<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Anthony Hamelle</title>
	<atom:link href="http://hamelle.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://hamelle.com</link>
	<description>A pas de tortue</description>
	<lastBuildDate>Sun, 29 Apr 2012 23:39:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<item>
		<title>Le chemin de la droite</title>
		<link>http://hamelle.com/2012/04/le-chemin-de-la-droite/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2012/04/le-chemin-de-la-droite/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 23:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=226</guid>
		<description><![CDATA[Les choses simples s&#8217;énoncent clairement paraît-il, aussi n&#8217;emprunterai-je pas de détours inutiles pour partager ici le fond de ma pensée et ma modeste analyse de la situation. Nombreux commentateurs apparemment éclairés &#8211; en réalité enfermés dans de petites bulles obstruant leur jugement, mais j&#8217;y reviendrai &#8211; restent interdits devant le tiers-électorat qui a choisi de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les choses simples s&#8217;énoncent clairement paraît-il, aussi n&#8217;emprunterai-je pas de détours inutiles pour partager ici le fond de ma pensée et ma modeste analyse de la situation.</p>
<p>Nombreux commentateurs apparemment éclairés &#8211; en réalité enfermés dans de petites bulles obstruant leur jugement, mais j&#8217;y reviendrai &#8211; restent interdits devant le tiers-électorat qui a choisi de voter pour des candidats qualifiés d&#8217;ouvertement populistes, anti-européens voire xénophobes. Le total des voix accordées à Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud est loin de constituer un tout homogène mais révèle néanmoins les contours d&#8217;une France qui n&#8217;admet plus les inégalités, la précarité des conditions de travail ou la menace pesant sur les emplois, les sacrifices que les citoyens doivent consentir pour eux mais surtout pour leurs enfants ou encore la dégradation des conditions de vie qu&#8217;ils ont, autrefois, connues meilleures. Pour ce tiers-électorat la France est devenue un corps malade défaillant à ses fonctions essentielles, la création et la répartition des richesses, ce qui constitue à dire vrai le seul remède valable aux troubles que notre pays traverse et que le poète &#8211; engagé &#8211; du XIXe siècle formulait ainsi : &laquo;&nbsp;Sachez produire la richesse et sachez la répartir ; et vous aurez tout ensemble la grandeur matérielle et la grandeur morale ; et vous serez dignes de vous appeler la France&nbsp;&raquo;. Ce qui sonnait déjà fort justement dans Les Misérables de la révolution industrielle résonne encore aujourd&#8217;hui à l&#8217;oreille de ceux qui espèrent de la France qu&#8217;elle sera digne de son nom. Ce n&#8217;est pas en se dispersant et en s&#8217;attardant sur des réactions épidermiques ou des considérations accessoires que nous relèverons la France.</p>
<p>Maîtriser les flux migratoires, veiller à ce que les peines soient justement prononcées et strictement appliquées par nos tribunaux, préserver un espace public laïc et l&#8217;intégration de tous dans notre modèle républicain est tout à la fois important et contingent. La République doit s&#8217;assurer de tout ceci mais elle ne saurait s&#8217;y réduire. C&#8217;est en investissant dans la compétitivité des grandes filières industrielles françaises que nous favoriserons la création de richesses nouvelles et d&#8217;emplois. C&#8217;est en faisant enfin payer à tous, citoyens et entreprises, leur due contribution à l&#8217;impôt et à la dépense commune que nous serons justes. C&#8217;est en réformant réellement l&#8217;Etat, loin de toute logique simplement comptable, que celui-ci sera au service de l&#8217;intérêt général. C&#8217;est en s&#8217;assurant de tout ceci et plus encore que nous ferons grandir la République, que nous apporterons des réponses aux graves problèmes que la France traverse.</p>
<p>Je ne fais pas partie de ceux dont les paupières se révulsent à la lueur du «populisme» qui reparaît tous les cinq ans. Celui-ci est parfois un sain vaccin contre l&#8217;enfermement et l&#8217;aveuglement que le monde étriqué des petits pouvoirs politiques, économiques et médiatiques fait naître. Le coup de semonce de 2002, le non de 2005 et l&#8217;affirmation du tiers-électorat de 2012 doivent nous conduire à assumer nos responsabilités, à prendre les mesures douloureuses qui permettront de créer de nouveau de la richesse en France, à dessiner les mesures ambitieuses qui nous conduiront à pas mesuré vers un monde où l&#8217;ouvrier français n&#8217;est plus en concurrence inégale avec l&#8217;ouvrier chinois, à forger les mesures radicales qui permettront au peuple souverain de reprendre les rênes de la France pour la conduire sur le chemin de la grandeur matérielle et morale.</p>
<p>C&#8217;est à la droite que je fais le plus confiance pour prendre, dessiner et forger ces mesures. C&#8217;est à cette droite héritière de Schuman et de Gaulle, de Chaban-Delmas et Pinay, de Lecanuet et Barre que je souhaite de reprendre le pouvoir. Les femmes et hommes de la droite française doivent renouer avec ce patrimoine si particulier que nous ont laissé nos &laquo;&nbsp;pères fondateurs&nbsp;&raquo;, ceux-là qui avaient refusé toutes les dérives obscurantistes et provincialistes qui, de Barrès à Poujade, ont souvent tenté la droite française sans jamais la dominer &#8211; à tout le moins en temps de paix… Nous sommes aujourd&#8217;hui à un nouveau tournant de l&#8217;histoire de la droite française et nous trouvons face à une équation des plus simples : souhaitons-nous gagner et engager notre droite sur la pente trouble et obscure de son démon intérieur, ou souhaitons-nous renouer avec les grandes heures de la droite française au risque de perdre une élection ? L&#8217;heure de la recomposition de la droite est venue, sachons en accueillir conjointement les opportunités et les heurts à venir.</p>
<p>Que cette frange de la droite aujourd&#8217;hui incarnée par le FN existe, se fasse entendre et soit représentée, il n&#8217;est rien de plus légitime et de plus utile, non pour pouvoir en épouser les thèses, mais pour pouvoir en combattre avec force et efficacité les idées. Pour ma part, je préfère ô combien prendre un petit risque pour une grandeur retrouvée que d&#8217;aller vers la petite victoire et le grand risque. Je sais que nous serons nombreux à aider la droite à retrouver sa voie. Que commence ce chemin.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2012/04/le-chemin-de-la-droite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Face au drame, être digne.</title>
		<link>http://hamelle.com/2012/03/face-au-drame-etre-digne/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2012/03/face-au-drame-etre-digne/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 22:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=213</guid>
		<description><![CDATA[4 ans, 5 ans, 7 ans, 24 ans, 25 ans, 30 ans et 30 ans. Ce sont les âges des victimes tombées ces derniers jours sous les balles haineuses d&#8217;un meurtrier qui sera, espérons-le, arrêter au plus vite. En tant qu&#8217;homme, en tant que père de famille, je n&#8217;ai su contenir les larmes qui me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>4 ans, 5 ans, 7 ans, 24 ans, 25 ans, 30 ans et 30 ans. Ce sont les âges des victimes tombées ces derniers jours sous les balles haineuses d&#8217;un meurtrier qui sera, espérons-le, arrêter au plus vite. En tant qu&#8217;homme, en tant que père de famille, je n&#8217;ai su contenir les larmes qui me sont venues.</p>
<p>Je pourrais comme beaucoup m&#8217;étendre, disserter et dissecter, conjecturer et accuser, mais en cette heure sombre nous nous devons d&#8217;être solidaires dans le drame, résolus à ce qu&#8217;un terme y soit mis et respectueux du deuil qui ébranle de nombreuses familles.</p>
<p>Tout le reste n&#8217;est que futilité, notamment l&#8217;indigent combat que se livrent aujourd&#8217;hui une poignée de personnages politiques, journalistes et autres moutons partisans sur les torts des autres ou la récupération, à laquelle ils participent tous, de ce drame. Un peu de retenue, et alors, seulement alors, serons-nous dignes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2012/03/face-au-drame-etre-digne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une campagne Internet au service de 500 parrainages</title>
		<link>http://hamelle.com/2012/03/campagne-internet-500-parrainages-villepin/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2012/03/campagne-internet-500-parrainages-villepin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 07:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=230</guid>
		<description><![CDATA[Billet publié sur le site Atlantico.fr Nous sommes à quelques jours de l&#8217;échéance du dépôt des 500 parrainages que tout candidat à l&#8217;élection présidentielle doit pouvoir réunir pour être autorisé à se présenter aux Français. C&#8217;est dans un pareil moment de cristallisation de l&#8217;opinion et des médias sur le petit et le grand mêlés, sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Billet <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/dominique-villepin-500-signatures-campagne-numerique-parrainage-reseaux-sociaux-anthony-hamelle-309358.html">publié</a> sur le site Atlantico.fr</em></p>
<p>Nous sommes à quelques jours de l&#8217;échéance du dépôt des 500 parrainages que tout candidat à l&#8217;élection présidentielle doit pouvoir réunir pour être autorisé à se présenter aux Français. C&#8217;est dans un pareil moment de cristallisation de l&#8217;opinion et des médias sur le petit et le grand mêlés, sur un simple rouage et un enjeu majeur, que nous devons nous rendre à l&#8217;évidence : <strong>il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie.</strong><strong>Le filtre des 500 parrainages, censé écarter tout candidat farfelu, loufoque ou anti-républicain de la campagne présidentielle, a été dévoyé.</strong></p>
<div>
<p>Seuls les candidats des grands partis «établis» ou les petits candidats, parfois loufoques, toujours inoffensifs aux yeux des autres, sont à même de passer cet obstacle. <strong>Alors que, selon l&#8217;esprit de la loi, les candidats représentant des alternatives crédibles ne devraient pas être empêchés, ils deviennent pourtant les victimes collatérales de ce système.</strong> Il est souhaitable, sinon probable, que ce système des 500 parrainages sera remplacé avant l&#8217;élection présidentielle de 2017, peut-être par un système de parrainage citoyen, mais qu&#8217;importe à dire vrai ; <strong>il reste encore 4 jours pour déverrouiller l&#8217;élection présidentielle de 2012, et c&#8217;est l&#8217;horizon que certains d&#8217;entre nous se sont fixé, notamment ceux qui soutiennent Dominique de Villepin dans sa candidature.</strong></p>
<p>Que faire en quelques jours ? Comment éveiller la conscience des 45.000 maires et autres élus locaux à ce déni de démocratie ? La question paraît démesurée, la réponse est pourtant simple :<strong> remplir tous les interstices de l&#8217;espace public qui permettent de sensibiliser les maires et d&#8217;obtenir leur parrainage.</strong> D&#8217;un côté, les moyens directs (largement utilisés) : porte-à-porte, appels téléphoniques, lettres ouvertes et courriers. De l&#8217;autre, les moyens indirects : tribunes dans la presse, déclarations sur les plateaux radio et télé. Ailleurs et entre tous il y a bien évidemment Internet. Nous nous sommes donc posés une question inédite dans le champ de la netcampagne française : <strong>comment utiliser Internet pour inciter les élus locaux à parrainer Dominique de Villepin puis pour recueillir les dits parrainages ?</strong></p>
<p>Il faut tout d&#8217;abord réceptionner les flux spontanés. L&#8217;audience d&#8217;un site web de campagne dépend en grande partie de la visibilité du candidat dans les médias, télé en tête. <strong>De ce point de vue, compte tenu de la faible part d&#8217;antenne accordée à Dominique de Villepin par les principales chaînes de télévision, notre campagne n&#8217;est pas la mieux lotie. Néanmoins quelques dizaines de milliers de visiteurs se rendent chaque mois sur le site <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/" target="_blank">http://www.dominiquedevillepin.fr</a>, et les maires ou autres élus locaux ne manquent pas à l&#8217;appel</strong> - nous avons récemment reçu un courriel d&#8217;un maire d&#8217;une commune de 77 habitants nous informant qu&#8217;il entendait parrainer Dominique de Villepin. Aussi mettons-nous en avant le récit que Dominique de Villepin fait de cette bataille des parrainages, au jour le jour, ainsi qu&#8217;une adresse de contact à la disposition des maires. Cette réception des flux spontanés, aussi nécessaire soit-elle, n&#8217;est évidemment pas suffisante.</p>
<p>Afin de dépasser un rôle purement expectatif, le dispositif Internet de Dominique de Villepin offre aux citoyens de prendre part à un moment de la campagne dont ils sont habituellement tenus éloignés, celui des parrainages. Pendant que les autres candidats sont déjà occupés, pour certains, à mener la campagne du second tour ou, pour d&#8217;autres, à se disputer les places d&#8217;honneur, nous ne grillons pas les étapes. <strong>Anticipant sur ce que sera peut-être le système en place dans cinq ans, nous proposons aux internautes de parrainer, symboliquement, la candidature de Dominique de Villepin au travers d&#8217;une e-pétition disponible sur le site de campagne et depuis une application mobile</strong> - cette dernière a pu être utilisée lors d&#8217;opérations militantes afin d&#8217;aller à la rencontre de toutes les catégories de Français y compris ceux, nombreux, qui ne visitent pas les sites de campagne des candidats.</p>
<p>Plus important encore, <strong>nous permettons aux internautes les plus engagés d&#8217;interpeller les maires présents sur Twitter via un outil de &laquo;&nbsp;tweet-parrainage&nbsp;&raquo; contenant des messages pré-écrits, de moins de 140 caractères, pouvant être modifiés et envoyés à une liste régulièrement mise à jour de quelques centaines d&#8217;élus locaux présents dans cet espace.</strong> Certains de ces élus s&#8217;interrogent sur le bien-fondé d&#8217;une telle démarche, sur la capacité que nous donnons à de nombreux citoyens d&#8217;ainsi les interpeller. Il me paraît important d&#8217;expliquer en quoi Twitter constitue l&#8217;espace public en ligne le plus propice et le plus naturel pour cet exercice &#8211; à côté des nombreux autres espaces, plus confinés voire extimes, où le débat politique a lieu de manière moins structurée, comme sur les forums par exemple. Pour cela il faut se représenter Twitter, dans le champ politique, comme l&#8217;incarnation numérique du fameux &laquo;&nbsp;Speaker&#8217;s Corner&nbsp;&raquo; britannique où chaque individu ayant une prétention à la parole publique peut disposer d&#8217;un promontoire dans un parc public et déclamer face à une audience qui s&#8217;étoffera &#8211; ou non &#8211; en fonction de la qualité et de l&#8217;intérêt de son propos. Twitter n&#8217;est guère différent, chacun y bénéficiant en toute égalité, au départ, d&#8217;un promontoire de même envergure.</p>
<p><strong>La capacité à attirer des abonnés se fondera sur son statut préalable (femme ou homme politique de renom, journaliste, chercheur, etc.) ou sur sa capacité à tenir un propos de qualité, ce qui sur Twitter passe le plus souvent par l&#8217;humour et l&#8217;ironie, l&#8217;information exclusive ou la sélection d&#8217;informations thématiques utiles (rôle de &laquo;&nbsp;curation&nbsp;&raquo;).</strong> Une fois monté sur son promontoire, un déclamateur ne saurait donc refuser de se voir interpeller par une foule qu&#8217;il a volontairement recherchée pour être écouté, surtout lorsque cette foule s&#8217;est d&#8217;abord réunie à raison du statut préalable d&#8217;élu national ou local du propriétaire d&#8217;un compte Twitter. Les élus qui comprennent le rôle de Twitter dans le débat politique et acceptent de répondre à une interpellation répétitive et collégiale honorent ainsi pleinement leur charge.<strong> Pour ce qui concerne la démarche de &laquo;&nbsp;tweet-parrainage&nbsp;&raquo; mise en place pour Dominique de Villepin, on relève que près de 10% des élus que nous proposons d&#8217;interpeller ont déjà réagi aux tweets qui leur étaient adressés</strong>, contribuant ainsi à renforcer la place de cette question dans le débat et à créer quelques opportunités supplémentaires de collecte de parrainages.</p>
<p>Un dispositif Internet permet une adaptation rapide à chaque étape de la campagne, ce que nous faisons en le tournant tout entier vers les parrainages pour quelques jours encore, recueillant, encourageant et remerciant un engouement républicain en faveur de la candidature de Dominique de Villepin. Dès le 16 mars au soir ce dispositif sera pleinement au service de son projet de devoir…</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2012/03/campagne-internet-500-parrainages-villepin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Semaine de mises en scène</title>
		<link>http://hamelle.com/2012/03/semaine-de-mises-en-scene/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2012/03/semaine-de-mises-en-scene/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 10:46:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=206</guid>
		<description><![CDATA[Bien naïfs ceux qui croient encore qu&#8217;il peut exister quelque dérapage non contrôlé chez Nicolas Sarkozy ou dans son équipe de campagne. Tout n&#8217;est affaire que de mise en scène et de représentation. Ainsi des nouveaux mots de Claude Guéant sur ces potentiels élus locaux étrangers qui imposeraient la viande Halal dans les cantines où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien naïfs ceux qui croient encore qu&#8217;il peut exister quelque dérapage non contrôlé chez Nicolas Sarkozy ou dans son équipe de campagne. Tout n&#8217;est affaire que de mise en scène et de représentation.</p>
<p>Ainsi des nouveaux mots de Claude Guéant sur ces potentiels élus locaux étrangers qui imposeraient la viande Halal dans les cantines où la séparation des hommes et des femmes dans les piscines municipales.</p>
<p>Ainsi du déplacement de Nicolas Sarkozy à Bayonne où huées, quolibets et bousculades sont venus à la rencontre du Président dans les étroites ruelles du centre-ville, forçant les CRS à dégager de force son passage. Serge Raffy en conclut que &laquo;&nbsp;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/le-coup-de-sang-de-serge-raffy/20120302.OBS2766/le-jour-ou-sarkozy-a-oublie-qu-il-etait-impopulaire.html">Sarkozy avait oublié qu&#8217;il était [à ce point] impopulaire</a>&nbsp;&raquo; . Si le constat sur l&#8217;impopularité du Président est juste, celui sur son ignorance ne l&#8217;est pas.</p>
<p>Les mots ainsi répétés dans les médias et les images ainsi obtenues à Bayonne permettent à Nicolas Sarkozy de se poser en Président fort et calme dans une tempête agitée. Ces représentations permettent au candidat de l&#8217;UMP de resserrer autour de lui les rangs de cet électorat (très) conservateur à qui il s&#8217;adresse en vue du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Ne l&#8217;oublions pas, pour l&#8217;instant l&#8217;UMP ne regarde que le 22 avril, il sera toujours temps de préparer le 6 mai en 15 jours se disent-ils. C&#8217;est ici que le bât blesse et révèle le manque de clairvoyance de Nicolas Sarkozy et de son entourage. En effet, 15 jours ne suffiront sans doute pas pour rassembler ce qu&#8217;ils auront divisé 5 ans durant.</p>
<p>A ceux qui seraient tentés de me dire que <a href="http://lemonde.fr/politique/article/2012/03/01/villepin-il-faut-batir-un-gouvernement-de-redressement-national_1650363_823448.html">cela</a> est aussi affaire de mise en scène, j&#8217;acquiescerai sans mal. Cependant cette représentation voulue par Dominique de Villepin reflète la réalité d&#8217;un combat difficile ainsi que la volonté de déplacer les murs trop contraignants du jeu politique, tandis que celle voulue par Nicolas Sarkozy procède d&#8217;un calcul tactique dans le jeu politique existant. C&#8217;est ainsi la nature de ce qui est représenté qui diffère, ce qui est loin d&#8217;être négligeable.</p>
<p><a href="http://hamelle.com/wp-content/uploads/2012/04/1650366_3_2998_dominique-de-villepin-dans-son-cabinet_b2278962e9fa919de697605b87f827ad.jpg"><img class="alignnone  wp-image-207" title="1650366_3_2998_dominique-de-villepin-dans-son-cabinet_b2278962e9fa919de697605b87f827ad" src="http://hamelle.com/wp-content/uploads/2012/03/1650366_3_2998_dominique-de-villepin-dans-son-cabinet_b2278962e9fa919de697605b87f827ad.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em>Crédit photo: Olivier Laban-Mattei/Neus pour Le Monde</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2012/03/semaine-de-mises-en-scene/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Relancer la démocratie</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/12/relancer-la-democratie/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/12/relancer-la-democratie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 21:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=195</guid>
		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas la trêve des confiseurs pour tout le monde. Arnaud Dassier, candidat aux élections législatives de 2012 dans la 3ème circonscription du Loiret, pousse un coup de gueule dans Atlantico et propose d&#8217;aérer la démocratie en adoptant les mesures suivantes : - Interdire le cumul des mandats ; - Revaloriser le rôle des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas la trêve des confiseurs pour tout le monde. Arnaud Dassier, candidat aux élections législatives de 2012 dans la 3ème circonscription du Loiret, pousse un <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/grand-temps-aerer-democratie-francaise-barons-locaux-ump-renouvellement-hommes-politiques-arnaud-dassier-255002.html">coup de gueule dans Atlantico</a> et propose d&#8217;aérer la démocratie en adoptant les mesures suivantes :</p>
<p>- Interdire le cumul des mandats ;<br />
- Revaloriser le rôle des parlementaires ;<br />
- Obliger les fonctionnaires à démissionner de la fonction publique après leur élection ;<br />
- Organiser systématiquement des primaires pour désigner des candidats aux élections ;<br />
- Rétablir une part de scrutin proportionnel.</p>
<p>Dans une <a href="http://authueil.org/?2011/12/28/1931-plaidoyer-pro-domo">réponse de circonstance</a>, Authueil revient en détail sur les motivations du premier et éclaire certaines de ses propositions, en convenant que le système politique actuel est trop opaque et sclérosé et que l&#8217;interdiction du cumul des mandats est une des clés qui permettra d&#8217;aérer ou de renouveler la vie démocratique en France.</p>
<p>Je ne peux que rejoindre cette proposition qui me paraît nécessaire mais terriblement insuffisante, à tout le moins datée. Je me souviens en effet de mon maître en la matière, qui avait également officié comme excellent directeur d&#8217;une thèse en droit constitutionnel que j&#8217;ai malheureusement abandonnée trop tôt, Guy Carcassonne, professeur en droit public, qui milite avec force depuis des années déjà en faveur de cette mesure. Et c&#8217;est justement là le problème, cette réforme aurait déjà du être appliquée il y a 20 ou 30 ans et ne saurait constituer le fondement de la réforme dont notre démocratie a besoin. J&#8217;ai déjà esquissé <a href="http://hamelle.com/2011/11/15/billet-dhumeur-indignee-pour-des-communautes-politiques-collaboratives/">quelques pistes sur ce blog</a>, et il y a bien d&#8217;autres voies à explorer telles que celles esquissées par différents auteurs dans <a href="http://rebooting.personaldemocracy.com/files/Rebooting_America.pdf">Rebooting America</a> (anglais, PDF).</p>
<p>En ce début de XXIe siècle nous devrions relancer notre démocratie, pas seulement la réformer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/12/relancer-la-democratie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le rôle culturel des marques</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/12/le-role-culturel-des-marques/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/12/le-role-culturel-des-marques/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 19:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=191</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai pour habitude de partager quelques-unes de mes nombreuses lectures, celles que je juge les plus intéressantes, via mon fil Twitter. Une lecture mêlant marketing et anthropologie culturelle, ainsi partagée, m&#8217;a offert une petite joute d&#8217;opinion avec Authueil, l&#8217;un des anonymes les plus connus du web français. @Authueil et il faut arrêter d&#8217;être péremptoire sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai pour habitude de partager quelques-unes de mes nombreuses lectures, celles que je juge les plus intéressantes, via mon fil Twitter. Une <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites1/marques-pourvoyeuses-identite,47,2195.html">lecture mêlant marketing et anthropologie culturelle</a>, ainsi partagée, m&#8217;a offert une petite joute d&#8217;opinion avec Authueil, l&#8217;un des anonymes les plus connus du web français.</p>
<blockquote class="twitter-tweet tw-align-center" lang="fr"><p>@<a href="https://twitter.com/Authueil">Authueil</a> et il faut arrêter d&#8217;être péremptoire sans connaître les sujets. Je vous recommande la lecture des études citées dans le billet&#8230;</p>
<p>— Anthony Hamelle (@148) <a href="https://twitter.com/148/status/147973883667030016">Décembre 17, 2011</a></p></blockquote>
<p><script src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet tw-align-center" lang="fr"><p>
@<a href="https://twitter.com/Authueil">Authueil</a> je ne fais qu&#8217;emprunter les mêmes raccourcis que vous sur les marques, et c&#8217;est pitoyable en effet !</p>
<p>— Anthony Hamelle (@148) <a href="https://twitter.com/148/status/148046899964948480">Décembre 17, 2011</a>
</p></blockquote>
<p><script src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<p>Je goûte peu aux &laquo;&nbsp;tweets clashs&nbsp;&raquo; et n&#8217;ai donc plus l&#8217;habitude de tels combats prosaïques qui me rappellent les joutes oratoires auxquelles j&#8217;aimais participer dans les concours de plaidoirie qui agrémentaient mes études en droit &#8211; à la différence notable que l&#8217;on respectait toujours son contradicteur pour s&#8217;attaquer à son argumentation, jamais à sa personne ou à un éventuel manque de discernement ou d&#8217;intégrité, ce qui est une leçon de droit que nombre de politiques feraient fort de se rappeler… Car en effet Authueil ne manque pas d&#8217;attaquer, dans un <a href="http://authueil.org/?2011/12/17/1927-le-mercantile-et-la-culture">billet</a> &#8211; où il développe également son argumentation de fond, nous allons y venir &#8211; les &laquo;&nbsp;conneries marketing&nbsp;&raquo; que les &laquo;&nbsp;agences de comm&#8217;&nbsp;&raquo; serineraient, ou encore le &laquo;&nbsp;cynisme&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;l&#8217;imbécilité&nbsp;&raquo; des gens de ma profession &#8211; et les commentaires sont, comme souvent, encore moins nuancés que le billet en la matière. Si j&#8217;ai retenu une chose de mes quelques années de droit, c&#8217;est qu&#8217;on ne gagne rien à dénigrer son contradicteur.</p>
<p>Ce petit détour sur la forme fait, venons-en au fond, en commencant par dêméler l&#8217;écheveau présenté par Authueil dans son billet. Il faut bien distinguer ce qui relève de la culture et de l&#8217;intérêt général. On peut prétendre qu&#8217;une marque peut jouer un rôle culturel sans pour autant lui assigner des missions d&#8217;intérêt général qui relèvent du politique &#8211; c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce que précise Dominique Wolton dans ce <a href="http://www.influencia.net/fr/actualites1/marques-sont-pas-acteurs-politiques,48,2211.html">court entretien</a>. Authueil fait semblant de confondre les deux, cela arrange son propos je le comprends, mais cela ne rend pas justice au débat qui nous réunit. Evacuons donc rapidement cette éventuelle prétention des marques (enfin des entreprises à dire vrai, les marques n&#8217;étant que leur extension symbolique) à jouer un rôle politique. Ma conception est claire en la matière, il ne doit pas revenir à une entreprise de concurrencer les acteurs politiques lorsqu&#8217;il est question de définir le bien commun ou de poursuivre l&#8217;intérêt général. Pour autant, on ne peut pas nier qu&#8217;une entreprise puisse contribuer &#8211; de manière secondaire sinon indirecte &#8211; au bien commun en créant de la richesse, en développant des produits ou services qui auront un effet positif sur la société ou l&#8217;environnement ou encore en créant des emplois. Ceci ne fait pas des entreprises les dépositaires de l&#8217;intérêt général, mais elles y concourent d&#8217;une certaine manière, sous le contrôle des représentants politiques seuls en charge de décider des règles à suivre et, partant, des objectifs qu&#8217;une société poursuit. Dès lors il n&#8217;est pas choquant que les entreprises, comme d&#8217;autres acteurs de la société civile (syndicats, ONG, fondations, etc.), cherchent à faire valoir leur point de vue aux décideurs politiques dans le cadre de démarches de lobbying &#8211; même si je reste convaincu que le lobbying tel qu&#8217;il se pratique aujourd&#8217;hui en France n&#8217;est ni suffisamment transparent ni suffisamment équilibré entre les différents acteurs de la société civile et économique. Pour autant certaines entreprises investissent clairement le terrain de l&#8217;intérêt général, telle Pepsi Co avec <a href="http://www.refresheverything.com/">Refresh Your World</a> ou encore Starbucks avec son programme (en partenariat avec une ONG) <a href="http://www.createjobsforUSA.org/">Create Jobs for USA</a>. Ces entreprises convoitent-elles le rôle des acteurs politiques ? Suppléent-elles les limites et carences des gouvernants ? Cherchent-elles seulement et cyniquement à vendre davantage de produits ? Etant d&#8217;un naturel confiant et n&#8217;étant pas farouchement colbertiste ou marxiste, je tends à penser que ces entreprises privées apportent leur modeste pierre à l&#8217;édifice commun tout en cherchant, de manière secondaire, à générer une plus forte préférence de marque qui leur permettra certes, in fine, de vendre davantage de boissons. Le bât blesse ici puisque contrairement à une entreprise un acteur politique n&#8217;attend, en théorie, rien en retour des programmes qu&#8217;il met en place pour améliorer le sort de ceux qu&#8217;il gouverne. En pratique pourtant les votes des uns ou décisions exécutives des autres sont trop souvent le fruit de calculs électoralistes et font donc usage des mêmes stratagèmes que les entreprises, donner quelque chose en espérant un vote en retour pour l&#8217;un, l&#8217;achat d&#8217;un produit pour l&#8217;autre. Qu&#8217;on me comprenne bien, je déplore que des entreprises aient recours à ce types de stratagèmes, mais je trouve encore plus regrettable que les acteurs politiques en fassent autant, eux dont on attend davantage de désintéressement. Quoi qu&#8217;il en soit je n&#8217;entends pas trancher ici et maintenant la question de la participation des entreprises à la poursuite de l&#8217;intérêt général mais il me paraît excessif de leur dénier tout rôle, et imprudent de les laisser tenir le rôle principal qui devrait être dévolu aux seuls garants de l&#8217;intérêt général, les acteurs politiques.</p>
<p>Cet écheveau ainsi dêmélé, intéressons-nous au rôle culturel des marques, et à rien d&#8217;autre. Qu&#8217;entend-on par culture ? Pas la culture artistique, les oeuvres muséographiques ou encore le savoir. Pour les philosophes et les sciences humaines plus largement le terme culture renvoit à une acception bien plus large puisqu&#8217;il s&#8217;agit de tout ce qui est commun à un groupe d&#8217;individus, ce qui le soude, arts et lettres certes, mais aussi modes de vie, systèmes de valeurs et d&#8217;échanges, traditions et croyances. La culture c&#8217;est ce ciment à la fois invisible et omniprésent. En France la culture comprend certainement mais pas exclusivement une langue commune, le goût pour la discussion politique, l&#8217;attention portée à certains sports comme le football ou le rugby ou encore des valeurs d&#8217;origine judéo-chrétiennes. Des marques peuvent-elles figurer parmi les éléments constitutifs d&#8217;une culture ? Dit autrement, des marques peuvent-elles contribuer à définir une identité commune pour un groupe d&#8217;individus ? Peuvent-elles contribuer à des modes de vie ? La réponse à ces questions me paraît positive, pas pour n&#8217;importe quelle marque, mais pour celles qui font l&#8217;effort de penser leur mission et leur utilité culturelle.</p>
<p>Exemple paroxystique de marque culturelle, d&#8217;ailleurs qualifiée de secte par certains, Apple constitue à n&#8217;en pas douter une véritable institution culturelle, voire un &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo; au sens où ses produits permettent à ses utilisateurs de réaliser avec une certaine efficacité &#8211; qu&#8217;ils jugent accrues &#8211; certaines tâches. La marque Apple n&#8217;est pas une religion et ne vient pas sur le terrain des valeurs, mais elle remplit bien évidemment un rôle efficace auprès de ses utilisateurs qui se sentent ainsi groupe voire communauté. Alors que le groupe n&#8217;a pas nécessairement d&#8217;implication active, la notion de communauté implique des interactions directes entre les clients de la marque, phénomène indéniable pour qui a déjà passé quelques minutes dans un Apple Store et engagé la conversation avec d&#8217;autres clients sur son utilisation des produits. Je me souviens de l&#8217;année que j&#8217;ai passée à vendre des ordinateurs Apple au sein de la Fnac Odéon et des nombreuses conversations qui naissaient spontanément entre clients qui s&#8217;offraient souvent des conseils mutuels. Loin de toute religion qui unirait les utilisateurs de la marque dans une contemplation passive et béate, Apple est bien plus une institution magique (au sens anthropologique du terme, <a href="http://ddo.li/2011/09/04/apple-magic/">lire ici</a>, en anglais) qui offre un véritable surcroit d&#8217;efficacité perçue à ses clients.</p>
<p>C&#8217;est un point important, qui dit marque culturelle ne dit pas nécessairement valeurs, mais bien plutôt efficacité, mode de vie ou comportement. Prenons un autre exemple : Nike. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de ses produits de base, les chaussures de course, ou bien de son service Nike+, la marque offre une panoplie d&#8217;artefacts efficaces pour courir mieux, plus vite, plus longtemps. On pourrait objecter à ceci que c&#8217;est le cas de n&#8217;importe quelle marque de chaussures de course, et ce ne serait pas tout à fait faux. Mais Nike plus que d&#8217;autres cherche à accroître les capacités de ses clients au travers de Nike+. En utilisant ce dernier, je bénéficie d&#8217;un objet réflexif sur ma propre pratique sportive, d&#8217;une lumière éclairante sur mes points forts et points faibles, d&#8217;une manière d&#8217;améliorer mes performances, de trouver ainsi plus d&#8217;efficacité (on y revient encore) dans ma pratique. Les exemples de marques culturelles sont nombreux, qu&#8217;il s&#8217;agisse des voitures smart et leur plus grande efficacité quant à la mobilité urbaine ou de la boisson Red Bull dont le produit a une efficacité physiologique immédiate. Il est important de noter que l&#8217;efficacité du produit ne fait pas, seul, la marque culturelle. Cette dernière doit se mettre au service de cette efficacité, en essayant de l&#8217;augmenter ou de l&#8217;étayer. S&#8217;agissant de Red Bull par exemple, la promesse de performance physique est étayée par l&#8217;engagement de la marque auprès de nombreux sports extrêmes ou encore de son investissement massif en sport automobile.</p>
<p>Si les exemples de marques culturelles sont nombreux, toutes les marques n&#8217;ont ni la vocation ni d&#8217;ailleurs la prétention de devenir culturelles. La plupart des marques ne jouent que leur rôle premier de label de reconnaissance (les produits de la marque A ne sont pas ceux de la marque B) ou de qualité (les produits de la marque A sont de meilleure qualité que ceux de la marque B), ce qui est souvent le cas des marques de produits de consommation courante. Il faut avouer que certaines marques, aidées en cela par leurs agences de publicité, tentent artificiellement de sortir de leur rôle traditionnel pour se hisser au rang de marque culturelle, se moquant de toute considération éthique et faisant preuve de peu de respect pour l&#8217;intelligence des consommateurs. Je crois faire partie de ceux qui évitent le plus possible ces dévoiements marketing en n&#8217;édifiant des institutions culturelles que lorsque le terreau est fertile, et en exploitant les potentialités traditionnelles des marques lorsque l&#8217;horizon culturel est bouché.</p>
<p>Tout ceci n&#8217;a finalement qu&#8217;une importance relative puisque tout individu est libre de se construire culturellement hors l&#8217;emprise de toute marque &#8211; d&#8217;ailleurs je ne connais aucun publicitaire sensé professant que &laquo;&nbsp;la construction de soi (…) passe nécessairement par la consommation&nbsp;&raquo; selon l&#8217;accusation d&#8217;Authueil. Si la publicité commerciale est pour le moins pervasive et ne permet guère aux consommateurs de s&#8217;isoler d&#8217;elle (encore que certains mettent en place des stratégies d&#8217;évitement), elle n&#8217;est pas à ce point puissante qu&#8217;elle surpasse d&#8217;autres institutions culturelles établies comme la famille, l&#8217;école, l&#8217;Etat ou la religion, à charge pour ces dernières de ne pas abdiquer leur rôle…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/12/le-role-culturel-des-marques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur (indignée). Pour des communautés politiques collaboratives.</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/11/billet-dhumeur-indignee-pour-des-communautes-politiques-collaboratives/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/11/billet-dhumeur-indignee-pour-des-communautes-politiques-collaboratives/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 17:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=186</guid>
		<description><![CDATA[Le monde &#171;&#160;occidental&#160;&#187; est bouleversé. La crise de 2008 dont les effets ne finissent pas de se faire sentir et de s&#8217;amplifier marque un nécessaire tournant dans l&#8217;ordonnancement de nos démocraties libérales à économie de marché, même si les résistances à prendre ce tournant sont nombreuses. Les citoyens, les peuples et les nations tolèrent moins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le monde &laquo;&nbsp;occidental&nbsp;&raquo; est bouleversé. La crise de 2008 dont les effets ne finissent pas de se faire sentir et de s&#8217;amplifier marque un nécessaire tournant dans l&#8217;ordonnancement de nos démocraties libérales à économie de marché, même si les résistances à prendre ce tournant sont nombreuses. Les citoyens, les peuples et les nations tolèrent moins chaque jour les inégalités criantes que l&#8217;ordonnancement actuel de l&#8217;économie, des richesses et des pouvoirs engendre.</p>
<p>Si les pouvoirs établis, par inertie, intérêt ou malice &#8211; peu importe au reste &#8211; restent sourds aux peuples et préfèrent tendre l&#8217;oreille aux AAA, les citoyens ne restent pas résignés ; ils sont déjà indignés. Des révoltés de la place Tahrir aux occupants de Wall Street, en passant par les Indignés de Madrid ou les manifestants d&#8217;Athènes, les peuples ont dorénavant une bannière commune, un cri de ralliement. Les peuples sont les 99%, ceux qui n&#8217;acceptent plus qu&#8217;une infime minorité foule au pied le contrat social et les principes moraux de nos nations pour préserver à tout prix leur intérêt particulier, sans égard pour l&#8217;intérêt général.</p>
<p>Les peuples ont le sentiment &#8211; en partie bien fondé &#8211; que les pouvoirs économiques et financiers se dressent face à eux. Quant aux responsables politiques, les citoyens se demandent quel campl, 1% ou 99%, ils ont choisi. Dans ce contexte il est de la responsabilité des partis soucieux du contrat social d&#8217;être attentif aux cris des peuples. Il est du devoir de ces partis de donner une place nouvelle aux citoyens dans le système politique.</p>
<p>Les grandes œuvres de ce début de siècle sont en effet le fruit de la collaboration des hommes et des femmes hors des schémas hiérarchiques traditionnels : Wikipédia, Sidi Bouzid, Place Tahrir, Indignados, Occupy Wall Street, Wikileaks, Tea Parties, &#8230; On devine, au travers de ces exemples, le souhait du peuple souverain de se faire entendre en (re)faisant société, hors des structures politiques aujourd&#8217;hui en place, sans leaders aux droits pré-établis. A l&#8217;exception des mouvements populistes des deux bords du spectre politique, les responsables des partis démocratiques de toutes nations sont jusqu&#8217;ici restés à l&#8217;écart de ce mouvement, choisissant de continuer à jouer un jeu politique qui n&#8217;est plus à la hauteur des enjeux de notre temps. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas des moindres puisqu&#8217;il s&#8217;agit de passer d&#8217;une démocratie purement représentative et délibérative à une démocratie représentative et collaborative, une démocratie liquide pour reprendre l&#8217;expression de certains (Parti Pirate par exemple).</p>
<p>Le nous plutôt que le je, la collaboration plutôt que l&#8217;imposition, la volonté de changer les choses plutôt que celle d&#8217;avoir le pouvoir, l&#8217;animation de dynamiques communes plutôt que l&#8217;agitation de camps contre d&#8217;autres, voilà l&#8217;esprit qui devrait animer toute démarche politique ambitieuse. Ce sont toutes les communautés de la société qui doivent être entraînées puis associées à la refondation de notre République pour le peuple, pour les 99%.</p>
<p>La révolution technologique qui a accompagné voire impulsé ces dynamiques nouvelles doit être au centre de la réflexion qui s&#8217;ouvre ainsi. Comment réellement attirer l&#8217;attention des citoyens les plus engagés ? Comment sincèrement collaborer avec le plus grand nombre pour construire un nouvel avenir commun ? Cela passera par une finalité avant de passer par des outils, et cette finalité sera évidemment collective et plurielle, évidemment tournée vers les élections législatives et pas seulement vers l&#8217;élection présidentielle, car un leader seul, aussi doué et compétent soit-il, n&#8217;y suffira pas. Ce qu&#8217;il nous faut en lieu et place de leaders politiques, ce sont des <a href="http://blogs.hbr.org/haque/2009/12/the_builders_manifesto.html">bâtisseurs politiques</a>. Pourquoi ne pas lancer 577 communautés politiques, chacune ancrée dans un territoire et tournée vers le succès au sein d&#8217;une circonscription, toutes reliées pour esquisser un dessein et une méthode pour bâtir une République nouvelle.</p>
<p>Aussi des plateformes collaboratives en ligne pourraient être mises en place pour qu&#8217;il y ait  577 débats + 1. Mais avant de mettre en place ces outils, il faudra qu&#8217;un parti disposant déjà d&#8217;une assise suffisante dans l&#8217;opinion (c&#8217;est là que la bât blesse pour le Parti Pirate) réponde à une question stratégique : la désignation de 577 candidats aux législatives par 577 communautés politiques dont les frontières dépasseront nécessairement les frontières du parti en question est-elle envisageable ? Le premier parti (et je ne vois sincèrement pas lequel des partis existants le fera) qui prendra cette direction sera le premier parti oeuvrant à une politique plus ouverte, collaborative et liquide.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/11/billet-dhumeur-indignee-pour-des-communautes-politiques-collaboratives/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Intérêts. Interférences. Transparence.</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/11/interets-interferences-transparence/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/11/interets-interferences-transparence/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 21:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/2011/11/13/interets-conflits-transparence-nouvelles-frontieres/</guid>
		<description><![CDATA[[MàJ du 15/11/11] Je ne donne que rarement de coups de pied dans la fourmilière et publie assez peu de billets un tant soit peu provocateurs. Bien que celui-ci ait été rédigé avec beaucoup de circonspection et de recul, il n&#8217;a pas manqué de susciter quelques messages surpris ou agacés, mais aussi quelques analyses complémentaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>[MàJ du 15/11/11] Je ne donne que rarement de coups de pied dans la fourmilière et publie assez peu de billets un tant soit peu provocateurs. Bien que celui-ci ait été rédigé avec beaucoup de circonspection et de recul, il n&#8217;a pas manqué de susciter quelques messages surpris ou agacés, mais aussi quelques analyses complémentaires très utiles &#8211; voir par exemple le commentaire de Nicolas Vanbremeersch ci-dessous. Aussi j&#8217;ai décidé de changer légèrement le titre et le contenu du billet pour mieux refléter ma vision des choses. Plutôt que de conflits d&#8217;intérêts, je préfère parler d&#8217;intérêts qui rentrent en interférence les uns avec les autres, ce qui est plus juste. Je maintiens néanmoins que nous marchons tous sur un fil selon un équilibre assuré pour certains, plus précaire pour d&#8217;autres&#8230;</em></p>
<p>Le «web 2.0» a bouleversé bien des pans de la communication et du marketing, que dis-je, de la société et de la vie démocratique &#8211; et nous n&#8217;en sommes qu&#8217;aux débuts&#8230; À travers ce billet c&#8217;est une des particules médiatiques de ce mouvement de fond que j&#8217;entends interroger. Il semblerait ainsi, qu&#8217;à la faveur de l&#8217;essor des blogs, de la réappropriation partielle du débat public par les sans-voix désireux de se faire entendre ou encore de l&#8217;accélération du rythme médiatique jusqu&#8217;au sacro-saint temps réel de Twitter, les frontières entre juge et partie se soient estompées, sinon effondrées.</p>
<p>L&#8217;exemple, pardon l&#8217;emblème même de cet effondrement n&#8217;est nul autre que Michael Arrington, fondateur du célèbre site d&#8217;actualités technologiques Techcrunch. Créé en 2005, ce dernier est rapidement devenu un des incontournables faiseurs de roi parmi les start-ups de la Silicon Valley. Si l&#8217;on peut apprécier qu&#8217;une voix nouvelle ait pu se faire entendre sur cette scène (aux côtés des médias économiques comme le Wall Street Journal ou technologiques comme Wired), l&#8217;on doit en revanche s&#8217;interroger sur la conception qu&#8217;Arrington a de son rôle d&#8217;éclaireur des mouvements et tendances au sein du temple mondial de l&#8217;innovation technologique. Souvent au centre de nombreuses polémiques quant à son manque d&#8217;impartialité dans le traitement des affaires de la Silicon Valley et de l&#8217;actualité des start-ups, ce n&#8217;est que très récemment que sa vision des interférences d&#8217;intérêts a pris toute sa mesure. Après avoir vendu, fin 2010, son site à AOL tout en en conservant la direction éditoriale, Arrington a annoncé fin 2011 le lancement de Crunchfund, fond d&#8217;investissement doté de 20 millions de dollars pour financer des start-ups. Rien de bien extraordinaire si ce n&#8217;était pour le souhait émis par Arrington, et âprement défendu par lui comme par ses zélotes, de diriger son nouveau fond tout en restant aux manettes de la rédaction de Techcrunch. AOL n&#8217;a pas goûté ses arguments et a prié Arrington de plier bagage. Imagine-t-on en effet qu&#8217;Arrington, actionnaire de start-ups, eut pu dire du mal de ses start-ups dans Techcrunch ? L&#8217;imagine-t-on encore en train d&#8217;analyser dans Techcrunch la concurrence acharnée entre deux start-ups, dont une lui appartiendrait, et conclure sur une probable victoire de ses concurrents sur le marché ?</p>
<p>Certains &#8211; Arrington en tête &#8211; objectent qu&#8217;une bonne dose de transparence suffit à dissiper tout malentendu en donnant aux lecteurs les clés de lecture des partis pris d&#8217;un auteur. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ont fleuris dans de nombreuses publications les avertissements de transparence &#8211; fameux «disclosures» anglais &#8211; visant à signaler au lecteur de potentiels intérêts en interférence. Cela est bien évidemment une précaution utile et vertueuse, pour autant il est loin d&#8217;être certain que celle-ci suffise. Un lecteur alerté, assidu et avisé n&#8217;aura aucun mal à décoder et éventuellement relativiser le point de vue partial d&#8217;un Michael Arrington. Cependant un lecteur moins expert jugera sans doute que l&#8217;auteur d&#8217;un article publié dans un média réputé ou, plus encore, que le rédacteur en chef de ce média doit être digne de confiance, quels que soient par ailleurs ses intérêts privés.</p>
<p>Ramené en France cela donnerait Serge Dassault directeur de la rédaction du Figaro, Bernard Arnault directeur de la rédaction des Échos ou encore Xavier Niel remplaçant Erik Izraelewicz à la tête du Monde. La controverse autour de leur qualité de propriétaires des dits journaux étant déjà forte (et justifiée), on devine l&#8217;émoi dans lequel nous serions plongés s&#8217;ils venaient à occuper des fonctions de responsabilité éditoriale et à déplorer la politique du ministère de la Défense pour l&#8217;un, à critiquer les activités de PPR dans le luxe pour l&#8217;autre ou à réclamer certaines sanctions contre France Télécom &#8211; Orange pour le dernier. Si certains d&#8217;entre nous parvenaient à décoder les subtils jeux d&#8217;intérêts sous-jacents, un nombre sans doute plus élevé de lecteurs ne les décèleraient sans doute pas.</p>
<p>Abandonnons ces hypothèses pour nous pencher sur des cas pratiques de cette nouvelle gestion des interférences potentielles entre intérêts. Nombreux sont en effet les consultants en communication et marketing devant en partie leur position à un statut de «blogueur influent» (ou, plus moderne, «twittos influent»), écrivant des articles sur Slate, Atlantico ou Rue89, tenant une chronique dans une émission de radio. Quand ces consultants s&#8217;expriment via leur blog, leur compte Twitter ou les médias avec lesquels ils collaborent, on s&#8217;interroge nécessairement sur les motifs qui les conduisent à critiquer un produit ou encenser une entreprise. Pour illustrer ce propos j&#8217;ai volontairement choisi deux amis dont je connais et respecte l&#8217;intégrité intellectuelle mais dont les respectives situations illustrent la question qui intéresse ce billet.</p>
<p>Émery Doligé est une figure du web français. Après avoir participé à la mise sur orbite de Doctissimo en France, avant son rachat par Lagardère, celui-ci à pris rang parmi les fameux «blogueurs influents» (sujet qui mérite des développements à part entière tant il a les caractéristiques d&#8217;une bulle) avant de devenir chroniqueur sur Europe 1, patron de la très sérieuse agence Vanksen en France et gravitant dans le groupe de conseillers informels de la majorité UMP quant à sa campagne électorale sur Internet. Aussi quand Émery critique les erreurs de communication des acteurs du PS ou l&#8217;inanité d&#8217;une campagne centriste, on se demande qui du consultant-expert ou du consultant-partisan s&#8217;exprime, que cela soit sur son blog, son compte Twitter ou sur Europe 1. Quand Émery moque une entreprise concurrente d&#8217;un de ses clients, on s&#8217;interroge sur l&#8217;objectivité du consommateur et la subjectivité du partenaire économique d&#8217;une marque donnée.</p>
<p>Nicolas Vanbremeersch est une autre figure du web français. Blogueur politique plus connu sous le nom de Versac, il fut l&#8217;un des fondateurs du site Publius et l&#8217;une des voix les plus écoutées dans le débat ayant entouré le référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen. Aujourd&#8217;hui patron de l&#8217;agence Spintank, qu&#8217;il a fondée, il écrit régulièrement dans les colonnes de Slate.fr et anime des conférences (de très bon niveau) «Regards sur le Numérique» organisées par Microsoft France. Cette dernière figurant justement parmi les clientes de Spintank, je me demande ainsi qui de Nicolas ou du patron de Spintank s&#8217;exprime lorsqu&#8217;il met en avant un sondage indiquant que Microsoft a davantage contribué à changer le monde qu&#8217;Apple ou quand il émet des critiques contre les bugs rencontrés dans iOS 5 &#8211; la dernière version du système d&#8217;exploitation des iPhones et iPads. Si je dois aussi reconnaître qu&#8217;iOS 5 est loin d&#8217;être parfait, je resterai mesuré et n&#8217;y verrai pas une raison suffisante pour changer de crémerie &#8211; encore que je dois avouer être séduit par l&#8217;excellente interface de Windows Phone 7 et par le nouveau Nokia Lumia)</p>
<p>Émery et Nicolas ne m&#8217;en voudront pas, je l&#8217;espère, de les avoir ainsi pris pour exemples de cette nouvelle manière d&#8217;approcher des intérêts parfois conflictuels &#8211; d&#8217;ailleurs tous les deux ne font pas de secret de leurs différents intérêts, bien au contraire, il suffit de jeter un œil à leurs sites ou comptes Twitter respectifs. C&#8217;est sans doute ici que le nœud du problème réside. Comment en effet bien donner à ses lecteurs ou auditeurs, dans leur ensemble (et pas seulement à une poignée d&#8217;initiés) les clés qui permettront de décoder ses propos ? Car un système où l&#8217;on reconnaît enfin que nos intérêts personnels et professionnels peuvent guider notre plume publique est bien plus vertueux que celui (des médias traditionnels) où ces intérêts sont cachés sous le tapis et en principe désarmés grâce à des codes d&#8217;éthique ou de déontologie à l&#8217;efficacité parfois aléatoire. Cette vision rejoint en partie l&#8217;analyse d&#8217;un Dominique Cardon sur la physionomie nouvelle de l&#8217;espace médiatique où un travail a posteriori du lecteur devient nécessaire pour faire le tri entre des contenus techniquement visibles mais socialement semi-privés et ceux qui sont à la fois visibles et destinés à être médiatisés. Appliqué à la gestion des intérêts et des interférences qui peuvent en naître, cela revient à accorder au lecteur un rôle plus important et quotidien quant à l&#8217;appréciation de la part de subjectivité et d&#8217;intérêts qui guident certains propos.</p>
<p>Peut-être devrions-nous tous convenir d&#8217;un usage, sinon disposer d&#8217;un outil ou d&#8217;un format types, pour dévoiler nos intérêts de manière structurée, accessible et lisible par tous, un peu à la manière d&#8217;un profil de réseau social, de quelques hashtags dans une bio Twitter. Cette convention me permettrait d&#8217;indiquer facilement que chez BBDO je compte Pepsi, HP, Mercedes ou EDF parmi mes clients (aussi vous ne m&#8217;entendrez pas souvent dire du bien de BMW), que j&#8217;ai failli participer à la campagne présidentielle de Jean-Louis Borloo (vous comprendrez aisément pourquoi cela n&#8217;adviendra pas), que je suis enfin un inconditionnel des produits Apple (sans doute l&#8217;élément le plus important de cette petite déclaration d&#8217;intérêts)</p>
<p>Ce nouveau monde d&#8217;intérêts assumés et dévoilés vaut mieux que l&#8217;ancien, celui des intérêts ignorés et dissimulés, pour autant que nous fassions tous le nécessaire pour permettre à nos audiences de comprendre nos points de vue.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/11/interets-interferences-transparence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Design. Politique mise en abîme.</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/09/design-politique-mise-en-abime/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/09/design-politique-mise-en-abime/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=172</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu le plaisir de faire un saut à l&#8217;université d&#8217;été de L&#8217;Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale (ARES) le week-end dernier à La Grande Motte &#8211; tout en profitant de cette escapade pour passer une belle soirée avec de la famille vivant près de Montpellier ; autant profiter d&#8217;un tel déplacement pour maintenir le lien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu le plaisir de faire un saut à l&#8217;université d&#8217;été de L&#8217;Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale (ARES) le week-end dernier à La Grande Motte &#8211; tout en profitant de cette escapade pour passer une belle soirée avec de la famille vivant près de Montpellier ; autant profiter d&#8217;un tel déplacement pour maintenir le lien familial&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai pu tirer un premier enseignement de cette université d&#8217;été. Cela faisait quelques années que je n&#8217;avais pas eu l&#8217;occasion d&#8217;assister à un meeting politique. Je dois avouer avoir été frappé par l&#8217;immodestie de certains, notamment chez les jeunes militants, qui pensent par exemple pouvoir faire la part exacte des choses entre éducation, relevant des parents, et enseignement, relevant de l&#8217;école, sans avoir été confronté à la complexité et à la beauté pratiques de l&#8217;éducation et de l&#8217;instruction d&#8217;un enfant. Dit autrement, il est un peu naïf de prétendre avoir tout compris à la vie et au monde sans les avoir encore respectivement vécue et parcouru. Mais je devais certainement me comporter parfois ainsi il y a 10 ans&#8230;</p>
<p>L&#8217;université d&#8217;été de l&#8217;ARES m&#8217;aura rappelé qu&#8217;à côté des candidats, élus et porte-parole bouillonnent de très nombreuses énergies et volontés. Les quelques paroles très péremptoires de certains militants sur la société, la famille ou l&#8217;éducation et leurs nombreuses propositions m&#8217;ont conduit à penser que certains d&#8217;entre eux seraient inspirés de jeter un œil aux <em>10 lois de la simplicité</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maeda">John Maeda</a>. Cette lecture leur enseignera peut-être qu&#8217;il n&#8217;est ni utile ni souhaitable de vouloir empiler des machins et trucs (primes, organismes, médiateurs, etc.) pour changer le monde, mais qu&#8217;il convient parfois d&#8217;en simplifier l&#8217;organisation et l&#8217;ordonnancement.</p>
<p>C&#8217;est en quelque sorte la question du Design et de la Politique qui se découvre sous cette réflexion. Cela paraît presque incongru, fortement paradoxal. L&#8217;une est antique et consubstantielle des sociétés humaines tandis que l&#8217;autre sonne comme une cosmétique moderne. Que peuvent bien faire ensemble Politique et Design. On les voit se rencontrer lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une campagne électorale et de messages à mettre en forme pour une bonne circulation dans l&#8217;espace public, mais leurs substances doivent-elles se rencontrer ? La campagne de 2008 de Barack Obama est réputée avoir poussé à l&#8217;extrême le sentiment d&#8217;appartenance de ses militants au sein d&#8217;un mouvement en organisant et canalisant leur participation. Le <a href="http://www.designing-obama.com/">design de la campagne,</a> dans sa forme esthétique ainsi que dans son organisation, aura été clé dans son succès. Mais plus important que la forme pure de la campagne, c&#8217;est la rencontre entre forme et fond qui aura été l&#8217;élément déterminant. C&#8217;est parce que les messages développés par le candidat auront été mis en abîme dans le cadre formel de la campagne (identité visuelle, plateformes web, publicités, etc.) que la réussite aura été possible. C&#8217;est donc cela Design et Politique, une mise en évidence de la substance par sa forme.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/09/design-politique-mise-en-abime/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2012. Ça commence dans le caniveau.</title>
		<link>http://hamelle.com/2011/08/2012-commence-caniveau/</link>
		<comments>http://hamelle.com/2011/08/2012-commence-caniveau/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 06:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[billets]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://hamelle.com/?p=165</guid>
		<description><![CDATA[Après 5 années d&#8217;inactivité mon blog personnel &#8211; lancé en 2004 &#8211; reprend du service. L&#8217;ayant suspendu à quelques mois d&#8217;une échéance présidentielle majeure, sur un billet traitant de la relation PS-blogosphère, je me suis décidé à le relancer à quelques mois de celle de 2012 dans laquelle je jouerai, peut-être, un rôle modeste auprès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après 5 années d&#8217;inactivité mon blog personnel &#8211; lancé en 2004 &#8211; reprend du service. L&#8217;ayant suspendu à quelques mois d&#8217;une échéance présidentielle majeure, sur un billet traitant de la relation PS-blogosphère, je me suis décidé à le relancer à quelques mois de celle de 2012 dans laquelle je jouerai, peut-être, un rôle modeste auprès d&#8217;un des candidats. Je partagerai donc ici les réflexions et analyses que la campagne de 2012 m&#8217;inspire. J&#8217;espère que vous apprécierez lire ce blog autant que moi y écrire !</em></p>
<p>La campagne électorale officielle de 2012 pour la Présidence de la République est encore loin mais pour ceux qui en doutaient encore la campagne réelle a commencé &#8230; dans le caniveau.</p>
<p>Le premier chapitre de cette campagne de caniveau est bien sur le plus volumineux, le plus retentissant : DSK. Tout a commencé à l&#8217;insu du candidat putatif avec la photo volée de DSK entrant dans une Porsche Panamera. Tout a explosé du fait du directeur général du FMI dont l&#8217;excessive libido se serait révélée &#8211; aux yeux de tous &#8211; être un comportement plus que condamnable, ne serait-ce que moralement, vis-à-vis des femmes.</p>
<p>Deuxième chapitre : Martine Aubry. À peine celle-ci eut-elle fait acte de candidature que plusieurs vieilles rumeurs sur un prétendu penchant pour l&#8217;alcool ou ses sympathies à l&#8217;égard de l&#8217;islam radical rejaillirent dans l&#8217;espace public, bien relayées en cela sur Twitter par quelques leaders d&#8217;opinion dont les sympathies pour la droite ne sont pas secrètes.</p>
<p>Dernier chapitre en date d&#8217;un manuscrit à peine entamé : Borloo et le FN. Un article publié sur L&#8217;Express.fr a rapidement enflammé le petit monde politico-médiatique &#8211; entraîné par sa courroie centrale qu&#8217;est devenue Twitter &#8211; en brandissant une interview que JLB aurait accordée à Minute en 1993 dans laquelle il aurait dit ne pas être hostile à une alliance avec le FN. En dépit du peu de crédibilité de Minute dans une démarche d&#8217;investigation qui s&#8217;attacherait ne serait-ce qu&#8217;à se donner une apparence crédible, et malgré les éclaircissements apportés par le mis en cause dans Libération, la polémique a rebondi en s&#8217;appuyant sur des détails mémoriels incohérents. La thèse des polémistes : comment diable Borloo aurait-il pu oublier qu&#8217;on lui avait parlé de cette improbable interview pendant quelques secondes dans le cadre d&#8217;une émission enregistrée en 2000 et nier en 2011 avoir jamais entendu parler de cette interview&#8230;</p>
<p>Je suis tout sauf naïf en la matière et <a href="http://netpolitique.net/2011/06/2012-netpolitique-coherence/">ai d&#8217;ailleurs rappelé sur Netpolitique</a> que tout le passé de chaque candidat allait être fouillé et chaque pièce gênante utilisée au moment opportun par ses adversaires. Celà étant, on peut choisir de confronter un candidat à son passé en deux endroits ; dans le caniveau en fouillant les petits recoins d&#8217;insignifiantes petites phrases ou d&#8217;interviews branlantes ; ou sur la place publique en allant chercher des déclarations politiques voire des actes et des faits qui éclaireraient l&#8217;être politique et pas seulement le paraître politicien.</p>
<p>Les exemples DSK, Aubry et Borloo l&#8217;illustrent sans détour, le travail de fouille et de déballage va d&#8217;abord se passer dans le caniveau. Pour ma part, je m&#8217;astreindrai alors à deux lignes de conduite dans cette campagne. La première, ne pas fermer les yeux et désamorcer les piques picrocholines envoyées par des polémistes de pacotille, de sorte à pouvoir donner le plus d&#8217;exposition possible aux propositions, idées et débats de fond. La deuxième, refuser de renifler les remugles du caniveau politique mais ne pas hésiter à aller chercher dans le passé des autres candidats des contrariétés de fond&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://hamelle.com/2011/08/2012-commence-caniveau/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
