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	<title>La contribution Besoin de Gauche</title>
	
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	<description>La contribution Besoin de Gauche présentée dans le cadre du congrès du Parti Socialiste 2008</description>
	<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 09:41:47 +0000</pubDate>
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		<title>Obama au PS !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 09:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Tribune de Thierry Mandon, maire de Ris-Orangis, membre du conseil national du PS.
Publiée dans Libération lundi 8 septembre
Un enthousiasme sans précédent depuis les années Kennedy. Un parti uni autour du premier candidat noir jamais investi pour une élection présidentielle américaine. Les Américains, eux, savent désigner un candidat à l’élection présidentielle et le mettre en condition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tribune de Thierry Mandon, maire de Ris-Orangis, membre du conseil national du PS.<br />
Publiée dans Libération lundi 8 septembre</p>
<p style="text-align: justify;">Un enthousiasme sans précédent depuis les années Kennedy. Un parti uni autour du premier candidat noir jamais investi pour une élection présidentielle américaine. Les Américains, eux, savent désigner un candidat à l’élection présidentielle et le mettre en condition de gagner. Leur système de sélection par des élections dites «primaires» a presque un siècle. Quoique prenant des formes particulières selon les Etats, il repose sur un seul et même principe : la désignation par une partie très large de l’électorat (en l’occurence démocrate) de celui qui sera leur candidat pour l’élection présidentielle. Très large n’est pas un vain mot puisque cette année, par exemple, près de 37 millions d’électeurs démocrates ont arbitré le duel Clinton-Obama, soit près de 60 % des électeurs démocrates de la dernière élection présidentielle (en 2004, John Kerry avait réuni 59 millions de voix). <span id="more-66"></span></p>
<p style="text-align: justify;">S’étalant sur les six premiers mois de l’année d’élection et donnant lieu à d’intenses luttes entre concurrents, l’élection est organisée par les partis qui en sont le garant et éventuellement l’arbitre afin que soient respectées les règles retenues pour la désignation. Participation massive à la désignation, dirigeant du parti jouant le rôle d’arbitre : l’inverse du système auquel s’accroche les socialistes français. Ici, deux cents militants du parti au plus (soit 1 % environ des électeurs socialistes) doivent désigner le présidentiable.</p>
<p style="text-align: justify;">Conquérir les suffrages d’un corps électoral aussi restreint exige des postulants une mobilisation et une organisation de tous les instants. Résultat : des écuries présidentiables conçues comme des forteresses plus soucieuses de se distinguer les unes les autres que de bâtir un projet commun ; des jeux d’alliances et de contre-alliances incessants entre écuries afin d’écarter tel ou tel rival ; l’essentiel de l’énergie du parti mobilisée par les luttes internes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l’arbitre, il n’y en a pas. Celui qui fait la règle, la direction du parti, la conçoit pour pouvoir en profiter lui-même. Un tel système, dont les effets pervers sont amplifiés par le quinquennat où la primaire interne est permanente, a fait ses preuves : tout candidat socialiste investi par le parti est condamné d’avance. Le seul qui n’ait jamais échappé à cette malédiction, François Mitterrand, était, de fait, candidat investi avant même l’existence du Parti socialiste auquel il a simplement demandé de ratifier sa candidature naturelle. Pour le reste, sept échecs. La machine à désigner du Parti socialiste est une machine à perdre : elle paralyse le parti, lui interdit de travailler collectivement et transforme le candidat investi en éclopé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce système aberrant conserve pourtant encore quelques défenseurs pris de vertige à l’idée qu’un parti dépossédé de la désignation du candidat ne servirait à rien ! A ceux-là il faut redire l’évidence : c’est la compétition permanente entre présidentiables qui vide le parti de son utilité et de son autorité.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment en sortir ? En désignant un premier secrétaire qui soit aussi le candidat à la présidentielle disent quelques-uns. Mais outre que ce leader naturel n’existe pas à ce jour, il est à craindre que rebâtir la vie entière du parti autour d’un chef assècherait plus encore le PS qu’il ne l’est aujourd’hui. Les débats, la discipline, tout serait second à la volonté de notre candidat. Ce serait la Ve République, tant critiquée à gauche, dans le parti lui-même. Plus d’ordre sûrement. Mais un surcroît d’ordre n’a jamais créé un supplément d’âme. Par contraste, l’organisation d’un système de primaires françaises représente bien des avantages. La force des débats qui s’y engagerait devant la société serait un point d’appui essentiel pour donner un souffle nouveau à la campagne électorale. Libéré des combats sclérosants de l’investiture, le PS pourrait se consacrer pleinement à ce qui devrait être ses missions essentielles : travailler collectivement à l’élaboration de la plateforme politique ; renforcer son implantation dans le pays et élargir sa base militante ; développer ses capacités d’organisation pour devenir la base logistique performante et moderne de la future campagne présidentielle. Cinq millions d’électeurs de gauche (soit près du quart des votants PS), 5 euros de contribution pour voter : tels devraient être les objectifs de ces primaires populaires ouvertes à toute la gauche, écologistes compris.</p>
<p style="text-align: justify;">Le futur premier secrétaire du PS devra être l’arbitre et veiller à la réussite de ces premières primaires qui pourraient se dérouler début 2011. Il ne devra donc pas être candidat lui-même. Trois années de travail pour adapter à notre vie politique le principe des élections primaires devraient suffire. Que se serait-il passé s’il n’y avait pas eu de primaires aux Etats-Unis ? Les militants démocrates auraient désigné à une très large majorité Hillary Clinton, très implantée dans l’appareil démocrate. Barack Obama ? On n’en aurait jamais entendu parlé. Le système des primaires qui a permis à un tel candidat d’émerger et d’être investi est un système qui mérite qu’on s’y intéresse de près.</p>
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		<title>Remettre le parti au travail : des conventions nationales et un leadership de travail</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 15:18:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les exigences de Besoin de gauche, celle qui est probablement la plus importante est d&#8217;ordre à la fois organisationnel et programmatique car elle concerne l&#8217;organisation de conventions nationales.
Dans notre contribution, nous envisageons un programme de travail dans les deux années qui viennent composé sept conventions nationales organisées dans le cadre d&#8217;ateliers de l&#8217;alternative car [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les exigences de Besoin de gauche, celle qui est probablement la plus importante est d&#8217;ordre à la fois organisationnel et programmatique car elle concerne l&#8217;organisation de conventions nationales.</p>
<p>Dans notre contribution, nous envisageons un programme de travail dans les deux années qui viennent composé sept conventions nationales organisées dans le cadre d&#8217;ateliers de l&#8217;alternative car il nous semble que la stratégie de reconquête du pouvoir englobe aussi la manière dont nous élaborons notre orientation et nos propositions.<span id="more-65"></span><br />
<strong>Les conventions nationales sont prévues par nos statuts</strong><br />
Dans les statuts du Parti socialiste, les conventions nationales sont prévues, ainsi que les conférences militantes. Celles-ci ne se sont jamais tenues. Pourtant, les statuts de 2003 étaient clairs : « la convention nationale du Parti est réunie deux fois l&#8217;an sur un thème de discussion fixé par le conseil national. La décision de convocation précise l&#8217;effectif des délégués et les modalités de la discussion collective. Toute convention nationale est précédée d&#8217;une convention fédérale et, si le sujet le nécessite, d&#8217;une convention régionale. [...] Une question est inscrite à l&#8217;ordre du jour de la convention nationale dès lors que 5 000 adhérents, répartis dans au moins 20 fédérations, avec un maximum de 500 signatures et un minimum de 25 signatures par fédération, en font la demande. [...] Une conférence militante est réunie au moins une fois par an par le conseil national, qui en fixe l&#8217;ordre du jour. Elle a pour objet de permettre aux adhérents de se prononcer sur des questions d&#8217;actualité politique nationale ou internationale. [...] Les programmes électoraux demeurent de la compétence du congrès ou d&#8217;une convention nationale. »</p>
<p>Cela veut dire qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours besoin d&#8217;inventer de nouvelles formes démocratiques. Il suffirait d&#8217;appliquer simplement les statuts.</p>
<p><strong>Tirer des leçons du passé récent et du passé lointain</strong><br />
Ces statuts adoptés à Dijon en 2003 n&#8217;ont débouché sur rien. On aurait pu, par ces conventions ou ces conférences militantes préparer les échéances de 2007 et éviter les divisions de 2004-2005. Au contraire, la direction sortante a choisi des calendriers serrés qui corsetaient les débats entre militants et elle ne mettait pas toujours les travaux d&#8217;élaboration politique soient au centre de son actualité médiatique et de la mobilisation des militants et des cadres. On l&#8217;a vu avec les Etats généraux ou les Forums de la rénovation.</p>
<p>Pour réussir ces conventions, il faut s&#8217;émanciper du carcan électoral. Certes, il faudra préparer les élections européennes et régionales, mais toute l&#8217;action du PS ne peut être entièrement subordonnée aux élections. C&#8217;est l&#8217;argument qui a été utilisé pour justifier l&#8217;inaction dans le domaine programmatique.</p>
<p>Pourtant, durant la seule année 1996, le Parti socialiste s&#8217;était mis au travail. On avait à la fois construit la majorité plurielle et fait travailler le Parti autour de conventions nationales pour la redéfinition de son projet et de ses orientations programmatiques. Les sujets d&#8217;alors étaient &#8220;la mondialisation, Europe et la France&#8221;, &#8220;les acteurs de la démocratie&#8221; et &#8220;nos propositions économiques et sociales&#8221;. Il s&#8217;agissait d&#8217;être prêt pour des élections qui eurent finalement lieu plus tôt que nous gagnâmes.</p>
<p>Il est donc possible de se donner le temps de travailler. Il est possible faire en deux ans ce qui a été fait en un.</p>
<p>C&#8217;est un moment d&#8217;élaboration collective. Il en va de la capacité du Parti à associer aussi bien le monde du savoir, les experts ou les intellectuels que les élus et les militants. Dans une société qui communique de plus en plus et où l&#8217;accès à l&#8217;information se démocratise, le Parti ne peut être se doter d&#8217;un projet fourre tout au nom du « participatif » ni d&#8217;une doctrine venue d&#8217;en haut  au nom d&#8217;une conception élitiste de la politique ou du pouvoir. C&#8217;est pas un travail sincère et sérieux que l&#8217;on saura garder les militants et les convaincre que le Parti socialiste montrera on ouverture sur le monde, son sens de la clarté et de l&#8217;écoute ainsi que sa capacité à incarner l&#8217;alternative.</p>
<p>Dans notre manière de faire, il faudra aussi faire la différence avec la droite : une démonstration de force de notre conception de la démocratie.</p>
<p>Voilà ce que nous proposons.</p>
<p><strong>Sept conventions nationales pour 2009-2010 :</strong><br />
1. Imaginer un modèle de croissance qui tienne pleinement compte de la nouvelle donne écologique.<br />
2. Placer au cœur de notre politique la qualité de vie de l&#8217;homme au travail.<br />
3. Développer un nouveau modèle d&#8217;Etat social.<br />
4. Promouvoir une démocratie renouvelée.<br />
5. Garantir la liberté de choix du destin individuel.<br />
6. Construire une Europe unifiée et puissante.<br />
7. Mettre la France au service d&#8217;un monde moins déséquilibré.</p>
<p><strong>Pour un leadership de travail</strong><br />
Nous militons pour ce que nous appelons un « leadership de travail » dans lequel l&#8217;objectif de résultat aurait autant d&#8217;importance que les précautions de représentation.</p>
<p>Depuis 1971, la direction du PS a connu une inflation incessante. Le secrétariat national issu du congrès d&#8217;Epinay était composé de dix personnes. Après la victoire de 1981, il est composé de seize secrétaires nationaux et douze secrétaires nationaux adjoints. A l&#8217;issue du congrès de Rennes, en comptant les secrétaires nationaux auprès d&#8217;autres secrétaires nationaux, on passe à une trentaine de personnes. De la période où Laurent Fabius était premier secrétaire jusqu&#8217;au congrès de Liévin, le Parti a renoué avec des directions « resserrées » tournant autour de la quinzaine de dirigeants.</p>
<p>Mais depuis le congrès de Brest, le nombre de membres du secrétariat national n&#8217;a cessé d&#8217;augmenter et si on cumule les secrétaires nationaux et leurs adjoints, les responsables et les délégués nationaux on dépasse la centaine en sachant au passage que pour un secteur, il peut y avoir jusqu&#8217;à cinq délégués nationaux (pour l&#8217;éducation populaire par exemple), sans parler bien sûr de la transversalité&#8230;</p>
<p>Est-ce que cette augmentation des postes de responsabilité a accru l&#8217;efficacité de la direction, la qualité du travail et l&#8217;émergence de cadres nouveaux et de talent ? La réponse, à l&#8217;aune des résultats électoraux ou de la perception du Parti par ses militants ou par les électeurs, est évidemment négative ; même si, certains ont été consciencieux et assidus.</p>
<p>On sait pourquoi il y a tant de responsables politiques et si peu d&#8217;activité. C&#8217;est un moyen de s&#8217;assurer des fidèles. C&#8217;est pour ces fidèles un moyen de faire carrière. La volonté de donner des gages aux sensibilités pour plaire à tout le monde est plus forte que l&#8217;exigence de remplir des buts politiques simples : doter le parti d&#8217;une orientation claire, de propositions intelligentes et entretenir un dialogue sérieux avec les acteurs associatifs, culturels, syndicaux ou économiques qui croient que le PS est le parti qui peut porter leurs revendications. Au lieu de cela, les questions d&#8217;appareil prennent le pas sur le reste. Il y a un marquage à la culotte permanent qui n&#8217;est même pas une saine émulation pour travailler, mais pour impuissanter l&#8217;autre.</p>
<p>Les cumul de fonctions et de mandats limitent tout autant l&#8217;efficacité dans le travail. Un secrétaire national, par ailleurs élu local quand il n&#8217;est pas parlementaire, n&#8217;a pas la même disponibilité qu&#8217;un secrétaire national qui n&#8217;est que secrétaire national. On le voit dans le travail au quotidien avec les permanents du Parti, dans la capacité à assurer le suivi des tâches. Le cumul des fonctions implique qu&#8217;aucun responsable du parti ne place sa fonction dans le parti à la première place.</p>
<p>En revendiquant un leadership de travail, nous militons simplement pour que l&#8217;équipe dirigeante du Parti ne soit pas que l&#8217;expression des courants ou pire - par la multiplication des postes, un « mini-secrétariat national » pour chaque courant, mais au contraire une équipe qui suive une feuille de route dûment structurée par le Premier secrétaire et qui soit redevable devant le conseil national de son bilan de travail.</p>
<p>Il s&#8217;agit en effet de travailler et pas d&#8217;inscrire une ligne de plus sur une carte de visite. Il s&#8217;agit de travailler pour peser sur la situation politique et donner au Parti une dynamique qui lui permettra réellement d&#8217;incarner l&#8217;alternative à la droite et de répondre au besoin de gauche.</p>
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		<item>
		<title>Télécharger les argumentaires de la contribution</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/telecharger-les-argumentaires-de-la-contribution/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 08:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[ARGUMENTAIRE N°1 : RECONSTRUIRE LE PARTI SOCIALISTE
ARGUMENTAIRE N°2 : L’EUROPE EST NOTRE AVENIR
ARGUMENTAIRE N°3 : “Un préalable : des primaires” par Thierry Mandon
ARGUMENTAIRE N°4 : Argumentaire général de présentation de la contribution
ARGUMENTAIRE N°5 : Un nouveau modèle de développement
ARGUMENTAIRE N°6 : Promouvoir l’égalité réelle
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="bookmark" href="../2008/08/argumentaire-reconstruire-le-parti-socialiste/">ARGUMENTAIRE N°1 : RECONSTRUIRE LE PARTI SOCIALISTE</a></p>
<p><a rel="bookmark" href="../2008/08/l%e2%80%99europe-est-notre-avenir/">ARGUMENTAIRE N°2 : L’EUROPE EST NOTRE AVENIR</a></p>
<p><a rel="bookmark" href="../2008/09/un-prealable-des-primaires-par-thierry-mandon/">ARGUMENTAIRE N°3 : “Un préalable : des primaires” par Thierry Mandon</a></p>
<p><a rel="bookmark" href="../2008/09/argumentaire-generale-de-presentation-de-la-contribution/">ARGUMENTAIRE N°4 : Argumentaire général de présentation de la contribution</a></p>
<p><a rel="bookmark" href="../2008/09/un-nouveau-modele-de-developpement/">ARGUMENTAIRE N°5 : Un nouveau modèle de développement</a></p>
<p><a rel="bookmark" href="../2008/09/promouvoir-legalite-reelle/">ARGUMENTAIRE N°6 : Promouvoir l’égalité réelle</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Promouvoir l’égalité réelle</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/promouvoir-legalite-reelle/</link>
		<comments>http://www.besoindegauche.net/2008/09/promouvoir-legalite-reelle/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 08:53:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre déclaration de principes se réclame explicitement du réformisme
L&#8217;Histoire a montré ce que les tentatives de rupture avec le capitalisme ont humainement et socialement coûté.
Adeptes d&#8217;une politique qui s&#8217;appuie sur les réalités, nous ne nous résignons pas pour autant à réduire le socialisme à un pragmatisme gestionnaire ou à un réformisme purement défensif
La gauche doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Notre déclaration de principes se réclame explicitement du réformisme</strong></p>
<p>L&#8217;Histoire a montré ce que les tentatives de rupture avec le capitalisme ont humainement et socialement coûté.<br />
Adeptes d&#8217;une politique qui s&#8217;appuie sur les réalités, nous ne nous résignons pas pour autant à réduire le socialisme à un pragmatisme gestionnaire ou à un réformisme purement défensif<br />
La gauche doit œuvrer à la concrétisation d&#8217;une utopie émancipatrice qui fonde sa vocation depuis 1789.<span id="more-63"></span></p>
<p><strong>Lutter contre les mécanismes de reproduction sociale</strong></p>
<p>Nous devons incarner la recherche de l&#8217;égalité réelle des chances face à la droite qui reproduit de génération en génération les inégalités de patrimoine et de savoir.<br />
Nous voulons donner à chacun les moyens d&#8217;accéder au « capital culturel », de déployer ses talents et de trouver sa juste place dans la société : notre projet pour l&#8217;école, l&#8217;université et la formation professionnelle devra donc occuper un rôle central.<br />
<strong><br />
Viser l&#8217;individu dans notre volonté de transformation sociale</strong></p>
<p>Nous devons faire en sorte que chaque individu soit en capacité de se saisir des correctifs sociaux apportés par la puissance publique afin qu&#8217;il puisse choisir sa façon de vivre et ses pratiques culturelles dans le processus d&#8217;individualisation qui travaille en profondeur notre société et remodèle les classes traditionnelles.<br />
Nous devons, en ce sens, mieux intégrer la diversité des situations et des attentes qu&#8217;il s&#8217;agisse des retraites, de l&#8217;éducation, des conditions de travail, pour faire descendre l&#8217;action corrective de la politique au niveau même de l&#8217;individu et encourager, ainsi, l&#8217;ouverture à l&#8217;autre.<br />
Nous ne cautionnons pas, pour autant, les dérives de l&#8217;égoïsme contemporain. Nous refusons une société de « tous contre tous ». Nous combattons la réduction de la politique au consumérisme et à la juxtaposition des revendications catégorielles.<br />
Nous travaillons à une société d&#8217;individus où chacun aurait les moyens de réussir et de s&#8217;accomplir, où ne pèseront plus les privilèges de naissance et les déterminations de classe, de couleur de peau, de sexe ou de territoire. Face aux menaces communautaristes, il faut évidemment faire de la lutte contre les discriminations, un axe central de la politique sociale.</p>
<p><strong>Opposer le « travailler mieux » au « travailler plus ».</strong></p>
<p>Nous revendiquons la « valeur travail » comme vecteur d&#8217;émancipation et d&#8217;accomplissement de l&#8217;individu qui est loin d&#8217;être un fait acquis pour tous et demeure une combat primordial.<br />
Nous plaçons donc au cœur de nos préoccupations le refus de la précarisation de l&#8217;emploi, la protection de la santé au travail, la participation des salariés à la gouvernance de leur entreprise, l&#8217;accroissement de la mobilité professionnelle par la valorisation des compétences.<br />
La droite a fait de la durée hebdomadaire du travail un enjeu idéologique : elle est pour nous un moyen privilégié d&#8217;articuler temps de travail et temps consacré à la vie familiale et aux activités sociales et culturelles.<br />
Nous accordons une place essentielle à la formation professionnelle, tout au long de la vie, afin de permettre aux salariés, notamment, d&#8217;anticiper les mutations d&#8217;activités.</p>
<p><strong><br />
Etablir un nouveau pacte social et territorial</strong></p>
<p>Permettre à tous l&#8217;accès aux biens essentiels (logement, santé, éducation), telle est bien la condition de l&#8217;adhésion des couches populaires à notre projet.<br />
Relever le défi de la société fragmentée, c&#8217;est afficher des thèmes fédérateurs à la fois, de protection sociale et de promotion individuelle, indiquer clairement aux couches populaires ce qu&#8217;elles peuvent attendre de la gauche.<br />
Lutter, dans le même temps, contre l&#8217;exclusion et la pauvreté s&#8217;impose toujours comme une priorité car elles sont par leur ampleur et leur persistance un facteur qui ronge la société, à l&#8217;exception d&#8217;une infime minorité de privilégiés « hors sol » ; cette résolution qui ne peut alimenter l&#8217;assistanat, se doit de déboucher sur l&#8217;activité et l&#8217;implication dans la vie sociale ; plus largement encore, la politique de la gauche doit permettre à tous ceux qui résident en France, d&#8217;où qu&#8217;ils viennent, d&#8217;y vivre dignement.<br />
Rechercher aussi une répartition plus juste des charges publiques s&#8217;avère un objectif primordial de la gauche, principalement au travers d&#8217;une réforme fiscale courageuse qui pénalise la rente et encourage l&#8217;effort et le travail.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un nouveau modèle de développement</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/un-nouveau-modele-de-developpement/</link>
		<comments>http://www.besoindegauche.net/2008/09/un-nouveau-modele-de-developpement/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 08:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[La modernité ne consiste pas à accepter le marché libéralisé

Nous reconnaissons l&#8217;utilité du marché pour produire les richesses nécessaires au développement des sociétés.
Toutefois, nous plaçons depuis toujours au cœur de notre action la lutte contre les déséquilibres économiques, les dégâts écologiques et les injustices sociales et territoriales engendrées par le capitalisme.
Ainsi, nous ne nous satisfaisons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La modernité ne consiste pas à accepter le marché libéralisé<br />
</strong><br />
Nous reconnaissons l&#8217;utilité du marché pour produire les richesses nécessaires au développement des sociétés.<br />
Toutefois, nous plaçons depuis toujours au cœur de notre action la lutte contre les déséquilibres économiques, les dégâts écologiques et les injustices sociales et territoriales engendrées par le capitalisme.<br />
Ainsi, nous ne nous satisfaisons pas d&#8217;un marché qui, lorsqu&#8217;il n&#8217;est pas encadré, est aveugle à long terme, perverti par les oligopoles, asservi par la spéculation démultipliée par les évolutions technologiques.<br />
Nous refusons l&#8217;alignement de notre modèle social sur les standards néolibéraux que la droite voudrait nous imposer.<br />
Socialistes, et donc internationalistes, nous militons plus que jamais pour une autre répartition des richesses à l&#8217;échelle planétaire, entre pays pauvres et pays riches.<br />
<span id="more-62"></span><br />
<strong>&#8230; mais à inventer un modèle de croissance qui intègre</strong> <strong>la justice sociale et l&#8217;impératif écologique,</strong></p>
<p>Le modèle de croissance actuel se révèle incapable de permettre une bonne allocation des ressources et une juste répartition des richesses créées.<br />
Il a en outre atteint les limites de la capacité de portage de la planète et des écosystèmes.<br />
Nous considérons, avec les socialistes européens, que le développement durable est le seul principe d&#8217;action politique et économique responsable.<br />
Les socialistes doivent imaginer un modèle qui oriente l&#8217;action publique vers la solidarité, la démocratie, la préservation des écosystèmes et des ressources nécessaires au développement des sociétés humaines.</p>
<p><strong>Nous prônons un effort massif de création des richesses,</strong></p>
<p>On ne pourra jamais redistribuer que ce qui est produit : aussi, la puissance publique se doit-elle d&#8217;assurer les meilleures conditions de développement des capacités de production<br />
Etat et collectivités territoriales ont un rôle stratégique pour promouvoir l&#8217;investissement productif et la recherche, la diffusion des progrès technologiques, la prospection des marchés internationaux, l&#8217;essor de nouveaux services, l&#8217;expansion de l&#8217;économie sociale et solidaire, et pour favoriser la reconversion des territoires fragilisés.<br />
Nous devons porter une attention soutenue à une « sanctuarisation » de la sphère non marchande des grands services publics. Dans ce cadre, l&#8217;investissement dans l&#8217;éducation et la formation est la  condition de survie de nos économies, concurrencées par des pays émergents capables de former, chaque année, des centaines de milliers de chercheurs et d&#8217;ingénieurs hautement qualifiés, dont les avantages comparatifs sont indéniables.<br />
Nous devons anticiper les effets du vieillissement de la population par une recherche constante des valeurs ajoutés et des productivités.</p>
<p><strong>Nous revendiquons une juste rémunération des facteurs de production,</strong></p>
<p>Par opposition à la spéculation financière et aux effets de rente qui détournent le capital des investissements productifs indispensables, la gauche doit soutenir la prise de risque entrepreneuriale.<br />
Après un cycle qui fut favorable aux salaires durant les Trente Glorieuses, la répartition des gains de productivité du fait des rapports de forces qui ont depuis sensiblement évolué, est devenue exagérément favorable au capital, en particulier financier, au détriment du travail et de l&#8217;investissement.<br />
Nous devons nous engager à une répartition socialement plus juste, mais aussi économiquement plus efficace, entre les facteurs de production notamment au travers d&#8217;une réhabilitation de l&#8217;impôt direct progressif.</p>
<p><strong>Nous combattons fermement la dette publique</strong></p>
<p>La dette publique est l&#8217;ennemie de la gauche car elle pénalise, d&#8217;abord, les pauvres.<br />
Le bien-être des générations qui nous suivent implique, en outre, de ne pas leur léguer des dettes qui obèrent déjà l&#8217;action publique, et l&#8217;annihileraient demain : la hausse des taux d&#8217;intérêt rend plus encore pesante la charge de la dette qu&#8217;elle prive l&#8217;Etat de la marge manœuvre nécessaire à une bonne allocation du capital public (éducation, santé, &#8230;)<br />
Nous devrons donc lutter contre les déficits, notamment par la remise en cause des avantages fiscaux d&#8217;autant plus injustes qu&#8217;ils sont inefficaces, tout en stabilisant les prélèvements obligatoires par une réforme de l&#8217;Etat audacieuse et concertée et un investissement social plus efficace.<br />
Dans cette perspective, l&#8217;efficacité et la qualité des services publics - gestion, transparence des dépenses et des ressources, service rendu aux usagers - est un préalable à la réaffirmation de leur légitimité.</p>
<p><strong>Nous plaidons en faveur d&#8217;un commerce international régulé</strong></p>
<p>Les échanges ne peuvent continuer à se développer de façon aussi disproportionnée au détriment des pays du Sud.<br />
Nous aspirons à toute force à une maîtrise de la mondialisation par une réglementation négociée, adossée à une pratique  des régulations (commerciales, financières, monétaires). Ainsi, dans la période, devons-nous être favorables à une conclusion équilibrée du cycle de Doha.<br />
Au nécessaire respect des clauses sociales et environnementales oubliées du Traité fondateur de l&#8217;OMC, il faudra ajouter de nouvelles garanties sociales et environnementales qui assureront une plus grande loyauté dans les échanges mondiaux, et militer en faveur d&#8217;une démocratisation des instances de régulation internationale.</p>
<p><strong>Nous devons faire face à la conjonction des crises écologiques, alimentaire et énergétique</strong></p>
<p>La hausse des prix des produits de base mobilise une part croissante des revenus des ménages, d&#8217;abord modestes et défavorisés et annule leur trop faible progression nominale. La crise énergétique et alimentaire affecte donc prioritairement la répartition des fruits de la croissance.<br />
Or, il n&#8217;existe pas d&#8217;alternative macroéconomique à l&#8217;absorption par les ménages du surcoût de l&#8217;énergie et des produits de base : d&#8217;où le changement indispensable de modèle de développement, la lutte contre la dépendance au pétrole et le soutien à la relocalisation de certains circuits économiques.<br />
Une nouvelle politique énergétique s&#8217;impose fondée, d&#8217;abord, sur les économies d&#8217;énergie, la promotion de l&#8217;efficacité énergétique et le développement massif des énergies renouvelables, déconcentrées et décentralisées.<br />
Plus largement, l&#8217;impératif écologique va constituer un puissant levier pour imposer par la voie de l&#8217;action politique, au niveau international, des disciplines à une économie suicidaire qui puise sans mesure dans les ressources de la planète.<br />
La nouvelle donne écologique renouvelle fondamentalement notre approche des besoins humains : ainsi, l&#8217;intérêt décisif porté à la pauvreté, la santé, la qualité de vie, la préservation des cadres naturels.<br />
Dès lors, la notion et la mesure même de la croissance doivent être qualitativement et substantiellement modifiées pour répondre aux enjeux sanitaires et éducatifs, au développement des services à la personne&#8230;,</p>
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		<title>Argumentaire générale de présentation de la contribution</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/argumentaire-generale-de-presentation-de-la-contribution/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 16:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Remarque préalable : cet argumentaire est destiné à structurer la présentation de la contribution dans les Assemblées Générales de Sections ou les AG Fédérales prévues par les statuts. Il est volontairement assez court pour permettre une présentation claire en 10 - 15 mn. Les citations peuvent permettre si nécessaire d&#8217;approfondir le propos en s&#8217;appuyant sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Remarque préalable : cet argumentaire est destiné à structurer la présentation de la contribution dans les Assemblées Générales de Sections ou les AG Fédérales prévues par les statuts. Il est volontairement assez court pour permettre une présentation claire en 10 - 15 mn. Les citations peuvent permettre si nécessaire d&#8217;approfondir le propos en s&#8217;appuyant sur le texte lui-même :</p>
<p>La contribution « Besoin de Gauche » est structurée autour de trois idées :</p>
<ul>
<li>Nous avons besoin d&#8217;un congrès de rénovation, et non de désignation prématurée de notre candidat(e).</li>
<li>Les vrais enjeux du Congrès sont de redéfinir collectivement nos priorités et notre ligne politique.</li>
<li>Nous proposons un programme de travail concret pour reconstruire le Parti Socialiste en renouvelant les idées et les pratiques pendant les deux prochaines années.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-60"></span></p>
<p>A ) ARGUMENTAIRE POUR UN CONGRES DE RENOVATION</p>
<p>Nous refusons la Présidentialisation du Parti et proposons de trancher la question de la désignation de notre candidat(e) par des primaires au printemps 2011 :</p>
<p>Pourquoi le risque de Présidentialisation est-il réel ?<br />
La pratique des Institutions de la Vème République conduit à une Présidentialisation accrue du régime sous l’effet :<br />
Des modifications récentes des institutions : instauration du quinquennat, inversion du calendrier électoral qui entérine la primauté de l’élection Présidentielle, réforme de juillet dernier qui renforce le pouvoir de la majorité à l’Assemblée et fait du Président de la République le vrai chef de cette majorité.<br />
La pratique des institutions par Nicolas Sarkozy : glorification du pouvoir personnel, réduction du rôle du Premier Ministre, implication dans le fonctionnement du Parti majoritaire, etc.</p>
<p>La présidentialisation du PS, c&#8217;est-à-dire la tentation de s’en remettre à celui ou celle qui est supposé gagner la prochaine élection Présidentielle est donc favorisée par :<br />
L’enjeu politique majeur que constitue l’élection Présidentielle dans nos institutions,<br />
La personnalisation du pouvoir entrainé par la pratique actuelle de la Constitution,<br />
La pression des médias qui réduit en partie le combat politique à un combat de personnes,<br />
Le sentiment largement partagé dans le Parti d’avoir besoin d’un « chef » capable d’incarner une ligne claire et de l’assumer avec autorité,<br />
Et, même si c’est moins avouable, une certaine fascination pour le parcours politique de Nicolas Sarkozy qui a su rassembler toute la droite autour de lui…</p>
<p>Face à cette situation :</p>
<p>NOUS NOUS OPPOSONS A LA PRESIDENTIALISATION DU PARTI<br />
Le PS a depuis toujours (cf Guesde et Jaurès) une culture politique de débats internes, d’élaboration collective, d’ouverture aux sensibilité différentes. Le PS n’a jamais été le Parti d’un homme, même sous Mitterrand.<br />
Le Parti socialiste a progressivement renforcé le pouvoir de ses militants qui peuvent seuls choisir, par leur vote, la ligne politique et ses candidats aux différentes élections. Le vrai pouvoir doit rester aux militants.<br />
La personnification du pouvoir ne nous semble pas être une avancée démocratique car elle remplace le débat d’idées par un conflit de personnes.<br />
Citation : « Nous refusons donc la présidentialisation du parti, qui est étrangère à notre culture. Nous sommes convaincus que, dans la situation actuelle, elle nuirait fortement à l’élaboration d’une doctrine, au nécessaire renouvellement des équipes et à l’efficacité de l’organisation, qui sont aujourd’hui nos priorités.</p>
<p>NOUS REFUSONS UN CONGRES DE DESIGNATION AVANT L’HEURE<br />
Il serait incohérent de trancher une question de leadership avant tout débat de fond, alors que sur bien des sujets le Parti est en retard dans sa réflexion et ses pratiques.<br />
Citation : « Le Congrès de Reims doit être le point de départ d’un travail dans la durée, qui vise à rendre à la gauche sa crédibilité. Respectons les échéances. L’urgence, pour nous, est de définir un programme de travail sincère. »</p>
<p>Ce que les Français attendent de l’opposition, c’est qu’elle travaille et fasse des propositions et non pas qu’elle désigne en priorité ses candidats .</p>
<p>Citation : « Et surtout, faisons mentir l’idée selon laquelle le Parti socialiste ne serait qu’une machine à désigner des candidats, incapable de concevoir un projet. »</p>
<p>Personne ne peut préjuger de la situation politique et des rapports de forces dans 4 ans. Le / la meilleur candidat(e) sera celle ou celui le mieux placé pour battre Sarkozy le moment venu : Anticiper dès aujourd’hui la situation politique future serait prendre le risque d’une 4ème défaite consécutive si le rapport de force actuel au PS n’était pas celui qui existera dans la société en 2012.</p>
<p>NOUS PROPOSONS UNE PRIMAIRE EN 2011 POUR DESIGNER NOTRE CANDIDAT(E) A LA PROCHAINE PRESIDENTIELLE</p>
<p>Cette consultation, ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et pas seulement aux militants socialistes, serait organisée au printemps 2011 après le Congrès qui aura entériné notre projet. Cette procédure présente de nombreux avantages :<br />
Elle permettra d’ouvrir davantage le Parti à l’ensemble de ses partenaires de gauche et de ses sympathisants.<br />
Elle donnera un caractère plus démocratique à l’investiture, par contraste avec la pratique de la droite rangée derrière son chef sans débats internes,<br />
Elle renforcera la légitimité de notre candidat (e), élu(e) par une large consultation avec une forte couverture médiatique (voir ce qui s’est passé en Italie)<br />
Elle créera une dynamique favorable pour aborder l’élection présidentielle elle-même.<br />
Citation : « Ce n’est que lorsque nous aurons accompli, ensemble, ce travail, que le moment viendra de choisir celle ou celui qui portera notre projet à l’élection présidentielle. Dès à présent, nous proposons que ce choix s’opère dans le cadre de primaires qui seront organisées par le Parti socialiste au printemps 2011, après son congrès, et auxquelles pourront prendre part, sans exclusive, tous ceux qui se reconnaissent dans les idées de progrès que nous portons. Nous pensons que c’est ce calendrier qui garantira à la fois la richesse de notre projet et la meilleure articulation entre le Parti et son candidat à l’élection de 2012. »</p>
<p>B ) ARGUMENTAIRE SUR LES VRAIS ENJEUX DU CONGRES</p>
<p>POURQUOI UN CONGRES DE RENOVATION ?</p>
<p>Le Parti Socialiste a pris du retard dans ses choix stratégiques face à une droite décomplexée qui impose sa vision de l’économie et de la société. La priorité doit donc être l’élaboration collective d’un projet de société et d’une stratégie politique claire pour reconquérir le pouvoir national.<br />
Sur beaucoup de sujets majeurs, le PS n’a pas pris le temps d’une réflexion de fond, occupé à des considérations tactiques ou médiatiques plutôt qu’à redéfinir sa ligne politique.</p>
<p>Tels sont, à notre sens, les vrais enjeux de ce congrès.</p>
<p>Nous proposons de définir trois objectifs à cette réflexion collective :<br />
Définir un nouveau modèle de développement<br />
Promouvoir l’égalité réelle,<br />
Réaffirmer notre engagement européen.</p>
<p>DEFINIR UN NOUVEAU MODELE DE DEVELOPPEMENT basé sur le développement durable, la reconnaissance du rôle de l’entreprise dans la création de richesse, la régulation du commerce mondial, la solidarité internationale face aux défis de l’environnement.</p>
<p>Pourquoi ? La modernité consiste à inventer un modèle de développement durable qui intègre dès l’origine la justice sociale et la préservation de l’environnement<br />
Citations :<br />
« Nous refusons l’alignement de notre modèle social sur les standards néolibéraux que la droite voudrait nous imposer. »<br />
« Il nous faut être attentifs aux conditions de création des richesses, car on ne pourra jamais redistribuer que ce qui est produit. Par opposition à la spéculation financière, qui détourne le capital des investissements indispensables, par opposition à la politique de la droite, qui, en France, privilégie la rente, la gauche doit soutenir la prise de risque entrepreneuriale ».<br />
« Nous plaidons notamment pour un commerce international régulé »</p>
<p>PROMOUVOIR L’EGALITE REELE en tenant compte de la diversité des situations et des territoires, au service d’un développement harmonieux de l’individu.</p>
<p>Pourquoi ? Le marché étant créateur d’inégalité et les politiques de redistribution pour en corriger les effets négatifs ayant montré leurs limites depuis 20 ans, il faut réinventer la lutte pour l’égalité des Droits. C’est en s’attaquant aux inégalités « à la racine », notamment par l’éducation et la formation permanente que l’on pourra réduire durablement la fracture sociale.<br />
Citations :<br />
« Notre nouvel horizon de transformation sociale réside dans une lutte massive contre les mécanismes de « reproduction sociale » qui font perdurer les privilèges de naissance. »<br />
« Qu’il s’agisse des retraites, de l’éducation, des conditions de travail, nous pensons que le socialisme doit mieux prendre en compte la diversité des situations et des attentes qu’elles créent. »</p>
<p>REAFFIRMER NOTRE ENGAGEMENT EUROPEEN, lucide sur la crise d’identité qui secoue l’Union, mais exigeant sur les politiques communes pour renforcer l’efficacité de l’action publique. Cette ambition passe notamment par une augmentation des moyens politiques et financiers de l’Union, au service d’une vision commune, d’une meilleure solidarité et d’une présence renforcée sur la scène internationale.</p>
<p>Pourquoi ? La dimension européenne est indispensable au succès des politiques publiques aujourd’hui. Le cadre national n’est plus pertinent pour une action efficace en matière d’économie mais aussi de sécurité et de défense. L’avenir de la France est indissociable de celui de l’Europe.<br />
Citations :<br />
« C’est la volonté de bâtir des solidarités politiques transnationales qui permettent de faire face au déploiement du capital qui justifie notre engagement résolu dans l’unification politique européenne ».<br />
« Nous ne devons pas négliger, car il est fort, le besoin de protection de nos concitoyens. La montée en puissance de la capacité de l’Europe en matière de défense et de sécurité est une priorité. Mais la sécurité des citoyens passe aussi par l’approfondissement de l’espace de liberté et de justice. »</p>
<p>C) ARGUMENTAIRE POUR UN PROGRAMME DE TRAVAIL CONCRET</p>
<p>Un des enjeux majeurs de ce congrès est de reconstruire le Parti Socialiste, fort de ses élus et de ses militants mais dont le fonctionnement doit être plus démocratique, plus transparent, plus ambitieux pour créer une dynamique capable de rassembler à gauche.</p>
<p>Le prochain Premier Secrétaire devra assumer un « leadership de travail » pour impulser, coordonner et faire respecter la réflexion collective, sans faire peser ses ambitions personnelles.</p>
<p>Quel programme de travail pour les socialistes pour ces deux prochaines années ?<br />
Pour trancher les grandes orientations, nous proposons que soient organisées en 2009 / 2010 sept grandes conventions dans le cadre d’ateliers de l’alternative ouverts à nos partenaires et à la société civile :</p>
<p>Imaginer un modèle de croissance qui tienne pleinement compte de la nouvelle donne écologique.<br />
Placer au cœur de notre politique la qualité de vie de l’homme au travail<br />
Développer un nouveau modèle d’Etat social.<br />
Promouvoir une démocratie renouvelée.<br />
Garantir la liberté de choix du destin individuel<br />
Construire une Europe unifiée et puissante<br />
Mettre la France au service d’un monde moins déséquilibré</p>
<p>* * *<br />
En synthèse, « BESOIN DE GAUCHE » propose une stratégie capable de remettre le Parti au travail pour aborder les prochaines échéances :<br />
Elaborer collectivement une ligne politique claire autour de trois objectifs : un nouveau modèle de développement, une lutte pour l’égalité réelle et la construction d’une Europe plus juste et plus ambitieuse,<br />
Choisir la ou le candidat(e) le mieux placé(e) pour vaincre Sarkozy au printemps 2011 sur la base de cette ligne politique, au cours de primaires ouvertes aux sympathisants pour créer une véritable dynamique du succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.besoindegauche.net/wp-content/uploads/2008/09/argumentaire.pdf">Télécharger l&#8217;argumentaire au format PDF</a></p>
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		<item>
		<title>Lettre de Pierre Moscovici aux amis de Besoin de Gauche</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/lettre-de-pierre-moscovici-aux-amis-de-besoin-de-gauche/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 15:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher(e) Camarade,
J’ai préféré attendre que l’émotion née de l’échec de l’Université d’été de La Rochelle soit retombée pour te faire part de mon analyse et de ma pleine détermination. Tout, pourtant, concourait à faire de ce rendez-vous une réussite, pour le Parti comme pour « Besoin de gauche ». La participation était nombreuse, les ateliers de qualité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher(e) Camarade,</p>
<p>J’ai préféré attendre que l’émotion née de l’échec de l’Université d’été de La Rochelle soit retombée pour te faire part de mon analyse et de ma pleine détermination. Tout, pourtant, concourait à faire de ce rendez-vous une réussite, pour le Parti comme pour « Besoin de gauche ». La participation était nombreuse, les ateliers de qualité, la volonté de travailler des militants et leur aspiration à l’unité patentes. Vendredi soir, notre réunion de contribution fut un moment fort. 500 amis, rassemblés dans une salle surchauffée, ont accepté avec enthousiasme, pour l’immense majorité d’entre eux, et en tout cas à l’unanimité les propositions que je leur ai faites, en tant que premier signataire et après une intense concertation préalable.<br />
<span id="more-59"></span><br />
Ces décisions étaient claires, et ne laissaient place à aucune interprétation divergente possible : volonté d’aller vers une motion réformiste, refusant la présidentialisation du Parti, exigeant des primaires ouvertes, soutien à ma candidature au poste de Premier secrétaire, dont je n’ai pas fait un préalable -c’est l’élégance et la sagesse- mais que j’ai présentée avec une totale fermeté. Il était convenu de proposer cette démarche aux amis de Martine Aubry et à la « Ligne claire » réunie autour de Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, ainsi qu’au « Pôle écologique », sans ostracisme mais sans contacts privilégiés avec Laurent Fabius, dont nous considérions qu’il ne pouvait être au cœur du renouveau nécessaire du Parti. J’ai reçu l’appui de tous, notamment celui d’Arnaud Montebourg et de Jean-Christophe Cambadélis, qui m’a promis un « contrat exclusif jusqu’en 2011 ». Vendredi soir, nous pouvions être fiers de notre force affirmée et de notre cohérence retrouvée, nous étions en situation d’être le pivot d’un pôle de rassemblement puissant, à vocation majoritaire.</p>
<p>Le samedi fut pour le Parti et pour nous un jour de tristesse. Car les images de cette journée furent exactement à l’opposé de nos décisions : réunion matinale de certains d’entre nous avec Laurent Fabius, Martine Aubry, Benoît Hamon, avec la perspective d’un courant de la « gauche décomplexée », déjeuner fort médiatisé avec les mêmes, sans Hamon. Je précise au passage, et de la façon la plus formelle, que je n’ai pas été invité à ces agapes auxquelles au demeurant, comptable d’une autre logique, la nôtre, je ne me serais pas rendu. Arnaud Montebourg, quant à lui, a vu sa bonne foi trompée, et a rétabli les faits dans un communiqué. Il ne s’agissait évidemment pas d’un malheureux concours de circonstance, ou d’aller expliquer aux amis de Laurent Fabius qu’ils n’étaient pas au centre de notre approche, mais de la poursuite organisée, méthodique, d’une démarche entreprise depuis des mois et inlassablement poursuivie. Je ne discute pas le droit de quiconque de penser que les décisions de notre réunion de la veille n’étaient pas les bonnes, mais alors, il eût fallu proposer une alternative à la contribution, qui aurait tranché par un vote. Par souci de l’unité, nous avions sagement et collectivement choisi de l’éviter, il fallait s’en tenir à cette attitude. L’image de tout cela est terrible : tractations complexes, alliances peu lisibles, non respect du vote des militants. Elles ne sont pas bonnes pour le PS, présenté sous son jour le plus sombre, loin des préoccupations des Français. Elles sont mauvaises pour les acteurs de ce jeu : il ne s’agit pas là d’une logique constructive et attractive. Elles sont évidemment négatives pour « Besoin de gauche ».</p>
<p>Que faire maintenant ? Pour ma part, je m’en suis tenu, à la lettre, au mandat qui m’avait été confié : une première étape a été franchie avec la « Ligne claire ». Je me réjouis de ce rassemblement, qui renforce notre assise, se fait sur la base de principes partagés et dans la cohérence, et qui s’est opéré dans la transparence. Je reste déterminé à aller jusqu’au bout de ce mandat, et à conduire la discussion avec Martine Aubry et avec le « Pôle écologique » à partir des décisions que nous avons arrêtées en commun. Revenir aux principes définis ensemble, défendre les thèses de notre contribution, mettre en œuvre les termes du contrat passé : telles sont les conditions pour peser et faire avancer nos propositions, que je crois toujours justes, pour répondre au besoin de gauche que nous ressentons, pour le faire dans l’unité. C’est ainsi que je conçois la politique : dans le respect du vote des militants, dans la cohérence, avec une exigence de vérité.</p>
<p>Permets-moi de te donner, pour terminer un sentiment personnel. Je suis de plus en plus inquiet de la tournure prise par ce Congrès. Les logiques mises en œuvre, ici et là -car d’autres ont bien sûr leur part de responsabilité dans la dégradation du climat dans le Parti- nous mènent à une confrontation qui, si rien n’était fait, désespérerait ceux qui attendent de la gauche une perspective d’alternance et de changement. Nous devons absolument préparer une autre gouvernance au PS, une alternative à la présidentialisation du Parti, chercher, inlassablement, un rassemblement large, réformiste, ancré à gauche. C’est pourquoi je suis, plus que jamais, résolu à militer, à partir de nos idées, pour la remise au travail du Parti, pour son ressaisissement collectif, conduit par une équipe de direction renouvelée, rajeunie, soudée, avec à sa tête un Premier secrétaire dévoué à la tâche essentielle de rénovation qui nous attend, pour l’emporter en 2012.</p>
<p>Tu peux compter sur mon dévouement, je compte sur ta confiance.</p>
<p>Avec ma fidèle amitié,</p>
<p>Pierre Moscovici</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PIERRE ET MARTINE VOUS AVEZ L’OBLIGATION DE VOUS ENTENDRE !</title>
		<link>http://www.besoindegauche.net/2008/09/pierre-et-martine-vous-avez-lobligation-de-vous-entendre/</link>
		<comments>http://www.besoindegauche.net/2008/09/pierre-et-martine-vous-avez-lobligation-de-vous-entendre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 15:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte de Philippe Pugnet, Fédération du Gers
Nous pouvons en convenir : la situation est confuse car l&#8217;image a pris le pas sur la
parole. Après l&#8217;euphorie de vendredi soir, à La Rochelle, lors de l&#8217;assemblée générale de
&#8220;Besoin de Gauche&#8221;, il y a eu des maladresses, des ambiguïtés, des blessures mais rien
d&#8217;irréparable n&#8217;a été commis.
Que celles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte de Philippe Pugnet, Fédération du Gers</p>
<p>Nous pouvons en convenir : la situation est confuse car l&#8217;image a pris le pas sur la<br />
parole. Après l&#8217;euphorie de vendredi soir, à La Rochelle, lors de l&#8217;assemblée générale de<br />
&#8220;Besoin de Gauche&#8221;, il y a eu des maladresses, des ambiguïtés, des blessures mais rien<br />
d&#8217;irréparable n&#8217;a été commis.</p>
<p>Que celles et ceux qui nous voient déjà au bord de l&#8217;implosion ne se réjouissent pas trop<br />
vite : il y aura rassemblement de celles et ceux qui rejettent la présidentialisation du<br />
parti, étrangère à notre culture ; souhaitent un leadership de travail et veulent la<br />
désignation de notre candidat à la future élection présidentielle, dans le cadre de<br />
primaires ouvertes, au printemps 2011.<br />
<span id="more-58"></span><br />
Et ce rassemblement se fera bien au delà de &#8221; Besoin de Gauche &#8221; et des ami(e)s de<br />
Martine Aubry, à condition que Pierre et Martine vous y mettiez du vôtre.</p>
<p>Pourquoi cette exigence ?</p>
<p>Parce que les militant(e)s en ont assez de ce Parti Socialiste frappé d&#8217;immobilisme,<br />
discrédité par le peuple de gauche , gangrené par sa paresse intellectuelle et devenu une<br />
simple chambre d&#8217;enregistrement des investitures.</p>
<p>Certes le chemin n&#8217;est pas facile mais nous le savions dès le départ . Comme nous savions<br />
également qu&#8217;en bâtissant &#8220;Besoin de Gauche&#8221; autour de Socialisme &amp; Démocratie et de<br />
Rénover Maintenant, cela ne se ferait pas sans dépasser ce qui nous avait opposé dans le<br />
passé, notamment sur la question européenne.</p>
<p>Et ce que nous avons su dépasser entre nous, gardons-nous de l&#8217;opposer à d&#8217;autres,<br />
notamment aux ami(e)s de Laurent Fabius, de Benoît Hamon et même d&#8217;Henri Emmanuelli.</p>
<p>C&#8217;est ensemble que nous y parviendrons.</p>
<p>Alors sachons créer ce processus du renouveau dans l&#8217;exigence de la méthode et avançons !</p>
<p>Pierre, Martine, mais aussi Jean Christophe, Arnaud, Laurent&#8230;, nous avons confiance en<br />
votre sens des responsabilités , en votre intelligence collective et en votre volonté<br />
pour aboutir à ce large rassemblement nécessaire pour l&#8217;avenir de notre Parti, et au delà<br />
pour la Gauche et notre pays.</p>
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		<title>“Un préalable : des primaires” par Thierry Mandon</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 14:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 1962, chaque élection présidentielle est, pour nous, un échec. Battu sept fois sur neuf, nous ne devons qu’à François Mitterrand d’avoir remporté une élection qui a été conçue pour nous échapper. Ces échecs ne sont pas liés au hasard, bien au contraire. Tel qu’il est organisé, notre parti est incompatible avec la logique de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis 1962, chaque élection présidentielle est, pour nous, un échec. Battu sept fois sur neuf, nous ne devons qu’à François Mitterrand d’avoir remporté une élection qui a été conçue pour nous échapper. Ces échecs ne sont pas liés au hasard, bien au contraire. Tel qu’il est organisé, notre parti est incompatible avec la logique de l’élection présidentielle. La personnalisation de l’enjeu présidentiel - sans même parler de sa dérive « pipolisante » - est d’autant plus éloignée des traditions de notre parti que celui-ci, parlementaire de culture, s’est construit il y a plus de 30 ans contre la logique présidentielle de la Ve République.</p>
<p style="text-align: justify;">Adapter notre parti aux réalités institutionnelles et politiques de la Ve République doit être notre principal objectif de congrès. Car tout en découlera : l’adoption d’une plateforme programmatique ancrée dans le réel sur fond de convergence idéologique entre nous ; la remise au travail collectif et finalement, la possibilité d’envisager de gagner une élection présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-57"></span><strong>Incompatibles avec la Ve République</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Immense chantier. Car notre organisation actuelle est totalement en contradiction avec les contraintes nées de l’élection du Président de la République au suffrage universel. Ainsi, nous prétendons choisir librement notre candidat à l’élection présidentielle sans pression de l’opinion, élaborer en nous-mêmes un projet de société et négocier des alliances avec les partis partenaires du moment. Nous fonctionnons comme si nous en étions restés au temps des partis politiques souverains de la IIIe République parlementaire, étanches à la société pour ce qui est du choix des dirigeants ou de la doctrine.<br />
Cette culture du parti souverain est notre code génétique et tout en découle : représentation proportionnelle en interne de courants plus soucieux de se disputer des parts de marché idéologiques que de fédérer autour d’un projet commun, ce qui rappelle les modes de cohabitation des sept sensibilités socialistes qui, en 1905, constituèrent la Ire SFIO ; unité qui ne s’exprime que dans l’opposition au pouvoir (et encore !), défiance à l’égard du candidat investi, tenu à l’observation stricte de la ligne du parti. Avec de tels fers aux pieds, le plus agile des candidats présidentiels est condamné par avance : impossible unité, conflits programmatiques et organisationnels récurrents entre le candidat et le parti, difficulté à assumer collectivement un projet décomplexé de gouvernement. Plusieurs échecs présidentiels, et pas seulement le dernier, trouvent leur explication dans ces pathologies.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fatalité des échecs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À organisation inchangée, cette fatalité de l’échec, née de la contradiction entre logique présidentielle des institutions et tradition parlementaire de notre parti, se reproduira. Elle condamne par avance celles ou ceux d’entre nous qui souhaitent être candidat à l’élection, leur investiture par le parti découlant de stratégies impossibles.<br />
Soit, pour s’imposer, ils décident de s’engager tête baissée dans les délices des luttes internes, contribuant à fractionner un peu plus un parti qui n’en a pas besoin. Maximisant leurs différences avec leurs concurrents, au prix d’inconfortables contorsions, ou, au contraire, préférant émasculer le projet de réforme qu’ils peuvent incarner pour se revendiquer de la fidélité aux dogmes, ils sont assurés de perdre deux fois : en audience dans le parti puisqu’ils se sont singularisés, et en crédit dans l’opinion publique du fait de leur préférence pour nos combats singuliers. Soit, au contraire, ils émergent en délaissant les luttes de congrès pour prendre appui sur l’opinion publique et faciliter ainsi leur investiture. Mais, sitôt désignés, ils retrouvent une triste réalité de campagne électorale : soit ils acceptent d’être sous contrôle du parti, se renient donc&#8230; et perdent. Soit ils s’y refusent&#8230; et perdent aussi.<br />
Nous avons vécu tous ces cas de figure.<br />
Cette fatalité de l’échec n’est pas une vue de l’esprit. C’est notre réalité d’aujourd’hui. Nous sommes devenus une plus formidable machine à désigner un candidat qui est condamné par avance. Notre culture collective et notre fonctionnement nous rendent inaptes à agir dans un système politique fondé sur le présidentialisme. En l’état, nous sommes « faits » pour les systèmes politiques parlementaires.<br />
Pour avoir une chance de remporter une élection présidentielle, nous devons donc repenser notre rôle et adapter notre fonctionnement à cette réalité présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Se soumettre ou s’adapter à la logique présidentielle : Quelle stratégie pour le changement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les débats préparatoires au congrès, deux voies s’opposent :  ￼  Plusieurs proposent que le parti se soumette entièrement à la logique présidentielle, qu’il se réorganise pour faciliter l’émergence puis le travail du chef élu. La vie entière du parti devrait donc être repensée autour de ce seul objectif : se doter d’un leader. Dès lors, celui-ci naturellement chef du parti est nécessairement le futur candidat à l’élection présidentielle (désignation du 1er Secrétaire&#8230; ou du Président du parti et investiture présidentielle étant, de fait, un seul et même vote) ; inéluctablement, cela conduira à terme à remplacer, en interne, l’actuelle proportionnelle par un scrutin majoritaire afin de donner au 1er Secrétaire/Présidentiable les moyens de diriger comme il l’entend le parti. Nous ne partageons pas cette vision. Elle consiste à présidentialiser le parti afin d’espérer y voir naître un président pour le pays. Contraire à la tradition de débats qui est celle du parti, elle conduit à recopier les dysfonctionnements d’une Vème République ultra autoritaire et à les appliquer à notre propre fonctionnement, sacrifiant au passage au culte du chef que nous dénonçons en tout point. Ce faisant, le Parti socialiste serait privé de toute perspective stratégique d’élargissement crédible : l’intégration de militants et d’identités nouvelles (écologistes, gauche sociale&#8230;) serait rendue impossible dans les faits par la mise en place du fait majoritaire autour du 1er secrétaire/présidentiable qui empêcherait tout apport idéologique nouveau. Nous aurions le présidentialisme et ses inconvénients, riens que ses inconvénients. Un supplément d’ordre n’a jamais créé un supplément d’âme.<br />
￼  L’autre voie, celle que nous proposons, vise à rebâtir le Parti socialiste, en intégrant pleinement la logique de l’élection présidentielle, mais en refusant d’y soumettre nos fonctionnements internes.<br />
Elle fait le pari que la force des débats qui s’engagent dans la société, au moment de l’élection présidentielle, est un point d’appui essentiel pour donner un souffle nouveau à nos idéaux et repenser notre parti. Pour cela, nous entendons confier à des élections primaires c’est-à-dire rassemblant largement tous les électeurs de gauche et écologistes qui voudront participer à cette désignation (moyennant cotisation modeste), la désignation du candidat à l’élection présidentielle.<br />
Organisée 12 mois avant l’élection, cette désignation « populaire », outre la dynamique qu’elle créera, libèrera le Parti socialiste des combats sclérosants de l’investiture. Soulagé des incessantes querelles de positionnement tactique entre écuries présidentielles, il pourra débattre de son programme et consacrer toute son énergie à la rénovation afin de devenir le fer de lance idéologique, programmatique et idéologique, du futur candidat. Pour cela, il devra se doter d’outils pour s’ancrer davantage dans la société à partir d’une force militante renouvelée (organisation de ses relais dans le monde économique et les services publics ; réappropriation de la coordination directe de ses élus locaux ; développement des liens avec les acteurs associatifs) ; travailler à penser les évolutions de la société à moyen terme en créant un outil de réflexion ambitieux ; développer des services pour sa base sociale (assurances, mutuelles), voire aider à la constitution d’outils financiers d’investissements sociaux lui permettant de prendre des participations financières minoritaires pour contribuer à des objectifs précis (émergence de nouvelles formes économiques, pluralisme dans les médias). À côté de ces missions nouvelles, il continuera bien sûr à définir les orientations et à investir les candidats pour les élections locales et législatives. Reprécisant aussi en profondeur son rôle et ses moyens d’actions, le Parti Socialiste pourra engager un renouveau militant et devenir durablement le pôle qui tirera l’ensemble de la gauche vers les succès, s’élargir progressivement pour devenir le parti de toute la gauche et rester ainsi la pépinière d’où émergera le futur candidat.<br />
Dans tous les cas, ce travail à engager dépasse de beaucoup la rénovation et s’apparente beaucoup plus à une refondation. C’est la question de l’utilité même du Parti socialiste, dans sa forme actuelle, que la succession des échecs présidentiels oblige à affronter. Une formation politique créée il y a plus d’un siècle, forte d’une histoire riche, de milliers d’élus locaux et pivot indispensable d’une alternance politique, n’a pas à craindre d’être sans objet.<br />
Mais, par manque de courage de se transformer, ou en réduisant le changement à la seule émergence d’un chef, elle encourt le risque d’être durablement réduite à analyser les causes de ses défaites électorales nationales successives et de se contenter d’être une collection de puissances politiques locales. L’histoire enseigne que les partis politiques ne sont pas éternels à défaut de se transformer en prenant pleinement en compte le fait présidentiel, notre parti est confronté aux risques de son propre effacement.<br />
Pour rompre avec ce cycle de l’échec et incarner l’esprit de réforme dans la société nous voulons d’abord nous l’appliquer à nous-mêmes. Notre congrès doit donc décider l’organisation d’une élection primaire organisée par le Parti et ouverte à tous les électeurs de gauche qui voudraient s’y inscrire début 2011. Et, d’ici là, se concentrer sur l’organisation de conventions ouvertes pour clarifier notre plateforme programmatique en y associant largement les acteurs intéressés dans la société. En faisant ce double choix, désignation par une primaire organisée, large ouverture de notre réflexion sur la société, nous nous donnerons enfin des chances de réussir notre rénovation en redonnant un parti qui se battra pour ses convictions. A cette condition seulement, nous aurons des chances de gagner une élection présidentielle.</p>
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		<title>Christophe Borgel : “les socialistes et l’égalité”</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 05:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les socialistes et l&#039;&#233;galit&#233;, selon Christophe Borgelenvoy&#233; par BesoindeGauche
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			<content:encoded><![CDATA[<div><object width="420" height="257"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/kjzJf1npPXwLxfKnbC&#038;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/kjzJf1npPXwLxfKnbC&#038;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="257" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6kvy4_les-socialistes-et-legalite-selon-c_news">Les socialistes et l&#039;&eacute;galit&eacute;, selon Christophe Borgel</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/BesoindeGauche">BesoindeGauche</a></i></div>
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