étapes: http://etapes.com étapes: s'adresse aux acteurs du graphisme et aux professionnels de la communication visuelle, de l'image et des différents secteurs du design (object, interactif...). Revue spécialisée, elle offre à ses lecteurs un panorama de la création française et internationale. Source d'inspiration, outil de travail et repère, étapes: constitue également un relais des actualités professionnelles, un point de rencontre et d'expression de toute une profession et de ses commanditaires... fr-FR Une fin imminente pour Paint http://etapes.com/une-fin-imminente-pour-paint?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13639?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 25 Jul 2017 12:45:00 +0200 étapes: Ce qui a été la source d'une pulsion créatrice pour beaucoup de graphistes, illustrateurs ou amateurs de dessin ne sera plus. Paint va prochainement être retiré du système d'exploitation Windows.

RIP Paint ? Pas encore, mais cela ne saurait tarder puisque le développement du logiciel est simplement en arrêt. Déprécié. Fidèle à lui-même depuis 32 ans, Paint demeurera ce que l'on connait alors : ce logiciel minimaliste voire brut, instinctif par son usage, émancipateur pour ce qu'il procure au premier coup de crayon virtuel. Il sera définitivement retiré pour céder la place à son successeur en trois dimensions : Paint 3D.

C'est un pan de l'histoire qui disparait, tel le déclin du mythique fond d'écran du Windows XP : Bliss. Aussi nommé "Coline Verte" en français, cette photographie d'une vallée verdoyante sous un soleil éclatant de Chuck O'Rear aura fait les grandes heures des écrans PC. Et elle est pour beaucoup emblématique d'une période Windows, tout comme Paint.

Par Florian Bulou-Fezard

1500971856 Image 1 / 1
]]>
De l'art par sms ! http://etapes.com/de-l-art-par-sms?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13551?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 24 Jul 2017 15:10:00 +0200 étapes: Le musée d'art moderne de San-Francisco a mis en place un service de réception d'œuvre d'art électronique. "Send me SFMOMA" permet aux amateurs d'art de recevoir une des œuvres de la collection par SMS.

Riche de 34 678 pièces, seulement 5% de la collection est exposée dans les galeries du MOMA de San Francisco. Le musée veut mettre à disposition toute leur collection, et donner à voir également des pièces cachées du public depuis des années. Le principe est simple, le visiteur envoie une demande plus ou moins précise, et reçoit une œuvre en fonction de la demande. Par exemple "envoyez-moi quelque chose de coloré et ensoleillé" ou plus directement "envoyez-moi du bleu".

Une démarche qui nous rappelle Fluxus, ou comment l'ironie maîtrisée se met au service du questionnement de la place de l'art dans nos sociétés.

Par Florian Bulou-Fezard

1500885651 Image 1 / 1
]]>
Le plus grand squat artistique ferme ses portes http://etapes.com/le-plus-grand-squat-artistique-ferme-ses-portes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13605?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 21 Jul 2017 11:12:00 +0200 étapes: Le plus grand squat artistique d'Ile-de-France, la Cité de la Jarry, doit fermer ses portes. Considéré comme "verrue" dans un quartier résidentiel de Vincennes, il dérange, détonne. Au grand dam des trois cents personnes encore présentes, ils devront abandonner leur microcosme auto-constitué, et regagner des logements plus décents.

Barre de béton brut sur six étages, 45 000m2 d'un labyrinthe architectural entre rampes et couloirs sans fin ; la Cité de la Jarry, depuis les années 2000 est devenu un squat artistique authentique. La liberté créatrice ne semble pas y avoir de limites. Dans cette ancienne cité industrielle des années 1930, cette époque aux utopies des immenses villages conçus pour les ouvriers, une nouvelle forme de rêverie s'est forgé. Des graffitis emplissent les murs humides, des ateliers de fortunes font le bonheur des artisans, les objets récupérés ça et là suffisent à construisent un lieu, les lumières naturelles contentent les sculpteurs ; en somme la constitution d'un mode de vie alternatif.

Malgré tout, cet endroit atypique ne convient plus aux normes sanitaires et sociales. En lieu et place du feu phalanstère, sera ouvert un lycée. En attendant, les derniers habitants sont bien décidés à rester dans cet endroit auquel ils sont tant attachés.

Par Florian Bulou-Fezard

1500627923 Image 1 / 4
1500627923 Image 2 / 4
1500627923 Image 3 / 4
1500627923 Image 4 / 4
]]>
40 ans que "WE LOVE NY" http://etapes.com/40-ans-que-we-love-ny?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13594?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 20 Jul 2017 12:34:00 +0200 étapes: Cette semaine cela fera quarante ans que le logo a fait son apparition par le coup de génie de Milton Glaser. Quarante ans d'un logo efficace, connu à l'échelle internationale.

1977. Milton Glaser, graphiste américain, est assis à l'arrière d'un taxi. Il s'apprête à assister à une réunion d'une campagne publicitaire pour la ville de New York. Depuis peu, la cité, forte d'une immense visibilité, notamment cinématographique, souhaite changer son image d'une ville avant-gardiste et dépourvue d'authenticité. Sous une fulgurance créatrice, il griffonne un "I" majuscule puis un cœur suivis des initiales "NY". Le logo "I ♥ NY" est né, sur une enveloppe ! Une histoire comme on les aime, avec un coup de génie dans l'intrigue.

À l'origine en ligne, les quatre symboles sont ensuite superposés, car plus commode à adapter sur tout types de supports. Entre les caractères de l'Amercian Typewriter, il insère un cœur rouge. Inchangé depuis 40 ans, on peut voir ce logo partout : dans la rue sur des Tee-shirt, sur des mugs et nombreux produits dérivés. Tant dérivés qu'on ne compte plus le nombre de capitales dans le monde qui l'ont utilisé, même en anglais ; atout majeure, le cœur demeure un symbole déchiffrable universellement.

Il ne devait rester que quelques mois tout au plus, pour une campagne de dynamisation éphémère. Si bien que Milton Glaser a cédé l'intégralité de ses droits d'auteur à la ville de New York, qui profite aujourd'hui de ce succès éternel.

Par Florian Bulou-Fezard

1500540594 Image 1 / 3
1500540594 Image 2 / 3
1500541121 Image 3 / 3
]]>
Koln Studio duo touche-à-tout http://etapes.com/koln-studio-duo-touche-a-tout?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13426?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 19 Jul 2017 17:10:00 +0200 étapes: Talents à Suivre part à la rencontre de la jeune génération de créatifs à travers le monde et les disciplines du design graphique. Une rubrique en partenariat avec Adobe.


Amoureux de la typographie et des formes minimales, Daniel Fuente et Pablo Mariné fondent en 2014 Koln Studio. Rejoint par Paz Galiana, Pablo Huertas et Josh Costar, ils forment une équipe engagée, capable de concevoir des réponses globales à l’esthétique résolument contemporaine et efficace.




Comment vous êtes-vous rencontrés et d’où vient le nom du studio, plutôt étonnant pour des graphistes installés à Madrid?
Nous nous sommes rencontrés en 2010 lors de notre diplôme en conception graphique à l’ESD (Escuela Superior de Diseño). Depuis le début, nous partageons des travaux, des idées et des références. En 2012, pour notre projet de fin d’études, nous avons décidé de rencontrer les studios et les designers qui nous influençaient. Nous voulions découvrir leur méthode et leur espace de travail. Nous avons créé un fanzine pour nous présenter et expliquer le projet puis nous leur avons envoyé. Après avoir acheté un billet Interrail nous sommes partis visiter Lust à La Haye, Catalogtree à Arnhem, Dumbar Studio à Rotterdam, Cyan à Berlin. Nous avons aussi visité des écoles, des musées et diverses institutions, avant d’amorcer le voyage de retour. Lorsque nous étions à la gare de Cologne (Koln en allemand), un homme a volé notre sac à dos contenant tout ce que nous avions produit tout au long du mois. Nous avons passé la nuit à chercher nos disques durs et à boire de la bière pour noyer notre peine ! Quelques années plus tard, lorsque nous avons créé le studio, nous avons repensé à cette expérience.

Quel est votre processus de travail?
Nous essayons de donner beaucoup d’importance à la documentation, afin de pouvoir contextualiser chaque projet. Nous aimons travailler sur des projets très variés. Cela nous oblige à nous documenter sur une multitude de sujets à chaque fois. Nous accordons une grande importance à l’expérimentation et aux erreurs. Nous aimons tester différentes options, et si les échéances du projet nous le permettent, laisser du temps pour voir ce qui fonctionne mieux est la meilleure direction à prendre.

Pourquoi tant de vos projets sont-ils uniquement typographiques?
Le père de Pablo (un des fondateurs du studio), Oscar Mariné, est un grand designer, et il nous a transmis cette attention particulière à la typographie. C’est un des éléments les plus importants du design et de la communication visuelle, un puissant outil de communication.




Pourriez-vous nous en dire plus sur le projet Retina?
Retina est un projet artistique appliqué aux nouveaux médias numériques. Ce projet est co-dirigé par le photographe Geray Mena et la responsable culturel Olivia Lorrain. Il est né en 2013 à ParisPhoto et a évolué en fonction des lieux où il prenait place selon les éditions. Le principal concept est la mémoire visuelle. Seuls les participants découvrent les oeuvres des artistes conçues spécifiquement pour chaque événement. À ce jour, nous avons développé quatre événements dans différentes grandes villes d’Europe : Paris, Londres, Amsterdam et Madrid. La première exposition s’est déroulée dans le quartier de Belleville, basée sur la rétine oculaire en tant que mémoire visuelle. Nous avons invité plusieurs artistes, curateurs à sélectionner des images qui leur avaient laissé un souvenir indélébile.

Comment avez-vous conçu l’identité graphique?
L’identité a évolué au fur et à mesure que le projet changeait de direction. Nous avons commencé par jouer avec le principe de répétition comme un slogan. Les pièces des artistes n’étant visibles que le jour de l’exposition, nous avions besoin d’un discours fort. D’autre part, l’absence d’images est un élément intentionnel de l’identité en cohérence avec la nature même du projet, nous ne montrons jamais les réalisations des artistes.




Que pensez-vous de la scène du design graphique en Espagne?
Beaucoup de gens font des choses intéressantes en Espagne, que ce soit des studios imposants ou designers indépendants. Il n’y a pas encore la même scène que dans les pays qui ont une grande tradition du design, mais il y a de plus en plus d’écoles et de médias spécialisés dans le graphisme.

Quelles sont vos sources d’inspiration?
Nous aimons regarder le travail d’autres graphistes pour voir les tendances actuelles, mais nous préférons encore les grandes références du passé. Nous aimons également chercher des influences dans d’autres domaines. La musique, par exemple, nous influence énormément dans de nombreux projets. Au studio, nous écoutons de la musique tout le temps, nous changeons souvent de style et explorons des genres très différents qui influencent forcément notre inspiration!




Retrouvez le timelapse de cette création réalisée avec des images Adobe Stock en cliquant sur l'image

Propos recueillis par Marion Bothorel


Avec Adobe Creative Cloud, trouvez l'inspiration et faites-vous connaître.
Découvrez les dernières créations de designers et d'artistes renommés sur Behance, la plus grande communauté de créatifs au monde. Exposez vos travaux sur un site web adobe portfolio. Ces deux services sont inclus dans l'abonnement Adobe Creative Cloud qui donne également accès à l'ensemble des applications Adobe pour postes de travail et terminaux mobiles, qu'il s'agisse des incontournables tels que Photoshop, Illustrator ou Indesign ou de nouveautés comme Adobe XD. Donnez vie à toutes vos idées. Puisez votre inspiration dans les ressources Adobe Stock directement depuis vos applications Creative Cloud. Bénéficiez également de modèles intégrés dans photoshop et illustrator pour gagner du temps au début de vos projets ainsi que de tutoriels détaillés pour être rapidement opérationnel et affiner vos compétences.

Découvrez Creative Cloud ! http://adobe.ly/1MTkdgr
www.kolnstudio.com/

1499941332 Image 1 / 10
1499442294 Image 2 / 10
1499438114 Image 3 / 10
1499438049 Image 4 / 10
1499437881 Image 5 / 10
1499438027 Image 6 / 10
1499437909 Image 7 / 10
1499437802 Image 8 / 10
1499437632 Image 9 / 10
1499442219 Image 10 / 10
]]>
"Western Metaphor" par Koln Studio http://etapes.com/western-metaphor-par-koln-studio?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13522?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 19 Jul 2017 17:10:00 +0200 étapes: Dans notre dernier numéro, étapes: s’associe à Koln Studio pour concevoir une création originale autour du concept “nouvel exotisme” à partir du fonds iconographique Adobe Stock.


C'est au nord de l'Inde, dans la tradition des peintures miniatures qui ornent les façades des maisons, des temples et des palais du Rajasthan, que Koln a puisé son inspiration. Les détails stylistiques de la fresque sont manipulés jusqu'à l'abstraction et mêlés à l'imposante typographie Compacta, caractéristique des affiches et journaux des années 1960. Ce mélange d'éléments hétéroclites ouvre la voie à une nouvelle forme d'exotisme, un exotisme postmoderne, où les outils contemporains recyclent une esthétique traditionnelle.


Retrouvez toute la sélection "Nouvel Exotisme" sur Adobe Stock.



Images Adobe Stock utilisés pour cette création :



©rakeshpicholiya


Depuis Juin dernier, deux nouvelles collections ont rejoint la plateforme Adobe Stock. La collection Premium Stocksy, rassemble les travaux de photographes, artistes et agences de renommée mondiale tandis que l'agence Reuters alimentera quotidiennement l'offre de contenu éditorial d'images et de vidéos couvrant l'actualité, le sport et le divertissement à l'international.

1499961923 Image 1 / 2
1499961953 Image 2 / 2
]]>
Un extraordinaire labyrinthe de formes et couleurs par la designer Camille Walala http://etapes.com/un-extraordinaire-labyrinthe-de-formes-et-couleurs-par-la-designer-camille-walala?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13553?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 19 Jul 2017 15:49:00 +0200 étapes: Pour Camille Walala, chaque jour est un nouveau défi, si bien qu'au fil des semaines l'illustratrice française n'en finit plus d'étendre son territoire. Avec toujours autant de maitrise dans la composition des formes et des couleurs, elle vient de prendre possession de la Now Gallery à Londres et, sans surprise, cette installation ne passe pas inaperçue.

La discrétion n'est pas la première qualité du travail de Camille Walala. Les motifs soulignés et les couleurs éclatantes qu'elle utilise s'affirment sans complexe et se suffisent. En un instant, ils plongent qui les observe dans un univers fantaisiste et graphique, à la croisée entre le groupe de Memphis et l'art Ndébélé.

La nouvelle installation n'y fait pas exception et propose même de corser un peu l'expérience. WALALA X PLAY épouse en effet la forme d'un labyrinthe, avec ses murs en zigzag, ses miroirs et ses panneaux suspendus. Dans ce complexe parcours, le visiteur est vite perdu parmi les innombrables jeux de réflexion.
Quel casse-tête !

On imagine le travail pour monter une telle pièce avec cohérence. La designer pousse même le vice jusqu'à glisser des anomalies dans la composition, à découvrir de préférence avant d'en sortir.

Par Charles Loyer

1500471801 Image 1 / 6
1500471827 Image 2 / 6
1500471802 Image 3 / 6
1500471802 Image 4 / 6
1500471801 Image 5 / 6
1500471801 Image 6 / 6
]]>
Exposition GRAPUS, crapules de graphistes ! http://etapes.com/exposition-grapus-crapules-de-graphistes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13567?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 19 Jul 2017 14:06:00 +0200 étapes: Si d'aventure vous passez par le centre de la France, il faut s'arrêter à Thiers. La capitale européenne sinon française de la coutellerie ouvre ses portes au collectif de graphistes Grapus jusqu'au 17 septembre, 27 ans après sa dissolution. Fichu dans une ancienne usine de couteaux, c'est une rétrospective tout en affiches ; démonstration par des graphistes engagés.

Pierre Bernard (décédé en 2015), Gérard Paris-Clavel et François Miehe se rencontrent en mai 68, cette période intense dont on connait le combat. Ils sont vite surnommés "crapules staliniennes" dès leur première collaboration à l'Atelier Populaire de l'École des Arts Décoratifs. Surnom avec lequel ils mixent leur domaine de prédilection le mot "graphisme" ; il en résulte GRAPUS. Engagés, ils veulent montrer l'actualité sous un angle neuf et critique, teinté de sarcasme. En 1975 Alexander Jordan et Jean-Paul Bachollet les rejoignent.

Le groupe œuvre jusqu'en 1990. Époque oblige, c'est le papier qui prédomine dans cette exposition ; le moment idéal pour découvrir avec aisance les formats de toutes tailles. On se laisse flâner entre des mots durs - "apartheid" - ou des composition plus légères comme une campagne de communication du Théâtre La Salamandre. Pour compléter cette profusion, le collectif met à disposition des produits dérivés, papiers-en-tête, autocollants, brochures, journaux et photographies.

Cette rétrospective est un premier pas dans l'ouverture des beaux-arts vers la culture populaire. L'usine de Thiers prévoit, à terme une place importante à la médiation culturelle dans cette région de France qui souffre, elle aussi, de la fermeture de ses usines.

Par Florian Bulou-Fezard


Exposition GRAPUS
Usine de May, Thiers
Du 1er juillet au 17 septembre 2017

1500455612 Image 1 / 8
1500455612 Image 2 / 8
1500455613 Image 3 / 8
1500455613 Image 4 / 8
1500455614 Image 5 / 8
1500455612 Image 6 / 8
1500455610 Image 7 / 8
1500455579 Image 8 / 8
]]>
Appel à candidature : Climate Action Changement http://etapes.com/appel-a-candidature-climate-action-changement?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13559?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 18 Jul 2017 16:57:00 +0200 étapes: What Design Can Do, plate-forme collaborative dans la conception artistique, s'intéresse aux changements sociaux et environnementaux. Depuis 2011, l'association s'évertue à promouvoir le travail de designers pour donner des éléments de réponse aux urgences planétaires. Cette année, elle s'associe à la Fondation Ikea et la Fondation Autodesk pour un concours international placé sous un impératif de taille : le changement climatique.

" Climate Action Challenge " a été lancé depuis Amsterdam en mai dernier. Ouvert aux professionnels de la création, start-up et étudiants, le dépôt des projets se termine le 21 août. Les gagnants du concours pourront développer le projet en se partageant tout de même 900 000 euros, et un suivi professionnel avec des experts. Plus d'informations ici.

Par Florian Bulou-Fezard

1500389103 Image 1 / 2
1500389105 Image 2 / 2
]]>
L'AIGA dévoile ses 50 couvertures favorites http://etapes.com/l-aiga-devoile-ses-50-couvertures-favorites?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13554?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 18 Jul 2017 15:29:00 +0200 étapes: L'AIGA, l'association American Institute of Graphic Art et le Design Observer ont dévoilé leur sélection d'une centaine d'ouvrages, sur proposition de 700 graphistes et éditeurs. Tous les ans, des professionnels de l'édition et du graphisme se réunissent pour choisir leurs favoris. Dans l'édition de 2017, le jury était composé du graphiste et écrivain Gail Anderson, du réalisateur Michael Carabetta et du designer et auteur Jessica Helfand. À trois, ils ont choisis 50 couvertures, et 50 livres ; une manière d'honorer la forme sans en oublier le contenu.

L'intégralité des livres sélectionnés est à découvrir ici, pour les couvertures c'est ici.

1500372375 Image 1 / 4
1500372739 Image 2 / 4
1500372376 Image 3 / 4
1500372376 Image 4 / 4
]]>
Censure : le Parthénon délivre http://etapes.com/censure-le-parthenon-delivre?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13547?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 17 Jul 2017 16:59:00 +0200 étapes: Marta Minujin, artiste argentine, a conçut le "Parthénon des livres". L'œuvre monumentale, reprend le symbole du pays qui a vu naître la première démocratie du monde. Elle immortalise plus encore une forme d'expression qui nous est si chère.

Présenté cette année à la quinquennale d'art contemporain "Documenta 14" de Cassel, en Allemagne, l'installation avait déjà été montrée en 1983. Ce sont 100 000 livres qui constituent le corps de cette réplique échelle 1 érigée à la Fridrichplatz, celle-là même où les nazis organisaient des autodafés. Cent mille livres qui a un moment de l'histoire, quelque part dans le monde ont été censurés, oubliés pour tout un peuple, décidé par un seul.

https://www.instagram.com/p/BWGZnpdgvpd/

Jalonnant de part et d'autres des piliers, on aperçoit Sartre, Marx, Neruda, Orwell, Kafka ou même Voltaire pris en tenaille entre les couches de film plastique qui camouflent légèrement la structure métallique, haute de 15 mètres. La lumière passe au travers des rectangles épars qui créent un motif irrégulier, ou un enchevêtrement de briques c'est selon. Les livres, donnés par des habitants des quatre coins du monde, seront distribués au démontage à partir du 17 septembre.

À l'heure où la Chine censure Winnie l'Ourson, ce dernier étant trop usité pour parodier le président Xi Jinping, l'œuvre de Marta Minujin fait sens, et donne un peu plus à réfléchir quant au respect de notre liberté d'expression.

Par Florian Bulou-Fezard

1500298231 Image 1 / 2
1500298232 Image 2 / 2
]]>
Calibri : un caractère sans Sharif ? http://etapes.com/calibri-un-caractere-sans-sharif?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13544?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 17 Jul 2017 14:33:00 +0200 étapes: Nous connaissons bien la typographie par défaut de Microsoft Office : Calibri. Tant par défaut que l'actuel chef du gouvernement pakistanais a jugé bon de falsifier des papiers avec cette police qui n'existait pas à la date des documents.

Cela fait suite aux nombreuses affaires relevées par les "Panama Papers" en 2016. Le Premier Ministre Nawaz Sharif, et sa fille, également son héritière politique, sont pris dans un scandale de corruption. Ils ont tentés de s'en défaire en antidatant de faux documents sur lesquels Calibri mentionnait en lettre sans Serif noir sur blanc qu'ils étaient les propriétaires d'appartements à Londres. La police a été conçue par le typographe néerlandais Lucas de Groot en 2004, mais commercialisée en janvier 2007, tandis que les faux créés par le clan Sharif datent de 2006. Un détail dans la forme qui a fait tiquer les spécialistes.

Par Florian Bulou-Fezard

1500288155 Image 1 / 1
]]>
Adidas : 50 états, 50 paires, 50 artistes http://etapes.com/adidas-50-etats-50-paires-50-artistes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13497?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 17 Jul 2017 12:27:00 +0200 étapes: Adidas s'associe à Women Win dans le combat pour les droits des femmes. La marque de sport a demandé à 10 artistes femmes, de peindre selon leurs envies sur 50 paires de chaussures, pour célébrer les 50 contrées des États-Unis d'Amérique. Les modèles ont été mis aux enchères en ligneet les bénéfices reversés à l'association.

Les célèbres paires de running UltraBOOST X blanches ont été mises à disposition de graphistes, tagueurs, designers, peintres dont Jen Mussari, Meagan Morrison, Sophia Chang ou Bree Poort. Chacune des artistes à peint ce que lui inspire un des 50 états. Adidas se sert habilement d'une forme de patriotisme des habitants à leurs états pour générer de l'intérêt, et de surcroit du clic. Amener du clic, c'est aussi amener de la visibilité pour l'association féministe partenaire Women Win. Une opération habile qui fait s'entendre dans un même projet et une cause, trois univers : industriel, artistique et social.

http://r29.co/2u0R6qA

Par Florian Bulou-Fezard

1500286555 Image 1 / 7
1499856074 Image 2 / 7
1499856073 Image 3 / 7
1499856073 Image 4 / 7
1499856073 Image 5 / 7
1499856073 Image 6 / 7
1499856073 Image 7 / 7
]]>
Valérie Pécresse et le logo qui se trompe de patrie http://etapes.com/valerie-pecresse-et-le-logo-qui-se-trompe-de-patrie?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13542?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 17 Jul 2017 10:41:00 +0200 étapes: Décidément, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas... Entre Valérie Pécresse et les logos, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça ne colle pas vraiment. On se souvient bien de la polémique provoquée par l'ancienne ministre, qui en 2014, soutenait la création d'un logo de Région pour 0 euro. Un tweet qui avait déclenché de vives réactions de la part des graphistes.


Aujourd'hui, la Présidente du conseil régional d'Île-de-France lance son mouvement : Libres!. Qui dit nouveau mouvement, dit nouveau logo et c'est là que les internautes remarquent que le signe que représente la lettre "b" n'est pas une cocarde française mais anglaise. Voilà ce qu'il en coûte, de vouloir faire du graphisme à bas prix.

Par Charles Loyer

1500280737 Image 1 / 1
]]>
Photoshop propose une réplique numérique des pinceaux d'Edvard Munch http://etapes.com/photoshop-propose-une-replique-numerique-des-pinceaux-d-edvard-munch?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13496?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 12 Jul 2017 17:50:00 +0200 étapes: "J'aurais voulu être un artiste". Ces paroles chantées au conditionnel par Daniel Balavoine, se conjugue désormais au présent. Le rêve touche à la réalité ou presque. Grâce au travail du designer Kyle T. Webster, Adobe met entre les mains des utilisateurs de Photoshop, les pinceaux centenaires du célèbre peintre Edvard Munch.

La qualité d'un artiste ne réside pas dans le matériel qu'il possède, mais dans la manière dont il se l'approprie, le déforme, le détourne pour développer une approche, affirmer un trait qui lui est personnel. C'est une fois passé entre les mains du peintre, que le pinceau fascine. Ceux de l'Expressionniste norvégien font désormais partie de la légende et sont soigneusement conservés au Musée Munch à Oslo. Une collaboration inédite avec l'établissement offre la possibilité à Adobe d'en proposer une réplique digitale à ses utilisateurs.

https://youtu.be/Y9ge_wi-3uI?list=PLtn0S95xYTINcC-7Sx_H4rhRwq_pmNyiy

À première vue, le défi paraît complexe et pourtant, le processus suivit pour obtenir ces 7 brushs est particulièrement intéressant. Pour atteindre un résultat probant, le fabriquant de logiciels créatifs s'est inspiré des dernières techniques en matière de conservation et reproduction muséale. Les brosses originales ont été photographiées à 360 degrés à l'aide d'appareils photo ultra-haute résolution, qui en ont capturé tous les angles et les moindres détails afin d'établir une représentation 3D, la plus précise possible. À ce scan se sont ajoutées une étude minutieuse du style artistique du peintre et des caractéristiques physiques de ses instruments : souplesse, type de pointe. L'illustrateur américain Kyle T. Webster a ensuite travaillé à partir de l'ensemble de ces données pour essayer de proposer une interprétation numérique la plus fidèle possible.

Le projet baptisé "Les trésors cachés de la créativité" s'inscrit dans une volonté de partager autour des innovations technologiques en matière de création visuelle. De montrer que les outils de demain se construisent dans une perpétuelle réinvention de notre patrimoine culturel.

À noter que les brosses sont téléchargeables gratuitement sur le site d'Adobe et qu'à l'occasion du lancement du projet, un concours créatif a été mis en place. À vous d'imaginer, avec un des 7 pinceaux numériques, une nouvelle version du tableau "Le Cri". À vous d'être un artiste.

Par Charles Loyer

1499859021 Image 1 / 3
1499855849 Image 2 / 3
1499859021 Image 3 / 3
]]>
14 juillet : les panneaux à la fête http://etapes.com/14-juillet-les-panneaux-a-la-fete?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13508?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 12 Jul 2017 17:40:00 +0200 étapes: Créer des supports d'information est important, les détourner est beaucoup plus amusant. À l'approche du 14 juillet, SETON, le leader de la signalisation a confié au street artiste Jinks Kunst, 5 de ses panneaux emblèmes, afin d'y ajouter une touche inédite.

L'entreprise des Haut-de-France s'est vite rendue compte que l'humour constitue un levier idéal pour communiquer sur ses produits. Elle ne se prive pas, tout au long de l'année, de délaisser quelques minutes son sérieux afin de distiller des parodies de signalétique sur son compte twitter. La fête nationale était l'occasion d'aller encore plus loin et de faire appel à un spécialiste. Jinks Kunst et ses 1500 détournements à travers le monde s'est vite imposé comme le choix naturel pour cette collaboration artistique.

Le Nantais a donc joué avec 5 de ses panneaux préférés pour créer de nouvelles images inspirées par des clichés français. De la prise de la bastille, à la manifestation, en passant par un retourné acrobatique et l'inévitable baguette de pain, ces quelques détails intelligemment placés, nous font vite perdre le sens initial de ces supports.

Par Charles Loyer

1499871191 Image 1 / 5
1499871191 Image 2 / 5
1499871191 Image 3 / 5
1499871190 Image 4 / 5
1499871190 Image 5 / 5
]]>
"La pente est peinte" : Tour de France 2017 http://etapes.com/la-pente-est-peinte-tour-de-france-2017?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13498?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 12 Jul 2017 15:44:00 +0200 étapes: Du 2 au 24 juillet, il n'en finit pas de tourner dans la belle France, au détour des cimes des Pyrénées et des toits en tuiles rouges éparses. Le Tour de France sera ce soir à Pau pour la 69e fois en 104 éditions. Sur une invitation de Christian Laborde, écrivain et poète, Perrine Saint Martin, designer graphique et enseignante à l'École supérieure d'art des Pyrénées Pau a conçu et réalisé avec dix étudiants Design Graphique Multimédia une intervention monumentale de lettrages sur plus de 500m.

La pente est peinte est l'aboutissement d'un travail de plusieurs mois, finalisé à grande échelle. Il fait écho au graphisme sauvage qui a court sur les routes du Tour. Ici, l'installation sur l'avenue au départ de la 12e étape est maîtrisée. Tout du long, les noms de coureurs gagnants des étapes partants de Pau jalonnent la route avec des maillots aux couleurs associées à leurs performances - blancs, jaunes, à pois.

Beaucoup de plans à l'échelle du 1/100 ont été étudiés pour conjuguer les différents points de vue qu'offre le lieu - depuis la route, ou depuis l'avenue qui le surplombe. Pour la lisibilité, ils ont travaillés sur un lettrage bâton adaptable à un outil : le rouleau. Les jeunes graphistes de 2e et 3e année se sont entraînés avec des rouleaux de petites tailles, mais aux mêmes contraintes. Puis ils se sont équipés des rouleaux avec de l'eau avant de passer à la peinture signalétique temporaire blanche. Le tout pour des lettrages de 1,20 mètre de haut. Le résultat de ces recherches permet une belle homogénéité, ce qui, au vue des nombreux acteurs de cette fresque, est une gageure.

Au départ de Pau, vers Peyragudes, nous pourrons compter sur les caméras aériennes de France Télévision pour admirer la fresque jeudi 13 juillet à partir de 11h10. L'installation se dégradera d'elle même, suivant l'impact météorologique, d'ici quelques mois.

Étudiants participants Odessa Bergon | Clément Excoffier | Léo Gaullier | Christophe Léon | Claire Lhermitte | Thibault Maïo | Jeanne Hervé Maley | Clément Marin | Alexia Peboscq | Anna-Isis Renault

Par Florian Bulou-Fezard

1499864042 Image 1 / 9
1499864036 Image 2 / 9
1499864020 Image 3 / 9
1499864021 Image 4 / 9
1499864020 Image 5 / 9
1499864037 Image 6 / 9
1499864078 Image 7 / 9
1499864026 Image 8 / 9
1499864014 Image 9 / 9
]]>
Scénographie #1 : la scène fait bloc http://etapes.com/scenographie-1-la-scene-fait-bloc?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13384?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 11 Jul 2017 15:52:00 +0200 étapes: De théâtre ou de musée, la scénographie met en scène. Des corps jouant et déambulant, aux objets inanimés ou affiches en deux dimensions, cet art de la mise en scène est autant un jeu visuel pour le spectateur qu’une recherche de l'ergonomie pour ces mêmes visiteurs.

Cette fois-ci on parle du bloc. Dans l'histoire de la scénographie théâtrale, il est un objet très usité, revisité à de mainte reprise, consciemment ou non. De la plateforme qui suggère un bloc, du monolithe autour duquel on tournoie, objet posé perçu comme une masse infranchissable, ou multitude en poupées russes ; les blocs sont tout à la fois. Il en dit beaucoup, instaure une posture, met une pièce en quatre dimensions. Pa là, le scénographe fait ressurgir ce que l'auteur n'aurait peut-être jamais voulu dire. Voyons ces parallélépipèdes dont tout parle en leur ouvrage.


Hamlet, Yannis Kokkos
Avec son acolyte de toujours, Antoine Vittez met en scène le classique de Shakespeare, Hamlet, en 1983. Le duo a conçu ce décor théâtral emblématique de la scénographie contemporaine. Avec une perspective accélérée, spécifique à l'école italienne, les cubes massifs introduisent une profondeur de champ remarquable d'où surgissent les acteurs, sabrent à la main, prêts à en découdre. Les cubes en miroirs invoquent dès lors une mise en scène linéaire dans laquelle les comédiens officient de profil. C'est au détour de parois blanches immaculées que se jouent les cascades en furie. En contraste, les interstices, plongent les acteurs dans la pénombre.


Je disparais, Stephan Braunschweig
Arne Lygre signe cette pièce au Théâtre de la Colline en 2012. Le scénographe, Stéphane Braunschweig immerge le spectateur dans un univers parallèle. Ces trois espaces cloisonnés au sol et plafond suffisent à dessiner une perspective infinie. Bien que disparus, les parois sont bel et bien présentes ; les rectangles au sol délimitent l’espace. Les blocs suggérés qui se succèdent enferment les personnages dans leur démence, mais évoquent le possible d'une évasion. Les murs à nus promettent cette ouverture.


The Valley of Astonishment, Arthur Franc
Peter Brook a signé, en 2016, ce qui sera vraisemblablement l'une de ses dernières créations aux Théâtre de Bouffes du Nord, celui-là même en cercle, dans lequel les spectateurs ne peuvent avoir le même point de vue de la scène. Ici c'est un carré blanc posé au sol, dont les couleurs au gré des lumières. Les acteurs, munis de chaises aux squelettes cubiques vont et viennent dans cet air de jeu brechtien. Les cubes multiples prennent davantage vie par l'homme. Un jeu de mise en abîme convainquant, pour une intrigue complexe.


Seuls, Emmanuel Clolus
Wajdi Mouawad, fraîchement directeur du Théâtre de la Colline, ouvre la saison 2016 avec l'interprétation de Seuls. Emmanuel Clolus dispose une immense boîte de jeu dans laquelle l’acteur se sert à satiété au fil des ambiances, et de ses émotions. Le comédien créé sa scénographie, unique représentation de son ressenti dans l’instant. Chaque soir c’est un autre volet de la boîte qui s’ouvre. Peut-être personne d’autre ne le verra par deux fois, et c’est cette forme de privilège qui fait la force d’un tel dispositif. La scénographie est au service de la mise en scène, elle même multi-interprétable par les spectateurs sonnés par l’invraisemblable mais probable histoire de cet étudiant. Ce tout possible grâce au processus de travail de Clolus dont la scénographie influence la mise en scène.


Vollmond, Peter Pabst
C'est un roc, c'est un pic qu'impose Peter Pabst sur la scène. Le lit d'eau très fin et transparent contraste avec la masse opaque, contraignante et immuable. Un immense rocher ponctue le vide scénique, autour duquel les danseurs n'en finissent pas de s'essouffler à coup de seaux d'eau et de frappes aquatiques contre la roche fraîche. Un jeu entre une matière naturelle et les corps mouvants, dont la gestuelle des êtres humains est propre aux chorégraphies de Pina Bausch.

Par Florian Bulou-Fezard

1499182417 Image 1 / 10
1499182416 Image 2 / 10
1499182401 Image 3 / 10
1499182400 Image 4 / 10
1499182392 Image 5 / 10
1499182392 Image 6 / 10
1499182375 Image 7 / 10
1499182374 Image 8 / 10
1499182361 Image 9 / 10
1499182361 Image 10 / 10
]]>
étapes: 238 http://etapes.com/etapes-238-9f12ce25-9add-4067-aa63-b2ca4f1ed075?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13483?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 11 Jul 2017 13:19:00 +0200 étapes: Comme un portrait sous-jacent de la jeune garde du design graphique français, ce numéro donne la parole aux professionnels de moins de 35 ans. Contre toute idée de panorama exhaustif, parce que beaucoup de jeunes graphistes talentueux auraient également pu y figurer, cette sélection présente une diversité de postures et de spécialités. Ici, les dessinateurs de caractères, graphistes, studios, collectifs, UX-UI designers, publicitaires, designers hybrides, agents, libraires… ont, dans leurs choix de parcours, imaginé des structures, des méthodologies de travail en accord avec leurs singularités et leurs idéaux. Alors que l’esprit de concision, dont relève l’exercice graphique, valorise le choix, la radicalité d’une réponse, la surabondance de messages textuels et visuels à laquelle est confrontée cette génération l’incite, davantage encore que la précédente, à effectuer un filtrage resserré. Affinage des informations, des formes et même… des postures. Autre avancée notable, les digital natives travaillant dans les petites structures se sont réconciliés avec la commande privée. Appels d’offres jugés trop incertains, marché saturé et maigres rémunérations… le prestige de la commande publique n’a pas suffi à retenir les plus jeunes.

En novembre, la génération Z, succédant à celle-ci, fera son apparition dans le magazine, diplôme en poche. Le site étapes diplômes est désormais ouvert à ceux qui souhaitent soumettre leurs travaux de fin d’étude. En attendant de la découvrir et peut-être d’en déceler quelques traits spécifiques, nous vous souhaitons, à tous, un très bel été 2017.

PAR CAROLINE BOUIGE

1499771722 Image 1 / 2
1499771791 Image 2 / 2
]]>
Un cerf-volant en papier pour des envolées graphiques http://etapes.com/un-cerf-volant-en-papier-pour-des-envolees-graphiques?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13479?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 11 Jul 2017 12:57:00 +0200 étapes: Non satisfait de pouvoir se mouvoir sur ces deux jambes, l'homme, depuis toujours, rêve de voler. S'il n'a pas encore trouver le moyen de planer dans le ciel de ses propres ailes, il invente toute sorte de gadgets pour l'y aider. Un exercice dans lequel il est plutôt doué. Le studio américain Tait Design Co propose de revenir aux basiques avec un cerf-volant en kit, ce dernier nous a séduit par sa simplicité et ses allures graphiques.

Né bien avant le jetpack, l'avion ou encore la montgolfière, le cerf-volant fait office d'ancêtre au milieu de toutes les dernières innovations. Ses origines se trouvent du côté de la Chine, 2600 ans avant Jésus-Christ, époque à laquelle il fut élaboré pour entrer en contact avec les dieux. Après plusieurs millénaires, l'objet n'est pas à bout de souffle et continue de traverser les âges avec une facilité déconcertante, procurant à qui le manipule, cette sensation tant recherchée de maitriser des airs.

Fait de papier et de bambou, le Kaku Dako ne demande qu'à se laisser porter par le vent et diriger par son unique ficelle. Le plaisir est motivé par la simplicité d'usage et d'assemblage. Les formes géométriques basiques et la gamme de couleurs apportent une touche d'élégance naturelle à ce kit inspiré par le savoir-faire en design des japonais.

Par Charles Loyer

1499764639 Image 1 / 8
1499764702 Image 2 / 8
1499764639 Image 3 / 8
1499764671 Image 4 / 8
1499764641 Image 5 / 8
1499764641 Image 6 / 8
1499764640 Image 7 / 8
1499764639 Image 8 / 8
]]>
Paris Plages : à défaut de sable, les affiches nous font rêver http://etapes.com/paris-plages-a-defaut-de-sable-les-affiches-nous-font-rever?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13459?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 11 Jul 2017 11:20:00 +0200 étapes: On ne va pas se mentir, en allant faire bronzette à Paris Plages, on ne s'attend pas vraiment à retrouver les belles étendues sablonneuses des Caraïbes, ni à retrouver un charmant paysage breton. Une plage sans mer ampute déjà le plaisir de moitié, alors lui enlever le sable, comme cette année, en fait perdre encore un peu plus l'essence. À défaut de ces ingrédients, il faut voir Paris Plages comme l'occasion de s'offrir une pause estivale sans totalement quitter l'espace urbain, de profiter du cadre de plus belle ville du monde pour se mettre quelques heures les doigts de pied en éventail et pourquoi pas même, oser le maillot de bain. La campagne d'affiches très réussie, réalisée par l'agence Klar et l'illustrateur Simon Roussin nous y invite fortement.

Quel était le brief de cette campagne pour Paris Plages et comment s'est fait le choix de l'illustrateur Simon Roussin ?
Nous collaborons avec la Ville de Paris depuis plusieurs années, sur des projets variés (campagnes, éditions, etc.) et souvent sur des sujets culturels ou événementiels (Pari des Libraires, Nuit Blanche, Bibliothèques de Paris, etc.). Nous intervenons sur des projets graphiques et aussi sur des commandes en illustration : soit avec nos propres créas, soit avec des illustrateurs extérieurs que nous avons connus avec Kiblind et /ou d’autres missions.

Pour cette édition 2017 de Paris Plages, la Ville de Paris a fait appel à nous afin de faire travailler un « nom » de l’illustration, conformément aux visuels réalisés depuis le début de l’opération (Plantu, de Loustal, Kiraz, etc.). Depuis 2016, la Ville se tourne vers une nouvelle génération d’illustrateurs, comme avec Clo’e Foirat l’an dernier.

Le brief consistait à imaginer Paris comme une station balnéaire, en travaillant sur l’imaginaire et en revisitant le style des vieilles affiches de stations emblématiques, comme Deauville, Saint-Jean Cap Ferrat. Nous avons proposé plusieurs illustrateurs, dont le trait et le propos narratif pouvaient répondre à cette commande. L’objectif était de faire rêver, de faire sentir les vacances et l’évasion, même en restant à Paris. Simon Roussin a été choisi pour son univers et son style. Son dessin est très narratif et il est capable d’inventer une histoire, une émotion, un moment, à travers un simple visuel.


Y a t’il des contraintes particulières à ce type de commande ?
Nous étions en charge de la direction artistique avec l’illustrateur. Dans ce type de projets, la principale contrainte est évidemment de répondre au brief du commanditaire, tout en respectant ce que l’auteur souhaite raconter et représenter à travers ses images. Simon Roussin avait commencé à travailler sur des visuels très imaginaires (par exemple, avec le Bassin de la Villette transformé en canyon), mais il a fallu montrer davantage la réalité de Paris Plages, les activités proposées, car on est dans une communication grand public, qui doit être accessible et compréhensible par tous. La Mairie de Paris nous a dit, sur le sujet : le décor parisien est déjà tellement iconique, porteur d’imaginaire, qu’on n’est pas obligé d’inventer autre chose, pour faire rêver...

Cette année, Paris Plages inaugure la baignade dans le Bassin : c’est devenu logiquement « l’information » dominante du dessin. Simon a cherché à la représenter sous le registre de l’émotion, incarnée par ce couple de baigneurs, au premier plan, dont on a envie de prendre la place sur ce petit ponton imaginé de toutes pièces.

En résumé, la Ville doit représenter une certaine réalité de son offre. Et l’auteur doit faire parler son imaginaire. Nous, on va avoir le souci de l’efficacité visuelle, de l’impact, pour que les Parisiens s’arrêtent devant l’affiche, et se mettent à rêver de ces deux plages parisiennes. C’est la synthèse de tout cela qui est à la fois contraignante et passionnante.

Il y avait aussi certaines contraintes dans le dessin, notamment liées au fait qu’il n’y a pas de sable cette année, à Paris (en raison de la polémique avec Lafarge, le fournisseur historique) : il a fallu trouver des astuces visuelles pour se sentir à la plage, mais sans sable… Enfin, la Ville de Paris a assuré la mise en pages, ce qui a nécessité quelques ajustements sur les visuels pour que ça fonctionne.

Vous est-il déjà arriver comme ici de produire plusieurs affiches pour une même campagne ? Quels sont les éléments qui reposent sur le système graphique global et les autres sur la particularité du message propre à chaque affiche ?
Oui, à plusieurs reprises, notamment pour la Ville de Paris, en photo ou en illustration. On a été jusqu’à 6 visuels différents pour la campagne des agents de la Ville (« Paris leur dit merci ») ou la campagne Crit’air.

Pour Paris Plages, les 2 visuels faisaient partie de la commande initiale et c’était assez logique, car on a 2 plages à Paris, bien distinctes : l’une sur le nouveau parc Rives de Seines, l’endroit idéal pour contempler le décor parisien ; l’autre sur le Bassin, dédiée notamment à la baignade et aux activités nautiques. De notre côté, avec l’illustrateur, il nous semblait important que les 2 visuels fonctionnent ensemble, à travers un certain nombre de paramètres : la perspective, la narration (les 2 visuels sont incarnés, au premier plan, pas des personnages qui nous font vivre « leur » Paris Plages), les couleurs, etc. L’objectif de la Ville était d’avoir 2 visuels qui peuvent être utilisés de façon individuelle, tout en créant un univers global, lié au style de l’artiste et à ses compositions : au final, ce sont 2 stations balnéaires à Paris qui se répondent des 2 côtés de la capitale…

Ce travail a t-il vocation a être décliné ? Sur d'autres supports print ou animé ?
Paris Plages, c’est avant tout une importante campagne d’affichage : les 2 visuels seront diffusés, pendant tout l’été, sur une large partie du réseau MUPI de Paris, ainsi que sur le réseau 4x3.

Les visuels sont aussi déclinés sur le web et les réseaux sociaux de la Ville. Pas d’animation prévue. En revanche, conformément à l’idée de départ, des cartes postales vont être réalisées, comme dans les stations balnéaires. Ce sera un souvenir de Paris Plages, plus vrai que nature, destinés aux Parisiens mais aussi aux nombreux touristes qui s’y rendent.

Propos recueillis par Charles Loyer

1499760930 Image 1 / 8
1499760930 Image 2 / 8
1499761332 Image 3 / 8
1499693440 Image 4 / 8
1499693439 Image 5 / 8
1499693439 Image 6 / 8
1499693439 Image 7 / 8
1499693439 Image 8 / 8
]]>
Prévention : elle dessine sur les cigarettes de son mari http://etapes.com/prevention-elle-dessine-sur-les-cigarettes-de-son-mari?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13457?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 10 Jul 2017 18:25:00 +0200 étapes: Pour que son mari arrête de fumer, sa femme écrit et dessine sur ses cigarettes. Des idéogrammes chinois minuscules et des dessins précis ornent les tubes de feuilles fines.

Parce l'information prime, on s'évertue à la donner quelque soit le support. La forme manuscrite enchante. Elle sensibilise efficacement lorsqu'il s'agit de faire passer un message préventif. Sous les coups de crayons, le papier cigarette boit, ondule, se fend pour devenir un objet de contemplation.

On voit se dessiner sur une enfilade de tubes un sens interdit qui fait signe pour le fumeur. Si tôt l'aura-t-il pris en bouche, la boule au ventre, les yeux rivés en gros plans, sur la cigarette customisée, son mari brûlera une première bouffée avant d'en tirer une larme de culpabilité.

C'est l'intention qui compte dirons-nous, alors si elle est bonne qu'en demander de plus. Loin des photos de nourrisson cigarette-totote à la bouche ou des pieds ankylosés, les dessins sont enfantins. L'information n'en reste pas moins violente, sa femme ayant pris soin de ponctuer ces illustrations d'enfants ou d'animaux par des "Veux-tu vraiment le détruire ?" ou encore "C'est ta fortune, veux-tu vraiment la brûler ?". Une forme d'avertissement par les mots plutôt que par les images, plutôt par la proximité avec l'auteur que par la démonstration dénuée de chaleur humaine.

Cela n'en finit pas de fasciner son mari, qui pour l'histoire, a cesser de fumer, et exhibe les tubes de papiers à qui veux les voir.

Par Florian Bulou-Fezard

1499688891 Image 1 / 1
]]>
Le Brutal s'inspire de la calligraphie http://etapes.com/le-brutal-s-inspire-de-la-calligraphie?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13462?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 10 Jul 2017 17:45:00 +0200 étapes: "C'est une interprétation brutale de la calligraphie". Benoît Bodhuin l'avoue de lui même, pour dessiner ce nouveau caractère, il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. Le prolifique graphiste nantais aime les lettres qui tranchent, n'hésite pas à jouer avec des angles prononcés ou bien au contraire avec des courbes avantageuses. Avec le Brutal, il assume ces deux vices dans un seul et même caractère pour un résultat convaincant, dont l'apparence agressive est tempérée par les nombreuses subtilités. Ainsi on retrouve une constante de hauteur au niveau des traverses, une ligature entre le "e" et le "t" ou le "e" et le "f" ou des approches singulières entre certaines lettres comme le "i" et le "j" ou le "i" et le "l".
Décliné en 3 styles, light regular et bold, le Brutal est disponible en ligne sur le site de BB-Bureau et n'attend qu'à être essayé.

Par Charles Loyer

1499701543 Image 1 / 7
1499701543 Image 2 / 7
1499701534 Image 3 / 7
1499701534 Image 4 / 7
1499701534 Image 5 / 7
1499701534 Image 6 / 7
1499701533 Image 7 / 7
]]>
Lorenz Boegli invente l'impression RVB http://etapes.com/lorenz-boegli-invente-l-impression-rvb?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13339?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 10 Jul 2017 11:00:00 +0200 étapes: Lorenz Boegli, fondateur de l'Atelier für Siedbruck et fin spécialiste de la sérigraphie, dit avoir réussi à imprimer en RVB, des tonalités métalliques pourtant réservée aux voitures. Il explique, ton sur ton, ses intentions graphiques et ses secrets de fabrication.

Tel des bulles de savon qui changent de couleurs selon l'angle de vue, Lorenz Boegli inclut dans ses sérigraphies les encres iridescentes. Le rendu est beau puisqu'il offre des effets métalliques aux couleurs variables, mais techniquement il faut être aguerri.

En quoi consiste l’impression de couleur RVB-Bl ?
C'est complétement l'inverse de l'impression CMJN. On utilise un papier noir et on imprime en Rouge-Vert-Bleu et la superposition des trois couleurs ça fait du blanc. Pour les impressions en blanc, j'utilise un argent nacré, l'important n'étant pas les couleurs mais bien les lumières. Ce ne sont pas des gammes RVB comme on connait sur l'écran, car l'écran n'offre pas l'iridescence.

Comment faites-vous votre encre ?
Je commande des pigments iridescents de la gamme Spectraval, de la marque allemande Merck. Ce sont des pigments normalement mélangés à des matières plastiques ou teint dans la masse, pour peindre voitures ou bâtiments. L'effet est métallique. Je les fais moi même avec un vernis transparent. On peut dire que le résultat est une encre iridescente transparente, deux fonctions complémentaires.

Qu'apporte l'iridescente des encres à votre travail ?
On joue avec la transparence de l'encre et l'opacité des pigments ; l’explication est sur le reflet. On imprime des reflets colorés de la lumière, ce n'est pas des encres de couleurs. Les pigments sont opaques sur fond noir mais ils restent mélangeables à la superposition. Quand j'imprime les deux encres l'une sur l'autre, ça fait une troisième couleur.

La sérigraphie est-elle la technique la plus adapté ?
C'est un savoir-faire qui offre l'épaisseur qu'il faut à ces encres pour se superposer, et créer des couleurs par additivité. Cette épaisseur permet une réelle surface, et donc la réflexion. Avec la sérigraphie, la réflexion est de 100%, quand elle n'atteint pas les 25 avec la flexographie. Mais cela a aussi de grosses difficultés techniques. Les pigments que j'utilise ont un diamètre relativement gros, donc vous avez besoin de prendre des mailles larges pour que les encres passent au travers. Je résumerais mon secret ainsi : de gros pigments avec une trame fine.

Est-ce possible aujourd'hui en impression off-set ?
Non, techniquement il faudrait des têtes d'impressions plus grandes et cela ne se fait pas. Pas encore du moins. L'offset a 20 fois moins d'épaisseur, et il n'y a pas de réflexion de la lumière.

Comment travaille-t-on avec des photographes ou graphistes pour qui cette impression est neuve ?
Les photographes et les graphistes souhaitent lentement créer un espace pour l'impression couleur en RVB-Bl, et les résultats restent relativement métalliques. Un graphiste ou un photographe prête une image non séparée, et je m'occupe de la séparation RVB. Une fois la séparation faite, je fais en sorte que cela coïncide avec les contraintes techniques de l'impression.


Lorenz Boegli et son équipe cherche de nouvelles techniques de mise en œuvre, dans leur atelier suisse, pour imprimer sur tout types de surfaces.

Propos recueillis par Florian Bulou-Fezard

1499349320 Image 1 / 4
1499078982 Image 2 / 4
1499349319 Image 3 / 4
1499349312 Image 4 / 4
]]>
Un pavillon ondulant par SelgasCano Architects http://etapes.com/un-pavillon-ondulant-par-selgascano-architects?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13428?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 07 Jul 2017 16:22:00 +0200 étapes: Le studio d'architecture espagnol SelgasCano a réalisé une installation dans la cour de l'entreprise de spiritueux Martell, à Cognac : un immense pavillon aux lignes ondulantes pour flâner et se reposer.

Le pavillon fait front d'un côté à la façade de torchis clair, joliment vieillie, de l'autre à la fondation Martell, moderniste. Essentiellement composé de surface translucide qui ondulent il est l'entre deux idéal ; un dialogue tacite. On y entre et on y sort de tous côtés, on le traverse en se laissant bercer par les silhouettes effacées derrière les parois opalescentes.

On y retrouve 31 rangées de structure en acier, recouvertes d'un matériau composé de polyester et de fibre de verre. La légèreté de cet ensemble permet alors au studio d'architecture d'avoir simplement disposé 786 coussins jaunes remplis d'eau pour maintenir la structure. La conjugaison de la technicité et l'ergonomie de cette astuce offre un pavillon aéré et ludique, dans lequel les visiteurs peuvent déambuler, se perdre puis se reposer. Une estrade a également été prévue pour accueillir des prestations et concerts.

Ce travail est une première approche pour la Fondation Martell de signaler l'ouverture prochaine d'un ensemble de plus de 5000 mètres carrés pour la création contemporaine. Une première ouverture partielle est prévue à l'été 2018, date jusqu'à laquelle le pavillon de SelgasCano devrait rester dans la cour de l'entreprise.

Par Florian Bulou-Fezard

1499433445 Image 1 / 6
1499433418 Image 2 / 6
1499433443 Image 3 / 6
1499433441 Image 4 / 6
1499433442 Image 5 / 6
1499433443 Image 6 / 6
]]>
Moment de résilience pour ES Magazine http://etapes.com/moment-de-resilience-pour-es-magazine?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13407?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 07 Jul 2017 12:10:00 +0200 étapes: La dernière édition spéciale du ES Magazine, revue britannique gratuite, rend hommage aux victimes des derniers attentats de Londres. La rédaction du magazine a demandé à six artistes anglais reconnus, de concevoir six couvertures autour de cette commémoration.

Antony Gormley a dessiné avec un liquide des formes inspirantes. Il laisse échapper son inconscient pour dévoiler des silhouettes humaines livides et fantomatiques.

Anish Kapoor, fort de ses expérimentations en couleurs et textures, propose une couverture tout en simplicité, et riche d'espoir par la lueur qui l'envahit.

Jamie Hewlett dessine des points serrés en l'air liés et groupés, pour signifier le "pouvoir du peuple". Un moment de force et de solidarité par la diversité des tons qu'il impose.

Gilian Wearing prend en photo 52 londoniens, prostrés, pendant une minute de silence, qui commémorent les 52 londoniens qui ont perdus la vie dans les attaques terroristes.

Wolfang Tillmans a pris une photo au moment où il sentait l'inspiration venir, un court instant qui lui parut comme une évidence durant laquelle sonnait en lui "London, Light, Hope", titre de la couverture du numéro.

Ai Weiwei reste lui plus évasif quant au choix de la couverture extrait d'une pièce publiée dernièrement : "C'est l'Odyssée, qui a été récemment joué à Jérusalem".

Six couvertures pour six interprétations des tragédies survenues ces dernières années, à Londres, dans les capitales européennes, et sans oublier les nombreuses villes lointaines, plus que jamais affectées.

Par Florian Bulou-Fezard

1499342565 Image 1 / 4
1499332569 Image 2 / 4
1499332570 Image 3 / 4
1499332570 Image 4 / 4
]]>
étapes: recrute un.e chef.fe de pub pour sa régie publicitaire ! http://etapes.com/etapes-recrute-un-e-chef-fe-de-pub-pour-sa-regie-publicitaire?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13397?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 05 Jul 2017 16:58:00 +0200 étapes: étapes: cherche un profil commercial pour monétiser ses espaces publicitaires à la rentrée !

Avec plus de 2 millions de lecteurs par mois, étapes: est aujourd'hui le premier média de design graphique et communication visuelle en France ! Nous sommes à la recherche de notre nouvel ambassadeur auprès des marques et annonceurs pour valoriser et pousser l'offre d'étapes: print, digital, événements.

Les missions qui vous seront confiées :

- Gestion, suivi et développement d’un portefeuille d’annonceurs.
> Identification des opportunités de campagnes et partenariats auprès des marques et agences.
> Création d’offres commerciales, négociations et closing des ventes.
> Création de bilans et analyses des campagnes délivrées.

- Suivi du déroulement des campagnes sur tous les supports de diffusion.

- Gestion et développement du service pour l’emploi « étapes : jobs ».

Notre profil rêvé :

De formation commerciale/marketing, vous justifiez d’une expérience de 2 à 3 ans dans la gestion d’espaces publicitaires (idéalement en régie). Vous possédez un bon niveau d’anglais et disposez d’une connaissance de l’univers de la publicité et des médias.

Vous êtes un.e as de la négociation êtes doté.e d'une grande aisance relationnelle. Vous êtes curieux.se, autonome, réactif.ve et rigoureux.se.

Poste CDI à pourvoir en septembre 2017, situé à Paris 2ème. Rémunération fixe + variable.

Envoyez vos cv et motivations à afedel@etapes.com

1499266493 Image 1 / 2
1499266585 Image 2 / 2
]]>
Station F, sobriété et efficacité au profit des startups http://etapes.com/station-f-sobriete-et-efficacite-au-profit-des-startups?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13370?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 05 Jul 2017 16:04:00 +0200 étapes: La semaine dernière, l'incubateur Station F a ouvert ses portes en grandes pompes. Cet ancien bâtiment ferroviaire, autrefois halle des messageries de la Gare d’Austerlitz, se revendique comme le plus grand campus de startups. Si le nom de Xavier Niel, investisseur principal derrière ce projet, revient régulièrement sur le devant de la scène, c'est toute une équipe qui a participé à la réhabilitation de cet espace. En ce qui concerne le graphisme, la charge de la signalétique incombe à l'agence Intégral Ruedi Baur.

Deux typographies ont été utilisées pour le projet, chacune rend hommage aux deux périodes d’innovation ayant marquées le lieu : la Cargo, créée par Optimo Type Foundry incarne le début du XXe siècle, et la Freyssinet, création originale d’Intégral Ruedi Baur Paris, incarne notre temps. Avec un bâtiment d'une telle ampleur, le système d'orientation se doit d'être efficace. Ce dernier a été créé dans une volonté d’accompagner d’une manière sobre et élégante l’architecture de Wilmotte et associés. Un peu comme dans le web, le contenu est roi, l'interface volontairement minimaliste se contente d'un rôle fonctionnel. Les marquages sont réduits à l'essentiel, tout comme la gamme de couleurs utilisée sur l'ensemble des éléments graphiques. Ici, c'est avant tout les startups qui forgent l'identité du lieu.

Par Charles Loyer

1499157349 Image 1 / 14
1499157343 Image 2 / 14
1499157353 Image 3 / 14
1499157352 Image 4 / 14
1499157351 Image 5 / 14
1499157348 Image 6 / 14
1499157347 Image 7 / 14
1499157347 Image 8 / 14
1499157347 Image 9 / 14
1499157346 Image 10 / 14
1499157344 Image 11 / 14
1499157345 Image 12 / 14
1499157344 Image 13 / 14
1499157345 Image 14 / 14
]]>
Les affiches ont le rythme dans la peau http://etapes.com/les-affiches-ont-le-rythme-dans-la-peau?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13272?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 05 Jul 2017 10:01:00 +0200 étapes: Générer des affiches selon la musique, c'est l'ambition du projet Computerized Forms. Des binômes musicien-graphiste produisent des mouvements de formes, dans des affiches.

Une réalisation graphique d'un côté, une composition musicale de l'autre ; et entre les deux l'application Web Audio API qui permet aux affiches créées de s'animer sur le site Computerized Forms. Les aplats de couleurs se superposent en transparence, les lettres se culbutent au son des tambours, ou des sphères gonflent aux rythmes des cymbales. À voir si elles seront figées sur papier. Car les formes ont beaux se mouvoir selon les sonorités, elle sont enclavées dans un rectangle : celui de l'affiche. Une belle contrainte qui donne lieu à des chocs poétiques contre les parois virtuelles.

Par Florian Bulou-Fezard

1499241672 Image 1 / 2
1498750701 Image 2 / 2
]]>
Le lion de Belfort s'égaie un instant http://etapes.com/le-lion-de-belfort-s-egaie-un-instant?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13375?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 04 Jul 2017 15:29:00 +0200 étapes: Tournoyant aux environs de la place Denfert-Rochereau, on ne peut louper le drapé coloré qui habille le Lion de Belfort, de Auguste Bartholdi. On doit cette cohabitation graphique à la designer textile Clémentine Pellegrin.

Fraîchement diplômée de l'Ensci-les Ateliers, elle a répondu présente aux sollicitations de l'association Art en ville, pour la 2ème édition du festival 14'arts. Parce que la minéralité de la place lui confère un caractère impersonnel, la designer textile l'orne de couleurs et motifs contrastés. Le lion de cuivre se pare alors d'une assise moins austère. Le motif aux formes organiques le fait flotter sur les pavés vrombissants de la place Denfert-Rochereau, par laquelle on entre dans les catacombes.

Deux statues sont visibles en France, l'une à Paris, l'autre à Belfort. Voulant à l'origine emballer la statue entière pour l'animer plus encore, à l'instar de Christo et Jeanne-Claude, elle fait écho à l'inauguration du Lion de Belfort dans la ville éponyme. C'est à l'occasion de ce baptême que la statue est traditionnellement recouverte d'une nappe blanche, puis se laisse découvrir sous le geste d'un notable. Un clin d'œil pour cette œuvre datant de 1880, mais qui n'avait jamais été inaugurée jusqu'alors.

Également contactée par l'association Genre et Ville, Clémentine Pellegrin devrait intervenir place de la Madeleine début septembre. Pour l'heure, le Lion de Belfort se pavane sur la plateforme colorée tout l'été.

Par Florian Bulou-Fezard

1499163865 Image 1 / 4
1499163859 Image 2 / 4
1499163864 Image 3 / 4
1499163865 Image 4 / 4
]]>
OPPORTUNITY - Concours étudiants TISDC 2017 http://etapes.com/opportunity-concours-etudiants-tisdc-2017?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13285?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 04 Jul 2017 10:56:00 +0200 étapes: Les inscriptions pour le concours étudiants Taïwan International Student Design Competition 2017 sont bientôt closes. Il reste un petit mois à ceux qui veulent tenter leur chance, et remporter une des quatre catégories de ce concours.

Le thème de cette année est Opportunity, ou comme ils disent : "faire face au défi, saisir l'opportunité, intégrer les ressources, créer de la valeur". Les étudiants de moins de 30 ans peuvent concourir dans quatre catégories : design produit, design graphique, motion design et animation ou oeuvre désignée par la plateforme iSEE Taiwan Foundation. Les frais sont gratuits, et les projets sont à envoyer avant le 25 juillet. Alors, saisissez l'opportunity !

Pour plus d'informations concernant le concours, c'est ici.

1498817339 Image 1 / 1
]]>
Le garde-manger du web et du design #10 http://etapes.com/le-garde-manger-du-web-et-du-design-10?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13352?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 03 Jul 2017 15:33:00 +0200 étapes: Animer un site sur le graphisme et le design, c'est avoir la chance de recevoir une quantité de nouveaux projets et idées via les différents canaux numériques. Un vivier que nous nous efforçons de partager à notre tour, au quotidien avec vous. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à faire le job et chaque semaine, on découvre chez nos confrères des articles très intéressants sur le graphisme, le design ou encore le numérique. Bien conservés au frais dans notre garde-manger, nous les partageons avec vous chaque début de semaine !

La petite histoire des couvertures de livres !
Le blog de l'agence Graphéine aborde le 2e volet de sa série d'articles sur les couvertures de livres. Après un premier chapitre baptisé "Du Codex à l'impression en couleur" balayant la période du IIIe siècle à 1860, nous découvrons les évolutions des décennies suivantes, "Du tissu imprimé à la jaquette couleur", jusqu'à l'année 1935.
http://bit.ly/2uhu3aW

La typographie arabe en voie de développement
La typographie a une place prépondérante dans le communication visuelle et son usage intelligent joue un rôle dans la manière dont nous interagissons avec les éléments textuels. Quand l'alphabet latin bénéficie d'un catalogue de choix démesuré, les variantes pour la typographie arabe sont extrêmement limitées. Eye on Design nous raconte comment le travail de Lara Captan est entrain de faire évoluer les choses.
http://bit.ly/2tBqGhi

Comment créer une image de style riso avec Photoshop
Stefan Hürlemann livre quelques astuces pour obtenir avec photoshop des dégradés avec un grain proche de ceux produits en impression riso.
http://bit.ly/2uBWqjt

Quand internet arrondit les angles
Une interface web doit proposer une expérience la plus naturelle possible à son utilisateur. En regardant de plus près les évolutions en matière de web design, il n'est pas surprenant de voir disparaitre petit à petit, toutes les formes d'angle droit.
http://bit.ly/2sywuZp

10 conseils pour la typographie sur le web
Plus de 95% des informations transmises sur le web, le sont par la forme écrite. Il est donc plus qu'important de faire les bons choix typographiques. Petit rappel des bonnes pratiques avec UX Plantet.
http://bit.ly/2uC1Zyo

Une étude pour mettre fin aux stéréotypes sur les millennials
Les jeunes générations qui ont grandi avec le digital, nourrissent autant les fantasmes, qu'elles sont victimes de critiques. L'agence La Chose remet les pendules à l'heure avec une étude menée en partenariat avec BVA. Le résultat de cette enquête menée auprès de 2114 jeunes âgés de 13-30 ans casse quelque stéréotypes.
http://bit.ly/2uh82Zz

Photo : la beauté dans les choses simples
Fujifeed nous propose de découvrir le travail de la photographe Ja Soon Kim
qui collectionne des éléments naturels pour monter des images poétiques.
http://bit.ly/2tDPtRC

Le futur du design avec l'intelligence artificielle
Article intéressant sur l'évolution du design en fonction du développement de l'intelligence artificielle.
http://bit.ly/2tEgtAe

Par Charles Loyer

1499087891 Image 1 / 1
]]>
Le Drugstore : nouveau graphisme au menu http://etapes.com/le-drugstore-nouveau-graphisme-au-menu?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13337?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 03 Jul 2017 12:50:00 +0200 étapes: De part leur histoire et ce qu'ils ont représenté à une certaine époque, certains lieux sont considérés comme mythiques. Le restaurant du Drugstore appartient à cette catégorie d'établissements et, pour ne pas se faire oublier, vient de s'offrir une seconde jeunesse. Un pas dans le passé pour mieux se projeter dans le futur.

Pour relancer ce haut lieu de la vie parisienne des années 1970, il fallait un casting de choix. La promesse a été tenue avec à la direction culinaire, le chef renommé Eric Frechon et à la direction artistique, le pas moins célèbre Tom Dixon. L'ambiance déployée s'articule autour du concept d'une "Luxueuse Épicerie", inspirée de la période Mad Men aux États-Unis. Invité par le designer britannique, le studio Design et Practice signe l'ensemble de l'identité visuelle et des éléments graphiques, qui participent à ce retour aux origines.

Le brief pour ce projet était de créer une identité de marque emblématique, réinterprétant l'héritage de la culture des agences de publicité américaines et incorporant des références aux drugstores. La réponse est un monogramme à partir de l'article défini "LE" pour appuyer sur la dimension incontournable du lieu. Ce dernier vient habiller une série de supports réalisée en collaboration avec l'Imprimerie du Marais. Ainsi les techniques d'impression avancées sur des matériaux sophistiqués permettent d'obtenir des documents graphiques à la fois sobres et élégants. Les mêmes principes sont utilisés pour les éléments de signalétiques. L'ensemble s'inscrit parfaitement dans le décor imaginé par Tom Dixon. L'espace et le graphisme, insistent sur les matières, ce qui est au fond le resumé d'une bonne assiette.

Par Charles Loyer

1499074800 Image 1 / 22
1499074920 Image 2 / 22
1499074909 Image 3 / 22
1499074909 Image 4 / 22
1499074896 Image 5 / 22
1499074878 Image 6 / 22
1499074863 Image 7 / 22
1499074862 Image 8 / 22
1499074861 Image 9 / 22
1499074851 Image 10 / 22
1499074852 Image 11 / 22
1499074849 Image 12 / 22
1499074841 Image 13 / 22
1499074841 Image 14 / 22
1499074832 Image 15 / 22
1499074841 Image 16 / 22
1499074830 Image 17 / 22
1499074828 Image 18 / 22
1499074820 Image 19 / 22
1499074818 Image 20 / 22
1499074805 Image 21 / 22
1499074801 Image 22 / 22
]]>
Une anamorphose en sous-sol http://etapes.com/une-anamorphose-en-sous-sol?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13289?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 03 Jul 2017 11:10:00 +0200 étapes: Une nouvelle anamorphose a vu le jour dans un parc de stationnement à Saint-Gervais, en Haute-Savoie. On la doit à l'artiste argentin Elian Chali.

Elian Chali a envahi les sous-sols d'un parc de stationnement avec une composition picturale géométrique en anamorphose. Dans les bas plafonds et murs humides du parking souterrain, le bitume gris s'éclaircit avec les couleurs rouge, vert, bleu. Au détour d'un pilier de béton brut, se dégage une forme parfaitement rectiligne, qui passé le poteau ne le sera plus ; un jeu de perspective très usité ces dernières années, mais qui prend un autre sens dans ce lieu. Présenté par 2KM3, plate-forme d'art contemporain, l'artiste explique que le contexte est prédominant : "une personne dans sa routine devient spectateur et utilisateur d'une œuvre d'art, c'est une rencontre inattendue avec la créativité"

Par Florian Bulou-Fezard

1498817686 Image 1 / 6
1498817686 Image 2 / 6
1498817687 Image 3 / 6
1498817686 Image 4 / 6
1498817686 Image 5 / 6
1498817687 Image 6 / 6
]]>
De visages en villages avec AV&JR http://etapes.com/de-visages-en-villages-avec-av-jr?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13263?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 30 Jun 2017 11:31:00 +0200 étapes: Au détour des 35 416 communes qui constituent le territoire de la France métropolitaine, l’artiste JR et la cinéaste Agnès Varda vont à la rencontre de visages. La démarche est simple, salutaire : les deux artistes proposent aux habitants de les prendre en photo, puis de coller leurs portraits en grandes dimensions sur tout type de support. L’objectif : redonner vie à des villages presque abandonnés.

Ils sont deux. Elle, à 88 ans, n’a plus rien à prouver tant elle est une cinéaste reconnue, icône de la Nouvelle Vague, compère de Jean-Luc Godard et Jacques Demy, son défunt époux. Elle a l’art de sublimer les visages : Cléo dans le film éponyme, la pâleur juvénile de Sandrine Bonnaire dans Sans toit ni loi, et le visage si expressif de Yolande Moreau dans ce même long-métrage. Lui, artiste photographe, veut donner, rendre hommage. Il passe beaucoup de temps à bord de son camion-photomaton d’où sortent des tirages A0. Puis il colle, partout, en étudiant avec précision les supports qui mettront en valeur les sujets pris en photo.

Ce film relate une démarche artistique. Ce documentaire fait la démonstration qu’un entre soi des artistes existe, mais qu’il est très facile de le briser. Puis c’est un reportage sur une rencontre époustouflante. À la fin, nous ne pouvons qu’approuver l’évidence ; celle de la simplicité qui fait du bien.

C’est un film qui nous donne envie, à nous aussi, de partir, de vagabonder sur les routes sinueuses, de nous cogner sur les nids de poules, ou les dos d’ânes ; d’assumer des rencontres houleuses ou hasardeuses. On entend souvent des termes comme « France d’en bas » ou « les oubliés ». Et si c’était vrai ? On ne peut qu’être ému par Jeanine, la résistante de la rue des corons bientôt démolie ; par les carillonneurs, ce type de métiers en voie d’extinction qui continue pourtant d’émerveiller. Ce film parle de la la France avant tout.

Ces deux là aiment regarder les gens. Ils aiment s’observer aussi, se chamailler. Leurs voix nous envoûtent, le ton est caustique, volontiers plaisantin. De villages en villages, sur fond de commentaires naïfs ; on se prend à leur jeu du chat et de la souris, pour une quête qui peut ne jamais se terminer. Car à bien y regarder, on comprend très vite que cette aventure s’étend bien au delà de la simple durée d’un film.

Par Florian Bulou-Fezard

1498740132 Image 1 / 1
]]>
Palmarès du Festival d'Animation d'Annecy 2017 http://etapes.com/palmares-du-festival-d-animation-d-annecy-2017?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13255?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 29 Jun 2017 12:50:00 +0200 étapes: Une semaine passée et voilà que la cité lacunaire revient à son calme que l'on aime tant. La 40ème édition du festival du film d'animation s'achève, et nous connaissons désormais les dix-sept lauréats parmi les 216 films nommés. Un récapitulatif des palmes décernées aux alentours du Lac d'Annecy, cette année engagée.

Cristal d'Honneur
Georges Schwizgebel
Cinéaste de l'animation émérite, Georges Schwizgebel a reçu le titre honorifique pour l'ensemble de sa carrière. Pour l'occasion, Le Roi des Aulnes a été projeté, accompagné au piano par son fils, Louis Schwizgebel-Wang.
https://www.youtube.com/watch?v=_U3uIl3Qwvk

FILM DE COMMANDE Prix du Jury
Moby "Are You Lost in the World Like Me N", de Steve Cutts
Un court-métrage en blanc et noir, naïf, oscillant entre réalisme et pessimisme face à une société dépendante des nouvelles technologies.
https://www.youtube.com/watch?v=VASywEuqFd8

FILM DE COMMANDE Cristal
Material World, d'Anna Ginsburg
Un film fait d'aplats colorés, dénonçant la consommation de masse des vêtements non durables.
https://www.youtube.com/watch?v=Ge75wDT_5Ik

SÉRIE TV Mention spéciale
BoJack Horseman "Fish Out Of Water", de Mike Hollingsworth
On retrouve BoJack sous les eaux, dans son scaphandre, presque muet mais pourtant très expressif.
https://www.youtube.com/watch?v=g8RlnyAGJTk

SÉRIE TV Prix du Jury
The Man-Woman Case "Wanted", d'Anaïs Caura
Inspiré d'un histoire vraie des années 20, cette série retrace l'enquête d'un meurtre d'un certain Eugène, à Sydney.

PRODUCTION TV Cristal
Revolting Rhymes Part One, de Jakob Schuh, Jan Lachauer et Bin-han To
Un série de parodies de célèbres contes de fées, quelques peu remasterisés, pour des surprises scénaristiques.
https://www.youtube.com/watch?v=q1nmQjDcAYE

FILM DE FIN D'ÉTUDES Mention du Jury
Pas à pas, de Charline Arnoux, Mylène Gapp, Léa Rubinstayn, Florian Heilig, Mélissa Roux
Une animation poétique et pleine d'empathie qui raconte le quotidien d'une personne non-voyante apprenant peu à peu à se faire confiance.
https://www.youtube.com/watch?v=3UFs7V9IKaM

FILM DE FIN D'ÉTUDES Prix du Jury Summer's Puke is Winter's Delight, de Sawako Kabuki
Un fresque d'épouvante qui fait hommage au vomi, avec des bruits de bouches et distorsions de lèvres.
https://www.youtube.com/watch?v=uKiU9otpIO0

FILM DE FIN D'ÉTUDES Cristal
Sog, de Jonathan Schwenk
Suite à une inondation des poissons sont coincés dans les arbres. Les habitants alentours entendent leur appels à l'aide, sans pour autant se montrer altruiste.
https://vimeo.com/220208022

COURT MÉTRAGE ANIMATION OFF-LIMITS Prix du film "Off-Limits"
Dix puissance moins quarante-trois seconde
Entre l'univers et les hommes, l'espace et la plante, chacun cherche sa place.
À voir en intégralité

LONG MÉTRAGE Prix du public
La Passion Van Gogh (Loving Vincent), de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
Le film rend hommage au peintre à travers ses peintures animées.

LONG MÉTRAGE Prix du Jury
Dans un recoin de ce monde, de Sunao Katabuchi
Le film retrace l'histoire tragique du bombardement de Hiroshima, avec, paradaxolement, un bel optimisme.
https://www.youtube.com/watch?v=537F_nK-f7g

LONG MÉTRAGE Cristal
Lou et l'Île aux sirènes, de Masaaki Yuasa
Kai, un garçon qui vit dans un village de pêcheurs, rencontre Lou, une sirène qui aime chanter et danser. Ils se lient d'amitié, malgré les croyances des villageois concernant les sirènes.
https://www.youtube.com/watch?v=39S2AMl3XCI

COURT MÉTRAGE Prix du public
Pépé le morse, de Lucrèce Andreae
Sur la plage, la maman, les grands-parents et les enfants s'occupent, comme ile peuvent.
À voir en intégralité ici.

COURT MÉTRAGE Mention du Jury
L'Ogre, de Laurène Braibant
Un géant se retient de manger, pour ne pas dévoiler son caractère glouton, un aspect qui sera mis à rude épreuve lors d'un banquet d'affaires.
https://vimeo.com/194217175

COURT MÉTRAGE Prix "Jean-Luc Wiberras" de la première oeuvre
Splendida Moarte Accident, de Sergiu Negulici
Un homme cherche l'auteur d'une mystérieuse lettre d'amour trouvée dans un magasin d'antiquité.
https://www.youtube.com/watch?v=usBAE9anMqw

COURT MÉTRAGE Prix du Jury
Vilaine fille, d'Alice Kartal
Un petite fille, dans une chambre d'hôpital, se remémore le passé heureux dans le village de ses grands-parents.

COURT MÉTRAGE Cristal
Min Börda, de Niki Lindroth Von Bahr
Comédie musicale, divisée en quatre épisodes qui se déroulent dans un supermarché, un hôtel, un centre d'appels et un restaurant à hamburgers.
https://www.youtube.com/watch?v=phsmG-mn8Q4

1498728121 Image 1 / 1
]]>
Un galop d'essai pour le PMU http://etapes.com/un-galop-d-essai-pour-le-pmu?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13155?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 27 Jun 2017 14:53:00 +0200 étapes: Parce que l'innovation technologique change la donne, la mythique marque au chevaux se demande, à travers l'édition de quelques illustrations, comment fonctionneront les paris demain. L'illustrateur Florent Hauchard les mets en image dans le Cahier de l'innovation 2017.

Le Pari Mutuel Urbain se questionne. Créé en 1930 pour parier sur l'arrivée des chevaux, l'entreprise française s'ouvre aux paris en ligne en 2010. À l'origine, il s'agissait de courses à l'hippodrome de Vincennes, une main soutenant la capeline sur la tête, l'autre un ticket à la main. Aujourd'hui, le suspense d'une arrivée hippique devant les écrans du café du coin, semble appartenir au souvenirs d'une autre époque.

Florent Hauchard fait "un tour d'horizon du monde qui vient". Passant de l'informatisation surréaliste en ligne aux paris de match de robot, il illustre chacune des alternatives possibles. Demain le jockey soulèvera peut-être un drone sur lequel il a concouru devant une foule de robots en délire.

Florian Bulou-Fezard

1498480066 Image 1 / 6
1498480066 Image 2 / 6
1498480067 Image 3 / 6
1498480068 Image 4 / 6
1498480067 Image 5 / 6
1498480067 Image 6 / 6
]]>
Le Nouveau playground Duperré http://etapes.com/le-nouveau-playground-duperre?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13156?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 26 Jun 2017 15:26:00 +0200 étapes: Le terrain de basket Pigalle-Duperré dans le 9e arrondissement fait peau neuve. Une nouvelle fois, c'est Ill studio acompagné de la marque Pigalle et avec le soutient de Nike, qui s'est chargé de refaire les murs et sol du terrain aux allures fantaisistes.

Dans une dent creuse de la rue Duperré, entre Saint-Georges et Pigalle, se trouve un terrain de basket pour le moins pittoresque. Déjà à l'œuvre il y a deux ans, Ill Studio avait peint de couleurs primaires en RVB, avec une dominante bleue. Aujourd'hui, on est abasourdi par le sol de dégradés fantastiques et les murs dotés de formes géométriques contrastées. La dissonance avec les murs de briques défraichis des immeubles voisins émerveille.

Par Florian Bulou-Fezard

1498480404 Image 1 / 5
1498480230 Image 2 / 5
1498480230 Image 3 / 5
1498480232 Image 4 / 5
1498480230 Image 5 / 5
]]>
À la Métairie Bruyère, l'impression traditionnelle côtoie l'œuvre de Speedy Graphito http://etapes.com/a-la-metairie-bruyere-l-impression-traditionnelle-cotoie-l-oeuvre-de-speedy-graphito?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12977?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 26 Jun 2017 15:19:00 +0200 étapes: En s’installant à la Métairie Bruyère pour son exposition « Rétrospective d’éditions d’art », Speedy Graphito ne s’est pas trompé d’endroit. L’artiste français, fort de ses 33 années d’expériences, connaît toutes les qualités d’une retraite bourguignonne, dans ce petit coin de verdure de la campagne auxerroise. Malgré ou grâce à l’isolement, cette ancienne ferme est bel et bien un lieu d’exception, ce genre d’écrin unique qui vit l’artisanat à 100%, où les cœurs battent au rythme des machines d’impression et s’enflamment, dès qu’il s’agit de transmission des savoir-faire traditionnels.
Du 17 juin au 24 septembre, un bel espace de ce charmant corps de bâtiments accueille les œuvres de ce grand artisan de la figuration libre. Son travail vient côtoyer le quotidien des ateliers R.L.D. et de l’association culturelle « Aux 4 vents de l’arts ». L’occasion de découvrir la Métairie dans toute sa splendeur.


La numérisation de la société a du bon. À mesure qu’elle continue sa conquête sur l’ensemble des secteurs professionnels, elle donne paradoxalement, une seconde vie à certains métiers, comme ceux de l’artisanat d’art. La Métairie Bruyère fait partie de ces rares centres d’art graphique qui en bénéficient, où les résidents font perdurer les métiers de l’imprimerie, en cherchant pour chaque projet à produire de l’exceptionnel. C’est cette qualité, exercée en toute humilité, qui fait la différence, qui a conquis de nombreux artistes comme Di Rosa, Jean Echenoz, Camille Henrot et qui nous séduit aujourd’hui, en même temps qu’un certains nombres de commanditaires prestigieux comme Alexander Mac Queen ou Études Studio.



L’atmosphère qui y réside n’est pas étrangère à ce regain de forme. À la Métairie, les échanges humains sont cultivés à tous les niveaux. Presque chaque jour de l’année, les ateliers s’ouvrent aux visiteurs et aux écoles, pour montrer comment se produisent les éditions d’art, de la composition typographique à la reliure en passant par des presses au format démesuré. L’association « Aux 4 Vents de l’Art » accueille elle, stagiaires et curieux, désireux de se familiariser avec certaines techniques. Enfin les artistes qui viennent en résidence profitent au maximum des charmes de l’endroit. Pendant quelques jours, ils font partie de la « famille ». Lydie (fondatrice de la Métairie avec son mari Robert D.) en est l’illustre représentante. Ses plats mijotés rendent tous ceux qui y goûtent, accrocs. De son côté, son gendre accompagne les résidents, afin de tester, expérimenter et délivrer de précieux conseils et obtenir les meilleures impressions possibles. La simplicité est de mise, mais tous les ingrédients sont bien présents pour s’y sentir bien.



Speedy Graphito, lui, est déjà un habitué de la maison. Depuis 2009, il y fait régulièrement des séjours et on ne s'étonne pas de le voir choisir cet endroit pour présenter l’ensemble de son œuvre imprimée. 150 œuvres sont présentées dans un espace d’exposition dédié. Un parcours qui offre à voir des gravures sur cuivre et bois, des sérigraphies, des lithographies ou encore des sculptures, sur des supports aussi variés que des skates, des livres, des pochettes de disques ou encore des pochoirs. L’ensemble révèle un univers riche en couleurs et fortement imprégné de la culture populaire. L’artiste passionné par la multiplicité de l’image imprimée, en extorque toutes les ressources, jusqu’au moindre petits détails. De ses images, conçues par son esprit fantasque, il en tire des reproductions parfaites, qu'il n’hésite pas ensuite à les altérer d’un coup de bombe ou de pinceau, comme une signature certifiant un processus de création unique.

Photos et texte par Charles Loyer

1498482306 Image 1 / 61
1498481736 Image 2 / 61
1498481738 Image 3 / 61
1498481790 Image 4 / 61
1498481789 Image 5 / 61
1498481782 Image 6 / 61
1498481780 Image 7 / 61
1498481782 Image 8 / 61
1498481775 Image 9 / 61
1498481774 Image 10 / 61
1498481773 Image 11 / 61
1498481766 Image 12 / 61
1498481765 Image 13 / 61
1498481764 Image 14 / 61
1498481754 Image 15 / 61
1498481748 Image 16 / 61
1498481753 Image 17 / 61
1498481755 Image 18 / 61
1498481791 Image 19 / 61
1498481796 Image 20 / 61
1498481742 Image 21 / 61
1498481740 Image 22 / 61
1498481730 Image 23 / 61
1498481730 Image 24 / 61
1498481729 Image 25 / 61
1498481725 Image 26 / 61
1498481724 Image 27 / 61
1498481724 Image 28 / 61
1498481720 Image 29 / 61
1498481720 Image 30 / 61
1498481720 Image 31 / 61
1498481714 Image 32 / 61
1498481714 Image 33 / 61
1498481714 Image 34 / 61
1498481710 Image 35 / 61
1498481710 Image 36 / 61
1498481710 Image 37 / 61
1498481695 Image 38 / 61
1498481694 Image 39 / 61
1498481694 Image 40 / 61
1498481692 Image 41 / 61
1498481689 Image 42 / 61
1498481688 Image 43 / 61
1498481688 Image 44 / 61
1498481684 Image 45 / 61
1498481684 Image 46 / 61
1498481650 Image 47 / 61
1498481650 Image 48 / 61
1498481684 Image 49 / 61
1498481650 Image 50 / 61
1498481662 Image 51 / 61
1498481662 Image 52 / 61
1498481659 Image 53 / 61
1498481659 Image 54 / 61
1498481659 Image 55 / 61
1498481656 Image 56 / 61
1498481656 Image 57 / 61
1498481655 Image 58 / 61
1498481653 Image 59 / 61
1498481653 Image 60 / 61
1498481652 Image 61 / 61
]]>
Les pages à cuisiner d'Ikea http://etapes.com/les-pages-a-cuisiner-d-ikea?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13009?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 26 Jun 2017 11:55:00 +0200 étapes: À l'image de ses notices explicites, Ikea a mis au point des modes d'emploi pour faire à manger. Avis aux amateurs, et surtout aux débutants !

Avec l'agence Leo Burnett Toronto, la branche canadienne d'Ikea a conçut Cook This Page. La "page à cuisiner" est on-ne-peut-plus-simple : il suffit de disposer les ingrédients sur les emplacements indiqués. Les papiers sulfurisés sont faits pour aller au four après avoir roulé la feuille. Puis il suffit de l'ouvrir et c'est prêt. Un procédé qui a le mérite d'être ludique pour apprendre à cuisiner avec les enfants.

https://www.youtube.com/watch?v=KyOI7FI6DJ4

Notons pour l'anecdote que cela a été conçu pour simplifier les démonstrations par les vendeurs. À l'origine ceux-ci étaient déstabilisés par la complexité des préparations culinaires. Les designers ont imaginés cette feuille pour qu'ils fassent tout de manière intuitive tout en continuant de vanter l'hyper-fonctionnalité des cuisines. Il faut cependant se contenter de peu de recettes ; parmi elle, saumon aux herbes, crevettes aux olives ou raviolis aux tomates.

Par Florian Bulou

1497621134 Image 1 / 10
1497621135 Image 2 / 10
1497621133 Image 3 / 10
1497621135 Image 4 / 10
1497621132 Image 5 / 10
1497621134 Image 6 / 10
1497621140 Image 7 / 10
1497621133 Image 8 / 10
1497621133 Image 9 / 10
1497621132 Image 10 / 10
]]>
Un coup de baguette pour le Musée de la Magie http://etapes.com/un-coup-de-baguette-pour-le-musee-de-la-magie?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13035?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 26 Jun 2017 11:53:00 +0200 étapes: L'identité visuelle du musée parisien a été repensée par Fanny Henry. Misant sur la fonctionnalité, le site oscille entre le gris, le fameux duo bleu - rouge, et des éclats de jaune, le tout autour de la gestuelle d'une baguette magique énigmatique.

Avec un "m" pour "magie" et "musée" et un "i" qui peut aisément faire l'analogie avec la baguette magique, le logo se veut efficace. Le point du "i" ponctue la finalité du geste. Sur fond gris, les caractères, les photos ou icônes adoptent un bleu outremer ou rouge corail, l'alliance du moment. Baguette oblige, les graphistes ont mis l'accent sur les mains qui accueillent les visiteurs du site et bougent légèrement aux clics. Dissous dans le fond tels les magiciens dans le noir de scène, les mains se dévoilent parfois, et dirige le regard vers l'information. En somme, c'est une revisite ergonomique, efficace.

Par Florian Bulou

1497949307 Image 1 / 6
1497949284 Image 2 / 6
1497949400 Image 3 / 6
1497949254 Image 4 / 6
1497949255 Image 5 / 6
1497949346 Image 6 / 6
]]>
Frank Lloyd Wright et l'art du kirigami réunis http://etapes.com/frank-lloyd-wright-et-l-art-du-kirigami-reunis?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13028?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Sat, 24 Jun 2017 11:42:00 +0200 étapes: Marc Haguan-Guirey met l'art du kirigami et les œuvres de l'architecte à l'honneur dans un travail de modélisation en papier, Frank Lloyd Wright Paper Models.

Franck Lloyd Whright fut l'une des principales figures du style Prairie, mouvement qui veut voir les toitures et les planchers s'étaler sur une belle horizontalité dans l'optique de s'harmoniser avec la nature. Pour fêter les 150 ans de sa naissance ce travail propose, en pop-up, 14 réalisations de l'architecte américain. L'artiste Haguan-Guirey, spécialiste du kirigami, l'art du coupage des papiers, propose de construire les principales architectures, suivant des dessins, des photographies et des instructions. Il suffira juste d'un cuter fin, bien aiguisé pour effectuer les découpes précises. Et d'un peu de patience pour plier l'ensemble.

Quand on connait la complexité des cloisons, toitures et ouvertures qui se percutent sur plans et coupes, on ne peut qu'admirer la minutie d'un tel travail. Un travail d'autant pus périlleux que le style Prairie prône une adéquation avec un environnement végétal. Ici les architectures sont hors contexte, appréhendées comme des objets agréables à regarder. C'est l'opportunité de redécouvrir le génie de l'escalier du Musée Guggenheim, de la façade de la Robbie House à l'apparence longiligne, du sublime cloisonnement de l'usine Jackson ou encore de l'Hôtel Impérial de Tokyo qui a su résister aux séismes.

Par Florian Bulou

1497878282 Image 1 / 8
1497878282 Image 2 / 8
1497878281 Image 3 / 8
1497878281 Image 4 / 8
1497878281 Image 5 / 8
1497878281 Image 6 / 8
1497878280 Image 7 / 8
1497878280 Image 8 / 8
]]>
Pause Insta : nos 5 recommandations du vendredi ! http://etapes.com/pause-insta-nos-5-recommandations-du-vendredi-e897f376-0cc3-456b-b603-38cfecc8fa77?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13007?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 23 Jun 2017 16:04:00 +0200 étapes: Sur Instagram, on trouve tout, n’importe quoi, et aussi des belles choses ! Créatifs, graphistes, designers, et photographes de tout horizons partagent sur le réseau social leurs travaux et leurs inspirations. Etapes : a repéré pour vous 5 comptes à suivre.

Blank Poster

https://www.instagram.com/p/BUuaTDBhOIj

Comme son nom l'indique, il est ici question d'affiches. Chaque semaine, cette plateforme participative propose un nouveau mot comme point de départ à la création de posters. Chacun peut ensuite envoyer sa création pour peut être, la voir être sélectionnée. Leur feed Instagram reflète totalement cette émulation créative.

Playground Paris
https://www.instagram.com/p/BTb2mQDDvUu
Playground Paris est un studio fondé par Valentin Adam, dont le travail repose sur les fondamentaux du graphisme, à savoir la typographie, la manipulation de formes basiques et les jeux de couleurs. Pour le print ou le digital, statiques ou animées, ses images véhiculent un ton joyeux et ludique, qu'on adopte naturellement et avec plaisir.

Sheina Szlamka

https://www.instagram.com/p/BU193XwFNiu

Quand elle n'est pas dans ses rêves, Sheina Szlamka les partage avec qui veut dans ses projets éditoriaux, en participant à des expositions, sur son flux Instagram ou même sur le packaging de tablettes de chocolats. La jeune illustratrice parisienne est généreuse et cela se voit, autant dans sa démarche que dans son trait.

Studio Jimbo
https://www.instagram.com/p/BVfQkP7FCum
Le Studio Jimbo propose à première vue une esthétique radicale derrière laquelle se dissimule une recherche approfondie de la forme. Il faut se plonger complètement dans ses affiches pour en observer la variété et les multiples détails, puisés ici et là, dans notre environnement.

étapes: TV
https://www.instagram.com/p/BVrNM7vg9BY/
Cette semaine, nous nous permettons un peu d'auto-promo... En effet, nous venons de lancer étapes: TV sur Instagram, un espace ou nous souhaitons partager des vidéos de design, graphisme et culture visuelle. D'ailleurs, n'hésitez pas à partager vos créations avec nous pour nous aider à alimenter ce compte. Il s'agit ici d'une vidéo réalisée par _marcdavid_

© cover by _marcdavid_

Pour suivre étapes: sur Instagram :
- Le compte de la revue : @etapes
- Charles Loyer, web et digital @kloaier

1498226619 Image 1 / 1
]]>
Packaging #1 : L'emballage par le geste http://etapes.com/packaging-1-l-emballage-par-le-geste?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13066?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 23 Jun 2017 10:34:00 +0200 étapes: Le packaging est l'art de mettre un produit en valeur. De la feuille de papier en bas relief à l'objet graphique en trois dimensions, il se revêt de plusieurs aspects. La marque peut-être cachée pour être mieux dévoilée, découverte dès le premier regard, détournée pour l'approche ludique…

Certes témoin d'une identité visuelle, le packaging est autant présent en volume. Un objet qui prend forme à partir de peu de choses tant il implique un acte significatif dans son processus de création. C'est cet art de l'emballage qui procure un plaisir, un court instant, durant lequel l'utilisateur aura été impliqué. Puis c'est l'intrigue d'un scénario, un geste fort : une percée franche dans une masse, un déploiement minimaliste ou un empilement de matière. En somme, comment concevoir d'un rien, un volume expressif, parfois même avec une économie de matière.


Brass Pen, par MUCU
Des feuilles de cartons empilées, voilà ce qui constitue cet ingénieux packaging. La marque japonaise MUCU a formé un volume solide avec une vingtaine de feuilles. L'utilisateur défait l'élastique qui les entoure. Puis il retire petit à petit les fines plaques pour découvrir le stylo, en laiton, éclatant, contrastant avec le mat de la matière cartonnée. Une superposition qui amène aussi l'acquéreur du stylo à bille à jouer avec ces feuilles.


Zirbnlikör, par Zunder
Un bloc de bois percé protège une liqueur de choix. Un geste franc que le consommateur prend le temps de deviner ; il faut retirer le papier rigide blanc sublimant les veines du bois de pin suisse. Le studio Zunder a eu l'idée, simple, d'entourer la jonction des deux parties pour donner l'illusion d'un unique morceau de bois. C'est la conjugaison de l'authenticité que veut faire transparaître la marque, et la protection qu'impose l'emballage d'un contenant en verre.


The True Honey, par Marx Design
Quatre modules identiques cerclés d'un papier adhésif protègent le précieux miel. C'est un cube en carton, un emballage d'apparence classique ; mais il ne s'ouvre pas comme les autres. Il se déploie à plat, comme un praticien déroule sa trousse d'instruments chirurgicaux. Marx Design a conçut un patron qui n'est pas complexe, et se monte rapidement. Mat et noir à l'extérieur, l'intérieur du carton est laissé brut, un fin rappel de la teinte du miel. Le consommateur découvre le cœur d'une extraction.


Sacré Bon Pain, par Virginie Bédart
La transparence d'un papier pour percevoir le sujet principal. Parce qu'il est parfois bon de revenir aux essentiels, la jeune créatrice Virginie Bédart raconte une histoire par le pliage d'une feuille translucide. L'idée est de sublimer le récit d'une recette familiale par un nom, et de recouvrir le pain avec un papier au travers duquel on perçoit tantôt la croûte un peu cuite, tantôt le blanc du papier plié à trois reprises. Une simplicité pour laisser le consommateur défroisser l'emballage.


Wall to Wall Carpeting's Album, Bend
La souplesse du liège permet d'attraper le disque rigide. Un carré de liège gravé est dans une pochette en plastique transparent. Les six pochettes assemblées composent une illustration unique. Au verso, il y a un cercle noir brillant dans un carré. L'acquéreur comprend qu'il doit extraire le disque en pliant le liège, qui découvre alors des informations gravées dans le cercle creusé. Le studio Bend appréhende une nouvelle manière de conserver un cédérom.

Par Florian Bulou-Fezard

1498040952 Image 1 / 16
1498040952 Image 2 / 16
1498040951 Image 3 / 16
1498040969 Image 4 / 16
1498040969 Image 5 / 16
1498040969 Image 6 / 16
1498040970 Image 7 / 16
1498041047 Image 8 / 16
1498041048 Image 9 / 16
1498041049 Image 10 / 16
1498041049 Image 11 / 16
1498041082 Image 12 / 16
1498041081 Image 13 / 16
1498040995 Image 14 / 16
1498040996 Image 15 / 16
1498040997 Image 16 / 16
]]>
Calligraphie à grande échelle, par Pokras Lampas http://etapes.com/calligraphie-a-grande-echelle-par-pokras-lampas?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13037?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 22 Jun 2017 17:49:00 +0200 étapes: Le Palazzo Della Civita Italiana, symbole d'une architecture sévère de la période fasciste, s'est vu parer d'une calligraphie dorée. L'artiste russe Pokras Lampas a peint l'intégralité du toit terrasse.

Vu d'en bas, c'est un colosse de marbre brut, ancré au sol, fenêtres symétriques, arcades successives ; rien ne bouge. Mais le bâtiment mérite peut-être une autre image que celle de sévérité qui lui colle à la peau. Situé à Rome, il reçoit, depuis deux ans, la marque de luxe Fendi, et son directeur artistique Karl Lagerfled. Pour promouvoir la plate-forme numérique, la marque a fait appel à l'artiste graffeur Pokras Lampas.

Muni d'une brosse large et de 500 litres de peinture jaune vif, l'artiste s'accommode du plan. Il joue avec des enclavements successifs de carrés. Sur 1250 mètres carrés le toit se revêt de calligraphie en pleins et déliés, et d'aplats qui prennent une teinte dorée par contraste avec l'anthracite du sol. Avec du recul et un peu de hauteur, ce travail à l'échelle de l'homme prend forme ; la démonstration d'un travail à plusieurs degrés de lecture.

Par Florian Bulou

1497952967 Image 1 / 7
1497952965 Image 2 / 7
1497952964 Image 3 / 7
1497952966 Image 4 / 7
1497952965 Image 5 / 7
1497952965 Image 6 / 7
1497952966 Image 7 / 7
]]>
Helvetica fête ses 60 ans ! http://etapes.com/helvetica-fete-ses-60-ans?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13084?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 22 Jun 2017 17:29:00 +0200 étapes: Pour ses soixante ans d'existence, six décennies de bon et loyaux services aux graphistes, Helvetica se pare de ses plus beaux atouts. Le studio Husmee a invité des artistes à dessiner des affiches en hommage à la fameuse police. Retour sur ce fleuron de la typographie contemporaine.

Comme son nom l'indique, Helvetica est né en Suisse. On la doit à Marx Miedinger, alors employé chez Hass, imprimerie zurichoise. En 1957 il dessine la typographie efficace que nous connaissons tous ; consciemment ou non. Parce que la puissance d'Helvetica c'est d'être tout à la fois ; une typographie de choix pour les grandes marques de luxe, un allié graphique pour des affiches par milliers, ou même un choix par défaut, car comme on le sait tous "Quand tu ne sais pas, mets du Helvetica". L'hommage ultime : cela fonctionne toujours.

1950 sont les fières années des architectes suisses comme Hannes Meyer du Bauhaus ou Le Corbusier, pendant lesquelles l'esthétisme et le rationalisme se conjuguent à la bonne personne. Les lignes sont faites parce qu'elles doivent exister, sans quoi rien ne fonctionne. Sur le papier, les mêmes préceptes sont adoptés. Sans empâtement, les tiges coupées à l’horizontale, les lignes pures, les pleins et déliées maniés avec parcimonie, elle est la version évoluée, car originelle, d'Arial. En effet, en 1982, Microsoft développe Arial en s'inspirant de l'ergonomie des caractères suisses. Pour des raisons de droits d'auteurs, ce ne sera pas Helvetica qui s'inscrira automatiquement à l'ouverture des logiciels de traitements de texte. Arial est la police de base. Helvetica se revêt plutôt du statut de police de référence pour les professionnels, et bientôt pour les amateurs chevronnés.

Pour ceux alors qui voudraient en savoir plus sur la genèse d'une telle perfection, il existe un documentaire Helvetica de Gary Hustwit. Il y a aussi le petit livre rouge, Helvetica, Hommage to a typeface, paru en 2003 aux éditions Lars Müller, qui prouve que cette typographie peut tout faire.

Pour ses 60 ans, elle fait donc son travail sur des affiches, à admirer en parcourant le site 60helvetica, graphistes par graphistes. C'est une manière de faire la démonstration, une fois encore, des possibilités infinies qu'offre Helvetica.

Florian Bulou-Fezard

1498140303 Image 1 / 6
1498140266 Image 2 / 6
1498140301 Image 3 / 6
1498140242 Image 4 / 6
1498140245 Image 5 / 6
1498140243 Image 6 / 6
]]>
Philippe Conticini x Kongo, la pâtisserie street art http://etapes.com/philippe-conticini-x-kongo-la-patisserie-street-art?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13032?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 22 Jun 2017 11:09:00 +0200 étapes: Ce week-end le chef Philippe Conticini a mis ses talents à l'œuvre avec le tagueur Kongo. Le fruit de leur collaboration ? Un feuilleter léger qu'ils nous ont invités à découvrir dans une pâtisserie éphémère à l'ambiance atelier d'artiste en décrépitude. Un résultat poétique qui a vu se conjuguer avant tout, deux histoires personnelles. Ils nous expliquent le procédé de réalisation qui fut une manière de prouver une fois de plus que l'art est partout. Un moyen d'exploration de supports et d'outils inattendus.

Une première vague de discussions a été l'occasion d'apprendre à se connaître ; la question de la forme. L'idée d'une sculpture fut vite écartée, et l'évidence pour le chef pâtissier était d'offrir une toile à l'artiste. Parce que, selon eux, la conjugaison peut se faire d'elle-même il n'était pas utile d'en faire des tonnes, de vouloir prouver son audace par une réalisation ostentatoire. Sur un rectangle de quelques centimètres carrés, il projette des tâches de chocolat blanc colorées et bombe du colorant alimentaire. Finalement, rien ne bouleverse ses habitudes, si ce n'est l'échelle du support. Avec quelques éclats de graines, le chef a pris soin de reproduire une texture qui lui est coutumière : le mur. L'artiste a toutes les cartes en main.

Le fond c'est le goût ; c'eût été une approche sensorielle puissante, vers l'intimité d'une rencontre. Philippe Conticini nous explique que les goûts ont des couleurs, mais surtout des histoires. Il a disposé des échantillons et observé les réactions de Kongo, de l'indifférence à l'émerveillement. De ça est apparu le miel, le chocolat blanc et des éclats de graines provenant du Japon, entre autres choses. Malgré les apparences minimalistes, la tâche est rude, car technique. C'est un socle foisonné, léger, aérien ; il faut que la toile tienne dessus. Ajoutons le problème de la condensation, l'eau écrase tout. Mais ils sont obstinés et veulent raconter l'histoire d'un mets.

Chacune des toiles pâtissières est divisée en plusieurs rectangles pour être dégustée. Photographiées en frontal et proprement encadrées, telles des œuvres d'art, des cadres éclatants habillent les murs défraichis. Bien qu'éphémère, les toiles sont immortalisées au dessus des pâtisseries bientôt englouties.

Interrogés sur la rencontre de deux univers opposés, celui du Street Art et de la haute gastronomie, ils affirment ne pas faire la différence. La peinture et la cuisine sont deux savoir-faire. Et s'il existe un luxe, c'est celui de prendre son temps ; le temps de faire, le temps d'échanger. On en veut pour preuve, le gâteau est une œuvre furtive car désirable.

À ce titre, l'idée de ce gâteau était de cristalliser la mémoire, celle du goût, celle de l'œil, une sorte de "mémoire émotionnelle", disent-ils, de concert, trop émus par leur collaboration. Philippe Conticini conclut " Ce qui est bon est beau, l'inverse n'est pas toujours vrai".

Par Florian Bulou-Fezard
Crédit photographique : © Jean Bigot

1497885657 Image 1 / 6
1497885654 Image 2 / 6
1497885642 Image 3 / 6
1497885650 Image 4 / 6
1497885640 Image 5 / 6
1497885655 Image 6 / 6
]]>
3 ouvrages recommandés par la rédaction d'étapes: avec Exaprint http://etapes.com/3-ouvrages-recommandes-par-la-redaction-d-etapes-avec-exaprint?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13005?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 21 Jun 2017 16:30:00 +0200 étapes: "Lectures Graphiques" met en avant les ouvrages qui couvrent l'actualité du graphisme et de la culture visuelle, les travaux de recherche ou les publications pédagogiques.

Novo Typo Color Book

A travers ce livre, le designer graphique néerlandais Mark van Wageningen souhaite ouvrir la voie à une nouvelle conception des formes et des couleurs en typographie. Dans cet un ouvrage construit comme un specimen du caractère Ziza, Mark van Wageningen célèbre de début d'une nouvelle ère typographique dans un manifeste pour l'usage de la couleur et contre le conformisme.

Novo Typo Color Book, de Mark Van Wageningen, aux éditions De Buitenkant.

Are We Human ?

Sous le titre "Are we human?", la 3e Biennale de design d'Istanbul explore les relations entre l'humain et le design. Le catalogue de l'exposition demande aux 250 participants de répondre à son manifeste de huit propositions sur le design. Restituant leurs réponses, cet ouvrage questionne la place qu'occupe le design et l'impact de ses transformations sur nos vies.

Are We Human ? , Fondation de la culture et des arts d'Istambul + Lars Müller Publishing .

Photobook Fisheye, Volume 1

La photographie partagée sur Internet jouit d’une liberté élargie, qui agit comme une stimulation créative. L’équipe du magazine Fish Eye a repéré par ce canal les talents émergents ou expérimentés, qui à travers l’œil de leur appareil, captent des univers pop, joyeux, dramatiques ou mélancoliques. Partagées en portfolio ou en vignettes, les reproductions des clichés de ces artistes sont comme une invitation à découvrir plus largement leur travail.

Photobook Fisheye, Volume 1, aux éditions Edition fisheye-BeContent

Leader de l'impression en ligne en France, Exaprint accompagne les professionnels de la chaine graphique en publiant chaque jour des conseils, astuces et inspirations sur le blog Exaprint

Rejoindre Exaprint, l'imprimeur de référence pour les pros des arts graphiques.
Suivre Exaprint sur les réseaux : Facebook, Twitter, Linkedin
.

1498051224 Image 1 / 10
1497628887 Image 2 / 10
1497628894 Image 3 / 10
1497628878 Image 4 / 10
1497628853 Image 5 / 10
1497628870 Image 6 / 10
1497628864 Image 7 / 10
1497628914 Image 8 / 10
1497887661 Image 9 / 10
1497887662 Image 10 / 10
]]>
la JOIE sur écran et sur papier http://etapes.com/la-joie-sur-ecran-et-sur-papier?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13049?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 20 Jun 2017 18:36:00 +0200 étapes: Pour la quatrième année consécutive, le Carnet Connecté donne vie aux créations d'artistes de tout horizons. Cette année l'agence MNSTR invite douze artistes à collaborer, et travailler pour la joie.

Tyrsa, Jon Burgerman, Nicoals Barrome ou encore Romain Laurent ont réalisés un visuel pour le carnet. À travers l'écran d'un smartphone, et par une application à télécharger, les dessins s'animent. L'utilisateur fixe son téléphone sur une page et l'image prend vie avec humour, l'espace d'un instant. Proposer la matérialité du papier et l'animation de la réalité augmentée est une façon poétique d'innover sans en oublier les classiques.

Pour admirer les œuvres des artistes, l'agence organise une exposition de quelques jours. Et pour se procurer le livre, il suffit de se rendre sur la plateforme collaborative Ullule. Le Carnet Connecté "la JOIE" coûte 15 euros dont 5 euros seront reversés directement à l'association Passeurs d'Art.


FISHEYE GALLERY
2 rue de l'hôpital Saint-Louis
75010 Paris
du 29 juin au 1er juillet

Par Florian Bulou

1497970751 Image 1 / 4
1497970780 Image 2 / 4
1497970758 Image 3 / 4
1497970752 Image 4 / 4
]]>
Skype, vers l'uniformisation de l'identité visuelle http://etapes.com/skype-vers-l-uniformisation-de-l-identite-visuelle?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13031?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 19 Jun 2017 18:33:00 +0200 étapes: Le service de discussion instantanée Skype s'est revêtu d'un nouveau logo, site et application. Cela fait suite à une volonté de cohérence entre les logiciels proposés par Microsoft.

Dans un souci d'harmonie avec la maison mère Microsoft, Skype prend la même teinte bleue que Windows. Cela comporte l'icône à gauche, et un caractère Word à droite ; une charte proposée par Paula Scher de Pentagram dès 2012, pour le logo de Windows. Pour ceux qui sont encore attachés au nuage bleu entourant le mot Skype, rassurez-vous, il est encore présent pour le S, symbole pérenne de la marque.

Le site web et l'application ont également été revus dans le but de personnaliser la plate-forme : changer les couleurs de l'interface, ajouter les émoticônes de réactions, comme on l'a vu récemment sur Facebook Messenger. Skype diversifie ses services pour tenter de satisfaire un plus grand nombre, cela passe alors par une simplification de l'application, et un service plus fluide pour les utilisateurs. Pour l'heure ce sont les applications sur Android et iPhone qui sont à jour, le site viendra à la fin de l'année.

Par Florian Bulou

1497890135 Image 1 / 2
1497883222 Image 2 / 2
]]>
Affiche à composer pour le Graphic Design Festival Scotland … mais pas que ! http://etapes.com/affiche-a-composer-pour-le-graphic-design-festival-scotland-mais-pas-que?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13010?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 19 Jun 2017 13:34:00 +0200 étapes: Pour sa quatrième édition, du 20 au 27 octobre prochain, le Graphic Design Scotland propose une identité participative. Chacun est invité à composer un poster en choisissant entre deux options. Un générateur d'affiches, développé par Infinite Eye, produit alors une affiche unique, qui peut être partagée, téléchargée et ajoutée à une galerie en ligne. Néanmoins, cette communication visuelle offre plusieurs niveaux de lecture.

Warriors Studio est en charge de la communication du festival depuis sa naissance. Le studio s’est associé avec les créatifs de Graphical House et d’Infinite Eyes pour penser l’ identité 2017. Jaillie de discussions autour de l'actualité et de la politique, celle-ci fonctionne comme une interrogation sur la démocratie.

« Dans le contexte politique actuel, nos choix sont binaires. Nous n'avons pas beaucoup de marge de manœuvre. Vous ne pouvez choisir que l'un, ou l'autre. La couverture médiatique dépeint les options en noir et blanc. Il n'y a pas de juste milieu. » expliquent Gabriel Durnan et Daniel Ibbotson de The Graphical House.

La démarche questionne aussi notre rapport à l’information. Privilégions-nous les paroles et les opinions humaines ou les systèmes et les processus ? Les graphistes sont régulièrement confrontés à ces problématiques. Ils jouent un rôle clé dans la mise en forme et la communication de l'information, et donc par extension dans sa compréhension et son interprétation.

Les affiches sont produites à partir de standards bien connus des designers. La palette de couleurs est la CMJN, Cyan, Magenta, Jaune et Noir. L’un des caractères typographiques les plus universels est la Helvetica. La police choisie pour le projet a donc été la version numérique de la Neue Haas Grotesk, (qui désigne aussi la version la plus ancienne de la Helvetica, au temps de la composition manuelle). Ces choix graphiques assurent la cohérence visuelle.

Plus de 12 000 affiches ont été générées jusqu’ici par des personnes partout dans le monde. Un concours international d’affiches est également ouvert jusqu’au 20 août.

Par Stéphanie Thiriet

 

1497624386 Image 1 / 2
1497624386 Image 2 / 2
]]>
Identité visuelle d'inspiration sonore pour Nederlands Kamerkoor http://etapes.com/identite-visuelle-d-inspiration-sonore-pour-nederlands-kamerkoor?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13025?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 19 Jun 2017 13:20:00 +0200 étapes: Pour ses 80 ans d'existence, l'organisation des chœurs Nederlands Kamerkoor remet à neuf son identité visuelle. Leur ligne directrice "Comment donner un visage au son ?"

Le point de départ fut les sons. Quel symbole, quelle image pour quelle sonorité ? La représentation matérielle du son étant les ondes, le studio Koeweiden Postma s'est inspiré de ces effets graphiques. Basse, bariton, alto ou soprano, à chaque rang vocal est associé une surface plus ou moins grande. Puis les formes varient selon les personnalités. Les ondulations sont propres à chaque chant des choristes, eux-mêmes sujets principaux de la campagne de publicité. Ils sont pris en photo, solo, chantant. La typographie est faite de contrastes forts ; des angles droits viennent se buter à des formes oblongues ; les couleurs de fonds s'opposent à celles des caractères. L'idée était de donner à voir la musique.

Par Florian Bulou

1497866783 Image 1 / 9
1497866819 Image 2 / 9
1497868545 Image 3 / 9
1497866783 Image 4 / 9
1497866782 Image 5 / 9
1497866784 Image 6 / 9
1497866783 Image 7 / 9
1497868584 Image 8 / 9
1497868585 Image 9 / 9
]]>
Skittle, goûte l'arc-en-ciel unicolore http://etapes.com/skittle-goute-l-arc-en-ciel-unicolore?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13003?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 16:40:00 +0200 étapes: D'ordinaire, la marque de confiserie Skittles propose de "Goûter l'arc-en-ciel". Pendant un mois, le temps de la Gay Pride, les bonbons seront blanc.

À l'occasion de la manifestation homosexuelle la plus suivie de l'année, de nombreuses marques adaptent leur logo, leurs produits ou leurs évènements aux couleurs du Rainbow Flag. Comment faire quand on le fait toute l'année, et que s'en est même un slogan ? Skittle a trouvé la réponse et prend le contre-pied. Les bonbons sont blancs. Le packaging est blanc. Les publicités sont blanches. La couleur s'efface en soutient de la cause et s'accompagne de mots qui sonnent justes "Pendant la Gay Pride, un seul drapeau importe".

Skittle fait partie de ces marques qui ne manque pas d'auto-dérision et amène un vent de légèreté dans sa communication avec le public.

Par Florian Bulou

1497611092 Image 1 / 2
1497611092 Image 2 / 2
]]>
ImmoRefugee, le catalogue immobilier du camp de Calais http://etapes.com/immorefugee-le-catalogue-immobilier-du-camp-de-calais?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13004?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 16:21:00 +0200 étapes: Defrost Studio, avec l'aide de Emilio Macchia, a réalisé un catalogue immobilier des abris du camp de Calais. Pour aller plus loin dans leur démarche artistique, ils cherchent des financements pour lancer une exposition itinérante.

À l'origine de ce projet ironique, se cache une empathie sincère pour les réfugiés. En Janvier 2015, le trio découvre une ville invisible dans les bois près de Calais. Le camp n'était pas ce que nous connaissons aujourd'hui. Il était plus petit, mais tout aussi bien organisé, avec des quartiers par groupes ethniques, une église, des mosquées, des bibliothèques et des commerces. Dans cette ville auto gérée, demeure la maison, foyer sécurisé, cercle intime, mais ici abris de fortune.

Ils mettent en page les photographies de ces maisons dans un faux index immobilier. Par là, ils sensibilisent sans miséricorde, mais en jouant avec un ton assurément cynique. Se moquant au passage des catalogues conventionnels, la mise en page est kitsch à souhait. Les photos des maisons du camp sont frontales ; inhabitées, comme un espoir. C'est une manière objective, par le contenu, de faire un état des lieux. Ils disent aussi vouloir faire "un témoignage de l'acceptation positive de cette terrible situation". Quelque part, il y a du positif, si infime soit-il. Comme une belle reconnaissance, le ImmoRefugee a été sélectionné par Martin Parr parmi les finalistes de Kassel Photobook Award 2017.

Pour parfaire ce travail, leur souhait est de monter une exposition, qui prendrait forme d'une agence immobilière itinérante. Une agence classique, avec une vitrine dans laquelle des photos seraient exposées et munie d'un bureau pour échanger avec les gens. En se promenant de villes en villes, ce serait une façon pédagogique d'interpeller la population française et européenne.

C'est maintenant que Defrost Studio a besoin d'aide pour monter ImmoRefugee - The Agency, et espérer la présenter aux Rencontres Photographiques d'Arles 2017. Il ne reste que 6 jours pour participer sur le site de financement participatif KissKissBankBank, et permettre à certains d'ouvrir les yeux un instant.

Par Florian Bulou

1497612154 Image 1 / 6
1497612149 Image 2 / 6
1497612152 Image 3 / 6
1497612151 Image 4 / 6
1497612150 Image 5 / 6
1497612149 Image 6 / 6
]]>
Kongo x Philippe Conticini http://etapes.com/kongo-x-philippe-conticini?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13008?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 15:37:00 +0200 étapes: Ce week-end du 17 et 18 juin 2017 se déroule une rencontre rare entre un artiste peintre, Kongo, et un grand chef pâtissier, Philippe Conticini.

Kongo est un artiste de rue, autodidacte qui a bâti sa notoriété en tant que graffeur et tagueur. Il est aujourd'hui reconnu à l'échelle internationale.

Quand à Philippe Conticini, ce pâtissier, bien connu du grand public, exerce dans le monde entier. Fin observateur, et d'une grande exigence, il s'applique à donner forme à ses créations culinaires.

Dans le cadre des Éphémères, les deux personnalités se rencontrent et répondent à l'invitation de la curatrice Élise Herszkowicz. La réunion de l'art et de la cuisine est l'opportunité de voir émerger de nouvelles approches des deux disciplines.


PÂTISSERIE ÉPHÉMÈRE
les 17 et 18 juin 2017
de 12h30 à 18h30
29 rue François 1er, 75008 Paris

1497619933 Image 1 / 2
1497619920 Image 2 / 2
]]>
Pictoplasma lance un appel aux jeunes artistes ! http://etapes.com/pictoplasma-lance-un-appel-aux-jeunes-artistes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13001?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 12:16:00 +0200 étapes: Comment se singulariser dans les millions de millions de selfies qui circulent sur internet ? L'académie Pictoplasma lance le Character FaceOff Challenge. Elle propose aux artistes âgés 18 et 24 ans, de donner leur version d'eux-mêmes.

Le processus édicté est le suivant :
- Prendre une photo de soi, face caméra, comme une photo d'identité.
- Créer son personnage, en le superposant à la photo, avec une interprétation artistique de soi.
Le choix du médium par lequel l'image est modifiée est libre ; dessin, collage, peinture numérique, illustration, masques ou costumes…

Cinq gagnants seront désignés parmi toutes les photos postées, avec, à la clef une bourse pour la conception de leur personnage. Cette bourse comprend les frais de déplacement pour participer à l'Académie Pictoplasma de Mexico ; six mois, en relation avec des professionnels du monde du graphisme. Puis des billets pour assister à la conférence Pictoplasma de Berlin en mai 2018. C'est l'occasion pour de jeunes créateurs de montrer leurs univers graphique, et d'espérer ouvrir leur cercle professionnel.

Par Florian Bulou

1497604817 Image 1 / 1
]]>
4 cartes de visites pour faire impression http://etapes.com/4-cartes-de-visites-pour-faire-impression?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12982?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 11:11:00 +0200 étapes: Dans le cadre de son partenariat avec Onlineprinters, étapes: partage une sélection de cartes de visite. Grâce à un graphisme subtil et dynamique, les plus petits des éléments de papeterie, n’ont rien d’obsolète.

Kokoromoi signe la communication visuelle de Poséidon.

La société, basée à Helsinki, rassemble architectes et constructeurs. Son identité graphique puise son inspiration dans l'ère de l’architecture moderne et l’abstraction géométrique. Elle joue sur des blocs de couleur, qui symbolisent certains bâtiments du centre-ville d'Helsinki. Au recto, des grilles similaires à celles des papiers pour le dessin codifié d’architecture symbolise la volonté de l'entreprise à planifier et à concevoir. Un traitement graphique sagace qui s’adapte à plus grande échelle, sur le papier à lettre ou les affiches.

Le Petit Joseph Dijon est paré au décollage avec Caroline Fabes

La graphiste Caroline Fabes signe une carte de visite origami qui, une fois pliée, révèle le logo typographié du bar le Petit Joseph Dijon. Le plus petit avion en papier du monde est à faire s'envoler, histoire de retrouver quelques secondes son âme d’enfant.



Acme Paris rythme la communication de Jean-Marie Machado.

L’improvisation est au cœur de la culture musicale du Jazzman. Le logo est complété par des tampons, qui ajoutent une dimension aléatoire, chaque accident créant une nouvelle composition. Le musicien travaille avec huit formations : duo, orchestre… soit autant de couleurs qui habillent le logo et les différents supports de communication, de manière à bien identifier chaque projet.

Re agency colore son écritoire.

La simplicité est bonne conseillère. L’agence de branding australienne utilise une gamme de 4 couleurs. Associées à une typographie linéale et combinées entre elles, elles suffisent à assurer une identité remarquée.

Par Stéphanie Thiriet.

Onlineprinters est un expert européen de l'impression en ligne rapide (impression en 24h pour certains produits, avec la possibilité de télécharger ses données jusqu'à 22h). L'imprimeur propose des solutions flexibles et rapides et dispose d'un large éventail de produits : de la carte de visite aux grands formats pour s'adapter au mieux au besoin des graphistes.

1497515532 Image 1 / 5
1497515294 Image 2 / 5
1497515532 Image 3 / 5
1497515342 Image 4 / 5
1497515655 Image 5 / 5
]]>
The Moving Poster, le nouveau mouvement de l’affiche http://etapes.com/the-moving-poster-le-nouveau-mouvement-de-l-affiche?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/13000?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 16 Jun 2017 11:04:00 +0200 étapes: Les créatifs font la part belle à l’affiche. Depuis quelques années, les posters papiers sont enrichis de leur version animée, destinée à être partagée sur les écrans. Cette alliance de l’imprimé et du numérique démultiplie l’esthétique visuelle et double les niveaux de lecture.

Pour Felix Pfäffli (studio Feixen), Josh Schaub et Erich Brechbuhl tous trois graphistes et membres de l’association suisse Weltformat, l’avenir est à l’affiche en mouvement. Les productions futures seront influencées par les avancées technologiques. Un nouveau champ des possibles s’ouvre pour les concepteurs, qui peuvent se former à l’animation ou collaborer avec des motion designers.

https://www.instagram.com/p/BVT1jFwD2V-/
https://www.instagram.com/p/BUMLqkvDFcv/

Réunis en un comité de curation, Felix, Josh et Erich ont prospecté sur internet et à l’international, pour rassembler une cinquantaine d’affiches mobiles. Celles-ci ont été présentées lors du festival organisé par Welformat à l’automne 2016 à Lucerne et lors de Typomania, à Moscou, ces derniers jours. D’autres expositions viendront.
La plateforme web associée, The Moving Poster expose et classe les créations. Elles s’animent selon trois niveaux : d’une simple variation de couleurs jusqu’à une approche cinématographique avec des éléments formels qui se déplacent dans l’espace. Via ce site, les graphistes sont invités à envoyer leurs réalisations.

Par Stéphanie Thiriet

1497603671 Image 1 / 1
]]>
Sorties graphiques : les évènements à ne pas manquer ! http://etapes.com/sorties-graphiques-les-evenements-a-ne-pas-manquer-cffb7451-afa2-4368-9a33-8c2d38c61f66?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12996?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 18:23:00 +0200 étapes: Expos, vernissages, festivals ou conférences, chaque semaine étapes : note pour vous dans l’agenda les évènements de la scène graphique et artistique.

Les expositions de diplômes des écoles d'art et de design
Fin de l'année scolaire oblige, l'étape du diplôme est arrivée pour de nombreux étudiants. Une fois le passage devant le jury validé, de nombreuses écoles d'art et de design proposent des expositions pour découvrir le travail fourni par leurs élèves au cours des derniers mois. Généralement les expositions commencent à la mi-juin. En attendant le post récapitulatif que nous préparons, nous vous invitons à vous rendre directement sur le site des établissements pour découvrir les principales dates.

Fanzines ! est de retour
Les amoureux du fanzine aime se retrouver pour partager autour de cette passion. Ça tombe bien, le festival fanzine passe à l'heure d'été et est de retour du 15 au 25 juin. Au programme des expositions, des rencontres, des performances et de nouveaux lieux à découvrir. L'ensemble des évènements met en lumière 
des créateurs singuliers avec comme point d'orgue le salon à la Villette Makerz qui dévoile les fleurons micro-éditorial du moment.
http://fanzinesfestival.fr

Exposition Endless Summer par Quentin Monge
Envie d'évasion ? Filez directement Chez Sergeant Paper ! La galerie parisienne invite l'illustrateur Quentin Monge, pour un long voyage direction la Californie. Piscines, palmiers, silhouettes dénudées... la vingtaine de série limitée présentée dans cette exposition à partir du 29 juin est une ode à l'été et sa fidèle légèreté.
http://bit.ly/2t6et19

Print Program #6 avec Prill Vieceli Cremers
Print Program, plateforme d'exposition et d'archive d'objets graphiques imprimés convie Prill Vieceli Cremers pour une expo qui s'étend du 22 juin au 22 août. L'objet print occupe une place importante dans la pratique du studio suisse et sera la matière principale de ce parcours.
http://bit.ly/2sDWL7R

Ink #2, dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain
Rendez-vous dédié aux pratiques alternatives et indépendantes de l’édition d’art, ink rassemble des ouvrages dans les champs du dessin, du graphisme, de l’illustration ou de la photographie. L’économie modeste de ces nouvelles
pratiques éditoriales, souvent combinées à des moyens d’impression alternatifs, sur Risographe en particulier, permet aux éditeurs d’agir en totale autonomie et, en diffusant eux-mêmes leurs livres en ligne, d’envisager leur fonctionnement en complète indépendance.
http://www.fotokino.org

Illustration de couverture : Quentin Monge

Par Charles Loyer

1497543743 Image 1 / 1
]]>
Pinterest, les tendances issues des clics des internautes http://etapes.com/pinterest-les-tendances-issues-des-clics-des-internautes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12992?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 17:25:00 +0200 étapes: Dans un rapport publié par Pinterest, ce dernier évoque les prochaines tendances après avoir analysé plus de 1000 activités d'utilisateurs basées au Royaume-Uni, depuis l'année écoulée.

Il pointe l'intérêt pour les cuisines en contreplaqué, le mobilier rétro, les intérieurs années 70 et des rails de vêtements à la structure autonome. Côté formes et couleurs, ce sont les tons verts et les carreaux à chevrons. On observe étonnement la montée en puissance des motifs aquarelle, dont l'utilisation pour les fonds d'écran a augmentée de 248 % l'année dernière, et la recherche générale de cette technique de 31%.

Le rapport indique également comment et quand les gens interagissent avec les tendances que les grands groupes veulent faire naître. Mais les internautes décident d'un clic, peuvent dévaloriser une tendance conventionnelle ou faire émerger l'imprévue. Le choix individuel reste aux consommateurs.

Fut un temps où les tendances venaient d'une poignée de personnes issu du monde des arts et du marketing. Fini, ou presque, les tendanceurs qui orientaient plus qu'ils n'appréhendaient les orientations. Pinterest, fort de ses likes et partages, peut saisir les goûts des consommateurs. Espérons qu'il n'en fasse pas mauvais usage.

Par Florian Bulou

1497531216 Image 1 / 4
1497531216 Image 2 / 4
1497531217 Image 3 / 4
1497531216 Image 4 / 4
]]>
Cadrage & composition : le corps prend forme http://etapes.com/cadrage-composition-le-corps-prend-forme?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12980?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 17:07:00 +0200 étapes: Entre cadrage et composition, la photographie est chose sérieuse. Répondant à une maîtrise de ces deux éléments auquel peut s'ajouter la gestion de la lumière, l'auteur exprime ses envies. Une série de clichés invite à un univers, une interrogation, ou tout simplement une évasion.

Cette semaine nous avons rassemblé des travaux autour de la question de l'humain avec une sélection de cinq photographes qui s'expriment sur ce thème. Des êtres vus comme des corps, comme des âmes, ou comme des morceaux d'histoires. Mis en scène ou pris sur le vif, ce tout s'articule dans des compositions orthogonales, épurées.

Bertil Nilsson, Intersections

Dix sept photographies confrontent l'architecture aux mouvements du corps humain. À l'instar de Rodin qui demandait à ses modèles des poses improbables, Bertil Nilsson capture des instants courts pendant lesquels le corps subit. En le considérant comme un squelette articulé, avec ses muscles tendus et sa peau fragile le photographe bouleverse la logique. Il reste cependant soucieux d'une composition géométrique et frontale, de lieux désertés, que les danseurs viennent animés par sauts, cambrures et élans. On sent l'instabilité qui les guète.


Franco FONTANA, Presenza assenza

"L'objectif de l'art est de rendre visible ce qui est invisible" plafonne l'artiste sur son site. Et le sujet de cette série de photographie est la présence humaine, ou bien l'absence. Intégrant subtilement des ombres de personnes immobiles, Franco Fontana photographie les espaces urbains. Il se joue des lignes, qui se répondent avec les présences humaines. Ces trames leur ouvrent la voie, les dirigent presque. Des endroits vides, sans vies, qui peuvent renaître avec une ou deux ombres seulement.


WERONICA GESICKA, Traces

Ce projet est basé sur des photographies anciennes achetées auprès d'une banque d'images. Ne connaissant rien aux sujets photographiés, ne sachant ni s'ils entretiennent des liens entre eux, ou si les scènes on été montés, la photographe se permet de les retoucher. Une femme qui lit et son corps est une pile d'ouvrages, un enfant qui joue à un jeu de construction et son corps est un enclavement de briques en plastique. Les corps sont moqués. Elle inscrit plus encore ces clichés entre la fiction et la réalité. Avec une composition efficace, elle met l'accent sur les personnages dont les situations nous laissent perplexe. Puis, face à la perplexité, on apprend, à mesure, à déchiffrer le faux du vrai.


Andres Torres Balaguer, Moon

Le corps est une âme avec une histoire. Dans la série "Moon", la jeune photographe espagnole Andres Torres Balaguer met en scène des femmes dont on ne peut distinguer le visage. Leurs cheveux se substituent à des masques. Chacune est assise derrière une table sur laquelle se trouve un indice. L'artiste nous trompe, et veux nous faire croire à tort ou à raison, que ces femmes ont une histoire liée à l'objet sur la table. En somme, on ne sait plus si Andres Torres Balaguer fabrique une histoire, ou raconte une histoire.


Prue Stent, Clare Longley et Honey Long, Flush

Dans la série "Flush", le rose est la couleur prédominante. Prue Stent associé à Clare Longley et Honey Long ont focalisé leur attention sur des parties du corps intimes, ou gênantes. Du bourrelet disgracieux qu'elles subliment aux seins légèrement avachis, la peau est la matière principale. Les clichés ne montrent que des parties du corps, c'est au spectateur de savoir ce qui se cache autour de cette délimitation rectangulaire. Pour nous immerger plus encore dans cette ambiance lascive, voire fœtale, les trois photographes placardent les clichés en grandes dimensions sur les mures. Le sol, le plafond, tout est rose, le ton est donné.

Par Florian Bulou

1497457758 Image 1 / 20
1497457757 Image 2 / 20
1497457759 Image 3 / 20
1497457758 Image 4 / 20
1497457760 Image 5 / 20
1497457759 Image 6 / 20
1497457760 Image 7 / 20
1497457759 Image 8 / 20
1497457764 Image 9 / 20
1497457769 Image 10 / 20
1497457774 Image 11 / 20
1497457769 Image 12 / 20
1497457758 Image 13 / 20
1497457758 Image 14 / 20
1497457757 Image 15 / 20
1497457758 Image 16 / 20
1497457764 Image 17 / 20
1497457768 Image 18 / 20
1497457764 Image 19 / 20
1497457760 Image 20 / 20
]]>
3Dandies, du chocolat en impression 3D ! http://etapes.com/3dandies-du-chocolat-en-impression-3d?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12991?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 16:07:00 +0200 étapes: La récente entreprise Les 3Dandies propose des chocolats sur mesure, en utilisant la technologie de l'impression 3D. En alliant formes séduisantes et qualité gustative, elle parvient à conjuguer les attentes toujours plus exigeantes des amateurs de confiseries.

Trois jeunes, Thibaut, Olivier et Edouard ont créé cette chocolaterie capable d'offrir à sa clientèle des chocolats savoureux et atypiques. Rejoint par une spécialiste du chocolat formée chez Le Nôtre, Marie, et Florian, designer formé à l'Ensci-Les Ateliers, la petite équipe officie désormais à 5.

Avec eux, la sculpture délaisse le plastique démodé pour une matière première plus gourmande. La technique de l'impression 3D répond à leurs principaux besoins, elle permet de fabriquer des moules aux formes complexes et d'imprimer directement une forme en chocolat. En résulte des "chocollections" comme la tablette La Parisienne (Paris à découper par arrondissements), les volumes Atomes Crochus ou dans l'actualité, Présidentielles, une impression 3D des cinq principaux candidats. Le tout est disponible en chocolat noir 70% ou lait 39%. Ils n'en n'oublie pas pour autant la qualité. Leurs créations sont réalisées avec des variétés de choix issus du commerce bio et équitable.

Déjà ironique dans leurs réalisations, ils tendent à s'orienter vers une approche ludique de l'objet tablette. Le directeur artistique, Florian Arnould souhaite osciller entre le sobre et le ludique, tant dans l'esthétique que la fabrication. Ainsi ils développent en ce moment, dans leur atelier à Paris des tablettes inspiré de Tetris, une manière de déconstruire un jeu que d'ordinaire nous assemblons.

Après Nendo qui a confectionné des tablettes aux multiples textures pour sublimer le goût, 3Dandies réalise des structures sur demande grâce à la technologie.


Les 3Dandies
6 Cour Saint Eloi
75012 Paris
Du lundi au vendredi
De 9h à 19h

Par Florian Bulou

1497530501 Image 1 / 4
1497530501 Image 2 / 4
1497530500 Image 3 / 4
1497530498 Image 4 / 4
]]>
20 ans : Glassbox édite son livre-anniversaire ! http://etapes.com/20-ans-glassbox-edite-son-livre-anniversaire?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12993?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 15:30:00 +0200 étapes: En 1997, une dizaine de diplômés des Beaux-Arts de Paris créent Glassbox. Depuis vingt ans maintenant, l’association promeut les jeunes artistes à travers des résidences, des projets In-Situ et des expositions singulières.

À l'occasion de cet occasion, Glassbox publie un livre-anniversaire, comme un récit de son action sur la scène artistique indépendante. Photos et plans d’exposition, affiches, documents d’archive témoignent de l’histoire de l’association à travers les trois lieux qu’elle a investi. Le premier, un cube de verre, lui a donné son nom. Cet ouvrage invite également artistes et commissaires d’exposition à revenir sur leur implication au fil des projets et des années.

Pour élargir les horizons, Nicolas Bourriaud, Jean-Louis Déotte, Elie During et autres penseurs et théoriciens de l’art apportent leur analyse sur les évolutions de la discipline lors des deux précédentes décennies, avec par exemple l’avènement du numérique.

Maxime Bondu, Antoine Carbonne, Jagna Ciuchta, Irma Name, Romain Vicari, et autres artistes qui ont exposé à Glassbox ont produit des images sur mesure : des pochettes et des intercalaires sérigraphiés viendront enrichir l’édition, élaborée par S-y-n-d-i-c-a-t et éditée par T-o-m-b-o-l-o presses.

Soutenir le projet : http://kck.st/2ssAJoe

1497533381 Image 1 / 1
]]>
Les lauréats des Design Week Awards 2017 http://etapes.com/les-laureats-des-design-week-awards-2017?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12985?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 15 Jun 2017 14:40:00 +0200 étapes: Les lauréats du Prix Design Week Awards, Édition 2017 ont été annoncés. Chaque année, le prix récompense des projets innovants et créatifs dans le domaine des arts appliqués. Cette année, 24 catégories ont été constituées, sous cinq principaux groupes : Communication, Espaces, Digital, Produits et Mobilier, et Landmark Awards. En voici quelques-uns, la liste complète est à consulter ici.

Print Communication


Lauréat / Hope for Adris Group, by BruketaetZinc OM

Poster Design


Lauréat / BeBoldForChange pour International Women’s Day, de Eleven, Inc

Identity Design


Lauréat / Invictus Games 2016, pour la Royal Foundation, de Lambie Nairn


Mention spéciale / Race Against Dementia, de Brand Union

Brand Compaigns


Lauréat : #DingDong for Airbnb, by AKQA


Mention spéciale : Sleeping Patterns for Simba Sleep Ltd, Underexposed

Packaging


Lauréat : Femme for Yoai by Pearlfisher

Wayfinding and environmental graphics


Lauréat : Chambres de l'Hôpital pour enfants de Sheffield, de Artfelt and Morag Myerscough

TV, Films et Videos Graphic


Lauréat : Summit 2016, pour LCF Fashion Business School, de Alphabetical

Par Florian Bulou

1497523865 Image 1 / 9
1497523864 Image 2 / 9
1497523865 Image 3 / 9
1497523867 Image 4 / 9
1497523863 Image 5 / 9
1497523864 Image 6 / 9
1497523866 Image 7 / 9
1497523866 Image 8 / 9
1497523865 Image 9 / 9
]]>
Nouveau design pour le site de la fonderie typo de Jeremy Tankard http://etapes.com/nouveau-design-pour-le-site-de-la-fonderie-typo-de-jeremy-tankard?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12979?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 14 Jun 2017 17:56:00 +0200 étapes: Jérémy Tankard travaille la lettre depuis près de ving-cinq ans. Pour sa thèse en 1993 au Royal College of Art, il dessina le caractère Distubance. Après avoir été designer 6 ans en entreprise, il choisit de se consacrer entièrement à la typographie. En 1998, il créa l’une des premières fonderies numériques d’Angleterre, la Jeremy Tankard Typography. Le site de cette dernière s’offre aujourd’hui un rafraichissement graphique et intègre des nouveautés intéressantes.

Le site typography.net, désormais optimisé pour tous les écrans, y compris ceux des mobiles, propose un testeur de police simple mais puissant avec une variété de fonctionnalités typographiques avancées. Afin de tester les typos de façon plus probante, des versions d’essai de celles-ci sont téléchargeables sur demande.

Le plus grand intérêt de cette remise à jour réside néanmoins dans la création de StudioType. À travers ce format blog, Jeremy Tankard détaille ses processus de création, documentés de références historiques et typographiques, d’esquisses manuelles et numériques et autres ressources visuelles. C’est là l’occasion de revenir de manière approfondie sur certains des travaux emblématiques du typographe telle que la Corbel, distribuée chez Microsoft, ou la Bliss utilisée pour de nombreux logos (Kindle, Arts and Humanities Research Council ...).

Par Stéphanie Thiriet

1497455586 Image 1 / 4
1497455589 Image 2 / 4
1497455588 Image 3 / 4
1497455587 Image 4 / 4
]]>
Analogue Loaders : l'enfer des barres de chargement dans notre univers tangible http://etapes.com/analogue-loaders-l-enfer-des-barres-de-chargement-dans-notre-univers-tangible?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12660?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 14 Jun 2017 12:24:00 +0200 étapes: Si nous ne pouvons plus nous en passer, le numérique nous réserve constamment des surprises, des petits bugs qui, sans crier garde, font planter ou ralentir la machine. Tous ces moments, passer à attendre que la situation reviennent à la normale, Raphael Vangelis a voulu les souligner dans une vidéo en stop-mtotion. Le film s'appelle Analogue Loaders et on y découvre dans plusieurs environnements tangibles des modules de chargements. Soudain, ça devient plaisant !

Design, Direction, Animation: Raphael Vangelis
Music et Sound Design: Antfood
Cel Animation: Matthieu Petit, Joey McCormick, David Schagerström, Aparajita R., Raphael Vangelis
Director of Photography: Florian Juri, Raphael Vangelis
Model Making: Elizabeth Peach, Domo Suki, Bryony Hooper, Julia Caram, Raphael Vangelis
Production Assistance: Victoria Waterhouse-Taylor
Compositing: Leanne Pletersky, Tiago Barbosa, Duncan Horn, Raphael Vangelis
Color Grading: Daniel de Vue
Funding by:
Land Salzburg
Land Oberoesterreich
Stadt Salzburg
Big Thanks to:
Hector MacLeod
Glassworks

Par Charles Loyer

1497435757 Image 1 / 1
]]>
Pots de Nutella, pièces uniques http://etapes.com/pots-de-nutella-pieces-uniques?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12967?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 14 Jun 2017 12:05:00 +0200 étapes: Devant l'essor de personnalisation des produits de masse, Nutella lance une série de pots au graphisme inédit. Après un premier essai concluant quand ils proposaient aux consommateurs de nommer leur pot, la marque passe au niveau supérieur. Ce sont des couleurs, formes et reliefs uniques pour chacun des 2,6 millions de pots qui constituent une gamme aux allures fantaisistes.

Pour mener à bien ce projet ambitieux, et parvenir à concevoir 2,6 millions de modèles, il y eut plusieurs étapes. La marque mère Ferrero a fait appel à des graphistes pour dessiner sept visuels différents. Puis le logiciel SmartStream Mosaic de HP les a tourné, zoomé, harmonisé et ajusté au pot pour sortir des milliers de milliers de combinaisons.

L'impression fut elle aussi un casse tête. Si plus de 400 000 pots sortent quotidiennement de l'usine de Villiers-Ecales (Seine Maritime), Nutella demeure un industriel avant d'être un honorable promoteur du graphisme européen. L'imprimeur de la marque italienne a dut modifier son procédé industriel pour faire tenir le plus grand nombre de modèles sur une seule bobine, au détriment du coût et temps de fabrication.

https://www.youtube.com/watch?v=RY-nK4ChLEQ

Non-content de ce challenge triomphant, Nutella va plus loin. Grâce à un code associé à chaque graphisme, les 100 000 premiers consommateurs pourront s'enorgueillir d'une parfaite harmonie avec leur pot de Nutella, en commandant une coque de téléphone portable assortie.

Un brin de singularisation qu'on exploités de nombreux artistes et dont les industriels se sont emparés. Des "Vases 100% make-up" de Alexandro Mendini, aux défauts de fabrication des tasses des 5.5 Ouvriers-Designers, les designers ont ouvert le bal il y a plusieurs années. Puis nous avions vu les 34 000 versions de couvertures des livres du festival de Cannes, par un procédé d'impression astucieux. Nous avions aussi appréciés ce même effet pour les 12 500 unes de Novum, sur des motifs épurés.

Par Florian Bulou

1497362873 Image 1 / 3
1497362873 Image 2 / 3
1497362872 Image 3 / 3
]]>
Gabor Kasza, un contenu et un contenant en béton http://etapes.com/gabor-kasza-un-contenu-et-un-contenant-en-beton?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12965?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 13 Jun 2017 15:34:00 +0200 étapes: Le photographe Gabor Kasza a réalisé une série de photographies toutes liées au béton. Pour être en symbiose parfaite avec le sujet principal, le coffret du livre qui les regroupe est fait de ce même matériau.

Sobrement nommé "Concrete", l'artiste déambule dans les pièces d'un ensemble d'opéra contemporain, il immortalise des moments graphiques. Il met parfois en scène des figurants dans les espaces vides, comme une réponse au sujet photographié. Et d'autres, crée des contrastes intenses entre noirs profonds et gris éclaircis sur le béton brut.

L'artiste se dit aussi proche de l'expérience du livre, et c'est la raison pour laquelle il a entrepris de concevoir un tel coffret. C'est une prouesse technique que de parvenir à réaliser un béton si fin de quatre millimètres. Si bien qu'il a dut se débrouiller seul, les designers refusant le challenge. Le résultat est bluffant. L'artiste est modeste, il ironise : " l'étui est solide, étanche, imperméable aux huiles, aux UV, et résistant aux radiations"

Par Florian Bulou

1497360278 Image 1 / 7
1497360278 Image 2 / 7
1497360309 Image 3 / 7
1497360277 Image 4 / 7
1497360278 Image 5 / 7
1497360278 Image 6 / 7
1497360277 Image 7 / 7
]]>
JR, 3000 visages, 1 ligne http://etapes.com/jr-3000-visages-1-ligne?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12964?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 13 Jun 2017 10:54:00 +0200 étapes: Le projet "À l'envers" de l'artiste JR s'établit à Naples. Assumant d'exposer en plein air, c'est ici plus de 3000 visages imprimés en noir et blanc qui composent une fresque terrestre longeant une rue très fréquentée de la côte napolitaine.

Depuis 2011, il invite tout individu à partager son histoire via son portrait imprimé à grande échelle, collé dans l'espace urbain. Près de 260 000 personnes, dans 129 pays y ont déjà participées. C'est aujourd'hui à Naples que le projet s'installe, avec pas moins de 3000 visages floqués à même le sol, constituant cette ligne de 3000 facettes. L'oeuvre géante se joue des aspérités et des pierres anguleuses. Sous les pas des usagers foulant les pavés, les clichés en noirs et blancs meurent vite, se déchirent, se délitent

En 2009 déjà, il placardait des fragments de plusieurs visages sur les murs de favelas de Rio de Janeiro, composant un seul profil. Ou bien il recouvrait de ces mêmes photographies des toits de tôles ondulées au Kenya, alors imperceptibles depuis le sol. Intitulés "Women Are Heros" JR prend plaisir à jouer avec le contexte social, politique et topographique, multipliant les points de vue.

Son obsession pour les visages ne s'arrête pas là. Il la marquera par la réalisation, six ans plus tard, avec Agnès Varda, de "Visages Villages". Les déambulations de ces deux artistes dans la campagne française à la recherche de dialogue constituent en 2017 un documentaire en toute modestie.

Par Florian Bulou

1497344006 Image 1 / 6
1497344005 Image 2 / 6
1497344007 Image 3 / 6
1497344007 Image 4 / 6
1497344007 Image 5 / 6
1497344006 Image 6 / 6
]]>
D.A.T.E., 6 artistes européens collaborent avec créatifs anversois http://etapes.com/d-a-t-e-6-artistes-europeens-collaborent-avec-creatifs-anversois?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12960?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 12 Jun 2017 16:59:00 +0200 étapes: Chaque année depuis trois ans le magazine This is Antwerp, complément alternatif de la revue touristique Visit Antwerp organise un workshop international, D.A.T.E., pour Discover Antwerp Through Experience. Au cours de cette édition 2017, treize artistes européens se sont réunis pour produire des pièces uniques, dont six ont eu l'occasion d'échanger activement avec des créateurs locaux pour partager leur univers sur cartes postales.

Ces deux revues, ancrées localement, communiquent beaucoup sur les évènements régionaux et présentent des billets historiques concernant la ville d'Anvers. DATE est alors l'occasion pour des artistes, photographes, designers ou écrivains de confronter leurs identités créatives. Pendant cinq jours, c'est plus la méthodologie qu'une thématique générique qui permet l'émergence de pépites graphiques ; ainsi prédomine cette année l'influence de l'autre.

C'est dans cet esprit que les six artistes associés à un créateur belge ont produit ces objets graphiques. Chacun s'inspirant du travail de l'autre et vice versa. Ainsi le visage déstructuré et ultra-colorimétrique que dessine l'islandais Siggi Egertsson devient un collage surréaliste du belge Jesse Willems dans les arbres sous une teinte brune. Au même titre que la photo d'un textile se reflétant dans une fenêtre du Wilems prend forme sous l'interprétation de Egertsson en une devanture de magasin dans laquelle se réfléchie les buildings qui lui font face.

Le résultat de ces associations est une collection de six fois quatre cartes postales, le tout rassemblé dans un coffret.

Par Florian Bulou

1497278935 Image 1 / 5
1497278939 Image 2 / 5
1497278939 Image 3 / 5
1497278939 Image 4 / 5
1497278934 Image 5 / 5
]]>
La réalité augmentée ou dessiner via son écran http://etapes.com/la-realite-augmentee-ou-dessiner-via-son-ecran?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12957?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 12 Jun 2017 12:11:00 +0200 étapes: Le téléphone portable est devenu un outil capable de mémoriser et retranscrire par l'image, au point que regarder à travers l'écran semble devenu routinier. Devant cette décomplexion de l'assistanat numérique, l'application SketchAR propose de faire du téléphone portable un guide pour dessiner. Utilisant la réalité augmentée, elle s'appuie sur la technologie Tango de Google et le smartphone Lenovo Phab 2 Pro.

L'application s'emploie à utiliser les prémices des méthodes de reproductions graphiques chères au Quatrocento : décomposer une image réelle en carreaux pour la reporter dans les justes proportions sur toile. On bannie les carreaux, mais le principe reste le même : après avoir choisi une image, l'application interprète ses grandes lignes, puis les projette sur le support en temps réel.

Côté pratique, l'utilisateur dessine en regardant par l'écran du téléphone, laissant son autre main suivre religieusement la ligne prédéfinie. Ainsi, sur toile, mur ou papier, chacun peut appréhender le support en ajustant le gabarit de la silhouette.

https://youtu.be/awHhe00V_1s

Notons qu'il faut avoir un minimum d'aptitude au dessin. Si l'utilisateur se préoccupe moins des soucis de symétrie, il est peut-être plus libre d'interpréter cette silhouette d'en livrer une version plus sensible, propre à son univers personnel et loin des représentations conventionnelles. Toujours est-il que l'application est un bon support pour assimiler des automatismes relatifs aux proportions, certes sans en apprendre les règles anciennes, elles, strictes et techniques.

Par Florian Bulou

1497262031 Image 1 / 2
1497261906 Image 2 / 2
]]>
"Universal Profile" par Michael Thorsby http://etapes.com/universal-profile-par-michael-thorsby?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12934?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 09 Jun 2017 17:35:00 +0200 étapes: Dans notre dernier numéro, étapes: s’associe au Directeur Artistique Michael Thorsby pour concevoir une création originale autour du concept “nouvel exotisme” à partir du fonds iconographique Adobe Stock.


Le "nouvel exotisme" de Michael Thorsby est un universalisme ouvert et libre de préjugé. Le Directeur Artistique sélectionne une série de portraits aux profils variés dont il extrait le contours. A partir de ces traits qu'il superpose, il définit la ligne médiane d'une silhouette universelle. Il compose ensuite un visage 3D sphériques, que la lumière dégrade aléatoirement en noir et blanc.


Retrouvez toute la sélection "Nouvel Exotisme" sur Adobe Stock.



Images Adobe Stock utilisés pour cette création :



©pathdoc



©olly

1496417936 Image 1 / 3
1496827268 Image 2 / 3
1496827261 Image 3 / 3
]]>
Michael Thorsby, entre minimalisme et psychédélisme http://etapes.com/michael-thorsby-entre-minimalisme-et-psychedelisme?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12933?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 09 Jun 2017 16:01:00 +0200 étapes: Talents à Suivre part à la rencontre de la jeune génération de créatifs à travers le monde et les disciplines du design graphique. Une rubrique en partenariat avec Adobe.


Suédois d’origine et parisien d’adoption après une escale au Japon, Michael Thorsby excelle dans la direction artistique et la conception d’identités graphiques. Ses créations hétéroclites, minimalistes ou délicatement psychédéliques s’attachent sur la scène internationale, du monde de la mode à celui de la musique.




Quel est votre parcours ?

J’ai étudié pendant plus de 6 ans la communication et les beaux-arts entre Stockholm, Copenhague et Londres. Une semaine après mon diplôme je suis parti à Tokyo. J’ai passé les premières semaines à envoyer des centaines de mails à des clients potentiels et ça a assez vite marché. Mon style était très différent à l’époque, très pop et je travaillais surtout pour le monde de la musique. Lorsque j’habitais là-bas, je me suis plongé dans la culture locale. Tokyo a changé la façon dont mon esprit avait été formé par l’école. J’ai trouvé incroyable leur conception de la création, beaucoup plus liée à l’énergie, à l’intuition. Le problème avec beaucoup d’écoles européennes c’est que les idées du Bauhaus ont drainé un esprit conservateur. Au Japon, j’ai compris que la spontanéité et le ressenti étaient aussi très importants.


Vous venez de Suède, vous avez passé 7 ans à Tokyo, maintenant vous vivez à Paris. Pourquoi avoir choisi Paris et comment percevez-vous la scène créative française ?

Changer d’endroit me fait me sentir plus jeune! Quand vous arrivez dans un nouveau pays vous ne pouvez pas garder les yeux fermés. Je suis venu à Paris pour un projet de quelques mois, mais j’ai décidé de rester et maintenant je voudrais vraiment m’ancrer localement. Ce que j’aime le plus à Paris c’est la scène de la mode, qui est incroyablement créative. Avec les fashion weeks, des créateurs et des clients internationaux viennent dans la capitale, il y a une vraie émulation.




Dans plusieurs de vos projets, on retrouve des éléments déformés, des formes floues, pouvez-vous nous dire pourquoi vous utilisez ce type de procédé ?
Je dirais que c’est un artefact d’une période où j’avais envie de créer une forme élégante du mouvement psychédélique! Dans l’imagerie hippie, très dense, il n’y a pas d’espace pour respirer. J’ai voulu explorer, épurer, transformer ces formes. L’idée est de regarder une typographie ou une image à travers un verre déformant. Pour le projet “Damn Son Where Did You Find This?”, j’ai transformé une typographie linéale, l’Avenir, sur After Effects. J’ai superposé des calques d’effets et j’ai ajouté un filtre pour changer son apparence. La typographie n’est plus vectorielle, elle devient ainsi une image. J’aime travailler avec des outils informatiques mais que cela ne se voit pas. Par exemple, la couverture du projet “The Soufflé That Smiled At Me” n’est pas une photographie, je l’ai conçue sur Illustrator puis je l’ai transformée avec des filtres sur Photoshop.

Pouvez-vous nous en dire plus à propos de votre projet “Damn Son Where Did You Find This?” ?
Ça vient de mon amour pour le hip hop et les mix-tapes en particulier. Nous avons commencé l’aventure en 2010 avec Tobias Hansson en collectant plus de 500 pochettes de mix-tapes complètement folles. Nous avons approché des éditeurs, mais ils avaient peur de ce projet. Nous avons donc décidé de publier par nous mêmes. Grâce à un crowdfunding en Suède, nous sommes partis aux USA interviewer les graphistes qui réalisent ces illustrations. Tous ces designers ont un travail prolifique, ils font 10 pochettes par jour, c’est incroyable ! Ça fait 20 ans que je travaille avec Photoshop mais je ne pourrais pas faire ce que ces mecs font. Les gens rigolent de ces couvertures parce que c’est dingue esthétiquement mais ils ont vraiment développé un art. L’ouvrage a fini par être auto-publié en 2015. En 1 mois, le livre était épuisé! Les demandes de réédition étaient tellement nombreuses que nous avons pu négocier avec des éditeurs et maintenant il est en vente chez Koenigs Book. C’était un projet fantastique.




Retrouvez le timelapse de cette création réalisée avec des images Adobe Stock en cliquant sur l'image

Diriez-vous que vous avez une signature en tant que graphiste ?
Je ne pense pas avoir de style. Mon approche s’articule autour des notions de condensation et de réduction. Je commence avec une idée complexe puis je simplifie. Je suis plus cohérent qu’avant lorsque j’expérimentais à tous va. À présent, je voudrais me concentrer sur les identités graphiques. J’aimerais travailler plus avec le monde de l’art et continuer avec celui de la mode qui m’apporte ma dose d’adrénaline. La mode me permet d’avoir en même temps des projets au long court et ponctuels, très rapides. J’ai besoin des deux, sinon je m’ennui !

Propos recueillis par Marion Bothorel


Avec Adobe Creative Cloud, trouvez l'inspiration et faites-vous connaître.
Découvrez les dernières créations de designers et d'artistes renommés sur Behance, la plus grande communauté de créatifs au monde. Exposez vos travaux sur un site web adobe portfolio. Ces deux services sont inclus dans l'abonnement Adobe Creative Cloud qui donne également accès à l'ensemble des applications Adobe pour postes de travail et terminaux mobiles, qu'il s'agisse des incontournables tels que Photoshop, Illustrator ou Indesign ou de nouveautés comme Adobe XD. Donnez vie à toutes vos idées. Puisez votre inspiration dans les ressources Adobe Stock directement depuis vos applications Creative Cloud. Bénéficiez également de modèles intégrés dans photoshop et illustrator pour gagner du temps au début de vos projets ainsi que de tutoriels détaillés pour être rapidement opérationnel et affiner vos compétences.

Découvrez Creative Cloud ! http://adobe.ly/1MTkdgr
www.michaelthorsby.com

1496416626 Image 1 / 8
1496416638 Image 2 / 8
1496416667 Image 3 / 8
1496416653 Image 4 / 8
1496416567 Image 5 / 8
1496416551 Image 6 / 8
1496416611 Image 7 / 8
1496416565 Image 8 / 8
]]>
Monument Valley 2, une suite à la surprise générale http://etapes.com/monument-valley-2-une-suite-a-la-surprise-generale?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12946?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 08 Jun 2017 14:14:00 +0200 étapes: Pour se hisser au rang de jeu mythique, plusieurs ingrédients sont nécessaires. Monument Valley les a tous. En plus d'une histoire convaincante sous forme d'énigmes et d'un design exceptionnel, basé sur la géométrie impossible d'Escher, le studio ustwo Games vient de démontrer qu'il gère parfaitement ses coups de communication. C'est en effet, sans prévenir leur monde, que les créateurs de l'application ont annoncé la suite de cette épopée architecturale lors de la première journée des Apple WWDC 2017.

https://www.youtube.com/watch?v=48tYRgj18IU

Cette suite, aussi logique qu'inattendue, réinvente les somptueux décors qui ont fait le succès de la première édition. Le scénario propose de nouvelles énigmes à résoudre par la manipulation de l'architecture et également, cette fois-ci, par la présence d'un deuxième personnage.

Les fans peuvent se réjouir de cette nouvelle, d'autant que, si dans un premier temps ce second opus n'est disponible que sur iPhone et iPad, il devrait très vite voir le jour sur les appareils Android.

Par Charles Loyer

1496919289 Image 1 / 6
1496919291 Image 2 / 6
1496919289 Image 3 / 6
1496919317 Image 4 / 6
1496919315 Image 5 / 6
1496919315 Image 6 / 6
]]>
Des glaces à l'eau polluée pour sensibiliser aux problèmes environnementaux http://etapes.com/des-glaces-a-l-eau-polluee-pour-sensibiliser-aux-problemes-environnementaux?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12945?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 08 Jun 2017 10:59:00 +0200 étapes: Il fait chaud, de plus en plus chaud... l'été n'a pas encore commencé, qu'on se rêve déjà à en apprécier les plaisirs. De se trouver un petit coin d'ombre pour se délecter d'une menthe glaciale ou d'un sorbet. Avec Hung I-chen, Guo Yi-hui et Cheng Yu-ti, ce rêve se transforme en cauchemar.

Les trois étudiants de la National Taiwan University of Arts nous montrent que ces recettes si simples sont menacées dans leur ingrédient principal et ce, par la seule action de l'humain. Leur glaces à l'eau polluée (Polluted Water Popsicles) détournent un symbole de la culture populaire pour en faire un objet de prise de conscience.

https://youtu.be/ogRohCVJzUI

Aux premiers abords, les 100 bâtonnets confectionnés par le trio ressemblent à des sorbets aux fruits entiers. Ils sont contenus dans des emballages modernes et graphiques, qui surfent sur les tendances visuelles du moment. Une façade de prestige pour mieux dénoncer le fait qu'à l'intérieur, le spectacle est terrifiant. En se rapprochant du bâtonnet, des résidus de pollution se dévoilent et les couleurs singulières dévoilent une toute autre signification... Car en effet, c'est bien de l'eau puisée dans 100 lieux pollués à Taiwan qui ont servis à la confection de cette gamme.

Par Charles Loyer

1496912203 Image 1 / 3
1496912203 Image 2 / 3
1496912203 Image 3 / 3
]]>
Benjamin Button : l'histoire renversante écrite à l'envers http://etapes.com/benjamin-button-l-histoire-renversante-ecrite-a-l-envers?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12943?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 07 Jun 2017 13:02:00 +0200 étapes: Publié pour la première fois en 1922, L’étrange histoire de Benjamin Button fête cette année ses 95 ans. L'occasion idéale pour les éditions Tendance Négative de s'emparer de l'œuvre de F. Scott Fitzgerald et lui donner une nouvelle résonance à travers un graphisme inédit.

Dans la célèbre nouvelle, Benjamin Button nait vieil homme de 70 ans et mesure 1,83 m. Au fil des années, son corps rajeunit de manière insolite, jusqu'à finir ses jours dans les bras d'une nounou. Une vie à l'envers qui se matérialise dans cet ouvrage, par une mise en page renversante.

La première astuce graphique imaginée par l'Agence Miracle est de faire subir au texte un jeu d'inversion. Ce dernier n'est lisible qu'avec l'aide d'un miroir, glissé dans l'ouvrage sous la forme d'un marque-page. Toute la lecture des parties où le physique du personnage est totalement à rebours de son existence est contrarier par ce principe. L'effet pousse le lecteur à prendre mesure de ce décalage.

Moins perceptible, mais tout aussi pertinente, l'utilisation de différents papiers renforce également ce récit surréaliste. En devenant de plus en plus blanches et lisses, les pages font « peau vieille » puis « peau neuve », appuyant le propos de la transformation physique, central dans la nouvelle.

Ce petit format a été bien pensé et la typographie étudiée pour permettre de le rendre lisible malgré les contraintes. En ce qui concerne, la manipulation du miroir, le pli se prend rapidement. Il ne reste plus qu'à décrypter les reflets pour s'imprégner du texte qui pour l'occasion a été entièrement retraduit par Audrey Fournier et Malika Baaziz.

Par Charles Loyer

1496831702 Image 1 / 5
1496831755 Image 2 / 5
1496831743 Image 3 / 5
1496831734 Image 4 / 5
1496831702 Image 5 / 5
]]>
Équipements typographiques pour partir en voyage http://etapes.com/equipements-typographiques-pour-partir-en-voyage?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12942?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 07 Jun 2017 11:57:00 +0200 étapes: Le studio be-poles semble avoir pris goût au voyage et compte bien nous en faire profiter. Après la 4L Portraits de Ville, café-librairie itinérant qui sillonne la France, les designers parisiens proposent une collaboration exclusive avec la marque MUJI autour de ce thème de l'évasion.

Cette collection capsule se présente comme une ode à la simplicité et à la fonctionnalité. L'objet doit avant tout être utile, il se déleste donc de tout artifice pour se consacrer sur l'essentiel. Une approche qui se traduit par la mise en place d'une typographie descriptive qui vient habiller l'objet avec élégance, sans pour autant le dénaturer.

Flacons à vis, à pompe ou à clip, carnets, kit de lavage et séchage, cette collection MUJI TO GO est disponible jusqu'au 26 juin.

Par

La Promesse :

Pour séduire les créatifs, Microsoft promet un appareil conçu pour le processus de création, qui transforme l’espace de travail en véritable studio digital. Le nom attribué à cette nouvelle gamme de la Surface, annonce la couleur. L’objet s’adresse avant tout aux professionnels de la création, aux architectes, graphistes, photographes, illustrateurs ou encore infographistes.

https://www.youtube.com/watch?v=BzMLA8YIgG0

La réponse :

Jusqu’à présent, les différents modèles de Surface, proposaient des tablettes, modulables en laptop et possédant les même capacités et possibilités d’exercice qu’un ordinateur classique. La tendance est désormais inversée. En effet la Surface Studio abandonne la mobilité pour développer une vraie machine de bureau qui intègre au passage les avantages de la tablette, à savoir le tactile et le confort d’utilisation. Un genre de tout-en-un qui se suffit à lui même.

Les points Forts

À première vue l’appareil paraît élégant (métal brossé), robuste (bras chromé) et affiche une taille d’écran importante. 28 pouces composent cette « toile » sur laquelle nous allons pouvoir composer.

- La performance au niveau de la résolution est à souligner. Elle permet de pleinement apprécier les couleurs et les détails de chaque image, à un degré parfois presque impressionnant.


- Autre avantage, un petit outil accessible en un clic (ou plutôt un geste) qui permet de basculer rapidement entre différents modes colorimétriques, du sRGB au mode DCIP3 par exemple et ainsi, tester rapidement la qualité de ses images en fonction de son profil de sortie. Cette grande dalle répond bien aux besoins de précision et minutie auxquels sont confrontés les designers dans leur travail.

- L'écran permet par ailleurs de travailler sur un format A4, à taille réelle, sans avoir recours au zoom. Aussi facilement, il se partage en 4 zones égales, afin de répartir ses taches et bucher sur plusieurs documents en même temps, sans manipulation particulière.

- Sa position modulable est également appréciable. D‘un geste, l’écran positionné à la verticale se transforme en véritable tablette graphique. Son angle à 20°, à l’horizontal, s’inspire des plans de travail des architectes et garantit un certain confort au moment de s’employer avec le stylet (Surface Pen) et ses 1024 niveaux de sensibilités.

- L’autre grande nouveauté, c’est le Surface Dial, un nouvel accessoire cylindrique qui vient compléter et faciliter l’expérience créative. Il se pose directement sur l’écran et se comporte comme un gros bouton volume, avec lequel on peut naviguer entre différents modes préréglés par le système d’exploitation ou les différents logiciels. Cet outil permet autant d’ajouter de nouveaux raccourcis que d’agir comme un contrôleur en cour de création (changer la couleur d’un trait en court de tracé…).

- Il propose tous les récepteurs de connectiques nécessaires.

Les points faibles :

- Du côté des performances, certains sites spécialisés pointent des faiblesses quant à la configuration de base. Néanmoins cela ne devrait pas affecter la majorité des travaux de design sur des logiciels de création classique. La Surface Studio n’est pas un banc de montage.

Le Surface Dial annoncé comme un élément clé de l’expérience est encore très limité dans son utilisation. L’équipe de Microsoft précise à ce sujet que sa technologie est open source et invite les développeurs de logiciels à s’en emparer.

- Un prix qui reste élevé ( à partir de 3500€ ), même s’il reste très honnête par rapport aux tarifs pratiqué par la concurrence à niveau équivalent de performance.

Par Charles Loyer

1496825195 Image 1 / 6
1496755139 Image 2 / 6
1496755140 Image 3 / 6
1496755140 Image 4 / 6
1496755140 Image 5 / 6
1496755139 Image 6 / 6
]]>
Concours Orange Jeunes Designers : les inscriptions sont ouvertes http://etapes.com/concours-orange-jeunes-designers-les-inscriptions-sont-ouvertes?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12930?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 02 Jun 2017 14:37:00 +0200 étapes: Pour la sixième année consécutive, le concours « Orange jeunes designers » invite les jeunes créatifs et passionnés d‘innovation à présenter leur vision prospective des grands enjeux sociétaux. Du 22 mai au 30 juin 2017, les candidats devront réfléchir à la thématique « Réinventons l’argent avec Orange ».

Pour participer, il suffit d’envoyer une lettre d‘intention ainsi qu’un book sur le site concours-design.orange.com. Les candidats retenus seront ensuite conviés à deux workshops de deux jours, programmés à la rentrée et encadrés par les équipes de design d‘Orange ainsi que des experts en marketing et sociologie. Ces ateliers auront pour objectif d‘accompagner les participants dans leur réflexion et dans la réalisation de leurs projets avant la date butoir de livraison du projet définitif soit le 11 décembre 2017.

Par son concours, Orange souhaite « valoriser la créativité et proposer un nouvel espace d‘expression aux jeunes diplômés en design et pour la première fois aux créatifs, aux makers et aux passionnés de digital sans condition de diplôme ». L’objectif et d’inciter les candidats à s’interroger sur les défis soulevés par cet outil structurant de notre société, autrement dit, la question de sa forme, son usage, des rapports à la sécurité, à l’information, la traçabilité des flux monétaires, etc.

Le jury composé d’experts en design, marketing et sociologie, de journalistes, d’industriels et de représentants d’institutions sera présidé par la designer française Constance Guisset accompagnée de Marc Renard, directeur général adjoint d’Orange. A l’issu du concours, une cérémonie prévu le 15 février 2018 décernera 3 prix d’une valeur de 10.000, 7.000 et 4.000 euros aux 3 meilleurs projets.

Pour vous inscrire : concours.design.orange.com

Par Astrid Fedel

1496401110 Image 1 / 2
1496401342 Image 2 / 2
]]>
Johanna Olk "J’aime ce qui est simple tout en étant capable de créer une émotion." http://etapes.com/johanna-olk-j-aime-ce-qui-est-simple-tout-en-etant-capable-de-creer-une-emotion?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12747?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 31 May 2017 11:31:00 +0200 étapes: Elle a 23 ans, vit à Guéthary, une commune tranquille à proximité de Biarritz, mais son trait s'est déjà répandu bien au delà des frontières du Pays-Basque. Depuis deux ans, Johanna Olk ne cesse d'impressionner et embarque de plus en plus d'amateurs dans son univers féminin et léger, mélancolique et poétique.

Son talent s'est révélé aux yeux du public grâce à ses tatouages et aux réseaux sociaux, aujourd'hui, elle entend bien concilier cet exercice avec la pratique du dessin et de l'illustration. L'exposition "A Lazy Afternoon" récemment présenté chez Sergeant Paper, fut l'occasion pour elle de revenir à ses premiers amours.


Pour suivre le travail de Johanna Olk
Site web : https://johannaolk.com
Instagram : @johanna.olk

À quel âge avez-vous commencé à dessiner et quand avez-vous décidé d’en faire votre métier ?

Enfant j’étais très timide et j’aimais rester enfermée dans ma chambre à créer toute la journée. D’un point de vue social ça inquiétait mes parents et ils ont décidé de m’inscrire à des cours de dessin tenus à quelques rues de chez nous. Je devais avoir environ 5 ou 6 ans et j’ai continué jusqu’à la fin du collège.

L’été de mes 16 ans, en suivant un programme d’échange scolaire, j’ai eu l’opportunité de partir en Australie et je me suis retrouvée à devoir aller en cours avec la fille de ma famille d’accueil. J’ai eu de la chance, car elle étudiait l’art, la musique et la littérature. Le sytème scolaire australien est beaucoup moins segmenté qu’en France, j’ai découvert qu’il existait des métiers liés à l’art et que devenir adulte ce n’était pas obligatoirement aller à la fac pour étudier les sciences, l’économie ou bien les lettres. Je suis rentrée en France, plus vraiment intéressée par mon bac S et je me suis renseignée sur de possibles études plus créatives. Après le bac, j’ai été acceptée à l’Ecole de Design de Nantes, j’ai passé un Bachelor en design industriel et je suis retournée en Australie en stage de première année de Master. J’étais dans une agence de mobilier incroyable mais je n’étais pas vraiment faites pour dessiner des objets et par un concours de circonstances, j’ai été engagée en tant que graphiste. Là bas, j’ai rencontré beaucoup de monde dans le milieu de l’art, je pense que ce sont ces rencontres qui m’ont poussées à me lancer sérieusement dans l’illustration.

https://vimeo.com/205524978

Travaux présentés lors de l'exposition "A Lazy Afternoon" chez Sergeant Paper

Quelles sont vos inspirations dans la discipline ?

J’ai étudié le design industriel et j’ai toujours aimé les objets d’une beauté intemporelle, basés sur une réduction au stricte nécessaire. J’aime ce qui est simple tout en étant capable de créer une émotion. Mon travail d’abord en graphisme puis en illustration tente donc probablement de reprendre ces problématiques. Plus généralement j’aime représenter la banalité du quotidien.

Pour ce qui est de mon style en lui même, j'ai toujours plus ou moins réalisé des illustrations au trait et très simples, mais, c’est en faisant de la linogravure que j’ai commencé à représenter des scènes en négatif. Je cherchais depuis un moment à créer des images toujours plus fortes graphiquement et c’est en expérimentant cette technique que j’en suis arrivée à ce que je fais aujourd’hui.

Comment avez-vous eu votre première commande ?

J’étais en troisième année d’études de design et j’ai un jour montré mes dessins à un ami ayant un magasin à Nantes. Il m’a proposé de faire une expo et on l’a fait pour mon anniversaire. Il y a eu beaucoup de monde à la soirée, surtout des amis ou d’autres étudiants de mon école mais aussi des gens là par hasard et qui m’ont par la suite proposé des collaborations. Ca restait un passe-temps en dehors des cours.


Blue Jean



Women


Vos dessins fins et minimalistes vous ont conduite vers l’univers du tatouage ? Est-ce particulier de créer via ce support ? Quel en est pour vous l’apport ?

J’ai commencé à m’intéresser aux tatouages très jeune, j’étais mal dans ma peau et je voyais en eux une manière d’embellir un corps que je n’aimais pas. Quand je m'y suis vraiment mise, tout s’est fait très vite. Je n’avais pas prévu de devenir tatoueuse, j’étais simplement curieuse car j’aime beaucoup expérimenter de nouvelles techniques. J’ai toujours vu le tatouage comme une forme d’art où seul le support change. Mon idée de départ était donc vraiment uniquement de transposer mon travail en illustration sur la peau. Je voulais proposer quelque chose de nouveau que je n’avais pas réussi à trouver ailleurs. Aujourd’hui je me rends compte que le rapport humain ainsi que le moment même de la réalisation du tatouage sont également très importants. Je m’y intéresse de plus en plus car ça va réellement au delà de simplement retranscrire sur une peau ce qui pourrait être fait sur une feuille de papier. Je ne saurai pas encore l’expliquer mais je documente beaucoup mon travail par des photos ou des prises de notes. Une fois tout ça mis en ordre et analysé j’espère un jour en faire quelque chose mais je ne sais pas encore quoi.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre expo chez Sergeant Paper ? Est-ce la première fois que vous exposé ? Comment avez-vous abordé ce projet ?

J’aime beaucoup les tatouages mais je n’avais pas vraiment prévu d’en faire mon métier. J’ai pourtant passé un an à ne faire presque que ça. C’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter un peu pour me re-concentrer sur mon travail en illustration. L’exposition à Sergeant Paper tombait donc vraiment au bon moment. Je venais de réaliser une série de linogravures qui avaient bien plu à l’équipe de la galerie et j’ai donc tourné autour de ça même si j’avais vraiment carte blanche.





Aujourd’hui, comment communiquez-vous sur votre travail ? Avez-vous déjà eu des commandes grâce au réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux, notamment Instagram sont très importants. Je ne pense pas que mon travail aurait pu se faire aussi vite connaître sans eux, d’autant plus que je mène une petite vie tranquille loin de Paris. Je reçois beaucoup de messages sur Instagram ou bien des mails de personnes m’ayant découverte via ce media.

Quels sont vos souhaits créatifs pour les années à venir ?

J’aimerais vraiment faire évoluer mon travail en illustration de manière à être plus connue pour ce dernier que pour mes tatouages.

Propos recueillis par Charles Loyer

1491222746 Image 1 / 8
1496219147 Image 2 / 8
1496219147 Image 3 / 8
1496219327 Image 4 / 8
1496219327 Image 5 / 8
1496219510 Image 6 / 8
1496219510 Image 7 / 8
1496219510 Image 8 / 8
]]>
Cannes : une Palme d’or et 34000 couvertures http://etapes.com/cannes-une-palme-d-or-et-34000-couvertures?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12923?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 29 May 2017 11:25:00 +0200 étapes: Le Festival de Cannes vient de s'achever et la Palme d'or est désormais connue, avec la consécration hier du film suédois "The Square" de Ruben Östlund. Une 70e édition réussie pour l'évènement d'envergure internationale et qui a une nouvelle fois rassemblé beaucoup de cinéphiles. Pour rendre l'expérience 2017 encore plus unique, l'organisation a confié à Philippe Savoir, la direction artistique du Programme officiel. Il en fait un objet collector, grâce à une collaboration inédite avec l'imprimerie Artet Caractère.

Le graphiste s'est peut être inspiré des récentes couvertures du magazine Novum, puisqu'il vient détourner le processus Offset avec des interventions manuelles au cours du cycle d'impression. Résultat de ce piratage, chaque couverture se ressemble un peu, mais aucune des 34 000 n'est identique.

Par Charles Loyer

1496048458 Image 1 / 7
1496048459 Image 2 / 7
1496048459 Image 3 / 7
1496048459 Image 4 / 7
1496048459 Image 5 / 7
1496048459 Image 6 / 7
1496048458 Image 7 / 7
]]>
Type With Pride Contest : un concours de création avec la Gilbert Font http://etapes.com/type-with-pride-contest-un-concours-de-creation-avec-la-gilbert-font?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12918?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 24 May 2017 12:20:00 +0200 étapes: Il y a quelques semaines, nous vous présentions le Gilbert, un caractère dessiné en hommage au créateur du drapeau LGBT, Gilbert Baker et depuis, téléchargé par des milliers de designers à travers le monde. Fontself, l'équipe qui a permis le développement de ce projet, a souhaité poursuivre ce geste en proposant aux créatifs du monde entier, de s'emparer de la police et de participer au "Type With Pride Contest".

Le but de ce concours est de célébrer la diversité et d'encourager les communautés créatives à réaliser des bannières, des affiches, des pancartes ou encore des vidéos à l'occasion de la Marche des Fiertés LGBTQ de New York qui aura lieu le 25 juin prochain.

Pour y participer, rien de plus simple, il suffit de télécharger le caractère et de publier sa proposition sur Behance ou Instagram en la taguant avec le hashtag #TypeWithPride.

Quels types de création ?
- PRINT (affiches, bannières, flyers)
- MOTION (GIF, vidéo, animation)
- FREEFORM (Lettering, graffiti...)

Pour l'occasion, le jury, invite le dessinateur de lettres Tyrsa, ainsi que le designer graphique Robyn Makinson. Les vainqueurs verront leur créations diffusées sur Times Square et plusieurs autres lots sont à gagner comme des abonnements au Creative Cloud et des liens Fontself.

1495620933 Image 1 / 1
]]>
Samuel Eckert : narrateur de formes, dessinateur de mots http://etapes.com/samuel-eckert-narrateur-de-formes-dessinateur-de-mots?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12765?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 24 May 2017 11:22:00 +0200 étapes: Cet après-midi d'avril, le soleil tape aux Grands Voisins. Les premiers rayons chauds de la saison ont eu raison des plus assidus. Les ateliers sont vides... la terrasse de la Lingerie affiche complet. C’est d’ailleurs ici que l’on retrouve Samuel Eckert. Le jeune illustrateur parisien nous y a donné rendez-vous. Pas question de prétexter la météo clémente pour s’y attarder. Juste le temps d'un café en deux gorgées, puis nous prenons la direction du studio qui lui est alloué.

Depuis quelques mois, c’est dans ces quelques mètres carrés que Samuel Eckert officie. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas trainé pour investir l’espace. Affiches aux murs, étagères remplies de bombes de peinture, des flyers ici et là, un pot de pinceaux, une plante et un fer à repasser, aucun doute, on est dans l’antre d'un illustrateur, un peu touche à tout. En effet, ce graphiste de formation essaye de porter un regard singulier sur notre monde et s’affranchit au maximum de la contrainte du support pour se focaliser sur les idées. Une approche qu'il cherche à appliquer aussi bien dans la commande, la pédagogie et l'expérimentation.


Pour suivre le travail de Samuel Eckert
Site web : http://samueleckert.com
Instagram : @samueleckert
Tumblr : S.Eckert

Peux-tu te présenter et nous rappeler ton parcours ?

Je suis illustrateur et graphiste. J’ai commencé mes études par un CAP de monture en bronze à l’École Boulle. Comme j’étais plus doué pour le dessin qu'au maniement de la forge, j'ai changé de cursus pour m'orienter vers une prépa en Arts Appliqués. À ce moment là, j'ai pris conscience que j’appréciais les métiers de l’image. J'ai donc poursuivi à l'école Intuit.Lab, en licence de design graphique avec option illustration. Parallèlement, je travaillais dans plusieurs librairies où j'ai pu rencontrer beaucoup de gens chouettes.
Après cette licence, je me suis envolé au Canada pour un stage à l’agence Bleuoutremer. J'y étais venu pour faire du design graphique, mais finalement, j’ai surtout fait des photos et du dessin, ce qui m'a conduit à rencontrer un galériste et faire ma première exposition.
De retour à Paris, j'ai enchainé sur un master en identité visuelle et image de marque, en alternance au sein de l’agence TBWA Paris. J'ai ensuite monté une agence avec Camille et quand j'ai eu de plus gros clients en illustration, je me suis focalisé sur cette pratique. J'ai aussi une maison d'édition, Limo, avec laquelle je fais des partenariats avec des studios et des agences.


Dans ta bio tu indiques être myope depuis l’âge de deux ans... À partir de quand le virus de l’illustration t’a pris ?

J’ai la chance d’avoir des parents qui travaillent dans la musique, donc très sensibles à la culture. Mon père vient de Strasbourg. Très jeune, il m'a confronté à l'art alsacien. Quand j’étais petit, j’allais souvent au Musée Tomi Ungerer. Je me suis toujours intéressé aux images et à l’art, mais ce n’est qu’après ma formation à Boulle, que j’ai compris que je pouvais en faire un métier.

Tu as fait pas mal de choses, comment définis-tu ton métier aujourd'hui ?

Je gagne ma vie en tant qu’illustrateur, alors quand on me demande ce que je fais, je dis de l’illustration. J’aimerais bien dire que je suis artiste, mais la majorité de mon emploi du temps est pris par mon métier d’illustrateur.

Quel est ton rapport à la commande ?

Pour moi la commande est très importante. Tu es dans l’échange avec l’autre. J’aime bien m’exprimer avec mes dessins, en faire des affiches, des expos ou simplement les poster sur instagram, mais je prends aussi énormément de plaisir à travailler avec quelqu’un qui me fait confiance dans le monde de la communication.


Est ce que tu suis le même processus pour la commande et ton travail personnel ?

Quand c’est du perso, j’ai deux manières de travailler. Soit, je pars d'une esquisse puisée dans un de mes carnets de croquis. Soit, je pars d'une idée et j'essaie de la décliner en série. Pour un client, je fais un peu pareil.
Par exemple, pour le projet à demi-mots, réalisé dans le cadre d'une expo, je suis parti de l'idée qu'une simple boule peut être vue comme une forme capable de créer de la narration. À travers cette idée, j'ai décliné des visuels dans lesquels l'image avait un lien avec les mots : « lendemain de fête », « esprit d’équipe »... À chaque péripétie, la boule raconte quelque chose. Ce principe de série me plait. Il permet de faire naître une idée et d'en faire émerger une histoire.

Quel est ton rapport avec la langue, les jeux de mots ? C’est de l'ordre du spontané ? du réfléchi ?

C’est très spontané. J’aime bien m’amuser avec les mots. D'ailleurs, je préfère utiliser les termes de "jeux de langages", plus que "jeux de mots". La langue française permet de jouer avec les notions de degrés. Je trouve très important de considérer que l'on peut comprendre des choses de manières différentes en fonction de la manière dont on les regarde. Tourner la tête à gauche, à droite, en haut, en bas, amène toujours de nouvelles idées. C'est valable pour les mots comme pour l'image.

Peux tu nous parler de ta résidence artistique avec l'association La Source

J'ai eu la chance l'an dernier de faire une résidence artistique de trois mois avec l'association La Source, montée par Gérard Garouste. Au cours de cette période, j'ai fais trois ateliers avec des enfants et j'ai trouvé cette expérience très enrichissante. Nous travaillions sur la micro narration, sur comment synthétiser une idée. Avec les enfants, c'était génial, car le problème de ces petites choses, c'est qu'ils sont capables de te parler pendant 10 minutes pour te raconter qu'ils ont trouvé une balle rouge dans le jardin. Le but était de leur faire découvrir l'esprit de synthèse et de leur faire résumer, en trois cases, une phrase comme « Paul donne le ballon à Fanny ». Il s'est vraiment produit quelque chose, quand il se sont rendus compte qu'une histoire pouvait être aussi simple.


Est-ce que ce genre d'expérience permet de mieux comprendre comment le public lit les images ?

Oui bien sur. Il y a des histoires que les enfant racontaient sans bulle, sans mots. En les voyant, certaines personnes comprenaient autre chose que l'idée initiale. Dans chaque image, se cache, plein de langages, de mondes différents. Ce qui est amusant, c’est que tu peux mettre dix personnes dans une pièce avec une image, à la sortie, tu auras dix histoires différentes. Et il ne s'agit pas d'interpréter une œuvre mais d'obtenir des narrations différentes à partir d'une même structure narrative. La force d'un écrivain va être de raconter une histoire en 600 pages, celle de notre métier c'est de la suggérer en une seule image.

Quelle est l'objectif final de ce travail ?

Apprendre aux enfants à dessiner, ça ne m’intéresse pas, en revanche, je trouve bien de leur apporter l’idée que, en étant créatif, on peut raconter des choses et en faire un métier.



À voir ton atelier, on voit que tu es du genre touche-à-tout. As-tu des supports de prédilection ?

Je me fiche totalement du support. Mon support de prédilection, c’est le dessin. Je me sers beaucoup de mes carnets de croquis et j'apprécie particulièrement la peinture murale, le graffiti. Pourquoi ? Parce que souvent, un mur se partage, il y a un dialogue, un échange, et le fait d'être dehors à l'extérieur, ça fait du bien.
De manière générale, je considère qu’une image si elle marche, elle fonctionne partout. J'aime bien joué avec le format. De faire évoluer un visuel, d’une petite édition à un mur, d’un mur à la peau, de la peau à un vase...

Tu fonctionnes bien avec cette pluridisciplinarité ?

En France les gens aiment bien pouvoir t'identifier à un univers, c'est un peu cloisonné. J’aurais pu faire que de l’illustration, mais j’aime bien aller sur plusieurs terrains. Il y a quand même une cohérence dans mon travail. Quelque soit le support, je raconte toujours à peu près la même chose, c’est à dire la plupart du temps des conneries. C’est un jeu, mais j’essaie de bien y jouer.

Quels est ton rapport aux réseaux sociaux ?

Je suis à fond dedans, j’ai commencé avec un myspace à 14 ans et depuis je suis un geek de première. C'est aussi cette présence sur Internet qui permet de n'avoir aucun client qui se ressemble.

Quelles choses as-tu envie de faire ?

J’ai envie de tout faire, autant des grands murs où je m’éclate en temps qu’artiste, que de bosser pour la communication d’un festival ou de faire de l’édition, de la direction artistique. Les Workshops aussi sont une bonne chose, car l’enseignement est un exercice qui me taraude depuis un moment.


Quelques projets tirés du portfolio de Samuel Eckert

Solo Show - À demi-mots

« Quand la forme devient le fond, C’est qu’on est plus très loin. »
À demi-mots est une série de petites histoires qui mettent en scène les péripéties d'une petite boule. Exposition aux grand voisins à Paris - Mars 2017

De la montagne - Hors Piste

"Hors Piste", ​​​​​​​pochette pour le groupe français "De la Montagne".
Travail comprenant la direction artistique, la peinture la photographie et la vidéo.

Wallpainting - Jamy

Extrait du projet "JAMY", une série auto-initiée de peintures murales mélangeant le graffiti, l'illustration, la narration, les formes et les couleurs.

Asos blank canvas - summer 2016

Commande de la marque Asos lors de l'opération "Asos blank canvas ", une invitation lancée aux étudiants à développer leur créativité sur un tote bag. 10 éditions limitées accompagne cette démarche, dont celui-ci conçu par Samuel Eckert.

Portrait de couverture : © Tictail

Photos et propos recueillis par Charles Loyer

1491552588 © Tictail / Image 1 / 14
1491554707 Image 2 / 14
1491554704 Image 3 / 14
1491554704 Image 4 / 14
1491554704 Image 5 / 14
1491554701 Image 6 / 14
1491554700 Image 7 / 14
1491554700 Image 8 / 14
1491554696 Image 9 / 14
1491554696 Image 10 / 14
1491554696 Image 11 / 14
1491554693 Image 12 / 14
1491554693 Image 13 / 14
1491554693 Image 14 / 14
]]>
étapes: recherche un stagiaire à la rédaction web http://etapes.com/etapes-recherche-un-stagiaire-a-la-redaction-web?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/9160?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Wed, 24 May 2017 08:27:00 +0200 étapes: La rédaction d'étapes: recherche dès que possible un stagiaire journaliste pour nous rejoindre.

Nous attendons vos candidatures à l'adresse cloyer@etapes.com

Rédaction :
- Veille : recherches d'informations et de visuels (expositions, actualités sur le graphisme , la photographie, le numérique, la communication, la typographie).
- Rédaction de différents formats d'articles pour le site internet et participation aux contenus des réseaux sociaux

Nouveaux médias :
- Community Management
- Marketing digital, stratégique et développement : Bilan et analyse / Proposition
- Veille concurrentielle

Compétences requises :
- Maîtrise des outils web
- Très bon rédactionnel
- Rigueur et organisation
- Créativité / Proactivité

Profil recherché :
- Bac +4/5 en Communication, Marketing, École de journalisme ou équivalent
- Connaissance du monde de l'image (art, design, graphisme, numérique, typographie).

Durée du stage : 3 – 6 mois
Début : dès que possible
Lieu : rue de Turbigo - 75002 Paris

Stage conventionné, rémunération à hauteur de 30% du SMIC (environ 550€) / mois

1495610950 Image 1 / 1
]]>
Empire prévoit une réédition de la norme graphique d'IBM conçue par Paul Rand http://etapes.com/empire-prevoit-une-reedition-de-la-norme-graphique-d-ibm-concue-par-paul-rand?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12914?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 23 May 2017 16:51:00 +0200 étapes: Après avoir réédité la norme graphique conçue pour la NASA par Richard Danne et Bruce Blackburn, Empire s'attaque à un nouveau projet tout aussi ambitieux. La maison d'édition fondée par le studio Syndicat (Sacha Léopold et François Havegeer) et Kévin Lartaud propose de rassembler dans un nouvel ouvrage, l'ensemble des documents graphiques d'IBM. Un objet iconique et rare, tiré de 20 années de collaboration entre l'entreprise et le designer graphique américain Paul Rand.

Comment est né ce projet de réédition de la norme graphique d’IBM ? Avez-vous été interpellé par le système qui se cache derrière un logo iconique ou par l’histoire d’un des plus célèbres graphistes américains, Paul Rand ?
La première raison est celle de la reproduction et de la diffusion, sujet important à nos yeux. Le classeur contenant la norme IBM est un objet rare, qu'il nous parait nécessaire de pouvoir transmettre, à un coût modeste.
Au delà de la fascination pour l'objet rare, il s'agit de souligner un des projets de design global les plus importants du 20e siècle.

Vous évoquez les nombreuses mises à jour des normes graphiques. L’ouvrage les englobe toutes ? A t-il été nécessaire de faire un travail de synthèse et si oui, quelles ont été les raisons qui ont déterminé vos choix ?
Que ce soit les formes du logotype ou ses usages, ses applications ont évolué au fil des années, les classeurs ont été mis à jour, dont certaines n'ont pas été conservées et d'autres détruites.
La particularité ici est qu'il n'y a, à notre connaissance, aucun classeur identique. Il s'agit donc de numériser l'ensemble des normes accessibles et de rendre compte des évolutions et ajustements. Il convient évidement de faire des choix afin d'être précis dans la manipulation de ces mises à jour. C'est un travail assez chronophage.


Avec qui avez-vous collaboré sur ce projet ? Quelle est le challenge de rassembler autant de documents, produits sur une période de 20 ans ?
Nous collaborons encore aujourd'hui avec différentes équipes du Centre Georges Pompidou ainsi qu'avec les archives IBM à New-York. L'intérêt est de pouvoir reconstruire l'histoire d'un objet (ce fameux classeur) en croisant le contenu des différentes versions.

Pourquoi ce projet de design graphique, comme celui de la Nasa, se distingue-t-il autant ?
Il s'agit d'une époque où l'on envisageait une efficacité du design graphique au sein de l'entreprise. En France on ne connait pas d'objets de ce type dans ces périodes.

Quelle sera la forme de cet ouvrage ?
Il s'agit d'un classeur à anneaux, la couverture est un motif composé de tout petits logos IBM. L'intérieur contient des feuillets et dépliants, chacun daté avec les mois et année d'impression.
Il s'agira pour nous de ré-imprimer cet objet dans une version livre souple à partir de scans haute définition, avec les 13 couleurs utilisées.

Quelles étapes vous restent-ils à accomplir pour la réussite de ce projet ?

Financer le projet afin de lancer les numérisation haute définition nécessaires, éditer les pages, traduire les textes, nous à peu prêt au milieu du projet.

Pour découvrir et soutenir le projet : http://kck.st/2qLit8h

Propos recueillis par Charles Loyer.

1495545278 Image 1 / 9
1495545279 Image 2 / 9
1495545298 Image 3 / 9
1495545279 Image 4 / 9
1495545279 Image 5 / 9
1495545279 Image 6 / 9
1495545278 Image 7 / 9
1495545278 Image 8 / 9
1495545278 Image 9 / 9
]]>
Annonce des lauréats du Concours international d'affiches Chaumont 2017 http://etapes.com/annonce-des-laureats-du-concours-international-d-affiches-chaumont-2017?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12909?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 23 May 2017 12:56:00 +0200 étapes: De retour cette année pour notre plus grand plaisir, le Concours International d'affiches de Chaumont a profité du weekend inaugural du 21 et 22 mai, pour mettre fin au suspense et dévoiler les résultats de sa 26e édition. Le jury, présidé par Helmo et composé par Esther de Vries, Nina Wehrle, Jaemin Lee et Markus Dressen, a sélectionné parmi les 2000 affiches reçues, 146 créations contemporaines, actuellement exposées dans le parcours de la Biennale de design graphique et surtout récompensé 3 d'entre elles.

Voici le palmarès 2017 :

1er prix / Ralph Schraivogel (CH)

Museum für Gestaltung, Zürich, 2016 - 89 x 128 cm, sérigraphie

2e prix / Pierre Vanni (FR)

Association Rotation, Toulouse, 2016 - 119 x 175 cm, Sérigraphie

3e prix / Richard Niessen (NL)

Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 - 84 x 118 cm, offset

Crédit Photo : Nicolas Fussler

Par Charles Loyer

1495536464 Ralph Schraivogel CH Museum für Gestaltung, Zürich, 2016 89 x 128 cm, sérigraphie / Image 1 / 9
1495536479 Pierre Vanni (FR) Association Rotation, Toulouse, 2016 119 x 175 cm, Sérigraphie / Image 2 / 9
1495536479 Pierre Vanni (FR) Association Rotation, Toulouse, 2016 119 x 175 cm, Sérigraphie / Image 3 / 9
1495536476 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 4 / 9
1495536476 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 5 / 9
1495536476 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 6 / 9
1495536476 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 7 / 9
1495536475 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 8 / 9
1495536475 Richard Niessen NL Palace of typographic maconery, Amsterdam, 2015 84 x 118 cm, offset / Image 9 / 9
]]>
Le garde-manger du web et du design #9 http://etapes.com/le-garde-manger-du-web-et-du-design-9?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12913?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 22 May 2017 16:29:00 +0200 étapes: Animer un site sur le graphisme et le design, c'est avoir la chance de recevoir une quantité de nouveaux projets et idées via les différents canaux numériques. Un vivier que nous nous efforçons de partager à notre tour, au quotidien avec vous. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à faire le job et chaque semaine, on découvre chez nos confrères des articles très intéressants sur le graphisme, le design ou encore le numérique. Bien conservés au frais dans notre garde-manger, nous les partageons avec vous chaque début de semaine !

Un city-guide créatif à Partis par Creative Boom
Visiter une ville, c'est chercher à en découvrir l'histoire, les lieux emblématiques, à explorer des modes de vie, des endroits insolites, à rencontrer de nouvelles personnes. Y habiter, c'est différent. L'entrain est moindre, souvent rattraper par le quotidien. Retrouver sa ville à travers un regard extérieur peut donc s'avérer utile. C'est pourquoi nous redécouvrons Paris avec le city-guide créatif de Creative Boom. Après lecture, il n'est pas incertain que nous tentions prochainement de nous rendre à certaines adresses.
http://bit.ly/2rt8qWh

Tête à tête avec le photographe William Klein
De son apprentissage de la peinture dans le studio de Fernand Léger, à son exposition actuelle à la Somerset House, William Klein revient dans un entretien avec Wallpaper sur quelques grandes étapes de sa carrière. Une discussion riche qui révèle deux traits du photographe : une curiosité sans limite pour l'expérimentation et une grande rigueur dans la gestion du graphisme qui entoure ses compositions.
http://bit.ly/2rtCykG

Sur l'importance de l'écriture dans le design
Dans cet article publié sur medium, John Saito, "designer de mots" chez DropBox explique comment l'écriture peut contribuer à la réussite d'un projet. Pour lui l'écrivain/auteur fait partie du processus de conception. Il n'intervient pas seulement pour remplir des cases mais pour faire en amont le choix des bons mots.
http://bit.ly/2qOpWlk

Quelques livres pour envisager le futur du design
Plus que jamais, le design s'intègre dans de nombreux secteurs : le graphisme, le produit, l'innovation, les technologies ou encore les rapports entre personnes. Cette manière de penser impose d'envisager en terme de fonction et de destination, de répondre aux besoins humains plutôt que le créer. Cette semaine, Fast propose une série de livres qui apportent quelques pistes de réflexion sur l'évolution du design dans les années à venir.
http://bit.ly/2rIvf5H

Pourquoi les grandes marques rachètent les studios de design ?
Effectivement, comme expliqué dans l'article précédent, les marques intègrent de plus en plus le design dans leur stratégie. Sean O’Connor, associé à Smart Design, observe que beaucoup d'entre elles rachètent des studios plutôt que de monter leur propre équipe. Il analyse sur Design Week les aspects négatifs et positifs de ces acquisitions.
http://bit.ly/2q2YXoK

Les clés d'une bonne couverture de livre
Des couvertures de livres, il en existe par milliers, mais celles qui se distinguent se font plus rare. À travers plusieurs exemples, Belinda Lanks, éditrice chez Magenta, explique quels sont les choix qui peuvent faire la différence.
http://bit.ly/2qMzlMf

Photo de couverture : Atelier Nota à Montmartre

Par Charles Loyer

1495463334 Image 1 / 1
]]>
Hommage animé au célèbre peintre Edward Hopper http://etapes.com/hommage-anime-au-celebre-peintre-edward-hopper?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12912?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 22 May 2017 11:46:00 +0200 étapes: Le mois de mai 2017 marque le 50e anniversaire de la mort d'Edward Hopper. Pour lui rendre hommage l’agence britannique Verve Search a transformé 9 de ses toiles en y ajoutant de discrètes animations.

L'œuvre d'Edward Hopper est immense et le défi d'y toucher, pas si simple à relever. Considéré comme un des plus grands représentants du naturalisme et de la scène américaine, l'artiste s'est construit une réputation internationale grâce au réalisme de ses œuvres dépeignant la société outre-atlantique.

La touche apportée dans ce projet n'altère que subtilement ces chefs-d'œuvre. Le décor reste le même et l'interprétation stylistique n'intervient que par éclairs. Tour à tour, un néon scintille, la fumée du café se dégage ou une montgolfière s'envole.



Par Charles Loyer

1495446303 Image 1 / 1
]]>
Pause Insta : nos 5 recommandations du vendredi ! http://etapes.com/pause-insta-nos-5-recommandations-du-vendredi-3435b24d-6abf-48ae-b7aa-c7ca2f4bd781?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12907?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 19 May 2017 15:11:00 +0200 étapes: Sur Instagram, on trouve tout, n’importe quoi, et aussi des belles choses ! Créatifs, graphistes, designers, et photographes de tout horizons partagent sur le réseau social leurs travaux et leurs inspirations. Etapes : a repéré pour vous 5 comptes à suivre.

MuirMcNeil

https://www.instagram.com/p/BUFn4QvlGX6/

Le studio MuirMcNeil est la réunion des designers Paul McNeil et Hamish Muir. Leur travail tourne autour de systèmes graphiques paramétrables avec un fort penchant pour la composition typographique. Leur compte Instagram présente un mélange de leurs travaux et d'inspirations piocher sur le web.

Socio Design

https://www.instagram.com/p/BR_TL_llKgl/

L'agence londonienne Socio Design est du genre à ne pas se laisser oublier et présente, presque quotidiennement, de nouveaux visuels sur les réseaux sociaux. Ils mettent en valeur leurs différents projets et nous permettent de les apprécier sous tous les angles.

Logotheke

https://www.instagram.com/p/BUNMDM2hnkT/
Comme son nom l'indique, logotheke collectionne les logos. Il se veut un outil de référence pour encourager la critique, la création et la promotion de la culture visuelle. On découvre dans leur flux des signes monochromes très variés qui dévoilent la richesse sans limite de l'invention et de l'interprétation des formes.

M A D E S O M E W H E R E

http://www.instagram.com/p/BT8ex3vhDND/

Ces derniers temps, le monde du design s'agite du côté de l'Australie avec l'éclosion de plusieurs entités talentueuses. M A D E S O M E W H E R E en fait partie. La studio basé à Sydney véhicule une esthétique très soignée, notamment dans le champ des identités de marques. Supports de communication, logos et packaging s'expriment toujours avec une petite touche de bien être.

Florisse et Germain

http://www.instagram.com/p/BR3vLaDAyVv/

Voici une autre association prometteuse. Le duo Florisse et Germain sillonne le monde pour capturer la lumière et les lignes dan les environnements qui les entourent. La beauté de leurs clichés se situe dans le minimalisme des compositions. Un cadrage qui révèle dans les couleurs, les matières et les paysages, de nombreux détails.

Pour suivre étapes: sur Instagram :
- Le compte de la revue : @etapes
- Charles Loyer, web et digital @kloaier

1495198917 Image 1 / 1
]]>
Desperados : une expérience de réalité augmentée mise en bouteille http://etapes.com/desperados-une-experience-de-realite-augmentee-mise-en-bouteille?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12906?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 19 May 2017 12:18:00 +0200 étapes: Entre Desperados et le 9ème concept, l'histoire dure depuis un bout de temps. 20 ans que la marque collabore avec le collectif d'art urbain afin de dessiner annuellement les contours d'une bouteille collector. Cette année, c'est Matthieu Dagorn, artiste membre du groupe, qui s'empare de la bouteille iconique. Pour rendre l'expérience encore plus unique, il s'entoure de MNSTR, agence digitale spécialiste des performances liées à la réalité augmentée.

Ce projet est avant une rencontre des univers, entre l'imaginaire fantasque de Matthieu Dagorn et des outils du futur. Tout au long du processus, MNSTR accompagne l'artiste dans sa découverte du Google Tilt Brush et l'aide à exploiter son plein potentiel. En résulte une œuvre hybride, à la fois physique et numérique, dissimulée sur l'étiquette de cette bouteille collector.


La confiance existante entre Desperados et le 9ème concept, née de la collaboration sur le long terme, n'est pas étrangère à la réussite de ce projet. Matthieu Dagorn et l'agence MNSTR ont eu carte blanche pour pour que la double nature de cette installation s'exprime pleinement. Durant 14 jours, ils ont investi un studio de la banlieue parisienne pour développer la structure. L'artiste commence prendre ses marques dans une boite vierge de 36m2, puis manipule la matière et la déploie sur les murs pour former des volutes colorées. Une fois la base du décor sculptée, il s'attaque à la partie immatérielle et poursuit son idée dans une autre réalité, entièrement numérique. C'est ce deuxième volet qui s'anime et se visite, au passage de votre smartphone sur l'étiquette de la bouteille.

En effet, à ce stade, plusieurs niveaux d'expérience apparaissent dans l'application conçue par MNSTR :
- Niveau 1 - un décor qui s’anime en 3D : les formes et les courbes se prolongent et se développent hors de l’étiquette pour donner un effet de relief.
- Niveau 2 - une visite 360° de l’atelier de l’artiste : projeté directement dans l’atelier dans lequel Matthieu Dagorn a conçu son œuvre réelle, il est possible de naviguer en 360° dans la pièce et revoir toutes les étapes de réalisation de la sculpture.
- Niveau 3 - la navigation à l’intérieur de l’œuvre pour observer le Tilt Brush se déployer dans la pièce et explorer chaque détail.
- Niveau 4 - une découverte des coulisses de son atelier pour comprendre chaque étape de la création.

https://www.youtube.com/watch?v=Gonea66X3M0

Ce projet accompli parfaitement sa mission de concilier tangible et digital dans une mise en œuvre grand public. Il montre aussi toutes les possibilités créatives liées à la réalité virtuelle et augmenté, que cette hybridité provoque l'émotion et constitue une base solide pour développer le storytelling digital.

Par Charles Loyer

1495189043 Image 1 / 10
1495188144 Image 2 / 10
1495188800 Image 3 / 10
1495188793 Image 4 / 10
1495188793 Image 5 / 10
1495188790 Image 6 / 10
1495188792 Image 7 / 10
1495188322 Image 8 / 10
1495188321 Image 9 / 10
1495188144 Image 10 / 10
]]>
Sorties graphiques : les évènements à ne pas manquer ! http://etapes.com/sorties-graphiques-les-evenements-a-ne-pas-manquer-9952b435-ad1d-461c-9569-5decd2a87f6c?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12902?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 18 May 2017 17:13:00 +0200 étapes: Expos, vernissages, festivals ou conférences, chaque semaine étapes : note pour vous dans l’agenda les évènements de la scène graphique et artistique.

Le grand weekend festif de la Biennale de design graphique
Organisé par Le Signe, le Festival de graphisme de Chaumont adopte la forme biennale et orchestre autour de son traditionnel concours international d’affiches des expositions, workshops, conférences et rencontres, étalés sur cinq mois. Le grand week-end festif (du 19 au 21 mai) sera l'occasion de remettre les prix du concours international, de participer à de nombreuses conférences, mais aussi de faire la fête, avec le retour la soirée ULTRATATANE du samedi soir.

Du 13 mai au 24 septembre
Chaumont

What Design Can Do
Les conférences What Design Can Do sont de retour à Amsterdam. À travers une approche pluridisciplinaire, l'évènement rassemble de nombreux intervenants du monde entier pour explorer comment le design peut répondre aux besoin et enjeux de notre société. La manifestation permet d'éclairer le travail des bâtisseurs du futur.

Le 23 et 24 Mai
Amsterdam

Paris, Fin de siècle
Signac, Redon, Toulouse-Lautrec et leurs contemporains... Le musée Guggenheim de Bilbao offre une occasion exceptionnelle de contempler un éventail d’œuvres de l’avant-garde française de la fin du XIXe siècle appartenant à des fonds européens privés. L’exposition se penche sur les innovations radicales des néo-impressionnistes, des symbolistes et des Nabis, ainsi que sur la renaissance de l’estampe dans les années 1890.
Les artistes représentés créent des compositions soigneusement élaborées qui, dans leur forme et leur exécution, sont antinaturalistes.

Du 12 mai au 17 septembre
Guggenheim Bilbao

La collection Premium d'Adobe stock s'expose à la galerie Fisheye
Adobe Stock poursuit son engagement auprès des communautés créatives en invitant 5 photographes à constituer une Collection Premium. Julie de Waroquier, Vincent Bousserez, Léo Caillard, Benoit Lapray et Benjamin Taguemount, ils sont tous reconnus pour leurs projets personnels ainsi que leurs travaux réalisés dans le cadre de la commande publicitaire. Chacune de leur série est construite autour d’un élément narratif central qui cherche à modifier notre regard pour créer un choc visuel entre émotion et message.
Pour lancer cette collection inédite, Adobe Stock investit la galerie Fisheye et nous donne l'occasion de découvrir les superbes univers de ces talentueux photographes.

Du 30 mai au 3 juin
Galerie Fisheye, 2 Rue de l'Hôpital Saint-Louis, 75010 Paris


Exposition « Pièce à vivre » à Marseille
Le printemps marque un grand changement pour la galerie POC à Marseille. Elle évolue pour incarner une forme plus contemporaine. L'espace devient installation, une oeuvre immersive, accueillant une collection d’objets d’art, en même temps qu'un lieu de vie. Rendez-vous est donné samedi 20 mai pour découvrir cette nouvelle mouture ainsi que la collection d'oeuvres et d'objets présentés au sein d'une installation spécialement réalisée par Raphaël Mougel. Ce vernissage permet également d'apprécier la nouvelle identité visuelle de la galerie, signée par une équipe Label Famille: Chloé Curci, Adrien Burnet et Adrien D'Houdain.

Samedi 20 mai -16h à 22h
Galerie POC - 30 cours Joseph Thierry, 13001 Marseille

Par Charles Loyer

1495120052 Label Famille / Image 1 / 2
1495120090 Formes Vives / Image 2 / 2
]]>
Biennale de design graphique : un weekend pour "faire signe" http://etapes.com/biennale-de-design-graphique-un-weekend-pour-faire-signe?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12901?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 18 May 2017 11:40:00 +0200 étapes: Point d'orgue de la Biennale de design graphique à Chaumont, le Grand weekend festif du samedi 20 et dimanche 21 mai 2017 est l'occasion pour tous les graphistes de se retrouver et partager autour de la pratique, d'envisager les enjeux à venir pour la discipline. Vincent Perrottet qui s'est pleinement investi dans le développement du Signe ( Centre national du graphisme) et le renouvellement du mythique festival de l’affiche, nous adresse ce message :

"Chers graphistes, étudiants et amis du design graphique

En novembre 2016, près de 2000 d’entre vous ont lu et signé un texte qui interpellait le ministère de la culture et la Région Grand Est sur le financement du Signe et de la culture du design graphique en France.
Le temps politique et les dernières élections n’ont pas permis d’avancer tel que nous le souhaitions quant aux moyens dédiés au fonctionnement de ce nouvel outil culturel, mais des contacts sont établis et des discussions sont entamées qui, espérons-le, permettront de trouver des solutions qui s’accordent à l’importance et à l’urgence de proposer aux citoyens une véritable politique culturelle du graphisme.
Le Signe, Centre national du graphisme à Chaumont a ouvert ses portes en octobre 2016 avec une exposition sur la collection d’affiches anciennes et contemporaines qui a accueilli 16500 visiteurs durant trois mois. Lucile Bataille, graphiste en résidence et l’équipe de médiation ont conçu un parcours jeunesse «Tout est dans Tout, Les petits spécimens - opus 1» qui explore différentes manières d’appréhender les formes en présentant une sélection du meilleur de la création graphique. 4000 visiteurs, enfants et leur famille ont participé pendant deux mois à des ateliers dans l’exposition.
Le projet du Signe, pensé par des acteurs du graphisme et la ville de Chaumont, doit être en même temps le lieu pour développer une culture du regard en France, un pôle d’excellence de la Région et un laboratoire de formes ouvert aux créateurs et en partage avec les habitants de l’agglomération.
Par son architecture remarquable et la qualité de ses espaces, Le Signe est un outil de travail extraordinaire dédié aux graphistes, chercheurs, enseignants et étudiants ainsi qu’un outil de découverte de la création graphique pour tous les publics.
Depuis des mois, l’équipe du Signe prépare la Biennale de design graphique. Les expositions, les parcours et les ateliers qu’elle propose attendent les créateurs et futurs créateurs autant que le public qui s’ouvre à la générosité de leurs formes.
Plus que jamais il est nécessaire de se retrouver pour regarder, discuter et partager notre plaisir de « faire signe », notre désir de cultiver le graphisme et d’obtenir enfin les moyens d’y parvenir. Le nombre de graphistes, chercheurs, enseignants et étudiants présents sera la manifestation de l’exigence artistique, professionnelle et citoyenne d’une culture des formes graphiques et du design plus généralement.
Nous vous attendons samedi 20 et dimanche 21 mai 2017 à Chaumont.

Vincent Perrottet"

Affiche par le collectif Formes Vives

1495098902 Image 1 / 1
]]>
Logos et identités visuelles, sujets centraux du dernier Graphisme en France http://etapes.com/logos-et-identites-visuelles-sujets-centraux-du-dernier-graphisme-en-france?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12895?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Tue, 16 May 2017 16:39:00 +0200 étapes: Au même titre que certains festivals hexagonaux la sortie annuelle de Graphisme en France constitue une date importante de l'agenda graphique. La 23e édition de la revue éditée par le Centre national des arts plastiques est désormais disponible.

Chaque année, la publication propose d'éclairer différents champs d'application de la discipline. La question des logos et des identités visuelles succède à celle de la direction artistique de presse (numéro 21) et de la recherche (numéro 22). Curieusement, ce n'est que la première fois que la revue s'attaque à ce sujet central dans la pratique du design graphique. Elle le fait avec brio en rassemblant des contributions d'historiens, designers et chercheurs à résonance internationale.

Parmi eux, R. Roger Remington, historien du design, universitaire et directeur du Vignelli Center for Design Studies, propose de revenir sur les origines et le développement des identités visuelles, aux Etats-Unis notamment, dans les années 40. L'incontournable Ruedi Baur partage ses préconisations afin de favoriser la création de systèmes visuels vertueux pour l’espace public. Vivien Philizot, quant à lui, décrypte l’histoire des logos et leur impact dans notre environnement visuel.

La conception graphique fait également partie des points inédits de cette publication. Elle est confiée à chaque nouvelle édition à un nouveau studio. Ici, c'est le studio parisien Kiösk qui officie. Le duo dont une grande partie du travail repose sur l'identité visuelle, s'est inspiré pour la maquette de la structure des chartes graphiques. La couverture nous rappelle également la thématique avec ces signes minimalistes et colorés. Le caractère typographique utilisé est le Programme créé par les designers suisses de Maximage.

10 000 exemplaires du numéro sont disponibles gratuitement dans tout le réseau culturel français, mais pour celles et ceux qui ne pourraient se procurer la version print, le PDF est téléchargeable sur le site du Cnap.

Par Charles Loyer

1494942641 Image 1 / 4
1494942645 Image 2 / 4
1494942645 Image 3 / 4
1494942641 Image 4 / 4
]]>
Et Mother Design réinventa l'agence de design http://etapes.com/et-mother-design-reinventa-l-agence-de-design?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12797?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 15 May 2017 19:52:00 +0200 étapes: A l’occasion de l’arrivée en France du nouveau PC Sprout by HP, destiné aux enseignants, créatifs et professionnels, la rubrique « Les avant-coureurs », met en avant les nouvelles pratiques artistiques issues du numérique.

Pour ce troisième et dernier rendez-vous, nous avons rencontré Christian Cervantes, Directeur de la Création de l’agence anglo-saxonne Mother Design.
En synthétisant les savoir-faire du design et de la publicité, Mother pousse les frontières des disciplines créatives. L'agence conçoit des solutions globales pour les marques, de la création d’identité à la conception d’écosystèmes digitaux, sans oublier les productions audiovisuelles.

Mother Design, des spécialistes pluridisciplinaires

Créée en 2005, l’agence est à ses débuts marquée d’une pratique traditionnelle du design, sous la houlette de son fondateur Michael Ian Kaye, designer graphique dans la mode et l’édition. Très vite, l’agence souhaite élargir son influence auprès de ses clients : elle se dote de nouvelles compétences et étend progressivement ses domaines d’expertise.

Aujourd’hui, plus qu’une agence de design, Mother est devenue une communauté multidisciplinaire de créatifs, « une grande famille qui réunit tous types de talents : des copywriters aux réalisateurs, en passant par les UX et les Motion designers, soit autant de canaux d’expression pour les clients ». Dans ce contexte, trouver de nouveaux collaborateurs relève du défi : « Nous cherchons des talents, à la fois experts dans leur domaine et multidimensionnels, avec une conception holistique de la marque ».







Le design comme nouvelle forme de pensée

« Ces dernières années, le design est devenu le concept viral sur le marché, notamment avec l’émergence du design thinking ». La méthode, née aux Etats-Unis, s'inspire de l'approche des designers pour favoriser l'intelligence collective et l'innovation. Pionnière du genre, Mother a très tôt réuni des designers pour construire et articuler une stratégie de marque dans son ensemble. Dès la réception du brief, les créatifs sont impliqués dans les projets de l’agence, au côté des commerciaux et des stratèges.

Dans un contexte de saturation de l'information, les marques doivent aujourd'hui plus que jamais soigner leur communication. Christian précise, « Les marques ont besoin de clarté, à la fois dans leur identité et leur discours. Le design est la seule discipline qui permet d’unir sur le long terme et de façon cohérente, le leitmotiv de la marque et ses prises de parole ».

L’agence appréhende chaque brief comme un challenge. « Qu’il s’agisse d’une demande relative à une nouvelle identité ou à la création d’une expérience de marque, nous nous focalisons sur les problématiques sous-jacentes au brief." Quel est l'environnement de la marque ? Qu'attendent les utilisateurs ? Comment créer du sens dans la relation entre la marque et son public ? Une fois ces questions posées, elles viennent alimenter la réflexion stratégique et permettent à l'équipe de concevoir des solutions innovantes.






« Nous cherchons à tirer le meilleur des marques avec qui lesquels nous travaillons ». Pour cela l'agence choisit de s'affranchir de la catégorie du produit à promouvoir et cherche l’inspiration auprès de l'adn de la marque. Pour les jus Plenish, Mother dépasse la promesse produit pour se concentrer sur les valeurs de la marque. Le « jus de fruit pressé et naturel » devient « une boisson qui nourrit les ambitions » et la marque investit un nouveau terrain sémantique. Pour concevoir cette campagne, l'agence s’est inspirée de marques aux valeurs similaires comme Nike et son « Just do it ».

La collaboration, fer de lance du succès de Mother Design

« Nous avons une importante culture verbale chez Mother ». Entre Londres et New York les collaborateurs se rencontrent fréquemment pour échanger sur la stratégie et les orientations de l’agence. Ils communiquent beaucoup par vidéo-conférence. « A Mother, on parle et on parle beaucoup. Nous préférons nous asseoir et parler d’un problème ensemble plutôt que de nous envoyer 20 mails ! ».

Par Astrid Fedel


Le Sprout Pro by HP est un PC d’un nouveau genre qui tend à redéfinir les espaces de travail. La plateforme facilite les échanges à distance en permettant de capturer directement des images via skype et de les augmenter à partir de la galerie pour partager facilement et rapidement ses idées.

Liens :
Travail collaboratif et création à distance avec Julian Artjaz et son collectif de graffitis : https://www.youtube.com/watch?v=3-Zc6nO1Q2Ietindex=3etlist=PLdiHMM9Fw-vwMyxiqSu-nZ9sFxhXEoEbP

1493046606 Image 1 / 10
1492528861 Image 2 / 10
1492528886 Image 3 / 10
1492529047 Image 4 / 10
1492528829 Image 5 / 10
1492529040 Image 6 / 10
1492525224 Image 7 / 10
1492525223 Image 8 / 10
1492525223 Image 9 / 10
1492525224 Image 10 / 10
]]>
Le garde-manger du web et du design #8 http://etapes.com/le-garde-manger-du-web-et-du-design-8?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12886?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Mon, 15 May 2017 12:28:00 +0200 étapes: Animer un site sur le graphisme et le design, c'est avoir la chance de recevoir une quantité de nouveaux projets et idées via les différents canaux numériques. Un vivier que nous nous efforçons de partager à notre tour, au quotidien avec vous. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à faire le job et chaque semaine, on découvre chez nos confrères des articles très intéressants sur le graphisme, le design ou encore le numérique. Bien conservés au frais dans notre garde-manger, nous les partageons avec vous chaque début de semaine !

Une exploration des dégradés dans Adobe Illustrator
Dans le cadre d'un cours en ligne sur Skillshare, la graphiste britannique Evgeniya Righini-Brand a essayé de tirer le meilleur des outils "couleur" et "dégradé" du logiciel de conception vectorielle Illustrator. Chacun des visuels a été réalisé en l'espace de 30 minutes à une heure et nous montre toutes les possibilités créatives d'un tel outil.
http://bit.ly/2rh04NX

Une carrière dans la création : c'est se réinventer continuellement
Ce n'est pas un secret, faire carrière dans les domaines de la création n'est pas le parcours le plus aisé. Il faut du talent, de l'entrainement et également trouver la force de continuellement évoluer dans sa pratique. Comme l'explique Mike Sagerdans cet article, en tant que designer freelance "Je n'ai jamais été viré, mais j'ai passé toute une vie à faire ce que vous devez faire lorsque vous l'êtes : se réinventer".
http://bit.ly/2rgTBme

UX Design : la gamification pour améliorer l'engagement
Dans le dossier dunuméro 237 d'étapes:, nous avons observé que l'UX Design propose une approche de conception centrée sur l'utilisateur et offre des recommandations pour que les produits répondent à des besoins de simplicité et fonctionnalité, tout en tout en faisant appel à la sensibilité humaine. L'article qui suit montre en quoi la gamification est un bon moyen de séduire le public pour lui faire adopter de nouveaux usages.
http://bit.ly/2rgOUZC

Les grilles de mise en page
À l'heure du web, un article de 2009 peut ressembler à une sorte de fossile, à celle du print, il est encore tout à fait d'actualité. Nous nous replongeons avec plaisir dans les pépites de Peter Gabor et notamment sur ce post sur les grilles de mise en page.
http://bit.ly/2qmjwcT

Comment concevait-on une pochette d'album en 1977
Thames et Hudson publie un ouvrage complet sur le travail du collectif de graphisme britannique Hipgnosis. On y trouve notamment les mythiques pochettes de disque réalisées pour les Pink Floyd, Led Zeppelin, Peter Gabriel, The Police ou encore Paul McCartney. Creative Review partage un passage de ce livre, dans lequel nous découvrons le processus créatif de l'époque, relatif à ces commandes.
http://bit.ly/2r8eHXq

Regard sur l'affiche politique
Très actif sur les réseaux sociaux, Rob Lowe alias Supermundane a décidé, à l'occasion des prochaines élections générales britanniques, de revenir à un processus de diffusion plus artisanal. Il crée une série d'affiches politiques à télécharger et répandre dans l'espace public. De cette expérience, il observe l'impact de ce support et sa capacité à sortir les individus de leur bulle.
http://bit.ly/2qIBoBS

Derrière l'image avec le collectif NAM
Si vous aimez découvrir les coulisses des campagnes publicitaires, le collectif japonais NAM dévoile toutes les ficelles de leur projet photographique pour la marque Glico.
http://bit.ly/2pNeq8e

Par Charles Loyer

1494843012 Image 1 / 1
]]>
Design Graphique, Web & Informatique : l’école IPSSI ouvre ses portes pour présenter ses formations http://etapes.com/design-graphique-web-informatique-l-ecole-ipssi-ouvre-ses-portes-pour-presenter-ses-formations?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12860?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Sat, 13 May 2017 12:23:00 +0200 étapes: L’IPSSI, école d'informatique, Web Design Graphique, propose depuis bientôt 20 ans un panel de formations de Bac à Bac +5. Ses cursus en alternance, assurent la professionnalisation des élèves et valorisent leur employabilité. Consciente que le digital est inhérent au développement du design graphique, l'école intègre à son programme pédagogique, des cours d’UX/UI et de code, et dispose du matériel numérique en conséquence. Les portes ouvertes seront l’occasion de découvrir l’école et de discuter avec ses étudiants aux parcours éclectiques. Un test d'admission se déroulera le 20 mai prochain à 10h.
Inscrivez-vous aux portes ouvertes

Journée Portes Ouvertes, samedi 20 Mai 2017 de 13H30 à 17H30, IPSSI, 25 Rue Claude Tillier, 75012 Paris.

par Stéphanie Thiriet

1494843828 Image 1 / 1
]]>
IED Barcelona Design University ouvre ses portes aux étudiants du monde entier http://etapes.com/ied-barcelona-design-university-ouvre-ses-portes-aux-etudiants-du-monde-entier?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12883?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Sat, 13 May 2017 12:18:00 +0200 étapes: IED Barcelona Design University donne rendez-vous aux étudiants du monde entier ce mercredi 17 mai, pour une visite guidée digitale dans les couloirs de cette école, située au coeur d'une des villes les plus créatives d'Europe.

À cette occasion vous pourrez découvrir les cours dispensés dans les différents Masters : "Information Graphic Design and Media Branding", "Master Strategic and Creative Direction of Branding Communication", "Graphic Design for Digital Platforms et E‑books". L'école propose également des cours d'été pour approfondir ses connaissances dans différentes disciplines et notamment en Packaging Design.

> Pour s'inscrire à l'évènement en anglais programme à 3 p.m.
https://ied.adobeconnect.com/barcelona-online-orientation-en/event/registration.html

> Pour s'inscrire à l'évènement en espagnol programme à 5 p.m.
https://ied.adobeconnect.com/barcelona-online-orientation-es/event/registration.html

Pour plus d'informations http://iedbarcelona.es

1494670695 Image 1 / 1
]]>
Pause Insta : nos 5 recommandations du vendredi ! http://etapes.com/pause-insta-nos-5-recommandations-du-vendredi-12884?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12884?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Fri, 12 May 2017 11:37:00 +0200 étapes: Sur Instagram, on trouve tout, n’importe quoi, et aussi des belles choses ! Créatifs, graphistes, designers, et photographes de tout horizons partagent sur le réseau social leurs travaux et leurs inspirations. Etapes : a repéré pour vous 5 comptes à suivre.

Henning Wagenbreth
https://www.instagram.com/p/BPlP_3pDNTI/
Créateur prolifique, Henning Wagenbreth vit, travaille et enseigne à Berlin. Sa production marie brillamment un travail de commande et des projets personnels oscillant entre le graphisme, l’illustration ou encore le design d’installations. Son fil Instagram présente de nombreux objets graphiques - affiches, livres, objets en trois dimensions - reconnaissables par un trait singulier et une utilisation exceptionnelle de la couleur. Il s’affranchit de toutes règles pour développer les siennes. Certains ont pu admirer son fantastique univers lors de l’exposition « Utopies et Réalités » lors de la fête du graphisme 2015.

Fujifeed magazine
https://www.instagram.com/p/BTH-FwoF1SZ/
Fondé par Samuel Zeller, Fujifeed est un webzine né sur Instagram, dont le parti pris est de mettre en valeur le travail des photographes travaillant avec du matériel Fujifilm. Un angle précis mais un contenu très ouvert. L'éclectisme de la sélection et les analyses détaillées sur chaque image, nous font presque oublier la constante matérielle. La disponibilité de l'équipe est un plus et n'est pas étrangère au succès de cette communauté grandissante.

Kata Moravszki
https://www.instagram.com/p/BR5trpTh-oM/
Nous avions remarqué le travail de la jeune Hongroise Kata Moravszki avec son projet "Survival strategies", depuis, nous suivons son Instagram pour y découvrir le fil de ses expérimentations graphiques. Son univers se caractérise par des illustrations minimalistes et la mise en pace de systèmes typographiques rigoureux. Un style que l'on observe se développer de plus en plus du côté de Budapest.

Pierre Brault
https://www.instagram.com/p/BRWJI4ijTzO
Pierre Brault fait partie de cette jeune génération, curieuse et pleine de talent, désireuse d'aller au bout de ses idées et concepts. Depuis l'obtention de son diplôme, il poursuit ses expérimentations autour de la communication lumineuse.Il créé des modules typographiques en volume à partir de plaques colorées de plexiglas. La magie opère ensuite quand le dessin évolue en fonction du point de source des rayons lumineux.

Raya Sader Bujana
https://www.instagram.com/p/BGpbqUdMCSF
Avec ses créations en papier découpé, la designer catalane Raya Sader Bujana touche et rassemble une large communauté. La simplicité et le réalisme de son travail témoigne d'une grande délicatesse dans le maniement du papier, chaque détail à son importance et véhicule une émotion. C'est surement ce qui a séduit les nombreuses marques qui font appel à elle.

Pour suivre étapes: sur Instagram :
- Le compte de la revue : @etapes
- Charles Loyer, web et digital @kloaier

1494581800 Image 1 / 1
]]>
Sorties graphiques : les évènements à ne pas manquer ! http://etapes.com/sorties-graphiques-les-evenements-a-ne-pas-manquer-1?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12873?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 11 May 2017 16:10:00 +0200 étapes: Expos, vernissages, festivals ou conférences, chaque semaine étapes : note pour vous dans l’agenda les évènements de la scène graphique et artistique.

Une Saison graphique : l'édition 2017 est lancée !
En quelques années, le festival Une Saison Graphique au Havre s'est construit une solide réputation. La 9e édition propose plusieurs expositions et profite des 500 ans de la ville et du projet "Un été au Havre 2017" pour investir l'espace public. Plusieurs graphistes ont été invités à mettre en forme des phrases d'auteurs sur 22 pignons d'immeuble. Pendant ce temps là, Karel Martens se dors la pilule à la plage avec le déploiement de 500 cabines, colorées selon un système mathématique élaboré.
L'apogée de la fête est prévue ce samedi 13 mai avec le retour de la Kermesse Graphique : un après-midi entièr d’ateliers participatifs et de jeux colorés pour tous les âges et pour tout le monde.

Du 9 mai au 30 juin 2017
Lieux Divers - Le Havre



La Slow galerie présente "Eternel féminin", première exposition solo de Léa Chassagne
La Slow Galerie a pris l'habitude de nous surprendre avec une programmation éclectique et pointue. Cette richesse s'exprime tant par la variété des thèmes abordés que celle des techniques et styles présentés au cours des expositions. En ce début mai, c'est Léa Chassagne qui occupe les murs de la galerie avec un parcours élaboré autour du mythe de l’éternel féminin. On y découvre un paradis intime peuplé de figures féminines colorées. Entre jardins luxuriants et déserts apocalyptiques, les créatures alimentent l'imaginaire du spectateur en incarnant tour à tour vertu, colère, jouissance, force et fragilité. Une valeur sûre pour les amateurs d'illustrations.

Du 11 mai au 03 juin 2017
Slow Galerie - 5 rue JP Timbaud 75011 PARIS


Print Must Go On - Expo/Vente d'estampes sérigraphiés

Installé à Maison Alfort, CO-OP, regroupe trois artistes imprimeurs et éditeurs passionnés. Entre deux projets, ils se font un plaisir de sortir de leur atelier pour présenter leur travail. À l'occasion du lancement de "Print must go on", une collection d'estampes en sérigraphie par 20 artistes, au format 50 x 70 cm, CO-OP s'installe dans la galerie de l’Atelier Meraki pour une expo/vente conviviale. On y apprécie un panorama de sérigraphies au croisement des générations et des pratiques, ainsi que des éditions et estampes de l'atelier.

Le 12 mai de 18h à 21h et expo/vente du 13 au 14 mai entre 14h et 19h
Atelier Meraki, 14-16 rue Neuve Popincourt - Paris


Tony Côme et Jean-Louis Violeau à la bibliothèque Kandinsky
Les moments non planifiés sont toujours les meilleurs. Si vous n'avez rien prévu ce soir rendez-vous, autour de Tony Côme et Jean-Louis Violeau, pour une rencontre sur le thème L'Institut de l'environnement. Une discussion qui sera ponctuée par une série ce mots-clés comme autant de portes d'entrée dans l'histoire de cet établissement parisien (Mandarin, Ulm, Institut, Environnement, Prouvé, Vincennes, Bibliothèque, Informatique, etc.).

Jeudi 11 mai à 18h30
Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, Paris


POSTERS/AFFICHES, journée d'études sur les enjeux de l'affiche
Organisée par le groupe de recherche e.D.G.A.R et le FRAC Normandie-Rouen, la journée d’études “posters/Affiches, des arts plastiques au design graphique et vice versa” rassemble à la fois graphistes, plasticiens, théoriciens et historiens pour réfléchir et échanger sur les enjeux de l’affiche dans les champs du design et de l’art contemporain. parmi les intervenants : Étienne Bernard, Jocelyn Cottencin, Ne rougissez pas, Benoît Buquet, Catherine Guiral, Saâdane Afif, Alexandre Dimos, Jérôme Saint- Loubert Bié, Fanette Mellier…

Le 16 Mai 2017
Hôtel de région, Rouen


Et aussi...


L’incontournable événement typo revient avec un rendez-vous supplémentaire

Comme nous vous l'avons annoncé la semaine dernière, Les puces typoreviennent ce weekendpour une 7e édition. Curieux comme professionnels auront à nouveau l’occasion de partager et de chiner des ressources utiles à la création de caractères. À cette occasion, Les Rencontres Internationales de Lure présenteront le programme de leur colloque aoutien sur le thème : « Constellations, attractions, liens et tensions graphiques. »
En prémices du week-end, une nouvelle rencontre aura lieue cette année : Premières impressions. Une soirée, réflexive puis festive, lors de laquelle des éditions nouvelles seront présentées : elles ont en commun de célébrer et de jouer du signe typographique.

Premières Impressions, mardi 9 mai de 17h30 à 23h, au Point éphémère, 200 Quai de Valmy, Paris X
Les Puces Typo, samedi 13 mai de 10h à 19h, Campus Fonderie de l’Image, 80 Rue Jules Ferry, 93170 Bagnolet



Image de couverture : Léa Chassagne

Par Charles Loyer

1494509938 Image 1 / 2
1494511738 Image 2 / 2
]]>
Conduct, papier peint lumineux ! http://etapes.com/conduct-papier-peint-lumineux?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed http://etapes.com/12866?utm_source=RSS&utm_medium=web&utm_term=rss_feed&utm_campaign=rss_feed Thu, 11 May 2017 12:02:00 +0200 étapes: Flabor Paper et UM Project ont collaboré ensemble à la conception d'un papier peint dont certains motifs font office de circuit électrique. Cette riche innovation, aboutissement de la rencontre entre deux savoir-faire créatifs, montre que le partage entre les disciplines donne lieu à des idées nouvelles et singulières. Celle-ci nous apporte même la lumière.

Le premier est spécialiste du papier peint, notamment dans la conception artisanale de celui-ci. Le second aspire tout autant au travail à la main, produit des meubles et tout un tas d'objets insolites, avec pour ambition de ne pas rentrer dans des processus ultra-complexes, mais au contraire de faire dialoguer entre elles, les spécificités premières de chaque matière.

En observant "Conduct", l'idée s'impose comme une évidence. Les circuits électriques ne sont plus intégrés dans les murs, mais s'affichent au mur dans un ensemble de blocs modulables, dont certains sont en 3 dimensions. Le jeu des formes renforce l'aspect graphique, la mise en place de la surface trouve sa justification dans la décomposition.

Une idée brillante qui permet de déployer un système électrique dans une pièce, sans casser l'ensemble des murs et en conservant une cohérence esthétique. Reste à savoir si les circuits sont protégés, au risque sinon de se prendre une sacrée décharge.

Par Charles Loyer

1494493709 Image 1 / 13
1494493710 Image 2 / 13
1494493709 Image 3 / 13
1494493709 Image 4 / 13
1494493708 Image 5 / 13
1494493708 Image 6 / 13
1494493707 Image 7 / 13
1494493706 Image 8 / 13
1494493706 Image 9 / 13
1494493706 Image 10 / 13
1494493706 Image 11 / 13
1494493706 Image 12 / 13
1494493706 Image 13 / 13
]]>