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    <title>La science en action</title>
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    <updated>2013-05-15T14:37:14Z</updated>
    <subtitle>La science en action est une chronique hebdomadaire rédigée par Dr. David Suzuki. Il aborde chaque semaine des sujets d'actualité liés à la science et à l'environnement. </subtitle>
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    <title>Les opposants à l'énergie éolienne brassent peut-être du vent</title>
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    <published>2013-05-15T14:31:00Z</published>
    <updated>2013-05-15T14:37:14Z</updated>

    <summary>L'opposition aux champs d'éoliennes met souvent l'accent sur les effets sur la santé, mais quel facteur en rapport aux énergies éoliennes peut rendre les gens malades? Selon de récentes recherches,...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;L'opposition aux champs d'éoliennes met souvent l'accent sur les effets sur la santé, mais quel facteur en rapport aux énergies éoliennes peut rendre les gens malades? Selon de récentes recherches, il ne s'agirait pas des infrasons en provenance des installations éoliennes, mais assez étrangement, des avertissements des opposants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans une étude publiée dans le journal &lt;em&gt;Health Psychology&lt;/em&gt; de l'American Psychological Association, &lt;a href="http://www.desmogblog.com/2013/03/14/research-finds-wind-farm-health-concerns-probably-caused-anti-wind-scare-campaigns"&gt;des chercheurs néo-zélandais de l'Université d'Auckland&lt;/a&gt; ont montré à 27 sujets des séquences de films facilement accessibles et qui étaient contre les énergies éoliennes. Un autre groupe de 27 sujets a visionné des entretiens avec des experts qui disaient que les infrasons, comme ceux créés par les éoliennes, ne peuvent pas directement causer d'effets négatifs sur la santé. Ensuite, les sujets se sont fait dire qu'ils seraient exposés à deux périodes de 10 minutes d'infrasons, mais n'ont en fait été exposés qu'à une seule.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Après les deux expositions, l'une bien réelle et l'autre fausse, les sujets du premier groupe étaient beaucoup plus susceptibles de signaler des symptômes négatifs que ceux du deuxième. En fait, les sujets du deuxième groupe n'ont rapporté « aucun changement symptomatique » après chaque exposition. Selon les chercheurs, « les résultats laissent à penser que les anticipations psychologiques pourraient expliquer le lien entre l'exposition aux éoliennes et les plaintes reliées à la santé ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une autre étude, qui reste à publier, montre que les gens qui vivent près d'installations éoliennes signalent plus de problèmes de santé pendant les campagnes antiéoliennes. &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2013/mar/15/windfarm-sickness-spread-word-australia"&gt;Les chercheurs de l'Université de Sydney en Australie&lt;/a&gt; ont recensé seulement 120 plaintes des personnes vivant à moins de cinq kilomètres des 49 parcs éoliens du pays entre 1993 et 2012. Cependant,  68 &lt;span cite="http://"&gt;provenaient d'individus qui vivent près des cinq parcs éoliens ciblés par des groupes opposés aux parcs éoliens et 82 &lt;/span&gt; des plaintes on eu lieu après 2009, année où les adversaires de l'énergie éolienne ont commencé à inclure des menaces à la santé dans leurs campagnes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le pouvoir de la suggestion peut être extrêmement efficace, particulièrement lorsqu'il s'agit de la santé humaine. Malheureusement, dans le cas de l'énergie éolienne, ceci peut retarder ou même arrêter les installations d'énergie éolienne qui sont une composante nécessaire du virage des combustibles fossiles polluants vers les énergies propres, &lt;a href="http://www.thestar.com/business/tech_news/2013/03/22/offshore_wind_moratorium_mixed_policy_and_politics_lawyer_argues.html"&gt;comme ce fut le cas récemment au Canada&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En fait, la science montre que l'énergie éolienne n'affecte pas négativement la santé humaine de façon significative. Un jury indépendant rassemblé par le Ministère pour la Protection de l'Environnement du Massachusetts &lt;a href="http://www.mass.gov/dep/public/press/0112wind.htm"&gt;a passé en revue les recherches disponibles&lt;/a&gt; et a publié un rapport l'année dernière. Le groupe n'a trouvé aucune preuve scientifique qui soutienne la plupart des affirmations sur le « syndrome éolien », les effets des infrasons et les maux attribués aux énergies éoliennes comme des douleurs et des courbatures, le diabète, l'hypertension, le bourdonnement des oreilles, la perte de l'ouïe, les maladies cardiovasculaires ainsi que les maux de tête ou les migraines.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au pire, il est démontré que les installations éoliennes pourraient être contrariantes et causer des troubles du sommeil. Mais la plupart des effets mineurs qui en découlent peuvent être surmontés par des règlements qui déterminent à quelle distance des résidences les éoliennes doivent être installées. En Ontario, la distance minimale est de 550 mètres. À cette distance, le son audible en provenance des éoliennes se trouve normalement sous les 40 décibels, ce qui équivaut au niveau rencontré  dans la plupart des chambres à coucher et salles de séjour.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D'autre part, nous savons que l'utilisation des combustibles fossiles comme source d'énergie a des effets profonds sur la santé humaine et sur l'économie. &lt;a href="http://www.cma.ca/multimedia/CMA/Content_Images/Inside_cma/Office_Public_Health/ICAP/CMA_ICAP_sum_e.pdf"&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;ssociation médicale canadienne rapporte&lt;/a&gt; qu'en 2008, la pollution atmosphérique au Canada était responsable de 21 000 décès prématurés, 92 000 visites aux urgences et 620 000 visites chez le médecin. De plus, une nouvelle étude effectuée par le Pembina Institute a constaté que « les coûts sur la santé associés à la combustion du charbon pour produire de l'électricité en Alberta sont proches de 300 millions de dollars annuellement ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.pembina.org/media-release/2425"&gt;Selon les chercheurs de l'Institut Pembina&lt;/a&gt;, « Les usines de charbon sont une source majeure de polluants aériens toxiques, dont le mercure, les oxydes d'azote, le dioxyde de soufre et d'autres particules. L'étude montre qu'en Alberta, chaque année, cette pollution contribue à plus de 4 000 crises d'asthme, plus de 700 visites aux urgences pour des maladies respiratoires et cardiovasculaires et autour de 80 admissions à l'hôpital, avec des expositions chroniques menant à près de 100 morts prématurées. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si on tient compte de ces coûts dans l'équation, le charbon et les autres combustibles fossiles ne représentent plus l'aubaine qu'ils prétendent être - particulièrement si on se rappelle que le secteur est subventionné pour un montant avoisinant les 1.9 billions de dollars (soit 1900 milliards de dollars) par année dans le monde entier, &lt;a href="http://www.imf.org/external/np/sec/pr/2013/pr1393.htm"&gt;selon le Fonds monétaire international&lt;/a&gt;. Avec les coûts des énergies renouvelables en baisse et les améliorations technologiques, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/publications/reports/2013/an-inventory-of-low-carbon-energy-for-canada/"&gt;de plus en plus de recherches&lt;/a&gt; montrent que &lt;a href="http://grist.org/climate-energy/can-we-shift-to-renewable-energy-yes-as-to-how/"&gt;le virage des combustibles fossiles vers des énergies propres est possible&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu'il s'agit de l'énergie éolienne, nous devons être prudents pour nous assurer que les impacts sur l'environnement et sur certains animaux comme les oiseaux et les chauves-souris sont minimisés et nous devrions continuer à étudier les effets possibles sur la santé. Mais nous devons aussi nous méfier de faux arguments qui vont à son encontre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Écrit avec la contribution du Gestionnaire des communications de la Fondation David Suzuki, Ian Hanington.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>Prenez 30 minutes, sortez prendre l'air!</title>
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    <published>2013-05-01T13:00:00Z</published>
    <updated>2013-05-01T20:06:50Z</updated>

    <summary>Souhaiteriez-vous être encore plus heureux, vivre plus sainement et de façon plus équilibrée? Nous avons la solution parfaite pour vous : ajoutez une dose quotidienne de nature à votre routine....</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;&lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/defi-nature-30x30/defi-nature-30x30/" target="_blank"&gt;&lt;img alt="frenchlogo-FB.jpg" src="http://www.davidsuzuki.org/fr/modedeviecie/images/frenchlogo-FB.jpg" width="150" height="115" class="mt-image-right" style="float: right; margin: 0 0 20px 20px;" /&gt;&lt;/a&gt;Souhaiteriez-vous être encore plus heureux, vivre plus sainement et de façon plus équilibrée? Nous avons la solution parfaite pour vous : ajoutez une dose quotidienne de nature à votre routine. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au cours de la dernière décennie, des chercheurs dans des domaines aussi variés que la biologie, la psychiatrie, l'ingénierie, l'horticulture, la neuroscience et la médecine ont constaté ce que plusieurs d'entre nous savent intuitivement : la nature est bonne pour nous, pour notre santé et notre bien-être. Ces experts ont découvert qu'il existe d'innombrables liens entre le temps passé en plein air et notre développement cognitif, physique et émotif.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Les recherches prouvent en effet que le fait de se retrouver dans un environnement naturel -- qu'il s'agisse d'un parc, d'une plage, d'un milieu humide ou d'une forêt -- peut contribuer à réduire la pression artérielle, l'anxiété et le stress. Les contacts avec la nature peuvent vous aider à mieux dormir et à accroître votre énergie et votre bonne humeur. Il peut même renforcer votre système immunitaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans leur livre, &lt;a href="http://davidsuzuki.org/fr/blogues/vert-sante/2011/11/branche-sur-la-nature/"&gt;Your brain on nature&lt;/a&gt;, le naturopathe Alan Logan et la physicienne Eva Selhub de l'Université Harvard citent des douzaines d'études qui illustrent les nombreux bénéfices pour la santé reliés au contact avec la nature. Dans le cas de l'activité physique extérieure, ils parlent même d'« exercice au carré », faisant référence à l'augmentation du niveau d'énergie et une meilleure forme physique combinées à la réduction de facteurs comme la fatigue, la dépression et l'obésité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Melissa Lem, médecin de famille et membre de l'Association canadienne des médecins pour l'environnement, souligne que l'influence de la nature est aussi importante chez les enfants. Elle explique que le contact avec la faune et la flore est essentiel au développement physique et psychologique de l'enfant. Dre Lem signale des études qui démontrent qu'un rapport quotidien avec la nature peut aider à prévenir ou à guérir des maladies comme les troubles d'hyperactivité avec déficit de l'attention, l'hypertension et le diabète. Un lien a également été démontré entre des affections comme la myopie, l'asthme et la dépression et un manque de contacts avec la nature.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant que ces preuves scientifiques révélatrices s'accumulent rapidement, la plupart d'entre nous continuent d'ignorer les multiples avantages pour la santé que nous offre la nature. Et comme plus de 80 % de la population canadienne vit aujourd'hui en milieu urbain, nous sommes de plus en plus nombreux à perdre progressivement tout contact avec la nature, celle-là même qui nous nourrit et nous soutient. En outre, le fait de reprendre contact avec notre environnement naturel présente un avantage supplémentaire : ceux et celles qui connaissent et aiment la nature travaillent encore plus fort pour la préserver. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est pourquoi la Fondation David Suzuki lance le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/defi-nature-30x30/defi-nature-30x30/"&gt;Défi nature 30&amp;#215;30&lt;/a&gt;. Dès le 1er mai, nous invitons les citoyens du pays à passer 30 minutes dans la nature chaque jour, et ce, pendant 30 jours. En encourageant les gens à prendre une dose régulière d'air frais, nous espérons aider les participants à profiter davantage des innombrables bienfaits que nous offre la nature. Qui sait? Ils en feront peut-être même ensuite une habitude quotidienne! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec la vie trépidante que plusieurs d'entre nous mènent, il peut parfois sembler difficile de trouver le temps de sortir. Mais c'est plus facile que vous ne le croyez. Il y a sûrement un espace vert tout près de chez vous : un parc, un boisé ou même le jardin dans votre cour. Des sentiers, des rivières et des jardins communautaires sont souvent à quelques minutes à peine de votre train-train quotidien. Sans oublier les oiseaux, les fleurs et les autres petites merveilles qui peuplent la nature. Il vous suffit de prendre le temps, de ralentir et d'inspirer profondément -- puis d'ouvrir l'œil et d'écouter. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous aimeriez savoir comment obtenir votre « dose quotidienne de nature »? Aimez &lt;a href="https://www.facebook.com/DefiNature30x30"&gt;notre page Facebook&lt;/a&gt; pour recevoir des trucs et des astuces chaque jour. Nous vous invitons aussi à partager vos idées et vos photos!   &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au plaisir de se revoir... dehors!&lt;/p&gt;
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    <title>Une perspective globale est nécessaire pour protéger la nature</title>
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    <published>2013-04-29T14:58:00Z</published>
    <updated>2013-04-29T23:47:04Z</updated>

    <summary>Peu d'endroits sur Terre n'ont pas été altérés par les humains, selon une étude publiée dans la revue Science. Des images satellites prises à des centaines de kilomètres au-dessus de...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Peu d'endroits sur Terre n'ont pas été altérés par les humains, selon une &lt;a href="http://landscape.forest.wisc.edu/courses/readings/Foley_etal_2005.pdf" target="_blank"&gt;étude publiée dans la revue Science&lt;/a&gt;. Des images satellites prises à des centaines de kilomètres au-dessus de la planète révèlent un monde que nous avons modifié irrévocablement et dans un délai remarquablement court.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien que les projets industriels comme le projet de pipeline Northern Gateway d'Enbridge ou celui récemment avorté d'une &lt;a href="http://davidsuzuki.org/media/news/2012/11/highland-companies-withdraws-controversial-mega-quarry-application/ "target="_blank"&gt;méga-carrière&lt;/a&gt; en Ontario font habituellement la une des manchettes et font ressortir l'opposition du public, ce sont souvent les effets conjugués d'une pluralité d'activités humaines sur les mêmes territoires qui menacent de conduire la nature au-delà de seuils critiques de basculement. Une fois que ceux-ci auront été franchis, de rapides changements écologiques peuvent se produire  telle qu'une extinction d'espèces.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Par exemple, dans la région en plein essor économique de la  &lt;a href="http://davidsuzuki.org/publications/reports/2012/atlas-of-land-cover-industrial-land-uses-and-industrial-caused-land-changes-in-t/" target="_blank"&gt;Peace River&lt;/a&gt; en  Colombie-Britannique, les  licenses et concessions forestières, énergétiques et minières  sont très répandues et se recoupent souvent  dans la même zone. Comme diverses industries ont exploité ces «mandats», une mosaïque tentaculaire de grandes coupes à blanc, de puits de pétrole, de barrages et de réservoirs, &lt;a href="http://fracturedland.com/" target="_blank"&gt;d'opérations de fracturation hydraulique&lt;/a&gt;, de milliers de kilomètres de corridors de relevés sismiques, de routes et de pipelines en sont venus à dominer le paysage.

Aujourd'hui, plus de 65 % de la région a ressenti l'impact du développement industriel, laissant peu d'habitats intacts pour des espèces sensibles et menacées  tel que le caribou afin qu'il puisse se nourrir, se reproduire ou se déplacer. La dégradation ou la destruction de l'habitat a convaincu les scientifiques que les derniers troupeaux  de la région ne sont plus autonomes et sont entrés dans une spirale de déclin  les menant vers l'extinction à l'échelle locale. Les premières nations, qui ont compté sur le caribou comme  source principale de nourriture depuis des milliers d'années, ne peuvent plus les chasser. Il s'agit d'une violation flagrante des droits obtenus  par l'intermédiaire de certains traités.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette situation désastreuse  ne s'est pas produite par accident ou en raison d'une approche laxiste vis-à-vis de la gestion des ressources et du territoire. De nombreuses industries de la région ont opéré légalement et conformément aux règles et règlements établis par le gouvernement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais les experts juridiques, tells que ceux appartenant  à l'organisation non gouvernementale West Coast Environmental Law (WCEL), estiment que l'une des causes du problème réside dans le fait que les lois sur la gestion du territoire, des ressources et de l'eau  sont "court-circuitées" afin de contourner les engagements pris envers les communautés et l'environnement. L'étroitesse de vision de ces lois permet aux industries d'opérer de manière isolée les unes des autres.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Colombie-Britannique, par exemple, a développé de nombreuses lois individuelles, comme le Forest and Range Practices Act, le Oil and Gas Activities Act ou encore le Mines Act, en travaillant parallèlement avec les industries que ces lois réglementent. Mais la province ne dispose pas d'un cadre juridique qui permette de gérer, de manière proactive et globale, les impacts cumulatifs engendrés par les multiples industries exploitant les ressources  et opérant dans une même zone.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour cette raison, la &lt;span class="caps"&gt;&lt;span class="caps"&gt;&lt;span class="caps"&gt;&lt;span class="caps"&gt;&lt;a href="http://wcel.org/resources/publication/land-use-planning-nature-climate-and-communities-taking-stock-and-moving-forwa" target="_blank"&gt;&lt;span class="caps"&gt;&lt;span class="caps"&gt;&lt;span class="caps"&gt;WCEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;et  les Premières Nations partenaires sont engagées dans un projet pluriannuel de réforme du droit qui vise à modifier la façon dont nous supervisons et réglementons actuellement les impacts cumulatifs, allant de la détérioration de la qualité de l'eau  qui peut survenir à cause de l'utilisation commune de la même ressource par plusieurs industries jusqu'aux menaces émergentes telle que les changements climatiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit être conservé dans la nature pour préserver à la fois la faune et le bien-être des communautés locales, telles que la qualité de l'air, de l'eau potable ou encore une alimentation locale saine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://wcel.org/beyond-pipelines"target="_blank"&gt;Lors d'un récent colloque sur la gestion des impacts cumulatifs&lt;/a&gt; dus à l'exploitation des ressources en Colombie-Britannique, de nombreux intervenants allant des Premières Nations aux universitaires et aux chefs d'entreprises, ont souligné que pour mener une gestion efficace des effets cumulatifs, il faudra de nouvelles institutions et mécanismes de régulation, voire de nouveaux leviers juridiques. De manière encore plus importante, il faudra que nos dirigeants adoptent une façon plus proactive et holistique d'aborder le monde  - une approche qui reconnaît que, loin d'être simplement un lieu d'extraction des ressources comme les combustibles fossiles, le bois et les minéraux, la nature est notre maison. La nature répond à nos besoins les plus fondamentaux et impose des limites à la croissance, sa protection devrait donc être notre plus grande priorité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La gestion plus durable de notre empreinte écologique, de plus en plus importante sur cette planète, exigera un leadership, en grande partie issu  des peuples des Premières Nations qui sont aux premières lignes de la réalité quotidienne des changements environnementaux cumulatifs. Nous devons regarder la situation sous une perspective globale plutôt qu'y voir des éléments individuels isolés entre-eux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rédigé avec la contribution du Directeur général de la Fondation David Suzuki de l'Ontario et du Nord du Canada Faisal Moola.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>Devient-on une superpuissance énergétique en bradant ses ressources?</title>
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    <published>2013-04-18T18:04:01Z</published>
    <updated>2013-05-06T20:28:58Z</updated>

    <summary>La question de l'énergie est omniprésente de nos jours. Le premier ministre Stephen Harper est résolu à faire du Canada une superpuissance énergétique, alimentée en priorité par les sables bitumineux...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;La question de l'énergie est omniprésente de nos jours. Le premier ministre Stephen Harper est résolu à faire du Canada une superpuissance énergétique, alimentée en priorité par les sables bitumineux de l'Alberta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au même moment, la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, qui a été élue pour diriger une province économiquement forte, découvre que &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/news/national/bitumen-bubble-means-a-hard-reckoning-for-alberta-redford-warns/article7833915/" target="_blank"&gt;les revenus de sa province diminuent en raison des fluctuations des prix de l'énergie&lt;/a&gt;. Le boom économique de la Saskatchewan est associé aux revenus tirés du pétrole, du gaz naturel et de l'uranium, et la première ministre de la Colombie Britannique, Christy Clark, &lt;a href="http://www.vancouversun.com/news/Christy+Clark+projects+billion+windfall+throne+speech/7953712/story.html" target="_blank"&gt;prévoit une forte expansion de l'exploitation du gaz naturel liquéfié&lt;/a&gt; qui exige d'énormes quantités d'énergie et qui met en cause la pratique hautement controversée de la &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2012/09/lextraction-du-gaz-naturel-par-fracturation-quel-est-donc-le-probleme/" target="_blank"&gt;fracturation&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Alors que la première ministre du Québec, Pauline Marois, continue de ne pas autoriser les activités de fracturation hydraulique,&amp;nbsp;le premier ministre du Nouveau Brunswick, David Alward, y voit une belle occasion pour sa province sur le plan énergétique. La Loi sur l'énergie verte de l'Ontario, une législation progressiste adoptée par l'ancien premier ministre Dalton McGuinty, est sérieusement attaquée et le premier ministre Stephen Harper défend vigoureusement l'exploration pétrolière alors que les glaces de l'Arctique et la toundra fondent en raison du réchauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que le gouvernement fédéral diabolise les environnementalistes en les traitant de «&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.cbc.ca/news/politics/story/2012/01/09/pol-joe-oliver-radical-groups.html" target="_blank"&gt;radicaux&lt;/a&gt; » qui ne cherchent qu'à faire dérailler les plans pour l'exploitation des sables bitumineux et des autres ressources naturelles, de plus en plus de gens s'opposent au transport du bitume dilué de l'Alberta vers la côte de la Colombie Britannique via le pipeline Northern Gateway d'Enbridge ou vers les raffineries du Texas via le pipeline Keystone &lt;span class="caps"&gt;XL.&lt;/span&gt; La plus grande partie du pétrole serait exportée, notamment en Chine, où les &lt;a href="http://www.nytimes.com/2013/03/22/world/asia/as-chinas-environmental-woes-worsen-infighting-emerges-as-biggest-obstacle.html?_r=1&amp;amp;amp" target="_blank"&gt;effets négatifs extrêmes de la pollution liée à l'utilisation des combustibles fossiles augmentent de jour en jour&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiciens qui souhaitent de véritables changements doivent se préoccuper en premier lieu de leur réélection s'ils veulent voir leur programme se concrétiser. Par conséquent, ils doivent répondre à des exigences économiques immédiates et mettre de côté les problèmes à régler à plus long terme, comme les changements climatiques et les questions portant sur l'eau. De toute évidence, les impacts durables des actions ou inactions présentes devraient être une priorité. Nous allons devoir vivre avec les multiples conséquences des décisions et des actions des politiciens d'aujourd'hui bien après que ceux-ci auront été relégués à l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une crise financière est un facteur puissant de motivation, comme nous l'avons constaté lors de la crise financière de 2008. En quelques semaines seulement, le président George W. Bush et son successeur, Barack Obama, ont débloqué des centaines de milliards de dollars pour renflouer les banques et les fabricants d'automobiles, sans pour autant leur imposer de conditions pour les amener à changer leurs façons de faire. J'ai été étonné de la rapidité et de l'ampleur des actions posées par les gouvernements, à comparer à la lenteur et à l'inefficacité des mesures prises pour résoudre les problèmes écologiques qui menacent la survie de notre espèce, de notre mode de vie et de notre société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science démontre depuis plus de deux décennies que l'utilisation par l'humain des combustibles fossiles, en créant des niveaux sans précédent de gaz à effet de serre, altère la chimie de l'atmosphère et entraîne des phénomènes climatiques et météorologiques chaotiques et dévastateurs. La hausse continue des émissions ne fera qu'exacerber la transformation atmosphérique - déjà hors de contrôle - de la biosphère, notre seul habitat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prétendons que l'intelligence fait de nous des êtres supérieurs à toute autre forme de vie sur cette planète, mais à quoi sert l'intelligence si nous ne l'utilisons pas pour répondre aux menaces et utiliser les opportunités? Après tout, la prévoyance a été un attribut important de l'humain qui l'a amené à se positionner en dominant sur cette planète. Nous avons utilisé nos connaissances et notre expérience pour regarder vers l'avenir en reconnaissant les dangers potentiels et les circonstances favorables afin de contrôler notre propre destin et en agissant de façon à éviter les dangers et à tirer profit des possibilités offertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un moment charnière pour le Canada. Nous faisons face à une crise sur le plan économique et énergétique. &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2009/08/un-nouveau-paradigme-economique/" target="_blank"&gt;Aucune économie ne peut croître indéfiniment&lt;/a&gt;; c'est tout simplement impossible sur une planète dont les ressources sont limitées. Ne devrions nous pas nous demander à quoi sert l'économie? Jusqu'où peut on aller? Où sont les limites? Comment faisons nous pour mettre sur pied une économie durable? Les collectivités à ressource unique ont appris, après des expériences difficiles, que dépendre d'un secteur dominant de l'économie - que ce soit la forêt, les pêches ou les mines -- prédispose à des cycles d'expansion et de ralentissement dévastateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent, les pays exportateurs de combustibles fossiles dépendent de ce secteur. Cette dépendance déstabilise leur économie (comme on peut le voir en Alberta), fausse leurs priorités (en menant à ce qu'on appelle le « &lt;a href="http://www.ledevoir.com/politique/quebec/351237/le-canada-souffre-veritablement-du-syndrome-hollandais-selon-l-institut-pembina" target="_blank"&gt;syndrome hollandais&lt;/a&gt; » où d'autres secteurs de l'économie sont négligés ou ignorés) et mine la démocratie en tenant le gouvernement en otage (&lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/nov/07/oil-lobby-coal-anti-obama-ads" target="_blank"&gt;comme l'a démontré l'énorme pouvoir de lobbying de l'industrie lors des dernières élections présidentielles aux États Unis&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir du secteur énergétique au Canada déterminera le sort de notre société. Cette question doit être largement discutée, tant à l'échelle nationale que provinciale, et doit dépasser les frontières politiques et économiques. Nous devons définir le genre de pays que nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits enfants.&lt;/p&gt;
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    <title>Plus de temps dans la nature pour des enfants en bonne santé</title>
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    <published>2013-04-09T12:49:04Z</published>
    <updated>2013-04-09T13:24:51Z</updated>

    <summary>Le Comité d'experts pour la santé des enfants en Ontario vient de proposer récemment une stratégie visant à aider les enfants à trouver la voie vers la santé. L'inconvénient toutefois...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Le Comité d'experts pour la santé des enfants en Ontario vient de proposer récemment une stratégie visant à aider les enfants à trouver la voie vers la santé. L'inconvénient toutefois est que cette voie ne les dirige pas vers la nature. Bien que &lt;a href="http://www.health.gov.on.ca/fr/common/ministry/publications/reports/healthy_kids/healthy_kids.pdf"&gt;le rapport&lt;/a&gt; regroupe des commentaires de parents ainsi qu'une étude prouvant que les enfants passent nettement moins de temps dehors qu'auparavant, il ne les encourage pas à s'amuser au cœur de la nature.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ceci dit, de nombreuses recommandations issues de ce rapport devraient être mises en place et soutenues aux niveaux local, provincial et national afin de réduire l'obésité chez les enfants. Cela fait déjà longtemps qu'on aurait dû inciter les parents et les enfants à avoir un point de vue plus critique sur leurs choix diététiques et que les restaurants et producteurs alimentaires auraient dû fournir davantage d'informations et un meilleur étiquetage des produits&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'O&lt;/span&gt;ntario n'est pas la seule province à travailler sur la réduction du taux d'obésité et sur le soutien des parents pour élever des enfants en bonne santé, notamment dès leur plus jeune âge. &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;lberta a &lt;a href="http://www.health.alberta.ca/about/OCMOH-Reports.html"&gt;diffusé des rapports similaires&lt;/a&gt; en 2011 et le Québec &lt;a href="http://www.opc.gouv.qc.ca/fileadmin/media/documents/commercant/publicite-pratique-illegale/enfant/GuideApplication.pdf"&gt;interdit depuis 1980 toute publicité destinée aux enfants et reliée aux aliments de la malbouffe&lt;/a&gt;. On ne peut se tromper face à l'importance de la sensibilisation et de l'éducation du public concernant les bénéfices d'une alimentation saine et des activités physiques. Nous devons mettre en place une stratégie à l'échelle nationale qui amènera nos enfants à manger de façon saine et à poursuivre des activités de plein air. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien qu'il semble logique que la majeure partie du temps passé à être actif s'effectue à l'extérieur, le rapport ontarien reconnaît que « de nombreuses communautés ne sont pas conçues pour inciter les enfants à bouger ou à être physiquement actifs...et possèdent peu d'espaces verts sécuritaires. » L'un des parents membre du groupe d'analyse explique que les parcs de son village sont soit clôturés soit interdis d'accès  lorsque l'école est fermée. Donc, même s'il existe des espaces verts, ils ne sont pas toujours accessibles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'année dernière, la Fondation David Suzuki a réalisé &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/publications/downloads/2012/youth%20survey%20findings%20summary.pdf"&gt;un sondage&lt;/a&gt; auprès de jeunes Canadiens et a découvert que 70 % d'entre eux passaient moins d'une heure par jour dehors. Le Bulletin 2012 pour Jeunes en forme Canada indique qu'ils passent près de huit heures par jour devant un écran. Cela ne veut pas dire que les enfants n'ont pas le temps de s'amuser dehors. Cela ne fait tout simplement pas partie de leur style de vie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On parle beaucoup d'une recommandation faite par le Comité d'experts de l'Ontario visant à interdire la publicité pour la malbouffe s'adressant aux enfants de moins de 12 ans. Cette méthode a fonctionné au Québec et est en cours d'étude en Alberta. Cette approche est toutefois disputée par des individus qui pensent que toute personne devrait avoir le droit de faire ses propres choix. Il est bien tentant de vouloir réduire l'accessibilité aux mauvaises choses, mais les décideurs ne devraient-ils pas davantage se concentrer sur la mise en valeur de méthodes permettant de rendre les bonnes choses plus accessibles?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passer du temps avec la nature est bénéfique pour tous. Les personnes qui sont régulièrement dehors sont moins stressées, possèdent un système immunitaire plus résistant et sont généralement plus heureuses. C'est également bon pour nos enfants. Plusieurs études ont démontré que les symptômes du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) étaient réduits chez les individus passant du temps dans la nature ou dans les espaces verts. Même dans les aires de jeux aménagées, les enfants passent deux fois plus de temps à jouer, ils utilisent davantage leur imagination et se lancent plus dans des activités demandant force et endurance lorsque ces espaces intègrent des éléments naturels tels que des troncs d'arbres, des fleurs et de petites rivières, &lt;a href="http://www.utk.edu/tntoday/2012/10/11/study-natural-playgrounds-beneficial-children/"&gt;selon une étude réalisée par l'Université du Tennessee à Knoxville&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien que les bénéfices issus des activités de plein air soient évidents pour la santé, les gouvernements fédéraux et provinciaux n'intègrent pas de dose quotidienne de nature dans leurs lois. La société de nos jours oublie également d'en faire une priorité dans la vie de nos enfants. Cette méthode peu coûteuse et efficace permettant de nous rendre plus sains et heureux devrait être une solution évidente.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous devons faire en sorte que nos quartiers possèdent des espaces verts où les gens peuvent se reconnecter à la nature. Nous devons demander aux enseignants et aux représentants des commissions scolaires de sortir les élèves et de faire de la nature une salle de classe. Nous devons arrêter de faire croire aux enfants que l'extérieur est un endroit effrayant en aidant les parents à comprendre que les risques encourus en jouant dehors sont bien plus minimaux que les bénéfices qu'ils en tirent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faudra sensibiliser et éduquer le public, et modifier la façon dont nous construisons les villes et vivons dans nos communautés pour ramener la nature dans nos vies. Connecter nos enfants avec la nature de manière quotidienne doit devenir un objectif de politique prioritaire dans toute stratégie pour des enfants en pleine forme et aurait pu être facilement intégré aux recommandations du Comité d'Experts  pour la Santé des Enfants en Ontario. Prendre nos enfants par la main et passer du temps avec eux dehors nous aidera également à faire de nous des adultes plus sains et heureux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rédigé à l'aide de contributions de la spécialiste des communications de la Fondation David Suzuki, Leanne Clare.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>La science ne concerne pas seulement les scientifiques</title>
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    <published>2013-02-21T15:59:48Z</published>
    <updated>2013-02-21T16:53:59Z</updated>

    <summary>Un garçon de 14 ans originaire de Donetsk en Ukraine, a récemment fait une fascinante découverte, à l'autre bout du monde et à 894 mètres sous l'océan. Kirill Dudko regardait...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Un garçon de 14 ans originaire de Donetsk en Ukraine, a récemment fait une fascinante découverte, à l'autre bout du monde et à 894 mètres sous l'océan. &lt;a href ="http://www.neptunecanada.ca/news/news-details.dot?id=37058"&gt;Kirill Dudko&lt;/a&gt; regardait des images du fond océanique à proximité de l'île de Vancouver sur son ordinateur. Ces images enregistrées en direct et en continu de &lt;a href="http://www.neptunecanada.com/"&gt;Neptune Canada&lt;/a&gt; lui ont permis d'observer une créature possédant « un nez et une moustache » en train de manger une myxine. Comme ce phénomène lui paraissant inhabituel, il contacta les scientifiques de Neptune qui, après avoir regardé les images, ont pu identifier un éléphant de mer. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce phénomène est effectivement inhabituel. Les prédateurs recrachent ou évitent généralement ces animaux qui ont l'apparence d'une anguille parce qu'ils excrètent un mucus visqueux lorsqu'ils se sentent menacés.  Jusqu'à ce jour, les scientifiques n'avaient jamais vu un éléphant de mer manger une myxine et si ce n'était pas de Kirill, ces images auraient pu passer inaperçues. Mais suite à ce visionnement, ils ont pu émettre l'hypothèse que l'éléphant de mer avait rapidement englouti la myxine avant qu'elle ne libère sa substance. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Ce phénomène est effectivement inhabituel. Les prédateurs recrachent ou évitent généralement ces animaux qui ont l'apparence d'une anguille parce qu'ils excrètent un mucus visqueux lorsqu'ils se sentent menacés.  Jusqu'à ce jour, les scientifiques n'avaient jamais vu un éléphant de mer manger une myxine et si ce n'était pas de Kirill, ces images auraient pu passer inaperçues. Mais suite à ce visionnement, ils ont pu émettre l'hypothèse que l'éléphant de mer avait rapidement englouti la myxine avant qu'elle ne libère sa substance. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme beaucoup de « citoyens scientifiques », Kirill a joué un rôle important dans le perfectionnement de notre compréhension du monde. Si le statut de scientifique exige beaucoup d'études et de formations, n'importe quel individu possédant une connaissance minimale des méthodes scientifiques peut se lancer dans la science. &lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
La science citoyenne n'est pas un concept nouveau. Ainsi, c'est en 1900 que la &lt;a href="http://birds.audubon.org/christmas-bird-count"&gt;Société Audubon&lt;/a&gt; a entrepris son recensement des oiseaux de Noël. Et depuis, comme l'explique la Société Audubon, chaque année, du 14 décembre au 5 janvier, des dizaines de milliers de bénévoles à travers les Amériques prennent leurs jumelles, leurs guides d'identification des oiseaux et leurs listes de vérification pour se rendre à l'extérieur et les observer. « Chaque citoyen scientifique qui affronte la neige, le vent ou la pluie, chaque année, pour faire partie du recensement des oiseaux de Noël, contribue à la protection de la nature. La Société Audubon et quelques autres organisations utilisent les données recueillies à partir du plus long recensement récurrent de la faune sauvage afin d'évaluer la santé des populations d'oiseaux. De plus, ces données permettent de déterminer les actions appropriées pour protéger ces populations ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Grâce à Internet, la science citoyenne est maintenant un outil beaucoup plus efficace qu'auparavant. Certains projets sont passifs, comme celui de &lt;a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/le-programme-de-recherche-de-vie-25598"&gt;Seti@home&lt;/a&gt;, où les individus peuvent programmer leurs ordinateurs afin de rechercher des signes de vie extraterrestre lorsque l'appareil n'est pas utilisé.  D'autres individus font un peu plus d'efforts.  Ainsi la &lt;a href="http://www.labucketbrigade.org/"&gt;Louisiana Bucket&lt;/a&gt; Brigade fournit non seulement des trousses d'outils, mais aussi des formations pour les individus qui habitent proches des raffineries de pétrole et des industries chimiques afin qu'ils puissent prendre des échantillons de l'air à des fins d'analyse en laboratoire. Il existe aussi le &lt;a href="http://www.worldwatermonitoringday.org/Intl_French_Welcome.aspx"&gt;World Water Monitoring Chalenge&lt;/a&gt; qui est un  programme interactif international d'éducation pour la protection des ressources en eau.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certains projets, comme l'&lt;a href="http://www.indiegogo.com/americangut"&gt;American Gut Project&lt;/a&gt;, sont très interactifs. On y demande aux participants de fournir des informations détaillées sur leur régime alimentaire et d'envoyer des prélèvements de leur selle, de leur bouche et/ou de leur peau. En échange de ces échantillons et, dépendamment du budget, les chercheurs donnent aux participants des renseignements concernant leur corps et la vie microbienne qui s'y trouve. Cette recherche a été conçue afin « d'aider à créer une nouvelle méthode permettant d'améliorer notre compréhension quant à l'influence du régime alimentaire et du mode de vie sur la santé humaine en observant les trillions de minuscules microbes propres à chaque individu ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certaines initiatives ne demandent que quelques simples observations. Dans une &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2013/01/le-hockey-un-sport-en-voie-de-disparition/"&gt;récente rubrique&lt;/a&gt;, nous avons mentionné &lt;a href="http://www.rinkwatch.org/language_f/"&gt;RinkWatch&lt;/a&gt;, un projet qui invite les citoyens à envoyer des informations sur l'état des patinoires de leur voisinage aux chercheurs de l'Université Wilfrid Laurier en Ontario afin de les aider à faire le suivi des conséquences des changements climatiques. Plus récemment, la Fondation David Suzuki a également sollicité l'aide des citoyens scientifiques en demandant aux Canadiens de participer à un sondage &lt;a href="http://action.davidsuzuki.org/fr/parfum-petition"&gt;sur les ingrédients toxiques que contiennent plusieurs produits personnels&lt;/a&gt; d'usage quotidien comme les savons, les shampoings et les cosmétiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur leur site Internet en anglais, &lt;a href="http://www.scientificamerican.com/citizen-science/"&gt;Scientific American&lt;/a&gt; décrit une variété de projets en sciences citoyennes permettant de faire une multitude de choses, de la capture d'animaux au Serengeti en Afrique, afin d'analyser l'évolution de l'ADN humain, à l'étude des méthodes employées par les individus pour jouer avec leurs chiens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Non seulement la science citoyenne génère-t-elle des études de grande valeur, mais elle est aussi un moyen plaisant de développer l'intérêt des individus pour la nature tout en leur permettant d'en apprendre davantage sur le monde et sur leur place dans celui-ci. Par exemple, participer au recensement des oiseaux de Noël est une bonne façon pour les individus et leur famille de passer du temps à l'extérieur, d'apprécier l'hiver tout en ayant le plaisir d'avoir accès aux résultats de la recherche. Voudriez-vous savoir quels sons le martin-pêcheur à poitrine bleue et l'éléphant de forêt produisent? La bibliothèque Macaulay de l'&lt;a href="http://macaulaylibrary.org/"&gt;Université Cornell&lt;/a&gt; est « la plus grosse et la plus vieille bibliothèque d'archives scientifiques audio et vidéo sur la biodiversité ». Grâce aux contributeurs provenant de partout sur la planète, les visiteurs du site internet peuvent écouter les sons émis par le trois quarts des espèces d'oiseaux répertoriés sur la planète, ainsi que ceux d'une grande quantité d'insectes, de mammifères, de poissons et d'amphibiens. Et tout le monde peut contribuer à la collection.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certains citoyens scientifiques s'impliquent pour le plaisir. D'autres ont un intérêt pour les sciences en général ou pour un milieu de recherche particulier. &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/blogs/healthy-oceans-blog/2013/01/pacific-underwater-hagfish-in-january/"&gt;Kirill Dudko&lt;/a&gt; envisage de devenir un biologiste marin. Mais peu importe leurs raisons ou leur niveau d'implication, tous les citoyens scientifiques nous aident à obtenir une meilleure compréhension du monde et de notre place dans celui-ci. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article a été rédigé avec la collaboration de Ian Hanington, rédacteur en chef et spécialiste des communications à la Fondation David Suzuki.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous trouverez d'autres réflexions de David Suzuki dans le livre &lt;a href="http://www.dmpibooks.com/book/everything-under-the-sun"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), de David Suzuki et Ian Hanington. En vente dans les librairies et en ligne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>Déroutante réaction face au changement climatique en Arctique</title>
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    <published>2013-02-20T16:17:05Z</published>
    <updated>2013-03-14T18:58:30Z</updated>

    <summary>L'Arctique peut nous paraître loin, aussi loin que peuvent paraître les conséquences de notre utilisation frivole des combustibles fossiles. Les deux sont beaucoup plus proches que l'on pourrait penser. L'Arctique...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/">
        &lt;p&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rctique peut nous paraître loin, aussi loin que peuvent paraître les conséquences de notre utilisation frivole des combustibles fossiles. Les deux sont beaucoup plus proches que l'on pourrait penser. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;rctique est un point d'intérêt lorsqu'il s'agit d'étudier certains des effets les plus marquants du changement climatique. L'un des spécialistes des glaces des plus renommés dans le monde, Peter Wadhams, de l'Université de Cambridge, parle d'une « catastrophe globale », faisant remarquer que la &lt;a href="http://www.vancouverobserver.com/blogs/climatesnapshot/arctic-death-spiral-leaves-climate-scientists-shocked-and-worried?page=0,0"&gt;glace fond plus vite que prévu&lt;/a&gt; et qu'elle pourrait avoir disparu d'ici à quatre ans seulement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;i&gt;« C'est tout simplement et principalement à cause du réchauffement climatique qui fait que la glace ne se forme pas en quantité aussi abondante qu'avant pendant l'hiver et qu'elle fond davantage l'été, a-t-il indiqué au &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/17/arctic-collapse-sea-ice?newsfeed=true"&gt;journal britannique Guardian&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Au cours des 30 dernières années, les glaces permanentes de la mer Arctique ont diminué de moitié par rapport à leur ancienne surface et épaisseur. Le réchauffement climatique s'accélère au fur et à mesure que la glace fond, notamment à cause des émissions de méthane, un gaz à effet de serre puissant emprisonné en-dessous du pergélisol avoisinant, et parce que la glace renvoie l'énergie du soleil tandis que les océans l'absorbent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec tout ce que l'on sait sur le changement climatique et sur &lt;a href="http://nsidc.org/arcticseaicenews/"&gt;la situation en Arctique&lt;/a&gt;, on pourrait penser que nos dirigeants contrôleraient les ressources pour du moins freiner le phénomène. Pourtant, les industriels et les gouvernements sont à l'affût de nouvelles façons de commencer l'exploitation des combustibles fossiles en Arctique. La menace qui pèse sur de nombreuses espèces d'animaux de l'Arctique - poissons, oiseaux de mer, mammifères marins et ours polaires - est un facteur qui rend une telle conduite encore plus incompréhensible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Royal Dutch Shell se prépare depuis quelques temps à faire du forage en Arctique, prévoyant une dépense de 4,5 milliards de dollars pour l'exploitation et l'achat de baux. Cette opération a montré pourtant combien elle était risquée. En premier lieu, un dôme de confinement de déversements n'a pas réussi un test de sécurité de routine et a été écrasé sous la pression de l'eau. Plus récemment, un engin de forage qui se faisait remorquer jusqu'à Seattle pour éviter à Shell d'avoir à payer des taxes imposées par l'Alaska &lt;a href="http://www.bloomberg.com/news/2013-01-03/rig-grounding-revives-debate-over-shell-s-arctic-drilling.html"&gt;s'est détaché pendant un orage&lt;/a&gt; et s'est échoué sur une île du Golfe d'Alaska. La marée noire désastreuse causée par BP dans le Golfe du Mexique en 2010 a illustré les dangers du forage en mer, même dans des eaux plutôt calmes, et prouvé combien il est ridicule de la part des industriels de prétendre qu'ils peuvent contenir ou même nettoyer une marée noire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lutter contre le changement climatique et éliminer la glace en Arctique en planifiant de puiser des matières qui sont à la base du problème ne fait aucun sens. Malheureusement, nombreuses sont les sociétés de combustibles fossiles et les gouvernements qui essaient à tout prix d'extraire autant de pétrole et de gaz du sol - faisant fi des difficultés que cela implique - avant qu'un tel marché ne disparaisse. La dévastation toujours croissante causée par le changement climatique sous-entend qu'au final, il nous faudra laisser la plupart de ces ressources tranquilles - ou du moins, baisser la cadence des extractions et utiliser les ressources d'une manière plus intelligente - pour assurer la survie et la santé de notre espèce.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Équateur, les dirigeants, qui savent que l'exploitation des immenses réserves de pétrole du pays accélèrera le changement climatique et engendrera une destruction massive de l'environnement dans l'une des forêts tropicales les plus diverses au monde sur le plan biologique, ont adopté une attitude différente. Le gouvernement prévoit laisser intact les champs pétrolifères du parc national Yasuni si les autres pays décident de faire une contribution afin d'aider à gérer une partie du déficit. Jusqu'à présent, seulement &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/nov/23/yasuni-oil-ground-project"&gt;300 millions de dollars&lt;/a&gt; ont été récoltés sur les 3,6 milliards de dollars qu'il faudra au cours des treize prochaines années, selon le gouvernement, pour compenser la moitié des revenus générés par l'exploitation du pétrole, mais l'idée séduit de plus en plus.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Guardian note que l'argent ne reviendra pas au gouvernement mais qu'il sera &lt;i&gt;« placé dans des fonds de dépôt et géré par un programme de développement de l'ONU qui collabore avec un conseil constitué de peuples autochtones, de communautés locales, d'universitaires, etc. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ivonne Baki, chef du comité de négociations du Yasuní-Ishpingo-Tambococha-Tiputini, a déclaré au Guardian que l'Équateur ne veut pas devenir trop dépendant du pétrole. &lt;i&gt;« Les nations pétrolifères sont maudites, a-t-elle ajouté. Les pays en voie de développement en dépendent tellement qu'ils n'investissent nulle part ailleurs. La corruption s'y mêle et ce sont les pauvres qui en font les frais. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec la fonte des glaces en Arctique, les incendies en Australie et l'augmentation des sècheresses, des inondations et des conditions météorologiques exceptionnelles à travers le monde, il est plus important que jamais de prendre le réchauffement climatique au sérieux. Il reste à voir si un projet comme celui de l'Équateur marchera, mais il est certain qu'un pays développé comme le Canada peut au moins retenir que le gaspillage précipité de précieuses ressources n'est pas la seule option possible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cet article a été rédigé avec la collaboration de Ian Hanington, rédacteur en chef et spécialiste des communications à la Fondation David Suzuki.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous trouverez d'autres réflexions de David Suzuki dans le livre &lt;a href="http://www.dmpibooks.com/book/everything-under-the-sun"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), de David Suzuki et Ian Hanington. En vente dans les librairies et en ligne.&lt;/p&gt;
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    <title>Vingt-cinq ans plus tard : qui n'avance pas recule</title>
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    <published>2013-01-30T19:00:00Z</published>
    <updated>2013-02-12T18:59:56Z</updated>

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            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;En 1988, des centaines de scientifiques et de décisionnaires s'étaient rencontrés à Toronto pour un congrès international d'envergure sur les changements climatiques. Suffisamment alarmés des données accumulées concernant le réchauffement climatique causé par les humains, ils avaient émis un communiqué de mise en garde : &lt;a href="http://www.greenparty.ca/fr/releases/30.06.2008"/&gt;« L'humanité se livre sans frein à une expérience inconsciente qui touche l'ensemble du globe et dont les conséquences définitives ne le céderaient en rien sinon à une guerre nucléaire mondiale. »&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Leur déclaration incitait donc les chefs d'État à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% avant l'année 2005. Si nous avions su tenir compte de cette mise en garde et que nous nous étions engagés à atteindre cet objectif, les Canadiens jouiraient aujourd'hui d'un meilleur état de santé (grâce à une réduction du niveau de pollution atmosphérique), ainsi de plus grandes réserves d'énergie et plus d'emplois. Nous aurions aussi été un chef de file mondial en matière d'énergie renouvelable et aurions pu économiser des dizaines de milliards de dollars.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;L'année 1988 fut importante pour les environnementalistes. Aux États-Unis, George &lt;span class="caps"&gt;H.W.&lt;/span&gt; Bush se présentait pour la fonction la plus haute du pays et, obligé par les pressions exercées par le public, promit d'être un &lt;a href="http://www.pbs.org/wgbh/americanexperience/features/general-article/bush-domestic/"&gt;« président environnementaliste »&lt;/a&gt;. Mais de tout son être, ce dernier n'était pas un environnementaliste, et sa promesse il n'a su la tenir. Lors de cette même année, Margaret Thatcher, filmée à ramasser des ordures, s'était adressée à la caméra : « Je suis écolo moi aussi. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce fut aussi l'année que le premier ministre du Canada Brian Mulroney fut réélu. Il nomma une étoile montante du monde politique, Lucien Bouchard, comme ministre de l'Environnement. Lors d'un entretien avec M. Bouchard, je lui demandai ce qu'il considérait être notre plus grand enjeu environnemental, auquel il répondit : « le réchauffement de la planète. »  Je lui demandai s'il considérait l'enjeu urgent. Il me répondit : « c'est une menace à la survie de notre espèce. Nous devons agir immédiatement. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'année 1988 fut une année où tout le monde parlait de l'environnement; les scientifiques se prononçaient et les politiciens avançaient des réponses justes. Le réchauffement de la planète était un enjeu urgent de premier rang. Aujourd'hui, 25 années plus tard, les émissions de dioxyde de carbone demeurent à la hausse et, par conséquent, se manifestent par des phénomènes météorologiques extrêmes, la fonte de glaciers et de la glace polaire, l'élévation du niveau de la mer, la réduction du débit d'eau dans les rivières, et des maladies et des décès entraînés par le climat, entre autres. En partie, cette hausse s'explique par la croissance économique accrue de pays tels que la Chine, l'Inde et le Brésil, tandis que les pays industrialisés, dont l'usage des combustibles fossiles est à la source du problème de la surproduction de gaz à effet de serre, ont fait très peu pour réduire leurs émissions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous, les humains, nous nous démarquons des autres espèces par nos très grands cerveaux qui nous permettent d'être conscients du futur et donc de l'influencer par nos actions présentes. Nos ancêtres, à l'aide de leurs expériences, leurs connaissances et leur intuition, avaient compris qu'ils pouvaient prévoir les dangers qui les guettaient et les opportunités qui se présentaient et pouvaient donc agir afin d'exploiter les avantages et d'éviter les dangers. Maintenant, grâce aux scientifiques et aux superordinateurs, notre capacité de voir dans le futur s'est amplifiée. Depuis des décennies déjà les experts nous signalent que la population humaine croissante, la technologie, l'hyperconsommation et l'économie mondiale transforment la biosphère, et ce au plan chimique, géologique et biologique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 1992, l'&lt;a href="http://www.ucsusa.org/about/1992-world-scientists.html"&gt;« Avertissement des scientifiques du monde à l'Humanité »&lt;/a&gt; fut signé par plus de 1 700 illustres scientifiques, y compris 104 gagnants du Prix Nobel. Le document comprenait, entre autres, une mise en garde urgente, soit « qu'il ne restait plus qu'une décennie ou quelques-unes avant que ne soit gaspillée cette chance de conjurer les menaces que nous affrontons et que ne soient infiniment rétrécies les perspectives d'avenir pour l'humanité ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le document conclu que toute activité endommageant l'environnement doit être maîtrisée, que l'intégrité des écosystèmes de la planète doit être protégée, que les ressources essentielles doivent être mieux gérées, que la croissance démographique doit être stabilisée, que la pauvreté doit être réduite pour ensuite être éliminée, que l'égalité entre les sexes doit être assurée, et que les femmes doivent se faire garantir leurs droits liés à la procréation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si l'on agit rapidement, il sera plus facile de surmonter ces sérieux défis. Chaque année qui passe sans gestes concrets entraîne des coûts et des défis grandissants, et une multiplication des impacts négatifs pour les humains et leur environnement. Il y a toutefois signe d'espoir. De nombreux pays -- y compris villes, états et provinces -- prennent très sérieusement les mises en garde concernant le réchauffement planétaire et s'efforcent à réduire les émissions et à choisir des sources d'énergie plus propres. &lt;a href="http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=41685#.UQlux2eJGbp"&gt;Certains chefs d'État se questionnent même à propos du paradigme dominant&lt;/a&gt; -- soit que l'économie est d'abord et avant tout l'ultime priorité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ceci est primordial. À maintes reprises se sont les enjeux économiques qui ont décidé l'étendue de notre réponse à cette crise. Mais l'économie, attribue-t-elle une valeur à l'air propre, à l'eau potable, à la nourriture comestible, à la stabilité de la météo ou du climat? Certes, l'économie est un des moyens nous permettant de nous façonner un futur meilleur, mais elle ne constitue pas une fin en soi. Elle doit plutôt se livrer au service d'une riche et diverse écosphère qui sait assurer la subsistance de toutes ses formes de vie. Souhaitons que 2013 soit l'année que nous adoptons un nouveau mode de vie écologique et une nouvelle façon de prendre soin de notre planète.&lt;/p&gt;
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    <title>Le hockey, un sport en voie de disparition?</title>
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    <published>2013-01-25T17:09:28Z</published>
    <updated>2013-01-25T17:41:53Z</updated>

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            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Le conflit de la Ligue nationale de hockey a eu du bon : il a donné aux gens le temps de jouer dehors sur de la vraie glace! Mais le patinage à l'extérieur pourrait être confronté aux mêmes difficultés que la &lt;span class="caps"&gt;LNH &lt;/span&gt;- une saison très écourtée ou même annulée purement et simplement. Une &lt;a href="http://iopscience.iop.org/1748-9326/7/1/014028"&gt;recherche produite par les universités McGill et Concordia de Montréal&lt;/a&gt; montre que le réchauffement planétaire agit déjà sur les patinoires extérieures au Canada.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« Dans de nombreux coins du pays, la saison de patinage à l'extérieur raccourcit considérablement si on compte le nombre de journées hivernales favorables à la formation de la glace, déplorent les auteurs. Cela s'observe surtout dans les Prairies et le sud-ouest du Canada, où la saison a décru le plus (les statistiques le prouvent) entre 1951 et 2005. »&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Ce résultat fait écho à un rapport que la Fondation David Suzuki a publié en 2009, &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/telechargements/2009/PROTEGEONS%20NOS%20HIVERS.pdf"&gt;Protégeons nos hivers - les sports d'hiver et les changements climatiques&lt;/a&gt;. L'étude de l'Université McGill porte sur les patinoires construites à l'extérieur, alors que celle de la Fondation est centrée sur les rivières, les canaux et les lacs gelés. Leurs conclusions convergent : à moins de limiter les émissions de gaz à effet de serre, le patinage sur glace naturelle pourrait être chose du passé d'ici 50 ou 100 ans (d'ici 20 à 30 ans, selon les chercheurs de McGill) dans certaines régions du Canada. Et la durée de la saison continuera de décliner dans tout le pays.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parallèlement à ces études, des géographes de l'Université Wilfrid-Laurier, en Ontario, ont lancé la page &lt;a href="http://www.rinkwatch.org/language_f/"&gt;www.rinkwatch.org/language_f/&lt;/a&gt;, sur laquelle les internautes peuvent consigner de l'information sur les ronds de glace de leur cour ou de leur quartier tout au long de l'hiver.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« Nous espérons que les Canadiens d'un océan à l'autre nous aideront à suivre les changements des conditions de patinage, non seulement cette année, mais dans les années à venir, a déclaré Robert McLeman, professeur agrégé, dans un &lt;a href="http://www.wlu.ca/news_detail.php?grp_id=0&amp;amp;nws_id=10558"&gt;communiqué&lt;/a&gt;. Ces données nous aideront à déterminer l'impact des changements climatiques sur l'hiver, tant sur sa durée que sur ses températures moyennes. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon le rapport de la Fondation, l'une des patinoires extérieures les plus prisées au Canada, celle du &lt;a href="http://www.capitaleducanada.gc.ca/endroits-a-visiter/patinoire-du-canal-rideau/etat-de-la-glace"&gt;canal Rideau à Ottawa&lt;/a&gt;, illustre bien ce qui nous attend. Si les émissions suivent la tendance actuelle, la saison de patinage pourrait passer des neuf semaines observées auparavant à 6,5 semaines en 2020, et à moins de six vers 2050, pour ne plus durer qu'une seule semaine d'ici la fin du siècle. En fait, il y a de cela deux hivers, la saison a duré 7,5 semaines, et seulement quatre l'année dernière. Au moment d'écrire ces lignes, &lt;a href="http://www.northcountrypublicradio.org/news/story/21219/20130109/warm-weather-threatens-rideau-skateway"&gt;le canal n'était pas encore totalement ouvert&lt;/a&gt; au patinage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le rapport Protégeons nos hivers note que les grands hockeyeurs canadiens ont souvent commencé à s'exercer sur les patinoires extérieures . En fait, sans glace naturelle, le hockey ne se serait probablement pas développé comme il l'est aujourd'hui. L'étude de la Fondation révèle que les changements climatiques pourraient avoir un profond impact sur beaucoup d'autres sports d'hiver, du ski à la planche à neige en passant par l'alpinisme hivernal.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si l'on considère les pénuries d'aliments et d'eau engendrées par les sécheresses et les inondations fréquentes, les dommages matériels et les importants coûts d'infrastructure liés à l'élévation du niveau des mers, ainsi que l'augmentation des maladies et des décès attribuables au dérèglement de la météo et à la pollution, le hockey pourrait être le cadet de nos soucis. Mais, tout comme ces catastrophes , la perte de nos loisirs d'hiver n'est pas inéluctable. Il existe des solutions aux problèmes créés par l'humanité. Il suffit que nos dirigeants commencent à les prendre au sérieux, ainsi que les autres problèmes environnementaux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela n'arrivera pas tant que nous persisterons à élire des gens qui semblent se soucier davantage de l'avenir de l'industrie des énergies fossiles que de celui des citoyens qu'ils sont censés représenter. Les politiciens qui ont l'œil rivé sur les trois ou quatre prochaines années - jusqu'à la prochaine élection - manquent de perspective. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous devons saisir chaque solution possible, maintenant - mettre un prix sur les émissions par le truchement de taxes sur le carbone ou d'un système de plafonnement et d'échange pour freiner l'exploitation rapide des combustibles fossiles et nous convertir à des sources d'énergie plus propres. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une partie de hockey ou quelques coups de patin à l'extérieur, voilà une bonne façon de commencer!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous allez à Québec dans le temps du Carnaval, entre le 31 janvier et le 3 février, participez au &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/sommet-de-lhiver/le-sommet-de-lhiver-2013/"&gt;Sommet de l'hiver&lt;/a&gt; avec la Fondation David Suzuki - quatre journées de sports, de culture et de sciences offertes en collaboration avec Desjardins pour sensibiliser les gens aux changements climatiques et à leurs effets sur l'hiver. D'anciens hockeyeurs professionnels disputeront une partie à l'extérieur avec des artistes, pour aider à sauver les sports d'hiver. Vous pourriez même voir des héros de la &lt;span class="caps"&gt;LNH &lt;/span&gt;à l'œuvre.&lt;/p&gt;
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    <title>Organisons-nous pour que 2013 soit vraiment une bonne et heureuse année!</title>
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    <published>2013-01-10T16:25:52Z</published>
    <updated>2013-01-22T23:18:16Z</updated>

    <summary>Ne serait-il pas formidable qu'en cette nouvelle année, les décideurs du monde entier choisissent de regarder la vie sous un autre angle? Par exemple, ils pourraient s'inspirer du Bhoutan. En...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Ne serait-il pas formidable qu'en cette nouvelle année, les décideurs du monde entier choisissent de regarder la vie sous un autre angle?  Par exemple, ils pourraient s'inspirer du &lt;a href="http://www.kingdomofbhutan.com/"&gt;Bhoutan&lt;/a&gt;. En 1971, ce petit pays, niché dans les montagnes de l'Himalaya, entre la Chine et l'Inde, a rejeté l'idée du produit intérieur brut comme mesure du progrès. À la place, les dirigeants de ce pays ont opté pour la notion de &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/dec/01/bhutan-wealth-happiness-counts"&gt;bonheur national brut&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette idée a finalement gagné en popularité autour du monde, et je suis honoré et enchanté de participer à sa promotion. Les dirigeants mondiaux ont jugé ce concept suffisamment sérieux pour mettre sur pied, en avril 2012, une &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/society/sarah-boseley-global-health/2012/apr/02/unitednations-bhutan"&gt;conférence des Nations Unies sur le bonheur&lt;/a&gt;, et le Bhoutan a été reconnu pour son leadership en environnement au récent sommet des Nations Unies à Doha, au Qatar.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La vie n'est pas parfaite au Bhoutan. C'est un pays pauvre où la plupart des habitations n'ont pas d'électricité. La criminalité augmente et les changements climatiques compliquent la vie des agriculteurs qui fournissent l'ensemble de la nourriture consommée dans ce pays enclavé. Cependant, selon le &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt;, l'espérance de vie au Bhoutan a doublé depuis les vingt  dernières années, presque tous les enfants vont à l'école primaire et le pays a amélioré ses infrastructures.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Le Bhoutan a aussi inscrit la protection de l'environnement et l'équité intergénérationnelle dans sa constitution. Le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/issues/health/right-to-healthy-environment/"&gt;droit d'avoir accès à un environnement sain&lt;/a&gt; est une autre initiative qui me rend enthousiaste. La Fondation David Suzuki et moi avons travaillé avec l'avocat en environnement et professeur, &lt;a href="http://www.ubcpress.ca/search/title_book.asp?BookID=299173851"&gt;David R. Boyd&lt;/a&gt;, et l'organisme Ecojustice pour promouvoir cette idée au Canada. Le livre de David R. Boyd intitulé, &lt;em&gt;The Right to a Healthy Environment : Revitalizing Canada's Constitution&lt;/em&gt;, fait une merveilleuse analyse de la position des nations partout dans le monde en ce qui concerne ce concept, et émet des arguments de grande qualité pour expliquer pourquoi le Canada devrait rejoindre les cent quarante nations et plus qui ont intégré la protection de l'environnement dans leur constitution.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Se préoccuper de l'environnement peut aider à atteindre le bonheur national brut et ce, de plusieurs façons : en permettant à nos enfants d'avoir un futur plus sûr, en améliorant la santé humaine, en s'assurant que les ressources disponibles soient suffisantes pour combler les besoins des citoyens, en offrant la possibilité d'avoir des liens récréatifs et spirituels avec la nature, et en développant chez les individus des sentiments de fierté et de respect pour les milieux naturels qui nous gardent en vie et en santé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le bonheur n'est pas seulement une question d'environnement et le Bhoutan a encore du chemin à faire.  Selon une &lt;a href="http://www.earth.columbia.edu/articles/view/2960"&gt;étude réalisée pour la conférence des Nations Unies sur le bonheur&lt;/a&gt;, « Les pays les plus heureux dans le monde se situent tous dans le nord de l'Europe (le Danemark, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas) ». Bien que ces pays soient riches, l'étude indique que l'argent n'est pas l'unique facteur décisif, comme le démontre la décroissance du bonheur aux États-Unis et dans des pays similaires. « La liberté politique, de bons réseaux sociaux et l'absence de corruption sont des facteurs qui, réunis, sont plus importants que les gains monétaires pour expliquer les différences entre les pays les plus heureux et ceux qui le sont le moins », d'après les  écrits des chercheurs.  « Au niveau de l'individu, avoir une bonne santé mentale et physique, pouvoir compter sur quelqu'un, avoir la sécurité d'emploi et la stabilité familiale sont essentiels ».  Il est important de noter que les pays les plus heureux ont tous une économie prospère et des programmes sociaux bien établis. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons aussi regarder la façon dont divers pays ont réagi face à la récente crise économique. Ceux qui ont renfloué les banques et réduit les dépenses au niveau des programmes sociaux restent confrontés aux mêmes problèmes. &lt;a href="http://www.nytimes.com/2011/10/28/opinion/krugman-the-path-not-taken.html?ref=paulkrugman&amp;amp;_r=0"&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'I&lt;/span&gt;slande a géré son effondrement financier d'une manière qui était presque à l'opposé des États-Unis et l'Europe&lt;/a&gt;, entre autres, en refusant de sauver ses banques et en augmentant ses dépenses dans ses programmes sociaux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="caps"&gt;L'I&lt;/span&gt;slande &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/nov/15/lessons-from-iceland-people-power"&gt;a encore des problèmes&lt;/a&gt;. Mais le pays s'est rétabli plus rapidement que les autres nations, et son filet social est resté fort.  Les inégalités ont diminué, et la crise a incité les citoyens à proposer et développer une nouvelle constitution, qui est présentement  à l'étude au parlement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a un vieux dicton qui associe la « folie » au fait de répéter la même chose encore et encore en s'attendant à des résultats différents. Les dirigeants qui se concentrent presque exclusivement sur la croissance économique et les intérêts des entreprises reprennent une recette qui ne peut mener qu'au désastre. Comme l'a récemment écrit &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/dec/03/break-grip-corporate-power-secure-future"&gt;George Monbiot dans le Guardian du Royaume-Uni&lt;/a&gt;,  « En contrepartie de cent cinquante années de consommation effrénée, qui plus est n'ont rien fait pour augmenter le bien-être des humains, nous détruisons les milieux naturels et, par le fait même, les systèmes humains qui en dépendent ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant que la lumière retourne graduellement vers le nord et que nous entamons une nouvelle année, nos dirigeants pourraient illuminer toutes nos vies en prenant en considération ce qui rend nos sociétés fortes, en santé et heureuses.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je vous souhaite tous une bonne santé et du bonheur pour cette nouvelle année.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article a été rédigé avec les contributions de Ian Hanington, spécialiste des communications de  la Fondation David Suzuki.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour des perspectives plus détaillées de la part de David Suzuki, lisez &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/publications/books/everything-under-the-sun/"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), par David Suzuki et Ian Hanington, maintenant disponible en librairie et en ligne.&lt;/p&gt;
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    <title>La vie fleurit, même dans les fissures</title>
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    <published>2012-12-04T23:06:59Z</published>
    <updated>2013-01-09T21:56:46Z</updated>

    <summary>Avez-vous déjà pensé à l'herbe qui pousse dans les fissures de trottoir? Ces plantes robustes sont généralement considérées comme indésirables. Elles sont régulèrent piétinées, ravagées par la chaleur estivale extrême,...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Avez-vous déjà pensé à l'herbe qui pousse dans les fissures de trottoir? Ces plantes robustes sont généralement considérées comme indésirables. Elles sont régulèrent piétinées, ravagées par la chaleur estivale extrême, emportées par la pluie et ensevelies par la neige. Le fait que ces plantes survivent à ces conditions illustre bien leur résilience. Cependant, elles reçoivent rarement de l'amour ou de l'attention.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est pourquoi je suis intrigué par le travail de &lt;a href="http://husky1.smu.ca/~jlundholm/research.htm"&gt;Jeremy Lundholm&lt;/a&gt; un chercheur de la Nouvelle-Écosse, et de son équipe à la Saint Mary's University. Ils étudient les espèces de plantes qui poussent dans les fissures de trottoirs et dans d'autres coins et recoins de Halifax. Leur recherche démontre quelque chose de simple et de surprenant : les espèces rustiques qui vivent dans ces milieux sont semblables à celles qui vivent dans les milieux inhospitaliers naturels : des falaises escarpées et des talus arides et rocheux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Même si le lien entre un trottoir et un front de falaise n'est pas évident au premier abord, cela a du sens. Les espèces de plantes qui réussissent à pousser dans les fissures de trottoir possèdent des qualités semblables à celles des espèces qui peuplent les crevasses dans des endroits exposés, rocheux et venteux. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Comme le dit monsieur Lundholm, ce type de recherche démontre qu'au lieu d'envisager nos communautés comme des environnements non naturels entièrement construits par l'homme, nous devrions reconnaître que les espaces urbains sont à bien des égards équivalents aux écosystèmes naturels sur le plan structurel et fonctionnel. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans un &lt;a href="http://www.thenatureofcities.com/2012/07/17/cities-of-nature/"&gt;article récent de The Nature of Cities&lt;/a&gt;, Eric W. Sanderson, un écologiste, suggère que nous tentions d'« envisager les villes dans leur entièreté comme des espaces écologiques ». Cette vision des villes en tant qu'écosystèmes inclut tous les trottoirs, rues, édifices et parcs de stationnement, qui interagissent dans une mosaïque écologique vivante avec la terre, l'eau, l'air et avec « toute personne et toute chose qui participe au grand congrès de la vie sur terre. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sanderson croit que de considérer le patrimoine bâti de nos villes et villages de cette façon permet de faire des comparaisons fascinantes : falaise escarpée et gratte-ciels élevés, forêt-parc et prairie, caniveau et ruisseau. L'environnement urbain comprend des niches écologiques qui ont des analogues ailleurs dans la nature. Il s'agit seulement d'un nouveau type de paysage. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est dans cet écosystème urbain complexe que des espèces s'adaptent constamment. Au Migratory Bird Center du Smithsonian Conservation Biology Institute (Centre pour les oiseaux migrateurs de l'Institut Smithsonian de la biologie de conservation), on a constaté que &lt;a href="http://nationalzoo.si.edu/scbi/migratorybirds/science_article/default.cfm?id=138"&gt;les espèces s'adaptent souvent à des milieux urbains&lt;/a&gt;. Certains oiseaux chanteurs ont appris à survivre dans des milieux urbains bruyants en modifiant les mélodies dont ils se servent pour communiquer. Ils chantent plus haut pour l'emporter sur les bruits de fond urbains ambiants et chantent plus bas dans les régions où on trouve de nombreux édifices et surfaces dures. Nicher sur les rebords des gratte-ciels plutôt que sur les fronts de falaises a même aidé les &lt;a href="http://www.peregrine-foundation.ca/info/conservation.html"&gt;faucons pèlerins&lt;/a&gt; à s'adapter à la vie urbaine,  ce qui a soutenu leur retour fulgurant après l'utilisation du &lt;span class="caps"&gt;DDT.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien que certains de nos amis à plumes et certaines plantes florissant dans les crevasses se sont adaptés, la vitesse et l'ampleur de l'urbanisation au Canada menacent certaines espèces indigènes d'extinction. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon &lt;a href="http://www.ducks.ca/your-province/ontario/"&gt;Canards illimités Canada&lt;/a&gt;, plus de 72 pour cent des terres humides qui existaient autrefois au sud de l'Ontario ont été converties à d'autres fins, et ces régions sont maintenant habitées par environ un tiers des espèces en péril en l'Ontario. En Colombie-Britannique, plus de 100 animaux et plantes menacés vivent dans la région métropolitaine de Vancouver.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous devons donner de l'amour aux occupants des coins et recoins, mais nous devons aussi redoubler d'efforts pour ramener la nature dans les villes et mettre en valeur ce qui reste. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des efforts tels que le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/what-you-can-do/rona-urban-reforestation-program/"&gt;programme de reboisement urbain &lt;span class="caps"&gt;RONA&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; sont sur la bonne voie. Ce détaillant de quincaillerie apporte son soutien pour reverdir les espaces urbains en plantant des milliers d'arbres dans les villes canadiennes. L'été dernier, &lt;span class="caps"&gt;RONA &lt;/span&gt;a également démarré un programme pilote pour faire pousser des arbres et arbustes indigènes dans des pouponnières en magasin. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Planter des espèces indigènes dans nos jardins et notre communauté est de plus en plus important, étant donné que les insectes, les oiseaux et la faune indigènes dépendent d'elles. Toutes ces espèces ont évolué conjointement pour vivre dans des conditions climatiques et des sols locaux depuis des milliers, voire des millions d'années. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour en savoir davantage au sujet des avantages de planer des espèces indigènes, contactez la &lt;a href="http://www.nanps.org/index.php/resources/native-plant-societies"&gt;North American Native Plant Society&lt;/a&gt; ou consulter les guides &lt;a href="http://www.ontarioinvasiveplants.ca/files/GMI_Booklet_spreads_2011_Final_web.pdf"&gt;Grow Me Instead&lt;/a&gt;, qui sont offerts dans plusieurs provinces.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En définitive, bien que les humains continuent de créer des paysages urbains, nous devons reconnaître que nous partageons ces mêmes espaces avec d'autres espèces. La nature nous entoure, dans les parcs, les arrière-cours, les rues et les ruelles. Lors de votre prochaine promenade, marchez doucement et rappelez-vous que nous habitons tous la nature dans notre voisinage et que nous participons tous à sa saine gestion. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article a été rédigé avec les contributions de Jode Roberts, spécialiste des communications de  la Fondation David Suzuki.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour des perspectives plus détaillées de la part de David Suzuki, lisez &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/publications/books/everything-under-the-sun/"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), by David Suzuki and Ian Hanington, maintenant disponible en librairie et en ligne.&lt;/p&gt;
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    <title>La lutte contre les changements climatiques offre des avantages économiques</title>
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    <published>2012-11-21T20:30:39Z</published>
    <updated>2012-11-21T20:32:09Z</updated>

    <summary>Les considérations économiques servent souvent d'excuse générale aux dirigeants du monde entier pour justifier leur échec devant l'urgence d'agir </summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Les considérations économiques servent souvent d'excuse générale aux dirigeants du monde entier pour justifier leur échec devant l'urgence d'agir face au problème du réchauffement climatique. La plupart du temps, les politiciens refusent d'allouer des fonds à la protection de l'environnement sous prétexte que l'économie est trop fragile. En oubliant qu'il est absurde de prioriser l'économie, outil flexible créé par l'homme, sur l'écologie, qui cherche à protéger les éléments qui collaborent à la santé et à la survie des êtres humains, brossons un tableau de la situation économique actuelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un récent rapport scientifique révèle que &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/26/climate-change-damaging-global-economy"&gt;les changements climatiques coûtent déjà à la communauté internationale 1,2 billion de dollars par année et qu'ils engouffrent 1,6 % du &lt;span class="caps"&gt;PIB &lt;/span&gt;mondial&lt;/a&gt;. Pire encore, cette tendance est en hausse. Les changements climatiques causent aussi la mort d'au moins 400 000 personnes chaque année, principalement dans les pays en développement. Ce nombre n'inclut pas les 4,5 millions de décès par an reliés à la pollution de l'air dus aux combustibles fossiles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme l'ex-Secrétaire de direction de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques Michael Zammit Cutajar l'a déclaré au journal Guardian, « les changements climatiques représentent désormais un danger bien réel et non pas une menace lointaine; leurs impacts économiques se font ressentir en ce moment même ».&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Pourtant, on persiste à nous faire croire que les bénéfices des sociétés, toujours en forte croissance, que la culture de consommation, que les produits jetables, et que les emplois souvent peu stimulants et peu lucratifs ont plus de valeur que la santé et la survie des êtres humains, celles des autres espèces et qu'une véritable prospérité économique à long terme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le rapport, intitulé Vulnerability Monitor: A Guide to the Cold Calculus of a Hot Planet, a été réalisé par 50 scientifiques, économistes et experts, pour la division européenne de l'organisation non gouvernementale &lt;a href="http://daraint.org/"&gt;&lt;span class="caps"&gt;DARA&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, avec la collaboration du &lt;a href="http://daraint.org/climate-vulnerability-monitor/climate-vulnerable-forum/"&gt;Climate Vulnerable Forum&lt;/a&gt;, un rassemblement de vingt pays sur plusieurs continents. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme mentionné dans la préface, ce rapport « remet en question le point de vue traditionnel : les efforts internationaux à la lutte contre les changements climatiques représentent un coût pour la société. Le rapport démontre ainsi que cette lutte, menée au moyen d'efforts communs internationaux, pourrait véritablement permettre à tout un chacun d'en tirer profit ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les auteurs du rapport arrivent également à la conclusion que les enjeux de la pauvreté mondiale et des changements climatiques « peuvent être cernés simultanément avec le même cadre stratégique qui aurait transformé le modèle de développement actuel en un modèle de développement à faible empreinte carbone », en créant « des emplois, des opportunités d'investissement, de nouvelles possibilités pour la coopération internationale et pour le déploiement technologique dans l'intérêt de tous ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien que les chercheurs précisent que l'adaptation devrait faire partie de toute stratégie de lutte contre les changements climatiques, ils spécifient que « de ne traiter que les symptômes et non les causes de la crise du climat engendrera des pertes économiques spectaculaires pour l'économie mondiale ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nul ne devrait s'étonner du fait que la surconsommation de ressources non renouvelables à un rythme effréné, qui ne permet pas à la Terre de renouveler ses ressources, est économiquement irresponsable. Personne non plus ne devrait être surpris d'apprendre que la pollution, la détérioration et la destruction des systèmes naturels qui nous permettent de vivre et d'être en santé, vont à l'encontre d'une prospérité, économique ou autre, à long terme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La croissance rapide de la population, les innovations technologiques et le manque de compréhension des systèmes naturels dont nous faisons partie ont semé le chaos. Nous avons altéré les propriétés physiques, chimiques et biologiques de la Terre sur une échelle de temps géologique. Nous n'avons épargné aucune partie du globe. Pour preuve, des scientifiques français qui sont récemment sortis d'une aventure océanique de deux ans et demi, couvrant plus de 122 000 kilomètres sur les océans Atlantique, Pacifique, Antarctique et Indien, ont trouvé des débris de plastique dans une zone océanique éloignée prétendument vierge.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À bord du Tara, les chercheurs, qui étudiaient les effets des changements climatiques sur la biodiversité et les écosystèmes marins, ont également découvert des &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/27/plastic-debris-southern-ocean-pristine"&gt;débris de plastique dans l'océan Austral et en Antarctique en quantités comparables à la moyenne mondiale&lt;/a&gt;. « Le fait d'avoir trouvé ces débris de plastique démontre que l'activité humaine a véritablement des répercutions à l'échelle planétaire », a déclaré Chris Bowler, scientifique et coordonnateur de l'expédition Tara Oceans, lors d'une entrevue accordée au Guardian. Cet exemple démontre aussi à quel point tout est interdépendant sur notre planète.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est essentiel d'apprendre à regarder les choses d'un œil neuf. La surconsommation des produits jetables en plastique et des combustibles fossiles doit cesser. Il est temps de préserver les ressources et l'énergie et d'abandonner notre comportement destructif à l'égard de l'environnement. Le rapport de &lt;span class="caps"&gt;DARA &lt;/span&gt;émet plusieurs recommandations adressées aux gouvernements, aux décideurs, à la société civile, au secteur privé et au développement international et aux communautés humanitaires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette recommandation adressée aux communicateurs est valable pour tous : le questionnement est empreint de sagesse, perçoit l'éventualité du risque comme une opportunité et amène à prendre position. L'économie doit être au service des personnes et ne doit pas soutenir uniquement les intérêts souvent destructeurs des sociétés qui ne voient qu'à court terme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article a été rédigé avec la collaboration de Ian Hanington, rédacteur en chef et spécialiste des communications à la Fondation David Suzuki.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous trouverez d'autres réflexions de David Suzuki dans le livre &lt;a href="http://www.dmpibooks.com/book/everything-under-the-sun"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), de David Suzuki et Ian Hanington. En vente dans les librairies et en ligne.&lt;/p&gt;
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    <title>Un plan énergétique doit aller au-delà de l'énergie</title>
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    <published>2012-11-05T20:35:48Z</published>
    <updated>2013-01-08T00:47:02Z</updated>

    <summary>Nourrir notre appétit énergétique est au sommet des préoccupations de plusieurs personnes par les temps qui courent. Certains disent que nous devrions extraire du sol le charbon, le pétrole et...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Nourrir notre appétit énergétique est au sommet des préoccupations de plusieurs personnes par les temps qui courent. Certains disent que nous devrions extraire du sol le charbon, le pétrole et le gaz le plus vite possible, construire des pipelines et faire autant d'argent que possible en les vendant ici et à l'étranger. Leurs priorités sont l'économie et la rencontre des besoins énergétiques à court terme, afin que nous puissions vivre la vie à laquelle nous nous sommes habitués. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs autres questionnent ces priorités. Est-ce que notre bien-être et notre bonheur se trouvent augmentés lorsque nous conduisons &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2012/03/raisonnable-pas-radical/"&gt;des autos qui ne sont pas efficaces&lt;/a&gt;, achetons et jetons pour acheter plus de choses qui nous demandent de travailler plus fort afin de pouvoir se les payer, et que nous vendons des ressources qui enrichissent l'industrie des combustibles fossiles et permettent à d'autres pays de suivre cette route qui n'est pas durable?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certains gouvernements et industries sont en faveur de cette vision à court terme. Pourtant c'est une « &lt;a href="http://www.bloomberg.com/news/2011-11-09/delaying-climate-protection-fight-is-a-false-economy-iea-says.html"&gt;fausse économie&lt;/a&gt; » qui nous coûtera plus cher à plus long terme. Que fait-on de nos enfants, de nos petits-enfants, de leurs enfants et de leurs petits-enfants? Voulons-nous qu'ils vivent des vies heureuses et en santé? Si nous polluons l'air, l'eau et le sol qui nous gardent bien en vie, et que nous détruisons la biodiversité qui permet aux systèmes naturels de fonctionner, aucune somme d'argent ne sera suffisante pour nous sauver. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Alors que nous nous précipitons pour exploiter nos combustibles fossiles précieux et de plus en plus rares, le gouvernement canadien, simultanément, rationalise la réglementation environnementale et les processus d'examen, coupe le personnel scientifique des ministères et limite le débat public sur des projets qui pourraient endommager notre riche patrimoine naturel de manière irréversible. Certaines provinces tentent de liquider des lois environnementales gagnées de chaude lutte, comme la législation sur les espèces menacées, qui a une incidence critique sur la dégradation environnementale. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Le gouvernement fédéral néglige aussi ses obligations légales de protéger les espèces en danger. Ecojustice, au nom de cinq groupes de protection de la nature incluant la Fondation David Suzuki, a récemment &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/media/news/2012/09/federal-governments-failure-to-protect-endangered-wildlife-triggers-lawsuit/"&gt;intenté une poursuite&lt;/a&gt; contre le gouvernement pour les délais de plusieurs années à élaborer des stratégies pour réintégrer les espèces qui seront touchées par le projet &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/blogs/science-matters/2012/01/northern-gateway-is-about-profits-versus-environment/"&gt;Enbridge Northern Gateway&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si nous ne ralentissons pas pour chercher des façons de se sortir de ce bourbier, les problèmes reliés à l'énergie vont continuer de croître, comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydre_de_Lerne"&gt;l'Hydre dans la mythologie grecque&lt;/a&gt;. Avec les pipelines, l'enjeu principal est l'expansion rapide des sables bitumineux. Il y a aussi des projets énergétiques imposants qui s'en viennent - allant de gigantesques barrages, comme le Site C au nord de la Colombie-Britannique, aux forages pétroliers et gaziers proposés dans le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/blogs/panther-lounge/2012/08/why-does-dsf-care-about-the-st-lawrence-river/"&gt;golfe du Saint-Laurent&lt;/a&gt; et dans l'Arctique. À quelles fins?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Non seulement les compagnies de combustibles fossiles font des profits records, ils sont &lt;a href="http://action.davidsuzuki.org/fr/subsidy"&gt;subventionnés par les contribuables canadiens&lt;/a&gt; à hauteur d'une virgule quatre milliards de dollars par année. Plutôt que de leur donner de l'argent, ne devrions-nous pas les contraindre à remettre une petite portion de leurs énormes profits afin de réduire les émissions massives de gaz à effet de serre qu'ils produisent?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une grande partie du problème réside dans le fait que nos ambitions en matière de combustibles fossiles évoluent à une vitesse folle en l'absence d'une &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/champs-dintervention/changements-climatiques/projets/projet-trottier-pour-lavenir-energetique/"&gt;stratégie énergétique nationale&lt;/a&gt;. Personne ne semble savoir où nous allons, mais la fin de la route se dessine et elle pourrait mener à une chute raide. Nous nuisons déjà aux écosystèmes précieux et sommes même prêts à les mettre encore plus en danger sans vraiment connaître la valeur souvent irremplaçable qu'ils représentent. Avec le changement climatique et ses impacts, avec le déboisement, la pollution et l'urbanisation croissante, nous condamnons des millions de gens à vivre en mauvaise santé, dans le désespoir et même la mort.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Néanmoins, nous avons aussi créé beaucoup de bonnes choses. Nous avons des systèmes politiques qui encouragent le débat public et l'accès à l'information. Il y a des politiciens et des leaders de l'industrie qui se sont joints à d'innombrables citoyens, aux Premières Nations ainsi qu'aux organisations environnementales, du travail et de justice sociale qui questionnent les gestes et les politiques actuels. Nous avons la science, la médecine et la technologie qui ont permis à plusieurs d'entre nous de vivre plus longtemps. Nous devons trouver des façons de réconcilier notre existence avec les limites de notre planète.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce dont le Canada a vraiment besoin à court terme est une stratégie énergétique nationale -- qui va au-delà de la &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2012/09/lextraction-du-gaz-naturel-par-fracturation-quel-est-donc-le-probleme/"&gt;fracturation hydraulique&lt;/a&gt;, des sables bitumineux et des pipelines pour considérer les multiples autres facteurs, y compris l'utilisation plus sage des combustibles fossiles. Cette stratégie doit nous aider à faire la transition de notre dépendance aux combustibles fossiles que nous gaspillons, qui polluent et se raréfient sans cesse pour aller vers la conservation et l'énergie renouvelable. De manière globale, nous devons passer de la notion dépassée du 20ème siècle qui mesure le progrès avec le &lt;a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/02/gdp_a_brief_history"&gt;produit intérieur brut&lt;/a&gt; à un paradigme de développement qui tient compte du bien-être et du bonheur et qui rend compte des valeureux services que la nature nous rend.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article a été rédigé avec la collaboration de Ian Hanington, rédacteur en chef et spécialiste des communications à la Fondation David Suzuki.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous trouverez d'autres réflexions de David Suzuki dans le livre &lt;a href="http://www.dmpibooks.com/book/everything-under-the-sun"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), de David Suzuki et Ian Hanington. En vente dans les librairies et en ligne.&lt;/p&gt;
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    <title>Tout le monde dehors... surtout les jeunes!</title>
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    <published>2012-10-24T18:31:05Z</published>
    <updated>2012-10-31T14:49:48Z</updated>

    <summary>Dire « Allez, sortez! » à ses enfants est fort probablement ce qu'il y aurait de mieux pour sauver la planète. Selon un sondage réalisé par la Fondation David Suzuki...</summary>

    
        
            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;Dire « Allez, sortez! » à ses enfants est fort probablement ce qu'il y aurait de mieux pour sauver la planète.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon un &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/publications/reports/2012/youth-engagement-with-nature/"&gt;sondage réalisé par la Fondation David Suzuki&lt;/a&gt; (lien seulement disponible en anglais), 70 pour cent des jeunes Canadiens rapportent qu'ils ne passent pas plus d'une heure par jour en plein air. Et lorsqu'ils sortent, c'est généralement pour se rendre d'une place à l'autre. Bref, se retrouver dehors n'est qu'une simple coïncidence -- leur démarche est de se rendre ailleurs. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Presque la moitié des jeunes répondants du sondage soulignent qu'ils n'ont pas assez de temps libre pour se joindre à des programmes qui leur permettraient d'être en plein air. Semble-t-il que leurs responsabilités à l'école et au boulot, entre autres, leur rendent rare l'occasion de jouer au ballon ou de se promener avec des amis au cœur des espaces verts avoisinants.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Pour les gens de mon âge, ceci nous semble presque inconcevable. Quand j'étais petit, se retrouver dehors était tout à fait normal. Peu importe s'il pleuvait ou s'il faisait beau, la consigne de nos parents était la même : « Allez, sortez! »  Les heures que j'ai passées à l'extérieur m'ont rendu plus résilient et m'ont rempli de confiance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un certain marécage à London, en Ontario, était devenu mon sanctuaire lorsque j'étais adolescent. Avec ma collection d'insectes, d'œufs de salamandre et de tortues en main, j'étais souvent trempé à l'os sinon recouvert de boue lorsque je rentrais chez moi à la fin de la journée. C'est cela qui a éveillé mon intérêt pour la science. Passer ces heures à construire des forts et à regarder passer les nuages dans le ciel a su stimuler mon imagination et ma créativité. D'être en plein air a su me rendre heureux, à me maintenir en bonne santé et à m'aider à faire des liens avec le monde qui m'entourait. Plus tard, quand je suis devenu papa, j'ai encouragé mes enfants à passer du temps à l'extérieur et aujourd'hui une de mes activités préférées est d'explorer la nature avec mes petits-enfants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans l'espace seul de deux ou trois générations, la vie des enfants aurait changé de façon importante. Ils ne semblent plus avoir le temps de jouer à l'extérieur et ils passent plus de temps assis devant leurs écrans. L'écart entre la durée de temps que les enfants passent à l'intérieur avec leurs appareils électroniques et celle qu'ils passent à l'extérieur s'agrandit. D'après un &lt;a href="http://www.kff.org/entmedia/mh012010pkg.cfm"&gt;sondage réalisé aux États-Unis par la fondation de la famille Kaiser&lt;/a&gt; (lien seulement disponible en anglais), les jeunes investissent une moyenne de sept heures et demie par jour à interagir avec les médias axés sur le divertissement. Multipliez cela par les sept jours de la semaine et ils en sont à y investir plus de temps qu'une personne travaille d'heures dans une semaine de travail normale!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais la solution n'est pas d'accuser les enfants de vouloir s'occuper avec Facebook plutôt que de se rouler dans la boue. En fait, notre société ne nous encourage point à faire des liens avec la nature. Or, on entend souvent que la nature est sale et dangereuse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Que nous soyons parents, grands-parents, oncles ou tantes, c'est à nous de sortir en plein air et d'amener les jeunes avec nous. La famille joue un rôle important dans le choix des enfants de passer plus de temps à l'extérieur. Les résultats du sondage de la Fondation David Suzuki semblent affirmer que les jeunes ayant passé du temps à l'extérieur au long de leur enfance étaient 20 pour cent plus aptes à participer à des programmes d'activités en plein air ou à explorer la nature de leur propre gré.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les jeunes adolescents rapportent que de sortir en plein air en famille était la meilleure façon de se façonner des liens avec la nature. Les adolescents plus âgés étaient plus tentés à faire l'exploration de la nature de façon spontanée -- que ce soit seul ou avec des amis -- fort probablement parce que leurs parents leur accordent un peu plus de liberté lorsqu'ils deviennent ados.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, d'après le sondage, ils semblent vouloir s'amuser et partir à l'aventure lorsqu'ils parlent de passer du temps en plein air. Plus que la moitié des répondants affirment qu'ils aimaient particulièrement les activités en plein air non structurées. Ils cherchent à passer du temps à l'extérieur dans leurs propres quartiers, avec leurs amis, à attraper des bibittes, à observer des oiseaux ou à faire du vélo. Que de bonnes nouvelles! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Donc, il s'agit de les encourager -- et de s'assurer de ne pas être dans leur chemin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous devons nous assurer que nos quartiers nous offrent des espaces verts où les gens peuvent approfondir leurs liens avec la nature. Nous devons demander aux professeurs et aux membres de nos conseils d'école d'offrir des activités en plein air -- régulièrement -- afin de bien intégrer le monde naturel dans leur processus d'apprentissage. Et il faut arrêter de passer le message à nos enfants qu'on devrait avoir peur lorsqu'on s'aventure à l'extérieur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sinon, la prochaine génération n'aura pas les acquis nécessaires pour assurer la protection de l'environnement et pour célébrer ses merveilles, c'est-à-dire pour prendre la relève de la gérance de notre environnement. Rappelons-nous que nous sommes toujours plus susceptibles à protéger et à veiller sur les choses que nous connaissons bien et que nous chérissons.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les parents se doivent de se rappeler comment ils se sont amusés à l'extérieur quand ils étaient enfants. Ils se doivent de faire confiance à leurs enfants et de les laisser sortir dans la nature, tout comme me l'avait permis ma mère puisqu'en fait, il est fort probable que notre survie en dépend.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rédigé à l'aide de contributions de la spécialiste des communications de la Fondation David Suzuki, Leanne Clare.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>C'est dans notre nature à tous d'être en santé</title>
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    <published>2012-10-02T21:15:04Z</published>
    <updated>2012-10-14T22:00:42Z</updated>

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            <author><name>David Suzuki</name></author>
        
    
    
    
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        &lt;p&gt;L'une des joies d'être grands-parents, c'est de voir à nouveau le monde à travers les yeux d'un enfant. Récemment, j'ai trouvé mon petit-fils s'en prenant à une gale sur son bras. Cet évènement a déclenché un flot de souvenirs en moi puisque j'avais l'habitude de faire la même chose. C'était fascinant de voir le sang d'une blessure sécher puis, au bout de quelques jours, former une gale. Avant que cette gale ne soit prête à tomber, je l'arrachais pour voir ce qui se cachait en-dessous, et, merveille des merveilles, il s'agissait de peau toute neuve et rosée!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est incroyable de voir comment nos corps se régénèrent. Nous recevons des coups puis des ecchymoses se forment lorsque le sang s'échappe à travers nos tissus. Avec le temps, leur bleu foncé se dilue et peut se déplacer avant de disparaître. Même les os brisés guérissent et retrouvent leur pleine force. La peau, notre plus grand organe, est une couche miracle. Elle garde l'ensemble de notre être à l'intérieur et le reste, à l'extérieur. Elle éloigne les infections, laisse couler de l'eau, nous rafraîchit lorsqu'il fait chaud et se répare elle-même.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Malgré tout, les virus, bactéries et parasites sont toujours à l'affut d'opportunités de pénétrer notre couche protectrice. En plus des fréquentes coupures et éraflures, nous avons des orifices naturels comme la bouche, les oreilles, l'anus et les organes génitaux, tous munis de leur propre système de défense. Si un organisme envahissant s'infiltre à l'intérieur, nous avons une barrière incroyable, notre système immunitaire, qui génère constamment de nouvelles protéines pour combattre des infections avec lesquelles nous n'avons même jamais été en contact. Nous avons un système de défense qui reconnaît et combat toute cellule avec une génétique différente de la nôtre (ce qui rend si difficile de transplanter des organes, des tissus ou  des cellules). Et pourtant, les femmes enceintes portent un fœtus génétiquement différent durant neuf mois. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Grâce à l'évolution, nos corps ont acquis des manières puissantes de prévenir les infections et les maladies afin de nous permettre de vivre de longues vies en santé. Pourquoi, dans ce cas, est-ce que les coûts liés aux soins de santé continuent de grimper  à un rythme insoutenable et alarmant? C'est en partie parce que les soins médicaux sont devenus si sophistiqués que les médecins sont en mesure de traiter un plus grand nombre de problèmes. Un autre facteur est que le coût des médicaments ne cesse de croître. De plus, avec un système de santé en place, plus de gens sont susceptibles de demander de l'aide. Malgré tout, les coûts du système de santé ne peuvent continuer à augmenter indéfiniment.  Les gouvernements sont toujours à la recherche de façons de réduire les coûts, souvent en déchargeant une plus grande proportion du fardeau sur les patients. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous devons porter plus d'attention à garder nos corps et nos esprits en santé et aptes à guérir. Et pourtant, nous rendons la tâche difficile à nos défenses. Nous permettons que des choses qui ne devraient pas s'appeler nourriture soient vendues. Plusieurs n'ont aucune valeur nutritive et mènent à l'obésité, un déséquilibre en sel, ainsi qu'à des allergies. Nous avons relâché des produits chimiques dans l'environnement par millions de tonnes. Les molécules affluent dans notre système à travers l'air, l'eau et la nourriture, accablant ou affaiblissant nos systèmes immunitaires protecteurs. Selon les docteurs de l'Université Harvard Eric Chivian et Aaron Bernstein, « notre comportement est le résultat de notre échec fondamental à reconnaître que les êtres humains sont une partie inséparable de la nature et que nous ne pouvons l'endommager gravement sans nous endommager gravement nous-mêmes. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La littérature médicale nous révèle que les moyens les plus efficaces de réduire les risques de maladie cardiaque, de cancer, d'attaques d'apoplexie, de diabète, d'Alzheimer et de plusieurs autres problèmes passent par une alimentation saine et l'activité physique. Nos corps ont évolué afin de bouger, mais nous utilisions pourtant l'énergie du pétrole plutôt que de nos muscles pour réaliser notre travail.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En 2007, l'Organisation mondiale de la Santé a conclu que des facteurs environnementaux contribuent à 36 000 morts et 13 pour cent du fardeau de maladie au Canada annuellement.  &lt;span class="caps"&gt;L'A&lt;/span&gt;ssociation médicale canadienne déclare que &lt;a href="http://www.cma.ca/multimedia/CMA/Content_Images/Inside_cma/Office_Public_Health/ICAP/CMA_ICAP_sum_f.pdf"&gt;la pollution de l'air cause plus de 20 000 morts prématurées par année&lt;/a&gt;. De plus, selon l'auteur et avocat de l'environnement &lt;a href="http://davidrichardboyd.com/biography/"&gt;David R. Boyd&lt;/a&gt;, les scientifiques estiment que des facteurs environnementaux affectant les maladies cardiaques et respiratoires, le cancer et les problèmes à la naissance sont en cause dans le cas de &lt;a href="http://canadiandimension.com/magazine/issue/july-august-2012"&gt;10 000 à 25 000 morts, 78 000 à 194 000 hospitalisations, 600 000 à 1,5 million de jours à l'hôpital, ainsi que d'autres problèmes totalisant de 3,6 milliards à 9,1 milliards de dollars&lt;/a&gt; en coûts directs et indirects chaque année.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est plus facile, plus efficace et moins coûteux de laisser des corps en santé combattre les maladies et les infections que d'affaiblir ces systèmes de défense et d'ensuite y remédier médicalement. Si nous voulons d'un système de santé stable, nous devons consacrer plus de ressources à réduire la pollution et la dégradation environnementale, ainsi qu'à créer un mode de vie qui garde nos corps et nos esprits heureux et en bonne santé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Écrit à l'aide de contributions du spécialiste des communications et d'éditions de la Fondation David Suzuki, Ian Hanington.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour en savoir plus sur la vision de David Suzuki, lire &lt;a href="http://www.dmpibooks.com/book/everything-under-the-sun" target="_hplink"&gt;Everything Under the Sun&lt;/a&gt; (Greystone Books/Fondation David Suzuki), par David Suzuki et Ian Hanington, maintenant en vente dans les librairies et en ligne.&lt;/p&gt;
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