8211; associant société civile, forces politiques responsables et diaspora &#8211; peut ouvrir la voie à une véritable transformation du système politique togolais par une alternative politique crédible.</p>
<h3><strong>5. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : OPÉRATIONNALISER LE CAP COMMUN</strong></h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent leur position pour soutenir et proposer au moins trois formes d’actions organisées permettant de favoriser <strong>l’unité d’action</strong> tout en <strong>préservant la pluralité des acteurs</strong> :</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.1 Co-Construire un cadre commun minimal citoyen et non partisan</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Mettre d’accord partis, mouvements citoyens, leaders d’opinion et diaspora sur quelques objectifs non négociables (État de droit, libertés publiques, alternance pacifique, refondation démocratique selon les principes sociétaux ancestraux de l’Afrique), sans exiger l’uniformité des discours ni des stratégies. L’unité doit porter sur le cap, pas sur les chapelles. Cela suppose une première phase de travail sans les agents de Faure Gnassingbé et son système ;</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.2 Passer de la mobilisation émotionnelle à la coordination stratégique</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Canaliser l’énergie des réseaux sociaux vers des mécanismes concertés (calendrier partagé d’actions, messages clés harmonisés, relais territoriaux), afin d’éviter la dispersion, la surenchère ou la fatigue militante qui affaiblissent la crédibilité collective. Cela sous-entend l’effort que chacun doit faire pour présenter clairement ce qu’elle ou il fait concrètement pour soutenir la lutte de libération du Togo du système Gnassingbé. Cela ne peut se faire en « disant » que l’on ne fait pas de la politique. Toute pensée sur l’organisation de la cité est une œuvre politique. Encore faut-il en être conscient quand les indignations contre le système Gnassingbé pleuvent !</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">5.3 Reconnaître et organiser la pluralité comme une puissance dynamique unitaire</h4>
<p style="padding-left: 40px;">Assumer la diversité des acteurs de bonne volonté (opposition politique, société civile, artistes, influenceurs, diaspora, militaires, etc.) en instituant un espace de concertation souple, si possible digitalisé grâce à des conférences inclusives structurées avec des thèmes précis où chacun conserve son identité, mais agit en complémentarité. La pluralité encadrée renforce la mobilisation ; la pluralité anarchique la fragilise.</p>
<p>Bref, <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> ET <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA proposent au Peuple togolais de se concentrer sur l’essentiel : un cap commun, des actions coordonnées, des voix multiples mais convergentes pour convaincre de notre volonté de libérer le Peuple togolais de l’emprise étouffante du système Gnassingbé.</p>
<p>Le peuple togolais doit prendre sur lui-même pour passer de la colère à l’action. Ce faisant, il prouvera au monde et à lui-même sa maturité politique et assurera que le défi du réveil togolais peut se résoudre pacifiquement quand la diversité devient une force collective.</p>
<p><strong>La perte de confiance du peuple togolais n’est en fait qu’une apparence de la réalité profonde du Peuple togolais. La violence du système Gnassingbé empêche l’expression du Peuple togolais. Aussi, il faut trouver des </strong>alternatives pour co-construire un cap commun et se mobiliser sans étouffer les voix plurielles. Tous pour un Togo pluriel et mobilisé !!! C’est comme cela que l’esprit de l’indépendance du Togo, tel que prononcé le 27 avril 1960 pourra retrouver ses lettres de noblesse.</p>
<p>15 avril 2026.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21482" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21483" src="https://amaizo.info/files/2026/04/word-image-21480-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21480-endnote-1">Hofnung, T. (2005). « Amnesty liste les exactions du nouveau régime au Togo : Réfugiés au Bénin, des opposants dénoncent «exécutions, torture et viols ». 19 juillet 2005 In Journal Libération. Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.liberation.fr/planete/2005/07/19/amnesty-liste-les-exactions-du-nouveau-regime-au-togo_526957/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-2">Bernard, P. (2005). « La répression au Togo aurait fait plus de 800 morts. Pouvoir et opposition vont négocier un gouvernement « de transition » ». 14 mai 2005. In <em>Journal le Monde. </em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. </em>Accédé le 14 avril 2026. Voir <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/05/14/la-repression-au-togo-aurait-fait-plus-de-800-morts_649832_3212.html</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> : « La Ligue togolaise des droits de l&rsquo;homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>) évalue désormais à 811 morts et à 4508 blessés le nombre de victimes pendant les trois mois ayant suivi la mort du général Eyadéma, le 5 février. Parmi ces personnes, 790 auraient été tuées et 4345 blessées depuis le début de la campagne électorale elle-même… Ces chiffres devaient être rendus publics, vendredi, à Lomé, au cours d&rsquo;une conférence de presse qui, selon les dirigeants de la Ligue, n&rsquo;a pu se tenir en raison de l&rsquo;irruption d' »une cinquantaine de miliciens du parti de Faure Gnassingbé » dans ses locaux. Ils sont contenus dans un rapport qui dénonce « du jamais vu dans l&rsquo;histoire du Togo » et demande « l&rsquo;intervention urgente d&rsquo;une force d&rsquo;interposition et la mise sur pied d&rsquo;une commission d&rsquo;enquête sur les crimes abominables perpétrés par les putschistes contre le peuple togolais » .</em> <a href="#post-21480-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-3">Elisée Rassan, E. (2024). « Corruption au Togo : des milliards perdus, des vies et projets sacrifiés ». 27 novembre 2024. In <em>leclik.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://leclik.tg/2024/11/27/corruption-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-4">Ministère de l’Économie et des Finances du Togo (2023). <em>« Le SMIG passe de 35 000 à plus de 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> ». </em>2 janvier 2023. In <em>finances.gouv.tg.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://finances.gouv.tg/le-smug-passe-de-35-a-plus-de-52500f-cfa/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-5">République Togolaise – Gouvernement officiel (2023). « SMIG et SMAG : le gouvernement acte les nouveaux montants ». 2 janvier 2023. In <em>Gouvernement de la République Togolaise</em>. <a href="http://www.republiquetogolaise.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.republiquetogolaise.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.republiquetogolaise.com/gestion-publique/0401-7605-smig-et-smag-le-gouvernement-acte-les-nouveaux-montants<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : Depuis le 1er janvier 2023, le Togo a officiellement revalorisé le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Montant officiel en vigueur = 52 500 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> par mois (80,04 Euro), soit 302,89 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (0,46 Euro) par heure (base 40 h/semaine). Ce montant est toujours en vigueur en 2026. <a href="#post-21480-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-6">1 € = 655,957 <acronym title="Franc CFA, monnaie utilisée dans plusieurs pays d Afrique">FCFA</acronym> (taux <acronym title="Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest">BCEAO</acronym>) <a href="#post-21480-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-7">Panassa, A. (2025). « Salaire minimum au Togo : peut‑on vivre avec 52 500 F <acronym title="Communauté Financière Africaine">CFA</acronym> ? ». 7 septembre 2025. In <em>ActuLomé </em>(média togolais indépendant). Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://actulome.com/peut-on-vivre-avec-un-salaire-minimum-au-togo/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-8">World Bank (2026). <em>World Bank Indicators 2026</em>. <em>“Voir Togo Gini Indicators for 2021”. </em>World Bank Group : Washington D.C. <a href="#post-21480-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-9">Kpatcha Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé et fils de feu Gnassingbé Eyadéma, a occupé le poste de ministre de la Défense du TogoEntre juin 2005 et décembre 2007 sous le troisième gouvernement d’Edem Kodjo, premier ministre. Il a été exclu lors de la formation du gouvernement Komlan Mally. Kpatcha Gnassingbé a été arrêté et emprisonné en avril 2009 pour un présumé atteinte à la sûreté de l’État / complot contre l’État. L’accusation centrale fut une tentative présumée de complot contre le régime de son demi‑frère, Faure GnassingbéIl a été arrêté avec une trentaine de co‑accusés, civils et militaires, dans ce qui est communément appelé l’« affaire Kpatcha ». Son procès en septembre 2011 a conduit à une peine de 20 ans de réclusion criminelle avec comme chef d’accusation : atteinte à la sûreté de l’État. Devant une juridiction plus indépendante qu’au Togo, la Cour de justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> (2013) et le Groupe de travail de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> sur la détention arbitraire ont qualifié sa détention d’arbitraire, appelant à sa libération. Faure Gnassingbé a refusé de mettre en œuvre une décision de justice alors que le Togo a ratifié les textes de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Néanmoins, Kpatcha Gnassingbé aurait bénéficié de la grâce présidentielle du 31 décembre 2025, après environ 16 ans de détention, avec une sortie effective début janvier 2026, confirmer par une source officielle unique. Togo Today (2026). « Togo : Kpatcha Gnassingbé libéré après 16 ans de prison selon plusieurs sources ». 2 janvier 2026. In <em>togo-today.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togo-today.com/togo-kpatcha-gnassingbe-libere-apres-16-ans-de-prison/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-10">Première femme à diriger le ministère des Armées au Togo, Mme Essossimna Marguerite Gnakadé a été ministre des Armées du Togo (Défense) entre le 1er octobre 2020 – 23 décembre 2022 sous le Gouvernement de Mme: Victoire Tomégah‑Dogbé. Mme Marguerite Gnakadé a été l’épouse de feu Ernest Gnassingbé, demi‑frère de Faure Gnassingbé, décédé en 2009. Elle est donc l’ancienne belle‑sœur de Faure Gnassingbé. Mais, elle a aussi donné naissance au seul enfant garçon de Faure Gnassingbé. <a href="#post-21480-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-11">Assan, A. (2026). « crac : espoir de renouveau ou répétition du passé ? ». 13 avril 2026. In <em>togotopnews.tg</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir In <a href="https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togotopnews.tg/2026/04/13/crac-espoir-de-renouveau-ou-repetition-du-passe/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-12">Olympio, N. (2024). « Au Togo, l’opposition demande « pardon » au peuple pour ses « erreurs » et ses « divisions » ». 4 juillet 2024. In <em>Jeune Afrique. </em><a href="http://www.jeuneafrique.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.jeuneafrique.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.jeuneafrique.com/1584879/politique/au-togo-lopposition-demande-pardon-au-peuple-pour-ses-erreurs-et-ses-divisions/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-13">Tadégnon, N. (2025). « Au Togo, l&rsquo;opposition réduite au rôle de spectatrice ». 25 mars 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-opposition-pouvoir-contestation/a-72025856<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-14">Olympio (2025). «  Togo : mobilisation citoyenne, réseaux sociaux et défi de la gouvernance – une analyse lucide ». 14 juillet 2025. In <em>icikoffiti.com</em>. Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://icikoffiti.com/togo-mobilisation-citoyenne-reseaux-sociaux-et-defi-de-la-gouvernance-une-analyse-lucide/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-15">Yoda, B. (2025). « Au Togo, la contestation se mobilise sur les réseaux sociaux ». 30 juin 2025. In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/togo-contestation-numerique/a-73097962<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-21480-endnote-16">Marcelle, U. (2024) . « Togo : Faure Gnassingbé, l’autocrate « soft » ». 8 mai 2024. In <em>www.lechodusud.com</em> Accédé le 12 avril 2026. Voir <a href="https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.lechodusud.com/togo-faure-gnassingb%C3%A9-l-autocrate-soft/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21480-endnote-ref-16">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 15 AVRIL 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) &amp;#124; Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : TOGO, UN PAYS OPAQUE En l’absence de sondages fiables, de statistiques sur la réalité de la légitimité de Faure [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author></item><item><title>RÉÉQUILIBRER LE PARTENARIAT MULTIPOLAIRE AFRIQUE–CHINE : dette, géo fragmentation, négociation collective et souveraineté économique</title><link>https://amaizo.info/2026/03/29/reequilibrer-le-partenariat-multipolaire-afrique-chine-dette-geo-fragmentation-negociation-collective-et-souverainete-economique/16905</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>Positions afrocentriques</category><pubDate>Sun, 29 Mar 2026 19:30:21 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9081</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9082" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>Dossier Afrique – Chine</strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, </strong>Directeur général d&rsquo;Afrocentricity Think Tank, <a href="mailto:yeamaizo@afrocentricity.info">yeamaizo@afrocentricity.info</a></p>
<p style="text-align: right;">29 mars 2026</p>
<p>Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat <em>« gagnant‑gagnant »,</em> fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance.</p>
<p>Mais la montée rapide de la dette chinoise dans plusieurs pays africains révèle une réalité plus contrastée, marquée par des asymétries, des vulnérabilités budgétaires et une perte de marge de manœuvre stratégique.</p>
<p>À l’heure de la géo‑fragmentation et du retour des rivalités de puissance, la question n’est plus de rompre avec la Chine, mais de rééquilibrer la relation tout en préservant un partenariat respectueux de la souveraineté du Peuple africain et moins des chefs d’Etat africains.</p>
<p>Comment transformer la dette en levier de souveraineté plutôt qu’en facteur de dépendance ?</p>
<p>Quels choix collectifs et individuels s’imposent aux États africains pour préserver leurs intérêts ?</p>
<p>Afrocentricity Think Tank offre une lecture alternative et stratégique des risques, des opportunités et des voies de sortie qui exigent de la volonté et des solutions modulaires passant par de la géo-fragmentation sectorielle et productive. La nouvelle relation assumée et sans hypocrisie Afrique-Chine devra conduire à une sortie de la dette neutralisante des marges de manœuvre économique sans abandonner un partenariat à rééquilibrer.</p>
<h3>1. AFRIQUE &#8211; CHINE : COOPÉRATION OU CAPTIVITÉ FINANCIÈRE ?</h3>
<p>Au cours des 20 dernières années, la relation entre l’Afrique et la Chine oscille entre un partenariat présenté comme <em>« gagnant-gagnant »</em> et une forme plus subtile de dépendance financière et politique. Les prêts chinois ont permis la réalisation en un temps record d’infrastructures majeures comme des routes, des ports, des barrages, des chemins de fer en Afrique. Mais dans plusieurs cas, ces prêts ont aussi contribué à réduire la marge de manœuvre budgétaire et stratégique des États africains.</p>
<p>Du point de vue afrocentrique, la relation Afrique–Chine ne peut être analysée uniquement à travers le prisme des infrastructures livrées, mais à partir de sa capacité réelle à renforcer la souveraineté économique africaine. Le discours du partenariat <em>« gagnant‑gagnant »</em> masque souvent une asymétrie structurelle : l’Afrique s’endette pour construire, tandis que la Chine sécurise des marchés, des ressources stratégiques et une influence politique durable.</p>
<p>Pour les pays africains surendettés, ce partenariat s’apparente de plus en plus à une forme de néocolonisation « chinoise » en référence à une néocolonisation « occidentale ».</p>
<p>La néocolonisation consiste en l’instauration d’une dépendance structurelle du pays endetté à des fins de fragilisation de la capacité de négociation et de la marge de manœuvre de l’Etat africain. Cela affaiblit durablement sa souveraineté.</p>
<p>La viabilité financière des projets choisis reste souvent incertaine, en raison d’une faiblesse des études de préinvestissement, de la faible rentabilité économique, de l’opacité des contrats et surtout le manque de transparence sur les conditions réelles d’emprunt. L’accès privilégié de la Chine aux ressources minières ou énergétiques renforce cette asymétrie, surtout lorsque les remboursements sont garantis par les ressources du sous-sol et du sol, notamment le pétrole, les minerais et les espaces agricoles.</p>
<p>En guise d’exemple de cette captivité financière, l’Angola doit être cité car depuis 2004, des dizaines de milliards de dollars de prêts chinois ont été remboursés sous forme de troc ou compensation en pétrole, tandis que la majorité des projets d’infrastructures était réalisée par des entreprises chinoises, avec peu de retombées industrielles locales, peu de transfert de technologies et encore moins d’emplois locaux décents.</p>
<p>Ainsi, la frontière entre coopération et dépendance devient floue : lorsque les infrastructures ne renforcent pas l’autonomie productive, la dette cesse d’être un levier de développement et devient un instrument de contrainte économique et politique. La dette est bien réelle et non un mirage<sup><a id="post-9081-endnote-ref-1" href="#post-9081-endnote-1">[1]</a></sup>. En revanche, le retour sur investissement des prêts devenus dettes est en réalité le véritable mirage.</p>
<p>La rapidité d’exécution parfois sans la qualité ne peut servir de priorités pour le manque de capacité des projets à générer une valeur productive et des emplois endogènes.</p>
<p>La responsabilité des dirigeants africains doit être engagée dès qu’il s’agit d’opacité des contrats, d’absence de contrôle parlementaire et de faiblesse des mécanismes de redevabilité. Sans négliger les pressions chinoises clandestines sur des dirigeants africains fragilisés, il faut bien constater que c’est la perspective court-termiste et non collective des États africains qui réduit leur propre marge de manœuvre et limite l’appropriation locale des projets financés.</p>
<p>La captivité financière peut se résumer non plus en un piège de la dette<sup><a id="post-9081-endnote-ref-2" href="#post-9081-endnote-2">[2]</a></sup> mais une prédation obligée où la ressource africaine finance la dette qui a subi une mutation vers une interdépendance sans transformation structurelle de l’économie nationale.</p>
<p>Lorsque la dette sert davantage à accéder aux matières premières sans un véritable projet d’industrialisation, cette coopération dite <em>« gagnant-gagnant »</em> cesse d’être un levier d’émancipation et devient un instrument de dépendance qui s’autorenouvèle et devient donc récurrent.</p>
<p>Structurelle et opaque, la dette Afrique-Chine se pétrifie dans un rapport asymétrique où la perte de marge de manœuvre rétablit le véritable discours du perdant‑gagnant.</p>
<p>La présence chinoise en Afrique relève avant tout d’une logique d’intérêts stratégiques réciproques, ni altruiste ni purement dominatrice, mais aussi d’un pragmatisme stratégique avec des intérêts croisés effectués trop souvent dans l’opacité.</p>
<p>Avec en filigrane une néocolonisation rampante de la Chine sur l’Afrique, l’approche soutien contre matières premières sans industrialisation et création d’emplois en Afrique va à l’encontre des intérêts des peuples africains et n’est pas pérenne. La Chine ne peut se présenter comme un partenaire au développement malgré des réalisations notables en structurant sa coopération sous des hospices de contraintes et de dépendances. La non-prise en compte de l’état de droit, le respect des droits humains et des constitutions, l’indifférence face à l’absence de justice indépendante et l’institutionnalisation de l’impunité devient une prime aux contrats dolosifs aux résultats asymétriques.</p>
<p>La dette, sans capacité de remboursement décent, devient un instrument de contrainte plus qu’un outil d’émancipation, de développement et de souveraineté.</p>
<p>L’impossible frontière entre le partenariat <em>« gagnant-gagnant »</em> et <em>« perdant-gagnant »</em> révèle la formidable dynamique de la dépendance et de la perte de marge de manœuvre économique et politique dans une grande majorité de pays africains. Il devient indispensable de changer de paradigme ?</p>
<p>Selon Afrocentricity Think Tank, il faudra passer d’un partenariat fondé sur l’endettement et l’extraction à un modèle centré sur la souveraineté productive. Le partenariat doit être conditionné à la création de valeur locale plutôt qu’à la seule livraison d’infrastructures. Chaque projet doit générer revenus domestiques, emplois locaux et transfert technologique. Les financements doivent être transparents, audités et soumis au contrôle parlementaire. Les ressources naturelles ne doivent plus servir de garanties, mais de leviers d’industrialisation, de transfert de technologies et de création d’emplois décents. La négociation doit devenir collective et régionale, non bilatérale pour que la relation Afrique – Chine ne puisse plus se présenter comme une coopération <em>« gagnant-gagnant »</em> alors qu’il s’agit d’une captivité financière rampante.</p>
<h3>2. DETTES GARANTIES PAR LES RESSOURCES : ÉTATS GAGNANTS, PEUPLE AFRICAIN PERDANT !</h3>
<p>Le discours officiel du partenariat sino‑africain se présente comme un modèle « gagnant‑gagnant », mais la réalité montre souvent un déséquilibre rampant et en voie d’approfondissement qui marginalise le Peuple africain.</p>
<p>Le cas de l’Angola illustre clairement cette dérive entre 2004 et 2020. Ce pays a contracté des dizaines de milliards de dollars de prêts chinois pour reconstruire routes, chemins de fer, logements et barrages. Ces financements ont permis une reconstruction rapide après la guerre civile. Cependant, les prêts étaient garantis par le pétrole, selon le modèle des prêts adossés aux ressources pétrolières (<em>oil‑backed loans) </em>et minières. De plus, ce sont les entreprises chinoises et non angolaises qui réalisent la quasi-totalité des travaux avec du personnel chinois et sans transfert de technologies.</p>
<p>Le remboursement s’est donc fait en ressources naturelles plutôt qu’en recettes budgétaires classiques. La quasi‑totalité des travaux a été confiée à des entreprises chinoises, excluant largement les entreprises locales. Les retombées industrielles, technologiques et en emplois pour la population angolaise sont restées limitées. Ainsi, le <em>« gagnant‑gagnant »</em> s’est transformé en un <strong>perdant-gagnant</strong>, où la dépendance l’emporte sur le partenariat.</p>
<p>Mais, il y a un point commun entre l’approche des dirigeants africains et celle de la Chine : une volonté bien comprise d’exclure le peuple africain des négociations et de leurs contrôles. Or, un tel système est anti-démocratique par essence.</p>
<p>Le Peuple angolais n’a pas réellement bénéficié de ces projets en raison d’une opacité totale des contrats, rendant impossible l’évaluation des coûts réels. De nombreuses surfacturations et des projets inachevés ont été constatés dans plusieurs provinces. Les retombées sociales ont été limitées, car la majorité des travaux a été réalisée par une main‑d’œuvre importée de Chine, réduisant fortement les emplois locaux. Le remboursement en pétrole a privé l’État de ressources budgétaires essentielles pour financer la santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable. Cette situation a conduit à une dépendance extrême, faisant de l’Angola le principal débiteur africain de la Chine. Enfin, une corruption massive a détourné une partie des fonds qui n’a jamais atteint les projets destinés à la population.</p>
<p>La vraie alternative consiste à financer le développement par la productivité, la transparence et la diversification, plutôt que par l’hypothèque des ressources naturelles.</p>
<p>Le véritable résultat est que la Chine a sécurisé du pétrole pendant plus de 15 ans. Des élites angolaises ont bénéficié des contrats, or la plus grande majorité du peuple angolais n’a pas vu d’amélioration de son bien-être, pourtant promise par les deux parties.</p>
<p>Selon le ministère des finances de l’Angola<sup><a id="post-9081-endnote-ref-3" href="#post-9081-endnote-3">[3]</a></sup>, le montant de l’endettement de l’Angola vis‑à‑vis de la Chine en 2024 et en 2025 est passé d’environ 10,15 milliards USD en 2024 à 8,9 milliards USD en 2025<sup><a id="post-9081-endnote-ref-4" href="#post-9081-endnote-4">[4]</a></sup>, principalement constitué de prêts adossés aux revenus pétroliers<sup><a id="post-9081-endnote-ref-5" href="#post-9081-endnote-5">[5]</a></sup>. La structure de la balance commerciale est déséquilibrée avec plus de 90 % des exportations constituées de pétrole majoritairement vers la Chine, alors que les importations sont constituées de biens manufacturés, de machines et équipements à valeur ajoutée. De fait, la Chine absorbe plus de 40 % &#8211; 50 % des exportations angolaises, ce qui renforce la dépendance commerciale malgré l’excédent.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9083" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>L’Angola a été le plus grand emprunteur africain auprès de la Chine avec une période de dépendance située entre 2016 et 2024 et un pic estimé autour de 23 milliards (Mds) de dollars américains (USD) (voir Graphe ci-dessus). Si la dette envers la Chine en 2025 est inférieure à 9 milliards USD et quasi exclusivement adossée au pétrole, les objectifs affichés du Gouvernement angolais sont de parvenir à un remboursement accéléré et solder cette dette d’ici 2028<sup><a id="post-9081-endnote-ref-6" href="#post-9081-endnote-6">[6]</a></sup>.</p>
<h3>3. LES 10 PAYS AFRICAINS SURENDETTÉS</h3>
<p>Parmi les pays africains les plus dépendants de la Chine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-7" href="#post-9081-endnote-7">[7]</a></sup>, on distingue un noyau dur de dépendance extrême, composé principalement de l’Angola, de l’Éthiopie, du Kenya, de la Zambie et du Congo‑Brazzaville, dont les niveaux d’endettement, la concentration des projets financés par la Chine et, dans certains cas, le recours à des prêts adossés aux ressources naturelles (pétrole, cuivre, cobalt) ont fortement réduit leur marge de manœuvre budgétaire et stratégique<sup><a id="post-9081-endnote-ref-8" href="#post-9081-endnote-8">[8]</a></sup>.</p>
<p>À ce premier cercle s’ajoute un groupe de pays en dépendance très forte, incluant le Ghana, la République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>), le Mozambique, le Zimbabwe et le Cameroun, caractérisés par une exposition élevée aux financements chinois dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des mines, ainsi que par des vulnérabilités accrues en matière de soutenabilité de la dette et de risques de restructuration.<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9084" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>L’ensemble de ces pays illustre une relation asymétrique Afrique–Chine, marquée par une forte concentration bilatérale des financements, une transparence contractuelle limitée et, pour plusieurs d’entre eux, un basculement progressif vers des situations de surendettement ou de dépendance stratégique.</p>
<h3>4. RISQUE DE DÉFAUT : PAYS QUI S’EN SORTENT OU PAS</h3>
<p>Le risque de défaut des pays africains<sup><a id="post-9081-endnote-ref-9" href="#post-9081-endnote-9">[9]</a></sup> vis‑à‑vis de la Chine révèle des trajectoires très contrastées, entre États capables de gérer et honorer leurs engagements et d’autres enfermés dans une spirale de surendettement entre 2024 et 2026. Aussi, il importe à travers quelques exemples, de distinguer les pays qui s’en sortent de ceux en difficulté, afin de mieux comprendre les facteurs économiques, institutionnels et stratégiques qui expliquent ces écarts et offrir des solutions quant à la recherche du non-alignement et la souveraineté à terme.</p>
<h4>4.1 Défaut très probable, déjà constaté ou en restructuration</h4>
<p>Un premier groupe de pays se trouve déjà en situation de défaut, ou en très haut risque de défaut ou en détresse de dette élevée avec des arriérés et une restructuration en cours, y compris vis‑à‑vis de créanciers bilatéraux majeurs comme la Chine. Autrement dit, le risque à court terme est envisagé en raison d’un endettement insoutenable et de capacités budgétaires très contraintes. Il s’agit notamment des pays suivants en arriérés ou engagés dans une restructuration formelle avec la Chine : Congo‑Brazzaville, Ghana, Éthiopie, Mozambique, Tchad et Zambie, Zimbabwe. La plupart de ces pays restera en risque extrême jusqu’en 2030, même avec restructurations (voir tableau suivant).</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong> Risque entre 2026 et 2030 : Défaut, arriérés ou restructuration active</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Congo-Brazzaville</strong></td>
<td>Restructurations multiples, dette insoutenable</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Éthiopie</strong></td>
<td>Restructuration sous le Cadre commun, paiements suspendus</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Ghana</strong></td>
<td>Restructuration de la dette depuis 2023, Chine impliquée</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Mozambique</strong></td>
<td>Arriérés et restructurations depuis les scandales de 2016</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Soudan</strong></td>
<td>En défaut généralisé depuis longtemps (sanctions + arriérés)</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Tchad</strong></td>
<td>Restructuration déjà effectuée, situation encore fragile</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Zambie</strong></td>
<td>Défaut depuis 2020, restructuration en cours (Chine + créanciers privés)</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Zimbabwe</strong></td>
<td>Arriérés chroniques, défaut de fait depuis des années</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.2 Risque élevé</h4>
<p>Un deuxième ensemble de pays reste sous forte pression financière, avec un risque important de glissement vers le défaut en cas de choc externe (taux, matières premières, instabilité politique) : Angola, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Madagascar, Malawi, Niger, et Sierra Leone. Ces pays ne sont pas encore en défaut, mais un choc externe notamment une hausse des taux, une chute des prix des matières premières, une instabilité politique pourrait les y conduire (voir tableau suivant).</p>
<p>Ces pays en risque élevé de surendettement sont fortement exposés vis-à-vis de la Chine et ont une capacité de remboursement fragile, avec une probabilité de défaut entre 2026 et 2030.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque élevé de défaut</strong> : <strong>glissement vers le défaut en cas de choc externe</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Angola</strong></td>
<td>Très endetté envers la Chine, dépendance au pétrole, restructurations déjà faites</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Burkina Faso</strong></td>
<td>Fragilité extrême et faible capacité de remboursement</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Cameroun</strong></td>
<td>Service de la dette en hausse, projets chinois lourds, recettes limitées</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Kenya</strong></td>
<td>Service de la dette très lourd, recettes fiscales insuffisantes, dette chinoise importante</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Madagascar</strong></td>
<td>Faible capacité budgétaire, dette chinoise significative</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Malawi</strong></td>
<td>Risque élevé, faible croissance</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Niger</strong></td>
<td>Instabilité politique et dette croissante</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Sierra Leone</strong></td>
<td>Forte vulnérabilité, projets chinois coûteux</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.3 Risque modéré</h4>
<p>Un troisième groupe de pays conserve une situation plus maîtrisée, malgré des vulnérabilités réelles, grâce à une diversification économique relative ou une gestion plus prudente de la dette : Congo (République démocratique), Côte d’Ivoire, Égypte, Nigeria, Mauritanie, Togo. Ces pays peuvent éviter le défaut si la croissance reste solide et si les créanciers (dont la Chine) acceptent des rééchelonnements (voir tableau suivant). Ils ne sont pas en crise, mais leur dette augmente et leur exposition à la Chine est significative.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque modéré de défaut</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Congo (Rep. Démo.)</strong></td>
<td>Contrats miniers complexes, risque dépendant des prix des minerais</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Côte d’Ivoire</strong></td>
<td>Gestion prudente, mais dette publique en hausse</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Égypte</strong></td>
<td>Très endettée globalement, mais la dette chinoise est inférieure à la dette envers le Fonds monétaire international ou les pays du Golfe</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Mauritanie</strong></td>
<td>Exposition modérée mais vulnérabilité structurelle</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Nigeria</strong></td>
<td>Dette chinoise gérable mais pression budgétaire forte</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Togo</strong></td>
<td>Endettement élevé mais encore gérable</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>4.4 Risque faible ou modéré bas</h4>
<p>Enfin, un dernier ensemble de pays présente un risque faible de défaut vis‑à‑vis de la Chine, en raison d’une exposition limitée aux prêts chinois, d’institutions relativement solides, d’une diversification économique et de l’absence de mécanismes de dette adossée aux ressources.</p>
<p>La Chine y intervient principalement comme investisseur, partenaire industriel ou contractant Ingénierie, Approvisionnement et Construction (EPC), et non comme créancier systémique. Ils ont une dette chinoise modérée, une économie diversifiée ou une bonne gestion macro-économique. Il s’agit des pays suivants : Algérie, Afrique du Sud, Botswana, Maroc, Maurice, Namibie (voir tableau suivant).</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th><strong>Pays</strong></th>
<th><strong>Risque faible de défaut : pays résilients</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Afrique du Sud</td>
<td>Dette chinoise faible, marché financier développé</td>
</tr>
<tr>
<td>Algérie</td>
<td>Chine comme partenaire industriel, pas comme créancier majeur</td>
</tr>
<tr>
<td>Botswana</td>
<td>Gestion prudente, dette faible</td>
</tr>
<tr>
<td>Maroc</td>
<td>Très peu de dette chinoise, surtout des investissements directs étrangers (IDE)</td>
</tr>
<tr>
<td>Maurice</td>
<td>Très faible exposition à la Chine</td>
</tr>
<tr>
<td>Namibie</td>
<td>Endettement modéré</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Sur 2000–2024, le risque du Sénégal est faible. Depuis 2024, le risque est modéré, mais aucun défaut ni restructuration à l’horizon avec la Chine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-10" href="#post-9081-endnote-10">[10]</a></sup>. Pour la République centrafricaine<sup><a id="post-9081-endnote-ref-11" href="#post-9081-endnote-11">[11]</a></sup>, il n’y a pas de défaut envers la Chine. Le risque structurel demeure élevé, mais l’exposition chinoise et faible. Aussi, le risque bilatéral RCA-Chine se situerait entre modéré et élevé du fait de la fragilité de la capacité de génération de recettes budgétaires et moins par le volume.</p>
<p>D’ici 2030, les pays suivants ne présentent aucun risque de défaut lié à la Chine et ont cessé d’emprunter à la Chine ou sont en voie de rembourser dans les délais avec une réduction forte des emprunts chinois depuis 2017 (voir tableau suivant) :</p>
<h3>5. PERSPECTIVES DE SORTIE GRADUELLE DE LA DÉPENDANCE ENVERS LA CHINE</h3>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Pays</strong></td>
<td><strong>Pays avec un profil solide </strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Aucun risque de défaut lié à la Chine</td>
<td>Remboursement dans les délais</td>
</tr>
<tr>
<td>Afrique du Sud</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Algérie</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Côte d’Ivoire</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Égypte (moins de projets d’infrastructure, plus de lignes de crédit)</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>Kenya (quasi-arrêt depuis 2020)</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>Maroc</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Maurice</td>
<td>Oui</td>
</tr>
<tr>
<td>Nigeria (fort ralentissement)</td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Trois (3) grands axes ont été identifiés pour sortir graduellement de la tutelle chinoise :</p>
<ul>
<li>diversifier les partenaires financiers et technologiques pour éviter la dépendance unique ;</li>
<li>renforcer la gouvernance et la transparence pour reprendre le contrôle des ressources ;</li>
<li>industrialiser et transformer localement afin de créer de la valeur et réduire le besoin d’endettement externe.</li>
</ul>
<p>Concrètement, au moins 13 actions opérationnelles et interdépendantes sont possibles :</p>
<ol>
<li>Diversification des créanciers : <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym>, <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, <acronym title="Union européenne">UE</acronym>, Japon, Inde, pays du Golfe ; bilatéraux, Banque africaine de développement, Afreximbank, etc. ;</li>
<li>Renégociation transparente des contrats : fin des clauses secrètes, audits publics ;</li>
<li>Développement de marchés financiers locaux : emprunts en monnaie locale ;</li>
<li>Industrialisation locale : transformer les matières premières au lieu de les exporter brutes.</li>
<li>Renforcement des institutions : lutte contre la corruption, meilleure gouvernance.</li>
<li>Partenariats public‑privé équilibrés : éviter les dépendances uniques.</li>
<li>Montée en compétence technologique : réduire la dépendance aux entreprises chinoises.</li>
<li>Intégration régionale africaine : Zone de libre-échange africaine (ZLECAf) pour réduire la dépendance extérieure ;</li>
<li>Intégration du système panafricain de paiement PAPSS avec des systèmes alternatifs au Système de paiement SWIFT ;</li>
<li>Promouvoir la réciprocité dans les règles d’origine et les tarifs douaniers ou apparentés ;</li>
<li>Mettre en place et accepter les règles d’un mécanisme africain de règlement des différends ;</li>
<li>Transition énergétique : attirer des financements verts non chinois ;</li>
<li>Stabilité politique : condition essentielle pour diversifier les partenaires.</li>
</ol>
<h3>6. LA CHINE PEUT-ELLE NEUTRALISER LES INITIATIVES AFRICAINES DE RÉSISTANCE ?</h3>
<p>La Chine peut-elle s&rsquo;opposer à la réalisation des 13 points proposés ? Vraisemblablement oui si ceux-ci mettent en cause leur stratégie d’approvisionnement en matières premières non transformées. Les pays africains peuvent-ils malgré tout s&rsquo;en sortir ?</p>
<p>En réalité, les dirigeants chinois ne pourront pas s’opposer frontalement aux initiatives africaines si elle sont collectives, mais ils peuvent freiner, contourner ou neutraliser ces efforts en misant sur les approches bilatérales, ce par au moins sept (7) leviers :</p>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.1 Levier financier</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>offrir des prêts rapides, sans conditions politiques, pour rendre les alternatives moins attractives ;</li>
<li>proposer des refinancements qui prolongent la dépendance.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.2 Levier contractuel</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>clauses de confidentialité empêchant les audits publics ;</li>
<li>garanties sur ressources naturelles difficiles à renégocier.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.3 Levier économique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>domination des marchés africains via entreprises chinoises (construction, télécoms, énergie) ;</li>
<li>prix très compétitifs qui laminent la concurrence locale ou occidentale.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.4 Levier politique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>soutien diplomatique à certains régimes autocratiques en échange de la loyauté et l’alignement sur la Chine ;</li>
<li>influence dans les partis politiques, médias, formations administratives.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.5 Levier technologique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>dépendance aux infrastructures numériques chinoises (Huawei, Safe City, etc.) ;</li>
<li>difficulté à migrer vers d’autres fournisseurs.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.6 Levier géopolitique</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>utilisation de la rivalité Chine–États‑Unis pour pousser les pays africains à <em>« choisir un camp ».</em></li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">6.7 Levier culturel</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>utilisation de leur capacité d’influence pour que de nombreux africains épousent la culture chinoise au lieu et place de la culture africaine et conduire ainsi à un alignement sur la Chine sans en imposer formellement les conditions.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Les autorités chinoises manœuvrent sur le très long terme et n’ont pas d’antécédent historique de « blocage » de la souveraineté des pays africains à la différence des pays occidentaux. Aussi, la Chine ne bloquera vraisemblablement pas ouvertement les initiatives collectives ou nationales des dirigeants africains. Mais elle risque :</p>
<ul>
<li>d’opter pour l’utilisation d’incitations et des asymétries des liens de dépendance dans la structure des échanges commerciaux et des chaines de valeur ; et</li>
<li>de monnayer son influence dans le cadre d’une géo-fragmentation, voire sa capacité de nuisance envers d’autres partenaires de l’Afrique.</li>
</ul>
<h3>7. GÉO‑FRAGMENTATION AFRIQUE–CHINE : COMMENT LES PAYS AFRICAINS PEUVENT REPRENDRE L’INITIATIVE ?</h3>
<p>Il importe de redéfinir la géo-fragmentation dans un contexte de décolonisation, de dépolarisation et de souveraineté dans un monde global qui se structure en <em>« sud-global »</em> et <em>« nord-global », </em>non sans chercher des alternatives au non-alignement avec le concept de <em>« multi‑alignement »</em>. Cela pose le problème d’un monde unilatéral en effritement avancé et un <em>« monopole »</em> discursif occidental falsifié comme étant universel et civilisationnel. De ce point de vue, le discours, vrai ou faux, devient un enjeu de pouvoir, révélateur des asymétries et des conflits contemporains<sup><a id="post-9081-endnote-ref-12" href="#post-9081-endnote-12">[12]</a></sup>.</p>
<p>Pour Badie et Al. (2026), <em>« la géo‑fragmentation correspond à un monde où la fragmentation des normes, des récits et des alliances remplace les blocs stables, obligeant les États – notamment africains – à naviguer entre dépendances, multi‑alignements et recompositions stratégiques ».</em></p>
<p>Dans le cadre de la relation Afrique-Chine, <em>Afrocentricity Think Tank</em> considère que les opportunités sont supérieures aux risques et qu’à ce titre, <em>la géo‑fragmentation repose principalement sur la diversité ciblée des partenaires, la recomposition de la structure des échanges et des alliances économiques sous l’effet des imprévisibilités et rivalités géopolitiques, poussant les pays africains à choisir, arbitrer ou segmenter leurs partenariats, notamment entre la Chine et l’Organisation de Coopération de Shanghai (<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym><sup><a id="post-9081-endnote-ref-13" href="#post-9081-endnote-13">[13]</a></sup>) et les autres pôles mondiaux</em>. Néanmoins, il existe des risques et opportunités individuels et collectifs pour les Etats africains :</p>
<ul>
<li>risques individuels : sur‑dépendance à un seul partenaire, contrats asymétriques, pressions politiques ou commerciales ciblées.</li>
<li>risques collectifs : fragmentation des positions africaines, dépendances bilatérales accrues, perte de pouvoir de négociation et exposition aux chocs géopolitiques.</li>
<li>opportunités individuelles : attirer des investisseurs étrangers directs alternatifs, diversifier les partenaires, capter des transferts technologiques et monter en gamme industrielle.</li>
<li>opportunités collectives : utiliser la concurrence Chine–Occident pour négocier de meilleures conditions, renforcer l’intégration régionale (ZLECAf) et bâtir des chaînes de valeur africaines.</li>
</ul>
<p>Sans une volonté collective et une coordination continentale sur des bases plus sectorielles que régionales, la diversification des partenaires et des projets de transformation en Afrique risque de transformer les objectifs de souveraineté contractuelle en une illusion. Cette vulnérabilité pourrait pourtant devenir une opportunité en générant une puissance collective fondée justement sur la nouvelle alternative de la coordination sectorielle et régionale, une forme positive et non toxique de la géo-fragmentation en engendrant de la résilience, de la diversification stratégique. Or, en phase dynamique de finalisation des décolonisations et de construction des interdépendances « gagnant-gagnant », ces nouvelles relations doivent pouvoir se négocier et s’adosser sur une gouvernance contractuelle avec des redevabilités transparentes. Il s’agit en réalité en phase de transition accélérée d’aller vers des souverainetés non-négociables mais modulables.</p>
<p>Comment alors les pays africains peuvent-ils se sortir malgré tout de la dépendance chinoise tant au niveau de la dette que de l’asymétrie de la structure des échanges trop concentrés sur le couple exportations africaines de matières premières non transformées et importations de produits manufacturés chinois (voir le graphique suivant) ?<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-4.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9085" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-afrique-chine-29-03-26-diff-g-pdf-page-4-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.1 Diversifier les partenaires</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Ne plus dépendre d’un seul créancier et privilégier les <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ ;</li>
<li>Mettre en concurrence le <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> et la <acronym title="Banque internationale pour la reconstruction et  le développement">Banque mondiale</acronym>, et les bilatéraux alternatifs comme Inde, Japon, <acronym title="Union européenne">UE</acronym>, pays du Golfe, Corée du Sud…</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.2 Renégocier les contrats chinois</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Exiger transparence, audits, publication des clauses ;</li>
<li>Passer par des plateformes multilatérales pour équilibrer le rapport de force.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.3 Développer des marchés financiers locaux</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Emprunter en monnaie locale pour réduire le risque de change ;</li>
<li>Attirer les investisseurs africains et de la Diaspora africaine.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.4 Industrialiser localement</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Transformer le sous-sol, le sol et le hors-sol localement avec une priorité pour les minerais stratégiques notamment le cobalt, le lithium, la bauxite, etc. ;</li>
<li>Réduire les exportations brutes qui alimentent la dépendance.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.5 Renforcer la gouvernance inclusive</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Lutter contre la corruption qui affaiblit la capacité de négociation.</li>
<li>Renforcer les contre-pouvoirs notamment les institutions de contrôle (cours des comptes, parlements) et la justice indépendante.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.6 Coopération régionale</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Utiliser la ZLECAf pour créer un marché africain intégré ;</li>
<li>Négocier en blocs régionaux plutôt qu’en pays isolés.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4 style="padding-left: 40px;">7.7 Développer la technologie locale et promouvoir les contenus locaux</h4>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Attirer et inciter pour le transfert de technologies y compris la digitalisation ;</li>
<li>Former des techniciens, des ingénieurs et des managers pour créer des alternatives africaines aux solutions chinoises.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>En définitive pour les dirigeants africains, la sortie de dépendance graduelle de la dette chinoise et plus largement de la dette structurelle avec le monde extérieure est possible mais repose sur une géo-fragmentation positive. Toutefois, cela requiert une volonté politique d’organiser une Afrique collectivement, l’éradication de la corruption, la transparence et la diversification géo-sectorielle et multipolaire.</p>
<h3>8. LES DIRIGEANTS AFRICAINS BRADENT‑ILS L’AVENIR DES PEUPLES AFRICAINS EN CHINE ?</h3>
<p>Comme les cas de <em>braderies transactionnelles </em>du bien commun africain que sont les sous-sols et le sol africains, semblent devenir légion, contentons-nous de citer quelques cas comme ceux de la République démocratique du Congo (<acronym title="République démocratique du Congo">RDC</acronym>) et de la Guinée.</p>
<p>Des accords <em>« ressources contre infrastructures »</em> aux promesses non tenues.</p>
<p>Les contrats dits <em>« ressources contre infrastructures »</em> conclus entre certains États africains et la Chine illustrent les limites du narratif du partenariat <em>gagnant‑gagnant</em>.</p>
<p>En République démocratique du Congo, le contrat <em>Sicomines</em> signé en 2008 a accordé à la Chine un accès privilégié au cuivre et au cobalt en échange de routes, d’hôpitaux et d’infrastructures publiques. Or, moins de 20 % des infrastructures promises ont été effectivement livrés, tandis que les minerais ont été exportés massivement, privant le pays de la valeur ajoutée attendue. Face à ce déséquilibre, l’État congolais a demandé une renégociation, estimant que le pays avait été lésé. Le Peuple congolais, lui, n’a pas vu les bénéfices promis.</p>
<p>En Guinée, un schéma similaire s’est mis en place autour de la bauxite. La Chine a obtenu un accès prioritaire aux ressources, tandis que les projets routiers avancent lentement, avec des impacts environnementaux importants. Les communautés locales, directement affectées par l’extraction, ne perçoivent que très peu de retombées économiques ou sociales.</p>
<p>La Guinée a mis l’accent sur l’exploitation du plus grand gisement de minerai de fer à haute teneur au monde et situé en Guinée avec le méga-programme/projet <em>« Simandou 2040<sup><a id="post-9081-endnote-ref-14" href="#post-9081-endnote-14">[14]</a></sup> »</em>. Il s’agit d’un complexe intégré <em>mine-chemin de fer-port</em> qui devrait aider le pays à réussir son émergence si les richesses tirées de ce projet sont redistribuées et profitent au Peuple guinéen. La Chine est un acteur central du financement, de la construction et de l’exploitation, via des groupes industriels publics (China Baowu<sup><a id="post-9081-endnote-ref-15" href="#post-9081-endnote-15">[15]</a></sup> (China Baowu Steel Group) et Chinalco<sup><a id="post-9081-endnote-ref-16" href="#post-9081-endnote-16">[16]</a></sup> (Aluminum Corporation of China), par exemple) afin de sécuriser un accès stratégique<strong> au fer</strong> pour son industrie sidérurgique. Les maîtres d&rsquo;ouvrages sont :</p>
<ul>
<li>d’une part, le consortium SimFer S.A<sup><a id="post-9081-endnote-ref-17" href="#post-9081-endnote-17">[17]</a></sup>. (Joint-Venture), composé de Rio Tinto<sup><a id="post-9081-endnote-ref-18" href="#post-9081-endnote-18">[18]</a></sup>, de Chalco Iron Ore Holdings ; et</li>
<li>d’autre part, le consortium dirigé par Chinalco, du Winning Consortium Simandou (WCS), de Baowu et de la République de Guinée.</li>
</ul>
<p>Une exploitation de minerai de fer à ciel ouvert est mise en place dans le massif du Simandou, au sud-est de la Guinée, avec une production maximale estimée comprise entre 95 et 100 millions de tonnes par an. Environ 120 millions de tonnes par an de minerai de fer provenant des concessions de Simandou, seront répartis à parts égales entre les deux principales entités que sont Simfer et Chinalco.</p>
<p>Sur l’emploi, les entreprises chinoises impliquées sous Chinalco et SimFer S.A. ont créé des emplois en Guinée, principalement pendant la phase de construction (mine, rail, port)<sup><a id="post-9081-endnote-ref-19" href="#post-9081-endnote-19">[19]</a></sup>. Selon SimFer S.A. (Winning Consortium Simandou (WCS)), plus de 25 000 personnes ont été employées, dont environ 82 % de Guinéens, et plus de 600 millions USD ont déjà été dépensés auprès d’entreprises guinéennes sous forme de sous‑traitances et de services<sup><a id="post-9081-endnote-ref-20" href="#post-9081-endnote-20">[20]</a></sup>. Pourtant, la partie guinéenne WCS – SimFer a mis en place une stratégie formelle de création d’emplois et de formation des Guinéens, conformément à ce qui est prévu dans le Code minier qui incite et donne la priorité aux sociétés qui recrutent local et offrent des programmes de mise à niveau et de montée en compétences.</p>
<p>Cependant, la réalité est tout autre.</p>
<p>Les emplois offerts par les sociétés chinoises sont largement temporaires. D’après les informations disponibles, l’emploi a culminé à plus de 60 000 postes en 2024–2025, mais moins de 15 000 emplois permanents seront nécessaires en phase d’exploitation<sup><a id="post-9081-endnote-ref-21" href="#post-9081-endnote-21">[21]</a></sup>, ce qui a déjà entraîné des licenciements massifs<sup><a id="post-9081-endnote-ref-22" href="#post-9081-endnote-22">[22]</a></sup> sans véritable chances de création d’emplois décents et à durée indéterminée.</p>
<p>Les postes les plus qualifiés (ingénierie lourde<sup><a id="post-9081-endnote-ref-23" href="#post-9081-endnote-23">[23]</a></sup>, management et direction<sup><a id="post-9081-endnote-ref-24" href="#post-9081-endnote-24">[24]</a></sup>, Ingénierie, Approvisionnement et Construction (EPC)<sup><a id="post-9081-endnote-ref-25" href="#post-9081-endnote-25">[25]</a></sup>) restent majoritairement occupés par des expatriés, tandis que l’emploi local se concentre surtout sur la construction, la logistique et les services.</p>
<p>Pour Simandou 2040, la Chine et ses entreprises ont bien créé des emplois pour les Guinéens, surtout au démarrage. Mais l’impact durable dépendra de la réussite des engagements de contenu local, formation, transformation industrielle et emplois en aval prévus par Simandou 2040. Sans quoi l’effet restera conjoncturel et non structurel.</p>
<p>Aussi, l’enjeu de Simandou 2040 est précisément de transformer les emplois dans l’ ingénierie, l’approvisionnement et la construction (EPC) temporaires en compétences nationales durables (formation, industrialisation, transformation locale). Rien ne permet pour le moment de percevoir les voies par lesquelles de nouvelles créations de postes pérennes vont émerger.</p>
<p>En définitive en Guinée comme en République Démocratique du Congo, la Chine, ainsi que d’autres partenaires, se préoccupent peu des conditions de droits humains, d’absence de démocratie ou même d’impunité et marginalisation que peuvent subir ceux des pays qui pensent offrir une autre alternative de gouvernance.</p>
<h3>9. DIRIGEANTS AFRICAINS <acronym title="Pays industrialisés">PI</acronym>ÉGÉS PAR LEURS PROPRES ARBITRAGES ET MANQUE D’ORGANISATION COLLECTIVE</h3>
<p>De nombreux accords sino-africains révèlent des faiblesses récurrentes de la gouvernance des dirigeants africains et posent structurellement le problème de la dépendance volontaire et de l’inconscience stratégique de certains dirigeants africains.</p>
<p>Rappelons les principaux points de frictions avec la Chine et son mode de coopération avec les dirigeants africains et qui conduisent à des échecs et des coûts pour les Peuples africains :</p>
<ol>
<li>opacité totale des contrats, souvent non publiés et assortis de clauses secrètes ;</li>
<li>garanties sur ressources naturelles (cuivre, cobalt, bauxite, pétrole), qui réduisent la souveraineté économique ;</li>
<li>endettement massif, parfois déconnecté de la capacité réelle de remboursement ;</li>
<li>faible contenu local, avec une main‑d’œuvre majoritairement importée ;</li>
<li>projets peu ou non rentables, qui créent de la dette sans bénéfices durables pour la population africaine.</li>
</ol>
<p>Mais, tous les dirigeants africains bradent-ils réellement l’avenir de leurs Peuples et de l’Afrique ? Assurément que non ! Certains pays ont montré qu’une relation plus équilibrée est possible, grâce à la transparence, à la diversification des partenaires et à une gouvernance plus rigoureuse.</p>
<p>Le problème n’est donc pas la Chine seule, mais la faiblesse des cadres institutionnels et de négociation dans certains États. Là où ces cadres existent, la coopération peut devenir un véritable levier de développement ; là où ils font défaut, elle se transforme en dépendance.</p>
<p>Certains pays africains ont résisté par une gouvernance économique et anticipatrice plus vertueuse en diversifiant leurs partenaires. En effet,</p>
<ul>
<li><strong>le Botswana</strong> se distingue par une gouvernance fondée sur la transparence et des négociations fermes avec la Chine ;</li>
<li><strong>le Maroc</strong> a plutôt privilégié les investissements étrangers directs en offrant un environnement des affaires prévisibles et stables tout en orientant les investissements vers la transformation locale et le transfert de technologies et la formation pour sa population. La dette contractée a plutôt servi de levier de croissance, même si le ruissèlement économique ne parvient pas encore à l’ensemble de la population ;</li>
<li><strong>la Côte d’Ivoire</strong> a effectivement diversifié en sortant un peu du <em>« tout français »</em> mais a privilégié un endettement chinois modéré et contrôlé. Ainsi, l’effet de levier en provenance de la Chine a joué en faveur d’une croissance accélérée, même si les fruits de la croissance ne profitent pas encore à tous les Ivoiriens ; et</li>
<li><strong>L’Afrique du Sud</strong>, membre des <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym>+ a choisi de tirer avantage des prêts de la Chine par une dépendance faible.</li>
</ul>
<p>Le problème n’est donc pas la Chine seule : c’est aussi, diront certains observateurs avertis, la gouvernance locale des dirigeants africains qui refusent d’écouter toutes alternatives opérationnelles et plus efficaces tant qu’ils sont au pouvoir.</p>
<p>En définitive, plusieurs dirigeants africains ont signé des accords non transparents avec la Chine, -Etat ou entreprises-, et sacrifient ainsi l’avenir du Peuple africain au profit d’intérêts géopolitiques ou personnels du moment.</p>
<p>Mais toute cette architecture des intérêts croisés sans le Peuple ne peut relever de la fatalité. En effet, certains pays africains qui priorisent leur souveraineté, utilisent plus judicieusement leurs expertises nationales ou dispersées au sein de la Diaspora et optent pour une diversification compétitive des partenaires sont en train de servir de témoins qu’une relation équilibrée, et donc « gagnant-gagnant », avec la Chine est possible.</p>
<p>La réalité est que la dette qui résulte des mirages que constituent le nombre d’emplois décents et pérennes effectivement créés n’est que le symptôme de dirigeants africains piégés par leurs propres arbitrages et leur manque d’organisation collective et effective.</p>
<p>On peut se demander à juste titre si les échecs de la décision publique et stratégique ne relèvent pas en définitive plus d’une forme de dépendance négociée entre dirigeants Afrique-Chine, le tout sur le dos des Peuples africains marginalisés et impuissants.</p>
<h3>10. STRATÉGIE ET NÉGOCIATION COLLECTIVE POUR AMÉLIORER LA MARGE DE NÉGOCIATION DES ETATS AFRICAINS</h3>
<p>La clé n’est pas le rejet de la coopération, mais le changement de cadre. Les États africains doivent publier et auditer systématiquement les contrats, conditionner tout accès aux ressources à des objectifs mesurables (infrastructures livrées, emplois locaux, transferts technologiques) et refuser les garanties adossées aux ressources brutes.</p>
<p>La négociation collective, via des cadres régionaux ou continentaux, permettrait de rééquilibrer le rapport de force. Enfin, l’intégration de clauses de transformation locale, de pénalités en cas de non‑livraison et de mécanismes de suivi indépendants est essentielle.</p>
<p>Pour accroître leur marge de négociation face à la Chine, les pays africains doivent se concerter pour avoir des positions communes et doivent les tenir. Si c’est cela parler d’une seule voix selon l’Union africaine et les défenseurs de la zone de libre-échange africaine dite la ZLECAf, alors l’Afrique doit pouvoir produire et imposer des standards contractuels communs. Ce qui n’est pas encore le cas. Voici les principaux points qui supposent une réelle volonté d’agir collectivement et sans double-standard de la part des dirigeants africains :</p>
<ol>
<li>Les Etats africains qui prônent véritablement et sans hypocrisie la souveraineté et le panafricanisme doivent conditionner l’accès aux ressources à la transformation locale (raffinage, usines, chaînes de valeur, diversification) plutôt qu’aux exportations brutes.</li>
<li>Les contrats doivent intégrer des clauses chiffrées et sanctionnables : quotas d’emplois locaux qualifiés, calendriers de transfert technologique, audits publics.</li>
<li>La maîtrise de l’Ingénierie, Approvisionnement et Construction (IAC ou EPC en anglais) est clé : co‑entreprises, formation d’ingénieurs locaux, transfert progressif des postes de direction.<br />
Il faudra mettre les partenaires en concurrence (Etats-Unis, Russie, Chine, Union Européenne, Turquie, Inde, Golfe) pour obtenir de meilleures conditions. Enfin,</li>
<li>Le renforcement de l’expertise de négociation (droit minier, finance, IAC/EPC) pourrait s’améliorer de manière exponentielle si la mobilisation des expertises locales et celles de la Diaspora africaine se fait sur une base d’indépendance et de respect mutuel.</li>
</ol>
<p>Autrement dit, ce sont des stratégies sectorielles communes et des négociations collectives qui pourront contribuer à l’amélioration de la marge de négociation des États africains.</p>
<p>Sans stratégie claire, la coopération avec les pays à capacité d’influence forte, que ce soient les Etats-Unis, les pays de l’Union européenne, la Fédération de Russie ou la République populaire de Chine, tend à entretenir la dépendance, car elle se construit souvent sur l’urgence, l’opacité acceptée ou subie par les dirigeants africains et le court‑termisme.</p>
<p>Lorsque la gouvernance est faible, les choix économiques deviennent défensifs et subis, ouvrant la voie à des partenariats déséquilibrés.</p>
<p>Si la stratégie collective est absente, c’est la dépendance individuelle assurée, ce qui correspond à une équation perdante pour les peuples africains. La question est donc de savoir si la gouvernance des dirigeants africains avec la Chine ou d’autres pays contribue à la fabrique d’une dépendance. Le surendettement ne serait que la tête de l’iceberg dans des pays où sévit pourtant la chaleur.</p>
<p>L’absence de vision transforme alors la coopération en équation perdante, où la dette se substitue au développement inclusif et l’influence supplante la souveraineté. La Chine n’y échappe pas. Elle a réagi en réduisant fortement ses prêts vers l’Afrique au cours de 2025-2026 du fait des risques de défaut de paiement. Paradoxalement, cela a contribué à augmenter la pression sur la dépendance des dirigeants africains.<br />
À l’inverse, une stratégie assumée permet de reprendre l’initiative, de fixer les règles et d’aligner les partenariats sur l’intérêt général et la défense des intérêts des peuples africains.</p>
<p>Cette crise de gouvernance qui génère de la dépendance n’est pas une fatalité. Si la dépendance n’est donc pas une fatalité, alors le produit de décisions politiques et institutionnelles sont évitables. De fait, quand la gouvernance se renforce, la coopération cesse de fabriquer la dépendance et devient un levier d’emplois durables, de souveraineté et de transformation structurelle.</p>
<h3>11. CONCLUSION ET SOLUTIONS : NÉGOCIATION COLLECTIVE POUR SORTIR DU <acronym title="Pays industrialisés">PI</acronym>ÈGE LA DETTE CHINOISE</h3>
<p>Le déficit de gouvernance et la fragilité des institutions affaiblissent la capacité des États à contrôler les contrats, à imposer des sanctions et à faire respecter les obligations de contenu local.</p>
<p>L’opacité contractuelle héritée, notamment les clauses de confidentialité, empêche toute transparence et rend juridiquement complexe la renégociation d’accords déséquilibrés.</p>
<p>L’asymétrie du rapport de force est accentuée par des négociations menées de manière isolée face à un partenaire disposant de moyens financiers, techniques et diplomatiques, largement supérieurs.</p>
<p>Les pressions budgétaires de court terme poussent certains gouvernements à accepter des conditions défavorables pour financer rapidement des infrastructures, au détriment d’une vision stratégique durable.</p>
<p>La dépendance aux rentes extractives, dans des économies peu diversifiées, enferme les États dans des mécanismes de garanties sur ressources qui réduisent fortement leur marge de manœuvre.</p>
<p>Le manque d’expertise technique et juridique en finance structurée, droit minier et négociation internationale affaiblit la capacité à défendre efficacement les intérêts nationaux.</p>
<p>La faible coordination régionale prive les pays africains de l’effet de levier que représenterait le poids collectif de leur marché. Enfin,</p>
<p>Les résistances politiques internes avec des intérêts établis (élites bénéficiaires, réseaux clientélistes et ésotériques) peuvent bloquer les réformes qui renforceraient la transparence et la redevabilité.</p>
<p>En guise de dénouement, ces faiblesses ne relèvent pas du hasard ou de l’improvisation, mais d’un cumul de choix institutionnels et stratégiques. Tant que la gouvernance reste fragmentée et réactive, la coopération asymétrique et non collective alimente et alimentera la dépendance et les formes modernes de néocolonialisme par l’endettement. Lorsqu’elle devient coordonnée, compétente et anticipatrice, elle peut au contraire renforcer la souveraineté, créer une valeur durable et servir d’effet de levier à la puissance et à la dignité retrouvées.</p>
<p>Mettre en œuvre ces solutions exige temps, volonté politique et renforcement institutionnel. Sans gouvernance crédible, expertise technique et coordination régionale, même les meilleures stratégies risquent de rester théoriques. La clé réside dans le passage d’accords bilatéraux opaques à un cadre collectif, transparent et orienté vers la création de valeur locale.</p>
<p>Il est indispensable de sortir du piège chinois. Les dirigeants africains peuvent reprendre le contrôle en restant à l’écoute de leurs peuples respectifs et surtout en prônant l’inclusivité. Cela suppose :</p>
<ol>
<li>l’éradication de l’opacité et de la corruption avec la suppression des trocs déséquilibrés et des contrats dolosifs ;</li>
<li>la promotion et la contractualisation de l’industrialisation avec une appropriation des technologies localement ;</li>
<li>la reprise de contrôle de la logistique et des chaines de valeurs liées aux ressources du sous-sol, du sol et du hors-sol ;</li>
<li>le questionnement des nouveaux riches et arrivistes africains bloquant le ruissellement des recettes engrangées dans l’opacité et la brutalité envers la partie la plus faible et vulnérable du Peuple africain (expropriation, déguerpissement, déplacement de population, refus d’indemnisation, etc.).</li>
<li>la mise en œuvre d’un processus de mutation collective qui passe par sept (7) axes interdépendants que sont 1. la diversification stratégique, 2. la négociation collective, 3. la transparence, 4. l’industrialisation, 5. la contractualisation de l’approche commune et sectorielle, 6. la vérité des urnes et 7. la souveraineté productive et assumée.</li>
</ol>
<p>A défaut, c’est vers une perte de souveraineté assurée que les dirigeants africains conduisent l’Afrique de demain. Un rééquilibrage du partenariat multipolaire Afrique-Chine est indispensable. La dette et la géo fragmentation du monde et de l’Afrique ne doivent pas être un frein pour entamer de véritables négociations collectives entre les dirigeants africains d’une part, et entre les dirigeants africains et ceux de la Chine d’autre part, sauf que la souveraineté économique de l’Afrique et de son Peuple ne pourra plus servir de variable d’ajustement. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</p>
<p>Directeur général<br />
Afrocentricity Think Tank</p>
<p>29 mars 2026</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><strong>Notes bibliographiques sélectives</strong></p>
<ol>
<li id="post-9081-endnote-1">Matchoudo, P. (2026). « La Chine et l’Afrique face au mirage de la dette : Au cœur du mécanisme ». 23 mars 2026. In <em>gaskiyaniinfo.bj</em>. Accédé le 24 mars 2026. Voir <a href="https://gaskiyaniinfo.bj/la-chine-et-lafrique-face-au-mirage-de-la-dette-au-coeur-du-mecanisme/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://gaskiyaniinfo.bj/la-chine-et-lafrique-face-au-mirage-de-la-dette-au-coeur-du-mecanisme/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-2">Topana, E. (2026). « La dette chinoise en Afrique: un piège ? ». Deutsche Welle (La voix de l’Allemagne) – DW. Emission : Arbre à Palabres. Diffusion le vendredi 20 mars 2026 à 17h TU et le samedi 21 mars à 7h TU. In <a href="http://www.dw.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>Accédé le 24 mars 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/chine-afrique-dette-chinoise/audio-76461213" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/chine-afrique-dette-chinoise/audio-76461213<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Invités:• Yves Ekoué Amaïzo, économiste et directeur général de l&rsquo;Afrocentricity Think Tank, basé en Autriche.• Ibrahima Niang, enseignant chercheur au département de sociologie de l&rsquo;université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et Fondateur du Think Tank Institut des études africaines et asiatiques au Sahel.• Christian-Geraud Neema, éditeur du Projet Afrique Chine et Éditeur Afrique du China Global South Project. <a href="#post-9081-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-3">Ministério das Finanças de Angola (UGD) (2025). Plano Anual da Dívida Pública – 1º semestre de 2025. Luanda: Ministério das Finanças. <a href="#post-9081-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-4">Africa-Press – Angola (2025). « Angola’s debt to China reaches USD 8.9 billion in 2025. Luanda ». 17 July 2025. In <em>Africa-press.net</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.africa-press.net/angola/all-news/angolas-debt-to-china-reaches-usd-8-9-billion-in-2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.africa-press.net/angola/all-news/angolas-debt-to-china-reaches-usd-8-9-billion-in-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; estimation à la mi-2025. <a href="#post-9081-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-5">Botha, A. (2025). “Angola Plans Major Cut to Oil-Backed Debt to China in 2025”. 29 July, 2025. In <em>Further Africa</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://furtherafrica.com/2025/07/29/angola-plans-major-cut-to-oil-backed-debt-to-china-in-2025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://furtherafrica.com/2025/07/29/angola-plans-major-cut-to-oil-backed-debt-to-china-in-2025/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-6">Voir notamment Banco Nacional de Angola (BNA), statistiques de la dette externe et Boston University – Global Development Policy Center, <em>Chinese Loans to Africa Database</em>. <a href="#post-9081-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-7">Fathia Olasupo, F. &#8211; Business Insider Contributor (2025). “Top 10 African countries with the highest cumulative debt to China (2000–2023)”. 07 June 2025. In <em>Business Insider Africa. africa.businessinsider.com.</em> Accessed 24 March 2026. Retrieved from <a href="https://africa.businessinsider.com/local/markets/top-10-african-countries-with-the-highest-cumulative-debt-to-china-20002023/4085stj" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://africa.businessinsider.com/local/markets/top-10-african-countries-with-the-highest-cumulative-debt-to-china-20002023/4085stj<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-8">Boston University – Global Development Policy Center, Chinese Loans to Africa Database (2000–2023), base de données de référence sur les prêts chinois à l’Afrique (2026). “Chinese Loans to Africa Database. Interactive data project tracking loan commitments from Chinese development finance institutions, commercial banks, government entities and companies to African governments, state-owned enterprises and regional multilateral institutions”. In Boston University. <a href="http://www.bu.edu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.bu.edu<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 24 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.bu.edu/gdp/chinese-loans-to-africa-database/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.bu.edu/gdp/chinese-loans-to-africa-database/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-9">World Bank Group (2026). “Debt &amp; Fiscal Risks Toolkit. Debt Sustainability Analysis (DSA). In <a href="http://www.worldbank.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.worldbank.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Accessed 21 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.worldbank.org/en/programs/debt-toolkit/dsa" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.worldbank.org/en/programs/debt-toolkit/dsa<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-10">Rédaction (2026). « Dette extérieure : le Sénégal évite le défaut et honore 471 millions de dollars de paiements ». 16 mars 2026. In <a href="http://www.echosmedias.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.echosmedias.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 17 mars 2026. Voir <a href="https://www.echosmedias.org/dette-exterieure-le-senegal-evite-le-defaut-et-honore-471-millions-de-dollars-de-paiements/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.echosmedias.org/dette-exterieure-le-senegal-evite-le-defaut-et-honore-471-millions-de-dollars-de-paiements/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-11"><acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> (2024). <em>Analyse de viabilité de la dette – République centrafricaine (2024). </em>Rapport du <acronym title="Fonds Monétaire International">FMI</acronym> n°24/198. Juçin 2024. In <a href="http://www.imf.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.imf.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accédé le 26 mars 2026. Voir <a href="https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1caffa2024001-print-pdf.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1caffa2024001-print-pdf.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-12">Badie, B., Allès, D. et Paquin, S. (2026). <em>Les mots du nouveau monde</em>. CNRS Éditions : Paris. <a href="#post-9081-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-13">L’Organisation de coopération de Shanghai (<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>) est une organisation intergouvernementale eurasiatique, créée en 2001, dédiée à la coopération sécuritaire, politique et économique, notamment contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme. La Chine est membre fondateur et pilier central de l’<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>, qui abrite son secrétariat à Pékin et sert de plateforme pour sécuriser son environnement régional et promouvoir un ordre multipolaire. Via l’<acronym title="Organisation de Coopération de Shanghai">OCS</acronym>, la Chine renforce son influence en Eurasie, coordonne sécurité et connectivité (BRI) et contrebalance l’influence occidentale. <a href="#post-9081-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-14">Simandou 2040 – République de Guinée. Voir <a href="https://simandou2040.gn" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://simandou2040.gn</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> : la vision de développement économique et stratégique de la Guinée autour de Simandou 2040. Simandou 2040 est le programme national de transformation de la Guinée, visant à utiliser le projet minier de Simandou comme levier d’industrialisation, d’infrastructures, d’énergie et de capital humain à l’horizon 2040. Il ambitionne de mobiliser plus de 200 milliards USD d’investissements et de générer des recettes fiscales, minières et logistiques majeures, avec un fort impact sur la croissance et l’emploi. Les retombées financières attendues incluent l’augmentation du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>, des exportations, des recettes budgétaires et la création de chaînes de valeur locales. Les nuisances possibles concernent des risques environnementaux (déforestation, eau, biodiversité), sociaux (déplacements de populations, tensions foncières) et une dépendance excessive aux matières premières. Le succès du programme dépendra donc de la gouvernance, de la transparence, du contenu local et de la redistribution effective des revenus au profit des populations. <a href="#post-9081-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-15">Baowu ou « China Baowu Steel Group Corp. Ltd. » connue sous le nom de Baowu, est l’une des entreprises sidérurgiques publiques dont le siège social est situé à Pudong, Shanghai, en Chine. La société a été créée en 2016 à la suite de l&rsquo;absorption, par le groupe Baosteel, de Wuhan Iron and Steel Corporation, -une autre entreprise publique de taille plus modeste-, est devenu le plus grand producteur d&rsquo;acier au monde. Il s’agit du plus grand conglomérat sidérurgique public chinois, premier producteur d’acier au monde contrôlé par l’État. Il sécurise des ressources stratégiques à l’international, notamment le minerai de fer, pour l’industrie sidérurgique chinoise, voir <a href="https://www.baowugroup.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.baowugroup.com/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-16">Chinalco (Aluminum Corporation of China). Fondée en 2001, la Société chinoise de l&rsquo;aluminium (dénommée « Chinalco ») est l&rsquo;une des entreprises publiques clés directement supervisées par le gouvernement central, ainsi qu&rsquo;une société pilote d&rsquo;investissement en capital public. Elle s&rsquo;est vu confier la mission importante d&rsquo;être le fer de lance de l&rsquo;industrie mondiale des métaux non ferreux (aluminium, cuivre, bauxite), la principale force d&rsquo;approvisionnement en ressources minérales stratégiques nationales et en matériaux de pointe, ainsi que le leader en matière d&rsquo;innovation industrielle et de développement durable. Il pilote des investissements miniers stratégiques à l’étranger, dont la bauxite et le fer en Afrique, afin de sécuriser l’approvisionnement industriel chinois, voir <a href="https://www.chinalco.com.cn/en/en_gywm/en_qyjj/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.chinalco.com.cn/en/en_gywm/en_qyjj/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9081-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-17">Les entités SimFer (SimFer S.A, SimFer Infraco Guinée S.A) sont des coentreprises entre le gouvernement de la République de Guinée et SimFer Jersey Limited détenu par Rio Tinto et Chalco Iron Ore Holdings (CIOH), une co-entreprise dirigée par Chinalco et regroupant d’importantes entreprises d’État chinoises, dont Baowu. SimFer S.A détient les droits sur les blocs 3 et 4 de Simandou. Voir <a href="https://simfer-sa.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://simfer-sa.com/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-18">Chinalco est également le principal actionnaire de Rio Tinto.  <a href="#post-9081-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-19">Barradas, S. (2023). « Simandou iron-ore project, Guinea – update”. 8 December 2023. In <a href="http://www.miningweekly.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.miningweekly.com</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://www.miningweekly.com/article/simandouiron-ore-project-guinea-update-2023-12-08" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.miningweekly.com/article/simandouiron-ore-project-guinea-update-2023-12-08<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-20">Winning Consortium Simandou (2026). “Local employment and training strategy: employment for Guineans”. In <em>wcsglobal.com</em>. Accessed 23 March 2026. Retrieved from <a href="https://wcsglobal.com/en/csr_part/local-employment-and-training-strategy-employment-for-guineans" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://wcsglobal.com/en/csr_part/local-employment-and-training-strategy-employment-for-guineans<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-21">Denina, C. &amp; Akalaare, M. A., Ed. by Lewis, B. (2025). “Mass layoffs overshadow Guinea’s Simandou mega mine as output accelerates”. 18 December 2025. In <em>www.mining.com.</em> Accessed 23 March 2025. Retrieved from <a href="https://www.mining.com/web/mass-layoffs-overshadow-guineas-simandou-mega-mine-as-output-accelerates/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mining.com/web/mass-layoffs-overshadow-guineas-simandou-mega-mine-as-output-accelerates/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9081-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-22">Denina, C. &amp; Akalaare, M. A., Ed. by Lewis, B. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9081-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-23">Ingénierie lourde (Engineering). Il s’agit d’emplois liés à la conception technique complexe : Ingénieurs civils, miniers, ferroviaires, portuaires, Ingénieurs mécaniques, électriques, géotechniques, Bureau d’études, planification, contrôle qualité. Il s’agit de postes très qualifiés, souvent occupés par des expatriés au départ, faute de compétences locales immédiatement disponibles. <a href="#post-9081-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-24">Direction / management de projet. Il s’agit d’ emplois de pilotage stratégique : Directeurs de projet, chefs de chantier, Contrôle des coûts, délais, risques, contrats, relations avec l’État, bailleurs et partenaires. Il y a très peu de postes, mais avec un fort pouvoir décisionnel ; généralement ces postes sont confiés aux entreprises leaders du consortium EPC. <a href="#post-9081-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9081-endnote-25">EPC en anglais signifie Engineering, Procurement and Construction ou en français Ingénierie, Approvisionnement et Construction. C’est un mode de réalisation “clé en main” où une seule entreprise (ou consortium) est responsable de la conception, des achats et de la construction d’un projet complexe mine, rail, port, centrale, etc. <a href="#post-9081-endnote-ref-25">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Dossier Afrique – Chine Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur général d&amp;#8217;Afrocentricity Think Tank, yeamaizo@afrocentricity.info 29 mars 2026 Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat « gagnant‑gagnant », fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance. Mais la montée rapide [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="1587702" type="application/pdf" url="https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2024/french/1caffa2024001-print-pdf.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dossier Afrique – Chine Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur général d&amp;#8217;Afrocentricity Think Tank, yeamaizo@afrocentricity.info 29 mars 2026 Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat « gagnant‑gagnant », fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance. Mais la montée rapide [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>Dossier Afrique – Chine Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur général d&amp;#8217;Afrocentricity Think Tank, yeamaizo@afrocentricity.info 29 mars 2026 Depuis au moins deux décennies, la relation Afrique–Chine est présentée comme un partenariat « gagnant‑gagnant », fondé sur les infrastructures, l’accès aux matières premières africaines, les échanges commerciaux asymétriques, le financement du développement par l’endettement et la dépendance. Mais la montée rapide [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>AFFAIRE BOLLORÉ ET VÉRITÉ DES COMPTES PUBLICS AU TOGO : Peut-on acheter l’impunité et la corruption ?</title><link>https://amaizo.info/2026/03/22/affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-peut-on-acheter-limpunite-et-la-corruption/16886</link><category>Audio / Vidéo</category><category>Economie</category><category>Editorial</category><category>Forums &amp; Interviews</category><category>Positions afrocentriques</category><category>Agir en justice</category><category>Autocratie</category><category>Bolloré</category><category>Bolouvi</category><category>CJIP</category><category>corruption</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Gafan</category><category>Gnassingbé</category><category>Havas Togo</category><category>Impunité</category><category>Ingérence</category><category>justice</category><category>Parquet national financier</category><category>Peuple togolais</category><category>Port autonome de Lomé</category><category>Préjudice</category><category>Souveraineté</category><category>Togo</category><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:32:01 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9066</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-powerpoint-affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-21-03-26-diff.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9070" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-think-tank-powerpoint-affaire-bollore-et-verite-des-comptes-publics-au-togo-21-03-26-diff-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>Dossier Affaire Bolloré et le Togo</strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, </strong>Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank<sup><a id="post-9066-endnote-ref-1" href="#post-9066-endnote-1">[1]</a></sup></p>
<p style="text-align: right;">21 mars 2026</p>
<h3>1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ?</h3>
<p>L’affaire dite des <em>« ports africains »</em> révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier pour influencer la campagne présidentielle togolaise de 2010. Celle-ci s’est terminée avec une victoire de Faure Gnassingbé sur la base d’élections contestées, une véritable contre-vérité des urnes.</p>
<p>Alors que les faits décrits par le Parquet national financier (PNF<sup><a id="post-9066-endnote-ref-2" href="#post-9066-endnote-2">[2]</a></sup>) de Paris mettent en lumière un pacte corruptif structuré, les autorités togolaises ont opposé une impunité systémique, refusant d’en reconnaître la portée. Cette inertie contraste avec l’indépendance de la justice française, seule à avoir engagé des poursuites crédibles pour défendre en priorité des intérêts français. Au cœur du dossier apparaît un effondrement éthique, marqué par l’absence de transparence et la négation de la vérité des comptes publics.</p>
<p>Dans ce contexte, la recherche de justice<sup><a id="post-9066-endnote-ref-3" href="#post-9066-endnote-3">[3]</a></sup> devient non seulement une exigence juridique, mais un impératif moral pour restaurer la confiance due au Peuple togolais, et demain à tous les peuples africains ayant subi une situation similaire comme la Guinée et indirectement le Cameroun.</p>
<p>Peut-on avec l’argent et la puissance des réseaux d’influence <em>« acheter »</em> la <em>corruption d&rsquo;agents publics étrangers</em> et la <em>complicité d&rsquo;abus de confiance</em> et passer sous silence les souffrances d’une grande majorité du Peuple togolais ? De fait face à un régime autocratique et liberticide au Togo, la Justice française devient-elle de facto un ultime rempart face à l’impunité qui étouffe la très grande majorité du Peuple togolais et le prive de la vérité des comptes publics, de justice endogène et d’éthique dans la gouvernance de l’Etat ?</p>
<p>Rien n’est moins sûr si en définitive, le Tribunal correctionnel de Paris finit par offrir un « non-lieu » dans ce dossier. La vigilance s’impose et le rôle des parties civiles risque de devenir prépondérant pour que présumés corrupteurs et corrompus se retrouvent devant le même tribunal pour expliquer en toute transparence comment s’opère la Corruption et l’abus de confiance.</p>

<p>Assignon, C. avec agences. (2026). « Ports en Afrique : Vincent Bolloré bientôt devant la justice ». In <i><a href="http://www.dw.com/fr" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://www.dw.com/fr&amp;source=gmail&amp;ust=1774294731883000&amp;usg=AOvVaw2kxMx0KrhvA0pGE23IeXMl" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">www.dw.com/fr<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>.</i> Deutsche Welle – La Voix de l’Allemagne. 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <b><a href="https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594&amp;source=gmail&amp;ust=1774294731883000&amp;usg=AOvVaw24nRig-Js9tKr4np5Vjm2r" data-wpel-link="external" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a></b></p>
<h3>2. ÉNIÈME TENTATIVE DE BOLLORÉ POUR ÉVITER LE PROCÈS EN CORRECTIONNEL</h3>
<p>L’annonce de la relance du procès du français Vincent Bolloré et ses dirigeants dans l’Affaire dit <em>« Bolloré – Havas Togo – Port autonome de Lomé »</em> pour une audience, en principe, du 7 au 17 décembre 2026 auprès du Tribunal correctionnel de Paris se précise.</p>
<p>En effet, après avoir plaidé coupable et donc avoir reconnu la responsabilité et le rôle de sa société dans une affaire de corruption entre lui et le premier responsable du Togo, Faure Gnassingbé et ses réseaux de dirigeants, les avocats de Vincent Bolloré tentent un énième recours<sup><a id="post-9066-endnote-ref-4" href="#post-9066-endnote-4">[4]</a></sup> pour faire invalider la procédure juridique et ainsi obtenir un <em>« non-lieu »</em> ou une peine non contraignante pour trois responsables de la direction de sa société y compris lui-même.</p>
<p>Or, les juges français semblent déterminés à ne pas classer cette affaire. Il y va de l’indépendance de la justice française face à la puissance de l’argent et des réseaux d’affaires, y compris ésotériques.</p>
<p>Celui qui a construit une grande partie de sa fortune en Afrique, grâce aux facilités octroyées ici et là par certains dirigeants africains peu soucieux du bien-être de leur peuple, se retrouve à faire des appels pour tenter, pour la énième fois, de retarder l’avènement d’un procès qui pourrait aussi être de celui qui a promu et financé une forme de coordination des partis d’extrême droite en France.</p>
<p>Les avocats de Vincent Bolloré et consorts continuent de contester les faits qui leur sont reprochés et ont fait appel de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel. La date de ce procès pourrait être réajustée et peut-être l’accusation requalifiée afin :</p>
<ul>
<li>de ne plus se concentrer uniquement sur le fait d’avoir corrompu, directement ou indirectement, Faure Gnassingbé, Président du Togo en 2010 pour du favoritisme sur des activités portuaires ; mais aussi,</li>
<li>de prendre en compte, ce dans une opération spéciale dynamique et dialectique, le fait d’avoir pu probablement en retour subir des pressions du présumé corrompu ou corrupteur.</li>
</ul>
<p>C’est ce que le Tribunal devra déterminer.</p>
<h3>3. « OPÉRATION SPÉCIALE » AU TOGO : SÉGRÉGATION POLITIQUE FONDÉE SUR LA CAPACITÉ FINANCIÈRE</h3>
<p>La concentration et le contrôle croissant et méthodique de nombreux médias et de leur ligne éditoriale portent atteinte au pluralisme et l’indépendance de l’information, en marginalisant le journalisme indépendant. La contrepartie se résume à des médias d’opinion et de divertissement avec des contenus fondés sur des impressions de plus en plus communautarisées, au risque de compromettre les exigences d’objectivité, de transparence et le droit du public à une information libre et équilibrée.</p>
<p>Le risque de fragiliser le pluralisme de l’information, la liberté de la presse et le droit fondamental à une information fiable est grand. En effet, cette tendance vers la pensée unique dans les médias d’opinion conduit à imposer en Afrique un <em>« candidat-président »</em> comme principal et futur vainqueur dans les médias avant même la tenue d’élections dans des environnements liberticides et non respectueux des constitutions acceptées par les peuples africains.</p>
<p>Or, si cette « opération spéciale » est rémunérée sous forme de rétrocommissions occultes et illicites, ou d’avantages indus y compris par de la corruption passive ou active, ou encore des mécanismes de captation financière et de flux financiers dissimulés, non transparents et échappant à la vérité des comptes publics, alors on est bien dans le registre juridique relevant du pénal et plus spécifiquement de pratique de rétrocessions illicites. Encore faut-il le prouver et identifier le véritable décideur en dernier ressort !</p>
<p>Au regard des obligations découlant de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, notamment ses articles 3 et 17, qui consacrent les principes de démocratie, de pluralisme politique, d’égalité entre candidats et d’élections libres, transparentes et équitables, ainsi que de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, garantissant le droit de tout citoyen à participer à des élections authentiques au suffrage universel et égal, la concentration et l’usage disproportionné des ressources financières lors de la campagne électorale de 2010 au Togo, ayant permis à un seul candidat de monopoliser l’accès aux médias et à l’espace publicitaire, ont institué une rupture caractérisée d’égalité entre les candidats, altéré la sincérité du scrutin et introduit une ségrégation politique fondée sur la capacité financière.</p>
<p>Ces pratiques ont eu pour effet de neutraliser le pluralisme électoral et de priver les populations togolaises de l’exercice effectif d’un choix libre, éclairé et non discriminatoire, en violation des standards démocratiques régionaux et internationaux.</p>
<h3>4. « AFFAIRE BOLLORÉ » VERSUS « AFFAIRE FAURE GNASSINGBÉ »</h3>
<p>Quand l’Etat togolais opte pour un avantage financier provenant d’un acteur étranger du secteur privé pour conditionner de manière déterminante l’accès à l’espace médiatique et public, cet État a manqué à son obligation de garantir l’égalité des chances entre candidats et la sincérité du scrutin. Ces droits sont protégés par l’article 17 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et par l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.</p>
<p>Le non-respect de ces droits transforme l’élection en un processus discriminatoire et ségrégatif au détriment de la souveraineté populaire. Une véritable contre-vérité des urnes s’instaure en amont et se double d’une absence de vérité des comptes publics du fait de l’opacité dans laquelle l’Etat a mal ou pas <em>« enregistré »</em> les transactions entre ses différentes structures liées au Groupe Bolloré et le candidat-président lors des élections présidentielles de 2010.</p>
<p>Personne ne peut nier qu’il y a eu une contrepartie pour le groupe Bolloré au Togo sous forme d’avantages économiques, notamment la prolongation de la concession du port autonome de Lomé et des avantages fiscaux<sup><a id="post-9066-endnote-ref-5" href="#post-9066-endnote-5">[5]</a></sup>. La question est d’arriver à le prouver au cours d’un procès qui pour le moment est systématiquement repoussé.</p>
<p>Par conséquent, le volet <em>« togolais »</em> de l’affaire Bolloré pourrait évoluer vers un volet <em>« Affaire Faure Gnassingbé »,</em> principal bénéficiaire présumé de l’opération spéciale et indirectement s’inviter dans le débat. En effet, la présomption de corruption des responsables de l’Etat togolais trouve une partie de son origine auprès de :</p>
<ul>
<li>Havas-Togo, dirigé par Patrick Kodjovi Selam Bolouvi, demi-frère du Président Faure Gnassingbé<sup><a id="post-9066-endnote-ref-6" href="#post-9066-endnote-6">[6]</a></sup>, un média qui s’est aussi spécialisé dans la promotion du chef d’Etat à partir vraisemblablement de contrats de gré à gré, dont la transparence laisse à désirer ; mais aussi</li>
<li>Bolloré-Togo dirigé par Charles Kokouvi Gafan, l’oncle et/ou parent du Président Faure Gnassingbé qui était en 2010 le Président‑directeur général (PDG) des filiales togolaises de Bolloré Transport &amp; Logistics/Bolloré Africa Logistiques et incluant la gestion portuaire au Port autonome de Lomé. Il est identifié comme le principal représentant opérationnel du groupe Bolloré au Togo durant la période 2009‑2011<sup><a id="post-9066-endnote-ref-7" href="#post-9066-endnote-7">[7]</a></sup>, période clé de l’attribution et de l’exploitation du terminal à conteneurs du Port autonome de Lomé. Charles K. Gafan<sup><a id="post-9066-endnote-ref-8" href="#post-9066-endnote-8">[8]</a></sup> a été en fonction au moins entre 2009 et 2022 comme PDG des filiales togolaises de Bolloré Transport &amp; Logistiques jusqu’au retrait du groupe Bolloré d’Afrique, consécutif à la vente en 2022 à MSC -Méditerranéen Shipping Company <sup><a id="post-9066-endnote-ref-9" href="#post-9066-endnote-9">[9]</a></sup>, le groupe maritime suisse. Il est l’un des hauts dignitaires et cadres du parti <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym> de Faure Gnassingbé notamment dans les villages de Mamissi-Hagoumé, dans la préfecture de Vo au Togo. Les financements des activités de ce parti directement par des recettes tirées du Port autonome de Lomé et/ou de Bolloré Togo devront faire l’objection d’investigations plus poussées pour en apporter la preuve.</li>
</ul>
<p>Le Tribunal devra prouver l’existence d’un pacte de corruption entre les dirigeants de l’Etat togolais et ceux du Groupe Bolloré au Togo entre 2009-2011 en y intégrant les structures ou entreprises écrans générant de l’enfumage et de l’opacité.</p>
<h3>5. CORRUPTION INTERNATIONALE AVÉRÉE OU SUPPOSÉE</h3>
<p>Vincent Bolloré est aujourd’hui officiellement soupçonné de présomption de corruption dans l&rsquo;affaire dite des <em>« ports africains »,</em> entre 2009 et 2011 avec un système opaque interdépendant :</p>
<ul>
<li>de corruption nationale et internationale ;</li>
<li>de financement illégal de partis politiques et de présidents africains ;</li>
<li>d’achat des consciences et des silences ; et surtout</li>
<li>au Togo, de la captation du Port autonome de Lomé (PAL) avec des sous-évaluations de contrats passés de gré à gré, etc.</li>
<li>de promotion de dirigeants africains qui empêchent leur peuple de voter librement pour choisir leur propre dirigeants et leur destin, et aussi</li>
<li>de manque à gagner, voire de sous-évaluations des recettes dues à l’Etat à des fins de développement, une forme de complicité dans l’absence de vérité des comptes publics au Togo, mais aussi en France dès lors que ces fonds ne font pas l’objet d’une taxation aussi en France.</li>
</ul>
<h3>6. VOLONTÉ D’OBSTRUCTION ET DE DISSIMULATION DES COMPTES PUBLICS AU TOGO ?</h3>
<p>L’affaire ne se serait pas ébruitée si les autorités togolaises n’avaient pas faire comprendre qu’il s’agissait là d’une histoire franco-française qui ne les concernait pas à priori. Cette déclaration provient du ministre togolais de la Fonction publique, Gilbert Bawara, ministre togolais de la Fonction publique, dans une interview accordée à la Radio France Internationale (<acronym title="Radio France International">RFI</acronym>) où il a affirmé que : <em>« Cette affaire est une affaire franco‑française. Elle ne concerne pas le Togo<sup><a id="post-9066-endnote-ref-10" href="#post-9066-endnote-10">[10]</a></sup>».</em></p>
<p>Par la voix de son ministre, l’Etat et le gouvernement togolais refuse de reconnaître la corruption et refuse de coopérer avec la justice française. Cette absence de coopération institutionnelle peut être demandée par l’intervention d’associations citoyennes indépendantes, surtout que la Diaspora togolaise a la légitimité d’agir devant la justice française.</p>
<p>La déclaration d’un représentant de l’Etat togolais, Gilbert Bawara, selon laquelle l’affaire Bolloré est une affaire <em>« franco‑française »</em> constitue d’abord un aveu public d’absence de coopération institutionnelle, démontrant que les autorités togolaises refusent d’examiner les faits, ce qui renforce la compétence et la nécessité de la justice française. Un représentant de l’Etat togolais, voire le même ministre togolais, devra être invité devant le tribunal correctionnel à s’expliquer et confirmer sa position afin de confirmer une contradiction majeure révélant :</p>
<ul>
<li>soit une volonté de dissimulation de la vérité en général, des comptes publics en particulier ;</li>
<li>soit un conflit d’intérêts politique, ce qui affaiblit la crédibilité de son témoignage ; et</li>
<li>soit une négation officielle du préjudice subi par les citoyens et la diaspora togolaise, ce qui, en soi, constitue un préjudice collectif pour une partie de la population togolaise, justifiant pleinement la qualité à agir des associations de la société civile devant le tribunal français, l’association <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>‑Togo‑Diaspora en particulier.</li>
</ul>
<p>Dans tous les cas de figures, la volonté d’obstruction et de dissimulation des comptes publics du Togo par les représentants de l’Etat togolais dans le cadre de la présomption de corruption de Vincent Bolloré et consorts devra être clarifiée.</p>
<p>Aujourd’hui, le fait qu’un demi-frère et un oncle et bien d’autres membres de la famille de l’ex-Président du Togo sous la 4<sup>e</sup> République, -devenu Président du Conseil et Chef du Gouvernement sous la 5<sup>e</sup> République-, soient susceptibles d’être convoqués devant un tribunal correctionnel de Paris pourrait faire changer de camp, l’impunité et de la peur.</p>
<p>L’Etat togolais aura ainsi l’occasion de s’expliquer et de convaincre de son innocence. Cela pourrait d’ailleurs changer la donne au Togo, en France et paradoxalement dans les institutions africaines comme la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym><sup><a id="post-9066-endnote-ref-11" href="#post-9066-endnote-11">[11]</a></sup> lesquelles pourraient trouver le courage de défendre plus rapidement les intérêts des Peuples africains sans éventuellement subir discrètement des pressions de certains chefs d’Etat africains. L’indépendance de la justice africaine en sortira renforcée.</p>
<h3>7. PRÉSOMPTION DE CORRUPTION POUR CRIME ÉCONOMIQUE : NON POUR LE GROUPE BOLLORÉ, ET OUI POUR LES DIRIGEANTS</h3>
<p>C’est en 2021 que Vincent Bolloré, Président Directeur Général du Groupe Bolloré, Gilles Alix, Directeur général du groupe Bolloré à l&rsquo;époque, et Jean-Philippe Dorent, Directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits de corruption et <em>« acceptèrent »</em> d’endosser leur culpabilité, cédant ainsi leur <em>« innocence »</em> pour une somme d’argent afin d’éviter un long procès pénal.</p>
<p>Lors d&rsquo;une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ils ont accepté de payer pour le préjudice causé, la somme de 375 000 euros d&rsquo;amende. Mais le Tribunal avait refusé de l&rsquo;homologuer, renvoyant le dossier à l&rsquo;instruction.</p>
<p>Depuis, Vincent Bolloré et ses avocats contestaient cette décision portant plus sur les responsabilités personnelles des dirigeants des sociétés du Groupe Bolloré (y compris Havas-Togo) sur la base de vices de procédures divers et variés.</p>
<p>Apparemment, les juges ont maintenu leur position et rejeté à ce jour le reproche portant sur une erreur de procédure. Autrement dit, la corruption avec ses effets sur la vérité de comptes publics au Togo comme au demeurant en France, ne peut relever de la simple infraction ou du simple délit.</p>
<p>C’est plus grave ! En droit, cela constitue un crime économique surtout quand les conséquences sur le Peuple togolais contraint au silence, devient la variable d’ajustement dans un environnement où l’opacité se mue en droit commun, et la corruption, un sport national pratiqué sans modération.</p>
<p>Au niveau de la société que constitue le Groupe Bolloré, celle-ci a accepté de payer 12 millions d&rsquo;euros d&rsquo;amende contre l&rsquo;abandon des poursuites, dans le cadre d&rsquo;une convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP).</p>
<p>Autrement dit, la corruption du Groupe Bolloré se « nettoie » avec une forme de <em>« blanchiment »</em> que représentent les 12 millions d’Euros devenus un <em>solde de tous comptes</em>. Le Peuple togolais, dindon de la farce, jugera si la vérité des comptes publics au Togo reflète la vérité sans les manques à gagner occasionnés par la corruption internationale impliquant les parties prenantes à l’Affaire dite <em>« Bolloré au Togo ».</em> La grande majorité du Peuple togolais a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts privés et a subi les conséquences d’un pacte qui ne visait pas son bien-être.</p>
<p>Concrètement, l’appropriation du <em>« bien d’un Peuple »</em> ou la <em>« captation »</em> d’un actif stratégique africain que constitue le Port autonome de Lomé (PAL) peut-il faire l’objet d’une vaste opération de corruption internationale qui passe par <em>« pertes et profits »</em> dès lors que 12 millions d’Euros sont payés par ceux qui manifestement ont encaissé bien plus que cette somme dérisoire ? La justice devra répondre à cette question non seulement pour les dirigeants présumés innocents actuellement, mais aussi pour la société même surtout que le Peuple togolais n’a pas vu la couleur de la somme payée pour l’abandon des poursuites contre le Groupe Bolloré dans le cadre d&rsquo;une convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP).</p>
<h3>8. PEUPLE TOGOLAIS SANS DÉFENSE : OBTENIR LA VÉRITÉ ET DEMANDER RÉPARATION ?</h3>
<p>L’affaire met en évidence une atteinte grave aux principes fondamentaux de probité et d’intégrité et révèle une dérive éthique incompatible avec la confiance due au Peuple togolais. En effet, ce Peuple togolais a été privé de ses droits et de ses ressources par des décisions prises sans lui, voire contre lui, à moins que les décisions du Tribunal correctionnel de Paris ne suggèrent en cas de condamnation de l’Etat togolais et ses ramifications, une réparation à hauteur du préjudice subi par ce Peuple, bien après les années considérées.</p>
<p>Quand l’absence d’éthique devient un levier pour l’impunité, alors la justice, d’où qu’elle vienne, devient indispensable pour rétablir la confiance entre le Peuple et ses dirigeants. L’impunité n’est pas achetable comme semble l’avoir adopté une partie des juges français grâce à la procédure de la <em>convention judiciaire d&rsquo;intérêt public (CJIP) </em>appliquée au Groupe Bolloré.</p>
<p>Les parties civiles défendant les intérêts de la grande majorité du Peuple togolais doivent considérer comme un devoir et même une obligation d’agir en justice. Le Peuple togolais y compris la Diaspora ne devraient pas rester inertes et soutenir financièrement les associations qui vont activement se mobiliser avec les maigres moyens à leur disposition.</p>
<h3>9. PRÉSUMÉS CORRUPTEURS ET CORROMPUS : QUI EST QUI ?</h3>
<p>Le Parquet national financier (PNF), dans son réquisitoire de juin 2024, a fourni un descriptif assez éloquent du pacte corruptif<sup><a id="post-9066-endnote-ref-12" href="#post-9066-endnote-12">[12]</a></sup> à savoir :</p>
<ul>
<li>des prestations politiques sous-facturées par Havas Togo pour la campagne présidentielle de Faure Gnassingbé en 2010 ;</li>
<li>une contrepartie économique directe : l’obtention et la consolidation de la concession du port de Lomé au profit du groupe Bolloré notamment par la fourniture de prestations politiques sous‑facturées en contrepartie de l’attribution de la concession du port de Lomé ;</li>
<li>l’intervention d’intermédiaires proches du pouvoir togolais, dont P. S. Bolouvi (Directeur de Havas Togo, demi-frère du Président du Togo à l’époque) et P. Gafan (DG du Port, PDG de la Chambre de commerce et oncle/parent du Président togolais), etc.</li>
<li>des scellés qui devraient révéler, tôt ou tard, d’autres noms plus compromettants pour les uns et les autres, en France comme au Togo, mais aussi au niveau international.</li>
</ul>
<p>Les trois prévenus sont trois dirigeants du Groupe Bolloré renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris à savoir Vincent Bolloré, fondateur du groupe, Gilles Alix, Directeur général et Jean Philippe Dorent, responsable du pôle international d’Havas. L’argument selon lequel le fondateur du Groupe ne soit pas au courant de ce que font ses collaborateurs demeure bien fragile.</p>
<p>Ils sont tous les trois poursuivis pour corruption d’agent public étranger, abus de confiance, financement politique illicite et manœuvres frauduleuses.</p>
<p>Coté Togo, il faut noter qu’en 2010, Patrick Senam Bolouvi, demi-frère de Faure Gnasingbé, n’était pas officiellement le Directeur de Havas Togo, mais le Directeur pays de Havas Media couvrant le Togo et le Bénin. Son intégration au groupe comme Directeur Havas Togo intervient immédiatement après l’élection présidentielle contestée de Faure Gnassingbé. Il a été <em>« intégré en novembre 2010, sept mois après la réélection de Faure Gnassingbé et puis, nommé en juillet 2011 à la tête de Havas Media Togo<sup><a id="post-9066-endnote-ref-13" href="#post-9066-endnote-13">[13]</a></sup> ».</em></p>
<p>Le PNF estime que les prestations politiques fournies par Havas ont été délibérément sous-facturées afin d’obtenir un avantage économique majeur : le contrôle du port de Lomé, plateforme stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Pourtant, ces sous-facturations ont pour objet de falsifier la vérité des comptes publics du Togo, et générer un manque à gagner en termes de recettes de l’Etat qui auraient pu servir à des actions concrètes en faveur de la partie du Peuple togolais pauvre notamment les laissés pour compte.</p>
<p>A ce titre et dans l’impossibilité de se défendre, la partie du Peuple togolais qui subit les effets de cette présumée corruption et ses conséquences mérite d’avoir des associations qui défendent ses droits en tant que partie civile au Tribunal correctionnel de Paris.</p>
<p>En attendant le recours contentieux de <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-Togo-Diaspora comme partie civile, il faut encourager les associations anticorruption Sherpa et Anticor et leur principal avocat Me Jérôme Karsenti qui se sont portées parties civiles dans ce dossier ainsi Me Alexis Ihou, avocat de deux candidats malheureux à la présidentielle de 2010 au Togo, feu Dr. Agbéyomé Kodjo et Brigitte Adjamagbo-Johnson<sup><a id="post-9066-endnote-ref-14" href="#post-9066-endnote-14">[14]</a></sup>. En effet, il est quasiment impossible de faire prospérer un recours contentieux sur ce dossier au Togo sans des conséquences sur sa sécurité et des risques importants d’aboutir à des décisions qui confortent l’impunité et le non-lieu.</p>
<h3>10. RÉPARTITION DES RÔLES AU SEIN D’HAVAS : FACILITER LA QUALIFICATION PÉNALE</h3>
<p>Jean‑Philippe Dorent était directeur du pôle international d’Havas, structure qui supervisait les opérations politiques en Afrique. Havas Togo, dirigée localement par P. S. Bolouvi, était une filiale opérationnelle dépendant de la stratégie définie par Havas International. Les prestations politiques fournies à Faure Gnassingbé en 2010 ont été conçues, validées et pilotées depuis Paris, sous l’autorité directe de J.-P. Dorent. Il n’est pas possible de croire que les missions de Havas Togo n’étaient pas coordonnées avec Havas Paris, notamment pour les campagnes présidentielles de 2010 pour Faure Gnassingbé et son parti politique <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym>. Les facturations sous‑évaluées, au cœur du pacte corruptif, ont été négociées et validées par Jean-Philippe Dorent, mais personne ne peut apporter de preuves véritables sans le témoignage de P. S. Bolouvi et de C. Gafan devant le Tribunal correction de Paris. Si en plus ces derniers avaient pris un ascendant décisionnel sur J. P. Dorent et les autres dirigeants du Groupe Bolloré, la présomption de corruption pourrait s’élargir pour des condamnations éventuelles <em>in</em> <em>solidum</em>. Il s’agit d’envisager la responsabilité conjointe de plusieurs personnes pour un même dommage, sans solidarité légale ou contractuelle préalable.</p>
<p>Autrement dit, même si les flux financiers et les contrats stratégiques passaient par Havas International, il n’est pas sûr que P. S. Bolouvi ait agit uniquement comme un simple exécutant, puisque qu’il ne pouvait pas ne pas prendre en considération les <em>« ordres »</em> de son frère Président du Togo. Encore un point à clarifier lors des futures et éventuelles clarifications devant les juges à Paris. La responsabilité <em>in fine</em> demeurera avec le donneur d’ordre principal. En effet, les investigations du Parquet national financier (PNF) de Paris mettent en évidence que les échanges internes saisis par les enquêteurs démontrent que J.-P. Dorent donnait des instructions à Havas Togo.</p>
<p>Mais rien ne vient étayer le fait que ces instructions étaient exécutées sans altérations, voire modifications substantielles, ce qui pourrait alors inverser la charge de la preuve. Il est vrai que le PNF, dans son réquisitoire de juin 2024, décrit un pilotage centralisé des opérations africaines par J.-P. Dorent et qu’il avait un rôle <em>« déterminant »</em> dans la mise en place des prestations politiques au Togo.</p>
<p>A la lumière des documents disponibles et compte tenu de la non-transparence et le refus de collaboration de l’Etat togolais, il n’est pas possible d’affirmer que Havas Togo n’avait pas d’autonomie stratégique et tarifaire. P. S. Bolouvi apparaît comme l’interface locale d’un dispositif conçu à Paris et accepté par le véritable commanditaire au Togo qui reste à déterminer avec précision. Il en est de même pour l’antenne du Groupe Bolloré au Togo entre 2009-2011.</p>
<p>Sans les dépositions des parties prenantes et concernées togolaises devant le tribunal correctionnel de Paris, il sera difficile de croire que le pacte corruptif ne se compose :</p>
<ul>
<li>que de présumés corrupteurs et pas de présumés corrompus ; et</li>
<li>que les représentations du Groupe Bolloré au Togo n’étaient que des bras exécutif locaux, comme si les acteurs togolais impliqués ne comptaient que pour du beurre de karité.</li>
</ul>
<p>Ce point est fondamental car la lecture linéaire du Parquet national financier peut se muer en une lecture dynamique et dialectique avec un potentiel et présumé corrupteur qui finit, au cas par cas, par embrasser le rôle d’un présumé corrompu, le tout dans une dynamique de l’opacité, parfois ésotérique, dont seuls certains Africains ont le secret.</p>
<p>Si Havas-Togo de P. S. Bolouvi agissait sous la supervision de Havas-Paris sous la direction de Jean-Philippe Dorent, tant pour les prestations politiques que pour les décisions financières, rien ne permet de confirmer si des flux financiers sont allés directement financer le parti <acronym title="l’Union pour la République">UNIR</acronym> ou ses membres ou même les membres de la famille régnante sans aucune traçabilité avérée à ce jour.</p>
<h3>11. OBLIGATION ÉTHIQUE D’AGIR EN JUSTICE POUR LE PEUPLE TOGOLAIS</h3>
<p>Un groupe d’individus et d’organisation de la société civile se coordonne autour de l’association <em>« Collectif pour la vérité des urnes » dit <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-Togo-Diaspora,</em> constituée en 2010 et reconnue en Autriche, s’organise pour intervenir comme une des parties civiles pour porter la voix de la grande majorité du Peuple togolais, de sa Diaspora indépendante et des victimes de la captation des comptes publics.</p>
<p>Elle soutient que la corruption systémique ayant entouré les campagnes de 2010 a causé un préjudice collectif majeur, justifiant la désignation d’un expert judiciaire, l’accès aux scellés financiers et la remise en cause des actes juridiques conclus entre 2009 et 2011.</p>
<p>L’association demandera également une réparation symbolique et l’engagement de la responsabilité politique du chef de l’État togolais et ses relais, mais aussi des responsables liés aux dirigeants du Groupe Bolloré et Havas.</p>
<p>Les analyses faites à ce jour et qui seront probablement versées au dossier évaluent autour de 300 millions d’euros les pertes subies par le Peuple togolais et l’État togolais, avec des répercussions directes sur les services essentiels notamment la santé, l’éducation, la salubrité publique, l’endettement public et l’exil économique massif, et la pauvreté.</p>
<p>Cette absence de vérité des comptes publics caractérisée par une présomption de corruption au sommet de l’Etat aurait contribué à des morts évitables, à des traumatismes sociaux durables et à une dépendance accrue aux transferts de la Diaspora.</p>
<p>Dans ce contexte, le procès annoncé pour décembre 2026 dépasse largement le cadre franco‑togolais : il interroge la responsabilité des entreprises multinationales en général, françaises en particulier, dans les processus électoraux africains, la transparence des concessions portuaires et la protection des États vulnérables face aux ingérences économiques.</p>
<p>Il pourrait ainsi constituer un jalon majeur dans la lutte internationale contre la corruption, en révélant les mécanismes d’influence qui fragilisent les souverainetés africaines. Face à une autocratie qui confisque la vérité, étouffe l’éthique publique et relègue le peuple togolais au rang d’oublié, il ne reste que la voie du droit : saisir les juridictions indépendantes, documenter les préjudices collectifs et internationaliser la lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une obligation éthique. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>21 mars 2026.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p><strong>Source originale et principale, </strong>16 pages</p>
<p><a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>RÉSUMÉ</strong></p>
<p>L’article analyse l’affaire dite des « ports africains », dans laquelle les responsables du Groupe d’entreprises dirigé par Vincent Bolloré sont poursuivis en France pour corruption d’agents publics étrangers liée au port de Lomé et à l’élection présidentielle togolaise de 2010.<br />
Il dénonce l’impunité et le refus de coopération des autorités togolaises, vus comme une volonté de dissimulation de la vérité des comptes publics et du préjudice subi par le peuple togolais.<br />
Le texte critique la logique des accords financiers (CJIP) qui permettent aux entreprises d’éviter un procès pénal complet, sans réparation réelle pour les populations affectées.<br />
Enfin, il appelle les associations citoyennes et la diaspora togolaise à agir en justice pour obtenir vérité, responsabilité et réparations, faisant du procès de 2026 un enjeu éthique et politique majeur.</p>
<p><strong>Note en fin d’articles</strong></p>
<ol>
<li id="post-9066-endnote-1">Nous tenons à rappeler que les erreurs qui auront échappé à notre attention demeure la responsabilité entière de l’auteur. <a href="#post-9066-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-2"><acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2026). <em>France : l’industriel Vincent Bolloré sera jugé au mois de décembre dans l’affaire des “ports africains”</em>. In <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <em>Radio France Internationale</em>, 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260320-france-vincent-bollor%C3%A9-sera-jug%C3%A9-au-mois-de-d%C3%A9cembre-dans-l-affaire-des-ports-africains" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260320-france-vincent-bollor%C3%A9-sera-jug%C3%A9-au-mois-de-d%C3%A9cembre-dans-l-affaire-des-ports-africains<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>Le Parquet national financier (PNF) est une juridiction spécialisée française, créée en 2014, compétente pour enquêter et poursuivre : la corruption, le trafic d’influence, la fraude fiscale, le blanchiment, les atteintes à la probité, les infractions financières complexes, les affaires impliquant des agents publics étrangers (comme dans le dossier Bolloré–Togo).le PNF est précisément l’autorité qui a rendu le réquisitoire de juin 2024 dans l’affaire Bolloré, ouvrant la voie au procès prévu en décembre 2026. L’affaire a été ouverte en 2013 après un signalement du ministère de l’Économie française. Le PNF a alors pris la direction de l’enquête portant sur des faits de corruption d’agents publics étrangers et de complicité d’abus de confiance liés aux campagnes présidentielles de 2010 au Togo et en Guinée.En 2018, le PNF a mis en examen la société Groupe Bolloré et trois des dirigeants dont Vincent Bolloré, Gilles Alix et Jean‑Philippe Dorent (Havas International). Ces mises en examen portaient précisément sur les infractions de corruption d’agents publics étrangers et complicité d’abus de confiance. <a href="#post-9066-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-3">Assignon, C. avec agences. (2026). « Ports en Afrique : Vincent Bolloré bientôt devant la justice ». In <a href="http://www.dw.com/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.dw.com/fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> Deutsche Welle – La Voix de l’Allemagne. 20 mars 2026. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.dw.com/fr/bollore-justice-france-corruption-ports-africains-guinee/a-76459594<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-4"><em> La Rédaction avec AFP (2026). « Vincent Bolloré sera jugé en décembre à Paris pour corruption au Togo ». 19 mars 2026. In </em><a href="http://www.estrepublicain.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.estrepublicain.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir </em><a href="https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2026/03/19/vincent-bollore-sera-juge-en-decembre-a-paris-pour-corruption-au-togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2026/03/19/vincent-bollore-sera-juge-en-decembre-a-paris-pour-corruption-au-togo</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em> ; Les avocats de Vincent Bolloré, Me Célin Astolfe et Me Olivier Baratelli ont estimé « impossible la tenue d&rsquo;un procès équitable », et ont également annoncé faire appel de l&rsquo;ordonnance des juges rendue le 18 mars 2026 « pour des motifs procéduraux ».</em> <a href="#post-9066-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-5">Philippin, Y. (2026). « Vincent Bolloré renvoyé devant le tribunal pour une affaire de corruption au Togo ». 19 mars 2026. In <a href="http://www.mediapart.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.mediapart.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir </em><a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/190326/vincent-bollore-renvoye-devant-le-tribunal-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mediapart.fr/journal/france/190326/vincent-bollore-renvoye-devant-le-tribunal-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-6">Rédaction (2018). « Togo : Patrick Bolouvi, le demi-frère de Faure Gnassingbé, le profil intriguant qui intéresse la Justice française… ». 5 mai 2018. In le <em>journal L’Alternative</em> No.700 du 04 Mai 2018. Repris dans le <em>journal Togo Actualité togoactualite.com</em>. Accédé le 21 mars 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-7">Rédaction (2018). « Togo : Patrick Bolouvi, le demi-frère de Faure Gnassingbé, le profil intriguant qui intéresse la Justice française…». 5 mai 2018. In <em>L’Alternative</em> No. 700 du 04 Mai 2018. Repris par <em>Togo Actualité</em>. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togoactualite.com/togo-patrick-bolouvi-le-demi-frere-de-faure-gnassingbe-le-profil-intriguant-qui-interesse-la-justice-francaise/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-8">Douligna, B. (2023). « M. Charles Gafan, le tout puissant PDG des filiales du Groupe Bolloré au Togo devenu Simple Salarié de MSC ». TAMPA EXPRESS n° 0032 du lundi 16 janvier 2023. In<em>TampaExpress.net</em>. 9 février 2023. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="https://www.27avril.com/blog/affaires/economie/m-charles-gafan-le-tout-puissant-pdg-des-filiales-du-groupe-bollore-au-togo-devenu-simple-salarie-de-msc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.27avril.com/blog/affaires/economie/m-charles-gafan-le-tout-puissant-pdg-des-filiales-du-groupe-bollore-au-togo-devenu-simple-salarie-de-msc<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-9">MSC (Mediterranean Shipping Company) désigne le groupe maritime suisse ayant acquis, en décembre 2022, l’intégralité de Bolloré Africa Logistics, devenue Africa Global Logistics (AGL), sans lien direct avec les faits de corruption présumés intervenus au Togo entre 2009 et 2011. <a href="#post-9066-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-10">Bawara, G. (2018). « Déclaration du ministre de la Fonction publique sur l’affaire Bolloré : « C’est une affaire franco‑française qui ne concerne pas le Togo<em> »</em>. Interview accordée à Radio France Internationale (<acronym title="Radio France International">RFI</acronym>), Paris, 25 avril 2018 dans l’émission « Appels sur l’actualité », animée par Juan Gomez. Accédé le 20 mars 2026. Voir <a href="http://www.rfi.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.rfi.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9066-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-11">Deux recours contentieux ont été déposés par l’association <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA contre l’Etat togolais devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et les dates du délibéré sont attendus. <a href="#post-9066-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-12"><acronym title="Radio France International">RFI</acronym> (2026). Op. Cit. <a href="#post-9066-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-13">Wagner, J. et Tounou‑Akué, M.-A. (2018). « Affaire Bolloré au Togo : Jacques Dupuydauby espère « rebattre les cartes » ». In <em>Journal Le Monde </em>du 28 avril 2018 et mis en ligne le 29 avril 2018 selon les éditions numériques : <em>« Un mystérieux Patrick Bolouvi, intégré en novembre 2010, sept mois après la réélection de Faure Gnassingbé, puis nommé en juillet 2011 à la tête de Havas Media Togo. Ce cadre inconnu intrigue et agace en interne, selon plusieurs correspondances saisies par les enquêteurs. […] Ce qu’ils ignorent, c’est que Patrick Selam Bolouvi est le demi‑frère du président togolais et que c’est Vincent Bolloré lui‑même qui a donné l’impulsion pour son embauche. ».</em> <a href="#post-9066-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9066-endnote-14">Philippin, Y. (2026). Op. Cit. <a href="#post-9066-endnote-ref-14">↑</a></li>
</ol><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><enclosure length="3761340" type="audio/mpeg" url="https://podcasts.afrocentricity.info/20-03-2026-DW-Ports-en-Afrique-Vincent-Bollore-bientot-devant-la-justice.mp3"/><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>Dossier Affaire Bolloré et le Togo Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Général, Afrocentricity Think Tank, © Afrocentricity Think Tank[1] 21 mars 2026 1. INTRODUCTION : JUSTICE FRANÇAISE, UN DERNIER RECOURS POUR LE PEUPLE TOGOLAIS ? L’affaire dite des « ports africains » révèle un système où la corruption d’agents publics étrangers et la complicité d’abus de confiance ont servi de levier [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance</title><link>https://amaizo.info/2026/03/12/deglobalisation-asymetrique-et-gouvernance-de-linclusivite-vers-une-economie-de-proximite-post-croissance/16875</link><category>Articles</category><category>Economie</category><category>Editorial</category><category>Revues de Presses</category><category>Afrique</category><category>Bonheur National Brut</category><category>Bonne volonté</category><category>Conseil de Paix de Donald Trump</category><category>Déglobalisation asymétrique</category><category>économie de proximité</category><category>Gouvernance de l’inclusivité</category><category>Inégalités</category><category>Logiciel mental</category><category>Mutation</category><category>Néo‑impérialisme économique</category><category>Nord Global</category><category>Objectifs de Développement Durable (ODD)</category><category>Post-croissance</category><category>produit intérieur brut</category><category>Ruissellement</category><category>Sud Global</category><pubDate>Thu, 12 Mar 2026 12:32:25 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://afrocentricity.info/?p=9055</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><strong>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK</strong></p>
<p><strong>Déglobalisation, gouvernance et mutation</strong></p>
<p>Voir résumé et mots-clés en fin d’article</p>
<p><strong>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance<sup><a id="post-9055-endnote-ref-1" href="#post-9055-endnote-1">[1]</a></sup> </strong></p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur Général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank<sup><a id="post-9055-endnote-ref-2" href="#post-9055-endnote-2">[2]</a></sup></p>
<p>12 mars 2026</p>
<h3>1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement »</h3>
<p>Comment passer de l’indicateur obsolète de mesure de la croissance économique dans un monde de cristallisation des polycrises à un autre critère prenant en compte l’humain ? Le défi suppose une analyse des causes profondes des inégalités et de la pauvreté fondée sur un processus de déglobalisation asymétrique et sélective du monde. Or, cette approche compromet le future des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies dont les résultats sont mitigés, sinon en recul. Si les dirigeants du monde acceptent de réformer leur logiciel mental en y intégrant une véritable refondation de l’inclusivité des bénéficiaires, principaux exclus des fruits de la croissance économique, le processus de ruissellement, de redistribution, de péréquation, de solidarité fiscale et de justice pourrait retrouver les voies de la faisabilité.</p>
<h3>2. Cristallisation des polycrises</h3>
<p>Attribuée à Edgar Morin dans les années 1990<sup><a id="post-9055-endnote-ref-3" href="#post-9055-endnote-3">[3]</a></sup>, la notion de polycrise fait référence à une situation où plusieurs crises interconnectées (climatiques et écologiques, géoéconomiques, géopolitiques, sanitaires, sociales, migration, éthiques et de la démocratie toxique…) se renforcent mutuellement. Cela rend la résolution des problèmes plus complexe que si elles étaient isolées<sup><a id="post-9055-endnote-ref-4" href="#post-9055-endnote-4">[4]</a></sup>. La complexité provient du fait que le monde est passé d’une polycrise à des polycrises, rendant les solutions complexes, rappelant régulièrement l’impuissance des politiques non coordonnées au plan mondial par des gouvernements <em>nationaux,</em> optant pour la facilité du <em>protectionnisme</em>.</p>
<p>Cette impuissance n’est en fait que le reflet d’un manque de volonté collective qui se traduit par un affaiblissement volontaire des Nations Unies, celui du Conseil de sécurité en particulier. Or, face à ce qu’il faut bien désigner comme une dé-globalisation asymétrique sélective. Loin de leurs affichages de communication, les Etats qui promeuvent une telle politique sont en train de sous-estimer le potentiel insoupçonné de nuisance de la cristallisation des polycrises dans un monde incertain, imprévisible et en mode poly-dynamique.</p>
<p>Les premières victimes sont les humains marginalisés des fruits de la croissance économique et à qui les dirigeants du monde ont refusé la dignité que représente un développement humain minimum (DHM). Or, de même qu’il existe un <em>« salaire minimum »,</em> les Nations Unies qui savent mesurer le développement, sont pour le moment incapables de créer et surtout d’imposer un <em>développement humain minimum. </em>Cependant et aussi complexe soit-il, il convient de caractériser les conditions dans lesquelles le DHM demeure partiel et partial et freine le développement humain. Ce qui de fait compromet le future des Objectifs de développement durable, sauf si le populations concernées sont mieux intégrées, une véritable refondation de l’inclusivité.</p>
<h3>3. Future des ODD compromis, sauf refondation de l’inclusivité</h3>
<p>Selon le rapport 2025 des Nations Unies portant sur les ODD, <em>« seulement 35 % des cibles sont en bonne voie, 18 % ont régressé, et près de la moitié progressent trop lentement ». Selon les sources, le déficit annuel de financement des </em>Objectifs de Développement Durable (<em>ODD) est estimé entre </em>3.700<sup><a id="post-9055-endnote-ref-5" href="#post-9055-endnote-5">[5]</a></sup> et 7.000<sup><a id="post-9055-endnote-ref-6" href="#post-9055-endnote-6">[6]</a></sup> milliards de dollars américains (USD). António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies a reconnu en avril 2025<sup><a id="post-9055-endnote-ref-7" href="#post-9055-endnote-7">[7]</a></sup> que la réalisation des ODD est <em>« terriblement en retard »</em> et souffre d’un déficit estimé à 4.000<sup><a id="post-9055-endnote-ref-8" href="#post-9055-endnote-8">[8]</a></sup> milliards de USD principalement à cause de la pandémie sanitaire, des catastrophes climatiques, de l’endettement des pays vulnérables auxquelles il faudra rajouter le désengagement des Etats-Unis et des soutiens à l’Aide publique au développement en chute libre. Déjà en 2024, seulement 17 % des cibles des ODD sont sur la bonne voie.</p>
<p>48 % sont en retard, et 35 % ont stagné ou régressé depuis 2015.</p>
<p>Alors que les Objectifs de développement durable (ODD) entament leur trajectoire terminale vers 2030, les signaux d’alerte se multiplient. Les coupes budgétaires dans l’aide publique au développement (<acronym title="Aide publique au développement">APD</acronym>) bilatérales et multilatérales compromettent les financements essentiels. La marginalisation croissante de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> affaiblit la coordination multilatérale<sup><a id="post-9055-endnote-ref-9" href="#post-9055-endnote-9">[9]</a></sup>. Moins de 20 % des cibles sont susceptibles d’être atteintes d’ici 2030. Les inégalités se creusent, la faim progresse, et l’égalité de genre reste hors d’atteinte<sup><a id="post-9055-endnote-ref-10" href="#post-9055-endnote-10">[10]</a></sup>. Sans sursaut politique, financier et conceptuel, les perspectives sont sombres, avec des reculs déjà observés. L’urgence est de réformer l’architecture financière mondiale et permettre une inclusivité décisionnelle au niveau des bénéficiaires localement et concentrer et coordonner les investissements dans les neuf transitions interdépendantes clés : 1/énergie, 2/alimentation, 3/infrastructure, 4/logement, 5/emploi, 6/éducation, 7/numérique, 8/climat, et 9/souveraineté. Avec moins de 15 % des bénéficiaires impliqués dans la conception des projets des ODD<sup><a id="post-9055-endnote-ref-11" href="#post-9055-endnote-11">[11]</a></sup>, la non-représentativité des destinataires officiels et l’invisibilisation des victimes des ODD ne peuvent passer par pertes et profits. Le Bénin a pu démontrer que <em>« 85 % des projets réussis impliquaient activement les bénéficiaires<sup><a id="post-9055-endnote-ref-12" href="#post-9055-endnote-12">[12]</a></sup> ».</em></p>
<p>Le plus grand échec des ODD est leur incapacité à transformer les trajectoires des pays à capacité d’influence faible et les plus en difficulté, faute de financement, de gouvernance inclusive et de mécanismes contraignants. À l’inverse, les pays comme la Chine ont réussi grâce à des modèles endogènes puissants, parfois en marge des logiques onusiennes. Des bonnes pratiques sont aussi à prendre de la Chine. En effet, la Chine a réussi à sortir plus de 800 millions de personnes de la pauvreté entre 1980 et 2020, en grande partie grâce à une croissance économique soutenue, des investissements massifs dans les infrastructures rurales, et une réforme agraire ciblée<sup><a id="post-9055-endnote-ref-13" href="#post-9055-endnote-13">[13]</a></sup>.</p>
<p>Les ODD ont accompagné la Chine, mais le pilotage stratégique et la transformation sont l’œuvre des dirigeants chinois. Un nouveau paradigme post-ODD devra s’adapter aux réalités des populations subissant les inégalités et pauvres en les intégrant en amont dans la décision, ce qui relève d’une transformation systémique vers plus d’équité et d’inclusivité.</p>
<p>À la lumière de l’amélioration du développement humain en Chine inversement proportionnelle à l’amélioration des libertés individuelles dans ce pays, les ODD souffrent d’au moins quatre insuffisances structurelles :</p>
<ul>
<li>faiblesse des mécanismes contraignants : Les ODD reposent sur l’engagement volontaire des États, sans obligation juridique, ce qui limite leur portée dans les pays les plus fragiles ;</li>
<li>manque de financement et de gouvernance inclusive : Les pays en difficulté souffrent d’un déficit de ressources et d’institutions capables de piloter les ODD de manière équitable et efficace ;</li>
<li>résultats contrastés : selon que les modèles reposaient sur des stratégies endogènes, souvent indépendantes des cadres onusiens comme en Chine, des avancées majeures sur les inégalités et sur la pauvreté ont été obtenues ;</li>
<li>neutralisation des effets toxiques : certains projets ODD ont généré des effets pervers avec comme résultante pour les populations, des déplacements forcés sans indemnisation pour des projets d’infrastructure qui n’ont pas vu le jour du fait de la corruption, la privatisation de services publics sous prétexte d’efficacité et de simplicité difficiles à démontrer et surtout les fameux <em>« Greenwashing<sup><a id="post-9055-endnote-ref-14" href="#post-9055-endnote-14">[14]</a></sup> »</em> ou <em>« écoblanchiment »</em> avec des entreprises sans responsabilité sociétale ou sociale qui utilisent les ODD pour légitimer des pratiques extractives, parfois avec des mercenaires déguisés en agents de sécurité ; et</li>
<li>leçons à tirer : l’efficacité des ODD dépend moins de leur universalité en silos sectoriels que de leur appropriation par les bénéficiaires et leurs refontes en comptoirs sectoriels en approches transversales et adaptés aux contextes locaux, avec des leviers décisionnels autonomes, sans obstructions et cohérents.</li>
</ul>
<h3><a id="post-9055-_Hlk206409986"></a>4. Déglobalisation asymétrique et sélective</h3>
<p>La notion de <em>déglobalisation asymétrique et sélective</em> permet de mieux comprendre le contexte dans lequel la croissance économique mondiale n’a pas permis dans les faits d’améliorer substantiellement le <em>« développement humain » </em>au sens des Nations Unies<sup><a id="post-9055-endnote-ref-15" href="#post-9055-endnote-15">[15]</a></sup>, à savoir : <em>« le développement humain est une vision holistique du progrès, où le bien-être des personnes est la mesure ultime du succès ». </em>Cela s’est traduit par une faible, voire un recul dans la dynamique nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Pour autant, alors qu’entre 2010 et 2025, le pourcentage de personnes touchées par la pauvreté multidimensionnelle a diminué dans le monde et en Afrique, il faut bien constater qu’avec l’augmentation de la population mondiale, le nombre effectif de la population mondiale est en augmentation. La diminution notée au sein de la population africaine doit être nuancée compte tenu des difficultés de recensement effectif de la population (voir graphique 1 et 1bis).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-1.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9057" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-1-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-2.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9058" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-2-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a>En guise d’exemple, la réalité sur le terrain en 2025 se mesure aussi dans le fait. Selon OXFAM<sup><a id="post-9055-endnote-ref-16" href="#post-9055-endnote-16">[16]</a></sup>, une grande majorité d’Etat africains ont <em>« réduit la part des budgets consacrés à l’éducation, à la santé et/ou à la protection ».</em> Faut-il rappeler qu’en Afrique <em>« 79 % des Etats ont fait marche arrière en matière de fiscalité progressive », </em>que « 89 % ont régressé en ce qui concerne les droits du travail, les salaires minimums et l’offre d’emplois de qualité », et qu’enfin « les systèmes fiscaux africains sont près de trois fois moins efficaces pour redistribuer les revenus du 1 % le plus riche que la moyenne mondiale ».</p>
<p>Par ailleurs et en parallèle, Oxfam a aussi rappelé en 2025 que les inégalités intra-françaises résultent en grande partie de l’histoire coloniale, notamment les territoires ultramarins toujours confrontés à « des problèmes de pauvreté et d’inégalités systémique et spécifiques », notamment des spécialisations économiques et extractives qui conduisent souvent à des vulnérabilités face aux changements climatiques<sup><a id="post-9055-endnote-ref-17" href="#post-9055-endnote-17">[17]</a></sup>…</p>
<p>Il y a donc bien un problème de volonté des dirigeants africains de corriger les inégalités et une asymétrie entretenue dans la représentation des élites gouvernantes qui marginalisent la grande majorité des pauvres.</p>
<p>Entre sélectivité et asymétrie, il y a une différence majeure dans le processus déglobalisation.</p>
<p>La déglobalisation sélective consiste à réduire certains flux mondiaux (ex. commerce, données, capitaux) tout en maintenant ou renforçant d&rsquo;autres, selon les intérêts stratégiques.</p>
<p>Elle reflète une volonté politique ciblée, où les États choisissent ce qu’ils veulent <em>« relocaliser »</em> ou <em>« protéger »,</em> sans rejeter entièrement la mondialisation.</p>
<p>La déglobalisation sélective désigne une reconfiguration volontaire, planifiée, stratégique et politiquement ciblée des flux mondiaux vers ceux qui disposent d’une capacité d’influence sur les <em>« choix de société »</em> qu’ils souhaitent imposer au monde. Tous les flux mondiaux comme les migrations, le commerce des biens et services, les capitaux et les données, etc. sont reconsidérés en fonction des intérêts stratégiques des Etats ou entreprises transnationales disposant d’une capacité d’influence et/ou de nuisance.</p>
<p>La mondialisation continue, mais elle devient un outil de pouvoir, de marginalisation, d’exclusion afin d’assoir un alignement fondée sur la servitude volontaire<sup><a id="post-9055-endnote-ref-18" href="#post-9055-endnote-18">[18]</a></sup>, avec en filigrane une velléité des puissants de ne plus quitter le pouvoir politique, quitte à faire accéder une figure <em>connue ou nouvelle</em> pouvant défendre leurs intérêts bien compris et compatibles avec des électeurs mal informés des stratégies qui finissent par promouvoir les inégalités comme une fatalité.</p>
<p>La promotion décomplexée des inégalités asymétriques empêche l’effet de levier vertueux entre la croissance économique et le développement humain de mesurer de manière holistique, le progrès enregistré en termes d’amélioration du bien-être des citoyens du monde. En définitive, la déglobalisation sélective repose une stratégie d’écrémage, de marginalisation et d’exclusion.</p>
<p>Il n’y a pas nécessairement un recul généralisé de la mondialisation, mais une redistribution prioritaire des flux en faveur de ceux qui disposent d’une capacité d’influence et de nuisance sous couvert de logiques, -vraies ou fausses- de sécurité, de souveraineté ou de réorientation civilisationnelle vers une idéologie de la transformation et du bornage de la démocratie des Peuples vers une démocratie hiérarchisée des riches et des puissants<sup><a id="post-9055-endnote-ref-19" href="#post-9055-endnote-19">[19]</a></sup>.</p>
<p>Réciproquement, la déglobalisation asymétrique met l’accent sur les inégalités structurelles entre pays ou régions mettant en valeur la capacité nouvelle de diversifier ses partenaires, ou de résister aux agressions contre le droit international établi. De nombreux Etats ou régions touchés par les tarifs douaniers imposés de manière unilatérale ont été surpris. Certains pays affectés subissent des freins, voire des retraits des flux mondiaux de manière unilatérale, générant une rupture contrôlée par les pays disposant d’influence et de nuisance dans l’accès sélective aux ressources du sous-sol, aux marchés, aux technologies, aux capitaux et aux données. Cette poly-déglobalisation à plusieurs vitesses génèrent des perdants, mais surtout des pays qui perdent une partie de leur souveraineté dans le cadre d’alignement sollicité ou non-sollicité. Cette fracture structurelle impacte surtout les pays dits du Sud global qui subissent davantage les effets négatifs de cette déglobalisation que ceux, dans le Nord global qui la pilotent.</p>
<h3>5. Ruissellement asymétrique, changer de logiciel mental</h3>
<p>Le processus de ruissellement des fruits de la croissance économique est sélectif, et donc en panne pour assurer un développement humain et durable. La déglobalisation asymétrique qui repose sur l’inégalité déséquilibré sous-contrôle est subie, tandis que la déglobalisation sélective peut-être subie ou choisie. Il faut bien constater qu’il y a eu une refus volontaire des Etats pris collectivement, et plus particulièrement ceux du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>), de s’attaquer à bras le corps aux poly-inégalités ou intersectionnalités transversales des inégalités dans le monde pour signifier que les inégalités s’additionnent et se renforcent.</p>
<p>Pour sortir de cette impasse, il est indispensable de repenser le <em>« vivre ensemble »</em> et la <em>« solidarité mondiale »</em> sans arrière-pensées, telles que l’hypocrisie du <em>« retour sur investissement »</em> sur l’aide au développement. Il faudra un changement de logiciel mental pour adopter un nouvel indicateur centré sur l’humain : le Bonheur National Brut. En effet, les retards et exclusions que génèrent la croissance économique fondée sur le ruissellement et non sur la participation et l’inclusivité peine à générer un développement durable, remettant en cause les fondements même des objectifs de développement durable des Nations Unies. Peut-être que la concept de <em>bonheur intergénérationnel</em> pourrait servir de point de départ pour une refondation de la gouvernance de l’inclusivité.</p>
<p>Or, le ruissellement asymétrique révèle une économie où les bénéfices se concentrent au sommet et ne redescendent que marginalement vers la majorité. Cette asymétrie oblige à questionner les croyances, vraies ou fausses, qui structurent les modèles économiques qui s’imposent par la <em>« loi du plus fort ». </em>Un tel diagnostic met en lumière un logiciel mental fondé sur l’accaparement du bien d’autrui, la compétition, l’accumulation et la croissance infinie. Pour dépasser ces limites, il devient nécessaire de changer de paradigme plutôt que de corriger à la marge comme le suggère une partie des politiciens du <em>« centre »</em> qui ne prennent jamais position clairement. Changer de logiciel mental, c’est réorienter les priorités des femmes et hommes de bonne volonté vers la qualité de vie plutôt que la seule performance financière.</p>
<p>Toutefois, il faut se faire un peu violence car cela implique de reconnaître que la richesse ne se mesure pas uniquement en production, mais aussi en bien-être, en santé sociale et en durabilité. Ce nouveau logiciel valorise la coopération, l’équité et la résilience collective, bref le vivre ensemble résumé dans le paradigme africain de <em>« UBUNTU<sup><a id="post-9055-endnote-ref-20" href="#post-9055-endnote-20">[20]</a></sup> ».</em> En effet, la culture <em>« Ubuntu »</em> nourrit la réappropriation identitaire au sein des Peuples se reconnaissant dans la paix et le rôle fondamental des dynamiques sociales, culturelles, cultuelles pour le vivre ensemble en communauté.</p>
<p>Une fois ce cadre mental converti, il devient logique de revoir les principaux indicateurs économiques qui conduisent à un pilotage falsifié et une gouvernance apocryphe du monde, à des fins d’appropriation par quelques privilégiés de cercles oligarchiques s’auto-cannibalisant. Le produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) centré sur la quantité, ne suffit plus – en fait n’a jamais conduit &#8211; à refléter ce qui compte réellement pour les sociétés humaines. Il donc bien une forme de mystification économique que le récit fictif de nombreux médias politiquement corrects, et souvent dénommés <em>« médias mainstream »,</em> colportent abusivement.</p>
<p>Pourtant, un indicateur alternatif comme le Bonheur National Brut, inspiré du Bhoutan, propose une mesure intégrant bien-être aussi les volets solidarité, psychologique, environnement, culture et gouvernance au service de l’humain et des Peuples pacifiques. Le passage du <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> au BNB n’est pas un simple changement d’outil, mais la conséquence directe d’un changement de vision, une véritable mutation que constitue la conversion. Ainsi, du constat du ruissellement asymétrique à l’adoption du Bonheur National Brut, c’est toute une manière de penser l’économie qui doit se transformer pour remettre l’humain au centre.</p>
<p>Les dirigeants du monde, africains en particulier, peuvent continuer à faire semblant de croire que le ruissellement fonctionne. Mais l’asymétrie est devenue trop flagrante pour être maquillée par les discours de croissance non distribuée, d’inflation réelle non enregistrée mais simplement perçue. Ce modèle qui promettait que la prospérité des uns finirait par atteindre les autres ressemble désormais à un vieux logiciel mental qui tourne en boucle, incapable de comprendre que le monde a changé.</p>
<p>Tant qu’on reste prisonniers de cette croyance, on mesure la réussite avec des indicateurs qui comptent tout sauf l’essentiel : la santé des liens sociaux, la qualité de l’air, la sécurité psychologique, la capacité d’une société à ne laisser personne au bord du chemin. Il est temps de débrancher ce logiciel obsolète et d’en installer un autre, qui ne confonde plus accumulation et progrès.</p>
<h3>6. Le Bonheur National Brut, l’humain au centre</h3>
<p><a id="post-9055-_Hlk224179453"></a> Le Bonheur National Brut n’est pas une utopie exotique : c’est un rappel brutal que l’économie n’a de sens que si elle sert la vie, pas l’inverse. En adoptant un indicateur centré sur le bien-être réel, on cesse de courir après des chiffres qui ne ruissellent nulle part et on commence enfin à construire une prospérité qui circule, qui nourrit, qui élève. Bref, on passe d’un ruissellement asymétrique à un modèle où l’humain redevient la finalité, et non un dommage collatéral, presque insignifiante, réduit à des personnages imaginaires de jeux vidéo.</p>
<p>En effet, la guerre de l’accès aux ressources stratégiques entre les Etats-Unis et la Chine via le truchement d’Etats proxys et la déstabilisation de pays et de peuples, est pourtant présentées au grand public comme s’il s’agissait de créatures issues d’univers vidéoludiques, ces figures mythologiques du numérique qui deviennent des êtres fictionnels interactifs aux identités virtuelles désincarnées, des archétypes vidéoludiques de nombreux dirigeants bien réels eux, insensibles à la détresse humaine que cause leur soif de ne pas contester le non-respect du droit des Peuples, confondus par certains incultes avec le droit international. Ce jeu miroir de la destruction de l’humain maquillé sous un tapage informationnel clivant et communautariste risque de conduire le monde à une pérennisation des asymétries, sinon des amnésies dans le droit à la solidarité internationale.</p>
<h3>7. Asymétrie structurelle dans les flux de solidarité internationale</h3>
<p>Attention de ne pas tomber ans le sophisme comme manipulation idéologique d’une déglobalisation sélective et asymétrique (DSA) servant à justifier ou masquer les logiques de repli, d’exclusion ou de domination dans le cadre d’une mondialisation reconfigurée<sup><a id="post-9055-endnote-ref-21" href="#post-9055-endnote-21">[21]</a></sup>. La DSA ne doit pas servir à légitimer l’exclusion de certains pays sans assumer la rupture avec le droit international, les principes codifiés du libre-échange, ou encore la solidarité multilatérale. Pire, lorsqu’une relocalisation minière ou industrielle est soutenue par un Etat et sert à concentrer les bénéfices dans des entreprises transnationales sous le couvert de la sécurité, de la paix ou de l’écologie dans des zones géopolitiquement instables.</p>
<p>En 1990, le ratio Afrique sur autres pays recevant l’aide publique au développement (<acronym title="Aide publique au développement">APD</acronym>) s’élevait à 0,42 % (soit les versements officiels des pays donateurs : 25 milliards USD pour l’Afrique et 60 milliards USD pour les autres pays). Cela représentait une part significative des flux financiers internationaux, avec des engagements croissants post-Guerre froide. Or, entre 2020–2023, ce ratio est tombé à 0,24 % (soit 74 milliards USD pour l’Afrique et 300 milliards USD pour les autres pays). Cette asymétrie structurelle dans les flux de solidarité internationale est une attestation d’un monde de moins en moins solidaire. Quelques exemples d’expositions asymétriques sectorielles.</p>
<ul>
<li>Risques climatiques<sup><a id="post-9055-endnote-ref-22" href="#post-9055-endnote-22">[22]</a></sup> : En 2025 selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)<sup><a id="post-9055-endnote-ref-23" href="#post-9055-endnote-23">[23]</a></sup>, plus de 100 millions de personnes en Afrique sont à haut risque climatique, contre moins de 30 millions en Europe<sup><a id="post-9055-endnote-ref-24" href="#post-9055-endnote-24">[24]</a></sup>. L’asymétrie environnementale s’est creusée, malgré une responsabilité climatique historiquement plus faible du Sud.</li>
<li>Accès aux infrastructures numériques : En 2025 selon le UIT, le taux de pénétration Internet par région était de 17,8 % en Afrique, 83 % en Europe, et 88,9 % en Amérique du Nord. Cela représente une inégalité majeure dans la fracture numérique et un frein substantiel à l’accès équitable à l’innovation, à l’éducation et à l’économie mondiale<sup><a id="post-9055-endnote-ref-25" href="#post-9055-endnote-25">[25]</a></sup>. Dans un pays à faible revenu, 26,5 personnes utilisent l’internet contre 93,4 dans un pays à revenu élevé<sup><a id="post-9055-endnote-ref-26" href="#post-9055-endnote-26">[26]</a></sup>. Selon le<br />
score de l’indice de développement de l’Information, de la Communication et de la Télécommunication de 2024 (ICT Development Index<sup><a id="post-9055-endnote-ref-27" href="#post-9055-endnote-27">[27]</a></sup>) de l’Union Internationale des Télécommunications, le score du Luxembourg de 92,6 versus le Maroc 86,8, le Sénégal, 69,3, le Togo avec 46,2 et le Burkina-Faso avec 30,1. Les solutions de réduction des écarts passent par un investissement massif dans les infrastructures, une réduction des coûts élevés de l’accès, et une augmentation de l’éducation numérique.</li>
<li>Dépenses de santé par habitant : Selon les projections de 2025, les dépenses de santé par habitant, en Afrique avoisineraient 100 USD par habitant alors qu’il est estimé à 4.500 USD par habitant dans les pays de l’<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>, soit une asymétrie 45 fois supérieur<sup><a id="post-9055-endnote-ref-28" href="#post-9055-endnote-28">[28]</a></sup>, reflétant une stagnation inacceptable des capacités sanitaires africaines malgré les budgets nationaux et aide publique au développement censés être consacrés à l’infrastructure sanitaire en Afrique.</li>
</ul>
<h3>8. Redéfinir la déglobalisation asymétrique et sélective</h3>
<p>En définitive, Face à des crises mondiaux qui s’additionnent et s’amplifient et s’auto-entretiennent les unes les autres, la définition suivante pourrait permettre de mieux comprendre la complexité de polycrises systémiques et dynamiques. La <em>déglobalisation asymétrique et sélective</em> désigne un processus de reconfiguration stratégique des échanges mondiaux, dans lequel les flux géoéconomiques, technologiques et politiques ne diminuent pas uniformément, mais sont redirigés, filtrés ou restreints selon des critères géopolitiques, sécuritaires ou idéologiques des pays disposant d’une capacité d’influence et de nuisance.</p>
<p>Paradoxalement, il n’y a pas de recul généralisé de l’interdépendance mondiale, mais une sélectivité des <em>« relations internationales inter-Etats et inter-entreprises transnationales »</em> au mépris du <em>« droit international »</em>. Sans surprise, le monde va se diviser entre des pays non plus alliés mais alignés, ou se structurant en <em>« blocs »</em> sur le pays ou le groupe de pays disposant d’une capacité d’influence et de nuisance pour intensifier les flux des échanges qui risquent de demeurer asymétriques.</p>
<p>Les pays ou régions optant pour le <em>« neutralité »</em> ou le <em>« non-alignement »</em> risquent, au moins dans le court terme, de subir une marginalisation ou exclusion ciblée parce qu’ils sont unilatéralement jugés non conformes aux normes des pays ou blocs dominants. Cette fragmentation du système généré par la déglobalisation asymétrique et sélective a conduit depuis la fin symbolique de la guerre froide le 9<strong> novembre 1989 </strong>avec la<strong> chute du mur de Berlin,</strong> et la fin effective en décembre 1991, avec la disparition de l’un des deux grands blocs idéologiques qui s’étaient opposés pendant près de 45 ans, et la dissolution officielle de l’Union soviétique. Cet événement, au lieu de favoriser une réunification des flux et échanges mondiaux, a en fait servi de point de départ d’une fragmentation d’un système déglobalisé, où la coopération sélective était devenue conditionnelle et asymétrique, dans un cadre feutré de la diplomatie d’influence.</p>
<p>Or, aujourd’hui, cette diplomatie de l’ombre des pays à influence forte est décomplexée, bafoue le droit international, et par définition les droits humains sous le couvert des enjeux de souveraineté et de redéfinition des frontières en temps de non-guerre mondiale. Le protectionnisme, la sélectivité dans les échanges commerciaux, la réappropriation des chaînes de valeur accompagnées de relocalisations industrielles, la résurgence des identités nationales, les politiques de découplage technologique, les sanctions économiques, les réponses apportées aux pandémies sanitaires et même l’échec d’un consensus minimum sur les limitations de l’usage des plastiques par les Nations Unies témoignent ne sont que des signes annonciateurs de l’imprévisibilité de la cristallisation des polycrises systémiques et les mesures répressives qui ne manqueront pas de les encadrer.</p>
<h3>9. Polycrises systémiques, inadéquation des ODD et Bonheur National Brut</h3>
<p>La déglobalisation asymétrique et sélective qui résulte des polycrises systémiques dans le monde oblige à questionner la pertinence, l’efficacité, les limites des ODD, et au-delà, des institutions spécialisées des Nations-Unies qui continuent à appréhender le monde d’aujourd’hui en secteurs comme dans les années 1945-1960. Les approches transversales s’imposent vers des structures plus inclusives, intégrées et moins soumises aux logiques de financement fragmentées. Cela suppose une réforme en profondeur des outils, instruments et des institutions des Nations Unies. Les ODD<sup><a id="post-9055-endnote-ref-29" href="#post-9055-endnote-29">[29]</a></sup> ne sont en fait que le reflet de la difficulté, sinon l’incapacité de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> à se réformer en profondeur. Comment construire des organisations pluridisciplinaires avec des talents<sup><a id="post-9055-endnote-ref-30" href="#post-9055-endnote-30">[30]</a></sup> et l’indépendance du personnel onusien et moins de <em>« bureaucrates politisés »</em> demeure une gageure contre l’instrumentalisation de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym><sup><a id="post-9055-endnote-ref-31" href="#post-9055-endnote-31">[31]</a></sup>.</p>
<p>Les ODD peuvent difficilement progresser sans une croissance économique soutenue. Certains des objectifs comme l’éducation, la santé ou la justice reposent quasi exclusivement sur le principe de la redistribution des fruits de la croissance et de la volonté politique. Sans la croissance économique, il est difficile d’investir dans les infrastructures de bien-être et de logistique et d’impacter significativement la réduction de la pauvreté. La « dite » croissance « verte » et inclusive demeure une alternative indispensable mais ne doit plus reposer sur les dogmes de la croissance économique de <em>« rattrapage » </em>de la dynamique néolibérale actuelle<sup><a id="post-9055-endnote-ref-32" href="#post-9055-endnote-32">[32]</a></sup>.</p>
<p>L’erreur fondamentale des ODD est d’avoir convaincu une partie du monde qu’il fallait atteindre des <em>« objectifs »</em> si la croissance économique était au rendez-vous. Or, cet erreur de parallaxe provient de l’approche en silos sectoriels incompatible avec une approche inclusive centrée sur la participation de l’humain comme acteur de son propre développement durable, ce dans le cadre d’une économie de proximité : <em>« La capacité à développer et à maîtriser une économie de proximité devient un facteur déterminant dans la réussite du défi que le 21<sup>e</sup> siècle lance à l’Afrique subsaharienne<sup><a id="post-9055-endnote-ref-33" href="#post-9055-endnote-33">[33]</a></sup> »,</em> et plus largement aux Etats à faible capacité d’influence.</p>
<p>Par ailleurs, la corrélation entre l’endettement instrumentalisé sans résultats tangibles sur le terrain et la perte de souveraineté qui en résulte, parfois préconisée par les fourches caudines des ajustements structurels parachutés d’ailleurs n’ont en définitive pas servi les intérêts et l’amélioration du bien-être des nations concernées. De fait, le développement humain ne peut se décliner à l&rsquo;aune de l’avancement des ODD en silos sectoriels, avec ou sans croissance économique.</p>
<p>Il importe d’approfondir la remise en cause du sacro-saint critère de la croissance économique basée sur la croissance du produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) et peut-être se pencher sur le concept de « Bonheur National Brut (BNB) [ en anglais Gross National Happiness (GNH)], un des indicateurs de rupture pour mesurer le bien-être d’un pays. Formulé en 1972 par le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, comme une alternative au Produit National Brut (PNB), le BNB repose sur l’idée que le développement ne peut se limiter à la croissance économique, mais intégrer des dimensions humaines, culturelles et environnementales avec au moins les quatre (4) piliers suivants : le développement économique durable et équitable, la préservation et promotion de la culture, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance. Intégré dans la Constitution du Bhoutan comme objectif national depuis 2008, 72 indicateurs de mesure ont été introduits en 2011 et permettent de démontrer la pertinence de l’approche. En effet en 2025, le Bhoutan reste le seul pays à utiliser le BNB comme indicateur central et être reconnu pour avoir un bilan carbone positif et un niveau de satisfaction élevé, malgré un <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> modeste. Un modèle pour les constitutions africaines et d’ailleurs, surtout si des indicateurs supplémentaires sur le progrès en matière de souveraineté nationale ou collective (régionale ou blocs <acronym title="Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud">BRICS</acronym> +) sont introduits !</p>
<h3>10. Toxicité de la croissance économique de rattrapage</h3>
<p>Face aux Objectifs de développement durable (ODD) de l’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym>, les objectifs de croissance économique ne sont pas toujours pertinents, et peuvent même s’avérer toxiques lorsqu’ils ignorent les limites écologiques, les inégalités sociales ou les déséquilibres géopolitiques. Les ODD visent une prospérité inclusive, équitable et soutenable, tandis que la croissance économique classique repose souvent sur l’accumulation, la consommation et l’exploitation des ressources naturelles.</p>
<p>La croissance de rattrapage<sup><a id="post-9055-endnote-ref-34" href="#post-9055-endnote-34">[34]</a></sup> désigne un processus par lequel des pays ou des régions en retard comblent leur déficit de développement, souvent par des investissements massifs dans les infrastructures, l’éducation ou la santé. Elle est généralement nécessaire et légitime, surtout dans les pays du Sud, pour répondre aux besoins fondamentaux et réduire les écarts historiques.</p>
<p>En revanche, la dynamique néolibérale et capitaliste actuelle tend à produire une croissance orientée vers la maximisation du profit, souvent au détriment des équilibres sociaux et environnementaux. Elle repose sur des logiques de financiarisation, de surconsommation et de concentration des richesses.</p>
<p>Il importe de les distinguer :</p>
<ul>
<li>la croissance de rattrapage est finalisée par le bien-être collectif et la réduction des inégalités.</li>
<li>la croissance néolibérale est drivée par la rentabilité, souvent déconnectée des besoins réels.</li>
</ul>
<p>Ainsi, la pertinence de la croissance dépend de sa finalité : si elle sert les ODD, elle est utile ; si elle les compromet, elle devient problématique. Le défi est donc de réconcilier développement et sobriété, en inventant des modèles économiques post-croissance.</p>
<h3>11. Croissance économique et développement humain et bien-être collectif des populations</h3>
<p>Au cours du demi-siècle passé, la croissance économique mondiale a régulièrement été soutenue sauf quelques crises passagères (voir graphique 2).<a href="https://afrocentricity.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-3.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9056" src="https://amaizo.info/files/2026/03/afrocentricity-deglobalisation-asymetrique-13-03-26-page-3-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p>Toutefois, les fruits de cette croissance économique se caractérise par une absence de propagation et de répartition tant entre les régions et pays du monde, comme à l’intérieur de ces espaces. La résultante est qu’il y a eu concentration de cette richesse d’un petit nombre aux dépens d’une grande majorité de la population. La démocratie représentative était censée permettre une écoulement organisée et moins inégalitaire de la valeur et des richesse créées vers la partie de la population la moins favorisée.</p>
<p>Or, la démocratisation de la connaissance et du savoir a trouvé l’essentiel de ses effets de levier dans les pays comme la Chine où la représentation des populations par des élites ne reposent pas un suffrage universel mais une structuration unilatérale d’un système politique fondé sur l’amélioration stratégique de la collectivité avant celle d’un groupe restreint d’individus. Il y a donc en filigrane un problème de conception de la création de richesses dans un espace géographique assortie d’une politique de correction dynamique des inégalités.</p>
<p>La vitesse avec laquelle la connaissance et le savoir se diffusent, et donc se démocratisent devient un critère fondamental pour appréhender la relation dialectique entre la croissance économique et le développement humain devant assurer le bien-être collectif des populations. Toutefois, il n’est pas possible de faire abstraction du progrès sans prendre en compte le niveau des libertés fondamentales. En fonction de l’histoire, l’environnement culturel et cultuel, le principe de la création de richesses est plus ou moins déléguée, ce consciemment ou par la coercition comme l’attestent de nombreux régimes et systèmes politiques et économiques qui privilégient systématiquement une sélectivité entre ceux qui détiennent le pouvoir de la connaissance, du savoir et des technologies et la volonté réelle ou supposée pour les diffuser rapidement au plus grand nombre, ce avec un objectif stratégique d’améliorer le niveau général de bien-être matériel sans déstabiliser les fondements du corps social. Ces restrictions se font souvent aux dépens de la transparence, de la redevabilité, et des libertés fondamentales.</p>
<p>Autrement dit, les critères retenues pour calculer le produit intérieur brut qui sert principalement de référence de comparaison entre les Etats ne suffisent pas à exprimer la dynamique effective de la réalité, encore moins à intégrer de nombreux aspects non mesurables, mais contribuant à une dynamique humaine du vivre ensemble. La croissance économique n’a pas toujours amélioré le bien-être des populations pour plusieurs raisons telles que :</p>
<ul>
<li>les indicateurs ou éléments de mesure demeurent largement inadéquats puisqu’il s’agit principalement du produit intérieur brut (<acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym>) qui n’arrive pas à appréhender de manière holistique le développement humain tant au plan mondial que dans des espaces géographiques restreints, avec comme conséquences une dé priorisation de la qualité de vie, de la durabilité et du processus de recyclage des biens et services produits et en définitive une aversion pour une justice sociale collective et effective pour tous ;</li>
<li>les inégalités croissantes liées à un niveau de concentration entre riches et pauvres, que ce soit entre individus, entreprises, Etats ou régions, ce malgré souvent un <acronym title="Produit Intérieur Brut">PIB</acronym> mondial qui n’a cessé d’augmenter globalement. Pire, les inégalités se sont creusées avec trop peu d’efforts d’organiser stratégiquement et sur le long-terme la correction et la réduction de ces inégalités ;</li>
<li>la croissance purement économique excluant souvent les bénéficiaires du système décisionnel fondant les orientations stratégiques de la création de richesses et ses orientations a conduit à une croissance sans inclusion, avec comme conséquences des millions de personnes sans accès à l’éducation, à la santé ou à un pouvoir d’achat permettant un revenu décent, ce malgré la croissance économique ;</li>
<li>la mauvaise gouvernance tant au niveau de la corruption, des erreurs ou absence de planification fondées sur un modèle économique de la production et de la transformation des matières premières sans prendre en compte sérieusement l’épuisement des ressources, la dégradation de l’environnement et de la biodiversité. Ce mal-gouvernance repose principalement sur un modèle productiviste qui érodent les bases d’un progrès pour tous et un développement futur pour les exclus ou victimes de la croissance économique décomplexée ;</li>
<li>l’impossible priorité accordée aux mesures correctives dynamiques à la concentration des richesses, du savoir et des pouvoirs dans les mains d’un petit nombre d’individus ou entreprises ou Etats ne permettent plus d’avoir des systèmes préventives de régulation interne à la société. Au cours de l’histoire, cela a systématiquement déclenché des crises multisectorielles successives comme les conflits territoriaux et d’accès aux matières premières, la division international du travail fondé sur l’exploitation de certains humains par d’autres, les chocs financiers, les pandémies sanitaires avec comme conséquences le mercenariat officiel ou officieux, parfois sous couvert de terrorisme instrumentalisé, et un système politico-diplomatique où le droit international s’est transformé en un droit des relations internationales, ce qui révèle une grande fragilité des systèmes économiques, et par extension déstabilise les fondements d’une société globale où chaque citoyen à les mêmes droits que son concitoyen du monde.</li>
</ul>
<p>La peur, la désignation du bouc-émissaire et l’exclusion de ce dernier constituent le moule d’un paradigme du <em>« droit du plus fort »,</em> confondues avec une politique nationaliste et protectionniste, qui n’est en fait que le reflet d’un système mondial inégalitaire et décomplexé. La conséquence d’une telle évolution a été constatée par le Programme des Nations Unies pour le Développement avec un indicateur composite que constitue l’Indicateur de Développement Humain qui regroupe le niveau de vie avec le revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat, l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation des personnes de 15 ans et plus.</p>
<p>En effet, la progression de l’IDH est la plus faible depuis 1990<sup><a id="post-9055-endnote-ref-35" href="#post-9055-endnote-35">[35]</a></sup>, ce qui doit servir de preuve de la stagnation du développement humain depuis 35 ans (Voir graphique sur la progression). Pourtant l’IDH ne prend pas en compte les inégalités, la pauvreté et la sécurité intérieure. il était indispensable de considérer l’indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDH-AI) et de le comparer à la progression de l’indice de pauvreté humaine (IPH).</p>
<h3>12. Pauvreté multidimensionnelle : inégalité, privation et neutralisation de la dignité</h3>
<p>Introduit dans les années 1997, l’indice de la pauvreté multidimensionnelle est représenté par une personne vivant dans une pauvreté multidimensionnelle si elle souffre d’au moins 33 % de privations dans les domaines interdépendants suivants :</p>
<ul>
<li>la santé notamment la malnutrition et la mortalité infantile ;</li>
<li>l’éducation, principalement le faible niveau de scolarité, déscolarisation et donc d’ignorance à faire des choix judicieux pour sa survie et sa vie ;</li>
<li>le niveau de vie non-acceptable avec l’absence d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, dans un environnement pollué avec des logements insalubres et préparant la nourriture journalière avec des combustible de cuissons générant des effets toxiques multiples à court et long-terme, bref, un citoyen du monde qui a été privé des biens essentiels et d’un travail décent.</li>
</ul>
<p>Pourtant, l’Indice de pauvreté multidimensionnel a été conçu pour dépasser la vision réductrice de la pauvreté fondée uniquement sur le revenu. Il s’appuie sur un constat simple selon lequel un individu peut gagner quelques dollars par jour et pourtant vivre dans des conditions qui compromettent la santé, l’éducation ou la dignité humaine.</p>
<p>Les causes de cette pauvreté multidimensionnelle sont profondes et reprennent l’essentiel de ce qui fait la définition même du concept à savoir : faiblesse des systèmes de santé, malnutrition chronique, mortalité infantile évitable, mais aussi inégalités d’accès à l’école, déscolarisation précoce et reproduction intergénérationnelle du manque d’instruction. À cela s’ajoutent des conditions de vie matérielles dégradées <em>— absence d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, logements insalubres, dépendance à des combustibles polluants —</em> qui enferment des millions de personnes dans un cercle de privations cumulées.</p>
<p>L’IPM permet de rendre visibles ces multiples dimensions et d’identifier précisément où les politiques publiques doivent intervenir.</p>
<p>Les solutions passent par :</p>
<ul>
<li>un rejet de l’invisibilité de cette majorité silencieuse dans le monde ; et</li>
<li>un investissement massif dans les infrastructures sociales : renforcer les soins de santé primaires, lutter contre la malnutrition, garantir une éducation accessible et de qualité, et améliorer les services essentiels comme l’eau, l’énergie et l’habitat.</li>
</ul>
<p>C’est donc bien d’une conversion culturelle dont il est question. Cela exige d’abord une <em>« Volonté »</em> et surtout aussi une approche intégrée et pluridisciplinaire pour coordonner les politiques sanitaires, éducatives et économiques pour briser simultanément plusieurs privations.</p>
<p>En adoptant l’IPM et en ne cachant plus la vérité sur ce qui apparaît aujourd’hui comme le résultats des gouvernances passées, les États peuvent cibler plus finement les populations vulnérables, mesurer les progrès réels et construire des stratégies de développement centrées sur les capacités humaines plutôt que sur la seule croissance économique dont le ruissellement laisse à désirer. Or, c’est donc une refondation de l’opérationnalisation des objectifs de développement durable de ce qui reste des Nations Unies qui doit être entreprise.</p>
<p>Les inégalités freinent clairement le développement humain. L’Indice de Développement Humain ajusté aux Inégalités (IDHI) montre que jusqu’à 20 % du potentiel de développement est perdu dans les pays à fortes disparités<sup><a id="post-9055-endnote-ref-36" href="#post-9055-endnote-36">[36]</a></sup>. Parallèlement, l’Indice de pauvreté multidimensionnelle révèle qu’en Afrique subsaharienne, la proportion de personnes en pauvreté aiguë est passée de 71 % en 1997 à environ 58 % en 2025<sup><a id="post-9055-endnote-ref-37" href="#post-9055-endnote-37">[37]</a></sup>, une amélioration réelle mais insuffisante face à la croissance démographique. Ces chiffres confirment que les privations fondamentales persistent malgré les progrès. Pour accélérer la réduction de la pauvreté, il faut s’attaquer aux inégalités structurelles, notamment genre, revenu, accès aux services, opportunités d’emplois décents, qui minent les gains en bien‑être.</p>
<p>Face à la pauvreté multidimensionnelle, nul n’a le droit de se contenter de demi‑mesures ou de statistiques qui masquent l’essentiel et des désinformations qui falsifient la réalité des gouvernances antisociales pour des égotistes indifférents. L’IPM nous rappelle que chaque privation est une atteinte directe à la dignité humaine et qu’aucune société ne peut prospérer en laissant des pans entiers de sa population dans l’ombre. Investir dans la santé, l’éducation et les conditions de vie n’est pas un coût : c’est un choix politique qui détermine le type de futur que nous voulons. Toutes les bonnes volontés doivent s’identifier partout où elles et ils sont pour briser ces privations cumulées. Le message qui doit dominer est celui de l’affirmation que le développement et le droit qui l’encadre n’ont de sens que s’ils libèrent, émancipent et élèvent chaque citoyen du monde vers la dignité humaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>13. Refondation des objectifs de développement durables des Nations Unies</h3>
<p>Les Objectifs de Développement Durable ne sont pas tombés du ciel : ils sont nés d’un système multilatéral essoufflé qui, après Rio+20, cherchait désespérément à se réinventer. Les <acronym title="Objectifs du millénaire du développement des Nations Unies">OMD</acronym> avaient montré leurs limites, voire leurs « utopies » : trop centrés sur les pays du Sud-global comme si le problème ne posait pas dans le Nord-global, trop dépendants d’une aide internationale déjà en perte de vitesse, trop déconnectés des réalités systémiques.</p>
<p>Les États membres des Nations Unies<sup><a id="post-9055-endnote-ref-38" href="#post-9055-endnote-38">[38]</a></sup> au nombre de 193 à l’époque ont alors admis une évidence longtemps évitée : les crises contemporaines sont globales, interconnectées et indifférentes aux frontières et liées à l’agressivité d’un groupe identifié dans l’histoire de l’humanité. Les résultats sont parlants : pauvreté, inégalités, climat, santé, éducation, paix à partir de la fausse compétition qui conduit à la guerre : aucun pays n’est immunisé, et aucun ne peut prétendre agir seul. Or, l’unilatéralisme de certains rappelle étrangement la dangerosité de ceux qui ignorent l’histoire, celle qui se répète inlassablement et que Paul Valéry a résumé comme suit : <em>“Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien</em>.” En fait, on revient trop souvent à la cause zéro, juste avec la déstabilisation et la désolation de la bassesse et l’ignorance humaines en plus.</p>
<p>La <em>« fausse »</em> inclusivité affichée du processus, consistant à associer à la marge et sans pouvoir la société civile, les Organisations non gouvernementales, les chercheurs, les collectivités, les syndicats et le secteur privé, a servi autant à légitimer l’exercice qu’à reconnaître que les solutions ne viendraient plus uniquement des chancelleries. L’environnement et le climat ont imposé leur centralité, transformant le développement durable en enjeu universel, presque existentiel. L’adoption de l’Agenda 2030 en septembre 2015 a été présentée comme un tournant historique, mais elle répondait aussi à une réalité moins avouée : la <em>« fatigue de l’aide »</em> des pays du Nord qui s’est transformée en une exigence du <em>« retour sur investissement ». </em>En rendant les ODD universels, on élargissait mécaniquement le champ des financements possibles, y compris pour les projets des pays industrialisés eux‑mêmes, ce qui de facto réduisant la part réservée aux pays du Sud. Donald Trump est venu remettre les pendules à l’heure en supprimant purement une très grande partie de cette aide-retour sur investissement en lui substituant l’affairisme transactionnelle, le fameux <em>« deal »</em> imposé par la force.</p>
<p>Derrière les 17 objectifs et les 169 cibles, il y a donc un compromis politique autant qu’un idéal. Et si l’on parle aujourd’hui de refondation, c’est bien parce que ce compromis montre ses fissures, sinon des crevasses abyssales. L’universalité proclamée ne suffit plus : il faut repenser l’ambition, la gouvernance et les moyens, sous peine de laisser l’Agenda 2030 devenir un catalogue de bonnes intentions sans prise sur le réel.</p>
<p>Il y a parfois des ironies historiques qui frôlent l’absurde : un <em>« Conseil de paix »</em> présidé par un dirigeant dont la diplomatie ressemble davantage à une stratégie de confrontation permanente. Sous l’administration Trump 2, la rhétorique martiale, la pression maximale et la diplomatie transactionnelle ont souvent éclipsé les mécanismes multilatéraux de prévention des conflits. Dans ce contexte, parler de « Conseil de paix » relève presque du contresens, tant les logiques de puissance ont pris le pas sur les logiques de coopération. <em>Afrocentricity Think Tank</em> suggère qu’il faudrait renommer l’institution pour refléter la réalité : un véritable <em>« Conseil de guerre »,</em> assumant la centralité de la force dans la doctrine américaine.</p>
<p>Mais la provocation n’est pas une fin en soi. Elle sert à rappeler que les institutions internationales ne sont crédibles que si leurs membres incarnent les valeurs qu’elles prétendent défendre. Si le prix Nobel de la paix pour le président américain Donald Trump peut être renvoyé aux calendes grecques, alors le Conseil de paix doit, lui aussi, se réinventer pour éviter de devenir un simple décor diplomatique dont le verbe opportuniste est léthal.</p>
<p>Or, la solution n’est pas que de changer le nom, mais de restaurer la cohérence : renforcer les mécanismes de contrôle, exiger des engagements mesurables, et rappeler que la paix n’est pas un slogan, mais une responsabilité collective. Or, c’est pour certains membres du Conseil de Paix de Donald Trump, une véritable atteinte à la <em>liberté de penser et d’agir selon son « bon » vouloir ».</em></p>
<p>Dans tous les cas de figures, l’Histoire retiendra moins les discours que la capacité des institutions humaines à résister aux dérives de leurs membres. Pourtant, l’espérance fait vivre et les <em>« humains »</em> passent.</p>
<h3>14. Évoluer vers une économie inclusive de proximité post-croissance</h3>
<p>La croissance économique traditionnelle, obsédée par la rentabilité et l’extraction sans limites et sur la propriété d’autrui, se heurte frontalement aux Objectifs de Développement Durable. On ne peut pas prétendre bâtir un avenir soutenable en utilisant les outils qui ont précisément créé les déséquilibres actuels. La croissance de rattrapage, indispensable pour les pays du Sud, vise à réparer des décennies d’inégalités structurelles par l’investissement social et l’élévation des capacités humaines. Elle n’a rien à voir avec la croissance néolibérale, qui transforme l’économie en machine à profits et la société en variable d’ajustement. La question n’est donc pas de savoir si la croissance est bonne ou mauvaise, mais à quoi elle sert, qui elle bénéficie et ce qu’elle détruit au passage, sans d’ailleurs pouvoir offrir des chances de reconstruction et de régénération.</p>
<p>Si les fruits de cette croissance économique alimentent les ODD, ils deviennent un levier de justice, de répartition plus équitable et de résilience. Si elle les sabote, elle n’est qu’un accélérateur de crises et posent les bases d’un effet de massue déstabilisante et avilissante au plan civilisationnel. C’est pourquoi il est urgent de dépasser le vieux dogme de l’accumulation pour inventer des modèles post‑croissance capables de concilier dignité humaine, sobriété écologique et équité sociale. Le véritable défi du 21ᵉ siècle est à nos portes. Il s’agit de réconcilier progrès et limites planétaires, non par contrainte, mais par la vérité, cette parole vraie et ces médias « objectifs », et des choix géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques éclairés. C’est cette refondation qui conditionnera la possibilité même d’un futur vivable entre les humains, à moins de revoir la définition de ce qu’est un humain.</p>
<p>Pour les pays du Sud-global, les ODD visent une prospérité équitable, inclusive et écologiquement soutenable. La croissance de rattrapage, légitime dans ces pays, cherche à combler les retards par des investissements sociaux lorsqu’elle n’est pas entravée par la corruption. Elle se distingue de la croissance néolibérale, guidée par le profit et la financiarisation. La pertinence de la gouvernance éclairée de la création de valeur à partir de la croissance dépend donc bien de sa finalité : utile si elle sert les ODD, problématique si elle les compromet.</p>
<p>Il faut donc être clair : il est temps de promouvoir une forme de gouvernance de la mutabilité afin de dépasser le paradigme de l’accumulation pour inventer des modèles post-croissance. Ces modèles doivent concilier développement humain, sobriété écologique et justice sociale. Le défi est de réconcilier progrès et limites planétaires dans une vision durable du futur.</p>
<p>Comment peut-on <em>« imposer »</em> unilatéralement des normes commerciales ou environnementales inaccessibles aux pays en développement dénués de capacité d’influence et de nuisance et prétendre favoriser un <em>« commerce équitable ».</em> La réalité crue est qu’il est question de faire payer par les autres ses erreurs de gouvernance. Sur ce terrain, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à blâmer.</p>
<p>Cette nouvelle approche consistant à faire payer unilatéralement et par la force sa <em>« croissance économique »</em> par d’autres est un abus du droit multipolaire, une véritable prédation géo‑économique. Il s’agit là d’un sophisme issu des polycrises systématiques qui repose sur un raisonnement fallacieux, en apparence logique, mais reposant sur une usurpation institutionnalisée. Dans le contexte de la déglobalisation sélective et asymétrique, certaines puissances dominantes l’utilisent pour justifier leur déresponsabilisation stratégique en légitimant l’exclusion de certains pays sans assumer la rupture des principes du libre-échange ou de la coopération multilatérale.</p>
<p>Il n’est pas suggéré de rejeter toute croissance, mais de réorienter ses finalités en distinguant entre d’une part, la croissance utile permet de satisfaire les besoins fondamentaux, réduire les inégalités, et renforcer les capacités locales ; et d’autre part, la croissance toxique qui sert d’effet de levier à la multidimensionnel concentration des richesses et des pouvoirs, la surconsommation asymétrique, l’épuisement des ressources et la perte de souveraineté et la vassalité des Etats et des humains.</p>
<p>Le défi est donc de réconcilier création de valeurs, de richesses d’une part et développement et sobriété d’autre part en créant des <em>corridors de non-ingérence unilatérale </em>autour de modèles économiques fondés sur une économie circulaire de proximité valorisant entre autres :</p>
<ul>
<li>la qualité de vie plutôt que la quantité de biens ;</li>
<li>la justice commerciale, économique, sociale et écologique ;</li>
<li>la souveraineté politique et la résilience territoriale.</li>
</ul>
<p>A défaut, les polycrises systémique du modèle néolibéral de développement mondial et ses erreurs du passé qui n’ont pas été corrigés, -notamment l’exploitation des ressources du Sud sans contreparties, la financiarisation excessive, et le déni écologique, les falsifications et l’instrumentalisation des principes démocratiques instrumentalisé par des élites ou des régimes autoritaires<sup><a id="post-9055-endnote-ref-39" href="#post-9055-endnote-39">[39]</a></sup>, etc.-, convergent vers des points de rupture à court ou moyen-terme aux conséquences incalculables.</p>
<p>La guerre conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait ne plus être un cas isolé, mais une phase miroir de l’opération spéciale de la Russie contre l’Ukraine. Ce sont les peuples qui payent et servent de variables de non-ajustement.</p>
<p>Dans un avenir proche, le désenchantement des populations envers les institutions démocratiques qui pourraient être remplacées par des régimes populistes ou militaires qui ne se gêneront pas pour confisquer la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. La démocratie universelle ne doit pas être considérée comme une trajectoire impossible<sup><a id="post-9055-endnote-ref-40" href="#post-9055-endnote-40">[40]</a></sup> si l’on opte pour la mutabilité des certitudes obsolètes en géopolitique et géoéconomie. Or, une évolution vers une économie inclusive de proximité post-croissance est possible. Une alternative à ne pas passer par pertes et profits !</p>
<h3>15. <a id="post-9055-_Hlk224177722"></a>Néo‑impérialisme économique et bonne volonté</h3>
<p>Aucun des 17 ODD n’est en voie d’être atteint à l’échelle mondiale. 84 % des cibles affichent des progrès limités ou inversés<sup><a id="post-9055-endnote-ref-41" href="#post-9055-endnote-41">[41]</a></sup>. Les pays les plus pauvres et vulnérables (notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines régions d’Amérique latine) accusent le plus de retard, en raison des ingérences, des usurpations de leurs richesses, d’une absence d’unité d’actions, des conflits, de la dette, des catastrophes climatiques et bien sûr, d’un financement mal orienté et d’une culture de la « facilité » de certains dirigeants.</p>
<p>De fait, la prédation géo‑économique est un crime contre les Peuples.</p>
<p>Cette stratégie où un, ou des États, imposent à d’autres le coût de sa/ses mauvaise(s) gouvernance(s) couronnée par une prospérité limitée à une oligarchie bien-pensante ne pourra pas tenir face à des Peuples de plus en plus frustrées et en colère larvée. La contrainte, la pression diplomatique, la domination militaire, les mécanismes d’usurpation économiques asymétriques et la capacité d’influence et de nuisance ne suffiront pas empêcher le multipolarisme humaniste de se faire piéger par les tenants de la compétition brutale présentée sous l’apparence d’un espace de paix et de coopération unilatéralement imposée par la force.</p>
<p>Cette forme moderne de puissance agressive se décline en plusieurs versions dynamiques et non contradictoire. Il s’agit de manière générique de néo‑impérialisme économique fondée sur la coercition géopolitique, une domination asymétrique, une hégémonie extractive, une externalisation forcée des coûts vers autrui, un abus de puissance multipolaire à partir du démantèlement du droit des Peuples et du droit international, et surtout de plus en plus, une guerre économique, digitalisée mais réelle, déconcentrée et par procuration.</p>
<p>Aussi, il convient de saisir l’opportunité de transformation pour repenser les rapports riches-pauvres, rééquilibrer les responsabilités climatiques, et proposer des modèles économiques inclusives plus justes et durables. La capacité individuelle et collective des humains à rebondir face aux échecs du développement humain fonde la résilience<sup><a id="post-9055-endnote-ref-42" href="#post-9055-endnote-42">[42]</a></sup>. Encore faut-il le vouloir surtout si le déni de l&rsquo;inclusivité décisionnelle des citoyens bénéficiaires finit par devenir un handicap pour le vivre ensemble sous couvert d’une forme adaptée d’usurpation de la démocratie représentative ou participative.</p>
<p>Pourtant, une forme ou une autre de gouvernance décentralisée avec des institutions citoyennes de développement communautaire démocratiquement installées avec des principes acceptés de rotation des responsabilités dans le temps pour éviter la concentration du pouvoir et des plateformes numériques ouvertes pour suivre les projets en temps réel et participer à la décision et à la transparence budgétaire n’est pas une utopie ! C’est une question de prise de conscience et de bonne volonté. <acronym title="Yves Ekoué Amaïzo">YEA</acronym>.</p>
<p>12 mars 2026.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr. Yves Ekoué AMAÏZO</strong></p>
<p>Directeur général, Afrocentricity Think Tank</p>
<p>© Afrocentricity Think Tank</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Titre </strong></p>
<p>DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ :</p>
<p>vers une économie de proximité post-croissance</p>
<p><strong>Source originale et principale, </strong>16 pages</p>
<p><a href="http://www.afrocentricity.info" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.afrocentricity.info</a></p>
<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>La <a id="post-9055-_Hlk224177629"></a>déglobalisation asymétrique révèle un monde où les puissances recentrent leurs intérêts tout en externalisant les coûts, rendant urgente une gouvernance de l’inclusivité capable de protéger les économies vulnérables. il s’agit désormais de reconstruire des modèles productifs ancrés dans les territoires, fondés sur la résilience, la justice sociale et la sobriété. Cette économie de proximité post‑croissance suppose une mutation de la culture de la gouvernance géoéconomique, géopolitique et géostratégique.</p>
<p><strong>Notes et éléments bibliographiques </strong></p>
<ol>
<li id="post-9055-endnote-1">Une version courte de cette article actualisée a été publiée dans la revue luxembourgeoise. Amaïzo, Y. E. (2025). « Développement durable ou bonheur intergénérationnel : Entre croissance, exclusion et retard… ». In <a href="http://www.brennpunkt.lu" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.brennpunkt.lu</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Issue Nr. 327, pp. 22. Accédé le 9 novembre 2025. Voir <a href="https://www.brennpunkt.lu/article/developpement-durable-ou-bonheur-intergenerationnel/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.brennpunkt.lu/article/developpement-durable-ou-bonheur-intergenerationnel/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-2">Les erreurs qui auront échappé à notre attention demeure la responsabilité entière de l’auteur. <a href="#post-9055-endnote-ref-2">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-3">Morin, E. et Kern, A.-B. (2010). <em>Terre-Patrie</em>. Editions Poche : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-3">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-4">Lawrence, M. (2023). « Les polycrises ou les convulsions du monde dopées par la complexité ». In <em>Revue Hémisphères. revuehemispheres.ch. </em>Juin 2023. <a id="post-9055-_Hlk206351703"></a>Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://revuehemispheres.ch/les-polycrises-ou-les-convulsions-du-monde-dopees-par-la-complexite/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://revuehemispheres.ch/les-polycrises-ou-les-convulsions-du-monde-dopees-par-la-complexite/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-4">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-5">Moussavou, J. (2024). « Financement des Objectifs de Développement Durable (ODD) : pallier les insuffisances grâce à la mobilisation des marchés financiers ». In <a href="http://www.mondedesgrandesecoles.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.mondedesgrandesecoles.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>.</em> 1 juillet 2024. Actu grandes écoles. Excelia Business School. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.mondedesgrandesecoles.fr/financement-des-objectifs-de-developpement-durable-odd-pallier-les-insuffisances-grace-a-la-mobilisation-des-marches-financiers/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.mondedesgrandesecoles.fr/financement-des-objectifs-de-developpement-durable-odd-pallier-les-insuffisances-grace-a-la-mobilisation-des-marches-financiers/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>; il s’agirait de l’estimation de l’<acronym title="Organisation pour la coopération et le développement économiques">OCDE</acronym>, un déficit annuel de 3 700 milliards USD pour atteindre les ODD d’ici 2030. <a href="#post-9055-endnote-ref-5">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-6">Moussavou, J. (2024). Op. Cit. ; Il s’agirait de l’estimation de la <acronym title="Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement">CNUCED</acronym>, avec un déficit annuel estimé entre 5.000 et 7.000 milliards USD. <a href="#post-9055-endnote-ref-6">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-7">Nations Unies (2025). « Financement du développement : un déficit annuel de 4.000 milliards de dollars ». In <em>news.un.org.</em> 28 avril 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://news.un.org/fr/story/2025/04/1155081" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://news.un.org/fr/story/2025/04/1155081<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-7">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-8">United Nations (2024). <em>The Sustainable Development Goals Report 2024. </em>In<em> unstats.un.org.</em> Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-8">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-9">Sachs, J. D., Lafortune, G., Fuller, G. &amp; Iablonovski, G. (2025). <em>Sustainable Development Report 2025. Financing Sustainable Development to 2030 and Mid-Century Includes the SDG Index and Dashboards</em>. Dublin University Press, SDG Transformation Center, United Nations : New York, London, Paris. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://s3.amazonaws.com/sustainabledevelopment.report/2025/sustainable-development-report-2025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://s3.amazonaws.com/sustainabledevelopment.report/2025/sustainable-development-report-2025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; published at <a href="https://doi.org/10.25546/111909" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://doi.org/10.25546/111909<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-9">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-10">Groupe des Nations Unies pour le Développement Durable (2023). « Six transitions : Les voies d&rsquo;investissementpour atteindre les ODD ». Septembre 2023. In <em>unsdg.un.org</em>. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://unsdg.un.org/sites/default/files/2023-09/Six%20Transitions%20in%20French.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://unsdg.un.org/sites/default/files/2023-09/Six%20Transitions%20in%20French.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-10">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-11">Chesseron, L. (2019). « La participation des bénéficiaires au sein des projets de développement : un facteur de changement social ? ». In <em>chaire-unesco-developpement-durable.org. </em>In Chaire <acronym title="Organisation des Nations Unies pour l\'éducation, la science et la culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)">UNESCO</acronym> et Université de Bordeaux Montaigne. Promotion n° 17 (2018/2019), septembre 2019. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://chaire-unesco-developpement-durable.org/La-participation-des-beneficiaires-au-sein-des-projets-de-developpement-un.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://chaire-unesco-developpement-durable.org/La-participation-des-beneficiaires-au-sein-des-projets-de-developpement-un.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; et <a href="https://chaire-unesco-developpement-durable.org/IMG/pdf/me_moire_le_a_chesseron.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://chaire-unesco-developpement-durable.org/IMG/pdf/me_moire_le_a_chesseron.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-11">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-12">Ilyass, S. D. (2019). « Facteurs de pérennisation des acquis des projets de développement : cas du Pihi-Com à Bassila, Bénin ». Université nationale d’agriculture, Bénin. In <em>revues.acaref.net</em>. Mars et avril 2019. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://revues.acaref.net/wp-content/uploads/sites/3/2020/07/Ilyass-SINA-D.-TAP.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://revues.acaref.net/wp-content/uploads/sites/3/2020/07/Ilyass-SINA-D.-TAP.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-12">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-13">Devarajan, S. &amp; Dissanayake, R. (2021). “The Future of Development: Lessons from China’s Success (and Failures)”. In <a href="http://www.cgdev.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www</em>.cgdev.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 26 August 2021. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://www.cgdev.org/blog/future-development-lessons-chinas-success-and-failures" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.cgdev.org/blog/future-development-lessons-chinas-success-and-failures<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-13">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-14">Greenwashing, ou écoblanchiment en français, désigne une stratégie de communication utilisée par certaines entreprises ou organisations pour se donner une image écologique trompeuse, sans que leurs pratiques réelles soient respectueuses de l’environnement. Il s’agit souvent à faire croire qu’un produit, service ou entreprise est écoresponsable, alors qu’il ne l’est pas réellement. Il s’agit de tromper les bénéficiaires ou les consommateurs qui veulent faire des choix responsables en ralentissant les véritables efforts de transition écologique tout en perpétuant des modèles polluants sous couvert de durabilité. <a href="#post-9055-endnote-ref-14">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-15"><acronym title="Programme des Nations Unies pour le Développement">PNUD</acronym> (2025). <em>Promouvoir la sécurité humaine pour une Afrique résiliente et prospère.</em> <a href="http://www.undp.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">www.undp.org<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Août 2025. Accédé le 17 août 2025. Voir <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-15">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-16">OXFAM France (2025). <em>La crise des inégalités en Afrique et la montée des ultra-riches. In </em><a href="http://www.oxfamfrance.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.oxfamfrance.org</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a><em>. </em>10 juillet 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.oxfamfrance.org/rapports/la-crise-des-inegalites-en-afrique-et-la-montee-des-ultra-riches/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/rapports/la-crise-des-inegalites-en-afrique-et-la-montee-des-ultra-riches/<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; rapport en anglais : <em>Africa’s inequality crisis and the rise of the Super-Rich</em>: <a href="https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/07/African-Inequality-Crisis-report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/07/African-Inequality-Crisis-report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-16">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-17">OXFAM France (2025). « Inégalités : fantômes et relents du colonialisme ». In <em>www.oxfamfrance.org</em>. 20 janvier 2025. Accédé le 16 août 2025. Voir <a href="https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/01/Focus-France-Rapport-Oxfam-2025.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.oxfamfrance.org/app/uploads/2025/01/Focus-France-Rapport-Oxfam-2025.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Oxfam révèle que 4 milliardaires détiennent plus de richesse que la moitié du continent africain. Tous les pays africains pour lesquels nous disposons de données ont réduit la part des budgets consacrés à l’éducation, à la santé et/ou à la protection.• 79 % ont fait marche arrière en matière de fiscalité progressive.• 89 % ont régressé en ce qui concerne les droits du travail, les salaires minimums et l’offre d’emplois de qualité.Les systèmes fiscaux africains sont près de trois fois moins efficaces pour redistribuer les revenus du 1 % le plus riche que la moyenne mondiale, et ont l&rsquo;effet redistributif le plus faible sur le 1 % le plus riche de toutes les régions du monde. <a href="#post-9055-endnote-ref-17">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-18">Pouémi, J. T. (2000). <em>Monnaie, servitude et liberté: La répression monétaire de l&rsquo;Afrique. </em>Editions Menaibuc : Douala – Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-18">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-19">Amaïzo, Y. E. (2025). « Sophisme trumpiste, protexpansionnisme et l’Afrique ». Afrique &#8211; Etats-Unis : imprévisibilité, ingérence, alignement, sanction, transaction, et/ou annexion ». In <em>Afrocentricity Think Tank. www.afrocentricity.info</em>. 5 mars 2025. Dossier Afrocentricity Think Tank. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://afrocentricity.info/2025/03/05/sophisme-trumpiste-protexpansionnisme-et-l-afrique/8603/</a> <a href="#post-9055-endnote-ref-19">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-20">Anofuechi, B. O. &amp; Klaasen, J. S. (2024). “Critical analysis of Ubuntu as the nexus of identity development in present-day Africa”. 16 February 2024. In <em>HTS Theological Studies.</em> Vol 80, No 1 (2024). AOSIS Publishing : Cape Town, South Africa. Accessed 6 March 2026. Retrieved from <a href="https://hts.org.za/index.php/hts/article/view/8507/26492" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://hts.org.za/index.php/hts/article/view/8507/26492<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>? <a href="#post-9055-endnote-ref-20">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-21">Amaïzo, Y. E. (2025). Op. Cit. <a href="#post-9055-endnote-ref-21">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-22">Bullon-Cassis, L., Gutiérrez, M., Petersmann, M. &amp; Templeton, J. (2025). <em>Summary of the 62nd Session of the Intergovernmental Panel on Climate Change.</em> In <em>Earth Negotiations Bulletin</em>/IISD, Vol. 12 No. 866. <a href="#post-9055-endnote-ref-22">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-23">GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) (2023). <em>Climate Change 2023: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental. Panel on Climate Change</em>. Core Writing Team: H. Lee and J. Romero, eds. Genève : GIEC, 2023. doi:10.59327/IPCC/AR6-9789291691647 <a href="#post-9055-endnote-ref-23">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-24">World Meteorological Organization (WMO) (2025). <em>State of the Global Climate 2024</em>. WMO-No. 1368. Accessed 17 August 2025. Retrieved from <a href="https://library.wmo.int/records/item/69455-state-of-the-global-climate-2024" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://library.wmo.int/records/item/69455-state-of-the-global-climate-2024<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-24">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-25">Learnthings (2025). « 121 statistiques sur l’utilisation d’internet ». Mise à jour le : In <em>www.learnthings.fr. </em>25 novembre 2024. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.learnthings.fr/statistiques-sur-lutilisation-dinternet/#etat-de-la-fracture-numerique-en-2024" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.learnthings.fr/statistiques-sur-lutilisation-dinternet/#etat-de-la-fracture-numerique-en-2024<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-25">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-26">Union Internationale des Télécommunications (UIT-ITU) (2025). <em>Rapport annuel sur la mise en œuvre du plan stratégique et les activités de l&rsquo;Union pour 2024. </em>Rapport de la Secrétaire générale. Document C25/35-F. 19 mai 2025. Original: anglais. In <em>www.itu.int.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.itu.int/en/council/planning/Documents/ITU-Annual-report-2024-french.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.itu.int/en/council/planning/Documents/ITU-Annual-report-2024-french.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-26">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-27">World Population Review (2025). “ICT Development Index by Country 2025”. In <em>worldpopulationreview.com. 2025.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://worldpopulationreview.com/country-rankings/ict-development-index-by-country" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://worldpopulationreview.com/country-rankings/ict-development-index-by-country<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. Le score IDI est une mesure composite qui évalue le niveau de développement des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) dans un pays donné. Il repose sur 11 indicateurs regroupés en trois dimensions principales : l’accès aux TIC (40 % du score total), l’utilisation des TIC (40 % du score total) et compétences en TIC (20 % du score total). Chaque indicateur est normalisé sur une échelle de 0 à 100, ce qui permet une comparaison directe entre pays, quel que soit leur niveau de développement économique. Voir aussi ICT (2025). <em>Measuring Digital Development: The ICT Development Index 2023</em> [en français : <em>Mesurer le développement numérique : l’indice de développement des TIC 2023</em>]. In <em>www.itu.int</em>. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.itu.int/dms_pub/itu-d/opb/ind/D-IND-ICT_MDD-2023-2-R1-PDF-E.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.itu.int/dms_pub/itu-d/opb/ind/D-IND-ICT_MDD-2023-2-R1-PDF-E.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-27">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-28">UNDP (2025). « Promouvoir la sécurité humaine pour une Afrique résiliente et prospère. Résumé. In <em>www.undp.org.</em> Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2025-08/fr-executive-africa_human_security_report.pdf<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-28">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-29">Berthold, E. et Diaz, L. (sous la dir.) (2025). <em>Les objectifs de développement durable: Regards interdisciplinaires. </em>Editions Hermann : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-29">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-30">Ching Yeung, S. M. (2025). <em>Au-delà de l&rsquo;ODD 2030 &#8211; Des talents aux connaissances pluridisciplinaires: Construire des organisations prêtes pour l&rsquo;avenir grâce à l&rsquo;intégration des objectifs de développement durable et de l&rsquo;ESG</em>. Editions Notre Savoir : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-30">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-31">Sciora, R. (2016). <em>L’<acronym title="Organisation des Nations unies">ONU</acronym> dans le nouveau désordre mondial</em>. Éditions de l’Atelier : Ivry-sur-Seine. <a href="#post-9055-endnote-ref-31">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-32">Azoulay, G. (2002). <em>Les théories du développement. Du rattrapage des retards à l’explosion des inégalités</em>. Presses Universitaires de Rennes : Rennes. <a href="#post-9055-endnote-ref-32">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-33">Amaïzo, Y. E. (1998). <em>De la dépendance à l’interdépendance. Mondialisation et marginalisation. Une chance pour l’Afrique</em> ? Editions L’Harmattan : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-33">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-34">Waechter, P. (2021). « Quelle tendance pour la croissance, après le rattrapage ? ». In <a href="http://www.optionfinance.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>www.optionfinance.fr</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. 9 juillet 2021. Accédé le 15 août 2025. Voir <a href="https://www.optionfinance.fr/analyses/quelle-tendance-pour-la-croissance-apres-le-rattrapage.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://www.optionfinance.fr/analyses/quelle-tendance-pour-la-croissance-apres-le-rattrapage.html<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a>. <a href="#post-9055-endnote-ref-34">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-35">UNDP (2025). <em>2025 Human Development Report. A matter of choice: People and possibilities in the age of AI. </em>UNDP: New York. Accessed 15 August 2025. Retrieved from <a href="https://hdr.undp.org/content/human-development-report-2025" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://hdr.undp.org/content/human-development-report-2025<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> ; Malheureusement, l’IDH n’a été officiellement introduit qu’en 1990, donc il n’existe pas de données officielles pour 1970 ou les années antérieures. <a href="#post-9055-endnote-ref-35">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-36">UNDP (2010). <em>Human Development Report 2010: The Real Wealth of Nations – Pathways to Human Development</em>. United Nations Development Programme: New York. L’Indice de Développement Humain ajusté aux Inégalités (IDHI) est une extension directe de l’IDH classique, mais corrigée pour tenir compte des pertes dues aux inégalités dans la santé, l’éducation et le niveau de vie. Il mesure non seulement le niveau moyen de développement humain d’un pays, mais aussi la manière dont ce développement est distribué. Plus les inégalités sont fortes, plus l’IDHI chute par rapport à l’IDH. Autrement dit : un pays peut afficher un bon IDH tout en perdant jusqu’à 40 % de son potentiel réel à cause des inégalités internes. <a href="#post-9055-endnote-ref-36">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-37">UNDP (2025). <em>2025 Global Multidimensional Poverty Index (MPI): Overlapping Hardships: Poverty and Climate Hazards</em>. UNDP : New York and OPHI (2025). <em>Global Multidimensional Poverty Index 2025: Harmonised Level Estimates and Their Changes Over Time</em>. Oxford University : <acronym title="United Kingdom">UK</acronym>. <a href="#post-9055-endnote-ref-37">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-38">Mais le Conseil de sécurité des Nations Unies ne compte que 15 membres : 5 permanents (Chine, États‑Unis, France, Royaume‑Uni, Russie) et 10 élus pour deux ans. Voir Nations Unies, « Conseil de sécurité » : <a href="https://www.un.org/securitycouncil" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right"><em>https://www.un.org/securitycouncil</em><span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-9055-endnote-ref-38">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-39">Ndiaye, O. (2025). L’Afrique contre la démocratie. Mythes, déni et péril. Avec une préface : Jean-François Akandji-Kombé. Collection Pépites jaunes. Éditions Riveneuve : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-39">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-40">Laloupo, F. (2020). Blues démocratique. 1990-2020. Réédition en 2022. Editions Karthala : Paris. <a href="#post-9055-endnote-ref-40">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-41">SDSN (2024). <em>Sustainable Development Report 2024.</em> UN Sustainable Development Solutions Network : Paris/New York. <a href="#post-9055-endnote-ref-41">↑</a></li>
<li id="post-9055-endnote-42">Thiam, T. (2025). Without Prejudice: A Memoir. Published by William Collins : London, <acronym title="United Kingdom">UK</acronym>. <a href="#post-9055-endnote-ref-42">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal">Yves Ekoué Amaïzo</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/yeamaizo" data-wpel-link="internal"&gt;Yves Ekoué Amaïzo&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</author><enclosure length="8643463" type="application/pdf" url="https://unstats.un.org/sdgs/report/2024/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2024.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:subtitle><itunes:author>infos@amaizo.info (Yves Ekoué Amaïzo)</itunes:author><itunes:summary>DOSSIER AFROCENTRICITY THINK TANK Déglobalisation, gouvernance et mutation Voir résumé et mots-clés en fin d’article DÉGLOBALISATION ASYMÉTRIQUE ET GOUVERNANCE DE L’INCLUSIVITÉ : vers une économie de proximité post-croissance[1] Dr. Yves Ekoué AMAÏZO Directeur Général, Afrocentricity Think Tank © Afrocentricity Think Tank[2] 12 mars 2026 1. Introduction : servir les humains fragiles « durablement » Comment passer de l’indicateur obsolète [&amp;#8230;] Publié par Yves Ekoué Amaïzo sur amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance</itunes:summary><itunes:keywords>diaspora,afrique,economie,afrology,onu,omc,nepad,togo,protectionisme,solidarité,pauvreté,zone,franc,cfa,dirigeants,africains,fmi,afrique,subsaharienne,interdépendance,nations,unies,pays,pauvres,migration,émigrés,crise,financière,inéga</itunes:keywords></item><item><title>TOGO, LA RÉPUBLIQUE DU « DOUBLE STANDARD » : À quand l’heure de la mutation citoyenne ?</title><link>https://amaizo.info/2026/01/29/togo-la-republique-du-double-standard-a-quand-lheure-de-la-mutation-citoyenne/16859</link><category>CVU Togo Diaspora</category><category>Dans les Médias</category><category>Politique</category><category>Constitution togolaise de 1992</category><category>CVU-TOGO-DIASPORA</category><category>Deux poids deux mesures</category><category>Double standard</category><category>Faure Gnassingbé</category><category>Hypocrisie politique</category><category>Jean-Paul Omolou</category><category>Mercenariat de la médiation</category><category>Mutation du Peuple</category><category>Projet de société commun</category><category>RCDTI</category><category>Togo</category><category>Transition politique et citoyenne</category><category>Vérité des urnes et des comptes publics</category><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 07:23:09 GMT</pubDate><guid isPermaLink="false">https://cvu-togo-diaspora.org/?p=21423</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<p><a href="https://cvu-togo-diaspora.org/files/2026/01/cvu-togo-diaspora-bilan-du-double-standard-au-togo-29-01-16.jpg" data-wpel-link="exclude" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-21426" src="https://amaizo.info/files/2026/01/cvu-togo-diaspora-bilan-du-double-standard-au-togo-29-01-16-740x416-1.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JANVIER 2026 </strong></p>
<p><strong>RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) ET</strong></p>
<p><strong>COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &#8211; TOGO &#8211; DIASPORA (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA)</strong></p>
<p>Contact : <a href="mailto:info@cvu-togo-diaspora.org">info@cvu-togo-diaspora.org</a> qui transmettra.</p>
<h3>INTRODUCTION : LE TOGO, VERS LA FIN DU MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ?</h3>
<p>Le Togo, assujetti à la gouvernance d’une famille et de son système, le « système Gnassingbé », fonctionne comme un <em>« petit »</em> État qui a réussi au cours du temps long (six décennies) à jouer sur les contradictions et ambiguïtés nationales, régionales, continentales et internationales pour mieux assurer la sécurité, la survie du régime tout en s’appropriant unilatéralement et exclusivement les ressources du pays afin de s’adapter à tous repositionnements géopolitiques internes et externes. Le Togo avance-t-il inexorablement vers la fin du mercenariat du double standard, et donc du mercenariat de la médiation ?</p>
<h3>1. TOGO : LE PAYS DU « DOUBLE STANDARD » DE LA SURVIE POLITIQUE</h3>
<p>Le Togo des Gnassingbé, pays à capacité d’influence et nuisance faible, ne peut pas imposer sa position à l’extérieur, et éprouve les pires difficultés à l’imposer en interne, à tel point que depuis l’immense insurrection populaire de 2017 qui a sérieusement fait vaciller le pouvoir, il s’est vu contraint pour continuer à gouverner d’imposer la peur. Il s’est ainsi spécialisé dans l’instauration de lois liberticides pour imposer au Peuple togolais une démocrature qui criminalise toutes oppositions sérieuses et pacifiques de diverses natures : politique, économique, sociale et citoyenne. Aussi, le système Gnassingbé n’a que deux grands axes optionnels :</p>
<ul>
<li>soit composer avec une pratique diplomatique fondée sur le double standard, car embourbé dans le refus systématique de présenter au Peuple le bilan de ses actions passées et la neutralisation de la Constitution de 1992, privant tous citoyens togolais de l’élection au suffrage universel d’un Président légitime ;</li>
<li>soit institutionnaliser et promulguer l’achat des consciences et la délation rémunérée au rang d’un système de gouvernance dans lequel la corruption, le système juridique et les renseignements servent les dessins d’un système de stabilisation de l’oligarchie et du « système Gnassingbé » au pouvoir.</li>
</ul>
<p>Autrement dit, Faure Gnassingbé refuse, depuis plusieurs années, de clarifier sa position de Président, légitime ou pas, du Togo devant la Cour de Justice de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> dans le cadre d’un procès engagé par l’Association <em>« Collectif pour la Vérité des Urnes et consorts ».</em></p>
<p>Pourtant les manifestations du double standard du système Gnassingbé sont légion. Un rappel succinct permet d’en établir la véracité.</p>
<p>Le discours officiel du système Gnassingbé est le soutien sans équivoque à une <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> qui s’est alignée sur l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, et s’appuie sur les forces du Nigéria travaillant avec les forces américaines « Africom » opérant en Afrique pour défendre les intérêts des Etats-Unis. De ce fait, la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> a remplacé le principe de la stabilité régionale par une tentative non-dissimulée de déstabilisation des régimes qui ne font pas allégeance à ce qui reste d’une <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>. Celle-ci fonctionne encore plus comme un syndicat de chefs d’Etat, depuis le départ des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel, à savoir le Burkina-Faso, le Mali et le Niger. Or, c’est le même Togo qui sous forme de duplicité, a réussi à défendre ses propres intérêts en faisant transiter par le Togo, les marchandises, soit en provenance soit à destination de l’hinterland des pays enclavés du Sahel, tout en faisant lui-même son auto-promotion d’ouverture à des options qui fragilisent cet échafaudage approximatif qui consistent à esquisser un rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel. Mais les dirigeants de ces Etats de l’AES ont vite compris la duplicité et n’étant pas dupes des visées réelles du pouvoir de Lomé ont refusé de répondre positivement à la demande d’adhésion du Togo à l’AES.</p>
<p>En effet, l’affichage pro-occidental du Togo, le très haut niveau de corruption et les multiples exercices militaires et autres canaux de renseignements maintenus avec la France et plus largement avec les pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> y compris les Etats-Unis, entretiennent un doute permanent sur le véritable rôle d’un Togo qui pourrait servir d’agent infiltré dans les « fausses relations » avec les pays de l’AES. Alors bien sûr, le Togo se défend en invoquant son refus de se laisser « enfermer » dans un camp ou dans un autre.</p>
<p>Mais la duplicité et le double standard refont surface dès qu’un observateur averti analyse les <em>« bonnes pratiques »</em> du réformateur Faure Gnassingbé qui « brille » par des <em>« pratiques internes »</em> marquées par la personnalisation du pouvoir, la continuité dynastique, une gestion sécuritaire qui empêche systématiquement l’action des oppositions et surtout le refus de libérer tous les prisonniers politiques et d’assurer la prise en charge des frais sanitaires et des indemnisations suite à des kidnappings et embastillements arbitraires et sans jugements équitables.</p>
<p>Ce double standard n’est pas accidentel : c’est la méthode de survie du régime adossée à la montée en gamme des actes liberticides, dans le cadre d’un environnement mondial instable, au sein duquel les puissances extérieures à forte capacité d’influence et de nuisance utilisent le Togo des Gnassingbé comme une variable d’ajustement pour mieux infiltrer, déstabiliser et entraver les politiques et gouvernances africaines allant dans le sens de la reconquête d’une souveraineté sécuritaire, économique, monétaire et culturelle.</p>
<p>La duplicité et le double-standard devient équivalent de « trahison » dès lors que les tensions entre engagements politiques, pressions régionales et internationales, et pratiques réelles de l’État togolais se décline à la lumière du cas du <em>« Colonel Damiba ».</em></p>
<h3>2. HISTOIRE DE L’INSTRUMENTALISATION ET DETOURNEMENT DU DROIT D’ASILE AU TOGO</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien que le droit d’asile ne soit pas formalisé juridiquement au Togo, il suffit de rappeler chronologiquement cette pratique de la trahison systématique du droit d’asile notamment pour les ressortissants du Libéria, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, etc.</p>
<p><strong>2.1 Libéria : dans les années 1980–2000, de nombreux libériens notamment des </strong>responsables politiques et d’ex-combattants fuyant les guerres civile ont choisi de transiter par le Togo. Mais le cas emblématique demeure le rôle ambigu du Togo envers Samuel K. Doe, Président du Liberia. Entre 1980–1990, ce dernier avait sollicité l’appui diplomatique et la médiation de plusieurs chefs d’État ouest‑africains, dont le Nigeria, le Ghana, la Guinée, et le Togo d’Eyadéma Gnassingbé, (le père de Faure Gnassingbé) considéré comme un « faiseur/médiateur de paix » régional.</p>
<p>Samuel Doe cherchait des alliés régionaux dès 1989 alors que la rébellion de Charles Taylor était de contrôler le Liberia. C’est au cours de cette période trouble et sanglante de 1990, alors qu’il croyait bénéficier d’une protection régionale, le Président Doe fut capturé, vraisemblablement livré, et exécuté sauvagement par le chef rebelle Prince Johnson, ce qui nourrit l’idée d’un abandon, voire d’une trahison, par le Togo vraisemblablement en concertation avec certains dirigeants de la région. Le syndicat de chefs d’Etat ne fonctionne que si vous êtes au pouvoir. Même comme un espace de transit pour les réfugiés, de nombreux migrants politiques anglophones de la sous-région ont compris que cette plateforme temporaire n’est assurément pas un refuge durable, et certainement pas « sûr ».</p>
<p><strong>2.2 Angola : </strong>dans les années 1980 &#8211; 1990, le Togo a accordé l’asile politique à des nombreux responsables politiques et leurs familles proches de Jonas Savimbi et de son mouvement « UNITA » notamment pendant et après la guerre civile dans ce pays. Face au revirement politique du Togo suite à la « victoire » finale de José Eduardo dos Santos sur Jonas Savimbi en février 2002 et après la mort de ce dernier au combat le 22 février 2002, l’Etat togolais trahit la parole donnée dès qu’il est convaincu que la capacité militaire de l’UNITA est anéantie et cela sonne la fin de la guerre civile avec la victoire, soutenue de l’étranger, du parti politique de José Eduardo dos Santos, le MPLA, le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola, au pouvoir depuis l’indépendance. Les services de renseignements de l’UNITA ont informé les réfugiés stationnés au Togo qui ont choisi rapidement et en catimini de se rendre en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique.</p>
<p><strong>2.3 Tchad : </strong>dans les années 1990 &#8211; 2000, le Togo a offert le droit d’asile à des réfugiés politiques tchadiens accueillis après des purges internes et assassinats dans le pays. Mais les protections furent limitées et en fonction des relations opportunistes et changeantes entre les dirigeants du Togo et ceux du Tchad, de nombreux tchadiens ont préféré fuir le Togo pour principalement le Sénégal, plus sûr et respectueux du droit d’asile.</p>
<p><strong>2.4 Centrafrique </strong> : dans les années 2000, et contrairement aux autres dossiers cités, le Togo n’a jamais extradé de réfugiés centrafricains, même lorsque les autorités de Bangui étaient favorables à leur retour forcé ou négocié.</p>
<p>Suite à son renversement par le Président François Bozizé en mars 2003, le Président Ange‑Félix Patassé, Président centrafricain entre 1993–2003, s’est réfugié au Togo où il a vécu en exil pendant près de 10 ans malgré un mandat de la justice centrafricaine. Aucune extradition aussi pour l’ancien Premier ministre de Patassé, Martin Ziguélé, considéré comme opposant civil non violent, qui a séjourné au Togo à plusieurs reprises lors des tensions politiques en Centrafrique où il a tissé d’importantes relations notamment via les réseaux ésotériques avec le pouvoir togolais. Plusieurs proches et responsables politiques dirigeants du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Ange-Félix Patassé ainsi que plusieurs ministres, conseillers et officiers proches de Patassé ont transité ou résidé au Togo après 2003. Le cas emblématique de Patassé s’explique aussi par le fait qu’il a épousé Angèle Patassé, née Angèle Marthe Koyassé, une Togolaise originaire de la région de Kara, qui est devenue la Première Dame de Centrafrique durant son mandat (1993–2003). Ce lien a permis aussi à des militaires et personnalités centrafricaines civiles fuyant les crises de 2013 (Séléka / anti‑Balaka) d’être accueilli au Togo lors de la chute de Bozizé en 2013. C’est d’ailleurs ce cas qui a forgé la réputation du Togo de terre d’asile politique. Or, cette réputation a fondu comme du beurre de karité au soleil.</p>
<p><strong>2.5 Côte d’Ivoire</strong> : dans les années 2000 &#8211; 2010, le Togo a accordé le droit d’asile aux proches du Président Laurent Gbagbo, d’une partie de son gouvernement et de certains militaires et membres de parti politique après le bombardement de la Présidence ivoirienne par la France lors de l’insurrection de 2002 soutenue de l’étranger. Or, cette protection est devenue « fluctuante » et a disparu dès lors que les relations Lomé – Abidjan – Paris ont fait l’objet de pressions discrètes pour des extraditions…</p>
<p><strong>2.6 Burkina Faso :</strong> C’est à la lumière de ces expériences décevantes du Togo qu’il faut comprendre le cas du Colonel Damiba qui a séjourné au Togo entre 2022 et 2026 après sa perte de pouvoir. Hébergé trois ans au Togo qui a refusé de respecter le mandat d’extradition demandées par les autorités burkinabè dès 2022, le Togo confirme par son revirement politique majeur, sa politique opportuniste d’instrumentalisation de l’asile politique du Colonel Damiba et de son opportunisme transactionnelle et une politique asymétrique de l’asile.</p>
<p>Le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est un militaire burkinabè qui a dirigé le Burkina Faso après le coup d’État de janvier 2022 au service d’intérêt étrangers. Ancien chef du régiment de sécurité présidentielle et spécialiste des opérations antiterroristes, il a été renversé huit mois plus tard par le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales et Président de la Transition comme stipulé dans la Charte de la Transition adoptée le 14 octobre 2022.</p>
<p>C’est donc après sa chute que le Colonel Damiba demandé l’asile politique et a trouvé refuge au Togo. Le Togo s’est targué d’être un havre de paix pour les demandeurs d’asile politique sauf que la politique du double standard a vite repris le dessus. Après plus de trois ans de protection, le Togo a choisi de ne pas respecter le droit d’asile en remettant finalement le Colonel Damiba aux autorités burkinabè. Or, la demande d’extradition formulée par le Burkina-Faso courait depuis 2022.</p>
<p>L’extradition du Colonel Damiba par le Togo vers le Burkina-Faso pourrait s’apparenter à un <em>« cadeau empoisonné »</em> s’il ne s’agissait pas d’une combinaison de facteurs économiques, diplomatiques et politiques comme :</p>
<ul>
<li>un calcul stratégique du Togo de renvoyer les demandeurs d’asile dès lors qu’ils ont dépensé suffisamment d’argent au Togo ;</li>
<li>une pression diplomatique et politique du Burkina-Faso en concomitance avec les excursions des mercenaires-terroristes-djihadistes expulsées du Burkina, du Mali et du Niger ;</li>
<li>une « livraison » soudaine du dit Colonel, sans procédure publique précédée d’informations contradictoires et de e désinformations huilée par une absence de communication transparente ; et</li>
<li>une volonté de rappeler sa proximité avec des régimes militaires qui ont fait un coup d’Etat afin de tenter de mieux argumenter pour faciliter une réponse favorable à la demande du Togo d’intégrer les pays de l’AES, demande actuellement rejetée.</li>
</ul>
<p>Cette une décision purement politique, typique des transitions d’un Etat privilégiant l’arbitraire et l’unilatéralisme, n’aurait pas été possible si le Colonel Damiba avait cherché à analyser la politique du deux poids, deux mesures du Togo envers les réfugiés et les opposants politiques tant au Togo que ceux d’Afrique.</p>
<p><strong>2.7 Ghana : </strong>il importe de noter les cas inverses avec le Ghana où en 1990 – 2005, le Togo a demandé l’extradition de ses propres opposants réfugiés au Ghana suite aux contestations des élections présidentielles manifestement sans vérité des urnes et le coup d’Etat sanglant de Faure Gnassingbé en 2005 pour s’accaparer le pouvoir avec l’appui des forces armées togolaises claniques. De nombreux opposants politiques togolais stationnés au Ghana n’ont pas toujours bénéficié de la sécurité des autorités ghanéennes.</p>
<p>En effet, des interventions discrètes d’agents <em>« infiltrés et non identifiés »</em> ont résulté en des <em>« enlèvements »</em> au Ghana comme au Togo et des emprisonnements d’opposants politiques au Togo. Le cas emblématique actuel de Jean-Paul Omolou et de plusieurs autres opposants, actuellement toujours en prison et pour lequel comme d’autres mérite d’être rappelé puisque le Togo n’a accordé, ni la libération unilatérale sous pression décidée en fin d’année par Faure Gnassingbé, ni la grâce présidentielle. Cette politique asymétrique sous-tend le volet transactionnelle sans que l’on puisse, par manque de transparence, préciser les conditions exigées par le système Gnassingbé. En comparaison, les réfugiés politiques qui ont trouvé refuge au Bénin au cours de la même période ont été apparemment mieux protégés.</p>
<h3>3. OPPORTUNISME TRANSACTIONNELLE DU TOGO</h3>
<p>L’histoire récente du droit d’asile pratique par le système Gnassingbé relève de l’opportunisme transactionnel, cette attitude politique où l’État prend des décisions unilatérale, parfois sous pressions inavouées, et uniquement en fonction d’un avantage immédiat, en échangeant une position contre un bénéfice concret, sans cohérence morale ou stratégique durable. Il s’agit bien d’opportunisme puisqu’ il s’agit là d’une pratique séculaire de régime Gnassingbé de changer de position selon l’intérêt du moment, comme lors des plaintes d’inversion des résultats électoraux lorsqu’ils sont libres. Dans ces circonstances, la loyauté, le respect du droit et les principes ou les engagements passés deviennent secondaires, remplacés par le calcul du gain immédiat, généralement centré sur la préservation à tout prix du pouvoir qui pourrait intéressé des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes qui préfèreraient se concentrer sur des espaces autres que les pays de l’AES, où la résistance militaire pourrait faire défaut. C’est ainsi que :</p>
<p><strong><em>3.1 Sur le plan du droit international,</em></strong> le Togo avait créé une expectative légitime de protection dans le cadre d’un droit d’asile. Or, il y a eu une violation flagrante de l’obligation morale et diplomatique de protéger le demandeur d’asile. Cela s’est traduit par :</p>
<ul>
<li>une violation de la confiance légitime ; et</li>
<li>un non-respect du principe de non-refoulement surtout lorsque la personne risque des persécutions.</li>
</ul>
<p><strong><em>3.2 Sur le plan politique,</em></strong> il y a lieu de constater que la réalité du pouvoir Gnassingbé se caractérise par :</p>
<ul>
<li>la duplicité avec un discours public contraire aux actes posés ;</li>
<li>le double standard puisque Faure Gnassingbé applique unilatéralement des règles et principes différents selon les circonstances, les acteurs, les intérêts du moment, ou encore les pressions subies ;</li>
<li>un <a id="post-21423-_Hlk220517629"></a>opportunisme diplomatique puisque face à un rapport de force et des menaces de proliférations des mercenaires-terroristes-djihadistes fuyant les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, le Togo répond en mettant une fin définitive à la protection effective du réfugié politique au Togo ; et</li>
<li>une <a id="post-21423-_Hlk220517690"></a>instrumentalisation de l’asile dès lors que le séjour au Togo dans le cadre du droit d’asile n’est assurément plus une garantie, ni un engagement à être protégé par le pouvoir Gnassingbé, mais un outil de gestion politique conjoncturelle. Il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un détournement du droit d’asile pour en faire une variable d’ajustement pour protéger son pouvoir usurpé, s’affranchissant de fait de toutes cohérences dans l’obligation de protéger le réfugié politique qui lui a fait confiance.</li>
</ul>
<p><strong><em>3.3 Sur le plan sous-régional de l’Afrique de l’Ouest,</em></strong> il faut noter que les relations et médiations officielles et officieuses sont effectuées de manière souvent informelles, non écrites, et basées sur des équilibres fragiles compte tenu des mouvements imprévisibles à la tête des Etats, à la tête des groupes de mercenaires-terroristes-djihadistes et des alliances et contre-alliances au sein des militaires interventionnistes et contrôlant directement ou indirectement une partie importante des Etats de la sous-région. De ce fait, il est possible de constater que le Togo n’est pas différent de nombreux autres pays ne respectant pas l’Etat de droit en considérant que:</p>
<ul>
<li>la protection de l’individu et des droits humains sont secondaires par rapport aux relations bilatérales entre Etat, ce qui caractérise une <em>Real Politik</em> assumée ;</li>
<li>en prenant parti et donc en choisissant d’abandonner la fonction de <em>« médiateur de paix »,</em> usurpant ainsi la fonction de médiation pour mieux défendre ses propres intérêts sur le dos des réfugiés politiques, non sans avoir attendu qu’ils aient dépensé l’essentiel de leurs avoirs au Togo ; et</li>
<li>de faire croire dans le cas du <em>« Colonel Damiba »</em> qu’il ne servirait pas de base arrière pour des agents africains ou internationaux susceptibles de déstabiliser un pays voisin, tant les soupçons sur le jeu trouble du Togo circule sur les réseaux sociaux ;</li>
</ul>
<p>En définitive, l’opportunisme transactionnelle du système Gnassingbé du Togo pourrait se résumer en un signal politique du Togo qu’il faudrait analyser plus comme un <em>« sauve-qui-peut »</em> qui semble répondre à un changement d’équilibre politique avec les autorités du Burkina Faso, et indirectement à des pressions régionales et internationales.</p>
<h3>4. L’HYPOCRISIE STRATÉGIQUE DU SYSTÈME GNASSINGBÉ</h3>
<p>L’hypocrisie stratégique du Togo sous Faure Gnassingbé se caractérise par une diplomatie de l’affichage et de la diffusion de <em>« vérités alternatives »,</em> ce qui signifie qu’elle a pour objectif premier la survie d’un système anti-démocratique qui navigue dans un environnement d’alliances fragmentées.</p>
<p>Le Togo de Faure Gnassingbé a réveillé le démon de la manipulation constitutionnelle pour imposer le contournement et la neutralisation de la Loi Fondamentale que s’est donné le Peuple togolais en 1992. Au point de s’ériger et s’imposer aujourd’hui comme un véritable laboratoire discret de la stratégie de maintien au pouvoir pour les États africains confrontés à la recomposition et la multipolarité du pouvoir dans le monde. C’est ce même Togo qui a refusé d’appliquer la Constitution du Togo qui limitait le mandat présidentiel à deux mandats non cumulables, non renouvelables. Non seulement, le droit a été battu en brèche, mais Faure Gnassingbé qui en est à son 5<sup>e</sup> mandat présidentiel contesté, se maintient grâce à l’appui de la partie non républicaine des militaires togolais, avec l’appui non-dissimulé de soutiens logistiques extérieurs. C’est aussi ce même Faure Gnassingbé qui a convaincu la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de considérer comme <em>« normaux »</em> les coups d’Etat constitutionnels et de s’offusquer lors des coups d’Etat militaires. Sauf que Faure Gnassingbé est abonné aux deux formes de coups d’Etat sans que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> et la France ne s’en émeuvent ou se scandalisent.</p>
<p>L’Hypocrisie stratégique du système Gnassingbé repose sur une fidélité affichée et revendiquée aux partenaires traditionnels s’alignant sur l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, qu’il s’agisse de la France, des Etats-Unis, de l’Union européenne, qui ont fini par convaincre la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> de s’aligner. Il ne faut donc pas s’étonner si les forces de défense dite en <em>« attente »</em> sont de plus en plus constituées au plan logistique, des équipements, des matériels et des financements, de forces extérieures à l’Afrique.</p>
<p>Mais, il était important d’infiltrer toutes les formes de souveraineté faisant fi des règles de fonctionnement internes de la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> considérée comme syndicat des chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest et servant de base arrière depuis la fondation de la dictature par Eyadéma Gnassingbé, le meurtrier de Sylvanus Olympio lors du coup d’État militaire du 13 janvier 1963.</p>
<p>Au point qu’il fallait explorer pour le compte d’autrui toutes les marges de manœuvre pour tenter de pénétrer l’architecture sécuritaire et de souveraineté des acteurs contestataires de l’ordre occidental dans la sous-région, notamment l’Alliance des États du Sahel (AES) et certains mercenaires extra-occidentaux. Cette forme de plasticité de la Gouvernance du Togo ne doit pas être lue comme une incohérence ou une contradiction. Il s’agit d’une véritable méthode de gouvernance de la vulnérabilité d’un Etat pivot en Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Cette hypocrisie stratégique, souvent négociée aux dépens du Peuple togolais, relève en réalité d’un calcul cynique d’une stratégie de conservation du pouvoir ad aeternam dans un système international multipolarisé.</p>
<p>Le Togo de l’oligarchie Gnassingbé a choisi pour pérenniser sa survie de multiplier les options de diversification avec une diversité d’acteurs pour éviter l’affichage d’un alignement rigide sur la France et l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym>, même si l’entame des discussions avec la Russie et les arrangements avec la Chine, les Emirats Arabes Unis et la Turquie commencent par faire <em>« désordre »</em> pour les partenaires traditionnels qui voient leur mainmise sur Faure Gnassingbé se diluer dans la sauce gombo togolaise.</p>
<h3><a id="post-21423-_Hlk220264834"></a>5. « DEUX POIDS DEUX MESURES » AU TOGO : « SOFT POWER » OU SIMPLE MERCENARIAT D’ÉTAT</h3>
<p>Le Togo ne dispose ni d’un poids militaire significatif ni d’un soft power comparable à celui de pays comme le Rwanda, le Ghana ou même le Sénégal. Il compense donc par une diplomatie d’ambiguïté constructive, cherchant à rester fréquentable pour tous sans se couper de personne. Le discours officiel valorise les grandes valeurs de la paix, laquelle n’est nullement respectée à l’intérieur du Togo qui vit sous le sceau du silence des cimetières, du risque permanent du kidnapping, de l’embastillement brutal et d’un système rémunéré de délation au point de déstructurer pratiquement chaque famille togolaise. L’exil ou le silence servent de boussole pour toute togolaise ou togolais désireux de continuer à fouler le sol de ses aïeux.</p>
<p>Ainsi, à l’instar de son père dictateur, Faure Gnassingbé s’est trouvé une nouvelle fonction d’intermédiaire de la <em>« paix »,</em> en s’autodésignant champion de la médiation et de la facilitation, non sans une facture dont le montant total demeure bien obscur pour tous les Togolais. Cette approche de la médiation en sous-marin consiste en des pratiques dites <em>« diplomatiques »,</em> où diplomatie rime avec confidentialité totale, empêchant tous bilans. Or, il s’agit en réalité d’organiser, de ménager et même de contrôler des canaux parallèles avec des partenaires alternatifs ou agents obscurs du mercenariat international mais qui sont capables d’offrir sécurité, financement ou soutien politique uniquement aux membres d’un réseau ésotérique d’affidés qui se sont accordés pour conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris tous les moyens toxiques, criminels et hors-la-loi.</p>
<p>Il ne faut pas s’y tromper. Le paradoxe de cette stratégie extérieure de la diplomatie Gnassingbé se présente d’abord comme une fuite en avant. Une fuite devant le verdict des urnes du Peuple togolais qui le rejette dans sa grande majorité y compris celles et ceux qui vont à la mangeoire sans pouvoir s’y rassasier.</p>
<p>L’Hypocrisie stratégique du système Gnassingbé n’est pas qu’une posture destinée à lisser l’image auprès des chancelleries occidentales, elle répond directement à des impératifs internes. La priorité du régime demeure son maintien au pouvoir, la continuité du pouvoir, la gestion sécuritaire du territoire au service d’intérêts étrangers profitant d’un espace de blanchissement et la préservation d’un modèle politico-économique centré sur l’État. Pour cela, il faut éviter toute dépendance exclusive : ni la France, ni la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym>, ni les États-Unis d’Amérique, ni la Chine, ni la Russie ne doivent devenir des partenaires uniques. Le Togo joue donc une partition subtile, où chaque acteur extérieur est utile mais aucun ne devrait être indispensable.</p>
<p>Cette stratégie permet d’obtenir des ressources, de négocier des marges de manœuvre et de maintenir une image de médiateur <em>« qui bloque la vérité des urnes au Togo »</em> dans une Afrique polarisée en termes d’alignement.</p>
<p>Ainsi, loin d’être un simple opportunisme, le double standard togolais constitue une diplomatie de survie, typique des États prédateurs et liberticides, mais confrontés à des pressions contradictoires au point de se fourvoyer dans le non-respect en matière de défense des droits humains. Cet équilibre aléatoire, mais décousu, a pour objet de donner l’image d’un Togo où rayonne la paix des cimetières afin de <em>« rester »</em> au centre du jeu de la diplomatie d’influence sans jamais être pris au piège de l’une ou l’autre des anciennes et nouvelles puissances multipolaires.</p>
<p>Dans un contexte où :</p>
<ul>
<li>la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est fortement fragilisée et dépendante de la sécurité des pays de l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> ;</li>
<li>les dirigeants des pays de l’AES redessinent leurs alliances avec des partenaires <em>« sûrs »,</em></li>
<li>les puissances extérieures choisissent d’exporter leurs guerres sur le sol africain, et où</li>
<li>les puissances alternatives offrent des alternatives concurrentes et sans ingérence liées à des critères démocratiques ou humanitaires ;</li>
</ul>
<p>cette stratégie est en train de devenir la norme pour plusieurs États africains qui ont choisi de vendre leur souveraineté au plus offrant et continuer à gouverner comme des mercenaires de la politique déconcentrée en Afrique. Le Togo, en ce sens, ne préfigure plus les nouvelles diplomaties africaines de l’ère multipolaire, mais est devenu un cas d’école qui sera étudié dans les livres d’histoire africaine traitant de la décolonisation occidentale.</p>
<p>En définitive, l’hypocrisie stratégique du système Gnassingbé se présente comme une forme togolaise de la diplomatie d’influence (soft power) qui s’est muée en un simple mercenariat d’Etat aux dépens du Peuple togolais qui peine à le comprendre et à s’en débarrasser. Encore faut-il comprendre l’objectif de celui qui dirige la 5<sup>e</sup> République togolaise illégale et tant décriée.</p>
<h3>6. PRÉSIDENT DU CONSEIL DU « MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ET DE LA FACILITATION » ?</h3>
<p>A force de chercher à améliorer sa crédibilité diplomatique, le Togo du système Gnassingbé est de plus en plus dépendant de l’Occident, notamment l’<acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> sous domination des Etats-Unis d’Amérique. Or, ce nouvel <acronym title="Organisation du traité de l\'Atlantique Nord">OTAN</acronym> a été contaminée par la gouvernance transactionnelle du Président Donald Trump qui n’a de cesse que de fragiliser, et de rendre vulnérables tous ses interlocuteurs, puisque le mot <em>« partenaire »</em> n’existe plus dans le vocabulaire <em>« trumpien ».</em> Est-ce qu’en retour, le soutien financier et sécuritaire des bailleurs traditionnels pourra se poursuivre pour maintenir en place une <em>« démocrature togolaise »</em> alors que la <acronym title="Communauté économique et de développement des Etats de l Afrique de l Ouest">CEDEAO</acronym> est fragilisée ? Est-ce que la position de <em>« neutralité active »</em> et d’intermédiaire pivot pour servir de cadre de discussions des multiples transactions pourra continuer ?</p>
<p>Assurément, sauf si le Peuple togolais prend conscience du niveau d’humiliations et de perte de dignité et de pouvoir d’achat subies et décide de réagir. C’est alors que la notion de « passerelle » qui hors des frontières du Togo optimise le rôle de médiateur et de facilitateur de Faure Gnassingbé, pourrait au plan interne lui faire défaut pour résoudre la crise politique et sociétale qui perdure depuis 1967.</p>
<p>La neutralisation des avancées et des exactions des mercenaires-terroristes-djihadistes qui sévissent sur le territoire des pays de l’AES pourrait conduire à un déplacement de ces agents de la déstabilisation vers les pays côtiers. Dans ce cadre, le Togo apparaît comme le point névralgique où la posture sécuritaire ne dépend en fait que l’assistance permanente des armes et forces extérieures au Togo. Il sera alors difficile de continuer à maximiser les opportunités grâce à la gouvernance du double standard. S’en suivra rapidement une perte du soutien occidental qui préférera utiliser Faure Gnassingbé comme une variable d’ajustement pour sauver ce qui pourra être sauvé face à un déferlement des mouvements des populations en quête de vérité, de justice et de souveraineté populaire.</p>
<p>Le risques d’une perception d’hypocrisie et d’instabilité diplomatique du Togo sont largement diffusés dans les réseaux sociaux. Il est évident pour tout partenaire sérieux du Togo que le système Gnassingbé rencontre d’énormes difficultés à construire des alliances durables dès lors que la transparence, la vérité des comptes publics et la traçabilité des paiements du Président du Conseil et chef du Gouvernement sont en jeu.</p>
<p>Il n’est donc pas possible de préserver une diplomatie de l’influence et ce soft power national sans une posture déformée de la réalité. C’est cette raison qui pousse le régime Gnassingbé à faire appel à des laudateurs et à investir massivement dans la désinformation et l’élaboration d’une <em>« vérité alternative »</em> pour peaufiner sa propre image et continuer à mystifier ceux, y compris l’Union africaine, qui croient en sa capacité à réussir des médiations et des facilitations alors que cette activité relève du tabou, sinon de l’incompétence au plan interne au niveau national. Le problème est que cette diplomatique togolaise de l’influence a des coûts élevés et impossibles à évaluer tant les informations comptables portant sur les déplacements du Gouvernement togolais relèvent de la sécurité nationale et du secret d’Etat. Comme les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’image internationale du système Gnassingbé se dégrade et s’effrite.</p>
<p>Aussi, la question qui ne trouve pas encore de réponses est de savoir si le terme <em>« Président du Conseil »</em> &#8211; nouveau titre de Faure Gnassingbé acquis dans l’illégalité et de manière anticonstitutionnelle -, ne devrait pas plutôt désigner un <em>« Président »</em> d’un Conseil du <em>« mercenariat de la médiation et de la facilitation »</em>, pour lequel le Peuple togolais n’a pas droit de cité !!!</p>
<p>Or, la gestion de la cité relève de la politique, politique dont Faure Gnassingbé exclut le Peuple togolais en usurpant la vérité des urnes et en empêchant l’expression de son choix libre et démocratique au suffrage universel.</p>
<p>Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que Faure Gnassingbé ait libéré 75 prisonniers politiques suite à une grève de la faim des prisonniers<sup><a id="post-21423-endnote-ref-1" href="#post-21423-endnote-1">[1]</a></sup>, et refuse de libérer encore de nombreux détenus politiques, dont son demi-frère Kpatcha Gnassingbé (ex-Ministre de la Défense (2005-2007) du Togo et Député <acronym title="Rassemblement du peuple togolais">RPT</acronym> (Rassemblement du Peuple togolais) en 2009 à l’Assemblée nationale), Jean-Paul Omolou (ambassadeur itinérant du Gouvernement en exil de feu Dr. Agbéyomé Kodjo soutenu par Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro suite aux élections de 2020), Marguerite Gnakadé (ancienne ministre de la Défense) et 68 autres détenus politiques non nommés individuellement dans les communiqués publics<sup><a id="post-21423-endnote-ref-2" href="#post-21423-endnote-2">[2]</a></sup>.</p>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA réitèrent avec insistance la demande de libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques et d’opinion sans exception ! Ils demandent avec la même insistance :</p>
<ul>
<li>la prise en charge par l’Etat des hospitalisations, des soins médicaux et des traitements psychologiques occasionnés par les détentions arbitraires, les tortures, les traitements inhumains ; ainsi que</li>
<li>l’indemnisation officielle des prisonniers politiques et d’opinion.</li>
</ul>
<p>Au vu de la situation, plusieurs options et scénarii se présentent donc au Togo dans les cinq (5) prochaines années.</p>
<h3>7. LE TOGO DU DOUBLE STANDARD 2026-2030</h3>
<p>Si au Togo, les Gnassingbé sont encore au pouvoir de manière anticonstitutionnelle et illégale et continuent à gouverner par double standard, à quoi pourrait ressembler le pays en 2030 ? Cinq scenarii se dégagent du point de vue du Peuple togolais.</p>
<p><strong>7.1 Le Togo comme « intermédiaire utile au service des intérêts étrangers »</strong></p>
<p>L’État adopte une posture de neutralité active, conciliant ses engagements régionaux avec des partenariats diversifiés. Le double standard est encadré mais institutionnalisé comme instrument de flexibilité diplomatique, sans rupture des obligations internationales. Le Togo demeure un acteur pivot, reconnu pour sa capacité de médiation et de stabilisation régionale au service des intérêts étrangers, de ses affidés et de l’armée mafieuse qui sert de milice anti-démocratique. La vérité des urnes et la vérité de comptes publics sont définitivement bannies. L’approfondissement de la démocrature deviendra le droit commun.</p>
<p><strong>7.2 Le Togo pris dans le « Piège des contradictions liées à la politique du « double standard » »</strong></p>
<p>L’usage excessif du double standard entraîne une incohérence manifeste entre engagements déclarés et pratiques effectives. Cette divergence affaiblit la crédibilité internationale de l’État et limite sa capacité à bénéficier des mécanismes régionaux et internationaux. Le Togo se trouve en situation de vulnérabilité diplomatique et de dépendance accrue. Le régime Gnassingbé pourrait alors servir de variable d’ajustement pour des intérêts étrangers qui chercheront un autre <em>« acteur »</em> mercenaire pour réaliser leurs objectifs.</p>
<p><strong>7.3 Le Togo des Coups d’Etat constitutionnels et du « Tout sécuritaire » avec l’illégalité en prime</strong></p>
<p>L’État privilégie la sécurité de ceux qui dirigent le pays et la coopération avec les acteurs du pouvoir où la loi du plus fort triomphe, ce au détriment de l’intérêt collectif du Peuple togolais. Le double standard devient un outil assumé de fausse protection du territoire alors qu’il ne s’agit que de la perpétuation et de la continuité institutionnelle du système Gnassingbé. Cette orientation entraîne un déséquilibrage des alliances, avec un amenuisement du droit, des normes et la montée vers un régime fasciste.</p>
<p><strong>7.4 Le Togo de la diplomatie de l’influence dit <em>« soft power secret »</em> au service des intérêts propres des Gnassingbé</strong></p>
<p>Le double standard est progressivement élargi au profit d’une stratégie fondée sur la cohérence de la force et de la brutalité en interne afin de mieux disposer du temps pour une médiation internationale. Cela peut conduire à une attractivité de pays tiers aligné sur les intérêts de puissances étrangères utilisant le Togo comme un intermédiaire transactionnel. L’État devient plus violent envers les populations et renforce ses capacités militaires, de sécurité rapprochée. Une image institutionnelle, logistique et diplomatique sera promue pour consolider un soft power émergent. Le Togo acquiert une position instable mais respectée par tous ceux à qui profite directement la violation des droits du Peuple togolais. Cette approche risque d’être fondée sur l’imprévisibilité, l’arbitraire et la non-conformité aux engagements internationaux afin de mieux servir les intérêts bien compris d’une oligarchie qui dépasse les frontières togolaises.</p>
<p><strong>7.5 Le Togo de la « Mutation du Peuple togolais »</strong></p>
<p>La mutation du Peuple togolais se manifeste par une prise de conscience collective du non-respect par le <em>« système Gnassingbé »</em> de ses droits, de sa souveraineté et de son rôle dans la définition du destin national et entraine une réaction populaire. Cette transformation se traduit par une mobilisation citoyenne structurée, non violente et déterminée, exigeant transparence, justice et cohérence dans la gouvernance.</p>
<p>Les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes et la Diaspora convergent enfin pour réclamer des institutions crédibles et imposer une rupture avec les pratiques opaques du passé.</p>
<p>Cette dynamique entraîne une pression civique forte mais pacifique, obligeant l’État à ouvrir un processus de transition politique et citoyenne ordonnée. Le Peuple togolais impose progressivement un nouveau contrat social dit <em>« Projet de Société Commun (PSC)»</em> inclusif, fondé sur la responsabilité, la participation, la création de richesses et la redevabilité. La mutation devient alors un mouvement historique, non pas de confrontation, mais de refondation, où la société civile redéfinit les règles du jeu politique. Le Togo entre ainsi dans une ère où la légitimité découle réellement de la volonté populaire et où la stabilité repose sur la confiance retrouvée entre citoyens et institutions.</p>
<p>Cette phase suppose l’éveil du Peuple togolais et une phase préparatoire que des conférences inclusives pour parfaire l’élaboration d’un projet de transition politique et citoyenne devront structurer pour éviter l’improvisation, consubstantielle de nombreuses transitions politiques en Afrique. Pour tirer utilement les enseignements l’histoire universelle qui montrent que toute révolution ou rupture appelle la contre-révolution ou la réaction des forces opposées au progrès, Il faudra utilement élaborer une <em>« loi de sécurité, de stabilisation et de réformes minimales »</em> pour éviter les doubles coup d’Etat révisionnistes que ne manqueront pas de fomenter les tenants d’un pouvoir qui a régné sans partage sut le Togo, pendant plus de six décennies.</p>
<h3>8. RECOMMANDATIONS DE <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>-<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA : EN FINIR AVEC LA GOUVERNANCE DE L’ARBITRAIRE</h3>
<p><acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA souhaitent porter à l’attention du Peuple togolais qu’il devient indispensable de constater et de dénoncer le <strong><em>double standard</em></strong> du Togo des Gnassingbé. Il s’agit d’une gouvernance du <em>« mercenariat de la médiation »</em> caractérisée par une hypocrisie stratégique qui se présente de la manière suivante :</p>
<ul>
<li>afficher une position A, surtout dans les discours et la manipulation des images et des réseaux sociaux et faite, de manière calculée, préméditée et volontariste ; et</li>
<li>présenter dans une position B, tout le contraire au plan opérationnel tout en s’assurant du silence des interlocuteurs selon des formes multiples et variées : achat des consciences, accaparement des ressources du pays notamment les hydrocarbures et les mines, défiscalisation des transactions passant par le Togo et sous-évaluation des recettes des entreprises publiques, notamment le Port autonome de Lomé, le tout ponctué d’un manque de transparence maladif endémique.</li>
</ul>
<p>La brutalité, le non-respect du droit et des libertés au plan national, que tentent de cacher les affichages dithyrambiques des laudateurs du système, soit dans la réalité celui d’un Etat sécuritaire et liberticide, ne servent qu’à préserver la sécurité du cercle très fermé du système Gnassingbé qui s’en sert pour justifier une consolidation interne du pouvoir.</p>
<p>L’hypocrisie stratégique est donc un instrument de gouvernance de l’arbitraire qui permet de rester <em>« fréquentable »</em> pour tous ceux qui pour la préservation de leurs intérêts bien compris sont dans une logique transactionnelle avec les officiels du Togo, tout en se donnant l’image qu’ils ne s’alignent sur personne. Or, c’est tout le contraire !!!</p>
<p>La montée en puissance de l’hypocrisie stratégique assumée est devenue au fil du temps un instrument de gestion à court terme pour tenter de contenir la vulnérabilité du régime Gnassingbé et assurer sa préservation.</p>
<p>Le double standard reste un outil tactique pour assoir une <em>« fausse identité »</em> permanente, qui permet de masquer l’usurpation du pouvoir du Peuple togolais. Cela ne peut être acceptable pour des citoyens et un Peuple libres.</p>
<p>Aussi, la mutation du Peuple togolais doit progressivement s’affirmer comme un processus constitutionnel par lequel la souveraineté nationale et populaire reprend sa pleine effectivité. Elle se manifeste par l’exercice collectif, pacifique et déterminé du droit de participation à la vie publique, garanti par les principes fondamentaux de l’État de droit. Il va de soi que cela ne peut se faire avec ceux-là mêmes qui depuis plus de soixante ans en ont empêché l’avènement et qui continuent sournoisement et brutalement, ce de manière illégale et anticonstitutionnelle, à s’y opposer sans comprendre et prendre en compte l’exaspération et même la colère du Peuple togolais et de sa Diaspora.</p>
<p>Manifestement l’hypocrisie d’Etat doit cesser ! Cela commence par la libération inconditionnelle des combattants de la liberté du Peuple togolais.</p>
<p>Le 29 janvier 2026.</p>
<p><strong>La Direction du :</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.</strong></p>
<p><strong>SIGNATAIRES : <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>, <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA, PARTENAIRES ET SYMPATHISANTS :</strong></p>
<ol>
<li>Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.</li>
<li>Ernesto D’ALMEIDA, Dr.</li>
<li>Mathieu D’ALMEIDA</li>
<li>Koffi DEKU, Ing.</li>
<li>François FABREGAT</li>
<li>Papa KHADIDJA</li>
<li>De nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.</li>
</ol>
<p><strong>Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org</strong></p>
<p>Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> et <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de transition politique et du projet de société commun pour l’avenir du Togo.</p>
<p><strong> **********************************</strong></p>
<p><strong>© <acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym> &amp; <acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA</strong></p>
<p><strong>Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (<acronym title="Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante">RCDTI</acronym>) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21424" src="https://amaizo.info/files/2026/01/word-image-21423-1.jpeg" /></p>
<p><strong>Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (<acronym title="Collectif pour la Vérité des Urnes">CVU</acronym>-TOGO-DIASPORA) &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; </strong> <img decoding="async" class="wp-image-21425" src="https://amaizo.info/files/2026/01/word-image-21423-2.png" /></p>
<p><strong>********************************* </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol>
<li id="post-21423-endnote-1">Rédaction (2026). « Togo : Kpatcha Gnassingbé, Marguerite Gnakadé et Omolou toujours en prison ». In togo-today.com. 5 janvier 2026. Accédé le 27 janvier 2026. Voir <a href="https://togo-today.com/togo-75-prisonniers-politiques-retrouvent-la-liberte-dont-abdoul-aziz-goma-asvitto/?utm_source=copilot.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer" class="ext-link wpel-icon-right">https://togo-today.com/togo-75-prisonniers-politiques-retrouvent-la-liberte-dont-abdoul-aziz-goma-asvitto/?utm_source=copilot.com<span class="wpel-icon wpel-image wpel-icon-5"></span></a> <a href="#post-21423-endnote-ref-1">↑</a></li>
<li id="post-21423-endnote-2">Communique commun de ASVITTO (Association des Victimes de la Torture au Togo), Front Touche Pas à Ma Constitution (FTPMC) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (<acronym title="Ligue Togolaise des Droits de l’Homme">LTDH</acronym>). Ce sont ces organisations qui ont publié, début janvier 2026, un communiqué conjoint affirmant que « 68 détenus politiques restants » n’ont pas été libérés. <a href="#post-21423-endnote-ref-2">↑</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p><p>Publié par <a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal">Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante</a> sur <a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal">amaizo.info - Le savoir au service de l&#039;interdépendance</a></p>
]]></content:encoded><description>&lt;p&gt;COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU 29 JANVIER 2026 RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES &amp;#8211; TOGO &amp;#8211; DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA) Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra. INTRODUCTION : LE TOGO, VERS LA FIN DU MERCENARIAT DE LA MÉDIATION ? Le Togo, assujetti à la gouvernance d’une famille et de [&amp;#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié par &lt;a href="https://amaizo.info/author/rcdti" data-wpel-link="internal"&gt;Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante&lt;/a&gt; sur &lt;a href="https://amaizo.info" data-wpel-link="internal"&gt;amaizo.info - Le savoir au service de l&amp;#039;interdépendance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><author>infos@amaizo.info (Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante)</author></item></channel></rss>