<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:blogger='http://schemas.google.com/blogger/2008' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810</id><updated>2026-05-29T20:04:58.520-03:00</updated><category term="politique"/><category term="économie"/><category term="Vitória"/><category term="vie quotidienne"/><category term="société"/><category term="réminiscences"/><category term="france"/><category term="musique"/><category term="amérique latine"/><category term="environnement"/><category term="usa"/><category term="criminalité"/><category term="langue"/><category term="carnaval"/><category term="les vraies gens"/><category term="espírito santo"/><category term="pipeule"/><category term="religion"/><category term="énergie"/><category term="brèves"/><category term="arts"/><category term="football"/><category term="afrique"/><category term="cinéma littérature"/><category term="europe"/><category term="chine"/><category term="justice"/><category term="Rio de Janeiro"/><category term="santé"/><category term="classements"/><category term="histoire"/><category term="internet"/><category term="FAQ"/><category term="asie"/><category term="corruption"/><category term="fonction publique"/><category term="São Paulo"/><category term="João Gilberto"/><category term="cuisine"/><category term="favela"/><category term="science"/><category term="fiscalité"/><category term="presse"/><category term="Besançon"/><category term="aphorisme"/><category term="microclimats"/><category term="SNCF"/><category term="censure"/><category term="danse"/><title type='text'>Regards</title><subtitle type='html'>Désormais tournés vers le monde en son entier, selon la fantaisie de mes moments...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhrnso-bJM6ZFnBCvFzZhtQeasNey57QDVR4PYXk8bCKomS5nFyatQ-tMtcLSSHpqM7gFOAkjFV_I7V40G47_2WQ_vMZ_3UQj4IeN3GwDcGJvavJiaOyrlieh-Ykqr1Xsg/s220/pixeluz.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1010</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6611024853145294735</id><published>2021-11-10T13:27:00.001-03:00</published><updated>2021-11-11T07:50:00.389-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="SNCF"/><title type='text'>Comme des sardines en boîte</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;J’aimais voyager en train, j’ai toujours aimé voyager, en voiture comme pour traverser le Sahara de part en part du nord au sud, en avion comme pour atterrir dans l’autre monde qu’est le Japon, en camion comme pour finir un voyage en stop qui m’a pris trois jours, en moto comme pour faire le tour du Mexique, en train comme pour aller chaque semaine de Paris à Cologne où l’on m’attendait, à vélo pour faire le tour du pâté de maison ou du village de la grand-mère, dans ma tête comme maintenant où je refais tous ces voyages, ces multiples voyages qui m’ont construit et déconstruit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Il y a ceux du gouvernement qui annoncent avec culot qu’il faut privilégier les voyages en train pour économiser les mauvais gaz, il y a les voyageurs plutôt jeunes qui n’ont pas d’autre choix que de prendre le train pour rentrer chez eux ou pour aller bosser, ces voyageurs qui s’entassent dans des TER, serrés comme des sardines en boîte, des voyageurs qui ronchonnent contre la SNCF mais qui acceptent de se serrer de plus en plus étroitement à mesure que les arrêts voient plus de montées que de descentes, des voyageurs qui comme moi ont payé le TER les emportant de Besançon à Lyon au même prix que des Besançon Paris en TGV en première classe, des voyageurs qui ne comprennent rien à la politique tarifaire de la SNCF, des gens qui se promettent de ne plus voyager en train, qui tiendront leur promesse en envoyant chier les dérèglements climatiques, vieux qu’ils sont, plus très loin de leur ultime voyage, le voyage indépassable, le voyage dont on ne revient pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6611024853145294735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2021/11/comme-des-sardines-en-boite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6611024853145294735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6611024853145294735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2021/11/comme-des-sardines-en-boite.html' title='Comme des sardines en boîte'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1845411537019762620</id><published>2021-08-08T12:53:00.011-03:00</published><updated>2021-08-08T13:16:50.745-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cinéma littérature"/><title type='text'>Nous ne vieillirons pas ensemble</title><content type='html'>&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Quand on faisait la route entre Limoges et Paris par la nationale 20, on s’arrêtait à Vatan pour déjeuner. Le père se garait devant un troquet et la mère allait y demander si on pouvait s’installer à une table pour bouffer nos casse-dalles et commander des boissons. Échange de bons procédés, à ce qu’il paraît. Une année, il a fallu renoncer à ce scénario bien rodé. Vérification faite sur IMDb, c’était en 1972. Ça me pose un problème parce qu’en 1972, il y avait belle lurette qu’on ne faisait plus la route Limoges Paris. Et pourtant, un dénommé Pialat faisait tourner Jean Yanne et Marlène Jobert à Vatan, la bien nommée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les parents, ils auraient pu décider de ne pas vieillir ensemble bien avant 1972. Cela aurait sans doute mieux valu. En tout cas, ça aurait fait mon bonheur. Les disputes parentales me cassaient les couilles. Moi qui aimais par dessus tout ma petite tranquillité à la maison, histoire de lire mes bouquins de science-fiction sans retomber sur terre et d’écouter ma musique, c’est-à-dire celle que j’écoutais sans avoir besoin de mettre le casque, j’aurais préféré planer à l’abri dans ma piaule sans être dérangé par des éclats de voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me pose vraiment un problème cette histoire de dates. J’ai beau me ramoner le ciboulot, rien ne colle. Qu’est-ce qu’on aurait bien pu faire pour se retrouver à Vatan en 1972 ? Mais bon, il faut toujours s’arranger avec la mémoire. Ou bien se dire que le calendrier n’est pas calé sur la réalité. Ou bien que la réalité n’est pas calée sur le calendrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 1972, quelques années après pour être franc, Pialat est devenu un de mes réalisateurs de films favoris. Surtout parmi les Français. En revanche, je n’ai jamais vu « Nous ne vieillirons pas ensemble ». Paraît que je vais pouvoir, puisque l’ensemble de la production cinématographique de Pialat va ressortir prochainement en salle. Pialat, l’Anaxagore du cinéma, selon Libé. Va falloir que je me rencarde sur Anaxagore sur Wikipédia.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1845411537019762620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2021/08/nous-ne-vieillirons-pas-ensemble.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1845411537019762620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1845411537019762620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2021/08/nous-ne-vieillirons-pas-ensemble.html' title='Nous ne vieillirons pas ensemble'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6391488341700564359</id><published>2020-11-02T12:25:00.000-03:00</published><updated>2020-11-02T12:25:07.850-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>Ce que nous apprend Monsieur Trump</title><content type='html'>&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Jamais, semble-t-il, le monde ne s’est autant intéressé à une élection présidentielle. En Russie ou en Inde, la préférence va pour Monsieur Trump&amp;nbsp;; en Allemagne ou en Espagne, on choisit Monsieur Biden. Pour beaucoup, le simple fait de prononcer le nom du premier provoque des mimiques de dégoût et des paroles peu amènes. Je peux le concevoir. En revanche, ce qui m’inquiète, c’est que généralement l’on ne cherche pas à comprendre pourquoi des citoyens américains voteront pour Monsieur Trump. Quelques rares reportages nous dévoilent que les électeurs de Monsieur Trump appartiennent à des catégories plutôt variées et non, comme souvent on voudrait nous le faire croire, à une large majorité dite de &lt;i&gt;petits blancs déclassés&lt;/i&gt;. Sans doute ceux-ci existent-ils, mais qui sont-ils&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un reportage télévisé nous apporte une réponse parmi d’autres. Ces &lt;i&gt;petits blancs déclassés&lt;/i&gt; sont d’anciens électeurs démocrates, des bûcherons, des mineurs, des ouvriers qui, on le comprend, se sentent abandonnés par les leaders démocrates depuis environ quarante ans. Ces hommes et ces femmes, sont souvent les fils et les filles de bûcherons, de mineurs, d’ouvriers. Ces hommes et ces femmes restent fidèles aux valeurs qui les ont construit. Ces hommes et ces femmes aiment leur travail, aiment leur style de vie, ils voient avec inquiétude le parti démocrate se tourner vers d’autres classes de la société qui s’engagent pour la défense du climat, pour la défense de l’égalité raciale, objectifs sans doute des plus nobles, mais qui, à leurs yeux, menacent leur style de vie, leur emploi. Que leur répondre qui puisse les convaincre d’accompagner ces luttes&amp;nbsp;? Leur dire que le tournant vers les énergies renouvelables peut leur permettre de trouver de nouveaux emplois&amp;nbsp;? Non, non et non, car ils aiment leurs métiers, ils aiment les territoires où ils vivent, où leurs familles vivent depuis des générations.  Peut-on leur reprocher d’aimer leur travail&amp;nbsp;? Seuls des gens sans cœur restent insensibles à leurs objections.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Quand on se prétend &lt;i&gt;de gauche&lt;/i&gt;, c’est-à-dire du côté des classes laborieuses, pour parler comme autrefois, peut-on rester insensible à leurs objections&amp;nbsp;? Je ne le crois pas. Il y a un discours &lt;i&gt;de gauche&lt;/i&gt; à reconstruire pour convaincre ces personnes que Monsieur Trump se fiche bien d’eux. Et au-delà du discours &lt;i&gt;de gauche&lt;/i&gt;, il y a des objectifs &lt;i&gt;de gauche&lt;/i&gt; qui restent à définir. C’est à ce prix, c’est-à-dire, au bout de cet effort, et seulement au bout de cet effort, qu’il sera possible de les convaincre de lutter vers de nouvelles formes d’égalité et de solidarité plus inclusives qu’autrefois, de lutter pour de nouveaux objectifs qui prennent en compte les défis qui s’imposent à nous chaque jour davantage, tels que la recherche d’économie d’énergie ou le maintien de la biodiversité. Et cela est vrai dans le monde entier. Cela passe par la construction d’un populisme &lt;i&gt;de gauche&lt;/i&gt;, qui prenne en compte la réduction des inégalités sociales, contrairement au populisme &lt;i&gt;de droite&lt;/i&gt; qu’affecte Monsieur Trump.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6391488341700564359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2020/11/ce-que-nous-apprend-monsieur-trump.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6391488341700564359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6391488341700564359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2020/11/ce-que-nous-apprend-monsieur-trump.html' title='Ce que nous apprend Monsieur Trump'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8776569804340578388</id><published>2019-09-23T13:54:00.000-03:00</published><updated>2019-09-23T13:54:00.798-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cinéma littérature"/><title type='text'>Ligne d&#39;horizon</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;Lorsque j’ai rencontré Bertrand Tavernier, nous avons aussitôt parlé de la mort. Je ne savais pas que celui qui venait de s’asseoir avec précaution à ma droite était Bertrand Tavernier.&lt;br /&gt;

Oh, bien sûr, nous avons parlé d’elle sans la nommer. Nous avons tourné autour. Un sourire éclairait légèrement nos visages, mais, surtout, il réchauffait nos cœurs. Comme un bon vin et un bon plat qui ont le don de nous satisfaire. Nous avons parlé d’elle en l’approchant avec moult circonvolutions. Rondeurs d’expression, rondeurs dans les bouches qui s’exprimaient. Il n’y a rien de plus savoureux que de gloser sur la mort avec gourmandise. Nous partagions une conviction : nous n’étions pas pressés de la rencontrer. Et nous savions que sa patience serait récompensée, car elle savait qu’elle finirait par nous rencontrer. Qu’elle serait notre ultime consolatrice. Qu’elle nous libérerait de nos douleurs, de nos souffrances, de notre ennui.&lt;br /&gt;

Difficile de s’ennuyer avec Sorj Chalandon, venu présenter son dernier ouvrage : &lt;i&gt;Une joie féroce&lt;/i&gt;. Sorj s’est approché d’une personne au premier rang. Bertrand m’a demandé de qui il s’agissait. Je lui ai rappelé Charles Piaget, le leader des LIP lorsque cette entreprise était devenue le symbole d’une alternative possible au capitalisme tristement ordinaire. Et avant de parler de son livre, Sorj n’a pas manqué de faire applaudir Charles Piaget. En ajoutant ceci : « nous avons perdu ce combat, mais nous ne nous sommes pas trompés. » Applaudissement chaleureux.&lt;br /&gt;

Bertrand m’a raconté une anecdote dans laquelle s’exprimait une certaine fierté. La première fois qu’il avait rencontré Sorj, il lui avait placé une colle : pourquoi quand deux Irlandais se croisent, dressent-ils leur index vers le ciel ? Sorj, me dit-il, ignorait que cet index majuscule désignait l’initiale du mot &lt;i&gt;Irlande&lt;/i&gt;. Toutefois, à son tour, Sorj avait collé Bertrand : pourquoi les femmes irlandaises serrent-elles leurs poings lorsqu’elles traversent la frontière qui sépare l’Eire de l’Ulster ? Bertrand ignorait que les Irlandaises n’ouvriraient leurs poings que le jour où l’Irlande serait réunifiée.&lt;br /&gt;

Bertrand aime gentiment se moquer. Il a voulu savoir si je regrettais le temps, celui des LIP, où je portais les cheveux longs. Je ne savais comment lui dire que cela m’était indifférent. Il a poussé un pion, il a associé ce besoin de porter les cheveux longs au besoin d’affirmer sa virilité. La question devenait piégeuse, car on avait généralement tendance à présenter les cheveux longs comme un signe de féminité. J’ai préféré botter en touche, j’ai évoqué mon prof de physique en terminale qui nous qualifiait, nous les rares cheveux longs de la classe, d’artistes capillaires.&lt;br /&gt;

Quand Sorj a commencé à parler de son dernier livre, celui qui aurait pu ne tourner qu’autour de la mort, il a expliqué pourquoi il a choisi de se mettre dans la peau de son épouse et que, pour cela, il a cherché la femme qui était en lui. Qu’en a pensé Bertrand ? Cela, je l’ignore. Les cheveux longs, la mort, la femme, nous étions au cœur de notre petit bavardage. Et Sorj a déroulé, avec sa truculence habituelle et la sincérité dont il ne saurait se départir, les enjeux de l’écriture de son roman, fondé sur la part la plus intime de son réel. Sorj aurait pu parler des heures, car, comme le dit Bertrand, &lt;i&gt;c’est un bon client&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;

&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8776569804340578388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/09/ligne-dhorizon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8776569804340578388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8776569804340578388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/09/ligne-dhorizon.html' title='Ligne d&#39;horizon'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4648440387077467993</id><published>2019-07-09T14:22:00.000-03:00</published><updated>2019-07-09T14:22:38.164-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="les vraies gens"/><title type='text'>Vanessa Paradis</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;J’ai rencontré Vanessa Paradis par hasard. Vanessa Paradis n’aimait pas Vanessa Paradis. Son filet de voix était, disait-elle, le résultat d’une intelligence artificielle appliquée à l’orthophonie. Quant à son jeu d’actrice, il ne lui inspirait que mépris, puisqu’elle se disait capable de jouer ô combien mieux la comédie. Elle ajoutait qu’elle, contrairement à son homonyme, ne cessait de jouer la comédie chaque jour que le bon dieu et le mauvais diable faisaient. Et ce dans la vraie vie.&lt;br /&gt;

J’ai regardé Vanessa Paradis avec circonspection. Se moquait-elle de moi ? Elle m’a souri et elle a cru bon me préciser qu’elle était la vraie Vanessa Paradis, que l’autre n’était qu’un personnage de fiction, qu’on n’entendait qu’à la radio et qu’on ne voyait que sur les écrans de télévision et de cinéma.&lt;br /&gt;

Sur ce dernier point, je ne pouvais être que d’accord. Et d’ailleurs l’autre ne me disait pas grand-chose. J’avais certes déjà entendu &lt;i&gt;Joe le taxi&lt;/i&gt;, mais je n’avais jamais vraiment écouté le texte de cette chanson. Joe le taxi était un personnage de fiction auquel faisait allusion une chanteuse de fiction. Quant à l’actrice, j’avais du mal à faire venir son image d’un recoin de ma mémoire. J’avais en tête deux ou trois attributs : une fille mince, presque anorexique, des cheveux blondasses, peut-être des yeux perdus dans le vague.&lt;br /&gt;

Tandis que la Vanessa Paradis qui me faisait face, c’était autre chose. Sa chevelure rousse de feu, son regard mutin, ses formes généreuses, tout cela me parlait. Me troublait. Je l’écoutais avec plaisir me raconter des histoires à dormir debout. Mais qu’importait ! J’étais sous le charme. D’ailleurs elle m’avait prévenu, elle jouait la comédie chaque seconde de sa vie. Je pouvais bien sourire à ses récits faits de bric et de broc, je ne demandais que ça.&lt;br /&gt;

Je n’avais pas à parler de moi, elle faisait la conversation. Son dernier voyage au Mexique n’aurait rien eu à envier d’un épisode de &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;. Carrément. Les Toltèques et leur civilisation des plus avancées se substituaient aux barbares du Moyen-Âge européen. Et Vanessa avait accompli là une sorte de voyage dans l’espace-temps dont j’avais toujours rêvé. Vanessa s’était laissé séduire par l’héritier fauché d’une dynastie amérindienne qu’elle avait suivi au cœur de la jungle, elle avait pris place dans un avion sans aile qui s’était posé en catastrophe sur un fleuve comme un vulgaire Boeing sur la rivière Hudson, elle avait été enlevée par le nègre d’un auteur mexicain à succès, elle s’était enfuie en lui faisant croire qu’elle pourrait devenir sa traductrice, j’en passe et de toutes les couleurs et textures. Bref, Vanessa Paradis, c’était l’incarnation d’une femme que j’avais toujours rêvé de connaître sans jamais me l’avouer : intelligente, jolie, imaginative, sensuelle, voire provocante.&lt;br /&gt;

J’ai sursauté quand la serveuse est venue poser sur notre table notre troisième spritz. Ou quatrième, allez savoir. J’ai fixé Vanessa Paradis d’une façon nouvelle, un peu décalée. Comme si je sortais d’un rêve à dormir debout et revenais à la réalité. Elle m’a souri de son sourire très spécial, un peu badin, un peu coquin. Et elle a voulu connaître mes intentions. Mes intentions ? J’ai failli sursauter une nouvelle fois. Vanessa Paradis a levé les yeux au ciel. Et elle m’a sorti que j’avais l’air con.&lt;br /&gt;

&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4648440387077467993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/07/vanessa-paradis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4648440387077467993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4648440387077467993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/07/vanessa-paradis.html' title='Vanessa Paradis'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2992510980014231661</id><published>2019-05-30T11:50:00.000-03:00</published><updated>2019-05-30T11:50:14.074-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="france"/><title type='text'>Made in France</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;J’étais seul et je sirotais un cappuccino en terrasse. Je ne pensais à rien, comme souvent, si toutefois penser à rien signifie qu’on ne pense vraiment à rien. Une voix m’a tiré de mon vide intérieur, c’est-à-dire de la pauvreté de ma pensée faite de silences où flottaient des scories éparpillées. Maintenant que j’écris ça, je ne suis pas mécontent de ma trouvaille, qui me semble décrire d’une façon plutôt juste mon état d’esprit ce jour-là.&lt;br /&gt;

La voix de mon voisin, aigrelette et, malgré sa maigre musique, arrogante, m’a demandé ce que je buvais. J’ai regardé l’inconnu&amp;nbsp;: un type ordinaire, ni jeune ni vieux, ni petit ni grand – mais il faut se méfier des gens assis – ni beau ni moche – mais sur ce point je ne suis pas un expert, rapport à mon intérêt quasi exclusif pour la gent féminine.&lt;br /&gt;

J’ai répondu, en le fixant droit dans les yeux, que je buvais un cappuccino. Il m’a demandé pourquoi je ne buvais pas un café bien français. L’inconnu commençait à me les casser. Je lui ai rétorqué que j’ignorais ce qu’il appelait un café français, vu que la France, à ma connaissance, ne produisait pas de café. Il a souri d’un sourire que j’ai senti supérieur et m’a éclairé sur mon ignorance. Un café français était un café torréfié en France, emballé en France et d’une marque française. J’ai eu envie de hausser les épaules, mais je n’ai pas osé, allez savoir pourquoi. J’ai tout de même tenté une diversion en lui faisant remarquer que, malgré mon mauvais choix de café, j’aurais pu être assis dans un Starbucks.&lt;br /&gt;

Nous étions en effet chez Poulaillon. Presque du Poulidor. Bref du Poupou. On ne pouvait faire plus français que Poupou. Le goût des deuxièmes places. Une modestie bien française. Il m’a cité Anquetil, Fignon, Hinault, j’en passe et des moins connus. Comme il semblait féru en matière vélocipédique, j’ai cru bon lui confier que j’avais pratiqué le cyclisme et que dans ma jeunesse, certes lointaine, j’avais rêvé de devenir professionnel. Il m’a toisé comme s’il me défiait, l’air de dire que je n’avais pas la carrure nécessaire, et puis il m’a lâché qu’il détestait le sport, mis à part le football. Peut-être voulait-il m’impressionner en se faisant passer pour un intello. Je m’attendais à ce qu’il me demande quel était mon philosophe préféré – j’étais prêt à lui dégainer du Nietzsche – quand il m’a demandé quelle était la marque de ma voiture.&lt;br /&gt;

Toyota, m’a-t-il répondu, vous n’avez pas honte&amp;nbsp;? Je croyais disposer d’un argument&amp;nbsp;: ma voiture avait été assemblée à Valenciennes, grâce à M. Borloo. Toyota, prétendit-il, ça ne vaut rien, c’est comme Volkswagen, il n’y avait rien de mieux que Peugeot qui, c’était important, était franc-comtois.&lt;br /&gt;

La conversation s’est enlisée. Pourquoi ne me suis-je pas levé en les plantant là, lui et son café français&amp;nbsp;? Il a voulu savoir si j’avais voté pour des Patriotes aux européennes, ou tout au moins pour Dupont-Aignan, un vrai Français, ou Jordan Bardella, certes un Français de deuxième catégorie, mais un fidèle lieutenant de Marine Le Pen. Rien que pour le titiller, j’ai prétendu avoir voté pour le parti animaliste, croyant le perdre un peu. Mais il savait parfaitement ce qu’était le parti animaliste. Il m’a fait tout un laïus sur le risque que je prenais à ne pas manger de viande, sur les carences qui devaient me miner de l’intérieur, sans compter la perte de virilité qui devait affecter ma libido.
J’ai commencé à le trouver sympathique. Tenir pareil discours, aussi ridicule que dénué de tout fondement, rassérénait mon for intérieur. Après tout, je me sentais supérieur à lui, malgré l’arrogance qui exsudait de cet inconnu. Je lui ai décoché quelques flèches&amp;nbsp;: j’étais juif et néanmoins bouddhiste, j’avais longtemps milité dans un groupuscule internationaliste d’extrême-gauche, j’étais fan du Real Madrid, j’étais marié à une Brésilienne, j’avais cinq enfants éparpillés sur les cinq continents, cinq enfants que j’avais conçus avec cinq femmes de cinq races différentes. Sur ce dernier point j’avais exagéré parce que, en vérité, je n’avais que quatre enfants, le cinquième étant mort en couches. Mais je n’avais plus rien à faire de la vérité, je tenais une sorte de revanche, même si elle n’était en grande partie qu’exagérée. Une vérité exagérée, en somme, mais ma vérité.&lt;br /&gt;

L’inconnu s’est levé, il était plus petit que j’avais imaginé. Et il s’est présenté&amp;nbsp;: Detlef Müller, il ne vivait en France que depuis six ans, il était ostéopathe, s’était formé dans son pays d’origine, la Roumanie, mais il aimait la France depuis toujours, il avait été un fidèle supporter des Bleus, depuis  Zidane et jusqu’à Mbappé, il aimait la France et était prêt à mourir pour elle, il était marié avec une Marocaine prénommée Malika – véritablement une Reine – qu’il avait rencontrée trop tard pour envisager de lui faire des enfants.&lt;br /&gt;

Puis il s’est rassis et a commandé à Clémentine, la jolie serveuse de Poulaillon, deux expressos.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;

&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2992510980014231661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/05/made-in-france.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2992510980014231661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2992510980014231661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/05/made-in-france.html' title='Made in France'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8516186555668978916</id><published>2019-05-08T10:24:00.001-03:00</published><updated>2019-05-30T11:54:59.147-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="environnement"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vie quotidienne"/><title type='text'>Une rencontre du troisième type avec un type incertain</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;Malgré sa taille, je ne l’ai pas remarqué tout de suite. Un grand échalas de plus de deux mètres, à coup sûr. Peut-être deux mètres dix. Un énergumène bien maigre mais droit, interminable, mal habillé, ou plutôt habillé de peu, rapport sans doute à sa haute pauvreté.&lt;br /&gt;

Je l’ai remarqué quand il a ouvert sa grande gueule et qu’il a commencé à parler aussi haut que son squelette, haut et fort. Il a d’abord dit qu’il en avait marre de se les geler. Et il était vrai que ça caillait en ce jour de printemps à gueule d’hiver. De la pluie, du froid, de la grisaille, tout pour donner envie de rester enfermé dans le coin le plus chaud de la maison, de se calfeutrer, de se glisser sous la couette.&lt;br /&gt;

Il a entamé un long discours, il a maudit les hommes politiques qui annonçaient un soi-disant réchauffement climatique, la disparition de millions d’animaux, la fin du monde. Il les a traités de débiles, de putains de menteurs, de fils de putes, de bachi-bouzouks de deuxième catégorie. Il a maudit l’oiseau qui venait de lui chier dessus et a souhaité que les oiseaux sortent du paysage, qu’ils disparaissent de la surface de la Terre et des airs qui l’enveloppent. Il a maugréé que la Terre était faite pour les hommes et eux seuls, que c’était Dieu qui l’avait voulu. Il fallait en finir avec les oiseaux qui ne se mangeaient pas, avec les abeilles qui piquaient et les mouches à merde et les moustiques qui démangeaient. Il fallait exterminer toutes ces races inférieures qui nous gâchaient la vie, les chiens qui mordaient, les chats noirs qui portaient malheur, les lions qui bouffaient n’importe quoi, les grands singes qui nous imitaient pour se foutre de notre gueule, les baleines et les éléphants qui nous faisaient la morale à la télévision. Toute la création ou presque y passait. On pouvait à la limite sauver les vaches et les poulets, les moutons et les bufflonnes, les chameaux et les autruches et quelques autres à condition qu’on puisse les manger, qu’on diminue le prix de leurs viandes et de leurs laits et de leurs fromages.&lt;br /&gt;

Je l’écoutais avec attention, me demandant s’il n’allait pas ajouter à sa liste d’extermination les juifs et les nègres, quand il m’a remarqué à son tour. Il m’a jeté un œil haineux et a craché devant lui. Peut-être me faisais-je des idées, peut-être ne me détestait-il pas. Peut-être aurait-il même accepté de déjeuner avec moi et de partager une bonne et belle côte de bœuf saupoudrée de fleur de sel.&lt;br /&gt;

Il s’est approché de moi et m’a fixé. Et, sans me laisser le temps de frissonner de froid et de peur, il m’a demandé ce que j’en pensais. Ce que j’en pensais&amp;nbsp;? Nom de dieu, je ne savais plus quoi penser. J’ai juste réussi à lui confirmer que notre présidente était une grosse feignasse, qui voulait nous culpabiliser chaque fois qu’on mangeait à contrecœur une cuisse de poulet alors que, j’en étais sûr, elle se bâfrait de magrets d’autruche et de suprêmes de zébus. Il m’a regardé bizarrement, comme si j’avais dit des conneries. Et le fait est que j’avais dit des conneries, que j’avais confondu les autruches avec les canards et les zébus avec les poulets. Il m’a dit qu’il lui aurait chié dessus s’il avait pu, il parlait de la présidente. Il ne parlait sans doute pas de moi, à moins qu’il m’ait pris pour une femme, rapport à mon maquillage. Il s’est approché et m’a dit qu’il me cracherait bien dessus, pour qu’avec sa bave je puisse effacer mon rouge à lèvre et mon fond de teint. Je n’avais pas le temps de lui expliquer que je m’étais peinturluré rapport au carnaval. J’ai tourné les talons et j’ai commencé à m’éloigner. Mais il m’a rattrapé et a saisi ma jupe en papier crépon. Il ne me restait plus qu’à prendre mes jambes à mon cou.&lt;br /&gt;

Je n’ai pas demandé mon reste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;

&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;https://pixeluz.blogspot.com/2019/02/dune-cour-des-miracles-lautre.html&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; data-original-height=&quot;250&quot; data-original-width=&quot;250&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhHz9uF72MPd5IFDxktic2epNOz-C8q8fUBkxuP2qD50_EI_I8Boj4lfM627UIFH-Leg9Zr_zLvGHoWbBKc1j-0Zap54F33WtEGiL8uC2tRNgo2wVwbK2vIRbepyWz6ZfYKfDryTw/s1600/prague+%252822085r250%2529.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8516186555668978916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/05/une-rencontre-du-troisieme-type-avec-un.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8516186555668978916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8516186555668978916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/05/une-rencontre-du-troisieme-type-avec-un.html' title='Une rencontre du troisième type avec un type incertain'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhHz9uF72MPd5IFDxktic2epNOz-C8q8fUBkxuP2qD50_EI_I8Boj4lfM627UIFH-Leg9Zr_zLvGHoWbBKc1j-0Zap54F33WtEGiL8uC2tRNgo2wVwbK2vIRbepyWz6ZfYKfDryTw/s72-c/prague+%252822085r250%2529.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1625725466574283506</id><published>2019-04-27T11:34:00.001-03:00</published><updated>2019-04-27T11:37:21.630-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vie quotidienne"/><title type='text'>Enfin mourir pour en finir</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Il est des jours où l’on se demande pourquoi vivre un jour de plus. A quoi bon souffrir encore et toujours, puisqu’il semble que la santé ne va pas s’améliorer, que les ressources matérielles s’amenuisent mois après mois, que le monde s’enlaidit et s’appauvrit chaque jour un peu plus, que la société semble incapable de se projeter dans un futur meilleur.&lt;br /&gt;
On voudrait pouvoir décider de l’instant où franchir la porte derrière laquelle il n’y a plus rien. Pouvoir mettre la main sur la poignée et, sans souffrance, ouvrir la porte et faire le dernier petit pas. On laisserait une lettre d’adieu aux proches, à la compagne et aux enfants, aux amis, aux copains. Ou pas. On s’en irait le cœur léger.&lt;br /&gt;
Ce jour est-il venu ? Pour ce qui me concerne, soyons honnête, j’hésite encore, même si de plus en plus souvent l’idée de sauter dans le vide absolu me travaille en toute lucidité. Mais si je ne suis pas encore passé à l’acte, je garde la main sur la poignée. De temps en temps, malgré tout, malgré la ruine qui me ronge et ronge le monde dans lequel je vis encore un peu, il m’arrive de me retourner vers la fenêtre où entre un rayon de soleil aguichant, il m’arrive alors de lâcher la poignée, de m’habiller pour sortir et de flâner par les rues et les places que j’aime. Il m’arrive encore de jouir de la beauté d’un arbre, de la beauté des quais, de suivre des yeux l’eau qui s’écoule vers la Méditerranée. Il m’arrive de prendre une &lt;a href=&quot;https://pixeluz.blogspot.com/2019/04/aux-rendez-vous-manques.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;photo&lt;/a&gt; pour saisir une image qui m’aura inspiré et redonné un peu d’énergie. Il m’arrive de rencontrer un copain, de discuter un peu, de partager un verre et un plat. Il m’arrive d’oublier un moment que demain ne chantera pas.&lt;br /&gt;
Mais je le sais, cela ne durera pas longtemps. Viendra très vite l’instant où la volonté de mourir enfin pour en finir, cette volonté tranquille vaincra toute illusion, tout espoir inutile. Je partirai le cœur léger, la tête vide, le corps soulagé.

&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;

&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1625725466574283506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/04/enfin-mourir-pour-en-finir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1625725466574283506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1625725466574283506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/04/enfin-mourir-pour-en-finir.html' title='Enfin mourir pour en finir'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6642135072772958689</id><published>2019-01-26T14:29:00.000-02:00</published><updated>2019-01-28T14:58:10.090-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="microclimats"/><title type='text'>Nous passons</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;western&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Ordinairement
il y a dilution par l&#39;éphémère, des taches de couleur, pas de
forme autrement que vague, du bruit, aucun signal, nous passons, rien
de particulier, rien à signaler, rien qui se signale, une simple
superposition de trames, l&#39;agitation brownienne d&#39;une foule de
points, une masse qui ne parvient pas à faire océan, pas même une
flaque luisante sous le soleil, l&#39;aridité d&#39;un désert surpeuplé,
nous passons, le foisonnement de trous, la matière qui s&#39;éparpille,
se désagrège, une compacité paradoxale, une solitude hallucinée,
une opacité transparente, la naissance et la mort et la naissance et
la mort et... indéfiniment, un proche horizon, nous passons, une
globale imprécision, une monotonie bigarrée plus sournoise encore
qu&#39;un mur de brouillard, le triomphe du non-sens au sens propre de
cette expression, l&#39;intuition d&#39;une réalité de la théorie de la
relativité appliquée à la myopie, nous passons, une continue
dérive des sens qui va s&#39;accélérant, l&#39;absence d&#39;accident,
l&#39;ordinaire organisation humaine en mouvement, hommes simulant le
travail, paysages corrompus, désirs inachevés, une eau qui dort
derrière l&#39;apparence des courants incessants, flux et reflux
confondus, l&#39;assimilation brutale et imperceptible pourtant des
éléments exogènes, leur digestion instantanée, leur excrétion
aussi, nous passons, la logique du flou commande l&#39;incertain, une
totale incapacité à imprégner les mémoires, lumineux ou noir
importe peu, une fuite en avant, la fuite du temps, nous passons, le
champ diffus d&#39;un certain magnétisme, dilution par l&#39;éphémère,
nous passons trop vite...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhkdMDslK19rNNgRaUSGLIDdNerLmdPbqMNmpP5zQRiXnUuubuCfpxG4QEykO3c5dnvQn4G6rIUfSBow-31lM6qf-OaJS9PMEPLgNwb5YgcOAU_N3ljNJShvUDwOZhtPkIoBXjQwA/s1600/%25C3%25A0+renommer+%2528108r250nb%2529.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; data-original-height=&quot;250&quot; data-original-width=&quot;250&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhkdMDslK19rNNgRaUSGLIDdNerLmdPbqMNmpP5zQRiXnUuubuCfpxG4QEykO3c5dnvQn4G6rIUfSBow-31lM6qf-OaJS9PMEPLgNwb5YgcOAU_N3ljNJShvUDwOZhtPkIoBXjQwA/s1600/%25C3%25A0+renommer+%2528108r250nb%2529.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6642135072772958689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/01/nous-passons.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6642135072772958689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6642135072772958689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/01/nous-passons.html' title='Nous passons'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhkdMDslK19rNNgRaUSGLIDdNerLmdPbqMNmpP5zQRiXnUuubuCfpxG4QEykO3c5dnvQn4G6rIUfSBow-31lM6qf-OaJS9PMEPLgNwb5YgcOAU_N3ljNJShvUDwOZhtPkIoBXjQwA/s72-c/%25C3%25A0+renommer+%2528108r250nb%2529.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1479914957247892655</id><published>2019-01-06T17:07:00.000-02:00</published><updated>2019-01-13T14:40:01.969-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="microclimats"/><title type='text'>Les faux appétits</title><content type='html'>&amp;nbsp; &amp;nbsp;La faim malmène la géographie digestive, la salive se charge d’une saveur propre, le goût de l’air du temps, une goutte d’éther lent,
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;le vide se nourrit de la chaleur d’une main posée sur le ventre, le passage du flux de l’autre vie, le pressentiment de l’autre mort, l’arrêt sur une image,&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;le désir s’attarde sur une ride, une seule, au bord d’une lèvre écarlate, une vallée profonde et peut-être pleine de la promesse d’un retour au lait, la morsure d’un souvenir au ralenti, le vertige d’une litanie de seins et de reins, le fleuve et la foule emmêlés, la répétition à l’infini d’un geste tranquillisant du corps vers le rêve et l’absolu, l’éternelle trahison que sont les faux abandons, les faux abandons, les faux-semblants, les faux appétits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhwR3Tb8aLbyG3sxlGZM9y_RA8YPlubgLD3RUoeD3xlFw6_os-JQlHXRysKWwv2BUaczN7QzZbGOHwBbmQgR6bnbdb0ew8s-5_E5EnhvTOxw-2-ooZ1xP3aPzAmfkfbzwAGNXXrOw/s1600/tr%25C3%25A9bas+%252800175r250nb%2529.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhwR3Tb8aLbyG3sxlGZM9y_RA8YPlubgLD3RUoeD3xlFw6_os-JQlHXRysKWwv2BUaczN7QzZbGOHwBbmQgR6bnbdb0ew8s-5_E5EnhvTOxw-2-ooZ1xP3aPzAmfkfbzwAGNXXrOw/s1600/tr%25C3%25A9bas+%252800175r250nb%2529.jpg&quot; data-original-width=&quot;250&quot; data-original-height=&quot;250&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1479914957247892655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/01/les-faux-appetits.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1479914957247892655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1479914957247892655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2019/01/les-faux-appetits.html' title='Les faux appétits'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhwR3Tb8aLbyG3sxlGZM9y_RA8YPlubgLD3RUoeD3xlFw6_os-JQlHXRysKWwv2BUaczN7QzZbGOHwBbmQgR6bnbdb0ew8s-5_E5EnhvTOxw-2-ooZ1xP3aPzAmfkfbzwAGNXXrOw/s72-c/tr%25C3%25A9bas+%252800175r250nb%2529.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8946502129923469006</id><published>2018-12-07T09:06:00.000-02:00</published><updated>2018-12-07T09:06:02.596-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="langue"/><title type='text'>Parler français rend crétin</title><content type='html'>Je me marre. Un journaliste wallon s’est enhardi en Flandres afin d’interroger la population locale sur l’absence de gilets jaunes chez eux contrairement à la Wallonie. L’une des personnes interrogées a eu cette réponse surprenante : « Parler français rend crétin ». Sur le coup je me suis marré, mais je me suis demandé la raison de cette étrange réponse. Un linguiste, croisé sur Twitter, m’a apporté quelques éléments. La plupart des langues possèdent des articulations inter-dentales inconnues du français. De même, les voyelles du français ne contiennent que des monophtongues, alors que les voyelles de la plupart des langues contiennent des diphtongues (voyelles à double timbre). Impressionné par tant de science, j’ai fini par comprendre la difficulté que nous éprouvons à parler d’autres langues, pauvres Français que nous sommes. Mais cela va bien plus profond encore. Non seulement acquérir une autre langue constitue pour nous une souffrance, mais l’étroitesse du spectre phonétique français nous handicape dans la plupart des domaines de la connaissance. D’où la justification de la remarque de notre ami flamand. Et dire que je croyais que la langue française était la plus belle des langues, comme mon père, mes professeurs et même des locuteurs télévisuels me l’ont inculqué tout au long de ma vie, de la même façon qu’on gave les oies et les canards. Le caneton que je suis est triste, sinon désespéré. Et, surtout, je ne me marre plus.</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8946502129923469006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/12/parler-francais-rend-cretin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8946502129923469006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8946502129923469006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/12/parler-francais-rend-cretin.html' title='Parler français rend crétin'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6821618573264387896</id><published>2018-09-16T23:46:00.000-03:00</published><updated>2018-09-17T14:54:53.412-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Besançon"/><title type='text'>Lettre ouverte à M. Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Monsieur le Maire,
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Tout d’abord, permettez-moi, Monsieur le Maire, de vous féliciter et vous remercier pour l’éclatant succès du festival Livres dans la boucle, que vous et vos équipes ont rendu possible grâce à votre engagement au service de la culture.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Toutefois, laissez-moi vous signaler le besoin, en vue de la prochaine édition que mon épouse et moi attendons déjà, d’apporter quelques améliorations. En  premier lieu, il s’agit, et c’est une absolue nécessité, de rechercher une meilleure adéquation entre les désirs des participants, auteurs et lecteurs, et la capacité d’accueil des différentes salles où sont organisées les conférences. A titre d’exemple, je tiens à faire remarquer qu’il est inadmissible qu’une présentation du travail du président du festival – cette année, Philippe Claudel – ait lieu dans la minuscule salle de la maison natale de Victor Hugo. Comment ne pas s’indigner quand 500 personnes se présentent et que seules 60 d’entre elles peuvent entrer ! Certes, intervenir sous les mânes de notre grand ancêtre, Victor Hugo, constitue sans nul doute un honneur, mais il est insupportable de laisser sur le carreau autant de lecteurs et spectateurs frustrés. N’y a-t-il pas le moyen d’utiliser d’autres salles, telles que le Kursaal et le Petit Kursaal, voire des amphithéâtres des quelques facultés sises dans la boucle ? Ou d’autres espaces encore dont j’ignore peut-être l’existence ?
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
A cet égard, l’utilisation cette année de l’auditorium du Conservatoire à la Cité des arts s’est révélée être une heureuse initiative. Sur ce dernier point, je dois malgré tout vous signaler un très regrettable incident. Le vendredi, alors qu’avant le début, à 18h, du remarquable concert d’Eric Tanguy en présence de Michel Onfray, nous tentions d’obtenir auprès de l’accueil des informations quant au moyen d’obtenir des places pour la lecture des extraits du dernier roman de Philippe Claudel par l’auteur et la comédienne de grand talent Clotilde Courau, lecture se déroulant dans le même auditorium à 20h30, il nous a été répondu que l’on ne devait pas mélanger, je cite, &lt;i&gt;les torchons et les serviettes&lt;/i&gt;, compte tenu que ces dames et messieurs de l’accueil ne travaillaient &lt;i&gt;que pour la musique&lt;/i&gt;. Qui étaient respectivement les torchons et les serviettes, je l’ignore et je ne veux pas le savoir. J’ajouterai que, ayant eu, pour les besoins de mon travail, à me rendre dans une cinquantaine de pays, il n’y a malheureusement qu’en France qu’on s’entend répondre pareilles âneries… Si cela n’avait déçu que moi, cela ne serait rien, mais j’ai eu l’occasion ce soir-là d’entendre les mêmes récriminations de la part de nombreux candidats spectateurs, dont des Suisses et aussi un visiteur belge.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Je ne doute pas, Monsieur le Maire, que vous saurez trouver d’ici septembre 2019 des réponses satisfaisantes aux impératifs qu’exige un si bel événement que les Livres dans la boucle.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Par avance, je vous remercie pour les efforts que, je le sais, vous et vos équipes ne manqueront pas d’entreprendre pour porter encore plus haut le succès du festival, et vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6821618573264387896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/09/lettre-ouverte-m-jean-louis-fousseret.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6821618573264387896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6821618573264387896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/09/lettre-ouverte-m-jean-louis-fousseret.html' title='Lettre ouverte à M. Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-938545175181929355</id><published>2018-09-09T01:36:00.000-03:00</published><updated>2018-09-16T23:47:02.941-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="amérique latine"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Besançon"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chine"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="environnement"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="les vraies gens"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="musique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="réminiscences"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="société"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="usa"/><title type='text'>Marcia Baila</title><content type='html'>Cela se passe le long du Doubs, un samedi de septembre, une vraie journée d&#39;été...

&lt;blockquote&gt;Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne&lt;br&gt;
Du polystyrène expansé à ses pieds&lt;br&gt;
Marcia danse avec des jambes&lt;br&gt;
Aiguisées comme des couperets&lt;br&gt;
Deux flèches qui donnent des idées&lt;br&gt;
Des sensations&lt;br&gt;
Marcia, elle est maigre&lt;br&gt;&lt;/blockquote&gt;

Isabelle Bazin, elle est pas maigre, elle est plutôt gironde. Isabelle Bazin, c&#39;est une des musiciennes, pour l&#39;occasion chanteuse munie d&#39;un porte-voix, une des musiciennes de &lt;a href=&quot;https://youtu.be/gC9veYiaepM&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l&#39;Orchestre National de Ukulélés&lt;/a&gt;. Isabelle Bazin, surgeon de la Rita Mitsouko.
&lt;br&gt;
Cela se passe le long du Doubs, dans le cadre de la 71ème édition du Festival international de musique. Et c&#39;est à Besançon, vénérable capitale de la Franche-Comté...&lt;br&gt;

&lt;blockquote&gt;
Belle en scène, belle comme à la ville&lt;br&gt;
La voir danser me transforme en excité&lt;br&gt;
&lt;/blockquote&gt;

La foule est là qui l&#39;écoute, qui les écoute, ceux et celle de l&#39;Orchestre National de Ukulélés. Sur l&#39;eau du Doubs, il y a aussi l&#39;intrépide quintette de cuivres Le Vesontio, à bord d&#39;un &lt;i&gt;Dragon Boat&lt;/i&gt;...

&lt;blockquote&gt;
Moretto&lt;br&gt;
Comme ta bouche est immense&lt;br&gt;
Quand tu souris et quand tu ris&lt;br&gt;
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie&lt;br&gt;
Quel est donc ce froid que l&#39;on sent en toi?&lt;br&gt;
&lt;/blockquote&gt;

Le &lt;i&gt;Dragon Boat&lt;/i&gt; s&#39;écoule au rythme des pagayeurs. A son bord, les cuivres. Et sur les quais l&#39;Orchestre National de Ukulélés. Et sur les quais 3000 Bisontins aussi, qui les suivent et les écoutent. Et sur les quais quelques extra-terrestres aussi.&lt;br&gt;

Et au même moment, le long des rues de centaines de villes du monde entier, de petites foules de citoyens inquiets, des citoyens qui voudraient alerter l&#39;immense majorité silencieuse quant à l&#39;urgence de se lever et de gueuler. L&#39;urgence de se les bouger, de bouger leurs jambes, de faire de leurs jambes des jambes aiguisées comme des couperets. C&#39;est qu&#39;il est peut-être trop tard... Trop tard pour sauver la planète, celle que nous avons connue quand nous étions d&#39;innocents enfants. Trop tard pour sauver l&#39;humanité contre le suicide qu&#39;elle semble avoir renoncé à éviter...

&lt;blockquote&gt;
Mais c&#39;est la mort qui t&#39;a assassinée, Marcia&lt;br&gt;
C&#39;est la mort qui t&#39;a consumée, Marcia&lt;br&gt;
C&#39;est le cancer que tu as pris sous ton bras&lt;br&gt;
Maintenant, tu es en cendres, cendres&lt;br&gt;
&lt;/blockquote&gt;

C&#39;est la mort qui t&#39;assassine, mon amie la Terre. Qui nous assassine, nous chétifs êtres humains. Maintenant que nous sommes en cendres, cendres.&lt;br&gt;

&lt;blockquote&gt;
La mort, c&#39;est comme une chose impossible&lt;br&gt;
Et même à toi qui est forte comme une fusée&lt;br&gt;
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia&lt;br&gt;
C&#39;est la mort qui t&#39;a emmenée&lt;br&gt;
&lt;/blockquote&gt;

Et à 10000 km de là, de Besançon et du Doubs, c&#39;est une nation qui s&#39;apprête à se suicider. Un pays appelé Brésil, un pays de braises. Que la mort consume. Avec ses vraies violences et ses faux attentats, orchestrés pour propulser au pouvoir un nouveau dictateur, surgeon latino-américain d&#39;un Mussolini...Un surgeon nommé Bolsonaro. Le Bolsonaro qui demande à cor et à cri qu&#39;on gave d&#39;huile de ricin les nègres et les pédés. Un Bolsonaro qui demande à cor et à cri qu&#39;on fusille les &lt;i&gt;petralhas&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;

&lt;blockquote&gt;
Marcia danse un peu chinois&lt;br&gt;
La chaleur&lt;br&gt;
Dans les mouvements d&#39;épaules&lt;br&gt;
A plat&lt;br&gt;
Comme un hiéroglyphe inca&lt;br&gt;
De l&#39;opéra.&lt;br&gt;
&lt;/blockquote&gt;

Et les Chinois aussi. Les Chinois qui hésitent encore un peu quant aux mouvements d&#39;épaule à suivre... A plat, comme un hiéroglyphe inca, de l&#39;opéra... Les Chinois qui ont les clés de notre amie la Terre. Plus encore que les dégénérés étasuniens.&lt;br&gt;

Et nous au bord du Doubs, et sur le Doubs, qui répétons ce jour de fêtes. Combien de jours de fêtes encore ? Avant que les cendres nous retombent dessus. Cendres venues de loin. De très loin. De trop loin, pour nous, chétifs êtres humains.

&lt;br&gt;&lt;br&gt;
(Les paroles de chanson sont extraites de Marcia Baila, des Rita Mitsouko)
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/938545175181929355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/09/marcia-baila.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/938545175181929355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/938545175181929355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/09/marcia-baila.html' title='Marcia Baila'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1631728179625054624</id><published>2018-08-21T18:28:00.001-03:00</published><updated>2018-08-21T18:28:43.536-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="environnement"/><title type='text'>Les fourmis rouges dans ce qu&#39;il restera de l&#39;Amazonie</title><content type='html'>Chers amis, comment ne pas voir qu&#39;au fond ledit brexit n&#39;a strictement aucune importance. Dans 20 ou 30 ans, le Royaume-Uni ne sera plus qu&#39;un souvenir. De même que la disparition de l&#39;espèce humaine... Juste une petite question, une toute petite question : quels seront les animaux ayant survécu à l&#39;extinction humaine pour se souvenir de notre passage sur Terre ? Voilà une question, peut-être anecdotique, mais qui m&#39;amuse au même titre que l&#39;évolution des babouins dans la péninsule arabique ou, autre exemple, l&#39;évolution des fourmis rouges dans les lambeaux de l&#39;Amazonie qui échapperont au cataclysme.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Respectueusement,
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Francis</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1631728179625054624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/08/les-fourmis-rouges-dans-ce-quil-restera.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1631728179625054624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1631728179625054624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/08/les-fourmis-rouges-dans-ce-quil-restera.html' title='Les fourmis rouges dans ce qu&#39;il restera de l&#39;Amazonie'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2157319642745837734</id><published>2018-08-17T12:06:00.000-03:00</published><updated>2018-08-17T12:09:24.820-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="france"/><title type='text'>Benalla, Crase et compagnie</title><content type='html'>Chers amis, ne serait-il pas temps de mettre la pédale douce sur ce fait divers, désormais qualifié d&#39;affaire Benalla-Crase, et de concentrer notre travail d&#39;enquête sur des sujets autrement plus importants, comme vous savez si bien le faire ? En  effet, à quoi bon attaquer M. Macron sous cet angle des plus anecdotiques.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Notre président est sans nul doute possible notre meilleur chef d’État depuis, à tout le moins, la Révolution  française. Certes il pourrait mieux faire, notamment pour tout ce qui touche à la transition énergétique, mais force est de reconnaître qu&#39;il s&#39;attache, avec une énergie remarquable, aux nécessaires réformes à entreprendre pour moderniser notre société et tenter de remettre la France sur les rails du progrès, alors que ses prédécesseurs n&#39;avaient de cesse que d&#39;accompagner le déclin de notre pays.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Respectueusement,
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Francis</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2157319642745837734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/08/benalla-crase-et-compagnie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2157319642745837734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2157319642745837734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2018/08/benalla-crase-et-compagnie.html' title='Benalla, Crase et compagnie'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3731131317591932053</id><published>2017-08-25T12:12:00.000-03:00</published><updated>2017-08-25T12:12:00.395-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="société"/><title type='text'>De plus en plus rarement</title><content type='html'>J&#39;ai de moins en moins envie d&#39;écrire sur le Brésil, tant ce pays est devenu désespérant. Il fut un temps où j&#39;étais passionné par la culture brésilienne, en premier lieu sa musique et sa littérature. Rencontrer deux fois Jorge Amado à Paris, ou nombre de musiciens parmi les plus mythiques, de passage à Vitoria, grâce à notre amie Lena Signorelli, avaient été des moments forts de ma vie là-bas.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Même la politique m&#39;avait intéressé, grâce à Lula et aux avancées qu&#39;il avait permises. Maintenant, avec Temer le pays effectue le plus grand bond en arrière de son histoire, au-delà des pires craintes que l&#39;on pouvait redouter.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. Et le peuple, toujours plus aliéné dans sa large majorité, s&#39;en contrefout, tant qu&#39;il y a de la bière qui coule. Ainsi va le Brésil dans le peloton de tête des pays courant à leur perte. En éclaireur, sans doute, du reste du monde, guère plus clairvoyant. Qu&#39;on en finisse au plus vite avec l&#39;espèce humaine et qu&#39;on laisse une chance à la vie sur cette planète qui avait tant à nous offrir !
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3731131317591932053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/08/de-plus-en-plus-rarement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3731131317591932053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3731131317591932053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/08/de-plus-en-plus-rarement.html' title='De plus en plus rarement'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3690929825723910234</id><published>2017-07-23T10:55:00.001-03:00</published><updated>2017-07-25T08:28:51.211-03:00</updated><title type='text'>Deux villes, deux pays, deux continents</title><content type='html'>Vitória. Besançon. Se partager entre deux villes, deux pays, deux continents. Que signifiait se partager ? Il se le demandait. Comme il se demandait tant de choses qui au fond étaient sans importance. Il avait bien d&#39;autres certitudes : la fin de l&#39;espèce humaine était proche et c&#39;était souhaitable. Car s&#39;il espérait encore quelque chose, c&#39;était que la vie animale, végétale, microbienne poursuive son destin enfin libérée de la malédiction humaine. L&#39;homme avait inventé le plus sûr des pièges : le calcul économique. Et il s&#39;y jetait à corps perdu. Et lui aussi, comme tous les autres, s&#39;y jetait la tête le première.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
En attendant il était là, à regarder l&#39;océan ou bien le ciel, contemplant de sublimes phénomènes naturels. Quelque chose qui ressemblait à l&#39;idée qu&#39;il se faisait du bonheur. Quelque chose qui le dépassait. Et de beaucoup. Il était là, à lire aussi des romans ou des poèmes qui le distrayaient, à étudier des dessins et des tableaux pour tenter de s&#39;y perdre, de s&#39;y dissoudre avant l&#39;heure de sa mort.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Toi qui arrives ici par hasard, fais en ton miel si tu le peux. Et reviens quand tu le pourras pour en savoir plus. En savoir plus ou mieux t&#39;égarer. Car aucun des mots de ce texte n&#39;est définitif, du moins du vivant de son auteur.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3690929825723910234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/07/deux-villes-deux-pays-deux-continents.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3690929825723910234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3690929825723910234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/07/deux-villes-deux-pays-deux-continents.html' title='Deux villes, deux pays, deux continents'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7621860896601115461</id><published>2017-03-18T11:10:00.000-03:00</published><updated>2017-07-23T10:53:15.952-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="corruption"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="espírito santo"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="santé"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="société"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vie quotidienne"/><title type='text'>Pourritures</title><content type='html'>Après la police au repos, laissant le champ urbain libre aux voyous désœuvrés, toujours prêts à en découdre et à s&#39;emparer de quelques miettes ; après la fièvre jaune ayant fait son retour dans l&#39;Espírito Santo, avec la bénédiction de l&#39;Esprit Saint, dit encore Saint-Esprit, après 70 ans d&#39;absence tout de même ; après toutes ces merdes remuées, tous ces remugles en fête, c&#39;est au tour de la viande qui nous est vendue d&#39;apparaître comme pourrie en une de tous les journaux. Et dire que je suis invité à un &lt;i&gt;churrasco&lt;/i&gt; ce midi !
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Et demain ? Qu&#39;en sera-t-il ? Sans doute pas quelque chose de folichon. Et pas qu&#39;au Brésil, sans doute. Les USA nous montrent la voie avec leurs &lt;i&gt;trumperies&lt;/i&gt;. Bientôt cela sera-t-il le tour de la France ? Même si dans la mère patrie on échappe au pire cette fois, comme aux Pays Bas, ne nous faisons pas trop d&#39;illusions, le peuple, comme on dit en Suisse, le peuple souverain pense d&#39;une façon qui pue chaque fois plus. Au fond, plus tôt on en finira avec l’humanité, mieux cela vaudra pour la vie sur Terre. Espoir, donc.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Je pense à toi, Frantz Fanon. Je repense à toi, à tes combats. À tous nos combats qui, finalement, auront été inutiles. Comme ceux des peuples de la forêt amazonienne il y a 1000 ans ou 600 ans encore. Ils étaient des dizaines de millions qui parlaient des centaines de langues, qui peuplaient des centaines de villes et villages, qui parcouraient des milliers de routes, qui cultivaient des milliers de champs, qui élevaient des poissons, qui domestiquaient des arbres et des plantes. Quand les Portugais sont arrivés, il n&#39;y a point eu de combats, ou si peu, contrairement à ce que voudraient faire croire les Brésiliens aujourd&#39;hui encore, et qui justifieraient l&#39;appellation donnée à Vitória, une prétendue victoire sur les indigènes, il a suffi de nos microbes et bactéries européens pour décimer les habitants de l&#39;Amérique du Sud. Presque tous. A ce propos, on lira avec profit le livre de l&#39;archéologue Stéphen Rostain, &lt;i&gt;Amazonie, les 12 travaux des civilisations précolombiennes&lt;/i&gt;.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7621860896601115461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/03/pourritures.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7621860896601115461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7621860896601115461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/03/pourritures.html' title='Pourritures'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8160423728648143232</id><published>2017-02-08T11:02:00.000-02:00</published><updated>2017-02-08T11:02:14.974-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fonction publique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vie quotidienne"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Vitória"/><title type='text'>Gendarmes au repos</title><content type='html'>Cela dure depuis cinq jours et nous n&#39;avons pas idée de la fin du mouvement. Mouvement, c&#39;est une façon de parler puisqu’ils restent cantonnés dans leurs casernes. En grève, nos gendarmes réclament 43% d&#39;augmentation. Pour le gouvernement local, il est hors de question de leur accorder ne serait-ce que 1%. Austérité, tel est le mot d&#39;ordre.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Conséquence : les fripouilles s&#39;en donnent à cœur joie. Vandalisme, braquages, homicides (85 en 5 jours). Conséquence : les bus ne circulent pas ; les boutiques, les supermarchés et les restaurants restent fermés, faute de sécurité et de personnel.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le gouvernement local a fait appel à des renforts venus de Rio et Brasília. Pour l&#39;instant, aucun effet. Et puis ceci : avis aux partisans de l&#39;État minimum ! Si c&#39;est ça que vous voulez, ça va clairement pas le faire.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8160423728648143232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/02/gendarmes-au-repos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8160423728648143232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8160423728648143232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/02/gendarmes-au-repos.html' title='Gendarmes au repos'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6705323538585178764</id><published>2017-01-19T16:18:00.001-02:00</published><updated>2017-01-19T16:18:29.892-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="brèves"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cinéma littérature"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="société"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Vitória"/><title type='text'>Daniel Blake au Cine Jardins</title><content type='html'>C&#39;est un film auquel il n&#39;est est peut-être pas nécessaire d&#39;assister en tant que spectacle, mais qui vaut pour sa valeur documentaire.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ken Loach nous donne à voir une société anglaise en train de se défaire. Décadente, comme dirait à juste titre Michel Onfray.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Et, oh surprise, une large part du public n&#39;a pas hésité à applaudir à la fin de la projection, comme une façon de dire &quot;Fora Temer !&quot;.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6705323538585178764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/daniel-blake-au-cine-jardins.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6705323538585178764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6705323538585178764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/daniel-blake-au-cine-jardins.html' title='Daniel Blake au Cine Jardins'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-493195902331898578</id><published>2017-01-11T14:37:00.000-02:00</published><updated>2017-01-11T15:08:48.902-02:00</updated><title type='text'>Garçon !</title><content type='html'>Cela aurait mérité une photo mais je n&#39;étais pas équipé et je conduisais.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Entre les files de voiture, un homme élégant, long pantalon noir, chemise blanche et nœud papillon noir se faufilait, un plateau à la main et des bouteilles d&#39;eau dans un seau à glace.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ainsi vont les nouvelles figures de la précarité dans les rues du Brésil.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/493195902331898578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/garcon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/493195902331898578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/493195902331898578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/garcon.html' title='Garçon !'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5350852188030296775</id><published>2017-01-06T17:12:00.000-02:00</published><updated>2017-01-06T17:12:09.510-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="criminalité"/><title type='text'>Étudiante japonaise disparue sans laisser de corps</title><content type='html'>Une étudiante japonaise qui disparaît, probablement assassinée, mais sans laisser de corps. Un assassin présumé, de nationalité chilienne, qui a disparu lui aussi. Voilà qui agite la bonne ville de Besançon où se sont précipités une vingtaine de journalistes nippons.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Voilà qui ne se produirait pas dans la turbulente métropole de Vitória qui en voit pourtant d&#39;autres.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ce palpitant fait divers...
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
(Il fallait bien une affaire aussi rocambolesque pour justifier la reprise de ce blog après deux ans ou presque d&#39;hibernation.)</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5350852188030296775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/etudiante-japonaise-disparue-sans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5350852188030296775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5350852188030296775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2017/01/etudiante-japonaise-disparue-sans.html' title='Étudiante japonaise disparue sans laisser de corps'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-992181850467410458</id><published>2015-01-07T17:12:00.000-02:00</published><updated>2015-05-14T18:40:40.594-03:00</updated><title type='text'>JE SUIS CHARLIE</title><content type='html'>L&#39;ouvrir quoi qu&#39;il en coûte.&lt;br /&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
Et aussi respect et émotions. Émotions, que je mets au pluriel. Pour avoir perdu aujourd&#39;hui plusieurs amis qui m&#39;accompagnaient depuis mon adolescence.&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/992181850467410458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2015/01/je-suis-charlie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/992181850467410458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/992181850467410458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2015/01/je-suis-charlie.html' title='JE SUIS CHARLIE'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7644473031761343453</id><published>2015-01-01T04:00:00.000-02:00</published><updated>2015-01-01T04:00:03.906-02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="brèves"/><title type='text'>Sans illusion</title><content type='html'>Aujourd&#39;hui, premier jour de l&#39;année 2015, nous vous souhaitons la meilleure année possible dans un environnement difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#39;hui, premier jour de l&#39;année, journée d&#39;été, chaude et venteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#39;hui, premier jour du second mandat de Dilma Rousseff, un mandat qui s&#39;annonce à ce point problématique que rien ne permet d&#39;assurer qu&#39;il ira jusqu&#39;au bout de son terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#39;hui, sera ou seront connu(s) le(s) gagnant(s) de la principale loterie brésilienne, la Mega-Sena. 263 millions de reais sont en jeu, soit environ&amp;nbsp; 80 millions d&#39;euros.</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7644473031761343453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2015/01/sans-illusion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7644473031761343453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7644473031761343453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2015/01/sans-illusion.html' title='Sans illusion'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7069691092982927277</id><published>2014-07-15T19:27:00.000-03:00</published><updated>2014-07-15T19:27:18.474-03:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="presse"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="économie"/><title type='text'>Les BRICS ont leur banque, Dilma saura-t-elle regagner du crédit ?</title><content type='html'>

&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #202222;&quot;&gt;Quatre
hommes et une femme. Un Européen, un Africain, une Latino non
indienne, un Indien, un Chinois. Ce sont les représentants actuels
des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) réunis
actuellement au Brésil et qui viennent de décider la création
d&#39;une banque développement ayant pour objectif non seulement d&#39;être
au service des pays fondateurs, mais aussi d&#39;autres pays émergents.
Pas aujourd&#39;hui véritablement une alternative au FMI ou à la Banque
mondiale, mais qui annonce peut-être d&#39;autres structures dans le
futur, ayant des ambitions plus larges.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #202222;&quot;&gt;Le
siège sera à Shanghai, la présidence sera tournante. Pour
commencer, l&#39;Inde prend en main les rênes, le Brésil la suivra dans
cinq ans. À terme, il se pourrait aussi que ces pays décident de se
passer du dollar et de l&#39;euro pour une part de leurs relations
commerciales internes au groupe. Ironie de l&#39;histoire, l&#39;acronyme
BRIC (qui a précédé BRICS) a été créé en 2001 par Jim O&#39;Neill,
économiste de la banque d&#39;investissement Goldman Sachs. C&#39;était à
un moment où Wall Street et la City faisaient assaut d&#39;amabilités à
l&#39;égard des pays émergents, ne cessaient de louer leurs dirigeants
dans la presse à leur service (Financial Times, The Economist, Wall
Street Journal), reprochaient aux dirigeants des pays riches de ne
pas suivre leur exemple. Aujourd&#39;hui l&#39;amour n&#39;est plus à l&#39;ordre du
jour et le désamour est même consommé. Ces changements d&#39;humeur
peuvent ne pas paraître toujours très clairs, mais nous pouvons
être certains qu&#39;ils sont directement liés aux intérêts de
l&#39;oligarchie qui gouverne dans une large mesure notre petite planète.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #202222;&quot;&gt;Une
des conséquences de ce retournement se traduit actuellement au
Brésil par la campagne de presse orchestrée contre Dilma, avec pour
objectif d&#39;empêcher sa réélection en octobre prochain. Alors que
pendant huit ans, Lula a bénéficié d&#39;un pacte de non agression de
la part d&#39;une partie de la bourgeoisie et en particulier des
entrepreneurs, Dilma ne connaît qu&#39;un désaveu croissant à mesure
qu&#39;approche l&#39;élection. Et ce d&#39;autant plus significativement
qu&#39;elle ne fait que poursuivre les grands axes de la politique de son
prédécesseur. Pour abattre la présidente, tout est bon, les
fausses informations, l&#39;intox permanente, la confusion des idées
émises par l&#39;opposition afin de noyer son véritable projet, l&#39;appel
à la peur... La Coupe du monde a été l&#39;objet de tous les
fantasmes, ces dernières semaines. L&#39;opposition (surtout de droite)
annonçait une catastrophe qui aurait été à mettre sur le compte
du gouvernement. Maintenant qu&#39;elle ne peut nier que tout s&#39;est bien
passé, et même au-delà des espérances, ce n&#39;est en rien à mettre
au crédit du gouvernement mais uniquement à celui du secteur
privé&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify; text-decoration: none;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #202222;&quot;&gt;À
force, les messages produits par les grandes chaînes de télévision
et les journaux, tous sous le contrôle de grands groupes ou
d&#39;églises évangéliques, finissent par passer et faire douter une
partie de ceux qui ont voté pour la candidate du PT il y a 4 ans. Au
point qu&#39;il est impossible aujourd&#39;hui de faire un pronostic. Il y a
quelques années, cette même presse avait réussi à retourner
l&#39;opinion publique en quelques jours, avant un référendum sur la
vente libre des armes à feu&amp;nbsp;: la vente libre avait été
maintenue, contre toute attente. C&#39;est une leçon qu&#39;a retenu la
droite et son candidat Aécio Neves. L&#39;enjeu est certes différent,
mais la bascule pourrait tout aussi bien fonctionner ces prochaines
semaines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7069691092982927277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2014/07/les-brics-ont-leur-banque-dilma-saura-t.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7069691092982927277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7069691092982927277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2014/07/les-brics-ont-leur-banque-dilma-saura-t.html' title='Les BRICS ont leur banque, Dilma saura-t-elle regagner du crédit ?'/><author><name>Francis J</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10386438474826489915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>