CentPapiers http://www.centpapiers.com Plateforme québécoise de journalisme citoyen Fri, 06 Nov 2009 21:56:30 +0000 http://wordpress.org/?v=2.8.4 en hourly 1 Vaccination : quand la bureaucratie est un puits sans fond http://www.centpapiers.com/vaccination-quand-la-bureaucratie-est-un-puits-sans-fond/10504/ http://www.centpapiers.com/vaccination-quand-la-bureaucratie-est-un-puits-sans-fond/10504/#comments Fri, 06 Nov 2009 21:56:30 +0000 mamamiiia http://www.centpapiers.com/?p=10504

Mardi, au beau milieu de l’après-midi, on annonçait que le CSSS Champlain n’avait plus de doses de vaccins pour la journée.

Moi, je voulais savoir s’il restait des doses au CSSS Richelieu -Yamaska à Beloeil.  Est-ce que j’allais m’y présenter pour rien?

J’ai donc téléphoné à Services Québec.  Le préposé ne savait pas.  Services Québec, m’explique-t-il, n’est pas en contact direct avec les CSSS.  Insatisfaite, j’ai demandé à parler à sa superviseure.  Très sympathique, elle était pourtant désolée de me répéter la même chose que son préposé.  J’en ai profité pour faire une nouvelle plainte.  Si Services Québec ne peut pas répondre à une question aussi précise, qui le pourra?

J’ai donc décidé d’aller au fond des choses.  Pourquoi me déplacerais-je pour rien alors que j’ai un poupon de 3 mois à la maison?

J’ai appelé directement au bureau du ministre de la santé, Yves Bolduc.  Sa réceptionniste, un peu affolée et sans véritablement m’écouter, m’a retransférée à Services Québec.  Déterminée, j’ai rappelé le bureau du ministre.  La même réceptionniste, toujours aussi affolée, m’a donnée le numéro de l’Agence de santé et des services sociaux de la Montérégie. Une autre réceptionniste répond.  Elle non plus, n’a pas d’information.  Elle me donne le numéro du CSSS Richelieu-Yamaska (Beloeil).  « Là, me dit-elle sur un ton assuré, on va pouvoir vous répondre! ».

Je m’exécute. C’est un message enregistré.  Aucun être humain pour répondre.

Agaçée, je rappelle la réceptionniste du ministre. Sur le bord d’une crise de nerfs, elle me met en attente.  Quand elle me revient, elle bafouille et me dit qu’elle me transfert à une dame qui va s’occuper de moi, car elle, elle a terminé sa journée.  Il est 15h45.  Je lui demande à qui elle me transfert.  Elle hésite, rebafouille, je ne comprends rien à ce qu’elle me raconte.  Elle ne sait pas pas à qui elle me transfert, mais elle me répète «La dame va s’occuper de vous ».  Clic, je suis transférée.  Puis, c’est le néant sur la ligne.  Plus rien.

Tout à coup, je crois entendre bouger et respirer.  Je me risque « Allo? ya quelqu’un? ».

« Eûh, oui?  Qui est là ? Est-ce que je  peux vous aider? » me répond une dame qui visiblement, est surprise de mon appel.  Elle m’explique qu’elle ne prend jamais d’appel du public.  C’est une simple employée du ministère qui  n’a même pas été prévenue de mon appel. Je lui explique ma situation.  Y-a-t-il encore des doses à Beloeil?  Vais-je m’y présenter pour rien si j’y vais ce soir?  J’ai un poupon, Madame, je ne veux pas me présenter pour rien.

Elle ne sait pas trop quoi faire, mais au moins, elle me témoigne beaucoup d’empathie.  Elle décide de me transférer au Centre de coordination des mesures d’urgence de la Montérégie.  C’est un organisme interne qui ne parle pas au public.  Je m’enfonce dans les méandres de la bureaucratie.  C’est comme un puits sans fond.

J’explique à nouveau ma situation.  La jeune femme qui me répond est très professionnelle et elle aussi ne comprends pas pourquoi Services Québec ne peut me répondre.  Elle me promet de me rappeler avec la réponse dans quinze minutes.  Habituellement, le Centre de coordination des mesures d’urgence est là pour répondre aux questions du personnel de santé. Pas à celles du grand public.

Quinze minutes plus tard, elle me rappelle, comme promis.  Oui, il reste des doses à Beloeil! Je rappelle la sympathique superviseure de Services Québec pour l’informer que quelqu’un dans cette bureaucratie a des réponses.  La sympathique superviseure me remercie, mais me dit qu’elle n’est pas autorisée à communiquer avec le Centre de coordination des mesures d’urgence.  Bref, Services Québec est le dernier sur la liste à recevoir des informations.  Et pourtant, c’est LE service à la clientèle du gouvernement!

Nous nous sommes donc rendus à Beloeil hier soir.  Sur place, on nous a remis un coupon pour nous dire de revenir le lendemain soir (ce soir).  Il restait donc des doses à Beloeil, mais personne ne pouvait nous dire qu’on s’y déplacerait pour y recevoir un petit coupon.

J’ai une question pour M. Bolduc et tous les autres qui planifient cette campagne de vaccination.  Si vous invitez les gens à appeler à Services Québec, serait-il possible de ne pas maintenir vos préposés dans le néant?  Les préposés renvoient le public au site Internet de Pandémie-Québec et ne savent rien de plus que ce qui y est indiqué.  Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas utiliser votre site Internet pour donner l’état de la situation pour chaque CSSS au fur et à mesure que la journée progresse?  S’il n’y a plus de doses dans un centre ou si la population doit s’y déplacer pour y recevoir un coupon, il serait si simple de gérer ainsi les attentes.  Non? ]]> http://www.centpapiers.com/vaccination-quand-la-bureaucratie-est-un-puits-sans-fond/10504/feed/ 0 Élection 2009 à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec : la neutralité du président sortant pointée du doigt par les deux candidats http://www.centpapiers.com/election-2009-a-la-presidence-de-la-federation-professionnelle-des-journalistes-du-quebec-la-neutralite-du-president-sortant-pointee-du-doigt-par-les-deux-candidats/10523/ http://www.centpapiers.com/election-2009-a-la-presidence-de-la-federation-professionnelle-des-journalistes-du-quebec-la-neutralite-du-president-sortant-pointee-du-doigt-par-les-deux-candidats/10523/#comments Fri, 06 Nov 2009 21:54:28 +0000 Serge-André Guay http://www.centpapiers.com/?p=10523 Le candidat à la présidence de la Fédération professionnelle des journaliste du Québec (FPJQ) Martin Bisaillon, journaliste à RueFrontenac.com et employé en lock-out du Journal de Montréal, accuse le président sortant de d’avoir rompu avec la tradition de neutralité de l’organisme.

Dans une lettre «InfoFPJQ hors-série» consacrée au programme des candidats à la présidence de la fédération, le journaliste Martin Bisaillon écrit : «La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a suscité beaucoup de mécontentement ces derniers mois parmi ses membres, notamment en raison de la prise de position du président sortant sur le conflit de travail au Journal de Montréal. En janvier dernier, François Bourque s’était insurgé contre les députés qui disaient ne plus vouloir donner d’entrevue au Journal de Montréal en raison du lock-out décrété par Quebecor le 24 janvier. Par cette prise de position, M. Bourque a rompu avec la tradition de neutralité de la FPJQ. Pis encore, son intervention a fait en sorte que les partis politiques à Québec se sont sentis libres de collaborer avec le Journal de Montréal en lock-out, alimentant ainsi un média privé de ses artisans. M. Bourque aurait du s’en tenir au principe de neutralité de la FPJQ dans ce dossier.» (Voir le programme complet du journaliste Martin Bisaillon)

Pour sa part, le journaliste François Cardinal du quotidien montréalais La Presse, également candidat à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, soulève aussi la question de la neutralité mais avec beaucoup plus de délicatesse et de doignté en écrivant: «Imaginons maintenant une FPJQ plus radicale, une FPJQ qui se jette dans la mêlée, bref une FPJQ détournée de ses valeurs fondatrices. Aurait-elle la crédibilité nécessaire pour asseoir à une même table des groupes de presse aux intérêts divergents? Évidemment pas. Certes, il y a du mécontentement au sein de la Fédération, avec raison. Appelée à réagir à chaud sur des dossiers extrêmement complexes et délicats, la FPJQ marche constamment sur des œufs, et en casse parfois. Ayant un large membership, elle déplaît à l’occasion à certains de ses membres, qui hélas s’y retrouvent moins.» (Voir le programme complet du journaliste François Cardinal)

En conclusion

La neutralité de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec occupe donc une place centrale dans la campagne des candidats à la présidence. À titre de citoyen, nous devons nous devons nous réjouir de cette préoccupation des journalistes au sein de leur fédération. En revanche, la neutralité même des journalistes, y compris de leurs choix parmi les informations, n’est pas toujours une partie gagnée d’avance et tous les citoyens doivent demeurer vigilants.

En effet, comme je le mentionne aussi souvent que possible dans ces pages, «Informer, c’est choisir», c’est d’abord et avant tout «choisir». Car les informations disponibles se comptent par milliers à chaque jour. Il faut avoir travaillé dans la salle de rédaction d’un média pour comprendre jusqu’à quel point les journalistes sont débordés d’information d’heure en heure. Leur premier travail : choisir l’information à laquelle ils donneront suite et celle à laquelle ils ne donneront aucun écho. Bref, les citoyens ne sont pas informés de tout par les journalistes. Et leurs choix ne sont pas toujours aussi neutres ou objectifs que le prescrit leur code de déontologie. De plus, il y a la politique éditoriale du médias pour lequel le journaliste travaille, une politique qui n’est pas toujours indépendante des intérêts particuliers des patrons de la rédaction et des propriétaires.

Mais il y a plus encore, il s’agit parfois de critiquer un journaliste pour qu’il rejette d’emblée l’information que vous lui proposée. Et l’affaire n’en demeure pas là nécessairement. Le journaliste avise ses confrères. David Patry, journaliste en louk-out du Journal de Montréal, m’écrivait le 17 mars dernier (2009), à la suite d’une critique de son travail dans ces pages: «Bonne chance pour essayer de convaincre un des journalistes qui écrit pour le Journal de Montréal à ma place actuellement, patron ou scab, de parler de ta fondation!» Monsieur Patry fait-il ici allusion à une liste noire circulant entre les journalistes du Journal de Montréal ? Voilà donc le lectorat du Journal de Montréal privé d’information au sujet de la Fondation littéraire Fleur de Lys uniquement parce que son président a osé critiquer publiquement un de ses journalistes. Dans cette affaire, la neutralité a vite fait place au corporatisme journalistique devant la critique. Ce n’est pas normal. Mais ce sont les règles du jeu. Il y a un prix à payer pour critiquer. Au final, c’est la population qui en paye le prix car elle se voit privée d’information. Il ne faut donc pas s’étonner que des gens passent désormais des heures et des heures à écrire leurs propres nouvelles sur leur propre site web d’information, comme je viens de le faire.

Serge-André Guay

serge-andre-guay@videotron.ca

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http://www.centpapiers.com/election-2009-a-la-presidence-de-la-federation-professionnelle-des-journalistes-du-quebec-la-neutralite-du-president-sortant-pointee-du-doigt-par-les-deux-candidats/10523/feed/ 0
Ben Laden, le retour IV : en fait un western spaghetti italien cette fois http://www.centpapiers.com/ben-laden-le-retour-iv-en-fait-un-western-spaghetti-italien-cette-fois/10464/ http://www.centpapiers.com/ben-laden-le-retour-iv-en-fait-un-western-spaghetti-italien-cette-fois/10464/#comments Fri, 06 Nov 2009 21:49:49 +0000 momo http://www.centpapiers.com/?p=10464 3512393101365Et voilà !! la voici !!! la énième vidéo de Ben Laden, destinée comme les précédentes, à nous faire croire qu’il est encore en vie ! Et comme les précédentes, nous incite à croire plutôt que notre homme est bien passé de vie à trépas, et qu’on essaie de nous fourguer est bien une fable de plus. Car cette fois, franchement, c’est encore pire que les fois précédentes ! Ou plutôt la fois précédente, vu qu’on a pas vu son spectre bouger depuis 2007, dans ce qui semblait déjà une vidéo montée de toute pièces. Non, franchement, on nous prend pour des cons, et les « preuves » de vie de Ben Laden sont désormais purement et simplement grotesques. La dernière en date, en prime, démontre une étrange filière de désinformation. Nous avons pris l’initiative de vouloir la détricoter, pour nous apercevoir assez vite que cette fois, on tirait sur une nouille italienne et non sur les grosses ficelles habituelles dénoncées en détail à cette adresse. Séance de décorticage de ce qu’est une propagande désormais grotesque et ridicule.

Souvenons nous tout d’abord de la précédente, de vidéo : celle de « barbe noire ». Un montage vidéo évident, où la faiblesse des images avait été lourdement renforcée par la lourdeur du texte, où Ben Laden citait des événements contemporains pour accréditer le fait qu’il était en vie : encore un peu, et il nous aurait cité l’intégrale de Gala ou la vie amoureuse de Johnny Hallyday et ses aveux d’infidélité pour se situer dans l’actualité. Ce jour-là, barbe noire avait même cité Chomsky, c’est dire. Dire à quel point ceux qui écrivent ses discours sont… américains. Dans la vidéo précédente, ils avaient cité la Bible sans trop le faire exprès : pour des musulmans supposés, ça la foutait mal. De même que la teinture de la barbe du spectre le plus connu au monde. Nous vos retrouvé un texte assez significatif sur la question : il y aurait bien un « hadith » du « prophète » (dans ce coran véritable auberge espagnole on trouve de tout en effet) évoquant la couleur réglementaire de la barbe : « ces derniers temps dans ce monde, certaines personnes teignent leur barbe en noir, ces personnes ne connaîtrons pas l’odeur du paradis ». On ne peut pas être plus clair…. ce qui n’avait pas empêché la célèbre Rita Katz, à la tête du SITE Institute, par laquelle la vidéo était apparue d’annoncer sans sourire que Ben Laden « utilisait une fausse barbe ou bien la teintait ». Rita Katz, qui n’est pas à une approximation près et encore moins à un mensonge près. La barbe, selon Slate lui-même est en effet « optionnelle » !

Cette fois, ce serait au détour d’une vidéo d’un prêche d’Abu Yahya al-Libi que l’on apercevrait Ben Laden, parait-il. Apercevoir est bien le nom : la tâche floue, là, ce serait lui, parait-il. Information tout de suite corroborée par… Rita Katz, le site et le MEMRI mais cette fois en plus grâce aussi au Corriere Della Sera, célèbre journal italien, via un journaliste, Bill Roggio. Ben tiens. On filmerait un épouvantail ou un spectre d’Halloween qu’on obtiendrait le même résultat, avec cette mise au point ratée. Un flou même pas artistique, un flou grossier, un flou ridicule. Ce même Roggio qui affirmait en août dernier qu’un leader d’Al Quaida, Sheikh Issa al Masri, avait quitté le Pakistan pour aller diriger son mouvement de Syrie. Protégé par le Mukhabarat, les services secrets syriens. Roggio semble avoir une certaine prédilection pour al Masri… évoquant régulièrement son « armée de l’ombre » et la conversion des talibans au wahhabisme, qui est loin d’être prouvée bien au contraire (*1).

slide_3398_48143_large-1L’information « cruciale » sur Ben Laden proviendrait donc »des italiens » donc, cette fois, via le Corriere Della Sera ? Histoire de lui donner une crédibilité » autre que les purs fantasmes de madame Katz ? Pas du tout. Car Bill Roggio n’est pas italien, mais bien américain, c’est même un ancien soldat de l’armée US (dans les années 90) qui dirige son site personnel, « The Long War Journal« , où il prend des positions pro-bushiennes et neocons depuis toujours. Car Bill Roggio est un journaliste plus que spécial, à vrai dire.

De fortes suspicions idéologiques planent sur Bill Roggio en effet. L’homme avait été très actif dans un mouvement de droite dure pour faire exclure de CNN un journaliste, Eason Jordon, qui avait accusé les militaires de s’en prendre… aux journalistes. Avec des méthodes… fascisantes de désinformation. Jordon avait très bien perçu que les médias manipulés attisaient les violences, et que Roggio y participait activement. Même les congressmen avaient remarqué la charge de Roggio, malgré les dires terribles de Jordon. Pour ce faire, Roggio s’était fait aider de Michael Leeden, qui comme par hasard avait lui aussi vécu à Rome, où il avait étudié le fascisme en 1974, avant de rejoindre les services secrets italiens. Leeden avait eu des mentors, dont George Mosse, spécialiste incontesté du nazisme, mais aussi Renzo de Felice, historien bien plus contestable ayant écrit de véritables apologies… du fascisme. L’homme qui avait insisté sur une séparation complète entre fascisme italien et fascisme allemand : on le comprend, pour rendre Mussolini présentable, il fallait bien ça, et ne pas aboutir par exemple à la solution finale. en 1972, Leeden écrivait « Universal Fascism : The Theory and Practice of the Fascist International, 1928-1936″ qui suivait entièrement la thèse de de Felice. Un Leeden engagé, donc, qu’on retrouve obligatoirement dans la loge P2, alors qu’il est devenu le conseiller politique d’Alexander Haig, le conseiller militaire de Kissinger et de Reagan. L’homme, un faucon parmi les faucons, qui avait tenté d’évincer le vice-président …Bush (senior) lors de l’hospitalisation de Reagan…

En fait, Michael Leeden, fasciné par Mussolini, est aussi le spécialiste de la désinformation depuis longtemps. C’est lui qui va étayer toute la théorie de la piste bulgare pour la tentative d’assassinat sur le pape, perpétrée par Mehmet Ali Ağca (*2) . A l’époque, avec l’arrivée de Reagan au pouvoir, les USA ont trouvé dans Leeden leur meilleur propagandiste de la période de la guerre froide. Et la carrière de Leeden ne s’arrête pas là : on le retrouve au milieu de l’affaire des contras, mêlé au marchand d’armes iranien Manucher Ghorbanifar. Dans un de ses livres, « Perilous Statecraft », il racontera ses entretiens entre les iraniens et Shimon Peres, en présence de la CIA qui gérait les transferts d’armes à partir de l’Iran. Leeden, ce Machiavel actuel, sera aussi plus tard à l’origine des racontars sur le « yellow cake » nigérien de Saddam Hussein, ce faux grossier, ce montage complet servant à édifier la thèse d’un Saddam détenteur d’armes nucléaires. Au royaume de la désinformation, Leeden occupe un rang élevé.

Un ancien de la CIA, er Philip Giraldi, avait même affirmé que pour arriver à convaincre Washington, Leeden s’était fait aider par un membre de la CIA de Rome… ne cherchez pas plus loin. Bill Roggio, disciple de Leeden était bien cet individu. Et donc lui aussi de la CIA. Leeden est un extrémiste dangereux, fasciné par le fascisme italien, qui souhaite entretenir la haine partout, pour arriver à ses fins : celle d’un état fascisant aux Etats-Unis. Pour cela, en 2003, il écrivait aussi que le terrorisme islamique provenait aussi de l’Europe, et qu’il fallait y étendre la « guerre au terrorisme » (*3).

Conseiller écouté de Karl Rove et de G.W.Bush, Leeden, ce néo-fasciste, avait donc forgé l’état d’esprit de l’individu qui aujourd’hui est à l’origine de la « certification » de la présence de Ben Laden sur une vidéo plus que floue, où le ne distinguerait pas une barbe noire d’un ours des Carpates. Les neo-cons continuent donc invariablement ce qu’ils ont commencé il y a bien longtemps : à agiter encore et encore l’épouvantail Ben Laden, si pratique. Mais leurs méthodes et leurs aides sont aujourd’hui connus : Rita Katz, le Memri et le fameux studio As-Sahab, dont on vous a déjà parlé ici et là, avec nos deux phénomènes médiatiques que sont Jack Idema et surtout ici notre étudiant attardé faisant semblant de lire l’arabe à l’envers, j’ai nommé Adam Gadahn, le « taliban américain », la marionnette du FBI et de la CIA depuis ses célèbres débuts télévisés. Au fil du temps c’est devenu grotesque : on a toute la filière, elle produit toujours la même chose (attiser la haine) et tourne autour des mêmes individus à l’idéologie plus que droitière. Derrière le MEMRI trône un ancien haut responsable du Mossad, Rita Katz annonce mensonge sur mensonge sans discontinuer, le studio d’As-Sahab censé être celui d’Al-Quaida ressemble comme deux gouttes d’eau à l’arrière court du bistrot de Jack Idema... et aujourd’hui voilà qu »on nous ressort un « document » dont la teneur est risible, estampillé et certifié par un individu dont toute l’existence a été influencée par celui qui a prôné le mussolinisme à Washington, et qui a été le conseiller privilégié de Karl Rove…

Non, franchement, pour la énième fois, ils nous prennent vraiment pour des cons.

(1) « The Taliban have begun an ideological conversion to Wahhabism, the radical form of Sunni Islam practiced by al Qaeda, further cementing ties between the two groups. « The radicalization of the Taliban and their conversion away from Deobandism to Wahhabism under Sheikh Issa al Masri and other al Qaeda leaders is a clear sign of the al Qaeda’s preeminence, » the official noted ».

(2) « With Ronald Reagan newly installed in the White House, the so-called Bulgarian Connection made perfect Cold War propaganda. Michael Ledeen was one of its most vocal proponents, promoting it on TV and in newspapers all over the world. »[7]

(3) « In a 2003 column entitled « A Theory, » Ledeen outlined a possibility that France and Germany, both NATO allies of the United States, « struck a deal with radical Islam and with radical Arabs » to use « extremism and terrorism as the weapon of choice » to bring down a potential American Empire. He stated, « It sounds fanciful, to be sure, » but that, « If this is correct, we will have to pursue the war against terror far beyond the boundaries of the Middle East, into the heart of Western Europe. And there, as in the Middle East, our greatest weapons are political : the demonstrated desire for freedom of the peoples of the countries that oppose us. »[26] See also : Eurabia « 

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Élections http://www.centpapiers.com/elections/10482/ http://www.centpapiers.com/elections/10482/#comments Tue, 03 Nov 2009 04:20:12 +0000 ygreck http://www.centpapiers.com/?p=10482 6a00d8341c5dd653ef0120a624f2ee970b-800wi

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La corruption.. http://www.centpapiers.com/la-corruption/10409/ http://www.centpapiers.com/la-corruption/10409/#comments Tue, 03 Nov 2009 03:43:41 +0000 marie1991 http://www.centpapiers.com/?p=10409 Depuis sa création en 1995, l’indice des perceptions de la corruption (IPC) a eu le mérite de susciter le débat et a déclenché d’importantes réformes anti-corruption dans plusieurs pays.

Transparency International, qui s’intéresse principalement à la corruption dans le secteur public, définit la corruption comme étant l’abus d’une fonction publique au bénéfice d’intérêts privés. C’est cette utilisation abusive du pouvoir à des fins individuelles que vise à éliminer l’indice de Transparency International.

L’IPC permet de classer les pays en fonction du degré de corruption perçue chez leurs fonctionnaires et leurs responsables politiques. L’indice de 1999, réalisé à partir de 17 sondages différents menés par 10 instituts indépendantes auprès d’hommes d’affaires, du grand public et de spécialistes nationaux, porte sur 99 pays.Malgré le fait quel n’es pas récent cela nous donne encore aujourd’hui un bon aperçu.

Les notes vont de 10 (très honnête) à 0 (très corrompu).

Rang______Pays_________________Score

_1________Danemark_____________10.0

_2________Finlande_____________9.8

_3________Nouvelle-Zélande_____9.4

_4_________Suède_______________9.4

_5________Canada_______________9.2

_6________Islande______________9.2

_7________Singapour____________9.1

_8________Pays-Bas_____________9.0

_9________Norvège______________8.9

_10_________Suisse______________8.9

11________Luxembourg___________8.8

12________Australie____________8.7

13________Royaume-Uni__________8.6

14________Allemagne____________8.0

15________Hong Kong____________7.7

_16_________Irlande______________7.7

17________Autriche_____________7.6

18________Etats-Unis___________7.5

19________Chili________________6.9

20________Israël_______________6.8

80________Arménie______________2.5

__________Bolivie______________2.5

82________Equateur_____________2.4

__________Russie_______________2.4

84________Albanie______________2.3

__________Géorgie______________2.3

__________Kazakhstan___________2.3

87________République kirghize__2.2

__________Pakistan_____________2.2

__________Ouganda______________2.2

90________Kenya________________2.0

__________Paraguay_____________2.0

__________Yougoslavie__________2.0

93________Tanzanie_____________1.9

94________Honduras_____________1.8

__________Ouzbékistan__________1.8

96________Azerbaïdjan__________1.7

__________Indonésie____________1.7

98________Nigeria______________1.6

99________Cameroun_____________1.5

La corruption se présente sous de nombreuses formes. Corruption active, extorsion, fraude, trafic, détournement mais aussi le népotisme (favoritisme abusif) et la complicité  en font partie. Les actes les plus directs n’impliquent pas toujours le versement de fonds ; d’autres « cadeaux » ou avantages, tels que l’admission dans un club très fermé ou la promesse de bourses pour des enfants, ont été utilisés comme « pots- de- vin » pour conclure des affaires. Quelle que soit sa forme, la corruption implique toujours un échange ; elle suppose qu’il y ait, d’une part, une offre (le corrupteur) et, de l’autre, une demande (le bénéficiaire). C’est la raison pour laquelle il faut mettre au point des mesures visant les deux termes de cette relation.

Au Québec, on est loin de la corruption de subsistance qu’on retrouve dans les pays en voie de développement. Par exemple, au Mexique les policiers demandent aux automobilistes une somme d’argent pour leur éviter des contraventions. Selon le rapport de la commission Codère, ce type de corruption sévissait ici aussi dans les années 40. Mais les avantages sociaux et l’augmentation des salaires des agents de police ont changé la donne.

«Aujourd’hui, le crime organisé est dans la majorité des cas à l’origine de la corruption policière. La vente de renseignements et le trafic de stupéfiants sont les deux principaux services policiers retenus par le milieu trafiquant.»

En conclusion,Le Canada appuie fermement la lutte internationale contre la corruption parce que celle-ci est à la fois un obstacle à la bonne gouvernance, un problème de criminalité et une entrave au développement économique, social et politique.

La Loi fédérale sur la responsabilité est une des grandes priorités du gouvernement fédéral. Elle énonce toute une série de nouvelles mesures visant à renforcer l’intégrité du gouvernement et à accroître sa responsabilité, de même qu’à lutter contre les activités de corruption.

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Ottawa contrôle Hydro-Québec http://www.centpapiers.com/ottawa-controle-hydro-quebec/10474/ http://www.centpapiers.com/ottawa-controle-hydro-quebec/10474/#comments Tue, 03 Nov 2009 02:41:10 +0000 politicoblogue http://www.politicoblogue.com/?p=4263 ___________________________________ Politicoblogue.com \ Parce que la politique est partout!

Ottawa contrôle l’Hydro-Québec

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Compteur Hydro-Québec

Compteur Hydro-Québec

S’il fallait une preuve additionnelle de la prise de contrôle de l’Hydro-Québec par la fédération canadienne, l’achat d’Énergie Nouveau-Brunswick est très éloquent.

Jamais la fédération n’aurait accepter que l’Hydro-Québec, propriété des Québécois, exerce une forme de contrôle sur l’approvisionnement en énergie du Nouveau-Brunswick ou de toute autre province, sans s’être au préalable s’assurer de sa gestion à long terme.

L’Hydro-Québec, produira bientôt au profit des Canadiens et non plus au seul profit de ceux qui l’ont construit, vous et moi.

Pourquoi veut-on cimenter Québec avec un train à haute vitesse entre Québec et Toronto alors que la géographie nous dit clairement que notre avenir serait un trajet Québec, Montréal, NewYork! Où s’en vont nos lignes de transport électriques pensez-vous, c’est y assez clair?…

Le Canada a besoin du Québec pour compenser sa pollution énergétique albertaine, c’est déjà une bonne raison pour le Canada de nous retirer nos bras de leviers comme l’Hydro-Québec.

Pourquoi n’entendez-vous plus parlé du pétrole du Saint-Laurent? Je pose la question à tout hasard, l’opposition à Québec aurait beaucoup à faire sur ce sujet au parlement.

La politique de l’Hydro commence déjà à ne plus protéger nos travailleurs Québécois dans ses achats. Voici un exemple tiré du journal Le Devoir du mardi 27 octobre 2009, page B3, intitulé:

Les Métallos pointent l’Hydro du doigt, par Gaétan Pouliot.

En voici quelques extraits:

« L’Hydro-Québec a accepté que deux usines de Prysmian situées en Ontario et en Caroline du Sud produisent pour la société d’État durant la grève.

…. Ces usines sont aussi en voie d’être certifiées de manière permanente par Hydro-Québec.

Pour Dominique Lemieux, représentant du Syndicat des Métallos, l’accréditation permanente viendrait signer l’arrêt de mort de l’usine.

Le Syndicat des Métallos accuse Hydro-Québec de jouer le jeu de la multinationale italienne Prysmian et de mettre en péril des centaines d’emplois au Québec. Des accusations dont se défend la société d’État.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, les 200 travailleurs syndiqués de l’usine Prysmian sont en grève depuis le mois d’avril. Leur usine qui fournit des câbles souterrains pour l’Hydro-Québec pourrait bien être fermée dans les prochains jours. Les négociations sont rompues depuis la semaine dernière et l’employeur menace de mettre la clé sous la porte.

Les 73 travailleurs de l’usine de General Cable à la Malbaie, autre fournisseur d’Hydro-Québec, subissent des pressions similaires, selon le Syndicat des Métallos. Les travailleurs ont un mandat de grève depuis la fin de l’été. Depuis, la partie patronale affirme que l’entreprise essaie d’obtenir une certification pour une usine jumelle en Arkansas.

Général Cable à une autre usine à St-Jérome… Les 100 travailleurs affiliés au Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) seront en arrêt de travail pour plusieurs mois dès décembre….

Gaétan Pouliot, Le Devoir; »

Commentaires :

1. Situation patronale :
« La société d’état déclare que pour certains biens stratégiques, comme les câbles, les contrats avec les fournisseurs lui permettent de faire appel à une autre usine de la même entreprise ou à un concurrent pour assurer son approvisionnement. »

Dans cet énoncé, il est très clair dans mon esprit que l’Hydro-Québec ne se tient plus rigueur de son rôle social envers les travailleurs qui l’ont mis au monde, il y a donc là un message très clair. L’Hydro-Québec aurait très bien pu acceptée de payer plus cher ses fournisseurs et les compenser pour les demandes des salariés.
Sous René Lévesque ou Bernard Landry des efforts de négociation auraient été possibles, ex. La grève de Kenworth, une filiale du groupe Paccar ou votre gouvernement du Québec est intervenu. Comprenez que votre gouvernement actuel n’a pas cette sympathie.

2. Situation syndicale :
Je n’ai rien contre le syndicalisme, bien au contraire.La réponse, messieurs est dans vos commentaires, et c’est très clair.

Vous êtes conscient de l’absence de moyens de pression en votre faveur, vous jouez à la roulette russe avec cinq balles sur 6 dans le chargeur, et vous le savez.

Le côté patronal est en position de force face à vous. La grève ou la menace de grève est considérée comme du chantage.

Lorsque, comme société, on laisse tomber sa dignité politique en allant pas voter, qu’on maintient au pouvoir un gouvernement qui réalise l’inverse de ses promesses. On se retrouve avec des décisions contraire à nos intérêts, voir, Conflits d’Intérêts sur saglacweb.blogspot.com.

Il y a présentement transfert de nos territoires vers une minorité sous tutelle fédérale.
En acceptant ce traité dit de l’approche commune, nous signons notre expropriation et la fin de notre culture.

Le passage de nos entreprises en des mains étrangères devient alors inévitable, ex. Alcan/RioTinto, il ne faut pas s’étonner que les nouveaux patrons venant d’ailleurs ne se sentent plus concernés dans un rôle social envers nos communautés, parlez-en aux travailleurs de l’Alcan, ils en savent un bout la dessus. Pour un patron étranger la loi du profit devient la loi du coeur, c’est normal, à sa place vous feriez comme lui, ce que ce patron veut c’est rapatrier le plus de « cash » possible pour les intérêts de sa communauté à lui, comme les conquistador l’on fait avec l’or des Incas et que le Canada anglais le fait envers nos actifs dont l’Hydro. L’intérêt social du Canada est ailleurs et cet intérêt, cela s’appelle, la culture, et, dans ce cas-ci, la sienne. C’est elle, la culture, qui fait état de bonnes relations entre les éléments d’une communauté, voir, Vivre libre ou disparaître, sur saglacweb.com. A ce titre, une commission d’enquête du type accommodement raisonnable, c’est du suicide collectif, il suffit de regarder ce qui se passe à Montréal pour le comprendre.

Des futurs publicités du type: « On est 6012, il faut se parler », vous ne verrez plus jamais cela, ce message de rassemblement ne passera plus, si il revient, alors méfiez vous…

Pour moi, la solution se résume à un seul choix.

Abandonnez la grève, à moins que vous préférez vous trouver un autre emploi, ou, … La réponse à votre questionnement est dans vos commentaires.

Il y a ici près de 400 emplois direct de bon salaires et des centaines d’emplois indirects en jeu.

Tout bon juriste vous dira qu’il est parfois préférable de perdre une bataille que de perdre la guerre.

Sachez qu’il y aura d’autres occasions…

En toute amitié.

Jean-Pierre Plourde, Bsa, UQAC73
Voir: saglacweb.blogspot.com
saglac@gmail.com

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Politicoblogue.com \ Parce que la politique est partout!

Ottawa contrôle l’Hydro-Québec

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Les hurluberlus de Gesca http://www.centpapiers.com/les-hurluberlus-de-gesca/10473/ http://www.centpapiers.com/les-hurluberlus-de-gesca/10473/#comments Mon, 02 Nov 2009 18:43:14 +0000 Pierre JC Allard http://les7duquebec.wordpress.com/?p=3837 ]]>
Photo : Flickr PetitGrand

Photo : Flickr PetitGrand

La population de Montréal a t-elle donné hier son aval à la corruption institutionnalisée ?  Il a suffi que 60% des gens s’en fichent et qu’environ le tiers de ceux qui ont pris la peine de voter ne la voit pas ou la pardonne,  pour que la magouille semble reconduite.

N’est-il pas clair que  nous pouvons raisonnablement nous attendre à ce que tout continue comme avant, au moins le temps de trouver une autre façon de faire la même chose?  Quand on aura trouvé, on pourra dire, comme le personnage du Guepard de Visconti. que « tout aura changé pour que rien ne change ».

Est-ce inéluctable?  Non.  Le maire Tremblay qui ne voyait rien peut maintenant tout voir.  Ses conseillers peuvent tout voir autrement, les habitudes de l’industrie de la construction et des syndicats peuvent être régénérées, la nature humaine peut devenir meilleure….  Rien n’oblige la nouvelle administration de Montréal à persister dans le modèle nauséabond qu’on nous a révélé au cours des dernières semaines. Ne condamnons pas des présumés innocents. Ayons tous la foi, l’espérance… et la charité.

Il reste néanmoins que les Montréalais ont donné  démocratiquement leur aval pour que le même pilote garde la main sur la barre et que les même moussaillons traînent dans l’entrepont   Il est POSSIBLE qu’ils aient eu raison, mais difficile de penser que ce soit probable.  Pourquoi les Montréalais ont-ils fait ce choix un tantinet risqué ?

D’abord… parce que ce n’est pas le choix qu’ils ont fait ! Les deux-tiers d’entre eux ont voulu que Tremblay parte. La division du vote a voulu qu’il ne parte pas. Un scrutin a deux 2 tours aurait vraisemblablement permis que Harel ou même Bergeron  gagne, au deuxième tour, un duel contre Tremblay  Ce que nous avons n’est pas vraiment la démocratie.

Cela dit, pourquoi cette faille systemique a-t-elle joué ici en faveur de Tremblay ?  Deux facteurs ont contribué à ce résultat.  D’une part, le clivage ethno-linguistique, évident dès le départ, et qui rendait Harel inacceptable à la vaste majorité des Anglophones.  Pour triompher de Tremblay, il aurait fallu, soit que Harel obtienne un pourcentage du vote francophone qui aurait correspondu aussi à une polarisatio ethnique du vote – ce qui n’était  ni probable ni souhaitable -  soit que Bergeron  fasse sauter l’embâcle ethnique et obtienne un appui solide des Anglophones.

Le vœu de ceux qui souhaitait un changement était que cet embâcle saute et que le vote anti-corruption – francophone comme anglophone – propulse Bergeron en tête. Tout a fait  réalisable, mais il y avait un danger pour la minorité anglophone;  si seul le vote anglophone faisait ce pas,  c’est Harel qui bénéficierait du transport des votes anglophones de Tremblay alors affaibli, vers un Bergeron qui n’aurait pas la note de passage.

Un risque que la communauté anglophone ne voulait pas courir. Expectative, donc… Quand les prises de position contre Bergeron des chroniqueurs de Gesca ont convaincu la presse anglophone que l’Establishment québécois  ne laisserait pas tomber le système en place – va pour Harel, tout étant  là pour montrer que les même forces resteraient  au  pouvoir, mais pas un facteur imprévisible comme Bergeron  -  The Gazette a jeté son glaive dans la balance en soutenant Tremblay, produisant le résultat que nous avons eu. L’analyse détaillée du vote d’ici un jour ou deux confirmera ce scénario.

Quelle conclusions en tirer? D’abord modifier le scrutin uninominal à un tour qui ne vaut que pour une démocratie bipolaire à l’américaine.  Si les gens commencent à réfléchir et qu’on pense à des tierces options, ce type de scrutin n’a plus sa place.

Ensuite, rendre le vote obligatoire, tout en introduisant l’option de refuser tous les candidats. C’est l’inertie qui  a permis à 14% de l’électorat de créer la situation que nous risquons de vivre. On peut facilement imaginer que la population  qui aurait DÛ faire une choix n’aurait pas fait celui-là.

Enfin – et surtout – une lueur d’espoir.  En quelques semaines, entre la confirmation par Labonté du cloaque qu’était devenu Montréal et l’élection municipale,  le soutien à Projet Montréal a doublé!  La seule information libre à laquelle l’électeur a eu droit a été celle des blogues, mais la vague Bergeron a  doublée et est monté à 26%, malgré la mauvaise foi et tous les efforts des médias traditionnels.   Il s’en est fallu de bien peu…

C’est sans doute la dernière de ces vagues qui n’aura pas emporté la digue. Il suffit  d’extrapoler la tendance, pour comprendre que la prochaine élection ne se gagnera pas dans le médias traditionnels,  discrédités encore un peu plus  lors de ce scrutin, par ces gens comme Alain Dubuc qui ont traité d’hurluberlu  un candidat auquel finalement aura fait confiance  26 % de la population.

Elle se gagnera sur les médias citoyens  où l’on pourra se parler à l’abri de la corruption et de l’hypocrisie de ces pseudo journalistes  à la solde d’une presse qui ne veut pas informer, mais manipuler. Gesca a menacé de fermer ses journaux le 1er décembre.  Tant mieux.   Il y a une alternative à l’Évangile selon Desmarais.  Je la proposerai ici la semaine prochaine.

Pierre JC Allard ]]> http://www.centpapiers.com/les-hurluberlus-de-gesca/10473/feed/ 0 La viande : 51% des émissions de gaz à effet de serre ? http://www.centpapiers.com/la-viande-51-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre/10374/ http://www.centpapiers.com/la-viande-51-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre/10374/#comments Mon, 02 Nov 2009 02:09:58 +0000 Actias http://www.centpapiers.com/?p=10374 Photo : Flickr Luis Fabres

Photo : Flickr Luis Fabres

Il est désormais largement reconnu que la production de viande représente un coût écologique au moins aussidésastreux que celui de l’industrie des transports. Une étude publiée par la FAO en 2006 officialisait ce fait en évaluant à 18% la part de la production de viande dans la totalité des émissions de Gaz à Effet de Serre. Une récente publication du Worldwatch Institute [1] révise ce chiffre, le portant désormais à … 51%.

Le rapport de l’ONU

En 2006, le rapport de l’ONU publié par la FAO « Livestock Long Shadow  »

[2] avait fait couler beaucoup d’encre. Il officialisait et révélait au monde les conséquences catastrophiques de la production « moderne » de viande sur l’environnement. L’analyse portait sur les émissions de gaz à effet de serre mais également de l’impact sur la biodiversité ainsi que la dégradation des sols, de l’air et de l’eau.

La production de viande se hissait soudainement parmi les 2 ou 3 premiers facteurs les plus destructeurs de l’environnement. A titre de comparaison, les estimations des émissions de gaz à effet de serre induites par l’élevage dépassaient celles de tous les transports réunis (voitures individuelles, camions, cargos, avions etc …).

Constatant qu’avec l’essor des pays émergeant la demande en viande allait doubler d’ici quelques années, les recommandations des rapporteurs incitaient, entre autres, à modifier les animaux et les végétaux génétiquement et à circoncire les derniers espaces naturels qui resteraient après la ruée vers la viande (en supposant qu’il en reste).

Les raisons, par l’exemple des petits lardons

Un premier rapport d’une Worldwatch Institute, dont il existe une traduction française, avait d’ailleurs sonné l’alerte en détaillant les raisons qui ne sont pas forcément évidentes au premier coup d’oeil.

Pour l’illustrer, nous pourrions prendre l’exemple de banals et innocents « petits lardons ». Pour pouvoir proposer cet ingrédient à bas prix, il faut tout d’abord nourrir des cochons, pour cela on importe des tourteaux de soja. Cette espèce unique de soja OGM est produite en Amazonie en lieu et place d’une forêt primaire multi millénaire dont la biodiversité est détruite à tout jamais [3]. Cette culture nécessitera des engins agricoles, toutes sortes de pesticides et des millions de litres d’eau. Passons le transport en cargo dudit soja vers les élevages occidentaux où les cochons les attendent, parqués par milliers dans des conditions tout simplement abominables.

Même si la logique économique les réduits à des unités artificielles de production de petits lardons, il s’agit encore d’êtres vivants qui transformeront une grande partie de l’énergie qu’ils ingurgitent pour maintenir leur température interne, créer des os, créer du stress et autres besoins physiologiques non comestibles pour l’homme. Leur triste « vie » supportée à grand renfort d’antibiotiques dans un univers de béton sera un fertile terrain de mutation à virus et générera des tonnes d’excréments qui finiront en algues vertes et autres émissions de gaz à effet de serre.

Après avoir été mis à mort et découpés par des robots de plusieurs tonnes ils finiront enfin sous forme de bons « petits lardons » qui devront être transportés sur de longues distance en respectant une chaine du froid grande consommatrice d’énergie (la viande se conservant beaucoup moins bien que les végétaux) pour devenir enfin disponible au rayon frais de votre supermarché… et avec un peu de chance, il y aura même une promotion …

Contrairement à ce que pourrait laisser croire une analyse de premier degré, l’élevage tel qu’il est pratiqué pour pouvoir fournir en viande les concentrations urbaines ne créer pas de nourriture et ne favorise pas la préservation des espèces. Le rendement thermodynamique de la production de viande est déplorable et au final, cette industrie détruit 7 fois plus de nourriture qu’elle n’en produit. En maintenant artificiellement la survie de quelques espèces domestiques, elle en extermine des milliers de sauvages, pour toujours.

C’est une vérité encore difficile à admettre pour beaucoup d’occidentaux, mais une banale barquette de « petits lardons », de « saussiflard » ou autres « charcutailles » présentés comme des merveilles culinaires par un marketing de masse sont en fait des concentrations de ce que l’humanité sait faire de pire à son envirronement.

La révision des chiffres

Signalons au passage la parution cette année du livre de Fabrice Nicolino étudiant à fond le problème et révélant les stratégies mises en place par les industriels de la viande pour cacher des vérités affolantes. Ce livre reprenait les chiffres du rapport de l’ONU concernant les émissions de gaz à effet de serre du secteur, soit 18%.

Il s’avère que la réalité pourrait être bien pire que prévu, la publication par le Worldwatch Institute du rapport de Robert Goodland et Jeff Anhang, anciens experts environnementaux de la banque mondiale (institution de lutte contre la pauvreté de l’ONU): « Livestock and Climate Change » élèverait cette estimation à 51%, soit plus de la moitié de la totalité des émissions anthropogéniques de CO2.

Cette révision se base entre autres sur l’inclusion dans l’équation de paramètres ignorés ou sous évalués par le rapport de 2006, notamment:

  • La respiration des troupeaux, qui n’est pas considérée comme une source nette de CO2 selon le rapport de Kyoto (dans cette optique, un animal peut même être considéré comme un puits de carbone). Simplement, cela met de côté le fait que cette sur-reproduction artificielle d’animaux domestiques remplace dans la plupart des cas une forêt primaire et que les molécules de CO2 issues de leur respiration sont aussi naturelles que celles rejetées par un pot d’échappement.
  • La sous estimation de l’impact des cultures fourragères et du rejet de méthane.
  • L’exclusion des aquacultures.
  • Le cout d’opportunité comparé aux produits sans viande, par exemple: la chaine du froid à respecter, le temps et la température de cuisson (beaucoup plus élevés pour la viande), l’incinération des déchets, les emballages plus spécialisés (pour des raisons sanitaires) etc…

Au total on atteint le chiffre incroyable de 51%.

Conclusion

Tout le monde ne doit pas forcément devenir végétarien[4], mais quand on sait que 99,5% de la viande consommée en France est d’origine industrielle et qu’il n’y a plus trop de place pour les élevages « bio », une réduction plus que drastique (1 fois ou 2 par mois) de la consommation de viande et autres sous produits animaux est de très loin le geste le plus efficace pour diminuer notre impact négatif sur la nature. Largement devant la voiture électrique ou l’isolation domestique.

Rappelons qu’il existe une très grande diversité de produits sans viande, équilibrés et infiniment moins dommageable pour l’environnement qui n’attendent que l’augmentation de notre demande pour être disponibles.

Une chose est sûre, si l’on regrette le changement climatique et que l’on considère qu’il est en grande partie du à l’activité humaine, on est alors en totale contradiction avec nos considérations dès lors que l’on plantent nos fourchettes dans un morceau de ce qui autrefois fut l’Amazonie.

Notes et références:

  • [1] Le Worldwatch Institute est une ONG de recherche environnementale américaine, considérée comme l’une des plus importante dans sa catégorie. Elle conseille l’ONU et la FAO et publie chaque année un rapport sur l’état du monde.
  • [2] Livestock’s Long Shadow – Environmental Issues and Options. Food and Agriculture Organisation. 2006. ISBN 9251055718.
  • [3] En moyenne, il faut 659 m² de plantation de soja transgénique par français pour fournir les 92 Kg de viande consommée par an. Bidoche, Fabrice Nicolino
  • [4] Les régimes végétariens (et végétaliens), contrairement aux mythes, n’ont rien à envier en termes de santé aux régimes carnés (voir entre autres le rapport de l’ADA, la plus grande association diététique mondiale).

Actias www.actias.e-monsite.com

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Accommodements raisonnables et société déraisonnable? http://www.centpapiers.com/accommodements-raisonnables-et-societe-deraisonnable/10370/ http://www.centpapiers.com/accommodements-raisonnables-et-societe-deraisonnable/10370/#comments Mon, 02 Nov 2009 01:09:41 +0000 Jordan http://www.centpapiers.com/?p=10370 Photo : Flickr myshi

Photo : Flickr myshi

Sommes-nous si intolérants? Un sondage commandé par La Presse nous apporte des chiffres à mon avis consternants :

Des accommodements à la piscine? Inacceptables, à 90 %. Des arrangements quant au sexe d’un instructeur automobile? Non, à 81 %. Des locaux de prière à l’école ou sur les lieux de travail? Pas davantage, à 76 %. [...] Trois Québécois sur quatre s’opposent systématiquement au port de signes religieux — que ce soit à l’école (à 76 %), au travail (à 74 %) ou dans les hôpitaux (à 70 %) [.]

Mon hypothèse? On ne comprend pas les accommodements consentis. On s’imagine qu’ils leur permettent d’enfreindre les droits des autres. Celui de l’égalité en exigeant d’être servi par une personne d’un sexe en particulier. Celui de l’égalité encore en ayant droit à un local à eux, pour prier. Celui de la « laïcité » des lieux communs tient, en portant des signes religieux. On s’imagine probablement que les « religieux » ont droit à plus de choses que « nous autres », les Québécois de souche, les « laïques ». Définitivement inégal.

Prenons un cas où l’accommodement a été accordé — décision questionable, selon Rima Elkouri de La Presse — à un enseignant musulman. Il voulait avoir congé le vendredi puisqu’il doit aller à la mosquée. À mon avis, la plupart des gens criant à l’injustice s’arrêtent ici. « Moi aussi je voudrais ben avoir mes vendredis de congé, tsé, mais vu que mon nom c’est Richard pis pas Mohammed, j’ai pas le droit! »

Ah non, Richard? Vraiment?

Admettons que Richard soit prof au secondaire. Admettons qu’il ait une raison valable de s’absenter tous les vendredis. Peut-être qu’il est nouvellement papa. Peut-être qu’il a une santé fragile. Peut-être qu’il doit s’occuper de sa mère en perte d’autonomie. Peu importe. Il demande de ne pas travailler les vendredis. Qu’est-ce qu’on lui répond? Sincèrement, je crois que la plupart du temps, l’école essaierait de « s’arranger ». Et si elle refusait catégoriquement, je crois que Richard serait bien en droit de se faire « accommoder » par la Commission des droits de la personne.

Qu’est-ce qui serait raisonnable, Richard? Tu dois t’occuper de ton bébé, de ton dos, de ta mère. Utilise donc tous tes congés de maladie pour ça. Quand tu n’en auras plus, on te permettra de prendre des congés sans solde. C’est certain que tu seras moins riche. On sait bien que l’hypothèque ne se paie pas toute seule. Mais en même temps, ce n’est pas nous qui avons décidé d’avoir un enfant, un dos en miette ou une vieille mère. Heureusement pour toi, Richard, certaines politiques gouvernementales vont te permettre de pallier cette perte de revenus (parentales, concernant les blessures et obligations familiales et pour les aidants naturels par exemple).

Est-ce qu’on est injuste? Est-ce qu’on en donne trop à Richard? Est-ce que cet « accommodement » va à l’encontre du droit à l’égalité des autres? Je doute que l’opinion soit aussi écrasante ici que ce qui est relevé par le sondage de La Presse. Probablement parce que l’on considère que le fait de s’occuper de sa famille ou de sa santé est un droit. On aurait d’ailleurs bien raison de le croire. On considère d’ailleurs que ce droit n’est pas seulement un droit à protéger, mais un droit qui est si important à nos yeux que l’on doit dédommager la personne qui s’en prémunit; un droit si important à nos yeux qu’on veut même encourager les gens à s’en prémunir.

L’exemple du prof musulman cité ici n’est pas fictif. L’accommodement non plus : « la Commission des droits de la personne a estimé que l’enseignant devrait, dans un premier temps, utiliser ses congés; puis, quand il les aura épuisés, il devrait être autorisé à s’absenter sans solde. » (Louise Leduc, La Presse.) Il devra payer de sa propre poche les frais de sa foi. Avec raison.

Est-ce que le droit à la liberté de religion permet d’obtenir plus? Pas du tout. Est-ce qu’il empêche les autres de jouir de leurs droits? Dans ce cas, si Richard peut obtenir la même chose, et même plus, je ne vois pas comment. À moins que ces accommodements n’aillent à l’encontre de la « laïcité »? Oh, notre sainte laïcité.

Qu’est-ce que c’est, donc? Ah oui, c’est la « neutralité de l’État à l’égard des églises et de toute confession religieuse ». La neutralité, dans le sens où l’État ne doit pas prendre des décisions en fonction des confessions religieuses particulières. Imposer le baptême chrétien à tous ne serait pas très laïc. Exiger le port du hijab non plus. Est-ce qu’interdire le baptême chrétien serait laïc? Interdire le hijab? Bien sûr que non. Ce serait discriminatoire. Interdire de porter un symbole religieux, « que ce soit à l’école, au travail ou dans les hôpitaux » le serait tout autant.

Il ne faut pas confondre la laïcité avec l’athéisme (« doctrine ou attitude fondée sur la négation d’un Dieu personnel et vivant ») ou l’agnosticisme (« doctrine ou attitude philosophique qui considère l’absolu [entre autres Dieu] inaccessible à l’intelligence humaine »). Un État laïc est neutre par rapport aux doctrines religieuses; il n’est pas contre elles. Il n’est pas plus partisan d’un catholicisme ou d’un islamisme que d’un athéisme ou d’un agnosticisme généralisé.

En ce qui concerne les demandes de certains d’être servi par une personne d’un sexe en particulier, j’affirmais dans un ancien billet qu’il devait être évalué si cela allait à l’encontre des droits des gens de l’autre sexe. L’exemple des hommes demandant à n’être servis que par des hommes à la SAAQ était discuté. J’«avais surtout travaillé à montrer qu’une hiérarchisation des droits était une mauvaise façon de résoudre ce débat. J’ai ensuite défendu dans un autre billet le fait qu’un accommodement était la seule option vraiment envisageable dans ce cas. Je vais maintenant tenter de montrer que l’égalité homme-femme n’est pas menacée par ces accommodements.

Avant de débuter, je répète un avertissement :

Pour démontrer mon point de vue, je supposerai que la demande d’accommodement à la SAAQ ait été faite par pur sexisme (peut-être était-ce le cas, peut-être pas). Je ne suis pas sympathique aux attitudes sexistes, racistes, ou discriminatoires sous une forme ou une autre. Par conséquent, je n’encourage pas d’entretenir de telles attitudes et je crois qu’un travail d’éducation est nécessaire dans ce domaine (j’en ai parlé aussi dans ce billet). Je ne suis pas aveugle non plus; le monde contient son lot de discrimination avec laquelle nous devons composer. En attendant de l’éliminer (un jour peut-être) des moeurs, il faut se contenter d’empêcher qu’elle fasse des ravages.

Malgré cela, je crois que les droits des travailleuses de la SAAQ sont respectés dans cet accommodement. Certes, il est triste que certains ne les reconnaissent pas à leur juste valeur. Mais accéder à la demande de ces hommes sexistes n’empêche pas ces femmes d’avoir un travail. De porter les vêtements qui leur plaisent. De faire des études. De se déplacer en ville sans être accompagnées. De se présenter aux élections. De voter. De s’abonner à un magazine. De lire Les Fleurs du mal. De critiquer le dernier vidéoclip de Britney Spears. Bref, aucune liberté donnée aux hommes ne leur est refusée sous prétexte qu’elles sont des femmes par cet accommodement. Les femmes en questions se sont probablement senties dénigrées. Leurs droits sont saufs.

Certains pourraient dire que par cet accommodement, on envoie le message que la discrimination est acceptable. Qu’au Québec et au Canada, on tolère l’intolérance. Peut-être, je le concède. Mais obliger l’homme à être servi par la femme qu’il ne respecte aucunement ou refuser de lui donner le service enverrait un message encore plus intolérant. De plus d’ouvrir la porte à des cas où l’on refuse d’accommoder certaines personnes ayant des demandes n’ayant rien à voir avec un racisme rampant. Sans compter que malgré tout cela, la discrimination ne s’éliminera fort probablement pas; je suis même de l’avis contraire. De deux maux, je choisis le moindre.

Je crois que les Québécois s’imaginent le pire à propos des accommodements raisonnables. Les médias n’y sont probablement pas étrangers : »Si les médias ont largement présenté l’accommodement comme une obligation légale qui incombe aux institutions, ils ont moins mis l’accent, en revanche, sur le fait qu’une telle obligation, loin d’être inconditionnelle, ne s’applique que dans les limites du raisonnable. » (Les accommodements raisonnables en matière religieuse et les droits des femmes : la cohabitation est-elle possible ? mars 2006.) Sincèrement, je crois que les accommodements sont généralement très raisonnables. Si on comprenais mieux ce qui est en jeu et ce qui est réellement accordé, on serait moins apeuré. Et moins intolérants.

(Publié à l’origine sur la marge de gauche.)

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Après la crise aviaire et porcine, place à la crise des ovis aries http://www.centpapiers.com/apres-la-crise-aviaire-et-porcine-place-a-la-crise-des-ovis-aries/10377/ http://www.centpapiers.com/apres-la-crise-aviaire-et-porcine-place-a-la-crise-des-ovis-aries/10377/#comments Mon, 02 Nov 2009 00:24:26 +0000 tslskonsult http://www.centpapiers.com/?p=10377

La campagne de peur dans les médias au Canada, qui a été particulièrement féroce au Québec, au sujet du virus A H1N1 a créé une situation de panique où paranoïa et symptômes d’hypocondrie deviennent épidémiques.

Les quotidiens au Québec, en particulier La Presse, ont évidemment bien fait peur aux Québécoises et aux Québécois alors que la plupart des journalistes et éditorialistes ont pris position en faveur de la vaccination de masse tout en traitant celles et ceux qui ne se feront pas vacciner d’être en quelque sorte des sans cœur, des individualistes, des « pas de morale » et surtout des conspirationnistes puis des hurluberlus.

Depuis quelques jours, on fait peur à la population avec les 3 décès d’enfants qui seraient décédés à cause du virus A H1N1. Les « full » conditionnés qui me lisent présentement doivent déjà être en beau maudit contre moi car ils sont tous certains que, OUI, le virus A H1N1 a « assassiné » de sang froid de pauvres enfants et monsieur Racine n’a pas de cœur de remettre en doute le virus et la campagne de peur puis de critiquer les journaux qui veulent notre bien.

Quel en est le résultat maintenant ? Trop de cas bénins aux urgences pour enfants Il s’agit du titre d’une nouvelle trouvée sur Cyberpresse.

Michael Arsenault, directeur médical des services d’urgence au CHU Sainte-Justine dit « Comme la maladie est bénigne, je pense qu’on fait face, à ce stade-ci aujourd’hui, à une psychose du H1N1 ». Eh, il est dont ben méchant le docteur de dire que la maladie est bénigne ?!?

On peut lire ensuite :

« Il estime qu’environ la moitié des enfants qui se présentent à l’urgence de son établissement depuis une semaine présentent des symptômes d’allure grippale. Puisque la majorité des cas sont « bénins », souligne-t-il, son équipe pourrait avoir du mal à soigner promptement les enfants les plus malades. »

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que à cause de toute cette propagande de peur dans les médias, il y a maintenant un risque à ce que des enfants meurent pour ne pas avoir été traités assez rapidement. En plus, les urgences sont des endroits très propices pour la propagation de virus, dont le H1N1. Allo ?!?

Et puis, si le garçon de 13 ans qui est décédé dernièrement était vraiment décédé de la grippe H1N1, la journaliste ne formulerait pas sa phrase ainsi :

La mort subite d’un garçon de 13 ans de symptômes s’apparentant à la grippe H1N1 suscite l’inquiétude chez beaucoup de parents dont l’enfant est fiévreux.

Saviez-vous qu’il y a des enfants chaque année qui sont atteint d’une forme de virus grippal de type A H1N1 ?

Du 15 septembre 2006 au 17 septembre 2007, le LNM a procédé à la caractérisation antigénique de 1 023 isolats de virus grippaux transmis par les laboratoires provinciaux et hospitaliers de tout le Canada (tableau 3) : 61,4 % (628/1 023) appartenaient au sous-type A (H3N2), 27,0 % (276/1 023) au sous-type A (H1N1) et 11,6 % (119/1 023) au type B.

Ce que venez de lire à l’instant ne provient pas d’un site conspirationniste occulte. La source provient de l’Agence de la santé publique du Canada et le document a pour titre L’influenza au Canada : Saison 2006-2007

Qu’est-ce que cela signifie ? Je ne sais pas exactement, mais mon petit doigt me dit que les journalistes are lost in translation et peut-être même les personnes au gouvernement ou dans les hôpitaux.

Un jour, le garçon de 13 ans est mort du virus A H1N1, c’est écrit en gros titre dans les journaux et sur Internet partout au Canada, l’autre journée La mort subite d’un garçon de 13 ans de symptômes s’apparentant à la grippe H1N1 suscite l’inquiétude chez beaucoup de parents dont l’enfant est fiévreux.

Radio-Canada n’a pas fait mieux que la Presse selon moi dans la façon de présenter les nouvelles, mais au moins il n’y a pas eu de parti pris évident provenant de leurs journalistes. Aujourd’hui, Radio-Canada titre une nouvelle N’encombrez pas les urgences !

Qu’est-ce qui se passe ? On traite la population comme si elle était formés d’imbéciles, et maintenant qu’elle agit comme tel, les médias se désole en écrivant un article avec ce genre de titre, avec le point d’exclamation.

Je vais peut-être en blesser quelques uns ici, mais en Suède, la campagne de vaccination a débuté le 12 octobre, et je peux vous assurer que les médias de la Suède ont été extrêmement plus professionnels que l’ont été ceux du Québec, que l’on a laissé la parole autant aux personnes en faveur de la vaccination de masse qu’aux personnes en défaveur. Les médias n’ont pas laissé leurs journalistes rendre la population totalement paranoïaque au point où de s’est présenté à l’hôpital comme des moutons qui rentrent à l’étable en panique. Les Québécoises et les Québécois méritent des médias de meilleure qualité et surtout, un gouvernement qui veut vraiment leur bien.

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