<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:foaf="http://xmlns.com/foaf/0.1/" xmlns:og="http://ogp.me/ns#" xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#" xmlns:schema="http://schema.org/" xmlns:sioc="http://rdfs.org/sioc/ns#" xmlns:sioct="http://rdfs.org/sioc/types#" xmlns:skos="http://www.w3.org/2004/02/skos/core#" xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#" version="2.0" xml:base="https://www.cgt.fr/">
  <channel>
    <title>CGT</title>
    <link>https://www.cgt.fr/</link>
    <description/>
    <language>fr</language>
    
    <item>
  <title>Les 88 propositions de la CGT pour des JOP Alpes 2030 exemplaires</title>
  <link>https://www.cgt.fr/les-88-propositions-cgt-jop-alpes-2030</link>
  <description>&lt;h2&gt;La CGT mobilisée pour des JOP exemplaires sur le plan social et environnemental&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 ne peuvent pas être une simple vitrine internationale, ni un événement éphémère, déconnecté des réalités sociales et environnementales. Ils doivent être, au contraire, une opportunité historique de progrès pour les travailleurs et travailleuses, pour les territoires de montagne et pour l’ensemble de la société. C’est dans cet esprit que s’inscrit la CGT avec cette feuille de route revendicative.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Derrière l’ambition sportive et médiatique, des milliers de salarié·es, de saisonnier·ères, d’agent·es publics et de travailleur·euses des entreprises sous-traitantes, de bénévoles auront à cœur de réussir les Jeux, par leur travail et leur engagement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La présence de la CGT au sein du comité de la charte dans le cadre de la préparation de ces JOP correspond à la volonté de répondre aux besoins des travailleur·euses, des populations et des territoires, tout en préservant l’environnement. C’est le sens des objectifs et des engagements concrets contenus au sein de la charte sociale et environnementale signée le 26 novembre dernier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CGT sera vigilante avec ses organisations, pour empêcher les dérogations en tous genres. Nous agirons avec fermeté pour faire respecter le code du travail et les accords conventionnels, garantir de bonnes conditions de travail, de santé, d’emploi aux travailleur·euses qui vont intervenir dans les différents secteurs dans le cadre de la tenue des JOP. Nous exigerons des dispositifs pour se prémunir du travail illégal, avec une attention particulière sur le travail des détaché·es, des saisonnier·ères, des intérimaires, des jeunes. L’accès au logement, au transport, à la santé, à l’énergie et à l’ensemble des services publics doit être garanti pour les travailleur.euses, avant, pendant et après les JOP.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les marchés et les filières économiques doivent d’abord servir l’emploi et le territoire. Cela suppose un accès réel des TPE-PME locales aux marchés, des clauses sociales réellement contrôlées, une transparence totale et le refus de toute opacité ou dérive vers le gré à gré.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Forts de l’héritage des JOP 2024, la CGT affirme la nécessité d’un contrôle public renforcé, il convient de veiller à la stricte application des engagements de responsabilité sociétale et environnementale, et favorisant une participation pleine et entière des acteur·trices sociaux·ales à toutes les étapes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Jeux doivent laisser un héritage durable, utile aux populations locales. Cela implique de répondre concrètement aux besoins en logements accessibles, en transports publics, en services de santé, en éducation et en infrastructures sportives. Non seulement ils ne doivent pas profiter à quelques-un·es, mais bénéficier à toutes et tous en favorisant la pratique du sport pour toutes et tous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la CGT, les JOP 2030 doivent être une opportunité pour réaliser ou accélérer des infrastructures dans de multiples domaines dans ces régions de montagne, pour repenser le modèle économique du tourisme de la montagne : passer d’un tourisme centré sur le “tout- ski” à un tourisme des quatre saisons, développer des activités diversifiées, respectueuses de l’environnement et améliorer la qualité de vie et la stabilité des emplois, de l’industrie, des services publics dans les territoires de montagne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A l’exemple des JO d’Albertville en 1992, des JOP de Paris, la réussite des jeux et leur exemplarité exigent une véritable démarche de concertation territoriale. Les choix structurants pour le territoire ne peuvent pas se décider sans le monde du travail, ni les organisations syndicales.&lt;/p&gt;

  &lt;div class="paragraph bg-gray3 section-wrapper big paragraph--type--paragraph-with-background paragraph--view-mode--rss"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 medium-12 large-8"&gt;
          &lt;h2 class="h3 parag-sep-32"&gt;&lt;/h2&gt;
          &lt;div class="field field-paragraph--field-text field-name-field-text field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;&lt;h2&gt;1. Garantir de bonnes conditions de travail :&lt;/h2&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;A - Respect des droits des travailleur·ses&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Respecter strictement les durées de temps de travail, le repos hebdomadaire et dominical, les salaires minimaux conventionnels, les conditions d’emploi et d’encadrement du recours aux heures supplémentaires ;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Assurer la vérification systématique des diplômes, qualifications et formations pour les postes à risque ;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Prendre en compte la précarité et garantir une indemnité de fin de contrat en cas de rupture ou de fin de contrat ;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Lutter contre toute forme de discrimination dans l’accès à l’emploi et dans l’emploi ;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;5.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Garantir l’égalité salariale, prévenir les violences sexistes et sexuelles et mettre en place des dispositifs d’information, de prévention et de protection ;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;6.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Garantir aux travailleur·ses des entreprises sous-traitantes, a minima, les mêmes niveaux de rémunération et le respect des mêmes conditions de travail que les travailleur·ses de l’entreprise utilisatrice ;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;7.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Respecter les classifications conventionnelles au regard des emplois occupés.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;B - Santé, sécurité et conditions de travail&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;8. Prévenir et compenser l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleur·euses, lié·es à des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail, dans l’ensemble des professions concernées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;9. Planifier les chantiers et mettre en place des comités d’hygiène, santé et sécurité de site, pour garantir la santé et la sécurité sur les chantiers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;10. Créer une commission de l’Observatoire départemental d’analyse et d’appui au dialogue social et à la négociation collective (l’ODDS), sous la responsabilité de l’Etat sur les sites d’accueil pour les métiers spécifiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;11. Fixer des règles précises sur le niveau de la sous-traitance afin d’éviter le travail dissimulé, et responsabiliser le maitre d’œuvre en matière de santé et sécurité au travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;12. Installer des permanences syndicales, Carsat, inspection du travail et médecine du travail sur chaque site.13. Garantir des conditions de transport, d’hébergement et de repas dignes et prévus dès la préparation des Jeux, (sanitaires, points d’eau, cuisine, salle de repos).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;14. Garantir des dispositions d’aide à la garde d’enfants pour les personnels mobilisés sur des horaires atypiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;15. Programmer pour tous les travailleur.euse.s des JOP, les formations réglementaires à la sécurité et à la santé au travail, ainsi que la désignation d’un·e référent·e santé et sécurité au travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;16. Mettre en place la visite médicale obligatoire pour toute embauche avec un suivi particulièrement pour les métiers pénibles et à risques.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;C - Veiller au respect et la mise en œuvre des engagements contenus dans la charte sociale et environnementale&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;Les entreprises, services publics et associations doivent connaître, appliquer et respecter la charte sociale, économique et environnementale, signée par l’ensemble des organisations syndicales et patronales (lien de la charte) durant toute la durée de la préparation et la tenue des JOP.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;17. Mettre en place des comités interentreprises de site avec représentation syndicale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;18. Créer des espaces d’accueil syndicaux pour l’ensemble travailleurs et travailleuses sur l’ensemble des sites et des chantiers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;19. Rendre obligatoire, pour toutes les entreprises intervenantes sur les JOP, l’adhésion et le financement à une association paritaire ayant pour but de créer, organiser, développer et gérer les activités sociales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;20. Exiger des entreprises consultées dans le cadre de l’appel d’offres qu’elles démontrent la mise en place des instances représentatives du personnel et fournissent les convocations des organisations syndicales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;21. Mettre en place des instances départementales interprofessionnelles sous la responsabilité de l’Etat, pour faire de la charte sociale et environnementale un outil contraignant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;22. Associer systématiquement les instances représentatives du personnel (C3SCT ex-CHSCT) à la mise en œuvre et au suivi des conditions de travail sur les différents sites et chantiers.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;D - Moyens et contrôle&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;23. Respecter le rôle et l’indépendance de l’inspection du travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;24. Renforcer les effectifs de l’inspection du travail, permettant un contrôle suffisant sur les sites des JOP.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;25. Doter les organisations syndicales de moyens suffisants pour accompagner, renseigner et défendre les travailleurs et travailleuses mobilisé·es.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;26. Vérifier les moyens matériels et humains des services départementaux (ex. déneigement, sécurité, secours).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;27. Mettre en place des instances de coordination départementales de Services de Santé au Travail.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;2. Éviter les dérogations en tous genres :&lt;/h2&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;A - Environnement et aménagement du territoire&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;28. Interdire toute dérogation environnementale et garantir zéro artificialisation nette et zéro perte de biodiversité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;29. Garantir que la préservation du tissu économique local (agriculture, artisanat, TPE/PME) soit intégrée dans les choix de sous-traitance et de commandes publiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;30. Renforcer la vigilance sur les dérogations en matière d’urbanisme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;31. Utiliser prioritairement des infrastructures existantes et limiter des constructions neuves.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;32. Appliquer strictement les lois Montagne et Environnement, avec études d’impact, enquêtes publiques et autorisations environnementales obligatoires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;33. Assurer une vigilance sur les retenues collinaires pour neige de culture dans le respect des normes environnementales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;34. Intégrer les énergies renouvelables en veillant au respect des écosystèmes fragiles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;35. Appliquer la loi Egalim &amp;nbsp;en garantissant des produits locaux, durables et socialement responsables pour la restauration collective.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;3. Se prémunir du travail illégal&lt;/h2&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;A - Renforcer les contrôles et l’inspection du travail :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;36. Garantir l’indépendance et donner les moyens humains et matériels à l’inspection du travail afin de garantir ses contrôles et visites inopinées sur tous les sites (chantiers, hébergements, restauration, etc.), en lien avec les organisations syndicales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;37. Augmenter les effectifs de l’inspection du travail, de la médecine du travail et des structures de contrôle nécessaires (OFB, ARS, DDT, DGCCRF, impôts, etc.).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;38. Mettre en place une carte de travail chantier spécifique JOP 2030, validée par les organisateurs et après consultation des organisations syndicales.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;B - Limiter, responsabiliser et exiger la transparence dans la sous-traitance :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;39. Instaurer une responsabilité solidaire des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et prestataires, pour que tous et toutes les travailleur·euses bénéficient des mêmes droits.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;40. Limiter la sous-traitance à un niveau et uniquement de technicité et non de capacité en raison du manque d’effectif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;41. Informer obligatoirement les représentants du personnel sur le recours à la sous-traitance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;42. Imposer des clauses sociales et environnementales dans les appels d’offres pour garantir le respect du droit du travail et la traçabilité des employeurs en matière de respect de l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;C - Encadrer le travail détaché et l’intérim :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;43. Contrôler et limiter le recours au travail détaché aux seules prestations pour lesquelles aucune entreprise locale ou nationale ne peut répondre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;44. Encadrer la main-d’œuvre intérimaire pour éviter les abus et garantir l’égalité de traitement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;45. Lutter contre le faux bénévolat et /ou volontariat, en veillant à ce que les missions confiées aux bénévoles et /ou volontaires ne remplacent aucun poste salarié·e.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;h2&gt;4. Faire des propositions d’amélioration de la vie des travailleur·ses et des saisonnier·es :&lt;/h2&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;a) Logement : garantir des conditions dignes, accessibles et pérennes :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;46. Contrôler, réguler et sanctionner fermement les abus en matière de logements indignes sous la responsabilité de l’État.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;47. Mettre en place des plans régionaux ambitieux pour le logement saisonnier incluant construction, rénovation, quotas obligatoires et normes renforcées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;48. Garantir des hébergements d’urgence pour les saisonniers, intérimaires, volontaires… sans solution.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;49. Négocier un accord interprofessionnel national ou départemental sur le logement des travailleur·euses et des saisonnier·ères (surface, équipement, pourcentage réservé, obligations des employeurs).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;50. Produire des logements en nombre suffisants, accessibles et dignes pour accueillir les salarié·es, performant du point de vue énergétique et environnemental.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;51. Mobiliser les structures du tourisme social pour favoriser l’accueil durant les JOP.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;B - Mobilité et transport : faciliter les déplacements collectifs, un enjeu majeur de santé et d’environnement :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;52. Adapter les transports (horaires, lignes, navettes) aux besoins spécifiques des travailleur·euses et bénévoles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;53. Développer une tarification sociale et solidaire pour les transports publics, les remontées mécaniques et les épreuves olympiques permettant un accès libre à l’ensemble des sites olympiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;54. Investir dans le ferroviaire et les transports collectifs durablement pour faciliter l’accès à la montagne, désenclaver les vallées, en réduisant les gaz à effet de serre.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;C - Accès aux droits et aux services publics :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;55. Garantir l’accès aux services de santé (saison hivernale propice à une suractivité qui sera accentuée par les jeux olympiques), de formation, d’éducation et d’accompagnement social, pour les travailleur·euses et leurs familles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;56. Mettre en place un service d’intérêt économique (SIEG) pour l’eau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;57. Assurer un haut niveau de service public électrique, avant, pendant et après les JOP.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;58. Favoriser le tourisme social (via CSE, mutuelles, associations) pour un accès populaire à la montagne et aux loisirs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;59. Maintenir l’offre et le financement du service public pour le transport scolaire et de voyageurs pendant la période des jeux.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;h2&gt;5. Favoriser la pratique du sport pour toutes et tous&lt;/h2&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;A - Gagner un héritage sportif et social durable :&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;60. Faire des JOP un levier pour laisser un héritage social : logements sociaux (réserver un quota pour les saisonnier·es), infrastructures réutilisées, meilleure couverture des services publics, développement des transports collectifs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;61. Garantir, en montagne, où l’économie repose sur la saisonnalité, que les investissements des jeux profitent durablement aux travailleurs et travailleuses et au développement du territoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;62. Assurer un véritable héritage pour les associations sportives : toutes les infrastructures construites ou rénovées pour les Jeux doivent être réutilisées après l’événement comme équipements sportifs et de loisirs accessibles à toutes et tous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;63. Empêcher la privatisation des sites olympiques et garantir leur gestion publique avec des tarifs abordables pour les habitant·es, les associations, les écoles et les travailleur.euses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;64. Inscrire la reconversion des équipements dans les documents officiels du COJOP.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;65. Concevoir les équipements dans une logique de transition écologique :&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Privilégier des installations à taille humaine, durables et économes en énergie,&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Anticiper la fin du “tout-neige” en montagne pour développer des activités sportives diversifiées toute l’année.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;B - Accessibilité et tarifs sociaux&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;66. Garantir la gratuité ou des tarifs réduits sur les sites sportifs pour les habitant·es, les scolaires, les associations, les CSE et les familles populaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;67. Encourager la tarification sociale pour favoriser le transport collectif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;68. Créer des forfaits solidaires permettant aux travailleur·euses et habitant·es d’accéder aux sports d’hiver et aux équipements (piscines, patinoires, gymnases) à tarif préférentiel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;69. Renforcer les CSE en prévoyant une dotation spécifique afin de développer l’accès au sport pour les travailleur·euses et leurs familles.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;C - Promouvoir le sport pour tous les publics&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;70. Développer le tourisme social, réintroduire les classes de neige, de montagne et autres dispositifs éducatifs favorisant la découverte du sport et de la montagne pour les enfants et les pratiques sportives.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;71. Garantir un accès équitable aux épreuves olympiques pour tous les publics (CSE, associations, scolaires, familles modestes, personnes en situation de handicap).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;72. Encourager les rencontres entre jeunes, associations et athlètes pour valoriser la pratique et les métiers du sport.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;D - Soutien au sport amateur et au temps libre&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;73. Renforcer le financement des associations sportives de proximité et du sport amateur.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;74. Réduire le temps de travail et augmenter les salaires pour libérer du temps pour la pratique sportive.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;75. Créer de nouvelles sources de financement pérennes pour soutenir la vie sportive locale après les Jeux (fonds dédiés, dotations aux CSE, subventions publiques).&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;h2&gt;6. Conquérir un héritage qui profite au territoire et à ses habitant·es&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 doit avant tout profiter aux populations et aux territoires.&lt;/p&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;A - Logement : priorité aux travailleur·euses et aux habitant·es&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;76. S’opposer fermement à la réhabilitation du Fort des Têtes de Briançon en logements de luxe qui ne répondent pas à la crise du logement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;77. Transformer les villages olympiques en logements sociaux et durables pour les travailleurs après l’événement, ou en logements en accession sociale à la propriété.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;78. Maintenir et développer les structures de tourisme social accueillant les saisonnier·ères et les familles populaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;79. Construire des logements en nombre suffisant, pour accueillir les salarié·es, et prenant en compte les évolutions techniques de construction pour un développement durable.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;B - Transports : désenclaver et verdir les vallées&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;80. Faire des JOP 2030 un levier de désenclavement responsable des vallées alpines et de développement des modes des mobilités douces :&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Développement des transports en commun écologiques (trains, ascenseurs valléens, navettes, parkings relais).&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Pérennisation des trains supplémentaires mis en service pendant les Jeux pour assurer la desserte quotidienne du territoire et notamment les trajets domicile - travail / étude.&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Poursuite de la modernisation des gares pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et les mobilités douces.&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Création, autour des gares, de hubs qui garantissent l’interconnexion et la mise en cohérence des différents réseaux de transports.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;81. Anticiper les effets du réchauffement climatique (éboulis, glissements, fermeture de routes, fonte du permafrost) dans la conception des infrastructures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;82. Renforcer les services publics d’aménagement du territoire, d’entretien et de sécurité (transport, eau, biodiversité, sols, risques naturels).&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;C - Emploi et droits sociaux&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;83. Créer un statut de la/le saisonnier·ère de haut niveau garantissant une assurance chômage digne, un salaire au moins égal au SMIC, des droits sociaux et reconduction automatique des contrats entre les saisons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;84. Encadrer les contrats de travail à durée déterminée autres que ceux des saisonnier·es : signature avant le début des Jeux, durée suffisante, droit à l’indemnité de fin de contrat et au chômage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;85. Pérenniser les postes créés dans le cadre des JOP dans services publics, notamment :&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Santé,&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Inspection du travail,&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Transports,&lt;br&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Environnement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Repenser le modèle de développement économique, sociale et environnemental des territoires de montagne&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;D - Les JOP 2030 doivent être une opportunité pour repenser le modèle économique du tourisme de la montagne&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;86. Passer d’un tourisme centré sur le “tout-ski” à un tourisme des quatre saisons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;87. Développer des activités diversifiées, respectueuses de l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;88. Améliorer la qualité de vie et la stabilité des emplois dans les territoires de montagne.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
,             &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper small paragraph--type--telechargements paragraph--view-mode--rss"&gt;
        &lt;div class="row"&gt;
          &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
            &lt;h3 class="row-sep"&gt;Téléchargement-s&lt;/h3&gt;
            &lt;div class="field field-paragraph--field-file field-name-field-file field-type-file field-label-hidden"&gt;
    
  &lt;div class="field-items"&gt;
     
            &lt;a href target="_blank" download&gt;
        &lt;div class="display-flex flex-between flex-nowrap valign-center"&gt;
          &lt;div class="fileinfo"&gt;
                        &lt;div class="filename"&gt;&lt;span class="uppercase"&gt;.&lt;/span&gt; ( -  Lu)&lt;/div&gt;
                    &lt;/div&gt;
          Télécharger
        &lt;/div&gt;
      &lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

          &lt;/div&gt;
        &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
        , 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>6 Mai. 2026</pubDate>
    <dc:creator>Let. C.</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61801</guid>
    </item>
<item>
  <title>[Livret] Changement climatique et travail : des leviers pour agir</title>
  <link>https://www.cgt.fr/livret-environnement</link>
  <description>&lt;h2&gt;Il n'y a pas de fatalité naturelle&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce n’est pas la Terre qui « se dérègle toute seule », mais bien le système capitaliste qui organise la surexploitation des ressources, des travailleur·ses et du vivant au profit d’une minorité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès qu’on regarde les choses d’un peu plus près, la crise environnementale apparaît pour ce qu’elle est : une question sociale, une question de classe, une question de lutte contre l’exploitation capitaliste et ses attaques vis-à-vis des droits et de l’emploi, au contraire de la satisfaction des besoins de la population.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Une crise globale&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;On parle souvent de « crise climatique », mais en réalité c’est tout une trame qui se défait : le climat se réchauffe, les écosystèmes se dégradent, la pollution due à l’activité humaine (chimique, particules fines, composés organiques volatils, métaux lourds, biologique et allergènes, pollution radioactive) imprègne l’air, l’eau, les sols, les lieux de travail et les corps.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces dimensions ne sont pas séparées les unes des autres, elles ont des racines communes : la dépendance aux énergies fossiles, la course à la rentabilité, l’extraction toujours plus rapide de matières premières naturelles brutes et leurs transformations, l’appropriation des ressources en eau, la production croissante de déchets ; la mise en concurrence des pays, des territoires et des salarié·es ; la recherche obstinée des droits sociaux et environnementaux les plus faibles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La même logique qui ferme un site industriel au nom de la rentabilité financière rase une forêt, artificialise des terres agricoles ou laisse se multiplier les substances toxiques.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La responsabilité inverse&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;La responsabilité est sans cesse renvoyée aux individus, sommés de « faire des efforts » : prendre des douches plus courtes, trier leurs déchets, « consommer responsable ».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais si ces gestes comptent, ils ne doivent pas masquer l’essentiel : les responsabilités sont massivement inégales. Le capital, sous la forme entre autres de grandes firmes et de grandes fortunes, pèse une part disproportionnée des émissions et des pollutions, tout en distribuant des dividendes records, du fait de l’exploitation des travailleur·ses et de leur habitat : « la terre ».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gouvernements, eux, continuent trop souvent à accompagner ce mouvement : refus d’encadrer par des lois contraignantes, dérégulation, privatisations, « simplification », accords de libre-échange, baisses d’impôts pour les plus grosses entreprises, flexibilisation du travail, recul des services publics. Les coûts réels – sur la santé, les territoires, la qualité de vie – sont reportés sur les travailleur·ses, les habitant·es, les générations futures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’inverse, les classes populaires sont à la fois les moins responsables et les plus exposées. Elles vivent davantage dans des logements mal isolés, près des axes routiers et des sites industriels, dans des quartiers, dans des villes, dans des territoires où l’accès aux transports collectifs, aux espaces verts, aux services publics est plus difficile.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elles subissent les vagues de chaleur sur les chantiers, dans les ateliers, les entrepôts, les cuisines, les services de soin ; elles subissent les horaires décalés, les temps de trajet toujours plus longs. Les conséquences de la destruction de cette planète qui nous héberge ne sont pas « les mêmes pour tout le monde » : elles aggravent les inégalités existantes, elles frappent plus fort là où les protections sociales, syndicales et territoriales sont déjà fragilisées.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Une adaptation injuste ou une transition juste&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;C’est dans ce paysage que s’imposent deux enjeux indissociables : atténuer le dérèglement climatique – en réduisant radicalement les émissions et les pollutions – et s’y adapter pour protéger la santé, les conditions de vie et de travail.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Atténuation et adaptation de quoi, et pour qui ? Là encore, deux voies se dessinent. La première, déjà à l’œuvre, consiste à demander aux plus modestes de se « débrouiller » : travailler malgré la chaleur, payer plus cher l’énergie ou l’eau, accepter des restrictions pendant que d’autres continuent de surconsommer ; accepter des fermetures de sites au nom du climat pendant que les multinationales maintiennent leurs profits et délocalisent leurs émissions ; laisser les territoires les plus vulnérables encaisser les chocs en silence, comme si polluer en Asie n’avait pas de répercussion sur le reste de la planète.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La seconde voie, celle que nous voulons ouvrir, considère l’atténuation et l’adaptation comme des droits et un terrain de luttes sociales : droit à des logements dignes et correctement isolés, droit à des conditions de travail compatibles avec la santé, droit à des services publics robustes (eau, énergie, santé, transport, éducation), droit à une reconversion des productions polluantes sans pertes d’emplois ni de salaires, droit à des territoires vivables, aménagés en pensant d’abord aux besoins sociaux et au respect du vivant.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Au cœur de nos luttes&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Pour la CGT, l’environnement n’est pas un sujet « annexe » qu’on ajouterait à la fin des revendications, c’est un fil qui traverse toutes nos batailles : l’emploi, les salaires, la formation, le contenu du travail, la santé, le logement, l’organisation des transports, l’avenir industriel des territoires. Refuser que la transition se fasse contre les travailleur·ses, refuser que l’atténuation et l’adaptation se traduisent par plus de précarité, plus de pénibilité et plus d’injustice, c’est au cœur de notre mandat syndical.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’heure où un dollar est investi pour protéger la nature contre trente pour la détruire, alors que le GIEC et l’IPBES alertent depuis des décennies, sur la base d’un consensus scientifique incontestable, sur la nécessité de transformer nos modes de production et de consommation, l’action ne peut plus être différée. D’autant que le coût d’une transition juste, fondée sur l’atténuation et l’adaptation, est sans commune mesure avec celui de l’inaction.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Comprendre, agir, lutter&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Ce livret part donc d’une conviction simple : comprendre la crise environnementale comme une crise sociale et de classe est une condition pour mieux s’y confronter et ne pas la subir.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne s’agit pas seulement de « limiter les dégâts », mais de reprendre la main sur ce qui est produit, comment, pour quels besoins, avec quels effets sur notre santé, sur la nature, sur les générations à venir. Adapter nos sociétés au réchauffement, oui – mais en transformant profondément l’appareil productif, avec pour objectif ultime la socialisation de l’outil, en renforçant les droits des travailleur·ses, en construisant du pouvoir d’intervention dans les entreprises, les branches, les filières, et les services publics dans les territoires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est à cette tâche que ce livret veut contribuer : donner des repères pour comprendre, et surtout des points d’appui pour lutter.&lt;/p&gt;&lt;h4 class="text-align-center"&gt;Téléchargement en bas de page ↓&lt;/h4&gt;

  &lt;div class="paragraph bg-gray3 section-wrapper big paragraph--type--paragraph-with-background paragraph--view-mode--rss"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 medium-12 large-8"&gt;
          &lt;h2 class="h3 parag-sep-32"&gt;&lt;/h2&gt;
          &lt;div class="field field-paragraph--field-text field-name-field-text field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;&lt;h2&gt;Sommaire&lt;/h2&gt;&lt;h3&gt;CHAPITRE 1 – RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : TRAVAIL, VIE QUOTIDIENNE&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Impacts sur la santé et les conditions de travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A. Chaleur au travail : quand le climat devient un risque professionnel&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A.1. Impacts concrets sur le travail et la vie quotidienne&lt;br&gt;A.2. Revendications CGT dans l’entreprise ou l’administration&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Aménagement des horaires en période de canicule&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Renforcement des protections des travailleur·ses en extérieur (BTP, agriculture…)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Droit d’alerte pour danger grave et imminent&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Droit de retrait face aux conditions climatiques extrêmes&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Intégration du climat dans les plans de prévention des risques en les renforçant&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;B. Pollution de l’air : un tueur silencieux qui frappe d’abord les classes populaires et leurs enfants&lt;br&gt;B.1. Impacts concrets sur le travail et la vie quotidienne&lt;br&gt;B.2. Revendications CGT dans l’entreprise ou l’administration&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Exploitation des données de durabilité de l’entreprise, de la collectivité ou de l’administration, pour lutter contre les pollutions qui en sont issues&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mobilité plus durable financée par l’employeur&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Catastrophes « naturelles » et vulnérabilité des infrastructures, des territoires… jusqu’aux risques industriels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Services publics en tension&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A. L’exemple de l’éducation et du bâti scolaire&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;CHAPITRE 2 – LES PFAS ET LA POLLUTION CHIMIQUE : UN SCANDALE SANITAIRE ET SOCIAL&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Qu’est-ce que les PFAS (produits chimiques per- et polyfluoroalkylés, omniprésents et dangereux) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Actions possibles pour les représentant·es du personnel et les syndicats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A. Premiers repères syndicaux&lt;br&gt;B. Les droits de base des élu·es du CSE et de la commission SSCT&lt;br&gt;C. D’autres outils puissants existent&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le droit d’alerte environnemental&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) « chimique »&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Expertise CSE en cas de risque grave&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Référence au PNSE et aux données publiques&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3&gt;CHAPITRE 3 – ADAPTATION JUSTE – PARTIR DU TRAVAIL : LA DÉMARCHE CGT&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Documenter : rendre visibles les situations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Nommer les causes et les responsables : ce n’est pas la météo, ce sont des choix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Transformer : faire des constats des leviers de lutte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Rendre visible les situations et les faire prendre en compte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A. Dans la négociation collective&lt;br&gt;B. Dans l’espace public et les territoires&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;CHAPITRE 4 – LES REVENDICATIONS CGT POUR UNE TRANSITION ÉCOLOGIQUE JUSTE&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Planification démocratique de la transition industrielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Reconversion des sites polluants : dépollution, transformation industrielle et protection des emplois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Faire de la formation continue un pilier de la transition écologique et industrielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. L’école au coeur des enjeux climatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Renforcer les normes environnementales et les capacités de contrôle public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. Des besoins de financement à la hauteur des transformations à engager&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
,             &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper small paragraph--type--telechargements paragraph--view-mode--rss"&gt;
        &lt;div class="row"&gt;
          &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
            &lt;h3 class="row-sep"&gt;Téléchargement-s&lt;/h3&gt;
            &lt;div class="field field-paragraph--field-file field-name-field-file field-type-file field-label-hidden"&gt;
    
  &lt;div class="field-items"&gt;
     
            &lt;a href target="_blank" download&gt;
        &lt;div class="display-flex flex-between flex-nowrap valign-center"&gt;
          &lt;div class="fileinfo"&gt;
                        &lt;div class="filename"&gt;&lt;span class="uppercase"&gt;.&lt;/span&gt; ( -  Lu)&lt;/div&gt;
                    &lt;/div&gt;
          Télécharger
        &lt;/div&gt;
      &lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

          &lt;/div&gt;
        &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
        , 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>5 Mai. 2026</pubDate>
    <dc:creator>Let. C.</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61761</guid>
    </item>
<item>
  <title>Lettre de Sophie Binet adressée au Premier ministre </title>
  <link>https://www.cgt.fr/actualites/france/salaires/lettre-de-sophie-binet-adressee-au-premier-ministre</link>
  <description>&lt;h2&gt;Monsieur le Premier ministre,&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Je tiens, par ce courrier, à vous faire part de notre plus grande inquiétude sur les conséquences économiques et sociales de la guerre au proche et au moyen orient.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La première urgence est bien évidemment diplomatique pour qu'un réel cessez le feu ainsi qu'un processus de paix durable soient mis en place pour faire cesser les souƯrances des populations civiles bombardées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il faut par ailleurs répondre sans attendre à la détérioration de la situation des salarié.e.s et des retraité.e.s en France. L'Agence Internationale de l'Energie prévoit un choc au moins aussi violent que le choc pétrolier de 1973. Alors que des millions de travailleuses et de travailleurs sont déjà contraints de choisir entre remplir leur frigo ou faire leur plein, l'augmentation des prix du gaz et du carburant risque de s'installer dans la durée et de se répercuter sur l'ensemble des biens de consommation, à commencer par les produits alimentaires. Ainsi, l’INSEE vient d’évaluer l’inflation à 2,2% depuis un an.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;M. le Premier ministre, les leçons doivent être tirées de la crise inflationniste de 2022 déclenchée par l'agression de l'Ukraine par la Russie. A l'époque, les seules mesures pour tenter de contenir les prix de l'énergie ont reposé sur un bouclier tarifaire, sans régulation des prix ni mesures structurelles pour sortir du marché spéculatif de l'électricité et du gaz, et sans disposition spécifique d'augmentation des salaires. Résultat : des mesures extrêmement coûteuses pour les finances publiques que les citoyen.nes et les agents de la fonction publique payent encore aujourd'hui, une explosion des profits - des pétroliers mais aussi de la grande distribution et de l'industrie agroalimentaire notamment, une inflation durable et un violent tassement des salaires et du pouvoir d'achat. Ǫuatre ans après, le pays ne s'en est toujours pas remis : les salaires réels n'ont toujours pas retrouvé leurs niveaux de 2020 et la pauvreté atteint des records. La boucle "prix/salaires" invoquée pour légitimer l'austérité salariale ne s'est absolument pas produite, au contraire, c'est la boucle "prix/profits" qui met en danger notre économie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur le premier ministre, ce n'est pas le vol du premier mai qu'il faut mettre à l'ordre du jour du Parlement mais un plan d'urgence pour protéger les travailleurs et les travailleuses et mettre à contribution les profits autour de 5 volets.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;1. Bloquer les prix&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Il faut d'abord mettre en place un blocage immédiat des prix du carburant, à l'image de ce qui s'est fait durant la guerre du Golfe en 1990, et rétablir les prix régulés du gaz et de l’électricité. Cette mesure, neutre pour les finances publiques, permettrait de bloquer les marges des pétroliers et de la grande distribution. Après avoir dégagé 20 milliards de bénéfices nets en 2022, et 13 milliards en 2025, Total Energie a déjà réalisé près de 6 milliards de bénéfices sur le premier trimestre 2026. Une situation totalement indécente. Pas question, encore une fois, de s'en remettre au bon vouloir du groupe ou d'annoncer une mesure de taxation des bénéfices en trompe l'œil ! Il faut bloquer les marges !&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;2. Augmenter les salaires&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Il faut ensuite des mesures très fortes pour les salaires en commençant par augmenter immédiatement de 5% le SMIC pour intégrer sans attendre l'inflation et rendre aux salarié.e.s une partie des fruits de la croissance des dernières années, puis l'augmenter progressivement pour atteindre 2200€ brut à terme. Cette revalorisation du SMIC doit être un coup d'envoi pour lancer une dynamique sur l'ensemble des salaires et mettre fin au déclassement salarial. En effet les négociations salariales sont au point mort dans les entreprises et les branches : au 1er avril 2026, soit 4 mois après la très faible augmentation automatique de 1,18% du SMIC, une branche sur trois avait encore un ou plusieurs minimas inférieurs au SMIC ! Pour éviter ce tassement salarial et garantir le paiement des qualifications, il faut rétablir l'indexation des salaires sur les prix, à l'image de ce qui existe en Belgique ou au Luxembourg pour que l'ensemble des salaires augmentent en même temps que le Smic. C'est justement cette échelle mobile des salaires, en vigueur en France jusqu'en 1983, qui nous a permis de faire face au choc pétrolier de 1973. C'est le moment de la rétablir ! Il serait également temps que les sanctions annoncées par la première ministre en 2023 pour les branches ayant des minima inférieurs au Smic soient mises en place et qu'elles soient réellement dissuasives. En eƯet, la CGT demande la réouverture immédiate de négociations de salaire dans l'ensemble des branches et des entreprises. Cependant, en l'absence de mesure contraignante, les employeurs refusent toute augmentation ou se limitent à des primes ponctuelles et non cotisées, accentuant ainsi le déficit de notre sécurité sociale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'État employeur doit être exemplaire : le point d'indice des 5 millions de fonctionnaires doit être augmenté immédiatement alors qu'ils et elles ont perdu près de 12,5% de pouvoir d'achat par rapport au SMIC depuis 2020 malgré les faibles revalorisations intervenues entre 2022 et 2024.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des mesures spécifiques doivent être prises pour les salarié.e.s à temps partiel, à 80% des femmes, dont le salaire mensuel moyen est en moyenne à peine de 1000€. La majoration de leurs heures complémentaires doit être alignée sur celles des heures supplémentaires et une prime de précarité de 10% doit être mise en place, à l'image de cette qui existe pour les CDD. De même, alors que leur revenu salarial moyen s'élève à peine à 600€, la convention collective des aides à domicile doit être agréée immédiatement pour permettre à l'accord augmentant leurs salaires d'entrer en vigueur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, il est temps de mettre fin aux exonérations de cotisations sociales dont le coût ne cesse d'augmenter alors même que leur effet sur l'emploi est nul, transforme l'augmentation du SMIC en dispositif coûteux pour les finances publiques et engendre des phénomènes de trappes à bas salaires.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;3. Revaloriser les pensions et les minimas sociaux&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Les prestations sociales et les minima sociaux n'ont été qu'insuƯisamment revalorisées au 1er avril (0,8%), en deçà des prévisions d'inflation actuelles. Alors que la pauvreté atteint des niveaux inédits, il faut revaloriser l'ensemble des prestations sociales, des minima sociaux et des pensions de retraites. Comme le soulignait le HCFEA, un mécanisme de revalorisation des prestations calqué sur le SMIC, dès lors que l'inflation dépasse les 2% est juridiquement et politiquement envisageable et faisable. Concernant les retraites complémentaires AGIRC- ARRCO et les allocations chômages, la CGT prend bien entendu sa part de responsabilité en revendiquant l'ouverture immédiate de négociations avec les autres organisations représentatives mais se heurte malheureusement au refus des organisations patronales.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;4. Mettre à l'agenda parlementaire l'égalité salariale et les outre-mer&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La commission européenne a adopté depuis 3 ans, grâce à la bataille menée par les syndicats, une directive sur la transparence salariale qui permettrait enfin de faire reculer les inégalités salariales en France qui s'élèvent toujours à 22%. Pourtant, alors qu'elle devait être transposée en juin 2026, elle n'est toujours pas à l'agenda parlementaire. De même, alors que la situation sociale dans les outre-mer déjà tendue est encore fragilisée par la crise énergétique, le projet de loi "vie chère", malgré son adoption par le Sénat, n'est toujours pas à l'ordre du jour de l'Assemblée et son contenu reste bien trop cosmétique.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;5. Protéger l'emploi, relocaliser et décarboner notre industrie&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Préserver le pouvoir d'achat est non seulement une mesure de justice sociale mais aussi une mesure indispensable pour protéger notre économie en évitant une chute de la consommation et une récession. Nous sommes extrêmement inquiets par la multiplication des plans de licenciements que nous dénonçons depuis 2 ans et qui s'accélère, notamment dans l'industrie, avec plus de 550 plans de licenciements recensés par nos militant.e.s. Nous réitérons donc la nécessité de mettre en place un moratoire sur les licenciements pour empêcher des pertes irrémédiables de savoir-faire et de capacités industrielles ainsi que l’organisation d’assises de l'industrie pour mettre en place une planification destinée à relocaliser et à décarboner.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, les leçons doivent être tirées de cette crise. Il faut réduire sans tarder notre dépendance aux énergies fossiles. Un plan d'ensemble doit être mis en place pour décarboner notre pays en commençant par adopter une loi de programmation pour développer le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises, la production en France d’un petit véhicule électrique bon marché, un grand plan de décarbonation de notre industrie et d’isolation des logements et bâtiment publics. Pour financer ces investissements indispensables, les 211 milliards d’aides publiques doivent être mobilisées, ainsi que des mesures de justice fiscale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Monsieur le premier ministre, nous savons désormais que la crise énergétique déclenchée par l'attaque de l'Iran par les Etats-Unis et Israël va malheureusement durer. Nous ne pourrons pas y faire face par des mesures ponctuelles et homéopathiques, ce d'autant que le pays ne s'est pas encore remis de la crise inflationniste de 2022.&lt;br&gt;C'est d'un plan d'ensemble pour revaloriser le travail dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Convaincue que vous saurez prendre en compte l'urgence de la situation, je vous prie d'agréer l'expression de mes meilleures salutations.&lt;/p&gt;

</description>
  <pubDate>5 Mai. 2026</pubDate>
    <dc:creator>Let. C.</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61811</guid>
    </item>
<item>
  <title>On est la CGT ! 130 ans après</title>
  <link>https://www.cgt.fr/actualites/france/130-ans/est-la-cgt-130-ans-apres</link>
  <description>&lt;h2&gt;On est la CGT !&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Suivez les batailles de Séverine et de ses camarades pour sauver Vencorex, d'Ouria pour protéger les travailleur·euse·s et l’environnement des polluants éternels à Téfal, de Pierre contre la discrimination syndicale au sein de son entreprise, d'Anita pour sauver l'hôpital et faire avancer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ou encore d'Hervé, conducteur de train et défenseur du service public tant en manifestations que sur les réseaux sociaux…&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;Chacun·e se livre sur les origines et le sens de l’engagement dont il·elle fait preuve au quotidien, s’inscrivant dans la poursuite des idéaux de solidarité et de transformation sociale pour lesquels la CGT se bat depuis plus d’un siècle.&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Des luttes actuelles, mais liées aux batailles que mène la CGT depuis plus d'un siècle...&lt;/p&gt;&lt;h2 class="text-align-center"&gt;Le film sera diffusé le 3 mai à 23h00 sur France 5 et sur france.tv&lt;/h2&gt;


  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>30 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>aaoues</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61721</guid>
    </item>
<item>
  <title>La place des enfants n’est pas au travail</title>
  <link>https://www.cgt.fr/actualites/france/droit-du-travail/la-place-des-enfants-nest-pas-au-travail</link>
  <description>&lt;h2&gt;Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Nous nous saisissons du 28 avril 2026, journée mondiale sur la santé et la sécurité au travail, pour alerter sur la situation des mineur·es qui sont exposé·es aux multiples dangers de l’entreprise et proposer des mesures de protection.&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;En 2025, le bilan est accablant : 5 mineurs ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en immersion en entreprise. Un collégien en classe de troisième, décédé en 2022, est le plus jeune des morts au travail. Le travail tue, et les jeunes en sont les victimes. C’est la preuve que l’entreprise n’est pas un lieu de formation adapté aux plus jeunes, elle peut les mettre en danger, encore plus que pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’après l’INRS, les 15-24 ans connaissent en moyenne 2,5 fois plus d’accidents de travail que l’ensemble des salarié·es. D’après les statistiques de l’assurance maladie, 32 travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans cotisant au régime général sont décédé·es sur leur lieu de travail en 2023. Ce chiffre s’élève à 38 si l’on inclut les cotisant·es à la Mutualité Sociale Agricole.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devant ce constat accablant, des organisations ont multiplié les alertes. La réponse apportée par le ministre du travail n’est pas à la hauteur du problème. Si Jean-Pierre Farandou reconnaît que « chaque mort est inadmissible », il continue d’affirmer que « c'est une bonne chose que les jeunes aillent dans les entreprises » et se contente de mesures de prévention d’une légèreté désinvolte, limitées au port de casques d’une couleur différente pour distinguer les jeunes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La question des jeunes qui meurent au travail demande une réponse sérieuse. En effet, les décès de mineur·es au travail en 2025 sont la conséquence d’orientations politiques qui ont assoupli les contrôles et les mesures de protection, qui ont promu un rapprochement toujours plus grand entre l’école et l’entreprise. En 2015, le décret Rebsamen a assoupli la procédure permettant d’affecter un·e jeune sur des postes interdits aux mineur·es, remplaçant l’obligation d’une visite de l’inspection du travail par une simple déclaration. En 2018, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a allégé les règles de durée de travail des apprenti·es tout en abrogeant l’inspection de l’apprentissage. Le plan « santé scolaire » lancé en 2025 acte une nouvelle dérogation, ne prévoyant qu'une visite médicale par cycle, contrevenant au Code du travail qui impose le renouvellement annuel des avis médicaux d'habilitation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis l’introduction des stages à la fin des années 1970, les temps de présence des jeunes en entreprise ont été augmentés sous prétexte d’améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle, imposant ainsi le dogme de l’entreprise formatrice. Ces dernières années marquent une accélération : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro. La détérioration des conditions de travail, son intensification permanente ainsi que le manque de formation et d’accompagnement des tuteurs et tutrices en entreprises rendent le modèle de l’entreprise apprenante inopérante notamment pour les plus jeunes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les retours de terrain et les études d’universitaires le démontrent : l’entreprise n’est pas un lieu émancipateur et sécurisé. Trop souvent, rien n’est mis en place pour assurer leur formation, leur accompagnement ni l’encadrement nécessaire. Les apprenti·es et les stagiaires sont surexposé·es aux produits CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Les activités confiées, comme le nettoyage de zones empoussiérées en menuiserie, les colorations en coiffure ou le dégraissage de pièces en mécanique, sont très souvent à risques.&lt;br&gt;Ce renforcement de la place de l’entreprise dans la formation est d’autant plus problématique que, pour l’accès aux stages, les jeunes subissent les mêmes discriminations que pour l’accès au travail : milieu social, origine, lieu d’habitation, genre… Les jeunes en situation de handicap subissent souvent une double discrimination. Sur les lieux d’accueil, les jeunes se confrontent aussi aux discriminations, aux violences et aux inégalités dans les tâches qui leurs sont confiées. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En lien de subordination, les jeunes sont aussi tout particulièrement vulnérables aux violences sexuelles et sexistes au travail. Ces mineur·es sont propulsé·es dans l’entreprise – un monde d’adultes et hiérarchique – et souvent n’osent pas parler par crainte de perdre leur stage ou apprentissage et de compromettre l’obtention du diplôme préparé. L’entreprise participe également à la reproduction des stéréotypes de genre par le développement &amp;nbsp;de cultures d’entreprises qui maintiennent une vision ségréguée des métiers.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Si le ministre du travail entend, comme il le prétend, faire une priorité personnelle de la prévention des risques qui menacent les jeunes au travail, il doit prendre des mesures d’urgence, en collaboration étroite avec les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer.&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Dans l’immédiat, nous exigeons la suppression du stage d’observation pour les élèves de troisième et de seconde générale et technologique, qui creusent les inégalités socio-économiques que subissent les élèves, sont trop peu préparés et s’opposent, en l'état, aux principes d’émancipation qui doivent guider les politiques éducatives.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, nous demandons le rétablissement de l’autorisation préalable par l’inspection du travail pour l’emploi de mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015. Les procédures de l’inspection du travail de retrait des apprenti·es et des stagiaires et d’opposition à l’engagement d’apprenti·es en cas de situation dangereuse constatée doivent être élargies et simplifiées. Il faut enfin garantir le droit de retrait pour les jeunes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’État doit réellement exercer un rôle de contrôle de la qualité des formations dispensées par les organismes de formation notamment lorsque celles-ci forment des jeunes mineur·es par des actions de formation en entreprise.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer doivent développer la prévention, notamment, avant toute présence en entreprise, avec la délivrance d'une formation systématique aux premiers secours, ainsi que d'enseignements sur le droit du travail, sur les risques professionnels, sur la prévention des violences sexuelles et sexistes au travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus largement, pour s’attaquer au fléau des accidents du travail, il faut des moyens et des mesures concrètes, à commencer par une politique pénale intransigeante qui sanctionne sévèrement la délinquance patronale et par le doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention (CARSAT, médecine du travail).&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Selon la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, toute personne âgée de moins de 18 ans est définie comme un enfant. Les enfants doivent être à l’école et non soumis·es à la dangerosité de l’entreprise ! C’est pourquoi nous revendiquons la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;

  &lt;div class="paragraph bg-black section-wrapper big paragraph--type--paragraph-with-background paragraph--view-mode--rss"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 medium-12 large-8"&gt;
          &lt;h2 class="h3 parag-sep-32"&gt;&lt;div class="field field-paragraph--field-titre field-name-field-titre field-type-string field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;Signataires :&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/h2&gt;
          &lt;div class="field field-paragraph--field-text field-name-field-text field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Caroline Chevé, Secrétaire générale de la FSU&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Julie Ferrua, Co-déléguée générale de Solidaires&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Murielle Guilbert, Co-déléguée générale de Solidaires&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
, 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>30 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>DamienRamage</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61741</guid>
    </item>
<item>
  <title>Cahier revendicatif pour l’égalité réelle et la justice sociale dans les pays ultramarins</title>
  <link>https://www.cgt.fr/dossiers-de-presse/cahier-revendicatif-pour-legalite-reelle-et-la-justice-sociale-dans-les-pays-ultramarins</link>
  <description>&lt;p&gt;Les travailleuses et travailleurs des pays ultramarins subissent des inégalités structurelles profondes : bas salaires, coût de la vie exorbitant, logements indignes, réseaux publics défaillants, domination de grands groupes, accès difficile aux soins, transports insuffisants. Les dispositifs politiques successifs n’ont jamais été évalués, laissant les populations dans une crise permanente, aggravée par les catastrophes climatiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’action publique doit se déployer sur deux fronts indissociables : d’une part, améliorer les normes, les prescriptions et les cadres juridiques ; d’autre part, exercer un pouvoir de contrôle effectif, car nombre de dispositifs existants demeurent inappliqués ou contournés, créant un écart inacceptable entre le droit et la réalité vécue par les travailleurs et travailleuses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’ensemble des confédérations réunies dans cette démarche contre la vie chère affirment la nécessité d’un cahier revendicatif national commun, non pas fondé sur des listes de revendications territoriales fragmentées, mais structuré autour de 6 axes transversaux, applicables à tous les DROM-COM :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Salaires, pensions et minima sociaux ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Logement, habitat digne et infrastructures publiques ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Transports et mobilité ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Prix, énergie, alimentation et pouvoir d’achat ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Santé, accès aux soins et services publics sanitaires ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Multinationales et grands groupes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Le document en téléchargement constitue le socle syndical commun pour une action coordonnée à destination des pouvoirs publics dans l’ensemble des territoires. Si certaines problématiques évoquées ne sont pas spécifiques aux territoires ultramarins, ce qui les caractérise est l’ampleur et l’accumulation des phénomènes dénoncés, révélatrices d’une continuité des rapports coloniaux de domination économique, sociale et territoriale qui exige une rupture politique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Montreuil, le 29 avril 2026&lt;/p&gt;
            &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper small paragraph--type--telechargements paragraph--view-mode--rss"&gt;
        &lt;div class="row"&gt;
          &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
            &lt;h3 class="row-sep"&gt;Téléchargement-s&lt;/h3&gt;
            &lt;div class="field field-paragraph--field-file field-name-field-file field-type-file field-label-hidden"&gt;
    
  &lt;div class="field-items"&gt;
     
            &lt;a href target="_blank" download&gt;
        &lt;div class="display-flex flex-between flex-nowrap valign-center"&gt;
          &lt;div class="fileinfo"&gt;
                        &lt;div class="filename"&gt;&lt;span class="uppercase"&gt;.&lt;/span&gt; ( -  Lu)&lt;/div&gt;
                    &lt;/div&gt;
          Télécharger
        &lt;/div&gt;
      &lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

          &lt;/div&gt;
        &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
        
</description>
  <pubDate>29 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>Céline</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61731</guid>
    </item>
<item>
  <title>Les dessous de la fiche de paie </title>
  <link>https://www.cgt.fr/fichedepaie</link>
  <description>&lt;h2&gt;« &lt;a href="https://medias.cgt.fr/fiche-de-paie/" target="_blank"&gt;Les dessous de la fiche de paie&lt;/a&gt; », &lt;a href="https://medias.cgt.fr/fiche-de-paie/" target="_blank"&gt;un site dédié&lt;/a&gt; qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C’est une réalité, les &lt;strong&gt;22 millions de salarié·es qui reçoivent ce document le comprennent parfois mal&lt;/strong&gt;. Selon une étude Viavoice, seulement la moitié des sondé·es comprennent que leurs cotisations ne financent pas directement leur future pension de retraite, mais celle des retraité·es actuel·les, et beaucoup se perdent vite entre le net, le brut et le net après impôt.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CGT a donc créé « &lt;a href="https://medias.cgt.fr/fiche-de-paie/" target="_blank"&gt;Les dessous de la fiche de paie&lt;/a&gt; », un site dédié qui détaille tous &lt;strong&gt;les éléments qui composent une fiche de paie &lt;/strong&gt;et explique comment le capital tente de détruire le système vertueux créé en 1945, à savoir notre Sécurité sociale qui finance la protection sociale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;a href="//medias.cgt.fr/fiche-de-paie/"&gt;&lt;img src="https://www.cgt.fr/sites/default/files/inline-images/01article.png" data-entity-uuid="d326d350-cdbb-45f9-ab26-092eec172e62" data-entity-type="file" alt="Fiche de paie" width="619" height="325" class="align-center" loading="lazy"&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Payer des cotisations, c'est financer la protection sociale&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les cotisations sociales, c’est une façon de &lt;strong&gt;mutualiser les risques pour ne pas être seul·e en cas de coup dur&lt;/strong&gt;. Afficher ces lignes sur le bulletin de salaire, c’est permettre aux salarié·es de connaître leurs droits.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nos cotisations financent les droits mis en place pour faire face aux aléas de la vie et du travail : problèmes de santé, parentalité, accidents, licenciements, retraite… &lt;strong&gt;C’est la garantie d’un système solide et solidaire, indépendant des banques, des assurances et des marchés financiers.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, une petite partie est aussi mise en commun à partir de ce que nous gagnons : &lt;strong&gt;c’est l’impôt sur le revenu qui finance les services publics&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt; Je cotise selon mes moyens et reçois selon mes besoins ! &lt;/em&gt;» Sauf que notre beau système est attaqué de toutes parts depuis sa création – et ça commence dès la fiche de paie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Distinguer les cotisations dites salariales des cotisations dites patronales pour introduire l’idée que les patrons payent trop de charges, ne pas afficher le superbrut ( salaire brut + les cotisations dites « patronales ») pour invisibiliser la vraie valeur de notre travail, faire des cadeaux aux entreprises avec toujours plus d’exonérations de cotisations sociales, augmenter la part de l’impôt et réduire la part de la cotisation sociale dans le financement de la Sécu… &lt;strong&gt;toutes ces mesures fragilisent notre beau système solidaire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;À travers les attaques contre les cotisations sociales, c’est au salaire qu’on s’attaque : le brut aujourd’hui, le net demain.&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Depuis leur création en 1993, &lt;strong&gt;le montant des exonérations de cotisations a été multiplié par quatre&lt;/strong&gt; et représente un &lt;strong&gt;manque à gagner de 80 milliards d’euros&lt;/strong&gt; pour notre protection sociale. Les exonérations de cotisations sont pourtant inefficaces sur l’emploi et bloquent les évolutions de carrière en créant des trappes à bas salaires, car plus les salaires sont bas, plus les employeur·ses sont éxonéré·es.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;De l’argent en moins pour la protection sociale&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : ceux de l’État (PLF) et des collectivités territoriales, et le budget de la Sécu.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;Le budget solide et solidaire de la Sécurité sociale (PLFSS) est le moins endetté et pourtant le plus attaqué.&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale – c’est à peine la moitié aujourd’hui.&lt;/strong&gt; Mais, surtout, en finançant par l’impôt la Sécurité sociale, on fait glisser le débat sur la répartition entre salaire et profit, vers celui entre ménages aisés et moins aisés, entre anciennes et nouvelles générations, entre travailleur·ses en activité et privé·es d’emploi, en épargnant toujours plus de capital.&amp;nbsp;&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;a href="//medias.cgt.fr/fiche-de-paie/"&gt;&lt;img src="https://www.cgt.fr/sites/default/files/inline-images/02-article.png" data-entity-uuid="5c7118e7-d851-46ea-beaf-546a92581dae" data-entity-type="file" alt width="671" height="399" class="align-center" loading="lazy"&gt;&lt;/a&gt;&lt;h3&gt;&lt;br&gt;Augmenter les salaires maintenant !&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Pour un partage de la richesse plus favorable pour les travailleur·ses qui la produisent, et que chacun·e puisse vivre de son travail, la CGT revendique :&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li data-list-item-id="e10285db585f55e2548e30e2dc6a70911"&gt;le&lt;strong&gt; Smic à 2000 euros brut&lt;/strong&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li data-list-item-id="e50fd4c4d5b4ea37c06df57487435876f"&gt;l’&lt;strong&gt;indexation des salaires sur l'inflation&lt;/strong&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li data-list-item-id="e9c01bfa26492de8fc5e36f2e83ad1185"&gt;la &lt;strong&gt;sortie des exonérations de cotisations&lt;/strong&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li data-list-item-id="e85a509cc02cd20525887af92e3f0a14b"&gt;l'&lt;strong&gt;augmentation générale des salaires&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Comprendre sa fiche de paie, dont chaque ligne indique nos droits, &lt;strong&gt;c’est déjà être outillé·es pour veiller sur nos acquis et s’armer pour conquérir de nouveaux droits&lt;/strong&gt;. Le salaire socialisé est la meilleure sécurité, avec des cotisations pour augmenter les protections et les pensions. La cotisation sociale, c’est aussi la carte Vitale quand d’autres préfèrent la carte bancaire pour faire leurs affaires.&lt;/p&gt;

  &lt;div class="paragraph bg-black section-wrapper big paragraph--type--paragraph-with-background paragraph--view-mode--rss"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 medium-12 large-8"&gt;
          &lt;h2 class="h3 parag-sep-32"&gt;&lt;/h2&gt;
          &lt;div class="field field-paragraph--field-text field-name-field-text field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;&lt;h2 class="text-align-center"&gt;🔗 &lt;a href="https://medias.cgt.fr/fiche-de-paie/" target="_blank"&gt;Visiter le site dédié « Les dessous de la fiche de paie »&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
,   &lt;div class="paragraph bg-white paragraph--type--basique paragraph--view-mode--rss"&gt;
          &lt;div class="field section-wrapper no-padding-top field-paragraph--field-corps field-name-field-corps field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
		&lt;div class="field-items"&gt;
					&lt;div class="field-item"&gt;&lt;h3 class="text-align-center"&gt;&lt;a href="https://www.cgt.fr/dossiers/guide-salaires-negocier-pour-gagner-dans-lentreprise" target="_blank"&gt;→ Accéder au guide "salaires : négocier pour gagner dans l'entreprise"&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
			&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
, 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>29 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>aaoues</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61021</guid>
    </item>
<item>
  <title>Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail :  ça suffit !</title>
  <link>https://www.cgt.fr/journee-morts-au-travail-2026</link>
  <description>&lt;h2&gt;Le monde du travail n’est pas sûr&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;764&lt;/strong&gt; décès à la suite d’un &lt;strong&gt;accident de travai&lt;/strong&gt;l ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;318&lt;/strong&gt; à la suite d’un &lt;strong&gt;accident de trajet&lt;/strong&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;215&lt;/strong&gt; décès à la &lt;strong&gt;suite d’une maladie professionnelle&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;C’est un scandale national, &lt;strong&gt;plus de 3 morts par jour&lt;/strong&gt; – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers.&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;En 2025, 5 victimes étaient des mineur·es, apprenti·es ou lycéen·nes de moins de 18 ans.&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À ces morts s’ajoutent &lt;strong&gt;des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles&lt;/strong&gt; parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves &lt;strong&gt;ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitable&lt;/strong&gt;s. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits.&amp;nbsp;&lt;br&gt;Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), &lt;strong&gt;les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont &lt;strong&gt;classés sans suite par les procureur·ses&lt;/strong&gt; de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, &lt;strong&gt;des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : &lt;strong&gt;1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale&lt;/strong&gt; – et 50 % d’entre eux ne le font pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les gouvernements de Macron ont &lt;strong&gt;drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La CGT considère que &lt;strong&gt;cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail&lt;/strong&gt; et au recul en matière de prévention des risques professionnels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, &lt;strong&gt;les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels&lt;/strong&gt;, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses !&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Tou·tes mobilisé·es le 28 avril !&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;journée internationale de la santé et de la sécurité au travail &lt;/strong&gt;est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;l’obligation de la mise en œuvre du DUERP&lt;/strong&gt;, un DUERP qui soit genré (obligation depuis 2014 qui n’est pas appliquée) avec contrôle de son application et de sa mise à jour ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le &lt;strong&gt;renforcement de la protection des travailleur·ses&lt;/strong&gt; et le respect du droit de retrait ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;une &lt;strong&gt;politique pénale du travail sévère&lt;/strong&gt; condamnant fermement les employeur·ses responsables d’accidents graves au travail ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la &lt;strong&gt;suppression du recours à la sous-traitance &lt;/strong&gt;pour les activités à risques, et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre. L’abus des niveaux de sous-traitance est un facteur aggravant !&lt;/li&gt;&lt;li&gt;un &lt;strong&gt;renforcement de la réglementation&lt;/strong&gt; pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la &lt;strong&gt;suppression des stages en entreprise dès le collège&lt;/strong&gt; et des séquences « d’observation » en 2nde générale et technologique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l’&lt;strong&gt;amélioration des protections légales pour les mineur·es en formation professionnelle&lt;/strong&gt;, notamment le rétablissement de celles supprimées en 2015 et 2018 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le &lt;strong&gt;retour des CHSCT et des délégué·es du personnel&lt;/strong&gt; (DP), outil de proximité et de prévention par excellence, avec des prérogatives et une accessibilité renforcées ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le &lt;strong&gt;doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail&lt;/strong&gt;, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale), avec de plus larges prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l’&lt;strong&gt;assurance de l’indépendance et de la protection de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail&lt;/strong&gt;, y compris des médecins du travail et des équipes des SPSTI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class="text-align-center"&gt;&lt;br&gt;➡️ Télécharger le tract&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;img src="https://www.cgt.fr/sites/default/files/inline-images/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202026-04-15%20a%CC%80%2015.37.41.png" data-entity-uuid="662d5dd5-32d2-4213-956e-ee71974919bc" data-entity-type="file" alt="Tract 28 avril" width="557" height="810" class="align-center" loading="lazy"&gt;&lt;p class="text-align-center"&gt;&lt;br&gt;Format TDC &lt;a href="https://cloud.cgt.fr/index.php/s/7XPARccEpzNnGNB" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Format RVB &lt;a href="https://cloud.cgt.fr/index.php/s/mLXNimmTRCpMAHx" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Format CMJN &lt;a href="https://cloud.cgt.fr/index.php/s/TLBLGM9WZFk3ALf" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="text-align-center"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;img src="https://www.cgt.fr/sites/default/files/inline-images/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202026-04-17%20a%CC%80%2009.26.36.png" data-entity-uuid="6556803b-8e70-4ca6-86a3-40de8db0a114" data-entity-type="file" alt="tract à télécharger" width="602" height="866" class="align-center" loading="lazy"&gt;&lt;h3 class="text-align-center"&gt;&lt;br&gt;Télécharger le tract ⤵️&lt;/h3&gt;
            &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper small paragraph--type--telechargements paragraph--view-mode--rss"&gt;
        &lt;div class="row"&gt;
          &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
            &lt;h3 class="row-sep"&gt;Téléchargement-s&lt;/h3&gt;
            &lt;div class="field field-paragraph--field-file field-name-field-file field-type-file field-label-hidden"&gt;
    
  &lt;div class="field-items"&gt;
     
            &lt;a href target="_blank" download&gt;
        &lt;div class="display-flex flex-between flex-nowrap valign-center"&gt;
          &lt;div class="fileinfo"&gt;
                        &lt;div class="filename"&gt;&lt;span class="uppercase"&gt;.&lt;/span&gt; ( -  Lu)&lt;/div&gt;
                    &lt;/div&gt;
          Télécharger
        &lt;/div&gt;
      &lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

          &lt;/div&gt;
        &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
        , 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>27 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>aaoues</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61491</guid>
    </item>
<item>
  <title>La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai</title>
  <link>https://www.cgt.fr/actualites/france/mobilisation/la-bataille-de-la-cgt-pour-defendre-le-1er-mai</link>
  <description>&lt;h2&gt;Aujourd’hui le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;D’après le code du travail (une convention collective ou le contrat de travail ne peut pas y déroger).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La loi ne prévoit une dérogation que pour les &lt;em&gt;« établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est à la &lt;strong&gt;tentative d’élargissement de cette dérogation, et donc à la banalisation du travail le 1er mai&lt;/strong&gt;, que les macronistes, la droite et l’extrême droite s’attèlent depuis des mois, en réponse à un lobbying patronal intensif. Il nous faut poursuivre le combat pour défendre le 1er mai pour l’ensemble du monde du travail et empêcher cet élargissement des dérogations.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors qu’on a entendu tout et son contraire sur la question, avec une confusion savamment entretenue par les pourfendeurs du 1er mai, un retour sur le parcours de la proposition de loi puis du récent projet de loi permet de bien cerner les intentions du gouvernement et de mesurer le travail syndical qui a été mené contre cette attaque. &lt;strong&gt;Et construire la suite pour empêcher ce recul et défendre NOTRE 1er mai !&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Grâce aux alertes syndicales (&lt;a href="https://www.cgt.fr/comm-de-presse/le-22-janvier-lassemblee-nationale-doit-rejeter-lattaque-du-1er-mai-seul-jour-obligatoirement-chome" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://www.cgt.fr/comm-de-presse/travail-le-1er-mai-courrier-aux-deputees" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;), nos batailles CGT, la remise en cause du 1er mai est passée de 2 millions de salarié·es concernés·es à 200 000.&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C'est toujours trop !&lt;/p&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;&lt;strong&gt;Le cadre juridique actuel&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;Le 1er mai constitue une singularité dans le droit du travail français. La loi se limite à lister les autres jours fériés et à prévoir que si un jour férié est chômé il est rémunéré. Mais il revient aux conventions collectives, ou à défaut à l’employeur, de définir quels jours fériés seront effectivement chômés. &lt;strong&gt;Seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé, d’après la loi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;&lt;strong&gt;Distinction entre commerce et artisans indépendants et salarié·es&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit actuel autorise déjà les artisans et travailleur·ses indépendant·es à exercer leur activité le 1er mai, à la condition de ne pas faire travailler les salarié·es&lt;/strong&gt;, sans concurrence par les grands groupes. Non seulement ces petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de ce projet de loi, mais il va se retourner contre eux ! Plus l’entreprise aura de salarié·es à faire travailler, plus elle sera avantagée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;dl class="ckeditor-accordion"&gt;&lt;dt&gt;&lt;strong&gt;Un calendrier parlementaire qui montre leur entêtement&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;p&gt;Une proposition de loi a été déposée au Sénat dès avril 2025, en proposant une dérogation extrêmement large (les magasins d’ameublement comme Ikea étant notamment concernés !) que nos interpellations intersyndicales ont pu heureusement réduire. Ont été alors visés 4 nouveaux secteurs, sous réserve de leur « volontariat » (la vente de produit alimentaires destinés à la consommation immédiate, la vente de produits alimentaires au détail, les fleuristes et les établissements culturels). Présentée le 22 janvier 2026 à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n’a pas pu y être votée. Signe d’un acharnement, elle a été à nouveau présentée le &lt;strong&gt;10 avril 2026. La mobilisation a été construite par la CGT avec tracts, courriers intersyndicaux, appel à des conférences de presses, plateforme pour interpeler son/sa député·e&lt;/strong&gt; et mobilisations le jour J devant les permanences et devant l’Assemblée nationale. En guise de contre-offensive, Gabriel Attal a lancé avec une pétition en ligne, complètement opaque. &lt;strong&gt;Pour éviter les débats et le vote, les macronistes aidés par l’extrême droite ont manœuvré en faisant voter contre leur propre texte une motion de rejet&lt;/strong&gt;, pour contourner l’Assemblée et renvoyer directement le texte en Commission Mixte Paritaire. Une pétition a été lancée à l’initiative de la CGT « Non au passage en force sur le 1er mai » (&lt;a href="https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai" target="_blank"&gt;https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai&lt;/a&gt; ) signée aujourd’hui par plus de 100.000 personnes. Interpellation intersyndicale du 1er Ministre pour empêcher que la CMP se réunisse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après que &lt;strong&gt;le Ministre du travail s’est engagé auprès des organisations syndicales à ce que la loi ne soit pas modifiée, le Premier ministre a foulé au pied cet engagement quelques jours&lt;/strong&gt; après en déposant un nouveau projet de loi sur le travail des salarié·es dans les boulangeries – pâtisseries et fleuristes. &lt;strong&gt;Ce projet de loi sera présenté en conseil des ministres le mercredi 29 avril&lt;/strong&gt; puis surement d’abord au Sénat et ensuite à l’Assemblée à des dates que nous ne connaissons pas encore.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;h2&gt;&lt;br&gt;&lt;u&gt;Un projet de loi qui demeure inacceptable&lt;/u&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h3&gt;&lt;br&gt;Une brèche ouverte pour l’ensemble du monde du travail&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actuellement seuls les secteurs de la boulangerie-pâtisserie et fleuristes sont visés dans le projet de loi, mais on sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement&lt;/strong&gt;. Si l’objectif est d’en faire une « opportunité commerciale pour les entreprises » qui pourraient faire travailler des salariés, d’autres secteurs voudront assurément s’en emparer.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce projet de loi ouvre une brèche dans l’exceptionnalité du 1er mai.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L’absence d’incertitude ou d’insécurité juridique&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Pour motiver leur attaque du 1er mai, les organisations patronales et leurs porte-paroles au gouvernement prétendent que la loi actuelle serait floue en ce qu’elle ne définirait pas les &lt;em&gt;« établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail »&lt;/em&gt; le 1er mai.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les activités actuellement concernées sont en réalité connues : hôpitaux, usine à feu continu, fournisseurs d’énergie, hôtellerie, quelques transports… &lt;strong&gt;D’ailleurs, les 5 boulangeries dont la verbalisation est à l’origine de toute cette séquence ont finalement été relaxées dès lors que les juges ont relevé que ces boulangeries assuraient une activité de livraison auprès des EPHAD.&lt;/strong&gt; Ici, on voit bien la différence entre une telle activité et celle consistant à la vente de pain aux particuliers qui, elle, peut s’interrompre ce seul jour de l’année.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Deux secteurs professionnels particulièrement extensibles&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Boulangeries-pâtisseries :&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; 180 000 salariés&amp;nbsp;&lt;br&gt;Du fait de la définition du secteur par la Convention Collective Nationale des boulangeries pâtisseries, des entreprises à établissements multiples risqueront d’être concernées comme les grosses boulangeries Eric Kayser, ou Bo&amp;amp;mie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Fleuristes :&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; près de 20 000 salarié·es&lt;br&gt;Même si le projet de loi ne parle que des fleuristes artisanaux, il existe un risque d’extension du fait que leur Convention Collective Nationale couvre également les grandes jardineries (Jardiland). Plusieurs groupes peuvent être concernés comme Monceau à l’instar de Jardiland, ou encore plusieurs franchisés Interflora.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le volontariat n’existe pas en droit du travail&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Pour rassurer et calmer les oppositions, il a été ajouté très tôt dans la proposition puis dans le projet de loi la condition du « volontariat » du salarié, à recueillir par écrit. &lt;strong&gt;L’ensemble des organisations syndicales ont eu l’occasion de s’exprimer à l’unanimité sur la fiction que représente le volontariat dans l’entreprise. En effet, au vu du lien de subordination inhérent au contrat de travail, du pouvoir d’embauche et de la crainte du licenciement, il ne peut y avoir de volontariat.&lt;/strong&gt; Cela est d’autant plus fort dans des secteurs à faible pouvoir de négociation individuelle et collective, que sont les TPE et les secteurs du commerce.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme le travail du dimanche, les salarié·es seront en pratique contraint·es d’accepter de travailler le 1er mai.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qui peut imaginer le volontariat dans les entreprises de la boulangerie quand l’effectif moyen est de 6 salarié·es ? Les TPE sont majoritaires dans ces secteurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;si des salarié·es se disent “volontaires” c’est parce notamment parce que que les salaires sont trop faibles !&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L’arnaque du « payé double »&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;On l’a vu avec le travail le dimanche, &lt;strong&gt;une fois que le travail se normalise il n’y a très vite plus de majorations&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;D’ailleurs, les salarié·es ne sont pas « payés double » s’ils et elles travaillent le 1er mai.&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Par rapport aux autres salarié·es qui n’ont pas à travailler le 1er mai et sont payé·es quand même obligatoirement, les salarié·es qui travaillent le 1er mai ne sont payé·es qu’une fois de plus. &lt;strong&gt;Ils et elles sont donc payé·es “simple” pour la journée travaillée&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Particulièrement concernées par ces métiers, les femmes seront d’autant plus pénalisées qu’aucun service de garde d’enfant ne sera disponible ce jour-là.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Un appel à la fraude pour le 1er mai 2026&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Publier ce projet de loi 10 jours avant le 1er mai 2026, en parallèle d’annonces visant à rassurer les employeurs sur le fait qu’ils ne subiront aucune sanction en cas de non-respect du code du travail cette année, est une démarche de &lt;strong&gt;fragilisation de l’inspection du travail&lt;/strong&gt;, des parquets et des juges des tribunaux de police, et &lt;strong&gt;ni plus ni moins qu’un appel à la fraude !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

  &lt;div class="paragraph bg-black section-wrapper big paragraph--type--paragraph-with-background paragraph--view-mode--rss"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 medium-12 large-8"&gt;
          &lt;h2 class="h3 parag-sep-32"&gt;&lt;/h2&gt;
          &lt;div class="field field-paragraph--field-text field-name-field-text field-type-text-long field-label-hidden"&gt;
    &lt;div class="field-items"&gt;
          &lt;div class="field-item"&gt;&lt;h2&gt;Se mobiliser pour empêcher le vol du 1er mai !&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le projet de loi actuel prévoit de conditionner les nouvelles dérogations à la définition par un accord de branche des conditions d’occupation de ces salarié.es le 1er mai, concernant notamment le volontariat, ce que ne prévoient pas pour l’instant les conventions de branches. Pour que les établissements des boulangeries-pâtisseries et fleuristes puissent se prévaloir de la dérogation légale, il faudra donc un accord entre syndicats et organisations patronales, ce que nous chercherons à empêcher dans ces branches.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains syndicats concernés par le projet de loi appelleront à la grève ce jour-là.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Construisons massivement la mobilisation pour l’augmentation générale des salaires et le blocage des prix du carburant et pour conserver notre 1er mai, férié obligatoirement chômé et rémunéré.&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
, 

  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>24 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>Let. C.</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61701</guid>
    </item>
<item>
  <title>L’inspection du travail doit être renforcée</title>
  <link>https://www.cgt.fr/actualites/travailleureuses-de-letat/elections-fonction-publique-sante-et-securite-au-travail/linspection-du-travail-doit-etre-renforcee</link>
  <description>&lt;h2&gt;Une véritable hémorragie&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Au prétexte de l’austérité, le nombre de postes dans l’Inspection du travail a fondu comme neige au soleil. Entre&amp;nbsp;2010 et&amp;nbsp;2025&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;-&amp;nbsp;13&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt; d’agent·es de contrôle&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;-&amp;nbsp;37&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt; d’agent·es d’assistance&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;-&amp;nbsp;29&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt; d’agent·es de renseignement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Au total presque &lt;a href="https://www.cgtetat.fr/fonction-publique-163/vie-des-ministeres-et-ddi-dri/travail-emploi-et-insertion/article/28-avril-2026-ni-blesse-e-ni-mort-e-au"&gt;&lt;strong&gt;un quart des postes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; dans l’Inspection du travail ont été méthodiquement supprimés ces quinze dernières années, et le &lt;strong&gt;taux de postes vacants&lt;/strong&gt; dépasse &lt;strong&gt;20&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt; dans &lt;strong&gt;plus d’un tiers&lt;/strong&gt; des départements français.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/enquete-ils-sont-a-l-os-un-rapport-alarme-sur-la-souffrance-des-inspecteurs-du-travail_7957235.html" target="_blank"&gt;Un rapport d'expertise sur l'exposition des risques psychosociaux des agents du ministère du travail conclu&lt;/a&gt; "&lt;em&gt;qu'il est impératif non seulement de mettre un terme aux suppressions de postes engagées dans les services déconcentrés du ministère du Travail et de l’Emploi, mais également de donner la possibilité aux directions de recruter à hauteur des besoins identifié&lt;/em&gt;s".&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette expertise a été votée par le CHSCT du ministère en septembre 2022 et les conclusions qui ont été révélées par la presse n'ont pas toujours pas été remise aux élus, preuve du malaise de l'administration sur ce sujet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;br&gt;Un danger pour les salarié·es&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;sous-effectif structurel&lt;/strong&gt;, les inspecteur·ices du travail ne &lt;strong&gt;peuvent exercer leur mission&lt;/strong&gt; de contrôle dans de bonnes conditions. Et quand elles et ils y arrivent, trop de leurs procès-verbaux sont &lt;strong&gt;classés sans suite&lt;/strong&gt; par les procureur·es de la République, soit par &lt;strong&gt;manque de moyen&lt;/strong&gt;, soit par &lt;strong&gt;décision politique&lt;/strong&gt;. De toute façon, les sanctions sont &lt;strong&gt;peu dissuasives&lt;/strong&gt;…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette situation, cumulée à la limitation drastique de l’&lt;strong&gt;intervention des représentant·es du personnel&lt;/strong&gt; depuis les &lt;strong&gt;ordonnances Macron&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;suppression des CHSCT&lt;/strong&gt;, crée un &lt;strong&gt;cocktail explosif&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;1&amp;nbsp;297 morts au travail&lt;/strong&gt; en&amp;nbsp;2024&amp;nbsp;–&amp;nbsp;près de &lt;strong&gt;3 par jour&lt;/strong&gt; d’après le bilan de la Sécurité sociale (qui ne prend pas en compte les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es). Ce chiffre est &lt;strong&gt;l’un des plus élevés&lt;/strong&gt; d’Europe&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;22&amp;nbsp;victimes de moins de 25&amp;nbsp;ans&lt;/strong&gt;, ce qui remet en cause le discours faisant de l’entreprise un lieu d’apprentissage&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;les morts faisant suite à une maladie professionnelle augmentent aussi&lt;/strong&gt;, et restent &lt;strong&gt;sous-déclarées&lt;/strong&gt; ou considérées comme &lt;strong&gt;non liées à l’activité professionnelle&lt;/strong&gt; (en particulier les cancers)&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;des milliers d’accidents graves occasionnent des &lt;strong&gt;séquelles durables&lt;/strong&gt;, et entraînent trop souvent un &lt;strong&gt;licenciement pour inaptitude&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;Renverser la balance, enfin&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Après avoir organisé la pénurie d’inspecteur·ices du travail, il est temps de &lt;strong&gt;réinvestir dans ces emplois&lt;/strong&gt; nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En cette année d’&lt;a href="https://www.cgt.fr/FP2026"&gt;élections professionnelles dans la fonction publique&lt;/a&gt;, la CGT porte plus que jamais sa revendication du &lt;strong&gt;doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail&lt;/strong&gt;, avec de &lt;strong&gt;plus larges prérogatives coercitatives&lt;/strong&gt; (arrêt de chantiers et travaux dangereux).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’austérité est un danger pour tou·te la population, et en particulier pour tou·tes les travailleur·ses&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


  &lt;div class="paragraph bg-white section-wrapper row paragraph--type--titre-boutton-text paragraph--view-mode--rss"&gt;
  &lt;div class="column small-12 medium-10 large-8"&gt;
    &lt;div class="row"&gt;
      &lt;div class="column small-12 large-12 "&gt;
          &lt;a class="btn with-arrow-after full-width" href target&gt;&lt;/a&gt;
      &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;

</description>
  <pubDate>24 Avr. 2026</pubDate>
    <dc:creator>fcoatrieux</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">61601</guid>
    </item>

  </channel>
</rss>
