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<?xml-stylesheet href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/rss2full.xsl" type="text/xsl" media="screen"?><?xml-stylesheet href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css" type="text/css" media="screen"?><rss xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><title>Comprendre [cɔ̃.pʀɑ̃dʁə] : v. tr.</title><link>http://ecosociopo.blogspot.com/</link><language>en</language><managingEditor>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</managingEditor><lastBuildDate>Thu, 17 Jul 2008 10:19:57 -0500</lastBuildDate><generator>Blogger http://www.blogger.com</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">164</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">25</openSearch:itemsPerPage><description></description><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/comprendre" type="application/rss+xml" /><feedburner:emailServiceId>838885</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://www.feedburner.com</feedburner:feedburnerHostname><item><title>Help : perdu de recherche ! [Résolu]</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/337931072/help-perdu-de-recherche.html</link><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 17 Jul 2008 07:04:45 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-8744376419380817081</guid><description>"I sent a SOS to the World !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques mois je suis tombé sur une page web en anglais qui référençait les ouvrages de sociologie les plus lus dans le monde. Aucune idée du processus qui avait permis d'établir ce classement, mais je crois me souvenir qu'Economie et Société de Max Weber occupait la plus haute marche du podium. Aujourd'hui impossible de remettre la main sur le lien qui m'a permis de découvrir ce site. Si quelqu'un veut bien m'aider... je suis preneur de tout indice. Forte récompense à la clé :-P&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que tout le monde soit déjà en vacances !?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT 14h03 : Grâce à XavierM, j'ai pu retrouver la page en question. Vive le web 2.0, il n'aura fallu que 1h45 pour avoir la réponse à ma question : formidable, non ? En tout cas, il va falloir que je travaille un peu plus ma mémoire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/337931072" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/07/help-perdu-de-recherche.html</feedburner:origLink></item><item><title>Moral Academy ou la dernière croisade contre les SES</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/330645616/moral-academy-ou-la-derniere-croisade.html</link><category>SES</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 09 Jul 2008 06:37:16 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5187350414654540763</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SHSil0r1VwI/AAAAAAAAAKY/Nsx-E18yZVc/s1600-h/pebereau-gattaz.jpg"&gt;&lt;img alt="Yvon Gattaz et Michel Pébereau" style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SHSil0r1VwI/AAAAAAAAAKY/Nsx-E18yZVc/s400/pebereau-gattaz.jpg" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220976638710601474"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align=justify&gt;Après l'Association Jeunesse et Entreprises et son rapport sur l'enseignement de SES remis à Xavier Darcos le 24 juin dernier, le &lt;a href="http://www.lesechos.fr/medias/2008/0703/300277711.pdf"&gt;rapport de la commission Guesnerie&lt;/a&gt; toujours remis au même Xavier Darcos le jeudi 3 juillet, c'est au tour de l'Académie des Sciences Morales et Politiques de publier hier &lt;a href="http://www.asmp.fr/travaux/gpw/enseignement_SES_lycees.pdf"&gt;un pamphlet anti-SES&lt;/a&gt;. La cerise sur le gateau, l'estocade, la goutte d'eau qui fait déborder le vase.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'invité mystère&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;TOP ! Passé par Centrale, je suis un ancien dirigeant du CNPF de 1981 à 1986, j'ai fondé l'association Jeunesse et Entreprises dont je suis toujours le président depuis plus de 22 ans. Spécialiste du lobbying idéologique pour la cause du patronat j'ai mes entrées partout grâce à ma légion d'honneur et mon fauteuil à l'&lt;a href="http://www.asmp.fr/presentation/sectionIV_actuels.htm"&gt;&lt;b&gt;Académie des Huit&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, ce qui me permet d'&lt;a href="http://www.apses.org/spip.php?article1048&amp;artsuite=0#sommaire_3"&gt;user d'arguments d'autorité pour raconter n'importe quoi&lt;/a&gt; sur l'enseignement de l'économie en France, j'ai été auditionné par la commission Guesnerie et j'abhorre Alternatives Économiques, mon rêve est de voir un jour une loi qui, &lt;a href="http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/06/ils-lont-fait.html"&gt;un peu comme en Roumanie&lt;/a&gt;, obligerait les médias à évoquer 50% de faits positifs sur le monde de l'entreprise. Je suis, je suis...&lt;br /&gt;Yvon Gattaz, l'homme qui se cache derrière les trois rapports !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez trouvé ? Félicitations, vous pouvez repartir avec votre exemplaire dédicacé de &lt;i&gt;Mes vies d'entrepreneurs&lt;/i&gt;, le Ma-vie-Mon-œuvre d'Yvon Gattaz dans lequel il explique comment il est parvenu à transformer son "&lt;i&gt;petit atelier de bricolage, comme il le dit plaisamment, en une moyenne entreprise prospère défiant les multinationales, une constellation d'unités de production à taille humaine, indépendantes, terrain idéal pour l'innovation et l'adaptation aux caprices du marché&lt;/i&gt;". Oh c'est beau !! En plus il y a des petites fleurs sur la couverture, c'était le printemps, les oiseaux revenaient... Ça sent l'&lt;a href="http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/01/faut-il-enseigner-lconomie-bisounours.html"&gt;économie bisounours&lt;/a&gt; tout ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La stratégie est bonne...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques mois (quelques années) que les idéologues se lâchent, leur efficacité était de plus en plus émoussée. En effet, leurs positions trop marquées dans le champ idéologique les plaçaient dans une situation relativement inconfortable pour attaquer les SES pied au plancher. Ils ont adopté un changement stratégique pour renforcer leur puissance de frappe : se cacher derrière des institutions et des personnalités qui jouissent d'une légitimité forte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaquer depuis l'Institut De l'Entreprise pour Michel Pébereau ou depuis AJE pour Yvon Gattaz n'est pas suffisamment efficace. Qu'à cela ne tienne : faire carrière dans la noblesse d'État doit bien servir à quelque chose, notamment à noyauter les institutions les plus reconnues. Depuis leur tour d'ivoire de l'Institut de France, avec force discours performatifs, ils tirent à boulets rouges, protégés par les ors de l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Y. Gattaz est ainsi l'initiateur de ce rapport, M. Pébereau en a rédigé l'introduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com/2008/01/qui-sont-les-idologues.html"&gt;On a accusé Yvon Gattaz et Michel Pébereau de faire dans l'idéologie&lt;/a&gt;, alors ils s'adaptent et pour être plus efficaces changent leur fusil d'épaule. Ils convoquent ainsi cinq sommités scientifiques internationales par le biais de leurs réseaux bien développés. Atkinson, Chiappori, Hellwig, Scheinkman et Vives, jouent le rôle de bouclier parfait. On ne peut plus rien reprocher au couple Gattaz-Pébereau, ce sont des scientifiques qui parlent et non des idéologues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;...Mais la tactique est mauvaise.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;La tactique est mauvaise parce que la ficelle est trop grosse. Vous me direz, &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xxsb5_plus-cest-gros-et-mieux-ca-passe"&gt;en citant un illustre Président de la République&lt;/a&gt; que, "plus c'est gros, mieux ça passe". Mais trois fois en deux semaines, cela commence à faire beaucoup. D'ailleurs l'Agence Education Formation, dans sa dépêche d'hier, remarque également l'omniprésence d'Yvon Gattaz dans les attaques contre les SES. Ça commence à se voir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est trop gros parce que cela raisonne trop bien avec les propos de Xavier Darcos de jeudi dernier : "les manuels [de SES] pourraient faire l'objet d'une évaluation par des groupes d’experts à "l’opinion autorisée", comme par exemple des revues scientifiques, l’Association française de science économique ou l’&lt;b&gt;Académie des sciences morales et politiques&lt;/b&gt;." Académie dont le Ministre est lui-même membre à vie depuis 2006. Réponse du berger à la bergère, dans le rapport de l'ASMP on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Académie des Sciences morales et politiques serait prête à apporter son concours à la définition d‘un tel programme d'enseignement des sciences économiques et sociales, si le Ministre de l'Éducation nationale le souhaitait. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux manuels, il est clair que les problèmes constatés rendent indispensable une analyse critique régulière de leur contenu. L'Académie souhaite vivement que d'autres institutions prennent, dans deux ou trois ans, le relais de son initiative. Elle espère qu'il sera possible de rassembler un groupe d'experts aussi éminents et incontestables que ceux qui ont bien voulu se mobiliser pour cette mission.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et une petite phrase bien performative au passage : si l'Académie dit que les experts sont éminents et incontestables, ils le seront d'autant plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et techniquement, c'est pas bon non plus.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Là où le bât blesse c'est que le rapport n'est pas bon, il n'est pas rigoureux. Pourtant on est en droit d'attendre de la part des universitaires convoqués, et dont la légitimité est rappelée à toutes les pages dans l'introduction, un travail de qualité. Or dans la synthèse on peut lire qu'un certain nombre de concepts fondamentaux ne sont pas explicitement au programme, et les auteurs de citer la notion d'élasticité, de coût marginal, de risque, etc. Il se trouve que ces notions sont bel et bien au programme de l'enseignement de SES. Comment ont-ils pu passer à côté ? N'ont ils pas lus les indications complémentaires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs dénoncent les lacunes de programmes que par ailleurs ils jugent trop lourd. Le propos est ici incohérent. Ils rajoutent une liste de notions qui, à leurs yeux, devraient figurer dans les programmes, alors qu'on dénombre déjà pas moins de 270 notions essentielles ou complémentaires à connaître pour les élèves dans les trois années de formation en SES. Et les notions qu'ils ajoutent sont parfois d'une complexité qui relève clairement de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sciences sociales sont carrément dans l'angle mort, aucune mention dans le rapport si ce n'est que "la" science économique devrait avoir son enseignement propre, et devrait être séparée des sciences sociales (pour séparer le bon grain de l'ivraie ?). Et par ailleurs il est expliqué que les auteurs du rapport n'ont aucune compétence en matière de sciences sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre aveu de faiblesse du rapport, les auteurs n'ont pas d'expérience d'enseignement dans le secondaire. A la lecture, on se demande d'ailleurs à quand remonte leur dernière discussion avec des adolescents de 15 ans tant les préconisations semblent à des années lumières des réalités pédagogiques. C'est un peu comme si le lycéen de seconde étaient perçus comme un étudiant de licence d'éco, mais en plus petit. Pourtant les lycéens sont encore dans une formation générale, et ne se dirigent pas tous vers les UFR de sciences économiques et de gestion. Les étudiants sont quant à eux dans une démarche de spécialisation et c'est bien normal. Si l'un des objectifs des filières générales est bien de préparer les lycéens à une poursuite d'étude, l'objectif du lycée n'est pas de devenir une petite université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les apports des sciences de l'éducation sont encore une fois totalement occultés. La réalité du travail en classe est au mieux non prise en compte, au pire complètement fantasmée. Les manuels du secondaire sont comparés à des handbooks anglo-saxons qui s'ils ont fait leur preuve dans les premiers cycles d'économie, ne sont absolument pas adaptés à des élèves du secondaire, et pour cause. Les programmes français sont eux aussi comparés aux quelques textes américains (il faut savoir que l'enseignement d'économie au lycée aux Etats-Unis dépend des politiques des différents états : certains ont cet enseignement, d'autre non). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, l'enseignement d'économie tel qu'il existe dans le système scolaire outre-manche est indiqué comme étant l'horizon vers lequel il faudrait tendre. Il semblerait que les auteurs du rapport n'aient pas tout à fait pris en compte les dernières évolutions de cette filière en Grande-Bretagne : l'option économie qui était une des premières choisie au cours des années 70 a perdu près de la moitié des ses étudiants au cours des années 90 et cela parce que les contenus devenaient trop abstraits, trop formalisés et ne permettaient pas aux élèves de comprendre le monde qui les entoure. (On lira à profit &lt;a href="http://www.apses.org/spip.php?article632"&gt;les travaux d'Adeline Richet&lt;/a&gt; pour plus de précision sur cette question).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comprendre...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Comprendre le monde qui nous entoure. C'est l'un des objectifs de la formation en Sciences Économiques et Sociales que de permettre à nos lycéens, futurs citoyens, de comprendre le monde qui les entoure, de décrypter l'information dans la complexité de nos sociétés contemporaines. Or les rapports successifs pointent une supposée tension entre cet objectif et celui qui consiste en la préparation des élèves du secondaire à leur poursuite d'étude dans le supérieur. On comprend bien que subordonner un objectif à l'autre, voire même disqualifier totalement l'objectif de formation citoyenne, pourrait permettre de limiter la formation d'un esprit critique (et non pas "de critique") qui gène aux entournures les instigateurs de cette offensive réactionnaire et conservatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire que les professeurs de Sciences économiques et sociales sont toujours preneurs de critiques constructives qui permettraient d'améliorer la qualité de leur travail auprès des lycéens. Mais cette tension entre ces deux objectifs de formation est construite plus que "naturelle", dans la mesure où ils s'auto-entretiennent plus qu'ils ne s'opposent. La formation générale est bien ce qui motive nos élèves, ce qui les fait s'impliquer dans leur formation intellectuelle, celle-ci leur fournissant les outils pour améliorer leur compréhension générale et mieux appréhender le monde dans lequel ils vivent. La motivation de nos élèves est bien la preuve que l'enseignement de Sciences économiques et sociales est un enseignement qui "fonctionne bien", globalement apprécié par les lycéens parce qu'il est fortement porteur de sens pour eux, qu'il en fait des étudiants ouverts, qui connaissent une réussite très importante dans les filières de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/330645616" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/07/moral-academy-ou-la-derniere-croisade.html</feedburner:origLink></item><item><title>Jedi's links [12]</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/325599003/jedis-links.html</link><category>jedis links</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 04:31:56 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-1432350681812740861</guid><description>Un nouveau Jedi's links ! C'est pour &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://legizmoblog.blogspot.com/"&gt;Gizmo&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; qui est la seule lectrice de ce blog à me faire remarquer quand il n'y a plus de "liens du jeudi". Aujourd'hui on parle de SES, de l'enseignement de sciences économiques et sociales au lycée, et aussi des IUFM, Instituts Universitaires de Formation des Maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu du flux médiatique (la libération d'Ingrid Bétancourt, le probable maintien de Raymond Domenech, l'augmentation des taux de la BCE...), la commission Guesnerie remet aujourd'hui au ministre Xavier Darcos un rapport sur les manuels et les programmes de SES (&lt;a href="http://www.lesechos.fr/medias/2008/0703//300277711.pdf"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Téléchargeable ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Je vous propose d'en lire le commentaire réalisé par l'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://www.apses.org/"&gt;Apses&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, l'association des professeurs de SES. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://www.apses.org/spip.php?article1282"&gt;Le rapport Guesnerie lu par l'APSES&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;Autre point important dans l'actualité de l'éducation, la réforme du recrutement des enseignants. C'est le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fait du jour&lt;/span&gt; dans &lt;a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/07/03072008Accueil.aspx"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'expresso du Café Pédagogique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de ce matin. En conseil des ministres hier, Valérie Pécresse et Xavier Darcos ont esquissé ce qui devrait être le mode de recrutement des enseignants à partir de 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les concours Capes et Agreg seront maintenus (jusqu'à quand ?), mais seront passés à Bac+5 (Master). Les lauréats des concours seront placés en situation devant des élèves à temps-plein. Aujourd'hui un enseignant stagiaire effectue l'équivalent d'un mi-temps devant les élèves et poursuit sa formation dans les IUFM. Ceux-ci sont voués à disparaitre corps et biens, et l'année de formation professionnelle avec. Plus de sociologie de l'éducation, de psychologie de l'adolescent, de formation pédagogique propre à sa discipline, etc... Seulement un "compagnonage" auprès d'un collègue expérimenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nier la nécessité d'une formation professionnelle, cela revient à nier le fait qu'enseigner est un métier qui s'apprend. Cela revient à penser comme au siècle dernier, que maîtriser une discipline scientifique suffit pour parvenir à la transmettre, à transposer des connaissances scientifiques en des savoirs scolaires que les élèves pourront acquérir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que les ministres Pécresse et Darcos prévoient l'intégration dans les formations universitaires spécialisées de modules de socio de l'éducation, de psychologie, de placement de voix, de communication, de pédagogie, épistémologie, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lecture et pétition&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La tribune de Philippe Meirieu sur le site du Café Pédagogique : &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/07/PhilippeMeirieuuntourdepasse-passe.aspx"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un tour de passe-passe&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'appel &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.former-des-enseignants.org/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour une formation des enseignants de haut niveau dans des IUFM rénovés&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/325599003" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/07/jedis-links.html</feedburner:origLink></item><item><title>Eclectique et militant</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/324764855/eclectique-et-militant.html</link><category>Sociologie</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 02 Jul 2008 04:44:59 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-2387353691426774462</guid><description>En bon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;homo numericus&lt;/span&gt;, je suis "multitâche". Ecouter France Cul en podcast (&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/suite_idees/fiche.php?diffusion_id=64496"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La suite dans les idées &lt;/span&gt;du 1er juillet avec Sylvain Dzimira et Christian Baudelot&lt;/a&gt;) tout en lisant des blogs de sociologues, ça c'est une heure efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://xzunigo.free.fr/pasblog/?p=191"&gt;le blog de Xavier Zunigo&lt;/a&gt;, un court billet sur le test de la vache : le département de sociologie de l'université de Genève propose &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.unige.ch/ses/socio/static/vache/formulaire_socio.html"&gt;un petit test pour savoir quel type de sociologue êtes vous&lt;/a&gt;. Résultats des courses :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Vous êtes de type mixte entre le Type A : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le militant&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Vous êtes sensible aux inégalités sociales. Vous pourrez trouver en sociologie des réponses aux questions que vous vous posez sur la condition humaine. Idéaliste, vous souhaitez comprendre la société, mais également travailler pour un monde meilleur.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Conseil de lecture&lt;/i&gt; : E. Durkheim, L. Althusser, P. Bourdieu.&lt;br /&gt;et le Type C : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’éclectique&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Vous êtes un épicurien, la diversité des approches sociologiques satisfera votre curiosité. Vous êtes ouvert à la nouveauté et à la surprise. Vous entreprenez vos études sans préjugé et sans objectif préétabli.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Conseil de lecture&lt;/i&gt; : H. Becker, J.C. Kaufmann, M. Maffesoli.&lt;/blockquote&gt;Comme Xavier Zunigo, je dois dire que je me retrouve assez dans ce résultat (sauf que je suis relativement méfiant à l'égard de la sociologie de Michel Maffesoli, mais bon, c'est un détail).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Frédérique Giraud, à propos de France Cul justement, on peut lire &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://giraudfrederique.over-blog.com/article-20475665.html"&gt;un billet sur une sociologie de l'auditoire de cette station de radio&lt;/a&gt;. Autre article intéressant, &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://giraudfrederique.over-blog.com/article-20045464.html"&gt;la note de lecture du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comportement de modération&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, le dernier ouvrage d'Anne Chaté. J'en parle aujourd'hui car Anne Chaté à été l'une de mes premières enseignantes de sociologie à l'Université de Nantes (et je garde un très bon souvenir de mes cours de modes d'investigation et de théories sociologiques) et par ailleurs la note de lecture de Fred Giraud paraît aujourd'hui sur l'incontournable &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=3521"&gt;www.liens-socio.org&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir une petite citation de Peter Berger, toujours impressionant de lucidité et d'exactitude, relevé par l'excellent &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.citations-ses.net/index.php/"&gt;www.citations-ses.net&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;div class="post-content"&gt;&lt;p&gt;"La sociologie ne satisfera durablement que ceux qui ne trouvent rien de plus passionnant que d’observer les gens et de comprendre ce qui est humain... La perspective sociologique est comme un « démon» qui s’empare de quelqu’un et l’oblige, sans relâche, à poser les questions qui sont les siennes."&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;Peter Berger - &lt;ins style="font-style: italic;"&gt;Invitation à la sociologie&lt;/ins&gt; (1963)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/324764855" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/07/eclectique-et-militant.html</feedburner:origLink></item><item><title>Pause estivale ou définitive (2)</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/319931911/pause-estivale-ou-dfinitive-2.html</link><category>blog</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 25 Jun 2008 14:11:21 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-995394936510381575</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://farm4.static.flickr.com/3049/2364236169_9147c0c303.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://farm4.static.flickr.com/3049/2364236169_9147c0c303.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous allez me dire que je vous fais le coup tous les ans. &lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com/2007/08/pause-estivale-ou-dfinitive.html"&gt;Il y a un peu plus de 10 mois je vous annonçais&lt;/a&gt; une mutation en Charente et une envie de blogger en baisse. J'ai l'impression que je rechute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte la Charente-Maritime, ses ciels hallucinants, les spots de surf, mes élèves adorables, pour les Côtes d'Armor, Saint-Brieuc, Paimpol et sa falaise... En même temps le rythme des billets s'effondre et j'avoue avoir de moins en moins d'inspiration et de motivation pour continuer ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres préoccupations en tête. &lt;a href="http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2008/94_Lyceelagrandereforme.aspx"&gt;Que vont devenir les SES au milieu de la réforme du lycée&lt;/a&gt; ? &lt;a href="http://www.apses.org/spip.php?article1267"&gt;Comment mener le combat pour les sauvegarder&lt;/a&gt; ? &lt;a href="http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/06/bisounours-et-entreprises.html"&gt;Les inepties d'Yvon Gattaz vont-elles durer encore longtemps&lt;/a&gt; ? Quelles classes vais-je avoir à la rentrée prochaine ? Vais-je finir GTA IV ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Pour ceux qui trouvent ce billet trop personnel, j'ai une excuse, je me suis fait tagguer par &lt;a href="http://lemodesteblogdecimon.blogspot.com/2008/06/dabord-jai-t-tagu.html"&gt;Cimon le Modeste&lt;/a&gt; ! Çà autorise une multiplication du "je")&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo : &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/biranbig/2364236169/"&gt;Maison des douaniers, Dahouët&lt;/a&gt; par &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/biranbig/"&gt;Biranbig&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/319931911" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/06/pause-estivale-ou-dfinitive-2.html</feedburner:origLink></item><item><title>L'empire Microsoft contre-attaque</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/309875464/lempire-microsoft-contre-attaque.html</link><category>entreprise</category><category>stratégie</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 15:25:39 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-4365791467197635674</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SFA0EzrzBRI/AAAAAAAAAKQ/mnUqBG89Vkg/s1600-h/office.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SFA0EzrzBRI/AAAAAAAAAKQ/mnUqBG89Vkg/s400/office.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210722026065691922" /&gt;&lt;/a&gt;Le déploiement du logiciel libre dans les établissements d'enseignement fait peur au géant du logiciel Microsoft. Ce dernier se lance dans une contre offensive importante en ouvrant un site internet (http://www.officepourlesenseignants.fr/) et surtout en proposant pour les enseignants la suite Office 2007 dans sa version professionnelle en téléchargement gratuit. Office 2007 gratuit, vous avez bien lu. Je sens qu'on va encore traiter les profs de privilégiés...&lt;br /&gt;&lt;span id=fullpost&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que les logiciels Open Source sont de plus en plus prisés par l'ensemble des administrations publiques. De la gendarmerie à la DGA en passant par l'Assemblée Nationale et bon nombre de collectivités territoriales, de plus en plus de postes sont équipés de la suite Open Office, voire même des systèmes d'exploitation libres comme Ubuntu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les logiciels libres ne se contentent plus d'investir les infrastructures réseaux (serveurs, etc.) mais équipent de plus en plus de postes de travail (poste client). La stratégie de Microsoft consiste donc à tenter de conserver des relais importants dans la diffusion de leurs produits. Les enseignants, qui font de plus en plus travailler leurs élèves sur postes informatiques, jouent un vrai rôle de prescripteurs. On peut penser que des élèves qui auront travaillé sur des postes équipés de la suite bureautique de Microsoft seront moins enclins à utiliser des logiciels libres par la suite que s'ils avaient déjà utilisé Open Office pendant leur scolarité. On retrouve là un phénomène de barrière à l'entrée du marché. Mais celle-ci semble inexorablement se transformer en un château de sable, la marée montante du logiciel libre faisant son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus intéressant dans tout cela est peut-être le discours officiel tenu par le géant Microsoft. Son argumentation est basée sur la pure philanthropie. E. Le Marois,  directeur Education et Recherche de MS France : "nous voulons aider au développement des usages, à l'heure de la généralisation du b2i" (Brevet Informatique et Internet, que tous les collégiens doivent avoir pour passer le diplôme national du brevet, ex-brevet des collèges. Bientôt les lycéens devront passer le B2i-lycée en même temps que leur bac). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Point de stratégie marketing, nulle question de parts de marché dans la bouche des porte-paroles français de Microsoft. Juste envie de rendre service... Que Microsoft se défende, on ne peut pas le reprocher, mais le faire en se cachant frise l'hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/309875464" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/06/lempire-microsoft-contre-attaque.html</feedburner:origLink></item><item><title>La déviance de  Khaled Cheikh Mohammed</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/305537180/la-deviance-de-khaled-cheikh-mohammed.html</link><category>Sociologie</category><category>Valeurs et normes</category><category>déviance</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 05 Jun 2008 14:40:43 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-2976690673058171663</guid><description>&lt;div align=justify&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SEg-fpCSK-I/AAAAAAAAAKI/C2ZfT3ZGIOE/s400/KCM.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208481682366278626" /&gt;"Cet homme est fou", voilà une réflexion que l'on pourrait faire en entendant les propos tenus par Khaled Cheikh Mohammed (KCM), l'un des terroristes qui a avoué être le "cerveau" de l'attaque du World Trade Center le 11 septembre 2001. En effet, lors de son audition par un tribunal militaire il a affirmé : "Je ne vais pas accepter d'avocat, je vais assurer ma défense". Au juge qui lui rappelait qu'il risque la peine de mort, il a répondu : "C'est ce que je veux, cela fait longtemps que je veux être un martyr". Qu'un  accusé refuse la défense d'un professionnel, passe encore, mais qu'il demande la peine de mort, cela ne doit pas être chose courante. La sociologie peut nous éclairer pour comprendre ce cas, allons discuter avec Erving Goffman, Robert K. Merton et Max Weber.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Inversion du stigmate&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;En 1963, Erving Goffman publie &lt;i&gt;Stigmate&lt;/i&gt; dans lequel il va montrer que si certaines caractéristiques d'un individu peuvent être à l'origine d'une stigmatisation, en règle générale les individus cherchent à cacher ces stigmates. Ils vont alors se "mettre en scène" pour que rien ne puisse trahir dans leur comportement  la présence de cette caractéristique qui pourrait conduire à les classer parmi les déviants. E. Goffman va plus loin et c'est là que ça devient intéressant : il montre que l'on peut, dans certaines situations, être amené à faire le contraire, à "inverser les stigmates". Ici, KCM est clairement un "stigmatisé" (au sens de Goffman, pas de la bible évidemment) du fait de son extrémisme religieux. La société occidentale et ses institutions lui attribuent une identité déviante. Plutôt que de chercher à cacher ce stigmate, il va l'inverser. C'est compréhensible puisqu'il ne partage pas le système de valeur de la société qui le juge comme déviant (et même plus que cela, criminel et assassin). Il espère par son comportement obtenir la reconnaissance de son groupe d'origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Rationalité en valeur&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;On doit à Max Weber une typologie des motivations qui sont à l'origine de nos actions sociales. Comme toute typologie, il s'agit là d'un modèle et non pas d'une retranscription fidèle de la réalité. Max Weber a ainsi construit des idéaux-types qui permettent en quelque sorte de mieux comprendre les ressorts de l'action des individus en société. Il distingue quatre formes d'action sociale, deux qui relèvent d'un comportement rationnel et deux qui n'en relève pas. Ces dernières sont les actions affectives (qui retournent de l'émotion, de l'affect, de l'instinct) et les actions traditionnelles (qui sont le produit de la coutume, de la croyance : jouer au loto un vendredi 13 par exemple). Les actions rationnelles peuvent soit être rationnelles en finalité (je poursuis un but et je fais tout pour l'atteindre) ou rationnelles en valeur (j'agis ainsi parce que mes valeurs me poussent à le faire). On peut prendre l'exemple un peu trivial de la gestion de ses déchets : soit je jette tout dans la même poubelle parce que comme ça j'en ai qu'une seule, je perds moins de place, et moins de temps à trier. Soit j'ai 5 poubelles, ce qui entraîne des inconvénients évidents, mais cela correspond avec mes valeurs d'écologiste qui pense à sa planète et à ses futurs petits-enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à notre sujet après cette petite présentation théoriquo-ludique de la pensée Weberienne. Le cas de KCM est intéressant parce qu'il montre que les idéaux-types de Max Weber ne sont que... des idéaux-types. En clair, on voit bien que le comportement de l'intégriste islamiste mélange à la fois la tradition (le poids de la religion), la rationalité en valeur qui découlent de cette religion ("Dieu est suffisant") mais également la rationalité en finalité ("j'ai toujours voulu mourir en martyr") qui pour le coup ne découle pas directement de la religion mais d'une vision extrême de celle-ci. Soyons explicite, je ne fais absolument pas d'amalgame entre Islam et Islamisme, ça va mieux en le disant. Il poursuit donc un but, tout en faisant référence à des valeurs, qui par ailleurs sont issues d'une tradition religieuse extrémiste. La position qu'il défend est donc, d'une certaine manière, rationnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'innovation comme mode d'adaptation&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Retour au States avec Robert King Merton. On dit de RKM qu'il aurait choisi lui-même son deuxième prénom car il avait envisagé un temps une carrière de prestidigitateur et que s'appeler "King", ça en jette et ça aide pour faire du show-biz. Je n'ai jamais réussi à savoir si c'était vrai ou si mon pote qui m'a raconté ça c'est vraiment payé ma tronche. Je penche sérieusement pour la deuxième hypothèse. Ce sociologue américain a également construit une typologie permettant d'interpréter les comportements des individus, et notamment les comportements inattendus. Autant dire que cela colle plutôt bien à notre sujet. Mais Merton ne cherchait pas, en créant cette typologie, à se doter d'un outil permettant d'expliquer l'intégralité des comportements sociaux. Au contraire il se revendiquait comme un théoricien de "moyenne portée", attaché à construire des "théories intermédiaires entre les hypothèses mineures qui jaillissent chaque jour à foison dans le travail quotidien de la recherche, et les larges spéculations qui partent d'un maître-schéma conceptuel d'où l'on espère tirer un grand nombre de régularités du comportement social accessibles à l'observateur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le tableau de Merton on peut trouver cinq modes d'adaptations individuelles, qui sont caractérisés par le comportement des individus vis-à-vis des buts socialement valorisés, ainsi que des moyens pour les atteindre, toujours légitimés par la société. Cela donne cela :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SEg9_O5vQgI/AAAAAAAAAKA/kKlEjYcMRNY/s400/merton.GIF" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208481125595300354" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le conformiste accepte les buts et les moyens pour y parvenir : je veux être riche et avoir une belle voiture, je vais travailler dur, faire tout pour être un winner, tout en respectant les règles du jeu.&lt;br /&gt;- L'innovateur poursuit les mêmes buts, mais ne parvient pas à utiliser les mêmes moyens ou rejettent ces moyens : je veux devenir riche, mais pour cela, je deale et je fais dans la cambriole pour avoir ma Béhème. Merton cite Al Capone, riche et reconnu, comme l'innovateur par excellence.&lt;br /&gt;- Le ritualiste est en quelque sorte le "gagne petit", celui qui a de petites ambitions, qui respecte les règles mais qui finalement a oublié pourquoi. Je renvois ici à &lt;a href="http://giraudfrederique.over-blog.com/article-20045464.html"&gt;une note chez Frédérique Giraud à propos d'un ouvrage d'Anne Chaté&lt;/a&gt;, qui ne parle pas de Merton, mais fait allusion à ces "petits rêveurs", les individus à l'ambition modérée.&lt;br /&gt;- L'évadé, c'est l'individu qui a intériorisé buts et moyens mais qui fini par les rejeter tout en se maintenant dans une position de retrait. On prend souvent l'exemple des hippies pour illustrer cette catégorie que Merton croit être la moins répandue.&lt;br /&gt;- Enfin, l'attitude de rébellion est également associée au rejet de la société, mais un rejet frontal, parfois brutal.&lt;br /&gt;Trouvez la catégorie qui vous convient le mieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois revenons à nos moutons après ces considérations théoriques. Le comportement de Khaled Cheikh Mohammed peut relever de plusieurs modes d'adaptation. Dans un premier temps on peut imaginer que son engagement dans l'islamisme le plus radical pourrait être assimilé à un comportement Mertonien dit de rébellion. Ce qui se traduit par le rejet brutal de la société occidentale ainsi que des sociétés arabes qui ne respectent pas ou n'imposent pas vraiment le Coran. A l'intérieur du groupe social que constitue les islamistes terroristes il est considéré comme conformiste, respectant à la fois les objectifs poursuivis par son groupe (imposer une interprétation rigoriste du Coran comme seule philosophie de vie) et les moyens pour y parvenir (les attentats-sacrifices). Mais depuis sa captivité il ne peut plus user de ces moyens. Il est donc conduit à une adaptation, à un comportement d'innovateur. S'il poursuit le même but (mourir en martyr, qui on l'aura remarqué est devenu une fin en soi) il est contraint à l'innovation pour y parvenir, ici la peine de mort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : le premier qui trouve mon illustration des théories sociologiques par le cas KCM capilotractée, gare à lui !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aller plus loin et voir ailleurs :&lt;br /&gt;Une &lt;a href="http://socio.ens-lsh.fr/agregation/corps/corps_fiche_goffman.php"&gt;fiche de lecture de Stigmates&lt;/a&gt; d'Erving Goffman, sur le site de l'ENS LSH.&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Weber"&gt;page Wikipedia de Max Weber&lt;/a&gt;, labellisé "Article de qualité"&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/parienty/2007/12/22/un-jeu-de-societe-pour-les-fetes/"&gt;billet d'Arnaud Parienty qui traite des modes d'adaptations de Merton&lt;/a&gt; appliqués aux économistes !!!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/305537180" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/06/la-deviance-de-khaled-cheikh-mohammed.html</feedburner:origLink></item><item><title>Que mangent les célibataires ?</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/300524005/que-mangent-les-celibataires.html</link><category>Sociologie</category><category>Culture</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 02 Jul 2008 04:57:55 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-1580293274816619961</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://farm1.static.flickr.com/9/76906747_0e60caa721_m.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://farm1.static.flickr.com/9/76906747_0e60caa721_m.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Merci l'INSEE !! Dans le dernier numéro d'Insee Première, on a le droit à une petite étude sur l'alimentation des personnes vivant seules. Ca vaut le coup d'oeil : &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1194/ip1194.html"&gt;c'est par là&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarque que les femmes mangent plus de fruits et légumes que les hommes. Ces derniers se rattrapent du côté de la viande et de l'alcool. Globalement la variable du genre est souvent plus clivante que celles de l'âge, du niveau de diplôme ou de revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédit photo : &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/flickerbulb/76906747/"&gt;pizza + beer = dinner&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; par &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/flickerbulb/"&gt;berbercarpet&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/300524005" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/que-mangent-les-celibataires.html</feedburner:origLink></item><item><title>Hors les murs</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/300365091/hors-les-murs.html</link><category>Sociologie</category><category>etudiants</category><category>services publics</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 29 May 2008 01:48:58 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5826497118332969025</guid><description>Chez Baptiste Coulmont on découvre que des enseignants du département de sociologie de Paris 8 organisent des stages de terrain pour les étudiants en licence (court billet &lt;b&gt;&lt;a href="http://coulmont.com/blog/2008/05/24/stages-de-terrain/"&gt;à lire ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;). 4 stages en deux années universitaires, qui ont permis à chaque fois à une petite quinzaine d'étudiants de mettre en œuvre les apports théoriques et méthodologiques de leur cursus universitaire. On peut lire les impressions des étudiants qui ont participé à ces stages &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.univ-paris8.fr/sociologie/?p=515"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. (Faire écrire par les étudiants ces petites impressions, c'est une bonne technique de communication pour faire de la pub et inciter les futurs étudiants à s'inscrire au stage ;-))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est incontestablement un plus dans un cursus que de se retrouver hors les murs de sa fac pour se confronter au terrain. Je ne pense pas me tromper si je dis que chaque formation universitaire en sociologie (ou presque) exige des étudiants qu'ils mènent des enquêtes de terrain, produisent des petits rapports, des comptes-rendus d'enquêtes. Mais c'est bien la première fois que j'entends parler d'une initiative de ce genre, c'est-à-dire des enquêtes par dépaysement, menées collectivement par un groupe d'étudiants qui vit, pendant une semaine, loin de la fac, avec leurs professeurs, et le tout financé par l'université, dans le cadre d'un département de sociologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela se fait déjà dans d'autres disciplines de Sciences Humaines et Sociales : je pense notamment à l'histoire, à la géographie. Lors de mon passage à l'Université de Nantes j'ai vu défiler bon nombre d'étudiants envoyés par leurs professeurs à la recherche de subventions pour financer leurs périples. En clair, même si la volonté de proposer ce type de stage aux étudiants étaient là, il manquait encore quelques ressources financières pour mener à bien les projets. Encore une manifestation de la fameuse règle du 80/20 dans le quotidien des étudiants de facs (80% des moyens pour 20% des étudiants et inversement, le dualisme de l'enseignement supérieur français passant par là). Et ces stages étaient bien souvent proposés à des étudiants de Master 2, déjà sélectionnés, et arrivés à un stade avancé de leur formation. Ici ce sont bien des étudiants de Licence qui sont le public de ces stages !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espérons que Paris 8 puisse servir d'exemple aux autres universités. Habituellement, le début du commencement de la reconnaissance des professeurs pour leurs étudiants n'intervient pas avant la barrière de la Licence. A de rares exceptions près, les étudiants de trois premières années sont avant tout considérés comme des hordes de jeunes sauvageons - ils n'ont pas 20 ans - emplissant des amphis et explosant les salles de TD, perdus dans l'anonymat. Pas facile de se socialiser dans son nouvel espace de travail dans pareilles conditions. Ces stages sont certainement de bonnes expériences de socialisation au métier de sociologue et au "métier d'étudiant". Ils peuvent par ailleurs renforcer le sentiment d'appartenance à une "communauté universitaire" (si tant est qu'elle existe) - ou au moins un sentiment d'appartenance à l'institution - dont on sait qu'il est primordial pour garantir la réussite des étudiants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/300365091" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/hors-les-murs.html</feedburner:origLink></item><item><title>La stratégie du TBI</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/298914135/la-stratgie-du-tbi.html</link><category>entreprise</category><category>stratégie</category><category>économie</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Tue, 27 May 2008 02:24:21 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5479195333191064676</guid><description>&lt;div align=justify&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.interwritelearning-france.com/images/sub/products/board/user.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.interwritelearning-france.com/images/sub/products/board/user.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Derrière le sigle TBI se cache le Tableau Blanc Interactif. De quoi s'agit il ? Imaginez un ordinateur relié à un vidéoprojecteur classique (jusqu'ici tout va bien) projetant l'image du bureau sur un écran blanc un peu particulier. Cet écran contient une grille qui va permettre de repérer les mouvements d'un stylet spécial lorsqu'on approche celui-ci du tableau. Le stylet permet entre autre de guider le pointeur de la souris. En gros, votre écran d'ordinateur est sur le tableau, et vous travaillez avec un stylet à la place de votre souris. &lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;C'est magique, ça écrit, ça ouvre des logiciels, ça permet de ne plus être scotché à son écran, et de faire travailler les élèves sur des supports plus pratiques et maniables que la feuille de papier photocopiée. Le grand écran a les vertus du tableau classique pour le travail collectif, l'interactivité en plus. Comme toute innovation dans le domaine de l'enseignement, le TBI est un moyen et pas une fin en soi. Il n'en reste pas moins que ce type de tableau risque de devenir, de par les fonctionnalités qu'il offre, l'outil incontournable des salles de classes dans les 5-10 ans à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment c'est la guerre entre les firmes qui produisent ce genre de matériel très spécifique (et encore particulièrement onéreux, plus de 1000€ l'unité au bas mot). De deux choses l'une : j'imagine que la production de ce genre de matériel doit demander une échelle de production relativement grande pour que le modèle économique de l'entreprise devienne rentable ; une fois la rentabilité assurée, le marché du TBI est potentiellement gigantesque à travers le monde. Ne serait-ce qu'en France, on compte 68000 établissements scolaires (avec parfois plusieurs dizaines de salles de classe). Et si on ajoute à cela les applications extra-scolaires, on ne compte plus les salles de réunions d'entreprise qui pourraient bénéficier de ce genre d'équipement. D'ailleurs au départ le TBI était plutôt voué au monde du travail qu'à celui de l'éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stratégie des producteurs doit donc consister à gagner le plus rapidement possible la majorité des parts de marché. Comme bien des marchés liés aux nouvelles technologies, seule la position de quasimonopole est rentable : lorsqu'un utilisateur s'attache à une version (d'un logiciel, d'un système d'exploitation, d'un périphérique), il est difficile de lui faire changer ses habitudes. Les barrières à l'entrée du marché sont donc très importantes : on pense bien sûr au modèle du genre, le marché des systèmes d'exploitations, complètement verrouillé par Microsoft sur PC jusqu'à l'arrivée des plateformes libres. On comprend alors que les marchés publics représentent une manne importante pour les constructeurs de TBI. Un contrat avec un rectorat et hop, des dizaines d'établissements équipés. Pour l'instant, Promethean et Hitachi sont les deux marques les plus diffusées. En France, au dernier trimestre, un TBI vendu sur deux était de marque Hitachi. Le japonais a d'ailleurs dépassé Prométhean. La concurrence fait rage, et la concurrence tue la concurrence : si la marque Smart progresse encore au niveau mondial, eBeam et Mimio voient leurs résultats en baisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était sans compter sur l'offensive de InterwriteLearning qui vient de signer une &lt;b&gt;&lt;a href="http://tableauxinteractifs.fr/fabricants/interwrite/Interwrite_IUFM.pdf"&gt;convention de coopération avec les IUFM&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (Instituts universitaires de formation des maîtres): 31 TBI offerts, un pour chaque IUFM. Ca c'est stratégique ! Les IUFM, en tant que centre de formation initiale et continue des enseignants, voient passer des générations entières de nouveaux profs, souvent plus à l'aise avec les technologies de l'information et de la communication appliquées à l'enseignement que leurs prédécesseurs (même si toutes les générations d'enseignants s'y mettent progressivement). S'il y avait une cible à viser, c'était bien celle-là. Maintenant il faut relativiser l'impact de la stratégie de Interwrite. Bon nombre d'IUFM sont déjà équipés en TBI. De plus chaque IUFM est "explosé" sur plusieurs sites (par exemple l'IUFM de Poitou-Charentes est divisé en quater sites : Poitiers, Niort, La Rochelle, Angoulême). Il n'en reste pas moins que le geste est fort, alors que le secteur de l'éducation représente près de 80% du marché des TBI. Ma main à couper que la structure du marché des TBI dans 5 ans aura plus la forme d'un oligopole (voire d'un duopole) que d'un marché de concurrence atomistique, avec des barrières à l'entrée qui empêcheront les entrants potentiels.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/298914135" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/la-stratgie-du-tbi.html</feedburner:origLink></item><item><title>Bien dans ma boite ?</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/298651919/bien-dans-ma-boite.html</link><category>entreprise</category><category>Sociologie</category><category>travail</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Mon, 26 May 2008 16:58:57 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-3875650804728864474</guid><description>&lt;div align=justify&gt;"Les collègues sont sympas, le patron pas trop regardant, le job intéressant, j'aime ma boîte". Apparemment, tout le monde n'est pas d'accord pour décrire son cadre de travail comme un lieu idyllique, le lupanar du lien social, le kif suprême. La DARES continue d'exploiter les résultats de son enquête &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.travail.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-dares/statistiques/sante-au-travail/enquetes/sumer.html"&gt;SUMER&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (pour surveillance médicale des risques), réalisée en 2003, et montre aujourd'hui que plus d'un salarié sur 6 (17% exactement) disent être l'objet de comportements hostiles sur leur lieu de travail. Et lorsque l'on demande aux enquêtés de considérer toute leur carrière professionnelle, le chiffre monte à 1 sur 4 (25%).&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;"Hostile, moi ? Vous devez vous tromper"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est quoi au juste un "comportement hostile" dans le monde du travail. Est-ce que retirer le PQ des toilettes pour emm... le prochain entre dans la catégorie ? Et celui qui pourrit la machine à café tellement fort qu'elle fait TILT et que personne ne peut plus avoir sa dose, est-il hostile ? Par "comportements hostiles" il faut comprendre comportements méprisants, déni de reconnaissance du travail, jusqu'à atteintes dégradantes. Cela va de l'indifférence la plus totale d'un collègue à son égard jusqu'au harcèlement sexuel. Avec une typologie bien précise que vous pouvez retrouver directement dans &lt;a href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-dares/etudes-recherche/publications-dares/premieres-informations-premieres-syntheses/2008-22.2-salarie-six-estime-etre-objet-comportements-hostiles-cadre-son-travail.html"&gt;le compte rendu en ligne&lt;/a&gt; sur le site de la DARES. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les différences homme/femme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Les résultats de l'enquête montrent plusieurs choses. Ce sont les femmes qui se disent le plus victimes des comportements méprisants. Par contre, et ce n'est pas une surprise, les hommes se plaignent plus d'un déni de reconnaissance de leur travail. Les auteurs du résultat de l'enquête le précise, mais j'y avais déjà fait allusion ici ou là, l'activité professionnelle est plus importante dans la construction de l'identité masculine que féminine. Preuve que l'égalité des sexes n'est pas pour demain, nous les hommes avons des restes de notre ancêtre pas très lointain, le pourvoyeur unique de revenu du ménage. On aurait cru que la salarisation des femmes aurait pu rééquilibrer un peu les choses : les hommes trouvant dans leur cocon familial une part de la reconnaissance nécessaire à chaque être humain pour vivre, les femmes dans leur job. Que neni. Je ne vois qu'un seul avantage à cela : les femmes, en diversifiant leurs sources de reconnaissance, font preuve de leur intelligence supérieure, et en plus se protège plus efficacement contre le suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Autre variable, l'entreprise en elle-même.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;Il est assez intéressant de remarquer que les petites et les grandes entreprises semblent freiner les comportements hostiles. Ce sont dans les entreprises de taille moyenne (50-500 salariés) que les salariés se plaignent le plus de mauvaises conditions psychologiques de travail. Il est à noter que mauvaises conditions physiques et psychologiques vont généralement de pair : ainsi les travaux les plus pénibles sont associés au signalement de comportements hostiles, ainsi que les secteurs soumis à des tensions (exigence d'une productivité importante, menace de perte d'emploi), et les activités connotées négativement dans la société (nettoyage, sécurité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Limites de l'enquête&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Pour intéressant qu'elle soit, cette enquête souffre d'un manque important : elle n'inclut pas les fonctions publiques d'Etat et territoriale. Il aurait été intéressant de pouvoir comparer les grands secteurs, public et privé. t il aurait été d'autant plus intéressant de pouvoir mener une étude longitudinale afin d'observer (ou non) des évolutions dans le temps, traduisant probablement les évolutions des méthodes de travail dans la fonction publique au cours de ces dernières décennies. Un comparatif international aurait également pu être intéressant, mais les harmonisations statistiques n'atteignent pas encore des degrés aussi fin. Il serait pourtant intéressant de voir s'il existe des disparités importantes, ne serait ce qu'au sein de l'Union Européenne. M'est avis que des sociétés plus égalitaires telles que les sociétés nordiques (qui ont également développé au maximum les cultures d'entreprise), obtiendraient de meilleurs résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de culture d'entreprise et de symbiose corporate, on n'a jamais fait mieux que la Cogip : &lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3YA0YWLHzAg&amp;hl=en"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3YA0YWLHzAg&amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-dares/etudes-recherche/publications-dares/premieres-informations-premieres-syntheses/2008-22.2-salarie-six-estime-etre-objet-comportements-hostiles-cadre-son-travail.html"&gt;Un salarié sur six estime être l’objet de comportements hostiles dans le cadre de son travail&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, Premières synthèses premières informations, Dares, mai 2008.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/298651919" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/bien-dans-ma-boite.html</feedburner:origLink></item><item><title>Les Années</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/296121283/les-annees.html</link><category>livres</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 22 May 2008 16:45:28 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5713671662874654203</guid><description>&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px;" src="http://www.mollat.com/cache/couvertures/9782070779222.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;div align=justify&gt;Je viens de terminer la lecture du dernier ouvrage d'Annie Ernaux, Les Années. Je ne peux que trop vous en conseiller la lecture. Probablement l'œuvre la plus aboutie de l'auteur. Je livre ici un extrait que je trouve intéressant, même s'il n'est pas forcément représentatif de la globalité du livre.&lt;br /&gt;&lt;span id=fullpost&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le clic sautillant et rapide de la souris sur l'écran était la mesure du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moins de deux minutes se retrouvaient : des copines du lycée Camille-Jullian, Bordeaux, classe de seconde C 2, 1980-1981, une chanson de Marie-Josée Neuville, un article de 1988 dans &lt;i&gt;L'Huma&lt;/i&gt;. La recherche du temps perdu passait par le web. Les archives et toutes les choses anciennes qu'on imaginait même pas pouvoir retrouver un jour nous arrivaient sans délai. La mémoire était devenue inépuisable mais la profondeur du temps - dont l'odeur et le jaunissement du papier, le cornement des pages, le soulignement d'un paragraphe par une main inconnue donnaient la sensation - avait disparu. On était dans un présent infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'arrêtait pas de vouloir le "sauvegarder" en une frénésie de photos et de films visibles sur-le-champs. Des centaines d'images dispersées aux quatre coins des amitiés, dans un nouvel usage social, transférés et archivées dans des dossiers - qu'on ouvrait rarement - sur l'ordinateur. Ce qui comptait, c'était la prise, l'existence captée et doublée, enregistrée à mesure qu'on la vivait, des cerisiers en fleur, une chambre d'hôtel à Strasbourg, un bébé juste né. Lieux, rencontres, scènes, objets, c'était la conservation totale de la vie. Avec le numérique on épuisait la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les photos et les films classés par date qu'on faisait défiler sur l'écran, par-delà la diversité des scènes et des paysages, des gens, se répandait la lumière d'un temps unique. Une autre forme de passé s'inscrivait, fluide, à faible teneur de souvenirs réels. Il y avait trop d'images pour s'arrêter sur chacune et ranimer les circonstances de la prise. Nous vivions en elles d'une existence légère et transfigurée. La multiplication de nos traces abolissait la sensation du temps qui passe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était étrange de penser qu'avec les DVD et autres supports les générations suivantes connaîtraient tout de notre vie quotidienne la plus intime, nos gestes, la façon de manger, de parler et de faire l'amour, les meubles et les sous-vêtements. L'obscurité des siècles précédents, peu à peu repoussée de l'appareil sur trépied chez le photographe à la caméra numérique dans la chambre à coucher, allait disparaître pour toujours. Nous étions à l'avance ressuscités.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lune, quand on levait la tête la nuit, brillait fixement sur un monde dont on ressentait en soi la vastitude, le grouillement, sur des milliards d'individus. La conscience se dilatait dans l'espace total de la planète, vers d'autres galaxies. L'infini cessait d'être imaginaire. C'est pourquoi il était inconcevable de se dire qu'on allait mourir un jour.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère que ces quelques lignes vont vous donner l'envie de découvrir le livre dans son intégralité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/296121283" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/les-annees.html</feedburner:origLink></item><item><title>Le poids des normes, le choc des valeurs</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/295947831/le-poids-des-normes-le-choc-des-valeurs.html</link><category>Valeurs et normes</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 22 May 2008 11:56:10 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5248771070260297278</guid><description>Un billet qui n'est pas des plus sérieux, mais qui est une bonne illustration pour aborder la question des normes et des valeurs, de la déviance et du rôle des entrepreneurs de morale. D'un côté, des naturistes pour qui la "culture du corps libre" prend une place centrale dans leurs systèmes de valeurs, si bien que la norme qui en découle est la pratique de la nudité. De l'autre un tour-opérateur allemand qui voulait profiter du filon et se faire un peu de pub : il propose un vol Erfurt-Usedom dans le plus simple appareil. Au milieu, les clients habituels du tour opérateur n'apprécient que moyennement la douce déviance des naturistes. Par peur de perdre sa clientèle fidèle, dans un contexte de concurrence rude, le tour opérateur va finalement renoncer à organiser le vol inédit. Mais il ne renonce pas à l'opération de com ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu sur Libération.fr, "Le premier vol naturiste annulé".&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le premier vol charter pour naturistes n’aura finalement pas lieu. Pour des «réserves morales» exprimées par certains clients, son promoteur, le tour-opérateur «OssiUrlaub», a décidé de jeter l'éponge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vol limité à 50 amateurs de «FKK» («Culture du corps libre»), la dénomination allemande du naturisme, affichait pourtant complet. Mais son promoteur a décidé de l’annuler suite à des commentaires quelque peu critiques exprimés dans les médias, ou sur son site web.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«OssiUrlaub» avait suscité un grand intérêt médiatique en annonçant en janvier l’organisation de ce vol aller-retour dans la journée du 5 juillet prochain entre Erfurt (sud-ouest de l’ex-RDA) et l’île d’Usedom, en mer Baltique, l’aventure, facturée 499 euros par personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La publicité précisait que, «tous les passagers voyageront nus, mais on ne pourra se déshabiller qu’une fois dans l’avion»et de préciser que «pour des raisons de sécurité, le pilote et le personnel de bord voyageront habillés».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«OssiUrlaub», qui aura bénéficié d’une importante publicité gratuite grâce à cette annonce, continue toutefois à commercialiser d’autres offres pour nudistes, y compris un circuit en Afrique du Sud avec séjours dans des «lodges» naturistes.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/295947831" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/le-poids-des-normes-le-choc-des-valeurs.html</feedburner:origLink></item><item><title>Dix jours sans écran</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/293735188/dix-jours-sans-cran.html</link><category>Consommation</category><category>Internet</category><category>famille</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Mon, 19 May 2008 15:11:42 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5259525784303386901</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://farm1.static.flickr.com/185/419238646_de47cb7492_m.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://farm1.static.flickr.com/185/419238646_de47cb7492_m.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align=justify&gt;Vous en avez peut-être entendu parler sur les ondes, on apprend aujourd'hui que les élèves d'une école de la banlieue de Strasbourg participent à une expérience peu ordinaire : 10 jours sans écran. A partir de demain et jusqu'au 30 mai les petites têtes blondes vont devoir se passer de leurs écrans, la télévision bien sûr mais également l'accès Internet et la console de jeu. Une chose est sûre, je serai bien incapable de tenir ce pari (sauf entre le 15 juillet et le 15 aout peut-être). &lt;br /&gt;&lt;span id=fullpost&gt;&lt;br /&gt;L'expérience peut être profitable, il s'agit pour ces élèves de réapprendre à jouer aux jeux de société, à refaire du sport. Même si je ne suis pas persuadé qu'ils &lt;br /&gt;avaient oublié les jeux de plateau et le sport, il est évident que les jeunes générations évoluent dans un environnement particulier. Ils sont nés avec le numérique (un élève de CM2 aujourd'hui est né en même temps que les premières offre ADSL de France Télécom), et sont la proie de flux d'images incessants, probablement plus que la génération de leurs grands frères et sœurs. Une étude de l'&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.unaf.fr/"&gt;UNAF&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; souligne qu'un enfant de 10 ans passe, en moyenne annuelle, 1500 heures devant quatre écrans (TV, net, console, téléphone), 800 heures à l'école et... seulement 50 heures de discussion avec ses parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans jouer les jeunes réac, tous les profs savent que l'hyper-sollicitation des élèves est la source de bien des difficultés dans les situations d'apprentissage. Le problème n'est pas tant dans la consommation d'image. Après tout les générations nées avec la télévision ne sont pas plus bêtes que celles qui les avaient précédées (elles sont plutôt plus intelligente d'ailleurs). C'est plutôt la mauvaise consommation, la consommation "de travers". Tout comme la mauvaise utilisation d'Internet. Il ne suffira pas d'interdire d'image toute la jeunesse de ce pays pour résorber tous ses maux. Mais il est urgent d'éduquer à l'image et à l'usage d'internet. Pour que l'usage ne se transforme pas inexorablement en "mésusage". Je note d'ailleurs que l'expérience de Strasbourg a été précédée, tout au long de l'année, d'une solide formation à l'image pour les élèves. Le seul sevrage n'aurait eu que peu d'intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends ici un extrait d'un texte de Philippe Meirieu que je trouve, comme souvent, très intéressant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La publicité court-circuite toute réflexion et exalte le passage à l’acte immédiat. La télévision zappe plus vite que les téléspectateurs pour les scotcher à l’écran et les empêcher de passer sur une autre chaîne. Le téléphone portable réduit les relations humaines à la gestion de l’injonction immédiate. Ce n’est pas un complot – celui de soixante-huitards qui auraient décidé de saboter l’instruction du peuple - , c’est une conspiration : tout « respire ensemble » et susurre à l’oreille des enfants et adolescents : « maintenant, tout de suite, à n’importe quel prix… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, qu’il soit devenu plus difficile d’éduquer aujourd’hui : les parents savent l’énergie qu’il faut dépenser pour contrecarrer l’emprise des modes, des marques, des stéréotypes imposés par les « radios jeunes » et répercutés par les médias. Les professeurs constatent, au quotidien, la difficulté de construire des espaces de travail effectif, de permettre la concentration, de former à la maîtrise de soi et à l’investissement dans une tâche. Ils voient leurs élèves arriver en classe avec une télécommande greffée au cerveau, un phallus high-tech qui dynamite tous les rituels scolaires qu’ils peinent à mettre en place. La préoccupation principale des enseignants – ce qui les épuise aujourd’hui - est de faire baisser la tension pour favoriser l’attention. Et le malaise est là : moins dans le niveau qui baisse que dans la tension qui monte.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour retrouver le texte intégral du texte de P. Meirieu, &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.meirieu.com/ACTUALITE/capricemondialise.pdf"&gt;c'est par ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire également, une interview de Joël de Rosnay "&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/20/00/5633-34/index.xml"&gt;De nouvelles formes d'intelligence et de nouvelles dépendances&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/293735188" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/dix-jours-sans-cran.html</feedburner:origLink></item><item><title>La croissance est revenue !</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/292183646/la-croissance-est-revenue.html</link><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Sat, 17 May 2008 03:55:16 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-8003231054483147114</guid><description>Ma mère voici le temps venu&lt;br /&gt;D'aller prier pour mon salut&lt;br /&gt;La croissance est revenue&lt;br /&gt;Bougnat tu peux garder ton vin&lt;br /&gt;Ce soir je boirai mon chagrin&lt;br /&gt;La croissance est revenue&lt;br /&gt;Toi la servante toi la Carla&lt;br /&gt;Vaudrait peut-être mieux changer nos draps&lt;br /&gt;La croissance est revenue&lt;br /&gt;Mes amis ne me laissez pas&lt;br /&gt;Ce soir je repars au combat&lt;br /&gt;Maudite Croissance puisque te v'là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruxelles Bruxelles ne t'emballe pas&lt;br /&gt;Fais comme si tu ne savais pas&lt;br /&gt;Que la croissance est revenue&lt;br /&gt;Bercy arrête de répéter&lt;br /&gt;Résorber les déficits avant l'été&lt;br /&gt;Car La Croissance est revenue&lt;br /&gt;Majorité arrête de bringuebaler&lt;br /&gt;Souviens-toi qu'elle t'a déchiré&lt;br /&gt;La Croissance qui est revenue&lt;br /&gt;Mes amis ne me laissez pas&lt;br /&gt;Dites-moi dites-moi qu'il ne faut pas&lt;br /&gt;Maudite Croissance puisque te v'là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur une musique de G. Jouannest, 1964&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/292183646" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/la-croissance-est-revenue.html</feedburner:origLink></item><item><title>Jean-Marc Sylvestre, les profs détachés et le mal journalisme</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/291172669/jean-marc-sylvestre-les-profs-detaches.html</link><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 15 May 2008 16:51:42 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-3192358734546267291</guid><description>&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://www.parlonstv.com/tv/presentateur/jean-marc-sylvestre.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin sur France Inter, Jean-Marc Sylvestre reprenait le chiffre rappelé dans les colonnes du Figaro d'aujourd'hui : 23000 enseignants se trouvent "détachés" et ne sont donc pas face à des élèves. 23000 faignants, vous rendez-vous compte !? En fait le journaliste économique a raconté n'importe quoi, sans que personne ne l'arrête pour lui dire.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Trois erreurs en deux secondes, record battu !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Première erreur : "détachés" peut signifier certes "détachés" à d'autres fonctions que l'enseignement, mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne travaillent pas. Et cela peut signifier également "détachés" à d'autres ministères que celui de l'Education Nationale. C'est notamment le cas des professeurs dans les établissements français de l'étranger qui sont sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères, et qui pourtant font bien cours devant des élèves (cela représente environ 5500 professeurs, soit 1/4 des détachés selon le chiffre de JMS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Marc Sylvestre a persévéré dans l'erreur. Il a rapporté ces 23000 enseignants détachés à un total de 210000 enseignants. Où a-t-il été cherché ces 210000 enseignants ? Mystère et boule de gomme... Rappelons qu'il y a 884000 enseignants en France, 740000 si on ne compte que l'enseignement public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième bourde en deux secondes, lorsqu'il calcule le rapport il s'écrie "23000 sur un total de 210000, 1 sur 4 !". Nicolas Demorand ne bronche même pas, il entend que 25% des enseignants ne foutent rien et ça passe comme une lettre à la poste. Oui mais seulement voila, 23000/210000 ça fait un peu plus de 10% et non pas 25% ! Si vous ne me croyez pas &lt;a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;amp;q=23000%2F210000*100&amp;amp;btnG=Rechercher&amp;amp;meta="&gt;&lt;b&gt;cliquez ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Et encore, 10% ça fait beaucoup, puisque je vous le rappelle le chiffre de 210000 ne correspond à rien. Si on rapporte 23000 à 884000, on obtient 2.6% !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2.6% d'enseignants détachés, ça ne veut toujours pas dire grand chose...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;A quoi ressemble ces détachements ? Que font ces enseignants ? J'ai déjà mentionné les quelques 5000 enseignants à l'étranger. Ensuite le plus souvent il s'agit d'une ou de quelques heures de décharge hebdomadaire : les profs qui préparent des classes de terminale au baccalauréat peuvent bénéficier d'une heure de décharge. Amusez-vous à corriger des copies de bacs blancs et vous  pourrez juger de l'injustice que représente cette heure de décharge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains enseignants assument des responsabilités de formation auprès de leurs collègues (formateur en technologie de l'information et de la communication dans l'enseignement, formateur en IUFM auprès des enseignants-stagiaires, etc). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres enseignants sont titulaires mais remplaçants (inconcevable au foot, mais pas dans l'éducation nationale) et il peut arriver que pendant des périodes plus ou moins longues ils ne soient pas appelés à enseigner devant les élèves. Mais critiquer les TZR (Titulaire en zone de remplacement) parce qu'ils ne sont pas devant des élèves reviendraient en quelque sorte à balancer à un pompier que c'est un parasite de la société alors qu'il est dans sa caserne, sur le qui-vive, à attendre l'alerte. Et bien le TZR c'est pareil, il est sur le qui-vive, mobilisable dans les 24h, doit accepter de jouer les remplaçants, parfois à des dizaines de km de son domicile. Et lorsqu'il n'a pas d'élèves devant lui, il souffre d'un manque de reconnaissance qui peut parfois emmener jusqu'à la déprime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les situations sont donc tout à fait diverses et il est mal venu d'agréger toutes les heures de décharges pour ensuite les totaliser sous la forme d'équivalent temps plein, et asséner dans la presse que l'éducation national compte 23000 tire-au-flanc dans ses rangs. Ces estimations sont issues d'un rapport de 2004 de la Cour des Comptes, et elles avaient déjà fait grand bruit au moment de leur parution. Journalistes et politiques s'étaient, déjà à l'époque, empressés de les interpréter n'importe comment pour crier au scandale. Philippe Séguin, Premier Président de la cour des comptes, avait alors du fermement remettre les points sur les i :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;On pourra constater que la Cour appelle à la plus grande prudence dans l’utilisation des données qu’elle livre. Qu’elle précise bien que les effectifs des populations étudiées ne peuvent être, généralement, appréhendés qu’en équivalent temps plein, parce que les prélèvements effectués dans les ressources enseignantes ne portent presque jamais sur des emplois complets ; qu’en conséquence, comme il est souligné au rapport, l’extrapolation de ces données en personnes physiques ou en emplois serait erronée. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cour elle-même souligne que quelles que soient les sommations d’effectifs que l’on fera pour les besoins de tel ou tel raisonnement, le phénomène rassemble des populations très différentes. La multiplicité des motifs de leur éloignement des élèves ou des activités pédagogiques, l’absence d’unité de comportement d’une académie à l’autre, la relative individualisation des justifications des situations, leurs différences de durée, rendent je cite toujours : « absolument impossible une appréciation globale indifférenciée ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ccomptes.fr/cc/Theme-91.html"&gt;L'intégralité de l'intervention de P. Séguin&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, une chose est sûre, Le Figaro et Jean-Marc Sylvestre ne sont pas prêts de figurer sur la liste noire des médias de notre Président à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : JMS a bien mérité son prix &lt;b&gt;&lt;a href="http://mafeco.fr/?q=taxonomy/term/3"&gt;Donald&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT 1 : J'ai trouvé d'où viennent les 210000 profs dont parlent JM Sylvestre. Ce sont les professeurs qui bénéficient des décharges horaires. Si on met bout à bout l'ensemble des ces décharges on parvient au chiffre de 23000 équivalents temps plein. Je l'ai retrouvé dans l'article du Figaro dont l'éditorialiste économique de France Inter a dit s'être inspiré. Il faut croire qu'il n'arrive même plus à lire son correctement son quotidien préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT 2 : &lt;a href="http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2008/05/15/jean-marc-sylvestre-la-perle-du-matin/"&gt;sur le blog DéChiffrages&lt;/a&gt;, Jean-François Couvrat enfonce le clou un peu plus.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/291172669" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/jean-marc-sylvestre-les-profs-detaches.html</feedburner:origLink></item><item><title>Jedi's links [11]</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/290515869/jedis-links-11.html</link><category>jedis links</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 14 May 2008 18:24:20 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-1997238216450345778</guid><description>&lt;div align=justify&gt;Ça faisait longtemps... On reprend les liens du jeudi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annonce de la découverte du blog de &lt;a href="http://giraudfrederique.over-blog.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Frédérique Giraud&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; par mon collègue &lt;a href="http://uneheuredepeine.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Denis Colombi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; m'a conduit à faire le ménage de printemps dans ma collection de flux qui égaye mon "&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agr%C3%A9gateur"&gt;agrégateur&lt;/a&gt;" préféré. Encore un mot qui devrait faire son apparition dans la langue française, issu de l'anglais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aggregator&lt;/span&gt;. Cela m'a permis de constater qu'il manquait dans la colonne des liens (à gauche) quelques blogs que je consulte fréquemment. Je répare donc ces omissions en rajoutant notamment :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le blog de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://fabricefernandez.wordpress.com"&gt;Fabrice Fernandez&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, docteur en sociologie. Son blog porte sur la sociologie de la santé et des problèmes sociaux. Je remarque que les blogs de sociologues ont souvent un degré de spécialisation plus important que les blogs d'économistes. Ce n'est pas une critique, loin de là, simplement une constatation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le site &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://www.citations-ses.net/"&gt;Paroles de sciences sociales&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, qui recense de nombreuses citations de sociologie et d'économie. C'est toujours un plaisir de lire quotidiennement ces morceaux choisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.skav.org/blogeco/"&gt;&lt;b&gt;Skav.org/blogeco&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, l'agrégateur de la blogosphère économique (Français Anglais), un &lt;i&gt;must&lt;/i&gt; comme on dit chez les &lt;i&gt;has been&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fonctionnement des institutions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On peut lire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/"&gt;chez Maître Eolas&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; un billet qui permet de comprendre ce qu'il s'est passé mardi à l'Assemblée Nationale, et comment la motion de procédure a pour une fois abouti à propos de la loi sur les OGM :&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/14/953-degat-des-eaux-a-l-assemblee-nationale"&gt;Dégât des eaux à l'Assemblée Nationale&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Localisme universitaire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Encore un post sur ce sujet (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/localisme-et-localisme.html"&gt;j'en parlais mardi&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;) cette fois sous la plume (le clavier) d'Alexandre Delaigue, à lire donc &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/05/15/1274-localisme-universitaire"&gt;sur le blog Econoclaste&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Très bonne fiche de révision si vous n'avez pas le temps de lire toutes les contributions au débat parues jusqu'à maintenant, avec une valeur ajoutée certaine.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Du côté de l'INSEE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Signalons la parution d'un numéro d'INSEE Première consacré au moral... des patrons de l'industrie. On a plutôt l'habitude de sonder le moral des ménages. Ce coup-ci c'est au tour des chefs d'entreprise de l'industrie de livrer leur opinion sur la mondialisation et la place de la France dans celle-ci. On remarque que les chefs d'entreprise font passer la compétitivité-produit avant la compétitivité-prix comme facteur de performance sur les marchés étrangers. Est-ce un signe de résignation face à l'euro fort ?&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1188/ip1188.html"&gt;Insee Première n°1188 - mai 2008, Mondialisation et compétitivité des entreprises françaises. L’opinion des chefs d’entreprise de l’industrie&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/290515869" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/jedis-links-11.html</feedburner:origLink></item><item><title>Vieillissement et nouvelles technologies</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/290317206/vieillissement-et-nouvelles.html</link><category>Sociologie</category><category>inégalités</category><category>Internet</category><category>générations</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 14 May 2008 12:29:29 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-6005554802918278884</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SCsgMSQbtSI/AAAAAAAAAJk/zYKiK7cUFLo/s1600-h/ar_informatique.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SCsgMSQbtSI/AAAAAAAAAJk/zYKiK7cUFLo/s320/ar_informatique.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200285590160651554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si comme moi vous vous réjouissez d'avoir un beau-père sexagénaire accroc à Skype et à sa webcam pour communiquer avec ses enfants éloignés, une voisine à la retraite qui cherche à comprendre comment fonctionne la SD Card de son appareil photo numérique, une vieille tante toute fière de vous apprendre qu'elle vient de s'inscrire à ses premiers cours d'informatique, une maman qui a enfin dompté cet animal bizarre qu'est la souris, alors vous serez heureux d'apprendre que la FING (&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.fing.org/"&gt;Fondation Internet Nouvelle Génération&lt;/a&gt;) a donné pour thème à son Université de Printemps l'&lt;a href="http://www.upfing.org/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;innovation numérique et le vieillissement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieillissement de la population et l'avènement des technologies numériques sont deux phénomènes de société majeurs en ce début de XXIe siècle.  Il existe un véritable fossé numérique entre les générations, même s'il n'est pas uniquement sous tendu par cette variable (&lt;a href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article467&amp;amp;var_recherche=numerique&amp;amp;id_mot=98"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;voir ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;).  Je trouve l'initiative qui consiste à faire se rencontrer des recherches menées sur ces deux phénomènes particulièrement intéressant. En plus cela devrait donner lieu à la présentation de nouveaux usages toujours passionnants pour les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Geek"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;geeks&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et autres &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nerd"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;nerds&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de tous poils. Le tout visible en streaming en direct. Ca se passe à Aix, les 5 et 6 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt; &lt;a href="http://www.internetactu.net/2008/05/14/technologies-et-vieillissement-les-metamorphoses-du-vieillissement-actif/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour en savoir plus&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/290317206" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/vieillissement-et-nouvelles.html</feedburner:origLink></item><item><title>Localisme et localisme</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/289631930/localisme-et-localisme.html</link><category>Sociologie</category><category>Recherche</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Tue, 13 May 2008 14:21:51 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-6528867526142578546</guid><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça parle beaucoup de localisme dans l'enseignement supérieur en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "localisme", cause ou conséquence des dysfonctionnements des modalités de recrutement des enseignants-chercheurs ? Les avis sont partagés, et les discussions vont bon train. Les sociologues &lt;a href="http://olivier.godechot.free.fr/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivier Godechot&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et Alexandra Louvet avaient tiré la première salve le 22 avril dernier (on peut la lire &lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Le-localisme-dans-le-monde.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, et on peut voir &lt;a href="http://www.rue89.com/2008/05/09/recrutement-a-luniversite-les-candidats-locaux-favorises"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une interview d'O. Godechot sur Rue89&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Puis les économistes &lt;a href="http://obouba.over-blog.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivier Bouba-Olga&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://legizmoblog.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anne Lavigne&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, acteurs bien connus de la blogosphère économique, accompagnés du sociologue Michel Grossetti, ont signé &lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Le-localisme-dans-le-monde,315.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un papier discutant le premier hier sur le site La vie des idées&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Réponse quasi instantanée du berger à la bergère, O. Godechot et A. Louvet signent &lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Le-localisme-universitaire-pour.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un contre-papier aujourd'hui même&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.  Signalons également &lt;a href="http://socio-logos.revues.org/document1753.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la réaction de Philippe Cibois sur Socio-Logos&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, la revue électronique de l'Association Française de Sociologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne compte plus les réactions sur les blogs au premier papier de Godechot-Louvet et maintenant à cette discussion : &lt;a href="http://blogsearch.google.fr/blogsearch?hl=fr&amp;amp;q=localisme"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;vous pouvez le vérifier ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve que cette discussion montre la bonne santé des sciences sociales, notamment de par leur capacité à discuter de manière constructive un sujet qui touche précisément au champ de la recherche. On approche d'un degré de réflexivité qu'un Pierre Bourdieu aurait probablement été heureux de constater. Que ce genre de discussions puissent apparaître à un niveau aussi visible depuis l'extérieur de l'entre-soi de la "communauté scientifique" ne peut être qu'une bonne chose. M'est avis que le web2.0 n'y est pas pour rien. En tout cas, quand je lis les différents papiers, je ne peux m'empêcher de penser à l'article que Bourdieu avait signé en 1975, &lt;a href="http://www.erudit.org/revue/socsoc/1975/v7/n1/001089ar.pdf"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La spécificité du champ scientifique et les conditions sociales du progrès de la raison&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; dans lequel il n'hésitait pas à affirmer que la science n'était finalement qu'un "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;champ social comme un autre, avec ses rapports de force et ses monopoles, ses luttes et ses stratégies, ses intérêts et ses profits&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces discussions permettent de mieux comprendre les choses, et donc de poser les bonnes bases pour les faire bouger... Si tant est que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;localisme &lt;/span&gt;soit une mauvaise chose, ce qui finalement reste à prouver ;-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nb : après la lecture de ces papiers, si j'entends encore quelqu'un me dire que la sociologie n'est pas une science... je ne sais pas ce qui me retiendra de lui... Mais restons calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/289631930" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/localisme-et-localisme.html</feedburner:origLink></item><item><title>Vite fait en passant</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/286724372/vite-fait-en-passant.html</link><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Fri, 09 May 2008 05:07:44 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-4408880969970108587</guid><description>Plus une seconde pour réfléchir à un vrai billet. Stand by forcé pendant quelques semaines encore. Mais la sortie de GTA IV fait couler les pixels noirs à flot sur les blogs. Alors je me dois de prévenir mes amis gamers (Manu c'est pour toi entre autres) au cas où ils n'auraient pas les bons flux RSS chargés dans leurs Netvibes. Vous devez absolument lire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/05/grand-theft-auto-consommation-nest-pas.html"&gt;Grand Theft Auto : Consommation n’est pas adhésion&lt;/a&gt;, par Denis Colombi&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tous les posts du label "&lt;a href="http://www.mafeco.fr/?q=taxonomy/term/4"&gt;Economie et jeux videos&lt;/a&gt;" chez Mafeco&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.ecrans.fr/L-apres-GTA-IV,4056.html"&gt;L’après « GTA IV ». Chiffres records, médias divisés et portée politique pour « Grand Theft Auto IV&lt;/a&gt; sur Ecrans&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas ce qu'il en est pour vous, mais ma décision est prise : juin rimera avec Xbox360+GTA4 !! Yeepee !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/286724372" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/05/vite-fait-en-passant.html</feedburner:origLink></item><item><title>Des nouvelles de nos amis outre-atlantique</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/281004757/des-nouvelles-de-nos-amis-outre.html</link><category>USA</category><category>financement de l'économie</category><category>commerce international</category><category>économie</category><category>inégalités</category><category>croissance</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 14:47:18 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-6798204706168117618</guid><description>Via &lt;a href="http://gregmankiw.blogspot.com/2008/04/recession-what-recession.html"&gt;Greg Mankiw&lt;/a&gt; : le PIB en volume des Etats-Unis progresse sur le premier trimestre 2008 (+0,8%). Ce n'est donc pas encore le début de la récession tant annoncée. Rappelons que, par convention, la récession correspond selon la définition américaine à une diminution de la production pendant deux trimestres consécutifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Via le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/04/30/business/30fed-web.html?_r=1&amp;partner=rssnyt&amp;emc=rss&amp;oref=slogin"&gt;NY Times&lt;/a&gt; : Ben Bernanke, le gouverneur de la Federal Reserve, vient d'annoncer une nouvelle baisse du taux d'intérêt directeur de 0,25pt à 2%. C'est le taux le plus faible depuis 2004. Pour mémoire, le taux directeur était de 5,25% en septembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://obouba.over-blog.com/article-19082374.html"&gt;billet intéressant chez OBO&lt;/a&gt; à propos de l'évolution des inégalités aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=796"&gt;note de veille du Centre d'analyse stratégique&lt;/a&gt; à propos des chiffres (trompeurs) du commerce extérieur américain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/281004757" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/04/des-nouvelles-de-nos-amis-outre.html</feedburner:origLink></item><item><title>Régulation et règlementation</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/280988584/regulation-et-reglementation.html</link><category>économie</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 14:08:42 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-49215246864364867</guid><description>&lt;div align=justify&gt;Via &lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2008/04/30/eloge-de-la-vacuite/"&gt;&lt;b&gt;Rationalité Limitée&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; j'apprends que &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Salin"&gt;&lt;b&gt;Pascal Salin&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; a publié une tribune dans &lt;a href="http://www.lesechos.fr/info/analyses/4721415.htm"&gt;&lt;b&gt;Les Echos&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Force est de constater que les blogs renouvellent la théorie du &lt;b&gt;"&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Two_step_flow_theory"&gt;two step flow&lt;/a&gt;"&lt;/b&gt; puisque je prends d'abord connaissance du commentaire avant de lire la source commentée. Il y a fort à parier que le commentaire aura plus d'influence sur moi que la source (et dans le cas précis, c'est on ne peut plus vrai puisque je suis plus en accord avec &lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2008/04/30/eloge-de-la-vacuite/"&gt;&lt;b&gt;le billet de CH sur son blog&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qu'avec Salin dans son article). Les bloggers sont autant de micro-leaders d'opinion, s'ils font bien leur job. &lt;/blockquote&gt;P. Salin pointe un problème récurrent : la confusion entre régulation et règlementation. La régulation c'est un processus complexe qui permet à un système économique et social d'être pérenne, de se reproduire dans le temps. En clair, la régulation c'est la capacité à stabiliser une économie, ou bien quand celle-ci est en crise, c'est la capacité à dépasser celle-ci. La réglementation c'est tout simplement le fait de fixer des règles. Pourquoi y a-t-il aussi souvent confusion entre deux termes qui ne veulent pas dire la même chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des notions différentes mais liées&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Si régulation et réglementation n'ont pas la même signification, les deux notions sont néanmoins liées. Ainsi on peut penser que la réglementation permet la régulation : Keynes par exemple prônait l'intervention de l'État comme agent de régulation de l'économie de marché. A l'inverse, Hayek défendait la déréglementation la plus totale pour laisser le marché faire cavalier seul. Pour l'économiste autrichien seul un marché libéré de toute entrave est capable d'assurer la régulation des systèmes économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Histoire de faux-amis&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Mais la confusion provient également et surtout de la mauvaise traduction des termes anglais "regulation" et "deregulation" qui veulent dire en français... règlementation et dérèglementation. On a vite fait de tomber dans le panneau. Et pourtant, pour les économistes libéraux (et ultralibéraux comme P. Salin), régulation n'est certainement pas synonyme de "regulation" !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/280988584" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/04/regulation-et-reglementation.html</feedburner:origLink></item><item><title>Y a pas d'âge pour améliorer sa culture économique</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/278759316/y-pas-dage-pour-ameliorer-sa-culture.html</link><category>économie</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Sun, 27 Apr 2008 12:23:49 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-8388760387504149137</guid><description>&lt;div align="justify"&gt;Depuis quelques temps, on se plaint beaucoup du manque de culture économique des Français : Thierry Breton en 2006, Michel Rochard en 2007, etc. Plusieurs organisations ont vu le jour, à l'initiative du gouvernement comme de la "société civile" pour tenter de pallier à cela. On se plaint des manuels, des programmes, de l'école qui n'est pas assez proche du "monde économique". Pourtant on réserve l'enseignement de sciences économiques et sociales (et d'économie-gestion) tel qu'il existe aujourd'hui à une minorité d'élèves. Peut-être est il possible de concevoir une sensibilisation économique et sociologique qui puisse intervenir plus largement et surtout beaucoup plus tôt dans la formation des jeunes.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;L'émission &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/economie/"&gt;L'économie en question&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; du 21 avril 2008 sur France Culture était consacré à cette question de la relation qu'entretiennent les Français avec l'économie. Les invités étaient &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=12"&gt;Bernard Maris&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/"&gt;Alexandre Delaigue&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (du désormais incontournable Econoclaste) et Isabelle Knock, déléguée générale du &lt;b&gt;CODICE&lt;/b&gt;, le conseil pour la diffusion de la culture économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Codice, créé en septembre 2006 par le ministre de l'économie Thierry Breton lorsqu'il était en poste, fait parler de lui de temps à autre mais peine à trouver sa place. Et ce probablement parce qu'il est trop focalisé sur l'entreprise (et pas assez sur le&lt;b&gt;s&lt;/b&gt; entreprise&lt;b&gt;s&lt;/b&gt; et le reste des objets qu'étudie l'économie), l'immense majorité de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.minefi.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/ministre/codice/liste_membres.pdf%20"&gt;ses membres&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; étant des &lt;s&gt;entrepreneurs&lt;/s&gt; dirigeants d'entreprise &lt;b&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[edit : cf com d'Emmeline]&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  et des journalistes, il n'y a que deux économistes. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.idies.org/index.php?post/2007/10/12/Le-projet-de-lIdies"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SBReOoiNUYI/AAAAAAAAAJc/YlD4DWwtApE/s320/idies.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193879875757101442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Récemment s'est fondé une nouvelle l'organisation, l'&lt;b&gt;&lt;a href="http://idies.org/"&gt;Idies&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, institut pour le développement de l'information économique sociale, qui s'est fixé pour but de participer à l'amélioration de la culture économique des français, "mais pas n'importe comment" (&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.idies.org/index.php?post/2007/10/12/Le-projet-de-lIdies"&gt;lire le manifeste de l'IDIES&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre moyen pour améliorer la culture économique des Français consisterait à développer l'enseignement des sciences économiques et sociales dans toutes les filières du lycée (et pas seulement la filière ES : pourquoi les mathématiques ou la philosophie sont des enseignements dispensés à tous les Terminales générales, et pas les sciences économiques et sociales après tout ?). On pourrait même concevoir un enseignement en collège, voire même au primaire. Certains sociologues ou économistes n'hésitent pas à proposer &lt;b&gt;&lt;a href="http://eco.ens-lsh.fr/actu/listelivres.php?reflivre=167"&gt;quelques pistes de réflexion&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; pour aborder ces sciences dès l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SBRdioiNUXI/AAAAAAAAAJU/tAihA9QrtvE/s1600-h/gd-193-ouvrage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SBRdioiNUXI/AAAAAAAAAJU/tAihA9QrtvE/s320/gd-193-ouvrage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193879119842857330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si un tel enseignement n'est malheureusement pas près de voir le jour en France, on peut tout de même se réjouir d'avoir une littérature jeunesse extrêmement développée (eh oui, il n'y a pas que Martine - quelle horreur - et Tintin). Et dans le foisonnement des albums pour les petits, certains abordent parfois des notions d'économie. C'est notamment le cas de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.didierjeunesse.com/ouvrages/La%20grosse%20faim%20de%20P%20tit%20Bonhomme/193/0/0"&gt;La grosse faim de P'tit bonhomme&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, édité par &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.didierjeunesse.com/"&gt;Didier Jeunesse&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous fais le pitch :&lt;br /&gt;P'tit bonhomme se lève un matin, il a très faim, il court chez le boulanger chercher du pain. Mais il n'a pas un sous en poche. Le boulanger lui dit "le pain, mon p’tit monsieur, ça ne se donne pas, cela s’achète", et conseille alors au P'tit bonhomme de lui rapporter de la farine, il en ferait du pain. Et s'en suit une épopée chez le meunier, puis le paysan, puis la rivière, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire est très intéressante parce qu'elle permet d'apporter des réponses aux fameuses questions qui commencent par "Pourquoi ...", qui fusent à partir de 3 ans jusqu'à la fin de l'enfance, et qui embarrassent parfois les grands. Deux notions sont ici abordées, la division sociale du travail et la filière. La filière correspond à une succession de liaisons techniques entre différentes activités économiques : le meunier est en amont du boulanger, et en aval du paysan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;"Dis, pourquoi y a des boulangers ?"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SBRcT4iNUWI/AAAAAAAAAJM/bRpfKVjTgE0/s1600-h/smith.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_kOR4kAd-dCM/SBRcT4iNUWI/AAAAAAAAAJM/bRpfKVjTgE0/s400/smith.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193877766928159074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le division sociale du travail, mise en avant par Adam Smith (mais aussi Platon bien avant, ou même les physiocrates), montre que les individus sont conduits à se spécialiser "naturellement" car ils ont un "penchant pour le trafic, le troc et l'échange". D'autre comme Marx verront dans la division du travail non pas le résultat d'un processus naturel, mais celui d'un processus historique.&lt;br /&gt;Selon Smith, si je me spécialise dans la fabrication du pain comme le boulanger de P'tit bonhomme, je vais disposer d'un surplus par rapport à ma consommation personnelle, que je vais pouvoir vendre, et en contrepartie de quoi je disposerai de monnaie qui me permettra d'acheter les autres produits nécessaires à la satisfaction de mes besoins. Et chacun des acteurs que je rencontre dans mon petit album est amené à faire la même chose. C'est ce qui a conduit Adam Smith à écrire sa fameuse phrase :&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage.&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A. Smith ne nous dit rien d'autre que, finalement, à rechercher notre intérêt personnel, nous concourrons à l'intérêt général (c'est la fameuse "main invisible"), et ce de manière plus importante que si nous visions l'intérêt général directement. Si on comprend cela dès le CP, on est prêt à se plonger dans les prolongements et les contradictions de cette théorie dès le cycle 3. Ça promet pour les études en fac !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/278759316" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/04/y-pas-dage-pour-ameliorer-sa-culture.html</feedburner:origLink></item><item><title>Jedi's links [10]</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/277021981/jedis-links-10.html</link><category>jedis links</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Thu, 24 Apr 2008 12:03:16 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-5978428129088845301</guid><description>&lt;div align=justify&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Politique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;La sortie du &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=04&amp;rub=dossier"&gt;4e numéro de la revue en ligne Histoire@Politique&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; sur le thème &lt;b&gt;&lt;i&gt;Les jeunes, sujets et enjeux politiques&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Beaucoup d'articles très intéressants tant à propos des mouvements politiques de jeunesse que des politiques visant les jeunes, et un article un peu à part qui devrait particulièrement intéresser &lt;a href="http://valeriomotta.fr/"&gt;Valerio Motta&lt;/a&gt;, observateur attentif  la vie politique italienne, puisque cet article traite des &lt;a href="http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=04&amp;rub=dossier&amp;item=49"&gt;droites juvéniles dans l'Italie de Berlusconi&lt;/a&gt;. Pour les collègues, beaucoup de ressources pour intéresser nos jeunes élèves dans les cours de science politique (pour ceux qui ne le savent pas, c'est une option que peuvent suivre les élèves de 1re de la filière ES).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette journée marquée par la diffusion multicanaux du premier épisode de la nouvelle série "&lt;a href="http://www.programme.tv/en-direct-de-l-elysee-1059742.php"&gt;En direct de l'Elysée&lt;/a&gt;", on continue dans l'analyse politique avec un article intéressant de &lt;a href="http://ceraps.univ-lille2.fr/fr/chercheurs/remi-lefebvre.html"&gt;Remi Lefebvre&lt;/a&gt;, professeur en science politique à l'Université de Reims et à l'IEP de Lille, paru sur Laviedesidees.fr. Et alors que N. Sarkozy était &lt;a href="http://www.20minutes.fr/article/227399/Apres-un-an-de-gachis-la-presse-invite-Sarkozy-a-donner-enfin-le-tempo.php"&gt;dans tous les éditoriaux ce matin&lt;/a&gt;, R. Lefebvre revient sur la campagne de la candidate socialiste Ségolène Royale lors des élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Opinion-et-participation.html"&gt;Opinion et participation, La campagne présidentielle de Ségolène Royal&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Rémi Lefebvre sur La vie des idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Développement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Toujours sur le site La vie des idées, un recensé du dernier ouvrage de &lt;a href="http://users.ox.ac.uk/~econpco/"&gt;Paul Collier&lt;/a&gt;, professeur d'économie à Oxford. Il traite de la panne de développement des pays les moins avancés, des causes et des solutions que l'économiste propose. Un ouvrage intéressant alors qu'éclatent un peu partout dans le monde des "émeutes de la faim".&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Paul-Collier-a-l-ecole-des.html"&gt;La non-richesse des Nations, Paul Collier à l’école des sorciers du développement&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Thomas Mélonio sur La vie des idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article qui remet quelques idées en place, moins scientifique que les liens proposés ci-dessus, plus militant mais pas moins intéressant. Il remet en cause les modes de calcul de la pauvreté dans le monde choisis par la Banque Mondiale. La Banque Mondiale étant une institution dont les statistiques en matière de développement sont largement utilisées dans le monde scientifique ou journalistique.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cadtm.org/spip.php?article3282"&gt;Un dollar par jour. Que savons-nous de la pauvreté dans le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; par Thomas Pogge du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Parutions&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1357/"&gt;Comment les personnes dépendantes seront-elles entourées en 2030 ? Projections européennes&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, Population et sociétés n°444, INED, avril 2008&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp?ref_id=ip1184&amp;doc_id=2260"&gt;L'intégration des TIC est encore incomplète dans les entreprises&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, Insee Première n°1184, avril 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ailleurs sur les blogs :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://obouba.over-blog.com/article-18837737.html"&gt;Transformation de l'industrie&lt;/a&gt;, par O. Bouba-Olga&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.ecopublix.eu/2008/04/pourquoi-les-impts-locaux-augmentent_11.html"&gt;Pourquoi les impôts locaux augmentent ?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Dyslexix de Ecopublix&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://legizmoblog.blogspot.com/2008/04/gizmo-secourt-les-pieds-carrs.html"&gt;Gizmo secourt les pieds carrés&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Gizmo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Enseignement supérieur&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;L'AEF, agence de presse Education-Formation bien connue des acteurs de l'enseignement en France, lance un podcast d'info : pour vous abonner c'est &lt;b&gt;&lt;a href="itpc://aef.podOmatic.com/rss2.xml"&gt;par ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Pour en savoir plus, demandez à &lt;b&gt;&lt;a href="http://toujoursplus.hautetfort.com/"&gt;Manuel Canevet&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/277021981" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/04/jedis-links-10.html</feedburner:origLink></item><item><title>Le livre de la semaine : Le travail au noir</title><link>http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~3/276357313/le-livre-de-la-semaine-le-travail-au.html</link><category>immigration</category><category>Sociologie</category><category>travail</category><category>livres</category><category>économie</category><author>noreply@blogger.com (Pierre Maura)</author><pubDate>Wed, 23 Apr 2008 13:51:35 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-2623355776150965106.post-7864237487300724917</guid><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le blog est réduit au silence pour cause de surcharge phénoménale de travail. Je prends quand même le temps de signaler des sorties d'ouvrage qui me paraissent particulièrement intéressant. En espérant un jour pouvoir mettre en ligne de véritables notes de lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine c'est au tour du nouveau livre de Florence Weber, &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.decitre.fr/livres/Le-travail-au-noir-une-fraude-parfois-vitale.aspx/9782728804047"&gt;Le travail au noir : une fraude parfois vitale ?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; L'auteur est bien connue des étudiants de sociologie pour avoir publié la bible du petit enquêteur avec Stéphane Beaud, le &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://ww2.editionsladecouverte.fr/webcc/sog_dec/notice_reference.html?F_ean13=9782707139450"&gt;Guide de l'enquête de terrain&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;. Florence Weber est anthropologue et sociologue, directrice des études au département de sciences sociales de l'Ecole Normale Supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ouvrage tombe à point nommé alors que plusieurs centaines de travailleurs salariés sans-papiers ont déposé des demandes de régularisation suite à leur mouvement de grève de la semaine passée. Plusieurs voix s'élèvent à l'heure actuelle &lt;a href="http://afp.google.com/article/ALeqM5iRvFOuOvtgiZB20FDURN-AQq-NlA"&gt;pour que cette régularisation "au cas par cas" ne se transforme pas en une loterie arbitraire&lt;/a&gt; comme cela avait déjà pu l'être par le passé, dans des processus plus ou moins similaires (je fais référence ici à la circulaire de 2006 portant sur la régularisation des familles dont les enfants étaient scolarisés en France. La CIMADE avait d'ailleurs publié il y a un an un rapport à ce propos, rapport que je présentais &lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com/2007/04/de-la-loterie-la-tromperie_13.html"&gt;dans ce &lt;b&gt;billet&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étude de la sociologue sur le travail au noir est plus large que la seule question des travailleurs en situations irrégulières qui, par définition, n'ont d'autre alternative que l'économie souterraine. Elle revient donc sur une pratique bien connue de ceux dont les papiers sont en règle mais qui peut prendre diverses formes tout à fait particulières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le résumé de l'éditeur :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 102);"&gt;Le maintien, voire l’augmentation du travail au noir dans les économies développées sont révélateurs des dysfonctionnements durables du marché du travail et des politiques fiscales et sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans chercher à unifier le phénomène, Florence Weber distingue les différentes règles qu’il transgresse. Elle s’attache ensuite à deux enquêtes ethnographiques significatives, dans la Bourgogne industrielle des années 1980 et dans la région parisienne des années 2000. Épouses bénéficiant des droits sociaux de leur conjoint, femmes seules ou travailleurs sans papiers enfermés dans des carrières au noir, sans-abri faisant feu de tout bois, prestataires de l’aide sociale, professionnels ou bénévoles en quête de reconnaissance — les stratégies, parfois inévitables, parfois risquées, mises en œuvre par les individus sont très diverses, revêtant une double dimension économique et morale ; et ceux qui les observent de près sont confrontés à de véritables dilemmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la tolérance bien informée et la réforme des politiques fiscales et sociales, la solution n’est-elle pas à chercher du côté d’une économie mondiale qui construirait des droits sociaux au lieu de s’adonner à une course au profit sans règles ?&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&gt;&gt;&lt;a href="http://ecosociopo.blogspot.com"&gt;Laisser votre commentaire !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/comprendre/~4/276357313" height="1" width="1"/&gt;</description><feedburner:origLink>http://ecosociopo.blogspot.com/2008/04/le-livre-de-la-semaine-le-travail-au.html</feedburner:origLink></item></channel></rss>
