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		<title>Elisa Luu : The Time Of Waiting (EP)</title>
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		<description>Nouveau venu dans le circuit des netlabels, La Bél Netlabel se distingue par la volonté, pour le moment tout du moins, de ne proposer des sorties que d'artistes italiens. Et, pour sa troisième référence, la structure romaine fait paraître un EP d'Elisa Luu, cette musicienne dont le premier album nous avait fortement intéressés. Comme sur ce dernier, l'Italienne emprunte au post-rock et à l'electronica en mariant guitare détachée et rythmiques synthétiques (R735), travail sur les nappes d'arrière-plan (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Nouveau venu dans le circuit des netlabels, <strong>La Bél Netlabel</strong> se distingue par la volonté, pour le moment tout du moins, de ne proposer des sorties que d'artistes italiens. Et, pour sa troisième référence, la structure romaine fait paraître un EP d'<strong>Elisa Luu</strong>, cette musicienne dont le premier album nous avait fortement intéressés.</p> <p>Comme sur ce dernier, l'Italienne emprunte au post-rock et à l'electronica en mariant guitare détachée et rythmiques synthétiques (<i>R735</i>), travail sur les nappes d'arrière-plan et présence si caractéristique de babillages enfantins (<i>22 Marz</i>), interventions plus lacérées de la six-cordes et texture électronique tremblotante (<i>13 Maggio</i>) ou batterie numérisée (<i>Piano 5-1</i>).</p> <p>Mêmes ingrédients, globalement, que sur <i>Chromatic Sigh</i>, donc, avec cependant un petit mieux en ce qui concerne la durée des morceaux. De fait, les cinq titres de cet EP dépassent les quatre minutes trente de moyenne, permettant ainsi à l'auditeur de profiter pleinement des compositions de la Romaine. <i>The Time Of Waiting</i> constitue alors un bon moyen, pour ceux qui n'avaient pas fait l'acquisition de <i>Chromatic Sigh</i> de découvrir les qualités d'Elisa Luu.</p></div>
		
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		<title>Pierre Gerard / Shinkei : Static Forms</title>
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		<description>Après l'ambient drone de Wyndel Hunt, voici la deuxième production dont nous parlons cette année et provenant du label Dragon's Eye Recordings, basé à Los Angeles. Il s'agit cette fois d'un split entre deux artistes avec d'une part le liégeois Pierre Gerard et d'autre part l'italien Shinkei. Pierre Gerard vient de l'art contemporain et alterne entre pratique et recherche avec un goût prononcé pour l'abstraction. Après la peinture, le sculpture et la vidéo, il s'est mit à la musique en 2003 dans un premier (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Après l'ambient drone de Wyndel Hunt, voici la deuxième production dont nous parlons cette année et provenant du label Dragon's Eye Recordings, basé à Los Angeles. Il s'agit cette fois d'un split entre deux artistes avec d'une part le liégeois Pierre Gerard et d'autre part l'italien Shinkei.</p> <p><strong>Pierre Gerard</strong> vient de l'art contemporain et alterne entre pratique et recherche avec un goût prononcé pour l'abstraction. Après la peinture, le sculpture et la vidéo, il s'est mit à la musique en 2003 dans un premier temps à base d'objets et field recordings avant de se mettre aux instruments. <strong>Shinkei</strong> (de son vrai nom <strong>David Sani</strong>) est certainement un peu plus connu de nos lecteurs puisqu'il créa en 2000 le mail order <strong>Microsuoni</strong> qui, comme son nom le suggère était dédié au minimalisme et à l'art sonore. Depuis 2008, il dirige le label <strong>Koyuki</strong> sur lequel on croise FOURM (alias Si_COMM), Steinbruchel, ou encore Yann Novak, le boss de Dragon's Eye Recordings.</p> <p>On navigue donc dans le petit monde du minimalisme avec pour chacun des deux artistes une pièce unique de 15-18 minutes. Aucune explication ou note d'intention pour accompagner ce disque, si ce n'est une liste de citations de <strong>Marcel Duchamp</strong> ou <strong>John Cage</strong>, toutes relatives au silence, point commun des deux œuvres ici présentées. Les deux hommes construisent une musique que l'on qualifiera de musique concrète minimaliste. On décèle de nombreux bruitages, certainement issus de manipulation d'objets, des sonorités électroniques extrêmes, jouant avec les limites de l'audible (sifflement ultra aigu, infra basse), et quelques sonorités instrumentales. Des cordes frottées chez Pierre Gerard, certainement celles d'un violoncelle dont le corps semble être frappé, quelques notes de piano en intro et conclusion chez Shinkei. On aura tendance à trouver le travail du Belge plus proche de la musique concrète, l'Italien faisant plus fréquemment appel à l'électronique, mais les deux hommes jouent de la même manière des silences, interrompant sans cesse leurs instruments pour abandonner l'auditeur dans des failles sonores.</p> <p>Un album difficile, abstrait, qui demande une réelle participation de l'auditeur, mais sa courte durée semble parfaitement adaptée au propos. Les amateurs de beaux objets seront conquis puisque Dragon's Eye Recordings porte une attention particulière au design de leurs productions, mêlant simplicité et cohérence.</p></div>
		
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		<title>Gultskra Artikler : Galaktika</title>
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		<description>Gultskra Artikler semble être le pseudo sous lequel Alexey Devyanin est désormais le plus actif. Ce Russe que l'on croisait il y a quelques années sous le nom de STUD avec une musique très electronica, nous revenait dans un style plus orienté post-rock ambient, tendance expérimental, à l'image d'un split avec Lanterns déjà publié par Other Electricities. Avec Galaktika, Gultskra Artikler revient là où on ne l'attendait pas puisqu'il s'agit d'un album très électronique, à classer dans la catégorie ambient. (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Gultskra Artikler semble être le pseudo sous lequel <strong>Alexey Devyanin</strong> est désormais le plus actif. Ce Russe que l'on croisait il y a quelques années sous le nom de <strong>STUD</strong> avec une musique très electronica, nous revenait dans un style plus orienté post-rock ambient, tendance expérimental, à l'image d'un split avec <strong>Lanterns</strong> déjà publié par Other Electricities.</p> <p>Avec <i>Galaktika</i>, Gultskra Artikler revient là où on ne l'attendait pas puisqu'il s'agit d'un album très électronique, à classer dans la catégorie ambient. Nous étions déjà étonnés de voir le Russe sur la compilation <i>Clicks & Cuts 5.0</i>, ou mieux encore de le voir sortir son prochain album chez <strong>Mille Plateaux</strong> (on y reviendra prochainement), et on découvre ici l'album qui semble avoir amorcé le virage. Il peut être un peu facile de parler d'ambient planante, spatiale, aux sonorités dignes d'un film de science-fiction alors que l'album est intitulé <i>Galaktika</i> avec en guise de pochette un cosmonaute flottant pris dans la glace, mais c'est effectivement le genre d'ambiances auxquelles l'auditeur est convié.
<br />Les titres des morceaux sont eux aussi autant de références à l'espace. On commence avec <i>Galaktika</i> et ses nappes synthétiques oscillantes, presque menaçantes, bientôt rejointes par des chœurs que l'on qualifiera de religieux, a priori des voix jouées à l'envers. Cette tendance mystique est assez récurrente, et à bien y réfléchir, c'est une composante que l'on trouvait déjà sur le split <i>Berezka / Monkey Laments</i> ou <i>Kasha Iz Topora</i> publié en 2007 chez <strong>Miasmah</strong>. Ainsi <i>Saturn</i>, <i>Luna</i>, ou <i>Asteroid</i> reprennent vaguement ce principe à base de nappes voluptueuses et chœurs, ajoutant un amoncellement de bruitages percussifs expérimentaux sur l'un, des arpèges electronica sur un autre, accentuant la reverb sur un autre, ou encore jouant sur des cordes synthétiques.
<br />Si une bonne moitié de l'album est de cet acabit, Gultskra Artikler nous rappelle qu'il peut aussi construire une musique nettement plus expérimentale avec quelques titres relativement abstraits. Assemblage complexe de bruitages électroniques et bleeps (<i>Solnce</i>), coups, claquements, gargouillements et texture grésillante d'une machine (<i>Nanorobot</i>), grincements et souffles, ronronnement de moteurs (<i>Sputnik</i>) sont autant d'éléments d'apparence hostiles, pouvant évoquer la découverte d'une planète désolée, les restes d'une civilisation disparue.</p> <p><i>Galaktika</i> est une invitation au voyage, une douce rêverie (<i>Niti</i>), pour amateurs d'ambient. Parfois un peu facile, par ailleurs plus pointu, Gultskra Artikler est un artiste difficile à cerner, et donc toujours capable de nous surprendre.</p></div>
		
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		<title>Jana Winderen : Energy Field</title>
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		<description>Début 2009 on découvrait Jana Winderen avec Heated, un live au Japon publié par Touch. C'est logiquement sur ce même label, aux côtés de Chris Watson, qu'elle sort ce nouvel album toujours réalisé selon le même principe, via collage d'enregistrements sonores des fonds marins. Jana Winderen est artiste de part son activité, mais également diplômée du Goldsmiths College de Londres. Avant cela, la Norvégienne s'orientait vers la science et plus précisément l'écologie marine. Il semblerait qu'elle soit (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Début 2009 on découvrait Jana Winderen avec <i>Heated</i>, un live au Japon publié par Touch. C'est logiquement sur ce même label, aux côtés de Chris Watson, qu'elle sort ce nouvel album toujours réalisé selon le même principe, via collage d'enregistrements sonores des fonds marins.</p> <p>Jana Winderen est artiste de part son activité, mais également diplômée du Goldsmiths College de Londres. Avant cela, la Norvégienne s'orientait vers la science et plus précisément l'écologie marine. Il semblerait qu'elle soit parvenue à allier ses deux passions en se spécialisant dans les field recordings aquatiques, captant le son des profondeurs et en particulier sur ce nouvel album l'univers glacé de la mer de Barents (au nord de la Norvège et de la Russie), du Groenland, ou encore des crevasses de glaciers ou fjords norvégiens.
<br />Souffle du vent, bruit de rivage, oiseaux et même aboiements au loin, cris plaintifs, grincements qui semblent provenir de l'embarcation sur laquelle se trouve l'artiste, clapotis et finalement le grondement de l'orage qui nous amène le plic ploc de la pluie tombant dans l'eau, autant d'éléments qui nous semblent connus, déjà entendus, sur <i>Aquaculture</i>. On préfèrera la complète abstraction de nappes et souffles fantomatiques, presque menaçants, inquiétants dans la mesure où l'on ne sait pas à quoi ils correspondent, d'où ils proviennent.</p> <p>Proche d'une grave résonance métallique sur <i>Aquaculture</i>, d'un souffle dans un long tunnel sur <i>Isolation / Measurement</i>, d'un ronronnement ténébreux sur <i>Sense Of Latent Power</i>, ces séquences purement ambient ne sont trop souvent que de passage, Jana Winderen venant assez rapidement habiller ces plages désertiques de sonorités concrètes, que ce soit le clapotis de l'eau, le bruissement de la pluie, ou des bruitages et cris d'animaux, tentant d'apporter des éléments documentaires sur des structures plus classiquement musicales.
<br />L'ensemble fonctionne au mieux quand ces plages abstraites semblent être jouées en boucle, créant une sorte de mélodie répétitive et hypnotique sur le final de <i>Sense Of Latent Power</i>, à peine ponctué de quelques cris animaliers.</p> <p>Ambient et field recordings au programme, mais aussi collages proche de la musique concrète pour un album qui semble ne pas avoir de véritable ligne directrice, laissant l'auditeur en eaux troubles.</p></div>
		
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		<title>Serph : Vent</title>
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		<dc:creator>François Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>Import</dc:subject>
		<dc:subject>Noble</dc:subject>
		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>Electronique</dc:subject>
		<dc:subject>Future Jazz</dc:subject>
		<dc:subject>Serph</dc:subject>

		<description>Fort peu d'indications au moment de débuter l'écoute de Vent, second album de Serph mais le premier sur Noble. En effet, ce musicien japonais (dont on ne connaît pas le véritable nom) nous était jusqu'à présent inconnu et on sait seulement de lui qu'il a la vingtaine et qu'il a participé à une compilation aux côtés de Flica, Fourcolor ou Epic45. Mais, à peine le disque placé dans le lecteur, on est séduit par ce mélange entre jazz et électronique, suffisamment peu fréquent sur un label plutôt habitué à de (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2316" rel="tag"&gt;Noble&lt;/a&gt;, 
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		<div class='rss_texte'><p>Fort peu d'indications au moment de débuter l'écoute de <i>Vent</i>, second album de <strong>Serph</strong> mais le premier sur <strong>Noble</strong>. En effet, ce musicien japonais (dont on ne connaît pas le véritable nom) nous était jusqu'à présent inconnu et on sait seulement de lui qu'il a la vingtaine et qu'il a participé à une compilation aux côtés de Flica, Fourcolor ou Epic45. Mais, à peine le disque placé dans le lecteur, on est séduit par ce mélange entre jazz et électronique, suffisamment peu fréquent sur un label plutôt habitué à de l'electronica chantée par une jeune femme.</p> <p>Serph sait en effet s'y prendre pour mettre en place mélodies entraînantes et instrumentations plutôt rares : cymbale rythmée (<i>Pen On Stapler</i>), jeu sur les pizzicati (<i>Feather</i>), piano électrique (<i>Sleepwalker</i>). Le tout se trouve de surcroît embarqué dans une ambiance enlevée et espiègle qui se situe donc en permanence à mi-chemin entre dimension synthétique et approche organique et quand l'une semble prendre le pas sur l'autre, un élément est toujours là pour rétablir l'équilibre. Ainsi, lorsque <i>Mint</i> semble attirer vers un tout-électronique, la section rythmique intervient pour contrebalancer cette impression ; idem avec l'apport du piano et des voix samplées d'<i>Azul</i>. Et inversement, quand la mélodie d'<i>Iceyedit</i> évolue dans un style très enfantin, des pulsations électroniques viennent complexifier un peu la chose.</p> <p>Une telle maturité dans l'écriture surprend donc, au regard des âge et profil de Serph, dont on nous dit qu'il ne joue du piano que depuis trois ans. On pardonnera alors quelques égarements décoratifs, comme cette flûte dans le lounge <i>Snow</i>, pour se convaincre qu'on tient là une belle découverte.</p></div>
		
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		<title>The North Sea : Bloodlines</title>
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		<dc:creator>François Bousquet</dc:creator>

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		<description>Après le free-folk chanté d'Exquisite Idols, son précédent long-format paru sur Type, The North Sea se tourne vers une ambient expérimentale, presque noise, faite de superpositions de nappes saturées et de traits tendus de guitares ; un peu comme si le musicien s'était laissé gagner par un style musical fréquemment rencontré sur le label anglais. Heureusement, Brad Rose ne se limite pas à cet empilement sonore et sait proposer des variations : dans la durée de ses morceaux tout d'abord (de (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Après le free-folk chanté d'<i>Exquisite Idols</i>, son précédent long-format paru sur <strong>Type</strong>, <strong>The North Sea</strong> se tourne vers une ambient expérimentale, presque noise, faite de superpositions de nappes saturées et de traits tendus de guitares ; un peu comme si le musicien s'était laissé gagner par un style musical fréquemment rencontré sur le label anglais.</p> <p>Heureusement, <strong>Brad Rose</strong> ne se limite pas à cet empilement sonore et sait proposer des variations : dans la durée de ses morceaux tout d'abord (de quatre-vingt-dix secondes à onze minutes) mais aussi dans l'intensité des interventions de ses instruments ou dans leur présence même. Cet effet de va-et-vient, de flux et reflux, pour habituel qu'il soit dans ce type de dispositif, fonctionne ici parfaitement en tant qu'il est couplé avec la montée en puissance sonore et l'apparition de percussions jouées par Mike Weiz, le batteur de Zelienople (<i>Reunion</i>, <i>Save Yourselves</i>).</p> <p>Progressivement envahi par ces strates musicales, l'auditeur est à la fois pris dans ce tourbillon et habité par l'émotion qui émane imperceptiblement des tentatives entreprises par l'une ou l'autre de ces nappes pour se dégager de cet agrégat. De même, les percées presqu'espiègles de certaines sonorités de <i>Revelation</i> viennent alléger un peu un propos qui pourrait paraître trop dense et plombé par ailleurs.</p></div>
		
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		<title>Kotra : Revolt</title>
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		<description>Petit rappel concernant Kotra, co-responsable du label Nexsound avec Andrey Kiritchenko jusqu'en 2007, et fondateur de Kvitnu en 2006, Dmytro Fedorenko est un véritable activiste de la scène électronique expérimentale ukrainienne, notamment organisateur de plusieurs festivals. Son label sort des albums à une fréquence mesurée en restant autour d'un petit noyau de fidèles artistes parmi lesquels on citera Zavoloka et Dunaewsky69. Revolt est son deuxième album sur sa propre structure, faisant suite à (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Petit rappel concernant Kotra, co-responsable du label <strong>Nexsound</strong> avec <strong>Andrey Kiritchenko</strong> jusqu'en 2007, et fondateur de Kvitnu en 2006, Dmytro Fedorenko est un véritable activiste de la scène électronique expérimentale ukrainienne, notamment organisateur de plusieurs festivals. Son label sort des albums à une fréquence mesurée en restant autour d'un petit noyau de fidèles artistes parmi lesquels on citera <strong>Zavoloka</strong> et <strong>Dunaewsky69</strong>. Revolt est son deuxième album sur sa propre structure, faisant suite à <i>Reset</i> dont nous vous parlions il y a tout juste deux ans.</p> <p>Ce nouvel album a un format un peu particulier. Il est composé de 10 pistes composées par Kotra pour une durée de 23 minutes. On trouve ensuite 5 remixes pour une durée de 26 minutes !
<br />On commence donc par 10 pièces de courtes durées qui ont par ailleurs été composées à différentes époques. L'unité de ton est toutefois respectée avec dix expérimentations sonores que l'on qualifiera d'extrêmes. <i>Revolt</i> porte bien son nom, revendiquant sa différence, son indépendance et son approche sans concessions, alignant des sonorités plus désagréables les unes que les autres. Pas la peine d'être masochiste pour apprécier ce nouvel album de Kotra (un artiste qui a toujours été assez proche de la scène noise), mais il sera préférable d'avoir des oreilles préparées. Ces 10 vignettes sonores sont donc autant de combinaisons de sonorités grésillantes, stridentes, métalliques, mélange de craquements et crissements jouant principalement sur le tempo via des effets de cassure, hachages et syncope, parvenant même parfois à se faire étonnamment ludique (<i>Micrmes</i>), ou sautillant (<i>Ty</i>)</p> <p>Après cette première moitié d'album particulièrement aride, on s'attendait à un certain adoucissement avec les remixes. Grosse erreur !
<br />Il est vrai que ce type de production convenait parfaitement à <strong>v4w.enko</strong> et <strong>Pomassl</strong> qui ont l'air de se trouver en terrain connu, ajoutant tout juste quelques bips, claquements de basse ou brèves textures. <strong>Dunaewsky69</strong> nous surprend avec un ton plus affirmé, une production plus riche, mais il reste sur les sonorités proposées par Kotra, bien loin de ses premières productions electronica chez Shaped Harmonics. De la même manière, la dernière signature du label <strong>Sturqen</strong> s'approprie subtilement le <i>Mince</i> de Kotra avec un apport rythmique assez affirmé.
<br />Après 43mn de testostérone, c'est <strong>Zavoloka</strong> qui a le mot de la fin et qui une fois encore nous laisse sans voix. Elle semble n'utiliser les bruits de Kotra qu'à titre de rythmique et apport de matière contrastant avec la légèreté de ses arpèges et boucles mélodiques, de toute beauté. Comme pour tous les disques Kvitnu, c'est également Zavoloka qui est responsable du superbe packaging, sobre carton bleu imprimé d'un rouge brillant.</p> <p>Malgré ce final plutôt immédiat, <i>Revolt</i> reste un album difficile d'accès, mais finalement un excellent représentant de la ligne artistique de Kvitnu.</p></div>
		
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		<title>Nicolas de Zorzi : Clepsydre</title>
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		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

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		<description>Nicolas de Zorzi est un compositeur français basé dans le nord de la France, peu connu de notre sphère musicale puisque son travail est principalement tourné vers la composition pour la danse contemporaine. EtherREAL traitant aussi de danse, il était tout à fait logique de parler de ce type de productions qui font le pont entre les deux rubriques. Certains lecteurs auront peut-être déjà croisé Nicolas de Zorzi qui composait en 2006 la bande son de Double Vision, un spectacle de Carolyn Carlson qui (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Nicolas de Zorzi est un compositeur français basé dans le nord de la France, peu connu de notre sphère musicale puisque son travail est principalement tourné vers la composition pour la danse contemporaine. EtherREAL traitant aussi de danse, il était tout à fait logique de parler de ce type de productions qui font le pont entre les deux rubriques. Certains lecteurs auront peut-être déjà croisé Nicolas de Zorzi qui composait en 2006 la bande son de <i>Double Vision</i>, un spectacle de <strong>Carolyn Carlson</strong> qui fait encore le tour du monde. En 2007 Nicolas de Zorzi travaillait avec la Compagnie Collectif 6ème Sens pour le spectacle <i>Clepsydre</i> qui serait son deuxième CD.</p> <p><i>Double Vision</i> était une œuvre que l'on qualifierait d'ambient expérimentale. Divisée en trois parties distinctes, elle explorait à la fois bruitages mécaniques, univers urbains et révélait quelques influences de musique progressive allemande. Sur <i>Clepsydre</i> le Français revient à une composition un peu plus classique, en intégrant des rythmiques en accord avec le travail des danseurs puisque la Compagnie Collectif 6ème Sens est clairement orientée hip-hop. Rien à voir avec le hip-hop toutefois sur cette bande son qui navigue entre ambient, rythmiques drum'n bass et références minimalistes.
<br />L'album semble reprendre les choses là où elles s'étaient arrêtée sur <i>Double Vision</i> avec un <i>Noizes</i> composé de résonances métalliques et de ronronnements granuleux de machines. Sur <i>Atoms</i> on pensera à un croisement entre les <i>Nagoya Marimbas</i> et le <i>Drumming</i> de <strong>Steve Reich</strong> sur une rythmique qui révèlent quelques influences drum'n bass que l'on retrouvera à plusieurs reprises. Disons que Nicolas de Zorzi crée une sorte de mélange qui fonctionne à merveille entre une electronica mélodique, tendance élégiaque sur <i>Parallels</i> et des roulements et cassures rythmiques, créant une IDM lumineuse sur <i>Echology</i>.</p> <p>On retrouve parfois le style de son premier album avec ces arpèges rétros, à commencer par <i>City Life</i> qui mêle habilement électronique et approche orchestrale avec percussions, piano et cordes. Ambiances à la cool qui ouvrent la porte à quelques pistes véritablement ambient et du même coup un peu plus expérimentales. Malgré son titre, les nappes de <i>In The Desert</i> ont des reflets aquatiques, la pluie tombe sur l'intro de <i>Red Sunrise</i> et les nappes du très beau <i>Premonition</i> se révèlent bouillonnantes.
<br />Après quelques influences orientales joliment arrangées sur <i>Heaven Ride</i>, on remarquera quelques faiblesses ou facilités (<i>Red Sunrise</i>, le très rythmique <i>Clock Work</i>) mais le disque s'achève sur les 6mn de <i>Mythology</i> qui signent un retour aux cordes avec montée orchestral et minimalisme plus proche cette fois d'un <strong>Philip Glass</strong>.</p> <p>Une bande son de spectacle finalement plutôt facile d'accès, avec de bons arguments pour ravir les amateurs d'electronica mélodique tout en sortant des codes du genre. On soupçonne Openfact d'être la propre structure de l'artiste, le CD se commande donc directement sur le site de Nicolas de Zorzi et se télécharge sur les principales plateformes connues.</p></div>
		
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		<title>Giuseppe Ielasi : Tools (EP)</title>
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		<dc:creator>François Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>Giuseppe Ielasi</dc:subject>
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		<description>À côté de ses travaux ambient, Giuseppe Ielasi a toujours aimé produire une musique plus expérimentale, faite de travaux abstraits sur les sonorités créées à partir de sources diverses. Poussant jusqu'au bout le concept, Tools est un EP dans lequel l'Italien va utiliser un objet du quotidien (poêle à frire, bracelet en caoutchouc, lampe en papier…) pour confectionner une rythmique servant de fondement à chacun des sept morceaux du disque. Ainsi qu'on pouvait l'imaginer, l'ensemble relève davantage de (...)

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		<div class='rss_texte'><p>À côté de ses travaux ambient, <strong>Giuseppe Ielasi</strong> a toujours aimé produire une musique plus expérimentale, faite de travaux abstraits sur les sonorités créées à partir de sources diverses. Poussant jusqu'au bout le concept, <i>Tools</i> est un EP dans lequel l'Italien va utiliser un objet du quotidien (poêle à frire, bracelet en caoutchouc, lampe en papier…) pour confectionner une rythmique servant de fondement à chacun des sept morceaux du disque.</p> <p>Ainsi qu'on pouvait l'imaginer, l'ensemble relève davantage de l'exercice de style, tant et si bien qu'une fois passées les premières secondes pendant lesquelles on cherche à reconnaître le bruit que peut faire l'un des ustensiles utilisés, rien de plus n'est proposé. Si l'absence d'autres composantes se justifie par le postulat même du disque, elle génère également le sentiment que le dispositif tourne un peu à vide. Fort heureusement, aucun titre ne dépasse les trois minutes trente, de telle sorte que la lassitude ne prend jamais véritablement le pas sur la curiosité.</p> <p>En bonne logique également, les passages les plus convaincants sont ceux dans lesquels sont convoqués des objets dont on conçoit parfaitement qu'ils puissent servir de base rythmique : <i>Rubber Band</i> (tout le monde a déjà joué avec un élastique et constaté que, plus on le tend, plus le son est aigu), <i>Polystyrene Box</i> (taper sur une boîte produit évidemment du son), <i>Aluminium Foil</i> et <i>Tin Can</i> (les feuilles d'aluminium et cannettes sont effectivement des recours récurrents pour les artistes expérimentaux). Amusant mais globalement plutôt anecdotique : voilà comment résumer cet EP.</p></div>
		
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	<item>
		<title>Bernhard Loibner : Unidentified Musical Subject</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique1">Disques</category>

		<dc:subject>Import</dc:subject>
		<dc:subject>11111000</dc:subject>
		<dc:subject>Electronique</dc:subject>
		<dc:subject>Ambient</dc:subject>
		<dc:subject>Expérimental</dc:subject>
		<dc:subject>Musique Concrète</dc:subject>
		<dc:subject>Electroacoustique</dc:subject>
		<dc:subject>Bernhard Loibner</dc:subject>
		<dc:subject>Moozak</dc:subject>

		<description>Un peu à la manière de Rhiz (où Bernhard Loibner a également joué), Moozak est un club de Vienne qui sort des disques depuis 2008 dans des registres plutôt expérimentaux. Si l'on fait l'impasse sur la division Kazoom, il s'agit là de la troisième sortie du club/label et du premier album solo. On découvre ici Bernhard Loibner qui n'en est pas à ses débuts puisque Unidentified Musical Subject est son 4eme CD. Une discographie que l'on trouvera principalement chez AllQuiet ou bien en ligne sur le netlabel (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2407" rel="tag"&gt;11111000&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2765" rel="tag"&gt;Electronique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2769" rel="tag"&gt;Ambient&lt;/a&gt;, 
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		<div class='rss_texte'><p>Un peu à la manière de <strong>Rhiz</strong> (où Bernhard Loibner a également joué), Moozak est un club de Vienne qui sort des disques depuis 2008 dans des registres plutôt expérimentaux. Si l'on fait l'impasse sur la division <strong>Kazoom</strong>, il s'agit là de la troisième sortie du club/label et du premier album solo. On découvre ici Bernhard Loibner qui n'en est pas à ses débuts puisque <i>Unidentified Musical Subject</i> est son 4eme CD. Une discographie que l'on trouvera principalement chez <strong>AllQuiet</strong> ou bien en ligne sur le netlabel polonais <strong>AudioTong</strong>.</p> <p>On a un peu de mal à cerner le travail de l'autrichien. Des influences de musique improvisée par ici avec des constructions plutôt imprévisibles ou la trompette de <strong>Franz Hautzinger</strong> sur <i>Scratch</i>, une slap bass très présente et à force un peu énervante sur <i>Degauss</i>, ou encore des percussions impromptues sur <i>B2b</i>. Pourtant ce sujet musical non identifié est loin d'être un album de free jazz. Loibner travaille avant tout sur l'électronique mais l'acoustique prend une importance nouvelle sur ses dernières productions. Les instruments sont donc samplés et triturés, hachés, déformés et remontés à la manière d'une musique concrète/contemporaine à laquelle on pense tout particulièrement sur <i>Degauss</i>, avec toutefois une approche plus organique.</p> <p>L'album se révèle sombre dans un premier temps avec des riffs de guitares et basses électroniques menaçantes sur un <i>Delta-6</i> qui se termine par une texture de bruit blanc et le son d'un clocher au loin. La guitare basse de <i>Scratch</i> trouve sa réponse dans des fracas électroniques évoquant des rochers qui s'écraseraient sur le sol. On préfèrera le travail effectué sur <i>Delta-2</i> où l'acoustique subit des traitements extrêmes, à en devenir méconnaissable, le mystérieux <i>B2b</i> lors duquel divers bruitages et notes semblent tomber aléatoirement sur un tapis de résonances métalliques et glissements électroniques, on encore <i>Accum</i>, plus proche d'une electronica expérimentale au laptop avec une guitare subissant de multiples cassures et autres bleeps électroniques à faire pâlir R2D2 !
On notera enfin la participation de <strong>Melita Jurisic</strong>, déjà croisée aux côtés de <strong>Metalycée</strong>, et reconnaissable à sa voix profonde et mystérieuse que l'on a tendance à trouver très connotée goth. Cela dit, sa participation fonctionne à merveille sur <i>Poem</i>, posant sa voix sur une électronique ambient tournoyante, et apportant un peu d'humanité sur le mécanique et écorché <i>Follow</i>.</p> <p>Un album difficile à appréhender, hétérogène, énervant par endroit, très beau par ailleurs, passant sans crier des gare des musiques savantes à une approche plus pop... Avis aux aventuriers !</p> <p>En bonus, certainement le morceau le plus facile d'accès, en version live.</p> <object width="469" height="289"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Jajc01pXsv8?fs=1&hl=fr_FR&rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Jajc01pXsv8?fs=1&hl=fr_FR&rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="469" height="289"></embed></object></div>
		
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