<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:blogger="http://schemas.google.com/blogger/2008" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739</atom:id><lastBuildDate>Fri, 01 Nov 2024 07:02:30 +0000</lastBuildDate><category>Annonce - nouvelles littérraires</category><category>Antoinette (part 2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Antoinette (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part4) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part5) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Bénedicte (part6) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Chantal (part 1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Chantal (part 2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Chantal (part 3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Dorothée (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Dorothée (part2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Dorothée (part3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Estelle (part 1/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Estelle (part 2/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Estelle (part 3/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><category>Françoise (part 1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Les merveilleuses</title><description>Nouvelles</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>19</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-1043868025113560463</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2007 07:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-12-09T23:33:18.494-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Françoise (part 1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre F - Françoise - (part 1/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;I&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;    Elle repose sa cigarette et le regarde calmement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il a dans ses yeux trop bleus pour elle une légère brume amenée par la bouteille de Bordeaux qui agonise sur la table. L&#39;homme se concentre sur la bouche de la jeune femme et tout son visage se tend vers son trait rouge. Il en détaille chaque centimètre. Il apprécie le velouté de ses lèvres et, un court instant, se prend à rêver. La voix tombe comme un immeuble qui s&#39;écroule. Il l&#39;écoute et son front se plisse peu à peu.  Il se dit que la vie n&#39;est vraiment pas bien faite. Il se dit que le rêve, décidément, cela se paie se paie cher. Très cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, Jean-Michel, lui dit-elle, tu n&#39;es pas celui que je veux. Tu n&#39;es pas assez, pas assez. Pas assez, tout simplement. Tu vois, je suis une femme libre, il me faut un horizon vaste comme l&#39;univers et rouge comme un poisson d&#39;aquarium. J&#39;ai besoin d&#39;un amour éternel avec quelqu&#39;un de différent de nous, tu comprends. Je me sens attirée par l&#39;Orient et ses mystères. Il me faut plus que l&#39;Europe. Il me faut plus qu&#39;une vie entre quatre murs avec les sorties du Dimanche au Jardin de Vincennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n&#39;y a pas de mais. Je te regarde, et je sais que nous ne pourrons vivre ensemble. Il me faut toute la vie, Jean-Miche, toute la vie, comprends-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Françoise se lève et avec elle le regard des hommes attablés autour. Ils regardent ce grand&lt;br /&gt;corps prendre le sac à main posé sur la banquette, déposer une poignée de billets sur la table et se diriger d&#39;un pas majestueusement lent vers la porte de sortie. Françoise marche avec de grandes enjambées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;      Elle laisse derrière elle les hommes qui la regardent et Jean-Michel, dont les yeux sont remplis de cette brume humide que chacun connaît bien et qui s&#39;appelle les larmes. Les vieux messieurs qui dînent au restaurant n&#39;ont d&#39;attention que pour la peau de blonde de Françoise. Elle est très claire et modulée. Les larmes, elles, ne se monnaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;II&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;   Françoise est employée municipale chargée de l&#39;intégration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Elle occupe avec son amie Djamila un bureau de la Mairie de Paris qui donne sur la Seine qui s&#39;offre à elle comme un jour de fête. Françoise hait les ingénieurs comme Jean-Michel. Il lui faut l&#39;exotisme à tout prix. Chaque année, comme d&#39;autre font leur ménage de printemps, elle va en vacances au Maroc. Là, avec Djamila, elle reste étendue sur la plage. Elles parlent ensuite des hommes. Elles n&#39;en pensent pas beaucoup de bien. Djamila n&#39;aime que les européens, Françoise que les maghrébins. &quot;C&#39;est pour les comprendre, dit-elle&quot;. &quot;Vois-tu, ajoute-t-elle, la vie est tellement plus riche avec eux.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/12/lettre-f-franoise-part-13.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-7434623734068730373</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2007 09:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-13T01:18:53.019-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Estelle (part 3/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre E - Estelle - (3/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Le taxi s&#39;arrête quelques rues plus loin et Estelle descend acheter de l&#39;aspirine à une pharmacie. Le chauffeur ne l&#39;attends pas. Elle en hèle un autre et cette fois s&#39;efforce de ne pas vomir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois chez elle, elle se couche et n&#39;ose pas regarder le massacre de son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui semble qu&#39;elle ne tiendra pas la journée. Autour d&#39;elle, tout est changé. Elle voit le monde à travers le voile que la douleur a jeté sur son corps. Elle a presque du mal à reconnaître sa chambre et, sur la table de chevet, le portrait de Thierry, qui, aux tables des restaurants, lui vantai si souvent la poitrine des autres femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de s&#39;effondrer, elle a la force de prendre le combiné du téléphone. Il lui semble que tout tourne autour d&#39;elle. Une voix lui parle, mais elle est incapable de répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre d&#39;hôpital est blanche et sa fenêtre donne sur une petite cour dans laquelle des malades se promènent en compagnie de leurs familles. Les murs de la chambre d&#39;Estelle vient d&#39;être repeinte et les murs sont d&#39;une blancheur que l&#39;oeil a du mal à soutenir. Les pansements autour de la poitrine d&#39;Estelle forment comme une seconde peau. Elle ferme les yeux. Elle rêve un instant et sent de nouveau le tissus rêche des pansements sous ses doigts. Alors elle pleure et des larmes viennent doucement naître au coin de ses paupières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux infirmières discutent dans le couloir devant la chambre d&#39;Estelle. L&#39;une d&#39;elle porte, sur un plateau argenté, les anciens pansements d&#39;Estelle. L&#39;infirmière les change deux fois par jour. L&#39;opération, à chaque fois, prend bien une heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Horrible, dit-elle.&lt;br /&gt;- Oui, répond l&#39;autre. Il paraît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un journal froissé repose sur une chaise : en gros titre &quot;Un ancien infirmier arrêté pour exercice illégal de la médecine&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/11/lettre-e-estelle-33.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-8790840019070428799</guid><pubDate>Mon, 12 Nov 2007 17:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-11-12T09:25:28.002-08:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Estelle (part 2/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre E - Estelle - (2/3)</title><description>&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;- Alors, c&#39;est pour les seins ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Vous avez déjà choisi le modèle sur Internet ?&lt;br /&gt;- Oui. Je l&#39;ai indiqué à votre assistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;assistant acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Estelle a opté pour le style &quot;brésilien&quot;. Des formes chaleureuses. Un galbe parfait. Le modèle est très demandé. Avec cela, plus rien à craindre de la concurrence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chirurgien est distrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils passent par une porte en contreplaqué. Dans une petite salle, la table d&#39;opération attend Estelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si vous voulez bien vous déshabiller, lui dit le chirurgien qui montre du doigt un paravent à motifs exotiques déplié dans un coin de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous pourrons bientôt commencer, dit l&#39;assistant.&lt;/span&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/11/lettre-e-estelle-23.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-6323042542196459668</guid><pubDate>Sun, 21 Oct 2007 09:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T02:46:25.683-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Estelle (part 1/3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre E - Estelle - (1/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Estelle attend le chirurgien dans une petite salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est arrivée en avance dans ce quartier si éloigné dont l&#39;aspect salle l&#39;étonne un peu. La salle d&#39;attente est vide et elle ne se console pas d&#39;être privée de la lecture des magazines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est d&#39;ailleurs la seule à attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La magie d&#39;une petite annonce l&#39;a conduite dans cette banlieue retirée. Elle lisait le journal quand l&#39;annonce lui est parue comme une évidence. Elle l&#39;a lue une fois sans y faire trop attention. Elle l&#39;a relue lentement, puis l&#39;a découpée. Finalement, elle la colla sur un des murs beiges de sa petite cuisine. Elle n&#39;en croyait toujours pas ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chirurgien esthétique, c&#39;est si cher de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a pensé annoncer la nouvelles à ses collègues. Mais les gens sont si méchants. Elles verraient bien le résultat. La standardiste du troisième va arrêter ses plaisanteries. Elle lui demandera peut-être même l&#39;adresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chirurgien arrive et Estelle se sent en confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est grand, la barbe non faite et dégage une forte odeur de sueur. Estelle ne s&#39;attache pas trop aux tâches qui parsèment sa blouse. Aucune infirmière ne l&#39;accompagne. L&#39;homme a néanmoins une démarche assurée et Estelle sent émaner de lui un magnétisme qui l&#39;étonne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/10/lettre-e-estelle-13.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-7549528437866947517</guid><pubDate>Sat, 28 Jul 2007 21:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T03:33:16.023-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Dorothée (part3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre D - Dorothée - (part 3/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Il avait un visage grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;« Mais qu’est ce que tu as ? », lui demanda Dorothée, et elle s’abandonna, avec langueur, sur le canapé dans lequel elle feignait de lire un livre. Elle lui lança un beau sourire et passa sa main droite sur son ventre. « Nous devons parler. Je dois te dire une certaine chose moi aussi. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Jean-Jacques s’assit sur une petite chaise droite face à elle. Il  ôta son manteau d&#39;un geste sec et eut un air embarrassé. « Ecoute : je t’aime, mais les temps sont durs. Ma femme me demande de te quitter. Je n’ai pas le droit de lui dire non, car il y a les enfants, et puis elle, avec son professeur de tennis, ce n’est pas du sérieux. Ils couchent ensembles dans un hôtel très discret. Aucun de nos amis n’est au courant. Elle a ça pour elle. Moi je viens ici trop souvent, ça commence à se savoir. Elle m’en veut surtout de t’aimer. Elle m’aurait pardonné une fille comme ça, un caprice, mais tu comprends, l’amour, c’est quelque chose d’important. Elle ne peut laisser passer ça. Elle ne peut me pardonner. Tu sais je ne suis pas bien riche. Je t’ai menti. Ma femme est la banquière du couple. L’appartement est à son nom. Ca lui donne aussi le droit de compter un peu mes sentiments, tu comprends, j’espère. » Dorothée devint blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;« Elle sait tout, elle m’a fait suivre par des détectives ridicules. Je dois te quitter, sinon elle divorcera et je serais à la rue. Il y a aussi nos enfants. » A ce mot Dorothée tressaillit sur le canapé et mordit ses lèvres. « Je dois partir, elle m’attends dans la voiture. Je t’enverrai un peu d’argent pour que tu puisses t’en sortir. Mais je veux quand même que tu saches que je t’aime et que je ne suis pas un salaud. Je vais prendre mon manteau et m’en aller. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Un cri mourût sur les lèvres exsangues de Dorothée. Elle ne sut que répondre à ce réquisitoire contre l’amour en général et le leur en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Jean-Jacques était déjà dans le couloir. Il revint et fixa son regard sur un motif circulaire du tapis. « Et, pour ce que tu m’as dit avant hier…je suis désolé mais ce n’est plus possible. J’étais venu te le dire hier au soir, mais je n’ai pas eu la force…je voulais te le dire ce matin…mais…ma femme doit s’impatienter. Je dois y aller. Je ferai tout ce qui est en mon possible pour t’aider. Voici la carte d’un de mes confrères, Jean-Jacques posa un petit rectangle blanc de papier glacé sur la table basse en verre, il est déjà au courant. Il t’attends lundi. Tu verras c’est un amour d’homme. Désolé Do, il faut encore avorter. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;Il gagna la porte du meublé au pas de course.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-d-dorothe-part-33.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-8815698010057357157</guid><pubDate>Fri, 27 Jul 2007 20:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T03:36:35.558-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Dorothée (part2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre D - Dorothée - (part 2/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify; font-family: arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Elle passa la journée dans son petit meublé et ne se tracassa pas. Elle avait dit un grand secret à Jean-Jacques l’avant-veille. Il avait sans doute du rentrer chez lui pour y réfléchir encore un peu avant de lui donner son avis. Il avait eu l’air si étonné lorsque elle le lui avait annoncé ! Ils vont être heureux !  Ils seront bientôt trois  !Ils s’aiment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se demanda juste pourquoi Jean-Jacques ne l’avait pas embrassé avant de partir. Ce fut l’affaire d’une seconde, elle oublia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle pensa à la nuit de leur rencontre ; sans lui, elle mourrait. Elle était inconsciente sur une civière et perdait son sang. A son réveil, Jean-Jacques était penché au dessus d’elle et la regardait avec un grand sourire. Il y avait des fleurs sur la table de chevet mais Dorothée ne se souvient plus de leur couleur. Elles étaient peut être bleues. Ensuite ils avaient discuté. Il lui avait dit qu’il était marié mais qu’il apprécierait beaucoup de la revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dorothée et Jean-Jacques ne parlaient jamais du mariage de ce dernier. Sa femme jouait simplement trop souvent au tennis d’après lui. Dorothée était d’accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une porte claqua et Dorothée entendis un bruit de pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques était revenu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-d-dorothe-part-23.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-356079536762019926</guid><pubDate>Thu, 26 Jul 2007 20:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T03:35:25.317-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Dorothée (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre D - Dorothée - (part 1/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Dorothée était assise sur le rebord du lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Il était fait avec des draps rouges qui dessinaient de larges volutes dans lesquelles elle semblait se baigner, le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Elle avait des cheveux bouclés et mi longs qui retombaient avec négligé sur sa frêle nuque en des entrelacements blonds ; ils ployaient avec douceur sur les draps en bataille. Elle avait un corps délicat de verre soufflé, un rien aurait suffit pour le briser. Elle avait un corps fin de petit ange charmant. Dorothée se mit sur le dos et croisa les bras sur sa poitrine, comme une morte. Elle avait des jambes très maigres qu’elle enterrait d’habitude sous de larges pantalons. Les hommes se laissaient avoir par ce déguisement enfantin car il ne leur faut pas grand chose. Elle ferma les yeux et le noir vint vite, elle se laissa flotter dans une obscurité qui ne la mena nulle part. Elle ouvrit les yeux avec paresse et regarda d’un air morne autour d’elle, sans prêter attention aux choses qui l’entouraient. Les choses ne lui envoyèrent aucun signal de vie. Les choses ne parlaient pas, ne parleront pas, jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Elle avait une peau claire mais légèrement mate, on ne voyait pas les veines s’agiter sous sa fine surface. Elle avait des yeux bleus au fond desquels flottait le cauchemar trouble d’un naufrage ou peut être le souvenir d’une ville noyée dans le blanc silencieux d’un jour d’hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;On devrait apercevoir une âme palpiter au fond de ce regard mais l’on ne voyait rien. Juste une étendue incolore, brumeuse et muette. Elle ne savait peut être même pas qu’elle avait un regard. Elle ne se regardait d’ailleurs plus très souvent, depuis une certaine nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Elle posa les yeux sur Jean-Jacques qui dormait à côté d’elle. Il avait un début de calvitie et, sous d’épars cheveux fins, on voyait la peau rose de son crâne. Jean-Jacques était un grand corps rose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Il était affalé à plat ventre sur le lit, et l’on voyait son ventre remonter et s’abaisser à chaque inspiration. Jean-Jacques était médecin, et n’avait pas le temps de s’occuper de son corps. Il prenait du poids et sa femme ne cessait de le lui répéter chaque jour avec un ton de reproche voilé dans la voix. Elle allait deux fois la semaine prendre des cours de tennis avec ce si charmant moniteur, comment s&#39;appelait il déjà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;La peau rose de Jean-Jacques fit sourire Dorothée d’un sourire indéfinissable. Elle aimait Jean-Jacques. Il lui avait évité de sérieux problèmes l’année dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Dorothée avait essayé d’avorter par ses propres moyens. Elle avait été retrouver sans connaissance dans les toilettes du foyer ou elle avait été placée, une longue aiguille à tricoter entre les jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Elle avait été emmenée aux urgences ou Jean-Jacques lui avait sauvé la vie et avait retiré l’aiguille. Il lui parla des sirènes qui criaient dans la nuit, des lumières qui éclairaient son visage blême. Il l’avait trouvé belle . Elle avait un visage serein. Elle flottait dans un monde froid et éthéré. Jean-Jacques avait attendu l’ambulance dehors et la pluie battait son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Dorothée avait bien aimé Jean-Jacques, il était gentil. Elle lui avait permit de la revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Bientôt Jean-Jacques vînt souvent chez Dorothée. Elle travaillait la nuit, quelque part, et vivait dans un petit meublé de banlieue. Un soir ils couchèrent ensembles. Jean-Jacques s’était penché trop près à table. Il se mit à aimer Dorothée, avec sincérité. Il trouvait entre ses bras l’amour que la mère de ses enfants était incapable de lui donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;Dorothée se leva et se dirigea avec lenteur vers la salle de bains. La douche dura longtemps. Lorsque elle revint, Jean-Jacques avait disparu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-d-dorothe-part-11.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-4673924222553064349</guid><pubDate>Fri, 20 Jul 2007 19:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T02:34:25.512-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Annonce - nouvelles littérraires</category><title>Annonce</title><description>&lt;div  style=&quot;text-align: justify;font-family:lucida grande;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&#39;ai aucune idée si ces nouvelles sont lues ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois dire que cela ne m&#39;inquiète pas trop. Je suis fataliste et je crois que tout vient à point nommé. Si vous êtes venus ici, vous êtes arrivés au bon moment et je vous en remercie. J&#39;espère que la lecture de ces textes (&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;font-size:100%;&quot; &gt;Antoinette&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;font-size:100%;&quot; &gt;Bénédicte&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;font-size:100%;&quot; &gt;Chantal&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;) vous a fait passer un bon moment. Je vais publier la suite comme prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;L&#39;objet de cette annonce est de signaler que j&#39;ai décidé de mettre un autre projet en ligne. Il s&#39;agit d&#39;un roman intituté &lt;a href=&quot;http://lordreregneaparis.blogspot.com/&quot;&gt;L&#39;ordre règne à Paris .&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toute personne croyant dans l&#39;écriture, je remercie toutes celles et ceux qui poseront leurs yeux sur ce texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici la dernière partie de la nouvelle &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Chantal&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://del.icio.us/feeds/js/networkbadge/parisiancowboy?icon=s&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;&lt;code&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&lt;code&gt;&lt;br /&gt;&lt;/code&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/annonce.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-354266088882884274</guid><pubDate>Fri, 20 Jul 2007 19:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T02:40:10.966-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Chantal (part 3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre C - Chantal (part 3/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;Elle se regarda dans un miroir accroché à un mur. Elle aperçût son visage et frémit. Elle passa la main sur sa tête et arrangea ses cheveux. Les hommes se taisaient. Ils la regardaient avec un grand calme. Ils attendirent. Elle se recoiffa et leur sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot; Oui, reprit elle. Je croyais que mon mari était à la maison. Vous comprenez, nous avions presque eu une dispute à propos de la soirée. Je pensais qu&#39;il travaillerait. Mon mari n&#39;est qu&#39;un travail. Il est riche. A quoi bon l&#39;épouser s&#39;il ne l&#39;était pas ? Vous vous en foutez ? Vous avez tort. Les femmes aiment l&#39;argent. Je sais de quoi je parle. J&#39;insiste sur ce point car c&#39;est important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers dix heures du soir, il a du sortir de l&#39;immeuble. Je le vois très bien. Il est allé chercher la voiture. Il a démarré. Il a regardé la ville glisser derrière la vitre salle. Il n&#39;y a pas très long de chez nous aux boulevards externes. Là, il faut rouler tout doucement à côté des voies de sorties pour bien les voir. Elles sont de toutes les couleurs. Quelqu&#39;un qui est fatigué ou qui ne connaît pas l&#39;endroit ne les voit pas. Moi je connais. Mon mari aussi. Alors, c&#39;est facile. La voiture s&#39;arrête auprès d&#39;une d&#39;entre elles. La vitre se baisse grâce au bouton située sous le volant. Il y a une parole qui est jetée dans l&#39;air. La portière claque. Il a du lui demander de se baisser pour ne pas qu&#39;on la voie lorsque la voiture arrivera dans notre quartier. Elle ne parle pas bien français mais a compris. Elle a obéit. Ils arrivent. Il lui demande de le suivre, pour ne pas attirer l&#39;attention s&#39;ils rencontre quelqu&#39;un. Ils montent l&#39;escalier, mais vous savez la suite. Les officiers de Police Judiciaire vous l&#39;ont dit. Je suis rentrée de l&#39;Opéra plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les ai abattus tous les deux.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://del.icio.us/feeds/js/networkbadge/parisiancowboy?icon=s&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-c-chantal-part-33.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-1729625683752509002</guid><pubDate>Wed, 18 Jul 2007 12:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-10-21T03:32:07.072-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Chantal (part 2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre C - Chantal - (part 2/3)</title><description>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:100%;&quot;&gt;L&#39;un des deux hommes décrocha. Il regarda la femme. &quot;Oui&quot;, dit il et il raccrocha. Il lui fit un petit geste et elle continua.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&quot; Il y avait du monde un peu partout, mais j&#39;ai quand même fini par retrouver ma place. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;J&#39;étais à l&#39;orchestre. Je vais toujours à l&#39;orchestre. Le reste ne vaut rien. Les balcons sont bons pour les fils de concierges. Je me suis installée en prenant garde de ne pas froisser mes vêtements. C&#39;est très important pour moi. L&#39;ordre, plus personne ne s&#39;en occupe aujourd&#39;hui. Voilà le centre de cette histoire. J&#39;ai regardé la scène. Elle était vide. Une scène vide est la chose la plus triste au monde. J&#39;ai laissé le programme sur le fauteuil puis je suis redescendue au foyer. Je voulais me divertir sans savoir pourquoi. La foule parlait beaucoup. Il faut toujours parler. Les gens ne savent pas se taire. Ils y gagneraient tellement, pourtant. Enfin, ce n&#39;est pas maintenant que je vais changer cela. Vous êtes sans doute de cet avis. J&#39;aimerai me dire que si. Oui. Vous croyez que l&#39;on parlera beaucoup de moi ? Peut être ? Ce serait amusant. Je reprends car vous vous ennuyez. J&#39;écoutais ces paroles et je trouvais que cela ne voulait rien dire. N&#39;est ce pas ? Cela vous est arrivé aussi. Non ? Tant pis. Vous ne voulez pas me le dire, voilà tout. Vous jouez un rôle. Moi aussi. Je suis la méchante. Au moins pour cette fois. Je marchais sans faire attention aux visages. Je ne les regarde plus depuis longtemps. Ils sont si peu vivants. Les paroles justes. Il faut écouter. Toujours. Vous devriez vous méfier des paroles. Elles sont plus mauvaises que les femmes. Elles se vengent avec le prix des intérêts. Evidement, les hommes me regardaient, mais je n&#39;y faisais pas attention. J&#39;en connaissais quelque uns. J&#39;aurais pu leur parler ? Oui, vous avez raison. Ils auraient écouté avec attention. Mais ça ne me disait rien. J&#39;ai trop l&#39;habitude. Je ne le supporte plus. Je crois que ça vient avec l&#39;âge. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Je pensais que mon mari était resté à la maison.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Elle s&#39;arrêta de parler. Les hommes ne bougèrent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:85%;&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://del.icio.us/feeds/js/networkbadge/parisiancowboy?icon=s&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-c-chantal-part-23.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-8818590324273924856</guid><pubDate>Sun, 08 Jul 2007 17:14:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T12:59:16.061-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Chantal (part 1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre C - Chantal (part 1/3)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle entra dans la pièce et s&#39;assit sur la chaise que l&#39;un des deux hommes avança vers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne lui offrit pas le moindre sourire. Elle prit son temps. Elle ne voulait pas froisser sa jupe. Il fallait faire très attention. Il la regarda lentement s&#39;assoir. Elle s&#39;exécuta avec grâce. Il lui laissa ses affaires, un petit sac à main de couleur jaune, et rejoignit l&#39;autre homme qui cherchait quelque chose dans un coin obscur de la pièce. Il la regarda du coin de l&#39;œil mais elle ne bougea pas.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle était blonde ou autre chose. Elle portait son long corps souple comme un bijou. On s&#39;y brûlait. Elle avait l&#39;air très à l&#39;aise et pas l&#39;ombre d&#39;une hésitation ou d&#39;un doute apparaissait sur son petit visage fermé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes prenaient leur temps. Elle commença à balancer une de ses jambes. Elle ne le faisait pas pour les allumer. Elle le faisait surement comme ça, histoire de faire quelque chose. Elle ne s&#39;en rendait même pas compte. L&#39;ingénuité a de ces grâces qui touchent les plus belles. Le bout de sa chaussure, dans un mouvement imperceptible, traversait l&#39;air immobile de la pièce. Elle trouva que celle-ci sentait un peu le renfermé. Il aurait fallu ouvrir la fenêtre. Elle pensa qu&#39;elle l&#39;aurait fait si cette pièce lui avait appartenu car elle détestait l&#39;odeur âcre des lieux clos. Elle trouva les deux hommes bien peu attentifs à ces détails. On comprenait qu&#39;ils n&#39;étaient pas chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle était sereine et attendait que cela se passe. Il y eût quelques bruits dans une salle voisine et des pas dans le couloir. Les deux hommes s&#39;étaient assis. Elle se mit à parler tout de suite. Un téléphone sonna. Alors elle s&#39;interrompit puis reprit. La voix de la jeune femme chantait quelque part dans la hauteur des basses. Les hommes, attentifs, ne bougeaient plus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&quot; Je lui avais dit que j&#39;allais à l&#39;Opéra. On donnait la Flute Enchantée. Vous comprenez, j&#39;adore Mozart. Je ne sais pas si vous le connaissez, mais en tous cas il en vaut la peine.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se tut un instant, toussa, et reprit.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Je n&#39;étais pas allée me divertir depuis longtemps et j&#39;avais vraiment envie de sortir. Vous êtes déjà allés à l&#39;Opéra Garnier ? C&#39;était un des bâtiments préférés de mon mari. Les gens jugent mal de tout et préfèrent sans doute un monument historique laid à pleurer. Ils sont vraiment insupportables. J&#39;y suis allée seule. Mon mari m&#39;a souhaité de bien m&#39;amuser. J&#39;étais allée chez le coiffeur l&#39;après-midi. Vous comprenez, bien sur. Oui, c&#39;est évident. Tout le monde sait ça, n&#39;est ce pas ? Je vois que vous êtes informés, cela me rassure, il y a quand même des gens qui font leur travail. Bref, je suis descendue par l&#39;escalier et ai croisé la concierge. J&#39;ai appelé un taxi avec mon téléphone portable. Oui ? Ca aussi ? J&#39;étais seule. Je suis descendue devant l&#39;Opéra et suis allé récupérer mes tickets. Il y avait une foule impossible aux guichets.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sonnerie de téléphone sonna à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:78%;&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://del.icio.us/feeds/js/networkbadge/parisiancowboy?icon=s&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/07/lettre-c-chantal-partiiii.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-8404307824788220219</guid><pubDate>Fri, 29 Jun 2007 07:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:02:23.375-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part6) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte (part 6/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle laisse les autres derrière elle et se sent mieux : elle n&#39;aime pas les cris des enfants. Elle continue d&#39;avancer, ses petits pieds bien à plat sur le sol inégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La montagne d&#39;ordures est juste devant elle. Arrivée au sommet elle voit, en contrebas, trois taches de couleurs au milieu de la décharge.  Elle s&#39;approche des trois enfants et reconnaît celui qui est venu l&#39;appeler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous l&#39;avez retrouvé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, répond l&#39;enfant .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il ne bouge plus, ajoute l&#39;autre dont le le vêtement rouge est la seule couleur vive dans la décharge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Laissez-moi faire, dit Bénédicte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s&#39;approche du corps immobile et colle son oreille contre la poitrine de l&#39;enfant. Celui-ci ne bouge pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n&#39;entends pas, s&#39;énerve-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ôte le vêtement de l&#39;enfant et colle son oreille contre la poitrine nue. Elle pose ensuite ses mains sur son coeur et murmure des mots qu&#39;elle ne connaissaient pas l&#39;instant d&#39;avant. Elle se mord la langue et du sang coule sur ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;enfant ouvre un oeil, puis le deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle l&#39;a ressucité, murmure le garçon au t-shirt rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe se forme autour de Bénédicte. Elle, silencieuse, ne dit rien et les regarde avec sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:78%;&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://del.icio.us/feeds/js/networkbadge/parisiancowboy?icon=s&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-66.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-5323195254352669946</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2007 09:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T12:59:46.478-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part5) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte (part 5/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte a sept ans et marche avec une assurance de femme sur les chemins de terre battue du village. Elle toise d&#39;un regard enfantin empli de mépris les grand&#39;mères assises au seuil des maisons de tôle. Elles ne peuvent plus courir comme elle, qui échappe même aux garçons bien plus âgés qu&#39;elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#39;école est au centre d&#39;un enclos de grandes planches en bois mal jointes à travers lesquelles percent les traits du soleil. C&#39;est l&#39;oncle de Bénédicte qui a construit les tables et les chaises de l&#39;école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, tu l&#39;as trouvé ? demande un enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Trouvé qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Henry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Henry Amassaïé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Viens avec moi, dit l&#39;enfant. Il faut que nous le retrouvions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bénédicte et le petit garçon rejoignent un groupe d&#39;enfants qui bat les fourrés. La fillette s&#39;applique, avec un grand baton, à faire comme les autres. Elle entend les cris. A une centaine de metres devant elle se dresse, sur un monticule de détritus, une bache en plastique qui claque au vent. Bénédicte marche de son pas sur vers cet étendard de la misère. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-56.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-9096106449667453446</guid><pubDate>Mon, 25 Jun 2007 19:25:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:00:00.971-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part4) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte (part 4/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le cri de Bénédicte est de plus en plus strident. Elle se cabre sur le petit corps de l&#39;enfant, jette ses cheveux en arrière, perd sa voix. Elle grave des sillons d&#39;un rouge sombre du bout de ses ongles. Elle cherche la vie comme on cherche une rivière. Elle cambre son corps et mords ses lèvres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&quot;Faites quelque-chose&quot;, murmure la mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte n&#39;en peut plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle repose l&#39;enfant sur la table couverte de sueur, croise les mains sur sa poitrine, et va se faire une tisane. La mère, les yeux béants, implore. &quot;Alors, alors, dit-elle ?&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il faut recommener. Les esprits ne sont pas bien tournés pour lui. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-46.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-2709219147448794206</guid><pubDate>Sun, 24 Jun 2007 15:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:00:15.046-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part3) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte - (part 3/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte revêt une robe qui colle à sa peau et moule ses formes. Avec un enduit de couleur sombre elle trace des arabesques sur le tissu. Elle compose de larges motifs de couleur sombre sur la toile rêche du vêtement. Elle est belle et ses seins sont durs sous sa robe. La sueur coule sur son corps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le corps de l’enfant est toujours immobile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte s&#39;approche de lui. Elle étend ses bras chauds sur le petit cadavre. Elle sent le grand corps de la mort qui reste calme contre le sien. Elle sent les petites mains rigides du garçon contre ses seins. Elle redresse le corps de l&#39;enfant, le balance entre ses bras, leurs deux corps enlacés, son propre souffle contre le mutisme de la mort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Il n&#39;y a plus de bruit dans la salle sauf celui des pieds de la table que Bénédicte soulève dans son élan et fait retomber sur le sol. Bénédicte s&#39;alonge sur la table et étend le  corps de l&#39;enfant sur le sien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte s&#39;accroupit sur la table et soulève le petit cadavre. Elle l&#39;assoit sur elle. Le mouvement de son corps de femme a pris toute son ampleur. Les cuisses de Bénédicte sont couvertes de sueur. Le corps de l&#39;enfant est couvert de fleuves aux reflets bleus. Quelques étoiles se noient en silence dans les fleuves. La voix de Bénédicte rugit de plaisir. La magicienne peut ramener les corps à la vie. Tout le monde sait cela.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;La mère de l&#39;enfant recule d&#39;un pas : elle regarde le corps splendide de la femme à côté de celui de l&#39;enfant. Elle a l&#39;espoir silencieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le corps de son fils est toujours sans vie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-36.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-8878718590796921330</guid><pubDate>Wed, 13 Jun 2007 10:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:00:28.844-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte - (part 2/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le petit corps est allongé sur un tapis usé. Les bras sont croisés sur la poitrine et l’enfant a les yeux ouverts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;&quot;Il est mort il y a deux jours&quot;, dit la femme à Bénédicte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte aspire en elle la détresse de cette femme. Elle a en elle assez de souvenirs de ces corps posés sur des nattes salles pour laisser le désespoir de l’autre s’enfouir en elle. Elle doit être forte maintenant. &quot; S’il vous plait &quot;, implore la mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte se dirige vers le grand canapé qui trône au milieu de la pièce. Elle y pose son sac. Elle sort les bois magiques qui viennent du Sénégal, la terre pilée des Grands Lacs, rouge comme le sang versé, et les plumes de ces oiseaux qui ne daignent pas même survoler l’Europe. Elle étale ses trésors sur le tissu sale. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;La grande femme l’observe avec respect. Elle a confiance dans la lenteur de Bénédicte. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle retrouve dans le balancement de son corps le mouvement calme des femmes de sa tribu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;La femme entend avec plaisir que Bénédicte a commencé à chanter et à ôter ses vêtements. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-26.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-2067659893271868102</guid><pubDate>Mon, 11 Jun 2007 17:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:00:43.076-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Bénedicte (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre B - Bénédicte - (part 1/6)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte remonte le boulevard de Bellevile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle entend les grands noirs qui l’apostrophent mais ne se retourne pas. Elle porte un sac à son côté. Elle ne le regarde pas. Elle sait ce que le tissu cache. Elle sourit aux enfants. Parfois, comme le sac est lourd, elle doit le tenir à deux mains. Aux feux rouges surtout. Après que la foule se soit engouffrée dans l’étroit passage entre les voitures, elle traverse à son tour. Bénédicte a le talent de la lenteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Il y a du monde dans la rue. La journée est belle et les parisiens flânent. Bénédicte ne s’accroche à rien – la lumière est en elle et elle n’a pas besoin de la multitude qui l’entoure. Un grand sentiment triste secoue  son visage. Elle a l’air d’une statue abandonnée dans l’arrière salle d’un musée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Un immeuble se dresse devant elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Bénédicte s’arrête un instant devant la porte d’entrée. Elle regarde le vieux crépi qui pend aux murs. Au coin de la rue, des affiches ont été arrachées. Elle prend sa respiration – un long mouvement de tout le corps – et entre dans l’immeuble à l’abandon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le couloir est sale. Les insectes qui y vivent ont été écrasés à plusieurs endroits. Ils forment de grosses tâches noires sur le sol. Bénédicte s’approche de l’ascenseur. Il est en panne. Elle soupire et monte l’escalier. La jeune femme avance sans se presser, une marche après l’autre. Elle monte tranquillement vers le cinquième étage. Une odeur un peu forte lui vient aux narines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle frappe à la porte. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Une femme grande et noire ouvre. Elle et Bénédicte se taisent. La grande femme prend la main de Bénédicte et l’entraîne dans l’appartement. Bénédicte pousse un gros soupir. L’appartement est petit et par une fenêtre on pourrait presque deviner un quartier du Nord de Paris. Mais Bénédicte ne voit rien. Elle a les yeux fermé. Au-dedans, les images se précipitent. Elle sent la chaleur monter en elle au milieu de l’hiver de Paris. Elle ouvre les yeux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Il y a une table au milieu de la pièce, et, sur la table, il y a l’enfant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-b-bndicte-part-15.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-1150136801296961520</guid><pubDate>Sun, 10 Jun 2007 11:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:00:58.529-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Antoinette (part 2) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre A - Antoinette - (part 2/2)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;La voix de Marie crépite à nouveau dans le combiné du t&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;éléphone et puis la jeune fille raccroche. Antoinette écoute la sonnerie sans penser à rien. Dans son magasine, il y a un article sur les feux des puits de pétrole pendant la dernière guerre d’Irak. C’est beaucoup plus intéressant que Marc qui vient d’entrer à Polytechnique. Elle repose le combiné sur la table. Elle ne veut plus être dérangée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle entre dans la cuisine et se sert un verre d’eau. En bas, sur l’asphalte, elle voit les passants qui se bousculent devant la pharmacie. Ils ont l’air gêné des employés qui ne veulent pas gâcher leurs vacances. Les Tour Operators n’ont prévu personne. Le Louvre est désert, le système de climatisation est en panne. La Joconde, pour la première fois de sa carrière, profite des grandes vacances.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Antoinette se dirige vers la salle de bain. Elle entend le téléphone. Elle s’arrête un instant. Non, elle ne veut voir personne. La solitude est la plus douce des compagnes. Le téléphone ne cesse de sonner. On entend des cris dans la rue. Antoinette ne regarde pas par la fenêtre. Au fond, elle méprise cette foule victime de la chaleur. Elle reste éloignée de tout, seule dans la fraîcheur de son grand appartement. Comme elle entend des cris qui viennent de la rue, elle ferme la porte de la salle de bain. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;L’eau coule sur son corps. Antoinette frissonne sous sa caresse glacée. Elle regarde l’eau qui file sur ses jambes en longues rigoles. Le fond de la baignoire se remplit. Antoinette se met à lire son magasine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Une heure passe. Il y a des cris dans la rue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Antoinette croit entendre une sirène. Mais elle est dans un demi-sommeil. Et puis, a-t-on vraiment besoin des pompiers dans ce Paris ravagé par l’incendie du mois d’août ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Il fait de plus en plus chaud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Antoinette n’y tient plus. Elle vide l’eau de son bain. La fraîcheur de l’eau de la douche calme à peine la chaleur qui règne dans la pièce. Une odeur étrange monte aux narines de la jeune fille. Elle met son peignoir et ouvre la porte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Elle reste muette face aux flammes qui, en un instant, se sont engouffrées dans la salle de bain. Antoinette danse, et les brûlures sont rendues plus douloureuses encore car son peignoir de Lycra fond sur elle. Elle a brûlé très vite, dans l’ensemble. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Le rapport de police indique que le feu est né dans l’appartement des parents d’Antoinette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Au 4ième étage, on a sauvé une commode Louis XV. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/lettre-antoinette-part-22.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2517218035937473739.post-4442650293849043435</guid><pubDate>Sat, 09 Jun 2007 09:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-07-27T13:01:14.066-07:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">Antoinette (part1) - Les merveilleuses - nouvelles littéraires</category><title>Lettre A - Antoinette - (part 1/1)</title><description>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Antoinette est enfermée chez elle ; dehors, Paris brûle dans l’été.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Les boulevards fument et ce n’est pas du gaz des voitures. Les piétons se noient  dans le goudron fondu. Le parc Monceau est un désert. Les autobus qui se traînent sur le boulevard Malherbes ressemblent à des caravanes. Le gouvernement a interdit la circulation des voitures de particuliers. Paris agonise dans l’air sale du mois d’août. Les fontaines sont prises d’assaut. On a installé une morgue dans des camions réfrigérés. Antoinette se moque de Paris qui n’en peut plus. Elle passe ses journées dans l’appartement de ses parents, boulevard de Courcelles. Antoinette lit les journaux dans un bain de lait d’ânesses. Elle accorde une attention très distraite au reste de l’humanité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;L’appartement du boulevard de Courcelles est majestueux. Il possède deux salons, côte à côte, dont les fenêtres s’ouvrent sur la perspective rectiligne du boulevard déserté. Antoinette y vit seule depuis que ses parents sont partis en Bretagne. Eux aussi ont quitté l’incendie de Paris. Dès les premiers jours de Juillet, lorsque la ville s’est embrasée sans retour, ils ont abandonné le boulevard de Courcelles pour les plages de galets. Ils attendent que la vague de chaleur passe sur la ville. Antoinette est une parisienne : elle est malade loin des gaz d’échappement. Elle s’ébat dans la pollution comme une étoile sur scène. Elle ne se plait que dans les flammes des réverbères et du soleil qui coule, très rouge, de l’Arc de Triomphe à la Concorde. Elle se tord sous la chaleur comme une feuille de papier dans un brasier. Elle aime le craquement du plastique que le soleil fait fondre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Une sonnerie, assourdie par l’air épais, résonne quelque part. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;C’est Marie, la voix crépite de loin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Ah… tu vas bien ? Quelle chaleur ! Tu veux aller boire quelque chose ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Merci, mais je suis bien chez moi. Je suis toute nue. Je lis l’Evènement du Jeudi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Marc aimerait te voir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Oui, mais je préfère l’Evènement du Jeudi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Tu es une vraie égoïste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;C’est vrai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;Et tu brûleras en enfer !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size:130%;&quot;&gt;C&#39;est vrai &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://lesnouvellesmerveilleuses.blogspot.com/2007/06/antoinette-part1.html</link><author>noreply@blogger.com (Parisian Cowboy)</author><thr:total>0</thr:total></item></channel></rss>