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	<title>Chez dedalus</title>
	
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	<description>un auteur, ses mots, ses humeurs...</description>
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		<title>Des êtres factices créés par leur orgueil et leur ennui</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 12:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ma dernière chronique théâtrale remonte à début novembre 2011, c&#8217;est dire si j&#8217;ai du retard. Je vais me mettre à jour en recollant autant que faire se peut les morceaux épars de ma mémoire défaillante. Ça fait tout de même onze pièces : accrochez-vous !  On ne badine pas avec l&#8217;amour La Trilogie de la <a href='http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ma dernière chronique théâtrale remonte à début novembre 2011, c&#8217;est dire si j&#8217;ai du retard. Je vais me mettre à jour en recollant autant que faire se peut les morceaux épars de ma mémoire défaillante. Ça fait tout de même onze pièces : accrochez-vous ! </p>
<table id="factice" border="0" cellspacing="25" cellpadding="10" align="center">
<tbody>
<tr>
<td><a title="Alfred de Musset / Yves Beaunesne" href="#badine">On ne badine pas avec l&#8217;amour</a></td>
<td><a title="Carlo Goldoni / Alain Françon" href="#villegiature">La Trilogie de la villégiature</a></td>
<td><a title="Molière / Claude Stratz" href="#malade">Le Malade imaginaire</a></td>
</tr>
<tr>
<td><a title="Molière / Jacques Vincey" href="#amphitryon">Amphitryon</a></td>
<td><a title="Yannick Haenel / Arthur Nauzyciel" href="#karski">Jan Karski</a></td>
<td><a title="John Ford / Declan Donnellan" href="#putain">Dommage qu&#8217;elle soit une putain</a></td>
</tr>
<tr>
<td><a title="William Shakespeare / Thomas Ostermeier" href="#mesure">Mesure pour mesure</a></td>
<td><a title="Eschyle / Olivier Py" href="#promethee">Prométhée enchainé</a></td>
<td><a title="Racine / Muriel Mayette" href="#berenice">Bérénice</a></td>
</tr>
<tr>
<td><a title="Arthur Miller / Dominique Pitoiset" href="#mort">Mort d&#8217;un commis voyageur</a></td>
<td><a title="Victor Hugo / Christian Schiaretti" href="#ruyblas">Ruy Blas</a></td>
<td> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><a name="badine"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4701" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="On ne badine pas avec l'amour" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/on-ne-badine-pas-Beaunesne-226x300.jpg" alt="On ne badine pas avec l'amour - Alfred de Musset - mise en scène Yves Beaunesne - Comédie Française" width="226" height="300" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>On ne badine pas avec l&#8217;amour</strong></em> &#8211; d&#8217;Alfred de Musset, mise en scène d&#8217;Yves Beaunesne &#8211; à la Comédie Française</p>
<p style="text-align: justify;">Camille et Perdican se retrouvent après dix ans de séparation. Lui est devenu docteur et libertin, elle sort d&#8217;un couvent. Ils ne sont plus les enfants qu&#8217;ils étaient et qui pouvaient en toute insouciance se livrer à des jeux d&#8217;enfants. Entre une jeune femme et un jeune homme, l&#8217;amour est une possibilité, donc un enjeu. Cela commence en comédie façon <em>je t&#8217;aime moi non plus</em> et se termine donc en tragédie. Parce qu&#8217;on ne badine pas avec l&#8217;amour comme on ne joue pas avec des allumettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Perdican a un éclair de lucidité, à la fin de l&#8217;acte II :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><em>Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n&#8217;est qu&#8217;un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c&#8217;est l&#8217;union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “J&#8217;ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j&#8217;ai aimé. C&#8217;est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.”</em></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout est dit à cet instant. Deux êtres factices créés par leur orgueil et leur ennui vont simultanément parvenir à s&#8217;aimer et à rendre impossible cet amour &#8211; et c&#8217;est Rosette, la sœur de lait de Camille, être véritable, de chair et de sang, qui paiera de sa vie le prix du badinage des orgueilleux.</p>
<p style="text-align: justify;">Une grande pièce dans une jolie mise en scène très bien servie par de grands comédiens. Et pourtant, comme souvent à la Comédie Française, il y manque cette dose de folie, de prise de risque, qui ferait d’un très bon spectacle un spectacle formidable. C’est dommage, ce petit regret que ça laisse chaque fois, quand à vouloir trop fort ne pas prendre le risque de déplaire, on se prive de la possibilité d’être exceptionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est là qu’un petit regret. Mais c’est dommage, tout de même.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="amphitryon"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="size-medium wp-image-4704 alignleft" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="amphitryon-vincey" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/amphitryon-vincey-200x300.jpg" alt="Amphitryon - de Molière, mise en scène de Jacques Vincey - au Vieux Colombier" width="200" height="300" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Amphitryon</strong></em> - de Molière, mise en scène de Jacques Vincey &#8211; au Vieux Colombier</p>
<p style="text-align: justify;">Amphitryon, c&#8217;est la figure pathétique du mari trompé. Il est à ce titre savoureux que ce personnage ait donné son nom à l&#8217;hôte chez qui l&#8217;on est invité à dîner, si l&#8217;on songe que l&#8217;amant n&#8217;est qu&#8217;assez rarement invité chez le mari, du moins pas par celui-ci, demeure en laquelle il fréquente en vérité d&#8217;avantage la chambre à coucher que la salle à manger.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore, le mari trompé n&#8217;a que très rarement la chance de cet Amphitryon qui aura du moins eu pour consolation d&#8217;avoir eu pour rival Zeus lui-même, et devenir par voie de conséquence le père d&#8217;un demi-dieu : Héraclès.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, chez Molière cela devient une savoureuse comédie de faux-semblants, une farce raffinée &#8211; le vaudeville n&#8217;est pas loin &#8211; où la toute puissance des dieux et leur manières d&#8217;en abuser est incidemment dénoncée. Les dieux, ces êtres factices bouffis d&#8217;orgueil et d&#8217;ennui&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Une pièce néanmoins rarement montée tant le dénouement en format <em>Deus ex machina</em> semble aujourd&#8217;hui une facilité qu&#8217;il faudrait récuser. Jacques Vincey s&#8217;y attaque pourtant avec brio, choisissant d&#8217;affronter de face la difficulté plutôt que de la contourner ou l&#8217;esquiver : les dieux sont bel et bien des dieux par la grâce de la machinerie théâtrale. L&#8217;effet baroque en est parfaitement réussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Simultanément, la scénographie, adossé à un ingénieux décor en trompe-l&#8217;œil, semant la confusion parmi les personnages humains, fait la part belle aux faux-semblants en s&#8217;en venant les souligner. Qu&#8217;est-ce qui est réel et qu&#8217;est-ce qui ne l&#8217;est pas ? Faut-il croire ce que l&#8217;on sait ou ce que l&#8217;on voit ? On est au théâtre, tout simplement. C&#8217;est chouette !</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="mesure"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4711" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="Mass_fuer_Mass" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/Mass_fuer_Mass-300x199.jpg" alt="Mesure pour mesure - de William Shakespeare par Thomas Ostermeier - Odéon" width="300" height="199" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Mesure pour mesure</strong></em> (<em>Mass fuer Mass</em>) - de William Shakespeare , mise en scène de Thomas Ostermeier &#8211; à l&#8217;Odéon</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, une belle brochette de ces êtres orgueilleux et factices que nous sommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Duc de Milan veut conserver les mains propres, mais il veut également nettoyer sa ville d&#8217;une dépravation qui gagne. Pour y parvenir, il feint de devoir s&#8217;absenter et confie les pleins pouvoirs à Angelo, homme aussi radicalement vertueux que tyrannique qui se fera un devoir de faire le sale boulot.</p>
<p style="text-align: justify;">Claudio fera les frais de la tyrannie, qui sera condamné à mort pour avoir engrossé sa fiancée la veille de son mariage. Sa soeur, Isabelle, qui s&#8217;apprête à entrer dans les ordres, fera quant à elle les frais, afin de sauver son frère, de la vertu finalement vacillante d&#8217;Angelo. </p>
<p style="text-align: justify;">Et le Duc de Milan de se réserver la charge de favoriser en sous-main un dénouement heureux &#8211; à commencer pour lui, d&#8217;ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La comédie shakespearienne est là particulièrement grinçante, servie par un Thomas Ostermeier toujours aussi subtilement trash entre karcher, croc de boucher et carcasse de porc débitée sur scène, et des comédiens allemands remarquables d&#8217;engagement physique, des comédiens qui sont habités, possédés par leur personnage plus qu&#8217;ils n&#8217;en jouent le rôle &#8211; et ça fait toute la différence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut jamais manquer une pièce de Shakespeare, et jamais non plus manquer un spectacle de Thomas Ostermeier.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="mort"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-full wp-image-4714" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="mort-commis-voyageur-Pitoiset" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/mort-commis-voyageur-Pitoiset.jpg" alt="Mort d'un commis voyageur - Arthur Miller - Dominique Pitoiset - Gémeaux " width="300" height="206" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Mort d&#8217;un commis voyageur</strong></em> - d&#8217;Arthur Miller, mise en scène de Dominique Pitoiset &#8211; aux Gémeaux </p>
<p style="text-align: justify;">Une pièce écrite en 1949, et un drame social et familial &#8211; mais d&#8217;abord social &#8211; d&#8217;une actualité désespérante. Le crash du rêve américain. Le piège d&#8217;une vie à crédit, la tyrannie économique, le cynisme social, l&#8217;exploitation, l&#8217;aliénation, la solitude et le désespoir du déclassé. Bref, une tragédie d&#8217;aujourd&#8217;hui. La crise, là où elle s&#8217;incarne.</p>
<p style="text-align: justify;">Willy Loman a une femme et deux enfants, un travail de commis voyageur et un patron, une voiture, une maison&#8230; et un crédit sur la maison. Trente ans pour en arriver là. Trente ans d&#8217;un espoir de prospérité, d&#8217;un espoir chimérique, d&#8217;un rêve qui se brise quand survient l&#8217;inévitable &laquo;&nbsp;accident de la vie&nbsp;&raquo;, qui remet tout en cause. La compagnie qui l&#8217;emploie ne lui fera pas de cadeau. La banque où court encore son crédit exigera de recouvrir l&#8217;argent qu&#8217;il doit encore. Ses fils seront impitoyables avec celui qui n&#8217;est rien s&#8217;il n&#8217;est ce héros pour lequel il lui plaisait de passer.</p>
<p style="text-align: justify;">Que s&#8217;est-il passer pour qu&#8217;il en arrive là ? La vie et son cortège de petits accrocs, les promesses qu&#8217;on n&#8217;a pas su tenir, les mensonges que l&#8217;on a fait. Cet être factice que l&#8217;on est devenu au moment où il vole en éclat contre le mur des réalités. Quand on comprend que l&#8217;on aura en définitive plus de valeur mort que vif, qu&#8217;il n&#8217;y a d&#8217;autre issue que de pousser jusqu&#8217;à l&#8217;ultime le sacrifice qu&#8217;on fait de soi, sur l&#8217;autel de la réussite sociale. </p>
<p style="text-align: justify;">De bons comédiens, une mise en scène soignée, un décor très années 50. Le tout au service d&#8217;un très grand texte. On applaudit avec un enthousiasme mesuré, sans non plus se forcer.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="villegiature"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4717" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="trilogie-de-la-villegiature-Francon" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/trilogie-de-la-villegiature-Francon-243x300.jpg" alt="" width="243" height="300" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La Trilogie de la Villégiature</strong></em> - de Carlo Goldoni, mise en scène d&#8217;Alain Françon - à la Comédie Française</p>
<p style="text-align: justify;">Partir en villégiature. Être en villégiature. Revenir de villégiature. Tel est le triptyque de cette petite société bourgeois qui cède aux rituels mondains dont elle n&#8217;a pas nécessairement les moyens. Mais voilà, les signes extérieurs de richesse sont précieux aux êtres vaniteux dans leur royaume du paraître&#8230; Cette richesse factice qui troue les poches mitées des êtres factices.</p>
<p style="text-align: justify;">Partir en villégiature. La villégiature, le point d&#8217;orgue de l&#8217;année mondaine : n&#8217;y être pas serait n&#8217;être plus, l&#8217;aveu d&#8217;un intolérable déclassement, le signe d&#8217;une infamie. Qu&#8217;importe alors si pour en être il en devient nécessaire de dépenser un argent qu&#8217;on ne possède pas, et de repousser à plus tard les échéances désagréables.  Une fille, son orgueil et ses caprices, sa robe à la dernière mode, son père désargenté et bonne poire, ses deux prétendants jaloux, sa rivale orgueilleuse et capricieuse tout autant. Elle s&#8217;appelle Giacinta.</p>
<p style="text-align: justify;">En villégiature. D&#8217;autres personnages viennent s&#8217;ajouter aux tableaux. D&#8217;autres couples et d&#8217;autres intrigues. Giacinta se promet à l&#8217;un qui a l&#8217;avantage de la richesse, tombe amoureuse de l&#8217;autre. Légèreté, oisiveté, frivolité. Qui ne parviennent pas à détourner l&#8217;ennui qui gagne, tandis que continue d&#8217;être dépensé un argent qu&#8217;on n&#8217;a toujours pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Retour de villégiature. Le temps est venu d&#8217;affronter la réalité. Giacinta épouse celui qu&#8217;il faut, pas celui qu&#8217;elle voudrait. Celui qu&#8217;il faut, non pas qu&#8217;il serait riche, il a fait l&#8217;aveu de sa ruine, mais afin d&#8217;honorer sa promesse et ainsi conserver son honneur, sa dernière richesse, sa dernière béquille.</p>
<p style="text-align: justify;">Un bon petit spectacle, autant que je m&#8217;en souvienne. Peu de prise de risque, donc peu d&#8217;éclat non plus. Mais au final, plus de 4 heures sans qu&#8217;on sombre dans l&#8217;ennui. Ce n&#8217;est déjà pas si mal.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="karski"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4720" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="jan-karski-Nauzyciel" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/jan-karski-Nauzyciel-300x200.jpg" alt="Jan Karski - Yannick Haenel - Arthur Nauzyciel - Gémeaux" width="300" height="200" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Jan Karski</em></strong> - d&#8217;après Yannick Haenel, mise en scène d&#8217;Arthur Nauzyciel - aux Gémeaux</p>
<p style="text-align: justify;">Jan Karski fut tout sauf un être factice. Diplomate Polonais, il est chargé par des responsables juifs du ghetto de Varsovie de transmettre aux Alliés un appel au secours. Le message est simple : « Nous sommes en train de mourir, tous. On nous extermine. » Mais être le messager ne suffirait pas, il doit être celui qui témoigne. Aussi Jan Karski va-t-il non seulement &laquo;&nbsp;visiter&nbsp;&raquo; clandestinement le ghetto, mais il va également revêtir un uniforme allemand pour pénétrer dans un camp d&#8217;extermination et voir de ses propres yeux l&#8217;entreprise de mort qui y est méticuleusement et systématiquement mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1942, Jan Karski est le premier témoin, le témoin originel. Et il va témoigner, et porter le message des juifs qu&#8217;on extermine et qui appellent les Alliés à l&#8217;aide. Il témoigne, il raconte, il rapporte ce qu&#8217;il a vu, ce qui se passe, l&#8217;extermination industrialisée de tout un peuple, et il n&#8217;est pas cru. Ou du moins n&#8217;est-il pas entendu. Il est Cassandre, il est le témoin, le messager, l&#8217;oracle condamné à n&#8217;être pas entendu. Il est celui qui annonce la tragédie d&#8217;un monde qui s&#8217;effondre et dont la tragédie personnelle, celle qui lui est propre, à lui le témoin, est celle de l&#8217;impuissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qu&#8217;a porté Jan Karski, l&#8217;impuissance du témoin, la défaite de la parole, et puis le sentiment de culpabilité qui l&#8217;accompagne &#8211; une fois que la colère s&#8217;est estompée devant le refus de croire de ceux qui pourraient agir et qui feront le choix cynique, forcément cynique, de ne rien faire, soumis qu&#8217;ils sont aux exigences de la <em>real politik</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sentiment de culpabilité du témoin, car comment être témoin sans être coupable ? Voilà la question qui dévore Jan Karski. Entre victimes et coupables, quelle place peut occuper le témoin ? Est-il possible de n&#8217;être ni l&#8217;un ni l&#8217;autre, ni victime ni coupable ? Quelle est la part de complicité du témoin, sa part de responsabilité ? Le témoin, celui qui a assisté à l&#8217;horreur sans la subir, lui qui a vu sans rien faire, lui qui a vu, qui a témoigné, sans parvenir à être entendu, lui qui n&#8217;a pas su se faire entendre, faire entendre le message dont il était porteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Jan Karski est typiquement un héros tragique. Or quand le théâtre, c&#8217;est-à-dire la tragédie, est ainsi l&#8217;essence même d&#8217;un texte, et la substance d&#8217;un personnage, il ne suffit que de donner à entendre les mots, pour faire du théâtre, c&#8217;est-à-dire pour insuffler de la vie aux mots et à l&#8217;être. C&#8217;est ce qu&#8217;a parfaitement compris et réussi Arthur Nauzyciel &#8211; malgré quelques longueurs et quelques intermèdes ou effets parfois inutiles. </p>
<p style="text-align: justify;"><a name="promethee"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4724" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="promethee-enchaine-py" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/promethee-enchaine-py-300x225.jpg" alt="Prométhée Enchainé - Eschyle - Olivier Py - Odéon" width="300" height="225" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Prométhée Enchainé</strong></em> - d&#8217;Eschyle, mis en scène par Olivier Py &#8211; à l&#8217;Odéon</p>
<p style="text-align: justify;">Zeus, allié à Prométhée, renverse son père Cronos du trône des Dieux et soumet les Titans. Mais lorsque le nouveau maître de l&#8217;Olympe se propose de rayer de la carte la race des hommes, Prométhée s&#8217;y oppose, dérobe aux Dieux le feu de la connaissance et l&#8217;offre aux humains, en même temps que leur liberté. Tout puissant et d&#8217;une brutalité féroce, Zeus condamne le renégat à être enchainé pour l&#8217;éternité à un rocher situé aux confins de la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Prométhée qui voit l&#8217;avenir annonce que sa condamnation ne durera pas éternellement, pas plus que ne saurait durer le règne de Zeus. Ce dernier lui envoie alors Hermès afin qu&#8217;il en révèle davantage. Mais la menace des pires tortures n&#8217;y font rien, Prométhée ne cède pas à la tyrannie et décide de se taire. Il est ici la figure du résistant devant un pouvoir oppresseur, arbitraire et brutal. Prométhée, premier philanthrope, insoumis, supplicié et martyr. Sagesse ou folie ?</p>
<p style="text-align: justify;">Comme à son habitude, Olivier Py réécrit Eschyle, ce qui pour être présomptueux n&#8217;en est pas moins une bonne idée tant le théâtre d&#8217;Eschyle est loin dans le temps et dans le regard des spectateurs que nous sommes. Py, dans cet exercice, s&#8217;en sort d&#8217;ailleurs plutôt bien.</p>
<p style="text-align: justify;">On a plus de doutes lorsqu&#8217;il lui prend également d&#8217;écrire l&#8217;ébauche d&#8217;un <em>Prométhée Libéré</em>, le deuxième opus de ce qui fut en son temps une trilogie, la suite perdue de <em>Prométhée Enchainé</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, le procédé scénographique choisi fonctionne sur une grossière analogie entre le dieu Prométhée et le metteur en scène. On comprend trop bien comment on en est arrivé à cette fausse bonne idée. Olivier Py s&#8217;étant attribué le rôle de Prométhée, on imagine sans mal que lors des premières répétitions il lui a fallu sans cesse alterner entre son rôle de metteur en scène assis dans la salle et donnant ses directives, et celui du comédien livrant son texte depuis cette même place. Le dispositif scénique était tout trouvé : le décor serait un théâtre, c&#8217;est-à-dire une scène et quelques rangées de fauteuils, où donc se trouverait enchainé Prométhée. Pis que grossier, cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="ruyblas"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4729" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="Ruy-Blas-Schiaretti" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/Ruy-Blas-Schiaretti-300x199.jpg" alt="Ruy Blas - de Victor Hugo, mise en scène de Christian Schiaretti - aux Gémeaux" width="300" height="199" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Ruy Blas</em></strong> &#8211; de Victor Hugo, mis en scène par Christian Schiaretti - aux Gémeaux</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ruy Blas</em> vous connaissez, c&#8217;est au cinéma &#8211; entre autres adaptation &#8211; <em>La Folie des grandeurs</em>, avec Louis de Funès et Yves Montand. <em>Ruy Blas </em>raconte l&#8217;histoire de Don Sallustre qui, Grand d&#8217;Espagne tombé en disgrâce par la faute de la reine, commande à son valet, Ruy Blas, de se faire passer pour son neveu, Don Cesar, pour entrer à la cour et séduire une reine cloitrée dans son palais et délaissée par son époux. Mais Ruy Blas est réellement amoureux de la reine&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La supercherie fonctionne à merveille et Ruy Blas devient à la fois Premier ministre et amant de la reine. Tout puissant, il entreprend de mettre fin à la corruption des Grands d&#8217;Espagne qui pillent le royaume à leur seul profit. Mais il demeure un roturier, indigne de l&#8217;amour d&#8217;une reine, un simple valet, soumis à son maître, Don Sallustre dont il n&#8217;est que la créature, costumée, factice&#8230; </p>
<p style="text-align: justify;">Victor Hugo, en bon mégalomane, ne fait jamais rien en petit. Il ne craint pas de mêler la bouffonnerie à la tragédie, la grandiloquence à la farce, le mélodrame à l&#8217;universel, le théâtre populaire à  l&#8217;Histoire. L&#8217;avantage d&#8217;être génial est qu&#8217;il peut se le permettre.</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Schiaretti a su respecter cela, ne rien édulcorer, ne rien détourner. Et la grande pièce se joue dans un décor à sa démesure, impressionnant. Cela laisse aux spectateurs le loisir de se régaler de l&#8217;intelligence, de la poésie comme des facéties de Victor Hugo qui n&#8217;est pas le dernier des cabotins, à sa manière. Robin Renucci campe un Don Sallustre parfaitement diabolique.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est malheureusement à peu près tout &#8211; mais entendre Victor Hugo est amplement suffisant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="malade"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-full wp-image-4738" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="le-malade-imaginaire-Stratz" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/maladeimaginaire-mayette.jpg" alt="Le Malade Imaginaire - Molière - Claude Stratz - Comédie Française" width="240" height="210" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le Malade Imaginaire</em></strong> &#8211; de Molière, mis en scène par Claude Stratz - à la Comédie Française</p>
<p style="text-align: justify;">Je dois bien en faire l&#8217;aveu, ma mémoire est défaillante. J&#8217;ai laissé passer trop de temps avant de tenter de récapituler mes impressions. Sans doute faut-il croire que la représentation n&#8217;était pas non plus inoubliable&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si pourtant je fais un petit effort, je parviens à me souvenir de mon plaisir jamais défaillant d&#8217;entendre du Molière. De même que je garde le souvenir de comédiens jouant juste et d&#8217;une mise en scène tenue et classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Je parviens également sans mal à conserver le fil de ce billet. Car qu&#8217;est-ce qu&#8217;en effet un hypocondriaque sinon un malade factice ? Mieux même, que sont les médecins, selon Molière, sinon des êtres factices gonflés de leur propre importance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais qu&#8217;est-ce le théâtre sinon un jeu de miroirs dans lequel des masques recouvrent des masques ? </p>
<p style="text-align: justify;"><a name="putain"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4745" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="dommage-qu-elle-soit-une-putain-Donnellan" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/dommage-qu-elle-soit-une-putain-Donnellan-300x199.jpg" alt="Dommage qu'elle soit une putain - John Ford - Declan Donnellan - Gémeaux" width="300" height="199" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Dommage qu&#8217;elle soit une putain</strong></em> - de John Ford, mis en scène par Declan Donnellan - aux Gémeaux</p>
<p style="text-align: justify;">Annabella et Giovanni. Un homme, une femme. Ils découvrent qu&#8217;ils s&#8217;aiment. Ils sont frère et sœur. Ils sont jumeaux. Leur amour leur est interdit. </p>
<p style="text-align: justify;">Le tabou de l&#8217;inceste. Deux êtres vrais, entiers, écorchés vifs et qui succombent à une passion forcément fatale. Et puis la vile comédie de l&#8217;hypocrisie morale et sociale qui précipitera leur tragédie.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fois subversive et transgressive, la pièce est de John Ford. Pas le réalisateur de westerns, le jeune contemporain de Shakespeare.</p>
<p style="text-align: justify;">Des comédiens époustouflants d&#8217;engagement. Une mise en scène décapante, merveilleusement inventive, moderne, intelligente. Une scénographie qui l&#8217;est tout autant &#8211; mais il est impossible de dissocier Declan Donnellan de Nick Ormerod. Probablement le spectacle de l&#8217;année !</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="berenice"></a> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.avoodware.com/des-etres-factices-crees-par-leur-orgueil-et-leur-ennui"><img class="alignleft size-medium wp-image-4740" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="berenice-racine-mayette" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/berenice-racine-mayette-225x300.jpg" alt="Bérénice - Racine - Muriel Mayette -  Comédie Française" width="225" height="300" /></a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Bérénice &#8211; </strong></em>de Racine, mis en scène par Muriel Mayette &#8211;  à la Comédie Française</p>
<p style="text-align: justify;">Titus aime Bérénice, reine de Palestime, qui l&#8217;aime en retour. Mais Titus est empereur et Rome ne saurait accepter une reine pour impératrice. Or Titus n&#8217;est pas homme à se dérober à son devoir envers Rome. Il doit renoncer à Bérénice. Simplicité extrême du nœud tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte de Racine est sublime. Ça pourrait presque suffire. Mais quand on ajoute à une mise en scène insipide des comédiens qui ne sont pas leurs personnages, qui sont comme systématiquement à côté, cela ne suffit pas tout à fait. Et ainsi,une fois encore, Muriel Mayette aura démontré qu&#8217;elle n&#8217;a pas la dimension requise &#8211; sauf à s&#8217;évertuer à maintenir la Comédie Française dans théâtre d&#8217;arrière-garde.</p>
<p style="text-align: justify;">Les grands textes classiques, comme le théâtre dans son ensemble, réclament qu&#8217;au-delà du respect qui est dû aux mots et au sens des mots, qu&#8217;on leur accorde la force de la subversion. Mais peut-être la Comédie Française, et son public, se satisfont-elle de donner dans le théâtre bourgeois.</p>
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		<title>Le changement, c’est chez dedalus</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:58:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de ce site]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà. Sarkozy n&#8217;est plus &#8211; enfin, ne nous emballons pas non plus, il n&#8217;est pas homme à digérer facilement une défaite et il n&#8217;aura de cesse que de revenir en politique, de reconquérir son trone et d&#8217;obtenir sa petite revanche personnelle. Il n&#8217;est cependant suffisamment plus pour que s&#8217;imposassent d&#8217;une part la disparition du blog <a href='http://www.avoodware.com/le-changement-chez-dedalus/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft  wp-image-2365" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="avoodware" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/avatavoodware.gif" alt="le désir d'écrire / le plaisir d'être lu" width="200" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy n&#8217;est plus &#8211; enfin, ne nous emballons pas non plus, il n&#8217;est pas homme à digérer facilement une défaite et il n&#8217;aura de cesse que de revenir en politique, de reconquérir son trone et d&#8217;obtenir sa petite revanche personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;est cependant suffisamment plus pour que s&#8217;imposassent d&#8217;une part la disparition du blog <a title="sarkononmerci.fr" href="http://www.avoodware.com/sarkononmerci" target="_blank">sarkononmerci.fr</a> et d&#8217;autre part quelques menus changements sur ce site, afin notamment que mes occasionnelles activités militantes ne s&#8217;en viennent plus noyer de leurs ponctuelles abondances mes autres productions bloguesques, qui pour être moins logorrhéiques n&#8217;en sont pas nécessairement moins intéressantes &#8211; du moins à mes yeux.</p>
<p style="text-align: justify;"> Soyons bref :</p>
<p style="text-align: justify;">1- <a title="sarkononmerci.fr" href="http://www.avoodware.com/sarkononmerci" target="_blank">sarkononmerci.fr</a> n&#8217;existe plus et l&#8217;ensemble des billets et de vos commentaires a été archivé sur ce site, à l&#8217;adresse suivante : <a title="les archives de sarkononmerci.fr" href="http://www.avoodware.com/sarkononmerci" target="_blank">www.avoodware.com/sarkononmerci</a> ;</p>
<p style="text-align: justify;">2- le blog présent sur ce site a été scindé en deux :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">a- d&#8217;une part, le blog &laquo;&nbsp;<strong>chez dedalus</strong>&laquo;&nbsp;, sur lequel je m&#8217;autorise à parler de tout et de rien, et en particulier de <a title="dedalus au théâtre" href="http://www.avoodware.com/category/a-propos-de-theatre/" target="_blank">théâtre</a>, où également je m&#8217;exerce avec plus ou moins de succès à quelques <a title="dedalus en auteur" href="http://www.avoodware.com/category/a-propos-de-rien/" target="_blank">sauts en auteur</a>, un blog domicilié à l&#8217;adresse suivante : <a title="le blog de dedalus" href="http://www.avoodware.com/dedalus" target="_blank">www.avoodware.com/dedalus</a> &#8211; un blog auquel, si ce n&#8217;est déjà fait, vous pouvez vous abonner via le flux rss suivant : <a title="flux rss du blog de dedalus" href="http://feeds.feedburner.com/dedaluslitteraire" target="_blank">http://feeds.feedburner.com/dedaluslitteraire</a> ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">b- d&#8217;autre part, un blog plus spécifiquement militant, dit &laquo;&nbsp;<strong>le coin politique de dedalus</strong>&laquo;&nbsp;, à l&#8217;adresse suivante : <a title="le blog politique de dedalus" href="http://www.avoodware.com/dedaluspol" target="_blank">www.avoodware.com/dedaluspol</a> - un blog auquel vous pouvez vous abonner via le flux rss suivant : <a title="flux rss du blog politique de dedalus" href="http://feeds.feedburner.com/dedaluspolitique" target="_blank">http://feeds.feedburner.com/dedaluspolitique</a> (c&#8217;est-à-dire  l&#8217;ancien flux de feu <a title="sarkononmerci.fr" href="http://www.avoodware.com/sarkononmerci" target="_blank">sarkononmerci.fr</a>, auquel vous êtes donc déjà peut-être abonné&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi tout est donc rassemblé sur ce site, <a title="A vous de lire..." href="http://avoodware.com" target="_blank">avoodware.com</a>, conçu à l&#8217;origine comme la vitrine de mon activité littéraire et que je vous invite à parcourir &#8211; j&#8217;ai essayé d&#8217;en faciliter la navigation. Quelques <a title="Lulli- roman" href="http://www.avoodware.com/catalogue/roman/lulli/" target="_blank">roman</a>, <a title="6 récits" href="http://www.avoodware.com/catalogue/recits/" target="_blank">récits</a> ou <a title="La Chute - théâtre" href="http://www.avoodware.com/catalogue/theatre/chute/" target="_blank">pièce de théâtre</a> sont en particulier disponibles au téléchargement, y compris en format <a title="les ebooks de dedalus - extension .epub" href="http://www.avoodware.com/catalogue/ebooks/" target="_blank">ebooks</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le présent billet est publié simultanément sur les deux blogs. Ce sera bien évidemment le seul.</p>
<p style="text-align: justify;">Vos impressions sur cette nouvelle architecture, et la manière dont la navigation entre les différentes parties du site a été organisée, sont les bienvenues en commentaires.</p>
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		<title>Les parenthèses ne se referment jamais</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 14:43:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[dedalus en auteur]]></category>
		<category><![CDATA[lolo]]></category>
		<category><![CDATA[ponctuation]]></category>

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		<description><![CDATA[  Ouvrir la parenthèse. Dévier. Digresser. Faire un pas de côté et puis s&#8217;en aller ailleurs. Prendre le risque de n&#8217;en jamais revenir. On sait quand elle s&#8217;ouvre, jamais quand elle se referme. Si même elle doit se refermer. Le terrain y est souvent glissant, instable, qui se dérobe sous vos pieds. Sous vos mots. <a href='http://www.avoodware.com/les-parentheses-ne-se-referment-jamais/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/les-parentheses-ne-se-referment-jamais/"><img class="alignleft size-full wp-image-4447" style="margin-top: 20px; margin-bottom: 50px;" title="parenthese-ouverte" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/parenthese-ouverte.jpg" alt="" width="200" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ouvrir la parenthèse. Dévier. Digresser. Faire un pas de côté et puis s&#8217;en aller ailleurs. Prendre le risque de n&#8217;en jamais revenir. On sait quand elle s&#8217;ouvre, jamais quand elle se referme. Si même elle doit se refermer. Le terrain y est souvent glissant, instable, qui se dérobe sous vos pieds. Sous vos mots. On trébuche, on tombe. On ne s&#8217;en relève pas toujours. On ne sait pas. C&#8217;est une aventure. Une aventure à l&#8217;intérieur d&#8217;une autre. Poupées russes qui s&#8217;empilent. Ma grand-mère était Russe. Elle est morte maintenant. L&#8217;autre aussi. Elles me manquent souvent. Une seule des deux avait un réel talent culinaire. C&#8217;est aussi qu&#8217;il n&#8217;est pas de meilleure cuisine au monde que la cuisine libanaise. Je suis partial sûrement. Le souvenir est une parenthèse dans le temps, qui en rompt la monotone linéarité. Qui l&#8217;enrichit. Qui le magnifie et le sublime. Lui donne une forme, une épaisseur, un relief. Ouvrir une parenthèse, c&#8217;est feindre de parler d&#8217;autre chose tout en poursuivant le même propos. C&#8217;est prendre un chemin détourné. C&#8217;est passer par derrière. C&#8217;est introduire une rupture. Créer l&#8217;illusion d&#8217;une rupture. Il n&#8217;y a jamais de rupture et la parenthèse n&#8217;est en vérité jamais qu&#8217;un artifice, une ponctuation qui n&#8217;en est pas une, une respiration qui n&#8217;en est pas une. Un halètement plutôt. Une suspension. Une harmonieuse disharmonie. La parenthèse est une porte. On l&#8217;ouvre et puis, surtout, on entre. On entre dans ce qui se trouve au-delà. Entrez dans la parenthèse, sortez de la parenthèse, voilà comme on devrait dire. Entrez dans la danse. Tourbillonnez. La parenthèse est un terrain de jeu. Un clin d&#8217;oeil poétique. Et comme la porte, le signe est inutile. La parenthèse n&#8217;a pas besoin d&#8217;un signalement, d&#8217;une signalétique qui l&#8217;annonce. On ne dit pas à une femme qu&#8217;on s&#8217;apprête à l&#8217;embrasser, on l&#8217;embrasse. Il y a de la poésie dans un baiser, et de la grossièreté dans la demande explicite et formelle que l&#8217;on en ferait. Madame, veuillez entrouvrir les lèvres, je m&#8217;en vais y glisser ma langue. Se taire plutôt, afin de preserver le mystère. Maintenir le flou et la connivence, le non-dit et sa profondeur. Le doute et son cortège de subtiles insécurités qui nous font devenir perméables à l&#8217;émotion. La parenthèse, c&#8217;est cet endroit indéfini et branlant où s&#8217;épanouira un sourire, où grossira une larme. C&#8217;est cette obscurité où frétillent les étincelles. Plus grande sera l&#8217;obscurité, plus frétillantes elles seront. Les étincelles. Entrez dans la parenthèse, restez dans la parenthèse, voilà comme on devrait dire. Et puis entrez dans une autre. Et puis dans une autre. Et une autre encore. Les parenthèses ne se referment jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Défendre Pierre Salviac</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos du monde]]></category>
		<category><![CDATA[caricature]]></category>
		<category><![CDATA[con]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre Salviac est journaliste sportif, spécialiste du rugby depuis des lustres, et jusque hier sur RTL. Dans ce rôle, je l&#8217;aimais plutôt bien. C&#8217;est-à-dire beaucoup plus qu&#8217;un Jean-Michel Larqué ou qu&#8217;un Thierry Roland, par exemple. Il n&#8217;empêche, le tweet qu&#8217;il s&#8217;est permis de poster hier était d&#8217;une imbécilité crasse. « A toutes mes consœurs, baisez utile, <a href='http://www.avoodware.com/defendre-pierre-salviac/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/defendre-pierre-salviac/micro-rtl/" rel="attachment wp-att-4435"><img class="size-full wp-image-4435 alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="micro-rtl" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/micro-rtl.jpg" alt="" width="468" height="264" /></a>Pierre Salviac est journaliste sportif, spécialiste du rugby depuis des lustres, et jusque hier sur RTL. Dans ce rôle, je l&#8217;aimais plutôt bien. C&#8217;est-à-dire beaucoup plus qu&#8217;un Jean-Michel Larqué ou qu&#8217;un Thierry Roland, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;empêche, le tweet qu&#8217;il s&#8217;est permis de poster hier était d&#8217;une imbécilité crasse. « <em>A toutes mes consœurs, baisez utile, vous avez une chance de vous retrouver première Dame de France »</em>, a-t-il écrit, pensant sans doute faire de l&#8217;humour. Le malheureux.</p>
<p style="text-align: justify;">La réaction du directeur de l’information de RTL, Jacques Esnous, ne s&#8217;est pas fait attendre : « <a title="pierre salviac" href="https://twitter.com/pierresalviac">@<strong>pierresalviac</strong></a> <em>Ton tweet est absolument intolérable. J&#8217;y vois un sexisme vulgaire inqualifiable que je condamne.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était une saine réaction et une saine condamnation. On aurait pu attendre en sus qu&#8217;il demande à son chroniqueur de présenter des excuses, mais cela fut inutile, Pierre Salviac se repentant un peu plus tard de lui-même : « <em>En balançant une vanne j&#8217;ai blessé mes consœurs. Je leur présente mes excuses et retire mon tweet ;-(</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">On aurait pu en rester là. Mais voilà, on a pris en france la très sale habitude, ces dernières années, de couper des têtes. Il fallait punir, sanctionner, faire en sorte que le coupable expie sa faute, son péché. Et Pierre Salviac a donc été <a title="Salviac rime avec réac" href="http://captainhaka.blogspot.fr/2012/05/salviac-rime-avec-reac.html" target="_blank">viré</a> de RTL.</p>
<p style="text-align: justify;">Inutile excès de zèle qui transforme le coupable en victime. Et déplace le débat du propos tenu à l&#8217;homme qui s&#8217;est cru autorisé à le tenir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="François Hollande, président de la République" href="http://rimbusblog.blogspot.fr/2012/05/francois-hollande-president-de-la.html" target="_blank">Quelqu&#8217;un</a> a-t-il prévenu la direction de RTL que nous en avions terminé avec Sarkozy, que nous pouvions enfin revenir à un fonctionnement social normal et apaisé, plutôt qu&#8217;épidermique et délirant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Salviac a proféré une <a title="l'UMP continue les conneries " href="http://perdre-la-raison.blogspot.fr/2012/05/pendant-les-travaux-de-mon-blog-lump.html" target="_blank">connerie</a>. Que l&#8217;on condamne donc la connerie. Que l&#8217;on demande des excuses publiques, éventuellement. Que l&#8217;on réclame des explications, si nécessaire. Et si la connerie le justifiait, parce qu&#8217;il y aurait eu contravention à la loi, que la justice soit saisie et qu&#8217;une sanction proportionnée soit infligée &#8211; non pas au nom de la morale ou des valeurs, mais au nom de la loi. Simplement. </p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;on comprenne enfin qu&#8217;il s&#8217;agit moins de condamner un homme et de le punir, que de dénoncer des propos qui, dans le meilleur des cas, relèvent de la blague de mauvais goût. Pierre Salviac a lui-même reconnu que, pis que cela, son propos était blessant. L&#8217;essentiel était alors acquis. Il n&#8217;était pas utile de s&#8217;empresser en sus de lui couper la tête et d&#8217;en faire la victime d&#8217;un système bien-pensant qui en guise d&#8217;auto-défense pratique la censure à coups de hache.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;on veuille bien le comprendre une fois pour toute, <a href="http://www.romainblachier.fr/2012/05/salviac-pouvoir-rtl.html" target="_blank">les cons</a> ne finiront par vraiment fermer leurs grandes gueules, non pas parce que nous aurions réussi à couper toutes les têtes de tous les cons, mais parce que l&#8217;intelligence l&#8217;aurait emporté sur la connerie. Ça promet de prendre un certain temps, mais il n&#8217;y a pas d&#8217;autre chemin que celui de l&#8217;intelligence.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Sanction pour non respect de nos consoeurs et plus généralement des femmes. Pas de politique, juste la défense de nos valeurs</em> », a écrit Jacques Esnous pour expliquer le licenciement du fautif. Je voudrais qu&#8217;il m&#8217;explique en quoi l&#8217;action de couper une tête parvient à prendre place dans son système de valeurs. On se gargarise aujourd&#8217;hui des <em>valeurs</em>, mais il ne s&#8217;agit en vérité de rien d&#8217;autres que de ce qu&#8217;on appelait auparavant les <em>bonnes mœurs</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne serait-ce que pour la raison que chaque fois que vous coupez la tête d&#8217;un con ce sont dix qui repoussent aussitôt, <strong>il n&#8217;y a d&#8217;autre choix que de s&#8217;efforcer de complexer les cons, plutôt que de céder à la tentation de leur couper la tête.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous sommes débarrassé de Sarkozy. Reste encore à se débarrasser du sarkozysme. Et quand on apprend que l&#8217;UMP s&#8217;est choisi pour slogan de campagne des législatives un <em><a title="&quot;Choisissons la France&quot;... Ou sinon quoi ?" href="http://libreaffichage.blogspot.fr/2012/05/choisissons-la-france-ou-sinon-quoi.html" target="_blank">Choisissons la France</a></em> dans lequel on entend très clairement sonner en creux les thèmes de l&#8217;anti-France et du parti de l&#8217;étranger, qui s&#8217;adresse évidemment à la gauche, on se dit que là aussi la route promet d&#8217;être longue.</p>
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		<title>Requiem pour un con</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 08:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de musique]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Gainsbourg]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est la musique qui me trotte dans la tête depuis quelques heures. Il faut que je m&#8217;en débarrasse. Je sais bien pourtant que la messe n&#8217;est pas dite encore, que seuls les électeurs décideront de chanter ou non ce requiem, dimanche 6 mai, dans les urnes et pour le repos de mon âme&#8230; Ecoute les <a href='http://www.avoodware.com/requiem-pour-un-con/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la musique qui me trotte dans la tête depuis quelques heures. Il faut que je m&#8217;en débarrasse. Je sais bien pourtant que la messe n&#8217;est pas dite encore, que seuls les électeurs décideront de chanter ou non ce requiem, dimanche 6 mai, dans les urnes et pour le repos de mon âme&#8230;</p>
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<p style="text-align: justify;"><em>Ecoute les orgues</em><br /><em>Elles jouent pour toi</em><br /><em>Il est terrible, cet air là</em><br /><em>J&#8217;espère que tu aimes</em><br /><em>C&#8217;est assez beau non ?</em><br /><em>C&#8217;est le requiem pour un con</em></p>
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		<title>Vive le sexisme !</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:59:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos du monde]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est au détour de ma lecture du dernier billet de Sasa que j&#8217;ai découvert le dernier sujet qui enflamme depuis ce matin la blogosphère. En fait, c&#8217;est un peu toujours le même sujet &#8211; mais c&#8217;est un sujet que j&#8217;affectionne. A l&#8217;origine, il y eut donc un tweet : « Ce qu’il y a de bien avec <a href='http://www.avoodware.com/vive-le-sexisme/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/vive-le-sexisme/cul-cuir-et-resilles/" rel="attachment wp-att-4102"><img class="alignleft  wp-image-4102" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="cul-cuir-et-resilles" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/cul-cuir-et-resilles.jpg" alt="du cul, du cuir, des bottes et des bas résilles" width="340" height="490" /></a>C&#8217;est au détour de ma lecture du <a title="Sexisme &amp; police de la pensée" href="http://www.laloute.net/2012/04/sexisme-police-de-la-pensee/" target="_blank">dernier billet de Sasa</a> que j&#8217;ai découvert le dernier sujet qui enflamme depuis ce matin la blogosphère. En fait, c&#8217;est un peu toujours le même sujet &#8211; mais c&#8217;est <a title="feminisme" href="http://www.avoodware.com/tag/feminisme/" target="_blank">un sujet que j&#8217;affectionne</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;origine, il y eut donc un tweet : « <em>Ce qu’il y a de bien avec le retour des beaux jours, c’est que désormais, c’est dans la rue qu’on croise des jolies courbes</em>. » J&#8217;aurais pu l&#8217;écrire. D&#8217;ailleurs je l&#8217;ai écrit. Plusieurs fois. Je l&#8217;écris chaque année, au retour des beaux jours. Je ne suis sans doute pas un garçon très original. Je suis un garçon.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;en suivit immédiatement un autre tweet : <em>« Mouais, vous êtes capables de bons mots meilleurs que celui-ci qui fleure un poil le sexisme… » </em>La guerre était déclarée. On parla de « <em>troll féministe </em>» et de « <em>police de la pensée </em>». Il paraît. Je ne sais pas. Je n&#8217;ai pas assisté à l&#8217;affaire. Peu importe, ce n&#8217;est pas la polémique ni les noms d&#8217;oiseaux qui furent ou non échangés qui m&#8217;intéressent.</p>
<p style="text-align: justify;">Car après les tweets, vinrent les billets de blog. C&#8217;est devenu un classique. J&#8217;ai donc lu celui de Sasa, et puis <a title="Psst" href="http://www.crepegeorgette.com/2012/04/03/psst/#more-5649" target="_blank">celui de valerie</a>. Toutes les deux s&#8217;attardent sur un même point d&#8217;argumentation que l&#8217;on peut énoncer de la manière suivante : <strong>Est sexiste ce qui relève d&#8217;un traitement différencié entre les hommes et les femmes, ce qui discrimine entre les deux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Soit. C&#8217;est une définition du sexisme sur laquelle on peut s&#8217;accorder. Mais alors du coup, le sexisme, est-ce mal ? Est-ce forcément mal, le sexisme ? Voilà la question qui m&#8217;intéresse.</p>
<p style="text-align: justify;">Car après tout, la nature elle-même est sexiste. La nature discrimine entre les hommes et les femmes. Physiquement d&#8217;abord. Physiologiquement ensuite. Sexuellement enfin. La nature discrimine, la nature est sexiste. Et je suis tenté de dire que ce n&#8217;est pas tant pis.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux, l&#8217;hétérosexualité est un sexisme. L&#8217;homosexualité aussi, d&#8217;ailleurs. Et je veux en profiter ici pour pointer du doigts toutes ces femmes qui n&#8217;ont a priori aucun appétit sexuel pour moi parce qu&#8217;elles préfèrent aimer d&#8217;autres femmes. Elle me discrimine. Sexisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi-même, il faut bien dire, je ne parle pas tout à fait de la même manière à mon boulanger ou à ma boulangère. Pas seulement parce que l&#8217;une des deux est une femme, mais aussi pour cela, parce que ma boulangère est une femme. D&#8217;ailleurs je ne l&#8217;appelle pas mon boulanger. Sexisme ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne parle pas tout à fait de la même manière à l&#8217;un ou à l&#8217;autre et cela sans que ma conversation ne comporte la moindre évocation d&#8217;une hypothétique rencontre sexuelle, pas la moindre pression, pas même un soupçon de séduction. C&#8217;est seulement que je reconnais qui elle est, quelle est son individualité, qui est aussi d&#8217;être femme. Et, à peine donc suis-je entré dans la boulangerie que j&#8217;ose un « Bonjour Madame ». Sexisme !</p>
<p style="text-align: justify;">Non. Je n&#8217;ai pas été tout à fait sincère, je le confesse. Je suis en réalité toujours dans la séduction. Quasi systématiquement. Même avec les hommes. Simplement, pas de la même manière. Je ne souris pas de la même manière aux hommes et aux femmes. Sexisme encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand la boulangère est une jeune femme, il peut même m&#8217;arriver d&#8217;aller jusqu&#8217;à un « Bonjour, Mademoiselle ». Je sais, ce comportement est infâme. Et moi-même je suis un homme. Pardon.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelle valeur aurait donc mon sourire, dites-moi, s&#8217;il me fallait à chacun présenter le même ? <strong>Un sourire poli, convenu, impersonnel, aseptisé, est-il encore un sourire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, je confesse réserver un traitement différencié à chaque individu que je rencontre. Et les femmes et les hommes ne sont pas pareils. Et chaque femme est aussi une femme. Et les hommes, de manière générale, sont des êtres sexués. Les femmes aussi. C&#8217;est même cela qui est rigolo.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors oui, je veux bien l&#8217;entendre, être une femme n&#8217;est pas toujours rigolo. Être une femme est parfois socialement compliqué. Sans doute. Parce que l&#8217;on ne répond pas aux critères de beauté en vigueur. Parce qu&#8217;il faut se jucher sur des talons  et raccourcir la jupe afin de créer la bonne courbe au bon endroit. Parce que parfois cela ne suffit pas, ou plus. Parce que les soutiens-gorge. Parce que la ménopause. Parce que l&#8217;on n&#8217;est pas toujours diponible pour un sourire de plus, qu&#8217;un inconnu de plus vous adresse.</p>
<p style="text-align: justify;">Accessoirement, ce n&#8217;est pas toujours facile non plus d&#8217;être un homme, y compris socialement. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs plus généralement pas toujours facile d&#8217;être soi. Mais là aussi, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on s&#8217;emmerderait sinon. Si être était facile.</p>
<p style="text-align: justify;">Soit, donc. Je suis sexiste. Tu es sexiste. Nous sommes sexistes. La question ne serait-elle pas alors de savoir à partir de quel moment le sexisme devient-il mauvais, plutôt que de connoter négativement tout sexisme ainsi défini ?</p>
<p style="text-align: justify;">Un juste combat &#8211; et le féminisme en est un &#8211; ne se discrédite-t-il pas à l&#8217;instant même où il se radicalise au point d&#8217;en perdre tout sens de la nuance, toute subtilité ?</p>
<p style="text-align: justify;">Voyez là photo qui illustre ce billet, ne vient-elle pas grossièrement discréditer toute ma petite argumentation ?</p>
<p style="text-align: justify;">(&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;">Et du coup, finalement, après un bref rebond &#8211; mais la subtilité de l&#8217;astuce aura sans aucun doute échappé aux blondes -, la petite argumentation en question n&#8217;en ressort-elle pas au contraire renforcée ? </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Tout au bout du chemin de la stigmatisation</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 09:13:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos du monde]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Imad Ibn Ziaten, 30 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné. Abel Chennouf, 25 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné.Mohamed Legouad, 24 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné. Jonathan Sandler, 30 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné. Gabriel Sandler, 4 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné.Arieh Sandler, 5 ans. Ils <a href='http://www.avoodware.com/tout-au-bout-du-chemin-de-la-stigmatisation/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Imad Ibn Ziaten, 30 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné. <br />Abel Chennouf, 25 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné.<br />Mohamed Legouad, 24 ans. Ils ont visé l&#8217;arabe, ils l&#8217;ont assassiné. <br />Jonathan Sandler, 30 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné. <br />Gabriel Sandler, 4 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné.<br />Arieh Sandler, 5 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné.<br />Myriam Monsonego, 7 ans. Ils ont visé le juif, ils l&#8217;ont assassiné.  </p>
<p style="text-align: justify;">Loïc Liber, 26 ans. Ils ont visé le noir et l&#8217;ont laissé pour mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous Français pourtant &#8211; et d&#8217;ailleurs qu&#8217;importe ! <br />Tous victimes, détestées et assassinées pour leurs religions, leurs origines, leurs faciès, la couleur de leurs peaux&#8230; Une haine d&#8217;autant plus démente qu&#8217;elle est tout sauf aveugle. Une haine d&#8217;autant plus abjecte qu&#8217;elle n&#8217;était pas le fruit pourri et abjecte de ce qu&#8217;ils avaient fait, mais de ce qu&#8217;ils étaient, sont et seront &#8211; c&#8217;est-à-dire par-delà même leurs individualités, par-delà ceux qu&#8217;ils étaient et seraient devenus.</p>
<p style="text-align: justify;">Une haine et une démence qui ont ceci de particulier qu&#8217;elles ne viennent jamais de nulle part. Elles sont ce qui est toujours au bout du chemin de la stigmatisation.Elles sont ce qui finit toujours pas s&#8217;enflammer, même si l&#8217;on ne sait jamais ni où ni comment, quand d&#8217;aucuns s&#8217;imaginent pouvoir jouer avec le feu de la stigmatisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s&#8217;agit pas ici de faire des raccourcis. Il ne s&#8217;agit pas à ce stade de chercher des responsables des tueries racistes et antisémites de Toulouse et Montauban ailleurs que dans l&#8217;esprit lâche et malade de celui qui a effectivement assassiné. Il s&#8217;agit au contraire de ne pas omettre aujourd&#8217;hui, justement aujourd&#8217;hui, de rappeler que l&#8217;irresponsabilité politique a toujours des conséquences.</p>
<p style="text-align: justify;">Demain, le dément aura recommencé, ou pas. Il sera arrêté, ou plus probablement sera à son tour tué au cours de son arrestation. Nous serons alors tous légitimement tentés de nous laisser aller au soulagement, nous laisser prendre par l&#8217;illusion de la fin d&#8217;une menace, qu&#8217;il serait enfin possible de clore l&#8217;évènement, faire comme s&#8217;il était sorti du néant et y était retourné. Ce serait commettre une grave erreur. Ce n&#8217;est pas le néant qui a engendré cette folie, mais la société française telle qu&#8217;elle se construit aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Or justement, après-demain nous aurons à choisir dans quelle société nous souhaitons vivre. Une société qui feint de parvenir à trouver un équilibre dans la tension perpétuelle, dans laquelle l&#8217;autre est par définition responsable de nos maux, dans laquelle la violence des mots feint d&#8217;être la réponse à la violence sociale, dans laquelle est systématiquement privilégiée la réaction à l&#8217;action, les effets d&#8217;annonce à la cohérence, dans laquelle le politique préfère jouer avec les peurs et les émotions du peuple que rechercher sa cohésion. Ou bien une société qui recherche l&#8217;apaisement et le vivre ensemble, le respect pour tous et la dignité de chacun.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois &#8211; par exemple &#8211; qu&#8217;il y a de la dignité et de la responsabilité quand un homme politique propose de supprimer le mot <em>race</em> de la Constitution parce qu&#8217;au XXIème siècle une société apaisée est une société qui a compris qu&#8217;il n&#8217;est entre les hommes pas d&#8217;autre race que la race humaine, une société qui est parvenu à entendre dans cette vérité scientifique qu&#8217;elle saurait y trouver son propre salut.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne suffit pas de dire, et chaque fois répéter que <em>Plus jamais ça</em>, il nous faut accepter d&#8217;apprendre et de comprendre. <strong>Au bout du chemin de la stigmatisation et de l&#8217;outrance nichent la haine et la folie meurtière.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.avoodware.com/tout-au-bout-du-chemin-de-la-stigmatisation/liberation-une-20mars2012/" rel="attachment wp-att-4069"><img class="aligncenter size-full wp-image-4069" title="liberation-une-20mars2012" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/liberation-une-20mars2012.jpg" alt="" width="487" height="609" /></a></p>
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		<title>Pourquoi voter en 2012 ?</title>
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		<comments>http://www.avoodware.com/pourquoi-voter-en-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 11:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos du monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous connaissez Vacarme. Moi je ne connaissais pas, c&#8217;est mon fils qui me l&#8217;a fait découvrir. « Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et archivée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique ». Voici comme les auteurs de cette revue <a href='http://www.avoodware.com/pourquoi-voter-en-2012/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/pourquoi-voter-en-2012"><img class="alignleft  wp-image-4052" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="voter" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/voter.jpg" alt="" width="364" height="231" /></a>Vous connaissez <em><a title="Vacarme" href="http://www.vacarme.org/" target="_blank">Vacarme</a>. </em>Moi je ne connaissais pas, c&#8217;est mon fils qui me l&#8217;a fait découvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et archivée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique</em> ». Voici comme les auteurs de cette revue &#8211; <em>née de la rencontre d’<a title="comité de rédaction de Vacarme" href="http://www.vacarme.org/article48.html" target="_blank">individus engagés</a> dans différents mouvements sociaux -</em> la <a title="Vacarme, qu’est-ce que c’est ?" href="http://www.vacarme.org/article295.html" target="_blank">présentent</a>. </p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vacarme</em>, pour ce que je viens d&#8217;en découvrir, c&#8217;est de la pensée en barre. <strong>Une pensée gauchiste intelligente</strong>, et ce n&#8217;est pas si fréquent, suis-je tenté d&#8217;ajouter.</p>
<p style="text-align: justify;">Le numéro 58, dernier paru, donne lieu à la publication d&#8217;un manifeste en faveur du vote. Intitulé <em><a title="Vacarme : Occupons le Vote" href="http://www.vacarme.org/article2110.html" target="_blank">Occupons le vote</a></em>, il démarre ainsi, et sur les chapeaux de roue : </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Nous, <em>Vacarme</em>, déclarons que nos amis qui ne votent pas et s’en justifient, tout comme les défenseurs du vote blanc, sans parler des derniers tenants du « vote révolutionnaire », commencent à nous fatiguer sérieusement.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La fin de l&#8217;introduction, n&#8217;est pas moins savoureuse :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Aimer la politique c’est assumer aussi un certain amour de la connerie, ou une certaine pitié pour les cons (y compris, et avant tout, tous ceux qu’on cache en soi), ou au moins une dialectique un peu plus subtile entre l’esprit de finesse et l’esprit de connerie. A contrario, ceux qui refusent tout le rituel électoral et méprisent la bêtise et l’inculture de notre personnel politique, certes incontestables aujourd’hui, risquent non seulement de finir par nous dépolitiser complètement à force de raisonnements intelligents mais par ne même pas parvenir à cacher leur propre sottise (parce que crier « tous les mêmes », en termes de simplisme et de populisme, ça se pose là aussi). Pour ces deux raisons, et pour tous ceux qui partagent la même fatigue, nous avons décidé d’écrire ce texte. Nous le faisons une fois. Et puis plus jamais.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Après avoir énuméré toutes les raisons de ne pas voter -<span style="color: #333399;"> «</span> <span style="color: #333399;"><em>le vrai geste libre serait de ne pas donner sa voix, de ne pas mettre son bulletin dans l’urne, et de faire de ce refus la pointe militante d’une critique </em>» <span style="color: #000000;">-, les auteurs énumèrent les trois mauvais contre-arguments, ceux qui sont d&#8217;usage quant il s&#8217;agit de convaincre de la pertinence du vote. Mauvais parce que moraux et culpabilisateurs :</span></span></p>
<ol>
<li>Des gens se sont battus et ont donné leur vie pour le droit de vote. Argument infantilisant façon finit ton assiette, il y a des petits africains qui meurent de faim.</li>
<li>Voter est un devoir. Argument péremptoire et tautologique, qui récuse d&#8217;avance tout débat sur la pertinence du vote.</li>
<li>Ne pas voter, c&#8217;est voter pour l&#8217;autre. En refusant de voter à gauche, tu favorises la droite &#8211; et inversement. Argument jugé idiot autant qu&#8217;inefficace.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Au « <span style="color: #333399;"><em>moralisme culpabilisateur</em></span> » de tels arguments, les auteurs préfèrent des arguments politiques. Et en la circonstance, le premier d&#8217;entre eux est le vote contre :  « <em><span style="color: #333399;">Votons en 2012 pour barrer la route à Sarkozy</span></em> ». Un vote contre « <span style="color: #333399;"><em>le racisme d&#8217;Etat qui est devenu la voix commune de tout un gouvernement »</em></span>, contre « <em><span style="color: #333399;">une politique qui ne cesse de dresser les pauvres contre les pauvres</span></em> », contre la poursuite du « <span style="color: #333399;"><em>démantèlement du service public</em></span> [et] <span style="color: #333399;"><em>la mise en place durable et définitive d’un modèle néo-libéral, à la façon d’un Reagan ou d’une Thatcher</em></span> », contre « <span style="color: #333399;"><em>la république des petits chefs qui s’est insidieusement mise en place</em></span> », contre « <span style="color: #333399;"><em>la politique du fait-divers qui envahit l’espace public et qui revient à placer en criterium du politique le crime dégueulasse ou le viol immonde</em></span> »&#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Parce que nous sommes fatigués d’une clique raciste, xénophobe, autoritariste, nous prendrons donc avec joie le chemin du vote-sanction, comme l’appellent les journalistes. La criminalisation ouverte, affichée, successive de toutes les catégories les plus fragiles de la société, des mineurs transformés en délinquants aux fous transformés en déviants à enfermer, en passant par les Roms à évacuer, nous n’en voulons plus. Et d’abord pour des raisons politiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;">[...] <span style="color: #333399;">La seule question est double. Elle est de savoir d’une part si, quelle que soit la forme que puisse prendre un gouvernement alternatif au sarkozysme, il pourrait s’avérer pire encore que l’actuel, et d’autre part de savoir si une politique du pire est aujourd’hui souhaitable ou non.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">A ces deux questions, il est évidemment répondu que non. <strong>Et il s&#8217;agit donc en 2012 de voter, afin de voter contre Sarkozy.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais il ne s&#8217;agit pas seulement de voter pour voter contre. Les auteurs de l&#8217;article identifient deux raisons de voter pour. Voter <strong>en faveur d&#8217;une réforme fiscale</strong> et voter <strong>en faveur de l&#8217;éducation</strong>, qui est le double point commun de tous les programmes des candidats « <em><span style="color: #333399;">situés à la gauche de Bayrou</span></em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la réforme fiscale, il s&#8217;agit de hurler :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Hurler que nous ne voulons plus que les plus riches voient leurs contributions diminuer quand la TVA pèse plus lourdement sur les plus pauvres. Hurler que nous savons aujourd’hui que l’impôt sur le revenu en France est régressif surtout pour les 0,1% les plus riches (qui en moyenne ont un taux d’imposition de 35% contre plus de 40% pour les 10% les plus démunis). Hurler que ce système inégalitaire est miné par les niches fiscales, les exemptions de taxation sur les hauts revenus et surtout par la moindre taxation des revenus du capital.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne l&#8217;éducation :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">En matière d’investissement en capital humain, l’Éducation nationale, ou l’éducation tout court, a été passablement laminée par le gouvernement de droite que nous subissons.  Que la gauche fasse vraiment mieux n’est pas sûr. Mais elle pourrait difficilement faire pire. Et qu’elle annonce prendre enfin en compte, à juste titre, la maternelle et l’élémentaire, est un début qui nous intéresse — quand bien même ce ne serait qu’un début, ou un minimum.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs notent alors que :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Voter contre un pouvoir en place, voter pour une partie de programme, ne fait sauter personne de joie. Mais reste dans l’expression populaire qu’est le vote la possibilité d’une perturbation rappelant à ceux qui l’auraient oubliée que nos gouvernants préféreraient faire sans nous. <span style="color: #000000;">[...]</span> Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nos élus craignent le vote. Impossible alors de ne pas profiter de ce rare pouvoir qu’ils nous concèdent.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est là leur troisième argument en faveur du vote : <strong>sa capacité perturbatrice</strong>. « <em><span style="color: #333399;">La puissance du vote, c’est que son résultat, s’il peut être ignoré, n’est jamais sans conséquence</span></em> », plaident-ils. Ajoutant un peu plus loin : « <em><span style="color: #333399;">Savoir que l’on vote pour se donner de meilleures conditions pour les luttes et résistances qui suivront, c’est se préserver d’avance de la déception et de la désillusion.</span></em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Vient alors le dernier chapitre de leur plaidoyer en faveur du vote, intitulé <span style="color: #333399;"><strong>Merde aux croyants</strong></span>. Il débute ainsi :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Considérer que le vote est question moins d’espérance et de crainte que de calcul stratégique, c’est se prémunir d’avance contre ces postures boudeuses et infantiles. « Ah, Mitterrand, tu m’as bien déçu », c’est la rengaine chantée par ceux qui refusent de penser sincèrement le vote pour ce qu’il est : un simple moment dans un faisceau de stratégies politiques plus larges.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Défendre une conception pragmatique, non simplement de son vote, mais surtout du moment politique du vote, c’est renoncer d’avance à l’illusion qu’il puisse « changer la vie » et le détacher de ce qu’il trimbale encore de sacralité, de fétichisme et de croyance. Le vote que nous défendons n’est pas un vote de croyance : ce n’est pas le vote de ceux qui ne croient plus, ni le vote de ceux qui espèrent croire, c’est celui qui refuse la téléologie du vote, pour privilégier les pensées du possible.</span></p>
</blockquote>
<p>Et se termine ainsi :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">On ne construit pas des rapports de force seul devant son téléviseur le soir des élections, mais en affirmant qu’occuper le vote est déjà un bon prélude pour occuper le terrain. Car si l’espace public nous a été volé comme on nous vole notre temps, il nous appartient.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Voilà.</p>
<p style="text-align: justify;">Un florilège plutôt qu&#8217;une synthèse, et qui peut-être aura su vous donner l&#8217;envie d&#8217;aller lire <a title="Occupons le vote" href="http://www.vacarme.org/article2110.html" target="_blank">cet article passionnant</a> dans son intégralité. Je l&#8217;espère en tout cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Et s&#8217;il fallait tout de même d&#8217;une phrase faire une synthèse, je pense que ceci pourrait convenir : <strong>Refuser le vote c&#8217;est se barricader au fond d&#8217;une impasse. Choisir de voter c&#8217;est en finir avec l&#8217;intolérable et entrer dans l&#8217;ère du possible.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais je ne résiste pas à vous livrer encore de cet article la <strong><span style="color: #333399;">conclusion en forme de post-scriptum</span></strong><span style="color: #333399;"><span style="color: #000000;">, parce qu&#8217;elle est tout simplement délicieuse :</span></span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Dans un esprit d’impartialité on voudrait rappeler pour finir que, s’il y a de mauvais arguments pour ne pas aller voter les 22 avril, 6 mai, 10 et 17 juin prochains, il y a pléthore de bons : être étranger et se voir refuser ses demandes de naturalisation depuis 15 ans ; avoir moins de 18 ans ; être déchu de ses droits civiques ; avoir perdu son emploi sous Mitterrand et sa maison sous Jospin ; se faire voler tous ses papiers le matin du vote ; partir le matin des élections vers son bureau de vote et se faire renverser par une voiture ; se faire renverser par une voiture la veille des élections, même l’avant-veille, même par une moto, même une semaine avant si le choc fut mortel ; plus généralement mourir avant le vote d’un accident quelconque, ou d’un cancer, d’une leucémie, d’une attaque cardio-vasculaire, de la grippe espagnole, du rhume (dans tous ces cas, vraiment, soyons justes, rien à redire) ; être dans le coma ; apprendre au moment de rentrer dans l’isoloir que son mari et ses sept enfants viennent de périr dans un incendie ; être interné pour crise mélancolique grave le matin du premier tour, même le matin du second tour ; oublier jusqu’à son propre nom le jour J et errer toute la journée dans les rues en se demandant tout du long pourquoi cette hâte et ce sentiment d’urgence inquiet ; souffrir d’un raptus amnésique et ne plus se souvenir que Nicolas Sarkozy est notre président depuis cinq ans et risque de le demeurer. Tout de même, il y aurait là l’embarras du choix.</span></p>
</blockquote>
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		<title>«Si c’était facile», par 2zer Washington</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Mar 2012 12:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de musique]]></category>
		<category><![CDATA[copinage]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;ami Gildan est un fin connaisseur de musique. Se promener dans son petit monde, c&#8217;est l&#8217;assurance de découvrir &#8211; ou de redécouvrir &#8211; de petits bijoux. Si je ne m&#8217;abuse, il est moins rap ou rock que soul, pop et funk, mais tout de même, j&#8217;aime son éclectisme. Ce garçon a du goût. Cependant, je lui <a href='http://www.avoodware.com/si-cetait-facile-par-2zer-washington/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a title="Du petit monde de Gildan" href="http://pmdgildan.blogspot.com/" target="_blank">L&#8217;ami Gildan</a> est un fin connaisseur de musique. Se promener dans son petit monde, c&#8217;est l&#8217;assurance de découvrir &#8211; ou de redécouvrir &#8211; de petits bijoux. Si je ne m&#8217;abuse, il est moins rap ou rock que soul, pop et funk, mais tout de même, j&#8217;aime son éclectisme. Ce garçon a du goût.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, je lui fiche mon billet qu&#8217;il ne connait pas &#8211; pas encore &#8211; <a title="2-zer washington" href="http://www.myspace.com/2zerxx/" target="_blank">2zer Washington</a>. Encore moins sa dernière chanson, dont je vous livre ici en exclusivité mondiale &#8211; ou presque &#8211; le clip. Réalisation aussi originale qu&#8217;irréprochable &#8211; bravo Kamal ! -, avec à l&#8217;intérieur deux petites filles que j&#8217;aime&#8230; et que vous allez adorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou comment apporter la preuve que de Belleville à La Marsa, la jeunesse a du talent !</p>
<p style="text-align: center;">    <iframe src="http://player.vimeo.com/video/38167661" width="695" height="391" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>Si c&#8217;était facile</em> - 2zer washington &#8211; directed by Kamal Bagdadi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Je note en passant que Youtube n&#8217;a pas su apprécier cette vidéo, jugeant qu&#8217;elle contrevenait à ses précieuses conditions d&#8217;utilisation, c&#8217;est-à-dire à ce fameux politiquement correct qui, par essence, condamne au silence et à la mort toute expression artistique digne de ce nom. La censure n&#8217;est jamais que l&#8217;arme de la bêtise.</p>
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		<title>La mort des blogs politiques de gauche</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 12:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de net]]></category>
		<category><![CDATA[blogosphère]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort des blogs. C&#8217;est le sujet du jour. C&#8217;est tous les trois mois le sujet du jour. Depuis 10 ans. Poser cette question &#8211; les blogs sont-ils moribonds ? &#8211; c&#8217;est n&#8217;avoir rien compris à ce qu&#8217;est un blog, à ce qui motive un blogueur, ce qui est sa motivation première. Je vais faire court, <a href='http://www.avoodware.com/la-mort-des-blogs-politiques-de-gauche/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/la-mort-des-blogs-politiques-de-gauche"><img class="alignleft size-full wp-image-4043" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="la-mort-et-le-mourant" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/la-mort-et-le-mourant.png" alt="La mort des blogs" width="429" height="375" /></a><a href="http://www.jegoun.net/2012/03/debout-la-blogosphere-politique.html" target="_blank">La mort des blogs</a>. C&#8217;est le sujet du jour. C&#8217;est tous les trois mois le sujet du jour. Depuis 10 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Poser cette question &#8211; les blogs sont-ils moribonds ? &#8211; c&#8217;est n&#8217;avoir rien compris à ce qu&#8217;est un blog, à ce qui motive un blogueur, ce qui est sa motivation première.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais faire court, parce que c&#8217;est un sujet qui ne m&#8217;intéresse pas tant que ça. En gros, contrairement à un journaliste, quand il écrit le blogueur ne pense pas « <em>j&#8217;ai quelque chose à leur dire</em> », mais plutôt « <em>j&#8217;ai quelque chose à dire</em> ».  Ça n&#8217;a l&#8217;air de rien, mais la différence est énorme &#8211; et explique à elle seule pourquoi, sauf à fermer internet, les blogs ne peuvent pas mourir.</p>
<p style="text-align: justify;">Réfléchissez.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, force est de constater que ces derniers jours les blogs politiques de gauche &#8211; mais il n&#8217;existe pas, ou si peu, de blogs politiques de droite (probablement parce qu&#8217;ils n&#8217;ont rien à dire, les gens de droite) &#8211; que les blogs politiques de gauche sont, ces derniers jours, <a href="http://www.alter-oueb.fr/?p=3284" target="_blank">proches du coma</a>. Etrange comme à l&#8217;approche de l&#8217;échéance, celle-là même que nous attendons tant depuis cinq longues et interminables années, que nous avons soigneusement préparée, un certain mutisme semble gagner la blogosphère politique &#8211; de gauche, donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Un mutisme tout relatif, c&#8217;est entendu, mais tout de même, il semble bien que le nombre de billets quotidien est en chute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est que Sarkozy s&#8217;évertue à faire tout le travail.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est tellement mauvais, sa campagne est tellement nulle, le creux de ses &laquo;&nbsp;propositions&nbsp;&raquo; est à ce point abyssal, sa stratégie du mensonge permanent est tellement transparente&#8230; Que pourrions-nous ajouter ? A quoi bon s&#8217;efforcer de mettre en évidence ce qui l&#8217;est déjà ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy ne fait pas de la politique, il fait de la réclame. Cela a toujours été le cas, mais voilà, il n&#8217;existe plus désormais personne pour s&#8217;y laisser prendre. On sait qu&#8217;il n&#8217;a rien d&#8217;autre à vendre que lui-même, qu&#8217;il n&#8217;a d&#8217;autre ambition pour la France que lui-même, qu&#8217;il n&#8217;est à la conquête du pouvoir que pour lui-même, et que toute parole qu&#8217;il prononce n&#8217;a d&#8217;autre objet que d&#8217;enfumer les électeurs. Mais les électeurs ont été si bien échaudés en 2007 et depuis qu&#8217;ils ont désormais acquis de voir à travers les écrans de fumée sarkozistes comme en plein jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dit : « <em>Si je ne suis pas réélu, je me retire définitivement de la vie politique</em> ». Il le pense peut-être. Ou pas. Peu importe, il ne fait cette déclaration que parce qu&#8217;il s&#8217;imagine qu&#8217;elle est à même de le servir, parce qu&#8217;elle humaniserait son image, l&#8217;éloignerait du professionnel de la politique qu&#8217;il a toujours été et est encore, évidemment. Parce qu&#8217;elle donnerait à entendre que sa candidature est un sacrifice qu&#8217;il consent pour son pays et ne serait pas uniquement motivé par une ambition personnelle qui le dévore. Ce qu&#8217;elle est, de toute évidence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dit&#8230; Beaucoup de choses et ce n&#8217;est jamais que pour nous raconter une histoire de laquelle émergerait le candidat que les Français auraient envie d&#8217;élire et qui serait lui-même. Mais les Français savent désormais que ce n&#8217;est pas lui. Ils ne croient plus ni à l&#8217;histoire ni à celui qui la raconte. Ils savent, preuves à l&#8217;appui, que le conteur est un menteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tirer sur Sarkozy, déconstruire le sarkozysme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais la maison Sarkozy est déjà par terre, en miettes&#8230; Et à la vue de tous, au milieu des décombres, un petit garçon s&#8217;agite en tout sens, essaie vainement d&#8217;ajuster ensemble les morceaux de sa maison écroulée, s&#8217;énerve de n&#8217;y point parvenir, traverse la rue sans regarder et s&#8217;en va décocher rageusement des coups de pied dans la solide maison d&#8217;en face. Qui ne bronche pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions alors vanter les mérites de la maison Hollande. Nous le faisons d&#8217;ailleurs, avec conviction. Mais là encore, où trouver la motivation de dire, tant les évidences parlent plus fort que nous ne le pourrions ?</p>
<p style="text-align: justify;">Imaginez deux maisons situées de part et d&#8217;autre de la grand route. Deux maisons d&#8217;hôtes. L&#8217;une est un taudis sans toiture, les murs sont effondrés et, dans la cuisine délabrée, les ordures s&#8217;amoncellent ; l&#8217;autre est aussi solide qu&#8217;accueillante, les boiseries sont en bon état, les peintures sont neuves, un fumet agréable s&#8217;en échappe et <a href="http://francoishollande.fr/le-projet/" target="_blank">le menu</a> est même affiché sur la porte - <a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-projet-de-francois-hollande-est-entierement-chiffre-et-finance" target="_blank">les prix</a> <a href="http://perdre-la-raison.blogspot.com/2012/02/meme-les-liberaux-trouvent-le-projet-de.html" target="_blank">aussi</a>. Faut-il vraiment en rajouter, pointer plus encore l&#8217;insalubrité de l&#8217;une, vanter plus encore les mérites de l&#8217;autre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces derniers jours, les commentateurs politiques se plaisent à gloser sur le manque d&#8217;intérêt des Français pour la campagne électorale, autant qu&#8217;ils se plaisent à taire l&#8217;explication d&#8217;un tel désintérêt. Imaginerait-on cependant les foules parvenir à se passionner pour un match de football qui opposerait le FC Barcelone à l&#8217;Olympique de Neuilly sur Seine (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Messi" target="_blank">mais si</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Messie" target="_blank">mais si</a>, <a href="http://www.olympiquedeneuilly.com/" target="_blank">ça</a> existe) ?</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pensez que j&#8217;exagère un peu ? Certes, il serait difficile tout de même de comparer François Hollande à Lionel Messi (putain, ce garçon est encore plus fabuleux que <a title="Zidane, un héros de légende" href="http://www.avoodware.com/zidane-hero-legende/" target="_blank">Zidane</a> !), mais voyez un peu qui joue dans l&#8217;équipe de Nicolas Sarkozy : Nadine Morano et Claude Guéant, c&#8217;était déjà pas terrible. Claude Allègre, ça faisait quand même un peu sourire. On passa aux larmes avec <a href="http://www.majicwoofy.blogspot.com/2012/01/putain-cest-foutu.html" target="_blank">Mickaël Vendetta</a> et Gérard Depardieu. On se tape désormais le cul par terre avec le ralliement de <a href="http://majicwoofy.blogspot.com/2012/03/laissez-tomber-cest-foutu-bis.html" target="_blank">Igor et Grichka Bogdanov</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors voilà, <strong>si les blogs politiques de gauche sont morts, c&#8217;est peut-être surtout de rire.</strong></p>
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		<title>La journée de la femme… et des potins</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 17:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de net]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;excuse par avance. Cette fois, je n&#8217;y résiste pas. Twitter est un endroit magique. Une sorte de hall de gare planétaire. Des groupes plus ou moins importants se forment, où se tiennent des discussions plus ou moins sérieuses, plus ou moins frivoles. Des gens vont et viennent, grappillent ici et là des bribes de <a href='http://www.avoodware.com/la-journee-de-la-femme-et-des-potins/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Je m&#8217;excuse par avance. Cette fois, je n&#8217;y résiste pas.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Twitter est un endroit magique. Une sorte de hall de gare planétaire. Des groupes plus ou moins importants se forment, où se tiennent des discussions plus ou moins sérieuses, plus ou moins <a href="http://danslessouliersdoceane.hautetfort.com/" target="_blank">frivoles</a>. Des gens vont et viennent, grappillent ici et là des bribes de conversations, ajoutent à l&#8217;occasion leur grain de sel. Ils se rencontrent, se séparent, se retrouvent. Se taquinent et se disputent. Des <a href="http://www.trublyonne.com/" target="_blank">filles</a> font les yeux doux, parfois des promesses. Des garçons font les coqs, ou échangent entre eux des blagues salaces. Les éclats de rire fusent. Les noms d&#8217;oiseaux aussi, à l&#8217;occasion. On y parle politique, <a href="http://www.bahbycc.com/" target="_blank">sexe</a>, littérature ou recettes de cuisine. On refait le monde. On échange à propos de tout et de rien. C&#8217;est un brouhaha immense et pour le promeneur qui va baguenaudant et picorant deci delà il est possible de s&#8217;y perdre comme d&#8217;y découvrir au détour d&#8217;un recoin un peu sombre où se déroule une conversation à mots couverts, d&#8217;y découvrir, simplement murmurés, de bons gros morceaux d&#8217;humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par exemple sur Twitter, puisqu&#8217;il me faut venir à mon propos &#8211; <a title="Le coeur des femmes" href="http://www.laloute.net/2012/03/le-coeur-des-femmes/" target="_blank">taquin</a> ou mesquin, vous en déciderez -, un petit groupe d&#8217;irréductibles groupies qui depuis plusieurs mois ne manquent pas une occasion de souligner les qualités de dignité et d&#8217;exemplarité dont ne cesse de faire preuve celle en laquelle ils avaient placé tant d&#8217;espoirs, étoile désormais déchue, mais l&#8217;amour est tenace &#8211; et l&#8217;idole ne l&#8217;est pas moins, il faut bien le reconnaître. Or si la déception fut immense, qui alimenta douleur et rancoeurs, l&#8217;espérance ne pouvait tout à fait s&#8217;éteindre après que le couperet était tombé. </p>
<p style="text-align: justify;">De loin en loin, on assite depuis à quelques échanges délicieux où se mélangent subtilement, presque tendrement, aigreur et pudeur. Il suffit alors au passant de tendre un peu l&#8217;oreille et s&#8217;en régaler &#8211; il faut la tendre attentivement car les mots sont à peine prononcés :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.avoodware.com/la-journee-de-la-femme-et-des-potins/potins-sur-twitter/" rel="attachment wp-att-4037"><img class="aligncenter size-full wp-image-4037" title="potins sur twitter" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/potins-sur-twitter.png" alt="" width="528" height="639" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il en est ainsi de la femme, tout est dans le potin. <br />Et dans le potin, tout est dans le non-dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, tout est dans le ça&#8230;</p>
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		<title>L’offre Free Mobile : les tarifs</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 11:52:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de techno]]></category>
		<category><![CDATA[téléphonie]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup de rumeurs ont circulé jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Pourtant ce petit document qui m&#8217;échoit me parait plus que crédible  : Parions que mardi prochain, 10 janvier, à 8h30, nous saurons que j&#8217;avais raison &#8211; ou pas Pas mal ces tarifs, non ? Qu&#8217;en pensez-vous ? &#160; EDIT : et c&#8217;est plutôt cohérent avec ceci&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup de <a title="Orange et Free sont dans un bateau mais c'est moi qui rame" href="http://www.aubistrogeek.com/2012/01/orange-et-free-sont-dans-un-bateau-mais.html" target="_blank">rumeurs</a> ont circulé jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Pourtant ce petit document qui m&#8217;échoit me parait plus que crédible  :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.avoodware.com/tarifs-free-mobile-exclusivite/free-mobile/" rel="attachment wp-att-3770"><img class="aligncenter size-full wp-image-3770" title="Free mobile" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/Free-mobile.jpg" alt="Tarifs Free Mobile : exclusivité" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Parions que mardi prochain, 10 janvier, à 8h30, nous saurons que j&#8217;avais raison &#8211; ou pas <img src='http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Pas mal ces tarifs, non ? <br />Qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>EDIT : et c&#8217;est plutôt cohérent avec <a title="grille tarifaire Free Mobile" href="http://mokoenashack.com/images/efb7929e6a.png" target="_blank">ceci</a>&#8230;</p>
<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:-BTjWOF_DHI"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?i=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:-BTjWOF_DHI" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?i=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:I9og5sOYxJI"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?d=I9og5sOYxJI" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?a=c8P0NqBcUGg:aS7rR_cEa1E:bcOpcFrp8Mo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/dedaluslitteraire?d=bcOpcFrp8Mo" border="0"></img></a>
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		<title>La mort des blogs ?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 14:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de net]]></category>
		<category><![CDATA[blogosphère]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait un bout de temps maintenant que, périodiquement, on nous annonce la mort des blogs. Le blog n&#8217;aurait finalement été qu&#8217;un phénomène transitoire, comblant opportunément un vide le temps que le monde s&#8217;adapte à la révolution 2.0. Et les blogueurs n&#8217;auraient finalement été que des petits amateurs opportunistes bientôt surclassés par les professionnels, les <a href='http://www.avoodware.com/la-mort-des-blogs/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cela fait un bout de temps maintenant que, périodiquement, on nous annonce la mort des blogs. Le blog n&#8217;aurait finalement été qu&#8217;un phénomène transitoire, comblant opportunément un vide le temps que le monde s&#8217;adapte à la révolution 2.0. Et les blogueurs n&#8217;auraient finalement été que des petits amateurs opportunistes bientôt surclassés par les professionnels, les vrais, ceux qui savent ce que public veut. Le public, c&#8217;est-à-dire les clients.</p>
<p style="text-align: justify;">Je viens de lire <a title="Triste jour" href="http://www.alter-oueb.fr/?p=2826" target="_blank">le dernier billet</a> de Marco, sur Alter Oueb. Il a assisté à la détresse d&#8217;une de ses vielles amies, détresse sociale d&#8217;une femme de 55 ans, détresse d&#8217;une déclassée &#8211; le terme lui-même est terrifiant -, contemplation d&#8217;une vie broyée parmi tant d&#8217;autres. Il raconte. Il témoigne. Et puis, il va plus loin, rebondissant sur le discours de Sarkozy à Toulon, hier soir, mettant en perspective les mots irréels de l&#8217;un, l&#8217;homme politique qui fuit ses responsabilités pourtant écrasantes, et la vie vraie de l&#8217;autre. Mise en abime saisissante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3694" title="petit-president" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/petit-president.jpg" alt="Un tout petit président de la République" width="554" height="322" /><em>Illustration empruntée chez <a title="Le Grumeau" href="http://captainhaka.blogspot.com/" target="_blank">Le Grumeau</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Hier soir, Nicolas Sarkozy a parlé un peu moins d&#8217;une heure. Mais <strong>il n&#8217;a pas parlé aux Français</strong>, en responsable politique. Il est &#8211; rappelons-le puisque lui visiblement l&#8217;a oublié &#8211; président de la République depuis bientôt cinq ans, mais il a été aussi Ministre du Budget entre 1993 et 1995, Ministre de l&#8217;Intérieur et numéro deux du gouvernement en 2002 et 2003, Ministre de l&#8217;Économie, des Finances et de l&#8217;Industrie en 2004, puis de nouveau Ministre de l&#8217;Intérieur  en 2005 et 2006. Président de la République en fin de mandat, lui qui demandait du temps en 2007, qui demandait à <strong>être juger sur ses résultats</strong>, il n&#8217;a pas daigné parler aux Français, n&#8217;a pas eu la décence de parler à l&#8217;ami de Marco, par exemple, pour faire face à ses résultats et assumer sa responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, devant une salle pleine à craquer de <a title="Protector" href="http://captainhaka.blogspot.com/2011/12/protector.html" target="_blank">militants de l&#8217;UMP</a>, convoyés sur place par cars entiers, il s&#8217;est adressé aux électeurs de son camp, oubliant des promesses maintes fois répétées et jamais réalisées pour les répéter encore, et imputant contre toute vraisemblance la situation désastreuse de la France, et donc des Français, l&#8217;imputant &#8211; je vous le donne en mille &#8211; aux 35h !!! C&#8217;est-à-dire à une mesure votée en 1998 et mise en place à partir de l&#8217;année 2000 &#8211; il y a douze ans ! &#8211; et que depuis dix ans qu&#8217;elle est au pouvoir, la droite n&#8217;a pourtant jamais jugé bon d&#8217;abroger.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, l&#8217;ensemble des économistes s&#8217;accorde pour dire que la loi sur les 35h a été créatrice de plusieurs centaines de milliers d&#8217;emplois et a largement contribué à l&#8217;amélioration de la productivité du travail en France. Mieux, <a title="Tableau comparatif de la durée moyenne du temps de travail" href="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/Temps-de-travail.png" target="_blank">la durée réelle du travail</a> en France est supérieure à ce qu&#8217;elle est en Allemagne, par exemple. Mais peu importe, il suffit de supposer que Nicolas Sarkozy a raison, que la loi sur les 35h serait effectivement ce qu&#8217;elle n&#8217;est pas, à savoir <a title="On n'aurait pas tout essayé ?" href="http://www.jegoun.net/2011/12/on-naurait-pas-tout-essaye.html" target="_blank">la source de tous les maux</a> que connait aujourd&#8217;hui l&#8217;économie française, ainsi qu&#8217;il le disait déjà il y a dix ans, ainsi qu&#8217;il l&#8217;a répété jusqu&#8217;à plus soif il y a cinq ans, durant la campagne électorale de 2007, et depuis encore, en chaque occasion, oui il suffit de supposer cela pour comprendre l&#8217;écrasante responsabilité d&#8217;une droite qui aurait pu abroger cette loi depuis dix ans déjà et qui ne l&#8217;a pas fait, l&#8217;écrasante responsabilité d&#8217;un Nicolas Sarkozy qui a eu encore cinq ans pour y mettre un terme et qui ne l&#8217;a pas fait.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmpkeu" width="480" height="269" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy ne paie jamais les Français que de mots, de discours et de promesses. Et pendant qu&#8217;il parle et s&#8217;étourdit de sa propre importance, de plus en plus de Français dégringolent de l&#8217;échelle sociale, en sont réduit à verser des larmes de désespoir et de honte en allant chercher quelques denrées alimentaires aux Restos du Cœur &#8211; c&#8217;est ce qui arrive à l&#8217;amie de Marco. Mais jamais Nicolas Sarkozy ne saurait prendre la part qui lui revient dans cette honte. Puisqu&#8217;il n&#8217;y serait évidemment pour rien, puisque par principe cet homme est irresponsable.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy prend soin de débuter chacun de ses argumentaires par : « Il faut dire la vérité aux Français », puis il poursuit en proférant les mensonges les plus éhontés. Alors je crois qu&#8217;<strong>il est plus que temps de dire la vérité à Nicolas Sarkozy, lui dire qu&#8217;il n&#8217;est qu&#8217;un petit bonhomme aussi arrogant qu&#8217;il est incompétent et qui restera comme une tâche honteuse dans l&#8217;Histoire de la République française, parce que nul autre que lui n&#8217;aura eu davantage de mépris pour un peuple qui avais commis l&#8217;erreur monumentale de lui accorder sa confiance.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parce que la politique ça n&#8217;est pas seulement l&#8217;affrontement de plusieurs discours que nous rapporte avec la plus parfaite objectivité des journalistes consciencieux. La politique c&#8217;est surtout de la subjectivité, c&#8217;est les effets qu&#8217;elle produit sur cette amie que nous avons, cette personne que nous avons croisé dans la rue, cette femme qui pleure ou cet ouvrier qui meurt, autant de vies vécues et parfois de souffrances sociales, de souffrances qui sont les fruits pourris de la politique, c&#8217;est-à-dire des décisions prises par les responsables politiques par-delà les mots qu&#8217;ils prononcent et qui ne sont d&#8217;aucune utilité.</p>
<p style="text-align: justify;">La politique a besoin de témoins. C&#8217;est ce que sont les blogueurs. Ils sont le peuple qui raconte, <a title="De la juste rémunération du bloggeur" href="http://www.avoodware.com/bloggeur-argent/">les témoins de notre temps</a>. Ils ne sont pas les seuls, mais ils sont les seuls à échapper au filtre journalistique. Car les journalistes rapportent, ils ne racontent pas. Voilà pourquoi journalistes et blogueurs ne sauraient être en concurrence, comme ne sauraient être en concurrence auprès d&#8217;un enfant parents et professeurs. Voilà pourquoi les blogs sont loin, forcément loin d&#8217;être moribonds. Ils sont la vie qui fait écho.</p>
<p style="text-align: justify;">Et parfois, tant la vie palpite dans les blogs, on s&#8217;en va <a title="Mexique : le cartel des Zetas exécute un 4e internaute" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20111110.OBS4252/mexique-le-cartel-des-zetas-execute-un-4e-internaute.html" target="_blank">tuer le blogueur</a> pour mieux faire taire le témoin.</p>
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		<title>Discours de Sarkozy à Toulon : (mon premier) Live Blogging</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 17:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live Blogging]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 1er Décembre 2011, Nicolas Sarkozy est en campagne électorale à Toulon, où il va évoquer la crise. Une bonne occasion de faire mes premiers pas dans le live blogging. Il parle, je commente, et la page se met à jour toute seule. En prime, tout est reversé dans twitter.Si j&#8217;ai bien tout compris&#8230;   ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/sarkozy-toulon-live-blogging"><img class="alignleft size-full wp-image-3627" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="nicolas-sarkozy-toulon" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/nicolas-sarkozy-toulon.jpg" alt="" width="356" height="307" /></a>Jeudi 1er Décembre 2011, Nicolas Sarkozy est en campagne électorale à Toulon, où il va évoquer la crise. Une bonne occasion de faire mes premiers pas dans le <em>live blogging</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il parle, je commente, et la page se met à jour toute seule. En prime, tout est reversé dans <a title="dedalus sur Twitter" href="http://www.twitter.com/zededalus" target="_blank">twitter</a>.<br />Si j&#8217;ai bien tout compris&#8230; </p>
<p style="clear: both;"> </p>
<p style="clear: both;"><div id="liveblog-3626"><div id="liveblog-entry-3675"><p><strong>20.31</strong></p><p>Bon, c&#8217;est rigolo le Live Blogging - <br />Même tout seul <img src='http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  </p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3674"><p><strong>20.28</strong></p><p>C&#8217;est fini. <br />Ouf, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on s&#8217;est fait chier !</p>
<p>Des mots. Du creux. Le vide.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3673"><p><strong>20.27</strong></p><p>Résumons : une nouvelle réunion, une nouvelle règle, un nouveau traité&#8230; Bref, des mots ! #sarkopiposhow #toulon2</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3671"><p><strong>20.23</strong></p><p>Et hop, voilà la règle d&#8217;or. Une règle pour l&#8217;avenir pour effacer les échecs du présent.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3670"><p><strong>20.20</strong></p><p>Sarkozy :  Ministre du budget de 93 à 95. Ministre de l&#8217;Economie sous Chirac. Et Président depuis 2007. via @<a title="Nicolas" href="https://twitter.com/#!/nobr_" data-user-id="18768281">nobr_</a></p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3669"><p><strong>20.18</strong></p><p>Sarkozy appelle &laquo;&nbsp;La Vérité&nbsp;&raquo; ce qui n&#8217;est que sa vérité, c&#8217;est-à-dire ses mensonges. #sarkopiposhow</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3668"><p><strong>20.13</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Nous avons besoin de plus de discipline&nbsp;&raquo; : et voilà le moins de souveraineté.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3667"><p><strong>20.12</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Je ferais tout pour que la France et l&#8217;Allemagne convergent&nbsp;&raquo;&#8230; vers l&#8217;Allemagne et plus d&#8217;austérité.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3666"><p><strong>20.10</strong></p><p>Vient bientôt le moment où il explique pourquoi il va se mettre à genoux devant Merkel #toulon2 </p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3665"><p><strong>20.07</strong></p><p>Sarkozy, il est pas au pouvoir depuis cinq ans ? Depuis dix ans même !</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3664"><p><strong>20.06</strong></p><p>Du vide, du vide, et encore du vide. </p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3663"><p><strong>20.03</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Pour le chômage, une solution : faire une réunion&nbsp;&raquo; T&#8217;es sûr là ?</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3662"><p><strong>20.01</strong></p><p>Sur le chômage, rappelons la réalité d&#8217;un bilan : <a href="http://www.avoodware.com/chomage-bilan-sarkozy/">http://www.avoodware.com/chomage-bilan-sarkozy/</a></p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3661"><p><strong>20.00</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Tout va de mal en pis. Poursuivons la même politique.&nbsp;&raquo;</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3660"><p><strong>19.59</strong></p><p>Toujours le même discours. Toujours les mêmes mensonges. Toujours la même politique.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3656"><p><strong>19.55</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Eliminer nos dépenses inutiles en garantissant le service public&nbsp;&raquo;. L&#8217;école ? La police ? La santé ?</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3655"><p><strong>19.53</strong></p><p>Nous venons d&#8217;entrer dans le travailler plus et gagner moins !!!</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3654"><p><strong>19.52</strong></p><p>3 façons de répondre à la crise : 1- la nier, 2- l&#8217;austérité, 3- travailler plus</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3653"><p><strong>19.49</strong></p><p>Sarkozy parle, parle et tente de noyer le poisson de ses responsabilités.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3652"><p><strong>19.45</strong></p><p>La dette ? 700 milliards de plus depuis Sarkozy #UMPanique</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3651"><p><strong>19.43</strong></p><p>Les Etats ont sauvé les banques en 2008. En 2011, les banques achèvent les Etats.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3650"><p><strong>19.42</strong></p><p>C&#8217;est l&#8217;austérité qui empêche la croissance.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3649"><p><strong>19.40</strong></p><p>Aujourd&#8217;hui, Sarkozy a inauguré sa 35ème taxe !</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3648"><p><strong>19.39</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Chacun a dû faire des sacrifices&nbsp;&raquo;. Sauf les banquiers. Sauf les riches.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3647"><p><strong>19.39</strong></p><p>&laquo;&nbsp;Dire la vérité&nbsp;&raquo;&#8230; mais faire le contraire</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3646"><p><strong>19.38</strong></p><p>3 ans après : 4 millions de chômeurs et 1700 milliards de dette !</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3645"><p><strong>19.37</strong></p><p>Dire la vérité ? </p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmowhl" width="480" height="269" frameborder="0"></iframe></p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3644"><p><strong>19.35</strong></p><p>C&#8217;est donc un meeting !</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3643"><p><strong>19.34</strong></p><p>Rappelons que le petit Nicolas a fait relire son discours par la grande Angela #Merkel</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3642"><p><strong>19.32</strong></p><p>Et bien sûr, vous pouvez commenter ci-dessous. Je crois&#8230;</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3640"><p><strong>19.30</strong></p><p>Donc, live blogging exclusif sur <a href="http://www.avoodware.com/sarkozy-toulon-live-blogging/">http://www.avoodware.com/sarkozy-toulon-live-blogging/</a></p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3639"><p><strong>19.24</strong></p><p>@sebmusset annonce que le hashtag officiel sera #sarkopiposhow</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3638"><p><strong>19.21</strong></p><p>Oui ! J&#8217;ai trouvé comment effacer / éditer une entrée.</p>
<p>(J&#8217;ai l&#8217;impression de m&#8217;amuser tout seul, mais au moins je m&#8217;amuse)</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3635"><p><strong>19.15</strong></p><p>Y a un hashtag officiel ?</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3633"><p><strong>19.00</strong></p><p>Essayons une petite video : </p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmowhl" width="480" height="269" frameborder="0"></iframe></p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3632"><p><strong>18.58</strong></p><p>Jusque là, tout va pas trop mal. Non ?</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div><div id="liveblog-entry-3630"><p><strong>18.55</strong></p><p>Bien. Phase de tests. Il me reste 35mn pour comprendre comment fonctionne le machin.</p>
<div style="width:100%; height:1px; background-color:#6f6f6f; margin-bottom:3px;"></div></div></div></p>
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		<item>
		<title>Lulu, de Frank Wedekind, par Robert Wilson (musique de Lou Reed)</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 15:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[dedalus au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Winkler]]></category>
		<category><![CDATA[Berliner Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Wedekind]]></category>
		<category><![CDATA[Lou Reed]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant toute chose, il y a la lumière et la couleur. Du noir et du blanc. Et puis les gants verts de Lulu. Le rouge de la lanterne, de sa robe de prostituée, et finalement de son sang. Lumière sur les visages, tantôt blafards, tels des ombres spectatrices, fantomatiques, tantôt d&#8217;un blanc éclatant, inquiétant, dramatique. <a href='http://www.avoodware.com/lulu-robert-wilson-lou-reed/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/lulu-robert-wilson-lou-reed"><img class="alignleft size-full wp-image-3495" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="lulu-robert-wilson" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/lulu-robert-wilson.jpg" alt="Lulu - Robert Wilson - Lou Reed - Frank Wederkind - Angela Winkler" width="331" height="272" /></a>Avant toute chose, il y a la lumière et la couleur. Du noir et du blanc. Et puis les gants verts de Lulu. Le rouge de la lanterne, de sa robe de prostituée, et finalement de son sang. Lumière sur les visages, tantôt blafards, tels des ombres spectatrices, fantomatiques, tantôt d&#8217;un blanc éclatant, inquiétant, dramatique. Lumières froides des néons &#8211; très à la mode dans les théâtres ces temps-ci,  les néons&#8230; Lumière blanche et froide, disposée ça et là, au milieu de l&#8217;obscurité noire. L&#8217;hommage du théâtre à un certain cinéma. Nostalgie d&#8217;un certain esthétisme. Et c&#8217;est très beau, époustouflant de beauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor bien sûr. Mais la lumière est le décor. Le reste est lignes et perspectives. Le cadre d&#8217;un tableau. Les marches d&#8217;un escalier. Une route bordée d&#8217;arbres. Les néons encore&#8230; Et puis les comédiens, silhouettes et courbes dans ce décor tout en lignes droites, pantomimes grimés de blanc et costumés de noir.</p>
<p style="text-align: justify;">La musique, évidemment. Lou Reed donc. Choeur rock &#8211; et on se souvient là que le rock pour Sophocle de Bertrant Cantat sonnait déjà très juste dans <em>Des Femmes</em> de Wajdi Mouawad&#8230; Lou Reed donc, mais mis en bouches par les comédiens d&#8217;exception du Berliner Ensemble. D&#8217;ailleurs Robert Wilson confie qu&#8217;il a d&#8217;abord choisi Angela Winkler, qui interprète Lulu, pour le timbre de sa voix, sa douceur à peine réelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les comédiens donc. Leur présence phénoménale. Des artistes qui ne donnent pas dans la demi-mesure, qui sont là, sur la scène, incarnations profondes de leurs personnages, incarnations fondamentales. Impressionnantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Spectacle à l&#8217;esthétique parfaite, mis en lumière et en musique, mis en scène, chorégraphié et joué avec un souci du beau d&#8217;une précision redoutable. Au point qu&#8217;on en vient à se demander si c&#8217;est encore du théâtre. Et c&#8217;est là mon premier reproche &#8211; mais est-ce un reproche ? Ce <em>Lulu</em> de Robert Wilson, est-ce véritablement du théâtre ? Je ne sais pas. Sans doute. Peu importe après tout, puisque c&#8217;est si beau&#8230; et si toute cette beauté n&#8217;était pas si écrasante qu&#8217;on en viendrait à devoir se passer de toute émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est mon second reproche, plus fondamental celui-ci, parce qu&#8217;à la fin, toute cette beauté, toute cette précision chirurgicale dans le beau, cet esthétisme forcené, tout ce formalisme de la pureté, ce dépouillement, cela en devient à peu près aussi aseptisé qu&#8217;un bloc opératoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Car enfin quoi ! <em>Lulu</em>, ça raconte l&#8217;histoire d&#8217;une femme et peut-être même de La Femme, sa féminité, son érotisme, son corps, son cul et son âme, son ingénuité et sa perversité, sa tragédie. Pas une histoire proprette, non ! Une petite fille abusée par son père, tiré du ruisseau par un pédophile fortuné, une petite fille qui devient femme avec ça, qui rencontre des hommes, le désir, le plaisir et puis l&#8217;amour et la mort. Une femme dans un monde d&#8217;hommes, son ascension et puis sa chute. Une vie qui n&#8217;évite pas la saleté et le vice, les souillures, le sexe et la violence, le sang et les larmes &#8211; le rire aussi, mais pas toujours ce petit rire de jeune fille qui court dans un pré, cheveux au vent&#8230; Une sale vie, grossière et tragique à souhait. Une vie de putain ! Une mort de putain aussi &#8211; Lulu est éventrée par Jack&#8230; le bien nommé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tout cela reste dans le non-dit d&#8217;un spectacle envoutant par sa beauté, sa tant formelle beauté. Et seuls les spectateurs avertis, ceux qui connaissent leurs gammes, l&#8217;histoire de <em>Lulu</em>, possèdent la clé qui mène jusqu&#8217;à l&#8217;envers de ce sublime décor. C&#8217;est regrettable &#8211; comme est regrettable aussi que le rôle de Lulu ait donc été confié à une Angela Winkle qui pour être géniale, extraordinaire à voir et à entendre, n&#8217;en a pas moins près de 70 ans&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, le théâtre possède ceci de merveilleux que tout est permis, qu&#8217;un homme peut jouer le rôle d&#8217;une femme, qu&#8217;un comédien âgé peut tenir le rôle du jeune premier et qu&#8217;un cadre de porte permet de figurer tout un appartement, il n&#8217;en demeure pas moins que faire le choix d&#8217;une mise en scène à l&#8217;esthétisme aussi épuré et placer en son centre une comédienne d&#8217;un âge qu&#8217;on s&#8217;autorisera à qualifier d&#8217;avancé, faire ce choix interdisait d&#8217;office toute intrusion dans une dimension plus sensuelle, plus charnelle, c&#8217;est-à-dire plus septique &#8211; où le putride et le sordide auraient pu se frayer un chemin et au bout duquel aurait pu naître une émotion pour le destin pourtant tragique de Lulu.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop de beauté crée trop de distance. <br />Demeure la beauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Demeure la beauté.</p>
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		<title>As You Like It, de Shakespeare, par Cendre Chassanne et la Cie Barbès 35</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 10:23:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[dedalus au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cendre Chassanne]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[William Shakespeare]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a beaucoup de Shakespeare dans ce Shakespeare-là, qui est une comédie.  Il y a l&#8217;exil et donc le déracinement.Il y a la rencontre entre deux mondes, celui raffiné et artificiel de la cour, et celui plus brut du peuple.Il y a la forêt et ses mystères, cette ombre à la fois inquiétante et <a href='http://www.avoodware.com/as-you-like-it-shakespeare-cie-barbes-35/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/as-you-like-it-shakespeare-cie-barbes-35"><img class="alignleft size-full wp-image-3489" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="As-you-like-it-Cie-Barbes35" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/As-you-like-it-Cie-Barbes35.jpg" alt="As you like it - William Shakespeare - Cendre Chassanne - Cie Barbès 35" width="400" height="266" /></a>Il y a beaucoup de Shakespeare dans ce Shakespeare-là, qui est une comédie. </p>
<p style="text-align: justify;">Il y a l&#8217;exil et donc le déracinement.<br />Il y a la rencontre entre deux mondes, celui raffiné et artificiel de la cour, et celui plus brut du peuple.<br />Il y a la forêt et ses mystères, cette ombre à la fois inquiétante et propice à la luxure, quand s&#8217;effacent les obstacles de la morale et tombent les barrières sociales.<br />Il y a l&#8217;érotisme, fil tendu entre les personnages.<br />Il y a la question existentielle. Et l&#8217;amour qui est un début de réponse. A moins que ce ne soit le sexe, tout bêtement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a la multiplication des intrigues, le foisonnement des péripéties, la luxuriance de la langue et les excès du dénouement, cette apothéose toute shakespearienne. Car à la fin, l&#8217;usurpateur sera déchu, le bon Duc sera rétabli dans ses droits, le méchant frère se sera amendé, la réconciliation sera générale et chacun épousera sa chacune &#8211; quatre mariages d&#8217;un coup, quand même !</p>
<p style="text-align: justify;">Et la Cie Barbès s&#8217;enfonce dans tout ça comme dans du beurre, avec une délectation et une fraîcheur qui fait plaisir à voir. C&#8217;est mis en scène avec tenue et jouer sans retenue. Ça part dans tous les sens, mais l&#8217;essentiel est là : les comédiens s&#8217;amusent, et l&#8217;on s&#8217;amuse avec eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit regret cependant. Le texte, charcuté parfois à tort et à travers, ne permet plus de suivre les intrigues multiples qui en ont perdu de leur substance et que l&#8217;on est souvent réduit à deviner. S&#8217;il fallait couper, il aurait été préférable d&#8217;y aller plus franchement plutôt que de tenter de tout garder en se contentant de ciseler ici et là. A trop chercher à faire de la dentelle ne finit que par rester des trous. Dit autrement, il aurait été préférable de perdre en longueur plutôt qu&#8217;en épaisseur &#8211; épaisseur des intrigues, épaisseur des personnages aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le spectacle n&#8217;en demeure pas moins plus que divertissant. Délicieusement enlevé.</p>
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		<title>Tartuffe, de Molière, par Eric Lacascade</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 09:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[dedalus au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Lacascade]]></category>
		<category><![CDATA[Gémeaux]]></category>
		<category><![CDATA[Molière]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand avantage qu&#8217;il y a à aller voir un Molière, c&#8217;est qu&#8217;on ne peut jamais être tout à fait déçu. Il reste toujours Molière, ses mots qui claquent comme autant de coups de fouet sur le cul des aristocrates de tout poil et à travers les siècles. Et Tartuffe, cet aristocrate de la morale <a href='http://www.avoodware.com/tartuffe-moliere-lacascade/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/tartuffe-moliere-lacascade"><img class="alignleft size-full wp-image-3484" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="tartuffe-lacascade" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/tartuffe-lacascade.jpg" alt="Tartuffe, Molière, Eric Lacascade, Théâtre des Gémeaux, Sceaux, 2011" width="384" height="342" /></a>Le grand avantage qu&#8217;il y a à aller voir un Molière, c&#8217;est qu&#8217;on ne peut jamais être tout à fait déçu. Il reste toujours Molière, ses mots qui claquent comme autant de coups de fouet sur le cul des aristocrates de tout poil et à travers les siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Et Tartuffe, cet aristocrate de la morale religieuse, ce bigot sournois et cupide, mérite bien ses quelques rougeurs au derrière, aujourd&#8217;hui encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Molière est, aujourd&#8217;hui encore, un auteur des plus modernes. Shakespeare aussi, mais dans un autre registre. Modernité intemporelle des artistes de génie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi ne suffit-il que d&#8217;un joli décor, de passables comédiens et d&#8217;un metteur en scène qui maîtrise son sujet pour que le spectateur passe un bon moment et s&#8217;en retourne content. Quelques jours plus tard, il se souviendra qu&#8217;il a vu <em>Tartuffe</em>, et aura oublié tout le reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou peut-être, malgré tout, cette scène qui sort du lot où Dorine tient tête à un Orgon qui veut à toute force offrir sa fille en mariage à son cher Tartuffe. Celle-ci est particulièrement réussie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et aussi cette table ronde, percée au centre, originale, où Orgon dissimulé découvre la tartufferie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait peu de chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à mettre en scène sans péril on fait du théâtre sans gloire. On évite le désastre sans pouvoir toucher au sublime. Et chacun de s&#8217;en retourner content. Ce n&#8217;est sans doute pas si mal, et c&#8217;est tout ce que semble souvent pouvoir offrir aujourd&#8217;hui une certaine scène théâtrale française, cette absence de coffre et de souffle. Du théâtre sans passion, sans génie. Juste du théâtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce n&#8217;est déjà pas si mal.</p>
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		<title>Christianophobie au Théâtre de la Ville</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 10:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos du monde]]></category>
		<category><![CDATA[dedalus au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[caricature]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre de la Ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça me revient régulièrement, cette envie de bouffer du curé&#8230; Actuellement, au Théâtre de la Ville, à Paris, se donne le dernier spectacle du metteur en scène Roméo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, qui se déroule devant une reproduction géante du Christ d’Antonello de Messine, sur lequel des jeunes gamins viendront <a href='http://www.avoodware.com/christianophobie/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/christianophobie"><img class="alignleft size-full wp-image-3475" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="sur-concept-visage-fils-dieu-romeo-castellucci" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/sur-concept-visage-fils-dieu-romeo-castellucci.jpeg" alt="Sur le concept du visage de Dieu - Romeo Castellucci" width="364" height="259" /></a>Ça me revient régulièrement, cette envie de <a title="Ce matin, envie de bouffer du curé !" href="http://www.avoodware.com/du-mensonge-christique-et-de-la-tragique-illusion-de-dieu/">bouffer du curé</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, au Théâtre de la Ville, à Paris, se donne le dernier spectacle du metteur en scène Roméo Castellucci, <em>Sur le concept du visage du fils de Dieu</em>, qui se déroule devant une reproduction géante du Christ d’Antonello de Messine, sur lequel des jeunes gamins viendront jeter des grenades et un viel homme sénile ses propres excréments, le drame de la condition humaine et de sa dégénérescence étant ainsi jeté à la face de Dieu autant qu&#8217;à celle des spectateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la première, mardi dernier, chaque séance a été perturbée par les protestations outrées de quelques poignées de fous de Dieu cherchant à empêcher les représentation, militants débiles de l&#8217;Action Française et autres nervis d&#8217;extrême-droite, intégristes catholiques qui n&#8217;ont rien à envier à leurs homologues musulmans ou juifs, <a title="caricature et censure" href="http://www.avoodware.com/tag/caricature/" target="_blank">censeurs de tout poil</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne veux pas perdre mon temps à épiloguer sur le ridicule de ce fanatisme religieux et me contente donc de relayer le communiquer publié par Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">COMMUNIQUE DE PRESSE<br /><em>À propos des perturbations au Théâtre de la Ville-Paris</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les premières représentations du spectacle de Romeo Castellucci « Sur le concept du visage du fils de Dieu » au Théâtre de la Ville, ont été gravement perturbées par des groupes organisés au nom de la religion chrétienne. Leur demande d&#8217;interdiction du spectacle par voie de justice ayant été déboutée par une décision du Tribunal de Grande Instance en date du 18 octobre 2011.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous considérons qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de la simple perturbation d&#8217;un spectacle, mais d&#8217;actes violents visant à interdire l&#8217;accès du public au Théâtre de la Ville en s&#8217;en prenant aux personnes et aux biens :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jeudi 20 octobre</em><br /><em>- tentative violente d&#8217;intrusion par des militants organisés, avec usage de gaz lacrymogènes.</em><br /><em>- Enchaînement des portes de la salle dans le but d&#8217;en empêcher l&#8217;accès.</em><br /><em>- Utilisation de boules puantes</em><br /><em>- Distribution de tracts dénonçant le prétendu caractère « christianophobe » du spectacle, reposant sur des allégations entièrement mensongères. </em><br /><em>- Envahissement de la scène du théâtre par 9 activistes interrompant la représentation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Devant les nombreuses menaces collectives ou personnelles que nous avons reçues depuis plusieurs semaines, faisant suite à l&#8217;odieuse campagne menée par Civitas, j&#8217;ai demandé à la Mairie de Paris de prendre des mesures susceptibles de garantir la sécurité du public, du personnel et des artistes tout en nous permettant d&#8217;assurer le maintien des représentations.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La présence des forces de police a permis de neutraliser les militants les plus violents. Lors de l&#8217;envahissement de la scène, devant l&#8217;impossibilité d&#8217;obtenir un départ dans le calme et sans violence et afin de prévenir un affrontement entre les manifestants et le public, j&#8217;ai demandé l&#8217;intervention de forces de l&#8217;ordre. Après l&#8217;évacuation des perturbateurs, la représentation a pu reprendre et se poursuivre jusqu&#8217;à son terme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vendredi 21 octobre</em><br /><em>- Jet d&#8217;huile de vidange et d&#8217;œufs sur le public lors de l&#8217;entrée pour la représentation</em><br /><em>- Distribution de tracts</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans l&#8217;attente de l&#8217;intervention de la police pour déloger les agresseurs qui étaient juchés sur une corniche située au-dessus des portes d&#8217;entrée et interdisant l&#8217;accès au hall du théâtre, nous avons aménagé l&#8217;entrée du public par une issue de secours. Mais cela a pris énormément de temps et entraîné un retard de plus d&#8217;une heure de la représentation qui s&#8217;est finalement déroulée sans troubles.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Samedi 22 octobre</em><br /><em>Démarrage de la représentation avec 30&#8242; de retard. </em><br /><em>Nouvel envahissement de la scène du théâtre par un groupuscule interrompant la représentation.</em><br /><em>Evacuation dans le calme. Reprise du spectacle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avant d&#8217;arriver en France, le spectacle a été présenté en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Russie, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suisse, en Italie et en Pologne. Il n&#8217;a pas suscité la moindre réaction analogue à celles que nous déplorons aujourd&#8217;hui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces agissements à caractère fascisant sont absolument inadmissibles.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mes collaborateurs et moi-même, en plein accord avec Romeo Castellucci et son équipe, ainsi que l&#8217;ensemble du personnel du théâtre, ne céderons sous aucun prétexte à ces menaces et à cette intimidation. Nous entendons défendre la liberté d&#8217;expression, les droits du théâtre, et la mission qui est la nôtre face à cette terreur. Nous entendons exercer pleinement nos droits et réclamer aux fauteurs de trouble réparation des dommages et préjudices importants qu&#8217;ils nous occasionnent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je tiens également à saluer l&#8217;attitude du public lors des deux premières représentations. Face à l&#8217;agression verbale, puis physique dont ils étaient l&#8217;objet, ils ont réagi avec calme et ont observé avec patience les mesures de contrôle que nous avons été contraints de mettre en place.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les représentations du spectacle se poursuivront jusqu&#8217;au 30 octobre au Théâtre de la Ville. Je souhaite que le public continue à venir découvrir le travail d&#8217;un grand artiste que nous sommes fiers de soutenir et d&#8217;accompagner.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Demarcy-Mota</em><br /><em>Directeur du Théâtre de la Ville</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> Notons que le spectacle de Roméo Castellucci sera également en représentation au Centquatre du 2 au 6 novembre, un quartier parisien où tous ces fils et filles de bonnes familles, culs bénis mais têtes creuses, seront sans doute moins à leur aise&#8230;</p>
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		<title>Impénétrable</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 08:45:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[dedalus en auteur]]></category>
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		<category><![CDATA[solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Devant elle coule les eaux grises de la Seine. Le pavé est mouillé, l’air humide. Comme un automne à Paris. Vent frais. Elle est assise sur le pavé mouillé et regarde couler les eaux grises et regarde couler ses pensées noires. Elle a longtemps marché dans la ville, se frayant un passage au milieu des <a href='http://www.avoodware.com/impenetrable/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/impenetrable/femme-mur-solitude-tristesse/" rel="attachment wp-att-3435"><img class="alignleft size-large wp-image-3435" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="femme-mur-solitude-tristesse" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/femme-mur-solitude-tristesse-1024x960.jpg" alt="femme mur solitude tristesse" width="389" height="365" /></a>Devant elle coule les eaux grises de la Seine. Le pavé est mouillé, l’air humide. Comme un automne à Paris. Vent frais. Elle est assise sur le pavé mouillé et regarde couler les eaux grises et regarde couler ses pensées noires.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a longtemps marché dans la ville, se frayant un passage au milieu des grappes de passants, arpentant les rues de Paris au hasard, seule dans la foule. Les visages qui défilent. Ils ne me ressemblent pas. Cette idée l’a traversée. Visages insouciants des hommes heureux. Visages fermés, œil noir et traits tirés. Regards rieurs des uns. Masques grimaçants des autres. Aucun d’entre eux ne me ressemble. Cette idée l’a traversée de part en part et son cerveau a explosé. Aucun d’entre eux… Ça l’a traversé et son cœur a rétréci. Petit caillou dans sa poitrine. Ça lui a fait mal. Cette certitude, soudain. Elle en a eu le souffle coupé. Immense douleur. Elle marche sur les mêmes trottoirs de la même ville, elle croise des hommes, des femmes, leurs regards par milliers, tous semblables et pas un ne lui ressemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Assise sur le pavé mouillé, son jean qui lui colle aux fesses, elle rumine. On peut échanger un sourire ou quelques mots, les yeux dans les yeux, et puis quoi ? Tout cela est factice et on n’échange rien.  On ne partage rien. On garde tout, même ce dont on ne veut plus, ce dont on voudrait se débarrasser, qu’on cèderait pour rien, pour moins qu’un sourire. Il faut tout garder, à l’intérieur de soi où tout est hermétiquement conservé. On voudrait partager un peu. Un sourire vrai, des mots murmurés, confiés, hurlés. Vaines tentatives. Signes extérieurs de similitudes et qui ne signifient rien de soi. On peut seulement faire semblant d’être semblables. Un sourire, quelques caresses et parfois un soupir. Un soupir qui sort de soi comme on vous arrache une dent. Voilà tout l’effet que ça lui fait. Ce soupir qui parfois lui échappe. Un soupir et puis des mots. Des mots avant et des mots après. Beaucoup de mots. Des mots c’est-à-dire des concepts, rien qui vienne directement de l’intérieur de son être déchiré, rien qui ne soit au préalable filtré, dilué, trahi et qui n’est plus elle. Seulement des mots.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est possible de sortir de soi, un peu, avec ça, les mots. Sortir de soi, aller vers les autres, vers l’Autre, son semblable qui n’en est pas un. Mais personne jamais ne saurait se frayer un chemin jusqu’à elle, entrer véritablement en elle et contempler ce qui s’y trouve, ce qui est là. Elle. Son être inaccessible. Elle, seule et oppressée par la certitude d’être seule.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis seule. Elle se cogne à ses trois mots qui l’enferment, s’y cogne le front et sa cervelle qui éclate. Je suis seule et j’en crève. Mais elle n’en crève pas, non. Elle se cogne encore, voudrait traverser les mots, ces trois petits mots qui ne disent pas tout, qui ne disent pas sa souffrance, qui ne disent pas précisément de quoi est faite sa souffrance, c’est-à-dire sa solitude. Mots incapables.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est généreuse pourtant. Elle donne, donne beaucoup. C’est inutile. Ce qu’elle voudrait, c’est recevoir.  Recevoir ce qui vient de l’Autre, l’accueillir en elle, lui faire visiter la désolation de son être. Etre alors moins seule. Mais ça ne pénètre pas, ça reste en surface et forme un dépôt. Des strates de sédiments d’amour donné et qui se superposent au fil des ans et l’isolent davantage. Elle étouffe.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle étouffe et moi je l’aime. Mais ça n’entre pas.</p>
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		<title>Roméo et Juliette, de William Shakespeare, par Olivier Py</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Oct 2011 14:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[dedalus au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Odéon]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Py]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[William Shakespeare]]></category>

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		<description><![CDATA[Si Romeo et Juliette est sans doute parmi les plus fameuses pièces de Shakespeare, cela tient d&#8217;abord au mythe que sont devenus les amants de Verone, mythe de l&#8217;amour à la fois absolu et impossible. Absolu parce qu&#8217;impossible ? Impossible parce qu&#8217;absolu ? C&#8217;est là toute la grandeur de cette tragédie qui néanmoins, oeuvre des débuts, <a href='http://www.avoodware.com/romeo-et-juliette-odeon-py/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/romeo-et-juliette-odeon-py/romeo-juliette-py/" rel="attachment wp-att-3377"><img class="alignleft size-full wp-image-3377" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="Romeo-Juliette-Py" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/Romeo-Juliette-Py.jpg" alt="Roméo et Juliette - William Shakespeare - Olivier Py - théâtre de l'Odéon" width="454" height="400" /></a>Si <em>Romeo et Juliette</em> est sans doute parmi les plus fameuses pièces de Shakespeare, cela tient d&#8217;abord au mythe que sont devenus les amants de Verone, mythe de l&#8217;amour à la fois absolu et impossible. Absolu parce qu&#8217;impossible ? Impossible parce qu&#8217;absolu ? C&#8217;est là toute la grandeur de cette tragédie qui néanmoins, oeuvre des débuts, n&#8217;est pas parmi les meilleures. Ce qui explique sans doute qu&#8217;elle n&#8217;est pas non plus parmi les plus représentées &#8211; du moins en France et aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Ayant placé sa dernière saison à l&#8217;Odéon sous le signe de l&#8217;Amour et du Désir, c&#8217;est <em>Romeo et Juliette</em> tout naturellement qu&#8217;Olivier Py choisit de porter à la scène pour sa première rencontre avec Shakespeare. Mieux, il décida d&#8217;en assurer lui-même la traduction. C&#8217;était un rien présomptueux, mais on peut admettre que l&#8217;exercice est plutôt réussi, même si par moment, trop souvent, on entend d&#8217;avantage Olivier Py lui-même que William Shakespeare.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le moindre des défauts de cette mise en scène un peu terne où l&#8217;on a souvent le sentiment que les comédiens se contentent principalement de tourner le plus vite possible autour d&#8217;un décor de carton en noir et blanc et monté sur roulettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Olivier Py semble avoir tout misé sur les deux jeunes comédiens fraichement sorti du conservatoire pour s&#8217;en venir ici jouer <em>Roméo et Juliette</em>. C&#8217;était une mauvaise idée, non pas que ceux-ci &#8211; ils se nomment Camille Cobbi et Matthieu Dessertine &#8211; soient particulièrement mauvais &#8211; ils sont plutôt très bons au contraire -, mais la grandeur de Shakespeare réside aussi beaucoup dans la profondeur des seconds rôles.</p>
<p style="text-align: justify;">Or que reste-t-il de Benvollio ou de Tybalt ? Le premier est un intello, l&#8217;autre une brute ? C&#8217;est avoir peu creusé. De Mercutio et de Pâris ? L&#8217;un est un sale gosse adepte de blagues potaches, l&#8217;autre un prince à la noblesse insipide ? C&#8217;est en rester à l&#8217;écume. Et pourquoi désincarner ainsi Capulet et Lady Capulet d&#8217;un côté, Montaigu et Lady Montaigu de l&#8217;autre ? Quant au Prince de Vérone, il est plus transparent encore&#8230; </p>
<p style="text-align: justify;"><em>Roméo et Juliette, c&#8217;</em>est tout de même l&#8217;histoire d&#8217;un amour qui se heurte tragiquement à la haine aveugle qui dresse l&#8217;une contre l&#8217;autre deux familles, « <em>deux illustres maisons, d&#8217;égale dignité dans la belle Vérone »</em>&#8230; Il ne s&#8217;agit pas uniquement de Roméo et de Juliette. Nul besoin sinon de cinq actes pour dire qu&#8217;ils s&#8217;aiment et qu&#8217;ils meurent.</p>
<p style="text-align: justify;">Faire donc le choix de deux très jeunes comédiens étaient audacieux &#8211; Juliette a 14 ans&#8230; Et ces deux-là sont sans aucun doute talentueux. Pourtant, cela ne fonctionne pas non plus et les contours de leurs personnages demeurent imprécis. On ne croit pas même à leur amour, ou du moins à ce qu&#8217;il y a à la fois de sublime et de dévastateur dans cet amour. Peut-être aurait-il fallu laisser à l&#8217;un et l&#8217;autre l&#8217;ingénuité désespérée que suppose Shakespeare à ses deux protagonistes &#8211; Juliette a 14 ans ! Peut-être la voix chaude de Camille Cobbi ne permet-elle pas de croire à cette ingénuité. En tout cas, cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le reste, je ne parviens toujours pas à comprendre ces metteurs en scène qui persistent à trouver très moderne, ou très sensé, de priver le public de toute obscurité. Personne ne leur a donc expliqué que cela ne facilite pas l&#8217;immersion des spectateurs dans le spectacle ? Le plafond de l&#8217;Odéon est certes splendide, mais nous aurions eu tout loisir de l&#8217;admirer quand serait venu le moment de ne pas applaudir.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;exagère, ce n&#8217;était pas si mauvais. C&#8217;est seulement que ce n&#8217;était pas bon non plus. Probablement parce que la tragédie n&#8217;a pas été tenue. Il ne suffit pas en effet d&#8217;en venir au dernier acte et assister à la mort des amants. Il fallait encore que tout au long des quatre actes qui précèdent on comprenne à chaque instant que leur mort est inéluctable, qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre issue. Ce qui est tragique ce n&#8217;est pas tant qu&#8217;ils meurent, c&#8217;est qu&#8217;on pourrait tout reprendre depuis le début sans parvenir à les faire échapper à leur terrible destin. Roméo et Juliette se voient, s&#8217;aiment et en meurent. Ils se voient et tout déjà est arrivé.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout déjà est arrivé. Pourvu déjà qu&#8217;on éteigne les lumières dans la salle !</p>
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		<title>Tina ou Afida Turner : Qui n’a pas reçu sa mise en demeure ?</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 16:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de net]]></category>
		<category><![CDATA[blogosphère]]></category>
		<category><![CDATA[Tina Turner]]></category>

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		<description><![CDATA[A tout seigneur tout honneur Romain a été le premier à recevoir la sienne. Et ensuite Ronald. Là j&#8217;étais un peu jaloux, je peux l&#8217;avouer, puisque mon propre billet avait précédé le sien d&#8217;une journée. J&#8217;ignore si Alter-Oueb et El Camino ont reçu la leur. Je suis pour ma part heureux d&#8217;annoncer que c&#8217;est fait. J&#8217;ai <a href='http://www.avoodware.com/tina-afida-turner-mise-en-demeure/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/tina-afida-turner-mise-en-demeure"><img class="alignleft size-full wp-image-3369" title="afida-poubelle-turner" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/afida-poubelle-turner.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a>A tout seigneur tout honneur <a title="Afida Turner m'envoie une mise en demeure au sujet de mon blog" href="http://www.romainblachier.fr/2011/09/jai-re%C3%A7u-ce-jour-la-pr%C3%A9sente-mise-en-demeure-de-la-chanteuse-et-surtout-actrice-de-t%C3%A9l%C3%A9-r%C3%A9alit%C3%A9-afida-turner-vous-vou.html" target="_blank">Romain</a> a été le premier à recevoir la sienne. Et ensuite <a title="Afida Turner, allégorie du Sarkozysme" href="http://intox2007.info/?p=3040" target="_blank">Ronald</a>. Là j&#8217;étais un peu jaloux, je peux l&#8217;avouer, puisque mon propre billet avait précédé le sien d&#8217;une journée. J&#8217;ignore si <a title="Elle est poubelle la vie ?" href="http://www.alter-oueb.fr/?p=2333" target="_blank">Alter-Oueb</a> et <a title="On ne touche pas à la star" href="http://elc95.blogspot.com/2011/07/on-ne-touche-pas-la-star.html" target="_blank">El Camino</a> ont reçu la leur. Je suis pour ma part heureux d&#8217;annoncer que c&#8217;est fait. J&#8217;ai ce matin reçu l&#8217;aimable et titubant petit message suivant :</p>
<p><span style="color: #993300;">De : TURNERMANAGEMENT</span><br /><span style="color: #993300;">Sujet : <em>mise en demeure copyright Turner</em></span></p>
<p><span style="color: #993300;"><em>Bonjour<br />A la demande de la famille Turner nous sommes dans l &#8216;obligation de porter plainte contre diffamation<br />Vous n &#8216;avez aucun droit de communiquer sut Tina et de baffouer son nom de la sorte<br />Cordialement<br />TurnerManagement</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande seulement pourquoi la famille Turner se fend d&#8217;un petit message pour m&#8217;informer de leur intention de porter plainte <em>contre</em> diffamation. En quoi ça me concerne ? Qu&#8217;il s&#8217;adresse donc directement à diffamation&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je suis bonne pâte et j&#8217;ai donc relu attentivement le billet en question, malicieusement intitulé  <em><a title="Tina et Afida Turner : de belle en poubelle" href="http://www.avoodware.com/afida-turner-poubelle/">Tina et Afida Turner : de belle en poubelle</a></em>. On y peut lire quelques mots de peu d&#8217;esprit mais pas bien méchants. J&#8217;y évoquais en passant<em> la bêtise crasse</em> de la mise en demeure qui avait été adressée à Romain pour lui demander de retirer une video de son blog. Taquin, j&#8217;y publiais à mon tour ladite video où l&#8217;on a le plaisir de voir Afida se débattre &#8211; comiquement ? tristement ? &#8230; &#8211; avec son image et quelques malheureuses poubelles qui se sont malencontreusement trouvées sur son chemin, c&#8217;est-à-dire entre elle et la caméra supposée chanter ses louanges et sa gloire éternelle. Enfin, j&#8217;y publiais également, comme en contrepoint, une video de la grande Tina Turner chantant <em>Proud Mary </em>et dont je disais qu&#8217;elle était à la fois <em>belle et rebelle</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi je voudrais dire ici à la famille Turner, très amicalement, qu&#8217;on porte généralement plainte <em>pour</em> diffamation, que <em>bafouer</em> ne prend qu&#8217;un f, et que j&#8217;ai au contraire tout le droit d&#8217;évoquer sur ce blog le nom de tout personnage public, y compris celui de Turner et que ce soit pour parler de Tina ou d&#8217;Afida &#8211; et je comprends seulement aujourd&#8217;hui que l&#8217;une est la belle-fille de l&#8217;autre, ce dont d&#8217;ailleurs je me contrefiche&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Diffamer ? Bafouer ? Il n&#8217;y a rien de tout cela dans mon billet. En revanche, je ne suis pas certain qu&#8217;Afida pleine de bonne volonté, avec ou sans poubelle, contribue beaucoup à faire briller l&#8217;étoile des Turner au firmament des artistes. Je suis néanmoins tout à fait certain que je ne suis pour rien dans sa petite présence médiatique que d&#8217;aucuns pourraient en effet trouver ridicule sinon risible sans que j&#8217;aie moi-même à le souligner. Jugez-en encore une fois :</p>
<p style="text-align: center;"><object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lJiH4esWVl8?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/lJiH4esWVl8?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, avez-vous reçu votre mise en demeure ?</p>
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		<title>Auteur, blog et sérendipité</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 09:40:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[à propos de moi]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux jours, j&#8217;ai publié un billet dont le titre, Révélation, était chargé de plus de sens que je ne l&#8217;avais imaginé. On pourrait appeler cela La seconde surprise du blog. Pour comprendre de quoi je parle, il me faut brièvement évoquer mon arrière-cuisine. Très brièvement&#8230; Dire seulement que quand il me prend <a href='http://www.avoodware.com/auteur-blog-et-serendipite/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/auteur-blog-et-serendipite/pomme-dauphine/" rel="attachment wp-att-3298"><img class="alignleft size-full wp-image-3298" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="pomme-dauphine" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/pomme-dauphine.png" alt="" width="280" height="193" /></a>Il y a deux jours, j&#8217;ai publié un billet dont le titre, <em><a title="Révélation" href="http://www.avoodware.com/jus-de-joie/">Révélation</a></em>, était chargé de plus de sens que je ne l&#8217;avais imaginé. On pourrait appeler cela <em>La seconde surprise du blog</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre de quoi je parle, il me faut brièvement évoquer mon arrière-cuisine. Très brièvement&#8230; Dire seulement que quand il me prend de pondre pour ce blog ce type de billets, que je qualifierais de &laquo;&nbsp;billets d&#8217;auteur&nbsp;&raquo; si ce n&#8217;était un peu pompeux, je le travaille d&#8217;abord dans un traitement de textes &#8211; pis même, imaginez-vous qu&#8217;il m&#8217;arrive parfois, souvent même, de le rédiger d&#8217;abord à l&#8217;ancienne, avec de l&#8217;encre bleue dans un carnet à spirales avec des vraies feuilles blanches dedans faites à partir du vrai bois de vrais arbres, genre même pas du papier recyclé. Ensuite seulement, je copie-colle le résultat dans mon éditeur WordPress.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voici donc ce qui arriva. Le copiage-collage bégaya et d&#8217;une manière assez mystérieuse le texte original se dédoubla, non pas successivement, mais à l&#8217;intérieur de lui-même, comme on se ferait un sandwich au pain&#8230; J&#8217;ignore si je suis parfaitement clair, mais le plus simple est sans doute que vous alliez <a title="Révélation" href="http://www.avoodware.com/jus-de-joie/">le lire</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puisque je m&#8217;étais préalablement relu dans mon traitement de texte, je me contentai d&#8217;une simple relecture très en diagonale, modifiai un article dans la dernière phrase, en ajoutai une autre « façon cerise » et mis en ligne un texte dont j&#8217;ignorai qu&#8217;il avait désormais une allure de poupée-russe.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques heures plus tard, <a title="Chiendent" href="http://www.fut-il.net/2011/09/chiendent.html" target="_blank">Christophe</a> laissa un commentaire qui, évoquant une répétition qui rendait le texte « <em>presque hypnotique</em> », m&#8217;interpella. De quelle répétition parlait-il ? J&#8217;avais bien tenté que, de phrase en phrase, résonne un écho. Et la répétition de certains mots ou de certaines images étaient en effet un des moyens dont j&#8217;avais cherché à user. Cela ne me semblait toutefois pas suffisamment central pour créer un effet « <em>presque hypnotique</em> », je résolus d&#8217;aller me relire pour comprendre et alors seulement je réalisai ce qui s&#8217;était passé, qu&#8217;une grosse coquille était survenue et avait pollué mon texte !</p>
<p style="text-align: justify;">Car voilà, je n&#8217;étais pas l&#8217;auteur de ceci. Aussitôt, en première intention, je corrigeai la coquille, supprimai la redondance, remis le texte dans l&#8217;état où je l&#8217;avais voulu. Non mais, c&#8217;est qui l&#8217;auteur !</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, non seulement Christophe, mais également <a title="Alain Soral, le frère d'Agnès" href="http://hammerandropov.blogspot.com/2011/09/alain-soral-le-frere-dagnes.html" rel="author" target="_blank">Mike Hammer Papatam Andropov</a> (si c&#8217;est pas du pseudo ça ma bonne dame !) et <a title="Agnès Maillard" href="https://plus.google.com/105849945688284580853/" target="_blank">Agnès</a> (mais que devient le <a title="Le Monolecte" href="http://blog.monolecte.fr/" target="_blank">Monolecte</a> ? j&#8217;ai dû louper un truc&#8230;), avaient semblé ne pas être outre mesure dérangés par le triste état dans lequel ils avaient eu à lire mon texte. Mieux, ils semblaient l&#8217;avoir apprécié un peu. J&#8217;y revins, je me relus encore, coquille comprise. Plus d&#8217;une fois. Jusqu&#8217;à être contraint de me faire une raison. Un bug de WordPress, à moins que ce ne fut le fruit d&#8217;une mauvaise manipulation de ma part, avait ajouté quelque chose au texte. C&#8217;était plutôt désagréable mais, je devais bien l&#8217;admettre, et me soumettre, c&#8217;était ce texte qui avait été publié, ce texte qui avait été lu et que je ne possédais donc plus, ce texte-là avec cette forme-là qui existait, meilleur sans doute que je ne l&#8217;avais conçu.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais j&#8217;ai déjà été trop long pour en dire si peu. Je termine rapidement en justifiant le titre du présent billet. La sérendipité : « L<em>e fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l&#8217;intelligence </em>» &#8211; une fois n&#8217;est pas coutume, je m&#8217;autorise à citer <a title="sérendipité" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9" target="_blank">Wikipedia</a> qui propose pour ce mot une entrée tout à fait éclairante, vous pouvez vous y référer pour entendre de quoi j&#8217;ai ici essayé de parler. Une parfaite illustration de ce que peut produire la sérendipité &#8211; outre celle que les plus curieux d&#8217;entre vous pourrons découvrir dans <a title="Sexualité et sérendipité" href="http://www.avoodware.com/sexualite-et-serendipite/">cet autre délicat billet</a> &#8211; se niche l&#8217;air de rien dans la petite histoire de la recette de la Pomme Dauphine.</p>
<p style="text-align: justify;">Il arriva que le Dauphin du Royaume &#8211; de France, mais j&#8217;ignore de quel Roi &#8211; était en retard pour le souper. Son cuisinier, un peu embêté, arrêta la cuisson sous les pommes de terre qu&#8217;il avait commencé à faire sauter, et ne repris celle-ci qu&#8217;à l&#8217;arrivée tardive de son maître. Les pommes se mirent à gonfler&#8230; Un nouveau plat venait de naître. Surprenant. Inattendu. Telle une <em>révélation</em>.</p>
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		<title>Révélation</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 14:53:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il n’a pas sommeil. Il a faim, un peu, mais manger seul lui donne l’impression d’être déjà mort. Allongé à même la moquette de son petit appartement, il fume une cigarette. Et puis une autre. Et bois à même la bouteille de Vodka, nu sur la moquette. Mourir serait une solution. Ça lui traverse l’esprit <a href='http://www.avoodware.com/jus-de-joie/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.avoodware.com/jus-de-joie/homme-nu/" rel="attachment wp-att-3280"><img class="alignleft size-full wp-image-3280" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="homme-nu" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/homme-nu.jpg" alt="Homme Nu" width="366" height="251" /></a>Il n’a pas sommeil. Il a faim, un peu, mais manger seul lui donne l’impression d’être déjà mort. Allongé à même la moquette de son petit appartement, il fume une cigarette. Et puis une autre. Et bois à même la bouteille de Vodka, nu sur la moquette. Mourir serait une solution. Ça lui traverse l’esprit comme on prend une gifle. Mourir serait une solution. Sans doute, mais ce qu’il faudrait accomplir pour en arriver là… Ce n’est pas si simple, mourir. Il ne suffit pas de s’arrêter de vivre comme on s’arrêterait de pédaler, et le vélo qui ralentit, le guidon qui se met à vaciller. Il n’a pas sommeil. Il a faim, un peu, mais manger seul lui donne l’impression d’être déjà mort. Allongé à même la moquette de son petit appartement, il fume une cigarette. Et puis une autre. Et bois à même la bouteille de Vodka, nu sur la moquette. Mourir serait une solution. Ça lui traverse l’esprit comme on prend une gifle. Mourir serait une solution. Sans doute, mais ce qu’il faudrait accomplir pour en arriver là… Ce n’est pas si simple, mourir. Il ne suffit pas de s’arrêter de vivre comme on s’arrêterait de pédaler, et le vélo qui ralentit, le guidon qui se met à vaciller et l’on s’affale sur le bitume, simplement comme ça, parce que l’on a cessé de faire tourner les pédales. Non, pas si simple. La vie, c’est elle qui vous tourne, et elle ne s’arrête pas de pédaler, pas comme ça, pas avant de l’avoir elle-même décidé. La vie, c’est elle qui vous tourne et il faut bien avancer, parcourir le chemin de bout en bout, prendre au passage les gifles qui sont distribuées. Oui, elle vous tourne, la vie, et vous gratte comme si vous étiez allongé nu sur la moquette de mauvaise qualité d’un appartement miteux, quand l’idée de la mort vous traverse et vous démange. Et que vous n’y pouvez rien parce que ce qu’il faudrait faire, attraper la bouteille de Vodka, se la renverser dessus, craquer une allumette… Il n’est pas tenté. Il joue seulement avec l’idée qu’elle s’arrêterait brutalement de pédaler, sa vie. Parce qu’elle comprendrait qu’il n’y a nulle part où aller désormais, que le bitume ne sera pas plus tendre plus loin pour s’y affaler. Il est jeune, il ne sait rien. Il ne sait pas qu’on ne meurt pas d’un chagrin d’amour. Il ne sait pas que c’est la plus belle chose qui lui soit arrivé, ce chagrin qui au fond est une joie. Et ce qu’il prend pour une envie de mourir, ce n’est rien d’autre en vérité qu’une profonde envie de vivre. Une envie de vivre aussi profonde qu’une envie de vomir quand on a le ventre vide, quand tout ce qu’il est encore possible de vomir est un petit bol d’amertume. Oui, au fond, ce qui le démange ainsi à s’en arracher les chairs, ce n’est rien d’autre qu’une joie.  Non, pas si simple. La vie, c’est elle qui vous tourne, et elle ne s’arrête pas de pédaler, pas comme ça, pas avant de l’avoir elle-même décidé. La vie, c’est elle qui vous tourne et il faut bien avancer, parcourir le chemin de bout en bout, prendre au passage les gifles qui sont distribuées. Oui, elle vous tourne, la vie, et vous gratte comme si vous étiez allongé nu sur la moquette de mauvaise qualité d’un appartement miteux, quand l’idée de la mort vous traverse et vous démange. Et que vous n’y pouvez rien parce que ce qu’il faudrait faire, attraper la bouteille de Vodka, se la renverser dessus, craquer une allumette… Il n’est pas tenté. Il joue seulement avec l’idée qu’elle s’arrêterait brutalement de pédaler, sa vie. Parce qu’elle comprendrait qu’il n’y a nulle part où aller désormais, que le bitume ne sera pas plus tendre plus loin pour s’y affaler. Il est jeune, il ne sait rien. Il ne sait pas qu’on ne meurt pas d’un chagrin d’amour. Il ne sait pas que c’est la plus belle chose qui lui soit arrivé, ce chagrin qui au fond est une joie. Et ce qu’il prend pour une envie de mourir, ce n’est rien d’autre en vérité qu’une profonde envie de vivre. Une envie de vivre aussi profonde qu’une envie de vomir quand on a le ventre vide, quand tout ce qu’il est encore possible de vomir est un petit bol d’amertume. Oui, au fond, ce qui le démange ainsi à s’en arracher les chairs, ce n’est rien d’autre que la joie qui suinte. Le maigre jus de joie de son cœur essoré.</p>
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		<title>iPhone 6 et BOOK : quand hier était demain</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 04:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de techno]]></category>
		<category><![CDATA[ebook]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[iphone]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Puisque Nicolas, mitraillette blogosphérique, n&#8217;en parle pas sur son blog techno&#8230;Puisque Gildan, toujours à l&#8217;affût pourtant, reste aussi muet qu&#8217;un tonneau&#8230;Puisque Eric, pourfendeur de carbone, paraît ignorer la révolution écolo&#8230;Puisque AntenneRelais, électron libre assermenté, n&#8217;a pas joué son rôle de relai d&#8217;info&#8230;Puisque Christophe, auteur nostalgique rien moins que futile, se terre dans son tonneau&#8230;Et puisque même <a href='http://www.avoodware.com/iphone-6-revolution/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Puisque Nicolas, mitraillette blogosphérique, n&#8217;en parle pas sur son <a title="Partageons l'addiction" href="http://www.aubistrogeek.com/" target="_blank">blog techno</a>&#8230;<br />Puisque <a title="Du petit monde de Gildan" href="http://pmdgildan.blogspot.com/" target="_blank">Gildan</a>, toujours à l&#8217;affût pourtant, reste aussi muet qu&#8217;un tonneau&#8230;<br />Puisque Eric, pourfendeur de carbone, paraît ignorer la <a title="Mon Mulhouse" href="http://monmulhouse.canalblog.com/" target="_blank">révolution écolo</a>&#8230;<br />Puisque AntenneRelais, électron libre assermenté, n&#8217;a pas joué son rôle de <a title="Antennerelais" href="http://antennerelais.canalblog.com/" target="_blank">relai d&#8217;info</a>&#8230;<br />Puisque Christophe, auteur nostalgique rien moins que futile, se terre dans <a title="fut-il ou versa-t-il dans la facilité ?" href="http://www.fut-il.net/" target="_blank">son tonneau</a>&#8230;<br />Et puisque même <a title="Saint Pierre des Corps, c'est où ça ?" href="http://saintpierredescorps-cestouca.blogspot.com/" target="_blank">dadavidov</a> ou <a title="La revue de stress de lolobobo" href="http://lolobobo.fr/" target="_blank">lolobobo</a>&#8230; </p>
<p style="text-align: justify;">Bref, il faut bien que je m&#8217;y colle et évoque moi-même ces deux innovations qui coup sur coup changeront tout.</p>
<p style="text-align: justify;">BOOK est la première, qui vous est ici présentée comme il se doit par un jeune homme en pull vert et lunettes carrées :</p>
<p style="text-align: center;"><object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Q_uaI28LGJk?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Q_uaI28LGJk?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Et bien entendu, l&#8217;iPhone 6 à la présentation duquel la marque à la pomme a convoqué rien moins qu&#8217;Anthony Kavanagh, qui vous en fait donc ici l&#8217;article à sa façon :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://youtu.be/yiwM-UYBjDI">http://youtu.be/yiwM-UYBjDI</a></p>
<p style="text-align: justify;">Avouez que ça ouvre des perspectives.<br />Imaginez par exemple que dans le même esprit quelque créateur génial conçoive un nouveau modèle de <a title="Oh Océane" href="http://danslessouliersdoceane.hautetfort.com/" target="_blank">sextoy</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.avoodware.com/iphone-6-revolution/picasso-pablo-nu-accroupi/" rel="attachment wp-att-3261"><img class="aligncenter size-full wp-image-3261" title="picasso-pablo-nu-accroupi" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/picasso-pablo-nu-accroupi.jpg" alt="nu accroupi Pablo Picasso" width="394" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est certes encore qu&#8217;une <a title="Le blog de Sasa La Loute" href="http://www.laloute.net/" target="_blank">esquisse</a>. Avouez cependant que c&#8217;est prometteur.</p>
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		<title>DSK : la fin ?</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 10:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dedalus</dc:creator>
				<category><![CDATA[à propos de moi]]></category>
		<category><![CDATA[DSK]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai pris cette photo cet été, au cours de mes vacances. A la veille du passage de DSK sur TF1 et devant Claire Chazal, l&#8217;occasion était trop belle d&#8217;en faire un petit billet. Je paie une bière &#8211; et plus si affinités &#8211; à celui ou celle qui parvient à deviner à quel endroit précis <a href='http://www.avoodware.com/dsk-la-fin/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.avoodware.com/dsk-la-fin"><img class="aligncenter size-large wp-image-3248" title="DSK-the-end" src="http://www.avoodware.com/blog/wordpress/wp-content/uploads/DSK-the-end-768x1024.jpg" alt="DSK TF1 Claire Chazal : la fin d'un feuilleton" width="695" height="926" /></a></p>
<p>J&#8217;ai pris cette photo cet été, au cours de mes vacances.</p>
<p>A la veille du passage de DSK sur TF1 et devant Claire Chazal, l&#8217;occasion était trop belle d&#8217;en faire un petit billet.</p>
<p>Je paie une bière &#8211; et plus si affinités &#8211; à celui ou celle qui parvient à deviner à quel endroit précis &#8211; la photo fournit elle-même tous les indices nécessaires &#8211; elle a été prise.</p>
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