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	<title>Algerie-Focus.COM</title>
	
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	<description>Le devoir de savoir</description>
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		<title>Le Bilan des 50 ans de l’économie algérienne. Partie 3 : Chômage, inflation,  investissement et marché informel</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2012/02/06/le-bilan-des-50-ans-de-leconomie-algerienne-partie-3-chomage-inflation-investissement-et-marche-informel/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 17:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>

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		<description><![CDATA[1- Le  Produit Intérieur   Brut  2009/2011 (PIB)  Toujours selon les institutions internationales,  le  produit inférieur brut l&#8217;Algérie arrive est de  158,97 milliards  en 2010, 183,4 milliards de dollars en 2011 avec une prévision  de  188,6 milliards de dollars en 2012. Or,  il y a lieu de souligner la faiblesse de la production et de la productivité  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/maa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33981" title="maa" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/maa.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>1- Le </strong><strong> Produit Intérieur   Brut  2009/2011 (PIB)  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon les institutions internationales,  le  produit inférieur brut l&#8217;Algérie arrive est de  158,97 milliards  en 2010, 183,4 milliards de dollars en 2011 avec une prévision  de  188,6 milliards de dollars en 2012. Or,  il y a lieu de souligner la faiblesse de la production et de la productivité  du fait que 97/98% des exportations  sont le résultat  des hydrocarbures à l’état brut et semi brut, les 2.3 % hors hydrocarbures  fluctuant depuis plus de 20 années  pour un montant dérisoire entre 900 millions de dollars et 1,5 milliards de dollars. Ces 2/3%  sont  constitués  en majorité de  produits semi finis issus eux-mêmes des hydrocarbures   et déchets ferreux et non ferreux. C’est que plus  de  90% du tissu économique est  constitué  de PMI/PME   organisées  sur des structures familiales, ne possédant pas de management stratégique, ne pouvant pas faire face à la  concurrence internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les importations couvrent  70/75%  des besoins des ménages  et des entreprises dont le taux d’intégration ne dépasse pas 10/15%. On peut démontrer facilement que le taux de croissance officiel  hors hydrocarbures  de 5/6% a été permis pour 80% via la dépense publique et qu’il ne reste pour les entreprises  véritablement autonomes créatrices de richesses,  pouvant évoluer dans un environnement concurrentiel mondial,  moins de 20% du produit intérieur brut. Ce qui nous renvoie à la  valeur de la monnaie algérienne. Mais fait important,   le PIB peut voiler d’importantes disparités et l’indice du développement humain combinant 1/3 du  taux de croissance, 1/3 le système éducatif et 1/3 le système de santé élaboré par le PNUD est beaucoup plus fiable. Cela explique les erreurs d’appréciation des indicateurs globaux de la banque mondiale  et du FMI vis-à-vis  de certains pays arabes qui ont connu le printemps démocratique où ces institutions ont omis d’analyser tant le déséquilibre spatial que la concentration des revenus socio professionnelles  au profit d’une minorité ans compter els fuites de capitaux hors  des frontières de certains dirigeants.</p>
<p style="text-align: justify;">L’organisme onusien   le PNUD  a essayé d’introduire certains indicateurs  omis par le passé dans son rapport  du 02 novembre 2011intitulé «  durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous », résultats des enquêtes sur l’année 2010. C’est ainsi qu’elle classe   l’Algérie    à la 96  ème place sur 187 pays, soit  un recul de 12 places par rapport à 2010. Cependant  ce classement rentre dans la catégorie    développement humain moyen, l’Algérie  étant mieux classé  que certains pays dits pays  émergent comme la Chine.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>2</strong><strong>-Population algérienne, taux de chômage et taux d’inflation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La population   était de 35,6 millions d’habitants au 1er janvier 2010  et l’Office  des statistiques ((ONS) l’estime à  36,3 millions d’habitants au 1er janvier 2011. Concernant la structure de la population, la répartition par âge fait ressortir que la population âgée de moins de 15 ans constitue 28,2% de la population totale et celle de moins de 5 ans, 10%, ce qui témoigne de l’augmentation récente de la natalité.</p>
<p style="text-align: justify;">La population active  devrait dépasser les dix ( 10)  millions  et la demande d’emplois additionnelle varierait  entre 300.000 à 400.000 personnes  par an, nombre  d’ailleurs sous estimé puisque le calcul de l’ONS applique un taux  largement inférieur  pour les taux d’activité à  la population féminine,  représentant pourtant la moitié de la population  active  et dont la scolarisation est en forte hausse. Pourtant le taux de chômage  officiel est estimé à 10% entre 2010/2011 contre 11,3% en 2008 mais incluant les sureffectifs des administrations, des entreprises publiques, les emplois dans la  sphère informelle et les activités temporaires de moins de six (6) mois, pour partie  des emplois improductifs. Or, le taux d’emploi est fonction  du taux de croissance et des structures  des taux de  productivité. Dans son rapport d’octobre 2011, le FMI note  que l’Algérie doit faire plus pour diversifier son économie et sortir de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, notamment pour dynamiser l’emploi surtout parmi les jeunes dont le taux de chômage atteignait 21% en 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au taux d’inflation qui se répercute sur le pouvoir d’achat, pour le gouvernement algérien, le taux d’inflation a été de 1,6 % en 2005, 3% en 2006, à 3,5 % en 2007, 4,5% en 2008,  5,7% en 2009 , moins  de  4%  en   2010, et plus de 4,5% en 2011.  Or, selon un document relatif à une étude sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, du centre de recherche américain, Casey Research en date du 6 mars 2008, le taux d’inflation en Algérie serait  12 %  pour  l’année 2008, contre une moyenne de 7/8% au niveau de la région Mena. Le taux d’inflation officiel est biaisé,  étant  comprimé artificiellement par  les subventions et reposant  sur un indice largement dépassé, alors que le besoin est historiquement daté.  Un agrégat  global comme le revenu national par tête d’habitant  peut voiler d’importantes  disparités  entre  les différentes couches sociales. Une  analyse  pertinente devrait    lier le processus d’accumulation la répartition du revenu  et le modèle de consommation par couches sociales. Certes,   le SNMG  a plus que doublé en passant de 6.000 à 20.000 dinars, (200 euros au cours officiel) la dernière augmentation  ayant lieu en septembre 2011,  mais  devant déflater par le taux d’inflation réel pour déterminer le véritable  pouvoir d’achat.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, une interrogation s’impose : comment est-ce qu’un Algérien, qui vit au SNMG, (200 euros par  mois, soit 6,6  euros par jour alors que le kilo de viande est de  10 euros)   fait face aux dépenses incontournables : alimentation, transport, santé, éducation. La cellule familiale, paradoxalement, la crise du logement (même marmite, même charges)  et  les transferts sociaux qui atteindront plus de 1.200 milliards DA en 2011, soit 18% du budget général de l&#8217;Etat et plus de 10% du PIB (taux identique entre 2009/2010)  jouent temporairement  comme tampon social.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>3- Faiblesse de l’investissement productif  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les  entreprises algériennes d’une manière générale ne peuvent être compétitives et encore moins innovantes du simple fait qu’elles  disposent d’un faible  savoir à la fois technologique et managériale. Cela explique selon les données  du 7 novembre   2011 du Ministère du travail, 50.000  travailleurs étrangers exerçant en Algérie ,  répartis  dans le BTPH  pour 53% et 43% dans l’industrie, représentant 1,05% du nombre de travailleurs salariés  dans le secteur économique national ( hormis le travail informel ) la Chine  ayant  43%, suivi des Egyptiens  8%.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dépérissement du tissu industriel représentant moins de 5% dans le PIB  trouvent son explication   surtout dans les contraintes d’environnement qui touchent tant les entreprises algériennes qu’étrangères souvent mis en relief dans les  rapports internationaux de 2008/2011. L’entrave aux affaires en Algérie est due  surtout à l&#8217;accès aux financements, la bureaucratie d’Etat, la corruption, l&#8217;inadéquation de la main-d&#8217;œuvre formée, la politique du travail considérée comme restrictive ainsi que le système fiscal et l’environnement dont la qualité de la vie.  Combinée à  l’instabilité juridique  et  à  cet   environnement des affaires contraignant dont la bureaucratie qui freine l’investissement à plu de 50%, renvoyant au mode de gouvernance,  il en écoule  que   le bilan de l’investissement, en dehors des hydrocarbures et le commerce  tant local qu’étranger est mitigé surtout pour l’investissement productif. Selon les chiffres communiqués par l’Agence de développement des investissements, ANDI, fin  2010,  les déclarations d’investissement local, en termes de projets et non de réalisation, sont  passées de 11.000 projets en 2007, à 17.000 en 2008, pour  atteindre le chiffre symbolique de 20.000 en 2009 mais avec 1% seulement d’IDE.</p>
<p style="text-align: justify;">De ces projets, les chiffres avancés par l’ANDI, indiquent que ce sont les projets locaux qui sont dominants  avec 99% des déclarations de projets. Pour ce qui est de la répartition des projets par secteur, c’est celui des transports qui attire le plus d’investissements depuis 2009 avec  60%  en majorité  des micro- projets, suivi  par le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (16 %), du secteur de l&#8217;industrie (10 %), celui de l&#8217;agriculture (2 %).  D’une manière générale  les investissements directs étrangers significatifs  réalisés restent insignifiants en dehors des hydrocarbures, des banques et des télécommunications.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4- Dominance de la sphère informelle </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La sphère informelle en Algérie visible également dans l’ensemble des pays du Maghreb/Afrique,  contrôle plus de 65% des segments de produits de première nécessité  auxquels  plus de 70% des ménages consacrent presque l’intégralité  de leurs  revenus  (marché fruits et légumes, poisson, viande rouge et blanche , textile  et cuir ) et plus  de 40% de la masse monétaire globale  en circulation. La masse monétaire  a été    évaluée  dans le dernier rapport de la banque d’Algérie  à 2.439  milliards de dinars  fin  2010  donnant  ainsi 33, 87 milliards de dollars,  la sphère informelle  contrôlant    13,55 milliards de dollars limitant la politique monétaire de la banque centrale avec une importante intermédiation financière informelle mais avec des taux d’usure.</p>
<p style="text-align: justify;">L’importance de cette masse monétaire captée, favorise  une  concentration du revenu   au niveau de cette sphère  avec des tendances  monopolistiques et souvent oligopolistiques (quelques offreurs pour  une multitude de demandeurs) et  alimente la demande au niveau du marché de la devise parallèle où la distorsion actuelle depuis plus d’une année est de plus de 40% par rapport à la cotation, officielle (plus de 14 dinars algérien un euro).Cette sphère contrôle  plus de 65% du marché  biens  de consommation : fruits et légumes, poisson , viande rouge et blanche et textile/cuir pour ce dernier segment à travers des importations souvent sans contrôle. Cette sphère est le produit de la bureaucratie, des dysfonctionnements des appareils d e l’Etat  assistant à un dualisme dans l’économie. Cela n’est pas  le produit du hasard. Lorsqu’un Etat veut imposer à une société des règles  qui ne correspondent pas à l’état de la société, cette dernière enfante ses propres règles qui lui permettent de fonctionner, les relations étant établies sur un  registre de confiance entre les co- contractants. Comme on ne saurait isoler  les relations dialectiques entre la sphère  régie par  le droit de l’Etat  et la sphère informelle qui a ses propres codes, existant  en Algérie    des liens diffus entre la logique rentière et l’extension de la sphère informelle. Cela  favorise la dépréciation du dinar et  l’évasion fiscale</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle leçon tirer  ce  bilan économique ? La non proportionnalité entre les impacts économiques et les dépenses monétaires e</strong>t<strong> la déconnection de la sphère financière par rapport à la sphère réelle. </strong>Car, la vrai richesse ne peut apparaitre que dans le cadre de la transformation du stock de monnaie en stock de capital, et là est toute la problématique du développement.  Or, les  banques actuellement accompagnent peu les projets d’investissement à maturation lente,  comme n’existe pas de véritable bourse des valeurs. Ni Sonatrach, ni Sonelgaz et ni une grande entreprise privée comme Cevital n’étant cotée en bourse. La société privée Alliance Assurance  a été une exception. Cette déconnection  de la sphère financière de la sphère réelle trouve son explication  dans le fait  que la  richesse  en Algérie  à ne pas confondre avec l’ accumulation du capital productif ,  puise sa source dans la relation du triptyque: stock physique (stock ressources naturelles d’hydrocarbures) &#8211; stock monétaire (transformation: richesse monétaire) &#8211; répartition (modalités et mécanismes de répartition: investissement-consommation-fonds de régulation). La société des hydrocarbures  transforme un stock physique en stock monétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut considérer que les conduits d&#8217;irrigation, les banques commerciales et d&#8217;investissement, opèrent non plus à partir d&#8217;une épargne puisée du marché, éventuellement un reliquat du travail, mais par les avances récurrentes (tirage: réescompte) auprès de la Banque d&#8217;Algérie pour les entreprise publiques qui sont ensuite refinancées par le Trésor public en la forme d&#8217;assainissement : rachat des engagements financiers des EPE auprès de la Banque d&#8217;Algérie, plus de 50 milliards de dollars d’assainissement des entreprises publiques   entre 1991/201 , alors   que plus de 70% de ces entreprises sont revenues à la case de départ de quoi créer tout un nouveau tissu productif s’insérant dans le cadre des valeurs internationales. Les erreurs de management quotidien sont couvertes grâce au transfert financier qui transite par le système financier et qui irrigue le système économique. Si on observe la ligne du temps, c&#8217;est-à-dire les dates qui consacrent les moments de stagnation puis de régression ensuite, parfois, des avancées des réformes,  on remarque qu’il  y a une corrélation étroite entre : plus le prix du pétrole est bas plus il y a émergence de potentiel de développement en ressources matérielles et ressources humaines. En revanche, plus le prix du pétrole s’accroît plus le potentiel de développement décélère, stagne et tend au final à régresser si le renchérissement du prix du baril de pétrole perdure.</p>
<p style="text-align: justify;">A suivre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><strong>Dossier élaboré  par des Experts de l’Association Algérienne  de Développement de l’Economie de Marché –ADEM</strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.algerie-focus.com/2012/01/31/le-bilan-des-50-ans-de-leconomie-algerienne-partie-1-levolution-politique-et-economique-de-1963-a-2012/">Partie 1 : L’évolution politique et économique de 1963 à 2012</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.algerie-focus.com/2012/02/02/le-bilan-des-50-ans-de-leconomie-algerienne-partie-2-le-bilan-financier/">Partie 2 : Le bilan financier</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’Allemagne décide que la Palestine aura un ambassadeur à Berlin</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2012/02/02/lallemagne-decide-que-la-palestine-aura-un-ambassadeur-a-berlin/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les dépêches]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Allemagne a transformé le statut de la représentation diplomatique à Berlin de la Palestine, qui de délégation générale devient mission diplomatique avec un ambassadeur, a annoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères. Nous avons décidé au sein du gouvernement fédéral, que (&#8230;) le statut de la délégation générale palestinienne deviendrait celui d&#8217;une mission diplomatique, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;Allemagne a transformé le statut de la représentation diplomatique à Berlin de la Palestine, qui de délégation générale devient mission diplomatique avec un ambassadeur, a annoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons décidé au sein du gouvernement fédéral, que (&#8230;) le statut de la délégation générale palestinienne deviendrait celui d&#8217;une mission diplomatique, conduite par un ambassadeur, indique le communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;annonce en a été faite mercredi à Ramallah par le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, qui effectue une tournée au Proche-Orient. Le nouveau statut a pris effet le jour-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le terme de mission diplomatique ne correspond à aucune réalité officielle, la précision de la présence d&#8217;un ambassadeur à sa tête, dans un communiqué intitulé réévaluation de la représentation palestinienne, tend à indiquer que Berlin veut signaler un relèvement du statut diplomatique de la Palestine, selon les analystes.</p>
<p style="text-align: justify;">A Ramallah, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki s&#8217;est félicité de ce geste diplomatique positif qui a été officiellement notifié mercredi à l&#8217;Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas. Ce dernier a reçu mercredi M. Westerwelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mesure est très importante à ce stade, dans la mesure où l&#8217;Allemagne joue un rôle majeur en Europe et où le relèvement de sa représentation (au rang de mission) pourrait encourager d&#8217;autres Etats de l&#8217;UE à prendre aussi une telle décision, a estimé le ministre palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Allemagne est traditionnellement considérée comme une alliée d&#8217;Israël au sein de l&#8217;Union européenne. Mais la chancelière Angela Merkel a eu l&#8217;occasion d&#8217;exprimer publiquement son mécontentement face à la politique de colonisation israélienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs autre pays européens -la France, l&#8217;Espagne, le Portugal, la Norvège, l&#8217;Irlande, la Grèce, Chypre, le Danemark et le Royaume Uni- ont déjà élevé au rang de mission diplomatique la délégation palestinienne sur leur territoire, une reconnaissance condamnée par Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">AFP</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La chronique Hebdo. Une minute de silence !</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2012/02/02/la-chronique-hebdo-une-minute-de-silence/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 18:26:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu du jour]]></category>
		<category><![CDATA[Juste pour dire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Saâd Doussi Un Algérien d’en bas vient de s’immoler. Il est parti rejoindre ses frères d’octobre, les noyés de la Méditerranée et les brûlés sans espoir. Un Algérien qui se transforme en torche vivante n’émeut plus grand monde si ce n’est sa famille, ses amis et les gars de son quartier. C’est malheureux mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Calibri;">Par Saâd Doussi</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;"> <a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/i.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33977" title="i" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/i.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Un Algérien d’en bas vient de s’immoler. Il est parti rejoindre ses frères d’octobre, les noyés de la Méditerranée et les brûlés sans espoir. Un Algérien qui se transforme en torche vivante n’émeut plus grand monde si ce n’est sa famille, ses amis et les gars de son quartier. C’est malheureux mais c’est ainsi. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">Loin du chroniqueur de jouer au cynique et au donneur de leçons, mais ce geste hautement symbolique qui a fait changer à la Tunisie de destin, a été galvaudé, vidé de son essence et rendu à l’échelle d’un fait divers par des Algériens toujours enclins à l’excès. Cet acte de folie, ultime étape pour crier sa haine d’un système totalitaire, presque dernier recours avant de se ceinturer avec du TNT et exploser quelque part, est devenu, dans cette Algérie anonyme, un simple et banal fait à force de le conjuguer à toutes les raisons. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">On s’immole pour un contrat de travail non renouvelé, une mobylette mise à la fourrière, une fiancée refusée ou parce qu’on n’a pas été admis à refaire son année scolaire ou que l’huissier est à la porte pour une expulsion, les raisons de passer à l’acte paraissent dérisoires et dénuées de sens quand on sait qu’au bout de cette logique c’est la mort certaine après de vaines souffrances. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Calibri;">Je le dis et répète, loin de moi toute prétention à condamner si ce n’est ce régime qui a poussé tout un peuple à s’automutiler, le conduisant vers l’aliénation et le suicide sous toutes ses formes. Un Algérien d’en bas qui s’immole c’est une tombe de plus qui se creuse, un peu plus profond, dans l’âme de ce peuple qui souffre d’une mal gouvernance et d’un déni de droits. Un Algérien d’en bas qui s’en va seul, marcher dans la vallée des morts, ce n’est rien d’autres qu’une statistique sur les morts inutiles qui n’arrêtent pas d’endeuiller le pays. </span></p>
<p id="yui_3_2_0_1_1328206639389251" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_2_0_1_1328206639389245" style="font-family: Calibri;">Selon des universitaires algériens, les prochaines législatives n’enfanteront pas de majorité islamiste. Cette réflexion trouve son explication, toujours selon ces universitaires, dans la mémoire d’un peuple qui refuserait de revivre l’expérience du FIS et des années de braise. Libre à eux de penser que le prochain parlement s’habillera en démocrate ou en républicain, de bleus de chauffe et de quelques kamis blancs. Libre au ministre de l’Intérieur d’annoncer les résultats du scrutin avant même sa tenue en affirmant que la mouvance islamiste n’aura pas son mot à dire et qu’on ne sera ni la Tunisie, ni le Maroc, encore moins l’Egypte. C’est mal connaitre la mentalité d’un peuple qui navigue à contre-courant de la logique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="yui_3_2_0_1_1328206639389245" style="font-family: Calibri;">L’Algérien, au contraire des idées reçues, n’est pas très religieux, il n’y a qu’à voir les statistiques sur le suicide, l’alcoolisme et la violence. L’Algérien est peu politisé parce que dans un pays qui fraude et qui triche lors des élections, pourquoi s’emmerder avec une culture politique. L’Algérien déteste autant les démocrates « kefta frite hrissa » que les islamistes « steak panini moutarde ». Mais voilà, l’Algérien aime bien contrarier son monde. Il s’ingénie à fausser toutes analyses universitaires pour se réveiller le matin, la gueule de bois en prime, ou zappant ses ablutions matinales faute d’eau, pour aller voter Dieu. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="yui_3_2_0_1_1328206639389245" style="font-family: Calibri;">L’Algérien est officiellement amnésique : L’Etat lui a demandé d’oublier la décennie noire et de tourner la page. D’oublier le colonialisme et de déchirer la page. D’oublier ses origines et de chanter Ibn Badis. Alors comment s’en remet-on à sa mémoire pour ne pas voter un fac-similé du FIS ? A moins d’un arrangement à l’amiable et d’une redistribution des voix, l’Algérien votera islamiste qu’on le veuille ou non et ce n’est pas cette opposition en mode échec qui dira le contraire.          </span></p>
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		<title>Algérie, Maroc, Tunisie ou l’absurde désunion</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le « non-Maghreb » coûte cher au Maghreb Le conflit du Sahara occidental représente toujours l’un des obstacles majeurs à une coopération indispensable entre le Maroc et l’Algérie, freinant les échanges régionaux qui pourraient se développer conjointement avec la Tunisie. Pourtant, une complémentarité existe entre les trois pays et, si elle était encouragée par l’Union [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le « non-Maghreb » coûte cher au Maghreb</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit du Sahara occidental représente toujours l’un des obstacles majeurs à une coopération indispensable entre le Maroc et l’Algérie, freinant les échanges régionaux qui pourraient se développer conjointement avec la Tunisie. Pourtant, une complémentarité existe entre les trois pays et, si elle était encouragée par l’Union européenne, une collaboration politique et économique aiderait à résoudre bien des problèmes de la rive sud de la Méditerranée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/alg.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33978" title="alg" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/alg.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>A quelques kilomètres d’Oujda, capitale de la région marocaine de l’Oriental, le visiteur est confronté à une situation ubuesque : la route vers l’Algérie est barrée par des engins de travaux publics, quelques agents de sécurité déambulent et un calme étrange règne sur ce lieu qui devrait être un point de passage encombré entre les deux pays d’Afrique du Nord les plus peuplés. Ce silence reflète la mésentente entre Rabat et Alger depuis une génération. En revanche, plus au sud, à Figuig, les soldats algériens traversent tranquillement la frontière pour prendre un café dans le royaume, tandis que les Marocains rendent visite à leurs cousins républicains sans que personne ne trouve à redire à ces échanges familiaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le « coût du non-Maghreb » peut se décliner selon des partitions différentes : énergie, banques, transports, agroalimentaire, éducation, culture ou tourisme. Le commerce entre Etats d’Afrique du Nord équivaut à 1,3 de leurs échanges extérieurs, le taux régional le plus bas du monde. Deux conférences intitulées « Du coût du non-Maghreb au tigre nord-africain »(1) et un rapport du Peterson Institute (2) ont amplement mis en relief les avantages dont bénéficieraient les peuples d’une Afrique du Nord dont les frontières seraient ouvertes. Quand on réunit des chefs d’entreprises maghrébins, la plupart n’expriment qu’une envie, celle de pouvoir se déployer dans un espace qui transcende les divisions nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pauvres comme les riches paient l’incapacité des élites à concevoir un projet commun. Alors que le monde connaît des bouleversements sans précédent depuis 1945, le Maghreb reste aux abonnés absents. Les pays de la région n’ont guère fait de propositions à l’Union européenne concernant leur place dans le processus de Barcelone (3). Seront-ils plus actifs vis-à-vis du « processus de Barcelone-Union pour la Méditerranée » ? Il est permis d’en douter (4).</p>
<p style="text-align: justify;">Le Maghreb possède de nombreuses ressources : du pétrole, du gaz, des phosphates en abondance, une production agricole variée et souvent de qualité &#8211; mais un déficit croissant en céréales -, des paysages magnifiques qui attirent des millions de touristes étrangers chaque année. Sa population peu âgée, dispose d’une qualification qui a fortement augmenté depuis les indépendances. La transition démographique – le passage de taux de naissance et de mortalité élevés à des niveaux sensiblement plus faibles – est acquise, mais des millions de jeunes continuent d’arriver sur le marché du travail – 50 % d’entre eux sont déjà au chômage. Remédier à ce déferlement exigerait, pendant deux décennies, un rythme de croissance plus élevé que celui de la Chine. Au vue de ses réalités, la perte des deux points de croissance que coûte les frontières fermées représentent un défi. Tous les ans, des milliers de personnes se noient en Méditerranée dans l’espoir de travailler en Europe ; des diplômés s’expatrient – parfois l’équivalent de la moitié d’une promotion d’école d’ingénieur – car ils trouvent peu de débouchés dans leur pays, où les oligarchies monopolisent trop souvent les bons postes pour leurs enfants. et s’ajoutent au stock existant estimé à 200 milliards de dollars. On assiste à ce que l’ancien gouvernement de la Banque d’Algérie, M. Abderrahmane Hadj Nacer, qualifie de « formation d’une bourgeoisie moderne » hors de frontières du Maghreb.<br />
<strong><br />
Phosphates marocains gaz algérien</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la fondation de Carthage, sept siècles avant l’ère chrétienne , l’Afrique du Nord a su jouer de sa place stratégique et influer sur les affaires du monde : au XVII° siècle, les flottes de Salé d’Alger et de Tunis ont acquis leurs lettres de noblesses – plus d’anglais résidaient au Maroc et en Algérie en 1660 que dans les colonies du Nouveau Monde, et les chefs d’Etats européens traitaient avec les dirigeants maghrébins sur un pied d’égalité (5). Aujourd’hui, le Maghreb doit faire face non seulement à sa désunion et à l’Europe, mais aussi à la planète entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Déclinons le coût du non-Maghreb dans le registre énergétique. L’Algérie et le troisième pourvoyeur de gaz pour l’Europe, après la Russie et la Norvège. Le Maroc détient près de la moitié des réserves mondiales de phosphates ; mais, pour les transformer en engrais, il faut de l’énergie, du souffre et de l’ammoniaque, trois intrants dont l’Algérie dispose en abondance et à des prix très compétitifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les grands marchés d’engrais de l’office chérifiens des Phosphates (OCP) ont trouve l’Inde, le Brésil et la Chine. Un partenariat entre la Sonatrach algérienne, l’entreprise qui joue en rôle central dans l’industrie pétrolière nationale, et l’OCP pourrait faire du Maghreb la base de production d’engrais la plus compétitive du monde, entrainant dans son sillage de nombreuses entreprises de sous-traitance et des investisseurs des cinq continents, sans compter un nombre incalculable d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors des droits que le Maroc perçoit pour le passage du gaz d’Algérie via la péninsule Ibérique, par le gazoduc Pedro Duran Farrell, aucune coopération ne lie les deux pays. Mieux, un nouveau gazoduc, le Medgaz, entrera bientôt en service et reliera directement l’Algérie à l’Espagne, alors même que les capacités du premier ne sont pas utilisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Examinons maintenant le coût du non-Maghreb dans l’automobile. Il ne viendrait à l’idée d’aucun dirigeant algérien de monter un fonds souverain (6), de profiter de la crise pour investir stratégiquement dans Renault ou toute autre entreprise internationale pour appuyer un transfert de technologies pourtant fort désirable. Acquérir une part du capital de Renault, négocier avec le Maroc pour faire du projet de Tanger – construction d’ici à 2012, d’une usine produisant 400 000 véhicules par an – une entreprise commune avec la France et l’Algérie, qui y pense ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le refus total d’Alger d’envisager se type d’investissement stratégique tient à deux raisons : une volonté de garder un contrôle absolu sur les ressources du pays ce qui exclu toutes transactions dont la réglementation obligerait une certaine transparence et à l’application de règles prudentielles internationalement reconnues ; l’absence dans l’équipe gouvernementale de personnes ayant la capacité d’imaginer de tels scénarios. Les dirigeants marocains ne se mobilisent pas plus pour une telle coopération.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coût du non-Maghreb se mesure aussi dans le secteur de l’agroalimentaire. Longtemps, les pratiques restrictives de la politique agricole commune (PAC) ont dressé des obstacles à l’exportation des agrumes et des tomates nord-africaines en Europe. Désormais, leurs libéralisations la révolution dans les habitudes de consommation alimentaire des maghrébins les changements de stratégies des multinationales de l’agroalimentaire, la fin des subventions aux exportations de céréales et l’émergence, dans les trois pays, d’une génération d’entrepreneurs privés ambitieux se conjuguent pour bouleverser la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les échanges à l’intérieur d’un même secteur industriel – et l’agroalimentaire ne déroge pas à la règle – contribuent de manière substantielle à la croissance : la région maghrébine pourrait offrir un laboratoire de choix, d’autant plus que l’agroalimentaire est lié à un secteur gros employeur de main d’œuvre. Il n’est que de regarder l’extraordinaire développement des importations d’huile d’olive tunisienne et le partenariat entre sociétés tunisiennes et espagnoles dans ce secteur, la régénération de vignobles longtemps abandonnés, même en Algérie pour saisir ce que des rapports modernes entreprises privés de la région et d’Europe peuvent apporter en termes de transferts de technologies, de marchés à l’exportation, de richesses.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans ouverture de ses frontières, comment utiliser de façon optimale les atouts dont cette région dispose ? Comment protéger ses richesses halieutiques et pastorales ? Comment optimiser l’utilisation des ressources en eau ? Comment la rendre moins dépendant des importations de céréales ? Les conséquences de la mondialisation génèrent des incertitudes croissantes : organismes génétiquement modifiés (OGM), changement climatique, coût de l’énergie, contrôle des pandémies. Dans un monde où le prix des denrées alimentaires croit, un Maghreb importateur net de céréales est menacé. Profiter des possibilités qu’offre la mondialisation tout en se gardant de ses effets négatifs et le défi qu’il doit relever pour aider les classes rurales pauvres : tout progrès du secteur agricole réduirait l’écart entre zones campagnardes et urbaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Maroc et la Tunisie exportent des produits alimentaires vers l’Europe et au-delà. Même en Algérie, l’investissement dans ce secteur croit rapidement. Tout cela contraste avec un volume d’échanges interrégionaux très bas – à moins que l’on ne considère le cannabis comme un produit alimentaire ! Les entrepreneurs privés maghrébins se trouvent tiraillés entre leur désir inassouvi de construire des partenariats, tant à l’échelle de la région qu’à l’international, et les défis qu’ils ont à relever pour y parvenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce secteur comme dans d’autres, si les Etats ne dégèlent pas leurs relations, le Maroc et la Tunisie continueront de développer leurs partenariats et exportations à l’international, et nombre de problèmes communs resteront sans réponse. L’absurdité de cette situation est d’autant plus grande que la culture culinaire du Maghreb et des pays de la Méditerranée et de plus en plus apprécié de part le monde. Cette culture commune, qui plonge ses racines dans l’histoire, ne pourra s’exprimer en termes de valeur ajoutée – investissements, production, emplois – qu’avec la construction d’entreprises à l’échelle du Maghreb et en coopération avec les multinationales déjà actives dans la région.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, ce qui frappe l’observateur c’est le peu de cas que les élites maghrébines font de leur nombreuse et talentueuse diaspora en Europe, en Amérique et au Proche-Orient, attitude qui contraste singulièrement avec celle des pays comme la Chine et l’Inde. Les pouvoirs ignorent cette formidable fenêtre sur le monde, ces jeunes qui sont autant de ponts avec l’extérieur. Les marocains installés à l’étranger envoient chaque année dans leur pays d’origine un montant en devise deux fois plus important que celui des investissements direct étrangers ; <strong>ils possèdent 6 milliards d’Euros en dépôt sur des comptes bancaires marocains, 38 % du total</strong>. Quand le Maroc, l’Algérie et la Tunisie demanderont-ils à leur diaspora d’être les ambassadeurs de la modernisation de leur pays d’origine ? Quand trouvera-t-on au Maghreb l’équivalent de Indus Entrepreneurs (7), un réseau indien fondé en 1992 dans la Silicone Valley, et qui rassemble p lus de 12 000 membres répartis dans 14 pays ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa part, l’Europe reste frileuse : elle ne parvient pas à offrir des projets de partenariats ambitieux à ses voisins du sud ; ses élites et ses média cultivent trop la peur de l’Autre, assimilé à l’Islam radical. Elle a institué une politique de visa digne Franz Kafka qui entrave même la circulation des élites ; elle refuse de voir que l’Afrique du Nord peut- être, plutôt que le problème, une part de la réponse à ses propres angoisses, devant le vieillissement de sa population et la montée ne puissance de la Chine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Francis Ghilès<br />
Chercheur au Centre d’Etudes Internationales de Barcelone (CIDOB)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Tenues à Madrid en mai 2006 et à Barcelone en novembre 2007, www.toledopax.org<br />
(2) « Maghreb Regional and global integration : A dream to be fulfilled », Peterson Institute for International Economics, Washington, DC octobre 2008, www. petersoninstitute.org<br />
(3) Le processus de Barcelone a été c réé en 1995 à l’initiative de l’Union européenne et de dis Etats riverains de la Méditerranée (dont l’Autorité palestinienne) . Il s’agissait de mettre en œuvre un partenariat économique, politique et culturel entre les deux rives. L’effondrement des négociations de paix israélo-palestinienne a bloqué les esquisses de coopération régionale. Le 13 juillet 2008 a été lancé, à l’initiative du président Nicolas Sarkozy, le « processus de Barcelone &#8211; Union pour la Méditerranée », mais il se heurte aux mêmes difficultés politiques. Lire Georges Corm, « Foire d’empoigne autour de la Méditerranée « Le Monde Diplomatique, juillet 2008.<br />
(4) La dimension sécuritaire de l’Union pour la Méditerranée a, il est vrai, suscité la méfiance de certains dirigeants du Maghreb.<br />
(5) Cf. Nabil Matar, Turks, Moors and English men in the age of dicovery, Columbia University Press, New York, 2001 ; Europe thru arab eyes 1578 – 1727, Columbia University Press, 2009.<br />
(6) Cf. Francis Ghilès, Omar Alaoui et Guillaume Alméras, A l’horizon 2013. Un scénario incertain pour le Maghreb, Fondation du Centre d’Etudes Internationales de Barcelone (CIDOB), juillet 2009, www.cidob.org.<br />
(7) www.tie.org</em></p>
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		<title>“L’Etat est prisonnier d’une logique de dépense” selon Kamal Benkoussa, économiste à la City</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Kamal Benkoussa, Partner chez GH LLP, Hedge Fund macroéconomique à la City réagit suite aux inquiétudes du FMI sur l&#8217;économie algérienne. Comment analysez-vous les inquiétudes du FMI sur l’économie algérienne ? Je commencerais plutôt par souligner les enseignements des chiffres publiés dans cette note. Entre parenthèse, étant donné la taille du secteur informel, évaluée à plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/p.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33971" title="p" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/p.jpg" alt="" width="200" height="150" /></a><a href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/Kamal-Conf.jpg"><br />
</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Kamal Benkoussa, Partner chez GH LLP, Hedge Fund macroéconomique à la City réagit suite aux inquiétudes du FMI sur l&#8217;économie algérienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment analysez-vous les inquiétudes du FMI sur l’économie algérienne ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je commencerais plutôt par souligner les enseignements des chiffres publiés dans cette note. Entre parenthèse, étant donné la taille du secteur informel, évaluée à plus de 40% du PIB, on peut s’interroger sur la réalité que traduisent ces données. Qui plus est, nous savons que l’appareil statistique de notre pays est très peu performant. A ce bémol près, on peut relever le fait que la croissance hors hydrocarbure est de 3% (environ) et que la croissance globale s&#8217;élève à 6% si on ajoute le secteur des hydrocarbures. Quand on sait par ailleurs, comme souligné par le FMI, que la croissance est tirée par les dépenses publiques, financées essentiellement par les taxes sur les hydrocarbures, on ne peut qu’être frappé par la prédominance des hydrocarbures dans notre économie. Force est donc de constater que l’embellie, depuis le début des années 2000, des prix du pétrole n’a fait que renforcer la logique rentière de notre économie, et pire de notre société toute entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, même si je ne crois pas à la fiabilité des chiffres d’inflation, on y apprend que celle-ci serait restée modérée du fait des nombreuses subventions de prix que l’Etat accorde aux biens de première nécessité. Par ailleurs, la hausse des salaires consentie par l’Etat aux fonctionnaires, depuis le début 2011, a eu un effet pervers sur l’économie : le secteur privé a du relever les salaires alors que les gains de productivité demeurent médiocres. On y apprend également que nos réserves de change atteignent 178 Milliards de dollars, soit 3 ans d’importations. On peut ainsi se demander la rationalité derrière le fait d’exploiter de cette façon notre sol au lieu d’en faire une gestion stratégique en conservant une partie de ces ressources pour notre développement économique futur de notre pays et donc pour le bien des prochaines générations ? C’est d’autant plus inquiétant que l’effet d’entraînement de la politique des  grands projets a été extrêmement faible.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, outre le fait que les hydrocarbures continuent à être la source de revenus dominante, ils engendrent également des effets pervers sur notre économie : l’Etat est prisonnier d’une logique de dépense, qui non seulement engendre un gâchis inouï de nos ressources, mais en plus  fait prendre à l’Etat des décisions néfastes pour notre compétitivité et le développement du secteur privé.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>Cette mise en garde du FMI est-elle un signal d’alarme pour l’Algérie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait plus de 20 ans que le FMI souligne l’importance pour l’économie algérienne de se diversifier et cela fait plus de 20 ans que nos gouvernants font la sourde oreille et demeurent incapables de mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires. Aujourd’hui, nous avons atteint un seuil critique, puisque les dépenses menées, servant de cache misère aux performances de notre économie.  Nos gouvernants aveuglés cherchent avant tout à éviter une explosion sociale au risque de faire craindre le pire en termes de « soutenabilité » de notre déficit budgétaire. Le prix de baril nécessaire à un équilibre budgétaire est passé à 100 dollars, ce qui rend les finances publiques encore plus sensibles à la volatilité des prix du pétrole et donc à la conjoncture mondiale également.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;C’est en effet un signal d’alarme très fort puisque la fuite en avant des gouvernants a engendré une modification structurelle de la dépense publique à la source de déficits importants et non soutenables à moyen et long terme.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelles sont les mesures que le gouvernement doit prendre rapidement pour éviter une situation économique désastreuse ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne cesse de dire haut et fort que l’on se leurre en s’imaginant que nous ne savons pas comment sortir de cette trappe à médiocrité dans laquelle nous sommes enfermés. Serions-nous moins intelligents que nombre de pays émergents qui ont su faire prendre à leurs économies des tournants décisifs ? Et quand bien même ce serait le cas, ce ne n’est pas l’expertise qui manque partout dans le monde. J’aimerais d’ailleurs souligner que nombre d’économistes algériens mettent en garde depuis des années nos gouvernants quant aux dérives d’une politique économique tournant le dos aux vraies sources de richesse, le travail et l’innovation. A vrai dire, ce rapport du FMI ne nous apprend rien de nouveau.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Le vrai mal dont nous souffrons est une absence de volonté politique qui permettrait de sortir enfin de ce modèle archaïque&#8221;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Au titre d’une incompétence flagrante, nos dirigeants politiques ont décidé, d’inscrire l’Algérie au registre des suicidés volontaires. Collectivement nous assistons en silence à  la dérive d’un système qui consiste à vivre de la rente gazière et pétrolière, et d’en faire une source de contrôle absolu de la société. Depuis 50 ans, nos dirigeants successifs n’ont cessé de freiner le développement économique et social de notre pays. Il est temps que cela change et qu’un nouveau modèle de société émerge pour qu’enfin le citoyen algérien retrouve sa vraie place dans la construction d’une grande Nation. J’espère que cela insufflera un nouvel espoir et ce pour la pérennité des générations futures.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous me demandez ce qu’il faut faire sur le plan économique, alors que la source du problème est ailleurs. On sait depuis longtemps ce qu’il faudrait faire sur le plan économique, libérer les initiatives, tout simplement, et remettre le citoyen au cœur des préoccupations de l’Etat et des ses appareils. Il faut d’urgence moderniser l’administration et l’Etat, leur ôter leur pouvoir de nuisance, car ils sont  une des sources majeures de notre mal-développement.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Bref, le problème vient d’un système totalement sclérosé conséquence directe de la folie et  de l’incompétence de nos dirigeants.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>RT</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Bilan des 50 ans de l’économie algérienne. Partie 2 : Le bilan financier</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>

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		<description><![CDATA[1- L’évolution des réserves de change 2005/2011  Les   réserves de change, moyen et non facteur de développement,   ont été  estimées à 56 milliards de dollars en 2005, 77,78 milliards en 2006, 110 milliards en 2007 à 138,35 milliards de dollars en 2008, à   147,2 milliards en 2009, à 157 milliards de dollars  fin 2010  et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/b.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-33966" title="b" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/02/b.jpeg" alt="" width="260" height="194" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1- L’évolution des réserves de change 2005/2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Les   réserves de change, moyen et non facteur de développement,   ont été  estimées à 56 milliards de dollars en 2005, 77,78 milliards en 2006, 110 milliards en 2007 à 138,35 milliards de dollars en 2008, à   147,2 milliards en 2009, à 157 milliards de dollars  fin 2010  et à 188 milliards de dollars  fin  2011 par la banque d’Algérie  et essentiellement  grâce à la rente des hydrocarbures.<strong> </strong>Selon les statistiques du FMI   de 2009, l’Algérie disposait, courant 2009  de 173,6 tonnes d’or avec une valeur en termes de lingots de  6,07 milliards de dollars  soit 4,3% des réserves de change de l’époque  et au cours d’aout 2011 un montant de 9,11milliards de dollars soit un gain net de plus de 3 milliards de dollars entre  mars  2009 et aout 2011. Depuis le montant  a vraisemblablement augmenté  mais le ratio global stable ou en  très légère augmentation  en ramenant le ratio au total  des réserves de change. Comme  le niveau de la  dette extérieure à moyen et long terme  estimée à environ 4 milliards de dollars au 31/12/2011  (principal et  service de la dette)  et la dette intérieure à moins de 1 milliard de dollar ont été épongé  toujours grâce à cette rente encore qu’il faille non pas  se limier à la balance commerciale mais étudier la balance de paiements qui montre  que  le  montant poste assistance technique étrangère est passé  de 4 milliards de dollars en 2004 à 11 milliards de dollars entre 2009/2010 et approchera 12 milliards de dollars fin 2011/2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Le FMI   dans son rapport d’octobre  2011  classe l’Algérie au titre du pays le moins endetté des 20 pays de la région MENA, occupant  le deuxième rang des plus gros détenteurs de réserves officielles de change après l’Arabie saoudite<strong>.</strong> Bien qu’étant très loin de la Chine plus de 3500 milliards de dollars estimation de 2010, selon les évaluations du FMI sur les réserves de change officielles 2011 (hors fonds de souveraineté) des pays pétroliers de la région, les trois plus gros détenteurs de ces réserves sont l’Arabie saoudite (539 milliards de dollars), l’Iran (104,6 milliards de dollars)  et l’Algérie  avec 188,8 milliards de dollars avec des projections de 210,8 milliards de dollars en 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Le FMI  a souligné  que &#8220; la prudente &#8221; gestion macro-économique des dix dernières années a  permis au pays d’amasser &#8220; d’importantes &#8221; réserves. L’Algérie  a, en parallèle, maintenu un très faible degré de dette  totale à 3,8 mds de dollars en 2009 qui devrait baisser à 2,8 mds en 2010 et à 2,2 mds en 2011. La dette extérieure de l’Algérie représente que 2% du PIB en 2011 et devra reculer encore à 1,7% en 2012.<strong> </strong>La moyenne de la dette extérieure dans les pays exportateurs de pétrole de la région MENA est de 25,5% du PIB, les plus fortement endettés étant le Bahreïn et le Koweït avec respectivement 148% et 70% du PIB.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2-Cotation du dinar  et impact sur  le  fonds de régulation et la fiscalité pétrolière</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comment expliquer au mi janvier 2012  la distorsion cours vente au cours officiel existant un écart de plus de 40% avec le cours sur le marché parallèle(plus de 13 milliards de dollars en 2010) ,  entre le dinar algérien (104,31 un euro) le cours du  dirham marocain  - (11,67  un euro) et la meilleure cotation du dinar tunisien (2,18 un euro) ? Or la monnaie  est un rapport social traduisant la confiance ou pas entre l’Etat et les citoyens, étant est un  signe, moyen et non facteur de développement autant que les réserves de change.  Toute dévaluation, pour une économie productive,  dynamise les exportations et toute réévaluation les freine. Le niveau des réserves de change analysé précédemment permet de sécuriser l’investissement et surtout éviter un dérapage plus important de la valeur du dinar par rapport aux devises.</p>
<p style="text-align: justify;">Il  existe actuellement une corrélation d’environ 70% entre la valeur actuelle du dinar et ce stock de devises via la rente des hydrocarbures, sinon le dinar flotterait à plus de 300 dinars un euro. La Chine a des réserves de change qui sont passées de  819 milliards de USD en 2005  à 2.847 milliards de USD en 2010 et  à  3181 milliards de dollars au 01 janvier 2012  sont le fruit du travail des chinois En effet, se pose  le problème de la cotation du dinar qui  n‘obéit  pas toujours  aux règles économiques comme en témoigne récemment depuis décembre 2011 la cotation du dinar  par rapport à l’euro  et au dollar alors que le dollar a subi une appréciation   de 10/15% par rapport à l’euro. Ces mesures ponctuelles récentes  sans vision stratégique  ont été édictées principalement pour freiner les importations suite à l’importante augmentation des salaires et ont des répercussions négatives tant pour les opérateurs qui s ‘approvisionnent en Europe que sur le pouvoir d’achat des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme par le passé au moment du dollar faible la dépréciation du dinar a répondu souci de gonfler artificiellement le fonds de régulation des recettes et la fiscalité pétrolière variant entre 60/70%  et donc  de voiler l’importance du déficit budgétaire et l’inefficience de la dépense publique. Exemple, le fonds de régulation  de un(1) dollar  donne 100 dinars, pondéré  par une dévaluation  de 20% donne une valeur  de 120 dinars calculé par le trésor et la banque d’Algérie dans leurs bilans annuels,  et il en est de même pour la fiscalité pétrolière. Avec une dévaluation  de 20% cela abaisserait le montant  de la fiscalité pétrolière, Ces artifices d’écritures biaisent donc  tant le montant du fonds de régulation que les recettes de la fiscalité pétrolière. Face à ces dépenses, l’encours du  fonds de régulation des recettes ,  FRR    crédité, du  différentiel entre les produits de la fiscalité pétrolière budgétée et les produits de la fiscalité pétrolière recouvrés géré par le trésor, le prix de référence  fixé par la loi de finances à 37 dollars,  à ne pas confondre avec les fonds souverains qui sont des fonds d’investissement (le gouvernement algérien  ayant écarté le recours à  cette procédure), est passé   de 4 280 milliards de DA, à  fin décembre 2008, à 4 316 milliards de DA, à fin décembre 2009 de 4.840 milliards de dinars à la fin 2010,aurait atteint  5.500 milliards de DA (environ 75 milliards de dollars) à la fin 2011, selon  le ministère des Finances.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour plus de transparence, je préconise que les lois de finances  se fonde sur le cours réel du marché des hydrocarbures, quitte à ce que l‘excédent soit versé dans un fonds de stabilisation. Actuellement la gestion du fond de régulation est totalement opaque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3. Un système financier à dominance publique </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce qui passe en Europe où les banques se recapitalisent,  le système bancaire algérien est en surliquidités n’arrivant pas à transformer le capital argent en capital productif. Les banques  doivent recourir  aux instrument de reprise  d e liquidités de la banque d’Algérie  qui sont rémunérés  à des aux inférieurs à 2%  alors que si elles prêtaient aux secteurs économiques  le taux dépasserait 7% , excepté les secteurs dont les lois de finances  bonifient les taux d’intérêts.  La liquidité des banques, qui était estimée à 2800 milliards de dinars (28 milliards d’euros) à fin 2008, s’est contractée d’environ 10% en 2009, avant d’augmenter de nouveau en 2010. Cette surliquidité est alimentée, d’une part, par l’importance des dépôts du secteur des hydrocarbures,  l’augmentation de la collecte de l’épargne des particuliers, qui se développe à un taux moyen proche des 20% au cours des dernières années, stimulée à la fois par les injections de revenus des plans de relance publics et par une bancarisation de l’économie en progrès rapide. Cependant,  le  système financier algérien non autonome est fortement connecté au pouvoir politique,  dont l’Etat est actionnaire à 100%, le privé local  ou international étant marginal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi,  le  système financier algérien bureaucratisé  est  déconnecté  des réseaux internationaux expliquant d’ailleurs le peu d’impact de la crise financière mondiale sur l’Algérie, démontrant une économie sous perfusion de la rente des hydrocarbures. Après plus de 10 années d&#8217;ouverture,  le marché bancaire algérien selon le rapport de la banque d’Algérie,  de 2009 se compose de six  banques publiques  et de quatorze banques privées, mais ne devant pas  confondre l&#8217;importance du nombre de banques privées actives en Algérie, puisque 90% du financement de l&#8217;économie algérienne  dont 100% secteur public et plus de 77%  secteur  privé, se fait par les banques publiques  avec une concentration   au niveau des actifs  de  plus  de 39% au niveau d&#8217;une seule banque, la BEA, communément appelé la banque de la Sonatrach.  Seulement 10% du financement de l&#8217;économie sont pris en charge par les  banques privées, avec une  concentration  de plus   de 52%  pour les  actifs pour trois banques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4</strong>- <strong>Evolution de la dépense publique 2004/2013</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle est passée  successivement de 55 milliards de dollars en 2004, à 100 milliards de dollars en 2005  puis à 140 milliards de dollars fin 2006 et qui a été clôturée entre 2004/2009 à 200 milliards de dollars, mais faute de bilan on ne sait pas si l’intégralité de ce montant a été dépensé. Quant au programme d’investissements publics 2010/2014, le gouvernement a retenu des engagements financiers de l’ordre de 21.214 milliards de DA (ou l’équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux volets, à savoir le parachèvement des grands projets déjà entamés entre 2004/2009, l’équivalent de 130 milliards de dollars (46%) et l’engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards de DA soit l’équivalent de près de 156 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en sera-t-il des restes à réaliser pour les nouveaux projets inscrits au 31/12/2004 à la fois faute de capacités d’absorption et  d’une  gestion défectueuse ?   Dans un contexte de ralentissement économique, mondial, à travers  la loi de finances,  2012  l’Algérie  maintient  son programme d’investissement public massif cependant  avec un important déficit budgétaire pour les années 2011/2012. Pour 2011,  le  déficit budgétaire a été   de 4.693 milliards DA (environ 63 milliards de dollars au cours  de l’époque)  soit 33,9% du PIB. Pour la loi  de finances prévisionnelle 2012, les dépenses  se situeront à près de 7500 milliards de dinars alors que les recettes atteindront 3456 milliards de dinars, soit un déficit de 4000 milliards de dinars. Sur la base d’un taux de change de 75 dinars le dollar, retenu par le projet de loi,  cela donne un déficit de 54 milliards de dollars, environ 25% du produit intérieur brut.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce léger recul du déficit budgétaire s’explique par le fait  que  le budget de l’équipement enregistre un recul de 32% par rapport à 2011 pour se situer à près de 2700 milliards de dinars. Paradoxalement  l’augmentation  de 8% du  budget de fonctionnement (dont  les salaires de la fonction publique) dépasse  les 4600 milliards de dinars, soit plus de 100% par rapport à 2008. Mais il faut savoir que depuis quelques années les lois de finances algériennes s’établissent pour un cours  moyen de 37 dollars le baril  de pétrole, la différence  étant versée au fonds de régulation des recettes. Ce  fonds de régulation des recettes géré par le trésor, à ne pas confondre avec les fonds souverains qui sont des fonds d’investissement (le gouvernement algérien  ayant écarté le recours à  cette procédure), est passé à 4 280 milliards de DA  fin décembre 2008, à 4 316 milliards de dinars fin décembre 2009 et à  4842 milliards de dollars le premier trimestre 2011 soit 54,5 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>5.-Quelle est la réalité du déficit budgétaire 2011/2012?  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour un calcul transparent  du budget, il serait souhaitable à la fois de préciser  les mécanismes de cotation du dinar par rapport notamment au cours du dollar et de l’euro et de supprimer le fonds de régulation afin de calculer le budget  selon le cours moyen du <strong> </strong>marché. En effet,   depuis plus d’une année existe une différence entre le cours  du dinar sur le marché parallèle (plus de  140 dinars un euro) et la cotation officielle (un euro pour 100 dinars)  soit un écart de plus   de 40%. Le  tarissement  de l’épargne de notre émigration ou certains voyages  ponctuels  vers l’étranger,  du fait de l’allocation devises limitées, souvent  invoqués ne sont  pas les  seules explications<strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut établir un coefficient de corrélation entre la cotation du dinar et l’évolution du cours des hydrocarbures  pour un taux  d’environ 70%, 30% étant dues aux phénomènes spéculatifs et aux sections hors hydrocarbures bien que limitées et que sans hydrocarbures la cotation du dinar  s’établirait à entre  300/400 dinars un euro selon l’offre et la demande, l’économie algérienne étant une économie totalement rentière<strong>. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Ainsi, les    recouvrements de la fiscalité ordinaire de l’Algérie ont été  de  10,76 mds de dollars au 1er semestre 2011 et celle  de la fiscalité pétrolière, hors Fonds de régulation des recettes (FRR) à 20,4 mds USD,  (61,24% du budget de l’Etat),  données de l’organe officiel   l&#8217;APS citant  la Direction générale des Impôts (DGI).Et tout dérapage rampant du dinar  par rapport au dollar , les ventes d‘hydrocarbures  étant reconvertis du dollar en dinars, gonfle artificiellement  le fonds des recettes et voile l’importance du déficit budgétaire. Si on suppose  une appréciation du dinar  de 50% rejoignant, en tendance,  les cotations des monnaies  marocaines et tunisiennes,  le déficit budgétaire  dépasserait largement 50/60% du produit intérieur brut.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à préciser , étant entendu que  la technique retenue  de la loi de finances est le  cours plancher  de 37 dinars un dollar le cours des hydrocarbures, la différence étant placée dans le fonds de régulation, une réévaluation du dinar   réduirait d’autant  ce fonds. Cet artifice d’écritures  explique malgré que la cotation du dollar et de l’euro n’évolue pas dans le même sens, souvent  la banque d’Algérie dévalue simultanément  le dinar à la  fois par rapport au dollar et à l’euro, ce dernier renchérissant les importations des produits également écoulés sur le  marché national  en dinars auquel la valeur finale ,sans compter les couts des  circuits de distribution,   est amplifié par les  taxes douanières calculés  sur la valeur import  en dinars.</p>
<p>A suivre…</p>
<p><strong>Dossier élaboré  par des Experts de l’Association Algérienne  de Développement de l’Economie de Marché –ADEM</strong></p>
<p><a href="http://www.algerie-focus.com/2012/01/31/le-bilan-des-50-ans-de-leconomie-algerienne-partie-1-levolution-politique-et-economique-de-1963-a-2012/">Partie 1 : L’évolution politique et économique de 1963 à 2012</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Bilan des 50 ans de l’économie algérienne. Partie 1 : L’évolution politique et économique de 1963 à 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:17:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Les forces sociales conservatrices et  réformistes  souvent antagoniques tenant compte du poids de l’histoire sont le moteur de la dynamique ou de  la léthargie de toute société. Car, comment ne pas se remémorer  les promesses des dirigeants politiques algériens  qui ont présidé aux destinés du pays au nom de la légitimité historique encore quand certains  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/a.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33963" title="a" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/a.jpg" alt="" width="260" height="194" /></a> Les forces sociales conservatrices et  réformistes  souvent antagoniques tenant compte du poids de l’histoire sont le moteur de la dynamique ou de  la léthargie de toute société. Car, comment ne pas se remémorer  les promesses des dirigeants politiques algériens  qui ont présidé aux destinés du pays au nom de la légitimité historique encore quand certains  évoquent  récemment  pour ceux qui veulent bien   les entendre, la fin de l’Etat de la mamelle, puis celle de la légitimité révolutionnaire. Cela  signifie surtout que le pouvoir bienfaisant comme contrat politique implicite par les tenants du socialisme de la mamelle afin de légitimer l’échange d’une partie de la rente contre la dépendance et la soumission politique et qui efface tout esprit de citoyenneté active, ce pouvoir  doit céder la place à un pouvoir juste, justicier et de justice. C’est la norme du droit qui doit en principe dans les actes et non les discours, reprendre sa place pour légitimer le véritable statut de  la citoyenneté.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvenons nous en 1962,  de   la domination idéologique du communisme,  l’hymne à la liberté chantée dans les rues de l’ensemble de l’Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l’algérienne, l’autogestion des domaines des colons qui devait élever la production, restituer les paysans dans leur dignité, lutter contre l’injustice sociale, mais aussi les luttes de pouvoir entre  l’Intérieur et l’Extérieur des différents clans. En juin 1965,  c’est  le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l’Algérie serait au bord  de la faillite. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résiste aux évènements et aux hommes, à travers trois axes, la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur  la dominance du secteur d’Etat, comme fer de relance de l’économie nationale,  à travers les grosses sociétés nationales. Ceux sont   les discours triomphants de constructions des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l’indépendance alimentaire, de l’école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons horizon 1980 ,le Japon de l’Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969,du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977. Rappelons nous  ces discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes et au niveau international l’Algérie leader du nouvel ordre économique international sans sa lutte contre l’impérialisme cause fondamentale du développement du sous développement. Et voilà qu’après la mort du Président après une longue maladie et une lutte de pouvoir qui se terminera par un compromis, et la venue  d’un nouveau président, qu&#8217;en 1980, nous apprenons  que cette expérience a échoué. Du fait de la compression de la demande sociale durant la période précédente  et  surtout grâce au cours élevé du pétrole, du cours du pétrole, les réalisations porteront sur les infrastructures, la construction de logements  et l’importation de biens de consommation finale avec le  programme anti-pénurie et  la  construction sur tout le territoire national des souks fellahs. L’Algérie ne connaît  pas de crise économique selon les propos télévisés un d’ex Premier Ministre, qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril  en termes de parité   de pouvoir d’achat 2010, équivalent à 80/90 dollars. C’est alors l’application mécanique  des théories de l’organisation, car les  grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l&#8217;espace. Mais la  population algérienne contemple en 1986,  l’effondrement du cours du pétrole les  listes d&#8217;attente et l&#8217;interminable pénurie : et c’est toujours la faute de l’extérieur. Et voilà que nous avons un autre discours : les algériens font trop d’enfants, ne travaillent pas assez.  L’on fait appel à la solidarité de l’émigration que l’on avait oubliée. IL s’ensuit l’effondrement du dinar  dont on découvre par magie que la parité est fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l’intelligence seules sources permanentes de la richesse. On loue alors les vertus du travail, de la terre, l’on dénonce les méfaits de l’urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, la priorité  devant être donnée à l’agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et  c’est le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment qu’il faut, thème reproduit également aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Octobre I988 conséquence de la crise de 1986 qui a vu s’effondrer les recettes d’hydrocarbures de  2/3, contredit ces discours populistes, et c’est le début timide d’une presse libre et d’un multipartisme que l’on tente de maîtriser par l’éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l’Etat) avec la naissance d’une nouvelle   constitution en  1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique  depuis  l’indépendance en consacrant  l’existence du multipartisme, conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste du moins dans les textes. Sur le plan économique, entre I989-I99O c’est  l’application des réformes avec l’autonomie de la banque centrale, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l’autonomie des entreprises et l’appel, très timidement, à l’investissement privé national et international sous le slogan secteur  privé facteur complémentaire du secteur d’ Etat, après le socialisme spécifique,  de l’économie de marché spécifique à l’algérienne avec la dominance du secteur d’Etat soumis à la gestion privée, des lois portant autonomie des entreprises publiques. Effet de la crise économique, nous   assistons  à une  crise politique sans précédent  qui commencera entre  1989/1990,  crise accélérée par des élections législatives, coordonnées par  un nouveau chef de gouvernement issu des hydrocarbures   des émeutes dont  l’aboutissement sera la démission  de ce Président après plus d’une décennie de pouvoir. Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est la liste interminable de chefs de gouvernement et de ministres, changement successif du à la profonde crise qui secoue le pays.  C’est la naissance du Haut Comité d’Etat (HCE),  la venue d’un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d’espoir,  présidera à peine  une année le HCE avant d&#8217;être assassiné, son remplacement par  un autre membre du HCE,  avec parallèlement, un Conseil Consultatif faisant œuvre de parlement désigné. L’on rappellera  comme chef de gouvernement  le    père de l’industrie lourde des années I97O qui prônera l’économie de guerre mais avec son départ rapide du fait de  la cessation de paiement. Lui succèdera un premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli qui signera l’accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l’Algérie  étant en cessation de paiement n’ayant pas de quoi  acheter un kilo de farine,  alors que certains responsables politiques  clamaient haut et fort  à la télévision et dans la presse que l’Algérie n’irait pas  au rééchelonnement. Les accords avec le FMI verront  une baisse drastique de la valeur du dinar qui sera dévaluée. La période qui suit verra un Chef d’Etat  avec  un parlement de transition à savoir le C.NT (conseil national de transition) combinaison d’associations et de partis politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Viendrons les élections de ce Président  axé sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle  constitution (1996. Elle crée la seconde chambre, dite Conseil de la Nation, et par le truchement de l’article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par l’APN. Mais fait nouveau et important, elle limite le  mandat présidentiel à deux  étalé sur cinq années. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant  le  caractère dual  de l’Exécutif,( ni régime parlementaire, ni régime présidentiel) tout en  consolidant  le   système de Conseils existants  dont  l’institution  d’un Haut Conseil Islamique et d’un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République. C’est à cette période  que naît  le  Parti  le rassemblement national démocratique (R.N.D) dont le fondement du discours est la lutte anti-terroriste  qui raflera presque tous les sièges  en  8 mois d’existence tant de l’APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour. Les parlementaires du fait de la situation sécuritaire de l’époque, auront surtout  pour  souci  de voter pour soi même des rémunérations dépassant 15 fois le SMIG de l’époque alors que la misère  se généralise, oubliant naturellement du fait de la généralisation des emplois- rente, qu’un parlementaire aussitôt sa mission terminée retourne à son travail d’origine, et qu’une retraite automatique revient à afficher un mépris total pour une population meurtrie. Dans la foulée, la venue de deux chefs de gouvernement dont le premier technicien   pratiquera le statut quo et le second par l’application des accords  du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé actuellement  mais des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement. Ce président démissionne et des élections sont programmées  le 08 avril I999 avec   l’élection d’un  nouveau président qui promet de rétablir l’Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l’effusion de sang  et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales qui sera matérialisé plus tard   par le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en est-il  sommairement   de 2000 à janvier 2012 ?  Un chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d’attente mais son mandat sera de courte duré à peine une année  du fait des conflits de compétences. Un second chef de gouvernement est  nommé, plus politique qui s’engage également à redresser la situation mais qui démissionne, tout en se présentant  candidat à la présidence avec comme conséquence  une dualité  dans les rangs du FLN dont il est tissu. Il est remplacé par le Secrétaire Général du RND. Viennent   ensuite  les élections du 08 avril 2004 qui sont largement remportées par  le précédent Président avec trois  chefs de gouvernement successifs : premièrement le secrétaire général du RND qui a été chargé des élections de 2004,  , puis le secrétaire général du FLN  courant 2007 ce Parti avec les élections successives  étant devenu majoritaire tant au niveau de l’APN   que du Sénat, avec peu de modification dans la composante ministérielle  puisque l’ancien chef de gouvernement n’a pu nommé aucun ministres entre mai 2006 et juin 2008, (assistant  d’ailleurs  de 1999 à 2010  à la même composante à quelques variantes idem pour les walis et les postes clefs de l’Etat ) puis à nouveau courant 2008  le retour du secrétaire général du RND qui précisons a été  chargé   des élections d’avril 2009. C’est également durant cette période qu’est signé l’Accord avec l’Europe le 01 septembre 2005,   pour une zone de libre échange constituant un acte politique e première importance depuis l’indépendance politique postulant ainsi l’irrésistibilité vers l’économie de marché, et  courant novembre 2008  qu’est amendée la constitution, non pas par référendum mais  à la majorité des deux chambres, les députes et sénateurs  se feront comme leurs prédécesseurs voter un salaire de plus de 300.000 dinars par mois. Cet amendement ne limite  plus  les mandats présidentiels, tout  en supprimant le poste de chef de gouvernement  en le remplaçant par celui de premier ministre consacrant  un régime présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la foulée  l’élection présidentielle  s’est tenue le 09 avril  2009 où l’ancien président est réélu pour un nouveau mandat de cinq années (2009/2014) en promettant la création de trois millions d’emplois durant cette  période et d’augmenter le pouvoir d’achat des Algériens. Aussi, la période de  2004 à  2009 devait être consacrée à asseoir un Etat de droit  avec  la réforme des institutions, du système financier poumon des réformes, du secteur agricole  et  l’accélération des privatisations.  L’objectif  était  une dynamisation de la production et des exportations hors hydrocarbures. Le pré programme  de soutien à la relance économique  reposant sur les dépenses publiques (plus de 7 milliards de dollars US)  ayant eu lieu avant 2004, celui programmé entre 2004/2009 clôturé en principe à 200 milliards de dollars US mais dont le bilan  n’a pas été rendu public. Durant cette période, comme durant la période   1980/1985,  du fait de la compression de la demande sociale durant la période du terrorisme, demande qui a explosée depuis  2000,  la priorité a été accordé aux infrastructures, logement qui ne sont qu’un moyen du développement et non au management stratégique  de  l’entreprise seule source permanente de la richesse.  C’est durant cette période que nous assistons à des déballages sur la corruption qui a d’ailleurs toujours existé mais qui prend des proportions alarmantes avec une corruption socialisée  de la BADR, de Khalifa,  de la BCIA, BNA ,BEA ,BDL  bon nombre d’agences du CPA et  d’autres banques et d’entreprises  publiques  dont Sonatrach, le projet du siècle  autoroute Est-Ouest , et bien entendu qui touche presque tous  les autres secteurs de l’économie nationale   ce qui a fait dire aux observateurs  que  le risque  est  de passer  de l’ancien  terrorisme à un autre &#8211; entendu la corruption-   plus mortel pour le pays . Entre 200/2012 nous assistons à deux politiques économiques  contradictoires. La première période de 200o/2006 a vu la signature de l’Accord d’association avec l’union européenne, l’adoption de la loi sur les  hydrocarbures, des mines, de l’électricité et du gaz  et une volonté de faire appel à l’investissement privé international mais sans vision stratégique. La deuxième période de 2007 à 2012 est caractérisée, outre par l’amendement de la loi des hydrocarbures  de 2006,( loi qui selon les déclarations des responsables en 2011 serait à nouveau amendé car n’ayant  attiré aucun investisseur potentiel) ,   par le retour au tout Etat gestionnaire avec une   dépense publique sans précédent depuis l’indépendance politique. Mais  sans que l’on ait mis  au préalable les  mécanismes  de contrôle tant politiques qu’économiques  comme le gel de la Cour des Comptes, la loi budgétaire  au niveau des  assemblées (APN et Sénat) qui vient d’être seulement adoptée fin 2011. Ainsi , a été programmé une nouvelle enveloppe  de 280 milliards de dollars entre 2010/2014 que j’aurai l’occasion d’analysera l’impact et se pose été question :  l’Algérie aura t- elle cette capacité d’absorption de cette importante masse monétaire et ne risque t- on pas  d’assister avec le divorce objectifs ambitieux, moyens de réalisation limités surtout par la ressource humaine dévalorisée  et la faiblesse d’une régulation claire , faute d’institutions adaptées à la transition à l’accélération  de la mauvaise gestion pour ne pas dire corruption ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le  constat à  travers ce cheminement historique est que durant cette période de transition difficile  d’une économie étatisée  à une économie de marché concurrentielle et l’Etat de droit et  la démocratie tenant  compte de notre anthropologie culturelle  est que les réformes sont timidement entamées  malgré des discours apparemment libéraux, et moralisateurs que contredisent journellement les pratiques sociales. Les banques, lieu de distribution de la rente,  continuent  de fonctionner comme des guichets administratifs, et du fait des enjeux les réformes souvent différés s’attaquant plus aux aspects techniques qu’organisationnels, alors qu’elles sont le moteur des réformes, la privatisation et le partenariat comme moyens d’investissement et de valeur ajoutée  piétinent faute de cohérence  et  de transparence ;  la facture alimentaire continue d’augmenter malgré le fameux programme agricole ( PNDA) dont il conviendra de faire le bilan du fait plusieurs  de milliards de dollars  de dépenses  , la bureaucratie  et la corruption continuent de sévir. Comme conséquence,  résultats de la pratique de plusieurs décennies et non seulement de la période actuelle, nous assistons à des  tensions  à travers toutes les wilayates  contre la hogra- la corruption, la mal vie, d’une jeunesse dont le slogan  « nous sommes déjà morts » ce qui  traduit  l’impasse du système économique  rentier à générer une croissance hors hydrocarbures, seule condition d’atténuation des tensions sociales pour faire face à ce malaise social. Nos responsables  ont –ils analysé le désespoir  des harragas,  ces jeunes  souvent avec la complicité de leurs parents  qui bravent la mort   et l’impact de l’exode des cerveaux  et vus les longues filles d’attente auprès des ambassades pour le visa, depuis l’aube du jour au crépuscule ou le rêve est de s’enfuir du pays. Pourquoi ces   séminaires sur la diaspora  à coup de millions de dollars ,  un opérateur, un cadre ou intellectuel étant surtout  au sort de ses con concitoyens,  devant  retenir le peu qui existe déjà.</p>
<p style="text-align: justify;">A suivre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dossier élaboré  par des Experts de l’Association Algérienne  de Développement de l’Economie de Marché –ADEM</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Partie 1 :<a href="http://www.algerie-focus.com/2012/01/31/le-bilan-des-50-ans-de-leconomie-algerienne-partie-1-levolution-politique-et-economique-de-1963-a-2012/"> L’évolution politique et économique de 1963 à 2012</a></p>
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		<title>Décès de Abdelhamid Mehri, ancien ministre du GPRA</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[   Abdelhamid Mehri, ancien ministre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et l’une des figures du mouvement national, est décédé lundi matin à l’hôpital militaire de Ain Naâdja (Mohamed-Seghir Nekache) à Alger à l’âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de sa famille. Le défunt sera inhumé mardi après la prière d’Al Asr [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> <a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/me.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33960" title="me" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/me.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>  Abdelhamid Mehri, ancien ministre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et l’une des figures du mouvement national, est décédé lundi matin à l’hôpital militaire de Ain Naâdja (Mohamed-Seghir Nekache) à Alger à l’âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Le défunt sera inhumé mardi après la prière d’Al Asr au cimetière de Sidi-Yahia à Alger.</p>
<p>Né le 3 avril 1926 à El-Harrouch (W. Skikda), le défunt s’engagea dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA) puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) dans lequel il fut membre du Comité central.</p>
<p>Arrêté en novembre 1954, il fut détenu en prison jusqu’en avril 1955. Quelques mois plus tard, il fut désigné au sein de la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN) et occupa le poste de membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), puis celui de membre du Comité de coordination et d’exécution (CCE).</p>
<p>A la constitution du GPRA, il occupa le poste de ministre des Affaires nord-africaines dans la première formation et celui de ministre des Affaires sociales et culturelles dans la deuxième.</p>
<p>Abdelhamid Mehri a été également ministre de l’Information ainsi qu’ambassadeur dans plusieurs pays.</p>
<p>La dernière fonction officielle du défunt fut celle de secrétaire général du parti du FLN de 1988 à 1996.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>APS</p>
</div>
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		<title>Larbi Ben M’hidi, un visionnaire</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 11:34:17 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Photos]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/b.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-33958" title="b" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/b.jpg" alt="" width="320" height="221" /></a></p>
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		<title>Djeezy aurait été valorisé à 4 milliards de dollars selon des analystes russes</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 09:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>faycal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une fin est en vue pour la longue saga de l&#8217;offre du gouvernement algérien pour acquérir l&#8217;opérateur de téléphonie mobile Djezzy mis en place par l&#8217;égyptien Orascom Telecom, après l&#8217;annonce des principaux partis impliqués, un accord a été accepté. Orascom Telecom est désormais détenue en majorité par Vimpelcom Russie, à la suite d&#8217;une OPA au début 2011. La firme basée à Moscou et le ministère algérien des Finances avaient déclaré qu&#8217;ils avaient signé un mémorandum d&#8217;entente au début de Janvier pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/djezzy1.png"><img class="alignleft  wp-image-33956" title="djezzy1" src="http://www.algerie-focus.com/wp-content/uploads/2012/01/djezzy1.png" alt="" width="270" height="113" /></a>Une fin est en vue pour la longue saga de l&#8217;offre du gouvernement algérien pour acquérir l&#8217;opérateur de téléphonie mobile Djezzy mis en place par l&#8217;égyptien Orascom Telecom, après l&#8217;annonce des principaux partis impliqués, un accord a été accepté. Orascom Telecom est désormais détenue en majorité par Vimpelcom Russie, à la suite d&#8217;une OPA au début 2011. La firme basée à Moscou et le ministère algérien des Finances avaient déclaré qu&#8217;ils avaient signé un mémorandum d&#8217;entente au début de Janvier pour la vente d&#8217;une participation majoritaire dans Orascom Télécom Algérie à l&#8217;Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Des analystes en Russie ont évalué la transaction sur la base d&#8217;une valorisation d&#8217;environ 4 milliards de dollars américains, ce qui est à peu près à mi-chemin entre les chiffres mentionnés plus tôt dans le conflit (autour de 2 milliards de dollars du côté algérien et 7 milliards de dollars de Vimpelcom).</p>
<p style="text-align: justify;">Source : The Economist Intelligence</p>
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