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Ses nombreux trésors archéologiques parsemés dans ses paysages naturels exceptionnels continuent de faire majestueusement vaciller entre le bleu salvateur de la mer et la chaleur caressante du soleil…&lt;br /&gt;«Au printemps, Tipasa est habillée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros brouillons dans les amas de pierre…» C’est ainsi que Camus percevait Tipasa dans l’Algérie colonisée des années 1930. A peine du fond du paysage pouvait-il voir «la masse noire du Chenoua prendre racine» que ses grandes idées sur le monde, la solitude et l’absurde destin de l’homme s’ébranlaient pour donner vie à de grandes œuvres qui n’ont pas manqué de marquer la littérature universelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose des plantes grasses et violettes, jaunes, rouges et roses qu’il décrivait avec verve dans l’un de ses célèbres recueils, Noces. Et si les couleurs n’ont pas survécu à l’épreuve du temps, les odeurs de romarin en fleurs et le chant des insectes continuent tout de même à saisir les visiteurs qui s’y baladent. Tipasa n’a pas gardé tous les charmes qu’elle recelait par le passé -à en croire les descriptions de Camus- elle n’en demeure pas moins le site archéologique le plus visité du pays. Elle a accaparé à elle seule 53,12% du nombre total des visites de sites nationaux. Un succès que se partagent les 4 principaux espaces du site : le musée, le parc plus connu sous le nom de «Ruines romaines», le mausolée royale de Maurétanie communément appelé «Tombeau de la chrétienne» et, enfin, la «Sainte Salsa». Et ces quatre lieux de culture ont su captiver l’intérêt de 220 615 visiteurs tout au long de l’année 2007 et plus de 35 000 visiteurs durant le premier trimestre de l’année 2008. Et la question qui se pose d’emblée est de savoir si cet intérêt relève de la curiosité culturelle et d’une soif de découvrir des vestiges archéologiques ou bien d’autre chose. Nous sommes allées sur place pour le vérifier… mais également pour constater de visu le mode de gestion et d’entretien de cet espace rêvé pour le tourisme culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ruines romaines, havre de paix pour les couples en quête de tranquillité A l’entrée du parc &lt;br /&gt;archéologique, c’est dans l’amphithéâtre dont des pierres et des morceaux de mur subsistent encore que quelques silhouettes discrètement installées attirent les regards. Pas de spectacles dans l’arène ovale mais tout de même quelques spectateurs tempérés qui sont assis tout autour. Des spectateurs  qui n’observent rien d’autre qu’eux-mêmes en fait ! Oui. Un couple ou deux parfois même trois viennent s’y installer… certainement pour savourer des instants romantiques volés aux interdits coercitifs de la société. Mais est-ce que ces amoureux clandestins s’intéressent un tant soit peu au patrimoine que recèlent les 45 000 hectares du site ? La réponse ne devrait étonner personne : bien sûr que non. Farid et Yasmina en témoignent : «Nous sommes des habitués, on aime bien cet endroit !» et c’est tout souriants qu’ils confieront ne pas savoir grand-chose des ruines. Un des gardiens fort sympathiques rencontré sur les lieux tentera d’expliquer l’attrait du site. Selon lui, ces jeunes amoureux aiment cet endroit isolé car il permet aux jeunes filles de passer du temps avec leurs prétendants sans être compromises. Un gardien qui s’est aussi révélé être un guide des plus agréables. Car, faut-il le préciser, les deux seules guides disponibles sur le site sont très difficilement accessibles. &lt;br /&gt;Sur les allées traversées pour accéder au quartier des villas des traites dont le sol était pavé de belles mosaïques au  IIe  siècle après J.-C., il montrera les belles traces qui subsistent. Il parlera du théâtre qui se trouve à quelques mètres puis nous fera traverser des chemins ornés d’amphores et de sarcophages pour enfin arriver à la stèle érigée à la mémoire d’Albert Camus, offrant une vue imprenable sur l’écume des vagues qui déferlent et se brisent sur les rochers… et, comme pour rendre l’endroit plus exaltant, il ne reste aux visiteurs qu’à lire l’inscription sur la stèle signée d’Albert Camus : «Je comprends ici ce qu’on appelle gloire, le droit d’aimer sans mesure.» &lt;br /&gt;Un petit coin qui a de quoi faire rêver bien des «Farid et Yasmina». Et la question posée plus haut trouvera rapidement sa réponse : Les visiteurs sont plus attirés par la beauté du site, le paysage idyllique, la mer, la montagne proche et le soleil propices au romantisme. Un cadre qui attire autant les jeunes rêveurs que plusieurs familles en quête de quiétude et de repos. Le patrimoine, la culture et les vestiges archéologiques sont incontestablement secondaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des efforts à faire pour la promotion de la culture  et du site en lui-même &lt;br /&gt;Le musée de Tipasa se trouve à quelques mètres de la sortie du parc. Et pour découvrir la collection des pièces antiques qu’il renferme, nous y entrons en simples citoyens pleins d’enthousiasme mais l’accueil qui nous y a été réservé n’était pas des plus chaleureux. Nous avons eu droit à l’ébauche d’une visite guidée dans la grande et unique salle du musée mais qui a été malheureusement très vite interrompue. Il fallait que ce guide s’occupe d’une délégation de touristes étrangers ! Et quelle déception nous avons alors éprouvée en tant que simples Algérois que nous étions durant cette visite. Après avoir parcouru 70 km pour découvrir un bout de notre histoire, nous nous retrouvions délaissées et même carrément ignorées alors qu’à quelques mètres de nous, des touristes étrangers se trouvaient valorisés et même chouchoutés. Sans guides, sans documentations accessibles pour nous aider à bien découvrir le site, il ne nous restait qu’à retrouver notre gentil &lt;br /&gt;gardien pour nous orienter…  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tipasa, site prioritaire de la stratégie globale de gestion  et d’entretien &lt;br /&gt;C’est donc ce gardien, dans un arabe bien algérois émaillé de petites expressions françaises, qui nous fera oublier notre déception et nous  accompagnera dans notre découverte des lieux en nous faisant part de remarques et d’informations des plus intéressantes. Tout en parcourant le site, des questions sur la gestion et l’entretien se poseront d’elles-mêmes. Des questions auxquelles le gardien répondra spontanément et de bon cœur. «Les choses ont changé depuis deux ans. Ce n’est plus l’Agence nationale d’archéologie qui gère le site mais l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels [ONGEBC]», nous dira-t-il entre autres choses. Et pour en savoir un peu plus sur le mode de gestion et d’exploitation de ce joyau archéologique et naturel, rien de mieux que de se diriger vers l’ONGEBC, quittant momentanément les paysages mirifiques. Direction, donc, le siège de cet office dans la basse Casbah où le directeur général, Mohamed Dahmani, nous accueillera avec soin. &lt;br /&gt;Bien des changements ont été opérés, selon ses déclarations. Entretenir une étendue de 45 000 hectares, et qui plus est représente le site le plus fréquenté du pays  n’est pas chose facile quand les équipes d’entretien sont réduites. Mais à ce sujet, Mohamed Dahmani dira que des efforts incontestables ont été faits depuis l’installation de l’ONGEBC en janvier 2007. Il ne sera pas possible de connaître le coût global de l’entretien du site mais on apprendra par contre que les équipes de gardiennage ont doublé. Alors que les gardiens étaient 21 à assurer la sécurisation du site en 2006, ils sont actuellement 44 à s’y affairer. Et ils ne sont plus concernés par le nettoyage des lieux. Celui-ci est fait désormais par une équipe de 10 personnes qui effectue des rotations quotidiennes sur les sites de Tipasa et Cherchell. Retour sur le site pour établir un constat sur la question. A première vue, l’endroit est relativement propre mais il suffit de bien observer des recoins cachés et profonds pour y trouver une bouteille d’eau jetée ou quelques détritus par-ci par-là. Cependant, Mohamed Dahmani dira que l’ONGEBC est en phase d’installation et d’organisation, ce qui implique que bien des efforts restent à faire et sont d’ailleurs en cours. Il précisera également qu’en matière d’amélioration de l’entretien des sites archéologiques nationaux, Tipasa est une zone pilote et prioritaire. L’espoir est donc permis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vue sur le mausolée royal de Maurétanie, appelé à tort «Tombeau de la chrétienne» &lt;br /&gt;Direction maintenant vers l’entrée de Tipasa. &lt;br /&gt;A 261 mètres au-dessus de la mer, au sommet d’une colline couverte d’arbres se dresse le mausolée royal de Maurétanie appelé à tort « Tombeau de la chrétienne». Un monument qui date de l’époque numide et qui, par les mythes et mystères qu’il entretient mais surtout par ses atouts «géographiques»  attire beaucoup de visiteurs. 12 406 personnes durant les trois premiers mois de l’année 2008, selon les chiffres de l’ONGEBC sont venues y savourer des moments de détente. Quelle ambiance y règne ? En cette fin d’après-midi d’une journée de semaine où le soleil réchauffe sans trop brûler, on y trouve pas grand monde, mais néanmoins un groupe de touristes français et deux incontournables couples ! Inutile de demander à ces jeunes amoureux ce qu’ils sont venus découvrir dans cet endroit puisqu’on le sait déjà. Direction, en revanche, vers les touristes français assis sur un bloc de pierre au pied du colossal mausolée. Leur visage illuminé par notre présence, ils ne nous laisseront pas le temps de poser la moindre question. Désorientés, ils mettront tous leurs espoirs en nous pour comprendre les origines de ce site. Eh oui ! l’absence de guides et de documentations pour s’instruire se fait encore douloureusement ressentir mais, cette fois, les étrangers à qui on déploie de coutume le tapis rouge se retrouvent dans le même bain que nous ! Il faudra attendre que notre collègue aille se procurer un guide que le restaurateur d’en face a bien voulu lui prêter pour en savoir un peu plus sur ce tombeau. Il s’agit en fait d’un mausolée qui a «certainement appartenu à une famille royale numide ou maure qui s’est richement fait enterrer dans ce cadre rompant avec la tradition». Il ne s’agit donc pas du tombeau d’une chrétienne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tipasa, l’espace rêvé pour développer le tourisme culturel &lt;br /&gt;Quoi de mieux que d’exploiter les richesses culturelles et patrimoniales pour relancer la «Destination Algérie». Tipasa a cet atout exceptionnel de rassembler la mer, la montagne, le soleil et des vestiges romains des plus impressionnants. Organiser des manifestations culturelles à l’intérieur même du site. Le refleurir. Retracer ses allées. Mettre à la disposition des visiteurs de la documentation, des «flyers», des dépliants et puis, surtout, des guides bien formés et attrayants qui donnent envie à tous es visiteurs d’en savoir un peu plus sur notre culture. Organiser des sorties éducatives, des promenades pittoresques ou encore des événements à thème. Initier une véritable campagne promotionnelle sur ce lieu. Il s’agit là d’autant de moyens qui pourront permettre à Tipas d’accomplir sa vocation touristique. C’est le rêve qu’on s’est plu à faire avec Mohamed Dahmani lors de l’entretien qui s’est tenu au siège de l’ONGEBC après les visites sur le site. Et il en ressort que quelques petites initiatives qui se concrétiseront, selon le DG de l’ONGEBC, avant 2009 sont déjà lancées. &lt;br /&gt;À savoir la disponibilité de dépliants à l’entrée du parc archéologique et l’établissement d’un point de restauration à l’intérieur même des ruines pour procurer plus de confort aux visiteurs. Pour le reste, il faudra attendre et, là encore, l’espoir est permis… Albert Camus a aimé Tipasa au point de ne jamais y passer plus d’une journée d’affilée car, écrivait–il, «il vient toujours un moment où l’on a trop vu un paysage, de même qu’il faut longtemps avant qu’on l’ait assez vu», ce qu’il faut espérer maintenant, c’est que ce site soit valorisé pour que les Algériens, d’abord, puis les étrangers viennent y voir ces paysages sauvages et mystérieux qu’on ne peut en réalité, même s’il faut contredire Camus, jamais avoir assez vus ! &lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://www.latribune-online.com/national/patrimoine/262.html"&gt;[ source ]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;Par Fella Bouredji&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;Photo : S. Zoheir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;La Tribune - 18-05-2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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L’histoire de la villa du Bardo refait surface. Elle ressemble à cette mémoire qui rejaillit d’outre-tombe.&lt;br /&gt;La visite que nous avons effectuée, ce week-end, au Musée du Bardo était aussi inopportune que l’a été la découverte qui a vu le jour il y a pratiquement un mois de cela. Les ouvriers chargés des travaux d’aménagement de la partie supérieure du musée ont, et de manière tout à fait accidentelle et inattendue, participé à la mise à jour d’un bassin et d’une galerie souterraine qui remonteraient à l’époque ottomane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bassin de forme carrée est composé de deux bacs situés à deux de ses angles. Ils auraient eu pour fonction «d’héberger» des plantes aquatiques. En son beau milieu s’érige une vasque qui pourrait avoir servi de socle à une fontaine. Elle aurait apparemment subi quelques transformations puisqu’elle porte des traces d’une pellicule de ciment. Les modifications subies par le bassin dateraient du début des années 1950, selon des informations recueillies auprès d’un ancien gardien du musée du Bardo, aujourd’hui à la retraite.&lt;br /&gt;Sa profondeur a été considérablement réduite pour atteindre quelques dizaines de centimètres, pour des raisons de sécurité, paraît-il, afin d’éviter tout risque de noyade, en l’occurrence aux enfants. Le bassin, qui a retrouvé ses dimensions d’origine, est doté d’un escalier en pierre, à un autre de ses angles. Il permet de descendre avec une certaine aisance à l’intérieur, sa profondeur est désormais évaluée à une bonne hauteur d’homme.&lt;br /&gt;Il est situé en contrebas de la fontaine qui fait face au «diwan», non loin des appartements anciennement réservés à la «favorite». C’est sur ces mêmes lieux qu’a été pratiquée l’ouverture qui permet de livrer un accès à la galerie souterraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’intérieur de celle-ci, il a été dénombré deux chambres aménagées qui auraient pu servir pour le stockage de foin pour des chevaux. Le tunnel mènerait en effet aux anciennes écuries de la villa du Bardo, il déboucherait aussi sur la salle actuelle réservée à la préhistoire. Cette résidence d’été, avant d’être transformée en superbe musée, a dû changer de mains et de propriétaires à plusieurs reprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce somptueux monument algérois à l’architecture typiquement mauresque, a vu le jour selon toute vraisemblance au XVIIIe siècle. Son histoire est, cependant, rendue assez imprécise par le manque d’éléments qui font défaut à sa reconstitution.&lt;br /&gt;Ses ornements et sa conception renseignent, par contre, sur l’extraordinaire raffinement recherché de ceux qui n’ont songé qu’à le choyer. L’hypothèse la plus plausible et la plus répandue attribue l’origine de ce joyau architectural à un noble tunisien exilé. Un certain prince Mustapha Ben Omar cité par Henri Klein dans ses feuillets d’El Djazaïr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon certains spécialistes, le «Bardo» serait une déformation qui provient du nom espagnol «Prado». Il renverrait aux somptueux palais des sultans Hafsides qui remonteraient au XVe siècle et dont on retrouve la trace en banlieue tunisienne.&lt;br /&gt;Au tout début de la colonisation française, en 1832, le «Bardo» devint la propriété du général Exel Mens. Ali Bey, Agha de Biskra à qui il fut cédé juste après, s’en sépara à son tour au profit d’un certain Joret, Français d’origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La villa du Bardo serait ce type de résidence que les Algérois aimaient à s’offrir. Ses propriétaires eurent le réflexe qui témoigne d’un goût certain pour l’esthétique. Il atteste d’une culture extraordinairement raffinée. L’ex-puissance coloniale en fit l’acquisition à l’occasion du centenaire de la colonisation de l’Algérie. Elle l’érigea en Musée de préhistoire et d’ethnographie. N’ayant pas son égal sur le continent africain, il retrace l’une des plus belles aventures de l’histoire de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://lexpressiondz.com/article/2/2008-04-06/51452.html"&gt;[ source ]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;par Mohamed TOUATI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://lexpressiondz.com/" target="_blank"&gt;L'Expression&lt;/a&gt; - Edition du 6 Avril 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Une telle manifestation ne pouvait donc se passer des services du Cercle algérianiste, présidé par Jean Marchioni, chargé de développer l'aspect culturel de l'Algérie pendant la présence de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prologue, le public peut découvrir, dès à présent, une rétrospective de Fromentin, sur panneaux pédagogiques, réalisés par le service communication de la ville, dans le hall du centre culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Algérie paisible, heureuse et prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à compter du 21 mars, date, jour pour jour, du 8e anniversaire du centre culturel, les oeuvres d'Albert Marquet feront leur entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Plus qu'une exposition, il s'agira d'un vaste cycle culturel, souligne Jean Marchioni. Nous souhaitons montrer aux jeunes générations que l'Algérie tricolore, de 1900-1950 était paisible, heureuse et prospère. Il faut faire sortir de leur esprit l'idée qu'Algérie = guerre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Fromentin fut le premier artiste à séjourner à Saint-Raphaël, en 1852, lors de son voyage de noces, et ainsi, à y laisser quelques toiles, Marquet en fit tout autant. En 1905, au Salon des Fauves à Paris, il expose deux de ses toiles représentant la baie d'Agay, faites durant l'été lors d'un séjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exposition, citations littéraires exposées et distribuées aux visiteurs, café littéraire, conférences, pièce de théâtre, concert... se multiplieront donc entre le 21 mars et le 2 août, fin de la manifestation. Au total, pas moins de 80 oeuvres, de Marquet mais aussi des artistes sur lesquels il a eu une influence seront donc exposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'art orientaliste renaîtra aussi à l'occasion d'un concert de l'Orchestre de chambre comme l'a expliqué Jean-Sébastien Hubert. « Nous avons choisi le grand compositeur, pianiste et chef d'orchestre français Camille Saint-Saëns (1835-1921), amoureux de l'Algérie. Il a d'ailleurs passé plus de 50 ans là-bas et y est décédé. Nous avons fait des travaux de recherches importants pour nous adapter. Tout n'était malheureusement pas possible. Mais nous avons choisi des morceaux suffisamment emblématiques, et pour nous artistes, c'est un grand bonheur de les jouer ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cycle de manifestations qui devrait donc attirer les amateurs d'art en général. L'orientalisme sous toutes ses couleurs. A découvrir sous toutes ses formes.&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://www.frejus-saintraphael.maville.com/-Saint-Raphael-Les-arts-en-Algerie-l-orientalisme-vu-par-Marquet-/re/actudet/actu_loc-582019------_actu.html"&gt;[ source ]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;Prisca Thivaud - Var-Matin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://www.frejus-saintraphael.maville.com/" target="_blank"&gt;frejus-saintraphael.maville&lt;/a&gt; - Edition du 7 Mars 2008&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Cette déclaration, au-delà de son aspect formel et festif de « Journée nationale de La Casbah d’Alger », devrait permettre à tout Algérien d’inscrire dans son subconscient toute l’importance que revêt cette citadelle dans la mémoire collective de la nation.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Cette inscription représente aussi une manière forte d’interpeller les consciences sur la nécessité de sa préservation et de sa valorisation non seulement historique mais aussi son prestigieux contenu urbain, sa richesse architecturale et son art de vivre particulier. Cette citadelle millénaire, qui a symbolisé des siècles durant l’identité de notre peuple et de notre nation dans ce qu’elle a de plus noble, demeure notre fierté. Elle a été tout à la fois un sanctuaire pour la promotion et la diffusion de la connaissance universelle et un chantre de la résistance. Elle a été dans un passé récent l’un des plus importants foyers de notre indépendance et un conservatoire indispensable à la protection et à la transmission d’une culture originale. Cette icône que les poètes, les hommes de l’art et de la culture, nationaux et étrangers ont, à travers ses périodes historiques, chanté et vanté sa beauté et ses faits d’armes, se trouve aujourd’hui dans un état pitoyable. Comment cette œuvre, qui immortalise tout le génie créateur de tout un peuple fière par sa participation à la constitution de la culture universelle, puisse se détourner de cette préoccupation constitutive de ce pan fondamental de sa personnalité ? Depuis l’avènement de l’indépendance politique du pays en 1962 et tout particulièrement depuis le début des années soixante-dix, les pouvoirs publics ont mené des actions de consolidation de cette indépendance par la mise en œuvre de programmes de développement économique, social et culturel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce titre, la question relative à la sauvegarde, à la préservation et à la promotion de notre patrimoine a été au centre des préoccupations des politiques successives développées. Pour la maîtrise du développement de la capitale, La Casbah d’Alger a reçu un traitement particulier. Des stratégies pour la maîtrise du développement de la capitale ont été définies et un plan global (POG) pour leur mise en œuvre a été élaboré dès le début des années soixante-dix. Pour l’élaboration de ce plan, les autorités supérieures du pays, qui accordaient une importance particulière à ce volet, ont fait appel aux plus grands techniciens du moment de la planète. La Casbah d’Alger en tant que repère identitaire aussi bien social et économique que culturel représentait une référence et une source d’inspiration pour tous les hommes de l’art et de culture. A ce titre, des études spécifiques ont été menées. Ces études visaient la définition des conditions propres à l’intégration de ce site prestigieux dans la dynamique de développement du pays en tant que repère identitaire qu’élément de compositions moderne et adapté aux exigences d’une vie décente. Mais malheureusement, ce site, qui était confronté à un phénomène de dépeuplement dans une première phase (1962-1970) et à un surpeuplement dans une deuxième phase (après la décennie soixante-dix), a été totalement ignoré depuis. Les gouvernements et les différentes autorités qui se sont succédés continuent de développer les mêmes discours, mais aucune action sérieuse et réfléchie n’a été mise en œuvre. Des actions ponctuelles et limitées dans le temps ont été engagées sous la pression de la population. Mais ces actions, non coordonnées, ont contribué à l’amplification du phénomène de dégradation observé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’inscription tardive de ce patrimoine aussi bien sur la liste du patrimoine national (1991) et sur la liste du patrimoine universel (1992) n’a pas permis d’inverser les tendances. La société civile, malgré ses moyens limités, s’est mobilisée autour de cette question, mais malheureusement, devant le silence assourdissant, les pouvoirs publics continuent à ignorer ce chantre de la résistance de notre peuple. Les multiples propositions d’actions soumises par les associations aux pouvoirs publics sont restées lettre morte. Les discours électoralistes et les manifestations à caractère festif et autres rencontres à caractère scientifique, organisées autour de cette question, n’ont fait qu’accentuer les ruptures entre les citoyens et leurs gouvernants. L’état de délabrement du site et la paupérisation de sa population en sont la parfaite illustration de l’échec des politiques successives mises en œuvre pour la sauvegarde de ce patrimoine. Malgré les mises en garde de déclassement du site adressées aux autorités par les instances internationales, la situation n’a guère évolué. En effet, sur un total de 1700 bâtisses à la fin des années 70 et 1200 bâtisses à la veille de son classement en 1992, le site, d’environ 54 hectares, ne renferme aujourd’hui qu’environ 600 bâtisses dans un état de dégradation très avancé. Plusieurs questions sont posées. Qu’est devenue cette Algérie des défis ? Où est passé cet Algérien fier de son appartenance à cette Algérie millénaire ? Comment expliquer cette forme de déni du citoyen pour son patrimoine, son histoire et sa culture ? Comment expliquer le décalage, voire le déphasage entre le discours politique et les attentes de la société ? Comment expliquer la rupture observée entre les comportements des descendants des fils de Novembre et leur progéniture ? Toutes ces questions demeurent malheureusement sans réponse et ce ne sont pas certainement les luttes engagées entre les différents groupes de pression pour accaparer les postes du pouvoir qui viendraient contredire, voire contrarier la descente aux enfers de ce site prestigieux. Les missions et prérogatives des différentes institutions de la République, en l’occurrence le ministère chargé de la culture, la wilaya, la wilaya déléguée et l’APC, sont clairement définies et leurs responsabilités en la matière engagées. Mais malheureusement, ces institutions continuent à ignorer la situation dramatique que connaît le site. Les quelques actions engagées actuellement par le ministère de la Culture, notamment la mise en place d’un comité de suivi, de l’engagement des études au niveau de quelques îlots et de travaux d’étayement et de réfection des étanchéités des terrasses de certaines bâtisses peuvent permettre d’entrevoir quelques améliorations du cadre de vie du citoyen, mais demeurent insuffisants par rapport à l’ampleur et à la complexité de la tâche à accomplir. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au même titre que les travaux d’urgence menés sur 92 bâtisses par l’Ofares au niveau du site dans le cadre de l’opération « Séisme 2003 », dont la qualité médiocre et inadaptée de ces travaux qui traduisent parfaitement l’état de l’inconséquence des intervenants chargés de veiller à la préservation de notre patrimoine. Notre association, en coordination et en concertation avec d’autres associations, notamment en partenariat avec la Fondation Casbah, ont proposé aux autorités depuis le début des années quatre-vingt-dix, la création d’un organisme spécialisé chargé de la gestion de ce projet majeur. Cet organe, qui disposerait de larges prérogatives en rapport et en relation avec ses missions serait seul à même d’assurer convenablement la continuité des actions programmées et leur conformité. Mais malheureusement, ces propositions et ces doléances sont restées vaines.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;  Au chapitre de la sauvegarde de La Casbah, des sommes fabuleuses ont été englouties durant ces dernières décennies sans résultats palpables. Pire encore, la dégradation a connu une amplification du phénomène. Les quelques opérations menées par l’APC, notamment celles relatives à la réfection des trottoirs, à la réalisation d’un marché et autres ne peuvent en aucun cas constituer un frein à cette descente inéluctable aux enfers. Notre pays, qui aspire reconquérir la place qui lui sied au sein des nations, ne peut en aucun cas rester en marge de cette dynamique nouvelle qu’impose la globalisation. Il est appelé à faire prévaloir ses atouts, notamment touristiques et culturels. Dans ce cadre, La Casbah d’Alger pourrait constituer l’un des atouts majeurs pourvu que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Association des amis d’Alger «&lt;em&gt; Sauvons La Casbah &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présidente : H. Bouhired&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&amp;id_article=87941"&gt;[ source ]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;par Aziz Zamèche - Infosoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="stylesource"&gt;&lt;a href="http://www.elwatan.com/" target="_blank"&gt;El watan&lt;/a&gt; - Edition du 25 Février 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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