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    <title>Le blog de Jean-Marc Bellot</title>
    
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    <updated>2009-11-01T14:31:18+01:00</updated>
    <subtitle>Pluri-disciplinaire par nature, ce blog verra abordés des sujets aussi variés que le baroque, les processus de vente, les mangroves de Floride, le débit des grands fleuves et tout autre thème qui enflammera ma curiosité ou mon désir l'espace d'un instant !</subtitle>
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        <title>Urbs &amp; Eros</title>
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        <published>2009-11-01T14:31:18+01:00</published>
        <updated>2009-11-02T01:39:05+01:00</updated>
        <summary>Le week-end dernier, j'étais à Rome. Juché sur le promontoire de Santa Maria in Aracoeli, j'admirais les derniers rayons du soleil caresser les toits de la Rome baroque. Absorbé par la beauté du spectacle, je laissais mes pensées batifoler de...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a646e132970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Les seins de la ville éternelle" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00d8345256f969e20120a646e132970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a646e132970b-800wi" title="Les seins de la ville éternelle" /></a> <br />Le week-end dernier, j'étais à Rome. Juché sur le promontoire de <a href="http://www.rome-passion.com/santa-maria-aracoeli.html">Santa Maria in Aracoeli</a>, j'admirais les derniers rayons du soleil caresser les toits de la Rome baroque. Absorbé par la beauté du spectacle, je laissais mes pensées batifoler de toit en toi, vagabondant sans guide et sans hâte d'alcôves en <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/12/monade-madone-n.html">terrasses</a>. La beauté du panorama se prête tellement à la rêverie douce ou, pour être plus précis, à ce que mon ami Aureliano appelle "<em>delle fantasie erotiche</em>".</p>
<p>Devant ce spectacle, je me suis soudain rappelé un passage de "<a href="http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Iles-guide-vagabond-de-Rome.html">Iles</a>" où <a href="http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Iles-guide-vagabond-de-Rome.html">Marco Lodoli</a> compare les dômes si caractéristiques du baroque romain aux seins d'une femme mûre. A ce moment, une petite voix intérieure m'a gentiment rappelé que c'en était assez de mon obsession à rechercher (et parfois à trouver !) les attributs du corps de la femme dans la topographie des villes. A Rome en plus... Au coeur de la Chrétienté... Cela sent fort le soufre et le sacrilège. Le genre de pensées qui, en d'autres temps, eussent aisément conduit au bûcher, à moins bien sûr, à moins que vous fussiez pape, <em>nipote</em> ou apparenté tout simplement.</p>
<p>Pourtant, Lodoli est on ne peut plus explicite : <em>"Da sempre Roma viene paragonata a una donna bene in carne, un po' madre e un po' zoccola, generosa nell'accogliere tra le tette dei suoi colli figli e figliastri".</em> Ce qui, traduit librement par votre serviteur donne quelque chose comme : <em>"Depuis toujours, Rome est comparée à une femme bien en chair, <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2005/11/rrr_ppp_rome_en.html">un peu mère et un peu putain</a>, aussi généreuse à accueillir entre ses collines mamelues le fils prodigue que le fils indigne</em>". </p>
<p>Rome est une femme alanguie, grasse et vulgaire comme la tenancière du bureau de tabac d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Amarcord">Amarcord</a> chez qui le jeune <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Federico_Fellini">Fellini</a> en quête d'une cigarette <em>Nazionale</em> achetée à l'unité, se retrouve au bord de la suffocation, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x1j83l_the-tobacconist-in-fellinis-amarcor_shortfilms">la tête aspirée entre les deux seins fabuleux de la marchande</a>. Lodoli surenchérit quand il écrit que Rome est un <em>"paysage dessiné au compas et au crayon gras, dont les aspérités ont été gommées et où, pour bien vivre, c'est à dire en paix, les vérités les plus acérées, les mieux aiguisées ont été écartées d'un revers de la main"</em> (traduction libre de votre serviteur, encore). </p>
<p>Mais il ne suffit pas toujours de belles horizontales offertes pour basculer dans l'érotisme. Celles et ceux qui voudront approfondir les rapports entre horizontalité et verticalité, en quête d'une communion chair &amp; esprit ou terre &amp; ciel, les maîtres de la transcendance pourront aussi se satisfaire de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs">méridienne de Santa Maria degli Angeli</a>. Quant à moi, vous l'avez peut-être remarqué, mon péché mignon consiste à rechercher dans toute ville le point focal d'où découle toute vie, son <em>ombellico,</em> la fameuse <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/10/fulgurances.html"><em>origine du monde</em> de Courbet</a><em>.</em> Pour cela, mon esprit toujours enclin à la simplification a décidé. Il suffit de rechercher dans la topologie des lieux la figure ou le symbole du triangle comme allégorie du sexe féminin. </p>
<p>Cette recherche est plus ou moins aisée. Comme des femmes accortes, certaines villes se laissent facilement aborder. C'est le cas de <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/06/le-sexe-de-la-v.html">Barcelone</a>, de <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/06/le-sexe-de-la-v.html">Lisbonne</a> ou, comme me le faisait justement remarquer mon ami Michel, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coni">Coni / Cuneo</a> (construite au <em>confluent</em> de deux rivières et dont le nom a la même racine que le "cône" ou le "con"). La grande louve doit bien avoir son triangle d'or. Après un peu de réflexion, je crois bien l'avoir trouvé. Ne s'agirait-il pas de ce que les Romains appellent communément le <em>Trident</em> ? </p>
<p>Pour vous permettre d'apprécier, je joins un plan...</p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a69c5e49970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Trident" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00d8345256f969e20120a69c5e49970c image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a69c5e49970c-800wi" title="Trident" /></a> <br /><br />
<p>...et une photo aérienne :</p><br />
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a69c5e87970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Piazza del Popolo (de haut)" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00d8345256f969e20120a69c5e87970c image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20120a69c5e87970c-800wi" title="Piazza del Popolo (de haut)" /></a> <br /><br /><br />Alors qu'en pensez-vous ?</p></div>
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        <title>Une bien jolie façon de découvrir Rome...</title>
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        <published>2009-07-13T18:36:41+02:00</published>
        <updated>2009-07-13T18:44:58+02:00</updated>
        <summary>... découverte par hasard en dégustant avec avidité les petites merveilles figurant sur le site TED. Le génie de David Macaulay, pour votre plus grand plaisir. C'est ici.</summary>
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        <title>L'uniforme ne veut plus rien dire ; alors le monde devient énigmatique</title>
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        <published>2008-11-23T18:51:06+01:00</published>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Il y a quelques jours, je participai à l'<a href="http://www.entreprise20.fr/2008/11/18/une-plateforme-e20-complete-pour-bluekiwi-2009/">événement d'annonce d'une technologie particulièrement innovante dans le domaine des réseaux sociaux d'entreprise</a>. A mes côtés, il y avait un expert de la sociologie des mutations organisationnelles induites par la diffusion des nouveaux usages du web, un dénommé <a href="http://www.stoweboyd.com/about.html">Stowe Boyd</a>. Dans le jargon du métier, on regroupe ce genre de personnes sous le vocable de <em>"keynote speaker".</em> Les Québécois, souvent plus attentifs que nous au respect de notre belle langue les appellent des "conférenciers invités". Ces intervenants ont toujours un coup d'avance dans la compréhension des mutations en cours, ils cultivent souvent un <a href="http://vpod.tv/liftconference/132403/thumb/">look décalé</a> et font appel à foison aux métaphores pour véhiculer leur message. J'aime ces gens-là car ils m'aident à voir le monde différemment, à voyager dans les angles morts de la rhétorique des classes dominantes. J'aime les écouter pour déceler, au travers de leurs propos souvent iconoclastes ou provocateurs, des os conceptuels à ronger.</p>
<p>Ce fut le cas lors de la présentation de Stowe Boyd. Alors qu'il dresse les orientations du nouvel humanisme en gestation, il énonce ce propos qui me frappe immédiatement : sur le plan spirituel, les dogmatismes fondés sur un principe d'autorité centralisée s'effritent. Ils laisseront la place à un monde devenu <a href="http://www.stoweboyd.com/message/2006/07/edglings.html">énigmatique</a> et où l'autorité sera diluée au-delà des sphères traditionnelles d'expression du pouvoir, vers le lointain, le <em>limes</em>.</p>
<p>Sans doute emballé par ce que j'avais entendu, grisé par l'excitation intellectuelle, la chaleur du <a href="http://www.salondulouvre.com/">lieu</a>, la sympathie des participants et les bulles de champagne, je sors de la conférence en omettant de reprendre mon paletot. Lorsque je me rends compte de mon oubli, la nuit est bien avancée. Le local est fermé. Je devrai attendre le lendemain pour récupérer mon manteau et tout ce qui va avec : clefs de voiture, d'appartement, etc.</p>
<p>Le lendemain, à la première heure, je pars récupérer mon bien. Mais voilà. L'idée d'habiter un monde énigmatique avait eu le temps de se ménager un petit territoire dans ma tête. Chemin faisant, je tombe en arrêt devant une séquence de trois affichettes publicitaires mettant toutes en scène des hommes en uniforme.</p>
<p>La première, c'est dans le métro que je la découvre. Un <em>bobby</em> y apparaît le regard apeuré, salement amoché. Il vient de subir l'agression d'un de nos compatriotes, qui a manifestement sauvagement massacré la belle langue de Shakespeare. C'est plutôt frais et sympathique.</p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105361adf15970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Bobby" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e20105361adf15970c image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105361adf15970c-800wi" title="Bobby" /></a> </p>
<p />
<p>La seconde, je la découvre une fois régurgité à l'air libre. Elle est tout sauf primesautière. On y voit un enfant-soldat dans un uniforme tout neuf, souriant à l'objectif. Comme l'indique le slogan, on préfèrerait le voir tirer des pénaltys plutôt que des balles réelles. </p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105361adf45970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Enfant Soldat" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e20105361adf45970c image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105361adf45970c-800wi" title="Enfant Soldat" /></a> </p>
<p>La juxtaposition de ces deux représentations d'humains en uniforme, vus à quelques minutes d'intervalle m'intrigue. Résultat : quand, en marchant, je découvre à la terrasse d'un café un garçon posant des sets de table représentant des Saint-Cyriens en tenue d'apparat, forcément, je m'arrête. Et là, j'ai un choc. Le message publicitaire ne promeut pas les mérites de la carrière militaire ; il vante la valeur de l'enseignement reçu à l'Ecole à la lumière des qualités requises pour exercer une fonction de management.</p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e201053612c536970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Saint Cyrien" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e201053612c536970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e201053612c536970b-800wi" title="Saint Cyrien" /></a> </p>
<p>Je suis pris alors d'un sentiment de confusion total. Le flic qui se fait tabasser : subversion du principe d'autorité traité sur le mode humorisque. Les jeunes gens en habit de parade appelés à développer des compétences de management hors du commun : subversion à nouveau, mais cette fois-ci au profit du principe d'utilité ou d'employabilité. Le seul des trois, qui assume pleinement ce que nos aïeux appelaient le prestige de l'uniforme, c'est... l'enfant. </p>
<p>Oui, décidément, le monde est bien <strong><em>énigmatique</em></strong>. Mais je ne suis pas certain qu'on ait gagné au change.</p>
<p>Car si l'habit ne dit plus rien d'intelligible, il ne reste plus alors que mon corps nu, sans défense, recroquevillé sur lui-même dans une involution sans fin. </p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e201053612c593970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Corps nu recroquevillé" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e201053612c593970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e201053612c593970b-800wi" title="Corps nu recroquevillé" /></a> </p></div>
</content>


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        <title>La guerre et ses dimensions</title>
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        <published>2008-11-11T06:59:00+01:00</published>
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        <summary>La guerre est poing fermé ; elle est point de suspension sur le tracé de la vie. Le point : 0 dimension. La guerre est jeu de lignes qui se heurtent et s'affrontent. La ligne, c'est aussi le nom donné...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>La guerre est poing fermé ; elle est point de suspension sur le tracé de la vie. Le point : 0 dimension.</p>
<p>La guerre est jeu de lignes qui se heurtent et s'affrontent. La ligne, c'est aussi le nom donné à ces hommes au regard vidé par une anxiété sans contour, scrutant un ennemi invisible  : 1ère dimension.</p>
<p>La guerre, c'est un espace à conquérir, un <em>no man's land</em> à traverser, des hectares (sang maître sur cent mètres) de terrain à enlever à l'adversaire. Nous voilà dans un univers à 2 dimensions.</p>
<p>La guerre a ses commémorations, aussi, comme aujourd'hui, pour que le souvenir de ceux qui ont souffert traverse la mémoire des générations présentes et futures. Le temps : 4ème dimension.</p>
<p>Mais il manquait à la guerre une représentation qui renseigne sur sa profondeur, la fameuse 3ème dimension. Ce vide vient peut-être d'être comblé à travers un <a href="http://www.rue89.com/2008/05/04/le-guernica-de-picasso-en-3d">travail étonnant</a> signé Lena Gieseke sur le Guernica de Pablo Picasso.</p>
<p>Je vous laisse découvrir. </p>
<p>
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        <title>Le sourire de l'éléphant</title>
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        <published>2008-11-02T15:36:33+01:00</published>
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        <summary>Lors de ma dernière escapade nocturne dans les rues de Rome, je me suis arrêté longuement Piazza della Minerva. Jusque là, je n'avais jamais vraiment prêté attention à cette place. Bien sûr, la place est superbe. En son centre, il...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Lors de ma dernière escapade nocturne dans les rues de Rome, je me suis arrêté longuement Piazza della Minerva. Jusque là, je n'avais jamais vraiment prêté attention à cette place. Bien sûr, la place est superbe. En son centre, il y a cet étrange <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%A9lisque_de_la_piazza_della_Minerva">obélisque</a> du Bernin soutenu par un éléphant goguenard. Il y  aussi l'une des rares églises gothiques de Rome, <a href="http://www.rome-passion.com/santa-maria-sopra-minerva.html">Santa Maria Sopra Minerva</a>.</p>
<p>Et puis, il y a aussi le superbe <a href="http://www.grandhoteldelaminerve.com/">Grand Hôtel de la Minerve</a>, dont le nom, français, suggère le luxe, l'obséquiosité de serveurs aux petits soins et des notes salées. Je pousse la porte à tambour. Comme il est tard, je me retrouve seul dans le hall rutilant de lumière sous une verrière multicolore. Au fond, trône en majesté la déesse aux yeux pers.</p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535cbffe7970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Hall Hotel de la Minerve" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010535cbffe7970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535cbffe7970b-800wi" title="Hall Hotel de la Minerve" /></a> </p>
<p>Et c'est là, l'esprit dans le vague après deux verres de <a href="http://www.idealwine.com/fr/fichev/Tignanello-1997.jsp">Tignanello</a>, en observant la déesse de la guerre, que tout commence à se bousculer dans ma tête. Je revois les héros troyens et achéens rivaliser d'audace pour estourbir leurs ennemis. Je vois le cadavre d'Hector traîné par Achille au pied des murailles de la cité ilienne. J'imagine <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/08/le-double-secret-de-p%C3%A9n%C3%A9lope.html">Ulysse massacrant les prétendants</a> lors de son retour à Ithaque. Plus près de nous, je repense au <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/01/cruaut.html">peintre de batailles d'Arturo Pérez Reverte</a>, au regard écoeuré de <a href="http://www.lagruyere.ch/culture/articles/articles%202003/03.01.30-culture.htm">Judith du Caravage</a> tirant par les cheveux la tête d'Holopherne sous l'oeil blasé de la vieille servante. Je repense à toutes ces décollations, à ces saints céphalophores, aux premiers martyrs chrétiens. Des chrétiens à nouveau, mais passés dans le camp des vainqueurs : voici les milices fascisantes de Pierre Gemayel passant sommairement par les armes les réfugiés palestiniens de Chatila, sous les yeux merveilleusement bleus d'<a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/983943.html">Ari Folman</a>, alors jeune recrue de Tsahal. Avec ou sans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bachir_Gemayel">Bachir</a>, je vois s'accélérer sous les yeux vides de la déesse la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Waltz_with_Bashir">valse</a> des atrocités. Je me souviens alors d'une conversation avec Dave K., un Américain à Paris, qui ne comprenait pas comment l'Europe pouvait être aussi ringarde au regard des "US standards". Je lui rappelai alors que l'Europe avait deux passions : la beauté et la cruauté. Je lui indiquai que cela pouvait aller jusqu'à la destruction de soi, que le XXème siècle en était l'illustration exemplaire. Je lui glissai aussi que les Etats-Unis n'auraient jamais eu une gloire aussi rapide au firmament des nations s'ils n'avaient pas tiré leurs marrons du feu, quand nous parachevions notre déchéance dans le sang et dans l'horreur. Minerve et vermine : deux anagrammes pour dire le destin de notre continent. La guerre profite toujours à quelqu'un. Ecoeuré par le tourbillon des images, je quitte la déesse vierge aux yeux pers. Car il faut être vierge pour aimer si peu la vie et jouir autant de la souffrance des hommes. Je quitte précipitamment le hall de l'hôtel. Je pousse avec vigueur le tambour et me retrouve dans l'obscurité de la nuit romaine.</p>
<p>En face de moi, à quelques mètres à peine, l'éléphant du Bernin m'observe.</p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535cc0038970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Le sourire de l'éléphant" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010535cc0038970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535cc0038970b-800wi" title="Le sourire de l'éléphant" /></a> </p>
<p>Il me sourit.</p></div>
</content>


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        <title>Via della Pace / rue de la Paix</title>
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        <published>2008-10-25T10:51:15+02:00</published>
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        <summary>Il y a quelques jours, je me suis rendu à Rome pour raisons professionnelles. Comme à l'accoutumée, j'en ai profité pour faire une petite balade nocturne dans les rues du Centro Storico. J'y ai mes repères et mes habitudes :...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Il y a quelques jours, je me suis rendu à Rome pour raisons professionnelles. Comme à l'accoutumée, j'en ai profité pour faire une petite balade nocturne dans les rues du Centro Storico. J'y ai mes repères et mes habitudes : Piazza Navona bien sûr, mais aussi le <a href="http://www.santeustachioilcaffe.it/">café Sant' Eustachio</a> d'où je peux admirer le <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/09/le-corps-des-ch.html">lanternon de Sant'Ivo</a>, ou encore la découverte, après avoir parcouru un dédale de ruelles tortueuses, de la façade de <a href="http://www.monnuage.fr/point-d-interet/1815">Santa Maria della Pace</a>, tache claire se détachant sur fond de lierres, de murs ocres décrépits et de flamboyantes bougainvillées. </p>
<p>Via della Pace. A chaque fois que je parviens à ce point de ma balade, je goûte un moment de bonheur intense. Je dois m'arrêter. Tout y est. La profusion des couleurs, d'abord. Pour peu qu'il ait plu ou que les services de la voirie aient fait leur tour de nettoyage des rues à grandes eaux, le pavé irrégulier est rutilant et la lumière vacillante des lampadaires vient exploser en mille reflets diffractés. La nonchalance des hommes, ensuite, marchant sans hâte par petits groupes, tout à leur plaisir de déguster une glace en adressant des oeillades aux femmes assises à la terrasse des cafés.</p>
<p>Via della Pace à Rome ; rue de la Paix à Paris. La mise en parallèle s'impose. Et rien à mon sens ne traduit mieux la différence fondamentale entre ces deux villes. Il n'est qu'à voir les plaques :</p>
<p>L'ordre, la sobriété et l'harmonie classique d'un côté... </p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535b71363970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Rue de la Paix" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010535b71363970b image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535b71363970b-800wi" title="Rue de la Paix" /></a> </p>
<p>...le désordre, la profusion et l'imprévu baroque de l'autre. </p>
<p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535b713ea970b-pi" style="DISPLAY: inline" /><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535b7156f970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Via della Pace (Roma)" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010535b7156f970b image-full" src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010535b7156f970b-800wi" title="Via della Pace (Roma)" /></a>  </p>
<p><span lang="EN-US" style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: Daniel; mso-ascii-font-family: Daniel; mso-bidi-font-family: Arial"><font face="Trebuchet MS" size="2">Copyright (C) 2005, <a href="http://www.pbase.com/koster10/image/53374078">Jan Koster</a>, Haren, Pays-Bas.</font></span></p>
<p><span lang="EN-US" style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: Daniel; mso-ascii-font-family: Daniel; mso-bidi-font-family: Arial" /> </p></div>
</content>


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        <title>L'économie du lien</title>
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        <published>2008-10-12T00:33:46+02:00</published>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105358064f7970c-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Joann Sfar (Le Petit Prince)" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e20105358064f7970c image-full " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105358064f7970c-800wi" title="Joann Sfar (Le Petit Prince)" /></a>  </p>
<p>J'aime les renards. Celles et ceux qui me font l'amitié de me lire le savent depuis <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/05/erin.html">un certain voyage en Irlande</a>. Alors, quand Arthémisia (qu'elle en soit remerciée ici) m'a parlé récemment de la sortie du Petit Prince de Joann Sfar, j'ai bondi sur l'occasion. J'ai illico acheté le livre. Et j'ai été ravi. Le Petit Prince a un visage improbable de martien blond avec de grands yeux bleus qui lui mangent le visage. Mais le renard... Ah oui, le renard. Ce sont ses oreilles qui sont insensées. Longues et effilées. Elles semblent bien lourdes à porter comme les ailes d'un célèbre albatros. Et puis il y a cette phrase ou plutôt cette définition que j'avais oubliée. A la question <em>"Qu'est-ce que signifie 'apprivoiser' ?"</em> , du Petit Prince, le renard répond : <em>"C'est une chose trop oubliée. Ca signifie créer des liens"</em>.</p>
<p>Créer des liens. Par le passé, c'était le rôle de la religion. Aujourd'hui, cette fonction est dévolue aux réseaux sociaux façon Facebook.</p>
<p>A propos de Facebook justement, c'est par ce canal que m'est parvenu ce cadeau de Marie-Hélène (un autre grand merci). C'est une <a href="http://www.toujoursverslouest.org/joannsfar/">superbe vidéo montrant Joann Sfar dessinant au rythme de la lecture du texte de Saint-Exupéry</a>.</p>
<p>Le renard y trône en majesté. </p>
<p>__</p>
<p>Addendum : Pour une vision plus économico-pragmatique de l'éthique du lien et de ses implications dans l'économie, voici une intervention intéressante de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jay_Rosen">Jay Rosen</a>.</p>
<p>
<object height="300" width="370"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/RIMB9Kx18hw&amp;hl=en&amp;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" />
<embed allowfullscreen="true" height="300" src="http://www.youtube.com/v/RIMB9Kx18hw&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="370" /></object></p>
<p>La seule différence (mais elle est de taille) entre les points du vue du renard et de Rosen, c'est que pour le premier les hommes sont trop focalisés sur l'économie des biens pour prêter attention à leurs liens, alors que pour le second l'économie des liens constitue un préalable indispensable à une saine et juteuse économie des biens. </p></div>
</content>


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        <title>Quelle est votre identité numérique ?</title>
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        <published>2008-10-05T13:56:16+02:00</published>
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        <summary>Hier, j'évoquais avec mes enfants ma conviction quant à l'existence de passerelles entre les mondes. Sans entrer dans des considérations sophistiquées sur l'immanence et la transcendance, je leur racontai l'histoire de la dernière négociation d'Abraham, de son insistance pour acheter...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Hier, j'évoquais avec mes enfants ma conviction quant à l'existence de passerelles entre les mondes. Sans entrer dans des considérations sophistiquées sur l'immanence et la transcendance, je leur racontai l'histoire de <a href="http://jmbellot.blogs.com/pro/2007/02/la_valeur_de_la.html">la dernière négociation d'Abraham</a>, de son insistance pour acheter au prix fort, au vu et au su de tous, la grotte de Makpéla en face de Mamré pour enterrer son épouse Sarah. Je leur parlai du chêne de Mamré, le lieu où l'Eternel avait annoncé à Sarah qu'elle porterait descendance. Le lieu en face duquel elle aurait sa sépulture. Premier souffle, dernier souffle réunis autour de l'image verticale du chêne dont la ramure pointe vers le ciel et dont le tissu rhizomatique de racines plonge dans l'humus. Comme je n'y arrivais pas, je leur parlai des liens entre le monde réel et le monde virtuel, <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2006/09/virturalit.html">j'évoquai les travaux de sociétés testant leurs prototypes de produits sur Second Life avant de les commercialiser dans le monde réel</a>. Naturellement, nous en vînmes à parler des avatars, ces dédoublements de nous-mêmes appelés à peupler les espaces virtuels. Et de là, nous basculâmes sur une discussion autour de la délicate question de l'<a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2006/12/2007_sera_baroq.html"><a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2006/12/2007_sera_baroq.html">identité</a>. </a></p>
<p>Alors, ce matin, quand, en consultant le <a href="http://www.groupereflect.net/blog/">blog</a> de <a href="http://www.groupereflect.net/">groupe Reflect</a>, je suis tombé sur un <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/10/jouez_avec_votr.html">billet d'Alexis Mons</a> proposant de déterminer son identité numérique, je me suis dit que ça tombait pile poil. Le questionnaire est très bien présenté, même s'il est un peu long (il faut compter environ 20 minutes). En revanche, le cheminement proposé à travers les questions est passionnant. Il m'a donné à réfléchir à de multiples facettes de ma représentation sur le web. </p>
<p>Voici les résulats me concernant :</p><br />
<div>
<object height="300" width="370"><param name="movie" value="http://sociogeek.admin-mag.com/moduleSocio.swf?po=99&amp;n1=2.45&amp;n2=305 " /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="300" src="http://sociogeek.admin-mag.com/moduleSocio.swf?po=99&amp;n1=2.45&amp;n2=305" type="application/x-shockwave-flash" width="370" /></object></div><br />
<p>Si la présentation des résultats peut surprendre en première instance, vous avez toujours le recours de vous référer à l'<a href="http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/">article fondateur</a> de <a href="http://grit-transversales.org/auteur.php3?id_auteur=54">Dominique Cardon</a>, sociologue au laboratoire Sense d'Orange Labs, sur les différentes typologies d'identités numériques. Passionnant !   </p>
<p>Ca vous tente ?</p>
<p>Si oui, <a href="http://www.admin-mag.com/emags/Sociogeek/1">cliquez ici</a> et laissez-vous conduire.</p>
<p>Bonne découverte !</p></div>
</content>


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        <title>Moment magique</title>
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        <link rel="replies" type="text/html" href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/10/moment-magique.html" thr:count="13" thr:updated="2008-10-09T07:07:30+02:00" />
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        <published>2008-10-02T22:40:10+02:00</published>
        <updated>2008-10-02T22:40:10+02:00</updated>
        <summary>A l'origine, il y a une réflexion qui me taraude sur le principe de création artistique. Est-ce pure excitation cérébrale, la fameuse cosa mentale du grand Léonard ou bien une histoire de roupignolles comme le suggère Cézanne ? Mon petit...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>A l'origine, il y a une réflexion qui me taraude sur le principe de création artistique. Est-ce pure excitation cérébrale, la fameuse <em><a href="http://www.memo.fr/article.asp?ID=PER_MOD_121">cosa mentale</a></em> du grand Léonard ou bien une histoire de roupignolles comme le suggère Cézanne ? Mon petit doigt me dit que la réponse n'est ni d'un côté, ni de l'autre, mais plutôt sur la passerelle qui fait sans cesse dialoguer <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=KFxzv_LSufY">la tête et les couilles</a>. </p>
<p>Comme je ne me sens pas à faire un long exposé sur la question, j'ai pensé qu'une petite vidéo ferait sans doute mieux l'affaire. Car après tout, peu importe l'organe, pourvu qu'il reste l'organiste !</p>
<p>
<object height="300" width="370"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qB76jxBq_gQ&amp;hl=en&amp;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" />
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<p><em>(Vidéo extraite du documentaire "<a href="http://www.amazon.com/Art-Piano-Great-Pianists-Century/dp/B00004UF01">The Art of Piano</a>" réalisé par Vladimir Horowitz et présentant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Glenn_Gould">Glenn Gould</a> interprétant J.-S. Bach)</em></p>
<p>__</p><br />
<p>PS : merci Arthi pour m'avoir conduit à ce moment magique à travers un <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/09/en-universit%C3%A9-un-%C3%A9tudiant-lira-en-moyenne-8-livres.html#comment-132690415">commentaire</a> où il était question d'étincelle, de Glenn Gould et de miracle.</p></div>
</content>


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        <title>Mécanisme de reconnaissance entre gens qui ne se connaissent pas</title>
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        <published>2008-09-27T10:09:24+02:00</published>
        <updated>2008-09-27T10:09:24+02:00</updated>
        <summary>Ah la "blogosphère" ! Samedi dernier, je découvre un billet sympa sur le blog de Tout pour elles. C'est sur les joies et les vicissitudes de la vie d'entrepreneur en solo. Comme je viens de passer 5 ans à vivre...</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010534d18827970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Handshake" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010534d18827970b " height="421" src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010534d18827970b-800wi" title="Handshake" width="403" /></a> </p>
<p>Ah la "blogosphère" !</p>
<p>Samedi dernier, je découvre un <a href="http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/09/03/257-jeu-le-travail-independant-et-vous-3-les-resultats">billet sympa</a> sur le blog de <a href="http://www.toutpourelles.fr/"><em>Tout pour elles</em></a>. C'est sur les joies et les vicissitudes de la vie d'entrepreneur en solo. Comme je viens de passer 5 ans à vivre cette condition de <em>self employed</em>, forcément, je me sens concerné. Je témoigne de l'intérêt suscité à la lecture du billet en laissant un long, très long, commentaire. J'ai mis pas mal d'émotionnel dans ce commentaire. Aussi, je décide de le recycler sur mon blog et le publie sur cette tribune, <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/09/mon-exp%C3%A9rience-de-cr%C3%A9ateur-dentreprise-en-solo.html">ici</a>.</p>
<p>Quelques jours plus tard, je reçois un courriel d'Hélène Desmas, responsable éditoriale de <a href="http://www.lentreprise.com/">l'entreprise.com</a>. Elle me dit avoir aimé le billet et me demande l'autorisation de le publier sur son site. Banco. </p>
<p>Quelques heures plus tard, nouveau "ping" sur ma boîte courriel. Cette fois-ci, Hélène me fait savoir que <a href="http://www.lentreprise.com/2/1/article/18037.html">l'article est en ligne sur le site </a><span style="FONT-FAMILY: Trebuchet MS"><span style="FONT-FAMILY: Trebuchet MS">de l'entreprise.com</span>.</span>   </p>
<p>Je reste émerveillé devant la dynamique en oeuvre. Un commentaire, un billet, deux à trois échanges de courriels entre personnes qui ne se connaissent pas, et hop, on tope. <em>Done deal</em>. Cela va tellement vite, que je ne sais même pas au juste quelle leçon en tirer. </p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9">Sérendipité</a>, quand tu nous tiens. </p></div>
</content>


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        <title>Sur une année d'université, un étudiant lira 8 livres en moyenne...</title>
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        <published>2008-09-22T03:12:00+02:00</published>
        <updated>2008-09-22T03:12:00+02:00</updated>
        <summary>... mais pendant cette même durée, il lira 2.300 pages web et consultera 1.281 profils sur Facebook. C'est l'un des constats les plus frappants qui ressort de cette admirable vidéo réalisée par l'université du Kansas. Pour moi, le fait que...</summary>
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&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;... mais pendant cette même durée, il lira 2.300 pages web et consultera 1.281 profils sur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Facebook"&gt;Facebook&lt;/a&gt;. C&amp;#39;est&amp;#160;l&amp;#39;un des&amp;#160;constats&amp;#160;les plus frappants qui ressort de cette admirable vidéo réalisée par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_du_Kansas"&gt;l&amp;#39;université du Kansas&lt;/a&gt;.&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;object height="320" width="370"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dGCJ46vyR9o&amp;amp;color1=0xb1b1b1&amp;amp;color2=0xcfcfcf&amp;amp;fs=1" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;
&lt;embed allowfullscreen="true" height="320" src="http://www.youtube.com/v/dGCJ46vyR9o&amp;amp;color1=0xb1b1b1&amp;amp;color2=0xcfcfcf&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="370" /&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, le fait que cette vidéo émane d&amp;#39;une université américaine montre à quel point la crise de l&amp;#39;enseignement&amp;#160;supérieur est profonde. Contrairement à ce que nos gouvernants veulent nous faire croire, le fait de nous synchroniser (de nous &lt;em&gt;aligner&lt;/em&gt;, pour parler franglais) sur ce qui se pratique aux USA ne peut en aucun cas faire figure de panacée. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la crise de l&amp;#39;université est profonde. Elle renvoie tant à la chose enseignée qu&amp;#39;à la façon d&amp;#39;enseigner. Notre modèle repose sur des prémisses datant du Moyen-Age, époque depuis laquelle&amp;#160;l&amp;#39;enjeu de l&amp;#39;enseignement universitaire à toujours été la transmission d&amp;#39;une denrée&amp;#160;rare : le savoir. Depuis la &lt;a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/Z020754/NAISSANCE_DE_L_UNIVERSITE.htm"&gt;naissance de la première université moderne à Bologne en 1088&lt;/a&gt;, l&amp;#39;enseignement supérieur a été codifié autour du principe d&amp;#39;unité de lieu (l&amp;#39;amphi) et d&amp;#39;unité de temps&amp;#160;(le cours), où un&amp;#160;expert (le professeur) transmet son&amp;#160;savoir à un petit nombre d&amp;#39;élus (les étudiants). Ce modèle est cassé aujourd&amp;#39;hui. Désormais, le&amp;#160;savoir est aisément accessible en dehors de l&amp;#39;université ; l&amp;#39;unité de lieu est rompue. La présence du professeur pour accéder à ce savoir est devenue facultative ; l&amp;#39;unité de temps est rompue. Car ce qui compte aujourd&amp;#39;hui, c&amp;#39;est plus, une fois que le savoir de base a été localisé, comprendre qui va m&amp;#39;aider à le contextualiser à mes besoins, à mon environnement, à mes désirs, à mes ambitions. En tant qu&amp;#39;étudiant, j&amp;#39;ai toujours besoin d&amp;#39;un professeur, pour m&amp;#39;aider à faire le tri, à filtrer, à contextualiser, à suggérer des passerelles, à me faire accoucher d&amp;#39;idées de mise en application. C&amp;#39;est un nouveau monde qui s&amp;#39;ouvre, un univers fait de connexions multiples avec des individus aux quatre coins du monde, d&amp;#39;interdisciplinarité et de &lt;a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2007/03/la_bote_de_choc.html"&gt;sérendipité&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue dans la &lt;em&gt;Re-Renaissance&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Si vous souhaitez continuer la conversation et que vous n&amp;#39;êtes pas rebuté(e) parl&amp;#39;anglais, je vous invite à vous rendre sur &amp;quot;&lt;a href="http://mediatedcultures.net/ksudigg/"&gt;Digital Ethnography&lt;/a&gt;&amp;quot;, un blog lancé par l&amp;#39;Université du Kansas pour échanger spécialement sur ce thème.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</content>


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        <title>A l'âge de 38 ans, les ados d'aujourd'hui auront connu 14 emplois différents en moyenne</title>
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        <published>2008-09-21T10:38:15+02:00</published>
        <updated>2008-09-21T10:38:15+02:00</updated>
        <summary>Il y a quelques jours, j'assistai à la réunion de rentrée en 3ème de mon fils de 13 (bientôt 14) ans. Les professeurs étaient en forme, plutôt dynamiques et motivants. Pourtant, on a quand même eu droit à quelques couplets...</summary>
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&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques jours, j&amp;#39;assistai à la réunion de rentrée en 3ème de mon fils de 13 (bientôt 14) ans. Les professeurs étaient en forme, plutôt dynamiques et motivants. Pourtant, on a quand même eu droit à quelques couplets sur l&amp;#39;air de &amp;quot;&lt;em&gt;vos enfants sont des endormis&lt;/em&gt;&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;c&amp;#39;est l&amp;#39;âge -et les hormones- qui veulent ça&lt;/em&gt;&amp;quot;... Je fais de mon mieux pour les observer, ces&amp;#160;ados&amp;#160;- les miens et ceux des autres. Et je n&amp;#39;ai pas l&amp;#39;impression qu&amp;#39;ils soient endormis. Je les trouve même plutôt&amp;#160;passionnés&amp;#160;pour ce qu&amp;#39;ils font. Si ce n&amp;#39;est que le monde dans lequel ils font germer leurs passions ne ressemble pas au mien. J&amp;#39;ai du mal à le comprendre, ce monde. C&amp;#39;est un peu comme si la différence d&amp;#39;âge entre nous -une génération- couvrait plusieurs années-lumière.&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous une petite vidéo intelligente pour mieux comprendre *** LEUR ***&amp;#160;monde et la mise au défi qui en résulte, en matière d&amp;#39;enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;object height="320" width="370"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_A-ZVCjfWf8&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;
&lt;embed allowfullscreen="true" height="320" src="http://www.youtube.com/v/_A-ZVCjfWf8&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="370" /&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue dans un monde diffracté par l&amp;#39;usage des technologies !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</content>


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        <title>Mon expérience de créateur d'entreprise en solo</title>
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        <published>2008-09-20T09:31:10+02:00</published>
        <updated>2008-09-20T09:31:10+02:00</updated>
        <summary>Depuis quelques temps, je ne sais pas pourquoi, je me lève tôt. Alors, dans l'attente du lever du jour, dans un appartement où tout le monde dort, je trompe mon ennui en lisant ou en me baladant sur le net....</summary>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010534b533fa970b-pi" style="DISPLAY: inline"><img alt="Ecluse (1)" border="0" class="at-xid-6a00d8345256f969e2010534b533fa970b " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e2010534b533fa970b-800wi" title="Ecluse (1)" /></a> Depuis quelques temps, je ne sais pas pourquoi, je me lève tôt. Alors, dans l'attente du lever du jour, dans un appartement où tout le monde dort, je trompe mon ennui en lisant ou en me baladant sur le net. C'est justement ce que j'ai fait ce matin. Un petit tour sur ma boîte aux lettres. J'y relève notification de l'interview de <a href="http://www.troisiemevoie.com/">Marc Traverson</a> dans "<a href="http://www.lentreprise.com/1/1/1/article/17973.html">L'entreprise.com</a>" sur le thème "<a href="http://www.lentreprise.com/1/1/1/article/17973.html">Surmonter l'échec d'une création d'entreprise</a>". </p>
<p>La journaliste qui pose les questions est <a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/corinne.dillenseger">Corinne Dillenseger</a>. Naviguant de lien en lien, je finis pas mouiller sur son blog : <a href="http://www.toutpourelles.fr/">Tout pour elles</a>. Je mets pied à terre et me balade entre les billets. Après une pause rires autour d'un <a href="http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/09/03/257-jeu-le-travail-independant-et-vous-3-les-resultats">sketch de Florence Foresti</a>, je m'arrête sur les résultats d'un questionnaire intitulé "<a href="http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/09/03/257-jeu-le-travail-independant-et-vous-3-les-resultats">Le travail -indépendant- et vous</a>". Je trouve l'enchaînement des questions excellent. Quant aux réponses... je m'identifie à fond ! Je n'en crois pas mes mirettes. Emporté par l'enthousiasme, me voilà soudain porté à relater ma propre expérience : j'écris le commentaire le plus long qui se puisse concevoir. Tout d'une traite. C'est un véritable soulagement, un défouloir. Il y a un beau substantif portugais pour dire ce que je ressens : <strong><em>desabafo</em></strong>. Le mot traduit ce qui se passe quand, alors que la coupe est pleine, vous ouvrez les écluses, vous ôtez la bonde.<br /><br />Voici donc de larges extraits du commentaire laissé sur le site de <a href="http://www.toutpourelles.fr/">Tout pour elles</a>.</p>
<p>[Jusqu'à très récemment,] je travaillais moi-même en solo comme <a href="http://jmbellot.blogs.com/pro/">consultant en processus de vente pour entreprises de hight-tech</a>. Depuis plus de 5 ans et cela marchait fort bien.<br /><br />Lève tôt (depuis peu) et couche-tard (depuis longtemps), j'avais fait l'acquisition d'un studio à quelques pas de chez pour moi pour disposer d'un espace autonome de travail. Mes clients étaient sympas, gratifiants, réguliers dans le paiement de mes factures et n'hésitaient pas à me recommander auprès de leur réseau. Le bonheur !<br /><br />Comme l'activité était intense, les repas étaient irréguliers. J'ai beaucoup aimé l'indépendance &amp; l'autonomie. J'ai adoré notamment la liberté exquise de choisir ses clients, le pouvoir de dire "non" à un client dont certains attributs comportementaux ou éthiques seraient en opposition avec mes valeurs.<br /><br />Voilà pour le côté fleuri et rose bonbon. Car il y a un autre versant à la médaille. La question 11 du questionnaire stipule : "<em>Quelles sont les 3 choses qui vous dérangent le plus ?"</em> Les réponses sont : <strong><em>la solitude</em></strong> en 1, <strong><em>l'administratif</em></strong> en 2 et <strong><em>l'incompréhension de l'entourage</em></strong> en 3. Je n'aurais pas dit mieux !<br /><br />Voici quelques anecdotes à ce(s) sujet(s).<br /><br />Sur l'incompréhension de l'entourage, d'abord. Avant même que je ne démarre mon activité en solo, lors d'un repas de famille un dimanche midi, mon beau-père me prend à parti dans un coin du jardin. Et là, sans préavis, il me balance cette phrase : <em>"Vous n'êtes qu'un irresponsable. De quel droit vous premettez-vous de quitter votre bonne place (de salarié en entreprise, NDLR) ? Je vous rappelle que vous avez charge de famille"</em>. Pan sur le bec. Il ne connaissait pas l'objet de ma nouvelle activité et n'avait aucune idée des sentiments qui m'animaient -joie de démarrer à mon compte, angoisse de faillir, fébrilité devant les premiers prospects, difficulté à passer du costume de salarié à celui de "patron". Mais une chose est sûre : en trois coups de cuiller à pot, il venait de me "<em>démolir</em>".<br /><br />Sur l'administratif maintenant. Quelques semaines plus tard, alors que les statuts venaient à peine d'être déposés (et agréés) et que je démarrais cahin-caha ma recherche de clients, je reçois un avis me signifiant le passage de l'huissier pour saisie. J'aurais soi-disant omis de m'acquitter de la TVA. Bon... Ce n'était qu'une malencontreuse erreur et tout s'est bien terminé sans que le serviteur de la loi n'ait eu à se déplacer. N'empêche ! On a beau dire, on a beau faire, cela jette un froid. Et pour moi, le message était clair. L'administration de mon pays venait d'afficher la couleur. Elle serait mon ennemi, guettant sournoisement ma défaillance. Une ombre grise derrière mon dos, sans visage, mais avec de très nombreux formulaires "cerfa" moches à pleurer. Mais pourquoi ce choix de couleurs hideuses comme le caca d'oie ou le bistre ? Et la rhétorique... comment dire... abstruse ? emberlificotée ? pompeuse ? Bref. En un mot comme en cent : "imbitable". </p>
<p>La solitude enfin................................................... </p>
<p>Le voilà le grand mal qui guette le créateur d'entreprise en solo. Les deux premières années, je n'y ai pas trop prêté attention. Trop occupé. Je travaillais 7 jours sur 7, quelques nuits en sus, pour faire bonne figure malgré les cernes sous les yeux. Bref, je n'avais pas le temps de me retourner. Au sens propre du terme. Conscient que le rythme que je m'imposais ne me menait nulle part, je calmai la cadence en année 3. Je décidai d'être indulgent vis-à-vis de moi et de rompre une fois pour toutes avec l'exigence productiviste que je m'étais auto-infligée. Je m'octroyais donc quelques plages de répit : des week-ends en famille, voire -ô luxe suprême- des parenthèses ciné en plein milieu de la semaine... Enfin, je prenais le temps de me retourner. Mais c'est à ce moment-là justement, en me retournant, que je fis une découverte qui me laissa pantois : personne ne m'avait suivi. J'étais seul. Et comme il régnait autour de moi une incompréhension polie autour de ce que je faisais, à la solitude bien réelle vint s'ajouter quelque chose d'encore plus difficile à supporter. J'ai nommé le "<em>sentiment de solitude</em>". Vous savez, je parle de cette amertume dans la bouche qui vous incite à vous enfermer dans votre mutisme à coups de "<em>à quoi bon</em>", "<em>de toutes façons, tout le monde se fiche de mes états d'âme</em>", "<em>personne ne cherche à me comprendre</em>". Bref, la litanie ennuyeuse du mal-aimé. <br /><br />Voilà pourquoi, après cinq ans de travail en solo comme créateur de micro-entreprise, je décide de "casser" le jouet que j'avais mis, au démarrage, tant d'enthousiasme à créer. Je reviens dans le salariat. Sur les 5 années passées, mon bilan est en demi-teinte. Oui, c'est génial de se sentir libre de dire "oui" ou "non" à un client, mais que la solitude est lourde à porter et comme il est difficile de supporter le sentiment d'être en marge de la "vie réelle".<br /><br />Enfin, je voudrais terminer sur une note de <em>desabafo</em>, de colère dépitée. Après avoir côtoyé l'administration de près, je peux affirmer en toute connaissance de cause, que les plus hautes instances de notre pays n'aiment pas les créateurs d'entreprise. Car comment expliquer, sinon, qu'un gérant non salarié de SARL -ce que j'étais- doive payer dès le début de l'année civile l'impôt sur les sociétés au titre de revenus qu'il n'a pas encore encaissés ? Comment expliquer que l'administration exige de moi le versement d'un salaire (alors que je suis statutairement non salarié), si ce n'est parce qu'en me rémunérant sur les seuls dividendes (le fruit du capital), je paierais moins d'impôts et de charges que si je me versais un salaire (le fruit du travail) ?</p>
<p>Il faudra bien un jour que quelqu'un se lève et clame haut et fort la vérité sur cette question : dans notre pays, les revenus du capital et de la rente sont moins taxés que ceux du travail. Or, c'est bien connu, la fiscalité est le reflet des valeurs de la classe dominante. C'est le prisme où se dévoilent ses inclinations d'un côté, son mépris et ses détestations de l'autre. Les hommes d'état qui font mine aujourd'hui d'être du côté du travail sont des bonimenteurs, des bateleurs sans vergogne. La droite qui nous gouverne est du côté du capital, du patrimoine et de la rente. C'était le cas au XIXème siècle, c'est toujours le cas. Plus décomplexée que jamais, n'a-t-elle pas atteint le summum du mépris avec la loi dite du "bouclier fiscal" ? Car ne s'agit-il pas là d'un moyen de plus de complaire les foyers dont les revenus du travail sont modestes voire nuls au regard de leur patrimoine, donc de leur capital ? Enfin, ne croyez-vous pas qu'un président authentiquement désireux de promouvoir le travail eût plutôt choisi de plafonner l'impôt des personnes physiques n'ayant, pour toute source de revenu, que le fruit de leur travail ?</p>
<p>--</p>
<p>PS : le présent billet a été repris sous une forme abrégée dans l'Entreprise.com. C'est <a href="http://www.lentreprise.com/2/1/article/18037.1.html">ici</a>.</p></div>
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        <title>Révélation à vélo</title>
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        <published>2008-09-13T01:52:33+02:00</published>
        <updated>2008-09-13T01:52:33+02:00</updated>
        <summary>Epoustouflant, ébouriffant... Les qualificatifs me manquent pour vous dire combien j'ai adoré la lecture des Forcenés de Philippe Bordas. Et pourtant, en première approche, rien ne me prédisposait à aimer ce livre. Il y est question de vélo. Le vélo...</summary>
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&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105349ee2f6970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img  alt="Fausto Coppi" class="at-xid-6a00d8345256f969e20105349ee2f6970b " src="http://jmbellot.blogs.com/.a/6a00d8345256f969e20105349ee2f6970b-800wi" style="width: 370px; height: 345px;" title="Fausto Coppi" border="0" height="391" width="400"&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Epoustouflant, ébouriffant... Les qualificatifs me manquent pour vous dire combien j'ai adoré la lecture des &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Forcen%C3%A9s-Philippe-Bordas/dp/221363548X"&gt;Forcenés&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de&amp;nbsp;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Bordas"&gt;Philippe Bordas&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;Et pourtant,&amp;nbsp;en première approche, rien ne&amp;nbsp;me prédisposait à aimer ce livre. Il y est question de vélo.&amp;nbsp;Le vélo et moi, ça fait deux. Moi, quand j'étais môme, j'étais plutôt foot. Pas par snobisme. Simplement par commodité. Quand, petit, on souffre d'asthme et qu'on vit dans une région où le plat est un concept abstrait abordé uniquement en cours de maths,&amp;nbsp;le&amp;nbsp;vélo, c'est un peu comme l'interdit absolu. Une figure de l'impossible. Trop douloureux.&amp;nbsp;Trop de souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait&amp;nbsp;bien pourtant dans ma classe de CE1 un gamin qui s'appelait Lauredi, dont le&amp;nbsp;paternel tenait une buvette en face de&amp;nbsp;l'&lt;a href="http://www.hippodrome-cotedazur.com/"&gt;hippodrome&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;Je me souviens encore du regard de mon père quand je lui présentai la photo de la classe&amp;nbsp;et que je lui&amp;nbsp;indiquais le nom et le prénom de chaque enfant. En m'entendant prononcer le nom de Lauredi, je vis son visage&amp;nbsp;s'illuminer. &lt;em&gt;"Lauredi... Le fils de &lt;/em&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nello_Lauredi"&gt;&lt;em&gt;Nello Lauredi&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; ?"&lt;/em&gt; me demanda-t-il avec&amp;nbsp;émotion. Oui. C'était ça, comme je devais l'apprendre un peu plus tard, renseignements pris. C'était bien le fils de&amp;nbsp;Nello Lauredi, coureur du Tour de France dans les années&amp;nbsp;qui suivirent la Libération.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son palmarès, une 6ème&amp;nbsp;place au&amp;nbsp;Paris-Roubaix&amp;nbsp;édition 1956...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais que diable venait faire un fils du soleil, un émigré de Toscane dans l'enfer des pavés du Nord ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est là le passage qui m'a le plus fasciné dans le livre de Philippe Bordas. Car sans crier gare, l'ancien journaliste sportif de l'Equipe se lance&amp;nbsp;dans une dérive hallucinée associant dans un corps à corps inattendu&amp;nbsp;l'épreuve sportive d'un côté, la &lt;a href="http://www.bible-ouverte.ch/jean316/jeremie1.htm"&gt;vocation de Jérémie&lt;/a&gt; et la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mystique_juive"&gt;Kabbale&lt;/a&gt;, de l'autre. Le cahin-caha et le tohu-bohu sont au rendez-vous, prière&amp;nbsp;de libérer le passage.&amp;nbsp;A noter du reste une connivence certaine entre ces deux expressions :&amp;nbsp;&lt;a href="http://jmbellot.blogs.com/pro/2007/02/la_valeur_de_la.html"&gt;la présence simultanée du "h" dédoublé&lt;/a&gt;, comme dans le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nom_de_l%27%C3%89ternel"&gt;tétragramme divin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car voilà, pour reprendre les termes de l'auteur, le &lt;em&gt;tohu&lt;/em&gt; en hébreu serait &lt;em&gt;"le mal qui jette l'homme dans la confusion"&lt;/em&gt; (page 81, chez Fayard). Et le mal, c'est la Nord. &lt;em&gt;"Et l`Éternel me dit : c'est du septentrion que la calamité se répandra sur tous les habitants du pays"&lt;/em&gt; (&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://www.transcripture.com/english-french-jeremiah-1.html"&gt;Jérémie 1, 14&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle bien de l'enfer du Nord, de ces pavés qui brisent les élans et éreintent les ambitions les mieux trempées. C'est là, dans ces décors chaotiques du pays chti' que la noblesse des classes popu', que les dandys&amp;nbsp;aux muscles découplés et&amp;nbsp;à l'envie rageuse&amp;nbsp;iront&amp;nbsp;jusqu'au bout d'eux-mêmes.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était un autre temps aussi. Celui&amp;nbsp;où existait encore un prolétariat qui se faisait bouffer les tripes et les poumons à l'usine ou à la mine.&amp;nbsp;Pour eux, le&amp;nbsp;cyclisme c'était la rédemption, la sortie par le haut vers la lumière et l'air libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le cyclisme, ce n'est pas pour les gars des cités d'aujourd'hui.&lt;em&gt; "Douleur maximale. Salaire moyen. Sex appeal nul"&lt;/em&gt; (p. 113)&amp;nbsp;. Ce n'est pas pour la bourgeoisie, non plus. Et ce à quelqu'époque que ce soit. Bordas est formel : &lt;em&gt;"aucun champion français ne sort de la classe moyenne - qui cède la maîtrise du corps contre la jouissance des objets" &lt;/em&gt;(p. 115). Le vélo, c'est pour les sans-grades,&amp;nbsp;les&amp;nbsp;va-nu-pieds, les gueules cassées du progrès, les réprouvés de l'ascension sociale. C'est le sport d'une joyeuse bande d'exaltés, d'&lt;a href="http://ruinescirculaires.free.fr/index.php?2008/04/22/442-forcenes"&gt;insensés&lt;/a&gt;,&amp;nbsp;de têtes brûlées et de mollets conquérants que la proximité de l'enfer fait sourire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Le double secret de Pénélope</title>
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        <published>2008-09-01T01:30:00+02:00</published>
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<p>Imaginez un peu la situation. Vous vous êtes morfondue dans l'attente du retour de l'être aimé, parti à la guerre. Vous vous êtes consacrée corps et âme à votre fils. Vous l'avez vu grandir. Vous avez assisté, admirative, à la transformation des lignes de son corps. Vous avez épié les changements dans la tonalité et la profondeur de sa voix. Pour meubler votre attente, vous avez donné le sein à une jeune fille des environs. En offrant votre poitrine à cette enfant, vous avez donné symboliquement une soeur à votre fils.</p>
<p>Vingt années d'attente angoissée se sont écoulées. Dans votre maison, de ravissants jeunes hommes se sont installés. Ils n'ont qu'un désir : vous voir succomber à leurs avances empressées. Vous résistez. Alors, pour tromper leur attente déçue, ils s'adonnent aux jeux de l'amour avec les servantes. Ce ne sont que rires, baisers, ripailles, jeux. Votre fille de lait vole d'un bras à l'autre, toute à l'ivresse de sa découverte des plaisirs de la chair. Votre fils, lui, semble bouder ces élans. </p>
<p>Et puis voilà qu'un inconnu affublé en mendiant déboule chez vous sans crier gare. Il réclame l'hospitalité avec autorité. En moins de 24 heures, il sème la mort et la désolation dans votre logis. Il massacre tous ceux qui vous courtisaient. Pire ! Il entraîne votre fils dans cette orgie de sang en le sommant de tuer les servantes. Ce dernier s'exécute et exécute sans barguigner. Il pousse même l'obéissance à son comble d'ignominie en choisissant pour les jeunes femmes une mort odieuse : la pendaison.</p>
<p>Leur forfait accompli, le mendiant se présente à vous. L'inconnu décline son identité ; il affirme être votre époux. Après une <a href="http://jmbellot.blogs.com/personnel/2008/08/lolivier-briseur-du-temps-b%C3%A2tisseur-despace.html">partie de fleuret moucheté</a> pour valider qu'il s'agit bien de l'homme qui vous a laissé il y a 20 ans pour partir à la guerre, vous vous donnez à lui pour une longue étreinte qui durera toute la nuit.</p>
<p>Est-ce bien raisonnable ? Quelle femme ouvrira le cercle de ses bras à un homme qui aurait massacré plus de 100 personnes sous son toit (<a href="http://membre.oricom.ca/sdesr/nb108.htm">108</a> exactement), fût-il son mari ? Quelle femme supportera l'idée que son fils unique tue sans coup férir une cinquantaine de servantes, parmi lesquelles sa soeur de lait ? </p>
<p>C'est pourtant là l'histoire du retour d'Ulysse à Ithaque. Il extermine les prétendants et entraîne Télémaque à tuer les servantes, au nombre desquelles figure Mélantho, la "perle noire" à qui Pénélope a généreusement offert son sein et son amour de mère. </p>
<p>Pourtant, je n'entends pas remettre en cause ce qui est écrit. Je veux croire que Pénélope et Ulysse se sont aimés d'un amour vrai et que leur étreinte se sera prolongée jusqu'au petit matin.</p>
<p>Mais voilà. Pénélope est une taiseuse. Elle est rusée aussi, tout comme son Ulysse. Il y aurait donc des passages manquants, volontairement tus. D'abord, il me semble que par fidélité à la parole de son homme, Pénélope a été infidèle. Ulysse revient après 20 années d'absence. Le fils de leur union, Télémaque a donc au moins 19 ans lors du retour de son père. Comme rien ne dit qu'il est glabre, il doit porter barbe. Or, depuis que Télémaque a du poil aux joues, Pénélope est affranchie de l'obligation de fidélité prononcée au moment du départ d'Ulysse pour Troie. J'imagine que Pénélope, experte dans l'utilisation de la navette, aura goûté au plaisir de chair avec chacun des prétendants. En s'offrant à chacun d'eux, elle s'épargnait la triste obligation de jeter son dévolu sur l'un en particulier. De retour de la guerre, Ulysse traîne trop sur les flots ou dans des bras ensorcelants. Il trompe Pénélope. Elle le trompe. Nul n'est dupe. Sans mot dire, les époux savent qu'il vaut mieux s'épargner mutuellement des tracas inutiles. Vivants, les prétendants ajouteraient trop de variantes au récit, l'emberlificoteraient. Alors Ulysse, qui aura été reconnu immediatement par sa femme avant même d'avoir franchi l'huis, devra s'acquitter de cette sinistre obligation de tuer ceux qui auront aidé son épouse à tromper l'ennui d'Ithaque. Pénélope infidèle... Cette idée est aussi au coeur de <em><a href="http://www.fabula.org/atelier.php?Le_rideau_d%26eacute%3Bchir%26eacute%3B_de_l'%26eacute%3Bpop%26eacute%3Be">Naissance de l'Odyssée</a></em> de Jean Giono. </p>
<p>Quant au deuxième secret, il touche à Mélantho, la fille de lait. Pénélope ne pourrait pas se faire à l'idée qu'elle soit pendue et <em>a fortiori</em> des mains de son propre fils. J'imagine, à l'image de l'hypothèse émise par Annie Leclerc dans <em><a href="http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/07/toi-pnlope-annie-leclerc.html">Toi, Pénélope</a></em> que la reine d'Ithaque l'aura cachée en un lieu connu d'elle seule.  </p>
<p>Pour que l'amour soit plein, Pénélope doit tromper Ulysse et Ulysse doit faire taire les prétendants. Fidèle, Pénélope serait toute rancoeur. Elle trompe Ulysse donc. Dans sa chair et par sa malice. Avec ses lèvres, toujours, quand elle embrasse d'autres bouches comme quand elle se tait et préserve ses secrets. </p>
<p>Homère lui-même ne nous prévient-il pas en nous laissant entendre qu'en matière de ruse, de <em>mètis</em>, le subtil Ulysse ne connaît qu'un maître : son épouse Pénélope ?</p>
<p>--</p>
<p>PS - Un immense merci pour <a href="http://lnwolffeugene.blogspirit.com/">Hélène</a> de m'avoir fait découvrir <a href="http://www.amazon.fr/Toi-P%C3%A9n%C3%A9lope-Annie-Leclerc/dp/2742730834/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1220208568&amp;sr=8-1"><em>Toi, Pénélope</em></a>. Je me suis régalé à la lecture de ce petit livre.</p>
<p>Crédit iconographique : <em>Ulysse et Pénélope</em> de <a href="http://escrihuela-miguel.com/fr/index.html">Miguel Escrihuela</a>. </p></div>
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