<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><title>Vie Publique</title><link>http://www.vie-publique.net/</link><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/alecoutede" /><description>Le blog de l'évaluation des politiques publiques</description><language>en</language><lastBuildDate>Thu, 28 Jan 2010 06:14:18 PST</lastBuildDate><generator>TypePad http://www.typepad.com/</generator><feedburner:info uri="alecoutede" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://hubbub.api.typepad.com/" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><media:thumbnail url="http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10243.xml" /><media:category scheme="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Society &amp; Culture</media:category><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:image href="http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10243.xml" /><itunes:subtitle>Le blog de l'évaluation des politiques publiques</itunes:subtitle><itunes:category text="Society &amp; Culture" /><feedburner:emailServiceId>alecoutede</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item><title>En route vers de nouveaux Prix Nobel français en économie!</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/alecoutede/~3/XXKcbJKfWZQ/en-route-vers-de-nouveaux-maurice-allais.html</link><category>luc chatel</category><category>maurice allais</category><category>paul ohana</category><category>prix nobel</category><category>programme seconde</category><category>économie</category><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul  Ohana</dc:creator><pubDate>Thu, 28 Jan 2010 14:02:48 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:typepad.com,2003:post-6a00d83452b25469e20128771b0b20970c</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Depuis 1988, la France n'a compté qu'un seul prix Nobel d'économie, celui de Maurice Allais  pour <strong>ses contributions à la théorie de l'équilibre général et partiel. </strong></p>
<p><strong>Et depuis, pas une grande voix française n'a dominé le gotha des grands économistes mondiaux, à telle enseigne que ce sera à un prix Nobel américain, M.Stiglitz que nous ferons appel quand il faudra réfléchir à une nouvelle façon de mesurer notre bonheur.</strong> </p>
<p>Pourquoi notre pays tellement à l'aise dans l'analyse des causes ou le raisonnement cartésien s'arrête-t-il à la porte de l'économie? La raison  profonde est selon moi  culturelle :  les jeunes européens, américains ou chinois baignent depuis leur plus jeune age dans une culture entrepreneuriale dont la large pénétration engendre comme au basket, ou aux 100 m,  des champions, des prix nobel. Je citerai deux exemples, particuliers certes, mais combien caractéristiques de cette mentalité. Le premier est l'ouvrage du Professeur McClelland de Harvard sur le "Need for achievement" où il fait la démonstration du lien entre volonté d'entreprendre et réussite économique. Le second me vient d'un voyage en Chine où l'adorable fille de notre guide me montrait le livre "guerrier" qu'elle lisait en me faisant ce commentaire: c'est tres bon pour réussir dans les affaires! </p>
<p>Or en France, nous vivons dans une culture complexe faite de méfiance par rapport aux phénomènes économiques (méfiance dûe souvent à leur méconnaissance), de regard ambigu sur l'argent, le gain, la réussite,  image dévalorisée de l'entreprise privée, le tout  amplifié par la crise que nous vivons et les dérives dramatiques du système bancaire.</p>
<p>Dans ce contexte il faut saluer l'initiative de Luc Chatel qui a souhaité remettre dans les programmes d'enseignement de la seconde celui de l'économie. C'est ainsi que les élèves de seconde se voient désormais offrir la possibilité de choisir entre un programme d' "Economie et gestion" et "un programme d"'économie et sociologie", ceux qui le souhaitent pouvant opter pour les deux programmes. </p>
<p>Dans ce cadre, on peut espérer que nos jeunes pourront acquérir la batterie d'outils minimale qui leur permettra de comprendre ce qu'est une offre, une demande, un prix , un bénéfice (que nombre de nos compatriotes continuent à confondre avec un chiffre d'affaires), bref les fondamentaux de l'économie dans laquelle ils vivent, avec ses forces, ses faiblesses, ses réussites, ses difficultés et ses incertitudes.</p>
<p>C'est seulement quand on aura familiarisé depuis leur plus jeune âge, les hommes et les femmes de notre pays avec les notions d'innovation, de création de valeur, de bonne gestion, même et surtout quand il y a prise de risques, que leur potentiel de créativité pourra s'épanouir et fournir cette nouvelle génération d'entrepreneurs dont nous avons tellement besoin et dont la voix pourra se faire entendre  à nouveau à Stockholm. !</p><br>
<p>Paul Ohana</p>
<p>Président de la Commission Réforme de l'Etat</p>
<p>Fondation Concorde</p></div>]]></content:encoded><description>Depuis 1988, la France n'a compté qu'un seul prix Nobel d'économie, celui de Maurice Allais  pour ses contributions à la théorie de l'équilibre général et partiel. 

Et depuis pas une grande voix française n'a dominé le gotha des grands économistes mondiaux, à telle enseigne que ce sera à un prix Nobel américain, M.Stiglitz que nous ferons appel quand il faudra réfléchir à une nouvelle façon de mesurer notre bonheur. 

Pourquoi notre pays tellement à l'aise dans l'analyse des causes ou le raisonnement cartésien s'arrête-t-il à la porte de l'économie? 
</description><feedburner:origLink>http://www.vie-publique.net/2010/01/en-route-vers-de-nouveaux-maurice-allais.html</feedburner:origLink></item><item><title>L’agent verbalisateur</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/alecoutede/~3/M5HUQf-FTOA/lagent-verbalisateur.html</link><category>agent verbalisateur</category><category>droits sociaux</category><category>fonction publique</category><category>paul ohana</category><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul  Ohana</dc:creator><pubDate>Sat, 23 Jan 2010 14:52:47 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:typepad.com,2003:post-6a00d83452b25469e2012877063136970c</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p align="center" class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS"></span></o:p></p><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS">Dans les rues de nos grandes villes, les agents verbalisateurs sont une présence familière mais peu appréciée. Les automobilistes redoutent leur intervention&#0160;; ces agents aux surnoms divers ne jouent plus le rôle de facilitateurs de la mobilité qui était le leur quand leur fonction a été instaurée&#0160;; ils sont vus avant tout comme des percepteurs de ressources au service des municipalités...</span> 
<p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS">Qui donc s’intéresse à leur situation personnelle&#0160;? La vie professionnelle de l’agent verbalisateur se déroule à l’intérieur d’un cadre que façonnent un travail répétitif, une rémunération modeste, l’impossibilité d’accéder à de vraies compétences, des relations conflictuelles avec les citoyens et le port d’un uniforme peu respecté. Nous ne critiquons pas cet agent&#0160;: chacun a besoin de gagner sa vie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS">En apparence, tout va bien&#0160;: les agents verbalisateurs bénéficient de tous les droits sociaux (la question des droits sociaux s’est déplacée et concerne désormais surtout les travailleurs clandestins). Dans les faits, chacun d’eux est confronté aux trois mêmes problèmes&#0160;: celui de l’activité (exercer un métier sans perspectives), celui de la vie personnelle (comment sortir de la médiocrité, que raconter à ses enfants à propos de son métier&#0160;?), celui de l’avenir (une fonction publique elle-même abritée derrière de multiples statuts ne lui en propose aucun, démissionner serait se perdre dans le désert...).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS">L’agent verbalisateur ne serait-il pas aujourd’hui la figure allégorique de la condition de tant de salariés non qualifiés de la fonction publique (dans le privé, les problèmes sont différents)&#0160;? Il en souffre en silence, bien d’autres catégories aussi. La condition de ces professionnels modestes, que l’on affecte d’oublier, s’inscrit pourtant dans le changement d’époque, qui condamne la croyance paresseuse dans le maintien du statu quo et devrait nous imposer de prendre en charge, dans tous les domaines, les véritables enjeux de demain.</span></p>
<p align="right" class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: right; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span size="3" style="FONT-FAMILY: Comic Sans MS">Armand Braun</span></p>
<p></p></p></div>
]]></content:encoded><description>Dans les rues de nos grandes villes, les agents verbalisateurs sont une présence familière mais peu appréciée. Les automobilistes redoutent leur intervention ; ces agents aux surnoms divers ne jouent plus le rôle de facilitateurs de la mobilité qui était le leur quand leur fonction a été instaurée ; ils sont vus avant tout comme des percepteurs de ressources au service des municipalités...

Qui donc s’intéresse à leur situation personnelle ?
</description><feedburner:origLink>http://www.vie-publique.net/2010/01/lagent-verbalisateur.html</feedburner:origLink></item><item><title>Chapeau M. Proglio!</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/alecoutede/~3/bdRNa2UdzaQ/chapeau-m-proglio.html</link><category>Abu Dhabi</category><category>EDF</category><category>Paul Ohana</category><category>Proglio</category><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul  Ohana</dc:creator><pubDate>Thu, 21 Jan 2010 15:30:59 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:typepad.com,2003:post-6a00d83452b25469e20120a7f98a93970b</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Je n'ai pas le privilège de connaître M.Proglio. La seule image que j'aie de lui est celle où il est un avec un casque de sécurité prémonitoire destiné à le protéger des mauvais coups. </p>
<p>Dur métier que celui de président d'une entreprise publique française. </p>
<p>Même pas les 100 jours de grâce que l'on donne aux chefs d'état nouvellement élus!  </p>
<p>une météo épouvantable qui tire une consommation qui bat des pics alors que l'appareil de production qui fait notre fierté est en révision, </p>
<p>un appel d'offres à Abu Dhabi que d'aucuns croyaient bouclé et dont il faut partager l'échec, </p>
<p>une commission européenne lasse d'attendre une transposition de la directive sur l'ouverture du marché de l'électricité et qui s'impatiente,</p>
<p>des investissements nationaux sur l'appareil de production et sur le réseau de transport que l'on ne peut plus différer</p>
<p>des choix d'investissements internationaux remis sur la table </p>
<p>des options entre lesquelles il faut trancher ,</p>
<p>en un mot une découverte de la pression de l'urgence là où le temps long de la stratégie et de la mise en oeuvre avait été inutilement la règle</p>
<p>Voilà quelques uns des défis qui attendaient M.Proglio et pour lesquels il avait été choisi. </p>
<p>Mais il y a un défi qu'il avait sans aucun doute sous estimé c'est celui de l'image ingérable en France des rapports avec l'argent. M.Proglio pressenti pour prendre ces responsabilités nouvelles avait exprimé le souhait que cette nomination n'entraine pas de réduction de son salaire antérieur, ce qui lui a été promis. Qui contesterait cette approche? </p>
<p>Alors pourquoi cette bronca ? je la crois pour ma part due à la publicité donnée à la mise en oeuvre laborieuse de cette décision, et qui aura été l'occasion de mélanger en vrac tous les arguments, des plus légitimes aux plus fallacieux, sur les salaires des dirigeants.</p>
<p>Alors chapeau ! M.Proglio d'être sorti de ce guêpier imprévu, </p>
<p>en renonçant au différentiel de salaire qui lui était dû, il a rappelé tres à propos à à tous nos dirigeants que l'exemplarité d'un patron est encore le meilleur mode de management. </p>
<p>Le reste n'est que littérature.</p><br>
<p>Bonsoir</p>
<p>Paul Ohana</p>
<p>Président de la Commission Réforme de l'Etat</p>
<p>Fondation Concirde<br></p></div>]]></content:encoded><description>Dur métier que celui de président d'une entreprise publique française. 

Même pas les 100 jours de grâce que l'on donne aux chefs d'état nouvellement élus!  

</description><feedburner:origLink>http://www.vie-publique.net/2010/01/chapeau-m-proglio.html</feedburner:origLink></item><item><title>New York classée dernière aux USA à l'indicateur du bonheur: et nous?</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/alecoutede/~3/u1K6xE8s9yA/new-york-class%C3%A9e-derni%C3%A8re-aux-usa-%C3%A0-lindicateur-du-bonheur.html</link><category>identité nationale</category><category>indicateur du bonheur</category><category>paul ohana</category><category>rapport stiglitz</category><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul  Ohana</dc:creator><pubDate>Wed, 23 Dec 2009 06:46:02 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:typepad.com,2003:post-6a00d83452b25469e2012876785e5b970c</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Tous ceux qui ont suivi avec nous les travaux sur la définition du bonheur , le calcul d'un indicateur du bonheur ou encore les conclusions de la Commission Stiglitz, seront intéressés par ce récent article dans le New York Times que je vous incite vivement à lire en cliquant sur le lien</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/12/22/nyregion/22nyc.html?_r=1&amp;em">http://www.nytimes.com/2009/12/22/nyregion/22nyc.html?_r=1&amp;em</a></p>
<p> Bien que réalisée pour les USA, cette étude met en évidence différents facteurs tout à fait transposables dans notre univers français:</p>
<p>La première observation est la corrélation très étroite que les chercheurs ont trouvée entre des indicateurs qualitatifs du type "êtes vous heureux? " et des indicateurs quantitatifs du type climat, criminalité, nombre d'écoles, temps de trajet pour se rendre au bureau, impôts locaux.</p>
<p>La seconde observation assez curieuse est que des Etats tels que New York, la Californie,...par exemple attirent du monde à partir de l'idée erronée qu'on y vit bien et contribuent ainsi à leur congestion et à la déterioration des conditions dans lesquelles on y vit.</p>
<p>Mais la dernière conclusion la plus inattendue est celle que font nos chercheurs: il n'y aurait aucune corrélation entre le bonheur d'un pays et sa créativité! et le contraire pourrait même être la règle</p>
<p>ainsi pour citer dans le texte l'auteur de l'article :</p>
<p>“In Italy for 30 years under the Borgias they had warfare, terror, murder and bloodshed, but they produced Michelangelo, <a href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/d/leonardo_da_vinci/index.html?inline=nyt-per" title="More articles about Leonardo Da Vinci"><font color="#004276">Leonardo da Vinci</font></a> and the Renaissance.</p>
<p>“In Switzerland they had brotherly love. They had 500 years of democracy and peace, and what did that produce? The cuckoo clock.”</p>
<p>Malgré son caractère volontairement choquant, le commentaire n'est pas aussi anodin qu'il y parait. </p>
<p>Bien sûr que nul parmi nous ne souhaiterait revivre la période de terreur des Borgias, </p>
<p>mais alors?  quel est notre idéal ? celui du coucou suisse annonçant l'heure au sommet d'une tour HSBC? </p>
<p>à moins que notre débat sur l'identité nationale ne débouche enfin sur une réponse à la vraie question, celle qui attend une réponse à savoir :</p>
<p>quelles sont les composantes du bonheur d'étre français et du vivre ensemble qui nous réunissent?</p>
<p>En attendant la réponse, cultivons notre jardin en le prévenant des dangers de son environnement.</p>
<p>Joyeuses fêtes à tous</p>
<p>Paul Ohana</p>
<p>Président de la Commission réforme de l'Etat</p>
<p>Fondation Concorde</p><nyt_author_id></nyt_author_id></div>]]></content:encoded><description>New York classée dernière aux USA à l'indicateur du bonheur: et nous?
Tous ceux qui ont suivi avec nous les travaux sur la définition du bonheur , le calcul d'un indicateur du bonheur ou encore les conclusions de la Commission Stiglitz, seront intéressés par ce récent article dans le New York Times que je vous incite vivement à lire en cliquant sur le lien

 Bien que réalisée pour les USA, cette étude met en évidence différents facteurs tout à fait transposables dans notre univers français:

</description><feedburner:origLink>http://www.vie-publique.net/2009/12/new-york-class%C3%A9e-derni%C3%A8re-aux-usa-%C3%A0-lindicateur-du-bonheur.html</feedburner:origLink></item><item><title>Copenhague : un non grenelle de l'environnement</title><link>http://feedproxy.google.com/~r/alecoutede/~3/RF5CRCInNWs/copenhague-un-non-grenelle-de-lenvironnement.html</link><category>consensus</category><category>Copenhague</category><category>grenelle de l'environnement</category><category>kyoto</category><category>paul ohana</category><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul  Ohana</dc:creator><pubDate>Sun, 20 Dec 2009 15:15:13 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:typepad.com,2003:post-6a00d83452b25469e20128766e1106970c</guid><content:encoded xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><![CDATA[<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Nous avions tout lieu d'être fiers de notre Grenelle de l'environnement: une bonne préparation, un temps suffisant pour étudier, débattre, une volonté politique en phase avec l'ensemble de la démarche, une dose très française d'humanisme et de volonté d'assumer ses responsabilités à l'égard des pays en voie de développement. Bien sûr certains nuanceront ces propos optimistes , chacun des éléments cités ci-dessus pouvait être amélioré, il aurait fallu plus de temps, plus d'engagements, des objectifs chiffrés,.... Mais quoiqu'il en soit, nous avions obtenu un consensus , c'est à dire une série de décisions qui même si elles n'étaient pas celles que chacun souhaitait avaient emporté l'adhésion de tous les acteurs français.</p>
<p>Hélas , Copenhague a été apparemment tout le contraire . </p>
<p>Tout d'abord, l'absence de partage de cette sensation d'urgence qui animait la délégation française à savoir que c'était le rendez-vous de la dernière chance et que l'avenir de la planète se jouait ici et maintenant. Si des petites îles ou territoires partageaient cette sensation angoissante, nombre de grandes nations n'étaient pas animées par cette même sensation d'urgence.</p>
<p>L'opposition prévisible et manifestée entre les pays industriels, pollueurs de longue date et encore pour longtemps, et les pays en plein développement, Chine, Inde, pollueurs récents mais combien importants méritait un traitement de fond, laborieux, à négociéer dans des conditions que le modèle "onusien" de Copenhague ne permettait pas. Il eût fallu un ambassadeur itinérant chargé de rapprocher les parties qui aurait négocié les termes d'un accord avant de se retrouver autour d'une table ronde, éphémère, où même le nombre de sièges voulu n'avait pas été prévu.</p>
<p>Alors , doit-on parler d'échec total ? Oui, du point de vue français si l'on compare les résultats obtenus à nos attentes.</p>
<p>Non, si l'on fait l'inventaire des points positifs et ils sont nombreux:</p>
<p>Tout d'abord la présence à Copenhague des représentants du monde entier, à tous les niveaux. </p>
<p>Pas un pays, pas un Etat qui ne soit conscient de l'importance des problèmes de notre planète et pas un opinion publique ou ONG locale qui ne s'en soit saisie, </p>
<p>une déclaration politique, de principe, fixant à 2°la limite du réchaffement planétaire</p>
<p>ensuite un financement rapide de 30 milliards de dollars pour gérer les problèmes de déforestation (mise en place du mécanisme REDD-plus Reducing Emissions from Deforestation and Degradation)</p>
<p>des rendez-vous très proches, à Bonn dans  6 mois, à Mexico dans un an avant l'échéance du pacte de Kyoto à qui on reconnait maintenant le merite d'exister en tant que tel même si Etats Unis ne l'ont pas signé.</p>
<p>Bref, en attendant cet ordre mondial souhaité mais encore loin d'être réalisé, il nous faut faire preuve de réalisme et de persévérance: la méthode des petits pas préconisée en son temps par Henri Kissinger a peut-être plus de chances d'aboutir qu'une révolution imposée par des chefs d'état qui d'ailleurs n'y sont pas encore prêts.</p>
<p>Il y a quelques jours, je proposais dans une note de créer un indicateur de "sustainable development awareness", je crois en toute naîveté qu'un outil de cette nature est plus que jamais nécessaire. </p>
<p>C'est lorsque tous les pays et toutes leurs opinions publiques auront une même définition de cet indicateur et lorsqu'ils partageront ensuite la même vision de ce qu'il devrait devenir dans chacun des pays du globe que des résultats tangibles pourront être atteints. </p>
<p>Et pour atteindre ce consensus mondial qui nous fera passer du chacun pour soi à une solidarité planétaire, il y aura un long chemin à parcourir...</p>
<p>Rien n'empêche, bien sûr, dans l'intervalle de demander à chaque pays de respecter les engagements, moraux ou contraignants, qu'il a pris.</p>
<p>Et pour conclure, joyeux noel et bonne année à tous les lecteurs de ce blog </p>
<p>et à tous les amoureux de notre planète!</p><br>
<p>Paul Ohana</p>
<p>Président de la Commission Réforme de l'Etat</p>
<p>Fondation Concorde</p></div>]]></content:encoded><description>Nous avions tout lieu d'être fier de notre Grenelle de l'environnement: une bonne préparation, un temps suffisant pour étudier, débattre, une volonté politique en phase avec l'ensemble de la démarche, une dose très française d'humanisme et de volonté d'assumer ses responsabilités à l'égard des pays en voie de développement. Hélas , Copenhague a été apparemment tout le contraire . 

</description><feedburner:origLink>http://www.vie-publique.net/2009/12/copenhague-un-non-grenelle-de-lenvironnement.html</feedburner:origLink></item><media:rating>nonadult</media:rating></channel></rss>
