Les Chêneaux étaient une association qui suivait les mêmes buts que Refuge par mauvais temps. Dirigée par Guillaume Bienvenu, l’association organisait de nombreuses lectures de pièces de théâtre. Refuge par mauvais temps vous propose de découvrir les archives du blog tenu par Les Chêneaux.
La forme un peu sommaire est due à une récupération automatique des messages ; si elle n’est pas idéale, elle nous a semblé préférable à l’absence d’archives.
Nous espérons que vous y trouverez votre bonheur !
Archives du blog des Chêneaux
2007-2009
| Date | Titre | Article | Un peu plus… |
| 2009-09-18 11:39:00 | Revenu de l’étoile | Les Chêneaux vous invitent à assister, ce dimanche 20 septembre à 15h , à la première lecture publique de Revenu de l’étoile , d’André Obey, prochaine pièce produite par l’association.
En effet, dans le cadre de la biennale d’art contemporain « Triangle d’art », organisée par l’association Sans Titre à Ivry-sur-Seine, nous organisons une lecture de la pièce afin de recueillir vos premiers et précieux avis et commentaires. Et si vous ne connaissez pas André Obey, c’est le moment de le découvrir, avec une de ses plus jolies pièces … Liront Bérengère Dautun, ex-sociétaire de la Comédie-Française, élisabeth Ventura, Guillaume Bienvenu, Stéphane Peyran, Maxime d’Aboville, Damien Monney et Guillaume Rumiel. Notre ami François Engel sera, lui, à nos côtés pour vous tenir au courant des disdacalies. Si vous souhaitez assister à un voyage dans le temps, venez à la fin du XIX ème siècle avec nous dimanche à 15h. Au fait, l’entrée est libre et la lecture sera suivie d’un verre … ne sont-ce pas de bonnes nouvelles? C’est au 79, rue Victor Hugo, à Ivry-sur-Seine , au métro Pierre et Marie Curie (ligne 7), à l’usine Réa. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous envoyer un message ou à appeler Hélène Esselinck au 06 75 66 59 82. Et tenez-vous au courant de l’actualité de la pièce sur le site revenudeletoile.com ! |
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| 2009-06-22 17:58:00 | Les cahiers de Malte Laurids Brigge. | J’ai le plaisir de vous annoncer que la Société littéraire de La Poste et de France Télécom propose lundi prochain, dans le cadre de ses « Découvertes théâtrales », une présentation de la pièce tirée de l’œuvre de Rainer Maria Rilke: Les cahiers de Malte Laurids Brigge .
Rilke, devenu secrétaire de Rodin pour survivre, confie le soir à son carnet tout ce qu’il ne peut pas dire. Son combat entre deux mondes. Celui qu’il a perdu, vaste et merveilleux et celui auquel il doit s’adapter, âpre et étroit. On ne sait pas bien, et c’est ce qui donne au roman tout son charme, si c’est Rilke lui-même ou bien Malte, son personnage, qui s’exprime. à vrai dire, les deux s’entremêlent … C’est Bérengère Dautun , aux côtés de qui j’aurai le plaisir de jouer, qui a signé l’adaptation et la mise en scène de ce chef-d’œuvre. Vous pourrez donc assister ce lundi à une avant-première de la pièce, sans décors mais avec costumes, qui sera reprise à la rentrée au théâtre de la Huchette . N’hésitez pas à vous joindre à nous, c’est évidemment gratuit. Et c’est, donc, lundi 29 juin à 20h30 , au Studio Raspail, 216, boulevard Raspail, Paris XIV. |
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| 2009-05-13 10:00:00 | Machinerie de théâtre. | La Comédie Française propose actuellement au Studio Théâtre une exposition de maquettes de machinerie traditionnelle de théâtre. Pour la première fois, les machinistes du Français dévoilent une part de leur univers.
Vous trouverez une brève présentation ici , avec un mot de Muriel Mayette. L’exposition a lieu tous les jours sauf le mardi de 14h à 19h , jusqu’au 2 juillet. L’entrée, libre, se fait par la place de la pyramide inversée, au Carrousel du Louvre, 99, rue de Rivoli, Paris I er . |
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| 2009-05-10 20:10:00 | L’ingénu. | Après un triomphe la saison dernière au Vingtième théâtre et une jolie tournée, les Compagnons de la Chimère sont de retour à Paris avec L’ingénu , brillamment adapté du conte de Voltaire par Jean Cosmos, que l’on ne présente plus … Après la grande et moderne salle du Vingtième, voilà Arnaud Denis et toute sa troupe dans ce merveilleux cocon qu’est le théâtre Tristan Bernard, tout d’or et de velours.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la voici, en deux mots: un jeune Huron débarque en Basse-Bretagne, et tombe amoureux de la belle M lle de Saint-Yves. Autour d’eux, les dévots, les bourgeois, les cupides, les ministres, les immondes. C’est bien un conte, une fable même à laquelle on assiste. Nous faisant voyager avec notre Huron, Voltaire en profite pour dresser un portrait peu flatteur de son époque et de son monde, dans lesquels on pourrait si facilement se reconnaître … N’ayez pas peur: pas de philosophie intellectuelle, juste les appels du cœur! Je ne résiste pas à citer les noms de tous les comédiens, qui jouent parfois jusqu’à sept rôles: Jean-Pierre Leroux, Daniel-Jean Colloredo, Claude Brecourt, Géraldine Azouelos, Arnaud Denis, Jonathan Bizet, Sébastien Tonnet ou Alexandre Guansé, Denis Laustriat Stéphane Peyran, Romane Portail et Monique Morisi, tous plus justes les uns que les autres. On en ressort amusé, touché, émerveillé, intrigué, et bonheur, on ne s’est pas ennuyé une seconde — c’est si rare … Je n’ai parlé ni de la scénographie, ni des costumes, ni des lumières. Ils sont magnifiques, et servent à merveille la pièce. Bon, vous l’aurez compris, L’ingénu est une des pièces à voir en ce moment! ça se passe du mardi au samedi à 21h et le samedi à 18h aussi, au théâtre Tristan Bernard, 64, rue du Rocher, 75008 Paris (M° Villiers ou St-Lazare ou Rome). Les réservations se font sur place, via plein de sites Internet, ou par téléphone au 01 45 22 08 40 . |
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| 2009-04-01 09:57:00 | Festival Lever de Rideau. | J’ai grand plaisir à vous annoncer que Maxime d’Aboville et moi-même feront partie du jury du Lever de Rideau 2009, Festival de théâtre universitaire et des grandes école de Cabourg. Le jury sera cette année présidée par Bruno Putzulu, entouré de Danièle Franck, de France Bensoussan, et de nous autres …
Ce festival amateur décerna ses prix parmi les six pièces en compétition: AnnA , sur un texte d’élise Esnault (création) par l’Université de Caen Basse-Normandie; Les Justes , d’Albert Camus, par l’INALCO; Baobabs , d’Alice Lacharme (création), par l’ENS Lyon; Veillée funèbre , de Guy Foissy, par l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette; Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne , de Jean-Luc Lagarce par l’ENS Paris; M. Bouli d’après Bouli Miro , de Fabrice Melquiot, par l’ENS Cachan. Le Festival commencera le jeudi 16 avril et se terminera le samedi 18 à 21h00 par la soirée de clôture avec la présentation par la Compagnie Arcadie de Autobus S , d’après les fameux Exercices de styles , et bien sûr, la cérémonie de remise des prix. Cette XIII ème édition du Festival Lever de Rideau, parrainé par Pierre Santini, aura lieu à l’Hôtel de Ville de Cabourg. Toutes les informations sur le site internet du Festival. Rendez-vous dans le Calvados! |
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| 2009-03-18 10:43:00 | Le voleur de feuilles. | Le DVD du film Le voleur de feuilles , réalisé par Pierre Trabaud est désormais disponible!
Au cours de sa longue carrière, Pierre Trabaud aura travaillé pour le cinéma, le théâtre, la radio, et aura été de nombreuses « voix » françaises (Marlon Brando, Al Pacino, Paul Newman, Popeye, etc … ). De 1998 à 2003, il aura été un remarquable professeur d’art dramatique au cours de Jean-Laurent Cochet, aimé surtout et respecté beaucoup de tous ses élèves. Pierre Trabaud avait ressenti le besoin, en 1983, de passer une fois dans sa vie de l’autre côté de la caméra. Il a donc écrit, produit, réalisé et, last but not least, interprété Le voleur de feuilles . Il y incarne un personnage tendre et cocasse aux côtés de Denise Grey, Jean-Pierre Castaldi et Jean-Pierre Darras remarquables dans des rôles originaux; eux-mêmes entourés d’une pléiade de comédiens de grand talent. En 1920, Jean promet a Isabelle d’acheter un pavillon sur les bords de la Seine dès qu’il seront mariés. Mais il meurt renversé par une voiture. En 1980, Isabelle peint le pavillon et rencontre André qui veut retrouver celui qui lui a volé son argent, et Guy qui est en cavale pour le meurtre de sa femme. Une complicité unit alors les trois personnages. Le voleur de feuilles est sorti en 1984 en salle à Paris, il a été diffusé à la télévision sur FR 3, TéléLuxembourg, CinéCinéma mais jusqu’à aujourd’hui il était indisponible en DVD. C’est maintenant chose faite, et pour vous le procurer, rien de plus simple, ni de moins cher, dans le cadre d’une souscription à compte d’auteur. Le film ne vous coûtera que dix euros (frais de port en sus), après avoir rempli ce formulaire . Tout cela a été rendu possible grâce au comité de parrainage de la souscription. Que Philippe ARIOTTI, Philippe d’HUGUES, Françoise ARNOUL, Eric LE ROY, Brigitte AUBER, Philippe MAREUIL, Claude BRULE, Denys de la PATELLIERE, Roger et Lilane CAREL, POPECK, Raymond CHIRAT, Pascal ROGARD, Françoise CHRISTOPHE, Bertrand TAVERNIER, Jean-Laurent COCHET, Pierre TCHERNIA, Nicole COURCEL, Jean TULARD, Jean COSMOS, Dominique WILMS et Paule EMANUELE soient tous chaudement remerciés! N’hésitez pas à informer vos amis! Et pour les adeptes de Facebook, c’est ici . |
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| 2009-03-12 09:20:00 | Résultat d’intervention: Les femmes savantes. | Voici les retours que nous avons reçus de l’intervention des Chêneaux autour des Femmes savantes , de Molière, auprès des élèves de Seconde de l’option Art dramatique du lycée Darius Milhaud, dans le Val-de-Marne. Un questionnaire, évidemment anonyme, a été remis aux élèves deux semaines après la dernière séance.
Rappelons que cette intervention s’est déroulée en deux fois: une première séance axée sur la pièce elle-même et la compréhension globale des situations dramatiques qui y sont proposées; une seconde, après que les élèves avaient été voir la mise en scène de Colette Teissèdre au Théâtre du Nord-Ouest, traitant plus de l’interprétation et faisant appel à quelques exercices et improvisations. 67% des élèves ont trouvé l’intervention trop courte , et 33% de bonne durée ( deux fois trois heures ); la totalité des élèves ont trouvé que l’intervention était complète et qu’elle répondait à leurs attentes; 89% l’ont trouvée amusante ; tous l’ont trouvée intéressante ou très intéressante; enfin, cette intervention leur a semblé pour moitié construite, et pour moitié improvisée. Les trois moments fort de l’intervention qui leur sont revenus le plus souvent à l’esprit sont: les improvisations, « faire son texte » pour cerner la situation et envisager une plus juste interprétation, et les discussions plus générales sur le théâtre. L’humour et la faible différence d’âge entre les élèves et l’intervenant ont également été cités à plusieurs reprises comme un facteur bénéfique à la qualité de l’intervention. Quelques citations: » Il a su nous faire part de sa passion sans nous ennuyer « , » Il arrive à nous captiver par une simplicité que nous avons aimée « , » Il aborde le théâtre de manière moderne » … Merci à tous les élèves d’avoir pris quelques minutes pour répondre à ce questionnaire! Si vous souhaitez organiser une intervention scolaire (de la 4 ème aux classes préparatoires) ou pour une soirée théâtrale entre amis, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir d’établir avec vous un programme sur mesure, adapté à vos besoins et à vos attentes … |
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| 2009-03-10 13:54:00 | Une aire d’été? | Oyez, oyez braves gens!
Un petit message pour vous informer tous que Georges About a repris la programmation de l’Aire Falguière cet été, comme l’année dernière où il nous avait accueilli pour Le pain de ménage , de Jules Renard. Il a encore des créneaux libres et cherche des spectacles! Pour ceux qui ne connaissent pas, l’Aire Falguière, c’est une petite salle d’une quarantaine de places au cœur du quinzième arrondissement, à côté de la place Falguière. Entre le 15 mai et le 15 juillet , le créneau de 19h est encore libre (pour un spectacle d’une heure maximum), et il reste quelques dates à 20h45. Entre le 15 juillet et le 30 août , c’est libre … Si vous êtes à la recherche d’une salle, ou si vous connaissez quelqu’un qui l’est, n’hésitez pas à contacter Georges de notre part. Et comme Georges About est bien un homme de théâtre et non pas un financier, autant vous dire que les conditions sont plus qu’intéressantes! Son objectif, avoué et assumé, n’est pas de faire de l’argent, mais du spectacle! Oiseau rare … Pour avoir de plus amples informations, rien de plus simple: contactez le 01 40 84 86 96 ou envoyez un email à theatre_d_art_moderne{at}yahoo.fr. |
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| 2009-03-07 11:02:00 | Téchiné par Téchiné. | André Téchiné , dans le cadre de la rétrospective qui lui est consacrée à la Cinémathèque française suite à la sortie de son nouveau film La fille du RER , donnera, le samedi 21 mars à 14h30 , une leçon de cinéma, revenant un peu sur sa carrière et sur son métier surtout.
André Téchiné, dans les Cahiers du Cinéma de juin 1994: « On ne travaille pas avec tous les acteurs de la même façon. Il faut savoir regarder chacun pour lui-même et tenter de détacher sa singularité. Que cet acteur soit connu ou non ne change pas grand-chose. Quand on me parle de ma direction d’acteurs, on pense me faire un compliment, mais c’est un mythe, tout le monde le sait maintenant. Le cinéaste est derrière la caméra et ses risques sont ailleurs : il n’y va pas de son corps. J’ai toujours peur pour les comédiens. Je me contente de les assister comme des personnes en danger. Et d’une certaine façon, je rêve d’être à leur place. » ça donne une petite idée de ce qui nous attend lors de cette rencontre animée par Serge Toubiana , directeur de la Cinémathèque … L’entrée est libre et les places seront distribuées une heure avant le début de la séance. Pour les porteurs du Libre-Pass, il sera possible de réserver à partir du mercredi 18 au 01 71 19 32 39. |
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| 2009-03-04 10:31:00 | Le journal d’un curé de campagne. | Maxime d’Aboville joue en ce moment Le journal d’un curé de campagne , le chef-d’œuvre de Georges Bernanos , au Chat noir, dans une adaptation pour la scène qu’il a réalisée lui-même.
C’est l’histoire terrible et magnifique d’un jeune prêtre plein de zèle, dans une épreuve permanente, jusqu’à l’ultime, celle de la mort. Confronté à la solitude, à la maladie, au mépris et à la misère intérieure de ses paroissiens, il brûle néanmoins d’une force toute surnaturelle, celle de la présence divine. Si maladroit et faible en apparence, il s’avère capable de » briser » ses paroissiens les plus durs, les plus hostiles à l’amour du Christ. Cependant, ce texte, joué ici avec toute la simplicité qui lui sied, saura toucher tous les publics, même non-croyants. En effet, les thèmes développés (sans lourdeur, rassurez-vous!) dans ce Journal sont de ceux qui touchent tous les hommes. Et d’autant plus que Maxime d’Aboville, dans son adaptation, a favorisé les passages à « action », et nous délivre des réflexions théologiques — splendides au demeurant. N’hésitez pas à aller l’applaudir dans cet exercice délicat qu’est la mise sur un plateau d’un tel roman … Le Chat noir, c’est au 76, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris XI (métro République ou Parmentier). Si l’entrée est libre (oui, oui, gratuite … ), il est tout de même fortement conseillé de réserver sur Billetreduc ou directement au 01 42 77 02 19. Et c’est du mardi au vendredi à vingt heures pétantes . |
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| 2009-02-04 14:45:00 | Les noces rebelles. | Oui, je sais, les critiques ne sont pas très bonnes … Oui, je sais, les bandes-annonces ne convainquent pas tellement … Oui, je sais, l’histoire n’a pas l’air follement intéressante … Et pourtant!
Et pourtant, ces retrouvailles entre Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, bien longtemps après Titanic sont des meilleures qui soient. Sam Mendès continue son travail de destruction du rêve américain en adaptant à l’écran cette nouvelle de Richard Yates, Revolutionary Road . L’histoire, tout de même, en deux mots: un couple de banlieusards des années 50 est torturé (et se torture) par le grand écart entre leurs aspirations et leur quotidien. Doivent-ils, peuvent-ils suivre leurs désirs ou vivre une vie plus conventionnelle mais plus confortable? Je vous l’accorde, ça n’a pas l’air folichon comme ça! Mais la subtilité avec laquelle sont filmés les deux protagonistes principaux sublime tout, et vous vous retrouvez pris aux tripes sans avoir eu le temps de vous poser la moindre question. Kate Winslet (meilleure actrice dans un film dramatique aux Golden Globe Award 2009) est tout simplement extraordinaire, et n’a jamais été aussi puissante. Leonardo DiCaprio est toujours aussi talentueux et campe son personnage instable d’une main de maître. On remarquera sans aucun doute la formidable prestation de Michael Shannon, qui joue un voisin à peine sorti de l’asile … Certes, si vous aimez les petits films français où il ne se passe rien, et où les acteurs ne jouent surtout pas et ont l’air de s’emmerder plus que vous, vous ne serez peut-être pas sensible à la mise en scène efficace et stylisée, et sûrement trouverez-vous le jeu d’acteur très outrancier. Si votre cerveau demande dans les salles noires une réflexion poussée, vous n’aurez peut-être pas assez de matière à fournir à la vôtre, grise. Il faut avoir renoncé bien tôt à ses idéaux, et ne pas s’être posé trop de questions pour ne pas être enthousiasmé par ce film … Si vous souhaitez aller au grand beau spectacle, et si votre cœur est ouvert, courez, courez aux Noces rebelles ! Vous avez vu le film? Vous n’êtes pas d’accord? Vous êtes conquis? Manifestez-vous en laissant un commentaire sur le blog . |
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| 2009-01-28 11:24:00 | Guide-Annuaire du spectacle vivant 2009. | Tous ceux qui souhaitent mener à bien un projet théâtral, de la réalisation à la production, seront ravis de trouver dans le Guide-Annuaire du spectacle vivant toutes les informations dont ils auront besoin.
L’ouvrage, l’outil de référence des porteurs de projets artistiques du spectacle vivant édité par le Centre National du Théâtre , se présente en deux parties: La partie Guide présente l’essentiel des informations juridiques et pratiques nécessaires à la mise en œuvre des projets; La partie Annuaire recense plus de 20 000 contacts de tous genres. Vous pouvez commander l’ouvrage par correspondance en envoyant le bon de commande au CNT, 134, rue Legendre, Paris XVII, ou en allant le chercher directement sur place (par correspondance: 67€, sur place: 60€). Pour plus d’informations, contactez le CNT au 01 44 61 84 85. |
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| 2009-01-23 08:37:00 | Jacques Tati à la Cinémathèque française. | Du 8 avril au 2 août 2009, la Cinémathèque française organise une traversée joyeuse et mouvementée dans l’univers décalé de Jacques Tati!
En 2009, le réalisateur de Playtime et des Vacances de M. Hulot aurait eu 102 ans … une bonne occasion de rendre hommage à son génie hors des commémorations obligées. Macha Makeïeff, commissaire de l’exposition avec Stéphane Goudet, en inventera aussi la scénographie, à coup sûr déroutante et colorée, emplie de surprises visuelles et sonores. De la ruralité foraine de Jour de Fête à l’urbanisme futuriste de Playtime , de la villa Arpel ultra-sophistiquée au village Saint-Maur dans Mon Oncle , Tati oppose l’ancien et le nouveau et ironise sur notre environnement architectural. Saturé de signes et de paroles incompréhensibles, de sons et de bredouillis étranges, l’univers de Tati est un véritable labyrinthe visuel et sonore dans lequel on se perd à loisir. Autour de cette joyeuse exposition et de la programmation de films, de nombreuses propositions pour les individuels et les groupes de tous âges qui exploreront, dans l’esprit de Jacques Tati, les rapports entre sons, espaces et architectures dans un genre burlesque totalement renouvelé. En particulier, Bruno Podalydès mettra en scène une lecture du scénario jamais réalisé de Tati: Confusion . J’ai pensé que cette lecture, réservée aux groupes, pourrait en intéresser plus d’un parmi nous. Elle aura lieu le samedi 18 avril à 14h00 , et l’entrée coûtera 7 euros par personne. à ceci une condition : il faut que nous soyons au moins quinze pour pouvoir y accéder. Que ceux qui voudraient en faire partie m’envoient un mail, et je vous tiendrai au courant sitôt que le nombre requis aura été atteint! ou pas. |
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| 2009-01-21 18:23:00 | Mise en scène et droit d’auteur. | Sophie Proust, maître de conférence en études théâtrales, organise un colloque qui traitera du droit d’auteur et de la mise en scène, de la liberté de création scénique et du respect de l’œuvre dramatique. Il se tiendra à l’auditorium de l’Institut National d’Histoire de l’Art, 6, rue des Petits-Champs, Paris II, les vendredi 24 janvier et samedi 25 janvier 2009, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h .
Les intervenants, au cours de ces deux jours, seront, par ordre alphabétique: Georges Azzaria, Eugénie Bachelot-Prévert, Jacques Baillon, Yves Beaunesne, Christian Biet, Nicolas Binctin, Christophe Caron, Marco Consolini, Michel Corvin, Anne Delbée, Jean-Claude Fall, Philippe Henry, Sébastien Justine, Matthias Langhoff, Didier Long, Jean-Louis Martinelli, André Markowicz, Isabelle Meunier-Besin, Bernard Murat, Françoise Morvan, Marie-Victoire Nantet (Indivision Paul Claudel), Béatrice Picon-Vallin, Roger Planchon, Sophie Proust, Sébastien Raimond et Noëlle Renaude. L’entrée est libre mais l’inscription est indispensable et s’effectue auprès du Centre National du Théâtre , au 01 44 61 84 85. Le programme complet des interventions est, lui, disponible en suivant ce lien . |
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| 2009-01-20 15:15:00 | La maison du lac. | Juliette Blanche, qui participe désormais activement à l’organisation, la promotion et la ligne artistique des Chêneaux, vous propose un premier message sur le blog …
» » Etre mère, c’est l’enfer! » écrit Alphonse Daudet dans l’Arlésienne … être père se révèle parfois tout aussi malaisé! être fille n’est pas non plus si confortable … Surtout si des parents, amants d’exception, sont devenus avec le temps, des complices égoïstes et tendres. Ce pourrait être un sujet de tragédie, puisqu’au fond » tout le monde a un peu raison « . Par bonheur, La Maison du Lac est une comédie. Elle obéit à la règle essentielle du genre qui est de plaire, de divertir et » de faire rire les honnêtes gens « . Tout y est dit … Mais l’amour, le charme et l’humour — vertus essentielles à la ville comme à la scène — permettent toutes les rudesses, toutes les franchises en évitant de trop grands déchirements. » Tel est ce que nous livre Jean Piat à propos de La maison du lac . C’est que La maison du lac est déjà un chef-d’œuvre du cinéma américain grâce à l’admirable interprétation de la talentueuse Katherina Hepburn et du très grand Henry Fonda, tous deux récompensés à la cérémonie des Oscars de 1981. Ici, Maria Pacôme et Jean Piat dansent harmonieusement sur les pas de leurs prédécesseurs et jouent fidèlement le rythme des notes d’Ernest Thompson. C’est d’abord une belle et longue histoire d’amour qui habite La maison du lac . Kate et Tom Murphy, forment un couple d’amants complice et tendre. Chaque été, ils reviennent dans leur maison de vacances au bord du lac où même les cols verts chantent leur arrivée. Inattendue, Claudia, leur fille unique, vient leur rendre visite avant de s’envoler pour l’Europe. Nous découvrons alors la relation douloureuse qui unit le père et sa fille … Mais la santé fragile de Tom, l’âge mûr de Claudia devenue adulte, nous laissent espérer une réconciliation prochaine … nous verrons. Quoiqu’il en soit, l’Amour est omniprésent; il s’exprime, il se tait parce qu’il est impossible à dire, il pèse parce qu’il est une souffrance, il explose parce qu’il est plus fort que n’importe qu’elle autre chose. Sur scène, nous assistons à des confrontations filiales et humaines. Et même s’il est difficile de s’accepter au départ, les liens perdurent et se renforcent, se brisent puis se rafistolent, se tissent peu à peu … Nous rions, nous pleurons … mais nous ne regrettons rien. Mise en scène de Stéphane Hillel. On Golden Pond d’Ernest Thompson dans une adapatation de Jean Piat, Dominique Piat et Pol Quentin. Au Théâtre de Paris , depuis le 15 janvier, au 15, rue Blanche, Paris IX (Métro Trinité). Du mardi au samedi à 20h30; matinée le dimanche à 15h30 . |
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| 2009-01-15 18:00:00 | Bonne année 2009! | ||
| 2009-01-12 12:02:00 | Besoin de photos? | Stanislas Liban, qui avait réalisé les photos de répétition de Faisons un rêve … l’année dernière, nous fait une proposition plus qu’intéressante …
Afin d’étoffer son book tout en rendant service à ses modèles, Stanislas vous propose d’affronter ses flashs et d’agrandir votre collection de photos, et gratuitement! En échange de votre pose, il vous fournira un dvd de vos photos. Et le meilleur, c’est que c’est vous qui choisissez ce que vous voulez faire! Photos de mode ou de comédien, dans le style que vous désirez, Stanislas est là pour vous, son Canon (ou son Nikkon, d’ailleurs) à la main. Première étape: aller voir le book de Stanislas. ça vous a plu? Alors envoyez-lui un mail avec une photo de vous, lui stipulant ce que vous désirez, et il vous répondra dans les plus brefs delais. Son adresse: stanislasliban {a} gmail {point} com Evidemment, cette offre est limitée dans le temps … Profitez-en vite! |
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| 2009-01-09 22:45:00 | Les vivants et les morts. | François Engel, membre des Chêneaux, nous fait part de la tournée de Les vivants et les morts , avec, entre autres, Claire Engel.
La pièce en deux saisons de Gérard Mordillat, dans une mise en scène de Julien Bouffier, se jouera: au Théâtre de l’Agora , à évry, le 16 janvier à 19h00 (saison 1) et le 17 janvier à 14h30 (intégrale); au Théâtre de l’Onde de Vélizy-Villacoublay, le 24 janvier à 16h00 pour l’intégrale; à l’Hippodrome de Douai, scène nationale, le 13 février à 19h30 (saison 1) et le lendemain, le 14 février à 19h30 (saison 2). Vous trouverez, pour diffuser l’information, le flyer ici , et toutes les informations sur le site de la production Adesso e Sempre . |
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| 2009-01-08 20:43:00 | L’écriture de scénario et approche de la dramaturgie. | Voici une proposition de formation conventionnée par l’Afdas, émanant de l’ INF , partenaire du Bellefaye . Elle est ouverte aux intermittents du spectacle (comédiens, réalisateurs, techniciens … ), qui souhaitent s’initier à l’ écriture cinématographique , dans l’optique de la réalisation d’un projet personnel, ou de collaborer à la création ou l’adaptation de courts/longs métrages.
La formation comporte cinq jours de théorie et de visionnage, et dix jours de pratique. Les intervenants y sont des scénaristes et producteurs reconnus de la profession: Marc Irmer, producteur — Jean-Claude Baumerder, réalisateur — François Crozade, ex-conseiller fiction France 2 — Jean-Pierre Ronssi, scénariste — Rachida Krim, auteur réalisateur TV — Irène Jouannet, réalisatrice et scénariste. Trois stages cette année: du 26/01/09 au 13/02/09, du 25/05/09 au 12/06/09 ou du 19/10/09 au 06/11/09. La formation a lieu dans les locaux de l’INF, 21, rue Dautancourt, dans le 17 ème arrondissement. Vous pouvez contacter Marie Novack, ingénieur d’affaires à l’INF, au 01 40 25 40 00 ou au 06 83 07 70 63 pour tout renseignement ou afin de constituer votre dossier pour l’Afdas. Dans tous les cas, n’hésitez pas à contacter l’ Afdas au 01 44 78 39 39 pour avoir des renseignements précis sur votre dossier. Cette annonce nous a aimablement été transmise par Joan Bich , décoratrice et costumière. |
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| 2009-01-06 16:13:00 | En cas de malheur. | Que tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu au théâtre ou au cinéma se précipitent chez leur receleur de films se procurer En cas de malheur . Réalisé en 1958 par Claude Autant-Lara d’après le roman de Georges Simenon, En cas de malheur est une grande leçon pour tous les comédiens.
L’histoire, bien qu’audacieuse pour l’époque est simple: par amour pour sa cliente Yvette, une jeune et jolie cambrioleuse accusée d’avoir braqué une boutique, M e André Gobillot, avocat quinquagénaire, compromet sa carrière et son ménage en hébergeant la jeune fille avec lui. Mais quand l’histoire est magistralement servie par Jean Gabin en M e Gobillot, Edwige Feuillère qui joue sa femme, et Brigitte Bardot en redoutable Yvette … ça en devient plus que touchant! Et à leurs côtés, pas un faux pas grâce à la justesse de Franco Interlenghi, Nicole Berger, Madeleine Barbulee ou encore Julien Bertheau. Un petit extrait, malheureusement pas le meilleur, ici . Si vous avez vu le film, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le blog des Chêneaux! |
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| 2008-12-29 09:54:00 | Intervention scolaire. | Les Chêneaux ont eu le plaisir d’organiser et d’effectuer, au mois de Décembre, une intervention scolaire autour des Femmes Savantes , de Molière.
Cette intervention a eu lieu en deux fois auprès des élèves de Seconde de l’option Art dramatique du Lycée Darius Milhaud, au Kremlin-Bicêtre (Val de Marne). Une première séance a permis une vulgarisation de la pièce, en faisant découvrir aux élèves les situations dramatiques de chaque scène avec leurs mots, et s’attardant à désacraliser ce qui pouvait paraître daté. Ils ont ensuite puis découvrir la mise en scène que Colette Teissèdre a faite de la pièce, au Théâtre du Nord-Ouest. La seconde intervention a été dédiée à des retours sur la pièce ainsi qu’à des exercices d’improvisation tirés des techniques de la Commedia dell’Arte. Nous espérons avoir l’occasion de multiplier ces interventions, plus qu’enrichissantes, au contact des futurs spectateurs! |
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| 2008-09-20 08:30:00 | Dom Juan à Saint-Denis. | Un message de notre ami Juanito:
Amoureux du théâtre, Il faut vous précipiter à St Denis. Yann-Joël Collin a mis en scène un Dom Juan extraordinaire. Le texte est là et superbement dit (avec un naturel incroyable). La mise en scène très moderne, le jeu avec le public, l’utilisation d’outils divers sont pour une fois mis au service du texte. Tellement contemporain! On rit beaucoup. Les comédiens (de la troupe permanente de la Comédie de Valence) sont, à une exception près, excellents et les trois heures (avec entracte) passent trop vite. Aussi vrai que deux et deux sont quatre. Courrez-y, vous dis-je! C’est jusqu’au 11 octobre, et vous trouverez toutes les informations ici . |
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| 2008-09-18 09:50:00 | Adhérez aux Chêneaux! | Dès leur création en janvier 2007 ou bien plus récemment, vous avez
manifesté votre intérêt pour Les Chêneaux, association artistique et théâtrale emmenée par Guillaume Bienvenu. Soit en vous rendant à une de nos manifestations, soit en vous inscrivant sur la liste de diffusion du site Internet de l’association. Votre soutien nous est précieux, et vous savoir à nos côtés, derrière nous, nous pousse à être toujours plus efficaces et fidèles aux objectifs théâtraux que nous nous sommes fixés. Nous tenons à vous remercier de l’intérêt que vous portez à nos activités et sommes fiers, grâce à vous, d’exister. D’ici quelques semaines, des changements statutaires vont intervenir dans l’association et vont en bouleverser profondément son mode de fonctionnement, donnant aux membre une réelle liberté de choisir ce que nous ferons, tous ensemble, de cette association. Nous mettrons ensemble nos projets à exécution, et, ensemble, de nouvelles pistes s’ouvriront à nous. Mais ces actions, que nous mettrons sur pied en temps et en heure, nécessitent des fonds, et c’est pourquoi votre soutien nous est précieux. En effet, Les Chêneaux sont encore une association bien trop jeune pour recevoir la moindre subvention des collectivités. Tout nous viendra de nous-même! Ca n’est pas plus mal: nous n’aurons de comptes à rendre à personnes qu’à nous … En adhérant à l’association, en devenant « sympathisant », vous participerez activement à la vie de l’association, et nous apporterez votre soutien matériel. Trente euros par an, et vous serez notre mécène. Chaque personne qui viendra rejoindre nos rangs sera pour nous une chance supplémentaire de voir nos projets, vos projets, venir au jour. Et si vous souhaitez participez aux activités de l’association, si vous êtes un comédien, ou une comédienne, plein de désir(s) et d’amour du théâtre, rien ne vous empêche de devenir un de nos « compagnons » et d’intégrer notre toute nouvelle Compagnie, dont la direction artistique est assurée par Guillaume Bienvenu. Si vous souhaitez pouvoir apprécier votre sortie au théâtre tout au long de ces prochaines années, c’est dès maintenant qu’il faut nous soutenir ! Si vous êtes de ceux qui appellent à un nouveau théâtre, ce sont Les Chêneaux qui vous apporteront satisfaction! Nous avons besoin de votre soutien, ADHéREZ AUX CHENEAUX ! |
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| 2008-09-16 14:56:00 | Combats de possédés, demain! | N’oubliez pas notre rendez-vous de demain, mercredi, à 15h30 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, pour ouvrir notre troisième saison de lectures avec Combats de possédés , de Laurent Gaudé (Prix Goncourt 2004 avec Le Soleil des Scorta ).
Vous y pourrez entendre Damien Monney, Guillaume Bienvenu, Armelle Gallaud, Stéphane Peyran, Christophe Trucchi, Anne-Sophie Liban, William Beaudenon, Fabrice Perrin et Jérôme Hauser, accompagnés par Juliette Places qui lira les didascalies. Début de saison résolument contemporain, avec cette première pièce, écrite en 1999, au moment même où sort le dernier roman de Laurent Gaudé: La Porte des Enfers ( Actes Sud ). |
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| 2008-08-23 16:57:00 | Combats de possédés. | Afin que personne ne soit lésé, et que chacun puisse finir son été le plus tard possible s’il le souhaite, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous reprendrons notre cycle de lectures le mercredi 17 septembre à 15h00 , avec Combats de possédés .
Combats de possédés est la première pièce de Laurent Gaudé, auteur contemporain né en 1972 à Paris. Pour nous mettre l’eau à la bouche, voici quelques mots sur la pièce: « Le patron possède de l’argent et connaît le prix des choses. Il paie pour tout. Pour qu’on le protège, pour qu’on le satisfasse, pour qu’on élimine ses ennemis et pour qu’on ensevelisse leurs corps, pieds et poings liés, dans le terrain vague. Mais soudain, face à l’assassin, il hésite: sa jeunesse l’effraie et il n’a ni allié, ni descendant. Et voilà que le patron, ayant trouvé un fils de vingt ans, se décide à partager son empire, ses secrets, ses plaisirs. Il veut jouer au jeu du père et du fils. Etre généreux et bienveillant. Devant cette proposition inattendue, l’assassin doit choisir: poursuivre son désir de vengeance ou accepter d’être l’héritier. » Très bientôt, plus d’informations sur cette lecture, et d’autres nouvelles également … |
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| 2008-07-10 16:49:00 | C’est l’été! | Et voilà, notre deuxième saison s’est achevée, avec la dernière d’une série de 25 représentations, du Pain de ménage dimanche dernier. Un petit mot s’impose, afin que nous passions tous un bon été, et préparions la saison prochaine avec joie, bonne humeur, et détermination.
Nous retiendrons trois chiffres cette saison : 2 — c’est le nombre de pièces auxquelles Les Chêneaux ont participé. Petit rappel. Un Guitry, Faisons un rêve … , avec Guillaume Rumiel, Eva d’André et Pierre Prunel, produit par Les élégances , qui fit salle comble pendant l’hiver. Un acte de Jules Renard, Le Pain de ménage , qui, s’il ne fit pas salle comble, ravit les spectateurs venus entendre Guillaume Dumoulin et Marie-Laure Girard. Un grand merci à Georges About qui nous accueillit à l’Aire Falguière! On continue en 2008-2009! 12 — c’est le nombre de lectures que nous avons organisées cette année, balayant rapidement un bon petit vingtième siècle. Murray Schisgal, Jean Sarment, Eugène O’Neill, Jean Anouilh, Jean Meyer, Donald Margulies, Jean-Jacques Bernard, Henry de Montherlant, André Obey ou encore Yasmina Reza furent de la partie … Centrée sur le siècle passé mais résolument diverse, cette saison fut celle du théâtre moderne et contemporain. On continue en 2008-2009! 1 — deux fois. Une séance de travail en commun, qui nous a semblé plus qu’appréciable. Nous recommencerons , et plutôt deux fois qu’une! Et une lecture, dans le cadre de Lire en fête pour la collection Bouche à Oreille, dirigée par Alain Miquel, à la librairie Art et Littérature. Nous sommes déjà programmés pour octobre 2008! Merci à tous ceux qui nous ont fait confiance et nous ont suivi cette saison. Merci à tous les comédiens qui participent activement au travail de l’association. Je tiens à remercier tout particulièrement Guillaume Rumiel, Damien Monney, Anne-Sophie Liban et François Engel. Qu’ils reçoivent ma sincère gratitude! à la saison prochaine! |
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| 2008-06-01 12:45:00 | Love. | Non, ce n’est pas un nouveau site Internet de rencontres … Love est le titre de la pièce de Murray Schisgal que nous lirons mercredi prochain, dernière lecture de la saison. Damien Monney nous a proposé, pour finir en beauté, cette comédie en deux actes de celui qui écrivit le scénario de Tootsie .
Nous lirons l’adaptation de Pascale de Boysson et Maurice Garrel, créée en 1965, deux ans après la création américaine, par Laurent Terzieff, Pascale de Boysson et Bernard Noël. Cette fois, ce seront Damien Monney, Camille Glémet et moi-même qui lirons, accompagnés de Jérôme Hauser pour les didascalies. Sur un pont de Brooklyn, Milt Manville reconnaît son ancien camarade de classe, Harry Berlin, debout sur le parapet, bien décidé à mettre fin à ses jours. Et si l’homme d’affaires refourguait à son ami déprimé Ellen Manville, sa propre épouse? L’un séduirait librement une autre femme; l’autre trouverait un remède à sa profonde solitude… Une comédie qui se moque, (entre autres choses) de l’amour, du mariage, de l’attendrissement sur soi-même, du désespoir, du suicide et de l’homosexualité. Rien que ça! Rendons-nous au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, le mercredi 4 juin, à 15h00 , pour entendre cette comédie humaine! |
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| 2008-05-25 12:40:00 | Encouragements… | Le Pain de ménage termine aujourd’hui sa première semaine d’exploitation … La première production des Chêneaux est, d’après les premiers échos, un spectacle de qualité. Et tant mieux! Georges About, qui nous a fait confiance en nous programmant sans avoir vu la pièce, a apprécié la qualité de notre travail, et ne regrette pas son choix. Encore tant mieux!
Mais parce que monter une pièce de théâtre coûte cher, et pour un plus grand plaisir pour tous, il faut du public dans la salle! Si vous souhaitez que nous puissions bientôt continuer notre travail, toujours mieux et toujours plus, venez nous soutenir en apportant votre contribution: votre présence d’abord, votre écot ensuite, et toute la publicité que vous pourrez nous faire enfin. Parce que le théâtre est aussi une entreprise, nous avons besoin de vous et de vos amis pour pratiquer notre art. Sans vous, cette aventure pourrait s’arrêter là; avec vous, de nombreux autres spectacles nous attendront! Merci à tous ceux qui sont déjà venus nous voir, et aux autres: à bientôt! Les réservations s’effectuent au 01 56 58 02 32, et tous les horaires sont sur paindemenage.com , et sur tous les sites spécialisés. |
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| 2008-05-14 10:10:00 | Découvertes communes. | Chacun s’était prêté au jeu mercredi dernier lors de la séance de lecture / travail que nous avions organisée. Il y avait même tellement de textes que nous n’avons pas pu tous les entendre! Voici les textes sur lesquels nous nous sommes penchés:
Guillaume Rumiel nous a lu une lettre extraite des Lettres à un jeune poète de Rilke, dont le contenu était plus qu’intéressant, et certainement primordial à entendre pour les jeunes artistes, en effet. Nous nous sommes interrogés, après ce texte, sur la valeur d’un texte épistolaire dès lors qu’il doit être dit. à qui la lettre s’adresse-t-elle? Qui dit la lettre? Est-il nécessaire de « faire entendre » le style épistolaire, quelque peu écrit, ou bien doit-on revenir à la source, comme si les mots jaillissaient à l’esprit du diseur? Autant de question auxquelles nous avons tenté d’apporter quelques réponses, ou plutôt qui nous ont donné quelques pistes. Nous avons ensuite écouté un poème d’un jeune poète dont le nom nous est encore inconnu, et qui nous était présenté par Catherine Morvan. Quelques uns d’entre nous se sont alors essayé à le lire. François Engel, qui a mené une recherche approfondie, nous apprend que la chanterelle est la corde la plus aiguë et la plus fine d’un instrument à corde type violon, alto, violoncelle, etc. Damien Monney a lu, pour notre plus grand plaisir, La mort du loup , de Vigny. Après quoi, la question d’éventuelles coupes dans le texte (afin de le rendre mieux compréhensible à la première audition) s’est posée à nous. Nous avons également travaillé un peu ensemble pour essayer de trouver comment « rendre » ce texte au mieux, et surtout sa progression dramatique indéniable. Enfin, nous nous sommes tous soumis à un exercice cruel: chacun d’entre nous, et sans exception, a lu le fameux sonnet de Ronsard Quand vous serez bien vieille … . Tour de table passionnant lors duquel nous avons pu admirer la diversité de l’espèce humaine et des sensibilités de ses membres … Cette rencontre a été passionnante, et nous ne manquerons pas d’en organiser davantage! Et jusqu’à ce qu’une Compagnie soit formée — alors nous ne nous quitterons plus d’une semelle et travaillerons ensemble sans relâche … Un grand merci à ceux qui se sont prêtés au jeu. |
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| 2008-05-11 23:16:00 | Le Pain de ménage. | Le Pain de ménage ? Mais, qu’est-ce? — Le nom que l’on donne au pain que l’on fait chez soi. — C’est tout? — C’est aussi le titre d’un charmant petit acte de Jules Renard. — Et alors? — Et alors? C’est la prochaine pièce des Chêneaux!
Et, oui … Après Faisons un rêve … vous allez bientôt pouvoir retourner au théâtre! A partir du 22 mai – c’est-à-dire tout bientôt – , les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 , et les dimanches en matinée à 15h00 , à l’ Aire Falguière , dans le quinzième arrondissement parisien. Une pièce sur la Fidélité, et forcément sur l’adultère … Un petit bijou, duo de charme et de provocation dans lequel chacun, j’en suis persuadé, pourra se retrouver. Toujours la même question: doit-on mettre en péril son couple, son ménage, pour … autre chose ? — mais si finement traitée par la plume de Jules Renard, aigu et pénétrant comme toujours. Et, pour vous servir, une interprétation de Guillaume Dumoulin et de Marie-Laure Girard, deux jeunes comédiens au talent certain, dirigés par Guillaume Bienvenu. Vous trouverez toutes les informations sur le site Internet de la pièce, paindemenage.com . Pour profiter du beau temps, quoi de mieux que d’aller au théâtre à 19h00, pour une heure de plaisir avant un petit verre en terrasse (auquel nous nous joindrons bien volontiers … )? Et parce que nous mettons un point d’honneur à faire d’un théâtre exigeant un théâtre populaire , votre place ne vous coûtera que 10 €, ou même 7,5 € si vous êtes étudiant. Nous comptons sur vous tous (et sur vos amis) pour venir nous soutenir dans notre art … Sans le public, sans notre public, que serions-nous? |
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| 2008-05-04 13:00:00 | En mai, travaille ce qui te plaît. | Pour fêter ce mois de mai, notre rendez-vous du premier mercredi du mois sera un peu spécial … Au lieu de se retrouver pour lire une pièce et en discuter après, nous allons travailler un peu ensemble. L’occasion pour les lecteurs de se confronter aux idées des autres, et pour nos chers auditeurs d’assister à une séance de travail et de voir comment les comédiens travaillent. Une sorte de masterclass, sans master …
Voici le principe : les lecteurs habituels, ou ceux qui souhaitent se lancer (n’hésitez pas !) apportent un texte de leur choix — poème, prose, scène de théâtre, séquence de film, texte d’audition, etc. — qu’ils souhaitent travailler, en quelques exemplaires. Après, et en fonction du genre, ou bien nous écouterons le texte et essayerons de travailler ensemble dessus, ou bien chacun pourra en proposer une lecture. Partage et réactivité seront les maîtres-mots de cette rencontre, qui aura lieu mercredi 7 mai à 15h00 au Zig-Zag, toujours 32, rue des Carmes, Paris V. |
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| 2008-04-15 12:24:00 | Stagiaire. | J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que Les Chêneaux accueillent pendant deux mois Diane Riollon, étudiante en Première année de Master (oui, oui, c’est la Maîtrise) à l’Université en Médiation culturelle. Afin de valider leur cursus, les étudiants doivent réaliser un stage leur permettant de mettre en pratique leurs divers apprentissages théoriques, et c’est chez nous que Diane va faire le sien.
Diane va ainsi œuvrer à faire connaître Les Chêneaux des partenaires culturels, publics comme privés, organismes d’état ou acteurs de la vie culturelle et théâtrale. Et, comme chacun sait, il y a du travail à faire … Les Chêneaux sont ravis d’accueillir Diane dans leur entreprise artistique et de lui permettre de se confronter avec la diffusion de la culture telle que nous la représentons. Une chose est sûre: Diane n’est là ni pour la photocopieuse, ni pour le café! … |
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| 2008-04-04 19:40:00 | Deux petites dames vers le Nord. | Je me permets de vous recommander à tous un très joli spectacle, qui se joue en ce moment au théâtre de la Pépinière Opéra: Deux petites dames vers le Nord , de Pierre Notte (Molière du Meilleur spectacle privé pour Moi aussi je suis Catherine Deneuve ), est très joliment et très simplement mis en scène par Patrice Kerbrat, et interprété avec brio par deux anciennes pensionnaires de la Comédie Française ; j’ai nommé Catherine Salviat et Christine Murillo (Molière de la Meilleure Comédienne en 2005)!
Deux sœurs, après avoir rendu les derniers sacrements à leur mère, partent dans un périple sans fin à la recherche de la tombe de leur père, enterré quelque part dans le Nord … Et Patrice Kerbrat (Molière du Meilleur auteur pour Les directeurs ) d’ajouter: » L’important, n’est-ce pas, n’est pas d’arriver, ni même de partir, c’est le voyage, c’est de s’offrir une petite cigarette bien méritée, c’est de mordre la vie à belles dents. A belles dents? Dents de sagesse ou dents de folie? » C’est un charmant spectacle très mignon et déjanté à la fois, qui vous fera, sans aucun doute, rire et pleurer tout à la fois. Les deux comédiennes, tellement « vraies », sont soutenues à ravir par des costumes de Pascale Bordet, un décor d’édouard Laug, et des lumières de Laurent Béal. Le théâtre se trouve au 7, rue Louis-le-Grand, Paris II, et vous pourrez réserver au 01 42 61 44 16. Pour bénéficier d’un tarif préférentiel, mentionnez le code « Mistigri » lors de votre appel. Non, ça n’est pas une blague … Et, pour les jeunes, toujours 10 € du mardi au jeudi. Bravo à tous ces moliérisés, qui rendent ainsi un bel hommage au Patron! |
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| 2008-03-29 13:35:00 | Sur les chantiers… | Les membres des Chêneaux, étant de plus en plus demandés et occupés par leur métier, leur emploi du temps se charge, charge, charge. Et tant mieux! S’il y a bien une chose que nous espérons c’est que les acteurs — quand ils sont bons … — soient submergés de travail.
Certes, nous avons nos projets personnels que nous développons (dont certains ont été initiés par des rencontres faites aux Chêneaux), mais Les Chêneaux eux-mêmes planchent actuellement sur un projet … dont vous serez tenus au courant dès qu’il se concrétisera. Bientôt, j’espère. Mais, cette masse de travail a un corollaire: la lecture du mois d’avril ne pourra finalement pas avoir lieu. Ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour la maintenir, mais les emplois du temps des uns et des autres empêchent, exceptionnellement, la tenue de notre réunion du premier mercredi du mois. Promis, on se retrouve au début de mai. Pour une lecture. Et sûrement pour autre chose … (suspens intenable … ) D’ici-là, tous au turbin! |
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| 2008-03-17 14:55:00 | Mais n’te promène donc pas toute nue! | Georges About, fidèle de nos lectures, et membre engagé dans nos discussions, va se charger de la programmation de l’Aire Falguière, petit théâtre du XV ème arrondissement, pendant l’été prochain.
à cette occasion, il songe monter en juillet et août Mais n’te promène donc pas toute nue , de Feydeau. Il cherche, pour ce faire, quatre jeunes comédiens et une jeune comédienne … La rémunération se ferait à la recette, avec 12% pour chaque comédien. J’ai pensé que cela pouvait intéresser ceux de nos membres qui ne savaient pas quoi faire cet été! Si c’est le cas, qu’on n’hésite pas à me le signaler, et je vous mettrais alors en relation. Je me transforme en agent — gratuit! –, semblerait-il … |
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| 2008-03-16 14:46:00 | Figuration pour Jacques Audiard. | Chers membres des Chêneaux, oyé! comme dit notre amie Stéphanie Daniel, qui me transmet une proposition dont je m’empresse de vous faire part:
Jacques Audiard va réaliser une publicité pour … MacDonald. Et oui! Non pas pour les hamburgers mais pour les possibilités d’emploi qui y sont offertes. De la figuration est recherchée … Pas de genre particulier, pas d’âge non plus, toute tête est la bienvenue. Le tournage aura lieu les 26, 27 ou 28 mars, avec un cachet de 120 € pour la journée. Que ceux que cela intéresse m’envoient un mail; je leur indiquerai alors l’adresse mail à laquelle envoyer leur photo … |
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| 2008-03-11 18:00:00 | Mais, est-ce de l’amour? | Ce fut la grande et principale question que chacun d’entre nous se posa à l’issue de la lecture de Léopold le « bien-aimé » , de Jean Sarment, qui eut lieu mercredi dernier, dans notre chère petite cave du Zig-Zag.
Après avoir attentivement écouté la lecture, dont la qualité était plus élevée que jamais, grâce au travail de répétition fourni, nous avons tous, comme à notre habitude, débattu du sens de la pièce, ainsi que de ses qualités et faiblesses. Et chacun d’entre nous de se poser la question suivante: nos personnages, et en particulier Léopold, sont-ils sujets à l’amour, ou bien à une sorte d’égoïsme assez poussé? Est-ce l’amour qui lie Marie-Thérèse au rôle-titre, ou bien est-ce tout simplement que chacun des deux trouve son compte dans cette relation? Plus généralement: la pièce est-elle, comme on pourrait le croire à première vue, tintée d’optimisme, ou bien au contraire nous attire-t-elle vers un côté … obscur de nous-même? Nous nous sommes ensuite interrogés sur « l’actualité » de la pièce et sur son éventuel impact si elle était remontée aujourd’hui. Certains trouvaient la pièce résolument datée tandis que d’autres lui trouvaient de nombreux aspects intemporels, éternels … âpre discution — restée sans conclusion définitive, évidemment. Seul un éventuel public pourrait apporter une réponse. Toujours est-il que Léopold le « bien-aimé » a soulevé de nombreuses questions … ce qui est déjà remarquable. La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu le mercredi 2 avril à 15h00. Pour un tout autre style. Mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant … |
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| 2008-02-28 16:05:00 | Léopold le » bien-aimé » | Premier mercredi du mois, le cinq mars verra se tenir la lecture, par Les Chêneaux, de Léopold le » bien-aimé » , une pièce de Jean Sarment créée, dans une mise en scène de Louis Jouvet, en octobre 1927. Avec, sur le plateau, quelques grands noms de l’époque, ou qui allaient le devenir: Louis Jouvet et Jean Sarment en personne, mais aussi Michel Simon Valentine Tessier, ou bien encore Lucienne Bogaert.
Nous sommes à la campagne en plein été, il fait chaud — meilleur au bord de l’eau. Léopold est rentré de son long voyage. Est-ce lui ou l’été torride qui tourne la tête de tous ces braves gens qui l’entourent? En vacances, nous suivrons les aventures de tous nos personnages, à la pêche, buvant des cocktails, et, surtout, surtout: aimant! Suant sous les émotions et la chaleur du corps, Eva d’André, Eve Dufaud, Pauline Smadja, Perrine Marquès, Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel, Stéphane Peyran et moi-même aurons l’extrême plaisir de vous emmener loin du stress quotidien. Que ceux qui ne sont pas partis au ski se retrouvent donc mercredi 5 mars 2008 à 15h00 au Zig-Zag , pour un voyage au soleil! |
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| 2008-02-21 10:49:00 | Lectures mensuelles. | En plus d’un an de rencontres et de découvertes communes, nous avons appris à nous connaître, à savoir quels étaient nos emplois, et ce que nous aimions lire. Nous avons « pris contact » …
Nos lectures bi-mensuelles nous ont permis de continuer à travailler, de découvrir de nouveaux textes et de nouveaux partenaires. Parce que c’était l’enjeu de départ des Chêneaux, je remercie, avec toute la direction de l’association, et du fond du cœur, ceux qui ont désiré participer à cette aventure. Mais aujourd’hui, il est temps pour nous d’infléchir légèrement notre cap, et vers le public. Aller vers le public, c’est lui présenter des lectures d’une qualité certaine, un travail en commun — abouti. En réduisant notre rythme de lectures à une par mois, nous nous donnons ainsi le temps de travailler ensemble en amont, et d’offrir ensuite à nos auditeurs une écoute plus aisée et plus forte de sens. Les lectures des Chêneaux auront dorénavant lieu le premier mercredi du mois , à 15h00, toujours au Zig-Zag, 32, rue des Carmes , Paris V. Nous nous retrouverons donc mercredi 5 mars à 15h00 pour la lecture de Léopold « le bien-aimé » , une pièce de Jean Sarment. |
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| 2008-02-14 19:04:00 | Dons économes. | ô vous qui êtes sensibles aux intérêts de la nation, voici une bonne nouvelle! ô vous qui cherchez à savoir où vont vos impôts, voici une bonne nouvelle! ô vous tous qui soutenez Les Chêneaux, ouvrez bien grand vos yeux!
Revenons aux convenances et à un langage plus simple: la qualité et la probité de nos actions ayant été reconnues par les services administratifs concernés, Les Chêneaux ont été déclarés organisme d’intérêt général . Les Chêneaux sont évidemment ravis que leur action culturelle ait été reconnue par la République. Mais, au-delà de cet aspect somme toute abstrait, voici une conséquence bien concrète de cette reconnaissance: Les Chêneaux sont dorénavant en mesure de délivrer des reçus fiscaux, permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 60% des sommes versées (dans la limite de 407€). Ainsi, si vous faites un don de 50€ aux Chêneaux, vous ne payerez effectivement que 20€ , bénéficiant de 30€ de réduction d’impôt sur le revenu. Que demande le peuple? L’adresse où envoyer le chèque? — Mais, c’est au 31, rue de Bièvre, Paris V, qu’arrivera votre courrier. Les Chêneaux sont fiers de tout faire pour vous aider à soutenir la culture! |
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| 2008-02-09 19:42:00 | Trois heures en famille. | Trois heures, c’est le temps qu’a duré la lecture de mercredi dernier, celle du Long voyage vers la nuit , d’Eugène O’Neill. Cette durée exceptionnelle, qui n’a pas découragé nos attentifs auditeurs, était due non seulement à la longueur même de la pièce, en cinq tableaux, mais aussi aux situations exploitées au cours de l’œuvre, qui nous interdisaient un rythme trop soutenu …
En effet, dans cette pièce autobiographique, nous n’étions pas confronté à une famille très réjouissante: mère morphinomane, père ancien alcoolique, un fils alcoolique aussi et l’autre tuberculeux! Autant dire que l’ambiance était plutôt lourde! Les avis furent partagés, certains d’entre nous trouvant que la pièce était misérabiliste, ce qui est bien souvent peu souhaitable au théâtre, et d’autres défendant au contraire le réalisme, poétique parfois, employé par l’auteur. La discussion nous amena a déceler le sens de la pièce: Un long voyage vers la nuit pose la question de la culpabilité, et surtout de la recherche constante d’une culpabilité. « C’est ma faute », « Ce n’est pas ta faute » reviennent souvent dans la bouche de ces personnages qui cherchent le pourquoi et le comment de leur situation … Nietzsche, et quelques poètes, cités par le porte-voix d’O'Neill, ouvrent la voie également à une forte opposition entre deux philosophies: celle défendue par les parents, catholique ou, en tous cas, judéo-chrétienne, et celle de la génération suivante, plus nitzschéenne. ô vous qui étiez là pour débattre, et quelques jours après, quelle est votre opinion? |
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| 2008-02-04 14:59:00 | Fin du rêve. Ca, jamais! | Et voilà, après deux mois de représentations, le rideau s’est refermé sur la scène de la Loge pour Faisons un rêve … Et ce n’était pas faute de succès ou de manque de public!
Merci à tous ceux qui nous ont permis de jouer à salle comble à chaque représentation, qui nous ont applaudi et soutenu de leur enthousiasme! Merci à tous ceux, qui, de près ou de loin, ont participé à la création du spectacle! Merci à Alice Vivier et Adélie Gintrand, qui nous ont accueillis dans leur théâtre, et qui souhaitaient nous prolonger … Malheureusement, il semblerait qu’un directeur de théâtre et metteur en scène très coté en ce moment ait acheté l’exclusivité de représentation de la pièce, nous interdisant de célébrer Sacha Guitry sur la plus petite scène parisienne. Le théâtre est aussi une histoire d’argent; qui l’ignorait? Pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de voir Faisons un rêve … , reprenons le mot de Guitry: ça, jamais! Peut-être aurons-nous l’occasion de rejouer la pièce une fois l’exclusivité tombée … Quoi qu’il en soit, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin, et nos prochaines productions tiendront le même cap: respect de l’Auteur et de ses intentions, interprêté, non pas au mieux, mais au plus juste! En attendant, Les Chêneaux continuent leur ascension vers le haut des cieux … |
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| 2008-02-02 14:15:00 | Un long voyage vers la nuit. | Cette pièce, peut-être la plus personnelle d’Eugène O’Neill, et dont Sidney Lumet fit un film en 1962 (qui obtint un Prix d’interprétation collectif à Cannes), sera la prochaine lecture des Chêneaux, qui aura lieu le mercredi 6 février à 15h00 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes , Paris V.
Une famille américaine typique se retrouve pour quelques semaines. C’est l’occasion pour chacun de retrouver ses peurs, et de faire resurgir ses haines. Les parents et leurs deux fils essayeront, chacun à leur manière, d’échapper à leurs fantômes — sans succès, ou, de toutes les façons, pas celui escompté. Ce drame familial touchera chacun par la réalité des caractères et des affrontements, des rancœurs et des courts instants de bonheur. Pour cette plongée dans l’Amérique de la première partie du XX ème siècle, et dans la nuit des cœurs, vous serez guidés par Eva d’André, Julia Steurer, Fred Attard, dont ce sera la première lecture aux Chêneaux, Guillaume Rumiel, Damien Monney, et votre serviteur. à mercredi donc, pour cette course vers la lumière intérieure! |
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| 2008-01-27 21:31:00 | Ribadier hypnotiseur. | La lecture du Système Ribadier eu lieu mercredi dernier en comité réduit. C’était le cadre idéal pour Cindy Cayr, qui faisait sa première lecture aux Chêneaux: sans pression aucune, elle a nous a donné tout Angèle la voix légère. Pierre Prunel, quant à lui, lisait son premier personnage et fut un vendeur de vin plus que crédible.
Entre nous, nous avons bien ri aux jeux de mots et de situations de Feydeau, toujours aussi efficace en ce début de XXI ème siècle. L’hypnose étant au cœur des intérêts à la fin du siècle pénultième, la pièce nous a révélé deux niveaux: le boulevard, propre aux vaudevilles du Maître, digne successeur de Molière selon Marcel Achard, avec ses multiples intrigues de maris et cocus, de femmes outragées et amoureuses, de serviteurs maltraités et d’amants maladroits; le fantastique, avec cette histoire d’hypnose, que l’on accepte sans aucun problème tant l’auteur nous le présente comme chose normale. C’est là, peut-être, que Feydeau dépasse ses confrères, tant il nous propose l’absurde, sans cesser jamais d’être à l’écoute des caractères de ses personnages et des situations dans lesquelles il les mets. Feydeau, bien de son temps et déjà éternel, fut plus qu’un plaisir à lire, et si nous criâmes parfois c’était de pur bonheur. Pour information, sachez que la pièce se joue actuellement au Petit Montparnasse avec Bruno Solo et Anne Jacquemin, dans une mise en scène de Christian Bujeau. Je vous rappelle qu’il vous reste jusqu’au 31 janvier pour nous envoyer les textes que vous voudriez qui soient lus aux Chêneaux cette saison. |
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| 2008-01-24 14:07:00 | Lundi dernier à la Pépinière. | François Engel a assisté lundi dernier à la lecture à une voix donnée par Jean-Laurent Cochet d’ Une fille pour du vent , d’André Obey. Il nous livre ses impressions et sentiments:
» » Athéna, ô déesse, à qui je ne crois plus, je crois à ta sagesse. Je crois à la sagesse qu’en quittant notre ciel tu as laissée ici, dans un monde de fous, comme un parfum des anciens temps, comme l’odeur de jeunesse d’un grand secret perdu. Il laisse tomber sa tête tandis que le rideau baisse… » Jean-Laurent Cochet se lève de la table où il était installé sur la dernière réplique d’Ulysse qu’il cite de mémoire. Il vient d’achever la lecture d’Une fille pour du vent. La pièce d’André Obey. Silence. La salle vacille entre le désir de garder son écoute attentive, mais finit par rompre, à l’appel de deux mains qui battent, en une salve d’applaudissement: Le comédien ne vit pas que de beauté. Il faut aussi le nourrir de vivats. Le regard de Cochet qui brillait d’un étrange éclat passe de l’horizon vers la salle remuante. Le comédien reprend ses habits de ville. Il se penche, salue, recherche dans les rangs ceux qu’il aime dans cette moisson de bravos. S’étonne parfois – on dirait… Pour cette pièce dont il dédia la lecture à Laurent Blanchard, Jean-Laurent Cochet fut non seulement l’acteur, mais aussi le chef d’orchestre. On pense à Monteux, à Genève, dirigeant l’Oiseau de feu. D’un geste, il donne la parole à Agamemnon, d’un autre il tempère Ménélas, engage Ulysse dans son lamento… Klytemnestre se résigne au destin de sa fille, accueillant les hommages dus à son rang… Le soldat mort nous apparaît dans sa paisible beauté. Il ne l’a pas vaincue, la mort, mais il l’a mariée à Iphigénie. Avec cette enfant et Obey, il demeure éternellement jeune comme un parfum des anciens temps. Un grand secret retrouvé. » Merci, François, de nous faire partager vos enthousiasmes … |
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| 2008-01-20 22:17:00 | Le système Ribadier. | La prochaine lecture des Chêneaux sera pour nous l’occasion d’entendre un des maîtres du Boulevard, Georges Feydeau. En 1892, le Théâtre du Palais-Royal accueille une pièce de Feydeau, écrite en collaboration avec Maurice Hennequin, qui sera un véritable carton: Le système Ribadier .
Ribadier, deuxième mari de sa femme Angèle, a trouvé un moyen infaillible pour la tromper sans qu’elle le sache. Jusqu’au jour où un ancien amant d’Angèle débarque et met à mal tous les plans de Ribadier … Quiproquos et situations exaspérantes créent le comique de Feydeau, dont Sacha Guitry parlait en ces termes: » Faites sauter le boîtier d’une montre et penchez-vous sur ses organes: roues dentelées, petits ressorts et propulseurs … c’est une pièce de Feydeau qu’on observe de la coulisse. Remettez le boîtier et retournez la montre: c’est une pièce de Feydeau vue de la salle – les heures passent, naturelles, rapides, exquises … » Pour découvrir les rouages du système de Ribadier, rendez-vous au Zig-Zag, 32, rue des Carmes , Paris V, mercredi 23 janvier à 15h00 , et venez écouter M lles Cindy Cayr et Eve Dufaud, et MM. Pierre Prunel, Damien Monney, Guillaume Rumiel, ainsi que votre serviteur, subitement transportés que nous serons à la fin du XIX ème siècle. |
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| 2008-01-18 11:12:00 | De Lorca à Brecht. | Notre ami Juanito est allé au théâtre, et nous livre ses deux dernières impressions:
» Surtout, surtout, courez vite voir La maison de Bernarda Alba de Lorca au Théâtre Gérard Philippe à St Denis. Une mise en scène fantastique, inspirée de Guignol, qui donne tout son sens au texte de Lorca. Bravo à Andrea Novicov et aux comédiens! Quant à Jean la Chance (TQI, Ivry), texte de Brecht retrouvé il y a une dizaine d’années, malgré un David Ayala convaincant et naïf à souhait, et une mise en scène poétique, la fable ne méritait peut-être pas d’être retrouvée … » Vous pouvez aller voir la pièce de Federico Garcia Lorca jusqu’au 3 février . Plus d’informations sur le site du théâtre. |
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| 2008-01-16 20:12:00 | Que lirons-nous? | Afin de faire en sorte que les lectures puissent être préparées dans de meilleures conditions, dans le but évident de fournir un travail de qualité toujours supérieure, Les Chêneaux vont établir très prochainement un calendrier de lectures, couvrant la période allant du 20 février à la fin de la saison. C’est donc neuf pièces qu’il nous faudra choisir.
Auriez des textes que vous souhaiteriez mettre en lecture lors de notre atelier de travail, n’hésitez pas à nous les communiquer. Nous nous ferons un devoir et un plaisir d’en sélectionner neuf, selon les divers critères suivis jusqu’à présent: langue originale, année de création, style, nombre de personnages, intérêt à la lecture seule, célébrité, etc … , en nous efforçant d’obtenir une diversité toujours plus grande. La marche à suivre est on ne peut plus simple: adressez-nous (Les Chêneaux, 31, rue de Bièvre, Paris V) ou remettez-moi, au plus tard le 31 janvier , une copie des textes que vous souhaiteriez mettre en lecture, avec les dates que vous souhaiteriez (par ordre de préférence, à choisir entre le 20 février, les 5 et 19 mars, les 2, 16 et 30 avril, les 14 et 28 mai et le 11 juin 2008). J’attends vos propositions avec impatience. évidemment, si celles-ci sont beaucoup trop nombreuses, nous serions alors obligés, le sourire aux lèvres et la joie au cœur, d’augmenter notre rythme de travail … Aux bons entendeurs, saluts! |
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| 2008-01-13 15:56:00 | Facebook. | Qui ne connaît, aujourd’hui, Facebook? Ce fameux logiciel en ligne qui permet de tout savoir sur ses voisins, ses amis, ses collègues? Mais qui permet aussi de se tenir au courant des activités de ces derniers …
Alors, avis aux utilisateurs de ce social utility : Notre ami Boian Rodriguez Nikiforov a créé sur le réseau un groupe pour tous ceux qui soutiennent Les Chêneaux: The Les Chêneaux Apreciation Society ( sic ), qui regroupe à ce jour une centaine de membres. Vous pouvez joindre ce groupe en suivant ce lien . Décidément, Les Chêneaux sont sur tous les fronts. |
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| 2008-01-11 10:23:00 | La répétition sans répétitions… | La lecture de La répétition ou l’amour puni attira un grand nombre de spectateurs, et la salle du Zig-Zag affichait complet ce mercredi pour écouter Anouilh pendant près de deux heures et demie. Et oui! quand l’auteur d’ Antigone décide d’écrire cinq actes, il ne fait pas les choses à moitié …
Cinq actes pour suivre les tribulations du Comte face à l’amour, comment il en arrive à vouloir, selon ses propres termes, « partir », et comment son entourage tentera de le punir pour avoir voulu les abandonner … Avec, s’emmêlant à tout cela, la répétition du spectacle qu’ils donneront pour les invités du Bal organisé par le Comte: des situations de La double inconstance coïncident étrangement avec les motivations de nos protagonistes. Après la lecture, notre petite discussion habituelle, autour de la pièce elle-même et de la lecture à proprement parler … Au-delà de la discussion sur les qualités – ou les défauts, pour certains – de l’œuvre d’Anouilh, cette discussion nous permit de soulever quelques points pour le moins importants, dont voici les principaux: La première des politesses de l’acteur, comme disent les Anglais, est de se faire entendre; tâchons de ne l’oublier plus! Un véritable travail est nécessaire de la part de chacun, afin que la lecture puisse être davantage un moment de plaisir pour les auditeurs. Travail de déchiffrage, de « script », mais aussi travail sur le personnage et les situations auxquelles il se trouve confronté. La nécessité pour nous de prévoir les lectures plus longtemps à l’avance, afin de bien laisser à chacun la possibilité de fournir le travail qu’il souhaite. C’est notre vœux le plus cher et nous nous efforcerons de le réaliser. Puisque nous ne répétons pas ensemble avant de nous retrouver, il est impératif que chaque lecteur fasse, au risque de se tromper, une réelle proposition pour son personnage … afin d’être plus à l’écoute de celles de ses partenaires. Et maintenant, pour nous rafraîchir la mémoire, voici un petit extrait de la pièce: |
» Le naturel, le vrai, celui du théâtre, est la chose la moins naturelle du monde. [...] N’allez pas croire qu’il suffit de retrouver le ton de la vie. D’abord dans la vie le texte est toujours si mauvais ! Nous vivons dans un monde qui a complètement perdu l’usage du point-virgule, nous parlons, tous par phrases inachevées, avec trois petits points sous-entendus, parce que nous ne trouvons jamais le mot juste. Et puis le naturel de la conversations, que les comédiens prétendent retrouver : ces balbutiements, ces hoquets, ces hésitations, ces bavures, ce n’est vraiment pas la peine de réunir cinq ou six cents personnes dans une salle et de leur demander de l’argent pour leur en donner le spectacle. Ils adorent cela, je le sais, ils s’y reconnaissent. Il n’empêche qu’il faut écrire et jouer la comédie mieux qu’eux. C’est joli la vie, mais cela n’a pas de forme. L’art a pour objet de lui en donner une précisément et de faire, par tous les artifices possibles – plus vrai que le vrai. « |
| 2008-01-09 16:03:00 | Jean-Laurent Cochet lit André Obey. | Notre cher ami François Engel, fidèle de nos lectures, et qui nous avait rejoint à la rentrée dernière à l’occasion de notre lecture d’ Une fille pour du vent , d’André Obey, a réussi à convaincre Jean-Laurent Cochet d’organiser une lecture publique de cette pièce, qu’il avait montée (unique fois depuis la création) dans les années 80.
Jean-Laurent Cochet est habitué à l’exercice de la lecture à une voix, qu’il pratique avec brio, et est un des grands connaisseurs de l’œuvre d’André Obey. Cette lecture-ci, aura lieu le 21 janvier à 18h00 au Théâtre de la Pépinière Opéra, 7, rue Louis le Grand, Paris II. Cet événement rare me semble à ne pas manquer, et c’est pourquoi j’ai voulu vous en faire part. Les réservations s’effectuent par téléphone, au 01.42.61.44.17, et l’entrée vous coûtera 15€, et 11€ si vous êtes étudiant — fauché ou non. François Engel a également réédité Une fille pour du vent , que vous pouvez dès à présent commander via le site Internet des éditions Fluo . |
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| 2008-01-08 12:21:00 | On en a rêvé… | Faisons un rêve … a encore reçu deux critiques, postées sur Internet, sur des sites dédiés à la culture.
Culture et Cie tout d’abord, avec une critique d’Adélie Gintrand, que vous pouvez trouver ici . Froggy’s delight ensuite, avec un article de Nicolas Arnstam, visible en suivant ce lien . Les Chêneaux tiennent à remercier ces quelques personnes, qui nous ont fait l’honneur de venir nous voir, dès nos premières représentations, et qui ont pris le temps d’écrire un petit mot sur le spectacle. Je profite également de ce message pour remercier de tout cœur Les élégances , producteur de la pièce, sans qui ce projet n’aurait jamais pu voir le jour. |
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| 2008-01-07 11:16:00 | La répétition ou l’amour puni. | Nous débuterons cette année de lectures par un des plus grands auteurs du XX ème siècle, et selon certains le « dernier des classiques »: j’ai nommé Jean Anouilh. Le 25 octobre 1950, Jean-Louis Barrault crée au Théâtre Marigny La répétition ou l’amour puni , et un peu plus de cinquante-sept ans plus tard, donc, Les Chêneaux reprennent la pièce en lecture …
Comme le titre nous l’indique, il s’agira, avant tout, d’amour et de théâtre. Y a-t-il une pièce qui eût pu mieux nous contenter? Le Comte et la Comtesse ont décidé d’organiser dans leur propriété une petite représentation pour leurs amis, et ont arrêté leur choix sur La Double inconstance , de Marivaux. Et peut-être arrivera-t-il que les situations de la pièce de Marivaux coïncident étrangement avec celles de nos protagonistes … Vous aurez l’occasion d’entendre dans ce petit chef-d’œuvre Guillaume Dumoulin (Le Comte), Juliette Places (La Comtesse, sa femme), Marie-Victoire Debré (Hortensia, sa maîtresse), Guillaume Bienvenu (Héro, son ami), Guillaume Rumiel (Villebosse, ridicule, amant de la comtesse), Damien Monney (Monsieur Damiens, homme d’affaire de la comtesse) et Eve Dufaud (Lucile, la filleule de ce dernier). La lecture de La répétition se déroulera au Zig-Zag , toujours au 32, rue des Carmes, Paris V, ce mercredi 9 janvier à 15h00 . Contrairement à de nombreuses sociétés, nous n’avons pas profité des fêtes pour augmenter nos tarifs, et notre atelier de lectures est toujours libre de droit d’entrée! |
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| 2008-01-04 19:42:00 | Trois bonnes raisons… | … d’aller voir Faisons un rêve … , tel est le titre d’un article consacré à la dernière réalisation des Chêneaux, qui se joue actuellement à La Loge, 2, rue La Bruyère, Paris IX.
Vous pourrez trouver cette critique dans le supplément Styles du dernier numéro de L’Express , hebdomadaire national comme chacun sait, ou bien tout simplement en cliquant ici . Je suis ravi et honoré que cette critique soit ce qu’elle est, et je tiens à remercier à nouveau ceux qui, de près ou de loin, nous permettent d’engager de telles créations. Vous qui nous faites confiance, merci! Je vous rappelle que Faisons un rêve … , de Sacha Guitry évidemment, se joue tous les mardis du mois de janvier, à 21h30. Si vous souhaitez venir, réservez-donc: nous jouons à guichet fermé! Le plus simple reste d’appeler le 01.42.82.13.13. Vous trouverez toutes les informations sur le site Internet de la pièce. |
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| 2008-01-01 19:32:00 | An deux. | Tous nos vœux! – ça rime …
Les Chêneaux vous souhaitent une très heureuse année 2008, qui coïncide avec la deuxième année d’existence officielle de l’association. Pour l’amour et la santé, nous ne pouvons malheureusement pas grand’chose (quoique, oui, au fond: si … ), mais pour l’Art nous répondrons présents à vos côtés. Les Chêneaux se feront un plaisir de vous accompagner tout au long de vos découvertes et travaux artistiques. Que de chemin parcouru lors de l’année révolue! Nous avons posé nos bases juridiques, nous nous sommes lancé dans un programme régulier de lectures, nous avons commencé à produire des spectacles … et ça n’est rien au vu de ce qui vous attend en 2008! Maintenant que nos racines sont bien ancrées et que nos objectifs sont clairs, Les Chêneaux — tels de grands arbres bien connus — vont commencer leur irresistible ascension. Vous serez évidemment les premiers à être tenus au courant, au fil des jours, via notre site Internet. En deux mots déjà, le mois de janvier verra, après la pause hivernale et festive, les lectures reprendre, et la tenue de l’Assemblée Générale de l’association. Merci d’avoir été parmi nous en 2007, merci pour le soutien indéflectible que vous nous apportez, merci, enfin, d’être vous, sans qui Les Chêneaux ne seraient rien. |
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| 2007-12-17 00:19:00 | L’âge idiot. | La dernière lecture de l’année 2007 sera celle de L’âge idiot , une comédie en trois actes de Jean Meyer, créée au Théâtre du Gymnase et reprise à édouard VII en 1963 dans une mise en scène de Maurice Guillaud avec, à l’apogée de sa carrière, Madeleine Robinson.
Voici ce que l’auteur répondit lorsqu’on lui demanda quels étaient les buts qu’il avait poursuivis en écrivant L’âge idiot : « D’abord celui de traiter gaiement un sujet grave. L’ »âge critique », puisqu’il faut l’appeler par son nom, est un état transitoire qui peut provoquer des catastrophes. J’ai imaginé une de ces catastrophes et je me suis ensuite employé à ce que mes personnages passent à côté d’elle. » Mesdemoiselles Eva d’André, Camille Glémet, Marie-Victoire Debré, et Messieurs Guillaume Dumoulin, Damien Monney, Guillaume Rumiel, Pierre Prunel et moi-même essayerons de nous plonger gaiement dans cette catastrophe. Jeunesse du coeur, désirs enfin avoués, et querelles familiales seront du programme! Tout cela, autour d’un café, d’un soda ou de ce que vous voudrez, au Zig-Zag , comme d’habitude, à partir de 15h00, mercredi 19 décembre . |
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| 2007-12-05 21:16:00 | Shakespeare et Kleist. | Voici les dernières recommandations théâtrales de notre ami Juanito:
Deux bons Shakespeare dont un à ne pas manquer quand il va jouer autre part (c’est complet): Mesure pour mesure au TQI, et Othello à la Cartoucherie.Pour mesure, tout est bon, pour Othello, la mise en scène et la prestation de Iago vallent le détour. Et particulièrement pour ceux qui suivent les lectures, un exercice théâtral parfaitement réussi au Théâtre Gérard Philipe à St Denis: La Marquise d’O d’Heinrich von Kleist. Une lecture jouée, parfaitement mise en scène par Lukas Hemleb, et interprétée magistralement, surtout par Cécile Garcia-Fogel et Simon Eine. Bonnes sorties! Quelques petites informations supplémentaires sur les Shakespeare: il s’agit des mises en scène de Adel Hakim pour Mesure pour mesure , au Théâtre des Quartiers d’Ivry et de Gilles Bouillon pour Othello , qui joue au Théâtre de la Tempête . Merci Juanito! |
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| 2007-12-03 04:18:00 | Confiance absolue. | Amitié, Amour et Art nous ont une fois de plus réunis au Zig Zag mercredi dernier … Ainsi, notre rendez-vous bimensuel a été animé par la lecture d’ En toute confiance de Donald Margulies.
Il s’agit d’une pièce touchante qui évoque de nombreux thèmes tel que celui « très classique » et pourtant pas facile d’abord de la Shoah. Toutefois, cette question a été approchée de façon tout a fait étonnante: à travers la peinture et le questionnement perpétuel de l’artiste et de ceux qui l’entourent. Ainsi, nous avons pu voir, devant nos yeux, un peintre tiraillé de toutes parts, grâce à l’excellente interprétation, entre autres, de Guillaume Dumoulin. Cet agréable moment a été prolongé par un débat très prenant sur les relations entre les personnages, leur histoire et leurs sentiments… Nous avons bien entendu pu établir un lien entre cette pièce et d’autres (lues lors de nos précédentes lectures), comme, par exemple, Nationale 6 , où deux univers se heurtent l’un à l’autre: la vie rurale et confinée des uns opposée à la vie urbaine, agitée et excitante des autres. Enfin, nous avons été heureusement surpris de constater la présence de nombreux nouveaux venus qui ont volontiers partagé leurs opinions pendant notre discussion… |
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| 2007-11-25 11:38:00 | En toute confiance. | Après quelques lectures sur l’art ( Art ) et les retrouvailles ( Confrontation et Une visite ) qui nous ont permis de discuter et de défendre avec fougue nos différents points de vue, nous avons choisi de réunir ces deux thèmes à l’occasion de notre prochaine lecture grâce à une pièce en deux actes de Donald Margulies : En toute confiance . Déposez donc vos armes et poisons à l’entrée du Zig Zag , 32, rue des Carmes, Paris V, le mercredi 28 novembre, à partir de 15h00 , et entrez sans crainte, l’âme à nue, dans la cave voûtée …
Profitant d’une exposition exceptionnelle de ses œuvres en Europe, Jonathan retrouve son premier amour, ou pour ainsi dire la » muse » de ses débuts de peintre … Vingt ans sont passés, l’eau a coulé sous les ponts … Souvenirs et regrets doux et amers submergent les personnages de la pièce … » en toute confiance » … Ainsi, alors que la pièce est actuellement en représentations à la Comédie des Champs-élysées, Guillaume Dumoulin, Damien Monney, Julia Steurer, éva d’André et Juliette Places auront le plaisir de lire et de vous entraîner dans la mémoire de ces protagonistes … |
Américain d’origine juive, Donald Margulies est né dans le quartier de Brooklyn à New-York. Depuis Resting place en 1982, il a écrit une dizaine de pièces dont la plupart ont été maintes fois récompensées. Le talent de cet auteur exigeant remporte l’adhésion du public comme de la critique. Surtout connu aux Etats-Unis, Donald Margulies conquiert progressivement les théâtres d’outre-Atlantique. Après avoir triomphé à New-York, Diner entre amis a obtenu un vif succès à la Comédie des Champs-Elysées. Cette pièce a d’ailleurs valu à son auteur le Prix Pulitzer en 2000. Ses pièces sont jouées dans les plus grands théâtres aux Etats-Unis et dans le monde. Depuis 1993, il est membre du Conseil de la Dramatist Guild . Il a aussi participé à de nombreuses reprises aux ateliers d’écriture théâtrale organisés par le Sundance Institute dans l’Utah. Donald Margulies est également l’auteur de plusieurs scenarii pour le cinéma et la télévision (HBO, NBC, Paramount, Warner Bros, Touchstone, Warner Bros, TriStar et Universal). Installé à New Haven, il donne des cours à l’Université de Yale. |
| 2007-11-23 12:03:00 | Faisons un rêve… | En cette fin d’année 2007, et pour fêter le cinquantième anniversaire de sa mort, de nombreux théâtres ont programmé des pièces de Sacha Guitry. Les Chêneaux ne pouvaient manquer cette occasion de rendre hommage à cet homme aux nombreux talents, et au rare génie.
C’est ainsi que, sous l’impulsion de Guillaume Rumiel, nous avons décidé de monter, assurant la direction artistique d’une production des élégances , une des pièces de jeunesse du Maître: Faisons un rêve … Le classique trio mari – femme – amant sous la plume de celui qui avait déjà écrit Le Veilleur de nuit ! Si les vedettes jouent à édouard VII, ou dans d’autres non moins prestigieux théâtres, nous avons décidé de jouer cette pièce dans un endroit exceptionnel – au sens premier – puisqu’il s’agit du plus petit théâtre de Paris: La Loge nous accueillera tous les mardis de décembre 2007 à janvier 2008, à 21h30 . Vous pourrez y découvrir trois jeunes comédiens déjà pleins de talent, et mettant leur énergie au service d’un de nos plus grands auteurs: M elle éva d’André et MM. Guillaume Rumiel et Pierre Prunel, que j’ai, avec le plus grand plaisir, dirigés dans les méandres du mariage, de l’amour, et du mensonge … Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur le site Internet de la pièce. Nous vous attendons un (au moins!) mardi au 2, rue La Bruyère , Paris IX, après que vous avez réservé au 01.42.82.13.13. |
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| 2007-11-18 23:41:00 | Let me introduce you… | Les Chêneaux, voulant être à même d’exploiter de plus en plus de voix et de voies, cherchent à se développer toujours d’avantage. Nous développons ensemble notre travail lors de nos lectures, mais il est aussi important que nous trouvions d’autres lieux, d’autres partenaires, et d’autres occasions de pratiquer notre art.
J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que Mlle éva d’André, comédienne des Chêneaux, est désormais notre Chargée de relations extérieures. Par son implication, elle travaillera à faire reconnaître nos qualités à tous et à promouvoir les actions de l’association. Pour toute question sur Les Chêneaux, vous pouvez la joindre grâce au lien situé dans la colonne de droite. |
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| 2007-11-17 23:04:00 | Actes retrouvés. | La lecture de mercredi dernier fut, comme prévu, l’occasion pour nous de découvrir deux pièces en un acte, tirées du répertoire contemporain: Confrontation , de Claude Fortuno, et Une visite , d’André Négis. Nous étions d’autant plus ravis de lire ces pièces que de nombreux « nouveaux » étaient présents, qui découvraient l’association et ses réunions théâtrales. Les deux lectures et les discussions qui s’en suivirent furent passionnées et passionnantes, donnant des Chêneaux une image conforme à la réalité de l’association.
Confrontation , qui fut lue avec beaucoup de qualités par Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et Eve Dufaud, engendra une discussion serrée entre les détracteurs et les admirateurs de la pièce. Certains d’entre nous, ne comprenant pas le déroulement de la situation dramatique, avaient la nette impression que l’auteur, parti d’une bonne intrigue, n’avait pas réussi à « s’en sortir », et avait donc trouvé une manière quelque peu artificielle de terminer son acte … Et cela d’autant plus que si la situation initiale avait ravi tout le monde par son originalité, l’histoire de réseau de résistants vendu, qui apparaissait au milieu de la pièce, semblait beaucoup plus convenu. Les motivations réelles des personnages se perdaient un peu dans ce méli-mélo … Personne n’avait perdu de son énergie pour se battre, ensuite, pour ou contre Une visite . Le grand jeu fut de savoir quelles étaient les pensées du personnage principal masculin: venait-il en curieux, ou voulant déjà ravir le cœur (ou le corps … ) de cette femme à qui il rendait visite? Et, de là, découlaient deux d’interprétations totalement différentes! Puis les adjectifs « fade » et « gentil » arrivèrent autour de la table, déclanchant un tollé chez ceux qui préchaient le feu des sentiments derrière les paroles quotidiennes. Les lectures des Chêneaux, comme on le voit, ne sont donc pas de simples lectures: elles sont l’occasion d’échanges autour de la dramaturgie, du jeu, de l’écriture … Et ces échanges font parfois monter le sang à la tête et aux tripes de certains – bien que nous restions toujours cordiaux, le sourire aux lèvres, et les couteaux au fond des poches. Que voulez-vous, nous travaillons pour notre art, et avec tout notre être! Merci à vous qui faites vivre ces rencontres … |
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| 2007-11-12 19:01:00 | La création du monde. | Après le succès de L’affaire Dussaert , Jacques Mougenot remonte en scène pour son nouveau monologue, La création du monde , au Petit Hébertot , 78bis, bd des Batignolles, Paris XVII, du mardi au samedi à 19h00 et le dimanche à 16h00.
Pendant une bonne heure, Jacques Mougenot s’entretient avec nous de la création du monde, décortiquant les premiers instants de … – de quoi d’ailleurs – tels que la Genèse les décrit. Mais cette « conférence » est surtout l’occasion de multiples réflexions et parallèles, arrosés de mots d’esprit qui m’ont parfois bien fait penser à ceux qu’a pu avoir Guitry … Avec Jacques Mougenot, on prend ainsi le temps de s’attarder, en toute décontraction, sur les phénomènes étranges que sont la lumière, le temps, mais aussi sur les processus de création, ou encore sur la puissance du Verbe … Je n’ai pas pu m’empêcher, je l’avoue, de penser au travail même du comédien … Seulement, il faut être en forme! Parce que ça n’arrête pas, et Jacques Mougenot se délecte, pour notre plus grand plaisir, de toutes les acrobaties que notre langue permet. Et il y en a beaucoup. Courez-y, mais n’arrivez pas en retard, car Au commencement était … le début! Quoique. |
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| 2007-11-11 20:51:00 | Retrouvailles en un acte. | Notre prochaine lecture sera consacrée à deux pièces en un acte: Confrontation , de Claude Fortuno, et Une visite , d’André Négis. Deux actes, de style et d’ambiance très différents, écrits respectivement en 1970 et 1961, qui traitent tout deux de retrouvailles.
Dans Confrontation , lue par MM. Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et Mlle Eve Dufaud, nous assisterons à la rencontre inopinée, des années après, de deux membres du même réseau de résistants — réseau qui, à l’époque, fut vendu. Règlement de compte en perspective! Au lever du rideau, dans l’obscurité, un cambrioleur est en train d’opérer chez un particulier … Une visite , qui obtint le Prix de « l’Avant-Scène » 1961 et le Prix des Escholiers, nous montrera la rencontre, quatorze ans après la folie qu’ils n’ont pas commise, de deux amants: l’amant avait fuit au moment de commettre l’irréparable … Julia Steurer, Eve Dufaud, Guillaume Rumiel et moi-même liront ce moment où l’on plonge dans son passé — et où l’on en tire des conséquences sur le présent et l’avenir. Retrouvailles, c’est mercredi 14 novembre, à 15h00 , au Zig-Zag , 32, rue des Carmes, Paris V. |
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| 2007-11-08 21:59:00 | Un mot a dire? | Parce que chacun d’entre nous a son mot à dire sur tout, ou, plus modestement, parce que, sur certains sujets, quelques uns d’entre nous voudraient nous faire partager leur point de vue, vous trouverez maintenant dans la colonne de droite du site des Chêneaux un lien vous permettant de nous envoyer vos suggestions.
Si, évidemment, votre message à quelque chose à voir avec les activités des Chêneaux, nous nous ferions alors un plaisir de diffuser vos coups de gueule et de coeur. Actualité ou article de fond, diffusez votre pensée! Parlons d’Art … |
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| 2007-11-03 16:49:00 | Au bord de la route. | Nationale 6 était donc notre dernière lecture, et l’occasion de nos retrouvailles avec la charmante cave voûtée du Zig-Zag, où nous fûmes très agréablement accueillis, comme chaque fois, d’ailleurs.
Une ambiance intimiste, favorisée par le lieu, fut tout au profit de la lecture, qui trouva un bon écho auprès des oreilles présentes. Et la discussion qui suivit la lecture (une particularité des lectures des Chêneaux) nous permit de confronter nos opinions bien différentes sur cette pièce. Un point, en revanche, sur lequel nous étions tous d’accord, c’est que la pièce de Jean-Jacques Bernard possède toutes les qualités requises pour avoir la chance d’attirer un public de nos jours. Mais est-ce une pièce sur le voyage? sur la relation parent – enfant? sur le réel et l’imaginaire? ou peut-être bien sur tout cela à la fois … Nationale 6 est une pièce pleine de contradictions; faite de contradictions: celle entre les sédentaires et les nomades; dans le voyage même, celle de l’insatisfaction créée par le changement d’état, qui entraîne la fuite en avant, toujours plus; celle entre les rêves et les réalités, et leurs combats (avec, par exemple, les deux « vengeances » des parents de Francine, chacun leur tour … ); celle amenée par une trop grande admiration pour son père (n’oublions pas que c’est le fils de Tristan Bernard qui écrivit cette pièce): faut-il se sacrifier pour son père quitte à être malheureux, ou vaut-il mieux au contraire, rechercher son propre bonheur? celle entre la forme et le fond. En effet, il nous a semblé primordial de soulever la grande contradiction apportée au fond par la forme. Pour traiter des sujets lourds et parfois proches de ceux de pièces tragiques ( La Ménagerie de verre a été citée), l’auteur est resté dans le cadre du théâtre bourgeois. Et c’est cette opposition fondamentale qui donne à Nationale 6 son plus grand intérêt. Alors, comment monter la pièce? En l’ancrant dans son époque, dans sa matérialité et dans sa « réalité », afin d’en faire ressortir le rêve par le jeu? ou bien en la dé-situant dans l’espace et dans le temps, nous plaçant d’emblée dans un « flou artistique »? Notre longue discussion nous fit pencher pour la première solution, sans empêcher que les moins jeunes d’entre nous ne se demandent ce qui pouvait bien attirer les jeunes dans cette pièce créée en 1935. Merci à tous ceux qui étaient présents et qui nous prêtèrent leur voix et leurs oreilles le long de ce trop court chemin. Amis lecteurs, amis auditeurs, grâce à vous, nos lectures seront toujours l’occasion d’un merveilleux voyage! … |
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| 2007-10-29 20:56:00 | Nationale 6. | En cette veille de Toussaint, nous nous retrouverons, pour nos maintenant habituelles lectures du mercredi après-midi, le 31 octobre à 15h00 , à l’occasion de la lecture de Nationale 6 , une pièce de Jean-Jacques Bernard créée en 1935 au Théâtre de l’Oeuvre.
A l’occasion de cette pièce en cinq actes, annoncée à la création comme « en trois actes et cinq tableaux », dont l’ambiance intime nous tient particulièrement à coeur, nous nous réunirons dans une magnifique salle voûtée que nous connaissons bien: celle du Zig-Zag . Attention, donc, à ne pas vous trompez, et rendez-vous bien au 32, rue des Carmes , Paris V. Un père et sa fille, vivant au bord de la nationale 6, regardent les voitures passer, et rêvent de partir avec elles, loin, le plus loin possible. De la manière la plus inopinée surgiront un autre père et son fils, deux nomades qui apporteront un vent frais dans cette demeure et emmèneront un moment en voyage les sédentaires. Voici, après la création, ce que Gérard Bauer disait de Jean-Jacques Bernard dans Le Temps : « Il ne recherche pas les grandes aventures; le déroulement de vies ordinaires lui suffit; mais, dans cette quotidienneté, il sait surprendre les espérances, la tendresse, les silencieuses envolées; il entend mieux que personne la signification d’un soupir, il lit dans un regard, et s’efforce de nous transmettre ce silencieux langage de la pudeur ». C’est ce que Julia Steurer, Marie-Victoire Debré, Grégoire de Carolis, Damien Monney, Eva d’André et moi-même essaierons de vous transmettre, en toute simplicité! |
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| 2007-10-19 10:07:00 | Lire en fête. | Aujourd’hui commence l’opération Lire en fête, organisée par le Centre National du Livre, et qui durera trois jours, jusqu’au dimanche 21 octobre. De nombreuses manifestations sont organisées un peu partout en France, et dans plus de 150 pays … toutes gratuites. De quoi redonner l’amour de la lecture à ceux qui l’auraient perdu.
Dès leur première année d’existence, Les Chêneaux participeront à cette 19 ème édition de Lire en fête, à l’occasion de la sortie chez Voix d’encre de l’ouvrage collectif la cuisine par mets et par mots . La présentation de ce livre aura lieu à la librairie Art et littérature, en présence d’auteurs, d’illustrateurs et, bien évidemment, d’Alain Miquel, qui dirige la collection et qui a bien voulu nous accorder toute sa confiance. Pauline Smadja, William Beaudenon et moi-même auront l’immense plaisir de faire découvrir au public réuni pour l’occasion quelques extraits du recueil, accompagnés que nous serons par certains auteurs ainsi que par quelques verres de vin. Avis aux amateurs: Werner et Bénédicte, les patrons de la librairie, savent recevoir! Donc, rendez-vous tous, demain, samedi 20 octobre, à partir de 17h00, au 120, boulevard du Montparnasse, Paris XIV, la station de métro la plus proche étant Vavin. |
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| 2007-10-15 14:36:00 | Lecture à voix basse. | Attention, attention, la lecture que d’aucuns auraient pu croire prévue pour ce mercredi 17 octobre n’aura pas lieu. Je vous invite donc à lire tranquillement une pièce de théâtre de votre choix, chez vous, à voix basse, sans un témoin qui souffle, ou si vous l’aimez mieux … où vous le voulez!
Mais ne nous affolons pas, ceci n’est que partie remise: nous nous retrouverons bien dans deux semaines, le 31 octobre , pour une nouvelle découverte, ou redécouverte théâtrale. En attendant, retrouvons-nous samedi prochain à la Librairie Art et littérature! |
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| 2007-10-08 12:24:00 | Perrine et ses grosses rêveuses. | Juste à côté du Pranzo, où nous avons nos habitudes, vous pourrez retrouver une de nos lectrices, Perrine Marquès, dans son dernier spectacle: Perrine et ses grosses rêveuses , d’après les textes de Paul Fournel, édités au Seuil. Souvenez-vous, Perrine nous en avait donné en avant-première un extrait lors de notre dîner de clôture de la saison dernière …
Cela se passera au Kibele, 12, rue de l’Echiquier, Paris X, les vendredis 12 et 26 octobre à 20h00 pétantes. Les membres des Chêneaux bénéficieront du tarif réduit de 7 euros , incluant une consommation. Vous pourrez trouver de plus amples informations sur la page MySpace de Perrine. |
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| 2007-10-07 11:16:00 | Comédiens en Sorbonne. | Eve Dufaud nous invite à venir assister à une Carte blanche poétique organisée par Matthias Vincenot le lundi 8 octobre à 20h00 à l’ampithéâtre Guizot de la Sorbonne.
Matthias Vincenot , jeune poète plein de qualités ( Le bonheur, rappelle-toi … , La Passe du Vent, 2004, La vie, le vent , Lanore, 2006, entre autres … ) a eu la merveilleuse idée d’offrir à des comédiens d’âges, d’horizons et de parcours très différents, un moment à eux afin qu’ils puissent donner à partager leur amour de la poésie. Outre Eve Dufaud, vous aurez donc l’occasion d’entendre Julie Delarme, Eve Griliquez, Audrey Marnay, Claude Mercutio, Léopoldine Serre, Cyrille Thouvenin et Claude Vinci. Pour y assister, entrez, même sans le sou, par le 17 de la rue de la Sorbonne, Paris V, après avoir réservé au 01 40 46 33 72 ou à email caché par sécurité &mdash activez JavaScript . Cet évènement est organisé avec le soutien du Service Culturel des Etudiants de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV). |
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| 2007-09-30 09:17:00 | Celles qu’on prend dans ses bras. | Après le trio sur l’amitié de la dernière lecture, nous nous retrouverons tous mercredi 3 octobre à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II, pour la lecture de Celles qu’on prend dans ses bras , trois actes de Henry de Montherlant, écrits et créés en 1950, et véritable trio amoureux.
L’intrigue ressemble fort à n’importe quel canevas de vaudeville : un homme aime une femme qui ne l’aime pas, alors qu’il est aimé d’une femme qu’il n’aime pas. Pourtant, nous sommes loin du léger théâtre bourgeois, qui surexploita cette situation. Ici, nous allons bien plus qu’au fond des sentiments, aussi bien dans le burlesque que dans la haine. En effet, il ne faut pas s’y tromper: animé par le bon et poli français de l’auteur, les personnages ne s’en entredévorent pas moins … Petit bijou, repris par Victor Francen en 1957, Celles qu’on prend dans ses bras réjouira tous ceux qui se sont délectés des Jeunes filles . Elodie des Longchamps, pour la première fois parmi nous, Julia Steurer, Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel et moi-même essayerons de redonner tout son sens, tous ses sentiments à la magnifique prose de Montherlant. |
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| 2007-09-27 11:01:00 | la cuisine par mets et par mots. | A l’occasion de la sortie de l’ouvrage la cuisine par mets et par mots , publié par Alain Miquel et Frank Wohlfahrt aux éditions Voix d’encre, une rencontre est organisée, dans le cadre de l’opération Lire en fête , avec les auteurs et les illustrateurs le samedi 20 octobre 2007 à partir de 17h00 à la librairie Art et littérature, située au 120, boulevard du Montparnasse, Paris XIV.
J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que Les Chêneaux participeront activement à cet évènement, lisant de nombreux extraits des différents textes de l’ouvrage tout au long de la rencontre. Vous trouverez ici une invitation à cet évènement. Après le succès de leurs publications précédentes ( (d)rôles d’oiseaux , hauts les arbres , le temps, disent-ils ), la collection Bouche-à-oreille a proposé à ses auteurs et artistes le thème de la cuisine. Car tel est le pricipe : un thème est donné et chacun, connu ou inconnu, le traite comme il le souhaite. Et voilà comment on se délecte de textes tous différents, pourtant reliés entre eux par une trame commune — trame qui, cette année, en fera saliver plus d’un! |
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| 2007-09-26 12:02:00 | Puzzle. | La dernière pièce de Woody Allen, Puzzle , se joue actuellement au Théâtre du Palais-Royal, dans une adaptation de Sébastien Azzopardi et une mise en scène d’Annick Blancheteau et Jean Mourière, qui travaillent en duo depuis de longues années.
La pièce est brillamment servie par tous ses interprètes, emmenés par Michel Aumont, Geneviève Fontanel et Gérard Lartigau. Anne Loiret est, elle, la narratrice qui nous emmène dans les méandres de ce véritable puzzle, construit et déconstruit dans l’espace et dans le temps. Dans une famille à secrets, comment faire pour sortir du piège dans lequel on s’est enfermé soi-même ? Comment faire pour atteindre à son propre bonheur ? et peut-on, pour cela, ne pas prendre en compte celui des autres ? Pièce psychologique à suspens, Puzzle nous plonge au coeur d’une famille new-yorkaise où il faut sans cesse choisir entre amour et argent. Du Woody Allen tout pur. La mise en scène d’Annick Blancheteau et Jean Mourière, avec l’appui des décors de Pace et des lumières de Laurent Béal, nous rend cette histoire limpide, traçant un fil rouge entre les méandres de cette pièce. Pour un pur moment de bonheur, c’est, du mardi au dimanche, au Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, Paris I. La location se fait au 01 42 97 40 00. |
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| 2007-09-21 10:06:00 | Art et amitié. | Une toile blanche devant les yeux, nous avons pu assister, mercredi dernier, à la lecture de Art , la pièce de Yasmina Reza créée par Pierre Vaneck, Pierre Arditi et Fabrice Luchini, et cette fois-ci mise en lecture par Guillaume Rumiel.
Ca a marché! Les effets ont fonctionné, et nous étions tous attentifs à ce qui se disait. De nombreux rires, même parmi les comédiens – mea culpa – , ont émaillé cette lecture, révélant la qualité d’écriture du texte. En effet, il était à craindre que la pièce, simplement lue, perde ses effets comiques (en particulier tous ceux dus aux silences et « grimaces » … ); ça n’a pas été le cas – ouf! Les échanges qui suivirent la lecture furent plus qu’intéressants, nous permettant de faire ressortir le sujet essentiel de la pièce : l’amitié. La question du « tableau blanc » n’est que prétexte au développement de ces interrogations, que je tente de résumer: à quoi tient notre amitié? de quelle nature est-elle? pourquoi est-ce que je l’aime lui? puis-je supporter que mon ami aime ce que j’abhorre? suis-je prêt à me sacrifier pour notre amitié? puis-je trouver con mon ami et continuer à l’aimer? Ecrivant sous la contrainte d’une répartition égale de texte et d’effets entre les rôles, Yasmina Reza impose, sur toutes ces questions « intellectuelles », un rythme et une passion grâce aux rapports de force entre ces trois hommes, qui évoluent tout au long de la pièce. Les mettant toujours à deux contre un, l’auteur a su trouver les moments précis où, pour rien ou presque, l’alliance bascule, nous surprenant – nous, public – toujours et nous tenant en haleine. Que l’on pense que cette pièce soit un chef-d’oeuvre ou non, on ne peut pas dire: c’est une merde! Et si vous êtes tenté, parlez-en à votre psy, ou prenez quelques granulés homéopathiques — vous manquez d’humour. |
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| 2007-09-19 13:15:00 | Les Ongles Rouges. | Camille Glémet, membre plus qu’active des Chêneaux, jouera bientôt avec sa troupe Les Ongles Rouges, composée de Camille Glémet, Manon Iattoni, Béatrice Quost, et Livia Phelizon au piano. Deux dates au mois de septembre :
Le samedi 22 septembre , elles jouent à 21h au Chat noir , 76, Rue Jean-Pierre Timbaud (Paris XI). Il s’agit d’une petite cave de 50 places. Ce format conviendra à celles et ceux qui aiment s’aventurer dans les caves parisiennes, et à ceux qui n’auront pas de problème à partager une petite banquette avec leur voisin. Bref, une ambiance cosy, à la bonne franquette, parfaite pour se tenir tout contre sa nouvelle conquête, et qui de surcroît s’adaptera aux petits portefeuilles (5 euros l’entrée). Le vendredi 28 septembre , elles jouent à 19h au Théâtre de la Reine Blanche , 2 bis Passage Ruelle (Paris XVIII). Ce soir là, vous y serez mieux installés, la visibilité sera optimale, et c’est sans doute mieux pour ceux veulent s’installer confortablement ou pour ceux qui comptaient amener leur grand-mère. (D’ailleurs, n’hésitez pas à les amener, vos grands-mères, elles connaîtront toutes les chansons!). L’entrée est à 14 euros, ou 10 euros en tarif réduit. Venez nombreux, une « grande » salle est faite pour être remplie!!! Réservations au 01 40 05 06 96. Si vous ne connaissez pas encore Les Ongles Rouges et que vous êtes utilisateur de MySpace, vous pouvez vous rendre sur leur page et ainsi faire leur connaissance … |
Premier prix du TREMPLIN DES JEUNES TALENTS DE THEATRE MUSICAL d’Auray 2007 catégorie « Cabaret-Comedie musicale », la Compagnie » Les Ongles Rouges » est née d’une rencontre entre 4 jeunes femmes unies par la meme passion pour la chanson, le théâtre et la danse. Réunies au cours de la formation de Comédie Musicale au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger (9eme arrondissement de Paris), Bea, Camille et Manon montent leur premier numero en novembre 2005. En octobre 2006, elles rencontrent Livia, pianiste et chanteuse, qui vient compléter la troupe: les Ongles Rouges sont nés.
Les Ongles Rouges, c’est le voyage dans un univers décalé, sombre et grincant grâce à des reprises de chansons d’antan mariées audacieusement à des compositions originales. C’est un groupe exclusivement feminin, avec tout ce que cela comporte: séduction, mensonge, malice, fantaisie, persiflage, exaltation, instabilité … Avoir les ongles rouges, c’est une marque de coquetterie et de féminité qui a traversé la totalité du siecle dernier. Un symbole de feminité intemporel, extrêmement rétro et absolument moderne. Les » Ongles Rouges « , c’est aussi le double sens de ces deux termes. Le rouge, couleur de la féminité et de la passion, est aussi et surtout la couleur du sang. Les ongles, eux, peuvent vite se muer en griffes aiguisées. Tantot féminines et raffinées, tantot névrosées et intoxiquées, Les Ongles Rouges jouent sur cette dualité et ce mystère. Avec les » Ongles Rouges « , on ne sait jamais a quoi s’attendre… A vous de juger si vous les adorez ou si vous les détestez. |
| 2007-09-16 15:23:00 | Virulla. | Je vous rappelle que la Première de Virulla , la comédie musicale sur laquelle j’ai travaillé en tant qu’assistant metteur en scène, aura lieu demain soir, lundi 17 à 20h30 au Théâtre du Gymnase.
Si vous ne pouvez pas demain, vous pourrez vous rattraper les lundis 24 septembre et 1 er octobre, après quoi le spectacle partira en tournée. Les membres des Chêneaux bénéficient d’un tarif exceptionnel de 9 € . Pour pouvoir en bénéficier, contactez-moi! Mis en scène par Danuta Zarazik, Virulla est un opéra-rock dont le livret a été composé par Année Leed, et la musique par Jean-Louis Giudice. Les chorégraphies sont de Laurence Escortell et Charly Moandal. Avec Quentin Derose, Marie Raluy, Camille Houssière, Elodie Keith, Emilie Dessartre, Julie Dessartre, Thomas Debove, Donia Ibassen et Remi Thieulin, ainsi que de nombreux danseurs. |
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| 2007-09-14 14:20:00 | Théâtre-Club: Beaumarchais. | Lundi 17 septembre, à 20h30 au Studio Raspail, 216, boulevard Raspail, Paris XIV, se tiendra une séance du Théâtre-Club de Paris, une réalisation de la Société littéraire de la Poste et de France Télécom.
Si vous avez l’occasion de vous rendre à cette rencontre, je vous le conseille fortement, vous assisterez sans aucun doute à un moment très sympathique. Voici le programme de la soirée: A l’occasion de la reprise à la Comédie Française du Mariage de Figaro , André Degaine nous parlera de l’extraordinaire existence de Beaumarchais. André Degaine est l’auteur, entre autres, de l’ Histoire du Théâtre dessinée . Agnès Pierron présentera son nouveau livre Le langage du Cirque et en fera la dédicace. Vous assisterez à des extraits (sous réserve) de Nekrassov , de Sartre, dans la mise en scène de Jean-Paul Tribout qui joue au Théâtre 14, et de la mise en scène par Philippe Torreton du Don Juan de Molière. On parlera aussi de l’actualité théâtrale, et chacun pourra donner son avis lors du forum des spectateurs … L’entrée est libre. Encore une fois, ça vaut vraiment le coup! |
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| 2007-09-13 11:43:00 | Art. | Non, il ne s’agit pas d’un article général sur l’Art, et traitant de toutes ses facettes, mais bien plus simplement du titre de la pièce mondialement connue de Yasmina Reza. Et figurez-vous que Art sera l’objet, le support de notre prochaine lecture: le mercredi 19 septembre à 15h00, au même endroit toujours, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Ecrite pour et créée par Fabrice Luchini, Pierre Arditi et Pierre Vaneck, Art , qui triompha – et c’est peu dire – en 1994 à la Comédie des Champs-Elysées, sera ici lue, entre nous toujours, par MM. Guillaume Rumiel, William Beaudenon et moi-même. Pour continuer cette rentrée, un répertoire résolument contemporain donc, une écriture moderne et une forme dramatique très actuelle. Nous continuons notre exploration du répertoire du XXème siècle, sans préjugé aucun – mais déjà avec quelques préférences … L’acquisition d’un tableau vient semer le trouble entre deux amis. En effet, Serge a acheté pour une somme exorbitante ce qu’il considère comme un chef-d’oeuvre de l’art contemporain : une toile … blanche! Ce qui a le don d’exaspérer Marc … Yasmina Reza observe avec une étonnante acuité l’univers masculin, entre mesquinerie, ambition et importance du paraître. |
Fille d’une violoniste hongroise installée à Paris depuis l’établissement du Rideau de fer, et d’un homme d’affaires d’origine juive et russe, Yasmina Reza évolue dès son enfance dans une atmosphère aussi artistique que cosmopolite. Nourrie par le théâtre de Nathalie Sarraute, elle se met elle aussi à écrire des pièces, actuellement traduites en trente-cinq langues et jouées dans le monde entier. Son premier roman paraît en 1999, Une désolation revêt la forme d’un monologue. L’année suivante, elle rédige le scénario du Pique-nique de Lulu Kreutz , le film de son compagnon, Didier Martiny, mettant en scène des paumés fiers et joyeux, conscients d’une Histoire qui les dépasse, mais dont ils tiennent à rester les témoins sarcastiques. Des personnages que Yasmina Reza affectionne particulièrement, et qui déambulent le long de son oeuvre. |
| 2007-09-08 20:32:00 | Rentrée en fanfare. | Plongés dans le camp militaire d’Agamemnon, et redoutant les trompettes fatidiques et annonciatrices de mort, nous avons, mercredi dernier, suivi les discussions fougueuses et fines de quelques personnages du mythe d’Iphigénie.
La lecture de Une fille pour du vent fut une réussite indéniable. Par le travail fourni en cette fin de vacances par ses interprètes, par la qualité du texte, qui nous a tous réjouit, mais aussi par la discussion qui suivit la lecture. Discussion mouvementée, surtout entre trois de nos auditeurs: MM. François Engel, qui rééditera bientôt la pièce, Georges About, metteur en scène, et Martin Axelrad, public attentif. Encore une fois la question fondamentale fut: la pièce peut-elle encore être montée, qui est-elle susceptible d’intéresser, « comment » faudrait-il la monter??? Et, de là, nous sommes allés beaucoup plus loin, nous posant nombre de question, jusqu’à nous interroger sur le sens de certains épisodes bibliques! Mais n’est-ce pas à cela que l’on reconnaît les génies : qu’ils nous entraînent loin, bien loin? Et, assurément, André Obey est un génie, exploitant sans vergogne les grands mythes afin de nous reposer autrement, à sa manière, les mêmes grandes questions qui nous agitent depuis des millénaires. Quant aux comédiens-lecteurs – récitants sensibles … – , seuls quelques problèmes de rythme sont parfois venus altérer la qualité de leur interprétation. Il va nous être très important d’apprendre à jouer avec les rythmes, à nous écouter tous toujours plus, afin de pouvoir faire passer un maximum de nuances par le jeu de la voix seulement. Quand nous aurons à passer sur scène nous ne pourrons plus alors qu’ajouter une dimension supplémentaire par la « gestuelle » et les déplacements, toutes les intentions du texte étant contenues dans nos inflexions, nos rythmes et nos timbres. |
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| 2007-08-31 17:30:00 | Une fille pour du vent, par François Engel. | La pièce que vous allez avoir la chance d’entendre le 5 septembre est probablement, de toutes celles d’André Obey, la plus proche des interrogations de notre temps.
Paradoxalement, c’est parce qu’elle emprunte beaucoup à la tragédie grecque qu’elle nous est le plus proche. Malgré les immenses progrès matériels que notre civilisation a fait, l’espoir presque infini apporté par la science – les sciences ! – se brise sur notre littérature – et, hélas, en priorité, notre théâtre contemporain – qui n’est plus que le reflet d’un monde cassé nous renvoyant à notre désenchantement. Plus que jamais, les dieux se rient de nous. Le destin de cette Iphigénie moderne qu’Obey nous fait vivre et qui, contrairement à celle d’Euripide, est réellement sacrifiée 1 , c’est que sa mort est le révélateur de l’intégrité de son âme – ce que revendiquons dans le secret de notre être. Elle nous montre l’absurdité du monde dans lequel elle vit. Ses paroles ont la sincérité de tout être au bord de la mort. Elles posent ainsi la question de l’aveuglement de l’homme qui se soumet à la raison d’Etat en invoquant un destin plus grand que lui – en l’occurrence un Olympe désert, hors des seules ambitions d’Agamemnon. “ Ah ! Ces mots que j’entends , dit Iphigénie, depuis que j’ai des oreilles, et qui n’ont plus de sens, de couleur ni de forme ! Tous ces grands mots pourris… ( » colère du ciel « , » vengeance des Grecs « , » puissance de Troie « , » vent propice » – qu’Agamemnon professe pour justifier l’inéluctable sacrifice de sa propre fille pour que le vent se lève et emporte ses troupes vers l’anéantissement de Troie et la mort de dizaines de milliers d’hommes.) Iphigénie n’est pas dupe. Tout comme Antigone, elle comprend tout ce qu’il faut de lâcheté et de mensonges pour réussir sa vie. Et, tout comme Antigone, elle pose la question suprême : Ne dois-je pas [...] plaire à ceux d’en bas (le monde d’Hadès) plus qu’à ceux d’ici, puisque aussi bien c’est là-bas qu’à jamais je reposerai ? 2 La forme antique utilisée par Obey, favorise notre distanciation au monde dans lequel nous vivons pour mieux nous y ramener. Confiant au début qu’il ne s’agit que d’un mythe, nous nous retrouvons à la fin de la pièce, confrontés à notre propre désarroi. L’effet cathartique recherché par les premiers tragédiens grecs est pleinement réussi. Il nous renvoie à notre quête mystique dans ce monde où, nous voyons bien, au jour le jour, les lumières de notre civilisation reculer vers un passé qui, pour prestigieux qu’il fut, n’est plus que l’effet de notre nostalgie. Ainsi, Iphigénie a-t-elle été réellement sacrifiée pour que le vent se lève et nous sauve, ou ne l’a-t-elle été que pour du vent ? Pour rien ?… C’est Ulysse qui répond à cette question juste avant que le rideau ne tombe. |
1 Dans Iphigénie à Aulis , Artémis subtilise au dernier moment une biche à Iphigénie qui a donc la vie sauve. 2 Antigone , Sophocle in prologue.
Ancien photographe de presse et journaliste économique, François Engel s’essaie à l’édition artistique et littéraire en même temps qu’à la littérature. Il travaille avec la Réunion des Musées nationaux, le Luxembourg et le Monum pour qui il publie un certain nombre de textes illustrés. Il découvre André Obey grâce à une lecture que Jean-Laurent Cochet en fait lors d’une de ses » master class « , il y a à peine un an. Il décide de rééditer une partie de l’œuvre de cet auteur en découvrant que ce dernier est devenu presque totalement inconnu des libraires et des gens du théâtre. Le hasard faisant toujours bien les choses, c’est avec Une fille pour du vent qu’il commence cette aventure. |
| 2007-08-30 20:47:00 | Une fille pour du vent. | Et voilà la rentrée, et son lot de surprises. Parmi les bonnes: la reprise des lectures des Chêneaux, et ce, comme promis, dès la première semaine de septembre. Rendez-vous est donc pris pour le mercredi 5 septembre à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Nous y lirons et entendrons une pièce d’André Obey: Une fille pour du vent . Réécriture moderne du mythe d’Iphigénie, cette pièce écrite par un ancien administrateur de la Comédie Française, est tout simplement quotidienne et sublime à la fois – un tour de force. Nos premiers lecteurs de la saisons seront Mesdemoiselles Agnès Afriat, Camille Glémet, Jessica Melkon ainsi que Messieurs Guillaume Dumoulin, Guillaume Rumiel, Damien Monney, Christoph Cayre et moi-même. Monsieur François Engel se chargera, lui, de la présentation de la pièce et de l’auteur. Je ne vous en dis pas plus ; nous nous retrouverons tous mercredi prochain! |
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| 2007-08-23 16:29:00 | Aux deux colombes. | Jean-Laurent Cochet, depuis hier soir, investit le plateau de la Pépinière Opéra pour nous offrir Aux deux colombes , de Sacha Guitry. Créée aux Variétés en 1948, et filmée en 1949 par les soins mêmes de Guitry, la pièce n’a pas été remontée depuis, et pour cause : elle ne fut presque pas éditée !
Enfin de retour sur scène à Paris, Jean-Laurent Cochet joue son auteur de prédilection pour notre plus grand plaisir. Evidemment, il n’est pas seul en scène, entouré qu’il est de quatre femmes, toutes plus remarquables les unes que les autres : Virginie Pradal, Paule Noëlle, Catherine Griffoni et Anne-Marie Mailfer. Voici l’histoire : un éminent avocat parisien s’est remarié avec la soeur de sa femme qu’il croit morte depuis vingt-deux ans dans un incendie. Mais la prétendue défunte réapparaît et les deux femmes mettent l’avocat en demeure de choisir celle qu’il veut garder. Un héritage important et une Princesse russe viennent compliquer ce triangle inédit (le mari et ses deux femmes légitimes et non plus le mari, l’épouse et la maîtresse) que Sacha Guitry se délecte à faire vivre … Tout commence alors que la lumière est encore allumée dans la salle, avec une très légère musique qui peu à peu réclame le silence et nous prépare à une heure quarante de bonheur. Toujours au service de l’auteur, les comédiens nous font entendre Guitry, sa poésie et son désenchantement. Harmonie semble être le maître mot de ce spectacle, où tout semble couler de source. Rires, mais surtout sourires envahissent le public, qui n’en peu plus d’aise … Jean-Laurent Cochet dit : « Je fais un théâtre d’homme heureux ». Et c’est la vérité ! On sort de là grisé, peu soucieux de la pluie qui nous attend à la sortie. Pour retrouver un peu de soleil, c’est du mardi au samedi, à la Pépinière Opéra à 21h00 (et à 18h00 en matinée le samedi), 7, rue Louis le Grand, Paris II. Je vous rappelle que les moins de 26 ans peuvent bénéficier d’un tarif à 10 euros seulement. |
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| 2007-08-16 15:45:00 | Mise en scène? | Madame Simone, dont l’autobiographie en quatre tomes est magnifique, nous livre dans Sous de nouveaux soleils sa conception de la mise en scène:
» Mise en place et non mise en scène , puisqu’un sens nouveau et déplorable affecte cette dernière expression depuis qu’elle éveille dans l’esprit du public la perspective d’une suite d’inventions décoratives, d’ingénieux dispositifs, de surprenants costumes, et non point le patient effort d’un chef d’orchestre invisible, dont la science corrige, inspire chaque interprète en vue d’une représentation parfaite. » Voilà pour l’apéritif. Pour le plat principal, je laisse la parole au premier des membres du Quartel, Jacques Copeau: « Par mise en scène nous entendons: le dessin d’une action dramatique. C’est l’ensemble des mouvements, des gestes, des attitudes, l’accord des physionomies, des voix et des silences, c’est la totalité du spectacle scénique, émanant d’une pensée unique qui le conçoit, le règle et l’harmonise. Le metteur en scène invente et fait régner entre les personnages ce lien secret et visible, cette sensibilité réciproque, cette mystérieuse correspondance des rapports, faute de quoi le drame, même interprété par d’excellents acteurs, perd la meilleur part de son expression. A cette mise en scène-là, qui concerne l’interprétation, nous ne saurions apporter trop d’étude. A l’autre, qui a trait aux décors et aux accessoires, nous ne voulons pas accorder d’importance. » in Un essai de rénovation dramatique |
« Il est en effet très facile de développer une mise en scène. Très facile de multiplier les signes du spectacle, même avec une certaine discipline de moyens qui donne l’illusion de l’harmonie. Très facile d’inventer mille choses plaisantes ou sensationnelles à propos ou à l’extérieur d’un chef-d’oeuvre littéraire. Ce qui est difficile, ce qui est la marque de l’art et la preuve du talent, c’est d’inventer au-dedans, c’est d’emplir de réalité, de saturer de poésie tout ce qui se fait et dit sur la scène, sans jamais outrer la signification, sans jamais déborder ce que j’appelle « la pure configuration des chefs-d’oeuvre ». Le grand chef d’orchestre n’est pas celui qui fait valoir une conception qui lui est propre, et qui déploie sur un texte musical les prestiges de sa virtuosité. C’est l’homme qui est descendu au fond de la musique et qui remonte à la surface avec tous ses secrets. Celui qui subordonne tous les moyens de son art, toutes les ressources de son métier à la juste expression des valeurs. Celui qui nous fait tout entendre et qui n’ajoute rien. C’est le maître dont l’originalité consiste à communier avec l’originel. [ ... ] Car, vers toute réalisation, il existe un chemin de la vérité, chemin par lequel l’auteur a passé et que notre mission est de retrouver pour y passer à notre tour. » in Au metteur en scène
Il va sans dire que nous partageons ces conceptions! |
| 2007-08-10 09:05:00 | La leçon de Guitry. | Dans sa pièce Deburau , Sacha Guitry nous offre une leçon de mime magistrale, qui, bien évidemment, peut s’appliquer aux comédiens! Jean-Gaspard Deburau donne ses derniers conseils à son fils, qui va le remplacer sur scène dans quelques instants. Voici ce qui pourrait être, en vers libres, un petit bréviaire de l’artiste-interprète:
« Oui, tu vois, il a peur! Déjà c’est un artiste. Il a compris — c’est bon … Ca, c’est très bon. Mais tout de même : attention! Comprends-moi bien — ce n’est qu’une précaution. Sois agité, nerveux, et sois-le follement, Mais dans ta loge seulement. Là, tu ne risques rien — c’est pour te soulager. Ca, c’est pour toi. Mais n’oublie Surtout pas Qu’il faut cesser de l’être en face du danger! Que le public ne voie Jamais Ta mémoire indécise, Le souci d’être bon, la peur d’être mauvais, Tes espoirs les plus grands, tes craintes les plus folles … Et quand on a frappé, quand le rideau s’envole Qu’il emporte avec lui tout cela dans les frises! En scène sois léger, sois simple, sois charmant … Surtout ne sois jamais vulgaire! Ne sois pas trop intelligent, C’est inutile. Ne fais que des choses faciles Et n’accepte jamais de rôle secondaire! Le public n’est pas exigeant … Il faut très peu de chose en somme pour lui plaire. Il faut, tu vas voir, c’est un rien Il faut que sans effort il te comprenne bien. Fais-toi comprendre et ça suffit. Pense tout simplement, la chose est bien facile. Ce n’est ni malin ni subtil. Quand tu veux exprimer qu’une femme est jolie, Pense qu’elle est jolie et fais n’importe quoi. Quand tu veux exprimer l’amour ou la folie, La danse, la chanson, le plaisir ou l’effroi, Pense tout simplement, tu me comprends bien: pense. Pense à l’effroi, pense au plaisir, à la chanson, Pense à l’amour, à la folie ou à la danse Et gesticule à ta façon. Surtout ne singe pas les gestes que je fais. Souviens-toi que les professeurs sont tous mauvais Et, quand on est doué, qu’ils sont des criminels, Car ils n’enseigneront jamais Hélas! que leurs défauts. Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels — Ceux qu’on apprend sont toujours faux. Ne joue Jamais de dos Et chaque fois sois mieux — Il le faut! Et maintenant un dernier mot: Adore ton métier, c’est le plus beau du monde! Le plaisir qu’il te donne est déjà précieux, Mais sa nécessité réelle est plus profonde: Il apporte l’oubli des chagrins et des maux. Le rire au galop qui traverse la salle Emporte tout, Les chagrins, les soucis Et les peines. Et comprends bien ceci, Comprends que c’est pour ça qu’ils viennent. » |
J’ai du, sous peine de citer la pièce entière, faire de petites coupures, qui m’arrachèrent chaque fois des hurlements, mais j’ai essayé de garder l’essentiel … Que les amoureux de Guitry me pardonnent ce sacrilège! |
| 2007-08-06 19:27:00 | Voilà le site ! | Grâce au travail effectué par Webstellung , qui travaille à notre communication, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que Les Chêneaux possèdent dorénavant un site Internet en bonne et due forme, toujours à la même adresse, que vous connaissez maintenant par coeur : http://cheneaux.com .
La barre de navigation, maintenant active, vous permettra d’en découvrir un peu plus sur nous. Vous pourrez bien évidemment toujours vous tenir au courant de notre actualité, savoir qui sont Les Chêneaux, mais également ce qu’ils font ! Ainsi, Les Chêneaux affichent clairement leurs points de vue, la direction qu’ils veulent la leur, et les actions qu’ils engagent pour mettre en pratique leur idéal dramatique ! |
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| 2007-08-06 10:29:00 | Ah ça lira ! | Voici, en totale exclusivité, et après avoir reçu vos quelques propositions, une liste des pièces que nous lirons à partir de la rentrée. Aucun ordre n’est déterminé encore, je vous tiendrai au courant très vite.
Une fille pour du vent , d’André Obey, que nous lirons, comme promis, le 5 septembre ; L’homme de joie , de Paul Géraldy et Robert Spitzer, que nous lirons cette fois en intégralité ; Les Caprices de Marianne , d’Alfred de Musset ; Art , de Yasmina Reza ; Don Quichotte , de Jean-Pierre Ronfard ; Le galant sanguinaire , de Jacques Rampal ; Nationale 6 , de Jean-Jacques Bernard ; La descente aux Enfers , de Madame Simone ; Un acte de Feydeau, et un de Courteline, non encore déterminés. Ce qui nous fait donc : un grand classique parmi les grands, deux petits actes classiques également mais d’un autre style, trois pièces contemporaines très différentes les unes des autres et deux petits bijoux du théâtre du milieu du siècle, un grand mythe revisité par un ancien administrateur et un autre par une ancienne grande sociétaire du Français. Ces neuf lectures, au rythme habituel d’une toutes les deux semaines, nous mèneront à la fin décembre. D’autres surprises nous attendent en ce début de saison, mais … chaque chose en son temps … |
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| 2007-08-03 12:54:00 | La leçon de Shakespeare | Pour commencer cette petite série de citations à propos de l’art du comédien, quoi de plus approprié que le fameux extrait d’ Hamlet , toujours d’actualité – est-il besoin de le dire ? – , ici dans une traduction de Pierre Letourneur parue entre 1776 et 1783, et citée par Talma dans ses Reflexions sur Lekain et sur l’art théâtral .
« Rendez ce discours comme je l’ai prononcé devant vous, d’un ton facile et naturel ; mais si vous grossissez votre voix et vociférez comme font la plupart de nos acteurs, j’aimerais autant avoir mis mes vers dans la bouche d’un crieur de ville. Oh ! rien ne me blesse l’âme comme d’entendre un homme grossièrement robuste exprimer une passion par des éclats et des cris à fendre les oreilles d’une multitude qui n’aime que le bruit. Je voudrais vous faire fustiger cet Hérode de théâtre, qui enchérit sur Hérode même, et veut être plus furieux que lui. Ne soyez pas non plus trop froid ; mais que votre intelligence vous serve de guide : proportionnez l’action au mot et le mot à l’action, avec cette attention de ne pas sortir de la décence de la nature ; car tout ce qui s’écarte de cette règle s’écarte du but de la représentation dramatique, qui est d’offrir en quelque sorte un miroir à la nature, demontrer à la vertu ses véritables traits, au ridicule sa ressemblante image, et à chaque siècle, à chaque époque du temps sa forme et son empreinte. Si cette peinture est exagérée ou affaiblie, elle amusera les ignorants ; mais elle fera souffrir les hommes judicieux, dont l’opinion doit toujours à votre égard l’emporter sur l’opinion de la foule. Oh ! il y a des acteurs que j’ai vus jouer, et que j’ai entendu vanter par des louanges outrées, qui, pour ne pas dire plus, n’avaient ni la démarche d’un chrétien, ni d’un païen, ni d’un homme, et qui s’enflaient et hurlaient d’une si horrible manière, qu’on les eût pris pour quelques simulacres humains, grossièrement ébauchés par quelque apprenti subalterne de la nature, tant ils imitaient l’homme abominablement. » Ah ! si seulement tous essayaient, au moins, de suivre ces préceptes ! … Si vous souhaitez nous faire partager quelques lignes qui vous ont particulièrement plu, n’hésitez pas à me les communiquer par e-mail, je serais ravi de les diffuser sur le blog des Chêneaux. |
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| 2007-08-01 12:32:00 | Virulla | En cette période estivale, il ne vous manquait qu’une chose, je le sais : un petit mot des Chêneaux. Et si vous n’en avez pas eu pendant ce long mois de Juillet, c’est que j’étais affairé, et je viens vous rendre compte de mes activités.
Je suis en effet assistant metteur en scène sur un gros projet : Virulla , une comédie musicale jouée uniquement par des adolescents (de 13 à 18 ans) et mise en scène par Danuta Zarazik. Et nous étions en plein dans les répétitions, afin que le spectacle soit prêt pour le 17 septembre, date de la première, qui aura lieu au Théâtre du Gymnase. Et c’est un sacré boulot ! Passionnant et épuisant. « Assistant mise en scène », de quoi s’agit-il, au juste ? Et bien, au juste c’est très difficile à déterminer. En gros, en revanche, voici ce dont il s’agit : évidemment assister le metteur en scène pendant les répétitions et les diriger lorsque celui est occupé ailleurs, prendre avec lui les décisions concernant costumes, décors, etc … , constamment vérifier qu’il n’y a pas de problème où que ce soit, être à l’écoute des doléances de tous les membres de l’équipe, faire la police en rappelant à l’ordre les retardataires et les turbulents, organiser la répartition des temps de travail, appeler les pompiers en cas d’accident … De multiples tâches donc, certaines plus intéressantes que d’autres mais toutes dirigées vers le Spectacle final. Travailler avec des jeunes est bien difficile également, mais source de nombreux plaisirs. Tout le travail consiste à leur faire oublier leurs copains, ricanant autour d’eux. Tant qu’ils se considèrent entre eux, c’est un travail d’acharnement éreintant. Mais au moment où l’un d’entre eux « plonge » et se livre à nous, alors … c’est magique ! et l’on pourrait mettre le meilleur comédien confirmé à leur côté qu’on ne le verrait pas même. Voilà, voilà … Nous pourrons aller soutenir ces jeunes acteurs / chanteurs / danseurs à la rentrée, juste en face du Pranzo ! Année Leed a écrit le livret de Virulla , Jean-Louis Giudice la musique, Laurence Escortell et Charly Moandal en ont reglé les chorégraphies, le tout s’insérant dans une mise en scène de Danuta Zarazik. En attendant, vous recevrez de moi quelques nouvelles encore, et quelques citations à propos de notre métier d’art. Restez connectés ! |
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| 2007-07-02 11:44:00 | Il n’a pas plu ! | Défiant toutes les prévisions, il n’a pas plu hier sur les jardins de la fondation Eugène Napoléon, et nous avons pu pique-niquer sans problème. Nous étions arrivés avec de petits sandwichs ou cakes, mais nos voisins, tous aimables et généreux, partagèrent leurs beaux paniers repas avec nous : salades, jambons, fruits, gâteaux, nous étions bien nourris !
Mais trève de descriptif culinaire ; nous étions présents, avant tout, pour travailler, et c’est ce que nous avons fait, pour notre plus grand plaisir. Nous avons donc interrompu une première fois le repas par quelques poèmes : Green , de Paul Verlaine, Les roses de Saadi , de Marceline Desbordes-Valmore, Le bouquet , de Jacques Prévert, Le pot de fleurs , de Théophile Gautier, L’amour , d’Adélaïde Dufrénoy, La femme aux roses , de Théodore de Banville, et Qui peut dire où vont les fleurs , de Pete Seeger. Et nous avons, ma foi, obtenu une écoute d’une qualité rare pour ce genre de manifestation. Ce qui nous fit reprendre quelques trois quart d’heure après, avec « J’écris pour que le jour … » , d’Anna de Noailles, La jeune fille , de Francis Jammes, « Mon bien aimé s’en fut chercher … » , de Marie Noël, Sonnet , de Henry Becque, Dans l’air léger de Leconte de Lisle, Le bouton de rose , de Constance de Salm, Les heures claires , d’Emile Verhaeren, et enfin Le pays , d’Anna de Noailles, encore, qui clôturait cette poétique en deux parties. Une heure plus tard, nous étions dans la chapelle de la fondation, et, comme prévu, nous interprétions Seul , de Henri Duvernois, que j’avais mis en scène, assisté de Julia Steurer, et que je jouais accompagné de Stéphane Peyran (Paul), Pauline Smadja (Mme Frutte) et Juliette Places (Mme Hellas-Dellesponte). Malgré un écho qui prolongeait à l’infini – nous semblait-il – nos paroles et pouvait parfois les rendre légèrement confuses, la pièce a été très appréciée, et nous avons eu énormément de retours positifs. Quant à nous, nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer cette charmante pièce, et, devant l’enthousiasme qu’elle a suscité, nous allons tout faire pour tâcher de la rejouer au Théâtre ! Un grand merci à Eric de Rethil et aux Plaisirs Elégants, pour nous avoir permis de participer, à notre manière, à ce pique-nique historique et champêtre. Que Mademoiselle Christine Bienvenu et Mesdames Brigitte Smadja et Claire Places trouvent ici l’expression de mes plus sincères remerciements pour leurs prêts et leur soutien, qui nous aidèrent au-delà de ce qu’elles peuvent imaginer. (La prochaine fois, nous dirons un poème en hommage aux mères … ) |
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| 2007-06-30 15:47:00 | Pique-nique dominical | Je vous rappelle que nous aurons, mesdemoiselles Juliette Places, Pauline Smadja, monsieur Stéphane Peyran et moi-même, l’extrême plaisir de participer demain, le 1er juillet, au pique-nique organisé par les Plaisirs Elegants et dont l’animation artistique est assurée par Les Chêneaux.
Nous donnerons, à la fondation Eugène Napoléon, un programme en deux parties : une poétique, La fleur de l’amour français au temps de l’Impératrice Eugénie , dans les jardins de la fondation (si le temps le permet – sinon, nous nous réfugierons dans un des ses magnifiques salons), puis, dans la chapelle, Seul , la pièce en un acte de Henri Duvernois. N’hésitez pas à venir partager ce moment de plaisir avec nous au 254, rue du faubourg Saint-Antoine (M° Nation) ! |
La Fondation Eugène Napoléon a été constituée au début du second empire pour « instruire et préparer à la vie d’adulte en les orientant suivant leurs aptitudes » des enfants et des jeunes filles dont les parents étaient décédés, empêchés ou dans l’incapacité d’élever leurs enfants. Pour remplir cette mission, l’Impératrice Eugénie et la Ville de Paris ont fait édifier et mis à la disposition de la Fondation des bâtiments qui ont acquis aujourd’hui une valeur historique.
Au travers des établissements scolaires et des associations qu’elle accueille dans ces bâtiments ainsi qu’au gré des autres activités qu’elle promeut, la Fondation Eugène Napoléon poursuit et développe, avec des moyens modernes, la mission sociale et d’éducation que lui ont assignée ses fondateurs. Enfin, conformément au vœu de ses partenaires, Mairie de Paris, Mairie du XIIème et Enseignement catholique de Paris, la Fondation souhaite ouvrir ses portes plus largement aux habitants du quartier et aux parisiens. Dans cet esprit mais également dans le but d’améliorer sa notoriété et susciter des partenariats, la Fondation Eugène Napoléon organise et accueille des manifestations musicales, artistiques, associatives et culturelles accessibles au public. |
| 2007-06-30 10:17:00 | La clochette retentit… | La clochette retentit à maintes reprises pendant la soirée du 27 juin, interrompant les bruits de fourchette et les conversations pour faire place à des nourritures plus spirituelles.
Nous étions nombreux, dans la grande salle du Pranzo, à être venus dîner et participer à la dernière lecture des Chêneaux de la saison 2006-2007. Et nous venions tous d’horizons très différents. C’est peut-être, d’ailleurs, ce qui créa la si bonne ambiance qu’il y avait ! Car ce repas fut une franche réussite, où chacun put partager un agréable moment avec ses voisins, connus ou inconnus. Rencontres d’univers et de générations autour de la littérature ! Merci à tous d’avoir joué le jeu de ce repas en pointillés … Le premier tintement annonca un extrait de Graffiti , de Paul Fournel, par Perrine Marquès, qui jouera ce spectacle à la rentrée prochaine. Ensuite, nous avons eu droit à des lectures de textes très variés : Rimbaud, avec Voyelles et Le dormeur du Val ; Guitry et les conseils au comédien de Deburau ; quelques vers de la Roxane de Bajazet , de Racine ; un petit extrait des Registres de Copeau ; la préface de Dorian Gray , de Wilde ; une lettre de George Sand, coquine lue une ligne sur deux ; un monologue d’Adolphe Racot créé par Coquelin Cadet : Le Richelieu de Marion de Lorme ; et un montage des Journal d’Eve et Journal d’Adam , de Mark Twain … Nous avons également eu le plaisir d’applaudir le Prélude d’une Suite pour Violoncelle seul de Bach. Et puis, il y a aussi eu un petit discours que j’eu l’honneur de faire … Et dans lequel je vous annonçai que nous reprendrions nos lectures le mercredi 5 septembre prochain avec Une fille pour du vent , d’André Obey. Restez connectés au site durant ces deux mois, nous vous y communiquerons de nombreuses informations. Si vous désirez mettre des textes en lecture la saison prochaine, n’hésitez pas à nous contacter très rapidement : nous allons faire le programme des premières lectures de la saison 2007-2008 dans les semaines à venir ! D’ici là : bon été à tous ! |
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| 2007-06-24 16:13:00 | Fin de saison | Nous finirons donc cette première saison de lectures par un dîner au Pranzo, mercredi prochain, le 27 juin. Nous nous retrouverons à partir de 19h30 pour un apéritif, puis à 20h30 nous investirons la grande salle du Pranzo pour notre repas.
Chacun, au cours du dîner, quand il lui plaira, nous lira ou dira le texte qu’il aura choisi. Et c’est un vrai florilège des plus grands auteurs qui nous est promis, puisque nous entendrons, entre autres, du Sacha Guitry ( Deburau ), du Victor Hugo ( William Shakespeare ), du Jean Cocteau ( Le menteur ), du George Sand (une lettre à Musset), du Mark Twain ( Journal d’Eve et Journal d’Adam ), mais aussi, moins connus ou totalement inconnus, du Paul Fournel ( Graffiti ), du Samson Fainsilber ( L’acteur de théâtre ), du Adolphe Racot ( Le Richelieu de Marion de Lorme ) … Ce sera aussi pour moi, je ne vous le cache pas, l’occasion de faire un petit discours – si petit … Mais, rassurez-vous, l’ambiance restera festive mercredi soir au 35, boulevard Bonne Nouvelle ! N’hésitez pas à venir accompagné ! |
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| 2007-06-18 11:03:00 | Monologues en vue | Comme nous vous l’avions annoncé au cours de nos dernières réunions, nous fêterons tous ensemble la fin de la saison et le chemin parcouru par les Chêneaux au cours de cette première année le mercredi 27 juin 2007 à partir de 19h30 au Pranzo, vous commencez à connaître l’adresse : 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II.
Quoi de mieux en effet que de se retrouver autour d’assiettes bien remplies et de verres pas encore vides ? Mais, ne l’oublions pas, cette soirée sera aussi notre dernière lecture de la saison … Notre dîner sera donc émaillé de monologues, poèmes et textes divers. A vos bibliothèques, donc ! Il vous faut trouver un texte de cinq à dix minutes, le style que vous voulez, l’auteur que vous voulez ! Communiquez-le moi le samedi 23 juin au plus tard, afin que nous puissions organiser tout ça le plus proprement possible … Que ceux qui sont en panne d’idées viennent à moi, j’ai quantité de monologues dans mes cartons ! Vous pouvez bien sûr venir accompagné. Que ceux qui viendront passer avec nous tous cette sympathique soirée gastronomique, alcoolique, poétique, théâtrale et littéraire (je n’ai rien oublié ?) me préviennent, afin que nous puissions réserver la salle du Pranzo ! |
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| 2007-06-17 08:16:00 | Après-midi historique et artistique | L’après-midi historique et artistique organisée par Eric Croenne de Rethil et les Les Plaisirs Elegants, à laquelle Les Chêneaux vont participer, se précise.
Je vous invite à vous joindre à nous et aux membres des Plaisirs Elegants pour cette après-midi, qui s’annonce très sympathique. Ce pique-nique bon enfant dans les jardins de la Fondation Eugène Napoléon sera en effet plus qu’agréable. Vous pouvez télécharger ici le programme de la journée. Les membres des Chêneaux bénéficieront du tarif préférentiel de 10 € (au lieu de 20€). Pour bénéficier de ce tarif, réservez directement auprès d’Eric, comme indiqué sur le programme, mais réglez l’inscription auprès de moi. N’hésitez pas à venir nombreux et accompagnés. Plus on sera de fous, plus on rira ! |
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| 2007-06-15 09:32:00 | La pièce en quatre actes | Nous étions nombreux, mercredi dernier, au premier étage du Pranzo, pour la lecture de « L’homme de joie », une pièce de Paul Géraldy et Robert Spitzer.
La bonne humeur était de rigueur tout au long de la pièce, dont l’écriture a remporté tous les suffrages. Les rires étaient au rendez-vous et chaque personnage (ou chaque lecteur … ) a suscité sympathie et intérêt. La lecture s’est déroulée sans accrocs, jusqu’aux applaudissements … C’est à ce moment-là qu’une petite voix s’est élevée, disant : « Mais il y a encore un acte … » !!! Rémi Chenylle, metteur en scène, qui était parmi nous, brandissant une brochure de la « Petite Illustration », nous apprenait qu’après les trois actes que nous avions lus, il en restait un quatrième. Avec stupeur, nous avons découvert que notre fin n’était pas la fin. Et pourtant, je vous assure que mon édition s’arrêtait à la fin du troisième acte … Une leçon : méfions-nous des éditeurs ! Lors notre petite discussion habituelle, après la lecture, nous avons commencé à aborder un point très important, ce me semble, et sur lequel j’espère que nous aurons à nouveau l’occasion de revenir : certains d’entre nous regrettant l’absence de « message » plus profond que le simple divertissement offert par cette pièce, d’autres ont alors pris le parti du divertissement pur. C’est une vraie question, et qui rejoint celle-ci, plus large : pourquoi va-t-on au théâtre ? Discutons-en ! Encore une fois, nous avons évoqué la nécessité absolue de travailler nos lectures en amont, pour le confort du spectateur, afin que, s’il ne sait pas où le personnage va, il ait du moins l’impression que le lecteur, lui, le sait … Nous nous retrouverons le 27 juin, pour notre dernier rendez-vous de la saison, autour d’un dîner agrémenté de monologues … |
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| 2007-06-12 15:52:00 | Plaisirs élégants | Les Plaisirs Elégants, association culturelle sans but lucratif animée par Eric Croenne de Rethil, a confié aux Chêneaux une commande d’importance.
Eric de Rethil organise régulièrement, par le biais de son association, des soirées, des rencontres, articulées sur des thèmes précis, sur des artistes, etc. , avec un seul mot d’ordre : se faire plaisir, et, tant qu’à faire, élégamment. Ouvertes à un public cultivé et amateur d’art, les manifestations des Plaisirs Elégants se font concerts, dîners, visite d’ateliers d’artistes, ou journées champêtres … Leur prochain rendez-vous, intitulé « Après-midi historique et champêtre », aura lieu le dimanche 1er juillet au sein de la Fondation Eugène Napoléon , située au 254, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris XII. Articulée autour d’un pique-nique, cet après-midi verra se produire Les Chêneaux à deux reprises : D’abord une poétique que nous dirons dans les jardins, en deux parties, consacrée aux fleurs et à l’amour, et principalement composée de textes écrits à l’époque de l’Impératrice Eugénie, mère d’Eugène Napoléon ; Ensuite une pièce en un acte que nous jouerons dans la chapelle de la Fondation : « Seul », de Henri Duvernois, que nous avons eu le plaisir d’entendre à une des dernières lectures des Chêneaux. Mille mercis à Philippe Bourrillier, de la Fondation Eugène Napoléon, et à Eric de Rethil de nous faire confiance pour l’organisation de ces interventions autour du Verbe. J’espère que cela ne sera pas la dernière fois que nous travaillerons ensemble ! |
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| 2007-06-10 15:43:00 | Patrice Chéreau, leçons de théâtre | Lundi 11 juin 2007 à 19h30 à Théâtre Ouvert, 4 bis, cité Véron, Paris XVIII, aura lieu la projection de « Patrice Chéreau, leçons de théâtre », un film de Stéphane Metge.
Patrice Chéreau dirige des élèves de troisième année du Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris loin d’une pédagogie classique. C’est en entraînant la classe dans l’élaboration d’un spectacle fait de fragments de deux pièces de Shakespeare que le metteur en scène transmet son enseignement. Certains anciens élèves de Patrice Chéreau participeront à cette projection. L’entrée est gratuite mais dans la limite des places disponibles. La réservation, indispensable, est à effectuer uniquement auprès de l’Union des artistes, dont le mail s’écrit en un seul mot chez club-internet.fr … Ca peut ne pas être inintéressant, non ? |
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| 2007-06-07 14:07:00 | L’homme de joie | La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu mercredi 13 juin à 15h00 au Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle, Paris II. Il s’agira d’une pièce écrite à deux, par Paul Géraldy et Robert Spitzer, et créée, entre autres par Jules Berry et Marguerite Moreno : « L’homme de joie ».
Madeleine sait que son mari, Fernand, la trompe avec une certaine Gaby Vérane, comédienne de son état. Pour le faire revenir à elle, quoi de plus simple que de faire appel à un séducteur professionnel, un homme de joie ? Elle le trouve dans la personne d’Henri, qui, jadis, lui fit des avances, et qui aura pour mission de séduire la belle Gaby Vérane. Avec MM. Stéphane Peyran, Damien Monney, Guillaume Rumiel et moi-même et Mlles Camille Glémet, Julia Steurer, Pauline Smadja, Eve Dufaud et Perrine Marquès. A mercredi donc, pour ces piquantes histoires de couple très Belle-Epoque. |
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| 2007-06-02 09:47:00 | Huit pestes | Nous avions donc devant nous, lors de la dernière lecture, huit femmes toutes plus insupportables les unes que les autres. Distribution sans faute pour la pièce de Robert Thomas, où chacune était à sa place.
Un des mérites – et non des moindres – de cette lecture a, sans aucun doute, été de préciser ou de découvrir des emplois propres et spécifiques à chaque demoiselle présente. Au-delà de cette considération purement professionnelle, nous avons tous pris du plaisir à voir ces femmes se crêper le chignon, s’envoyer sans cesse des piques, et tenir à leurs secrets comme à la prunelle de leurs yeux (et Dieu sait si les yeux sont importants pour les lectrices … ). Comme à chaque séance, nous tirons un enseignement, en quelque sorte, de la lecture. Cette fois, ce fut celui – si important ! – du volume vocal. Le seul fait que celui-ci ne permette pas toujours une audition aisée a eu de nombreux incidents. Evidemment, il fallait tendre l’oreille parfois, ce qui n’est jamais agréable … Plus surprenant, il nous a semblé que le défaut de puissance vocale entraînait inéluctablement un manque de rythme. C’est-à-dire que si nous ne sommes pas, à chaque instant, rattrapés, en quelque sorte, par le lecteur, comme s’il voulait nous dire : « Et écoutez ça encore, c’est très important ! », il y a forcément des moments où l’on décroche … Mais la seule puissance sonore n’est alors pas en jeu, et ce sur quoi il faut être vigilant ce sont tous les fondements de l’art de l’éloquent sensible : réaccentuations, attaques franches, finales nettes, phrasé … Ceux d’entre nous qui n’avaient pas vu le film sont quand même restés accrochés jusqu’au bout afin de découvrir qui en voulait au père. |
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| 2007-05-27 21:37:00 | Huit femmes | Tous ceux qui ont vu la pièce adaptée au cinéma par François Ozon, en 2002, pourront redécouvrir le texte de « Huit femmes » le mercredi 30 mai, à 15h00, au Pranzo. Tous les autres auront la chance de découvrir cette pièce à suspense, pleine d’humour – et de femmes …
Cette comédie policière en trois actes de Robert Thomas (qui fut, notamment, directeur du Théâtre Edouard VII), créée en 1961, sera lue sans entracte. Dans une maison isolée par la neige, les membres féminins d’une famille mènent leur propre enquête pour découvrir l’assassin du maître de maison, vraisemblablement l’une d’elles. Malgré les convenances et les courtoisies apparentes, elles se livrent, en huis-clos, à un jeu de la vérité aussi implacable que pitoyable, révélant les faiblesses, les mensonges, les rancoeurs cachées, n’épargant aucune d’elles. Nous pourrons y entendre Marie-Victoire Debré, Juliette Places, Jessica Melkon, Eve Dufaud, Camille Glémet, Pauline Smadja, Perrine Marquès, et moi-même. Les hommes sont plus que jamais les bienvenus au Pranzo, 35, bd Bonne Nouvelle, Paris II. A mercredi ! |
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| 2007-05-23 11:31:00 | Vous ne voulez pas de moi ? Tant pis ! | Allez, debout, arrêtez de musarder, et courez vite au Théâtre de Nesle (8, rue de Nesle, Paris VI) assister, à 21h00 et jusqu’à samedi 26 mai, à ce spectacle conçu par Maxime d’Aboville, mis en scène par Sébastien Tonnet, avec ce même Maxime d’Aboville et Eléonore Bauer.
« Vous ne voulez pas de moi ? Tant pis ! » est un montage décapant de scènes de couple du Répertoire. Et ça fuse dans tous les sens pendant l’heure trop courte ! de la représentation. On commence par les deux fameuses scènes du pré aux vaches et de l’ougadaï de « La demande en mariage » de Tchékhov ; on enchaîne par du Feydeau et son costume de Roi Soleil de « Feu la mère de Madame » ; la tête nous tourne ensuite, plongés que nous sommes dans les récriminations joyeuses de « La peur des coups » de Courteline ; et enfin -enfin !- le bisou de « L’ours » remporte toute notre approbation, et nous force, oui, force (comment pourrait-on faire autrement face à tant de vie) à fondre en applaudissements ! Les textes sont menés tambour battant, nous donnant à peine le temps de reprendre notre souffle … mais on en redemande, et c’est le sourire aux lèvres que l’on se retrouve dans la vraie vie. Mais s’il n’y avait que cette maîtrise indéniable des textes … Et bien non, il y a plus : il y a la jouissive complicité que Maxime et Eleonore ont su créer (jouant de leurs différences encore plus que de leur esprit commun), et qu’ils exploitent sans vergogne, pour notre plus grand plaisir. Dernière minute : en raison du succès, Les Duellistes, pour contenter leur sadique public, prolongent leurs engueulades les 7, 8 et 9 juin à 19h30, toujours au Théâtre de Nesle. Pensez à réserver, au 01 46 34 61 04. |
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| 2007-05-21 11:12:00 | La Maya | Deux des membres des Chêneaux, MM. Guillaume Rumiel et Guillaume Dumoulin, se sont retrouvés sur un projet assez fou, avec, pour chacun, de lourdes responsabilités.
Guillaume Rumiel n’a rien de moins à faire que d’interpréter, dans cette adaptation des « Caprices de Marianne », le rôle d’Octave … Autant dire qu’il avait à porter la pièce. Et il la porte ! Quant à Guillaume Dumoulin, il a, accompagné de Paul-Edouard Gondard, repris en main toute la production des représentations, et la gestion de la salle – depuis les contrats et la publicité jusqu’à la caisse. « La Maya », d’après « Les Caprices de Marianne », d’Alfred de Musset, se joue le 25 mai à 19h00 au Théâtre de la Reine Blanche (2 bis, passage Ruelle Paris XVIII), et les 10 et 12 juin à 20h30 au Passage vers les étoiles (17, cité Joly Paris XI), dans une mise en scène d’Ewan Lobé Jr., et avec Claire Morin, Guillaume Rumiel, Vincent Launay, Alexandre Morand, Philippe Rouyer et Samar Salamé (soprano). Plus d’informations sur le blog de la pièce . |
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| 2007-05-19 20:43:00 | Au lycée Rodin | J’ai eu l’honneur et le plaisir, durant toute cette année, d’assister Danuta Zarazik dans ses cours de théâtre auprès des élèves de Premières et Terminales de l’option Art dramatique du lycée Rodin. Après quelques mois de travail sur l’improvisation, les élèves ont abordé deux textes issus du répertoire du XXème siècle : « Un riche, trois pauvres », de Louis Calaferte, pour les Premières, et « L’Opéra de Quat’sous », de Bertold Brecht, pour les Terminales.
Quelques répétitions plus tard – au rythme de trois heures par semaine … , le bac approche. Et le spectacle ! En effet, vendredi 25 mai, la salle Gérard Philipe du lycée Rodin accueillera ces deux pièces et leurs tout jeunes interprètes. Première expérience de jeu pour beaucoup d’entre eux, et première expérience de transmission des savoirs et savoir-faire pour moi ! Comment dit-on ? ah oui : le stress … « Un riche, trois pauvres » à 19h00 et « L’Opéra de Quat’sous » à 20h30, c’est vendredi prochain, le 25 mai, au 19, rue Corvisart, Paris XIII (Métros Corvisart, Glacière ou Gobelins). |
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| 2007-05-17 19:34:00 | Smirnov et Angèle au Pranzo | Tels sont les noms des héros de nos dernières lectures, « La délaissée », de Max Maurey, et « L’ours », d’Anton Tchékhov – et premières au Pranzo, notre nouveau lieu de rendez-vous.
Adaptation réussie ! Alors qu’en bas le service du midi se terminait, des voix commencèrent à s’élever, venant de la salle du haut, et allèrent jusqu’aux grognements, cris, coups et baisers … Ce n’était que nous – qui nous sommes installés dans la grande salle du premier étage, comme si nous y étions déjà venus maintes et maintes fois. Comme chez nous, nous avons laissé libre cours à nos voix et à notre plaisir. L’ombre de Max Maurey, qui dirigea longtemps le tout voisin Théâtre des Variétés, devait être parmi nous et entendre avec plaisir les « Tout ? – Tout ! » qui rythment sa pièce. Théâtre dans le théâtre, condensé du théâtre bourgeois du début du XXème siècle, tous les bons petits défauts des comédiens, voilà ce que nous avons pu trouver dans les malheurs de « La délaissée ». Malgré un petit manque de rythme, imputable sans doute au difficile exercice qu’est une lecture ‘jouée’ et à l’absence des ‘jeux de scène’, nous nous sommes laissés suprendre par cette répétition de nos précurseurs-collègues. André Antoine, cher révolutionnaire du théâtre, ne nous en veuille pas de t’avoir eclipsé au profit de Robert Hossein et de son Marigny ! La folie de Tchékhov nous est (ré)apparue à la lecture de « L’ours ». Les personnages, vrais dans leurs caricatures, nous ont entraîné dans le tourbillon de leurs relations – comment dire … : tumultueuses. Chacun d’entre nous a apprécié et le texte et la lecture. Il semble que cet acte fasse décidemment partie de notre Répertoire. Peut-être bientôt en lecture publique ? Et, quand nous aurons l’emploi, pourquoi pas sur scène ? Affaire à suivre ! En attendant, nous nous retrouverons tous pour de nouvelles découvertes le 30 mai pour la lecture de « Huit femmes », dont fut tiré le film de François Ozon. |
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| 2007-05-16 20:03:00 | Semianyki | Non pas tout à fait du théâtre, ni tout à fait du clown, ce spectacle proposé par le Teatr Licedei, jusqu’au 24 juin au théâtre du Rond-Point, est à voir !
Sans texte, à part un « allô » mi-français mi-russe, nous assistons pendant 1h40 (qui semblent n’être qu’un instant), aux déboires et aux joies de la famille Semianyki, la famille des gros malins. Donc, du clown-mime qui exploite toutes les possibilités de ces deux disciplines si exigeantes. Le père, la mère et les quatre enfants, tour à tour insupportables et tellement attachants, nous font vivre quelques uns de leurs moments de vie, transposés par la féérie d’une mise en scène qui ne laisse pas un instant de répit aux comédiens. Pour les quatre garnements : comment faire pour embêter le plus papa ? Pour la maman : comment retenir l’homme ? Pour le papa : comment gérer tout ça ? Une vraie histoire, qui se termine par un vrai happy-end ! Et, chose rare en France, les comédiens du Teatr Licedei n’hésitent pas à faire intervenir le public, et à aller le chercher jusque dans son fauteuil rouge ! On sort du Rond-Point tout réjoui, et le sourire aux lèvres. |
En 1968, à Leningrad, Slava Polunine réunit quelques clowns et crée le Teatr Licedei. Les sketches qu’ils inventent sont baignés de mélodies occidentales et ne vantent pas les mérites de la grande URSS, ce qui les rend suspects aux yeux des autorités soviétiques. Néanmoins, grâce à sa ténacité, il obtient un bel outil de travail : une abbaye désaffectée dans laquelle il installe une salle de répétitions, des ateliers qu’il réussit à doter d’un matériel assez performant et d’un petit bureau. Il y dort, il n’est pas le seul : une grande partie de son équipe y campe jour et nuit.
Mal noté par les officiels, mais adulé par le public, le TEATR LICEDEI est autorisé à sortir plusieurs fois d’URSS pour participer à des festivals à travers le monde, en Colombie, Chine, Allemagne, Italie, Angleterre et à Hong-Kong, avec leur spectacle “Assissye revue” réunissant leurs meilleurs sketches. Ils se produisent pour la première fois en France, invités au Festival d’Aurillac par Michel Crespin (alors directeur), avec un spectacle de rue, “Katastroph”, inspiré à l’origine par un accident d’avion, et transformé ensuite, après l’explosion de Tchernobyl, en une manifestation contre le danger nucléaire. Peu avant la chute du Mur de Berlin (9 novembre 1989), le Teatr Licedei est l’instigateur de la “Mir caravan” (Caravane de la Paix), qui ira de mai à septembre de Saint Petersbourg à Blois. Il sera accompagné par le Teatro Nucleo de Ferrara en Italie, le Footsbarn theatre, le Théâtre des Provinces du Monde de Nicolas Peskine, et par beaucoup de jeunes groupes qui les rejoignent en cours de route. Les deux temps forts seront l’escale à Berlin, côté ouest de la Porte de Brandenburg, et l’accueil à Paris au Jardin des Tuileries. Après la disparition de l’Union soviétique, le groupe se disloque, plusieurs de ses membres ressentent le besoin d’aller à la rencontre d’autres expériences, rejoignant, par exemple, le Cirque du Soleil ou menant une carrière mondiale en solo, à l’instar du fondateur, Slava Polunine, qui crée son spectacle, « Slava Snowshow ». Ceux qui choisissent de rester en Russie décident de se renouveler, refusant de céder à la règle d’or qui voulait que l’on crée UN numéro et qu’on l’exploite toute sa vie. L’honneur des « anciens » du Licedei aura été de créer une école de clown, au sein de l’Académie de théâtre de la Faculté de St Petersbourg. Les “6 anciens” – Victor, Robert, Alexander, Felix, Anvar et Anna – font ainsi appel à des jeunes qui sauront remettre l’imagination au pouvoir dans les spectacles de la troupe et qui insufflent au Licedei une nouvelle vitalité, complètement dans l’esprit de ce qui avait fait il y a 20 ans le succès national et international de cette troupe, avec des trouvailles étonnantes et des idées à foison. Pas de nez rouge, pas de masque de clowns cette fois. De l’énergie, du dynamisme et de l’inventivité à revendre, chez Marina Makhaeva, Olga Eliseeva, Yulia Sergeeva, Elena Sadkova, Alexander Gusarov et Kasyan Ryvkin. |
| 2007-05-13 20:11:00 | La délaissée et L’ours | Pour que la délaissée rencontrât l’ours, il eût fallu qu’ils fussent nés sous la plume du même auteur … ou bien que Les Chêneaux en organisent la lecture ! Rencontre franco-russe, donc, ce mercredi 16 mai 2007 à 15h00 pétantes dans notre nouveau repère : le Pranzo, sis au 35 du boulevard Bonne Nouvelle.
Max Maurey, qui en plus d’être auteur et critique fut aussi un grand directeur de théâtre (en particulier des Variétés) et un mécène généreux, écrivit au début du vingtième siècle « La délaissée », qui sera lue une centaine d’années plus tard par Guillaume Dumoulin, Marie-Victoire Debré, Juliette Places et Guillaume Rumiel. Une scène de couple dégénère en bruit et en violence jusqu’à faire intervenir le concierge de l’immeuble. Et là, coup de théâtre – mais je ne vous en dis pas plus … Anton Tchekhov, que l’on connaît surtout pour ses grands drames, a eu la bonne idée d’écrire quelques pièces en un acte, dont « L’ours », dans laquelle on voit un homme, qui se jura de ne plus jamais avoir affaire aux femmes, rendre visite (pour affaires !) à une femme qui s’est cloîtrée et retirée du monde suite à la mort de son mari. Pauline Smadja, Fabrice Perrin et moi-même aurons l’extrême plaisir de lire cette plaisanterie en un acte. Mais, finalement, peut-être la délaissée découvrira qu’elle est avec un ours, et l’ours rencontrera la délaissée qu’il lui fallait ? … Réponse le 16 mai à 15h00 au premier étage du Pranzo ! |
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| 2007-05-11 14:27:00 | L’art de bien dire | Je ne peux resister à l’envie que j’ai de vous faire part, sans plus attendre, d’un extrait de « L’art de bien dire », ouvrage de M. Henri Dupont-Vernon, professeur au Conservatoire de Déclamation, ainsi que pensionnaire de la Comédie-Française de 1873 à 1897.
« Pour bien dire, il vous faut, mon ami, un peu de science et beaucoup de naturel ; ces deux choses à la fois, sachez-le bien, car l’une d’elles ne vous servirait à rien sans l’autre. Vous commencerez par apprendre tout ce qui s’apprend. Gardez-vous de négliger ces premières études, car cette science que vous allez acquérir vous fournit seule l’infaillible moyen de tirer parti de vos qualités de nature, de leur faire produire tous les résultats que vous êtes en droit d’en attendre. — Mais n’oubliez pas qu’il y a plus et mieux à faire. Tout le monde a pour l’emphase une répugnance instinctive : vous devrez, vous, en avoir l’horreur. Tout le monde a le goût de la simplicité : vous devrez, vous, en avoir la passion. Enfin, vous ne vous contenterez pas d’être naturellement sensible ; vous n’éprouverez aucune honte puérile à montrer que vous l’êtes, et ce don précieux de la sensibilité, vous le cultiverez incessamment. Le feu intérieur, sans la science qui doit le régler, la science, sans la chaleur d’âme qui la vivifie, sont des qualités stériles. [ ... ] Inspirez-vous de vos maîtres, ne les imitez jamais. » Ou encore, ailleurs : « Respect de l’intention, mépris du mot. » Voilà des choses qu’il fait du bien d’entendre et de savoir venir de si loin, n’est-il pas ? |
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| 2007-05-10 18:48:00 | Tous au Pranzo ! | On déménage ! Comme nous vous l’avions annoncé lors de notre dernière lecture, nous allons dorénavant pratiquer nos activités dans un lieu plus grand et plus ouvert : le Pranzo. Situé au 35, boulevard Bonne Nouvelle, dans le deuxième arrondissement, ce restaurant des Grands-Boulevards nous rapprochera de nombreux théâtres : il se trouve juste en face du Gymnase-Marie Bell, est à deux pas du Conservatoire, et n’est pas très loin non plus des Variétés ou du Nord-Ouest (avec qui travaille déjà Webstellung, notre partenaire communication) …
L’établissement est déjà très tourné vers le théâtre, avec des serveurs qui tous sont élèves en théâtre, mais aussi avec des stands-up et des concerts organisés lors de soirées spéciales. C’est dans ce cadre que nous aurons l’honneur et le plaisir, dès la saison prochaine, d’effectuer les meilleures de nos lectures le soir, et en public ! En attendant, le Pranzo devient notre nouveau lieu de travail, et accueillera désormais nos ateliers de lecture un mercredi sur deux, toujours à 15h00, dans sa salle du haut, où nous serons entre nous – mais toujours ouverts à tous les auditeurs intéressés. Qu’Emmanuel et David soient vivement remerciés de l’accueil chaleureux qu’ils nous font ! Comment ? Par notre enthousiasme, et notre ferveur à tous ! Les Chêneaux et le Pranzo seront ravis de vous accueillir dès le mercredi 16 mai pour fêter dignement le Théâtre avec deux merveilleuses pièces en un acte! |
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| 2007-05-03 08:34:00 | En couple et un mari sourd | Voilà le résultat de « Seul » et de « La comédie de celui qui épousa une femme muette » … dernières lectures des Chêneaux. Avant de revenir sur ce qui fut annoncé lors de cette réunion, quelques mots sur la lecture en elle-même.
« Seul » a fait l’unanimité. Tous, aussi bien lecteurs qu’auditeurs, avons été emballé par ce texte d’Henri Duvernois. La légèreté apparente du texte, l’originalité de l’intrigue, les dialogues bien menés, et surtout le format de la pièce (un acte) ont fait dire à tout le monde que c’était exactement ce qu’il nous fallait pour notre Répertoire de lecteurs. La non-visualisation de l’action a ici été ressentie comme une plus grande liberté offerte à l’auditeur. « La femme muette », elle, énerva tout le monde – mais c’était le but … Le style de la pièce, si particulier, proche de la farce pure, ne fut pas du goût de tous. De manière générale, les lecteurs ont pris plaisir à lire ce texte déjanté, mais les auditeurs étaient un peu sceptiques vis à vis des qualités de l’oeuvre. Anatole, pardonne à tes interprètes, qui n’ont pas su faire voir ton spectacle ! Car là, le visuel a manqué, et beaucoup d’entre nous ont pensé qu’il serait plus intéressant de voir cette pièce jouée que simplement lue. Cela étant dit, nous avons maintenant dans nos bagages une farce qui tient la route, et si nous devions offrir un jour un voyage à travers le Répertoire français, nous nous arrêterions sans aucun doute à la farce de Monsieur France. Quant au petit discours que j’eus l’honneur de faire, et qui fut suivi de délicieux gâteaux, voici quels en étaient les principaux points, sur lesquels je reviendrai dans de très prochains messages : 1° nous déménageons, du Zig-Zag au Pranzo, situé sur les Grands Boulevards ; 2° nous organiserons, dès le début de saison prochain, des lectures publiques dans notre nouvel établissement ; 3° afin d’entrer dans un cadre strictement légal, nous demandons maintenant à nos membres de régler leur cotisation (vingt euros). Notre groupe toujours s’agrandit, notre travail toujours s’améliore, et notre volonté porte ses fruits ! |
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| 2007-04-29 15:01:00 | Seul et une femme muette | La prochaine lecture des Chêneaux, qui nous permettra d’entendre « Seul », de Henri Duvernois, et « La comédie de celui qui épousa une femme muette », d’Anatole France, aura lieu, tenez-vous bien, dans le salon souterrain du Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V, mercredi 2 mai, à 15h00.
Tibor Radvanyi nous lira les didascalies de ces deux pièces, séparées par un court entracte. « Seul », pièce en un acte immortalisée en 1932 par Jean Tarride qui en fit un film (avec Pauline Carton, René Lefèvre et Julien Carette … ), sera lue par Stéphane Peyran, Juliette Places, Pauline Smadja et Guillaume Bienvenu. « La comédie de celui qui épousa une femme muette », deux actes créés en 1912 au Café Voltaire, sera cette fois lue par Christoph Cayre, Grégoire de Carolis, Juliette Places, Damien Monney, Guillaume Bienvenu, Jessica Melkon, Pauline Smadja, Stéphane Peyran, et moi-même. Au programme, donc, deux auteurs très peu lus aujourd’hui, qui accédèrent pourtant à une grande notoriété de leur vivant. Et deux styles très différent : le quotidien très parlé, et l’ampoulé grandiloquent ; deux théâtres différents, qui devraient se rejoindre dans le sourire du public. Comme vous l’avez pu lire dans notre dernière lettre, cette lecture sera également pour nous l’occasion de vous faire part d’une nouvelle décisive pour notre association, ainsi que de nous réjouir autour de sucreries … un peu après l’heure du goûter. |
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| 2007-04-27 14:50:00 | Simon Boccanegra | En ce moment, se joue, à l’Opéra Bastille, un opéra de Giuseppe Verdi (1813-1901), musicien dramaturge.
« Simon Boccanegra » est un melodramme en 3 actes, d’une durée de 2h45, avec un entracte. Livret de Maria Piave et Arrigo Boito d’apres la pièce d’Antonio Garcia Guttierrez. Mise en scéne de Johan Simons. Les textes sont en italien, mais que ceux qui n’ont jamais assisté à un opéra se rassurent, une traduction en francais, défile sur un écran au dessus de la scène. Pour comprendre l’histoire, mieux vaut se renseigner avant, c’est un peu compliqué à suivre … Pour cette représentation, adieu les costumes d’époque ! mise en scène moderne, donc épurée … Mais, finalement, le manque de féérie de la mise en scène ne devient plus qu’un détail lorsque l’orchestre joue les premières notes … La magie prend place grâce aux chanteurs et aux musiciens. On oublie qu’il y a peu ou pas de décors, que les protagonistes sont en habits modernes, on ne veut même plus lire la traduction du texte, mais juste se laisser envahir et emporter par la beauté des voix et de la musique … A voir jusqu’au 10 mai! |
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| 2007-04-21 11:22:00 | Jumeau Jumelle | Une pièce d’Elie-Georges Berreby, mise en scène par Georges About, avec Yann Coeslier et Elodie des Longchamps, sur la petite scène de l’Aire Falguière.
Emmanuelle a fui à l’autre bout du monde son frère jumeau David, et sa passion destructrice. Après une longue absence, elle revient. David aura-t-il renoncé à son désir fou ? Un double défi se proposait avec cette pièce : d’un côté il fallait jouer et rendre « la situation », ces personnages toujours au bord de leurs pulsions, et devant toujours se dominer, et d’un autre côté il fallait respecter l’écriture d’Elie-Georges Berreby, très boulevardière tout au long de la pièce. Et c’est ce que Georges About à réussi à obtenir de ses comédiens ! On est en permanence sur un étroit fil, oscillant d’un côté et de l’autre, sans jamais tomber. Elodie des Longchamps, qui sort du cours de Dominique Leverd et qui a eu l’occasion de travailler sous la direction de Jacques Lorcey, est particulièrement admirable dans « Jumeau Jumelle », se jouant des difficultés du texte et nous entraînant où elle veut : on la suit dans le rire ou l’émotion, sans jamais tomber dans le pathos. |
Georges About a été l’élève de Christine Audhuy, puis de Jack Garfein, l’assistant de Guy Kayat sur « Mère Courage » de Brecht et d’Alain Daré sur « La danse de mort » de Strindberg, après quoi il a lui-même mis en scène de nombreuses pièces modernes et classiques. Il a créé en 1989 le Théâtre d’Art Moderne.
Elie-Georges Berreby est auteur de théâtre et de romans. Ses pièces ont été créées, entre autres, par Jean Negroni, Michel de Maulne, Gérard le Breton, J.P. Alègre et Bruno Abraham-Cremer, au TEP, au Vieux Colombier, au Théâtre des Mathurins, ou encore à l’Essaïon. Il est aussi peintre et sculpteur, et nombre de ses oeuvres ont été exposées sur divers continents. Il travaille en étroite collaboration avec l’Aire Falguière, créée par Geneviève Rozental. |
| 2007-04-20 08:59:00 | A la porte | Homme de théâtre s’il en est, Michel Aumont investit le plateau du théâtre de l’Oeuvre le temps d’un monologue mis en scène par Marcel Bluwal, qui a également signé l’adaptation du roman de Vincent Delecroix.
En deux mots, voici l’histoire : un vieux professeur de philosophie se retrouve « à la porte » de chez lui, ayant oublié ses clefs à l’intérieur. Le vieillard commence alors à nous raconter sa journée. Et petit à petit, on glisse vers quelques pensées métaphysiques sur la solitude, la mort, des choses gaies, quoi ; et commence un voyage dans l’esprit de celui qui, finalement, n’aura plus envie de retourner chez lui. Si Michel Aumont est un grand acteur il se heurte ici à un texte qui n’est, malgré ses apparences, absolument pas théâtral … Quelques questions, et quelques affirmations : |
Quelle est la situation de ce personnage ? A qui parle-t-il ? à nous, public, ou à lui-même ? Apparemment, il n’est pas censé s’adresser à nous – et c’est bien dommage, CELA aurait été une situation : quelqu’un vient nous raconter son histoire. Cependant, Michel Aumont, en homme de scène, le sent bien, je crois, et vient parfois nous prendre les yeux dans les yeux, à la face, et nous parler directement. Quel dommage que de tels moments n’aient pas été plus nombreux !
Le monologue est tiré d’une nouvelle, genre narratif par exellence et cependant tout dans la mise en scène veut nous éloigner de la narration : le vieux professeur « re-vit » devant nous toute sa journée. Oui, mais : il nous la raconte en même temps à l’imparfait … On est perdu … Pourquoi, tout simplement, ne nous raconte-t-il pas ? On en revient au problème du récit et de l’action au théâtre : il semblerait qu’aujourd’hui le théâtre veuille se débarrasser du récitant au profit de l’actant. Dans un texte d’une tournure classique comme celui-ci, cela crée une légère contradiction … Et puis, ce qui est montré sur scène n’est plus à faire dans l’esprit du public : déchargé d’un travail, il se retrouve par là même dépouillé de son pouvoir d’imagination. Cette « action » de chaque moment du texte nous ramène également à un autre point : le bonhomme sait où il est maintenant, tout ce par quoi il est passé, et où ça l’a mené, alors pourquoi semble-t-il redécouvrir chaque moment sans profiter du regard qu’il a acquis dessus par la suite ? Partons de la fin ! Ne serait-ce que pour « tenir » le public. Je m’explique. Dans ce type de monologue narratif, si nous jouons chaque moment en lui-même, pour lui-même, le public avance en même temps que nous, et nous suit, mollement, dans son fauteuil rouge : nous lui livrons tout. Si, au contraire, nous ne parlons de quelque chose qu’à la lumière des évènements survenus par la suite, alors le spectateur ne peut que se demander : « Mais pourquoi dit-il cela comme ça ? Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? Ce mec sur scène sait quelque chose que je ne sais pas – le salaud ! – qu’est-ce que ça peut bien être ? » L’imagination est en branle, et voilà le spectateur debout sur le plateau, en sympathie avec le personnage, en action avec le comédien ; l’Echange est là … (« Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c’est pour cela qu’il va au théatre » – Paul Claudel, « L’Echange ») « A la porte » est l’occasion pour les jeunes comédiens de découvrir la note Michel Aumont. Car il en a une, bien à lui, dont il ne démord pas, et qui s’accroche à lui. Je n’arrive pas à la décrire, sinon à dire qu’elle va vers le grave … Il faut l’entendre, et se la laisser imposer. Qui a dit que les souffleurs n’existaient plus ? Il m’a pourtant semblé entendre à deux reprise une voix détimbrée venir de la coulisse, aussitôt reprise à plein coffre par le monsieur sur la scène … Mais peut-être fait-ce partie de la mise en scène ? Non mais enfin, un peu de sérieux ! Un peu de dignité ! Les oreillettes existent, maintenant ! Michel Aumont entre au Conservatoire National Supérieur d’art dramatique en 1954 et reçoit le premier prix de comédie moderne pour son rôle dans « Le tragique malgré lui » de Tchekhov au concours de juillet 1956. La même année, il devient sociétaire de la comédie française. En 1972, il fait ses débuts à la télévision puis au cinéma dans « La femme en bleu » de Michel Deville. Il n’arrêtera pas ensuite de séduire les plus grands tels que Claude Chabrol qui l’engage alors pour incarner un commissaire sadique dans « Nada » en 1973, rôle qu’il endossera régulièrement par la suite. Il travaillera notamment avec Claude Zidi, Georges Lautner, Jean-Jacques Annaud et Jacques Veber avec lequel il poursuivra une collaboration régulière, la dernière en date étant son rôle, en 2001, dans « Le Placard » film dans lequel son personnage est un homosexuel. Menant une carrière parallèle au théatre, il a joué dans des pièces de Robert Pinget, Samuel Beckett, Anton Tchekhov ou encore Jean Giraudoux et Fedor Dostoïevski. |
| 2007-04-18 23:00:00 | C’était une voleuse ! | Un peu plus de cent ans après sa création par, entre autres, Mme Simone et Lucien Guitry, Les Chêneaux firent en sorte, en ce dix-huitième jour d’avril deux mille sept, que leurs membres redécouvrent « Le voleur », un drame psychologique en trois actes d’Henry Bernstein.
Pour la première fois, la lecture a pu profiter de la présence d’un auditoire conséquent et vierge, beaucoup de spectateurs assistant à leur première lecture des Chêneaux. Non seulement le groupe s’étend, grâce à la participation active de certains de ses membres – qu’ils en soient remerciés – mais cela nous permet surtout de constituer un réel Echange, principe fondamental et primordial du théâtre. Cette collaboration sympathique entre les deux parties (lecteurs et auditeurs) a été encore accentuée par deux nouveautés à nos lectures: la salle était scindée en deux : acteurs d’un côté et spectateurs de l’autre – sans avoir de rampe, nous nous rapprochions tout de même des conditions de représentation au début du XXème siècle ; une « mise en place » légère et simple avait été organisée, autorisant une visualisation plus facile de l’action scénique. Après une brève présentation de l’auteur et de « son » théâtre, un premier acte quelque peu long, un entracte bien mérité, et deux actes plus enlevés, nous avons entamé notre tour de table habituel, qui a mené à de nombreuses réflexions dont voici les principaux points : |
Sur la lecture en elle-même, une fois de plus nous avons constaté l’importance d’un travail commun préalable : les parties travaillées ensemble étaient nettement plus fluides, et donc agréables à l’écoute, que les autres.
La pièce nous paraît aujourd’hui démodée par son intrigue d’une part (le vol ne nous révolte plus autant qu’au début du siècle dernier), et d’autre part par le fait que tous les personnages paraissent « bons » et gentils à en devenir presque inhumains. A ce propos, nous avons évoqué le travail d’un metteur en scène éventuel, qui devrait se pencher sur les motivations et réactions réelles des personnages afin d’en faire ressortir leurs mauvais et méchants côtés (sans pour autant « noircir » la pièce). Dans sa version filmée de « Mélo » de 1986, Resnais semble avoir réussi à trouver le juste équilibre ! La qualité d’écriture nous a enchanté, aussi bien au niveau de la construction dramatique, très solide (la « pièce bien faite » de l’époque), qu’à celui du texte et des dialogues. La modernité du texte nous a frappé à certains moments (en particulier à ceux « pornographiques »), auxquels nous n’avons eu cesse de revenir … Nous nous sommes demandés pour quelles obscures raisons Bernstein s’était battu en duel avec Edouard Bourdet, mais sans oser avancer de réponse à cet épineux problème. Evidemment, nous nous sommes réjouis d’avoir découvert cette pièce qui, si elle n’a pas fait l’unanimité, nous a néanmoins permis de rajouter le « boulevard dramatique » à notre répertoire ; les lecteurs ont fait part de leur plaisir à lire ce texte et à commencer à en donner quelques intentions ; et nous nous sommes tous quittés en nous donnant rendez-vous dans deux semaines (le 2 mai). D’ici-là, je ne peux résister à la tentation de vous faire partager cette proposition de Colette : « Il n’y a peut-être, au théâtre comme ailleurs, que deux sortes de plaisirs : le choc de l’imprévu et le sûr agrément du connu. » A vos commentaires ! |
| 2007-04-15 10:54:00 | Le voleur | Un drame psychologique bourgeois, qui apporta en 1906 la célébrité à son auteur, Henry Bernstein, sera à l’affiche de notre prochaine lecture, mercredi 18 avril, à 15h00, au Zig-Zag, 32, rue des Carmes, Paris V.
« Le voleur » nous apporte, sur bien des points dont nous parlerons ensemble, un témoignage précieux sur le théâtre du début du XXème siècle. Si le drame est bien « bourgeois », on sent profondément l’empreinte d’André Antoine, qui « découvrit » Bernstein, et de son naturalisme. Classé ensuite, avec Courteline et Renard, parmi les réalistes, en opposition au flamboiement de Rostand, Bernstein annonce par certains aspects de ses oeuvres le symbolisme. C’était un auteur bien de son temps. Plongeons dans l’après affaire Dreyfus … Un couple, en villégiature avec un jeune couple d’amis, s’aperçoit avec stupeur qu’il est victime de vols répétés. Le mari décide donc de faire venir un détective afin de découvrir qui est le voleur … Les hôtes seront lus par Tibor Radvanyi (Raymond) et Julie Laffont (Isabelle), et seront accompagnés par un invité mystérieux, Guillaume Dumoulin (M. Zambault), leur fils, Damien Monney (Fernand), et leurs deux amis, Eve Dufaud (Marie-Louise, créée par Mme Simone) et Guillaume Bienvenu (Richard, créé par Lucien Guitry). Quant à moi, j’essaierai de vous faire visualiser l’action en lisant les didascalies. |
Henri Bernstein (ou Henry) (1876-1953) est un dramaturge français du théâtre de boulevard. Il devint célèbre en 1906 grâce au succès de son drame bourgeois Le Voleur.
Avant la Seconde Guerre mondiale il connut un regain de célébrité grâce à un duel contre édouard Bourdet, son rival dans le même genre théâtral. En 1911, il donne à la Comédie-Française la pièce controversée « Après moi », dénoncée comme une œuvre « juive » par ses détracteurs qui jugeaient qu’elle ne devait pas avoir sa place au théâtre. Cette représentation lui vaudra des manifestations antisémites des Camelots du Roi (phalange activiste de l’Action française) qui s’insurgent moins contre la pièce que contre son auteur en raison de ses origines juives. D’un point de vue nationaliste et antidreyfusard, les Camelots l’accusaient également d’avoir déserté pendant son service militaire. Par la suite, Bernstein fut directeur du théâtre du Gymnase à Paris de 1926 à 1939 et y créa plusieurs de ses œuvres et des plus remarquables telles que « Samson », « La Rafale », « La Galerie des Glaces », « Mélo », « Le Bonheur » et « Le Messager ». Durant la Deuxième Guerre mondiale, il s’était exilé aux états-Unis. Il écrivit « Portrait d’un défaitiste », un portrait implacable de Pétain qui connut un grand écho dans la presse américaine. Il vivait alors à New York au Waldorf-Astoria. Dans son ouvrage « Le Soleil et les Ombres », Jean-Pierre Aumont s’est montré choqué du désintérêt manifesté par Bernstein pour la guerre et du luxe dans lequel il vivait. |
| 2007-04-14 15:27:00 | Goodbye Bafana | Ce film, réalisé par Bille August, retrace une partie de la vie de James Gregory (d’après son livre « Le regard de l’antilope »), gardien en prison de Nelson Mandela pendant 24 ans. Le décryptage de la fin de l’apartheid à travers la confrontation entre ces deux hommes, ou comment le gardien et censeur d’un terroriste est petit à petit devenu son confident …
Brillamment servi par Joseph Fiennes (James Gregory), Dennis Haysbert (Nelson Mandela) et Diane Kruger (Mme Gregory), le film n’en reste pas moins sans grand intérêt. Tout y est relativement convenu, sans surprise, et très beau, avec des méchants et des gentils. Ce qui aurait pu être un formidable témoignage sur les années d’incarcération du futur Président d’Afrique du Sud, ne nous entraîne pas bien loin, si ce n’est dans un certain pathos. Si vous avez la larme facile, allez-y, vous serez servis. Si vous pensez qu’un Prix Nobel de la Paix et l’apartheid mériteraient un plus noble traitement, restez chez vous. |
Après des études d’architecture au Danemark et de photographie en Suède, Bille August fréquente l’Ecole du Film Documentaire de Stockholm. En 1971, il obtient son diplôme de chef opérateur à l’Ecole danoise du Cinéma et se lance dans la réalisation de nombreux courts métrages, films publicitaires et films pour la télévision tout en travaillant comme directeur de la photographie en Suède.
C’est en 1978 que Bille August réalise son premier long métrage, « In my life ». « Zappa » (1983) et surtout « Twist & shou »t (1984), films sur la jeunesse danoise, l’imposent comme une figure incontournable du cinéma danois. Mais c’est Cannes qui fait la renommée internationale du Scandinave puisqu’il y remportera deux fois la Palme d’or en quatre ans avec « Pelle le conquérant » (1988, également Oscar du Meilleur film étranger) et « Les Meilleures Intentions » (1992), sur un scénario autobiographique d’Ingmar Bergman. Son cinéma, classique et traitant régulièrement de l’enfance difficile, est alors à son apogée. Avec « La Maison aux esprits » (1993), Bille August porte à l’écran le roman homonyme d’Isabel Allende et signe son premier film hollywoodien, avec Meryl Streep, Glenn Close et Jeremy Irons au casting. C’est le début d’une série d’adaptations de best-sellers, puisque suivent, en 1997, « Smilla », d’après un roman du Danois Peter Hoeg et, en 1998, « Les Misérables », d’après Victor Hugo, avec Liam Neeson notamment. Après une longue absence sur le devant de l’affiche, Bille August revient en 2007 avec « Goodbye Bafana ». |
| 2007-04-07 17:15:00 | Totor et ses malhors | On s’est d’abord demandé s’il fallait faire une pause après le deuxième acte, et, une fois lancé dans la lecture, la question ne faisait plus de doute … non!
L’oeuvre de Roger Vitrac a fait l’unanimité, malgré une lecture un peu desordonnée par l’interpretation. Chacun avait une idée precise de celle-ci, et malheureusement pas toujours la même. Ce qui a donné un resultat, plutôt, disons … original ! Nous avons donc tous conclus, qu’il fallait se reunir, impérativement, une ou deux fois, avant les lectures, pour pouvoir se mettre d’accord sur la « note » de la pièce, afin de se sentir à l’aise avec ses partenaires et de donner un même ton à la pièce! Chaque interprétation était, malgrè tout, très intéressante, et reussie! Un grand MERCI à Grégoire pour nous avoir fait découvrir cette pièce magnifique et tellement, malgré l’absurde, dramatique. Et merci a tous pour votre indulgence envers la maitresse de cérémonie!! |
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| 2007-04-06 10:42:00 | Les détours Cioran | Dans le cadre des lectures de la Huchette, Guy Moign dirigera une lecture d’une pièce de Matéi Visniec, « Les détours Cioran ou Mansarde à Paris avec vue sur la mort », le lundi 9 avril à 14h30, au théâtre de la Huchette (23, rue de la Huchette, Paris V, M° Saint-Michel).
Participeront à cette lecture Guillaume Bienvenu, Stéphanie Chodat, Denis Daniel, Emmanuel Delivet, Guy Moign et Nell Reymond. C’est avant tout une pièce sur la mémoire. Sur la mémoire d’un certain Monsieur Cioran qui, un jour, en sortant des éditions Gallimard, oublie le chemin de retour à la maison … Cette pièce parle aussi du rôle du philosophe dans la cité, de son devoir de lucidité dans un monde hanté par tous les totalitarismes, de l’Etranger qui traverse les frontières des cultures pour les enrichir toutes … Et puis il y a aussi ce regard sur l’homme et ses contradictions à travers un siècle, le siècle passé, qui a été particulièrement meurtrier. Un siècle qui nous a laissé des questions auxquelles un certain Monsieur Cioran, apatride d’origine roumaine, a répondu par la démolition de toute idée susceptible de sauver l’humanité. |
élève de Pierre BERTIN au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Guy Moign débute au théâtre avec Antoine BOURSEILLER dans « Rodogune » de Pierre Corneille aux côtés d’Edwige FEUILLèRE. Il crée, sous la direction de Jean-Marie SERREAU, « L’avenir est dans les œufs » de Eugène IONESCO, appartient à la Compagnie RENAUD-BARRAULT (Odéon-Théâtre de France) et travaille, entre autres, sous la direction de Roger BLIN, Jacques MAUCLAIR, Maurice JACQUEMONT, Jean-Pierre MIQUEL, Nicolas BATAILLE, Marcel CUVELIER, Mario FRANCESCHI, Gérard VERGES, etc.
Membre de la troupe du Théâtre de la Huchette, il joue dans « La Cantatrice Chauve » et « La Leçon ». Chanteur, il a joué, entre autres, dans « Le Poème du Pays qui a Faim », dans « Le Tour du Monde en 80 jours » avec la Compagnie Fracasse, dans « Le Voyage de Mozart à Prague » avec les Musicomédiens. A la Télévision, il a travaillé sous la direction de Guy LESSERTIS-SEUR, Guy LABOURASSE, Jean-Pierre MARCHAND, Roger KAHANE, Georges FOLGOAS, Edmond TYBO, Jean KERCHBRON, Maurice FAILVIC, Henri SPADE, Claude SANTELLI, Henri POLAGE, Jean PIGNOL, Claude COUDERC, etc. Il est également le metteur en scène de la Compagnie du Solilesse. Matéi Visniec est né le 29 janvier 1956 en Roumanie. Passionné très tôt par la littérature, Matéi Visniec découvre un espace de liberté. Son théâtre circule abondamment dans le milieu littéraire mais est interdit de création. En 1987, il quitte la Roumanie, demande l’asile politique en France, commence à écrire en français et travaille pour Radio France Internationale. Aujoud’hui, ses pièces sont créées dans plus de vingt pays et souvent publiées. Depuis la chute du régime communiste, il est l’un des auteurs les plus joués en Roumanie. |
| 2007-04-06 10:28:00 | Une soirée Mougenot | Suite au triomphe de la saison précédente, le Petit Théâtre Hébertot a décidé de reprendre les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 « L’affaire Dussaert », un monologue écrit, mis en scène et joué par Jacques Mougenot.
Si vous ne l’avez pas encore vu, courez-y vite, c’est un spectacle étonnant et d’une qualité rare. L’idée de ce monologue est née de la rencontre entre Peggy D’Argenson, galeriste, critique d’art, qui exposa et promut l’œuvre de Philippe Dussaert, et Jacques Mougenot, comédien, auteur dramatique, qui avait déjà parlé peinture dans sa précédente pièce : Corot. Il ne pouvait qu’être séduit par l’histoire et la personnalité de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien, initiateur du mouvement vacuiste dans les années 80, et surtout par l’affaire que suscita sa dernière œuvre. Il était d’autant plus utile et opportun de rappeler cet événement que l’actualité de l’époque l’avait (guerre du Golfe oblige) quasiment passé sous silence. C’est l’occasion pour l’auteur d’aborder avec humour le thème de l’art contemporain et de ses abus, en mêlant dans cette pseudo-conférence, satire et comédie, cocasserie et gravité, pertinence et impertinence. Si vous y avez déjà assisté, je ne peux que vous inciter à vous y rendre à nouveau afin de profiter du talent de Jacques Mougenot, et d’observer le « dépouillement » de son jeu … C’est une grande leçon pour les apprenti-comédiens ! Et, si le coeur vous en dit, vous pourrez toujours rester après, pour « La cigale et la fourmi », le spectacle de (et avec) François Mougenot, accompagné par son frère Jacques, que nous vous avions déjà recommandé. |
Voici la note d’intention de Jacques Mougenot pour « L’affaire Dussaert » :
Ce qui m’a séduit chez Philippe Dussaert (outre son humour, sa personnalité, et la singularité provocatrice de son travail de peintre), c’est que son œuvre, sa carrière et l’affaire Dussaert elle-même, soulèvent à elles seules la plupart des questions que se pose le profane en face de l’art d’avant-garde. Où se situe la limite entre l’œuvre d’art et un ouvrage quelconque ? Entre l’absurde et l’abject ? Entre l’audace et la provocation ? L’art et le commerce, l’art et la mode, l’art et la politique, l’art et l’argent, l’art et les médias, la critique éclairée ou aveugle, la valeur du jugement artistique, la valeur de l’œuvre d’art, sont autant de thèmes que permet d’aborder, sur le mode ironique et léger, voire burlesque, ce spectacle multiforme. Car le besoin de rester impartial (il n’était pas question de répondre aux questions), et le respect dû à la démarche artistique du peintre, m’ont mené à concevoir un spectacle qui relève tout à la fois de la conférence, du reportage journalistique et du théâtre. Mélange de genres dont le dosage incombe à l’interprète, qui passera de l’un à l’autre sans effort et insensiblement pourvu qu’il obéisse à une nécessité simple : celle de raconter le plus fidèlement et le plus clairement possible l’affaire Dussaert. Par ailleurs, j’ai voulu respecter toutes les opinions, si opposées soient-elles, et ne prendre parti que sur des questions qui ne concernaient pas directement Dussaert ou son œuvre. C’est à cette condition bien compréhensible que les ayant-droits, Mesdames Véronique Bardin-Dussaert et Peggy d’Argenson, m’ont autorisé à évoquer sur scène la figure de Philippe Dussaert, ce dont je les remercie comme je les remercie de leur patience à mon égard, de leur aide et de leurs conseils lors de l’élaboration du spectacle. Jacques Mougenot |
| 2007-03-31 14:01:00 | L’arbre de joie | A la Gaîté Montparnasse, Christophe Lindon a mis en scène « L’arbre de joie », une pièce de Louis-Michel Colla et David Khayat, avec François Berléand, François-Xavier Demaison, Maruschka Detmers et Marie Parouty.
Le grand professeur Henri Lacombe, qui dirige un service de cancérologie, et son assistant Samuel Sibony travaillent depuis des années sur les produits dérivés d¹un arbre chinois. Ils en ont tiré un médicament révolutionnaire ! Le seul problème, c’est qu’ils n’ont pas eu encore le temps de faire les expérimentations sur les animaux … « L’arbre de joie » aborde les problèmes liés au cancer sans fausse pudeur, soulève de multiples problèmes d’éthique et nous parle de notre relation avec la mort – la nôtre et celle de l’autre. Et malgré ses sujets assez oppressants, et grâce à un rythme et à des dialogues très « boulevard » la pièce reste légère ; nous ne sortons pas de là plombés. François Berléand, très bon dans son « emploi », qu’il exploite ici à fond, de vieux grognon, est ici parfaitement secondé par François-Xavier Demaison, très juste dans le rôle de l’assistant. L’écriture sous forme detableaux et la mise en scène très réaliste contribuent à nous donner l’impression de quelque chose qui s’est passé pour-de-vrai, et dont on ne nous donne que quelques instants judicieusement choisis … |
C’est après avoir intégré une école de commerce que François Berléand décide de s’inscrire dans le groupe théâtral de son établissement. Il devient vite l’élève de Tania Bachalova et entre dans la troupe de Daniel Bénoin, puis à 26 ans, il débute au cinéma une carrière très prolifique avec « Martin et Léa ». Si les premiers rôles sont surtout secondaires, sa collaboration avec Pierre Jolivet et le César d’interprétation pour un meilleur second rôle dans « Ma petite entreprise » lui permettent de passer à la vitesse supérieure. S’enchaînent alors les tournages, depuis « La Débandade » à l’incontournable « Les Choristes », qui rafle toutes les récompenses de l’année 2004. Si le cinéma révèle toute sa grandeur, Berléand ne boude pas la télévision et fait quelques apparitions dans des séries comme « Le Juge est une femme ».
Il faudra attendre 2000 pour que le nom de François Berléand soit dans tous les esprits : s’il a toujours énormément travaillé, il est resté cantonné à l’interprétation de personnages politiquement corrects et lisses, le laissant sur le banc de touche. Mais désormais, son talent crève l’écran, et il peut se prévaloir de rôles à sa hauteur dans « Le Prince du Pacifique », « Les Ames câlines », « Le Transporteur I et II », « Mon Idole », « Ne le dis à personne », « Quartier VIP », « L’Ivresse du pouvoir », ou encore « Selon Charlie », dirigé par Nicole Garcia. |
| 2007-03-30 08:45:00 | Victor ou les enfants au pouvoir | La prochaine lecture des Chêneaux, qui aura lieu le mercredi 4 avril à 15h00 dans la cave du Zig-Zag (32, rue des Carmes, Paris V), sera l’occasion d’entendre « Victor ou les enfants au pouvoir », une pièce de Roger Vitrac.
Cette pièce, créée en 1928 par la troupe du Théâtre Alfred Jarry dans une mise en scène d’Antonin Artaud, sera pour nous l’occasion d’entendre Grégoire de Carolis (Victor), Paul-Edouard Gondart (Charles), Marie-Victoire Debré (Emilie), Diane Esombé (Lili), Julia Steurer (Esther), Tibor Radvanyi (Antoine), Juliette Places (Thérèse), Guillaume Dumoulin (le Général), Jessica Melkon (Ida Mortemart et Maria), Fabrice Perrin (le Docteur), et Eve Dufaud qui lira les indications de l’auteur. C’est sans doute la pièce de théâtre la plus représentative du mouvement surréaliste. Victor est une tragédie burlesque, tout à la fois potache et métaphysique, une fable inspirée, une farce. La pièce fusionne avec l’esprit jusqu’au-boutiste de son héros de neuf ans qui, tel un marionnettiste du réel, manipule, dénonce, fracasse, et choisit finalement son destin. La fête d’anniversaire tournera au délire et au désastre. |
Né à Puisac, dans le Lot, en 1899 Roger Vitrac participe aux débuts du surréalisme dans les années vingt. Il publie d’abord des poèmes aux images oniriques (Connaissance de la mort, Cruauté de la nuit, 1927). Mais il se brouille avec Breton, et quitte le mouvement en même temps qu’Antonin Artaud, avec qui il fonde le Théâtre Alfred-Jarry. Il écrit alors sa pièce la plus célèbre, « Victor ou les enfants au pouvoir », qui introduit dans un cadre de comédie
de boulevard le sens surréaliste (dérision, provocation, rêves) et annonce le théâtre de l’absurde. Auteur de nombreuses autres pièces (« Le Coup de Trafalgar », 1934, « Le Sabre de mon père », 1951), Vitrac est considéré comme le meilleur représentant du surréalisme au théâtre. ROger Vitrac est mort en 1952. |
| 2007-03-26 21:35:00 | Fabienne Pascaud – Muriel Mayette | La rédactrice en chef de « Télérama » recevait au Rond-Point Muriel Mayette, qui est administrateur de la Comédie-Française depuis l’été dernier.
Après être brièvement revenues sur le parcours de Muriel Mayette jusqu’à sa nomination à l’administration du Français, les deux femmes ont évoqué les « scandales » provoqués d’une part par cette nomination, et d’autre part par « Le retour au désert », de Bernard-Marie Koltès, que Muriel Mayette vient de mettre en scène dans la salle Richelieu. Administrateur de la Comédie-Française, metteur en scène, auteur, ancien professeur au CNSAD, Muriel Mayette est aussi – et avant tout ! – comédienne. Et ça se sent. Elle ne parle du Français que comme d’une troupe (c’est un mot qui revient souvent dans sa bouche), très soudée et solidaire, préférant oublier les petites querelles trop relayées par la presse. Son amour des textes est sous-jacent à ses moindres propos sur le théâtre, et elle possède une honnêteté, vis à vis du texte, rare de nos jours. « Le grand comédien est celui qui DIT le texte » et disparaît derrière l’auteur et son propos. C’est l’art de l’ »éloquence sensible », et de l’ »effacement éclatant », comme dit si bien Colette. Bravo ! Quand Fabienne Pascaud fait part à Muriel Mayette de son impression que la troupe du Français a déjà été plus haut (litote) et lui demande comment elle compte s’y prendre, Muriel Mayette préconise une rencontre avec des maîtres, avec des directeurs d’acteur, pour sortir du « spectaculaire » et revenir au sens … Bravo ! Quand un auditeur lui demande les raisons du triomphe cette saison de « Cyrano de Bergerac », Muriel Mayette en évoque deux : 1° c’est une bonne pièce, 2° c’est le fruit typique du travail de troupe. « C’est une bonne pièce », et quel bonheur aussi d’assister à une pièce où l’on rit, où l’on pleure ! (Une petite question en passant : pourquoi ne pas monter uniquement de telles pièces ?) Le nouvel administrateur de la Comédie-Française ne semble pas de la race maudite des « intellectuels », et nous parle avec un grand sourire d’un Théâtre auquel on prend du plaisir … Bravo ! Evidemment, une légère pointe de féminisme était de mise, mais Muriel Mayette n’y était pas virulente – c’était d’ailleurs plus de l’anti-machisme chez elle. Madame l’administrateur ne veut plus qu’on lui demande « ce que ça fait d’être une femme » … Brava ! |
Lorsqu’elle entre à la Comédie-Française le 15 septembre 1985, Muriel Mayette ambitionne de faire une belle carrière. Mais elle ne se doute pas qu’elle deviendra près de vingt ans plus tard la première femme à prendre la tête de la troupe. Après avoir étudié à l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, elle entrevoit plusieurs possibilités d’évolution. A la fois auteur, metteur en scène et comédienne, elle choisit d’expérimenter les trois voies. Elle crée et dirige ainsi plusieurs pièces et adapte les oeuvres de quelques figures du théâtre comme Molière, Feydeau, Corneille, Alain-René Lesage ou encore Eugène Labiche – « La Poudre aux yeux », « Oh, mais où est la tête de Victor Hugo ? », « Clitandre », « Chat en poche » …
Parallèlement, elle joue plusieurs rôles à la Comédie-Française – « Le Malade imaginaire » de Molière, « Le Conte d’hiver » de Shakespeare, « Les Grelots du fou » de Luigi Pirandello, « Platonov » de Tchekhov – mais aussi en dehors – « Roméo et Juliette », « Le Misanthrope », « L’Inspecteur général » de Nikolaï Gogol. Muriel Mayette a également interprété quelques rôles au cinéma. En 2006, elle reçoit l’honneur d’être nommée administrateur général de la Comédie-Française. Personnalité curieuse et dynamique, Muriel Mayette aura donc, à sa manière, révolutionné le monde du théâtre. |
| 2007-03-25 09:53:00 | 74 Georgia Avenue | Le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis (CDN) présente, sur sa petite scène Jean-Marie Serreau, un spectacle mis en scène par Stéphane Valensi d’après trois courtes pièces de Murray Schisgal : « Le vieux juif », « Les marchands ambulants » et « 74 Georgia Avenue ».
Ces trois pièces nous parlent de migrations urbaines et des mystères de l’identité (dixit le metteur en scène), avec le judaïsme en fond omniprésent. « Le vieux juif » est un monologue d’un vieux juif (qui l’eut crû ?) qui parle seul (étonnant, pour un monologue !) puis finit par s’inventer des voisins en visite chez lui. On découvrira à la fin que ce n’était qu’un acteur, sûrement en train d’essayer un rôle, mais qui a lui aussi de nombreux problèmes à résoudre … La deuxième pièce, et de loin celle qui m’a le plus plu, nous parle de deux immigrés qui, venant de débarquer aux Etats-Unis, se sont institués marchands de bananes ambulants. Problèmes d’intégration et d’adaptation dans un milieu où il faut arnaquer pour ne pas se faire arnaquer. Un ancien habitant du 74 Georgia Avenue, Marty, revient dans l’appartement où il est né, et sympathise avec le nouvel habitant, Joseph, qui s’avère avoir très bien connu le milieu juif dans lequel vivait Marty et dont il a gardé quelques souvenirs. Un voyage dans la mort, qui se termine par la lecture du Kaddish. Marc Berman, qui « possède » sans aucun doute son métier, présent dans deux des pièces, par les caricatures qu’il plante et nous impose, prend le luxe de nous rappeler que tout cela est drôle. Et c’est ce qui m’a manqué le plus : le texte est indéniablement plein de drôlerie mais le parti pris de mise en scène nous écartait du sourire. Et quoi de plus frustrant que de ne pas rire alors qu’on sent que l’on pourrait ? |
Né en 1926 à Brooklyn, Murray Schisgal est l’auteur de nombreuses pièces et scénarios. Il commence sa carrière d’écrivain en 1960, lorsque « Le tigre » et « Les dactylos » durent créées à Londres, avant New-York puis une carrière internationale. En 1967, Maurray Schisgal commence à écrire pour la télévision et pour le cinéma. Puis c’est le cycle des pièces montées avec succès à New-York … Pendant près de dix ans il écrit pièces, scénarios de télévision, jusqu’au succès de « Tootsie » dont il fut le co-auteur et qui remporte de nombreux prix. Il a travaillé dans une société de production en association avec Dustin Hoffmann, qui a créé nombre de ses pièces et notamment « Le vieux juif » qu’il joua en 1966. En France, Laurent Terzieff est le premier à monter ses oeuvres. |
| 2007-03-23 09:12:00 | Homme pour homme | Sur l’immense plateau du Théâtre de la Ville, Emmanuel Demarcy-Mota, avec cette pièce de Brecht qu’il a montée dans une nouvelle traduction de François Regnault, nous a fait la démonstration brillante de sa maîtrise de la scène. Esthétisme est le maître-mot du travail de Demarcy-Mota, et une fois encore, il est fidèle au rendez-vous avec une harmonie parfaite entre la « mise en place » des comédiens, le décor, les lumières (Yves Collet), la musique (Bruno Mantovani et Jefferson Lembeye) et les costumes (Corinne Baudelot).
Ca n’est pas pour rien, je pense, qu’Emmanuel Demarcy-Mota a voulu monter cette pièce : il y est question de la personnalité de l’individu et de ses transformations, et c’est un thème qu’il a déjà abordé de multiples fois (« Rhinocéros », « Six personnages en quête d’auteur », ou encore « Peine d’amour perdue » … ). Ici, pour d’éviter de se faire attraper par leur sergent, trois soldats, qui ont perdu le quatrième de leur groupe, embarquent le docker Galy Gay (Hugues Quester) afin qu’il prenne sa place dans leurs rangs. Ils vont petit à petit le convaincre qu’il n’est plus Galy Gay mais bien le soldat Jeraiah Jip, et lui, après une longue résistance, finira par se prendre au jeu et devenir le soldat, par excellence. |
Emmanuel Demarcy-Mota est un acteur, dramaturge et directeur de théâtre né en 1970. Il est le fils de Richard Demarcy, dramaturge, poète et metteur en scène, créateur du groupe expérimental du Naïf Théâtre et ancien secrétaire général du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers.
Il étudie au lycée Rodin (Paris XIII), où il fonde en 1989 une troupe de théâtre avec d’autres élèves. Ils présentent des travaux sur Eugène Ionesco, Luigi Pirandello, Frank Wedekind, Erdman. La troupe s’élargit de plus en plus durant les années qui suivent. En 1999, Demarcy-Mota reçoit le Prix de la révélation théâtrale, par le Syndicat national de la critique dramatique et musicale, pour sa mise en scène de « Peine d’amour perdue ». Nommé le 27 juillet 2001 directeur de la Comédie de Reims, il prend ses fonctions en janvier 2002. Il y mettra en scène des pièces de Fabrice Melquiot, comme « Martia Hesse » en septembre 2005. En 2006, il adapte la pièce « Rhinocéros » d’Eugène Ionesco qui connaît un grand succès dans les salles de théâtre françaises |
| 2007-03-22 09:07:00 | Contre-enquête | La police, la justice, l’Eglise, la médecine psychiatrique … sont tombées sous les attaques en règle menées par Dario Fo, par l’intermédiaire du Fou de la « Mort accidentelle d’un anarchiste ». Pièce résolument engagée à gauche, comme son auteur, elle garde cependant, avant la propagande, sa qualité de spectacle. A travers la dénonciation du système, nous avons beaucoup ri !
Il nous a été possible, grâce à un rythme très soutenu, de « voir » la pièce en l’entendant. Et c’était très important, vu l’importance du jeu « hors-texte ». Le théâtre de Dario Fo, qui trouve indéniablement ses racines dans la commedia dell’arte et dans ses premiers monologues (qu’il allait jouer devant les usines, pour les ouvriers), est en effet un théâtre très visuel, de gag, burlesque parfois, et qui s’appuie énormément sur les prouesses de jeu et sur la relation directe avec public. Une réaction unanime : quel plaisir cela doit être de jouer ça ! |
Exercice intéressant mais délicat de lecture, la « Mort accidentelle d’un anarchiste » n’a pas été écrite pour être lue, mais bien pour être jouée ! Il nous a manqué de voir les deux policiers au bord de la fenêtre, la jambe de bois, l’ecclésiastique, les coups de pieds, le coup de poing et le portrait du président …
L’entracte était bien nécessaire, et sa suppression (que j’avais voulue par crainte de lecteurs pressés) nous est brutalement retombée dessus au milieu du deuxième acte. Tout le monde était d’accord pour dire qu’il y avait eu « un petit creux ». La prochaine fois, faisons confiance à la maîtrise des auteurs, quand ils sont comédiens ! La question de la pertinence de cette pièce aujourd’hui a égalemement été posée. Même si les problèmes soulevés restent d’actualité, leur présentation et leurs réactions ont changé quelque peu. Ainsi, il est peut-être possible que l’anecdote prenne un peu trop de place et nous oblige à nous y référer, au lieu de nous laisser emporter par les problèmes de fond, toujours existants, et toujours à combattre. |
| 2007-03-18 11:53:00 | Printemps du cinéma | Un petit rappel pour tout ceux qui aiment le cinéma et qui ont des bourses quelque peu vides : c’est, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à mardi 20 mars, le Printemps du Cinéma ! Pendant trois jours, allez au cinéma pour la modique somme de 3€50 la séance !
Ainsi, vous pourrez voir les films que vous avez raté et qui sont encore ou à nouveau à l’affiche, et bien sûr tous les nouveaux films. Par exemple : « Little miss Sunshine », « Le dernier roi d’Ecosse » ou « Le direktor » … ou bien d’autres encore – mais je vous dis ceux-là parce que ce sont ceux que j’ai envie d’aller voir … Et puis, lorsque vous aurez vu un film, vous pourrez nous faire part de vos commentaires sur ce blog ! |
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| 2007-03-17 08:13:00 | Mort accidentelle d’un anarchiste | Cette comédie de Dario Fo créée le 5 décembre 1970 à Varèse, raconte un fait réel survenu en 1921 en Amérique. Un anarchiste nommé Salsedo, un émigré italien, « passa » par la fenêtre du 14ème étage du commissariat central de New-York. Le chef de la police déclara qu’il s’agissait d’un suicide. Il y eu une première enquête, puis une contre-enquête menée par la magistrature au cours de laquelle on découvrit que les policiers avaient littéralement flanqué l’anarchiste par la fenêtre pendant l’interrogatoire.
C’est cette contre-enquête sur la « Mort accidentelle d’un anarchiste » que Dario Fo a remaniée ici, et que nous lirons pour notre plus grand bonheur ! Nous entendrons un Préfet de police (Grégoire de Carolis), un premier commissaire (Guillaume Rumiel), un second commissaire (William Demarcy), deux agents (Damien Monney, qui a le don d’ubiquité), une journaliste (Marie-Victoire Debré), et, pour faire parler tout ce beau monde, un fou (Guillaume Bienvenu). Les ô combien importantes indications scéniques seront lues par Jessica Melkon. Rassurez-vous, la lecture se déroulant dans la magnifique cave voûtée du Zig-Zag, 32, rue des Carmes, dans le 5ème, le mercredi 21 mars à 15h00 à la montre du fou, rassurez-vous – disai-je – personne ne passera par la fenêtre ! |
Le grand père de Dario Fo le sensibilise au théâtre populaire et à tradition orale. Après des études d’art et d’architecture, Fo travaille à la radio et y écrit une série « Poer nano ». Ses débuts sur scène datent de 1952 à Milan. La même année, il collabore à des revues de critique sociale et joue au « Piccolo Teatro ». En 1954, il se marie avec l’actrice Franca Rame avec qui il créé sa propre compagnie. Le succès mondial vient en 1960 avec « Gli arcangeli non giocano a flipper ». En 1968, ils fondent la coopérative théâtrale « Nuova Scena ». En 1970, Fo rompt avec le parti communiste et fonde le collectif théâtral « La Comune ». En 1974, il obtient un théâtre permanent, inauguré par la représentation de la pièce « Faut pas payer ! ». Anti-conformisme, civisme, engagement politique et social les entraînent dans d’innombrables procès contre l’Etat, la police, la censure, la télévision voire le Vatican. En 1980, on interdit à Fo d’entrer aux Etats-Unis du fait de son affiliation au « Soccorso Rosso », soutien aux détenus. Le couple écrit une série inspirée par la lutte des Italiennes pour obtenir droit au divorce et à l’avortement.
En 1997, Fo obtient le prix Nobel de littérature, pour avoir, « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé les pouvoirs et restauré la dignité des humiliés. » |
| 2007-03-16 18:26:00 | Cap au pire | Cap dit direction, direction dit sens, sens dit signification. Et c’est ce que je n’ai pas trouvé. Quant au pire … vous allez voir !
Sami Frey, assis sur une chaise au milieu d’une pénombre répandue sur un plateau noir, regarde, posé sur une petite valise devant lui, le texte de Beckett qui défile sur un ordinateur portable. Ce texte, qui n’est pas à proprement parler théâtral, est censé être le reflet du malaise profond de l’auteur, « le cri d’une souffrance », comme disent « Les Editions de Minuit », son éditeur. Suite de phrases, ou même de propositions (au sens grammatical), ces mots sont peut-être ce qui est sorti de l’esprit de Samuel Beckett à tel moment, mais alors il ne devait pas avoir très envie qu’on le comprenne … Parce qu’on ne comprend pas grand’chose ! Mais le pire, le vrai pire, c’est que Sami Frey est excellent, et que, comme tout comédien digne de ce nom, avant de parler, il pense. Et, pour de l’imagination, faculté première de l’interprête, Sami Frey doit en avoir beaucoup puisqu’il a réussi à trouver du sens à ces suites de phrases. Alors voilà : on se retrouve en face de quelqu’un qui a l’air de savoir très bien de quoi il parle, sans qu’on arrive, nous, à rien comprendre. Deux solutions : nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre ces subtilités ; nous sommes en face d’un fou. Ce n’est évidemment ni l’un ni l’autre … |
Pour résumer notre état d’esprit, je transcris un dialogue ouï à la sortie du théâtre entre deux femmes d’un âge quelconque : » – Moi, je préférais quand même quand il lisait un livre, c’était plus convivial … – Moi, je préférais quand il faisait du vélo, je comprenais mieux ! »
Acteur phare du cinéma français des années 70, Sami Frey débute en 1956 dans « Pardonnez-nous nos offenses ». Mais c’est en amant fou de Brigitte Bardot, dans « La Vérité » en 1960, qu’il accède à la notoriété. Deux ans plus tard, il tourne « La Chambre ardente » de Julien Duvivier. C’est en rival d’Yves Montand dans ‘César et Rosalie’ de Claude Sautet, triomphe de l’année 1972, que Sami Frey atteint l’un des points culminants de sa carrière. Sami Frey prouve également à maintes reprises qu’il n’est pas qu’une belle gueule du cinéma en jouant dans des films d’auteurs ou à portée plus intellectuelle comme « L’Oeuvre au noir » en 1988, « La Vie de famille » de Jacques Doillon ou encore dans « Hors saison » en 1992. Ayant atteint l’âge mur, il entre dans la peau de l’écrivain « Antonin Artaud » , devient Aramis le poète vieillissant dans « La Fille de d’Artagnan » de Tavernier, et confronte son ego avec Pierre Arditi, Michel Piccoli et Jean-Claude Brialy dans « Les Acteurs ». Il revient aux côtés de Mathilde Seigner en vieux maître d’équitation dans « Danse avec lui » actuellement à l’affiche. |
| 2007-03-16 10:30:00 | Piano et master-classe | Deux sorties, un concert de piano et une master-classe de musique contemporaine, qui pourront peut-être vous intéresser :
le jeudi 22 mars, de 9h30 à 12h30 dans la salle Fauré du CNR de Paris (14, rue de Madrid, dans le 8ème) aura lieu une master-classe sur le trio « Transfiguration » de François Nicolas, qui l’animera. Guillaume Devin sera au violon, Marion Alain à la clarinette, et Florence Millet sera pianiste invitée dans cet atelier de musique contemporaine dirigé par Corinne Schneider. le vendredi vendredi 23 mars, à 21h00 dans la salle des Actes de l’ENS (45, rue d’Ulm, dans le 5ème) aura lieu un récital de piano donné par Emmanuelle Swiercz d’oeuvres de Scarlatti (sonates), Ravel (miroirs) et Rachmaninov (études-tableaux et préludes). L’entrée sera libre dans la limite des places disponibles. |
François Nicolas étudie l’orgue avec Albert Alain, le piano avec Carlos Roque-Alsina
et l’écriture avec Michel Philippot. Son expérience musicale le conduit à pratiquer quelque temps la scène du jazz (IACP) avant de se tourner vers la musique contemporaine. En 1981 et 1983, il participe aux stages Acanthes dirigés par Mauricio Kagel et Luciano Bério ; il suit également les cours d’été de Darmstadt en 1982 et 1984. Co-fondateur en 1986 de la revue de musique contemporaine Entretemps, il enseigne quelque temps au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et intervient comme producteur invité de France-Musique. Membre du comité de rédaction de la Revue de Musicologie à partir de 1988, François Nicolas participe à la conception par l’Ircam de Modalys (synthèse par modèles physiques) puis à celle de la Timée (source multi-hauts-parleurs). à partir de 1998, il anime à l’Ircam les Samedis d’Entretemps (rencontres autour de livres sur la musique). Depuis 2003, François Nicolas est professeur associé à l’école normale supérieure (Ulm, Paris). Ancienne élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe de piano de Michel Béroff et Denis Pascal, puis en cycle de perfectionnement de piano dans la classe de Marie-Françoise Bucquet, Emmanuelle Swiercz bénéficie également des conseils de György Sebok, György Kurtág, Dmitri Bashkirov, Leon Fleisher et Murray Perahia. Lauréate de la Fondation d’entreprises Natexis-Banques populaires, du Forum musical de Normandie, de la Fondation Cziffra et du Mécénat musical Société générale, elle obtient le second prix au Concours international Ricardo-Viñes et au Tournoi international de musique de Rome, le troisième prix au Concours international Città di Camaiore, ainsi qu’une récompense au Concours international Maria-Canals. Sélectionnée par la revue Pianiste parmi les 10 » Coups de Cour » du Guide du piano 2003-2004, elle a aussi été distinguée par la revue Classica-Répertoire, qui lui a consacré un » CD découvertes » en septembre 2005. De nombreux festivals font confiance à son jeune talent : Festival international de La Roque-d’Anthéron, Les Nouveaux Solistes aux serres d’ Auteuil, Festival Chopin de Bagatelle, Musique à l’Empéri à Salon-de-Provence, Fêtes romantiques de Nohant, Piano à Auxerre, Les Dominicains de Haute-Alsace, Nuits musicales du golfe du Morbihan. Invitée par plusieurs salles en France (Cité de la Musique, salle Gaveau, salle Cortot, Invalides et Sénat à Paris, Arsenal de Metz.), elle se produit également à l’étranger. Emmanuelle Swiercz joue régulièrement dans le cadre d’émissions radiophoniques et télévisées, notamment sur France Musiques (Dans la cour des grands), France 2 (Musiques au cour), Direct 8 (Opus |
| 2007-03-15 09:21:00 | Collection particulière | C’est un spectacle de chansons. François Morel a écrit les paroles et les chante, Reinhardt Wagner a écrit la musique et la joue, et Jean-Michel Ribes a signé les inter-chansons et les a mises en scène.
François Morel, que chacun connaît à travers son personnage des « Deschiens », s’en débarrasse ici, et vient nous offrir quelques uns des ses souvenirs, de ses traits de caractères, et nous fait passer dans son Univers … qui devient le nôtre … Avant tout, c’est léger ! Même quand les textes sont mélancoliques, le qualificatif qui me vient aux lèvres est : charmant. Et dans tout ce que ce terme à de bon ! Pendant tout le spectacle un vague sourire s’empare de nous, émaillé parfois de francs éclats de rire, et toujours recouvert d’un tendre regard. Humour de texte, textes loufoques, et surtout une mise en scène qui les épouse et les met en valeur sans les submerger, nous offrent une heure et quart de féérie ! « Collection particulière », c’est du mardi au samedi à 18h30 (toute la soirée est libre après !), au Théâtre du Rond-Point (2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, dans le 8ème) jusqu’au 14 avril. |
Après de brillantes études de lettres et un passage par l’école de la rue Blanche, François Morel entame une carrière de comédien. Il entre alors dans la troupe des Deschiens, dirigée par Jérôme Deschamps et Macha Makeieff. Sa renommée va de pair avec sa participation à quelques longs métrages dont « La Mort du Chinois » avec José Garcia, « Le Bonheur est dans le pré » ou encore « Ca reste entre nous ». En 2000, il tourne dans « Un Couple épatant », faisant partie de la trilogie de Lucas Belvaux. et donne la réplique à Jean-Pierre Darroussin dans « Ah ! si j’étais riche » deux ans plus tard. Parallèlement, François Morel signe ses premiers livres « Meuh » en 1996, « Les habits du dimanche » en 1999 et « A pas d’oiseau » en 2000. Homme de théâtre, amoureux des mots, il sait au cinéma varier les genres, incarnant de grands rôles comme de plus petits. |
| 2007-03-08 11:05:00 | Après coups – après couples | Deux actes et quelques poèmes nous ont ravis ! Ces histoires d’amour, de couples et de coups nous ont touchés, et chacun a pu se reconnaitre dans cette écriture centenaire. Comme on pouvait s’y attendre, ce genre de problème, même si les contextes changent, est éternel !
Le format des pièces en un acte, et surtout des pièces comiques, nous apparaît de plus en plus comme le mieux adapté à notre activité, et comme le plus susceptible de « passer » sur des formats strictement audios (enregistrements, radio … ). L’action étant concentrée, le spectateur se concentre lui-même, car rien n’est superflu. De plus, ce format a été à un moment très répandu, et nous avons un riche répertoire à exploiter. Apportez vos actes isolés ! Cette lecture a également été pour les lecteurs l’occasion de se heurter au problème du volume sonore … |
« Ca doit être très agréable à jouer ! » à été la première réaction à l’audition du « Plaisir de rompre ». Et en effet, le texte de Jules Renard, tout en finesse et en sous-entendus, nous donne envie de passer à la scène ! Si le texte nous apporte plein d’éléments, à la lecture nous manquent quand même la relation physique, les regards, les têtes qui se tournent et se détournent. Et qui permettent, dans ce théâtre, d’aller bien, bien au-delà des mots, plus profond. Ce théâtre naturaliste et intimiste s’est heurté pendant cette lecture à un trop faible niveau sonore. Faisons-nous entendre !
Des bouteilles ont volé et se sont abîmées au sol pendant la lecture de « La peur des coups », à qui les deux comédiens avaient apporté quelques éléments de décor. Les rires aussi ont fusé. Après l’humour fin et aigre de Renard, le gros rire du bon bourgeois Georges « Courteline » Moineaux nous a transporté. Théâtre de boulevard par excellence, la lecture de cet acte a été plus qu’enlevée, et, à peine commencée, elle était finie. Ce théâtre de cris s’est heurté pendant cette lecture à un trop fort niveau sonore continu. Faisons désirer nos excès ! Les quelques poèmes de Paul Géraldy ont quant à eux donné à beaucoup l’envie de lire l’ensemble du recueil « Toi et moi ». Si la forme, très simple, très épurée, a pu dérouter certains, les grands fonds que remuent ces quelques vers nous ont tous touchés. Il a été envisagé un travail plus approfondi sur « Le plaisir de rompre ». Peut-être à l’aide d’une caméra … Rien n’est encore décidé mais les comédiens sont partants ! Des nouvelles très vite, c’est promis. |
| 2007-03-07 08:51:00 | Les Revenants | Les Compagnons de la Chimère présentent, jusqu’au 15 avril, leur nouveau spectacle au Théâtre 13 : « Les Revenants », de Henrik Ibsen. Courez-y !
Oswald, écarté de la vie de famille par sa mère pour des raisons qu’elle seule connaît, rentre enfin de Paris. Mais il en revient malade. Madame Oswald, sa mère, entrevoit alors comment le guérir, mais il lui faudrait déterrer ses souvenirs et ses peurs. Elle va ouvrir une spirale infernale dans laquelle chaque personnage se trouvera embarqué et devra effronter ses propres Revenants … Comme il le dit lui-même, Arnaud Denis, qui a mis en scène, a pris le parti « de ne pas [s']interposer entre l’auteur et le public. » Et, faisant confiance au génie d’Ibsen, ils ont réussi à rester sur ce mince fil d’équilibriste entre l’ombre et la lumière. Ne nous dévoilant que le nécessaire, les comédiens nous font partager le trouble de leurs personnages, et nous voilà alors embarqués sur cette mer houleuse qui nous entraîne et nous aspire pendant 1h45. Allez vous jeter dans la cale du Théâtre 13, 103 A, boulevard Auguste Blanqui, M° Glacière ! Vous y retrouverez avec délice Michèle André (Madame Alving), Arnaud Denis (Oswald), Jean-Pierre Leroux (le Pasteur Manders), Bernard Métraux (Engstrand) et Elisabeth Ventura (Régine) dans des costumes d’Emmanuel Puduzzi, des lumières de Laurent Béal et un décor de Millie. Sachez également que Stéphane Peyran, qui participe régulièrement à nos lectures, était assistant à la mise en scène pour ce spectacle. |
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| 2007-03-02 13:15:00 | Courteline, Renard et Geraldy | La prochaine lecture des Chêneaux aura lieu le mercredi 7 mars à 15h00 au Zig-Zag, 32, rue des Carmes.
Et nous entendrons parler de couple, de couple, et encore de couple. De couple fin-de-siècle. C’est fou ce qu’on parlait d’amour à cette époque ! enfin … d’amour … Donc, nous lirons deux pièces en un acte et quelques poèmes entre les deux. « Le plaisir de rompre », de Jules Renard, qui parle, comme son titre l’indique, de rupture, c’est-à-dire du couple. Je serai la femme et Paul-Edouard Gondart l’homme ; Quelques poèmes de Paul Géraldy, tirés de son recueil « Toi et moi » lus par Jeanne Scotte et Guillaume Bienvenu (hermaphrodites) ; « La peur des coups » de Georges Courteline, qui parle, comme son titre ne l’indique pas, du couple – je vous avais prévenus ! Juliette Places sera la femme et Guillaume Dumoulin l’homme. Lecture particulièrement recommandée aux célibataires, qui trouveront là une juste vengeance à tous leurs maux : les maux du couple ! |
« Le plaisir de rompre » a été représentée pour la première fois le 16 mars 1897 (ce sera presque ses 110 ans !) au Cercle des Escholiers, et reprise le 12 mars 1902 au Théâtre-Français. Lors de ces deux « créations » M. Henry Mayer jouait l’homme (Maurice) et Blanche (la femme) était quant à elle jouée par Mlle Jeanne Granier aux Escholiers et par Mlle Cécile Sorel à la Comédie Française.
Paul Géraldy a connu un très grand succès populaire à partir de 1912 avec la sortie de son recueil « Toi et moi », qui porte un regard aiguisé sur la vie de couple soumise à la pesanteur du quotidien. Paul Géraldy est également auteur de pièces de théâtre et de souvenirs : « Vous et moi ». « La peur des coups » a elle été représentée pour la première fois le 14 décembre 1894 au Théâtre d’Application, avec M. Henri Krauss (Lui) et Mlle Suzanne Berty (Elle). |
| 2007-02-28 10:55:00 | M. Robert Hirsch est sur scène | Eh oui ! Dans le rôle-titre du « Gardien », d’Harold Pinter, Robert Hirsch revient une fois de plus sur les planches. Ne le ratez pas ! Certes, il n’est pas forcément très bien entouré mais sa performance – car c’en est une – vaut le coup. Vous pouvez assister à une de ces représentations au Théâtre de Paris, du mardi au samedi à 20h30 et le dimanche à 15h30. Je vous rappelle qu’il existe, pour les moins de 26 ans, un tarif à 10€ du mardi au jeudi. Pendant un peu plus de deux heures, Robert Hirsch nous tient en haleine, exploitant sa maîtrise technique sans faille au service du théâtre contemporain. Car, si vous en doutiez encore, M. Hirsch nous donne ici une démonstration implacable de la toute puissance de la technique et de son bien fondé : on l’entend, on le comprend, et on suit son personnage tout au long de la pièce. Le gardien, grâce à la cohérence apportée par son interprète, devient personnage « vivant » ; les mots de l’auteur sont « debout » ! Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas de ses partenaires. | Il faut dire que, du haut de ses 81 ans, Robert Hisrch possède une solide formation et une expérience rare …
Après avoir suivi les cours de André Brunot, Maurice Escande et René Simon, il entre au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique dans les classes de René Simon puis Henri Rollan. Il en sortira en juillet 1948 avec un 1er prix de Comédie classique et un 1er prix de Comédie moderne. Et le 1er septembre suivant, il est engagé à la Comédie Française, avant d’en devenir sociétaire moins de quatre ans plus tard. Il y restera jusqu’en 1973 et sera nommé sociétaire honoraire quelques mois après son départ. Il aura entre autres été mis en scène par Jean Meyer, Jacques Charon, Pierre Dux, Maurice Escande, Jean Debucourt et Julien Bertheau. En dehors de la Comédie Française, Robert Hirsch a notamment joué Oronte du « Misanthrope » et Lucky d’ »En attendant Godot », qui lui ont valu deux Molières du Meilleur comédien dans un second rôle. En 1999 il obtient également le Molière du meilleur comédien dans « Le Bel air de Londres », de Dion Boucicaut. On peut également voir M. Hirsch dans de nombreux films, dont « Pas question le samedi », d’Alex Joffé, dans lequel il joue treize personnages ! |
| 2007-02-22 18:43:00 | Après Nekrassov | Hoplà ! Nous y sommes arrivés, sains et saufs, simplement légèrement assoiffés … mais l’esprit repu. Quatre heures de lecture : quatre heures de découverte, de suspens, de plaisir !
A vrai dire, c’était un pari osé que d’organiser la lecture de cette pièce dans laquelle évoluent une trentaine de personnages. Mais le pari a été relevé et tenu, haut la main. Ce qui aurait pu devenir fastidieux ne l’a pas été, grâce à l’implication de chacun des lecteurs. Si certains d’entre nous avaient un texte plus que long à lire, d’autres n’avaient, au fil de la pièce, que de brèves – mais primordiales – interventions. Heureusement pour nous et pour la pièce, chacun était prêt à intervenir, et enthousiaste. On était motivés, quoi ! |
La lecture de cette pièce comportait en effet deux écueils, que nous avons évités : 1° la longueur, il ne fallait pas que nous nous endormions ni que nous n’usions nos forces trop rapidement ; 2° les scènes de groupe, à multiples petites interventions, dans lequelles chaque lecteur doit être « sur le coup » sous peine de faire retomber le soufflé.
Les quatre heures de lecture ont, je crois, surpris tout le monde. Le mérite en revient, bien sûr, aux admirables lecteurs, mais aussi à Sartre, qui a su utiliser les techniques du boulevard pour rendre son texte léger, vivant, et drôle. Drôle, oui, par son côté farce, avec ses personnages nettement définis entrant soudain en collision avec des situations fortes. Cette rencontre provoque le burlesque, et nous amène au rire … Ou comment faire passer un « message » sans emm … tout le monde ! Quant aux scènes de groupe, que ce soient les membres du Conseil d’Administration de Soir à Paris ou les invités de Mme Bounoumi, elles étaient tout ce qu’elles pouvaient être pour une première lecture ensemble ! Evidemment, avec un peu de travail et quelques rencontres, nous pourrions arriver à obtenir une fluidité plus grande encore … mais cette lecture était notre première tous ensemble. Et comme, apparemment, chacun avait travaillé, voilà, ça roule, et on prend du plaisir. La spectatrice inconnue adresse ses félicitations à tous ! |
| 2007-02-20 15:26:00 | Nekrassov | La lecture de « Nekrassov », de Jean-Paul Sartre, aura bien lieu demain, mercredi 21 février, au Zig-Zag, 32 rue des Carmes, dans le 5ème.
Farce-satire, en huit tableaux, cette pièce nous permet, pour la première fois, de reunir 16 lecteurs. Vous pourrez y entendre (dans le désordre !) : Paul-Edouard Gondart, Juliette Places, Gregoire de Carolis, Stephane Peyran, Chloé Hollings-Plot, Tibor Radvanyi, Fabrice Perrin, Ariane Bassery, Lahcen Razzougui, Daphné de Mangoux, Guillaume Rumiel, Jeanne Scotte, Guillaume Bienvenu, Marie-Victoire Debré, Julia Steurer et Eve Dufaud. Nous espérons, encore une fois, vous retrouver nombreux à cette nouvelle lecture, qui promet … |
« Nekrassov » a été créée en 1955, dans une mise en scène de Jean Meyer au théâtre Antoine, avec Michel Vitold dans le rôle principal. Présentée comme la pièce de Sartre la plus sympathisante au régime communiste, l’auteur la décrivait plus volontiers comme une satire de la presse anti-communiste.
Aujourd’hui, alors que la Guerre Froide semble loin derrière nous, cette pièce continue à nous toucher pourtant : elle met en valeur la manipulation exercée par les médias. Un escroc, Georges de Valera, traqué par la police, se réfugie un soir chez Sibilot, un journaliste de Soir à Paris, à court d’idées. Chargé de la rubrique sur l’anticommunime, Sibilot sera chassé s’il ne trouve pas dans la nuit son idée. Valera, qui a appris que le ministre soviétique Nekrassov a disparu, décide de se faire passer pour lui : Nekrassov aura choisi la liberté, et il vendra ses souvenirs à Soir à Paris. Tirant les ficelles, Valera croit sa fortune assurée jusqu’au jour où il s’aperçoit qu’il n’est, à son tour, qu’un instrument. Son orgueil le supportera-t-il ? … |
| 2007-02-19 21:07:00 | La fourmi et la cigale | N’hésitez pas à aller voir « La fourmi et la cigale », pièce de théâtre … un peu spéciale … Sur le thème de la fameuse fable de La Fontaine, François Mougenot a écrit un texte constitué d’une succession de saynètes qui sont des imitations d’auteurs classiques ou de séries télévisuelles. Nous passons ainsi de Racine à Dallas, en passant par Victor Hugo et Derrick.
Et ça se passe au Petit Hébertot, 78 bis, bd des Batignoles, dans le 17ème, du mardi au samedi à 21h00 et le dimanche à 16h00. François est accompagné sur scène par son frère Jacques, qui a également signé la mise en scène du spectacle. Cette pièce, marrante pour un public lambda, qui pourrait peut-être même être un peu perdu, devient très intéressante pour d’apprentis comediens, qui navigueront ainsi dans tous les types de style, en en pouvant débucher les … embûches … Jacques Mougenot était professeur de théâtre au Cours Jean-Laurent Cochet jusqu’à l’année dernière. Il a déjà écrit plusieurs pièces de théâtre, jouées à Paris, ainsi qu’un livre, que je vous recommande : La Machine à démonter le temps. Il organise des stages d’art dramatique. |
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| 2007-02-19 19:43:00 | Ce qui est fait est fait | … et ce qui est à faire sera fait !
Voici la liste des pièces lues jusqu’à maintenant au cours des lectures organisées par les Chêneaux (par ordre chronologique) : « Bérénice », de Jean Racine « La ménagerie de verre », de Tennessee Williams « Jean de La Fontaine », de Sacha Guitry « Orphée », de Jean Cocteau « Lazare », d’André Obey « Hamlet de Tarascon », de Jean Canolle « La délaissée », de Max Maurey, et « L’ours », d’Anton Tchekhov « Les dix petits nègres », d’Agatha Christie « Jean de la lune », de Marcel Achard Des lectures, donc, résolument orientées vers le Répertoire du XXème siècle, avec quelques classiques qu’on connaît-sans-les-connaître, et quelques pièces tombées aujourd’hui dans l’oubli et que nous nous efforçons de sortir de l’ombre … De nombreuses personnes ont participé à ces lectures, parmi lesquelles : Alexandra Bansch, William Beaudenon, Laetitia Bisch, Jonathan Bizet, Jean-Laurent Bourel, Christoph Cayre, Maxime d’Aboville, Stéphanie Daniel, Grégoire de Carolis, Eve Dufaud, Guillaume Dumoulin, Judith Ejnès, Paul-Edouard Gondart, Julie Laffont, Daphné de Mangoux, Jessica Melkon, Damien Monney, Nicolas Nova, Juliette Places, Fabrice Perrin, Stéphane Peyran, Solène Ramey, Farid Rezgui, Guillaume Rumiel, Anne-Louise de Ségogne, Pauline Smadja, Charline Tacquet, Marie Utreh, Yann Verburgh, Tereza Xavier … et, bien sûr, vos serviteurs, Guillaume Bienvenu et Julia Steurer. |
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| 2007-02-19 19:42:00 | Bienvenue sur le blog des Chêneaux ! | Les Chêneaux forment une association loi 1901 que nous avons créée en janvier 2007.
Persuadés qu’en Théâtre, plus que partout ailleurs, l’union fait la force, il nous est apparu nécessaire de regrouper des personnalités différentes afin de mettre en place une communion créatrice. Les Chêneaux, qui rassemblent de jeunes comédiens passionnés, ne sont pas à proprement parler une troupe, mais plutôt un Atelier de découvertes où chaque acteur peut apporter sa contribution : pièces et auteurs qu’il souhaite faire découvrir, projets personnels qu’il souhaite faire aboutir … Vous voici sur notre blog, sur lequel vous pourrez suivre notre actualité, savoir où nous trouver, ainsi que nous laisser vos remarques et commentaires. Guillaume et Julia. |

