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  <title>Le blog de l'Art de Changer</title>
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<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/07/05/57-le-patois-du-coach-systemique">
  <title>Le patois systémique</title>
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  <dc:date>2008-07-05T12:20:25+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Créer</dc:subject>
  <description>
Je vous ai raconté ici pourquoi j'ai résisté aux demandes répètées de clients - des coachs indépendants ou un responsable du coaching interne - qui désirent nourrir leurs pratiques de cette théorie vivante : la systémique ou l'art de la relation au c&amp;oelig;ur du coaching.J'ai finalement accepté ! Et, dès la rentrée, deux jours de formation sont programmés pour une équipe de coachs internes.Mais maintenant comment faire ?! Ou plutôt comment partager ce qui est au c&amp;oelig;ur de la systémique, vivant et fécond pour les coachs ? Et comment ne pas passer l'été à revoir et compiler les différentes écoles de pensée ? Comment ne pas plonger dans un exposé théorique et austère sur les "lois de la systémique" ?
Hier matin au petit-déjeuner et au jardin, moment propice à l'écriture, j'ai découvert une piste amusante et posé un premier pas : partager le patois du coach systémicien ! Comme un glossaire que les coachs auraient envie de lire ou relire après la formation.J'ai aussi trouvé ici le plaisir de créer et d'écrire avec la complicité du partage. Il me restera à créer une animation vivante pour susciter l'apprentissage et l'expérimentation entre pairs&amp;hellip; J'ai confiance dans l'émergence, la création chemin faisant. Tiens, voilà d'autres mots pour le glossaire !Voici en primeur les premiers mots de ce lexique qui va parfois au-delà du coaching : j'emprunte aussi à mon expérience de gestalt-thérapie. Coachs à la recherche d'autres outils que soi-même s'abstenir ;-)
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2"><a href="http://ze-matrix.skyrock.com/" target="_blank"><img width="200" height="160" align="left" class="contour" title="Neo dans Matrix, Elu de l'espece humaine, anomalie systemique inherente a la Matrice, qui peut la remodeler pour tuer les agents et liberer les esprits encore esclave de la matrice" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/Matrix.jpg" alt="" /></a>Je vous ai racont&eacute; ici pourquoi j'ai r&eacute;sist&eacute; aux demandes r&eacute;p&egrave;t&eacute;es de clients - des coachs ind&eacute;pendants ou un responsable du coaching interne - qui d&eacute;sirent nourrir leurs pratiques de cette th&eacute;orie vivante : la syst&eacute;mique ou <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/12/54-la-relation-au-cur-du-coaching">l'art de la relation au c&oelig;ur du coaching</a>.<br />J'ai finalement accept&eacute; ! Et, </font><font size="2">d&egrave;s la rentr&eacute;e</font>,<font size="2"> deux jours de formation sont programm&eacute;s pour une &eacute;quipe de coachs internes</font><font size="2">.<br />Mais maintenant comment faire ?! Ou plut&ocirc;t comment partager ce qui est au c&oelig;ur de la syst&eacute;mique, vivant et f&eacute;cond pour les coachs ? <br />Et comment ne pas passer l'&eacute;t&eacute; &agrave; revoir et compiler les diff&eacute;rentes &eacute;coles de pens&eacute;e ? Comment ne pas plonger dans un expos&eacute; </font><font size="2">th&eacute;orique et </font><font size="2">aust&egrave;re </font><font size="2">sur les &quot;lois de la syst&eacute;mique&quot; ?</font></p>
<p><font size="2">Hier matin au petit-d&eacute;jeuner et au jardin, moment propice &agrave; l'&eacute;criture, j'ai d&eacute;couvert une piste amusante et pos&eacute; un premier pas : partager le patois du coach syst&eacute;micien ! Comme un glossaire que les coachs auraient envie de lire ou relire apr&egrave;s la formation.<br />J'ai aussi trouv&eacute; ici le plaisir de cr&eacute;er et d'&eacute;crire avec la complicit&eacute; du partage</font><font size="2"><font size="2">. <br />Il me restera &agrave; cr&eacute;er une animation vivante pour susciter l'apprentissage et l'exp&eacute;rimentation entre pairs</font><font size="2">&hellip;</font><font size="2"> J'ai confiance dans l'&eacute;mergence, la cr&eacute;ation chemin faisant. Tiens, voil&agrave; d'autres mots pour le glossaire !<br />Voici en primeur les premiers mots de ce lexique qui va </font></font><font size="2"><font size="2">parfois </font></font><font size="2"><font size="2">au-del&agrave; du coaching : j'emprunte aussi &agrave; mon exp&eacute;rience de gestalt-th&eacute;rapie. Coachs &agrave; la recherche d'autres outils que soi-m&ecirc;me s'abstenir ;-)</font></font></p>
</div> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2"><span style="font-weight: bold;">Le patois du coach syst&eacute;mique</span><br style="font-weight: bold;" /><br /><span style="font-weight: bold;">R&eacute;sonance</span> : <span style="font-style: italic;">Les humains vibrent &agrave; l'unisson de leurs histoires</span>.<br />Le client et le coach se rencontrent,  se relient, se percutent, tissent une relation en r&eacute;sonance avec leur histoire de vie.<br />Le coach syst&eacute;mique sait d&eacute;tricoter ce qui appartient &agrave; son roman personnel. Il peut nommer ces r&eacute;sonances, les refl&eacute;ter au client. Alors le client apprend &agrave; son tour &agrave; d&eacute;m&ecirc;ler le fil de ses relations, prendre conscience de ce qu'il joue ou rejoue ici et l&agrave;&hellip;<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Reflet</span> : <span style="font-style: italic;">Ce qui se passe ici et maintenant, dans la relation, est en reflet de ce qui se joue l&agrave;-bas. C'est aussi parfois la r&eacute;p&eacute;tition d'une histoire d'ailleurs et autrefois</span>.<br />Le client reproduit avec son coach la relation qui le freine ou le bloque dans ses relations avec son &eacute;quipe, son patron ou ses pairs. <br />Le coach syst&eacute;mique n'a pas besoin &quot;d'intervenir&quot; dans l'entreprise pour &quot;observer&quot; son client. Il est simplement pr&eacute;sent &agrave; lui-m&ecirc;me, &agrave; ses r&eacute;sonances, attentif &agrave; ce qui se cr&eacute;e dans la relation, ici et maintenant. Il met ce mat&eacute;riau au service de son client sous forme d'hypoth&egrave;ses ou de questions, par exemple : </font><font size="2">&laquo; </font><font size="2">Comment ce qui se passe ici, entre nous, parle de ce que vous vivez, l&agrave;-bas ? </font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> <br />Chacun de nous reproduit, dans son champ professionnel, des morceaux de son histoire personnelle et pass&eacute;e. Nos relations sont alors la r&eacute;p&eacute;tition de sc&eacute;narios inachev&eacute;s, de d&eacute;sirs insatisfaits et inconscients (par exemple la demande, souvent insatiable, de reconnaissance</font><font size="2">&hellip;</font><font size="2"> ou d'amour</font><font size="2">&hellip;</font><font size="2">). <br />Le coach syst&eacute;mique n'a pas peur de voyager dans le temps avec son client, de cheminer &agrave; travers la trame de son histoire de vie. Une question cl&eacute; alors : &laquo; Ce qui se passe ici, a peut-&ecirc;tre un air de famille avec une histoire qui vous est famili&egrave;re ? &raquo;<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Sympt&ocirc;me</span> : <span style="font-style: italic;">Un sympt&ocirc;me est une mani&egrave;re pour un humain d'&ecirc;tre en relation. En relation avec soi, avec l'autre, avec sa famille, avec son histoire</span></font><font size="2" style="font-style: italic;">&hellip;</font><font size="2"><span style="font-style: italic;"></span> <br />Ainsi dans une famille, un enfant peut interagir d'une mani&egrave;re jug&eacute;e dysfonctionnelle. Il est le &quot;porteur du sympt&ocirc;me&quot;, le &quot;patient d&eacute;sign&eacute;&quot; par le couple parental ou la fratrie. Ce sympt&ocirc;me parle d'une mani&egrave;re singuli&egrave;re de fonctionner dans cette famille. Il y a ici une fonction positive, un besoin cach&eacute; pour la famille, qui reste &agrave; d&eacute;couvrir. Un sympt&ocirc;me est une comp&eacute;tence.<br />Cela se joue aussi dans les familles professionnelles : un coaching prescrit &agrave; un manager pour corriger un comportement jug&eacute; inad&eacute;quat, &quot;non performant&quot; ou pour &quot;d&eacute;velopper son savoir-&ecirc;tre&quot;</font><font size="2">&hellip;</font><br /><font size="2">Le coach syst&eacute;mique n'utilise pas de tests, de profils de personnalit&eacute; (PCM, MBTI</font><font size="2">&hellip;</font><font size="2">) ou de classifications psychopathologiques. Il d&eacute;colle les &eacute;tiquettes pos&eacute;es sur le client et sait d&eacute;couvrir la comp&eacute;tence derri&egrave;re le sympt&ocirc;me.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Hom&eacute;ostasie</span> : <span style="font-style: italic;">Tout &ecirc;tre humain soumis aux pressions du changement exerce des pressions oppos&eacute;es et de m&ecirc;me intensit&eacute;</span>.<br />L'hom&eacute;ostasie est un principe de r&eacute;gulation et d'&eacute;quilibre au c&oelig;ur du vivant : maintien de la temp&eacute;rature de notre corps, du taux de glyc&eacute;mie</font><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"> autour de constantes&hellip;</span><br /><font size="2">Ce que certains appellent &quot;une r&eacute;sistance au changement&quot; est une comp&eacute;tence, un ajustement cr&eacute;atif pour maintenir un &eacute;quilibre </font><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">qui est vital</span><font size="2">. <br />Le client qui &quot;r&eacute;siste&quot; au coach - quand celui-ci pousse son savoir, ses th&eacute;ories, ses hypoth&egrave;ses, ses intentions de changement - est un client vivant !<br />Et c'est d'abord le d&eacute;sir qui est au c&oelig;ur du processus de changement.<br />Si le coach syst&eacute;mique n'avait qu'une seule question pour accompagner chaque client, ce serait : </font><font size="2">&laquo; </font><font size="2">Quel est votre d&eacute;sir pour ce coaching ? </font><font size="2">&raquo;</font><br /><font size="2">Mais comme le d&eacute;sir est connot&eacute; ou tabou, le coach pose une question plus &eacute;cologique : </font><font size="2">&laquo; </font><font size="2">Quelle est votre demande ? </font><font size="2">&raquo;</font></p>
</div>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/28/56-amitie">
  <title>Amitié et psy</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/28/56-amitie</link>
  <dc:date>2008-06-28T11:22:20+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Lire</dc:subject>
  <description>Je partage depuis quelques semaines, ici et là, le plaisir de plonger dans un livre étonnant : Lettres à une jeune psychanalyste de Heitor O'Dwyer de Macedo (publié chez Stock, collection l'autre pensée).Livre étonnant et même "révolutionnaire" nous dit la quatrième de couverture ! 
Révolutionnaire car l'auteur, brésilien, appartient à cette génération contrainte à l'exil, après le coup d'État militaire en 1964 au Brésil. A cette époque, dans la cité latino-américaine, la pensée était la seule arme face à la dictature et la brutalité. Il n'y avait alors « pas de différence entre la psychanalyse, le courage et la nécessité de penser, l'exigence de créativité maximale et l'engagement permanent dans le monde. »
Révolutionnaire aussi quand l'auteur postule que l'amitié est le ressort de la relation entre le psy et son patient, le ressort et le support du transfert : « L'éthique de la psychanalyse et l'éthique de l'amitié sont la même chose. »C'est aussi l'amitié qui relie l'auteur de ces lettres à la jeune psychanalyste, son élève qui le bouscule dans ses habitudes, ses modes de pensée. Lui aussi la "bouscule" ! Comme deux compagnons qui cheminent et partagent passionnément leurs théories, leurs questions et leurs pratiques.L'amitié est aussi présente lorsque l'auteur parle de ses maîtres : Françoise Dolto, Gisela Pankow, Victor Smirnoff... Il leur rend ici hommage et nous transmet un peu de leur pratique passionnée et vivifiante.Certaines lettres sont didactiques, parfois ardues, réservées alors aux initiés ou aux coachs qui n'ont pas peur de leur ombre de la psychanalyse comme une source féconde pour notre métier.Voici le début d'une lettre qui vous donnera peut-être envie de visiter l'atelier de cet artisan amoureux de son art et qui partage sa passion  pour « toutes les fragilités délicates qui constituent une existence humaine. »
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2"><a href="http://www.editions-stock.fr/livre/stock-303017-Lettre-a-une-jeune-psychanalyste-hachette.html" target="_blank"><img width="140" height="233" align="left" class="contour" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/deMacedo.jpg" title="Lettres à une jeune psychanalyste" alt="" /></a>Je partage depuis quelques semaines, <a target="_blank" href="http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021ljxwaeo87l8q&amp;forumId=00225woklehx81hx&amp;threadId=0022e37poneo2wjy">ici</a> et <a target="_blank" href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/06/48-coaching-a-modeler#c382">l&agrave;</a>, le plaisir de plonger dans un livre &eacute;tonnant : <span style="font-weight: bold;">Lettres &agrave; une jeune psychanalyste</span> de Heitor O'Dwyer de Macedo (publi&eacute; chez Stock, collection l'autre pens&eacute;e).<br />Livre &eacute;tonnant et m&ecirc;me &quot;r&eacute;volutionnaire&quot; nous dit la quatri&egrave;me de couverture ! <br /></font></p>
<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2">R&eacute;volutionnaire car l'auteur, br&eacute;silien, appartient &agrave; cette g&eacute;n&eacute;ration contrainte &agrave; l'exil, apr&egrave;s le coup d'&Eacute;tat militaire en 1964 au Br&eacute;sil. <br />A cette &eacute;poque, dans la cit&eacute; latino-am&eacute;ricaine, la pens&eacute;e &eacute;tait la seule arme face &agrave; la dictature et la brutalit&eacute;. Il n'y avait alors &laquo; <span style="font-style: italic;">pas de diff&eacute;rence entre la psychanalyse, le courage et la n&eacute;cessit&eacute; de penser, l'exigence de cr&eacute;ativit&eacute; maximale et l'engagement permanent dans le monde</span>. &raquo;</font></p>
<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2">R&eacute;volutionnaire aussi quand l'auteur postule que l'amiti&eacute; est le ressort de la relation entre le psy et son patient, le ressort et le support du transfert : &laquo; <span style="font-style: italic;">L'&eacute;thique de la psychanalyse et l'&eacute;thique de l'amiti&eacute; sont la m&ecirc;me chose</span>. &raquo;<br />C'est aussi l'amiti&eacute; qui relie l'auteur de ces lettres &agrave; la jeune psychanalyste, son &eacute;l&egrave;ve qui le bouscule dans ses habitudes, ses modes de pens&eacute;e. Lui aussi la &quot;bouscule&quot; ! Comme deux compagnons qui cheminent et partagent passionn&eacute;ment leurs th&eacute;ories, leurs questions et leurs pratiques.<br />L'amiti&eacute; est aussi pr&eacute;sente lorsque l'auteur parle de ses ma&icirc;tres : Fran&ccedil;oise Dolto, Gisela Pankow, Victor Smirnoff... Il leur rend ici hommage et nous transmet un peu de leur pratique passionn&eacute;e et vivifiante.<br />Certaines lettres sont didactiques, parfois ardues, r&eacute;serv&eacute;es alors aux initi&eacute;s ou aux coachs qui n'ont pas peur <span style="text-decoration: line-through;">de leur ombre</span> de la psychanalyse comme une source f&eacute;conde pour notre m&eacute;tier.<br /><br />Voici le d&eacute;but d'une lettre qui vous donnera peut-&ecirc;tre envie de visiter l'atelier de cet artisan amoureux de son art et qui partage sa passion  pour &laquo; <span style="font-style: italic;">toutes les fragilit&eacute;s d&eacute;licates qui constituent une existence humaine</span>. &raquo;</font></p>
<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2"><br /></font></p> <div style="text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">&laquo; </span><span style="font-family: Tahoma; font-weight: bold;">La sant&eacute; psychique</span></font><br style="font-family: Tahoma; font-weight: bold;" /></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">Ch&egrave;re amie,</span></font><span style="font-family: Tahoma;"></span><br /><span style="font-family: Tahoma;"><font size="2">Comment faire autrement ? Elle a eu de la chance, cette femme, de vous rencontrer. De rencontrer quelqu'un qui sache distinguer la psychopathologie de ce qui constitue notre humanit&eacute; &agrave; tous.</font></span><br /><span style="font-family: Tahoma;"><font size="2">Il n'y pas longtemps, j'ai re&ccedil;u une demande semblable. Un homme qui venait de perdre son aim&eacute;e de fa&ccedil;on brutale. Il &eacute;tait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;. Il hurlait sa douleur, son amour inemploy&eacute;. L'absurdit&eacute; de l'existence. Je lui ai dit que j'essaierais de l'aider. Je n'ai pas dit &laquo; aider &agrave; traverser cette exp&eacute;rience &raquo; - parce que, lorsqu'on vit une telle douleur, on pense que c'est pour toujours. Mais, tout de suite, j'ai affirm&eacute; : &laquo; Le mode par lequel vous vivez la mort de votre femme, l'ampleur de votre souffrance, votre col&egrave;re contre l'existence, votre effondrement, tout cela est preuve de sant&eacute; psychique. Vous dites que vous &ecirc;tes malade de douleur. Et comment ne pas l'&ecirc;tre quand on perd l'&ecirc;tre qu'on aime le plus ? Vous dites ne plus avoir envie de vire. Mais comment continuer lorsque la personne qui &eacute;tait votre appui dans la vie, tout d'un coup, dispara&icirc;t ? Si vous n'&eacute;tiez pas malade de douleur, si vous n'aviez pas envie de mourir, alors l'amour que vous ressentez pour votre aim&eacute;e n'aurait pas exist&eacute;, n'aurait pas &eacute;t&eacute; vrai. La sant&eacute; psychique consiste &agrave; se permettre de vivre ce que l'on a &agrave; vivre. Le pathologique aurait &eacute;t&eacute; de se d&eacute;fendre contre cette douleur, la maladie aurait &eacute;t&eacute; de nier la peine, la perte. &raquo;</font></span><br style="font-family: Tahoma;" /></div>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">L'homme &eacute;tait soulag&eacute; et d&eacute;&ccedil;u. Je pouvais deviner le soulagement par l'accalmie que je ressentais en lui apr&egrave;s mes paroles. L'accalmie et la fatigue. Une immense fatigue prenait la place d'une tension psychique infernale. Dans l'&eacute;motion qui &eacute;tait la mienne, j'&eacute;tais tr&egrave;s content pour lui de sa fatigue. Parce que, la fatigue, c'est le corps qui reprend ses droits dans le moment pr&eacute;sent. Une pr&eacute;sence au temps pr&eacute;sent, aussi courte soit-elle, repose.<br />Pour lui, consciemment, ce qui dominait c'&eacute;tait la d&eacute;ception. Il avait eu le fol espoir qu'on puisse le gu&eacute;rir de cet abandon, de cette b&eacute;ance. En fait, il a eu le fol espoir qu'on puisse le gu&eacute;rir de la vie. Et, en m&ecirc;me temps, &eacute;videmment, il savait cela impossible. Mais, a-t-il d&ucirc; se dire, pourquoi ne pas tenter sa chance, peut-&ecirc;tre trouverait-il un psychopathologue pour convenir que toute souffrance n'&eacute;tait pas bien du tout, qu'il fallait supprimer, comme un kyste, au besoin &agrave; coups d'antid&eacute;presseurs, pour que la bonne humeur revienne et que &laquo; &ccedil;a &raquo; reparte. Le b&eacute;n&eacute;fice avec un tel personnage redoutable aurait &eacute;t&eacute; la haine. Ou plut&ocirc;t : un endroit o&ugrave; poser sa haine abstraite contre le destin, o&ugrave; le dramatiser. L'inconscient ne se trompe jamais et notre ami, qui &eacute;tait capable de reconna&icirc;tre que ce qu'il &eacute;prouvait &eacute;tait ce qu'il avait &agrave; vivre, n'aurait pas m&eacute;connu l'imposture &ndash; ce qui ne l'aurait peut-&ecirc;tre pas emp&ecirc;ch&eacute;&quot; de s'en servir un temps, comme un r&eacute;pit, un placebo contre la solitude, pour l'illusion d'&ecirc;tre moins seul.</font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">L'attitude de bon sens, donc la plus simple et, parce que la plus simple, la plus difficile, la plus complexe, est celle propos&eacute;e par Winnicott : la promesse d'&ecirc;tre l&agrave;, l'affirmation cat&eacute;gorique qu'il est possible d'&ecirc;tre seul en pr&eacute;sence d'un autre, d'&ecirc;tre seul avec quelqu'un d'autre. [&hellip;] &raquo;</font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">Quelques lettres plus loin, un autre extrait sous la forme d'une histoire &agrave; propos de cet homme, de la cl&ocirc;ture de l'analyse, de l'angoisse :</font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">&laquo; Cela faisait d&eacute;j&agrave; plusieurs mois que nous nous rencontrions. La vie avait repris ses droits, la douleur &eacute;tait moins vive, des projets avaient repris corps. Je lui demande, alors, ce qui le fait encore venir. A mon grand &eacute;tonnement il me r&eacute;pond : &laquo; Je partirai quand je ne sentirai plus aucune angoisse. &raquo;<br /></font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">Comme il &eacute;tait bon connaisseur de la Bible, je lui ai invent&eacute; l'histoire suivante &ndash; dont je me suis servi souvent apr&egrave;s : <br /></font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">&laquo; Lorsque Dieu a fini de cr&eacute;er le monde il a voulu se reposer. Peine perdue, il &eacute;tait insomniaque, et on le comprend. Rapidement, puisqu'il &eacute;tait Dieu, il se rend compte que c'est l'angoisse qui l'emp&ecirc;che de dormir. Et alors, pour en finir avec son insomnie divine, il a une id&eacute;e non moins divine : il d&eacute;cide de partager son angoisse avec tous les hommes &agrave; venir. Chose pens&eacute;e chose faite, et il a pu trouver sommeil et r&ecirc;ve. L'angoisse est donc la part divine de l'homme. C'est pourquoi, au lieu de la combattre, on doit apprendre &agrave; recevoir cette invit&eacute;e prestigieuse, &agrave; faire bon usage de sa pr&eacute;sence. &raquo;</font></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">D&eacute;couvrir des articles de l'auteur sur Quatrieme-Groupe.org : <br /></font></font></p>
<ul>
    <li><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2"><a href="http://quatrieme-groupe.org/pdf/le_livre_qui_nous_manquait.pdf" target="_blank">Le livre qui nous manquait</a> : &quot;Au-del&agrave; du Trauma, l'Histoire&quot; de Fran&ccedil;oise Davoine et Jean-Max Gaudilli&egrave;re. Un ouvrage &eacute;tonnant sur les rapports entre folie et lien social.</font></font><br /></li>
</ul>
<ul>
    <li><font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2"><a href="http://quatrieme-groupe.org/pdf/refabert_macedo.pdf " target="_blank">Le t&eacute;moin</a>, en r&eacute;f&eacute;rence aux travaux de Philippe Refabert.</font></font></li>
</ul>
<font size="2" style="font-family: Tahoma;"><font size="2">&nbsp;<br /></font></font>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/20/55-le-coach-coupe-en-deux">
  <title>Le coach coupé en deux ?</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/20/55-le-coach-coupe-en-deux</link>
  <dc:date>2008-06-20T16:02:53+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Paroles de coachs</dc:subject>
  <description>
Après un premier "billet vidéo" sur le coaching comme un Art de vivre, puis un échange, sans détours ni tabous, sur les enjeux ou les jeux de  La première rencontre, voici un autre instant complice avec Stéphane Einhorn : quand le coach se coupe en deux ou se laisse "envahir" par l'histoire de son client&amp;hellip;
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">Apr&egrave;s un premier &quot;billet vid&eacute;o&quot; sur le coaching comme un <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/04/24/47-art-de-vivre">Art de vivre</a>, puis un &eacute;change, sans d&eacute;tours ni tabous, sur les enjeux ou les jeux de&nbsp; <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/22/51-casting">La premi&egrave;re rencontre</a>, voici un autre instant complice avec <a target="_blank" href="http://www.coach-et-moi.fr/">St&eacute;phane Einhorn</a> : <span style="font-style: italic;">quand le coach se coupe en deux ou se laisse &quot;envahir&quot; par l'histoire de son client&hellip;</span></span><br style="font-family: Tahoma;" /></font></p>
</div> <div style="text-align: justify;">
<p><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;"><object width="400" height="302">
<param value="true" name="allowfullscreen" />
<param value="always" name="allowscriptaccess" />
<param value="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=1202334&amp;server=www.vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" name="movie" />	<embed width="400" height="302" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=1202334&amp;server=www.vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1"></embed></object><br /><font size="1"><a href="http://www.vimeo.com/1202334?pg=embed&amp;sec=1202334">coaching &amp; histoires de vie</a></font> <br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">Lire aussi <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/02/05/36-fusion-et-de-fusion">l'histoire de Maud</a> : la relation de coaching comme un espace o&ugrave; il ne s'agit pas seulement </span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">de reconna&icirc;tre les histoires </span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">qui se rejouent, mais aussi d'ouvrir &agrave; ce qui &eacute;tait </span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">jusqu'alors </span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">emp&ecirc;ch&eacute;, impens&eacute;&hellip;  <br /></span></font></p>
<br /></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/12/54-la-relation-au-cur-du-coaching">
  <title>La relation au cœur du coaching</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/12/54-la-relation-au-cur-du-coaching</link>
  <dc:date>2008-06-12T09:56:33+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Créer</dc:subject>
  <description>
La vie vient parfois nous réveiller là où nous voulons nous assoupir !Un coach que j'accompagne en supervision individuelle me demande de lui transmettre ce qui chaque mois est au c&amp;oelig;ur de nos séances : le travail dans l'ici et maintenant, l'utilisation de mes résonances, nos escalades ou nos impasses relationnelles souvent en reflet des blocages de ses clients, de ses blocages personnels...
Un autre confrère, jusqu'alors fan de GAP's, a préféré rejoindre un espace de supervision « plus théorique et outillé »&amp;hellip;Et, depuis plus d'un an, un responsable du coaching interne me sollicite pour former son équipe à l'utilisation de la systémique en coaching. 
Je temporise et recommande les livres de mes maîtres : Guy Ausloos, François Balta, Mony Elkaïm, Françoise Kourilsky, Jacques-Antoine Malarewicz&amp;hellip; Mais rien n'y fait !
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2"><a target="_blank" href="http://www.galerie-paschos.com/fr/fiche_artiste.php?Id_fiche=6"><img width="150" height="150" align="left" alt="" class="contour" title="Didier CHORT Tous les chemins" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/Tous les chemins.jpg" /></a>La vie vient parfois nous r&eacute;veiller l&agrave; o&ugrave; nous voulons nous assoupir !<br /></font><font size="2">Un coach que j'accompagne en supervision individuelle me demande de lui transmettre ce qui chaque mois est au c&oelig;ur de nos s&eacute;ances : le travail dans l'ici et maintenant, </font><font size="2">l'utilisation de mes r&eacute;sonances, </font><font size="2">nos escalades ou nos impasses relationnelles souvent en reflet des </font><font size="2">blocages <span style="text-decoration: line-through;">de ses clients</span></font><font size="2">, de ses blocages personnels...</font></p>
<p><font size="2">Un </font><font size="2">autre </font><font size="2">confr&egrave;re, jusqu'alors fan de <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?gap">GAP's</a>, a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; rejoindre un espace de supervision &laquo; <span style="font-style: italic;">plus th&eacute;orique et outill&eacute;</span> &raquo;&hellip;<br />Et, depuis plus d'un an, un responsable du coaching interne me sollicite pour former son &eacute;quipe &agrave; l'utilisation de la syst&eacute;mique en coaching. <br /></font></p>
<p><font size="2">Je temporise et recommande les livres de mes ma&icirc;tres : <a target="_blank" href="http://www.edition-eres.com/resultat.php?Id=292&amp;Critere=Guy%20Ausloos">Guy Ausloos</a>, <a href="http://www.esf-editeur.fr/detail/258/systemique-avec-les-mots-de-tous-les-jours--la-.html" target="_blank">Fran&ccedil;ois Balta</a>, <a target="_blank" href="http://www.francemanagement.com/www/index.php?pid=78">Mony Elka&iuml;m</a></font><font size="2">, </font><font size="2"><a target="_blank" href="http://www.dunod.com/pages/ouvrages/ficheouvrage.asp?id=51835">Fran&ccedil;oise Kourilsky</a>, </font><a href="http://www.amazon.fr/R%C3%A9ussir-son-coaching-approche-syst%C3%A9mique/dp/2744062510" target="_blank"><font size="2">Jacques-Antoine Malarewicz</font></a><font size="2">&hellip; Mais rien n'y fait !</font><font size="2"><br /></font></p>
</div> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">Alors, finalement, je mets de c&ocirc;t&eacute; </font><font size="2">ma pr&eacute;f&eacute;rence pour l'exp&eacute;rientiel plut&ocirc;t que les th&eacute;ories, </font><font size="2">de c&ocirc;t&eacute; aussi le plaisir </font><font size="2">de vivre la relation plut&ocirc;t que la mod&eacute;liser </font><font size="2">;-)<br />Et je cr&eacute;e un atelier en groupe de pairs pour partager ce qui me semble au c&oelig;ur de notre m&eacute;tier : <span style="font-style: italic;">Les essentiels de la syst&eacute;mique</span>, pour les coachs qui aiment plonger dans la relation.<br />Une nouvelle cr&eacute;ation qui enrichira aussi les fans de GAP's ;-)</font></p>
<p><font size="2">D&eacute;couvrir l'atelier </font><font size="2"><a target="_blank" href="http://blog.art-de-changer.com/share/File/Essentiels de la systemique.pdf">Les essentiels de la syst&eacute;mique</a> pour apprendre &agrave; percevoir ce qui se joue d&egrave;s la premi&egrave;re rencontre et s'amplifie au fil des s&eacute;ances, </font><font size="2">pour utiliser ses r&eacute;sonances personnelles, </font><font size="2">susciter l'&eacute;mergence, </font><font size="2">faire alliance avec l'inattendu</font><font size="2">, co-cr&eacute;er et </font><font size="2">exp&eacute;rimenter avec chaque client</font><font size="2">&hellip; <br /></font></p>
<p><font size="2">Et des exemples de ces <span style="font-style: italic;">petits </span>signes que nos clients nous adressent parfois pour nous en dire <span style="font-style: italic;">beaucoup</span>&hellip; au d&eacute;tour d'un th&eacute;&hellip; ou avec le pendentif color&eacute; d'un collier : lire ou relire l'histoire de <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2007/12/12/29-dans-l-intimite-du-coaching">Barbara</a>, cette femme qui h&eacute;site entre puissance et impuissance, entre diriger ou &ecirc;tre guid&eacute;e et qui invite son coach &agrave; affronter ses d&eacute;mons personnels !<br /><br /></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/04/53-je-projette-tu-projettes">
  <title>Je projette, tu projettes…</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/06/04/53-je-projette-tu-projettes</link>
  <dc:date>2008-06-04T12:35:10+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Pense-Bêtes ©</dc:subject>
  <description>La sollicitation paradoxale c'est l'un des Pense-Bêtes © créé par Florence KAZANDJIAN et partagé ici comme le premier d'une collection originale.Voici une autre création qui conjugue nos savoir-faire dans l'univers du changement et du coaching. Ce mois-ci : les projections&amp;hellip;Appels de phare !Alain roule de nuit, sur l'autoroute, tranquillement. Soudain, derrière lui, un automobiliste fait des appels de phare.Alain ne comprend pas : il roule sur la voie lente et ne gêne pas ! Mais rien n'y fait, l'automobiliste répète ses appels sans doubler.Excédé, Alain se jure de lui dire ce qu'il pense au prochain péage.Et justement le péage arrive. Alain sort de sa voiture, vient trouver l'automobiliste qui lui dit&amp;hellip;A votre avis, que lui dit-il ?&amp;bull;	« Faut pas rouler la nuit quand on a peur du noir ! »&amp;bull;	« Tu veux te battre ?! »</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; font-family: Tahoma;"><font size="2">La <a style="font-style: italic;" href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/04/03/44-ca-resiste">sollicitation paradoxale</a> c'est l'un des Pense-B&ecirc;tes &copy; cr&eacute;&eacute; par Florence KAZANDJIAN et partag&eacute; ici comme le premier d'une collection originale.<br />Voici une autre cr&eacute;ation qui conjugue nos savoir-faire dans l'univers du changement et du coaching. Ce mois-ci : les projections&hellip;<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Appels de phare !<br /></span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;" /><img width="160" height="160" align="left" alt="" class="contour" title="Les Pense-Betes Florence Kazandjian" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/appeldephare.jpg" />Alain roule de nuit, sur l'autoroute, tranquillement. Soudain, derri&egrave;re lui, un automobiliste fait des appels de phare.<br />Alain ne comprend pas : il roule sur la voie lente et ne g&ecirc;ne pas ! <br />Mais rien n'y fait, l'automobiliste r&eacute;p&egrave;te ses appels sans doubler.<br />Exc&eacute;d&eacute;, Alain se jure de lui dire ce qu'il pense au prochain p&eacute;age.<br />Et justement le p&eacute;age arrive. <br />Alain sort de sa voiture, vient trouver l'automobiliste qui lui dit&hellip;<br /><br />A votre avis, que lui dit-il ?<br /></font><font size="2">&bull;	</font><font size="2">&laquo; Faut pas rouler la nuit quand on a peur du noir ! &raquo;<br /></font><font size="2">&bull;	</font><font size="2">&laquo; Tu veux te battre ?! &raquo;<br /></font></p> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">Il lui dit simplement : &laquo; Depuis 20 km, j'essaie de vous pr&eacute;venir : vous avez oubli&eacute; votre portefeuille &agrave; la station essence ! &raquo;</font></p>
<p><font size="2"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Projections et r&eacute;alit&eacute;s</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;" />Alain ne peut imaginer une autre r&eacute;alit&eacute; car il vit la situation &agrave; partir de ses projections personnelles.<br />Chacun de nous projette sa r&eacute;alit&eacute; sur l'autre. Et chacun de nous est une surface de projection pour l'autre.<br />Nos projections sont le r&eacute;sultat de notre &eacute;ducation, de nos croyances, de nos exp&eacute;riences, de nos peurs&hellip;<br /><br />Un manager a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; identifier ce qu'il projette sur ses collaborateurs : ce sont souvent des zones d'ombre qu'il n'accepte pas et qui empoisonnent les relations. <br />Par exemple, ce dirigeant qui veut se s&eacute;parer de sa directrice de l'Organisation et de la Qualit&eacute; : il la juge &quot;trop molle&quot;, trop souple</font><span lang="EN-US" style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&hellip;<br /></span><font size="2">Il d&eacute;couvre, par un travail d'&eacute;lucidation, que cette souplesse est une &quot;qualit&eacute;&quot; qui lui appartient aussi ! Et qu'elle est une ressource cl&eacute; pour son organisation. Ainsi, les proc&eacute;-dures se conjuguent avec <span style="text-decoration: line-through;">les proc&eacute;-molles</span> l'intuitif, le cr&eacute;atif&hellip; Comme le masculin a aussi besoin du f&eacute;minin pour cr&eacute;er !<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Des questions pour d&eacute;tricoter nos projections :</span><br /></font></p>
<ul>
    <li><font size="2">Qu'est-ce que j'observe dans cette situation ?</font></li>
    <li><font size="2">Qu'est-ce que je ressens ?</font></li>
    <li><font size="2">A quoi cela me fait penser ?</font></li>
</ul>
<p><font size="2">Puis, sur la m&ecirc;me situation :<br /></font></p>
<ul>
    <li><font size="2">Qu'est-ce que je peux percevoir d'autre ?</font></li>
    <li><font size="2">Quel autre ressenti ?</font></li>
    <li><font size="2">Quelle autre image me vient ?</font></li>
</ul>
<p><font size="2"><img width="205" height="58" align="left" class="contour" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/LogoPenseBetes.jpg" alt="" /><br /></font></p>
<p><font size="2">Contact: <a href="mailto:f.kazandjian@pense-betes.com">Florence KAZANDJIAN</a> <br /></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /></p>
<p><font size="2">Si vous &ecirc;tes Responsable de Formation, mettez des Pense-B&ecirc;tes &copy; dans vos stages ! Concentr&eacute;s originaux d'intelligence &eacute;motionnelle et de rep&egrave;res didactiques, ils permettent de d&eacute;coder des situations d&eacute;licates et partager les habilet&eacute;s essentielles d'un m&eacute;tier : management, commercial&hellip;<br /></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/30/52-confiance-en-soi">
  <title>Confiance en soi</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/30/52-confiance-en-soi</link>
  <dc:date>2008-05-30T18:35:52+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Instant de coaching</dc:subject>
  <description>« Je ne sais pas quelle note lui donner ? Elle n'a pas confiance en elle ! »Marie-Anne est DRH et accompagne un étudiant dans le cadre d'un tutorat Entreprise-Université. Elle doit clore ce parcours par une évaluation. Nous sommes en séminaire et c'est l'heure de la pause.  Elle m'a pris à part, pour un "conseil de coach" ! 
 
Elle poursuit :- Cette jeune femme n'a pas confiance en elle ! Et la note risque de la déstabiliser ? - Marie-Anne, si pendant un instant, un instant seulement, vous aviez confiance en&amp;hellip; confiance en elle&amp;hellip; - Oui ! Et alors ?- Alors quelle note lui donneriez-vous ?- J'aimerais une note qui l'encourage !- Et quelle est cette note ?- Je ne sais pas trop ? Une note pour l'encourager ne serait pas la réalité ! </description>
  <content:encoded><![CDATA[<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2"><a target="_blank" href="http://www.justinebeckett.com/illust(3)_COO.htm"><img width="139" height="190" align="left" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/JustineBeckettCOO.gif" class="contour" title="www.justinebeckett.com" alt="" /></a>&laquo; <span style="font-style: italic;">Je ne sais pas quelle note lui donner ? Elle n'a pas confiance en elle ! </span>&raquo;<br /><br /></font><font size="2">Marie-Anne </font><font size="2">est DRH et accompagne un &eacute;tudiant dans le cadre d'un tutorat Entreprise-Universit&eacute;. Elle doit clore ce parcours par une &eacute;valuation. Nous sommes en s&eacute;minaire et c'est l'heure de la pause.  </font><font size="2">Elle </font><font size="2">m'a pris &agrave; part, pour un &quot;conseil de coach&quot; ! <br /></font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Tahoma; text-align: justify;"><font size="2">Elle </font><font size="2">poursuit :<br />- Cette jeune femme n'a pas confiance en elle ! Et la note risque de la d&eacute;stabiliser ? <br />- Marie-Anne, si pendant un instant, un instant seulement, vous aviez confiance en&hellip; confiance en elle&hellip; <br />- Oui ! Et alors ?<br />- Alors quelle note lui donneriez-vous ?<br />- J'aimerais une note qui l'encourage !<br />- Et quelle est cette note ?<br />- Je ne sais pas trop ? Une note pour l'encourager ne serait pas la r&eacute;alit&eacute; ! <br /></font><font size="2"></font></p> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">- Je vous vois bien tiraill&eacute;e !<br />- Oui &eacute;cartel&eacute;e ! Et, en plus, je ne sais pas comment lui parler de cette note !<br />A cet instant, j'ai l'id&eacute;e d'une prescription paradoxale : Et </font><font size="2">si </font><font size="2">c'&eacute;tait l'&eacute;tudiante qui notait Marie-Anne ?! Mais parfois nos th&eacute;ories nous &eacute;vitent de travailler avec ce qui est l&agrave;, sous notre nez :<br />- Alors donnez-lui deux notes !<br />- Comment &ccedil;a ?!<br />- Une note pour l'encourager. Et une note pour la r&eacute;alit&eacute;. Ou l'inverse. Partagez &ccedil;a avec elle puis faites la moyenne...<br /><br />Marie-Anne reste bouche b&eacute;e un instant, puis je vois les traits de son visage se d&eacute;tendre. Elle part en souriant</font><font size="2">&hellip;</font><br /><font size="2"><br />Le tiraillement est contagieux : une partie de moi <span style="text-decoration: line-through;"></span>se dit que rien n'est r&eacute;solu sur le fond pour Marie-Anne ?! Une autre me dit que j'aurais pu lui proposer un &quot;dialogue int&eacute;rieur&quot; ? ou bien questionner comment elle r&eacute;ussit &agrave; me faire confiance, &quot;<span style="font-style: italic;">ici et maintenant</span>&quot; ? ou peut-&ecirc;tre lui donner un &eacute;clairage sur la &quot;bonne m&egrave;re&quot; et la m&egrave;re &quot;suffisamment bonne&quot; ? </font><font size="2">&hellip; ?!</font><br /><font size="2">Nos th&eacute;ories nous &eacute;vitent aussi de vivre et savourer l'instant pr&eacute;sent ;-)</font></p>
<p style="color: rgb(0, 0, 128);"><font size="2">&laquo; <span style="font-style: italic;">Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix. Dans chaque petite chose il y a un ange. </span>&raquo; <br />Georges Bernanos<br /></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/22/51-casting">
  <title>Casting</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/22/51-casting</link>
  <dc:date>2008-05-22T08:10:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Paroles de coachs</dc:subject>
  <description>
Après Coaching &amp; Art de vivre, le premier billet vidéo créé avec Stéphane Einhorn, nous poursuivons sur ce chemin créatif, dans la complicité et le plaisir, sans détours ni tabous !Cette semaine : la première rencontre, moment délicat, instant ouvert à tous les possibles... 
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">Apr&egrave;s <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/04/24/47-art-de-vivre">Coaching &amp; Art de vivre</a>, le premier </font><font size="2"><font size="2">billet vid&eacute;o </font><font size="2">cr&eacute;&eacute; </font><font size="2">avec St&eacute;phane</font><font size="2"> Einhorn, </font></font><font size="2">nous poursuivons sur ce chemin cr&eacute;atif, </font><font size="2"><font size="2">dans la complicit&eacute; et le plaisir, </font><font size="2">sans d&eacute;tours ni tabous</font><font size="2"> !<br />Cette semaine : la premi&egrave;re rencontre, moment d&eacute;licat, instant ouvert &agrave; tous les possibles... <br /></font></font></p>
</div> <p><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;"><object width="400" height="321">
<param name="allowfullscreen" value="true" />
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<param name="movie" value="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=1009071&amp;server=www.vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" />	<embed width="400" height="321" src="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=1009071&amp;server=www.vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></span></font></p>
<div style="text-align: left;"><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;"></span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;"></span></font><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;"><font size="1"><a href="http://www.vimeo.com/1009071?pg=embed&amp;sec=1009071">coaching &amp; casting</a></font>&nbsp;</span></font></div>
<p style="text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-family: Tahoma;">Lire aussi : <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2007/12/17/30-et-quelle-sera-votre-remuneration">Quelle sera votre r&eacute;mun&eacute;ration ?</a> <br /></span></font></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/17/50-brutal">
  <title>Brutal ?</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/17/50-brutal</link>
  <dc:date>2008-05-17T06:57:45+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Instant de coaching</dc:subject>
  <description>
J'ai eu peur de lui la première fois.Je me souviens de son entrée. Imposant, il occupe toute l'embrasure de la porte. Je l'accueille et lui tends la main. Il me toise du haut de ses deux mètres. Il hésite, comme s'il cherchait quelqu'un d'autre. Il entre et s'installe. Le fauteuil me semble trop étroit pour lui.Il se présente en quelques mots : la quarantaine, autodidacte et "pro" de la conduite de grands projets. Il y a six mois, son DG lui a confié la direction d'une équipe d'experts.Puis il pose son objectif : il doit "professionnaliser cette équipe aux pratiques trop artisanales". Mais aujourd'hui la direction le juge "trop brutal dans ses méthodes, trop violent dans ses relations". Alors il veut "apprendre à arrondir les angles"&amp;hellip;Oui, il y avait une forme de brutalité dans ses jugements, dans sa manière d'être avec moi, ou plutôt sans moi. Il m'a fait penser à un ours. Je me suis senti petit devant lui, inquiet aussi. Comment travailler la brutalité, la violence en coaching ?
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2"><a href="http://eldorad-oc.midiblogs.com/album/l_arbre_qui_dnse/"><img width="200" height="150" align="left" class="contour" title="Arbre qui danse. Eldorad'Oc" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/arbrequidanse.jpg" alt="" /></a>J'ai eu peur de lui la premi&egrave;re fois.<br />Je me souviens de son entr&eacute;e. Imposant, il occupe toute l'embrasure de la porte. Je l'accueille et lui tends la main. Il me toise du haut de ses deux m&egrave;tres. Il h&eacute;site, comme s'il cherchait quelqu'un d'autre. Il entre et s'installe. Le fauteuil me semble trop &eacute;troit pour lui.<br />Il se pr&eacute;sente en quelques mots : la quarantaine, autodidacte et &quot;pro&quot; de la conduite de grands projets. Il y a six mois, son DG lui a confi&eacute; la direction d'une &eacute;quipe d'experts.<br />Puis il pose son objectif : il doit &quot;professionnaliser cette &eacute;quipe aux pratiques trop artisanales&quot;. Mais aujourd'hui la direction le juge &quot;trop brutal dans ses m&eacute;thodes, trop violent dans ses relations&quot;. Alors il veut &quot;apprendre &agrave; arrondir les angles&quot;</font><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">&hellip;<br /></span><font size="2"><br />Oui, il y avait une forme de brutalit&eacute; dans ses jugements, dans sa mani&egrave;re d'&ecirc;tre avec moi, ou plut&ocirc;t sans moi. Il m'a fait penser &agrave; un ours. Je me suis senti petit devant lui, inquiet aussi. Comment travailler la brutalit&eacute;, la violence en coaching ?</font></p>
</div> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">C'&eacute;tait il y a un mois. Aujourd'hui, Nicolas est l&agrave; devant moi. Des larmes coulent doucement sur ses joues. Elles ont surgi brusquement, sans crier gare.<br />Je cherche un mouchoir. La boite est rang&eacute;e l&agrave; d'habitude, dans la biblioth&egrave;que. Comment a-t-elle pu dispara&icirc;tre !? G&ecirc;n&eacute;, d&eacute;muni, je m'agite. Je reviens finalement vers Nicolas :<br />- De quoi auriez-vous besoin ?<br />- Simplement d'un mouchoir&hellip; Excusez moi&hellip;<br />Je cherche alors dans mon sac. Plus calme, je red&eacute;roule le film de la s&eacute;ance. L'instant d'avant, Nicolas pointait l'incomp&eacute;tence de sa nouvelle &eacute;quipe. De sa hi&eacute;rarchie, aussi. R&eacute;volt&eacute;, il me confiait son envie de remplacer sans attendre chaque collaborateur, de &quot;crasher toute l'&eacute;quipe&quot; !<br />D&eacute;muni et exc&eacute;d&eacute;, j'ai l&acirc;ch&eacute; cette question :<br />- Mais d'o&ugrave; vient cette rage de d&eacute;truire ce qui vous est confi&eacute; ?<br />C'est alors qu'il a parl&eacute; de la maladie, de la maladie d'Alzheimer. &quot;Une d&eacute;g&eacute;n&eacute;rescence absurde, une destruction de la vie par la vie&hellip;&quot;. Sa voix avait chang&eacute;. Il semblait parler d'une exp&eacute;rience proche. Mais de qui parlait-il ? Quand j'ai pos&eacute; cette question, sa voix s'est amenuis&eacute;e puis enray&eacute;e. Les larmes sont venues&hellip;<br /><br />Je retrouve enfin un sachet de kleenex. Un silence s'installe. Je l'observe, &eacute;mu. Il a d'immenses yeux verts. Je d&eacute;cide d'aller dans l'espace qui s'ouvre ici :<br />- Qu'est-ce qui vous touche ?<br />Nicolas pose un mouchoir froiss&eacute; sur la table, puis me regarde :<br />- Je ne sais pas parler de &ccedil;a&hellip;<br />Je fais alors &eacute;cho &agrave; ses mots :<br />- Juste avant, vous parliez de l'absurde de la vie, de la finitude de chaque &ecirc;tre humain&hellip;<br />L'&eacute;motion est toujours l&agrave;, mais contr&ocirc;l&eacute;e. Alors je poursuis :<br />- &Ccedil;a parle aussi de vos proches, de vous, de moi&hellip;<br />- Oui mais je n'ose pas imaginer &ccedil;a pour moi&hellip;<br />- &Ccedil;a n'est pas imaginaire. La maladie, la vieillesse et la mort ne sont pas imaginaires&hellip;<br />Long silence. Nicolas est pensif. Il m'observe puis lance soudain :<br />- Je pourrais donner ma d&eacute;mission !?<br />- Oui, comme un autre d&eacute;ni de la r&eacute;alit&eacute;.<br />- Ou bien une forme de chantage ! </font><font size="2">&hellip; </font><font size="2">Alors que faire ?<br />- Qu'avez-vous envie de faire ?<br />- Changer leurs m&eacute;thodes trop artisanales. Ils ne sont vraiment pas pro !<br />En d&eacute;but de s&eacute;ance, Nicolas m'a racont&eacute; comment il confronte son &eacute;quipe, faute de pouvoir &quot;changer de casting&quot; comme dans ses projets. Alors maintenant ses collaborateurs ont peur de lui. C'est cette peur exprim&eacute;e, relay&eacute;e vers la Direction, qui a d&eacute;clench&eacute; sa demande de coaching.<br />Je r&eacute;alise que nous sommes maintenant revenus au point de d&eacute;part ! Mais apr&egrave;s un d&eacute;tour par des donn&eacute;es existentielles : l'absurde de la vie, la finitude, l'imperfection&hellip; Et ma peur a disparu. Peur de lui, peur de ne pas apprivoiser la brutalit&eacute;. Ces all&eacute;es et venues sont peut-&ecirc;tre une cl&eacute;. Je confronte alors Nicolas :<br />- Ils vous montrent aussi que vos m&eacute;thodes de management ne sont pas pro.<br />- Que voulez-vous dire ?<br />- Ils vous disent votre impuissance.<br />- Oui bien s&ucirc;r&hellip; Mais comment sortir de &ccedil;a ?<br />- Sortir ou peut-&ecirc;tre entrer : accepter cette r&eacute;alit&eacute;-l&agrave; aussi&hellip;<br />Nicolas me regarde avec ses grands yeux. Un long silence s'installe. Il est l'heure de clore : les s&eacute;ances durent une heure seulement. Une heure tous les quinze jours, t&ocirc;t le matin. C'est in&eacute;dit pour moi, mais Nicolas voulait &quot;aller vite&quot; dans ce coaching ! J'ai laiss&eacute; faire et pr&eacute;cis&eacute; que nous adapterons le parcours au fil de nos rencontres et de nos besoins mutuels.<br />- Nicolas, comment souhaitez-vous clore maintenant ?<br />- J'ai envie de me poser&hellip; J'ai besoin de r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; toute cette premi&egrave;re s&eacute;ance. J'aimerais programmer la prochaine plut&ocirc;t dans trois ou quatre semaines. Et en fin de journ&eacute;e si possible.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/14/49-clair-de-terre">
  <title>Clair de terre</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/14/49-clair-de-terre</link>
  <dc:date>2008-05-14T08:55:42+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Rencontre</dc:subject>
  <description>
« Le poisson-télescope casse des pierres au fond des livresEt le plaisir roule ces pierresComme vont à dos d&amp;rsquo;âne de très jeunes filles d&amp;rsquo;autrefoisEn robes d'acaciaLe temps est si clair que je tremble qu'il ne finisse Un coup de vent sur tes yeux et je ne te verrais plus [&amp;hellip;] »
C'est le début d'un poème d'André Breton. J'ai retrouvé, par hasard, tout au fond de ma bibliothèque, le recueil de poèmes "Clair de terre". Pages jaunies, écornées, duveteuses aussi.Un livre qui a été le compagnon de mon adolescence.Chaque mot, chaque vers appris il y a vingt ans, pour le plaisir, chaque image, chaque sensation, des odeurs du moment aussi, tout est revenu à ma mémoire, intact&amp;hellip;
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p style="font-style: italic;"><font size="2"><span style="color: rgb(51, 153, 102);">&laquo; Le poisson-t&eacute;lescope casse des pierres au fond des livres</span><br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">Et le plaisir roule ces pierres</span><br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">Comme vont &agrave; dos d&rsquo;&acirc;ne de tr&egrave;s jeunes filles d&rsquo;autrefois</span><br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">En robes d'acacia</span><br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">Le temps est si clair que je tremble qu'il ne finisse </span><br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">Un coup de vent sur tes yeux et je ne te verrais plus <br />[&hellip;] &raquo;</span><br /></font></p>
<p><font size="2">C'est le d&eacute;but d'un po&egrave;me d'Andr&eacute; Breton. J'ai retrouv&eacute;, par hasard, tout au fond de ma biblioth&egrave;que, le </font><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">recueil </span><font size="2">de po&egrave;mes &quot;Clair de terre&quot;. <br />Pages jaunies, &eacute;corn&eacute;es, duveteuses aussi.<br />Un livre qui a &eacute;t&eacute; le compagnon de mon adolescence.<br />Chaque mot, chaque vers appris il y a vingt ans, pour le plaisir, chaque image, chaque sensation, des odeurs du moment aussi, tout est revenu &agrave; ma m&eacute;moire, intact&hellip;</font></p>
</div> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2" style="color: rgb(51, 153, 102);">Le poisson-t&eacute;lescope casse des pierres au fond des livres<br />Et le plaisir roule ces pierres<br />Comme vont &agrave; dos d&rsquo;&acirc;ne de tr&egrave;s jeunes filles d&rsquo;autrefois<br />En robes d&rsquo;acacia<br />Le temps est si clair que je tremble qu'il ne finisse <br />Un coup de vent sur tes yeux et je ne te verrais plus<br />D&eacute;j&agrave; tous les r&eacute;cifs ont pris le large<br />Les derniers r&eacute;verb&egrave;res de paille reculent devant les &eacute;teigneurs<br />Auxquels les papillons blancs font un casque de scaphandriers<br />Ils ne se risqueront pas dans la ville aux grands chardons<br />O&ugrave; tes cheveux sont des poign&eacute;es de portes sous-marines<br />Des anses &agrave; saisir les tr&eacute;sors<br />Nous pouvons aller et venir sans les pi&egrave;ces frissonnantes<br />Sans crainte errer dans la for&ecirc;t de jets d'eau<br />Nous perdre dans l'immense spath d'Islande<br />Ta chair arros&eacute;e de l'envol de mille oiseaux de paradis<br />Est une haute flamme couch&eacute;e dans la neige<br />La neige de t'avoir trouv&eacute;e<br />La descente de lit de loup blanc &agrave; perte de vue<span style="font-style: italic;"><br /></span><br style="font-style: italic;" /></font><font size="2">Andr&eacute; BRETON,  </font><font size="2"><a href="http://www.evene.fr/livres/livre/andre-breton-clair-de-terre-5240.php" target="_blank">Clair de Terre</a>, Po&eacute;sie Gallimard</font></p>
<p><font size="2">Quelques mots encore ; un extrait d'un autre bel ouvrage, ma lecture du moment :<br style="color: rgb(51, 153, 102);" /><span style="color: rgb(51, 153, 102);">&laquo; Il m'appara&icirc;t aujourd'hui que les seuls livres que je puisse pr&eacute;tendre avoir lus vraiment sont ceux de mon adolescence. J'entends par l&agrave; que je les ai travers&eacute;s &agrave; pied comme un p&egrave;lerin et non des yeux comme un lecteur et qu'ils se sont enti&egrave;rement confondus avec ma vie. [...] A cette &eacute;poque c'est-&agrave;-dire avant que l'amour ne joue un r&ocirc;le dans ma vie, je prenais mes quartiers, corps et biens, entre les pages. &raquo;</span><br style="color: rgb(0, 128, 128);" /><br />Christiane SINGER, </font><font size="2">Les &Acirc;ges de la vie.</font><br /><br /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/06/48-coaching-a-modeler">
  <title>Coaching à modeler</title>
  <link>http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/05/06/48-coaching-a-modeler</link>
  <dc:date>2008-05-06T12:14:53+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André de Châteauvieux</dc:creator>
  <dc:subject>Créer</dc:subject>
  <description>
« Six à huit séances de deux heures. Un intervalle de trois ou quatre semaines entre chaque séance. »C'est le parcours que j'ai longtemps pratiqué en coaching individuel. Un cadre prédéfini qui prenait sa source dans la systémique, les interventions brèves&amp;hellip; Un cadre partagé dès la première rencontre qui offrait au client, parfois inquiet, des repères pour se lancer dans l'aventure.Un incontournable pour répondre aux appels d'offre, pour être référencé ; un standard pour satisfaire les besoins des acheteurs : comparer les prix, négocier&amp;hellip;
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2"><a target="_blank" href="http://www.justinebeckett.com/illust(1)_handshake.htm"><img width="200" height="159" align="left" class="contour" title="Justine Beckett Handshake" src="http://blog.art-de-changer.com/share/Image/JustineBeckett_Handshake.gif" alt="" /></a>&laquo; <span style="font-style: italic;">Six &agrave; huit s&eacute;ances de deux heures. Un intervalle de trois ou quatre semaines entre chaque s&eacute;ance.</span> &raquo;<br />C'est le parcours que j'ai longtemps pratiqu&eacute; en coaching individuel. <br />Un cadre pr&eacute;d&eacute;fini qui prenait sa source dans la syst&eacute;mique, les interventions br&egrave;ves&hellip; <br />Un cadre partag&eacute; d&egrave;s la premi&egrave;re rencontre qui offrait au client, parfois inquiet, des rep&egrave;res pour se lancer dans l'aventure.<br />Un incontournable pour r&eacute;pondre aux appels d'offre, pour &ecirc;tre r&eacute;f&eacute;renc&eacute; ; un standard pour satisfaire les besoins des acheteurs : comparer </font><font size="2">les prix</font><font size="2">, n&eacute;gocier</font><font size="2">&hellip;</font></p>
</div> <div style="text-align: justify; font-family: Tahoma;">
<p><font size="2">Parfois un &quot;prescripteur&quot;, DRH ou hi&eacute;rarchique, questionnait ce parcours bien balis&eacute; : <span style="font-style: italic;">Mais pourquoi pas quatre s&eacute;ances ? Et si c'&eacute;tait tous les quinze jours ?</span><br />En m&ecirc;me temps, certains dirigeants d&eacute;siraient prolonger&hellip; Et mon superviseur m'invitait &agrave; exp&eacute;rimenter des parcours moins brefs, </font><font size="2">plus vivants&hellip;<br /><br />Alors, au fil des rencontres, j'ai ouvert le cadre, j'ai laiss&eacute; chaque client le d&eacute;former, le transformer&hellip;<br />C'est ainsi que j'ai </font><font size="2">d&eacute;couvert les bienfaits du </font><font size="2">&quot;coaching &agrave; modeler&quot; !<br /><br />Laisser &agrave; chaque client le soin d'inventer son parcours, c'est d&eacute;j&agrave; lui donner le pouvoir ! Le pouvoir et la libert&eacute; de cr&eacute;er, de cultiver des ressources pr&eacute;cieuses (le temps, le coach !), </font><font size="2">d'imaginer d&eacute;j&agrave; le changement</font><font size="2">, le futur&hellip;<br /><br />Le &quot;coaching &agrave; modeler&quot; invite le coach &agrave; l&acirc;cher son besoin de ma&icirc;trise, &agrave; quitter un cadre qui ne sert souvent qu'&agrave; lui-m&ecirc;me, &agrave; postuler que le client sait&hellip;<br />Il invite aussi &agrave; plonger sans d&eacute;tour au c&oelig;ur du coaching : la relation qui se cr&eacute;e, </font><font size="2">les jeux transf&eacute;rentiels</font><font size="2">&hellip; </font><font size="2">Ainsi des s&eacute;ances plus ou moins rapproch&eacute;es parlent du d&eacute;sir d'autonomie/d&eacute;pendance du client. Le besoin de brievet&eacute; d'un parcours peut r&eacute;v&eacute;ler des attentes magiques&hellip;</font><br /><font size="2"><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Et vous, quel est votre parcours type ? </span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Quel pouvoir, quelle autonomie, offrez-vous &agrave; vos clients ?</span><br /></font></p>
<p><font size="2">Lire aussi : <a href="http://blog.art-de-changer.com/index.php?2008/04/10/45-l-art-de-la-legerete">l'art de la l&eacute;g&egrave;ret&eacute;</a>&nbsp; <br /><br /><br /></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</rdf:RDF>
