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<title>Media Tech</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/</link>
<description>Espace de réflexion autour des innovations techno et de l’univers des médias.</description>
<language>fr-FR</language>
<lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 23:17:41 +0200</lastBuildDate>
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<title>Les pitchs devant jury, le grand final de la MediaLab Session : acte 5</title>
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<description>La MediaLab Session s’est achevée hier soir par les pitchs de quatre projets de nouveaux médias, développés par équipes durant 48 heures. Tout au long de ce weekend, vous avez fait preuve de patience, en suivant les différents actes racontant l’événement au fil de son déroulé (pour les retardataires, voir...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La &lt;a href="http://medialabsession.org/" target="_blank"&gt;MediaLab Session&lt;/a&gt; s’est achevée hier soir par les pitchs de quatre projets de nouveaux médias, développés par équipes durant 48 heures. Tout au long de ce weekend, vous avez fait preuve de patience, en suivant &lt;strong&gt;les différents actes&lt;/strong&gt; racontant l’événement au fil de son déroulé (pour les retardataires, voir &lt;a href="http://bit.ly/J6Q3vM" target="_blank"&gt;acte 1&lt;/a&gt; // &lt;a href="http://bit.ly/KchteJ" target="_blank"&gt;acte 2&lt;/a&gt; // &lt;a href="http://bit.ly/JFuRHJ" target="_blank"&gt;acte 3&lt;/a&gt; // &lt;a href="http://bit.ly/JLysal" target="_blank"&gt;acte 4&lt;/a&gt;). Alors voilà, il est grand temps de revenir sur la &lt;strong&gt;soirée de clôture&lt;/strong&gt;, ultime étape pour les participants ! La fin des séances de travail a sonné dimanche à 18 heures, le temps pour les équipes de remettre leurs présentations aux organisateurs avant que le jury se mette en place. &lt;a href="https://twitter.com/#!/romainsaillet" target="_blank"&gt;Romain Saillet&lt;/a&gt; est rapidement revenu sur le concept de cette première MediaLab Session. Il en a bien sûr profité pour remercier les &lt;strong&gt;partenaires&lt;/strong&gt;, ainsi que les &lt;strong&gt;mentors &lt;/strong&gt;qui ont accompagné les participants dans l’avancement de leurs projets, avant de laisser les &lt;strong&gt;membres du jury&lt;/strong&gt; se présenter&amp;#0160;: Dominique Luneau, Christophe Delaporte, Julien Kostrèche, Guillaume Champeau et Adrien Poggetti (vous constaterez peut-être l’absence de parité du jury que l’organisateur lui-même a déploré). Un bref rappel du format des pitchs&amp;#0160;(5 mn de présentation, suivies de 5 mn de questions) puis les présentations ont démarré, après tirage au sort déterminant l’ordre de passage.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7197899576/" title="Jury et résultats de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Jury et résultats" height="374" src="http://farm8.staticflickr.com/7226/7197899576_86abc2454d.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="500" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avant de revenir brièvement sur chaque projet, quelques constats s’imposent. D’abord, il faut relever le &lt;strong&gt;professionnalisme&lt;/strong&gt; de cette soirée : un timing parfait et minuté, évitant tout dépassement du temps de parole alloué à chaque équipe. Ensuite, il convient de saluer les &lt;strong&gt;grands progrès&lt;/strong&gt; réalisés par les participants pour pitcher, en comparaison notamment avec les premiers essais plus ou moins tâtonnants du vendredi et du samedi soir. Bien sûr plus calés et abordant les points clefs, ces pitchs se aussi sont révélés plus &lt;em&gt;punchy&lt;/em&gt; grâce à l’&lt;strong&gt;aisance &lt;/strong&gt;acquise au fil du weekend. Les porteurs de projets ont donc eux-aussi fait preuve d’un vrai professionnalisme pour «&amp;#0160;vendre&amp;#0160;» leur média. Enfin, il faut bien sûr insister sur les &lt;strong&gt;évolutions impressionnantes&lt;/strong&gt; qu’ont connu les projets en 48 heures seulement&amp;#0160;: produit, support, contenu, modèle économique, RH, financement, etc. D’autant plus que tous ont acquis une dimension concrète grâce aux prototypes et maquettes réalisés.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Et puisque le suspense n’est plus de mise depuis hier, au cas où vous ne le saviez pas encore, &lt;strong&gt;l’équipe gagnante &lt;/strong&gt;de cette MediaLab Session est &lt;a href="https://twitter.com/#!/102heures" target="_blank"&gt;102 heures&lt;/a&gt; ! Pour revoir le pitch et l’interview de Denis, le chef de ce projet, &lt;a href="http://www.entreprenantes.com/magazine/345-medialab-session-pitch-et-interview-du-gagnant-102-heures.html" target="_blank"&gt;voir l’article d’EntrepreNantes&lt;/a&gt;. Par ailleurs, puisqu’il s’agit de mon cinquième billet sur la MediaLab Session, je vais &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;m’épargner&lt;/span&gt; vous épargner en ne décrivant pas en détail chaque projet et éviter ainsi les redites. Cela dit, je vais essayer d’évoquer les &lt;strong&gt;points phares &lt;/strong&gt;qui m’ont marquée par rapport aux précédentes présentations. &amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;West Cast&amp;#0160;» (ex-«&amp;#0160;Poule &amp;amp; Push&amp;#0160;»)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7197896386/" title="Pitch final Westcast de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch final Westcast" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5334/7197896386_67fd9c3781.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L’équipe composée de Pierre, Romain, Solange, Nicolas et Anne-Cécile a proposé une solution aux producteurs / diffuseurs de vidéos événementielles (de type compétitions de surf), visant donc une cible de niche. La &lt;strong&gt;valeur ajoutée de leur plateforme &lt;/strong&gt;reposait sur la centralisation de contenus agrégés autour de vidéos en live streaming, via des modules d’interactions entre les internautes notamment. Le modèle économique a été construit autour d’un ratio de &lt;strong&gt;20 % pour les recettes B to B&lt;/strong&gt; (via les diffuseurs de vidéos) et de &lt;strong&gt;80 % pour les recettes générées en B to C&lt;/strong&gt; (via des options proposées aux internautes). Nul doute que ce projet évoluera encore puisque ses deux porteurs y réfléchissent depuis quelques temps&amp;#0160;avec l’objectif de se lancer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;L’œil²&amp;#0160;» (ex-«&amp;#0160;Mosaik&amp;#0160;»)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7197897426/" title="Pitch final L&amp;#39;oeil² questions de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch final L&amp;#39;oeil² questions" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7071/7197897426_e4d8bb1da6.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L’équipe de David, Cécile, Frédéric et Solène a impressionné le public avec le prototype de sa maquette de magazine, traduisant bien ses &lt;em&gt;«&amp;#0160;ambitions éditoriale et graphique&amp;#0160;» &lt;/em&gt;comme l’a indiqué le jury. L’œil² est un projet bimédia hyperlocal dont le modèle économique s’est démarqué par son originalité&amp;#0160;: &lt;strong&gt;un magazine gratuit et un site web payant&lt;/strong&gt;. Le jury a dit avoir &lt;em&gt;«&amp;#0160;apprécié le côté un peu gonflé de ce business model&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, tout en exprimant son inquiétude sur sa viabilité. En bref, un pari risqué mais astucieux et novateur&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;102 h&amp;#0160;» (comprenez 102 heures)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7197898544/" title="Pitch final 102 h questions de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch final 102 h questions" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5331/7197898544_7926815c11.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La plus grosse équipe a rassemblé Denis, Laurent, Patrick, Steeve, Arnaud, Clément et Jean. L’idée de base reposait sur une page blanche fonctionnant avec une rédaction open source. En deux jours, 102 heures est devenu un &lt;strong&gt;site d’information hyperlocale&lt;/strong&gt;, proposant chaque semaine trois enquêtes réalisées du lundi matin au vendredi soir. L’idée étant de proposer aux internautes &lt;strong&gt;de suivre en temps réel et de participer à l’enquête&lt;/strong&gt; d’un journaliste professionnel, des fonctionnalités d’interactions et de géolocalisation ont été imaginées. Le pitch était &lt;strong&gt;très accrocheur&lt;/strong&gt; et a conquis le public tout autant que le jury par son originalité. Je suis ravie que le projet 102 heures ait remporté cette première édition de la MediaLab Session&amp;#0160;: c’était mon projet coup de cœur, et pas seulement parce que j’ai eu le plaisir de discuter plan de financement et modèle économique avec une partie de l’équipe le samedi soir aux alentours de minuit&amp;#0160;;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;«&amp;#0160;cACTUs&amp;#0160;»&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;#0160;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7197899024/" title="Pitch final Cactus de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch final Cactus" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7100/7197899024_c711bd19ab.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La quatrième équipe a collaboré autour d’un duo de Mathilde, d’Arnaud, de Guillaume et de Romain. cACTUs s’est développé comme un pure player hyperlocal dédié aux faits divers en temps réel, ciblant le grand public. L’entrée dans l’information a été pensée par &lt;strong&gt;la géolocalisation&lt;/strong&gt; et par &lt;strong&gt;la mise en scène de l’actualité&lt;/strong&gt; grâce à des frises chronologiques notamment. Le pitch a été très dynamique&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;tout le fait divers, maintenant et ici&amp;#0160;!&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Le modèle économique renvoyait à la &lt;strong&gt;publicité&lt;/strong&gt; et à une dimension &lt;strong&gt;B to B&lt;/strong&gt; passant par l’exploitation des bases de données. Le jury a salué la «&amp;#0160;présentation convaincante&amp;#0160;» de cACTUs en émettant quelques réserves sur la facette B to B du business model, nécessitant davantage d’investissements en RH, ainsi que sur de potentielles questions juridiques sous-jacentes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A noter enfin, les membres du jury ont fait &lt;strong&gt;durer le suspense&lt;/strong&gt; pendant quelques minutes avant de dévoiler le nom du projet gagnant. Ils ont tenté de relever le défi de «&amp;#0160;meubler&amp;#0160;» au moins 6 mn, en se passant le micro, pour faire mieux que Nikos Aliagas dans &lt;em&gt;The Voice&lt;/em&gt; la veille à la télé&amp;#0160;! Cela a été l’occasion pour eux de dresser &lt;strong&gt;un premier bilan&lt;/strong&gt;. Ils ont insisté sur l’investissement des participants, sur la qualité des projets qu’ils auraient eu envie &lt;em&gt;«&amp;#0160;d’avoir dans les mains ou à porter de souris&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, ainsi que sur la pertinence de cet événement, avant de proposer leur aide aux porteurs de projets qui envisageraient de poursuivre l’aventure. Finalement, tout le monde a rejoint &lt;strong&gt;le cocktail&lt;/strong&gt; préparé avec grand soin par Yoann et Douceline. La fatigue, l’euphorie, la satisfaction, un soupçon de déception et le soulagement auront été autant de sentiments perceptibles parmi les participants. Mais ils se sont unanimement déclarés &lt;strong&gt;ravis de cette expérience&lt;/strong&gt;. C’était probablement cela que Romain Saillet avait en tête en parlant &lt;em&gt;«&amp;#0160;d’aventure humaine&amp;#0160;»&lt;/em&gt; le premier jour&amp;#0160;! Pour preuve, il suffisait de regarder les tweets défiler le soir de clôture de la MediaLab Session,&amp;#0160;et même le lendemain :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0167667e3810970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="TWEETS MLSNANTES" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0167667e3810970b" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0167667e3810970b-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="TWEETS MLSNANTES" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-align: justify; font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;Parce qu’il faut bien un dernier acte pour clôturer une telle session.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Bonus à lire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Les articles de Philippe Couve&amp;#0160;: &lt;a href="http://www.samsa.fr/2012/05/13/medialab-session-48-heures-pour-inventer-un-media/"&gt;sur son expérience de mentor&lt;/a&gt; lors de l’événement, et &lt;a href="http://www.samsa.fr/2012/05/14/medialab-session-de-bonnes-idees-de-medias/"&gt;sur les résultats et le bilan&lt;/a&gt; de la MediaLab Session.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Bonus à voir&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Les vidéos réalisées par &lt;a href="https://twitter.com/#!/simonrobic"&gt;Simon Robic&lt;/a&gt; – &lt;a href="http://www.youtube.com/user/PressTIC"&gt;EntrepreNantes&lt;/a&gt;. Ou encore, si jamais vous avez le temps, la vidéo ci-dessous pour revivre la soirée de clôture. Pour entrer directement dans le cœur du lancement de la soirée, RDV à 14’&amp;#0160;// Pour voir les pitchs seulement, avancez à 20’&amp;#0160;// et à 1h39 pour écouter la restitution des délibérations du jury&amp;#0160;;)&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="292" scrolling="no" src="http://www.ustream.tv/embed/recorded/22564195" style="border: 0px none transparent;" width="475"&gt; &lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>MediaLab Session</category>
<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Mon, 14 May 2012 23:17:41 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Compte à rebours avant les pitchs finaux de la MediaLab Session : acte 4</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/compte-%C3%A0-rebours-avant-les-pitchs-finaux-de-la-medialab-session-acte-4.html</link>
<guid isPermaLink="true">http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/compte-%C3%A0-rebours-avant-les-pitchs-finaux-de-la-medialab-session-acte-4.html</guid>
<description>Depuis bientôt 48 heures, vous avez pu vivre en direct ou découvrir le fonctionnement de la MediaLab Session et suivre les avancés des quatre groupes dans leurs projets. Pour revivre les précédents actes de la MediaLab Session, voir acte 1 // acte 2 // acte 3. Mais à maintenant une...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis bientôt 48 heures, vous avez pu vivre en direct ou découvrir le fonctionnement de la &lt;a href="http://medialabsession.org/" target="_blank"&gt;MediaLab Session&lt;/a&gt; et suivre les avancés des quatre groupes dans leurs projets. Pour revivre les précédents actes de la MediaLab Session, voir &lt;a href="http://bit.ly/J6Q3vM" target="_blank"&gt;acte 1&lt;/a&gt; // &lt;a href="http://bit.ly/KchteJ" target="_blank"&gt;acte 2&lt;/a&gt; // &lt;a href="http://bit.ly/JFuRHJ" target="_blank"&gt;acte 3&lt;/a&gt;. Mais à maintenant une heure de la soumission des projets au jury, voici &lt;strong&gt;un petit rappel et bilan d’étape&lt;/strong&gt; des nouveaux médias en construction ce weekend. Désormais, tous ont leur nom de code. N’oubliez pas, la soirée de clôture débute à 18 heures. Vous pourrez la suivre en direct sur &lt;a href="http://www.ustream.tv/channel/medialab-session-nantes" target="_blank"&gt;Ustream&lt;/a&gt; et grâce à #mlsnantes sur Twitter.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;102 heures&amp;#0160;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une équipe de sept personnes&amp;#0160;: Denis, Laurent, Patrick, Steeve, Arnaud, Clément &amp;amp; Jean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187339040/" title="Groupe Projet 102 h de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Groupe Projet 102 h" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7079/7187339040_2a389f8139.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;«&amp;#0160;102 heures&amp;#0160;» est un &lt;strong&gt;pure player hyperlocal collaboratif&lt;/strong&gt; proposant chaque semaine aux internautes de suivre et de participer à des enquêtes usant la géolocalisation. La construction de leur modèle économique semble s’être affinée depuis le pitch d’hier. Par ailleurs, l’équipe a dévoilé ce midi sur &lt;a href="https://twitter.com/#!/102heures" target="_blank"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt; un &lt;strong&gt;aperçu de son interface&lt;/strong&gt;. Le groupe y a même fait figurer un compte à rebours avant le pitch final&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7188559508/" title="102heures interface de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="102heures interface" height="470" src="http://farm8.staticflickr.com/7220/7188559508_696abdb60d.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;Poule &amp;amp; Push&amp;#0160;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une équipe de cinq personnes&amp;#0160;: Pierre, Romain, Solange, Nicolas &amp;amp; Anne-Cécile.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187337318/" title="Groupe projet webcast de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Groupe projet webcast" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7086/7187337318_46b1ed2bc8.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;« Poule &amp;amp; Push » est le nom choisi par le &lt;strong&gt;projet de webcast événementielle&lt;/strong&gt; proposant une plateforme centralisant des vidéos en live et des modules sociaux. L’interface est encore mystérieuse, mais l’équipe a créé en début d’après-midi &lt;a href="https://twitter.com/#!/pouleandpush" target="_blank"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt;, où figure &lt;strong&gt;son logo&lt;/strong&gt;. La surprise sera dévoilée lors du pitch&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7188560006/" title="Poule &amp;amp; Push logo de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Poule &amp;amp; Push logo" height="350" src="http://farm8.staticflickr.com/7096/7188560006_f7c67610e6.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="350" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;Cactus Nantes&amp;#0160;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une équipe de cinq personnes&amp;#0160;: deux Mathilde, Arnaud, Guillaume &amp;amp; &lt;a href="https://twitter.com/#!/romainguefveneu" target="_blank"&gt;Romain Guefveneu&lt;/a&gt; (mentor qui a apporté ses connaissances techniques au groupe).&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187337104/" title="Groupe projet faits divers de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Groupe projet faits divers" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7073/7187337104_8927af53fa.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;«&amp;#0160;Cactus Nantes&amp;#0160;» est un projet de &lt;strong&gt;pure player hyperlocal dédié aux faits divers&lt;/strong&gt; et à l’actualité judiciaire. Bases de données, cartographie et articles sont au programme. Le groupe a dévoilé &lt;strong&gt;une capture de son interface&lt;/strong&gt; dans l’après-midi sur &lt;a href="https://twitter.com/#!/CactusNantes" target="_blank"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt;. RDV lors du pitch final pour découvrir les subtilités de leur modèle économique&amp;#0160;!&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7188559640/" title="Cactus interface de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Cactus interface" height="450" src="http://farm8.staticflickr.com/7084/7188559640_97bcf62e2f.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet «&amp;#0160;Mosaik&amp;#0160;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une équipe de quatre personnes&amp;#0160;: David, Cécile, Frédéric &amp;amp; Solène.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187338708/" title="Groupe projet mag bimédia de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Groupe projet mag bimédia" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5469/7187338708_4a664f1237.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;«&amp;#0160;Mosaik&amp;#0160;» est un &lt;strong&gt;projet bimédia hyperlocal&lt;/strong&gt;, alliant un magazine papier gratuit et un site web payant. Le contenu traitera de thématiques de société, la qualité éditoriale étant au cœur de leur préoccupation. L’équipe entretient le mystère autour de son projet (comme pour leur photo&amp;#0160;;) et semble préférer attendre le pitch pour dévoiler davantage de détails sur son projet. Le voile sera bientôt levé&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;Ce quatrième acte n’était au départ pas dans mon programme, mais la diffusion de visuels de certains projets sur le web m’a incitée à vous les faire (re)découvrir en un coup d’œil avant les pitchs. A suivre…&amp;#0160;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>MediaLab Session</category>
<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Sun, 13 May 2012 16:55:10 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Les coulisses de la MediaLab Session : acte 3 </title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/les-coulisses-de-la-medialab-session-acte-3-.html</link>
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<description>Lancée vendredi soir, cette première édition de la MediaLab Session a vu se constituer quatre équipes travaillant durant le weekend sur des projets de nouveaux médias. Le déroulé des premières 24 heures a révélé le dynamisme et l’investissement des participants. Depuis le premier pitch, les projets évoluent à vitesse grand...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://bit.ly/J6Q3vM" target="_blank"&gt;Lancée vendredi soir&lt;/a&gt;, cette première édition de la MediaLab Session a vu se constituer quatre équipes travaillant durant le weekend sur des projets de nouveaux médias. &lt;a href="http://bit.ly/KchteJ" target="_blank"&gt;Le déroulé des premières 24 heures&lt;/a&gt; a révélé le &lt;strong&gt;dynamisme&lt;/strong&gt; et l’investissement des participants. Depuis le premier pitch, les projets évoluent à vitesse grand V. Les organisateurs ont sondé les participants afin de savoir si certains envisageaient de rester &lt;strong&gt;travailler en non-stop&lt;/strong&gt; pendant les deux jours de l’expérience. Deux groupes semblaient pourquoi pas partants pour une nuit blanche… Cela dit, à la nuit tombée toutes les équipes étaient encore bien là, fidèles à leur QG établi pour le weekend.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187337600/" title="night work de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="night work" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7083/7187337600_56ce552b90.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=FECFb1_YdII" target="_blank"&gt;Saturday night fever&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une partie des &lt;strong&gt;mentors&lt;/strong&gt; est aussi restée tard dans la soirée pour prendre le temps d’accompagner au mieux les projets. Et oui, il n’y a pas d’heure pour se poser des questions et avancer ses réflexions… Une première équipe a finalement stoppé cette &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;déjà bien longue&lt;/span&gt; journée de travail vers 23 heures samedi soir, pour reprendre des forces et affronter la dernière ligne droite dimanche. Les trois autres groupes étaient encore à l’œuvre, pas toujours au complet. Les &lt;strong&gt;plus vaillants&lt;/strong&gt; sont restés travailler jusque vers 1 h 30 dans la nuit de samedi à dimanche, mais même les lignes de code commençaient à devenir floues à force…&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187337888/" title="code de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="code" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7078/7187337888_a22ac0d1fd.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Vers minuit au deuxième étage, on a pu voir &lt;a href="https://twitter.com/#!/romainsaillet" target="_blank"&gt;Romain Saillet&lt;/a&gt;, l’organisateur de cette MediaLab Session, se transformer en mentor&amp;#0160;!&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187338220/" title="Romain Saillet en coach de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Romain Saillet en coach" height="475" src="http://farm6.staticflickr.com/5324/7187338220_826041ca6a.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="355" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=09bHvtAz4j8" target="_blank"&gt;Sunday morning&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dimanche matin, c’est la dernière ligne droite pour peaufiner les projets d’ici la tenue des pitchs finaux à 18 heures, devant le grand jury. &lt;a href="https://twitter.com/#!/simonrobic" target="_blank"&gt;Simon Robic&lt;/a&gt; a interviewé et filmé les chefs de projets afin de recueillir leurs impressions sur ce weekend et sur l’avenir potentiel de leur projet après la MediaLab Session. Visiblement, les participants sont ravis de l’expérience et saluent les apports de cet événement. Les &lt;a href="http://www.entreprenantes.com/magazine/343-medialab-session-rencontre-avec-les-porteurs-de-projet.html" target="_blank"&gt;vidéos viennent d’être mises en ligne sur Entreprenantes&lt;/a&gt;. N’oubliez pas que vous pouvez également visionner &lt;a href="http://www.entreprenantes.com/magazine/342-medialab-session-un-point-sur-les-projets.html" target="_blank"&gt;les pitchs de mi-parcours&lt;/a&gt; qui ont lieu samedi soir.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187338500/" title="ITW chef de projet de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="ITW chef de projet" height="355" src="http://farm9.staticflickr.com/8164/7187338500_dee0d2e591.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Toutes les équipes travaillent et les heures tournent. Eléments à noter, le projet de pure player hyperlocal dédié aux faits divers «&amp;#0160;Cactus&amp;#0160;» vient à son tour de créer &lt;a href="https://twitter.com/#!/CactusNantes" target="_blank"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt;&amp;#0160;; dans la lignée du groupe &lt;a href="https://twitter.com/#!/102heures"&gt;102 heures&lt;/a&gt;. Heureusement, le buffet installé au rez-de-chaussée permet aux participants de se ravitailler. Remercions pour cela l&amp;#39;équipe organisatrice de l’événement et le duo Yoann / Douceline&amp;#0160;!&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7187794110/" title="Team nourricière de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Team nourricière" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7242/7187794110_5a3c3e0851.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle ? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Parce que c’était le troisième acte de la MediaLab Session avant la séance finale de pitchs ce soir&amp;#0160;! A suivre…&amp;#0160;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>MediaLab Session</category>
<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Sun, 13 May 2012 14:19:19 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Les premières 24 heures de la MediaLab Session : acte 2</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/les-premi%C3%A8res-24-heures-de-la-medialab-session-acte-2.html</link>
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<description>Le coup d’envoi de la MediaLab Session a été donné vendredi à Nantes. La soirée de lancement a été l’occasion pour les participants de se constituer en quatre équipes autour de projets de créations de médias. Le défi est de taille : ils ne disposent que de 48 heures pour...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le coup d’envoi de la &lt;a href="http://medialabsession.org/" target="_blank"&gt;MediaLab Session&lt;/a&gt; a été donné vendredi à Nantes. &lt;a href="http://bit.ly/J6Q3vM" target="_blank"&gt;La soirée de lancement&lt;/a&gt; a été l’occasion pour les participants de se constituer en &lt;strong&gt;quatre équipes&lt;/strong&gt; autour de projets de créations de médias. Le défi est de taille&amp;#0160;: ils ne disposent que de 48 heures pour présenter au jury final (dimanche soir) un projet aussi abouti que possible. Au-delà du choix du support et de la thématique, ils doivent réfléchir à la valeur ajoutée de leur service, à leur cible, à leur modèle économique, tout en imaginant leur produit et idéalement en réalisant un prototype. En bref, ils n’ont pas de temps à perdre&amp;#0160;pour aboutir à un projet qui tienne la route ! Les participants l’ont bien compris et sont arrivés dès 9 heures pour se retrouver autour d’un petit déjeuner avant de se mettre au travail.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Une journée de travail et de questionnements &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les équipes étaient libres de choisir leur salle et l’ensemble des participants s’est très vite approprié l’espace de Sciences Com. Trois groupes ont installé leur QG au premier étage dans des bureaux distincts, alors que la quatrième équipe a choisi de s’installer seule au deuxième étage. Au-delà du calme nécessaire pour travailler (moins d’interférences entre les conversations), cette appropriation des lieux est peut-être révélatrice d’un souhait d’éviter tout &lt;strong&gt;espionnage concurrentiel&lt;/strong&gt;&amp;#0160;?! A ce propos, lorsque je me suis faufilée dans les rangs des équipes pour découvrir leurs avancées et prendre quelques photos, certains m’ont soupçonnée de me livrer à de telles pratiques&amp;#0160;;) La faute m’en revient de ne pas m’être préalablement identifiée comme neutre et observatrice … de peur de les couper dans leurs échanges. Je crois que je suis repérée maintenant…&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour revenir à une dimension plus concrète sur cette première journée, évoquer l’organisation des espaces de travail me paraît pertinent. Chaque équipe est bien sûr équipée d’ordinateurs allumés et connectés, ce qui est assez logique, puisque les projets développés au cours de la MediaLab Session comportent tous une &lt;strong&gt;composante numérique&lt;/strong&gt;. Cela étant, discuter et gribouiller par écrit les idées demeure indispensable pour synthétiser la réflexion.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182855962/" title="Paperboard webcast de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Paperboard webcast" height="475" src="http://farm8.staticflickr.com/7086/7182855962_3c924d2400.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="355" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C’est ainsi que les brainstormings, schémas et démonstrations se matérialisent grâce aux bonnes vieilles méthodes &lt;strong&gt;de paperboards et de tableaux blancs&lt;/strong&gt;.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182858708/" title="Paperboard mag bi-média de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Paperboard mag bi-média" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7074/7182858708_a7d24c0eb9.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, au fil de la session, les participants reçoivent la &lt;strong&gt;visite des différents mentors&lt;/strong&gt; pour suivre, questionner et accompagner leurs projets. La question de la fréquence et de la durée de ces séances de discussion s’est révélée assez déterminante. Ecouter la présentation des équipes, aiguiller leur raisonnement et répondre à leurs doutes soulève bien évidemment des remarques supplémentaires émanant des mentors. Lors qu’ils interviennent de la sorte, les mentors doivent donc garder en tête que certes les équipes doivent avancer vite, mais bien aussi. D’où l’idée de s’organiser pour leur dispenser des &lt;strong&gt;points synthétiques&lt;/strong&gt; peut-être plus fréquents qu’une séance trop dense qui risquerait d’embrouiller les esprits et de freiner l’avancement des participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182856254/" title="Session de travail de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Session de travail" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5160/7182856254_ae3bdda6fc.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avant de déjeuner, la matinée s’est achevée par une présentation de &lt;a href="https://twitter.com/#!/simonrobic" target="_blank"&gt;Simon Robic&lt;/a&gt;, co-fondateur de &lt;a href="https://twitter.com/#!/bringr" target="_blank"&gt;Bringr&lt;/a&gt;, un service construit pour &lt;em&gt;«&amp;#0160;ramener du sens à tout ce qui est publié sur le web&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Bringr est un agrégateur de flux très amélioré, dont la valeur ajoutée repose autant sur les fonctionnalités de &lt;strong&gt;personnalisation des filtres&lt;/strong&gt; que sur des statistiques quantitatives et qualitatives (avec analyse sentimentale du champ lexical entourant le mot clé choisi). Du point de vue des usages, Bringr pourrait devenir un outil des plus pertinents pour les journalistes, veilleurs ou internautes désireux de &lt;strong&gt;centraliser sur une seule et même plateforme&lt;/strong&gt; les évocations en ligne de leurs sujets de prédilection, en temps réel et en stockant leur historique (sachant qu’il sera possible de choisir les sources d’intérêt&amp;#0160;: réseaux sociaux, blogs, etc.). Bringr sera prochainement disponible &lt;a href="http://brin.gr/" target="_blank"&gt;en version beta&lt;/a&gt;. Le lancement et le modèle économique de cet &lt;em&gt;«&amp;#0160;outil pour prendre le pouls d’un sujet ou d’un territoire&amp;#0160;»&lt;/em&gt; seront donc à surveiller de près.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182856516/" title="Présentation Bringr de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Présentation Bringr" height="355" src="http://farm9.staticflickr.com/8014/7182856516_1bbd5fb706.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;L’échéance de l’exercice des pitchs de mi-parcours &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En fin d’après-midi, les équipes ont été invitées à pitcher leurs projets pour faire état de leur avancement et s’entraîner pour cette épreuve finale de la MediaLab Session. Au programme&amp;#0160;: cinq minutes de présentation suivies de cinq minutes de questions. Cet exercice visait avant tout à tester les participants sur la pratique du pitch et à les aider à s’améliorer.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le projet de site web page blanche      alimenté par une rédaction en open source (et la mise en ligne de contenus      bruts géolocalisés)&amp;#0160;est désormais baptisé «&amp;#0160;&lt;strong&gt;102 heures&amp;#0160;&lt;/strong&gt;»&amp;#0160;! &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi ce nom 102 heures&amp;#0160;? Certains se sont un peu arrachés les cheveux pour trouver le calcul, alors je vais vous livrer leur formule&amp;#0160;: prenez le temps de réalisation d’une enquête du lundi 9 heures au vendredi 17 heures, et vous aboutirez à 104 heures. La diction n’étant pas des plus fluides, l’équipe a opté pour réduire ce temps à 102 heures&amp;#0160;! Ce groupe entièrement masculin de sept personnes a opté pour un &lt;strong&gt;projet hyperlocal&lt;/strong&gt; repose sur des &lt;strong&gt;enquêtes hebdomadaires géolocalisées&lt;/strong&gt; traitées par des journalistes. Chaque semaine, trois sujets seront proposés&amp;#0160;: le premier déterminé par la rédaction, le deuxième choisi par les internautes et le dernier proposé et réalisé par un journaliste d’un média partenaire. Le concept de la page blanche renvoie à l’idée qu’elle se remplira au fil de l’investigation du journaliste que les internautes pourront suivre. Pour donner une seconde vie aux enquêtes, le groupe imagine peut-être des &lt;strong&gt;post-enquêtes&lt;/strong&gt; de type webdocumentaires ou séquences TV. Le modèle économique esquissé repose sur la publicité et le crowdfunding. Bonne surprise&amp;#0160;: l’équipe a déjà &lt;a href="https://twitter.com/#!/102heures" target="_blank"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt;&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le magazine &lt;strong&gt;mensuel gratuit bi-média&lt;/strong&gt; de news hyperlocales se dénomme pour      le moment «&amp;#0160;Mosaïque&amp;#0160;». &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce groupe de cinq personnes conçoit son magazine papier comme un &lt;em&gt;«&amp;#0160;objet de lecture&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;en travaillant l’esthétisme et en y intégrant pourquoi pas du photojournalisme. La dimension éditoriale promet un &lt;em&gt;«&amp;#0160;contenu de qualité&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Trois thématiques sont retenues&amp;#0160;: actualité, art de vivre, métiers et entreprises. Le projet repose sur une &lt;strong&gt;dimension collaborative&lt;/strong&gt;, avec l’idée de constituer un &lt;em&gt;«&amp;#0160;pool d’alerteurs&amp;#0160;»&lt;/em&gt; sur les événements dans la ville. Le caractère gratuit du magazine impose a priori un modèle publicitaire. Quant à la diffusion, elle passerait par le canal des entreprises et des lieux publics collectifs et culturels. Les questions posées après le pitch ont été principalement axées sur la définition de l’offre bi-média, la précision de la cible, ainsi que la pertinence du modèle économique au vu des coûts de production d’un produit esthétique au sujet duquel l’équipe n’avait malheureusement pas encore de précisions concrètes à apporter (format, maquette, qualité du papier, etc.). Laissons-leur le temps d’affiner leur projet dans les prochaines 24 heures&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182857430/" title="Pitch projet bimédia de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch projet bimédia" height="355" src="http://farm9.staticflickr.com/8024/7182857430_b28851b985.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La &lt;strong&gt;webcast      événementielle&lt;/strong&gt; (sport, musique, etc.) tournée vers l’usager était hier      déjà un projet mûrement réfléchi par ses deux porteurs, qui ont depuis agrandi      leur équipe. &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce groupe de cinq personnes a pour ambition de créer une plateforme centralisant à la fois la vidéo live d’un événement et la &lt;strong&gt;dimension sociale&lt;/strong&gt;. Le pitch s’est longuement intéressé à la justification des choix opérés, un peu trop au goût des mentors&amp;#0160;;). A l’heure actuelle, visionner le live d’une compétition de surf par exemple relève du jonglage entre plusieurs onglets&amp;#0160;: site diffuseur de la vidéo, Facebook, Twitter, etc. Ce projet souhaite donc se distinguer en offrant aux usagers la &lt;strong&gt;centralisation&lt;/strong&gt; comme valeur ajoutée. Ce modèle renvoie à une logique &lt;strong&gt;en B to B&lt;/strong&gt;, puisque c’est la plateforme qui serait fournie à des producteurs d’événements (le groupe ne serait pas producteur des vidéos). Par ailleurs, la tendance du marché semble s’orienter vers un visionnage payant du webcast, d’où la possibilité de prélever une &lt;strong&gt;commission&lt;/strong&gt; sur les recettes générées par cette voie auprès des producteurs/diffuseurs. D’éventuelles options payantes pour les usagers, comme les alertes ou les commentaires (peut-être intégrés au bon timing, à la mode de &lt;a href="http://soundcloud.com/" target="_blank"&gt;SoundCloud&lt;/a&gt;) sont à l’étude. L’équipe a impressionné le public en annonçant qu’elle avait réussi à contacter le responsable média de l’ASP Europe (Association of Surfing Professionals), qui s’est dit très intéressé par le projet. A la question de savoir s’ils souhaitaient se positionner sur le marché du replay, le groupe a répondu se focaliser sur le live pour le moment. &amp;#0160;&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le &lt;strong&gt;pure      player hyperlocal&lt;/strong&gt;&amp;#0160;&amp;quot;Cactus&amp;quot; axé sur les faits divers et la justice souhaite aussi travailler la géolocalisation, afin de proposer une &lt;strong&gt;cartographie et une base de données&amp;#0160;&lt;/strong&gt;de ces actualités. &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce groupe de cinq personnes a introduit son pitch en rappelant que les faits divers étaient &lt;em&gt;«&amp;#0160;la poule aux œufs d’or de la presse locale&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Aux yeux des mentors, cette équipe s’est elle-aussi un peu trop étendue sur la justification de son sujet et a un peu trop tardé à dévoiler le cœur de son projet. Au-delà de ce point, le dynamisme de la présentation a été ponctué d’anecdotes et du rappel de règles aussi fondamentales que &lt;em&gt;«&amp;#0160;la règle du mort kilométrique&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, selon laquelle un meurtre commis pas loin de chez soi suscite &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;malheureusement peut-être&lt;/span&gt; davantage d’intérêt qu’une centaine de meurtres commis à l’autre bout du monde&amp;#0160;(la &lt;strong&gt;proximité &lt;/strong&gt;étant un critère phare de l’information hyperlocale). La géolocalisation a suscité des réserves parmi les mentors, Philippe Couve leur a ainsi demandé s’ils avaient prévu un &lt;em&gt;«&amp;#0160;budget juridique&amp;#0160;»&lt;/em&gt; pour d’&lt;strong&gt;éventuels litiges &lt;/strong&gt;liés à la problématique du croisement de l’hyperlocal (tout le monde se connaît dans une petite ville) et de présomption d’innocence lors de la couverture d’un procès par exemple. Au niveau du modèle économique, le groupe penche pour la publicité, la syndication ou encore la possibilité de se convertir en agence de presse de faits divers. Sur ce point, les mentors ont relevé les &lt;strong&gt;potentielles réticences&lt;/strong&gt; des annonceurs du fait de la thématique du pure player.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7182858200/" title="Pitch groupe faits div de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Pitch groupe faits div" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5279/7182858200_0a3d9cc157.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cet &lt;strong&gt;entraînement de mi-parcours&lt;/strong&gt; à la pratique du pitch s’est révélé des plus bénéfiques, parce qu’il a permis aux participants de se mettre en situation pour la séance finale. Les mentors en ont profité pour leur donner des conseils et des astuces pour parvenir à exceller dans l’art de pitcher. Pour retrouver les photos des autres pitch, &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/sets/72157629664955428/" target="_blank"&gt;RDV ici&lt;/a&gt;. Tout le monde s’est remis au travail et les équipes ne se sont accordées qu’une courte pause pizza pour le dîner. Il est 23 heures, trois équipes sont encore au travail et une équipe semble avoir opté pour se reposer pour mieux repartir tôt demain. Les autres participants vont-ils rester &lt;strong&gt;travailler à SciencesCom toute la nuit&lt;/strong&gt; pour tirer au mieux profit des 48 heures de la MediaLab Session&amp;#0160;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Parce que c’était le deuxième acte de la MediaLab Session&amp;#0160;! A suivre…&amp;#0160;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>MediaLab Session</category>
<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Sat, 12 May 2012 23:07:39 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Lancement de la première édition MediaLab Session à Nantes : acte 1</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/lancement-de-la-premi%C3%A8re-%C3%A9dition-medialab-session-%C3%A0-nantes-acte-1.html</link>
<guid isPermaLink="true">http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/lancement-de-la-premi%C3%A8re-%C3%A9dition-medialab-session-%C3%A0-nantes-acte-1.html</guid>
<description>Vous connaissez le principe des start-up weekends ? MediaLab Session c’est un projet dans le même esprit qui s’intéresse au domaine des médias. L’objectif : concevoir un média en 48 heures en repensant « les contenants et contenus médiatiques ». La méthode : rassembler et mutualiser un spectre de compétences...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Vous connaissez le principe des &lt;a href="http://startupweekend.org/" target="_blank"&gt;start-up weekends&amp;#0160;&lt;/a&gt;? &lt;a href="http://medialabsession.org/" target="_blank"&gt;MediaLab Session&lt;/a&gt; c’est un projet dans le même esprit qui s’intéresse au domaine des médias. L’objectif&amp;#0160;: concevoir un média en 48 heures en repensant &lt;em&gt;«&amp;#0160;les contenants et contenus médiatiques&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. La méthode&amp;#0160;: rassembler et mutualiser un spectre de compétences pour constituer des &lt;strong&gt;équipes pluridisciplinaires&lt;/strong&gt;, alliant journalistes, communicants, designers, développeurs, étudiants comme professionnels. Parrainée par &lt;a href="https://twitter.com/#!/NicolasVoisin" target="_blank"&gt;Nicolas Voisin&lt;/a&gt; (Owni, 22Mars, Tactilize), cette première édition de MediaLab Session est portée par une équipe soudée autour de son fondateur &lt;a href="https://twitter.com/#!/RomainSaillet" target="_blank"&gt;Romain Saillet&lt;/a&gt;, avec &lt;a href="https://twitter.com/#!/SimonRobic" target="_blank"&gt;Simon Robic&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/YoDigue" target="_blank"&gt;Yoann Digue&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://twitter.com/#!/emmasibiril" target="_blank"&gt;Emmanuelle Sibiril&lt;/a&gt; notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0163057ea385970d-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="MediaLab Session" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0163057ea385970d" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0163057ea385970d-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="MediaLab Session" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le défi qu’ont accepté de relever les participants à l’événement est de bâtir des &lt;strong&gt;projets de créations médiatiques&lt;/strong&gt; en un weekend (du 11 au 13 mai 2012). Pour y parvenir, ils bénéficieront de l’accompagnement et de conseils prodigués par des mentors&amp;#0160;: &lt;a href="https://twitter.com/#!/Couve" target="_blank"&gt;Philippe Couve&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/nirinatweet" target="_blank"&gt;Nirina Thibault&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/naonedbus" target="_blank"&gt;Romain Guefveneu&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/Dobelioubi" target="_blank"&gt;Walter Bouvais&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/achaigneau" target="_blank"&gt;Arnaud Chaigneau&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://twitter.com/#!/TheDarkPixel" target="_blank"&gt;Olivier Dassonville&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://twitter.com/#!/ChCariou" target="_blank"&gt;Christophe Cariou&lt;/a&gt;. Une trentaine de participants va tenter l’aventure, un nombre déjà conséquent pour assurer un accompagnement optimal des groupes. Le weekend se conclura par la présentation de leurs réalisations à un &lt;strong&gt;jury d’experts&lt;/strong&gt; des médias et d’entrepreneurs dimanche soir au cours d’un pitch de cinq minutes seulement. L’enjeu sera de voir comment les membres des équipes seront parvenus à travailler ensemble, en un temps limité, pour proposer un projet autant construit et abouti que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Soirée de lancement de la MediaLab Session&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7180942098/" title="Soirée de lancement de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Soirée de lancement" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5461/7180942098_71a4e38e08.jpg" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une trentaine de participants a assisté à la soirée de lancement de la MediaLab Session dans les locaux de &lt;a href="http://www.sciencescom.org/" target="_blank"&gt;SciencesCom&lt;/a&gt; à Nantes. Romain Saillet a rappelé l’organisation et les objectifs de cette expérimentation. L’idée n’étant pas de parvenir à &lt;strong&gt;révolutionner les médias&lt;/strong&gt; en 48 heures, mais bien d’élaborer des projets innovants par petites touches. Cette courte phase de cadrage s’est révélée des plus utiles, notamment au niveau des &lt;strong&gt;méthodes de travail&lt;/strong&gt;, telles que les pitchs ou les brainstormings. Certains participants ont en effet admis qu’ils n’étaient pas forcément familiers avec ces pratiques. Au vu de son mode de fonctionnement, ce type d’événement génère donc de véritables &lt;strong&gt;challenges&lt;/strong&gt;, en particulier du fait de sa courte durée et du regroupement d’individus d’horizons variés pour travailler ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour encourager les discussions et la mise en pratique, un exercice d’initiation au&lt;strong&gt; pitch&lt;/strong&gt; a été lancé après la constitution de quatre groupes de manière aléatoire. Le tirage de deux papiers a suffi pour amorcer la séance&amp;#0160;: un type de média et une thématique. Puis, quelques minutes pour discuter et imaginer un pitch d’une minute seulement, la sonnerie du chronomètre marquant la fin (non négociable) de la prestation. C’est ainsi que quatre projets sont nés&amp;#0160;: un &lt;strong&gt;pure player&lt;/strong&gt; sur les gens (à la mode d’un &lt;em&gt;«&amp;#0160;Jean-Pierre Pernault sur le net&amp;#0160;»&lt;/em&gt;), une &lt;strong&gt;webradio&lt;/strong&gt; européenne, une &lt;strong&gt;application&lt;/strong&gt; dédiée à l’économie (basée sur des visualisations des secteurs recrutant et des emplois numériques) et une &lt;strong&gt;webTV&lt;/strong&gt; sur les animaux (pensée pour que les enfants puissent découvrir un pays avec un animal comme point d’entrée). Cette courte session a révélé qu’à partir d’une idée générale, il était possible de &lt;strong&gt;faire émerger des projets aussi divers que variés &lt;/strong&gt;après seulement quelques échanges, même entre des personnes ne se connaissant pas forcément. C’est ici que les propos de Romain Saillet ont déjà pris toute leur dimension&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;la MediaLab Session c’est presque avant tout une aventure humaine&amp;#0160;!&amp;#0160;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Choix des projets et constitution des équipes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7180942234/" title="Soirée de lancement Pitch de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Soirée de lancement Pitch" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7222/7180942234_4786ae3000.jpg" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur la trentaine de participants, le &lt;strong&gt;nombre d’hommes&lt;/strong&gt; s’est révélé être plus élevé que celui de femmes avec des proportions de l’ordre deux tiers / un tiers. Ce type de constat paraît pourtant récurrent&amp;#0160;: que l’on parle des univers high-tech comme des médias, &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-femmes-sous-representees-dans-les-medias-c-est_1058898.html" target="_blank"&gt;les femmes y sont bien souvent sous-représentées&lt;/a&gt;. Je ne vais pas donc m’attarder sur ce manque de parité, mais plutôt déjà saluer la présence de participantes féminines&amp;#0160;! Après tout, ce weekend ne sera pas fait que de projets de mecs, et c’est déjà ça. Parmi les participants, certains étaient venus avec une idée en tête&amp;#0160;: &lt;strong&gt;six pitchs&lt;/strong&gt; de projets ont donc eu lieu afin de tenter d’y rallier des forces vives et de constituer des équipes.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Voici les six idées présentées brièvement&amp;#0160;(sachant que toutes n’avaient pas de noms de code)&amp;#0160;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un magazine &lt;strong&gt;mensuel gratuit bi-média&lt;/strong&gt; (print-web) news ou lifestyle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;#0160;MediaPeuple&amp;#0160;»&amp;#0160;: une &lt;strong&gt;revue du web&lt;/strong&gt; sur les gens      ordinaires&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un &lt;strong&gt;pure      player hyperlocal&lt;/strong&gt; axé sur les faits divers et la justice, avec une      attention portée au dynamisme des réseaux sociaux sur l’actualité locale&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;#0160;Style connect&amp;#0160;»&amp;#0160;: une &lt;strong&gt;webcast événementielle&lt;/strong&gt; (sport,      musique, etc.) que l’usager peut s’approprier et qui comporterait une      dimension sociale pour rassembler des communautés de passionnés&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;#0160;Glastnost&amp;#0160;»&amp;#0160;: une page blanche      alimentée par une &lt;strong&gt;rédaction en open      source&lt;/strong&gt;, passant par la mise en ligne de contenus bruts géolocalisés &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une &lt;strong&gt;webradio      citoyenne européenne&lt;/strong&gt; s’appuyant par exemple sur les radios      universitaires pour faire entendre les sons de protestation.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les sujets de ces projets reflètent globalement les évolutions en cours dans le secteur des médias&amp;#0160;: seul un projet bi-média, beaucoup de web, du contributif, du communautaire, etc. Il est possible de remarquer l’absence d’idées portées par de purs &lt;em&gt;geeks&lt;/em&gt;&amp;#0160;: pas de projets fous de visualisations de données, de social games, etc. La forte &lt;strong&gt;composante journalistique&lt;/strong&gt; des participants y est très certainement liée.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ces porteurs de projets qui se sont livrés à l’exercice du pitch ont été contraints d’&lt;strong&gt;aller à l’essentiel&amp;#0160;&lt;/strong&gt;pour faire passer leurs idées au public en une minute. Logiquement, certains mentors ont relevé que la principale faiblesse de leurs présentations reposait sur l’absence d’&lt;strong&gt;évocation des compétences&lt;/strong&gt;nécessaires pour mener à bien leurs projets. Les participants ont discuté entre eux et avec les porteurs de projets. Certains ont directement choisi leur projet «&amp;#0160;par coup de cœur&amp;#0160;», alors que d’autres ont davantage papillonné de groupe en groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7181419182/" title="Constitution des équipes de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Constitution des équipes" height="355" src="http://farm8.staticflickr.com/7243/7181419182_199db1662d.jpg" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La constitution de &lt;strong&gt;quatre équipes&lt;/strong&gt; s’est finalement achevée, éliminant deux projets. Les porteurs de projets ont rapidement réalisé des déséquilibres ou faiblesses en termes de compétences, avec le constat d’une surreprésentation des journalistes, d’un manque de développeurs et surtout de designers. La dimension média de la MediaLab Session est peut-être un facteur explicatif de la présence limitée de compétences techniques et graphiques. Mais cela n’arrêtera pas les groupes, ce paramètre est un défi à relever pour les participants&amp;#0160;! Les projets en lice pour les prochaines 48 heures&amp;#0160;sont donc : le magazine &lt;strong&gt;mensuel gratuit bi-média&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;pure player hyperlocal&lt;/strong&gt; axé sur les faits divers et la justice, la &lt;strong&gt;webcast événementielle&lt;/strong&gt; et la page blanche alimentée par une &lt;strong&gt;rédaction en open source&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un petit apéro et les équipes se sont déjà mises au travail pour faire plus ample connaissance et pour définir globalement leurs projets. Quelques mentors les ont déjà accompagnés dans cette première phase. Cela étant, les locaux de SciencesCom fermant leurs portes à 22 heures pour cette première soirée, c’est parfois avec difficulté que les organisateurs ont dû «&amp;#0160;chasser&amp;#0160;» les participants qui, pour certains, étaient déjà bien lancés dans l’aventure. Des conseils de repos leur ont été prodigués pour tenir le choc des prochaines 48 heures. Le rendez-vous a été fixé au samedi matin à 9 heures, mais sans aucune contrainte jusqu’au dimanche 18 heures. Nous verrons si certains groupes adoptent un &lt;strong&gt;mode de travail en non-stop&lt;/strong&gt; jusqu’à cette échéance pour porter leurs projets le plus loin possible.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un petit coup d’œil sur &lt;a href="https://twitter.com/#!/search/realtime/%23mlsnantes" target="_blank"&gt;#mlsnantes&lt;/a&gt; samedi matin révélait que certains participants étaient très bien lancés&amp;#0160;!&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016766727a00970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Twitter_1" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c016766727a00970b image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016766727a00970b-800wi" title="Twitter_1" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Pour vous permettre de suivre les différentes phases de la MediaLab Session. A suivre donc...&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>MediaLab Session</category>
<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Sat, 12 May 2012 15:12:18 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Le débat « jeunesse PS contre jeunesse UMP » dans un bar de Rennes : en public, en live streaming et en replay. Un partenariat entre médias hyperlocaux. </title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/le-d%C3%A9bat-jeunesse-ps-contre-jeunesse-ump-dans-un-bar-de-rennes-en-public-en-live-streaming-et-en-rep.html</link>
<guid isPermaLink="true">http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/le-d%C3%A9bat-jeunesse-ps-contre-jeunesse-ump-dans-un-bar-de-rennes-en-public-en-live-streaming-et-en-rep.html</guid>
<description>Début mai 2012. Dernière ligne droite avant le second tour des élections présidentielles. Lassitude... La campagne est de plus en plus sale. Les ultimes meetings n’ont pas fait exception et ont produit leur lot de surprises, parmi lesquelles et non des moindres des agressions croissantes de journalistes lors des rassemblements...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Début mai 2012. Dernière ligne droite avant le second tour des élections présidentielles. Lassitude... La campagne est de plus en plus sale. Les ultimes meetings n’ont pas fait exception et ont produit leur lot de surprises, parmi lesquelles et non des moindres&amp;#0160;&lt;a href="http://www.telerama.fr/medias/meeting-ump-les-temoignages-de-journalistes-agresses-se-multiplient,81091.php" target="_blank"&gt;des agressions croissantes de journalistes lors des rassemblements UMP&lt;/a&gt;. On s’accroche. Beaucoup de citoyens ont bravé l’ennui (pendant près de 3 heures) en regardant le &lt;strong&gt;débat de l’entre-deux-tours&lt;/strong&gt; mercredi 2 mai (&lt;a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/ump/0202043533904-pres-de-18-millions-de-telespectateurs-pour-le-debat-hollande-sarkozy-319154.php" target="_blank"&gt;près de 18 millions de téléspectateurs&lt;/a&gt;), afin d’être vraiment éclairés pour passer par l’isoloir. Dans le même état d’esprit, comme avant-goût de ce grand débat télévisé, j’ai assisté à un &lt;strong&gt;débat public&lt;/strong&gt; faisant appel à des représentants hyperlocaux rennais des deux partis. L’événement &lt;em&gt;«&amp;#0160;&lt;a href="http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2012/05/02/jeunesse-ps-contre-jeunesse-ump-le-grand-debat-11577.html" target="_blank"&gt;Jeunesse PS contre jeunesse UMP&amp;#0160;: le grand débat&lt;/a&gt;&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;a débuté vers 18 heures dans le bar &lt;em&gt;l’atelier de l’artiste&lt;/em&gt;, en plein centre ville, en présence d’une trentaine de personnes. L’occasion de se (re)mettre dans le bain tout en étant rentré à temps chez soi pour assister au &lt;strong&gt;sacro-saint débat républicain&lt;/strong&gt; entre les deux «&amp;#0160;vrais&amp;#0160;» candidats en lice pour le second tour. Je salue donc le timing idéal de cette initiative qui a contribué à ramener la campagne à une échelle plus locale, bien loin de l’ampleur des meetings habituels.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;Une expérimentation à temporalité variable&amp;#0160;: imbrication des mondes physique et virtuel&amp;#0160;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce débat public de l’entre-deux tours est né d’un &lt;strong&gt;partenariat entre médias locaux&lt;/strong&gt;&amp;#0160;: Le Mensuel de Rennes, RennesTV, Radio Campus Rennes et Canal B. Cet événement constitue en réalité la seconde expérimentation en la matière. Un &lt;a href="http://bit.ly/HND6js" target="_blank"&gt;billet consacré à RennesTV&lt;/a&gt; évoquait l’inauguration en mars 2012 de ce partenariat fondé sur le souhait de réaliser un &lt;strong&gt;débat public en live streaming (puis en replay)&lt;/strong&gt; autour du thème &lt;em&gt;«&amp;#0160;Rennes&amp;#0160;: la fête est-elle finie&amp;#0160;?&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Ces événements présentent donc l’intérêt d’être à la fois ouverts au public et retransmis en direct sur le web. Il est aussi possible de les regarder plus tard (en replay), après montage lorsque la vidéo est disponible en ligne. Leur principe est simple&amp;#0160;: ces acteurs de la scène médiatique rennaise se rassemblent pour &lt;strong&gt;mutualiser &lt;/strong&gt;leurs compétences et tirer profit de leur &lt;strong&gt;complémentarité&lt;/strong&gt;. Ainsi, Killian Tribouillard et Nicolas Legendre du Mensuel de Rennes ont animé et modéré le débat. Pendant ce temps-là, les équipes de RennesTV, de Radio Campus Rennes et de Canal B étaient respectivement en place pour gérer la prise d’images et de sons.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/6992587994/" title="Panel débat Jeunesse PS contre jeunesse UMP de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Panel débat Jeunesse PS contre jeunesse UMP" height="435" src="http://farm9.staticflickr.com/8021/6992587994_229a417f1a.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Tristan Lahais, Killian Tribouillard, Nicolas Legendre, Anaïs Jehanno&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce type d’&lt;strong&gt;initiative novatrice&lt;/strong&gt; mérite d’être évoqué&amp;#0160;; les médias défendant traditionnellement leur territoire. Il arrive que l’on voit côte à côte des logos de médias sur des affiches ou flyers d’événements, mais c’est généralement indépendant de leur volonté (ils ne sont pas à l’origine de ces rapprochements). En bref, j’ai apprécié la concrétisation de cette initiative. Dire que j’ai aimé c’est cool, et pourtant je vois un intérêt à formuler &lt;strong&gt;quelques remarques &lt;/strong&gt;sur le déroulé de cette expérimentation. Il ne s’agit peut-être que de lacunes de rodage, mais prendre du recul et réfléchir est toujours utile afin de parfaire les prochaines éditions. Le débat s’est lancé sur un &lt;strong&gt;ton amical et blagueur&lt;/strong&gt;&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;on avait invité François Hollande et Nicolas Sarkozy pour venir débattre ici ce soir, mais ils ont été retenus à Paris pour un débat sur les grandes chaînes de télé&amp;#0160;! »&lt;/em&gt;. Les échanges se sont poursuivis de manière polie, mais professionnelle. Le &lt;strong&gt;temps de parole&lt;/strong&gt; de chacun était minuté, de manière à garantir la fameuse égalité. Les «&amp;#0160;jeunes&amp;#0160;» représentants des deux partis n’étaient pas nés de la dernière pluie et n’ont pas été choisis au hasard&amp;#0160;: ils ont soutenu leur candidat respectif avec enthousiasme et conviction. En bref, ils «&amp;#0160;savaient&amp;#0160;» parler et le débat a été efficace.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de relever que l’agencement de la salle du bar n’était pas optimal. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, la disposition du panel sur scène n’était pas des plus agréables pour le public. La représentante de l’UMP était en effet dos à la salle et aux spectateurs… Les «&amp;#0160;habitués&amp;#0160;» le savent, la scène de &lt;em&gt;l’atelier de l’artiste&lt;/em&gt; n’est pourtant pas si exiguë que cela et le matériel technique n’était pas placé entre les débatteurs et le public. Ce point n’est peut-être qu’un &lt;strong&gt;petit couac&lt;/strong&gt; ? Un choix assumé&amp;#0160;pour faciliter la prise d’image sur le côté de l’estrade&amp;#0160;? L’intervenante n’était peut-être pas très à l’aise pour faire face à un &lt;a href="http://rennes1720.fr/vote-rennais-data-visualisation/" target="_blank"&gt;public rennais penchant majoritairement à gauche&lt;/a&gt; ? A vrai dire, je n’ai pas la réponse, n’étant pas dans les coulisses de l’organisation. En tout cas, c’était bien &lt;strong&gt;dommage pour le public&lt;/strong&gt; assistant au débat&amp;#0160;! Par contre, il est clair que les &lt;strong&gt;internautes&lt;/strong&gt; suivant l’événement en live bénéficiaient quant à eux d’une &lt;strong&gt;vue optimale des échanges&lt;/strong&gt;. Idem pour la vidéo en replay par voie de conséquence&amp;#0160;; voyez par vous-même&amp;#0160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="267" src="http://www.youtube.com/embed/GTCZ1mmfo-4" width="475"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Filtre journalistique et participatif&amp;#0160;: renforcer la proximité médias / lecteurs&amp;#0160;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce débat a été diffusé &lt;strong&gt;en simultané&lt;/strong&gt; sur les sites de RennesTV et du Mensuel de Rennes, ainsi que sur les ondes de Radio Campus Rennes et de Canal B. Et c’est inhabituel. À titre d’exemple, Le Mensuel de Rennes a incrusté sur son site la vidéo diffusée par RennesTV le temps du débat, un &lt;strong&gt;acte symbolique de l’alliance&lt;/strong&gt; et de la collaboration entre ces médias locaux.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt; &lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01630541f769970d-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Le Mensuel" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c01630541f769970d image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01630541f769970d-800wi" title="Le Mensuel" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L’ensemble des usagers de ces médias était visé par le dispositif, via un appel à discussion et à &lt;strong&gt;contribution sur les réseaux sociaux&lt;/strong&gt; (hashtag&amp;#0160;: #GrandDébatRennes). Pour encourager cette dimension participative, &lt;strong&gt;la connectivité&lt;/strong&gt; des médias organisateurs était réelle. La photo ci-dessous vous en donne un aperçu. Micros, table de mixage et enceintes, deux caméras et pas moins de trois ordinateurs, sans oublier les smartphones jamais bien loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/6992587858/" title="Equipe technique débat Jeunesse PS contre jeunesse UMP de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Equipe technique débat Jeunesse PS contre jeunesse UMP" height="350" src="http://farm8.staticflickr.com/7201/6992587858_c89e14f5f4.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En parallèle des pratiques de live-tweeting des spectateurs présents, les organisateurs ont donc également entrepris de &lt;strong&gt;dialoguer avec les internautes&lt;/strong&gt; par chat, tweets, posts et commentaires Facebook, etc. C’est ici que la dimension simultanée a pris tout son sens, parce que les journalistes ont tenté de relayer les questions posées par les internautes sur Twitter. Le schéma est très intéressant à suivre&amp;#0160;parce qu’il révèle des &lt;strong&gt;oscillations entre le physique et le numérique&lt;/strong&gt; : débat &lt;em&gt;[physique]&lt;/em&gt; / simultané en ligne &lt;em&gt;[numérique]&lt;/em&gt; / dialogue entre journalistes et internautes autour du débat &lt;em&gt;[numérique] &lt;/em&gt;/ écriture des questions sur papier transmis aux modérateurs du débat &lt;em&gt;[physique] &lt;/em&gt;/ relai des questions dans le débat &lt;em&gt;[physique]&lt;/em&gt;. La consultation de quelques tweets tagués #GrandDébatRennes atteste de la dynamique amorcée entre les journalistes et leur public et de la vitalité des échanges. La démarche me paraît &lt;strong&gt;des plus prometteuses&lt;/strong&gt;, surtout au vu des &lt;a href="http://bit.ly/GJRWKY" target="_blank"&gt;problématiques de désintermédiation et de défiance des lecteurs envers les médias&lt;/a&gt;.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168eb37d1cf970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Tweet_Granddébatrennes" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168eb37d1cf970c image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168eb37d1cf970c-800wi" title="Tweet_Granddébatrennes" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les internautes étaient au rendez-vous, intéressés par la pratique. Il suffit de lire des tweets d’utilisateurs s’impatientant quelque peu du fait que leur question n’ait pas encore été posée (sur l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes par exemple). Assez logiquement, le passage des questions aux modérateurs du débat dans la sphère physique se faisait au goutte-à-goutte, &lt;strong&gt;au rythme des contributions des internautes&lt;/strong&gt;. La difficulté s’est alors posée du bon timing pour poser ces questions aux débatteurs. Celles-ci ont occupé une place sporadique dans le débat, principalement sur la fin des échanges, parce qu’elles n’étaient pas forcément connectées avec la &lt;strong&gt;trame des thèmes &lt;/strong&gt;préparée par les journalistes. Il est évidemment compréhensible que toutes les questions ne puissent pas être relayées pour des raisons de cohérence du débat et de temps. Mais j’ai le sentiment que ce type de débat d’un &lt;strong&gt;nouveau genre&lt;/strong&gt; (en public, en live streaming et en replay) n’a pas encore rempli toutes ses promesses. Et je suis restée sur ma faim. Même &lt;a href="http://rennestv.fr/RennesTV_BETA/VIDEO-LIVE/Entrees/2012/5/4_Rennes___Debat_Jeunesse_UMP_VS_Jeunesse_PS_(2e_Tour).html" target="_blank"&gt;en le visionnant en replay&lt;/a&gt;, j’ai conservé l’impression qu’il s’agissait d’un &lt;strong&gt;débat télévisuel plutôt classique&lt;/strong&gt; (certes dans un bar rennais) &lt;strong&gt;mené de bout en bout par des journalistes&lt;/strong&gt;. Ceux-ci n’ayant seulement fait acte d’ouverture qu’en intercalant une question d’internaute par-ci par-là, au fil des échanges.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Je m’interroge aussi sur la &lt;strong&gt;(non)implication des spectateurs présents&lt;/strong&gt; pour assister au débat, que je trouve dommage. Les personnes présentes physiquement à &lt;em&gt;l’atelier de l’artiste&lt;/em&gt; s’assimilaient au final bel et bien à un public assistant passivement, dans les coulisses d’un plateau, à une émission de télévision ou de radio retransmise en live. Ce point mérite à mon sens d’être réfléchi pour parvenir à encourager tout autant les &lt;strong&gt;interactions physiques et numériques&lt;/strong&gt; entre médias et usagers. Sinon je me demande simplement pourquoi organiser un événement public si l’on ne donne la parole qu’aux internautes&amp;#0160;? Le cliché reviendrait à imaginer qu’un spectateur doive se contenter d’un tweet pour poser une question … Et ce d’ailleurs sans garantie que celle-ci passe le filtre journalistique pour être posée.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; L’alliance de médias hyperlocaux pour produire ce type d’événements novateurs est à encourager et à suivre. Et puis ce genre de débat tranche avec les discussions que l’on entend habituellement en terrasse de bar.&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>Interactivité</category>
<category>Mediabullition</category>
<category>Mediaxperience</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Mon, 07 May 2012 08:45:00 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Open démocratie : la combinaison de l’open data et du web participatif</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/open-d%C3%A9mocratie-la-combinaison-de-lopen-data-et-du-web-participatif.html</link>
<guid isPermaLink="true">http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/open-d%C3%A9mocratie-la-combinaison-de-lopen-data-et-du-web-participatif.html</guid>
<description>Laurence Dhaleine, Céline Mounier et Simon Chignard La troisième session du Social Media Club Rennes s’est intéressée à l’open démocratie. Par le terme démocratie ouverte, comprenez à la fois l’évocation des promesses de l’open data (transparence et participation) et l’analyse de la notion d’engagement citoyen en ligne (web 2.0). Ces...</description>
<content:encoded>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/6967153696/" title="Laurence Dhaleine_Céline Mounier_Simon Chignard de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Laurence Dhaleine_Céline Mounier_Simon Chignard" height="355" src="http://farm6.staticflickr.com/5323/6967153696_eb45771024.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Laurence Dhaleine, Céline Mounier et Simon Chignard&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La &lt;a href="http://socialmediaclub.fr/2012/04/open-democratie-promesses-politiques-et-participation-citoyenne/" target="_blank"&gt;troisième session&lt;/a&gt; du Social Media Club Rennes s’est intéressée à l’&lt;a href="http://www.lacantine-rennes.net/2012/04/lheure-de-lopen-democratie/" target="_blank"&gt;open démocratie&lt;/a&gt;. Par le terme &lt;strong&gt;démocratie ouverte&lt;/strong&gt;, comprenez à la fois l’évocation des promesses de l’open data (transparence et participation) et l’analyse de la notion d’engagement citoyen en ligne (web 2.0). Ces deux angles ont été respectivement traités par Simon Chignard (auteur du récent et conseillé ouvrage «&amp;#0160;&lt;a href="http://www.fypeditions.com/open-data-comprendre-louverture-des-donnees-publiques/" target="_blank"&gt;Open data. Comprendre l&amp;#39;ouverture des données publiques&lt;/a&gt;&amp;#0160;» aux Éditions FYP) et par le duo composé de Céline Mounier (sociologue à la Direction de l’innovation commerciale d’Orange) et de Laurence Dhaleine (sociologue à Orange Labs). Alors que le premier a offert au public une présentation très pédagogique du phénomène de l’open data et de ses questions sous-jacentes, le tandem de sociologues a restitué les résultats d’une enquête menée dans le cadre d’un &lt;em&gt;«&amp;#0160;café numérique&amp;#0160;»&lt;/em&gt; sur les utilisations citoyennes du web en septembre 2011.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;L’open data comme objet politique&amp;#0160;: transparence vs. participation&amp;#0160;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Simon Chignard est revenu sur &lt;a href="http://donneesouvertes.info/2012/04/30/comment-lopen-data-est-devenu-un-objet-politique/" target="_blank"&gt;l’histoire des données ouvertes&lt;/a&gt;, qui ont la particularité d’être nées de la pratique et non d’un dispositif législatif (comme c’est le cas pour &lt;a href="http://www.aecom.org/Vous-informer/Juridique-TIC/Droit-public/Donnees-publiques/Les-donnees-publiques-presentation-juridique" target="_blank"&gt;les données publiques&lt;/a&gt;). La création du terme open data remonte à 1995, même s’il&amp;#0160;n’est apparu que récemment dans le &lt;strong&gt;champ politique&lt;/strong&gt;. C’est en effet bien l’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Government_Initiative" target="_blank"&gt;Open Government Initiative&lt;/a&gt; portée par &lt;strong&gt;Barack Obama&lt;/strong&gt; dès le lendemain de son investiture en janvier 2009 qui a marqué l’amorce politique du phénomène. Pour raconter la genèse des données ouvertes, Simon Chignard a insisté sur la personnalité de &lt;strong&gt;Tim O’Reilly&lt;/strong&gt; qui a joué un rôle clef en réunissant un groupe de travail de trente personnes (&lt;a href="https://public.resource.org/open_government_meeting.html" target="_blank"&gt;sponsorisé par Yahoo et Google&lt;/a&gt;) en décembre 2007 à Sebastopol en Californie. L’&lt;em&gt;Open Government Working Group &lt;/em&gt;a défini &lt;a href="http://www.opengovdata.org/home/8principles" target="_blank"&gt;huit principes de l’Open Governement Data&lt;/a&gt;&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;Data Must Be Complete / Primary / Timely / Accessible / Machine processable / Non-Discriminatory / Non-Proprietary / License-free »&lt;/em&gt;. Cette étape a constitué une avancé majeure dans la définition des données ouvertes. Pourtant, Simon Chignard considère que c’est aussi aux États-Unis à ce moment-là qu’est né &lt;em&gt;«&amp;#0160;le péché originel&amp;#0160;» &lt;/em&gt;de l’open data, avec l’émergence de deux lectures : la &lt;strong&gt;transparence des gouvernements&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;participation citoyenne&lt;/strong&gt;. Celles-ci constituent les promesses fondatrices de l’open data. Plus ou moins contradictoires, elles se révèlent néanmoins complémentaires, puisqu’elles fondent ensemble les piliers de l’open démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En pratique, ces lectures variables de l’open data traduisent l’émergence de &lt;strong&gt;trois courants&lt;/strong&gt; dont les visions se distinguent par la force variable accordée à ces promesses centrales que sont la transparence et la visibilité. D’abord, l’approche&lt;strong&gt; libérale&lt;/strong&gt; se fait l’écho d’une défiance à l’égard de l’acteur public, voyant la transparence comme un outil pour dénoncer. Ensuite, la famille &lt;strong&gt;libérale-libertaire&lt;/strong&gt; repose davantage sur la méfiance à l’égard des gouvernements, préférant alors concevoir la transparence à des fins de surveillance. Enfin, le mouvement &lt;strong&gt;participatif&lt;/strong&gt; est basé sur la notion de bienveillance, en ambitionnant de reconstruire la confiance citoyenne envers les institutions. On pourrait relativiser la portée de ces catégories comme relevant de l’anecdotique au sens où l’open data ne serait finalement qu’un mouvement unique, mais non. Certes, la question des données ouvertes repose globalement sur l’idéal d’&lt;em&gt;open government&lt;/em&gt;, mais les trois courants présentés traduisent bien une &lt;strong&gt;scission entre les credo et les objectifs&lt;/strong&gt; visés par leurs partisans. Simon Chignard a illustré ce point avec le débat suscité par une &lt;a href="http://www.ifrap.org/10-idees-fausses-sur-l-enseignement-public-prive,11932.html" target="_blank"&gt;étude comparative&lt;/a&gt; de la fondation IFRAP (famille libérale) sur l’enseignement public et privé, les apports de celle-ci étant contestables par les tenants de la conception participative.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le mouvement de l’open data, né outre-Atlantique, se diffuse à grande vitesse depuis que le champ politique se l’est approprié. Mais les collectivités qui ouvrent leurs données en tant que telles ne répondent a priori qu’au principe de transparence. D’où l’enjeu d’encourager les dimensions d’&lt;strong&gt;appropriation&lt;/strong&gt; et de participation à ce mouvement pour que les citoyens prennent réellement conscience des apports de l’open data dans la vie démocratique et quotidienne. Aux côtés de l’idéal d’&lt;em&gt;open government&lt;/em&gt;, la dimension démocratique de la sphère Internet entre également en scène avec ses fondations participatives.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="390" marginheight="0" marginwidth="0" scrolling="no" src="http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/12670236" width="475"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;La démocratie Internet&amp;#0160;: espace d’expression et/ou d’action politique des citoyens&amp;#0160;?&amp;#0160;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le site communautaire &lt;a href="http://dream.orange.fr/" target="_blank"&gt;Dream Orange&lt;/a&gt; a été présenté par Laurence Dhaleine et Céline Mounier comme un espace &lt;em&gt;«&amp;#0160;d’innovations participatives&amp;#0160;»&lt;/em&gt; par le biais des &lt;em&gt;«&amp;#0160;cafés numériques&amp;#0160;»&lt;/em&gt; qu’elles coordonnent. Les sociologues ont présenté les résultats d’une étude qualitative de dix jours menée sous cette forme auprès d’un échantillon de 30 internautes aux &lt;strong&gt;engagements et pratiques numériques variés&lt;/strong&gt;, il y a quelques mois. Le premier point renvoie aux trois sentiments exprimés par le panel suite à l’association des mots démocratie et Internet. D’abord, l’&lt;strong&gt;enthousiasme&lt;/strong&gt; véhicule les idéaux de liberté, d’ouverture et de respect véhiculés par le web. Ensuite, l’&lt;strong&gt;espoir&lt;/strong&gt; traduit le renouveau et l’avenir. Enfin, la &lt;strong&gt;suspicion&lt;/strong&gt; renvoie davantage aux notions de dangers et de manipulations. La présentation de ces deux sociologues fait directement écho aux promesses démocratiques de l’Internet et à &lt;a href="http://www.amazon.fr/La-d%C3%A9mocratie-Internet-Promesses-limites/dp/2021026914" target="_blank"&gt;l’ouvrage de Dominique Cardon&lt;/a&gt;. En l’occurrence, l’étude de la participation citoyenne en ligne a permis de mettre en avant &lt;strong&gt;quatre utilisations du web&lt;/strong&gt; servant la démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D’abord, le concept de &lt;strong&gt;citoyen éclairé&lt;/strong&gt; renvoie à Internet comme source d’information immédiate. Le temps réel, l’accessibilité et la diversité de l’information sont ressortis comme des atouts pour les internautes afin de croiser les regards et les points de vue pour construire leur libre-arbitre et leur opinion. Cela étant, les réserves formulées ont principalement tourné autour de la densité de l’information en ligne (infobésité), indissociable des problématiques de tri et de fiabilité (suspicion). Puis, la fonction de &lt;strong&gt;citoyen actif&lt;/strong&gt; fait appel aux atouts des pratiques de participation en ligne, boostées par la désintermédiation (échanges directs sans filtre journalistique) et par l’usage de pseudos. Toutefois, les réponses ont révélé qu’Internet ne constituait qu’un outil au service de la prise de parole citoyenne, un relai de l’engagement réalisé dans le monde physique. Ensuite, la qualité de &lt;strong&gt;citoyen exigent&lt;/strong&gt; fait écho aux outils de démarches en ligne, telles que l’inscription sur les listes électorales ou la déclaration de ses impôts. Cela dit, les internautes ne semblent pas prêts pour le vote électronique et se sont dits inquiets de la confidentialité et la protection de leurs données personnelles. Enfin, la facette de &lt;strong&gt;citoyen ancré dans la vie locale&lt;/strong&gt; sur le web est ressortie comme un complément des initiatives physiques telles que les conseils de quartier. Les préoccupations en termes de renforcement du lien social sont cependant contrebalancées par les craintes de &lt;em&gt;«&amp;#0160;ne participer qu’à des joutes&amp;#0160;»&lt;/em&gt; et de la non-neutralité de ces lieux d’échanges.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Du point de vue des participants à ce &lt;em&gt;«&amp;#0160;café numérique&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, l’Internet est bien apparu comme un outil au service de la démocratie, particulièrement en termes d’informations disponibles et d’espace d’expression et d’échange. La vivification de la &lt;strong&gt;vie démocratique locale&lt;/strong&gt; en est ressortie comme un souhait majeur. Lancé début 2011, le portail communautaire &lt;a href="http://www.idvilles.com/" target="_blank"&gt;idvilles&lt;/a&gt; ouvert aux citoyens et aux municipalités peut être évoqué comme un &lt;a href="http://www.24presse.com/cp.php?id=994324" target="_blank"&gt;outil de dialogue de la démocratie participative&lt;/a&gt;. Mais cet enthousiasme autour de la démocratie Internet n’a pas occulté les sentiments &lt;strong&gt;de méfiance et de crise des institutions&lt;/strong&gt; qui demeurent présents même à travers les usages numériques. Les acteurs politiques et administratifs font preuve d’engagement en se saisissant progressivement de l’espace Internet, mais les attentes reposent à présent sur leurs &lt;strong&gt;facultés d’animations et d’échanges&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour ce qui est de la &lt;strong&gt;sensibilisation du grand public&lt;/strong&gt; à l’open data, la question de l’approche est apparue comme capitale. Ainsi, les formulations ouvertes du type &lt;em&gt;«&amp;#0160;quelles données souhaitez-vous connaître&amp;#0160;? »&lt;/em&gt; semblent bien moins pertinentes qu’un questionnement basé sur l’énumération d’un listing de données plus parlantes. Le micro-trottoir que nous avions réalisé en décembre dernier sur &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=g7YmLG1b1ns" target="_blank"&gt;les Rennais et l’open data&lt;/a&gt;, dans le cadre de l’enquête &lt;a href="http://app.owni.fr/ou-habitez-vous-vraiment/" target="_blank"&gt;Où habitez-vous vraiment&amp;#0160;?&lt;/a&gt; (OrangeLabs, Owni, La Fing et EverydataLab), révélait d’ailleurs bien la nécessité de communiquer sur les apports de l’open data pour les citoyens. Pour conclure sur ce point, Simon Chignard nous a dévoilé &lt;em&gt;«&amp;#0160;le secret de famille de l’open data&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;l’animation&lt;/strong&gt; étant la clef pour susciter &lt;em&gt;«&amp;#0160;le désir de data&amp;#0160;»&lt;/em&gt; du plus grand nombre. L’exemple cité de la &lt;a href="http://opendata.montpelliernumerique.fr/" target="_blank"&gt;plateforme de Montpellier&lt;/a&gt; en est révélateur, dans la mesure où la collectivité peine à susciter l’intérêt autour de la réutilisation des données, en dépit d’un site très fonctionnel et complet.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
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&lt;param name="movie" value="http://saooti.neweez.com/flash/miniplayer.swf" /&gt;
&lt;/object&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&amp;#0160;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Parce que Rennes, c’est un peu l’EveryOpenDataLab&amp;#0160;!&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>LaCNR</category>
<category>Social Media Club</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Thu, 03 May 2012 19:29:21 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>MediaLingerie : les dessous de Rennes 1720</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/05/medialingerie-les-dessous-de-rennes-1720.html</link>
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<description>Après le portrait consacré à RennesTV en avril, je continue mon tour d’horizon de la scène d’information hyperlocale. La semaine dernière, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Rennes 1720 : l’un des derniers-nés pure player de la capitale bretonne. Un petit trajet en bus pour arriver au centre ville...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Après le portrait consacré à &lt;a href="http://bit.ly/HND6js" target="_blank"&gt;RennesTV&lt;/a&gt; en avril, je continue mon tour d’horizon de la scène d’information hyperlocale. La semaine dernière, j’ai rencontré une partie de l’équipe de &lt;a href="http://rennes1720.fr/" target="_blank"&gt;Rennes 1720&lt;/a&gt; : l’un des derniers-nés pure player de la capitale bretonne. Un petit trajet en bus pour arriver au centre ville de Chantepie où est basée la rédaction du site d’information. Julien Joly, le directeur de la publication, m’accueille à bras ouverts et me guide jusqu’à son repère. J’apprends que Rennes 1720 est né et se développe&lt;strong&gt; dans un garage,&amp;#0160;à la Steve Jobs&lt;/strong&gt;&amp;#0160;! Cet écho à la Silicon Valley est bien sûr loin de me laisser insensible et nous blaguons sur d’autres similitudes potentielles avec le gourou d’Apple. Une alimentation basée sur des régimes de pommes&amp;#0160;par exemple ? Non, pas vraiment me rassure Julien&amp;#0160;; les deux fondateurs sont végétariens et cultivent un potager bio, d’où l’intérêt d’habiter une maison. Nous arrivons et je découvre le fameux garage aménagé qui abrite la salle de rédac où m’attend déjà une partie de l’équipe.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7131845971/" title="Rédaction Rennes 1720 de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Rédaction Rennes 1720" height="350" src="http://farm8.staticflickr.com/7039/7131845971_c178017a77.jpg" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On s’y sent bien chez Rennes 1720&amp;#0160;: l’accueil est chaleureux, la discussion s’amorce jusqu’à aller bon train en dégustant du thé et des muffins maison. Mais avant de poursuivre, petit focus sur &lt;a href="http://rennes1720.fr/le-site/qui-sommes-nous/" target="_blank"&gt;le nom du pure player&lt;/a&gt;, pour ceux que cela intriguerait&amp;#0160;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;«&amp;#0160;L’année 1720 est une des plus marquantes de l’histoire de Rennes : celle du grand incendie du 23 décembre 1720, qui a entraîné la disparition d’une partie des anciennes maisons à colombages et initié le renouveau de la ville. A la rédac’, on aime bien cette idée de construire quelque chose de nouveau, de durable. A ce titre, on avait aussi retenu la date de 1726, à laquelle commence effectivement la reconstruction de Rennes. Sauf que dans 1720, il y a… 2.0 !&amp;#0160;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0167660116d7970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Rennes 1720_Logo" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0167660116d7970b" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0167660116d7970b-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Rennes 1720_Logo" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Rennes 1720, un «&amp;#0160;laboratoire&amp;#0160;» médiatique hyperlocal&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Fin 2011 – début 2012, alors que je constatais déjà l’effervescence de la scène médiatique rennaise, j’avais vaguement entendu parler d’un projet de &lt;strong&gt;site alliant participatif et datajournalisme&lt;/strong&gt;. J’ai attendu le 6 février pour découvrir Rennes 1720, &lt;a href="http://julienjoly.wordpress.com/2012/02/06/un-lancement-mouvemente/" target="_blank"&gt;après quelques péripéties d’ordre technique&lt;/a&gt;&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;des lecteurs qui mettent en commun leurs compétences pour faire marcher un site d’actualité, grâce aux outils du web 2.0, c’est le credo de Rennes 1720. Aurait-on pu rêver inauguration plus symbolique ?&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. La ligne éditoriale du pure player est axée autour de &lt;a href="http://rennes1720.fr/le-site/qui-sommes-nous/" target="_blank"&gt;plusieurs valeurs&lt;/a&gt; : éthique, curieux, ouvert, proche et connecté. L’&lt;strong&gt;approche participative&lt;/strong&gt; de ce site entièrement gratuit ressort très nettement, via les contributions des internautes et à l’image de &lt;a href="http://rennes1720.fr/une-carte-interactive-pour-ameliorer-rennes/" target="_blank"&gt;la carte interactive&lt;/a&gt; «&amp;#0160;Améliorez Rennes&amp;#0160;» (inspirée du modèle américain du &lt;a href="http://fr.seeclickfix.com/" target="_blank"&gt;SeeClickFix&lt;/a&gt;). Mais Rennes 1720 c’est également et surtout &lt;em&gt;«&amp;#0160;un laboratoire de l’information locale&amp;#0160;utilisant les techniques du web&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Ne retrouve-t-on pas dans cette formule un lien symbolique avec la Silicon Valley et la soif d’innovations&amp;#0160;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="267" src="http://www.youtube.com/embed/s7ghD_AvYYA" width="475"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur Rennes 1720, &lt;strong&gt;textes, photos, diaporamas sonores, BD, infographies et visualisations de données&lt;/strong&gt; se côtoient en toute insouciance. Les dimensions participative et visuelle constituent le cœur du pure player, parce qu’elles font appel à une pluralité de compétences et parce qu’elles visent à traiter l’information hyperlocale &lt;strong&gt;sous diverses formes&lt;/strong&gt;. Rennes 1720 vous propose ainsi de découvrir &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=bEni4l5F1tc" target="_blank"&gt;la vie dans une réquisition du DAL&lt;/a&gt; avec un diaporama sonore, ou de rentrer dans &lt;a href="http://rennes1720.fr/lactu-en-bd-bienvenue-au-conseil-municipal-rennes/" target="_blank"&gt;les coulisses d’un Conseil Municipal&lt;/a&gt; en BD. La dimension journalistique textuelle (plus classique) est aussi présente avec des articles (&lt;em&gt;«&amp;#0160;pas trop longs&amp;#0160;»&lt;/em&gt;). Mais quelle que soit la forme adoptée, les sujets se retrouvent liés par une &lt;strong&gt;approche personnelle et humaine&lt;/strong&gt;. Quelques exemples : la rencontre avec le &lt;a href="http://rennes1720.fr/internaute-professionel-pour-le-star-metro-boulot-twittos/" target="_blank"&gt;community manager de la Star&lt;/a&gt; (tout bon Rennais un tant soit peu connecté le suit sur les réseaux sociaux), le &lt;a href="http://rennes1720.fr/pourquoi-le-chanteur-da-silva-doit-etre-lamant-ideal/" target="_blank"&gt;portrait du chanteur Da Silva&lt;/a&gt; comme &lt;em&gt;«&amp;#0160;amant idéal&amp;#0160;»&amp;#0160;&lt;/em&gt;; &lt;a href="http://rennes1720.fr/vos-questions-a-jean-marc-mahy-ex-taulard-et-anti-heros-de-theatre/" target="_blank"&gt;vos questions à Jean-Marc-Mahy&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;«&amp;#0160;ex-taulard et anti-héros de théâtre&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, etc. La &lt;strong&gt;diversité des thématiques&lt;/strong&gt; reflète aussi le dynamisme de l’agglomération rennaise&amp;#0160;: le LabFab rennais et son &lt;a href="http://rennes1720.fr/labfab-imprimante-3d-rennes/" target="_blank"&gt;imprimante 3D&lt;/a&gt; &lt;em&gt;«&amp;#0160;qui fascine les bricoleurs&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;; le &lt;a href="http://rennes1720.fr/forum-liberation-rennes-2012/" target="_blank"&gt;suivi du Forum Libé&lt;/a&gt; avec &lt;em&gt;«&amp;#0160;les élites près de chez vous&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;ou encore &lt;a href="http://rennes1720.fr/mythique-durandal-web-serie-rennes-demon-rire/" target="_blank"&gt;Mythique, la web-série made in Rennes&lt;/a&gt;. En résumé, Rennes 1720 est un site participatif qui accorde une place centrale aux Rennais par le biais de &lt;strong&gt;multiples formes journalistiques numériques&lt;/strong&gt;. Son slogan&amp;#0160;: La ville en coulisses.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La rubrique «&amp;#0160;Rennes graphique&amp;#0160;» est véritablement un espace &lt;strong&gt;de créativité et d’expérimentations&lt;/strong&gt;. Vous y découvrirez des infographies et des data visualisations qui ont pour objet de mettre en scène des informations chiffrées. En bref, faire parler les données et les traduire visuellement, avec par exemple &lt;a href="http://rennes1720.fr/vote-rennais-data-visualisation/" target="_blank"&gt;le vote des Rennais&lt;/a&gt; au premier tour des élections présidentielles ou &lt;a href="http://rennes1720.fr/rennais-ou-va-votre-argent-budget-rennes-2012/" target="_blank"&gt;le budget de la ville de Rennes&lt;/a&gt;. Rennes 1720 a également dressé &lt;a href="http://rennes1720.fr/rennes-vue-par-google-stade-rennais-cinema-gaumont/" target="_blank"&gt;le portrait des Rennais vus par Google&lt;/a&gt;, confirmant les dimensions universitaire et culturelle de la ville. Petit teasing&amp;#0160;: le bruit court dans la salle de rédac que le portrait des Rennais vus par Twitter serait dans les cartons…&amp;#0160;&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168eb037a71970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Rennes 1720_Rennes graphique" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168eb037a71970c image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168eb037a71970c-800wi" title="Rennes 1720_Rennes graphique" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Rennes 1720, bref portrait de l’équipe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;#0160;&lt;/strong&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;Le projet Rennes 1720 a été conçu par Julien Joly, lorsqu’il était encore étudiant à l’École de Journalisme de Toulouse (EJT). Il s’est fait la main dans plusieurs &lt;/span&gt;&lt;strong style="text-align: justify;"&gt;médias traditionnels&lt;/strong&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;, parmi lesquels des titres de PQR (Ouest-France, La Gazette du Midi) et de PQN (Le Jour [quotidien national indépendant camerounais] et Le Monde). Il est également passé par des &lt;/span&gt;&lt;strong style="text-align: justify;"&gt;médias web&lt;/strong&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt; (Agora Vox, Actu Toulouse [site alimenté par les étudiants de l’EJT], Mediapart dans le cadre d’un projet étudiant), et par la radio (Radio Présence). A coté de ces expériences du monde des médias, Julien s’est également constitué un background technique (développement web). Mais sa curiosité pour les &lt;/span&gt;&lt;strong style="text-align: justify;"&gt;formes médiatiques numériques&lt;/strong&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt; est l’élément central pour comprendre comment est né le projet. Julien n’a en effet pas caché son goût pour les projets d’&lt;/span&gt;&lt;a href="http://owni.fr/" style="text-align: justify;" target="_blank"&gt;Owni&lt;/a&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;, pour le datajournalisme et pour les &lt;/span&gt;&lt;a href="http://mediatech.everydatalab.com/webdocumentaire/" style="text-align: justify;" target="_blank"&gt;webdocumentaires&lt;/a&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt; notamment. Sa dernière année à l’EJT aura donc été marquée par son retour en terre bretonne pour lancer Rennes 1720 et rédiger un mémoire sur le journalisme hyperlocal à travers l’outil du journalisme de données.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Julien est donc directeur de publication et rédacteur en chef de Rennes 1720. Il a lancé ce pure player avec Gwenn Chenebaud, une journaliste spécialisée photo et son, diplômée de l’École technique privée de photographie et de multimédia (ETPA) et de licences d’histoire et d’histoire de l’art, spécialité civilisation celtique à Rennes 2. Gwenn est à la &lt;strong&gt;photo&lt;/strong&gt; ce que Julien est aux expérimentations data, elle est à l’origine du &lt;a href="http://rennes1720.tumblr.com/index" target="_blank"&gt;photoblog&lt;/a&gt; du pure player conçu comme &lt;em&gt;«&amp;#0160;un portrait de Rennes par les Rennais&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Mais Rennes 1720 ne se résume pas à ses fondateurs comme ils le soulignent eux-mêmes. A propos des &lt;strong&gt;mentors&lt;/strong&gt;, Julien a cité Valérie Parlan, professeur de déontologie à l’EJT, ainsi que &lt;a href="https://twitter.com/#!/benjaminkeltz" target="_blank"&gt;Benjamin Keltz&lt;/a&gt; (fondateur de &lt;a href="http://www.rennes-infhonet.fr/" target="_blank"&gt;Rennesinhonet&lt;/a&gt;). Il a aussi insisté sur le rôle joué par &lt;a href="https://twitter.com/#!/jeanabbiateci" target="_blank"&gt;Jean Abbiateci&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://twitter.com/#!/auregann" target="_blank"&gt;Léa Lacroix&lt;/a&gt; (initiatrice du &lt;a href="http://opendatarennes.wordpress.com/" target="_blank"&gt;Collectif Open Data Rennes&lt;/a&gt;) entre autres, qui, par leurs &lt;strong&gt;précieux conseils&lt;/strong&gt; lui ont notamment permis de mieux maîtriser les secrets du traitement et de la visualisation de données. En presque trois mois d’existence, le cœur de l’équipe de Rennes 1720 s’est aussi étoffé avec l’arrivée &lt;strong&gt;de contributeurs aux compétences variés&lt;/strong&gt;. En plus des fondateurs, j’ai rencontré &lt;a href="https://twitter.com/#!/SophieBarel" target="_blank"&gt;Sophie Barel&lt;/a&gt; (graphiste freelance, réalise la chronique culture), &lt;a href="http://pierre-bunk.blogspot.fr/" target="_blank"&gt;Pierre Bunk&lt;/a&gt; (webdesigner et auteur des «&amp;#0160;chroniques bretonnes&amp;#0160;», illustre en BD l’actualité rennaise) et &lt;a href="http://rennes1720.fr/author/agathe-thebault/" target="_blank"&gt;Agathe Thebault&lt;/a&gt; (diplômée d’une licence de Psychologie spécialisée petite enfance et science de l’éducation à Rennes 2, vient s’essayer au journalisme hyperlocal). Mais l&amp;#39;aventure Rennes 1720 c’est déjà aussi Aurélien, Hadrien et Sullivan (que vous ne verrez pas sur ce portrait d’équipe).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7131858891/" title="Equipe Rennes 1720 de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="Equipe Rennes 1720" height="310" src="http://farm8.staticflickr.com/7219/7131858891_af5ccebfd6.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em style="text-align: center;"&gt;(G-D) Agathe Thebault, Pierre Bunk, Sophie Barel, Julien Joly &amp;amp; Gwenn Chenebaud&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Rennes 1720, un modèle économique en construction &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Rennes 1720 a opté pour un modèle associatif à but non lucratif. A première vue, son financement pourrait donc reposer sur les subventions des collectivités locales, mais il n’en est rien&amp;#0160;par souci d’&lt;strong&gt;indépendance&lt;/strong&gt; vis-à-vis de la ville. Du haut de ses trois mois d’existence, le modèle économique du site demeure en construction, même si diverses pistes de monétisation ont été évoquées&amp;#0160;comme la &lt;a href="http://rennes1720.fr/le-site/publicite/" target="_blank"&gt;publicité&lt;/a&gt; ou le &lt;a href="http://rennes1720.fr/soutenez-linfo-independante/" target="_blank"&gt;crowdfunding&lt;/a&gt; (dons des internautes). L’équipe envisage par ailleurs de faire de la formation ou de vendre des prestations de visualisations de données auprès d’acteurs institutionnels par exemple. &lt;em&gt;«&amp;#0160;Le projet Rennes 1720&amp;#0160;va évoluer&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, l’objectif étant de parvenir à faire fonctionner le site grâce à une &lt;strong&gt;diversité de sources de recettes&lt;/strong&gt;. A terme, Rennes 1720 pourrait passer de la forme associative à une Scop (société coopérative de production). Pour le moment en tout cas, le secret de Rennes 1720 c’est que tous ses membres exercent une activité à côté &lt;em&gt;«&amp;#0160;pour faire bouillir la marmite&amp;#0160;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au vu de la jeunesse de Rennes 1720, ma soif de chiffres (CA prévisionnel ou audience) n’a pas été assouvie. Mais l’équipe suit tout de même ses courbes d’audiences&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;ce n’est pas la course aux chiffres, mais on les regarde parce que cela nous aide à calibrer ce que l’on produit&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Les &lt;strong&gt;réseaux sociaux&lt;/strong&gt; se révèlent déjà comme des pourvoyeurs d’audience et permettent d’entretenir des liens variés avec les lecteurs. Avec 121 likes sur la &lt;a href="http://www.facebook.com/Rennes1720" target="_blank"&gt;page Facebook&lt;/a&gt; et 192 followers du &lt;a href="https://twitter.com/#!/@rennes1720" target="_blank"&gt;compte Twitter&lt;/a&gt;, Rennes 1720 fédère une communauté moins conséquente &lt;a href="http://bit.ly/HND6js" target="_blank"&gt;que celle de RennesTV&lt;/a&gt; au même âge, ce qui s’explique assez aisément par les stratégies et modèles distincts de ces deux pure players hyperlocaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Quelques commentateurs sont déjà devenus fidèles à Rennes 1720, qui n’exerce qu’une &lt;strong&gt;modération a posteriori&lt;/strong&gt;. Aucun problème n’a jusque-là été relevé dans les commentaires, à tel que la discussion sur ce point a rapidement pris une tournure un peu &lt;em&gt;LOL&lt;/em&gt;&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;et si on inventait un troll&amp;#0160;? Imaginez le titre qu’on pourrait faire après&amp;#0160;! “Scandale ! Le troll sur Rennes 1720 était un journaliste&amp;#0160;!”&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. L’anecdote fait sourire et traduit bien l’atmosphère joyeuse qui anime l’équipe. Pour conclure sur sa dimension participative, Rennes 1720 a mis un point d’honneur à dialoguer avec ses lecteurs lors de &lt;strong&gt;conférences de rédaction publiques&lt;/strong&gt;. &lt;a href="http://rennes1720.fr/participez-a-notre-conference-de-redaction/" target="_blank"&gt;La première&lt;/a&gt; a eu lieu en mars et les lecteurs ont émis le souhait que Rennes 1720 développe son travail sur les quartiers avec les MJC. La suggestion est retenue puisque l’équipe développe déjà un projet d’ateliers de sensibilisation au photojournalisme en lien avec les MJC. Avis aux amateurs, la prochaine conférence de rédaction est prévue &lt;a href="http://rennes1720.fr/participez-a-notre-conference-de-redaction-le-7-mai/" target="_blank"&gt;lundi 7 mai&lt;/a&gt; au bar La Vie Enchantiée à Rennes. J’y vois une certaine similitude avec les &lt;a href="http://www.rue89.com/participez-a-la-conference-de-redaction-en-ligne" target="_blank"&gt;conférences de rédaction en ligne de Rue89&lt;/a&gt;, oui, mais la différence c’est que Rennes 1720 opte pour une &lt;strong&gt;rencontre physique&lt;/strong&gt; avec ses lecteurs. Un bon moyen de contrebalancer sa dimension numérique et de réaffirmer son credo du participatif.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, nous avons évidemment abordé l’écosystème médiatique rennais. La &lt;strong&gt;richesse du pluralisme hyperlocal &lt;/strong&gt;a été présentée par Rennes 1720 comme bénéfique à la fois pour les fournisseurs d’informations et pour les usagers. D’où la perception des autres médias comme des &lt;em&gt;«&amp;#0160;confrères&amp;#0160;»&lt;/em&gt; et non comme des concurrents. En cela, je note que la vision de Rennes 1720 rejoint celle exprimée par RennesTV à ce propos. Dans le même ordre d’idée, YeggMag a écrit en février dernier &lt;a href="http://yeggmag.wordpress.com/2012/02/09/rennes1720-fr-le-nouveau-site-dactualite-locale/" target="_blank"&gt;un article&lt;/a&gt; pour souhaiter la bienvenue à Rennes 1720, &lt;em&gt;«&amp;#0160;un nouveau copain de jeu&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;! De telles conceptions traduisent indubitablement &lt;strong&gt;le dynamisme et la fraîcheur de ces nouveaux médias&lt;/strong&gt;. Refuser la posture de concurrent paraît peut-être décalé ou digne du pays de Candy pour certains, mais à mes yeux cela reflète le propre du journalisme numérique qui n’est fait que d’expérimentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Et la question choc&amp;#0160;: Rennes 1720, quelle lingerie&amp;#0160;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Gros dilemme&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;comment faire une pièce de lingerie participative&amp;#0160;?!&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Les cinq représentants de Rennes 1720 ont relevé le défi et se sont creusé la tête pour que les dessous de Rennes 1720 fassent l’unanimité. Éliminé le &lt;em&gt;«&amp;#0160;calbut en patchwork&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, bien loin d’être antisexiste&amp;#0160;! La lingerie de Rennes 1720 c’est&amp;#0160;finalement : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;«&amp;#0160;des chaussettes rouges et noires à rayures&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; [Pour le Stade Rennais&amp;#0160;seulement ?]. Une voix triomphante rajoute&amp;#0160;aussitôt : &lt;em&gt;« et parce qu’on prend notre pied à le faire&amp;#0160;!&amp;#0160;»&lt;/em&gt; [Fou rire général].&amp;#0160;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>Medialingerie</category>
<category>Participatif</category>
<category>Pure players</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Wed, 02 May 2012 10:22:40 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>Présidentielles, numérique et liberté d’expression : dilemme dans les médias et résistance dans les réseaux sociaux  </title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/04/pr%C3%A9sidentielles-num%C3%A9rique-et-libert%C3%A9-dexpression-dilemme-dans-les-m%C3%A9dias-et-r%C3%A9sistance-dans-les-r%C3%A9se.html</link>
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<description>Il était prédit que les présidentielles 2012 seraient numériques. Mais mis à part le dynamisme de la twittosphère, lié à sa forte composante journalistico-geek, on n’a pas trop vu le web et le participatif à l’œuvre. Les thématiques de campagne n’ont pas non plus fait rêver, parce que les débats...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il était prédit que les présidentielles 2012 seraient numériques. Mais mis à part le dynamisme de la twittosphère, lié à sa forte composante journalistico-geek, on n’a pas trop vu le web et le participatif à l’œuvre. Les thématiques de campagne n’ont pas non plus fait rêver, parce que les débats se sont trop souvent &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;embourbés&lt;/span&gt; focalisés sur des arguments électoralistes, bien loin des préoccupations et des sujets que beaucoup de Français auraient aimé entendre. Ennui, déception, fossé grandissant entre politiques et citoyens, bref autant de sentiments répétés pendant la campagne… Tout cela n’est pas nouveau et &lt;strong&gt;on vit vraiment un remake&lt;/strong&gt; à chaque élection. On nous ressort toujours le même blabla et les mêmes démons&amp;#0160;: communautarisme, spectre d’une abstention record, carcan contraignant des mesures du temps de parole, possibilité d’un 21 avril bis, etc. Et pourtant, le taux de participation pour le premier tour a atteint 80 %, contrairement à ce que tous les sondages relayés dans les médias annonçaient. Tout cela ne donne que l’impression d’un &lt;strong&gt;vieux vinyle rayé&lt;/strong&gt;, qu’on n’arriverait pas à enlever de la platine médiatique. Et pourtant, à l’heure où les réseaux sociaux sont devenus incontournables, on a quand même entrevu &lt;strong&gt;un soupçon de rébellion&lt;/strong&gt;&amp;#0160;porté principalement par les médias traditionnels avec la contestation des dispositifs législatifs encadrant la campagne.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Du côté des médias francophones étrangers&amp;#0160;: liberté de diffusion&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les sondages du type prise de température à la sortie des urnes ont été massivement relayés par les &lt;strong&gt;médias suisses et belges&lt;/strong&gt; en ce dimanche du premier tour. Principal effet pervers&amp;#0160;? La saturation de ces sites transfrontaliers&amp;#0160;; il fallait donc s’acharner pour parvenir à s’y connecter…&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a1068a970d-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="LeSoir.be" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c016304a1068a970d image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a1068a970d-800wi" title="LeSoir.be" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;RTBF a même opté pour un stratagème consistant à ne donner aux internautes que la possibilité d’accéder aux informations chaudes, à savoir le premier tour de la présidentielle française.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea967194970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="RTBF.be" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168ea967194970c image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea967194970c-800wi" title="RTBF.be" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les Français ont donc massivement consulté ces informations dans leur quête du &lt;strong&gt;scoop électoral&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea967255970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Tweet RTBF" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168ea967255970c" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea967255970c-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Tweet RTBF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Autre initiative, des bloggers politiques ont choisi d’ouvrir un blog &lt;a href="http://resultats2012.blog.co.nz/" target="_blank"&gt;http://resultats2012.blog.co.nz/&lt;/a&gt;, bien sûr non hébergé en France pour diffuser les sondages sous embargo et les résultats de sortie des urnes. &lt;a href="http://www.erwanngaucher.com/17042012Nous-diffuserons-les-sondages-sous-embargo-la-veille-du-scrutin-et-les-resultats-de-sorties-des-urnes,.media?a=874" target="_blank"&gt;Dans leur interview&lt;/a&gt;, ils dénoncent le décalage entre le dispositif législatif et &lt;strong&gt;la réalité des usages et de la circulation de l’information à l’ère numérique&lt;/strong&gt;.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594d195970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Résultats2012" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c01676594d195970b image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594d195970b-800wi" title="Résultats2012" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les questions de &lt;strong&gt;l’archaïsme de la loi&lt;/strong&gt; ou de son décalage avec la société, on les retrouve fréquemment. La conclusion du &lt;a href="http://www.erwanngaucher.com/18042012Resultats-avant-20h--c39est-dur-les-gars--hein-,.media?a=876" target="_blank"&gt;billet d’Erwann Gaucher&lt;/a&gt; sur ce point est révélatrice&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;Faudra-t-il dans les prochaines années attendre 23 heures, voir le lundi matin pour connaître le nom des nouveaux présidents ? C&amp;#39;est là dessus que le législateur devra sans doute se pencher maintenant. Il aurait été inspiré de le faire dès cette année, mais comme toujours face aux nouveaux usages numériques, il attend d&amp;#39;être au pied du mur et de voir une loi rendue inapplicable pour s&amp;#39;y intéresser&amp;#0160;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Du côté des médias français&amp;#0160;: contraintes imposées par le territoire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les débats autour du contournement prévisible du Code Electoral interdisant la diffusion des tendances des suffrages avant 20 heures ont bel et bien été suivis d’effet. Mais finalement &lt;strong&gt;pas par les médias traditionnels en France&lt;/strong&gt;&amp;#0160;! Il suffit de regarder les résultats Google Actualités France en fin d’après-midi du premier tour (vers 18 heures). Les articles les mieux référencés ne faisaient état que du taux de participation&amp;#0160;!&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594d7ed970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="GoogleActuFce" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c01676594d7ed970b image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594d7ed970b-800wi" title="GoogleActuFce" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120422.OBS6831/resultats-de-la-presidentielle-qui-a-brise-l-embargo.html" target="_blank"&gt;«&amp;#0160;L’attentisme est de rigueur&amp;#0160;»&lt;/a&gt;&amp;#0160;en ce premier tour. Les médias ont finalement joué la &lt;strong&gt;carte de la prudence&lt;/strong&gt;. Certains avaient laissé planer le &lt;strong&gt;suspense&lt;/strong&gt;&amp;#0160;: on a beaucoup parlé de Jean-Marc Morandini notamment, mais Libération avait aussi donné rendez-vous à ses lecteurs ce dimanche à 18h30. &lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/22/nous-vous-avions-donne-rendez-vous-a-18h30_813475" target="_blank"&gt;Les explications de Nicolas Demorand&lt;/a&gt; permettent de comprendre comment une loi électorale, qui bien que contestée, a été respectée par les éditeurs&amp;#0160;au vu des &lt;strong&gt;sanctions économiques potentielles&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;«&amp;#0160;sur internet et les réseaux sociaux circulent déjà des chiffres invérifiables et démentis par les sondeurs qui assurent ne pas avoir réalisé de sondages sortie des urnes. Nous devrions peut-être disposer d’ici 30 minutes environ des premières estimations que la loi nous interdit de publier. Le risque encouru est au minimum de 375.000 euros pour une entreprise de presse, sans parler d’autres conséquences économiques, réelles et sérieuses, qui fragiliseraient Libération. L’ensemble de ces sommes nous semble disproportionné par rapport à l’intérêt d’une information rendue publique à 20h&amp;#0160;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Seule l’AFP&lt;/strong&gt; semble avoir fait acte de rébellion en diffusant une dépêche à 18h46 contenant des estimations des résultats du scrutin. Cela dit, l’agence aurait précisé que &lt;em&gt;«&amp;#0160;la diffusion de ces informations auprès du grand public est de la seule responsabilité de ses clients&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. La cible de l’agence étant le &lt;strong&gt;BtoB&lt;/strong&gt; (les éditeurs de presse donc), la question de son contournement de la loi n’est pas si évidente que cela puisque ce sont ses clients qui transmettent ses informations au grand public (BtoC). Pourtant, la réaction du Parquet de Paris n’a pas tardé puisqu’il a annoncé &lt;a href="http://www.lepoint.fr/societe/enquete-judiciaire-sur-la-diffusion-anticipee-d-estimations-de-resultats-de-la-presidentielle-22-04-2012-1454114_23.php" target="_blank"&gt;ouvrir une enquête&lt;/a&gt; sur la publication par des médias et des journalistes de résultats estimés avant l’heure légale de 20h. Selon &lt;a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4876" target="_blank"&gt;Arrêt sur images&lt;/a&gt;, sont visés par &lt;strong&gt;cette enquête&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;«&amp;#0160;deux médias belges (la RTBF et Le Soir), un média suisse (la télé publique RTS), un journaliste belge qui aurait envoyé les estimations par tweet, et un site basé en Nouvelle-Zélande, (…) certainement resultats2012. (…) L’AFP est aussi poursuivie&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Bizarre que le Parquet poursuive des médias étrangers, la loi française ne s’appliquant théoriquement que sur son territoire. En effet, si une dictature votait une loi interdisant la couverture médiatique d’événements se passant sur ton territoire, les médias français s’y plieraient-ils&amp;#0160;? Les idéaux journalistique et de liberté d’expression nous permettent d’espérer que non. Alors, mis à part un &lt;strong&gt;blocage en amont des connexions françaises&lt;/strong&gt; vers ces sites transfrontaliers, solution liberticide il va sans dire, les autorités françaises n’auraient vraisemblablement pas eu d’autre choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Et pendant ce temps-là du côté des réseaux sociaux&amp;#0160;: le boom de #RadioLondres&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Durant les 48 heures d’embargo relatif à la publication de sondages et d’estimations de résultats jusqu’à la fin du scrutin, la twittopshère s’est pourtant animée, à tel point que le hashtag #RadioLondres figurait en &lt;strong&gt;première place des Trending Topics France&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;«&amp;#0160;Dès vendredi soir, alors que journaux, télés et radio faisaient silence sur la campagne, Twitter était entré en résistance avec un hashtag, #radiolondres, sur lequel des milliers d&amp;#39;internautes publiaient, à la manière des messages codés diffusés depuis la capitale britannique durant la seconde guerre mondiale, des messages plus ou moins humoristiques relayant rumeurs et faits&amp;#0160;»&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/22/sur-internet-joyeuse-confusion-sur-les-annonces-de-resultats_1689410_1471069.html" target="_blank"&gt;LeMonde.fr&lt;/a&gt;).&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594e6c8970b-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="TTFrance18h45" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c01676594e6c8970b" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c01676594e6c8970b-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="TTFrance18h45" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mêlant ironie et dérision, les utilisateurs de Twitter s’en sont donnés à cœur joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a126ec970d-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="#RadioLondres" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c016304a126ec970d image-full" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a126ec970d-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="#RadioLondres" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les médias traditionnels en ont pris pour leur grade, et certains utilisateurs n’ont pas manqué de rappeler le caractère non vérifié des informations circulant sur les réseaux sociaux. La question des &lt;strong&gt;usages du second écran&lt;/strong&gt; était flagrante avec nombre de live-tweets et de commentaires sur les émissions télé.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea969500970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Réseaux sociaux vs. médias tradi" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168ea969500970c" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea969500970c-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Réseaux sociaux vs. médias tradi" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Et à 20 heures, lors de la divulgation des premières estimations des résultats par tous les médias, le ton était &lt;strong&gt;à la stupeur et à la remise en question&lt;/strong&gt;, avec le score historique réalisé par le Front National.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea9695f2970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="RésultatsFN" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168ea9695f2970c" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea9695f2970c-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="RésultatsFN" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Franz-Olivier Giesbert, directeur de l’hebdomadaire Le Point, s’est d’ailleurs fait remarquer sur France 2 dimanche soir en affirmant que la presse devait faire son &lt;em&gt;«&amp;#0160;mea culpa&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, parce qu’elle &lt;em&gt;«&amp;#0160;a dit énormément de conneries pendant la campagne&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Mouais, les journalistes n’ont en effet pas vu la poussée du FN, mais à mon sens cela renvoie aussi et surtout à &lt;strong&gt;l’éternelle rengaine&lt;/strong&gt; selon laquelle les sondages ne sont pas fiables et sont pourtant placés au cœur de l’information de campagne… &amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Et pendant ce temps-là du côté des bureaux de vote&amp;#0160;: dépouillement manuel et traditionnel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre dilemme des médias traditionnels et effervescence de la twittosphère, la visite d’un bureau de vote à l’heure du dépouillement m’a permis de revenir à &lt;strong&gt;la réalité physique&lt;/strong&gt; d’une certaine manière. Mise entre parenthèse des débats et rumeurs, des critiques des velléités des médias traditionnels et de la révolution portée par les utilisateurs des médias sociaux. La réalité des élections aujourd’hui c’est encore ça&amp;#0160;:&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a12b0b970d-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Dépouillement" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c016304a12b0b970d" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c016304a12b0b970d-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Dépouillement" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;Un système de &lt;/span&gt;&lt;strong style="text-align: justify;"&gt;dépouillement participatif&lt;/strong&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;, grâce auquel les citoyens apportent leur contribution à la révélation des résultats du scrutin. Consciencieusement, chaque enveloppe est ouverte et les noms figurant sur les bulletins de vote sont énoncés un à un, recensés sur les feuilles de dépouillement manuellement avec un stylo. Ce mode de fonctionnement paraît un peu archaïque (à quand le vote électronique&amp;#0160;?), mais l’écriture des résultats sur un tableau à craie conserve tout de même un charme certain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea969887970c-pi" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Tableau_rsltts" class="asset  asset-image at-xid-6a01053693348d970c0168ea969887970c" src="http://4e4m.typepad.com/.a/6a01053693348d970c0168ea969887970c-320wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Tableau_rsltts" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-align: justify; font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt; Parce que les élections présidentielles sont LE sujet majeur dont on nous gave depuis des mois&amp;#0160;:) &amp;#0160;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>Mediamorphose</category>
<category>Participatif</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 12:10:51 +0200</pubDate>

</item>
<item>
<title>La presse en question : déontologie et qualité de l’information passées au crible</title>
<link>http://mediatech.everydatalab.com/2012/04/la-presse-en-question-d%C3%A9ontologie-et-qualit%C3%A9-de-linformation-pass%C3%A9es-au-crible.html</link>
<guid isPermaLink="true">http://mediatech.everydatalab.com/2012/04/la-presse-en-question-d%C3%A9ontologie-et-qualit%C3%A9-de-linformation-pass%C3%A9es-au-crible.html</guid>
<description>En ce moment, je ne peux que constater la vague d’événements consacrés au questionnement des pratiques journalistiques françaises. De tels exercices ne sont pourtant pas coutumiers dans le monde des médias, tant la noblesse de la profession semble souvent aveugler ses acteurs et rendre inacceptable toute critique. L’examen du système...</description>
<content:encoded>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En ce moment, je ne peux que constater la vague d’événements consacrés au questionnement des pratiques journalistiques françaises. De tels exercices ne sont pourtant &lt;strong&gt;pas coutumiers dans le monde des médias&lt;/strong&gt;, tant la noblesse de la profession semble souvent aveugler ses acteurs et rendre inacceptable toute critique. L’examen du système médiatique paraît habituellement cantonné aux sphères des universitaires et des sociologues, voire restreint à des &lt;strong&gt;voix discordantes &lt;/strong&gt;de militants &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/l-observateur-de-la-gauche-radicale/20120130.OBS0141/les-nouveaux-chiens-de-garde-les-reseaux-d-un-succes.html" target="_blank"&gt;étiquetés «&amp;#0160;gauche radicale&amp;#0160;»&lt;/a&gt;. Que se passe-t-il&amp;#0160;? La période électorale est-elle propice à la mise à l’agenda des problématiques déontologique et qualitative&amp;#0160;des médias ? La croissance de la défiance des citoyens envers l’information atteint-elle un tel point de non retour qui justifierait qu’il soit temps de s’en préoccuper&amp;#0160;? Le climat de crise est-il en cause&amp;#0160;? Une chose est sûre, les faiseurs d’information prennent conscience que leur profession ne fait sens que si elle répond aux &lt;strong&gt;exigences du public&lt;/strong&gt;. Et ça c’est nouveau&amp;#0160;: la présence d’acteurs des médias pour questionner leurs pratiques professionnelles relèverait presque d’une révolution...&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;L’ouverture d’une brèche dans la forteresse médiatique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques semaines, j’évoquai &lt;a href="http://bit.ly/zgFGzp" target="_blank"&gt;Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;, ce &lt;strong&gt;documentaire&lt;/strong&gt; basé sur l’essai éponyme de Serge Halimi datant de 1997, sorti en salle le 11 janvier 2012. Pour rappel, des médias comme Le Monde Diplomatique, Acrimed ou Fakir y ont apporté leur contribution grâce à un méticuleux &lt;strong&gt;travail d’archivage&lt;/strong&gt; de certaines «&amp;#0160;pépites&amp;#0160;» projetées à l’écran. D’ailleurs, &lt;a href="http://www.snj.fr/spip.php?article4290" target="_blank"&gt;une «&amp;#0160;soirée SNJ&amp;#0160;»&lt;/a&gt; (Syndicat National des Journalistes) est prévue&amp;#0160;le 5 avril à Paris. Au programme, la projection du film en présence de ses réalisateurs (Gilles Balbastre et Yannick Kergoat), de Serge Halimi et de Henri Maler (Acrimed). Elle sera suivie d’un débat intitulé &lt;em&gt;«&amp;#0160;les journalistes s’invitent dans la campagne pour parler de la liberté de la presse et la qualité de l’information !&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, lors duquel les revendications du SNJ seront débattues avec des représentants parlementaires. Et bien oui, une telle initiative proposée par le SNJ (trois mois après la sortie du film) atteste bien de &lt;strong&gt;la prise de conscience et des préoccupations du milieu journalistique&lt;/strong&gt;. Le film semble donc rencontrer un succès qui s’inscrit dans la durée, malgré sa diffusion quelque peu confidentielle (des séances qui se comptent sur les doigts de la main et dans très peu de salles). L’agenda des &lt;a href="http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?rubrique3" target="_blank"&gt;projections-débats&lt;/a&gt; pour les prochaines semaines en témoigne aussi, avec près de 25 dates au mois d’avril. &amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="271" src="http://www.youtube.com/embed/QCNdVcjmmrM" width="475"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, d’autres événements, s’inscrivant plus ou moins &lt;strong&gt;dans la lignée de ce film&lt;/strong&gt;, se multiplient. En mars, &lt;strong&gt;l’antenne rennaise du Social Media Club&lt;/strong&gt; a consacré une soirée à &lt;a href="http://bit.ly/GJRWKY" target="_blank"&gt;la compréhension des journalistes pour envisager une réconciliation public / médias&lt;/a&gt;, en réponse à l’initiative nationale menée par le collectif de citoyens Les indignés du PAF. Au &lt;strong&gt;Forum Libé&lt;/strong&gt;, à Rennes toujours, &lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/01012399211-pudeur-et-autocensure-des-journalistes-francais" target="_blank"&gt;Elaine Sciolino&lt;/a&gt; (correspondante du New York Times à Paris) et Christophe Deloire (Directeur du CFJ) &lt;a href="http://forum.blogs.liberation.fr/rennes/2012/03/la-presse-fran%C3%A7aise-sur-le-grill.html" target="_blank"&gt;ont débattu&lt;/a&gt; autour du thème « la&amp;#0160;presse, un contre-pouvoir sur le fil&amp;#0160;? ». En ce moment même, Acrimed se lance dans une série d’articles sur &lt;em&gt;Xavier Niel, le «&amp;#0160;capitalisme cool&amp;#0160;» à l’assaut des médias&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3795.html" target="_blank"&gt;épisode 1&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3800.html" target="_blank"&gt;épisode 2&lt;/a&gt;). Et enfin, à l’occasion du &lt;strong&gt;premier forum des médias à Nantes&lt;/strong&gt; le 29 mars, organisé par deux think tanks citoyens – &lt;a href="http://www.institut-kervegan.com/" target="_blank"&gt;l’Institut Kervégan&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.europecreative.eu/" target="_blank"&gt;Europe Créative&lt;/a&gt; – cinq acteurs du monde des médias ont été réunis pour tenter de répondre à la question «&amp;#0160;un printemps de l’information pour notre bien commun&amp;#0160;?&amp;#0160;». Cet événement a été introduit par la formule d’un des invités – Yves Agnès – &lt;em&gt;«&amp;#0160;le journalisme est un combat&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, subtile référence au titre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_(journal)" target="_blank"&gt;Combat&lt;/a&gt; né de la Résistance et réputé pour avoir notamment accueilli la plume d’&lt;strong&gt;Albert Camus&lt;/strong&gt;. D’ailleurs, les &lt;strong&gt;quatre commandements &lt;/strong&gt;de ce dernier, tirés de son &lt;em&gt;«&amp;#0160;manifeste pour un journalisme libre&amp;#0160;»&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/le-manifeste-censure-de-camus_1669778_3212.html" target="_blank"&gt;redécouvert il y a peu&lt;/a&gt;) ont été cités : &lt;strong&gt;lucidité, refus, ironie, obstination&lt;/strong&gt;. Je vais m’attarder sur cette conférence au travers de cinq thématiques, compte tenu de la diversité des intervenants et de la complémentarité de leurs propos. Mais surtout parce que c’était &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;rafraîchissant&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;rassurant&lt;/strong&gt; d’entendre des acteurs du monde des médias conscients du fait que le système dans lequel ils évoluent n’est pas parfait. Au menu&amp;#0160;: déontologie (1/5), modèles économiques en mutation (2/5), mise à l’agenda médiatique d’un sujet (3/5), menaces sur la liberté d’expression de part et d’autre de la Méditerranée – au Maroc et en France – (4/5) et enfin l’information comme bien commun (5/5).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/7041352049/" title="ForumDesMédias1_Nantes_29032012 de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="ForumDesMédias1_Nantes_29032012" height="247" src="http://farm8.staticflickr.com/7108/7041352049_dd39ed6fc0_n.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em style="font-size: 8pt; text-align: center;"&gt;G-D&amp;#0160;: Rémy Degoul (Europe Créative), Yves Agnès (APCP) et Renaud Dély (Nouvel Observateur)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Journalisme, éthique et déontologie (Forum des médias 1/5)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Yves Agnès&lt;/strong&gt;, ancien Rédacteur en chef au Monde et Président de &lt;a href="http://apcp.unblog.fr/" target="_blank"&gt;l’APCP&lt;/a&gt;&amp;#0160;(Association de Préfiguration d’un Conseil de Presse) a expliqué que ce groupe s’était formé en 2006 en réaction aux dysfonctionnements et &lt;strong&gt;dérives des médias&lt;/strong&gt;&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;le mal-journalisme est un problème pour la démocratie&amp;#0160;et c’est un mal plus Français qu’international&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Pour l’illustrer, il a évoqué la hausse de 48&amp;#0160;% des cas traités par le CSA (la seule instance de régulation de l’audiovisuel) en 2011 par rapport à l’année précédente. Yves Agnès est rapidement revenu sur les &lt;em&gt;«&amp;#0160;grands dérapages&amp;#0160;»&lt;/em&gt; médiatiques, générant les premières prises de conscience dans les années 1980-1990. Mais, il a déploré que celles-ci ne génèrent que de &lt;em&gt;«&amp;#0160;petites avancées&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, comme des &lt;strong&gt;chartes internes&lt;/strong&gt; et l’institution de &lt;strong&gt;médiateurs&lt;/strong&gt;. Un des objectifs visés par l’ACPC est donc qu’un &lt;em&gt;«&amp;#0160;droit des citoyens à une information libre, honnête et pluraliste&amp;#0160;»&lt;/em&gt; soit inscrit dans la Constitution française, afin d’affirmer la &lt;strong&gt;responsabilité des journalistes à l’égard de leur public&lt;/strong&gt;. Pour l’ACPC, l’enjeu est juridique, renvoie aux concepts d’Etat de droit et de la hiérarchie des normes. Ce droit ferait écho aux &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp" target="_blank"&gt;articles 10 et 11&lt;/a&gt; de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, &lt;strong&gt;proclamant la liberté d’opinion et la liberté d’expression&lt;/strong&gt;. En effet, la Constitution et les textes associés à son Préambule font partie du &lt;strong&gt;Bloc de constitutionnalité&lt;/strong&gt;, depuis la décision fondatrice du Conseil Constitutionnel, &lt;em&gt;Liberté d’Association&lt;/em&gt;, du 16 juillet 1971. Cela signifie que toutes les autres normes inférieures à ce bloc doivent lui être conformes (conventions internationales, lois et règlements, etc.).&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais si le &lt;em&gt;«&amp;#0160;droit des citoyens à une information libre, honnête et pluraliste&amp;#0160;»&lt;/em&gt; a une valeur constitutionnelle, cela ne peut suffire. En effet, proclamer un droit ça fait toujours bien, mais prévoir des &lt;strong&gt;dispositifs pour en garantir le respect&lt;/strong&gt; est nécessaire. C’est pourquoi, une instance pouvant contrôler et sanctionner les médias devrait naître d’un tel processus. C’est le modèle du &lt;strong&gt;Conseil de presse&lt;/strong&gt;, organe de régulation, dont le pionnier est né en Suède en 1916. Cela permettrait de combler le vide structurel de la profession journalistique, &lt;a href="http://bit.ly/GJRWKY" target="_blank"&gt;dont j’ai déjà parlé ici&lt;/a&gt;. Les réflexions autour d’une &lt;strong&gt;instance de médiation entre la presse et ses lecteurs&lt;/strong&gt; ne datent pas d’hier, mais stagnent (&lt;a href="http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/pdf/18/09_DOLLE.pdf" target="_blank"&gt;voir cet article&lt;/a&gt; des Cahiers du Journalisme n°18 de 2008). Elles sont indissociables de l’adoption d’une &lt;strong&gt;charte commune &lt;/strong&gt;(à portée contraignante) par l’ensemble des représentants de la profession. Le dernier échec en date pour instituer un code de déontologie&amp;#0160;remonte à la &lt;a href="http://odalage.wordpress.com/2011/07/04/deontologie-le-groupe-frappat-jette-l%E2%80%99eponge/" target="_blank"&gt;Commission Frappat&lt;/a&gt;, constituée suite aux Etats Généraux de la presse écrite en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En déplorant les problèmes de gestion et le manque d’innovations du secteur de la presse, Yves Agnès m’a impressionnée par &lt;strong&gt;sa lucidité&lt;/strong&gt;, parce que son discours n’est pas monnaie courante dans le secteur (&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ItlvdCXKwCs&amp;amp;feature=relmfu" target="_blank"&gt;voir son interview vidéo&lt;/a&gt;). Pour sa part, Renaud Dély est intervenu pour évoquer le &lt;strong&gt;challenge&lt;/strong&gt; que doivent relever les éditeurs, à savoir la redéfinition de leur business model (&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=FR8WRHR5s5s&amp;amp;feature=relmfu" target="_blank"&gt;voir son interview vidéo&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Modèles économiques en mutation (Forum des médias 2/5)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Selon &lt;strong&gt;Renaud Dély&lt;/strong&gt;, Directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, &lt;em&gt;«&amp;#0160;la première menace qui pèse sur le journalisme aujourd’hui c’est l’économie&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. &lt;a href="http://bit.ly/xowog2" target="_blank"&gt;La crise structurelle&lt;/a&gt; a été mentionnée, avec les exemples de victimes récentes que sont&amp;#0160;&lt;strong&gt;France Soir&lt;/strong&gt; (voir &lt;a href="http://everydatalab.com/France_Soir.html" target="_blank"&gt;cette étude&lt;/a&gt;) et &lt;strong&gt;La Tribune&lt;/strong&gt;, voyant la disparition de leur version print. Dans le milieu, il se dit que la famille PQR résisterait mieux, mais cela au prix de &lt;strong&gt;positions oligopolistiques&lt;/strong&gt;&amp;#0160;: le légendaire surnom du «&amp;#0160;Papivore&amp;#0160;» de Robert Hersant pourrait aujourd’hui être attribué à &lt;a href="http://www.lepoint.fr/economie/michel-lucas-l-empereur-de-l-ombre-16-06-2011-1345042_28.php" target="_blank"&gt;Michel Lucas&lt;/a&gt; et à son empire médiatique dans l’Est de la France&amp;#0160;! &lt;a href="http://www.erwanngaucher.com/26032012La-vraie-maladie-de-la-presse-francaise,1.media?a=851" target="_blank"&gt;L’étude d’Erwann Gaucher&lt;/a&gt; sur les bilans OJD et Audipresse&amp;#0160;attire l’attention sur &lt;strong&gt;cette crise que traverse le print&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;«&amp;#0160;globalement, la presse papier voit sa diffusion payée reculer de 2,26 % entre 2010 et 2011, toutes familles confondues. Un résultat d&amp;#39;autant plus inquiétant que cela fait 10 ans que cela dure et que ce voyant là est à la baisse. (…) Cet inventaire à la Prévert pourrait être poétique, si au bout de chaque ligne le chiffre n&amp;#39;était pas précédé d&amp;#39;un &amp;quot;-&amp;quot; et dans le rouge&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. A ce sujet, Renaud Dély a insisté sur l’atout que représentaient les &lt;strong&gt;grands actionnaires&lt;/strong&gt; pour les médias&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;au Nouvel Observateur, on a la chance d’avoir &lt;/em&gt;&lt;a href="http://mediatech.everydatalab.com/2011/10/du-minitel-%C3%A0-internet-4-les-m%C3%A9dias-oscillent-entre-conservatisme-et-exp%C3%A9riences-lucratives.html" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;un actionnaire riche&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; qui aime la presse et qui investit&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Outre cet hebdomadaire, Claude Perdriel possède également Challenges et vient d’acquérir fin 2011 le pure player Rue89. Il était notamment candidat à la reprise du Monde en 2010. Les exemples de ce type ne manquent d’ailleurs pas&amp;#0160;: Dassault, LVMH, etc.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Renaud Dély a ensuite insisté sur l’enjeu de la &lt;strong&gt;diversification des revenus&lt;/strong&gt; des entreprises de presse, pour faire face à la chute des recettes traditionnelles issues de la vente aux lecteurs et aux annonceurs&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;le journal doit devenir une entreprise multimédia&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Il a évoqué la tenue des &lt;em&gt;«&amp;#0160;Journées de Nantes&amp;#0160;»&lt;/em&gt; &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20111221.OBS7304/du-20-au-21-janvier-les-journees-de-nantes.html" target="_blank"&gt;en janvier dernier&lt;/a&gt;, sur le modèle des forums gratuits. Autre nouveauté&amp;#0160;: le lancement d’«&amp;#0160;Obsession&amp;#0160;», &lt;strong&gt;supplément lifestyle&lt;/strong&gt; diffusé gratuitement le dernier jeudi de chaque mois avec l’hebdomadaire. Sur le web, le groupe développe &lt;strong&gt;l’information et les services pratiques &lt;/strong&gt;(santé, beauté, luxe, loisirs), pourvoyeurs d’audience. Pour ce qui est du print, Le Directeur de la rédaction du Nouvel Obs n’a pas manqué de déplorer le dilemme entre image du titre et attraction des acheteurs en kiosque. En effet, le journal peine parfois à &lt;strong&gt;rendre attrayants des sujets d’actualité&lt;/strong&gt; peu vendeurs, à l’image de la crise, etc. A titre d’illustration, la meilleure vente enregistrée par l’hebdomadaire en 2011 concernait un numéro sur lequel DSK figurait en première de couv&amp;#0160;! Enfin, au sujet de &lt;em&gt;«&amp;#0160;la génération à venir&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, Renaud Dély a abordé l’enjeu de &lt;strong&gt;l’adaptation aux usagers&lt;/strong&gt;&amp;#0160;à travers les questions de gratuité, de pratiques numériques et d’éducation aux médias.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/everydataflickr/6895259940/" title="ForumDesMédias2_Nantes_29032012 de EverydataLab, sur Flickr"&gt;&lt;img alt="ForumDesMédias2_Nantes_29032012" height="230" src="http://farm8.staticflickr.com/7190/6895259940_fb7ea57939_n.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;"&gt;&lt;em&gt;G-D&amp;#0160;: Frédéric Sultan (VECAM), Véronique Auger (France 3 national), Zineb El Rhazoui (bloggeuse)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Place de la thématique européenne dans l’information (Forum des médias 3/5)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Véronique Auger&lt;/strong&gt;, Rédactrice en chef Europe à la rédaction nationale de France 3 (&lt;a href="http://blog.france3.fr/champion-europe/" target="_blank"&gt;voir son blog&lt;/a&gt;), productrice et présentatrice de l’émission &lt;a href="http://info.france3.fr/avenue-europe/" target="_blank"&gt;Avenue de l’Europe&lt;/a&gt;, a approfondi le point évoqué brièvement par Renaud Dély relatif à l’attractivité ou non de certains sujets. L’Europe est un exemple révélateur d’&lt;strong&gt;actualité peu prisée&lt;/strong&gt;. En bref, &lt;em&gt;«&amp;#0160;l’Europe, ça fait chier tout le monde&amp;#0160;! »&lt;/em&gt;. Vous pourriez être surpris à la lecture de ce constat, au vu des sujets traitant de la crise traversée par la zone Euro, du sauvetage de la Grèce, etc. Et pourtant, Véronique Auger a été catégorique à ce sujet&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;avec la crise, on a été condamné à parler de l’Europe, mais mal d’ailleurs&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Elle nous a raconté sa bataille pour parvenir à monter son émission. En dix ans, elle n’est parvenue à faire progresser son temps d’antenne que de 6 mn 56 à 16 mn, alors qu’elle touche une &lt;strong&gt;cible spécifique&amp;#0160;et peu courante&lt;/strong&gt; par rapport à une telle thématique : une majorité de femmes, CSP – de plus de 50 ans habitant dans les petites villes. Le manque d’ouverture sur le monde de la France y est pour beaucoup selon elle, d’où son choix d’aborder chaque semaine &lt;em&gt;«&amp;#0160;un thème de l’actualité des 27 pays de l’Union Européenne»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette intervenante a manié anecdotes et &lt;strong&gt;ironie&lt;/strong&gt; avec une telle aisance que je pourrai presque affirmer qu’elle est parvenue à convaincre l’ensemble de son auditoire que l’Europe était un sujet passionnant&amp;#0160;! Mais cela ne l’a pas empêché de rappeler &lt;strong&gt;les lacunes de l’enseignement&lt;/strong&gt;, contraintes difficilement surmontables pour aborder le sujet&amp;#0160;(que fait réellement la Commission européenne&amp;#0160;? Le Parlement Européen&amp;#0160;? Et la CJCE&amp;#0160;?, etc.). D’autant plus que selon Véronique Auger&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;la télévision ne peut éduquer les gens sur l’Europe&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. D’autre part, l’horreur du libéralisme et le sentiment que le cœur de l’Europe c’est Bruxelles, contribuent à miner les perceptions communes de ce sujet. Enfin, sa critique s’est achevée sur &lt;em&gt;«&amp;#0160;une télévision dirigée par les présentateurs&amp;#0160;»&lt;/em&gt;&amp;#0160;au sens où l’époque où les chefs de rubrique spécialisés venaient sur le plateau le temps d’interviewer les invités est bel et bien révolue.&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Véronique Auger nous a offert un aperçu du traitement de l’actualité européenne par les médias français, en ne manquant pas de se faire le relai de &lt;strong&gt;critiques sur sa profession &lt;/strong&gt;(&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nbinlzwGKEg&amp;amp;feature=relmfu" target="_blank"&gt;voir son interview vidéo&lt;/a&gt;). Cela étant, lors des échanges avec le public, elle a semblé davantage défendre le corps journalistique. Cette posture reposait sur le souhait de contester les &lt;em&gt;«&amp;#0160;généralisations abusives&amp;#0160;»&lt;/em&gt; et l’&lt;em&gt;«&amp;#0160;idéalisation du passé&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Ce &lt;strong&gt;pseudo revirement&lt;/strong&gt; m’a d’abord un peu surprise. Mais au vu des témoignages et discussions en cours, ce recadrage était nécessaire&amp;#0160;: sans quoi la soirée aurait probablement laissé ancré le souvenir du &amp;quot;tous pourris&amp;quot;… En effet, la question de la qualité de l’information est aussi indissociable de la &lt;strong&gt;liberté d’expression&lt;/strong&gt;, point sur lequel est intervenue Zineb El Rhazoui avec l’exemple du Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Journalisme et liberté d’expression (Forum des médias 4/5)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Zineb El Rhazoui&lt;/strong&gt;, journaliste-bloggeuse a été contrainte de s’exiler, victime de son militantisme en faveur de la démocratie et de la liberté de la presse au Maroc&amp;#0160;; elle est cofondatrice de &lt;a href="http://www.bladi.net/mouvement-alternatif-pour-les-libertes-individuelles.html" target="_blank"&gt;MALI&lt;/a&gt; (Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles). Elle a eu la chance de bénéficier du programme &lt;a href="http://zinebelrhazoui.wordpress.com/2011/12/20/slovenie/" target="_blank"&gt;ICORN&lt;/a&gt; (International Cities of Refuge Network) et d’être accueillie &lt;a href="http://www.icorn.org/articles.php?var=329" target="_blank"&gt;en Slovénie&lt;/a&gt;. Elle nous a raconté son parcours du combattant pour &lt;strong&gt;exercer sa profession de journaliste&lt;/strong&gt;, aujourd’hui &lt;a href="http://zinebelrhazoui.wordpress.com/" target="_blank"&gt;bloggueuse&lt;/a&gt; (un choix par défaut). Son expérience a commencé lors de la période d’interrègne entre Hassen II et Mohammed VI, avec la création en 1997 du Journal indépendant L’Hebdomadaire. Mais &lt;strong&gt;le titre a souffert&lt;/strong&gt; à force de traiter &lt;em&gt;«&amp;#0160;des dossiers qui fâchent&amp;#0160;»&lt;/em&gt; (le Sahara occidental par exemple) et de se rendre coupable d’actes d’&lt;em&gt;«&amp;#0160;irrévérence&amp;#0160;»&lt;/em&gt; (ne pas apposer l’expression &lt;em&gt;«&amp;#0160;sa majesté le Roi &lt;/em&gt;[nom]&lt;em&gt; que Dieu le glorifie&amp;#0160;»&lt;/em&gt; lors de l’évocation du souverain marocain). Avec ses collègues journalistes, elle a vécu &lt;em&gt;«&amp;#0160;la diffamation&amp;#0160;»&lt;/em&gt; et des arrestations&amp;#0160;; le journal a tenté de survivre malgré &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/0101617009-au-maroc-le-journal-hebdomadaire-jette-l-eponge" target="_blank"&gt;la perte de ses annonceurs&lt;/a&gt;, autant de mesures qui ont entraîné &lt;strong&gt;sa disparition&lt;/strong&gt;. Zined El Rhazoui a qualifié les années 2009-2010 de &lt;em&gt;«&amp;#0160;période de deuil pour la presse indépendante née lors de l’interrègne&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, à tel point que &lt;strong&gt;la corruption et l’emprise du politique&lt;/strong&gt; sur l’information feraient désormais de la presse marocaine &lt;em&gt;«&amp;#0160;un corps gangrené par la corruption&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. L’encadrement de la presse passe aussi par la &lt;strong&gt;condamnation des fixeurs marocains&lt;/strong&gt;, tentant d’aider les journalistes européens dans leurs investigations.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Forte de son militantisme démocratique, Zineb El Rhazoui n’a pas caché sa &lt;strong&gt;déception sur la position de la France&lt;/strong&gt; envers le Maroc&amp;#0160;: &lt;em&gt;«&amp;#0160;ce que la Slovénie a fait pour mon compagnon et moi, la France ne l’aurait pas fait car elle considère le Maroc comme une démocratie&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Pour la journaliste, la réforme constitutionnelle de 2011 n’est qu’un cache-misère, adopté à la va-vite pour &lt;strong&gt;calmer les envies de démocratie &lt;/strong&gt;(réforme qui a cependant reçu &lt;a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110330083230/" target="_blank"&gt;le soutien du gouvernement français&lt;/a&gt;). Plus globalement, Zineb El Rhazoui a été catégorique pour évoquer les liens &lt;em&gt;«&amp;#0160;tentaculaires&amp;#0160;»&lt;/em&gt; entre la France et le Maroc, qui a obtenu tardivement son indépendance en 1956&amp;#0160;: &lt;strong&gt;intérêts économiques, financiers, politiques&lt;/strong&gt;, etc. Pour ce qui est des rapports entretenus entre les journalistes indépendants marocains et leurs pairs français, rassurez-vous, le tableau n’a pas toujours été aussi obscur. Les correspondants français au Maroc ont un temps apporté &lt;em&gt;«&amp;#0160;une bouffée d’oxygène&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, l’AFP a en particulier été présentée comme &lt;em&gt;«&amp;#0160;un bastion de résistance&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Mais depuis quelques années &lt;em&gt;«&amp;#0160;le Maroc est devenu la quintessence du malaise de la presse française&amp;#0160;!&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Pour Zineb El Rhazoui, le &lt;strong&gt;traitement de l’actualité marocaine par les médias français&lt;/strong&gt; est contestable&amp;#0160;: alors que les sujets sur les palaces de Marrakech ou sur les succès économiques des entrepreneurs fleurissent, &lt;em&gt;«&amp;#0160;le printemps marocain est passé sous silence&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;#0160;la France ne s’intéresse pas à ce qui se passe chez nous&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Au vu de ces éléments, il n’est guère surprenant que la journaliste nous ait présenté sa vision d’une presse française &lt;em&gt;«&amp;#0160;corrompue&amp;#0160;»&lt;/em&gt;, pour un pays s’autoproclamant chef de file des démocraties et patrie des droits de l’homme. &amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xpscdg" width="475"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xpscdg_zineb-el-rhazoui-la-veritable-modernite-c-est-la-democratie_news"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xpscdg_zineb-el-rhazoui-la-veritable-modernite-c-est-la-democratie_news"&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au cours des discussions, Zineb El Rhazoui a précisé que certains journalistes français ne laissaient pas de côté &lt;strong&gt;leur déontologie&lt;/strong&gt; lorsqu’ils traitaient du Maroc, à l’image de &lt;a href="http://www.rue89.com/2009/06/30/lettre-ouverte-de-joseph-tual-nicolas-j-irai-a-ta-convoc" target="_blank"&gt;Joseph Tual&lt;/a&gt; de France 3 &lt;em&gt;«&amp;#0160;un des derniers à parler vraiment du Maroc&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. Mais la question &lt;strong&gt;des connivences&lt;/strong&gt; entre pouvoirs financiers, politiques et industriels a aussi été soulevée à ce propos comme une menace pour l’indépendance des journalistes. Pour approfondir son intervention, voir son regard sur &lt;a href="http://www.slateafrique.com/62741/charlie-hebdo-flammes-enfer-charia" target="_blank"&gt;l’attentat qui a touché Charlie Hebdo&lt;/a&gt; et un de ses &lt;a href="http://monde-arabe.arte.tv/les-revolutions-arabes-un-an-apres-par-zineb-el-rhazoui/" target="_blank"&gt;articles sur les révolutions arabes&lt;/a&gt; publié sur Arte. Enfin, pour terminer cette conférence, Frédéric Sultan s’est intéressé au concept de bien commun, afin d’envisager la &lt;strong&gt;place des citoyens&lt;/strong&gt; dans la production d’information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Information comme bien commun&amp;#0160;? (Forum des médias 5/5)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Frédéric Sultan&lt;/strong&gt;, membre de l’association &lt;a href="http://vecam.org/" target="_blank"&gt;VECAM&lt;/a&gt; (Réflexion et action pour l’Internet citoyen) a questionné l’affirmation d’Yves Agnès, selon laquelle l’information ne serait &lt;em&gt;«&amp;#0160;pas seulement un produit marchand mais un bien commun&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. En effet, selon lui la notion de bien commun renvoie à &lt;em&gt;«&amp;#0160;une ressource vitale pour une communauté (au sens large) gérée par elle-même de manière participative&amp;#0160;»&lt;/em&gt;. De plus, le bien commun suppose un &lt;strong&gt;usage équitable&lt;/strong&gt; de cette ressource, sans accaparement, d’où les questions de propriété et de gouvernance de son partage. Pour lui, la pluralité des formes d’organisation existantes aujourd’hui induisent un renouveau du bien commun&amp;#0160;: une diversité liée &lt;strong&gt;à la participation et aux médias contributifs&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Frédéric Sultan a cité en exemple le &lt;a href="http://yahoo.bondyblog.fr/" target="_blank"&gt;Bondy Blog&lt;/a&gt;, créé par des journalistes suisses pendant les émeutes de banlieues en 2005, avant d’être transmis à des habitants qui se le sont réapproprié et l’alimentent depuis. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/" target="_blank"&gt;Wikipédia&lt;/a&gt; a aussi été mentionné pour sa &lt;strong&gt;gratuité&lt;/strong&gt;, son modèle contributif et son ambition de partage des connaissances. Enfin, &lt;a href="http://wikileaks.org/" target="_blank"&gt;WikiLeaks&lt;/a&gt; a été survolé (faute de temps) pour souligner sa &lt;strong&gt;fonction de lanceur d’alerte&lt;/strong&gt;. Sa dimension innovante a été évoquée à travers ses interactions avec certains médias traditionnels qui ont travaillé sur les câbles diplomatiques, analysé et transmis les informations au public. Frédéric Sultan a conclu sur l’idée que des &lt;strong&gt;alliances entre les médias et la société civile&lt;/strong&gt; étaient à construire et à approfondir, un défi allant bien au-delà de la simple interaction passant par l’ouverture et la modération des commentaires aux articles. &amp;#0160; &amp;#0160;&amp;#0160;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana, geneva;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi j’en parle&amp;#0160;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Si vous êtes arrivés au bout de la lecture de ce &lt;span style="text-decoration: line-through;"&gt;très très&lt;/span&gt; long billet, vous aurez sûrement pris conscience de l’ampleur des enjeux autour du questionnement des pratiques journalistiques&amp;#0160;; toutes ces réflexions étant des plus passionnantes.&lt;/p&gt;</content:encoded>


<category>Mediamorphose</category>

<dc:creator>Morgane Gaulon-Brain</dc:creator>
<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 11:50:44 +0200</pubDate>

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