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	<title>Dooliblog</title>
	
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	<description>Cinéma coréen ou d'ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>Choisir un film à deux</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 20:38:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[En tant que couple aimant beaucoup le cinéma mais avec des goûts assez différents, nous sommes fréquemment confrontés à un dilemme existentiel : quel film allons-nous regarder ce soir ? Non pas que nous manquions d&#8217;idées, bien au contraire, la liste de films que nous avons envie de voir ne cesse de s&#8217;allonger, tout comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En tant que couple aimant beaucoup le cinéma mais avec des goûts assez différents, nous sommes fréquemment confrontés à un dilemme existentiel : <em>quel film allons-nous regarder ce soir ?</em> Non pas que nous manquions d&#8217;idées, bien au contraire, la liste de films que nous avons envie de voir ne cesse de s&#8217;allonger, tout comme la pile de DVD pas encore déballés. Mais forcément à chaque fois, chacun a une idée bien différente de ce qu&#8217;il a envie de voir. Petit retour sur les différentes méthodes que nous avons utilisées à un moment ou à un autre, avec plus ou moins de réussite&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/07/art_museum_by_the_zoo_1.jpg" alt="art_museum_by_the_zoo_1" title="art_museum_by_the_zoo_1" width="450" height="245" class="alignnone size-full wp-image-1830" /></p>
<p><strong>L&#8217;accord à l&#8217;amiable</strong><br />
Et bien oui, après tout, pourquoi ne pas tout simplement se mettre d&#8217;accord en discutant, entre personnes civilisées ? Cette méthode peut parfois marcher lorsqu&#8217;une nouveauté qui nous intéresse tous les deux débarque sur le marché, ou lorsqu&#8217;un film mutuellement apprécié nous convainc de poursuivre l&#8217;exploration d&#8217;une filmographie. Mais fatalement, plus les goûts sont différents, moins ce genre de situation est possible. Il faut donc sauter sur l&#8217;occasion quand elle se présente, et se tourner vers d&#8217;autres solutions dans les autres cas.</p>
<p><strong>Le hasard</strong><br />
L&#8217;idée est simple, plutôt que de se casser la tête, autant choisir un film complétement au hasard parmi cette watchlist démesurée. Cela permet de pas laisser indéfiniment des films au placard et de se laisser surprendre. Problème : le film ne collera peut-être pas à l&#8217;humeur du moment et la conversation risque fortement de tourner comme ceci : &#8220;Ah&#8230; tu as vraiment envie qu&#8217;on regarde celui-ci ? On en tire un autre ? Bof celui-là non plus ne me tente pas trop ce soir&#8230;&#8221;. Retour au point de départ, à moins d&#8217;avoir une forte volonté.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/07/art_museum_by_the_zoo_2.jpg" alt="art_museum_by_the_zoo_2" title="art_museum_by_the_zoo_2" width="450" height="244" class="alignnone size-full wp-image-1831" /></p>
<p><strong>Le chantage/marchandage</strong><br />
&#8220;Si tu acceptes qu&#8217;on regarde ce film, je ferai le/la/les vaisselle/cuisine/repassage/courses (rayer les mentions inutiles) pendant une semaine !&#8221; Une technique comme une autre qui consiste à promettre la Lune en échange du choix du film. Une semaine aux fourneaux pour un petit Tsukamoto, ça le vaut bien non ? Le problème est que la personne qui &#8220;cède&#8221; son droit va avoir tendance à demander toujours plus, à faire monter les enchères jusqu&#8217;à ce que ça devienne irréalisable.</p>
<p><strong>L&#8217;alternance</strong><br />
Un moyen simple de faire jouer l&#8217;égalité parfaite entre les deux partenaires est de choisir le film à tour de rôle, et ainsi accepter de s&#8217;ouvrir aux goûts de l&#8217;autre pour que cela soit réciproque. Cela sous-entend également accepter de voir des films qu&#8217;on n&#8217;aurait jamais pensé voir autrement (Hyewon a même réussi à me faire voir &#8220;Les Choristes&#8221; dans un DVD-bang coréen). Malheureusement, il arrive que certains films ne passent vraiment pas du tout (pour Hyewon c&#8217;est &#8220;expérimental&#8221; ou &#8220;japonais&#8221;, ou pire encore : &#8220;expérimental ET japonais&#8221; ! De mon côté je mets un veto si une réplique du film comporte le mot &#8220;chti&#8221;.).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/07/art_museum_by_the_zoo_3.jpg" alt="art_museum_by_the_zoo_3" title="art_museum_by_the_zoo_3" width="450" height="245" class="alignnone size-full wp-image-1832" /></p>
<p><strong>L&#8217;alternance orientée</strong><br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un dérivé de la méthode précédente, en plus soft. L&#8217;idée est toujours de choisir un film chacun son tour, mais en excluant tout de même les films qui risqueraient de déplaire fortement à l&#8217;autre (qu&#8217;on se gardera pour plus tard, tout seul). Il arrive qu&#8217;on puisse se tromper (&#8221;oups, je pensais vraiment que tu aimerais&#8221;) mais globalement, cela permet de faire découvrir des choses sans passer par des extrêmes (au risque toutefois de passer à côté de grandes claques cinématographiques).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/07/art_museum_by_the_zoo_4.jpg" alt="art_museum_by_the_zoo_4" title="art_museum_by_the_zoo_4" width="450" height="245" class="alignnone size-full wp-image-1833" /></p>
<p>Et vous, comment vous faites ? D&#8217;autres techniques (on n&#8217;a pas tout testé : le combat à mains nues, la roulette russe&#8230;) ?<br />
<em>(images tirées du très sympathique &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/10/27/art-museum-by-the-zoo-de-lee-jeong-hyang-1998/">Art Museum By The Zoo</a>&#8220;)</em></p>
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		<title>Daum et le manhwa en ligne</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/06/28/daum-et-le-manhwa-en-ligne/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/06/28/daum-et-le-manhwa-en-ligne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 16:43:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[manhwa]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog de la parution en France des manhwas de Kang Full (&#8221;L&#8217;Idiot&#8221;, &#8220;Timing&#8221; ou plus récemment &#8220;Chassés-croisés&#8221;) et Kang Doha (&#8221;Catsby&#8221;, &#8220;Romance Killer&#8221;). Quel est le point commun entre ces deux artistes coréens mis à part leur nom de famille ? Tous les deux publient leurs oeuvres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog de la parution en France des manhwas de <a href="http://dooliblog.com/?s=%22kang+full%22">Kang Full</a> (&#8221;L&#8217;Idiot&#8221;, &#8220;Timing&#8221; ou plus récemment &#8220;Chassés-croisés&#8221;) et <a href="http://dooliblog.com/?s=%22kang+doha%22">Kang Doha</a> (&#8221;Catsby&#8221;, &#8220;Romance Killer&#8221;). Quel est le point commun entre ces deux artistes coréens mis à part leur nom de famille ? Tous les deux publient leurs oeuvres sur Internet, sur le portail <a href="http://www.daum.net/">Daum.net</a>.</p>
<div style="text-align:center"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/manhwa-2.png" alt="manhwa-2" title="manhwa-2" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1821" /><br/>(<a href="http://cartoon.media.daum.net/toon/series/chung2/general/read?seriesId=151245&#038;cartoonId=1836&#038;type=g">source</a>)</div>
<p>Ils font ainsi partie d&#8217;un véritable vivier d&#8217;auteurs publiant à intervalle régulier (chaque semaine environ) leurs planches sur Daum, celles-ci étant consultables gratuitement et sans limitation de durée par les lecteurs. Une initiative qui dure depuis 2003, où l&#8217;on trouvait déjà Kang Full qui publiait &#8220;순정만화&#8221; (&#8221;Chassés-croisés&#8221;) et remportait un grand succès. Aujourd&#8217;hui, ce sont pas moins de 57 auteurs qui ont été publiés sur ce portail, pour une centaine d&#8217;oeuvres. Et chaque semaine, une cinquantaine de nouvelles planches sont mises à disposition de lecteurs avides de découvrir la suite de leurs manhwas préférés (et qui n&#8217;hésitent pas à se plaindre dans les commentaires si l&#8217;auteur est en retard !).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/manhwa-3.png" alt="manhwa-3" title="manhwa-3" width="450" height="248" class="alignnone size-full wp-image-1822" /></p>
<p>Le succès de ce média en ligne est impressionnant : selon les chiffres de Daum, les seules planches de Kang Full ont déclenché entre 2003 et 2008 plus de 300 millions de pages vues et 400 000 commentaires (<a href="http://world.kbs.co.kr/english/culturenlife/culturenlife_peoplefocus_detail.htm?No=2168">source</a>). A tel point que lors des épisodes finaux de ses dernières séries, des serveurs supplémentaires ont du être installés afin de répondre à la demande.<br />
On trouve parmi la multitude d&#8217;auteurs une grande variété de styles et de tons, avec des dessins tantôt proches des mangas japonais, tantôt beaucoup plus personnels, de l&#8217;humour, de l&#8217;action, de la science-fiction&#8230; il y en a pour tous les goûts.</p>
<div style="text-align:center"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/manhwa-1.png" alt="manhwa-1" title="manhwa-1" width="399" height="256" class="alignnone size-full wp-image-1820" /><br/>(<a href="http://cartoon.media.daum.net/toon/series/victory/general/read?seriesId=9649039&#038;cartoonId=1787&#038;type=g">source</a>)</div>
<p>Bien sûr, pour pouvoir en profiter il faudra d&#8217;abord comprendre le coréen, mais je trouve qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un format particulièrement motivant et intéressant pour étudier la langue : textes assez courts, vocabulaire de tous les jours, dessins pour aider à la compréhension&#8230;<br />
Parmi toutes les oeuvres disponibles, je vous conseille <a href="http://cartoon.media.daum.net/series/victory/index.html?cartoonId=1787&#038;type=g&#038;index=1">la première série publiée par Kang Doha</a> (ainsi que l&#8217;ensemble de son oeuvre, magnifique), ou pourquoi pas suivre <a href="http://cartoon.media.daum.net/series/again/index.html?cartoonId=1938&#038;type=g">la nouvelle série de Kang Full</a>, intitulée &#8220;Again&#8221;, qui vient débuter le 22 juin dernier (il est aussi l&#8217;auteur d&#8217;un <a href="http://cartoon.media.daum.net/series/kangfull26/index.html?cartoonId=1799&#038;type=g">drame politique prenant place pendant les révoltes étudiantes de 1980</a>). Et vous pourrez découvrir plein d&#8217;autres choses sur <a href="http://cartoon.media.daum.net/series/#cId3">cette page regroupant l&#8217;intégralité des publications</a> triées par auteur (on y trouve même le &#8220;vétéran&#8221; Kim Dong-Hwa, publié en France lui aussi).</p>
<p>Bonne découverte ! <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/UpS95AsjDMI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Cinéma coréen et ramyeon</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/06/23/cinema-coreen-et-ramyeon/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 16:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hyewon</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le soju, c&#8217;est reparti pour l&#8217;exploration d&#8217;un thème à travers le cinéma coréen. Au menu du jour, le ramyeon, par Hyewon.
Un des produits qui se vend le mieux pendant la crise est le ramyeon. Connu sous son nom japonais &#8220;ramen&#8221;, ou tout simplement &#8220;nouilles instantanées&#8221; en français, ce plat est très populaire en Corée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après <a href="http://dooliblog.com/2009/04/17/cinema-coreen-et-soju/">le soju</a>, c&#8217;est reparti pour l&#8217;exploration d&#8217;un thème à travers le cinéma coréen. Au menu du jour, le ramyeon, par Hyewon.</em></p>
<p>Un des produits qui se vend le mieux pendant la crise est le <em>ramyeon</em>. Connu sous son nom japonais &#8220;ramen&#8221;, ou tout simplement &#8220;nouilles instantanées&#8221; en français, ce plat est très populaire en Corée (un coréen mange en moyenne 75 bols de ramyeon par an). De ce fait, nous pouvons trouver facilement une quantité de scènes avec des ramyeons dans le cinéma coréen.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/one-fine-spring-day1.png" alt="one-fine-spring-day1" title="one-fine-spring-day1" width="500" height="280" class="alignnone size-full wp-image-1805" /></p>
<p>L&#8217;apparition de ce plat peut parfois servir d&#8217;intrigue à un film. C&#8217;est le cas dans &#8220;One Fine Spring Day&#8221; (Hur Jin-Ho, 2001), dans lequel le rôle des ramyeons est très important. On voit ce plat assez fréquemment et c&#8217;est même grâce à lui que les deux héros se rapprochent. Si on en revient à notre sujet&#8230; oui, on peut manger le ramyeon comme ça, cru et tout sec, pour aller plus vite.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/whoareyou4.png" alt="whoareyou4" title="whoareyou4" width="500" height="200" class="alignnone size-full wp-image-1801" /></p>
<p>Ce plat est le must pour les gens qui travaillent tard. Ils n&#8217;utilisent pas de casserole mais une bouilloire et versent l&#8217;eau directement dans l&#8217;emballage. Ensuite, ils mangent sur le bureau ou devant un ordinateur juste avec des baguettes. Ils n&#8217;ont pas besoin de cuillère pour boire la soupe. Pour eux, le temps c&#8217;est de l&#8217;argent. <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/allforlove.png" alt="allforlove" title="allforlove" width="500" height="212" class="alignnone size-full wp-image-1800" /></p>
<p>La rasion pour laquelle le ramyeon est populaire est son prix. Ceux qui n&#8217;ont pas beaucoup d&#8217;argent peuvent manger des ramyeons dans la multitude de supérettes ouvertes 24h sur 24 (tiens, ça peut être un thème intéressant&#8230;). Du kimchi ou du radis confit sont disponibles comme accompagnement. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/attackthegasstation2.png" alt="attackthegasstation2" title="attackthegasstation2" width="500" height="280" class="alignnone size-full wp-image-1802" /></p>
<p>Le ramyeon est également un plat solitaire. Dans &#8220;Marathon&#8221; (Jeong Yun-Cheol, 2005), la mère du héros mange toute seule des ramyeons avec du kimchi dans la cuisine sombre alors qu&#8217;elle sert du riz blanc chaud avec des accompagnements variés à son fils. En effet, beaucoup d&#8217;ajumas mangent des ramyeons pour déjeuner quand elles sont toutes seules chez elles. Comme les enfants sont à l&#8217;école et le mari au travail, elles ne mangent pas de déjeuner luxueux. Un bol du ramyeon et du kimchi suffisent&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/bscap0201.jpg" alt="Marathon1" title="Marathon1" width="500" height="280" class="alignnone size-full wp-image-1803" /></p>
<p>Mais notons que le ramyeon n&#8217;est pas très bon pour la santé. Il ne faut pas en manger trop souvent. <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Et ouais, c&#8217;est un peu comme manger au fast-food. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/bscap0209.jpg" alt="Marathon" title="Marathon" width="500" height="275" class="alignnone size-full wp-image-1804" /></p>
<p>Bon appétit ! <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/bmaO0xAtDIw" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tetsuo &amp; Tetsuo II – de Shinya Tsukamoto (1988, 1992)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/06/18/tetsuo-tetsuo-ii-de-shinya-tsukamoto-1988-1992/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/06/18/tetsuo-tetsuo-ii-de-shinya-tsukamoto-1988-1992/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 20:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans la série &#8220;je rattrape mon retard abyssal en cinéma japonais&#8221;, après Shunji Iwai (très bien et carrément génial), j&#8217;ai commencé à m&#8217;intéresser à la filmographie de Shinya Tsukamoto. Quoi de mieux pour commencer par ses deux films peut-être les plus emblématiques, en tout cas ceux qui l&#8217;ont révélé : &#8220;Tetsuo: The Iron Man&#8221; et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://wildgrounds.com/index.php/2009/06/15/the-japanese-cinema-blogathon-2009/"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/blogathon.jpg" alt="blogathon" title="blogathon" width="340" height="102" class="alignnone size-full wp-image-1818" /></a></p>
<p>Dans la série &#8220;je rattrape mon retard abyssal en cinéma japonais&#8221;, après Shunji Iwai (<a href="http://dooliblog.com/2008/07/10/love-letter-de-shunji-iwai-1995/">très bien</a> et <a href="http://dooliblog.com/2009/03/31/all-about-lily-chou-chou-de-shunji-iwai-2001/">carrément génial</a>), j&#8217;ai commencé à m&#8217;intéresser à la filmographie de Shinya Tsukamoto. Quoi de mieux pour commencer par ses deux films peut-être les plus emblématiques, en tout cas ceux qui l&#8217;ont révélé : &#8220;Tetsuo: The Iron Man&#8221; et son pseudo-remake &#8220;Tetsuo II: Body Hammer&#8221;.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/tetsuo-2.jpg" alt="tetsuo-2" title="tetsuo-2" width="450" height="321" class="alignnone size-full wp-image-1817" /></p>
<p>Commençons par le premier : quel choc ! L&#8217;histoire est somme toute assez simple : un petit employé tout ce qu&#8217;il y a de plus normal assiste peu à peu à sa métamorphose en un être fait de métal. On retrouve là un thème proche des films de Cronenberg, &#8220;Tetsuo&#8221; rappelant notamment le cultissime &#8220;La Mouche&#8221; (quelques scènes sont d&#8217;ailleurs similaires, lorsque le personnage observe sa mutation progressive devant son miroir, ou encore l&#8217;oreille qui tombe). Mais c&#8217;est bien sur la forme que le film de Tsukamoto se distingue, constituant une véritable expérience viscérale, un objet psychédélique fascinant.</p>
<p>Dès les premiers instants, au son de percussions métalliques, la caméra déambule au milieu d&#8217;objets acérés, parcourt la ferraille, s&#8217;attarde sur les câbles, et découvre un homme au milieu de ce capharnaüm. Tout est suintant, presque organique, et la vision de cet homme, comme prêt à être avalé par tout ce métal qui l&#8217;entoure, annonce en quelque sorte ce qui va suivre (et cette fois c&#8217;est de l&#8217;intérieur que le personnage sera attaqué). Cette fascination, presque une attirance, pour les machines est présente tout au long du métrage, donnant parfois lieu à des séquences hallucinantes, comme lorsque le personnage incarné par Tsukamoto en personne est victime d&#8217;un accident de voiture : au moment de l&#8217;impact, le temps se fige et la caméra semble &#8220;caresser&#8221; la tôle, effleure les phares de manière presque sensuelle&#8230;</p>
<p>Le montage est hyper saccadé, quasi épileptique par instants (certaines séquences de &#8220;transformation&#8221; tendant même vers l&#8217;abstrait), et procure une atmosphère unique, aussi captivante qu&#8217;étouffante. Ce délire d&#8217;images foisonnantes, même s&#8217;il semble peut-être un peu moins maitrisé à la fin du film, lors du combat entre les deux personnages, produit un impact foudroyant, dont l&#8217;effet est accentué par le noir et blanc. Le travail sur le son est lui-aussi extraordinaire, et pour beaucoup dans l&#8217;ambiance qui se dégage du film, permettant par exemple à une fourchette d&#8217;être le connecteur insolite d&#8217;une relation sexuelle d&#8217;anthologie. Car &#8220;Tetsuo&#8221; n&#8217;est pas qu&#8217;un obscur objet expérimental, il comporte beaucoup d&#8217;humour, et son scénario ayant beau être simple, il bénéficie d&#8217;une narration intelligente qui permet aux éléments de s&#8217;emboiter à merveille.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/tetsuo-1.jpg" alt="tetsuo-1" title="tetsuo-1" width="450" height="327" class="alignnone size-full wp-image-1816" /></p>
<p>Le second opus n&#8217;est ni une suite ni vraiment un remake, il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une nouvelle variation sur le même thème, réalisée avec les mêmes acteurs principaux (en particulier Tomoro Taguchi, qui est peut-être encore plus impressionnant dans celui-là) et en couleurs. Cette mise en couleurs associée à une musique parfois kitsch fait perdre au film ce côté intemporel, cet impact visuel qui faisait la force du premier. Pourtant, même s&#8217;il m&#8217;a paru légèrement en-dessous (il faut dire qu&#8217;on part de haut), il n&#8217;en reste pas moins extraordinaire.</p>
<p>Tsukamoto va plus loin dans son imagination d&#8217;un univers malade. Il explore plus profondément des thèmes évoqués dans le premier film : le changement physique avec ces scènes de musculation inquiétantes visant à pousser le corps humain dans ses derniers retranchements pour le rendre plus puissant, mais aussi les armes à feu, qui comme un prolongement de ce dépassement de soi, viennent à pousser directement sur les bras des personnages (dans la famille Cronenberg, &#8220;Tetsuo II&#8221; se rapproche lui beaucoup plus de &#8220;Videodrome&#8221;). C&#8217;est aussi l&#8217;occasion pour lui de faire durer certains plans plus longtemps, de filmer parfois de manière plus posée et maîtrisée, tout en parvenant à garder le même impact émotionnel.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/tetsuo2-1.jpg" alt="tetsuo2-1" title="tetsuo2-1" width="300" height="425" class="alignnone size-full wp-image-1815" /></p>
<p>Voila, je me suis donc pris une magistrale double-baffe, et j&#8217;en suis très content. Vite, la suite ! <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/25furj7VF2k" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Un Certain Regard] Air Doll – de Hirokazu Koreeda (2009)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/06/15/un-certain-regard-air-doll-de-hirokazu-koreeda-2009/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 11:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[
Suite et fin des films du festival de Cannes vus à Paris les semaines dernières avec &#8220;Air Doll&#8221;, sûrement le meilleur d&#8217;entre eux. Au passage, je n&#8217;ai pas évoqué quelques films sur le blog, comme &#8220;Independencia&#8221; de Raya Martin ou &#8220;Karaoke&#8221; de Chris Chong, qui m&#8217;ont paru totalement hermétiques (voire soporifiques). De même pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://wildgrounds.com/index.php/2009/06/15/the-japanese-cinema-blogathon-2009/"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/blogathon.jpg" alt="blogathon" title="blogathon" width="340" height="102" class="alignnone size-full wp-image-1818" /></a></p>
<p>Suite et fin des films du festival de Cannes vus à Paris les semaines dernières avec &#8220;Air Doll&#8221;, sûrement le meilleur d&#8217;entre eux. Au passage, je n&#8217;ai pas évoqué quelques films sur le blog, comme &#8220;Independencia&#8221; de Raya Martin ou &#8220;Karaoke&#8221; de Chris Chong, qui m&#8217;ont paru totalement hermétiques (voire soporifiques). De même pour le très attendu &#8220;Mother&#8221; de Bong Joon-Ho, qui même si je l&#8217;ai apprécié ne me semble pas au niveau de ses précédents, et dont le sommet réside dans une scène de fin géniale que je ne voudrais pas spoiler.<br />
Avant de commencer à parler du film, je me dois d&#8217;ajouter qu&#8217;étant sérieusement atteint de <em>doonamania</em> depuis déjà quelques années, mon objectivité est très sérieusement mise en cause ! Et même si je suis convaincu que &#8220;Air Doll&#8221; est un excellent film bien au-delà de la présence de Bae Doona, je ne peux pas non plus l&#8217;imaginer avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre à sa place.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1724" title="air-doll" src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/04/air-doll.jpg" alt="air-doll" width="300" height="393" /></p>
<p>Car &#8220;Air Doll&#8221; pour le fanboy de Bae Doona, c&#8217;est le fantasme absolu, le film qui exploite sûrement le mieux son caractère unique. A l&#8217;exception de courtes séquences récurrentes s&#8217;attardant sur la galerie d&#8217;êtres gravitant autour de son personnage de poupée gonflable, elle est omniprésente à l&#8217;écran. C&#8217;est comme si l&#8217;on vivait le film à travers ses yeux. Par sa démarche, ses mouvements, sa bouille et ses grands yeux écarquillés, elle fait en sorte que jamais l&#8217;on ne pose la question de savoir si la situation est crédible ou non, elle <em>est</em> la poupée. Je n&#8217;épiloguerai pas sur la grâce avec laquelle celle-ci déambule dans les rues en habillée en maid affublée d&#8217;un petit sac en forme de pomme : Doona est <em>doonesque</em> et c&#8217;est fantastique, point.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout : en choisissant de donner vie à l&#8217;écran à ce Pinocchio des temps modernes, Koreeda signe un film aérien, beau et lumineux. A l&#8217;image de ces longs et doux travellings horizontaux, presque flottants, le film prend son temps et parvient à nous transmettre d&#8217;abord l&#8217;émerveillement qui déborde de son personnage, puis le doute face à un monde extérieur bien complexe. Les quelques effets spéciaux sont très discrets, amenés de manière simple et naturelle : ainsi la &#8220;naissance&#8221; de l&#8217;être inanimé revêt une émotion pure au simple son du crissement du plastique accompagnant ses premiers mouvements. Et lorsque la question de l&#8217;amour et du plaisir que peut éprouver cette poupée est brillamment évoquée, on assiste à un moment de cinéma à couper le souffle, à la fois poétique et absurde, étrange et inoubliable.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1814" title="air-doll-1" src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/air-doll-1.jpg" alt="air-doll-1" width="450" height="309" /></p>
<p>Hirokazu Koreeda signe avec &#8220;Air Doll&#8221; une fable lunaire qui pourra rebuter par son côté naïf, mais qui enchante pour peu qu&#8217;on se laisse embarquer. Et vous avez bien compris ô combien je l&#8217;ai été <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>[Quinzaine des Réalisateurs] Like You Know It All – de Hong Sang-Soo (2009)</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 20:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite de la reprise cannoise avec le dernier film de Hong Sang-Soo, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs : &#8220;Like you know it all&#8221; (aka &#8220;You don&#8217;t even know&#8221; aka &#8220;Si tu savais tout&#8221;). Je suis allé voir ce film un peu à reculons, un peu fatigué face à un réalisateur peinant cruellement à se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite de la reprise cannoise avec le dernier film de Hong Sang-Soo, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs : &#8220;Like you know it all&#8221; (aka &#8220;You don&#8217;t even know&#8221; aka &#8220;Si tu savais tout&#8221;). Je suis allé voir ce film un peu à reculons, un peu fatigué face à un réalisateur peinant cruellement à se renouveler film après film (qu&#8217;il enchaine pourtant à bon rythme). Enthousiasmé par les premiers films que j&#8217;ai pu voir (&#8221;La femme est l&#8217;avenir de l&#8217;homme&#8221; et dans une moindre mesure &#8220;La vierge mise à nu par ses prétendants&#8221;), la vision de chacun de ses autres films ne fut que déception, et surtout l&#8217;impression de voir et revoir le même film, en moins inspiré. Mais un masochisme certain ainsi que la perspective d&#8217;un synopsis semblant mêler à l&#8217;extrême tous les éléments &#8220;incontournables&#8221; de son cinéma (de l&#8217;alcool, du sexe et des artistes loosers) m&#8217;ont tout de même motivé.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/like-you-know-it-all-1.jpg" alt="like-you-know-it-all-1" title="like-you-know-it-all-1" width="300" height="430" class="alignnone size-full wp-image-1809" /></p>
<p>Voyez plutôt : <em>Ni riche, ni célèbre, Ku Kyung-nam a la réputation d&#8217;être un réalisateur de films d&#8217;auteur. Alors qu&#8217;il est membre du jury d&#8217;un festival d&#8217;une petite ville, il tombe nez à nez avec un de ses vieux amis, Bu. Après quelques verres, Ku est entraîné chez Bu où il fait la connaissance de sa femme qui prétend connaître tous ses films. Le lendemain matin, après une nuit de beuveries, Ku retourne à son hotel où l&#8217;attend un message de Bu lui demandant de « ne plus jamais l&#8217;approcher ». Mais il n&#8217;a aucun souvenir des événements de la nuit&#8230;</em></p>
<p>Ku et Bu&#8230; même les noms des personnages respirent le cinéma de Hong Sang-Soo ! Hé bien celui-ci est un sacré animal, car en se nourrissant de tous les clichés et critiques à son encontre, il a réussi à donner une saveur toute particulière à ce film et à me le faire apprécier. A travers le personnage du réalisateur Ku, qui n&#8217;est autre que lui-même, Hong Sang-Soo s&#8217;amuse à épingler toute la profession dans un festival d&#8217;autodérision hilarant : des festivaliers aux critiques de cinéma en passant par les actrices et surtout, lui-même. Le personnage est ainsi constamment mis à mal. On lui fait bien remarquer que d&#8217;une part, personne ne va voir ses films, et que d&#8217;autre, personne ne les comprend. On lui reproche également d&#8217;être un pervers, au vu du contenu de ses films souvent centrés sur le sexe. De sexe il sera bel et bien question dans ce film, mais il restera toujours hors champ, en ellipse, en son ou en rêve. Il est assez étonnant de voir comment, tout en parlant des mêmes thèmes que ses précédents films, avec encore une fois une structure narrative en deux parties bien distinctes, Hong Sang-Soo semble s&#8217;en détacher pour mieux se moquer de lui-même.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/like-you-know-it-all-2.jpg" alt="like-you-know-it-all-2" title="like-you-know-it-all-2" width="450" height="244" class="alignnone size-full wp-image-1810" /></p>
<p>Sur la forme, le réalisateur ne se renie pas, au contraire. Comme si l&#8217;idée de montage ou de faire bouger sa caméra lui exécrait, le réalisateur s&#8217;obstine à garder son point de vue unique lors de chaque scène. Pour cela, il use et abuse des deux seuls effets qu&#8217;il semble s&#8217;autoriser : rotation de la caméra autour d&#8217;un axe vertical, notamment pour cadrer l&#8217;un ou l&#8217;autre personnage lors des dialogues, et zooms continuels (voire intempestifs) pour recentrer l&#8217;attention sur un personnage ou un détail du cadre, le tout bien sûr sans la moindre coupe. Si l&#8217;idée de tourner de longs plan-séquences peut donner de belles choses, surtout lorsque les comédiens sont excellents, cet usage de la caméra tout sauf subtil (oh! une chenille, zoomons dessus !) a tendance à franchement agacer tout au long du film, et c&#8217;est bien dommage.</p>
<p>J&#8217;ai trouvé les acteurs très bons, et mis à part les &#8220;habitués&#8221; du cinéaste, ce sont surtout quelques seconds rôles qui ont retenu mon attention. D&#8217;abord lorsque Ku rend visite à son ami de jeunesse, qui lui présente sa femme. Ceci donne lieu à une longue séquence décalée et géniale, où l&#8217;actrice Jeong Yumi (déjà vue dans &#8220;Family Ties&#8221;) livre une prestation complètement allumée. On retrouve également dans un petit rôle hilarant Ha Jeong-Woo (&#8221;<a href="http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/">The Chaser</a>&#8220;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>&#8220;) en voisin méticuleux capable d&#8217;être ému aux larmes&#8230; une nouvelle facette de cet acteur décidément épatant.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/like-you-know-it-all-3.jpg" alt="like-you-know-it-all-3" title="like-you-know-it-all-3" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1811" /></p>
<p>Le personnage de Ku déclare à un moment son profond désir de faire des films qui seraient vu par beaucoup de spectateurs. Signe d&#8217;un changement à venir ? En tout cas, pour sa fantaisie et sa dérision, ce film fait partie pour moi du haut du panier dans la filmographie de Hong Sang-Soo.</p>
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		<title>[Un Certain Regard] Nymph – de Pen-ek Ratanaruang (2009)</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 21:16:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveau film vu lors de la reprise de la sélection &#8220;Un Certain Regard&#8221; à Paris cette semaine, &#8220;Nymph&#8221; m&#8217;a beaucoup déçu (mince c&#8217;est quoi cette propension à vous parler de mes déceptions alors que j&#8217;ai vu des films géniaux comme &#8220;Air Doll&#8221; ! Je tâcherai de revenir dessus quand même&#8230;). On y suit les traces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nouveau film vu lors de la reprise de la sélection &#8220;Un Certain Regard&#8221; à Paris cette semaine, &#8220;Nymph&#8221; m&#8217;a beaucoup déçu (mince c&#8217;est quoi cette propension à vous parler de mes déceptions alors que j&#8217;ai vu des films géniaux comme &#8220;Air Doll&#8221; ! Je tâcherai de revenir dessus quand même&#8230;). On y suit les traces d&#8217;un couple en proie au doute, qui décide de passer quelques jours dans la jungle. Là-bas, l&#8217;homme s&#8217;enfonce dans la forêt et finit par disparaitre&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/06/nymph.jpg" alt="nymph" title="nymph" width="450" height="221" class="alignnone size-full wp-image-1807" /></p>
<p>Le film commençait pourtant très bien avec un premier plan-séquence à travers la jungle assez hallucinant. La caméra rôde, s&#8217;engouffre entre les branches, découvre des personnages, les contournent, les épient, grimpe dans les arbres, glisse le long des lianes, redescend sur une rivière pour finalement retrouver ces mêmes personnages (jolie ellipse au passage). On a l&#8217;impression de parcourir des centaines de mètres, totalement immergés par le bruit des feuilles et le crissement des branches, intrigués par les quelques évènements brièvement entrevus, qui font marcher à fond l&#8217;imagination.<br />
Malheureusement cette séquence restera jusqu&#8217;au bout le plus beau moment du film, incapable de recréer cette tension y compris quand il se situe dans la jungle. On bascule au contraire dans un ennui mortel pendant la bonne heure suivante. Le réalisateur abuse de ce rythme lent où il ne se passe rien, les personnages dorment et se font la gueule, et même esthétiquement je n&#8217;ai pas trouvé ça folichon malgré quelques éclairs. L&#8217;acteur masculin est tellement mou qu&#8217;on a envie de le gifler pour le réveiller, alors qu&#8217;au contraire l&#8217;actrice arrive à dégager une présence intéressante.<br />
Ce n&#8217;est que dans la dernière partie, lorsque l&#8217;homme refait son apparition, que le film glisse un peu vers le surnaturel et sort de ce faux-rythme. Mais c&#8217;est tard, trop tard pour le spectateur que je suis, décramponné par une première partie où, comme dirait le grand philosophe Calogero, <em>les secondes sont des heures</em>. Enfin les belles choses entrevues me donnent tout de même bien envie de découvrir d&#8217;autres films de Pen-ek Ratanaruang, avec plus de réussite je l&#8217;espère.</p>
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		<title>[Un Certain Regard] Canine – de Yorgos Lanthimos (2009)</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 20:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà un film qui m&#8217;a bien surpris. J&#8217;y suis allé sans rien connaitre du scénario, simplement curieux de voir le film ayant remporté le prix du jury &#8220;Un Certain Regard&#8221;. La surprise vient principalement du scénario, partant d&#8217;une idée complétement barge dans laquelle le film s&#8217;embarque à fond. Je vais d&#8217;ailleurs éviter de parler du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un film qui m&#8217;a bien surpris. J&#8217;y suis allé sans rien connaitre du scénario, simplement curieux de voir le film ayant remporté le prix du jury &#8220;Un Certain Regard&#8221;. La surprise vient principalement du scénario, partant d&#8217;une idée complétement barge dans laquelle le film s&#8217;embarque à fond. Je vais d&#8217;ailleurs éviter de parler du synopsis pour éviter de gâcher l&#8217;effet de surprise, d&#8217;autant plus que la narration est assez subtile et progressive, accumulant au départ une succession d&#8217;éléments bizarres et intrigants, souvent drôles, avant que tout ne s&#8217;explique peu à peu.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/canine-1.png" alt="canine-1" title="canine-1" width="450" height="306" class="alignnone size-full wp-image-1793" /></p>
<p>En filmant principalement en plans fixes à mi-distance, le réalisateur grec donne un côté froid et décalé à son film. Son regard induit un certain détachement du spectateur vis-à-vis de l&#8217;action, et renforce un humour pince-sans-rire particulièrement grinçant. Au fur et à mesure que l&#8217;on saisit les enjeux, on assiste à la création d&#8217;un univers malade et dérangé assez fascinant.<br />
Ce système fonctionne plutôt bien dans la première partie du film, mais beaucoup moins ensuite : lorsque la situation se met peu à peu à dégénérer, la folie des personnages devient tout de suite très &#8220;forcée&#8221; alors que le réalisateur aurait pu tirer parti de la mise en scène pour faire ressortir le côté dément de l&#8217;entreprise. Ce qui aurait pu être génial flirte parfois avec le n&#8217;importe quoi sous cet angle trop détaché : comment garder ce regard neutre devant une telle farce ? La faute également à un scénario qui, devant l&#8217;énormité d&#8217;une idée initiale qu&#8217;il amène pourtant intelligemment, peine à la faire évoluer et se réfugie vers la provocation facile (violence, inceste) avant de rater complètement sa fin.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/canine-2.jpg" alt="canine-2" title="canine-2" width="450" height="298" class="alignnone size-full wp-image-1794" /></p>
<p>Je retiendrai tout de même quelques séquences géniales : le père de famille (sorte de Dan Hedaya hellène) forçant sa famille en rang militaire à aboyer avec le plus de véhémence possible, une dispute entre le père et la mère sans que le moindre son ne s&#8217;échappe de leurs bouches&#8230; Un humour salvateur pour ce film qui aurait pu être une vraie belle surprise, mais qui laisse tout de même un beau sentiment de gâchis, dommage.</p>
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		<title>Un Certain Regard à Paris : les horaires</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/25/un-certain-regard-a-paris-les-horaires/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2009 10:58:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival de Cannes 2009 à peine terminé, une séance de rattrapage est organisée pour les Parisiens, puisque l&#8217;intégralité de la sélection Un Certain Regard et de la Quinzaine des Réalisateurs sera diffusée à partir de mercredi. L&#8217;occasion d&#8217;aller voir des films comme &#8220;Mother&#8221; de Bong Joon-Ho ou encore &#8220;Air Doll&#8221; de Hirokazu Koreeda, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival de Cannes 2009 à peine terminé, une séance de rattrapage est organisée pour les Parisiens, puisque l&#8217;intégralité de la sélection Un Certain Regard et de la Quinzaine des Réalisateurs sera diffusée à partir de mercredi. L&#8217;occasion d&#8217;aller voir des films comme &#8220;Mother&#8221; de Bong Joon-Ho ou encore &#8220;Air Doll&#8221; de Hirokazu Koreeda, et de découvrir d&#8217;autres films des quatre coins du globe.<br />
Si le programme de la Quinzaine était déjà connu, celui d&#8217;Un Certain Regard a été dévoilé ce matin.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/un-certain-regard.png" alt="un-certain-regard" title="un-certain-regard" width="284" height="143" class="aligncenter size-full wp-image-1791" /></p>
<p>Horaires complets pour Un Certain Regard (au cinéma Reflet Médicis) :<br />
<a href="http://www.festival-cannes.com/assets/File/Web/Retrospective%20Un%20Certain%20Regard/Grille%20horaire%20UCR%202009.pdf">http://www.festival-cannes.com/assets/File/Web/Retrospective%20Un%20Certain%20Regard/Grille%20horaire%20UCR%202009.pdf</a></p>
<p>Et pour la Quinzaine (au Forum des Images) :<br />
<a href="http://www.forumdesimages.net/fdi/Festivals-Evenements/Reprise-de-la-Quinzaine-des-realisateurs-2009">http://www.forumdesimages.net/fdi/Festivals-Evenements/Reprise-de-la-Quinzaine-des-realisateurs-2009</a></p>
<p>Je compte bien aller en voir quelques-uns, rendez-vous donc dans les prochains jours pour un petit compte-rendu <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/soOSCNXdycI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Découverte cinéphilique : The Auteurs</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/18/decouverte-cinephilique-the-auteurs/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 20:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai découvert aujourd&#8217;hui grâce à Mr Death Lapinoo (les petites mains derrière Taste of Asia) un excellent site que je m&#8217;empresse de faire partager : TheAuteurs.com. L&#8217;idée derrière ce site est assez simple : proposer une grande variété de films &#8220;d&#8217;auteurs&#8221; (à prendre au sens large : vieux films, introuvables, cinéma indépendant&#8230;) en streaming légal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai découvert aujourd&#8217;hui grâce à Mr Death Lapinoo (les petites mains derrière <a href="http://tasteofasia.fr/">Taste of Asia</a>) un excellent site que je m&#8217;empresse de faire partager : <a href="http://www.theauteurs.com/">TheAuteurs.com</a>. L&#8217;idée derrière ce site est assez simple : proposer une grande variété de films &#8220;d&#8217;auteurs&#8221; (à prendre au sens large : vieux films, introuvables, cinéma indépendant&#8230;) en streaming légal et payant (certains films sont même gratuits, pour les autres il faut compter 2 à 5€, et il existe également des offres illimitées). On pourra philosopher sur la définition du terme <em>auteur</em>, toujours est-il que le site propose une belle variété de films, de Jim Jarmusch à Hirokazu Kore-Eda en passant par Nanni Moretti ou même Jang Sun-Woo.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/the-housemaid.jpg" alt="the-housemaid" title="the-housemaid" width="445" height="289" class="alignnone size-full wp-image-1789" /></p>
<p>Plus intéressant pour le coréanophile qui sommeille en moi, la présence du film &#8220;La Servante&#8221; (The Housemaid) de Kim Ki-Young, dans une version fraîchement restaurée et sous-titrée par le <a href="http://www.koreafilm.org/main/main.asp">KOFA</a> avec l&#8217;aide de la World Cinema Foundation présidée par Martin Scorsese. Cette fondation s&#8217;est associée au site <a href="http://www.theauteurs.com/">The Auteurs</a> afin de proposer la vision des films qu&#8217;elle parvient à restaurer au plus grand nombre, et cela gratuitement (Scorsese est même membre du site <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p>J&#8217;ai parcouru le site pendant un moment, il m&#8217;a fait très bonne impression, avec son design particulièrement réussi, épuré et agréable. La qualité d&#8217;image des films proposés a l&#8217;air excellente, c&#8217;est assez bluffant sur un film comme &#8220;La Servante&#8221;. Une excellente initiative et alternative au téléchargement pour des films qui sont parfois introuvables en DVD, particulièrement bienvenue en ces temps de lois absurdes. Le succès du site dépendra bien sûr de sa capacité à faire évoluer son catalogue, en tout cas on a envie d&#8217;y croire !</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/5qFMmNiW2AY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Gogo 70 – de Choi Ho (2008)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/13/gogo-70-de-choi-ho-2008/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/05/13/gogo-70-de-choi-ho-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 May 2009 20:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorti l&#8217;année dernière, &#8220;Gogo 70&#8243; part d&#8217;un sujet assez intéressant : l&#8217;ascension d&#8217;un groupe de rock, Devils, dans la Corée des années 70, en pleine période de répression et de mesures gouvernementales &#8220;anti-décadence&#8221;.

Commençons par le plus réussi : les scènes musicales, qui occupent une bonne partie du film. Portées par un enthousiasme débordant, elles sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sorti l&#8217;année dernière, &#8220;Gogo 70&#8243; part d&#8217;un sujet assez intéressant : l&#8217;ascension d&#8217;un groupe de rock, <em>Devils</em>, dans la Corée des années 70, en pleine période de répression et de mesures gouvernementales &#8220;anti-décadence&#8221;.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/gogo70-1.jpg" alt="gogo70-1" title="gogo70-1" width="350" height="499" class="alignnone size-full wp-image-1784" /></p>
<p>Commençons par le plus réussi : les scènes musicales, qui occupent une bonne partie du film. Portées par un enthousiasme débordant, elles sont souvent très drôles (surtout au début où l&#8217;on assiste tour à tour à une chorégraphie totalement délirante, les membres du groupe étant affublés de costumes de squelettes, puis à l&#8217;enregistrement d&#8217;une partie B d&#8217;un chanteur de variété classique), et cette bonne humeur un peu folle est très communicative. Le réalisateur a eu la bonne idée de prendre des vrais musiciens pour former le groupe (seul Jo Seung-Woo au chant est un &#8220;vrai&#8221; acteur, mais il a derrière lui plusieurs années de théâtre et de comédies musicales, et s&#8217;avère assez épatant), ce qui permet de donner à ces scènes un côté spontané bienvenu en évitant de les surdécouper. Ca ressemble plus à un concert-live qu&#8217;à un film, mais au moins on y croit. Et j&#8217;avoue que voir Shin Mina (capitaine des &#8220;Wild Girls&#8221;) se trémousser avec autant d&#8217;entrain est loin d&#8217;être désagréable.</p>
<p>En dehors de ces scènes, le constat est plus morose. On y retrouve de manière très classique et sans originalité particulière tous les passages obligés de ce genre du film : difficultés des débuts, succès populaire puis phase de doute, disputes ou encore disparition d&#8217;un des membres du groupe&#8230; Le seul point intéressant est le contexte historique de répression, évoqué au moyen d&#8217;images d&#8217;archives des journaux télévisés de l&#8217;époque (et notamment aux massives coupes obligatoires de cheveux longs car &#8220;pourquoi donc les hommes voudraient-ils ressembler à des femmes ?&#8221;). Le problème, c&#8217;est que ce ton réaliste n&#8217;est absolument pas suivi par le reste du film : lorsqu&#8217;ils sont &#8220;enfin&#8221; dérangés par les forces de l&#8217;ordre, nos musiciens s&#8217;en sortent avec quelques coups de bâton sur les fesses, et lors de la scène finale où leur salle de concert est assiégée par les policiers, c&#8217;est à peine si ceux-ci ne viennent pas danser avec le public ! Au vu des images d&#8217;archives et quand on connait la violence des répressions à l&#8217;époque, cela semble assez contradictoire.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/gogo70-2.jpg" alt="gogo70-2" title="gogo70-2" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-1785" /></p>
<p>Il est intéressant de comparer &#8220;Gogo 70&#8243; avec un autre film coréen retraçant le parcours d&#8217;un groupe de rock : &#8220;Waikiki Brothers&#8221;. Alors que le premier est très (voire trop) joyeux et premier degré, le second est totalement dépressif. C&#8217;est amusant car les musiciens de &#8220;Waikiki Brothers&#8221; constituent en quelque sorte les &#8220;enfants&#8221; des Devils, ayant grandi à la même époque et rêvant tous d&#8217;une grande carrière dans la musique (une période représentée par un long flashback au milieu du film, qui permet au spectateur d&#8217;éviter de se tirer une balle avant la fin). Désabusés, ils finiront par entonner &#8220;Para bailar la bamba&#8221; vêtus des tenues kitsch violettes dans des kermesses de province, ou par jouer nu pour des PDG dans des salles de karaoke. Humour noir décapant pour un triste retour à la réalité.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/waikiki-brothers.png" alt="waikiki-brothers" title="waikiki-brothers" width="450" height="243" class="alignnone size-full wp-image-1786" /></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/XFbBqxLlLHc" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bad Movie – de Jang Seon-Woo (1997)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/09/bad-movie-de-jang-seon-woo-1997/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/05/09/bad-movie-de-jang-seon-woo-1997/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2009 12:55:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas facile à suivre, ce &#8220;Bad Movie&#8221; ! Dès les premiers instants, le réalisateur clame haut et fort que son film sera un &#8220;mauvais film&#8221; et affiche en gros caractères qu&#8217;il est fait sans vrais acteurs, sans scénario, sans travail sur l&#8217;image ou la musique&#8230; Jang Seon-Woo nous explique qu&#8217;il cherche à utiliser la forme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas facile à suivre, ce &#8220;Bad Movie&#8221; ! Dès les premiers instants, le réalisateur clame haut et fort que son film sera un &#8220;mauvais film&#8221; et affiche en gros caractères qu&#8217;il est fait sans vrais acteurs, sans scénario, sans travail sur l&#8217;image ou la musique&#8230; Jang Seon-Woo nous explique qu&#8217;il cherche à utiliser la forme la plus simple pour décrire la vie ces personnages qui l&#8217;est tout autant.<br />
S&#8217;ensuit alors à une plongée glauquissime et ultra-réaliste dans les bas-fonds de Séoul, autour d&#8217;une bande d&#8217;adolescents paumés et des quelques clochards. Passages à tabac, raids à moto, prostitution, viol, c&#8217;est un portrait sans concessions qui nous est adressé. On assiste avec un contraste assez frappant à la déshumanisation de ces jeunes (la scène la plus notoire est celle où la bande commet un cambriolage, le film se transformant soudainement et de manière assez délirante en jeu vidéo, manière parfaite pour illustrer leur déconnexion totale de la réalité) et les relations se nouant entre les clochards (souvent teintées d&#8217;émotion : un homme nous raconte son passé, deux autres s&#8217;échangent une paire de chaussettes&#8230;).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/bad-movie-1.jpg" alt="bad-movie-1" title="bad-movie-1" width="300" height="413" class="alignnone size-full wp-image-1781" /></p>
<p>Cependant, le film met mal à l&#8217;aise sur plusieurs points. Tout d&#8217;abord il souffre de son parti pris à double tranchant : l&#8217;absence de moyens techniques et surtout de scénario entraine un manque de rythme, et le film nous perd à plusieurs reprises (et deux heures dans ces conditions, c&#8217;est long). Cet aspect expérimental empêche toute envolée lyrique et toute esthétisation, ce qui est tout à fait cohérent avec le propos mais rend le film parfois assez difficile à digérer (au contraire d&#8217;un &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/12/14/tears-de-im-sang-soo-2001/">Tears</a>&#8221; par exemple) et peine à lui faire dépasser le stade de &#8220;film-concept&#8221;.<br />
Autre point, le choix délibéré de montrer l&#8217;équipe de tournage tout au long du film (interview des acteurs, extraits du casting ou même carrément présence de la caméra dans le cadre) nous change de notre rôle de spectateur pour nous donner un rôle de membre à part entière, de complice involontaire. Et puis l&#8217;on remarque peu à peu que certains des clochards sont des vrais acteurs (il y a même Song Kang-Ho, peu connu à l&#8217;époque !), et l&#8217;on se met à se demander ce qui est vrai et ce qui est faux dans ce film, ou même tout simplement si la totalité n&#8217;est pas qu&#8217;une vaste mise en scène.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/bad-movie-2.jpg" alt="bad-movie-2" title="bad-movie-2" width="450" height="327" class="alignnone size-full wp-image-1782" /></p>
<p>Bref, il s&#8217;agit là d&#8217;un film à la fois intéressant, dérangeant et particulièrement culotté, qui je pense a du influencer pas mal de réalisateurs (je parlais de &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/12/14/tears-de-im-sang-soo-2001/">Tears</a>&#8220;, mais on retrouve dans &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/04/05/premieres-fois-1-flower-island-de-song-il-gon-2001/">Flower Island</a>&#8221; exactement la même adolescente aux cheveux teints, à se demander si Song Il-Gon n&#8217;a pas repris volontairement le personnage !).</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/8YKW17LL1R0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>3 questions à l’éditeur Potemkine</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/05/3-questions-a-lediteur-potemkine/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/05/05/3-questions-a-lediteur-potemkine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 May 2009 18:57:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 21 avril dernier est enfin sorti en DVD, 5 ans après sa sortie en salles, l&#8217;excellent film de Im Sang-Soo, &#8220;The President&#8217;s Last Bang&#8220;. A cette occasion, j&#8217;ai posé quelques questions à l&#8217;éditeur, Potemkine.

Dooliblog : D&#8217;abord, une question que beaucoup de monde se pose : pourquoi s&#8217;est-il écoulé autant de temps entre la sortie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 avril dernier est <strong>enfin</strong> sorti en DVD, 5 ans après sa sortie en salles, l&#8217;excellent film de Im Sang-Soo, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/01/15/the-presidents-last-bang-de-im-sang-soo-2005/">The President&#8217;s Last Bang</a>&#8220;. A cette occasion, j&#8217;ai posé quelques questions à l&#8217;éditeur, <a href="http://www.potemkine.fr/index.php">Potemkine</a>.</p>
<p><a href="http://www.potemkine.fr/index.php"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/potemkine.png" alt="potemkine" title="potemkine" width="450" height="136" class="alignnone size-full wp-image-1755" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Dooliblog </em>: D&#8217;abord, une question que beaucoup de monde se pose : pourquoi s&#8217;est-il écoulé autant de temps entre la sortie cinéma du film et cette édition DVD ?</span></p>
<p><em>Potemkine </em>: Ce n’est pas à moi mais au distributeur de l’époque qu’il faudrait demander ça (IN SPACE / CIPA).<br />
De notre côté, nous nous sommes intéressés à THE PRESIDENT l’année dernière (1 an et demi environ). Nous avons demandé à IN SPACE si il pouvait nous vendre les droits vidéo du film. Il nous a répondu qu’il ne travaillait plus dans le cinéma, et qu’il souhaitait donc vendre sa société ! (avec 5 films en catalogue). Nous avons donc acheté cette entreprise (ce qui a été long et compliqué) afin de pouvoir sortir le film. Mais mon explication ne justifie que le temps écoulé depuis 1 an et demi, et pas pourquoi cette société n’a pas cédé les droits avant…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Dooliblog </em>: Avez-vous rencontré des difficultés pour sortir cette version non-censurée (puisque même la version sortie en salles était amputée des images d&#8217;archives, la version director&#8217;s cut étant il me semble restée inédite jusqu&#8217;à la <a href="http://dooliblog.com/2008/10/19/enorme-retrospective-du-cinema-coreen-a-la-filmotheque-du-quartier-latin/">récente rétrospective du cinéma coréen</a> organisée à la Filmothèque l&#8217;automne dernier).</span></p>
<p><em>Potemkine </em>: Im Sang-soo a gagné son procès, la société de distribution du film en Corée a donc pu tirer du nouveau matériel avec la version director’s cut. Nous sommes donc tombés au bon moment.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Dooliblog </em>: Vous semblez vous spécialiser dans les films introuvables ou inédits. Peux-t-on avoir un petit aperçu des futurs titres à venir ? Ou simplement vos orientations ? Verra-t-on un jour un &#8220;Girls Night Out&#8221; ou un &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/12/14/tears-de-im-sang-soo-2001/">Tears</a>&#8221; édité en France (je rêve un peu) ?</span></p>
<p><em>Potemkine </em>: Films édités et à venir :</p>
<ul>
<li>Requiem pour un massacre (Elem Klimov) &#8211; 18 septembre 2007</li>
<li>Mère et Fils (Alexandre Sokourov) &#8211; 04 décembre 2007</li>
<li>Barry Purves, his intimate lives (Barry Purves) &#8211; 17 juin 2008</li>
<li>Walkabout (Nicolas Roeg) &#8211; 02 septembre 2008</li>
<li>Coffret Jacques Rozier (Jacques Rozier) &#8211; 18 novembre 2008</li>
<li>Maine océan (Jacques Rozier) &#8211; 18 novembre 2008</li>
<li>Adieu Philippine (Jacques Rozier) &#8211; 18 novembre 2008</li>
<li>Orfeu negro (Marcel Camus) &#8211; 18 novembre 2008</li>
<li>Matthew Barney, no restraint (Alison Chernick) &#8211; 18 décembre 2008</li>
<li>Herzog-Kinski : Cobra Verde / Ennemis intimes (Werner Herzog) &#8211; 07 avril 2009</li>
<li><strong>The President&#8217;s Last Bang (Im Sang-soo) &#8211; 21 avril 2009</strong></li>
<li><strong>By the Ways : A Journey with William Eggleston (Vincent Gérard, Cédric Laty) &#8211; mi-mai 2009</strong></li>
<li><strong>Freestyle (Kevin Fitzgerald) &#8211; 18 juin 2009</strong></li>
<li><strong>West Coast Theory (Maxime Giffard &#038; Félix Tissier) &#8211; 18 juin 2009</strong></li>
<li><strong>Brown Bunny (Vincent Gallo) &#8211; juin 2009</strong></li>
<li><strong>Mind game (Masaaki Yuasa) &#8211; septembre 2009</strong></li>
<li><strong>Scum (Alan Clarke) &#8211; septembre 2009</strong></li>
<li><strong>The Harder they come (Perry Henzell) &#8211; septembre 2009</strong></li>
<li><strong>Coffret 7 films Mikhalkov (Nikita Mikhalkov) &#8211; octobre 2009</strong></li>
</ul>
<p>Quand à certains titres, il faut que vous sachiez que la plupart du temps, ce n’est pas que nous ne voulons pas les éditer, ou n’y avons pas pensé, mais les droits sont bloqués (succession, sociétés en liquidation, montant des droits beaucoup trop important, stupidité des ayant-droits…).</p>
<p>&#8211;<br />
Merci à Benoît Dalle de Potemkine d&#8217;avoir bien voulu me répondre, et j&#8217;espère que cette édition DVD connaîtra un beau parcours ! <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/W56fLgAJyjk" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sortie manhwa : Chassés croisés – Kang Full</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/05/01/sortie-manhwa-chasses-croises-kang-full/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/05/01/sortie-manhwa-chasses-croises-kang-full/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2009 13:17:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[manhwa]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu d&#8217;actualité sans relation avec le cinéma pour changer : après &#8220;Appartement&#8221;, &#8220;L&#8217;Idiot&#8221; ou encore &#8220;Timing&#8220;, voici que Casterman s&#8217;apprête à publier le 20 mai prochain un nouveau manhwa de Kang Full, intitulé &#8220;Chassés croisés&#8221; (en coréen &#8220;순정만화&#8221; = &#8220;Manhwa sentimental&#8221;). Il s&#8217;agit là de son premier gros succès public en Corée, le manhwa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu d&#8217;actualité sans relation avec le cinéma pour changer : après &#8220;Appartement&#8221;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/03/20/lidiot-manhwa-de-kang-full/">L&#8217;Idiot</a>&#8221; ou encore &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/06/07/parution-dun-nouveau-manhwa-de-kang-full-en-france-timing/">Timing</a>&#8220;, voici que Casterman s&#8217;apprête à publier le 20 mai prochain un nouveau manhwa de Kang Full, intitulé &#8220;Chassés croisés&#8221; (en coréen &#8220;순정만화&#8221; = &#8220;Manhwa sentimental&#8221;). Il s&#8217;agit là de son premier gros succès public en Corée, le manhwa ayant d&#8217;ailleurs déjà connu une adaptation cinématographique l&#8217;année dernière (d&#8217;ailleurs parmi tous ses ouvrages parus en France, seul &#8220;Timing&#8221; n&#8217;a pas encore été adapté, alors que son système narratif et ses boucles temporelles pourraient donner quelque chose de très intéressant).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/05/chasses-croises.jpg" alt="chassés croisés" title="chassés croisés" width="349" height="474" class="alignnone size-full wp-image-1733" /></p>
<p>Pitch de l&#8217;éditeur (<a href="http://bd.casterman.com/albums_detail.cfm?id=35374">plus d&#8217;infos</a>) :<br />
<em>Yeon Woo est un trentenaire solitaire, maladroit et plutôt taciturne. Chaque matin, en partant pour son bureau, il croise dans l’ascenseur de son immeuble la jeune et jolie Soo Young, une lycéenne au tempérament déluré. La communication s’établit le jour où l’homme, timidement, fait remarquer que leurs cravates sont de la même couleur (les lycéens coréens, comme dans beaucoup de pays d’Asie, sont tenus de porter un uniforme).</em></p>
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		<title>Festival de Cannes 2009 – Sélection</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 21:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui à été dévoilée la programmation du festival de Cannes 2009 qui se déroulera du 13 au 24 Mai prochains. Ce qui marque d&#8217;emblée au regard de la compétition, c&#8217;est l&#8217;abondance de &#8220;gros&#8221;. J&#8217;entends par là de réalisateur confirmés habitués des lauriers (Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Lars Von Trier, Ang Lee&#8230;). A tel point que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui à été dévoilée la programmation du festival de Cannes 2009 qui se déroulera du 13 au 24 Mai prochains. Ce qui marque d&#8217;emblée au regard de la compétition, c&#8217;est l&#8217;abondance de &#8220;gros&#8221;. J&#8217;entends par là de réalisateur confirmés habitués des lauriers (Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Lars Von Trier, Ang Lee&#8230;). A tel point que même les plus &#8220;petits&#8221; (Andrea Arnold, Brillante Mendoza&#8230;) ont déjà présentés leurs films précédents à Cannes. D&#8217;ailleurs, si je ne trompe pas, il n&#8217;y a pas un seul premier film parmi la compétition officielle.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/04/thirst.jpg" alt="thirst" title="thirst" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-1725" /></p>
<p>La Corée est bien représentée par ses &#8220;figures de proue&#8221; de ses dernières années : les incontournables Park Chan-Wook pour son sanglant &#8220;Thirst&#8221; (qui sort la semaine prochaine en Corée, et dont les billets s&#8217;arrachent déjà), et Bong Joon-Ho dans la catégorie &#8220;Un Certain Regard&#8221; avec &#8220;Mother&#8221; (plus discret que le précédent, mais au moins aussi prometteur). Et puis on retrouve également comme membre du jury l&#8217;écrivain et cinéaste Lee Chang-Dong, deux ans après la Palme de meilleure actrice attribuée à Jeon Do-Yeon pour son &#8220;Secret Sunshine&#8221;.</p>
<p>Parmi les autres films alléchants, je constate avec joie (et je ne suis pas le seul&#8230;) la présence du film de Hirokazu Koreeda, &#8220;Air Doll&#8221;, où Bae Doona interprète une poupée gonflable tombant amoureuse d&#8217;un employé de vidéo-club (et qui en plus, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IzUBPhyzY0k">vole !</a>). On retrouve aussi &#8220;L&#8217;épine dans le coeur&#8221;, intrigant film du génial Michel Gondry, présenté comme &#8220;un documentaire sur sa tante&#8221;&#8230; Enfin, je suivrai avec attention la réception de &#8220;Nuit d&#8217;ivresse printanière&#8221;, retour à la caméra de Lou Ye (dont j&#8217;avais adoré &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2007/10/13/suzhou-river-de-lou-ye-2000/">Suzhou River</a>&#8220;) après plusieurs années d&#8217;interdiction suite à la présentation d&#8217;&#8221;Une Jeunesse Chinoise&#8221; au festival de Cannes 2006 sans l&#8217;aval des autorités chinoises.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/04/air-doll.jpg" alt="air-doll" title="air-doll" width="300" height="393" class="alignnone size-full wp-image-1724" /></p>
<p>Comme à chaque fois, cet événement est assez frustrant pour ceux qui comme moi ne se rendent pas sur place (maudite accréditation !) et entendent parler du festival à tout bout de champ. On pourra toujours se consoler en se disant que la sélection &#8220;Un Certain Regard&#8221; tout comme la Quinzaine des Réalisateurs (dont le programme sera annoncé demain) seront diffusées peu après le festival dans des cinémas parisiens.</p>
<p><em>Air Doll, nous voilà !</em></p>
<p>Pour voir l&#8217;intégralité des films de la sélection, <a href="http://butterflyprod.over-blog.com/article-30585236.html">c&#8217;est par ici</a>.</p>
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