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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" gd:etag="W/&quot;DUECQXo8cSp7ImA9WhRUFk8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986</id><updated>2012-01-26T17:27:40.479-08:00</updated><category term=";" /><category term="aison" /><category term="." /><title>mifiguesmiraisins</title><subtitle type="html" /><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/" /><link rel="next" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;v=2" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>146</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/blogspot/tkqvg" /><feedburner:info uri="blogspot/tkqvg" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><entry gd:etag="W/&quot;C0MNQXY9eSp7ImA9WhRVEko.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-4673128176096712746</id><published>2012-01-11T00:44:00.001-08:00</published><updated>2012-01-11T00:44:50.861-08:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-11T00:44:50.861-08:00</app:edited><title>Par quel ministre commencer?</title><content type="html">Ce matin, il a été encore fait d’espoir à bon marché.&lt;br /&gt;
Je suis allée rencontrer un de nos blessés sur un lit d’hôpital de la capitale. La chambre est spacieuse qu’il partage avec sept autres malades de ce service d’orthopédie de renommée réputé pour ses compétences mais aussi pour son surpeuplement .&lt;br /&gt;
Moslem se dresse comme un lion en cage sur son lit d'occasion. Je lui trouve un port de roi dans ce corps diminué par des mains criminelles encore en liberté et si seulement elles étaient au moins inquiétées !&lt;br /&gt;
Une accolade puis « un vient dans mes bras mon géant » me scotche définitivement à ses côtés. Il piaille comme un môme heureux , m’adopte, demande des nouvelles de zak et s’il pouvait nous être de quelconque aide lui l’estropié ou presque alors que nous les potents se souciant très peu de donner au-delà de notre confort journalier.&lt;br /&gt;
Une faculté de don de soi au-delà de tout enseignement, la générosité stoïque à l’état brut sans feinte ni fard.&lt;br /&gt;
Je trouve à son chevet un autre gringalet sur son fauteuil roulant, il avait perdu l’usage de ses jambes à cause d’une balle crapuleuse visée  en plein dans son dos.&lt;br /&gt;
Moslem me raconte presque en souriant sa tragédie.&lt;br /&gt;
C’était la nuit où ils avaient tenus la garde de leur quartier à Ouerdénine.Ils attendaient les militaires pour l’arrestation de kais ben ali. Une rafale traitre les prend de cours tue plusieurs  et le laisse pour mort sur la chaussée.&lt;br /&gt;
 Commence alors sa descente en enfer sans compter la douleur qui tenaille, les kilos d’antidouleurs impuissants et qui ne font rien mais surtout cet état amoindri d’homme affaibli par la maladie, les escarres, le manque de tout jusqu’à cette lame de rasoir qu’on aimerait enfoncer pour ne plus revenir.&lt;br /&gt;
Ses copains sont morts sur place alors que lui est revenu et lui est condamné à vivre avec une jambe déchiquetée par cette balle à fragmentation multiple qui a bouffé les muscles de son membre mais surtout  à porter lourd ce sentiment affreux de culpabilité d’avoir été épargné comme s’il les avait trompés alors que tous montaient la garde de la même façon. Une cascade d’hospitalisation à des endroits différents sans tarifer le manque de chance, les rudoiements sur un  gamin seul non épaulé dans des procédures administratives léprosées par la manie, le vice et les défectuosités. Une  greffe de la faim chez Nawaat lui a coûté en endurance en cette fin d’été en chalumeau  mais l’a complètement rapproché d’autres blessés venus comme lui marquer leur indignation et leur colère devant ce gouvernement ingrat et sourd.&lt;br /&gt;
Le gouvernement de sebsi  a daigné après de pénibles attentes et une grève de la faim lui ordonnancer ainsi qu’aux autres blessés de la révolution une prime de trois mille dinars comme première tranche que les soins à domicile, les pansements, les médicaments, les transports pour l’housto ont vite bouffé.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui tout cela est derrière lui, son membre lui fait toujours mal et défaut mais ma présence, celle d’une poignée rachète indéfiniment à ce bled pourri dont nous mourrons tous mais dont nous vivons  follement également.&lt;br /&gt;
Mohamed est sur sa chaise , joue avec timidement puis je l’entends me souffler « moi aussi je suis un blessé de Ras Jbel ».&lt;br /&gt;
Je saisis son reproche , sa quête d’attention et de faveurs.&lt;br /&gt;
Je cours le serrer dans mes bras.&lt;br /&gt;
Je saisis aussi que  sa maman lui manque terriblement.il s’oublie me parle de son copain qui souffre terriblement qui n’a pas de matelas anti-escarre jusqu’à ce jour et que certains ont promis mais ont failli.&lt;br /&gt;
Il me parle de Imen Ben gozzi , de ses services et de son cœur d’or.&lt;br /&gt;
Il me parle de Ramzi et de beaucoup d’autres mais que j’arrive à peine à compter sur nos dix millions de tunisiens qui se sont régalés de leurs blessures, festoyé et arrivés sur le trône grâce à leur sacrifice.&lt;br /&gt;
Oh combien traître et ingrat es-tu l’homme aux mille visages !&lt;br /&gt;
Combien sans cœur sommes- nous lorsque nous les laissons livrer à leur destin qu’ils ont arrêté pour bien nous servir !&lt;br /&gt;
Ils se tapent grave, moi encore plus de vos discours à la con et de vos prêches à deux sous.&lt;br /&gt;
Une jambe qui manque, un bras fantôme sur une griffe cubitale, un estropié  sur un syndrome de la queue de cheval  définitif ramollissant sans merci.&lt;br /&gt;
Un bilan lourd mais surtout alourdi par notre lâcheté, nos yeux bridés, nos cœurs gelés et surtout ces commentaires à deux balles au bas des pages qui crie à l’ignorance et au sans cœur de notre peuple visiblement  gravement entamé et que je me dois de secouer !&lt;br /&gt;
Je continuerai à gratter jusqu’à faire tomber tous les masques, toutes les peaux mortes, les faux jetons, les beaux paroliers et surtout vous voir venir en masse rendre hommage à mes gosses à commencer par nos ministres et hommes politiques qui se doivent la courbette à nos héros  encore sans emblème.&lt;br /&gt;
Mais tiens par quel ministre commencer ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-4673128176096712746?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/0KQxFbkDD34jBTri7rgD7DVPa1E/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/0KQxFbkDD34jBTri7rgD7DVPa1E/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/0KQxFbkDD34jBTri7rgD7DVPa1E/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/0KQxFbkDD34jBTri7rgD7DVPa1E/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/MUJtiiOiJ8E" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/4673128176096712746/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2012/01/par-quel-ministre-commencer.html#comment-form" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/4673128176096712746?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/4673128176096712746?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/MUJtiiOiJ8E/par-quel-ministre-commencer.html" title="Par quel ministre commencer?" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2012/01/par-quel-ministre-commencer.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;D0QNQ38_fip7ImA9WhRWFkU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-8885697032781743992</id><published>2012-01-04T05:56:00.000-08:00</published><updated>2012-01-04T05:56:32.146-08:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2012-01-04T05:56:32.146-08:00</app:edited><title>Ya karim mtae Allah (aux bienfaiteurs de Dieu)</title><content type="html">Les saisons sont mortes, les hommes aussi.&lt;br /&gt;
Un hiver cuisant gerce les volontés.&lt;br /&gt;
Un ascétisme mauvais monte et nous envahit.&lt;br /&gt;
Chacun se remet graduellement dans son monde sans grande difficulté.&lt;br /&gt;
Je tâtonne, je palpe, je tire par à-coup.&lt;br /&gt;
 Un lait putride remonte du fond de la terre.&lt;br /&gt;
Des plaies par balles que Dieu n’a pas faites  mais que l’homme fait.&lt;br /&gt;
Des peaux macérées, des trous noirs sur des membres fantômes.&lt;br /&gt;
Des semblants de vie sur des moignons d’hommes.&lt;br /&gt;
Des rires bons enfants sur des souvenirs déjà loin.&lt;br /&gt;
Du temps où l’invalide  assurait les revenus.&lt;br /&gt;
Des familles frappées en plus de  leur malheur par la nécessité.&lt;br /&gt;
Un mioche qui braille et qu’on ne subvient plus.&lt;br /&gt;
Des idées morbides sur des envies de tuer.&lt;br /&gt;
Une rage rugissante renvoie au gouvernement.&lt;br /&gt;
Les partis politiques affectionnent les lorgnettes.&lt;br /&gt;
La société civile se malmène maladroitement.&lt;br /&gt;
Mon chagrin et ma douleur sont grands&lt;br /&gt;
Parce que les hommes sentent la pourriture et la trahison&lt;br /&gt;
Parce que les héros doivent se travestir pour vivre  sinon se prostituer&lt;br /&gt;
Parce que nos morts  embament la lapidation et l'oubli&lt;br /&gt;
Et que je ne possède que ma plume pour les déterrer.&lt;br /&gt;
Ya karim mta Allah,&lt;br /&gt;
Veux-tu encore me donner ?&lt;br /&gt;
Je crois que je vais promener mes blessés du côté de chez vous pour faire la manche et les soigner !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-8885697032781743992?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/xWF8VbKhadhBlCai2SLOrfOD9AM/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/xWF8VbKhadhBlCai2SLOrfOD9AM/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/xWF8VbKhadhBlCai2SLOrfOD9AM/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/xWF8VbKhadhBlCai2SLOrfOD9AM/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/XOk8AKFEM_w" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/8885697032781743992/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2012/01/ya-karim-mtae-allah-aux-bienfaiteurs-de.html#comment-form" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/8885697032781743992?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/8885697032781743992?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/XOk8AKFEM_w/ya-karim-mtae-allah-aux-bienfaiteurs-de.html" title="Ya karim mtae Allah (aux bienfaiteurs de Dieu)" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2012/01/ya-karim-mtae-allah-aux-bienfaiteurs-de.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0YNQHc_cSp7ImA9WhRXGEg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-2650514140181166110</id><published>2011-12-25T14:13:00.000-08:00</published><updated>2011-12-25T14:13:11.949-08:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-12-25T14:13:11.949-08:00</app:edited><title>Pourquoi pas un téléthon pour nos blessés de la révolution…</title><content type="html">Tout à l’heure, j’ai reçu une proposition de téléthon pour aider la Tunisie.&lt;br /&gt;
La Tunisie n’a pas besoin d’argent autant qu’elle a besoin de ses enfants sains, sur pieds et rétablis.&lt;br /&gt;
Je me suis alors dit pourquoi pas un téléthon pour aider nos blessés de la révolution.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas mais depuis quelques temps, un mérycisme intense tenaille mes élans.&lt;br /&gt;
Je rumine en non stop comme une sourde déception.&lt;br /&gt;
Je me répète comme dans un disque ébréché que cela fait bientôt un an et qu’ils sont là à attendre impatiemment que la Tunisie leur reconnaisse leurs droits à ce sol qu’ils ont nourris de leur sang.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus entendre quelqu’un encore me sortir que certains se sont faits tirés des balles pendant qu’ils volaient ou  qu’ils étaient entrain de commettre quelconque effraction.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus que quelqu’un ose encore tâcher leur réputation quoiqu’ils aient fait ou aient pu faire dans leur passé.&lt;br /&gt;
J’aime ces gens.&lt;br /&gt;
J’aime  ces blessés, pour la plupart des enfants.&lt;br /&gt;
J’aime leur rire bon enfant.&lt;br /&gt;
J’aime ce côté pas très «  in » qui me rappelle à la terre, qui me ramène  à mes origines.&lt;br /&gt;
 Et lorsque j’ai eu cette mésaventure à l’aéroport Tunis-Carthage,  que mon fils a été sauvagement battu  devant moi par notre «  police » ,  j’en ai pris un coup dans mon égo. Narcissique au plus haut degré, je me suis sentie nulle et égoïste lorsqu’un bon nombre de ces gamins sont venus jusqu’à moi chez Nawaat et ailleurs  à commencer par Walid kassraoui, Montassar mon favori et puis tous les autres de Ouerdénine, de Théla et de Kasserine toujours cette KASSERINE  si rebelle et si féroce qui ne saura enfanter que des Hommes.                 &lt;br /&gt;
 Ces gamins de pas plus de vingt ans ou un peu plus se sont avancés vers moi , m’ont pris la main et m’ont bercée de leurs chants comme aux premiers jours de toutes les kasbas.&lt;br /&gt;
L’un d’eux(Abed Gassoumi ) s’est approché de moi et m’a soufflé doucement en roulant son fameux accent :&lt;br /&gt;
«  omi metebkiche,  weldek juste kelma minek w yjik àla séguihe houwa w gassrine elkolha ala séguihome bech maadche hade ymess  khouya».&lt;br /&gt;
Pleure pas maman ton fils sur un mot de toi viendra à pied s’il le faut avec tous les gens de Kasserine pour  te soutenir et plus personne ne touchera à un cheveu de mon frère zakaria.&lt;br /&gt;
Je redoublais de larmes mais cette fois en riant car je le croyais ferme comme je croyais Montassar lorsqu’il m’a dit de son lit d’hôpital  que même sur chaise roulante Monta reste Monta : le chef et qu’il me ramènerait tous ses amis s’il le fallait.&lt;br /&gt;
Ce qui est terrible chez mon peuple,  c’est sa nonchalance et son manque de servitude les uns vis-à-vis des autres au moment des joies et des choses de tous les jours.&lt;br /&gt;
Ce qui est fabuleux chez  mon peuple, c’est  cette quantité de possibilités,  de don de soi et d’offrandes au moment des malheurs et des épreuves.&lt;br /&gt;
Nu, pauvre, affamé  et terriblement secoué,  il reste exemplaire dans  son humanité et son humanisme.&lt;br /&gt;
Les exemples nous ont été rendus nombreux et flagrants de vérité lorsque tous les jours après un fabuleux 14 janvier. Pendant que nos vies se jouaient suspendues à un fil, nos idéaux à l’épreuve des balles de snippers, un sens élevé de maturité et de solidarité sinon d’amour pour son prochain nous a chevillés honorablement les uns aux autres.&lt;br /&gt;
Mon peuple se distingue encore en geste de bravoure et d’extrême générosité en accueillant,  hébergeant et partageant pain et sel avec les réfugiés libyens  alors que les vivres arrivaient déjà à lui manquer  par ces temps de couvre-feu général.&lt;br /&gt;
Il s’élève encore en n’ayant plus peur de mourir pour sa liberté devenant  dés lors entièrement libre et maître de sa destinée.&lt;br /&gt;
Je crois qu’il faut plus qu’un gouvernement pour mon peuple!&lt;br /&gt;
Il faut de l’espoir et de cet espoir, il n’est pas prêt à décrocher.&lt;br /&gt;
Du pain pour tous, des soins à la portée. Du travail pour ne pas mendier, un toit à élever.&lt;br /&gt;
 Chaque citoyen est en droit de rêver et de tendre à édifier son rêve  dans la dignité.&lt;br /&gt;
Est-ce un si grand  défaut de s’accrocher à un espoir ?&lt;br /&gt;
Est-ce si terrible de se visser à son rêve et de s'y tenir éveillé?&lt;br /&gt;
Je crois après ce long travail d’expulsion et de délivrance, nous sortons peut être encore petits, chétifs et démunis mais intègres et cette intégrité, nous devons la garder vivante et plus personne ne pourra nous l’enlever.&lt;br /&gt;
J’appelle à ce peuple si hardi,  si fabuleux et dont je suis follement amoureuse pour se retourner comme à son habitude dans un geste de gratitude et de prompts remerciements à nos héros et blessés pour les honorer et honorer ce téléthon dont les bénéfices aideraient peut être à panser leurs blessures dans leurs gestes de bravoure.&lt;br /&gt;
 Pour eux,  pour nous  réagissons !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-2650514140181166110?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/bEYVBY5BsAQQue1EwTtKF6kVJUs/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/bEYVBY5BsAQQue1EwTtKF6kVJUs/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Je démêle devant  l’actualité  mes incompréhensions &lt;br /&gt;
Une  marée remonte  insolente avec beaucoup de déceptions&lt;br /&gt;
Certains s’appliquent à dévorer le monde, d’autres à le regarder&lt;br /&gt;
Les geôles de l’esprit  reprennent de l’élan &lt;br /&gt;
Les jeux de cirque reviennent audacieusement&lt;br /&gt;
La bêtise  dégrafe son ceinturon, la répression également&lt;br /&gt;
Les arènes sont ouvertes,  les pugilats reprennent indécents&lt;br /&gt;
Crêpages de chignons, faux bonds et guerres mesquines&lt;br /&gt;
De  beaux candidats  en costards –cravates  étincelants  &lt;br /&gt;
Posent en donneurs de leçon drapés dans d'affreuses toges et de fausses modesties&lt;br /&gt;
De  faux sourires ou implants  nous vendent  mal  leurs idées&lt;br /&gt;
Plus d’arabesques ni de grandes symphonie&lt;br /&gt;
Dignité en sautoir, démocratie en captivité&lt;br /&gt;
De petits sentiments sur de petits adjectifs sans  lyrisme ni grande surprise&lt;br /&gt;
Un  désert depuis quelques temps&lt;br /&gt;
De longs discours avec d’effroyables sommets&lt;br /&gt;
Une pente abrupte sur des pas hésitants&lt;br /&gt;
Des terreurs diurnes  sur des chutes houleuses&lt;br /&gt;
De petits sentiments sur de petits adjectifs sans  lyrisme ni grande surprise&lt;br /&gt;
Ne plus être le jouet de personne&lt;br /&gt;
Ne plus être une doublure de soi même&lt;br /&gt;
Ne plus se consumer vainement&lt;br /&gt;
Ne plus se vendre lâchement&lt;br /&gt;
Pouvoir se regarder autrement&lt;br /&gt;
Marcher dans sa vie sans honte ni ombrage&lt;br /&gt;
Pouvoir parler de déblaiement et de reconstruction&lt;br /&gt;
Ne plus penser à la possible contre révolution&lt;br /&gt;
Buter contre les infinis de mes prisons&lt;br /&gt;
Reprendre la rue, hurler ma peur et mon non renoncement&lt;br /&gt;
Car il n’y a de pire solitude que celle de rester figé en un terrible tête à tête avec soi même, spectateur de sa propre  destinée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-7940917696137833218?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/B7eabwksmIFPD37s0U-NUBeuUGw/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/B7eabwksmIFPD37s0U-NUBeuUGw/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;br /&gt;
Il ya des jours qui se lèvent doucement sans accroc  ni haine.&lt;br /&gt;
Juste des regrets et de la peine.&lt;br /&gt;
Oui,  j’ai de la peine pour ces hommes  et  ces femmes qui ne dégagent rien, n’ont rien.&lt;br /&gt;
Juste une immense modestie .&lt;br /&gt;
J’ai rencontré beaucoup de gens depuis l’affaire de l’aéroport , le kidnapping de mon fils et sa torture par les forces de l’ordre tous confondus de l’aéroport .&lt;br /&gt;
J’ai rencontré des gens venus me souffler leur sympathie et leur soutien sur plein de réseaux sociaux surtout facebook.&lt;br /&gt;
J’ai rencontré des personnalités plus ou moins importantes ou  plus ou moins promues à le devenir et à tenir les rênes de ce pays depuis la constituante.&lt;br /&gt;
J’ai rencontré des gens avec des faces d’hommes plus ou moins sensibles à ma douleur, à celle de mon enfant qu’on a lâchement et sauvagement tabassé devant moi sans aucune raison.&lt;br /&gt;
J’ ai rencontré des plus humains qui m’ont pris la main  et m’ont  élevée à leur rang,  celui des malmenés et des indignés.&lt;br /&gt;
J'ai rencontré des Hommes qui ne se sont pas souciés si j'étais de droite ou   mgawcha ou nahdawya ou poct ou pdp ou je ne sais. Pire encore, j'étais complétement à côté de leur plaque d'adhésion car je n'en avais pas. Souvent j'étais même à ignorer jusqu'à leur signification.&lt;br /&gt;
J’ ai rencontré une poignée à qui je me dois de baisser les yeux,  de prendre la main et la porter à mon front ou à mes lèvres  comme ferait un bon marocain mais je ne suis pas marocaine .&lt;br /&gt;
Je suis juste une simple femme tunisienne à qui on a appris à se taire, à cultiver la trouille, à ne jamais parler à voix haute, dire son avis,  acclamer une liberté ou se mêler de ce qui ne la regarde pas pour dénoncer une injustice pendant des décennies.&lt;br /&gt;
Et lorsqu’à mon tour, j’ai été victime de pratiques semblables à celles qu’ils ont toujours connues pendant des années de préjudice et de torture sous le règne de la dictature, ils ont accouru sans hésiter pour m’aider.&lt;br /&gt;
Devant ces personnes, je me sens petite et insignifiante.&lt;br /&gt;
Devant ces gens,  j’ai honte.&lt;br /&gt;
Devant ces ténors d’humanité, j’ai terriblement honte et je m’en vais les citer rien que pour leur demander pardon pour ma lâcheté et mon silence pendant toutes ces années.&lt;br /&gt;
Je voudrai me lever devant le monde entier et leur demander pardon, leur offrir mon corps pour le rouer de coups, leur désigner  mon peuple pour leur dire autant  et si mon peuple se débine encore comme à l’habituée eh bien je me lèverai seule et irai au gibet .&lt;br /&gt;
J’aimerai appeler à ma cour :&lt;br /&gt;
madame@ Radhia Nasraoui pour tout ce qu’elle a enduré, lui dire que je suis désolée, que je regrette ma lâcheté mon aveuglement et ma stérilité.&lt;br /&gt;
J’aimerai lui offrir tous les honneurs pour avoir conduit ce pays à où il en est dans son rêve de liberté.&lt;br /&gt;
J’aimerai lui dire   les mots bleus même si rien n’efface les bleus de la mémoire  parce que mon peuple et moi l’avons abandonnée  seule face à ses démons pendant des années.&lt;br /&gt;
J’aimerai la prendre dans mes bras pleurer toutes les larmes de mon corps puis rire un bon coup et nous lever pour cette fois marcher derrière elle.&lt;br /&gt;
J’aimerai encore appeler à ma cour madame @Sihem ben Sedrine pour lui dire les mêmes mots et lui demander pardon.&lt;br /&gt;
J’aimerai lui dire que j’ai honte pour moi et pour mon peuple.&lt;br /&gt;
J’aimerai lui dire aussi que même si tard mes yeux ont rencontré les siens, son regard a ramassé le mien pour définitivement  le rallier à son combat .&lt;br /&gt;
Je veux aussi appeler madame@ Saida Akremi qui est venue promptement à mon aide pour lui demander pardon pour les années de solitude où j'aurai du affronter avec elle main dans la main les sbires de ben ali assises toutes les deux  sur son journal parterre en pleine rue, elle  à consulter ses dossiers et moi les miens parceque le furher a rendu son bureau inaccessible, sa vie insupportable. Je lui demande pardon pour mes années de lâcheté, ma petitesse et mes regrets .&lt;br /&gt;
J’aimerai appeler aussi  Om Zied  que je viens de découvrir à la levée du bouclier. Son écriture est  une lance,  son verbe un bombardier.&lt;br /&gt;
J’aimerai appeler encore à la barre@ monsieur Abbou que je ne connaissais point, lui dire que ses lèvres cousues ont fait de lui un homme d’exception  qui j’espère  fera toujours  trembler ses démons.&lt;br /&gt;
J’aimerai appeler encore et encore une liste que je ne domine pas mais que j’aimerai que mon peuple et notre nouveau gouvernement  dressent fidèlement pour au moins reconnaître à ces gens leur mérite, leur diliger une légion d’honneur et une demande officielle  d’excuses pour les avoir laisser pendant des années se faire les otages du dictateur pour notre liberté.&lt;br /&gt;
Pour ceux dont les noms figurent comme victimes de torture et d’injustice dans ce rapport de la LDHT et d’autres encore méconnus, je réitère mes excuses et leur pardon.&lt;br /&gt;
http://www.fidh.org/IMG/pdf/crldht-altt-torture-en-tunisie-rapport.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’aimerai encore me répéter  et hurler à ceux qui comme moi se bouchaient les oreilles et chaque orifice perméable parce que nous avions peur et que la peur est un vil compagnon.&lt;br /&gt;
« Le monde est dangereux à  vivre! Non pas tant à  cause de ceux qui font le mal, mais à  cause de ceux qui regardent et laissent faire. »&lt;br /&gt;
Jamais Einstein n'aurait pu si mieux dire et moi,  j’ai décidé de ne plus jamais laisser faire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-3085907149084241315?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/eK5MJdcdW6d0hCTwpamxbiZFtZc/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/eK5MJdcdW6d0hCTwpamxbiZFtZc/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Ils n’ouvrent que sur de l’abîme et de la nuit.&lt;br /&gt;
Je suis à l’aéroport pour accompagner ma fille.&lt;br /&gt;
Lorsque le destin s’acharne à avoir son dernier mot et  rien je dis bien rien ne le fera dévier de sa trajectoire.&lt;br /&gt;
Le nôtre ne peut en ce jour  faire exception.&lt;br /&gt;
Le vol est avancé par bavure administrative à notre insu. La Tunis air  ne prend pas la peine de nous avertir.&lt;br /&gt;
Nous arrivons alors en retard juste à temps pour un embarquement en coup de boulet sans avoir le temps pour des adieux mais juste à temps pour témoigner de l’inimaginable.&lt;br /&gt;
Pour tout cela, le destin a décidé de nous frapper.&lt;br /&gt;
 Au moment où elle a traversé la barrière qui faisait d’elle une voyageuse nous les badauds, le ciel s’ouvre sur l’horreur .&lt;br /&gt;
Un homme mains derrière le dos escortés par deux hommes et plus qui le frappent et lui hurlent des 0jurons.&lt;br /&gt;
 Deux autres le suivent dans la même condition en larmes sur lesquels d’autres s’acharnent à rouer de coups et de blasphèmes.&lt;br /&gt;
Un autre lance à l’encontre du flic de la barrière offrant le visage du type battu :frappes c’est le fils de pute de marocain qui nous  a cassé l’aéroport.&lt;br /&gt;
Nous ne comprenons rien dans cette bousculade, je bouscule ma fille qui prend peur et recule : fonce tu vas rater ton vol ,cela doit être des terroristes arrêtés pour usage d’armes.&lt;br /&gt;
Elle arrache un dernier baiser mon cœur avec et à jamais ma tranquillité.&lt;br /&gt;
Je , nous sommes happés par ce débâcle d’hommes attachés le visage bouffis par les coups, leurs habits déchirés sans chaussures clopinant et en sang qu’une barricade d’hommes et de flics traînaient vers les escaliers au vu et au su de tout le monde des passagers de hommes des femmes des enfants .&lt;br /&gt;
Je souffle en un dernier geste de lâcheté à mes deux enfants : filmez  cela ne peut plus durer comme cela dans ce pays de merde.&lt;br /&gt;
Je me laisse regarder puis courir vers les escaliers avec la foule pour encore regarder.&lt;br /&gt;
Ce sont les dernières secondes où j’ai aperçu zak  .&lt;br /&gt;
J’entends un cri .&lt;br /&gt;
Mon cœur chavire , mon souffle s’accélère.&lt;br /&gt;
Je prends aveuglément les escaliers.&lt;br /&gt;
Je cours je cours je ne vois pas zak je crie mon fils mon fils&lt;br /&gt;
Je ne le vois pas je sors dehors comme une zombie je rencontre un garçon qui nous accompagnait où est zak ?&lt;br /&gt;
Les policiers l’ont pris me dit-il froidement&lt;br /&gt;
Je hurle je cours je prends par instinct ma droite je cours je vois des flics ils me barrent la route je pousse je rugis je suis dans un escalier j’entends des cris je crie zakkkkkkk&lt;br /&gt;
Un homme balaise me tire fortement me bouscule m’arrache dehors je rugis comme une folle je reviens à l’intérieur je hurle encore zakkkkkkkkkkkkkkkkk&lt;br /&gt;
Mais zak ne vient pas, ne se montre pas, ne réponds pas.&lt;br /&gt;
Juste des cris .&lt;br /&gt;
Il n’y a plus de sol sous mes pieds plus d’air plus de gens sauf eux et moi, moi et eux&lt;br /&gt;
La jungle  le noir des bêtes féroces haletantes en furie  et moi .&lt;br /&gt;
Ma fille se coltine en larmes à moi.je me coltine à elle je suis glacée&lt;br /&gt;
Je n’entends que ces cris qui remplissent le ciel ma tête bourdonne de toutes ces voix&lt;br /&gt;
Je ne veux pas croire que ce dernier est celui de mon aimé&lt;br /&gt;
Je tremble comme dans une convulsion un tic d’enfance me revient&lt;br /&gt;
Je me balance dans une navette de va et vient sur place je me parle à voix basse je rumine sans stratégie.&lt;br /&gt;
Une centaine d’hommes passent et repassent.  Ils me bousculent à chaque passage et me crachent au visage :&lt;br /&gt;
té la maman du traître qui a voulu nous filmer tapant les marocains il a vendu son peuple pour de la merde qui nous cassent notre aéroport&lt;br /&gt;
Nous on le protège, ils ont cassé frappé une dame et lui il les aide le traître&lt;br /&gt;
Eux ils sortiront mais lui va pourrir avec un chef d’accusation grave celui d’être un traître un vendu&lt;br /&gt;
Où est la mèère du vendu&lt;br /&gt;
C toi la maman du traître&lt;br /&gt;
C ça ton fils bayoueeeeeeeeeee&lt;br /&gt;
Un groupe d’homme en civils monte, un autre descend&lt;br /&gt;
Chaque groupe qui revient d’en haut est haletant épuisé se frotte les mains ou même les jambes&lt;br /&gt;
L’un d’eux boîte&lt;br /&gt;
Un autre tient sa main et hurle l’enculé&lt;br /&gt;
Il me montre sa main il sait que je suis médecin regarde ce que l’un d’eux m’a fait avec une barre de fer d’une chaise qu’il a arrachée à l’aéroport&lt;br /&gt;
Son annulaire est bleu.&lt;br /&gt;
La classique fracture du coup de poing.&lt;br /&gt;
Je comprends et je me tais.&lt;br /&gt;
Je me balance encore je marmonne j’appelle Dieu mais j’ai  un haut le cœur je sais qu’il ne peut être présent dans une porcherie.&lt;br /&gt;
Un cri me tire encore de ma léthargie.&lt;br /&gt;
Il est horrible ce cri&lt;br /&gt;
Ma tête ne pense plus ne réfléchis plus juste un nom celui de zak qui se cogne en non stop&lt;br /&gt;
Je reconnais sa voix , elle me déflagre&lt;br /&gt;
Je hurle mon bébé&lt;br /&gt;
J’aimerai le prendre dans mes bras le sortir de là comme j’ai toujours fait&lt;br /&gt;
Avez-vous déjà marché sur  la peur et l’angoisse ?&lt;br /&gt;
Avez-vous déjà goûté à l’inimaginable ?&lt;br /&gt;
Je convulse l’image d’une mémé démente qui se sert dans ces excréments ?&lt;br /&gt;
Je ne comprends pourquoi à cet instant mais c’est comme un déclic, je me rue vers celui qui me barricadait les escaliers, je le secoue et hurle c’est mon fils tu as des enfants ?&lt;br /&gt;
Il me répond glacialement : non je n’en ai pas et je ne voudrais pas en avoir  pour que comme le tien, il se vend&lt;br /&gt;
Ses mots ne me griffent bizarrement pas juste je fais comme la mémé, je prends et je goûte aux excréments.&lt;br /&gt;
Je ne suis même pas écœurée. Je trouve même cela mangeable faisable alors j’avance un peu plus ma main vers les monstruosités,  je choisis un puis deux des plus mangeables ,  des moins virulents.&lt;br /&gt;
Je m’abaisse sans hésiter je l’attrape  et le serre fortement en minaudant qu’il avait raison que mon garçon c’était un môme qu’il ne savait pas  que j’avais tort qu’ils n’avaient qu’à s’essuyer sur moi que …….&lt;br /&gt;
Je ne sais pendant combien je me suis servie de ce plat.&lt;br /&gt;
Je jongle à m’humilier à embrasser leurs mains les  épaules sans dégoût en criant pleurant les amadouant .&lt;br /&gt;
Bizarrement,je ne suis  pas dégôutée.&lt;br /&gt;
Je n’ai pas envie de vomir comme à l’habituée et lorsque les cris devenaient trop forts pour moi, je redoublais de  léchage et de baise mains.&lt;br /&gt;
Je n’avais qu’une pensée  sortir mon enfant de l’enfer mais je savais que l’enfer serait plus clément.&lt;br /&gt;
Pourtant, les cris continuent à casser ce ciel dont le froid devient mordant.&lt;br /&gt;
Une  brigade antiterroriste s’arrête devant le commissariat de police.&lt;br /&gt;
Des hommes géants en noirs descendent un à un dans un ordre mystique suivant leur patron.&lt;br /&gt;
J’entends le cliquetis de leur matraque et le crissement de leurs brodequins.&lt;br /&gt;
Ils sont dépêchés comme le  moyen d’intervention le plus musclé.&lt;br /&gt;
Je suis dans un état extrême de panique et d’hypoglycémie.&lt;br /&gt;
Un halo se fait vicieux devant mes yeux.&lt;br /&gt;
Je les frotte pour le déchirer.&lt;br /&gt;
Ma vue m’hallucine un visage connu.&lt;br /&gt;
Je m’approche comme une zombie du patron.&lt;br /&gt;
Fatnassi c’est bien toi fatnassi le frère de Ridha&lt;br /&gt;
Il fait un geste de recul&lt;br /&gt;
Je me rue vers lui l’agrippe de toutes mes forces oui c’est toi le fils de Fatma je suis le docteur LILIA. Je t’ai connu enfant , je connais ta maman des gens bien je connais ton frère pas plus tard qu’hier je l’ai rencontré je connais tes enfants je les ai soignés stp zak est entre leurs mains ,ils vont le tuer stp va le sortir de là il n’a rien fait stp sur la tête de ta mère qui est diabétique comme moi stp sinon demain je te ferai ta réputation dans sidi bou said dis tu n’aimerai pas laisser tomber les enfants de ta cité zak c’est ton frère tu l’as vu jouer ridha même le couvrait le prenait au stade dans les parties t’es pas un serpent toi t’es des miens à moi alors stp sauve le ils vont le tuer ils vont le tuer….&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les larmes viennent  en vaguelettes m’étrangler je m’essuie et continue&lt;br /&gt;
Il déride et me prend la main arrêtez madame LIIA plus personne ne le touchera&lt;br /&gt;
Il escalade les escaliers&lt;br /&gt;
Le silence éclate mon ouïe aiguisée&lt;br /&gt;
Une deux minutes et plus se tordent comme des éternités&lt;br /&gt;
Soudain, un cri déchire encore un pan du ciel qui éclate mon corps et ma tête. C’est celui de mon enfant&lt;br /&gt;
Je hurle zakkkkkkkkkkkkkkk&lt;br /&gt;
Je crois que je me serai évanouie si je n’ai vu fatnassi revenir en courant il me prend les mains m’attire vers la sortie ma fille que j’oublie nous suit&lt;br /&gt;
Il me dit c’est fini et que je n’avais plus à m’inquiéter qu’il n’ont pas trouvé de séquences filmée qu’ils allaient le relâcher mais comme ils l’avaient gardé trop longtemps et que l’histoire a pris des proportions graves ils attendaient l’arrivée du commissaire .&lt;br /&gt;
Il me dit aussi qu’il l’avait pris seul dans un bureau avec un policier pour le surveiller et empêcher quiconque de le toucher…&lt;br /&gt;
Il parle, parle encore pendant longtemps lorsque me parcourt une illumination. Je chuchote que je ne fais pas confiance et que c’est un flic comme eux et que je le crois pas&lt;br /&gt;
Je pleure je me mouche dans mes habits je le supplie d’encore aller me prouver ce qu’il a dit en me rapportant un truc de zakk  bien à lui comme un mot de passe j’ajoute qu’il est pré diabétique et qu’il fait des hypoglycémies et que je voudrais qu’il lui donne du sucre et de l’eau.&lt;br /&gt;
Il prend pitié de moi lui le géant  remonte et reviens après quelque temps me réconfortant de s’être exécuté et me souffle : ton fils veut faire cardio c’est ça ?&lt;br /&gt;
Je revis, je revois la prunelle de mes yeux dans sa blouse blanche et son stétho .&lt;br /&gt;
Je revois la vie qui me supplie de tenir pour lui et pour cette gamine que je traîne choquée et traumatisée&lt;br /&gt;
Je crois que je souriais lorsque j’ai pris ses mains pour les embrasser&lt;br /&gt;
Il se retire in extrémis me prend dans ses bras et me dis arrête tu es ma mère !&lt;br /&gt;
Je crois que jamais je ne me suis autant abaissée sans me sentir mal ni honteuse .&lt;br /&gt;
Je me  suis sentie  juste vieillie de plus d’une éternité.&lt;br /&gt;
D’habitude, je m’emballe pour tout je rixe je tape je mords et je ne me laisse jamais décélérer.&lt;br /&gt;
D’habitude, j’ai la poigne sûre, le profil jamais bas,  une grande gueule et que j’aime afficher.&lt;br /&gt;
D’habitude, je crie, je dégobille, je harcèle, je moque,  je fais la dure, je plie, je cambre mais je ne casse jamais.&lt;br /&gt;
Là tout m’est sorti du conditionnement et la seule chose que j’ai su faire, c’était de m’humilier et encore m’humilier sans déconsidération aucune sans déconvenue ni limite.&lt;br /&gt;
Je comprends dés lors que je n’ai plus à avoir peur pour les coups et le mal traitement.&lt;br /&gt;
Je prends confiance en l’homme et reprends mes esprits.&lt;br /&gt;
Ma tête sans guide pendant plus de deux heures se reprend.&lt;br /&gt;
Je redécouvre que la nuit n’est pas tellement noire,  que le tunnel a un bout et que Dieu est grand  étonnamment grand !&lt;br /&gt;
Je réapprends subitement que les chiens et les chacals ne font pas la terre mais une horde tapie dans le noir et la lâcheté et que le brouillard s’est percé par fatnassi, cet autre policier en civil qui s’approche  et me refile un numéro en secret un numéro …&lt;br /&gt;
Je reprends les commandes de mon corps et ma tête n’est plus vaporeuse .&lt;br /&gt;
Ma danse cabalistique  s’arrête nette et  je me vois appeler le maximum de connaissances de numéros mes frères mes amis influents et moins influents.&lt;br /&gt;
J’appelle mon mari que dans ma perte, j’ai oublié d’inquiéter .&lt;br /&gt;
En moins d’un quart d’heure, il est à mes côtés.&lt;br /&gt;
C’est le déluge .&lt;br /&gt;
Je pleure dans ses bras, ma fille aussi.&lt;br /&gt;
Ma famille diminuée de mon fils me renvoie une image de solitude intense d’immense détresse de perte pour ne pas dire de mort.&lt;br /&gt;
Mon mari avec plus d’esprit s’organise appelle des contacts. Nous avons des promesses mais je ne veux pas y croire avant de le voir dehors.&lt;br /&gt;
Dans mon désespoir, j’oublie ses amis surtout son ami Salim   qui ne nous a pas quittés d’une semelle .Sa bravoure est non moins louable que celle de mon fils.&lt;br /&gt;
Je ne l’ai pas assez remercié dans mon affolement .&lt;br /&gt;
Je profite de cet écrit pour le faire plus chaleureusement.&lt;br /&gt;
Jamais, je ne le ferai assez surtout qu’il s’est conduit courageusement en emboîtant le pas des ravisseurs de mon fils jusqu’en haut de l’escalier leur hurlant qu’il n’était pas marocain et que son frère est tunisien au point qu’un flic se retourne lui assène une gifle et tente de le pêcher s’il n’a pas couru à perdre haleine dévalisant les escaliers pour venir à moi m’avertir avec beaucoup de tact  que zak , il ne fallait pas s’inquiéter qu’il fallait en être fière.&lt;br /&gt;
Il profite de ma léthargie pour envoyer à mon insu un sms à ses amis. En moins d’un clic, la toile a été avertie et une riposte s’organise.&lt;br /&gt;
J’en vois un @ONS MZALI hésiter par deux fois puis venir vers moi se présenter et me dire que zak est son ami. C’est un avocat au barreau de Paris. Il se met à mon service sans hésiter supportant mon agressivité et mes craintes. Il se tient à l’écart pour ne pas encombrer.&lt;br /&gt;
Il reste là jusqu’à la libération de zak.&lt;br /&gt;
Salim assure bien son rôle et alerte le monde entier tous les fbkers se mobilisent et lancent un appel à nous rejoindre à l’aéroport. Ils ne me disent rien et lorsqu’une parente m’appelle pour demander ce qui nous arrive, Je comprends l’astuce. Je prends  encore plus peur me renfrogne dans ma terreur et prie Salim de contacter les amis de fb et de leur dire de retirer  toute information en ce sens pour ne pas inquiéter la police qui détenait encore zak puis on aviserait&lt;br /&gt;
Je chuchote en lançant ce plan à Salim qui s’exécute  à contre cœur. Je suspecte les murs, l’air dehors de traîtrise .&lt;br /&gt;
Salim continue courageusement son combat .Il me  présente une dame qui s’avance timidement .Elle est avocate  madame Yacoubi Najet et me propose ses services doucement.&lt;br /&gt;
Je suis une femme qui marche au feeling. J’ai vu dans ses yeux une immense douleur qui a rencontré la mienne.&lt;br /&gt;
J’ai su d’emblée que nous avons joué dans la même cour d’école celle des malmenés et des déshérités !&lt;br /&gt;
Je l’écoute tiraillée entre nos anciens tics de pas titiller la police ne pas l’effrayer ni médiatiser et celui de rendre tout public et de bien s’entourer d’avocats et défenseurs de droits de l’homme.&lt;br /&gt;
La peur continue à cogner au plus loin dans ma personne. Je bloque et débloque un compromis. Je lui propose d’aller le voir en tant que sa parente. Elle s’exécute toujours aussi doucement. Elle s’éloigne vers les escaliers .Elle prend mon cœur  et  mes nerfs sans pitié.&lt;br /&gt;
Des minutes comme des années plus longues que des vies s’amusent à me torturer.&lt;br /&gt;
Je vois des blindés bondés de tigres noirs et de policiers se ranger sur les côtés.&lt;br /&gt;
Ils descendent sur le trottoir pour impressionner.&lt;br /&gt;
Mes convulsions reprennent comme plus que jamais.&lt;br /&gt;
J’entends encore un flic parler à voix haute et blasphémer que notre police tunisienne est la meilleure et que des traîtres osent encore filmer les policiers.&lt;br /&gt;
Ils regardent méchamment de notre côté.&lt;br /&gt;
Je tremble de peur qu’il y ait une altercation avec mon mari qui lui intime le respect parce que des femmes et des enfants (ma fille) sont là.&lt;br /&gt;
L’orage gronde de plus belle mais n’éclate  de justesse.&lt;br /&gt;
J’entends un mouvement anormal de passants à cette aile éloignée de l’aéroport. J’apprendrai plus tard que ce sont les fb mobilisés qui chacun de son côté se sont donner le point de rassemblement à nos côtés.&lt;br /&gt;
Je profite de cet espace pour encore les remercier. Je reste sensible à leur  dévouement et leur solidarité.&lt;br /&gt;
C’est vrai , j’ai pris peur et j’ai douté.&lt;br /&gt;
C’est vrai , j’ai hésité à croire encore en l’amitié  mais elle est venue belle insistante me témoigner.&lt;br /&gt;
C’est vrai, j’ai pestiféré contre l’humanité mais l’humain est revenu me reconquérir définitivement lorsque zak apparaît aux côtés de sa brillante avocate.&lt;br /&gt;
Je cours comme une folle me blottir dans les bras de mon bébé devenu en une fraction d’heure un héros.&lt;br /&gt;
Je n’ai d’yeux que pour lui, lui pour moi  son père sa sœur et ses amis.&lt;br /&gt;
Il me murmure en voiture d’une voix tremblotante : maman je suis sorti mais les pauvres marocains souffrent encore ce qu’on ne peut imaginer .&lt;br /&gt;
Je démarre en trombe l’éloignant  égoïstement au plus loin de la géhennée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-1427127442562399220?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gNSjd1Urga3kzh1lhPlBB9wvm0k/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gNSjd1Urga3kzh1lhPlBB9wvm0k/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gNSjd1Urga3kzh1lhPlBB9wvm0k/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/gNSjd1Urga3kzh1lhPlBB9wvm0k/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/oX1vkrM-woo" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/1427127442562399220/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/11/jamais-sans-mon-fils.html#comment-form" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/1427127442562399220?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/1427127442562399220?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/oX1vkrM-woo/jamais-sans-mon-fils.html" title="Jamais sans mon fils!" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/11/jamais-sans-mon-fils.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEMNRn89fSp7ImA9WhRSGE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-5791962059774975555</id><published>2011-11-20T12:54:00.000-08:00</published><updated>2011-11-20T12:54:57.165-08:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-11-20T12:54:57.165-08:00</app:edited><title>Libéré mais pas encore libre...</title><content type="html">Un pas, une porte qui s’ouvre, une respiration, encore un pas. Non ce n’est pas une seul personne c’est tout un groupe. La cadence s’accélère et mon cœur s’emporte avec. J’entends encore le bruit sourd de  mes pulsations  qui résonne dans mes oreilles. Mes pupilles se dilatent et mes poils s’hérissent. Je sens la tension qui monte. Mes boyaux se déchirent et ma gorge se resserre. Signes que mon corps est fin prêt à endurer la nouvelle salve.&lt;br /&gt;
Des cris, des pleurs, des hurlements. Ouf ce n’est pas pour moi cette fois c’est pour les marocains. Je me sens coupable d’éprouver une satisfaction à être épargné mais ce n’est pas mon être qui est au commande c’est mon corps.&lt;br /&gt;
Ca fait déjà 3h que je suis la. 3h qui m’ont paru une éternité. Le temps parait suspendu pour ne rien me laisser oublier. Chaque pensée, chaque bruit, chaque mouvement, semble figé comme si le destin voulait s’acharner doublement sur moi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais je m’étale. Revenons plus en avant...&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il est 18h j’embrasse mon amie elle met son sac sur le dos fait la bise aux autres et part sans se retourner comme happé par la porte d’embarcation. De la sort un premier policier avec un gars attaché. Il le roue de coups sur la tête et sans que cela  ne suffise il se retourne vers l’officier a la porte d’embarcation et lui dit frappes frappes c’est un marocain (plutôt pas frappes mais niklou omou)!! Puis tout un groupe de policiers (une 20ene a peu prés) sortent avec d’autres marocains en sang. Ils bousculent les voyageurs sans faire attention a personne pour laisser le hall supérieur libre pour leur jeu macabre. Les marocains sont en sang c’était des gamins Leurs pulls étaient déchiré et certains n’avaient plus de chaussures. Un des marocain tombe par terre pensant peut être diminuer la cadence des coups mais au lieu d’avoir trois policier sur lui c’est maintenant une dizaine qui se ruent sur son corps a coup de brodcains sur le dos. Ils le relèvent et le trainent avec les autres en bas des escaliers. L’aéroport est sans dessus dessous les passagers et leurs familles courent dans tout les sens affolé par le spectacle. J’entends des femmes crier aux policiers d’arrêter. Moi par contre je suis scotché sur place je n’arrive plus a bouger. Ma mère se retourne vers moi et me dit il faut que ca cesse quel pays de merde. Elle me dit de filmer ca pour que plus jamais ils ne se croient impunis. J’arrache le téléphone d’un ami et je cours descendre filmer le reste de la scène.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le téléphone m’énerve j’arrive pas a trouver le caméscope Je cherche je tâtonne merde ils sont presque sortis Ah c’est bon voila la vidéo je lève mon bras pour commencer a filmer Putain c’est pas entrain d’enregistrer je.. Quelqu’un m’attrape par derrière Aye une gifle Je suis fait un policier en uniforme m’a attrapé Il arrache mon téléphone et me métrise Il appel ses amis « Un traitre Un traitre » qu’il dit « Il veut nous mettre sur Facebook » Et commence alors une danse macabre entre moi et les policiers Une danse faite de va de viens de coups et d’évitement Leur nombre ne cesse d’augmenter. Je crie dans un dernier espoir que je suis innocent que je n’ai rien fait qu’ils n’ont pas le droit (mais comme j’étais dupe). Des souvenirs d’enfances me reviennent a ce moment la. Un traumatisme ressurgi.e Je me vois a 5ans entrain de fuir une ruche d’abeilles. Mais les abeilles sont de plus en plus nombreuses. Leur bruit est de plus en plus strident. Les piqures de leur dars me fait de plus en plus mal. Je tombe par terre, un policier m’a fait un croche pied Une 20aine commencent a me chooter. Je revois les visages éclatés et les lèvres déchiquetés de mes amis Amine Rekik et de bachkouta (Walid Ibn Said) a la fac apres les manifestations de mai. Je les revois me dire « protèges toi le visage ne penses qu’a ca ». Je tire mon blouson comme bouclier et me recroqueville dans ma carapace de fortune. Les coups n’arrêtent pas. J’ai envi de me tortiller de douleur mais je me maitrise. Je ne leur laisserai pas mon visage ! Je ne leur laisserai pas mon visage !! Je crie je hurle j’attends que quelqu’un viennent cesser tout ca.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ils me relèvent me sortent de l’aéroport. Un agent de sécurité leur dit « lui aussi c’est un marocain » . Non lui répond celui qui m’agrippe par le cou « lui c’est un tunisien il veut nous mettre sur Facebook » Et voila qu’une autre salve de policier en civils et en uniforme courent vers moi sommant leurs amis d’attendre. Ils veulent tous y participer. Ils sont 30 autour de moi chacun voulant sa part du gâteau. Un coup de matraque m’atteint à la jambe gauche. Je tombe de douleur et voila que recommence un autre cycle de coups de bottes sur le corps. Cette fois ci mes mains ne sont pas libres. Ils peuvent m’avoir a la tête ! J’enfonce ma tête contre le sol et j’encaisse sans broncher. Ils finissent par se lasser et me trainent vers le poste. Ils me poussent dans des escaliers Je monte en prenant attention de ne plus tomber pourtant ma tête tourne ma vision est trouble et mon équilibre n’est plus. Chaque policier qui passe à coté donne sa contribution.&lt;br /&gt;
Enfin je suis dans la salle !! Les marocains sont tous la !! Je m’assois sur une table. Non s’écrit un policier « toi ta place est dans le coin  par terre» en me donnant un coup de poing en plein visage. J’obéis (je ne peux faire que ca) Ils sortent et ferment la porte derrière. Je revis !!&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« y’a un tunisien ?? » « il voulait filmer ?? » La porte s’ouvre. 4 policiers baraqués me regardent et me disent « c’est toi le tunisien » Naïf comme je suis, je leur réponds oui. « Non toi tu n’es pas tunisien !  Toi tu es un traître ! Toi tu es un israélien» Ils me relèvent et se liguent contre moi. Un marocains s’écrit « non laissez le il a rien fait il n’était pas avec nous » D’un cou de botte a la gueule un des policier le fait taire puis se retourne un sourire a la bouche vers son zémil et lui dit « Tu vois quand je te disais qu’ils sont ami »  J’essaye de parer leurs coups je les bloque avec mes avant bras mais je ne les évite pas. Ma chaire doit encaisser leurs coups plutôt que le mur (les représailles serait terribles). Ils m’emmènent dans la pièce d’à coté et m’installent sur une chaise. Mon calvaire ne s’arrête pas voila qu’un gros bonhomme s’approche sournoisement de moi. Il était trapu petit de taille si bien qu’assis il ne me dépassait que d’une tête Il avait la cinquantaine moustachu et un gros bide de bière Il me dit tout doucement « n’ais pas peur, je vais rien te faire. Tu es tunisien ??  Tu voulais filmer les policiers??» Je baisse ma garde et je hoche la tête.&lt;br /&gt;
Un coup, deux coups, trois coups. Ma tête raisonne sous les chocs, je ne sens plus mon visage. Un poing percute ma tête au niveau de la bouche, mes lèvres éclatent dans une éclaboussure de sang. « Rabbek tu veux bruler le pays ?? Les policier sont devenus des moins que rien a cause de votre Facebook  et de votre révolution!! Les marocains vont sortir et toi tu croupiras ici pour haute trahison !! Seul Béji Caied Sebsi te sortira de la »&lt;br /&gt;
Ce nom pourtant me redonna un souffle un souffle qui m’a permis d’encaisser les autres coups. C’était pour moi le repère. Ma haine pour cet homme me rappela que j’étais la pour une cause. Que ce n’était pas moi le méchant.  Que je n’étais pas le traître qu’ils disaient !!&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Je suis resté assis la pendant trois heures encaissant les salves de coups les unes après les autres&lt;br /&gt;
6 équipes en tout sont passées sur mon corps pétrifié de douleur. A chaque ouverture de porte je voyais la faucheuse me sourire. A chaque ouverture de porte je m’en voulais d’être né tunisien car la question « c’est lui le tunisien ? » était devenu synonyme de beigne raclé. A chaque ouverture de porte j’espérais que le gars qui frappera (car il frappera) n’éprouve rien, que ce soit des coups automatiques et non des coups sadiques. Dans ce commissariat j’ai compris que les plus humains d’entre eux sont ceux qui sont vraiment cruels car les autres ne sont que machines. Que des engins mécaniques des appareils de torture des instruments de mort.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Voila la dernière équipe qui entre ! L’un d’eux se retourne vers moi et me dit « c’est toi le fils de madame bouguira ?? » J’ai compris qu’il était mon sauveur. Il leur dit « ca mère est médecin Je la connais Elle est très inquiète Elle est diabétique ».  Les larmes ruissellent le long de mon visage. Je ne suis plus. Je pense a l’état de mes proches ne sachant ce qu’il m’arrive. Il leur dit que je fais également médecine que je suis en 5eme année que je ne suis pas un gars à problèmes pensant alléger ma sentence. Un de ceux assis a mon chevet se lève alors et me dit tu fais médecine ? Je lui réponds que oui. Il se mord la lèvre, hésite, se retourne la langue et me donne un coup de poing en plein estomac « Ceux qui font médecine ne filment pas les policier! Tu mens! Toi tu n’es rien tu es un moins que rien même! Tu ne peux même pas avoir eu le bac!» L’autre (le gentil) l’arrête le pousse en dehors de la salle et leur demande de ne plus me frapper. Il revint après avec une bouteille d’eau et mis un policier à coté de moi pour me protéger. Les coups se sont arrêté a ce moment la. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais certaines choses sont peut être pire que les coups. Leurs mots sont parfois plus dures qu’un coup de poing, leurs ricanements plus dégradant qu’une gifle. Je les entends encore me répéter qu’ils m’enlèveront mon pantalon que je dormirai en jupe que sous prétexte que je suis blond que je plairai beaucoup au gars de bouchoucha….&lt;br /&gt;
D’autres choses sont tout aussi pénible Savoir qu’on est impuissant quand dans la pièce d’à coté des êtres humains sont entrain de se faire torturer de se faire les jouets de policiers frustrés qu’on les oblige à dire que mohamed V est une pédale (oui c’est mohamed VI le roi mais nos policier sont tellement cultivés qu’ils ignorent cette information) D’ailleurs une scène restera a jamais gravé dans ma mémoire. Alors que j’étais au toilette me laver le visage un marocain était entrain de vomir. Un policier (le baraqué qui est passé a la télé disant qu’il s’est fait agressé) entre et demande a son collègue « c’est un des marocains ? » Ayant appris son identité il court vers lui et saute avec ses deux pieds sur le marocains écrasant sa tête sur la cuvette Il lui écrasa encore la face a plusieurs reprises avec un pied contre la cuvette jusqu'à le laisser dans son sang corps inanimé et tête dans les toilette. Il sort ensuite des toilette et couru vers la chambre des marocains ou son entré ne causa que cries de douleurs et hurlements de paniques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Arriva ensuite le temps de la grande mascarade sous les feux des projecteurs Ayant appris qu’il se pourrait que des témoins aient filmé la scène à l’aéroport l’équipe de télévision a été dépêché. Al-Watania a été la première à arriver suivi de prés par Hannibal. Mon choc n’a été que plus grand je ne pouvais croire mes yeux. Ces journalistes n’était en fait pas les victimes de Ben Ali ou du Système Non ces journalistes sont les complices des bourreaux et des tortionnaires Ces journalistes demandaient aux flics de nettoyer le sang des marocains de leur donner des pulls propres pour qu’il n’y ait pas de problème pour les policiers. Ces journalistes ayant su qu’une cargaison de munition a été arrêté chez un libyen n’ont pas hésité à demander à filmer ces cartouche pour orienter encore plus le téléspectateur…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A 22h enfin mon avocate arrive les policiers commencent a sourire Loin déjà est le temps ou ces même policier me ruaient de coups Loin déjà est le temps ou les insultent fusaient Loin déjà est le temps ou j’étais traité tels un objet sans vie Elle parle deux minutes au big boss On me fait signer un papier (je sais toujours pas ce qu’il y’a d’écrit dedans) On me rend le téléphone Et je sors !!&lt;br /&gt;
J’ai certes été libéré a ce moment la mais suis-je pour autant devenu libre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-5791962059774975555?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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Occupy de world.&lt;br /&gt;
Occupy Tunis by occupy the world   s’est faite ce matin à onze heures bien sonnées de la place des droits de l’homme vers la  place Mohammed  Ali longeant la grande avenue Habib Bourguiba pour revenir vers la place des droits  de l‘homme.&lt;br /&gt;
Des jeunes , de moins jeunes font bonne figure comme à l’habituée.&lt;br /&gt;
Un sens élevé  du civisme, de mots d’ordre , de chants  engagés cette fois contre l’oligarchie, les banksters, le capitalisme dévorant , la dictature du marché,le lobbying,le totalitarisme marchand, le un pour cent dominant  suceur de sang et de richesses dans le monde. &lt;br /&gt;
Des banderoles, des graffitis , des anonymous avec le fameux masque de Guy Falks , un tamtam en vrai , d’autres d’occasion fait de marmites , de couvercles ou de cuillères pour accompagner cet air de fête jamais réalisé.&lt;br /&gt;
Une occasion pacifique pour signer au monde notre courroux et notre désengagement, notre colère et notre désaccord.&lt;br /&gt;
Je promène mon regard satisfait à travers la foule  hilare et enfiévrée .&lt;br /&gt;
La police est bien entendu là bien présente comme à son habitude mais ce qui ne lui est pas commun  et à nous non plus c’est ce regain  de sécurité pour les manifestants.&lt;br /&gt;
J’enregistre encore incrédule les siffets dépassés des policiers qui règlent la circulation au rythme déconsidérée de tout ordre giratoire des manifestants.&lt;br /&gt;
Ils autorisent une ouverture pour nous céder le passage , bouchonnent un autre pour nous laisser passer .&lt;br /&gt;
Les voitures s’affolent à un rythme fou.Certains automobilistes se rallyent à la manifestation en nous accompagnant de leurs klaxons.&lt;br /&gt;
Rien ne vient ni coup de gueule ni bras de fer ni  bombes lacrymos.&lt;br /&gt;
Je suis comme hébétée devant ces hauts gradés du ministère de l’intérieur qui fignolent les ordres soupèsent à juste titre les ouvertures , arrêtent la circulation automobile pour complétement nous rendre maître de la rue.&lt;br /&gt;
Occupy Tunis ou Occupy la rue est une réussite avec une parfaite maîtrise de soi lorsque le cortège accoste sur la place des droits de l’homme après un   arrêt  au niveau de la banque centrale appuyant ainsi la symbolique de Occupy de world pour chasser les bankers et les banquiers .&lt;br /&gt;
Les sifflets se font plus stridents plus nerveux plus rapprochés ainsi que les cordons de sécurité de la part des BOP et de leurs chefs.&lt;br /&gt;
Une grappe de baltagyas sévissent toujours en soi disant fortuite randonnée.&lt;br /&gt;
Nous nous saisissons de l'évenement comme d’une véritable fête dans une insouciance totale de nos encerclants.&lt;br /&gt;
Occupy Tunis arrive donc à bon port sans heurt ni affront.&lt;br /&gt;
Nous défilons sur la place gazonnée de groupe en groupe et de corpuscule en corpuscule sous le regard presque attendri de nos policiers.&lt;br /&gt;
Je voudrai insister que nos gradés étaient des plus chevronnés .Le nombre d’étoile galonnent bien à la fois leur grade que leur âge.&lt;br /&gt;
Le reste du personnel de l'ordre sont des policiers surtout des bop très jeunes certainement de nouvelles recrues.&lt;br /&gt;
Cela saute à leur visage encore non endurci ,leur regard pas  encore mauvais et surtout ces joues  presque rosacées  .    Le  stress et tabac n’ayant pas encore  certainement eu le dessus sur leurs couleurs personnelles comme c’est le cas de leurs prédécesseurs aujourd’hui absents.&lt;br /&gt;
Je vais même jusqu’à dire qu’ils ont le profil bon enfant et que filles et garçons se mêleraient  bien à la foule sans grande difficulté tellement que leur manière  est des plus relaxes  , leur attitude plus décontractes.&lt;br /&gt;
Je me retranche sur le côté.&lt;br /&gt;
J’aime prendre du recul et observer.&lt;br /&gt;
J’approche sans peur ces policiers femmes assises sur un banc avec un groupe de jeunes bop qui fument une clope et discutent du dernier match ou du prochain à venir.&lt;br /&gt;
Je les titille un peu sur le sens de leur matraque et s’ils allaient les utiliser contre nous encore cette fois-ci.&lt;br /&gt;
Je les écoute rire et ferme les yeux.&lt;br /&gt;
Je n’en reviens pas tellement que j’éructe le plaisir.&lt;br /&gt;
Est-ce cela démocratie ?&lt;br /&gt;
Est-ce cela la liberté d’expression ?&lt;br /&gt;
Est-ce que nous nous sommes définitivement  affranchis de notre état policier  pour ne plus en être terrorisés ni réprimés? &lt;br /&gt;
Une , deux heures ou plus je ne saurai dire pendant que les conversations roulent bon train, les paniers à salades bien rangés sur le côtés, les flics en repos s’éclipsent par petits groupes de deux ou trois pour aller casser une croute sous le regard autorisateur de leurs chefs.&lt;br /&gt;
Un bendir rend un son fort et harmonieux  sur lequel dansent des filles des garçons aux cheveux longs.&lt;br /&gt;
Un tableau peint dans le charme et la nouveauté de  cette Tunisie  nouvelle, d’une constitution nouvellement élue et des récentes élections que le monde entier voulait accorder la réussite.&lt;br /&gt;
Soudain , un coup de tonnerre ébranle ce paysage pacifique.&lt;br /&gt;
Le soleil qui s’est  levé particulièrement chaud par cette journée de Novembre nous lâche traitement .&lt;br /&gt;
Le ciel devient brutalement gris et une pluie drue de matraques s’acharnent sur nos dos , nos personnes hébétées prises de cours par  ce raid de violence sans précédent.&lt;br /&gt;
J’abandonne mon banc , ses hôtes aussi mais cette fois, la donne s’inverse et nous redevenons les frères ennemis.&lt;br /&gt;
Je n'ai ouie que des cris et des hurlements des matraques sur le dos de ces jeunes et moins jeunes endoloris.&lt;br /&gt;
Un garçon est cueilli dans sa course dans les bras de cinq ou six flics déchaînés .Ses amis reviennent en arrière pour le repêcher.&lt;br /&gt;
En vain, son nez coule, son front est ouvert , son oreille déchirée.&lt;br /&gt;
Un autre en moins bon état ne recule pas,  déchire son tee shirt mettant à nu son thorax en guise de mépris , et leur hurle de le taper.&lt;br /&gt;
Une fille est effondrée, ses amis la tirent pour la mettre à l’abri.&lt;br /&gt;
Un couple quadragénaire qui tout à l’heure se promenaient main dans la main entre les manifestants écoutant amoureusement et dans le partage absolu les différents conférenciers  courent à perdre le souffle pour traverser la rue toujours aussi attachés.&lt;br /&gt;
J’étends mon regard pour ne plus rencontrer  que l’abîme des humains .&lt;br /&gt;
Mes pensées  viennent torrentielles  se briser avec les précautions d’un calme imposé .&lt;br /&gt;
Pourquoi ?&lt;br /&gt;
Pourquoi à chaque fois que je me croyais sauvée, je repartais forcée vers la case de départ ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ce bain de violence d’une gratuité sauvage et sans justification aucune  ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ce monde animalier fait de bestialité et de cruauté  où les détenteurs du pouvoir décident à chaque fois de nous confiner ?&lt;br /&gt;
Pourquoi l‘homme doit-il à chaque fois cravacher l ‘autre  et le museler ?&lt;br /&gt;
Je confirme qu’il ya eu possibilité de dépassement parcequ’un gosse a balancé une bouteille vide vers un bop autant gosse  qui  a proférée  une grossièreté  à la copine du premier la traitant de traînée .&lt;br /&gt;
Un nuage de mains,  de matraques,  de coups dans tous les sens se décharge comme s’ils n’attendaient que cela pour  dégainer leurs gourdins et s’attaquer aux civils innocents et pacifiques.&lt;br /&gt;
Il n’a d’ailleurs pas eu de riposte de leur part ni de jet de pierres ni rien.&lt;br /&gt;
Juste une fuite dans tous les sens .&lt;br /&gt;
Une fuite honteuse et d’une humiliation cuisante qui nous rappelle à nos tics, nous scotchent à nos peurs , nous griffent de lâcheté et boycottent nos compromis en particulier envers cette constituante qui continue à s’absenter de la cour du peuple et laisse le pouvoir non pas aux gouvernés mais toujours à l’absolu gouverneur.&lt;br /&gt;
Nous n’avons pas eu droit cette fois ci aux bombes lacrymo et nous avons été privés de leurs odeurs nauséabondes et de leurs brulures oculaires et celles des gosiers .&lt;br /&gt;
Ils ne s'y sont pas préparés.&lt;br /&gt;
Je crois même que c'était non prémédité mais d'une maladresse qui fait toujours de l'Habitude la seconde et terrible nature de nos policiers.&lt;br /&gt;
J’entends encore ce gradé hurler à sa jeune troupe enragée de revenir et de ne pas frapper .&lt;br /&gt;
Il accuse mal dans une jouissance fausse ou pas cet état de désobéissance de la part de ses auxiliaires qui continuent à taper à perte de souffle.&lt;br /&gt;
Le monde s’arrête de tourner à cet instant long comme une éternité .&lt;br /&gt;
Et puis cette révolution,elle a avancé à quoi  si ce n'est pour nous tuer et encore nous tuer.&lt;br /&gt;
D’autres pertinentes questions s'imposent comme la symbolique même du soulèvement populaire, le nombre de martyrs tombés pour nous élever et le nombre encore en vie de nos blessés de la révolution à qui on a remis des fleurs mais pas les honneurs, des brioches mais pas le pain et la dignité.&lt;br /&gt;
Des miettes, ils ne veulent pas!&lt;br /&gt;
Des laissers pour compte, ils ne le voudront pas !&lt;br /&gt;
A l'aumone, ils se refusent dignement!&lt;br /&gt;
Des oubliés, ils ne le seront jamais !&lt;br /&gt;
Il est plus qu'évident que l'humanité entière est entrain d'emprunter  le chemin d'une grande transition qui va révolutionner le monde et espérons- le équilibrer les balances.&lt;br /&gt;
Aussi , nous continuons la révolution.&lt;br /&gt;
https://www.facebook.com/photo.php?v=162533970510101&lt;br /&gt;
et aussi&lt;br /&gt;
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Juste deux ou trois petits échanges mais plus comme avant.&lt;br /&gt;
Je n'y trouve ni le plaisir ni le  goût .&lt;br /&gt;
 Je ne me sens plus vissée à cet outil dont je ne départais plus depuis que le soulèvement a commencé à se faire, les gorges à se dénouer et le rêve de liberté à se concrétiser.&lt;br /&gt;
Il est fou ce rêve,  grandiosement fou!&lt;br /&gt;
Nous y avons cru .&lt;br /&gt;
Nous l'avons accroché à nos fenêtres , à  nos portes et nos vies et plus rien ne sembla enquérir autant d’importance .&lt;br /&gt;
Il nous a rapprochés,  soudés, unis et haletants,  nous courions nous désaltérer à chaque instant en non stop des nos frustrations,  ,  de nos faillites,  de nos découragements,  de nos bassesses ,   de nos lâchetés,  de nos vies gâchées dans des mascarades  d’acquiescement et de léchage absolu pour  les gens du pouvoir.&lt;br /&gt;
La fuite de Zaba a eu sur nous ce goût de libération rapide,  facile et sans trop de casse juste pour les familles des martyrs mais leur nombre est tellement discutable,  notre égo tellement  prépondérant qu’il n’ya pas de proportionnalité .&lt;br /&gt;
Parlons en de ces martyrs.&lt;br /&gt;
C’est leur premier Aid du mouton sous  terre.&lt;br /&gt;
Des tombes abandonnées juste visitées par des mères à jamais endeuillées, des familles à jamais dans la tristesse et la perte.&lt;br /&gt;
Je tremble.&lt;br /&gt;
Je voudrais les tirer de  sous de terre et  les marier aux images de gloire .&lt;br /&gt;
Je voudrai  balayer le reste de ma mémoire enfouie dans ces tombes abandonnées couvertes de ziwel et de feuilles  en décomposition pour hurler le désarroi et la justice mnésique qui s’encombre de détails, négocie le superflu et ignore l’essentiel.&lt;br /&gt;
Je dérive d’amnésie en amnésie à commencer par ce délire collectif qui a pu croire  un jour en une fuite de zaba et en une révolution véritable    plus qu'  en une fin d’échéance d’un président aux services des pourris unis sinon comment expliquer  le terrible scénario  d’une fuite programmée et d’une chute d’un régime totalitaire avec autant de facilité ?&lt;br /&gt;
Puis cette batterie de scénario d’épouvante mettant en action des tireurs d’élite  qui ont assailli nos toits et nos maisons dans le seul but de tuer des civils innocents abattant à la pelle des femmes de vieillards des hommes et des enfants?&lt;br /&gt;
Je viens d’avoir un  écho lamentable du gazage de Maram Nasri  une petite fille de 2 ans et 8 mois le 9 janvier 2011 aux bras de sa mère  qui elle aussi blessée à son tour par une balle de snipper à Kasserine lâche l’enfant .&lt;br /&gt;
La petite est recueillie par des  gamins  qui marchaient derrière  un cortège de martyrs tombés la veille par des balles répressives .&lt;br /&gt;
L’un d’eux court avec l’enfant dans ses bras .Une balle meurtrière  l’atteint de plein fouet .Il tombe couvrant en un  dernier geste héroïque le bébé .Ses amis le couvrent en tombant un à un sur lui toujours sous des balles meurtrières par un fou enragé cachant à plusieurs  l’enfant miraculé..&lt;br /&gt;
Quadruple meurtres ou quintuples, là n’est pas la question !&lt;br /&gt;
Maram souffrant déjà d’une maladie métabolique résiste peu au gaz lacrymogène qui endommage son système nerveux et respiratoire  lui faisant perdre la fonctionnalité de ses jambes et  de ses poumons .&lt;br /&gt;
Paralysie motrice doublée d’un asthme sévère invalidant est le bilan de cette enfant dressé par une maman en extrême  détresse et rectifié par le médecin qui la suit.&lt;br /&gt;
Les convalescences de l’imagination  sont affreusement longues et insoutenables lorsque nous tentons un instant d’imaginer le calvaire d’une telle ressortissante ou de sa famille ou de celles des familles des martyrs dont l’aimé a été abattu par des balles crapules et  criminelles que le gouvernement de transition dont à leur tête le premier ministre diffame et autorise la banalisation pire encore raye  en affirmant la non existence des tireurs d’élite et en fait une pure invention .&lt;br /&gt;
Des morts sans meurtriers, des visés en plein dans le mire  sans snippers !&lt;br /&gt;
Maram ,  une miraculée même amoindrie survit encore pour  attester d’une humanité laide,  vile et mnésique .&lt;br /&gt;
Maram même invalide est encore là pour toujours  témoigner de crimes de guerre portés sur des enfants et qui restent encore dans l’impunité avec la bénédiction de ce gouvernement de transition ou de cet autre nouvellement élu pour asseoir le même ministre  aux propos si choquants. .&lt;br /&gt;
L’air glacé se respire comme un sordide  philtre d’oubli.&lt;br /&gt;
Je prends  tout en horreur jusqu'à nos fêtes et nos joies.&lt;br /&gt;
Nos martyrs et leur famille pleureront encore cet Aid notre oubli et trahison.&lt;br /&gt;
 Des voix polaires  ces jacasseries de femmes qui gèlent les ardeurs et les passions  .&lt;br /&gt;
Des hommes polaires ces messieurs qui s’accordent une pause et renouent avec les traîtres et les vendus.&lt;br /&gt;
Je tremble encore aux cris perçants de la gamine qui convulse sous la lacrymo.&lt;br /&gt;
Je frissonne aux ombres de nos morts sacrifiés doublement par des balles sifflées par des tueurs en premier puis par nous en second relais grâce à nos mémoires trouées .&lt;br /&gt;
 Je n’ai plus de mémoire dés lors  que pour ces tombes encore fraîches et le courage ne me manque plus pour mendier leur procès!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-5244907750747764725?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/6eVCBPo2A4nyxvOyYtzZ4Ast1fE/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/6eVCBPo2A4nyxvOyYtzZ4Ast1fE/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/6eVCBPo2A4nyxvOyYtzZ4Ast1fE/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/6eVCBPo2A4nyxvOyYtzZ4Ast1fE/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/YyjI1I6wZIk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/5244907750747764725/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/11/maram-la-miraculee-et-notre-memoire.html#comment-form" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5244907750747764725?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5244907750747764725?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/YyjI1I6wZIk/maram-la-miraculee-et-notre-memoire.html" title="Maram la miraculée et notre mémoire trouée.." /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/11/maram-la-miraculee-et-notre-memoire.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CU8GRHszfip7ImA9WhdaEEk.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-8945272882870505849</id><published>2011-10-19T10:01:00.000-07:00</published><updated>2011-10-19T10:03:45.586-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-10-19T10:03:45.586-07:00</app:edited><title>Occupy Montreal</title><content type="html">Je suis à Victoria square.&lt;br /&gt;
Mon regard balaye cette immense place en plein coeur de Montréal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La place est occupée non plus par limmense  marche de foin et des agriculteurs venus des des campagnes voisines comme il ya quelques siecles déjà mais de gens venus de toute part dans cette très belle place monderne dotée de son préstigieux centre mondial du commerce de Montréal  et de la tour de la bourse..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens arrivent en nappe chantant et branlant des slogans .Les enfants sont portes sur les épaules et chantent la liberté.&lt;br /&gt;
Des jeunes et des moins jeunes hurlent la famine dans le monde et la pauvreté.&lt;br /&gt;
Certains se hissent sur la statue de la reine Victoria dénonçant la guèrre et pronant la paix.&lt;br /&gt;
L'oeil tient en entier le ciel de drapeaux et de banderoles flotillant sous un air frisquet.&lt;br /&gt;
Nous sommes les 99 pour cent et nous rebaptisons le square en place des peuples.&lt;br /&gt;
Certains grattent leur guitare crachant leur colère contre les multinationales qui continuent à faire bon dos à la spéculation et l'appauvrissement des peuples.&lt;br /&gt;
D'autres tapent dune main sure sur des tamtam de vrai ou d'occasion appellant au développement durable et a l'abondance de part le monde.&lt;br /&gt;
D'autres portent le fameux masque révolutionnaire de Guy Falks pointant  les injustices, les bankers et les gangsters internationaux .&lt;br /&gt;
Certains se mettent en ronde et dansent l'insoumission rendant le pouvoir au peuple et seulement au peuple. D'autres dressent des tentes pour le squatt de la nuit.&lt;br /&gt;
Chacun chante et danse à son rythme une transe unique ou les frontières nont plus de sens et ou les rapaces sont partout identiques.&lt;br /&gt;
J'exporte mon regard.&lt;br /&gt;
Il est tunisien et clame douloureusement une révolution que l'homme tente d'avachir sinon d'avorter.&lt;br /&gt;
Mon coeur tremble une impression de deja vecu de deja vu .&lt;br /&gt;
Je suis encore a la kasba il ya voici neuf mois presque .&lt;br /&gt;
Je suis comme transportee .&lt;br /&gt;
Plus de soupape , plus de harnais.&lt;br /&gt;
Mon esprit est clarte,  mes poumons nouvel air et liberte.&lt;br /&gt;
Je danse et chante à mon rythme une dictature fraichement accouchée par voie basse tandis que mon coeur tremble encore pour cet accouchement dystocique et laborieux que souffre terriblement le peuple syrien ou encore celui du yemen ou récemment le libyen.&lt;br /&gt;
Je n'ai de mot que pour les miens, de rève que tunisien.&lt;br /&gt;
Un seul me revient avec insistance et je le hurle comme un souffle salvateur qui contamine la foule exaltée...: Dégage !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voici le lien http://occupymontreal.tk/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-8945272882870505849?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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Ferat-on de nos prisons non des depotoirs pour des dechets humains ou des hommes detruits mais de vrais instituts de correction et de rehabilitation a la vie&lt;br /&gt;
Combien mom reve est grand dans cette transition qui fait enfievrer nos journees et nos nuits en Tunisie terre neuve, nouveau ne&lt;br /&gt;
je hoche la tete et continue mon cours dhistoire improvisee par cette belle balade atravers maintenant les rues montrealaise car notre bateau devient bus sans exagere.&lt;br /&gt;
Elle remonte la rue de la commune qui longe le fleuve bifurque sur la rue saint -Jacques  le coeur du premier centre des affaires de Montréal, véritable « Wall Street » du Canada. La présence des sièges sociaux des grandes institutions financières en font le coeur de la haute finance.Elle Y  pointe du doigt ledifice du premier journal canadien la maison la presse fierte des francais puis la fameuse banque de Molson qui a eu le genie dimporter la biere qui porte encore son nom .Un rapide coup doeil au musee de la monnaie puis a cet autre monument .&lt;br /&gt;
ELLE nous raconte encore si loin lhistoire  que je mimagine bien a la place des armes ou dans ce quartier latin replique de celui de France avec sa place des arts, ses peintres et leur toile ,  ses cafes terrasse, ses librairies et ses tabagies autrefois veritable centre culturel et d enseignement universitaire de theologie dehistoire et de medecine auquel se contrepose l universite MacGill dans ce meme defi de competition et de concurrence des anglais auxfrancqais et vis versa.&lt;br /&gt;
Notre guide fait une viree dans le contemporain et nous designe les plus grans hotels et edifices de montreal a savoir cette immense gartte ciel a la terasse tournante qui nous fait decouvrir toutes les facettes de montreal sans avoir a changer de place attabledans ce somptueux restaurant tournant.&lt;br /&gt;
Elle souligne severement que letat interdit impardonablemet toute blessure au patrimoine et nous designe cette vieille batisse bouffee par un incendie et dont il ne reste que la facade et que la commune a convertie avec pour decor ce mur lezarde par le feu en un splendide restaurant cafe tout en verdure.&lt;br /&gt;
Une autre pensee me taraude mauvaisement en reflechissant sur ce que nos gouverneurs ont sacrifie en detruisant en masse au lieu de restaurer danciens ,  de beaux,d historiques et de fabuleux  monuments et des maisons anciennes devores certes par la vieillesse mais qui gardaient sans comparaison un eclat et une beaute que n ont point egale daffreuses nouvelles constructions modernes sans aucun style ni classe.&lt;br /&gt;
Jai une tendre pensee pour nos vieux quartiers arabes nos souks et nos vieilliries...&lt;br /&gt;
Elle continue si loin et si longtemps sans que nous ayons a nous ennuyer ni a trouver le temps mort ou lourd comme lors de nos fameux cours dhistoiredans encore mon pays.&lt;br /&gt;
Cetaient des cours de supplice ou encore de fausses copies ou de mots fleches ou de complete les carreaux ou pire encore d entremetteuse pour les plus vieilles dentre nous ou les couples se faisaient et  se defaisaient au gre de nos passions et de nos reves les plus fous.&lt;br /&gt;
Nous zappions le maitre dans ses habits malendimanches qui lui aussi arrivait sur nous la face morne les pieds ballants aigri par le maigre salaire et autres soucis.&lt;br /&gt;
Lhistoire de notre pays nous etait raconte de la maniere la plus difforme et la plus laide, la moins honnete et la plus defiguree .&lt;br /&gt;
Ils ne nous apprirent en aucun cas a connaitre notre patrimoine notre culture nos richesses et nos manques..&lt;br /&gt;
Lhistoire, la notre se resumait a celle du reich et d un furher a la bourguibienne dabord puis a celui de zaba, ces vingt trois dernieres anneees.&lt;br /&gt;
Ils firent de nos heros et  des valeureux guerriers qui ont traverse notre histoire des portraits figes sans vie ni interet .&lt;br /&gt;
Bouguiba qu il nen plaise a certains, a scotomise notre histoire la rendant borgne pour se  se reserver  la majeure partie nous rendant batards au plus profonds de nous memes sans identite ni grande estime de soi.&lt;br /&gt;
oh comme je leur en veux davoir empeche lhistoire de venir jusqua moi m eclairer pour mieux la connaitre et maimer..&lt;br /&gt;
Saimer cest aussi aimer son pays, son peuple pouvoir  en etre fier pouvoir le pavaner et le montrer..&lt;br /&gt;
Je leur en veux a mourir de nous avoir rendus betes et futiles en ignorant nos origines nous rendant gauches de nos acquis de nos legs ancestraux qui datent de milliers dannees et non dune grappe maigre d annees..&lt;br /&gt;
Je leur en veux mauvaisement de nous avoir pousse a nous meconnaitre et avoir ce geste maladroit, cette attitude fausse et gauchhe devant l occident alorsque nous le valons bien...&lt;br /&gt;
Je pense a notre chasse sans merci aux frisotis de nos cheveux et a notre mal etre nous les femmes devant cette chevelure si soyeuse et si blonde de la femme doccident &lt;br /&gt;
Je pense a nos regimes et nos desapppointements devant notre mesestime de l embonpoint de toujours nos femmes et leurs rondeurs &lt;br /&gt;
Je pense a notre accent qu on desherite pour epouser un faux et un cliquant qui sonne mal et qui va de pair avec cette histoire fausse et biaisee &lt;br /&gt;
Combien jaimerai retourner en arriere m apprendre que mes cheveux qui frisent font mon charme , la generosite de nos formes de l exquis dans nos sefsari d antant et notre couleur brune et mate notre soleil dont on ne deride jamais&lt;br /&gt;
C estun peu tout cela un cours dhistoire. &lt;br /&gt;
C est rendre la vie dans ce qui nous a appartenu, le magnifier pour mieux accepter ce leg non plus comme un bagage honteux ou lepreux mais comme ce quil ya de plus beau et de plus authentique et d identitaire....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-5969799592472649027?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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Il y a des mots qui ne meurent jamais alors que d autres meurent avant d être nés..&lt;br /&gt;
Il  y a des passages de nos vies que nos mémoires impriment a jamais comme ce matin nuageux qui semble refuser de  s étioler.&lt;br /&gt;
Nous prenons le bus numéro 30 pour nous mener au vieux port vers onze heures du matin.&lt;br /&gt;
nous y arrivons gais comme deux jeunes écoliers mon frangin et moi.&lt;br /&gt;
Je suis une personne transformée qui s est volontairement éloignée de tout pour mendier un léger  mieux être. Mes années ne me portent plus et je ne les porte plus moi non plus.&lt;br /&gt;
J ai comme l étrange satisfaction de vivre dos au mur au moins pour un cours instant.&lt;br /&gt;
Aussi,  je happe tout ,renifle a plein poumon et  rafle au passage le moindre air du temps heureux dénue de tourments.Le monde ne semble plus m exporter ses drames pour un moment.&lt;br /&gt;
Le bus nous dépose en haut de la rue de la commune ou s érige le vieux port.&lt;br /&gt;
La vieille ville renaît de ses mondanités. &lt;br /&gt;
Un décor hors pair,une destination touristique pour  ses différents styles architecturaux et ses  multiples façades .&lt;br /&gt;
Je tends une main, une ouie attentive pour accroher lhistoire de ce pays au creux de ma memoire en montant dans l amphibus .&lt;br /&gt;
Le guide une jeune femme nous raconte Jacques Cartier et sa decouverte de cet immense etat, Lachine et son genie pour avoir su mettre au point ce systeme decluses qui a mater le plus grand fleuve au monde le  fleuve saint Laurent pour permettre aux bateauxde traverser et daccoster sans danger.Ils lappeleront depuis la smokeen vallee pour ses nombreux bateaux fumant le charbon a ce moment et la grande animation  de ce port autrefois si actif .&lt;br /&gt;
Nous passons devant la statue de monsieur Young qui tenait les registres de la  douane  en taxant fermement les chalutiers et les bateaux qui traversaient.&lt;br /&gt;
Elle  nous raconte  le voeu de  Paul de chomeday  sieur de Maisonneuve le fondateur de montreal pour esperer une annee fertile sans innondation  d aller de ses mains accrocher  une croix au point le plus culminant du mont royal.Leciel l a exauce et il est alle plante sa fameuse croix que nous distinguons dici et qui semble se detacher majestueuse  hors temps defiant les nouveaux grattes –ciel, les tours et les connow.&lt;br /&gt;
Elle nous raconte les premiers conquerants les francophones les Anglophones les irlandais et scoths d ou les quatre symbole du drapeau canadien a chaque coin a cote de la fameuse croix. Elle ne nous raonte pas le combat des hommmes de chaque jour pour asservir encore les hommes les iriquois les   autochthones et la nature..&lt;br /&gt;
Elle nous raonte le mont fertile longeant le fleuve , ses champs de ble or et dore le ble de linde comme les cheveux de ses femmes encore plus blanches que les petits pains blancs de mon enfance et qui nirritent pas ma vue.&lt;br /&gt;
Je crois entendre le rire des hommesqui remplissent les silots don’t letat na garde qu un seul gigantesaue pour l expo 67comme la guide repete joliment.&lt;br /&gt;
Je crois entendre le soufflé puissant des hommes et leurs chants sous terre pour creuser le fameux metro montrealais avant meme que la ville ne soit nee..&lt;br /&gt;
Elle oublie de tacher mon après-midi soleil de pensees tristes  pour ces hommes assujetis en esclaves ou Presque pour creuser et encore creuser a moins de quarante degre.Elle precise juste car lhistoire s ecrit toujours sans nous que ces homes ont encore deblaye les gravats pour les deporter a travers lle fleuve en faire une ile quils ont par la suite planter en magnifiques jardins et ou ils ont construit les fameuses residences en cuve ouen union de voisinage tellement complexes et modernes quaucun voisin ne pouvait avoir acces sur la vue de lautre par souci dintimite ou de bon voisinage ou encore de non espionage car ces beaux appartements seront destines a recevoir les amiraux et les nobles invites de loccident conquerant qui viendrait temoigner du nouvel etat montrealais moderne et sophistique.Du fleuve encore  car notre bus sest engouffre sous nos cris et nos regards eblouis dans ce long fleuve fils de locean majeur.Elle nous designe laville gigantesque dabord le vieux montreal puis vient sy annexer dans un style exquis et harmonieux le nouveau montreal &lt;br /&gt;
Moderne.&lt;br /&gt;
Elle nous dresse un inventaire de ses merveilles en pointant du doigt la fameuse croix qui surplombe la ville benite puis l eglise de la saint sulpice qui me rappelled grandement celle de Paris. Elle precise quils ont mis plus dun demi siècle en non stop pour la repliquer.&lt;br /&gt;
Elle pointe lancien palais de justice detruit dans un incendie pendant les guerres de rebellion et  qui est devenu la retraite des pompiers par ironie du sort.Elle pointe encore un batiment gratte ciel de ce moment ,de huit etage si je ne me trompe et  que lingenieur constructeur a flanque de trous pour parer aux eventuels tremblements de terre.un batiment gris en beton sans une once dacier quil q fallu encore aux hommes asservis de monter pour l eriger sous le genie de lhomme savant.elle pointe un autre edifice a trios tours gigantesques egalement ou Molson a eu le genie cette fois den faire en quelque sorte les frigos de ces temps la en important sa biere qui a fait de lui lhomme le plus riche. Elle pique une plaisanterie en pointant la statue du sieur de Maisonneuve qui donne du dos au fleuve parceque repete-t-on avait le mal de mer malgre ses multiples voyages et conquetes .&lt;br /&gt;
Quelle honte,ils ont du en plaisanter ou encore une ironie du destin car il donne reellement du dos a son homologue anglais l admiral Nelson.&lt;br /&gt;
Ils sont terribles ces anglais en construisant sur lun des quais du vieux port une replique du big ben  a Londres.Je lentends encore dici sonner toutes les heures metransportant au Coeur de Time square. Elle pointe du doigt le fameux pont de la concorde une replique de son semblable a Paris puis vers le fameux pont de Jacques cartier qui mene au casino de montreal et qui serait le second pont meurtrier dans le monde par taux de suicide.Elle insiste pour nous montrer une coque noire dun navire delabre centenaire et plus  converti en spa ultramoderne ou de jolies jeunes et fraiches creatures drapees de serviettes blanches nous clament en criant.Nous echangeons les bye bye .Decidement partout dans le monde,il est ecrit que certains samusent la ou dautres galerent.Elle termine notre croisiere par un commentaire sur le pont dune vielle batisse trouee de six fenetres au plafond.Cetait la prison des femmes la plupart des prostituees.De ces fenetres barricadees entraient les seules lumieres avant la mort.Decidement,il a toujours fallu des prisons aux hommes pour tenir captifs certains autres hommes.&lt;br /&gt;
Notre navire devient alors un vrai bus sous nos regards eblouis et la commence une autre randonnee que je vous raconterai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-6050156222350190066?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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je suis a Montréal depuis trois jours déjà .&lt;br /&gt;
je marche dans ma tête ,  y croque un souvenir puis revient a cette immense métropole.&lt;br /&gt;
Une ville majestueuse aussi  mondaine qu ancestrale.&lt;br /&gt;
Les pigeons viennent  encore hardis picorer dans ces immenses parcs plombes.&lt;br /&gt;
Des enfants continuent a jouer dans les rayons d un soleil audacieux.&lt;br /&gt;
Tout le monde va encore dehors pour mieux se ravitailler en chaleur telle une fourmi pour les journées  d hiver et de gel.&lt;br /&gt;
Les gens sont simples,  effaces, solitaires ou en duo.&lt;br /&gt;
Une ville cosmopolite ou toutes les identités sont présentes parfaitement malaxées ou il est bon de vivre et de partager.&lt;br /&gt;
Je n ai pas eu la sensation d être dépaysée pour mes nerfs assez éprouvés par cette année difficile unique de remue ménage politique que sécuritaire.&lt;br /&gt;
Je laisse derrière moi ma famille, mon mari, mes enfants, mon pays en pleine révolution .&lt;br /&gt;
Je laisse aussi derrière moi mon peuple en pleine ébullition.&lt;br /&gt;
Je laisse mes rêves les plus fous de liberté de justice et d équité.&lt;br /&gt;
Je fais place a l envoûtement du nouveau du beau et du sensationnel.&lt;br /&gt;
Une ville  qui brille de jour et de nuit.&lt;br /&gt;
Une ville qui transpire la mondanité , l opulence et la richesse.&lt;br /&gt;
Une ville  qui abrite un monde fou de million de races, de gens tous plus occupes les uns que les autres mais sans cet empressement a la New yorkaise ni a la parisienne  qui fait éclipser les couleurs du jour et de l homme serein.&lt;br /&gt;
Une ville sans ce stress empoisonnant qui mange tous les instants de paix de plaisir et de joie.&lt;br /&gt;
Une sérénité typiquement montréalaise faite d un dialecte mielleux chantonnant et dautres multisonorités.&lt;br /&gt;
Je traverse leurs vies sans grand bruit .&lt;br /&gt;
Je  marche dans leur métro en habitue presque car il est si facile de vivre dans cette ville &lt;br /&gt;
on apprend vite et on intègre presque spontanément le ventre de cette ville de milliers  d immigres.&lt;br /&gt;
Je rentre dans leurs espaces commerciaux géants.&lt;br /&gt;
Je monte la rue sainte Catherine, la cote  des neiges et quelques autres artères principales&lt;br /&gt;
Je me fonds dans cet immense marche de jean talon ou il m est bon de fermer les yeux et de sentir les senteurs épicées de mon pays si loin et si pres.&lt;br /&gt;
De nombreux commerces orientaux pullulent sur la place du marche  et hormis le brouhaha non criard  des vendeurs et des clients,je me croirai dans une ville de mon pays.&lt;br /&gt;
Je traîne dans la rue tard dans la nuit.&lt;br /&gt;
Je me considère une personne de la nuit.&lt;br /&gt;
J aime la nuit mais depuis quelques mois,je ne l aime plus car elle m est porteuse ainsi qu a mon peuple qui même ici continue a m habiter , de sordides peurs et d angoisses multiples.&lt;br /&gt;
Ici,elle  opère a me reséduire et je réapprends a l aimer.&lt;br /&gt;
Je piétine sur les vitrines éclairées et  m attable a une deux des milliers de librairies.&lt;br /&gt;
Montréal est aussi une ville de livres et de lecture.&lt;br /&gt;
Je rentre dans le couloir anime du métro qui mène a la bibliothèque nationale.&lt;br /&gt;
Je me croirai dans un hypermarché.&lt;br /&gt;
Tous les livres sont la ou presque.&lt;br /&gt;
Tous les classiques, les contemporains, les poètes des années les plus reculées, les ascètes et les plus libérés.&lt;br /&gt;
Je rentre,je flaire auelaues uns.&lt;br /&gt;
J aime passer ma main sur la couvertures des livres comme sur un tissu soyeux comme pour l appivoiser.&lt;br /&gt;
Je ne sais plus trop bien qui de nous deux finit par s adopter en premier.&lt;br /&gt;
Je prends placesur une chaise de la cafeteria et je me fige avec lui dans un tete a tete tantot idyllique tantot boudeur en attendant la fin du cours de mon benjamin &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ps /mon clavier est anglais et je nai pas encore la main&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-6002230564691010421?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ryyDKXVNHzhRVuzHkRME-X_9ZrU/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/ryyDKXVNHzhRVuzHkRME-X_9ZrU/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Je reviens de ma visite  en tant que médecin chez walid kasraoui dans le cadre de NSITNI&lt;br /&gt;
http://www.facebook.com/pages/Nsitni-%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%AA%D9%86%D9%80%D9%8A/2696811630&lt;br /&gt;
61498&lt;br /&gt;
un collectif miniscule récent de gens du peuple qui se sont réunis parcequ'il ya encore bavure,laissez pour compte et oubli pour nos martyrs et blessés de la révolution.&lt;br /&gt;
Je  dois à walid  ce texte que je n’arrive pas à sortir et qui bute en moi comme un sanglot étouffé comme une larme qui coince et qui ne lâche pas !&lt;br /&gt;
J’arrive dans ce quartier populaire kram ouest  que je ne reconnais plus tellement que les maisons inachevées en  briques rouges  se dressent  édentées griffant mal le décor accentuant le contraste avec la banlieue huppée qui lui fait bon dos.&lt;br /&gt;
Sa mère m’attend au coin d’une rue et nous remontons ma voiture pour mieux nous aborder.&lt;br /&gt;
Elle me raconte son fils, son parcours de vie, ses études interrompues par cette blessure grave qui l’a alité pendant voilà plus de huit mois .Une balle par un policier cagoulé le 13 JANVIER 2011 l’avait atteint de plein fouet après avoir effleuré son cousin ou un voisin,  lui faisant éclater sa   jambe juste sous le genou.&lt;br /&gt;
 Un énorme trou fixé par d'horribles barres métalliques et bienheureuses sinon l'amputation comme alternative avec un grand bravo à mes aînés et collègues qui étaient là présents à chaque heure d'avant et aprés la révolution lorsque le couvre feu nous barricadait attérés dans nos maisons . Ce corps fabuleux a joint l'impossible pour ne pas amputer ce membre déflagré dans ses peaux irrapiéçables!Il  se bat encore pour lui garder sa jambe trouée de partout comme par une tronçonneuse par cette féraille sophistiqué qui joue le rôle de charpente.&lt;br /&gt;
L’abîme  jusqu’au moindre sourire à la moindre possibilité de rêver !&lt;br /&gt;
Mais de quoi sont faits les rêves d’un môme d’à peine vingt deux ans ?&lt;br /&gt;
Walid est un jeune homme calme avenant plutôt mignon qui pourrait faire rêver plus d’un cœur .Un teint mat sur des cheveux noir corbeau  mais surtout un regard vif intelligent qui ramasse le mien, me scotche à ses lèvres à son souffle qui se lève et s’abaisse  sans jamais rechigner. Nous pouvons composer avec toutes les situations .Nous pouvons maquiller lifter simuler avec exagération mais nous ne pouvons jamais  inventer la dignité.&lt;br /&gt;
La personne en face de vous l’est ou ne l’est pas et ne le sera jamais.&lt;br /&gt;
RESTER DIGNE est une convention qui ne s’octroie pas ne s’achète pas et ne se vend pas !&lt;br /&gt;
Walid et sa famille ne laissent transparaître la moindre précarité et sa mam en bonne tun se confond en ces petits gestes que je raffole chez nos démunis.&lt;br /&gt;
Ils s’affairent toujours à bien recevoir, se plier en quatre pour honorer leurs invités même à vendre ou à s’endetter chez l’épicier du coin pour ne point manquer à leur devoir d’hôtes.&lt;br /&gt;
En aucun cas, il ne me raconte l’enfer mais je le devine au bruit de ses silences,  au tintamarre de ses cauchemars en rénimation et en post-réa lors de la première opération puis la seconde lors de la greffe de tissus pour combler la béance faite dans la criminalité.&lt;br /&gt;
Criminel est cet ordre de tirer sur les civils fatigués et courroucés pard'interminables années d'’injustice, de précarité, de manque et d' humiliation.&lt;br /&gt;
Moins ou plus répréhensible ce cagoulé qui a ajusté   dans les pieds la balle tueuse.&lt;br /&gt;
Mais sommes-nous dans le registre du procès de flic en action ou dans les suites du processus d’une révolution inachevée avortée scotomisée déviée maltraitée obnubilée par ces razzias et ses mains basses, ce mach de pingpong entre les partis politiques qui se jettent la balle dans un jeu pervers,  se partagent le gâteau dans une équité qui rappelle celle des rapaces et des vautours.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En aucune fois, il ne m’a parlé de ses angoisses ou de ses souffrances.&lt;br /&gt;
En aucune fois ,il ne m’a soufflé une aumône ou une revendication.&lt;br /&gt;
En aucune fois, il ne m’a filtré sa peine ou son mal être.&lt;br /&gt;
En aucune fois, il ne m’a raconté les nuits de cauchemar de veille de douleur insupportable à rendre fou que ni les puissants calmants ni  les prières de sa mère  n’arrivent à calmer.&lt;br /&gt;
Demandez à une mère ce que c'est d'avoir son enfant souffrant sous les yeux avec l'incapacité folle crevante dépeçante de ne pouvoir intervenir sauf prier et encore prier..&lt;br /&gt;
Demandez à une maman ce que cela coûte en enfer en brûlure en larmes en douleur parcequ'il est là comme un légume un pied dans la vie l'autre dans la mort , le tout barriolé ficelé baillonné de problèmes d'infection, de surinfection, de greffe qui lâche , d'infection encore et de méchantes bêtes invisibles ou invincibles qui viennent manger dans la chair de son môme pour encore le fragiliser et  qu'il lui faut combattre à bras de fer d'antibiotiques  et de soins affreusement coûteux  ou qu'il faut encore trouver l'argent du taxi pour le transporter un jour sur deuxpour les pansements  ou encore qu'il faut ....&lt;br /&gt;
La galère ,  la misère des gens ne se raconte pas, elle se vit!&lt;br /&gt;
A chaque fois que le moment me devenait intense, son regard me ramassait et me clouait à son chevet.&lt;br /&gt;
Alors j’ai observé l’horreur dans son silence, écouté l’effroyable dans sa patience, happé l’insupportable parce qu’il n’a pas de plus insupportable que l’homme en souffrance démuni  sans ressource livré seul à lui-même sans rien car « lhomme rapace »a tout pris dévié tout confisqué même le droit aux honneurs de blessé de la sainte révolution qui a balayé la carte du monde opprimé comme par un terrible coup de vent salvateur.&lt;br /&gt;
Le gouvernement actuel par acquis de je ne sais, s’est contenté de lui refiler quelques maigres miettes dans l’indélicatesse la plus absolue  car d’autres contrées et sous d’autres cieux cela aurait été sous le son des trompettes dans les tribunes de honneurs et avec les gallons !&lt;br /&gt;
Les hommes politiques s’en sont  vautrés puis s'en sont rapidement lavés les mains, éructés lâchement  trop occupés dans leur campagne électorale qui sans ces blessés et ces martyrs n’aurait pu se faire ni même rêver un seul instant.&lt;br /&gt;
Le peuple abusé ou désabusé non informé ou peu formé laisse décanter salement le sang de ses enfants sans plainte ni regret !&lt;br /&gt;
Alors je dis à walid,  dans ma ruine la plus absolue dans ma perte la plus fatidique dans mon désespoir le plus extrême dans ma tristesse la plus profonde , non nous ne te dénigrerons plus , nous sommes là cette poignée infime mais solide pour te soutenir et te tenir la main et s’il te faudra mordre pour ne pas crier lorsque la douleur te devient insupportable, nous te prêterons notre chair pour y mordre dedans mais jamais plus nous ne te laisserons seul face à l'homme opportuniste  prédateur et à l’oubli.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
ps :pourquoi" nsitni"&lt;br /&gt;
parceque nous imposerons le non oubli et la reconnaissance des blessés et de martyrs&lt;br /&gt;
parce que nous arracherons la vérité et nous la mettrons au grand jour&lt;br /&gt;
parceque nous ne monterons sur aucun cheveau ni échelon &lt;br /&gt;
parceque nous nous éclipserons au temps voulu après avoir fait STATUERr nos blessés et nos martyrs dans le mérite et les honneurs qui leur reviennent de droit et en urgence avant toute autre action!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-5958801327529966530?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/c_asm0wyysZTekGp-eCYZT8f-lY/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/c_asm0wyysZTekGp-eCYZT8f-lY/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/c_asm0wyysZTekGp-eCYZT8f-lY/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/c_asm0wyysZTekGp-eCYZT8f-lY/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/67DAS6aEeUI" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/5958801327529966530/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/09/pour-toi-le-bless2-de-la-r2volution.html#comment-form" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5958801327529966530?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5958801327529966530?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/67DAS6aEeUI/pour-toi-le-bless2-de-la-r2volution.html" title="POUR TOI LE BLESS2 DE LA R2VOLUTION" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/09/pour-toi-le-bless2-de-la-r2volution.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0cBQXg7fCp7ImA9WhdQF0U.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-6067102839261479926</id><published>2011-08-19T14:24:00.001-07:00</published><updated>2011-08-19T14:24:10.604-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-08-19T14:24:10.604-07:00</app:edited><title>Silence, on tourne ! Nous sommes le 15 aout 2011..</title><content type="html">&lt;br /&gt;
Il est onze heures.&lt;br /&gt;
Je suis sur la place Mohamed Ali.&lt;br /&gt;
Une cinquantaine de personne chantonnent sans grand bruit quelques slogans comme dans un échauffement timide.&lt;br /&gt;
Je ne vois pas de flics ni d’agents de sécurité devant le siege de l’UGGTT.&lt;br /&gt;
Des passants traversent la rue en s’arrêtant posent des questions et reprennent leur route.&lt;br /&gt;
Je m’adosse avec ma fille sur le mur qui fait le coin avec la rue Mongi slim et  celle de la place Mohamed Ali et qui nous fait de l’ombre sous ce soleil tapant d’aouessou(aout).&lt;br /&gt;
Il fait particulièrement chaud ce matin.&lt;br /&gt;
Il est onze heures ou presque lorsque  le sol bouge et que le ciel s’époumone de chants d’abord loin puis de plus en plus rapprochés qui  nous arrivent du bas de la rue Mongi Slim.&lt;br /&gt;
Une masse sombre avance sur nous .Ce sont les manifestants devant le palais de justice que nous attendions. De Bab Bnet, ils ont remonté à pied  la rue de Bab Souikha puis le tunnel pour finaliser à la rue Mongi Slim dans un cortège qui enfle et grossit  dans une ambiance allègre pacifique sans précédent. Il n’y a aucune violence  aucun casse tout le long des  quelques kilomètres à déambuler avant d’arriver jusqu’à nous.&lt;br /&gt;
Un cortège digne d’une vierge qu’on marie dans un parfait consentement : celui des avocats dans leur uniforme en premier rang,  de quelques partis politiques magnifiquement drapés de couleur du drapeau, des citoyens civils comptant des jeunes beaucoup de jeunes combien beaux de moins jeunes des femmes des hommes  et mêmes de vieux.&lt;br /&gt;
En chœur et dans une masse unique homogène, nous crions en une seule voix mon slogan préféré :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
      Naame sanamoutou welékinana sanktaliou edholma minardhina&lt;br /&gt;
      Oui nous allons mourir mais nous arracherons l’injustice de notre terre&lt;br /&gt;
Sans aucune consigne  pilotés par un puissant sens inexpliqué d’enivrement ,  nous nous empruntons la rue qui mène droit sur la grande avenue Habib Bourguiba. Nous traversons les magasins ouverts, leurs vendeurs souriants à leur porte les passants et les caméras des médias professionnels ou d’occasion qui filment dans la bonne humeur la manifestation.&lt;br /&gt;
Je suis aux premiers rangs  emportée  comme aux premiers jours de la révolution en janvier.&lt;br /&gt;
Je chante dans un cri et répète avec mes concitoyens les mêmes slogans transportée par la même verve la même poigne la même force. Je ne me reconnais plus.Je ne reconnais plus  la femme d’il ya un an si réservée et tellement effacée.&lt;br /&gt;
Je suis comme contaminée, le virus de la liberté est si puissant qu’il nous fait oublier la fatigue, le jeûne pour certains car nous sommes au mois de ramadan qu’il est midi et que le soleil frappe toujours chaud en ce mois d’Aout.&lt;br /&gt;
Je m’arrête sur les marches de la cathédrale pour attendre une amie sur facebook.&lt;br /&gt;
Je regarde défiler amoureusement la masse mouvante .&lt;br /&gt;
Nous nous rencontrons finalement .&lt;br /&gt;
On a beau dire, cette révolution reste unique car elle a le don de nous souder lorsque tout appelle à la dispersion à nous ramasser lorsque  notre effritement est presque imminent. Je me jette dans les bras de Imen , elle se jette dans les miens.&lt;br /&gt;
 Hilares heureuses comme de vieilles amies et malgré notre différence d’âge , nous sommes en extase .Nous goûtons au délice de la concrétisation du virtuel de l’amitié grâce à un écran fb mais surtout cette bénite révolution.&lt;br /&gt;
 Nous rejoignons rapidement le groupe qui allonge sa reptation vers le théâtre municipal sous les regards complaisants des militaires et des policiers.&lt;br /&gt;
        TAC&lt;br /&gt;
Je demande à ma compagne l’origine de ce bruit qui ressemble à celui d’une balle.&lt;br /&gt;
Elle me dit de ne pas m’en inquiéter et que c juste du fouchik celui que les enfants raffolent à détoner à chaque ramadan .&lt;br /&gt;
Une autre détonation et une odeur nauséabonde et combien devenue habituelle  à mes narines en de telles occasions, celles des bombes lacrymogènes. Les tirs se succèdent déchirent le ciel et nos espérances dans un effet de surprise  désolant.&lt;br /&gt;
Il y a des jours qui ne devraient pas se lever !&lt;br /&gt;
 J’ordonne à ma fille de revenir en arrière ainsi qu’à mon amie Imen. C’était la dernière fois que je la voyais pour la journée.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes malheureusement  perdues aussi vite que retrouvées.&lt;br /&gt;
Quelques avocats dans leurs robes noires essayent de nous apaiser et nous demandent de ne pas reculer.&lt;br /&gt;
Je deviens sourde pilotée par un unique  instinct de survie pour ma gamine que je traîne dans ma folie d’idéal de justice et de liberté.&lt;br /&gt;
J’assoie le tout dans une course effrénée et fonçons à deux dans le monoprix d’à côté  fraîchement retapé après les pillages du mois de  janvier . De mon refuge vitré ,je reste un pas dans la rue un autre vers l’intérieur, la lacrymo fait son effet et du coup, la plupart commence à tousser et pleurer. Nos yeux sont rouges piquent douloureusement ainsi que nos gorges mais la tension est tellement forte que nous sommes comme anesthésiées. La caissière tape mes deux  cocas le regard rivé vers le dehors .Ma fille en asperge généreusement tous ceux qui arrivent de la rue à percer le rideau de fer que les agents de la sécurité baissent et lèvent dans des ordres contradictoires.&lt;br /&gt;
Nous tous dedans sommes tenus comme dans un  même souffle à ces jeunes gens en fuite qui courent vers le haut de la rue Jamel abdenaceur assiégés par de flics sortis de toute part en motos en camions blindés et en civils. L’air n’est plus que lacrymo, le ciel est noir de détonations comme avant un orage mais cette fois en plein milieu d’un soleil brûlant. Nous oublions la faim, la soif et le jeûne, nous n’avons plus d’ouïe de yeux de pouls que pour ces jeunes que les flics pourchassent et qui hurlent et qui crient.&lt;br /&gt;
J’en aperçois un que les matons encerclent .IL hurle à genou et haut les mains qu’il est un vendeur ambulant (nassabe)et désigne de tous son corps tremblant sa marchandise éparpillée.&lt;br /&gt;
Nous tremblons lâchement pour lui mais nous nous calfeutrons fortement derrière notre porte métallique .&lt;br /&gt;
Le silence est compromis lâcheté et couardise..&lt;br /&gt;
Le silence est attente  et fractionnement..&lt;br /&gt;
Le silence est mort à petit feu.&lt;br /&gt;
Nous jonglons comme des bêtes en cage vers les deux grandes portes du centre commercial l’une qui ouvre sur la rue charles de gaulles, l’autre sur la rue Jamel abdenaceur.&lt;br /&gt;
Des deux rues, l’une n’a rien à envier à l’autre :même topo même scènes de lâcheté et de méprise même raids violents de la part des policiers .&lt;br /&gt;
Il y a plus d’une heure que nous sommes là  enfouis comme des rats.&lt;br /&gt;
Le ton monte , l’énervement commence à gagner.&lt;br /&gt;
Nous commençons à entendre  des tirs de pierre.&lt;br /&gt;
J’engage un million de yeux vers les deux rues, le spectacle est désolation.&lt;br /&gt;
Les rues sont vides .&lt;br /&gt;
De part et d’autres se tiennent à coup de tirs les flics et les manifestants.&lt;br /&gt;
Cette fois, ils ne sont plus que des jeunes bien enrôlés aux jets de pierre et à la course.&lt;br /&gt;
Une avalanche de projectile répond aux tirs de bombes de lacrymo.&lt;br /&gt;
Certains soufflent que des balles réelles circulent  chez les policiers, d’autres que ce sont des balles en plastiques. Nous regardons un jeune homme d’à peine vingt ans  défier  seul et mains nues un casque bleu caché derrière une armature blindée. Ses collègues s’amènent et violentent le jeune homme de leurs matraques.&lt;br /&gt;
Je hurle je pleure psalmodie des versets du coran mais rien ne sort de ma gorge et l’enfant continue à se faire tabasser tête haute en hurlant sa colère et son indignation. Ils sont à plus d’une dizaine pour le fourrer dans leur camion blindé.IL continue à se débattre vaillamment mais que peut  la souris devant le géant.&lt;br /&gt;
Petit est celui qui se prend pour hercule lorsque blindé, il se mesure à un nain un sans arme un pacifique qui manifeste et qui ne possède que le son de sa voix pour riposter au son de la matraque et des tirs.&lt;br /&gt;
C’était d’une gratuité et d’une violence inouïe.&lt;br /&gt;
Des fauves affamés de coups et de blessures  se déchainent dégainent leur haine meurtrière  sinon comment nommer cet abus de force et de violence. Ce n’était qu’une belle manifestation pacifique .Les journalistes, la presse étrangères, les vidéos  d’amateurs peuvent en témoigner.&lt;br /&gt;
Les idéaux sont à l’épreuve des balles .Les tirs arrivent parfois à se calmer puis reprennent de plus belle comme si une force occulte les animent.&lt;br /&gt;
On souffle que les combats sont maintenant plus virulents vers la place MOngi slim .&lt;br /&gt;
Je prends peur pour ma voiture que j’ai par mégarde garée dans une rue perpendiculaire à la place Mongi slim .J’attends un moment d’accalmie et je  sors  lâchement de ma  cachette d’occasion en courant sous les arcades .&lt;br /&gt;
La rue port de France est déserte  de ses habituées et gagne en laideur face à un envahissement de casque bleus de BOP de policiers ce tigres noirs et de flics cagoulés .&lt;br /&gt;
Un projectile s’arrête net à mes pieds .Je file direct encore me cacher cette fois dans une pâtisserie  au rideau à moitié baissée.&lt;br /&gt;
Des passants avant moi y ont déjà pris refuge. Chacun de son côté balbutie une prière. L’ambiance est parjure et cris. Ceux de ces gens que des flics ont surpris cachés dans un square sous les arcades qui ouvre sur les deux rues. La matraque semble cravacher leurs corps,des femmes des hommes humiliés crient. Nous nous terrons encore plus lâchement dans notre misère..Nous n’avons   plus de yeux pour épier ni de cœur pour soutenir juste des hommes amoindris gravement petits.Un tigre bleu marine ou noir je ne sais plus nous surprend et fait irruption dans la patisserie.&lt;br /&gt;
Un silence meurtrier plus long que nos vies nous partage nos jambes prêtes à détaler à chaque minute.&lt;br /&gt;
 IL nous dévisage  aveuglé par la pénombre demande de l’eau pour se laver les yeux piqués  par le même  poison qu’il desservait aux manifestants. Le proprio lui désigne les wc.&lt;br /&gt;
Il ressort sans un mot.&lt;br /&gt;
Les mots n’avaient plus leur place.&lt;br /&gt;
Nos silences parlent pour nous.&lt;br /&gt;
Le monde va mal et nous le savons mais ce que nous ne pouvons imaginer, c’est cette quantité de violence et de matraquage à deux et plusieurs sur des mêmes hommes qui sifflaient des rêves de liberté de justice,les pierres et les ripostes sont venus en second plan et cela, la plupart peuvent le confirmer.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas pour la violence ni pour les affrontements.&lt;br /&gt;
Je ne suis rien qu’une simple citoyenne animée par un béguin frivole fou de liberté et de justice. Ces jeunes m’ont transmis leurs rêves et je m’en retrouve étrangement aliénée.&lt;br /&gt;
 Est-ce un si grave délit  de s’accrocher à un rêve ?&lt;br /&gt;
Le peuple rêve d’idéaux .&lt;br /&gt;
Il rêve de monde meilleur , d’équité , de justice, de liberté .&lt;br /&gt;
Il rêve de ne plus craindre son gouvernement  et son régime policier.&lt;br /&gt;
Il lui faut plus qu’un gouvernement.&lt;br /&gt;
Il lui faut  de l’espoir.&lt;br /&gt;
Est-ce trop demander ?&lt;br /&gt;
J’engage un œil au dehors par une fraction de pause où chacun prend le temps de charger d’un côté les pierres  de l’autre les bombes lacrymogènes et les pierres récoltées .Un policier est blessé au visage , son nez coule de sang. IL se rabat en arrière, des soins lui sont vite donnés. Deux tampons hémostatiques et il repart plus virulent sur le champ d’action qui est la rue où parque ma voiture.&lt;br /&gt;
Je tremble de peur pour mon tas de ferraille.&lt;br /&gt;
J’ai peur pour mon gosse parti tôt ce matin et que j’ai fièrement salué en clignant des yeux lorsque je l’ai aperçu donnant le bras à un avocat d’un côté et à un médecin de renommée de l’autre aux premiers rangs.&lt;br /&gt;
J’ai peur pour ma fille qui se coltine à mon bras.&lt;br /&gt;
J’ai démesurément peur mais lorsque nous atteignons le summum de la peur, nous versons dans le contraire.Nous devenons comme affranchis de cette peur et n’avons plus peur surtout de nos idées pour les affranchir et que nous n’avons plus peur de mourir pour elles alors nous devenons libres entièrement libres ..&lt;br /&gt;
Ni lacrymo ni balles ni matraques ne nous atteignent plus.&lt;br /&gt;
Nous redevenons libres et c’est un mot unique magique formidable sensuel massif envahissant puissant impétueux .&lt;br /&gt;
Je verse dans cette musique lorsque j’avance escortée du proprio vers les flics et leur dis&lt;br /&gt;
     ne tirez pas, je veux aller chercher ma voiture&lt;br /&gt;
un flic ahuri chef de la brigade me toise .&lt;br /&gt;
Je soutiens son regard.&lt;br /&gt;
Il hoche de la tête prend son mégaphone et hurle aux manifestants de l’autre côté de la barrière, c’est une citoyenne comme vous elle veut rentrer arrêtez les pierres nous ne tirerons plus .&lt;br /&gt;
J’avance comme sidérée car je suis dans la fiction cartainement&lt;br /&gt;
Accompagnée du même homme qui me souffle de ne pas courir, je presse malgré tout .&lt;br /&gt;
Je jette un regard devant moi.&lt;br /&gt;
La rue marchande connus pour ses tissus ne contient que le monsieur et moi et un monticule de pierres de toutes tailles.&lt;br /&gt;
Je regarde les manifestants ,je lève mes deux cocas achetés contre les effets de la lacrymo en haut les mains et je hurle je suis avec vous ne tirez pas .&lt;br /&gt;
Un chef de bande me dit de ne pas avoir peur , le flic derrière me soutient de sa voix.&lt;br /&gt;
A cette minute , l’air,  mon cœur s’est arrêté de battre.&lt;br /&gt;
Qu’est-ce qu’il fallait à ces hommes pour se retrouver ?&lt;br /&gt;
Pourquoi fallait-il qu’ils se déchirent ?&lt;br /&gt;
Pourquoi le policier était-il obligé de faire le méchant,le vil , le chien lorsqu’il suffit d’un instant pour se poser réfléchir et essayer la non violence pour contenir une manifestation qui d’autant plus s’annonçait dés le début pacifique ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ces ordres du gouvernement pour encore frapper, battre et rabaisser ?&lt;br /&gt;
Fallait-il plus d’humiliations et d’injustices pour ce peuple longtemps opprimé ?&lt;br /&gt;
Plus de vingt trois années sombres   de dictature !&lt;br /&gt;
Fallait-il à ce gouvernement transitoire cette insignifiante volonté cruelle de déploiement de force pour plus le mater ?&lt;br /&gt;
Fallait-il plus de violence et de répression pour l’humilier et l’opprimer ?&lt;br /&gt;
Ce gouvernement censé faire justice du moins ne pas la retirer et encore  l’interdire car elle se doit de défendre les hommes les femmes et nos idéaux.&lt;br /&gt;
Je remonte dans ma voiture et si j’exhibe dans cet écrit ce détail combien futile et mesquin devant ces vies qu’on truande, ces hommes qu’on rabaisse et qui ne reculent pas, c’est pour dire qu’en cette fraction de seconde tellement insignifiante digne de la fiction en ces instants de terreur l’homme chien a été capable de rengainer sa haine et sa violence pour hurler et reconnaître que l’autre le manifestant qu’il frappait c’était le peuple auquel j’appartenais et duquel il se départait . Combien contradictoire est l’homme assujetti .&lt;br /&gt;
Je n’aime point être à sa place dans ce relan d’humanité  ou de vérité seulement ce policier y –a-t-il pensé ou réfléchi un seul instant ?&lt;br /&gt;
Je récupère mon engin, ma fille  dans sa cachette et traverse en trombe et contresens toute l’avenue Habib BOURGUIBA  sous le nez des quelques voitures qui étaient prises dans la contremanifestation et des policiers occupés à fouetter les manifestants.&lt;br /&gt;
Je n’ai plus d’yeux,  de cœur qu’à rentrer, fuir l’horreur et intercepter mon aîné de qui je n’ai plus eu de nouvelles.&lt;br /&gt;
J’ai entendu à la radio qu’un homme s’est jeté du haut d’un immeuble et que  son suicide  a juste coïncidé avec la manifestation.&lt;br /&gt;
Rien à voir avec les policiers.&lt;br /&gt;
Je veux bien tout croire et assimiler.&lt;br /&gt;
Je ne suis ni légiste ni psy pour analyser les conditions de la défenestration ni le défenestré.&lt;br /&gt;
Je ne cautionne ni la violence ni l’horreur.&lt;br /&gt;
Je ne suis ni pour les casseurs ni pour les pillages.&lt;br /&gt;
Je ne suis ni pour la matraque ni les tirs .&lt;br /&gt;
Je ne suis ni pour sebsi ni pour tout autre..&lt;br /&gt;
La politique n'est pas mon fort, l'humain oui!&lt;br /&gt;
Je suis une simple citoyenne aigrie qui prend peur  au quart de tour mais à qui un 14 janvier des gosses ont appris à rêver…&lt;br /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qp-RlG_8qdwOLpB-f-qB4X-YUhs/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qp-RlG_8qdwOLpB-f-qB4X-YUhs/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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J'accuse la nuit  lorsqu'elle se débine lâchement à la clarté &lt;br /&gt;
J’accuse  les paradoxes lorsqu’ils consument tristement  nos volontés nous rendant affreusement vieux et laids.&lt;br /&gt;
J’accuse les langues mielleuses lorsqu’elles rendent de bois les prémices de la liberté scotchant  nos rêves à des gibets.&lt;br /&gt;
J’accuse  la gouvernance d’hérésie lorsqu’elle stérilise nos ardeurs nous chasse de notre guerre et se plait à faire de  nous  la risée.&lt;br /&gt;
J’accuse la terre d’immondice lorsqu’elle continue à porter la bête et  la  brute  pour défigurer les hommes et les torturer.&lt;br /&gt;
J’accuse les tombes lorsqu’elles n’osent pas  réinventer les hurlements  de nos morts tombés vainement  à mi- chemin de  la liberté.&lt;br /&gt;
J’accuse nos cimetières  de connivence lorsqu’ils continuent à porter l’horreur et la douleur sans rechigner.&lt;br /&gt;
J’accuse ces mains criminelles lorsqu’elles se tendent à nos cous asphyxie nos voix et délégitimise  le combat des hommes et des femmes pour la liberté.&lt;br /&gt;
J’accuse tous ces êtres sataniques lorsqu’ils se damnent de nonchalance autorisent le viol  des droits de l’homme et l’impunité.&lt;br /&gt;
J’accuse  nos gouverneurs de vendus lorsqu’ils nous troquent à bas prix  se vissent à d’anciennes pratiques et  s’allient aux partis endiablés.&lt;br /&gt;
J’accuse à la Victorienne  tous ces monstres de faire crever nos illusions de ne plus faire place à l’amour et de nous dépeupler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-8242638653994596922?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/hEpyO2N4dYxl3HhFXX2WT3MpTAo/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/hEpyO2N4dYxl3HhFXX2WT3MpTAo/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/hEpyO2N4dYxl3HhFXX2WT3MpTAo/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/hEpyO2N4dYxl3HhFXX2WT3MpTAo/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/pXQlhUO-oX0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/8242638653994596922/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/08/jaccuse.html#comment-form" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/8242638653994596922?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/8242638653994596922?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/pXQlhUO-oX0/jaccuse.html" title="J'accuse" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/08/jaccuse.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUIERXc7eSp7ImA9WhdTE0U.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-1555891278523806772</id><published>2011-07-11T05:31:00.001-07:00</published><updated>2011-07-11T05:31:44.901-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-07-11T05:31:44.901-07:00</app:edited><title>Algérie quand tu me cherches…..</title><content type="html">Je viens de conclure le dernier paragraphe d’une honnête rédactrice sur la situation en Algérie et sur ces intox colportées sur des soi disant agressions en Tunisie sur de nouvelles mariées à Hamamet et à Sousse.&lt;br /&gt;
Dés le début de notre soulèvement, l’Algérie a affiché un silence septique.&lt;br /&gt;
Une visite de connivence de notre fameux sebsi au tout début puis le black out.&lt;br /&gt;
Nous n’avons plus jamais entendu parler hormis quelques fuites par ci par là sur des activités de contrebandes louches sur les frontières tunisolibyoalgérienne.&lt;br /&gt;
Du pipo certainement pas mais bon cela n’est pas à la une de nos infos.&lt;br /&gt;
Ce qui reste une priorité c’est cet esprit de solidarité qu’a  toujours possédé l’algérien oui l’algérien ce fou fougueux au million de martyrs vis à vis de tout ce qui est justice ou encore patriotisme.&lt;br /&gt;
Le nôtre semble malheureusement l’incommoder.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
J’erre dans les rues d’Alger.&lt;br /&gt;
Alger la blanche de mes mille et une nuit.&lt;br /&gt;
Alger de ma jeunesse et de mes quatre cents coups.&lt;br /&gt;
Alger des étudiants  fauchés et  des folies éphémères.&lt;br /&gt;
Alger des passions et des amours.&lt;br /&gt;
Alger  des manques et des restrictions budgétaires&lt;br /&gt;
Celui qui n’a pas été en Algérie n’a encore rien visité .&lt;br /&gt;
Je descends vers la grande poste,  Bab el Oued, la kasba puis  vire vers Zéralda un havre de paix.&lt;br /&gt;
Rien n’a changé à Alger …&lt;br /&gt;
Ou plutôt si mais l’âme de cette ville rebelle reste inchangée !&lt;br /&gt;
Je serpente  Chelef Tiaret Ain defla et Blida avec  son mont réputé sur  toute la lignée, un itinéraire à deux roues et une course à gagner.&lt;br /&gt;
Le trajet est tantôt plat tantôt rude et sinueux.&lt;br /&gt;
 Ce qui est terrible en Algérie, c’est la rudesse de ses sentiers les chocs de reliefs du rude au plat du doux au gerçant mais surtout des angles obtus raides à l’image de ce peuple que je ne connais que trop bien.&lt;br /&gt;
On me souffle souvent tête de turc moi je préfère tête d’algérien parce que plus dur que ça , tu meurs tu crèves !&lt;br /&gt;
Un journaliste ma foi des plus branleurs depuis le début de la course se tient dans l’illégalité du parcours.&lt;br /&gt;
Un observateur de notre équipe l’avertit du danger sur cette piste raide et dangereuse pour les cyclistes engagés.&lt;br /&gt;
Un raid d’injures et de  vocifération   sur la nullité des entraineurs et entraînés en insistant sur un finish des plus accablants :&lt;br /&gt;
    « C’est bien fait pour vos gueules ce que ben ali vous a fait vous le méritez.Il aurait dû vous exterminer ! »&lt;br /&gt;
Le silence infecte les ambiances contamine les esprits.&lt;br /&gt;
Comme à mon habitude, je me contiens peu. Je vire instantanément au rouge, l’empoigne du plus fort de ma personne, l’agrippe  du plus violent de mes actes , le plaque à terre  de la plus puissante de mes prises.&lt;br /&gt;
Ma poigne est dans cette  voix qui monte du ventre de la terre.&lt;br /&gt;
Elle est lame de rasoir, faucille sur ce terrain chaud et exaspéré.&lt;br /&gt;
 Elle fauche les aigreurs qui montent, stérilisent les regards mauvais  et suspend les souffles déjà haletants.&lt;br /&gt;
Je reste dans mon emportement aussi invincible que le roc ou l’asphalte combiné.&lt;br /&gt;
 Je le soulève le toise et fait tomber :&lt;br /&gt;
«  un moins que rien ne me fera pas douter ni de l’algérien ni de l’Algérie. Rentre  sous terre misérable , tu fais honte à ton pays qui a avancé un million de martyrs pour sacraliser sa terre. Le mien est aussi noble en s’affranchissant récemment de ses tortionnaires.&lt;br /&gt;
Des mères ont sacrifié leurs enfants pour nous libérer et toi morveux,   tu viens cracher ta hargne sur leur sang frais mais ni nous ni nos algériens frères te permettent.&lt;br /&gt;
J’exige tes excuses et ton renvoi à la minute de cette course. L’humiliation et le déshonneur ne sont que le lot des perdants, le tien avec tes exemples à la ben ali. »&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un silence corrompt encore  le paysage , la terre s’agite et gronde sous mes pieds.&lt;br /&gt;
Des Allahou akbar fusent de partout.&lt;br /&gt;
On me soulève , baise mes mains et mon corps.&lt;br /&gt;
Nos deux hymnes nationaux, les deux drapeaux et l’énergumène penaud et déshonoré s’arrache des excuses et part au galop.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui me désole c’est la méchanceté de certains, ils louchent d’une tromperie qu’une autre vilainerie rattrape sans  vergogne ni scrupule.&lt;br /&gt;
Ce qui me chavire et me rend follement heureuse , c’est cette quantité de ressources dans nos populations .&lt;br /&gt;
Ce qui me rend maladivement triste,  c’est la gratuité des violences faites à l’homme désarmé.&lt;br /&gt;
Ce qui me rend terriblement confiante, c’est la force de la solidarité des désarmés des moins futés des simples des moins aisés des plus vulnérables des plus exposés des plus asservis des plus disponibles des plus aimants et aimés&lt;br /&gt;
Ce qui me rend sensible et extrêmement croyante ,  c’est l’invulnérabilité de ces liens qui se tissent en dehors des traquenards et des combines des gouverneurs pour perdre leurs gouvernés.&lt;br /&gt;
Ce qui me rend tenace et  sûre de moi, c’est nos valeurs incontestées, nos mœurs partagés notre humanité !      &lt;br /&gt;
Alors ni sebsi ni bouteflika et son hospitalité  tacite aux fuyards -famille de zaba  ni la famille de zaba dispersée un peu partout en algérie qui fomente de loin contre son propre sang et son pays pour des fins que nous savons des plus répugnantes et vindicatives n’arriveront à nous ébranler ni à semer la zizanie entre les deux peuples.&lt;br /&gt;
De la rancune mes amis de la rancune qu’ils vendent sans hésiter en aggravant des intox et en dispersant les affinités.&lt;br /&gt;
Nous comprenons  par respect de volonté en tant que peuple tunisien que l’algérien opte pour le mutisme sortant depuis peu de guerres sanglantes et de beaucoup d’affront mais nous ne saurons comprendre s’il se laisse berner par des ripoux et des moins que rien voleurs et suceurs de sang ou qu’il se laisse étreindre par  de fausses intox dont certains esprits malsains  calomnient mon pays pour le déperdre ou faussement le désécuriser.&lt;br /&gt;
Ne les écoutez pas, ils sont abîme et géhennée!&lt;br /&gt;
Continuez à venir mes amis des plus nombreux dans cette terre d’accueil qui vous a toujours été réservés !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-1555891278523806772?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/bZ8-13OgaaUHQoNdxH8B7pi6J1o/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/bZ8-13OgaaUHQoNdxH8B7pi6J1o/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Que me valent ces écrits?&lt;br /&gt;
Suis-je dans l'obligation de le faire et à compte de qui?&lt;br /&gt;
Je ne sais vraiment pas pourquoi cela me prend mais je me sens comme pilotée par une force souveraine tenace qui ne lâche que lorsque j'accouche de ces vécus!&lt;br /&gt;
Je suis comme dans un état second quand cela me saisit et plus rien je dis bien plus rien ne peut en ces moments précis  me faire dévier de la piste au risque de cramer de devenir dissociée et surtout de m'asphyxier.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
J’œuvre fort et dangereusement, je l’avoue mais je n’invite personne à me suivre dans cette danse cabalistique car au risque de vous déplaire j’aime le rude, le dangereux, le sale et le pouilleux.&lt;br /&gt;
Je veux rester leur voix et je n’ai malheureusement pas de place pour autre chose.&lt;br /&gt;
Pas d’autre choix ni autre alternative.&lt;br /&gt;
Ce luxe ne m’a jamais vraiment séduit.&lt;br /&gt;
Je suis intimement liée à eux, eux à moi !&lt;br /&gt;
Je voudrai me soulever dans ma transe pour soutenir les regards impropres, trahir les forces noires de secrets honteux.&lt;br /&gt;
Honteux  sont ces pervers qui susurrent l’interdit s’autorisent les abus.&lt;br /&gt;
Je revois encore ce petit malheureux aux allures d’homme bien fermées.&lt;br /&gt;
Il se cadnasse de silence, de trompe l’œil et de férocité.&lt;br /&gt;
Je la vois venir ma folie et je sais de qui la tenir.&lt;br /&gt;
 Elle est dans cette maladie de peau et dans ce « baisse ton pantalon ».&lt;br /&gt;
L’air n’est plus oxygène mais sommation de malheurs et de parjures. L’ambiance est baise et sodomie.&lt;br /&gt;
Elle est blasphème et fêlures.&lt;br /&gt;
 Elle est persécution et enfer à l’infini.&lt;br /&gt;
Je fais la dure et me retiens.&lt;br /&gt;
Il mesure ma peur et me crains.&lt;br /&gt;
Il tente une virée, je le rattrape et nous parlons.&lt;br /&gt;
Je jongle avec la mort et l’innommable.&lt;br /&gt;
Il se déclasse baisse les yeux et raconte sa peur et les mauvais traitements,  les deux bergers allemands et l’horreur, raconte les fellations forcées et la douleur, raconte raconte raconte raconte jusqu’à ce que je ne puisse raconter.&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas là de le prendre dans mes bras et pleurer car le tréfonds est en ces  mal-être folie et déchaînements, la moindre fausse note le moindre faux pas est gouffre et précipice, crime ou suicide.&lt;br /&gt;
Je tapote une joue, rassure de mes hauts diplômes à la con, fais l’intello et  envoie au juge d’enfant.&lt;br /&gt;
 Le juge d’enfant en bon instructeur fait le nécessaire et l’adresse  dans un foyer d’accueil temporairement en attendant la fin de l’enquête. Enfin dans un souci pur de sécurité de l’enfant.&lt;br /&gt;
 Je le revois quelques mois plus tard.&lt;br /&gt;
Il a grandi, doublé de force à mon avis.&lt;br /&gt;
 Son regard est haine et lame de rasoir.&lt;br /&gt;
Ses mots sont une gifle pour mon savoir et mes acquis.&lt;br /&gt;
« J’ai eu droit à une tournante à la fête du bizou que les aînés m’ont donnée. Voilà madame,le foyer où vous m’avez envoyé. »&lt;br /&gt;
L’air n’est plus air, l’ambiance au cataclysme. Je cours lâche me terrer  pour pleurer.&lt;br /&gt;
Ma chandelle est morte et je n’ai plus de mots.&lt;br /&gt;
Des mots pour raconter  cette autre qui a poignardée de sang froid par un matin son amie intime et son frérot.  &lt;br /&gt;
Des coups de couteaux dans le dos dans le visage dans les mains .&lt;br /&gt;
Des gamins défigurés par de terribles secrets où les forces de l’ordre du règne de Leila, la femme de zaba a fait un rapide black out car c'est  de ces petits neveux balafrés qu’ils s’agissaient. La gamine est traînée comme une forcenée dans des dédalles que j’imagine des plus terribles et sombres.&lt;br /&gt;
Certains racontent que c’est d’une querelle de gamines et de coup de cœur  qu’il s’agissait d’autres langues plus fourbes soufflaient en demi silence vu les concernés que c’est d’une deal des trabelsi qui a mal tourné…&lt;br /&gt;
C’est encore dans ma banlieue huppée que cela s’est passée.&lt;br /&gt;
 Qui s’est  encore chargé de l’enquête ?&lt;br /&gt;
Où sont nos médias pour couvrir le crime et le châtiment ?&lt;br /&gt;
Où sont les professeurs, le corps enseignant de cette gamine pour réclamer un rendu pour compte pour expliquer à la jeunesse terrorisée par l’acte de leur copine hier encore un petit ange au lycée ?&lt;br /&gt;
Qui se chargera de lever le secret mettre au grand jour maintenant que cela est terminé ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Qui ? Qui ? Qui ?&lt;br /&gt;
Je ne me prétends pas le défendeur du diable ni même un conseiller mais mon regard se refuse à  la braille, mes pensées à la mnésie.&lt;br /&gt;
Mnésique est cet enseignant cupide et petit qui ne voit en les dessins de ces disciples que de simples gribouillis.&lt;br /&gt;
Vingt trois ans de dictature et voire plus, on fait de nous un peuple hagard  et sans grand remous.&lt;br /&gt;
Chacun restant cloîtré dans son égo ne voyant rien n’entendant rien kiffant grave de médisances et d’histoires à deux sous. Nous avons  survécu à nos semblants de vie aussi repus que décérébrés parce que le monde continue à tourner et  les destins à se croiser.&lt;br /&gt;
Je la vois l’instit qui a fait la "une "des journaux  dans je ne sais quel pays d’occident bien entendu et  qui a compris que dans le dessin de cette gamine de quatre ans, il a plus qu’une simple file de gens devant cette petite fille qui pleure.&lt;br /&gt;
En adhérant au corps de l’enseignement, elle a épousé son sermon et ses exigences de disponibilité et dépassement de soi au service de l’enfant.  Elle a réalisé que dans ces coups de crayon ,il y a une immense détresse . Un grand drame où la petite  a été aux services de ces adultes  en file qui lui faisaient mal chaque soir pour la pénétrer. Des amis de papa, elle disait.&lt;br /&gt;
L’horreur, le blasphème, le parjure, l’innommable est dans ces comportements de bestiaux pire encore Satan s’en trouve dessaisi.&lt;br /&gt;
 Je suis satan lorsque je laisse partir il ya plus de vingt ans cette dame aux sept enfants dont le père n’est autre que le nouveau libéré sur bonne conduite après sa peine du meurtre de la petite vieille d’un coin de France éloigné.  C‘est qu’avant de la tuer, il l’avait violé la mémé !&lt;br /&gt;
De cette remise de peine, il profite, fait un saut au bled, le notre et viole de sang froid la tante et ses sept enfants. Cela lui revient de droit, il en est le seul  sponsor.&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de fiction ou probablement si surtout que le médecin légiste auquel j’ai référé la gamine  a répondu que le bébé présente bien des grandes lésions d’irritation sans signe de défloration.&lt;br /&gt;
Je ferme les yeux sur l’anamnèse capitale pour un médecin, les paroles des autres gamins jamais interrogés surtout après le silence complice des autorités qui ont  classé le dossier suite au retrait de la plainte de la mère qui m’a un jour narguée en me rencontrant fortuitement les bras clinquant de bracelets or vingt quatre carats, un sourire mauvais : « c’est pas vous docteur qui allez me faire vivre moi et mes sept gamins..en plus, ne vous inquiétez pas mes gosses, il n’y touchera plus, il est retourné dans sa France !»&lt;br /&gt;
J’aime à croire que je suis dans le délire à interprétations multiples.&lt;br /&gt;
Mon pays, une carte postale à accrocher.&lt;br /&gt;
Mon peuple des zombies.&lt;br /&gt;
Probablement Béatrice, probablement mais ce qui est plus que certain c’est cette volonté de fer en ces jeunes, en vous qui venez me lire et moi particulièrement de faire changer les choses , de déblayer et de construire. Dans mon désir de parler, je suis dans le registre de la catharsis et non la dénonciation destructrice mais combien consolidante qui a encore le devoir de se projeter de ses ruines dans l'avenir.&lt;br /&gt;
je le dois nous le devons à ma Tunisie si belle qui se refuse à ses anciennes allures persecutrices pour la sauvegarde et la beauté.&lt;br /&gt;
Nous construirons sur du neuf sur du beau sur une jeunesse forte et ma foi combien belle qui a fait  tomber les tyrans comme un château  de cartes,trembler les géants et fait arriver la révolution jusqu’à vous l’occident de nos rêves !&lt;br /&gt;
Alors sans rancune ni amertume construisons !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-166083221256030265?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JvlE2Qfo-dt_mnTciF1pDPDVfUQ/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/JvlE2Qfo-dt_mnTciF1pDPDVfUQ/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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Cette fois, je suis en visite chez les femmes.&lt;br /&gt;
Un monde  à part les femmes même en prison les normes  ne sont pas les mêmes, les&lt;br /&gt;
actes différents.&lt;br /&gt;
Seule la douleur  est la même.&lt;br /&gt;
Elle a la même odeur la même couleur le même poids sans souci de race d’identité ou d’appartenance.&lt;br /&gt;
La prison est parjure et silence.&lt;br /&gt;
De la prison, les femmes parlent peu.&lt;br /&gt;
Moi, j’en parle beaucoup.&lt;br /&gt;
J’en fais ma mission !&lt;br /&gt;
Je me tape grave de ce qu'on dira-ton, de ce qui pourra arriver.&lt;br /&gt;
Mon fils un certain 14 janvier, ma fille belle comme un soleil s'est teinte fidèle à la kasba de boue et de pluie les jours d'aprés, Aziz,Yassine , Shiran ,Wejdène ,  Afef ma belle Afef , sansoune ,Randa mon autre enfant de sa Mauritanie lointaine a suivi minute par minute les infos , a même ramassé un corpuscule de tunsiens (le plus grand nombre)  dans son "Afrique  perdue" et ont hurlé "khobz wou mé w ben ali lé " et bien entendu le fameux "dégage" devant notre ambassade de ce bled perdu mais que j'aime tant...tout ce beau monde jeune et puissant avec tous les autres également m'ont appris vaillamment la liberté .&lt;br /&gt;
Depuis je suis libre et c'est tellement bon.&lt;br /&gt;
Ca sent le misc et l'ambre, mieux encore une brise du paradis mieux encore le paradis lui même car elle me rend moins égoiste plus puissante me ramène à ma finitude me rend moi une femme et me réconcilie avec Dieu!&lt;br /&gt;
 La femme n’est plus femme, son corps épouse la honte et le parjure.&lt;br /&gt;
Elle est satan.&lt;br /&gt;
Satan est sa geôlière qui tyrannise son corps, s’autorise ses intimités et &lt;br /&gt;
malmène ses nuits.&lt;br /&gt;
Je revois cette petite de droit politique d’à peine vingt ans rattrapée par une&lt;br /&gt;
équipe de nuit.&lt;br /&gt;
Elles n’en ont fait qu’une partie car elle leur est déjà arrivée bien garnie :&lt;br /&gt;
hématomes et méprises sur une frêle personne dans les sous sols du ministère de&lt;br /&gt;
l’intérieur ou encore dans une geôle de garde à vue.&lt;br /&gt;
Tournante à cinq et plus, viols répétés sur la vierge qu’elle n’est plus.&lt;br /&gt;
Je revois cette autre de droit commun, une belle blonde effrontée et à la&lt;br /&gt;
crinière bien fournie.&lt;br /&gt;
La nuit est à peine  consommée qu’elle est consommée sans entrée ni amuse gueule&lt;br /&gt;
juste un traitement des plus  violents farcis de perversité et d’obscénités au&lt;br /&gt;
vu et au su des autres pensionnaires de ces hauts lieux qui se taisent parce que&lt;br /&gt;
le silence n’est plus lâcheté parce que la nuit n’est qu’offense et complicité !&lt;br /&gt;
Un traitement spécial pour une grande dame qu’on a recommandé parce que son&lt;br /&gt;
conjoint fait le triple de son âge et que ses ébats amoureux ne suffisent plus&lt;br /&gt;
et que la belle traîne quelque part dans un bois dormant…&lt;br /&gt;
Adultère et juste châtiment, méprise ou hérésie ?&lt;br /&gt;
L’hérésie est dans ces cheveux blancs qu’il teint de noir pour disposer des&lt;br /&gt;
pucelles avec la garantie de l’argent et du pouvoir que lui octroyait zaba.&lt;br /&gt;
Le matin, on retrouve notre belle blonde yeux baissés difforme et crâne rasé.&lt;br /&gt;
Je l’ai rencontrée plus tard au tournant d’une rue le regard vide cassé avec son&lt;br /&gt;
port de reine éteint à jamais !&lt;br /&gt;
J’entends le frêle et dernier murmure de cette autre femme  frôlant la&lt;br /&gt;
quarantaine après s’être pendue au petit matin à son drap de lit d’occasion.&lt;br /&gt;
Ni sa première nuit d’initiée ni la cruelle maltraitance de ses gardiennes ni&lt;br /&gt;
les coups exagérés des autres prisonnières parce qu'elle a assassiné de sang froid ses trois enfants en malaxant dans le coca du  fatak un pesticide puissant  n’arrivent à la sortir de son&lt;br /&gt;
mutisme.&lt;br /&gt;
L'aînée a à peine quinze ans. Cela  a été plus facile pour le dernier qui est encore dans ses langes.&lt;br /&gt;
Du lait assassin malaxé dans le biberon de subsitution.&lt;br /&gt;
Une voisine de quartier, elle était!&lt;br /&gt;
La marsa ,une banlieue ma foi huppée mais combien dichotomique où les vies se creusent dans la chair en noir et en sang. Juste il faut avoir le regard et le souffle rôdé.&lt;br /&gt;
Elle est partie en silence la petite dame  du "ELLOTF"qu'elle vous a arraché  à sa lecture, un maigre sourire sur les lèvres les yeux rivés vers&lt;br /&gt;
la « Kaaba", son index en extension dans une ultime prière emportant son secret&lt;br /&gt;
avec elle à jamais !&lt;br /&gt;
Qui s'est soucié de le percer?&lt;br /&gt;
Un triple infanticide, ce n'est pas du gâteau!&lt;br /&gt;
Ni les flics ni les hommes de justices ni les humains en général ne se sont jamais souciés de rendre la vérité moins accablante lorsqu'il s'agit du "dernier jour d'un condamné".&lt;br /&gt;
Ni Gueux ni Valjean !&lt;br /&gt;
Je revois les pavillons .&lt;br /&gt;
Ils sont infects et pouilleux surpeuplés de femmes transformées tantôt en fauves véritables enragés qui se régalent de chair humaine et de viles services ou en ânesses.&lt;br /&gt;
Je passe outre le corfi, les files d’attente pour les visites, le mot d’ordre de&lt;br /&gt;
tout taire, les vols dans les affaires, les règlements de compte, les&lt;br /&gt;
humiliations, les déclassements, l’isoloir ou le silloun où elle  est amenée à&lt;br /&gt;
même le sol comme chez les hommes dans un trou à rat sans lumière aucune souvent&lt;br /&gt;
jetés à plusieurs comme dans une fosse humaine avec un trou découvert pour les&lt;br /&gt;
besoins sans rideau ni cloison , un goutte à goutte d’eau trouble et douteuse et&lt;br /&gt;
un seul repas infecte dans la journée. On les y jette et les tiennent pour&lt;br /&gt;
oubliées le temps qu’il faut pour amener le repentir.&lt;br /&gt;
Aucun travail de réhabilitation juste de la démolition massive pure et simple.&lt;br /&gt;
J'entends encore pour terminer le dernier racle d'un prisonnier car il s'agit d'un homme cette fois-ci;&lt;br /&gt;
Il mendiait dans un cri déchirant étouffé le repentir et le salut. C'était un ancien tortionnaire de la liste que mon bon ami  Mehdi Saidi a eu la délicatesse de m'envoyer.(https://www.facebook.com/note.php?note_id=161414547242645)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Je lui adresse un grand merci car il y a des mémoires qu'il est dangereux d'effacer car elles nous kidnappent définitivement à toute possibilité de rédomption , de repentir et de réconcialiation.&lt;br /&gt;
Ce monsieur d'un "Z" que je noterai dans sa demeure éternelle  je suis certaine,aimerait que je vous retranscrive  fidèlement ses dernières pensées.&lt;br /&gt;
Il  a été pendant longtemps le directeur d'une grande prison de renommée dans notre si petit pays.&lt;br /&gt;
Il a eu la main leste la colère facile les manières rudes  et sans pitié pour les condamnés et lorsqu'à son tour ,il a été condamné ,il a compris son mal son mal être son crime sur l'humanité .&lt;br /&gt;
Il a longtemps assasiné en tant que purgateur et au purgatoire, quand ce fut son tour de purger, il est mort d'un vrai cancer de l'assassin qu'aucune Amélie si grandiose ne revendiquerait!&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Allahouakbar ,je dirai!&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dois- je ajouter  que ce n’est pas de la fiction et que de telles drames se&lt;br /&gt;
jouent sur des hommes et des femmes dans nos prisons?&lt;br /&gt;
Dois-je insister, soulever, hurler, frapper d’ignominie et de mécréance ces&lt;br /&gt;
femmes et ces hommes sans visage et sans cœur qui au lieu de garder enfourchent&lt;br /&gt;
leurs gardés ?&lt;br /&gt;
Dois-je me griffer me mordre et me dessaouler pour réaliser que je n’ai pas rêvé&lt;br /&gt;
pas et que  ce sont bien des destinées de femmes et d’hommes qu’on tronçonne&lt;br /&gt;
sans pitié ?&lt;br /&gt;
Dois-je encore  ajouter que Dieu aussi est ici absent qu’il  ne fait pas et que&lt;br /&gt;
l’homme fait?&lt;br /&gt;
Dois-je regresser pour m'habiller d'ascétisme et dire que je suis  malade et que je ne dois pas m'approcher?&lt;br /&gt;
Dois-je encore convulser secouer pour réveiller les consciences et laisser les morts dormir en paix?&lt;br /&gt;
Dois -je écrire sur les murs sur mon corps et le vôtre au sang et au feu cette magnifique phrase immortelle de Victor Hugo:&lt;br /&gt;
" Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper."&lt;br /&gt;
Je me trouve dans l'obligation d'ajouter" et ne la violer pas "&lt;br /&gt;
Ne me parler plus jamais d'hérésie ni de mécréance car vous avez appris là à me deviner!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-3540618807484702626?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/5-YHg1161KzXJauEdWtzTewNpy8/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/5-YHg1161KzXJauEdWtzTewNpy8/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
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interdits.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas mais ma tête convulse à la lecture d'un texte sur kapitalis sur &lt;br /&gt;
la torture dans nos prisons.&lt;br /&gt;
Je m'accoude au bar des tortionnés , tente une virée mais j'ai comme une &lt;br /&gt;
impression de vertige et de nausées.&lt;br /&gt;
Délire ou  catharsis ?&lt;br /&gt;
Je ne sais pas mais  j'ai comme l'impression de porter mon pays toute seule.&lt;br /&gt;
Je la trouve gentille la rédactrice de l'article, elle y va tout  doux, à &lt;br /&gt;
petites mesures pour mes sens affamés de vérité.&lt;br /&gt;
Hier encore, j'ai dit à un ami qui me questionnait sur la valeur, le but  de mes &lt;br /&gt;
écrits.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas, je ne sais plus mais ce dont je suis sure c'est que je ne veux &lt;br /&gt;
plus rester sourde à cet appel qui me vient du ventre de la terre qui me secoue, &lt;br /&gt;
me" vulnère", me rend esclave du détail pour l'affranchir, le faire parler et &lt;br /&gt;
témoigner. &lt;br /&gt;
Je revois  encore ce Samir Dilou à la télé qui raconte son arrestation et la &lt;br /&gt;
prison.&lt;br /&gt;
Il m'impressionne  bien qu'il me soit étranger.&lt;br /&gt;
Il y a quelque chose dans son franc parler qui me touche, me remue au plus &lt;br /&gt;
profond de moi même, me rend triste et petite.&lt;br /&gt;
Son histoire revient la nuit me hanter.&lt;br /&gt;
Ils sont nombreux depuis à le faire et depuis quelques jours, j'essaie &lt;br /&gt;
d'échapper à ce désir fou d'écrire et de hurler.&lt;br /&gt;
J'ai mon examen à réussir et pourtant les cris de cet enfant d'à peine dix neuf &lt;br /&gt;
ans à la prison de Roumi continue à me percer.&lt;br /&gt;
Ils l'attachent à l'arbre sur lequel le matin, ils ont pissé puis versé le &lt;br /&gt;
fameux coca.&lt;br /&gt;
Nos  gardiens de paix sont des pro.&lt;br /&gt;
Ils poussent le génie, inventent le monde et calculent la barbarie.&lt;br /&gt;
Consignes ou hérésie?&lt;br /&gt;
Ce n'est plus un arbre mais un nid de fourmis et le soir lorsque le petit en &lt;br /&gt;
fait des siennes parce qu'il a peur de la nuit et de ses prédateurs, ils le sortent prendre l'air en &lt;br /&gt;
petites tenues et torse nu .&lt;br /&gt;
Ils l'attachent à l'arbre qu'il enlace  menotté malgré lui.&lt;br /&gt;
J'entends encore ses hurlements qui déchire la nuit et le jeu pervers des &lt;br /&gt;
fourmis  dévorantes partout sur son corps et dans le moindre de ses trous.&lt;br /&gt;
Vous convenez bien dés lors qu'il il ne s'agit plus que de béances et de trous.&lt;br /&gt;
Dieu est absent de ses atrocités.&lt;br /&gt;
Il ne fait plus.&lt;br /&gt;
L'homme fait !&lt;br /&gt;
Je ne suis pas  mes amis dans le blasphème mais le blasphème est dans ce que &lt;br /&gt;
j'ai surpris dans ce regard aboyant, ce souffle pervers qui rôde la nuit, &lt;br /&gt;
oublie son rôle  de monter  sa garde pour monter ses gardés.&lt;br /&gt;
Le blasphème est encore à la prison de Roumi que je ne connais que de nom mais &lt;br /&gt;
dont la réputation dépasse l'inhumain lorsque le jour du convoi des islamistes &lt;br /&gt;
arrive.&lt;br /&gt;
Un autre jour dont l'homme est encore seul inventeur.&lt;br /&gt;
L' « airéa » ou la grande cour est dans sa belle robe  pour les accueillir, &lt;br /&gt;
tuyaux d'arrosage à haut débit….&lt;br /&gt;
toujours en petites tenues : slip et torse nu &lt;br /&gt;
mais cette fois dévalant le camion blindé dans  la fameuse position de "la &lt;br /&gt;
poule" avec l'ordre de traverser la cour  dans cette marche de bipèdes volaillées &lt;br /&gt;
sous les jets puissants et la pluie des cravaches pour bien pimenter le &lt;br /&gt;
caquetage de ces "volailles d'occasion"!&lt;br /&gt;
Que puis-je ajouter sinon courir vers la prison de l'intérieur, rouler un oeil &lt;br /&gt;
inquisiteur vers cette infirmerie où un homme est pris de cours sous le silence &lt;br /&gt;
des agneaux , fait une tournante perverse avec les gardiens de paix immortalisée &lt;br /&gt;
par une caméra perverse qui démolira son imago auprès de ses coreligionnaires.&lt;br /&gt;
J'entends encore ses cris .&lt;br /&gt;
Ils arrivent jusqu'à moi, me déflagrent pour que je n'oublie.&lt;br /&gt;
Ce n’est  plus d’un homme érudit qu’il s’agit mais  quelqu’un de &lt;br /&gt;
dépersonnalisé complément abusé et détruit.&lt;br /&gt;
Qui a donné l'ordre de squatter ce semblant havre de soin ?&lt;br /&gt;
Où sont passés les infirmiers et  les  docteurs ?&lt;br /&gt;
Un silence complice emprunt d'horreur lorsqu'ils laissent faire, taisent leurs &lt;br /&gt;
témoignages dans leurs rapports sur les sévices faits sur les prisonniers. Des &lt;br /&gt;
fois, ils en rajoutent et se délectent par un accueil odieux et une maltraitance &lt;br /&gt;
hors sermon ennuyés ou excédés par la misère dérangeantes des incarcérés qui &lt;br /&gt;
continuent à croire en l'infirmerie comme  source de soins et de bénéfices &lt;br /&gt;
secondaires pour échapper à l'angoisse  insupportable de leurs vécus.&lt;br /&gt;
Je reviens à ces docteurs.&lt;br /&gt;
Je m’arrête à leurs sciences et savoir qui se débine devant autant de &lt;br /&gt;
monstruosités.&lt;br /&gt;
Pourquoi se fait-il mnésique et frappé de stérilité lorsqu’il simule la santé &lt;br /&gt;
lorsque le « chambri  »n’est que horreur, odeur de sperme et de vomi ?&lt;br /&gt;
Pourquoi menottent-ils la vérité, cadenassent –ils l’inhumain s’allient au &lt;br /&gt;
diable et permettent l’innommable ?&lt;br /&gt;
Combien les archives détiennent-elles de cas de viol ou de sodomisation, de &lt;br /&gt;
coups et de passage à tabac jusqu’à la mort parfois ?&lt;br /&gt;
Pourquoi  les  statistiques sur de cas de tuberculose, de maladies vénériennes &lt;br /&gt;
et même infectieuses simples de gale et de tique manquent  sinon comment &lt;br /&gt;
expliquer que les pavillons continuent à regorger de plus de cent détenus dans &lt;br /&gt;
des espaces fermés blindés humides sans fenêtre  de moins de un mètre carré par &lt;br /&gt;
personne avec chacun deux baluchons pour linge propre d’été et d’hiver, un autre &lt;br /&gt;
sale, trois couffins pour la semaine et un seau en plastique comme baignoire, &lt;br /&gt;
garde manger et table de travail ou de jeux de carte selon la circonstance .Tout &lt;br /&gt;
cela dans un mètre carré et même moins par personne.&lt;br /&gt;
Où se trouvent les rapports sur l’hygiène sinon comment permettraient-ils ce &lt;br /&gt;
surpeuplement et ces encombrements ?&lt;br /&gt;
Où sont les équipes sanitaires  pour désinfecter, dératiser et rendre salubre jour et nuit?&lt;br /&gt;
Imaginer le confinement lorsqu’ils sont à cent et plus.&lt;br /&gt;
Imaginer un seul instant le brouhaha et le vacarme lorsque chacun place un mot &lt;br /&gt;
ou lorsque l’air se réchauffe ou s’électrifie.&lt;br /&gt;
Des hommes ramenés à un état bestial par manque de dignité et de pudeur.&lt;br /&gt;
L’homme amoindri  est alors en droit de se comporter en bête féroce.&lt;br /&gt;
Je ne veux rien rajouter juste résumer et à la hâte l’état de nos prisons et je &lt;br /&gt;
reste indulgente car je ne dirai qu’un mot sur les files d’attente dehors dans &lt;br /&gt;
les parloirs , la misère et les souffrances des familles qu’allègent juste la vue de l’aimé derrière ces barreaux qui asphyxient l’air entre des cloisons minuscules sans aucune intimité avec le voisin qui écoute malgré lui et le gardien de paix qui pénètre en maître des lieux les pensées , les discussions !&lt;br /&gt;
Je vous ferai grâce de quelques autres détails honteux.&lt;br /&gt;
Juste un regard triste vers cette jeune sœur ou femme ou cette animatrice de télé qui arrive écrasée &lt;br /&gt;
par la honte ranimée par la vue de ses aimés violée dans son intimité profonde &lt;br /&gt;
par les pénétrations intrusives du regard , de cette main qui traîne ou cette &lt;br /&gt;
autre qui se hasarde insistante et perverse encouragée par la poigne du pouvoir &lt;br /&gt;
que possède le minable ou le hakir sur les misérables..&lt;br /&gt;
Que d’injustices, d’abus et c’est encore peu raconter nos prisons !&lt;br /&gt;
Celui qui n’ a pas connu les convois de déclassement  n’a pas connu la prison !&lt;br /&gt;
Celui qui n’a pas été par un mouchardage terrassé dans la nuit par un état de &lt;br /&gt;
siège et de départ forcé vers l’inconnu une autre prison plus radicalisée n’a &lt;br /&gt;
rien appris encore !&lt;br /&gt;
Il faudrait se serrer à trente dans ce camion blindé avec ses fameux balluchons de misères et un seau collectif pour les besoins collectifs du voyage menottés ankylosés et chacun dans cette nouvelle épreuve  s’arrange à sa manière pour ne pas pleurer !&lt;br /&gt;
Un dernier mot sur la prison de « lahwereb», je ne peux pas ne pas le faire.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas en droit de m’abstenir. Je me suis promise la vérité.&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de prison car la prison devient clémence et apaisement.&lt;br /&gt;
Un camp de concentration sur une terre de désolation jetée dans entre les flancs &lt;br /&gt;
d’une région aride sèche et stérile où la nature se fait complice du démon pour &lt;br /&gt;
rendre l’air irrespirable par canicule ou gel des hivers gerçant et la vie &lt;br /&gt;
impossible.&lt;br /&gt;
Et pourtant, on continue à y jeter des hommes assujettis à leur peine par &lt;br /&gt;
centaine dans des pavillons sordides puants et où les manières sont des plus &lt;br /&gt;
musclées que ce soient de la part des tortionnaires que des pensionnaires de ces hauts lieux  entre &lt;br /&gt;
eux.&lt;br /&gt;
Lahwereb c’est pire que les oubliettes c’est les convois sans retour une antichambre de la mort  sans &lt;br /&gt;
vestige d’humain de réel de descriptible.&lt;br /&gt;
Celui qui n’a pas été à Lahwereb n’a rien connu  de la prison !&lt;br /&gt;
Même les rats n’y vivent plus. Désertion massive par démission ou peur de &lt;br /&gt;
contamination ?&lt;br /&gt;
Tout cela et pire encore nos prisons !&lt;br /&gt;
Mais alors pourquoi ce désir féroce de mettre au grand jour ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je reste dans la précarité des acquis et je me veux effacée devant tant de &lt;br /&gt;
souffrance.&lt;br /&gt;
Quelque chose de fort de puissant me cheville à ces misères , à la tourmente de &lt;br /&gt;
ces prisonniers que ce soit de droit politique ou de droit civil .La différence &lt;br /&gt;
m’importe peu car chaque individu s’aligne au pas de la décence et de la &lt;br /&gt;
dignité.&lt;br /&gt;
Nous devons le respect à ces hommes qui ont une peine à purger et tant que ces hommes &lt;br /&gt;
sont prisonniers, ils doivent écoper dans la dignité leurs années.&lt;br /&gt;
Notre regard doit être porteur consolidant et si nous voulons que cela change, il &lt;br /&gt;
faut commencer par cela.&lt;br /&gt;
Humaniser les maisons de détentions.&lt;br /&gt;
Par cet écrit que je veux  fort et souvent aux limites de la pudeur, je tente d’&lt;br /&gt;
arracher les mauvaises herbes non pas dans un but vindicatif mais réparateur, &lt;br /&gt;
consolidant.&lt;br /&gt;
Je veux raviver les berges en bon interventionniste pour mieux oxygéner.&lt;br /&gt;
Je veux dans cette poigne de relever le défi, d’encore croire en cette &lt;br /&gt;
révolution me hasarder sur ces sentiers tabous et décrire l’innommable pour le &lt;br /&gt;
dramatiser à son juste titre en faire une cause et un motif de reconstruction .&lt;br /&gt;
Je ne tiens pas à faire le justicier, ce rôle  ne m’est point donné de part mon &lt;br /&gt;
métier.&lt;br /&gt;
Je veux juste ne plus me taire et mettre le point sur l’abcès.&lt;br /&gt;
Il n’est point important de savoir d’où me viennent ces données qui restent &lt;br /&gt;
très vérifiables et encore moins que la vérité mais l’essentiel réside dans &lt;br /&gt;
l’urgence des remaniements dans les milieux carcéraux.&lt;br /&gt;
Il faut une grande  remise à niveau avec un grand mouvement  de &lt;br /&gt;
réaménagement et de détersion afin de permettre à la décence de se mettre en &lt;br /&gt;
place et à l’homme  de continuer d’exister.&lt;br /&gt;
Lorsque j’incise dans le médical c’est juste parceque c’est le seul corps que je maîtrise assez.&lt;br /&gt;
 Ce n’est pas dans un délire &lt;br /&gt;
culpabilisant  mais dans un but de réappropriation de ce corps si noble pour ses &lt;br /&gt;
prorogatifs pour les impératifs de ce métier que j’aime tant !&lt;br /&gt;
Je voudrai qu’ils soient dans l’empathie  du service de la santé de l’homme et rien que l’homme &lt;br /&gt;
quelque soit sa condition et donc  uniquement et exclusivement pour sa santé .&lt;br /&gt;
Ecrire sur tout cela reste mon unique manière de vérifier le pouls , d’éléctrochoquer et  faire redémarrer la vie !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-2440720552631660229?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cD5lfrRU-qtlirEaAYI3z-DMaKg/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cD5lfrRU-qtlirEaAYI3z-DMaKg/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cD5lfrRU-qtlirEaAYI3z-DMaKg/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/cD5lfrRU-qtlirEaAYI3z-DMaKg/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/_HAHo46y9Bs" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/2440720552631660229/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/06/nos-prisons.html#comment-form" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/2440720552631660229?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/2440720552631660229?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/_HAHo46y9Bs/nos-prisons.html" title="Nos prisons!" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/06/nos-prisons.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0ABRHg5fSp7ImA9WhZVGE0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-3484246149376938839</id><published>2011-05-30T17:29:00.001-07:00</published><updated>2011-05-30T17:29:15.625-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-05-30T17:29:15.625-07:00</app:edited><title>Maintenant,je sais ce que je veux!</title><content type="html">Depuis le début,j'ai été prise dans cette spirale infernale qu'est facebook, ses tentacules de rêve et de médiatisation, d'intox et d'info jamais pour la drague toujours pour le nouveau.&lt;br /&gt;
Depuis quelques mois déjà,je pars à chaque fois qu'il m'est possible  à l'affût des opportunités découvrir des pages nouvelles, visiter des connaissances, brimer certaines autres ou encore partager émois et avis sur telle ou telle question.&lt;br /&gt;
Depuis quelques temps,il m'a été doux de pousser la porte de certains jeunes aussi enflammés que jeunes,  aussi têtus qu'acharnés souvent aux limites de l'emportement et de la colère..&lt;br /&gt;
J'avoue sans honte aimer ces terribles bras de fer.&lt;br /&gt;
J'adore avoir l'âme constamment chevillée à mon corps.&lt;br /&gt;
Depuis toujours,je me refuse à endosser l'étiquette de asociale de marginale de jamais satisfaite et de toujours à redire.&lt;br /&gt;
Depuis toujours, je m'enflamme au quart de tour refuse les demi mesures et mésallie le copinage.&lt;br /&gt;
Depuis toujours, j'affectionne les affrontements , apprécie les corps à corps et dénigre le chantage.&lt;br /&gt;
Depuis, je reste hostile ,écoeurée et frigide à toute forme d'alliance ou de parti.&lt;br /&gt;
Mais là, c'est de mon pays qu'il s'agit&lt;br /&gt;
Son destin est entrain de se réécrire, de se transformer, de se creuser dans la chair et le sang de ses enfants.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus rester indifférente à ce traçage.&lt;br /&gt;
Je veux le marquer de mon empreinte et de celles de mes aimés.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus rester spectatrice de son lynchage ni de son viol comme auparavant car il ne me sera plus donner de  nouvelle occasion pour le faire   ni l'âge ni la force ne suivront.&lt;br /&gt;
Je veux le construire avec les miens, de nos propres mains sans annexions ni belligérants.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas faire de la politique je n'en ai ni la science ni la patience.&lt;br /&gt;
Je n'ai pas l'âme des dirigeants ni de celle des meneurs d'hommes.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas bien me tenir ni me contenir.&lt;br /&gt;
Je n'ai ni les manières gantées ni un faible  pour  le velours.&lt;br /&gt;
Et pourtant pourtant, j'aime ce pays à en mourir.&lt;br /&gt;
Je l'aime à le diviniser, le rendre moi , me l'accaparer, refuser le partage puis m'ouvrir et  lui rendre sa liberté pour marcher dans ses contrées.&lt;br /&gt;
Je l'aime et je me refuse de le léguer à de nouveaux vautours.&lt;br /&gt;
Je l'aime et je ne veux  d'aucun troc.&lt;br /&gt;
Juste lui et rien que lui !&lt;br /&gt;
Et lorsque  ce matin  encore je discutais de son avenir, mon fils écorché à sang par la contre-révolution qui convulse mon pays m' affirme qu'il existe des possibilités  de présentation d'indépendants aux éléctions du majliss .&lt;br /&gt;
Et lorsque ce soir encore, des jeunes sur cette toile magnifiqueFB que certains esprits maléveillés continuent à menacer  proposent avec  toute la fébrilité de leur âge de dresser des listes pour indépendants et faire partie de ce comité  pour contrer les partis qui violeraient la patrie , j'ai su ce que finalement depuis toujours je voulais!&lt;br /&gt;
Etre indépendante et ne plus me cacher pour mourir!&lt;br /&gt;
Oui c'est ça rester indépendante et m'inscrire sur cette liste!&lt;br /&gt;
Oui c'est effectivement cela ce que je veux !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-3484246149376938839?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/E3qOaIHmSO2_eQzNt-uUQjyrmEY/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/E3qOaIHmSO2_eQzNt-uUQjyrmEY/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/E3qOaIHmSO2_eQzNt-uUQjyrmEY/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/E3qOaIHmSO2_eQzNt-uUQjyrmEY/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/ODSnUT8cEwE" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/3484246149376938839/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/maintenantje-sais-ce-que-je-veux.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/3484246149376938839?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/3484246149376938839?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/ODSnUT8cEwE/maintenantje-sais-ce-que-je-veux.html" title="Maintenant,je sais ce que je veux!" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/maintenantje-sais-ce-que-je-veux.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEEAQXg8eip7ImA9WhZVFE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-6403297858385605385</id><published>2011-05-26T09:17:00.001-07:00</published><updated>2011-05-26T09:17:20.672-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-05-26T09:17:20.672-07:00</app:edited><title>Je veux t'aimer!</title><content type="html">Je ne sais  ce qui me prend en ce moment mais je me sens tantôt flasque et démotivée tantôt spastique et pleine d’énergie.&lt;br /&gt;
Une énergie qui se veut positive, bienfaitrice, créatrice pour ne penser qu’à la construction.&lt;br /&gt;
Construire ce pays que j’aime malgré tout et plus que tout, que je n’enorgueillis à la fois à haïr et à aimer.&lt;br /&gt;
Aimer comme dans  un amour  d’adolescent  fou fougueux et déraisonné qui souffle tout au passage irrationnel et exagéré.&lt;br /&gt;
Exagérant les faux pas de ceux qui le gouvernent, anticipant leurs moindres actions et paranoïant chaque fait.&lt;br /&gt;
Faits troublants certes s’accommodant d’un silence  morbide des juges et des avocats  et  qui traîne plus long que nos vies,  se confortant de la traitrise de certains et s’alliant  au diable et à ses démons.&lt;br /&gt;
Démoniaque est la politique qui reste capable de corruption, de manipulation, de coups bas, de représailles et de meurtres de sang froid.&lt;br /&gt;
Froide est la couche de ce jeune homme qui ne se jettera plus dans  les bras de sa mère  parce que les griffes de la mort l’ont cueilli  dans des bains de sang ou  une tuerie ou encore de marbre est  celle de ce bébé de six mois tant attendu tant espéré et qui meurt asphyxiée par la lacrymo dans un hammam dans des circonstances  des plus crapuleuses.&lt;br /&gt;
Crapuleux sont les vendredis haineux où les affrontements sont des plus sanglants entre mâtons et population.&lt;br /&gt;
Misérables sont les jours où les forces de l'ordre font classe morte devant le passage à tabac des manifestants  pacifiques par des" baltagyas" d'occasion.&lt;br /&gt;
Aimer comme dans un amour béni souple sans interdit juste les prières des aînés sur des décisions justes, une justice éclairée et le glass de la vérité.&lt;br /&gt;
Vérité  absolue transparente diffusée sans censure ni prélèvement depuis le soulèvement de mon peuple tellement pacifique et effacé.&lt;br /&gt;
Justice sans main basse, ni demi –mesure mais dans l’équité.&lt;br /&gt;
Aimer comme dans un amour d’adulte confortable bien assis dans des choix politiques véritables sans maquillage ni leurre ni combine ni truquage.&lt;br /&gt;
Urnes qu’on aura plus à sodomiser.&lt;br /&gt;
Chiffres qu’on aura plus à truquer.&lt;br /&gt;
Partis qu’on aura plus à corrompre.&lt;br /&gt;
Plus de théorie du complot plus de luttes répressives&lt;br /&gt;
Plus de mesures drastiques  plus de régime de la terreur&lt;br /&gt;
Plus de culte de la personnalité plus de reich ni de fuhrer&lt;br /&gt;
Juste une démocratie sécurisée, plénière et sans compromis&lt;br /&gt;
Aimer comme dans un amour véritable nourricier vital&lt;br /&gt;
où l’enjeu est capital celui de nos vies, de notre patrie&lt;br /&gt;
où les mémoires ne sont plus mnésiques&lt;br /&gt;
où la justice n'est plus  un trompe œil frappée de trop de souplesse , d’apathie,  de beaucoup de dépendance et de non fait.&lt;br /&gt;
Juste la vérité et rien que la vérité !&lt;br /&gt;
Est-ce trop demander ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-6403297858385605385?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
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Lorsque tu étais président, j'ai grandi dans ton ombre. J'y ai aussi vieilli.&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président, je ne me souciais point de ma sécurité, tu la gardais tellement  bien s'acquitant du moindre de mes actes, de mes choix jusqu'à ma respiration.&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président,il était bon de vivre dans la méfiance extrême jusqu'à sombrer dans l'insouci de nos vies car tu avais le droit  de décider pour nous ,le droit à l'agir et au passage à l'acte, le droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président, je gagnais mon pain en partageant comme une brebis sans trop  reflexion.&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président, tu m'as appris sans grand effort à faire le mouton ,à sauter les reboutades, à ne pas poser de question.&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président,je n'avais pas docile  à me soucier de menace de salaire qui ne tombera pas, d'eau qui coupera, de finances, de trains en grève, de routes non sécurisées, de braquages, de défilés de ministres et d'autres en instance d'apparition,  de flics qui font figure de présents, assistent à nos meurtres et participent à notre viol.&lt;br /&gt;
lorsque tu étais président, je déambulais totalement soumise et non avertie dans une vie plate sans grande ambiguité.&lt;br /&gt;
Lorsque tu étais président,  je n'avais le souci que de plus gagner, construire ma maison, élever mes mômes et faire une partie de téléphone arabe ou de commérage sur le dos d'une telle ou telle mégère.&lt;br /&gt;
JAMAIS DE SOUCIS DE POLITIQUE NI DE CHAMP DACTION OU DE DECISION&lt;br /&gt;
juste un comportement de mouton et combien passif approbateur égal à lui même ce mouton, j'étais.&lt;br /&gt;
Puis vient cette révolution.. j'aimerai dire maudite mais je reste croyante et bien élevée.&lt;br /&gt;
Elle m'a ouvert les yeux et m'a appris à chanter et  à composer un refrain de liberté,un comportement de révolté.&lt;br /&gt;
Elle m'a appris à ne plus dire oui , à refuser, à hurler "dégage "et mon comportement à changer.&lt;br /&gt;
Elle m'a insufflé une énergie négative , celle de l'insoumission et du questionnement.&lt;br /&gt;
Elle m'a liberée de mes chaînes tant adorées me montrant combien même en or ,je devais les  casser.&lt;br /&gt;
Elle m'a soufflé l'âme du patriote et du poète.&lt;br /&gt;
Elle m'a dressé contre mes ravissseurs et mes tortionnaires tant aimés m'expliquant que certains amours tuent et que le mien au temps de zaba était des plus toxiques voire mortels.&lt;br /&gt;
Elle m'a happée, transformée m'inculquant que dans ma mutinerie , je vivrais.&lt;br /&gt;
Je me suis conduite en bon apprenti et je me suis révoltée mais ma désertion est de  brève durée,la mutinerie avortée.&lt;br /&gt;
Mes tortionnaires ne sont plus zaba uniquement mais une panoplie de gens et d'évenements, de parvenus et de nouveaux statuts.&lt;br /&gt;
Les répliques de zaba sont encore plus virulentes, le clonage des plus réussis avec à chaque jour un nouveau répondant mais  au moins de son temps,j'avais un seul interlocuteur,un seul visà vis.&lt;br /&gt;
La révolution redevient un conte, la liberté un mythe à ne plus aborder.&lt;br /&gt;
Les médias frappés de mensonges et d 'hystérie,nos mémoires d'amnésie.&lt;br /&gt;
Les volontés se relâchent, le peuple renoue avec son passé.&lt;br /&gt;
Je retombe dans la schizophrénie de mon passé et toi zaba, tu commences à me manquer!&lt;br /&gt;
Puis-je redevenir l'agneau que j'étais?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-6763656392760163250?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zDW5aO3q-5J6VNBFRq7-XqaetFo/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zDW5aO3q-5J6VNBFRq7-XqaetFo/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zDW5aO3q-5J6VNBFRq7-XqaetFo/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/zDW5aO3q-5J6VNBFRq7-XqaetFo/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/KNNYLpYc3mA" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/6763656392760163250/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/zaba-tu-me-manques.html#comment-form" title="5 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/6763656392760163250?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/6763656392760163250?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/KNNYLpYc3mA/zaba-tu-me-manques.html" title="ZABA TU ME MANQUES!" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>5</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/zaba-tu-me-manques.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CU4CQHs6cSp7ImA9WhZWEUk.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-5744530071931917592</id><published>2011-05-11T12:59:00.001-07:00</published><updated>2011-05-11T12:59:21.519-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-05-11T12:59:21.519-07:00</app:edited><title>Ce pays dont je meurs</title><content type="html">Il n'ya pas si longtemps, j'ai été à l'aéroport.&lt;br /&gt;
Un homme menu et aux cheveux grisonnants dés son passage de la porte de l'aéroport se rue et s'agenouille et embrasse le sol dans une minute plus longue qu'une éternité. Un silence majestueux éternise l'air, fractionne les émotions et embrigade  la chair de poule qui traverse les présents. Des yous yous de femmes d'abord timides puis plus hardis transpercent le ciel. Je m'approche, coupe le silence et demande à une femme ce qui se passe .Elle me répond fière, c'est mon frère, il vient de rentrer après vingt trois ans de dictature. Dommage que mes parents n'ont pas survécus à son absence, ils sont morts de chagrin et d'exil . Je félicite et me retire discrètement.&lt;br /&gt;
Hier encore un ami me rappelle à cette vérité.&lt;br /&gt;
J'ai vite une pensée pour mon frère si loin et si près qui dans son insoumission il ya dix ans  a préféré   se retirer à sa manière vers un pays fait de glaciers géants, d'iceberg et de gel mais aussi d'étés indiens où le soleil est doux  apaisant pour les grands brûlés.&lt;br /&gt;
Pou eux tous, j'ai une pensée.&lt;br /&gt;
Pour Shiran, Yassine , Wejdenene la belle enfant, Randa mon enfant dans la Mauritanie de ses rêves à exaucer, j’ai une pensée.&lt;br /&gt;
 Une pensée douloureuse et qui pleure parce que je n’ai pas su  ainsi que mon peuple vous ramenez à notre sein.&lt;br /&gt;
Un sein aride mille fois plus stérile que celui de votre pays d’accueil, ce deuxième sein de substitution.&lt;br /&gt;
Un sein de change fade certainement car l’éloignement ternit les affects et réembellit le laid  mais un sein combien complet et généreux qui a su vous prendre dans ses bras , bercer et ma foi fait oublier.&lt;br /&gt;
Mais oublie-t-on réellement sa mère biologique comme mon ami ce matin m’a dit ?&lt;br /&gt;
Je tire sur ce sein tant adoré, il me vient des coups.&lt;br /&gt;
Je tire encore, il me vient des bleus.&lt;br /&gt;
Je donne des petites lapes pour amadouer, rien ne vient.&lt;br /&gt;
Je suis dans l’intense excitabilité de l’oralité hormis quelques traînées lancinantes, le son de la matraque et les jurons des policiers.&lt;br /&gt;
J’ignore ma peur, sonde ma faim et continue à laper.&lt;br /&gt;
Chiens perdus sans collier, mère immonde sans cœur.&lt;br /&gt;
Pourquoi les dénigrer ?&lt;br /&gt;
Pourquoi continuer à souffler l’abysse et l’affront ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ta gloire est-elle dans leur désaffect, le mien et ceux de mes semblables ?&lt;br /&gt;
Pourquoi tiens-tu à nous traîner dans la mutinerie, la désobéissance et l’ insurrection ?&lt;br /&gt;
Pourquoi te réjouis- tu  dans notre départage, désillusions et destruction ?&lt;br /&gt;
Pourquoi ton lit n’est jamais fait de chasteté, ton sein de pudeur ?&lt;br /&gt;
Pourquoi n’es-tu faite que de sang et de larmes ?&lt;br /&gt;
J’ai peur et je ne veux plus t’aimer mais combien honte à moi, tu es ce pays dont je meurs ou encore ce pays dont je vis!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-5744530071931917592?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/OmUAzMY37UPzMi3hxkFO9OP_VFU/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/OmUAzMY37UPzMi3hxkFO9OP_VFU/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/OmUAzMY37UPzMi3hxkFO9OP_VFU/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/OmUAzMY37UPzMi3hxkFO9OP_VFU/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/9k1onZm8UTg" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/5744530071931917592/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/ce-pays-dont-je-meurs.html#comment-form" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5744530071931917592?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/5744530071931917592?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/9k1onZm8UTg/ce-pays-dont-je-meurs.html" title="Ce pays dont je meurs" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/ce-pays-dont-je-meurs.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUUCR3czeCp7ImA9WhZXGU8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-4214998939698673986.post-9154867766795563200</id><published>2011-05-09T00:47:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T00:47:46.980-07:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2011-05-09T00:47:46.980-07:00</app:edited><title>Et rebelotte la misère!</title><content type="html">http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.upr2011.co.cc%2F&amp;h=66307&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce soir j’ai  envie de pleurer.&lt;br /&gt;
J’ai envie de me terrer.&lt;br /&gt;
J’ai envie de me cogner fort pour peut-être arriver à comprendre que tel est pris qui croyait prendre.&lt;br /&gt;
J’ai envie de hurler fort et de me griffer pour peut-être arriver à réaliser que rêver est encore un interdit, la liberté un parjure.&lt;br /&gt;
Comme une gamine je me suis mise à voir dans le ciel de mon pays un arc en ciel de couleurs  du vert sur du bleu sur du blanc sur du clair sur du transparent.&lt;br /&gt;
Je me suis prise la tête dans ce jeu ridicule qu’est la liberté, la révolution, les sit-in et le pouvoir du peuple.&lt;br /&gt;
Je me suis autorisée à espérer, à revivre une jeunesse, à fréquenter   facebook comme un café littéraire comme un jardin ami comme lorsqu’on s’ouvre à la vie.&lt;br /&gt;
Je me suis laissée emportée par ces vagues de liberté qu’on nous annonçait dans les médias, les rues, les voix qui s’élevaient .&lt;br /&gt;
J’ai chanté, discuté et même ri  avec des inconnus avec cette impression de déjà vu, de familier car je nous croyais dans la réconciliation et la libération.&lt;br /&gt;
Et lorsque depuis deux jours, la rue pacifique  récria à la violence, au son des balles et des matraques, j’ai pris peur et j’ai couru.&lt;br /&gt;
La rue n’est plus mienne, les gens mes frères mais des mâtons fauves fous emportés qui caillassent tout, frappent sans vergogne les hommes les femmes et les enfants.&lt;br /&gt;
J’entends dans le noir de mes pensées le tintamarre des clés des prisons qu’on ouvre, l’échauffement musclé du silloune et des épaves humaines qu’on  jette  et qu’on oublie.&lt;br /&gt;
J’entends les hurlements du haut des hurle-vent du roumi ou du nadhour ou encore des sous sols du ministère de l’intérieur des hommes que la  torture et  la douleur rendent  fous et amoindries.&lt;br /&gt;
J’entends la sirène des ambulances affolées, des paniers à salade un fourre tout de matraques,  de lacrymogènes et  une fourmilière d’entraînés.&lt;br /&gt;
J’avance, tends l’ouïe et  prends le pouls des rues de ma ville défigurée par les lance-pierres, les bombes à gaz et la répression.&lt;br /&gt;
Un passage à tabac sur tout ce qui bouge  en non stop  pendant  combien de jours terribles et de nuits assassines.&lt;br /&gt;
Je nous voyais enfin libres et libérés et combien soulagés du joug de la répression et de la violence , débarrassés de ce sentiment écrasant qu’est la peur.&lt;br /&gt;
Une peur mordante qui tire sur la chair ,la fond la malaxe à des sentiments encore plus forts de lâcheté, de tréfonds et d’ordure parce que nos personnes ne sont plus que telles .&lt;br /&gt;
Des détritus inhumains où l’un craint l’autre, s’essuie et se contre-essuie sur son voisin sans scrupule et avec  beaucoup mécréance.&lt;br /&gt;
Je suis fatiguée, lessivée et combien malheureuse parce que pour un court instant je me suis accrochée à ce maigre rêve de liberté et en aucun moment, je ne voulais départir et ne plus y croire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4214998939698673986-9154867766795563200?l=mifiguesmiraisins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MZJoGQJfHqhdFB68f5DM-Nwn9i0/0/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MZJoGQJfHqhdFB68f5DM-Nwn9i0/0/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MZJoGQJfHqhdFB68f5DM-Nwn9i0/1/da"&gt;&lt;img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/MZJoGQJfHqhdFB68f5DM-Nwn9i0/1/di" border="0" ismap="true"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/tkqvg/~4/5BqRDmINQxI" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/feeds/9154867766795563200/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/et-rebelotte-la-misere.html#comment-form" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/9154867766795563200?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/4214998939698673986/posts/default/9154867766795563200?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/tkqvg/~3/5BqRDmINQxI/et-rebelotte-la-misere.html" title="Et rebelotte la misère!" /><author><name>Lilia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18277940312640201923</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" width="32" height="28" src="http://3.bp.blogspot.com/_2TbFPTSUQUY/TUGHnPL75II/AAAAAAAAAYI/-kRHhi5e6GQ/s220/untitled.bmp" /></author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://mifiguesmiraisins.blogspot.com/2011/05/et-rebelotte-la-misere.html</feedburner:origLink></entry></feed>

