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	<title>Amphis d @illeurs</title>
	
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	<description>Le webzine de l'aventure étudiante</description>
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		<title>Démission du président allemand</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 19:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeanne Davenel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Le lundi 31 mai 2010 Horst Köhler a annoncé le retrait de sa fonction de Président de la République fédérale d’Allemagne. A l’origine de cette décision inattendue, de vives critiques à l’encontre de propos exprimés par le Président le 23 mai dernier, selon lesquels la présence de troupes allemandes en Afghanistan constitue un engagement stratégique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 31 mai 2010 Horst Köhler a annoncé le retrait de sa fonction de Président de la République fédérale d’Allemagne. A l’origine de cette décision inattendue, de vives critiques à l’encontre de propos exprimés par le Président le 23 mai dernier, selon lesquels la présence de troupes allemandes en Afghanistan constitue un engagement stratégique visant notamment à défendre les intérêts économiques de l’Allemagne.</p>
<p>Parmi les étudiants de sciences politiques, l’incompréhension domine. Pourquoi le <em>Bundespräsident</em> ne pourrait-il pas supporter des critiques sur les opinions qu’il exprime ? Pourquoi ne peut-il pas prendre position librement, alors que sa fonction devrait lui permettre un certain recul, dépassant les clivages partisans ? Celui dont la fonction s’avère souvent un peu oubliée, doit-il alors se taire, reculer devant l’assaut des critiques ?</p>
<p>Premier représentant de la République fédérale d’Allemagne, élu pour  cinq ans, le Président est doté par la Constitution de 1949 avant tout d’un rôle symbolique, par opposition aux pouvoirs considérables dont il était doté sous la République de Weimar (1919-1933). Réélu au poste de Président il y a un peu plus d’un an, Horst Köhler quitte donc le château de Bellevue de Berlin, résidence permanente de la Présidence fédérale, et doit désormais être remplacé dans les trente jours qui suivent sa démission, conformément à la Constitution allemande. L’intérim est assuré par Jens Böhrnsen, président du Bundesrat, soit le Conseil fédéral, regroupant les représentants des gouvernements des Länder (les Etats fédéraux allemands).</p>
<p>Parmi mes camarades étudiants en sciences politiques se lit l’inquiétude. Cette démission n’est-elle pas l’expression d’un malaise plus profond au sein du gouvernement d’Angela Merkel ? La coalition noire-jaune, formée à l’automne 2009, regroupant les partis de l’Union (CDU-CSU) et le FDP (le parti libéral allemand), cherche le compromis mais achoppe sur la discorde. Par ailleurs, les propos de Horst Köhler n’ont-ils pas tout simplement énoncé une vérité que le gouvernement allemand admet difficilement ? L’Allemagne ne peut pas ouvertement s’imposer comme puissance militaire pour des raisons historiques (particulièrement la marche à la guerre menée par Hitler dès 1933), elle cherche en revanche à s’exprimer sur la scène internationale comme puissance civile. L’engagement en Afghanistan se trouve avant tout ainsi justifié : l’Allemagne, membre de l’Alliance atlantique, se doit de contribuer à la construction d’un Etat afghan autonome. Horst Köhler n’a fait que pointer du doigt d’autres intérêts stratégiques de l’Allemagne en Afghanistan.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, les débats vont bon train depuis le 31 mai pour savoir quel sera le successeur de Horst Köhler. Plusieurs noms sont mis sur le devant de la scène, notamment Ursula von der Leyen, ministre fédérale du Travail (CDU) ou encore Joachim Gauke, candidat soutenu par le SPD (le parti socialiste allemand) et les Verts (die Grünen). Plus probable est encore la candidature de Christian Wulff, actuellement <em>Ministerpräsident</em>, c’est-à-dire chef de gouvernement, de Basse-Saxe. Le président sera élu par la <em>Bundesversammlung</em>, une assemblée constituée des membres du <em>Bundestag</em> (la Chambre des députés allemands) et d’élus représentant les Länder, dont l’unique fonction est d’élire le président de la République fédérale. La majorité absolue est requise pour l’élection du président, ce dernier bénéficie donc théoriquement d’un soutien relativement large.</p>
<p>La démission du Président de la République fédérale d’Allemagne, dont la fonction ne devait être essentiellement que symbolique, exprime donc des difficultés profondes auxquelles le gouvernement d’Angela Merkel est confronté.</p>
<p>Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/tgoldkamp/538753448/">Flickr </a>- Pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Common</p>
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		<title>5 ans après, Katrina toujours dans les murs et dans les têtes</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 08:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Ernie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Katrina]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Orléans]]></category>
		<category><![CDATA[ouragan]]></category>
		<category><![CDATA[Superbowl]]></category>

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		<description><![CDATA[7 février 2010 : devant plus de 100 million de téléspectateurs, après un match à rebondissements, les Saints de New Orleans gagnent pour la première fois de leur histoire le Saint Graal des Etats-Unis, le Superbowl. Plus qu’une simple victoire sportive, l’épopée des Saints est souvent vécue comme le symbole d’un véritable renouveau de New Orleans ; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>7 février 2010 : devant plus de 100 million de téléspectateurs, après un match à rebondissements, les Saints de New Orleans gagnent pour la première fois de leur histoire le Saint Graal des Etats-Unis, le Superbowl. Plus qu’une simple victoire sportive, l’épopée des Saints est souvent vécue comme le symbole d’un véritable renouveau de New Orleans ; comme si, cinq ans après Katrina, la période de reconstruction et de chaos s’achevait pour de bon.</p>
<p>Petit retour en arrière : le 29 aout 2005, l’ouragan Katrina, classé catégorie 5 (sur une échelle allant de 1 à 5), touche la Nouvelle Orléans. En plus de violentes rafales de vent, il entraîne une montée des eaux (ou « <em>storm surge</em> »), un très mauvais signe pour New Orleans, entourée par le Golfe du Mexique à l’est et le Lac Pontchartrain au Nord. De nombreuses digues et canaux cassent, inondant 80% de la ville, jusqu’à 6 mètres d’eau pour certains quartiers.</p>
<p>Cinq ans après, il est surement difficile pour un touriste de passage de saisir l’étendue des conséquences de Katrina sur la ville. Les quartiers touristiques, et en particulier le French Quarter, n’ont pas été touchés par les inondations, car construits au dessus du niveau de la mer. Pourtant, de nombreux quartiers sont toujours dévastés : le Lower Ninth Ward, un des quartiers les plus gravement atteints, ressemble aujourd’hui plus à un vaste champ qu’à un quartier urbain. La plupart des zones populaires sont à moitié reconstruites : entre deux maisons rénovées et habitées, il y a souvent un trou suspicieux, une maison en ruine, ou un tas de planches, de meubles et d’appareils ménagers. Enfin, même dans les quartiers plus cossus, on trouve encore sur les façades des maisons ces mystérieuses croix dessinées par les patrouilles de policiers juste après l’ouragan, pour secourir les victimes, vérifier que le gaz était fermé … ou compter les morts.</p>
<p>Après quelques mois à la Nouvelle-Orléans, on se rend surtout compte que Katrina reste toujours dans les têtes des New Orleanians. Que ce soit une chanteuse dans un bar qui verse une larme en parlant de son frère mort pendant les inondations, un ami américain dont la famille qui habitait New Orleans avant l’ouragan ne reviendra pas, ou encore une professeur de danse jazz qui parle de l’année 5 après Katrina plus que de 2010, l’ouragan reste un traumatisme fort. Le sentiment identitaire des habitants de la ville n’en est que plus fort : les stickers « <em>New Orleans, proud to call it home</em> », « <em>Rebuild New Orleans</em> », ou encore, plus amusant, « <em>Make levees</em> (digues), <em>not war</em> » pullulent dans la ville, et montrent à quel point les habitants sont attachés à ce qu’ils considèrent profondément comme leur « <em>home</em> ». Pas étonnant que même les étudiants de Tulane, qui ne viennent pour la plupart pas de Louisiane, arborent eux aussi avec fierté des T-shirts « <em>Defend New Orleans</em> ».</p>
<p>La ville a bel et bien changé. Sur les 480 000 habitants que comptait la Nouvelle Orléans avant Katrina, il n’y en aurait plus qu’environ 340 000 aujourd’hui. Beaucoup de New Orleanians ne sont en effet pas revenus, parce qu’ils ont reconstruit une vie autre part, ou parce qu’ils n’ont pas les ressources pour reconstruire celle qu’ils avaient ici (d’autant plus que le prix des assurances ainsi que des loyers sont beaucoup plus chers qu’avant l’ouragan). La composition ethnique de la ville s’en ressent : la ville qui était à majorité noire est aujourd’hui plus blanche, car les afro-américains ont été les plus touchés par les inondations (bien qu’ils n’aient pas été les seuls). Certains quartiers qui étaient traditionnellement noirs se « boboïsent » et sont rénovés par de jeunes blancs de la classe moyenne, comme celui de Bywater.  De plus, pour reconstruire la ville et faire face au manque de main d’œuvre, les travailleurs latinos sont arrivés en nombre, modifiant là encore l’ancien équilibre ethnique.</p>
<p>Outre ces changements démographiques, la reconstruction a plus généralement été l’occasion de se pencher sur des problèmes qui gangrènent New Orleans depuis de nombreuses années, comme le haut taux de criminalité, le système scolaire inégalitaire ou encore l’érosion galopante qui frappe les zones marécageuses des bayous. De nombreux débats de politiques publiques sont toujours en cours, d’autant plus que New Orleans a souvent servi de champ d’expérimentation. Ainsi, en terme d’urbanisme, plusieurs quartiers, comme celui de River Garden, ont été reconstruits dans l’objectif de mélanger les classes sociales. La reconstruction de certaines zones, en particulier celles qui sont le plus exposées aux inondations, continue d’opposer ceux qui souhaitent une ville plus petite et moins exposée aux risques et ceux qui au contraire mettent en avant le droit de tous les habitants à revenir,  et reste donc en suspens. Un autre exemple est celui du système des « <em>charter schools</em> » en matière d’éducation (écoles gérées de manière privée mais qui reçoivent des fonds publics), New Orleans étant depuis 2005 le seul endroit aux Etats Unis où la plupart des élèves sont scolarisés via ce système.</p>
<p>Ces expérimentations montrent que le « <em>new New Orleans</em> » a pris un bon départ. Il faut profiter de cette catastrophe pour rectifier ses erreurs passées et reconstruire intelligemment en résolvant les différents problèmes avec créativité. Cela ne sera pas simple dans une ville à la merci des catastrophes naturelles, en déclin économique depuis les années 1980, considérée comme la plus dangereuse des Etats Unis, et où les citoyens n’ont que peu confiance dans le gouvernement local.</p>
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		<title>Boire ou marcher: il faut choisir!</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 08:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Celine Leon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Perth]]></category>
		<category><![CDATA[piétons]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le drink-driving, et si le drink-walking devenait illégal en Australie ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le drink-driving, et si le drink-walking devenait illégal en Australie ? C’est en tout cas ce que préconise une étude menée par l’Université d’Adélaïde. L’enquête propose donc d’instaurer des alcotests pour piétons, semblables à ceux en vigueur pour les conducteurs. Mais avec une limite bien supérieure à celle tolérée au volant : 0,15 grammes par litre de sang. Une limite que peu de gens atteignent selon les rapporteurs de l’enquête ; enfin, « au moins sur la voie publique » jugent-ils utile de préciser, dans un pays où la consommation d’alcool est largement ancrée dans les mœurs, malgré des prix prohibitifs.</p>
<p>Cette mesure devrait permettre de sauver pas mal de vies (53 des 58 piétons adultes tués en South Australia entre 2003 et 2007 avaient bu) ; elle réduirait aussi la facture des assurances, qui déboursent chaque année 50 millions de dollars à cause de piétons saouls.</p>
<p>Les réactions des internautes ne se sont pas fait attendre longtemps ; par dizaines, ils s’indignent de cette nouvelle extension des pouvoirs de police, s’insurgent contre ce « nanny state », insistent sur l’éducation plutôt que la répression ou ironisent sur une « walking licence »… L’opinion publique australienne est donc loin d’être gagnée par la mesure !</p>
<p>Et au delà du débat, un petit tour dans Northbridge, le quartier où sortir à Perth, un vendredi ou samedi soir suffit pour comprendre l’inapplicabilité de la mesure : pas besoin de « pedestrian breath test  » pour constater que la majorité des Australiens qui déambulent dans les rues flirtent avec les limites !</p>
<p><strong>Photo: Céline Leon pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; </strong><strong>Flickr / Licence Creative Commons</strong></p>
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		<item>
		<title>L’Empire vu du milieu: vivre aujourd’hui en Chine (survivre demain?)</title>
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		<comments>http://www.amphisdailleurs.com/2010/04/24/lempire-vu-du-milieu-vivre-aujourdhui-en-chine-survivre-demain/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 07:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>César Castelain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[codes]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[politesse]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[savoir-vivre]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 20 mars, Pékin. Je suis assis dans le métro, je reviens d’un restaurant nord coréen avec des amis. La rame est bondée, je regarde les Pékinois debout devant moi, avec leurs habits d’une mode plutôt dépassée, ils jurent un peu dans la rame flambant-neuve. Une idée surgit dans mon esprit : « la Chine change ! ». La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Samedi 20 mars, Pékin. Je suis assis dans le métro, je reviens d’un restaurant nord coréen avec des amis. La rame est bondée, je regarde les Pékinois debout devant moi, avec leurs habits d’une mode plutôt dépassée, ils jurent un peu dans la rame flambant-neuve. Une idée surgit dans mon esprit : « la Chine change ! ». La Chine change, une évidence? Non, une impasse intellectuelle. Le nœud de mon rapport à la Chine, l’impossibilité de trancher sur la nature du développement de ce pays : où va la Chine ? Faut-il être optimiste ou pessimiste ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je balance, j’hésite. Je visite la Chine pour essayer de répondre à cette question ; je m’intéresse à la Chine de Mao, de Deng, de Tiananmen ; je lis des analyses occidentales et chinoises contrastées ; je lis les dissidents ; je parle avec les Chinois&#8230; et pourtant mon indécision demeure.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chine progresse, regardez ces centaines de millions d’Internautes qui surfent chaque jour sur la Toile ! La Chine recule, regardez (si vous le pouvez) ces milliers de sites censurés, ces centaines de milliers de pages harmonisées ! La Chine progresse, contemplez l’évolution des ses transports, la transformation de ses villes, l’émergence de ses facs ! La Chine recule, pleurez les écarts immenses de niveaux de vie, craignez l’explosion des inégalités, sentez la pollution omniprésente ! La liste de ces oppositions est très longue et ne permet pas de sortir de l’impasse. A défaut de vous donner mon avis tranché et propre (puisque je le cherche toujours), continuons ensemble notre leçon de chinois et jugez par vous-mêmes.</p>
<p><strong>环境论</strong><strong> (huan jing lun) = écologie </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà un domaine qui va d’un extrême à l’autre. On m’avait dit en France « tu verras à Pékin, depuis la fin des JO, l’air est redevenu extrêmement pollué ». A vrai dire je ne la sens pas vraiment cette pollution. Je la vois certes (les nuages de pollution, les papiers partout&#8230;) mais surtout je l’entends ! Le silence est introuvable à Pékin, le bruit des moteurs, des klaxons, des marteaux piqueurs, des gens criant dans leur téléphone est omniprésent. Et pourtant&#8230; on ne peut pas nier les efforts de l’Etat pour changer tout ça ! Voyez Pékin, aucune pétarade enfumée de moto trafiquée : elles sont tout bonnement interdites ! A la place, des vélos électriques silencieux qui font fureur depuis quatre ans dans les villes chinoises<a href="#_edn1">[i]</a>. Et malgré le vacarme continu de la ville, on perçoit la différence ! Il ne reste plus qu’à remplacer le plomb de la batterie par quelque chose de moins polluant et ce sera un moyen de transport idéal. De même pour les efforts déjà bien connus mis en place pour assainir l’air. Si globalement la campagne chinoise est sale,  le métro pékinois (et à vrai dire les autres métros de Chine aussi) lui est impeccable, partout des écriteaux invitant les gens à respecter la propreté de lieux, à ne pas manger ni boire&#8230; écriteaux (presque) parfaitement suivis par les Chinois. Certes, la quantité de personnel d’entretien aide aussi à garder les lieux propres, n’empêche, chers Français, prenez-en de la graine !</p>
<p>Naturellement tout n’est pas vert dans l’empire du milieu, loin s’en faut. A peu près toutes les campagnes de Chine où je suis allé étaient polluées et Dieu sait que j’ai fait une petite trotte en neuf semaines de voyages !</p>
<div id="attachment_1869" class="wp-caption aligncenter" style="width: 279px"><a rel="attachment wp-att-1869" href="http://www.amphisdailleurs.com/2010/04/24/lempire-vu-du-milieu-vivre-aujourdhui-en-chine-survivre-demain/pa050450/"><img class="size-medium wp-image-1869 " src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/PA050450-225x300.jpg" alt="Entrée d'un désert de Mongolie Intérieure" width="269" height="359" /></a><p class="wp-caption-text">Entrée d&#39;un désert de Mongolie Intérieure</p></div>
<p style="text-align: justify;">Que ce soit les campagnes de Yangshuo (région aux paysages paradisiaques du sud de la Chine) où j’avais l’impression de rouler derrière un poids lourd pendant mes quelques heures de balade à vélo à travers une campagne pourtant sans camions, que ce soit les steppes de Mongolie Intérieure, désertes et pourtant couvertes de détritus, ou dans ses déserts de sables qui peinent à cacher les cheminées d’usines fumantes à l’entrée du parc et les détritus à l’intérieur du site naturel, que ce soit les campagnes environnantes de Canton, d’Urumqi&#8230; partout la nature semble torturée, salie, appauvrie.</p>
<div id="attachment_1865" class="wp-caption aligncenter" style="width: 444px"><a rel="attachment wp-att-1865" href="http://www.amphisdailleurs.com/2010/04/24/lempire-vu-du-milieu-vivre-aujourdhui-en-chine-survivre-demain/img_7530/"><img class="size-large wp-image-1865" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/IMG_7530-1024x768.jpg" alt="La culture des sacs poubelles. Culture bariolée et foisonnante qui semble être particulièrement répandue dans le Shanxi... Des zones entières de ce paysage monochrome gris-beige sont envahies par des sacs plastiques de toutes les couleurs, portés par le vent et accrochés aux arbres, arbustes ou mottes de terre." width="434" height="325" /></a><p class="wp-caption-text">La culture des sacs poubelles. Culture bariolée et foisonnante qui semble être particulièrement répandue dans le Shanxi... Des zones entières de ce paysage monochrome gris-beige sont envahies par des sacs plastiques de toutes les couleurs, portés par le vent et accrochés aux arbres, arbustes ou mottes de terre.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant on ne peut condamner absolument cette modernisation polluante : le niveau de vie augmente peu, mais il augmente ; les plastiques et les canettes de sodas jonchant le sol sont le reflet d’une consommation qui commence à peine à décoller dans ces campagnes qui ne connaissent pas la fameuse croissance nationale à deux chiffres. Alors que ces campagnes bougent doucement, elles hypothèquent durablement leur avenir. Le risque environnemental en Chine est immense. Que fait le gouvernement central ? Il agit. Il est contesté, mais il semble avoir conscience de la gravité de la situation. La Chine est le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables ; ce que Paris ne fait pas la Chine le fait : dans de nombreuses grandes villes, les poubelles publiques séparent détritus recyclables et non-recyclables ce qui est louable (à cela près que j’ai vu souvent les personnes chargées de les vider mélanger les contenus des deux sacs dans un même conteneur, ce qui laisse douter du recyclage effectif en aval). L’Etat commence à reboiser certaines régions pour lutter contre l’avancée du désert comme dans le Ningxia (où la désertification est due en grande partie aux campagnes de déforestation massive du communisme d’antan) ; il a lancé en 1994 la construction des Trois-Gorges pour fournir de l’électricité propre ; il cherche actuellement à trouver des moyens de lutter contre la sécheresse&#8230; les projets sont nombreux, souvent discutés (Internet y aide) ; la situation, elle, est urgente car c’est la vie même que menace la pollution : l’extinction en 2006 du dauphin de Chine est là pour nous le rappeler<a href="#_edn2">[ii]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais qu’en pensent les jeunes Chinois, principaux intéressés ? C’est leur terre que l’on pollue, ce sont eux qui décideront de la politique de demain, leurs avis m’intéressent, j’ai donc interrogé trois amis chinois pour avoir leurs points de vue. A propos de la politique environnementale du gouvernement central, on me répond toujours que Pékin a parfaitement conscience de tous les problèmes environnementaux de la Chine, c’est ensuite que les réponses divergent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une amie pékinoise souligne que <em>« l’intention est bonne, mais ce n’est pas parce que l’intention est bonne que le but est atteint »</em> et insiste sur la difficulté de d’équilibrer tous les éléments, par exemple le barrage des Trois-Gorges au but <em>« irréprochable »</em> mais dont <em>« les aspects négatifs [sur le plan écologique] de la réalisation outrepasseraient les aspects positifs »</em>. Une autre amie, de Pékin également, a un avis plus tranché : <em>« c’est très mal engagé ; la politique environnementale est loin d’être suffisante pour arrêter la dégradation environnementale, et surtout au niveau du gouvernement local, les intérêts économiques règne quant aux prises de la décision ». </em>Un ami de Nankin juge pour sa part que malgré la conscience de Pékin vis-à-vis des problèmes environnementaux, <em>« les difficultés pour les résoudre restent énormes, donc on sait pas si Pékin est capable de préparer tous les mesures nécessaire avec courage »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le courage, voilà un mot qui m’intéresse. Il faut du courage pour réformer, même quand on ne demande pas son avis au peuple. Le barrage des Trois-Gorges nécessite le déplacement de 1,8 millions de personnes et provoque la disparition de 1300 sites archéologiques et historiques<a href="#_edn3">[iii]</a>, la reforestation du Ningxia nécessite également des déplacements de personnes. La pollution a un coût social, la protection de l’environnement aussi. En Chine, aux enjeux environnemental et économique s’ajoute un autre enjeu essentiel : l’enjeu politique. En Europe aussi l’aspect politique est essentiel, à la différence près qu’ici il n’y a pas d’alternance ni de pluralisme politique. En fait il n’y a pas à proprement parler de « responsabilité politique ». Longtemps on a privilégié le développement économique sur l’environnement, le peuple en avait besoin, le parti aussi ; aujourd’hui la question de la priorité environnementale est centrale, le peuple a besoin d’écologie, le parti aussi. Ce dernier doit jongler avec toutes les dimensions : emploi, croissance, tensions sociales, développement durable, environnement, inflation, image internationale&#8230; Des règles environnementales trop strictes et la croissance peut en prendre un coup, or le parti ne peut pas se permettre de fermer les usines&#8230; Des règles environnementales trop  laxistes et dans un futur plus ou moins proche, il risque également de se faire taper dessus. Bref, il doit agir avec pragmatisme.</p>
<div id="attachment_1864" class="wp-caption aligncenter" style="width: 439px"><a rel="attachment wp-att-1864" href="http://www.amphisdailleurs.com/2010/04/24/lempire-vu-du-milieu-vivre-aujourdhui-en-chine-survivre-demain/img_7346/"><img class="size-large wp-image-1864" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/IMG_7346-1024x768.jpg" alt="Centrale électrique fonctionnant au charbon. Sitée à Daton dans le nord de la Chine, elle sert à alimenter la capitale en électricité" width="429" height="321" /></a><p class="wp-caption-text">Centrale électrique fonctionnant au charbon. Sitée à Daton dans le nord de la Chine, elle sert à alimenter la capitale en électricité</p></div>
<p style="text-align: justify;">Globalement, même si <em>« l’avenir environnemental en Chine reste très incertain »</em>, mes trois amis interrogés sont plutôt confiants : l’Occident aussi a eu et a encore des périodes avec de graves problèmes de pollution, la Chine avance à son rythme. Des moyens pour améliorer la politique environnementale ? Ils ne manquent pas d’idées : <em>« pénaliser les entreprises polluantes d’une manière sévère » ; « avoir un système de régulation efficace » ;</em> <em>« investir plus, surtout garantir que les investissements soient utilisés à 100% pour les projets, soit éliminer la corruption et le gaspillage ! » ; « en parallèle la politique du gouvernement, il faut aussi l’engagement de la société civile. Aujourd’hui, nous nous contentons déjà du rôle des ONG et de certains médias (y compris ceux sur internet), mais pour régler tous les problèmes en Chine, ainsi que sauver notre patrie, il faut qu’on continue à avancer nos pas. J’espère qu’il y [aura] de plus en plus de coopération sur le plan environnemental entre les pouvoirs publics et la société civile ».</em> J’ajouterai juste « sensibiliser les Chinois à la cause environnementale », mais je pense que ce processus (de longue haleine) est déjà enclenché, espérons que ses effets ne se feront pas attendre trop longtemps.</p>
<p><strong> 彬彬有礼 (bin bin you li) = savoir-vivre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vivre en Chine assure à celui qui en tente l’expérience un dépaysement total. Chaque société a ses codes de politesse, ses règles de savoir-vivre et ses tabous, les comprendre est essentiel (bon jusque là, rien de renversant d’accord). Pour un Européen qui débarque à Pékin, le choc culturel peut être violent. On m’avait dit plein de choses sur la Chine, et malgré tout l’expérience de terrain reste puissante (essayez de faire la bise à une chinoise !). On comprend très vite que nos codes ne sont <em>vraiment</em> pas les mêmes, reste à les apprendre. Certes l’éducation européenne est un peu malmenée au début par tous ces codes différents, tous ces gens qui crachent dans la rue, voire à l’intérieur des bâtiments, qui se raclent la gorge, qui crient dans les téléphones, sautent les files d’attente, recrachent les os sur la table même du restaurant, se mouchent dans du papier toilette, prennent la place des vieux dans les transports en commun&#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="offsite=true&amp;lang=en-us&amp;page_show_url=%2Fphotos%2F40577859%40N07%2Fsets%2F72157623919308166%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2F40577859%40N07%2Fsets%2F72157623919308166%2F&amp;set_id=72157623919308166&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" allowfullscreen="true" flashvars="offsite=true&amp;lang=en-us&amp;page_show_url=%2Fphotos%2F40577859%40N07%2Fsets%2F72157623919308166%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2F40577859%40N07%2Fsets%2F72157623919308166%2F&amp;set_id=72157623919308166&amp;jump_to="></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant on ne peut s’empêcher d’être touché par tant d’autres aspects. Je me souviens avoir écrit dans mon carnet de voyage, à peine arrivé en Chine, <em>« l’hospitalité n’est pas française, elle est chinoise ! ».</em> Invité au restaurant par le chauffeur d’un officiel communiste du Yunnan, officiel que nous ne connaissions par ailleurs que depuis la veille, et par le chef d’un village situé dans les montagnes couvertes de rizières<a href="#_edn4">[iv]</a>, mes compagnons de voyage et moi-même nous étions vus servir 18 plats ! Pour honorer son hôte, le Chinois qui invite une personne au restaurant choisit beaucoup de plats, quitte à en laisser la moitié sur la table, de même il lui mettra les meilleurs morceaux et le resservira tant que celui-ci videra son bol ou son assiette ! Vous allez au resto avec un bon ami chinois ? Prenez garde ! Soit il vous invitera, soit vous lui direz que vous l’invitez et il vous invitera quand même, et de bon cœur ! Une jeune étudiante de Beida, que je connaissais très peu, m’a ainsi offert un excellent thé Pu’ er car elle savait que j’adorais le thé chinois. Ça reste un cas unique, c’est vrai, mais qui frappe tout de même ! Nos codes et habitudes ne sont pas les mêmes : la fumée vous dérange ? En Chine il arrive souvent que des gens que je ne connais pas, et avec qui je discute, me proposent une cigarette, signe de respect.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui mieux qu’un Chinois peut expliquer la politesse chinoise ? J’ai donc posé encore quelques questions à mes amis Chinois. Qu’est-ce qu’être poli ? Les définitions sont plurielles mais finalement assez proches : <em>« Être poli : c’est prendre soins des autres lors d’un repas ; porter des toasts aux gens supérieurs ; en un mot, toujours penser aux autres et prendre soins des autres » </em>; une autre définition insiste sur la fameuse « face » à ne pas faire perdre:<em> « La politesse pour les Chinois, c’est de prendre en compte la dignité de l’autre, par exemple : jamais de refus radical. Or, le « oui » ne veut pas toujours dire « j’approuve ». Il faut  savoir interpréter, lire entre les lignes et comprendre un des traits essentiels de la culture chinoise, dire oui lorsque l’on pense non, ça n’a rien à voir avec de l’hypocrisie. Seulement, ça ne se fait pas de brusquer quelqu’un en le soumettant à un refus public, car il perdrait la face, chose impensable pour un chinois » </em>; la troisième personne interrogée répond simplement qu’il n’y a pas de différence définitionnelle avec la politesse telle qu’on la pense en Occident. Et être aimable en Chine alors ? C’est <em>« donner « la face » aux autres » </em>ou plus simple <em>« sourire ! »</em>. On m’explique que les Chinois sont hospitaliers -mes amis Chinois le sont indéniablement- qu’ils aiment les étrangers, mais que c’est aussi à eux qu’ils réservent la plus grande brutalité. Les jeunes sont-ils plus polis que les anciens ? Certains me disent que oui, qu’ils sont plus éduqués que les anciens (les moins éduqués étant la génération des gardes rouges de la Grande Révolution Culturelle), moins grossiers dans leurs gestes et paroles, mais aussi moins résignés et moins polis envers l’autorité de la famille. Une autre réponse est négative : <em>« Les jeunes sont de moins en moins polis, notamment pour notre génération. Il y a une explication qui est liée à l’enfant unique. A cause de cette politique, nous étions l’empereur de la famille, [...] ne respections personne. Mais la plupart des familles insistent sur l’éducation de la politesse traditionnelle aux enfants ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La Chine est immense, riche, diverse ; ses traditions aussi. Ainsi si <em>« les gens du nord apprécient davantage la franchise et l’honnêteté, les paroles sincères et les gestes directes » </em>en revanche<em> « les gens du sud  prônent une politesse plus fine, mais plus distante »</em>. Vous visitez le Xinjiang dans le grand ouest Chinois ? Sachez qu’une porte entr’ouverte avec un rideau tiré signifie que le visiteur est le bienvenu. &#8230;</p>
<div id="attachment_1867" class="wp-caption aligncenter" style="width: 321px"><em><em><a rel="attachment wp-att-1867" href="http://www.amphisdailleurs.com/2010/04/24/lempire-vu-du-milieu-vivre-aujourdhui-en-chine-survivre-demain/p1270309/"><img class="size-large wp-image-1867  " src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/P1270309-683x1023.jpg" alt="Une porte entr'ouvert, le visiteur est bienvenu..." width="311" height="462" /></a></em></em><p class="wp-caption-text">Une porte entr&#39;ouverte, le visiteur est bienvenu...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dernière question : les Chinois sont-ils individualistes ? Dans son livre <em>Pour en finir avec le miracle chinois</em> [à lire !] Philippe Massonnet écrit que les chinois sont très individualistes et qu’en dehors du cercle des proches les relations sociales se résument en seule une phrase : « Je sais que je vais me faire avoir, mais je ne sais pas encore par qui ». Il ajoute que c’est individualisme et ce manque de confiance en autrui qui est la cause d’un si élevé taux de mortalité sur les routes de l’Empire du Milieu (le taux le plus élevé au monde ramené au parc automobile).</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en pensent les Chinois ? Si c’est vrai, peut-être, dans les grandes villes, ils jugent néanmoins que dans l’ensemble les Chinois restent très solidaires, attachés à leur famille, leurs proches ; que dans les quartiers les échanges entre habitants restent très importants, chacun connaissant tout le monde (un trait discutable et qui tend à disparaître) ; que l’individualisation de la société n’a pas entraîné la disparition de l’altruisme, de la solidarité&#8230; Selon l’analyse d’un autre étudiant, Internet serait aussi un nouveau vecteur de solidarité : solidarité face aux injustices, aux problèmes quotidiens, un moyen de formation de l’opinion publique, voire un moyen de pression ; la Chine serait en train d’assister à l’émergence d’une forme de « démocratie Internet », à défaut d’une démocratie dans la rue. Enfin il ne faut pas oublier les 关系 (<em>guanxi)</em>, ces fameuses relations qui peuvent être utiles, un concept traditionnel cher à leurs parents mais auxquels les jeunes Chinois sont moins sensibles, même si le piston et l’idée de réseau personnel ne sont pas près de disparaître. On ne peut pas nier que le mépris pour l’environnement, la conduite dangereuse sur les routes (100 000 morts par ans !) et autres restent une marque assez certaine d’individualisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, quand je vois le nombre de mes amis chinois engagés dans des associations caritatives, dans des ONG de plus en plus nombreuses, que ce soit pour venir en aide aux pauvres, aux immigrés, aux victimes de catastrophes naturelles de tout genre, je me dis que l’individualisme n’est pas aussi marqué que ça et que s’il a été très fort à une époque et demeure important, les injustices sociales croissantes et les nouveaux moyen de communication font prendre conscience aux chinois d’une nouvelle solidarité de fait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos: César Castelain, Marie Wyss et Thomas Baïetto</strong><strong> /<a href="http://www.flickr.com/photos/40577859@N07/?saved=1" target="_blank"> Amphis d&#8217;@illeurs</a> &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
<p><img src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wpgallery/img/t.gif" alt="" /></p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[i]</a> La Chine en compterait aujourd’hui plus de 120 millions en circulation, fabriqués par 2 000 fabriquant selon les chiffres publiés par le site <a href="http://www.aujourdhuilachine.com/">www.aujourdhuilachine.com</a></p>
<p><a href="#_ednref2">[ii]</a> Disparition prononcée officiellement par l’Académie Chinoise des Sciences en 2007 de ce dauphin d’eau douce qui ne vivait que dans les eaux du fleuve Yangzi Jiang.</p>
<p><a href="#_ednref3">[iii]</a> Frédéric Edelmann, « La Chine achève le barrage des Trois-Gorges » dans <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-774495@51-774016,0.html"><em>Le Monde</em> web, 22-05-2006</a></p>
<p><a href="#_ednref4">[iv]</a> Cf. mon premier article, mois d’octobre.</p>
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		<title>J’ai testé : Les Dvdbang (디비디방)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2010 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Deprez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous l’ai peut être déjà dit, mais il existe un tas de « room » (방) en Corée. Pour chanter (déjà fait), pour se délasser, se laver (bientôt), pour s’embrasser et plus si affinités (joker)…et pour voir des DVDs tous ensemble ! 짱 !
« Votre chambre est trop petite ? Ou vous n’en n’avez tout simplement pas ? Alors le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous l’ai peut être déjà dit, mais il existe un tas de « <em>room</em> » (방) en Corée. Pour chanter (<em>déjà fait</em>), pour se délasser, se laver (<em>bientôt</em>), pour s’embrasser et plus si affinités (<em>joker</em>)…et pour voir des DVDs tous ensemble ! 짱 !</p>
<p><em>« Votre chambre est trop petite ? Ou vous n’en n’avez tout simplement pas ? Alors le DVDs-bang est fait pour vous ! »</em></p>
<p>Et pourtant, pourtant…mes chers petits esprits <em>innocents</em>… le DVD-bang, comme son nom devrait l’indiquer, n’est pas juste un endroit où il fait bon regarder des Dvds.</p>
<p><strong><em>Comment ???!</em></strong> S’indigne-t-on.</p>
<p>Et oui, ne pas avoir de chambre chez des étudiants en université peut tout de même s’avérer problématique…surtout lorsqu’on n’est plus seul <em>(« Oooooh »).</em> De ce fait les Dvd-bang sont, pour de nombreuses personnes, sexuellement connotés. Une fois le cap du « <em>Non je ne veux pas m’asseoir sur ce canapé bah</em>» passé (<em>si nous devions nous imaginer tout ce qu&#8217;a vu un drap dans sa vie&#8230;</em>) vous pourrez choisir dans une bonne brochette de films, coréens et étrangers, et vous installer confortablement.</p>
<p>Un plus de ces lieux est qu’il vous est possible de voir des films coréens sous-titrés anglais alors qu’ils ne le sont pas au cinéma.Vous aurez en effet sûrement remarqué que les coréens comprennent le coréen et qu’il n’est donc pas indispensable de doubler les films<strong>. De plus vous ne faites pas de choses illégales (<em>« Oooh »</em>)</strong>.</p>
<p>Je n’y suis allée qu’une fois (<em>j’ai la chance d’avoir un appartement équipé donc j’opte plutôt pour la  location</em>), mais l’endroit est appréciable. Un canapé, un grand (<em>grand</em>) écran et un son digne d’une salle de cinéma pour un prix défiant toute concurrence.</p>
<p>Alors ne pensez plus aux étudiants qui se réfugient ici et appréciez ce que le cinéma a à offrir !</p>
<p><strong>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/alanchan/3832459683/" target="_blank">Taekwonweirdo</a> / Flickr &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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		<title>Ils sont givrés ces Norvégiens!</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 06:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arantxa Vaillant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Erasmus]]></category>
		<category><![CDATA[Neige]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Norvégiens]]></category>
		<category><![CDATA[Ski]]></category>
		<category><![CDATA[Vikings]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous avez regardé un peu les JO, ce dont je ne doute pas, vous avez pu vous rendre compte que la Norvège, petit pays s’il en est, a remporté de nombreuses médailles. En effet, pour l’instant, le pays inventeur du ski (prononcez chi en version originale) s’en sort plutôt bien. Et sur les 15 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Si vous avez regardé un peu les JO, ce dont je ne doute pas, vous avez pu vous rendre compte que la Norvège, petit pays s’il en est, a remporté de nombreuses médailles. En effet, pour l’instant, le pays inventeur du ski (prononcez <em>chi</em> en version originale) s’en sort plutôt bien. Et sur les 15 médailles qu’ils ont obtenues <em>so far</em>, 10 ont été obtenues en ski de fond, ou en biathlon. Et ce n’est pas un hasard.</p>
<p>Le ski de fond ici, c’est un peu une religion (d’ailleurs, chez les Vikings, il y avait un dieu du ski <em>Ull</em>.) Il y a des pistes partout autour de la ville : le métro<a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050718.JPG"><img class="size-medium wp-image-1745 alignright" title="P1050718" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050718-300x168.jpg" alt="P1050718" width="300" height="168" /></a> vous emmène au départ des pistes en 15 minutes, et celles-ci vous offrent la possibilité de skier dans la forêt, le long des lacs (voire même <em>sur</em> lesdits lacs quand ils sont bien gelés) ou encore dans une sorte de steppe avec vue sur le fjord et sur Oslo. Les pistes sont bien sûr éclairées : dans un pays où la nuit tombe à 14h au cœur de l’hiver, c’est absolument indispensable.</p>
<p><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240378.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1742" title="P1240378" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240378-300x225.jpg" alt="P1240378" width="300" height="225" /></a>Les Norvégiens aiment le ski, et ils le prouvent. Vous voyez le ciel bleu ? Il ne fait que -10° dehors ? Vous allez faire du ski, mais vous n’êtes pas seuls. C’est un peu l’autoroute le dimanche après-midi par beau temps. Les pros s’entraînent à la vitesse grand v, l’Erasmus en balade se fait doubler par les grands-mères ou des femmes enceintes. Normal me dites-vous. Mais là où ça devient grave, c’est que le soir, après le boulot, vers les 20 heures et ce malgré la chute de neige à gros flocons et les -20°, avec une frontale sur la tête, le Norvégien est toujours présent… On a même croisé un fou à 23h en train de skier avec sa lampe dans la forêt.</p>
<p>La résidence étudiante étant située au pied des pistes, nous avons accès à un échantillon parfait pour une enquête sociologique sur le sujet. Mais il n’y en a pas besoin. Tout le monde pratique le ski de fond. Dans la cour de l’école ou à la crèche, le jeune Norvégien fait du ski pour s’entraîner. On croise des petits bouts’chou qui skient très convenablement à 3-4 ans. Et des gens qui se font tirer par leurs chiens lancés à toute vitesse. Et des professionnels qui vous filent des coups de bâtons. Et ne s&#8217;arrêtent pas pour s&#8217;excuser, pas le temps.</p>
<p>Le ski, dans ce pays, c’est vraiment un art de vivre. À Oslo, les gens skient comme ils font leur jogging. Ils font des soirées « on va en ski jusqu’à un <a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240415.jpg"><img class="size-medium wp-image-1743 alignright" title="P1240415" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1240415-300x225.jpg" alt="P1240415" width="300" height="225" /></a>resto perdu dans la forêt, on se bourre la gueule et on rentre à ski ». Dans le reste du pays aussi, le ski est indispensable dans une Norvège qui vit l’hiver d’octobre à avril au minimum. Aux temps jadis, ils étaient le moyen de locomotion par excellence. C’est ainsi qu’au XIII° siècle l’héritier du trône norvégien fut sauvé de ses poursuivants par des guerriers à ski qui traversèrent la montagne avec le prince sur le dos. En l’honneur de ce sauvetage, les Norvégiens d’aujourd’hui participent à la <em>Birkebeinerrenn</em>, une course 56 km rejoignant Rena et Lillehammer avec un sac de 3,5 kg sur le dos, en souvenir du prince.</p>
<p>Si le ski est une tradition millénaire dans ce pays – on a retrouvé des skis datant de plus de 4000 ans – c’est aujourd’hui tout un pan de la culture locale. Comme le dit un proverbe local, « un norvégien naît avec des skis au pieds ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050747.JPG"><img class="size-medium wp-image-1741 aligncenter" title="P1050747" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/P1050747-300x168.jpg" alt="P1050747" width="300" height="168" /></a></p>
<p><strong>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/andreassolberg/2357398921/sizes/l/" target="_blank">Andreas Solberg</a> / Flickr &#8211; Licence Creative Commons &#8211; Arantxa Vaillant pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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		<item>
		<title>Le carnaval de Cologne, ou l’orgie teutonne</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 07:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Repplinger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Carnaval]]></category>
		<category><![CDATA[Cologne]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>

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		<description><![CDATA[Si cela fait 178 ans que la ville de Cologne, dans l'Ouest de l'Allemagne, organise l'un des plus grands défilés carnavalesques d'Europe, la tradition de grandes festivités organisées en février, elle, remonte à l'époque romaine, c'est à dire au moment de la création de la ville, sous le règne de l'empereur Néron.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Célébrant à l&#8217;origine le culte du dieu Dionysos, divinités du vin et des plaisirs charnels, les festivitrés prirent le nom de carnaval a l&#8217;époque chrétienne, lorsque les premiers chrétiens, adaptants les anciennes fêtes païennes,  créèrent le &laquo;&nbsp;carne vale&raquo;&nbsp;, l&#8217;adieu à la viande. Ainsi, pour se préparer à entrer dans la période du carème, période de privations couvrant les quarante jours avant Paques, les fidèles organisèrent pendant la semaine précédant le mercredi des cendres une semaine de grandes festivités et de repas gargantuesques, ce qui fut également l&#8217;occasion de perpétuer les héritages païens.</p>
<p>Dans sa forme actuelle, le carnaval de Cologne dure six jours, du jeudi des femmes (<strong>Weiberfastnacht</strong> en allemand) au mardi gras, succédant à trois mois de préparations démarrant le 11 novembre à 11h 11.</p>
<p>Le jeudi de la Weiberfastnacht, il est de tradition de prendre son petit déjeuner sur son lieu de travail avec ses collègues, de se faire couper la cravate et embrasser sur les joues par les femmes (si possible en laissant des traces de rouge à lèvre), et à 11h11, d&#8217;arrêter officiellement de travailler. En tant que stagiaire, je vous garantie que cette coutume n&#8217;est pas démodée.</p>
<p>L&#8217;après midi, les rues se remplissent de personnages déguisés, qui toutes se dirigent dans des bars bondés, bien que vidées de leurs table et chaises. Au menu, cocktails d&#8217;alcool locaux et Kölsch à gogo. La <strong>Kölsch</strong>, la bière produite exclusivement à Cologne, est une pièce de patrimoine à elle seule puisqu&#8217;elle est le symbole de la ville de Cologne et la principale marque de rivalité qui oppose la ville a sa voisine Düsseldorf, qui elle brasse l&#8217;Altbier, une bière brune qui pour les habitants de Cologne tire sa couleur de l&#8217;emploi de l&#8217;eau non filtrée du Rhin.</p>
<p>Le tout au son de la <strong>Volksmusik</strong> allemande et autres chants traditionnels du carnaval, interprétés dans le patois local, le <strong>Kölle</strong> &#8211; dialecte qui, soit dit en passant, est incompréhensible pour n&#8217;importe quel germaniste étranger et pour tout allemand étranger au Land de Rhénanie du Nord &#8211; Westphalie. Si ce type de musique peut rendre sceptique tout noceur étranger, il faut cependant se rendre compte qu&#8217;elle fait également parti du folklore de la fête. Invitant à la fête et aux plaisirs de la vie, elle finit par séduire n&#8217;importe quel fêtard suspicieux. Nul besoin de s&#8217;échauffer chez soi à la fête : les bars sont déja bondés a 16h, les carnevalistes commencent à tituber à 18. Il faut cependant tenir le coup, car le carnaval est avant tout une question d&#8217;endurance&#8230;</p>
<p>Après le jeudi des femmes, le vendredi et le samedi sont un peu plus soft, c&#8217;est à dire que la fête commence &laquo;&nbsp;seulement&raquo;&nbsp; vers 19h. Ce qui n&#8217;empêche pas de croiser dans les rues en pleine journée des petits groupes d&#8217;étudiants déguisés en stroumphs ou une équipe local de foot métamorphosée en raid Viking, érants au pied de la cathédrale, le godet plein et le regard vitreux.</p>
<p>Le dimanche est une longue journée de beuverie, à laquelle il faut survivre si on veut assister au <strong>Rosenmontagszug</strong>, le défilé du lundi <span style="line-height: 19px; font-size: 13px;"><img class="alignright" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/DSCF0966-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />des roses. Réputé dans le monde entier, attirant chaque année plus d&#8217;un million de personnes dans les rues de la ville, le défilé est né au début du XIXème siècle. Placé sous le signe de la satire et du grotesque, le défilé se moque des instances dirigeantes de la villes, mais aussi d&#8217;anciens ennemis dedenus aussi des partenaires et des amis, comme les soldats français qui occupaient la ville sous l&#8217;Empire Napoléonien. Pendant le cortège se succèdent plusieurs dizaines de groupes représentant les anciennes corporations de la ville, qui utilisaient le carnaval autrefois comme une énorme opération marketing : au cours du défilé, chaque corporation rivalise pour présenter le plus beau char ou les costumes les plus flamboyants, séduisant le public par le spectacle mais aussi par les arts de la bouche : ainsi, des milliers de bonbons, de chocolats et de fioles de schnaps sont jetées du haut des chars tout au long de la journée.</span></p>
<p>Ce jour la, dans les rues, la débauche atteint son paroxysme. Les carnevalistes sont saoul dès 9h du matin, les trottoirs de la ville sont recouverts d&#8217;un mélange de bière, d&#8217;alcools divers, et cas exceptionnel en cette année 2010, de neige fondue. On patauge, le froid est mordant, mais le spectacle en vaut la peine. La chaleur humaine et l&#8217;ambiance générales n&#8217;ont pas d&#8217;égales. Le défilé est un spectacle grandioses, et si l&#8217;ironie de certaines caricatures peuvent nous échapper à nous autres étrangers, vous trouverez toujours une âme charitable dans la foule pour vous expliquer.</p>
<p>C&#8217;est enfin avec une bonne gueule de bois que les braves guerriers germains n&#8217;ayant pas succombé à une crise de foie décuvent doucement le mardi gras, pauvre reliquat d&#8217;une fête millénaire qui nous est parvenu chez nous autres, latins d&#8217;outre Rhin.</p>
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		<title>De Violents Affrontements à Bangkok font 21 morts</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 03:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adélie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Abhisit Vejjajiva]]></category>
		<category><![CDATA[affrontement]]></category>
		<category><![CDATA[Bangkok]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[  Vingt-et-une personnes, donc quatre soldats et un journaliste japonais sont décédées à la suite des violents affrontements ayant opposé samedi soir à Bangkok les forces de sécurité thaïlandaises et les opposants politiques du gouvernement.
L’armée et les troupes anti-émeute ont reçu l’ordre de « nettoyer » les campements que les protestataires, appelés « chemises rouges »,  occupent depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong> </strong> <strong>Vingt-et-une personnes, donc quatre soldats et un journaliste japonais sont décédées à la suite des violents affrontements ayant opposé samedi soir à Bangkok les forces de sécurité thaïlandaises et les opposants politiques du gouvernement.</strong></div>
<p>L’armée et les troupes anti-émeute ont reçu l’ordre de « nettoyer » les campements que les protestataires, appelés « chemises rouges »,  occupent depuis un mois à Bangkok. Ils réclament la dissolution du Parlement et du gouvernement actuel du premier ministre Abhisit Vejjajiva, qu’ils jugent illégitime. Les violences ont empiré tout au long de l’après-midi, jusqu’à ce que de violents clashs et des tirs aient lieu aux abords même du rassemblement des opposants.</p>
<p><strong>Montée des tensions</strong></p>
<p>Samedi vers une heure de l’après-midi  des gaz lacrymogènes ont été jetés sur les manifestants et des balles à blanc tirées en l’air sur Ratchadamnoen Avenue, près du siège des Nations Unies. Les forces de sécurité, ayant reçu la veille au soir l’ordre d’armer les troupes, ont petit à petit envahit les rues reliant le siège principal du campement des chemises rouges, le pont Phan Fah, encerclant les manifestants pour les inciter à se rendre.</p>
<p>Les confrontations étaient jusqu’à lors sans graves dommages. Les chemises rouges ont dressé des barricades de bois dans la rue Nakhon Sawan et certains ont tenté de parlementer avec les militaires.</p>
<div id="attachment_1817" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1817" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF08191-300x225.jpg" alt="&quot;Chemises rouges&quot; sur une barricade de bois rue Nakhon Sawan" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">&quot;Chemises rouges&quot; sur une barricade de bois rue Nakhon Sawan</p></div>
<p>C’est à partir de 18 heures, au niveau de la très touristique Kaohsan Road et du Monument à la Démocratie que les violences se sont ensanglantées. Les forces de sécurité, à pied et armées à Kaohsan Road, et accompagnées de tanks prés du Monument à la Démocratie, ont tenté de forcer le passage vers les lieux principaux du rassemblement. Les chemises rouges ont répondu en lançant des pierres, des bouteilles d’eau et des pavés, jusqu’à ce l’armée commence à tirer à blanc.</p>
<p>En réponse les manifestants ont lancé des explosifs et des cocktails Molotov, jusqu’à ce que des blessés par balles soient évacués de la scène. Dans La panique a saisi les manifestants. En se protégeant de casques de motos et de boucliers anti-émeute en plastique, certains ont continué à défier les forces de sécurité sous une pluie de projectiles trouvés à terres, de fumigènes et de gaz lacrymogène.</p>
<div id="attachment_1818" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1818" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF12411-300x225.jpg" alt="Fumigènes à Kaohsan Road" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Fumigènes à Kaohsan Road</p></div>
<div id="attachment_1819" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1819" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF12652-300x225.jpg" alt="&quot;Chemises rouges&quot; et journalistes se protégeant derrière un mur à Kaohsan Road" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">&quot;Chemises rouges&quot; et journalistes se protégeant derrière un mur à Kaohsan Road</p></div>
<div id="attachment_1820" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1820" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF13541-300x225.jpg" alt="Evacuation d'un soldat blessé suite à l'attaque de son véhicule par une vingtaine de &quot;chemises rouges&quot;" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Evacuation d&#39;un soldat blessé suite à l&#39;attaque de son véhicule par une vingtaine de &quot;chemises rouges&quot;</p></div>
<p>Au Monument à la Démocratie, les manifestants se sont emparés des tanks et commençaient à célébrer leur victoire sur fond de musique country lorsque des coups de feu ont eclates. Ils semblaient que la majorité des balles tirées l’étaient en l’air ou à blanc, mais plusieurs blessés par balles ont été évacués et des témoins parlent d’hommes abattus alors qu&#8217;ils ne portaient pas d&#8217;armes. D’autres images montrent des hommes encagoulés parmi les manifestants, utilisant de lourds fusils pour tirer sur les buildings. Des chemises rouges parlaient d&#8217;hommes armes embusqués dans les étages.</p>
<p>Certains manifestants ont réagi avec violence envers les journalistes prenant en photo les hommes armés parmi la foule des chemises rouges, de peur que cela ne décrédibilise leur cause.</p>
<div id="attachment_1821" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><img class="size-medium wp-image-1821" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF14251-225x300.jpg" alt="En attente devant les tanks après les violences, 21h au Monument à la Démocratie" width="225" height="300" /><p class="wp-caption-text">En attente devant les tanks après les violences, 21h au Monument à la Démocratie</p></div>
<p><strong>Apaisement après 21 heures</strong></p>
<p>Peu après 21 heures les forces de sécurité se sont retirées en défaite, laissant aux touristes effarés et aux chemises rouges la place pour déambuler parmi le quartier complètement décimé. Les trottoirs étaient démantelés, les murs portaient des traces de balles, le sol était recouvert à certains endroits de larges tâches de sang et les chemises rouges s’affairaient à ramasser des cartouches de balles pour rassembler des preuves.</p>
<div id="attachment_1822" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1822" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCF13031-300x225.jpg" alt="Les &quot;chemises rouges&quot; jettent des cartouches vides sur une tâche de sang à Kaohsan Road, appelant les journalistes à prouver la présence de balles réelles durant les affrontements" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Les &quot;chemises rouges&quot; jettent des cartouches vides sur une tâche de sang à Kaohsan Road, appelant les journalistes à prouver la présence de balles réelles durant les affrontements</p></div>
<p>La majorité des touristes résidents à Kaohsan Road se sont réfugiés dans les auberges des rues parallèles pendant les évènements. Beaucoup ont fui Bangkok dès le lendemain, certains très choqués par les échanges de feu.</p>
<p>Le tourisme est une ressource économique majeure pour la Thaïlande, mais l’association des commerçants Thaïlandais a annoncé Jeudi, un jour après que l’état d’urgence ait été déclaré, que l’occupation des manifestants de certaines parties du quartier avait déjà causé plus d’un milliard de baths de pertes, soit environ 31 millions de dollars. Avec les évènements de samedi soir, il est à craindre que beaucoup plus soit à perdre à l’approche des festivités de Songkran, nouvel an thaï recevant des centaines de touristes chaque années.</p>
<p><strong>Le gouvernement dénie l’utilisation de balles réelles par les soldats</strong></p>
<p>Dimanche alors que le nombre de morts étaient régulièrement réévalué, le gouvernement a dénié avoir ordonné aux troupes de tirer à balles réelles sur la foule. Les  résultats des autopsies des hommes morts samedi soirs n’ont pas encore ete révélées, et certains centres de presse de l’opposition sont toujours muselés par le gouvernement.</p>
<p>Lundi matin, alors que les chemises rouges ont organisé un cortège de deuil accompagnant deux cercueils de manifestants tués dans les affrontements, le journal anglophone Bangkok Post rapportait dans un communiqué que le gouvernement allait peut-être proposer des élections anticipées en Octobre, soit trois mois avant l’échéance officielle.</p>
<p>Les affrontements dans les rues de Bangkok ont été les plus sanglants depuis ces dix-huit dernières années.</p>
<p>VIDEO : integralite du clash a Kaohsan Road, de 18h30 a 21h : <a href="http://www.megavideo.com/?d=NBTFMURO">http://www.megavideo.com/?d=NBTFMURO</a></p>
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		<title>Aux confins de l’Europe : la Laponie</title>
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		<comments>http://www.amphisdailleurs.com/2010/03/26/aux-confins-de-leurope-la-laponie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 07:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[laponie]]></category>
		<category><![CDATA[suède]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[On le sait peu, mais à moins de deux heures d’avion des grandes capitales scandinaves se trouve une étendue sauvage, fascinante et féérique, quasiment vierge de toute présence humaine : la Laponie. S’étendant sur près de 400 000 kilomètres carrés, la région est partagée entre la Norvège, la Finlande, la Russie et la Suède. A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait peu, mais à moins de deux heures d’avion des grandes capitales scandinaves se trouve une étendue sauvage, fascinante et féérique, quasiment vierge de toute présence humaine : la Laponie. S’étendant sur près de 400 000 kilomètres carrés, la région est partagée entre la Norvège, la Finlande, la Russie et la Suède. A l’heure de partir à la découverte du grand Nord, c&#8217;est sur <strong>Kiruna</strong>, capitale de la Laponie Suédoise, que quelques amis et moi avons décidé de jeter notre dévolu. Située à 150 kilomètres au nord du cercle polaire et peuplée par un peu moins de 20,000 habitants, c&#8217;est ni plus ni moins la ville la plus septentrionale de Suède. Récit.</p>
<p><strong>Au bout du monde</strong></p>
<p>Une sensation étrange saisit le visiteur lorsqu&#8217;il arpente les rues de la ville. Une certaine nostalgie habite toutes les rues de cette ancienne cité minière, située à mi-chemin entre la Mer du Nord (au Nord-Ouest) et la Mer Baltique (au Sud-Est). Longtemps poumon économique de la Suède, elle possède encore la plus grande mine de charbon au monde, avec des galeries s’enfonçant à plus de 1000 mètres sous terre et courant sur plusieurs centaines de kilomètres. Ce qui n’est pas sans poser problème puisque chaque année, la ville s’enfonce un peu plus dans le sol, déstabilisée par le milliard de tonnes de roches et de minerais extraits depuis un siècle. Tant et si bien que d’ici 2033 la ville sera déplacée dans son intégralité à quelques kilomètres de son emplacement actuel. Aujourd&#8217;hui, même si la mine reste en activité (80 000 tonnes de minerai extrait par jour et près de 3500 emplois), la frénésie industrielle a un peu disparue, pour laisser la place à une indicible langueur, et, de manière plus surprenante, à un certain charme.</p>
<p>C&#8217;est pourtant à l&#8217;extérieur de la ville que débute réellement l&#8217;aventure. Nappé d&#8217;une impressionnante couche de neige, jonché de centaines de lacs gelés sur un mètre de profondeur et hérissé de millions de sapins, le paysage lapon a comme un air de bout du monde. Avec une densité de 1 habitant par kilomètre carré, on a un peu l’impression d’être loin de tout, de remonter à l’origine de l’humanité.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4052/4410912570_c9252341ab.jpg" alt="" width="203" height="270" /><strong>Chiens de traineaux</strong></p>
<p>Le jour vient à peine de se lever, clair et cotonneux. Spécialement équipés par Henrik, notre guide, pour résister aux températures extrêmes, nous fendons l&#8217;air lapon à bord de nos traineaux à chiens, tirés par six huskies surexcités. Henrik ne tarit pas d’éloges sur ses ces derniers, et nous confie qu’avec une quinzaine de bêtes, l’attelage est capable de parcourir plus de 300km en une seule journée. Lyon – Paris en deux jours ! Taillés pour parcourir de grandes distances en un minimum de temps, ces animaux ont en effet la course dans le sang. Et ils y prennent un plaisir évident, si l’on en croit le concert assourdissant de jappements d’impatience et d’excitation qui précède chaque départ.</p>
<p>Baignés dans une magnifique lueur bleutée, les paysages qui défilent devant nous sont à couper le souffle. A la mi-journée, nous parvenons à notre camp, où nous passerons la nuit. Quelques cabanes, sans eau ni électricité : la nuit s’annonce rude. Affamés, nous devons pourtant nous acquitter de la corvée de bois avant de faire cuire des saucisses sur le feu. Nous faisons la rencontre de Kristin, qui sera notre hôte pour la nuit. Elle parle un Suédois parfait. Cette jeune femme vive et élancée est pourtant née en&#8230; Hollande. C’est presque le hasard qui l’a amené ici ; venue en Laponie pour y faire du tourisme, elle y est restée, où elle se consacre désormais à son activité de guide.</p>
<p><strong>Froid glacial et nuit polaire</strong></p>
<p>Avec une température qui avoisine les -30 degrés, l&#8217;hiver lapon est sans pitié. Mais même lorsque les « beaux jours » font leur réapparition, la rudesse du climat n&#8217;est jamais loin. Avec un sourire, notre guide nous explique que la neige habille en permanence le paysage lapon de début octobre jusqu’à fin mai (!), et qu’il peut neiger n’importe quand, même au beau milieu de l’été. Le climat y est pourtant beaucoup plus doux, et grâce au jour perpétuel rendu possible par la localisation très septentrionale de la région, les températures peuvent atteindre la vingtaine de degrés. En attendant, on en est loin. Sans compter qu&#8217;en Suède, l&#8217;hiver a été le plus rigoureux depuis près de vingt-cinq ans. Deux semaines à peine avant notre arrivée, les températures avoisinaient les -40 degrés. Et de début décembre au mi-janvier, le soleil ne se levait même pas du tout.</p>
<p> </p>
<p><strong>Gare aux élans</strong></p>
<p>Avec la rudesse du climat apparaissent des dangers&#8230; peu banals. Ici une menace bien particulière pèse sur les automobilistes. Ce n’est pas la glace, ni la neige, qui sont des composants depuis longtemps intégrés au comportement routier du parfait conducteur lapon. Mais c&#8217;est l’élan qui pose le plus de problèmes. Atteignant 1m80 au garrot et pesant aussi lourd qu&#8217;une petite citadine, l&#8217;animal est une plaie pour les automobilistes et les panneaux qui avertissent du danger sont légion. Chaque année, un accident (mortel ou occasionnant des blessures sévères) sur 10 est <a href="http://www.zenwaiter.com/moose/Moose4.jpg" target="_blank">causé</a> par une rencontre inopinée entre un automobiliste et le plus grand cervidé du monde.</p>
<p><strong>Viande de reine, aurores boréales et sauna</strong></p>
<p>La Laponie est une région extrême. Le corps doit lutter sans cesse contre des températures abyssales. A peine avons-nous passé une demi-journée dehors que nous en sentons les effets, et nos corps réclament viande et graisse à corps et à cris. La nécessité supplante les convictions : notre guide confesse que son installation en Laponie a entraîné la fin de son végétarisme militant. Riche en matières grasses, la viande de renne – très bonne, contrairement à toute attente – à tous les repas est donc de rigueur.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4061/4410924574_70cc91539f.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>Au début et à la fin de l’hiver, lorsque s’est répandue l’obscurité totale de la nuit lapone, il n’est pas rare d’apercevoir des aurores boréales. Ce phénomène apparaît lorsque des particules chargées d&#8217;électricité, propulsées à grande vitesse par le vent solaire viennent frapper le champ magnétique terrestre, plus puissant au niveau du pôle magnétique, provoquant ces halos dansants verdâtres ou bleutés. La chance est avec nous puisque le ciel est dégagé. Malheureusement, les seules aurores boréales que nous parviendront à apercevoir seront lointaines et à peine visibles.</p>
<p>Impossible de déroger à une tradition scandinave ancestrale : le sauna. Ici, même lorsque le mercure atteint des niveaux indécents, il est de rigueur après une dure journée de passer un moment dans le sauna. Les bienfaits d’un sauna à 75 degrés (plus de 100 pour les plus intrépides ou les Scandinaves de souche) sont multiples : les pores de la peau sont nettoyés, les muscles détendus, la circulation sanguine favorisée, le stress et la fatigue chassés et les voies respiratoires dégagées. Ce n’est pas pour rien que le sauna est une tradition plusieurs fois millénaire. Même s&#8217;il faut avouer que sortir du sauna en maillot de bain en pleine nuit Lapone et encaisser plus de 100 degrés d’écart de température fait planer quelques doutes sur les vertus thérapeutiques de la pratique !</p>
<p><strong><img class="alignleft" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/56/Main_hall_ICEHOTEL_Sweden.jpg" alt="" width="180" height="270" />Le plus grand hôtel de glace du monde</strong></p>
<p>Depuis quelques années, la Laponie profite pleinement du tourisme, été comme hiver. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. Après un voyage au célèbre festival de la Neige de Sapporo (Japon), Yngve Bergqvist, président d’une association chargée du développement de la région, a l’idée d’utiliser la glace, le matériau le plus abondant en hiver, pour redynamiser une région désertée par les touristes pendant les mois d’hiver. Une idée saugrenue, mais qui fera des émules dans le monde entier.</p>
<p>Le premier hôtel de glace du monde est donc construit en 1990, dans le petit village de Jukkasjärvi, à une vingtaine de kilomètres de <strong>Kiruna</strong>. On est loin du vaste complexe d’aujourd’hui : la première mouture du bâtiment est en fait un simple hall d’exposition d’à peine 60 m². En 1992, quelques cabanes permettant un hébergement (au chaud) sont construites. Un soir, alors que plus aucun lit n’est disponible et que de nouveaux clients continuent de se présenter à la réception, l’association propose à ces derniers de passer la nuit dans le hall de glace. Yngve Bergqvist raconte qu’au matin, les clients «étaient fascinés par l’expérience, et leurs visages étaient illuminés de joie». Ainsi débuta réellement l’aventure de l’Ice Hotel.</p>
<p>Au fil des saisons, il augmenta peu à peu sa capacité, pour devenir le plus grand hôtel de glace du monde : 15 000 courageux y dorment chaque année, dans plus de 60 chambres réparties sur 5000 m², pour un total de près de 40 000 visiteurs par an. Pharaonique, pour un village d’à peine 500 habitants. Passer une nuit entre les murs immaculés de l’hôtel, engoncé dans un sac de couchage thermique jeté sur des peaux de rennes nécessite du courage, et nombreux sont les clients qui terminent leur nuit dans le hall (chauffé) de l’hôtel, incapable de résister aux -5°C qui y règnent. Il faut aussi résister aux tarifs, loin d’être gelés : de 250 à 600 € la nuit en haute-saison. Même la simple visite (20€) est dure à supporter pour le porte-monnaie, qui prend lui aussi un sacré coup de froid.</p>
<p>Beaucoup expliquent néanmoins que leur nuit a été une expérience inoubliable. Et pour cause, l’ambiance qui règne entre ces murs de glace a quelque chose de magique. Baignant dans une atmosphère bleutée et irréelle, isolées de tout bruit extérieur par les murs en neige, les suites ont un parfum paradoxal d’intemporalité. Et les -5°C ont des airs de canicule quand l’air extérieur est 25 degrés plus froid. Le charme de cet hôtel tient beaucoup aux sculptures qui en habillent les suites, différentes chaque année, rendant chaque suite complètement unique. Déambuler à sa guise dans les couloirs de l’hôtel et pénétrer dans toutes les suites est une surprise permanente.</p>
<p>Une surprise qui fond et rejoint la rivière à chaque printemps. Il faut donc, tous les ans, rebâtir entièrement l’hôtel. Et chaque année, le bal est le même. Au mois de mars, de gigantesques blocs de glace sont transportés depuis la rivière Torne voisine jusque dans des grands hangars réfrigérés, où ils sont stockés en vue de la construction de l&#8217;Hôtel, qui débute en général à la mi-novembre, lorsque les températures sont assez basses. De la neige « compactée » est alors disposée sur une vaste armature en métal pour constituer l’ossature du bâtiment. De nombreux artistes participent chaque année à l&#8217;édifice en sculptant la glace, pour orner les suites de l&#8217;hôtel, faisant de ce dernier une gigantesque œuvre d&#8217;art éphémère. Les 30 000 tonnes de neige et les 4000 tonnes de glace nécessaires à sa construction ne retournent à la rivière que le redoux venu (pas avant juin, donc).</p>
<p>Des hôtels de glace ont essaimé depuis un peu partout : de la Finlande et la Norvège voisines jusqu’en Roumanie ou au Canada. Celui de <strong>Kiruna</strong> fête cette année sa vingtième année d’exploitation et continue d’attirer des visiteurs venu des cinq continents. On peut même s’y marier. Dans un église de glace, évidemment.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4037/4410158167_6563ff2b7c.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p><strong>De l’espace au cinéma</strong></p>
<p>Si l’effervescence industrielle a un peu déserté les rues de <strong>Kiruna</strong>, la ville tente aujourd&#8217;hui une reconversion dans de nombreux domaines. Le premier d’entre eux est évidemment le tourisme. L’intérêt des touristes du monde entier, notamment britanniques, ne se dément pas : une liaison directe entre Londres et <strong>Kiruna</strong> est ouverte en hiver et de nombreux tour-opérateurs proposent en été des balades en motoneige ou en chiens de traineaux, de la pêche sur glace ou de la randonnée à ski. Mais c’est bien sûr en été que la saison touristique bat son plein, et les touristes sont nombreux à goûter à la nature sauvage et au soleil de minuit à vélo, à pied ou en kayak…</p>
<p>C’est aussi grâce au domaine spatial que la région se fait connaitre par delà les frontières du Royaume. Le siège de l’Agence Spatiale Suédoise se dresse au beau milieu de la lande laponne. Le centre de lancement Européen Esrange est lui aussi situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville. On y lance une trentaine de fusées par an, essentiellement pour étudier l’atmosphère. Pourquoi un pôle de recherche spatial au beau milieu de nulle part ? Sa proximité avec le pôle Nord rend plus aisée l’analyse des particules solaires capturées par les champs magnétiques convergents de la terre. De plus, les fusées peuvent plus facilement retomber sur terre sans dégât et sans infrastructures complexes dans une région quasi-désertique.</p>
<p>Kiruna sera en outre le deuxième lieu de lancement au monde de la navette Virgin Galactic, première initiative privée destinée à envoyer des touristes dans l’espace. Si le premier départ n’est prévu qu’en 2012, pas moins de 250 passagers ont déjà signé leur chèque de 1,4 millions de couronnes (140,000 €) nécessaire pour leur ticket. Le tourisme spatial, nouveau moteur touristique de la région ?</p>
<p>Autre domaine de reconversion original : le cinéma. La profusion de neige et le soleil permanent en été attirent les réalisateurs et professionnels du monde entier. Lars Von Trier y a par exemple tourné le fameux Dancer In The Dark, et prévoit d’y tourner son prochain film. Le gouvernement Suédois s’est récemment fait une mission de soutenir cette dynamique et renforcer cette industrie naissante.</p>
<p><strong>Un retour qui appelle d&#8217;autres départs</strong></p>
<p>C’est bien loin de ces préoccupations qu’après une nuit passée au camp, il nous faut repartir, non sans avoir goûté aux joies du ski de fond et du patin sur le lac gelé. Après trois jours dans le froid hostile et désertique, le retour à Stockholm est douloureux, mais je suis fort d’une certitude : je retournerai dans cette région fascinante, riche et sauvage, où la grandeur de la nature nous rapproche des autres et nous-mêmes.</p>
<p>Photo : Martin Vaillant pour Amphis d&#8217;@illeurs &#8211; Licence Creative Commons</p>
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		<title>Xinjiang: une semaine sur les marches (opprimées) de la Chine</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 08:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Baïetto</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Juillet 2009. Le Xinjiang, cette province de l&#8217;extrême ouest chinois, au coeur de l&#8217;Asie centrale, déboule sur les écrans de nos télés et à la une de nos journaux. A Urumqi, une centaine de Ouïghours, ethnie majoritaire dans la province, descendent dans la rue, ulcérés par le meurtre de plusieurs des leurs dans une usine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet 2009</strong>. Le Xinjiang, cette province de l&#8217;extrême ouest chinois, au coeur de l&#8217;Asie centrale, déboule sur les écrans de nos télés et à la une de nos journaux. A Urumqi, <strong>une centaine de Ouïghours</strong>, ethnie majoritaire dans la province, <strong>descendent dans la rue</strong>, ulcérés par le meurtre de plusieurs des leurs dans une usine du Guangdong. La situation dégénère et les Hans, ethnie majoritaire en Chine, sont pris pour cible. De <strong>représailles</strong> en répressions, d&#8217;<strong>arrestations</strong> en condamnations à mort, les autorités parviennent à rétablir l&#8217;ordre. A leur manière. Le coeur du problème, à savoir <strong>la marginalisation</strong> des populations locales au profit des nouveaux arrivants et<strong> le racisme</strong> dont elles sont victimes dans le reste du pays, n&#8217;est évidemment pas réglé.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
Tout comme son voisin tibétain, le Xinjiang voit s&#8217;affronter deux camps, aux positions profondément antagonistes</strong>. D&#8217;un côté, une population non-han, majoritairement ouïghoure, une religion, l&#8217;Islam, une langue, proche du Turc, <strong>un territoire tardivement rattaché à la Chine</strong> (18e siècle) et de temps à autre, quelques velléités d&#8217;indépendance. De l&#8217;autre, <strong>des intérêts colossaux</strong> – le Xinjiang, c&#8217;est 1/6e du territoire chinois, 25% de ses ressources énergétiques, 5400 km de frontière avec 8 pays et le lieu des expérimentations atomiques-, une élite politique et économique très largement han, une politique qui promet la carotte aux Hans et le bâton aux Ouïghours. Dans ce contexte, l&#8217;impossibilité est double. Impossible pour les Ouïghours d&#8217;accepter cette situation. Impossible pour Pékin de lâcher cette province. <strong>Récit d&#8217;une semaine passée sur cette ligne de front.</strong></p>
<div id="attachment_1722" class="wp-caption aligncenter" style="width: 403px"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG63911.JPG"><img class="size-large wp-image-1722   " title="Sur une route, à proximité du village de Tuyoq (Turpan)" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG63911-768x1024.jpg" alt="Sur une route, à proximité du village de Tuyoq (Turpan)" width="393" height="524" /></a><p class="wp-caption-text">Sur une route, à proximité du village de Tuyoq (Turpan)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier 2010.</strong> Profitant des vacances du nouvel an chinois, je quitte Pékin avec quelques amis. Après un détour par le sud, nous gagnons le Xinjiang, où nous passons une semaine. Première constatation, <strong>Internet et les SMS</strong>, coupés depuis les émeutes, ne sont toujours pas rétablis. D&#8217;Urumqi à Kashgar en passant par Turpan, les cybercafés ont mis la clé sous la porte. <em>[Aujourd'hui 22 mars 2010, 32 sites sont maintenant accessibles, ainsi que les services d'e-mail. Les SMS ont également été débloqués. Pour tout savoir sur l'art d'envoyer un mail au Xinjiang, c'est <a href="http://www.farwestchina.com/2010/03/art-of-sending-email-in-xinjiang.html" target="_blank">ici</a>]<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La propagande officielle</strong> est ici particulièrement vigoureuse. A l&#8217;entrée du parc de la colline rouge d&#8217;Urumqi, l&#8217;allée est couverte de petits drapeaux et de coquelicots en plastique. Plus loin, sur la colline, quatre caractères déclament à la ronde: <strong>“Longue vie à la patrie”</strong>.  A Kashgar, au coeur du pays ouïghour, des affiches à l&#8217;effigie de <strong>Deng Xiaoping</strong> vantent les bienfaits de l&#8217;ouverture économique dont le successeur de <strong>Mao</strong> fut l&#8217;artisan. Ce dernier quand à lui trône fièrement sur une réplique miniature de la place Tiananmen. Derrière lui, ce qu&#8217;il reste de la vieille ville ouïghoure, de ses petites rues couvertes, de ses maisons de briques et de torchis, de leurs portes colorées. A Kashgar, comme dans le reste de la Chine, les bulldozers s&#8217;activent et les quartiers historiques disparaissent. A peine laisse-t-on quelques rues pour le tourisme. Pour le reste, place au progrès et à ses immeubles uniformes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1716" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG5571.JPG"><img class="size-large wp-image-1716  " title="A Kashgar, Mao veille" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG5571-1024x768.jpg" alt="A Kashgar, Mao veille" width="491" height="369" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">A Kashgar, Mao veille</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;idéologie communiste</strong> vient se loger jusque dans les horloges. Un pays, un parti, un fuseau horaire. Contre toute logique. Officiellement, le Xinjiang est donc <strong>à l&#8217;heure de Pékin</strong>, pourtant situé à 3768 km à l&#8217;est d&#8217;Urumqi. Mais <strong>comme le soleil se préoccupe peu de communisme</strong>, la province vit officieusement avec 2h de retard sur Pékin ce qui rend la situation quelque peu cocasse, voire ridicule. Ainsi, à 9h du matin, il n&#8217;y a pas un chat dans les rues d&#8217;Urumqi. Mieux, dans un savoureux tour de passe-passe, les administrations ont aménagé leurs horaires: 10h-13h30, 16h-20h.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sécurité</strong> n&#8217;est pas en reste. Dans l&#8217;enceinte du musée régional d&#8217;Urumqi, un peloton d&#8217;<strong>une dizaine de soldats</strong>, casqués, mitraillettes en bandoulière. A Kashgar, c&#8217;est cette fois en pleine rue que nous croisons un peloton, <strong>avec boucliers anti-émeutes et matraques type batte de baseball</strong>. Ces derniers n&#8217;ont pas vingt ans et nagent dans leurs uniformes trop grands. Ils ne sont pas Hans, probablement Mongoles ou Tibétains. Prendre une minorité pour taper sur une autre minorité, c&#8217;est sans doute plus commode et moins risqué pour les autorités chinoises.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1717" class="wp-caption aligncenter" style="width: 452px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/Sécurité-Urumqi.jpg"><img class="size-large wp-image-1717   " title="Sécurité Urumqi" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/Sécurité-Urumqi-1024x512.jpg" alt="Des militaires dans l'enceinte du musée régionale d'Urumqi" width="442" height="221" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Des militaires dans l&#8217;enceinte du musée régionale d&#8217;Urumqi</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>La population locale</strong>, elle, se méfie. Pour la première fois en Chine, je me sens mal à l&#8217;aise. Nous comprenons très vite qu&#8217;il est préférable de ne pas parler chinois. Nous nous débrouillons donc avec nos mains, quelques mots de ouïghour et d&#8217;anglais. A Turpan, l&#8217;atmosphère est plus détendue. Parmi nos rencontres, un <strong>chauffeur de taxi</strong>. La conversation s&#8217;engage. Il est ouïghour mais s&#8217;adresse d&#8217;emblée à nous en chinois. Il n&#8217;a apparamment rien contre ceux qu&#8217;il appelle “the Chinese” mais proclame sa différence: la moustache, l&#8217;Islam et les traditions. Ici, poursuit-il, les deux communautés s&#8217;entendent plutôt bien. Mais les mariages mixtes restent une exception.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6 mois après, </strong>la situation est donc toujours tendue au Xinjiang. La solution qui consisterait à faire plus de place aux populations locales dans l&#8217;économie et l&#8217;administration de la province et à freiner les vagues d&#8217;immigration hans n&#8217;est pas envisageable pour Pékin, qui craint de perdre le contrôle. L&#8217;exil des personnalités fortes comme <strong>Rebiya Kadeer</strong>, ex-élue locale et désormais chef de file des Ouïghours en exil, et le risque du refuge dans le radicalisme religieux &#8211; en 2008, un attentat contre le poste de police de Kashgar a fait 16 morts &#8211; viennent compliquer la donne. C&#8217;est complexe, mais de toute façon, Pékin ne veut pas essayer, préférant réserver son peu d&#8217;attention pour ses minorités aux seuls musées où le &laquo;&nbsp;folklore&raquo;&nbsp; local est encensé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour aller plus loin &gt;</strong><br />
- <a href="http://chine.blog.lemonde.fr/2009/12/01/demolition-culturelle-14/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Demolition culturelle&raquo;&nbsp;</a> à Kashgar, par Gilles Sabrié, sur un oeil sur la Chine<br />
- <a href="http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Sur les routes d&#8217;Asie Centrale</a>, le blog de Sylvie Lasserre, journaliste<br />
-<a href="http://www.rue89.com/tag/ouigours"> Tous les articles consacrés aux Ouïghours</a> sur Rue89</p>
<div id="attachment_1720" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG5966.JPG"><img class="size-large wp-image-1720" title="La vieille ville de Kashgar" src="http://www.amphisdailleurs.com/wp-content/uploads/2010/03/CIMG5966-768x1024.jpg" alt="La vieille ville de Kashgar" width="491" height="655" /></a><p class="wp-caption-text">Dans une ruelle de la vieille ville de Kashgar</p></div>
<p><strong>Photos: Thomas Baïetto / <a href="http://www.flickr.com/photos/40577859@N07/" target="_blank">Amphis d&#8217;@illeurs</a> &#8211; Licence Creative Commons</strong></p>
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