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--><generator uri="http://www.google.com/reader">Google Reader</generator><id>tag:google.com,2005:reader/user/02943292104753255867/label/fil</id><title type="text">Au fil de mes lectures</title><gr:continuation>CPKs-KiahpYC</gr:continuation><author><name>Oaz</name></author><updated>2009-02-17T00:45:30Z</updated><subtitle type="html">Ce fil rassemble divers billets qui m'ont intéressé, que j'ai éventuellement commenté mais pour lesquels je n'ai pas effectué de suivi sur mon blog http://barrejadis.azeau.com</subtitle><link rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/aufildemeslectures" type="application/atom+xml" /><feedburner:emailServiceId>aufildemeslectures</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><feedburner:feedFlare href="http://www.newsgator.com/ngs/subscriber/subext.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Faufildemeslectures" src="http://www.newsgator.com/images/ngsub1.gif">Subscribe with NewsGator</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.bloglines.com/sub/http://feeds.feedburner.com/aufildemeslectures" src="http://www.bloglines.com/images/sub_modern11.gif">Subscribe with Bloglines</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Faufildemeslectures" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Faufildemeslectures" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Faufildemeslectures" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Faufildemeslectures" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><feedburner:browserFriendly>Ce fil rassemble divers billets qui m'ont intéressé, que j'ai éventuellement commenté mais pour lesquels je n'ai pas effectué de suivi sur mon blog http://barrejadis.azeau.com</feedburner:browserFriendly><entry gr:crawl-timestamp-msec="1234831530632"><id gr:original-id="tag:typepad.com,2003:post-62927311">tag:google.com,2005:reader/item/b378a9b928e3f4e3</id><category term="etat" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" /><title type="html">Obama &amp;#39;09 = Mitterrand &amp;#39;81 ?</title><published>2009-02-16T23:05:00Z</published><updated>2009-02-17T06:15:25Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/GsnQU628fXk/obama-mal-parti.html" type="text/html" /><content xml:base="http://www.objectifliberte.fr/" xml:lang="fr-FR" type="html">&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;img alt="Mitterrand et Obama" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834011278de0b8d28a4-800wi" style="margin:0px 10px 5px 0px;float:left" title="Mitterrand et Obama"&gt;
Avec le parti démocrate au pouvoir à Washington, en route pour le changement : &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/10/paulson-plan.html"&gt;Hank Paulson avait fait voter son plan de 800 Milliards&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et 400 pages à la hussarde sans que les parlementaires aient le temps de le lire, Barack Obama fait de même avec son stimulus à 787 Milliards -- dont 480 de dépenses --- (&lt;em&gt;787, enfin, je crois. Je n&amp;#39;ai pas suivi les derniers rebondissements&lt;/em&gt;), et une loi de 1434 pages qu&amp;#39;il a fait passer en quelques jours, en prétextant que tout retard serait dramatique (&lt;em&gt;et bien voyons... 15 jours de retard pour dépenser 5% du PIB, voilà qui changerait la face du monde, effectivement !&lt;/em&gt;), sans donner aux sénateurs et représentants le temps d&amp;#39;examiner réellement le texte. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le think tank conservateur &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.heritage.org/Press/Commentary/ed021309a.cfm"&gt;Heritage Foundation tire la sonnette d&amp;#39;alarme&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; par la voix de son président, Edwyn J. Feulner: le plan Obama n&amp;#39;est pas seulement un ramassis de dépenses clientélistes sans la moindre cohérence économique (&lt;em&gt;&amp;quot;Pork spending&amp;quot;&lt;/em&gt;), il est truffé de dispositions constituant un véritable recul de la liberté individuelle et des libertés économiques dans &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/10/les-mfaits-du-s.html"&gt;un pays pourtant déjà fort malade de son socialisme rampant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, comme j&amp;#39;ai pu l&amp;#39;écrire il y a déjà quelques temps. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon Feulner, la loi, dénommée &amp;quot;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size="2"&gt;&lt;em&gt;American Recovery and Reinvestment Act&lt;/em&gt;&amp;quot;,  de plus de mille pages, &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;remet en cause les acquis des réformes bi-partisanes votées sous Bill Clinton, transformant l&amp;#39;aide sociale d&amp;#39;un assistanat vers des incitations au retour à l&amp;#39;emploi (&amp;quot;welfare to workfare&amp;quot;), porte un rude coup au concept de fédéralisme en forçant &lt;strong&gt;&lt;a href="http://freedomisthesolution.blogspot.com/2008/12/texas-faces-huge-surplus.html"&gt;les quelques états bien gérés&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; à financer le sauvetage &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/12/californielachute.html"&gt;des états les plus mal en point&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Il poursuit la bureaucratisation de la santé en donnant à l&amp;#39;état la prérogative de de définir ce que sont les traitements qui sont utiles  et les autres, etc... &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le représentant de Géorgie Tom Price (R.) &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.openmarket.org/2009/02/13/chairman-tom-price-with-1073-page-non-stimulus-text/"&gt;s&amp;#39;insurge contre les conditions rocambolesques&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de la présentation  de la loi devant la chambre : Le texte, proposé aux représentants peu de temps avant le vote, comportait encore des notes manuscrites que le législateur n&amp;#39;avait visiblement pas eu le temps de corriger. Des sommes corrigées à la main, des sommes réservées aux &amp;quot;dépenses nécessaires&amp;quot; (si tant est que le terme ait un sens) qui, visiblement, deviennent réservées à toutes sortes de dépenses... 787 milliards jetés dans la nature en vitesse et par dessous la jambe, c&amp;#39;est çà, le changement... &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il n&amp;#39;était déjà pas sérieux de croire qu&amp;#39;un accroissement des dépenses publiques et des déficits aussi massif puisse avoir le moindre impact positif sur l&amp;#39;économie à moyen terme. Mais, même pour le plus enragé des néo-keynésiens, sauf à attribuer des pouvoirs quasi surnaturels à la dépense publique sous l&amp;#39;égide du parti démocrate, comment une personne sensée peut-elle un instant imaginer qu&amp;#39;un tel patchwork de mesures prises dans la plus grande précipitation puisse avoir le moindre effet bénéfique sur l&amp;#39;économie ? Qu&amp;#39;un semblant d&amp;#39;étude d&amp;#39;impact ou de calcul de rentabilité ait pu être effectué sur plus de 450 milliards de dépenses nouvelles dont la programmation a été décidée en quelques semaines et modifiée dans les heures précédant son vote ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout ce qui est en train de se passer aux USA me rappelle furieusement l&amp;#39;arrivée au pouvoir de François Mitterrand au pouvoir en 1981 : Même échec d&amp;#39;un prédécesseur de droite (que les Giscardiens me pardonnent la comparaison entre VGE et GWB...), mêmes attentes démesurées de ses électeurs, mêmes slogans sur le &amp;quot;changement&amp;quot;, même élan ultra-étatiste (avec en point d&amp;#39;orgue une vague de nationalisations), même &amp;quot;ultra-relance&amp;quot; de la consommation, sous les hourras de pseudo-économistes dont les &amp;quot;modèles mathématiques&amp;quot; prévoyaient un &amp;quot;multiplicateur de la relance&amp;quot; pharamineux, et au final, un retournement brutal de l&amp;#39;opinion, sur fond de débâcle économique...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mitterrand devra opérer dès 1983 un virage à 180 degrés avec un plan de &amp;quot;rigueur&amp;quot; (&lt;em&gt;enfin, tout est relatif...&lt;/em&gt;)  avec quelques mesures dont les moins jeunes se souviennent peut être: interdiction de voyager à l&amp;#39;étranger avec plus de 2000 francs (300 Euros !), blocage des magnétoscopes japonais dans des entrepôts des douanes de Poitiers, etc... &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le ridicule ne tuait plus, par contre, pendant les années Mitterrand, la négligence de l&amp;#39;état providence  tuera 2000 hémophiles, le chômage franchira la barre des 3 millions, la corruption atteindra de tels sommets que pas moins de DEUX lois d&amp;#39;amnistie seront nécessaires pour éviter d&amp;#39;envoyer derrière les barreaux les deux tiers de la classe politique dirigeante, les soupes populaires referont leur apparition, le Front National sortira du relatif anonymat auquel sa nature groupusculaire le confinait alors pour devenir le cauchemar de la droite dite classique, la loi Quilliot réenclenchera un cycle de crise du logement, et j&amp;#39;en oublie... Malgré de misérables tentatives de redécoupage de circonscriptions et de changement à la hussarde des modalités du scrutin législatif, la gauche prendra en 1986 la même râclée de la droite que celle qu&amp;#39;elle lui avait infligée 5 ans plus tôt. &lt;em&gt;Avantage que Jacques Chirac vendangera en deux ans. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut d&amp;#39;ores et déjà supposer qu&amp;#39;une succession de calamités du même tonneau attend l&amp;#39;Amérique de Barack Obama. Le premier mandat de celui qui devait incarner le &amp;quot;changement&amp;quot; démarre sous de fort mauvais auspices. Mais d&amp;#39;ici deux ans, le parti républicain, en déconfiture électorale et idéologique, pourra-t-il profiter du probable désenchantement de l&amp;#39;opinion américaine ? Rien n&amp;#39;est moins sûr. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En attendant, les années à venir s&amp;#39;annoncent sombres. &lt;br&gt;------&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres liens intéressants sur le Stimulus: &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.capmag.com/article.asp?ID=5418"&gt;Walter Williams&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; s&amp;#39;interroge sur la perte totale de valeur de la constitution américaine dont le vote du stimulus est le révélateur. Sur quelle assise le droit américain est il aujourd&amp;#39;hui fondé, puisque personne ne semble s&amp;#39;offusquer que depuis 80 ans, les dépenses votées violent la constitution de façon éhontée ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dan Mitchell, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=2mKE16Exh9k"&gt;dans cette vidéo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, se demande pourquoi les dépenses nouvelles d&amp;#39;Obama, qui ne sont que la poursuite, à une échelle encore élargie, des dépenses en dérapage incontrôlé de l&amp;#39;administration Bush, produiraient un meilleur effet.&lt;br&gt;------&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/GsnQU628fXk" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Vincent Benard</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.objectifliberte.fr/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.objectifliberte.fr/atom.xml</id><title type="html">Objectif Liberté</title><link rel="alternate" href="http://www.objectifliberte.fr/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.objectifliberte.fr/2009/02/obama-mal-parti.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1234830608953"><id gr:original-id="http://www.numerama.com/magazine/12022-Luc-Besson-ferme-son-Facebook-pour-eviter-les-critiques.html">tag:google.com,2005:reader/item/8fcb5d4eca221215</id><title type="html">Luc Besson ferme son Facebook pour éviter les critiques</title><published>2009-02-16T16:08:44Z</published><updated>2009-02-16T16:08:44Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/7mSiPkDA3mA/12022-Luc-Besson-ferme-son-Facebook-pour-eviter-les-critiques.html" type="text/html" /><summary xml:base="http://www.numerama.com/" type="html">&lt;p&gt;Fâché que &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/12013-Luc-Besson-s-en-prend-au-streaming-qui-n-est-pas-touche-par-la-riposte-graduee.html"&gt;sa tribune&lt;/a&gt; en faveur de la riposte graduée et de la lutte contre le streaming ait pu susciter quelques moqueries et contestations pendant le week-end, le réalisateur-producteur Luc Besson a décidé dimanche soir de fermer son compte Facebook.&lt;/p&gt; &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/12022-Luc-Besson-ferme-son-Facebook-pour-eviter-les-critiques.html"&gt;[Lire la suite]&lt;/a&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/7mSiPkDA3mA" height="1" width="1"/&gt;</summary><author gr:unknown-author="true"><name>(author unknown)</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.numerama.com/rss/news.rss"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.numerama.com/rss/news.rss</id><title type="html">Numerama.com - Magazine</title><link rel="alternate" href="http://www.numerama.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.numerama.com/magazine/12022-Luc-Besson-ferme-son-Facebook-pour-eviter-les-critiques.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1234827325032"><id gr:original-id="http://blog.tcrouzet.com/?p=4903">tag:google.com,2005:reader/item/25d6ffac0f928fc9</id><category term="Brèves" /><title type="html">Croisade en PDF</title><published>2009-02-16T12:15:12Z</published><updated>2009-02-16T12:15:12Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/zlzSlYxTdHg/" type="text/html" /><content xml:base="http://blog.tcrouzet.com/" type="html">&lt;p&gt;Pour ceux qui ne suivent pas le &lt;a rel="nofollow" href="http://twiller.tcrouzet.com"&gt;twiller au quotidien&lt;/a&gt;, je viens de générer un &lt;a rel="nofollow" href="http://twiller.tcrouzet.com/wp-content/backup/croisade.pdf"&gt;PDF des huit premiers chapitres&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/zlzSlYxTdHg" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Thierry Crouzet</name></author><source gr:stream-id="feed/http://blog.tcrouzet.com/feed/"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://blog.tcrouzet.com/feed/</id><title type="html">Le peuple des connecteurs - le cinquième pouvoir</title><link rel="alternate" href="http://blog.tcrouzet.com" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2009/02/16/croisade-en-pdf/</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1234827245104"><id gr:original-id="http://www.maitre-eolas.fr/2009/02/16/1318-quelques-lecons-de-droit-a-l-attention-de-luc-besson">tag:google.com,2005:reader/item/770ed53b23114253</id><category term="Actualité du droit" /><title type="html">Quelques leçons de droit (et même un peu d&amp;#39;économie) à l&amp;#39;attention de Luc Besson</title><published>2009-02-16T09:20:36Z</published><updated>2009-02-16T09:20:36Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/KdqYHkCqt5s/1318-quelques-lecons-de-droit-a-l-attention-de-luc-besson" type="text/html" /><content xml:base="http://www.maitre-eolas.fr/" type="html">&lt;p&gt;Luc Besson, réalisateur, producteur et scénariste, est un grand timide. La preuve : plutôt que me poser des questions, sans doute refroidi par mon avertissement sur mon refus de répondre à des questions juridiques, il a préféré écrire &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-1155431,0.html"&gt;une tribune dans Le Monde&lt;/a&gt;, à laquelle il savait bien que j&amp;#39;aurais du mal à ne pas réagir. Il y confesse ainsi : « Mes connaissances en droit sont limitées » avant de le démontrer sur un quart de page.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne saurais lui jeter l&amp;#39;opprobre : moi-même, hormis un reportage-vérité saisissant, réalisé entièrement au camescope  et sans montage sur mes vacances à la Bourboule à l&amp;#39;automne 2003, qui a obtenu un certain succès d&amp;#39;estime auprès de ma maman, je ne prétends pas avoir le moindre talent derrière une caméra. Chacun son truc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien joué, Luc. Tu as gagné. Alors allons-y.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il est un délit maintenant reconnu de tous : celui de visionner des films gratuitement sur son ordinateur via Internet. On appelle ça le &amp;quot;piratage&amp;quot;, bien que l&amp;#39;image soit bien moins glamour que celle du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Sparrow"&gt;capitaine Sparrow&lt;/a&gt; bravant les forces de l'océan.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Première phrase, première erreur. Grossière. Le Capitaine Sparrow défie le Kraken, pas les forces de l'océan. Et visionner un film gratuitement sur internet n'est certainement pas un délit. C'est même en principe parfaitement légal, ça ne devient illégal que si la personne qui diffuse les images n'en est pas l'auteur et n'a pas reçu l'autorisation de celui-ci. Ainsi, la plupart des vidéos sur les sites du type Youtube ou Dailymotion sont parfaitement légales. Même des vidéos de qualité professionnelle, comme des clips d'artiste. Par exemple, les Monty Pythons ont mis eux-même en ligne une grande partie de leurs créations sur &lt;a href="http://www.youtube.com/user/montypython?blend=1"&gt;un Channel Youtube&lt;/a&gt;. Tiens, Luc, à la fin, je t'ai mis un exemple de vidéo parfaitement légale qui devrait te plaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Assimiler internet à la délinquance, c&amp;#39;est assimiler les PTT à la collaboration car ils distribuaient les courriers anonymes de délation. Tu vois l&amp;#39;erreur ? Mais bon, tu es pardonnable : dans ta profession, à peu près tout le monde la fait.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le piratage est tout simplement &amp;quot;un vol caractérisé&amp;quot;. Il y a 500 000 vols de films par jour en France : 500 000 connexions illégales. Les internautes français détiennent ce triste record du monde. Voilà une bien mauvaise image pour le pays des droits de l&amp;#39;homme.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;D&amp;#39;abord, côté mauvaise image pour le pays des droits de l&amp;#39;homme, je penserais d&amp;#39;abord à l&amp;#39;état de nos prisons et centres de rétention, ou à notre 4e place au palmarès des condamnations par la cour européenne des droits de l&amp;#39;homme, ou à notre budget de la justice qui nous place en queue de peloton européen et inflige au justiciable des délais de traitement indignes. Mais il est vrai que je ne suis pas producteur de cinéma : qu&amp;#39;est-ce que j&amp;#39;y connais aux droits de l&amp;#39;homme ? Qu&amp;#39;est ce que des innocents qui pourrissent en prison faute de temps pour un juge de traiter leur dossier, quand on téléchargerait illégalement 500.000 films par jour en France ? Merci Luc de nous rappeler le sens des priorités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, le piratage n'est pas un “vol caractérisé”, expression qui ne veut rien dire. Un vol non caractérisé, ça s'appelle une relaxe, et un vol est l'appropriation frauduleuse de la chose d'autrui. Or il n'y a aucune dépossession en cas de copie illégale d'un film, ce qui exclut tout vol (il en va différemment si on vole la copie d'un film dans un supermarché sans la payer, par exemple, mais c'est le support, non l'œuvre, qui est volé, à son propriétaire, le supermarché, l'auteur ne subissant aucun préjudice).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le “piratage” est en réalité une contrefaçon. C'est puni plus sévèrement qu'un vol simple (3 ans de prison dans les deux cas, mais 300.000 euros d'amende contre 45.000 euros pour un vol). Tu vois que la loi pense à toi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, j&amp;#39;aurais bien aimé savoir d&amp;#39;où tu sors ton chiffre de 500.000 téléchargements quotidien. Ça me rappelle un peu le gouvernement qui est capable de me dire le nombre de délits commis en France, ou le nombre de clandestins qui y vit. Il doit avoir des pouvoirs divinatoires. Visiblement, tu confonds le nombre de connexions et le nombre de téléchargements d&amp;#39;œuvres. Je comprends qu&amp;#39;on prenne le plus gros chiffre quand on se prétend victime. Mais tu vois, moi par exemple, j&amp;#39;ai 10.000 à 15.000 visiteurs par jour. Mais j&amp;#39;ai 260.000 connexions par jour. Tu vois la différence ? Mon hébergeur la voit, lui qui fournit la bande passante.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Certains internautes se cachent derrière une idéologie, celle de la "culture gratuite", oubliant au passage les centaines de milliers de salariés qui vivent de ce secteur. Grâce à une prise de conscience collective, le gouvernement s'apprête enfin à faire voter un dispositif qui permettra de punir les auteurs de ces vols.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Par “prise de conscience collective”, il faut entendre “lobbying efficace”, quand on voit que l'auteur du rapport ayant inspiré le projet de loi était à l'époque PDG de la FNAC. Projet de loi qui vient en discussion à l'assemblée nationale à partir du 4 mars. D'où la présente tribune. Mais de là à dire qu'il va permettre de punir les auteurs de ces infractions… Cela reste à voir, je vais y revenir.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La riposte sera graduée et donnera au pirate, une fois repéré et identifié, la possibilité de se ressaisir et de prendre conscience de son délit.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Heu… Luc… Sans vouloir être désagréable, le Conseil constitutionnel a déjà dit que la riposte graduée était contraire à la Constitution. &lt;a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/2006/2006-540-dc/decision-n-2006-540-dc-du-27-juillet-2006.1011.html"&gt;C'est au considérant n°65&lt;/a&gt;. Ce que propose le projet de loi &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/internet.asp"&gt;internet et création&lt;/a&gt; (appelé souvent à tort HADOPI), c&amp;#39;est, de fait, dépénaliser au profit d&amp;#39;une autorité administrative ayant un pouvoir de sanction après avertissement. Ce qui risque fort d&amp;#39;être pris pour une légalisation du piratage individuel (mes amis économistes te parleront du pouvoir des incitations, et dans ce cas de la disparition de l&amp;#39;aversion de la perte), puisqu&amp;#39;aucune sanction ne sera possible tant que l&amp;#39;internaute n&amp;#39;aura pas été averti au moins une fois. D&amp;#39;où le sentiment d&amp;#39;avoir le droit de télécharger tant qu&amp;#39;on n&amp;#39;a pas été averti, puisqu&amp;#39;on ne risque rien. Alors qu&amp;#39;aujourd&amp;#39;hui il est punissable dès le premier téléchargement. Tu râles parce qu&amp;#39;on téléchargerait 500.000 films par jour ? Je ne suis pas sûr que tu adores la suite.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Les internautes ne sont pourtant pas les seuls responsables. Comment explique-t-on qu&amp;#39;ils aient aussi facilement accès à des films pourtant protégés par la loi ? Le visionnage gratuit et illicite de contenus cinématographiques s&amp;#39;effectue sur des sites de téléchargement et de streaming (écoute en direct) très facilement accessibles sur la Toile. Ces sites ne sont pas l&amp;#39;oeuvre d&amp;#39;adolescents vaguement rebelles, mais les produits d&amp;#39;entreprises motivées par la recherche du profit généré par la monétisation de leur audience.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#39;est là la définition d&amp;#39;un adolescent des années 2009, cher Luc. Depuis le temps que tu fais des films pour eux, tu devrais le savoir. Et permets-moi un travers d&amp;#39;avocat : répondre à une question par une question. Pourquoi en tant que consommateur n&amp;#39;ai-je toujours pas accès à des téléchargements légaux dans des formats compatibles avec tous les logiciels et systèmes d&amp;#39;exploitation des ces films protégées par la loi ? Pourquoi le seul moyen légal que j&amp;#39;ai d&amp;#39;emmener mon film préféré (Taxi 4) sur mon ordinateur est d&amp;#39;acheter le DVD et de le &amp;quot;ripper&amp;quot; sur mon disque dur, et encore uniquement au titre de l&amp;#39;exception privée, et si une mesure technique de protection ne m&amp;#39;en empêche pas ? Pourquoi l&amp;#39;offre ne s&amp;#39;adapte-t-elle pas à la demande et à la technique ? Le DVD est une technologie vieille de 14 ans, l&amp;#39;époque des modems 56k. Le piratage, cher Luc, ce sont surtout des millions de particuliers qui occupent un terrain déserté par l&amp;#39;offre légale.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Mes connaissances en droit sont limitées, mais il me semble que le code pénal dit clairement qu'"en matière de délit, complicité vaut crime".&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Tu sais, sur internet, il n'y a pas que des contrefaçons de tes —tous excellents— films. Il y a aussi, au hasard, &lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&amp;amp;dateTexte=20080116"&gt;le code pénal&lt;/a&gt;. Une petite recherche sur Légifrance n'a jamais fait de mal à personne avant de publier dans Le Monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le code pénal assimile le complice à l&amp;#39;auteur principal du délit. Tous deux encourent les mêmes peines. La complicité s&amp;#39;entendant de deux types de comportements : l&amp;#39;aide et assistance (je fournis un pistolet automatique à Léon, je fais le guet dans la voiture pendant que Nikita &amp;quot;efface&amp;quot; une cible pour lui permettre de prendre la fuite), et l&amp;#39;instigation (je paye Léon pour commettre un assassinat, je donne des instruction à Nikita pour réaliser une de ses opérations).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, en matière de contrefaçon, la mise à disposition d'œuvres protégées par téléchargement ou &lt;em&gt;streaming&lt;/em&gt; suppose la reproduction préalable de l&amp;#39;œuvre sur le serveur : ces sites ne sont donc pas complices mais auteurs principaux, sous réserve des dispositions de la LCEN pour les sites ayant le statut d&amp;#39;hébergeur (j&amp;#39;y reviens, mais autant te le dire tout de suite : les nouvelles ne seront pas bonnes).&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il faut donc étendre la loi à ce cas et poursuivre les dealers.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Mais la loi s&amp;#39;étend déjà sur eux. Et au fait, je croyais que c&amp;#39;était des voleurs ? C&amp;#39;est des dealers, maintenant ?&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Notons que ces derniers ne seront pas difficiles à identifier : ils sont connus de tous. Une loi qui sanctionnerait les voleurs sans punir les responsables de ce trafic illicite serait une loi injuste. Quelle nation accepterait de punir sévèrement les consommateurs de drogues tout en laissant leurs dealers prospérer tranquillement ?&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ah oui, ce sont des dealers. Des dealers qui donc voleraient de la drogue pour la distribuer gratuitement à leurs clients, en se finançant en mettant de la pub sur leur T-shirt et leurs pochons de drogue ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, admettons. Ça devient compliqué, cette histoire. Mais alors, dans ce scénario, le producteur de drogue, c&amp;#39;est qui ?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais… c&amp;#39;est toi, Luc, non ? Ah, que c&amp;#39;est délicat de filer des métaphores ! Mais note bien que je crois que tu as mis le doigt sur quelque chose. Car l&amp;#39;industrie du cinéma comme celle de la musique d&amp;#39;ailleurs, repose effectivement sur des comportements analogues à ceux des dealers : on crée un besoin pour hameçonner le client (bandes-annonce, matraquage publicitaire, clips alléchants sur toutes les chaînes visant le public cible) et quand il est accro, on l&amp;#39;oblige à payer pour l&amp;#39;assouvir (la place de cinéma à 10 euros, puis le DVD à 30 euros, le pay per view à 3 euros, sinon il y aura le passage à la télévision… financé par la pub ; la place de concert à 50 voire 100 euros, l&amp;#39;album à 25, la sonnerie à 2 euros, le single à 1 euro lisible sur un seul lecteur compatible). Sachant qu&amp;#39;une grande partie de la clientèle cible est mineure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, tu es plutôt doué en métaphores.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Alors, pourquoi ne pas fermer ces sites pour mettre un terme définitif à ces pratiques ? Car ces sites, localisés à l&amp;#39;étranger, échappent au contrôle du législateur du pays dans lequel se produit le délit.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ah, la main de l'étranger, manquait plus qu'elle. Sauf que, la plupart des pays du monde étant partie aux conventions internationale défendant les droits d'auteur (&lt;a href="http://www.wipo.int/treaties/fr/ShowResults.jsp?country_id=ALL&amp;amp;start_year=ANY&amp;amp;end_year=ANY&amp;amp;search_what=C&amp;amp;treaty_all=ALL" hreflang="fr"&gt;liste complète&lt;/a&gt;). C'est juste un peu plus compliqué d'aller les chercher là bas, mais c'est parfaitement possible (ton avocat te fera ça pour un peu plus cher), dès lors que la législation locale punit la contrefaçon d'œuvres protégées. &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/28/964-mais-puisqu-on-vous-dit-que-le-droit-n-est-pas-pret-pour-l-internet"&gt;Demande à Google si le fait d'être une société ''incorporated'' de droit californien l'a mise à l'abri de l'ire des ayant-droits français&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Voilà pour l'histoire officielle, pourtant la vérité est bien plus complexe et dérangeante. Ces sites ne pourraient exister sans la complicité objective de bon nombre d'acteurs économiques français qui ont un intérêt financier à faire perdurer le système. L'économie du piratage sur Internet est une longue chaîne d'acteurs qui, pour la plupart, n'apparaissent pas au grand jour mais tirent profit de cette activité illégale. Pour que les sites de téléchargement et de streaming soient accessibles aux internautes, il faut tout d'abord trouver un hébergeur. Il arrive que ces hébergeurs soient de nationalité française. Cette prestation, pour un site de streaming tel que BeeMotion.fr, de nationalité canadienne, est assurée par une grande entreprise française de télécommunication, Iliad, par l'intermédiaire de sa marque Free.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Cet opérateur perçoit chaque mois un "loyer numérique" de la part du site canadien.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Pas un loyer numérique, un loyer tout court. L'activité d'un hébergeur est de louer un espace sur ses serveurs, très précisément. C'est ce qu'a fait ta société Europa Corp pour le site du dernier film que tu as produit, &lt;a href="http://www.b13ultimatum-lefilm.com/"&gt;Banlieue 13 Ultimatum&lt;/a&gt;, qui est hébergé sur des serveurs loués à la société Linkbynet, contre paiement d'un loyer.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, pour gagner de l'argent, ces sites de téléchargement signent des contrats avec des régies publicitaires qui se chargent de commercialiser leurs espaces auprès de grands annonceurs. Dans l'exemple de BeeMotion, ce sont Google et Allotraffic.fr qui touchent des commissions de régie de la part de marques françaises. Ces dernières utilisent le site pour promouvoir leurs produits. La marque PriceMinister, un des leaders français de l'e-commerce, est omniprésente sur le site de BeeMotion, sous forme de bannières promotionnelles et de "pop-up" (fenêtre intruse) s'ouvrant chaque fois qu'un internaute clique pour déclencher le visionnage d'un film.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ah, puisque tu parles de BeeMotion, &lt;a href="http://beemotion.fr/"&gt;voici un exemple de l'impunité dont il jouit du fait d'être basé au Canada&lt;/a&gt;. Il a suffit que tu en parles pour qu'il ferme.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il existe une multitude d'exemples comme celui-là, qui attestent de façon indiscutable qu'une économie du piratage se développe sur la Toile en toute impunité. De grandes entreprises françaises sont impliquées à tous les niveaux de la chaîne de valeurs, et tirent un intérêt financier d'une activité illégale. Elles sont complices d'un délit, donc coupables, et doivent, dans un Etat de droit comme le nôtre, être condamnées et sanctionnées.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Hé non. Il y a en France une loi, dont l'équivalent existe partout en Europe, &lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000801164&amp;amp;dateTexte=#LEGIARTI000006421549"&gt;la Loi pour la confiance dans l'économie numérique&lt;/a&gt;, qui dit exactement le contraire. Je te la traduis, c&amp;#39;est vrai qu&amp;#39;elle est à la limite du compréhensible (c&amp;#39;est l&amp;#39;article 6, I, 2) : les hébergeurs ne peuvent pas voir leur responsabilité engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d&amp;#39;un client s&amp;#39;ils n&amp;#39;avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, ils ont agi promptement pour retirer ces données. Cette règle ne s&amp;#39;applique pas lorsque l&amp;#39;éditeur du service est son propre hébergeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a eu des lobbystes plus rapides que ceux des producteurs de ciné…&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il faut que cesse l'hypocrisie qui permet à de grandes institutions françaises et internationales de gagner de l'argent sur le dos de créateurs qui ont perdu, rien qu'en France, 1 milliard d'euros en 2008 à cause du piratage d'œuvres cinématographiques sur Internet.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Heu… Attends. Il y aurait eu selon toi 500.000 films téléchargés par jour en 2008. Soit 18.500.000 par an. Ce qui fait un manque à gagner de 5,47 euros par film. Chiffre intéressant, quand un DVD dans le commerce coûte pas loin de 30 euros. D&amp;#39;où ma question initiale : quand est-ce que je pourrais télécharger légalement un film que je pourrai regarder autant de fois que je le voudrai pour 5,50 euros (à ce prix là, tu augmentes même ta marge) ?&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le cinéma continue à vivre en France grâce à quelques professionnels passionnés qui réinvestissent en permanence !&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Par philanthropie exclusivement.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La loi doit défendre ces artistes. Une société qui ne protégerait pas le talent et la passion de la cupidité et du cynisme serait une société à bien des égards désespérante, et le désespoir est une maladie que la France ne peut plus se permettre d'attraper.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;La loi défend déjà ces artistes, la contrefaçon d'œuvres protégées est punie depuis bien avant l'invention de l'internet. Une fois de plus, face à une situation qui ne lui convient pas, une industrie appelle l'État à l'aide pour se faire voter une loi sur mesure, négligeant ce qui existe déjà et croyant qu'il suffira d'un beau texte au JO pour régler le problème. &lt;a href="http://www.apitux.org/index.php?2006/07/06/118-frederic-bastiat-petition-des-marchands-de-chandelles"&gt;Ça fait longtemps que juristes et économistes moquent ce travers français&lt;/a&gt;. Ça n'est donc ici qu'un —mauvais— remake.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ha, et voici la vidéo promise.&lt;/p&gt;

&lt;div&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k4dR0pk9YyoVFeUoE5&amp;amp;related=0" width="320" height="261" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="never" wmode="transparent" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x80385_europa-corp-la-recette-besson-parod_fun"&gt;Europa Corp - la recette besson [ parodie ]&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/mozinor"&gt;mozinor&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Pas sûr que ça te réconcilie avec internet, à la réflexion…&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/KdqYHkCqt5s" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Eolas</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.maitre-eolas.fr/journal/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.maitre-eolas.fr/journal/rss.php</id><title type="html">Journal d&amp;#39;un avocat</title><link rel="alternate" href="http://www.maitre-eolas.fr/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.maitre-eolas.fr/2009/02/16/1318-quelques-lecons-de-droit-a-l-attention-de-luc-besson</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1234432098343"><id gr:original-id="urn:md5:6f1a9a06181a540893976f9f6ccd1cf6">tag:google.com,2005:reader/item/7878cfba8aa19d96</id><category term="Ligne politique" /><category term="grève" /><category term="libéraux" /><category term="service minimum" /><title type="html">Les libéraux contre le service minimum</title><published>2009-02-11T22:22:00Z</published><updated>2009-02-11T22:22:00Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/8_OaXc7Q498/Les-liberaux-contre-le-service-minimum" type="text/html" /><summary xml:base="http://www.gaucheliberale.org/" type="html">&lt;p&gt;&lt;img title="greve, fév 2009" style="margin:0 1em 1em 0;float:left" alt="" src="http://www.gaucheliberale.org/public/images/.greve-poissson_s.jpg"&gt;En ces temps de tensions
sociales et de grèves sur fond de crise, il est bon de rappeler que les
libéraux ne peuvent tolérer la notion de service minimum que tentent d'imposer
les étatistes de droite un peu partout en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acceptée dans de nombreux pays, l'institution du service minimum est la
conséquence logique des dérèglements qu'engendrent  le droit de grève
moderne conjugué avec l'existence des monopoles publics et du capitalisme de
connivence.&lt;br&gt;
Rappelons la position des libéraux sur la grève.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Une grève c'est la possibilité qu'ont les salariés d'une entreprise de
cesser collectivement de travailler pour affronter la direction. Il s'agit
généralement d'obtenir des améliorations de leurs conditions salariales. La
grève peut aussi servir à soutenir un salarié particulier contre un
comportement de la direction jugé discriminatoire ou injuste. La grève est donc
un arrêt de travail collectif résultant d'une libre association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est parfaitement compatible avec l'éthique libérale. Toute loi qui
chercherait à empêcher cette libre association serait contraire au principe de
liberté. Les libéraux se sont donc opposé au XIXe siècle au trop grand pouvoir
des entrepreneurs et de l'Etat qui pouvaient obtenir la condamnation pénale de
toutes les formes d'associations, donc des grévistes. La loi Le Chapelier du 14
juin 1791, sous le prétexte d'abolir les corporations d'artisans et
d'entrepreneurs, avait aussi aboli toutes les formes d'associations d'ouvriers,
donc les grèves. D'inspiration Jacobine, cette loi n'admettait aucun
intermédiaire entre l'individu et l'Etat. C'est un député libéral, Emile
Ollivier qui fut le rapporteur de la loi du 25 mai 1864 qui allait abroger le
délit de coalition créé par Le Chapelier.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Mais les libéraux s&amp;#39;insurgent aussi contre la dérive contraire qui consiste à
donner plus de droits aux salariés qu&amp;#39;aux employeurs. Le droit positif moderne
institue en effet un &amp;quot;droit de grève&amp;quot; dans lequel le salarié ne met pas en jeu
son poste. Il s&amp;#39;agit là d&amp;#39;une atteinte portée au droit de l&amp;#39;employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un employeur doit pouvoir licencier des employés grévistes de la même
manière que des salariés doivent pouvoir cesser le travail ou démissionner
collectivement, même si cela menace de provoquer la faillite de
l'entreprise.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'établissement d'un droit de grève dans lequel le salarié peut perdre son
emploi aboutit à un plus grand équilibre. L'employeur qui paye mal réfléchira à
deux fois avant de licencier des employés grévistes qu'il devra remplacer à des
salaires plus élevés tout en assumant de lourds frais de recrutement et de
formation.  A l'inverse, des employés bien payés sur le marché n'auront
pas intérêt à se mettre en grève puisque leur employeur pourra les remplacer
facilement.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le choix d&amp;#39;instaurer un &amp;quot;droit de grève&amp;quot; dans lequel l&amp;#39;employé ne risque pas
son poste constitue en revanche une source d&amp;#39;instabilité qui, comme toujours en
droit positif, peut avoir des conséquences catastrophiques pour la liberté et
la démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le &amp;quot;droit de grève&amp;quot; positif, rien n&amp;#39;empêche des employés bien payés de
se mettre en grève pour demander des salaires toujours plus élevés. A part la
faillite de l&amp;#39;entreprise on ne voit pas ce qui pourrait les arrêter. Si de
surcroît cette entreprise ne &lt;em&gt;peut pas&lt;/em&gt; faire faillite car elle
appartient à l'Etat et qu'elle sera de toutes façons refinancée par les impôts,
alors il n'y a plus &lt;em&gt;aucune&lt;/em&gt; limite au pouvoir des salariés. Usant de
leur &amp;quot;droit de grève&amp;quot; sans courir de risque pour leur emploi, ils peuvent
continuer la grève jusqu&amp;#39;à exiger que les journées chômées leurs soient payées.
Cette &amp;quot;combine&amp;quot; atteint son paroxysme avec l&amp;#39;emploi à vie dont bénéficient les
fonctionnaires, mais elle produit aussi des effets dévastateurs dans les
grosses entreprises capitalistes assurées du soutient indéfectible de
l&amp;#39;Etat.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le &amp;quot;droit de grève&amp;quot; sans risque sur l&amp;#39;emploi est donc instable par
nature.  Les étatistes en sont un peu ennuyés. Ils se rendent compte que
la situation est intenable. Ce qui reste de l&amp;#39;économie libre est régulièrement
pris en otage par les grèves du secteur monopolistique. Mais les étatistes ne
sont prêt à renoncer ni au &amp;quot;droit de grève&amp;quot; qu&amp;#39;ils ont inventé, ni aux
monopoles publics qui alimentent leur clientèle électorale ni d&amp;#39;ailleurs aux
gigantesques oligopoles du capitalisme d&amp;#39;Etat  qui leurs servent d&amp;#39;alibi
pour justifier leur appartenance à l&amp;#39;économie &amp;quot;de marché&amp;quot;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Comme toujours lorsqu&amp;#39;ils sont confrontés à l&amp;#39;échec de leurs constructions
délirantes, les étatistes réagissent en créant de nouvelles lois. C&amp;#39;est cette
logique qui les a amenés à inventer le &amp;quot;service minimum&amp;quot; au nom duquel on
oblige une partie du personnel à travailler contre son gré. Or le travail
obligatoire est assimilable à de l&amp;#39;esclavage (non propriété de son corps). Les
réquisitions de personnel, obligé de travailler un jour de grève, sont donc
parfaitement anti-libérales et contraires aux Droits de l&amp;#39;Homme. Aucun
employeur ni aucun pouvoir de l&amp;#39;Etat ne peut obliger quiconque à
travailler.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L&amp;#39;expression &amp;quot;droit de grève&amp;quot;, est d&amp;#39;ailleurs tout à fait révélatrice de la
philosophie étatiste. Pour un étatiste il faut en effet un droit spécial, c&amp;#39;est
à dire une loi, pour autoriser et encadrer le déroulement d&amp;#39;une grève. Pour un
libéral, pas besoin de loi, le droit d&amp;#39;association et d&amp;#39;interruption du travail
vont de soi puisqu&amp;#39;ils sont librement consentis et qu&amp;#39;aucune loi ni aucune
institution ne peut forcer quelqu&amp;#39;un à travailler contre son gré. Avoir besoin
d&amp;#39;instaurer un &amp;quot;droit&amp;quot; pour justifier la grève c&amp;#39;est admettre que le travail
d&amp;#39;un individu n&amp;#39;est pas &lt;em&gt;par défaut&lt;/em&gt; sa propriété inaliénable, c'est
donc implicitement admettre l'esclavage.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Avec le service minimum les constructivistes ont réinventé le travail
obligatoire.  Ces mots de sinistre mémoire auraient du les alerter,
allumer une étincelle de lucidité dans leur esprit, mais non, rien n'y fait,
ils nous entraînent toujours plus loin sur la route de la servitude.&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/8_OaXc7Q498" height="1" width="1"/&gt;</summary><author><name>Alcodu</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.gaucheliberale.org/feed/rss2"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.gaucheliberale.org/feed/rss2</id><title type="html">Gauche libérale</title><link rel="alternate" href="http://www.gaucheliberale.org/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.gaucheliberale.org/post/2009/02/11/Les-liberaux-contre-le-service-minimum</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1224384685367"><id gr:original-id="http://aixtal.blogspot.com/2008/10/blogs-le-franais-nest-pas-liant-mais.html">tag:google.com,2005:reader/item/7a7dc63e7f153e4d</id><title type="html">Blogs: Le Français n'est pas liant (mais l'Italien encore moins !)</title><published>2008-10-18T18:56:00Z</published><updated>2008-10-18T18:56:00Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/OU2rm7v3GvY/blogs-le-franais-nest-pas-liant-mais.html" type="text/html" /><summary xml:base="http://aixtal.blogspot.com/" type="html">&lt;div&gt;
					&lt;div style="text-align:right"&gt;&lt;a href="http://aixtal.blogspot.com/2008/10/blogs-french-less-sociable-than-you.html"&gt;&lt;img src="http://www.veronis.fr/blog-images/english-version.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous avons discuté à plusieurs reprises sur ce blog (notamment dans les commentaires) du fait que les blogueurs français semblent insérer beaucoup &lt;span&gt;moins de liens&lt;/span&gt; que leurs homologues américains. J'ai voulu en avoir le coeur net, pour ne pas tomber dans des stéréotypes ridicules du genre l'Allemand est discipliné, le Français râleur ou l'Italien romantique, et le résultat semble sans appel : les différents pays ont bien des &lt;span style="font-weight:bold"&gt;approches différentes du Web 2.0&lt;/span&gt;...&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai calculé la &lt;span style="font-weight:bold"&gt;proportion de liens&lt;/span&gt; présents  en septembre 2008 sur les blogs des différents pays dans la base Wikio. Le résultat est clair : les Etats-Unis sont largement en tête, avec 0,17 lien par billet, soit un lien pour 6 billets. Viennent ensuite l'Allemagne, le Royaume Uni, puis la France avec deux fois moins de liens qu'aux Etats-Unis (0,08 lien par billet, soit un lien pour 12 billets). Viennent ensuite, bons derniers, l'Espagne et l'Italie... Amusant, tout de même : d'un côté les pays anglo-saxons et germaniques, de l'autre les pays latins, avec la France au milieu !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;table width="60%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#f6cc72"&gt;&lt;b&gt;Pays&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#f6cc72"&gt;&lt;b&gt;Lien/billet&lt;br&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;US&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,17&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;DE&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,12&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;UK&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,09&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;FR&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,08&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;ES&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,06&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;IT&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,05&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/center&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_J6yMAuMJ-Wc/SPoo2KLBzHI/AAAAAAAAAI8/B_ZB_4p0uNM/s1600-h/Image+3.png"&gt;&lt;img style="margin:0px auto 10px;display:block;text-align:center" src="http://2.bp.blogspot.com/_J6yMAuMJ-Wc/SPoo2KLBzHI/AAAAAAAAAI8/B_ZB_4p0uNM/s400/Image+3.png" alt="" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%"&gt;Nombre de liens par billet&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;La situation devient encore plus intéressante si l'on sépare les résultats par&lt;span style="font-weight:bold"&gt; type de lien&lt;/span&gt; : vers un billet ou vers la page d'accueil ("home") d'un blog :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;table width="60%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#f6cc72"&gt;&lt;b&gt;Pays&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#f6cc72"&gt;&lt;b&gt;vers billet&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#f6cc72"&gt;&lt;b&gt;vers home&lt;br&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;US&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,14&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,03&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;DE&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,10&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,02&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;UK&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,07&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,02&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;FR&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,03&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,04&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fef8e9"&gt;ES&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,03&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fef8e9"&gt;0,02&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td bgcolor="#fcedcd"&gt;IT&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,03&lt;/td&gt;&lt;td style="text-align:right" bgcolor="#fcedcd"&gt;0,02&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/center&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;On constate que la différence est due surtout aux &lt;span style="font-weight:bold"&gt;liens de billet à billet&lt;/span&gt; : les liens vers les pages d'accueil sont à peu près stables d'un pays à l'autre (avec un petit plus pour la France). Les blogueurs français, espagnols et italiens lient 4 fois moins les autres billets que les américains.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces résultats m'inspirent deux remarques :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;1.&lt;/span&gt; Tout d'abord ils expliquent la difficulté qu'il y a à faire fonctionner dans certains pays, dont la France, des systèmes de type "&lt;a style="font-weight:bold" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Memetracker"&gt;memetracker&lt;/a&gt;", qui repèrent les discussions "chaudes" par les liens de billet à billet. L'exemple de &lt;a href="http://www.techmeme.com/"&gt;Techmeme&lt;/a&gt; paraît difficilement reproductible dans d'autres cultures : le memetracker de Wikio par exemple, fonctionne mieux aux &lt;a href="http://www.wikio.com/blogs"&gt;Etats-Unis&lt;/a&gt; qu'en &lt;a href="http://www.wikio.fr/blogs"&gt;France&lt;/a&gt;, où les discussions ont bien du mal à s'aggréger. Il faudra trouver des idées !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;2.&lt;/span&gt; D'autre part, comme je l'expliquais dans un &lt;a href="http://aixtal.blogspot.com/2008/10/blogs-dans-les-entrailles-du-classement_04.html"&gt;précédent billet&lt;/a&gt;, le&lt;span style="font-weight:bold"&gt; classement Wikio&lt;/span&gt; ne tient pas à l'heure actuelle compte des liens vers les pages d'accueil. C'était une façon de lutter contre les "chaînes", mais (cela va dans le sens de vos réactions et commentaires) il va falloir manifestement revoir la question !
				&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aixtal-fr/~4/424823730" height="1" width="1"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/OU2rm7v3GvY" height="1" width="1"/&gt;</summary><author gr:unknown-author="true"><name>(author unknown)</name></author><source gr:stream-id="feed/http://feeds.feedburner.com/aixtal-fr"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://feeds.feedburner.com/aixtal-fr</id><title type="html">Jean Véronis - Technologies du langage</title><link rel="alternate" href="http://aixtal.blogspot.com" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://feeds.feedburner.com/~r/aixtal-fr/~3/424823730/blogs-le-franais-nest-pas-liant-mais.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1224384597870"><id gr:original-id="http://swissroll.info/?2008/10/18/1140-echec-du-capitalisme">tag:google.com,2005:reader/item/1b9d1a46b4998a5d</id><category term="divers" /><title type="html">Ô capitalisme, où est ton échec?</title><published>2008-10-18T21:44:50Z</published><updated>2008-10-18T21:44:50Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/bKvcfv4NVWo/" type="text/html" /><content xml:base="http://swissroll.info/" type="html">&lt;p&gt;Même en avocat du diable, je n'ai pas spécialement envie de défendre&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les traders qui par définition n'ont pas à voir venir autre chose que le très court terme&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les CEO dont le salaire relève de la poésie et de la musique des sphères célestes, à force d'être  surréaliste et astronomique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les investisseurs qui n'auraient rien à gagner s'ils n'avaient rien à perdre, qui gagnent en achetant, vendant ou prêtant ce qu'il n'ont pas (c'est comme l'amour qui consiste à donner ce qu'on n'a pas)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les spéculateurs et les banques en général qui créent de la valeur &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt; (qui font mieux que le Dieu créateur - les valeurs étant en lui incréées et éternelles)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les experts, journalistes, thuriféraires et autres valets du système  qui de savoir ne se lassent pas&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Toutefois, j'en ai assez d'entendre parler de l&lt;em&gt;'échec du système capitaliste&lt;/em&gt;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- L'eau et le feu sont-ils en échec parce qu'il y a des noyades et des incendies?&lt;br&gt;
- La circulation routière en elle-même est-elle un échec parce qu'elle engendre des accidents?&lt;br&gt;
- La vie est-elle un échec parce qu'elle se termine par la mort?&lt;br&gt;
- La liberté est-elle le Mal du seul fait qu'elle le permet et qu'il arrive?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, quel est le statut ontologique du capitalisme? Est-ce que le capitalisme existe? Comme une personne? Comme Dieu? Comme un cadre? Comme une condition de possibilité? Ou bien n'est-ce qu'un terme abstrait qui n'a commencé à exister que par la critique qui en a été fait?&lt;sup&gt;[&lt;a href="http://swissroll.info/#pnote-1140-1"&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; Par ailleurs, l'absence d'un certain nombre de règles dans un jeu, avec des conséquences funestes, n'implique pas en soi la disqualification du jeu comme tel et de la liberté d'y jouer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ô malhonnêteté intellectuelle de qui fait ces raccourcis! Ô paresse de qui les relaie!&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href="http://swissroll.info/#rev-pnote-1140-1"&gt;1&lt;/a&gt;] Le libéralisme n'a-t-il pas pris conscience de lui-même qu'en s'opposant à la théocratie, qu'en contestant la supériorité des privilèges  de naissance sur les mérites  acquis, etc.? &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/bKvcfv4NVWo" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Guillaume Barry</name></author><source gr:stream-id="feed/http://swissroll.info/dotclear/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://swissroll.info/dotclear/rss.php</id><title type="html">Un swissroll</title><link rel="alternate" href="http://swissroll.info/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://swissroll.info/?2008/10/18/1140-echec-du-capitalisme</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1224114952589"><id gr:original-id="http://xkcd.com/489/">tag:google.com,2005:reader/item/81585a57243b99f6</id><title type="html">Going West</title><published>2008-10-15T00:00:00Z</published><updated>2008-10-15T00:00:00Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/VwL2hyPbDyQ/" type="text/html" /><summary xml:base="http://xkcd.com/" xml:lang="en" type="html">&lt;img src="http://imgs.xkcd.com/comics/going_west.png" title="Listen, they request that you stop submitting a listing for your house labeled &amp;#39;WHERE YOU BROKE MY HEART&amp;#39;." alt="Listen, they request that you stop submitting a listing for your house labeled &amp;#39;WHERE YOU BROKE MY HEART&amp;#39;."&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/VwL2hyPbDyQ" height="1" width="1"/&gt;</summary><author gr:unknown-author="true"><name>(author unknown)</name></author><source gr:stream-id="feed/http://xkcd.com/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://xkcd.com/atom.xml</id><title type="html">xkcd.com</title><link rel="alternate" href="http://xkcd.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://xkcd.com/489/</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223933543686"><id gr:original-id="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/10/13/1406-paul-krugman-prix-nobel-d-economie-2008">tag:google.com,2005:reader/item/c190f7fc9b05c469</id><category term="EcoBlabla" /><title type="html">Paul Krugman, prix Nobel d&amp;#39;économie 2008</title><published>2008-10-13T19:12:29Z</published><updated>2008-10-13T19:12:29Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/BeIWBpiZjJc/" type="text/html" /><content xml:base="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" type="html">&lt;p&gt;Il y a des années où expliquer ce qui justifie un prix Nobel d&amp;#39;économie est compliqué; les économistes les plus réputés dans leur profession ne sont que rarement connus du grand public, et leurs travaux sont parfois ésotériques, prennent la forme d&amp;#39;articles durs d&amp;#39;accès. Le prix décerné cette année à Paul Krugman pose le problème inverse : il est célèbre (pas forcément pour ses travaux académiques d&amp;#39;ailleurs) et il a tant écrit que ce n&amp;#39;est pas le vide qui guette le commentateur, mais le trop-plein. Voici donc quelques éléments sur Krugman, chercheur, vulgarisateur, intellectuel engagé - avec quelques remarques plus personnelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui justifie le prix Nobel pour Krugman? Un bon point de départ est d'aller lire la &lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/2008/info.pdf" hreflang="fr"&gt;note d'information&lt;/a&gt; qu&amp;#39;y consacre le site de l&amp;#39;académie Nobel. La récompense est décernée pour ses travaux &amp;quot;sur le commerce international et l&amp;#39;économie géographique&amp;quot;. Krugman a contribué à répondre à cette question simple : pourquoi les activités productives sont-elles localisées là ou elles se trouvent, et qu&amp;#39;est-ce qui détermine les échanges entre nations ou régions?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#39;histoire de l&amp;#39;analyse économique sur ce sujet est celle d&amp;#39;une accumulation patiente de connaissances, de modèles visant à expliquer les flux commerciaux et la localisation régionale des activités de production. Le premier modèle est le modèle ricardien, expliquant les échanges internationaux et les spécialisations par les différences de productivités relatives entre nations - la théorie dite des avantages comparatifs, selon laquelle les nations se spécialisent dans les secteurs dans lesquels leur productivité est soit plus forte, soit pas trop faible, par rapport aux autres pays. Cela explique par exemple pourquoi la France exporte des voitures vers la Tunisie, et importe des produits textiles de ce même pays : la productivité du secteur textile tunisien est plus basse qu&amp;#39;en France, mais la productivité du secteur automobile tunisien est encore plus basse, ce qui justifie des échanges mutuellement avantageux. Le modèle ricardien, quoique très simple, est probablement l&amp;#39;une des idées les plus contre-intuitives de la science économique, au point que sa compréhension est presque un test permettant de savoir si une personne est économiste ou non. A cette explication des échanges par la technologie s&amp;#39;est ajoutée leur explication par les dotations en facteurs de production, dans le cadre du modèle d&amp;#39;Hecksher-Ohlin, retranscrit par Samuelson.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si ces modèles constituent une façon d&amp;#39;expliquer les échanges et la localisation de la production, ils souffrent d&amp;#39;un problème méthodologique majeur : l&amp;#39;absence de prise en compte de la possibilité de rendements d&amp;#39;échelle croissants - le fait que l&amp;#39;augmentation de la production dans un secteur va en accroître la productivité, créant potentiellement des effets renforçants en cas de spécialisation dans celui-ci. Les rendements croissants posent un problème pratique : la grande difficulté à être traduits en modèles &amp;quot;traditionnels&amp;quot;, permettant d&amp;#39;utiliser le concept d&amp;#39;équilibre, et donc de savoir &amp;quot;ou l&amp;#39;on va finir par se trouver&amp;quot;. Les économistes connaissent depuis longtemps l&amp;#39;existence de rendements croissants - on peut penser à la manufacture d&amp;#39;épingles chez Smith, ou à leur description par Marshall - mais ceux-ci posent un problème : dès lors que l&amp;#39;on cherche à établir un modèle les prenant en compte, on se retrouve avec des divergences, ou des équilibres multiples, ne permettant pas de savoir ce qui va se produire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, les échanges internationaux, s&amp;#39;ils sont partiellement expliqués par le modèle ricardien, présentent des caractéristiques que celui-ci ne prend que difficilement en compte : les échanges ne sont pas seulement inter-industriels, mais intra-industriels. La France exporte des automobiles vers l&amp;#39;Allemagne, et importe des automobiles d&amp;#39;Allemagne; sauf à supposer que les voitures allemandes sont fabriquées avec une technologie différente des voitures françaises, le modèle ricardien ne permet pas d&amp;#39;expliquer ce genre de flux, qui représente pourtant une part très forte du commerce mondial, qui se fait pour l&amp;#39;essentiel entre pays similaires s&amp;#39;échangeant des produits similaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des tentatives pour intégrer les rendements croissants dans les modèles de commerce international avaient été faites; Krugman s'est même demandé si finalement, &lt;a href="http://web.mit.edu/krugman/www/ohlin.html" hreflang="fr"&gt;tout n'était pas déjà&lt;/a&gt; dans le très peu lu (tout le monde se contentant de la version simplifiée de Samuelson) Bertil Ohlin. Mais cela se limitait à quelques intuitions - les rendements croissants doivent avoir de l&amp;#39;importance - sans qu&amp;#39;il soit possible de les traduire de façon intelligible. Le problème, c&amp;#39;est que sans modèle, il est impossible de comprendre comment intégrer les rendements croissants : à la limite, ceux-ci devraient impliquer que toute la production ne s&amp;#39;effectue qu&amp;#39;à un seul endroit; mais l&amp;#39;utilisation de modèles à rendements décroissants, s&amp;#39;ils parviennent à aboutir à un résultat moins absurde, impliquent des formes de commerce et de localisation insuffisants pour décrire la réalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#39;est là qu&amp;#39;intervient Krugman. Après avoir rédigé une thèse sur les crises de balance des paiements - un sujet qu&amp;#39;il traitera, pour le grand public, inlassablement par la suite - il a, comme d&amp;#39;autres, cherché &amp;quot;la grande idée&amp;quot; qui lui permettrait de faire une carrière de chercheur. Il devait trouver sa grande idée en attendant un avion dans l&amp;#39;aéroport de Boston : construire un modèle simple permettant de décrire les flux commerciaux en intégrant les rendements croissants et leur impact sur la localisation de la production et de la consommation. Son modèle s&amp;#39;écrit rapidement : &lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/B6V6D-45DJ12M-4W/2/ecd8fb114c1817e124241bc2c48211b3" hreflang="fr"&gt;l'article&lt;/a&gt; le décrivant fait une dizaine de pages. Il se basait sur des travaux d&amp;#39;Avinash Dixit, et si l&amp;#39;on peut avoir un regret aujourd&amp;#39;hui, c&amp;#39;est que celui-ci n&amp;#39;ait pas été récompensé en commun avec Krugman tant leurs travaux sont liés. La solution, qu&amp;#39;avait entrevue Marshall, consiste en particulier à distinguer les rendements au niveau de la firme et au niveau de la branche; autre spécificité du modèle de Krugman, l&amp;#39;existence d&amp;#39;un &amp;quot;goût pour la différence&amp;quot; des consommateurs, qui les conduit à désirer une plus grande variété de biens, dans un cadre de concurrence monopolistique dans lequel les entreprises se différencient : c&amp;#39;est la raison pour laquelle la France exporte des Peugeot vers l&amp;#39;Allemagne et importe des BMW depuis ce pays. Krugman a simplement explicité un autre motif, différent des différences de technologies et de dotations en facteurs, expliquant les échanges internationaux et la localisation de la production. Si l&amp;#39;avantage comparatif est important, l&amp;#39;organisation industrielle, la concurrence imparfaite, le sont tout autant pour expliquer les échanges internationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette nouvelle conception théorique est vite devenue la "nouvelle théorie du commerce international" et a eu des implications nombreuses. Elle a servi à Krugman, par la suite, à contribuer à développer une "nouvelle économie géographique" car les conclusions de ses modèles peuvent s'appliquer à la localisation des activités à l'intérieur d'un pays, en expliquant pourquoi les activités s'agglomèrent dans les villes. Ce genre de raisonnement, appliqué à la théorie de la croissance, a conduit à la "nouvelle théorie de la croissance" dont l'histoire a été racontée &lt;a href="http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=18&amp;amp;Itemid=2&amp;amp;codenote=158" hreflang="fr"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nouvelle théorie du commerce posait aussi un problème apparemment nouveau : si en apportant un nouveau motif à l&amp;#39;échange international, elle démontrait que l&amp;#39;existence de la possibilité de commercer est préférable à son absence, elle offrait aussi la possibilité qu&amp;#39;en théorie, des interventions publiques sophistiquées, visant à favoriser tel ou tel secteur, puissent conduire à une situation meilleure pour le pays les mettant en place. Krugman s&amp;#39;est interrogé sur ce sujet dans un &lt;a href="http://bss.sfsu.edu/jmoss/resources/Is%20Free%20Trade%20Passe.pdf" hreflang="fr"&gt;célèbre article&lt;/a&gt;, dans lequel il considérait que si l&amp;#39;idée de libre-échange conservait sa pertinence, elle avait selon lui &amp;quot;perdu son innocence&amp;quot; : elle admet désormais la possibilité d&amp;#39;une politique commerciale &amp;quot;stratégique&amp;quot; et ne la refuse que pour des raisons pratiques (l&amp;#39;incapacité concrète des gouvernements à identifier les &amp;quot;bons secteurs&amp;quot;, et les problèmes de public choice que cela entraînerait). On peut néanmoins douter de cette perspective : depuis Robert Torrens qui montrait, dans un cadre ricardien, qu&amp;#39;une manipulation des termes de l&amp;#39;échange par des barrières douanières permettrait à un &amp;quot;grand pays&amp;quot; de s&amp;#39;enrichir aux dépens des autres, le problème se posait. La critique du libre échange apportée par la nouvelle théorie du commerce n&amp;#39;est en réalité ni nouvelle, ni aussi forte que le croient ceux qui ont sauté sur cet argument pour recommander l&amp;#39;abandon du libre-échange.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Krugman a d'ailleurs ferraillé contre eux dans l'un de ses ouvrages grand public, pop internationalism, traduit en français par "&lt;a href="http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=18&amp;amp;Itemid=2&amp;amp;codenote=8" hreflang="fr"&gt;la mondialisation n'est pas coupable&lt;/a&gt;&amp;quot;. C&amp;#39;est que Krugman a, très tôt, été en plus d&amp;#39;un chercheur un essayiste. Et s&amp;#39;il a contribué à révolutionner la théorie du commerce international et l&amp;#39;économie géographique, il a surtout, au travers de ses essais et de ses livres grand public, transformé radicalement la façon dont on parle d&amp;#39;économie. Avec un talent proche de celui qui lui a permis de construire toujours des modèles simples : Krugman est tout simplement un génie de la vulgarisation économique. L&amp;#39;écrasante majorité des économistes ne sait pas écrire en langage clair et intelligible; aucun n&amp;#39;a le talent de Krugman pour identifier la façon de rendre claire la chose la plus complexe, pour expliquer à l&amp;#39;aide d&amp;#39;une représentation simplifiée de la réalité les choses les plus simples. Aucun n&amp;#39;a son style, mélange de pédagogie, de précision, d&amp;#39;humour, d&amp;#39;indignation; aucun n&amp;#39;a sa capacité à flinguer en une dizaine de lignes les idées stupides - capacité qui ne lui a pas fait que des amis. Ses premiers livres grand public, bien que datés, restent des références pour comprendre la crise des années 70, la montée des inégalités, et l&amp;#39;effet réel des &amp;quot;révolutions&amp;quot; de Thatcher et Reagan. &amp;quot;the age of diminished expectations&amp;quot; et &amp;quot;peddling prosperity&amp;quot; ont été les matrices de sa production grand public ultérieures. Par la suite, ses essais dans divers magazines, ses chroniques dans Slate, ont été regroupés dans divers ouvrages tous plus indispensables les uns que les autres : Pop internationalism, The accidental theorist, et &lt;a href="http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=18&amp;amp;Itemid=2&amp;amp;codenote=13" hreflang="fr"&gt;the return of depression economics&lt;/a&gt;, pour les années 90.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Outre son style agressif et limpide, Krugman a une autre caractéristique : l&amp;#39;obsession. Lorsqu&amp;#39;un sujet l&amp;#39;occupe, il y reviendra inlassablement, reprenant ses arguments, en répétant de nouveaux. Pour les victimes de son courroux, c&amp;#39;est la perspective de se prendre à jet continu des attaques toutes plus virulentes et argumentées les unes que les autres; ses sujets de prédilection ont été successivement les supply-siders, les &amp;quot;strategic traders&amp;quot; entourant l&amp;#39;administration Clinton, les crises financières de la fin des années 90, et tout particulièrement la trappe à liquidité japonaise; puis, à partir de 1999 et de son arrivée comme éditorialiste au New York Times, l&amp;#39;administration Bush, dont il a dénoncé les mensonges, les aberrations politiques, sur un ton inédit, n&amp;#39;hésitant pas à traiter Bush de menteur, et ceux qui cherchaient à avoir vis à vis de celle-ci un jugement moins négatif de naifs bernés. C&amp;#39;est cette position d&amp;#39;adversaire le plus virulent de l&amp;#39;administration Bush qui l&amp;#39;a rendu célèbre, selon la loi de Gresham du commentateur : ce qui est le plus vu n&amp;#39;est pas forcément ce qu&amp;#39;il y a de plus satisfaisant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette agressivité lui a été beaucoup reprochée : il a été soupçonné d&amp;#39;arrières-pensées carriéristes, de contradictions (par exemple pour avoir dit dans les années 80 que le commerce international n&amp;#39;était pas un facteur majeur dans la montée des inégalités, puis pour dire qu&amp;#39;il ne pouvait plus l&amp;#39;exclure désormais) et de facilité. Cette dernière critique a été notamment le fait de ceux qui avaient tant apprécié ses essais des années 80-90, et n&amp;#39;ont pas compris son basculement plus politique après les années 2000. Mais il a fallu se rendre à l&amp;#39;évidence : Krugman a beaucoup plus souvent raison qu&amp;#39;il n&amp;#39;a tort, sur ce sujet tout particulièrement. L&amp;#39;actualité récente l&amp;#39;a encore montré : il a été parmi les premiers à identifier la nature de la crise financière, la bulle immobilière, et ses critiques et analyses ont largement contribué à la solution qui commence à émerger aujourd&amp;#39;hui. Krugman est surtout un homme d&amp;#39;une grande intégrité, qui n&amp;#39;hésite pas à contrer toutes les idées stupides, même celles qui &lt;a href="http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2004/07/paul_krugman_gu.html" hreflang="fr"&gt;viennent de son propre camp&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'est pas exagéré de dire que Krugman a révolutionné la façon d'écrire sur l'économie pour le grand public. Comme le rappelle T. Cowen, tous les &lt;a href="http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2008/10/paul-krugman-wi.html" hreflang="fr"&gt;blogs économiques se sont inspirés de sa façon de faire&lt;/a&gt; (le fait que Krugman ait fini par ouvrir un blog à son tour n'est pas une surprise); aucun essai de vulgarisation économique correct depuis les 20 dernières années n'aurait été ce qu'il a été sans Krugman et sa façon d'écrire. Il est accessoirement l'auteur de manuels, dont le plus vendu des manuels de commerce international, et d'un manuel d'économie générale coécrit avec son épouse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accessoirement, une note plus personnelle. J'ai rencontré (intellectuellement, s'entend) Krugman pour la première fois en 1995, en étudiant son manuel d'économie internationale. Celui-ci m'avait plu, mais pas plus que les manuels américains de façon générale. Ce n'est que deux ans plus tard que la lecture de Pop-internationalism a eu sur moi l'effet d'une révélation. Je me souviens encore avoir dévoré le livre d'une traite, en m'extasiant littéralement devant chaque ligne, relisant encore et encore chaque chapitre, de peur d'y avoir négligé un quelconque élément. Ce jour-là, j'ai découvert l'économie comme je ne l'avais jamais vue, à une époque de fin d'études ou la matière, globalement, m'ennuyait. Je peux dire ne m'être jamais remis de cette lecture. Sans ce livre, et tous les autres sur lesquels je me suis rué via l'achat sur internet de livres étrangers (un effet positif de la mondialisation) jamais ce site n'aurait existé. J'aurai plus probablement abandonné l'économie; aucun livre, aucun auteur n'a eu sur moi plus d'impact que Paul Krugman (avec Ed Phelps - comme quoi mes maîtres à penser ont souvent des Nobel).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A partir des années 2000 et de son arrivée au New York Times, j'ai eu une réaction de groupie déçu par le dernier album de son artiste favori; j'ai ressenti l'entrée de Krugman dans l'arène du débat politique comme une trahison. Certes, Bush mentait, certes, sa politique était aberrante... Mais Krugman n'avait-il pas une mission plus importante, celle de profiter de sa tribune pour éclairer les gens sur l'économie? Où trouverai-je désormais ma dose d'essais brillants? Pourquoi s'intéressait-il à des sujets aussi peu intéressants au lieu de faire ce qu'il faisait si bien? Ce dépit, on pourra le retrouver dans cette &lt;a href="http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=18&amp;amp;Itemid=2&amp;amp;codenote=128" hreflang="fr"&gt;note de lecture&lt;/a&gt; pleine d&amp;#39;acrimonie. Je me suis trompé, et lourdement. Ce que faisait Krugman à cette époque était vraiment important, et surtout, il avait vu juste. J&amp;#39;ai fini par avoir une réaction de vrai fan : j&amp;#39;ai réécouté l&amp;#39;album, et ai finalement compris ce que l&amp;#39;auteur voulait dire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous voulez lire des essais par Krugman, vous n'avez que l'embarras du choix. L'essentiel peut être trouvé sur le site &lt;a href="http://pkarchive.org/" hreflang="fr"&gt;pkarchive.org&lt;/a&gt;. Il serait bien difficile de conseiller des lectures : tout mérite d&amp;#39;être lu. Tous les chercheurs devraient lire la &lt;a href="http://pkarchive.org/personal/howiwork.html" hreflang="fr"&gt;description de sa façon de travailler&lt;/a&gt;; il a aussi expliqué les raisons pour lesquelles il est devenu économiste, et sa &lt;a href="http://pkarchive.org/personal/incidents.html" hreflang="fr"&gt;carrière&lt;/a&gt;; voici &lt;a href="http://www.pkarchive.org/theory/serfdom.html" hreflang="fr"&gt;pourquoi il est économiste&lt;/a&gt; (et pourquoi le servage n'a jamais été rétabli). Pour les éventuels biologistes qui viennent parfois faire un tour ici, voici le parallèle entre &lt;a href="http://pkarchive.org/theory/evolute.html" hreflang="fr"&gt;l'économie et la théorie de l'évolution&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici &lt;a href="http://economix.blogs.nytimes.com/2008/10/13/honoring-paul-krugman/" hreflang="fr"&gt;Ed Glaeser&lt;/a&gt; sur le Nobel de Krugman, voici deux posts (&lt;a href="http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2008/10/paul-krugman-wi.html" hreflang="fr"&gt;premier&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2008/10/what-is-new-tra.html" hreflang="fr"&gt;second&lt;/a&gt;) sur marginal revolution. Dans la presse grand public, vous trouverez probablement beaucoup d'articles sur l'engagement politique de Krugman, très peu sur sa carrière de vulgarisateur, et peut-être un article ou deux sur ses apports scientifiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je devais distinguer dans toute sa production grand public quelques textes, le choix ne serait pas simple : tout mérite d&amp;#39;être lu. Mais la liste comprendrait probablement :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://www.pkarchive.org/global/pop.html" hreflang="fr"&gt;Competitiveness : a dangerous obsession&lt;/a&gt;, sur la nocivité de la "compétitivité" appliquée à une nation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://web.mit.edu/krugman/www/hotdog.html" hreflang="fr"&gt;The accidental theorist&lt;/a&gt; : un pur chef d&amp;#39;oeuvre pour expliquer les conséquences de gains de productivité sur l&amp;#39;emploi. Chaque année, mes élèves y ont droit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://web.mit.edu/krugman/www/smokey.html" hreflang="fr"&gt;In praise of cheap labor&lt;/a&gt; : une défense de l&amp;#39;effet de la mondialisation sur les habitants des pays pauvres. Un texte précieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://www.nytimes.com/2005/08/08/opinion/08krugman.html" hreflang="fr"&gt;that hissing sound&lt;/a&gt; : l&amp;#39;article du New York Times qui a décrit la bulle immobilière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://pkarchive.org/trade/ricardo.html" hreflang="fr"&gt;Ricardo's difficult idea&lt;/a&gt; : l&amp;#39;une des meilleures explications de l&amp;#39;avantage comparatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://web.mit.edu/krugman/www/goldbug.html" hreflang="fr"&gt;the gold bug variations&lt;/a&gt; (quel titre génial) je vous laisse découvrir&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://pkarchive.org/cranks/hangover.html" hreflang="fr"&gt;the hangover theory&lt;/a&gt; : sur la théorie du cycle économique. Indispensable ces temps-ci.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://www.pkarchive.org/theory/baby.html" hreflang="fr"&gt;baby-sitting the economy&lt;/a&gt; : ou comment expliquer l&amp;#39;apparition d&amp;#39;une récession de la façon la plus simple possible. Brillant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;a href="http://www.pkarchive.org/theory/backwrd2.html" hreflang="fr"&gt;white collar turn blue&lt;/a&gt; : un essai d&amp;#39;anticipation sur le monde en 2099. J&amp;#39;adore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S&amp;#39;il y a des choses que vous n&amp;#39;avez pas encore lues dans ces différents textes, vous avez de la chance : vous allez pouvoir les découvrir. alors, appréciez, et profitez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et que personne, ce soir, ne vienne me gonfler. Rien, aujourd'hui, ne saurait altérer ma félicité. Je vais sortir le champagne du frigo, et n'irait me coucher que lorsque la bouteille sera vide.&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/BeIWBpiZjJc" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Alexandre Delaigue</name></author><source gr:stream-id="feed/http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/rss.php</id><title type="html">Le blog d&amp;#39;éconoclaste</title><link rel="alternate" href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/10/13/1406-paul-krugman-prix-nobel-d-economie-2008</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223827954374"><id gr:original-id="http://consommacteurs.blogs.com/pg/2008/10/les-causes-du-k.html">tag:google.com,2005:reader/item/2cd97c9cef5c8144</id><category term="Dysfonctionnements" /><title type="html">Les causes du krach sont aussi &amp;#39;numériques&amp;#39;</title><published>2008-10-12T09:41:03Z</published><updated>2008-10-12T09:41:03Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/aX_JdjeJJy4/les-causes-du-k.html" type="text/html" /><content xml:base="http://consommacteurs.blogs.com/pg/" type="html">&lt;p&gt;Avidité, crédit facile, ces causes de la crise financière sont connues. Mais, comme le dit &lt;a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-9105355866169782777&amp;amp;hl=en"&gt;John Cassidy&lt;/a&gt;, tout cela n'a pu arriver que parce que des algorithmes puissants calculent les prix d'instruments financiers auxquels certains banquiers ne comprennent rien. Et sans super ordinateurs, pas d'algorithmes : donc la crise est aussi numérique. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Fascinant, et c&amp;#39;est si vrai. Quand j&amp;#39;étais teneur de marché (&amp;quot;trader&amp;quot;) chez Bankers Trust, les &amp;quot;math genius&amp;quot; (souvent français) inventaient des produits financiers à long-terme (lancés sur le marché en France d&amp;#39;abord, par la Caisse des Dépôts d&amp;#39;ailleurs...) dont nous couvrions les risques avec d&amp;#39;autres instruments financiers (à plus court terme). Je me souviens d&amp;#39;Alasdair, le patron de notre équipe, allant à New York dans la nuit depuis Londres pour &lt;del&gt;défendre&lt;/del&gt; expliquer  notre &lt;em&gt;risk position&lt;/em&gt; aux managers là bas - les pauvres étaient évidemment un peu largués.  Et à ce moment, en 1991, les ordinateurs étaient sérieusement moins puissants. Pensez aussi au naufrage de la Barings en 1995, causés par des risques énormes planqués du coté de Singapour dans des comptes erreurs, à des managers à Londres, &lt;del&gt;vieux&lt;/del&gt; &lt;del&gt;incompétents&lt;/del&gt; dépassés...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;

Pour comprendre tout ça regardez la vidéo ci-dessous, dans laquelle John Cassidy explique plutôt bien des trucs plutôt compliqués. Une superbe explication technique (28 minutes) des dysfonctionnements et de l'absence de régulation :&lt;/p&gt;&lt;embed src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-9105355866169782777&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=true" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="never" style="width:360px;height:293px" wmode="transparent" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt; &lt;p&gt;Pour l'analyse de l'analyse par &lt;a href="http://andrewkeen.typepad.com/the_great_seduction/2008/10/the-meltdown-a.html"&gt;Andrew Keen&lt;/a&gt;, lisez plus bas.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;The meltdown: a digital catastrophe?&lt;/h3&gt;
	
	
		&lt;div&gt;
			&lt;p&gt;Is the October 2008 global financial &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7665515.stm"&gt;meltdown&lt;/a&gt;
the same old all-too-human story of greed and easy credit that has
repeated itself throughout economic history? Or has the digital
revolution changed the rules of economic risk to make today's financial
markets more vulnerable to global booms and busts?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;John Cassidy knows a thing or two about irrational exuberance -- his &lt;a href="http://www.amazon.com/Dot-con-Greatest-Story-Ever-Sold/dp/0060008806"&gt;&lt;em&gt;Dot.con: How America Lost Its Mind and Money in the Internet Era&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; being the definitive history of the first Internet boom. &lt;a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-9105355866169782777&amp;amp;hl=en"&gt;Appearing&lt;/a&gt; as a guest on Jim Goodale's &lt;a href="http://www.digitalage.org/"&gt;Digital Age&lt;/a&gt; tv show, Cassidy -- who now writes about economics for the&lt;em&gt; New Yorker&lt;/em&gt; and &lt;em&gt;Portfolio&lt;/em&gt;
-- suggests that today's crisis has been caused by both the old causes
of easy credit and greed and by the new digital reality of a global
financial market driven by mind-numbingly complex computer generated
financial products. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cassidy believes that today's crisis couldn't have happened in the
pre digital era. He describes the crisis as the failure of the new
financial numerati -- sophisticated digital-era traders who created
products that the older generation of Wall Street executives (like Stan
O'Neil, the former CEO at Merrill Lynch) were unversed. This led,
Cassidy explains, to a generational divide on Wall Street in which
senior people were misled by dishonest trading numerati who lied about
the high risk nature of their strategies.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;But the complexity of today's computerized global financial markets
doesn't mean that there aren't also simpler ideological explanations
for the crisis. Cassidy sees Ayn Rand disciple, Alan Greenspan, with
his utopian faith in the intelligence of the free market, as the father
of the October '08 meltdown. It was Greenspan's hostility toward any
kind of governmental regulation of the market, Cassidy argues, that
created the conditions for both the speed and depth of today's crisis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The implications of Cassidy's analysis is that the digital
revolution should be accompanied by more rather than less governmental
supervision. Today's perfect economic storm has been created by a
speculative financial numerati operating in an anarchic global market.
Multiplying the digital revolution with human greed has created a
terrifyingly contagious financial meltdown. This is the first viral
crisis of global digital capitalism; unfortunately, it won't be the
last.&lt;/p&gt;
		&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/aX_JdjeJJy4" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Pierre Guillery</name></author><source gr:stream-id="feed/http://consommacteurs.blogs.com/pg/index.rdf"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://consommacteurs.blogs.com/pg/index.rdf</id><title type="html">pierre guillery : réseaux et humeurs</title><link rel="alternate" href="http://consommacteurs.blogs.com/pg/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://consommacteurs.blogs.com/pg/2008/10/les-causes-du-k.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223827938060"><id gr:original-id="tag:liberauxdumodem.hautetfort.com,2008-10-12:1840849">tag:google.com,2005:reader/item/ac3f88149af4ab0e</id><category term="A la Une" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><category term="Libéralisme et économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><category term="Opinion(s)" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><category term="crise" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="finance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="subprime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="fannie mae" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="freddie mac" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="liberalisme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="paulson" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><title type="html">Le plan anglais meilleur que le plan Paulson</title><published>2008-10-12T12:55:00Z</published><updated>2008-10-12T13:09:04Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/DLiX_rGvO-4/le-plan-anglais-meilleur-que-le-plan-paulson.html" type="text/html" /><content xml:base="http://liberauxdumodem.hautetfort.com/" xml:lang="fr" type="html">&lt;p style="text-align:justify"&gt;Le plan Brown-Darling pour empêcher le système bancaire britannique de sombrer semble bien mieux perçu par les économistes que le plan Paulson. Il faut dire que &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7658277.stm"&gt;&lt;strong&gt;ce plan&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, conforme à celui que la Suède avait mis en oeuvre en 1992 pour &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/09/23/business/worldbusiness/23krona.html?_r=1&amp;amp;oref=slogin"&gt;&lt;strong&gt;sauver son système financier&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de la faillite, protège sans doute un peu mieux l'intérêt du contribuable, puisqu'il fait payer aux banques très cher le soutien du contribuable, selon le mécanisme décrit par M. C.Tille dans l'article de Telos, "&lt;a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/crise_de_liquidite_ou_de_solvabilite"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;crise de liquidités ou de solvabilité ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;":&lt;/p&gt; &lt;blockquote style="text-align:justify"&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#993300"&gt;Il serait plus efficace [&lt;em&gt;que le plan Paulson&lt;/em&gt;] d’injecter directement des fonds propres. Une première option est que l’état prenne une participation directe comme actionnaire. Cela devrait se faire par le biais d’actions dites « seniors ». Cela signifie que d’éventuelles pertes ultérieures réduiraient d’abord l’avoir des anciens actionnaires, puis celui de l’état, au lieu de réduire la valeur de toutes les actions de manière uniforme. Une telle structure fait en sorte que le secours du contribuable se paie au prix fort pour la banque. En d’autres termes il s’agit d’une nationalisation partielle de la banque. Pas très standard dans un système capitaliste ? Rappelons tout d’abord que cette nationalisation serait temporaire, l’état vendant graduellement ses avoirs lorsque la crise sera passée, et que la politique économique se doit d’être (et est en réalité) plus pragmatique qu’idéologique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;En outre, les garanties bancaires apportées par l'état se paieront d'un prix fort par les banques, qui se verront exiger une surcotisation ("premium") pour en bénéficier, et les banques bénéficiaires du plan devront réviser sensiblement à la baisse les rémunérations de leurs cadres dirigeants, ce qui est la moindre des choses. Selon &lt;a href="http://www.philippelegrain.com/legrain/2008/10/britains-bold-b.html"&gt;&lt;strong&gt;Philippe Legrain&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, compte tenu de la tension actuelle sur les marchés, le plan de sauvetage britannique est raisonnable. La qualité de son implémentation effective sera primordiale, mais il devrait dans l'immédiat sauver le système financier. A plus long terme, Philippe a les mêmes interrogations sur les difficultés qui attendent l'économie britannique:&lt;/p&gt; &lt;blockquote style="text-align:justify"&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#993300"&gt;We are by no means out of the woods yet. Global financial markets are in turmoil; other governments need to follow Britain’s bold lead soon. The UK economy has many other weaknesses: consumers are overladen with debt, often secured against housing that remains overpriced; unemployment is rising; food and energy prices remain painfully high; and the global gloom is hardly auspicious for exporters, despite the fillip of a weaker currency. What’s more, the banking package will swell the government’s already-large deficit – although borrowing to invest in banks need not increase the national debt in the long term.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Mais le long terme est une autre histoire. Aujourd'hui, priorité à l'incendie.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Enfin, pour comprendre comment une perte potentielle de quelques pourcent dans les actifs douteux de certaines banques aboutit à cette crise sans précédent, cet article très critique du Plan Paulson, de John Hussman, gestionnaire d'un fonds d'investissement du même nom, explique très bien la fragilité du modèle "sans fonds propres" des banques actuelles, et reproche au plan Paulson de ne rien faire pour améliorer la structure de bilan des banques secourues. La voie choisie par les britanniques évite cet écueil. &lt;a href="http://www.hussmanfunds.com/wmc/wmc080929.htm"&gt;&lt;strong&gt;Hussman propose une variante au plan Paulson&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui comporte pas mal d'analogies avec le plan Brown:&lt;/p&gt; &lt;blockquote style="text-align:justify"&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#993300"&gt;A better approach would be for the government to provide capital directly, in the form of a “super-bond,” in an amount no greater than the debt to bondholders. The “super-bond” would be subordinate to customer liabilities, so it could be counted as capital for the purpose of capital requirements, and would be seen by customers as a legitimate cushion of protection. However, in the event of bankruptcy, it would have a senior claim in front of both stockholders and &lt;em&gt;even&lt;/em&gt; senior bondholders. Do that, and you've actually got a mechanism to protect the financial system while at the same time protecting customers and taxpayers. Ideally, the super-bond accrues a relatively high rate of interest so that financials have an incentive to shift to private financing as soon as possible, but you would also defer the interest until the bank meets a minimal level of profitability to make sure that the financing doesn't strain the institution's liquidity.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;On le voit,plusieurs alternatives au plan Paulson, plus respectueuses du contribuable américain, et plus responsabilisantes pour les banques concernées, existaient. Il est dommage que sous la pression de politiciens incultes, d'autres politiciens aient voté dans &lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/10/paulson-plan.html"&gt;&lt;strong&gt;des conditions plus que douteuses&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; un "package" à 700 milliards aux effets relativement incertains, et aux contreparties fiscales ("&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pork_barrel"&gt;&lt;strong&gt;pork barrel spending&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;") exorbitantes.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;[&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/10/brown-sugar.html"&gt;Objectif Liberté&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/DLiX_rGvO-4" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>buildfreedom</name></author><source gr:stream-id="feed/http://liberauxdumodem.hautetfort.com/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://liberauxdumodem.hautetfort.com/atom.xml</id><title type="html">Les Libéraux du Mouvement Démocrate</title><link rel="alternate" href="http://liberauxdumodem.hautetfort.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://liberauxdumodem.hautetfort.com/archive/2008/10/12/le-plan-anglais-meilleur-que-le-plan-paulson.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223763139949"><id gr:original-id="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/10/11/1403-biais-mediatiques-dans-le-traitement-de-la-crise-financiere">tag:google.com,2005:reader/item/9103e580123ce95a</id><category term="EcoBlabla" /><title type="html">Biais médiatiques dans le traitement de la crise financière</title><published>2008-10-11T14:12:14Z</published><updated>2008-10-11T14:12:14Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/i6yz3Tgjp4I/" type="text/html" /><content xml:base="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" type="html">&lt;p&gt;La crise financière n&amp;#39;est pas un sujet facile à traiter par les médias : elle impose de décrire et de comprendre des phénomènes abstraits et compliqués, des évènements rapides, dans le temps et l&amp;#39;espace courts qui caractérisent le travail journalistique. Dans ces conditions, on trouve des journalistes qui font un travail correct. Il n&amp;#39;en reste pas moins que de façon massive, le traitement de la crise financière est biaisé par des tendances qui ne sont pas seulement irritantes : elles conduisent à mal informer sur la situation et les enjeux. Voici quelques-uns de ces biais, pas forcément dans l&amp;#39;ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Le premier biais&lt;/strong&gt; est la focalisation sur les indices boursiers, comme le CAC 40. Les sites des journaux, sur leur page "spéciale crise financière" nous infligent des tonnes d'images de courtiers s'arrachant les cheveux, et surtout, semblent guetter minute par minute la moindre fluctuation des indices (et en ce moment, ils sont servis). La "baisse de la bourse" semble être l'alpha et l'oméga de la crise financière, qui ne se réduit qu'à cela. D'où vient ce biais? Selon moi, du biais de disponibilité, car les indices boursiers sont accessibles aisément et "racontent une histoire", permettent d'avoir un suspens (comment va réagir Tokyo demain? que va faire New York à 15h?) et de donner l'illusion d'un phénomène qui peut être narré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre biais, c'est qu'étant donnée leur clientèle, de nombreux journaux ou services spécialisés dans ceux-ci se contentent, à longueur de temps, de fournir des conseils et de l'information boursière aux investisseurs. Cela pouvant aller jusqu'à la caricature (ha, les listes interminables de titres du CAC, sur le thème de "Valeo monte MAIS Vallourec baisse...) avec des masses de chiffres indigestes infligés tous les quarts d'heures sur certaines chaînes. Quand on consacre son existence à un sujet aussi dépourvu d'intérêt, il est nécessaire de se persuader que cela a de l'importance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste enfin la possibilité d&amp;#39;une simple méconnaissance historique : la &amp;quot;crise de 29&amp;quot; a commencé par un krach boursier, donc les krach boursier, c&amp;#39;est très grave. C&amp;#39;est oublier qu&amp;#39;il y a eu depuis 29 de nombreuses journées de baisse très forte des indices boursiers (en 87 par exemple) sans la moindre conséquence concrète. La crise de 29 a été une crise du crédit, avec l&amp;#39;effondrement du système bancaire américain par dominos successifs, provoquant des faillites d&amp;#39;entreprises en cascade, se répandant d&amp;#39;état en état. Le krach boursier n&amp;#39;a été grave que dans la mesure ou il a provoqué la crise bancaire et l&amp;#39;effondrement du système de crédit : de nombreuses banques avaient accordé des prêts trop importants pour que des gens achètent des titres, &amp;quot;parce que la bourse ne peut que monter&amp;quot; - tout comme on a prétendu pendant les 10 dernières années que l&amp;#39;immobilier ne pouvait pas baisser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la crise actuelle, les fluctuations des indices boursiers n&amp;#39;ont aucune conséquence, et ne traduisent que très médiocrement le degré de crise. Les éléments les plus importants à suivre sont les credit default swaps - ces produits dérivés de crédit offrant une &amp;quot;assurance&amp;quot; contre le non-remboursement d&amp;#39;un crédit, représentant un volume total de 60 000 milliards de dollars (certes beaucoup de ce volume représente des transactions comptées plusieurs fois, mais le total réel reste de l&amp;#39;ordre de la dizaine de milliers de milliards). L&amp;#39;augmentation très forte du prix des CDS sur certaines entreprises - notamment les banques - est un bien meilleur signe de l&amp;#39;inquiétude et de la paralysie du système financier que les cours de bourse : cela traduit tout simplement la probabilité perçue de non-remboursement des dettes de cette entreprise. Allez voir n&amp;#39;importe quel blog ou site sérieux sur la finance, vous trouverez cette information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre indice est le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/TED_spread" hreflang="fr"&gt;TED spread&lt;/a&gt;, l'écart entre le taux du marché interbancaire (le LIBOR) et celui des bons du trésor à trois mois du gouvernement américain (les T-Bills). Pourquoi cela est-il important? Parce que les obligations publiques sont considérées comme "sans risque"; l'écart entre le taux interbancaire et ce taux est donc l'indicateur de la prime de risque perçue par les investisseurs. Plus cet écart est grand, plus cette prime de risque est forte, témoignant d'une paralysie du crédit, sauf à des taux très élevés. Le TED spread, en ce moment, bat des records. C'est cela qui devrait faire la une de la presse spécialisée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais les indices boursiers n'ont-ils pas de conséquences sur la vie réelle, sur le fonctionnement des entreprises? Pas tant que cela. Une action reste fondamentalement la promesse de bénéficier tant qu'on la détiendra d'une part des bénéfices d'une société; et un instrument de contrôle sur celle-ci. Lorsque les cours d'une entreprise baisse, cela signifie qu'elle devient rachetable, c'est pour cela que les dirigeants se préoccupent de celui-ci; lorsque tous les cours baissent, tout le monde est à la même enseigne. Et les gens qui ont acheté des actions, et qui en ce moment perdent beaucoup d'argent? C'est oublier que lorsqu'il y a un vendeur, il y a aussi nécessairement un acheteur. La baisse des cours boursiers, de ce point de vue, est avant tout un mécanisme redistributeur qui avantage les gens qui veulent constituer un patrimoine (les jeunes, le plus souvent) et pénalise ceux qui en ont un et qui le cèdent progressivement (les vieux). A l'inverse, la hausse des cours avantage les vieux et pénalise les jeunes. On peut en dire autant des prix de l'immobilier, dont la baisse n'est certainement pas grave (surtout après avoir lu pendant une décennie le malheur des descendants de baby-boomers, obligés de se saigner pour acquérir un logement). Il faudrait de ce point de vue cesser de commenter les baisses boursières à coup de "2000 milliards de dollars sont partis en fumée la semaine dernière à Wall Street"; une crise boursière n'est pas un bombardement stratégique détruisant physiquement des actifs, mais un transfert de valeurs de certains individus à d'autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#39;est pour cela qu&amp;#39;on aurait bien besoin, en ce moment, de beaucoup moins de tiercé boursier dans les médias, et de beaucoup plus d&amp;#39;explications claires. La baisse de la bourse n&amp;#39;est pas un problème majeur : l&amp;#39;effondrement du crédit, lui, a des conséquences potentiellement dramatiques sur toutes les économies, en risquant d&amp;#39;en provoquer la paralysie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Le second biais est le biais chauvin&lt;/strong&gt;. Que n'aura-t-on entendu que la crise actuelle est "la crise des subprimes" (histoire de donner un mot anglais, en général expliqué ensuite de façon approximative, pour bien rappeler que ce genre de choses, c'est pas-de-chez-nous). Ce chauvinisme a conduit les commentateurs à reproduire fidèlement le discours "nuage de Tchernobyl" selon lequel la crise, c'est pour les autres, pas pour nous, que les banques françaises sont saines, etc, etc. Ou que les ménages français n'ont pas de problème, sont moins endettés que les autres, qu'en France, la hausse des prix immobiliers relève des "fondamentaux", que chez nous, c'est pas comme chez les autres parce qu'on est plus intelligents. Dernier exemple en date, les articles pleins de Schadenfreude qui décrivent la situation Islandaise - voir &lt;a href="http://geographie.blog.lemonde.fr/2008/10/09/cccxii-histoire-drole-islandaise-de-la-crise-financiere-mondiale-vue-a-travers-un-biais-xenophobe/" hreflang="fr"&gt;Geographedumonde&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faudrait rappeler quelques vérités élémentaires : la crise actuelle est née d&amp;#39;une bulle immobilière, et la bulle immobilière a été mondiale. La hausse du prix de l&amp;#39;immobilier en France, et dans de nombreux pays d&amp;#39;Europe continentale, a été plus forte qu&amp;#39;aux USA, ce qui signifie que le rééquilibrage de cette bulle sera au moins aussi long et douloureux chez nous que là bas. Il est vrai que cette bulle a soigneusement été entretenue par les auteurs de numéros &amp;quot;spécial immobilier&amp;quot; qui expliquaient que promis-juré, l&amp;#39;immobilier ne peut pas baisser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'expansion du crédit a été généralisée; si elle est moins virulente pour les ménages français (encore que des surprises sont à attendre du côté des crédits-relais immobiliers) l'application de prêts exotiques a touché d'autres secteurs chez nous, notamment les collectivités locales (avec Dexia). Récemment, un posteur sur le forum d'éconoclaste, employé d'une collectivité territoriale, décrivait sur celui-ci un prêt aux caractéristiques complexes, à taux révisable, et se demandait si cette offre mirobolante cachait un piège. Je suis heureux que les contributeurs du forum l'aient incité à la prudence, mais combien de collectivités locales sont actuellement aux prises avec des emprunts n'ayant rien à envier aux pires pratiques des courtiers immobiliers américains?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le biais chauvin a ainsi conduit les commentateurs à continuer de répéter que les banques françaises étaient "saines" sans réflechir au fait qu'elles ont, comme les autres, conservé ou acheté des produits de titrisation de crédit, sur lesquels elles subiront des pertes; et d'oublier de rappeler que si le département du trésor américain n'avait pas sauvé AIG, de nombreuses banques françaises seraient aujourd'hui dans la panade la plus noire. Il faudrait surtout rappeler qu'&lt;a href="http://blogs.ft.com/maverecon/2008/09/message-to-politicians-everywhere-remember-theres-no-such-thing-as-a-safe-bank/" hreflang="fr"&gt;une banque "à l'abri", cela n'existe pas&lt;/a&gt; : toutes les banques, même si elles n&amp;#39;émettaient de crédit qu&amp;#39;à hauteur de leurs dépôts, peuvent tomber en cas de bank run. A un autre niveau, même un currency board n&amp;#39;a pas sauvé la banque centrale d&amp;#39;Argentine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troisième biais est le biais idéologique&lt;/strong&gt;. On ne manque pas de commentateurs pour nous expliquer que nous sommes face &amp;quot;à la crise du libéralisme&amp;quot; (anglo-saxon, cela va de soi : cf point ci-dessus) auquel d&amp;#39;autres répondent &amp;quot;crise de l&amp;#39;étatisme, la faute aux banques centrales&amp;quot;; le tout sur fond de &amp;quot;nous vivons le plus grand changement d&amp;#39;époque depuis la chute du mur de Berlin&amp;quot; et autres &amp;quot;c&amp;#39;est la fin des années Thatcher-Reagan&amp;quot;, pour conclure sur &amp;quot;nous allons assister au retour de l&amp;#39;Etat&amp;quot; contre la &amp;quot;finance folle&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu&amp;#39;un commentateur inflige un article de ce style, comprenant ce genre d&amp;#39;expressions boursoufflées, et essuyant ses bottes sur la finance ou les gouvernements, inutile de le lire ou de l&amp;#39;écouter : cet article vous informera beaucoup mieux sur les préjugés et la prétention de son auteur, ainsi que sur son degré d&amp;#39;ignorance historique et économique, que sur la réalité des faits. Je ne sais pas d&amp;#39;où vient ce goût pour les grandes phrases creuses, pour les discussions à base de larges concepts mal compris, totalement déconnectés de la réalité : probablement de la sociologie du monde journalistique, dans lequel celui qui fait un vrai travail (s&amp;#39;informer et informer ses lecteurs ou spectateurs sur la réalité) est systématiquement moins bien considéré que celui qui raconte sa vision du monde dans des éditoriaux grandiloquents. A moins que cela ne provienne de la paresse des spectateurs : dire &amp;quot;finance folle&amp;quot; est un raccourci bien commode pour s&amp;#39;épargner la difficulté à comprendre le réel et sa complexité (à quoi bon comprendre la folie?). Se limiter à des discussions &amp;quot;rôle de l&amp;#39;Etat&amp;quot; vs &amp;quot;marché dérégulé (et fou)&amp;quot; c&amp;#39;est éviter de se souvenir que l&amp;#39;activité financière est l&amp;#39;une des plus réglementées au monde, et que le problème n&amp;#39;est pas &amp;quot;plus ou moins de réglementation&amp;quot; mais quelles réglementations sont appropriées, et quels mécanismes font que les réglementations réelles s&amp;#39;en éloignent - des mécanismes qui impliquent un jeu complexe d&amp;#39;influences et de choix en situation d&amp;#39;information très limitée. Peut-être que les gens sont rationnellement ignorants sur le sujet : si l&amp;#39;on en juge par les commentaires postés sur les sites des principaux journaux, ce genre de verbiage a de nombreux adeptes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tous les cas, ces pseudo-raisonnements schématiques ne contribuent pas à la compréhension de la crise. C'est ce genre de raisonnement qui a conduit à faire croire que le plan Paulson adopté (l'intervention miraculeuse de l'Etat) allait résoudre les problèmes, au détriment d'une analyse rigoureuse du plan et de ses limites (pourtant amplement fournie par le biais d'internet et des pages personnelles d'économistes) et de la nature de la crise. Il y a des journalistes qui cherchent à échapper à ces biais, qui s'ils commettent parfois des erreurs, font un réel effort d'explication et de compréhension; il est regrettable que leur travail passe au second plan, derrière le tiercé cac-40, derrière le "c'est les autres c'est pas nous", et après les discours idéologiques fétides.&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/i6yz3Tgjp4I" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Alexandre Delaigue</name></author><source gr:stream-id="feed/http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/rss.php</id><title type="html">Le blog d&amp;#39;éconoclaste</title><link rel="alternate" href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/10/11/1403-biais-mediatiques-dans-le-traitement-de-la-crise-financiere</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223580847562"><id gr:original-id="http://social.hortis.ch/2008/10/08/alternative-open-source-aux-logiciels-commerciaux/">tag:google.com,2005:reader/item/ba1a4a19a4e62765</id><category term="open-source" /><title type="html">Alternative Open Source aux logiciels commerciaux</title><published>2008-10-08T09:09:27Z</published><updated>2008-10-08T09:09:27Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/H4C786Of0_4/" type="text/html" /><content xml:base="http://social.hortis.ch/" type="html">&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.osalt.com/"&gt;&lt;img align="right" src="http://airflake.cachefly.net/gfx/osalt_logo.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous souhaitez remplacer vos logiciels commerciaux par des logiciels libre, et que vous ne savez pas où chercher, voici le site qu’il vous faut : &lt;a title="Osalt" href="http://www.osalt.com"&gt;Osalt&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
Il vous suffit d’entrer le nom du logiciel commercial, et il vous proposera une liste de logiciels libre!&lt;br&gt;
Et ce qui est intéressant, c’est qu’il propose des équivalents pour Windows, Mac et Linux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous tapez par exemple “Microsoft Office”, le site vous proposera &lt;a href="http://www.osalt.com/openoffice"&gt;OpenOffice 2.4&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.osalt.com/neooffice"&gt;NeoOffice 2.2.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne vous reste plus qu’à aller faire un tour pour trouver votre bonheur!&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/H4C786Of0_4" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Julien Lancelot</name></author><source gr:stream-id="feed/http://social.hortis.ch/feed/"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://social.hortis.ch/feed/</id><title type="html">social hortis</title><link rel="alternate" href="http://social.hortis.ch" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://feeds.feedburner.com/~r/SocialHortis/~3/414656309/</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223580529909"><id gr:original-id="tag:aurel.hautetfort.com,2008-10-08:1835228">tag:google.com,2005:reader/item/d3cdbb7c4cc11694</id><category term="Dans le monde" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><category term="Economie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><title type="html">Qui comprend la crise actuelle ?</title><published>2008-10-08T16:24:00Z</published><updated>2008-10-08T16:24:00Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/nJbn6aE016M/qui-comprend-la-crise-actuelle.html" type="text/html" /><content xml:base="http://aurel.hautetfort.com/" xml:lang="fr" type="html">&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;a href="http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/1200567125.jpg"&gt;&lt;img name="media-1320697" src="http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/2107558332.jpg" alt="Horoscope.jpg" style="border-width:0;float:left;margin:0.2em 1.4em 0.7em 0"&gt;&lt;/a&gt;Trois débats en une semaine sur la crise financière et ses implications sur la capacité (ou non) d'autorégulation des marchés financiers. Une heure jeudi dernier &lt;a href="http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=123"&gt;sur BFM&lt;/a&gt; contre &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=12"&gt;Bernard Maris&lt;/a&gt;, ex-membre du conseil scioentifique d&amp;#39;ATTAC et en compagnie de Marie-Paule Virard (Ex-directur éditorial des Enjeux les Echos), une heure et demie hier sur &lt;a href="http://www.beurfm.net/spip.php?rubrique20"&gt;Beur FM&lt;/a&gt; contre Jean-Pierre Brard, député communiste de Seine-Saint-Denis et en présence de Slimane Haddadj, économiste de  Gauche Moderne, et une heure et demie aujourd&amp;#39;hui sur France O en compagnie d&amp;#39;un conseiller régional et député PS, &lt;a href="http://lurel.parti-socialiste.fr/"&gt;Victorin Lurel&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.philippevigier.com/"&gt;Philippe Vigier&lt;/a&gt; député Nouveau Centre et de l&amp;#39;économiste Jean-Luc Gréau.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Chaque débat est dur. Entre le communiste roublard de la Seine-Saint-Denis, le provocateur subtil d'Attac et l'incompréhension générale des mécanismes de la crise actuelle, les échanges sont confus, reposent surtout sur des clichés et une vision idéologique des marchés et de l'économie. Pourtant, chaque fois, les adversaires les plus féroces acceptent une bonne partie de mon analyse sans vouloir en tirer les conséquences pour autant. Ils ne parviennent pas à admettre leurs propres incohérences.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Sans prétendre proposer une solution magique pour sortir de la crise et préparer l&amp;#39;avenir, mon diagnostic et mes propositions sont souvent partagées.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div style="text-align:justify"&gt;Les mêmes qui appellent la BCE à pratiquer le laxisme monétaire hors temps de crise, critiquent comme moi le laxisme de la Fed. Vouloir utiliser l&amp;#39;arme monétaire (l&amp;#39;inflation) pour relancer l&amp;#39;emploi constitue une excellente manière de préparer une crise. Nous le constatons aujourd&amp;#39;hui, et dans une ampleur encore inégalée.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div style="text-align:justify"&gt;Les mêmes qui parlent de marchés non régulés reconnaissent la perversion des dernières normes comptables, censées assurer une transparence tellement absolue qu&amp;#39;elles ont amplifié la fonte des fonds propres des banques pendant la crise, les mettant au tapis malgré des bilans sains. Les mêmes reconnaissent la perversion de l&amp;#39;institutionnalisation des agences de notation dans la définition des normes prudentielles (Bâle I et II, Solva I et II pour les assurances), l&amp;#39;opacité générale résultant de l&amp;#39;empilement de lois (Glass Steagal Act avant 1993, Sarbanes-Oxley, Bâle...). Ils persistent à vouloir davantage de réglementations.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div style="text-align:justify"&gt;Les mêmes qui accusent les banques d&amp;#39;être à l&amp;#39;origine du surendettement de l&amp;#39;Amérique, alimenté par l&amp;#39;inflation continue, reconnaissent la nocivité des règlementations du type RCA ou des institutions Fannie Mae et Freddy Mac. Ils persistent à défendre les aides de l&amp;#39;Etat français pour faciliter le crédit immobilier des couches défavorisées.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;J'en conclus que leur découverte récente de certains aspects de l'économie ne leur permet pas encore d'en assimiler les principes. Ils restent engoncés dans leurs vieux réflexes qui distinguent le patron de l'ouvrier, "l'économie réelle" du "capitalisme financier", le gentil "entrepreneur" du méchant "spéculateur". Dialectique du pauvre, poussiéreuse et ringarde.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Certes, les Français sont furieux. Et ils ont raison. Ils sont perdus. Mais quand Nicolas Sarkozy appelle à &amp;quot;punir les coupables&amp;quot;, je ne les crois pas dupes. Ils savent que les origines de la crise sont complexes, que tous les acteurs sont responsables, du petit ménage qui s&amp;#39;est surendetté avec ses 18 cartes de crédit au gouvernement américain qui a trop réglementé les échanges financiers, sans oublier le banquier qui a commis des excès sur ces fondements incertains. Ils savent que la réponse à une telle crise ne peut être qu&amp;#39;européenne, sinon mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Espérons que cette crise sera l&amp;#39;occasion  d&amp;#39;assimiler durablement des concepts nouveaux pour les Français. Espérons surtout que le prochain &amp;quot;&lt;a href="http://www.fooledbyrandomness.com/"&gt;cygne noir&lt;/a&gt;&amp;quot; ne sera pas l&amp;#39;attaque en règle des Etats les moins responsables sur le plan financier. Rappelons à ce titre que la France, avec sa dette sociale &amp;quot;hors bilan&amp;quot;, dispose d&amp;#39;une dette publique qui dépasse allègrement les 115 % selon le r&lt;a href="http://www.lepartiliberal.fr/content/rapport-p%C3%A9bereau"&gt;apport de Michel Pébereau&lt;/a&gt; (sans parler des engagements de retraite du secteur privé et de la sécu qui constituent implicitement une seconde retraite par répartition). Qui peut exclure un scénario catastrophe si nous laissons filer nos déficits sans remettre en question notre fameux &amp;quot;modèle social&amp;quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align:justify"&gt;Nous assistons aujourd'hui, en réponse à la crise, à une création monétaire colossale, à une accélération de l'endettement des pays qui n'hésitent pas, comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, à mettre 5 % du PIB sur la table pour augmenter les fonds propres des banques ou reprendre leurs actifs douteux au prix bradé (merci les normes comptables qui imposent...la transparence court-termiste) ainsi que des sommes importantes à disposition des acteurs économiques pour éviter que le coma bancaire actuel n'entraine une gangrène économique.&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/nJbn6aE016M" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Aurel</name></author><source gr:stream-id="feed/http://aurel.hautetfort.com/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://aurel.hautetfort.com/atom.xml</id><title type="html">Aurélien Véron</title><link rel="alternate" href="http://aurel.hautetfort.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/10/08/qui-comprend-la-crise-actuelle.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223501773795"><id gr:original-id="http://www.radical-chic.com/?2008/10/08/857-c-est-la-crise-et-c-est-la-faute-a-la-propriete-privee">tag:google.com,2005:reader/item/cb304cf6a0da3376</id><category term="La vie moderne" /><title type="html">C&amp;#39;est la crise et c&amp;#39;est la faute à la propriété privée</title><published>2008-10-08T06:55:13Z</published><updated>2008-10-08T06:55:13Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/n6DsZKggLL4/" type="text/html" /><content xml:base="http://www.radical-chic.com/" type="html">&lt;p&gt;A voir les indices boursiers se péter la gueule et les banques se comporter comme des gamins implorant l'aide de papa-maman, je me demande si mon &lt;a href="http://www.radical-chic.com/?2008/09/18/852-crise-de-la-finance-en-attendant-la-prochaine" hreflang="fr"&gt;précédent billet&lt;/a&gt; n'était pas un peu trop distant - et pourtant, c'est comme si d'être lassé de l'actualité m'empêchait même de réfléchir à ce qu'il se passait. Certes, je continue à croire qu'après la purge les excès de la finance recommenceront - et que des gourous nous expliqueront que cette fois-ci, ce n'est pas une bulle, ni de la spéculation, c'est pas comme en 2008, hein. Mais peut-être que certains partis-pris qui structurent l'idéologie actuelle vont enfin être remis en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par exemple, &lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/0/cf1efdcc-93bb-11dd-9a63-0000779fd18c.html?nclick_check=1" hreflang="fr"&gt;dans le FT&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;The current financial crisis can be traced to three of the central ideas of the Reagan-Thatcher era: the promotion of home ownership, financial deregulation and a fervent faith in the market. Each of these ideas did sterling service for 30 years, increasing prosperity and freedom. But pushed too far – and combined – they have created a disaster.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The promotion of home ownership&lt;/em&gt;... Ca me rappelle quelque chose. Cette crise n'est pas qu'un problème de "régulation" - dont on ne va jamais jusqu'à demander ce qu'elle recouvre exactement. Cette crise n'est pas uniquement la résultante du fétichisme du marché. Elle n'est pas plus un problème "d'avidité" (&lt;em&gt;greed&lt;/em&gt; pour McCain) ni de traders irresponsables. C'est une crise de l'idée de la propriété privée poussée à bout.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, on pense tout de suite aux retraites par capitalisation (et défiscalisation), mais ce n&amp;#39;était que la première étape : il y a encore quelques mois, les conservateurs américains souhaitaient créer des &amp;quot;health saving accounts&amp;quot; : plutôt que de socialiser l&amp;#39;assurance santé (quelle horreur), nos amis voulaient que chacun gère son petit pactole en épargnant avisé : vais-je le dépenser pour mes frais de dentiste, ou dois-je plutôt thésauriser puisque mes risques de choper un cancer sont de 0,23 ? L&amp;#39;expression pourrie de &amp;quot;capital santé&amp;quot; n&amp;#39;aurait jamais pu être aussi vraie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chacun pour soi, cigale ou fourmi, et les épargnants et les prudents seront récompensés par &amp;quot;la hausse&amp;quot;. Nourrir les banques de commissions, alimenter la hausse des actifs, priver l&amp;#39;Etat de ressources pour se retrouver à la fin cocu. On parle pudiquement de ceux qui doivent liquider au &amp;quot;mauvais moment&amp;quot;, mais personne ne craint que le cours des actions puisse stagner à long terme, ou décliner comme cela a été le cas au Japon ou en France pendant des années après 1987. Et si cela devait arriver, on trouverait toujours un moyen d&amp;#39;en rendre responsable le petit propriétaire spolié, tiens s&amp;#39;il avait arbitré à temps ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#39;est l&amp;#39;individualisation à outrance des moyens de subsistance collective qui nous fout dedans ; c&amp;#39;est d&amp;#39;avoir voulu, au nom du saint idéal de la propriété, vendre des maisons à ceux qui ne pouvaient pas en acheter - les gentils pigeons qui payaient deux fois plus d&amp;#39;intérêt que les autres ! C&amp;#39;est de vouloir rendre chacun responsable du financement de sa retraite et de sa santé, pour éviter les pseudos-gaspillages et les comportements de passager clandestins. Et c&amp;#39;est aussi pour créer de nouveaux marchés, et de nouvelles extorsions, là où des administrations opéraient de simples transferts.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout cela au nom de la propriété, bien sûr. Qui est contre la propriété privée ? Personne, mais poussée trop loin elle se retourne contre le bon sens qui la rend acceptable. Et qu&amp;#39;en restera-t-il, puisque aujourd&amp;#39;hui on ne peut être propriétaire que de marchandises jetables, ou d&amp;#39;actifs dévalorisés ?&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/n6DsZKggLL4" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Guillermo</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.radical-chic.com/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.radical-chic.com/rss.php</id><title type="html">radical chic</title><link rel="alternate" href="http://www.radical-chic.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.radical-chic.com/?2008/10/08/857-c-est-la-crise-et-c-est-la-faute-a-la-propriete-privee</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223414467536"><id gr:original-id="http://antonin.prade.over-blog.com/article-23496563.html">tag:google.com,2005:reader/item/76a8176facef5a79</id><title type="html">Guerre Froide 2.0</title><published>2008-10-07T11:38:00Z</published><updated>2008-10-07T11:50:31Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/hNdniwnLXd8/article-23496563.html" type="text/html" /><content xml:base="http://antonin.prade.over-blog.com/atom.php" xml:lang="fr" type="html">Dans le tumulte financier, économique et politique, vient de tomber une nouvelle de l'AFP qui fait froid dans le dos... L'Islande, en pleine déconfiture bancaire et dont l'économie est considéré comme virtuellement en cessation de paiement, vient de recevoir un prêt de 4 milliards d'euros [...]&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/hNdniwnLXd8" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Antonin Prade</name></author><source gr:stream-id="feed/http://antonin.prade.over-blog.com/atom.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://antonin.prade.over-blog.com/atom.php</id><title type="html">Antonin Prade</title><link rel="alternate" href="http://antonin.prade.over-blog.com/atom.php" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://antonin.prade.over-blog.com/article-23496563.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223329881354"><id gr:original-id="http://www.numerama.com/magazine/10791-Riposte-Graduee-Barroso-dit-non-a-Nicolas-Sarkozy-MAJ.html">tag:google.com,2005:reader/item/3341460562538e4e</id><title type="html">Riposte Graduée : Barroso dit non à Nicolas Sarkozy [MAJ]</title><published>2008-10-06T13:37:29Z</published><updated>2008-10-06T13:37:29Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/16SJXb2bKzQ/10791-Riposte-Graduee-Barroso-dit-non-a-Nicolas-Sarkozy-MAJ.html" type="text/html" /><summary xml:base="http://www.numerama.com/" type="html">&lt;p&gt;&lt;img height="190" width="284" align="left" alt="" src="http://www.numerama.com/media/attach/982077445.jpg"&gt; &lt;em&gt;Mis à jour à 16H11 pour ajouter de plus amples détails&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;a href="http://www.numerama.com/magazine/10791-Riposte-Graduee-Barroso-dit-non-a-Nicolas-Sarkozy-MAJ.html"&gt;[Lire la suite]&lt;/a&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/16SJXb2bKzQ" height="1" width="1"/&gt;</summary><author gr:unknown-author="true"><name>(author unknown)</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.numerama.com/rss/news.rss"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.numerama.com/rss/news.rss</id><title type="html">Numerama.com - Magazine</title><link rel="alternate" href="http://www.numerama.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.numerama.com/magazine/10791-Riposte-Graduee-Barroso-dit-non-a-Nicolas-Sarkozy-MAJ.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223118237406"><id gr:original-id="tag:udfboulogne-billancourt.hautetfort.com,2008-10-03:1826433">tag:google.com,2005:reader/item/81a176a7c752ae68</id><category term="Economie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" /><category term="20 minutes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="sarkozy" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="endettement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="ménage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><category term="hypothèque" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" /><title type="html">Qui voulait développer des subprimes à la française?</title><published>2008-10-03T17:44:00Z</published><updated>2008-10-03T17:44:00Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/KNXWTqnJseQ/qui-voulait-faire-des-subprimes-a-la-francaise.html" type="text/html" /><content xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/" xml:lang="fr" type="html">&lt;p&gt;«Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe [...] &lt;strong&gt;Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué&lt;/strong&gt;.»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &lt;strong&gt;citation de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle 2007&lt;/strong&gt; a été &lt;strong&gt;exhumé mercredi par 20minutes.fr.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&amp;#39;est ce type de raisonnement poussant à l&amp;#39;endettement les ménages les plus modestes, au delà de leurs ressources, en spéculant sur l&amp;#39;évolution de la valeur des biens immobiliers ... qui a produit les subprimes, et qui est à l&amp;#39;origine de la crise financière actuelle&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;20minutes.fr a interviewé deux économistes sur cette ancienne proposition de Sarkozy&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Marc Touati, économiste chez Global Equities :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;«&lt;strong&gt;Oui, c'est du subprime! Le credo de Nicolas Sarkozy était que les Français les plus modestes devaient pouvoir devenir propriétaire de leur logement. C’était une promesse électoraliste qui ne tient pas l’analyse économique&lt;/strong&gt;. Avec le vent de la crise financière, il serait impossible aujourd'hui de tenir ce discours.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Concrètement, &lt;strong&gt;la proposition de Nicolas Sarkozy signifie que le gouvernement aurait autorisé les banques à octroyer des crédits à des ménages non solvables&lt;/strong&gt;, ce qui est interdit actuellement. Finalement, &lt;strong&gt;heureusement qu'il y a eu la crise, sinon, avec le retournement du marché immobilier, on aurait pu avoir le même problème qu'aux Etats-Unis&lt;/strong&gt;.»&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Pour Eric Heyer, analyste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;«&lt;strong&gt;C'est un mécanisme proche des subprimes&lt;/strong&gt;. Avec le recul, la promesse de Nicolas Sarkozy paraît un peu ridicule. &lt;strong&gt;Lors de la campagne présidentielle, il voulait que la France adopte une vision plus américaine en matière économique&lt;/strong&gt;. L'idée était de dire que dans notre pays, il y a trop de règles, trop de carcans.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;En France, quand vous allez demander un emprunt, le banquier regarde vos revenus et les mensualités de remboursement ne doivent pas dépasser 33% de vos revenus. &lt;strong&gt;Sarkozy voulait rajouter dans le calcul la valeur de la maison. C'est un mécanisme qui ne fonctionne que jusqu'au jour où la bulle éclate et où les prix de l'immobilier s'effondrent..."&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme quoi, notre Président ferait bien de "retourner 3 fois sa langue" avant d'accuser les seuls financiers d'être à l'origine de la crise actuelle !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/KNXWTqnJseQ" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Hervé</name></author><source gr:stream-id="feed/http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/atom.xml</id><title type="html">MODEM - MOUVEMENT DEMOCRATE BOULOGNE-BILLANCOURT</title><link rel="alternate" href="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/archive/2008/10/03/qui-voulait-faire-des-subprimes-a-la-francaise.html</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1223023930164"><id gr:original-id="http://www.maitre-eolas.fr/2008/10/03/1100-la-revolte-des-petits-pois">tag:google.com,2005:reader/item/d75f506990e9d443</id><category term="Droit des étrangers" /><title type="html">La révolte des petits pois</title><published>2008-10-03T08:16:12Z</published><updated>2008-10-03T08:16:12Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/ZAOtovEe3hk/1100-la-revolte-des-petits-pois" type="text/html" /><content xml:base="http://www.maitre-eolas.fr/" type="html">&lt;p&gt;Enfin !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis des années que je pratique le droit des étrangers, confronté à des situations du type de celles que je raconte ici, je me disais que ce n'était pas possible, que ça ne pouvait durer indéfiniment. Que les petits pois, &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2007/07/13/665-le-grand-divorce-de-1790-la-separation-des-autorites-administratives-et-judiciaires"&gt;qu'ils soient de l'ordre des petits pois en boîte ou des petits pois en bocaux&lt;/a&gt;, n'allaient pas supporter indéfiniment une politique &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2007/09/25/736-la-machine-folle"&gt;absurde&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/02/20/872-les-caisses-de-l-etat-sont-vides-c-est-la-faute-des-etrangers"&gt;ruineuse&lt;/a&gt;, aboutissant à des &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/02/21/876-24-heures"&gt;charges de travail écrasantes&lt;/a&gt;, tout ça au nom de l'intérêt général qui, si on ne le confond pas avec un intérêt électoraliste, n'apparaît guère mis en danger par les pauvres gens conduits menottés devant eux. Qu'ils allaient finir par se révolter et dire non aux dérives de l'administration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça y est, ça commence à bouger dans le potager.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, dans le Val d&amp;#39;Oise, à deux reprises, le préfet, soucieux sans doute de boucler ses chiffres, a pris des rafales de dizaines d&amp;#39;arrêtés de reconduites à la frontière contre des Roms (une cinquantaine le 6 août, 21 de mieux en septembre). Par autant de jugements rendus les 13 août et 21 septembre, le tribunal administratif de Cergy a annulé tous ces arrêtés. À arrêtés identiques, jugement identiques : le simple fait d&amp;#39;occuper illégalement un terrain n&amp;#39;est pas suffisant pour caractériser une menace à l&amp;#39;ordre public qui seule permet de reconduire un ressortissant de l&amp;#39;UE (tous sont Bulgares ou Roumains). Et je crois savoir qu&amp;#39;une nouvelle fournée de 50 arrêtés anti-roms a été pris, promis au même destin, si seulement ils arrivent à former leur recours dans les 48 heures, ce qui est évidemment l&amp;#39;objectif du préfet : bombarder d&amp;#39;arrêtés, croiser les doigts pour qu&amp;#39;un maximum ne fasse pas l&amp;#39;objet d&amp;#39;un recours dans les 48 heures ce qui les rend exécutoires tout aussi illégaux qu&amp;#39;ils soient, et hop, objectifs atteints.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas besoin d&amp;#39;être grand clerc pour lire dans ces jugements un certain agacement du juge délégué. Si je puis me permettre une suggestion : dans ces affaires, faites droit aux conclusions d&amp;#39;indemnité de l&amp;#39;article L.761-1 du &lt;acronym&gt;CJA&lt;/acronym&gt;. À toutes. Au montant demandé, ou ne serait-ce qu'à 1000 euros, le tarif habituel. Frappez la préfecture au portefeuille. C'est le seul langage qu'elle comprend. Sinon elle continuera. Si vous l'aviez fait, cette plaisanterie aurait coûté à la préfecture 121.000 euros. Je vous garantis qu'elle aurait arrêté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les petits pois en robe des champs ne pouvaient être en reste. Et c'est de la belle Bretagne que vient, une fois n'est pas coutume, le rayon de soleil, même s'il avait commencé à briller à Toulouse. Le premier président de la cour d'appel de Rennes, statuant en appel des ordonnances du &lt;acronym title="Juge des Libertés et de la Détention"&gt;JLD&lt;/acronym&gt; en matière de rétention administrative, a déclaré contraire à l&amp;#39;article 3 de la Convention européenne des droits de l&amp;#39;homme (CSDH), qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants, le maintien en rétention d&amp;#39;un couple avec un bébé d&amp;#39;un an en retenant, concernant l’enfant, les « conditions de vie tout à fait anormales pour un bébé d’un an » qui lui sont imposées du fait de sa soustraction soudaine à son cadre de vie habituel, le domicile de ses parents, et concernant les parents, la « grande souffrance, morale et psychique [que leur inflige] cet enfermement avec leur bébé, souffrance qui, par sa nature, son importance et sa durée, dépasse le seuil de gravité requis » pour l&amp;#39;application de l&amp;#39;article 3, ce quand bien même le Centre (&lt;a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;q=saint+jacques+de+la+lande&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=48.056233,-1.742256&amp;amp;spn=0.003722,0.006909&amp;amp;t=h&amp;amp;z=17"&gt;Saint-Jacques-de-la-Lande&lt;/a&gt;, quelques images &lt;a href="http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoaftLrv.html"&gt;ici dans une affaire similaire&lt;/a&gt;) était équipé d'une nurserie. Oui, les centres de rétention sont équipés de nurserie. Rappelons que les mineurs ne sont pas juridiquement expulsables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Références de la décision : Rennes, ord. Prem. prés., 29 septembre 2008, n°271/2008, &lt;em&gt;Sivanadyan&lt;/em&gt;. Le &lt;acronym title="Juge des Libertés et de la Détention"&gt;JLD&lt;/acronym&gt; de Toulouse avait déjà rendu une décision en ce sens : TGI Toulouse, ord. JLD, 18 février 2008, n°344/2008, &lt;em&gt;Kocharyan&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mouvement éphémère avant une reprise en main par la cour de cassation, ou mise du législateur face à ses responsabilités par le pouvoir judiciaire, comme &lt;del&gt;Dieu&lt;/del&gt; Montesquieu l&amp;#39;a voulu ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous verrons, mais en attendant, bien qu&amp;#39;il ne soit pas d&amp;#39;usage de remercier un juge pour avoir simplement fait son travail : merci, messieurs les présidents. Vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien de lire, en tête de ces décisions, « Au nom du peuple français ».&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/ZAOtovEe3hk" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>Eolas</name></author><source gr:stream-id="feed/http://www.maitre-eolas.fr/journal/rss.php"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://www.maitre-eolas.fr/journal/rss.php</id><title type="html">Journal d&amp;#39;un avocat</title><link rel="alternate" href="http://www.maitre-eolas.fr/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://www.maitre-eolas.fr/2008/10/03/1100-la-revolte-des-petits-pois</feedburner:origLink></entry><entry gr:crawl-timestamp-msec="1222888933289"><id gr:original-id="tag:typepad.com,2003:post-56388127">tag:google.com,2005:reader/item/f878d9ea40347b41</id><category term="Economie, finances" /><category term="Politique" /><title type="html">Quand le candidat Sarkozy défendait les subprimes...</title><published>2008-10-01T17:01:01Z</published><updated>2008-10-01T17:01:01Z</updated><link rel="alternate" href="http://feedproxy.google.com/~r/aufildemeslectures/~3/-g3iB_oWBUc/quand-le-candid.html" type="text/html" /><content xml:base="http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/" type="html">&lt;p&gt;Trouvé sur le site de l’UMP, dans la rubrique "l’abécédaire du candidat Nicolas Sarkozy", à la lettre "C" comme "Crédit" (tiens, cette rubrique n'existe plus depuis quelque temps) :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;“Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.&lt;br&gt;&lt;br&gt;“Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;“Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.&lt;/em&gt;“&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Merci à Claude de Bali pour l'info disparue :)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;PS - Je publie ceci, même si cette proposition a récemment été retirée du site de l'UMP, parce qu'à l'époque, je l'avais d'autant mieux mémorisée qu'elle pouvait me concerner personnellement. Tout le monde peut se tromper :)&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/aufildemeslectures/~4/-g3iB_oWBUc" height="1" width="1"/&gt;</content><author><name>jferre@noos.fr (José Ferré)</name></author><source gr:stream-id="feed/http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/atom.xml"><id>tag:google.com,2005:reader/feed/http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/atom.xml</id><title type="html">Carnets de nuit</title><link rel="alternate" href="http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/" type="text/html" /></source><feedburner:origLink>http://feeds.feedburner.com/~r/CarnetsDeNuit/~3/408401950/quand-le-candid.html</feedburner:origLink></entry></feed>
