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    <title>Cercle scientifique</title>
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    <updated>2013-05-23T18:02:42Z</updated>
    <subtitle>Le Cercle scientifique David Suzuki regroupent des scientifiques bénévoles qui mettent leurs savoirs au service des citoyens afin de rehausser leurs connaissances sur l'environnement.</subtitle>
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    <title>Les biens et services écologiques et la santé</title>
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    <published>2013-05-23T17:58:00Z</published>
    <updated>2013-05-23T18:02:42Z</updated>

    <summary>Depuis quelques années, l'expression « biens et services écologiques » (BSE) retient l'attention autant chez les scientifiques, que chez les citoyens et décideurs. On retrouve ce concept à la base...</summary>

    
        
            <author><name>Jérôme Dupras</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;&lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/defi-nature-30x30/defi-nature-30x30/" target="_blank"&gt;&lt;img alt="frenchlogo-FB.jpg" src="http://www.davidsuzuki.org/fr/modedeviecie/images/frenchlogo-FB.jpg" width="150" height="115" class="mt-image-right" style="float: right; margin: 0 0 20px 20px;" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis quelques années, l'expression « biens et services écologiques » (BSE) retient l'attention autant chez les scientifiques, que chez les citoyens et décideurs. On retrouve ce concept à la base de nouvelles politiques publiques en environnement et de stratégies d'entreprises novatrices. L'utilisation de ce concept fait référence aux bénéfices que tirent les sociétés humaines de la nature et vise à concevoir les écosystèmes en une série d'attributs, vecteurs de bien-être, qui rendent la vie possible à l'homme. Si certains travaux en font mention à partir des années 60 et 70 (voir notamment le &lt;a href="http://www.ecosociete.org/t162.jpg"&gt;rapport Meadows : The limits to growth&lt;/a&gt;),  c'est principalement depuis la sortie en 2005  du &lt;a href="http://www.unep.org/maweb/documents/document.447.aspx.pdf"&gt;Rapport sur l'Évaluation  des Écosystèmes pour le Millénaire&lt;/a&gt; que le sujet s'est étendu au-delà du monde environnemental. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le raisonnement généralement accepté veut que ces &lt;span class="caps"&gt;BSE &lt;/span&gt;naissent des structures et processus naturels; les structures étant les supports biotiques (flore, faune, etc.) et abiotiques (climat, géologie, etc.), alors que les processus relèvent des cycles et interactions entre ces supports. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Ainsi, en considérant le capital naturel comme étant la somme des  réserves des ressources naturelles et environnementales, incluant également l'ensemble des écosystèmes et du territoire, les &lt;span class="caps"&gt;BSE &lt;/span&gt;représentent la totalité des bénéfices (sociaux, économiques, sanitaires, spirituels, etc.) que tire l'homme du capital naturel, de sa gestion et de sa préservation jusqu'à sa création. Suivant ce raisonnement,  une forêt ne sert pas seulement à approvisionner l'être humain en bois. Elle sert aussi à réguler le climat en agissant en tant que puits de carbone, à purifier l'air, à offrir un habitat à la biodiversité, à permettre aux usagers de s'y promener ou encore en générant un paysage agréable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De plus en plus, la relation entre les bénéfices rendus par la nature et la santé humaine est mise de l'avant. Si le lien entre services écologiques et santé est intuitif, il est aussi confirmé par de nombreuses études scientifiques. Voici quelques exemples qui illustrent cette relation : Ulrich a démontré &lt;a href="http://www.ideal.forestry.ubc.ca/frst524/09_ulrich.pdf"&gt;dans un article paru dans la revue Science en 1984&lt;/a&gt;  que des patients ayant subi une chirurgie guérissent plus rapidement s'ils sont en contact, visuel ou physique, avec des arbres depuis leur chambre d'hôpital. De leur côté, les chercheurs Kuo et Sullivan de l'Université de l'Illinois ont démontré &lt;a href="http://www.outdoorfoundation.org/pdf/EnvironmentAndCrime.pdf"&gt;dans une étude en 2001&lt;/a&gt; que le fait de vivre dans des bâtiments entourés d'arbres, d'espaces ou de parcs plutôt qu'en milieu totalement urbanisé diminuait la fatigue mentale et le taux d'agression. Chez les personnes diabétiques, une marche en forêt peut diminuer significativement le taux de glucose sanguin, comme l'ont démontré Yasumasa Otsuka et son équipe en 1998. On sait également d'après une recherche réalisée par des spécialistes que la présence de plantes dans une pièce peut augmenter le seuil de tolérance à la douleur. (&lt;a href="http://horttech.ashspublications.org/content/10/1/53.full.pdf+html"&gt;Voir l'étude de 2001 de Virginia Lohr et Caroline H. Pearson-Mims&lt;/a&gt;). Dans le même sens, &lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19568835"&gt;une étude réalisée en  2007 par plusieurs chercheurs de l'Université Chiba au Japon&lt;/a&gt; a prouvé que la marche en forêt chez des citadins urbains diminue l'afflux de sang aux zones préfrontales du cerveau, ce qui diminue l'activité cérébrale et calme les individus testés. Également, ils montrent que le taux de &lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/cortisol"&gt;cortisol salivaire&lt;/a&gt; , généralement relié au stress, est plus bas chez les individus se trouvant en contact avec la nature.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans cette optique, le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/defi-nature-30x30/defi-nature-30x30/"&gt;Défi nature 30&amp;#215;30&lt;/a&gt; proposé par la Fondation David Suzuki nous incite à bouger et à entrer en contact avec la nature environnante. Il invite à profiter de ce qu'elle nous offre, bref à consommer sans gêne ces biens et services écologiques disponibles autour de nous. Pour une fois que la surconsommation est bénéfique!&lt;/p&gt;
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    <title>Accès au savoir scientifique : un enjeu central pour la santé de notre démocratie</title>
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    <published>2013-04-17T20:05:36Z</published>
    <updated>2013-04-17T20:13:37Z</updated>

    <summary>Ce n'est plus un secret, les dernières années ont été difficiles pour bien des scientifiques à travers le pays. L'ouverture d'une enquête du commissaire fédéral à l'information sur certaines politiques...</summary>

    
        
            <author><name>Jean-Patrick Toussaint</name></author>
        
    
    
    
    
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/cercle-scientifique/">
        &lt;p&gt;Ce n'est plus un secret, les dernières années ont été difficiles pour bien des scientifiques à travers le pays. &lt;a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/374661/scientifiques-museles-une-enquete-est-ouverte"&gt;L'ouverture d'une enquête du commissaire fédéral à l'information&lt;/a&gt; sur certaines politiques et méthodes qui ont pour effet de museler les scientifiques du gouvernement canadien confirme les craintes : les scientifiques fédéraux ont perdu leur droit de parole. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans un contexte où le gouvernement mise tous ses efforts dans le développement effréné de ses ressources naturelles, devrait-on alors s'étonner que la plupart des institutions visées par cette enquête œuvrent en environnement?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Cette tendance courante du gouvernement fédéral à vouloir éliminer le discours scientifique est troublante...d'autant plus qu'elle semble émaner d'une volonté de lever tous les obstacles, incluant le débat démocratique,  au développement tous azimuts des ressources naturelles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En réduisant à petit feu la voix de ses scientifiques, et par le fait même, la culture scientifique, non seulement le gouvernement mine-t-il tout le travail de recherche et de communication scientifique réalisé au pays au cours des dernières années, mais aussi court-circuite-t-il le processus démocratique permettant aux citoyens et citoyennes de saisir toute la portée de plusieurs enjeux nationaux à caractère hautement scientifique notamment en matière d'environnement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette culture du silence et de l'aveuglement, prônée par le gouvernement fédéral est dommageable à une époque où nous faisons face à tant de défis environnementaux sur lesquels la science pourrait nous apporter des éclairages nécessaires. Tout cela alors que &lt;a href="http://www.acs.qc.ca/actualite/47-cultiver-linculture-scientifique.html?year=&amp;amp;month=&amp;amp;tri=h&amp;amp;page=1"&gt;la culture scientifique au pays se meurt&lt;/a&gt; . &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;La science, un enjeu de démocratie&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La démocratie ne peut s'exercer que lorsque les décisions que nous prenons collectivement sont prises sur des bases solides et éclairées. Dans un monde où tout avance à une vitesse effrénée (il suffit de penser à l'exploitation de nos ressources naturelles), il devient de plus en plus nécessaire que ces décisions reposent sur des fondements qui trouvent leurs racines dans la science. Or, ceci n'est plus possible lorsque les scientifiques à l'emploi du gouvernement ne peuvent s'exprimer librement sur leurs recherches, et que les ponts entre le monde scientifique et la société civile sont rompus. Dans ce contexte, le pouvoir de l'argent et de l'opinion ne peut plus être balisé par les faits et l'expertise impartiale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Considérant que la science et la culture scientifique sont primordiales afin de créer ce tissu entre la société civile et les décisions gouvernementales qui affecteront ultimement notre qualité de vie, il est de notre devoir de citoyen de dénoncer de vive voix la culture du silence et de l'ignorance  qu'entretient depuis quelques années le gouvernement fédéral.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Comment changer la donne?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/367592/que-le-gouvernement-du-canada-laisse-ses-scientifiques-faire-leur-travail"&gt;Tel que suggéré récemment par la Société Royale du Canada&lt;/a&gt;, le Canada se doit de permettre à ce que ses scientifiques donnent leur avis de manière indépendante et sans restriction, &lt;a href="http://www.elc.uvic.ca/press/documents/2012-03-04-Democracy-Watch_OIPLtr_Feb20.13-with-attachment.pdf"&gt;qu'ils soient employés fédéraux ou non&lt;/a&gt;, à l'instar des positions prises par des pays tels que &lt;a href="http://www.noaa.gov/scientificintegrity/index.html"&gt;les États-Unis&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.senseaboutscience.org/pages/keep-libel-laws-out-of-science.html"&gt;le Royaume-Uni&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour se faire, il nous faut donc plus de transparence au niveau de la recherche qui se fait au pays et un meilleur accès aux connaissances scientifiques par l'entremise des centres de diffusion du savoir.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Marginaliser la science, la mettre au second rang après les questions d'économie et de création d'emploi ne fera que nuire aux intérêts des citoyens et citoyennes, ainsi qu'à la prospérité du pays, en plus d'amoindrir notre capacité de prendre des décisions collectives éclairées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il en va de la santé de notre environnement et notre propre santé, car une société où l'information et la science ne peuvent circuler librement est une société livrée aux abus de pouvoir, aux décisions erronées, une société sourde, aveugle et muette!&lt;/p&gt;
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    <title>La santé des écosystèmes, c'est aussi notre santé</title>
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    <published>2013-03-26T14:18:39Z</published>
    <updated>2013-03-26T15:21:57Z</updated>

    <summary> et Dr François Reeves Michel Leboeuf est biologiste et rédacteur en chef de Nature sauvage, alors que Dr François Reeves est cardiologue d'intervention au CHUM et à la Cité...</summary>

    
        
            <author><name>Michel Leboeuf</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;&lt;i&gt; et Dr François Reeves&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Michel Leboeuf est biologiste et rédacteur en chef de Nature sauvage, alors que Dr François Reeves est cardiologue d'intervention au &lt;span class="caps"&gt;CHUM &lt;/span&gt;et à la Cité de la santé de Laval et professeur agrégé de médecine à l'Université de Montréal. Tous deux sont membres du Cercle scientifique David Suzuki. Ils nous offrent ici leurs perspectives sur l'état des écosystèmes terrestres concernant l'état de la santé humaine. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;Q1&lt;/b&gt; - Il est désormais admis que l'homme est devenu une force de la nature, que nous sommes à l'ère de l'Anthropocène. À quel point nos écosystèmes terrestres sont-ils affectés par les activités humaines, particulièrement au Québec?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Michel Leboeuf&lt;/b&gt; : Les impacts, sur notre territoire, se font surtout sentir en zone tempérée, soit dans la vallée du Saint-Laurent, là où la densité de la population est forte et l'étalement des activités humaines, considérable. Le premier problème lié à l'homme en est un de disparition et de fragmentation des milieux naturels : à mesure qu'on empiète sur les zones humides et les forêts (à des fins résidentielles, agricoles ou industrielles), on isole et on déstabilise, écologiquement parlant, les parcelles de nature restantes. Par la suite, intervint un deuxième problème : la dégradation de ces milieux, déjà fragilisés parce que morcelés, par la pollution ou la contamination de l'air ou de l'eau. S'y ajoute ensuite un troisième problème : l'introduction des espèces exotiques envahissantes, comme l'agrile du frêne ou le roseau commun asiatique. Enfin surgit le quatrième problème : les changements climatiques, qui bouleversent les relations entre milieux, végétaux et animaux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Q2&lt;/b&gt; - Voyant l'ampleur de l'impact que nous avons sur notre environnement et nos écosystèmes, comment ceci se traduit-il sur notre propre santé? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;François Reeves&lt;/b&gt; : Deux aspects : d'une les changements climatiques, qui se traduit par des phénomènes météo exacerbés, telles la canicule d'Europe d'août 2003 qui a causé 70,000 morts excédentaires, et la toxicité directe des combustibles fossiles qui cause 2 millions de décès excédentaires, surtout cardiovasculaires. La raréfaction de la canopée, stabilisatrice pour le climat et purificatrice pour l'eau et l'air, entraine une hausse de mortalité cardiovasculaire. Au Royaume-Uni, on a observé que la différence de mortalité cardiovasculaire entre pauvres et riches double en milieu minéralisé comparativement à un milieu vert. L'apparition de l'agrile du frêne aux É.-U. depuis 2002 a eu un effet spectaculaire démontrant le lien entre dégradations du vert et notre santé: hausse de 6,000 décès de cause pulmonaire et de 15,000 décès de cause cardiovasculaire dans les 15 états américains où les arbres ont été décimés. Partout où la pollution monte et le vert s'atrophie augmentent &lt;span class="caps"&gt;AVC &lt;/span&gt;et infarctus. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Q3&lt;/b&gt; - Devant le constat que nos activités ont un impact parfois dévastateur sur la santé des écosystèmes, et compte tenu que notre santé est intiment liée à la santé des écosystèmes, pourquoi alors est-ce si difficile pour l'être humain de réagir face aux enjeux environnementaux qui nous touchent tous? Et quels seraient les meilleurs moyens afin que les citoyens et citoyennes redécouvrent et mettent en valeur cette relation d'interdépendance avec la nature? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Michel Leboeuf&lt;/b&gt; : Nous n'arrivons pas à agir rapidement sur nos comportements parce que l'espèce humaine est incapable de se projeter dans le futur. Au fil de notre histoire évolutive, nous avons passé beaucoup plus de temps (des centaines de milliers d'années) à tenter de survivre au jour le jour, en cherchant de quoi nous abriter et de quoi nous nourrir, en petits groupes familiaux, qu'à penser à l'avenir et à la multitude de personnes qui composent désormais nos sociétés. Il faut, je crois, faire réaliser aux gens que rester en contact avec la nature est aussi essentiel pour leur bien-être personnel que pour la survie de leur propre espèce. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;b&gt;François Reeves&lt;/b&gt; : C'est une causalité qui est sur le long terme, difficile à percevoir, et ce n'est que récemment que la science l'a démontré. Lorsque 3000 personnes sont décédées dans l'attentat du 11 septembre, nous avons été frappés par l'immédiateté et la causalité de cet événement, entrainant immédiatement des milliards de dollars en sécurité. Mais il est méconnu que l'environnement provoque chaque année au Canada 20,000 décès excédentaires et 60,000 hospitalisations pour 9,1 milliards de dollars. Deux aphorismes d'Hubert Reeves: &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;&lt;center&gt;"Nous menons une guerre à la nature ; si nous gagnons, nous sommes perdus. &lt;br /&gt;
Et il n'y a pas d'Économie sans Écologie."&lt;/center&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
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    <title>Que nous réserve l'avenir pour nos hivers québécois?</title>
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    <published>2013-01-22T22:41:15Z</published>
    <updated>2013-03-20T18:23:27Z</updated>

    <summary>Au Québec, comme sur le reste du globe, la température à la surface augmentera, manifestation première du changement du climat causé par l'augmentation anthropique des gaz à effet de serre. En moyenne sur le globe, pour la fin du présent siècle par rapport à la fin du siècle dernier on prévoit une augmentation située entre 1.1 et 6.4 °C.</summary>

    
        
            <author><name>Dominique Paquin</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;&lt;em&gt;Dominique Paquin  travaille à Ouranos au sein du consortium sur climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Spécialiste en simulations climatiques, elle contribue à l'étude des changements climatiques à divers niveaux, par exemple en évaluant les modifications anticipées des précipitations sévères d'été. Elle discute avec nous des tendances climatiques pour le Québec pour les décennies à venir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;1. Compte-tenu qu'il n'y a plus de débat scientifique quant à la réalité des changements climatiques, quels sont les scénarios climatiques à prévoir pour le Québec pour les décennies à venir?&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au Québec, comme sur le reste du globe, la température à la surface augmentera, manifestation première du changement du climat causé par l'augmentation anthropique des gaz à effet de serre. En moyenne sur le globe, pour la fin du présent siècle par rapport à la fin du siècle dernier on prévoit &lt;a href="http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/contents.html"&gt;une augmentation située entre 1.1 et 6.4 °C&lt;/a&gt;, la fourchette provenant des multiples incertitudes, entre autres celle sur les futures concentrations de gaz à effet de serre (GES). Au Québec, comme dans toutes les régions nordiques, l'augmentation prévue est plus grande que celle moyenne du globe, notamment à cause de la fonte des glaces et de la neige. L'augmentation moyenne de la température annuelle pourrait &lt;a href="http://www.ouranos.ca/fr/pdf/53_sscc_21_06_lr.pdf"&gt;dépasser 7°C&lt;/a&gt;. Les changements au niveau hydrologique (précipitation) découlant de cette augmentation de température sont complexes et il est plus difficile de donner l'heure juste quant à ce que l'on s'attend. On sait toutefois qu'une atmosphère plus chaude peut contenir plus d'humidité et que les modèles prévoient une intensification du cycle hydrologique. Autrement dit, plus de précipitations dans les régions qui en reçoivent déjà beaucoup (comme le Québec) et moins dans les régions qui en reçoivent peu. Pour le Québec, on prévoit selon les régions et les saisons soit une augmentation des précipitations (hiver partout et au nord en été), ou pas de changement (été au sud). &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;2. Comment ces scénarios affecteront-ils nos hivers  « typiquement québécois »?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les grands froids ne seront plus ce qu'ils étaient et seront de plus en plus rares. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura plus, mais les épisodes de froid extrême seront de moins en moins fréquents. Pour les grandes bordées de neige, les modèles prévoient en général des chutes de neige plus fréquentes et abondantes au nord du Québec, mais pour le sud, on s'attend surtout à voir les hivers raccourcir, avoir de plus en plus d'épisodes de redoux, de pluie hivernale, de gel-dégel. Ça veut surtout dire que lors des grandes bordées de neige, il faudra se dépêcher d'en profiter avant qu'elles ne disparaissent!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;3. À la lumière de ces tendances, que nous dit la science de la climatologique quant aux solutions que nous devrions envisager pour faire face à ces scénarios climatiques? Devrions-nous nous adopter des politiques environnementales plus rigoureuses ou simplement nous tourner vers des mesures adaptatives?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les deux! En fait il faut comprendre que le climat a déjà changé et il faut nous y adapter le plus rapidement possible. Les hivers plus courts et plus doux;  le pergélisol, sur lequel sont bâties des infrastructures, qui fond;  la glace qui ne protège plus les côtes des tempêtes hivernales ; ce sont des réalités auxquelles nous sommes déjà confrontées. Alors que dire du futur? L'hiver s'adoucira encore. Il faut donc penser au froid moins intense qui n'arrête plus la propagation de certaines espèces envahissantes, aux crues printanières plus hâtives. Le climat joue sur plusieurs facettes et il vaut mieux être préparé adéquatement afin de limiter les impacts néfastes et de profiter des possibilités qui sont offertes par certains changements. Mais se préparer pour ce qui est inéluctable ne veut pas dire ne rien faire pour empêcher les changements encore plus prononcés qui se produiront si les concentrations de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;dans l'atmosphère ne diminuent pas, et ce très rapidement. Le potentiel de réchauffement du &lt;span class="caps"&gt;CO2 &lt;/span&gt;atmosphérique dépasse la centaine d'années. Autrement dit, il est déjà trop tard pour éviter le changement climatique des prochaines décennies à cause des gaz qui se trouvent déjà dans l'atmosphère, mais il est encore temps d'empêcher les changements qui peuvent se produire à la fin du siècle en évitant d'émettre encore plus de &lt;span class="caps"&gt;GES.&lt;/span&gt; Et c'est ce que les politiques environnementales se doivent de faire!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dominique Paquin fera partie du panel d'experts de la Table Ronde Scientifique qui se déroulera à Québec le 1er février prochain dans le cadre du Sommet de l'hiver 2013. Pour vous inscrire:&lt;/em&gt; &lt;a href="http://davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/sommet-de-lhiver/table-ronde-scientifique/"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Références&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;acronym title="2007"&gt;GIEC&lt;/acronym&gt; Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, 2007 Solomon, &lt;span class="caps"&gt;S.,&lt;/span&gt; D. Qin, M. Manning, Z. Chen, M. Marquis, &lt;span class="caps"&gt;K.B.&lt;/span&gt; Averyt, M. Tignor and &lt;span class="caps"&gt;H.L.&lt;/span&gt; Miller (eds.) Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom and New York, &lt;span class="caps"&gt;NY, USA. &lt;/span&gt;http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/contents.html&lt;br /&gt;
Ouranos(2010) Ouranos. Savoir s'adapter aux changements climatiques, rédaction : C. DesJarlais, M. Allard, A. Blondlot, A. Bourque,D. Chaumont, P. Gosselin, D. Houle, C. Larrivée, N. Lease, R. Roy, J.-P. Savard, R. Turcotte et C. Villeneuve, Montréal, 2010, 128 p. http://www.ouranos.ca&lt;/p&gt;
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    <title>Revue scientifique et environnementale de l'année 2012</title>
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    <published>2013-01-10T19:48:30Z</published>
    <updated>2013-03-04T16:28:35Z</updated>

    <summary>Thomas Gervais, membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki, chargé d'enseignement au département de génie physique de l'École Polytechnique de Montréal, et communicateur scientifique au Code Chastenay, présente...</summary>

    
        
            <author><name>Thomas Gervais</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Thomas Gervais, membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki, chargé d'enseignement au département de génie physique de l'École Polytechnique de Montréal, et communicateur scientifique au Code Chastenay, présente un bref topo des plus grandes nouvelles scientifiques et environnementales de l'année 2012, dont les impacts du musèlement des scientifiques sur les citoyens et la fermeture d'un important centre de recherche au Québec.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour de plus amples informations, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/cercle-scientifique/"&gt;consultez les blogues du Cercle scientifique&lt;/a&gt; sur le site Web de la Fondation David Suzuki, ou &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/cercle-scientifique/dr-thomas-gervais/"&gt;apprenez-en davantage&lt;/a&gt; sur Thomas Gervais. &lt;/p&gt;
        
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    <title>Quand la science est sur la sellette</title>
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    <published>2012-12-04T16:48:39Z</published>
    <updated>2012-12-04T14:19:51Z</updated>

    <summary>Dans un évènement sans précédent le mois dernier, sept scientifiques italiens ont été reconnus « coupables d'homicides par négligence pour avoir sous-estimé les risques que représentait le séisme meurtrier de...</summary>

    
        
            <author><name>Jean-Patrick Toussaint</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Dans un évènement sans précédent le mois dernier, sept scientifiques italiens ont été reconnus « &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/10/22/004-italie-seisme-scientifiques.shtml"&gt;coupables d'homicides&lt;/a&gt; par négligence pour avoir sous-estimé les risques que représentait le séisme meurtrier de &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;quila en 2009 ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Non seulement cette nouvelle était-elle ahurissante et inquiétante, mais elle reflète aussi une profonde incompréhension de la nature de la science. La science repose sur des observations et les hypothèses (et la validation ou non de celles-ci) menant à l'explication de ces observations. Ainsi, la science évolue au meilleur de nos connaissances. Au risque de me répéter : au meilleur de nos connaissances.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le cas présent, les scientifiques italiens condamnés sont des spécialistes en sismologie, une discipline qui, comme bien d'autres, a grandement évoluée au fil des ans. Cela dit, malgré tout le progrès accompli, il n'en demeure pas moins que, d'une part, tout évènement sismique est difficilement prévisible et, d'autre part, l'intensité de ces évènements est encore plus difficilement prévisible. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Bien qu'il soit reconnu que les tremblements de terre sont plus fréquents aux points de rencontre des plaques tectoniques (Figure 1), il est encore difficile de nos jours de prédire avec exactitude l'amplitude et l'étendue de &lt;a href="http://www.pdc.org/iweb/earthquakes-prediction.jsp?subg=1"&gt;ceux-ci&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Figure 1&lt;/b&gt; : Localisation et profondeur des centres sismiques depuis les années 1960&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/cercle-scientifique/images/isclocatedevents.jpg"/&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Source&lt;/b&gt; : &lt;a href="http://www.isc.ac.uk/"&gt;Internation Seismological Center&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Grandes inquiétudes&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le jugement rendu par la cour italienne pose une grande inquiétude au sein la communauté scientifique, et avec raison. Principalement, parce que ce geste laissera les scientifiques (toute discipline confondue) froids quant à l'idée de se prononcer à titre d'experts par peur d'être poursuivis pour pronostics incorrects. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, ceci soulève, selon moi, une autre inquiétude, peut-être bien plus « sournoise », puisque cette sentence véhicule le message suivant : toute autorité en pouvoir (p. ex. gouvernementale) a le droit de châtier un membre de la communauté scientifique (omettons la médecine dans ce cas) si ses prédictions, pouvant avoir un impact sur le bien-être d'une communauté, ne s'avèrent pas parfaitement justes. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, qu'en est-il lorsque cette autorité au pouvoir fait fi des recommandations émises par la communauté scientifique? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La situation vous semble familière? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà plus de vingt ans que les experts en climatologie somment les autorités internationales d'agir sur la question du réchauffement planétaire puisque les évidences scientifiques ne cessent de s'accumuler à l'effet que l'activité humaine est la cause principale de ce réchauffement. Pourtant, le statu quo est de mise dans bien des cas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Y a-t-il des châtiments exercés envers les autorités responsables pour autant (dans ce cas, nos gouvernements)? Poser la question est y répondre. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les climatologues devraient-ils plutôt être mis derrière les barreaux parce que leurs modèles étaient trop « conservateurs » alors que leurs plus grandes craintes se réalisent plus tôt au lieu de se produire plus tard? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour reprendre les &lt;a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-20025626"&gt;propos&lt;/a&gt; d'un scientifique interpelé sur le cas italien : « Si la communauté scientifique est pénalisée lorsqu'elle fait des prédictions qui se révèlent inexactes, ou pour ne pas avoir prévu avec exactitude un évènement qui se produit par la suite, alors l'activité scientifique sera limitée aux certitudes seulement, et les avantages découlant des découvertes issues de la médecine jusqu'à la physique seront bloqués ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La science ne devrait pas se retrouver sur la sellette telle qu'à l'époque de Galilée, mais plutôt devrait être mieux comprise par tout un chacun, particulièrement nos autorités en pouvoir. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En saisissant la nature de la science et du rôle des scientifiques, peut-être serions-nous en mesure de faire des choix plus judicieux que de condamner sept personnes ne pouvant pas prédire un évènement aussi singulier qu'un tremblement de terre, alors qu'aucune autorité gouvernementale n'est tenue responsable pour son inaction face aux changements climatiques qui sont pourtant bien scientifiquement prouvés!  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour de plus amples renseignements, &lt;a href="http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/11/27/expert-responsable-dun-seisme"&gt;écoutez l'émission&lt;/a&gt; « La loi et la science : un expert est-il responsable d'un séisme? »  sur le site Web de l'Agence Science-Presse. &lt;/p&gt;
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    <title>La Ceinture verte de Montréal : Un projet de conservation et de santé publique</title>
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    <published>2012-11-29T23:17:38Z</published>
    <updated>2012-11-29T23:17:33Z</updated>

    <summary>Avec l'empiétement d'Homo sapiens sur toutes les terres possibles, le monde naturel rétrécit et se morcelle en parties de plus en plus petites, de plus en plus isolées les unes...</summary>

    
        
            <author><name>Michel Leboeuf</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Avec l'empiétement d'&lt;em&gt;Homo sapiens&lt;/em&gt; sur toutes les terres possibles, le monde naturel rétrécit et se morcelle en parties de plus en plus petites, de plus en plus isolées les unes des autres. C'est ce que l'on nomme la fragmentation des habitats.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De tous les phénomènes qui contribuent à éroder la diversité biologique de notre planète et à altérer les mécanismes naturels de régulation des écosystèmes, les deux plus importants sont la perte d'habitat naturel et le morcellement des parcelles restantes de nature qui en découle. Loin devant les changements climatiques, l'introduction d'espèces exotiques envahissantes, la pollution, la surpopulation, la surconsommation et l'exploitation intensive des ressources naturelles, la perte et la fragmentation des habitats viennent en tête de liste du palmarès des impacts humains sur la nature. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le territoire québécois ne fait pas exception à la règle. Chez nous, la fragmentation des habitats est particulièrement intense dans la vallée du Saint-Laurent et, surtout, dans la grande région de Montréal, là où la densité de la population induit une pression énorme sur les écosystèmes naturels. Paradoxalement, c'est aussi cette région du Québec qui est l'une des plus riches en matière de biodiversité végétale et animale. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Dans un monde de plus en plus fragmenté, et de plus en plus urbain, la biodiversité préservée des métropoles et de leurs agglomérations périphériques représentera une part grandissante de la diversité biologique planétaire. La manière suivant laquelle nous aménagerons nos cités à l'avenir, pour y faire une place à la nature, sera déterminante pour sa sauvegarde. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs villes, dont Londres et Ottawa ont, dès le début des années 1950, mis en place avec succès des Green Belt, des ceintures vertes, pour contrôler l'étalement urbain. Ce concept d'aménagement joue également un rôle de premier plan en conservation : il permet aux plantes et aux animaux de se disséminer dans un vaste territoire. En jouant le rôle de corridor écologique, la ceinture verte qui entoure une ville reconnecte des milieux naturels d'intérêt jadis épars, par exemple des zones humides ou des forêts feuillues matures, riches de centaines d'espèces, en péril en raison de leur isolation. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un projet d'une grande ceinture verte est en gestation pour la région de Montréal. Car il n'est pas trop tard pour agir, loin de là. Persistent encore en périphérie de la métropole des forêts de grande valeur biologique : quelque 26 % de la superficie de la grande région montréalaise est toujours couverte de forêts, dont certaines abritent des espèces rares, voire menacées; un grand nombre d'espèces québécoises en péril y trouvent refuge. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La création d'une ceinture verte entourant Montréal permettrait non seulement de faire avancer la cause de la conservation des milieux naturels, mais aussi celle de la santé publique. En effet, en milieu urbain, les arbres sont de puissants dépollueurs atmosphériques. Ce sont aussi des alliés efficaces pour lutter contre les îlots de chaleur et agissent comme régulateurs des eaux de ruissellement; ils forment, en outre, des barrières contre le vent, contre la pollution sonore, contre la pollution visuelle... Les arbres : partenaires indispensables pour un environnement urbain de qualité. Pour en savoir davantage sur le projet de ceinture verte de Montréal, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/telechargements/2012/DSF_Greenbelt_web_25_Juin.pdf"&gt;téléchargez le rapport&lt;/a&gt; mis en ligne par la Fondation David Suzuki.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Michel Leboeuf, &lt;span class="caps"&gt;M.S&lt;/span&gt;c. biol., est auteur et rédacteur en chef du magazine Nature sauvage.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>Que feriez-vous pour sauver nos océans?</title>
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    <published>2012-11-07T19:57:37Z</published>
    <updated>2012-11-16T14:45:58Z</updated>

    <summary>Quand je pose cette question dans mon entourage, la réponse est multiple : attaquons-nous aux changements climatiques, arrêtons la surpêche, investissons dans la recherche océanique, et dotons-nous de lois plus...</summary>

    
        
            <author><name>Jean-Patrick Toussaint</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Quand je pose cette question dans mon entourage, la réponse est multiple : attaquons-nous aux changements climatiques, arrêtons la surpêche, investissons dans la recherche océanique, et dotons-nous de lois plus rigoureuses. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si ces réponses semblent aller de soi, le gouvernement fédéral semble systématiquement aller à contrecourant en ce qui a trait aux pistes de solutions suggérées ci-haut. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Canada est pourtant bordé par trois océans, ce qui lui confère une place unique pour agir comme leader international de la protection des océans. Bien que ce fût le cas autrefois, le Canada étant l'instigateur de la &lt;a href="http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans/events-evenements/oceansday-journeedesoceans/index-fra.htm"&gt;Journée mondiale des océans&lt;/a&gt;, ses plus &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2012/06/quavons-nous-a-celebrer-pour-la-journee-mondiale-des-oceans/"&gt;récentes actions&lt;/a&gt; vont désormais dans le sens contraire. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;La communauté scientifique sur le qui-vive...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Réunis récemment lors d'un colloque visant à rétablir &lt;a href="http://www.quebec-ocean.ulaval.ca/colloque2012.php"&gt;la santé des océans&lt;/a&gt;, plusieurs scientifiques se disent inquiets de l'avenir de nos océans et du peu de ressources qui sont allouées pour mieux les comprendre et les protéger. Par ailleurs, tous s'entendent pour dire que l'activité humaine affecte les océans de différentes manières - quoiqu'il soit encore difficile de comprendre précisément l'étendue et la teneur de &lt;a href="http://www.lapresse.ca/environnement/201211/08/01-4591578-oceans-plusieurs-menaces-et-beaucoup-denigmes.php"&gt;cette influence&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, les faits parlent d'eux-mêmes. Depuis les années 60 les stocks des principales espèces de poissons du Canada comme la sébaste et la morue) ont diminué de plus de 90 pour cent. Le Canada protège moins de 1 pour cent de ses océans, malgré son engagement auprès des Nations Unies d'en protéger 10 pour cent. Qui plus est, le gouvernement fédéral a récemment modifié la Loi sur les pêches en choisissant de ne protéger que quelques espèces de poissons qui ont une valeur commerciale plutôt que les habitats de tous les poissons.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À cela s'ajoutent les suppressions de plusieurs postes de scientifiques spécialistes en biologie marine, sans compter toute la question entourant l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures en haute mer et dans les zones côtières comme le golfe du Saint-Laurent qui sont une interface essentielle entre les écosystèmes marins et terrestres.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Renouons avec nos océans&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les océans couvrent 70 pour cent de notre planète, tout comme notre corps est constitué à 70 pour cent d'eau. La vie est apparue dans les océans et ils demeureront toujours le fondement de la vie sur Terre. Si nous voulons maintenir cette base bien vivante, il faut alors littéralement plonger à la rescousse de nos océans et s'en préoccuper sérieusement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien entendu, il est difficile de renouer avec quelque chose que nous ne connaissons pas, ou comprenons mal. La série télévisée « One Ocean » produite dans le cadre de l'émission &lt;em&gt;The Nature of Things, with David Suzuki&lt;/em&gt;, vise précisément à élargir notre compréhension de nos océans et de la relation unique que nous entretenons avec eux. Pour élargir vos connaissances, vous pouvez également le faire plus près de chez vous en renouant avec le fleuve, l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, qui constituent pour nous la porte de l'océan Atlantique. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà quelques pistes afin de passer à l'action afin de protéger les océans qui nous définissent une partie de qui nous sommes.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et vous, que seriez-vous prêt à faire? &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;b&gt;Pour en savoir plus :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2012-2013/Reportage.asp?idDoc=252284&amp;amp;autoPlay"&gt;Reportage&lt;/a&gt; à l'émission « Enquête » sur la gestion des pêches et des océans, l'attitude du gouvernement Harper ainsi que l'exploitation des hydrocarbures.&lt;/p&gt;
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    <title>Les effets des médicaments dans l'environnement</title>
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    <published>2012-10-29T15:47:51Z</published>
    <updated>2012-11-07T22:28:09Z</updated>

    <summary>Les médicaments que nous consommons peuvent tous potentiellement se retrouver dans l'environnement. Les médicaments sont excrétés, plus ou moins transformés, et puis transportés vers les stations d'épuration par les systèmes...</summary>

    
        
            <author><name>Sébastien Sauvé</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Les médicaments que nous consommons peuvent tous potentiellement se retrouver dans l'environnement. Les médicaments sont excrétés, plus ou moins transformés, et puis transportés vers les stations d'épuration par les systèmes d'égouts. Comme les traitements d'épuration n'ont pas été conçus pour enlever les médicaments, leur efficacité pour certaines gammes de composés est très limitée (p. ex. un traitement physicochimique comme on a à Montréal enlèvera de 0-30 % des molécules comme les antibiotiques ou les antidépresseurs).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Donc on rejette des médicaments dans l'environnement, mais est-ce qu'il y a un impact significatif sur la faune et la flore? Est-ce qu'il y a un impact sur le fleuve Saint-Laurent?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;Les antibiotiques&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La réponse dépend évidemment des médicaments qui sont ciblés. Les antibiotiques sont un bel exemple, la station d'épuration de Montréal rejette bon an mal an une tonne d'antibiotiques dans le fleuve. Les concentrations sont toujours relativement faibles, de l'ordre des nanogrammes par litre. Par contre, quand on fait l'exercice de comparer les concentrations dans les eaux rejetées à Montréal et ailleurs, on se rend compte que les concentrations d'antibiotiques sont suffisamment élevées pour causer une certaine toxicité chez les micro-organismes qui y sont exposés. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est la bonne façon de développer la résistance aux antibiotiques - en exposant des microorganismes à une dose qui va éliminer la portion la plus sensible de la population d'un microorganisme - laissant ainsi les plus résistants en place pour se reproduire et venir dominer la population microbienne de ce milieu. Donc les antibiotiques qu'on consomme (trop souvent en excès) se retrouvent dans l'environnement et contribuent à la résistance aux antibiotiques des microorganismes présents aux points de rejets. On ne  peut pas faire de liens systématiques de causalité avec les problèmes de multi-résistance aux antibiotiques en milieu hospitalier, mais la résistance aux antibiotiques dans le fleuve n'aidera certainement pas à résoudre le problème.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les perturbateurs endocriniens&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une autre gamme de molécules qui se retrouvent dans l'environnement est les perturbateurs endocriniens. Dans ce groupe de malfaiteurs, il y a une multitude de composés, p.ex.: des pesticides, des plastifiants, et des métaux. Mais un acteur particulièrement efficace est la série d'hormones qui sont ingérées comme médicaments ou sécrétées naturellement par les humains (on pense souvent aux contraceptifs oraux, mais il y a aussi les thérapies hormonales de remplacement pour les femmes ménopausées, mais il ne faut pas négliger l'excrétion naturelle des hormones par les hommes et les femmes - une des « meilleures » sources est la femme enceinte - on ne va pas décourager ça!). La comparaison des niveaux d'hormones féminisantes observées dans les effluents de stations d'épuration avec ce qui est reconnu comme ayant des effets sur les poissons, démontre qu'à Montréal, par exemple, la concentration de stéroïdes féminisants est de 100 à 150 fois supérieure dans les effluents aux niveaux requis pour causer une féminisation complète chez les poissons exposés en aquarium ou en lacs expérimentaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Les antidépresseurs&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, on a aussi vu que les antidépresseurs passent à travers un système de traitement physicochimique d'eau usée avec des taux d'enlèvement très modeste. On a donc décidé d'évaluer s'ils avaient un effet sur les poissons et bien sûr, on a observé que les truites accumulent les antidépresseurs dans leurs tissus, beaucoup dans le foie, un peu dans le muscle, mais de façon moyenne dans les tissus de leur cerveau. On a aussi utilisé un test de la mesure de la vitesse de réponse synaptique dans les tissus du cerveau de truites exposées à des effluents municipaux et l'on voit une diminution significative de la vitesse de réponse des tissus cérébraux des truites exposées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;En conclusion&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a évidemment d'autres gammes de médicaments qui pourraient et vont s'avérer avoir des effets délétères sur l'environnement (les analgésiques et anti-inflammatoires consommés en grandes quantités, les médicaments pour traiter les problèmes de tension artérielle ou d'obésité, les produits de chimiothérapie, etc.). Il faut définitivement faire un meilleur effort pour traiter ces eaux usées pour enlever ces contaminants et prévenir les surverses et débordements directs vers les cours d'eau.&lt;br /&gt;
Sébastien Sauvé est professeur titulaire en chimie environnementale à l'Université de Montréal. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;À consulter:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
•	Lajeunesse A, Gagnon C, Gagné F, Louis S, Čejka P, Sauvé S: Distribution of antidepressants and their metabolites in brook trout exposed to municipal wastewaters before and after ozone treatment - Evidence of biological effects. Chemosphere 2011, 83:564-571.&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0043135412005362"&gt;http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0043135412005362&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
•	Segura &lt;span class="caps"&gt;PA,&lt;/span&gt; Gagnon C, Sauvé S: Review of the occurrence of anti-infectives in contaminated wastewaters, natural and drinking waters. Environ Health Perspect 2009, 117:675-684.&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2685827/"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2685827/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
•	La vie en vert - Des médicaments dans l'eau:&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://video.telequebec.tv/video/4833/des-medicaments-dans-l-eau"&gt;http://video.telequebec.tv/video/4833/des-medicaments-dans-l-eau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
    &lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/davidsuzuki/fr/cercle-scientifique/~4/dhtijo-IbRM" height="1" width="1"/&gt;</content>
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    <title>26 septembre : Journée de l'Arbre de la santé</title>
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    <published>2012-09-26T14:41:41Z</published>
    <updated>2012-09-26T14:45:34Z</updated>

    <summary>« Le médecin est dans son rôle quand il attire l'attention sur les conditions de vie susceptibles de détériorer la santé ». Hubert Reeves Qu'ont en commun Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières...</summary>

    
        
            <author><name>Dr François Reeves</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;&lt;b&gt;« &lt;em&gt;Le médecin est dans son rôle quand il attire l'attention sur les conditions de vie susceptibles de détériorer la santé&lt;/em&gt; ». Hubert Reeves&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Qu'ont en commun Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières et Laval? Les réseaux de santé et les institutions médicales de ces quatre grandes villes vont célébrer la Journée de l'Arbre de la santé, synchrone avec la &lt;a href="http://www.medecinsfrancophones.ca/publications/articles/sante-environnement/journee-arbre-2012.fr.html?mode=preview"&gt;Journée nationale de l'arbre&lt;/a&gt;.  La majuscule d'Arbre n'est pas un hasard, c'est un hommage. La médecine moderne reconnait l'importance du vert comme prémisse à l'hygiène et à la santé. La médecine entre dans l'ère environnementale et des Prescriptions vertes. Planter un arbre est une prise de conscience et un passage à l'acte de la préoccupation du clinicien face à la dégradation de l'environnement. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;« &lt;em&gt;Planter un arbre, c'est pelleter des nuages&lt;/em&gt; ». Un collègue&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et c'est tellement vrai, merci du compliment! &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre pellette à la tonne des nuages polluants et nous en débarrasse. Tels les attrapeurs de rêves de nos Premières Nations, qui éliminent nos cauchemars sous l'action du soleil, les arbres sont les Dream Catchers des nuages noirs polluants. &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre &lt;a href="http://www.nsf.gov/news/news_summ.jsp?cntn_id=117919"&gt;protège des polluants&lt;/a&gt; en les métabolisant dans sa canopée. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La pollution arrive par nuages noirs d'aussi loin que les états voisins, issus des centrales au charbon, du chauffage et du transport à combustible fossile. En taux de pollution au centre-ville de Montréal, moins d'une journée sur trois est « bonne » et les mauvaises journées sont en hausse selon le &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237%2C75941576&amp;amp;_dad=portal&amp;amp;_schema=PORTAL"&gt;Réseau de surveillance de la qualité de l'air&lt;/a&gt;.  Boston vient de réaliser qu'il y a &lt;a href="http://www.eurekalert.org/pub_releases/2012-02/bidm-ema020912.php#"&gt;hausse de 35 % des &lt;span class="caps"&gt;AVC&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; lorsque ses journées passent de « bonnes » à « passables ».  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Biotechnologie&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;David Nowak, de la &lt;span class="caps"&gt;ESDA&lt;/span&gt; Forest Service, parle de biotechnologie pour décrire le boisement urbain (Urban forestry) et ses &lt;a href="http://www.treesearch.fs.fed.us/pubs/15867"&gt;capacités à améliorer et dépolluer&lt;/a&gt; l'eau, l'air, le sol, à tamponner les chocs climatiques.  &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre tempère le milieu et réduit les ilots de chaleur urbains, secteurs mortels lors des canicules qui sont en hausse. La canicule de 2003 a tué 70 000 Européens, mortalité à 75 % de complications cardiaques et concentrée en milieu urbain minéral. Depuis, on plante des arbres. &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre coupe les consommations énergétiques en chauffage et climatisation par millions de « Négawatts ». Il protège de la brutalité des vents, entre autre pour les mères emmenant leurs poupons en février à une garderie dévégétalisée et minéralisée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un boisé est un filtre à air bio qui capte par le feuillage les particules polluantes émises par les combustibles fossiles. Par &lt;a href="http://www.nsf.gov/news/news_summ.jsp?cntn_id=117919"&gt;absorption et dégradation enzymatique&lt;/a&gt;, les arbres transforment ces gaz et particules fines en composés inoffensifs ou les séquestrent dans la structure de l'arbre.  &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre &lt;a href="http://www.nsf.gov/news/news_summ.jsp?cntn_id=117919"&gt;capte et métabolise&lt;/a&gt; les &lt;span class="caps"&gt;HAP &lt;/span&gt;et &lt;span class="caps"&gt;NO2 &lt;/span&gt;émis par les tuyaux d'échappement.  Ces polluants sont en lien avec le &lt;a href="http://www.ledevoir.com/societe/sante/297637/cancer-du-sein-la-pollution-automobile-augmenterait-les-risques"&gt;taux de cancer du sein plus élevé&lt;/a&gt; des femmes habitant près des voies routières polluées.  À New York, on découvre &lt;a href="http://www.upi.com/Health_News/2012/04/17/Prenatal-air-pollution-linked-to-obesity/UPI-45841334636731/"&gt;deux fois plus d'obésité chez les enfants&lt;/a&gt; dont les mères ont été exposées à de hauts taux d'HAP pendant leur grossesse.  &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre capte et métabolise les particules fines des combustibles fossiles, lesquelles sont responsables au Canada de &lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0013935107001600"&gt;20 000 morts excédentaires&lt;/a&gt;, dont 5 à 11 000 décès cardiaques et 30 à 60 000 hospitalisations cardiovasculaires au cout de 9 milliards de dollars.  Mais les villes se déboisent encore.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Qualité de vie et investissement&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre crée un milieu agréable qui incite à marcher, courir, pédaler. La trame verte et bleue du Parc-Nature de l'Ile-de-la-Visitation est non seulement un refuge de biodiversité, c'est aussi un quartier où on observe plus de déplacements actifs et d'activité physique. En ski de fond, un sous-bois permet de tolérer un « moins 25 » insupportable au milieu d'un champ balayé par le vent. Lors de canicules, une canopée permet de s'exercer, voire simplement se balader pour un retraité, ce qui serait à risque sur un asphalte brulant. Enfin, les quartiers pleins d'arbres sont plus recherchés et ont une plus haute valeur foncière.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rbre d'Hubert&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il a été diffusé dans les médias qu'Hubert Reeves est hospitalisé depuis le 20 juillet. Relisons sa &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=2&amp;amp;cad=rja&amp;amp;ved=0CC0QFjAB&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.hubertreeves.info%2Fchroniques%2Fpdf_jdm%2F20080921.pdf&amp;amp;ei=BxFNUNLKOqqX0QG14YDQDg&amp;amp;usg=AFQjCNFL8RDWfgNItJMSzpbLTO250FVYcA&amp;amp;sig2=N1I-1vyT0EbmDAJGPAOO-A"&gt;chronique écrite&lt;/a&gt; pour la première Journée de l'Arbre de la santé, qu'il parraine depuis 2007: &lt;b&gt;« &lt;em&gt;La couleur verte des feuillages transmet un sentiment de vitalité et de communion avec la nature. Dans le désert, l'oasis est verte. L'arbre d'en face est l'oasis où se réfugier pour sortir de la chambre où l'on est hospitalisé. Et lorsque les limbes s'embrasent, la beauté est stimulante. Les arbres fixés au sol par leurs racines s'épanouissent en ramure et feuillage sans cesse en mouvement. Ils nous disent que contraints à rester alités pour guérir, nous pouvons nous évader en suivant des yeux de jour les oiseaux qui s'échappent des frondaisons et animent le ciel, en regardant de nuit au-delà des cimes les étoiles qui brillent&lt;/em&gt; »&lt;/b&gt;.  Reviens-nous vite, Hubert. Cette Journée t'est dédiée.&lt;/p&gt;
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    <title>Gentilly Or Not To Be : Du mythe à la réalité</title>
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    <published>2012-09-19T20:23:30Z</published>
    <updated>2012-09-29T08:08:24Z</updated>

    <summary>Le film Gentilly or Not To Be vient de sortir et il déchaîne déjà les passions. J'aimerais clarifier ici les mythes et la réalité en ce qui a trait à...</summary>

    
        
            <author><name>Dr Éric Notebaert</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Le film &lt;a href="http://productionsdelaruelle.com/PDLRweb/nos-productions/gentilly/"&gt;Gentilly or Not To Be&lt;/a&gt; vient de sortir et il déchaîne déjà les passions. J'aimerais clarifier ici les mythes et la réalité en ce qui a trait à notre point de vue et répondre aux critiques qui m'ont été faites à propos de ce film, dont je suis porte-parole, depuis quelques jours. Je voudrais aussi souligner que  ma position est celle de l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement qui regroupe plus de 5000 membres au Canada, médecins et professionnel-le-s de la santé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Notre position fondamentale est celle du Principe de précaution : Plusieurs études comprenant différentes méthodologies ont montré une hausse significative des cancers, particulièrement des leucémies à proximité des centrales nucléaires. Il s'agit d'une corrélation statistique, et évidemment pas d'une relation de cause à effet car ces études ne peuvent tout simplement pas permettre une telle conclusion.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;Les mythes et la réalité&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;1.	On nous accuse de biais.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Cela est évident. Nous prêchons par la prudence face à ces signaux inquiétants. Nos opposants ont un biais au moins aussi fort en faveur de leur industrie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;2.	On nous dit que beaucoup d'études sont négatives.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
En fait, elles souffrent en général d'une erreur statistique que l'on dit de « type II » : un échantillonnage trop petit et donc une hausse de leucémies non statistiquement significative. Cela signifie qu'il y aurait plus de 5 pour cent des chances que le résultat soit dû au hasard. Cela veut-il dire qu'à 6 pour cent le résultat serait invalide? Non, simplement que le choix du test statistique ne permet pas de trancher la question. Dans de telles études, une probabilité statistique de 10 pour cent   de chance que les résultats soient dus au hasard  (plutôt que 5 pour cent) est aussi parfois utilisée. Dans un tel cas, bien des résultats d'études deviennent alors positifs ou significatifs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;3.	On dit que l'étude allemande KiKK publiée en 2008 a été critiquée.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class="caps"&gt;VRAI &lt;/span&gt;: &lt;a href="http://www.ssk.de/en/werke/2008/volltext/ssk0806e.pdf"&gt;L'étude KiKK&lt;/a&gt; (en anglais seulement) a aussi déclenché une bonne polémique. Des chercheurs anglais ont donc refait tous les tests statistiques. Ils sont arrivés exactement aux mêmes résultats que l'étude initiale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;4.	On affirme que je n'ai pas parlé de la grande étude &lt;span class="caps"&gt;COMARE&lt;/span&gt; 14.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class="caps"&gt;VRAI &lt;/span&gt;: Mes présentations ont été effectuées en 2009 et 2010, époque à laquelle &lt;a href="http://www.comare.org.uk/press_releases/14thReportPressRelease.htm"&gt;l'étude &lt;span class="caps"&gt;COMARE&lt;/span&gt; 14&lt;/a&gt; (en anglais seulement) n'avait pas été publiée, soit en 2011. Ceci étant dit, &lt;span class="caps"&gt;COMARE&lt;/span&gt; 14 a été très critiquée car elle mélange les leucémies avec les lymphomes non hodgkiniens.  Elle n'est pas négative : on y  démontre aussi une hausse de cancers allant de 22 à 36 pour cent (mais non statistiquement significative). L'étude  a aussi omis la période 2004-2008, malgré l'insistance du gouvernement britannique d'inclure cette période; on y a finalement retiré les 2 centrales où l'incidence de  cancers est la plus élevée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;5.	La question des hypothèses : On ne peut affirmer que le rayonnement est la source de cancers.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class="caps"&gt;VRAI.&lt;/span&gt; Mais quelles sont les autres hypothèses? Agent viral? Aucun lien entre un virus et la &lt;span class="caps"&gt;LLA &lt;/span&gt;n'a été démontré. Autres toxines environnementales? Bien des centrales sont loin des industries et bien des groupes contrôles sont proches d'autres sources   environnementales cancérigènes. Cette hypothèse est aussi très critiquée. ''Mélange populationnel important''? Ceci est vrai autour de certaines centrales, mais certainement pas partout. Encore ici, bien des groupes contrôles sont situés dans des régions très multiethniques. Hypothèse très faible, donc.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;6.	La question des valeurs mesurées de rayonnement et du tritium : Elles viennent toutes de l'industrie.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Malheureusement nous n'avons aucune mesure indépendante de la Santé Publique ou de tout autre organisme. Peut-on se fier à ceci? Récemment la &lt;span class="caps"&gt;CCSN &lt;/span&gt;déclarait que pendant 18 ans, dans la région de Peterborough, les émissions avaient été nettement plus élevées (en anglais seulement) que ce qui avait été rapporté. De quoi être méfiant de ce qui est publié!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;7.	Dernier argument : Nous terrorisons la population.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
Toutes les rencontres que nous avons eues ont été très cordiales. Les gens ont toujours manifesté un vif intérêt pour le sujet et ont eu des questions très pertinentes. Je considère avoir informé les citoyens à propos des risques et des incertitudes du nucléaire. Je crois fermement que la population a voix au chapitre, et que toutes ces questions ne doivent jamais être discutées derrière les portes closes de Hydro-Québec et du Gouvernement. La &lt;span class="caps"&gt;BAPE &lt;/span&gt;l'avait dit il y a bien des années : Il s'agit d'un choix de société. Et les meilleurs choix sont toujours les plus éclairés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Dr Éric Notebaert est professeur-Adjoint à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal, Urgentologue à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, et Intensiviste à la Cité de la Santé de Laval. Il est membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki depuis 2010.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce que vous pouvez faire : &lt;a href="http://action.davidsuzuki.org/fr/Gentilly-2"&gt;Écrivez au gouvernement&lt;/a&gt; pour lui demander de donner suite à son engagement de démanteler Gentilly-2!&lt;/p&gt;
    &lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/davidsuzuki/fr/cercle-scientifique/~4/koxZQwWHI1Q" height="1" width="1"/&gt;</content>
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    <title>Le détecteur de mensonge des spécialistes en changements climatiques</title>
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    <published>2012-08-23T15:40:00Z</published>
    <updated>2012-08-23T16:49:12Z</updated>

    <summary>Seulement 2% des Canadiens interrogés par la firme de sondage Insightrix Research, Inc. ne croient pas que les changements climatiques sont réels, titrent La Presse et le Globe and Mail...</summary>

    
        
            <author><name>Dominique Paquin</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Seulement 2% des Canadiens interrogés par la firme de sondage Insightrix Research, Inc. ne croient pas que les changements climatiques sont réels, titrent &lt;a href="http://www.lapresse.ca/environnement/201208/15/01-4565395-les-changements-climatiques-98-des-canadiens-y-croient.php"&gt;La Presse&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/news/politics/only-2-per-cent-of-canadians-dont-believe-in-climate-change-poll/article4482183/"&gt;Globe and Mail&lt;/a&gt; en ce mois d'août. À cela s'ajoutent 9% de gens qui croient que les changements n'ont que des causes naturelles. Aux États-Unis, l'été torride a fait tomber &lt;a href="http://www.businessweek.com/news/2012-07-18/record-heat-wave-pushes-u-dot-s-dot-belief-in-climate-change-to-70-percent"&gt;le scepticisme&lt;/a&gt; à 15%.  Allons-nous enfin sortir du débat stérile à savoir si les changements climatiques sont réels? Pourquoi tant de temps à admettre ce que la science nous démontre depuis des années (déjà en 1990 le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) résumait les connaissances par le fait qu'il résultait un réchauffement additionnel à cause des activités humaines)?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La science derrière la question des changements climatiques est complexe, et expliquer clairement ce dont il est question, à travers les inconnus de la science, les incertitudes et les remises en question légitimes est un art que peu de scientifiques possèdent. Il n'en faut pas plus pour ouvrir la porte à toutes sortes de faux spécialistes qui, au fil des ans, ont entretenu et entretiennent encore la controverse, laissant planer l'idée que les changements climatiques sont contestés. Mais qui sont les faux spécialistes et que recherchent-ils?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Il est tout à fait vrai d'affirmer qu'il y a un consensus entre les spécialistes du climat sur la question, à savoir que le changement climatique est réel et qu'il est attribuable aux activités humaines. En fait, les scientifiques formés en physique (météorologie) qui étudient l'atmosphère et le climat sont pratiquement unanimes à ce sujet et ce n'est plus un sujet de débat car toutes les études sérieuses vont dans la même direction depuis des décennies maintenant. Mais la question dépasse les enjeux physiques et scientifiques car c'est devenu un débat public et un enjeu de société fondamental, un enjeu où il y a beaucoup d'argent et de pouvoir. Et c'est souvent à ce moment-là que les « faux » spécialistes apparaissent. Avoir une culture scientifique permet souvent de mieux saisir les implications de la science au quotidien, mais cela ne fait pas du scientifique un spécialiste pour autant. J'ai étudié en physique, et pourtant je ne suis aucunement spécialiste en énergie nucléaire ou en astronomie. Un des problèmes avec la popularité de la question des changements climatiques, c'est que de nombreux scientifiques n'ayant qu'une vue partielle de la question sont devenus du jour au lendemain « spécialistes » sur la question, avec des vues souvent divergentes des spécialistes réels. Les plus publicisés d'entre eux sont fréquemment subventionnés par des pétrolières, de manière directe ou indirecte.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et puis il y a les autres « spécialistes », les alarmistes. N'ayant généralement pas non plus les connaissances appropriées, souvent armés de bonnes intentions, ils ont la mauvaise habitude d'attribuer toutes les catastrophes naturelles aux changements climatiques. Pour faire bouger le dossier au niveau politique, pour que leurs concitoyens changent leurs habitudes de vie, pour la bonne cause quoi! Mais ce faisant, ils contribuent à la confusion ambiante, tout autant que ceux qui nient tout. Pas étonnant que ce soit difficile de s'y retrouver...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment s'assurer un tant soit peu que les sources d'information soient fiables avec toutes ces sources différentes et parfois contradictoires? Regarder quelles sont la formation et la spécialisation de l'intervenant et vérifier ses sources de financement sont deux points de départ souvent facilement accessibles. Les publications du &lt;a href="http://www.ipcc.ch/"&gt;&lt;span class="caps"&gt;GIEC&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et des agences gouvernementales (&lt;a href="http://www.changementsclimatiques.gc.ca/default.asp?lang=Fr&amp;amp;n=F2DB1FBE-1"&gt;Environnement Canada&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.climate.gov/"&gt;&lt;span class="caps"&gt;NOAA&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; - climateWatch par exemple) permettent également d'avoir un point de vue éclairé sur la question.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dominique Paquin, &lt;span class="caps"&gt;M.S&lt;/span&gt;c., est spécialiste en simulations climatiques chez Ouranos.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>Promenons-nous dans les bois...</title>
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    <published>2012-06-20T12:00:02Z</published>
    <updated>2012-06-30T13:29:26Z</updated>

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            <author><name>Jean-Patrick Toussaint</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;J'ai grandi à la campagne dans les Cantons de l'Est du Québec, dans un environnement vert et sain où la forêt derrière la maison fut le terrain de jeu de ma tendre enfance, et ce, jusqu'à l'âge adulte. Par la suite, j'ai eu l'occasion de vivre à Gatineau où le parc du même nom est devenu mon nouveau terrain de jeu. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La proximité de la nature et de ses bienfaits apaisants ont toujours eu une importance capitale pour moi. C'est ce qui me permettait de me ressourcer, de m'évader et d'être en bonne santé. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vivant désormais à Montréal, mes pôles d'attraction naturels se limitent souvent au Mont-Royal et au parc Maisonneuve. Pourtant, la région métropolitaine recèle d'une panoplie de milieux naturels à découvrir et à offrir à ses citoyens. Toujours faut-il en prendre connaissance et savoir les préserver. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Saviez-vous que le sud-ouest du Québec, particulièrement la région du Grand Montréal, abrite la plus importante biodiversité de tout le Québec? L'explication? Le climat est le principal facteur dictant la répartition de la biodiversité. Le Grand Montréal fait partie d'un domaine bioclimatique (érablière à caryer cordiforme) qui jouit d'un climat clément et de précipitations abondantes, propices à l'hébergement de riches communautés végétales et animales. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Saviez-vous également que c'est dans cette zone que les menaces à la biodiversité sont les plus sérieuses et les pressions anthropiques sur les milieux naturels les plus importantes? Pourquoi? Le développement et l'étalement urbain ont conduit - et conduisent encore - à la perte et à la fragmentation d'habitats fauniques et floristiques de grande valeur que possède le Grand Montréal. Or, la fragmentation des habitats est une des principales causes de la perte de biodiversité des écosystèmes planétaires. Le Grand Montréal n'en fait pas exception.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour profiter de cette riche biodiversité et en tirer les bénéfices énumérés plus haut, nul besoin de s'exiler dans les Laurentides ou même en Estrie. Il suffit, par exemple, d'une simple balade au &lt;a href="http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/repertoire-attraits/piste-sentier/parc-nature-du-cap-saint-jacques_10726689_1.html"&gt;Parc-nature du Cap Saint-Jacques&lt;/a&gt;, dans l'ouest de Montréal, qui offre la possibilité de visiter une ferme écologique, en plus de vous plonger en pleine nature..., et ce, à quelques minutes de la ville. À cet endroit vous pourrez observer plusieurs oiseaux migrateurs, entendre le son des wawarons, ainsi qu'identifier plusieurs espèces végétales. Quoi de mieux afin de se ressourcer et de faire le plein «nature»?!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ailleurs, à Rosemère, vous avez la possibilité de visiter le &lt;a href="http://www.waymarking.com/waymarks/WMCXCY_Le_marais_Tylee_Rosemre_QC"&gt;marais Tylee&lt;/a&gt;, véritable petit centre d'interprétation naturel situé en plein cœur de cette ville pittoresque. Là, vous y observerez l'érable argenté, une des espèces végétales dominantes -- un amant des milieux humides. Cette espèce abonde en compagnie de plusieurs autres, notamment plusieurs types de fougères, d'amphibiens, d'oiseaux, dont la petite nyctale, etc. Un vrai joyau de biodiversité. Tout pour plaire aux curieux de la nature!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien sûr, plusieurs autres endroits sont à découvrir dans la région de Montréal (ex. : les îles de Boucherville à l'est, les Montérégiennes au sud, etc.). Tous ces milieux naturels (milieux humides, boisés, terres agricoles, etc.) constituent l'ensemble de ce que la Fondation David Suzuki et &lt;a href="http://www.nature-action.qc.ca/site/"&gt;Nature-Action Québec&lt;/a&gt; proposent comme faisant partie de la &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2012/une-ceinture-verte-grandeur-nature-un-grand-projet-mobilisateur-pour-montreal/"&gt;Ceinture verte&lt;/a&gt; du Grand Montréal.&lt;br /&gt;
Qu'entend-on par ceinture verte?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il s'agit d'un réseau de milieux naturels et agricoles protégés, mis en valeur, et interconnectés pour en assurer la fonctionnalité écologique, la pérennité et l'accessibilité. Ce concept appelle donc les citoyens comme vous et moi à s'approprier leur région et, surtout, s'assurer de préserver ces richesses naturelles qui nous procurent des services écologiques essentiels au maintien et à l'amélioration de notre qualité de vie. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En deux mots, la création d'une ceinture verte permettrait de nous reconnecter à la nature et de l'incorporer à notre style de vie plutôt que d'en faire une destination!&lt;br /&gt;
Même si je n'ai pas la chance de retourner régulièrement en Estrie pour me promener dans les bois de mon enfance, je sais que la grande métropole offre de superbes milieux naturels à découvrir. En créant et protégeant les territoires de la Ceinture verte, nous pourrons préserver un trésor d'écosystèmes pour nos enfants et ceux qui les suivront, ce qui en fera la fierté des générations futures!&lt;/p&gt;
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    <title>Les médicaments dans l'environnement</title>
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    <published>2012-05-10T14:33:20Z</published>
    <updated>2012-05-16T13:26:30Z</updated>

    <summary>Quels médicaments pourraient se retrouver dans l'environnement? Les médicaments qu'on retrouve en pharmacie peuvent tous se retrouver dans l'environnement. Dans une mesure limitée, il peut y avoir des rejets aux...</summary>

    
        
            <author><name>Sébastien Sauvé</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Quels médicaments pourraient se retrouver dans l'environnement? Les médicaments qu'on retrouve en pharmacie peuvent tous se retrouver dans l'environnement. Dans une mesure limitée, il peut y avoir des rejets aux points de production industrielle des médicaments, mais sauf en cas de lacunes réglementaires, cette voie de contamination est généralement minimale. On s'inquiète aussi de la vidange des médicaments non consommés dans les toilettes, mais on estime généralement que moins de 10 % des médicaments consommés sont ainsi jetés. Je me permets de souligner l'importance de rapporter les médicaments non utilisés à la pharmacie pour qu'ils puissent ainsi être détruits convenablement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La contamination de l'environnement par les médicaments vient donc principalement de leur consommation par les humains ou par les animaux. Les gens qui consomment des médicaments vont en rejeter une portion significative intacte ou transformée à travers l'urine et les selles. Des quantités très significatives de plusieurs médicaments et de leurs métabolites se retrouvent dans les égouts et vont transiter vers les stations d'épuration urbaines avant d'être ensuite rejetées dans les cours d'eau environnants. On obtient une situation similaire en milieu agricole pour l'utilisation vétérinaire des médicaments sur les animaux malades, par contre, cet usage plus restreint est sûrement moins dommageable que les immenses quantités de médicaments qui sont utilisés de façon prophylactique à grande échelle pour accélérer la croissance du bétail, des volailles ou encore en aquaculture. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;La (sur)consommation de médicaments envoie donc beaucoup de molécules avec une activité biologique très significative (elles sont conçues pour ça!) dans nos réseaux d'égouts. Pour estimer quelles sortes de médicaments sont les plus susceptibles de se retrouver dans l'environnement, on peut se baser sur les données de compilation de consommation, ce qui est vendu en pharmacie ou utilisé en milieu hospitalier. L'autre aspect important pour identifier quels médicaments seront présents dans l'environnement est de considérer leur potentiel pour la dégradation biologique ou biochimique dans l'environnement. On retrouve donc certainement les médicaments les plus consommés en plus grandes quantités que les moins « populaires ». Par contre, on note aussi une persistance très significative dans l'environnement pour des médicaments à usage plus limité, mais qui ont une structure moléculaire réfractaire à la dégradation. Inversement, certains médicaments utilisés couramment sont aussi difficiles à détecter parce qu'ils se dégradent très facilement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;S'il n'y a pas de fuites directement vers les cours d'eau (quand le réseau est surchargé, il débordera - lors de fortes pluies notamment), les eaux d'égout transitent normalement vers une station d'épuration. Ces stations ont été conçues principalement pour enlever une portion des matières en suspension ainsi que pour diminuer les concentrations de phosphates. Comme les systèmes de traitement n'ont pas été conçus pour enlever les médicaments, dans la majorité des cas, les niveaux d'abattement sont plutôt modestes.&lt;br /&gt;
Les concentrations de médicaments qu'on retrouve dans les eaux d'égout sont donc le reflet de notre société; analgésiques, anti-inflammatoires, anti-hypertensifs, médicaments pour réduire le cholestérol, antidépresseurs, antibiotiques, diverses hormones, produits cytostatiques utilisés en chimiothérapie, agents de contraste en imagerie médicale, tous les médicaments que nous consommons peuvent s'y retrouver.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malheureusement, le traitement des eaux d'égout a une efficacité limitée pour éliminer les médicaments. Une portion peut être partiellement retenue par le traitement qui vise à réduire les matières en suspension. Par contre, un traitement basé principalement sur la floculation n'aura qu'une efficacité très limitée, voire nulle, sur l'enlèvement de molécules comme la plupart des antibiotiques, des antidépresseurs ou des produits de chimiothérapie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut tout de même souligner que pour la plupart des médicaments, les concentrations qu'on retrouve dans l'eau d'égout ou dans les effluents sont très faibles, on parle de nanogrammes par litre, selon les composés et leur consommation. Quelques dizaines de nanogrammes par litre sont à peu près équivalentes à un sachet de sucre dilué dans un stade sportif. Par contre, les rejets urbains dans les cours d'eau sont habituellement en amont d'une autre municipalité qui y puise son eau potable. Ces faibles concentrations de médicaments rejetés par les effluents urbains contribuent donc à augmenter leur présence dans l'eau potable. Malgré tout, en consommant deux litres d'eau par jour pendant 70 ans, on ne serait exposé qu'à une fraction de la dose quotidienne recommandée pour une majorité de médicaments, l'équivalent d'un fragment d'un seul comprimé. Donc, à priori, nous n'avons pas trop à nous inquiéter pour les médicaments usuels. Même si les effets d'une exposition chronique à une faible concentration d'une multitude de médicaments ne sont pas connus, certains effets à de faibles doses ont été observés lors de tests réalisés sur des animaux et il est clairement démontré dans la littérature scientifique que les interactions médicamenteuses peuvent décupler leurs effets. Nous sommes donc les cobayes d'une expérience à très grande échelle avec une exposition chronique à de très faibles doses. Pour le moment on ne peut démontrer d'effets probants chez l'humain. Par contre, les effets environnementaux pour certaines gammes de médicaments sont clairs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par exemple, la station d'épuration de la ville de Montréal utilise un traitement physicochimique basé principalement sur la floculation qui fonctionne très bien pour respecter les normes de matières en suspension et de phosphates. Par contre, ce même traitement ne permet un enlèvement que d'environ 0 à 30 % des antibiotiques ou des antidépresseurs. On estime donc que les rejets annuels d'antibiotiques par Montréal sont de l'ordre d'une tonne de molécules actives qui sont rejetées directement dans le fleuve, chaque année. Un autre exemple de composés problématiques concerne les hormones. Dans ce cas, le problème est que les poissons sont extrêmement sensibles. Une concentration aussi basse qu'un seul nanogramme par litre suffit à provoquer une féminisation permanente des alevins et dans ces situations, il suffit d'une seule génération pour obtenir une disparition systématique des populations de poissons exposés en milieu expérimental. On observe aussi des transformations physiologiques de féminisation partielle ou complète de poissons « mâles » recueillis dans les panaches d'effluents municipaux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelle est la contribution des traces d'hormones présentes dans l'eau potable aux divers problèmes de perturbation endocrinienne dont les humains sont victimes? La sévérité du problème des perturbateurs endocriniens chez l'humain est on ne peut plus claire dans la littérature scientifique (perte de fertilité masculine, puberté féminine précoce, divers problèmes de fertilité). Par contre, identifier la source du problème est un défi majeur, car il est très difficile de cerner la contribution des hormones présentes dans l'eau potable vis-à-vis des traces qu'on retrouve dans la nourriture. Comment départager si le problème vient des traces d'hormones dans l'eau potable, d'autres médicaments, des pesticides, ou autres composés des organochlorés, des plastifiants, des agents ignifuges polybromés, etc?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une des solutions est d'améliorer les filières de traitement. En améliorant les usines d'épuration d'eaux usées, on diminuera ce qui est rejeté dans l'environnement. On aidera aussi en diminuant ainsi la charge de contaminants que les traitements d'eau potable ont besoin de retirer. On fait certainement un meilleur effort pour traiter notre eau potable, mais on doit viser les deux fronts, si on veut protéger notre environnement et notre santé!&lt;/p&gt;
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    <title>La science contre-attaque!</title>
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    <published>2012-03-06T17:03:23Z</published>
    <updated>2012-03-12T23:00:34Z</updated>

    <summary>Scientifiques muselés par le gouvernement, coupures budgétaires importantes dans les ministères et centres de recherche en environnement, dégradation et perte de nos milieux naturels...décidément, rien ne va plus au Canada!...</summary>

    
        
            <author><name>Jean-Patrick Toussaint</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Scientifiques &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/02/17/003-scientifiques-critiques-harper.shtml"&gt;muselés&lt;/a&gt; par le gouvernement, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2011/08/coupes-a-blanc-le-federal-sabre-dans-sa-mission-environnementale/"&gt;coupures budgétaires&lt;/a&gt; importantes dans les ministères et centres de recherche en environnement, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2012/02/post/"&gt;dégradation et perte de nos milieux naturels&lt;/a&gt;...décidément, rien ne va plus au Canada! La voix de la science est bafouée, voire ignorée. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelle est l'importance de donner plus de place à la science? Quel en est le réel bénéfice, particulièrement en ce qui concerne la cause environnementale?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les fondements mêmes de la science (qui signifie « connaissance ») reposent sur l'observation de notre environnement (au sens large), la formulation d'hypothèses concernant certains phénomènes observés, et sur l'investigation rigoureuse émanant de ces hypothèses afin de les confirmer ou de les réfuter. La récolte de ces informations nous permet de mieux comprendre notre monde et ainsi de faire avancer nos connaissances scientifiques. Ces connaissances sont par la suite partagées par l'entremise des centres du savoir, comme les universités ou autres établissements d'enseignement.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Ce partage de nos connaissances scientifiques est un élément clé à la prise de conscience collective qui a fait progresser constamment les civilisations et la société moderne de manière générale - de là toute l'importance de la science! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est grâce à la science que Galileo Galilei qui nous a fait prendre conscience que la Terre tourne autour du Soleil et non l'inverse et que Svante August Arrhenius nous a permis de découvrir le lien entre l'augmentation du &lt;span class="caps"&gt;CO2 &lt;/span&gt;atmosphérique et l'augmentation des températures terrestres en raison de l'effet de serre. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous acquiescerez alors qu'il est primordial que la science puisse circuler et être diffusée librement &lt;br /&gt;
afin d'être connue de tout un chacun, mais aussi afin d'être constamment mise à jour. La science ne devrait donc pas être à la merci de valeurs politiques ou culturelles. Or, il n'est pas rassurant de constater qu'un gouvernement scrute au peigne fin les communications médiatiques de ses scientifiques dans le but de contrôler la divulgation de leurs recherches (surtout lorsque ces découvertes vont à l'encontre des politiques gouvernementales et de leur pratique courante). &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2011/08/la-science-doit-etre-libre-de-toute-ingerence-politique/"&gt;citer les propos de David Suzuki&lt;/a&gt; : « les tentatives visant à contrôler ou à limiter la recherche scientifique sont non seulement suspectes idéologiquement, mais elles s'avèrent souvent improductives et peuvent être énormément destructrices ». En fait, bâillonner la science, c'est priver les citoyens des connaissances nécessaires pour prendre des décisions éclairées. En cela, les attaques contre la science sont des attaques directes contre la démocratie.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le contexte actuel, ici au Canada, nous nous devons de repositionner la science au cœur des débats environnementaux qui font rage comme les changements climatiques, le lien entre la santé et les problèmes environnementaux, la préservation de nos habitats naturels et de la biodiversité, etc. Cela est d'autant plus nécessaire puisque les scientifiques qui œuvrent au sein même du gouvernement ne peuvent plus divulguer librement les résultats de leurs recherches. Les Canadiens sont tenus dans l'ignorance des connaissances qui ont été acquises par leur propre gouvernement et financées par leurs impôts!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est dans cette optique démocratisation des connaissances scientifiques que la Fondation David Suzuki a mis sur pied le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/cercle-scientifique/"&gt;Cercle scientifique David Suzuki&lt;/a&gt; il y a maintenant deux ans. Ces experts provenant de différentes avenues scientifiques mettent leurs connaissances à la disposition de tous afin de rehausser le discours scientifique en lien avec les différents enjeux et débats environnementaux, le tout dans le but de mieux nous outiller à faire face aux défis environnementaux de notre époque et de nous permettre de prendre des décisions appuyées par des connaissances rigoureuses. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Afin de souligner l'implication bénévole de ces experts et de remettre le discours scientifique au cœur des débats environnementaux, je vous convie donc à venir les entendre lors d'une &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/cercle-scientifique/deuxieme-anniversaire-du-cercle-scientifique/"&gt;table ronde&lt;/a&gt; qui aura lieu le 14 mars 2012 à la salle Clark de la Maison du développement durable de Montréal.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le savoir scientifique ne se traduit pas automatiquement par des changements de comportement, mais il est raisonnable de penser qu'il en est un des précurseurs. La science est présentement assiégée au Canada et aux États-Unis. Il est grand temps de lui redonner sa juste place afin que nos comportements ainsi que celui de nos gouvernements en matière d'environnement reflètent bien toutes nos connaissances scientifiques acquises, d'hier à aujourd'hui. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Faisons donc place à la science! &lt;/p&gt;
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