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	<title>En Aparté</title>
	
	<link>http://www.en-aparte.com</link>
	<description>Chroniques autour de la conciliation vie privée / vie professionnelle, par Gaëlle Picut</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 12:26:18 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Pauvre école !</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/05/19/pauvre-ecole/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=pauvre-ecole</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 12:14:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enfants - Education]]></category>

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		<description><![CDATA[L'avenir de l'école est une grande source d'inquiétude pour moi. Une interview de Jean Robelin intitulée "C'est l'école garderie qui est en marche" ne fait que la conforter...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-10031" alt="Debacle-de-lecole" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/Debacle-de-lecole.jpg" width="200" height="316" />Oui, je sais, je parle toujours de l&rsquo;école de façon inquiète&#8230;C&rsquo;est vrai, mais j&rsquo;en suis la première chagrine ! J&rsquo;ai découvert vendredi dernier cet entretien de Jean Robelin intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://ragemag.fr/jean-robelin-lecole-garderie-est-en-marche/" target="_blank">C&rsquo;est l&rsquo;école garderie qui est en marche</a>&laquo;&nbsp; paru sur Ragemag ainsi que la <a href="http://www.humanite.fr/education/tribune-la-gauche-et-leducation-par-jean-robelin-517062" target="_blank">tribune</a> qu&rsquo;il avait publiée dans L&rsquo;Humanité et je ne résiste pas au plaisir de les partager et d&rsquo;en parler ici. Ces deux articles qui reviennent sur le mal qu&rsquo;a fait la gauche à l&rsquo;école républicaine sont passionnants (il précise que la droite n&rsquo;a pas fait mieux, ce avec quoi, je suis d&rsquo;accord) et je ne peux malheureusement que souscrire à une grande majorité de ce qu&rsquo;il dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer, il évoque et dénonce pêle-mêle : l&rsquo;échec de l&rsquo;apprentissage de la lecture et de la langue, la dévalorisation des professeurs, leur manque de formation, la cuisine pédago officielle, la psycho de bazar des IUFM, la démocratisation à outrance de l&rsquo;école, la perte des savoirs et du sens du travail, la démagogie, etc. Selon lui, on peut bel et bien parler de désastre, de débâcle.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses propos alarmants et ses préoccupations me semblent rejoindre singulièrement ceux de Loys Bonod (à découvrir sur son site <a href="http://www.laviemoderne.net/" target="_blank">La Vie moderne</a> qui vient de se refaire une beauté d&rsquo;ailleurs ou dans <a href="http://www.en-aparte.com/2012/12/01/loys-bonod-enseignant-et-createur-du-blog-la-vie-moderne/" target="_blank">l&rsquo;entretien</a> qu&rsquo;il m&rsquo;avait accordé et qui avait rencontré un certain écho grâce à <a href="http://www.rue89.com/2012/12/08/loys-bonod-prof-de-francais-un-eleve-de-troisieme-un-niveau-cm2-237554" target="_blank">Rue89</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que parent de trois enfants, scolarisés en primaire et au collège, je ne peux que constater tous les jours les carences et les défaillances de l&rsquo;enseignement et de l&rsquo;école.</p>
<p style="text-align: justify;">En français, l&rsquo;orthographe de ma collégienne est plus que fragile. Lorsqu&rsquo;elle fait attention (par exemple lors des dictées que je lui impose régulièrement, puisqu&rsquo;il n&rsquo;y en a plus en classe&#8230;), son niveau est correct mais lorsqu&rsquo;elle prend ses cours ou écrit sans trop réfléchir, on atteint rapidement plusieurs fautes en quelques lignes. Lorsqu&rsquo;on sait le nombre de dictées (je ne parle pas d&rsquo;auto-dictées&#8230;) effectuées durant sa scolarité en primaire, cela n&rsquo;est guère étonnant.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant l&rsquo;année, elle a appris un seul texte par cœur. Pourtant, rien de tel que pour exercer sa mémoire et apprendre de beaux textes.</p>
<p style="text-align: justify;">En histoire-géo, je cherche désespérément des cours construits (genre grand 1, grand 2, etc.), ordonnés et progressifs, de la chronologie, des repères, etc. Je ne vois le plus souvent que des polycopiés (cela est-il si fatigant d&rsquo;écrire ??), sur le mode zapping, avec de nombreux encadrés, tableaux, documents&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En mathématiques, je cherche de vrais devoirs à la maison (je précise : un ou deux par trimestre), qui nécessitent 1 heure d&rsquo;attention et de vraies révisions et non pas les 2 exercices qui se battent en duel, qui prennent 10 minutes (à quand les QCM ?). Je cherche des corrections précises et qui ne valident pas des raisonnements bancals ou trop hâtivement rédigés. (n&rsquo;étant pas une grande spécialiste des matières scientifiques, je suis moins virulente qu&rsquo;en français, mais les échos d&rsquo;autres parents ou professeurs, me laissent comprendre que la dégradation et la dénaturation des programmes est tout aussi inquiétante&#8230;Il suffit également de lire cette <a href="http://www.linternaute.com/science/divers/interview/06/laurent-lafforgue/laurent-lafforgue.shtml" target="_blank">interview</a> de Laurent Lafforgue, grand mathématicien, lauréat de la prestigieuse médaille Fields en 2002, où il rappelle qu&rsquo;à la fin du CM2, les élèves ne maîtrisent pas les quatre opérations simples).</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier une notation trop souvent&#8230;comment dire&#8230;favorable à l&rsquo;élève, pour ne pas dire laxiste. Les notes sont souvent bonnes, alors qu&rsquo;il y a des fautes, des approximations, des erreurs. Comment ensuite expliquer à l&rsquo;enfant que &laquo;&nbsp;non, ce n&rsquo;est pas si bien que cela&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;certes, ta note est bonne, mais cela manque de rigueur&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier non plus, un absentéisme assez impressionnant&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je souhaiterais que l&rsquo;école soit plus exigeante, apprenne davantage aux élèves le sens du travail bien fait et de l&rsquo;effort. Je suis complètement d&rsquo;accord avec Jean Robelin lorsqu&rsquo;il dit que &laquo;&nbsp;les mathématiques sans larmes et la philosophie sans peine, cela n&rsquo;existe pas&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais que l&rsquo;on apprenne à mes enfants à faire des recherches et non pas seulement à faire des copier-coller de Wikipédia. Je voudrais qu&rsquo;on leur apprenne à rédiger et à raisonner.</p>
<p style="text-align: justify;">Je souhaiterais une école qui pousse vers le haut et non qui pas nivelle vers le bas. Est-ce être réactionnaire que de souhaiter cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je souhaiterais une école où les professeurs aient plus d&rsquo;autonomie et d&rsquo;autorité et à qui on pourrait demander des comptes ? (par exemple, est-ce normal qu&rsquo;un professeur puisse ne faire que 2/3 du programme sans être nullement pénalisé ? Moi, si je ne rends que 2/3 de mon article, les conséquences seront assez immédiates <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p style="text-align: justify;">Je souhaiterais de l&rsquo;instruction au sens premier et noble du terme&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme Laurent Lafforgue, je suis convaincue qu&rsquo;il y a à la fois un problème de programmes, de méthodes et d&rsquo;exigence. Je vous invite à lire ce <a href="http://www.ihes.fr/~lafforgue/dem/courriel.html" target="_blank">courriel</a> qui a provoqué sa démission du HCE en 2005 (tout y est dit ou presque !).</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand on apprend que &laquo;&nbsp;la part disciplinaire est réduite à un sixième de la note globale d’admission dans le projet du nouveau CAPES&nbsp;&raquo;, n&rsquo;est-ce pas une raison supplémentaire de s&rsquo;inquiéter ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, quelques phrases de Jean Robelin que j&rsquo;ai trouvées particulièrement pertinentes :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Contrairement aux discours officiels, la démagogie ne favorise pas la mixité sociale&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Une école républicaine, c&rsquo;est une école qui privilégie la réflexion et non une morale laïque qui a tout d&rsquo;un conformisme idéologique&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Sans une forte culture, Internet est un très mauvais outil, dont on ne peut critiquer les informations, ni les sources. Internet prête aux riches.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences de cette déroute de l&rsquo;école républicaine sont d&rsquo;ores et déjà visibles : l&rsquo;enseignement privé rencontre un succès grandissant (sans oublier le privé hors contrat qui se multiplie), les étudiants de grandes écoles ou les cadres sont obligés de reprendre des cours de français, les recruteurs se plaignent de recevoir des lettres de candidats truffées de fautes d&rsquo;orthographe ou incapables de rédiger correctement un rapport, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">PS : si j&rsquo;évoque aussi régulièrement les problèmes de l&rsquo;école, c&rsquo;est parce que je pense que dans cette conciliation vie privée / vie pro, ils ajoutent une difficulté supplémentaire aux parents qui travaillent. Etant donné les déficiences de l&rsquo;Education nationale, les parents n&rsquo;ont pas trente six mille solutions : soit ils essayent de pallier eux-mêmes ces carences en consacrant du temps et de l&rsquo;énergie à la scolarité de leurs enfants (mais cela signifie concrètement qu&rsquo;il faut qu&rsquo;au moins l&rsquo;un des deux parents ait le temps, l&rsquo;envie et/ou les compétences pour assurer cette mission), soit ils ont la chance de savoir et/ou de pouvoir mettre leurs enfants dans de bons établissements publics ou privés, soit ils font appel à des organismes extérieurs de soutien scolaire ou offrent des cours particuliers à leurs enfants. Alors, bien sûr, cela ne m&rsquo;étonne nullement lorsque je lis cet article &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/14/01016-20130514ARTFIG00411-comment-les-profs-font-reussir-leurs-enfants.php?fb_action_ids=10151477184843248&amp;fb_action_types=og.likes&amp;fb_source=timeline_og&amp;action_object_map=%7B%2210151477184843248%22%3A361355260631041%7D&amp;action_type_map=%7B%2210151477184843248%22%3A%22og.likes%22%7D&amp;action_ref_map=%5B%5D" target="_blank">Comment les profs font réussir leurs enfants</a>&laquo;&nbsp;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">PS2 : concernant la <a title="Mon avis sur la réforme des rythmes scolaires" href="http://www.en-aparte.com/2013/01/23/mon-avis-sur-la-reforme-des-rythmes-scolaires/" target="_blank">réforme des rythmes scolaires</a>, je pense malheureusement qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une goutte d&rsquo;eau (à laquelle je suis favorable si elle permet effectivement d&rsquo;avoir une matinée de plus pour les enseignements de base) et qu&rsquo;une vraie refondation devrait s&rsquo;attaquer aux problèmes mentionnés tout au long de ce billet.</p>
<p style="text-align: justify;">N&rsquo;hésitez pas à réagir ! Votre avis m&rsquo;intéresse beaucoup <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Chronique d’un salaud de patron de Julien Leclercq</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/05/17/chronique-dun-salaud-de-patron-de-julien-leclercq/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=chronique-dun-salaud-de-patron-de-julien-leclercq</link>
		<comments>http://www.en-aparte.com/2013/05/17/chronique-dun-salaud-de-patron-de-julien-leclercq/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 06:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions autour du travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeune chef d'entreprise, Julien Leclercq, 30 ans, décrit la vie d'un patron de PME de 45 salariés, dans son livre "Chronique d'un salaud de patron". Entretien avec l'auteur, persuadé que patrons et salariés peuvent travailler ensemble et non les uns contre les autres.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9943" alt="9791091235044" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/9791091235044.jpg" width="240" height="376" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bienvenue dans la vraie vie d’un patron de PME. Tel est le sous-titre éloquent de  “<a href="http://www.salauddepatron.fr/le-livre/" target="_blank">Chronique d’un salaud de patron</a>” (éditions Les Cavaliers de l’Orage, 150 pages, 15 euros) écrit par Julien Leclercq, 30 ans, patron de <a href="http://com-presse.fr/" target="_blank">Com’Presse</a>, une PME de 48 salariés dans le Lot et Garonne. J’ai lu ce livre avec intérêt et plaisir car le style est vivant, parfois sérieux, parfois léger, et souvent drôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Julien Leclercq y raconte son quotidien de patron à travers une semaine-type. C’est l’occasion pour lui d’aborder différentes sujets sous forme d’exemples, d’anecdotes, en pointant du doigt les dysfonctionnements, voire les absurdités : le recrutement, les banques, l’inspection du travail, les contrôles URSSAF, la médecine du travail, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de son quotidien, c’est l’occasion pour ce jeune chef d’entreprise, de faire passer quelques messages simples mais forts autour de la direction d’une entreprise et surtout un espoir : celui de réconcilier salariés et patrons. La lutte des classes, c’est fini. L’image du patron qui a un salaire mirobolant, roule dans une voiture de luxe et croule sous les stocks options, est le plus souvent très éloignée de la réalité. Bref, un discours de bon sens, qui sonne juste et authentique. J’ai souhaité interviewer Julien Lerclercq pour en savoir un peu plus et l’entendre défendre ses propos ! Merci à lui et j’espère que les messages de son livre seront largement partagés…</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourquoi ce livre ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis conscient que mon discours n’est pas forcément neuf. Mais si l’on entend souvent des patrons se plaindre, il s’agit le plus souvent de patrons de grandes entreprises. J’avais envie de faire entendre la voix d’un patron de PME, et de traiter de sujets sérieux de façon un peu différente : avec légèreté, humour et même, optimisme ! J’espère qu’un certain nombre d’entre eux se reconnaîtront dans mon récit.</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, je voulais montrer comment nous avions réussi à sauver notre entreprise qui était au bord du dépôt de bilan il y a un peu plus de quatre ans et puis, ayant pris la direction de Com’Presse il y a 2 ans et demi, j’ai eu envie de raconter mon quotidien et de présenter les valeurs auxquelles je crois et que j’essaye d’appliquer dans mon entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>A travers des anecdotes, vous révélez un certain nombre de dysfonctionnements dans différents domaines : les banques, les aides et dispositifs en faveur des entreprises, l’URSSAF, le recrutement, la médecine du travail, les appels d’offre publics obligatoires mais joués d’avance, etc.</b></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai voulu montrer par l’exemple ce qui ne marchait pas vraiment. Concernant le recrutement des jeunes, mais cela est également vrai pour les moins jeunes, le fait est que 80 à 90% des candidats que nous recevons n’ont pas préparé l’entretien, sans compter les fautes d’orthographe dans leur lettre de motivation. Je comprends très bien que l’on puisse être stressé, sous pression lors d’un entretien d’embauche, mais il ne s’agit pas que de cela. Pourtant, il n’est pas très compliqué de se renseigner sur notre entreprise, en consultant notre site par exemple, de faire relire sa lettre avant de l’envoyer ou encore d’éviter d’indiquer « Madame » alors que le mail indique Julien@….Cela me semble quand même le minimum ! De façon plus générale, j’estime que les jeunes sont insuffisamment préparés à la réalité du monde de l’entreprise et à ses exigences.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la médecine du travail, je remarque effectivement que le coût des visites est exorbitant (entre 120 et 160 euros par visite) et que surtout personne n’en est satisfait (ni les médecins, ni les salariés, ni les chefs d’entreprise). Les entreprises ont de nombreuses obligations dans ce domaine mais sans être suffisamment informées et sans vraiment comprendre pourquoi on leur demande de telles sommes. Et la seule fois où l’un de nos salariés a eu de vrais soucis de santé, nous nous sommes sentis bien seuls. Quant au contrôles effectués par l’URSSAF, on se rend compte que leurs calculs de redressement sont rarement bons. On perd alors du temps et de l’énergie à les contester, souvent avec succès. C’est une aberration et du temps perdu pour tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les rapports avec le secteur bancaire, j’ai également voulu montrer à travers notre exemple que certains banquiers se comportent mal. Alors que nous traversions des difficultés très importantes de trésorerie en raison de la crise fin 2008, notre banquier nous assure qu’il nous soutient en rendez-vous alors que la veille était parti un recommandé pour nous dire qu’elle ne nous suivait plus et qu’elle annulait notre autorisation de découvert ! Heureusement, nous avons trouvé depuis une autre banque, beaucoup courageuse et humaine et qui a fait des efforts pour nous aider à surmonter notre mauvaise passe. Un conseil : lorsque tout va bien, ne pas hésiter à rencontrer plusieurs banques et à mettre ses billes dans différents établissements car quand ça va mal, il est beaucoup plus difficile de tomber sur une oreille attentive !</p>
<p style="text-align: justify;"><b><img class="alignleft size-full wp-image-9947" alt="timthumb" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/timthumb.jpg" width="232" height="232" />A travers ce livre, vous souhaitez réconcilier patrons et salariés. Concrètement, cela passe par quoi ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Cela veut dire partager à la fois les efforts en cas de coup dur et les richesses créées par l’entreprise. Ainsi, alors que la situation de l’entreprise était au plus mal début 2009, nos salariés ont accepté de baisser leurs salaires de 15% pour sauver la boîte (idem pour ses dirigeants bien sûr). Et quand tout va bien, il faut savoir partager les bénéfices. Pour cela, il faut que salariés et patrons aient envie de travailler ensemble, main dans la main et non pas  les uns contre les autres. Arrêtons d’opposer les profits des entreprises et le bien-être des salariés. Il faut réhabiliter la fonction de patron (même si une minorité d’entre eux, par leurs comportements, font beaucoup de tort à l’image du dirigeant), en montrant que le bien-être de leurs salariés est au cœur de leurs préoccupations au quotidien et en incitant les médias à raconter de belles histoires (et il en existe !). Cela signifie pour un patron de savoir être humain et à l’écoute. Quand, par exemple, un salarié travaille moins bien, il ne s’agit pas de le blâmer, et de l’enfoncer encore plus mais de chercher à comprendre pourquoi (cela provient-il de raisons professionnelles ou personnelles ?) et de voir ce que l’on peut faire pour arranger les choses.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela signifie également de savoir être souple dans sa façon de manager. Par exemple, savoir accorder le droit de partir plus tôt tant que le travail est fait, accepter que le salarié vienne avec son enfant au travail si l’école est en grève, réunir régulièrement l’équipe autour d’un barbecue (nous avons la chance de travailler dans une maison, avec un jardin). Mon principe de base du management est le suivant : un salarié heureux est un salarié qui travaille mieux.  Je suis convaincu que ceci n’est pas une utopie, ni une lubie de Bisounours !</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai eu la chance de reprendre la direction d’une entreprise qui avait déjà des valeurs fortes et humanistes (NDRL : créée par sa mère, Marie de la Forest, en 1999 ), que je m’efforce de conserver et qui créent une identité forte. Nous faisons tout pour respecter nos salariés et ils nous le rendent bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment luttez-vous contre l’isolement, voire l’adversité, que connaissent beaucoup de chefs d’entreprise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En externe, il faut bien être conscient que nous bénéficions de très peu d’aides ou de soutien. Et celles qui existent sont très compliqués à trouver… Les meilleurs soutiens sont à trouver en interne. Cela signifie de pouvoir s’appuyer sur des gens de qualité et compétents, d’apprendre à déléguer, à faire monter en compétences ses salariés mais aussi de savoir trouver ses limites en tant que patron. Un mauvais climat en interne ne peut qu’accentuer le sentiment de solitude du chef d’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, je fais également partie du <a href="http://www.jeunesdirigeants.fr/" target="_blank">CJD</a> (Centre des Jeunes Dirigeants) depuis un an où règne une vraie solidarité.  Mais faire partie d’un réseau prend du temps. Or 90% des chefs d’entreprise se plaignent d’en manquer déjà cruellement…</p>
<p style="text-align: justify;"><b>En terme de conciliation vie privée / vie pro, cela n’a pas l’air très facile (beaucoup de déplacements, journées qui se finissent très tardivement…)</b></p>
<p style="text-align: justify;">Etre chef d’entreprise implique effectivement beaucoup de sacrifices. Lorsque j’ai pris la direction de l’entreprise, les 7-8 premiers mois,  j’ai travaillé 7 jours sur 7 mais je me suis rendu compte que je n’allais pas pouvoir tenir indéfiniment ce rythme. Or un chef d’entreprise a le devoir d’être tout le temps à la hauteur. J’ai décidé de ré-aménager mon temps de travail, en réservant certains moments de la semaine à ma vie familiale.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Etre installé dans une région rurale, est-ce plutôt une force ou une faiblesse ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a 4-5 ans, je vous aurais répondu que cela était plutôt un frein car le milieu des médias dans lequel nous exerçons restait très parisien, avec une grande importance accordée à l’image et à la représentation, sans oublier des difficultés à recruter. Mais depuis la crise, cela constitue plutôt un atout. Déjà, il est devenu plus facile de recruter car avec la crise, l’envie de quitter Paris touche tous les âges. D’autre part, cela nous permet de travailler dans un environnement privilégié en terme de qualité de vie. Nous nous efforçons au quotidien de faire vivre notre promesse « Gagner moins, peut-être, mais vivre mieux »</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme Julien Leclercq n’évolue pas dans le milieu des médias pour rien, vous pouvez le retrouver sur <a href="https://twitter.com/Salauddepatron" target="_blank">Twitter</a>, sur son <a href="http://www.salauddepatron.fr/" target="_blank">blog</a> ou encore sur la <a href="https://www.facebook.com/salauddepatron" target="_blank">page FB</a> de son livre !</p>
<p style="text-align: justify;">Vos questions, réactions, commentaires sont les bienvenus !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Concilier travail/enfants : en faire moins, c’est mieux ?</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/05/14/concilier-travailenfants-en-faire-moins-cest-mieux/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=concilier-travailenfants-en-faire-moins-cest-mieux</link>
		<comments>http://www.en-aparte.com/2013/05/14/concilier-travailenfants-en-faire-moins-cest-mieux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 12:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enfants - Education]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions autour du travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.en-aparte.com/?p=9893</guid>
		<description><![CDATA[Dans le dernier numéro de Elle, l'article intitulé "Boulot, enfants...en faire moins, c'est mieux" m'a interpellée. Il s'agit d'une interview de la psychologue Sylviane Giampino, complétée par des témoignages de mères. Voici quelques-unes de mes réflexions...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-9894" alt="Boulot-enfants-en-faire-moins-c-est-mieux_img_348_443" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/Boulot-enfants-en-faire-moins-c-est-mieux_img_348_443.jpg" width="270" height="348" />Dans le dernier numéro du magazine Elle, un article a attiré mon attention : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.elle.fr/Site/Elle-Active/Mieux-concilier/Boulot-enfants-en-faire-moins-c-est-mieux-2447793#La-guerre-pour-l-egalite-a-permis-d-avancer-mais-si-peu-2447795" target="_blank">Boulot, enfants&#8230;en faire moins c&rsquo;est mieux</a>&laquo;&nbsp;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une interview de la psychologue Sylviane Giampino qui a écrit &laquo;&nbsp;<a title="Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? de Sylviane Giampino" href="http://www.en-aparte.com/2010/04/01/lesmeresquitravaillentsont-ellescoupablesdesylvianegiampino/" target="_blank">Les mères qui travaillent sont-elles coupables ?</a>&nbsp;&raquo; et qui a rédigé l&rsquo;an passé avec Brigitte Grésy un rapport sur &laquo;&nbsp;<a title="Des hommes cadres témoignent de leur sensibilité aux questions d’égalité et de conciliation" href="http://www.en-aparte.com/2012/05/14/des-hommes-cadres-temoignent-de-leur-sensibilite-aux-questions-degalite-et-de-conciliation/" target="_blank">Le poids des normes dites masculines&nbsp;&raquo;</a>. L&rsquo;entretien est complété par quelques <a href="http://www.elle.fr/Site/Elle-Active/Mieux-concilier/Boulot-enfants-en-faire-moins-c-est-mieux-2447793#Temoignages-J-essaie-de-faire-de-moi-une-priorite-2447800" target="_blank">témoignages</a> de mères qui ont appris à déléguer, à partager, à relativiser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer, Sylviane Giampino estime que désormais les femmes ne veulent plus tout donner, côté boulot et côté enfants. Désormais, elles délèguent, elles déculpabilisent&#8230;et attendent davantage d&rsquo;aide de leur conjoint, de leurs amis et même de leur patron.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;idée de la fin de &laquo;&nbsp;la toute-puissance solitaire&nbsp;&raquo; à tout concilier me paraît pertinente. Elle dit également que les femmes ont compris que le dévouement total au travail et à la famille était intenable et à terme contre-productif. Effectivement, cela aboutit souvent à la <a title="C comme Culpabilité" href="http://www.en-aparte.com/2012/07/10/dictionnaire-vie-privee-vie-pro-cest-parti/" target="_blank">culpabilisation</a>, à la frustration, à une <a title="F comme Fatigue" href="http://www.en-aparte.com/2012/08/28/f-comme-fatigue/" target="_blank">fatigue</a> physique et nerveuse, voire au burn-out <a title="L’épuisement des mères (ou burn out maternel), un sujet difficile à aborder" href="http://www.en-aparte.com/2012/01/16/lepuisementdesmeresunsujetdifficileaaborder/" target="_blank">maternel</a> ou <a title="Quand le travail vous tue d’Aude Selly" href="http://www.en-aparte.com/2013/04/22/quand-le-travail-vous-tue-daude-selly/" target="_blank">professionnel</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le titre (forcément réducteur, j&rsquo;en conviens !) m&rsquo;interpelle. Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais cela m&rsquo;a fait penser à un billet que j&rsquo;avais écrit en 2011 intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://www.en-aparte.com/2011/02/24/conciliertravailfamillefaut-ilbaissersesexigences/" target="_blank">Concilier travail/famille : faut-il baisser ses exigences </a>?&nbsp;&raquo;. Et si, en lisant cette interview et ces témoignages, je suis convaincue que les femmes ne peuvent pas tout concilier seules, qu&rsquo;elles ont besoin pour cela du soutien de leur conjoint, de leur entourage et de leur employeur, certaines de mes questions demeurent &laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;où en faire moins est-il vraiment mieux ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;où peut-on déléguer ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;où peut-on légitimement compter sur son employeur ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;où s&rsquo;engager et quand lâcher prise ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Les attentes en terme de conciliation travail/enfants des hommes et des femmes sont-elles toujours semblables ?&nbsp;&raquo;, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Or concilier travail, vie de couple  et vie familiale est exigeant, à la fois en termes d&rsquo;organisation, de temps, de disponibilité, d&rsquo;engagement, de responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, où placer le curseur entre &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;faire plus&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;faire moins&nbsp;&raquo; ? Même si une chose est sûre et bien indiquée dans l&rsquo;article, le curseur ne peut (et ne doit) pas reposer seulement sur la femme et varie régulièrement en fonction des envies et des contraintes de chacun&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir, je me demande si la question n&rsquo;aurait-elle pas pu être &laquo;&nbsp;Faire à plusieurs, c&rsquo;est mieux&nbsp;&raquo; ? (c&rsquo;est-à-dire que le &laquo;&nbsp;concilier travail/enfants&nbsp;&raquo; soit une question partagée à la fois par les femmes, les hommes, les entreprises et la collectivité).</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, que vous inspire la lecture de cet article ? Merci de partager vos réactions et commentaires !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>En Aparté a repéré pour vous</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/05/13/en-aparte-a-repere-pour-vous-14/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=en-aparte-a-repere-pour-vous-14</link>
		<comments>http://www.en-aparte.com/2013/05/13/en-aparte-a-repere-pour-vous-14/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 06:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse et de blogs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.en-aparte.com/?p=9814</guid>
		<description><![CDATA[Au sommaire de cette nouvelle revue de presse et de blogs : la parentalité en entreprise, la pause au travail, les métiers en émergence, les femmes qui n'osent pas...sans oublier des lectures et deux livres à gagner !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2126" alt="revue_de_blogs3" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2012/05/revue_de_blogs3.gif" width="174" height="299" /></strong>Déjà un mois depuis ma <a title="En Aparté a repéré pour vous" href="http://www.en-aparte.com/2013/04/09/en-aparte-a-repere-pour-vous-13/" target="_blank">dernière</a> revue de presse et de blogs ! En voici une pour se remettre (un peu) dans le bain :-)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>■</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> </span>Côté pro</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- L&rsquo;Observatoire de la Parentalité en Entreprise (OPE) et l&rsquo;UNAF ont publié <a href="http://www.observatoire-parentalite.com/public/documents/cp-26-avril-2013.pdf" target="_blank">les résultats 2013 du volet salariés</a> de son baromètre annuel consacré à la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. 76% des salariés-parents estiment que leur entreprise ne fait pas beaucoup de choses pour les aider, malgré tout la satisfaction globale concernant la conciliation reste stable à 76% également. L&rsquo;attente forte en matière de souplesse dans l&rsquo;organisation du travail se confirme.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le documentaire &laquo;&nbsp;<a href="http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/diffusions/07-05-2013_56413" target="_blank">J&rsquo;ai même rencontré des salariés heureux</a>&nbsp;&raquo; sur France 5 (à voir en replay).</p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/les-metiers-manuels-ont-la-cote-aupres-des-cols-blancs-840660#xtor=EPR-226" target="_blank">Les métiers manuels ont la cote auprès des cols blancs</a>, Capital, 3 mai 2013</p>
<p style="text-align: justify;">- Un webdocumentaire &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2013/04/04/a-l-heure-de-la-pause-l-intimite-du-travail_1853770_3224.html" target="_blank">A l&rsquo;heure de la pause</a>&nbsp;&raquo; à découvrir le sur Lemonde.fr</p>
<p style="text-align: justify;">- Une émission consacrée à &laquo;&nbsp;<a href="http://www.franceculture.fr/emission-pixel-prochain-pixel-etre-bien-au-travail-2013-04-26" target="_blank">Etre bien au travail</a>&nbsp;&raquo; sur France Culture, 26 avril 2013</p>
<p style="text-align: justify;">- L&rsquo;interview de <a href="http://www.zen-et-organisee-dansmaviepro.com/article-femmes-de-challenges-interview-de-delphine-boileau-terrien-117009131.html#fromTwitter" target="_blank">Delphine Boileau-Terrien</a> sur les femmes expatriées à découvrir sur le blog de Zen et Organisée</p>
<p style="text-align: justify;">- L&rsquo;APEC a publié un guide sur une soixantaine de <a href="http://cadres.apec.fr/Emploi/content/download/495317/1057329/version/1/file/Metiers_en_emergence.pdf" target="_blank">métiers en émergence</a> ou en transformation.</p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.psychologies.com/Travail/Emploi/Travail-au-feminin/Articles-et-Dossiers/Travail-ces-femmes-qui-n-osent-pas-reussir" target="_blank">Travail : ces femmes qui n&rsquo;osent pas réussir</a>, dans Psychologies.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>■</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> </span>Côté perso</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Lectures</p>
<p style="text-align: justify;">Un essai particulièrement intéressant (recommandé par Oelita que je remercie !) : <a href="http://www.amazon.fr/Le-culte-lurgence-soci%C3%A9t%C3%A9-malade/dp/2081228742/ref=dp_ob_title_bk" target="_blank">Le culte de l&rsquo;urgence</a> (sous titre : la société malade du temps) de Nicole Aubert. Je pense que je reviendrai dessus car il y a beaucoup de choses passionnantes concernant à la fois la vie professionnelle et la vie personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Des romans de toutes sortes, avec du très bon (<a href="http://www.amazon.fr/Seul-silence-R-J-Ellory/dp/225312527X/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353319&amp;sr=1-1&amp;keywords=seul+dans+le+silence" target="_blank">Seul le silence </a>de R.J. Ellory, un thriller psychologique, <a href="http://www.amazon.fr/Chanson-mal-aimants-Sylvie-Germain/dp/2070314316/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353355&amp;sr=1-1&amp;keywords=chanson+des+mal-aimants" target="_blank">Chanson des mal-aimants</a> de Sylvie Germain, un roman sombre et très bien écrit), du bon (<a href="http://www.amazon.fr/Limonov-Carr%C3%A8re-Emmanuel/dp/2070450899/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353373&amp;sr=1-1&amp;keywords=limonov" target="_blank">Limonov</a> d&rsquo;Emmanuel Carrère, un roman/récit sur la Russie à travers un homme aux mille vies, <a href="http://www.amazon.fr/Nos-vies-d%C3%A9saccord%C3%A9es-Gaelle-Josse/dp/2290059927/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353410&amp;sr=1-1&amp;keywords=des+vies+d%C3%A9saccord%C3%A9es" target="_blank">Nos vies désaccordées</a> de Gaëlle Josse,  un livre intimiste, <a href="http://www.amazon.fr/Au-nom-p%C3%A8re-fils-rocknroll/dp/235087219X/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353453&amp;sr=1-1&amp;keywords=fils+rock" target="_blank">Au nom du fils, du père et du rock&rsquo;n'roll</a> d&rsquo;Harold Cobert, autour de la filiation, <a href="http://www.amazon.fr/Level-26-3-dark-revelations/dp/2749915945/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353517&amp;sr=1-1&amp;keywords=level+23" target="_blank">Level 23</a> tome 3, un polar efficace et <a href="http://www.amazon.fr/D%C3%A9sordre-Penny-Hancock/dp/2355841276/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353606&amp;sr=1-1&amp;keywords=d%C3%A9sordre" target="_blank">Désordre</a> de Penny Hancock, un thriller troublant), du bon mais un peu décevant (<a href="http://www.amazon.fr/premi%C3%A8re-chose-quon-regarde-ebook/dp/B00BTC9QNU/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1368353554&amp;sr=1-1&amp;keywords=regarde+en+premier" target="_blank">La première chose que l&rsquo;on regarde</a> de Grégoire Delacourt, moins bon, j&rsquo;ai trouvé, que ses précédents)</p>
<p style="text-align: justify;">- Un billet qui m&rsquo;a amusée : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lespenseesdemanu.com/archive/2013/05/02/on-est-pas-bien-la-decontractes-de-l-education.html" target="_blank">On est pas bien là, décontractés de l&rsquo;éducation ?&nbsp;&raquo;, </a>avec le style bien particulier de Manu.</p>
<p style="text-align: justify;">- Une chanson que j&rsquo;aime bien : <a href="http://www.musicme.com/#/Asaf-Avidan-&amp;-The-Mojos/albums/The-Reckoning-0886443588486.html" target="_blank">Reckoning Song</a> d&rsquo;Asaf Avidan</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour finir, comme lors des deux dernières revues de presse, je vous propose de gagner deux livres : <a title="Le Guide du Mauvais Père de Guy Delisle" href="http://www.en-aparte.com/2013/05/08/le-guide-du-mauvais-pere-de-guy-delisle/" target="_blank">Le Guide du Mauvais Père</a> de Guy Delisle (dont j&rsquo;ai parlé dans ce billet) et <a href="http://www.amazon.fr/Au-nom-p%C3%A8re-fils-rocknroll/dp/235087219X" target="_blank">Au nom du père, du fils et du rock&rsquo;n'roll</a> de Harold Cobert. Il suffit de laisser un (gentil) petit commentaire (vous pouvez en profiter pour indiquer vos derniers coups de cœur de livres, de chansons, de blogs, de recettes, etc. ou me proposer des sujets, m&rsquo;indiquer votre envie de témoigner autour de la conciliation vie privée / vie pro ou de votre métier, bref, ce que vous avez envie de partager <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Edit à 20h30 : vous pouvez indiquer quel livre vous tente le plus. Tirage au sort jeudi soir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="wp-image-9823" style="border: 1px solid black;" alt="guide_pere1" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/guide_pere1.jpg" width="180" height="255" /> <img class="alignleft  wp-image-9872" alt="harold-cobert-au-nom-du-pc3a8re-204x3001" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/harold-cobert-au-nom-du-pc3a8re-204x3001.jpg" width="180" height="255" /></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Guide du Mauvais Père de Guy Delisle</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 08:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enfants - Education]]></category>
		<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[chroniques de jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[delcourt]]></category>
		<category><![CDATA[guy delisle]]></category>
		<category><![CDATA[le guide du mauvais père]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir chroniqué sous forme de BD plusieurs pays du monde, l'auteur québecois Guy Delisle publie un petit album drôle et tendre sur la paternité, La Guide du Mauvais Père (éditions Delcourt). ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9823" alt="guide_pere1" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/guide_pere1.jpg" width="240" height="340" />Il y a un an, grâce à une amie, j&rsquo;ai découvert <a href="http://www.guydelisle.com/" target="_blank">Guy Delisle</a>, auteur de BD québecois, avec son album <a href="http://www.guydelisle.com/jerusalem/jeru-index.html" target="_blank">Chroniques de Jérusalem</a> (vendu en 150 000 exemplaires, quand même !) qui relatait son année passée à Jérusalem. Il y avait suivi sa compagne qui travaillait dans l&rsquo;humanitaire pour Médecins sans Frontières  et lui avait pris une année sabbatique pour s&rsquo;occuper notamment de leurs deux enfants. Un BD que je vous conseille d&rsquo;ailleurs !</p>
<p style="text-align: justify;">En début d&rsquo;année 2013, il a publié <a href="http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/le_guide_du_mauvais_pere_1" target="_blank">Le Guide du Mauvais Père</a> (Delcourt, 192 pages, 9,95 euros). Après avoir voyagé aux 4 coins du monde, ils se sont posés en famille à Montpellier. Je souhaitais l&rsquo;interviewer car j&rsquo;avais envie de lui poser plein de questions <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  mais il est en phase d&rsquo;écriture et ne souhaite pas d&rsquo;interview pour le moment (sniff !). A défaut, je vous conseille d&rsquo;aller lire cet <a href="http://www.bscnews.fr/201303232774/Rencontres/guy-delisle-du-recit-de-voyage-aux-confidences-rieuses-de-pere.html" target="_blank">entretien</a> ou d&rsquo;écouter cette <a href="http://www.dailymotion.com/video/xy2n8j_guy-delisle-le-guide-du-mauvais-pere_news#.UYkkDjtOIeE" target="_blank">vidéo</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois-ci, son album est tiré de son expérience personnelle de père (il a 2 jeune enfants, Louis et Alice). &laquo;&nbsp;Après avoir observé les pays, j&rsquo;observe mes enfants !&nbsp;&raquo; a-t-il expliqué lors d&rsquo;une interview.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce petit livre au format quasiment de poche, il nous présente un père un peu maladroit, gaffeur, distrait, mais attachant, et très tendre avec ses enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques anecdotes mises en bulles, tirées à la fois de son quotidien de parent et de son imagination : le père qui oublie deux nuits de suite de glisser une pièce sous l&rsquo;oreiller de son fils qui a perdu une dent, qui raconte une histoire terrifiante à ses enfants juste avant qu&rsquo;ils ne s&rsquo;endorment ou encore qui va s&rsquo;offrir un café plutôt que d&rsquo;aller regarder sa fille qui fait sa compétition de natation !</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre ne reflète pas vraiment l&rsquo;esprit du livre car il ne s&rsquo;agit ni d&rsquo;un guide ni d&rsquo;un mauvais père, juste d&rsquo;un père qui sait manier l&rsquo;humour, le sens de l&rsquo;observation et le second degré ! Bref, un petit album, tout simple mais attachant. Un seul regret : il est trop court !</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez aussi retrouver Guy Delisle sur son <a href="http://www.guydelisle.com/blog/" target="_blank">blog</a> et bien sûr aller découvrir tous ses autres albums.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-9824" alt="guy-delisle-guide-mauvais-pere-1-430" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/guy-delisle-guide-mauvais-pere-1-430.png" width="430" height="287" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Conciliation vie privée / vie pro : Kalindéa témoigne</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/05/06/conciliation-vie-privee-vie-pro-kalindea-temoigne/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=conciliation-vie-privee-vie-pro-kalindea-temoigne</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 06:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages vie privée / vie pro]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.en-aparte.com/?p=9806</guid>
		<description><![CDATA[Nouveau témoignage autour de la conciliation vie privée / vie pro avec Kalindéa, 37 ans, médecin généraliste, mariée, 4 enfants. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9810" alt="DSCN0449_modifié-1" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/05/DSCN0449_modifié-1-1024x391.jpg" width="430" height="165" />Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai le plaisir de vous présenter Kalindéa, 37 ans, médecin généraliste libérale, mariée, 4 enfants. Au gré de mes promenades sur twitter et sur internet, je suis tombée sur son <a href="http://kalindea.wordpress.com/" target="_blank">blog</a> et je m&rsquo;y suis plongée avec plaisir (de façon générale, j&rsquo;apprécie beaucoup les <a href="http://medecine.2.0.free.fr/doku.php/blogs_medicaux" target="_blank">blogs de médecins</a>) ! L&rsquo;un de ces derniers billets m&rsquo;a particulièrement interpellée (<a href="http://kalindea.wordpress.com/2013/02/01/le-blues-dune-jeune-medecin-generaliste/" target="_blank">le blues d&rsquo;une jeune médecin généraliste</a>). Cela m&rsquo;a donné envie d&rsquo;en savoir plus et de la faire témoigner autour de la conciliation vie privée / vie pro. Un grand merci à elle pour sa confiance et pour sa franchise !</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Peux-tu nous présenter ton parcours pro et perso dans ses grandes lignes ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Mon bac C en poche (il y a 19 ans…) je me suis inscrite en fac de médecine parce qu’il fallait bien choisir une voie, et que ce qui m’intéressait c’était de pouvoir « aider les gens ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mon idéal dans la vie, ça a toujours été l’image d’Epinal « me marier, avoir des enfants et une maison avec un jardin ». Mais jamais je n’ai imaginé ne pas travailler. Pour ma mère, l’indépendance financière était une priorité qu’elle nous a transmise, à ma sœur et à moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mes parents sont tous les deux enseignants, et je ne voulais pas faire comme eux, qui passaient une grande partie du temps où ils étaient à la maison à préparer des cours ou corriger des copies… Je voulais être plus disponible qu’eux… Je sais que c’est très naïf, mais j’imaginais que pour un médecin, le travail s’arrêtait en l’absence des patients… (Il n’y avait pas les blogs à l’époque !)</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne connaissais donc rien du métier de médecin, si ce n’est qu’il me semblait répondre à mes aspirations altruistes… J’ai réussi le concours en fin de 1<sup>ère</sup> année, et je me suis lancée dans l’aventure.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai rencontré mon mari (non médecin) au cours de ma 3<sup>e</sup> année de fac, nous nous sommes mariés à la fin de mon externat (6<sup>e</sup> année). J’ai eu mes 2 premiers enfants au cours de mon internat de médecin générale (elles ont 17 mois d’écart…) puis j’ai attendu 4 ans avant d’avoir la 3<sup>e</sup>. Pendant ce temps, j’ai commencé les remplacements et soutenu ma thèse.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon mari est passé à 75% en prévision de ma 3<sup>e</sup> grossesse, et la conjoncture (une nounou qui nous lâche du jour au lendemain, un refus de sa hiérarchie de lui prolonger son 75%, un salaire bas et peu de perspectives d’évolutions dans son entreprise…) l’a amené à démissionner, quelques mois avant la naissance de notre 3<sup>e</sup> enfant. Il est toujours père au foyer aujourd’hui, et je suis la seule source de revenus du ménage.</p>
<p style="text-align: justify;">Après 5 ans de remplacements, mes enfants étant alors âgés de 2 ans, 6 ans et 8 ans et demi, j’ai ressenti un besoin de stabilité et de régularité, qui m’a conduit à m’installer en libéral, en association avec un médecin qui exerçait seul jusque-là.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon 4<sup>e</sup> (et théoriquement dernier !) enfant est né pas tout à fait 2 ans après cette installation.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, je suis donc médecin généraliste libérale exerçant en association, en milieu « semi-rural », à temps partiel, mère de 4 enfants âgés de 2 à 12 ans, et mariée à un homme qui a fait le choix d’arrêter de travailler pour élever nos enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Actuellement, es-tu plutôt satisfaite ou insatisfaite de la façon dont tu concilies ta vie pro et ta vie perso et familiale ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement j’en suis plutôt insatisfaite !</p>
<p style="text-align: justify;">D’une part, j’ai l’impression d’être insuffisante sur les deux tableaux :</p>
<p style="text-align: justify;">-  Certains patients me reprochent mon manque de disponibilité, le fait que je ne consulte pas matin ET après-midi tous les jours de la semaine. Un médecin à temps partiel, ce n’est encore pas toujours très bien perçu en milieu semi-rural. Mais cela, je crois que ce n’est pas le plus dur à gérer pour moi : je me sens légitime dans ce choix d’exercice, je sais que beaucoup de confrères se libèrent également du temps, et je pense que les patients vont devoir s’habituer à une profonde mutation de la médecine générale dans les années à venir de toute façon.</p>
<p style="text-align: justify;">-  De l’autre côté, mes enfants trouvent (et me le font savoir) que je rentre trop tard, que je ne suis pas assez disponible, pour les accompagner lors des sorties scolaires ou tout simplement dans la vie quotidienne. Elles n’aiment pas que je reparte le soir ou les WE pour aller à des formations… Elles râlent quand je suis de garde et que je pars « encore » travailler. J’ai l’impression de ne pas les voir grandir, que le lien entre nous s’étiole… Et cela je le gère nettement moins bien…</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, je ne vis pas si bien que ça l’inversion des rôles. Bien sûr, c’est agréable de ne pas faire le ménage, ni les courses, et de moins en moins la cuisine… De ne pas plier le linge, ou s’énerver avec les devoirs des enfants, et le rangement de leur chambre… Mais cela donne aussi parfois l’impression d’être une étrangère dans son propre foyer… De ne pas servir à grand-chose d’autre qu’à alimenter le compte en banque. D’être « celle qui part » alors que les autres vivent ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Evidemment, les avantages que nous procurent nos choix de vie sont supérieurs à ces inconvénients… Pas de course folle le matin et le soir pour déposer/récupérer les enfants ; pas de casse-tête en cas de maladie, la satisfaction de ne pas confier l’éducation de nos enfants à une tierce personne… Je me rends bien compte du confort que cela engendre, et de la chance que j’ai…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais contrairement aux apparences, ce n’est pas si simple à vivre pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Peux-tu en quelques mots nous dire comment sont organisées tes journées/semaines, tes horaires ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis associée à un autre médecin ; cette association avait pour but d’assurer une permanence des soins pour les patients tout en dégageant des plages de temps libre hors cabinet. Au final, cette association n’est pas vraiment fonctionnelle, et je n’y trouve pas la liberté que j’espérais lors des temps sans consultations.</p>
<p style="text-align: justify;">Je consulte uniquement sur RDV, par demi-journées. 3 après-midi (de 14h à 19h30 en moyenne. Plutôt 21h en période d’épidémie, parfois 18h en plein mois d’août) et 2 matinées (de 8h30 à 13h en moyenne) par semaine. Je consulte également 1 samedi matin sur 2.</p>
<p style="text-align: justify;">Les demi-journées où je ne consulte pas, je dois rester joignable sur mon portable en cas d’urgence concernant un de mes patients, ou de demande de visite à domicile impromptue. Je programme également les renouvellements des personnes âgées que je vois à domicile, sur une matinée dans la semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis de garde de WE environ une fois tous les 3 mois (du samedi 13h au lundi 8h), et de garde de semaine 2 fois par mois (de 20h à 8h le lendemain) ; nous avons fait le choix de regrouper 2 secteurs de gardes pour y tourner à 15 médecins, ce qui nous donne un rythme de garde très raisonnable.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté famille, mon ainée est au collège où elle est demi-pensionnaire. Je la vois ½ heure le matin avant qu’elle parte. Quand je consulte l’après-midi, elle est en général déjà endormie quand je rentre (elle se couche à 20h) C’est mon mari qui emmène nos filles n°2 et 3 au bus le matin à 8h, je reste à la maison avec le bébé qui souvent dort encore. Quand il rentre, je pars faire mes visites, ou souvent je vais au cabinet faire des courriers, travailler sur des dossiers, faire de l’administratif. Je récupère les filles à l’école à midi, nous mangeons ensemble, et c’est moi qui les dépose à l’école à 13h30 en allant au cabinet. C’est mon mari qui gère la sortie de l’école et les devoirs, et en général tout le monde dort quand je rentre (à mon grand dam !)</p>
<p style="text-align: justify;"><b>As-tu l’impression d’avoir fait au cours de ton parcours, des concessions soit dans la sphère pro soit dans la sphère perso ? Si oui, les regrettes-tu ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Mon credo a toujours été de faire passer ma vie de famille avant le travail :</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque où j’étais à la fac, le concours de l’internat était réservé à ceux qui souhaitaient choisir une spécialité. Ceux qui voulaient être généralistes n’avaient pas à le passer. Et ceux qui ne voulaient pas le passer devenaient généralistes. Je voulais devenir généraliste, et ça tombait bien car j’ai préféré mille fois préparer mon mariage plutôt que préparer le concours !… Mais parfois, je me dis que je n’ai même pas envisagé de devenir spécialiste en partie au moins parce que je ne voulais pas préparer ce concours au détriment de ma vie perso.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, j’ai choisi mes stages hospitaliers en fonction de leur proximité géographique, et éliminé les plus prenants pour préserver ma vie de famille (sans doute au détriment de ma formation)</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de ma première grossesse, j’ai été arrêtée assez tôt, ce qui a entrainé l’invalidation d’un stage, et un déclassement qui m’a obligé à choisir les stages suivants après toute ma promo (alors que j’aurais théoriquement du choisir parmi les premiers)</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, même si j’ai toujours essayé de faire mes choix pour privilégier ma vie familiale, j’ai l’impression que mon métier m’a privée de beaucoup de choses dans ma vie personnelle, et surtout ma vie de mère (concernant mon couple et mes amis, je ne souffre pas du tout des contraintes dues à mon métier) :</p>
<p style="text-align: justify;">Quand il a été question que l’un de nous deux s’arrête de travailler pour élever nos enfants, il a rapidement été évident que ce serait mon mari : je n’avais pas passé ma thèse, je gagnais plus que lui, en tant que remplaçante je ne travaillais pas en continu, et je pensais que si je m’installais je pourrais plus ou moins choisir mes horaires et organiser mon temps de travail comme je l’entendais. Aujourd’hui, je me rends compte que j’aurais aimé être celle qui a la possibilité de s’arrêter…</p>
<p style="text-align: justify;">Après mes grossesses, j’ai souvent repris le travail très tôt (j’ai laissé ma 2<sup>e</sup> fille en nourrice quand elle avait 1 mois et demi…), soit pour des problématiques de validations de stage, soit pour des problématiques financières en tant que profession libérale. Et j’en ai souffert…</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, je ne vois pas comment je pourrais rentrer plus tôt à la maison le soir, mais c’est une grande source de frustration pour moi de ne pas pouvoir m’investir dans la scolarité de mes enfants, de ne pas être là quand elles racontent leur journée à table, d’être toujours celle qui part (« <i>oh maman, tu vas <b>encore</b> travailler</i> ? » est une phrase que j’entends trop souvent et qui me touche là où ça fait mal)</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Que représente ton métier et plus globalement la vie pro ? Quelles valeurs y associes-tu ? Cela évolue-t-il au fil des années ? </b><b>Quelles sont les principales sources de satisfaction que tu retires de ton activité de médecin ? Et a contrario, les aspects les plus insatisfaisants/frustrants ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Mon métier, contrairement à l’image que je me faisais du médecin quand je me suis inscrite à la fac, je le vis vraiment comme « un boulot », et ce n’est certainement pas « toute ma vie » comme ça peut l’être pour des praticiens de la génération de mes parents…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que représente pour moi ma vie professionnelle, je suis actuellement assez ambivalente avec ça… J’aimerais qu’elle reste « juste une source de revenus », qui soit très clivée de ma vie perso, histoire de ne pas me laisser dévorer par un métier qui peut très vite devenir envahissant… Mais en même temps je la voudrais riche et épanouissante, j’aimerais qu’elle me permette de me développer personnellement, qu’elle soit source de plaisir et que je puisse la vivre intensément… Tout ça est difficilement conciliable !</p>
<p style="text-align: justify;">J’associais au métier de médecin des valeurs telles qu’altruisme, abnégation (oui oui !), relation d’aide… Et pour moi un médecin doit avoir une grande rigueur morale et intellectuelle. Aujourd’hui, ces valeurs m’habitent toujours, mais je vois beaucoup plus l’aspect « gestion d’une petite entreprise » que le côté philanthrope, avec la notion que tout travail mérite salaire, et que c’est pour gagner ce salaire que je travaille…</p>
<p style="text-align: justify;">Mes principales sources de satisfaction ? Lorsque je me sens utile, lorsque je sens que j’ai une compétence qui correspond au besoin de mon patient, lorsque je peux aider. Lorsqu’une relation de confiance s’instaure au fil des consultations. Lorsqu’un patient me dit « Ça m’a fait du bien de vous parler de ça, il n’y a qu’à vous que j’ai réussi à le dire ». Lorsque je fais un beau diagnostic, qui débouche sur un traitement efficace, et que le patient guérit…</p>
<p style="text-align: justify;">Les aspects les plus frustrants ? L’impression d’être un bien de consommation, l’exigence de certains patients, l’obligation de résultats attendue par certains, la nécessité de faire face à une demande supérieure à la quantité de travail (correct) que je peux fournir, les pressions administratives et financières. Et puis le volume de consultations qui débouchent sur pas grand-chose, de vagues symptômes atypiques, l’incertitude diagnostique, la peur de passer à côté de quelque chose…</p>
<p style="text-align: justify;"><b>La conciliation vie pro /vie perso, est-ce un sujet dont vous parlez régulièrement en couple ? Y a-t-il des sujets de désaccord ou pas ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Oui c’est un sujet qui est au cœur de beaucoup de discussions, forcément…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’ensemble, nous sommes sur la même longueur d’onde. Les grands questionnements se sont faits à la période où mon mari a démissionné, puis quand il a été question que je m’installe…</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, je crois que nous avons trouvé un équilibre : il gère le quotidien dont je ne dois cependant pas être exclue, et me laisse prendre les décisions sur le plan professionnel et financier, décisions que je prends toujours en concertation avec lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous traversons une période de relative stabilité, mais nous parlons beaucoup de « l’après » : de mon côté j’envisage une reconversion professionnelle, et lui doit réfléchir à ce qu’il fera quand les enfants auront moins besoin de quelqu’un à la maison, ou quand je lancerai ma nouvelle activité et que mon salaire sera sans doute insuffisant pour maintenir notre niveau de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous communiquons plutôt bien (pour ce qui est important en tout cas !) et nos discussions sont toujours constructives. Jusqu’ici nos aspirations ne sont pas contradictoires, et nous n’avons jamais eu à trancher au détriment de l’un ou de l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Par rapport à l’éducation de tes enfants, qu’est-ce qui te semble important ? Quels sont les aspects sur lesquels tu es particulièrement attentive ? Quelles sont tes sources d’inquiétude ou de frustration ? Quels sont les principes (ou valeurs) qui te guident ? Evoluent-ils également au fil des ans ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis très engagée dans une parentalité respectueuse (on pourrait dire « non violente » ou « positive », mais pour moi c’est vraiment le respect des besoins des enfants et des parents qui est au cœur de mes préoccupations)</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis une inconditionnelle des ouvrages d’Adèle FABER et Elaine MAZLISH (« <i>Parents épanouis, Enfants épanouis</i> » et « <i>Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent</i> ») L’idée est de retrouver des relations harmonieuses entre parents et enfants, d’établir une communication de qualité, dans un esprit de coopération et de respect mutuel. Pas de fessées, bien sûr, mais pas non plus de punitions, de chantage, d’humiliations… Essayer de laisser s’exprimer la personnalité propre de chaque enfant plutôt que de le soumettre à l’autoritarisme parental. Et ne pas le faire aux dépens des parents, qui doivent pouvoir vivre leurs aspirations personnelles également, de ne pas être dans le sacrifice par rapport aux enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon mari est moins « à fond » que moi, mais je sais qu’il connait ces principes et même s’il ne les applique pas tous ni tout le temps (moi non plus, d’ailleurs, je dois bien l’avouer, ce serait trop beau !) j’ai confiance dans sa façon d’éduquer nos enfants. Il est plus « brut de décoffrage » que moi, mais il a à cœur de construire une vraie relation avec nos enfants, à sa manière, que je respecte.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, je trouve important que les enfants vivent la plupart du temps à la maison, et ne soient pas ballottés entre nourrice/périscolaire/garderie/centre aéré etc… dans une course effrénée et sans temps morts. Et que leurs adultes référents soient essentiellement leurs parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Mes sources d’inquiétude ou de frustration ? Ne pas faire assez bien !</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant l’évolution de mes principes : pour mon premier enfant, par exemple, je rêvais d’une place en crèche, car je préférais une prise en charge par plusieurs intervenants, professionnels de la petite enfance, en collectivité. Je redoutais qu’un lien trop fort se crée entre mon enfant et une nourrice. Je pensais qu’être en collectivité était stimulant pour l’enfant. Et je ne voulais surtout pas qu’elle soit élevée par ses grands-parents (chacun sa place)</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis heureuse de ne pas avoir eu cette place en crèche, et je sais maintenant que cet attachement avec une seule et même personne est important pour un bébé.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, quand je suis avec ma petite dernière certains matins où je ne consulte pas, je me rends compte de tout ce que nous avons manqué avec les 2 ainées, et je ressens une certaine incompréhension vis-à-vis de l’organisation de notre société : à quoi bon avoir des enfants si c’est quelqu’un d’autre qui s’en occupe la plupart du temps ? Profiter de ses enfants pendant les vacances, ce n’est pas la vraie vie, à mon sens…</p>
<p style="text-align: justify;">Et concernant l’idée assez répandue que c’est la qualité qui compte plutôt que la quantité, j’ai des doutes… Bien sûr il vaut mieux voir peu ses enfants plutôt que de leur crier dessus à longueur de journée… Mais l’idéal, c’est quand même de les voir beaucoup et de se donner les moyens de construire avec eux une relation de qualité…</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment te projettes-tu d’ici quelques années ? As-tu des envies ou des projets particuliers ? Quel équilibre aimerais-tu atteindre en terme d’équilibre vie pro / vie perso ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">D’ici quelques années…</p>
<p style="text-align: justify;">J’aimerais avoir rejoint le cercle des audacieux qui ont su donner une nouvelle orientation à leur vie professionnelle…</p>
<p style="text-align: justify;">J’envisage de commencer prochainement une formation qui me permettrait de ne plus être médecin généraliste, de sortir de la permanence des soins et du système de gardes, de l’urgence potentielle et de la disponibilité rapide à apporter aux patients. Pouvoir rentrer plus tôt le soir, ne plus vivre le stress et la frustration de l’astreinte (être là physiquement sans être vraiment là, toujours dans l’attente du coup de fil qui interrompra l’activité en cours). J’aimerais rester dans un système de consultations car j’aime cette notion de colloque singulier, mais pouvoir consacrer plus de temps à chaque personne. J’envisage de rester libérale malgré les contraintes que cela implique, car je ne supporterais plus la hiérarchie !</p>
<p style="text-align: justify;">J’aimerais être plus investie dans le quotidien de mes enfants, et dans leur scolarité, en étant plus présente le soir après l’école notamment. J’aimerais pouvoir ralentir, avoir le temps, prendre le temps…</p>
<p style="text-align: justify;">Et j’aimerais par-dessus tout ne plus vivre mon métier comme une barrière à ma relation avec mes enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Et si tu as envie de rajouter un dernier mot&#8230;.</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je me rends bien compte qu’objectivement je n’ai pas à me plaindre… Certains parents rentrent plus tard que moi, et tous les soirs de la semaine. Certains parents partent en déplacement plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois… Certains parents doivent confier l’éducation de leurs enfants à une tierce personne, extérieur au couple, parce qu’un seul salaire ne suffit pas, ou subissent leur statut de parent au foyer alors qu’ils ont d’autres aspirations…</p>
<p style="text-align: justify;">Certains médecins ont un rythme de travail beaucoup plus soutenu que le mien, prennent beaucoup plus de gardes, pas forcément régulées, et n’ont pas le confort d’un secrétariat ni d’une association…</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines femmes ont un mari qui ne respecte pas leurs idéaux, qui ne les soutient pas dans leurs choix, leurs envies, leurs passions…</p>
<p style="text-align: justify;">Je me trouve très « enfant gâtée » à vouloir toujours mieux, toujours plus (en matière de développement personnel, bien sûr, pas dans le domaine matériel où je me satisfais parfaitement d’un mode de vie très simple), mais je travaille là-dessus !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour m’aider à mieux vivre ma situation actuelle (ce qui se fait dans la souffrance pour le moment) j’ai entamé une thérapie, qui j’espère me permettra soit de réussir une reconversion épanouissante, soit éventuellement de continuer dans cette voie mais de façon plus sereine, de ne plus me sentir écartelée en permanence… et de faire la part des choses entre un désir de conciliation vie privée/vie pro très idéalisé, et le principe de réalité auquel il faut se confronter quel que soit le domaine d’exercice…</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, et quoi qu’il en soit, concilier vie familiale et vie professionnelle, pour moi, c’est vraiment loin d’être évident, malgré tout ce que j’ai déjà mis en place&#8230;</p>
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		<title>Ce que vous ne referiez pas ou différemment</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/04/24/ce-que-vous-ne-referiez-pas-ou-differemment/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=ce-que-vous-ne-referiez-pas-ou-differemment</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 20:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[conseils femmes actives]]></category>
		<category><![CDATA[erreurs à ne plus commettre]]></category>
		<category><![CDATA[erreurs à ne plus refaire]]></category>
		<category><![CDATA[retours d'expérience]]></category>
		<category><![CDATA[si c'était à refaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le recul, qu'est-ce que vous ne referiez plus ou alors de façon différente ? En Aparté vous invite à partager vos retours d'expérience aussi bien dans la sphère professionnelle que personnelle. Merci à vous !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9767" alt="800px-Backspace" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/04/800px-Backspace.jpg" width="336" height="252" />J&rsquo;ai la chance d&rsquo;être en vacances pour une dizaine de jours mais je ne voulais pas complètement vous abandonner ;-).</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai alors réfléchi à un jeu concours que j&rsquo;aurais pu mettre en place mais 1) je n&rsquo;ai aucun lot vraiment attractif à vous offrir (pas de voyage à l&rsquo;île Maurice ou aux Seychelles, ni spa merveilleux, etc. &#8211; eh oui, En Aparté n&rsquo;a pas encore trouvé de mécène généreux <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  et 2) un jeu concours, c&rsquo;est réglementé, il y a des contraintes juridiques précises (bref, pas du tout ce dont j&rsquo;avais envie). Donc retour à la case départ !</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai continué à cogiter&#8230;Quel thème retenir (cohérent avec le blog) ? Sous quelle forme (photo, écrit&#8230;) ? Et j&rsquo;ai fini par trouver une idée que je trouve intéressante. La voici !</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le recul, nous nous rendons souvent compte que nous avons effectué certaines choses que nous ne referions pas ou alors différemment, et ceci tant dans la sphère professionnelle que personnelle ou familiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, quelles sont les choses/décisions/comportements que vous ne referiez-vous ou de façon différente ? Je me dis que peut-être ces retours d&rsquo;expériences permettront à certaines personnes de réfléchir à deux fois avant de les faire elles-mêmes :-). Je précise que bien sûr, je ne vous demande pas du tout de livrer ici des choses très personnelles ou intimes mais en quelque sorte des petites &laquo;&nbsp;leçons&nbsp;&raquo; de vie, des réflexions sur votre carrière, vos principes d&rsquo;éducation&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on gagne ? Ma reconnaissance, celle des lecteurs et lectrices&#8230;et pourquoi pas si cela vous tente, un jour, nous pourrions organiser un déjeuner ou un dîner autour de nos apprentissages au fil des ans et surtout, faire plus ample connaissance !</p>
<p style="text-align: justify;">Comme je sais que ce n&rsquo;est jamais facile de se lancer la première, voici mes &laquo;&nbsp;Si c&rsquo;était à refaire, voici ce que je ne ferai plus ou différemment&nbsp;&raquo; :</p>
<p style="text-align: justify;">- Me permettre de &laquo;&nbsp;critiquer&nbsp;&raquo; l&rsquo;organisation d&rsquo;une entreprise avant au moins 3 mois d&rsquo;ancienneté ! (sauf si on me demande expressément mon avis avant),</p>
<p style="text-align: justify;">- Apprendre davantage l&rsquo;autonomie à mes enfants par rapport à leurs devoirs scolaires,</p>
<p style="text-align: justify;">- Me poser tout un tas de questions lorsque mon enfant entre vers l&rsquo;âge de 2 ans dans une terrible période d&rsquo;opposition car je sais désormais que c&rsquo;est une période normale qui exige certes fermeté et souplesse mais&#8230; qui passe ! (avant que la suivante n&rsquo;arrive, nous sommes bien d&rsquo;accord&#8230;!)</p>
<p style="text-align: justify;">- Davantage essayer de négocier un salaire d&rsquo;embauche en affûtant mes arguments.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche : je referai notamment et sans grande hésitation : les mêmes études, le choix du temps partiel à certains moments, le fait d&rsquo;avoir eu 3 enfants de façon relativement rapprochée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A vous ! Merci d&rsquo;avance de votre participation et à bientôt !</p>
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		<title>Quand le travail vous tue d’Aude Selly</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 07:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions autour du travail]]></category>
		<category><![CDATA[aude selly]]></category>
		<category><![CDATA[brigitte font le bret]]></category>
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		<category><![CDATA[témoignage burn out]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.en-aparte.com/?p=9713</guid>
		<description><![CDATA[Aude Selly, jeune responsable des ressources humaines, très engagée dans son travail, raconte dans un récit bouleversant, Quand le travail vous tue, son burn out professionnel. Un livre fébrile, écrit dans l'urgence et la douleur, pour tenter de comprendre l'engrenage et les responsabilités de ce terrible gâchis...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9715" alt="Selly-Burn-out-1400px" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/04/Selly-Burn-out-1400px-721x1024.jpg" width="260" height="368" />J&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Quand-travail-vous-tue-histoire/dp/2840017555/ref=la_B00CADWSZU_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1366369688&amp;sr=1-1" target="_blank">Quand le travail vous tue</a>&nbsp;&raquo; d&rsquo;Aude Selly (Maxima Editeur, 14,80 euros, à paraître le 23 mai), un témoignage poignant sur le burn out ou l&rsquo;épuisement professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, tout avait très bien commencé pour Aude, nommée responsable des ressources humaines pour plusieurs magasins d&rsquo;une société d&rsquo;envergure internationale.  Un poste pour lequel elle s&rsquo;était préparée et qui comblait ses attentes professionnelles. Animée d&rsquo;un profond désir de bien faire, d&rsquo;une véritable ambition pour mener à bien ses missions, Aude se donne à fond dans son travail mais elle est rapidement confrontée à un stress énorme et écrasée par la multitude des tâches à effectuer, tandis que sa hiérarchie, au siège de l&rsquo;entreprise, se fait lointaine et peu concernée. D&rsquo;une écriture fébrile, les nerfs encore à vif, Aude raconte tout : la pression toujours plus forte, la charge de travail immense, le manque de sommeil, la prise de poids, la perte de mémoire&#8230;jusqu&rsquo;au jour où elle s&rsquo;effondre littéralement. Dans ce récit, elle cherche à comprendre l&rsquo;engrenage vers l&rsquo;épuisement, les responsabilités, les siennes et celles de l&rsquo;entreprise, du management et de l&rsquo;organisation du travail. A 33 ans, Aude est toujours en congé de longue maladie, déterminée à se reconstruire et à témoigner des ravages de cette maladie trop souvent ignorée.<b> </b>Un récit poignant préfacé par le docteur Brigitte Font Le Bret, psychiatre du travail, que je vous recommande vivement. Aude a bien voulu répondre à mes questions (nos échanges ont eu lieu par mail).</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans votre témoignage, vous montrez bien que vous étiez une personne très impliquée, avec une forte conscience professionnelle, qui croyait dans ce que vous faisiez. Quels sont les éléments qui vous ont fait le plus “corrodée” par rapport à ce très fort engagement professionnel ? Le manque de reconnaissance ? De moyens pour mener à bien vos objectifs ? La pression, l’urgence permanente ? </b><b></b></p>
<p style="text-align: justify;">Comme je le dis dans le livre, j&rsquo;ai souffert de la multitude des tâches à effectuer. Il y a 2 types de fonction en ressources humaines : soit un poste spécialiste soit un poste généraliste. Le mien étant généraliste, il demandait d&rsquo;être performant dans plusieurs domaines. J&rsquo;ai souffert également de mon isolement. La délégation des taches n&rsquo;exclut pas l&rsquo;accompagnement, or j&rsquo;etais censée être autonome et comme il n&rsquo;y avait rien à me reprocher, personne ne se préoccupait de comment j&rsquo;arrivais à accomplir toutes ces tâches. Et enfin, j&rsquo;ai souffert  de l&rsquo;ignorance dans le détail du poste que je tenais par mes responsables hiérarchiques, ignorance que je détectais lors de mes évaluations annuelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous décrivez les symptômes de votre mal-être jusqu’au moment où vous explosez littéralement (le burn out) : prise de poids, problèmes de santé, de sommeil, de mémoire, etc. Vous consultez des médecins et des professionnels de la santé à plusieurs reprises mais cela ne suffit pourtant pas à vous arrêter. Pourquoi ? Quelles ont été les réactions de votre entourage très proche durant ces années ? Comment expliquez-vous que vous n’entendiez pas non plus leurs alertes ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Dans mon récit, j&rsquo;explique mon parcours et à quel point ce poste était mon objectif professionnel. Je ne me suis pas arrêtée justement parce qu&rsquo;il était hors de question que j&rsquo;abandonne que je laisse tomber ce pourquoi j&rsquo;ai tant œuvré. Ce poste j&rsquo;en rêvais, je l&rsquo;adorais. J&rsquo;ai tout simplement fait un déni des signaux, croyant que cela &laquo;&nbsp;passerait&nbsp;&raquo;. Mon entourage ne comprenait pas cela, ils me disaient tous de cesser de passer autant de temps au travail. Cela avait des répercussions sur ma vie qui se résumait à métro-boulot et bon dodo quand j&rsquo;arrivais à ne pas rêver de mon travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez travaillé dans les ressources humaines, donc vous étiez particulièrement sensibilisée aux questions de bien-être au travail, de prise en compte de l’humain, etc. et pourtant vous avez été touchée de plein fouet par tout l’inverse . N’y-t-il pas là un cruel paradoxe ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr que cela est un paradoxe et je dirais même que cela est purement inacceptable de la part de mes responsables. Il ne faut pas oublier qu&rsquo;il existe une loi : l&rsquo;article 4121-1 qui soumet l&rsquo;employeur à une obligation de moyens mais aussi de résultat concernant la protection mentale et physique des salariés.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Selon vous, les risques psycho-sociaux que vous avez vécus personnellement et que vous dénoncez, est-ce davantage un problème de personnes (management néfaste, irrespectueux, inattentif, voire incompétent) ou est-ce le système qui s’est emballé ? Une organisation que l’on ne maîtrise plus ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Je compare l&rsquo;entreprise et la question de la souffrance au travail de nos jours aux trois singes de la sagesse : les salariés ont peur de s&rsquo;exprimer, la direction ne veut pas voir, et la direction des ressources humaines, quand ils s&rsquo;aperçoivent du décalage, se bouchent les oreilles (moi je dirait plutôt &laquo;&nbsp;se prennent la tête&nbsp;&raquo;). Ma direction a fermé les yeux alors que moi j&rsquo;appliquais la loi à mon niveau : j&rsquo;écoutais les salariés, je me rendais disponible et en même temps je prenais en compte les directives qui m&rsquo;étaient données.</p>
<p style="text-align: justify;">Les managers ont un rôle difficile et complexe, il faut les former, les accompagner pour éviter qu&rsquo;ils créent des dommages sur leurs équipes.</p>
<p style="text-align: justify;">A force de réduire les effectifs en ces temps de crises, comme je le dis dans le livre, la stratégie des dirigeants va à l&rsquo;inverse de la productivité. Les salariés sont submergés, les managers aussi, plus personne n&rsquo;a le temps de s&rsquo;arrêter, de réfléchir, de se poser. Résultats ? Toutes les personnes de bonne volonté, qui compensent les défaillances, souffrent dans leur travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment s’effectue votre reconstruction/guérison ? Commencez-vous à envisager une reprise d’activité professionnelle ? </b><b></b></p>
<p style="text-align: justify;">Je me reconstruis en me recentrant sur moi-même. J&rsquo;ai d&rsquo;abord été suivie par mon médecin traitant et une psychologue du travail en collaboration étroite pendant 6 mois, et depuis 4 mois, je suis suivie par une psychiatre.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Quels conseils pourriez-vous donner pour <a href="http://www.en-aparte.com/2009/10/09/enapartealuremettreletravailasajusteplace/" target="_blank">remettre le travail à sa juste place</a>, tout en continuant à lui accorder de l’importance, de la valeur et du sens ? Comment organiser le débat en entreprise et auprès des dirigeants ? </b><b></b></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai 3 conseils à donner aux dirigeants :</p>
<p style="text-align: justify;">- ils devraient prendre les mesures nécessaires pour appliquer la loi. Il faut donc qu&rsquo;ils prennent conscience que ce phénomène existe, car c&rsquo;est leur devoir.</p>
<p style="text-align: justify;">- ils doivent œuvrer dans l&rsquo;analyse de chaque poste pour donner de l&rsquo;air, réaliser le détail des postes, et faire en sorte d&rsquo;instaurer la confiance. C&rsquo;est ce qui permettra aux salariés de s&rsquo;exprimer sans avoir peur. Cela est possible et doit être communiqué en ce sens vers les managers de proximité.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ils doivent chercher de l&rsquo;aide auprès d&rsquo;experts. Ils peuvent en former ou pourquoi pas embaucher un professionnel qui travaille dans la prévention de ce domaine (psychologue du travail, consultant ou coach). Ils pourront ainsi libérer la parole des salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">Aude Selly a créé une page Facebook autour de <a href="https://www.facebook.com/pages/Souffrance-au-travailGestion-du-Stress/118298328360965?fref=ts" target="_blank">Souffrance au travail / Gestion du stress</a> pour suivre  et débattre de l&rsquo;actualité de ce syndrome qu&rsquo;elle dénonce et qui gangrène les entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>■</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span> Aller plus loin :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.en-aparte.com/2008/10/16/ilsnemourraientpastousmaistousetaientfrappes/" target="_blank">Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés</a> et <a href="http://www.en-aparte.com/2011/04/26/travailleraarmesegales/" target="_blank">Travailler à armes égales</a> de Marie Pezé</p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.en-aparte.com/2012/05/24/delphine-de-vigan-les-heures-souterraines-et-la-souffrance-au-travail/" target="_blank">Les heures souterraines</a> de Delphine de Vigan</p>
<p style="text-align: justify;">- d&rsquo;autres billets en tapant &laquo;&nbsp;burn out&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;épuisement&nbsp;&raquo; dans la fonction Recherche du blog</p>
<p style="text-align: justify;">- Edit : hier soir, Europe 1 invitait Marie Pezé pour discuter de l&rsquo;épuisement professionnel dans l&rsquo;émission Libre Antenne (<a href="http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Libre-antenne/Sons/Libre-antenne-Dans-la-nuit-du-21-04-13-au-22-04-13-1490635/" target="_blank">replay</a> disponible) et Aude est intervenue à l&rsquo;antenne (à partir de la 77&prime; minute)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Conciliation vie pro / vie perso : la place des enfants ?</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/04/17/conciliation-vie-pro-vie-perso-la-place-des-enfants/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=conciliation-vie-pro-vie-perso-la-place-des-enfants</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 08:58:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enfants - Education]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions autour du travail]]></category>
		<category><![CDATA[conciliation travail famille]]></category>
		<category><![CDATA[concilier travail et éducation]]></category>
		<category><![CDATA[concilier vie professionnelle et vie familiale]]></category>
		<category><![CDATA[couples à double carrière]]></category>
		<category><![CDATA[place des enfants dans carrière]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque l'on parle de la conciliation vie pro / vie perso, la variable "enfants" est souvent abordé de façon un peu étrange, me semble-t-il. Marie-Claire a ainsi intitulé un article "Faire carrière malgré les enfants". Mais est-ce  la bonne façon de considérer la question ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9574" alt="08110166_PVI_0001_A389120_PS" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/04/08110166_PVI_0001_A389120_PS.jpg" width="340" height="175" />Lorsque l&rsquo;on évoque le sujet de la conciliation vie pro / vie perso, il me semble que la variable enfants est souvent abordée de façon un peu étrange. On lit &laquo;&nbsp;la maternité, frein à la carrière&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;avoir des enfants pénalise la carrière des femmes&nbsp;&raquo;. Comme si les enfants n&rsquo;étaient pas partie intégrante de cette conciliation mais un élément perturbateur, qu&rsquo;il fallait en quelque sorte neutraliser !</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, il me semble évident que l&rsquo;on ne concilie de la même façon si l&rsquo;on a des enfants ou pas. Attention, je ne suis pas en train de dire que ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfants (ou ceux qui ont des enfants devenus adultes), ne cherchent pas aussi à concilier le mieux possible leur vie pro et leur vie perso, à équilibrer leurs temps de vie, etc. Je dis juste qu&rsquo;à partir du moment où l&rsquo;on a des enfants, il est évident que la conciliation vie privée / vie perso ne devient plus qu&rsquo;une question personnelle mais collective, que le fait d&rsquo;avoir ou non des enfants ne peut pas être anodin. Il ne suffit plus de penser &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; mais de penser &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; en incluant les enfants dans nos questionnements et dans nos envies. Ainsi lorsque je lis par exemple un titre tel que celui de Marie Claire le mois dernier &laquo;&nbsp;Faire carrière malgré les enfants&nbsp;&raquo;, je trouve cela complètement inadapté. Comme si avoir enfants était un poids, comme s&rsquo;il fallait occulter (oublier ?) le fait d&rsquo;avoir des enfants pour faire carrière. Mais c&rsquo;est idiot, non ? <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  (ou alors, il faudrait également écrire  des articles &laquo;&nbsp;Avoir des enfants malgré sa carrière&nbsp;&raquo; !).</p>
<p style="text-align: justify;">Et je pense que l&rsquo;on a beau se préparer au changement que va apporter un enfant, (puis deux, trois, voire plus), à l&rsquo;organisation pratique à mettre en place, à la façon dont on envisage le fait d&rsquo;être parent, tant que l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas là, tout cela reste quand même théorique. Bien sûr, il est souhaitable de s&rsquo;organiser (d&rsquo;ailleurs, si l&rsquo;on ne préoccupe pas de l&rsquo;inscription à la crèche le jour de la conception, on est mal parti&#8230;j&rsquo;exagère à peine !), de réfléchir à comment on voit les choses, il n&rsquo;empêche que quasiment tous les parents disent clairement qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas réalisé les conséquences et l&rsquo;impact que cela allait avoir sur leur vie quotidienne et psychologique. Avoir un (ou des) enfants, cela signifie de nouvelles tâches, de nouvelles responsabilités, qui demandent du temps, de l&rsquo;énergie, de la disponibilité (et de l&rsquo;argent). Désormais, on est responsable d&rsquo;une autre personne que de soi-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui fait débat, c&rsquo;est que l&rsquo;arrivée d&rsquo;un enfant n&rsquo;a que peu d&rsquo;impact (voire a un impact positif) sur la carrière d&rsquo;un homme ou seulement à la marge (sauf pour certains) tandis que pour une femme, l&rsquo;impact est souvent important et peut se traduire de différentes façons (congé parental, temps partiel, refus d&rsquo;une promotion ou de déplacements, orientation vers une carrière d&rsquo;expertise davantage que vers une carrière managériale, sans oublier les incontournables : culpabilisation, questionnements récurrents, double journée, etc.). La vraie problématique est comment à partir de l&rsquo;entité couple/famille chacun peut-il exercer une activité professionnelle tout en ayant du temps et de la disponibilité pour élever/éduquer ses enfants et leur donner la sécurité affective dont ils ont besoin pour grandir. A partir de là, force est de constater que les cas de figure où la femme soit limite ses horaires, soit prend un congé parental, soit change de métier ou de statut, soit décide de ne plus travailler, etc. est la plus fréquente tandis que l&rsquo;homme soit ne change rien soit fait des adaptations mais relativement minimes. On est bien d&rsquo;accord, je schématise. Pourquoi cela ? Pour de multiples et complexes raisons : par choix concerté entre l&rsquo;homme et la femme, par envie de la femme ou par contrainte ou raisonnement économique ou encore par culture, par pression sociale, par reproduction du modèle dominant, etc. Toutes ces raisons existent.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de ce constat et de cette réalité qu&rsquo;est-ce qui peut changer ? Si les deux membres d&rsquo;un couple souhaitent parallèlement travailler/progresser et avoir/élever des enfants, plusieurs pistes sont envisageables (mais pas non plus cinquante mille !) :</p>
<p style="text-align: justify;">- soit l&rsquo;homme choisit/peut (ce qui est - souvent &#8211; deux choses différentes) s&rsquo;investir davantage dans la sphère familiale en aménageant ses horaires, en limitant ses déplacements, en travaillant de chez lui, en acceptant de faire certaines concessions, voire en prenant lui-même un temps partiel ou un congé parental, afin que la femme puisse poursuivre sa carrière professionnelle sans changement majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">- soit l&rsquo;homme et la femme décident de poursuivre leur carrière conjointement de façon similaire, à temps plein et en visant des postes à responsabilité. Et là, on se retrouve devant les <a href="http://www.en-aparte.com/2012/06/01/les-couples-a-double-carriere/" target="_blank">couples à double carrière</a> étudiés par Sandrine Meyfret. Cela est faisable à partir du moment où il s&rsquo;agit de métiers avec des horaires relativement réguliers et raisonnables (du genre 9h-19h). Jouable mais forcément un peu acrobatique ! Cela se complique lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de postes de cadres (ou de professions libérales) avec des horaires facilement à rallonge ou décalés, des déplacements parfois longs, de la mobilité géographique, de la pression, etc. Cela implique alors des problématiques/contraintes précises et complexes : haut degré d&rsquo;organisation, délégation (et confiance) à une personne extérieure et/ou aux grands-parents, phases de progression et d&rsquo;investissement professionnel successives chez l&rsquo;homme et chez la femme, disponibilité temporelle et mentale réduite par rapport aux enfants mais devant être de qualité (les WE et les vacances essentiellement) et instauration de zones intouchables par rapport à la vie familiale (pour reprendre l&rsquo;expression de Sandrine Meyfret). Avec des risques (cela ne servirait à rien de les occulter) sur la vie conjugale ou familiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit donc de composer, en tenant compte des besoins et des envies uns et des autres, c&rsquo;est-à-dire à la fois de l&rsquo;individu, de l&rsquo;entité couple et des enfants. Sachant que ces besoins et envies évoluent au fil des années. Et sachant que construire une carrière et élever des enfants sont des processus longs, qui demandent du temps (avec en plus, la difficulté supplémentaire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de<a href="http://www.en-aparte.com/2009/12/02/travailenfantsdestemporalitesbiendifferentes/" target="_blank"> temporalités un peu différentes</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, les entreprises ont un rôle important à jouer et peuvent aider les hommes et les femmes à mieux concilier en mettant en place différentes mesures (et je vous renvoie au site de <a href="http://www.observatoire-parentalite.com/actions.html" target="_blank">l&rsquo;Observatoire de la Parentalité en Entreprise</a> qui a classé ces mesures en quatre grands volets : services, soutien financier, organisation du travail, accompagnement RH et managérial). L&rsquo;Etat joue également un rôle important via les modes de garde, les aides financières (allocations familiales, aide pour la garde d&rsquo;enfant, etc.). Mais même si cela est bien évidemment très important, fondamental même, il n&rsquo;en reste pas moins que la conciliation vie pro / vie perso reste avant tout une affaire de couple et de personnes (homme, femme et enfant-s), un mélange de choix, d&rsquo;envies, de priorités et de contraintes (la première étant que les journées ne font que 24 heures !). Bref, Marie Claire aurait du écrire &nbsp;&raquo;Faire carrière avec des enfants&nbsp;&raquo;, cela aurait été bien plus pertinent à mon avis !</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ariane Grumbach, diététicienne du plaisir de manger</title>
		<link>http://www.en-aparte.com/2013/04/15/ariane-grumbach-dieteticienne-du-plaisir-de-manger/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=ariane-grumbach-dieteticienne-du-plaisir-de-manger</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 08:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Ariane Grumbach]]></category>
		<category><![CDATA[art de manger]]></category>
		<category><![CDATA[diététicienne gourmande]]></category>
		<category><![CDATA[diététicienne nutritionniste]]></category>
		<category><![CDATA[diététicienne Paris]]></category>
		<category><![CDATA[diététicienne plaisir de manger]]></category>
		<category><![CDATA[nutrition]]></category>
		<category><![CDATA[nutrition gourmandise]]></category>
		<category><![CDATA[portrait femme active]]></category>
		<category><![CDATA[reconversion professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[régime alimentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Portrait d'Ariane Grumbach, diététicienne du plaisir de manger depuis 2008, après des études à HEC et vingt ans passés en entreprise. Une belle reconversion professionnelle sous le signe de l'humain et de l'alimentation. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-9649" alt="arianegrumbach" src="http://www.en-aparte.com/wp-content/uploads/2013/04/arianegrumbach-1024x681.jpg" width="368" height="245" />La rubrique <a href="http://www.en-aparte.com/category/portraits-de-femmes/" target="_blank">Portraits de femmes</a> s&rsquo;enrichit grâce à Ariane Grumbach, diététicienne libérale depuis 2008, après avoir fait HEC et passé vingt ans en entreprise. Nous avons commencé par échanger sur Twitter autour des bonnes choses de la table et ensuite des reconversions professionnelles. Un grand merci à elle pour cet échange passionnant et riche !</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Peux-tu retracer les grandes étapes de ton parcours professionnel ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Après un bac C, je me suis inscrite en prépa HEC pour le côté éclectique mais cela n&rsquo;était pas réellement choisi car je n&rsquo;avais aucune idée de ce que j&rsquo;avais envie de faire comme métier. Comme j&rsquo;avais toujours été une bonne élève, cela m&rsquo;a paru assez naturel. J&rsquo;ai ensuite intégré HEC puis de façon assez classique, j&rsquo;y ai effectué un stage chez l&rsquo;Oréal. Cela ne m&rsquo;a pas passionnée ! J&rsquo;ai alors eu l&rsquo;opportunité d&rsquo;entrer chez Air France, une entreprise qui m&rsquo;attirait pour la diversité de ses métiers, davantage que pour le fantasme du voyage ! J&rsquo;y suis restée 11 ans, 6 ans à la communication externe puis interne et 5 ans au marketing où j&rsquo;ai fini responsable des études marketing externes. J&rsquo;ai adoré ce poste. Je réalisais des études qualitatives, je travaillais sur les personnes, leurs habitudes de consommation, leurs envies&#8230; et je disposais de pas mal d&rsquo;autonomie.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis j&rsquo;ai eu envie de changer. J&rsquo;étais un peu lasse des grosses entreprises où il est quand même difficile de faire bouger les choses. J&rsquo;avais envie d&rsquo;intégrer une petite entité. C&rsquo;était les années 2000 et l&rsquo;explosion d&rsquo;Internet. J&rsquo;ai alors intégré une structure moyenne où j&rsquo;ai fait de la gestion de projets informatiques et du conseil pendant 10 ans. Mais elle faisait quand même partie d&rsquo;un grand groupe donc l&rsquo;autonomie restait limitée. J&rsquo;ai rencontré des personnes géniales, c&rsquo;était très stimulant mais au fil des années, j&rsquo;ai trouvé le contenu du travail moins passionnant.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2005, j&rsquo;ai décidé de faire un bilan de compétences sur mes RTT mais j&rsquo;ai été un déçue car on me conseillait d&rsquo;aller vers ce que je savais déjà faire. J&rsquo;étais attirée par les ressources humaines mais je n&rsquo;ai pas été convaincue par mes rencontres et je n&rsquo;ai pas trouvé ce que j&rsquo;en attendais. Ce bilan m&rsquo;a toutefois permis de prendre du recul. Parallèlement, en surfant sur internet, je suis tombée sur le métier de diététicienne. Ce fut le déclic ! Je me suis dit que ce métier était fait pour moi puisqu&rsquo;il réunissait mon goût pour l&rsquo;accompagnement des personnes et celui pour l&rsquo;alimentation qui était un domaine qui  m’intéressait beaucoup : je suis très gourmande !</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment s&rsquo;est déroulée concrètement ta reconversion professionnelle ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant deux ans, j&rsquo;ai suivi des études par correspondance. C&rsquo;était très lourd en terme de quantité de travail car j&rsquo;étais toujours en poste et contrairement à ce que l&rsquo;on peut croire, il y a un côté très scientifique (biologie, chimie, etc.) dans ce métier. Fin 2007, j&rsquo;ai obtenu mon diplôme de diététicienne. J&rsquo;ai alors décidé de prendre <a href="http://www.apce.com/cid5540/conge-ou-temps-partiel-pour-creation-ou-reprise-d-entreprise-et-conge-sabbatique.html" target="_blank">un temps partiel pour création d&rsquo;entreprise</a>. Je me  suis installée en profession libérale après avoir trouvé un bureau assez central à Paris dans le 9ème arrondissement. Les consultations ont commencé doucement à se développer. Mais je partais de rien ! Je suis allée voir les prescripteurs (médecins, psychologues&#8230;), j&rsquo;ai lancé mon <a href="http://ariane.blogspirit.com/" target="_blank">blog</a> pour acquérir de la visibilité, j&rsquo;ai utilisé les pages jaunes, puis le bouche à oreille a commencé à fonctionner et mes consultations à se développer doucement. Je suis ensuite passée à 40% dans mon entreprise mais je me suis dit que si je voulais que mon activité décolle vraiment, il fallait que je m&rsquo;y investisse à 100%. J&rsquo;ai négocié une rupture conventionnelle et je me suis donc mise à plein temps. Mon activité s&rsquo;est vraiment bien développée à partir de fin 2011. Dorénavant, les <a href="http://www.arianegrumbach.com/" target="_blank">consultations</a> individuelles constituent 90% de mon activité, je fais également des interventions en entreprises, des ateliers, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut préciser qu&rsquo;étant en couple, mais sans enfant, je n&rsquo;avais pas les mêmes contraintes financières que d&rsquo;autres personnes et j&rsquo;étais prête à gagner moins bien ma vie qu&rsquo;avant. Je me suis rendue compte aussi que j&rsquo;avais moins besoin de dépenser. Je n&rsquo;ai aucun regret ! Mon activité est mille fois plus passionnante que ce que j&rsquo;imaginais <img src='http://www.en-aparte.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  D&rsquo;autre part, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;angoisse par rapport à l&rsquo;indépendance.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Quelles valeurs associes-tu à ton travail ? Quelle importance lui accordes-tu ? Cela a-t-il évolué au fil des ans ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j&rsquo;ai débuté, j&rsquo;imaginais éventuellement trouver un métier passionnant mais au fil du temps je me suis rendue compte que le travail, c&rsquo;était bien pour gagner de l&rsquo;argent, travailler en équipe et rencontrer des gens mais que le contenu n&rsquo;était pas forcément passionnant. Je me suis un peu désinvestie car je ne me reconnaissais pas dans les valeurs et la philosophie de l&rsquo;entreprise. Je suis très attachée au respect des compétences et à la valorisation des personnes versus les résultats à court terme et les raisonnements économiques qui ne tiennent pas compte de l&rsquo;humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me rends compte que le fil directeur dans ma vie professionnelle a toujours été l&rsquo;humain, faire en sorte que les personnes se sentent bien, à leur place. Dans mon nouveau métier, j&rsquo;ai la chance de me sentir à ma place, et je le pratique avec beaucoup d&rsquo;engagement. De plus, je le fais pour moi, c&rsquo;est bien plus motivant. J&rsquo;aimais beaucoup travailler en équipes, rencontrer de nouvelles personnes, cela m&rsquo;a beaucoup apporté. Maintenant, je travaille en réseau et non plus en équipe, ce qui me permet de ne pas me sentir isolée. Je ressens beaucoup de satisfactions relationnelles. D&rsquo;autre part, je suis membre du Groupe de Réflexion sur l&rsquo;Obésité et le Surpoids (<a href="http://www.gros.org/" target="_blank">GROS</a>) qui organise des réunions régulières.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon travail prend beaucoup de place en termes d&rsquo;horaires et d&rsquo;intérêt et la frontière entre ma vie pro et ma vie perso a tendance à s&rsquo;effacer. Mais je me force à avoir d&rsquo;autres activités, d&rsquo;autres centres d&rsquo;intérêt ! En terme d&rsquo;horaires, j&rsquo;ai toujours su poser des limites. Actuellement, j&rsquo;ai tendance à terminer un plus tard, vers 20h-20h30 car les consultations ont d’abord lieu le matin tôt, à l&rsquo;heure du déjeuner et le soir à partir de 17h.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, j&rsquo;aime savoir que j&rsquo;ai encore à progresser dans ce métier et à 46 ans, je continue à me former régulièrement pour développer mes compétences et avoir une approche la plus complète possible de la relation à la nourriture !</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Qu&rsquo;est-ce qui te frappe/t&rsquo;interpelle par rapport aux demandes des personnes qui viennent consulter ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de leurs relations à l&rsquo;alimentation. L&rsquo;alimentation est au cœur de la vie mais il y a souvent un rapport perturbé à la nourriture, un problème de quantité, d’impulsivité, qui rend malheureux et qui culpabilise. La grande majorité des femmes qui viennent me voir ont fait des régimes depuis plusieurs années mais en vain. Les problématiques rencontrées sont au carrefour de la santé, de la psychologie, de la sociologie et de l’économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Je constate une pression sociale, économique de plus en plus importante. Le modèle de la minceur est bien installé. Nous sommes face à une double évolution, paradoxale : à  la fois une préoccupation santé importante et à la fois une proposition alimentaire énorme. Il est beaucoup plus difficile de résister qu&rsquo;avant. Il y a aussi un problème de quantité car nous sommes souvent restés sur des habitudes alimentaires d&rsquo;il y a quelques décennies lorsque les gens étaient beaucoup moins sédentaires et avaient une activité physique quotidienne plus importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon rôle est d&rsquo;aider les personnes à écouter leurs besoins et leurs envies, à retrouver le plaisir de manger, à réapprendre à savourer ce qu&rsquo;elles mangent. Il s&rsquo;agit de remettre la nourriture à sa juste place pour qu&rsquo;elles puissent se consacrer à plein d&rsquo;autres choses. Je ne donne pas de régime mais j&rsquo;aide les personnes à comprendre pourquoi elles ont pris du poids. Je défends la gourmandise car la résolution de leurs problèmes ne passe pas par la privation ou la restriction mais par une alimentation variée et une écoute des besoins de leur corps et de leurs émotions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment utilises-tu les réseaux réels et virtuels ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j&rsquo;étais salariée, je n&rsquo;utilisais pas du tout les réseaux ! Mais en me mettant à mon compte, j&rsquo;ai appris à les utiliser et à les aimer pour me faire connaître et pour rencontrer des personnes très diverses. J&rsquo;ai ouvert un <a href="http://ariane.blogspirit.com/" target="_blank">blog</a> il y a 5 ans sur lequel j&rsquo;écrivais quasiment quotidiennement, puis j&rsquo;ai participé aux déjeuners de <a href="http://chine.typepad.com/blog/" target="_blank">Chine Lanzmann </a>où j&rsquo;ai parlé de l&rsquo;obsession de la minceur, j’ai découvert par hasard un réseau éclectique &laquo;&nbsp;Femmes à l’honneur&nbsp;&raquo;, je me suis inscrite à l&rsquo;<a href="http://www.europeanpwn.net/" target="_blank">EPWN</a> et j’ai repris contact avec <a href="http://hec-au-feminin.associationhec.com/gene/main.php?base_gp=7350" target="_blank">HEC au féminin</a>. Souvent, je partais du virtuel pour aller dans le réel. J&rsquo;aime ce système d&rsquo;allers/retours permanents entre le virtuel et le réel, cela permet de renforcer les liens, même si je manque de temps pour rencontrer toutes les personnes avec qui  je suis en contact sur internet ! Je me suis également inscrite sur <a href="https://twitter.com/ArianeGrumbach" target="_blank">Twitter</a>. C&rsquo;est une formidable source d&rsquo;informations et de contacts. J&rsquo;échange beaucoup autour de l&rsquo;alimentation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Quels conseils aurais-tu envie de donner à mes lectrices ? </b></p>
<p style="text-align: justify;">- Ne pas avoir peur d&rsquo;évoluer à n&rsquo;importe quelle période de votre vie et/ou d&rsquo;avoir plusieurs activités en parallèle où s&rsquo;épanouir.</p>
<p style="text-align: justify;">- L&rsquo;importance de se connaître, ne pas craindre de tout envisager comme virage professionnel, sans que cela ne soit pour autant déconnecté de la réalité ou incompatible avec la vraie vie.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ne pas s&rsquo;oublier, se ménager du temps pour prendre du recul, savoir où l&rsquo;on en est, ne pas avoir  peur de ses pensées, de ses émotions. Trop souvent les femmes ressentent de la panique, de l&rsquo;angoisse à devoir tout maîtriser et à tout gérer avec un souci de perfectionnisme épuisant et parfois elles perdent pied et compensent leur stress en mangeant de façon désordonnée ou excessive.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Crédit photo : Mathilde Vaccaro</em></p>
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