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	<title>Education Sans Frontière</title>
	
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		<title>Evénement Janvier 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 16:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[Haïti a besoin de nous
Par Thierry Dime Bolla
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La planète toute entière à ses yeux rivés vers Haïti à cause du terrible drame humanitaire dont le pays est victime suite au violent tremblement de terre qui a eu lieu le 12 janvier. L’épicentre du séisme d’une intensité de 7.3 sur l’échelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>Haïti a besoin de nous</b></font></span><br />
<em>Par Thierry Dime Bolla</em></p>
<p><strong><a href="http://www.educationsf.org/aider/">Pour faire un don, cliquez ici</a></strong>.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2010/01/haiti-educationsf.org3-500x290.jpg" alt="haiti - educationsf.org" title="haiti - educationsf.org" width="500" height="290" class="alignnone size-medium wp-image-248" /></div>
<p>La planète toute entière à ses yeux rivés vers Haïti à cause du terrible drame humanitaire dont le pays est victime suite au violent tremblement de terre qui a eu lieu le 12 janvier. L’épicentre du séisme d’une intensité de 7.3 sur l’échelle de Richter  était situé tout près de Port-au-Prince faisant des milliers de victimes au sein de la population.<br />
Comme il a été relaté par les télévisions du monde entier, le séisme a détruit des infrastructures notamment électriques, privant la capitale Port-au-Prince et ses près de 2 millions d&#8217;habitants, de courant et rendant quasiment impossible l&#8217;acheminement de blessés dans les centres hospitaliers encore debout.</p>
<p><span id="more-236"></span>Plusieurs jours après le tremblement de terre, les habitants de Port-au-Prince manquent de tout. Une mobilisation majeure s&#8217;organise pour secourir Haïti qui a lancé un appel à l&#8217;aide internationale. Education sans frontière veut selon ses possibilités participer au grand élan de solidarité. En effet, face à ce drame humanitaire,  Education Sans frontière a décidé de faire une collecte de fonds et le montant récolté sera intégralement versé à notre projet<br />
Notre action ne veut pas entrer en compétition avec celles des grands organismes déjà en place avec des moyens beaucoup plus importants, mais nous ne pouvions pas, face à ce grand drame,  rester indifférents et c’est pour cela que nous aimerions apporter une aide.<br />
Les fonds recueillis seront intégralement utilisés pour le projet &#8220;Haiti : Etre solidaire &#8220;. L’ une de nos coordinatrices Claurène Chappuis dont  la mère est haïtienne connaît bien le terrain et saura  mieux nous aider dans la distribution de l’aide nécessaire et ceci de la manière la plus judicieuse. </p>
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		<title>Evénement Novembre 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/11/10/evenement-novembre-2009/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 21:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dime]]></category>

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		<description><![CDATA[« Pikin Players » ou une histoire de football
Un film documentaire réalisé par Chapter01 Productions  en collaboration avec Education Sans Frontière. Pour faire un don, cliquez ici.

En accord avec Chapter01 Productions, Education Sans Frontière a récemment signé un partenariat en vue de la réalisation d’un film documentaire intitulé « Pikin Players (ce terme signifie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>« Pikin Players » ou une histoire de football</b></font></span><br />
Un film documentaire réalisé par Chapter01 Productions  en collaboration avec Education Sans Frontière. <strong><a href="http://www.pikinplayers.com/francais/donate_fr.html">Pour faire un don, cliquez ici</a></strong>.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/11/sybille_spinola-500x490.jpg" alt="Sybille Spinola" title="Sybille Spinola" width="500" height="490" class="alignnone size-medium wp-image-230" /></div>
<p>En accord avec Chapter01 Productions, Education Sans Frontière a récemment signé un partenariat en vue de la réalisation d’un film documentaire intitulé « Pikin Players (ce terme signifie enfant joueur dans un des dialectes du Cameroun). Pikin Players est un film documentaire qui raconte l’histoire de trois enfants africains qui voyagent en Europe pour devenir des joueurs de football professionnels. L’équipe de tournage va côtoyer ces jeunes durant des mois dans leur lutte pour atteindre leur rêve, en les suivant dans leur voyage depuis le Cameroun jusqu’en Europe. Pour en savoir un plus sur ce documentaire, la rédaction d’Education Sans Frontière est allée à la rencontre de Sybille Spinola, directrice du film.</p>
<p><strong>Question 1 : D’où vous est venue l’idée de réaliser un documentaire et pourquoi un tel film est-il nécessaire aujourd&#8217;hui ?</strong></p>
<p>L’an passé, je suis tombée sur un article dans l’Observer qui parlait du problème du trafic de jeunes footballeurs, ces garçons dont les familles avaient été piégées et avaient donné tout l’argent qu’elles possédaient pour envoyer leurs fils en Europe afin qu’il devienne une star du football.</p>
<p><span id="more-222"></span>Le sujet a tout de suite retenu mon attention. J’ai immédiatement contacté Jean-Claude Mbvoumin de NGO Culture Foot Solidaire qui m’a invitée à la 2ème conférence internationale sur les jeunes footballeurs africains au Cameroun et où j’ai eu la possibilité d’approfondir mes recherches ainsi que de discuter sur place avec des académies et des joueurs.<br />
Après la conférence, nous avons décidé d’essayer de raconter les histoires de ces garçons. Bien que les managers véreux piégeant des familles naïves soient un élément du problème, nous voulions nous concentrer davantage sur le problème plus vaste de jeunes garçons qui quittent tout pour essayer de réaliser un vague rêve, celui de devenir un roi du football.<br />
L’histoire elle-même est importante à une époque où le foot n’a jamais été aussi populaire et le moment choisi pour produire ce film est crucial. La coupe du monde aura lieu en Afrique du Sud l’an prochain. Cela correspondra vraiment à une période idéale pour attirer l’attention du monde, car tous les yeux seront tournés vers l’Afrique.</p>
<p><strong>Question 2 : Pourquoi le choix d’Education Sans Frontière comme partenaire pour réaliser ce film « Pikin Players » ?</strong></p>
<p>Il était clair pour nous que Pikin Players pourrait avoir le pouvoir de faire plus que de soulever le problème – il pourrait être utilisé pour aider à prévenir ce problème. Le meilleur moyen étant naturellement d’éduquer  et d’informer les enfants sur les dangers des rêves de gloire et de succès en Europe.<br />
Nous avons vu qu’Education Sans Frontière opérait au Cameroun. Nous les avons donc contactés pour une collaboration à notre projet. Nous pensions que le film pouvait être utilisé au Cameroun comme base de développement d’un programme social pour aider à informer les enfants des écoles camerounaises sur l’importance de continuer l’école plutôt que de tout quitter pour le football. En même temps, le film pourrait aussi interpeler les élèves européens nourrissant des rêves semblables.<br />
Educations Sans Frontière ayant répondu positivement à notre demande, c’est ainsi qu’est née notre collaboration.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/11/sybille_with_children_in_yaounde-500x375.jpg" alt="sybille_with_children_in_yaounde" title="sybille_with_children_in_yaounde" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-231" /></div>
<p><strong>Question 3 : Il est prévu qu’Education Sans frontière mette en place un projet éducatif autour de ce film, pensez-vous que cela pourra mieux sensibiliser la population face au phénomène «  des enfants, esclaves du foot » ?</strong></p>
<p>Le projet social issu de Pikin Player peut être utile de plusieurs manières. Premièrement, il va aider à l’éducation de jeunes joueurs en Afrique avant qu’ils ne décidend de quitter l’école et partir pour l’Europe. Cela les rendra plus attentifs aux pièges liés à ce commerce en général et leur permettra de poursuivre leur carrière en ayant les bonnes informations. Deuxièmement, le projet peut servir à éduquer les jeunes joueurs en Europe sur la situation dans laquelle se trouvent leurs jeunes collègues africains. Plus cette situation sera mise au grand jour et moins elle aura de chance de perdurer.</p>
<p><strong>Question 4 : Nous avons appris qu’une de vos équipes était récemment rentrée d’un voyage du Cameroun, pourriez-vous nous dire quel était le but de ce voyage et comment cela s’est-il passé?</strong></p>
<p>Nous avons fait 2 voyages au Cameroun jusqu’à aujourd’hui – le premier était pour rencontrer des experts sur le sujet et sur le football africain. Nous voulions également rencontrer les jeunes joueurs personnellement afin de pouvoir leur parler et avoir une meilleure vue de la situation.<br />
Après le premier voyage, nous avons passé 8 mois à développer le projet et nous sommes retournés au mois d’août dernier pour trouver les garçons dont nous aimerions raconter l’histoire. Nous avons passé 5 semaines à faire des interviews intensives avec des dizaines de garçons. Nous en avons finalement sélectionné 4. Un des garçons a été repéré par Samuel Eto et a été recruté par le FC Barcelone. Il sera pris en charge et protégé par la « Fundacion Privada de Samuel Eto et il suivra les cours dans une école locale. Nous avons voulu raconter cette histoire pour démontrer comment les choses devraient être faites – officiellement, légalement et pour les intérêts de l’enfant pris en charge.<br />
Nous avons ensuite sélectionné 3 autres garçons qui se  débrouilleront par eux-mêmes pour venir en Europe. Ils ont des invitations de clubs pour des essais, mais rien d’autre. Ils n’auront pas de protection et le résultat de leur voyage est plus incertain que celui du garçon mentionné précédemment qui se rendra à Barcelone.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/11/boys_in_limbe-500x375.jpg" alt="boys_in_limbe" title="boys_in_limbe" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-228" /></div>
<p><strong>Question 5 : Le film sera réalisé par Chapter01 Productions  qui est une maison de production dont l’ambition est de produire des films ayant une responsabilité sociale. Mais j’imagine que dans un contexte pareil, chaque film est différent avec des enjeux divers. Qu’est-ce qui fait la spécificité de « Pikin Players » ?</strong></p>
<p>Nous sommes une équipe de cinéaste professionnels et nous avons jusqu’ici travaillé sur des projets à caractère social. Mon dernier film relatait le problème de la démolition des maisons en Palestine et d’autres membres de notre équipe ont travaillé sur des projets en Afrique, au Moyen Orient, en Europe et en Asie sur des thèmes aussi divers que l’attentat de Madrid ou les immigrants africains voyageant sur des barques pour arriver en Europe. Nous sommes concernés par le monde dans lequel nous vivons et avons envie de partager ce que nous découvrons avec un public qui n’aurait pas les moyens de le découvrir sans cela.<br />
Pikin Players  raconte l’histoire de ces garçons et la raconte selon leur propre point de vue. Nous avons voulu suivre les garçons à travers leur propre expérience plutôt que de le faire à la manière d’un reportage. Nous pensons que cette approche aura un impact plus grand, car voir d’autres joueurs comme eux-mêmes traversant les mêmes épreuves pour arriver en Europe vaut mieux que tous les discours et toutes les approches plus académiques.</p>
<p><strong>Question 6 : Vu le contexte économique actuel, on imagine qu’assurer le financement d’un film doit être extrêmement difficile. Qu’en est-il de « Pikin Players » et quels sont principaux défis que vous rencontrez ?</strong></p>
<p>Avec la crise, trouver de l’argent pour n’importe quel film est difficile. Nous avons financé entièrement le développement et la pré-production du film nous-mêmes. De par la nature de Pikin Players, nous voulions essayer de récolter des fonds pour produire le film nous-mêmes, grâce aux donations de professionnels de l’industrie, d’organismes éducatifs et toute personne  intéressée à contribuer à la réalisation du film.<br />
En ce moment, nous travaillons en collaboration avec des organisations ici en Espagne qui nous aident de différentes manières, comme par exemples offrir des services gratuitement, ce qui nous as permis d’organiser des collectes de fonds dans leurs locaux, etc. Nous avons été aidés par des footballeurs professionnels de Barcelone qui ont aimé le projet et voulaient y participer. Garcia Arts Projects nous ont permis d’utiliser leur concepteur pour tous notre matériel promotionnel. Nous avons néanmoins encore besoin de beaucoup d’aide financière. Nous essayons d’obtenir des paiements différés, parce que ce projet nous tient à cœur, mais surtout afin de pouvoir terminer Pikin Player à temps pour la coupe du monde de football. Nous avons encore besoin de beaucoup de fonds et toute aide que nous pourrions obtenir sera la bienvenue. </p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/11/boy_in_limbe-500x375.jpg" alt="boy_in_limbe" title="boy_in_limbe" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-227" /></div>
<p><strong>Question 7 : Quel accueil pensez-vous que le public réservera à ce documentaire et quelle réaction pensez-vous qu’il aura ?</strong></p>
<p>J’espère que le film incitera les gens à regarder au-delà de la coupe du monde et l’industrie du football. Le film n’est pas une critique pure et simple de l’industrie du football, mais il met en évidence ce qui pourrait être amélioré. Je ne veux en aucun cas donner des leçons à travers ce film &#8211; j’espère que les garçons raconteront leur propre histoire et le public pourra en tirer ses propres conclusions. Il est important pour moi de raconter une histoire différente des histoires que l’on nous montre de manière général, sur la guerre, la pauvreté, la malnutrition sur l’Afrique. Nous avons ici des garçons qui ont des rêves similaires à ceux des enfants d’Europe. Ils ont une famille, vont à l’école, sortent avec leurs amis et rêvent de devenir des stars du football. Avec une bonne éducation et plus d’investissements de la part des clubs européens, ces garçons pourraient poursuivre leur rêve chez eux, plutôt que de croire que leur seule chance pour réussir soit de partir pour l’Europe à n’importe quel prix.</p>
<p><strong>Merci Sybille pour votre disponibilité et à très bientôt pour la sortie du film.</strong></p>
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		<title>Témoignages – Septembre 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 09:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout quitter et aller vers l’inconnu
Par Laura S.

Tout quitter  et aller vers l’inconnu à la rencontre d’une culture nouvelle et  d’un univers nouveau. Telle est la décision qu’a prise Laura, un matin de février lorsqu’elle décida de plier bagage et d’aller faire une expérience à Foundiougne , une ville de l’ouest du Sénégal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Tout quitter et aller vers l’inconnu</strong><br />
Par Laura S.</font></p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/09/Senegal1-500x375.jpg" alt="Senegal1" title="Senegal1" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-215" /></div>
<p>Tout quitter  et aller vers l’inconnu à la rencontre d’une culture nouvelle et  d’un univers nouveau. Telle est la décision qu’a prise Laura, un matin de février lorsqu’elle décida de plier bagage et d’aller faire une expérience à Foundiougne , une ville de l’ouest du Sénégal située dans la région de Fatick.  Son désir de partir vers cette population démunie de tout, apportant avec elle, du matériel scolaire et de se confronter  à la réalité d’un environnement autre que le sien a été le moteur de cette démarche.<br />
Après plusieurs jours passés au cœur de ce peuple, côtoyant leur quotidien et partageant leur vécu,  Elsa en est sortie  grandie de cette expérience  et enrichie par ses différentes rencontres car au-delà de ce désir de venir en aide à cette population défavorisée de la ville de Foundiougne , ce fut avant tout, une grande aventure humaine. Et c’est le récit de cette aventure qu’elle nous livre ici à travers  cet entretien.</p>
<p><strong>Pourquoi vouloir tout quitter et aller enseigner au Sénégal ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas tout quitté, c’était une opportunité que m’a été offerte par  l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). En effet, des échanges internationaux ont été mis en place entre l’IUFM d’Alsace et quelques pays tels que le Sénégal, le Maroc, la Finlande, le Canada et la Russie. J’ai saisi cette occasion pensant que cette expérience allait être très enrichissante à tous les points de vue. J’étais curieuse de voir comment les enseignants préparaient leurs cours et surtout comment ceux-ci procédaient au vue du peu de moyens qu’ils possèdent. Il me semblait intéressant de pouvoir comparer nos démarches pédagogiques et d’échanger nos savoir-faire afin de s’enrichir mutuellement.</p>
<p><strong>Quelles démarches tu as dû faire avant ton départ? </strong></p>
<p>Deux formateurs de l’IUFM se sont chargés de l’organisation de ce séjour et nous ont préparés à ce à quoi nous allions être confrontés. Ils nous ont parlé des conditions dans lesquelles vivaient les hôtes qui allaient nous accueillir afin que nous ne soyons pas trop surpris à notre arrivée. Mais ils n’ont pas voulu trop nous en dire afin que nous puissions nous faire notre propre opinion et que nous découvrions le pays par nous-mêmes. Nous savions que les hôtes qui nous accueillaient étaient tous enseignants et que nous ferions notre stage dans leur classe. Pour la répartition, ce sont eux qui s’en sont chargés.<br />
En ce qui concerne les démarches administratives, il faut veiller à avoir un passeport valable 6 mois après la date de retour pour éviter d’être ennuyé. Pour les vaccinations, la fièvre jaune est indispensable et l’hépatite A et la typhoïde sont conseillés. Le mieux est d’en discuter avec son médecin avant de partir. Il vous recommandera également de prendre un traitement contre le paludisme.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/09/Senegal2-500x375.jpg" alt="Senegal2" title="Senegal2" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-216" /></div>
<p><strong>L’adaptation n’a-t-elle pas été difficile pour une européenne telle que vous ou le confort occidental est complètement absent ? </strong></p>
<p>En ce qui me concerne, l’adaptation n’a pas été trop difficile étant donné que j’avais déjà effectué un voyage au Mali quelques années auparavant ; je savais donc à quoi m’attendre et n’ai pas été trop surprise. Les sénégalais sont dotées d’une grande hospitalité et font en sorte que nous nous sentions au mieux chez eux. Certes, nous sommes loin du confort occidental mais on s’adapte à ce nouveau rythme de vie. On apprend à se satisfaire d’un sceau d’eau pour se laver, ce qui nous fait réfléchir par rapport à notre consommation habituelle!</p>
<p><strong>A quoi a servi le matériel apporté?</strong></p>
<p>Ce matériel a servi à fournir les écoles. Nous sommes venus avec près d’une tonne de matériel. En effet, nous avions tous collecté de notre côté pour apporter un maximum de fournitures pour les classes. Les cahiers et les stylos sont très chers et donc peu accessibles aux familles. Les élèves travaillent essentiellement sur ardoise. Nous avons également apporté du matériel sportif, qui est quasiment inexistant dans les écoles.</p>
<p><strong>A quoi doit s’attendre une personne qui souhaite faire une expérience similaire?</strong></p>
<p>Je pense qu’avant de vouloir se lancer dans ce type d’expérience, il faut bien se documenter sur le pays dans lequel on souhaite aller. En effet, il est important de connaître les conditions de vie de la population afin de ne pas être trop surpris par le manque de confort. Il faut également se renseigner sur les traditions et la façon de vivre afin d’éviter d’être maladroit, voire même de blesser. Pour le reste, il faut prendre le temps d’observer les gens et les laisser vous faire découvrir leur pays…</p>
<p><strong>Que gardes-tu de cette expérience?</strong></p>
<p>Cette expérience m’a beaucoup apporté, à la fois professionnellement que personnellement. Du point de vue professionnel, je retiendrai la richesse des échanges avec les enseignants. Nous avons comparé nos méthodes d’enseignement et partagé des savoir-faire. Mais j’ai surtout réalisé que l’on pouvait très bien enseigner en se contentant de peu de matériel. De retour en France, j’ai appris à davantage utiliser l’ardoise (ce qui, en plus, permet des économies de papier) et à privilégier l’oral dans mes cours.<br />
Cette expérience m’a également fait réfléchir sur moi-même et m’a appris à relativiser. J’ai retenu qu’il fallait apprendre à se satisfaire de ce que l’on a et à être heureux ainsi.</p>
<p><strong>Et s’était à refaire?</strong></p>
<p>Je le referais !</p>
<p>[<em>Interview réalisé par Thierry Dime Bolla</em>]</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Evènement – Octobre 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/09/03/evenement-aout-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 20:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dime Bolla]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;enseignement, un métier ou une vocation
Par Thierry Dime Bolla

Dans la grande majorité d’institutions et d’établissements, le mois de septembre  coïncide le plus souvent avec  la rentrée des classes. Cette année ne fera pas exception à cette règle :  il y en a qui découvriront l’univers de l’école pour la première fois, d’autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>L&#8217;enseignement, un métier ou une vocation</b></font></span></p>
<p>Par Thierry Dime Bolla</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/09/gabrielle-500x415.jpg" alt="" title="Gabrielle" width="500" height="415" class="alignnone size-medium wp-image-203" /></div>
<p>Dans la grande majorité d’institutions et d’établissements, le mois de septembre  coïncide le plus souvent avec  la rentrée des classes. Cette année ne fera pas exception à cette règle :  il y en a qui découvriront l’univers de l’école pour la première fois, d’autres qui seront à la fin de leur cursus et d’autres encore, qui poursuivront une fois de plus leur  enseignement en vue d’aller en classe supérieure. Quelle que soit la situation dans laquelle, l’un ou l’autre sera,  les interrogations demeurent quant à la nécessité de l’école aujourd’hui et à son rôle dans nos vies futures.<br />
<span id="more-197"></span>Hier encore, il ne fallait même pas une maturité (baccalauréat) pour démarrer dans la vie active et professionnelle  mais aujourd’hui, même un diplôme de Master ne vous donne plus aucune garantie car les entreprises exigent davantage de leurs futurs employés.  Conséquence, on se retrouve à faire des tâches sans relation avec son parcours scolaire et académique.<br />
A côté de cela, on remarque que les mutations de ces dernières décennies ont grandement ébranlés les fondations de notre société moderne car il y a encore quelques années, la cellule familiale était le cœur de l’éducation des enfants. Aujourd’hui,  dans une société où le père et la mère travaillent et où les enfants  sont de plus en plus laisser à eux-mêmes, l’éducation de notre jeunesse, est mise au second plan.<br />
Face à cette situation,  notre attitude commune est d’aller à la chasse aux responsables  ignorant que les vrais coupables, ce sont nous, les parents ; bref,  la société toute entière. Dans cette recherche du coupable, l’enseignant ou l’éducateur est souvent le meilleur bouc émissaire à pointer du doigt, alors que ce dernier, tout comme la société, est désemparé.  Dès lors, la profession d’enseignant en prend un coup et aboutit à une crise de vocation. En plus de cela, la croissance ininterrompue des effectifs scolaires et le déclin des conditions de travail augmentent encore la très nette pénurie d’enseignants.<br />
Malgré tout cela, on trouve, aujourd’hui encore, des jeunes qui ont gardé intacte cette flamme et décidé à faire de l’enseignement leur profession d’avenir. Parmi ces jeunes, il y a Gabrielle, une jeune institutrice, qui commence cette année, son vrai baptême du feu, en qualité d’enseignante.<br />
<strong><br />
N’est-ce pas surprenant de voir encore des jeunes tels que vous, s’intéresser à l’enseignement ?</strong><br />
L’attrait pour l’enseignement demeure toujours ; bon nombre de jeunes étudiants continue de s’intéresser à cette profession. A mon avis, les pénuries que connaissent nos sociétés ne sont donc pas attribuables au manque de relève. On se doit de chercher ailleurs si l’on souhaite trouver la source du problème.<br />
En tant que nouvelle diplômée, je peux facilement confirmer que plusieurs étudiants en éducation terminent avec brio leur cursus scolaire et se retrouvent en possession de tous les titres pour exercer. Les choses se compliquent un peu lors de l’entrée sur le marché du travail. A mon avis, on ne reconnaît pas toujours la profession à sa juste valeur. Les enseignants sont constamment épiés, on les critique beaucoup et on se donne un droit de regard quant à leur travail, un droit de regard qu’on ne s’accorderait pas avec une autre profession.<br />
Est-ce que, en visite chez le dentiste, vous permettriez-vous de dire à ce dernier comment faire son travail ? Règle générale, la réponse est non parce que vous jugez, à raison, ne pas avoir les connaissances suffisantes pour le faire. Je crois qu’il devrait en être de même pour la profession enseignante.<br />
Il est important de se rappeler que les enseignants ont suivi une formation ardue et complexe qui les rend compétents à former les citoyens de demain.  La société s’immisce beaucoup trop et impose une façon de faire les choses ; les enseignants ont beaucoup moins de liberté professionnelle.<br />
Après avoir discuté longuement avec plusieurs enseignants d’expériences professionnelles diverses, je peux confirmer que cette pression constante est un élément difficile à gérer. A cause de cela, plusieurs changeront carrément de profession alors que d’autres tenteront d’obtenir un autre poste. Au Québec, il n’est pas rare de voir des enseignants qui se recyclent et qui deviennent conseillers pédagogiques ou qui travaillent au ministère.</p>
<p><strong>D’où vous vient votre vocation d’enseignante ?</strong><br />
Je trouve la question très bien formulée. Je pense effectivement que pour être enseignant, il faut avoir la vocation. Du moins, c’est la présence de cette vocation qui différencie les enseignants des bons enseignants. Je ne pense pas que l’on puisse exercer cette profession toute une vie durant sans avoir la vocation. En ce qui me concerne, j’ai toujours voulu être enseignante. Je ne me souviens même pas de m’être posée la question, lorsque le temps est venu de m’inscrire à l’université. (il est à noter que les écoles normales ont été abolies au Québec et qu’il faut suivre une formation universitaire de 4 années pour devenir enseignant). </p>
<p><strong>De par vos voyages, vous avez fait des expériences aussi bien en Suisse qu’au Canada, d’après vous, l’approche des enseignants est-elle différente ?</strong><br />
J’ai complété ma formation au Québec et j’ai acquis toute mon expérience  en tant qu’enseignante dans ce pays. Il est donc difficile pour moi de répondre à cette question. Il pourrait cependant être intéressant de mentionner que l’actuel programme d’éducation québécois se base sur une réforme Suisse qui a été abolie à la suite d’une consultation populaire (canton de Genève). Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une copie exacte, mais, lorsqu’on prend connaissance des deux programmes, on se rend compte rapidement des similitudes.<br />
Le Québec a emprunté plusieurs valeurs éducatives à la Suisse, notamment la pédagogie différenciée.  Plusieurs Suisses ont, par le fait même, influencé l’actuel système scolaire québécois, notamment Perrenoud, pour ne nommer que ce dernier.</p>
<p><strong>Que pensez-vous de l’opinion populaire en Suisse  qui estime que les enseignants sont les privilégiés de notre société car ils travaillent moins de 25h par semaine, gagnent  plus 6000 CHF par mois et bénéficie de  près de 4 mois de vacances par année ?</strong><br />
Peu importe l’endroit dans le monde, je pense que le salaire et les avantages qu’ont les enseignants sont toujours source de discussions. Au Québec, les gens tiennent sensiblement les mêmes propos qu’en Suisse. Ces derniers manquent souvent de connaissance de la profession enseignante pour se permettre de tels propos. Je pense que cela revient à dire ce que j’ai mentionné plus haut. On se permet beaucoup de critiques qu’on ne se permettrait jamais pour une autre profession.<br />
Je n’ai pas trop envie de tomber dans l’éternel débat, mais je conseille simplement à tous ceux qui continuent d’entretenir ces vieux clichés, de s’informer davantage.  Les enseignants travaillent beaucoup plus que les heures déclarées. Quand on choisi cette profession, on ne compte plus les heures. Peut-être qu’officiellement l’enseignant est rémunéré pour ces 25 heures de travail, mais officieusement, les enseignants ne comptent plus les heures supplémentaires qui ne sont pas payées.<br />
Nous n’avons qu’à penser aux heures passées à planifier et préparer les cours ou à corriger. De plus, il ne faut pas perdre de vue que l’enseignant ne se limite pas uniquement à jouer leur rôle d’éducateur. Ils sont souvent les premiers intervenants sociaux. Cela fait donc en sorte que les enseignants accordent beaucoup de temps aux enfants en dehors des heures de classe. Avec la vocation vient bien entendu le désir absolu de voir nos élèves réussir.<br />
<strong><br />
A la veille de la rentrée de classe, comment vous sentez-vous et quels sont vos objectifs?</strong><br />
J’ai bien hâte d’entamer cette première année d’enseignement. Le contrat que j’ai obtenu cette année sera périlleux, puisque je ne serai pas titulaire d’une seule classe. Je devrai enseigner à plusieurs groupes de niveaux différents. Ce sera probablement une expérience de travail enrichissante et je pense que je serai beaucoup plus polyvalente à la fin de la prochaine année scolaire. L’objectif ultime est bien évidemment d’arriver à ce que chaque enfant réalise les apprentissages prescrits pour passer au niveau supérieur.</p>
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		<title>Evènement – Juillet 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/07/09/evenement-juillet-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2009 20:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dime Bolla]]></category>

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		<description><![CDATA[Chomage: Le pire reste-t-il à venir?
Par Thierry Dime Bolla

Tout commence aux Etats-Unis avec l&#8217;effondrement du marché des crédits hypothécaires à risque qui a engendré  la crise financière actuelle car les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n&#8217;étaient plus capables de rembourser leurs dettes. Face à cette situation, cette dette a été transformée en titres financiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>Chomage: Le pire reste-t-il à venir?</b></font></span><br />
Par Thierry Dime Bolla</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/07/691662_63622356-499x333.jpg" alt="" title="691662_63622356" width="499" height="333" class="alignnone size-medium wp-image-190" /></div>
<p>Tout commence aux Etats-Unis avec l&#8217;effondrement du marché des crédits hypothécaires à risque qui a engendré  la crise financière actuelle car les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n&#8217;étaient plus capables de rembourser leurs dettes. Face à cette situation, cette dette a été transformée en titres financiers et émis sur le marché des capitaux.</p>
<p>Or, lorsque la crise s’est révélée, ces titres qui auparavant ont été achetés par des banques ont perdu leur valeur tout en entrainant au passage une crise de confiance des investisseurs : d’où la crispation générale des marchés. Peu à peu, le scénario d&#8217;une crise de solvabilité globale des banques s&#8217;est imposé et a permis la mise sur pied de gigantesques plans de sauvetage dans tous les pays afin de redresser l’économie. </p>
<p>Seulement, malgré le sommet du G20 en avril dernier et l’injection des capitaux pour rétablir la fluidité des échanges, on se rend compte que l’économie mondiale peine à se redresser  car les pays essayent de s’en sortir en faisant bande à part. Ce qui est une énorme erreur car à cause de la globalisation, tout le système mondial est lié. </p>
<p><span id="more-187"></span>En attendant, l’économie réelle commence à ressentir fortement les effets de la crise. Les trois indicateurs clés du marché du travail ont évolué de manière négative : le chômage a augmenté, l’emploi a reculé, de même que la demande en main d’œuvre. En Suisse par exemple, le chômage a déjà atteint la barre de 3,5% tandis que le nombre d’entreprises ayant eu recours au chômage partiel a largement dépassé les 315 unités.</p>
<p>Cette nouvelle montée du chômage est de mauvais augure pour l’évolution de la consommation dans le pays et particulièrement à Genève car même si le chômage n’a pas augmenté aussi fortement qu’ailleurs (0,1 point de hausse à Genève), les intentions d’embauche présagent que le pire reste à venir. La situation est d’autant plus délicate pour Genève qui abrite un important secteur bancaire. Or, si Lehman Brothers, la cinquième banque d&#8217;affaires des Etats-Unis, a pu brutalement faire faillite, si la valeur de cette institution vieille de cent cinquante ans a pu s&#8217;évaporer en quelques semaines, alors, en théorie, aucune banque cotée en Bourse dans le monde ne peut s&#8217;estimer à l&#8217;abri. </p>
<p>Ceci devient d’autant plus inquiétant lorsque  le directeur de la division du travail au SECO déclare qu’il estime à près de 200 000, le nombre de personnes qui seront à la recherche d&#8217;un emploi l’an prochain. Autant dire, que rien ne prédit un ralentissement de cette hausse puisque le volume des offres d’emploi ne cesse de baisser. Ce qui signifie que les milliers de chômeurs supplémentaires attendus en 2010, resteront encore un bout de temps à la recherche d’un emploi puisqu&#8217;il faudra plusieurs mois pour remonter la pente. Alors croisons les doigts et armons-nous de patience et de courage. </p>
<p>Thierry Dime Bolla</p>
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		<title>Evénement – Mai 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/05/03/evenement-mai-2009/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 May 2009 21:15:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Sonia Gabriel]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dime]]></category>

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		<description><![CDATA[Switzernet: Une entreprise en pleine croissance malgré la crise
Par Thierry Dime Bolla

Si on se réfère au dernier rapport d’Eurostat, l’économie des 16 pays européens faisant partie de la zone euro a rétréci de 1,6 % au cours des trois derniers mois par rapport au trimestre précédent ; augmentant ainsi le nombre de chômeurs au sein [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>Switzernet: Une entreprise en pleine croissance malgré la crise</b></font></span><br />
Par Thierry Dime Bolla</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/05/page-daccueil-500x375.jpg" alt="Sonia Gabriel" title="Sonia Gabriel" width="500" height="375" class="size-medium wp-image-181" /></div>
<p>Si on se réfère au dernier rapport d’Eurostat, l’économie des 16 pays européens faisant partie de la zone euro a rétréci de 1,6 % au cours des trois derniers mois par rapport au trimestre précédent ; augmentant ainsi le nombre de chômeurs au sein de l’UE. Aujourd’hui, les chômeurs représentent 8,5 % de l’ensemble de la population active des pays membres de la zone euro. L’on s’attend à ce que les chiffres du chômage approchent un taux à deux chiffres dans les mois à venir lorsque des pays tels l&#8217;Allemagne abandonneront leurs formes de chômage technique pour imposer des licenciements en masse. </p>
<p>Cependant, malgré cette situation économique morose, on trouve des entreprises qui réussissent à tirer leur épingle du jeu en présentant des résultats positifs. C’est le cas de Switzernet, une société lausannoise (Suisse), spécialisée dans la téléphonie par Internet (VoIP) et qui récemment, s’est fait remarqué à travers son engagement social dans les pays en voies de développement. Notre équipe de rédaction a voulu en savoir davantage et est allée à la rencontre de Mme Sonia Gabriel, membre du comité de direction de Switzernet.</p>
<p><span id="more-179"></span><strong>Merci Sonia de nous recevoir et surtout permettez-nous de souligner le fait qu’une majorité d’entreprises suspendent actuellement leur financement aux ONG mais pas Switzernet.  Qu’est-ce qui fait la force d’une entreprise comme la votre?</strong></p>
<p>La grande force de notre entreprise est avant tout son tarif attractif (Si on se réfère aux données de comparis.ch, Switzernet offre les tarifs à la minute les plus bas pour un grand nombre de pays) et la facilité de notre procédé permet à tout le monde, depuis la maison, de bénéficier du meilleur de la technologie VOIP. Grace à notre produit, nul besoin d’avoir des connaissances techniques pour l’utiliser – Notre produit est juste «  plug and play ». En plus, la facturation à la seconde et l’absence de frais de connexion augmentent encore l’écart de prix avec les autres fournisseurs. Notre but principal est de fournir le meilleur prix possible pour chaque destination. La majeure partie de nos clients paient volontiers leur facture étant donné qu’elle est toujours inferieure à leurs prévisions.<br />
L’entreprise a connu quelques difficultés au courant de l’année 2007 à cause d’une mauvaise configuration avec un de nos fournisseurs. Ce qui provoquait quelque fois des disfonctionnements de réseaux qui affectaient la connexion d’une partie de nos clients. Nous avons depuis lors résolu le problème et sommes aujourd’hui satisfaits de la qualité du service que nous offrons. En témoigne le test effectué au cours de l&#8217;émission &#8220;On en parle&#8221; de la radio Suisse Romande.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/05/p5014967-500x375.jpg" alt="Sonia Gabriel" title="Sonia Gabriel" width="500" height="375" class="size-medium wp-image-182" /></div>
<p><strong>On a récemment constaté le soutien de Switzernet aux projets de développement dans les pays pauvres notamment dans le secteur de l’éducation, pourquoi cet engagement de la part de votre entreprise?</strong></p>
<p>L&#8217;éducation présente une importance capitale dans le développement d&#8217;une nation. Une éducation de premier rang forme des talents de premier rang, et les enseignants sont la clé de cette éducation. Soutenir l’éducation, c’est soutenir la société de demain. </p>
<p><strong>Est-ce que Switzernet sera toujours aux côtés des ONG?</strong></p>
<p>Vu la croissance de notre activité ces derniers mois et j’espère dans les années avenirs, il n’y a aucune raison pour Switzernet de ne pas être à leurs côtés. Nos clients nous le rendent bien et je crois que quelque part, ils sont contents de savoir qu’ils participent indirectement à de telles actions.</p>
<p><strong>Pour terminer, pourriez-vous me dire si Switzernet fera un geste supplémentaire pour réduire la facture téléphonique des ménages suisses?</strong></p>
<p>Nous sommes déjà les premiers grâce à notre système de tarification et notre but est de le rester. Et pour le rester, nous devons proposer les meilleurs tarifs possibles accompagnés d’un service irréprochable. Certes, tout n’est pas parfait, mais nous y travaillons. En février déjà nous sommes passés de 6 destinations gratuites à 12 et nous avons réduit le prix de communication dans bon nombre de pays tels que l’Italie, la Belgique, la Chine, le Cameroun etc…. Actuellement, Switzernet étudie la possibilité d’élargir cette baisse dans d’autres pays. Ce qui bien entendu, fera le bonheur des ménages suisses (<em>Rire</em>&#8230;).</p>
<p><strong>Merci Sonia pour votre disponibilité.</strong></p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/05/p5014984-500x375.jpg" alt="Switzernet" title="Switzernet" width="500" height="375" class="size-medium wp-image-183" /></div>
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		<title>Chronique: Garder la flamme</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/04/14/chronique-garder-la-flamme/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 19:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique du Mois]]></category>
		<category><![CDATA[Add new tag]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Lise Reymond Garder la flamme]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Anne-Lise Reymond
 Une amie me racontait qu&#8217;enfant, elle dessinait sur une feuille de papier un clavier, les touches « blanches » et les « noires », puis chantait en tapotant sur sa feuille. Elle est maintenant pianiste. Je me souviens aussi de mon petit voisin dont l’activité principale consistait à remorquer des morceaux de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3">Par Anne-Lise Reymond</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/chronique/reymond.jpg" alt="Anne-Lise Reymond" /> Une amie me racontait qu&#8217;enfant, elle dessinait sur une feuille de papier un clavier, les touches « blanches » et les « noires », puis chantait en tapotant sur sa feuille. Elle est maintenant pianiste. Je me souviens aussi de mon petit voisin dont l’activité principale consistait à remorquer des morceaux de bois avec un tracteur miniature. Je le revois, très concentré, penché des heures durant sur ce jouet, auquel il attachait au moyen d’une chaînette de mini-plots d&#8217;à peine 10 cm de long. Il est aujourd&#8217;hui l&#8217;heureux patron d’une entreprise forestière.<br />
Deux parcours bien différents, mais dans chaque cas, un intérêt précoce pour un savoir, une activité, un intérêt qui pour eux a été et demeure encore cet indispensable moteur dont a besoin tout être humain pour avancer, pour vivre. Aujourd’hui, tous deux ont en effet beaucoup plus qu&#8217;un « emploi » : ils exercent au quotidien une activité qu&#8217;ils ont choisie, qui leur apporte une satisfaction profonde, qui participe à leur bien-être et à leur équilibre. Les « amours de jeunesse » constituent en effet souvent le meilleur socle pour bâtir le futur.</p>
<p>Ce qui caractérise presque sans exception les jeunes enfants, c&#8217;est cette curiosité de tout, cette faculté d&#8217;émerveillement. Ils « bouffent le monde » avec leurs yeux, leurs mains. Une affiche dans la rue, des feuilles mortes par terre, un oiseau: tout est observé attentivement, tout est objet d&#8217;un vif intérêt. Un tel état d’esprit ne devrait pas être le monopole de l’enfance, parce que la curiosité, l&#8217;envie d’apprendre, le désir de faire, d&#8217;entreprendre, d&#8217;explorer est dans la nature même de l&#8217;humain. Or, le fait que l&#8217;on conserve ou non cet indispensable état d&#8217;esprit va dépendre pour beaucoup de l&#8217;attitude des personnes chargées de notre éducation, que l&#8217;on peut sommairement répartir en deux catégories: celles qui savent vivifier la flamme et celles qui, au contraire, l&#8217;étouffent. </p>
<p>Notre pianiste et notre bûcheron ont tous deux eu la chance d&#8217;être éduqués par des personnes qui chacune à leur manière ont su entretenir cette petite flamme qui les animait dès leur plus jeune âge. Leur passion précoce a été constamment encouragée, par des mots, par une attitude adéquate, par des actes aussi. Ainsi, un oncle avait loué une parcelle le temps d&#8217;une saison pour aller faire du bois avec le futur bûcheron. Et une dame du village avait offert à notre musicienne en herbe ses premières leçons de piano.<br />
Combien de familles en effet auraient dénigré l&#8217;étrange ballet du gamin au tracteur? Combien de familles également auraient préféré orienter leur fille vers un « vrai métier », considérant son amour du piano comme une simple passade ? Un geste de mépris, une seule remarque désobligeante, une attitude fermée peuvent suffire à éteindre la flamme. Éduquer, c&#8217;est donc aussi être capable d&#8217;encourager des choix qui ne seraient pas forcément les siens, ce qui ne signifie pas pour autant cautionner naïvement chaque lubie. </p>
<p>D&#8217;une certaine manière, on est éduqué et l&#8217;on éduque tout le temps et partout. Des rencontres même éphémères peuvent avoir une influence déterminante sur un destin. Voilà pourquoi chaque fois que l&#8217;on est amené à entrer en contact avec d&#8217;autres, en particulier avec de plus jeunes, il ne faut jamais manquer de souffler un peu sur la flamme… et surtout, surtout, veiller à ne jamais l’étouffer.</p>
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		<title>Evénement – Avril 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/04/06/evenement-avril-2009/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 05:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Dime Bolla]]></category>

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		<description><![CDATA[Le livre comme instrument d&#8217;échange et de développement
Par Thierry Dime Bolla

Jour anniversaire de la disparition de Shakespeare, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l&#8217;UNESCO, qui a eu lieu à Paris en 1995, afin de rendre un hommage mondial au livre et à l&#8217;auteur et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>Le livre comme instrument d&#8217;échange et de développement</b></font></span><br />
Par Thierry Dime Bolla</p>
<div align="center" style="padding:10px"><a href="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/04/livre1.jpg"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/04/livre1-500x189.jpg" alt="Livre" title="Livre" width="500" height="189" class="size-medium wp-image-151" /></a></div>
<p>Jour anniversaire de la disparition de Shakespeare, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l&#8217;UNESCO, qui a eu lieu à Paris en 1995, afin de rendre un hommage mondial au livre et à l&#8217;auteur et d&#8217;encourager chacun et en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l&#8217;irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. </p>
<p>Historiquement, le livre a été l&#8217;instrument le plus puissant de diffusion de la connaissance et le moyen le plus efficace pour en assurer la préservation. Par conséquent, toute initiative en vue de promouvoir le rayonnement du livre est un facteur d&#8217;enrichissement culturel pour tous ceux qui y ont accès et, de surcroît, ne peut que sensibiliser davantage encore l&#8217;opinion aux trésors du patrimoine culturel mondial.<br />
Le livre constitue une voie d&#8217;accès fondamentale à la connaissance des valeurs, des savoirs, du sens esthétique et de l&#8217;imaginaire de l&#8217;humanité. Vecteur de création, d’information et d’éducation, chaque culture peut y imprimer ses traits essentiels et y lire l’identité d’autrui. Fenêtre sur la diversité des cultures et pont jeté entre les civilisations, par delà le temps et l’espace, il est tout à la fois source de dialogue, instrument d’échange, et source de développement.</p>
<p>Promouvoir cette journée, c&#8217;est aussi prendre conscience des phénomènes tels que l&#8217;analphabétisme ou encore l&#8217;illettrisme ; phénomènes qui, bien qu&#8217;existant dans les pays riches (Selon l’Office fédéral de la statistique Suisse, 16 % des 16 à 65 ans, sont incapables de lire et comprendre un texte simple) sont très récurrents dans les pays pauvres. Ces phénomènes limitent les possibilités des personnes concernées non seulement à participer activement à la vie socio-politique de la nation mais aussi leur chance à leur propre épanouissement. Raison pour laquelle, la promotion de toutes actions pouvant mettre un frein à de tels phénomènes sont plus que jamais nécessaire aujourd&#8217;hui pour la meilleure réalisation de l&#8217;humain.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Evénement – Février 2009</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2009/02/12/evenement-fevrier-2009/</link>
		<comments>http://www.educationsf.org/2009/02/12/evenement-fevrier-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 18:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
		<category><![CDATA[Joelle Ninin]]></category>

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		<description><![CDATA[Se soigner deviendra t-il un luxe?
Par Thierry Dime Bolla

En Suisse, comme dans la plupart des pays industrialisés, les dépenses pour la santé croissent rapidement. De 2000 à 2005, les coûts du système de santé en Suisse ont augmenté de 22%, soit de 4,1% en moyenne annuelle. Une partie de cette hausse correspond à une augmentation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#73d216"><font size="3"><b>Se soigner deviendra t-il un luxe?</b></font></span><br />
Par Thierry Dime Bolla</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/images/evenements/joelle_ninin1.jpg" alt="Joelle Ninin" /></div>
<p>En Suisse, comme dans la plupart des pays industrialisés, les dépenses pour la santé croissent rapidement. De 2000 à 2005, les coûts du système de santé en Suisse ont augmenté de 22%, soit de 4,1% en moyenne annuelle. Une partie de cette hausse correspond à une augmentation du coût des prestations, une autre partie à un accroissement de leur niveau de qualité. Cette distinction est importante car, dans le premier cas, la hausse des coûts implique une dépense plus grande pour obtenir la même qualité de soins, alors que, dans le second, les ressources supplémentaires consacrées au système de santé permettent d’accéder à des traitements plus efficaces et de recevoir des prestations de meilleure qualité. </p>
<p>Seulement au fil des années, la facture des coûts de santé n&#8217;a cessé de croître et avec ces augmentations répétées, on est en droit de s&#8217;inquiéter et surtout de se demander si les soins ne deviendront pas à l&#8217;avenir un produit de luxe réservé exclusivement aux riches? Si tel est le cas, on assistera alors à une médecine à 2 vitesses ou seuls ceux qui auront les moyens pourront se permettre de bénéficier des meilleurs soins. Heureusement que des alternatives au système de santé publique se mettent en place afin de garantir les mêmes prestations tout en réduisant les coûts ; parmi elles, on peut citer les réseaux de soins. Et pour en savoir d&#8217;avantage, notre équipe est allée à la rencontre de Mme Joëlle Ninin, coordinatrice du réseau de soins Delta à Genève.   </p>
<p><span id="more-138"></span><strong>1- Qu’est ce que le réseau de soins Delta et quels sont ses avantages ?</strong></p>
<p>Le réseau de soins Delta est une association de médecins de famille qui travaille en partenariat avec différentes caisses maladie pour assurer les soins de base LAMal. En Janvier 2009, avec 150 médecins installés entre les cantons de Genève et de Vaud, c&#8217;est le plus important réseau de soins de Suisse. La particularité de ce réseau est de proposer une large gamme de services, notamment au sein de programme de prévention et promotion de la santé. Les primes des assurances partenaires sont parmi les plus basses des cantons concernés. Aujourd&#8217;hui, le réseau Delta compte plus de 44&#8242;000 assurés.</p>
<p><strong>2- Malgré les nombreux avantages que propose votre réseau de soins, on assiste tout de même à une certaine réticence de la population face à de telles alternatives. Pourquoi?</strong></p>
<p>Il y a deux aspects aux réticences: la prime basse et le choix du médecin de premier recours (MPR). En effet, l&#8217;adhésion au réseau Delta nécessite de choisir son médecin dans une liste, et de devoir obtenir son accord pour aller chez un spécialiste sous forme d&#8217;un bon de délégation, ce que les gens n&#8217;aiment pas car ils préfèrent choisir! Mais le principe du réseau repose sur ce premier postulat car le médecin de famille est le pivot central du réseau, l&#8217;explication est donnée dans les lignes qui suivent. Les gens se méfient aussi des primes basses car ils pensent qu’une prime basse signifie médecine au rabais et mauvaise gestion de leurs remboursements. La prime avantageuse du Réseau Delta est obtenue grâce à la gestion par une seule personne qu’est le médecin de famille. En rassemblant toutes les informations concernant son patient, en évitant ainsi des analyses et des examens redondants, le médecin de famille optimise les services de soins pour son patient, ce qui génère des économies. Les caisses partenaires sont gagnantes aussi et restent performantes. Ce médecin Delta suit aussi régulièrement des Cercles de Qualité. Lors de ces réunions, les médecins Delta confrontent leurs expériences et leur savoir et sont informés des publications les plus pertinentes concernant telle maladie ou tel traitement. Ils améliorent ainsi continuellement leur pratique médicale. On voit donc que ces primes basses sont surtout des primes avantageuses!</p>
<p><strong>3- Pensez-vous que la stabilité, voire la réduction des coûts de la santé passe également par un changement de nos habitudes?</strong></p>
<p>Nous pensons que le chemin de la stabilité des coûts passe par la responsabilisation de la personne. Cette responsabilisation passe elle-même par l&#8217;information et la formation du patient. Mieux informé, le patient prend sa santé en main et décide de prévenir les maladies ou les complications par un comportement responsable. C&#8217;est son médecin de famille, son pharmacien et les autres thérapeutes du réseau (psychologue, diététicien(ne) diplômé(e) ….) qui le guideront sur son parcours de soins et de santé. Cet empowerment du patient est un des buts essentiels du réseau Delta.</p>
<p><strong>4- La médecine à deux vitesses, pensez-vous que cela correspondra à la médecine de demain?</strong> </p>
<p>Le risque de ne pas favoriser l&#8217;accès aux soins de santé de manière équitable est là et le refus en votation populaire en 2007 de la création de la caisse unique n’arrange pas les choses … Par ailleurs, le système de prime par tête et de franchise à option favorise la désolidarisation. Les plus pauvres prennent souvent des hautes franchises qui les rendent vulnérables puisqu&#8217;ils ont des réticences à entamer des frais pour la prévention ou pour les premiers soins. On le voit déjà pour les frais dentaires, les plus pauvres ne recourent pas aux soins de base. Si les choses ne changent pas, d&#8217;ici quelques années, il n&#8217;y aura plus que quelques grandes caisses maladies qui imposeront leurs lois. Une façon d’échapper à ces monopoles est de s&#8217;engager dans un réseau de soins comme le réseau Delta, dirigé non pas par des assureurs mais par des médecins. </p>
<p>Pour plus d’informations sur le réseau de soins delta, veuillez consulter leur site internet à l&#8217;adresse suivante : <a href="http://www.reseau-delta.ch">www.reseau-delta.ch</a></p>
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		<title>Chronique du Mois – Février 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 18:22:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La motivation: La clé de succès dans une salle de classe
Par Selin Alperer Tatli
 Parmi les facteurs qui affectent l&#8217;apprentissage d&#8217;une seconde langue, la motivation a été citée comme un des éléments clés de réussite dans l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue. L&#8217;étudiant doit être prêt psychologiquement pour être motivé et ouvert à l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue. Cela dépend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>La motivation: La clé de succès dans une salle de classe</strong><br />
Par Selin Alperer Tatli</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/chronique/selin_alperer_tatli.jpg" alt="Selin Alperer Tatli" /> Parmi les facteurs qui affectent l&#8217;apprentissage d&#8217;une seconde langue, la motivation a été citée comme un des éléments clés de réussite dans l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue. L&#8217;étudiant doit être prêt psychologiquement pour être motivé et ouvert à l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue. Cela dépend aussi de l&#8217;interaction entre les facteurs innés et environnementaux (van Lier, 1996). Le facteur inné implique une volonté à s&#8217;engager dans une expérience dont le but est d&#8217;apprendre et s&#8217;améliorer et cela est considéré comme étant la motivation intrinsèque. Le facteur environnemental au contraire, implique un facteur externe tel une récompense, un éloge ou encore un rang ou une note pour l&#8217;étudiant impliqué dans l&#8217;apprentissage et qui est nommée dans la littérature comme étant la motivation extrinsèque. Tandis que les deux types de motivation sont en corrélation et coexistent ensemble, les chercheurs affirment que le succès dans l&#8217;étude est étroitement lié à la transformation de la motivation extrinsèque en motivation intrinsèque (Deci et Ryan, 1985; fourgon Lier, 1996). Ainsi, même si vous prenez des cours de langue parce que cela est exigé par votre société, il serait judicieux d’y voir une opportunité de développement personnel et de considérer cette expérience par rapport à ce qu’elle vous apporte. La question est, comment pouvons-nous promouvoir cette motivation intrinsèque chez les étudiants?</p>
<p>La recherche sur la motivation révèle que beaucoup de facteurs sociaux et psychologiques influencent le succès d&#8217;un étudiant qui apprend une nouvelle langue. La valeur que l&#8217;on attribue à ce travail est l&#8217;un de ces facteurs. En termes généraux, cela dépend de l&#8217;importance que l&#8217;étudiant attribue à ce travail, le plaisir qu&#8217;il a à l&#8217;accomplir et de son utilité pour son devenir et ses objectifs futurs. De manière générale, les étudiants semblent donc être plus motivés et positifs envers un travail qui est indispensable dans leur vie. Ils peuvent ainsi établir un lien entre ce qui est fait dans la salle de classe et leurs expériences personnelles.</p>
<p><span id="more-134"></span>La valeur du travail a aussi des implications par rapport au défi qu&#8217;elle suscite. La perception des étudiants en ce qui concerne l&#8217;efficacité et leurs attentes sont étroitement liés au degré de difficulté de la matière. A partir de là, on se rend compte que la motivation des étudiants peut être défavorablement affectée par une non-conformité entre le niveau du degré de difficulté du travail et le niveau de compétence des étudiants. Les activités qui s’adressent à des personnes peu performantes pourraient devenir très irritantes pour les étudiants les plus avancés ; et de là, devenir un risque de démotivation pour les étudiants qui sont disposés à un travail plus stimulant. De même un programme fait pour des étudiants  plus avancés pourrait causer d&#8217;importants dégâts sur le développement d&#8217;étudiants d&#8217;un niveau inférieur.  Le travail fait par  les étudiants devrait impliquer un degré de défi raisonnable, sans tâches écrasantes et c&#8217;est à l&#8217;enseignant de maintenir cet équilibre. Encourager un apprentissage coopératif peut être utile (Woolfolk, 1993), plus particulièrement si le niveau des étudiants est différent. Ainsi, le niveau d&#8217;intérêt des étudiants les plus avancés est davantage soutenu tandis que la motivation  des débutants est déclenchée à travers un soutien par les étudiants plus avancés.</p>
<p>Un autre facteur important que l&#8217;on considère être positivement lié avec la motivation est le fait de donner aux étudiants certains choix et contrôle des activités.  Assor, Kaplan et Roth (2002) ont estimé que donner le choix aux étudiants, leur permet d&#8217;être libres de choisir d&#8217;étudier ce qu&#8217;ils croient être en accord avec leurs objectifs et leurs intérêts. Cette liberté de choix contribue aussi au développement de l&#8217;autonomie dans leur apprentissage des études.  Alors que dans la plupart des cadres éducatifs, les objectifs sont imposés par des structures d&#8217;autorité,  les enseignants devraient être responsables de créer des opportunités qui favorisent «une disponibilité d’options» (le fourgon Lier, 1996) si c&#8217;est la motivation intrinsèque qui est visée.</p>
<p>Le choix inclut non seulement un certain contrôle du contenu, mais aussi la flexibilité de décider de la manipulation du dit contenu. On pourrait par exemple lors d&#8217;un cours de lecture donner aux étudiants l&#8217;opportunité de choisir les lectures qui seront lues en classe. S&#8217;ils sont encouragés à faire le choix des sujets, ils choisiront les textes qui sont appropriés à leurs besoins et à leurs intérêts et cela sera en accord avec leurs buts personnels. Ceci aura probablement une influence positive dans le développement de leur motivation intrinsèque. De même dans un tel cas, on pourrait donner aux étudiants le choix de travailler  soit individuellement soit par groupe de deux. Des apprenants introvertis, par exemple, se sentent plus à l&#8217;aise quand ils travaillent seuls, tandis que les extrovertis travaillent mieux quand ils s&#8217;engagent dans des activités de groupe. Si les enseignants acceptent de donner aux étudiants la liberté de travailler dans la voie qu&#8217;ils désirent, leurs besoins s&#8217;accorderont avec les différentes méthodes de travail. </p>
<p>En considérant le rôle critique de la motivation dans l&#8217;apprentissage d&#8217;une seconde langue en classe, les enseignants devraient être entièrement conscients des facteurs motivationnels qui soutiennent l&#8217;environnement de l&#8217;étudiant et d&#8217;être ouverts à utiliser toute sorte de méthodes qui pourraient favoriser le développement de la motivation chez l&#8217;apprenant de langue.<br />
D&#8217;autre part, les étudiants devraient être conscient de tels facteurs pour qu&#8217;ils puissent aussi contribuer à la création d&#8217;un environnement d&#8217;étude favorable pour eux en collaboration avec leurs enseignants. L&#8217;étude d&#8217;une nouvelle langue en classe est une tâche attrayante, mais la motivation peut beaucoup contribuer dans le processus d&#8217;apprentissage et rendre les étudiants plus joyeux et plus productifs.</p>
<p><strong>Référence</strong></p>
<p>Assor, A., Kaplan, H., &#038; Roth, G. (2002). Choice is good but relevance is excellent: Autonomy-enhancing and suppressing teacher behaviours predicting students’ engagement in schoolwork. <em>British Journal of Educational Psychology</em>, 72, 261-278. </p>
<p>Deci, E. L., &#038; Ryan, R. M. (1985). <em>Intrinsic motivation and self-determination in human behaviour</em>. London: Plenum Press.</p>
<p>van Lier, L. (1996). <em>Interaction in the language curriculum: Awareness, autonomy and authenticity</em>. London: Longman.</p>
<p>Woolfolk, A. E. (1993). <em>Educational Psychology</em>. Boston: Allyn and Bacon. </p>
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