<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" xml:lang="en"><title type="text">MetaBlog</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://ab2t.blogspot.com/" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/blogspot/IfvW" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-06-20T10:48:51+00:00</updated><generator uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">1242</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">25</openSearch:itemsPerPage><feedburner:info uri="blogspot/ifvw" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980</id><feedburner:emailServiceId>blogspot/IfvW</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><entry><title type="text">Et maintenant la prison...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/kfD1v3WzG8w/et-maintenant-la-prison.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-06-19T16:35:13-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-1235672968463678512</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Alors que Nicolas vient d'écoper de deux mois de prison ferme à Fleury Mérogis, avec les délinquants et les criminels de tout acabit, nous pouvons nous demander ce qu'est cette Révolution chrétienne qui, hier et aujourd'hui fait des martyrs. Car il faut appeler les choses par leur nom. Un chrétien qui écope d'une condamnation judiciaire ferme parce qu'il a défendu l'institution du mariage, d'une manière ou d'une autre c'est un martyr. Manuel Gaz fait des martyrs. Cela vous étonne ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour les inquiets, je précise que le seul tort de Nicolas est d'avoir été repris après une première garde à vue et d'avoir refusé la procédure inquisitoriale qu'on lui imposait, après avoir été arrêté à l'intérieur de la Pizza Pino, sur les Champs Elysées par des policiers en civil (qui l'ont tellement abîmé qu'ils ont eux-même dû acquitter 1300 euros d'amende. 1300 euros ? Ce que vaut la gueule d'un jeune catholique français).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous sommes devant un gouvernement terroriste, au sens précis où il utilise la terreur des gardes à vue abusives d'abord, le tabassage et des condamnations&amp;nbsp; à la prison ferme (m'est avis que cela ne fait que commencer) ensuite, pour éviter le débat public (et éventuellement le referendum) sur la question du mariage homosexuel. Pas de débat. Mensonge d'Etat à tous les étages sur l'ampleur de la réaction populaire (300 000 pour un million). Mépris. Tout pour casser le contrat social ou ce qu'il en reste. Cette manière de mépriser le Contrat social est significative : nous n'avons plus affaire à un gouvernement de gauche, mais à un gouvernement simplement nihiliste, décidé à casser par tous les moyens ce qui reste de la dernière institution chrétienne : la famille.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est ce mépris gouvernemental qui a tellement sensibilisé les jeunes et qui a fait (de rien) des militants. Si le Gouvernement veut une Rentrée chaude, il n'a qu'à continuer!&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ces jeunes, catholiques et français, ont un idéal, une certaine image de la France. Ils n'avaient besoin de personne pour la transmettre. Tant que l'Etat ne s'est pas attaqué à la famille institution bi-millénaire, ils continuaient d'être et d'agir selon ce que le Général De Gaulle, lui-même représentatif de cette France-là dans ses origines, avait appelé "une certaine idée de la France". Mais parce que l'Etat veut redéfinir la famille, parce que l'Etat veut faire subir à cette vénérable institution, pierre d'angle de notre civilisation, la loi de l'offre et de la demande, en élargissant&amp;nbsp; à l'infini les conditions donnant droit à l'appellation contrôlée, alors ces Français-là ne sont plus silencieux. On les atteint dans ce qui est leur coeur.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quel est l'enjeu ultime : je l'ai dit dans le post sur "&lt;a href="http://ab2t.blogspot.fr/2013/05/le-cuc-plus-dangereux-que-le-mariage.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;le CUC plus dangereux que le mariage homosexuel&lt;/a&gt;". Il s'agit de remplacer une institution fondée sur la nature de l'homme et de la femme et sur la religion de l'amour, par un contrat adaptable à toutes les situations: le papier supporte tout : tous les couples, les trouples, les associations polygames, le polyamour. L'enjeu est considérable Il s'agit de remplacer l'oeuvre conjointe de la nature et de la surnature par du papier!&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour l'instant, s'opposer publiquement à cela vaut deux mois de prison ferme... &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cet enjeu n'a rien de nébuleux. Je regrette que C, le dernier à avoir vu Nicolas au Commissariat où ils avaient été sauvagement embastillés tous deux, signe sur les réseaux sociaux de cette formule fausse : "un idéaliste". Le mariage chrétien, monogame et fidèle, rayonnement d'amour, c'est un idéal, certes, mais ce n'est pas de l'idéalisme. C'est une réalité concrète. La famille est une véritable citadelle, "une tour de force", &lt;i&gt;turris fortitudinis&lt;/i&gt;, comme l'appelle la liturgie traditionnelle du mariage. Récemment les Moulin Fournier, déposant à la télévision après une captivité de plusieurs mois au Nigéria entre les mains de coupeurs de route- coupeurs de tête, ont montré la force d'une famille chrétienne. Il suffisait de les écouter, d'entendre non seulement ce qu'ils disaient mais le son de leur voix, leur manière d'être, ce souci prioritaire pour leur quatre enfants prisonniers comme eux, ce souci dont on sentait bien qu'il ne les avait jamais quitté. Ce n'est pas de l'idéalisme cela ! C'est le miracle de la famille, ce grand vaccin contre l'égoïsme naturel.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'entendais tout à l'heure Béatrice Bourge, au Journal de la nuit de Paul-Marie Couteaux sur Radio Courtoisie, expliquer que, pour un tel enjeux, la prison ne lui fait pas peur. Elle n'est pas la seule. Je remplace Catherine Rouvier aujourd'hui jeudi. Je la reçois à mon tour tout nà l'heure à 19H30, sur la même Radio. Le 20 juin est le dernier jour du printemps, occasion d'un bilan de ce printemps français qui continue, alors qu'il n'y a plus de saison. Nous répondrons à toutes les questions des auditeurs.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=kfD1v3WzG8w:JkoKv3FtfGw:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=kfD1v3WzG8w:JkoKv3FtfGw:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/kfD1v3WzG8w" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-20T01:35:13.378+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/et-maintenant-la-prison.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">La révolution papale</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/AxhwI-eaTL4/la-revolution-papale.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-06-19T04:33:25-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-2597082272331008352</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote&gt;
"&lt;b&gt;Aujourd'hui, un chrétien, s'il n'est pas révolutionnaire, n'est pas chrétien !&lt;/b&gt;"a
 lancé le pape argentin aux milliers de participants du Congrès 
ecclésial du diocèse de Rome, par manière d'appel du 18 juin.&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
De quelle révolution s'agit-il ? Je rejoint G2S dans son intéressante intervention : c'est celle de la grâce, du Royaume qui vient, du salut qui nous est donné par le Christ. DONNE. Le salut n'est pas le fruit de nos misérables effort, mais le don qui vient de la Passion du Christ. Voilà la première révolution chrétienne : donner ce que quiconque aurait cherché à vendre très cher : le Royaume pour tous les hommes de bonne volonté. Les curés ont toujours cherché à compliquer les choses, mais c'est donné. Si nous l'oublions, nous sommes ce que le pape appelle des pélagiens (voir post précédent).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce don gratuit est bouleversant (adjectif synonyme de révolutionnaire). C'est ce qui, au cours de l'histoire du monde, a le plus contribué à changer les hommes. Je caractériserais ce changement de deux manières : l'individu humain est devenu une personne, c'est-à-dire un être responsable (de son salut justement) et libre (d'imiter le Christ). Deuxième changement : les coeurs. Au lieu de se laisser manipuler par toutes les convoitises, ils doivent s'ouvrir à la divine charité. Différence ? La convoitise prend, la charité donne, puisqu'elle est elle-même le premier fruit du don gratuit de Dieu.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est en ce sens que François déclare : "Il y a eu beaucoup de révolutionnaires
 dans l'histoire, mais aucun n'a eu la force de la révolution apportée 
par Jésus, une révolution (...) &lt;b&gt;qui change en profondeur le coeur de l'homme&lt;/b&gt;",
 a encore affirmé le pape face à une salle d'audiences noire de monde et
 enthousiaste.&amp;nbsp;"Dans l'histoire, les révolutions ont changé les systèmes
 politiques, économiques, mais aucune n'a vraiment modifié le coeur de 
l'homme", a relevé le pape avant de soutenir &lt;a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/soutenir" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;"la vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie", a été&amp;nbsp;"accomplie"&amp;nbsp;par Jésus.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On peut penser que la Révolution chrétienne est la seule qui a vraiment marché et qui continue à marcher. René Girard l'a admirablement démontré, en opposant l'archaïsme (fondé sur la mise à mort des boucs émissaires) et le christianisme (qui se fait le champion de l'innocence des victimes et qui prône le sacrifice de soi). C'est dans cette perspective et sous ce patronage que nous avons écrit l'été dernier, le Père Michel Viot et moi, un livre paru aux éditions de l'Homme nouveau et intitulé La Révolution chrétienne.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Notez que le pape ne parle pas seulement de la Révolution chrétienne, il souhaite des chrétiens révolutionnaires. Pas des brosseurs de brebis! Pas des chrétiens découragés qui semblent croire "à la déesse des plaintes". Et de demander au Seigneur "la générosité, le courage et la patience" pour annoncer l'Evangile. Il faut bien peser ses trois mots, car, en réalité, ils pèsent sur les épaules des apôtres du XXIème siècle. Que d'échecs! Ou pire (pour l'amour propre) de demi succès dans l'apostolat! Les échecs, il y a toujours moyens d'en chercher et d'en trouver les responsables en dehors de soi. Mais les demi-succès ? Une seule réponse : générosité, courage, patience.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il y a du pain sur la planche pourtant! "Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées" a déclaré le pape. Fermées? Je vais dire un gros mot : bourgeoises... Ou il fait bon de se retrouver entre soi... Ce sont ces attaques contre l'esprit bourgeois qui dérange chez le pape François. Ces attaques contre le conformisme ("Ne vous conformez pas à ce siècle" dit saint Paul quelque part). Quelqu'un se sent visé ? Un peu tout le monde, je crois.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=AxhwI-eaTL4:S62q5zXLZqE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=AxhwI-eaTL4:S62q5zXLZqE:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/AxhwI-eaTL4" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-19T13:33:25.288+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/la-revolution-papale.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">François se dévoile peu à peu</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/KdofII_mZsc/francois-se-devoile-peu-peu.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-06-14T13:41:57-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-5780060793964544865</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les simples propos du pape diffusés par le Clar [confédération latino-américaine et caraïbe des religieux et religieuses] et finalement confirmés par lui sont très instructifs de la spiritualité profonde qui anime le Vicaire du Christ. Les médias ont retenu la mention du "lobby gay" à la Curie. Mais il s'agit manifestement d'un obiter dictum, le pape soulignant par ailleurs qu'"il y a vraiment des saints à la Curie".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Certains traditionalistes se sont émus de ce que le pape semblait ne pas les aimer parce qu'il dénonçait un esprit restaurationiste qui donne "l'impression de vivre en 1940"... Moi qui suis un pur produit du Séminaire d'Ecône, je n'ai jamais eu l'impression que nous devions "restaurer" quoi que ce soit, ni que l'on nous encourageait à retrouver dans les chapelles de la Fraternité l'atmosphère des années 40. Je sentais au contraire un grand souci de "coller" à l'actualité de la vie de l'Eglise et l'impression d'en être à un nouveau commencement [était-elle excessive ? Sans doute un peu. Mais à l'époque - dans les années 80 - le cardinal Lustiger allait répétant, dans la revue Communio par exemple : "Nous sommes sans doute les premiers chrétiens". Le son de cloche n'était pas très différent à cet égard]. C'est en tout cas toujours par rapport à l'actualité du Concile et aux méfaits de l'après-concile que nous avons été formés.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Manifestement la réflexion du pape, toujours charpentée, en quoi elle est particulièrement intéressante, tourne autour de la désignation de deux attitudes ennemies de la foi (il n'est pas impossible qu'il y revienne dans l'encyclique sur la foi actuellement en révision). La première : le pélagianisme, qu'il a déjà évoquée lors de la messe chrismale, Jeudi saint dernier. La seconde, le gnosticisme, à quoi il se réfère depuis le tout début de son pontificat (et même dans tel entretien donné comme archevêque de Buenos Airès) de façon que je dirais respectueusement quasi obsessionnelle. Il précise cette fois qu'il entend par gnosticisme une forme de panthéisme.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pélage ! Le nom de ce moine breton qui vivait au début du Cinquième siècle est à lui seul tout un programme. Surtout de la part d'un pape jésuite, alors que depuis trois siècles, dans le sillage du grand Arnauld, en échos aux terribles Provinciales de Blaise Pascal, on traite les jésuites de pélagiens ou de semi pélagiens. Hugues Kéraly avait écrit autrefois un petit livre intitulé Présence d'Arius, pour dénoncer les clercs qui ne croyaient plus en la divinité du Christ. Je crois que l'on pourrait équivalemment parler d'une présence de Pélage de plus en plus obsédante. Attention : si l'on se limite aux polémiques sur la grâce et la liberté, si l'on se contente d'ergoter sur ce qui vient de Dieu et sur ce qui vient de soi dans toute action humaine, on risque fort de passer à côté du problème.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
A travers le pélagianisme, ce que le pape dénonce,c'est deux choses : le bon vieux naturalisme, c'est-à-dire l'idée qu'il suffit d'observer quelques règles à hauteur d'homme pour être sauvé... Disons en France, la confusion savamment entretenue entre éthique républicaine et morale chrétienne. Et puis, les pélagiens sont ceux qui nient les effets du péché originel dans notre existence. Pour eux le Christ n'est pas "cet homme nommé salut" (Jacqueline Genot Bismuth). Il est juste un modèle extraordinaire, comme les anciens héros grecs ou comme les modèles de l'histoire romaine : Exempla trahunt.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Comme exemple de pélagianisme, notre pape prend "ceux qui vivent sous des règles anciennes", des règles humaines, trop humaines, présentées comme permettant de se sauver. Voilà l'attaque contre les restaurationnistes. Et il conte une anecdote personnelle : &lt;i&gt;«&amp;nbsp;J'ai eu à en recevoir à Buenos Aires…&amp;nbsp;(…) Une anecdote, seulement pour
 illustrer mon propos, ce n'est pas pour se moquer, je l'ai prise avec 
respect, mais cela me préoccupe : lorsqu'on m'a élu, j'ai reçu une 
lettre d'un de ces groupes qui me disait : “Sainteté, nous vous offrons 
ce trésor spirituel, 3&amp;nbsp;525 rosaires.” Pourquoi ne disent-ils pas : nous 
avons prié pour vous, demandé… mais cette histoire de tenir des comptes… "&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais cette allusion à un groupe de Buenos Aires me fait irrésistiblement penser au million de chapelets revendiqué par Mgr Fellay. Faire dire un million de chapelets et croire que cela suffit qu'il n'est pas nécessaire de payer de sa personne, de prendre des risques, d'en faire prendre peut-être à son Institut, et qu'un vieux pape devra s'en contenter, oui, François a raison, c'est du pélagianisme. C'est une manière d'absolutiser les moyens humains, en oubliant la grâce de Dieu, la confiance qu'il met dans nos coeurs, sa Providence qui nous aide à prendre des risques (à "parier" dirait Pascal)... Je ne parle pas seulement pour la FSSPX. Je connais intimement un Institut qui a besoin de se défaire du pélagianisme spirituel.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Lorsque le traditionaliste devient intégriste, il est pélagien. Comme dit André Frossard, il est "celui qui veut faire la volonté de Dieu que Dieu le veuille ou pas", celui qui absolutise des moyens humains objectivement bons en les croyant suffisants alors qu'ils ne sont qu'humains.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quant à la gnose... C'est la bouteille à l'encre. Le n°4 de la Nouvelle revue Certitudes comporte tout un dossier toujours disponible, intitulé La gnose, éternelle hérésie et nouvelle religion. Le pape argentin, évoquant l'actualité de la gnose dans l'Eglise, ne peut pas ne pas connaître le Père Julio Meinvielle (argentin lui aussi, mort en 1973) et son ouvrage (un peu imparfait mais suggestif) consacré à la gnose du progressisme (réédité à Ecône voici 15 ans par l'abbé de Jorna). L'idée d'une rivalité bimillénaire entre gnostiques et catholiques orthodoxes vient des milieux traditionalistes (Etienne Couvert ne l'a pas inventée), même si elle a été reprise par quantité de savants. Je citerais parmi eux Hans Jonas, Tomas Molnar, Henri de Lubac, Humbert Cornelis etc.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Notre pape appelle gnose tout ce qui ressemble à la tentation de rendre le Christ historique facultatif et de le remplacer par une idée. Il cite une anecdote révélatrice : "Les deux courants [gnose et pélagianisme] sont des courants d'élites, mais d'une élite mal 
formée. J'ai su qu'une supérieure générale invitait les soeurs de sa 
congrégation à ne pas prier le matin, mais à prendre un bain spirituel 
dans le cosmos, des choses de ce genre… Ils me préoccupent parce qu'ils 
enjambent l'incarnation. Or, le Fils de Dieu a pris notre chair, le 
Verbe s'est fait chair! Qu'est-ce qu'on fait avec les pauvres, les 
souffrants? Voilà notre chair! (…) L'Evangile n'est ni une règle 
ancienne ni ce panthéisme. Si vous regardez les banlieues, les 
indigents, les drogués, la traite des personnes… là est l'Evangile, les 
pauvres sont l'Evangile".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Là encore, le pape nous donne l'occasion d'un examen de conscience : cherchons-nous vraiment à connaître et à suivre le Christ ou bien sommes nous auto-centrés dans les certitudes d'une idéologie chrétienne ? Pour le coup, il n'y a pas que les intégristes qui devraient se sentir visés ! &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je voudrais m'attarder sur la dernière phrase de François : "Les pauvres sont l'Evangile". Vous rêvez peut-être à je ne sais quelle contamination des théologiens de la Libération sur le pape François ? Mais cela n'a rien à voir. C'est du Léon Bloy tout pur ! Le voici par exemple, cet auteur qui se disait lui-même maudit, dans Le sang du pauvre : « La Pauvreté groupe les hommes, la Misère les isole, parce que la 
pauvreté est de Jésus, la misère du Saint-Esprit. La Pauvreté est le 
Relatif, – privation du superflu. La Misère est l’Absolu, – privation du
 nécessaire. La Pauvreté est crucifiée, la Misère est la Croix 
elle-même. Jésus portant la Croix, c’est la Pauvreté portant la Misère. 
Jésus en croix, c’est la Pauvreté saignant sur la Misère ». Les pauvres sont l'Evangile dit le pape François. Les pauvres sont Jésus dit Léon Bloy (cité par le pape dans son premier discours à la Chapelle Sixtine).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le message du pape François est absolument claire. Il se dévoile dans sa radicalité.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
N'ayons pas peur de sortir de nos sentiers battus, nous dit-il, n'ayons pas peur d'aller aux pauvres, à ceux qui ne se contentent pas des mensonges ambiants ou des belles idées menteuses (tournant toutes autour de la mondialisation heureuse) parce qu'ils ne sont pas &lt;i&gt;"gnostiques"&lt;/i&gt;, à tous ceux qui ne se contentent pas des recettes humaines trop humaines du vieux temps, les &lt;i&gt;nouveaux pélagiens&lt;/i&gt;, à ceux en un mot qui, d'où qu'ils viennent, ont conscience que sans un sauveur plus qu'humain, tout est f...&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=KdofII_mZsc:6GzkLoNVSlI:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=KdofII_mZsc:6GzkLoNVSlI:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/KdofII_mZsc" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-14T22:41:57.602+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">13</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/francois-se-devoile-peu-peu.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Sermon de Fête-Dieu</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/a5WEPg3vTec/sermon-de-fete-dieu.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-06-06T14:29:36-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8651870634214833042</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote&gt;
Merci à S. qui a si précisément mis par écrit le sermon que j'ai donné à la Fête-Dieu, dimanche dernier, sur l'eucharistie. Elle vous permet d'en disposer tous, alors que l'Octave n'est pas encore terminé et que nous célébrons aujourd'hui la fête du Coeur eucharistique de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A propos de la fête du Coeur eucharistique de Jésus, je pense au miracle italien de Lanciano, miracle permanent. Alors qu'un prêtre doutait de la présence du Christ dans l'eucharistie, l'hostie s'est transformée en chair humaine. Cette chair qui est dans un reliquaire depuis 1000 ans est chaque fois qu'on l'examine, la chair d'un homme qui est mort la veille. Et cette chair est un morceau du muscle du myocarde. Dans l'eucharistie, le Christ nous donne son coeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voici ce sermon de dimanche au Centre Saint-Paul, avec le style parlé inhérent à l'exercice.&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mes bien chers frères, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nous célébrons cette fête du Saint-Sacrement et nous la célébrons avec joie, ayant chanté la magnifique séquence de saint Thomas d’Aquin dont je vous souhaite d’avoir pu suivre les paroles sur votre missel, des paroles qui sont tellement poétiques, tellement puissantes. Mais il faudrait convoquer toute la poésie du monde pour chanter quelque chose qui soit digne du Saint-Sacrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que c’est que le Saint-Sacrement ? Qu’est-ce que c’est que l’hostie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Eh bien, le Saint-Sacrement, c’est la présence de Jésus continuée jusqu’à nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et qu’est-ce que c’est Jésus ? Jésus, c’est Dieu fait homme. Et par conséquent on peut dire que le Saint-Sacrement c’est l’incarnation continue. Seulement Dieu ne se montre jamais à nous qu’en se cachant. Et ça c’est un grand principe qu’il faut méditer. Au moment où Dieu veut se donner à nous de la manière la plus complète, la plus totale, au moment où il se donne à nous substantiellement dans l’Eucharistie, eh bien nous ne voyons rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &lt;i&gt;Visus, tactus, gustus, in te fállitur. &lt;/i&gt;» « La vue, le goût, le toucher se trompent à ton sujet », dit saint Thomas d’Aquin dans l’Adoro te&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes des animaux avec une petite étincelle de raison, mais enfin nous fonctionnons avec nos sens et nos sens ne nous disent rien de Dieu. Dieu est au-delà de tout ce que nos sens peuvent en apprendre et il faut que notre esprit domine la barrière des sens pour percevoir cette présence de Dieu. Et c’est pour ça que je vous dis : plus Dieu se donne à nous, totalement, plus, d’une certaine façon, il se cache. Dans l’Incarnation, Dieu se donne totalement dans son Verbe devenu homme, et pourtant… Bien entendu, jamais un homme n’a parlé comme cet homme, bien entendu Jésus a une autorité supérieure, il ne parle pas comme les scribes qui ont toujours besoin de faire référence à autre chose, il est lui-même sa propre référence, on le voit, cela, dans l’Évangile. Mais enfin, comment peut-on imaginer que cet homme extraordinaire puisse être le fils de Dieu ? En quelque sorte son humanité voile sa divinité. Et de la même façon, les espèces, les apparences du pain et du vin nous voilent la présence de Jésus Christ dans l’Eucharistie. Mais aux cœurs qui savent le chercher, aux cœurs qui savent passer au-delà du voile, eh bien Jésus se donne, c’est là qu’il nous attend. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que c’est que la Sainte Eucharistie ? Je vous avoue, ce matin, j’ai eu cette idée, peut-être qu’elle vaut ce qu’elle vaut mais je vous la donne parce qu’elle peut vous aider : l’eucharistie c’est un rendez-vous. C’est le rendez-vous que Dieu nous donne, à chacun d’entre nous. C’est là que nous le trouverons, c’est là que nous le recevrons. On peut multiplier les connaissances, on peut déployer toute sorte de curiosité, on peut faire toute sorte d’expériences. Ce n’est pas au bout de ces curiosités, de ces expériences, et de cette accumulation de données que nous trouverons Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous trouverons Dieu là où il nous donne rendez-vous. Nous trouverons le Christ là où il nous a dit qu’il serait. Et c’est pour ça que l’Eucharistie est tellement importante dans notre vie. C’est que la grâce que nous avons reçue au baptême, si nous ne l’entretenons pas, si nous ne la nourrissons pas, si nous ne la fortifions pas un peu chaque jour, elle diminue, et nous redevenons des individus lambda : au lieu que notre esprit domine nos sens, eh bien nos sens vont tout à fait logiquement, normalement, dominer notre esprit et nous serons des animaux humains comme les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que si nous essayons de dominer nos sens, de voir au-delà des sens et d’accepter ce rendez-vous que Jésus nous donne dans la Sainte Eucharistie, là non seulement nous recevrons Jésus, mais en quelque sorte c’est Jésus lui-même qui nous recevra, et c’est Jésus qui nous transformera en lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que la communion ? Vous savez, on l’explique aux enfants mais j’ai l’impression qu’il faut l’expliquer ou le réexpliquer aux adultes,  parce qu’ils en perdent la notion. Aux enfants qu’est-ce qu’on dit ? « Vous recevez Jésus dans votre cœur . » C’est bien cela qu’on leur dit ? Eh bien je crois qu’il faut insister sur le fait que toute communion est spirituelle. Je m’autorise, pour dire cela, de Cajétan, mon cher Cajétan, un grand théologien, et qui opposait cette considération à Luther et ses théories fumeuses, et surtout à Zwingli et ses théories encore plus fumeuses sur l’Eucharistie. Et Cajétan disait : "Mais Dieu est esprit, il ne peut se donner à nous qu’en esprit", et si notre esprit n’est pas tourné vers lui, si nous le recevons de façon routinière, si nous le recevons parce que les autres le reçoivent, si nous allons communier tout simplement parce que si nous restons sur place le rang sera vide et nous serions montrés du doigt… ce n’est pas la peine. Savons-nous donc qui nous recevons ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut justement que cette fête de l’Eucharistie soit pour nous comme un renouvellement de notre ferveur dans notre assistance à la Sainte Messe et il faut que nous comprenions que toute communion est spirituelle. Que quand nous nous approchons de Jésus-hostie, c’est notre esprit qui doit être ouvert vers lui. C’est notre esprit qui doit se laisser élargir par lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et si vraiment nous nous laissons ainsi élargir par la présence de Jésus, alors nous pouvons revendiquer à notre tour d’être ce corps que nous recevons car, et voilà ce qui est sublime dans notre sainte religion, c’est que au moment où nous recevons le corps du Christ nous participons du corps du Christ que nous recevons. Au moment où nous recevons le corps eucharistique du Christ, nous sommes les membres de son corps mystique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous savez, cette image du corps mystique du Christ, nous avons tendance à en faire une simple métaphore et à nous dire, « bien sûr, c’est le corps mystique du Christ mais ça ne va pas plus loin ». Eh bien il faut, puisque nous recevons le corps eucharistique de Jésus, que nous ayons conscience que recevoir le corps du Christ dans l’eucharistie, c’est devenir membre de ce corps, c’est devenir membre spirituellement de ce corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’avons-nous à faire valoir devant Dieu ? Nos bonnes actions ? Très bien, bravo, je suis tout à fait d’accord. Mais enfin, vous savez, quand on en a fait l’inventaire, c’est un peu poussif, ça ne va pas très loin. Alors qu’est-ce que nous avons à faire valoir devant Dieu ? Eh bien notre participation au corps du Christ. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle. » Voilà ce qui nous est promis solennellement dans l’Evangile de saint Jean, et voilà pourquoi lorsque nous recevons le corps eucharistique du Christ nous faisons partie de son corps mystique, et non seulement de l’Église militante ou de l’Église visible, mais aussi de l’Église triomphante avec les saints du ciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sainteté ce n’est pas un truc d’huile de coude. On n’y arrive pas à force de faire de la gonflette, de faire gonfler ses muscles. Ce n’est pas une question d’effort continuel. La sainteté c’est un don de Dieu, c’est une question de cœur ouvert. Ce que nous recevons dans l’eucharistie c’est la sainteté du Christ. Et qu’est-ce que nous avons à faire valoir devant Dieu ? Ça. « Vous êtes le corps du Christ »,  comme dit saint Paul. Alors il faut que nous retrouvions l’honneur de faire partie du corps du Christ, l’honneur d’être des membres du corps du Christ. En recevant son corps eucharistique, nous sommes des membres de son corps mystique et c’est cela, et pratiquement cela seul, que nous pouvons faire valoir devant Dieu. &lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=a5WEPg3vTec:X9LTlrcjhh4:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=a5WEPg3vTec:X9LTlrcjhh4:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/a5WEPg3vTec" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-06T23:29:36.425+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">18</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/sermon-de-fete-dieu.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Amis de la poésie !</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/oGyvi8VuCLc/amis-de-la-poesie.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-06-13T16:55:29-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-5110896580120847418</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'avoue que je trouve certaines de vos interventions (oh ! pas toutes) un peu crispées, tendues, revanchardes (mais de quelle revanche ?). Alors ce soir je fais un appel aux amis de la poésie, en invoquant un grand penseur méconnu, qui n'est pas un poète, mais auquel les éditions du Cerf viennent de consacrer un précieux recueil intitulé Théologie de l'histoire et crise de civilisation. De quoi vous mettre l'eau à la bouche ! Je résume : Dieu et la crise. Voilà une bonne question ! Que vous dire encore ? Je me suis plongé ce matin dans la passionnante préface d'Arnaud Imatz... Oui l'auteur préfacé par Arnaud Imatz doit être espagnol. Vous brûlez. Non il n'est pas question de phalange ou de phalangistes. C'est un auteur du XIXème siècle, une pensée tellement céleste que notre temps a eu vite fait de la loger dans l'enfer de ses bibliothèques... Il s'agit de Donoso Cortès.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce conservateur, nous apprend Imatz, n'était pas un carliste, malgré sa réputation de traditionaliste. Dans le conflit dynastique qui fit couler tant de sang espagnol, il était pour la légitimité représentée par Marie Christine et par sa fille Isabelle... Ainsi poursuivit-il une brillante carrière diplomatique (ambassadeur d'Espagne en France) et politique. Son oeuvre de philosophe politique et de chrétien en reçoit une acuité particulière.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais avant de savoir si cette acuité peut nous servir dans la crise politique dans laquelle nous sommes, je voudrais justifier mon titre. Ami de la poésie ? Voici une formule de Donoso, tirée de son Discours sur la Bible, qui m'a particulièrement frappé :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
"Il y a dans l'homme trois sentiments poétiques par excellence : l'amour de Dieu, l'amour de la femme et l'amour de la patrie, le sentiment religieux, le sentiment humain et le sentiment politique. Partout où la connaissance de Dieu s'obscurcit, partout où le visage de la femme est recouvert d'un voile, partout où les nations sont esclaves, la poésie est une flamme qui s'éteint, faute d'aliment"&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp;Cette idée qu'il faut rapprocher les trois amours dans une seule intelligence (bien supérieure à la raison, "cette petite chose à la surface de nous-mêmes" comme disait Barrès) me paraît prodigieusement féconde. Vous l'aviez déjà, vous cette idée ? Moi pas. Je crois que le drame historique du rationalisme, que nous avons hérité du XVIIIème siècle, c'est, en nous éloignant de toute intelligence de Dieu de nous couper de toute compréhension de la vie - donc de l'amour et de la politique. En lieu et place de l'amour, on se contente d'optimiser le choix de ses partenaires ; en guise de politique, on peine à gérer les besoins du Gros animal politique dans une perpétuelle négociation du moindre mal. Il n'y a plus ni amour ni politique réelle (politique du peuple pour le peuple) là où il n'y a plus ni Dieu&amp;nbsp; ni religion. Que manque-t-il ? La foi. Foi en Dieu, foi en l'autre, foi en l'avenir du peuple dont on est issu (et donc foi en son propre avenir). Cette foi qui provient d'une intelligence de la vie peut être appelée poésie (comme le fait ici Donoso Cortès) dans la mesure où elle procède d'un regard d'ensemble, d'une perspective globale, d'un jugement plus que d'une appréhension (de l'esprit de finesse plus que de l'esprit de géométrie dirait Pascal). Je retiens cette idée que voiler les femmes est l'acte concret le plus antipoétique qui soit, puisque l'on se fait fort ainsi de couper à la source toute vraie... représentativité des femmes dans la vie humaine.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je voudrais qu'il vous reste de l'attention pour la deuxième formule que j'ai retenue pour vous. Elle est tirée du célèbre Discours sur la dictature de Donoso, discours dans lequel un Carl&amp;nbsp; Schmitt voyait l'un des sommets rhétoriques de la culture humaine. Voici cet extrait :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
"Il n'y a Messieurs que deux répressions possibles, l'une intérieure, l'autre extérieure : la répression religieuse et la répression politique. Elles sont de telle nature que lorsque le thermomètre religieux s'élève, le thermomètre de la répression baisse et que, réciproquement, lorsque le thermomètre religieux baisse, le thermomètre politique, la répression politique, la tyrannie monte. C'est une loi de l'humanité, une loi de l'histoire".&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Connaissez-vous plus belle critique du laïcisme ? Moi pas. Cela étant, un tel texte exige de nous que nous soyons capable de faire un effort d'imagination. Il faut réfléchir avec Donoso, ici en 1849, comme si le système républicain n'existait pas.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il est tout à fait vrai que parce que, dans le système laïciste imaginé par Jean Jacques Rousseau, on ne prend pas en compte l'intériorité humaine, on est obligé de réfléchir à une contrainte extérieure permanente. Dans son système de force, la vie intérieure des personnes est ignorée, les motivations intellectuelles des décisions sont ignorées. Seule demeure l'unanimité présumée des citoyens (le contrat social) forcément plus forte que toutes les minorités qui pourraient s'élever contre elle, et plus forte aussi (au nom des institutions républicaine) que n'importe quelle majorité (non républicaine) de citoyens. Si la République inventée par Rousseau se défend si bien, c'est qu'elle n'a jamais qu'elle ne peut pas avoir d'état d'âme et que le calcul des forces politique est toujours en sa faveur, l'unanimité (présumée) valant plus que tous les autres groupes politiques organisés dans le Pays.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On peut se demander d'ailleurs (avec Tocqueville par exemple) si ce Système de contrôle prodigieusement efficace qui a nom République (et pas démocratie, notez le bien) n'est pas la reprise du système bourbonien inventé par Louis XIV et qu'il avait appelé "le droit divin".&amp;nbsp; L'oeuvre des révolutionnaires de 89 aurait simplement consisté à expliquer au Roi (Louis XVI en l'occurrence) que loin de représenter la nation, comme son arrière grand père l'avait enseigné à ses descendant, après en avoir convaincu son peuple, le roi devait rendre des comptes à la nation. A partir de 1789, le droit divin n'est plus en lui mais en elle, ce qui créera (en 1793 et 94) quelques violences, tranquillement endossées par le droit divin de la République (que l'on appelle aussi laïcité à partir de la fin du XIXème siècle). C'est sans doute pour cela que Charles Péguy parlait de "la République, notre beau royaume de France". Il est le premier à succomber à la tentation de tous les jacobins blancs... avec Jacques Bainville peut-être.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Voilà le système qui nous empêche d'être sensible à se qu'écrivait Donoso Cortès en... 1849, à une époque où la Deuxième République, sorte de populisme mystique dont le poète Lamartine se voulait le grand-prêtre (il se voulait même le futur président de la République), n'avait pas encore redécouvert le Système de Rousseau, ce que ne manquera pas de faire la IIIème, à partir de 1876, à la fin de la République des Ducs. Les républicains en exil durant le Second Empire, ont très bien compris l'échec de 1848 : sans république, sans absolutisme républicain, sans Contrat social, il n'y aura jamais de démocratie en France ; toutes les démocraties françaises (n'est-ce pas M. Giscard d'Estaing) sont des utopies sans lendemain. La démocratie a chez nous besoin du carcan de l'absolutisme pour s'installer. Elle a besoin d'entrer en guerre avec la religion pour éprouver son droit divin. La France, depuis deux siècle, est essentiellement républicaine, comme le remarquait encore Donoso Cortès, le francophile, le terriblement sagace Donoso Cortès. C'est le seul système qui marche. Contre nous chrétiens ? C'est ce que nous apprend l'histoire du XVIIIème au XXème siècle, des Massacres de Septembre aux Inventaires ou à l'Affaire des fiches.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=oGyvi8VuCLc:2PmJzq3CxAU:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=oGyvi8VuCLc:2PmJzq3CxAU:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/oGyvi8VuCLc" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-14T01:55:29.623+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/amis-de-la-poesie.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Mgr Williamson ne fondera pas, et ne sacrera pas. </title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/RIB_g-H3R5Y/mgr-williamson-ne-fondera-pas-et-ne.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-06-01T05:41:38-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8911026718580686589</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uzQBkN75NoM/Uanrt1DqRSI/AAAAAAAAESM/NDVta41Yu20/s1600/Richard+Williamson+C+Keystone--469x239.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="203" src="http://2.bp.blogspot.com/-uzQBkN75NoM/Uanrt1DqRSI/AAAAAAAAESM/NDVta41Yu20/s400/Richard+Williamson+C+Keystone--469x239.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;Dans sa &lt;a href="http://tradinews.blogspot.fr/2013/06/mgr-williamson-commentaire-eleison.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;lettre hebdomadaire du 1er juin&lt;/a&gt;, Mgr Williamson explique pourquoi il ne fondera pas: c’est une question d’autorité. En 1970 Mgr Lefebvre a trouvé Mgr Charrière pour approuver les statuts sa Fraternité naissante, ce qui en a fait une œuvre d’Eglise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Mgr Williamson rappelle aussi que si Mgr Lefebvre avait toute autorité dans le cadre de la FSSPX, il n’en avait formellement aucune en dehors. Et puisque l’évêque britannique écrit souvent &lt;i&gt;cum grano salis &lt;/i&gt;contre l’actuel supérieur de la FSSPX, on peut y voir un reproche, face aux exigences exorbitantes de ce dernier vis-à-vis des communautés «amies»). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème, nous dit Mgr Williamson, est qu’il n’y a sans doute plus d’évêque dans l’Eglise pour approuver les statuts d’une hypothétique «Fraternité bis» regroupant les transfuges de la FSSPX. Paradoxalement, si l’on prolonge la pensée de Mgr Williamson, le seul à pouvoir approuver les statuts d’une telle congrégation anti-fellaysienne serait… Mgr Fellay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mgr Williamson nous annonce donc qu’il ne fondera pas, qu’il jouera un simple rôle de «père, conseiller et ami pour les âmes». Qu’il sera, en d’autres termes, une étoile d’une nébuleuse. Il n’évoque pas la question de sacre(s), mais j'ose parier (tout mauvais prophète que je suis) qu’il s’en gardera bien. Depuis ses propos négationnistes de 2009, Mgr Williamson sent le souffre. Puisqu’il est le seul évêque de sa mouvance, il est le seul à pouvoir confirmer, ordonner, sacrer. Tant qu’il confirme et ordonne, pas de problème. Mais du jour où il sacrerait, il ne serait plus seul évêque – et se démonétiserait fortement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Mgr Williamson a une conscience forte de la dignité de l’épiscopat, et de la gravité d’un sacre. Il ne sacrera donc pas n’importe qui ni dans n’importe quelles conditions, du moins pas tant qu’il aura des forces.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=RIB_g-H3R5Y:7EWwxz3DGwU:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=RIB_g-H3R5Y:7EWwxz3DGwU:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/RIB_g-H3R5Y" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-01T14:41:38.738+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-uzQBkN75NoM/Uanrt1DqRSI/AAAAAAAAESM/NDVta41Yu20/s72-c/Richard+Williamson+C+Keystone--469x239.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">19</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/06/mgr-williamson-ne-fondera-pas-et-ne.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Le CUC plus dangereux que le Mariage homosexuel ?</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/-HbHEmbvoxA/le-cuc-plus-dangereux-que-le-mariage.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-31T15:55:17-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6031326636172606395</id><content type="html">&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Pour réfléchir à cette question,&lt;i&gt; le Contrat d'Union Civile est-il plus dangereux que le mariage ? &lt;/i&gt;je me permets de reproduire ici un article paru il y a 15 jours dans l'excellent journal Monde et Vie (abonnement promotion 50 euros à envoyer 14bis rue Edmond Valentin 75 007 Paris). A l'époque, Frigide Barjot n'avait pas encore pris ses distances par rapport à la Manif pour tous. L'article s'intitulait Le combat des dames. Je souhaitais montrer l'extraordinaire précision de Béatrice Bourges dans la question fondamentale de la défense du mariage...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;
 &lt;w:WordDocument&gt;
  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;
  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;
  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;
  &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser/&gt;
 &lt;/w:WordDocument&gt;
&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Alors que Frigide Barjot vient d’envoyer quelqu’un au Maroc
pour défendre le droit des homosexuels dans ce pays, alors qu’elle revendique,
avec ses amis de l’UMP, la nécessité d’un Contrat d’Union Civile pour les
homosexuels, qui auraient tous les effets du mariage sauf l’adoption, il
importe de revenir sur ce qui est en jeu dans la Loi Taubira, à laquelle il ne
manque plus pour l’instant que l’onction du Conseil Constitutionnel pour être
promulguée. 

&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Les circonvolutions de Frigide décrivent assez bien le champ
de ce qui est en question au fond&amp;nbsp;: je dirais, la mare aux canards. A cet
égard, elle a cette propriété que l’on s’accorde à reconnaître à&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;la grenouille qui annonce la pluie par ses
coassements. Plus on l’entend coasser, plus le problème est imminent. Aussi
bien doit-on aujourd’hui REFLECHIR avec elle et sur le Contrat d’Union Civile
et sur le droit des personnes homosexuelles.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Il y a eu le PACS, il y a le CUC… Les deux systèmes
procèdent du même individualisme viscéral et de la même idée simple&amp;nbsp;: un
couple a besoin avant tout de reconnaissance sociale. Les homosexuels en
manquent, on doit leur en donner, «&amp;nbsp;puisqu’ils s’aiment&amp;nbsp;». Il faut
donc inventer un système qui ne soit pas le mariage, qui ne donne pas droit à
l’adoption (l’enfant n’est pas un objet, il a lui-même droit à un père et une
mère&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="mso-special-character: footnote;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;),
mais qui permette à la société de reconnaître les amours homosexuelles. Et
voilà le CUC, drôlement nommé. Vous êtes deux personnes homosexuelles&amp;nbsp;?
Vous vous aimez&amp;nbsp;? Cet amour, vous l’avez – socialement - dans le CUC…&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Béatrice Bourges, Aude Mirkovic et Elizabeth Montfort, dans
leur dernier ouvrage, si précieux et si précis, L’effet dominos&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="mso-special-character: footnote;"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;,
expliquent bien la nocivité de tels contrats, fondés uniquement sur une
reconnaissance sociale de l’affect&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Non, le mariage n’est pas la
reconnaissance sociale du couple (…) Si c’était cela, au nom de la
non-discrimination, toutes les personnes qui s’aiment devraient avoir le droit
de se marier, qu’elles soient deux ou plusieurs&amp;nbsp;». Ce modèle de contrat,
sanctionnant l’affect, est merveilleusement souple. Il permettrait que deux
personnes, que trois personnes, que quatre personnes puissent contracter une
union, donnant à chacune des droits sur les autres. La dimension naturelle
induite par la possibilité de l’union féconde des deux sexes est totalement
oubliée. La parentalité serait, dans cette perspective à envisager également de
façon purement contractuelle&amp;nbsp;: Lionel Labosse, «&amp;nbsp;enseignant&amp;nbsp;», a
signé &lt;a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/18/un-contrat-universel-a-plusieurs-plutot-qu-un_1703865_3232.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;une tribune&lt;/a&gt; en ce sens au mois de mai dernier dans le très sérieux
journal Le Monde&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le mariage monogame est biphobe et ceux qui ne
réclament que cela le sont aussi, en dépit de leurs tours de passe-passe
rhétoriques. Un contrat universel à trois ou quatre constituerait un cadre
idéal pour ce que l’on appelle l’homoparentalité&amp;nbsp;» (cité par B. Bourges et
al.).&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Vous ne savez peut-être pas ce que sont les biphobes&amp;nbsp;? Vous êtes comme
moi. J’ai consulté wikipédia et j’y ai trouvé cette définition admirable&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;La &lt;span style="mso-bidi-font-weight: bold;"&gt;biphobie&lt;/span&gt; est le fait
d'avoir une attitude de peur, discrimination, ou haine des bisexuels, des
pansexuels ou des omnisexuels&amp;nbsp;». Et on peut lire en outre cette petite
précision&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La biphobie se rencontre indifféremment dans les
communautés hétérosexuelles ou homosexuelles&amp;nbsp;». Les homosexuels en effet
jalousent souvent leur camarades bisexuels, qu’ils soupçonnent de vouloir le
beurre et l’argent du beurre, la respectabilité et la paternité d’un côté, les
aventures de l’autre.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais cette fois, vous vous demandez peut-être ce que sont
les pansexuels? Voici Wikipedia: «La &lt;span style="mso-bidi-font-weight: bold;"&gt;pansexualité&lt;/span&gt; (on utilise parfois le terme &lt;span style="mso-bidi-font-weight: bold;"&gt;omnisexualité&lt;/span&gt;) est une orientation sexuelle caractérisant des
personnes potentiellement attirées sexuellement et/ou sentimentalement par
d'autres personnes, indifféremment du sexe anatomique ou du genre de
celles-ci». On trouve là aussi une petite note digne d’intérêt, qui
contribue à mettre cette querelle sémantique à son véritable niveau&amp;nbsp;:
«La notion de pansexualité n'a pas été utilisée seulement pour parler des
humains. Le primatologue Frans de Waal l'a utilisé pour décrire le comportement
des bonobos». Voilà donc une autre manière de comprendre et d’exaucer
Dame Nature&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Si nous en restons à l’idée que c’est l’affect qui fait le contrat, il est
clair qu’il y a du pain sur la planche. Les partisans du PACS ou du CUC
devraient comprendre que lorsque l’on sépare totalement la réalité sociale de
la réalité naturelle, lorsque l’on scinde totalement reconnaissance sociale et
complémentarité naturelle l’une de l’autre, lorsque l’on veut considérer tous
les couples à égalité, alors que manifestement tous les couples ne sont pas
égaux devant la biologie, on va vers de véritables catastrophes sociales.
Lucien Labosse décrit cette catastrophe, sans qu’on ait besoin de forcer le
trait à sa place&amp;nbsp;: «Pourquoi, dans une société démocratique ne
devrait-on pas laisser les personnes organiser leur vie privée par le biais de
contrats, au lieu de les obliger à rentrer dans des institutions standards
comme le mariage et le pacs? Un contrat universel rendrait possible des
unions dans lesquels chacun des contractants serait à égalité avec chacun des
autres».&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Béatrice Bourges (toujours elle) note que aux Pays-Bas, on a
reconnu le mariage des personnes de même sexe dès 2001 et l’union civile entre
trois personnes en 2005. Dans cet acte de permissivité maximale, il y aurait,
paradoxalement, une formidable légitimité donnée aux pratiques polygame de la
communauté musulmane en France et en Europe. Une loi est-elle nécessaire pour cela&amp;nbsp;?
Un peu de logique peut suffire. Au Brésil, l’année dernière, l’union civile
d’un homme et deux femmes a été reconnue devant notaire à Tupa. Objectif
affiché par l’avocat des contractants&amp;nbsp;: protéger les droits des
partenaires en cas de décès ou de séparation. L’argument est choc. Il me semble
que si l’on accepte cette logique de l’union civile, on va y venir très vite en
France. Pourquoi&amp;nbsp;? Au nom d’innombrables victimes de polygamies non
déclarées et mal gérées par exemple…&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C’est donc la logique de l’union civile qu’il faut rejeter avec la dernière
énergie, si nous ne voulons pas que le Monde, notre humanité éduquée se
transforme en un vaste lupanar, où les bonobos eux-mêmes auraient du mal à
retrouver leurs petits… La régression civilisationnelle qui s’annonce à travers
cette idée – révolutionnaire, merci 1789 – du Contrat universel serait sans
doute sans exemple dans l’histoire de l’Humanité. Oh&amp;nbsp;! Il n’y aurait pas
besoin d’ailleurs d’en venir au Contrat universel du camarade Lucien Labosse.
L’utopie garde ses droits d’utopie&amp;nbsp;! Un système à options serait déjà
profondément subversif. Il suffirait de reconnaître à égalité d’une part
l’institution du mariage, qui nous vient du fond de notre culture chrétienne&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="mso-special-character: footnote;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
et qui a permis un progrès culturel considérable de l’humanité, et d’autre part
le contrat, polymorphe, adaptable à toute volonté, reconnaissant tout affect
d’une reconnaissance vraiment sociale. Ce serait déjà une belle pagaille.
D’ailleurs, on y va…&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Reste la deuxième question posée par Frigide Barjot, celle du droit des
homosexuels. Là encore Béatrice Bourges apparaît autrement armée. Il suffit de
consulter son petit livre&amp;nbsp;: elle soutient, avec toute raison que les
homosexuels n’ont aucun droit en tant qu’homosexuels. Le droit est le droit des
personnes. Il n’est ni homo ni hétérosexuel.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Frigide envoie ses ambassadeurs de
la Manif pour tous version consensuelle voir le roi du Maroc à propos du droit
des homosexuels. La démarche est étrange. Il est étrange d’abord qu’en tant que
Français aujourd’hui, ayant à gérer le bazar made in France, l’on se sente
concerné par le Maroc. Mais surtout la seule question à poser n’est pas celle
du droit des homosexuels, mais celle du droit des personnes, tout simplement.
Au nom du droit des personnes, il n’est pas possible qu’un Etat légifère sur
les comportements privés des uns et des autres, du moment bien sûr qu’il
respecte la liberté d’autrui. Certes le droit du Maroc, issu pour partie de la
charia, en dispose autrement dans un certain nombre de domaine. On peut regretter
par exemple que le droit à la conversion religieuse qui constitue l’article 17
de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ne soit respecté ni
au Maroc ni d’ailleurs dans aucun pays officiellement musulman. Dans le domaine
de la liberté sexuelle, il me semble que quelques unes de nos élites qui
possèdent de grandes villas au Maroc, sont bien placées pour savoir que la
plupart du temps le législateur ferme les yeux.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais alors pourquoi revendiquer
le droit des homosexuels… au Maroc&amp;nbsp;? Pour démontrer que l’on peut être
opposé au mariage pour tous et néanmoins réclamer des droits pour les
homosexuels, être attentif à la communauté homosexuelle et à ses revendications
communautaires. Mais justement, un Etat qui prétendrait donner des droits à la
vie privée des homosexuels pratiquerait une forme de discrimination
dommageable. Comme s’il jugeait (en bonus ou en malus qu’importe) des citoyens
en fonction de leurs mœurs…&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le propre d’un Etat de droit&amp;nbsp;? C’est de ne pas faire acception de
personne. Mais justement, direz-vous, les homosexuels déplorent une inégalité
face au mariage puisqu’ils n’y ont pas accès. Erreur&amp;nbsp;! Homosexuels et
hétérosexuels peuvent s’engager dans le mariage et aussi avoir des enfants.
L’Etat n’exclut personne du mariage au titre de son orientation sexuelle&amp;nbsp;:
tout cela relève de la vie privée&amp;nbsp;! Plutôt que de parler d’un hypothétique
droit des homosexuels, prenons garde au droit des personnes et d’abord à leur
dignité en tant que personnes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;b&gt;Droit à l’homosexualité&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En marge du combat des dames, se pose la question non du droit des homosexuels – nous venons de montrer qu’il n’existe pas – mais du droit à l’homosexualité. Sur ce point la doctrine de l’Eglise est complexe. Autant un Etat, s’il n’est pas totalitaire, doit tolérer toutes les formes de vie privée, du moment qu’il n’y a pas abus de la liberté d’autrui, autant on ne peut pas dire que l’homosexualité, en tant que comportement qui s’écarte de la loi naturelle, puisse être jamais considérée comme un droit. Le Catéchisme de l’Eglise catholique écrit en effet : « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (n°2357). Il faut bien peser cette précision adverbiale : « en aucun cas ». Elle permet de comprendre que tolérance nécessaire n’est pas droit et que s’il n’y a pas de droit d’une putative communauté homosexuelle au sein de la communauté nationale, il n’y a pas non plus de droit des individus à un comportement qui apparaît en lui-même comme essentiellement déviant. &lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
[1]  L’union civile ouvre droit néanmoins (dans l’état actuel du droit français) à l’adoption simple, c’est-à-dire à l’adoption dans laquelle l’enfant connaît l’identité de son père et de sa mère naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[2] Béatrice Bourges, Aude Markovic et Elizabeth Montfort, De la théorie du genre au mariage de même sexe, L’effet dominos, éd. Peuple libre 2013 128 pp. 8 euros&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[3] Je ne dis pas judéo-chrétienne, car les juifs des temps bibliques reconnaissaient la polygamie. On pourrait dire néanmoins « biblique » car depuis Adam et Eve, le modèle n’a pas changé. En ce sens, il n’est pas spécifiquement chrétien.&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=-HbHEmbvoxA:8IAcE01UYXc:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=-HbHEmbvoxA:8IAcE01UYXc:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/-HbHEmbvoxA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-06-01T00:55:17.968+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">21</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/le-cuc-plus-dangereux-que-le-mariage.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Plaidoyer pour la décroissance</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/xbfGVLPil9g/plaidoyer-pour-la-decroissance.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-29T15:21:14-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-3216274840177551770</id><content type="html">&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-SyJpjSqjPMk/UaW8gg9AK0I/AAAAAAAAERM/qT_X19PpU2w/s1600/illusion.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-SyJpjSqjPMk/UaW8gg9AK0I/AAAAAAAAERM/qT_X19PpU2w/s320/illusion.gif" width="273" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cher abbé, je lis votre texte («&lt;a href="http://ab2t.blogspot.fr/2013/05/ni-chaud-ni-froid.html"&gt;Ni chaud ni froid&lt;/a&gt;») et… il faut bien comprendre de quoi l’on parle. Quand Marx dit «lutte des classes», il ne s’agit pas des galopins de CM2 affrontant ceux de CM1. Quand un chrétien dit «Immaculée Conception» il ne parle pas de Naissance Virginale. Et quand un écologiste sérieux parle de «&lt;i&gt;décroissance&lt;/i&gt;», il ne parle pas de celle du PIB! La «décroissance» est par exemple celle… de l’emprunte carbonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De quoi s’agit-il? Nous sommes au XXIe siècle et à peu près toutes nos activités utilisent de l’énergie carbonne fossile (charbon – pétrole – gaz). Ces fossiles résultent de la décomposition de végétaux terrestres en des temps très anciens… et très étendus, puisque le pétrole par exemple a mis 300 millions d’années à se constituer. Or quand vous roulez: l’essence, le bitume, et jusqu’à la fabrication de votre auto… tout cela repose sur le pétrole, dont nous avons consommé en un siècle la moitié du stock. Et comme l’«American Way of Life» s’étend au monde entier, nous consomm(er)ons ce qui reste de plus en plus vite. Bref, nous allons au-devant de sérieux soucis, l’idée est de décélerer. Au minimum: de ne pas accélerer. Cet aspect justifie à lui seul que &lt;i&gt;décroisse &lt;/i&gt;notre consommation d’énergie carbonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il y a autre chose : C+O2 à CO2. Pour bruler du carbonne (par exemple de l’essence dans votre carburateur) vous consommez du dioxygène et vous  produisez du dioxyde de carbonne… qui est un gaz à effet de serre. Il y en avait 0.028% dans l’air, avant l’industrialisation du monde. Nous en sommes a 0.038%. C’est un des éléments qui fait que les scientifiques prévoient une augmentation de la température au XXIe siècle, qu’ils ont du mal à évaluer, entre 1 et 7°C. Cependant, même dans la fourchette basse, ne croyez pas que cela soit anodin sur le climat… et par contre-coup sur notre mode de vie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, cela n’est guère plaisant à entendre. Du coup, les températures bien trop basses du printemps 2013 nous réjouissent presque. Par analogie, ce printemps froid, c’est un peu l’histoire vieillard centenaire, qui ne lache le guidon de sa bécane que pour tirer sur sa clope. L’anecdote est peut-être vraie, elle est certainement plaisante – il n’empeche que nous savons que le tabac tue. Nous pouvons nous efforcer d’en rire autant que nous voudrons, de penser que cela n’arrivera pas : et pourtant globalement (lissé dans le temps et l’espace) les températures augmentent, le climat se dérègle, la fonte de la calote artique pourrait avoir un effet sur le Golf Stream et l’Europe de l’Ouest pourrait perdre son climat tempéré. Les scientifiques nous disent très majoritairement que nous allons dans le mur, et de plus en plus vite. Peut-être serrez-vous d’accord pour ralentir un peu? Vous seriez alors devenu décroissant, ne serait-ce que parce que le matérialisme bien compris s’oppose au productivisme illimité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà pour les sources matérialistes du mouvement décroissant. Il y a aussi des racines spiritualistes, qui empruntent aux notions de sobriété, d’intériorité, d’enracinement, de respect des rythmes naturels, bref : il y a des &lt;i&gt;décroissants &lt;/i&gt;qui pensent que la vie des Chartreux du film «Le Grand Silence» correspond mieux à l’Homme que celle des détraqués de «Brazil». Mais est-il bien utile de prêcher cela à qui est déjà chrétien?&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=xbfGVLPil9g:YnILREVnqTs:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=xbfGVLPil9g:YnILREVnqTs:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/xbfGVLPil9g" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-30T00:21:14.834+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-SyJpjSqjPMk/UaW8gg9AK0I/AAAAAAAAERM/qT_X19PpU2w/s72-c/illusion.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">16</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/plaidoyer-pour-la-decroissance.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Des réponses que vous attendez</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/AR7YvXdheMA/des-reponses-que-vous-attendez.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-28T15:04:47-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6625388165510348440</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
L'habitude de notre Metablog est de publier tous vos messages, même s'ils s'attaquent au webmestre ou à moi-même. Nous prenons parti. Il est normal que nous assumions nos prises de position. En revanche, les attaques personnelles contre d'autres personnes que nous deux ne sont pas publiées, comme ne sont pas publiés tous le propos qui iraient contre la loi. Je redonne cette précision, car mes trois derniers posts ont suscité des milliers de lectures et plus de cent commentaires. Je les lis tous. J'essaierai de répondre à certains, ceux qui ont été publiés sur le post Ni chaud ni froid étaient, intellectuellement, d'une qualité remarquable, je compte revenir dessus un peu plus tard. Mais l'actualité commande !&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Dans mon dernier blog, j'ai mis en cause ce qu'en 1968 on appelait le Système et j'ai averti : le Système se défend et il se défend toujours plutôt bien. Le ministre Manuel Gaz a plus que jamais mérité son petit nom le 26 mai dernier, puisque on pouvait humer le gaz (irrespirable) depuis le boulevard des Invalides. Je suis resté personnellement après la manifestation, j'ai vu les attaques anti-flics : pour la majorité écrasante des participants, c'était une sorte de grand jeu scout (qui fait apparaître à qui accepte simplement de regarder la violence de notre police politique) et pour quelques fascistoïdes fous, manipulés ou déguisés (tout en noir avec cagoule), c'était le sale jeu de la provoc, qui fait tellement le jeu du Système qu'on a vu à plusieurs reprises leur complicité avec les forces de l'ordre. J'ai passé une partie de la nuit avec les Veilleurs : atmosphère calme et concentrée, disciplinée (c'est fondamental). Dans un autre registre, la méthode dite du harcèlement&amp;nbsp; démocratique par le camarade Jean-Christophe Cambadélis, à la condition qu'elle reste parfaitement non-violente, me semble, elle, particulièrement efficace : les comités d'accueil font merveille. Ce qui s'est passé au lycée Buffon hier le démontre: visite prévue du président Hollande. Interpellations &lt;i&gt;préventives&lt;/i&gt; de 93 personnes. Qui perd ses nerfs? Le quartier (qui est le mien) était transformé en gymkhana pour voitures de flics sirènes hurlantes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Dans 99,9 % des cas, les manifestants montrent une parfaite maturité, un refus de la violence, mais aussi une détermination sans faille. Que se passe-t-il ? Le Pouvoir tente de diaboliser ses opposants en les traitant de fascistes, et tout le monde sait bien qu'à 99,9 %, ces jeunes ne sont pas des fascistes. Simplement, avec la fougue de leur âge, ils font une démonstration inédite jusqu'ici : les chrétiens ne veulent plus jouer la politique de la chaise vide (ou celle de la grande Muette, pour les militaires). Ils entendent prendre toute leur place dans le débat public et c'est vrai que cette détermination est nouvelle. Parce que l'on s'attaque à la famille hétérosexuelle, monogame et fondée sur l'amour, cette famille qui est le grand héritage du christianisme dans nos sociétés post-chrétiennes, le dernier lambeau de chrétienté, alors les chrétiens montrent leur détermination. Il était temps!&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cette détermination n'a rien à voir avec la haine, quoi qu'en aient écrit ici certains (des trolls sans doute). Nous chrétiens, nous sommes avertis de ce qu'il y a de pervers dans toutes les mécaniques qui conduisent à désigner un bouc émissaire et à le tuer. Pas de bouc émissaire! Mais simplement un combat qui est non seulement pour la société mais pour l'Eglise, un combat qui consiste à présenter l'Evangile de la vie de la manière la plus convaincante et la plus publique possible.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je ne reviendrai pas pour l'instant sur ce que j'ai écrit, contre tous les "flics de bénitier" selon l'expression de l'un d'entre vous, à propos du geste de Dominique Venner, sinon pour souligner l'importance qu'il y a, en tant que chrétien à refuser la soumission, tout en cultivant l'obéissance. La soumission, qui renvoie à la domination, résulte de la mise en place d'un rapport de force. Hegel, avec sa dialectique du Maître et de l'esclave a pu montrer que cette conception absolument moderne de l'autorité (elle remonte au Contrat social de Rousseau et au Léviathan de Hobbes) se retourne souvent contre ceux qui la pratiquent. Pour Hegel, l'individu dominé, parce qu'il n'a plus rien à perdre, se retourne contre celui qui le domine et il doit forcément gagner dans la mesure justement où il n'a rien à perdre.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La conception chrétienne de l'obéissance n'a rien à voir avec un rapport de force. Elle est une application de la charité, c'est-à-dire du service. Obéir consiste à se mettre au service d'autrui, avec toute son intelligence et en toute liberté, pour travailler en vue d'un bien commun. Le Père Labourdette, dominicain, appelle joliment l'obéissance "la vertu du bien commun". Si l'obéissance n'est pas conçue comme une manière de participer au bien, si elle est uniquement un comportement de docilité envers une force supérieure, alors elle n'est pas une vertu. Juste un comportement dicté par l'instinct de survie. Si l'obéissance est tellement discréditée aujourd'hui, c'est parce que l'on a oublié qu'en tant que vertu, elle n'a rien à voir avec la soumission.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=AR7YvXdheMA:6296QmklXGQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=AR7YvXdheMA:6296QmklXGQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/AR7YvXdheMA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-29T00:04:47.092+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">15</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/des-reponses-que-vous-attendez.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">[les Veilleurs de France] ...retrouver une culture véritable sur laquelle l'homme peut se construire...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/V9qMEkeYgU0/les-veilleurs-de-france-retrouver-une.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-25T06:33:30-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4551719440120030523</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;a href="https://twitter.com/Les_Veilleurs" rel="nofollow" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;reprise d'un texte des Veilleurs de France&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
Chers amis, les Veilleurs de France vous invitent à la Grande Nuit des Veilleurs le dimanche 26 mai. Cette veillée sera lancée dès la dispersion de la manifestation nationale. Et nous vous invitons, pour y participer, à vous asseoir sur les pelouses des Invalides et de l'avenue de Breteuil devant les banderoles des Veilleurs. Dès l'installation et tout au long de la nuit, les Veilleurs partageront un programme culturel, des temps de calme, de chants, et entendront des intervenants qui viendront nourrir notre réflexion sur l'Homme et notre rôle dans la cité. Pour ceux qui souhaitent rester plus longtemps, prévoyez des bougies, de l'eau, des en-cas, des vêtements très chauds, duvets, lampes de poche etc. Il sera toujours possible de se joindre à nous au milieu de la nuit ou dans la matinée. Ce sera une grande joie de partager avec vous l'irruption, dans l'histoire, de l'âme d'un peuple qui sort du sommeil face à l'anéantissement de sa civilisation, et se met à veiller sur elle.                     &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;b&gt;L'esprit des Veilleurs&lt;/b&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Depuis plus d'un mois, nous avons choisis d'honorer la personne humaine en nous rendant présents au monde, chair et esprit, dans le cadre de veillées qui ont lieu dans des lieux publics pour y retrouver une culture véritable sur laquelle l'homme peut se construire. Etre Veilleur, c'est offrir quelques heures à sa société pour redécouvrir le sens de la vie, de la société et la réalité de la personne humaine grâce à la redécouverte de l'histoire de France, de sa littérature, de la philosophie, grâce à la musique et à des témoignages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Veiller, c'est aussi mettre sa vie, son quotidien, sa volonté au service du bien commun, reconnaître que nous sommes des êtres de relation et espérer un redressement culturel et politique profond. Veiller, c'est s'efforcer d'être un homme ou une femme de conscience, d'appeler le bien et le mal par leurs noms, de préférer la vérité au mensonge, la beauté à la laideur, la justice à l'iniquité, la paix à l'affrontement. Veiller dimanche soir, c'est renoncer à la tentation de la violence qui suscite la répression, au profit de la non-violence qui conduit à la conversion de ceux qui ignorent tout de l'Homme, ou sont indifférents à la réalité de la souffrance des plus petits et des plus faibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Veiller, c'est commencer à changer sa vie et espérer ainsi changer la société. &lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=V9qMEkeYgU0:vkTDvQ5QmvY:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=V9qMEkeYgU0:vkTDvQ5QmvY:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/V9qMEkeYgU0" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-25T15:33:30.742+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">13</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/les-veilleurs-de-france-retrouver-une.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Printemps français : l'intolérance républicaine</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/T1hcVIhFn3Y/printemps-francais-lintolerance.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-24T08:38:01-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4689547024982383879</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le sinistre Manuel Gaz vient de déclarer que le printemps est intolérable. Voici ses propres paroles, relayé ce matin sur le net par le quotidien Libération :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;i&gt;«Nous allons l’étudier parce que ces propos sont inacceptables»&lt;/i&gt;, a déclaré le ministre, interrogé sur un communiqué virulent du groupe. &lt;i&gt;«Il n’y a pas de place pour des groupes qui défient la République, la démocratie et qui s’attaquent aussi à des individus»&lt;/i&gt;,
 a prévenu Manuel Valls, deux jours avant la manifestation des opposants
 au mariage homosexuel qui pourrait bien être la dernière".&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quels sont ces propos intolérables ? Quel est ce communiqué virulent ? L'article de Libé sur lequel je me fonde nous donne ceci, jugez donc du degré de nuisance. Je cite Libération, citant le texte incriminé par notre Ministre de l'Intérieur :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&amp;nbsp;"Dans un &lt;a href="http://www.printempsfrancais.fr/1527/communique-post-promulgation-18-mai-2013/" target="_blank"&gt;communiqué publié le 21&amp;nbsp;mai&lt;/a&gt;, le Printemps français appelle à &lt;i&gt;«une nouvelle résistance»&lt;/i&gt; face à une loi qui irait &lt;i&gt;«contre les lois de la biologie et contre tout sens commun»&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;« La
 France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir 
entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera 
jusqu’à la victoire»&lt;/i&gt;, peut-on encore lire". &lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Que reproche-t-on au Printemps français, qui, au passage, n'est pas une association que l'on pourrait interdire mais une simple appellation, à laquelle les citoyens hostiles au Mariage pour tous peuvent se raccrocher : vous, moi et tous les marcheurs du 26 mai ? J'espère qu'on ne lui reproche pas d'avoir écrit que le mariage homosexuel est un défi aux lois (élémentaires) de la biologie... Je ne le pense pas. Tout le monde sait bien qu'après le mariage homosexuel et pour en valider la perspective, il faut faire passer une loi sur la GPA [la gestation pour autrui]. Voilà un défi à la biologie ! Voilà un défi au bon sens ! Je dirai : une insulte au sens maternel, le plus profond et le plus beau de toute la création, celui qui ressemble le plus à un amour naturel. Mais il me semble qu'écrire cela ne nous met pas encore hors la loi.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce que l'on reproche au Printemps français ? Se présenter comme une alternative politique. Avoir écrit : "La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l'asservir". Ca c'est intolérable ! Cette remise en cause du Système de contraintes qui nous régit est inadmissible. Qui ne peut pas l'admettre ? Les marionnettistes et autres profiteurs du système. Qui sont-ils ? Les politiques, l'élite mondialisée dont il aspirent à faire partie et le quatrième pouvoir...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
A propos des politiques, disons que DSK et Lagarde sont deux tentatives de sublimation globalisatrice du destin de politicien hexagonal. La première tentative a mal tourné. La seconde suscite tant de jalousies... Il faut préciser aussi que les journalistes aspirent à intégrer le monde des politiciens ou tout au moins à être reconnus comme un Pouvoir dans le Système... Le Système, via ses séides, devient ainsi à lui-même sa propre fin. Il est mondialisé.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La meilleure critique que j'en ai lue, à ce jour, est celle&amp;nbsp; d'un éminent représentant de l'Ecole de Francfort : Jürgen Habermas. Il met en cause la rationalité politique elle-même. C'est assurément une critique de gauche. Je la dédie particulièrement au ministre Manuel Gaz, qui comprendra peut-être enfin que malgré son enthousiasme maçonnique pour tout ce qui déconstruit, son seul idéal réel, c'est le Système, sa défense à tout prix, et ce qu'il peut rapporter à certains (dont lui). Au passage, Habermas invoque Herbert Marcuse et... Max Weber : il brasse large.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
"H. Marcuse entend démontrer que le concept formel de rationalité (que Max Weber a induit à partir à partir de la personne juridique moderne moderne et du fonctionnaire de l'administration moderne) comporte certaines implications quant au contenu. Marcuse est convaincu que, dans ce que Weber a appelé la rationalité, ce qui l'emporte ce n'est pas la rationalité en tant que tel, mais, au nom de la rationalité, une forme déterminée de domination politique inavouée.Cette rationalité soustrait à la réflexion rationnelle le faisceau d'intérêts macrosociologiques au sein duquel les stratégies sont choisies et les systèmes aménagés" (La technique et la science comme "idéologie" Gallimard 1973).&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les philosophes soixante-huitards en Allemagne ont fait la théorie du système. Ils n'en ont pas mentionné l'ultime perfectionnement, très apparent dans la récente prise de position de Manuel Gaz : on appellera "démocratie" tout ce qui se rattache à la Domination induite par le système et on qualifiera d'antidémocratique tout ce qui tente de s'en éloigner. Ce sera la meilleure manière de "soustraire ces perspectives différentes (celles du Printemps par exemple) à la réflexion". Plus le droit d'y penser ! Plus le droit d'en parler ! La loi est signée, vous n'avez pas le droit de vous opposer à la Loi sous peine d'être pris en flagrant délit d'esprit antidémocratique.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est dans cette perspective que j'appellerais macropolitique que les rodomontades de Manuel Gaz sont à prendre au sérieux. Le Système est mis en cause ? Le Système se défend et il se défend de manière parfaitement morale au nom de la démocratie. Quitte à organiser des provocations. Attention le 26 mai : vous avez lu Libé, plus haut. Ce doit être "la dernière fois". Dernière fois avant diabolisation et/ou interdiction.Il faut donc que nous profitions tous de la liberté qui nous est laissée... Avant de la perdre ? Non : pour que l'on soit trop nombreux pour risquer de la perdre par décret.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=T1hcVIhFn3Y:7A0pOa9KvUU:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=T1hcVIhFn3Y:7A0pOa9KvUU:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/T1hcVIhFn3Y" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-24T17:38:01.498+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">25</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/printemps-francais-lintolerance.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Peur, quand tu nous tiens, réponse à l'abbé Robinne et à quelques kozeurs...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/L0qeCuRf9Ng/peur-quand-tu-nous-tiens-reponse-labbe.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-22T23:46:35-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6674122054576700451</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;De mortuo, nihil nisi bonum &lt;/i&gt;: d'un mort on ne dit que du bien, dit le proverbe latin. C'est dans cette perspective que j'ai voulu écrire de Dominique Venner, un homme dont j'admirais l'élan et le militantisme parfaitement désintéressé, le travail et la volonté de créer (des oeuvres, des circonstances ou même des changements historiques profonds). Il est une catégorie qui échappe peut-être à certains : Venner était ce que l'on appelle un homme noble : un homme détaché de l'ordinaire. Egotiste ? Parfois... C'était sa faille. Mais il mettait toujours son combat (ou l'idée qu'il se faisait de son combat) au-dessus de lui-même. Cela étant posé (comme il aurait dit lui-même sur RC), c'était un homme avec lequel je n'avais aucune vision commune (aucune connivence idéologique, n'en déplaise à Koz), un homme auquel je n'ai jamais fait la moindre concession, et qui accepta d'ailleurs naguère, dans la Nouvelle revue d'histoire, de publier ma longue réfutation d'un de ses papiers sur les causes de la ruine de l'Empire romain. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ne peut on pas respecter quelqu'un sans pour autant partager ses idées ?
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour Koz, mon papier serait "stupéfiant" (ça me rappelle un vieux sketch, vous aussi?). Le fait de comparer ce suicide à un seppuku dénoterait de "la complaisance" envers le suicide, complaisance, bien sûr, "indigne d'un prêtre". Personnellement je pense plutôt que c'est le fait de s'acharner sur la dépouille qui est indigne d'un prêtre Nous sommes, nous autres prêtres les ministres de la Miséricorde. Acharnement? Pour tel Causeur célèbre sur la Toile, (il en avait l'intuition depuis longtemps, il peut le dire haut et fort à présent), Dominique Venner, ce serait... le diable. Rien moins ! Personnellement je me suis toujours élevé contre toutes les formes de diabolisation. Le diable est un ange pas un  homme. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Argument décisif : "L'Eglise y voit une profanation". C'est clair que si l'on est chrétien, un tel acte, qui représente une suprême désobéissance à Dieu dans un lieu divin, est une profanation. Mais si l'on ne l'est pas... Si l'on fait profession d'athéisme ? Si pourtant l'on cherche désespérément le sacré (au point de le rêver dans je ne sais quel Walhalla) et qu'on le trouve dans la forêt de piliers d'une cathédrale, au pied d'un autel dédié à la Vierge, alors qu'on a débiné toute sa vie cette sacralité-là, je pense qu'on est bien obligé (&lt;i&gt;cela ne plaît ni aux cathos redresseurs de tort qui voient le monde en noir et blanc, point barre &lt;/i&gt;(sic)&lt;i&gt;, ni aux païens patentés mais je le di&lt;/i&gt;s) de trouver un sens à ce geste hasardé, un sens subjectivement sacré. C'est en respectant cette démarche personnelle, même en ce qu'elle peut avoir d'incongru ou disons-le d'objectivement monstrueux, que le cardinal Vingt-Trois puis Mgr de Moulins-Beaufort ont fait prier pour celui que Libération appelle "le suicidé de Notre Dame".
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Est-ce de "la complaisance" que de vouloir non pas accepter ni justifier mais tenter de comprendre les raisons d'un acte apparemment irrationnel ? Le Curé d'Ars, d'une science mystérieusement certaine, avait absout un suicidé : "Entre le pont et l'eau, il s'est converti, il est sauvé". Ne peut-on pas (sans aucune complaisance) scruter les raisons complexes qui ont poussé Dominique Venner à se donner la mort ? Ne doit-on pas souligner ce qui dans cet acte résiste à toute interprétation vulgaire ? Scruter ou peser ce que ce geste pourrait avoir de chrétien "en espérance", malgré le désespoir, dont il est issu ?
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On me dit que ce raisonnement est "plus que limite surtout de la part d'un prêtre", qu'il est "loin de toute théologie catholique". Je n'ai jamais nié que le suicide soit un péché grave. Que Dominique Venner, par cet acte, soit un pécheur devant l'éternel (et pas le saint que certains veulent voir, à Lyon en particulier me dit-on), c'est très clair. Simplement, c'est au moment où il voudrait donner à sa vie par lui-même l'ultime sceaux de l'autosuffisance... que le voilà, dans une sorte de lapsus existentiel, dans le champ de l'Autre [de l'Autre que soi] qui est le champ de Dieu : le voilà à Notre Dame, devant l'autel, en quête du dernier symbole. On n'échappe pas à Dieu si facilement ! Quelle ironie redoutable que celle du Tout puissant !Quelle douce ironie que celle qu'il exerce sur les pauvres humains par Notre Dame.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Est-ce là une apologie? Bien sûr que non. Cette tentative de mise au point est-elle (au choix car le prêtre qui se fait mon contradicteur semble me laisser le choix)déplacée, scandaleuse ou dérangeante ? Je ne la crois pas déplacée mais sacerdotale. Ni scandaleuse (ce sont ceux qui crachent sur la tombe au nom du Christ qui créent le scandale). Mais je sais bien que l'acte sur lequel nous réfléchissons, comme ma démarche présente peuvent paraître un peu... dérangeants. Hors piste. Hors champ. Evidemment. Et cela fait peur à certains catholiques, habitués au confort de leur petite bourgeoisie. "Ces catholiques, n'est-ce pas, écrit Mortimer sur son site La Plume, jugent vite, trop vite, comme s'il y avait urgence". Cette urgence est celle de leur peur.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je leur dis, moi : N'ayez pas peur, n'ayez pas peur du Christ, juste juge, seul détenteur de toutes justices. N'ayez pas peur du mal, de la puissance du mal. Elle est déjà vaincue.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=L0qeCuRf9Ng:i-kPZyQpC0Q:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=L0qeCuRf9Ng:i-kPZyQpC0Q:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/L0qeCuRf9Ng" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-23T08:46:35.915+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">49</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/peur-quand-tu-nous-tiens-reponse-labbe.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Le dernier geste de Dominique Venner</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/meN576NtTPY/le-dernier-geste-de-dominique-venner.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-21T11:15:48-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6358033501016436948</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Tout à l'heure à 16H00, Dominique Venner s'est suicidé, à Notre Dame, devant l'autel d'une balle dans la bouche. Comment comprendre ce geste ? Quels en sont les motifs ? Une lettre a été laissée sur l'autel, il nous dira ce qu'il veut nous dire de son acte.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai eu l'occasion, voilà déjà une quinzaine d'années, de rencontrer Dominique Venner, de discuter avec lui, d'essayer de comprendre l'antichristianisme militant de cet historien qui était à la fois si froid et si passionné, si précis dans ses analyses et si lyrique dans ses perspectives, sans que le lyrisme ne nuise à l'analyse ni l'analyse au lyrisme. Dominique Venner avait une grande âme, "un coeur rebelle". C'est ce qui m'avait fait éprouver pour lui, alors que nous étions aux antipodes l'un de l'autre, une véritable sympathie. Il m'avait d'ailleurs dédicacé son ouvrage autobiographique Le coeur rebelle : "A l'abbé de Tanoüarn qui n'est pas un coeur soumis". Cette formule, je l'ai longtemps méditée. Je crois que c'est en cela que nous avons été en compréhension l'un de l'autre, lui et moi, dans le refus de toutes les formes de soumission. Se soumettre c'est subir, subir c'est renoncer à agir, renoncer à agir c'est accepter de ne pas servir, de ne servir à rien, de se laisser happer par le grand Néant de tous les A-quoi-bonismes, contre lequel Dominique s'est élevé toute sa vie. Contre lequel pourrait-on dire, il a tenté d'élever sa vie et son oeuvre. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Son dernier post, sur son blog, appelant à manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, mêle la crainte d'une islamisation de la France à ce signe de décadence morale qu'est le mariage des homosexuels. "Ce ne sont pas de petites manifestations de rue" qui pourront changer quelque chose à cette formidable conjuration "du pire et des pires" que présente la vie politique française en ce moment. On devine une forme de désespoir politique, vraiment poignant chez cet homme de 78 ans, dont on pourrait penser qu'il en a vu bien d'autres, depuis les combats de l'Algérie française, les appels à la résistance d'Europe jeunesse, jusqu'à maintenant. Mais le désespoir n'est pas l'explication ultime de ce dernier geste.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Du reste, sur son Blog, ce n'est pas le désespoir qui domine le texte qu'il nous laisse : "Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes". On pense au sepuku de Mishima, il n'a pas pu ne pas y penser, en choisissant froidement le lieu et le moment et en s'interdisant de se rater. Son acte a été mûri, prémédité. Il avait remis les clés de la Nouvelle revue d'histoire ce week-end à celui qu'il considérait comme son plus proche collaborateur et son continuateur, Philippe Conrad. Sans paraître affecté. Il avait fini sa tâche, il importait de donner un sens à sa fin. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Sur son blog, il expliquait : "Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien".
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
"Nous n'avons que cette vie...". Cette affirmation, pour Dominique Venner, est une donnée essentielle du problème. S'il n'y a pas d'au-delà de la vie terrestre ; pour quelqu'un qui entend aller jusqu'au bout, l'instant, chaque instant a un poids écrasant. Le chrétien comprend ce sens de l'instant et ce sens de la responsabilité, mais il ne cherche pas à aller au-delà du possible : Dieu est l'agent de nos destinée. Dieu achève l'ébauche que nous lui tendons à la dernière seconde.Et le sacrifice est encore une action, non une soumission. Dominique Venner n'a pas voulu s'en remettre à Dieu de sa dernière seconde, il ne pouvait pas faire ce sacrifice : il a souhaité la choisir. Pétri de philosophie allemande, il a repris toute sa vie l'idée de Schelling, commenté par Heidegger : "être c'est vouloir". &lt;i&gt;Esse est velle&lt;/i&gt;. "L'être, c'est le vouloir". Il faut vouloir jusqu'au bout pour être vraiment. Voilà la formule d'un athéisme antinihiliste... Le sien.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Et pourtant...
&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pourtant, Dominique Venner a choisi l'autel de Notre Dame pour cette décision. C'est sur l'autel qu'il a posé une dernière lettre. Vraiment je ne crois pas que, s'il a fait cela, c'est pour attirer l'attention, pour que Manuel Gaz vienne sur les lieux. Il n'avait que faire de ce genre de reconnaissance "médiatique". Son acte n'est pas médiatique, il est symbolique. Quel symbole ? Celui de la Vierge Mère, celui de l'éternel féminin, lui qui, dans son dernier blog professe "respecter les femmes alors que l'islam ne les respecte pas". Sans doute. Mais il ne faut pas oublier qu'outre sa culture païenne, Dominique Venner possédait une solide culture chrétienne, avant que son entrée en délicatesse avec une Eglise qu'il voyait comme absurdement pro-FLN ne l'ait détourné de Dieu. Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d'analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu'il ait trouvé de passer par l'Eglise une dernière fois sans se renier. Une sorte de prière sans parole, pour ce coeur inassouvi jusqu'à la dernière seconde. Dieu ? C'était trop compliqué pour lui. Mais Marie... Une femme, capable - Dieu le sait - d'exaucer enfin le désir de perfection qui a été la grandeur et le drame de sa vie.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=meN576NtTPY:rrtI7YAMFqY:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=meN576NtTPY:rrtI7YAMFqY:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/meN576NtTPY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-21T20:15:48.079+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">48</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/le-dernier-geste-de-dominique-venner.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Ni chaud ni froid...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/cwQmmjqfOWs/ni-chaud-ni-froid.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-20T13:26:35-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-9078477914897144233</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous étions dans l'idéologie du réchauffement climatique, au nom de laquelle nous devions admettre la nécessité et le devoir morale de décroissance ; et voilà que, pèlerins ou pas, nous sommes bien obligés de nous plaindre du froid, alors qu'il pleut de l'eau froide et triste, qu'il fait plus ou moins 13 degré et que l'été est sensé venir à grands pas. Même Libération, grand militant antiréchauffement, vient de le reconnaître : "Le froid inhabituel retarde la pollinisation et la maturation. Avec des «conséquences qu’on commence à percevoir», admet le ministre de l'Agriculture". 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je trouve qu'Il a de l'humour, le bon Dieu, et pas seulement avec Le Foll, ministre de l'agriculture. Comme dit l'Evangile,Il "fait briller son soleil sur les bons et sur les méchants". Cette pollinisation à retardement, c'est certainement une manière à lui de nous montrer à tous que le réchauffement n'est pas une fatalité et que la décroissance n'est pas un devoir moral mais l'une des échappatoires l'un des alibis du grand nihilisme européen. L'homme, je vous le demande, peut-il s'empêcher de grandir sans renoncer - quelque part - à être un homme ? 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais pour que l'homme grandisse,et accepte de grandir encore, pour qu'il comprenne que la croissance est la loi de sa vie, comme Pascal en eut l'intuition dans sa Préface à un Traité du vide, il faut qu'il se sente en sécurité, qu'il exorcise ses peurs infantiles, bref qu'il devienne croyant s'il ne l'est pas, qu'il renforce sa foi s'il la possède. La foi n'est pas l'apanage de ce que l'on appelle avec un peu de dédain, la vie spirituelle. Elle est ce qui permet à chacun d'accomplir sa vie dans la confiance. Elle est aujourd'hui d'autant plus nécessaire à toute vie simplement humaine que nous sommes entrés dans une société de défiance et que la foi, comme la confiance, exigent de nous que nous ramions à contre-courant. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Depuis ce que l'on a appelé la grande peur en 1789, je crois que chaque fois qu'une société s'éloigne de Dieu, elle est poreuse à tous les fantasmes et particulièrement accessible à la peur. En 1789 la grande peur avait fait des morts dans toute la France. Les Français avaient trouvé des "traîtres" à égorger, à sacrifier, comme si ces crimes contre des boucs émissaires étaient nécessaires à leur calme. Aujourd'hui, on a un peu moins peur des traîtres (encore que...) mais on a peur du temps qu'il fait : sur cette Planète entièrement due au hasard, l'ordre ne tient qu'à un fil. Va-t-on manquer d'eau ? Va-t-on manquer de soleil ? Va-t-on être submergés par les eaux des pôles ? Toutes questions qui se comprennent très bien quand on ne croit qu'au Hasard et à la Nécessité, mais qui sont ineptes pour celui qui croit au Logos, cet esprit qui a tout mis en cosmos comme disait Anaxagore cinq siècles avant Jésus-Christ. Je crois vraiment qu'Anaxagore n'est pas prêt d'être démenti.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais quel est l'agent de la défiance ? Quel est le promoteur de la peur parmi nous ? 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je vais vous le dire d'un mot, même si cela risque d'en choquer quelques uns. Ce mot, je l'emprunte à Luc Ferry : c'est la démocratie. Tout à l'heure, dans un débat sur BFMTV, avec André Bercoff, obligeamment twitté par Guillaume de Prémare, il a comme on dit entre CRS lâché le morceau. Bercoff déplorait le fait que la filiation ne représente plus rien pour le Législateur, mais aussi pour beaucoup de gens, en manque des repères les plus élémentaires. Notre philosophe nous pouvait pas laisser passer cette occasion de nous redire son Credo à l'envers, sa curieuse foi philosophique dans le néant : "Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." Déconstruction ? Disons : destruction culturelle organisée, ce sera plus simple. La démocratie n'admet plus aucune loi supérieure à la Volonté générale des citoyens, telle qu'elle s'exprime à un moment donné.Elle déconstruit donc méthodiquement et logiquement tout repère.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Jean-Jacques Rousseau l'avait bien expliqué trente ans auparavant : "Dans une République, il n'y a pas de loi fondamentale". L'expression "loi fondamentale" est bien connu des Français en 1763, lorsque paraît le Contrat social. En monarchie (dans la monarchie française) il y a des lois fondamentales qui font que malgré tout son pouvoir le Monarque n'est jamais un despote. Il n'en est pas de même pour le peuple : le peuple peut devenir un despote, il a le droit de devenir un despote, puisqu'il est le peuple... Aristote au Livre III de sa Politique avait déjà aperçu cette faille au système démocratique "quand tout le peuple, écrivait-il est comme un seul tyran". Lui pensait qu'il s'agissait d'une tare et qu'il fallait tout faire pour éviter cette situation. Rousseau ne s'est pas soucié de garde fous au Pouvoir absolu de la volonté générale. Il théorise ce Pouvoir comme absolu, ce en quoi sa politique, me semble-t-il, passéiste ou progressiste qu'importe, sera toujours haïssable.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Luc Ferry ne dit pas que la démocratie, c'est la liberté. Il écrit : la démocratie c'est la déconstruction. Il prend donc position froidement pour l'un des avatars de la République rousseauiste, cette démocratie qui est systématiquement contre tout ordre qui ne vient pas d'elle, cette démocratie qui n'accepte d'ordre qu'humain.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Qu'est-ce que le réchauffement climatique ? C'est la théorie selon laquelle les climats ont été troublés par l'activité humaine excessive. Même la loi du ciel et la loi des saisons ne sont plus valables. Avec cette théorie, le nihiliste ordinaire oscille délicieusement entre un sentiment de pouvoir absolu (l'homme n'est plus soumis à aucune loi, même pas à celle du climat puisque comme dit Madame Michu il n'y a plus de saison). Quelle belle victoire sur les éléments qui jusqu'ici nous imposait le chaud en été et le froid en hiver ! Mais en même temps que la loi s'estompe, naît et renaît la peur, une peur vague sans objet (il n'y en a plus, puisque tout est rien). Comme dit le Poète : "L'angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir". 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le nihilisme permet à l'homme d'expérimenter sa toute-puissance puisque, par hypothèse, il n'y a rien autour de lui. C'est ce que Luc Ferry appelle la découverte de "l'homme-dieu" qui se donne lui-même comme "le sens de sa vie" : il est seul, le seul, pour lui seul. Mais le nihilisme est aussi anxiogène et depuis la Révolution française, on sait comment ces angoisses-là se conjurent...&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=cwQmmjqfOWs:R-Z3An1B-KM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=cwQmmjqfOWs:R-Z3An1B-KM:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/cwQmmjqfOWs" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-20T22:26:35.733+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">10</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/ni-chaud-ni-froid.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">François / médias : prodromes du divorce à venir</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/tyJcW0aeiqw/francois-medias-prodromes-du-divorce.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-13T16:27:31-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4684038100592477138</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Frédéric Mounier nous avait prévénu dans &lt;a href="http://rome-vatican.blogs.la-croix.com/les-deux-defis-immediats-du-pape-francois/2013/03/20/"&gt;La Croix du 20 mars dernier&lt;/a&gt; : «Le jour où le pape, parce qu’il est pape, rappellera que l’avortement est la destruction d’une vie, ou que, pour élever un enfant, il n’y a pas mieux qu’un couple hétérosexuel stable et fidèle, beaucoup risquent de trouver ce pape ‘pas si cool que ça’.» - C’est que les médias (dixit Mounier) «&lt;i&gt;lèchent, lâchent puis lynchent&lt;/i&gt;» leurs éphémères idoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que le moment soit venu, et &lt;a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=721068"&gt;Justin du Forum Catholique&lt;/a&gt; nous signale ce matin un &lt;a href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/moeurs-le-pape-francois-dans-la-ligne-de-ses-predecesseurs-13-05-2013-2798825.php"&gt;texte du Parisien &lt;/a&gt;qui découvre un pape «peu disposé à des changements radicaux» - concrètement, François garde la position catholique sur l’ordination des femmes, le mariage des prêtres, la pilule, la capote, le divorce, etc. Et puisque les journalistes chassent en meute,  il est fort possible que d’autres textes suivront. Ce n’est plus ‘&lt;i&gt;lèchent&lt;/i&gt;’, ce n’est pas encore ‘&lt;i&gt;lynchent&lt;/i&gt;’, c’est déjà ‘&lt;i&gt;lâchent&lt;/i&gt;’.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=tyJcW0aeiqw:6AIM2jPqU4Q:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=tyJcW0aeiqw:6AIM2jPqU4Q:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/tyJcW0aeiqw" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-14T01:27:31.743+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/francois-medias-prodromes-du-divorce.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Incontournable christianisme !</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/hbkxVDka4XY/incontournable-christianisme.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-13T13:52:08-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6712124869663849589</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il faut d'abord que je vous recommande le dernier film de Robert Redford, vieux cascadeur de 76 ans. Dans la version française, il s'intitule Sous surveillance. Tout un programme : le nôtre. L'intrigue trouve son rythme dans la puissance du Renseignement d'Etat, nous sommes effectivement tous sous surveillance. C'est ce que l'on appelle la démocratie moderne, qui n'est démocrate que de nom, alors que ce Régime représente le gouvernement le plus contrôlé que le Monde ait jamais connu. Gouvernement bientôt mondial comme les autoroutes de l'information qui lui servent de chemins de ronde. Gouvernement dans lequel toutes les alternances ne signifient que l'éternel retour du Même.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Allons-nous retrouver une vraie démocratie d'expression, loin de la Pensée formatée, devenue un produit de consommation parmi d'autres ? Aujourd'hui &lt;a href="https://twitter.com/BeatriceBOURGES" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Béatrice Bourge&lt;/a&gt;, porte parole du &lt;a href="https://twitter.com/search?q=%23PrintempsFrancais&amp;amp;src=hash" rel="nofollow" target="_blank"&gt;#Printempsfrançais&lt;/a&gt;, est certainement l'une des femmes par lesquelles passe un nouveau courant de liberté et d'authenticité. Je suis heureux et fier de la recevoir ce mardi à 20 H 15, au Centre Saint Paul. Devant les caméras ou face au militant, elle représente une force nouvelle, un élan dont nous avions perdu l'habitude, au milieu d'hommes politiques tous plus décevants les uns que les autres. Elle porte cette revendication magnifique d'une Politique de la vie, où ce qui compte ce n'est pas seulement le fait de vivre comme des oesophages sur pattes, mais la possibilité laissée à chacun de vivre bien, de se responsabiliser, d'obéir aux lois immémoriales qui gouvernent la nature humaine, en particulier les lois qui dérivent de la différence des sexes, mais aussi les lois qui proviennent de l'impératif de respect pour tous et chacun, fort ou faible, quelle que soit sa communauté, loi du respect qui est le nom social de la charité, qui est la charité chrétienne socialisée, historicisée.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous sommes  autour des derniers acquis de la chrétienté. Ensuite, dans l'univers post-chrétien, on observe petit à petit une régression, ce que René Girard appelle le retour à l'archaïsme. Historiquement souligne l'auteur du Bouc émissaire, un seul choix nous est donné : être la première ou la deuxième des prostituées entre lesquelles le roi Salomon rendit justice. Chacune représente une forme de sacrifice. Chacune représente aussi une forme de vie humaine, car toute vie est sacrifice. Qu'on en juge, après Salomon : chacune de ces deux femmes était devenue mère. L'un des petits est mort. Elles se disputent autour de l'enfant vivant. Salomon arbitre. L'une veut qu'il soit coupé en deux pour qu'il n'y ait pas de jalouse... L'autre est prête à le perdre pour qu'il vive. L'une représente le sacrifice païen, meurtre collectif de victimes qui sont des boucs émissaires, l'autre, renonçant à celui dont Salomon devine immédiatement qu'il est son fils (et qu'elle est la mère) : y renonçant pour qu'il vive. La première signifie le sacrifice païen : on tue pour apaiser les rivalités en les détournant dans une haine commune. La seconde signifie le sacrifice chrétien : on se sacrifie soi, pour que l'autre puisse vivre. Dans l'Ancien Testament (j'avais insisté là dessus dans un livre publié il y a quelques années), Jonas est une autre figure de ce sacrifice déjà chrétien dans l'esprit. Il demande en effet à l'équipage du navire dans lequel il a pris place d'être lui-même jeté par dessus bord pour que s'apaise la colère de Dieu. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais pourquoi vous raconté-je tout cela ? peut-être parce que je n'ai pas pu donner mon cours ce soir, faute au zèle de la Maréchaussée qui m'a subtilisé ma voiture. Mais surtout à cause d'une petite phrase de René Girard dans Les origines de la culture - qui m'a marqué. Il souligne qu'entre les deux prostituées (entre les deux sacrifices), "il n'y a pas d'interstice". C'est l'un ou l'autre... Si notre monde devait se résoudre à tourner le dos au christianisme (ce n'est pas encore fait !) il risque de retrouver la sauvagerie de l'archaïsme. Et voilà pourquoi, envers et contre (presque) tous, le christianisme est incontournable ! Il porte seul l'Evangile de la Vie. Il se met toujours du côté des victimes.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Soit, dans le Christ crucifié, on canonise les victimes, et l'on étend sur le monde, comme un invisible filet, l'immense analogie des sacrifices que Joseph de Maistre a merveilleusement découverte à nos yeux dans son court ouvrage d'Eclaircissements. Sans doute est-ce là l'autre nom de la communion des saints... 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Soit, dans le meurtre du Bouc émissaire, on continue à tuer ensemble "le pelé, le galeux dont vient tout le mal" comme dit La Fontaine (Les animaux malades de la peste). On crie Haro sur le baudet et c'est la violence que l'on sanctifie : sainte violence qui réalise l'union des hommes entre eux, quand on parvient à faire l'unanimité contre le Bouc émissaire. A cet égard, la "diabolisation", dont on parle d'ailleurs un peu moins pour la pratiquer d'avantage, n'est pas autre chose qu'une anticipation médiatique de ce retour aux sacrifices humains ; c'est la haine méthodique, organisée du pelé, du galeux.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je crois, étant donné la perspective apocalyptique que nous offre la vision de la deuxième prostituée et des sentiments meurtriers qui la meuvent, que l'on ne doit pas se presser d'être pessimiste. Le défaitisme est un péché. Le monde a tellement reçu de la Révolution chrétienne qu'il ne l'abandonnera sans doute pas si vite que certains le pensent et l'espèrent. Ainsi le printemps 2013 est français, il est chrétien. Pour la première fois depuis 1905, le christianisme retrouve une expression publique dans notre Pays. Pour la première fois, au plan international, un pape ne juge pas déchoir en participant à une grande manifestation de fierté chrétienne pour la vie. Il faut que ce pape soit grand pour accepter de devenir un militant parmi les 40 000 qui ont battu la semelle sur le pavé romain dimanche. Il faut aussi que la situation soit grave pour que l'on en arrive là... 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce sursaut ne serait pas arrivé, ce frémissement ne se serait pas manifesté si la situation n'était exceptionnellement grave et si l'Indifférenciation (des fois, des sexes, des vies) ne progressait chaque jour au nom de la standardisation et du capitalisme triomphant, sous le couvert vertueux de la lutte contre les discriminations. Tout va mal ? Mais justement, comme dit Hölderlin en une sublime déclaration de foi : "Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve".&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=hbkxVDka4XY:OmA2nHTWBjM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=hbkxVDka4XY:OmA2nHTWBjM:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/hbkxVDka4XY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-13T22:52:08.183+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">11</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/incontournable-christianisme.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Twittez</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/qcjHqQ7xPkA/twittez.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-09T14:33:13-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-5051456625589238706</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'imagine que beaucoup de lecteurs de ce blog fréquentent déjà twitter, ne serait-ce qu'en simples lecteurs. Ce billet s'adresse donc aux autres, à ceux qui ne savent pas combien c'est facile, ou qui pensent ne pas avoir le temps. Le temps? Passés les premiers essais, Twitter l'économise au contraire, des sources bien calibrées et de toutes natures vous amenant l'info que vous n'avez plus à aller chercher. Pour ceux qui ne connaissent pas, donc, voici à titre d'exemples...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
... à tout seigneur tout honneur:
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Nos valeurs sont issues du christianisme qui donne force à la loi naturelle. C'est notre histoire qui nous a fait, pas "la nature".&lt;br /&gt;
— Abbé G. de Tanoüarn (@abbedetanouarn) &lt;a href="https://twitter.com/abbedetanouarn/status/330723577869500416"&gt;4 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Tugdual D n'a pas son pareil pour dire un maximun de choses en 140 signes:
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Étapes du DeuilDéni&amp;gt;On va gagner !Colère&amp;gt;Insurrection !Marchandage&amp;gt;Union civile !Dépression&amp;gt;J'hiberne !Consentement au réel&amp;gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23Veilleurs"&gt;#Veilleurs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
— Tugdual Derville (@TDerville) &lt;a href="https://twitter.com/TDerville/status/327319287117250562"&gt;25 avril 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Sa Sainteté a repris (et dynamisé) le compte de Benoit XVI
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Il serait beau, en ce mois de mai, de réciter ensemble en famille le chapelet. La prière raffermit la vie familiale.&lt;br /&gt;
— Pape François (@Pontifex_fr) &lt;a href="https://twitter.com/Pontifex_fr/status/330230998975533056"&gt;3 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Mgr Aillet, calme et serein (et ça énerve quelques personnes) 
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Comme catholiques, parlementaire ou simple citoyen, on ne saurait apporter son soutien à une législation favorable aux unions homosexuelles&lt;br /&gt;
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) &lt;a href="https://twitter.com/MgrMAillet/status/331508568736014336"&gt;6 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... TradiNews, qui signale les MàJ du blog éponyme
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;&lt;p&gt;[Abbé Laisney, fsspx] Réponse à l’abbé Chazal &lt;a href="http://t.co/y6LKTcqbce" title="http://goo.gl/fb/2srIc"&gt;goo.gl/fb/2srIc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&amp;mdash; TradiNews (@TradiNews) &lt;a href="https://twitter.com/TradiNews/status/330640622992101376"&gt;4 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"&gt;&lt;/script&gt;
... Nemo, enfin, pour la photo qu'il met en lien.
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
&lt;a href="https://twitter.com/search/%23Manifpourtous"&gt;#Manifpourtous&lt;/a&gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23Ayrault"&gt;#Ayrault&lt;/a&gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23tf1"&gt;#tf1&lt;/a&gt; Le joli mois de Mai et on ne lachera rien ! &lt;a href="http://t.co/cZmPQstMyG" title="http://moby.to/i7tz2z"&gt;moby.to/i7tz2z&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
— Nemo Misenos (@Misenos) &lt;a href="https://twitter.com/Misenos/status/331132539903303681"&gt;5 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=qcjHqQ7xPkA:--VtObXToKM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=qcjHqQ7xPkA:--VtObXToKM:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/qcjHqQ7xPkA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-09T23:33:13.170+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/twittez.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Cocos, bobos, cathos</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/s5mVQKkEfD8/cocos-bobos-cathos.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-06T16:36:26-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6532230724027755858</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Un certain nombre de blogueurs font chorus avec notre cher Webmestre pour me reprocher de confondre les cocos et les bobos. Mais ce sont les mêmes ! De toute façon, il n'y a plus d'ouvriers dans une France largement désindustrialisée. Regardez la dernière affiche mitonnée par le service agit prop de la Place du colonel Fabien. On la trouve en affichage sauvage sous le métro aérien. Le slogan : "&lt;i&gt;Voter communiste, ça fait du bien&lt;/i&gt;". Un slogan d'indigné, un slogan de bobo imaginé par les cocos pour caractériser leur action politique. 

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cher Julien, cher G2S, je crois que vous en êtes restés à des catégories d'un autre âge. Aujourd'hui nous sommes au temps de l'&lt;i&gt;Indifférenciation&lt;/i&gt;, comme l'avait annoncé René Girard. Les bourgeois et les pas-bourgeois (les pauvres qui sont bourgeois dans l'âme mais pas dans le portefeuille) mangent les mêmes macdo, écoutent la même musique, portent les mêmes fringues, ont les mêmes loisirs (sauf quand les bourgeois ont les moyens de voyager autour du monde pour se retrouver entre citoyens du monde, parlant la même langue rudimentaire, dans les mêmes hôtels, avec le même mobilier, la même télé, le même bar, la même piscine etc.)

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est au fond face à cette civilisation indifférenciée et sans entrailles ("&lt;i&gt;blessée au coeur&lt;/i&gt;" comme dit Madiran) que se lèvent les jeunes chrétiens. Ils ne veulent pas se lever au nom de leur foi, mais c'est leur foi qui les faits se lever contre le conformisme de la culture de mort. Quand certains bloquent le Périphérique, d'autres chantent &lt;i&gt;L'Espérance&lt;/i&gt;. Il en faut pour tous les goûts mais c'est le même combat, celui qu'avait initié Jean-Paul II au cri de "&lt;i&gt;N'ayez pas peur !&lt;/i&gt;". Ne soyez pas chrétiens à moitié. "&lt;i&gt;Ouvrez toutes grandes les portes au Christ&lt;/i&gt;".

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quel combat? Un combat politique d'abord, un combat préoccupé de la Cité et non des états d'âme ou d'hormones de chaque individu... Mais aussi un combat qui ne défend pas des intérêts mais des valeurs.Un combat pour la vie comme valeur et donc pour la valeur de la vie, vie dont il n'est pas permis de faire n'importe quoi et encore son contraire. Antonio Gramsci parlait à ce propos de combat culturel parce qu'il porte sur les conditions mentales d'une réforme politique. Charles Maurras lui-même avait souligné dans &lt;i&gt;Au signe de Flore &lt;/i&gt;que le &lt;i&gt;Politique d'abord &lt;/i&gt;se comprend au départ comme un &lt;i&gt;Mental d'abord&lt;/i&gt;. Dans cette optique il avait fait de l'Action Française une école de pensée.Quant à Hannah Arendt, elle parlait de la "&lt;i&gt;condition humaine&lt;/i&gt;", ne croyant pas trop à la nature (comme y avaient cru les philosophes des Lumières, ce Diderot par exemple dont nous fêtons cette année le troisième centenaire de la naissance). L'homme dit-elle, dépend d'un certain nombre de conditions. La première condition de l'homme est politique (Arendt a fait redécouvrir la &lt;i&gt;Politique &lt;/i&gt;d'Aristote à des générations d'étudiants). Mais il y a aussi une condition de la politique. La condition de la politique, c'est la culture transmise, qu'elle appelait déjà, avec une sorte de fatalisme du malheur, "&lt;i&gt;le trésor perdu&lt;/i&gt;". 

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Depuis 1968, nous avons cru pouvoir faire de la crise de la culture et de la transmission une fierté et une force. Une minorité agissante de jeunes propose aujourd'hui de retrouver "le trésor perdu" en descendant dans la rue. Est-ce le bon endroit? Il faut bien descendre quelque part pour ne pas descendre tout court... Est-il encore temps? Je le crois car les évidences qui ont fait la culture humaine (Dieu, l'âme, la liberté) sont en dehors du temps. Signe? Entre mille, un Houellebecq l'a bien compris dans son dernier recueil de poèmes... Il l'a appelé par antiphrase &lt;i&gt;Configuration du dernier rivage&lt;/i&gt;. En fait, il n'y a pas de dernier rivage, car sous sa plume, l'espérance qu'il croyait morte renaît sans cesse : "&lt;i&gt;Nous avons voulu vivre, il en reste des traces / Nos corps au ralenti sont figés dans l'attente&lt;/i&gt;". En tout cas, et c'est une bonne nouvelle dont on mesure encore mal l'importance et tout ce que ça va changer, le &lt;i&gt;vouloir-vivre&lt;/i&gt; de cette génération n'est plus à démontrer.

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'étais parti des cocos et des bobos pour souligner qu'aujourd'hui sous la houlette mélenchonesque (qui n'est pas sans panache) ou sous la férule de Pierre Laurent (qui n'est pas sans cohérence), ils partagent la même culture et votent avant tout (c'est eux qui le disent) pour se faire du bien. C'est toute la force de la formule de John Lennon, que vous avez immédiatement identifiée, et que certains d'entre vous resituent avec attention dans l'histoire : "&lt;i&gt;Qu'est-ce que tu veux être ? - Heureux-se&lt;/i&gt;". Le projet "famille" des manifestants pour tous n'est pas d'abord d'être heureux. Nous sommes devant une nouvelle culture où rendre heureux précède être heureux. Ou servir vient avant se servir.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=s5mVQKkEfD8:V19rRQYAq1Q:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=s5mVQKkEfD8:V19rRQYAq1Q:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/s5mVQKkEfD8" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-07T01:36:26.591+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">19</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/cocos-bobos-cathos.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Indignation ou désobéissance civile</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/XZeW5JgUAgw/indignation-ou-desobeissance-civile.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-06T04:13:42-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-1740835002537022380</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s1600/Capture.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="448" src="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s640/Capture.JPG" width="292" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;En haut: #LaManifPourTous&lt;br /&gt;
En bas: Manif du Front de Gauche&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
Ce 5 mai défilaient à Paris et le Front de gauche de Jean Luc Mélenchon et la Manifestation pour tous, qui, d'ailleurs, en fait de défilé, proposait un sitting au soleil sur les pelouses de l'avenue de Breteuil : très sympa ! Les premiers reprennent les slogans et l'idée des indignés : ils sont en colère et, avec Jean-Luc M., ils brocardent "le petit monarque hors de tout contrôle". Les autres témoignent contre la loi en train de se faire au nom de l'esprit de la loi, se mettant du côté de toutes les vulnérabilités contre le fantasme de toute puissance qui traverse, en ce moment, le mental de la gauche libérale-libertaire. 
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Point commun? L'impression qu'ils ont d'avoir en face de soi des gens qui se croient tout permis, qui se sentent vraiment sortis "de la cuisine à Jupiter", qui gouvernent l'énarchie française en en oubliant totalement la démocratie...Je sais qu'il peut paraître sacrilège de chercher ce point commun entre indignés et partisans de la désobéissance civile, des gens qui n'ont apparemment rien en commun. Mais réfléchissez-y : il est bien là le point, dans la dictature bien pensante de nos énarques qui ne savent que traiter de "fâchistes" ceux qui pensent avec un peu d'avance sur eux : c'est ainsi que les bien pensants excommunient tous les fronts. De manière de plus en plus inefficace. Ce petit jeu de diabolisation a priori sera de plus en plus difficile, la faute au manque de souplesse neuronale de nos gouvernants.Quand on pense qu'il y a huit jours, le Figaro Magazine envisageait sur quatre page le scénario de la sortie de l'euro : c'est bien que quelque chose est en train de changer et qu'entre le Politiquement correct sclérosé et les authentiques nostalgiques du fascisme, il y a de plus en plus de place pour le "peuple normal", qui commence à comprendre que l'on se f... de sa gueule et que la réalité n'est pas celle que racontent les médias. Voilà ce que montre cette journée de manifestations tous azimuts : non seulement qu'il fait beau mais que ça va chauffer.
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cela dit l'indignation prônée en son temps par le vieux Stéphane Hessel apparaît vraiment comme la solution de facilité face à la crise. - Qu'est-ce qui fait "les indigné-ées"? - C'est le droit de n'être pas d'accord et de le dire. - Pas d'accord avec quoi? - Avec la réalité tout simplement. Il y a des pauvres? C'est scandaleux! Il y a des riches? C'est scandaleux? Les couples homosexuels ne sont pas égaux avec les couples hétérosexuels devant la biologie ? Il faut que ça cesse etc. La noblesse "républicaine" de l'indignation remplace le réalisme le plus élémentaire. On met la liberté, l'égalité et la fraternité à toutes les sauces et cet idéalisme permet de remplir les cagnottes de toutes les associations humanitaires agréées par la Mairie de Paris. Une manne !
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Très significative de cet état d'esprit 'indigné' la petite enquête sur les manifestants, parue cette nuit dans Libé. Parmi d'autres, le témoignage d'une jeune fille : «On m’a demandé ce que je voulais être plus tard. J’ai dit: être heureuse». Le droit au bonheur comme sommet du combat politique. De quel bonheur s'agit-il? Évidemment du sien, ce petit dialogue le montre. Pas question, plus question d'un bonheur collectif. Comme le disait en son temps le fondateur de L'Humanité, Jean Jaurès, "la gauche est redevenue le Parti de l'individu". L'indignation citoyenne de quelques "purs" existe. Elle cache de plus en plus mal un "chacun pour sa pomme" typiquement bobo : "le bonheur est dans le pré". Il est "à portée de la main" comme dit JLM. Il suffit de le cueillir.
 &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Toute autre, me semble-t-il, est l'impulsion des jeunes qui viennent animer les manifs pour tous, camping pour tous, blocage pour tous et veillée pour chacun. Ils n'ont rien à gagner dans leur combat. Ils ne revendiquent pas le bonheur pour eux, leur éducation chrétienne leur a appris depuis longtemps qu'ils en sont eux-mêmes responsables et qu'aucun Etat ne leur offrira jamais un ticket gratuit pour le grand manège du Bonheur. Ils ne se battent pas pour eux mêmes, mais bien "pour tous". Leur calme résolution est désormais une partie de notre avenir. Ils sont en train de transformer notre république rousseauiste et totalisante en une véritable démocratie, respectueuse des minorités constituantes. Ils sont en train de faire reculer, avec leur sourire, leur calme, leurs chants plein d'espérance, cette obscure dictature de la Majorité qui nous gouverne depuis la Révolution française. Le CRS qui récite de mémoire le texte du général Mc Arthur avec les Veilleurs, c'est un signe. Les murailles de Jéricho se sont effondrées mais il a fallu en faire sept fois le tour.
 &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Indignation ou désobéissance civile? Narcissisme bobo ou service chrétien? Qui n'a pas fait son choix?&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XZeW5JgUAgw:A9JvBwc5EO0:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XZeW5JgUAgw:A9JvBwc5EO0:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/XZeW5JgUAgw" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-06T13:13:42.805+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s72-c/Capture.JPG" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">18</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/indignation-ou-desobeissance-civile.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Assiettes, fourchettes et pain</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/5bKEfeVR29M/assiettes-fourchettes-et-pain.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-04T17:31:52-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-2378389932375942373</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s1600/ddd.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s1600/ddd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Trois images que j’ai envie de partager avec vous.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La première c’est celle des &lt;b&gt;assiettes&lt;/b&gt;. Plus
exactement: représentons-nous une pile d’assiettes. Il y a nécessairement
celle du dessus, la plus en vue, la plus exposée de la pile. Des personnes vont
lui taper dessus, la qualifier de tous les noms&amp;nbsp;: elle
est à extrémité, elle est donc «extrémiste». Bien sûr c’est toute la
pile qui en est secouée et la tentation est grande, chez les autres,
de se désolidariser, de penser que c’est à cause de cette camarade du bout que
toute la pile se prend des coups. Jusqu’au moment où l’assiette du dessus casse
(ou se casse). C’est alors celle juste au-dessous qui fait figure d’assiette du
dessus, et rebelote.
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
C’est au fond bien ce qui se passe avec une Christine Boutin
qui se démarque des «&lt;i&gt;intégristes&lt;/i&gt;» à la Alain Escada, quand elle
insiste qu’elle n’a «rien à voir avec ces gens-la» qui ne seraient
guère fréquentables, etc. Mais quand Civitas cesse ses manifs, c’est elle,
Christine Boutin, qui fait figure de facho, d’homophobe, de repoussoir. Arrive
le moment où elle quitte à son tour le mouvement. Frigide Barjot avait beau
dire le peu de bien qu’elle pense de Boutin, c’est son tour d'être l'assiette du dessus, qui se prend les coups, etc.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Ce petit jeu est absolument vain, et ne cessera que lorsqu'on comprendra que ceux qui tapent sur la pile n’aiment tout simplement pas les
assiettes, que c‘est à la pile entière qu’ils en veulent, et
qu’ils ne visent celle du haut que dans la mesure où elle est le plus accessible. &lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
La seconde image est celle des &lt;b&gt;fourchettes &lt;/b&gt;– &lt;i&gt;forks &lt;/i&gt;en
anglais. En informatique ‘fork’ désigne également un embranchement à partir
d’une même source: quand des développeurs n’ont pas la même vision du
développement d’un programme existant, parce qu'ils portent des besoins différents. Les uns continuent le logiciel dans un
sens, et d’autres continuent différemment. On obtient alors des projets
parents, ou dissidents, dont les rapports peuvent rester amicaux.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Par rapport à la #ManifPourTous,&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;le mouvement des #Veilleurs constitue un &lt;i&gt;fork &lt;/i&gt;– les actions des
#Campeurs en sont un autre, les #Bloqueurs aussi. Les uns et les autres
diffèrent, il n’y a pas lieu de chercher qui est plus, qui est moins, c’est
simplement ...différent. Les tempéraments sont divers, les options aussi –
l’important étant que chacun puisse s’exprimer utilement.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Troisième image&amp;nbsp;: Quand on fait du &lt;b&gt;pain&lt;/b&gt;,&lt;b&gt; &lt;/b&gt;on fait &lt;i&gt;une
seule pâte&lt;/i&gt;. Les circonstances font que tel bout de pâte donnera de la mie et tel
autre bout de la croûte. Bien sûr la mie pourrait reprocher à la croûte sa
dureté – et la croûte à la mie sa mollesse. De toute évidence, c’est la même
pâte, l’un n’existe pas sans l’autre, et l’un aurait pu être l’autre, pour peu
qu’on enlève ou rajoute de la matière au pâton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est bien la même chose dans un mouvement contestataire : le mou ne fait figure de mou que par rapport au dur – et réciproquement.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=5bKEfeVR29M:VwkWl0mrdM4:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=5bKEfeVR29M:VwkWl0mrdM4:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/5bKEfeVR29M" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-05T02:31:52.711+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s72-c/ddd.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/assiettes-fourchettes-et-pain.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Gonadotrophine, et autres coquineries</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/ROiV3BGTXkg/gonadotrophine-et-autres-coquineries.html" /><author><name>Marie-Pierre</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/08989001551449911753</uri></author><updated>2013-05-03T04:14:56-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6314618136251531900</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le quotidien &lt;a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=719118" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Présent publie le cri d’alarme d’un collectif (?) d’enseignants&lt;/a&gt;, sous la forme d’un texte intitulé «Savez-vous ce qu’un futur bachelier de 2014 devra subir?» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que les programmes comportent : «&lt;i&gt;une partie: ‘vivre sa sexualité’, qui est l’occasion d’une comparaison très flatteuse avec les comportements des singes Bonobo (cf. B.O.E.N. spécial n° 9 du 30/09/2010), et tout cela avec force illustrations, et dans le but explicite de l’amener à ces comportements et à ces pratiques&lt;/i&gt;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s1600/audaces.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s320/audaces.jpg" width="235" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;L'art ou cochon?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
Quelles que soient les bésicles dont on se chausse pour lire cette phrase, on comprend que les programmes comportent une partie ‘sexuelle’, illustrée, incitative à des comportements que l’on ne saurait nommer ici. Etant suggéré que pour avoir le bac, il faudra passer par l’étude de ces pratiques, voir y passer tout court. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Hélas, ou plutôt tant mieux, il n’en est rien. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière de programmes scolaires, c’est bien le BOEN (&lt;a href="http://media.education.gouv.fr/file/special_9/21/5/sciences_155215.pdf" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Bulletin Officiel de l’Education Nationale&lt;/a&gt;) qui fixe les choses, et puisque le collectif alarmé nous donne la référence précise, voyons ce qu’il en est: Dans ce domaine, les compétences exigibles des bacheliers tiennent en deux phrases: «&lt;i&gt;Établir l’influence des hormones sur le comportement sexuel des Mammifères. Identifier les structures cérébrales qui participent aux processus de récompense à partir de données médicales et expérimentales&lt;/i&gt;.» Hormones et structures cerébrales! Rien de plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’autres ‘perles’ dans le texte du «collectif d’enseignants», qui voient de la pornographie partout, chez Ovide et chez Picasso, mais aussi chez Stendhal et Le Titien, chez Maupassant comme chez Degas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyons sérieux. Les jeunes qui passent le bac le font en vue d’études supérieures. Et s’ils s’en trouvaient quelques-uns parmi eux à qui manquerait la maturité qu’il faut pour plancher sur «&lt;i&gt;L‘art d’aimer&lt;/i&gt;», «&lt;i&gt;Les demoiselles d’Avignon&lt;/i&gt;», ou la &lt;i&gt;gonadotrophine chorionique&lt;/i&gt;, qu’on leur évite d’entrer trois mois après en faculté de philologie, d'histoire de l’art, ou de médecine.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a suffisamment de choses à déplorer dans le monde de 2013. Que l’on évite, en plus, de combattre des moulins à vent.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=ROiV3BGTXkg:sbQS1CkILIQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=ROiV3BGTXkg:sbQS1CkILIQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/ROiV3BGTXkg" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-03T13:14:56.234+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s72-c/audaces.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">21</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/gonadotrophine-et-autres-coquineries.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Veiller avec les veilleurs</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/SHNJ42e3BQM/veiller-avec-les-veilleurs.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-01T04:52:12-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8007184481229024132</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
"Cette demi-heure n'est pas symbolique, elle est politique". Axel est un gars tout simple, un gars de chez nous. A côté de lui, Alix, silencieuse, rayonne. Une fois de plus les Veilleurs, puisque c'est ainsi qu'on les appelle, vont emporter la mise. Dans le calme La chanson de l'Espérance sur un tempo hyper-lent et murmurée. Le chant des partisans avec une tranquillité qui n'est sûrement pas dans l'original de Kessel. Pour moi qui revient de Bretagne, ça fait un choc. Le choc du calme et d'une détermination que partage le millier de jeunes qui suivra Axel du Louvre à l'Opéra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à moi, je suis de passage, venant d'adresser à un public nombreux, au Centre Saint Paul, une conférence dont le thème était : Hannah Arendt, le totalitarisme et la désobéissance civile. Une amie me fait souvenir d'un petit fait : le mot désobéissance civile, Axel l'a employé déjà. C'est la fameuse demi-heure mythique, gagnée sur des flics qui ce soir-là étaient très agressifs : "Lesquels parmi vous sont prêts à la désobéissance civile ?". Tout le monde avait levé la main, sans un bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qu'est-ce que la désobéissance civile selon Hannah Arendt : ni l'objection de conscience ni non plus une résistance à l'autorité qui serait purement subjective. La désobéissance civile a trois caractéristiques selon la philosophe : la publicité (on résiste pour les autres), la non-violence (on résiste sans rébellion ni révolution), le fait de provenir non pas d'individus isolés mais de groupes, parce que c'est essentiellement un geste politique et pas simplement un geste moral. La désobéissance civile est un geste qui n'est ni réactionnaire ni révolutionnaire, c'est un geste conservateur : il s'agit d'invoquer l'esprit de la loi contre la loi...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si les Veilleurs étaient en train d'instaurer un espace de résistance ou de désobéissance civile. Et pourquoi non ? Toute démocratie, si elle ne souhaite pas être dominée par la dictature la plus pernicieuse et la plus cachée, la tyrannie de la majorité,  doit avoir recours à des espaces de désobéissance civile pour équilibrer le jeu politique de la majorité et de la minorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce point de vue, l'espace de la désobéissance civile est indispensable en toute vraie démocratie. Elle nous vaccine contre le Contrat social à la mode de Rousseau (où la majorité est prise comme l'unanimité citoyenne en un redoutable tour de passe passe). Comme l'écrit Hannah Arendt : "Le consensus de fait ne peut représenter le consensus de droit. Si tel était le cas, alors une humanité hautement organisée pourrait en arriver à conclure le plus démocratiquement du monde, c'est-à-dire à la majorité, que l'humanité en tant que tout aurait avantage à liquider certaines de ses parties" (cit. in A.M. ROVIELLO, Sens commun et modernité chez HA").&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je reviens demain sur Hannah et sur le film extraordinaire que vient de lui consacrer Margarethe von Trotta (allez le voir !). Mais je crois que Les Veilleurs pourraient bien réussir à dé-rousseauiser notre République, en inscrivant invisiblement sur le sol de Paris, cet espace de liberté spirituelle, où un vivant esprit de la loi peut juger des lois perverses, même de celles qui se recommandent d'un vote républicain pour s'imposer violemment à tous les citoyens. Loin d'être un coup de canif dans la démocratie, la désobéissance civile apparaît comme le seul moyen d'être vraiment démocrate. Il s'agit d'empêcher que se mette en place cette tyrannie de la majorité, où, disait déjà Aristote, "tout le peuple est comme un seul tyran". Hannah Arendt, convaincue de l'importance de ces considérations (voir son article dans Du mensonge à la violence) appelait à constitutionnaliser la désobéissance civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant il faut encourager les Veilleurs, les aider à faire vivre en France, pour la première fois depuis longtemps, une vraie démocratie. Le temps des Veilleurs est bien un temps politique, comme le disait Axel : le temps de la désobéissance civile.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SHNJ42e3BQM:LYpSs725oyo:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SHNJ42e3BQM:LYpSs725oyo:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/SHNJ42e3BQM" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-01T13:52:12.179+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/veiller-avec-les-veilleurs.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">"Les gens n'ont plus envie d'être schizophrènes"  : vive le printemps chrétien</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/e7TWfesIXd4/les-gens-nont-plus-envie-detre.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-29T15:32:11-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4982194834115191349</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s1600/une875.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s1600/une875.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Le début de cet entretien est paru dans &lt;a href="http://www.monde-vie.com/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Monde et Vie&lt;/a&gt;, dont le dernier numéro comporte un magnifique dossier sur le printemps chrétien que notre France est en train de vivre. Faute de place,la revue n'a pas pu publier intégralement le témoignage de Guillaume et de Carl. Mon amie Claire Thomas me l'a proposé. Le voici donc sur metablog. Ni Guillaume ni Carl ne sont des activistes. Ils voient les choses du point de vue de l'Eglise et de ce que ce printemps change dans l'Eglise de France.&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Le Mouvement initié par la Manifestation pour tous et qui la déborde largement est difficile à décrypter. Pas de leaders affirmés, sinon des gens que l’on désigne par leurs prénoms. Pas de mots d’ordre officiels, des consignes qui passent par les réseaux sociaux. Cela veut-ils dire que ces manifestants sont des manifestants de hasard, des militants de rencontre ? Nous avons souhaité donner la parole à deux jeunes qui participent aux manifestations. Ils ne se connaissaient pas avant que nous n’organisions cette rencontre. Ils ne se sont pas  entendus pour délivrer un discours semblable. Leur point de vue et leur formation sont assez différents mais leur enthousiasme est tout à fait convergent. Ils indiquent, sans s’être concertés, que naît dans la rue, en ce moment, un véritable printemps du christianisme en France.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;CT : Guillaume, Carl, j’aurais d’abord envie de vous demander qui vous êtes… D’où parlez-vous ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Nous sommes tous deux de simples militants de base, ni Printemps français, ni Veilleurs, ni Camping pour tous, ni Hommens, ni « Salopards », ni « Comité d’accueils » pour ministres en déplacements professionnels, mais n’hésitant pas à aider les uns et les autres. Depuis le début de cette affaire de mariage homosexuel, à Paris, nous essayons d’être présents sur tous les fronts dans une opération qui compte déjà quelques réussites… Vous nous demandez : « Qui êtes-vous ». Disons que nous représentons l’un et l’autre, incognito, deux parmi des milliers, un mouvement fondateur qui implique toute une génération de catholiques : les manifestants viennent de partout mais ils se sont regroupés autour de viviers de gens formés : je pense à l’Institut Albert le Grand (Angers) à l’ICES (La Roche sur Yon), à l’IPC (Paris), qui fournissent des cadres à notre révolte. Pour la plupart, on pourrait dire que nous relevons de « la jeunesse JMJ ». Au départ, nous sommes des catholiques bisounours, soit de formation diocésaine classique, soit des groupes chacha (charismatiques NDLR) qui découvrent l’hostilité des médias et du monde. Ces jeunes gardent encore une sorte de répulsion pour le milieu tradi, mais ils se sont radicalisés par rapport aux médias et au gouvernement. François Hollande a réussi à transformer des bisounours en militants politiques engagés… contre lui. C’est un véritable tour de force !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je voudrais ajouter une petite précision à ce que dit Guillaume sur la génération JMJ. Je crois que c’est aussi  et plus précisément la génération Benoît XVI. Nous n’avons vu, nous, que la fin du pontificat de Jean-Paul II et une fin difficile.. Nous n’avons vraiment reconnu toute l’importance de ce pape qu’au moment de sa béatification… Mais Benoît XVI est un marqueur beaucoup plus important pour notre jeunesse, un marqueur de résistance. Il nous laisse un enseignement, un héritage intellectuel et puis aussi disons qu’il a polarisé les médias davantage encore que Jean-Paul II, ou pour ou contre lui. Personnellement je peux dire aussi que sans son Motu proprio sur la liturgie, je ne connaîtrais pas la liturgie traditionnelle et je ne serais pas le chrétien que je suis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : Mais quelle action envisagez-vous ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Descendre dans la rue et manifester, c’est déjà une action en soi, qui montre que les jeunes ne se résignent pas à la ghettoïsation et à l’enfermement communautariste dans leur sacristie. Les mots ont leur importance à cet égard : « la manifestation pour tous » cela dit bien ce que cela veut dire. Il s’agit de chrétiens (contrairement à ce que l’on entend parfois durant les manifestations : la manif black blanc beur a fait long feu), mais ce sont des chrétiens qui s’intéressent à leur pays, qui marchent pour la France et les Français. 
Pour ce qui est d’actions à mener, on parle aussi de listes aux Municipales, face à des élus UMP qui auront voté pour le mariage homosexuel ou se seront abstenus. Pourquoi pas tenter d’organiser ces représailles politiques ? Cela peut constituer un tremplin pour que certains se lancent en politique&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je ne crois pas que l’avenir soit à chercher du côté de la politique. Je crois plutôt à l’émergence d’une élite culturelle, consciente de son identité chrétienne et qui la revendique, j’allais dire qui la revendique avec ou sans la foi explicite et personnelle. La société rompt en visière avec le droit naturel. On ne peut plus rester indifférent devant cette rupture. Je vois à Sciences Po quelques étudiants qui ne sont pas catholiques mais qui suivent avec beaucoup de sympathie les militants qui manifestent…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Pour être plus précis au niveau des actions à soutenir, je dirais d’un point de vue personnel, que je suis 100 % en faveur des actions coups de poing. Il faut le reconnaître, les militants que nous sommes constituent une minorité dans la population, donc vouloir faire des sittings ou une veillée sur le gazon de l’Esplanade des Invalides, cela ne dérange personne, cela n’exerce aucune véritable pression sur le Pouvoir. Ceux, parmi les manifestants, qui se sont nommés Les Veilleurs revendiquent ce genre d’action. Il y a un côté positif parce qu’ils forment leurs militants par des lectures et une ouverture à la culture. Mais faire la comparaison entre les Veilleurs et le mouvement de Gandhi aux Indes, cela ne marche pas ! Gandhi avait avec lui 90 % de la population, c’est la raison pour laquelle ses actions non-violentes ont eu un tel retentissement. Il faut que nous ayons nous aussi des modes d’action qui soient proportionnels à ce que nous sommes. Pour l’instant nous avons fait évoluer l’Opinion publique et c’est bien. D’après les derniers sondages, 56 % des Français sont opposés au Mariage pour tous. Mais on n’a pas assez de militants pour qu’une Opération de style passif fonctionne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : Vous êtes donc pour la violence ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Nous ne sommes évidemment pas pour la violence, même si je viens de vous dire les limites de la non-violence. Ce qu’il faut organiser, ce sont des actions démonstratives, symboliques, médiatisables immédiatement. Je crois aussi à ce que le camarade Jean-Christophe Cambadélis appelait le harcèlement démocratique, qui ne s’en prend pas aux personnes mais à leur fonction. Les Comités d’accueil qui un peu partout en France saluent à leur manière les personnalités en voyage ont un impact important. J’en profite pour dire qu’il y a une deuxième comparaison incorrecte, après celle de Gandhi, celle de Mai 68. Les barricades, cela ne fonctionne plus, pourquoi ? En Mai 68, les étudiants avaient avec eux la plupart des intellectuels, tous ceux que l’histoire retient autour de la French theory, Foucault, Derrida, Deleuze etc. Ces intellectuels s’employaient à justifier l’action violente des étudiants. Nous n’avons rien de comparable aujourd’hui.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp;CMR :  Pour nous qui tenons ce blog Le Rouge et le Noir, nous pensons que la contre-révolution est culturelle d’abord et intrinsèquement liée à l’évangélisation. On doit constater une ignorance abyssale de notre génération. Dans notre société, il reste des fruits pourris de l’ancienne évangélisation, fruits pourris parce qu’ils ont été coupés de leur racine chrétienne, ce que Chesterton appelait je crois des « vertus chrétiennes devenues folles ». Mais il n’y a plus rien de chrétien, même les connaissances les plus élémentaires manquent…

Quel serait le programme des chrétiens de la Manif pour tous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CMR : Un programme éthique, avec en première ligne la défense de la famille, de la vie, de la culture de vie. Cette défense passe par un attachement aux réalités, qui signifie immédiatement le refus de toute idéologie. Ce qui nous différencie avant tout du PS et de l’UMP c’est la question des valeurs… Et cette affirmation commune des valeurs chrétiennes, elle favorise l’unité de tous les catholiques sur le terrain. Ainsi j’ai vu des gens de Saint Nicolas du Chardonnet dans le Service d’Ordre de la Manifestation pour tous… On va aussi bien à ce que j’appellerais des « messes jésuites » de la Rue Saint Guillaume qu’au pèlerinage de chrétienté. Sans transition. Il naît un respect mutuel entre jeunes catholiques, une volonté de se comprendre, qui est indépendante des mots d’ordre venant du clergé ou des évêques.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Vous parlez de valeurs, je crois qu’il ne faut pas hésiter à évoquer un véritable retour identitaire. Dans les « afters » des manifestations, cela finit en veillées scouts avec une affirmation claire de ce qu’on est… des chrétiens !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : A quoi vous pensez lorsque l’on vous dit que ce Mouvement est en train de faire époque ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Moi, ce phénomène de résistance des jeunes à ce que leurs aînés croient être le sens de l’histoire et la modernité inarrêtable, il me fait penser au film Les invasions barbares.  Denys Arcand y raconte une confrontation entre un père et son fils : le père est un débauché qui vit avec sa maîtresse maîtresse, prenant de la drogue pour essayer d’oublier sa maladie. Son fils, Sébastien, lui, a une conception de la famille beaucoup plus traditionnelle. Il ne faut pas oublier que beaucoup des jeunes qui descendent dans la rue sont issus de familles que le divorce a mises à mal : ils sont particulièrement sensibles aux désordres familiaux. En cela, ils sont bien de leur époque dans le jeu de balancier de l’histoire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Avant de dire que ces Manifestations font époque, il faut mesurer le risque de démobilisation, après la promulgation de la loi. On nous prédit cette démobilisation.  Il faut qu’on arrive à montrer aux Pouvoirs publiques qu’on est tout aussi mobilisé face à d’autres lois, sur la PMA par exemple ou sur le droit à l’euthanasie. Les catholiques sont enfin entrés en confrontation avec la pensée dominante. Les catholiques bourgeois en ont pris un coup…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;CT : Catholiques bourgeois, qu’entendez-vous par là ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je ne parle pas d’une classe sociale, je parle d’une attitude, je parle des catholiques bourgeois au sens où en parle un spécialiste d’histoire religieuse comme Emile Poulat, bourgeois au sens que l’on donnait à ce mot à l’époque du Ralliement de l’Eglise à la République (1891). Etre bourgeois, c’est vouloir toujours paraître «modérés», proche du Pouvoir. Tout cela est derrière nous. Aujourd’hui où l’on remet en cause jusqu’au droit naturel, les gens n’ont plus envie de faire de compromis en cachant ce qu’ils pensent vraiment au fond. La nouvelle élite catholique sera plus radicale, moins effacée : les gens ne peuvent plus être des schizophrènes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
(Propos recueillis par Claire Thomas)&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
-----&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Guillaume Lévi, centralien, a 25 ans. C’est un jeune professionnel, qui prend sur ses loisirs, le soir, pour aller assidûment manifester.
Carl Moy-Ruifey, 22 ans, est élève à Sciences Po Paris, militant à plein temps et blogueur à ses heures sur &lt;a href="http://www.lerougeetlenoir.org/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Le Rouge et le Noir&lt;/a&gt;.




&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=e7TWfesIXd4:4MUCZ6xrfOI:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=e7TWfesIXd4:4MUCZ6xrfOI:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/e7TWfesIXd4" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-30T00:32:11.770+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s72-c/une875.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">12</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/les-gens-nont-plus-envie-detre.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">une action, deux minutes, trois euros</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/XFKEYgrswjE/une-action-deux-minutes-trois-euros.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-29T14:27:22-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8353733912667562462</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Mise à jour du 29 avril: [LeSalonBeige] &lt;a href="http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/04/paris-sans-nathalie.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Paris sans Nathalie? &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Mise à jour du 23 avril: [LaManifPourTous] &lt;a href="http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/331-apres-le-bitume-les-urnes" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Après le bitume, les urnes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Notre texte du 22 avril:&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
L’UMP 
parisienne organise des primaires pour désigner son candidat aux Municipales de 
2014. Pour y participer il faut être électeur à Paris (ce que je suis), et 
s’inscrire sur le site &lt;a href="http://primaireparis.fr/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;primaireparis.fr&lt;/a&gt; (moyennant trois euros par carte bancaire). Oubliez toute facétie: l’UMP dispose 
des listings électoraux – on ne peut s’inscrire qu’après avoir été identifié/e 
sur ces listes.
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;
Mais, me direz-vous, pourquoi chercher à désigner un 
candidat pour lequel je ne voterai sans doute pas, puisque je réserve mon 
suffrage à l’extrême gauche (ou à l’extrême droite, ou à l’extrême centre)? &lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/22/01002-20130422ARTFIG00590--paris-le-mariage-homosexuel-interfere-dans-la-primaire.php" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Je lis dans le Figaro&lt;/a&gt; que la question du «Mariage Pour Tous» pourrait s’inviter dans la 
campagne. Je crois qu’en fait elle ne s’invitera pas toute seule – c’est à nous 
de l’y pousser.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J’imagine 
que des dizaines et des dizaines de milliers de personnes s’inscriront aux 
primaires. Quelques centaines d’opposants au mariage représentent donc déjà 1% 
de ce corps électoral. S’ils veulent bien s’inscrire en signalant à qui de droit 
que les positions sur le sujet conditionneront leur vote, cela peut motiver 
quelques élus aujourd’hui velléitaires.&lt;span style="font-family: 'Times New roman'; font-size: 12pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: 'times new roman'; mso-fareast-language: FR;"&gt; 
Bref, pour trois euros, aidez l’UMP à &lt;/span&gt;concrétiser dès 2013 les promesses 
faites pour 2017.&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
PS1 - S'inscrire prend littéralement 2 minutes, voter sera encore plus rapide: via internet! Je récapitule: il faut être électeur, disposer d'une adresse mail, d'une carte bancaire, et d'un téléphone portable (pour confirmation du vote).&lt;br /&gt;
PS2 - Le retrait de Rachida Dati enlève du piment à cette course à l’investiture. Une faible participation augmente mécaniquement l’importance que vous avez.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XFKEYgrswjE:a1n4ooiimIE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XFKEYgrswjE:a1n4ooiimIE:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/XFKEYgrswjE" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-29T23:27:22.454+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">19</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/une-action-deux-minutes-trois-euros.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Quatrième dimanche après Pâques : le jugement du monde</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/YLvSle6xUlA/quatrieme-dimanche-apres-paques-le.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-29T13:09:45-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8060413765999304081</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;Revelavit justitiam suam &lt;/i&gt;: il a révélé sa justice, chantons-nous dans l’Introït du Quatrième dimanche après Pâques… S’il l’a révélée, c’est que nous ne la connaissions pas. Nous nous targuons peut-être de faire ce qui est juste, mais en réalité nous avons besoin que le Christ nous révèle la justice pour l’accomplir. Cette Justice n’est-elle pas dans les Dix commandements que Dieu a donnés à Moïses ? Bien sûr : elle s’y trouve annoncée, mais elle y demeure inaccessible. « L’accomplissement du précepte c’est la charité » dit saint Paul aux Romains (13, 10), et la charité n’est pas dans la lettre des dix commandements, elle appartient au Christ qui est l’Epiphanie active de la charité du Père.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
Cette justice active est une justice aimante : omne agens agit ex aliquo amore. Tout agent agit poussé par une forme d’amour écrit saint Thomas d’Aquin au début de la IaIIae dans la Somme théologique. La justice du Christ, c’est l’action. Le principe de l’action, c’est l’amour. Mais le principe de l’amour ? C’est le don. La justice du Christ n’est pas une justice qui prend, qui exige son droit. C’est une justice qui donne. Notre psychologie, avec ses étroitesses, est complètement dépassée. C’est, au-delà de la Psuché, l’Esprit saint, l’Esprit divin qui nous fait agir de la sorte et cet Esprit nous révèle ce qu’est Dieu, en même temps qu’il nous pousse à agir selon Dieu. C’est un peu ce que l’Evangile d’aujourd’hui nous explique, de manière, il faut le dire, assez énigmatique. « L’Esprit saint convaincra le monde au sujet du péché de la justice et du jugement ». Ce que nous annonce Jésus, c’est une vérité nouvelle, une vérité en action, une vérité qui se donne à voir dans l’histoire : « L’Esprit saint convaincra le monde ». Comment s’opère cette conviction : obscurément, comme le levain dans la pâte, mais activement. L’Esprit emporte la conviction du monde en lui montrant dans les faits quelles sont les conséquences du péché. L’Esprit emporte la conviction du monde en lui montrant dans les faits que Jésus retourné au Ciel, sa Justice demeure possible, dans l’amour, car lui&amp;nbsp; l’Esprit, cette justice christique, la seule vraie justice, Il l’inspire et la réalise. Enfin l’Esprit instruit et convainc le monde au sujet du Jugement car le monde est déjà jugé et il le sait. Obscurément il a choisi la mort. Souvenez-vous de la surprise de Freud lorsqu’il découvre que les êtres vivants, qu’il croyait faits pour la vie, de tout leur désir vont à la mort. Je crois que nous sommes aujourd’hui dans de telles structures de péché que la société, sans le savoir ou plutôt sans vouloir le savoir, a choisi la mort. Elle a choisi l’autodestruction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que l’Epître aux Hébreux appelle « l’Empire de la mort » : étrange et terrible Souveraineté, qui fait dire à Jésus : le monde est déjà jugé. Le monde va de lui-même à sa perte à force de mensonges (toutes ses promesses de bonheur non tenues : voilà le monde), à force de jalousie (on préfère détruire ce qui est bien pour que l’autre ne le possède pas) et d’autodestruction. Pourquoi cet Empire de la mort ? C’est l’Empire du péché. Mais qu’est-ce que le péché ? Le Christ est formel : « L’Esprit saint convaincra le monde au sujet du péché car ils n’ont pas cru en moi ». Ce qui peut se comprendre de deux façon : d’une part, c’est Jésus l’Innocent qui était venu convaincre le monde de son péché et son Innocence a été bafouée, condamnée, détruite autant qu’il en était possible. L’Esprit saint reprend cette tâche du Christ et la mène à bien en faisant en sorte que les hommes croient au Christ. On peut aussi concevoir que ce que nous révèle Jésus, qui est la Justice par excellence, c’est que le péché de l’homme consiste à refuser Jésus. Sans lui, on ne peut pas éviter le péché. S’il ne nous purifie pas de a pureté qui vient de sa Croix, nous sommes incapables de nous purifier nous mêmes. Cette formule énigmatique du Christ est une invitation à avoir confiance dans le temps qui passe, confiance dans l’histoire. Si apocalyptique puisse-t-elle apparaître, l’histoire est d’une manière ou d’une autre, par la foi ou par la non-foi, une manifestation de la puissance du Christ et du Salut qu’il nous apporte, lui seul. Nous craignons une apothéose du mal ? N’ayons pas peur ! C’est encore l’Esprit saint qui se manifeste dans le caractère toujours absurde et inhumain de cette Manifestation.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
Abbé Guillaume de Tanoüarn&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=YLvSle6xUlA:3IIWVD_j7HQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=YLvSle6xUlA:3IIWVD_j7HQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/YLvSle6xUlA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-29T22:09:45.250+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/quatrieme-dimanche-apres-paques-le.html</feedburner:origLink></entry></feed>
