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    <title>Le Nid du Colvert</title>
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    <updated>2013-05-31T22:47:35Z</updated>
    <subtitle>Le Nid du Colvert est l’endroit où il est possible d’exprimer des opinions et des idées. Les experts, provenant autant de notre organisation que d’ailleurs, abordent des sujets liés à l’environnement, l’actualité, la science, la société ou toute autre thématique auxquels s’intéresse la Fondation David Suzuki.</subtitle>
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    <title>Ligne 9 d'Enbridge : un business case qui ne tient pas la route</title>
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    <published>2013-05-31T21:35:49Z</published>
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        &lt;p&gt;Une coalition de gens d'affaires en faveur de l'inversion de la ligne 9 a été lancée le 29 mai dernier. Ce regroupement prétend que ce projet &lt;a href="http://www.newswire.ca/en/story/1173571/-r-e-p-r-i-s-e-invitation-media-et-occasion-photos-lancement-de-la-coalition-en-appui-au-projet-d-inversion-de-la-ligne-9"&gt;« adhère au principe d'un développement responsable et durable ».&lt;/a&gt; Ces propos rappellent ceux du ministre de l'Industrie Joe Oliver qui allait jusqu'à qualifier le pétrole de &lt;a href="http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/377409/ottawa-qualifie-les-sables-bitumineux-de-ressource-renouvelable"&gt;« ressource renouvelable ».&lt;/a&gt; On voit mal comment un projet qui permet l'expansion de la production de pétrole serait responsable et durable alors que la planète vient de dépasser une concentration de 400 parties par millions de &lt;span class="caps"&gt;CO2 &lt;/span&gt;dans l'atmosphère. Ce discours est une vaine tentative de greenwashing d'un projet qui n'a rien de durable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À la décharge de la nouvelle coalition, il faut saluer le fait que ses représentants ont rappelé l'importance pour le Québec de diminuer sa consommation de pétrole. On aimerait voir les associations d'affaires déployer des efforts aussi considérables pour soutenir cet objectif que pour inverser la ligne 9. Mais pour l'instant, le projet de pipeline est soutenu à grand renfort de publicités et de relations publiques. La réduction de la dépendance au pétrole et la lutte aux changements climatiques attendront.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Ce qui frappe dans l'ensemble de l'argumentaire déployé pour soutenir l'inversion de la ligne 9, c'est la faiblesse du business case proposé et des hypothèses qui la soutiennent. Une série d'arguments sont avancés pour justifier le projet d'inversion, mais au final, l'argumentaire est truffé de désinformation volontaire ou involontaire, en plus d'être incohérent. Reprenons un à un les principaux arguments : &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;L'inversion de la ligne 9 vise à assurer la sécurité énergétique du Québec&lt;/b&gt;. Cet argument a  été contredit par Enbridge qui a déjà indiqué son intention de poursuivre l'inversion jusqu'à Portland, Maine. &lt;a href="http://www.reuters.com/article/2013/05/22/oilsands-maine-idUSL2N0E317720130522"&gt;Le travail préparatoire est déjà en cours du côté américain&lt;/a&gt;. Quant à Transcanada, elle ne cache pas son intention de construire un nouveau pipeline qui traversera le Québec pour se rendre à Saint John, Nouveau-Brunswick. Des municipalités du Bas-Saint-Laurent ont déjà été avisées de ce projet. L'objectif premier de ces projets est d'exporter le pétrole des sables bitumineux vers le marché mondial.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;L'inversion de la ligne 9 permettra d'approvisionner le Québec à moindre coût&lt;/b&gt;. Il est connu que le pétrole des sables bitumineux coûte présentement vingt dollars de moins le baril que le Brent de la Mer du Nord en raison de son manque d'accès à la mer. Tous les spécialistes s'entendent sur le fait que ce pétrole &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industry-news/energy-and-resources/will-eastern-oil-pipelines-lead-to-lower-prices-at-the-pump-for-canadians/article11429689/"&gt;se transigera au pris du Brent&lt;/a&gt; dès lors qu'il touchera la mer. Ainsi les raffineries du Québec ne pourront s'approvisionner à moindre coût que dans l'éventualité improbable où Enbridge et Transcanada décidaient de se priver de la prime à l'exportation obtenue en acheminant le pétrole vers Saint John et Portland.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À ce stade, on comprend aisément que le pétrole ne fera que transiter par le Québec et qu'il sera vendu au plus offrant. Les raffineries québécoises devront donc s'approvisionner au prix du marché mondial.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;L'inversion de la ligne 9 va diminuer le trafic de pétroliers sur le Saint-Laurent&lt;/b&gt;. La logique même veut que si les raffineries québécoises s'approvisionnent par pipeline, elles cesseront l'approvisionnement par tanker. Mais tout n'est pas si simple. Valero, la compagnie qui détient la raffinerie d'Ultramar à Saint-Romuald, a annoncé son intention &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/regions/quebec/2013/05/23/014-enbridge-valero-pipeline.shtml"&gt;d'acheminer le pétrole par navire de Montréal à Québec&lt;/a&gt;. Ainsi, on va remplacer un trafic de pétrolier dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent par le même trafic dans la portion en eau douce du fleuve. Rien pour nous rassurer sur notre approvisionnement en eau potable. À cela s'ajoutent les projets du &lt;a href="http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201304/05/01-4637844-transcanada-veut-un-port-petrolier-pres-de-quebec.php"&gt;Port de Montréal&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201304/05/01-4637844-transcanada-veut-un-port-petrolier-pres-de-quebec.php"&gt;Transcanada, qui veut bâtir un terminal portuaire près de Québec&lt;/a&gt;, de développer le transport du pétrole par le fleuve. Le Saint-Laurent deviendra-t-il la voie d'exportation du pétrole albertain? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le transport par pipeline est plus sécuritaire et plus écologique que le transport maritime&lt;/b&gt;. On peut douter fortement de cet argument à la lumière des déversements catastrophiques d'Enbridge à Kalamazoo, &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industry-news/energy-and-resources/enbridge-slammed-for-keystone-kops-response-to-michigan-spill/article4402752/"&gt;pour laquelle elle a été sévèrement blâmée&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://www.cbc.ca/news/world/story/2013/03/31/arkansas-spill.html"&gt;d'Exxon Mobil en Arkansas en mars 2013&lt;/a&gt;. En outre les déversements de pipelines sont fréquents en Amérique du Nord, et les entreprises qui les gèrent sont régulièrement critiquées pour leur mauvaise gestion des risques, et leur incapacité d'intervenir efficacement en cas de déversement. La fréquence des déversements de pipelines est trop grande pour que les risques soient significativement réduits en comparaison au trafic maritime. L'argument invoqué par l'un des porte-paroles de la coalition en faveur du renversement de la ligne 9 vaut la peine d'être mentionné ici : « On peut aller sur la lune, on est sûrement capable de faire des pipelines qui ne coulent pas ». Malheureusement non. Et les faits le démontrent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;L'inversion de la ligne 9 va créer des emplois au Québec&lt;/b&gt;. C'est ici que l'ensemble du business case montre ses plus grandes faiblesses. D'abord on admet que l'inversion ne créera pratiquement pas d'emplois directs. Ensuite on fait miroiter la création de nouveaux emplois hypothétiques dans la pétrochimie, sans pouvoir mentionner un seul projet concret. Puis on fait l'hypothèse que les raffineries québécoises pourront s'approvisionner en priorité et à moindre coût, ce qui est fortement questionnable.  Finalement, s'il s'avérait que ce scénario improbable se matérialise, le pétrole albertain viendrait concurrencer à plus faible prix le pétrole que le Québec veut exploiter à Anticosti ou dans le golfe Saint-Laurent, et que les mêmes associations d'affaires souhaitent voir se développer. On ne peut s'empêcher de se gratter la tête... Où est le business case pour le Québec?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'argumentaire en faveur de l'inversion de la ligne 9 est truffé d'hypothèses sans fondement, de sophismes, d'incohérences et de tentatives délibérées ou involontaires de désinformer le public. Tout indique que la coalition en question souhaite ouvrir le passage en sol québécois de pipelines albertains, sans aucune garantie de retombées ou de contrepartie, et en acceptant d'en assumer tous les risques. Même la Colombie-Britannique a refusé un tel marché de dupe. Nous sommes tous en faveur du développement économique, mais encore faut-il présenter un business case qui se tienne. Celui-ci, malheureusement, ne tient pas la route.&lt;/p&gt;
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    <title>Le Saint-Laurent dans les veines</title>
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    <published>2013-05-27T16:00:00Z</published>
    <updated>2013-06-11T13:56:47Z</updated>

    <summary>On reproche souvent aux groupes écologistes, à tort ou à raison, de ne faire état que des problèmes environnementaux de ce monde, de ne jamais être satisfaits des mesures prises...</summary>
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        &lt;p&gt;On reproche souvent aux groupes écologistes, à tort ou à raison, de ne faire état que des problèmes environnementaux de ce monde, de ne jamais être satisfaits des mesures prises par les gouvernements en place, ou d'être simplement des rabat-joie. Ayant moi-même fait l'objet de certaines de ces allégations, permettez-moi aujourd'hui de vous faire la démonstration du contraire. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Afin d'illustrer mon propos, je vous suggère un sujet dont les ramifications s'étendent à de multiples facettes de notre quotidien - qu'il s'agisse de notre culture, notre économie, ou notre santé - et dont nous avons tous fait l'expérience d'une manière ou d'une autre au cours de notre vie, que l'on en soit conscient ou non. Faisons donc connaissance à nouveau avec le fleuve Saint-Laurent! &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;À la fois source d'eau potable, voie de navigation, garde-manger halieutique, habitat faunique et floral unique, ainsi que source intarissable d'inspiration artistique, le Saint-Laurent est un incontournable de notre patrimoine. Pourtant, malgré les efforts déployés au cours des dernières années afin d'en améliorer sa santé, le fleuve souffre tout de même encore de plusieurs maux...ou peut-être s'agit-il simplement d'un manque d'attention de notre part? Mais je m'arrêterai ici sur de tels commentaires quant à l'état du fleuve, puisque ceci dérogerait au propos même de ce billet. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plutôt que d'en faire un martyr, je vous invite, à l'instar de plusieurs groupes environnementaux, à célébrer le Saint-Laurent lors de la toute première « &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/renouez-avec-le-fleuve/celebrez-la-semaine-du-saint-laurent/"&gt;Semaine du Saint-Laurent&lt;/a&gt; » qui se déroulera du 7 au 15 juin prochains à travers tout le Québec. Pour ce faire, une vingtaine de groupes proposeront aux Québécois et Québécoises une panoplie d'activités leur permettant de renouer avec ce fleuve majestueux. Kayak, pêche, conférences, visites d'interprétation, et &lt;span class="caps"&gt;BBQ &lt;/span&gt;mettant en vedette des produits issus de pêcheries durables du Saint-Laurent, figureront au &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/renouez-avec-le-fleuve/celebrez-la-semaine-du-saint-laurent/"&gt;calendrier&lt;/a&gt; des activités offertes par les groupes partenaires de l'évènement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si certains détracteurs croient que les groupes écologistes/environnementaux n'ont que de mauvaises nouvelles à annoncer, qu'ils se ravisent! La Semaine du Saint-Laurent est un bel exemple de la collaboration de plusieurs organisations pour la mise en valeur de ce joyau qu'est le fleuve Saint-Laurent. De Montréal à Québec, de Trois-Rivières au Saguenay, et de la Côte-Nord aux Îles-de-la-Madeleine, nous partageons tous et toutes une histoire commune avec le Saint-Laurent. Bien que nous en oubliions souvent des passages, il n'en demeure pas moins que nous avons le Saint-Laurent dans les veines - à preuve, près de la moitié des Québécois et Québécoises s'en abreuvent!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors, participez nombreux à cette grande fête du Saint-Laurent. Plusieurs choix s'offrent à vous pour ce faire : osez une baignade dans le fleuve, ou même de faire le Tour de l'Île bleue en kayak dans la région de Montréal ; à Québec on vous propose une soirée thématique sur la biodiversité, suivie d'un cocktail conférence, ou même une visite guidée de l'Aquarium du Québec ; à Trois-Rivières, laissez-vous enchanter par un spectacle de danse contemporaine sur les rives du fleuve ; à Baie-Comeau, venez célébrer la 4e édition de l'Aqua-Fête. Partout au Québec le Saint-Laurent sera célébré lors de la Semaine du Saint-Laurent avec bien d'autres activités au menu. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Renouez avec le fleuve: touchez-le, goutez-le, partagez même votre amour pour ce dernier en signant &lt;a href="http://monfleuvevivant.davidsuzuki.org/"&gt;cette déclaration&lt;/a&gt;: Bref, faites-en l'expérience! &lt;/p&gt;
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    <title>Oklahoma : l'ère des conséquences</title>
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    <published>2013-05-21T22:48:26Z</published>
    <updated>2013-05-22T13:23:19Z</updated>

    <summary>« Nous entrons dans une période de conséquences » - Winston Churchill, 12 novembre 1936. Dans le film Une vérité qui dérange, paru en 2006, Al Gore réagissait à l'ouragan...</summary>
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        &lt;p&gt;&lt;b&gt;« &lt;em&gt;Nous entrons dans une période de conséquences&lt;/em&gt; » - Winston Churchill, 12 novembre 1936.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le film Une vérité qui dérange, paru en 2006, Al Gore réagissait à l'ouragan Katrina qui a pratiquement détruit la Nouvelle-Orléans en affirmant que nous étions entrés dans l'ère des changements climatiques, une ère de conséquences et d'inconnu aux impacts environnementaux, financiers et humains d'une ampleur sans précédant dans l'histoire de notre civilisation. La tornade de puissance 4 qui vient de frapper l'Oklahoma vient nous ramener à la nouvelle réalité climatique. Alors même où les concentrations de gaz à effet de serre dépassent 400 parties par million, un seuil qui n'a pas été atteint depuis 3,2 millions d'années, le climat se dérègle littéralement sous nos yeux.  Peut-on encore qualifier de tels événements de catastrophes naturelles?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Les liens entre les changements climatiques et les événements météorologiques extrêmes sont complexes, mais de mieux en mieux compris par la communauté scientifique. Les climatologues s'entendent sur le fait qu'aucun événement météorologique extrême ne peut à lui seul être attribué aux changements climatiques. Il est toutefois de plus en plus documenté que les changements climatiques augmentent le nombre et l'intensité des événements climatiques extrêmes comme les sécheresses, inondations, vagues de chaleur, ou tempêtes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour expliquer le phénomène, plusieurs scientifiques utilisent aujourd'hui l'analogie d'une partie de dés pipés. Les changements climatiques augmentent la probabilité de tirer des 10, 11 ou 12 lorsque l'on tire les dés. Un peu comme si nous avions peint plusieurs faces avec des 5 ou des 6. Mais certains scientifiques vont désormais plus loin : ils affirment qu'avec l'augmentation des concentrations de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;dans l'atmosphère, nous ajoutons des 7 et des 8 sur les faces de nos dés, ce qui fait qu'il est aujourd'hui possible de tirer des 13, des 14 ou même des 15.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces changements à notre réalité climatique sont corroborés par les données des compagnies d'assurances dans le monde. Ainsi Munich Re affirme dans son &lt;a href="http://The%20era%20of%20procrastination,%20of%20half-measures,%20of%20soothing%20and%20baffling%20expedients,%20of%20delays,%20is%20coming%20to%20its%20close.%20In%20its%20place%20we%20are%20entering%20a%20period%20of%20consequences"&gt;rapport 2012&lt;/a&gt;. que le nombre de catastrophes climatiques a été multiplié par cinq en trente ans en Amérique du Nord, occasionnant des dommages de plus de 1000 milliards de dollars et plus de 30 000 victimes depuis 1981 sur ce seul continent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il est donc évident que nous sommes entrés dans une nouvelle réalité climatique. Une période de conséquences comme le disait Churchill. Ironiquement, la catastrophe de l'Oklahoma s'est produite le jour même où la &lt;a href="http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201305/20/01-4652528-la-cour-supreme-refuse-dentendre-un-cas-lie-au-rechauffement-climatique.php"&gt;Cour Suprême des États-Unis&lt;/a&gt; refusait d'entendre la cause du village de Kivalina en Alaska qui souhaitait poursuivre des compagnies pétrolières dont ExxonMobil, ainsi que des producteurs d'électricité, afin de leur réclamer le versement de dédommagements pour les dégâts provoqués par des inondations et de l'érosion causées par la fonte de la banquise due au réchauffement climatique. La Cour a jugé qu'il n'était pas de son ressort de se saisir des effets du réchauffement climatique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les compagnies pétrolières, gazières et l'industrie du charbon pourront donc poursuivre leur expansion sans être tenues responsables des conséquences climatiques, des pertes économiques et des pertes de vies humaines associées à la pollution atmosphérique. Ces entreprises qui ont investi des milliards de dollars en activités de lobbying pour contrer les efforts de lutte aux changements climatiques, et qui ont même financé des campagnes mensongères niant la menace climatique, pourront également continuer leur travail de sape en toute impunité, sans craindre des incidences financières potentielles pour leurs actionnaires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec des concentrations de gaz à effet de serre qui continuent d'augmenter de manière incontrôlée, les conséquences des changements climatiques vont être de plus en plus sévères, engloutissant des centaines de milliards et des milliers de vies humaines. Devant cet état de fait, les lobbys du charbon, du pétrole et du gaz maintiennent toujours un verrou sur toute action décisive de lutte aux changements climatiques. Cette attitude est non seulement irresponsable : elle est un crime contre les prochaines générations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous avons suffisamment de connaissances scientifiques pour lier le charbon, le pétrole et le gaz à l'accroissement du nombre et de l'intensité des catastrophes naturelles causées par le réchauffement planétaire. Si la Cour Suprême des États-Unis juge que les entreprises pétrolières ne peuvent être tenues juridiquement responsables des dommages causés par leurs activités, elles auront néanmoins à répondre tôt ou tard de leurs actes puisqu'en retardant la lutte aux changements climatiques, elles ont joué un rôle central dans l'aggravation d'une crise dont nous commençons à peine à mesurer l'ampleur.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans son discours de 1936, Churchill affirmait que : « L'ère de la procrastination, des demi-mesures, des expédients apaisants et déroutants, des délais, arrive à sa fin. » Il est temps d'entrer dans une ère de responsabilité, une ère où ceux qui bloquent l'action  pour protéger le climat sont tenus responsables juridiquement ou politiquement des coûts économiques et humains de leurs actions.&lt;/p&gt;
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    <title>Le Canada et l'art de mettre tous ses œufs dans le même panier</title>
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    <published>2013-05-08T19:08:22Z</published>
    <updated>2013-05-09T13:24:38Z</updated>

    <summary>Qu'ont en commun le développement des ressources naturelles et la recherche scientifique? Le second sert à appuyer le premier, afin de tendre vers un développement plus responsable et durable de...</summary>
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        &lt;p&gt;Qu'ont en commun le développement des ressources naturelles et la recherche scientifique? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le second sert à appuyer le premier, afin de tendre vers un développement plus responsable et durable de nos ressources, me direz-vous. Peut-être, mais beaucoup trop utopique! En réalité, la réponse réside dans le fait que tous deux sont désormais à la merci du secteur industriel. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/sur-la-colline-parlementaire/201305/07/01-4648536-le-cnrc-se-concentrera-sur-la-recherche-appliquee.php"&gt;Avec la nouvelle récente du changement de priorités du Conseil national de recherches du Canada&lt;/a&gt; (CNRC) qui mettra désormais l'accent sur la recherche pratique au détriment de la recherche fondamentale, le gouvernement fédéral ne laisse plus planer de doute quant à sa vision de la science : la recherche scientifique doit désormais être subordonnée à l'industrie.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Selon une analyse de l'Association Canadienne des Professeures et Professeurs d'Université (ACPPU), le financement de base des principaux conseils subventionnaires en recherche fondamentale a &lt;a href="http://www.caut.ca/docs/reports/analyse-par-l%27acppu-du-budget-f%C3%A9d%C3%A9ral-de-2012.pdf?sfvrsn=2"&gt;chuté de 3% entre 2007 et 2012&lt;/a&gt; , alors que le gouvernement accorde une aide supplémentaire à des instituts et à des projets bien précis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette « tendance » gouvernementale à paver la voix à l'industrie tient pourtant bien plus d'un secret de polichinelle que d'une nouvelle en soi. Depuis les dernières années les exemples fusent de partout : &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2011/08/coupes-a-blanc-le-federal-sabre-dans-sa-mission-environnementale/"&gt;coupures de postes&lt;/a&gt; dans les ministères de la fonction publique traitant d'environnement , &lt;a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/374661/scientifiques-museles-une-enquete-est-ouverte"&gt;bâillonnement des scientifiques&lt;/a&gt; , projets de lois omnibus affaiblissant nos lois en matière de protection de l'environnement, facilitant ainsi le développement industriel, etc. La liste ne cesse de s'allonger... et les pouvoirs du secteur industriel tout autant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le développement du secteur industriel en soi, tout comme la recherche appliquée, n'est pourtant pas mauvais. Ce qui est néfaste par contre, est le fait que le Canada soi présentement en train de mettre tous ses œufs dans le même panier afin de développer ses ressources naturelles non renouvelables au détriment de notre environnement, de notre santé ainsi que celle de nos enfants et des générations futures - le tout au nom de la prospérité économique. Plus désolant encore, afin d'arriver à cette fin (la croissance infinie peut-elle être un but en soi?), &lt;a href="http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201304/03/01-4637321-la-nouvelle-noirceur.php"&gt;nos « leaders » fédéraux sont prêts à réorienter les investissements scientifiques&lt;/a&gt;.   &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour reprendre les propos de Louise Dandurand, membre du Conseil d'administration de l'Association francophone pour le savoir (Acfas) : « &lt;a href="http://www.acfas.ca/medias/communiques/2012/03/30/dans-cadre-dun-budget-dausterite-lacfas-reconnait-leffort-gouvernement"&gt;Si la recherche appliquée est l'arbre qui produit les fruits de la croissance économique, la recherche fondamentale est le terreau qui les nourrit&lt;/a&gt;.»  Cesser d'investir dans la recherche fondamentale est néfaste pour notre société. La recherche fondamentale permet ultimement de mieux saisir les mécanismes qui régissent notre monde et notre environnement, mais elle pave également la voie vers de nouvelles découvertes ayant un potentiel d'applications important.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À force de vouloir mettre tous ses œufs dans le même panier de la croissance économique et du développement de ses ressources non renouvelables, le Canada risque de perdre la vue d'ensemble sur ce qui constitue réellement une société riche et prospère, en plus de perdre les connaissances et l'expertise scientifiques étant à la base même de cette prospérité tant convoitée!&lt;/p&gt;
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    <title>400 PPM : L'heure des choix pour le climat</title>
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    <published>2013-05-02T15:39:38Z</published>
    <updated>2013-05-02T15:55:11Z</updated>

    <summary>L'observatoire Mauna Loa d'Hawaï, qui dépend de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a mesuré une concentration de CO2 dans l'atmosphère de 399,72 ppm, le 25 avril dernier, trois jours...</summary>
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        &lt;p&gt;L'observatoire Mauna Loa d'Hawaï, qui dépend de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) &lt;a href="http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/201304/29/01-4645641-le-co2-sur-le-point-datteindre-un-seuil-historique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_changements-climatiques_505_section_PO"&gt;a mesuré une concentration de &lt;span class="caps"&gt;CO2 &lt;/span&gt;dans l'atmosphère de 399,72 ppm, le 25 avril dernier&lt;/a&gt;, trois jours après le Jour de la Terre. D'ici quelques jours, ces concentrations passeront le seuil des 400 ppm. Nous nous apprêtons à fracasser l'un des seuils critiques au-delà desquels le climat se dérèglera irréversiblement. Face à cette situation, les délais et les faux-fuyants ne sont plus acceptables. L'heure est venue de choisir son camp.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'industrie pétrolière canadienne a choisi le sien : doubler coûte que coûte la production des sables bitumineux en bradant les ressources canadiennes pour attirer les investissements étrangers, en démantelant les protections environnementales pour pulvériser tout obstacle au passage d'oléoducs, en s'assurant que le Canada se désengage du Protocole de Kyoto et n'adopte aucun plan crédible de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, en s'accaparant annuellement 1,3 milliard de subventions et en transformant le Gouvernement du Canada en son agence de relation publique à grand renfort de lobbyisme. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;L'industrie fait son travail : maximiser le rendement à court terme pour ses actionnaires. Le nôtre est de maximiser le rendement à long terme pour l'ensemble de la population et pour les générations à venir. Nos intérêts entrent en collision frontale avec ceux de l'industrie pétrolière, peu importe ce que nous diront les tenants d'une économie fondée sur le pétrole. Il n'est pas responsable de payer l'épicerie en dilapidant notre rente pétrolière au profit d'intérêts étrangers, tout en léguant une dette écologique aux générations à venir  avec un climat irréversiblement détraqué.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voler l'avenir pour enrichir des actionnaires étrangers. Ce n'est pas le pays que nous voulons, et cela doit changer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puisque le Gouvernement et l'industrie continuent d'agir comme si demain n'existait pas, nous devons nous-mêmes reprendre l'initiative pour défendre les droits des prochaines générations. Je propose trois actions simples :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Réduire notre consommation de pétrole :&lt;/b&gt; je roule depuis un an en hybride. J'ai réduit ma consommation de pétrole de 700 litres et épargné près de 1000$. Mes émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;ont diminué de moitié. Nous devons aller plus loin et forcer nos gouvernements à se doter d'objectifs de réduction de la consommation de pétrole et à promouvoir les transports collectifs et électriques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Désinvestir le secteur pétrolier :&lt;/b&gt; Bill McKibben a lancé aux États-Unis une campagne de désinvestissement du secteur pétrolier. Nous devons nous aussi convaincre nos institutions de sortir leur capital du pétrole. Déjà les communautés religieuses refusent d'investir dans le tabac, l'armement, le nucléaire. Il est raisonnable d'ajouter le pétrole à la liste. L'argent de ma retraite ne servira plus à appauvrir mes enfants et à détruire les conditions de la vie sur Terre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Refuser les projets de pipelines :&lt;/b&gt; Chaque projet de pipeline au Canada fournit une occasion aux Canadiens de se prononcer sur les sables bitumineux et les changements climatiques. En l'absence de discussion démocratique ouverte sur l'avenir énergétique de notre pays, nous devons signifier haut et fort notre refus de voir des pipelines traverser notre territoire. À eux seuls, les deux pipelines prévus pour le Québec permettront d'augmenter la production des sables bitumineux de plus d'un million de barils par jour et les émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;de plus de 116 millions de tonnes annuellement. Nous avons le pouvoir d'éviter ses émissions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici des gestes que nous pouvons poser comme consommateurs, investisseurs et citoyens, pour défendre nos intérêts et préserver ce qui reste de notre climat. Alors que la planète traverse le seuil critique de 400 ppm, les enjeux sont clairs : le seul pétrole éthique est celui qui demeurera dans le sol.&lt;/p&gt;
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    <title>L'indépendance énergétique? Oui!</title>
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    <published>2013-04-23T18:56:05Z</published>
    <updated>2013-04-23T19:41:31Z</updated>

    <summary>Le Québec dispose de confortables surplus énergétiques. La vraie indépendance énergétique au Québec passe par la substitution du pétrole par l'électricité dans nos transports. Le Québec produit des autobus, des trains, des métros, et a l'un des plus importants potentiels au monde pour passer aux transports électriques. </summary>
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        &lt;p&gt;Préférez-vous les bananes ou le printemps? La question peut vous sembler absurde, mais c'est exactement le genre de fausse opposition qu'un &lt;a href="http://www.lapresse.ca/environnement/201304/21/01-4643126-non-au-petrole-albertain-disent-une-majorite-de-quebecois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_environnement_1984125_accueil_POS4"&gt;sondage continental&lt;/a&gt; publié à l'occasion du Jour de la Terre propose. Le sondage révèle que les Nord-Américains priorisent l'indépendance énergétique par l'entremise de l'expansion des sables bitumineux à la lutte aux changements climatiques. En lisant ce sondage, il m'est revenu cette vieille blague absurde que les enfants se racontent : ceci s'appelle une fausse opposition, et ma réponse a toujours été : les deux. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce sondage est très intéressant à plusieurs niveaux. D'abord parce qu'il est totalement biaisé puisqu'il fait une fausse opposition entre l'indépendance énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Placés devant un tel dilemme, il est surprenant que 30% des Américains, 32,5% des Canadiens et 53,4% des Québécois priorisent la réduction des &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;à l'indépendance énergétique.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Pourquoi s'agit-il d'une fausse opposition? Parce que l'indépendance énergétique et la réduction des émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;peuvent et doivent aller de pair. L'autosuffisance énergétique passe par la diminution de la consommation d'énergie et le remplacement des importations par des sources nationales. L'administration Obama investit depuis des années dans les programmes de développement des énergies renouvelables en sol américain et a renforcé les normes d'efficacité énergétique dans le transport pour travailler en ce sens. Ce faisant, on réduit la facture énergétique des ménages américains et on diminue les émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Imaginons un moment que nous ayons demandé aux Nord-Américains s'ils préféraient réduire leur facture énergétique en diminuant leur consommation de pétrole ou bien augmenter leur facture énergétique et contribuer à l'aggravation du réchauffement climatique. On peut supposer que les réponses auraient été différentes.  Il est évident que ce sondage vise à positionner les sables bitumineux comme la seule option permettant l'indépendance énergétique nord-américaine, alors que c'est loin d'être le cas. Les États-Unis, le Canada et le Québec disposent de plusieurs autres options qui permettent de renforcer l'indépendance énergétique en luttant contre le réchauffement climatique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par ailleurs, le sondage définit l'indépendance énergétique à l'échelle continentale, ce qui est pour le moins surprenant quand on sait que les Américains ont présentement l'objectif d'assurer leur propre indépendance énergétique par des sources d'approvisionnement en sol américain d'ici 2030. Les sables bitumineux canadiens ne font pas partie des plans. Les Américains veulent produire leur propre énergie, et ils prennent les moyens pour y arriver. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De la même manière, pour les Québécois, l'indépendance énergétique est synonyme d'énergie produite ici, au Québec, et non pas d'un changement à nos sources d'importation. L'importation de pétrole coûte 14 milliards $ par an aux Québécois, peu importe qu'il provienne d'Alberta ou d'Algérie. Cet argent quitte le Québec et ne reviendra plus. Et qu'on ne vienne pas nous servir l'argument de la péréquation : si le Québec diminuait de moitié sa consommation de pétrole, il n'aurait plus besoin de péréquation. Point à la ligne. On ne va quand même pas nous vendre l'idée que nous devrions enrichir l'Alberta avec notre argent, pour ensuite recevoir de la charité. Gardons plutôt notre argent chez nous !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Québec dispose de confortables surplus énergétiques. La vraie indépendance énergétique au Québec passe par la substitution du pétrole par l'électricité dans nos transports. Le Québec produit des autobus, des trains, des métros, et a l'un des plus importants potentiels au monde pour passer aux transports électriques. Le couple pétrole-automobile coûte annuellement 25 milliards $ à l'économie québécoise, ce qui creuse notre déficit commercial. Inverser cet exode de capitaux doit devenir une priorité nationale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur le plan strictement financier, l'électrification des transports est l'équivalent d'une seconde Baie James, sans compter les bénéfices évidents pour la lutte aux changements climatiques. Ceci permettra de renforcer notre indépendance énergétique, de conserver notre richesse ici et de diminuer les émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES.&lt;/span&gt; Cela, les Québécois le savent. Et bien qu'on en trouvera plusieurs pour dénoncer le fait que les Québécois préfèrent la lutte aux &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;à une indépendance énergétique factice qui repose sur l'enrichissement de l'Alberta, on en trouvera plusieurs autres, dont je fais partie, qui pensent que les Québécois sont plus intelligents qu'on ne veut le croire et qu'ils ne se laisseront pas enfermer dans un faux dilemme.&lt;/p&gt;
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    <title>Le dimanche 28 avril : je courrai pour la nature...et à la mémoire des coureurs de Boston!</title>
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    <published>2013-04-23T18:06:40Z</published>
    <updated>2013-04-23T19:26:49Z</updated>

    <summary>Il y a quelques temps je vous invitais à vous joindre à moi et plusieurs autres afin de relever le défi de la course nature David Suzuki. En effet, le...</summary>
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        &lt;p&gt;Il y a quelques temps je vous invitais à vous joindre à moi et plusieurs autres afin de relever le défi de la &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2013/02/joignez-vous-a-la-course-pour-la-nature-david-suzuki/"&gt;course nature David Suzuki&lt;/a&gt;. En effet, le 28 avril prochain, plusieurs fervents de course à pieds et moi-même prendrons part au demi-marathon de la Banque Scotia. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tous ensemble, nous courrons pour une bonne cause : lever des fonds pour la Fondation David Suzuki, afin de permettre à ce que nos projets puissent continuer d'encourager et de sensibiliser les citoyennes et citoyens à renouer avec la nature et améliorer l'état de santé de notre environnement.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Tout comme mes camarades de course et moi, plusieurs coureurs du &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/04/17/004-marathon-boston-enquete-progresse.shtml"&gt;marathon de Boston&lt;/a&gt; courraient également pour une bonne cause : pour la simple forme, pour surmonter un défi personnel, ou encore afin de lever des fonds pour un organisme de charité quelconque. Peu importe la cause, une multitude de coureurs relevaient un défi de taille pour un idéal allant au-delà de la simple satisfaction personnelle...et cet idéal leur a été arraché brutalement à la ligne d'arrivée.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Que l'on coure pour la nature, ou pour toute autre cause, personne, en aucune circonstance, ne devrait avoir à vivre l'expérience que bien des coureurs et des spectateurs ont vécu à Boston récemment.  &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le dimanche 28 avril, je courrai donc non seulement pour la nature et un environnement sain, mais aussi à la mémoire de ceux et celles qui se sont vus extirpés tragiquement de leur propre défi!&lt;/p&gt;
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    <title>Notre Keystone </title>
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    <published>2013-04-18T20:22:04Z</published>
    <updated>2013-05-06T00:19:55Z</updated>

    <summary>Dans un éditorial publié le 5 avril par La Presse, André Pratte compare le projet d'oléoduc de Transcanada, qui pourrait apporter le pétrole albertain au Québec, au controversé projet Keystone XL, qui transporterait ce même pétrole aux États-Unis vers les raffineries du Texas.</summary>
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        &lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans un &lt;a href="http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201304/04/01-4637677-notre-keystone.php"&gt;éditorial publié le 5 avril&lt;/a&gt; par La Presse, André Pratte compare le projet d'oléoduc de Transcanada, qui pourrait apporter le pétrole albertain au Québec, au controversé projet Keystone &lt;span class="caps"&gt;XL, &lt;/span&gt;qui transporterait ce même pétrole aux États-Unis vers les raffineries du Texas. La comparaison est bonne puisque les deux oléoducs transporteraient autour de 850 000 barils de pétrole par jour. Pratte affirme qu'il faut dissocier les projets de pipelines des impacts des sables bitumineux et ne considérer que les impacts directs des oléoducs proposés. Ce point est éminemment contestable puisque la production accrue qui résultera de l'ajout de ce pipeline représentera 116 millions de tonnes de &lt;span class="caps"&gt;CO2 &lt;/span&gt;de plus annuellement dans l'atmosphère. C'est pourquoi chaque projet de pipeline est devenu un référendum sur l'avenir énergétique du Canada.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;L'industrie pétrolière s'emploie activement à recadrer la conversation sur les sables bitumineux pour la faire porter sur les projets de pipelines, de transport et d'approvisionnement, sans égard à la provenance et à la destination du pétrole, ni aux impacts de sa production. Or, les projets &lt;a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/keystone-xl"&gt;Keystone XL&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/tag/oleoduc-enbridge"&gt;Northern Gateway&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/transcanada"&gt;Transcanada&lt;/a&gt; ne sont pas des projets ordinaires d'approvisionnement pétrolier. Ce sont des projets d'exportation qui visent à désenclaver les sables bitumineux et à permettre un doublement de la production d'ici 2015. Derrière ces projets d'oléoducs, c'est l'ensemble du développement pétrolier et de ses impacts au Canada qui sont en jeu, et c'est ce sujet qu'Ottawa et l'industrie pétrolière refusent obstinément d'aborder ouvertement et en toute transparence.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans une &lt;a href="http://www.nytimes.com/2013/04/01/opinion/the-tar-sands-disaster.html?_r=2&amp;amp;amp"&gt;lettre ouverte publiée dans le New York Times&lt;/a&gt;; le 31 mars dernier, Thomas Homer-Dixon explique pourquoi en disant non au projet Keystone &lt;span class="caps"&gt;XL, &lt;/span&gt;le président Obama ferait une faveur aux Canadiens. Ses arguments peuvent aussi s'appliquer au projet de Transcanada.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Homer-Dixon rappelle que les sables bitumineux sont une catastrophe écologique sans précédent qui transforme la forêt boréale en sol contaminé, et qui consomme des quantités astronomiques d'eau qui s'accumule dans 70 miles carrés de réservoirs toxiques. De plus, alors que le pétrole traditionnel a un rendement énergétique de 15 barils produits par baril d'énergie consommée dans la production, ce rendement n'est que de six pour un pour les sables bitumineux. En d'autres termes: nous consommons de plus en plus d'énergie, simplement pour produire de l'énergie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais l'auteur va encore plus loin. Il affirme que le Canada démontre de plus en plus deux des caractéristiques les plus néfastes des États pétroliers. Tout d'abord, le Canada démontre des signes inquiétants de &lt;a href="http://www.ledevoir.com/politique/quebec/351237/le-canada-souffre-veritablement-du-syndrome-hollandais-selon-l-institut-pembina"&gt;syndrome hollandais&lt;/a&gt; avec un cœur manufacturier qui s'est contracté du tiers sous l'effet d'un dollar dopé par les revenus pétroliers. Le Canada est aussi devenu un cancre de l'innovation et de la productivité. Ensuite, les attaques systématiques contre les scientifiques et les groupes écologistes, le démantèlement des lois assurant la protection de l'environnement et de la santé humaine, et les atteintes aux droits fondamentaux des peuples autochtones ne sont que quelques exemples d'un pouvoir central qui fait tout pour écraser la dissidence. L'économie et la démocratie canadiennes se désagrègent au contact du pétrole. Le Canada ressemble de plus en plus à ces pays d'où nous provient ce pétrole qu'on qualifie de non-éthique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Homer-Dixon aurait pu ajouter que le Canada, quatrième puissance pétrolière mondiale, n'a pas de plan crédible pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, aucune politique énergétique digne de ce nom, et aucun plan de restauration des sites gravement contaminés des sables bitumineux. On demande aux Canadiens un chèque en blanc pour l'industrie, dont la facture sera assumée par nos enfants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pire encore, la propriété des gisements et des industries des sables bitumineux est massivement passée sous les mains américaines, chinoises, européennes et asiatiques depuis dix ans, et une partie importante des profits générés par l'industrie passe aux mains étrangères. En outre le Canada n'a aucun plan pour maximiser les bénéfices économiques des sables bitumineux, et aucun plan pour assurer sa prospérité une fois le boom pétrolier terminé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une entreprise qui gèrerait aussi mal ses ressources et ses risques se ferait remettre à sa place par ses actionnaires. Mais les Canadiens ne sont pas consultés sur l'avenir énergétique, environnemental et économique de leur pays, et le Canada a tourné le dos à la lutte aux changements climatiques. Devrions-nous nous étonner, devant ce bilan, que 42 % des Canadiens s'opposent aujourd'hui à la croissance des sables bitumineux et que le pétrole canadien ait si mauvaise réputation à l'étranger? Par sa stratégie de choc et stupeur visant à se développer à tout prix et sans contrainte, l'industrie des sables bitumineux en est arrivée à perdre peu à peu sa social license to operate. C'est pour cette raison que les Britanno-Colombiens et les Américains s'apprêtent à dire non à Northern Gateway et Keystone &lt;span class="caps"&gt;XL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est aussi pour cette raison que les Québécois doivent regarder plus loin que le bout du tuyau pour comprendre qu'ils ont pour la première fois l'occasion de se prononcer sur un enjeu aussi crucial pour l'avenir du Canada et de ses enfants. Les projets d'oléoducs sont des référendums sur la gestion des sables bitumineux. En privant les Canadiens d'un sain débat sur la question, le gouvernement fédéral et l'industrie ont eux-mêmes créé les conditions de ce blocage. À eux de tirer les leçons qui s'imposent.&lt;/p&gt;
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    <title>Marche pour la Terre 2013 - Un grand pipeline humain</title>
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    <published>2013-04-17T14:22:24Z</published>
    <updated>2013-04-22T19:05:32Z</updated>

    <summary>La Marche pour la Terre 2013 se tiendra le dimanche 21 avril à Montréal. Il y a un an, la première marche, qui a rassemblé un quart de millions de...</summary>
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        &lt;p&gt;La &lt;a href="http://marchepourlaterre.org/" target="_blank"&gt;Marche pour la Terre 2013&lt;/a&gt; se tiendra le dimanche &lt;b&gt;21 avril à Montréal&lt;/b&gt;. Il y a un an, la première marche, qui a rassemblé un quart de millions de personnes, avait eu l'effet d'un grand tremblement de terre, un grand cri du peuple comme titrait Le Devoir. Ce fut un moment unique, comme il n'en arrive qu'un seul par génération. Ceux qui y étaient, hommes, femmes et enfants de bonne volonté, continuent d'en porter le message.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un an plus tard, loin du printemps érable, l'appel à la mobilisation est tout aussi important, et les raisons de marcher toutes aussi nombreuses. Surtout, surtout, nous avons cette année la certitude que descendre dans la rue pour porter fièrement nos valeurs et nos aspirations porte fruit.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Parce que la marche de 2012 a changé le cours de bien des choses.&lt;br /&gt;
Depuis un an, le Québec est sorti du nucléaire et de l'amiante, deux des pires poisons jamais inventés par l'homme. La menace des gaz de schistes, qui avait été endiguée par une mobilisation citoyenne sans précédent, semble maintenant être en repli. Les projets de mines d'amiante seront soumis à un &lt;span class="caps"&gt;BAPE &lt;/span&gt;générique. Le Plan Nord revit sous une autre forme, mais nous avons forcé la tenue d'un débat sur les redevances minières. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le travail n'est pas fini.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Depuis un an aussi, le gouvernement canadien a anéanti une génération d'efforts en démantelant des pans entiers de nos lois assurant la protection de nos lacs, de nos rivières, de notre environnement et de notre santé. Il a démantelé les processus d'évaluations environnementales qui permettaient de limiter les risques de projets industriels pour l'environnement et la santé humaine. Le gouvernement fédéral s'en est aussi pris aux autochtones et aux groupes écologistes, lançant une inquisition qui se poursuit toujours.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La cause de ces attaques est connue : les sables bitumineux et leur expansion incontrôlée qui est présentement ralentie par la capacité limitée de transporter le pétrole vers les marchés mondiaux. L'industrie et le gouvernement tentent par tous les moyens de donner un accès à la mer au pétrole canadien. Pour ce faire, des oléoducs doivent être mis en service dès que possible, ce qui implique de lever tous les obstacles potentiels : lois, règlements, citoyens, Premières Nations. Tout ce qui se trouve sur la route du pétrole doit être pulvérisé. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le 21 avril, ce seront des dizaines de milliers de personnes qui se placeront en travers de cette route. Hommes, femmes, enfants. Nous formerons un bouclier humain, un grand pipeline de l'espoir pour contrer ces projets d'oléoducs qu'on veut nous imposer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous savons que le monde se dirige vers un réchauffement de 4 degrés dans les prochaines décennies. Un tel réchauffement remet en cause les fondements mêmes de notre civilisation. Nous avons également la conviction qu'il est immoral de siphonner les ressources de la Terre si cela met en péril l'existence de nos enfants. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je marcherai pour défendre leurs droits. Leur droit à la vie, leur droit à un environnement sain. Leur droit de pouvoir eux aussi élever des enfants dans le minimum de bonheur auquel ils peuvent aspirer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Prendre la rue, c'est aussi prendre notre destin et celui de nos enfants en main et ne pas laisser les pétrolières leurs alliés politiques décider pour nous.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est pourquoi j'ai signé la &lt;a href="http://action2.davidsuzuki.org/fr/marchepourlaterre" target="_blank"&gt;déclaration&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est pourquoi je vous donne rendez-vous le &lt;b&gt;dimanche 21 avril à 14 h&lt;/b&gt;, à la &lt;a href="http://maps.google.fr/maps?q=place+des+festivals&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sll=46.75984,1.738281&amp;amp;sspn=8.746182,21.643066&amp;amp;hq=place+des+festivals&amp;amp;t=m&amp;amp;z=16" target="_blank"&gt;place des festivals&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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    <title>Turcot : l'erreur Montréale</title>
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    <published>2013-03-27T13:40:36Z</published>
    <updated>2013-03-28T19:14:43Z</updated>

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        &lt;p&gt;Ainsi donc, Québec va « investir » 3,7 milliards pour reconstruire l'échangeur Turcot d'ici 2020. Sans même penser aux inévitables dépassements de coûts qui feront très certainement passer la facture à plus de 5 milliards, Turcot coûte à lui seul l'équivalent, à peu de chose près, de nos deux mégas hôpitaux. Ce seul chiffre devrait nous faire réfléchir. Alors que nous manquons d'argent pour rénover nos écoles, nous donner des hôpitaux modernes, avons-nous encore les moyens de dépendre autant de l'automobile, du pétrole et du béton ? Qui va enfin fermer le robinet ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Car le robinet est ouvert au maximum depuis l'apparition des autoroutes dans les années 1960. L'idée de base de la mobilité était : « achetez-vous des autos, installez-vous n'importe-où, et nous vous ferons des routes accessibles gratuitement ». Résultat, cinquante ans plus tard : le Québec importe annuellement pour 14 milliards $ de pétrole et 10 milliards $ d'automobiles, investit plus de deux milliards $ par année dans le développement et l'entretien d'un réseau routier plus étendu que celui de la France pour une population dix fois moindre. &lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Dans le Grand Montréal et ses banlieues, il s'est ajouté 200 000 voitures de 2005 à 2010, et le réseau routier montréalais est devenu un grand stationnement à ciel ouvert. Selon la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, cette congestion occasionne des coûts économiques de plusieurs milliards de dollars annuellement. De plus, le transport accapare maintenant 14% des dépenses des familles québécoises, et la voiture occupe à elle seule 85% de ce poste budgétaire. Qui va mettre un frein à cette hémorragie ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On aurait cru que le Ministère des Transports du Québec (MTQ) saisirait l'occasion d'un investissement qui ne se produit qu'une fois à toutes les deux ou trois générations pour prendre le virage nécessaire en transport collectif. Il est plutôt resté enfermé dans une logique du tout à l'automobile en maintenant une capacité de 300 000 véhicules et en refusant de considérer des options plus ambitieuses de transfert modal vers les transports collectifs. Bien sûr des voies réservées pour autobus ont été prévues, mais outre ceci, le modèle de mobilité proposé demeure celui de 1960, pas celui de 2020, encore moins celui de 2030. Et on a le culot en plus de blâmer le &lt;span class="caps"&gt;BAPE &lt;/span&gt;et la société civile pour des dépassements de coûts de plus de 400% ! Ce n'est pas sérieux pour un projet qui n'a été modifié qu'à la marge depuis sa première mouture.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et pendant ce temps le gouvernement fédéral propose de nous parachuter un nouveau pont Champlain préfabriqué, construit en &lt;span class="caps"&gt;PPP, &lt;/span&gt;et qui ne prévoit pas de système de train léger sur rail, une infrastructure réclamée autant par Montréal que la rive sud. Un autre 5 milliards gaspillé sur une infrastructure du siècle dernier, avec à la clé un modèle de péage totalement dépassé, inéquitable parce qu'il ne s'appliquera qu'à un seul pont de la rive-sud, et qui ne permettra pas de gérer la circulation de manière intelligente. Un projet imbuvable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La couple Turcot-Champlain présentement sur la table répond au besoin urgent d'éviter un effondrement de ces infrastructures, mais il programme du même coup l'étouffement de Montréal sous le poids de la congestion, du coût croissant de notre dépendance au pétrole et à l'automobile, alors que le prix du litre d'essence a plus que doublé en une décennie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et c'est sans compter que Turcot continuera de contribuer massivement à la pollution de l'air et au smog, en plus de diviser des quartiers parmi les plus pauvres de Montréal qui auraient grand besoin d'une revitalisation. Les familles reviendront-elles vivre à Montréal si c'est pour vivre dans des quartiers où le &lt;span class="caps"&gt;MTQ &lt;/span&gt;bâtit des parcs sur des remblais d'autoroutes et où la qualité de l'air est mauvaise pendant plusieurs semaines à chaque année ? On se demande ensuite pourquoi les familles francophones quittent pour la banlieue et pourquoi Montréal s'anglicise.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Non, ces deux projets ne sont pas à la hauteur des montants qui y sont investis, pas à la hauteur des ambitions de Montréal de redevenir une ville innovante et qui n'a pas honte d'elle-même. Les Montréalais ne peuvent laisser passer 10 milliards $ d'investissement en transport qui vont définir notre ville pour la plus grande partie de ce siècle sur la base d'un modèle qui nous enfonce encore plus dans l'erreur Montréale. Montréal doit amorcer sa renaissance. Québec doit fermer le robinet de notre endettement collectif en matière de transport.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Turcot est une cicatrice d'une autre époque. Il est temps d'amorcer la guérison.&lt;/p&gt;
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    <title>Désertification : Le Canada abandonne les plus démunis de la planète</title>
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    <published>2013-03-27T13:00:00Z</published>
    <updated>2013-04-02T21:16:28Z</updated>

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        &lt;p&gt;Le Canada vient d'annoncer en cachette, sans le signifier officiellement aux Nations Unies et aux Canadiens, qu'il se retire de la Convention des Nations Unies sur la lutte à la désertification. Ayant eu la chance de travailler à maintes reprises avec cette convention de 2002 à 2008, et ayant constaté moi-même dans le cadre de missions en Afrique l'importance du travail de coopération internationale réalisé par cet accord international, cette décision me désole particulièrement. Il ne fait aucun doute que par cette décision le Canada abandonne sa responsabilité envers les populations les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au terme de cette décision, 193 pays continueront de coopérer au sein de cette convention. Un seul pays au monde, le Canada, juge aujourd'hui que ce problème ne mérite pas son attention. Questionné sur ce retrait, le gouvernement a d'abord demandé à l'ACDI, une agence qu'il vient tout juste d'abolir, de justifier cette décision. Puis, finalement, on a justifié ce retrait par une volonté d'épargner les 300 000 $ que le Canada verse annuellement au fonctionnement de la coopération internationale sur la désertification. Un mauvais usage de fonds public d'après le gouvernement, qui a pourtant dépensé 87 fois plus en trois mois pour une campagne de publicité de 26 millions $ sur son plan d'action économique.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Mais ce désengagement a peut-être un bon côté : jamais n'a-t-on autant parlé de désertification au Canada. Il s'agit pourtant d'un problème aux proportions globales. La désertification n'est pas l'avancée des déserts, mais plutôt la dégradation des sols à travers le monde dans les zones arides, qui recouvrent 41% de la superficie de la planète. Cette dégradation entraîne pauvreté et insécurité alimentaire puisqu'elle a pour effet de diminuer les rendements agricoles. Les facteurs climatiques comme les sécheresses croissantes causent une partie du problème. Les mauvaises pratiques agricoles, qui contribuent à appauvrir les sols, en sont l'autre cause principale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans &lt;a href="http://www.books.google.ca/books?hl=fr&amp;amp;lr=&amp;amp;id=da6vhzHEpf0C&amp;amp;oi=fnd&amp;amp;pg=PR7&amp;amp;dq=governing+global+desertification&amp;amp;ots=8BzFiHqqd5&amp;amp;sig=tp4GLyxBo-OsgGg45Sj_zZ4c_TA%23v=onepage&amp;amp;q=governing%20global%20desertification&amp;amp;f=false"&gt;&lt;em&gt;Governing Global Desertification&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, un livre que j'ai édité en 2006 avec Pierre Marc Johnson et Marc Paquin, plusieurs chiffres parlent avec éloquence de l'importance de lutter contre la désertification. Les zones arides comprennent 44% de ses terres cultivées et 31% de la population mondiale. En Afrique seulement, 500 millions d'hectares de terres sont affectées par la dégradation des sols, incluant les deux tiers des terres agricoles productives du continent. Globalement, on estime les coûts de la désertification à plus de 40 milliards par année en production agricole perdue et en perte de ressources naturelles, alors que les coûts estimés d'une lutte efficace à la désertification sont de dix à vingt milliards par année. Apparemment ce rendement n'est pas suffisant pour justifier l'utilisation de fonds publics par le Canada.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lien entre la pauvreté extrême, l'insécurité alimentaire et la désertification rend encore plus essentiel un effort international. À travers le monde, plus de 1,2 milliard de personnes vivent dans la pauvreté extrême, dont 900 millions vivent dans des zones rurales. De ces populations, une grande proportion vit dans des zones arides, et 250 millions sont directement affectées par la désertification. Similairement, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition sur la planète. On estime que 44% des enfants victimes de malnutrition vivent dans les zones arides rurales et que la moitié des victimes de malnutrition sont des paysans. L'augmentation des rendements agricoles est la meilleure stratégie pour lutter contre l'insécurité alimentaire et la pauvreté dans le monde. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les plus pauvres parmi les pauvres ont besoin de notre soutien. En se retirant de la Convention sur la désertification, le Canada échoue au test de la compassion la plus élémentaire pour des enfants qui souffrent de malnutrition et des familles qui luttent chaque jour pour les nourrir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J'ai constaté moi-même, lors d'un voyage au Niger, combien le soutien international peut changer la vie de communautés entières. Près d'Agadez, un puits avait été construit, permettant à des femmes de faire pousser des palmiers dattiers, dont elles récoltaient les dattes, ce qui leur apportait un revenu supplémentaire. La plantation avait poussé dans le désert, véritable oasis financée par la coopération internationale. Grâce à ce projet, la communauté était un peu moins pauvre. Des exemples comme celui-ci, il en existe des milliers dans le monde. La coopération internationale produit des résultats concrets pour des gens qui en ont besoin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J'ai pris part à plusieurs sessions de négociations internationales à travers le monde, de l'Argentine à la Namibie en passant par Cuba, Genève et Bonn. Le fait d'être Canadien me valait le respect et la considération des Africains, et plus largement des représentants de pays en développement qui voyaient en nous un allié précieux. Le Canada était l'un des pays qui pouvaient jouer le rôle de rassembleur, pour rapprocher le Nord et le Sud, les pays riches et les pays pauvres. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette époque est révolue, et comme Canadien je serai désormais perçu comme citoyen d'un pays qui abandonne les plus pauvres de la planète, qui refuse de travailler en équipe, qui tourne le dos au monde.&lt;/p&gt;
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    <title>Le Québec à l'heure de l'économie verte</title>
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    <published>2013-03-14T22:09:18Z</published>
    <updated>2013-03-14T23:38:34Z</updated>

    <summary>Le Québec vit présentement une période de polarisation sans précédent sur la question des ressources naturelles. Certains voient le développement accéléré des ressources naturelles comme l'unique planche de salut économique...</summary>
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        &lt;p&gt;Le Québec vit présentement une période de polarisation sans précédent sur la question des ressources naturelles. Certains voient le développement accéléré des ressources naturelles comme l'unique planche de salut économique pour assurer la prospérité du Québec. D'autres croient plutôt qu'il faut prendre le temps de bien faire les choses et de développer nos ressources de manière responsable, et d'y renoncer si le coût social et environnemental en est trop élevé. Les termes de la polémique occultent une question fondamentale : existe-t-il une autre voie possible pour l'économie québécoise?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'économie du Québec s'est profondément transformée au cours de la dernière décennie. Son secteur manufacturier a décliné de 30 %, si bien qu'elle est aujourd'hui écartelée entre le secteur des ressources naturelles et celui des services. Entre les deux, un secteur manufacturier qui cherche un second souffle. Y a-t-il un avenir au Québec entre le Plan Nord et Walmart?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Si plusieurs souhaitent répondre à l'urgence de développement économique par un développement tous azimuts des ressources naturelles, je fais partie de ceux qui pensent plutôt que l'on aurait tort de mettre tous nos œufs dans le même panier, et qu'il y a de la place, au Québec, pour une économie diversifiée, innovante et compétitive : une économie verte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'économie verte se définit comme une économie qui fait mieux avec moins de ressources et d'énergie, qui est plus efficace, équitable et responsable au plan environnemental. En d'autres termes, une économie plus productive, dont la compétitivité provient d'un usage plus efficient des ressources. Les piliers de cette nouvelle économie sont l'éolien, le solaire, les biocarburants et la biomasse, la chimie et l'agriculture verte, l'efficacité énergétique et la construction verte, les véhicules alternatifs et les transports collectifs, mais aussi les technologies vertes qui rendent tous les autres secteurs de l'économie plus performants. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pris dans leur ensemble ces secteurs représentent un marché de 1 billion de dollars, en plus d'avoir l'une des plus fortes croissances dans le monde. Selon &lt;span class="caps"&gt;HSBC, &lt;/span&gt;l'économie verte pourrait atteindre 2,7 billions, ou 2,1% du &lt;span class="caps"&gt;PIB &lt;/span&gt;mondial en 2020. Un taux de croissance qui rejoint les secteurs les plus performants de l'économie, et dont la croissance n'est pas vulnérable aux cycles et aux fluctuations de prix qui caractérisent le secteur des matières premières.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs pays dans le monde ont saisi le potentiel de cette nouvelle économie et se font une compétition féroce pour s'accaparer des parts de ce marché. La Chine, l'Europe et les États-Unis sont en tête de peloton de ce que le chroniqueur du New York Times, Thomas Friedman a qualifié de nouvelle course à la Lune. D'autres comparent le développement de ce marché à l'éclosion de l'économie de l'information dans les années 1990.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Où se situe le Québec dans cette course? Il dispose d'atouts importants, dont son hydroélectricité, ses industries de pointe dans le secteur des transports, des énergies renouvelables et des technologies propres. Certaines de ses grandes industries, dont ses alumineries, sont parmi les plus efficientes et les plus vertes au monde. En outre l'industrie québécoise a diminué ses émissions de &lt;span class="caps"&gt;GES &lt;/span&gt;de plus de 25% depuis 1990 malgré une croissance importante de sa production. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le Québec risque de se laisser distancer, et ce faisant c'est l'ensemble de l'économie québécoise qui s'en retrouvera moins compétitive, parce que moins innovatrice, moins efficiente et moins productive. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est impératif pour le Québec de lancer une réflexion nationale sur son positionnement économique et sur les stratégies à mettre en place pour assurer une véritable prospérité à long terme pour le Québec fondée sur une économie diversifiée, résiliente, efficiente et productive dont l'exploitation durable des ressources naturelles sera une composante forte, au même titre que des secteurs de pointe de la nouvelle économie.  C'est pour cette raison que je suis fier d'avoir contribué à la création de &lt;a href="http://allianceswitch.ca/"&gt;&lt;em&gt;Switch, l'alliance pour une économie verte&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, lancée aujourd'hui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est temps de sortir d'une polarisation stérile et de retrousser nos manches pour imaginer l'économie québécoise de l'avenir. Parce que parmi les ressources naturelles les plus importantes du Québec, il y a nos cerveaux, notre capacité d'entreprendre, et de nous rassembler lorsque le temps est venu.&lt;/p&gt;
    &lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/davidsuzuki/fr/le-nid-du-colvert/~4/dYJX-5VnekM" height="1" width="1"/&gt;</content>
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    <title>Joignez-vous à la Course pour la nature David Suzuki!</title>
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    <published>2013-02-21T16:15:11Z</published>
    <updated>2013-03-11T16:23:55Z</updated>

    <summary> La Fondation David Suzuki participe, pour une toute première fois, au demi-marathon organisé par la Banque Scotia au Québec. Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques et Yves Mehe, coordonnateur...</summary>
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        &lt;p&gt;&lt;img alt="Marathon_logo.jpg" src="http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/Marathon_logo.jpg" width="490" height="139" class="mt-image-none" style="" /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Fondation David Suzuki participe, pour une toute première fois, au demi-marathon organisé par la Banque Scotia au Québec.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques et Yves Mehe, coordonnateur des opérations de la Fondation, relèveront le défi de parcourir 21 km à la course tout en recueillant des fonds pour notre organisme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous recrutons 20 personnes pour relever le défi avec Jean-Patrick et Yves.&lt;br /&gt;
Ça vous tente?&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;&lt;b&gt;Quoi? :&lt;/b&gt; Demi-marathon (21km) ou 5km (course ou marche)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Où? :&lt;/b&gt; Parc Jean-Drapeau à Montréal &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Quand? :&lt;/b&gt; Le dimanche 28 avril 2013&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Comment? :&lt;/b&gt; Une équipe de 20 coureurs qui recueille des fonds pour Fondation David Suzuki&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;b&gt;Combien ça coûte?:&lt;/b&gt; 85 $ pour le 21km, 50 $ pour le 5km et 60 $ pour le 5km avec poussette.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;**Les cinq premières personnes à s'engager recevront une inscription gratuite!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En s'inscrivant, chaque participant s'engage à recueillir des fonds pour la Fondation David Suzuki. Une conseillère de la Fondation appuiera les membres de l'équipe afin de les aider à atteindre leurs objectifs. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De plus, la Fondation organisera deux séances d'entrainement de groupe et offrira un magnifique chandail aux couleurs de notre équipe à chaque participant. &lt;/p&gt;

&lt;div style="overflow: auto; padding-bottom: 5px;"&gt;
 &lt;div style="display: block;"&gt;
  &lt;div style=" padding-bottom: 5px;  float:center;  padding-left: 35px; padding-right: 35px;"&gt;
   &lt;em&gt;« Toutes les personnes, les groupes ou les organisations qui s'efforcent d'atteindre un objectif    différent l'un de l'autre peuvent paraître impuissants, voir même insignifiants. Toutefois, tous ensemble ils peuvent créer une force qui peut aussi devenir incontournable. »&lt;/em&gt;- David Suzuki.&lt;br /&gt;
  &lt;/div&gt;
 &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p&gt;Pour ceux et celles qui ne sont pas des coureurs mais qui voudraient participer à l'activité, nous sommes également à la recherche de bénévoles pour la journée de la course.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour vous joindre à nous ou pour plus d'information, contactez Maude Leclerc par courriel à &lt;a href="mailto:%6D%61%72%61%74%68%6F%6E%6D%6F%6E%74%72%65%61%6C%40%64%61%76%69%64%73%75%7A%75%6B%69%2E%6F%72%67"&gt;marathonmontreal@davidsuzuki.org&lt;/a&gt; ou par téléphone au 514 871-4932, poste 1464.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez également visiter le &lt;a href="http://www.canadarunningseries.com/monthalf/"&gt;site de l'événement.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au plaisir de vous y voir le 28 avril prochain!&lt;/p&gt;
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    <title>L'engagement et le plaidoyer citoyen, prolongements de la science?</title>
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    <published>2013-02-07T20:40:06Z</published>
    <updated>2013-02-07T21:56:20Z</updated>

    <summary>Votre mission, si vous l'acceptez, est de changer le monde. Rien de moins! C'est ce à quoi je me suis engagé auprès de la Fondation David Suzuki. Ambitieux, certes, mais...</summary>
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        &lt;p&gt;Votre mission, si vous l'acceptez, est de changer le monde. Rien de moins!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est ce à quoi je me suis engagé auprès de la Fondation David Suzuki. Ambitieux, certes, mais nécessaire si nous voulons que les générations qui nous suivront héritent d'une planète qui leur est encore hospitalière et généreuse. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour mener à terme ma mission, j'utilise trois lignes d'action : la vulgarisation scientifique, l'engagement citoyen, et le plaidoyer politique. La première action sert à jeter les bases d'une bonne compréhension de l'importance de préserver notre environnement et nos écosystèmes, ce qui va de soi pour une organisation telle la nôtre.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;La deuxième opération découle souvent de la première : lorsque des gens comme vous et moi sommes conscients de notre impact sur l'environnement et donc, sur notre planète, la suite logique consiste à transformer cette conscience en engagement concret pour amorcer les changements nécessaires au sein de notre société. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mes deux premières lignes d'action encouragent des échanges sains et nécessaires. Mais pour qu'un changement de comportement s'amorce réellement, il faut faire un pas de plus - il faut que cette prise de conscience et cet engagement se transforment en plaidoyer politique. Il faut se faire entendre afin de revendiquer notre désir de préserver notre environnement pour notre santé et celle des générations futures.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les scientifiques ont une grande responsabilité à cet égard, et ils sont souvent la bougie d'allumage du changement. En mettant de l'avant leurs savoirs et leur crédibilité, en s'engageant au nom de la science, et en s'engageant politiquement, les scientifiques peuvent contribuer à changer le monde. Les exemples sont nombreux : d'Hubert Reeves à David Suzuki en passant par Albert Jacquard, Einstein ou James Lovelock des scientifiques nous montrent depuis longtemps la voie à suivre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La première responsabilité du scientifique est de faire connaître la science à ses concitoyens. C'est le premier pas qui permet d'éveiller la conscience qui mène parfois à l'engagement. Le &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/cercle-scientifique/"&gt;Cercle scientifique&lt;/a&gt; David Suzuki est un bel exemple de cet engagement de la part de scientifiques québécois. Ne reste qu'à espérer que cette initiative de leur part sache sensibiliser les citoyennes et citoyens aux grands enjeux environnementaux de notre génération, et que le tout se traduise par un engagement citoyen plus fort et, ultimement, un plaidoyer en faveur de  la protection de notre environnement! Ainsi pourrais-je peut-être dire un jour mission accomplie! &lt;/p&gt;
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    <title>Gentilly-2 : Le dernier bal du Nucléaire </title>
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    <published>2013-01-30T19:05:00Z</published>
    <updated>2013-01-30T19:24:13Z</updated>

    <summary>Le Carnaval de Québec, ce rendez-vous annuel de la neige et de l'hiver s'amorce ce vendredi à Québec. Mais avant l'ouverture du carnaval, nous aurons droit cette semaine à Québec...</summary>
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        &lt;p&gt;Le Carnaval de Québec, ce rendez-vous annuel de la neige et de l'hiver s'amorce ce vendredi à Québec. Mais avant l'ouverture du carnaval, nous aurons droit cette semaine à Québec au dernier bal du nucléaire québécois : une commission parlementaire où viendront défiler une pléthore d'acteurs favorables à la réfection de la centrale.  Bien que la Commission parlementaire soit censée porter sur les impacts économiques du déclassement, la table est mise pour un procès en règle d'Hydro-Québec et du gouvernement Marois. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette commission parlementaire, imposée par l'opposition au gouvernement, est un exercice fortement biaisé en faveur des tenants de la réfection. Trois chambres de commerce, deux maires, plusieurs autres intervenants économiques, quelques syndicats d'employés et d'autres intervenants défileront devant les élus pour contester la décision du gouvernement. Un seul groupe favorable à la décision de déclasser Gentilly-2 a été invité contre une douzaine de groupes qui y sont opposés.  Équiterre et la Fondation David Suzuki se sont vus refuser de participer pour y présenter un &lt;a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2013/etude-des-impacts-relies-au-declassement-de-la-centrale/"&gt;mémoire favorable au déclassement&lt;/a&gt;. L'équilibre des points de vue a été sacrifié pour favoriser des intérêts partisans et financiers. L'ombre d'Énergie atomique du Canada et de &lt;span class="caps"&gt;SNC&lt;/span&gt;/Lavalin plane sur cet exercice.&lt;/p&gt;
        &lt;p&gt;Le ton de la Commission parlementaire a été donné la semaine dernière par la Chambre de commerce et d'industrie du Cœur du Québec qui a produit &lt;a href="http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/gentilly-2/201301/25/01-4614909-gentilly-2-un-memoire-virulent-contre-hydro-quebec.php"&gt;un mémoire virulent&lt;/a&gt; qui reproche à Hydro-Québec d'avoir conduit « un exercice comptable très douteux» pour « camoufler une idéologie du Parti québécois », en plus « d'avoir opté pour une victoire dégradante et stupide de certains mouvements écologistes ». Le maire de Trois-Rivières réclame quant à lui &lt;a href="http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201301/23/01-4614282-le-maire-de-trois-rivieres-reclame-la-demission-de-thierry-vandal.php"&gt;la démission de Thierry Vandal&lt;/a&gt;, après avoir appelé au renversement du gouvernement.  À force de déchirer leurs chemises en insultes et accusations, on se demande bien de quels vêtements seront vêtus ces intervenants à leur arrivée au bal...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est de bon ton depuis quelques mois dans certains milieux de qualifier les écologistes de radicaux, d'idéologues et d'ennemis du développement économique. Cette parade permet d'éviter d'avoir à contrer leurs arguments de fond en se contentant de les discréditer. Le truc est vieux comme le monde. Mais en proférant ainsi des insultes envers le mouvement écologiste et le gouvernement, le lobby pronucléaire se discrédite lui-même.  Pire encore, en utilisant à ses fins les institutions parlementaires, il contribue aussi à discréditer un exercice démocratique qui devrait être équilibré et transparent. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quels sont donc les arguments en faveur du démantèlement de Gentilly-2 que cette commission parlementaire ne saurait entendre? Premièrement, Hydro-Québec n'a pas besoin de cette énergie puisqu'elle dispose de &lt;a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201301/21/01-4613581-hydro-plus-de-23-milliards-pour-acheter-de-lelectricite.php"&gt;surplus d'électricité qui lui coûteront déjà 23 milliards $ d'ici 2020&lt;/a&gt;. Si nous reconstruisons Gentilly-2, l'électricité produite, peu importe son coût de production (12 cents le kWh selon Hydro-Québec), sera destinée à l'exportation sur le marché américain au tarif courant de 4 cents le kWh. Les Québécois devraient-ils payer pour produire une électricité dont ils n'ont pas besoin et qui sera exportée à perte aux États-Unis? Selon Hydro-Québec, dès 2017, la fermeture de Gentilly-2 fera augmenter son bénéfice de 217 millions $ par année par rapport au scénario de réfection.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il ne reste aucun analyste indépendant du lobby nucléaire pour prétendre que la réfection de Gentilly-2 serait rentable économiquement. Tous les gens informés du dossier savent qu'Hydro-Québec dispose depuis plus d'un an de données qui montrent que ce projet ne tient pas debout au plan financier, données qui ont été gardées secrètes par le gouvernement précédent. Aussi, si l'exercice n'est pas rentable financièrement, peut-on le justifier uniquement dans le but de soutenir l'économie régionale?  Les 800 emplois maintenus par la réfection coûteraient au bas mot plus de 5 millions de fonds publics chacun. N'y a-t-il pas une autre stratégie qui permettrait de créer autant d'emplois à moindre coût pour les contribuables?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est à cette question que devrait répondre la Commission parlementaire si ceux qui l'ont mise au monde avaient vraiment à cœur les intérêts de l'ensemble des Québécois et non seulement leurs propres intérêts financiers. On ne peut que s'étonner que les chambres de commerce et les intervenants économiques, habituellement partisans de la rigueur budgétaire, acceptent si facilement que l'État s'endette lorsqu'ils sont les principaux bénéficiaires d'investissements publics.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais les dégâts potentiels de cette commission parlementaire ne s'arrêtent pas là, malheureusement. Les Québécois doivent déjà vivre avec un coûteux héritage de contamination radioactive. Le démantèlement de Gentilly-2 et la sécurisation des déchets nucléaires, dont certains demeureront hautement radioactifs pendant plus de 10,000 ans, et pour lesquels nous ne disposons toujours pas de solution d'entreposage permanent, nous coûteront une fortune. À cet égard, la proposition des tenants de la réfection est proprement irresponsable : poursuivre dans la même direction, ajouter des milliers de tonnes de déchets radioactifs à notre dette nucléaire et passer la facture à la prochaine génération. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Engloutir des fonds publics dans une infrastructure énergétique déficitaire et inutile tout en léguant à nos enfants une dette écologique et financière digne d'un nouveau stade olympique, voilà à quoi se résume la proposition économique du lobby nucléaire québécois.  Comme citoyen et contribuable québécois, je ne vois pas en quoi cette décision est dans mon intérêt et celui de mes enfants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Canada a déjà englouti 20 milliards $ dans Énergie atomique du Canada avant de vendre la société d'État pour 15 millions $ à &lt;span class="caps"&gt;SNC&lt;/span&gt;/Lavalin. Il est temps de mettre un terme au &lt;em&gt;corporate welfare&lt;/em&gt; nucléaire.&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;
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