<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
 xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
 xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Catholique.org</title>
  <link>http://www.catholique.org/</link>
  <description>Portail Catholique Francophone</description>
  <language>fr</language>
  <copyright>Catholique.org</copyright>
  <pubDate>Sat, 07 Mar 2015 11:40:27 +0200</pubDate>
  <generator>SPIP 3.2.19 - www.spip.net</generator>
  <image>
    <title>Catholique.org</title>
    <url>http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpg</url>
    <link>http://www.catholique.org/</link>
  </image>
  <item>
    <title>Pendant le Car&#234;me, tenons fermes dans la foi !</title>
    <link>http://news.catholique.org/laune/55736-pendant-le-careme-tenons-fermes-dans-la-foi</link>
    <dc:date>2015-03-07T11:40:27Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>&lt;img src="IMG/arton55736.jpg?1638312015" align="right" hspace="4" vspace="4"&gt;
    C'est l'invitation du Pape François à l'occasion du Carême 2015. 

&#171; Chers frères et sœurs, 

Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un &#171; temps de grâce &#187; (2 Co 6,2). Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : &#171; Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier &#187; (1 Jn4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.

Quand le peuple de Dieu se convertit à son amour, il trouve les réponses à ces questions que l’histoire lui pose continuellement. Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m’arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l’indifférence. L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. À travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte. Et l’Église est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour (cf. Ga5,6). Toutefois, le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui. Ainsi, la main, qui est l’Église, ne doit jamais être surprise si elle est repoussée, écrasée et blessée. C’est pourquoi, le peuple de Dieu a besoin de renouveau, pour ne pas devenir indifférent et se renfermer sur lui-même. Je voudrais vous proposer trois pistes à méditer pour ce renouveau. 1. &#171; Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance &#187; (1 Co12,26) – L’Église 

La charité de Dieu qui rompt ce mortel enfermement sur soi-même qu’est l’indifférence, nous est offerte par l’Église dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage. Cependant, on ne peut témoigner que de ce que l’on a éprouvé auparavant. Le chrétien est celui qui permet à Dieu de le revêtir de sa bonté et de sa miséricorde, de le revêtir du Christ, pour devenir comme lui, serviteur de Dieu et des hommes. La liturgie du Jeudi Saint, avec le rite du lavement des pieds, nous le rappelle bien. Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds, mais il a ensuite compris que Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s’est d’abord laissé laver les pieds par le Christ. Seul celui-là a &#171; part &#187; avec lui (Jn13,8) et peut ainsi servir l’homme. Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et apprendre ainsi à servir comme lui. Cela advient lorsque nous écoutons la Parole de Dieu et recevons les sacrements, en particulier l’Eucharistie. En elle, nous devenons ce que nous recevons : le Corps du Christ. Grâce à ce corps, cette indifférence, qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve plus de place en nous. Puisque ceux qui sont du Christ appartiennent à l’unique Corps du Christ et en lui personne n’est indifférent à l’autre. &#171; Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie &#187; (1 Co 12,26). 

L’Église est une communio sanctorum parce que les saints y prennent part, mais aussi parce qu’elle est communion de choses saintes : l’amour de Dieu révélé à nous dans le Christ ainsi que tous les dons divins. Parmi eux, il y a aussi la réponse de tous ceux qui se laissent atteindre par un tel amour. Dans cette communion des saints et dans cette participation aux choses saintes personne n’a rien en propre, et ce qu’il possède est pour tout le monde. Et puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose autant pour ceux qui sont loin, que pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, puisque nous prions Dieu avec eux et pour eux, afin que nous nous ouvrions tous ensemble à son œuvre de salut. 2. &#171; Où est ton frère ? &#187; (Gn4,9) – Les paroisses et les communautés 

Il est nécessaire de traduire tout l’enseignement de l’Église universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps ? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner ? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits ? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée ? (cf. Lc16,19-31). Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions. D’une part, en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière. Quand l’Église terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour. 

L’Église du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait : &#171; Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Église et les âmes &#187; (Lettre 254, 14 juillet 1897). Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur. D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Église est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes. 

Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre (cf. Ac1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Église et pour l’humanité entière. Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! 3. &#171; Tenez ferme &#187; (Jc5,8) – Chaque fidèle 

Même en tant qu’individus nous sommes souvent tentés d’être indifférents à la misère des autres. Nous sommes saturés de nouvelles et d’images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir. Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance ? Tout d’abord, nous pouvons prier dans la communion de l’Église terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes ! L’initiative 24 heures pour le Seigneur, qui, j’espère, aura lieu dans toute l’Église, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière. Ensuite, nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Église. Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune. 

Enfin, la souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l’amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls.

Pour dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je voudrais demander à tous de vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur, comme l’a dit Benoît XVI (cf. Lett. Enc. Deus caritas est, n. 31). Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre. 

Pour cela, chers frères et sœurs, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême : &#171; Fac cor nostrum secundum cor tuum &#187; : &#171; Rends notre cœur semblable au tien &#187; (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence. Avec ce souhait, je vous assure de ma prière afin que chaque croyant et chaque communauté ecclésiale parcourt avec fruit le chemin du Carême, et je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde. 

Du Vatican, le 4 octobre 2014, Fête de saint François d’Assise"</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>La Pri&#232;re eucharistique (10)</title>
    <link>http://news.catholique.org/55722-la-priere-eucharistique-10</link>
    <dc:date>2015-03-06T12:17:04Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>La Pri&#232;re eucharistique (10) 

&#171; &#160;Toute la cr&#233;ation proclame ta louange&#160; &#187; 

Comme beaucoup d'autres Pri&#232;res eucharistiques, la III (que nous lirons patiemment) se poursuit en reprenant les mots-m&#234;mes des pr&#233;faces et du Sanctus&#160; : &#171; &#160;Tu es vraiment saint, Dieu de l'univers.&#160; &#187; L'horizon est aussi large que la cr&#233;ation tout enti&#232;re. 

Nous donnerons parfois les mots latins correspondant &#224; la traduction fran&#231;aise, non pour critiquer la traduction, mais parce que le texte a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en langue latine, puis traduit. 

Ici, le texte latin comporte un mot qui ne se retrouve pas dans le fran&#231;ais&#160; : merito. C'est &#224; bon droit que toute la cr&#233;ation te loue. Cette pr&#233;cision ne fait que reprendre les premiers mots de toutes les pr&#233;faces&#160; : &#171; &#160;Il est juste et bon&#8230;&#160; &#187; 

Chacune &#224; sa mesure 

Le texte latin dit aussi&#160; : omnis creatura, &#171; &#160;toute cr&#233;ature&#160; &#187;. Avec &#171; &#160;toute la cr&#233;ation&#160; &#187;, la diff&#233;rence n'est pas bien grande, mais le latin est plus concret&#160; : chaque cr&#233;ature proclame la louange de Dieu &#224; sa mesure. Un orchestre forme un ensemble mais chaque instrument a sa partie. Dans la cr&#233;ation, le caillou, le lion et le s&#233;raphin ne jouent pas des m&#234;mes instruments. Pourtant, aucune cr&#233;ature n'est exclue de la louange du Cr&#233;ateur. 

Les auteurs bibliques, et en particulier le psalmiste, convoquent souvent toutes les cr&#233;atures, m&#234;me inanim&#233;es, pour chanter avec eux Celui qui est, en m&#234;me temps, le Cr&#233;ateur de l'univers et Celui qui a choisi un Peuple et qui a d&#233;cid&#233; de demeurer dans le Temple de J&#233;rusalem&#160; : Dieu du cosmos et Dieu d'Isra&#235;l, le m&#234;me, le seul. 

Le Psaume 18-19 est, peut-&#234;tre, compos&#233;, au d&#233;part, de deux parties. Mais ce n'est pas le hasard qui les a r&#233;unies. La premi&#232;re commence ainsi&#160; : &#171; &#160;Les cieux racontent la gloire de Dieu&#160; &#187;&#160; ; la seconde, par ces mots&#160; : &#171; &#160;La loi du Seigneur est parfaite, r&#233;confort pour l'&#226;me.&#160; &#187; 

Que l'acclament le ciel et la terre, 

La mer et tout ce qui s'y remue 

(Psaume 68-69, 35) 

Louez le&#160;Seigneur depuis les cieux 

Louez-le dans les hauteurs, 

Louez-le, tous ses anges, 

Louez-le, toutes ses arm&#233;es&#160; ! 

Louez-le, soleil et lune, 

Louez-le, tous les astres de lumi&#232;re, 

Louez-le, cieux des cieux, 

Et les eaux de dessus les cieux&#160; ! 

(Psaume 148, 1-4) 

Et le dernier verset du dernier psaume de la Bible conclut le recueil sur la m&#234;me note&#160; : &#171; &#160;Que tout ce qui respire loue le Seigneur&#160; ! Alleluia&#160; !&#160; &#187; 

Les Trois Enfants dans la fournaise (Daniel 3), dans leur appel &#224; b&#233;nir le Seigneur, suivent l'ordre des jours de la Cr&#233;ation dans le livre de la Gen&#232;se&#160; : apparaissent successivement le ciel, les astres et tous les ph&#233;nom&#232;nes m&#233;t&#233;orologiques&#160; ; puis les plantes et les b&#234;tes&#160; ; les enfants des hommes&#160; ; et, enfin, Isra&#235;l, les pr&#234;tres, les saints et les humbles de c&#339;ur. 

La foi chr&#233;tienne, comme celle de &#171; &#160;nos fr&#232;res a&#238;n&#233;s&#160; &#187;, n'est nullement dualiste. Pour un chr&#233;tien, il n'y a pas de &#171; &#160;bas monde&#160; &#187;. La Sagesse divine est, &#224; la fois, le &#171; &#160;ma&#238;tre d'&#339;uvre&#160; &#187; aux c&#244;t&#233;s du Cr&#233;ateur, et celle qui trouve ses d&#233;lices parmi les enfants des hommes&#160; &#187; (Proverbes 8, 30-31). Dans le Prologue de saint Jean, le Verbe est Celui en qui tout a &#233;t&#233; fait et Celui qui a pris chair pour que nous puissions devenir enfants de Dieu. 

Les pri&#232;res juives, plus ou moins contemporaines de J&#233;sus, s'inscrivent dans la m&#234;me logique. Elles insistent, en particulier, sur la lumi&#232;re. Car le symbole de la lumi&#232;re permet facilement de passer de la cr&#233;ation (&#171; &#160;Et Dieu dit&#160; : &#8216;Que la lumi&#232;re soit&#8230;' Premier jour.&#160; &#187;) &#224; la lumi&#232;re de la r&#233;v&#233;lation. 

B&#233;ni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, Roi de l'univers, toi qui formes la lumi&#232;re et cr&#233;es les t&#233;n&#232;bres, qui fais la paix et cr&#233;es toutes choses&#160; ; qui, dans ta mis&#233;ricorde, donnes la lumi&#232;re &#224; la terre et &#224; tous ceux qui y habitent&#8230; Et, plus loin&#160; : Eclaire nos yeux &#224; tes commandements. 

Une cr&#233;ation r&#233;concili&#233;e 

La vocation et la mission de l'homme est d'&#234;tre la voix de la Cr&#233;ation tout enti&#232;re. Comme le roi, en Isra&#235;l, doit permettre au Peuple de vivre dans la paix et la fid&#233;lit&#233; &#224; l'Alliance&#160; ; de m&#234;me, l'homme, roi de la Cr&#233;ation, doit permettre &#224; toutes les cr&#233;atures de vivre dans l'harmonie. Ou encore&#160; : la fonction du Pr&#234;tre, en Isra&#235;l, est d'offrir au nom du Peuple. L'homme est le pr&#234;tre de la cr&#233;ation, charg&#233; de l'offrir &#224; Dieu dans le service de ses fr&#232;res, au lieu de l'asservir &#224; son plaisir. 

Dans le Credo, l'acte cr&#233;ateur, puisqu'il &#233;voque l'origine (et pas seulement le commencement dans le temps) est attribu&#233; au P&#232;re. Il est donc normal que, dans la Pri&#232;re eucharistique, les cr&#233;atures soient invit&#233;es &#224; louer le P&#232;re. Mais le Fils et l'Esprit Saint sont associ&#233;s &#224; l'&#339;uvre du P&#232;re, d'autant plus que la cr&#233;ation, solidaire de l'homme, a besoin d'&#234;tre sauv&#233;e, r&#233;concili&#233;e, comme saint Paul l'exprime dans l'&#233;p&#238;tre aux Colossiens (1, 15-20)&#160; : 

Il est l'Image du Dieu invisible, Premier-N&#233; de toute cr&#233;ature, 

car c'est en lui qu'ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es toutes choses&#8230;. 

Dieu s'est plu &#224; faire habiter en lui toute la Pl&#233;nitude 

et par lui &#224; r&#233;concilier tous les &#234;tres pour lui 

aussi bien sur la terre que dans les cieux 

en faisant la paix par le sang de sa croix. 

A la sanctification par le Christ, la Pri&#232;re ajoute &#171; &#160;la puissance de l'Esprit Saint&#160; &#187;. Nous reviendrons sur l'association de la &#171; &#160;puissance&#160; &#187; et de l'Esprit Saint. Notons, pour l'instant, que la Pri&#232;re III semble s'inspirer de saint Paul. Le chapitre 8 de l'&#233;p&#238;tre aux Romains, consacr&#233; plus particuli&#232;rement &#224; l'Esprit, contient ce passage myst&#233;rieux o&#249; la cr&#233;ation est unie &#224; la destin&#233;e des hommes devenus, par l'Esprit Saint, enfants de Dieu (versets 19 &#224; 22)&#160; : 

La cr&#233;ation tout enti&#232;re aspire &#224; la r&#233;v&#233;lation des fils de Dieu&#8230; avec l'esp&#233;rance d'&#234;tre elle aussi lib&#233;r&#233;e de la servitude de la corruption pour entrer dans la libert&#233; de la gloire des enfants de Dieu&#8230; Toute la cr&#233;ation jusqu'&#224; ce jour g&#233;mit en travail d'enfantement. 

Les derniers mots de la Pri&#232;re III, avant la doxologie finale, orientent le regard vers le Royaume, objet d'esp&#233;rance. Mais si l'accomplissement ne se r&#233;alisera que dans la J&#233;rusalem c&#233;leste, nous l'anticipons d&#233;j&#224; en c&#233;l&#233;brant l'Eucharistie du Seigneur qui a tout r&#233;concili&#233; en Lui. &#160; &#160;</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Le Temple, c'est le Christ</title>
    <link>http://news.catholique.org/55721-le-temple-c-est-le-christ</link>
    <dc:date>2015-03-06T11:17:07Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Rite romain 

Ex 20,1-17 ; Ps 18 ; 1 Co1,22-25 ; Jn 2,13-25 

Rite ambrosien - troisi&#232;me dimanche de Car&#234;me - "d'Abraham"1 

Ex 32,78-13b ; Ps 105 ; 1Th 2,20-3,8 ; Jn 8,3-59 

1) Le Temple du Christ 

Apr&#232;s les deux premiers dimanches de Car&#234;me au cours desquels nous avons m&#233;dit&#233; les tentations et la transfiguration de J&#233;sus que nous lisons cette ann&#233;e dans l'&#233;vangile de Saint Marc, la Liturgie guide notre chemin vers P&#226;ques avec quelques passages de l'&#201;vangile de Jean. En ce troisi&#232;me dimanche de Car&#234;me (ann&#233;e B) le passage de l'Evangile tir&#233; de Jn 2,13-25 d&#233;crit l'expulsion des vendeurs du temple et la promesse faite par J&#233;sus d'un nouveau Temple2, c'est-&#224;-dire Lui-m&#234;me. &#171; &#160;Ils sont nombreux &#224; affirmer que l'Homme-Dieu est n&#233; du sein virginal que l'Esprit de Dieu a form&#233;, construisant ainsi un temple pur au Temple. Marie est, en fait, le temple du Christ ; celui-ci est, &#224; son tour, le Temple du Verbe &#187; (saint Gr&#233;goire de Nazianze). Pour le quatri&#232;me &#233;vangile (celui de Jean), apr&#232;s son retour au P&#232;re, c'est la personne m&#234;me de J&#233;sus qui sera le nouveau temple, le milieu vital de l'habitation r&#233;ciproque du P&#232;re et du Fils, le vrai lieu de la communion intime avec le Dieu trinitaire &#224; laquelle sont appel&#233;s tous les croyants (cf. 14.2 ; 1 Jn 1,3). 

En effet, l'&#233;vang&#233;liste Jean ne se contente pas de nous pr&#233;senter J&#233;sus qui, &#224; l'instar des anciens proph&#232;tes, nous rappelle le vrai culte. Il affirme que J&#233;sus &#8211; et pr&#233;cis&#233;ment le Christ mort et ressuscit&#233; - est le vrai Temple : &#171; Il parlait du Temple de son corps.&#160; &#187; 

Que cela signifie-t-il d'affirmer que J&#233;sus est le vrai Temple ? Dans l'Ancien Testament le temple avait une double signification : c'&#233;tait le lieu de la rencontre avec Dieu et le lieu du rassemblement des tribus. Il avait donc une dimension verticale et une dimension horizontale. J&#233;sus est tout cela, affirme l'Evangile de Jean. C'est en Lui que nous pouvons faire une exp&#233;rience authentique de la rencontre avec Dieu et c'est en Lui que nous pouvons faire une v&#233;ritable exp&#233;rience de fraternit&#233;. 

Rencontrer Dieu est le d&#233;sir de toute la Bible, la question qui la traverse d'un bout &#224; l'autre : o&#249; et comment puis-je rencontrer le Seigneur ? En J&#233;sus, r&#233;pond Jean l'&#233;vang&#233;liste. A Philippe, qui lui demandait : &#171; Seigneur, montre-nous le P&#232;re&#160; &#187;, J&#233;sus r&#233;pond : &#171; Je suis avec vous depuis si longtemps et cependant, tu ne m'as pas reconnu&#160; ! Celui qui m'a vu a vu le P&#232;re&#160; &#187; (de 14,8 &#224; 9). Le d&#233;sir de la Bible (et de chaque homme) est aussi&#160;de sortir de la dispersion et de nous r&#233;unir, d'abandonner les dissensions et de vivre en fr&#232;res. Mais o&#249; et comment est-ce possible ? Autour du Christ et de sa croix, r&#233;pond Jean : &#171; &#160;Quand je serai &#233;lev&#233; de terre, c'est &#224; dire sur la Croix, j'attirerai &#224; moi&#160; tous les hommes &#187;. &#171; Tous&#160; &#187;, c'est-&#224;-dire l'universalit&#233; absolue ; et &#171; &#160;attirer&#160; &#187; ne signifie pas une force qui nous contraint, mais une beaut&#233; qui nous fascine. Le crucifix &#233;lev&#233; r&#233;v&#232;le que l'amour, qui semble si souvent vaincu, est en r&#233;alit&#233; victorieux, capable de vaincre m&#234;me la mort. C'est l&#224; une bonne nouvelle que tout homme voudrait toujours entendre et exp&#233;rimenter. 

 2) Nous, l'Eglise, Temple du Christ 

L'&#201;glise est le Corps &#171; &#160;r&#233;el&#160; &#187; du Christ, il en est donc le temple, qui toutefois a besoin de purification. 

Je m'explique&#160; : 

La premi&#232;re fois que J&#233;sus appelle Dieu mon P&#232;re, c'est &#224; J&#233;rusalem lorsqu'il chasse les vendeurs du temple (Jn 2,14-17) et qu'il fait suivre son acte courageux dans la maison de Dieu de cette semonce : &#171; &#160;Ne faites pas de la maison de mon P&#232;re une maison de trafic &#187; (v. 16). Cette expression appelle deux remarques. D'abord, J&#233;sus se proclame &#171; Fils de Dieu &#187; et appelle Dieu&#160; mon P&#232;re. Le geste proph&#233;tique et les paroles sans ambigu&#239;t&#233; adress&#233;es aux marchands repr&#233;sentent une absolue nouveaut&#233; pour la d&#233;votion des Juifs3. 

De plus, J&#233;sus parlait du temple d'Isra&#235;l comme la &#171; maison &#187; de son P&#232;re. Cette particularit&#233; de Jean par rapport aux trois &#233;vangiles synoptiques (de Marc, Matthieu et Luc), qui parlent, eux, du temple comme &#171; &#160;maison de pri&#232;re&#160; &#187; (cf. Mt 21,13 ; Mc 11,17 ; Lc 19,46), est d'une grande valeur spirituelle et th&#233;ologique. Dans l'Ancien Testament, le temple &#233;tait consid&#233;r&#233; comme la maison de Dieu (cf. Es 25,40 ; 1 R 6,1 ; Ps 122, 1) et le centre du culte du Tr&#232;s-Haut. Pour J&#233;sus, le temple est la &#171; maison &#187; de son P&#232;re, que lui, en tant que Fils, doit purifier de la profanation du commerce avant d'en prendre possession. 

Si Dieu est P&#232;re, il est absurde de lui rendre hommage avec des offrandes mat&#233;rielles, comme du b&#233;tail ou de l'argent. Le P&#232;re exige seulement le culte spirituel et int&#233;rieur &#224; vivre dans l'amour, refusant un culte du temple contraire aux exigences de l'alliance conclue entre Dieu et son peuple (cf. 1 R 19,10.14). 

Dans cet &#233;pisode de l'expulsion des marchands du temple (Jn 2,13 &#224; 25), nous appr&#233;cions aujourd'hui le geste ouvertement provocateur de J&#233;sus, qui &#171; fit un fouet, et chassa tout le monde hors du temple, jeta &#224; terre la monnaie des changeurs." Cependant, je ne pense pas que ce geste signifie simplement que le culte doit se pratiquer dans la dignit&#233; et pas dans l'ambiance d'un march&#233; bruyant, mais dans le silence et le recueillement. Il s'agit de bien autre chose. Le geste pol&#233;mique de J&#233;sus se rattache aux proph&#232;tes, eux qui ont souvent critiqu&#233; le culte qui se d&#233;roulait dans le temple, non pas pour l'abolir, loin de l&#224;, mais pour le purifier. Les proph&#232;tes ne cessaient de rappeler que le culte n'est pas seulement adoration&#160; : il est &#233;galement conversion et mission. 

A l'approche de P&#226;ques, ce geste du Christ, et les mots qui l'interpr&#232;tent, r&#233;sonnent en nous comme une ferme invitation &#224; ne pas faire de la maison de notre P&#232;re un march&#233;. Pas plus du temple de J&#233;rusalem, que de chaque &#233;glise, mais surtout de notre c&#339;ur. A chacun de nous J&#233;sus r&#233;p&#232;te son avertissement&#160; : ne pas faire de la foi un objet de trafic. Ne pas adopter avec Dieu la loi funeste d'une n&#233;gociation de ses faveurs en contrepartie d'un don : une messe, une offrande, une bougie ... afin d'obtenir quelque chose de Lui. Si nous agissons ainsi, si nous croyons qu'il est possible d'impliquer Dieu dans ce marchandage, nous ne sommes que des changeurs, et J&#233;sus renverse notre table : Dieu ne s'ach&#232;te pas. On ne peut pas l'acheter, m&#234;me pas au prix de la monnaie la plus pure. Nous sommes sauv&#233;s parce que nous recevons. N'oublions pas que &#171; &#160;tout est gr&#226;ce&#160; &#187; (Bernanos). 

La maison de Dieu, c'est l'homme : ne faisons pas commerce de la vie. Ne l'appauvrissons pas en nous inspirant des lois de l'&#233;conomie et de la finance. Ne vendons pas la dignit&#233;, la v&#233;rit&#233; et la libert&#233; en &#233;change de quelque chose. Ne vendons pas notre c&#339;ur en r&#233;duisant ses r&#234;ves &#224; de l'or et &#224; de l'argent. Ne faisons pas commerce de notre c&#339;ur. 

La maison de Dieu, ce sont nos personnes de baptis&#233;s qui vivent en communion : temple fragile, mais tr&#232;s beau et ouvert &#224; l'amour infini de Dieu. L'important c'est que sur nous, &#171; &#160;pierres vivantes et purifi&#233;es &#187; par le je&#251;ne, la pri&#232;re et par l'aum&#244;ne, le Christ pose sa Lumi&#232;re. 

Il est le R&#233;dempteur, venu pour illuminer l'homme de la Lumi&#232;re de la V&#233;rit&#233;, pour purifier le temple, pour rouvrir la raison au grand horizon de Dieu. Il est la V&#233;rit&#233;, crucifi&#233;e le Vendredi Saint, et que nous verrons briller le jour de P&#226;ques et nous accueillir dans le nouveau Temple de Son corps. C'est pourquoi, alors que &#171; &#160;les Juifs demandent des miracles et les Grecs recherchent la sagesse, nous, nous pr&#234;chons un Messie crucifi&#233;, scandale pour les Juifs, folie pour les pa&#239;ens, mais pour ceux qui sont appel&#233;s, [...] puissance de Dieu et sagesse de Dieu &#187; (1 Co 1,23-24). 

Les vierges consacr&#233;es dans le monde nous donnent &#224; voir une certaine fa&#231;on de pr&#234;cher le Christ crucifi&#233;, car avec leur don total au Sauveur elles font briller Sa lumi&#232;re. En fait, ces femmes montrent que la foi n'est pas un saut dans l'inconnu, mais dans la lumi&#232;re. Dans la lumi&#232;re de Dieu qui brille le matin et le soir, et qui &#171; &#160;fait surgir au-del&#224; de la mort, dans la splendeur des cieux, la journ&#233;e sans soir.&#160; &#187; (Liturgie des Heures, Hymne de none). 

Elles ont cru &#224; l'Amour et sont les t&#233;moins privil&#233;gi&#233;s d'un amour re&#231;u qui les rend libres et joyeuses, capables d'aimer les autres sans les lier &#224; elles-m&#234;mes, mais &#224; Dieu. 

La virginit&#233; repr&#233;sente le mode d'amour qui r&#233;v&#232;le le mieux l'amour du Christ, en gardant vive la lumi&#232;re de la lampe qu'elles ont re&#231;ue le jour de leur cons&#233;cration (RVC 28). Ainsi, ce sont elles qui, dans l'humilit&#233; de leur vie quotidienne, nous introduisent dans le myst&#232;re du Christ &#171; &#160;Lumi&#232;re du monde&#160; &#187;. En effet, J&#233;sus s'est pr&#233;sent&#233; aux hommes avec ces mots : &#171; Je suis la lumi&#232;re du monde ; Celui qui vient &#224; ma suite ne marchera pas dans les t&#233;n&#232;bres ; il aura la lumi&#232;re qui conduit &#224; la vie&#160; &#187; (Jn 8,12). 

Lecture patristique 

Saint Augustin(354 -430) 

sur le psaume 130, CCL 40, 1899-1900. 

Le temple de pierres vivantes 

Nous ne devons pas &#233;couter la voix qui chante les psaumes comme celle d'un individu, mais comme celle de tous les hommes appartenant au Corps du Christ. Et parce que tous font partie de son corps, ils parlent comme un corps unique, et cet homme unique est aussi une multitude. En effet, ils sont multiples en eux-m&#234;mes, et ils ne font qu'un en lui qui est unique. Lui-m&#234;me est aussi le Temple de Dieu, dont l'Ap&#244;tre &#233;crit : Il est saint, ce temple de Dieu que vous &#234;tes (1Co 3,17), c'est-&#224;-dire : tous ceux qui croient au Christ et qui croient de mani&#232;re &#224; aimer. Car croire au Christ, c'est aimer le Christ, et non pas comme les d&#233;mons croyaient, sans aimer (Je 2,19), et c'est pourquoi ils pouvaient bien croire, mais ils disaient : Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, Fils de Dieu (cf. Mt 8,29) ? Pour nous, croyons de telle sorte que, si nous croyons en lui, ce soit en l'aimant, et que nous ne disions pas : Qu'y a-t-il entre nous et toi ? Mais plut&#244;t : Nous t'appartenons, &#224; toi, qui nous as rachet&#233;s. Tous ceux qui croient ainsi sont comme les pierres vivantes dont le temple de Dieu est b&#226;ti (1P 2,5), et comme les bois incorruptibles dont &#233;tait compos&#233;e cette arche que le d&#233;luge n'a pu submerger (Gn 6,14). Ce temple, c'est-&#224;-dire les hommes eux-m&#234;mes, c'est l&#224; que l'on prie Dieu, et qu'il exauce. &lt;&gt; 

&#202;tre exauc&#233; par rapport &#224; la vie &#233;ternelle est accord&#233; seulement &#224; celui qui prie dans le temple de Dieu. Or on prie dans le temple de Dieu quand on prie dans la paix de l'&#201;glise, dans l'unit&#233; du Corps du Christ, lequel est constitu&#233; de tous ceux qui croient en lui, sur la terre enti&#232;re, et c'est pourquoi celui qui prie dans ce temple-l&#224; est exauc&#233;. Car il prie en esprit et en v&#233;rit&#233; (Jn 4,24), celui qui prie dans la paix de l'&#201;glise, non dans ce temple qui n'en &#233;tait que la figure. 

Car c'est en figure que le Seigneur chasse du Temple ces hommes qui y recherchaient leurs int&#233;r&#234;ts, c'est-&#224;-dire qui allaient au Temple pour vendre et acheter. Car si ce Temple &#233;tait figuratif, il est &#233;vident que le corps du Christ, qui est le vrai temple dont l'autre n'&#233;tait que l'image, contient lui aussi, m&#233;lang&#233;s, des acheteurs et des vendeurs, c'est-&#224;-dire des hommes qui recherchent leurs int&#233;r&#234;ts personnels, et non ceux de J&#233;sus Christ (Ph 2,21). 

C'est parce que les hommes sont frapp&#233;s pour leurs p&#233;ch&#233;s, que le Seigneur a fait un fouet de cordelettes et a ainsi chass&#233; du Temple tous ceux qui cherchaient leurs int&#233;r&#234;ts personnels, non ceux de J&#233;sus Christ. 

C'est donc la voix de ce temple qui retentit dans le psaume. Dans ce temple, ai-je dit, on implore Dieu, et il exauce en esprit et en v&#233;rit&#233;, mais non dans le temple mat&#233;riel. Car il n'y avait l&#224; qu'une ombre o&#249; &#233;tait montr&#233; le temple de l'avenir. C'est pourquoi celui-l&#224; est maintenant tomb&#233;. Notre maison de pri&#232;re serait-elle tomb&#233;e ? Nullement. Car vous avez entendu ce qu'a dit notre Seigneur J&#233;sus Christ : Il est &#233;crit : Ma maison s'appellera maison de pri&#232;re pour toutes les nations (Mc 11,17). 

1 Dans le Rite ambrosien les dimanches de Car&#234;me sont appel&#233;s&#160; : 

dimanche du d&#233;but du car&#234;me ou Ier dimanche de car&#234;me (le cat&#233;chum&#232;ne doit renoncer &#224; Satan pour devenir chr&#233;tien) 

dimanche de la Samaritaine ou IIe dimanche de Car&#234;me (le Bapt&#234;me comme eau de la vie qui nous donne la vie &#233;ternelle) 

dimanche d'Abraham ou IIIe dimanche de Car&#234;me (le Bapt&#234;me comme profession de v&#233;rit&#233; qui nous int&#232;gre parmi les vrais enfants de Dieu) 

dimanche de l'Aveugle ou IVe dimanche de Car&#234;me (le Bapt&#234;me comme illumination miraculeuse de nos t&#233;n&#232;bres spirituelles) 

dimanche de Lazare ou Ve dimanche de Car&#234;me (le Bapt&#234;me comme mort et ensevelissement avec le Christ pour pouvoir ressusciter avec Lui) 

dimanche des Rameaux ou Vie dimanche de Car&#234;me (le Bapt&#234;me comme onction sanctifiante). 

2 Le corps du Christ, nouveau Temple. Dans l'Evangile de Jean et dans l'Apocalypse, le Christ transperc&#233; par les p&#233;ch&#233;s des hommes occupe le centre de l'histoire religieuse du monde. Il est le nouveau Temple dont parlait l'Evangile de Jean au chapitre 3, o&#249;, lors de la Purification du Temple, J&#233;sus disait&#160; : &#171; &#160;D&#233;truisez ce Temple et en trois jours je le rel&#232;verai. Alors les Juifs lui dirent&#160; : &#171; &#160;Il a fallu quarante-six ans pour construire ce temple et toi, tu le rel&#232;verais en trois jours ?&#160; &#187;. Jean commente aussit&#244;t&#160; : &#171; &#160;Mais lui &#160;parlait du temple de son corps&#160; &#187;. 

3 Dans l'Ancien Testament aucun juif n'osait appeler Dieu son P&#232;re individuellement, et donc, se dire Son fils. Dieu &#233;tait consid&#233;r&#233; comme le P&#232;re du peuple en raison des hauts faits qu'Il avait accomplis dans l'histoire d'Isra&#235;l (cf. Es 4,22 ; Nm 11, 12 ; Is 1,2s ; Jr 3, 14.19 ; 31, 20). Seul J&#233;sus parle de Dieu d'une mani&#232;re unique et neuve en l'appelant : Mon P&#232;re. Le Dieu de J&#233;sus est un P&#232;re qui sauve et ne condamne pas, il lib&#232;re et invite &#224; la communion dans un chemin de foi &#224; travers son Fils. Les disciples, en effet, parleront de Dieu comme leur P&#232;re apr&#232;s la r&#233;surrection, quand J&#233;sus r&#233;v&#232;lera &#224; Marie-Madeleine que son P&#232;re est devenu vraiment le P&#232;re de tous les hommes, naturellement non pas par sa nature mais par la gr&#226;ce&#160; :&#160;&#171; &#160;Je monte vers mon P&#232;re, vers mon Dieu qui est votre Dieu&#160; &#187; (20,17). A la lumi&#232;re de ceci, le sens transcendant et dynamique de cette expression utilis&#233;e par J&#233;sus, appara&#238;t de plus en plus clairement quand on analyse tous les textes dans lesquels Il parle de ses rapports avec son P&#232;re (cf. 5, 17-26&#160; ; 6,32.37.40&#160; ; 10,30&#160; ; 14,10).</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>&#034;Entrer&#034; dans le myst&#232;re de la Trinit&#233; en adorant</title>
    <link>http://news.catholique.org/55720-entrer-dans-le-mystere-de-la-trinite-en</link>
    <dc:date>2015-03-06T11:17:04Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>&#171; En d&#233;pit de tous nos efforts, nous ne pouvons pas "comprendre" le myst&#232;re de la Trinit&#233;, mais nous pouvons faire quelque chose de encore plus beau&#160; : entrer en elle&#160; &#187;, en &#171; &#160;adorant&#160; &#187;, souligne le P. Cantalamessa. 

Le P. Raniero Cantalamessa, ofmcap., pr&#233;dicateur de la Maison pontificale, a prononc&#233; sa deuxi&#232;me pr&#233;dication de car&#234;me sur le th&#232;me &#171; Orient et Occident face au myst&#232;re de la Trinit&#233; &#187;, ce vendredi 6 mars 2015, dans la chapelle Redemptoris Mater du Vatican, en pr&#233;sence du pape et de la Curie romaine. 

Le th&#232;me des m&#233;ditations de cette ann&#233;e est &#171; Deux poumons, une seule respiration. Orient et Occident unis dans la profession de la m&#234;me foi &#187;&#160; : il s'agit de&#160;&#171; &#160;cesser d'insister &#224; tout prix sur les diff&#233;rences et de partager plut&#244;t ce que nous avons en commun et qui nous unit dans une seule et m&#234;me foi&#160; &#187;, a-t-il expliqu&#233; au d&#233;but de sa pr&#233;dication. 

Points communs et diff&#233;rences 

Dans leur conception du myst&#232;re de la Trinit&#233;, &#171; &#160;tous les deux, latins et grecs, partent de l'unit&#233; de Dieu ; aussi bien le symbole grec que le symbole latin commence en disant&#160; : "Je crois en un seul Dieu"&#160; &#187;, a soulign&#233; le P. Cantalamessa. 

Il a expliqu&#233; la diff&#233;rence d'approche entre les deux&#160; : &#171; &#160;Chez les latins, l'unit&#233; est encore impersonnelle ou pr&#233;-personnelle&#160; ; c'est l'essence de Dieu qui se r&#233;alise dans le P&#232;re, le Fils et le Saint Esprit, sans &#234;tre pens&#233;e naturellement comme &#233;tant pr&#233;existante aux personnes. Dans la th&#233;ologie latine, le trait&#233; "De Deo uno" sur l'unicit&#233; de Dieu, a toujours pr&#233;c&#233;d&#233; le trait&#233; "De Deo trino", sur la Trinit&#233;.&#160; &#187; 

&#171; &#160;Chez les Grecs, au contraire, l'unit&#233; est d&#233;j&#224; personnalis&#233;e, car pour eux "l'unit&#233; c'est le P&#232;re, &#224; partir de qui et vers qui s'&#233;num&#232;rent les autres personnes". Le premier article du credo des Grecs r&#233;cite lui aussi "Je crois en un seul Dieu le P&#232;re tout puissant" (Credo in unum Deum Patrem omnipotentem), sauf qu'ici le "P&#232;re tout puissant" n'est pas d&#233;tach&#233; d'&#8220;un seul Dieu&#8221;, comme dans le credo latin, mais forme avec lui un tout. La virgule n'est pas plac&#233;e apr&#232;s le mot "Dieu", mais apr&#232;s l'adjectif "tout puissant". Le sens est&#160; : "je crois en un seul Dieu qui est le P&#232;re tout puissant". Pour eux, l'unit&#233; des trois personnes divines vient du fait que le Fils est parfaitement (substantiellement) uni au P&#232;re, tout comme l'est aussi l'Esprit Saint au Fils.&#160; &#187; 

Dans le patrimoine th&#233;ologique commun, a poursuivi le pr&#233;dicateur, &#171; &#160;le Dieu unique des chr&#233;tiens est le P&#232;re, con&#231;u toutefois non isolement, mais comme &#233;tant toujours en train d'engendrer le Fils et de se donner &#224; lui avec un amour infini, un amour qui les unit tous les deux et qui est l'Esprit Saint. L'unit&#233; et la Trinit&#233; de Dieu jaillissent &#233;ternellement d'un seul acte et forment un seul et m&#234;me myst&#232;re&#160; &#187;. 

Pour le P. Cantalamessa, &#171; &#160;la foi chr&#233;tienne a besoin que les deux voies d'acc&#232;s au myst&#232;re trinitaire restent ouvertes et viables. Dit sch&#233;matiquement&#160; : l'&#201;glise a besoin d'accueillir pleinement l'approche de l'Orthodoxie &#224; la Trinit&#233; dans sa vie int&#233;rieure (ad intra), c'est-&#224;-dire dans la pri&#232;re, dans la contemplation, dans la liturgie, dans la mystique&#160; ; elle a besoin de tenir compte de l'approche latine dans sa mission &#233;vang&#233;lisatrice au dehors (ad extra)&#160; &#187;. 

Annoncer au monde l'amour 

Mais ce myst&#232;re n'est pas tr&#232;s accessible au &#171; &#160;monde non croyant, s&#233;cularis&#233; et &#224; r&#233;-&#233;vang&#233;liser, qui nous entoure&#160; &#187;, a-t-il fait observer&#160; : ce monde est &#171; &#160;dans les m&#234;mes conditions que celui avant la venue du Christ&#160; &#187; et il faut &#171; &#160;utiliser, &#224; son &#233;gard, la m&#234;me p&#233;dagogie que celle utilis&#233;e par Dieu dans son r&#233;v&#233;lation &#224; l'humanit&#233;&#160; &#187;. 

Il faut donc &#171; &#160;aider nos contemporains &#224; d&#233;couvrir, avant tout, que Dieu existe, qu'il nous a cr&#233;&#233;s par amour, qu'il est un p&#232;re tr&#232;s tendre et s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#224; nous en J&#233;sus de Nazareth. Pouvons-nous, honn&#234;tement, commencer notre &#233;vang&#233;lisation, en parlant des trois personnes divines ?... Il est difficile de penser pouvoir pr&#233;senter aux hommes d'aujourd'hui le myst&#232;re trinitaire avec les cat&#233;gories de substance, hypostase, propri&#233;t&#233; et relations subsistantes&#160; &#187;. 

&#171; &#160;L'Eglise doit trouver la mani&#232;re d'annoncer le myst&#232;re de Dieu un et trine avec des cat&#233;gories appropri&#233;es et compr&#233;hensibles aux hommes de notre temps&#160; &#187;, a ajout&#233; le P. Cantalamessa en proposant de mettre l'accent sur &#171; &#160;l'amour&#160; &#187;&#160; : &#171; &#160;L'amour est "communion" et "relation" ; il n'existe pas d'amour entre moins de deux ou trois personnes. Tout amour est le mouvement d'un &#234;tre vers un autre &#234;tre, accompagn&#233; du d&#233;sir d'union. Entre les cr&#233;atures humaines, cette union reste toujours incompl&#232;te et transitoire, m&#234;me dans les amours les plus ardents ; seule l'union entre les personnes divines arrive &#224; une telle totalit&#233; qu'elle fait des Trois, &#233;ternellement, un seul Dieu. Ce langage, l'homme d'aujourd'hui est en mesure de le comprendre.&#160; &#187; 

Il a conclu en constatant &#171; &#160;qu'en d&#233;pit de tous nos efforts, nous ne pouvons pas &#171; &#160;comprendre&#160; &#187; le myst&#232;re de la Trinit&#233;, mais nous pouvons faire quelque chose de encore plus beau&#160; : entrer en elle&#160; &#187;, en &#171; &#160;adorant&#160; &#187;. 

&#171; &#160;Adorer la Trinit&#233;, selon un superbe oxymore de saint Gr&#233;goire de Nazianze, c'est &#233;lever vers elle "un hymne de silence". Adorer c'est reconna&#238;tre que Dieu est Dieu et nous des cr&#233;atures de Dieu. C'est "reconna&#238;tre l'infinie diff&#233;rence de qualit&#233; entre le Cr&#233;ateur et la cr&#233;ature" ; mais la reconna&#238;tre librement, joyeusement, en enfants et non en esclaves. Adorer, dit l'ap&#244;tre, c'est "s'&#233;lever contre toute injustice des hommes qui fait obstacle &#224; la v&#233;rit&#233;" (cf. Rom 1, 18).&#160; &#187;</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Les r&#233;fugi&#233;s Irakiens, guid&#233;s par la Sainte-Famille</title>
    <link>http://news.catholique.org/55731-les-refugies-irakiens-guides-par-la-sainte</link>
    <dc:date>2015-03-06T07:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>&#171; &#160;Tous les tr&#233;sors de la terre sont derri&#232;re eux, mais devant eux, il y a la Sainte Famille&#160; &#187;, la &#171; &#160;premi&#232;re famille de r&#233;fugi&#233;s&#160; &#187;&#160; : c'est ainsi que le P. Rifat Bader directeur du Centre catholique pour les &#233;tudes et les m&#233;dias &#224; Amman, r&#233;sume la situation des Irakiens chr&#233;tiens qui ont fui la plaine de Ninive. 

Le P. Rifat Bader cur&#233; de la paroisse de Naour en Jordanie, a remis au pape Fran&#231;ois une lettre de familles irakiennes chr&#233;tiennes r&#233;fugi&#233;es et un tableau repr&#233;sentant l'exode des Irakiens, apr&#232;s la messe &#224; Sainte-Marthe, le 5 mars 2015. Il &#233;voque sa rencontre avec le pape et la situation des r&#233;fugi&#233;s, pour les lecteurs de Zenit. 

Il lance &#233;galement un appel &#171; &#160;aux agences humanitaires&#160; &#187; et aux pays europ&#233;ens afin de soutenir mat&#233;riellement les r&#233;fugi&#233;s et les pays fronti&#232;res qui les accueillent. 

&#171; &#160;La guerre contre l'extr&#233;misme est aussi une guerre contre l'humanit&#233;. C'est l'humanit&#233; qui est confront&#233;e &#224; ces groupes et &#224; ces mentalit&#233;s. Il faut que nous soyons unis dans la solidarit&#233;, pour promouvoir le dialogue, la coop&#233;ration et les valeurs de la libert&#233; et des droits de l'homme&#160; &#187;, ajoute-t-il. 

Zenit &#8211; Comment s'est pass&#233;e votre rencontre avec le pape Fran&#231;ois ? 

P&#232;re Bader &#8211; Je lui ai donn&#233; une lettre de la part des Irakiens chr&#233;tiens qui sont en Jordanie, en particulier des familles qui r&#233;sident dans ma paroisse de Naour, l'&#233;glise du Sacr&#233;-C&#339;ur de J&#233;sus, du patriarcat latin. Nous avons h&#233;berg&#233; cinquante personnes depuis septembre jusqu'&#224; maintenant et elles ont &#233;crit une lettre pour Sa Saintet&#233;, le remerciant pour ses pri&#232;res et ses encouragements. Elles lui ont aussi demand&#233; de prier pour les terroristes afin que que Dieu puisse les aider &#224; prendre conscience de la dignit&#233; humaine et &#224; red&#233;couvrir leur humanit&#233; et l'humanit&#233; des autres. Actuellement, nous avons huit mille personnes r&#233;fugi&#233;es en Jordanie. Ils sont surtout soutenus gr&#226;ce &#224; l'aide de Caritas Jordanie, qui a ouvert de nombreux centres pour les h&#233;berger. Un de ces centres est ma paroisse de Naour. 

Et puis j'ai aussi donn&#233; &#224; Sa Saintet&#233; cette image qui est dessin&#233;e par un r&#233;fugi&#233; irakien qui malheureusement ne veut pas r&#233;v&#233;ler son nom parce qu'il a toujours peur. C'est le cas de beaucoup de nos fr&#232;res et s&#339;urs au Moyen-Orient, ils ont peur : peur de l'avenir, peur des autres. 

Cet homme est vraiment un artiste. Il voulait avoir un souvenir et il a peint ce tr&#232;s joli tableau qui est impressionnant&#160; : cela repr&#233;sente l'exode des chr&#233;tiens d'Irak, en particulier &#224; Mossoul et dans la r&#233;gion de Ninive et cela repr&#233;sente ce qu'ils ont laiss&#233; derri&#232;re eux. 

Quelle est la signification de ce tableau&#160; ? 

Sur la gauche, on voit un taureau ail&#233;, un lamassu, qui repr&#233;sente la civilisation assyrienne, et les murs de Mossoul qui datent de centaines d'ann&#233;es, et bien s&#251;r l'&#233;glise. Le b&#226;timent de l'&#233;glise est derri&#232;re eux. L'&#201;glise, en tant que foi, est dans leurs c&#339;urs. C'est pour cela qu'avec les gens qui sortent d'Irak, on voit des pr&#234;tres, des religieuses, des vieillards, hommes et femmes, qui portent le v&#234;tement traditionnel de Ninive et Mossoul. Il y a des personnes malades, port&#233;es par leur p&#232;re, et des jeunes gens et jeunes filles qui quittent leur pays, pleins d'espoir dans l'avenir. 

Mais sur ce tableau, les gens sont guid&#233;s par la Sainte Famille : saint Joseph, Marie et J&#233;sus sur un &#226;ne. Pourquoi ? Parce que cette Sainte Famille, telle qu'elle est repr&#233;sent&#233;e sur cette image, est la premi&#232;re famille de r&#233;fugi&#233;s. Nous voyons aussi l'ange gardien qui prot&#232;ge la Sainte Famille et les familles d'Irak qui sont r&#233;fugi&#233;es... cette peinture est pleine de tristesse mais aussi pleine d'espoir. Nous esp&#233;rons que, dans l'avenir, ils retourneront dans leur patrie pour maintenir les nombreux si&#232;cles de pr&#233;sence chr&#233;tienne dans la r&#233;gion... La foi chr&#233;tienne, repr&#233;sent&#233;e sur ce tableau, n'est pas quelque chose que nous pouvons vendre ou acheter. Elle est tr&#232;s pr&#233;cieuse&#160; : ils &#233;taient pr&#234;ts &#224; &#234;tre tu&#233;s. Ils &#233;taient comme les coptes, ils &#233;taient pr&#234;ts aussi &#224; tout laisser derri&#232;re eux. Tous les tr&#233;sors de la terre sont derri&#232;re eux, mais devant eux, il y a la Sainte Famille qui repr&#233;sente leur foi. Et sous le tableau, on voit un paragraphe de la lettre adress&#233;e par le Saint-P&#232;re aux chr&#233;tiens du Moyen-Orient ; le pape la leur avait envoy&#233;e l'avant-veille de No&#235;l, l'ann&#233;e derni&#232;re. Elle dit ceci : &#171; Vous &#234;tes comme le levain dans la p&#226;te&#8230; la plus grande source de richesse de la r&#233;gion est la pr&#233;sence des chr&#233;tiens eux-m&#234;mes, votre pr&#233;sence. Merci pour votre pers&#233;v&#233;rance ! &#187; 

Et sur le c&#244;t&#233; de ce paragraphe, il y a le logo de Caritas Jordanie, qui a beaucoup aid&#233; ces r&#233;fugi&#233;s, et le logo de notre site, abouna.org, qui est le Centre catholique pour les &#233;tudes et les m&#233;dias. Parce que nous avons suivi les &#233;tapes de la r&#233;alisation de ce tableau qui a demand&#233; plusieurs semaines. 

Quelle a &#233;t&#233; la r&#233;action du pape ? 

Dans ses yeux, j'ai vu combien il &#233;tait impressionn&#233;. Il m'a tenu la main en disant : &#171; Merci. Gardez la foi, gardez la foi &#187;. Et je l'ai remerci&#233; au nom du peuple jordanien pour ses pri&#232;res et je lui ai dit que nous priions pour lui. 

Que peut-on faire pour aider ? 

Aider les r&#233;fugi&#233;s est urgent&#160; : beaucoup n'ont pas de maison o&#249; habiter. Ils vivent dans de tr&#232;s mauvaises conditions. 

Ici, &#224; travers Zenit, je lance un appel aux agences humanitaires pour qu'elles aident Caritas qui fait un tr&#232;s bon travail mais qui souffre beaucoup d'&#234;tre seule. Certaines aides arrivent mais &#231;a ne suffit pas. Nous travaillons pour ouvrir de nouvelles &#233;coles pour les enfants r&#233;fugi&#233;s, ce qui est tr&#232;s important, et nous avons besoin aussi de louer des maisons pour les r&#233;fugi&#233;s. Les gens qui se trouvent &#224; Naour ont &#233;t&#233; aid&#233;s par l'ambassade des &#201;mirats arabes unis et maintenant ils peuvent vivre dans des maisons, lou&#233;es pour un an. Je pense que cet appel peut s'adresser &#224; d'autres ambassades. O&#249; sont les pays europ&#233;ens ? Actuellement, ils refusent de donner des visas &#224; ces personnes. Qu'ils envoient au moins de l'aide ! Pour leur permettre de vivre dans des maisons... Ce sont les besoins concrets et urgents actuels et tout le monde peut aider. 

La guerre contre l'extr&#233;misme est une guerre de l'humanit&#233;. C'est l'humanit&#233; qui est confront&#233;e &#224; ces groupes et &#224; ces mentalit&#233;s. Il faut que nous soyons unis dans la solidarit&#233;, pour promouvoir le dialogue, la coop&#233;ration et les valeurs de la libert&#233; et des droits de l'homme. 

Traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Etats-Unis : d&#233;c&#232;s du card. Edward Michael Egan</title>
    <link>http://news.catholique.org/55730-etats-unis-deces-du-card-edward-michael-egan</link>
    <dc:date>2015-03-06T06:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Le cardinal Edward Michael Egan, archev&#234;que &#233;m&#233;rite de New York, s'est &#233;teint &#224; l'&#226;ge de 82 ans hier, 5 mars 2015. 

Le pape Fran&#231;ois exprime sa gratitude pour &#171; &#160;ses loyaux services aupr&#232;s du Si&#232;ge apostolique&#160; &#187;, dans un t&#233;l&#233;gramme de condol&#233;ances envoy&#233; &#224; l'actuel archev&#234;que de New York, le cardinal Timothy Michael Dolan. 

&#171; &#160;Ayant appris avec tristesse la mort du cardinal Edward M. Egan, archev&#234;que &#233;m&#233;rite de New York, je vous adresse mes sinc&#232;res condol&#233;ances ainsi qu'aux fid&#232;les de l'archidioc&#232;se&#160; &#187;, &#233;crit le pape. 

&#171; &#160;Je m'unis &#224; vous pour remettre la noble &#226;me du d&#233;funt cardinal au P&#232;re de toute mis&#233;ricorde, dans un esprit de gratitude pour les ann&#233;es de son minist&#232;re &#233;piscopal parmi le troupeau du Christ &#224; Bridgeport et &#224; New York, pour ses loyaux services aupr&#232;s du Si&#232;ge apostolique et pour sa contribution d'expert &#224; la r&#233;vision du droit de l'&#201;glise dans les ann&#233;es qui ont suivi le concile Vatican II&#160; &#187;, ajoute-t-il. 

Le pape conclut&#160; : &#171; &#160;&#192; tout le peuple rassembl&#233; dans la cath&#233;drale Saint-Patrick lors de la messe des fun&#233;railles, et &#224; tous ceux qui pleurent le cardinal Egan dans l'assurance de la r&#233;surrection, j'accorde de tout c&#339;ur la b&#233;n&#233;diction apostolique, en gage de consolation et de paix dans le Seigneur.&#160; &#187; 

Originaire d'Oak Park, dans l'Illinois, Edward M. Egan a &#233;t&#233; ordonn&#233; pr&#234;tre pour l'archidioc&#232;se de Chicago en 1957 et consacr&#233; &#233;v&#234;que en 1985. 

Il a &#233;t&#233; &#233;v&#234;que auxiliaire et vicaire pour l'&#233;ducation de l'archidioc&#232;se de New York, puis &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Bridgeport et archev&#234;que de New York. Jean-Paul II l'a cr&#233;&#233; cardinal en 2001. Le cardinal s'&#233;tait retir&#233; du gouvernement du dioc&#232;se de New York en 2009, pour limite d'&#226;ge. 

Apr&#232;s son d&#233;c&#232;s, le coll&#232;ge cardinalice compte d&#233;sormais 226 membres&#160; : 125 cardinaux &#233;lecteurs et 101 cardinaux non-&#233;lecteurs de plus de 80 ans. 

Avec une traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Caritas lance un Prix pour promouvoir l'autonomisation des femmes</title>
    <link>http://news.catholique.org/55729-caritas-lance-un-prix-pour-promouvoir-l</link>
    <dc:date>2015-03-06T05:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Caritas Internationalis et l'association catholique &#171; Voices of Faith &#187; du Liechtenstein lancent le Prix &#171; Femmes, semeuses de d&#233;veloppement &#187;, pour promouvoir la dignit&#233; et l'autonomisation des femmes et la lutte contre la faim dans le monde. 

Pour sa premi&#232;re &#233;dition, le Prix 2015 a &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; deux projets r&#233;alis&#233;s par des femmes agricultrices du Nicaragua et des r&#233;fugi&#233;es syriennes au Liban&#160; : un don de dix mille euros sera remis &#224; chacune de ces initiatives le 8 mars, Journ&#233;e de la femme, au Vatican. 

Le premier Prix r&#233;compense la Caritas du Nicaragua, pour le programme agricole qu'elle d&#233;veloppe au service des femmes des zones rurales&#160; : &#171; Ce projet a trois dimensions : la cr&#233;ation de r&#233;seaux familiaux, la cr&#233;ation d'une banque locale de semences et leur commercialisation&#160; &#187;, explique Juana Bertha Duarte Somoza, qui fait partie des responsables du projet, au micro de Radio Vatican. 

&#171; &#160;La principale difficult&#233; au Nicaragua est la pr&#233;sence d'une culture tr&#232;s machiste : beaucoup de familles sont encore tr&#232;s patriarcales. Il existe une tr&#232;s forte r&#233;sistance au changement. Mais nous voulons r&#233;aliser ce projet et nous savons que nous pouvons compter sur la pr&#233;sence de Dieu &#187;, t&#233;moigne-t-elle. 

L'autre Prix a &#233;t&#233; d&#233;cern&#233; &#224; l'Ong ind&#233;pendante &#171; Basmeh et Zeitooneh &#187;, g&#233;r&#233;e par un groupe de femmes syriennes, r&#233;fugi&#233;es au Liban dans le camp de Shatila. Elles proposent notamment un atelier de broderie, pour donner une autonomie financi&#232;re aux femmes victimes de la guerre. 

Reem Alhaswani, &#224; l'initiative de ce projet, raconte que &#171; &#160;les femmes ne voulaient pas venir, parce qu'elles n'avaient pas confiance en nous&#8230; Au bout de dix jours, puis au bout d'un mois, nous avions l'adh&#233;sion de dix femmes pour le laboratoire ; maintenant elles sont cent-trente&#160; &#187;, et elles peuvent &#171; &#160;rapporter un revenu dans leur famille&#160; &#187;. 

L'atelier propose aussi &#171; une formation en anglais, en informatique, en litt&#233;rature&#8230; C'est un nouveau concept de programmes de microcr&#233;dit : elles ont suivi une formation pour d&#233;velopper leurs propres projets et les apporter sur le march&#233;, elles se sont form&#233;es dans le domaine financier et maintenant elles commencent &#224; mettre en &#339;uvre leurs projets &#187;, pr&#233;cise-t-elle. 

Avec une traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal : &#233;vang&#233;liser aussi &#034;les non-chr&#233;tiens baptis&#233;s&#034;</title>
    <link>http://news.catholique.org/55728-chemin-neocatechumenal-evangeliser-aussi-les</link>
    <dc:date>2015-03-06T04:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Aujourd'hui, il fait &#233;vang&#233;liser &#171; &#160;les non-chr&#233;tiens qui n'ont jamais entendu parler de J&#233;sus-Christ&#160; &#187; mais aussi &#171; &#160;les nombreux non-chr&#233;tiens qui ont oubli&#233; qui &#233;tait J&#233;sus-Christ : des non-chr&#233;tiens baptis&#233;s, &#224; qui la s&#233;cularisation, la mondanit&#233;, ont fait oublier la foi&#160; &#187;, d&#233;clare le pape Fran&#231;ois en rencontrant des milliers de membres du Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal, ce 6 mars 2015, en la salle Paul VI du Vatican. 

Le pape a en effet envoy&#233; 220 familles du mouvement, avec 600 enfants, en &#171; &#160;mission ad gentes&#160; &#187;, &#171; &#160;au nom du Christ, dans le monde entier&#160; &#187;. Ces familles vivront en communaut&#233;s de quatre ou cinq familles, avec un pr&#234;tre, pour &#233;vang&#233;liser sur les cinq continents. 

Il les a exhort&#233;es &#224; &#171; &#160;r&#233;veiller la foi&#160; &#187; chez les baptis&#233;s &#233;loign&#233;s de l'&#201;glise et &#224; &#171; &#160;donner les signes de la foi pour attirer les hommes &#224; la beaut&#233; de l'&#201;vangile&#160; &#187;. 

&#171; &#160;C'est, avant m&#234;me la parole, par votre t&#233;moignage de vie que vous manifestez le c&#339;ur de la r&#233;v&#233;lation du Christ : que Dieu aime l'homme jusqu'&#224; se livrer &#224; la mort pour lui et qu'il a &#233;t&#233; ressuscit&#233; par le P&#232;re pour nous donner la gr&#226;ce de donner notre vie aux autres&#160; &#187;, a soulign&#233; le pape. 

Il s'agit essentiellement de rendre visible ce message&#160; : &#171; Le Christ est ressuscit&#233;, le Christ est vivant parmi nous ! &#187;, dans un monde o&#249; &#171; &#160;l'homme a besoin, sur toutes les latitudes, d'entendre que Dieu l'aime et que l'amour est possible&#160; &#187;. 

Le pape a exprim&#233; &#224; nouveau &#171; &#160;la n&#233;cessit&#233; pour l'&#201;glise de passer d'une pastorale de simple conservation &#224; une pastorale r&#233;solument missionnaire&#160; &#187;&#160; : &#171; &#160;Si souvent, dans l'&#201;glise, nous avons J&#233;sus &#224; l'int&#233;rieur et nous ne le laissons pas sortir&#8230;&#160; &#187;. 

Au terme de la rencontre, il a b&#233;ni les crucifix des 33 pr&#234;tres &#8211; agenouill&#233;s devant lui &#8211; qui seront &#224; la t&#234;te des missions. Quelque 1.100 familles du Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal sont d&#233;j&#224; en mission dans le monde. 

A.K. 

Discours du pape Fran&#231;ois 

Chers fr&#232;res et s&#339;urs, 

Bonjour &#224; tous ! Et merci, merci beaucoup d'&#234;tre venus &#224; cette rencontre. 

La t&#226;che du pape, la t&#226;che de Pierre, est de confirmer ses fr&#232;res dans la foi. Ainsi, vous aussi, vous avez voulu, par ce geste, demander au Successeur de Pierre de confirmer votre appel, de soutenir votre mission, de b&#233;nir votre charisme. Et moi, aujourd'hui, je confirme votre appel, je soutiens votre mission et je b&#233;nis votre charisme. Je le fais, non pas parce qu'il [indiquant Kiko Arg&#252;ello] m'a pay&#233;, non ! Je le fais parce que je veux le faire. Vous irez au nom du Christ dans le monde entier apporter son &#201;vangile : que le Christ vous pr&#233;c&#232;de, que le Christ vous accompagne, que le Christ r&#233;alise ce salut dont vous &#234;tes porteurs ! 

Je salue avec vous tous les cardinaux et les &#233;v&#234;ques qui vous accompagnent aujourd'hui et qui, dans leurs dioc&#232;ses, soutiennent votre mission. Je salue en particulier les fondateurs du Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal, Kiko Arg&#252;ello et Carmen Hern&#225;ndez, ainsi que le p&#232;re Mario Pezzi : &#224; eux aussi j'exprime ma satisfaction et mes encouragements pour ce qu'ils font pour l'&#201;glise &#224; travers le Chemin. Je dis toujours que le Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal fait beaucoup de bien dans l'&#201;glise. 

Comme l'a dit Kiko, notre rencontre de ce jour est un envoi en mission, dans l'ob&#233;issance &#224; ce que le Christ nous a demand&#233; et &#224; ce que nous avons entendu dans l'&#201;vangile. Et je suis particuli&#232;rement content que votre mission se d&#233;roule gr&#226;ce &#224; des familles chr&#233;tiennes qui, r&#233;unies en communaut&#233;s, ont la mission de donner les signes de la foi pour attirer les hommes &#224; la beaut&#233; de l'&#201;vangile, selon les paroles du Christ : &#171; Comme je vous ai aim&#233;s, vous aussi aimez-vous les uns les autres. &#192; ceci, tous reconna&#238;tront que vous &#234;tes mes disciples &#187; (Jn 13,34), et &#171; soyez un pour que le monde croie &#187; (cf. Jn 17,21). Ces communaut&#233;s, appel&#233;es par les &#233;v&#234;ques, sont form&#233;es d'un pr&#234;tre et de quatre ou cinq familles, avec des enfants parfois grands, et elles constituent une &#171; mission ad gentes &#187;, avec un mandat pour &#233;vang&#233;liser les non-chr&#233;tiens. Les non-chr&#233;tiens qui n'ont jamais entendu parler de J&#233;sus-Christ et les nombreux non-chr&#233;tiens qui ont oubli&#233; qui &#233;tait J&#233;sus-Christ : des non-chr&#233;tiens baptis&#233;s, mais &#224; qui la s&#233;cularisation, la mondanit&#233; et beaucoup d'autres choses ont fait oublier la foi. R&#233;veillez cette foi ! 

C'est donc, avant m&#234;me la parole, par votre t&#233;moignage de vie que vous manifestez le c&#339;ur de la r&#233;v&#233;lation du Christ : que Dieu aime l'homme jusqu'&#224; se livrer &#224; la mort pour lui et qu'il a &#233;t&#233; ressuscit&#233; par le P&#232;re pour nous donner la gr&#226;ce de donner notre vie aux autres. Le monde d'aujourd'hui a un immense besoin de ce grand message. Que de solitude, que de souffrance, que d'&#233;loignement de Dieu dans toutes les p&#233;riph&#233;ries d'Europe et d'Am&#233;rique et dans tant de villes d'Asie ! Combien l'homme d'aujourd'hui a besoin, sur toutes les latitudes, d'entendre que Dieu l'aime et que l'amour est possible ! Gr&#226;ce &#224; vous, familles missionnaires, ces communaut&#233;s chr&#233;tiennes ont pour t&#226;che essentielle de rendre visible ce message. Et quel est ce message ? &#171; Le Christ est ressuscit&#233;, le Christ est vivant ! Le Christ est vivant parmi nous ! &#187; 

Vous avez re&#231;u la force de tout quitter et de partir pour des terres lointaines gr&#226;ce &#224; un chemin d'initiation chr&#233;tienne, v&#233;cu en petites communaut&#233;s, o&#249; vous avez red&#233;couvert les immenses richesses de votre bapt&#234;me. C'est cela, le Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal, un v&#233;ritable don de la Providence &#224; l'&#201;glise de notre temps, comme l'ont d&#233;j&#224; affirm&#233; mes pr&#233;d&#233;cesseurs, en particulier saint Jean-Paul II lorsqu'il vous a dit : &#171; Je reconnais le Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal comme un itin&#233;raire de formation catholique, est valide pour la soci&#233;t&#233; et pour les temps actuels &#187; (Epist. Ogniqualvolta, 30 ao&#251;t 1990 : AAS 82 [1990], 1515). Le Chemin repose sur les trois dimensions de l'&#201;glise que sont la Parole, la liturgie et la communaut&#233;. C'est pourquoi, l'&#233;coute ob&#233;issante et constante de la Parole de Dieu, la c&#233;l&#233;bration eucharistique en petites communaut&#233;s apr&#232;s les premi&#232;res v&#234;pres du dimanche, la c&#233;l&#233;bration des laudes en famille le jour du dimanche avec tous les enfants et le partage de sa foi avec les autres fr&#232;res sont &#224; l'origine des nombreux dons que le Seigneur vous a accord&#233;s, comme les nombreuses vocations au sacerdoce et &#224; la vie consacr&#233;e. Voir tout cela est une consolation, parce que cela confirme que l'Esprit de Dieu est vivant et agissant dans son &#201;glise, aujourd'hui encore, et qu'il r&#233;pond aux besoins de l'homme moderne. En maintes occasions, j'ai insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; pour l'&#201;glise de passer d'une pastorale de simple conservation &#224; une pastorale r&#233;solument missionnaire (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, 15). Si souvent, dans l'&#201;glise, nous avons J&#233;sus &#224; l'int&#233;rieur et nous ne le laissons pas sortir&#8230; Si souvent ! C'est ce qu'il y a de plus important &#224; faire si nous ne voulons pas que les eaux stagnent dans l'&#201;glise. Depuis des ann&#233;es, le Chemin remplit cette mission ad gentes parmi les non-chr&#233;tiens, pour une implantation de l'&#201;glise (&#171; implantatio Ecclesiae &#187;), une nouvelle pr&#233;sence d'&#201;glise l&#224; o&#249; l'&#201;glise n'existe pas ou n'est plus en mesure de rejoindre les personnes. &#171; Quelle joie vous nous donnez par votre pr&#233;sence et par votre activit&#233; ! &#187;, vous a dit le bienheureux pape Paul VI lors de sa premi&#232;re audience avec vous (8 mai 1974 : Enseignements de Paul VI, XII [1974], 407). Moi aussi, je fais miennes ces paroles et je vous encourage &#224; aller de l'avant, en vous confiant &#224; la Sainte Vierge Marie qui a inspir&#233; le Chemin n&#233;ocat&#233;chum&#233;nal. Qu'elle interc&#232;de pour vous aupr&#232;s de son divin Fils. 

Chers amis, que le Seigneur vous accompagne. Allez, avec ma b&#233;n&#233;diction ! 

Traduction de Zenit, Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>La mission principale de l'Eglise est d'apporter J&#233;sus aux hommes</title>
    <link>http://news.catholique.org/55727-la-mission-principale-de-l-eglise-est-d</link>
    <dc:date>2015-03-06T03:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>&#171; Apporter J&#233;sus et son &#201;vangile aux hommes est la mission principale de l'&#201;glise&#160; &#187;, souligne le cardinal&#160;Sarah&#160; : &#171; &#160;Seul l'&#201;vangile est capable de changer les personnes &#187; car il est un chemin de lib&#233;ration &#171; &#160;qui embrasse tout l'homme pour faire de sa vie et de son histoire une histoire de salut &#187;. 

Le cardinal Robert Sarah, pr&#233;fet de la Congr&#233;gation pour le culte divin et la discipline des sacrements, &#233;tait dans la paroisse Saint-Jean-Bosco de la banlieue de Rome, le 8 f&#233;vrier 2015, &#224; l'occasion des cinquante ans de l'&#233;l&#233;vation de l'&#233;glise au titre de diaconie &#8211; attribu&#233; au cardinal guin&#233;en &#8211; et du bicentenaire de la naissance de don Bosco, fondateur des sal&#233;siens. L'Osservatore Romano du 5 mars rapporte des extraits de son hom&#233;lie. 

&#171; Apporter J&#233;sus et son &#201;vangile aux hommes est la mission principale de l'&#201;glise&#160; &#187;, a soulign&#233; le cardinal&#160; : &#171; &#160;Parce que seul l'&#201;vangile gu&#233;rit les malades, les poss&#233;d&#233;s et tous ceux qui sont couch&#233;s avec la fi&#232;vre de l'indiff&#233;rence religieuse et qui sont devenus les esclaves d'idoles modernes et d'esprits mauvais. &#187; 

&#171; &#160;Seul l'&#201;vangile est capable de changer les personnes &#187;. En effet, il est un chemin de lib&#233;ration &#171; qui embrasse tout l'homme pour faire de sa vie et de son histoire une histoire de salut &#187;. 

&#171; L'&#201;glise est &#201;glise dans la mesure o&#249; elle est aux c&#244;t&#233;s de l'homme et o&#249; elle annonce tout l'&#201;vangile, parce c'est cela sa mission et c'est pour cela qu'elle a &#233;t&#233;, qu'elle est et qu'elle sera peut-&#234;tre pers&#233;cut&#233;e &#187;, a-t-il insist&#233;. 

Il a rendu hommage &#224; don Bosco, fondateur des sal&#233;siens, qui &#171; ne s'est pas laiss&#233; vaincre par la mondialisation de l'indiff&#233;rence &#187; d&#233;j&#224; commenc&#233;e &#224; l'&#233;poque mais au contraire, &#171; a ouvert les bras aux besoins de tous ces jeunes, leur offrant la possibilit&#233; de vivre dans la dignit&#233; &#187;. 

&#171; Il ne se r&#233;signait pas &#224; voir les jeunes abandonn&#233;s &#224; leur propre destin &#187;, a ajout&#233; le cardinal, pour qui &#171; miser sur les jeunes, sur une bonne &#233;ducation, culturelle comme spirituelle, veut dire cultiver le d&#233;sir d'un avenir riche d'esp&#233;rance et en mesure de redonner &#224; l'homme une plus grande dignit&#233; &#187;. 

Avec une traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Azerba&#239;djan : le pape re&#231;oit le pr&#233;sident Aliyev</title>
    <link>http://news.catholique.org/55726-azerbaidjan-le-pape-recoit-le-president</link>
    <dc:date>2015-03-06T02:17:04Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Le pape Fran&#231;ois a re&#231;u le pr&#233;sident de la R&#233;publique d'Azerba&#239;djan M. Ilham Aliyev, accompagn&#233; de son &#233;pouse et d'une d&#233;l&#233;gation, ce vendredi matin, 6 mars 2015, au Vatican. Au c&#339;ur des &#233;changes&#160; : l'importance du dialogue interculturel et interreligieux pour la paix. 

Le pr&#233;sident azerba&#239;djanais s'est ensuite entretenu avec le cardinal Pietro Parolin, secr&#233;taire d'&#201;tat, accompagn&#233; de Mgr Antoine Camilleri, sous-secr&#233;taire pour les rapports avec les &#201;tats. 

Les &#233;changes ont &#233;t&#233; l'occasion de saluer &#171; &#160;le bon d&#233;veloppement des relations bilat&#233;rales &#187;, rapporte un communiqu&#233; du Saint-Si&#232;ge. La place de la communaut&#233; catholique dans le pays et des initiatives culturelles ont &#233;t&#233; abord&#233;es, ainsi que l'importance du dialogue interculturel et interreligieux pour la cause de la paix dans le monde contemporain. 

L'actualit&#233; r&#233;gionale et internationale a aussi &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e, en &#171; &#160;r&#233;affirmant l'importance de la n&#233;gociation dans la r&#233;solution des conflits, ainsi que de l'&#233;ducation pour promouvoir les principes de la coexistence pacifique entre les peuples et les diverses communaut&#233;s religieuses&#160; &#187;. 

Les chr&#233;tiens &#8211; pour la plupart orthodoxes et protestants &#8211; repr&#233;sentent 3% de la population azerba&#239;djanaise, &#224; majorit&#233; musulmane (pr&#232;s de 97%). Selon l'Aide &#224; l'&#201;glise en d&#233;tresse (AED), ce pays du Moyen-Orient, aux fronti&#232;res de la Turquie, de l'Iran et de la Russie, est connu pour &#234;tre l'un des &#201;tats les plus la&#239;cs au sein du monde musulman.</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Chemin de croix au Colis&#233;e : m&#233;ditations de Mgr Corti</title>
    <link>http://news.catholique.org/55725-chemin-de-croix-au-colisee-meditations-de</link>
    <dc:date>2015-03-06T02:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Pour le traditionnel Chemin de croix du Colis&#233;e, qui aura lieu Vendredi Saint, 3 avril 2015, le pape Fran&#231;ois a demand&#233; &#224; Mgr Renato Corti, &#233;v&#234;que &#233;m&#233;rite de Novare, de pr&#233;parer les m&#233;ditations des 14 stations. 

Le Chemin de croix, qui a lieu dans la nuit, partira du Colis&#233;e &#224; 21h15. Il se d&#233;roule de l'int&#233;rieur du Colis&#233;e jusque sur les pentes du Palatin. 

Ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'il est demand&#233; &#224; Mgr Corti de pr&#233;parer des m&#233;ditations pour le Vatican&#160; : sous le pontificat de Beno&#238;t XVI, il y a dix ans, il a &#233;t&#233; le pr&#233;dicateur de la retraite de car&#234;me du pape et de la curie romaine, du 13 au 19 f&#233;vrier 2005. 

Mgr Corti a 79 ans. Il est n&#233; &#224; Galbiate, dans la r&#233;gion de C&#244;me, en 1936, et a &#233;t&#233; ordonn&#233; pr&#234;tre en 1959.&#160;Il a &#233;t&#233; nomm&#233; &#233;v&#234;que auxiliaire de Milan en 1981 puis &#233;v&#234;que de Novare, dans le Pi&#233;mont, en 1990, jusqu'&#224; sa d&#233;mission pour limite d'&#226;ge en 2011. 

Le dioc&#232;se de Novare se souvient particuli&#232;rement de &#171; &#160;son attention &#224; la formation spirituelle du clerg&#233; et des la&#239;cs&#160; &#187; et de ses nombreuses &#171; &#160;visites pastorales&#160; &#187;. Il a &#233;t&#233; vice-pr&#233;sident de la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques d'Italie, consulteur de la Congr&#233;gation pour le clerg&#233; et membre de la Congr&#233;gation pour les &#201;glises orientales.</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Car&#234;me : deuxi&#232;me pr&#233;dication du P. Cantalamessa, ofmcap</title>
    <link>http://news.catholique.org/55724-careme-deuxieme-predication-du-p</link>
    <dc:date>2015-03-06T01:17:04Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Le P. Raniero Cantalamessa, ofmcap., pr&#233;dicateur de la Maison pontificale, a prononc&#233; sa deuxi&#232;me pr&#233;dication de car&#234;me sur le th&#232;me &#171; Orient et Occident face au myst&#232;re de la Trinit&#233; &#187;, ce vendredi 6 mars 2015, dans la chapelle Redemptoris Mater du Vatican, en pr&#233;sence du pape et de la Curie romaine. &#160; 

Deuxi&#232;me pr&#233;dication de car&#234;me 

ORIENT ET OCCIDENT&#160;FACE AU MYSTERE DE LA TRINITE 

1. Mettre ensemble ce qui nous unit 

La r&#233;cente visite du pape Fran&#231;ois en Turquie, qui s'est termin&#233;e par une rencontre avec le patriarche orthodoxe Bartholom&#233;e, mais en particulier son exhortation &#224; partager pleinement la foi commune entre l'Orient chr&#233;tien et l'Occident latin, m'ont sugg&#233;r&#233; l'id&#233;e de d&#233;dier les m&#233;ditations du Car&#234;me de cette ann&#233;e pour r&#233;pondre &#224; ce d&#233;sir du pape qui est aussi celui de toute la chr&#233;tient&#233;. 

Ce d&#233;sir d'une plus profonde communion entre Catholicit&#233; et Orthodoxie n'est pas nouveau. Le concile Vatican II, dans Unitatis redintegratio, exhortait d&#233;j&#224; &#224; avoir une consid&#233;ration sp&#233;ciale pour les Eglises orientales et leurs richesses (UR, 14). Saint Jean Paul II, dans la lettre apostolique Orientale lumen (1995), &#233;crivait : 

&#171; Puisque nous croyons que la v&#233;n&#233;rable et antique tradition des &#201;glises orientales constitue une partie int&#233;grante du patrimoine de l'&#201;glise du Christ, la premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pour les catholiques consiste &#224; la conna&#238;tre pour pouvoir s'en nourrir et favoriser, selon les moyens de chacun, le processus de l'unit&#233;.&#160; &#187;1. 

Ce m&#234;me pape a aussi formul&#233; un principe que je consid&#232;re fondamental pour avancer sur le chemin de l'unit&#233; : &#171; mettre en commun tout ce qui nous unit qui est certainement plus important que ce qui nous divise&#160; &#187;2.&#160;Orthodoxie et Eglise catholique partagent la m&#234;me foi en la Trinit&#233;, en l'Incarnation du Verbe, en J&#233;sus Christ, vrai Dieu et vrai homme en une seule personne, qui est mort et ressuscit&#233; pour notre salut et qui nous a donn&#233; l'Esprit Saint&#160; ; nous croyons que l'Eglise est son corps anim&#233; par l'Esprit Saint, que l'Eucharistie est &#171; &#160;la source et le sommet de la vie chr&#233;tienne&#160; &#187;, que Marie est la Th&#233;otokos, la M&#232;re de Dieu, que notre destin est d'avoir la vie &#233;ternelle. Que peut-il y avoir de plus important que cela ? Les diff&#233;rences interviennent dans la fa&#231;on de comprendre et d'expliquer certains de ces myst&#232;res&#160; : elles sont donc secondaires et non primaires. 

Jadis, les rapports entre la th&#233;ologie orientale et la th&#233;ologie latine &#233;taient marqu&#233;s par une &#233;vidente teinte apolog&#233;tique et pol&#233;mique. On insistait (r&#233;cemment, dans des tons peut-&#234;tre plus ir&#233;niques) sur ce qui les distinguait et ce que chacun croyait avoir de diff&#232;rent et de plus juste par rapport &#224; l'autre. Le moment est venu de renverser cette tendance, en cessant d'insister &#224; tout prix sur les diff&#233;rences (souvent bas&#233;es sur un for&#231;age, ou une d&#233;formation, de la pens&#233;e de l'autre) et de partager plut&#244;t ce que nous avons en commun et qui nous unit dans une seule et m&#234;me foi. Le devoir commun d'annoncer la foi &#224; un monde profond&#233;ment chang&#233; l'exige avec urgence. Aujourd'hui, questions et int&#233;r&#234;ts ne sont plus les m&#234;mes qu'au moment o&#249; sont n&#233;es les divergences entre Orient et Occident&#160; ; le monde ne comprend m&#234;me plus le sens de toutes nos subtiles distinctions qu'il consid&#232;re &#224; des ann&#233;es-lumi&#232;re loin de lui. 

Jusqu'&#224; pr&#233;sent, dans nos efforts visant &#224; promouvoir l'unit&#233; entre les chr&#233;tiens, pr&#233;valait une ligne de conduite que l'on peut formuler de la fa&#231;on suivante : &#171; &#160;r&#233;soudre d'abord les diff&#233;rences, pour ensuite partager ce que nous avons en commun&#160; &#187;&#160; ; la ligne qui s'affirme de plus en plus dans les milieux &#339;cum&#233;niques est&#160; : &#171; partager ce que nous avons en commun pour ensuite r&#233;soudre, avec patience et respect, les diff&#233;rences&#160; &#187;. 

Le plus surprenant r&#233;sultat de ce changement de perspective c'est qu'au lieu de voir les diff&#233;rences doctrinales comme une &#171; erreur&#160; &#187;, ou une &#171; h&#233;r&#233;sie&#160; &#187; de l'autre, nous commen&#231;ons &#224; les voir de plus en plus comme quelque chose qui est compatible avec notre position, voire souvent, comme un correctif et un enrichissement pour chacun. On en a eu un exemple concret, sur un autre versant, avec l'accord de l'ann&#233;e 1999 entre l'Eglise catholique et la F&#233;d&#233;ration mondiale des Eglises luth&#233;riennes, &#224; propos de la justification par la foi. 

Un sage penseur pa&#239;en du IV si&#232;cle, Quintus Aurelius Symmacus, rappelait une v&#233;rit&#233; qui prend toute son importance quand on l'applique aux relations entre les diff&#233;rentes th&#233;ologies d'Orient et d'Occident : &#171; &#160;Uno itinere non potest perveniri ad tam grande secretum&#160; &#187;3 : &#171; On ne peut parvenir &#224; un si grandmyst&#232;re par une seule voie&#160; &#187;. Dans nos m&#233;ditations nous t&#226;cherons de montrer non seulement l'utilit&#233;, mais aussi la beaut&#233; et la joie de nous retrouver au sommet de la montagne pour contempler ensemble le m&#234;me merveilleux panorama de la foi chr&#233;tienne, m&#234;me en venant de directions diff&#233;rentes. 

Les grands myst&#232;res de la foi, dans lesquels nous chercherons &#224; v&#233;rifier l'accord de fonds, malgr&#233; la diversit&#233; des deux traditions, sont le myst&#232;re de la Trinit&#233;, la personne du Christ, celle de l'Esprit Saint et la doctrine du salut. Deux poumons, une seule respiration : cette conviction nous guidera dans notre d&#233;marche. Le pape Fran&#231;ois parle &#224; ce propos de &#171; &#160;diff&#233;rences r&#233;concili&#233;es&#160; &#187;&#160; : non pas pass&#233;es sous silence ou banalis&#233;es, mais r&#233;concili&#233;es. S'agissant de simples pr&#233;dications de car&#234;me, il est &#233;vident que je toucherai des probl&#232;mes si complexes sans aucune pr&#233;tention d'&#233;puiser le sujet, par mani&#232;re de synth&#232;se et non d'analyse. 

J'aborde cette t&#226;che avec beaucoup d'humilit&#233;, presque sur la pointe des pieds, sachant combien il est difficile de se d&#233;barrasser de ses propres cat&#233;gories pour assumer celles des autres. Ce qui m'encourage c'est que les P&#232;res grecs, comme d'ailleurs les latins, ont &#233;t&#233; pendant des ann&#233;es mon pain quotidien dans les &#233;tudes et l'enseignement et aussi le fait d'avoir eu tant d'auteurs orthodoxes post&#233;rieurs (Sim&#233;on le Nouveau Th&#233;ologien, Cabasilas, la Philocalie, S&#233;raphin de Sarov) comme source d'inspiration dans mon minist&#232;re de pr&#233;dication, sans compter les icones qui sont les seules images devant lesquelles j'arrive &#224; prier. 

2. Unit&#233; et trinit&#233; de Dieu 

Commen&#231;ons notre escalade en affrontant le myst&#232;re de la Trinit&#233;, c'est-&#224;-dire la plus haute montagne, l'Everest, de la foi4. Au fur et &#224; mesure que l'Eglise, durant les trois premiers si&#232;cles, rendait explicite sa foi dans la Trinit&#233;, les chr&#233;tiens se trouv&#232;rent expos&#233;s &#224; la m&#234;me accusation qu'ils avaient eux-m&#234;mes port&#233;e contre les pa&#239;ens : celle de croire en plusieurs divinit&#233;s, d'&#234;tre donc eux aussi des polyth&#233;istes. Voil&#224; pourquoi, au cours du IV si&#232;cle, on apporta une petite mais significative ajoute au credo&#160; : au lieu de commencer par les paroles &#171; &#160;Je crois en Dieu&#160; &#187; (Credo in Deum), celui-ci commence d&#233;sormais par les paroles&#160; : &#171; &#160;Je crois en un seul Dieu&#160; &#187; (Credo in unum Deum). 

Il n'est pas n&#233;cessaire de refaire ici l'histoire du proc&#232;s qui amena &#224; cela&#160; ; nous pouvons partir de sa conclusion. Vers la fin du IV si&#232;cle, la transformation du monoth&#233;isme de l'Ancien Testament dans le monoth&#233;isme trinitaire des chr&#233;tiens est un fait accompli. Les latins, pour illustrer les deux aspects du myst&#232;re, utilisaient la formule &#171; une substance et trois personnes&#160; &#187;&#160; ; les grecs la formule &#171; trois hypostases, une seule nature (ousia)&#160; &#187;. Au terme de discussions serr&#233;es, le processus s'acheva apparemment avec un accord total entre les deux th&#233;ologies. &#171; &#160;Comment concevoir un accord plus total que celui-ci - s'exclamait Saint Gr&#233;goire de Nazianze - et comment pourrait-on dire plus clairement la m&#234;me chose, m&#234;me si par de mots diff&#233;rents&#160; ?&#160; &#187;5 

En r&#233;alit&#233;, il restait encore une diff&#233;rence entre les deux mani&#232;res d'exprimer le myst&#232;re. Aujourd'hui on a l'habitude d'exprimer ainsi la diff&#233;rence : les Grecs et les Latins partent de deux c&#244;t&#233;s oppos&#233;s pour d&#233;finir la Trinit&#233;&#160;. Les grecs partent des personnes divines, c'est-&#224;-dire de la pluralit&#233;, pour arriver &#224; l'unit&#233; de nature ; inversement, les latins partent de l'unit&#233; de la nature divine, pour arriver aux trois personnes. &#171; &#160;Le latin, &#233;crit un historien fran&#231;ais du dogme, consid&#232;re la personnalit&#233; comme une mani&#232;re d'&#234;tre de la nature, le grec consid&#232;re la nature comme le contenu de la personne&#160; &#187;.6 

Je crois que l'on peut expliquer cette diff&#233;rence aussi d'une autre fa&#231;on. Tous les deux, latins et grecs, partent de l'unit&#233; de Dieu ; aussi bien le symbole grec que le symbole latin commence en disant&#160; : &#171; Je crois en un seul Dieu&#160; &#187;. Sauf que chez les latins, l'unit&#233; est encore impersonnelle ou pr&#233;-personnelle&#160; ; c'est l'essence de Dieu qui se r&#233;alise dans le P&#232;re, le Fils et le Saint Esprit, sans &#234;tre pens&#233;e naturellement comme &#233;tant pr&#233;existante aux personnes. Dans la th&#233;ologie latine, le trait&#233; &#171; De Deo uno&#160; &#187; sur l'unicit&#233; de Dieu, a toujours pr&#233;c&#233;d&#233; le trait&#233; &#171; De Deo trino&#160; &#187;, sur la Trinit&#233;. 

Chez les Grecs, au contraire, l'unit&#233; est d&#233;j&#224; personnalis&#233;e, car pour eux &#171; &#160;l'unit&#233; c'est le P&#232;re, &#224; partir de qui et vers qui s'&#233;num&#232;rent les autres personnes&#160; &#187;.7 Le premier article du credo des Grecs r&#233;cite lui aussi &#171; &#160;Je crois en un seul Dieu le P&#232;re tout puissant&#160; &#187; (Credo in unum Deum Patrem omnipotentem), sauf qu'ici le &#171; &#160;P&#232;re tout puissant&#160; &#187; n'est pas d&#233;tach&#233; d' &#8220;un seul Dieu&#8221;, comme dans le credo latin, mais forme avec lui un tout. La virgule n'est pas plac&#233;e apr&#232;s le mot &#171; Dieu&#160; &#187;, mais apr&#232;s l'adjectif &#171; tout puissant&#160; &#187;. Le sens est&#160; : &#171; je crois en un seul Dieu qui est le P&#232;re tout puissant&#160; &#187;. Pour eux, l'unit&#233; des trois personnes divines vient du fait que le Fils est parfaitement (substantiellement) uni au P&#232;re, tout comme l'est aussi l'Esprit Saint au Fils&#160; &#187; 8. 

L'une et l'autre mani&#232;re d'aborder le myst&#232;re est l&#233;gitime, mais aujourd'hui l'on tend de plus en plus &#224; pr&#233;f&#233;rer le mod&#232;le grec. L'unit&#233; en Dieu et la trinit&#233; y sont ins&#233;parables, forment un seul et m&#234;me myst&#232;re et d&#233;coulent d'un seul et m&#234;me acte. En termes plus simples, nous pouvons dire que&#160; : le P&#232;re est la source, l'origine absolue du mouvement d'amour. Le Fils ne peut exister comme Fils s'il ne re&#231;oit pas avant tout du P&#232;re tout ce qu'il est. &#171; C'est &#224; cause du P&#232;re - parce que le P&#232;re existe -, qu'existent le Fils et l'Esprit&#160; &#187;, &#233;crit Jean Damasc&#232;ne9. Le P&#232;re est le seul au sein de la Trinit&#233;, absolument le seul, &#224; ne pas avoir besoin d'&#234;tre aim&#233; pour pouvoir aimer. Seulement dans le P&#232;re se r&#233;alise la parfaite &#233;quation : &#234;tre c'est aimer ; pour les autres personnes divines, &#234;tre c'est &#234;tre aim&#233;. 

Le P&#232;re est une relation d'amour &#233;ternelle et il n'existe pas en dehors de cette relation. On ne saurait donc concevoir d'abord le P&#232;re comme l'&#234;tre supr&#234;me et ensuite reconna&#238;tre en lui une relation d'amour &#233;ternelle. On doit parler du P&#232;re en terme d'acte d'amour &#233;ternel. Le Dieu unique des chr&#233;tiens est donc le P&#232;re&#160;, con&#231;u toutefois non isolement (comment l'appeler p&#232;re si ce n'est pas parce qu'il a un fils&#160; ?), mais comme &#233;tant toujours en train d'engendrer le Fils et de se donner &#224; lui avec un amour infini, un amour qui les unit tous les deux et qui est l'Esprit Saint. L'unit&#233; et la Trinit&#233; de Dieu jaillissent &#233;ternellement d'un seul acte et forment un seul et m&#234;me myst&#232;re. 

J'ai dit qu'aujourd'hui beaucoup de gens, en occident aussi, tendent &#224; pr&#233;f&#233;rer le mod&#232;le grec (et je suis moi-m&#234;me un de ceux-l&#224;)&#160; ; mais ajoutons tout de suite que cela ne veut pas dire renier l'apport de la th&#233;ologie latine. Si la th&#233;ologie grecque a fourni, pour ainsi dire, le sch&#233;ma juste pour parler de la Trinit&#233;, la pens&#233;e latine, elle, lui a garanti, avec Augustin, le contenu de fonds et l'&#226;me, qui est l'amour. 

Saint Augustin parle de la Trinit&#233; en se fondant sur la d&#233;finition &#171; Dieu est amour&#160; &#187; (1 Jn 4,16). Il voit dans l'Esprit Saint l'amour r&#233;ciproque entre le P&#232;re et le Fils, selon la triade &#171; &#160;Aimant, Aim&#233; et Amour&#160; &#187; que ses disciples, au Moyen Age, expliciteront et rendront presque canonique10. Sur elle, le th&#233;ologien Heribert M&#252;hlen a fond&#233; r&#233;cemment sa conception de l'Esprit Saint comme le &#171; Nous&#160; &#187; divin, la koinonia personnifi&#233;e entre le P&#232;re et le Fils dans la Trinit&#233; et, de mani&#232;re diff&#233;rente, entre tous les baptis&#233;s au sein de l'Eglise11. 

Saint Gr&#233;goire Palamas, au XIV si&#232;cle, fut le premier parmi les orientaux &#224; tenir compte de cette contribution de la th&#233;ologie latine, ayant, finalement, connu de personne le trait&#233; sur la Trinit&#233; de saint Augustin. Il &#233;crit ceci&#160; : 

&#171; &#160;L'Esprit du Verbe tr&#232;s haut est comme l'amour ineffable du P&#232;re pour son Verbe engendr&#233; de mani&#232;re ineffable. Amour que ce m&#234;me Verbe et Fils aim&#233; a envers le P&#232;re, en tant qu'il a l'Esprit provenant avec lui du P&#232;re et reposant sur lui, lui &#233;tant connaturel&#160; &#187;12. 

L'ouverture de Palamas est reprise aujourd'hui, dans un autre contexte, par un th&#233;ologien orthodoxe de renom qui &#233;crit : &#171; L'Expression &#8216;Dieu est amour' signifie que Dieu &#8216;existe' en tant que Trinit&#233;, comme &#8216;personne' et non comme substance. L'amour n'est pas une cons&#233;quence ou une propri&#233;t&#233; de la substance divine &#8230;mais ce qui constitue sa substance&#160; &#187;13. Cette explication n'est pas incompatible, &#224; mon avis, avec la d&#233;finition que saint Thomas d'Aquin, dans le sillage d'Augustin, donne des personnes divines comme &#171; &#160;relations subsistantes&#160; &#187;14. 

La diff&#233;rence et la compl&#233;mentarit&#233; des deux th&#233;ologies ne se limite pas d'ailleurs &#224; la seule mani&#232;re de concevoir l'&#234;tre et les relations &#224; l'int&#233;rieur de la Trinit&#233;. A quelque exception pr&#232;s (chez les latins, celle d'Augustin), il est &#233;vident que les Grecs s'int&#233;ressent davantage &#224; la Trinit&#233; immanente, hors du temps, alors que les latins sont plus attentifs &#224; la Trinit&#233; &#233;conomique, soit celle qui s'est manifest&#233;e dans l'histoire du salut. Les uns, selon leur propre g&#233;nie, s'int&#233;ressent plus &#224; l'&#234;tre et &#224; l'ontologie, les autres &#224; sa manifestation dans l'histoire. Vu sous cet angle, on comprend l'habitude qu'ont les latins de commencer leur discours sur Dieu avec le trait&#233; &#171; Sur le Dieu unique&#160; &#187; et l'on comprend aussi les raisons qui poussent &#224; conserver cette tradition et &#224; en faire une richesse pour tout le monde. Dans l'histoire du salut en effet &#8211; nous le verrons tout de suite &#8211; la r&#233;v&#233;lation du Dieu unique a pr&#233;c&#233;d&#233; celle du Dieu - trinit&#233;. 

Les deux mani&#232;res de repr&#233;senter la Trinit&#233; dans l'iconologie grecque et l'art occidental sont une claire manifestation de cette diff&#233;rence d'approche. L'ic&#244;ne canonique de l'Orthodoxie, dont Andr&#233; Roublev est le chef de file, repr&#233;sente la Trinit&#233; sous la forme de trois anges &#233;gaux et distincts, assis autour d'une table. Toute la sc&#232;ne transmet le sentiment d'une surhumaine qui&#233;tude et unit&#233;. L'histoire du salut n'est pas ignor&#233;e, comme le montre la r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;pisode d'Abraham accueillant les trois h&#244;tes, et la table eucharistique autour de laquelle les Trois sont assis, mais elle reste dans l'arri&#232;re-fond. 

Dans l'art occidental, &#224; partir du Moyen &#226;ge, la Trinit&#233; est repr&#233;sent&#233;e tout &#224; fait diff&#233;remment. On voit le P&#232;re, les bras &#233;tendus, qui tient les deux extr&#233;mit&#233;s de la croix et, entre le visage du P&#232;re et celui du Crucifi&#233;, plane une colombe qui repr&#233;sente l'Esprit Saint. Les exemples les plus c&#233;l&#232;bres sont la Trinit&#233; de Masaccio &#224; Santa Maria Novella (Florence, Italie) et celle de D&#252;rer au mus&#233;e de Vienne, en Autriche. Mais on en trouve beaucoup d'autres, de caract&#232;re populaire ou artistique. C'est la Trinit&#233; comme elle s'est r&#233;v&#233;l&#233;e &#224; nous dans l'histoire du salut, dont la croix du Christ constitue le point culminant. 

3. Deux voies &#224; laisser ouvertes 

Avan&#231;ons maintenant d'un pas et essayons de voir pour quoi la foi chr&#233;tienne a besoin que les deux voies d'acc&#232;s au myst&#232;re trinitaire restent ouvertes et viables. Dit sch&#233;matiquement&#160; : l'Eglise a besoin d'accueillir pleinement l'approche de l'Orthodoxie &#224; la Trinit&#233; dans sa vie int&#233;rieure (ad intra), c'est-&#224;-dire dans la pri&#232;re, dans la contemplation, dans la liturgie, dans la mystique&#160; ; elle a besoin de tenir compte de l'approche latine dans sa mission &#233;vang&#233;lisatrice au dehors (ad extra). 

Inutile de d&#233;montrer le premier point. A cet &#233;gard, il suffit d'accueillir avec joie et reconnaissance le tr&#232;s riche patrimoine de spiritualit&#233; qui vient de la tradition grecque et byzantine et que plusieurs th&#233;ologiens orthodoxes, dans les d&#233;cennies apr&#232;s la guerre, ont rendu accessible au public occidental.15 Un texte de Saint Basile illustre bien l'orientation de fond qui caract&#233;rise la vision orthodoxe : 

&#171; &#160;Le chemin de la connaissance de Dieu va de l'unique Esprit, par l'unique Fils, jusqu'&#224; l'unique P&#232;re ; et en sens inverse, la bont&#233; naturelle, la saintet&#233; de la nature et la dignit&#233; royale vient du P&#232;re, par le Fils unique, jusqu'&#224; l'Esprit&#160; &#187; 16. 

En d'autres termes, sur le plan de l'&#234;tre ou de la sortie des cr&#233;atures de Dieu, tout part du P&#232;re, passe par le Fils et arrive jusqu'&#224; nous dans l'Esprit&#160; ; dans l'ordre de la connaissance ou du retour des cr&#233;atures &#224; Dieu, tout commence avec l'Esprit Saint, passe par le Fils J&#233;sus Christ et retourne au P&#232;re. La perspective est toujours celle de la Trinit&#233;. 

Je tache d'expliquer par contre pourquoi il est n&#233;cessaire, aujourd'hui plus que jamais, en Orient comme en Occident, de conna&#238;tre et pratiquer aussi l'approche latine au myst&#232;re de Dieu un et trine. Voici comment Saint Gr&#233;goire de Nazianze, dans un texte c&#233;l&#232;bre, r&#233;sume le processus qui porta &#224; croire en la Trinit&#233; : 

&#171; &#160;L'Ancien Testament proclame ouvertement l'existence du P&#232;re et commence &#224; annoncer, de mani&#232;re voil&#233;e, celle du Fils ; le Nouveau Testament proclame ouvertement l'existence du Fils et fait entrevoir la divinit&#233; de l'Esprit Saint. A' pr&#233;sent l'Esprit est pr&#233;sent parmi nous et nous accorde distinctement sa manifestation. Alors m&#234;me que la divinit&#233; du P&#232;re n'&#233;tait pas encore confess&#233;e, il aurait &#233;t&#233; inconvenant de proclamer ouvertement celle du Fils, comme il aurait &#233;t&#233; peu s&#251;r de nous imposer le poids de la divinit&#233; de l'Esprit alors que celle du Fils n'avait pas encore &#233;t&#233; accept&#233;e&#160; &#187;17. 

On voit que cette p&#233;dagogie divine est appliqu&#233;e aussi par J&#233;sus qui dit ne pas pouvoir r&#233;v&#233;ler aux ap&#244;tres tout ce qu'il sait de lui-m&#234;me et de son P&#232;re, car ils ne pourraient pas encore &#171; en porter le poids&#160; &#187; (Jn 16,12). 

Or, il est vrai que maintenant nous vivons &#224; l'&#233;poque o&#249; la Trinit&#233; s'est pleinement r&#233;v&#233;l&#233;e et que nous devons donc vivre constamment sous cette &#171; &#160;lumi&#232;re trisolaire&#160; &#187;, comme l'appellent certains P&#232;res, sans nous perdre dans la contemplation d'un Dieu &#171; &#160;&#234;tre supr&#234;me&#160; &#187;, plus proche du Dieu des philosophes que de celui r&#233;v&#233;l&#233; par J&#233;sus. Mais que dire du monde non croyant, s&#233;cularis&#233; et &#224; r&#233;-&#233;vang&#233;liser, qui nous entoure&#160; ? Ne se trouve-t-il pas dans les m&#234;mes conditions que celui avant la venue du Christ ? Ne devons-nous pas utiliser, &#224; son &#233;gard, la m&#234;me p&#233;dagogie que celle utilis&#233;e par Dieu dans son r&#233;v&#233;lation &#224; l'humanit&#233; ? 

Nous devons donc, nous aussi, aider nos contemporains &#224; d&#233;couvrir, avant tout, que Dieu existe, qu'il nous a cr&#233;&#233;s par amour, qu'il est un p&#232;re tr&#232;s tendre et s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#224; nous en J&#233;sus de Nazareth. Pouvons-nous, honn&#234;tement, commencer notre &#233;vang&#233;lisation, en parlant des trois personnes divines ? Pour reprendre l'image de saint Gr&#233;goire, ne serait-ce pas mettre sur le dos des gens un poids qu'ils ne sont pas capables de porter&#160; ? 

A noter une chose importante. Le P&#232;re qui, selon Gr&#233;goire de Nazianze, s'est r&#233;v&#233;l&#233; d'abord dans l'Ancien Testament n'est pas encore &#171; le P&#232;re de notre Seigneur J&#233;sus Christ&#160; &#187;, c'est-&#224;-dire le vrai p&#232;re d'un vrai fils ; il n'est pas Dieu le P&#232;re de la Trinit&#233; ; cette r&#233;v&#233;lation n'a lieu qu'avec J&#233;sus. Il est encore p&#232;re dans un sens m&#233;taphorique, en ce sens qu'il est le &#171; p&#232;re de son peuple Isra&#235;l&#160; &#187; et, pour les pa&#239;ens, le &#171; p&#232;re du cosmos&#160; &#187;, le &#171; &#160;p&#232;re c&#233;leste&#160; &#187;.Donc pour saint Gr&#233;goire aussi, la r&#233;v&#233;lation sur Dieu a commenc&#233; par le &#171; Dieu un&#160; &#187;. 

Il y a un sens o&#249; le nom de &#171; &#160;Dieu&#160; &#187; peut et doit &#234;tre utilis&#233; pour d&#233;signer ce que les trois personnes divines ont en commun, c'est-&#224;-dire toute la Trinit&#233;18, soit que nous entendions, par cet &#233;l&#233;ment commun, la nature divine, comme disent les anciens P&#232;res &#224; la suite de l'Ecriture (la theia physis de 2 Pt 1,4), soit que, avec Johannes Zizioulas, nous entendions la divine koinonia, &#171; &#160;l'&#234;tre en communion&#160; &#187;19. 

L'Eglise doit trouver la mani&#232;re d'annoncer le myst&#232;re de Dieu un et trine avec des cat&#233;gories appropri&#233;es et compr&#233;hensibles aux hommes de notre temps. C'est comme &#231;a que faisaient les P&#232;res de l'Eglise et les anciens conciles, et c'est en ceci que nous devons les imiter. Il est difficile de penser pouvoir pr&#233;senter aux hommes d'aujourd'hui le myst&#232;re trinitaire avec les cat&#233;gories de substance, hypostase, propri&#233;t&#233; et relations subsistantes, m&#234;me si l'Eglise ne pourra jamais renoncer &#224; les utiliser dans sa th&#233;ologie et dans les lieux d'approfondissement de la foi. 

S'il y a quelque chose, du langage des P&#232;res, que l'exp&#233;rience de l'annonce montre &#234;tre encore capable d'aider les hommes d'aujourd'hui, si non &#224; expliquer, au moins &#224; se faire une id&#233;e de la Trinit&#233;, c'est bien celui d'Augustin centr&#233; sur l'amour. L'amour est &#171; &#160;communion&#160; &#187; et &#171; &#160;relation&#160; &#187; ; il n'existe pas d'amour entre moins de deux ou trois personnes. Tout amour est le mouvement d'un &#234;tre vers un autre &#234;tre, accompagn&#233; du d&#233;sir d'union. Entre les cr&#233;atures humaines, cette union reste toujours incompl&#232;te et transitoire, m&#234;me dans les amours les plus ardents ; seule l'union entre les personnes divines arrive &#224; une telle totalit&#233; qu'elle fait des Trois, &#233;ternellement, un seul Dieu. Ce langage, l'homme d'aujourd'hui est en mesure de le comprendre. 

4. Unis dans l'adoration de la Trinit&#233; 

Saint Augustin nous sugg&#232;re la meilleure fa&#231;on de conclure cette reconstruction des deux voies d'approche conduisant au myst&#232;re de la tr&#232;s sainte Trinit&#233;. Quand ont veut traverser un bras de mer, dit-il, la chose la plus importante n'est pas d'aiguiser la vue pour voir ce qu'il y a sur l'autre rive, mais de monter &#224; bord de la barque qui s'y rend. Ainsi le plus important pour nous n'est pas de sp&#233;culer sur la Trinit&#233;, mais de rester dans la foi de l'Eglise qui est la barque qui porte &#224; elle20. Nous ne pouvons pas enserrer l'oc&#233;an dans nos bras, mais nous pouvons entrer dedans lui&#160; ; en d&#233;pit de tous nos efforts, nous ne pouvons pas &#171; &#160;comprendre&#160; &#187; le myst&#232;re de la Trinit&#233;, mais nous pouvons faire quelque chose de encore plus beau&#160; : entrer en elle ! 

Il y a un point sur lequel nous sommes tous d'accord, o&#249; il n'existe plus de diff&#233;rence entre l'Orient et l'Occident, et c'est le devoir et le besoin d'adorer la Trinit&#233;. Seule l'adoration permet de pratiquer en toute v&#233;rit&#233; l'apophatisme, cette r&#232;gle d'une humble restriction dans la mani&#232;re de parler de Dieu qui consiste &#224; affirmer tout en niant. Adorer la Trinit&#233;, selon un superbe oxymore de saint Gr&#233;goire de Nazianze, c'est &#233;lever vers elle &#171; un hymne de silence&#160; &#187;21. Adorer c'est reconna&#238;tre que Dieu est Dieu et nous des cr&#233;atures de Dieu. C'est &#171; &#160;reconna&#238;tre l'infinie diff&#233;rence de qualit&#233; entre le Cr&#233;ateur et la cr&#233;ature&#160; &#187;22 ; mais la reconna&#238;tre librement, joyeusement, en enfants et non en esclaves. Adorer, dit l'ap&#244;tre, c'est &#171; &#160;s'&#233;levercontre toute injustice des hommes qui fait obstacle &#224; la v&#233;rit&#233;. &#187; (cf. Rom 1, 18). 

Concluons en r&#233;citant ensemble la doxologie trinitaire qui, d&#232;s temps les plus recul&#233;s, s'&#233;l&#232;ve identique &#224; Dieu de l'Orient et de l'Occident : &#171; Gloire au P&#232;re, au Fils et au Saint-Esprit, comme il &#233;tait au commencement, maintenant et &#224; jamais, pour les si&#232;cles des si&#232;cles. Amen.&#160; &#187; 

1 Orientale lumen, nr. 1 

2 Tertio millennio adveniente, nr. 16. 

3 Q. A. Symmacus, Relatio de arae Victoriae, III,10, in &#8220;Monumenta Germaniae Historica&#8221;, Auctores antiquissimi Bd.6/1, rist.1984. 

4 Pour une revue critique de la th&#233;ologie trinitaire des diverses Eglises chr&#233;tiennes, cf. Veli-Matti K&#228;rkk&#228;inen, The Trinity : Global Perspectives, Louisville, Kentucky, 2007. 

5 Gr&#233;goire de Nazianze, Oratio 42, 15 (PG 36, 476). 

6 Th. De R&#233;gnon, &#201;tudes de th&#233;ologie positive sur la Sainte Trinit&#233;, I, Paris 1892, 433. 

7 Gregorio Naz., Oratio. 42, 16 (PG 36, 477). 

8 Cf. Gr&#233;groire de Nysse, Contra Eunomium 1,42 (PG 45, 464) 

9 Jean Damasc&#232;ne, De fide orthodoxa, I, 8 (PG 94, 824) 

10 Augustin, De Trinitate,VIII, 9,14 ; IX, 2,2 ; XV,17,31 ; cf. Richard de Saint-Victor, De Trin. III,2.18 ; S : Bonaventure, I Sent. d. 13, q.1. 

11 Cf. H. M&#252;hlen , Der Heilige Geist als Person. Ich - Du - Wir, M&#252;nster in W., 1963. 

12 Gr&#233;goire Palamas, Capita physica, 36 (PG 150, 1144s.). 

13 J. D. Zizioulas, Du personnage &#224; la personne, in L'&#234;tre eccl&#233;sial, Gen&#232;ve 1981, p. 38. 

14 Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, I, q.29, a. 4. 

15 Cf. V. Lossky, Th&#233;ologie mystique de l'Eglise d'Orient, Paris 1944 ; P. Evdokimov, L'Orthodoxie, Paris 1959) ; J. Meyendorff, Byzantine Theology, New York, 1974. 

16 Basile de C&#233;sar&#233;e, De Spiritu Sancto XVIII, 47 (PG 32 , 153). 

17 Cf. Gr&#233;goire de Nazianze, Oratio 31 (Theologica II), 26 ; cf aussi Oratio 32, (Theologica III). 

18 Augustin, La Trinit&#233;, I,6,10 : &#8220; Le nom &#8216; Dio' indique toute la Trinit&#233;, pas seulement le P&#232;re&#8221;. 

19 J. Zizioulas, Being as Communion. Studies in Personhood and the Church, London, 1985. 

20 Augustin, La Trinit&#233; IV,15, 20 ; Les confessions, VII, 21. 

21 Gr&#233;goire de Nazianze, Po&#232;mes, 29 (PG 37, 507) (sigomenon hymnon). 

22 S&#248;ren Kierkegaard, La maladie mortelle.</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Journ&#233;e mondiale de pri&#232;re des femmes 2015 en union avec les Bahamas</title>
    <link>http://news.catholique.org/55723-journee-mondiale-de-priere-des-femmes-2015</link>
    <dc:date>2015-03-06T01:17:02Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>La Journ&#233;e mondiale de pri&#232;re des femmes (JMP) a lieu cette ann&#233;e en union particuli&#232;re avec les femmes chr&#233;tiennes des Bahamas, sur le th&#232;me &#171; J&#233;sus leur dit : "Comprenez-vous ce que j'ai fait pour vous ?" &#187; (Jean, 13), ce vendredi 6 mars 2015. 

La JMP est un mouvement &#339;cum&#233;nique mondial cr&#233;&#233; en 1887 aux &#201;tats-Unis&#160; : elle propose chaque ann&#233;e une c&#233;l&#233;bration &#339;cum&#233;nique, &#233;crite par des femmes d'un pays diff&#233;rent. &#171; &#160;Elle est ouverte &#224; tous, hommes, femmes, enfants&#160; &#187;, pr&#233;cise Laurence Gangloff, secr&#233;taire nationale de la JMP-France et pr&#233;sidente r&#233;gionale de la JMP Europe, &#224; Zenit. 

Cette journ&#233;e annuelle &#8211; annonc&#233;e par la Conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques de France &#8211; a toujours lieu &#171; &#160;le premier vendredi de mars, dans 180 pays. Ainsi, du lever du soleil, jusqu'&#224; son coucher, la pri&#232;re est c&#233;l&#233;br&#233;e pendant 24 heures. L'organisation pratique de la pri&#232;re est port&#233;e par les femmes&#160; &#187;, ajoute-t-elle. 

Cette ann&#233;e, ce sont les femmes des &#206;les Bahamas qui ont pr&#233;par&#233; les m&#233;ditations&#160; : &#171; &#160;La JMP a d&#233;coup&#233; le monde en 7 r&#233;gions. A tour de r&#244;le, un pays de chaque r&#233;gion est choisi. Le Comit&#233; International de la JMP d&#233;finit les th&#232;mes des c&#233;l&#233;brations et les pays r&#233;dacteurs.&#160; &#187; 

Si les Bahamas sont &#171; &#160;des &#238;les de r&#234;ve&#160; &#187;, ce sont aussi &#171; &#160;des &#238;les o&#249; des &#234;tres humains sont victimes de la pauvret&#233;, de la violence, de l'injustice&#160; &#187;, constate un communiqu&#233; de la JMP. Ainsi les pri&#232;res de cette ann&#233;e pr&#233;sentent les souffrances du peuple, comme dans cet extrait&#160; : 

&#171; Nous te pr&#233;sentons les victimes de violences conjugales, les &#233;pouses

abandonn&#233;es ou viol&#233;es, qui se sentent coupables d'avoir &#233;t&#233; maltrait&#233;es et qui ont

peur de demander de l'aide. Nous interc&#233;dons au nom de nos enfants abus&#233;s

physiquement, sexuellement, verbalement ou autrement.

Seigneur, apaise leurs peurs et soutiens-les.

Que les victimes et leurs agresseurs soient gu&#233;ris par une transformation radicale. &#187; 

En France, cette pri&#232;re est organis&#233;e dans plus de 300 lieux. Outre la pri&#232;re, les participants &#224; la JMP sont appel&#233;s aussi au don, &#171; destin&#233; en priorit&#233; aux associations chr&#233;tiennes du pays r&#233;dacteur&#160; &#187;, ajoute Laurence Gangloff. 

Elle annonce aussi les projets de l'ann&#233;e 2015&#160; : &#171; &#160;Le Comit&#233; JMP-France a d&#233;cid&#233; de soutenir la lutte contre le cancer du Sein, la lutte contre la violence envers les femmes et une formation de base en &#233;conomie sociale aux Bahamas, ainsi que trois projets de d&#233;veloppement &#224; Ha&#239;ti.&#160; &#187;</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>Le Saint-Si&#232;ge demande &#034;un moratoire mondial sur la peine de mort&#034;</title>
    <link>http://news.catholique.org/55715-le-saint-siege-demande-un-moratoire-mondial</link>
    <dc:date>2015-03-05T07:17:06Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>Le Saint-Si&#232;ge lance un nouvel appel au monde en faveur d'un &#171; moratoire mondial sur l'usage de la peine de mort &#187; en vue de son abolition, rapporte Radio Vatican ce 5 mars. 

Mgr Silvano M. Tomasi, repr&#233;sentant permanent du Saint-Si&#232;ge aux Nations-Unies &#224; Gen&#232;ve, est intervenu en ce sens au cours de la vingt-huiti&#232;me session du Conseil des droits de l'homme (2-27 mars 2015). 

Pour le Saint-Si&#232;ge, a-t-il expliqu&#233;, il est &#233;vident qu'il existe aujourd'hui d'autres moyens que la peine de mort &#171; pour d&#233;fendre de l'agresseur les vies humaines et pour prot&#233;ger l'ordre public et la s&#233;curit&#233; &#187;. 

Citant le pape Fran&#231;ois devant l'Association internationale de droit p&#233;nal, il a rappel&#233; &#171; la possibilit&#233; qu'il existe une erreur judiciaire et l'usage [de la peine de mort] que font les r&#233;gimes totalitaires et dictatoriaux&#8230; comme instrument de suppression de la dissidence politique ou de pers&#233;cution des minorit&#233;s religieuses et culturelles &#187;. 

Mgr Tomasi a soulign&#233; &#171; qu'aucun effet positif de dissuasion ne r&#233;sulte clairement de l'application de la peine de mort, et que le caract&#232;re irr&#233;versible de cette peine ne permet pas d'&#233;ventuelles corrections en cas d'erreurs judiciaires &#187;. 

Lan&#231;ant un appel en faveur d'un &#171; moratoire mondial sur l'usage de la peine de mort &#187; pour son abolition, il a exhort&#233; &#224; &#171; am&#233;liorer les conditions de d&#233;tention, afin de garantir le respect de la dignit&#233; humaine des personnes priv&#233;es de leur libert&#233; &#187;. 

Avec une traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
<item>
    <title>&#034;Mon enfant&#034;, dit Dieu au coeur de la mondanit&#233;</title>
    <link>http://news.catholique.org/55714-mon-enfant-dit-dieu-au-coeur-de-la-mondanite</link>
    <dc:date>2015-03-05T07:17:04Z</dc:date>
    <dc:format>text/html</dc:format>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Catholique.org</dc:creator>
    <description>&#171; La mondanit&#233; anesth&#233;sie l'&#226;me&#160; &#187;, met en garde le pape Fran&#231;ois lors de la messe de ce jeudi matin, 5 mars 2015, &#224; Sainte-Marthe. Mais&#160;les mondains ne sont pas &#171; &#160;orphelins&#160; &#187;&#160; : &#171; &#160;Jusqu'au bout, jusqu'au dernier moment, il y a la s&#233;curit&#233; d'avoir un P&#232;re qui attend.... Il dit "mon enfant", au c&#339;ur de cette mondanit&#233; : "mon enfant". &#187; 

Le pape a comment&#233; la parabole de Lazare et du riche (Lc 16, 19-31)&#160; : &#171; [Le riche] &#233;tait peut-&#234;tre un homme religieux, &#224; sa fa&#231;on. Il priait peut-&#234;tre, quelques pri&#232;res, et il se rendait certainement au temple deux ou trois fois par an pour offrir des sacrifices et il donnait de belles offrandes aux pr&#234;tres, et ceux-ci, avec cette pusillanimit&#233; cl&#233;ricale, le remerciaient et le faisait si&#233;ger dans les places d'honneur. &#187; 

Mais il ne se rendait pas compte qu'il y avait un mendiant &#224; sa porte : &#171; Les yeux de son &#226;me &#233;taient obscurcis pour ne pas voir. Il ne voyait que sa propre vie et il ne se rendait pas compte de ce qui &#233;tait arriv&#233; &#224; cet homme : il &#233;tait malade, malade de mondanit&#233;. Et la mondanit&#233; transforme les &#226;mes, fait perdre la conscience de la r&#233;alit&#233; : ils vivent dans un monde artificiel, fait par eux&#8230; La mondanit&#233; anesth&#233;sie l'&#226;me. &#187; 

&#171; Avec un c&#339;ur mondain, on ne peut pas comprendre les n&#233;cessit&#233;s et les besoins des autres. Avec un c&#339;ur mondain, on peut aller &#224; l'&#233;glise, on peut prier, on peut faire beaucoup de choses... Mais c'est un p&#233;ch&#233; subtil, c'est plus qu'un p&#233;ch&#233;, c'est un &#233;tat de l'&#226;me p&#233;cheresse. &#187; 

L'&#226;me de l'homme riche &#171; &#160;est d&#233;serte &#187;, une &#171; terre sal&#233;e, inhabitable &#187;, &#171; parce que les mondains, pour dire la v&#233;rit&#233;, sont seuls avec leur &#233;go&#239;sme &#187;. Ils ont &#171; le c&#339;ur malade, tellement attach&#233; &#224; ce mode de vie mondain qu'il peut difficilement gu&#233;rir &#187;. 

Le pauvre a un nom, Lazare, le riche n'en a pas : &#171; il n'avait pas de nom, parce que les mondains perdent leur nom. Ils ne sont qu'un individu parmi la foule des gens ais&#233;s, qui n'ont besoin de rien. &#187; 

Mais ils ne sont pas &#171; &#160;orphelins&#160; &#187;&#160; : &#171; &#160;Jusqu'au bout, jusqu'au dernier moment, il y a la s&#233;curit&#233; d'avoir un P&#232;re qui attend.... Il dit "mon enfant", au c&#339;ur de cette mondanit&#233; : "mon enfant". &#187; 

Le pape a aussi rappel&#233; que &#171; &#160;J&#233;sus, &#224; la derni&#232;re C&#232;ne, dans sa pri&#232;re &#224; son P&#232;re, a pri&#233; ainsi&#160; : "S'il te pla&#238;t, P&#232;re, garde ces disciples pour qu'ils ne tombent pas dans le monde, qu'ils ne tombent pas dans la mondanit&#233;" &#187;. 

Avec une traduction de Constance Roques</description>
    <category domain="http://news.catholique.org/">News de Catholique.org</category>
  </item>
</channel>
</rss>
