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	<title>Dooliblog</title>
	
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	<description>Cinéma coréen ou d'ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>FFCF 2009 #2: Courts-métrages 2</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/08/ffcf-2009-2-courts-metrages-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 14:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous pouvez retrouver au jour le jour mes articles, mais aussi et surtout ceux d&#8217;autres bloggeurs (plus réguliers et productifs que moi !) sur le &#8220;Daily Blog&#8221; officiel du festival.
Retour sur la première séance de courts-métrages diffusés lors du FFCF 2009. Comme toujours avec ce genre de sélection : il y a du bon et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous pouvez retrouver au jour le jour mes articles, mais aussi et surtout ceux d&#8217;autres bloggeurs (plus réguliers et productifs que moi !) sur le <a href="http://ffcf.blogspot.com/">&#8220;Daily Blog&#8221; officiel du festival</a>.</em></p>
<p>Retour sur la première séance de courts-métrages diffusés lors du FFCF 2009. Comme toujours avec ce genre de sélection : il y a du bon et du moins bon, mais globalement cela reste toujours agréable de découvrir des genres, des personnalités, des univers bien différents.</p>
<p><strong>Unfamiliar Dreams &#8211; de Kim Ji-Gon (2008)</strong><br />
Ce premier court est une succession de longs, très longs plans fixes au sein d&#8217;un vieux cinéma. Au fond, on aperçoit le vieux projectionniste qui regarde la télévision, et toutes ces images et ces sons se mélangent pour former une ambiance particulière. Que dire de plus si ce n&#8217;est que le film se révèle très aride et avare envers le spectateur qui n&#8217;aura pas grand chose à se mettre sous la dent pendant ces plans interminables. C&#8217;est parfois intrigant, mais trop souvent l&#8217;ennui prend le dessus. Pour vous donner une idée, le film ressemble un peu à &#8220;24 City&#8221; de Jia Zhang-Ke mais sans les personnages qui racontent leurs histoires. Il y a un public pour ce genre de film, personnellement j&#8217;ai du mal. Heureusement ça reste un court.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/dust-kid.jpg" alt="dust-kid" title="dust-kid" width="450" height="240" class="alignnone size-full wp-image-1919" /></p>
<p><strong>Dust Kid &#8211; de Jung Yumi (2009)</strong><br />
Très joli petit film d&#8217;animation que ce second court-métrage. Une femme se lève et entreprend de nettoyer son appartement. Elle ne cesse de tomber sur des &#8220;enfants-poussières&#8221;, petites miniatures d&#8217;elle-même qui aiment se cacher un peu partout. Les &#8220;décors&#8221; sont graphiquement très réussis, tout comme le traitement sonore qui donne vie à chaque mouvement. J&#8217;ai bien aimé l&#8217;animation avec peu d&#8217;images par seconde, elle donne un aspect direct, presque enfantin aux personnages. Un bel instant poétique.</p>
<p><strong>Balcon à part &#8211; de Gwak Mi-Sung (2008)</strong><br />
Un jeune coréen à Paris galère pour obtenir un titre de séjour et doit faire face à une invasion de pigeons. Au delà de ses bonnes intentions (métaphore du pigeon pour représenter l&#8217;immigré), le court se révèle plombé par son pauvre jeu d&#8217;acteurs et une diction monocorde insupportable. Il n&#8217;y a aucun ton dans ce qui sort de la bouche de l&#8217;acteur principal (si vous croisez Xavier, il en fait une imitation fantastique), ce qui pose un vrai problème puisque tous les dialogues paraissent complètement faux et écrits. Il n&#8217;y a qu&#8217;à la fin, lorsque les deux personnages se livrent à une joute théâtrale en vers, que cette diction est moins gênante. C&#8217;est dommage car on trouve quelques bonnes idées, quelques plans chouettes bien aidés par la musique, et l&#8217;on pourra se révéler indulgent puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un premier court-métrage.</p>
<p><strong>Untitled &#8211; de Bak Junyeong (2007)</strong><br />
Le film s&#8217;appelle &#8220;Sans titre&#8221;, il aurait aussi pu s&#8217;appeler &#8220;Sans contenu&#8221;, tellement il est vide de toute ambition. Un écrivain va faire photocopier son manuscrit, puis revient le chercher le soir venu, c&#8217;est à peu près tout. On peut critiquer les autres courts, mais au moins ceux-ci possèdent une démarche, quelque chose à exprimer qui m&#8217;a paru totalement inexistant ici.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/suicidal-variations.jpg" alt="suicidal-variations" title="suicidal-variations" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1920" /></p>
<p><strong>Suicidal Variations &#8211; de Kim Gok et Kim Sun (2007)</strong><br />
LA claque de cette mini-sélection (et de ce début de festival). Film qui sera au moins autant détesté qu&#8217;apprécié, &#8220;Suicidal Variations&#8221; met en scène et en noir et blanc le suicide d&#8217;une femme effrayée par une mystérieuse boite. Sous sa forme, le film se révèle totalement expérimental et hallucinant, comme si tel un DJ frénétique le réalisateur avait &#8220;mixé&#8221; son film. Effet stroboscopique, montage ultra-découpé, profusions d&#8217;images à la limite de l&#8217;abstrait pour une immersion totale dans la folie et l&#8217;angoisse de cette femme. J&#8217;ai cru à un moment que j&#8217;allais y perdre la vue mais le film m&#8217;a fait l&#8217;effet d&#8217;un Grand 8 dans un parc d&#8217;attraction : la tête en arrière collée au siège, les yeux plissés et le souffle coupé, avec un sentiment particulièrement jouissif. Je suis vraiment content d&#8217;avoir pu découvrir ce film radical en salles et d&#8217;avoir ainsi pu en ressentir l&#8217;effet maximum. A déconseiller (sérieusement !) aux épileptiques.</p>
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		<title>FFCF 2009 #1: Breathless – de Yang Ik-June (2008)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/05/ffcf-2009-1-breathless-de-yang-ik-june-2008/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 21:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Film d&#8217;ouverture du FFCF 2009, &#8220;Breathless&#8221; est un film que j&#8217;avais déjà vu au festival de Deauville en avril dernier (voir mon avis de l&#8217;époque). Il m&#8217;avait laissé une impression très mitigée : si j&#8217;avais été séduit par la première partie, la seconde et notamment les 30 dernières minutes m&#8217;avaient horripilé. Je suis donc retourné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Film d&#8217;ouverture du FFCF 2009, &#8220;Breathless&#8221; est un film que j&#8217;avais déjà vu au festival de Deauville en avril dernier (<a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">voir mon avis de l&#8217;époque</a>). Il m&#8217;avait laissé une impression très mitigée : si j&#8217;avais été séduit par la première partie, la seconde et notamment les 30 dernières minutes m&#8217;avaient horripilé. Je suis donc retourné le voir avec la ferme intention de comprendre son succès festivalier (le film a remporté le grand prix à Deauville mais aussi dans d&#8217;autres festivals). Assez étonnamment, cette seconde vision m&#8217;a fait voir le film sous un angle tout à fait différent, je l&#8217;ai même beaucoup apprécié !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/breathless-1.jpg" alt="breathless-1" title="breathless-1" width="300" height="420" class="alignnone size-full wp-image-1916" /></p>
<p><em>Sang-Hoon, un recouvreur de dettes, met en rage tout son entourage. Rien ne lui fait peur mise à part une vieille blessure familiale. Un jour, il rencontre une lycéenne, Yeon-Hee. Il commence à s&#8217;intéresser à elle pour son fort caractère mais, apprenant que son père vient d&#8217;être libéré après 15 ans de prison, la colère s&#8217;empare de lui&#8230; <a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2009/ouverture/">(source)</a></em></p>
<p>Dès les premières minutes, j&#8217;ai été surpris par la richesse du film : montage de grande qualité, coupes bien senties, utilisation intelligente du cadre (la première rencontre entre Sang-Hoon et Yeon-Hee est un coup de foudre original tonitruant), Yang Ik-June cultive l&#8217;inattendu. Filmant très près de ses personnages, il n&#8217;a cesse de nous surprendre et nous prendre à rebrousse-poil. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs également oublié à quel l&#8217;humour était omniprésent tout au long du film (j&#8217;ai encore du mal à me remettre de la trogne d&#8217;abruti fini du collègue lycéen de Sang-Hoon).</p>
<p>Le traitement de la violence m&#8217;était apparu assez caricatural au premier abord, il se révèle finalement bien construit. Le film débute sur un homme en train de tabasser une femme. Sang-Hoon surgit, et frappe violemment l&#8217;homme. Une fois celui-ci neutralisé, il crache et gifle la femme. &#8220;Pourquoi est-ce que tu supportes ça, connasse ?&#8221; La violence est son seul moyen d&#8217;expression. Initialement présentée sous un angle comique et absurde (Sang-Hoon est un vrai bourrin, frappe tout le monde, jure à tout va&#8230;), elle va peu à peu apparaitre de plus en plus froide et crue. Après avoir été entrevue à travers une vitre floue, la violence éclate à l&#8217;écran, plein champ, brutale et excessive jusqu&#8217;à provoquer un malaise chez le spectateur, jusqu&#8217;à nous faire ressentir le dégoût que Sang-Hoon s&#8217;inspire à lui-même. C&#8217;en est presque étouffant, et ça explique peut-être pourquoi j&#8217;étais passé à côté d&#8217;une partie du film la première fois.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/breathless-3.jpg" alt="breathless-3" title="breathless-3" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-1917" /></p>
<p>L&#8217;interprétation est assez exceptionnelle, le duo d&#8217;acteurs principaux se révèle bouleversant, en particulier lors de cette scène, véritable tournant du film, où Sang-Hoon exhorte avec une violence incroyable un médecin de sauver son père. Peu après, il retrouve Yeon-Hee et chacun, excédé par ses propres problèmes, montre son vrai visage à l&#8217;autre et pleure à chaudes larmes. C&#8217;est après cette scène, tellement belle que j&#8217;aurais aimé qu&#8217;elle close le film, que l&#8217;histoire avait commencé à m&#8217;agacer la première fois, alors que j&#8217;ai été beaucoup moins gêné cette fois-ci.</p>
<p>Car dès lors, le scénario a tendance à devenir sérieusement caricatural voire tire-larmes alors que le film conservait une certaine pudeur jusque là. C&#8217;est dommage car le film sait par moments très bien toucher sans trop appuyer, mais mêler (sans trop en dévoiler) repentance du héros, histoires familiales, flashbacks ultra-dramatiques et spectacle d&#8217;école du neveu de Sang-Hoon (fut-il déguisé en leprechaun !), c&#8217;est too much. Malgré tout, cela se révèle anecdotique au vu du reste du film et le dernier plan sublime s&#8217;attardant sur le regard de Kim Kot-Bi m&#8217;a presque fait pardonner au film tous ses défauts.</p>
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		<title>Festival Franco-Coréen du Film 2009 : programme et horaires</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/27/festival-franco-coreen-du-film-2009-programme-et-horaires/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 21:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus tôt, plus long et plus garni, le Festival Franco-Coréen du Film est de retour ! La 4ème édition de cet excellent festival parisien (voir précédents articles, en 2007, puis 2008 1, 2 et 3) commencera dès la semaine prochaine pour durer près de deux semaines, du 4 au 17 novembre 2009 à l&#8217;Action Christine.

Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus tôt, plus long et plus garni, le Festival Franco-Coréen du Film est de retour ! La 4ème édition de cet excellent festival parisien (voir précédents articles, <a href="http://dooliblog.com/2007/12/19/petit-retour-sur-le-festival-du-film-franco-coreen/">en 2007</a>, puis 2008 <a href="http://dooliblog.com/2008/12/21/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-1/">1</a>, <a href="http://dooliblog.com/2008/12/23/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-2/">2</a> et <a href="http://dooliblog.com/2008/12/26/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-3/">3</a>) commencera dès la semaine prochaine pour durer près de deux semaines, du 4 au 17 novembre 2009 à l&#8217;<a href="http://www.actioncinemas.com/">Action Christine</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/ffcf2009.jpg" alt="ffcf2009" title="ffcf2009" width="300" height="425" class="alignnone size-full wp-image-1913" /></p>
<p>Une fois de plus, une sélection de films indépendants des dernières années sera proposée, parmi lesquels &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/02/02/rough-cut-de-jang-hoon-2008/">Rough Cut</a>&#8221; ou encore &#8220;Norwegian Woods&#8221; <a href="http://dooliblog.com/2009/10/25/cinema-coreen-petit-budget-creativite/">dont je parlais il y a deux jours</a>, ainsi que d&#8217;autres films inconnus et/ou introuvables (et donc à ne pas rater). La sélection comporte également de nombreux court-métrages, dont une partie réalisés par de jeunes cinéastes français et coréens autour du sujet de l&#8217;homosexualité.<br />
Un focus sera fait sur le réalisateur Lee Myung-Se, les curieux pourront notamment découvrir son dernier exercice de style &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/05/02/m-de-lee-myung-se-2007/">M</a>&#8220;, mais aussi ses films plus anciens. L&#8217;amateur de patrimoine sera également ravi puisque quatre films réalisés pendant la dictature des années 60-70 seront au programme, dont deux d&#8217;Im Kwon Taek dans un registre très différent de ce qu&#8217;on peut connaitre de son cinéma. Une conférence viendra d&#8217;ailleurs éclairer ce petit panorama.<br />
Pour terminer, le film d&#8217;ouverture sera le chouchou des festivals 2009 &#8220;Breathless&#8221; (<a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">voir ici</a>), tandis que le festival se terminera sur le film d&#8217;animation des années 70 intégralement restauré &#8220;Robot Taekwon V&#8221;.</p>
<p>L&#8217;intégralité du programme et les horaires sont disponibles <a href="http://www.ffcf-cinema.com/">sur le site officiel</a> et <a href="http://ffcf-cinema.com/tmp/leaflet">dans cette plaquette</a>. Que du bon au programme donc, j&#8217;ai prévu pour ma part un agenda gargantuesque avec près d&#8217;une vingtaine de films. Vivement la semaine prochaine <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>[Cinéma coréen] Petit budget = créativité ?</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/25/cinema-coreen-petit-budget-creativite/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques mois, un billet chez Le Zèbre nous parlait du cinéma de la &#8220;génération 880 000 Wons&#8221;. Le succès récent de films comme &#8220;Old Partner&#8221; (documentaire sur un vieux fermier et une vache ayant attiré près de 3 millions de spectateurs) et &#8220;Rough Cut&#8221; a redonné un nouvel espoir au milieu du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques mois, <a href="http://lezebre.asia/?p=112">un billet chez Le Zèbre</a> nous parlait du cinéma de la &#8220;génération 880 000 Wons&#8221;. Le succès récent de films comme &#8220;Old Partner&#8221; (documentaire sur un vieux fermier et une vache ayant attiré près de 3 millions de spectateurs) et &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/02/02/rough-cut-de-jang-hoon-2008/">Rough Cut</a>&#8221; a redonné un nouvel espoir au milieu du cinéma coréen après quelques années d&#8217;augmentation folle des budgets à tel point que peu de films parviennent encore à faire des bénéfices.</p>
<p>Cependant, à y regarder de plus près, on peut constater que ce retour des films à petits budgets n&#8217;a pour le moment pas vraiment entrainé d&#8217;élan créatif ni dévoilé de réels talents audacieux. Car la majorité de ces films se répartissent en deux catégories : les films indépendants qui ressemblent à s&#8217;y méprendre à des films totalement commerciaux (comme par exemple &#8220;Rough Cut&#8221;, <a href="http://dooliblog.com/2009/02/02/rough-cut-de-jang-hoon-2008/#comment-2332">voir ce commentaire d&#8217;Epikt</a>) et ne se distinguent que par les profits gigantesques qu&#8217;ils peuvent engendrer si le film marche bien, et les films à vocation &#8220;sociale&#8221; (pour ne pas dire &#8220;misérabiliste&#8221;) sans réelle ambition formelle.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/norwegian-woods.jpg" alt="norwegian-woods" title="norwegian-woods" width="300" height="425" class="alignnone size-full wp-image-1911" /></p>
<p>Un article dans le magazine Mad Movies de ce mois intitulé &#8220;La Corée Enragée !&#8221; a éveillé ma curiosité. L&#8217;article évoque une nouvelle vague de films fauchés horrifico-fantastiques et surtout créatifs. Il prend pour exemple trois films : &#8220;Bloody Shake&#8221; de Kim Jee-Yong (un film avec des tentacules), &#8220;The Neighbor Zombie&#8221; (omnibus de 6 segments à base de zombies) et &#8220;Norwegian Woods&#8221; de No Zin-Soo (slasher tragi-comique). Leurs points communs : réalisateurs jeunes, cinéphiles et décomplexés. Et contrairement aux films cités plus haut, l&#8217;absence de moyens financiers semble ici compensée par une imagination débordante. Toutes les raisons d&#8217;espérer ?</p>
<p>En tout cas ça tombe bien, &#8220;Norwegian Woods&#8221; sera visible dans 3 semaines au Festival Franco-Coréen du Film (qui s&#8217;annonce très bon, je reviens dessus dès que le site officiel est bouclé), ce sera donc l&#8217;occasion de voir de quoi cette &#8220;vague&#8221; est capable.</p>
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		<item>
		<title>Haeundae – de Yun Je-Gyun (2009)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/19/haeundae-de-yun-je-gyun-2009/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 20:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Busan. Son port, son marché aux poissons, son festival du film et&#8230; sa plage surchargée. Haeundae est un lieu assez hallucinant où viennent se masser chaque été des dizaines de milliers de touristes, parqués sur une bande de terre d&#8217;un kilomètre et demi entourée de monstres de béton (j&#8217;ai malgré tout trouvé cette ville très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Busan. Son port, son marché aux poissons, son festival du film et&#8230; <a href="http://www.flickr.com/photos/ocean_of_stars/2708895205/">sa plage surchargée</a>. Haeundae est un lieu assez hallucinant où viennent se masser chaque été des dizaines de milliers de touristes, parqués sur une bande de terre d&#8217;un kilomètre et demi entourée de monstres de béton (j&#8217;ai malgré tout trouvé cette ville très chouette !). Haeundae est aussi le titre du méga-blockbuster coréen de l&#8217;été dernier, film catastrophe qui nous proposait ni plus ni moins que de noyer tout ce beau monde sous un mega-tsunami.<br />
Bon, je n&#8217;attendais pas grand chose de ce film, mais son franc succès sur les écrans coréens me laissait tout de même envisager un honnête divertissement. Même pas, tant le film s&#8217;avère être un naufrage total.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/haeundae-1.jpg" alt="haeundae-1" title="haeundae-1" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-1908" /></p>
<p>Par où commencer pour essayer de décrire ce film même pas digne d&#8217;un Roland Emmerich ou d&#8217;un Wolfgang Petersen ? Le film réussit à être horripilant dès ses premières secondes avec une scène de sauvetage en mer quasi-inregardable, dont aucun plan ne doit durer plus de 2 secondes et rythmée par des beuglements humains. On accueille la fin de cette introduction avec joie dans l&#8217;espoir d&#8217;un peu de répit. Il faudra en effet attendre plus d&#8217;une heure pour voir ce fameux tsunami débarquer, une heure pendant laquelle le réalisateur nous fait suivre la vie d&#8217;un petit groupe de personnages (en gros trois couples de trois génération différentes) tout en gardant ses tics insupportables : caméra toujours en mouvement (le calme avant la tempête, il connait pas ?), montage archi-découpé appuyant le moindre geste, la moindre réplique. Le pire, c&#8217;est que les comédiens sont tout aussi horripilants : Seol Gyeong-Gu, qui est pourtant capable d&#8217;autre chose, passe son temps à geindre et à surjouer, et Ha Ji-Won est tout sauf crédible en Cosette miséreuse, avec un accent dont on sent à chaque syllabe combien il est forcé (je ne parle pourtant pas le dialecte de Busan). Mais le prix de l&#8217;hystérie revient au plus jeune couple censé incarner le côté comédie du film, et notamment à la fille, sorte de sosie de Kim Tae-Hee en mode Sassy Girl dont chaque apparition est plus insoutenable que la précédente (je rêve de la voir dans un slasher). Seul le dernier couple formé par Park Joong-Hoon et Eom Jeong-Hwa s&#8217;en sort correctement, non pas qu&#8217;ils soient exceptionnels, mais ils ont au moins le mérite de rester sobres.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/haeundae-2.jpg" alt="haeundae-2" title="haeundae-2" width="450" height="323" class="alignnone size-full wp-image-1909" /></p>
<p>Lorsqu&#8217;enfin le tsunami se profile à l&#8217;horizon, on se dit avec une douce euphorie qu&#8217;enfin les choses vont décoller, qu&#8217;on va en prendre plein les yeux ou au moins que ces affreux personnages vont mourir noyés dans d&#8217;atroces souffrances. Même pas : les images spectaculaires sont très courtes (d&#8217;ailleurs, on peut se poser la question de la cohérence de faire un film-catastrophe sur un tsunami qui par définition est quelque chose d&#8217;extrêmement bref) et pas très réalistes, incapables de déclencher le moindre frisson.<br />
Le pire reste encore le traitement réservé aux personnages, puisque l&#8217;on assiste à un schéma quasi-identique pour les trois couples de protagonistes, à grands renforts de twists improbables, et surtout de pleurs et de cris (parfois même au ralenti, qu&#8217;on comprenne bien leur souffrance quoi). Le plus ridicule restera ce sauvetage interminable en hélicoptère de deux occupants d&#8217;un bateau au large (pendant que des millions sont en train de mourir noyés sur terre). Même la fin n&#8217;est pas à la hauteur puisque le réalisateur s&#8217;en tire par une ellipse paresseuse. C&#8217;est tout de même décevant de voir à quel point le film n&#8217;exploite pas son cadre pourtant intéressant, et délaisse les mouvements de foule, l&#8217;angoisse voire la terreur collective que peut inspirer un tel évènement pour rester scotché à ses personnages et à leurs histoires sentimentales. Non, vraiment il n&#8217;y a rien à sauver dans ce Haeundae, vrai film catastrophe.</p>
<p>(à part ça, contrairement à d&#8217;autres j&#8217;ai beaucoup aimé Thirst)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comment voir des vieux films coréens ?</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/12/comment-voir-des-vieux-films-coreens/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 12:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Dire que le cinéma coréen d&#8217;avant 1990 est méconnu sonne comme un pléonasme. Une petite statistique dévoile bien ce problème : si les rayons &#8220;cinéma asiatique&#8221; de la FNAC regorgent de classiques japonais (le problème est un peu l&#8217;inverse pour le Japon), il n&#8217;existe à ma connaissance PAS UN SEUL film coréen d&#8217;avant 1995 distribué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dire que le cinéma coréen d&#8217;avant 1990 est méconnu sonne comme un pléonasme. Une petite statistique dévoile bien ce problème : si les rayons &#8220;cinéma asiatique&#8221; de la FNAC regorgent de classiques japonais (le problème est un peu l&#8217;inverse pour le Japon), il n&#8217;existe à ma connaissance PAS UN SEUL film coréen d&#8217;avant 1995 distribué en DVD en France (corrigez-moi si je me trompe). Production inexistante ? Pas du tout ! Le cinéma coréen possède également une riche et longue histoire, des âges d&#8217;or et des &#8220;nouvelles vagues&#8221; successives comme des périodes plus ternes, des classiques et des petites pépites. Alors voici quelques moyens pour les curieux de découvrir ce cinéma si difficile d&#8217;accès.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/film-lee-man-hee.jpg" alt="film-lee-man-hee" title="film-lee-man-hee" width="450" height="304" class="alignnone size-full wp-image-1906" /></p>
<p><strong>1) L&#8217;import de DVD</strong><br />
Le moyen le plus simple reste de commander via Internet les éditions coréennes des films. Même si une infime partie des vieux films sont aujourd&#8217;hui édités, il existe malgré tout un choix intéressant. Gros point positif : la plupart du temps, les films sont sous-titrés en anglais. De plus, les prix en dollar sont assez avantageux. Un site comme <a href="http://www.yesasia.com/global/en/korean-movies-videos.html">YesAsia</a> est tout à fait fiable et propose des films comme &#8220;<a href="http://www.yesasia.com/global/a-coachman/1003946671-0-0-0-en/info.html">A Coachman</a>&#8221; (Ours d&#8217;Argent au festival de Berlin 1961) et &#8220;<a href="http://www.yesasia.com/global/chilsoo-and-mansoo-dvd-korea-version/1004802439-0-0-0-en/info.html">Chilsoo et Mansoo</a>&#8221; (1988), mais aussi un <a href="http://www.yesasia.com/global/kim-ki-young-collection-dvd-korea-version/1011125395-0-0-0-en/info.html">coffret regroupant 4 films de Kim Ki-Young</a> et des coffrets intitulés &#8220;The Past Unearthed&#8221; proposant des films réalisés sous l&#8217;occupation japonaise (volumes <a href="http://www.yesasia.com/global/the-past-unearthed-dvd-limited-edition-korea-version/1005067589-0-0-0-en/info.html">1</a>, <a href="http://www.yesasia.com/global/the-past-unearthed-the-second-encounter-collection-of-chosun-films/1012520812-0-0-0-en/info.html">2</a>, <a href="http://www.yesasia.com/global/the-past-unearthed-the-3rd-encounter-dear-soldier-dvd-korea-version/1020454958-0-0-0-en/info.html">3</a>, <a href="http://www.yesasia.com/global/the-past-unearthed-the-4th-encounter-moving-images-from-gosfilmofond/1020454961-0-0-0-en/info.html">4</a>). De nouveaux films sont régulièrement restaurés et réédités.</p>
<p><strong>2) Centre Culturel Coréen</strong><br />
La Bibliothèque du Centre Culturel Coréen possède un imposant choix de DVD coréens, incluant bon nombre de vieux films aujourd&#8217;hui épuisés. Tout est visible gratuitement sur place (pas possible d&#8217;emprunter). Le <a href="http://bibliotheque.coree-culture.fr/Search.php">moteur de recherche</a> n&#8217;est pas très pratique, mais il est possible d&#8217;obtenir une liste complète des films sur place. On y trouve des films de Shin Sang-Ok, Kim Ki-Young mais aussi des films de réalisateurs totalement inconnus à découvrir !</p>
<p><strong>3) Festivals / Rétrospectives</strong><br />
Le moyen le plus agréable et pratique si on se trouve au bon endroit, puisqu&#8217;il s&#8217;agit souvent de films totalement inédits. Il existe plusieurs festivals qui proposent des films coréens anciens (le FFCF 2009 sur lequel je reviendrai très bientôt proposera une sélection de films des années 60-70, l&#8217;Agora à Rouen&#8230;). Et pour les rétrospectives, il faut rester à l&#8217;affût. Par exemple, la <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/saison-2009-2010/cinema.html">Cinémathèque</a> organisera en avril 2010 une rétrospective consacrée au réalisateur majeur Lee Man-Hee, dont les films sont quasi-introuvables par ailleurs.</p>
<p><strong>4) VOD</strong><br />
Il existe plusieurs sites qui proposent la vision de vieux films coréens en ligne. Principal d&#8217;entre eux, la <a href="http://www.kmdb.or.kr/eng/vod/vod_enMain.asp">KMDB et son catalogue d&#8217;environ 200 films anciens</a>. Deux problèmes : d&#8217;une part les films ne sont pas sous-titrés, d&#8217;autre part il est presque impossible de payer (un système à base d&#8217;ActiveX d&#8217;un autre âge a eu raison de moi, alors que j&#8217;avais réussi à me créer un compte) si l&#8217;on est hors-Corée. Dommage, car le prix est dérisoire. Mais pour avoir testé un film gratuit, le débit disponible était insuffisant pour du streaming. En gros, il faut être en Corée et parler coréen pour utiliser ce site ! Beaucoup plus accessible et ergonomiquement réussi, le site <a href="http://www.theauteurs.com/">TheAuteurs</a>, <a href="http://dooliblog.com/2009/05/18/decouverte-cinephilique-the-auteurs/">dont j&#8217;avais déjà parlé</a>, propose gratuitement &#8220;The Housemaid&#8221;, de Kim Ki-young, en attendant éventuellement d&#8217;autres films (malheureusement l&#8217;offre évolue trop lentement).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/film-bae-chang-ho.jpg" alt="film-bae-chang-ho" title="film-bae-chang-ho" width="450" height="314" class="alignnone size-full wp-image-1905" /></p>
<p>Voila qui laisse quelques possibilités, même si ce n&#8217;est pas toujours facile et qu&#8217;il faut parfois se rendre à l&#8217;évidence et se résigner à l&#8217;idée de voir certains classiques quasi-invisibles. Si vous connaissez d&#8217;autres moyens, faites m&#8217;en part et je compléterai l&#8217;article. <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Crazy Lee – de Ryu Seung-Wan (2008)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/05/crazy-lee-de-ryu-seung-wan-2008/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 18:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorti dans les salles coréennes quelques semaines après &#8220;Le Bon, la Brute et le Cinglé&#8221;, &#8220;Dachimawa Lee&#8221; (renommé &#8220;Crazy Lee&#8221; pour la sortie française du DVD) aborde un univers relativement proche. Un agent secret très spécial aux allures de James Bond coréen part à la recherche d&#8217;une statuette de Bouddha renfermant un précieux secret. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sorti dans les salles coréennes quelques semaines après &#8220;Le Bon, la Brute et le Cinglé&#8221;, &#8220;Dachimawa Lee&#8221; (renommé &#8220;Crazy Lee&#8221; pour la sortie française du DVD) aborde un univers relativement proche. Un agent secret très spécial aux allures de James Bond coréen part à la recherche d&#8217;une statuette de Bouddha renfermant un précieux secret. Il va être amené à combattre de vils officiers japonais et autres brigands mandchous.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/dachimawa-lee-1.jpg" alt="dachimawa-lee-1" title="dachimawa-lee-1" width="350" height="501" class="alignnone size-full wp-image-1901" /></p>
<p>Si le cadre est similaire, le ton n&#8217;a pas grand chose à voir avec le premier film cité, puisqu&#8217;ici nous sommes devant une grosse parodie évoquant Austin Powers ou encore les films de Stephen Chow. Le film fait parait-t-il de multiples références à des films d&#8217;espionnage coréens des années 60-70, le problème est que ceux-ci sont totalement inconnus du public occidental, voire même du grand public coréen, si bien qu&#8217;il n&#8217;est pas évident d&#8217;en saisir les subtilités. De manière générale, l&#8217;humour du film est assez difficile à capter pour les non-coréens, et une partie est impossible à transposer via les sous-titres. Je n&#8217;ose même pas imaginer la VF puisque toute une partie de l&#8217;humour est basée sur la diction des acteurs.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;un des points qui m&#8217;a le plus amusé dans ce film : les acteurs y parlent comme des acteurs des années 60. Dachimawa Lee possède ainsi une authentique voix grave et solennelle digne d&#8217;un présentateur de JT nord-coréen, ses acolytes féminines de délicieuses petites voix criardes. Je pensais que cet aspect, s&#8217;il est amusant au début, allait vite me lasser, mais au contraire il m&#8217;a fait rire jusqu&#8217;au bout et cette scène finale mettant en valeur les minauderies old-school irrésistibles de Kong Hyo-Jin. La diction des personnages étrangers est toute aussi spéciale : ceux-ci s&#8217;appliquent à parler japonais, chinois ou anglais dans un accent tellement caricatural qu&#8217;on s&#8217;aperçoit à peine que le texte qu&#8217;ils prononcent est en partie&#8230; coréen.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/dachimawa-lee-3.jpg" alt="dachimawa-lee-3" title="dachimawa-lee-3" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1903" /></p>
<p>Mis à part ce délicieux humour linguistique, le comique du film réside essentiellement dans ses éléments absurdes (les gadgets de l&#8217;agent secret valent leur pesant de cacahuètes ; un combat se règle comme au temps des meilleurs Dragon Ball) et ses exagérations parfois poussées jusqu&#8217;à l&#8217;extrême (la scène où Lee éclate en sanglots se transforme en déluge de bave et de morve). C&#8217;est parfois drôle, parfois moins. Il faut quand même être client de ce genre de films au risque de passer un très mauvais moment. A côté du rire, les scènes d&#8217;action m&#8217;ont paru assez en dessous de ce que Ryu Seung-Wan est capable de faire. Malgré sa part d&#8217;originalité dans l&#8217;univers de la comédie coréenne, le film ne dépasse pas le statut de divertissement agréable.</p>
<p>Petit mot pour terminer sur le DVD sorti en France par Wild Side, DVD dont la principale caractéristique est la présence de l&#8217;actrice porno Katsuni (d&#8217;origine asiatique, c&#8217;est important pour la cohérence) pour présenter les bonus (voire même être l&#8217;objet des bonus et proposer un strip-tease intégral). Il faut le voir pour le croire : <a href="http://crazylee.fr/">http://crazylee.fr/</a>. Je reste très dubitatif devant cette tentative marketing d&#8217;attirer un public différent, et je doute que les gens qui achèteront le DVD à cause de Katsuni (s&#8217;il y en a) apprécieront le film. Quant aux autres, ils auraient préféré voir la première version de 35 minutes de Dachimawa Lee, tournée par Ryu Seung-Wan en 2000 avec le même acteur principal Lim Won-Hee et un budget dérisoire, ou bien un éventuel documentaire sur les films introuvables auxquels le film fait référence.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/dachimawa-lee-2.jpg" alt="dachimawa-lee-2" title="dachimawa-lee-2" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1902" /></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/r5Trz9dRJgI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Après “Corée”, “Quelques jours en France”</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/09/29/apres-coree-quelques-jours-en-france/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/09/29/apres-coree-quelques-jours-en-france/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 20:29:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres :: News]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Une partie de ceux qui s&#8217;intéressent à la Corée et sa culture connait probablement le recueil de bandes dessinées intitulé sobrement &#8220;Corée&#8221;, publié en 2006 chez Casterman. Cet ouvrage collectif proposait à plusieurs auteurs français de raconter à leur manière leur séjour en Corée, et contenait en parallèle quelques planches d&#8217;auteurs coréens. Un mélange un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une partie de ceux qui s&#8217;intéressent à la Corée et sa culture connait probablement le recueil de bandes dessinées intitulé sobrement &#8220;Corée&#8221;, publié en 2006 chez Casterman. Cet ouvrage collectif proposait à plusieurs auteurs français de raconter à leur manière leur séjour en Corée, et contenait en parallèle quelques planches d&#8217;auteurs coréens. Un mélange un peu inégal qui s&#8217;avérait toutefois très intéressant (le même principe existe aussi avec le Japon).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/quelques-jours-en-france.jpg" alt="quelques-jours-en-france" title="quelques-jours-en-france" width="300" height="424" class="alignnone size-full wp-image-1899" /></p>
<p>Demain sortira donc la suite de ce livre, où cette fois-ci les rôles ont été inversés. Ce sont donc 6 auteurs coréens qui ont été invités à relater leur expérience en France, tandis que 4 auteurs français s&#8217;expriment sur leur propre société. Parmi les premiers, on retrouve 5 des <em>manhwagas</em> qui étaient invités en janvier 2008 <a href="http://dooliblog.com/2008/01/29/a-la-rencontre-des-auteurs-de-manhwas-suite/">à une rencontre avec le public français</a> : Kang Doha (&#8221;<a href="http://dooliblog.com/2007/12/29/catsby-le-manhwa-qui-a-du-chat/">Catsby</a>&#8220;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/03/03/romance-killer-vol-1-de-kang-doha/">Romance Killer</a>&#8220;), Kim Dong-Hwa (&#8221;La bicyclette rouge&#8221;, &#8220;Histoires de Kisaeng&#8221;), Oh Se-Young (&#8221;<a href="http://dooliblog.com/2008/02/10/feux-de-oh-se-young/">Feux</a>&#8220;), Kim Soo-Yong (&#8221;Hip Hop&#8221;) et Lee Hyeon-Sook (&#8221;Plus beau que l’amour&#8221;, &#8220;Flower of Evil&#8221;). Le dernier est Suk Jung-Hyun, auteur de &#8220;Fantôme&#8221;.<br />
Voila encore une fois une excellente initiative, parfaitement cohérente avec le premier opus. Je me réjouis à l&#8217;avance de découvrir la vision de la France d&#8217;un artiste aussi talentueux que Kang Doha. <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/0kUHXc9OWqo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Projection] Land of Scarecrows – de Roh Gyeong-Tae (2008)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/09/21/projection-land-of-scarecrows-de-roh-gyeong-tae-2008/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/09/21/projection-land-of-scarecrows-de-roh-gyeong-tae-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 20:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Une petite news en passant qui pourrait intéresser les parisiens : l&#8217;ACID (Association du cinéma indépendant pour sa défense) organise ces prochains jours la projection du film coréen &#8220;Land of Scarecrows&#8221;, de Roh Gyeong-Tae. Ce nom n&#8217;est peut-être pas inconnu aux plus fervents lecteurs du blog puisque j&#8217;avais déjà parlé de la sortie de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une petite news en passant qui pourrait intéresser les parisiens : l&#8217;<a href="http://www.lacid.org/">ACID</a> (Association du cinéma indépendant pour sa défense) organise ces prochains jours la projection du film coréen &#8220;Land of Scarecrows&#8221;, de Roh Gyeong-Tae. Ce nom n&#8217;est peut-être pas inconnu aux plus fervents lecteurs du blog puisque <a href="http://dooliblog.com/2008/03/18/sortie-cine-le-dernier-repas-de-roh-gyeong-tae/">j&#8217;avais déjà parlé de la sortie de son précédent film</a>, &#8220;Le Dernier Repas&#8221; et <a href="http://dooliblog.com/2008/03/22/interview-ded-distribution-editeurdistributeur-independant/">posé quelques questions au distributeur ED Distribution</a> à cette occasion.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/land-of-scarecrows.jpg" alt="land-of-scarecrows" title="land-of-scarecrows" width="300" height="429" class="alignnone size-full wp-image-1897" /></p>
<p>Voici le descriptif :</p>
<p><em>Land of Scarecrows (Terre d’épouvantails), film très visuel, sentimental et personnel, qui décrit la vie de trois personnages poursuivant chacun leur rêve et dont les vies s&#8217;entremêlent, est une succession de tableaux à la fois magnifiques et cruels, un film poétique, méditatif, décalé, parfois irréel mais qui parle de notre monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, devenu une décharge sur laquelle sont plantés quelques épouvantails. C’est le deuxième volet d&#8217;un tryptique sur la pollution environnementale, physique et mentale. Avec une économie de moyens et un style proche du film expérimental, Gyong-Tae Roh nous présente une oeuvre en marge du cinéma, avec des personnages eux-mêmes en marge de la société. Son film est teinté d’humour noir, à la fois absurde, énigmatique drôle et mélancolique.</em></p>
<p>Le film sera diffusé à trois reprises (chaque projection sera suivie d’un débat) :<br />
- Vendredi 25 septembre, 20h30 (CINÉMA LESTOILES, Place François Truffaut, 95210 SAINT-GRATIEN)<br />
- Samedi 26 septembre, 13h30 (CINÉMA DES CINÉASTES, 7 Avenue de Clichy, 75017 PARIS)<br />
- Vendredi 9 octobre, 20h30 (CINÉMA PAUL ELUARD, 4 avenue Villeneuve St Georges, 94600 CHOISY LE ROI)</p>
<p>Plus d&#8217;informations sur <a href="http://www.lacid.org/films_fiche.asp?id=534">le site de l&#8217;ACID</a> et sur <a href="http://www.coree-culture.org/evenement03.php?year=2009&#038;month=09&#038;no=1073">le site du Centre Culturel Coréen</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Goemon – de Kiriya Kazuaki (2009)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/09/15/goemon-de-kiriya-kazuaki-2009/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/09/15/goemon-de-kiriya-kazuaki-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:01:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Petit retour sur l&#8217;un des nombreux films vu la semaine dernière à l&#8217;Etrange Festival avec &#8220;Goemon&#8221;, sorte de Robin des Bois japonais, dans un film dont les décors ont été entièrement réalisés en images de synthèse.

&#8220;Goemon&#8221; démarre plein de promesses. Une scène d&#8217;ouverture bien rythmée, une galerie de personnages hauts en couleurs rapidement introduite, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit retour sur l&#8217;un des nombreux films vu la semaine dernière à l&#8217;Etrange Festival avec &#8220;Goemon&#8221;, sorte de Robin des Bois japonais, dans un film dont les décors ont été entièrement réalisés en images de synthèse.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/goemon-2.jpg" alt="goemon-2" title="goemon-2" width="300" height="416" class="alignnone size-full wp-image-1893" /></p>
<p>&#8220;Goemon&#8221; démarre plein de promesses. Une scène d&#8217;ouverture bien rythmée, une galerie de personnages hauts en couleurs rapidement introduite, et une scène délicieusement anachronique où notre héros, ravi de son cambriolage réussi, se repose en compagnie d&#8217;un groupe de danseuses. C&#8217;est visuellement assez délirant, et c&#8217;est vraiment ce que j&#8217;ai le plus apprécié dans ce film : la création de tout un univers graphique, des décors aux costumes somptueux. Tout cela permet de créer une vraie identité aux personnages qui sont tous plus classes les uns que les autres. Les acteurs, Goemon et son frère d&#8217;armes en tête, sont très bons, on retrouve avec plaisir Susumu Terajima dans le rôle du légendaire Hattori Hanzo et on croise même le champion de K1 coréen Choi Hong-Man dans le rôle d&#8217;un vilain colosse blond très bourrin (ce qu&#8217;il est dans la vraie vie en fait).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/goemon-1.png" alt="goemon-1" title="goemon-1" width="450" height="288" class="alignnone size-full wp-image-1892" /></p>
<p>Malheureusement, le traitement laisse beaucoup plus à désirer. Si les images sont parfois très belles, certaines sont aussi vraiment hideuses (je pense en particulier à un plan récurrent où Goemon court face caméra est particulièrement ignoble). Les scènes d&#8217;action sont particulièrement foutraques, voire totalement illisibles par moments. Mais je crois que le pire c&#8217;est qu&#8217;à côté de ça, Kiriya Kazuaki nous colle une musique pompeuse et omniprésente pour tenter à chaque instant de renforcer l&#8217;aspect épique ou romanesque du film, ce qui devient très vite insupportable.</p>
<p>Côté histoire, ce n&#8217;est guère mieux, on sent que le réalisateur a voulu mettre dans son histoire tous les ingrédients possibles du genre : le jeune disciple avide de vengeance, le fidèle serviteur, le frère d&#8217;armes qui deviendra ennemi mais en fait non, le vieux maître ninja, le méchant ninja, la princesse bien-aimée&#8230; A trop vouloir multiplier les enjeux, la narration est assez décousue et s&#8217;essouffle très vite. Le pire c&#8217;est que certains personnages qu&#8217;on aurait aimé voir plus présents disparaissent très vite (je pense par exemple à Eriko Sato, dont la bouille faisait des merveilles dans &#8220;Funuke Show Some Love, You Losers !&#8221;, les personnages féminins sont d&#8217;ailleurs particulièrement balancés), alors que d&#8217;autres comme le serviteur de Goemon ne servent à rien (son implication dans la scène finale est pitoyable).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/goemon-3.png" alt="goemon-3" title="goemon-3" width="450" height="280" class="alignnone size-full wp-image-1894" /></p>
<p>De plus, la scénario souffre d&#8217;invraisemblances empêchant encore plus le spectateur de se sentir impliqué dans l&#8217;histoire. Exemple : lorsque son frère d&#8217;armes est sur le point d&#8217;être exécuté, Goemon tente vainement de traverser la foule pour lui venir en aide. Mais la foule est très nombreuse et il n&#8217;arrive pas à avancer assez vite. Le seul hic, c&#8217;est que pendant les combats, Goemon en bon ninja est parfaitement capable d&#8217;effectuer des sauts dans les nuages et de se déplacer à la vitesse de la lumière. Comment donc nous faire pleurer avec ça ?! Globalement aucune émotion n&#8217;arrive à passer, si bien qu&#8217;on se demande si les larmes finales de la belle Cha-Cha ne sont pas en images de synthèse également !</p>
<p>Bref, l&#8217;univers avait tout pour me plaire, mais au final j&#8217;ai été assez déçu par ce film qui malgré sa forme se révèle sans surprises ni étincelles. En fait, il me fait beaucoup penser à Aladdin.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>5 raisons de ne pas aimer les dramas coréens</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/09/09/5-raisons-de-ne-pas-aimer-les-dramas-coreens/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/09/09/5-raisons-de-ne-pas-aimer-les-dramas-coreens/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 21:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hyewon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers :: Corée]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[drama]]></category>

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		<description><![CDATA[Je pense qu&#8217;une partie des visiteurs de ce blog a déjà regardé un drama coréen. En fait, je n&#8217;aime pas vraiment ça parce que la fin est souvent trop prévisible. De plus, il y a toujours des &#8220;règles&#8221; qui reviennent systématiquement dans ces dramas. De ce fait, je n&#8217;ai pas regardé &#8220;Winter Sonata&#8221; ou &#8220;Autumn [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je pense qu&#8217;une partie des visiteurs de ce blog a déjà regardé un drama coréen. En fait, je n&#8217;aime pas vraiment ça parce que la fin est souvent trop prévisible. De plus, il y a toujours des &#8220;règles&#8221; qui reviennent systématiquement dans ces dramas. De ce fait, je n&#8217;ai pas regardé &#8220;Winter Sonata&#8221; ou &#8220;Autumn Tale&#8221; qui sont assez populaires, et je ne vais pas les voir d&#8217;ailleurs. Voici quelques unes de ces règles.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/soulmate.jpg" alt="soulmate" title="soulmate" width="450" height="298" class="alignnone size-full wp-image-1889" /></p>
<p><strong>1. Le bien contre le mal</strong></p>
<p>A la fin, ce sont toujours les gentils qui gagnent ! Cette fin est non seulement irréaliste mais aussi trop simple à deviner. Comment est-ce qu&#8217;une gentille fille un peu pauvre gagne contre une superbe fille riche ? Pensez-vous que cette situation arrive souvent dans la réalité ? Réfléchissez mais je vous laisse la réponse. En tout cas grosso modo si la fin est une &#8220;happy end&#8221;, les gentils gagne l&#8217;amour, la richesse et tout ce qu&#8217;ils peuvent avoir. Au contraire, si la fin est tragique, ils meurent mais les méchants retrouvent un peu d&#8217;humanité et demandent pardon. </p>
<p><strong>2. Cinderella story</strong></p>
<p>En fait, c&#8217;est la suite du point précédent parce que l&#8217;héroïne est souvent gentille et pauvre. Comme son prince charmant est souvent riche, c&#8217;est difficile d&#8217;être en couple. Cependant, cette fille gagne son grand amour à la fin malgré toutes les stratégies d&#8217;une fille méchante, souvent très riche et super belle. J&#8217;ai rarement (ou jamais&#8230; ?) vu la méchante fille se mettre avec l&#8217;homme de l&#8217;héroïne. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/que-sera-sera.jpg" alt="que-sera-sera" title="que-sera-sera" width="450" height="314" class="alignnone size-full wp-image-1888" /></p>
<p><strong>3. Relation triangulaire&#8230; voire rectangulaire</strong></p>
<p>La suite des deux premiers points. Et oui, l&#8217;héroïne et la méchante aiment le même homme. Peut-être que cet homme et la méchante sont fiancés (souvent par un mariage arrangé) au début et s&#8217;apprêtent à former un couple parfait. Mais soudain, notre héroïne apparaît et attire attention de cet homme. Très souvent, l&#8217;autre fille fait des pieds et des mains mais ça ne marche pas. Dans le cas d&#8217;une relation rectangulaire, les scénaristes ajoutent un autre homme qui est souvent gentil qui donne du courage à notre héroïne et petit à petit se met à l&#8217;aimer. Mais bon, il n&#8217;aura pas de chance car l&#8217;héroïne finira évidemment avec l&#8217;autre homme&#8230; Si vous observez plusieurs dramas, c&#8217;est toujours comme ça.</p>
<p><strong>4. Musique (super) guimauve</strong></p>
<p>La plupart des scènes sont déjà hyper cul-cul mais la musique en rajoute encore plus. La majorité des morceaux qu&#8217;on peut entendre dans les dramas coréens sont vraiment trop mielleux. C&#8217;est comme l&#8217;Eurovision qui est aussi une collection de chansons d&#8217;amour dont les paroles sont super faciles à comprendre (cette année, le titre de la chanson gagnante était &#8220;Fairy tale&#8221;&#8230; Mon dieu !). Si on voit un couple, il y a toujours une chanson avec 사랑 (amour), 영원히 (éternellement), etc. Si vous n&#8217;avez pas encore remarqué, écoutez bien la prochaine fois&#8230; <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/09/full_house.jpg" alt="full_house" title="full_house" width="450" height="298" class="alignnone size-full wp-image-1887" /></p>
<p><strong>5. Flashbacks</strong></p>
<p>Dernier point mais pas le moindre, il y a trop de flashbacks dans les dramas. C&#8217;est vraiment énervant parce que non seulement l&#8217;histoire n&#8217;avance pas, mais on a déjà vu les images 2 ou 3 épisodes avant. De plus, ces flashbacks durent quelques minutes et on est obligé de le voir assez souvent. Il arrive même qu&#8217;à la fin du premier épisode d&#8217;un drama, on ait droit à des flashbacks pour nous rappeler le début de l&#8217;épisode !</p>
<p>Voila mes 5 raisons. Mais en réalité il y en a bien d&#8217;autres : maladie (souvent un cancer ou un problème au coeur), secrets de famille (le personnage pauvre était en fait l&#8217;enfant de&#8230;), etc. Bon, il en existe de très bons (&#8221;<a href="http://dooliblog.com/2007/01/13/ruler-of-your-own-world-drama/">Ruler of your own world</a>&#8220;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2007/09/18/alone-in-love-drama/">Alone in love</a>&#8220;), mais je suis devenue vraiment difficile en ce qui concerne le choix d&#8217;un drama. Si vous en avez à me conseiller, n&#8217;hésitez pas !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rush – de Lee Sang-In (1999)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/09/02/rush-de-lee-sang-in-1999/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/09/02/rush-de-lee-sang-in-1999/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 20:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai récemment été exhumer ce film quasi-inconnu qui a fait un bide en Corée lors de sa sortie en 1999, et dont le réalisateur est depuis porté disparu (professionnellement parlant). Pourquoi ce film ? La raison première est la présence unique et inattendue au casting de la guitariste et chanteuse Nam Sang-Ah, figure de proue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai récemment été exhumer ce film quasi-inconnu qui a fait un bide en Corée lors de sa sortie en 1999, et dont le réalisateur est depuis porté disparu (professionnellement parlant). Pourquoi ce film ? La raison première est la présence unique et inattendue au casting de la guitariste et chanteuse Nam Sang-Ah, figure de proue des groupes de rock indépendants &#8220;Huckleberry Finn&#8221; (qu&#8217;elle a quitté après le premier album) et &#8220;3rd Line Butterfly&#8221; (que je vénère, et <a href="http://dooliblog.com/2008/06/28/un-peu-de-musique-coreenne/">dont j&#8217;ai déjà parlé</a>). Se procurer le film n&#8217;est pas une mince affaire, puisqu&#8217;il n&#8217;existe qu&#8217;en VHS en Corée. Je ne dois mon salut qu&#8217;à une version Hong-Kongaise plus que douteuse (son mal étalonné, image qui change brusquement de ton). Le DVD à lui seul vaut le détour puisqu&#8217;il comporte 3 bandes-annonces collector datant de la même époque pour des films d&#8217;horreurs complètement fauchés, totalement hilarants de médiocrité.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/rush-2.jpg" alt="rush-2" title="rush-2" width="300" height="412" class="alignnone size-full wp-image-1883" /></p>
<p>Mais revenons au film. &#8220;Rush&#8221; s&#8217;attache à décrire le quotidien désabusé d&#8217;une bande de jeunes dans la Corée déprimée des années FMI. Seung-Hyeon est riche et passe sa vie à s&#8217;amuser : filles, voitures de course&#8230; Il tombe amoureux de Baram, une jeune fille renfermée qui tente de réussir avec son groupe de rock. Celle-ci sympathise avec Sang-Jin, qui enchaine les petits boulots (dont celui de mascotte dans un costume ridicule) pour tenter de gagner sa vie, prêtant naïvement son argent à son meilleur ami. Enfin, la soeur de Sang-Jin rencontre Sun-Woo, un jeune diplômé en droit incapable de trouver un emploi, qui finit par travailler dans un DVD-bang (location de DVD &#8220;sur place&#8221;).</p>
<p>Autant le dire tout de suite, le film souffre de beaucoup de défauts, notamment au niveau de la réalisation. En fait le film m&#8217;a donné l&#8217;impression d&#8217;avoir été fait par un débutant. Le réalisateur tente pas mal de choses, la plupart ne fonctionnant pas mais sans toutefois rendre le film désagréable. Une voix-off bizarre accompagne l&#8217;un des personnages, un flash-back hante une autre, le summum est atteint lorsqu&#8217;un personnage raconte une blague mettant en scène un roi de Corée, tous les personnages se retrouvant transposés en costumes d&#8217;époque pour illustrer celle-ci (à la &#8220;My Sassy Girl&#8221;, sauf que vu le ton du film cela parait ici totalement déplacé !). Certains raccords sont totalement foireux ou improbables (à tel point qu&#8217;on se demande si c&#8217;est fait exprès), et une partie des acteurs a tendance à méchamment surjouer.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/rush-1.jpg" alt="rush-1" title="rush-1" width="450" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1882" /></p>
<p>Malgré tout cela, le film dégage une sorte de sincérité et parvient à rendre ses personnages attachants. En dépit de leur situation difficile, ils possèdent une énergie, une volonté de s&#8217;en sortir parfois touchante. Mis à part l&#8217;interprète de Sun-Woo qui est vraiment transparent, les autres deviennent peu à peu sympathiques au fur et à mesure du film. Nam Sang-Ah parle peu mais chante bien (la musique est bien sûr excellente, même si la qualité du son ne lui fait pas honneur). C&#8217;est même la plus intéressante des quatre puisqu&#8217;elle ne surjoue pas du tout et dégage ainsi beaucoup plus d&#8217;intensité.<br />
Pour ces quatres jeunes adultes, la vie n&#8217;apparait que comme une vaste fuite en avant illustrée à merveille par la vitesse qui les environne (et qui donne son titre au film) : bolides à fond à l&#8217;heure, courses poursuites effrénées, musique à fond&#8230; autant d&#8217;échappatoires à un quotidien déprimant. Le film s&#8217;ouvre d&#8217;ailleurs sur une séquence assez chouette où l&#8217;on découvre la ville illuminée par les phares des voitures, par ses écrans géants et ses lumières innombrables, tout ça en accéléré. L&#8217;idée de mouvement est omniprésente dans le film : soit ce sont les personnages qui se déplacent, soit l&#8217;arrière-plan indique un mouvement (un train, des voitures, des nageurs&#8230;). Même lorsque ceux-ci sont assis autour d&#8217;une table, c&#8217;est la caméra qui se met à tourner autour. Je trouve qu&#8217;au delà des reproches mentionnés plus haut, le film réussit assez bien à capter cette ambiance, ce malaise, et à nous le faire ressentir à travers ses personnages.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/rush-3.jpg" alt="rush-3" title="rush-3" width="450" height="327" class="alignnone size-full wp-image-1884" /></p>
<p>&#8220;Rush&#8221; n&#8217;est évidemment pas un chef d&#8217;oeuvre méconnu de cinéma coréen, mais malgré ses défauts je pense qu&#8217;il mérite mieux que son statut de film totalement oublié. Pas une pépite, mais un joli petit caillou tout biscornu que je garderai précieusement dans ma poche. Et puis les films coréens avec des poursuites à moto sur une bande son rock&#8217;n roll, <a href="http://dooliblog.com/2008/12/14/tears-de-im-sang-soo-2001/">moi j&#8217;aime</a>.</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/xpLJpAqJwfs" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Google Maps adopte enfin la Corée du Sud</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/08/29/google-maps-adopte-enfin-la-coree-du-sud/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/08/29/google-maps-adopte-enfin-la-coree-du-sud/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2009 12:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers :: Corée]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[geek]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore un article de vieux geek, après c&#8217;est promis on repasse au cinéma   Je me plaignais il y a un peu plus d&#8217;un an de l&#8217;absence totale de vue &#8220;Plan&#8221; couvrant le territoire sud-coréen sur Google Maps (excepté sur la version locale), alors que le Japon voisin était parfaitement traité.
Et bien voilà, ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un article de vieux geek, après c&#8217;est promis on repasse au cinéma <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  Je me plaignais <a href="http://dooliblog.com/2008/06/22/google-maps-naime-pas-la-coree/">il y a un peu plus d&#8217;un an</a> de l&#8217;absence totale de vue &#8220;Plan&#8221; couvrant le territoire sud-coréen sur Google Maps (<a href="http://www.entre-france-et-coree.com/2009/01/18/cartographie-en-ligne-coree/">excepté sur la version locale</a>), alors que le Japon voisin était parfaitement traité.<br />
Et bien voilà, ça y est, tout est enfin rentré dans l&#8217;ordre, la preuve en image :</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/maps1.png" alt="maps1" title="maps1" width="450" height="181" class="alignnone size-full wp-image-1876" /></p>
<p>En plus gros :</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/maps2.png" alt="maps2" title="maps2" width="450" height="323" class="alignnone size-full wp-image-1877" /></p>
<p>Il est possible de chercher une adresse en caractères coréens, mais aussi directement en utilisant la romanisation, c&#8217;est plutôt efficace. Il était temps !<br />
&#8211;> <a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&#038;source=s_q&#038;hl=fr&#038;geocode=&#038;q=cor%C3%A9e+du+sud&#038;sll=46.75984,1.738281&#038;sspn=9.00341,23.269043&#038;ie=UTF8&#038;z=7">Voir la carte de Corée</a></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/dooliblog/~4/voRgfLUFzzA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://dooliblog.com/2009/08/29/google-maps-adopte-enfin-la-coree-du-sud/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Apprendre le coréen sur l’iPhone</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/08/23/apprendre-le-coreen-sur-liphone/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/08/23/apprendre-le-coreen-sur-liphone/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 19:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers :: Corée]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[geek]]></category>
		<category><![CDATA[iphone]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà un article qui intéressera peut-être ceux qui comme moi essayent d&#8217;apprendre le coréen, et qui possèdent également un iPhone ou iPod Touch (voilà qui est sélectif !). De plus en plus d&#8217;applications entièrement dédiées à l&#8217;apprentissage du coréen sont disponibles, et proposent souvent des versions &#8220;light&#8221; gratuites permettant de faire quelques tests. Voici un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un article qui intéressera peut-être ceux qui comme moi essayent d&#8217;apprendre le coréen, et qui possèdent également un iPhone ou iPod Touch (voilà qui est sélectif !). De plus en plus d&#8217;applications entièrement dédiées à l&#8217;apprentissage du coréen sont disponibles, et proposent souvent des versions &#8220;light&#8221; gratuites permettant de faire quelques tests. Voici un petit tour d&#8217;horizon de ces applications.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_korean.jpg" alt="icone_korean" title="icone_korean" width="100" height="100" class="alignnone size-full wp-image-1865" /> Korean (<a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=303220281&#038;mt=8">version complète</a>)<br />
Cette application propose un système de Flashcards avec un total de 1500 mots coréens et leurs traductions en anglais. Un système &#8220;intelligent&#8221; (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Spaced_repetition">SRS</a>) permet de proposer plus fréquemment les mots mal connus que ceux qui sont maitrisés. Le gros inconvénient de l&#8217;application est qu&#8217;il propose tous ces mots en vrac, sans aucun regroupement logique si ce n&#8217;est la nature (nom/verbe/adjectif/adverbe). Ceci ne facilite vraiment pas l&#8217;apprentissage : chaque fois qu&#8217;un mot inconnu est présenté, il retombe aussitôt dans la masse.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_declan.png" alt="icone_declan" title="icone_declan" width="100" height="98" class="alignnone size-full wp-image-1863" /> Korean Audio Flashcards (<a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=302590415&#038;mt=8">version complète</a>, <a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=304769887&#038;mt=8">version light</a>)<br />
Voila celle que je préfère. Le principe est le même, mais ce sont cette fois 6200 mots qui sont disponibles à l&#8217;apprentissage. Ces mots sont regroupés en subsets (appelés &#8220;WordFile&#8221;) thématiques comme les couleurs, la nourriture, les métiers, etc. Par rapport à l&#8217;application précédente, je trouve qu&#8217;il est beaucoup plus efficace d&#8217;apprendre en même temps tout le vocabulaire lié à un thème. Je peux ainsi étudier quelques thèmes à la fois, et attendre de les maitriser pour en aborder de nouveaux. L&#8217;autre point fort de cette application est la méthode utilisée pour apprendre les mots. Pour &#8220;valider&#8221; un mot, il faut compléter 4 types d&#8217;exercices : trouver la traduction du mot coréen, trouver le mot coréen à partir d&#8217;une traduction, trouver la bonne traduction à partir d&#8217;un audio en coréen (à chaque fois parmi 4 propositions), et enfin écrire le mot coréen à partir de sa traduction (sans proposition donc). Un échec à l&#8217;un des exercices invalide le mot pour les 3 autres types d&#8217;exercice également. Cette méthode progressive permet d&#8217;aborder le mot plusieurs fois, d&#8217;abord de manière simple, puis plus difficile avec l&#8217;audio et surtout l&#8217;écriture qui force l&#8217;utilisateur à être &#8220;actif&#8221; (je trouve que les systèmes de flashcards sont trop passifs et peuvent être utilisés l&#8217;esprit un peu ailleurs, l&#8217;écriture aide vraiment à la mémorisation). Le seul défaut de l&#8217;application est l&#8217;impossibilité de créer ses propres sets de mots (mais peut-être cela viendra-t-il un jour ?).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_accelastudy.jpg" alt="icone_accelastudy" title="icone_accelastudy" width="100" height="100" class="alignnone size-full wp-image-1862" /> AccelaStudy (<a href="http://ax.search.itunes.apple.com/WebObjects/MZSearch.woa/wa/search?entity=software&#038;media=all&#038;submit=seeAllLockups&#038;term=accelastudy+coréen">version complète</a>, <a href="http://ax.search.itunes.apple.com/WebObjects/MZSearch.woa/wa/search?entity=software&#038;media=all&#038;submit=seeAllLockups&#038;term=accelastudy+korean+essentials">version light</a>)<br />
Comme la précédente application, celle-ci propose 2100 mots divisés en 65 catégories thématiques. Le point fort est qu&#8217;elle permet de se créer ses propres catégories. Du côté des exercices, c&#8217;est le système habituel de flashcards qui est utilisé, avec aussi un système de quiz écrit ou audio. Pas de possibilité d&#8217;écrire les mots, dommage (surtout que le clavier coréen est très pratique et facile à utiliser sur l&#8217;iPhone). Un autre aspect agaçant dans la version française est la traduction qui semble avoir été faite automatiquement depuis l&#8217;anglais.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_koreanclass.png" alt="icone_koreanclass" title="icone_koreanclass" width="100" height="100" class="alignnone size-full wp-image-1866" /> KoreanClass101 (<a href="http://ax.search.itunes.apple.com/WebObjects/MZSearch.woa/wa/search?entity=software&#038;media=all&#038;submit=seeAllLockups&#038;term=pocket+Korean+innovative+language+learning">version complète</a>, <a href="http://ax.search.itunes.apple.com/WebObjects/MZSearch.woa/wa/search?entity=software&#038;media=all&#038;submit=seeAllLockups&#038;term=free+pocket+Korean+innovative+language+learning">version light</a>)<br />
Le site <a href="http://www.koreanclass101.com/">KoreanClass101</a> (<a href="http://dooliblog.com/2008/01/04/bon-plan-apprendre-le-coreen-en-podcast/">dont j&#8217;ai déjà parlé</a>) propose toute une batterie d&#8217;applications reprenant leurs contenus. Il existe une application par type de série de podcasts (Newbie, Beginner, Intermediate, etc). Ces applications reprennent les fichiers audio et y ajoutent la transcription des dialogues en coréen, des listes de vocabulaire, des explications de grammaire, etc. Des flashcards sont disponibles mais elles présentent juste les mots dans un ordre aléatoire, sans tenir compte du score obtenu. Le podcast étant déjà disponible gratuitement, je ne sais pas si cette application est réellement indispensable, mais elle présente l&#8217;avantage de tout regrouper pour une utilisation simplifiée.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_gengo.png" alt="icone_gengo" title="icone_gengo" width="100" height="100" class="alignnone size-full wp-image-1864" /> Gengo Flashcards (<a href="http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=305970970&#038;mt=8">version complète</a>, <a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=307222807&#038;mt=8">version light</a>)<br />
Egalement développée par l&#8217;équipe de KoreanClass101, Gengo Flashcards se présente sous la forme de quizz où un son en coréen est diffusé et trois images sont proposées. Il existe un quizz par catégorie thématique, et il est également possible de réviser les mots de chaque ensemble séparément. L&#8217;aspect visuel est très soigné et le tout bien réalisé, mais je doute de l&#8217;efficacité d&#8217;une telle méthode puisqu&#8217;elle ne mémorise pas les mots déjà maitrisés. De plus, seulement 250 mots sont disponibles (même s&#8217;il est possible d&#8217;ajouter ses propres mots avec ses propres images).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/icone_wordpower.png" alt="icone_wordpower" title="icone_wordpower" width="100" height="100" class="alignnone size-full wp-image-1867" /> WordPower (<a href="http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=294770816&#038;mt=8">version complète</a>, <a href="http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=295249579&#038;mt=8">version light</a>)<br />
Toujours par les mêmes créateurs, cette application propose de mémoriser 2000 découpés en 75 catégories. Le même système de flashcards est disponibles, avec les mêmes défauts. Fonctionnalité inédite, il est possible de s&#8217;enregistrer et de se réécouter. La version gratuite propose d&#8217;ajouter un nouveau mot chaque jour.</p>
<p>Voici quelques screenshots correspondant à ces 6 applications dans l&#8217;ordre (cliquez pour agrandir) :<br />
<a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_korean.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_korean-60x60.PNG" alt="screen_korean" title="screen_korean" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1871" /></a> <a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_declan.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_declan-60x60.PNG" alt="screen_declan" title="screen_declan" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1869" /></a> <a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_accela.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_accela-60x60.PNG" alt="screen_accela" title="screen_accela" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1868" /></a> <a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_koreanclass.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_koreanclass-60x60.PNG" alt="screen_koreanclass" title="screen_koreanclass" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1872" /></a> <a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_gengo.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_gengo-60x60.PNG" alt="screen_gengo" title="screen_gengo" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1870" /></a> <a href="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_wordpower.PNG"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/screen_wordpower-60x60.PNG" alt="screen_wordpower" title="screen_wordpower" width="60" height="60" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1873" /></a></p>
<p>Au final, je trouve donc que &#8220;Korean Audio Flashcards&#8221; est l&#8217;application la mieux adaptée à mon besoin, et je compte bien l&#8217;utiliser pour mettre à profit le temps passé dans les transports. D&#8217;autres applications vous semblent-elles intéressantes ?</p>
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		<title>Interview – de Byeon Hyeok (2000)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/08/13/interview-de-byeon-hyeok-2000/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 07:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;étais assez intrigué par ce film au vu de sa jolie affiche mais surtout de sa soi-disant appartenance au label &#8220;Dogme 95&#8243; initié par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. Malheureusement la désillusion fut rude : s&#8217;il utilise en apparence des procédés différents du cinéma mainstream conventionnel, &#8220;Interview&#8221; n&#8217;est bel et bien qu&#8217;un bon gros [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;étais assez intrigué par ce film au vu de sa jolie affiche mais surtout de sa soi-disant appartenance au label &#8220;Dogme 95&#8243; initié par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. Malheureusement la désillusion fut rude : s&#8217;il utilise en apparence des procédés différents du cinéma mainstream conventionnel, &#8220;Interview&#8221; n&#8217;est bel et bien qu&#8217;un bon gros mélo qui tâche, et mauvais en plus.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/interview-1.jpg" alt="interview-1" title="interview-1" width="289" height="400" class="alignnone size-full wp-image-1857" /></p>
<p>Passons très vite sur ce label &#8220;Dogme&#8221; : il faut bien admettre que c&#8217;est totalement n&#8217;importe quoi. Sur les 10 contraintes censées être appliquées dans les films du Dogme, pas moins de 7 sont allègrement violées dans &#8220;Interview&#8221;, les 3 restantes étant assez négligeables et suivies involontairement par grand nombre de films. Alors je sais que même Lars Von Trier ne les respectait pas toutes, mais ici ça sent clairement le petit coup marketing une fois le film tourné.<br />
Au delà de cette petite imposture qui n&#8217;empêcherait bien sûr pas le film d&#8217;être bon, qu&#8217;en est-il ? &#8220;Interview&#8221; démarre un peu comme &#8220;24 City&#8221; de Jia Zhang-Ke, sauf qu&#8217;ici les personnes interrogées n&#8217;ont pas grand chose à dire et évoquent des souvenirs de leur vie amoureuse, comme leur premier baiser. A côté de cela, on suit la petite équipe qui réalise ces interviews, et notamment le réalisateur (Lee Seong-Jae), qui se révèle très intéressé par une jeune femme (Shim Eun-Ha) faisant partie des personnes interviewées. A l&#8217;image du personnage principal soupirant en visionnant les rushes de son film, ce n&#8217;est pas transcendant et l&#8217;ennui pointe très vite le bout de son nez.</p>
<p>Au milieu du film, un interlude étonnant se déroulant à&#8230; Paris nous apporte l&#8217;explication de l&#8217;intérêt du personnage principal pour cette personne. Alors je crois qu&#8217;il faut vraiment que les réalisateurs coréens arrêtent de venir tourner en France, parce que c&#8217;est une catastrophe ! Tout comme Kim Ki-Duk et son &#8220;Wild Animals&#8221;, les acteurs coréens se retrouvent à prononcer des phrases complexes grammaticalement parfaites avec un accent purement incompréhensible. Pour rendre le tout un minimum crédible, ceux-ci pourraient prononcer des phrases simples, avec quelques fautes pourquoi pas. Mais non, ces personnages-là parlent une bouillie inintelligible, mais maitrisent parfaitement le subjonctif ! Cela pourrait être un détail gênant uniquement pour les spectateurs francophones, mais cette séquence s&#8217;accompagne aussi d&#8217;une abondance de clichés (l&#8217;appartement parisien !) et d&#8217;acteurs français horriblement dirigés (ou mauvais, je ne sais pas) dont chacune des phrases sonne faux. Je me fais du souci à propos du prochain Im Sang-Soo qui mettra en scène une coréenne habitant en France&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/08/interview-2.jpg" alt="interview-2" title="interview-2" width="450" height="263" class="alignnone size-full wp-image-1858" /></p>
<p>La dernière partie redéroule les évènements de la première sous un angle nouveau, avec toujours ces abondantes coupures servant à diffuser les interviews tournées par les personnages. L&#8217;ennui n&#8217;en est que plus fort puisqu&#8217;on mesure tout le chemin qu&#8217;il faudra reparcourir laborieusement pour arriver à la fin. Une fin banale digne des plus grands mélos, au point qu&#8217;on se demande pourquoi utiliser autant de stratagèmes pour en arriver là, avec si peu de choses à dire. Mêmes les interviews à valeur pseudo-documentaire sont manipulés puisqu&#8217;ils permettent par exemple les retrouvailles et le mariage d&#8217;un couple, la femme ayant quitté l&#8217;homme en apprenant qu&#8217;elle était atteinte d&#8217;une maladie grave (sortez les mouchoirs !).</p>
<p>Pour conclure, à part si vous voulez rigoler un peu devant le passage parisien, je vous déconseille vraiment ce film. Et pour voir la rarissime Shim Eun-Ha (pas mauvaise par ailleurs dans le film), &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/10/27/art-museum-by-the-zoo-de-lee-jeong-hyang-1998/">Art Museum By the Zoo</a>&#8220;, réalisé deux ans plus tôt, mérite beaucoup plus le détour.</p>
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