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	<title>Fin de Seance - Analyse et critique cinéma</title>
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		<title>Badinages hallucinés </title>
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		<date>2009-11-14 11:58:13</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton528.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Zoom avant vers l'ouverture béante d'une tour de pierre circulaire située en plein dans un champ de fourrée. La musique jazz et intrigante de Mark Snow accompagne le mouvement. D'emblée, l'exploration du film siège sous la tutelle de l'étrange. A la brassée, comme souvent lorsqu'on est projeté si fort dans un film, se bouscule une pléthore de références. Resnais, bien qu'il ne ressemble à nul mieux qu'à lui-même, invoque Buñuel, Lynch, Kitano, Carpenter et tout un cinéma de l'étrangeté. Pourtant, c'est un fait, &lt;strong class="spip"&gt;Les Herbes folles&lt;/strong&gt; est le film que son cinéaste parachève en &#x153;uvre totale. S'y discerne avec aisance de multiples références aux films précédents de Resnais. L'herbe folle qui perse le bitume et qui sert de fond au générique rejoue le motif étoilé de la fissure cristalline qui faisant fond au générique d'Hiroshima mon amour. Sur le même principe d'actualisation, presque l'ensemble de la filmographie de Resnais est rejoué, de &lt;i class="spip"&gt;Van Gogh&lt;/i&gt; a &lt;i class="spip"&gt;C&#x153;urs&lt;/i&gt; en passant par &lt;i class="spip"&gt;Providence&lt;/i&gt; ou &lt;i class="spip"&gt;Mélo&lt;/i&gt;. D'aucuns auront tôt fait de parler de film testamentaire. En vue de l'hypocrisie d'une telle expression, je me garderai bien de l'employer. Et si &lt;strong class="spip"&gt;Les Herbes folles&lt;/strong&gt; ne se distingue pas comme pseudo film testamentaire, c'est parce qu'il regorge d'une vigueur généreuse.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1172 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19103735.jpg" title='JPG - 31.9 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19103735-0dfeb.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 31.9 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Marguerite Muir (Sabine Azéma), introduite par sa marche puis par sa chevelure d'un rouge presque cramoisie, a des pieds particuliers. Pour se chausser, elle doit se rendre dans un magasin spécialisé. Déambulant entre les autres gens, elle parcourt l'espace. Les pieds sur terre, elle s'enverra en l'air par la suite, à bord d'un avion. La voix off (Edouard Baer), dont les hésitations et les élucubrations ne laissent pas supposer qu'elle respecte avec rigueur l'écriture de Gailly, commente les gestes et l'attitude de la femme. A l'introduction empressée qui pénètre dans la tour, se succède cette séquence plus chaleureuse et davantage emprunt de préciosité. L'acuité de la voix vient comme caresser le creux de l'oreille. Sur le mode de la confidence, Resnais se promet de nous livrer les secrets intimes de ses personnages. Sa paire de chaussures acquises, Marguerite sort du magasin et se fait dérober son sac par un voleur en roller. Plus tard, Georges Palet (André Dussollier), introduit par sa silhouette bonhomme et par sa montre-bracelet, se dirige vers sa voiture où il trouve par hasard sous le pneu de sa voiture un portefeuille estampillé MM. En ouvrant l'objet, Georges apprend qu'il appartient à Marguerite Muir. Étonné devant les papiers de cette inconnue, Georges délivre sur elle des fantasmes perclus. Très vite il esquisse le portrait psychologique de Marguerite et se projette en train de l'appeler. Les règles du jeu sont présentées, la trame est instruite, le jeu du récit peut commencer.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1171 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19096529.jpg" title='JPG - 47.5 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19096529-e7abe.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 47.5 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Ayant introduit son intrigue, &lt;strong class="spip"&gt;Les Herbes folles&lt;/strong&gt; peut enfin déployer le champ de sa force construit sur un jeu d'alternance ou de cohabitation entre l'inconscience des pensées et la domination du Surmoi. A l'instar de ces herbes récalcitrantes qui, par une détermination forcenée, traversent le bitume, le Moi des personnages se fissure pour laisser saillir leur Ça. L'éruption des pulsions à travers les pensées (que ce soit pour imaginer le meurtre de deux jeunes femmes ou pour paniquer à l'absence d'un être aimé) ou dans les actes (comme lorsque Georges attable sans prévenir son gros orteil dolent devant un couple de policiers) amorce toujours soudain un basculement dans le comique ou dans l'angoisse. Multipliant les registres, Resnais rejoint ce mouvement postmoderne qui habilite dans le même temps les tons légers et la gravité. Comme l'entend un adage célèbre : le drame n'est jamais que le revers de la comédie. Lorsque Marguerite Muir, portée par un élan libertaire, conduit jusqu'à un aérodrome, sur fond d'une image grisâtre et d'une musique inquiétante, la séquence est suffisamment ouverte aux interprétations pour se laisser apprécier comme un instant comique ou dramatique. Le spectateur de Resnais se définit comme Georges Palet qui, sortant de la projection d'un film de guerre mélodramatique, avoue s'être ennuyé. Maître de ses émotions, il ne se soumet jamais au diktat affectif des séquences.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1173 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19105709.jpg" title='JPG - 35.8 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19105709-2c9dd.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 35.8 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;La jeunesse qu'un grand nombre de critiques officiels prête au cinéaste réside dans ce raccrochage du cinéma resnaisien à une mouvance contemporaine. Pourtant Les herbes folles ne ressemble pas aux jeunes &#x153;uvres des auteurs postmodernes. L'auteur du film, ce n'est pas la tutelle postmoderne, mais pleinement Alain Resnais. La récurrence des plans sur des « mauvaises herbes » ou sur ce sac prophétique intervient au c&#x153;ur de la bande image comme interviennent les plans de neige dans L'amour à mort ou les méduses dans On connaît la chanson. La contribution de la musique de Mark Snow appose aux instants des troubles jazz. La première herbe folle du film, ce n'est pas cet enfant alité qui formule in fine une réplique d'une joyeuse absurdité, ni la braguette ouverte de Dussollier dans une séquence finale, ni la diction nonchalante de Devos, ni même la chevelure impétueuse d'Azéma. L'herbe folle inaugurale, c'est le geste créatif de Resnais. Un tel soin apporté conjointement à la photographie d'Eric Gautier, au décor de Jacques Saulnier, à la musique de Mike Snow, au montage d'Hervé De Luze déploie une abondance de pistes créatives. La force première de Resnais est de ne pas réunifier les travaux de chacun pour constituer une matière homogène. Son &#x153;uvre est impure, et l'image des herbes folles en porte l'hybridisme. De cette impureté ressort un désengagement vis-à-vis d'une trame narrative classique. Resnais ne s'est jamais soucier de construire un récit linéaire. Dès lors, ressortir déçu du film pour le seul motif de ce qui advient de Marguerite et de Georges, c'est avoir raté la carton noir qui intervient en début de dernière bobine où y est inscrit une citation de Flaubert : « &lt;i class="spip"&gt;N'importe, nous nous serons bien aimé.&lt;/i&gt; ». Peu importe la réussite ou l'échec de l'entreprise amoureuse, tout repose sur la jouissance des jeux de l'amour et du hasard. Et puis après tout, Les herbes folles, et c'est là qu'on peut lui prêter une jeunesse vigoureuse, repose sur l'aventure d'une femme qui prend son pied, dans un magasin de chaussures, avant de s'envoyer en l'air, dans un avion. A moins que ce ne soit l'histoire d'une femme qui perd ses papiers et qui, de ce fait, finit par être renvoyer au-delà de l'horizon.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description>
		<author>Flavien Poncet</author>
		<dc:date>2009-11-14T10:58:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Flavien Poncet</dc:creator>
		
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		<title>L'enfer c'est les autres</title>
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		<date>2009-11-12 20:29:02</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton527.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Nous sommes donc en 1913 dans une société villageoise, mais Haneke nous signifie dès le début que cet élément n'est pas un gage historique mais bien la base de son étude. Toute l'&#x153;uvre d'Haneke est tournée vers la violence, il essaye d'en témoigner, de la démontrer&#x2026; Cette fois ci il tente d'en expliquer la cause, le fondement à travers l'époque qui semble lointaine pour des spectateurs contemporains, la forme que prend son film avec des personnages fonctions qui rappellent les contes qui sont les fondements même de la littérature et enfin et surtout au travers des enfants, qu'il filme en ne leur laissant plus le choix. Plus tard ce seront des bourreaux.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19112680.jpg" title='JPG - 41.2 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19112680-7681b.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 41.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Dans ce film, tout est soumis à la violence, chacun s'y entraîne de manière plus ou moins consciente. La violence est partout et surtout elle éloigne autant qu'elle rapproche. Les parents sont des tortionnaires qui pensent agir pour le bien de leurs enfants qui eux même agissent contre leurs parents et finissent par devenir des bourreaux. C'est cet engrenage qu'étudie Haneke d'une manière extrêmement subtile. Les rôles s'inversent au milieu du film sans qu'à première vue le spectateur ne s'en aperçoive. Tout est illustré par ce ruban blanc duquel sont coiffés les deux enfants du pasteur, qui est censé symboliser la sagesse, la candeur et leur faire recouvrer leur pureté. Pourtant ce geste est initié par des parents qui violent et humilient ces mêmes enfants et c'est auréolé de ce ruban de satin que les enfants commettent les pires péchés. C'est dans un enfer pervers qu'évoluent ces personnages, ou chacun semble ne rien avoir d'humain. En effet les enfants molestés par les autres enfants sont ceux qui connaissent l'amour de leurs parents et cet amour là n'est pas accepté dans ce monde de sadisme. « &lt;i class="spip"&gt;Tu dois atrocement souffrir pour être si odieux&lt;/i&gt; », cette phrase qui résume à elle seule tout le film est cruelle de vérité.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1170 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19112684.jpg" title='JPG - 54 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19112684-ed2ab.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 54 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;L'instituteur, lui, semble extérieur à toute cette violence et est simplement guidé par son histoire d'amour. Mais lui non plus n'accédera pas au droit d'être heureux, il endosse le rôle de témoin, sans qui, si l'on suit le processus, le film n'aurait pu être réalisé. C'est ici que se pose un premier problème, en effet nous sommes à l'aube de la première guerre mondiale et le film se termine sur ce plan magnifique des enfants surplombant la scène, chantant fiers au dessus des adultes. Les adultes en devenir ceux sont eux. Ils vont devenir, si l'on suit le cheminement chronologique, les nazis de demain. Haneke tente d'expliquer les fondements de la violence et leurs conséquences, et c'est justement ici que cela pose un problème, c'est une sorte d'explication quelque peu simpliste et manichéenne des crimes nazis. Cette chute discrédite les propos du film et l'annonce de certains événements historiques mettent à mal la démonstration de cette violence si universelle qui aurait pu être traitée de manière intemporelle. Le noir et blanc si magistralement utilisé, nous offrant des plans magnifiques sur une campagne vide de perspective, corroborait pourtant cette intemporalité qui aurait mérité d'être accentuée.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1168 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19112679.jpg" title='JPG - 61.9 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19112679-47090.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 61.9 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Malgré la présence parfois très lourde d'Haneke (le film tend parfois plus vers une démonstration), &lt;strong class="spip"&gt;Le Ruban blanc&lt;/strong&gt; est un film surprenant, magistralement réalisé avec une technique subtile et un art maîtrisé de la construction de plans qui témoigne dès le début de la rigidité et de la froideur du contexte. Haneke tire un constat angoissé de ce qu'il appelle les vices humains, qui croupissent indéniablement au fond de nous. Ces enfants, comme tous les enfants, sont porteurs d'espoir et d'avenir et sont pourtant rongés par la violence et le sadisme des générations antérieures. Il démontre au travers de son film que la violence est partout et en chacun de nous, il aime à nous manipuler, à nous confronter à nos propres vices en nous donnant d'emblée un rôle de voyeurs. Il a atteint son but, ce film conduit obligatoirement à une réflexion sur la violence loin de ce qu'il dit détester le plus : le spectateur qui « &lt;i class="spip"&gt;en consommant à outrance des films qu'il croit sans danger, arrive à lui faire oublier ce qu'est la violence, la vraie&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=H5XYDQ-1nmM:w2Ac3un3wR4:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Chloé Pangrazzi</author>
		<dc:date>2009-11-12T19:29:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chloé Pangrazzi</dc:creator>
		
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		<title>Papa est en voyage d'affaires</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/hYCVxQe0tKI/Papa-est-en-voyage-d-affaires</link>
		<date>2009-11-10 17:43:37</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton526.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Le canevas du film repose sur le couple Vladimir Vetrov / Xavier Ameil. Ce dernier est ingénieur français de Thomson-CSF, basé en Russie. Guillaume Canet (ayant déjà travaillé avec Christian Carion dans &lt;i class="spip"&gt;Joyeux Noël&lt;/i&gt;) incarne cet homme, rebaptisé pour le film Pierre Froment. Quant à Vladimir Vetrov, c'est Emir Kusturica qui l'interprète sous le nom fictif de Gregoriev. Gregoriev utilise Froment pour faire passer les documents qu'il photographie à l'insu des Russes à l'Ouest. Froment est l'intermédiaire idéal puisqu'il effectue des allers-retours entre sa terre natale et son lieu de travail fréquemment, il n'a rien à voir avec les agents secrets et ainsi il n'est pas fiché par les autorités soviétiques. Leur prise de contact effectuée (dans un très beau plan où les phares d'une voiture éclairent les yeux de Gregoriev, caché à l'arrière du véhicule de Froment), l'ingénieur français se sent attiré par cette opportunité de rendre service à l'Ouest à la vue des premiers documents qui lui sont confiés (plans détaillés de Air Force One, de la Maison Blanche... que les Russes détiennent). L'intimité entre les deux hommes va constamment s'accroître au gré de leurs rendez-vous clandestins. Ils s'isolent tous deux et n'ont plus que l'autre avec qui parler franchement. Gregoriev trahit les Soviétiques mais n'est pas français ou américain pour autant (le dénouement montre le peu de reconnaissance que lui portent les Américains). Froment ment à sa femme pour ne pas l'inquiéter jusqu'à comprendre son erreur. Ainsi, ils se retrouvent à parler de leurs convictions politiques, de leurs familles respectives, de leurs goûts artistiques&#x2026; Ils s'entraident tout en se sentant délaissés, prenant d'énormes risques seuls. Cet isolement est intéressant de par le rapport intime qui croît entre les deux individus, pourtant relativement distincts. Un autre point fort du film (qui a particulièrement motivé Emir Kusturica à accepter le rôle) est que le cinéaste dévoile les deux protagonistes dans leur intimité, au sein de leur famille. On voit les difficultés que Froment éprouve à mentir à sa femme et à ses enfants. Tous ces éléments permettent de faire de ces personnages des humains à part entière, des anti-James Bond auxquels on peut aisément s'identifier.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1167 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/farewell2.jpg" title='JPG - 58 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH102/farewell2-4db81.jpg' width='150' height='102' alt='JPG - 58 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Christian Carion élargit son propos restreint aux deux hommes susmentionnés pour poser un regard plus général sur l'URSS au c&#x153;ur la Guerre Froide. Les événements narrés naissent de la déception de Gregoriev vis-à-vis du régime soviétique. La séquence dans le parc explicite bien ses pensées dans un dialogue avec Froment. Il voit le communisme comme une utopie avec du recul mais il y croyait profondément. Il tient les autorités de son pays comme responsables de l'échec de la mise en place d'un communisme porteur de valeurs et de sérénité. C'est pourquoi il désire « faire sauter le système » et contribue pour cela à la fin de la bipolarisation mondiale. Il semblerait que Gregoriev ne soit pas un cas isolé, mais la peur régit l'URSS et empêche le peuple russe de se révolter ouvertement. A l'aide de trois séquences musicales quasi-muettes (le compositeur Clint Mansell conserve un talent et un potentiel immenses) Carion dévoile de sombres événements qui se produisent régulièrement en URSS, notamment de nombreuses arrestations. Cette insécurité ambiante se voit d'autant plus dans la séquence angoissante où Froment pense être arrêté mais c'est finalement la dame à côté de laquelle il se cache qui est emmenée par les autorités (arbitrairement ?). Nous avons ainsi affaire à une vision sombre de l'URSS dans laquelle chaque individu est constamment épié (on peut remarquer la paranoïa de Gregoriev). On voit également une envie évidente d'affranchissement de ce régime autoritaire. Les citoyens soviétiques importent clandestinement des produits venant de l'Ouest qu'ils prennent plaisir à découvrir. Ainsi, grâce à Froment, Gregoriev se procure des poèmes français, des cassettes de Léo Ferré, des cassettes de Queen pour son fils ainsi qu'un walkman. Le contexte historique général de l'&#x153;uvre montre le désir d'un nouveau monde, les Russes désirent être libres dans le monde entier, et même au sein de leur propre pays.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1166 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/farewell.jpg" title='JPG - 34.2 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/farewell-f4ab5.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 34.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Un soin particulier est porté à la reconstitution historique, l'esthétique du film étant pleinement au service de son récit. Christian Carion s'était déjà attelé à une telle reconstitution en 2005 avec &lt;i class="spip"&gt;Joyeux Noël&lt;/i&gt; qui avait pour fond la guerre de 14-18. Le réalisateur a disposé pour &lt;strong class="spip"&gt;L'Affaire Farewell&lt;/strong&gt; d'un budget tout aussi conséquent que pour celui de &lt;i class="spip"&gt;Joyeux Noël&lt;/i&gt; tout en restant extrêmement sobre. Notons que Christian Carion est passé outre le tabou parfois fâcheux de représenter des personnalités politiques récentes. François Mitterrand, Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan (qui ne cesse de visionner &lt;i class="spip"&gt;L'Homme qui tua Liberty Valance&lt;/i&gt; dans lequel il aurait dû jouer) sont ainsi représentés sans aucune retenue, ce qui marque une réussite évidente du film. Nous voyons d'ailleurs que ce tabou semble actuellement s'estomper de plus en plus (avec par exemple &lt;i class="spip"&gt;W. &#x2013; L'improbable président&lt;/i&gt; d'Oliver Stone). Carion ne se permet que très peu de libertés par rapport aux événements historiques. Le peu d'indépendance que s'octroie le réalisateur est réfléchi et employé à bon escient, de telle sorte que les faits soient plus « cinématographiques » (notamment le dénouement qui se déroule en pleine nature, alors qu'en vérité il se serait passé en prison, il est ainsi bien plus symbolique). Un autre choix contribuant fortement à la qualité du film réside dans le respect des langues. Cette internationalité du film (rapport entre Américains, Soviétiques et Français) a généré un casting multiethnique de qualité dans lequel on trouve des Français (Canet, Arestrup), des Américains (Dafoe). Pour jouer les Soviétiques, Carion a eu recours à de nombreux comédiens d'Europe de l'Est (Lituanie, Roumanie, Bosnie). Ce souci du détail et de la langue parlée est extrêmement convaincant, mais malheureusement encore assez rare même si certains cinéastes le préservent (Tarantino avec &lt;i class="spip"&gt;Inglourious Basterds&lt;/i&gt; notamment). Enfin, mentionnons l'excellente prestation d'Emir Kusturica qui, en plus de ne pas être russe alors qu'il joue Grigoriev (il est né en Yougoslavie et peut aujourd'hui être considéré comme bosniaco-serbo-français), n'est pas initialement acteur. Sa talentueuse carrière de cinéaste est mondialement reconnue (deux Palme d'or, pour &lt;i class="spip"&gt;Papa est en voyage d'affaires&lt;/i&gt;, 1985 et &lt;i class="spip"&gt;Underground&lt;/i&gt;, 1995) et il la diversifie en étant, entre autres, acteur et musicien (sans cesse en tournée mondiale avec le No Smoking Orchestra). Son allure robuste et son implication dans le film (réalisateur oblige) lui permettent de s'épanouir dans ce rôle complexe et délicat à aborder, comme dans &lt;i class="spip"&gt;La Veuve de Saint-Pier&lt;/i&gt;re de Patrice Leconte où il était incroyable en Neel Auguste, bagnard aux allures très rudes mais extrêmement sensible.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=hYCVxQe0tKI:O-qWL8z_ppM:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Jean-Eudes Durand</author>
		<dc:date>2009-11-10T16:43:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Eudes Durand</dc:creator>
		
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		<item>
		<title>"The Children", "Panique au village", "La Nana", "Mlle Chambon" &amp; "Clones" (Notules, Oct/Nov 09)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/G5fOFVrUo2o/The-Children-Panique-au-village-La</link>
		<date>2009-11-07 17:21:17</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton525.jpg" alt="" align="right" width="600" height="338" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;THE CHILDREN&lt;/strong&gt; de Tom Shankland&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1163 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19136887.jpg" title='JPG - 36.7 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH85/19136887-c838a.jpg' width='150' height='85' alt='JPG - 36.7 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Mini-buzz ces dernières semaines autour de ce film d'horreur anglais au scénario dérangeant : la veille de Noël, deux familles se réunissent dans une maison de campagne isolée de tout. Après une nuit, les enfants commencent à se comporter bizarrement, cherchant à nuire à leurs parents... Tom Shankland (réal du réputé DTV &lt;i class="spip"&gt;Waz&lt;/i&gt;) a là un script peu commun. Rares sont les films à s'être aventurés sur le terrain glissant de la violence infantile. On citera pour l'exemple &lt;i class="spip"&gt;Les Révoltés de l'an 2000&lt;/i&gt;. &lt;strong class="spip"&gt;The Children&lt;/strong&gt; ne réussit toutefois pas entièrement son pari, puisqu'à trop vouloir intégrer la rébellion de ces sales gosses au c&#x153;ur d'une série B bannale, Shankland se délaisse de tout propos subversif. Si cela peut choquer de voir des enfants poignarder leurs parents, ou leur tendre des pièges odieux et pervers, aucun véritable discours ne vient réellement se greffer à cet argument choc. Au final, la présence de ces enfants-tueurs ne fait pas plus et pas moins frémir que n'importe quel tueur en série. Dommage, car l'efficacité du film est là, dans toutes ces séquences de boucherie où Shankland arrive à nous flanquer une bonne frousse, sans jamais toucher au génie. On gardera toutefois longtemps en mémoire le final ouvert et apocalyptique de &lt;strong class="spip"&gt;The Children&lt;/strong&gt; dans lequel la belle Eva Birthistle (vue chez Ken Loach dans &lt;i class="spip"&gt;Just a Kiss&lt;/i&gt;) espère jusqu'au bout pouvoir sauver sa peau et celle de son adolescente de fille, la véritable héroïne du métrage. Les habitués du genre horrifique trouveront de quoi passer un agréable moment devant ce film. Les autres passeront sans doute leur chemin, en espérant qu'un jour le grand film d'horreur européen de l'année sorte enfin en DVD (on parle de &lt;i class="spip"&gt;Morse&lt;/i&gt; ici).&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par Julien Hairault&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;PANIQUE AU VILLAGE&lt;/strong&gt; de Vincent Patar et Stéphane Aubier&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1162 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19096293.jpg" title='JPG - 34 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19096293-fd412.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 34 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Le cinéphile doit savoir s'accorder des moments de répits, comme des plaisirs coupables dont il se gardera, à tort, d'en annoncer la couleur à ses confrères. Aller voir &lt;strong class="spip"&gt;Panique au village&lt;/strong&gt;, c'est forcément régresser. On peut toujours se dire que le film a cartonné à Cannes en mai dernier, où il était présenté hors-compétition, et que finalement, derrière ses figurines en plastique, il s'adresse davantage aux éternels ados que nous sommes, plutôt qu'aux plus petits. La cadence infernale de l'intrigue (les aventures d'un cow-boy, d'un cheval, et d'un indien après une malencontreuse commande de 50 000 000 de briques pour construire un barbecue !!!), le rythme effréné de la diction des dialogues (voix off de Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners et Jeanne Balibar), et une cascade de gags assaisonnés à l'humour belge, font que l'on passe soixante-quinze minutes de pur bonheur, qu'il serait particulièrement dommage de rater. Voir &lt;strong class="spip"&gt;Panique au village&lt;/strong&gt;, c'est aussi soutenir un cinéma d'animation artisanal et terriblement inventif, toujours plus intéressant que de se ruer dans les salles pour voir les dernières productions des riches studios américains, qui aujourd'hui rivalisent de médiocrité. A bon entendeur...&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par J. H.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;LA NANA&lt;/strong&gt; de Sébastian Silva&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1164 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19145720.jpg" title='JPG - 42.2 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19145720-aef23.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 42.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Pour son deuxième long métrage Sébastian Silva filme l'histoire de Raquel. &lt;i class="spip"&gt;La nana&lt;/i&gt; ou la bonne en français. Il s'inspire d'une histoire réelle, la sienne, celle de sa famille qui faisait partie de la petite bourgeoisie chilienne et de leur domestique.
Sébastian Silva n'ambitionnait pas de tirer un portrait sociologique des conditions de vie des domestiques, ni même des familles bien pensantes qui les emploient. Il nous raconte une histoire particulière, qui n'appartient qu'à Raquel et à ses patrons. Un huit clos savoureux, dans lequel Sébastian Silva joue avec ses personnages telles des marionnettes dont il connaît les failles. Il actionne tous les codes d'une intrigue réussie, sachant transformer une situation comique en une scène atrocement cruelle, en nous transmettant sa culpabilité. Il réussit parfaitement les transitions entre le climat angoissant et tendu qui règne durant toute la première partie du film et la le sentiment de liberté qui imprègne l'écran à la fin. Raquel est un personnage atypique. Une nana têtue, aimante et terriblement privée d'amour. Cette carence affective transperce l'écran et rend ce personnage terriblement touchant et indispensable. C'est donc un film d'une grande justesse que nous livre Sébastian Silva, une réalisation sans prétention pleine d'humour, créée à partir d'un destin simple. Une très belle aventure humaine.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par Chloé Pangrazzi&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;MADEMOISELLE CHAMBON&lt;/strong&gt; de Stéphane Brizé&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1165 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19172641.jpg" title='JPG - 22.8 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH74/19172641-7d684.jpg' width='150' height='74' alt='JPG - 22.8 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;L'intrigue est simple, Vincent Lindon est ouvrier, il est marié et tombe amoureux de Sandrine Kiberlain, la maîtresse de son petit garçon. La fameuse dualité entre passion et raison, un leitmotiv que nous ressert inlassablement le cinéma français. Lui vient donc d'un milieu modeste et tombe en admiration devant la maîtresse-violoniste de son fils. Rien ne nous est épargné. Malgré quelques scènes plutôt réussies, ce film n'est malheureusement qu'une suite d'événements vides de sens et d'intérêts. Les scènes d'amour platonique entre ces vrais faux amants sont toujours construites sur le même schéma ce qui crée des longueurs particulièrement visibles et conduisent incontestablement à l'ennui. &lt;strong class="spip"&gt;Mademoiselle Chambon&lt;/strong&gt; est un film très décevant, conduit par un Vincent Lindon et une Sandrine Kiberlain en petite forme.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par C. P.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;CLONES&lt;/strong&gt; de Jonathan Mostrow&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1161 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19030199.jpg" title='JPG - 49 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19030199-5b9c3.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 49 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Dans un futur plus ou moins proche, les Hommes pourront avoir des clones qui les remplaceront dans leurs actes quotidiens, tout en choisissant une apparence avantageuse. Dans ce monde-là, hommes et femmes sont alors tous des top-modèles à la plastique généreuse, quand le "sac à viande" (l'être humain qui reste à la maison dans son fauteuil) est bien souvent gros et négligé. Alors que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, deux agents du FBI sont chargés d'enquêter sur la mort du fils du créateur de ces clones... Le principal défaut du dernier film de Jonathan Mostrow est de ne durer qu'une heure et vingt-cinq minutes. Paradoxal quand la tendance générale est à la production de films de plus en plus long. 85 minutes donc, c'est bien trop peu pour espérer tenir un quelconque discours sur nos sociétés basées sur les jeux d'apparence, et la place de moins en moins visible réservée à l'humain. Du coup, Mostrow assume se concentrer uniquement sur l'action et l'intrigue : les rebondissements s'enchaînent à vitesse grand V, la musique ne s'arrête jamais de mettre sous pression le spectateur, le dénouement dure pas loin de vingt minutes... On a vu des blockbusters plus concernés et ambitieux.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par J. H.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description>
		<author>La Rédaction</author>
		<dc:date>2009-11-07T16:21:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
		
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		<title>Storytime</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/5La9Itz0knc/Storytime</link>
		<date>2009-11-05 13:21:41</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton524.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Un grand chariot coloré et crépi de symboles ésotériques entre en scène, en plein c&#x153;ur de Londres. Quand s'ouvrent ses portes, comme se découvre le mécanisme d'une boîte à musique, le chariot divulgue une troupe de saltimbanques aux tenues baroques et aux maquillages rococo. Devant l'excentricité de cette troupe, un groupe de jeunes éméchés, pétri d'arrogance, s'approche du spectacle. Pris par l'euphorie, l'un d'eux monte sur scène pour affirmer son courage. Par mégarde, il traverse le miroir central de la scène, fait de brique et de broc, et entre dans un vaste monde imaginaire, peuplé de créatures difformes et s'étalant sur un espace immense. La première séquence dispose le dilemme moteur du projet formel de Gilliam : soulever la question de l'imaginaire dans un décor cynique, guidé par l'adage de Saint Thomas qui ne croît qu'à ce qu'il voit.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1159 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19096392.jpg" title='JPG - 48.3 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19096392-0d578.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 48.3 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Sur le modèle d'&lt;i class="spip"&gt;Alice aux pays des merveilles&lt;/i&gt;, Gilliam divise le monde de son film en deux endroits : le réel et son pendant fantasmatique. Aux couleurs délavées et cendrées qui composent la réalité s'oppose un univers de teintes vives et criardes. Le plaisir, pour Gilliam, se trouve du côté de l'esprit, dans l'imaginaire des inventions mentales. La défense de la fantaisie n'est pas pour autant chez Gilliam une apologie aveugle. Le monde de l'imaginaire abonde en même temps d'une part sombre, incarnée dans le Diable (Tom Waits) et ses séductions pernicieuses.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1158 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19110341.jpg" title='JPG - 54.9 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19110341-6bafc.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 54.9 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;La grande influence de Carroll sur Gilliam se recoupe avec une autre référence magistrale, celle de Johann Wolgang von Goethe et de son illustre Faust. L'éponyme Docteur Parnassus, avant d'être réduit à jouer un illusionniste à l'allure sénile, était un moine enchanteur qui épaulait le monde en ne cessant de lire des histoires dans un monastère pharaonique. Parnasssus, à la base, est un Atlas lecteur. La venue du diable en personne vint troubler la tranquillité de son projet. Pactisant avec lui afin de conserver l'immortalité, le docteur Parnassus se mit à parier des âmes, afin de maintenir l'hégémonie de l'imagination sur la perversion du cynisme. Sur le compte des âmes humaines, le diable et le docteur Parnassus mènent un combat où l'imaginaire lutte contre le prosaïsme du réel.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1160 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19169792.jpg" title='JPG - 50.8 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19169792-9fc96.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 50.8 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Si ce regard de l'imagination en contre-point à la réalité se présente dans tous les films de Gilliam, il se trouve en l'occurrence exprimé par le biais des nouvelles technologies numériques. Des galops de chevaux reproduits avec une paire de noix de coco dans &lt;i class="spip"&gt;Sacré Graal&lt;/i&gt; aux fastueux effets visuelles confectionnées par Peerless Camera Company, Gilliam opère un saut esthétique qui, s'il se justifie par la démocratisation des effets spéciaux, n'en témoigne pas moins un bouleversement. Bien que &lt;i class="spip"&gt;Les frères Grimm&lt;/i&gt; ou &lt;i class="spip"&gt;Tideland&lt;/i&gt; aient préfiguré cette numérisation de la plastique de Gilliam, &lt;strong class="spip"&gt;L'Imaginarium...&lt;/strong&gt; atteint un stade du fantasmagorique visuel inédit chez le cinéaste. En cela, Gilliam rejoint l'un de ses plus semblables camarades cinéastes : Tim Burton. Ayant déjà sauté le pas avec &lt;i class="spip"&gt;Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street&lt;/i&gt;, Burton &#x153;uvre aussi à un accomplissement de son imaginaire dans le numérique. A la différence qu'il y a chez Burton une foi totale dans les effets numériques. Le plan final, d'une assez belle composition, qui clôt &lt;i class="spip"&gt;Sweeney Todd&lt;/i&gt; manifeste une dramaturgie picturale des retouches numériques. Gilliam, a contrario, mâtine sa croyance envers le numérique. Certes, une grande partie de la joliesse de &lt;strong class="spip"&gt;L'Imaginarium ...&lt;/strong&gt; tient aux émerveillements offerts par les mondes chimériques. Mais au final, l'écroulement du monde imaginaire révèle, dans un insoupçonnable retour de bâton, l'éphémère teneur de l'image numérique. Construit sur une architecture d'effets visuels, le grand canyon fictif du monde numérique soutient la puissance de l'imaginaire. La foi de Gilliam, incarné dans le docteur Parnassus, envers la vitalité du récit rejoint l'une des autres grandes références du film : &lt;i class="spip"&gt;Les Mille et Une Nuits&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Dans son article « Qu'est-ce qu'un auteur », Michel Foucault a écrit : « &lt;i class="spip"&gt;La parenté de l'écriture à la mort. Ce lien renverse un thème millénaire ; le récit, ou l'épopée des Grecs était destiné à perpétuer l'immortalité du héros, et si le héros acceptait de mourir jeune, c'était pour que sa vie, consacrée ainsi, et magnifiée par la mort, passe à l'immortalité ; le récit rachetait cette mort acceptée. D'une autre façon, le récit orale &#x2013;je pense aux Mille et Une Nuits- avait aussi pour motivation, pour thème et prétexte, de ne pas mourir : on parlait, on racontait jusqu'au petit matin pour écarter la mort, pour repousser cette échéance qui devait fermer la bouche du narrateur&lt;/i&gt;. ». La joie partagée par le film passe par cette course folle menée pour conserver l'acte de raconter. Par ailleurs, La duplication du personnage de Tony, joué initialement par Heath Ledger, dû, tout le monde le sait, au décès de l'acteur en cours de tournage, affirme le pouvoir du conte et a fortiori du cinéma : le récit donne à l'homme la faculté de se pérenniser dans l'histoire même qu'il engendre. A travers le miroir, pris dans le c&#x153;ur de l'imaginaire et de l'image, Tony/Ledger repousse cette échéance qui devrait lui fermer la bouche. &lt;strong class="spip"&gt;L'Imaginarium du Docteur Parnassus&lt;/strong&gt;, devers ses fabuleuses transgressions, constitue l'homme en être sui generis. Le film repose sur ce principe cosmologique et compose une ode d'effets visuels en l'honneur du récit. Un psaume détonnant pour la fiction.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5La9Itz0knc:xBme68kDNzE:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Flavien Poncet</author>
		<dc:date>2009-11-05T12:21:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Flavien Poncet</dc:creator>
		
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		<item>
		<title>Parution de VERSUS #17 [Contrepoint de vue sur le cinéma]</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/rXeSC5r185A/Parution-de-VERSUS-17-Contrepoint</link>
		<date>2009-11-04 12:59:37</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton523.jpg" alt="" align="right" width="595" height="841" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;« Contrepoint de vue » sur le cinéma de genre et même toute &#x153;uvre audiovisuelle estimée subversive ou incontournable, &lt;a href="http://www.versusmag.fr/" class="spip_out"&gt;la Revue de cinéma VERSUS&lt;/a&gt; poursuit envers et contre tout son existence de titre de presse parallèle.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Au sommaire de ce numéro 17 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1157 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/CouvVersus17.jpg" title='JPG - 113.3 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L107xH150/CouvVersus17-47f6f.jpg' width='107' height='150' alt='JPG - 113.3 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;La menace des multinationales&lt;/strong&gt; : après des films comme &lt;strong class="spip"&gt;L'Enquête&lt;/strong&gt;, &lt;strong class="spip"&gt;Duplicity&lt;/strong&gt;, &lt;strong class="spip"&gt;Jeux de pouvoir&lt;/strong&gt; et &lt;strong class="spip"&gt;The Informant !&lt;/strong&gt;, et à l'occasion de la sortie de la nouvelle charge de Michael Moore contre le capitalisme, haro sur les world companies. Analyse de la satire des grandes sociétés dans les productions récentes ; zoom sur le complexe militaro-industriel dans l'inédit &lt;strong class="spip"&gt;War, Inc.&lt;/strong&gt; (en couverture) et retour sur la série &lt;i class="spip"&gt;Profit&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;Alerte à la contagion&lt;/strong&gt; : pandémie des maladies et des catastrophes, les plus beaux spécimens viraux du cinéma. Jusqu'à la disparition totale de l'homme et l'avènement des virus informatiques.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;35e Festival du Cinéma Américain de Deauville&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;Guy Maddin&lt;/strong&gt;, le Canadien fou.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;William Castle&lt;/strong&gt;, l'homme qui essaya tout.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; Analyse carrière &lt;strong class="spip"&gt;Kathryn Bigelow&lt;/strong&gt; (&lt;strong class="spip"&gt;Démineurs&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; Parallèle analytique entre &lt;strong class="spip"&gt;The Killing Room&lt;/strong&gt; et le nouveau grand film de Richard Kelly, &lt;strong class="spip"&gt;The Box&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; &lt;strong class="spip"&gt;Violent Days&lt;/strong&gt; de Lucile Chaufour.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&gt; Rétrospective : &lt;strong class="spip"&gt;Victim&lt;/strong&gt; de Basil Dearden.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&gt; Actualité DVD de cet automne / hiver.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&gt; Portrait de &lt;strong class="spip"&gt;John Cusack&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;60 pages &#x2013; couvertures couleur &#x2013; 4,00 &#x20ac; (sans frais de port supplémentaires)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pour passer commande et/ou vous abonner* (avec DVD(s) offert(s) !), une seule adresse :&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;&gt;&gt;&gt; &lt;a href="http://www.versusmag.fr" class="spip_out"&gt;versusmag.fr&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;* Rappel des offres abonnement :&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; 1 an (4 numéro), 2 dvd offets (&lt;strong class="spip"&gt;Capricorn One&lt;/strong&gt; de Peter Hyams et &lt;strong class="spip"&gt;La Nuit de tous les mystères&lt;/strong&gt; de William Castle) = &lt;strong class="spip"&gt;15 EUROS !!!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; 2 ans (8 numéros), 4 dvd offerts (&lt;strong class="spip"&gt;The Lost&lt;/strong&gt; de Chris Sivertson, &lt;strong class="spip"&gt;Victime du destin&lt;/strong&gt; de Raoul Walsh + &lt;strong class="spip"&gt;Capricorn One&lt;/strong&gt; et &lt;strong class="spip"&gt;La Nuit de tous les mystères&lt;/strong&gt;) = &lt;strong class="spip"&gt;28 EUROS !!!&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=rXeSC5r185A:fhrkKD8ewvY:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>La Rédaction</author>
		<dc:date>2009-11-04T11:59:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
		
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		<item>
		<title>Manta Ray</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/RvYhb71ws14/Manta-Ray</link>
		<date>2009-11-02 08:50:58</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton522.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Fish Tank&lt;/strong&gt; présente l'occasion de célébrer, depuis &lt;i class="spip"&gt;Rosetta&lt;/i&gt; des frères Dardenne et &lt;i class="spip"&gt;Virgin Suicides&lt;/i&gt; de Sofia Coppola en 1999, l'intérêt nouveau que porte enfin le cinéma à l'adolescence au féminin. Jusque là, et alors même que depuis les années 60 (la Nouvelle Vague en France, &lt;i class="spip"&gt;La Fureur de vivre&lt;/i&gt; (Nicholas Ray, 1956) puis le Nouvel Hollywood et la vague des teens movies aux Etats-Unis&#x2026;) la jeunesse est devenue un thème récurrent, la jeune femme n'était presque exclusivement que la bonne copine ou bien la jolie tentatrice des jeunes hommes en émoi. Ce n'est que bien trop rarement que la mise en scène en a fait un personnage profond et s'est déroulée selon son point de vue (citons tout de même en France &lt;i class="spip"&gt;La Drôlesse&lt;/i&gt; de Jacques Doillon en 1978 et &lt;i class="spip"&gt;A nos amours&lt;/i&gt; de Pialat en 1983, et outre-Atlantique &lt;i class="spip"&gt;Lolita&lt;/i&gt; de Stanley Kubrick en 1962). Il a existé et existe bien entendu de magnifiques portraitistes de la femme ou de l'adolescence mais pas de l'adolescente avant 1999. Parmi les explications majeures de ce changement de cap : beaucoup des films concernés sont réalisées par des femmes, de plus en plus nombreuses à se lancer dans le métier (Sofia Coppola pour &lt;i class="spip"&gt;Virgin Suicides&lt;/i&gt; voire &lt;i class="spip"&gt;Lost in Translation&lt;/i&gt;, Valeria Gai Guermanika pour &lt;i class="spip"&gt;Ils mourront tous sauf moi&lt;/i&gt;, Nora Hamdi pour &lt;i class="spip"&gt;Des poupées et des anges&lt;/i&gt;, Celine Sciamma pour &lt;i class="spip"&gt;Naissance des pieuvres&lt;/i&gt;, Isabelle Czajka pour &lt;i class="spip"&gt;L'Année suivante&lt;/i&gt;, Danielle Arbid pour &lt;i class="spip"&gt;Dans les champs de bataille&lt;/i&gt;, Marjane Satrapi pour&lt;i class="spip"&gt; Persepolis&lt;/i&gt;, et à venir Alison Murray pour &lt;i class="spip"&gt;Rebelle Adolescence&lt;/i&gt;). Cependant, et heureusement, cela n'intéresse pas que les femmes, les réalisateurs (les frères Dardenne pour &lt;i class="spip"&gt;Rosetta&lt;/i&gt;, &lt;i class="spip"&gt;Le Silence de Lorna&lt;/i&gt;, voire &lt;i class="spip"&gt;L'Enfant&lt;/i&gt;, Philippe Faucon pour &lt;i class="spip"&gt;Samia&lt;/i&gt;, Jason Reitman pour &lt;i class="spip"&gt;Juno&lt;/i&gt;, et bientôt Lee Daniels pour &lt;i class="spip"&gt;Precious&lt;/i&gt; et Gurinder Chadha pour &lt;i class="spip"&gt;Le Journal intime&lt;/i&gt; de Georgia Nicholson&#x2026;) s'approprient aussi peu à peu un sujet longtemps resté tabou. A l'adolescence masculine, entre découverte de l'autonomie, joies d'une nouvelle liberté et conflits parentaux basiques, s'oppose chez la jeune femme une prise de conscience douloureuse des difficultés liées à sa condition (risque de tomber enceinte, brutalité de certains hommes&#x2026;), une sensation d'emprisonnement et de trahison par rapport aux promesses féeriques faites durant l'enfance. C'est évident dans &lt;strong class="spip"&gt;Fish Tank&lt;/strong&gt; avec le personnage de la petite s&#x153;ur, toute de rose et de paillettes vêtues, mais déjà plus dupe de la supercherie, tant la cohabitation avec sa mère et sa s&#x153;ur est démonstrative.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1156 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19096437.jpg" title='JPG - 27.2 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/19096437-9e937.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 27.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;C'est pourquoi presque tous les films cités peuvent être qualifiés de « réaliste », « à portée sociale », ou de « drame », contrairement aux films d'adolescents au masculin qui s'expriment également via le cinéma de genre (action, fantastique et science-fiction - dernièrement &lt;i class="spip"&gt;Morse&lt;/i&gt; de Tomas Alfredson - les &lt;i class="spip"&gt;Harry Potter&lt;/i&gt;&#x2026;). Parce que le personnage de l'adolescente et le drame social sont quasi-indissociables, sous peine de tomber dans une représentation caricaturale ; comme c'est le cas dans de nombreuses comédies ou films familiaux grand public. Andrea Arnold privilégie ses personnages aux ressorts de l'intrigue, on comprend ainsi ses choix de mise en scène : caméra portée, mouvements légers qui suivent ceux du personnage, point de vue interne (mis à part quelques plans de coupe, pas une image qui ne contienne pas Mia dans le champ ou qui ne soit pas prise depuis son point de vue)&#x2026; Mais les plus flagrantes réponses plastiques à cette chronique d'une adolescente qui étouffe, restent sans doute le contre-champ et la profondeur de champ. Quand Mia est seule dans une pièce, une lumière naturelle éblouissante jaillit des fenêtres, alors que celles-ci pourraient symboliser une possible issue, elles reflètent le contraire, empêchent de voir et de s'imaginer au loin. En extérieur c'est l'inverse, lignes de fuite et profondeur de champ, mais pour montrer quoi ? Des terrains vagues, des campagnes désolées et monochromes, des zones pavillonnaires uniformes et inhospitalières.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Une mise en scène intimiste et claustrophobique résumée par le titre qui rappelle, et ce n'est pas anodin, &lt;i class="spip"&gt;Rumble Fish&lt;/i&gt; de Francis Ford Coppola, (sortie en 1984, et intitulé en France &lt;i class="spip"&gt;Rusty James&lt;/i&gt;, histoire d'un adolescent et de sa bande qui rêvent de prendre le contrôle de la ville, mais doivent pour cela affronter un autre clan). « Fish Tank » signifie l'aquarium, « Rumble Fish » le poisson combattant, le premier apparaît comme la vision contemporaine, anglaise, féminine et solitaire du second. Les deux titres métaphorisent la même idée de domestication et d'isolement forcés. Mais là où le combattant s'acclimate à l'enfermement auprès de congénères d'autres espèces, Mia s'échappe au contraire grâce à eux, symboliquement le gitan, proie des quolibets mais libre de s'évader du quartier. Elle s'enfuit avant son internement prévu en centre de redressement, et reste ainsi sauvage et insaisissable, telle une raie manta, gracieuse, mystérieuse, méfiante.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=RvYhb71ws14:Nk0ltVGizy8:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Morgane Pichot</author>
		<dc:date>2009-11-02T07:50:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Morgane Pichot</dc:creator>
		
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		<title>Les premiers pas [dossier D. Siegel]</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/5fkFxQXihT4/Les-premiers-pas-dossier-D-Siegel</link>
		<date>2009-10-29 19:10:31</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton519.jpg" alt="" align="right" width="140" height="90" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;L'inspecteur George Grodman (Sydney Greenstreet) est contraint de démissionner de Scotland Yard après avoir fait pendre un innocent, et se confie à Victor Emmeric (Peter Lorre), un ami illustrateur qui l'aidera à surpasser sa tristesse. Mais Grodman engage un duel avec son successeur, l'inspecteur Buckley, et décide de faire toute la lumière sur le cas qu'il n'a pas réussit à résoudre, alors qu'un nouveau meurtre vient réveiller l'affaire...&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1155 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:140px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/THEVERDICT.jpg" title='JPG - 4.5 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L140xH90/THEVERDICT-f0985.jpg' width='140' height='90' alt='JPG - 4.5 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Au delà des qualités indéniables du scénario adapté par Peter Milne, et qui renvoient aux meilleurs intrigues d'un Sherlock Holmes (d'ailleurs le duo formé par Greenstreet et le fabuleux Lorre peut faire penser à Holmes et Watson, d'autant que les deux comédiens ont huit films en commun dans leur carrière), &lt;strong class="spip"&gt;The Verdict&lt;/strong&gt; brille par les talents précoces de metteur en scène de Siegel, qui déjà sait composer ses cadres et installer des ambiances en parfaite corrélation avec le ton de l'enquête et de ceux qui y participent. Si la galerie de personnages est savoureuse : de la bonne hystérique qui verse quelques gouttes de whiskey dans son lait avant de dormir, au dessinateur (Lorre) attentionné et sournois, sans oublier la femme presque fatale du film, une chanteuse de cabaret qui n'a pas sa langue dans la poche, on peut dire de &lt;strong class="spip"&gt;The Verdict&lt;/strong&gt; qu'il cerne au mieux son époque, en l'occurrence la fin du 19ème à Londres, et sa société un brin aristocratique.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La mise en scène de Siegel accentue les différences de rang entre les personnages, d'abord dans la maison où le crime a eu lieu, où les étages figurent la place accordée par la société à ceux qui y habitent (la bonne au sous-sol, un député assassiné plus haut), ensuite par un épatant jeu sur les ombres et les lumières, et qui accentue la menace sur les personnages, ainsi que le potentiel jeu de mensonges auquel ils peuvent se livrer.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Dans cette géniale partie de Cluedo grandeur nature, les soupçons des enquêteurs ont la bonne idée de se déplacer d'un personnage à un autre, faisant de nos quatre ou cinq protagonistes principaux, des suspects numéro 1 en puissance sur lesquels les doutes se lèvent au dernier moment. Pour le spectateur, le mystère est présent jusqu'à la toute dernière scène, et révèle un &lt;i class="spip"&gt;twist&lt;/i&gt; auquel on aurait pu difficilement penser jusque là. &lt;strong class="spip"&gt;The Verdict&lt;/strong&gt;, film assez méconnu du grand public, souffre surement de ne pas avoir dans son casting une pointure de l'époque, mais rien que de dignes représentants de la série B. Ainsi dès son premier film, ses premiers pas, Siegel était prédestiné à rester dans l'ombre des cinéastes "officiels" des grands studios. La Warner ne reconduira d'ailleurs pas le contrat de Siegel suite à &lt;strong class="spip"&gt;The Verdict&lt;/strong&gt;, et malgré le succès du film...&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; Retrouvez toutes les informations sur le Festival &lt;strong class="spip"&gt;Lumière 2009&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://www.lumiere2009.org/" class="spip_out"&gt;&lt;i class="spip"&gt;ici&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.findeseance.com/dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" /&gt; Retrouvez notre dossier Don Siegel &lt;a href="http://www.findeseance.com/Dossier-DON-SIEGEL" class="spip_in"&gt;&lt;i class="spip"&gt;ici&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=5fkFxQXihT4:rp0oy65Qhik:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Julien Hairault</author>
		<dc:date>2009-10-29T18:10:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Hairault</dc:creator>
		
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		<title>Visite non guidée</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/X45sMxsRPJY/Visite-non-guidee</link>
		<date>2009-10-25 17:04:49</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton521.jpg" alt="" align="right" width="400" height="600" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Depuis ses débuts avec &lt;i class="spip"&gt;Titicut Follies&lt;/i&gt; en 1967, Wiseman reprend les mêmes ingrédients, mais la recette est moins facile qu'elle en a l'air et paraît surprenante en pleine ère du reportage militant tel que le pratique Michael Moore : tournage avec une équipe réduite, accumulation de rushes, pas d'intervention ni d'indication de la part du cinéaste qui filme les choses telles qu'elles se présentent et privilégie l'authenticité. C'est lors du montage, qui respecte à la fois la continuité et la logique des faits et des paroles enregistrés (sans ajout de voix-off) que la sélection est opérée. Grâce à l'agencement des séquences, le réalisateur met en relief les idées maitresses de son sujet, non pas comme des messages subliminaux ou de façon discursive et pré-mâchée, mais telles des propositions de réflexion et de regard amenés par une mise en scène, minimale mais pas minimaliste. Ainsi peuvent s'expliquer les nombreuses successions symboliques : à la discussion téléphonique à propos de l'enterrement de Maurice Béjart s'ensuit un extrait de spectacle montrant des danseuses autour d'un cercueil dans un décor à forte dominante noire. Wiseman exprime la perte et le deuil de l'intérieur, nul besoin de se rendre à la cérémonie officielle, il prend sa version artistique.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1154 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/19177322.jpg" title='JPG - 23.6 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L100xH150/19177322-1e04b.jpg' width='100' height='150' alt='JPG - 23.6 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Même idée lorsque le film creuse la piste du sacrifice. La danse, en tant qu'art mais également en tant que sport nécessitant développement musculaire, souplesse et influx nerveux, exige à ce niveau un investissement physique et psychologique presque spirituel. La directrice dit, à propos des danseurs qu'ils sont « à la fois le cheval de course et son jockey, la formule 1 et son pilote », et parle pour les danseuses d'une vie de « nonne », soumises corps et âmes. Attention au poids et à l'alimentation avec les séquence de la cantine (un danseur y déclare : « on peut bien se faire plaisir de temps en temps ! »), ou de la danseuse en début de carrière qui a visiblement maigri et s'en voit féliciter. Mais aussi et surtout renoncement à la maternité engendrée lui-même par l'acceptation résignée d'une carrière intense mais éphémère et d'un statut de retraité particulier et un peu risqué. A plusieurs reprises les pièces jouées reprennent le thème du rapport mère-enfant, celle qui a perdu le sien et se venge, ou celle (rôle justement interprété par une danseuse en fin de carrière) qui les tue... Une question de génération et d'héritage relancée par l'absentéisme constatée en cours de danse contemporaine de la part des adeptes de la danse classique, ou par les inoffensifs désaccords de deux entraineurs, l'une ouverte au changement, l'autre revendiquant la règle établie quitte à perpétrer la douleur et le malaise qu'elle engendre (pour certains mouvements difficiles et fatiguant à la longue). Toutefois, Frederick Wiseman, témoin à oublier, garde ses distances et use du zoom plutôt que d'alimenter le débat.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Loin de la réception chronométrée et des diners de gala proposés aux fortunés bienfaiteurs de l'établissement, &lt;strong class="spip"&gt;La Danse&lt;/strong&gt; propose avec virtuosité une visite dansée, étirée et non guidée dans l'univers de l'Opéra Garnier ; depuis les sous-sols (premiers et derniers plans) tantôt insalubres tantôt mystérieux (des poissons y vivent nombreux dans des eaux limpides !) jusqu'au toit et ses ruches. Métaphore de la puissante hiérarchie du lieu, qui règne avec une force divine (dixit la danseuse qui dit venir en référer à « Dieu » en entrant dans le bureau de la directrice), mais pas tyrannique : tout en haut, la reine donc, Brigitte Lefèvre, directrice, et en bas les peintres, le service d'accueil, la cantine... Cependant, il n'est pas question d'abus de pouvoir dans ce film-ci, l'essentiel demeure la danse, les danseurs, les entraineurs, virevoltant musicalement sur le parquet, explorant les dimensions de l'espace parmi les rayons de lumière qui se jouent de l'architecture grandiose du palais. La caméra, comme les danseurs, se fait musicale et rythmique, art du mouvement infime. Wiseman éprouve filmiquement sa sensibilité toute particulière, et portée de manière égale sur l'art et les personnes, mais aussi sur une institution qui trouve une harmonie nouvelle dans les plans extérieurs, au coeur de l'ensemble parisien.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:V_sGLiPBpWU"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:V_sGLiPBpWU" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:7Q72WNTAKBA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=7Q72WNTAKBA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:F7zBnMyn0Lo"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?i=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:F7zBnMyn0Lo" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?a=X45sMxsRPJY:nOyV4V21nyA:qj6IDK7rITs"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/findeseance?d=qj6IDK7rITs" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;</description>
		<author>Morgane Pichot</author>
		<dc:date>2009-10-25T16:04:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Morgane Pichot</dc:creator>
		
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		<title>Rencontres du troisième type</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/findeseance/~3/NwphfGIf8ZM/Rencontres-du-troisieme-type</link>
		<date>2009-10-23 18:58:28</date>
		<description>&lt;img src="http://www.findeseance.com/IMG/arton520.jpg" alt="" align="right" width="600" height="400" class="spip_logos" /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Neill Blomkamp s'est illustré à travers quelques courts-métrages et la publicité (il est à l'origine de la publicité Citroën où une voiture se transforme en robot et danse sur la route, nous aurons l'occasion d'y revenir). Il a notamment réalisé trois courts-métrages sur l'univers du jeu vidéo &lt;i class="spip"&gt;Halo, Halo : Landfall&lt;/i&gt; (2007). Son projet de premier long-métrage sur l'univers de ce même jeu a été annulé (ou reporté ?) pour raisons financières. &lt;strong class="spip"&gt;District 9&lt;/strong&gt; est son premier long-métrage, conçu à partir de son court-métrage &lt;i class="spip"&gt;Alive in Johannesburg&lt;/i&gt; (2005) tant au niveau du scénario qu'à celui du casting. Le film a en grande partie pu voir le jour grâce au soutien de Peter Jackson qui a revêtu pour l'occasion le rôle de producteur exécutif (il était d'ailleurs l'un des instigateurs du projet Halo).&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1152 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/D9.jpg" title='JPG - 40.5 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH100/D9-f96b8.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 40.5 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;L'action du film se déroule à Johannesburg (ville natale de Blomkamp) sur laquelle repose une soucoupe volante, stagnant au ras des buildings. Des extraterrestres en sont sortis et ont été regroupés dans un ghetto, le District 9, en périphérie urbaine. Wikus van der Merwe (très bonne révélation de Sharlto Copley) est employé de la MNU (Multi-National United) qui est la firme en charge de la gestion des extraterrestres. Ce parvenu benêt doit recenser les « crevettes » (surnom péjoratif des extraterrestres attribué par les sud-africains) afin qu'elles soient transférées dans un autre camp de détention. D'emblée, Blomkamp affirme son style, déjà employé dans &lt;i class="spip"&gt;Alive in Johannesburg&lt;/i&gt;. Le film est construit tel un reportage à la mémoire du protagoniste, on comprend que les événements narrés sont achevés, étant analysés. Des intervenants sont mis en scène pour parler de van der Merwe, et plus généralement du District 9. Ainsi, avec habileté, Blomkamp nous informe de la situation dans laquelle il plonge Johannesburg. Le parti pris esthétique est tranché, ce qui est remarquable pour un premier long-métrage. Le réalisme à outrance, soutenu par un style documentaire, insuffle au film une énergie suffisamment originale pour être captivante. Le début du film est essentiellement vu à travers des caméras de télévision (on voit le logo des chaînes qui diffusent, caméras-poing), Blomkamp saisit plusieurs alternatives stylistiques pour ne pas tomber dans la lassitude, dont atténuer ce réalisme exacerbé quand le protagoniste est dans son intimité même s'il reste très marqué. A coup sûr moins fatiguant que &lt;i class="spip"&gt;Cloverfield&lt;/i&gt; (2008), Blomkamp s'en sort honorablement, le spectateur est captivé par une telle audace.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le film se structure très explicitement en trois parties. Dans la première, nous suivons van der Merwe qui rend une visite faussement courtoise aux extraterrestres afin qu'ils approuvent leur changement de localisation (les humains recourent pour ce faire au chantage [enlèvement des progénitures extraterrestres par des services sociaux humains], poussent les extraterrestres à donner un coup de griffe sur le contrat, etc.). Cette première partie n'est pas traitée sans humour, via une ironie très appuyée à l'égard des autorités humaines qui se plient à leurs propres lois sans, moralement, les respecter. Dans la seconde, le protagoniste est contaminé après avoir fait part d'une curiosité méprisante envers les objets extraterrestres. Il se rendra compte - même s'il se refuse de l'imaginer - que son organisme mute et s'apparente progressivement à celui des extraterrestres. Les aliens ont mis au point des armes sophistiquées dont eux seuls peuvent se servir grâce à leur programme génétique qui leur permet d'activer certains systèmes. Le mutant devient alors un centre d'intérêt absolu pour les hommes puisqu'il leur permettrait d'utiliser ces armes si convoitées. Il parvient à s'échapper et se cache, recherché par les autorités et la mafia locale (elle aussi intéressée), jusque dans le District 9 où il se retrouvera en contact avec les « crevettes ». Ce changement brutal dans l'histoire permet au réalisateur &#x2013; au gré de son protagoniste &#x2013; de donner une autre vision des extraterrestres. Bien qu'hostiles pour la plupart, l'un d'eux cachera van der Merwe de ses poursuivants. Enfin, la troisième partie met en scène une confrontation hostile (qui vire à la guerre) autour de van der Merwe tandis que celui-ci retourne à la MNU chercher une invention extraterrestre qui pourrait le guérir de sa contamination. Comme le disent bien les Cahiers du Cinéma : « Le film part de la métaphore appuyée pour aller vers la pure série B, ce qui vaut toujours mieux que l'inverse. ». Effectivement, le film rompt son cours pour se diriger vers un film d'action truffé d'effets spéciaux, mettant la réflexion à l'écart. Certes, ceux-ci sont de qualité (on retrouve l'influence de la publicité Citroën de Blomkamp susmentionnée) mais ils ne suffisent pas à compenser la déception de nombreux spectateurs. Blomkamp ne s'y retrouve plus dans un travail pourtant si bien entamé. Après des explosions pléthoriques et massives, le métrage se clôt et retrouve le pseudo reportage qui d'un seul coup s'était retrouvé délaissé au profit de l'action pure et simple. Bien que très codifiée, cette conclusion laisse une liberté d'interprétation intéressante au spectateur. Ces différentes parties structurantes du film ont pour point commun le personnage principal qui demeure le seul individu (extraterrestre, rebelle ou humain) à avoir un point de vue fluctuant sur la situation.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1153 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.findeseance.com/IMG/jpg/d92.jpg" title='JPG - 32.2 ko' type="image/jpeg"&gt;&lt;img src='http://www.findeseance.com/local/cache-vignettes/L150xH85/d92-f1036.jpg' width='150' height='85' alt='JPG - 32.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class="spip"&gt;Au gré de dimensions politiques et sociales métaphoriques, Blomkamp offre une vision pessimiste de l'humanité. Il y a bien sûr cette transformation de l'anti-héros qui devient extraterrestre, à la façon du protagoniste de David Cronenberg dans &lt;i class="spip"&gt;La mouche&lt;/i&gt; (1986). Van der Merwe, malgré lui, se retrouve le centre d'intérêt de toutes les préoccupations tout en étant totalement ignoré. Ce décalage entre intérêt et indifférence est bien traité. D'abord adulé, tel un génie supervisant la mission d'extradition des « crevettes » (poste qu'il obtient grâce à l'influence de son beau-père), van der Merwe n'est plus rien aux yeux des hommes lorsqu'il requiert des qualités dont il faut s'emparer à tout prix. Les autorités cherchent alors à le « briser », ils le forcent à exterminer une « crevette » avec une arme extraterrestre, on raconte des mensonges à sa famille (comme quoi il aurait eu des rapports sexuels avec un extraterrestre). Cette (in)humanité qui n'écoute pas ses cris et ne voit pas sa peur le pousse à s'enfuir sans qu'il sache où se cacher. Suite à sa contamination, il est devenu une appropriation nationale. C'est à partir de ce moment que va se tisser un lien propice à l'acculturation, un rapport d'intérêt entre un extraterrestre et le protagoniste.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Représenter les aliens au cinéma a toujours été une tâche risquée qui nécessite une ambition souvent critiquée par un manque de créativité, ou à l'inverse de conformité au modèle standardisé. Ici Blomkamp représente les extraterrestres sous des attraits hétéroclites, peu ragoûtants, sans imposer au cinéma une nouvelle représentation du troisième type. Le réalisateur ne tombe pas non plus dans le piège du manichéisme qui, de par la métaphore, aurait pu faire des « crevettes » des martyrs. Ici, les extraterrestres sont sales, asociaux et parfois offensifs. Certes, l'animosité et la réticence des hommes à les accueillir ne font qu'accroître ce comportement et à constituer un cercle vicieux (rejet, rébellion, rejet, rébellion, etc.). Loin des approches respectives (elles mêmes très distinctes) de &lt;i class="spip"&gt;2001 : l'odyssée de l'espace&lt;/i&gt; de Kubrick (1968), de &lt;i class="spip"&gt;Contact&lt;/i&gt; de Zemeckis (1997) et de &lt;i class="spip"&gt;E.T.&lt;/i&gt; de Spielberg (1982), Blomkamp utilise les extraterrestres comme un outil métaphorique. Allégories des captifs, ces aliens peuvent représenter des individus ségrégués lors de l'Apartheid (le film se déroulant en Afrique du Sud) aussi bien que des immigrés, « installés » aujourd'hui dans certains pays développés. Cet aspect métaphorique de l'&#x153;uvre intensifie le pessimisme de la vision de l'humanité établie tout au long du récit.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le film de Blomkamp est extrêmement riche pour un premier long-métrage. Certes simpliste dans différents domaines, des notions politiques et sociales de fond sont traitées, tout en restant très accessibles et captivantes grâce aux choix esthétiques. On ne peut que saluer l'ambition de ce jeune réalisateur, notamment pour la juxtaposition d'un film de science-fiction et d'un style documentaire. Neill Blomkamp a sûrement un potentiel qui dépasse le domaine des effets spéciaux, cinéaste à suivre.&lt;/p&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;</description>
		<author>Jean-Eudes Durand</author>
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