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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" xml:lang="en"><title type="text">MetaBlog</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://ab2t.blogspot.com/" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/blogspot/IfvW" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-25T10:47:45+00:00</updated><generator uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">1232</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/">25</openSearch:itemsPerPage><feedburner:info uri="blogspot/ifvw" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980</id><feedburner:emailServiceId>blogspot/IfvW</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><entry><title type="text">Printemps français : l'intolérance républicaine</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/T1hcVIhFn3Y/printemps-francais-lintolerance.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-24T08:38:01-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4689547024982383879</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le sinistre Manuel Gaz vient de déclarer que le printemps est intolérable. Voici ses propres paroles, relayé ce matin sur le net par le quotidien Libération :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;i&gt;«Nous allons l’étudier parce que ces propos sont inacceptables»&lt;/i&gt;, a déclaré le ministre, interrogé sur un communiqué virulent du groupe. &lt;i&gt;«Il n’y a pas de place pour des groupes qui défient la République, la démocratie et qui s’attaquent aussi à des individus»&lt;/i&gt;,
 a prévenu Manuel Valls, deux jours avant la manifestation des opposants
 au mariage homosexuel qui pourrait bien être la dernière".&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quels sont ces propos intolérables ? Quel est ce communiqué virulent ? L'article de Libé sur lequel je me fonde nous donne ceci, jugez donc du degré de nuisance. Je cite Libération, citant le texte incriminé par notre Ministre de l'Intérieur :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&amp;nbsp;"Dans un &lt;a href="http://www.printempsfrancais.fr/1527/communique-post-promulgation-18-mai-2013/" target="_blank"&gt;communiqué publié le 21&amp;nbsp;mai&lt;/a&gt;, le Printemps français appelle à &lt;i&gt;«une nouvelle résistance»&lt;/i&gt; face à une loi qui irait &lt;i&gt;«contre les lois de la biologie et contre tout sens commun»&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;« La
 France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir 
entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera 
jusqu’à la victoire»&lt;/i&gt;, peut-on encore lire". &lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Que reproche-t-on au Printemps français, qui, au passage, n'est pas une association que l'on pourrait interdire mais une simple appellation, à laquelle les citoyens hostiles au Mariage pour tous peuvent se raccrocher : vous, moi et tous les marcheurs du 26 mai ? J'espère qu'on ne lui reproche pas d'avoir écrit que le mariage homosexuel est un défi aux lois (élémentaires) de la biologie... Je ne le pense pas. Tout le monde sait bien qu'après le mariage homosexuel et pour en valider la perspective, il faut faire passer une loi sur la GPA [la gestation pour autrui]. Voilà un défi à la biologie ! Voilà un défi au bon sens ! Je dirai : une insulte au sens maternel, le plus profond et le plus beau de toute la création, celui qui ressemble le plus à un amour naturel. Mais il me semble qu'écrire cela ne nous met pas encore hors la loi.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce que l'on reproche au Printemps français ? Se présenter comme une alternative politique. Avoir écrit : "La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l'asservir". Ca c'est intolérable ! Cette remise en cause du Système de contraintes qui nous régit est inadmissible. Qui ne peut pas l'admettre ? Les marionnettistes et autres profiteurs du système. Qui sont-ils ? Les politiques, l'élite mondialisée dont il aspirent à faire partie et le quatrième pouvoir...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
A propos des politiques, disons que DSK et Lagarde sont deux tentatives de sublimation globalisatrice du destin de politicien hexagonal. La première tentative a mal tourné. La seconde suscite tant de jalousies... Il faut préciser aussi que les journalistes aspirent à intégrer le monde des politiciens ou tout au moins à être reconnus comme un Pouvoir dans le Système... Le Système, via ses séides, devient ainsi à lui-même sa propre fin. Il est mondialisé.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La meilleure critique que j'en ai lue, à ce jour, est celle&amp;nbsp; d'un éminent représentant de l'Ecole de Francfort : Jürgen Habermas. Il met en cause la rationalité politique elle-même. C'est assurément une critique de gauche. Je la dédie particulièrement au ministre Manuel Gaz, qui comprendra peut-être enfin que malgré son enthousiasme maçonnique pour tout ce qui déconstruit, son seul idéal réel, c'est le Système, sa défense à tout prix, et ce qu'il peut rapporter à certains (dont lui). Au passage, Habermas invoque Herbert Marcuse et... Max Weber : il brasse large.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
"H. Marcuse entend démontrer que le concept formel de rationalité (que Max Weber a induit à partir à partir de la personne juridique moderne moderne et du fonctionnaire de l'administration moderne) comporte certaines implications quant au contenu. Marcuse est convaincu que, dans ce que Weber a appelé la rationalité, ce qui l'emporte ce n'est pas la rationalité en tant que tel, mais, au nom de la rationalité, une forme déterminée de domination politique inavouée.Cette rationalité soustrait à la réflexion rationnelle le faisceau d'intérêts macrosociologiques au sein duquel les stratégies sont choisies et les systèmes aménagés" (La technique et la science comme "idéologie" Gallimard 1973).&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les philosophes soixante-huitards en Allemagne ont fait la théorie du système. Ils n'en ont pas mentionné l'ultime perfectionnement, très apparent dans la récente prise de position de Manuel Gaz : on appellera "démocratie" tout ce qui se rattache à la Domination induite par le système et on qualifiera d'antidémocratique tout ce qui tente de s'en éloigner. Ce sera la meilleure manière de "soustraire ces perspectives différentes (celles du Printemps par exemple) à la réflexion". Plus le droit d'y penser ! Plus le droit d'en parler ! La loi est signée, vous n'avez pas le droit de vous opposer à la Loi sous peine d'être pris en flagrant délit d'esprit antidémocratique.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est dans cette perspective que j'appellerais macropolitique que les rodomontades de Manuel Gaz sont à prendre au sérieux. Le Système est mis en cause ? Le Système se défend et il se défend de manière parfaitement morale au nom de la démocratie. Quitte à organiser des provocations. Attention le 26 mai : vous avez lu Libé, plus haut. Ce doit être "la dernière fois". Dernière fois avant diabolisation et/ou interdiction.Il faut donc que nous profitions tous de la liberté qui nous est laissée... Avant de la perdre ? Non : pour que l'on soit trop nombreux pour risquer de la perdre par décret.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/T1hcVIhFn3Y" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-24T17:38:01.498+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/printemps-francais-lintolerance.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Peur, quand tu nous tiens, réponse à l'abbé Robinne et à quelques kozeurs...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/L0qeCuRf9Ng/peur-quand-tu-nous-tiens-reponse-labbe.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-22T23:46:35-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6674122054576700451</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;De mortuo, nihil nisi bonum &lt;/i&gt;: d'un mort on ne dit que du bien, dit le proverbe latin. C'est dans cette perspective que j'ai voulu écrire de Dominique Venner, un homme dont j'admirais l'élan et le militantisme parfaitement désintéressé, le travail et la volonté de créer (des oeuvres, des circonstances ou même des changements historiques profonds). Il est une catégorie qui échappe peut-être à certains : Venner était ce que l'on appelle un homme noble : un homme détaché de l'ordinaire. Egotiste ? Parfois... C'était sa faille. Mais il mettait toujours son combat (ou l'idée qu'il se faisait de son combat) au-dessus de lui-même. Cela étant posé (comme il aurait dit lui-même sur RC), c'était un homme avec lequel je n'avais aucune vision commune (aucune connivence idéologique, n'en déplaise à Koz), un homme auquel je n'ai jamais fait la moindre concession, et qui accepta d'ailleurs naguère, dans la Nouvelle revue d'histoire, de publier ma longue réfutation d'un de ses papiers sur les causes de la ruine de l'Empire romain. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ne peut on pas respecter quelqu'un sans pour autant partager ses idées ?
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour Koz, mon papier serait "stupéfiant" (ça me rappelle un vieux sketch, vous aussi?). Le fait de comparer ce suicide à un seppuku dénoterait de "la complaisance" envers le suicide, complaisance, bien sûr, "indigne d'un prêtre". Personnellement je pense plutôt que c'est le fait de s'acharner sur la dépouille qui est indigne d'un prêtre Nous sommes, nous autres prêtres les ministres de la Miséricorde. Acharnement? Pour tel Causeur célèbre sur la Toile, (il en avait l'intuition depuis longtemps, il peut le dire haut et fort à présent), Dominique Venner, ce serait... le diable. Rien moins ! Personnellement je me suis toujours élevé contre toutes les formes de diabolisation. Le diable est un ange pas un  homme. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Argument décisif : "L'Eglise y voit une profanation". C'est clair que si l'on est chrétien, un tel acte, qui représente une suprême désobéissance à Dieu dans un lieu divin, est une profanation. Mais si l'on ne l'est pas... Si l'on fait profession d'athéisme ? Si pourtant l'on cherche désespérément le sacré (au point de le rêver dans je ne sais quel Walhalla) et qu'on le trouve dans la forêt de piliers d'une cathédrale, au pied d'un autel dédié à la Vierge, alors qu'on a débiné toute sa vie cette sacralité-là, je pense qu'on est bien obligé (&lt;i&gt;cela ne plaît ni aux cathos redresseurs de tort qui voient le monde en noir et blanc, point barre &lt;/i&gt;(sic)&lt;i&gt;, ni aux païens patentés mais je le di&lt;/i&gt;s) de trouver un sens à ce geste hasardé, un sens subjectivement sacré. C'est en respectant cette démarche personnelle, même en ce qu'elle peut avoir d'incongru ou disons-le d'objectivement monstrueux, que le cardinal Vingt-Trois puis Mgr de Moulins-Beaufort ont fait prier pour celui que Libération appelle "le suicidé de Notre Dame".
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Est-ce de "la complaisance" que de vouloir non pas accepter ni justifier mais tenter de comprendre les raisons d'un acte apparemment irrationnel ? Le Curé d'Ars, d'une science mystérieusement certaine, avait absout un suicidé : "Entre le pont et l'eau, il s'est converti, il est sauvé". Ne peut-on pas (sans aucune complaisance) scruter les raisons complexes qui ont poussé Dominique Venner à se donner la mort ? Ne doit-on pas souligner ce qui dans cet acte résiste à toute interprétation vulgaire ? Scruter ou peser ce que ce geste pourrait avoir de chrétien "en espérance", malgré le désespoir, dont il est issu ?
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On me dit que ce raisonnement est "plus que limite surtout de la part d'un prêtre", qu'il est "loin de toute théologie catholique". Je n'ai jamais nié que le suicide soit un péché grave. Que Dominique Venner, par cet acte, soit un pécheur devant l'éternel (et pas le saint que certains veulent voir, à Lyon en particulier me dit-on), c'est très clair. Simplement, c'est au moment où il voudrait donner à sa vie par lui-même l'ultime sceaux de l'autosuffisance... que le voilà, dans une sorte de lapsus existentiel, dans le champ de l'Autre [de l'Autre que soi] qui est le champ de Dieu : le voilà à Notre Dame, devant l'autel, en quête du dernier symbole. On n'échappe pas à Dieu si facilement ! Quelle ironie redoutable que celle du Tout puissant !Quelle douce ironie que celle qu'il exerce sur les pauvres humains par Notre Dame.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Est-ce là une apologie? Bien sûr que non. Cette tentative de mise au point est-elle (au choix car le prêtre qui se fait mon contradicteur semble me laisser le choix)déplacée, scandaleuse ou dérangeante ? Je ne la crois pas déplacée mais sacerdotale. Ni scandaleuse (ce sont ceux qui crachent sur la tombe au nom du Christ qui créent le scandale). Mais je sais bien que l'acte sur lequel nous réfléchissons, comme ma démarche présente peuvent paraître un peu... dérangeants. Hors piste. Hors champ. Evidemment. Et cela fait peur à certains catholiques, habitués au confort de leur petite bourgeoisie. "Ces catholiques, n'est-ce pas, écrit Mortimer sur son site La Plume, jugent vite, trop vite, comme s'il y avait urgence". Cette urgence est celle de leur peur.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je leur dis, moi : N'ayez pas peur, n'ayez pas peur du Christ, juste juge, seul détenteur de toutes justices. N'ayez pas peur du mal, de la puissance du mal. Elle est déjà vaincue.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/L0qeCuRf9Ng" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-23T08:46:35.915+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">33</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/peur-quand-tu-nous-tiens-reponse-labbe.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Le dernier geste de Dominique Venner</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/meN576NtTPY/le-dernier-geste-de-dominique-venner.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-21T11:15:48-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6358033501016436948</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Tout à l'heure à 16H00, Dominique Venner s'est suicidé, à Notre Dame, devant l'autel d'une balle dans la bouche. Comment comprendre ce geste ? Quels en sont les motifs ? Une lettre a été laissée sur l'autel, il nous dira ce qu'il veut nous dire de son acte.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai eu l'occasion, voilà déjà une quinzaine d'années, de rencontrer Dominique Venner, de discuter avec lui, d'essayer de comprendre l'antichristianisme militant de cet historien qui était à la fois si froid et si passionné, si précis dans ses analyses et si lyrique dans ses perspectives, sans que le lyrisme ne nuise à l'analyse ni l'analyse au lyrisme. Dominique Venner avait une grande âme, "un coeur rebelle". C'est ce qui m'avait fait éprouver pour lui, alors que nous étions aux antipodes l'un de l'autre, une véritable sympathie. Il m'avait d'ailleurs dédicacé son ouvrage autobiographique Le coeur rebelle : "A l'abbé de Tanoüarn qui n'est pas un coeur soumis". Cette formule, je l'ai longtemps méditée. Je crois que c'est en cela que nous avons été en compréhension l'un de l'autre, lui et moi, dans le refus de toutes les formes de soumission. Se soumettre c'est subir, subir c'est renoncer à agir, renoncer à agir c'est accepter de ne pas servir, de ne servir à rien, de se laisser happer par le grand Néant de tous les A-quoi-bonismes, contre lequel Dominique s'est élevé toute sa vie. Contre lequel pourrait-on dire, il a tenté d'élever sa vie et son oeuvre. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Son dernier post, sur son blog, appelant à manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, mêle la crainte d'une islamisation de la France à ce signe de décadence morale qu'est le mariage des homosexuels. "Ce ne sont pas de petites manifestations de rue" qui pourront changer quelque chose à cette formidable conjuration "du pire et des pires" que présente la vie politique française en ce moment. On devine une forme de désespoir politique, vraiment poignant chez cet homme de 78 ans, dont on pourrait penser qu'il en a vu bien d'autres, depuis les combats de l'Algérie française, les appels à la résistance d'Europe jeunesse, jusqu'à maintenant. Mais le désespoir n'est pas l'explication ultime de ce dernier geste.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Du reste, sur son Blog, ce n'est pas le désespoir qui domine le texte qu'il nous laisse : "Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes". On pense au sepuku de Mishima, il n'a pas pu ne pas y penser, en choisissant froidement le lieu et le moment et en s'interdisant de se rater. Son acte a été mûri, prémédité. Il avait remis les clés de la Nouvelle revue d'histoire ce week-end à celui qu'il considérait comme son plus proche collaborateur et son continuateur, Philippe Conrad. Sans paraître affecté. Il avait fini sa tâche, il importait de donner un sens à sa fin. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Sur son blog, il expliquait : "Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien".
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
"Nous n'avons que cette vie...". Cette affirmation, pour Dominique Venner, est une donnée essentielle du problème. S'il n'y a pas d'au-delà de la vie terrestre ; pour quelqu'un qui entend aller jusqu'au bout, l'instant, chaque instant a un poids écrasant. Le chrétien comprend ce sens de l'instant et ce sens de la responsabilité, mais il ne cherche pas à aller au-delà du possible : Dieu est l'agent de nos destinée. Dieu achève l'ébauche que nous lui tendons à la dernière seconde.Et le sacrifice est encore une action, non une soumission. Dominique Venner n'a pas voulu s'en remettre à Dieu de sa dernière seconde, il ne pouvait pas faire ce sacrifice : il a souhaité la choisir. Pétri de philosophie allemande, il a repris toute sa vie l'idée de Schelling, commenté par Heidegger : "être c'est vouloir". &lt;i&gt;Esse est velle&lt;/i&gt;. "L'être, c'est le vouloir". Il faut vouloir jusqu'au bout pour être vraiment. Voilà la formule d'un athéisme antinihiliste... Le sien.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Et pourtant...
&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pourtant, Dominique Venner a choisi l'autel de Notre Dame pour cette décision. C'est sur l'autel qu'il a posé une dernière lettre. Vraiment je ne crois pas que, s'il a fait cela, c'est pour attirer l'attention, pour que Manuel Gaz vienne sur les lieux. Il n'avait que faire de ce genre de reconnaissance "médiatique". Son acte n'est pas médiatique, il est symbolique. Quel symbole ? Celui de la Vierge Mère, celui de l'éternel féminin, lui qui, dans son dernier blog professe "respecter les femmes alors que l'islam ne les respecte pas". Sans doute. Mais il ne faut pas oublier qu'outre sa culture païenne, Dominique Venner possédait une solide culture chrétienne, avant que son entrée en délicatesse avec une Eglise qu'il voyait comme absurdement pro-FLN ne l'ait détourné de Dieu. Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d'analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu'il ait trouvé de passer par l'Eglise une dernière fois sans se renier. Une sorte de prière sans parole, pour ce coeur inassouvi jusqu'à la dernière seconde. Dieu ? C'était trop compliqué pour lui. Mais Marie... Une femme, capable - Dieu le sait - d'exaucer enfin le désir de perfection qui a été la grandeur et le drame de sa vie.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/meN576NtTPY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-21T20:15:48.079+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">38</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/le-dernier-geste-de-dominique-venner.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Ni chaud ni froid...</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/cwQmmjqfOWs/ni-chaud-ni-froid.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-20T13:26:35-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-9078477914897144233</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous étions dans l'idéologie du réchauffement climatique, au nom de laquelle nous devions admettre la nécessité et le devoir morale de décroissance ; et voilà que, pèlerins ou pas, nous sommes bien obligés de nous plaindre du froid, alors qu'il pleut de l'eau froide et triste, qu'il fait plus ou moins 13 degré et que l'été est sensé venir à grands pas. Même Libération, grand militant antiréchauffement, vient de le reconnaître : "Le froid inhabituel retarde la pollinisation et la maturation. Avec des «conséquences qu’on commence à percevoir», admet le ministre de l'Agriculture". 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je trouve qu'Il a de l'humour, le bon Dieu, et pas seulement avec Le Foll, ministre de l'agriculture. Comme dit l'Evangile,Il "fait briller son soleil sur les bons et sur les méchants". Cette pollinisation à retardement, c'est certainement une manière à lui de nous montrer à tous que le réchauffement n'est pas une fatalité et que la décroissance n'est pas un devoir moral mais l'une des échappatoires l'un des alibis du grand nihilisme européen. L'homme, je vous le demande, peut-il s'empêcher de grandir sans renoncer - quelque part - à être un homme ? 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais pour que l'homme grandisse,et accepte de grandir encore, pour qu'il comprenne que la croissance est la loi de sa vie, comme Pascal en eut l'intuition dans sa Préface à un Traité du vide, il faut qu'il se sente en sécurité, qu'il exorcise ses peurs infantiles, bref qu'il devienne croyant s'il ne l'est pas, qu'il renforce sa foi s'il la possède. La foi n'est pas l'apanage de ce que l'on appelle avec un peu de dédain, la vie spirituelle. Elle est ce qui permet à chacun d'accomplir sa vie dans la confiance. Elle est aujourd'hui d'autant plus nécessaire à toute vie simplement humaine que nous sommes entrés dans une société de défiance et que la foi, comme la confiance, exigent de nous que nous ramions à contre-courant. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Depuis ce que l'on a appelé la grande peur en 1789, je crois que chaque fois qu'une société s'éloigne de Dieu, elle est poreuse à tous les fantasmes et particulièrement accessible à la peur. En 1789 la grande peur avait fait des morts dans toute la France. Les Français avaient trouvé des "traîtres" à égorger, à sacrifier, comme si ces crimes contre des boucs émissaires étaient nécessaires à leur calme. Aujourd'hui, on a un peu moins peur des traîtres (encore que...) mais on a peur du temps qu'il fait : sur cette Planète entièrement due au hasard, l'ordre ne tient qu'à un fil. Va-t-on manquer d'eau ? Va-t-on manquer de soleil ? Va-t-on être submergés par les eaux des pôles ? Toutes questions qui se comprennent très bien quand on ne croit qu'au Hasard et à la Nécessité, mais qui sont ineptes pour celui qui croit au Logos, cet esprit qui a tout mis en cosmos comme disait Anaxagore cinq siècles avant Jésus-Christ. Je crois vraiment qu'Anaxagore n'est pas prêt d'être démenti.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais quel est l'agent de la défiance ? Quel est le promoteur de la peur parmi nous ? 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je vais vous le dire d'un mot, même si cela risque d'en choquer quelques uns. Ce mot, je l'emprunte à Luc Ferry : c'est la démocratie. Tout à l'heure, dans un débat sur BFMTV, avec André Bercoff, obligeamment twitté par Guillaume de Prémare, il a comme on dit entre CRS lâché le morceau. Bercoff déplorait le fait que la filiation ne représente plus rien pour le Législateur, mais aussi pour beaucoup de gens, en manque des repères les plus élémentaires. Notre philosophe nous pouvait pas laisser passer cette occasion de nous redire son Credo à l'envers, sa curieuse foi philosophique dans le néant : "Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." Déconstruction ? Disons : destruction culturelle organisée, ce sera plus simple. La démocratie n'admet plus aucune loi supérieure à la Volonté générale des citoyens, telle qu'elle s'exprime à un moment donné.Elle déconstruit donc méthodiquement et logiquement tout repère.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Jean-Jacques Rousseau l'avait bien expliqué trente ans auparavant : "Dans une République, il n'y a pas de loi fondamentale". L'expression "loi fondamentale" est bien connu des Français en 1763, lorsque paraît le Contrat social. En monarchie (dans la monarchie française) il y a des lois fondamentales qui font que malgré tout son pouvoir le Monarque n'est jamais un despote. Il n'en est pas de même pour le peuple : le peuple peut devenir un despote, il a le droit de devenir un despote, puisqu'il est le peuple... Aristote au Livre III de sa Politique avait déjà aperçu cette faille au système démocratique "quand tout le peuple, écrivait-il est comme un seul tyran". Lui pensait qu'il s'agissait d'une tare et qu'il fallait tout faire pour éviter cette situation. Rousseau ne s'est pas soucié de garde fous au Pouvoir absolu de la volonté générale. Il théorise ce Pouvoir comme absolu, ce en quoi sa politique, me semble-t-il, passéiste ou progressiste qu'importe, sera toujours haïssable.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Luc Ferry ne dit pas que la démocratie, c'est la liberté. Il écrit : la démocratie c'est la déconstruction. Il prend donc position froidement pour l'un des avatars de la République rousseauiste, cette démocratie qui est systématiquement contre tout ordre qui ne vient pas d'elle, cette démocratie qui n'accepte d'ordre qu'humain.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Qu'est-ce que le réchauffement climatique ? C'est la théorie selon laquelle les climats ont été troublés par l'activité humaine excessive. Même la loi du ciel et la loi des saisons ne sont plus valables. Avec cette théorie, le nihiliste ordinaire oscille délicieusement entre un sentiment de pouvoir absolu (l'homme n'est plus soumis à aucune loi, même pas à celle du climat puisque comme dit Madame Michu il n'y a plus de saison). Quelle belle victoire sur les éléments qui jusqu'ici nous imposait le chaud en été et le froid en hiver ! Mais en même temps que la loi s'estompe, naît et renaît la peur, une peur vague sans objet (il n'y en a plus, puisque tout est rien). Comme dit le Poète : "L'angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir". 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le nihilisme permet à l'homme d'expérimenter sa toute-puissance puisque, par hypothèse, il n'y a rien autour de lui. C'est ce que Luc Ferry appelle la découverte de "l'homme-dieu" qui se donne lui-même comme "le sens de sa vie" : il est seul, le seul, pour lui seul. Mais le nihilisme est aussi anxiogène et depuis la Révolution française, on sait comment ces angoisses-là se conjurent...&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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Frédéric Mounier nous avait prévénu dans &lt;a href="http://rome-vatican.blogs.la-croix.com/les-deux-defis-immediats-du-pape-francois/2013/03/20/"&gt;La Croix du 20 mars dernier&lt;/a&gt; : «Le jour où le pape, parce qu’il est pape, rappellera que l’avortement est la destruction d’une vie, ou que, pour élever un enfant, il n’y a pas mieux qu’un couple hétérosexuel stable et fidèle, beaucoup risquent de trouver ce pape ‘pas si cool que ça’.» - C’est que les médias (dixit Mounier) «&lt;i&gt;lèchent, lâchent puis lynchent&lt;/i&gt;» leurs éphémères idoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que le moment soit venu, et &lt;a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=721068"&gt;Justin du Forum Catholique&lt;/a&gt; nous signale ce matin un &lt;a href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/moeurs-le-pape-francois-dans-la-ligne-de-ses-predecesseurs-13-05-2013-2798825.php"&gt;texte du Parisien &lt;/a&gt;qui découvre un pape «peu disposé à des changements radicaux» - concrètement, François garde la position catholique sur l’ordination des femmes, le mariage des prêtres, la pilule, la capote, le divorce, etc. Et puisque les journalistes chassent en meute,  il est fort possible que d’autres textes suivront. Ce n’est plus ‘&lt;i&gt;lèchent&lt;/i&gt;’, ce n’est pas encore ‘&lt;i&gt;lynchent&lt;/i&gt;’, c’est déjà ‘&lt;i&gt;lâchent&lt;/i&gt;’.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=tyJcW0aeiqw:6AIM2jPqU4Q:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=tyJcW0aeiqw:6AIM2jPqU4Q:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/tyJcW0aeiqw" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-14T01:27:31.743+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/francois-medias-prodromes-du-divorce.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Incontournable christianisme !</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/hbkxVDka4XY/incontournable-christianisme.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-13T13:52:08-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6712124869663849589</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il faut d'abord que je vous recommande le dernier film de Robert Redford, vieux cascadeur de 76 ans. Dans la version française, il s'intitule Sous surveillance. Tout un programme : le nôtre. L'intrigue trouve son rythme dans la puissance du Renseignement d'Etat, nous sommes effectivement tous sous surveillance. C'est ce que l'on appelle la démocratie moderne, qui n'est démocrate que de nom, alors que ce Régime représente le gouvernement le plus contrôlé que le Monde ait jamais connu. Gouvernement bientôt mondial comme les autoroutes de l'information qui lui servent de chemins de ronde. Gouvernement dans lequel toutes les alternances ne signifient que l'éternel retour du Même.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Allons-nous retrouver une vraie démocratie d'expression, loin de la Pensée formatée, devenue un produit de consommation parmi d'autres ? Aujourd'hui &lt;a href="https://twitter.com/BeatriceBOURGES" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Béatrice Bourge&lt;/a&gt;, porte parole du &lt;a href="https://twitter.com/search?q=%23PrintempsFrancais&amp;amp;src=hash" rel="nofollow" target="_blank"&gt;#Printempsfrançais&lt;/a&gt;, est certainement l'une des femmes par lesquelles passe un nouveau courant de liberté et d'authenticité. Je suis heureux et fier de la recevoir ce mardi à 20 H 15, au Centre Saint Paul. Devant les caméras ou face au militant, elle représente une force nouvelle, un élan dont nous avions perdu l'habitude, au milieu d'hommes politiques tous plus décevants les uns que les autres. Elle porte cette revendication magnifique d'une Politique de la vie, où ce qui compte ce n'est pas seulement le fait de vivre comme des oesophages sur pattes, mais la possibilité laissée à chacun de vivre bien, de se responsabiliser, d'obéir aux lois immémoriales qui gouvernent la nature humaine, en particulier les lois qui dérivent de la différence des sexes, mais aussi les lois qui proviennent de l'impératif de respect pour tous et chacun, fort ou faible, quelle que soit sa communauté, loi du respect qui est le nom social de la charité, qui est la charité chrétienne socialisée, historicisée.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous sommes  autour des derniers acquis de la chrétienté. Ensuite, dans l'univers post-chrétien, on observe petit à petit une régression, ce que René Girard appelle le retour à l'archaïsme. Historiquement souligne l'auteur du Bouc émissaire, un seul choix nous est donné : être la première ou la deuxième des prostituées entre lesquelles le roi Salomon rendit justice. Chacune représente une forme de sacrifice. Chacune représente aussi une forme de vie humaine, car toute vie est sacrifice. Qu'on en juge, après Salomon : chacune de ces deux femmes était devenue mère. L'un des petits est mort. Elles se disputent autour de l'enfant vivant. Salomon arbitre. L'une veut qu'il soit coupé en deux pour qu'il n'y ait pas de jalouse... L'autre est prête à le perdre pour qu'il vive. L'une représente le sacrifice païen, meurtre collectif de victimes qui sont des boucs émissaires, l'autre, renonçant à celui dont Salomon devine immédiatement qu'il est son fils (et qu'elle est la mère) : y renonçant pour qu'il vive. La première signifie le sacrifice païen : on tue pour apaiser les rivalités en les détournant dans une haine commune. La seconde signifie le sacrifice chrétien : on se sacrifie soi, pour que l'autre puisse vivre. Dans l'Ancien Testament (j'avais insisté là dessus dans un livre publié il y a quelques années), Jonas est une autre figure de ce sacrifice déjà chrétien dans l'esprit. Il demande en effet à l'équipage du navire dans lequel il a pris place d'être lui-même jeté par dessus bord pour que s'apaise la colère de Dieu. 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais pourquoi vous raconté-je tout cela ? peut-être parce que je n'ai pas pu donner mon cours ce soir, faute au zèle de la Maréchaussée qui m'a subtilisé ma voiture. Mais surtout à cause d'une petite phrase de René Girard dans Les origines de la culture - qui m'a marqué. Il souligne qu'entre les deux prostituées (entre les deux sacrifices), "il n'y a pas d'interstice". C'est l'un ou l'autre... Si notre monde devait se résoudre à tourner le dos au christianisme (ce n'est pas encore fait !) il risque de retrouver la sauvagerie de l'archaïsme. Et voilà pourquoi, envers et contre (presque) tous, le christianisme est incontournable ! Il porte seul l'Evangile de la Vie. Il se met toujours du côté des victimes.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Soit, dans le Christ crucifié, on canonise les victimes, et l'on étend sur le monde, comme un invisible filet, l'immense analogie des sacrifices que Joseph de Maistre a merveilleusement découverte à nos yeux dans son court ouvrage d'Eclaircissements. Sans doute est-ce là l'autre nom de la communion des saints... 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Soit, dans le meurtre du Bouc émissaire, on continue à tuer ensemble "le pelé, le galeux dont vient tout le mal" comme dit La Fontaine (Les animaux malades de la peste). On crie Haro sur le baudet et c'est la violence que l'on sanctifie : sainte violence qui réalise l'union des hommes entre eux, quand on parvient à faire l'unanimité contre le Bouc émissaire. A cet égard, la "diabolisation", dont on parle d'ailleurs un peu moins pour la pratiquer d'avantage, n'est pas autre chose qu'une anticipation médiatique de ce retour aux sacrifices humains ; c'est la haine méthodique, organisée du pelé, du galeux.
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je crois, étant donné la perspective apocalyptique que nous offre la vision de la deuxième prostituée et des sentiments meurtriers qui la meuvent, que l'on ne doit pas se presser d'être pessimiste. Le défaitisme est un péché. Le monde a tellement reçu de la Révolution chrétienne qu'il ne l'abandonnera sans doute pas si vite que certains le pensent et l'espèrent. Ainsi le printemps 2013 est français, il est chrétien. Pour la première fois depuis 1905, le christianisme retrouve une expression publique dans notre Pays. Pour la première fois, au plan international, un pape ne juge pas déchoir en participant à une grande manifestation de fierté chrétienne pour la vie. Il faut que ce pape soit grand pour accepter de devenir un militant parmi les 40 000 qui ont battu la semelle sur le pavé romain dimanche. Il faut aussi que la situation soit grave pour que l'on en arrive là... 
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce sursaut ne serait pas arrivé, ce frémissement ne se serait pas manifesté si la situation n'était exceptionnellement grave et si l'Indifférenciation (des fois, des sexes, des vies) ne progressait chaque jour au nom de la standardisation et du capitalisme triomphant, sous le couvert vertueux de la lutte contre les discriminations. Tout va mal ? Mais justement, comme dit Hölderlin en une sublime déclaration de foi : "Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve".&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/hbkxVDka4XY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-13T22:52:08.183+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">11</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/incontournable-christianisme.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Twittez</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/qcjHqQ7xPkA/twittez.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-09T14:33:13-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-5051456625589238706</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'imagine que beaucoup de lecteurs de ce blog fréquentent déjà twitter, ne serait-ce qu'en simples lecteurs. Ce billet s'adresse donc aux autres, à ceux qui ne savent pas combien c'est facile, ou qui pensent ne pas avoir le temps. Le temps? Passés les premiers essais, Twitter l'économise au contraire, des sources bien calibrées et de toutes natures vous amenant l'info que vous n'avez plus à aller chercher. Pour ceux qui ne connaissent pas, donc, voici à titre d'exemples...&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
... à tout seigneur tout honneur:
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Nos valeurs sont issues du christianisme qui donne force à la loi naturelle. C'est notre histoire qui nous a fait, pas "la nature".&lt;br /&gt;
— Abbé G. de Tanoüarn (@abbedetanouarn) &lt;a href="https://twitter.com/abbedetanouarn/status/330723577869500416"&gt;4 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Tugdual D n'a pas son pareil pour dire un maximun de choses en 140 signes:
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Étapes du DeuilDéni&amp;gt;On va gagner !Colère&amp;gt;Insurrection !Marchandage&amp;gt;Union civile !Dépression&amp;gt;J'hiberne !Consentement au réel&amp;gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23Veilleurs"&gt;#Veilleurs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
— Tugdual Derville (@TDerville) &lt;a href="https://twitter.com/TDerville/status/327319287117250562"&gt;25 avril 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Sa Sainteté a repris (et dynamisé) le compte de Benoit XVI
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Il serait beau, en ce mois de mai, de réciter ensemble en famille le chapelet. La prière raffermit la vie familiale.&lt;br /&gt;
— Pape François (@Pontifex_fr) &lt;a href="https://twitter.com/Pontifex_fr/status/330230998975533056"&gt;3 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... Mgr Aillet, calme et serein (et ça énerve quelques personnes) 
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
Comme catholiques, parlementaire ou simple citoyen, on ne saurait apporter son soutien à une législation favorable aux unions homosexuelles&lt;br /&gt;
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) &lt;a href="https://twitter.com/MgrMAillet/status/331508568736014336"&gt;6 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
... TradiNews, qui signale les MàJ du blog éponyme
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;&lt;p&gt;[Abbé Laisney, fsspx] Réponse à l’abbé Chazal &lt;a href="http://t.co/y6LKTcqbce" title="http://goo.gl/fb/2srIc"&gt;goo.gl/fb/2srIc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&amp;mdash; TradiNews (@TradiNews) &lt;a href="https://twitter.com/TradiNews/status/330640622992101376"&gt;4 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"&gt;&lt;/script&gt;
... Nemo, enfin, pour la photo qu'il met en lien.
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"&gt;
&lt;a href="https://twitter.com/search/%23Manifpourtous"&gt;#Manifpourtous&lt;/a&gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23Ayrault"&gt;#Ayrault&lt;/a&gt; &lt;a href="https://twitter.com/search/%23tf1"&gt;#tf1&lt;/a&gt; Le joli mois de Mai et on ne lachera rien ! &lt;a href="http://t.co/cZmPQstMyG" title="http://moby.to/i7tz2z"&gt;moby.to/i7tz2z&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
— Nemo Misenos (@Misenos) &lt;a href="https://twitter.com/Misenos/status/331132539903303681"&gt;5 mai 2013&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;script async="" charset="utf-8" src="//platform.twitter.com/widgets.js"&gt;&lt;/script&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=qcjHqQ7xPkA:--VtObXToKM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=qcjHqQ7xPkA:--VtObXToKM:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/qcjHqQ7xPkA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-09T23:33:13.170+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/twittez.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Cocos, bobos, cathos</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/s5mVQKkEfD8/cocos-bobos-cathos.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-06T16:36:26-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6532230724027755858</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Un certain nombre de blogueurs font chorus avec notre cher Webmestre pour me reprocher de confondre les cocos et les bobos. Mais ce sont les mêmes ! De toute façon, il n'y a plus d'ouvriers dans une France largement désindustrialisée. Regardez la dernière affiche mitonnée par le service agit prop de la Place du colonel Fabien. On la trouve en affichage sauvage sous le métro aérien. Le slogan : "&lt;i&gt;Voter communiste, ça fait du bien&lt;/i&gt;". Un slogan d'indigné, un slogan de bobo imaginé par les cocos pour caractériser leur action politique. 

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cher Julien, cher G2S, je crois que vous en êtes restés à des catégories d'un autre âge. Aujourd'hui nous sommes au temps de l'&lt;i&gt;Indifférenciation&lt;/i&gt;, comme l'avait annoncé René Girard. Les bourgeois et les pas-bourgeois (les pauvres qui sont bourgeois dans l'âme mais pas dans le portefeuille) mangent les mêmes macdo, écoutent la même musique, portent les mêmes fringues, ont les mêmes loisirs (sauf quand les bourgeois ont les moyens de voyager autour du monde pour se retrouver entre citoyens du monde, parlant la même langue rudimentaire, dans les mêmes hôtels, avec le même mobilier, la même télé, le même bar, la même piscine etc.)

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est au fond face à cette civilisation indifférenciée et sans entrailles ("&lt;i&gt;blessée au coeur&lt;/i&gt;" comme dit Madiran) que se lèvent les jeunes chrétiens. Ils ne veulent pas se lever au nom de leur foi, mais c'est leur foi qui les faits se lever contre le conformisme de la culture de mort. Quand certains bloquent le Périphérique, d'autres chantent &lt;i&gt;L'Espérance&lt;/i&gt;. Il en faut pour tous les goûts mais c'est le même combat, celui qu'avait initié Jean-Paul II au cri de "&lt;i&gt;N'ayez pas peur !&lt;/i&gt;". Ne soyez pas chrétiens à moitié. "&lt;i&gt;Ouvrez toutes grandes les portes au Christ&lt;/i&gt;".

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quel combat? Un combat politique d'abord, un combat préoccupé de la Cité et non des états d'âme ou d'hormones de chaque individu... Mais aussi un combat qui ne défend pas des intérêts mais des valeurs.Un combat pour la vie comme valeur et donc pour la valeur de la vie, vie dont il n'est pas permis de faire n'importe quoi et encore son contraire. Antonio Gramsci parlait à ce propos de combat culturel parce qu'il porte sur les conditions mentales d'une réforme politique. Charles Maurras lui-même avait souligné dans &lt;i&gt;Au signe de Flore &lt;/i&gt;que le &lt;i&gt;Politique d'abord &lt;/i&gt;se comprend au départ comme un &lt;i&gt;Mental d'abord&lt;/i&gt;. Dans cette optique il avait fait de l'Action Française une école de pensée.Quant à Hannah Arendt, elle parlait de la "&lt;i&gt;condition humaine&lt;/i&gt;", ne croyant pas trop à la nature (comme y avaient cru les philosophes des Lumières, ce Diderot par exemple dont nous fêtons cette année le troisième centenaire de la naissance). L'homme dit-elle, dépend d'un certain nombre de conditions. La première condition de l'homme est politique (Arendt a fait redécouvrir la &lt;i&gt;Politique &lt;/i&gt;d'Aristote à des générations d'étudiants). Mais il y a aussi une condition de la politique. La condition de la politique, c'est la culture transmise, qu'elle appelait déjà, avec une sorte de fatalisme du malheur, "&lt;i&gt;le trésor perdu&lt;/i&gt;". 

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Depuis 1968, nous avons cru pouvoir faire de la crise de la culture et de la transmission une fierté et une force. Une minorité agissante de jeunes propose aujourd'hui de retrouver "le trésor perdu" en descendant dans la rue. Est-ce le bon endroit? Il faut bien descendre quelque part pour ne pas descendre tout court... Est-il encore temps? Je le crois car les évidences qui ont fait la culture humaine (Dieu, l'âme, la liberté) sont en dehors du temps. Signe? Entre mille, un Houellebecq l'a bien compris dans son dernier recueil de poèmes... Il l'a appelé par antiphrase &lt;i&gt;Configuration du dernier rivage&lt;/i&gt;. En fait, il n'y a pas de dernier rivage, car sous sa plume, l'espérance qu'il croyait morte renaît sans cesse : "&lt;i&gt;Nous avons voulu vivre, il en reste des traces / Nos corps au ralenti sont figés dans l'attente&lt;/i&gt;". En tout cas, et c'est une bonne nouvelle dont on mesure encore mal l'importance et tout ce que ça va changer, le &lt;i&gt;vouloir-vivre&lt;/i&gt; de cette génération n'est plus à démontrer.

&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'étais parti des cocos et des bobos pour souligner qu'aujourd'hui sous la houlette mélenchonesque (qui n'est pas sans panache) ou sous la férule de Pierre Laurent (qui n'est pas sans cohérence), ils partagent la même culture et votent avant tout (c'est eux qui le disent) pour se faire du bien. C'est toute la force de la formule de John Lennon, que vous avez immédiatement identifiée, et que certains d'entre vous resituent avec attention dans l'histoire : "&lt;i&gt;Qu'est-ce que tu veux être ? - Heureux-se&lt;/i&gt;". Le projet "famille" des manifestants pour tous n'est pas d'abord d'être heureux. Nous sommes devant une nouvelle culture où rendre heureux précède être heureux. Ou servir vient avant se servir.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=s5mVQKkEfD8:V19rRQYAq1Q:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=s5mVQKkEfD8:V19rRQYAq1Q:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/s5mVQKkEfD8" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-07T01:36:26.591+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">19</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/cocos-bobos-cathos.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Indignation ou désobéissance civile</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/XZeW5JgUAgw/indignation-ou-desobeissance-civile.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-06T04:13:42-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-1740835002537022380</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s1600/Capture.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="448" src="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s640/Capture.JPG" width="292" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;En haut: #LaManifPourTous&lt;br /&gt;
En bas: Manif du Front de Gauche&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
Ce 5 mai défilaient à Paris et le Front de gauche de Jean Luc Mélenchon et la Manifestation pour tous, qui, d'ailleurs, en fait de défilé, proposait un sitting au soleil sur les pelouses de l'avenue de Breteuil : très sympa ! Les premiers reprennent les slogans et l'idée des indignés : ils sont en colère et, avec Jean-Luc M., ils brocardent "le petit monarque hors de tout contrôle". Les autres témoignent contre la loi en train de se faire au nom de l'esprit de la loi, se mettant du côté de toutes les vulnérabilités contre le fantasme de toute puissance qui traverse, en ce moment, le mental de la gauche libérale-libertaire. 
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Point commun? L'impression qu'ils ont d'avoir en face de soi des gens qui se croient tout permis, qui se sentent vraiment sortis "de la cuisine à Jupiter", qui gouvernent l'énarchie française en en oubliant totalement la démocratie...Je sais qu'il peut paraître sacrilège de chercher ce point commun entre indignés et partisans de la désobéissance civile, des gens qui n'ont apparemment rien en commun. Mais réfléchissez-y : il est bien là le point, dans la dictature bien pensante de nos énarques qui ne savent que traiter de "fâchistes" ceux qui pensent avec un peu d'avance sur eux : c'est ainsi que les bien pensants excommunient tous les fronts. De manière de plus en plus inefficace. Ce petit jeu de diabolisation a priori sera de plus en plus difficile, la faute au manque de souplesse neuronale de nos gouvernants.Quand on pense qu'il y a huit jours, le Figaro Magazine envisageait sur quatre page le scénario de la sortie de l'euro : c'est bien que quelque chose est en train de changer et qu'entre le Politiquement correct sclérosé et les authentiques nostalgiques du fascisme, il y a de plus en plus de place pour le "peuple normal", qui commence à comprendre que l'on se f... de sa gueule et que la réalité n'est pas celle que racontent les médias. Voilà ce que montre cette journée de manifestations tous azimuts : non seulement qu'il fait beau mais que ça va chauffer.
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cela dit l'indignation prônée en son temps par le vieux Stéphane Hessel apparaît vraiment comme la solution de facilité face à la crise. - Qu'est-ce qui fait "les indigné-ées"? - C'est le droit de n'être pas d'accord et de le dire. - Pas d'accord avec quoi? - Avec la réalité tout simplement. Il y a des pauvres? C'est scandaleux! Il y a des riches? C'est scandaleux? Les couples homosexuels ne sont pas égaux avec les couples hétérosexuels devant la biologie ? Il faut que ça cesse etc. La noblesse "républicaine" de l'indignation remplace le réalisme le plus élémentaire. On met la liberté, l'égalité et la fraternité à toutes les sauces et cet idéalisme permet de remplir les cagnottes de toutes les associations humanitaires agréées par la Mairie de Paris. Une manne !
  &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Très significative de cet état d'esprit 'indigné' la petite enquête sur les manifestants, parue cette nuit dans Libé. Parmi d'autres, le témoignage d'une jeune fille : «On m’a demandé ce que je voulais être plus tard. J’ai dit: être heureuse». Le droit au bonheur comme sommet du combat politique. De quel bonheur s'agit-il? Évidemment du sien, ce petit dialogue le montre. Pas question, plus question d'un bonheur collectif. Comme le disait en son temps le fondateur de L'Humanité, Jean Jaurès, "la gauche est redevenue le Parti de l'individu". L'indignation citoyenne de quelques "purs" existe. Elle cache de plus en plus mal un "chacun pour sa pomme" typiquement bobo : "le bonheur est dans le pré". Il est "à portée de la main" comme dit JLM. Il suffit de le cueillir.
 &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Toute autre, me semble-t-il, est l'impulsion des jeunes qui viennent animer les manifs pour tous, camping pour tous, blocage pour tous et veillée pour chacun. Ils n'ont rien à gagner dans leur combat. Ils ne revendiquent pas le bonheur pour eux, leur éducation chrétienne leur a appris depuis longtemps qu'ils en sont eux-mêmes responsables et qu'aucun Etat ne leur offrira jamais un ticket gratuit pour le grand manège du Bonheur. Ils ne se battent pas pour eux mêmes, mais bien "pour tous". Leur calme résolution est désormais une partie de notre avenir. Ils sont en train de transformer notre république rousseauiste et totalisante en une véritable démocratie, respectueuse des minorités constituantes. Ils sont en train de faire reculer, avec leur sourire, leur calme, leurs chants plein d'espérance, cette obscure dictature de la Majorité qui nous gouverne depuis la Révolution française. Le CRS qui récite de mémoire le texte du général Mc Arthur avec les Veilleurs, c'est un signe. Les murailles de Jéricho se sont effondrées mais il a fallu en faire sept fois le tour.
 &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Indignation ou désobéissance civile? Narcissisme bobo ou service chrétien? Qui n'a pas fait son choix?&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XZeW5JgUAgw:A9JvBwc5EO0:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XZeW5JgUAgw:A9JvBwc5EO0:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/XZeW5JgUAgw" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-06T13:13:42.805+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/-JQ-yAz5nP1w/UYb65PwuL9I/AAAAAAAAEOQ/C49vkDj7bkg/s72-c/Capture.JPG" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">18</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/indignation-ou-desobeissance-civile.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Assiettes, fourchettes et pain</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/5bKEfeVR29M/assiettes-fourchettes-et-pain.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-05-04T17:31:52-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-2378389932375942373</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s1600/ddd.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s1600/ddd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Trois images que j’ai envie de partager avec vous.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La première c’est celle des &lt;b&gt;assiettes&lt;/b&gt;. Plus
exactement: représentons-nous une pile d’assiettes. Il y a nécessairement
celle du dessus, la plus en vue, la plus exposée de la pile. Des personnes vont
lui taper dessus, la qualifier de tous les noms&amp;nbsp;: elle
est à extrémité, elle est donc «extrémiste». Bien sûr c’est toute la
pile qui en est secouée et la tentation est grande, chez les autres,
de se désolidariser, de penser que c’est à cause de cette camarade du bout que
toute la pile se prend des coups. Jusqu’au moment où l’assiette du dessus casse
(ou se casse). C’est alors celle juste au-dessous qui fait figure d’assiette du
dessus, et rebelote.
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
C’est au fond bien ce qui se passe avec une Christine Boutin
qui se démarque des «&lt;i&gt;intégristes&lt;/i&gt;» à la Alain Escada, quand elle
insiste qu’elle n’a «rien à voir avec ces gens-la» qui ne seraient
guère fréquentables, etc. Mais quand Civitas cesse ses manifs, c’est elle,
Christine Boutin, qui fait figure de facho, d’homophobe, de repoussoir. Arrive
le moment où elle quitte à son tour le mouvement. Frigide Barjot avait beau
dire le peu de bien qu’elle pense de Boutin, c’est son tour d'être l'assiette du dessus, qui se prend les coups, etc.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Ce petit jeu est absolument vain, et ne cessera que lorsqu'on comprendra que ceux qui tapent sur la pile n’aiment tout simplement pas les
assiettes, que c‘est à la pile entière qu’ils en veulent, et
qu’ils ne visent celle du haut que dans la mesure où elle est le plus accessible. &lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
La seconde image est celle des &lt;b&gt;fourchettes &lt;/b&gt;– &lt;i&gt;forks &lt;/i&gt;en
anglais. En informatique ‘fork’ désigne également un embranchement à partir
d’une même source: quand des développeurs n’ont pas la même vision du
développement d’un programme existant, parce qu'ils portent des besoins différents. Les uns continuent le logiciel dans un
sens, et d’autres continuent différemment. On obtient alors des projets
parents, ou dissidents, dont les rapports peuvent rester amicaux.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Par rapport à la #ManifPourTous,&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;le mouvement des #Veilleurs constitue un &lt;i&gt;fork &lt;/i&gt;– les actions des
#Campeurs en sont un autre, les #Bloqueurs aussi. Les uns et les autres
diffèrent, il n’y a pas lieu de chercher qui est plus, qui est moins, c’est
simplement ...différent. Les tempéraments sont divers, les options aussi –
l’important étant que chacun puisse s’exprimer utilement.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
Troisième image&amp;nbsp;: Quand on fait du &lt;b&gt;pain&lt;/b&gt;,&lt;b&gt; &lt;/b&gt;on fait &lt;i&gt;une
seule pâte&lt;/i&gt;. Les circonstances font que tel bout de pâte donnera de la mie et tel
autre bout de la croûte. Bien sûr la mie pourrait reprocher à la croûte sa
dureté – et la croûte à la mie sa mollesse. De toute évidence, c’est la même
pâte, l’un n’existe pas sans l’autre, et l’un aurait pu être l’autre, pour peu
qu’on enlève ou rajoute de la matière au pâton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est bien la même chose dans un mouvement contestataire : le mou ne fait figure de mou que par rapport au dur – et réciproquement.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=5bKEfeVR29M:VwkWl0mrdM4:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=5bKEfeVR29M:VwkWl0mrdM4:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/5bKEfeVR29M" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-05T02:31:52.711+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/--7mOwvEL9oU/UYWnWc-Y4vI/AAAAAAAAEOA/DOB0LBfJjzE/s72-c/ddd.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/assiettes-fourchettes-et-pain.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Gonadotrophine, et autres coquineries</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/ROiV3BGTXkg/gonadotrophine-et-autres-coquineries.html" /><author><name>Marie-Pierre</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/08989001551449911753</uri></author><updated>2013-05-03T04:14:56-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6314618136251531900</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le quotidien &lt;a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=719118" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Présent publie le cri d’alarme d’un collectif (?) d’enseignants&lt;/a&gt;, sous la forme d’un texte intitulé «Savez-vous ce qu’un futur bachelier de 2014 devra subir?» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que les programmes comportent : «&lt;i&gt;une partie: ‘vivre sa sexualité’, qui est l’occasion d’une comparaison très flatteuse avec les comportements des singes Bonobo (cf. B.O.E.N. spécial n° 9 du 30/09/2010), et tout cela avec force illustrations, et dans le but explicite de l’amener à ces comportements et à ces pratiques&lt;/i&gt;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s1600/audaces.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s320/audaces.jpg" width="235" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;L'art ou cochon?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
Quelles que soient les bésicles dont on se chausse pour lire cette phrase, on comprend que les programmes comportent une partie ‘sexuelle’, illustrée, incitative à des comportements que l’on ne saurait nommer ici. Etant suggéré que pour avoir le bac, il faudra passer par l’étude de ces pratiques, voir y passer tout court. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Hélas, ou plutôt tant mieux, il n’en est rien. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière de programmes scolaires, c’est bien le BOEN (&lt;a href="http://media.education.gouv.fr/file/special_9/21/5/sciences_155215.pdf" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Bulletin Officiel de l’Education Nationale&lt;/a&gt;) qui fixe les choses, et puisque le collectif alarmé nous donne la référence précise, voyons ce qu’il en est: Dans ce domaine, les compétences exigibles des bacheliers tiennent en deux phrases: «&lt;i&gt;Établir l’influence des hormones sur le comportement sexuel des Mammifères. Identifier les structures cérébrales qui participent aux processus de récompense à partir de données médicales et expérimentales&lt;/i&gt;.» Hormones et structures cerébrales! Rien de plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’autres ‘perles’ dans le texte du «collectif d’enseignants», qui voient de la pornographie partout, chez Ovide et chez Picasso, mais aussi chez Stendhal et Le Titien, chez Maupassant comme chez Degas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyons sérieux. Les jeunes qui passent le bac le font en vue d’études supérieures. Et s’ils s’en trouvaient quelques-uns parmi eux à qui manquerait la maturité qu’il faut pour plancher sur «&lt;i&gt;L‘art d’aimer&lt;/i&gt;», «&lt;i&gt;Les demoiselles d’Avignon&lt;/i&gt;», ou la &lt;i&gt;gonadotrophine chorionique&lt;/i&gt;, qu’on leur évite d’entrer trois mois après en faculté de philologie, d'histoire de l’art, ou de médecine.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a suffisamment de choses à déplorer dans le monde de 2013. Que l’on évite, en plus, de combattre des moulins à vent.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=ROiV3BGTXkg:sbQS1CkILIQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=ROiV3BGTXkg:sbQS1CkILIQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/ROiV3BGTXkg" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-03T13:14:56.234+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-SANqmOfffsM/UYOb8ZlcJNI/AAAAAAAAABI/ZDbZgooqGVE/s72-c/audaces.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">21</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/gonadotrophine-et-autres-coquineries.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Veiller avec les veilleurs</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/SHNJ42e3BQM/veiller-avec-les-veilleurs.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-01T04:52:12-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8007184481229024132</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
"Cette demi-heure n'est pas symbolique, elle est politique". Axel est un gars tout simple, un gars de chez nous. A côté de lui, Alix, silencieuse, rayonne. Une fois de plus les Veilleurs, puisque c'est ainsi qu'on les appelle, vont emporter la mise. Dans le calme La chanson de l'Espérance sur un tempo hyper-lent et murmurée. Le chant des partisans avec une tranquillité qui n'est sûrement pas dans l'original de Kessel. Pour moi qui revient de Bretagne, ça fait un choc. Le choc du calme et d'une détermination que partage le millier de jeunes qui suivra Axel du Louvre à l'Opéra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à moi, je suis de passage, venant d'adresser à un public nombreux, au Centre Saint Paul, une conférence dont le thème était : Hannah Arendt, le totalitarisme et la désobéissance civile. Une amie me fait souvenir d'un petit fait : le mot désobéissance civile, Axel l'a employé déjà. C'est la fameuse demi-heure mythique, gagnée sur des flics qui ce soir-là étaient très agressifs : "Lesquels parmi vous sont prêts à la désobéissance civile ?". Tout le monde avait levé la main, sans un bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qu'est-ce que la désobéissance civile selon Hannah Arendt : ni l'objection de conscience ni non plus une résistance à l'autorité qui serait purement subjective. La désobéissance civile a trois caractéristiques selon la philosophe : la publicité (on résiste pour les autres), la non-violence (on résiste sans rébellion ni révolution), le fait de provenir non pas d'individus isolés mais de groupes, parce que c'est essentiellement un geste politique et pas simplement un geste moral. La désobéissance civile est un geste qui n'est ni réactionnaire ni révolutionnaire, c'est un geste conservateur : il s'agit d'invoquer l'esprit de la loi contre la loi...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si les Veilleurs étaient en train d'instaurer un espace de résistance ou de désobéissance civile. Et pourquoi non ? Toute démocratie, si elle ne souhaite pas être dominée par la dictature la plus pernicieuse et la plus cachée, la tyrannie de la majorité,  doit avoir recours à des espaces de désobéissance civile pour équilibrer le jeu politique de la majorité et de la minorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce point de vue, l'espace de la désobéissance civile est indispensable en toute vraie démocratie. Elle nous vaccine contre le Contrat social à la mode de Rousseau (où la majorité est prise comme l'unanimité citoyenne en un redoutable tour de passe passe). Comme l'écrit Hannah Arendt : "Le consensus de fait ne peut représenter le consensus de droit. Si tel était le cas, alors une humanité hautement organisée pourrait en arriver à conclure le plus démocratiquement du monde, c'est-à-dire à la majorité, que l'humanité en tant que tout aurait avantage à liquider certaines de ses parties" (cit. in A.M. ROVIELLO, Sens commun et modernité chez HA").&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je reviens demain sur Hannah et sur le film extraordinaire que vient de lui consacrer Margarethe von Trotta (allez le voir !). Mais je crois que Les Veilleurs pourraient bien réussir à dé-rousseauiser notre République, en inscrivant invisiblement sur le sol de Paris, cet espace de liberté spirituelle, où un vivant esprit de la loi peut juger des lois perverses, même de celles qui se recommandent d'un vote républicain pour s'imposer violemment à tous les citoyens. Loin d'être un coup de canif dans la démocratie, la désobéissance civile apparaît comme le seul moyen d'être vraiment démocrate. Il s'agit d'empêcher que se mette en place cette tyrannie de la majorité, où, disait déjà Aristote, "tout le peuple est comme un seul tyran". Hannah Arendt, convaincue de l'importance de ces considérations (voir son article dans Du mensonge à la violence) appelait à constitutionnaliser la désobéissance civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant il faut encourager les Veilleurs, les aider à faire vivre en France, pour la première fois depuis longtemps, une vraie démocratie. Le temps des Veilleurs est bien un temps politique, comme le disait Axel : le temps de la désobéissance civile.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SHNJ42e3BQM:LYpSs725oyo:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SHNJ42e3BQM:LYpSs725oyo:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/SHNJ42e3BQM" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-01T13:52:12.179+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/05/veiller-avec-les-veilleurs.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">"Les gens n'ont plus envie d'être schizophrènes"  : vive le printemps chrétien</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/e7TWfesIXd4/les-gens-nont-plus-envie-detre.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-29T15:32:11-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4982194834115191349</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s1600/une875.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s1600/une875.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Le début de cet entretien est paru dans &lt;a href="http://www.monde-vie.com/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Monde et Vie&lt;/a&gt;, dont le dernier numéro comporte un magnifique dossier sur le printemps chrétien que notre France est en train de vivre. Faute de place,la revue n'a pas pu publier intégralement le témoignage de Guillaume et de Carl. Mon amie Claire Thomas me l'a proposé. Le voici donc sur metablog. Ni Guillaume ni Carl ne sont des activistes. Ils voient les choses du point de vue de l'Eglise et de ce que ce printemps change dans l'Eglise de France.&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Le Mouvement initié par la Manifestation pour tous et qui la déborde largement est difficile à décrypter. Pas de leaders affirmés, sinon des gens que l’on désigne par leurs prénoms. Pas de mots d’ordre officiels, des consignes qui passent par les réseaux sociaux. Cela veut-ils dire que ces manifestants sont des manifestants de hasard, des militants de rencontre ? Nous avons souhaité donner la parole à deux jeunes qui participent aux manifestations. Ils ne se connaissaient pas avant que nous n’organisions cette rencontre. Ils ne se sont pas  entendus pour délivrer un discours semblable. Leur point de vue et leur formation sont assez différents mais leur enthousiasme est tout à fait convergent. Ils indiquent, sans s’être concertés, que naît dans la rue, en ce moment, un véritable printemps du christianisme en France.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;CT : Guillaume, Carl, j’aurais d’abord envie de vous demander qui vous êtes… D’où parlez-vous ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Nous sommes tous deux de simples militants de base, ni Printemps français, ni Veilleurs, ni Camping pour tous, ni Hommens, ni « Salopards », ni « Comité d’accueils » pour ministres en déplacements professionnels, mais n’hésitant pas à aider les uns et les autres. Depuis le début de cette affaire de mariage homosexuel, à Paris, nous essayons d’être présents sur tous les fronts dans une opération qui compte déjà quelques réussites… Vous nous demandez : « Qui êtes-vous ». Disons que nous représentons l’un et l’autre, incognito, deux parmi des milliers, un mouvement fondateur qui implique toute une génération de catholiques : les manifestants viennent de partout mais ils se sont regroupés autour de viviers de gens formés : je pense à l’Institut Albert le Grand (Angers) à l’ICES (La Roche sur Yon), à l’IPC (Paris), qui fournissent des cadres à notre révolte. Pour la plupart, on pourrait dire que nous relevons de « la jeunesse JMJ ». Au départ, nous sommes des catholiques bisounours, soit de formation diocésaine classique, soit des groupes chacha (charismatiques NDLR) qui découvrent l’hostilité des médias et du monde. Ces jeunes gardent encore une sorte de répulsion pour le milieu tradi, mais ils se sont radicalisés par rapport aux médias et au gouvernement. François Hollande a réussi à transformer des bisounours en militants politiques engagés… contre lui. C’est un véritable tour de force !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je voudrais ajouter une petite précision à ce que dit Guillaume sur la génération JMJ. Je crois que c’est aussi  et plus précisément la génération Benoît XVI. Nous n’avons vu, nous, que la fin du pontificat de Jean-Paul II et une fin difficile.. Nous n’avons vraiment reconnu toute l’importance de ce pape qu’au moment de sa béatification… Mais Benoît XVI est un marqueur beaucoup plus important pour notre jeunesse, un marqueur de résistance. Il nous laisse un enseignement, un héritage intellectuel et puis aussi disons qu’il a polarisé les médias davantage encore que Jean-Paul II, ou pour ou contre lui. Personnellement je peux dire aussi que sans son Motu proprio sur la liturgie, je ne connaîtrais pas la liturgie traditionnelle et je ne serais pas le chrétien que je suis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : Mais quelle action envisagez-vous ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Descendre dans la rue et manifester, c’est déjà une action en soi, qui montre que les jeunes ne se résignent pas à la ghettoïsation et à l’enfermement communautariste dans leur sacristie. Les mots ont leur importance à cet égard : « la manifestation pour tous » cela dit bien ce que cela veut dire. Il s’agit de chrétiens (contrairement à ce que l’on entend parfois durant les manifestations : la manif black blanc beur a fait long feu), mais ce sont des chrétiens qui s’intéressent à leur pays, qui marchent pour la France et les Français. 
Pour ce qui est d’actions à mener, on parle aussi de listes aux Municipales, face à des élus UMP qui auront voté pour le mariage homosexuel ou se seront abstenus. Pourquoi pas tenter d’organiser ces représailles politiques ? Cela peut constituer un tremplin pour que certains se lancent en politique&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je ne crois pas que l’avenir soit à chercher du côté de la politique. Je crois plutôt à l’émergence d’une élite culturelle, consciente de son identité chrétienne et qui la revendique, j’allais dire qui la revendique avec ou sans la foi explicite et personnelle. La société rompt en visière avec le droit naturel. On ne peut plus rester indifférent devant cette rupture. Je vois à Sciences Po quelques étudiants qui ne sont pas catholiques mais qui suivent avec beaucoup de sympathie les militants qui manifestent…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Pour être plus précis au niveau des actions à soutenir, je dirais d’un point de vue personnel, que je suis 100 % en faveur des actions coups de poing. Il faut le reconnaître, les militants que nous sommes constituent une minorité dans la population, donc vouloir faire des sittings ou une veillée sur le gazon de l’Esplanade des Invalides, cela ne dérange personne, cela n’exerce aucune véritable pression sur le Pouvoir. Ceux, parmi les manifestants, qui se sont nommés Les Veilleurs revendiquent ce genre d’action. Il y a un côté positif parce qu’ils forment leurs militants par des lectures et une ouverture à la culture. Mais faire la comparaison entre les Veilleurs et le mouvement de Gandhi aux Indes, cela ne marche pas ! Gandhi avait avec lui 90 % de la population, c’est la raison pour laquelle ses actions non-violentes ont eu un tel retentissement. Il faut que nous ayons nous aussi des modes d’action qui soient proportionnels à ce que nous sommes. Pour l’instant nous avons fait évoluer l’Opinion publique et c’est bien. D’après les derniers sondages, 56 % des Français sont opposés au Mariage pour tous. Mais on n’a pas assez de militants pour qu’une Opération de style passif fonctionne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : Vous êtes donc pour la violence ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Nous ne sommes évidemment pas pour la violence, même si je viens de vous dire les limites de la non-violence. Ce qu’il faut organiser, ce sont des actions démonstratives, symboliques, médiatisables immédiatement. Je crois aussi à ce que le camarade Jean-Christophe Cambadélis appelait le harcèlement démocratique, qui ne s’en prend pas aux personnes mais à leur fonction. Les Comités d’accueil qui un peu partout en France saluent à leur manière les personnalités en voyage ont un impact important. J’en profite pour dire qu’il y a une deuxième comparaison incorrecte, après celle de Gandhi, celle de Mai 68. Les barricades, cela ne fonctionne plus, pourquoi ? En Mai 68, les étudiants avaient avec eux la plupart des intellectuels, tous ceux que l’histoire retient autour de la French theory, Foucault, Derrida, Deleuze etc. Ces intellectuels s’employaient à justifier l’action violente des étudiants. Nous n’avons rien de comparable aujourd’hui.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp;CMR :  Pour nous qui tenons ce blog Le Rouge et le Noir, nous pensons que la contre-révolution est culturelle d’abord et intrinsèquement liée à l’évangélisation. On doit constater une ignorance abyssale de notre génération. Dans notre société, il reste des fruits pourris de l’ancienne évangélisation, fruits pourris parce qu’ils ont été coupés de leur racine chrétienne, ce que Chesterton appelait je crois des « vertus chrétiennes devenues folles ». Mais il n’y a plus rien de chrétien, même les connaissances les plus élémentaires manquent…

Quel serait le programme des chrétiens de la Manif pour tous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CMR : Un programme éthique, avec en première ligne la défense de la famille, de la vie, de la culture de vie. Cette défense passe par un attachement aux réalités, qui signifie immédiatement le refus de toute idéologie. Ce qui nous différencie avant tout du PS et de l’UMP c’est la question des valeurs… Et cette affirmation commune des valeurs chrétiennes, elle favorise l’unité de tous les catholiques sur le terrain. Ainsi j’ai vu des gens de Saint Nicolas du Chardonnet dans le Service d’Ordre de la Manifestation pour tous… On va aussi bien à ce que j’appellerais des « messes jésuites » de la Rue Saint Guillaume qu’au pèlerinage de chrétienté. Sans transition. Il naît un respect mutuel entre jeunes catholiques, une volonté de se comprendre, qui est indépendante des mots d’ordre venant du clergé ou des évêques.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Vous parlez de valeurs, je crois qu’il ne faut pas hésiter à évoquer un véritable retour identitaire. Dans les « afters » des manifestations, cela finit en veillées scouts avec une affirmation claire de ce qu’on est… des chrétiens !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;CT : A quoi vous pensez lorsque l’on vous dit que ce Mouvement est en train de faire époque ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
GL : Moi, ce phénomène de résistance des jeunes à ce que leurs aînés croient être le sens de l’histoire et la modernité inarrêtable, il me fait penser au film Les invasions barbares.  Denys Arcand y raconte une confrontation entre un père et son fils : le père est un débauché qui vit avec sa maîtresse maîtresse, prenant de la drogue pour essayer d’oublier sa maladie. Son fils, Sébastien, lui, a une conception de la famille beaucoup plus traditionnelle. Il ne faut pas oublier que beaucoup des jeunes qui descendent dans la rue sont issus de familles que le divorce a mises à mal : ils sont particulièrement sensibles aux désordres familiaux. En cela, ils sont bien de leur époque dans le jeu de balancier de l’histoire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Avant de dire que ces Manifestations font époque, il faut mesurer le risque de démobilisation, après la promulgation de la loi. On nous prédit cette démobilisation.  Il faut qu’on arrive à montrer aux Pouvoirs publiques qu’on est tout aussi mobilisé face à d’autres lois, sur la PMA par exemple ou sur le droit à l’euthanasie. Les catholiques sont enfin entrés en confrontation avec la pensée dominante. Les catholiques bourgeois en ont pris un coup…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;CT : Catholiques bourgeois, qu’entendez-vous par là ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
CMR : Je ne parle pas d’une classe sociale, je parle d’une attitude, je parle des catholiques bourgeois au sens où en parle un spécialiste d’histoire religieuse comme Emile Poulat, bourgeois au sens que l’on donnait à ce mot à l’époque du Ralliement de l’Eglise à la République (1891). Etre bourgeois, c’est vouloir toujours paraître «modérés», proche du Pouvoir. Tout cela est derrière nous. Aujourd’hui où l’on remet en cause jusqu’au droit naturel, les gens n’ont plus envie de faire de compromis en cachant ce qu’ils pensent vraiment au fond. La nouvelle élite catholique sera plus radicale, moins effacée : les gens ne peuvent plus être des schizophrènes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
(Propos recueillis par Claire Thomas)&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
-----&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Guillaume Lévi, centralien, a 25 ans. C’est un jeune professionnel, qui prend sur ses loisirs, le soir, pour aller assidûment manifester.
Carl Moy-Ruifey, 22 ans, est élève à Sciences Po Paris, militant à plein temps et blogueur à ses heures sur &lt;a href="http://www.lerougeetlenoir.org/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Le Rouge et le Noir&lt;/a&gt;.




&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=e7TWfesIXd4:4MUCZ6xrfOI:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=e7TWfesIXd4:4MUCZ6xrfOI:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/e7TWfesIXd4" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-30T00:32:11.770+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-ef-JdeQq0bM/UX7wu6EciiI/AAAAAAAAENk/kQxKfg3w-FE/s72-c/une875.gif" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">12</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/les-gens-nont-plus-envie-detre.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">une action, deux minutes, trois euros</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/XFKEYgrswjE/une-action-deux-minutes-trois-euros.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-29T14:27:22-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8353733912667562462</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;Mise à jour du 29 avril: [LeSalonBeige] &lt;a href="http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/04/paris-sans-nathalie.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Paris sans Nathalie? &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Mise à jour du 23 avril: [LaManifPourTous] &lt;a href="http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/331-apres-le-bitume-les-urnes" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Après le bitume, les urnes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Notre texte du 22 avril:&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
L’UMP 
parisienne organise des primaires pour désigner son candidat aux Municipales de 
2014. Pour y participer il faut être électeur à Paris (ce que je suis), et 
s’inscrire sur le site &lt;a href="http://primaireparis.fr/" rel="nofollow" target="_blank"&gt;primaireparis.fr&lt;/a&gt; (moyennant trois euros par carte bancaire). Oubliez toute facétie: l’UMP dispose 
des listings électoraux – on ne peut s’inscrire qu’après avoir été identifié/e 
sur ces listes.
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"&gt;
Mais, me direz-vous, pourquoi chercher à désigner un 
candidat pour lequel je ne voterai sans doute pas, puisque je réserve mon 
suffrage à l’extrême gauche (ou à l’extrême droite, ou à l’extrême centre)? &lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/22/01002-20130422ARTFIG00590--paris-le-mariage-homosexuel-interfere-dans-la-primaire.php" rel="nofollow" target="_blank"&gt;Je lis dans le Figaro&lt;/a&gt; que la question du «Mariage Pour Tous» pourrait s’inviter dans la 
campagne. Je crois qu’en fait elle ne s’invitera pas toute seule – c’est à nous 
de l’y pousser.&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J’imagine 
que des dizaines et des dizaines de milliers de personnes s’inscriront aux 
primaires. Quelques centaines d’opposants au mariage représentent donc déjà 1% 
de ce corps électoral. S’ils veulent bien s’inscrire en signalant à qui de droit 
que les positions sur le sujet conditionneront leur vote, cela peut motiver 
quelques élus aujourd’hui velléitaires.&lt;span style="font-family: 'Times New roman'; font-size: 12pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: 'times new roman'; mso-fareast-language: FR;"&gt; 
Bref, pour trois euros, aidez l’UMP à &lt;/span&gt;concrétiser dès 2013 les promesses 
faites pour 2017.&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
PS1 - S'inscrire prend littéralement 2 minutes, voter sera encore plus rapide: via internet! Je récapitule: il faut être électeur, disposer d'une adresse mail, d'une carte bancaire, et d'un téléphone portable (pour confirmation du vote).&lt;br /&gt;
PS2 - Le retrait de Rachida Dati enlève du piment à cette course à l’investiture. Une faible participation augmente mécaniquement l’importance que vous avez.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XFKEYgrswjE:a1n4ooiimIE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=XFKEYgrswjE:a1n4ooiimIE:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/XFKEYgrswjE" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-29T23:27:22.454+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">19</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/une-action-deux-minutes-trois-euros.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Quatrième dimanche après Pâques : le jugement du monde</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/YLvSle6xUlA/quatrieme-dimanche-apres-paques-le.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-29T13:09:45-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-8060413765999304081</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;Revelavit justitiam suam &lt;/i&gt;: il a révélé sa justice, chantons-nous dans l’Introït du Quatrième dimanche après Pâques… S’il l’a révélée, c’est que nous ne la connaissions pas. Nous nous targuons peut-être de faire ce qui est juste, mais en réalité nous avons besoin que le Christ nous révèle la justice pour l’accomplir. Cette Justice n’est-elle pas dans les Dix commandements que Dieu a donnés à Moïses ? Bien sûr : elle s’y trouve annoncée, mais elle y demeure inaccessible. « L’accomplissement du précepte c’est la charité » dit saint Paul aux Romains (13, 10), et la charité n’est pas dans la lettre des dix commandements, elle appartient au Christ qui est l’Epiphanie active de la charité du Père.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
Cette justice active est une justice aimante : omne agens agit ex aliquo amore. Tout agent agit poussé par une forme d’amour écrit saint Thomas d’Aquin au début de la IaIIae dans la Somme théologique. La justice du Christ, c’est l’action. Le principe de l’action, c’est l’amour. Mais le principe de l’amour ? C’est le don. La justice du Christ n’est pas une justice qui prend, qui exige son droit. C’est une justice qui donne. Notre psychologie, avec ses étroitesses, est complètement dépassée. C’est, au-delà de la Psuché, l’Esprit saint, l’Esprit divin qui nous fait agir de la sorte et cet Esprit nous révèle ce qu’est Dieu, en même temps qu’il nous pousse à agir selon Dieu. C’est un peu ce que l’Evangile d’aujourd’hui nous explique, de manière, il faut le dire, assez énigmatique. « L’Esprit saint convaincra le monde au sujet du péché de la justice et du jugement ». Ce que nous annonce Jésus, c’est une vérité nouvelle, une vérité en action, une vérité qui se donne à voir dans l’histoire : « L’Esprit saint convaincra le monde ». Comment s’opère cette conviction : obscurément, comme le levain dans la pâte, mais activement. L’Esprit emporte la conviction du monde en lui montrant dans les faits quelles sont les conséquences du péché. L’Esprit emporte la conviction du monde en lui montrant dans les faits que Jésus retourné au Ciel, sa Justice demeure possible, dans l’amour, car lui&amp;nbsp; l’Esprit, cette justice christique, la seule vraie justice, Il l’inspire et la réalise. Enfin l’Esprit instruit et convainc le monde au sujet du Jugement car le monde est déjà jugé et il le sait. Obscurément il a choisi la mort. Souvenez-vous de la surprise de Freud lorsqu’il découvre que les êtres vivants, qu’il croyait faits pour la vie, de tout leur désir vont à la mort. Je crois que nous sommes aujourd’hui dans de telles structures de péché que la société, sans le savoir ou plutôt sans vouloir le savoir, a choisi la mort. Elle a choisi l’autodestruction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que l’Epître aux Hébreux appelle « l’Empire de la mort » : étrange et terrible Souveraineté, qui fait dire à Jésus : le monde est déjà jugé. Le monde va de lui-même à sa perte à force de mensonges (toutes ses promesses de bonheur non tenues : voilà le monde), à force de jalousie (on préfère détruire ce qui est bien pour que l’autre ne le possède pas) et d’autodestruction. Pourquoi cet Empire de la mort ? C’est l’Empire du péché. Mais qu’est-ce que le péché ? Le Christ est formel : « L’Esprit saint convaincra le monde au sujet du péché car ils n’ont pas cru en moi ». Ce qui peut se comprendre de deux façon : d’une part, c’est Jésus l’Innocent qui était venu convaincre le monde de son péché et son Innocence a été bafouée, condamnée, détruite autant qu’il en était possible. L’Esprit saint reprend cette tâche du Christ et la mène à bien en faisant en sorte que les hommes croient au Christ. On peut aussi concevoir que ce que nous révèle Jésus, qui est la Justice par excellence, c’est que le péché de l’homme consiste à refuser Jésus. Sans lui, on ne peut pas éviter le péché. S’il ne nous purifie pas de a pureté qui vient de sa Croix, nous sommes incapables de nous purifier nous mêmes. Cette formule énigmatique du Christ est une invitation à avoir confiance dans le temps qui passe, confiance dans l’histoire. Si apocalyptique puisse-t-elle apparaître, l’histoire est d’une manière ou d’une autre, par la foi ou par la non-foi, une manifestation de la puissance du Christ et du Salut qu’il nous apporte, lui seul. Nous craignons une apothéose du mal ? N’ayons pas peur ! C’est encore l’Esprit saint qui se manifeste dans le caractère toujours absurde et inhumain de cette Manifestation.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;
Abbé Guillaume de Tanoüarn&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=YLvSle6xUlA:3IIWVD_j7HQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=YLvSle6xUlA:3IIWVD_j7HQ:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/YLvSle6xUlA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-29T22:09:45.250+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/quatrieme-dimanche-apres-paques-le.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Quelle sorte de gauche n'aimons-nous pas ?</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/xPC_mkcQlPU/quelle-sorte-de-gauche-naimons-nous-pas.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-28T08:48:34-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-3310843666925132891</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il a été à la mode de dire que le clivage droite/gauche avait vécu, que les problématiques de droite et de gauche n'étaient plus clivantes et qu'il fallait raisonner de façon métapolitique. Personnellement, je crois au metablog, c'est-à-dire à la possibilité, par Internet, dans une explication franche et directe, qui ne tourne pas autour du pot, de dépasser les clivages. Je sais bien que le metablog est lu par des gens de toutes tendances, ayant ou&amp;nbsp; non la foi. C'est tellement facile un clic, cela ne coûte rien, et (parfois) cela fait réfléchir.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Autant je crois au metablog, qui procède avant tout du respect de ses lecteurs, les lecteurs habituels comme les lecteurs de rencontre, autant je ne crois plus à la métapolitique. Il me semble qu'il n'est pas possible actuellement de dépasser les clivages. Il est vrai que le grand clivage droite/gauche, qui existe au moins depuis la Révolution française, a utilisé divers thèmes pour opérer le clivage. Prenons l'antisémitisme : à l'époque de Karl Marx et de ses réflexions sur la question juive, à l'époque de Proudhon, c'est un thème de gauche. Je dirais même l'antisémitisme est une figure imposée de la rhétorique anticapitaliste. Et puis, après la défaite de Soixante dix, les juifs deviennent pour les nationaux des boucs émissaires, qui expliqueraient la défaite. C'est dans cet état d'eprit, hélas, que beaucoup de Français abordent l'Affaire Dreyfus. Et alors, mécaniquement, les partisans de l'Humanité, au-delà des nations, deviennent forcément anti-antisémites. Mais on peut prendre beaucoup d'autres thèmes : la nation, par exemple, c'est un thème de gauche. La Révolution française est le produit du nationalisme des Français, exaspérés du mariage avec "l'Autrichienne" et du renversement des alliances, et qui ne comprennent pas le jeu de bascule auquel se sont livrés les Bourbons (auxquels par ailleurs le XIXème et le XXème siècle donneront tellement raison sur ce plan). Vive la nation ! La nation ou la mort ! crient les Sans-culotte. Face à ce nationalisme révolutionnaire, les contre-révolutionnaires, qu'ils cherchent du secours du côté des Anglais ou sur l'autre rive du Rhin à Coblenz, apparaissent comme des Européens convaincus. Combien sont allés servir le Tsar, pour ne pas servir la Révolution française ? On sait qu'ensuite la nation devient un thème de droite, mais après la Guerre de Soixante-dix : on le cherchera vainement chez Bonald. Maistre est Savoisien et Burke... Anglais (donc nationaliste à sa manière d'ailleurs, mais catholicophile, hostile à la persécution des Irlandais, et anti-tory). On peut dire la même chose du thème social, les fascistes européens ayant été beaucoup plus efficaces sur ce plan que les radicaux socialistes ou les socialistes français (en 1905, Clemenceau faisait tirer sur les grévistes à balles réelles). Vous me direz : les fascistes ne sont pas de droite ?... &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En tout cas, le clivage droite gauche n'est pas matériel, il ne tient pas à tel ou tel thème, c'est pourquoi il est difficile à repérer. D'autant plus que la notion de droite est, elle, très flou, au point que l'on peut dire je crois : est de droite tout ce qui n'est pas de gauche (et donc, en particulier les apolitiques).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il faut donc essayer de savoir ce qu'est la gauche, en acceptant immédiatement la variété des thèmes de gauche. Jusqu'à plus ample informé, j'en tiens pour la distinction des quatre gauches que propose Jacques Julliard dans son récent opus sur les gauches françaises. il y a dit-il, la gauche libérale (Benjamin Constant) la gauche jacobine (Robespierre), la gauche collectiviste (Baboeuf, Fourier, Marx). Il identifie aussi une gauche anarchiste avec Proudhon. Restent deux gauches non identifiées : la gauche technocratique de Saint-Simon (j'expliquerai tout à l'heure pourquoi je le mets à gauche) et la gauche nihiliste qui est l'un des avatars de Mai 68 (il y a eu beaucoup de soixante-huitards qui n'étaient pas nihilistes au contraire) ; en tout cas, aujourd'hui cet avatar nihiliste a pris le pouvoir.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les quatre ou les six gauches ne nous disent toujours pas ce qui, au delà de la diversité des thèmes, constitue la gauche. Pour moi, la gauche c'est deux choses :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
L'idée d'une part d'une marche irréversible vers un progrès humain - et pas seulement un progrès matériel ou scientifique. (Exemple : &lt;i&gt;le mariage gay, dans dix ans tout le monde y sera venu&lt;/i&gt;; c'est ce que FH aurait dit à Frigide). En ce sens, malgré son libéralisme, Montesquieu n'est pas de gauche ; en revanche, malgré l'utopisme archaïsant de sa vision politique, Rousseau l'est : il croit au progrès.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
D'autre part, l'idée qu'au bout de la longue marche du genre humain, il existe une sorte de Paradis, un havre de paix qui représente l'Absolu non pas hors de l'histoire mais dans l'histoire. Cette deuxième idée est une hérésie chrétienne, que Jacques Maritain définissait comme "la temporalisation du Royaume de Dieu".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Face à la Gauche, dit Laurent Dandrieu dans &lt;i&gt;Monde et Vie&lt;/i&gt;, "nous sommes (à droite) le Parti du péché originel". Nous considérons, en outre, que la tendance gauchiste à rêver d'un Absolu sur la terre relève de l'hérésie chrétienne. L'Evangile parle non seulement du Royaume de Dieu, mais équivalemment, du royaume des cieux. Histoire de montrer aux zélotes de tous les temps que l'on ne peut pas l'installer sur la terre. Quand en plus cet Absolu c'est le néant ou le "tout se vaut"... il ne reste qu'à tirer l'échelle.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=xPC_mkcQlPU:Qn1GU4g0mlA:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=xPC_mkcQlPU:Qn1GU4g0mlA:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/xPC_mkcQlPU" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-28T17:48:34.773+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">16</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/quelle-sorte-de-gauche-naimons-nous-pas.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Bruno Nestor Azerot: "Ce projet qui bouscule toutes les coutumes et toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés..."</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/Zh_TUUQausA/bruno-nestor-azerot-ce-projet-qui.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-27T13:04:28-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4575179065821455066</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;i&gt;Le GDR (Gauche Démocrate et Républicaine) regroupe à l’Assemblée Nationale les parlementaires communistes et apparentés. Il compte 15 membres dont 9 seulement ont voté la loi Taubira. Deux députés n’ont pas pris part au vote, et quatre ont voté contre. Bruno Nestor Azerot est l’un de ces quatre opposants au projet. Il n'est pas inutile d'entendre cette parole, authentiquement de gauche. Voici la position de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;Bruno Nestor Azerot&lt;/i&gt;, qu’il expliquait &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130120.asp#INTER_53" rel="nofollow" target="_blank"&gt;le 30 janvier 2013&lt;/a&gt;:&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Madame la garde des sceaux, madame la ministre, monsieur le président, chers collègues, j’ai soutenu jusqu’à maintenant tous les projets et tous les engagements de la gauche, mais il existe aujourd’hui une profonde confusion qui m’interpelle. La liberté de conscience et de vote qui existe au sein de mon groupe parlementaire, le GDR, me permet d’exprimer une voix qui est celle d’un homme libre d’Outre-mer : j’en remercie mes collègues du groupe, dont les avis sont divers et très partagés sur ce texte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre-mer, en revanche, la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet qui bouscule toutes les coutumes et toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés ultramarines. Cette voix doit être entendue et comprise. Nous devons exprimer cette opinion de notre électorat qui ne comprend pas ce qui se passe ici et maintenant. Le risque est grand de plonger la population dans un profond désenchantement vis-à-vis de la politique du Gouvernement, voire de provoquer une cassure morale irrémédiable. Ce texte en effet ne donne pas une liberté supplémentaire, il fragilise au contraire le délicat édifice sur lequel se sont construites nos sociétés antillaises et guyanaise après l’abolition de l’esclavage. Il existe même, à mon sens, un risque de rupture du pacte républicain qui nous lie depuis deux siècles à la France. Cette question du mariage homosexuel appelle en effet de ma part des réflexions de fond. Il est nécessaire de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay : les confondre, comme l’ont fait certains orateurs, n’est pas honnête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homosexualité est une pratique qui relève de la sphère privée : c’est une réalité qu’il faut prendre en compte et qui appelle des droits et une protection de la vie privée pour ceux qui la pratiquent. En revanche le mariage gay et l’adoption pour les couples homosexuels relèvent de la sphère publique, en ce qu’ils bouleversent la norme en vigueur, en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation et de transmission patrimoniale. Ce chemin-là, nous ne pouvons le suivre. Peut-on véritablement parler d’un progrès et d’une nouvelle liberté ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine, en établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle : l’union d’un homme et d’une femme en vue de la procréation d’un enfant. Or, à l’évidence, il ne peut en être ainsi avec le mariage gay. Certes, aujourd’hui, le mariage est plus un « mariage-sentiment » qu’un « mariage-procréation », comme il l’était autrefois : l’enfant n’est plus la finalité du mariage, si bien que des personnes hors mariage, voire des couples stériles, peuvent avoir envie d’enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question qui se pose est donc plutôt : le sentiment doit-il donc devenir le sens nouveau et unique d’un mariage qui serait ouvert à tous les hommes et à toutes les femmes, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels? Doit-on révolutionner ainsi le mariage en France et en Outre-mer au risque de perdre nos valeurs fondamentales ? Allons-nous vers cette société où l’individualisme hédoniste remplacera nos vieilles doctrines personnalistes et socialistes fondées sur la solidarité, la liberté et l’égalité?  La famille, pivot de notre société depuis les Constituants et la Révolution française, depuis l’émancipation de 1848, va-t-elle, au sens littéral du terme, exploser? Notre responsabilité est grande devant l’Histoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi, homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage, où le système social refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et se marier légitimement, où le mariage était interdit et où il a été une conquête de la liberté, j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique!  Car enfin, au nom de l’égalité et du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, je crois que l’on ne peut mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité : un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Établir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité, c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe et pratique. C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale, contre les droits de l’homme et de la femme. Refuser cette différence naturelle, c’est refuser la différence sexuée, c’est revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés, c’est instaurer une nouvelle contrainte, car il sera interdit désormais de faire la différence entre un homme et une femme, au risque d’être discriminatoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et l’enfant ? Puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va t-on faire ? Pour procréer, il faut bien un homme et une femme. Inéluctablement se posera la question du recours à la procréation médicale assistée car ce désir d’enfants est légitime. Toutefois, ce n’est pas le droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant, c’est la nature. Pour pallier ce problème de stérilité et d’incompatibilité, on aura recours à la PMA. Où est le progrès social ? Où la liberté nouvelle ? Comment voulez-vous qu’un homme dont les ancêtres ont été vendus et chosifiés ne soit pas inquiété par cela? La gauche a le pouvoir dans cette assemblée, je suis un homme de gauche et c’est bien en tant que tel que je préfère l’humain et l’humanisme à ce que ce texte sous-entend. Alors qu’un tiers des hommes et des femmes d’outremer sont sous le seuil de pauvreté, que notre PIB est d’un quart inférieur à celui de l’Hexagone et que 60 % des jeunes de moins de 25 ans sont toujours au chômage, n’y avait-il pas d’autres priorités ? Que dirai-je à ce jeune Martiniquais qui, entré dans la délinquance, est sans travail, dont les parents sont aussi sans emploi, qui est sans logement et n’a pas de quoi se nourrir, qui n’a pour seule alternative que de récidiver pour pouvoir être reconduit en prison afin d’avoir enfin un toit et à manger? Que lui dirai-je demain ? Que je lui ai offert, en tant que législateur, une grande liberté : non pas du travail, non pas un logement, non pas un avenir décent et un espoir de vie, mais le mariage pour tous! À mon grand regret, mais avec ma conviction d’homme de gauche engagé et libre, je ne voterai pas ce projet qui est attentatoire aux libertés et ne répond pas aux aspirations profondes du peuple, en particulier en Outremer.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/Zh_TUUQausA" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-27T22:04:28.508+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/bruno-nestor-azerot-ce-projet-qui.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Violence ? Réponse à G2S</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/Q61KeEoj98Q/violence-reponse-g2s.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-20T06:19:18-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-2124587610582771964</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je republie ici la critique d'un habitué de ce blog, G2S, mon quasi-homonyme belge. Il n'a pas l'intention de s'en laisser conter. Pour lui mon apologie des veilleurs et autres supporters du Printemps semble ramener à la surface les heures sombres des années folles.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
"A vous lire, je rajeunis. Je retrouve les tracts maoïstes, trotskystes ou 
staliniens de nos belles années 68. "CRS / SS", "Le peuple vaincra"'... Et 
j'entends les échos des années 30, celles des ligues... Entre la conviction la 
plus engagée et la délégitimation radicale de l'adversaire, ne voyez vous pas la 
limite à ne pas franchir? Comment pouvez-vous construire ce manichéisme (je vous 
cite): " du côté des partisans de la Manif pour tous la vérité est l'arme 
absolue, avec l'évidence du mariage naturel : un homme, une femme et des 
enfants... du côté des adversaires, on peut dire que mécaniquement, il reste la 
diffamation et la calomnie". En réduisant ainsi "mécaniquement" vos adversaires 
à la simple immoralité, vous semez la violence". &lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce qui est extraordinaire chez les 67 interpelés de dimanche soir, chez ceux de tous les autres soirs, c'est qu'ils ne crient pas. Ils ne délégitiment personne en utilisant les noms d'oiseaux du bestiaire de la correctness (SS, nazis, ligueurs et j'en passe). Ils ne reprennent en choeur aucun vieux cri. Ils ne cèdent à aucune nostalgie. Ces Veilleurs font du neuf, comme je l'ai écrit, ils manifestent une force qui ne doit rien à la violence, celle de l'Evangile. C'est ce qui les rend invulnérables, inaccessibles aux infiltrations policières, parce qu'un infiltré a quand même sa dignité et que lui, il ne chantera pas longtemps : "L'espérance est un trésor".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-h7sCrAwa-xU/UXKRkQ3i5qI/AAAAAAAAEMU/xgZreV9GiyQ/s1600/Capture.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="137" src="http://1.bp.blogspot.com/-h7sCrAwa-xU/UXKRkQ3i5qI/AAAAAAAAEMU/xgZreV9GiyQ/s400/Capture.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;Juste une précision : je trouve l'attitude de l'abbé Beauvais, tel qu'on peut le voir sur Youtube (&lt;a href="http://tradinews.blogspot.fr/2013/04/video-labbe-beauvais-fsspx-et-quelques.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;voir Tradinews&lt;/a&gt;) particulièrement décalée. L'heure n'est pas aux actions éruptives ou adolescentes, mais aux actions spirituelles, au témoignage. Cela dit, l'abbé a le courage de se montrer, on ne peut pas le lui enlever. Mais lui tombe en partie sous les coups de la critique de G2S... Et surtout il y fait tomber une partie du mouvement.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais G2S va plus loin que de stigmatiser telle dérive (fatale en semblables occurrences il faut le dire). Il récuse ce qu'il nomme mon "manichéisme". Dire que " du côté des partisans de la Manif pour tous la vérité est l'arme 
absolue, avec l'évidence du mariage naturel : un homme, une femme et des 
enfants... du côté des adversaires, on peut dire que mécaniquement, il reste la 
diffamation et la calomnie"... cela constituerait "une violence".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je sais depuis Roland Barthes que "le langage est fachiste"... Mais je ne pensais pas, cher G2S, que vous partagiez cet avis.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La question du mariage homosexuel n'est pas un objet de raisonnement. On ne peut pas PROUVER RATIONNELLEMENT qu'il faut un père et une mère pour faire des enfants. Du reste, dans le meilleur des mondes qu'on nous prépare, on pourra certainement faire autrement. Mais le problème n'est pas là. La nécessité absolue de la famille pour l'avenir de l'humanité n'est pas affaire de démonstration. On peut même démontrer comme Platon naguère dans sa République, que la famille, institution sociale, est une vieillerie qu'il faut remplacer parce qu'elle favorise tous les particularismes émotionnels et affectifs. On peut, comme à Sparte, pratiquer l'élevage collectif des enfants avant leur septième année et leur éducation collective après. Mais la famille, malgré ces mises en cause rationnelles demeure une évidence. Elle relève de ce que Gianbattista Vico appelait le &lt;i&gt;certum&lt;/i&gt;, la certitude indémontrable, bien plus forte que les vérités (&lt;i&gt;verum &lt;/i&gt;dit Vico) démontrées.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais qu'est-ce que le contraire d'une évidence ? Un mensonge. La violence consiste justement à ne plus être capable d'appeler mensonge le contraire de l'évidence. Il faut apprendre à se laisser faire par la douce contrainte de l'évidence. L'attitude inverse relève de l'imagination. Comme dit le bon La Fontaine : "&lt;i&gt;Chacun tourne en réalité / Autant qu'il peut ses propres songes / L'homme est de glace aux vérités / Il est de feu pour les mensonges&lt;/i&gt;" (Le statuaire et la statue de Jupiter). N'a-t-on pas le droit de dire à Platon que sa République est un songe ou à Judith Butler que sa théorie du Gender relève d'une imagination en feu.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=Q61KeEoj98Q:lNRXWBruFqE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=Q61KeEoj98Q:lNRXWBruFqE:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/Q61KeEoj98Q" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-20T15:19:18.281+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-h7sCrAwa-xU/UXKRkQ3i5qI/AAAAAAAAEMU/xgZreV9GiyQ/s72-c/Capture.JPG" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">23</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/violence-reponse-g2s.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Echec de la répression : on est fier, nous chrétiens !</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/maI4ENAMdKw/echec-de-la-repression-on-est-fier-nous.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-05-01T05:55:15-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-6751247184105460833</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Il faut bien reconnaître que, en face, c'est la stupéfaction. D'où sortent ces jeunes ? Qu'ont-ils à gagner dans cette affaire ? Pourquoi chaque jour vont-ils monter leur "action", avec ce mélange de courage et de détachement, de sourire et de sérieux, allant jusqu'au bout, souvent poussés à la bavure mais n'y cédant jamais. Rien à voir avec l'extrémiste, qui a la tête près du bonnet et auquel on fait faire exactement ce qui dessert sa cause. Rien à voir avec le fasciste qui cogne sur ses boucs émissaires... Ceux-là, ce ne sont pas des fascistes, ce sont des chrétiens. Leur foi leur interdit d'avoir des boucs émissaires, comme l'a très bien expliqué René Girard. Ni racistes, ni sexistes, ni phobistes : chrétiens. C'est une nouvelle force qui naît, une force qui n'a rien à voir avec la violence. Que peut-on contre elle ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La diffamation d'Etat, relayée par les médias, a du mal à se mettre en place : c'est qu'ils le portent sur le visage, qu'ils sont sans haine ces jeunes. On voudrait les faire entrer dans le petit jeu des étiquettes excluantes, on voudrait les faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. Sur ce point, Caroline Fourest est du même avis que Frigide Barjot, à qui il est arrivé de traiter ses propres troupes d'... "extrémistes". Pour le confort intellectuel de la gauche nihiliste ? Par ignorance elle aussi ? Difficile à dire. Mais sur ce point, il faudra qu'elle s'excuse. On n'est pas chef pour faire tirer sur les meilleurs éléments de son dispositif. Si du côté des partisans de la Manif pour tous la vérité est l'arme absolue, avec l'évidence du mariage naturel : un homme, une femme et des enfants... du côté des adversaires, on peut dire que mécaniquement, il reste la diffamation et la calomnie. Attention à ne pas l'introduire dans nos rangs au nom d'un esprit de parti, Manif pour tous contre Printemps refleurissant.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
La réalité c'est que les flics étonnés, les policiers en civil qui d'habitude jouent sur du velours avec leurs provocations hâtivement concoctées, cette fois y sont pour leurs frais. Chou blanc ! Il n'y en a qu'un qui n'a pas compris le changement de décor : celui que l'on appelle plus que Manuel Gaz. Pour lui, jusqu'à maintenant, il n'y avait qu'une solution : noyer la révolte dans le gaz. Le moins que l'on puisse dire est qu'il applique sa recette avec persévérance. Et si le gaz ne suffit pas ? Reste les provocations homophobes organisées par la Police sur ordre : rien à voir avec les manifestants ? Bien sûr rien à voir sur le terrain. Mais il suffira, au 20 H, de présenter les choses comme liées pour qu'elles aient à voir....&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quoi d'autre dans l'arsenal d'Etat ? La prison ferme. La loi prévoit de la prison ferme pour refus d'obtempérer sur la voie publique. La solution est à l'étude en ce moment, très gravement, à l'Elysée, on l'on serait prêt à prendre le risque de faire des martyrs pour faire des exemples. Cet après midi, Manuel Gaz a convoqué une réunion pour renforcer les dispositifs de répression. Attention à ce soir.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nos élites ont aimé le printemps arabe... après coup. Mais - c'est curieux - elles détestent d'instinct le printemps français. Ce printemps n'est-il pas démocratique ? Au contraire, il l'est trop. Pensez : il n'est pas contrôlé par le pouvoir... Il est auto-contrôlé par la foi qui anime ces jeunes. D'ailleurs, comme l'autre, il est parti de la Toile et des réseaux sociaux, sans le visa des gros médias. C'est un signe. Le signe d'une liberté intolérable. Et d'une vérité insupportable. La foi a été mise hors jeu du débat social depuis cent ans. On a voulu mettre le christianisme à la porte : attention, il revient par la fenêtre, restée ouverte en ces beaux jours printaniers!&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est historique ? Oui, ces jeunes sont en train de faire époque.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/maI4ENAMdKw" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-05-01T14:55:15.624+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">12</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/echec-de-la-repression-on-est-fier-nous.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">La fête du Bon Pasteur </title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/BuHmpBZ3u08/la-fete-du-bon-pasteur_16.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-15T16:34:02-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-9042535991372132280</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;i&gt;&lt;b&gt;Tiré de "Saint Paul par Lettre" n°37 du 14 avril 2013&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
Le texte de ce dimanche du Bon Pasteur est bien connu : « Je suis le bon Pasteur et je mets ma vie en jeu [animam pono] pour mes brebis ». La métaphore pastorale, à l’époque du Christ, est tellement banale qu’elle ne choque pas comme elle peut choquer aujourd’hui. Il est clair qu’être un fidèle du Christ, suivre le bon Pasteur, ce n’est pas être un mouton bêlant dans l’affreux concert du Consensus ambiant, ni non plus un mouton de Panurge, qui se noie sans état d’âme parce que celui qui marche devant lui se noie aussi. Il faut dépoussiérer un peu la métaphore ! Il faut surtout la christianiser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment faire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut comprendre que les brebis, dans la mesure même où elles sont la propriété du Pasteur, lui sont précieuses. Elles valent plus que sa vie, puisqu’il « met sa vie en jeu » pour elles. Il ne faut pas oublier la petite parabole de saint Mathieu, dans laquelle le berger va chercher la centième brebis qui s’est égarée, en laissant les 99 autres. Dans les représentations artistiques, on peut voir comment l’allégorie du Bon pasteur fait bon ménage avec la parabole de la brebis perdue : le berger conduit ses brebis, il marche en avant d’elle (et non en arrière : le Christ n’est ni un serre-file ni un Kapo). Et il porte sur ses épaules la brebis qui s’est égarée et qu’il est allé chercher, comme le précieux témoignage du fait que le Fils de l’Homme « ne perd rien de tout ce qui lui a été donné par son Père ». L’Evangile de Jean, vous le savez ajoute : « excepté le Fils de perdition », désignant ainsi Judas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous croyons trop souvent que l’on perd la foi comme on pourrait perdre… son portefeuille. Mais le Christ s’est engagé envers nous. Si nous ne rompons pas brutalement avec lui, si nous nous contentons de batifoler sans méchanceté à droite et à gauche, soyons sûrs qu’il viendra nous chercher et que, d’une manière ou d’un autre, à un moment de notre vie, il nous prendra sur ses épaules. Sa miséricorde n’est pas un vain mot ! Autant sa justice est limitée puisqu’elle s’exerce sur des situations qui posent un cadre à son action de Bon Pasteur, autant sa miséricorde est infinie puisque son seul cadre est celui de la décision du Pasteur. C’est la Subjectivité divine en son souverain caprice qui donne un cadre à la Miséricorde du Christ, et elle seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons célébré dimanche dernier le dimanche de la Miséricorde que demanda Soeur Faustine et qu’institua Jean-Paul II. Je pense que l’on peut dire que, dans le rite traditionnel, ce dimanche de la Miséricorde est bien représenté par le dimanche du Bon Pasteur., celui qui ne refuse rien ses brebis et qui n’en laisse pas une se perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui dira la prévenance du Christ, à l’oeuvre dans chacune de nos vie ? Qui dira la délicatesse avec laquelle il nous avertit, la manière si douce dont il nous conduit, non seulement dans « les verts pâturages » d’une vie facile, mais aussi dans la voie étroite de l’Evangile, où bien des brebis pourraient se rompre les jambes, mais dans lesquelles on marche avec assurance et fierté, parce qu’on marche à la suite du Pasteur de nos âmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Miséricorde de Dieu n’est pas un dû que nous devrions exiger à tous propos. C’est une réserve de sens et d’énergie, l’assurance d’une complicité permanente avec l’existence. Si Jean-Paul II a réhabilité la magnanimité chrétienne par son exemple et par cette fameuse parole : N’ayez pas peur ! qu’il a mise en pratique le premier durant tout son pontificat, il faut bien comprendre que c’est parce qu’il a tablé tout de suite sur le Seigneur « riche en miséricorde » (selon le titre de sa deuxième encyclique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La miséricorde de Dieu est la grande pourvoyeuse de notre élan. Elle n’a pas de limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Institut du Bon Pasteur, qui s’est mis sous ce patronage prestigieux, doit plus qu’un autre tabler sur la Miséricorde jamais démentie de son Seigneur ! En Justice nous n’avons rien à demander au Seigneur, parce que nous ne méritons rien. Mais de sa Miséricorde nous avons tout à attendre : le pain de chaque jour et l’élan de toute une vie. Il nous a acheté « cher » comme dit saint Paul. Nous lui sommes chers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abbé Guillaume de Tanoüarn&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=BuHmpBZ3u08:oYqYTtgfwyw:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=BuHmpBZ3u08:oYqYTtgfwyw:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/BuHmpBZ3u08" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-16T01:34:02.056+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/la-fete-du-bon-pasteur_16.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Chiffon rouge</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/beApJuY0jTY/chiffon-rouge.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-15T23:45:19-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-889325433173571749</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-wpwzm1KZWIo/UWxgjploIDI/AAAAAAAAEME/TLpr2OvZzO8/s1600/45553_10152682483930113_1979088993_n.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-wpwzm1KZWIo/UWxgjploIDI/AAAAAAAAEME/TLpr2OvZzO8/s200/45553_10152682483930113_1979088993_n.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Ce qui est horrible dans l’actuelle querelle autour du «mariage pour tous» c’est qu’elle divise &lt;i&gt;pour de vrai &lt;/i&gt;les Français. Les ‘anti’ trouvent le projet abominable, les ‘pro’ veulent voir les ‘anti’ comme des fachos homophobes. La loi Taubira est particulièrement clivante, quelque promesse de France apaisée qu’ai pu faire le candidat Hollande. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que les promoteurs de cette loi se sont appliqués à faire monter la mayonaise. Manifs minimisées, débat confisqué, pétition ignorée, vote précipité. Pour faire court je ne citerai que deux élus: le député Alain Tourret auditionnant avec morgue le Cardinal Vingt-Trois («&lt;i&gt;vous allez lancer vos catholiques… s'il en reste!&lt;/i&gt;»), le sénateur Jean-Pierre Michel se gaussant sur Twitter de la manif du 24 mars («Quelques serre-têtes et des jupes plissées…»)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On aurait voulu exaspérer la France qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Mais puisqu’on s’y est pris ainsi, c’est qu’on a voulu chauffer tout le monde, et on y réussit. Le PACS avait montré combien le sujet est sensible, et qu’il suffirait de l’agiter pour enflammer une France contre l’autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec quel effet? D’une part une certaine radicalisation à tribord, qui n’est pas pour déplaire à ceux qui au PS jouent le FN contre l’UMP. D’autre part un réflexe d’union à bâbord : voyez comme Taubira y fait figure d’icône au PS après y avoir été pour le moins controversée. Et puis tant qu’on parle du mariage, on ne parle pas du chômage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste que les pyromanes vous le diront : allumer un feu est facile, le diriger l’est moins – d’autant que le clivage pro/anti ne recoupe pas forcément le partage gauche/droite. On verra bien. &lt;a href="http://www.lamanifpourtous.fr/"&gt;Prochaine manif : voyez ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=beApJuY0jTY:p_gs5InibpU:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=beApJuY0jTY:p_gs5InibpU:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/beApJuY0jTY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-16T08:45:19.368+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/-wpwzm1KZWIo/UWxgjploIDI/AAAAAAAAEME/TLpr2OvZzO8/s72-c/45553_10152682483930113_1979088993_n.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">11</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/chiffon-rouge.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">Foi et miséricorde : de Kafka à l'Evangile</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/7PfcFxEwaUY/foi-et-misericorde-de-kafka-levangile.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-15T13:21:29-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-4921278834292863021</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous avons célébré dimanche dernier le dimanche de la Miséricorde, institué par Jean-Paul II sur la demande ancienne de Soeur Faustine. Il faudrait que tous les dimanches soient des dimanches de la miséricorde. Il faudrait que notre vie soit placée sous le signe de la Miséricorde. Mais pour cela, il est nécessaire de frapper à la porte de la Miséricorde de Dieu, qui est la foi : "Va ! Ta foi t'a sauvé".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
A cet égard, dans l'extraordinaire rite que j'ai l'honneur et la joie de célébrer, nous sommes particulièrement gâtés de dimanche dernier (dimanche dit de Quasimodo, avec l'épisode du doute de Thomas) à dimanche prochain (dimanche dit du Bon Pasteur). Pour nous, c'est le Premier dimanche après Pâques qui est le dimanche de la foi ; le deuxième - avec l'introït Misericordia Domini et l'Evangile du Bon Pasteur - est tout entier placé sous le signe de la Miséricorde.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je disais que la foi est la porte de la Miséricorde. On pourrait dire à l'inverse qu'il n'y a pas de foi sans miséricorde. La miséricorde de Dieu est toujours première en soi, même si pour nous, la foi en constitue la porte. Mais notre foi est déjà un acte de la Miséricorde de Dieu. Notre foi n'est pas seulement ce sentiment intérieur qui nous porte vers Dieu. C'est l'acte qui nous fait être ce que nous sommes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ai trouvé, par hasard, dans le Journal de Kafka, quelques formules fulgurantes que je voudrais vous faire partager. Non que Kafka soit un Père de l'Eglise. Mais il a tellement scruté sa propre faiblesse et les métamorphoses (les katamorphoses) auxquelles elle pouvait donner lieu, qu'il a su dire mieux qu'un autre ce qu'est la foi. Sa judéité lui avait permis d'entrer dans la matière ; sa lecture de Kiekegaard l'a beaucoup guidé ; mais je crois qu'au fond, la foi, c'est tout ce qui s'inscrit en creux dans son art tourmenté. Non pas cette foi, difficile psychologiquement, que chantent nos intellectuels. Non pas la "faiblesse de croire" chère à Michel de Certeau, curieux jésuite, non pas "la foi 24 heures de doute et une minute d'espérance" éructée par ce pauvre Bernanos, qui de temps en temps... Non ! La foi solide. La foi solidité ontique. La foi, réalité ontologique et pas seulement avatar monstrueux d'une évolution devenue folle et qui donc ne s'expliquerait de toute façon plus.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Solidité ontique ? Je veux dire : la foi vérification de toutes nos espérances (substantia rerum sperandarum dit saint Paul aux Hébreux). Réalité ontologique ? Oui, parce qu'elle révèle l'identité de l'être humain, fils ou fille de Dieu.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais Kafka nous dit cela de manière encore plus profonde et moins jargonnante : "Croire signifie : libérer en soi l'indestructible, ou plus exactement se libérer, ou plus exactement : être indestructible, ou plus exactement : être".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Nous sommes parfaitement en phase avec l'Epître de saint Jean, que nous lisions dimanche dernier : "La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi". Le monde ? Parlons-en du monde puisque notre pape François en parle tant. Pour Denis Vasse (autre jésuite atypique), "Thérèse (d'Avila) pointe la vraie dimension de ce que saint Jean appelle le monde : celle de ce mensonge inconscient qui ordonne l'acte de parler à l'IMAGE de soi-même et le détourne de l'altérité du désir" [L'Autre du désir et le Dieu de la foi p. 49]. Bon le truc est un peu obscur. Mais c'est trop beau pour que je vous en prive. Le monde ? C'est ce que nous imaginons que "on" pense de nous... Un jeu de miroir. Infantile ! Le désir ? C'est ce qui nous fait sortir de l'image et de l'imagination, l'épreuve de la vérité. Ce désir de vérité que l'on appelle foi, ce désir de vérité, ce qu'il y a de plus noble en nous et dont Dieu se sert, que Dieu informe par sa grâce pour en faire la foi qui sauve. Voilà ce qui triomphe des puissances narcissiques de l'Imaginaire et de ce Reflet universel qu'on appelle le monde. Voilà ce qui triomphe de ce que Freud appelait assez justement "les pulsions du moi".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Cette incursion dans les méandres de la Psyché ne vous convainc pas ? Vous ne voulez peut-être pas les voir, ces méandres, attachés peut-être comme un prêtre de ma connaissance à NE PAS VOULOIR vous connaître. C'est pourtant la connaissance de soi, saint Augustin avait bien raison, qui est le vestibule de la connaissance de Dieu. Mais passons. Vous n'avez pas forcément besoin de ce détour dans les marasmes de l'imaginaire pour comprendre l'élan vraiment spirituel de Kafka, définissant la foi : après tout, je vous le souhaite.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On a trop tendance en effet à faire de la foi un système philosophico-théologique (une idéologie finalement) qu'il faudrait sans cesse vérifier. Mais ce n'est pas la foi qu'il faut vérifier. C'est elle qui nous vérifie, c'est elle qui nous pose dans l'existence. Le "Je suis" de Descartes, ce "Je suis" si apparemment rationnel parce qu'il provient d'un "Je pense"... Ce "Je suis", absolument certain et dans lequel il ne peut y avoir le moindre doute, c'est celui de la foi. D'ailleurs, dès la Troisième Méditation, Descartes le rationnel est obligé de poser DIEU, pour que ce Je suis absolument certain ait un sens... Descartes le dit... Et on passe pudiquement la Troiisième Méditation métaphysique, réputée indigne d'un esprit vraiment scientifique, n'est-ce pas. Mais Descartes lui-même, ce détour par Dieu pour parvenir à la certitude, il ne l'a pas inventé, il l'a lu, il l'a vu dans saint Augustin... qui n'avait pas du tout cette perspective idéologique et systématisante sur la foi. A sa naissance, la foi n'est effectivement rien d'autre qu'une évidence intérieure, plus forte que toutes nos certitudes puisqu'elle les conditionne toutes.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Mais la Miséricorde alors ? Que nous apporte-t-elle ? Que signifie-t-elle quand on accorde tant déjà à la foi ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour comprendre la Miséricorde, il faut la comparer à la Justice. La Justice que Dieu exercerait envers nous serait forcément limitée. Il ne ferai que rendre à chacun son dû, selon la définition bien connue. Que nous doit-il ? Rien. Mais la Miséricorde ? Dans la Miséricorde, que nous promet-il ? Tout. Lui-même. Sa vie. Son amour. D'autres dimensions pour une autre vie.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est donc la Miséricorde de Dieu qui fait être notre foi. Nous existons au risque de la Miséricorde de Dieu. C'est la miséricorde de Dieu qui libère en nous quelque chose d'indestructible. Quoi ? Le corps du Christ. "Nous sommes les membres de ce corps".&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;«&amp;nbsp;Que personne ne vous critique à propos de
nourriture et de boisson, en matière de fêtes, de nouvelles lunes et de sabbat.
Tout cela n’est que l’ombre de ce qui devait venir. La réalité, c’est le corps
du Christ&amp;nbsp;» (Col. 2, 16-17). Son corps physique, lors de sa venue sur la terre : il est ressuscité, et ainsi seul réel dans l'analogie de l'être. Son corps mystique, l'Eglise, qui n'est rien d'autre que..&lt;span style="font-size: small;"&gt;. cela, ce corps ressuscité, mis à notre portée pour que nous en soyons les membres. Enfin son corps eucharistique, qui est le véhicule de la métamorphose chrétienne : "Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés" (I Co&lt;span style="font-size: small;"&gt; 15).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La Miséricorde de Dieu dessine à l'avance la figure de cette métamorphose chrétienne que seule la foi a toujours déjà saisi, quand elle s'est, une fois, saisie de ce qui est indestructible en nous. Cette Miséricorde a un nom, un seul : Jésus, qui s'est voulu lui-même, le Pasteur, le bon... "Il n'y a pas d'autre nom au Ciel et sur la terre par lequel nous puissions être sauvés" (Actes 4, 12).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/7PfcFxEwaUY" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-15T22:21:29.139+02:00</app:edited><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/foi-et-misericorde-de-kafka-levangile.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">"Je crois en l'homme" ? Un pape contre la mondialisation</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/7KHNXJSw7TM/je-crois-en-lhomme-un-pape-contre-la.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-11T16:23:20-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-5502630734001181477</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DZ5fOXY7dtI/UWdFleOigVI/AAAAAAAAEK0/BDHAnW8pf6s/s1600/libro-bergoglio.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-DZ5fOXY7dtI/UWdFleOigVI/AAAAAAAAEK0/BDHAnW8pf6s/s320/libro-bergoglio.jpg" width="211" /&gt;&lt;/a&gt;Ne faites pas attention à ce titre, &lt;i&gt;Je crois en l'homme&lt;/i&gt;, sous lequel a été traduit en français le livre d'entretien donné en 2010 par le cardinal Bergoglio archevêque de Buenos aires. Le titre originel, argentin, est &lt;i&gt;Le Jésuite&lt;/i&gt;. Cette phrase - je crois en l'homme - ne se trouve dans le livre que sur les lèvres des interviewers (p. 191), et elle n'est pas reprise par l'archevêque lui-même. Que dit-il, quand on lui représente qu'"il est parfois difficile de croire en l'homme" ? "L'histoire semble une calamité, un désastre moral, un chaos de possibilités holistiques". Non pas : je crois en l'homme, mais quelque chose de beaucoup plus prosaïque : "On dit des Chinois qu'ils sont comme des bouchons. Dans certaines circonstances ils s'enfoncent et dans d'autres ils réapparaissent.Je crois que c'est aussi applicable en général à la nature humaine".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On n'est vraiment pas dans l'Utopie que suppose la croyance en l'homme : le pape entend rester comme il le dit en 2002 "sans grandiloquence, sans messianisme, sans certitudes impossibles". A la fin du livre, la dernière question des interviewers (Sergio Rubin et Francesca Ambrogetti) est la suivante : "En résumé, vous avez une vision assez peu optimiste de votre pays et du monde"... Notre pape a surtout, nous le verrons, une vision très méfiante de la globalisation... Mais pourquoi cet avis, au final, sur "l'optimisme modéré" de Bergoglio de la part de ses deux interviewers ?&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
C'est en réponse immédiate à cette profession de foi politique que je cite intégralement, qui n'est pas la foi en l'homme (abstrait) mais la foi dans le destin de son peuple : "J'aime bien parler de la patrie, pas de pays ou de nation. Le pays est en dernière instance un fait géographique et la nation un fait légal, constitutionnel. En revanche, la patrie est ce qui donne l'identité.D'une personne qui aime le lieu où elle vit, on ne dit pas qu'elle est une payiste ou une nationaliste, mais une patriote. Patrie vient de père ; c'est elle comme je l'ai dit qui reçoit la tradition des pères, la poursuit, la fait progresser. la patrie est un héritage des pères dans le présent qui doit etre perpétué. C'est pourquoi ceux qui parlent d'une patrie détachée de son héritage, aussi bien que ceux qui veulent la réduire à l'héritage sans lui permettre de croître, font erreur". C'est cette sortie sur la patrie que les interviewers, déçus, taxent de "modérément optimiste"... Comme si l'optimisme était le sujet !&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
On a parlé, en Argentine, du "premier pape peroniste de l'histoire". Cette vision des 'nations' ou plutôt des patries et de leur héritage est fondamentale pour notre pape, qui y revient dans une longue annexe sur un poème épique argentin &lt;i&gt;Le gaucho Martin Fierro&lt;/i&gt;, de Jose Hernandez (1834-1886). Il a publié ce texte en 2002, avant de publier deux livres au sortir de la crise argentine &lt;i&gt;La patrie sur les épaules &lt;/i&gt;(allusion consciente à Enée portant Anchise sur ses épaules après l'incendie et la prise de Troie) et &lt;i&gt;La nation comme responsabilité&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Son discours n'est ni nostalgique ni de pur constat. Le pape François est un militant pour temps d'apocalypse. Voici ce qu'il disait de la globalisation, en 2002 : "La globalisation comme imposition unidirectionnelle et uniformisante de valeurs, de pratiques et de marchandises est liée à l'intégration entendue comme imitation et subordination culturelle, intellectuelle et spirituelle". Il met ici clairement en cause, quoi que sans le dire, l'hégémonie américaine. Et plus loin : "Les peuples en s'intégrant au dialogue global, apportent les valeurs de leur culture et doivent les protéger de toute absorption ou synthèse de laboratoire, susceptible de les diluer dans le commun, le global".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
A lire le pape François, on se prend à songer à Karol Wojtyla et à son livre testamentaire, rédigé en 1993 et publié en 2005 : &lt;i&gt;Mémoire et identité&lt;/i&gt;. On y trouve la même apologie d'une inculturation nationale du christianisme, le même goût pour les poètes nationaux - Adam Mickiewicz -, la même vision forte du caractère irremplaçable des nations. "Les nations sont les grandes institutrices des peuples" disait Jean Paul II à l'UNESCO en 1980. On sait quel rôle ce pape a joué dans l'effondrement du Rideau de fer et comment on a salué ce rôle politique par une tentative d'assassinat. Lorsque Jean-Paul II rencontrera Ali Agça, ce dernier lui dira simplement (c'est dans le livre de Bergoglio) : "Vous devriez être mort, je ne rate jamais mon coup".&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pourquoi n'aurions nous pas aujourd'hui un pape combattant, représentant des nations en voie de développement et s'insurgeant, mieux que ne saurait le faire un Italien, un Allemand ou un Français, contre&amp;nbsp; cette "imposition unidirectionnelle et uniformisante de valeurs, de pratiques et de marchandises" ? Son livre &lt;i&gt;Le Jésuite &lt;/i&gt;(rebaptisé à la hâte &lt;i&gt;Je crois en l'homme &lt;/i&gt;pour les besoins sans doute d'un camouflage médiatique) contient un manifeste des nations chrétiennes qui ne veulent pas mourir.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/7KHNXJSw7TM" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-12T01:23:20.573+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/-DZ5fOXY7dtI/UWdFleOigVI/AAAAAAAAEK0/BDHAnW8pf6s/s72-c/libro-bergoglio.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/je-crois-en-lhomme-un-pape-contre-la.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text">[Mise à jour] "Cristiada" - un film sur l'épopée des Cristeros</title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/SPGrTXknf-Q/cristiada-un-film-sur-lepopee-des.html" /><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email></author><updated>2013-04-11T11:44:51-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-1032662284861981824</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;b&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-m6cpdwV21T0/UWcAFZaZedI/AAAAAAAAEKk/JUIiYyeqtLQ/s1600/for_greater_glory.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-m6cpdwV21T0/UWcAFZaZedI/AAAAAAAAEKk/JUIiYyeqtLQ/s320/for_greater_glory.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;[Mise à jour 11 avril 20H22] Le film se trouve maintenant sur &lt;a href="http://www.mixturecloud.com/media/ZKtiwcd9" rel="nofollow" target="_blank"&gt;mixturecloud.com&lt;/a&gt;, après avoir été diffusé par gloria.tv&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;" /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
D'aucuns trouveront "Cristiada" trop ceci ou trop cela, ou pas assez. Mais puisque nous ne sommes &lt;a href="http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2012/10/26/25427832.html" rel="nofollow" target="_blank"&gt;pas prêts&lt;/a&gt; de voir ce film en France, alors si le cœur vous en dit, je vous l'indique en &lt;i&gt;streaming&lt;/i&gt;, via &lt;a href="http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=716317" rel="nofollow" target="_blank"&gt;@Ennemond&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SPGrTXknf-Q:CLgNbVeM030:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?a=SPGrTXknf-Q:CLgNbVeM030:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/blogspot/IfvW?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/IfvW/~4/SPGrTXknf-Q" height="1" width="1"/&gt;</content><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2013-04-11T20:44:51.971+02:00</app:edited><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/-m6cpdwV21T0/UWcAFZaZedI/AAAAAAAAEKk/JUIiYyeqtLQ/s72-c/for_greater_glory.jpg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">15</thr:total><feedburner:origLink>http://ab2t.blogspot.com/2013/04/cristiada-un-film-sur-lepopee-des.html</feedburner:origLink></entry><entry><title type="text"> Je suis d'accord avec Charlie Hebdo... </title><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/IfvW/~3/lwhxYoYYWcY/je-suis-daccord-avec-charlie-hebdo_9.html" /><author><name>l'abbé Guillaume de Tanoüarn</name><email>noreply@blogger.com</email><uri>http://www.blogger.com/profile/17069639845957434195</uri></author><updated>2013-04-08T16:04:38-07:00</updated><id>tag:blogger.com,1999:blog-8345216622203648980.post-2900185492932297350</id><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AE2lYUg4OyM/UWNJnFi6B6I/AAAAAAAAADs/TCi3eM_aEyI/s1600/ch1081-01hp.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-AE2lYUg4OyM/UWNJnFi6B6I/AAAAAAAAADs/TCi3eM_aEyI/s1600/ch1081-01hp.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Je suis d'accord avec Charlie Hebdo... ou plutôt avec Jean-Yves Camus. Chapeau l'artiste ! Bien sûr, je ne cautionne pas le ton du chapeau et de l'inter, très Charlie... Mais jugez donc du fond sur pièce et de l'analyse.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je me permets en outre de dédicacer la publication légèrement incongrue de cet article "A Frigide, pour qu'elle réfléchisse à ce qu'elle fait quand il lui arrive de mettre un million et demi de personnes dans la rue : de qui s'agit-il ? Elle fait profession de ne pas le savoir, mais d'autres, plus loin sur l'échiquier politique, l'ont très bien compris".&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
J'ajoute, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté que ce retour des chrétiens en politique n'est pas, quant à l'animation et à la direction, affaire de clercs mais de laïcs - dévoués à ce printemps français qui pointe le bout de son nez.&lt;br /&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;b&gt;Jésus revient en politique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On les pensait cloîtrés dans leurs confessionnaux et
bouffés aux mites. Ils sont plus pimpants et teigneux que jamais. Encouragés
par la droite, les catholiques reviennent polluer la politique.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sortant le
23 mars des premières Assises de la résistance chrétienne, je me demandais si
cette réunion n’était signe que du&amp;nbsp; «&amp;nbsp;réveil de la France bien
élevée&amp;nbsp;», selon le mot d’une intervenante, ou d’un phénomène plus profond.
La manifestation du lendemain contre le mariage pour tous, puis la mobilisation
devant France Télévisions alors qu’intervenait le chef de l’État m’ont
convaincu, par leur tonalité, que nous vivions un événement important dans
l’histoire du pays&amp;nbsp;: le retour des catholiques en politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux
qui vivent en-dehors de l’Église, par exemple dans les milieux laïques, ont
perdu jusqu’à la compréhension de son histoire et de celle qu’elle représente.
Pour eux se poursuit avec le mariage pour tous, la PMA et le droit à
l’euthanasie, comme naguère avec l’IVG, le combat de la Raison contre le
«&amp;nbsp;parti-prêtre&amp;nbsp;». Un affrontement des «&amp;nbsp;deux France&amp;nbsp;»
issues de la Révolution qui, périodiquement, voit se raviver, comme à l’époque
de la loi Savary, le contentieux jamais vraiment purgé entre l’opinion
catholique et le reste de la nation.&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;b&gt;Quand il n’y aura plus de place en enfer, les cathos
reviendront sur terre.&lt;/b&gt;&lt;/blockquote&gt;
Cette analyse
fait l’impasse sur le cœur du sujet, escamoté par la satisfaction béate avec
laquelle les non-catholiques ont accueilli Vatican II et «&amp;nbsp;l’ouverture de
l’Église au monde&amp;nbsp;». En réalité, même quand l’Église vit avec son temps,
elle ne peut, pour des raisons religieuses, qu’être anti-moderne. Elle a fait
la paix avec la République, mais, comme l’écrit Émile Poulat, «&amp;nbsp;jusqu’où
peut-elle désarmer devant un esprit qui n’est pas le sien et qui n’y prétend
pas&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». La réponse des Assises de la résistance chrétienne
est&amp;nbsp;: «Aujourd’hui, les problèmes politiques sont tellement radicaux
qu’ils deviennent des problèmes spirituels. Nous touchons à la vérité
elle-même, foi athée contre foi chrétienne.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On nous
objectera&amp;nbsp;: réunion de catholiques traditionalistes, minorité dans la
minorité des catholiques pratiquants, marginalisés dans la France a-religieuse
de 2013. C’est compter sans deux évolutions. La première est que Jean-Paul II,
premier pape antimoderne depuis Pie XII, a poussé des catholiques à
l’engagement politique (Christine Boutin date le sien du «&amp;nbsp;N’ayez pas
peur&amp;nbsp;» inaugurant le pontificat) et a ramené des centaines de milliers de
jeunes à l’action militante, comme en témoigne le succès des Journées mondiales
de la jeunesse. Avec Benoît XVI, le pape est revenu vers la théologie, le
dogme, la main tendue aux traditionalistes séparés. Et voici maintenant que son
successeur, issu des jésuites, qui ont mené la Contre-Réforme, cite Léon Bloy,
mystique contre-révolutionnaire, contempteur de l’irréligion mais aussi de la
bourgeoisie et du libéralisme, tout aussi honni que le socialisme&amp;nbsp;! C’est
dire si le catholicisme libéral, pour ne rien dire du progressiste, n’a plus le
dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La
seconde est que le mandat de Nicolas Sarkozy a marqué le retour, dans le
discours politique, des références aux racines chrétiennes de la France et aux
valeurs de droite. Opération électorale réussie&amp;nbsp;: 79 % des pratiquants ont
voté pour lui en 2012, contre 70 % en 2007. Précisément le pourcentage que
recueillait François Hollande parmi les «&amp;nbsp;sans-religion&amp;nbsp;». Le
quinquennat précédent a été celui de la libération de la parole de droite,
venant après la recherche éperdue du consensus jusqu’au centre gauche sous
Giscard et Chirac. Il existe bien un centre. Mais au fond, la démocratie
chrétienne, par le catholicisme social, ne vient-elle pas aussi de la tradition
antimoderniste?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est
par ces chemins-là qu’aujourd’hui une partie non négligeable de l’opinion
catholique, pour laquelle, de plus, la gauche au pouvoir n’est jamais légitime,
exprime son &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;non possumus&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: elle
se révolte. Si ce mouvement perdure et s’élargit, comme il le semble, au-delà
du mariage pour tous, si l’UMP réussit à faire la jonction avec lui, alors le
retour des catholiques en politique parachèvera le glissement idéologique de la
France à droite. Le prix peut se payer aux municipales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Yves Camus&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="feedflare"&gt;
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