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	<title>Afriique Economie</title>
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	<description>Afrique Economie s'intéresse aux actualités économiques et politiques qui rythment le continent africain. Dans les actualités que nous publions, nous traitons l'information de manière claire et indépendante. L'Afrique est le continent de toutes les richesses, pouvoir en suivre ses actualités est un plaisir que nous souhaitons partager ici avec vous. </description>
	<lastBuildDate>Fri, 14 Aug 2026 08:37:08 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Le compact de 3,8 milliards $ du Tchad, premier test de l’initiative Water Forward</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 08:35:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Water Forward]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà des chiffres, c'est un nouveau modèle de financement sectoriel que ce compact cherche à tester</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://economie-afrique.com/a-la-une/le-compact-de-38-milliards-du-tchad-premier-test-de-linitiative-water-forward/">Le compact de 3,8 milliards $ du Tchad, premier test de l&rsquo;initiative Water Forward</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://economie-afrique.com">Economie Afrique</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mécanisme au cœur de cette annonce mérite d&rsquo;être précisé. Un compact sectoriel n&rsquo;est pas, au sens juridique, un accord de financement contraignant. C&rsquo;est une feuille de route élaborée conjointement par un gouvernement et ses partenaires techniques et financiers : elle pose un diagnostic du secteur, identifie les réformes prioritaires et définit une trajectoire d&rsquo;investissement chiffrée dans le temps. L&rsquo;objectif est de créer un cadre cohérent dans lequel les contributions des bailleurs, des banques multilatérales et des acteurs privés peuvent s&rsquo;ordonner, plutôt que de s&#8217;empiler de façon fragmentée.</strong></p>
<p>C&rsquo;est précisément là que réside l&rsquo;enjeu central pour le Tchad. Pendant des décennies, le financement des infrastructures hydrauliques au Sahel a souffert d&rsquo;une multiplicité d&rsquo;intervenants opérant sans coordination suffisante : des projets ponctuels, des financements disparates, des réformes institutionnelles menées en silo. Le compact tchadien cherche à rompre avec cette logique en proposant une architecture unifiée, intégrée aux plans et budgets nationaux, autour de laquelle chaque acteur peut se positionner avec clarté.</p>
<p>Les montants engagés sont substantiels. Le plan s&rsquo;étend sur cinq ans pour un coût total estimé à 3,8 milliards de dollars. Un premier financement de 160 millions de dollars a déjà été signé à N&rsquo;Djamena, selon Financial Afrik, ce qui donne une concrétisation immédiate à un dispositif qui aurait pu rester dans le registre de la déclaration d&rsquo;intention.</p>
<h2 id="water-forward--dix-banques-multilatérales-autour-dun-objectif-commun">Water Forward : dix banques multilatérales autour d&rsquo;un objectif commun</h2>
<p>Le compact tchadien ne se déploie pas de façon isolée. Il s&rsquo;articule avec l&rsquo;initiative Water Forward, lancée par la Banque mondiale en avril 2026. Cette initiative vise à sécuriser l&rsquo;accès à l&rsquo;eau pour un milliard de personnes d&rsquo;ici 2030, en mobilisant dix banques multilatérales de développement autour d&rsquo;objectifs partagés de financement et de réforme sectorielle.</p>
<p>Water Forward représente un changement de méthode notable dans la façon dont les grands bailleurs abordent le secteur de l&rsquo;eau. Plutôt que de financer des projets un à un, l&rsquo;initiative cherche à aligner les ressources de plusieurs institutions autour de cadres nationaux intégrés, ce que le compact tchadien incarne concrètement. Le Tchad se positionne ainsi comme l&rsquo;un des premiers pays à tester ce dispositif à l&rsquo;échelle opérationnelle, ce qui confère à l&rsquo;annonce une portée dépassant largement ses frontières.</p>
<p>Pour les observateurs de la finance du développement, la question que soulève ce rapprochement est celle de la cohérence réelle entre les intentions des bailleurs et leur pratique. Les mécanismes de coordination entre institutions multilatérales ont souvent produit plus de rapports que de résultats concrets sur le terrain. Le compact tchadien, en s&rsquo;appuyant sur Water Forward dès sa conception, sera un test significatif de la capacité des bailleurs à traduire leurs engagements collectifs en financements effectifs et coordonnés.</p>
<h2 id="lengagement-budgétaire-de-ndjamena--un-signal-politique-qui-ne-va-pas-de-soi">L&rsquo;engagement budgétaire de N&rsquo;Djamena : un signal politique qui ne va pas de soi</h2>
<p>L&rsquo;un des éléments les plus structurants de ce compact tient à la contribution domestique que le Tchad s&rsquo;engage à mobiliser. L&rsquo;État prévoit de financer 20 % du coût total du plan, soit environ 115 milliards de francs CFA par an, selon Financial Afrik. À l&rsquo;échelle des finances publiques d&rsquo;un pays sahélien confronté à des contraintes budgétaires sévères, cet engagement représente un choix politique significatif.</p>
<p>Cette dimension mérite attention pour deux raisons distinctes. D&rsquo;abord, elle modifie le rapport classique entre un pays bénéficiaire et ses bailleurs : le Tchad n&rsquo;est plus dans une posture d&rsquo;attente d&rsquo;une aide extérieure, mais engage des ressources propres dans une stratégie qu&rsquo;il pilote lui-même. Ensuite, elle répond à un argument souvent avancé par les investisseurs privés, pour qui le co-financement public est un signal de priorisation nationale et de crédibilité institutionnelle.</p>
<p>La question de la soutenabilité budgétaire de cet engagement reste entière. Comment un pays à capacité fiscale limitée peut-il absorber 115 milliards de francs CFA de dépenses sectorielles annuelles supplémentaires sans créer de tensions sur ses équilibres macroéconomiques ? La réponse ne figure pas encore dans les documents disponibles, mais c&rsquo;est le type de question que les partenaires techniques devront accompagner de près dans la phase de mise en oeuvre.</p>
<h2 id="leau-un-déterminant-économique-trop-souvent-relégué">L&rsquo;eau, un déterminant économique trop souvent relégué</h2>
<p>Au-delà de la mécanique financière, le choix du secteur de l&rsquo;eau comme priorité n&rsquo;est pas anodin sur le plan économique. L&rsquo;accès à l&rsquo;eau ne se réduit pas à un indicateur social : c&rsquo;est un déterminant direct de la productivité agricole, de la santé des populations actives, du développement industriel et de la résilience des villes face aux chocs climatiques. Dans un Sahel où les épisodes de sécheresse s&rsquo;intensifient, investir dans des infrastructures hydrauliques durables revient à sécuriser une partie de la base productive de l&rsquo;économie.</p>
<p>La Commission économique pour l&rsquo;Afrique des Nations unies souligne régulièrement que les déficits d&rsquo;infrastructures de base, dont l&rsquo;eau fait partie, constituent un frein structurel à la croissance potentielle du continent. Des analyses de la Banque africaine de développement indiquent que certains pays africains perdent chaque année l&rsquo;équivalent d&rsquo;un point de PIB en raison d&rsquo;un accès insuffisant à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement, à travers la baisse de productivité, les coûts sanitaires et les pertes agricoles. Ces chiffres rappellent pourquoi un compact de 3,8 milliards de dollars sur ce secteur mérite d&rsquo;être analysé comme un investissement dans le capital productif, et non comme une simple dépense sociale.</p>
<p>Si l&rsquo;expérience tchadienne démontre qu&rsquo;un cadre national intégré peut effectivement aligner des financements multilatéraux dispersés autour d&rsquo;une stratégie cohérente, d&rsquo;autres gouvernements africains confrontés à des défis hydrauliques similaires en prendront note, en particulier au Sahel, mais aussi en Afrique de l&rsquo;Est et dans la Corne du continent.</p>
<h2 id="les-prochains-mois-un-test-pour-les-engagements-collectifs-de-water-forward">Les prochains mois, un test pour les engagements collectifs de Water Forward</h2>
<p>La signature du premier financement de 160 millions de dollars constitue un point de départ, pas un aboutissement. L&rsquo;enjeu des prochains mois sera de vérifier si les autres banques multilatérales engagées dans Water Forward concrétisent leurs contributions au rythme annoncé, et si le Tchad parvient à honorer ses propres engagements budgétaires dans un calendrier contraint. Ce compact sera observé de près par d&rsquo;autres gouvernements africains qui cherchent des modèles de financement alternatifs à la dette souveraine classique ou à l&rsquo;aide projet fragmentée. Si le dispositif tient ses promesses, la carte du financement sectoriel de l&rsquo;eau en Afrique pourrait connaître une recomposition notable d&rsquo;ici 2030.</p>
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		<title>En RDC, une taxe numérique révèle les tensions fiscales du continent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 05:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[taxe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En juillet 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a instauré une taxe sur les services numériques pouvant atteindre 100 000 dollars, avant de l'abroger en moins de deux semaines. Financial Afrik qualifie cet épisode de « taxe avortée », révélateur des tensions qui traversent les politiques fiscales africaines à l'ère du numérique : comment capter des recettes dans ce secteur sans freiner une dynamique devenue stratégique pour la diversification économique </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 juillet 2026, le gouvernement congolais a promulgué un décret instaurant une série de prélèvements sur les activités numériques exercées en RDC. Le texte ciblait un large spectre d&rsquo;acteurs : plateformes de streaming, réseaux sociaux, opérateurs télécoms et acteurs du commerce en ligne. Pour certaines catégories d&rsquo;activités, la taxe pouvait atteindre jusqu&rsquo;à 100 000 dollars, selon l&rsquo;analyse publiée le 6 août 2026 par Financial Afrik. La logique affichée était celle de la mobilisation de recettes domestiques, dans un contexte de besoins budgétaires élevés.</p>
<h2 id="le-décret-retiré-en-moins-de-deux-semaines">Le décret retiré en moins de deux semaines</h2>
<p>La mesure n&rsquo;a pas résisté à sa première quinzaine. Face aux réactions vives des acteurs du secteur et à des questions sur la compatibilité du dispositif avec les engagements internationaux de Kinshasa, les autorités ont retiré ou suspendu la taxe en moins de deux semaines. <a href="https://www.financialafrik.com/2026/08/06/kinshasa-la-taxe-qui-a-dure-douze-jours/?fbclid=IwY2xjawTiS5BwZG9mAWV4dG4DYWVtAjEwAHNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR7W5fQnguzKdVEJ69B00npCEh8gW2s_0GbV-Oau3xxEST9YS3SnLY4NgB8usQ_aem_9pCbXvQIazFevmts9in2hw" target="_blank" rel="noopener">Financial Afrik qualifie</a> cet épisode de cas emblématique de « taxe avortée ».</p>
<p>Ce retournement rapide révèle la capacité des acteurs numériques à peser sur des décisions fiscales, notamment lorsque les montants envisagés menacent directement leur équilibre économique. Il met aussi en lumière la difficulté de concevoir, en urgence et sans consultation préalable, des dispositifs qui tiennent juridiquement et économiquement. La séquence est d&rsquo;autant plus significative que la RDC est l&rsquo;un des marchés les plus importants d&rsquo;Afrique centrale, avec une population dépassant les 100 millions d&rsquo;habitants et un secteur des télécommunications en expansion. Un signal d&rsquo;instabilité réglementaire dans ce domaine peut freiner des investissements que le pays cherche précisément à attirer pour diversifier une économie encore largement dépendante du secteur minier.</p>
<h2 id="la-tentation-du-numérique-comme-nouvelle-base-fiscale">La tentation du numérique comme nouvelle base fiscale</h2>
<p>Le cas congolais n&rsquo;est pas isolé. Depuis plusieurs années, des gouvernements africains cherchent à capter des recettes dans l&rsquo;économie numérique, perçue comme un secteur en forte croissance mais peu atteint par les instruments fiscaux classiques. Les motivations sont compréhensibles : les besoins de financement sont importants, la base fiscale traditionnelle reste étroite dans la plupart des pays, et les grandes plateformes internationales opèrent souvent avec une empreinte fiscale locale limitée.</p>
<p>Les expériences récentes sont instructives. En Ouganda, une taxe sur les réseaux sociaux introduite en 2018 a rapidement suscité des critiques pour ses effets sur l&rsquo;accès à l&rsquo;information. Au Kenya, des prélèvements ciblant les plateformes numériques ont relancé les débats sur leur impact pour les entrepreneurs locaux, qui supportent souvent ces charges de manière disproportionnée par rapport aux grands acteurs internationaux qu&rsquo;elles sont censées atteindre. Dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, des taxes sur les transactions de mobile money (paiement par téléphone mobile) ont eu des effets mesurables sur le volume d&rsquo;utilisation de ces services, pourtant présentés comme des vecteurs d&rsquo;inclusion financière.</p>
<h2 id="léquation-difficile-entre-recettes-et-attractivité">L&rsquo;équation difficile entre recettes et attractivité</h2>
<p>Le nœud du problème est là : une taxation mal calibrée peut décourager les investissements dans les startups locales, renchérir les services pour les utilisateurs finaux et pousser certains opérateurs à réduire leur présence dans le pays. À l&rsquo;inverse, l&rsquo;absence de fiscalité sur le numérique prive les États de revenus qui pourraient contribuer à des dépenses publiques essentielles.</p>
<p>La question se complique encore avec les discussions internationales sur la taxation des multinationales du numérique, portées par l&rsquo;OCDE dans le cadre du projet BEPS (lutte contre l&rsquo;érosion de la base fiscale et le transfert de bénéfices). Les États africains peuvent se retrouver tiraillés entre leurs engagements dans des zones de libre-échange régionales, les contraintes de traités d&rsquo;investissement bilatéraux, et la tentation de légiférer unilatéralement pour générer des recettes immédiates. Quand ces impératifs entrent en contradiction, comme ils semblent l&rsquo;avoir fait à Kinshasa, le recul devient inévitable.</p>
<h2 id="les-conditions-dune-fiscalité-numérique-soutenable">Les conditions d&rsquo;une fiscalité numérique soutenable</h2>
<p>Deux conditions semblent incontournables pour qu&rsquo;une politique de taxation du numérique tienne dans la durée. La première est la coordination régionale : dans un espace comme la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique centrale (CEEAC) ou la zone CEMAC, une harmonisation minimale évite que les opérateurs n&rsquo;arbitrent entre les régimes les plus favorables. La deuxième est la précision des cibles : taxer indifféremment l&rsquo;ensemble du secteur numérique revient souvent à pénaliser les acteurs locaux autant que les plateformes internationales visées. Des dispositifs construits après une étude d&rsquo;impact sectorielle sont généralement plus stables.</p>
<p>S&rsquo;y ajoute la sécurisation juridique préalable des textes, condition souvent sous-estimée mais qui conditionne la résistance aux contestations. La RDC en a fait l&rsquo;expérience en douze jours.</p>
<h2 id="les-enseignements-pour-la-rdc-et-les-états-africains">Les enseignements pour la RDC et les États africains</h2>
<p>La décision de Kinshasa de revenir si rapidement sur sa taxe montre que les acteurs du numérique et les partenaires internationaux exercent une influence réelle sur les politiques fiscales africaines. Pour la RDC, le défi est désormais de définir une stratégie durable, construite dans la durée et en concertation, qui permette de capter une part équitable de la valeur générée par le numérique sur son territoire. À l&rsquo;échelle du continent, cet épisode peut servir de repère pour d&rsquo;autres États tentés par des solutions rapides : dans un secteur où la réactivité des opérateurs et des partenaires est forte, la préparation des décisions fiscales compte au moins autant que la décision elle-même.</p>
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		<title>Batteries LFP : le Maroc et la BAD lancent la première usine intégrée d’Afrique</title>
		<link>https://economie-afrique.com/industrie/batteries-lfp-le-maroc-et-la-bad-lancent-la-premiere-usine-integree-dafrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 07:38:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Batteries LFP]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce projet ambitionne de faire du pays un acteur clé de la chaîne de valeur des batteries, au-delà de son rôle de fournisseur de minerais</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 id="un-prêt-de-100-millions-deuros-pour-une-première-en-afrique-et-au-moyen-orient">Un prêt de 100 millions d&rsquo;euros pour une première en Afrique et au Moyen-Orient</h2>
<p>Le 24 juillet 2026, le Conseil d&rsquo;administration de la <a href="https://www.afdb.org/fr" target="_blank" rel="noopener">Banque africaine de développement</a> (BAD) a approuvé un prêt de 100 millions d&rsquo;euros à Gotion Power Morocco, filiale du groupe chinois Gotion High-Tech, pour la construction d&rsquo;une usine intégrée de batteries lithium-fer-phosphate (LFP) dans la zone franche de Rabat-Salé-Kénitra. Selon le communiqué de la BAD, il s&rsquo;agit de la première usine de ce type annoncée à la fois pour l&rsquo;Afrique et pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).</p>
<p>La banque précise qu&rsquo;elle agit comme arrangeur mandaté dans le cadre de la <a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/la-nouvelle-architecture-financiere-africaine-pour-le-developpement-du-groupe-de-la-banque-africaine-de-developpement-prend-un-depart-ambitieux-lors-de-la-reunion-dabidjan-92311" target="_blank" rel="noopener">Nouvelle architecture financière africaine pour le développement</a> (NAFAD) et qu&rsquo;elle envisage de mobiliser jusqu&rsquo;à 141 millions d&rsquo;euros supplémentaires auprès de partenaires financiers. Au total, le projet pourrait attirer plus de 240 millions d&rsquo;euros de financements extérieurs, en complément des fonds propres de Gotion High-Tech.</p>
<p>Les paramètres industriels sont précis : la première phase devrait générer plus de 600 emplois directs, et le taux d&rsquo;intégration industrielle locale est fixé à 70 %. Ce dernier chiffre signifie que la majorité des composants et des services liés à la fabrication des batteries sera produite ou fournie au Maroc, écartant un modèle d&rsquo;assemblage de pièces importées.</p>
<h2 id="lfp--une-technologie-au-cœur-de-la-mobilité-électrique-mondiale">LFP : une technologie au cœur de la mobilité électrique mondiale</h2>
<p>Pour comprendre l&rsquo;enjeu industriel du projet, il faut revenir sur la chimie LFP. Les batteries lithium-fer-phosphate s&rsquo;imposent aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;une des technologies dominantes dans les véhicules électriques et le stockage d&rsquo;énergie stationnaire. Leur durée de vie plus longue et leur meilleure stabilité thermique les rendent moins exposées aux risques d&#8217;emballement, tandis que leur coût de production les positionne naturellement sur les gammes de volume. BYD et Tesla les intègrent massivement dans leurs véhicules destinés au grand public.</p>
<p>Gotion High-Tech, qui porte ce projet via sa filiale marocaine, est l&rsquo;un des principaux fabricants mondiaux de cellules LFP, avec des implantations industrielles en Chine, en Allemagne et aux États-Unis. Sa décision de s&rsquo;installer en Afrique du Nord répond à une logique précise : accéder aux marchés européens depuis un site à coûts opérationnels compétitifs, directement connecté aux routes maritimes méditerranéennes via les infrastructures portuaires de la région de Rabat-Salé-Kénitra.</p>
<h2 id="de-lassemblage-thermique-à-la-fabrication-de-batteries--un-saut-qualitatif-pour-le-maroc">Un saut qualitatif pour le Maroc</h2>
<p>Ce projet ne surgit pas sans contexte. Le Maroc a construit, depuis une quinzaine d&rsquo;années, une industrie automobile qui en fait l&rsquo;un des premiers exportateurs africains du secteur. Les sites de Renault à Tanger et de Stellantis à Kénitra participent de ce positionnement, mais la valeur ajoutée marocaine y restait concentrée sur l&rsquo;assemblage de motorisations thermiques.</p>
<p>La fabrication de batteries LFP représente un saut qualitatif dans cette trajectoire. Elle ancre le pays dans la partie la plus capitalistique de la chaîne de valeur du véhicule électrique. À mesure que les constructeurs européens accélèrent leur bascule vers l&rsquo;électrique, disposer d&rsquo;une capacité locale de production de batteries constitue un avantage compétitif pour attirer de nouvelles lignes d&rsquo;assemblage orientées vers la mobilité décarbonée. Le taux d&rsquo;intégration de 70 % annoncé laisse aussi entrevoir la constitution progressive d&rsquo;un tissu de sous-traitants marocains chargés de fournir matériaux, équipements et services à l&rsquo;usine.</p>
<h2 id="la-nafad-en-pratique--quand-la-bad-mobilise-le-capital-privé">Quand la BAD mobilise le capital privé</h2>
<p>Au-delà du seul Maroc, cette opération illustre un changement de méthode de la Banque africaine de développement. En se positionnant comme arrangeur mandaté dans le cadre de la NAFAD, la BAD ne se limite pas à prêter des ressources publiques : elle cherche à déclencher un effet de levier en mobilisant jusqu&rsquo;à 141 millions d&rsquo;euros supplémentaires auprès d&rsquo;investisseurs commerciaux. Sa crédibilité institutionnelle sert ici à réduire le risque perçu par les partenaires privés et à rendre le projet bancable à des conditions acceptables.</p>
<p>Ce modèle correspond à ce que la Commission économique pour l&rsquo;Afrique (UNECA) appelle de ses vœux. En juillet 2026, son secrétaire exécutif, Claver Gatete, a plaidé pour que la finance africaine s&rsquo;aligne davantage sur la production, en rappelant que le continent ne peut pas dépendre durablement des flux extérieurs. L&rsquo;usine de Gotion Power Morocco devient ainsi l&rsquo;un des premiers tests concrets de la NAFAD dans un projet industriel vert de grande envergure.</p>
<h2 id="lafrique-entre-extraction-de-minerais-critiques-et-production-de-batteries">L&rsquo;Afrique entre extraction de minerais critiques et production de batteries</h2>
<p>Ce projet soulève une question structurelle qui dépasse les frontières marocaines. L&rsquo;Afrique concentre une part significative des ressources mondiales nécessaires à la transition énergétique : lithium en Zambie et au Zimbabwe, cobalt en République démocratique du Congo, manganèse en Afrique du Sud. Pourtant, le continent reste largement cantonné à l&rsquo;extraction et à l&rsquo;exportation de matières premières brutes, laissant la transformation et la fabrication de batteries à des acteurs industriels en Asie et en Europe.</p>
<p>L&rsquo;UNECA a rappelé à plusieurs reprises que cette configuration n&rsquo;a rien d&rsquo;inéluctable. La montée en gamme industrielle, adossée à des chaînes de valeur régionales, permet aux pays de capter une part bien plus large de la valeur produite par la transition énergétique mondiale. L&rsquo;usine de Gotion Power Morocco, ancrée au Maghreb, offre une première preuve de concept : un pays africain peut accueillir une production industrielle intégrée de batteries, avec le soutien d&rsquo;une institution multilatérale africaine et un partenariat industriel international.</p>
<h2 id="financement-complémentaire-intégration-industrielle-et-portée-pour-la-nafad">Financement complémentaire, intégration industrielle et portée pour la NAFAD</h2>
<p>L&rsquo;approbation du prêt de la BAD marque une étape, pas un aboutissement. Les travaux restent à lancer, les 141 millions d&rsquo;euros de financements complémentaires à finaliser auprès des partenaires identifiés, et l&rsquo;écosystème local de sous-traitants à structurer pour atteindre le taux d&rsquo;intégration de 70 % annoncé. Pour le Maroc, l&rsquo;enjeu des prochains mois sera de transformer cette annonce en capacité industrielle opérationnelle, capable d&rsquo;alimenter des lignes d&rsquo;assemblage de véhicules électriques, qu&rsquo;elles soient déjà présentes ou à venir sur le territoire.</p>
<p>Pour la BAD et la NAFAD, ce projet devient un cas de référence. Si le montage financier fonctionne et si l&rsquo;effet de levier se matérialise comme prévu, d&rsquo;autres projets industriels verts à travers le continent pourraient bénéficier d&rsquo;un modèle de financement éprouvé. C&rsquo;est précisément ce type de démonstration par l&rsquo;exemple que l&rsquo;architecture de financement africaine doit produire pour asseoir sa crédibilité au-delà des déclarations d&rsquo;intention.</p>
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		<title>Dollar : le pari d’Afreximbank</title>
		<link>https://economie-afrique.com/a-la-une/afreximbank-revient-au-dollar/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:30:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après cinq ans d'émissions en yen et en yuan, Afreximbank est revenue sur le marché obligataire en dollars. On vous explique pourquoi !</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 id="une-levée-de-15-milliard-de-dollars-en-deux-tranches">Une levée de 1,5 milliard de dollars en deux tranches</h2>
<p><a href="https://www.afreximbank.com/fr/" target="_blank" rel="noopener">Afreximbank</a>, la banque africaine d&rsquo;import-export basée au Caire, a procédé début août 2026 à une émission obligataire de 1,5 milliard de dollars sur les marchés internationaux, répartie en deux tranches égales de 750 millions de dollars chacune. L&rsquo;opération a été rapportée par The Africa Report, qui précise que cette levée marque le retour de l&rsquo;institution sur le marché en dollars, après cinq années pendant lesquelles Afreximbank avait délibérément orienté ses émissions vers des devises asiatiques, principalement le yen japonais et le yuan chinois.</p>
<p>La structuration en deux tranches, qu&rsquo;elles correspondent à des maturités différentes ou à des profils d&rsquo;investisseurs distincts, traduit une approche calibrée du marché. Elle signale aussi un niveau de demande suffisant pour permettre cette ventilation, ce qui atteste de la solidité perçue du crédit Afreximbank parmi les investisseurs institutionnels internationaux. Pour une institution africaine, accéder aux marchés en dollars à grande échelle reste une démonstration de crédibilité qui dépasse la simple transaction.</p>
<h2 id="cinq-ans-de-diversification-monétaire--pourquoi-afreximbank-avait-quitté-le-dollar">Pourquoi Afreximbank avait quitté le dollar</h2>
<p>Le retour au dollar ne peut se comprendre sans rappeler pourquoi l&rsquo;institution s&rsquo;en était éloignée. À partir de 2021 environ, Afreximbank avait opté pour une diversification explicite de ses devises d&rsquo;émission, en se tournant vers les marchés en yen et en yuan. Cette stratégie répondait à deux objectifs distincts : réduire la dépendance structurelle au billet vert et explorer des poches de liquidité alternatives en Asie, où des investisseurs institutionnels cherchaient à diversifier leurs actifs vers des marchés émergents et frontières.</p>
<p>Cette approche s&rsquo;inscrivait dans un questionnement plus large sur le rôle du dollar dans le financement du développement africain. La dépendance au billet vert expose les économies du continent à des chocs extérieurs parfois violents : les variations de taux d&rsquo;intérêt décidées par la Réserve fédérale américaine se répercutent directement sur le coût de refinancement des dettes libellées en dollars, sans que les gouvernements africains n&rsquo;aient de prise sur ces décisions. Ce mécanisme explique pourquoi plusieurs cycles de resserrement monétaire américain ont aggravé les contraintes de financement en Afrique au cours des dernières années.</p>
<h2 id="pourquoi-le-dollar-reste-incontournable-à-léchelle-du-milliard">Le dollar incontournable à l&rsquo;échelle du milliard</h2>
<p>La décision de revenir au dollar en 2026 dit l&rsquo;essentiel. Malgré les progrès accomplis dans la diversification monétaire, la profondeur et la liquidité du marché en dollars restent sans équivalent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de lever des montants supérieurs au milliard de dollars en une seule opération. Les marchés en yen ou en yuan offrent des avantages réels en termes de diversification, mais leurs capacités d&rsquo;absorption restent limitées pour des émissions de grande taille.</p>
<p>Ce retour survient dans un contexte de tensions persistantes sur les coûts de financement des économies africaines. La prime de risque appliquée aux émissions africaines sur les marchés internationaux reste élevée : elle renchérit la dette, réduit les marges de manœuvre budgétaires et pèse sur la capacité des États à financer leurs investissements à des conditions soutenables. Afreximbank, en tant qu&rsquo;institution multilatérale bénéficiant de notes de crédit plus favorables que la plupart de ses États membres, peut accéder au marché en dollars à des conditions que ces derniers ne pourraient pas obtenir seuls. Elle lève donc sur les marchés globaux pour redistribuer ensuite ces ressources, à des conditions plus adaptées, aux banques commerciales africaines et, par leur intermédiaire, aux entreprises et aux États du continent.</p>
<h2 id="un-déficit-de-financement-de-400-milliards-de-dollars-par-an">Un déficit de financement de 400 milliards de dollars par an</h2>
<p>Le contexte dans lequel s&rsquo;inscrit cette émission est celui d&rsquo;un déficit de financement annuel estimé à 400 milliards de dollars pour couvrir les besoins de développement du continent, selon des données relayées par <a href="https://african.business/" target="_blank" rel="noopener">African Business.</a> Ce chiffre monte à plus de 1 300 milliards de dollars si l&rsquo;on intègre l&rsquo;ensemble des investissements nécessaires pour atteindre les Objectifs de développement durable d&rsquo;ici 2030. Ces ordres de grandeur permettent de situer l&rsquo;enjeu : une émission de 1,5 milliard de dollars est significative pour l&rsquo;institution qui la réalise, mais elle ne représente qu&rsquo;une fraction des besoins annuels du continent.</p>
<p>African Business souligne par ailleurs le paradoxe d&rsquo;un continent qui dispose de ressources potentielles réelles, mais dont les marchés de capitaux locaux restent insuffisamment profonds pour les transformer en investissements productifs de long terme. Les fonds de pension et les fonds souverains africains représentent des masses de capitaux considérables, tout comme les grandes fortunes privées dont le nombre progresse rapidement selon les études de richesse globale. Les canaux pour orienter ces ressources vers des projets bancables font encore défaut dans de nombreux pays. C&rsquo;est ce hiatus, entre ressources disponibles et capacité de déploiement structuré, qui explique pourquoi des institutions comme Afreximbank restent indispensables malgré les progrès des marchés domestiques.</p>
<h2 id="afreximbank-pivot-entre-marchés-globaux-et-économie-africaine">Afreximbank, pivot entre marchés globaux et économie africaine</h2>
<p>Créée en 1993 à l&rsquo;initiative des États africains et de la Banque africaine de développement, Afreximbank a pour vocation première de financer le commerce intra-africain et les échanges entre l&rsquo;Afrique et le reste du monde. Ses interventions couvrent les financements du commerce, les garanties et les lignes de crédit aux banques commerciales africaines, ainsi que, de plus en plus, le soutien à l&rsquo;industrialisation et à la transformation structurelle des économies membres.</p>
<p>Son retour sur le marché en dollars renforce sa capacité à jouer ce rôle de pivot. En levant à un coût compétitif sur les marchés globaux, elle peut proposer des ressources à des conditions plus acceptables pour les acteurs africains qui, seuls, n&rsquo;auraient pas accès aux mêmes termes. Ce modèle d&rsquo;intermédiation repose sur une réputation construite auprès des investisseurs institutionnels internationaux. L&rsquo;UNECA, dans ses messages institutionnels récents liés au Rapport 2026 sur le développement durable en Afrique, insiste sur la nécessité de renforcer les institutions africaines capables de faire le pont entre capitaux internationaux et besoins locaux de financement.</p>
<h2 id="ce-que-ce-retour-révèle-pour-lavenir-du-financement-africain">Ce que ce retour révèle pour l&rsquo;avenir du financement africain</h2>
<p>Le retour d&rsquo;Afreximbank sur le marché en dollars n&rsquo;est pas un aveu d&rsquo;échec des cinq années de diversification monétaire. C&rsquo;est une décision pragmatique, ancrée dans les réalités des marchés de capitaux mondiaux, qui confirme que la liquidité en dollars reste difficile à contourner pour des opérations de grande envergure. La vraie mesure du chemin parcouru ne se lira pas dans le choix de la devise d&rsquo;émission, mais dans la capacité des marchés de capitaux africains à gagner en profondeur. Tant qu&rsquo;une institution comme Afreximbank devra regarder vers New York pour lever un milliard de dollars, le continent restera tributaire de cycles et de perceptions de risque qu&rsquo;il ne maîtrise pas entièrement. C&rsquo;est cette profondeur des marchés africains qui constituera le vrai marqueur de l&rsquo;émancipation financière du continent dans la prochaine décennie.</p>
<p>Photo : jeuneafrique.com</p>
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		<title>Afrique : la prime de risque de trop</title>
		<link>https://economie-afrique.com/industrie/afrique-la-prime-de-risque-de-trop/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marchés financiers internationaux appliquent aux États africains des taux d'emprunt bien supérieurs à ce que leur profil de risque réel justifie. Selon une tribune publiée par Financial Afrik le 29 juillet 2026, le taux de défaut annuel sur les portefeuilles souverains africains se situe autour de 0,7 %, mais les pays du continent continuent de payer une « prime Afrique » estimée à 2,9 points de pourcentage au-delà d'un taux conforme à ce risque réel. Ce surcoût, que la Banque mondiale chiffre en dizaines de milliards de dollars de capacité d'investissement perdue chaque année, fragilise directement le financement des infrastructures, de la transition énergétique et des industries du continent</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les marchés financiers associent souvent l&rsquo;Afrique à un risque élevé de non-remboursement. Les données contredisent cette perception. Selon une tribune publiée par Financial Afrik le 29 juillet 2026, le taux de défaut annuel sur les portefeuilles souverains africains se situe autour de 0,7 %, avec des taux de recouvrement qui restent élevés. Pourtant, les pays africains continuent de payer une « prime Afrique » estimée à environ 2,9 points de pourcentage au-delà d&rsquo;un taux qui refléterait leur risque réel.</p>
<p>L&rsquo;impact de cet écart est considérable. La Banque mondiale estime qu&rsquo;il représente des dizaines de milliards de dollars de capacité d&rsquo;investissement perdus chaque année. Pour comprendre l&rsquo;ordre de grandeur : si un État africain lève 1 milliard de dollars sur les marchés à 9 % d&rsquo;intérêt alors qu&rsquo;un taux de 6 % serait plus conforme à son profil de risque statistique, il paiera 30 millions de dollars de trop par an, rien que sur cette émission. Multiplié par des dizaines d&rsquo;émissions et de nombreux pays sur plusieurs décennies, le coût cumulé est considérable.</p>
<h2 id="ce-que-les-marchés-ignorent-du-profil-de-risque-africain">Ce que les marchés ignorent du profil de risque africain</h2>
<p>Plusieurs facteurs contribuent à maintenir cette prime malgré de bons indicateurs de remboursement. La faible liquidité des marchés obligataires africains amplifie l&rsquo;incertitude perçue : un marché peu liquide est difficile à quitter rapidement en cas de besoin, ce qui justifie une prime de liquidité aux yeux des investisseurs. Les méthodes de notation des grandes agences de crédit ne sont pas toujours adaptées aux structures économiques du continent. Les gestionnaires d&rsquo;actifs internationaux tendent par ailleurs à traiter l&rsquo;Afrique comme un bloc homogène, sans distinguer les trajectoires macroéconomiques très différentes du Kenya, du Sénégal ou du Ghana.</p>
<p>Le résultat est une perception du risque figée, déconnectée d&rsquo;une réalité qui évolue. Des pays qui ont réformé leurs finances publiques, diversifié leurs économies ou renforcé leurs institutions continuent de payer la même prime que ceux qui traversent des crises. Ce manque de différenciation pénalise les bons élèves et représente une opportunité manquée pour les investisseurs en quête de rendements ajustés au risque réel.</p>
<h2 id="leffet-multiplicateur-des-chocs-de-change">L&rsquo;effet multiplicateur des chocs de change</h2>
<p>La volatilité des devises aggrave encore la situation. Depuis le début des tensions géopolitiques au Proche-Orient, 31 monnaies africaines se sont dépréciées, selon une seconde tribune de Financial Afrik, publiée le même jour et co-signée par des économistes et des représentants d&rsquo;institutions financières. Pour les États qui ont contracté des dettes en dollars ou en euros, cette dépréciation alourdit mécaniquement le coût réel du service de la dette en monnaie locale.</p>
<p>La pression est concrète : plusieurs gouvernements africains doivent faire face à plus de 11 milliards de dollars de remboursements de dette au cours de l&rsquo;année en cours, selon les mêmes auteurs. Dans un contexte de devises affaiblies, cela signifie consacrer davantage de ressources budgétaires au remboursement, au détriment des dépenses d&rsquo;investissement. La prime de risque et les chocs de change se combinent ainsi pour contraindre doublement les finances publiques : l&rsquo;un alourdit le coût à l&#8217;emprunt, l&rsquo;autre gonfle le coût réel du remboursement.</p>
<h2 id="la-transition-énergétique-africaine-freinée-par-le-coût-du-capital">La transition énergétique africaine, freinée par le coût du capital</h2>
<p>C&rsquo;est dans les secteurs les plus capitalistiques que l&rsquo;impact de ce surcoût est le plus perceptible. Les projets d&rsquo;énergie renouvelable, les réseaux de transport d&rsquo;électricité, les infrastructures de stockage d&rsquo;énergie nécessitent tous des financements longs, stables et abordables sur des horizons de 15 à 30 ans. L&rsquo;Afrique dispose d&rsquo;atouts réels dans ces domaines. Son potentiel solaire est parmi les plus élevés du monde, ses gisements de minerais critiques sont indispensables aux technologies bas carbone. Mais ces atouts restent inexploités si le coût de l&rsquo;argent rend les projets non finançables à des conditions économiques acceptables.</p>
<p>Le déficit de financement pour atteindre les Objectifs de développement durable en Afrique est estimé entre 670 et 848 milliards de dollars par an, selon les données citées par Financial Afrik. Une partie de cet écart ne tient pas à l&rsquo;absence de projets viables, mais au coût prohibitif du capital. Réduire la prime de risque de 2,9 points ne suffirait pas à combler ce déficit à elle seule, mais libérerait une capacité d&rsquo;investissement que les données de remboursement souverain semblent pleinement justifier.</p>
<h2 id="réformer-larchitecture-financière--de-la-garantie-aux-marchés-locaux">Réformer l&rsquo;architecture financière : de la garantie aux marchés locaux</h2>
<p>Face à ce diagnostic, les tribunes identifient plusieurs leviers d&rsquo;action, en insistant sur leur caractère complémentaire : aucun ne peut fonctionner seul.</p>
<p>Le premier porte sur la réduction directe du coût du capital. Cela passe par une meilleure transparence des données financières disponibles sur les emprunteurs africains, par une réforme des méthodes de notation et par un recours accru aux garanties partielles des banques multilatérales de développement. Ces garanties permettent de couvrir une partie du risque perçu par les investisseurs privés, abaissant les taux exigés sans que les États soient contraints d&rsquo;accepter des conditions de marché défavorables.</p>
<p>Le deuxième levier vise à réduire l&rsquo;exposition aux chocs de change. Concrètement, cela implique de développer les financements en monnaie locale, qui protègent contre la dépréciation, et de mettre en place des mécanismes régionaux de stabilisation monétaire pour les économies les plus vulnérables. Ces approches visent à diminuer la part des dettes contractées en devises étrangères, qui reste le principal vecteur de fragilité lors des épisodes de tension sur le change.</p>
<p>Le troisième chantier concerne la mobilisation des ressources domestiques. Il s&rsquo;agit d&rsquo;élargir les bases fiscales et de structurer des marchés obligataires nationaux capables d&rsquo;absorber une part croissante des besoins de financement des États. Ces réformes s&rsquo;inscrivent dans un agenda plus large, qui inclut la révision du rôle des banques multilatérales, le Compact with Africa 2.0 du G20 et la position africaine commune sur la dette.</p>
<h2 id="un-ajustement-justifié-par-les-données-conditionné-à-des-réformes-concrètes">Un ajustement justifié par les données, conditionné à des réformes concrètes</h2>
<p>La prime de risque africaine n&rsquo;est pas une fatalité inscrite dans la géographie ou dans l&rsquo;histoire du continent. Les données de remboursement souverain montrent qu&rsquo;un ajustement vers des taux plus conformes au risque réel est statistiquement défendable. Mais corriger ce décalage suppose d&rsquo;agir sur plusieurs fronts à la fois. L&rsquo;information financière disponible sur les emprunteurs doit s&rsquo;améliorer. Les instruments de garantie des banques multilatérales doivent se renforcer, tout comme les marchés de capitaux locaux. Les projets de transition énergétique et d&rsquo;infrastructures ne peuvent pas attendre que les perceptions des marchés évoluent à leur propre rythme. Et les 11 milliards de dollars de remboursements attendus cette année rappellent que le coût de l&rsquo;inaction est, lui, bien réel.</p>
<p>Photo : energychamber.org</p>
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		<title>Le fonio, la céréale africaine qui séduit les marchés internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture africaine]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation durable]]></category>
		<category><![CDATA[céréales résilientes]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[développement agricole]]></category>
		<category><![CDATA[fonio]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les canicules et les sécheresses se multiplient à travers le monde, une petite céréale cultivée depuis des siècles en Afrique de l&#8217;Ouest attire de plus en plus l&#8217;attention : le fonio. Peu gourmand en eau, capable de pousser sur des sols pauvres et riche sur le plan nutritionnel, il apparaît comme une réponse [&#038;hellip</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que les canicules et les sécheresses se multiplient à travers le monde, une petite céréale cultivée depuis des siècles en Afrique de l&rsquo;Ouest attire de plus en plus l&rsquo;attention : le fonio. Peu gourmand en eau, capable de pousser sur des sols pauvres et riche sur le plan nutritionnel, il apparaît comme une réponse possible à certains défis agricoles du XXIe siècle. Longtemps cantonné aux marchés locaux, il commence aujourd&rsquo;hui à séduire les consommateurs et les investisseurs internationaux.</strong></p>
<h2>Une céréale ancienne remise au goût du jour</h2>
<p>Le fonio fait partie des plus anciennes céréales cultivées en Afrique. Présent notamment au Sénégal, en Guinée, au Mali ou au Burkina Faso, il constitue depuis des générations un aliment de base dans certaines régions du Sahel.</p>
<p>Pendant longtemps, cette culture est restée dans l&rsquo;ombre du riz, du maïs ou du blé. Pourtant, face aux bouleversements climatiques actuels, ses qualités agronomiques suscitent un intérêt croissant.</p>
<p>Capable d&rsquo;arriver à maturité en seulement quelques semaines, le fonio supporte des conditions de culture particulièrement difficiles. Là où d&rsquo;autres céréales peinent à produire, il continue souvent à offrir des récoltes.</p>
<h2>Un atout face aux canicules</h2>
<p>L&rsquo;année 2026 est marquée par de nouveaux épisodes de chaleur extrême sur plusieurs continents. De l&rsquo;Europe à l&rsquo;Asie en passant par l&rsquo;Amérique du Nord, les agriculteurs sont confrontés à des températures record et à des périodes de sécheresse prolongées.</p>
<p>Dans ce contexte, le fonio apparaît comme un exemple de culture adaptée aux climats arides. Son faible besoin en eau et sa capacité à pousser sur des terres peu fertiles intéressent de plus en plus les chercheurs et les spécialistes de la sécurité alimentaire.</p>
<p>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, souvent présentée comme l&rsquo;une des régions les plus exposées au changement climatique, pourrait ainsi offrir au monde certaines solutions déjà éprouvées depuis des siècles.</p>
<h2>Le marché international découvre le fonio</h2>
<p>L&rsquo;intérêt ne se limite plus au monde agricole. Depuis quelques années, le fonio s&rsquo;invite dans les rayons des épiceries spécialisées, des magasins bio et même de certaines grandes chaînes de distribution en Europe et aux États-Unis.</p>
<p>Son succès repose également sur ses qualités nutritionnelles. Naturellement sans gluten, riche en fibres et en minéraux, il répond aux attentes d&rsquo;une clientèle à la recherche d&rsquo;aliments plus sains et plus durables.</p>
<p>Des entrepreneurs africains et de la diaspora ont largement contribué à cette visibilité internationale en développant de nouvelles filières d&rsquo;exportation et en modernisant les procédés de transformation.</p>
<h2>Une opportunité économique pour l&rsquo;Afrique</h2>
<p>La montée en puissance du fonio pourrait générer des retombées économiques importantes pour les pays producteurs.</p>
<p>La création d&rsquo;unités de transformation locales, l&rsquo;amélioration des chaînes logistiques et l&rsquo;accès aux marchés internationaux offrent de nouvelles perspectives aux agriculteurs. À mesure que la demande progresse, la valeur ajoutée générée par cette filière augmente également.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635.png"><img loading="lazy" width="1024" height="669" src="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635-1024x669.png" alt="" class="wp-image-3047" srcset="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635-1024x669.png 1024w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635-300x196.png 300w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635-768x501.png 768w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635-140x90.png 140w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-06-23-115635.png 1164w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
<p>Plusieurs experts estiment que les cultures traditionnelles africaines pourraient jouer un rôle croissant dans les stratégies de développement agricole du continent.</p>
<h2>Une leçon venue du Sahel</h2>
<p>Le succès du fonio rappelle qu&rsquo;innovation ne signifie pas toujours invention. Face aux défis climatiques, certaines réponses existent déjà dans les savoir-faire agricoles locaux.</p>
<p>Alors que le monde cherche des solutions pour nourrir une population croissante dans un environnement plus chaud et plus sec, cette petite céréale du Sahel démontre que les cultures africaines peuvent contribuer à construire l&rsquo;agriculture de demain.</p>
<p>Longtemps considérée comme une production marginale, le fonio est aujourd&rsquo;hui devenu un symbole de résilience, d&rsquo;adaptation et d&rsquo;opportunités économiques.</p>
<p>Photos : nutriscan.app &amp; radio-canada.ca</p>
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		<title>Quels sont les 20 pays africains les plus performants en 2026 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 05:29:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[classement Afrique 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez le classement 2026 des 20 pays africains les plus performants. Gouvernance, innovation, influence : quels sont les États qui dominent le continent cette année </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque année, les performances des pays africains sont scrutées à la loupe. Mais en 2026, le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1799261/economie-entreprises/classement-2026-des-20-pays-les-plus-performants-dafrique-les-gagnants-et-les-perdants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">classement publié par Jeune Afrique</a> ne se limite pas aux seuls indicateurs économiques. Cette étude met en avant les États qui excellent à la fois en matière de gouvernance, d’influence régionale et internationale, ainsi que de capacité d’innovation.</strong></p>
<p>Pour établir ce palmarès, les experts se sont appuyés sur 72 indicateurs répartis en trois grandes catégories : la qualité de la gouvernance, l’influence du pays et son potentiel d’innovation. Résultat : un classement qui offre une vision plus complète de la puissance et du dynamisme des nations africaines.</p>
<h2>L’Afrique du Sud conserve son statut de leader</h2>
<p>Sans surprise, l’Afrique du Sud arrive en tête du classement 2026. Malgré des défis économiques et sociaux persistants, le pays demeure la principale puissance industrielle et financière du continent. Son influence diplomatique, son marché développé et son poids économique lui permettent de conserver la première place.</p>
<p>Juste derrière, Maurice confirme une nouvelle fois sa réputation de modèle africain. L’île séduit par la qualité de ses institutions, son environnement favorable aux affaires et sa stabilité politique. La Namibie complète le podium grâce à sa gestion rigoureuse des affaires publiques et à ses avancées en matière de développement durable.</p>
<h2>Le Maroc confirme son ascension</h2>
<p>À la quatrième place, le Maroc poursuit sa montée en puissance. Le royaume bénéficie de grands projets d’infrastructures, d’une industrie en pleine expansion et d’une stratégie d’influence qui dépasse largement ses frontières.</p>
<p>Le Nigeria, géant démographique du continent, ferme le Top 5. Malgré plusieurs difficultés structurelles, son immense marché intérieur, son secteur technologique en croissance et son influence culturelle continuent de peser lourd dans le classement.</p>
<h2>Les champions africains de l’innovation se démarquent</h2>
<p>L’édition 2026 met également en lumière plusieurs pays qui misent fortement sur la transformation numérique et l’innovation. Le Rwanda continue d’impressionner grâce à sa modernisation administrative et à son ambition technologique. Le Kenya reste quant à lui l’un des principaux hubs numériques d’Afrique, porté notamment par son écosystème de start-up.</p>
<p>D’autres pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire gagnent également du terrain grâce à des réformes économiques ambitieuses, à l’amélioration du climat des affaires et à leur attractivité croissante pour les investisseurs étrangers.</p>
<h2>Pourquoi certains pays progressent-ils plus vite que d’autres ?</h2>
<p>L’analyse du classement révèle une tendance claire : les pays qui investissent dans leurs institutions, l’éducation, les infrastructures et la technologie obtiennent généralement les meilleurs résultats.</p>
<p>À l’inverse, les États confrontés à une instabilité politique ou sécuritaire importante peinent à exploiter pleinement leur potentiel, même lorsqu’ils disposent d’abondantes ressources naturelles.</p>
<h2>Une nouvelle définition de la performance africaine</h2>
<p>Le palmarès 2026 montre que la richesse économique ne suffit plus à elle seule pour faire partie des leaders du continent. Aujourd’hui, la capacité à innover, à attirer les investissements, à garantir une bonne gouvernance et à exercer une influence régionale devient tout aussi déterminante.</p>
<p>Cette évolution témoigne de la transformation progressive de l’Afrique, où de plus en plus de pays cherchent à construire un développement durable fondé sur la compétitivité, la stabilité et l’innovation.</p>
<h2>Top 5 des pays africains les plus performants en 2026</h2>
<ol>
<li>Afrique du Sud</li>
<li>Maurice</li>
<li>Namibie</li>
<li>Maroc</li>
<li>Nigeria</li>
</ol>
<p>Un classement qui illustre les nouvelles dynamiques du continent et met en lumière les pays qui façonnent l’Afrique de demain.</p>
<p>Photos et sources : jeuneafrique.com</p>
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			</item>
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		<title>Les MDD au Maroc : vers une nouvelle ère du retail</title>
		<link>https://economie-afrique.com/commerce/mdd-au-maroc-une-nouvelle-ere-du-retail/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 06:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[hard discount]]></category>
		<category><![CDATA[Label’Vie]]></category>
		<category><![CDATA[Marjane Group]]></category>
		<category><![CDATA[marques de distributeur]]></category>
		<category><![CDATA[MDD Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[retail Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les MDD au Maroc évoluent rapidement, entre montée en gamme, segmentation accrue, stratégies des distributeurs et transformation des habitudes de consommation</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps perçues comme des alternatives bon marché aux grandes marques, les marques de distributeur (MDD) connaissent aujourd’hui une transformation profonde au Maroc. Portées par les mutations du retail et l’évolution des attentes des consommateurs, elles ne se contentent plus d’imiter : elles structurent désormais le marché.</p>
<h2>Une montée en puissance accélérée</h2>
<p>Historiquement, les MDD ont été conçues comme des produits plus accessibles, permettant aux distributeurs de proposer des prix compétitifs en maîtrisant toute la chaîne de valeur. Leur logique repose sur la réduction des coûts marketing et intermédiaires afin d’offrir un bon rapport qualité-prix.</p>
<p>Au Maroc, cette logique reste valable, mais elle s’est enrichie. Les enseignes ne se contentent plus de proposer des produits d’entrée de gamme. Elles construisent désormais de véritables gammes, avec des identités propres et des promesses différenciées, adaptées aux attentes locales.</p>
<h2>Une segmentation de plus en plus fine</h2>
<p>Le marché marocain des MDD entre dans une phase de segmentation plus poussée. Plusieurs dynamiques coexistent aujourd’hui, allant du hard discount jusqu’à des offres plus premium.</p>
<p>Des enseignes comme <a href="https://www.bim.ma/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BIM</a> ou <a href="https://www.linkedin.com/company/kazyon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kazyon</a> misent sur des produits simples et accessibles, répondant à une forte sensibilité au prix. À l’inverse, Carrefour Maroc, opéré par le <a href="https://labelvie.ma/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe Label&rsquo;Vie</a>, ou encore Marjane Group développent des marques propres plus élaborées, cherchant à créer de la préférence et à renforcer leur image.</p>
<p>Cette diversification reflète une réalité du marché marocain, où les attentes varient fortement selon les profils de consommateurs.</p>
<h2>De l’alternative à la stratégie centrale</h2>
<p>Le rôle des MDD a profondément évolué. Elles ne sont plus simplement un levier de prix, mais deviennent un outil stratégique pour les distributeurs.</p>
<p>Elles permettent de construire une identité propre, de mieux maîtriser l’offre et de se différencier dans un environnement concurrentiel. Certaines enseignes valorisent la production locale, d’autres misent sur la qualité ou l’innovation. Dans tous les cas, la MDD devient un élément central de leur positionnement.</p>
<h2>Un terrain de jeu concurrentiel intense</h2>
<p>Le secteur de la grande distribution au Maroc est marqué par une concurrence forte entre différents modèles. Des acteurs historiques comme Aswak Assalam coexistent avec des formats plus agressifs comme le hard discount.</p>
<p>Dans ce contexte, les MDD jouent un rôle clé. Elles permettent d’améliorer les marges, de fidéliser les clients et de mieux contrôler la chaîne de valeur. Mais elles exigent aussi une montée en compétence, notamment en matière de qualité, de sourcing et de logistique.</p>
<h2>Un changement de perception</h2>
<p>Le regard porté sur les MDD évolue lui aussi. Elles ne sont plus uniquement associées à des produits moins chers. Elles deviennent des choix assumés, parfois même valorisés par les consommateurs.</p>
<p>Cette évolution s’explique par une amélioration globale de la qualité, mais aussi par une communication plus maîtrisée. Les distributeurs mettent davantage en avant l’origine des produits, leur composition et leur mode de fabrication.</p>
<h2>Vers un modèle hybride</h2>
<p>Le marché marocain semble aujourd’hui évoluer vers un modèle hybride, où plusieurs niveaux de MDD coexistent. Certaines restent centrées sur le prix, d’autres structurent le cœur de l’offre, tandis que des segments plus premium commencent à émerger.</p>
<p>Ce modèle reflète un marché de plus en plus mature, où les attentes des consommateurs se diversifient et où les enseignes doivent adapter leur stratégie en conséquence.</p>
<h2>Une dynamique à suivre</h2>
<p>Les MDD au Maroc illustrent une transformation plus large du retail. Elles traduisent le passage d’un modèle basé sur l’imitation à un modèle fondé sur la différenciation.</p>
<p>Entre pression sur le pouvoir d’achat, montée des exigences et concurrence accrue, elles devraient continuer à jouer un rôle structurant dans les années à venir.</p>
<p>Photo : lesiteinfo.com/</p>
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		<title>Coliba : l’entreprise qui veut industrialiser le recyclage en Afrique de l’Ouest</title>
		<link>https://economie-afrique.com/entreprises/coliba-lentreprise-qui-veut-industrialiser-le-recyclage-en-afrique-de-louest/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 17:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Coliba]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[économie circulaire]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[start-up africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La start-up ivoirienne Coliba veut structurer le recyclage en Afrique de l’Ouest en transformant les déchets plastiques en ressource économique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans de nombreuses villes africaines, la gestion des déchets plastiques est devenue un défi environnemental majeur. La croissance démographique rapide, l’urbanisation et l’augmentation de la consommation de produits emballés ont entraîné une accumulation importante de déchets, souvent mal collectés ou abandonnés dans l’environnement. À Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, une jeune entreprise tente de transformer ce problème en opportunité économique. Cette entreprise s’appelle Coliba, et son ambition est de structurer une véritable industrie du recyclage en Afrique de l’Ouest.</strong></p>
<p>Fondée en 2017, <a href="https://colibaafrica.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coliba </a>s’est donnée pour mission de développer une filière de recyclage plus organisée et plus efficace dans une région où la gestion des déchets repose souvent sur des systèmes informels. Plutôt que de chercher à remplacer ces réseaux existants, l’entreprise cherche à les intégrer dans un modèle plus structuré.</p>
<h3>Structurer une filière du recyclage encore largement informelle</h3>
<p>Le fonctionnement de Coliba repose sur un principe simple : connecter les producteurs de déchets, les collecteurs et les industriels capables de recycler les matériaux. Pour cela, l’entreprise a développé une plateforme numérique qui permet d’enregistrer et de suivre la collecte des déchets plastiques.</p>
<p>Grâce à ce système, des particuliers, des entreprises ou des collecteurs indépendants peuvent signaler la présence de déchets recyclables et participer au circuit de collecte. Les collecteurs reçoivent ensuite une rémunération ou des récompenses pour les déchets qu’ils apportent dans le réseau.</p>
<p>Cette approche permet à la fois de réduire la quantité de déchets abandonnés dans l’environnement et de créer des revenus pour des milliers de travailleurs du secteur informel. Dans de nombreuses villes africaines, ces collecteurs jouent déjà un rôle essentiel dans la récupération des déchets, mais leur activité reste souvent peu reconnue et mal organisée.</p>
<p>Coliba tente ainsi de structurer cette économie parallèle en créant une chaîne de valeur plus transparente et plus efficace, allant de la collecte jusqu’à la transformation des plastiques recyclés en matières premières réutilisables.</p>
<h3>Transformer les déchets en ressource économique</h3>
<p>Au-delà de la simple collecte, l’objectif de Coliba est de contribuer à l’émergence d’une véritable industrie du recyclage dans la région. L’entreprise travaille avec des partenaires industriels capables de transformer les plastiques collectés en nouveaux matériaux utilisables dans la fabrication de produits.</p>
<p>Dans un contexte où les infrastructures de gestion des déchets restent limitées dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, cette approche pourrait permettre de réduire la pollution tout en créant une nouvelle activité économique.</p>
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<div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Côte d&#039;Ivoire : recyclage des déchets plastiques" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kHcD2UytKbQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div>
</figure>
<p>Coliba s’inscrit également dans un mouvement plus large de start-ups africaines qui développent des solutions locales aux défis environnementaux. Grâce au soutien d’investisseurs à impact et d’organisations internationales, l’entreprise espère étendre son modèle à d’autres pays de la région.</p>
<p>Les défis restent toutefois importants. Le recyclage dépend encore fortement de la qualité de la collecte et du tri des déchets, ainsi que de la capacité des marchés locaux à absorber les matériaux recyclés. Les systèmes municipaux de gestion des déchets demeurent également fragiles dans de nombreuses villes.</p>
<p>Malgré ces obstacles, l’initiative de Coliba montre que l’économie circulaire peut se développer en Afrique à partir de solutions adaptées aux réalités locales. En transformant les déchets plastiques en ressource, l’entreprise participe à la construction d’un nouveau modèle économique plus durable pour les villes africaines.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1.jpg"><img loading="lazy" src="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-3020" width="335" height="251" srcset="https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1-1024x767.jpg 1024w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1-300x225.jpg 300w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1-768x575.jpg 768w, https://economie-afrique.com/wp-content/uploads/2026/04/Coliba-1.jpg 1442w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /></a></figure>
</div>
<p>Photos : fratmat.info &#8211; </p>
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			</item>
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		<title>Le Mécanisme africain de financement des infrastructures : une ambition continentale sous pression</title>
		<link>https://economie-afrique.com/politique/mecanisme-africain-de-financement-des-infrastructures-une-ambition-continentale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 13:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures africaines]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme africain de financement des infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Union Africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mécanisme africain de financement des infrastructures vise à combler le déficit d’investissements en infrastructures sur le continent africain en mobilisant des capitaux publics et privés, mais il fait face à des défis majeurs liés à l’endettement, à la gouvernance et à la dépendance aux financements extérieurs</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 14 février 2025, les chefs d’État et de gouvernement africains ont officiellement lancé le <a href="https://www.icafrica.org/fr/project-preparation/the-fund-finder/facility/nepad-infrastructure-project-preparation-facility-83/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mécanisme africain de financement des infrastructures (AIFF)</a>, une plateforme continentale conçue pour accélérer la préparation et le financement de grands projets d’infrastructures transfrontaliers, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Présenté comme un tournant stratégique, ce mécanisme ambitionne de combler un déficit d’investissements estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.</strong></p>
<p>Routes inachevées, réseaux électriques insuffisants, ports saturés, accès limité à l’eau potable : le déficit d’infrastructures reste l’un des principaux freins au développement économique du continent. Sans infrastructures solides, difficile d’attirer des investissements privés, de soutenir l’industrialisation ou de renforcer l’intégration régionale.</p>
<h2>Un outil pour accélérer les grands projets</h2>
<p>L’AIFF vise à faciliter la préparation, la structuration et le financement de projets d’infrastructures à grande échelle, notamment ceux à dimension transfrontalière. Il s’inscrit dans la dynamique des grandes initiatives continentales, dont le <a href="https://www.afdb.org/fr/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/programme-for-infrastructure-development-in-africa-pida" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme de développement des infrastructures en Afrique </a>(PIDA).</p>
<p>Concrètement, le mécanisme intervient à plusieurs niveaux : assistance technique pour améliorer la qualité des études de faisabilité, mobilisation de fonds publics et privés, coordination entre États et partenaires financiers. L’objectif est clair : rendre les projets plus “bancables”, c’est-à-dire suffisamment solides et sécurisés pour attirer les investisseurs.</p>
<p>Les secteurs concernés sont stratégiques : transport ferroviaire, interconnexions énergétiques, infrastructures numériques, corridors logistiques ou encore projets d’énergies renouvelables.</p>
<h2>Une dépendance persistante aux capitaux extérieurs</h2>
<p>Malgré son ambition continentale, l’AIFF doit composer avec une réalité structurelle : la forte dépendance de nombreux pays africains aux financements extérieurs. Banques multilatérales, partenaires bilatéraux, fonds d’investissement ou créanciers internationaux restent des acteurs clés.</p>
<p>Cette situation alimente une première controverse : le mécanisme favorise-t-il réellement l’autonomie financière africaine ou consolide-t-il une dépendance aux capitaux étrangers ? Certains experts estiment que la mobilisation des ressources domestiques et le développement des marchés financiers africains devraient être davantage prioritaires.</p>
<h2>Endettement et viabilité économique</h2>
<p>Autre sujet sensible : le risque d’endettement. Plusieurs États africains ont vu leur dette publique progresser fortement ces dernières années, notamment à la suite de grands projets d’infrastructures.</p>
<p>Les critiques soulignent que certains projets passés ont souffert de retards, de dépassements budgétaires ou d’une rentabilité inférieure aux prévisions. Le risque est de multiplier les “éléphants blancs” — infrastructures coûteuses, mais sous-utilisées.</p>
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">
<div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Afrique : lancement du Mécanisme africain de financement des infrastructures (AIFF)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DW1G3xvF894?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div>
</figure>
<p>Le succès de l’AIFF dépendra donc de la rigueur dans la sélection des projets et de leur viabilité économique à long terme.</p>
<h2>Gouvernance, transparence et enjeux politiques</h2>
<p>Comme pour tout mécanisme de financement à grande échelle, la question de la gouvernance est centrale. Les risques de corruption, de manque de transparence contractuelle ou de mauvaise gestion demeurent des préoccupations majeures.</p>
<p>Des organisations de la société civile appellent à un contrôle renforcé, à la publication systématique des contrats et à une meilleure implication des populations concernées. Sans mécanismes clairs de redevabilité, les infrastructures peuvent devenir des instruments politiques plus que des outils de développement durable.</p>
<h2>Un pari stratégique pour l’intégration africaine</h2>
<p>Malgré ces limites et controverses, l’AIFF incarne une volonté politique forte : accélérer l’intégration économique du continent et soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.</p>
<p>Des infrastructures mieux connectées pourraient stimuler le commerce intra-africain, réduire les coûts logistiques et renforcer la compétitivité régionale. Mais l’équilibre sera délicat entre ambition, soutenabilité financière et exigence de transparence.</p>
<p>L’AIFF représente ainsi un pari stratégique majeur. Son efficacité dépendra de sa capacité à transformer une vision continentale en projets viables, inclusifs et réellement structurants pour l’avenir de l’Afrique.</p>
<p>Photos : africaintelligence.fr</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://economie-afrique.com/politique/mecanisme-africain-de-financement-des-infrastructures-une-ambition-continentale/">Le Mécanisme africain de financement des infrastructures : une ambition continentale sous pression</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://economie-afrique.com">Economie Afrique</a>.</p>
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