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	<title>RADIO METAL</title>
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	<description>Webradio &#38; Webzine Metal/Hard Rock : news, interviews, reviews, shows...</description>
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	<title>RADIO METAL</title>
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		<title>Lunatic Soul : une éclipse pour un nouveau jour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maël Minot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 23:34:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Duda. Mariusz]]></category>
		<category><![CDATA[lunatic soul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toutes les bonnes choses ont une fin, mais est-ce un problème ? Plutôt une nécessité, si on souhaite voir un jour les bonnes choses qui doivent arriver derrière. Ainsi, dix-sept ans après la naissance du projet Lunatic Soul, huit albums produits dans la discographie du projet, le leader des proggeux polonais de Riverside Mariusz Duda arrive [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-496292" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500-243x300.jpg 243w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500-80x99.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_43_credit-crop500-128x158.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Toutes les bonnes choses ont une fin, mais est-ce un problème ? Plutôt une nécessité, si on souhaite voir un jour les bonnes choses qui doivent arriver derrière. Ainsi, dix-sept ans après la naissance du projet Lunatic Soul, huit albums produits dans la discographie du projet, le leader des proggeux polonais de Riverside Mariusz Duda arrive enfin au terme (qui fut plus éloigné que prévu !) de son grand « cycle de la vie et de la mort » avec The World Under Unsun.</p>
<p>L’achèvement de cette thérapie musicale soulève immanquablement une foule de questions, que nous nous sommes empressés de poser au principal intéressé, en plus de tenter d’éclaircir certaines zones d’ombre de l’éclipse solaire que constitue ce dernier (double) album. Nous en profitons pour mesurer le chemin parcouru et revenir plus en profondeur sur quelques-uns des épisodes échus.</p>
<p><span id="more-496142"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-full wp-image-496293" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500.jpg 1000w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500-300x150.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500-768x384.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500-80x40.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500-128x64.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_27_credit-500-586x293.jpg 586w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je crois que la frontière entre le personnage fictif et moi a commencé à s’estomper lentement avec chaque album. Je dirais que celui-ci est le plus personnel, car je luttais contre mes propres démons intérieurs tout au long du processus d’enregistrement. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : The World Under Unsun est un double album. Est-ce dû au temps qui s’est écoulé depuis le précédent disque, te permettant d’accumuler de nombreuses observations sur le monde ? Monde qui est décrit par le titre comme étant assez sombre…</strong></p>
<p><strong>Mariusz Duda (chant, basse, guitare…) :</strong> Si tu me demandes si cet album a un point commun avec le monde moderne, je dirais que non, pas particulièrement, car c’est plus un voyage intérieur et ça parle davantage de l’état mental du personnage principal. Cependant, j’ai opté sciemment pour ce titre parce qu’on vit des temps très incertains. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. C’est très dur de planifier quoi que ce soit. Je comprends parfaitement les jeunes générations qui sont terrifiées par ce qui va arriver. Je crois que pour certains d’entre eux, le soleil a l’air d’être totalement éclipsé, mais je dois quand même penser de manière positive. Je pense qu’il y a une lumière au bout du tunnel. En termes de promotion et de marketing, je crois que ce titre convient aussi au monde extérieur et pas seulement au monde intérieur.</p>
<p><strong>Fractured est lui-même presque devenu un double album, mais tu t’es retrouvé à le diviser et à sortir Under The Fragmented Sky. Qu’est-ce qui était différent cette fois ?</strong></p>
<p>Quand j’ai fait Through Shaded Woods, mon album précèdent, j’ai sorti une version Deluxe avec du contenu additionnel, et ça aussi aurait pu donner un double album. Mais les deux, Through Shaded Woods et Fractured ne sont pas intentionnellement des doubles albums. Ce sont des albums avec cinquante ou quarante minutes de musique, et j’ai utilisé ce qui me restait sur le CD additionnel. C’est d’ailleurs pour ça qu’Under The Fragmented Sky ne possède pas le symbole, car il est lié à Fractured qui l’a déjà, sachant que c’est un album qui a été pensé comme une exception, ce qui explique aussi pourquoi il est sorti en mai [alors que tous les autres sont sortis en octobre et novembre] et qu’il a une pochette différente. Avec ce nouvel album, il était clair au tout début que j’allais faire un double album. C’est pourquoi j’ai essayé de mettre toutes ces chansons dans un ordre particulier pour qu’elles se répondent et qu’il y ait une pause entre les disques. Ça a été un défi, surtout pour la version double vinyle, car il a fallu que je divise le tout en quatre faces. Ceci est l’ultime disque de Lunatic Soul pour cette histoire. Il y avait donc beaucoup de contenu à inclure, je voulais répondre à de nombreuses questions, donc dès le départ, il fallait que ce soit un double album. La différence principale est donc que les précédents étaient des albums simples avec des titres additionnel, alors que là, c’était d’emblée et intentionnellement un double album.</p>
<p><strong>Les albums sont sortis non dans l’ordre du cycle du récit mais dans un ordre qui peut sembler aléatoire. Était-ce dicté par ton humeur du moment, ce que tu ressentais ?</strong></p>
<p>Exactement. Je savais que l’histoire parlait du personnage qui erre dans l’au-delà, puis qui revit et erre dans la vie, puis qui meurt à nouveau et renaît encore une fois. Mais ce qui est cool avec ça est que je pouvais aborder l’histoire de manière non linéaire. Suivant ce que je ressentais durant le processus d’enregistrement, je pouvais lier ça à l’histoire. Si le personnage principal était en deuil après le décès d’un proche, je pouvais l’utiliser. En l’occurrence, j’ai décidé d’enregistrer Fractured car j’ai moi aussi perdu quelqu’un. Quand le personnage principal voulait se sentir beaucoup plus positif parce qu’il y avait énormément d’obscurité partout, c’était pareil pour moi. Je me souviens de la pandémie, tout le monde ne se sentait pas très bien, donc c’était un bon moment pour sortir Through Shaded Woods, car tout le monde avait besoin de chansons plus positives. J’ai donc voulu procéder ainsi, en sortant les disques dans cet ordre, principalement pour me lier au personnage principal.</p>
<p><strong>Ce qui m’amène naturellement à ma prochaine question : dans quelle mesure ce personnage peut-il être considéré comme étant toi ?</strong></p>
<p>Mon approche de Lunatic Soul est toujours une sorte de thérapie ou d’autothérapie. C’est donc toujours lié à moi et à mes propres problèmes. Je crois que la frontière entre le personnage fictif et moi a commencé à s’estomper lentement avec chaque album. Je dirais que celui-ci est le plus personnel, car je luttais contre mes propres démons intérieurs tout au long du processus d’enregistrement. Mais c’est le dernier album, donc j’ai dit que je pouvais me révéler un peu plus.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-496294" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_39_credit500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Un ami m’a un jour demandé ce que je désirais dans la vie. J’ai répondu que je voulais trouver la paix intérieure. C’est mon objectif. Peut-être qu’un jour je trouverai quelque chose qui m’aidera à arrêter ce tumulte en moi, car mon esprit bouillonne constamment et j’ai peur d’exploser un jour. »</span></em></p>
<p><strong>Plus spécifiquement, la chanson « Prophecy » évoque le cas d&rsquo;un artiste qui n&rsquo;accède à la célébrité qu&rsquo;après sa mort. Qu&rsquo;est-ce que ça révèle de l&rsquo;artiste concerné ? Est-ce une crainte que tu peux toi-même avoir ?</strong></p>
<p>J’espère que, de nos jours, ce n’est plus aussi injuste que ça a pu l’être fut un temps, mais ça arrive encore. Je me souviens, Queen était un groupe très populaire, mais lorsque Freddie Mercury est décédé, il est devenu encore plus populaire. De même, récemment, je crois que beaucoup de gens se sont mis à réécouter les albums de Black Sabbath et d’Ozzy en solo, principalement parce que c’était une sorte de rituel pour eux et ils voulaient faire quelque chose avec cet héritage. Avec Riverside, nous avons également vécu cette expérience, car Wasteland a probablement été notre album le mieux vendu dans l’histoire du groupe, principalement parce qu’il était lié au décès de Piotr Grudziński, l’un de nos membres. Evidemment, l’histoire, en soi, parle davantage d’une situation à la Vincent Van Gogh : personne ne le connaissait quand il était en vie et quand il est mort, les gens se sont rendu compte qu’il existait un tel artiste. Dans « Prophecy », il y un message disant que si le personnage principal meurt, il deviendra très célèbre. J’espère que ça ne m’arrivera pas [rires]. J’en serais évidemment fier, mais ça craindrait si je ne pouvais pas le voir ou le vivre.</p>
<p><strong>Tu sembles affectionner les paradoxes étranges. Cet album se termine par « The New End », probablement en référence à « The New Beginning » du premier album. Sur le premier album, le morceau « Lunatic Soul » finissait par la phrase « I’m scared to life » (« je suis vivant de peur »), un jeu de mots par rapport à l’expression « être mort de peur ». Les oxymores sont-ils au cœur de ce projet ?</strong></p>
<p>« Je suis mort de peur » est une expression qu’on emploie quand on est en vie, alors que là, le protagoniste était du côté de la mort. Voilà pourquoi il était « vivant de peur », il avait peur de ce qui allait arriver. Mais oui, l’information la plus importante ici est que « The New End » est une référence à « The New Beginning », car c’est la boucle qui se referme. C’est ce que je fais généralement dans mes œuvres. On peut le remarquer dans les albums de Riverside avec « After » et « Before », « Lost » et « Found », « The Day After » et « The Night Before »… Le début et la fin sont connectés. Ici, je voulais le faire de façon plus large en connectant le tout premier album et le dernier.</p>
<p><strong>Le personnage semble condamné à rester insatisfait à jamais, courant après une illusion de stabilité. Est-ce ainsi que tu perçois les êtres humains ou l’existence en général ?</strong></p>
<p>J’ai un flot constant de pensées incertaines et confuses. J’ai du mal à gérer ça et j&rsquo;essaie de trouver le calme. Je me souviens d’un ami qui m’a un jour demandé ce que je désirais dans la vie. J’ai répondu que je voulais trouver la paix intérieure. C’est mon objectif. Peut-être qu’un jour je trouverai quelque chose qui m’aidera à arrêter ce tumulte en moi, car mon esprit bouillonne constamment et j’ai peur d’exploser un jour. La musique m’aide toujours à maintenir un équilibre. Tant que je n’ai pas trouvé cet astre pour éclipser mon soleil, j’essaie de me protéger avec de la musique. C’est ce que j’ai fait avec le nouvel album. J’espère que ça aidera aussi d’autres gens, pas seulement moi.</p>
<p><strong>Tu as qualifié cet album de « film musical ». L’as-tu vraiment conçu comme tel ? Est-ce une nouveauté pour toi ou considères-tu tous tes albums précédents comme des films ?</strong></p>
<p>Soyons honnêtes, le concept général parle de voyage, mais ce ne sont pas non plus des albums très compliqués. Il y a des groupes comme Coheed And Cambria qui font des albums liés dont le concept est très complexe, ou Magma qui a créé tout un monde étrange. Moi, c’est très facile, c’est une aventure simple, et ce qu’il y a de beau là-dedans est que chaque album, indépendamment, a sa propre histoire. C’est vraiment ce que je voulais. Mais désormais c’est terminé, l’histoire globale est arrivée à son terme, et j’en suis très content. Mais pour répondre à la question, je suis très influencé par les films et les jeux vidéo, donc oui, j’ai puisé énormément d’inspiration là-dedans quand j’ai créé Lunatic Soul. Sur les tout premiers albums, Lunatic Soul, Lunatic Soul II et Walking On A Flashlight Beam, j’ai même remercié dans la partie des remerciements les personnages de Demon Souls, Dark Souls et Bloodborne, car je jouais à ce genre de jeu. J’ai donc toujours eu cette influence.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-495766" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’ai toujours envie de créer une musique qui se situe dans un entre-deux, car je suis toujours moi-même dans un entre-deux. Je n’aime pas la musique trop compliquée, mais je n’aime pas non plus la musique trop kitsch, trop simple, trop cliché. »</span></em></p>
<p><strong>En effet, tu fais souvent référence aux jeux vidéo. Il se trouve d’ailleurs que tu as une chanson intitulée « Game Called Life »…</strong></p>
<p>Oui. Pour ce morceau, j’ai été un peu influencé par le fait que la vie ressemble parfois à un grand jeu, notamment un jeu d’échecs. Pour être honnête, j’étais davantage inspiré par une série télé comme Succession voire Game Of Thrones, où on voit des gens comploter dans le dos d’un autre personnage pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est tellement toxique, et je voulais souligner que le personnage principal se trouvait dans ce genre de situation, et qu’il voulait s’en débarrasser. Cette situation n’était seulement liée à toutes les pensées obscures, mais aussi au fait que c’est plein de gens toxiques et corrompus. Encore une fois, c’est comme un grand jeu d’échecs ou de tir à la corde.</p>
<p><strong>Ce double album est-il spécifiquement conçu pour être écouté en une seule fois ?</strong></p>
<p>Vous pouvez l’écouter comme vous voulez ! Il a été conçu pour être écouté comme une histoire complète, mais si vous souhaitez piocher des scènes séparées, ça ne me pose pas de problème. C’est de la musique, vous pouvez l’aborder comme vous le voulez. Mais j’essaye toujours d’enregistrer et de préparer mes albums pour les auditeurs qui aiment l’expérience d’écoute d’un album complet. Je trouve ça beau. Si vous l’écoutez entièrement au moins une fois ou deux, c’est suffisant, c’est super. Je chéris beaucoup ce rituel, car c’est ce que je fais quand j’écoute les albums de mes artistes préférés : j’essaye toujours de trouver le temps pour éteindre la lumière, mettre mes écouteurs et partir dans ce voyage. J’entraîne mon imagination et je vois si je suis encore capable de l’utiliser à cette époque de TikTok et de réseaux sociaux où tout passe en un éclair. C’est aussi pourquoi je prépare mes albums en ce sens, mais si, plus tard, vous avez envie d’ajouter seulement trois chansons sur votre playlist préférée, ça me va aussi.</p>
<p><strong>Through Shaded Woods était un album très organique, sans aucun élément électronique. Cependant, pendant la pandémie, tu as eu ce que tu as appelé « un bref contact avec l&rsquo;électro » et commencé à sortir des morceaux sous ton propre nom. J&rsquo;imagine que ça a ouvert de nouvelles perspectives et t’a permis d&rsquo;apprendre de nouvelles choses. Quel impact cela a-t-il eu sur cet album ?</strong></p>
<p>Je crois que le nouvel album n’est pas seulement le meilleur de Lunatic Soul, mais aussi le meilleur de Mariusz Duda de façon générale, en tant que compositeur. J’ai essayé d’utiliser sur cet album tout ce que j’ai appris au cours de toutes ces années. Through Shaded Woods était très organique parce qu’il était lié aux bois, à la forêt. La musique électronique était liée à la pandémie, au confinement. Ces deux approches différentes montrent aussi comment je fonctionne. Je ne compose pas des chansons pour créer les albums. Je trouve avant tout des histoires ; je commence avec l’histoire de l’album et ensuite, j’utilise des outils pour lui donner corps. Par exemple, je dis : « D’accord, là, il n’y aura que de la guitare acoustique » ou « là, il n’y aura que du clavier, parce que ça colle au titre. » Avec The World Under Unsun, j’ai voulu combiner tous les éléments que je connais. C’est principalement les composantes de Lunatic Soul et tous les genres musicaux que j’ai l’habitude d’y exploiter : de la musique cinématographie et ambiante à la musique électronique, en passant par la musique orientale, la folk et le rock et metal progressif. Dans la composante électronique, il y a aussi des ressemblances avec ma Lockdown Trilogy ou l’album AFR AI D, mais il faut aussi se rappeler que Fractured était mon premier album électronique, or c’était Lunatic Soul. Je voulais donc tout réunir et créer un genre de best of non seulement de Lunatic Soul mais de ce que j’aime.</p>
<p><strong>Dans une interview précédente, tu expliquais avoir davantage recours à l&rsquo;électronique dans les albums de la partie « vie » du projet, tandis que la partie « mort » privilégie les sonorités organiques. De prime abord, on pourrait s&rsquo;attendre à l&rsquo;inverse : « électronique » évoque les « machines », donc… sans vie, tandis que la matière organique est généralement perçue comme un symbole de vie. Pourquoi avoir alors conçu les choses ainsi ?</strong></p>
<p>Je crois que c’est surtout lié au fait que du côté de la vie, les gens inventent des choses, donc c’est l’aspect humain et le travail. Le personnage est un musicien et peintre, mais ce pourrait être un ingénieur qui travaille dans cette entreprise qui fabrique des synthétiseurs, ce qui colle mieux à cette partie de l’univers. Tandis que du côté de la mort tout devrait venir d’une autre dimension et être plus ancien. Le côté de la mort, à mon sens, est connecté aux mythes et ce genre de musique convient mieux à ce monde, disons, fantastique qu’à l’univers de science-fiction qui transparaît dans le côté de la vie, de l’humain.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496295" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_38_credit-500-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Si Lunatic Soul revenait, j’aimerais changer le son et le style. Je me suis déjà préparé à entendre de la part des gens que les albums précédents étaient bien meilleurs que les nouveaux. »</span></em></p>
<p><strong>Lunatic Soul utilise souvent des signatures rythmiques complexes et des motifs rythmiques atypiques, mais les morceaux restent très accessibles. Cherches-tu consciemment à intégrer de la complexité dans des chansons accessibles ou vice versa ?</strong></p>
<p>C’est mon approche de façon générale. J’ai toujours envie de créer une musique qui se situe dans un entre-deux, car je suis toujours moi-même dans un entre-deux. Je navigue entre l’anglais et le polonais. Sur l’aspect social, j’essaye de faire des compromis. Des compromis, j’en ai fait avec Riverside, ainsi qu’avec Lunatic Soul, simplement pour respecter certaines règles. Et oui, c’était la toute première règle que je me suis imposée. Moi-même, je n’aime pas la musique trop compliquée. Je sais que beaucoup de gens aiment ça, mais pas moi. Mais je n’aime pas non plus la musique trop kitsch, trop simple, trop cliché. Il faut qu’il y ait quelque chose. J’essaye donc toujours de trouver ce qui est bon pour moi et pas pour – sans vouloir offenser qui que ce soit – des auditeurs ordinaires. Ça peut être accessible, mais ceux qui sont disposés à creuser plus loin peuvent alors réaliser : « Oh, d’accord, ce n’est pas du quatre-quatre, mais du cinq-quatre ou du sept-quatre » en termes de signature rythmique. C’est intéressant. On ne le remarque pas tout de suite. C’est pourquoi j’aime beaucoup des chansons comme « Untamed » qui est en dix-huit ou cinq-quatre, suivant comment on compte. C’est une chanson simple mais pas aussi simple qu’on peut le croire. Je suppose que j’ai été inspiré par Marillion. En l’occurrence, Misplaced Childhood est aussi ce genre d’album. Il contient plein de très belles chansons : il y a des passages avec des signatures rythmiques complexes, mais on se focalise sur les mélodies et le flow de l’album. Ce n’est pas comme si tout le monde devait rechercher des signatures polyrythmiques. La section rythmique fait ça, mais les claviers et les mélodies vont dans une autre direction. J’aime beaucoup ce genre d’approche et c’est ce que j’essaye toujours de faire dans Riverside et Lunatic Soul.</p>
<p><strong>Tu accordes une grande importance au son, à la production et aux détails. « Mind Obscured, Heart Eclipsed », entre autres titres, pourrait presque être considéré comme de l’ASMR, pour reprendre un terme à la mode. Jusqu’où vas-tu dans ce domaine avec Lunatic Soul ?</strong></p>
<p>Le son est, en effet, très important dans Lunatic Soul. Les expérimentations que je fais au studio avec Magda et Robert Srzednicki sont bien plus importants que le fait de jouer ces chansons live. C’est pourquoi c’est un projet studio. C’est ça le truc avec Lunatic Soul, il y a souvent des passages basés sur des motifs répétitifs, avec des ajouts, comme dans la techno ou la musique électronique. C’est pourquoi dans des chansons comme « Game Called Life », « Loop Of Fate » et « The World Under Unsun », on entend constamment le même motif complété par des couches additionnelles. Ça me plaît beaucoup. Le fait est que Lunatic Soul expérimente aussi avec du sound design. Ces couches ne doivent pas forcément être purement mélodiques, il y peut y avoir aussi des effets de respiration, des samples de sons étranges, etc. Cela dit, je suis probablement ensorcelé par les mélodies, j’essaye toujours d’en intégrer ; même quand je mets le sample d’une respiration lourde, dans ma tête, il faut qu’il y ait un lien avec une mélodie.</p>
<p><strong>Tu as déclaré que cet album « convaincra de nombreux sceptiques à propos de Lunatic Soul ». Parles-tu simplement de la qualité globale, ou y a-t-il, selon toi, quelque chose de fondamentalement différent dans cet album qui pourrait y contribuer ?</strong></p>
<p>Est-ce que cet album est une sorte de révélation pour certains ? Peut-être. Je ne sais pas. J’ai remarqué durant ce cycle de promotion que beaucoup de gens s’intéressent enfin à Lunatic Soul. Peut-être parce qu’on y retrouve plus l’âme de Riverside par endroits et que les fans de Riverside se disent enfin : « Ok, il peut aussi jouer ce genre de chose dans ce projet. Peut-être que je devrais me pencher sur les albums précédents. » Je crois que cet album est comme un ciment qui relie tout ce que j’ai fait jusqu’à présent avec Lunatic Soul. Il permet de comprendre et d’accepter plus facilement les albums précédents. Mais il y a aussi qu’il est plein de mélodies, or les gens aiment les mélodies. Nous avons même quatre ballades, or les gens aiment aussi les ballades. Ça explique peut-être pourquoi il est plus acceptable. On verra ce qu’il en est quand les gens feront les classements des meilleurs albums de l’année !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-496296" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/LunaticSoul_58_credit500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je suis à un âge où j’ai besoin de choses plus personnelles autour de moi. Je suis sidéré par ce qui se passe dans l&rsquo;industrie musicale, où tout le monde doit désormais donner de gros concerts et où il faut de plus grosses productions. Je ne suis pas sûr que ça me plaise et que j’ai envie de suivre cette tendance. »</span></em></p>
<p><strong>Tu as écrit que « malheureusement », il s&rsquo;agit du « dernier album du cycle ». Ressens-tu un sentiment de vide ? Et as-tu déjà une vision de ce que Lunatic Soul pourrait devenir après ça ? Le projet ou ton approche sont-ils susceptibles d&rsquo;évoluer à l&rsquo;avenir ?</strong></p>
<p>J’ai clairement dit merci et au revoir à cette histoire. Si Lunatic Soul revenait, j’aimerais changer le son et le style, c’est certain. Je me suis déjà préparé à entendre de la part des gens que les albums précédents étaient bien meilleurs que les nouveaux, si je refais quelque chose avec ce projet. Je crois que la guitare électrique pourrait trouver sa place dans Lunatic Soul. J’ai même commencé à faire des apparitions promotionnelles, ici en Pologne, et je fais des duos avec mon ami Mateusz Owczarek, qui joue le solo de la fin de « Monsters » sur ce nouvel album, et nous avons une guitare électrique lors de ces concerts. Peut-être est-ce un moment transitionnel pour aller vers quelque chose de plus développé à l’avenir. Dans tous les cas, j’ai récemment signé un contrat avec Inside Out, et dès que je serai prêt, j’en ferai quelque chose. Il faut juste que je trouve une idée intéressante pour la suite.</p>
<p><strong>Justement, jusqu’à présent Lunatic Soul délaissait les guitares électriques, leur préférant la basse piccolo. Quelles sont les principales différences qui te plaisent dans la basse piccolo ?</strong></p>
<p>Le fait que je n&rsquo;aie pas voulu utiliser de guitare électrique dans Lunatic Soul était principalement dû à ma volonté de différencier davantage le projet de Riverside. Si tu n’utilises pas de guitare électrique, tu n’as pas de solos à la David Gilmour. Je ne voulais pas me répéter. En plus, Lunatic Soul est davantage influencé par des groupes tels que Dead Can Dance que par des groupes prog traditionnels. Cela dit, ces fréquences et ces éléments me manquent dans la musique. J’ai essayé de mettre de la distorsion sur la basse, sur les claviers et sur la batterie, mais la guitare me manque. Mon luthier, Jacek Kobylski de Nexus, m’a dit qu’il existait un instrument qui s’appelait la basse piccolo. C’est une sorte de basse mais sur laquelle on peut mettre quatre cordes de guitare. J’ai dit : « D’accord, je peux utiliser ça et imiter la guitare. Je serai protégé par le fait que je ne me suis pas trahi. » J’utilise donc cet instrument depuis Fractured, je crois. Ça m’a beaucoup aidé pour maintenir mon objectif de ne pas utiliser de guitare électrique. Cela dit, je me suis trahi sur le nouvel album, car c’était le dernier : dans « Monsters », il y a bien une guitare électrique sur le solo de fin, mais nous en avons tellement modifié le son que ça ne sonne pas comme une guitare électrique. Ça restera entre nous et vos lecteurs [petits rires].</p>
<p><strong>Tu as déclaré que « Lunatic Soul n&rsquo;a rien de secondaire. Musicalement et conceptuellement, c&rsquo;est un univers musical tout aussi important, voire plus important [que Riverside]. » Pourquoi ? Qu&rsquo;est-ce qui le rend encore plus important à tes yeux ?</strong></p>
<p>C’est parce que c’est plus personnel. Je suis à un âge où j’ai besoin de choses plus personnelles autour de moi. Je suis sidéré par ce qui se passe dans l&rsquo;industrie musicale, où tout le monde doit désormais donner de gros concerts et où il faut de plus grosses productions. Je ne suis pas sûr que ça me plaise et que j’ai envie de suivre cette tendance. Je ne sais pas si je veux courir après mon ombre. C’est ce que m’apporte Lunatic Soul : une absence de pression et le fait que je peux y faire ce que je veux, en plus du fait que c’est mon autothérapie. Il y a aussi que le genre musical est plus vaste dans Lunatic Soul. Riverside est juste un groupe de rock progressif traditionnel. Nous avons un orgue Hammond, des Moogs, une batterie, une basse et une guitare, c’est tout. Je peux expérimenter dans une certaine mesure, mais pour être honnête, ce serait étrange, car Riverside a toujours eu une approche traditionnelle. Dans Lunatic Soul, je peux davantage expérimenter avec des éléments folks et orientaux, ainsi que la musique électronique. Ça m’offre donc une beaucoup plus grande palette pour créer.</p>
<p><strong>Ce projet s&rsquo;étend sur plus de dix-sept ans. Avec le recul, conseillerais-tu à ton toi d&rsquo;alors de raccourcir un peu le récit et de réduire le cycle ?</strong></p>
<p>Mon moi d’il y a dix-sept ans était presque sûr que le cycle serait plus court parce que je n’avais prévu de faire que deux albums, le noir et le blanc, c’est tout. Malheureusement, quand j’ai fait plus tard des titres bonus pour ces deux albums, le label Kscope m’a demandé d’en faire un album à part. J’ai dit : « Non, c’est censé être seulement deux albums. » Ils ont dit : « Non, c’est trop bon pour sortir ça en tant que titres bonus. S’il te plaît, sors-les séparément. » Nous avons alors sorti Impressions, le troisième album. Ensuite, quand j’ai fait l’album numéro trois, j’ai dit : « D’accord, peut-être que je devrais faire un prequel à l’album noir. » Ensuite, je me suis mis en tête d’en faire quatre de plus pour que ça fasse huit au total. C’est ce qui s’est passé. Donc si je devais dire quelque chose à mon moi d’avant, je lui dirais peut-être d’en faire plus, parce que maintenant, c’est assez triste de finir l’histoire. Mais je me dis aussi que j’ai atteint une limite avec tout ça. Si je faisais d’autres albums dans ce cycle, je ne ferais que me répéter. C’est une bonne quantité d’albums dans un style donné.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 11 novembre 2025 par <strong>Maël Minot</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Photos : <strong>Oskar Szramka</strong>.</p>
<p>site officiel de Lunatic Soul : <a href="https://lunaticsoul.com/" target="_blank" rel="noopener">lunaticsoul.com</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://amzn.to/3L0rOos" target="_blank" rel="noopener">The World Under Unsun</a>.</p>
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		<title>FauxX &#8211; Anteroom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 14:06:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[FAUXX]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tapi dans le noir, FauxX serpente sournoisement loin des projecteurs. Né de la rencontre entre Joachim Blanchet de Hoa Queen et « Job » Tronel des bondissants Tagada Jones, le projet évolue dans une dimension parallèle, un univers sombre et glaçant dont les portes ne s&#8217;ouvrent qu&#8217;aux initiés. Avec Anteroom, son second album, le duo [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500.jpg"><img decoding="async" fetchpriority="high" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-495768" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Fauxx-Anteroom500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Tapi dans le noir, FauxX serpente sournoisement loin des projecteurs. Né de la rencontre entre Joachim Blanchet de Hoa Queen et « Job » Tronel des bondissants Tagada Jones, le projet évolue dans une dimension parallèle, un univers sombre et glaçant dont les portes ne s&rsquo;ouvrent qu&rsquo;aux initiés. Avec Anteroom, son second album, le duo offre le choix entre pilule bleue et pilule rouge. Rester dans l&rsquo;ignorance de la réalité, ou ouvrir son esprit vers des horizons décharnés et hypnotiques. Une déconnexion aussi soudaine que violente.</p>
<p>FauxX efface tous les repères. Sa musique est entière et viscérale, sans demi-mesure. Elle rebute en quelques mesures, ou happe en à peine plus d&rsquo;un gimmick. Le combo livre avec ce second opus des peintures sonores. On sombre dans les tréfonds sales et grinçants d&rsquo;un metal industriel sans concession, déshumanisé et nihiliste – le chant de Blanchet est tendu et écrasant. Quelques points d&rsquo;accroche freinent occasionnellement la chute dans cet abîme sans fond de noirceur vénéneuse. Un refrain (« Sun Of Despair », « Dig »), un semblant d&rsquo;accalmie (l&rsquo;introduction de « Poison Life ») ou une mélodie de guitare nette parviennent occasionnellement à prendre le dessus sur le fracas des machines, signe de résilience émergeant d&rsquo;un maelstrom de désespoir. FauxX ne laisse jamais la lumière se propager véritablement. Le groupe matraque, écrase, sur-tapisse ses structures. Anteroom est froid jusqu&rsquo;à l&rsquo;horreur, rappelant aussi bien les étendues cauchemardesques d&rsquo;un Matrix que celles du monde d&rsquo;Hellraiser (« Latch On », morceau lourd et poisseux). Les guitares imposent les motifs, mais l&rsquo;électronique tourne inlassablement autour. La répétition des boucles vrombissantes et des samples, renforcée par un jeu de batterie robotique, confère au disque un aspect aliénant. L&rsquo;apocalypse techno-dystopique de FauxX est aussi effrayante qu&rsquo;attirante, à la fois belle et douloureuse. Elle rappelle brutalement ce que doit être la musique dans sa forme la plus passionnante : une expérience, et non un simple divertissement.</p>
<p><span id="more-495744"></span></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « The Revealer » :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/DD1bj6jBhfo?si=sRG2nuj365pqB6cT" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Chanson « Hyperwar » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZqN8ObI-LFQ?si=cbM2rmL2WRhfmjG9" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Anteroom</em>, sorti le <strong>21 novembre 2025</strong> via M&#038;O Music. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/3K49MRZ" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<title>Scorpions : l&#8217;épreuve du temps</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/scorpions-lepreuve-du-temps,496128</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Gricourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[meine. klaus]]></category>
		<category><![CDATA[scorpions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soixante ans. Combien d&#8217;artistes peuvent prétendre à une telle longévité ? C&#8217;est pourtant bien le nombre d&#8217;années qui se sont écoulées depuis qu&#8217;un ado de dix-sept ans de Hanovre, un certain Rudolf Schenker, a monté un petit groupe du nom de Scorpions, rejoint quatre ans plus tard par son frère Michael et le chanteur Klaus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis.jpg" alt="" height="450" class="alignright size-full wp-image-496200" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-KlausMeine_DSC1618©marc-theis-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Soixante ans. Combien d&rsquo;artistes peuvent prétendre à une telle longévité ? C&rsquo;est pourtant bien le nombre d&rsquo;années qui se sont écoulées depuis qu&rsquo;un ado de dix-sept ans de Hanovre, un certain Rudolf Schenker, a monté un petit groupe du nom de Scorpions, rejoint quatre ans plus tard par son frère Michael et le chanteur Klaus Meine. C&rsquo;était le début d&rsquo;une longue et mouvementée aventure : des années 70 formatrices au nouveau souffle des années 2010, en passant par l&rsquo;âge d&rsquo;or des années 80 et une seconde partie des années 90 plus difficile, où le groupe a dû se perdre pour se retrouver – comme nous l&rsquo;<a href="https://www.radiometal.com/article/scorpions-objectif-rock,414944">expliquaient Rudolf Schenker et Matthias Jabs en 2022</a> –, le succès ne sera jamais réellement démenti, avec les tubes planétaires gravés dans l&rsquo;inconscient collectif que sont « Rock You Like A Hurricane », « Still Loving You » ou « Wind Of Change ».</p>
<p>La plus célèbre des formations allemandes a naturellement voulu marqué le coup cette année : grosse tournée des soixante ans (qui elle même faisait suite à cette des quarante ans de l&rsquo;album Love At First Sting l&rsquo;année dernière), suivie d&rsquo;un best of, lui-même enchaîné par le live <a href="https://www.radiometal.com/article/scorpions-coming-home-live,495750">Coming Home Live</a> enregistré en juillet dernier sur leurs terres natales, à Hanovre, face à quarante-cinq mille fans de toutes générations. L&rsquo;occasion idéale pour, à la fois, remonter le temps et faire le point sur l&rsquo;avenir avec un Klaus Meine humble, qui garde étonnement les pieds sur terre et la motivation de prolonger le périple : une tournée est d&rsquo;ores et déjà prévue l&rsquo;année prochaine, avec notamment trois dates en France, les 14, 17 et 20 juillet à Lyon, Paris et Strasbourg.</p>
<p><span id="more-496128"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-full wp-image-496204" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500.jpg 889w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500-300x169.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500-768x432.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500-80x45.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500-128x72.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions_60Years-0641-Holger-Fichtner500-533x300.jpg 533w" sizes="(max-width: 889px) 100vw, 889px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« C’était une époque folle, sans me douter que soixante ans plus tard, je serais assis ici à raconter à nos fans en France comment tout a commencé. C’est assez surréaliste quand on y pense ! »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : L&rsquo;album Coming Home Live a été enregistré en juillet à Hanovre, là où tout a commencé pour le groupe il y a soixante ans. C&rsquo;est très symbolique de le faire dans sa ville natale. Vous avez d&rsquo;ailleurs une chanson intitulée « When You Know (Where You Come From) » sur l&rsquo;album Rock Believer. Alors, malgré votre immense succès, pensez-vous n&rsquo;avoir jamais oublié vos origines ? Avez-vous toujours eu le sentiment d&rsquo;être restés proches de vos racines ?</strong></p>
<p><strong>Klaus Meine (chant) :</strong> Oui, je crois que c’est important. Surtout quand tu joues sur la scène internationale depuis tant d’années, c’est important de toujours revenir chez soi et ne pas oublier où on a commencé. Et je dis ça pas seulement pour ce concert anniversaire qui s’est tenu en juillet, mais de façon générale. C’est bien de ne pas oublier comment tout a commencé, quand on était tout en bas et que le chemin vers le sommet était encore très long. Quand on se rapproche du sommet, il est important de se souvenir de ses premiers pas. Ça permet de garder un bon équilibre.</p>
<p><strong>Est-ce finalement là, la clé de la longévité ?</strong></p>
<p>C’est l’une des clés, absolument, car les racines offrent un ancrage. Il y a la famille, les amis… C’est quelque chose qu’on ne peut pas emporter ailleurs. Au milieu des années 80, il y a eu une période où nous pensions que ce serait cool de vivre en Amérique, car notre maison de disques était à New York, nous tournions nos clips à Hollywood, nous tournions six mois d’affilée aux Etats-Unis, etc. Nous nous sommes alors dit que, pour nos affaires, ce serait peut-être une bonne idée de s’installer là-bas. Puis nos enfants sont nés, Matthias [Jabs] a eu un fils, j’ai eu un fils, et nous ne voulions pas déménager nos familles dans un quartier résidentiel fermé en Californie ou ailleurs. Le fait de rester en Europe, en Allemagne, était une décision qui a été prise pour nos familles. Avec le recul, c’était la bonne décision. Donc oui, c’est peut-être l’une des raisons qui expliquent notre longévité, mais plus encore que ça, c’est l’alchimie au sein du groupe, avec la colonne vertébrale que nous constituons Rudolf, Matthias et moi. Nous avons fait un si long chemin ensemble, c’est un parcours incroyable pour un groupe allemand : nous avons fait voyager notre musique à travers le monde, nous avons créé des ponts entre différentes cultures, etc. Quand on y pense, c’est surréaliste de se dire que nous avons réussi. Ça fait du bien, mais c’est aussi important que ça ne nous monte pas à la tête. Quand nous revenons en Allemagne, à la maison, c’est un bon moyen de garder les pieds sur terre, de ne pas devenir fou dans cette vie rock n’ roll complètement dingue.</p>
<p><strong>Rudolf a fondé Scorpions en 1965, et tu l&rsquo;as rejoint en 1969. Quels souvenirs gardes-tu de cette année où tu as intégré le groupe qui allait être toute ta vie ?</strong></p>
<p>Je regardais Scorpions à leurs débuts, au milieu des années 60, et Rudolf me regardait jouer avec mes groupes, comme par exemple les Mushrooms. Ensuite, j’ai intégré un groupe avec Michael Schenker, le frère de Rudolf, baptisé Copernicus. Nous nous observions mutuellement de près. Par exemple, nous avions la même salle de répétition. Rudolf écoutait ce que son petit frère faisait. Nous étions assez surpris et excités de voir à quel point… Déjà à l’époque, ils avaient une sorte de management et du super matos, ils faisaient des dates dont nous ne pouvions que rêver, dans des salles à Hambourg ou dont nous n’avions jamais entendu parler car trop loin d’Hanovre [petits rires].</p>
<p>Ils ont notamment joué au Beat Club de Langelsheim qui n’est pas très loin, c’est peut-être à une heure de route. C’était un club où jouaient tous ces groupes britanniques qu’on retrouvait aussi au Star-Club de Hambourg – le Star-Club était un lieu mythique où les Beatles ont débuté, Jimi Hendrix a joué, ainsi que Fats Domino et bien d’autres. Ils sont donc allés au Beat Club de Langelsheim et c’était vraiment cool. Pour un jeune groupe de Hanovre, ce n’était pas simple de jouer là-bas, il y avait de la concurrence avec les groupes anglais. Je me souviens que ce concert s’est tenu lors du réveillon du Nouvel An 1969, et c’est là que Rudolf a demandé à son frère Michael et à moi de rejoindre Scorpions. Jusqu’à ce moment-là, ils n’avaient jamais eu de véritable chanteur. Je ne sais pas comment ils ont fait. Je crois que Rudolf tournait le dos au public et marmonnait quelque chose… [Rires]. Je n’ai aucune idée de comment ils ont survécu pendant ces premières années, mais ils expérimentaient beaucoup. Je crois même qu’à un moment donné, ils ont eu un saxophoniste ! Mais Rudolf regardait Copernicus, le groupe de son petit frère, et bien sûr, ils m’avaient déjà entendu chanter avant ça, donc c’était la suite logique que nous joignons nos forces.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-495764" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Scorpions-Coming-Home-Live500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Rudolf croyait qu’un jour nous serions l’un des trente groupes les plus populaires au monde. Beaucoup de gens n’y croyaient pas, en riaient. Mais Rudolf avait raison ! Nous avons gardé le cap. »</span></em></p>
<p>Je connaissais un petit peu Rudolf et une fois, mon véhicule est tombé en panne, j’avais un pneu crevé. Je n’avais pas les outils pour changer le pneu du combi Volkswagen, celui que nous utilisions pour transporter le matériel pour les concerts. Je ne savais pas quoi faire, alors j’ai appelé Rudolf qui est venu avec sa voiture, genre quarante minutes plus tard. J’ai entendu une voiture arriver en trombe au coin de la rue [rires]. Il a fait un super boulot pour changer ce pneu crevé. Je me suis dit que c’était un mec cool ! Ça n’avait strictement rien à voir avec la musique. J’ai juste vu que c’était un chouette gosse, un type super. Je l’ai bien aimé en tant que personne. C’est ainsi que nous avons lié une amitié et que Rudolf m’a ensuite demandé de rejoindre Scorpions. C’était une évidence. J’ai dit que j’étais honoré et que j’allais les rejoindre. Puis nous avons commencé à prendre les choses plus au sérieux. Au lieu de juste jouer dans des petits clubs le week-end, nous avons essayé de trouver de plus grosses dates. Puis nous avons essayé de signer un contrat avec une maison de disques. C’était une époque folle, sans me douter que soixante ans plus tard, je serais assis ici à raconter à nos fans en France comment tout a commencé. C’est assez surréaliste quand on y pense !</p>
<p><strong>Comment un groupe comme Scorpions a-t-il fait pour gérer six décennies d’évolutions et de tendances musicales, et la pression qui en découlait parfois pour rester pertinent ?</strong></p>
<p>Au début, la pression était plutôt de trouver le bon line-up pour le groupe. Après notre premier album, Michael a quitté le groupe pour rejoindre U.F.O. en Angleterre, puis il y a eu régulièrement des changements de batteur. C’était un vrai casse-tête de trouver les bons musiciens, et de trouver des gens qui avaient la même vision, la même émotion, la même passion pour le rock n’ roll. Ce n’était pas si simple. Puis quand vous aviez l’impression d’être sur la bonne voie, encore un gars quittait le groupe et il fallait, une nouvelle fois, trouver un nouveau guitariste ou un nouveau batteur. Ce n’était pas simple, mais nous avions toujours cette colonne vertébrale dans le groupe qui, à l’époque, était Rudolf et moi. Uli Jon Roth et Francis Buchholz nous ont rejoints. C’était l’étape suivante ; nous avons traversé les années 70 avec une formation fabuleuse.</p>
<p>Pour ce qui est des modes, déjà à nos débuts, à l’époque dont on vient de parler, le krautrock était partout, même si c’est devenu vraiment populaire bien plus tard, avec Kraftwerk, Tangerine Dream et bien d’autres. Certains ont eu un énorme succès, mais c’était un truc typiquement allemand. Plus tard, c’était le punk, la musique alternative, etc. Il y avait donc tout le temps des changements dans la culture musicale, et il fallait faire avec. Quand nous avons débuté, même si notre anglais n’était pas terrible, nous avons voulu écrire des textes en anglais, nous voulions chanter en anglais sur ce rock très axé sur la guitare. Pour nous, ça ne sonnait bien qu’avec des paroles en anglais. Peu importe le sens, c’était surtout une question de son, d’un ensemble, d’un tout. Voilà pourquoi nous avons fait ce choix, et nous n’avons jamais changé. Avec le recul, c’était le ticket qui nous a permis de nous rendre dans plein de pays différents, de venir en France, d’allers au Royaume-Uni, puis plus tard au Japon, en Amérique, etc. Sans les paroles en anglais, nous aurions été un groupe allemand qui ne jouerait qu’en Allemagne ou dans les pays germanophones, comme l’Autrice ou la Suisse. Nous avons donc eu très tôt cette vision internationale.</p>
<p>Rudolf, en particulier, croyait qu’un jour nous serions l’un des trente groupes les plus populaires au monde. Beaucoup de gens n’y croyaient pas, en riaient. Mais Rudolf avait raison ! Nous avons gardé le cap. Nous avons traversé des hauts et des bas au cours de toutes ces années, et aujourd’hui, nous fêtons soixante ans de Scorpions. C’est vraiment agréable de repenser au chemin parcouru. Nous avons sans doute fait quelques bons choix, notamment en trouvant le bon équilibre avec les tournées. Être un groupe de scène a toujours été notre priorité. L’objectif principal a toujours été de se constituer une communauté de fans à travers le monde. La composition était aussi très importante et quelque chose de très spécial entre Rudolf et moi. Nous avons mis en place notre tandem créatif : j’écrivais les paroles, lui la musique. Dans les années 70, nous avions Uli Jon Roth qui était aussi un grand compositeur – « The Sails Of Charon », « Polar Nights », etc., il a fait de superbes chansons – et un guitariste incroyable. Nous avons eu la chance d’avoir Michael Schenker au tout début, et qu’il soit revenu pour Lovedrive, apportant un peu de ses lignes de guitares géniales. Nous avons de la chance d’avoir eu ces extraordinaires guitaristes qui ont inspiré toute une génération, de Metallica à The Smashing Pumpkins.</p>
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<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Toute cette génération d’artistes, nous aurons un jour tous disparu, mais ce n’est pas la fin du rock n’ roll. Je trouve que l’avenir du rock n’ roll est entre de bonnes mains. »</span></em></p>
<p>Au fil des années, comme je l’ai dit, nous avons eu des hauts et des bas. Par exemple, faire face à la scène musicale alternative des années 90 a été assez difficile. Beaucoup de groupes ont abandonné, se sont séparés. Nous sommes revenus avec l’album Moment Of Glory en 2000, en compagnie de l’Orchestre philharmonique de Berlin, puis Unbreakable. Nous étions de retour au rock n’ roll. Nous avons continué sur notre lancée. Le groupe n’arrêtait pas de grandir. Nous avons joué non seulement en Amérique, mais aussi dans l’Union soviétique à la fin des années 80. Nous emmenions notre musique partout dans le monde. Et bien sûr, juste à côté, en France, nous avons eu un énorme succès avec « Still Loving You ». Aujourd’hui encore, chaque fois que nous jouons en France, nous nous sentons très liés au public. Je ne compte plus le nombre de concerts que nous avons donnés en France au fil des années, mais il y en a eu énormément et nous prenons toujours autant de plaisir.</p>
<p><strong>Evidemment, on n’a pas la même forme physique après soixante ans de carrière qu’au début. Le corps ne réagit plus de la même manière, et j’imagine que c’est d’autant plus vrai pour un chanteur. Comment t’adaptes-tu ?</strong></p>
<p>C’est une autre histoire. Evidemment, on devient chaque année plus vieux, et Dieu sait combien de temps nous pourrons encore faire ça à ce niveau. J’ai subi trois fois une opération du dos l’année dernière. Sur les réseaux sociaux, certains disent : « Klaus, ta voix est toujours superbe, mais ta façon de bouger… Qu’est-ce qui ne va pas ? » Je vais vous dire ce qui ne va pas : trois opérations du dos. Ça change toute ta vie. Je suis heureux de pouvoir encore donner des concerts et que nous ayons fait ce soixantième anniversaire à Hanovre le 5 juillet ensemble. Je ne le tiens pas pour acquis. Je suis très reconnaissant d’avoir eu la chance de surmonter ce moment très difficile de ma vie. Je tiens encore bon, je garde la forme. Mais oui, on vieillit d’année en année, et toute cette génération d’artistes… C’est tellement triste de voir le dernier concert de Black Sabbath et d’Ozzy. Enfin, c’est super qu’il ait eu l’occasion de dire au revoir à ses fans, que Dieu le bénisse. Nous avons aussi partagé de nombreux concerts avec lui. Toute cette génération d’artistes, nous aurons un jour tous disparu, mais ce n’est pas la fin du rock n’ roll. Quand je vois des collaborations comme celle de Yungblud avec Steven Tyler, Aerosmith, je trouve ça vraiment cool. C’est la rock star de demain, c’est lui, il assure ! Je l’aime beaucoup. Je trouve que l’avenir du rock n’ roll est entre de bonnes mains. Certains d’entre nous ne seront bientôt plus là, c’est comme ça. Reste que nous vieillissons, certes, mais nous restons jeunes de cœur à chaque fois que nous montons sur scène, où que ce soit. Je me souviens du show que nous avons donné à Paris cette année, en juin. C’était tout simplement fantastique à Bercy. C’était le bon moment pour remercier tous nos fans français, car ce lien avec notre public français est extrêmement précieux pour nous.</p>
<p><strong>Et vous avez déjà trois dates supplémentaires en France pour l’année prochaine…</strong></p>
<p>Oui, on dirait bien ! Le truc, c’est que, surtout après une année comme celle-ci, passée à fêter soixante ans de carrière, on pourrait dire que c’est le bon moment d’arrêter. Oui, c’est possible, mais nos agents débarquent, genre : « Eh les gars, que pensez-vous de ça ? Ça vous dirait de jouer là-bas ? » Personne dans le groupe ne dit : « Non, les gars, je fais une pause maintenant » ou « C’est bon, c’est fini pour moi » [rires]. Peut-être que nous devrions, à un moment donné. Le moment où nous disons que nous arrêtons pourrait arriver bientôt, on ne sait jamais, mais là tout de suite, surtout après avoir vécu l’année que nous avons vécue, nous sommes tous très motivés. Et bien sûr, le fait d’avoir un batteur aussi puissant que Mikkey Dee dans le groupe, ça apporte une énergie nouvelle. C’est tellement amusant de jouer avec Mikkey et Paweł [Mąciwoda]. Nous avons l’habitude d’être des bosseurs. Nous aimons partir jouer. Après tout, c’est notre vie. Tout arrêter, c’est dur, c’est vraiment difficile. Nous ne sommes pas accros comme des toxicos, mais raccrocher les gants après une si longue carrière, c’est un sacré défi. </p>
<p><strong>C’était justement ma question suivante : peu de groupes ont connu une carrière aussi longue, alors combien d’années pensez-vous pouvoir continuer ?</strong></p>
<p>Je n’y pense pas du tout. Comme nous l’avons toujours dit : tant que les Rolling Stones sont là, tant qu’ils donnent encore des concerts, c’est impossible pour nous d’arrêter [rires]. Car c’est un bon exemple, c’est une génération encore avant nous. Les Stones ont plus de quatre-vingts ans et ce serait incroyable s’ils partaient en tournée l’année prochaine, or c’est ce que dit la rumeur, qu’ils reviendront l’année prochaine. Ce serait fantastique. Je ne sais pas si nous, nous pourrons continuer après nos quatre-vingts ans, je n’en ai aucune idée. Je sais ce que c’est aujourd’hui à soixante-dix-sept ans. C’est un bon chiffre, un double sept, c’est pas mal ! [Petits rires] Mais espérons que nous pourrons tenir le coup et profiter encore un bon moment du cirque du rock n’ roll.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496207" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Scorpions-Coming-Home-Live-©-marc-theis500-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Là tout de suite, surtout après avoir vécu l’année que nous avons vécue, nous sommes tous très motivés. […] Tout arrêter, c’est dur, c’est vraiment difficile. Nous ne sommes pas accros comme des toxicos, mais raccrocher les gants après une si longue carrière, c’est un sacré défi. »</span></em></p>
<p><strong>On peut se poser la question de la suite, car tu as récemment déclaré que de nos jours, ce n’était plus vraiment le moment de faire des albums. Regrettes-tu que ce type d’expérience soit progressivement en train de disparaître ?</strong></p>
<p>Oui et non. Ces deux dernières années, nous avons été sur la route pour promouvoir Rock Believer, notre dernier album, qui a d’ailleurs connu un grand succès. C’est une bonne raison pour, à un moment donné, retourner en studio et peut-être enregistrer quelques chansons. On n’est pas obligé de penser à un album entier avec douze à quinze chansons. De nos jours, avec le streaming, je pense que les fans apprécieraient qu’il y ait deux ou trois nouveaux morceaux de Scorpions. C’est un processus. J’ai commencé à écrire des textes et je sais que Rudolf est en Thaïlande en ce moment, pour l’hiver, avant que nous reprenions la route l’année prochaine. Il a un studio en Thaïlande et je n’arrête pas de lui envoyer des paroles. On verra si le génie frappe à nouveau !</p>
<p><strong>Pour finir sur une note peut-être un peu plus politique : pour « Wind Of Change », tu avais été inspiré par votre participation au Moscow Music Peace Festival en pleine guerre froide. Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, notamment avec la Russie, écrirais-tu la même chanson ?</strong></p>
<p>Bien sûr que non. Je ne pourrais pas écrire la même chanson aujourd’hui, car à l’époque, une fenêtre s’ouvrait vraiment pour la liberté, la paix et l’unité. A bien des égards, l’avenir était radieux après toutes ces années de séparation, de guerre froide, de mur de Berlin, de tant de gens qui se faisaient tirer dessus en tentant de fuir la RDA, de franchir le mur… C’était un moment où tout était possible, où la liberté et la paix étaient enfin possibles. C’est exactement le message de cette chanson. C’est l’espoir de pouvoir vivre en paix avec nos voisins. Aujourd’hui, trente-cinq ans plus tard, la situation est bien différente. Dernièrement, il y a eu l’invasion de l’Ukraine par la Russie et j’ai modifié les paroles en 2022 pour en faire une déclaration, pour exprimer notre solidarité avec l’Ukraine. Depuis, et on peut l’entendre dans le nouvel album live, Coming Home Live, après l’attaque du Hamas contre Israël, j’ai encore changé les paroles.</p>
<p>Le truc, c’est qu’on ne peut pas penser à toutes les crises du monde, mais qu’on le veuille ou non, cette chanson a une dimension politique. Voir autant de gens mourir, que ce soit en Ukraine, à Gaza ou lors de la terrible attaque du Hamas en Israël… Tant de jeunes étaient là juste pour profiter d’un festival de musique… C’est dur. Puis il y a cette chanson qui vient de dépasser le milliard de streams sur Spotify : ça fait qu’on comprend son importance. C’est toujours un message de paix et je voulais simplement exprimer mon sentiment : quoi qu’il arrive, quelle que soit la crise, le conflit, etc., je veux encore croire en un avenir paisible pour nous, pour nos enfants, pour nos petits-enfants. C’est de ça que parle cette chanson. Aujourd’hui, je n’aurais pas pu l’écrire, car la fenêtre pour la paix et la liberté semble close. J’espère que les bonnes personnes arriveront pour la rouvrir pour la paix, la liberté et l’unité. En tant qu’artistes, on devrait tous faire entendre notre voix pour une bonne cause et pour la paix dans le futur. C’est ce qu’on devrait tous faire. Je ne suis pas Bono, nous ne sommes pas U2, nous ne sommes même pas un groupe politique, mais cette chanson a une telle dimension, elle touche tant de gens, on peut ressentir l’émotion quand nous la jouons un soir sur deux, on sent ce que ça représente pour les gens, parce que c’est le reflet d’une époque meilleure.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 8 décembre 2025 par <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Photos : <strong>Marc Theis</strong> (1, 5) &#038; <strong>Holger Fichtner</strong> (2, 4).</p>
<p>site officiel de Scorpions : <a href="https://www.the-scorpions.com/" target="_blank" rel="noopener">www.the-scorpions.com</a>.</p>
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		<title>Dieter Dierks, le sixième Scorpion(s)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Lelievre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:35:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[dierks. dieter]]></category>
		<category><![CDATA[scorpions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1975, les Scorpions rencontrent l’homme qui deviendra pendant presque quinze ans leur talentueux producteur : Dieter Dierks. Dès lors, les choses vont s’accélérer pour le groupe et chaque nouvelle sortie d&#8217;album sera davantage couronnée de succès que la précédente, jusqu&#8217;aux parutions de Blackout ou encore de Love At First Sting (et ses deux tubes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-495624" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01-264x300.jpg 264w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01-80x91.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-01-128x146.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>En 1975, les Scorpions rencontrent l’homme qui deviendra pendant presque quinze ans leur talentueux producteur : Dieter Dierks. Dès lors, les choses vont s’accélérer pour le groupe et chaque nouvelle sortie d&rsquo;album sera davantage couronnée de succès que la précédente, jusqu&rsquo;aux parutions de Blackout ou encore de Love At First Sting (et ses deux tubes monumentaux que sont Still Loving You et Rock You Like a Hurricane), témoins de l&rsquo;âge d&rsquo;or de nos arachnides.</p>
<p>Alors que les Beatles ont eu leur George Martin, les Scorpions eux doivent une partie de leur succès au surdoué Dierks ; chacune des collaborations entre le groupe et son producteur providentiel ayant systématiquement donné naissance à de grandes et heureuses réussites artistiques d&rsquo;une part, mais également (et c&rsquo;est loin d&rsquo;être anecdotique), commerciales d&rsquo;autre part (plusieurs dizaines de millions d&rsquo;albums vendus !). Il suffit de visiter les Dierks Studios à Stommeln, près de Cologne en Allemagne – encore en activité aujourd&rsquo;hui – pour entrevoir la quantité étourdissante de disques d&rsquo;or, de platine et autres récompenses accumulés par nos teutons rockeurs à cette époque. Sans compter celles issues des autres collaborations de Dierks avec des artistes tels que Accept, Twisted Sister ou encore, dans un autre genre, Tangerine Dream, Tina Turner ou Michael Jackson pour ne citer qu&rsquo;eux… excusez du peu ! Alors que cinquante ans ce sont écoulés depuis sa première collaboration avec Scorpions sur l’album In Trance, et que le groupe fête ses soixante ans avec la sortie d’un best of et de Coming Home Live, rencontre avec le producteur faiseur de rockstars…</p>
<p><em>Note : interview extraite du livre  <a href="https://www.radiometal.com/article/scorpions-sortie-du-livre-in-trance-anatomie-venimeuse-dun-culte,487268">In Trance – Anatomie venimeuse d’un culte</a>.</em></p>
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<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J&rsquo;ai été à Los Angeles, New York, dans plein de maisons de disques différentes… personne ne voulait des Scorpions ! »</span></em></p>
<p><strong>Pour commencer, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ? Comment es-tu arrivé à la musique ?</strong></p>
<p><strong>Dieter Dierks :</strong> Mon père était musicien, il jouait du saxophone et du violon et s&rsquo;exerçait environ six heures par jour, juste à côté de mon lit. Je pense que ça a bien entraîné mon oreille. Ça m&rsquo;a été très bénéfique !<br />
Il était également chef d&rsquo;orchestre. Un jour, il m&rsquo;a emmené avec lui et j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de diriger l&rsquo;orchestre à sa place : c&rsquo;était fantastique. Très jeune, j&rsquo;ai appris le piano, mais plutôt le répertoire classique, ce qui n&rsquo;était pas forcément mon truc, j&rsquo;étais davantage branché par Elvis Presley ou Glenn Miller, alors j&rsquo;ai petit à petit commencé à jouer du rock&rsquo;n&rsquo;roll. Un jour mon père est rentré à la maison et m&rsquo;a surpris à jouer du rock, alors que j&rsquo;étais supposé travailler sur une sonate de Clementi. Il s&rsquo;est vraiment mis en colère ! [Rires] Mais il a ensuite compris que je ne voulais pas devenir un pianiste de musique classique et a respecté ce choix.</p>
<p>Mon premier projet en tant que producteur fut le titre « Loop Di Love » (de Rolf Steitz alias  Juan Bastós, NDLR), une version en anglais d&rsquo;un vieux chant traditionnel grec intitulé « Dirlada ». Je n&rsquo;avais aucune idée de ce que je faisais ! Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent bien entendu, donc je me suis débrouillé. Puis j&rsquo;ai été voir la maison de disque pour leur faire écouter la chanson. Ce fut alors la douche froide :  « Monsieur Dierks, vous êtes sérieux ? Vous attendez vraiment qu&rsquo;on sorte ça ? C&rsquo;est impossible, ça ne sonne vraiment pas bien. » De mon côté j&rsquo;avais emprunté de l&rsquo;argent à un ami, il fallait à tout prix que le projet aboutisse. J&rsquo;ai alors proposé le titre à la célèbre radio pirate Radio Veronika aux Pays-Bas qui a accepté de le passer. Une semaine plus tard, le titre était numéro un ! La maison de disque allemande m&rsquo;a alors rappelé pour me dire que le morceau n&rsquo;était finalement pas si mal et qu&rsquo;ils allaient évidemment pouvoir le sortir…</p>
<p><strong>Ce métier de producteur, c&rsquo;est donc quelque chose que tu as appris sur le terrain ?</strong></p>
<p>Oui, je suis un autodidacte, j&rsquo;ai tout appris par moi-même, avec au départ du matériel de seconde main, récupéré ici et là… on se débrouillait !</p>
<p><strong>Après ce premier succès, « Loop Di Love » donc, sur quoi as-tu été amené à travailler ?</strong></p>
<p>Il y a eu par la suite, par exemple, une reprise de « Oh Darling »  des Beatles, avec mon groupe de l&rsquo;époque Hush, pour laquelle j&rsquo;ai eu l&rsquo;autorisation de Paul McCartney, ce qui, pour mon ego, est super ! Hush était un groupe qui jouait très fort, voilà pourquoi nous nous sommes appelés « hush » (« chut » en français, NdT) [rires]. Et je me suis donc retrouvé à travailler des deux côtés : en tant que musicien mais aussi, faute de moyens, en tant que producteur !</p>
<p><strong>Et ensuite… Scorpions ?</strong></p>
<p>Ma rencontre avec Scorpions a eu lieu bien après. J&rsquo;ai travaillé entre-temps avec beaucoup d&rsquo;autres groupes, notamment des formations de Krautrock. C&rsquo;est drôle, je me souviens d&rsquo;un appel à cette époque d&rsquo;un groupe suisse : « Dieter, on est au studio là, mais l&rsquo;ingénieur ne veut pas nous enregistrer, parce qu&rsquo;il faut enregistrer une guitare saturée et il ne veut pas. Est-ce que toi tu enregistres des guitares saturées ? » Ce à quoi j&rsquo;ai répondu : « Bien sûr ! » Et la nouvelle s&rsquo;est petit à petit répandue que je pouvais réaliser ce genre d&rsquo;enregistrements. Puis on m&rsquo;a proposé de produire Atlantis, le premier groupe allemand à percer aux Etats-Unis. Et ça m&rsquo;a apporté une très bonne connexion avec les USA, des managers, artistes, etc. Jusqu&rsquo;à être invité à une fête chez une branche de la firme Polygram (fusionnée avec Universal en 1999, NDLR), dont RCA records faisait également partie à l&rsquo;époque. Le président de RCA m&rsquo;a alors parlé d&rsquo;un groupe nommé Scorpions dont il aurait souhaité me confier la production, qui traînait un peu selon lui. J&rsquo;ai dit oui, mais je ne connaissais pas Scorpions à l&rsquo;époque, je n&rsquo;avais jamais entendu parler d&rsquo;eux. Je voulais donc d&rsquo;abord écouter le groupe en live, c&rsquo;est toujours la première étape pour moi. Le rock&rsquo;n&rsquo;roll, s&rsquo;il ne fonctionne pas en live, ça ne sert à rien d&rsquo;aller plus loin.</p>
<p>Il m&rsquo;a donc invité à un spectacle de Scorpions à Essen. Je me souviens, il pleuvait des cordes et j&rsquo;étais à deux doigts de faire demi-tour et rentrer chez moi, parce qu&rsquo;on n&rsquo;y voyait rien sur la route, mais j&rsquo;ai finalement conduit jusqu&rsquo;à là-bas. On devait être une cinquantaine de personnes, c&rsquo;est tout. Tous assis à regarder le concert, alors que le groupe assurait et donnait tout ce qu&rsquo;il avait ! Après le spectacle, je suis allé à leur rencontre dans les loges et leur ai dit que j&rsquo;étais très impressionné. N&rsquo;importe qui ne se serait pas tant donné pour un public de cinquante personnes, mais eux ont donné autant que s&rsquo;ils avaient été dix fois plus et ça montre à quel point ils étaient déjà professionnels. Je leur ai dit alors que nous pouvions essayer de travailler ensemble, faire un essai pour voir si ça pouvait marcher. Nous avons donc commencé par travailler sur un morceau précis, histoire de voir si l’alchimie fonctionnait entre nous. Ce morceau, c&rsquo;était « In Trance », qui est toujours un de mes préférés aujourd&rsquo;hui. Et ça l&rsquo;a fait !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04.jpg" alt="" height="485" class="aligncenter size-full wp-image-495627" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04-225x300.jpg 225w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04-80x107.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-04-128x171.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« L&rsquo;arrivée de Uli Jon Roth a changé la donne pour moi et a fait que le groupe s&rsquo;est complètement distingué de ses pairs. »</span></em></p>
<p>Le groupe était déjà signé chez RCA, mais la maison de disque avait un budget de dix mille deutschemark (environ cinq mille euros aujourd&rsquo;hui, NDLR), ce qui était très peu. J&rsquo;étais très bon ami alors avec le directeur de la firme. Je lui ai dit : « Ça ne sera pas possible de faire une production internationale avec seulement dix mille deutschemark, mais je peux vous faire une offre : je signe le groupe avec mon label, Breeze Music, et ainsi je paye pour tout, etc. Mais je ne vous les vole pas, je les ramène après. » L&rsquo;objectif était de les faire percer en Amérique d&rsquo;ici deux ans. Un ans plus tard, je les amenais au Japon, ce que je trouvais bien plus exotique que les Etats-Unis ! Et pour pouvoir payer la tournée, j&rsquo;ai dû emprunter à la banque en hypothéquant la maison de ma mère. Nous arrivons sur place, le groupe fait ses balances et tout se déroule à la perfection. Klaus était censé arriver du fond de la scène, courir vers le devant, attraper son micro et commencer à chanter. Le soir même, malheureusement ça ne se passe pas comme prévu ! Klaus ne s&rsquo;arrête pas à temps dans sa course et tombe dans le public ! A ce moment-là, je me dis que c&rsquo;est foutu, tout est fini, je suis ruiné, ils vont saisir ma maison, tout ce que je possède. Finalement, le public a aidé Klaus à se relever et il a parfaitement assuré tout le reste du show ! Ouf !</p>
<p>Ensuite, il était temps de s&rsquo;attaquer sérieusement au marché américain pour récupérer un nouveau contrat. C&rsquo;était compliqué. J&rsquo;ai été à Los Angeles, New York, dans plein de maisons de disque différentes… personne ne voulait des Scorpions ! Le président de Capital Records, que je connaissais très bien, m&rsquo;a dit : « Dieter, tu es un chic type mais fais-moi une faveur : tu ne peux pas vendre du Coca-Cola aux Américains ! » J&rsquo;étais dépité : Atlantic, Elektra, Arista… tous ont refusé. Et je ne pouvais pas retourner en Allemagne sans contrat ! C&rsquo;est alors qu&rsquo;un ami m&rsquo;a parlé d&rsquo;une maison de disque à Chicago, Mercury Records. J&rsquo;ai donc dépensé mes derniers deniers pour m&rsquo;y rendre et y ai rencontré le président de l&rsquo;époque. Il m&rsquo;a dit : « Quoi ? Scorpions sont disponibles ? Je suis un grand fan ! » Nous avons donc fait un deal immédiatement. À cette époque, nous avons eu une avance de soixante-quinze mille dollars. Je me suis dit : « Ça y est, je suis riche ! » [Rires] A partir de ce moment-là, nous n&rsquo;avons cessé avec les Scorpions de devenir meilleurs ensemble jour après jour, album après album. Avec des hauts et des bas évidemment. Le producteur et le groupe, c&rsquo;est comme un mariage. Et l&rsquo;enregistrement, l&rsquo;album, c&rsquo;est comme un nouveau-né ! Tout le monde s&rsquo;en fiche de savoir quelle douleur la mère a eue en accouchant, tant que le bébé naît en bonne santé. C&rsquo;est ma philosophie !</p>
<p><strong>Comment était la scène musicale en Allemagne à cette époque ?</strong></p>
<p>C&rsquo;était principalement du « Schlager » (comprendre « variété », NDLR), influencé par la musique américaine.  </p>
<p><strong>A quel moment t&rsquo;es-tu dit que tu pouvais te mesurer à l&rsquo;industrie musicale américaine ou anglaise ? Y as-tu d&rsquo;ailleurs pensé ?</strong></p>
<p>Je ne voyais pas ça comme une compétition. L&rsquo;idée n&rsquo;était pas de copier la musique américaine ou britannique, mais bel et bien de proposer notre propre style. Par exemple la façon dont Rudolf Schenker alterne entre le mineur et le majeur est typiquement germanique ! Ces changements harmoniques étaient exotiques. Et l&rsquo;accent allemand de Klaus aussi ! Ils adoraient ça en Amérique. Et enfin cette voix. Elle est tellement unique.</p>
<p><strong>Quand tu as commencé à travailler avec le groupe, ils avaient déjà écrit quelques chansons de l&rsquo;album à venir In Trance. Toutes étaient déjà créées au moment d&rsquo;arriver en studio ?</strong></p>
<p>Non, certaines ont été écrites plus tard. Ma femme, Corina Fortman, qui parlait très bien anglais, les a d&rsquo;ailleurs aidés sur plusieurs textes, comme « Life&rsquo;s Like A River », par exemple, qu&rsquo;elle a coécrit. Elle a travaillé sur d&rsquo;autres morceaux également, mais n&rsquo;a pas toujours été créditée.  </p>
<p><strong>Que penses-tu des deux albums produits avant In Trance et donc avant le début de votre collaboration ?</strong></p>
<p>Ce sont de très bons albums. Michael Schenker, guitariste sur le premier album, est un compositeur incroyable et un guitariste brillant, mais l&rsquo;arrivée de Uli Jon Roth a changé la donne pour moi et a fait que le groupe s&rsquo;est complètement distingué de ses pairs. Il était très influencé par Jimi Hendrix et un compositeur et guitariste extraordinaire ainsi qu&rsquo;un chanteur très intéressant avec son timbre à la Bob Dylan.</p>
<p><strong>Son chant, parlons-en justement. Quand tu as un chanteur aussi talentueux et technique que Klaus Meine, qui est sans doute l&rsquo;un des meilleurs chanteurs de l&rsquo;histoire du rock, n&rsquo;est-ce pas surprenant de confier certains morceaux à Uli ? Qui a eu cette idée ?</strong></p>
<p>Moi ! Uli n&rsquo;a jamais voulu devenir un chanteur, mais je le trouve excellent. Un jour, il est venu avec une chanson, « Dark Lady », disant que Klaus devait la chanter. Ce à quoi je lui ai répondu que non, c&rsquo;est lui qui devait la chanter ! Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;ego dans le groupe. L&rsquo;idée était de faire interpréter les morceaux à la personne la plus adaptée selon le titre, tout simplement ! Certaines allaient mieux au timbre de Klaus, d&rsquo;autres à celui de Uli.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-full wp-image-495626" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500.jpg 889w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500-300x169.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500-768x432.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500-80x45.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500-128x72.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-03-500-533x300.jpg 533w" sizes="(max-width: 889px) 100vw, 889px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je peux être sévère en studio, mais je pense que les gens comprennent pourquoi je fais ça : c&rsquo;est pour le résultat ! Pas pour mon ego ou que sais-je. Mon travail est de pousser les musiciens vers le haut, au maximum de leurs capacités. »</span></em></p>
<p><strong>Et qu&rsquo;en est-il de l&rsquo;album sorti après la fin de votre collaboration, Crazy World ; quel est ton avis dessus ?</strong></p>
<p>Je respecte ce qu&rsquo;ils ont fait, je comprends qu&rsquo;ils avaient envie d&rsquo;essayer différentes directions, mais je pense que notre combinaison était de loin la meilleure. Quatre-vingts pour cent de la setlist des concerts, encore aujourd&rsquo;hui, est issue de cette collaboration. Nous travaillions énormément ensemble et très dur. J&rsquo;ai peut-être été difficile et casse-pieds par moments, mais c&rsquo;était pour le mieux. Et je les ai rendus riches ! [Rires].</p>
<p><strong>Cela ne fait aucun doute en effet que la période où vous avez travaillé ensemble est considérée aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;âge d&rsquo;or du groupe. Penses-tu que vous puissiez vous réunir de nouveau ?</strong></p>
<p>Nous avons retravaillé ensuite ensemble sur deux morceaux pour une compilation, en 2002 (Bad for Good : The Very Best of Scorpions, NDLR ).  Par la suite, ils m&rsquo;ont proposé de produire un de leurs albums, mais j&rsquo;étais apparemment trop cher ! [rires].</p>
<p><strong>En quoi consiste exactement le travail quand on est producteur d&rsquo;un groupe comme Scorpions ?</strong></p>
<p>Tout d&rsquo;abord, il s&rsquo;agit de travailler sur les morceaux et de choisir les meilleurs. Généralement il y a vingt ou trente chansons au départ. On en sélectionne certaines, ensuite on travaille sur les paroles, puis les arrangements. J&rsquo;ai réalisé la plupart des arrangements de cette époque.</p>
<p><strong>Parfois, et tu l&rsquo;as d&rsquo;ailleurs dit toi-même précédemment, l&rsquo;ambiance de travail pouvait être difficile, tu étais très exigeant. Penses-tu que tu aies parfois été trop dur ?</strong></p>
<p>Personne ne peut savoir à quel point l&rsquo;enregistrement est difficile par moments. Les opinions diffèrent, forcément. On essaie au maximum de faire les choses démocratiquement, mais en fin de compte, quelqu&rsquo;un doit bien trancher, donc on doit être dur par moments ! Je peux être sévère en studio, mais je pense que les gens comprennent pourquoi je fais ça : c&rsquo;est pour le résultat ! Pas pour mon ego ou que sais-je. Mon travail est de pousser les musiciens vers le haut, au maximum de leurs capacités. Plus tu creuses profond quelque chose, plus tu arrives à en sortir le meilleur. Et quand je sens que ça peut être meilleur, je ne m&rsquo;arrête pas. Et c&rsquo;est peut-être ce qui parfois nous a valu certains petits conflits !</p>
<p><strong>Uli Jon Roth est probablement le guitariste le plus sous-coté de l&rsquo;histoire du rock. On ne le voit jamais figurer dans les classements des meilleurs guitaristes ou autres, alors qu&rsquo;il y aurait largement sa place et bien plus que beaucoup de noms qui y figurent. Pourquoi selon toi ?</strong></p>
<p>Demande lui ! [Rires] Il a été une influence pour beaucoup de guitaristes. Quand il arrive en studio, il est parfaitement préparé. Et il est très bon sur les harmonies.</p>
<p><strong>Les pochettes de Scorpions ont souvent été censurées dans leur carrière et la première d&rsquo;entre elles fut In Trance. As-tu participé à l&rsquo;élaboration de cette pochette ?</strong></p>
<p>Oui, nous choisissions tout ensemble. Pour être honnête, nous voulions surtout provoquer. Quand tu es un groupe allemand, comment avoir des retombées presse ? C&rsquo;est très difficile. Pour Virgin Killer, l&rsquo;album suivant, nous avons demandé à notre avocat si nous pouvions avoir des soucis. Tu sais ce qui s&rsquo;est passé au Japon ? Le directeur du label a même été arrêté à cause de la pochette ! Nous avons eu un article dans le magazine Stern, titrant : « Le désastre de la semaine ». Klaus était très bon sur les pochettes, c&rsquo;est souvent lui qui venait avec les idées. Rudolf également. Parfois, nous avions de très longues conversations à ce sujet, nous en arrivions même à nous battre sur de tout petits détails !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06.jpg" alt="" height="485" class="aligncenter size-full wp-image-495628" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06-225x300.jpg 225w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06-80x107.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Dieter-Dierks-06-128x171.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je pense que Still Loving You est peut-être mon titre préféré. Il est vraiment remarquable. […] Pour moi, c’est mon plus gros travail de production sur une chanson. »</span></em></p>
<p><strong>Sur cette même pochette, c&rsquo;est également la première fois qu&rsquo;apparaîtra la police du nom du groupe, qui figurera ensuite sur tous les albums suivants. La même année, le film Rollerball utilise la même police pour son affiche. Te souviens-tu de ce qui a motivé ce choix ?</strong></p>
<p>Pour être honnête, je ne m&rsquo;en souviens pas vraiment, non !</p>
<p><strong>Y a-t-il quelque chose à propos de la production de l&rsquo;album In Trance que tu regrettes aujourd&rsquo;hui ?</strong></p>
<p>Non, je l&rsquo;aime comme ça ! Bien sûr si je le remixais, il aurait un bien meilleur son, mais je pense que pour l&rsquo;époque, c&rsquo;était super. Les microphones utilisés, les amplis, etc. C&rsquo;est aussi ce qui fait son charme !</p>
<p><strong>Uli Jon Roth a quitté le groupe après l&rsquo;album Taken By Force et le live Tokyo Tapes qui a suivi. Avais-tu senti qu&rsquo;il était sur le point de partir ?</strong></p>
<p>Je pense que, de son point de vue, j&rsquo;envoyais le groupe dans une direction trop commerciale. Pour moi, il n&rsquo;existait aucun autre groupe de rock avec un guitariste comme Uli. Cette combinaison, pour moi, était très intéressante. J&rsquo;ai été très attristé lorsqu&rsquo;il a quitté le groupe, car il était unique. La façon dont Uli écrit des chansons, au même titre que Rudolf ou Klaus, est très spéciale et ne ressemble en rien à ce que faisaient les Américains ou les Britanniques.</p>
<p><strong>Les albums Taken By Force et Lovedrive se suivent mais sonnent très différemment, avec deux guitaristes solistes distincts : le premier avec Uli Jon Roth et le second, avec son remplaçant, Matthias Jabs. Est-ce que le son du groupe reposait principalement sur le guitariste soliste ?</strong></p>
<p>Je vais te répondre tout simplement : oui ! [Rires]</p>
<p><strong>Tu as produit les albums les plus importants du groupe. Comment trouvais-tu ta place comme le sixième membre du groupe ?</strong></p>
<p>Sixième membre du groupe, c&rsquo;est un chouette compliment ! Mais c&rsquo;était pareil pour les autres groupes avec qui j&rsquo;ai travaillé, j&rsquo;ai toujours participé à la partie spécifiquement musicale.</p>
<p><strong>Quel est ton album préféré de Scorpions ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est difficile, évidemment ! Lovedrive et Love At First Sting sont probablement les plus puissants, mais il y en a tellement d&rsquo;autres, je ne peux pas choisir ! En revanche, je pense que « Still Loving You » est peut-être mon titre préféré. Il est vraiment remarquable. Le titre existait déjà dix ans avant qu&rsquo;on ne l&rsquo;enregistre, avant même que je ne rencontre le groupe. Ils l&rsquo;ont traîné pendant un long moment puis un jour, ils me l&rsquo;ont joué ! Pour moi, c&rsquo;est mon plus gros travail de production sur une chanson.</p>
<p>Interview réalisée en face à face aux Dierks Studios, à Stommeln (Allemagne) le 11 janvier 2025 par <strong>Xavier Lelievre</strong>.<br />
Extrait du livre <em>In Trance – Anatomie venimeuse d’un culte</em> de Xavier Lelievre.<br />
Disponible à l’adresse suivante : <a href="https://deadlysting.myportfolio.com/" rel="noopener" target="_blank">https://deadlysting.myportfolio.com/</a><br />
Photos : archives de Dieter Dierks (2, 4).</p>
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		<item>
		<title>Blut Aus Nord &#8211; Ethereal Horizons</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/blut-aus-nord-ethereal-horizons,496181</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Perrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 19:05:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ces dernières années, c’était à l’exploration des abysses que s’étaient consacrés Vindsval et ses comparses de Blut Aus Nord, ceux de l’univers des œuvres de Lovecraft et des replis de l’inconscient, aboutissant aux deux monumentales et angoissantes déclinaisons de Disharmonium (Undreamable Abysses en 2022, Nahab en 2023). Mais en trente ans de carrière, le groupe [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-496182" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-1024x1024.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-768x768.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Blut-Aus-Nord-Ethereal-Horizons.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Ces dernières années, c’était à l’exploration des abysses que s’étaient consacrés Vindsval et ses comparses de Blut Aus Nord, ceux de l’univers des œuvres de Lovecraft et des replis de l’inconscient, aboutissant aux deux monumentales et angoissantes déclinaisons de Disharmonium (Undreamable Abysses en 2022, Nahab en 2023). Mais en trente ans de carrière, le groupe nous a habitués aux métamorphoses, aux va-et-vient entre black metal relativement mélodique et traditionnel et expérimentations industrielles ou psychédélisantes. Dès son titre, Ethereal Horizons, seizième opus des Français, annonce un retour de balancier, et en effet : après les ténèbres, ils nous plongent dans un monde vaste et ouvert, où pénètre enfin la lumière…</p>
<p>Ce monde, c’est un peu celui d’Hallucinogen, sorti en 2019 : riche, chatoyant, respirant comme un organisme grâce à une production très naturelle, notamment pour la batterie. Là où Disharmonium semblait introverti, centré sur la dissonance et les tourments intérieurs, Ethereal Horizons est résolument tourné vers l’extérieur, l’harmonie, et suit un mouvement ascensionnel qui mène à la grâce (« The End Becomes Grace ») – rien que ça. Des chœurs en voix claire aux arpèges enchanteurs au cœur de « The Fall Opens The Sky » en passant par des passages très kosmische voire presque new age (« Twin Suns Reverie »), l’atmosphère est rêveuse, céleste, mais on ne perd jamais pied grâce à des riffs purement black metal poignants (« Seclusion »). Blut Aus Nord n’oublie jamais ses racines, et ce cosmos dans lequel sa musique se meut avec aisance, c’est peut-être sa discographie, dont on retrouve des traces tout au long de l’album, des sonorités industrielles de la trilogie 777 aux synthés de Memoria Vetusta. On pense parfois au dernier Dødheimsgard pour la manière de se réapproprier son passé pour aller de l’avant et d’élargir son territoire en y faisant entrer de la lumière, lumière que Blut Aus Nord diffracte comme un prisme ou un kaléidoscope, entre post-black, black, et touches d’indus, de krautrock ou d’ambient. Ceux qui s’attendaient à la suite de la série Disharmonium seront peut-être désarçonnés par le changement d’ambiance, mais pour ceux qui sont prêts au voyage, Blut Aus Nord offre une fois de plus un périple unique loin des chemins balisés.</p>
<p><span id="more-496181"></span></p>
<p>L&rsquo;album en écoute : </p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/F8-HswEND9M" title="Blut Aus Nord - Ethereal Horizons (Full album)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Ethereal Horizons</em>, sorti le <strong>28 novembre 2025</strong> via Debemur Morti Productions. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/4rVjc3b" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<item>
		<title>As They Burn : résurrection et mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 14:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>As They Burn était en avance sur les tendances. A l&#8217;instar de Darkness Dynamite, disparu du jour au lendemain sans un mot d&#8217;explication, le groupe aurait pu compter parmi les têtes de file actuelles du mouvement -core s&#8217;il n&#8217;avait pas temporairement mis fin à ses activités. Intégrés au roster du label américain Victory Records, les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-819x1024.jpg" alt="" height="350" class="alignright size-large wp-image-496427" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-819x1024.jpg 819w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-240x300.jpg 240w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-768x960.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-80x100.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer-128x160.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-flyer.jpg 1080w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a>As They Burn était en avance sur les tendances. A l&rsquo;instar de Darkness Dynamite, disparu du jour au lendemain sans un mot d&rsquo;explication, le groupe aurait pu compter parmi les têtes de file actuelles du mouvement -core s&rsquo;il n&rsquo;avait pas temporairement mis fin à ses activités. Intégrés au roster du label américain Victory Records, les Parisiens semblaient engagés dans une excellente dynamique ainsi que sur l&rsquo;écriture d&rsquo;un troisième album. Le dépôt de bilan, annoncé en janvier 2015, aura pris son public de court. Tout comme le retour de la formation quelques années plus tard, dans une configuration nouvelle et avec une orientation artistique plus nuancée – l&rsquo;EP Ego Death amorçant une mue vers un son plus metal alternatif que véritablement deathcore. En pleine reconquête d&rsquo;un public qui a forcément changé, As They Burn s&rsquo;est malheureusement trouvé par la suite confronté à l&rsquo;épineux changement de frontman.</p>
<p>Le chanteur historique Kevin Traoré a regagné l&rsquo;ombre, laissant ses comparses reconstruire les bases du projet en silence pendant près de douze mois. Un long travail mené avec Zek Eladio, recruté dans une optique de reconnexion à l&rsquo;approche brutale des premiers jours. Marquant un retour fracassant via trois nouveaux singles expéditifs et vénéneux, As They Burn a résolument les crocs. Le quatuor est là pour jouer, avec envie et violence, qu&rsquo;importe l&rsquo;heure et le lieu. De passage à Nantes pour un concert gratuit, le groupe a investi la scène de l&rsquo;AK Shelter en fin d&rsquo;après-midi. Un horaire d&rsquo;happy hour qui n&rsquo;aura pas empêché As They Burn d&rsquo;imposer son atmosphère sombre et terrifiante.  </p>
<p><span id="more-496420"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/astheyburn/" rel="noopener" target="_blank">As They Burn</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/p/Corium-61559636790908/" rel="noopener" target="_blank">Corium</a><br />
<strong>Date :</strong> 14 décembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> AK Shelter<br />
<strong>Ville :</strong> Nantes [44]</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496421" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-2.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>L&rsquo;AK Shelter est le lieu rock&rsquo;n&rsquo;roll par essence. Construit sur le même concept que le Black Shelter, salle jumelle de la capitale des ducs de Bretagne, il intègre une scène légèrement plus petite. Le bar-restaurant, dans une déco indus, bois et briques, propose en contrepartie un atelier moto, un coiffeur et un salon de tatouages. Et surtout une impressionnante carte de bières. De quoi patienter en attendant le début du set de Corium, combo improbable en provenance de Rennes. Le quatuor achève une mini-tournée des rades de France et brutalise d&rsquo;entrée de jeu le public qui se dispose tranquillement aux premiers rangs. Le corium est « un magma métallique et minéral constitué d&rsquo;éléments fondus du cœur d&rsquo;un réacteur nucléaire et des minéraux qu&rsquo;il peut absorber lors de son trajet » – citation Wikipédia. Difficile de trouver un nom plus adapté à ce groupe qui s&rsquo;amuse à fusionner les genres, du moment qu&rsquo;ils affichent une dominante ultra-agressive.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496422" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/corium-1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Autoproclamé « nuclear deathcrust », Corium agite pêle-mêle dans son shaker death, thrash, hardcore, grindcore, punk et bien plus encore. L&rsquo;ensemble est parfois à la limite du foutraque, mais déboucherait les conduits auditifs d&rsquo;un résident d&rsquo;EHPAD bon pour l’euthanasie. Corium joue vite, fort et plutôt pas trop mal. Le son est furieux mais assez propre – le trop clinquant serait une hérésie. Le groupe en lui-même offre une sacrée tranche de rigolade par l&rsquo;intermédiaire de son guitariste Calixte. Arborant le look du parfait étudiant en maîtrise de physique-chimie – petit pantalon bien repassé, chemise et pull à rayures –, le musicien est un phénomène à lui seul. Il hurle comme un possédé, s&rsquo;excite, grimace, tire la langue. Il vient jouer dans les premiers rangs, headbangue non-stop tout en assurant une prestation techniquement carrée. Impressionnant. Le groupe termine par une reprise de Sepultura en guise de point final à quarante-cinq minutes de folie furieuse.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496423" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-4.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>As They Burn s&rsquo;active sur la petite scène pour monter son mur d&rsquo;amplis Orange. Le groupe joue dans un cadre intimiste et une configuration proche du showcase, mais compte bien libérer les décibels comme à son habitude. Deux symboles lumineux trônent de chaque côté de la scène, et complètent un jeu de lumières certes limité mais utilisé à son plein potentiel. Le son est d&rsquo;entrée de jeu massif, et les Franciliens ne perdent pas une seconde en déroulant le missile « Hiram », l&rsquo;une des nouvelles compositions chargées de définir les contours de leur nouvelle identité. Contrairement à l&rsquo;EP Ego Death, qui intégrait de nombreuses respirations en plus de s&rsquo;autoriser des passages de chant clean, As They Burn mise son retour sur des morceaux acérés et extrêmement oppressants. Le groupe réaffirme ses accents deathcore / hardcore et assomme par sa violence lourde et écrasante. Le quatuor a été absent de longs mois et semble avoir cumulé les galères. Un changement de chanteur certes, mais également la maladie de son bassiste Ronald Pastor. Contraint à une longue période de repos forcé, ce dernier exulte littéralement dès les premières minutes. L&rsquo;éclairage est rouge sang, le son buriné et le groupe ultra-investi. Les très efficaces « Frozen Vision part. 1 » et « Philosophical Research Society » sont enchaînés tambour battant, mais le public reste dans un premier temps assez timide. Ce que le chanteur Zek Eladio souligne avec humour, avant de s&rsquo;affranchir d&rsquo;un « Trauma » redoutable.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496424" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>La grosse inconnue de ce As They Burn next-gen est vite balayée. Le nouveau venu Zek Eladio est impérial au chant. L&rsquo;homme présente l&rsquo;attitude et les compétences. Il en impose physiquement et affiche un growl aussi puissant que profond, sans chercher à singer les lignes vocales de son prédécesseur. Il interprète à sa sauce et confère aux morceaux une vibe résolument obscure. C&rsquo;est notamment le cas sur les petites pépites que sont « Medicine 2.0 » et « Unable To Connect », qui perdent partiellement leurs enluminures neo-metal pour gagner en frénésie deathcore. As They Burn semble engagé dans une approche dure et désormais moins mélodique, comme en témoigne le récent « Dialysis », morceau sans compromis qui marquait les présentations de Zek Eladio quelques mois auparavant. Le groupe ne fait pas de concessions, il bastonne non-stop, transpire par hectolitres et livre en cinquante minutes un set qui laisse groggy. Le batteur Milton Bakech mitraille d&rsquo;ailleurs comme un damné, dissimulé derrière un écran de fumée quasi permanent, et le guitariste Luigi Marletta exécute l&rsquo;ensemble plié en deux.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496425" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/as-they-burn-2.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>La prestation d&rsquo;As They Burn file comme une balle. Mais quelle intensité. Sans que la salle prenne vraiment le temps de sortir la tête du bouillon de riffs et de décibels, le groupe assène son coup de grâce avec une triplette finale cent pour cent old-school. On sait Zek Eladio particulièrement friand des débuts du combo, et ce dernier s&rsquo;arrache avec un plaisir non dissimulé sur les féroces « Psychoactive Green Fairy », « Beg For Death » et « A New Area For Our Plagues ». On en aurait volontiers pris une rasade supplémentaire, tant la motivation des quatre musiciens suinte par tous les pores. Ils quittent les planches avec un avertissement : « Cette fois, nous sommes de retour pour de bon. » Un nouvel EP est d&rsquo;ores et déjà annoncé pour 2026. Souhaitons que cette nouvelle itération d&rsquo;As They Burn se refasse rapidement une place de choix sous le soleil noir des formations -core qui comptent et font trembler la France.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Hiram<br />
Frozen Vision part. 1<br />
Philosophical Research Society<br />
Trauma<br />
Medicine 2.0<br />
Unable To Connect<br />
F.R.E.A.K.S.<br />
Dialysis<br />
Psychoactive Green Fairy<br />
Beg For Death<br />
A New Area For Our Plagues</p>
<p>Photos : <strong>Simon Grumeau</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Steve Morse retrouve son chemin</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/steve-morse-retrouve-son-chemin,495912</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Gricourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 14:12:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[morse. steve]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.radiometal.com/?p=495912</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ces dernières années ont été éprouvantes pour Steve Morse qui a pris la décision en 2022 de quitter Deep Purple, après vingt-huit ans de bons et loyaux services, pour se battre aux côtés de son épouse Janine atteinte d’un cancer… qui a, malgré tout, malheureusement, fini par avoir le dessus deux ans plus tard. Ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg" alt="" height="450" class="alignright size-full wp-image-496170" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-8248-v1.0.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Ces dernières années ont été éprouvantes pour Steve Morse qui a pris la décision en 2022 de quitter Deep Purple, après vingt-huit ans de bons et loyaux services, pour se battre aux côtés de son épouse Janine atteinte d’un cancer… qui a, malgré tout, malheureusement, fini par avoir le dessus deux ans plus tard. Ce que le guitariste a ressenti dans ces instants, mais aussi le cheminement qui en a découlé, on peut en avoir un aperçu avec « Taken By An Angel », dernier titre de Triangulation du Steve Morse Band. Un nouvel album avec son trio fétiche qui a tout de la thérapie, un refuge dans la musique pour surmonter l’épreuve. Il ne faut pour autant pas s’attendre à un album où le musicien se morfond dans la tristesse, mais plutôt où il se retrouve lui-même, dans toute sa diversité, jusque, parfois, dans l’humour.</p>
<p>Nous en parlons avec le guitariste, connu pour avoir notamment influencé un certain John Petrucci, qu’on retrouve justement en invité sur le disque aux côtés également d’Eric Johnson. Il évoque avec nous son côté touche-à-tout stylistique et sa vision tout sauf élitiste de la musique instrumentale. Et il revient évidemment sur l’expérience Deep Purple avec beaucoup de sincérité…</p>
<p><span id="more-495912"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496171" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8822-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’ai été avec Deep Purple pendant vingt-huit ans, et les voilà maintenant partis, en train de voguer au loin, au revoir… [rires]. C’est fini ! C’est dur à gérer. J’ai toujours cru que j’allais jouer le dernier concert avec eux, que je serais sur scène pour leur ultime date. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Tu as annoncé ton départ de Deep Purple en 2022, choisissant de t’occuper de ton épouse, malheureusement décédée en 2024. Tu reviens aujourd&rsquo;hui avec un nouvel album du Steve Morse Band. J&rsquo;imagine combien ces dernières années ont dû être éprouvantes pour toi : avais-tu besoin de composer cette musique à ce moment-là ? L&rsquo;enregistrement de cet album a-t-il contribué à ta guérison mentale ?</strong></p>
<p><strong>Steve Morse (guitare) :</strong> Oh oui. C’est toujours bon de se tourner vers la musique quand on est stressé ou qu’on a l’impression qu’il ne reste plus rien. J’ai toujours composé et joué de la musique, mais c’est étrange de se retrouver soudainement en dehors de l’industrie musicale. J’ai été avec Deep Purple pendant vingt-huit ans, et les voilà maintenant partis, en train de voguer au loin, au revoir… [rires]. C’est fini ! C’est dur à gérer, surtout quand tu es submergé par le chagrin. J’ai toujours cru que j’allais jouer le dernier concert avec eux, que je serais sur scène pour leur ultime date, mais voilà ce qui est arrivé et c’est fini. Ils ont trouvé quelqu’un qui leur convient encore mieux. C’était donc le moment pour moi de déterminer ce que je voulais faire. Je ne voulais pas me relancer dans l’industrie musicale, mais je voulais essayer de sortir de la nouvelle musique. En Europe, il y a ces artistes qui dessinent à la craie sur le ciment, sur les places publiques, qui passent leur journée à créer ces chefs-d’œuvre avec différentes couleurs. Les gens passent à côté, se retournent, admirent et mettent quelques euros dans leur chapeau ou autre chose. A la fin, l’artiste termine sa magnifique œuvre et s’en va, sachant qu’elle va disparaître mais avec la satisfaction d’avoir fait du bon boulot. J’aimerais être comme eux avec la musique [rires].</p>
<p><strong>Le titre de l&rsquo;album, Triangulation, s&rsquo;inspire du concept des aviateurs, navigateurs et marins qui, en observant deux points, déterminent leur position à un instant précis. Sauf que tu l&rsquo;appliques à la vie humaine. Compte tenu de ce que tu as traversé ces dernières années, dirais-tu être sur la voie d&rsquo;une redécouverte de soi ?</strong></p>
<p>Oui. La triangulation, pour moi, c’est de voir comment les gens font pour surmonter ça. Je suis comme ce gars coincé dans le mur, sur la pochette de l’album, et qui essaye d’en sortir. Je cherche à savoir comment il a réussi à s’en sortir. Il est allé plus loin que moi. Comment puis-je y arriver aussi ? Comment puis-je trouver le moyen de vivre à nouveau ? Pour moi, la musique était la meilleure réponse. La musique et le fait de voler (Steve Morse est pilote et possède plusieurs avions, NDLR). Je vole presque pour méditer. J’ai besoin de ça, j’ai besoin d’aller dans le ciel, presque quotidiennement.</p>
<p><strong>Comme à ton habitude, ta musique explore une grande variété de sonorités et de styles, du funk et du blues au classique et au metal. Comment en es-tu venu à explorer autant de styles différents au cours de ta carrière ? Te considères-tu comme une personne curieuse par nature ?</strong></p>
<p>Oui, en jouant dans différents groupes et en m’intéressant à différents styles de jeu. En tant que compositeur, j’aime écrire dans différents styles. Je ne vois pas vraiment de différence entre les styles. Parfois, je crois composer quelque chose de très banal et typique, mais quand les gens entendent, ils disent : « C’est étrange. C’est différent. » Je suis là : « Vraiment ? D’accord… » Car je ne réalise pas que je mélange ou combine trop des styles parfois [rires]. Je suis à la recherche de mélodies et d’une sensation, donc je ne sais pas toujours ce que je fais.</p>
<p><strong>Tu as d’ailleurs déclaré « ne pouvoir [t’]empêcher de mélanger les styles, au grand dam de ceux qui ont tenté de [t’]aider à [te] focaliser davantage ». Il semble que les choses évoluent aujourd&rsquo;hui avec les nouvelles générations, mais autrefois, les genres musicaux étaient très cloisonnés. As-tu parfois eu l&rsquo;impression de construire des ponts que tu n’aurais pas dû ?</strong></p>
<p>[Rires] Tous les groupes avec qui j’ai composé en ont fait sans arrêt l’expérience, j’apporte des idées et ils sont là : « Mais c’est quoi ce truc ?! » Et j’amène tellement d’idées qu’ils finissent par en trouver une qui leur plaît. Peut-être que ceux qui s’opposaient à la présence d’un Américain dans Deep Purple avaient raison, parce qu’ils voulaient le Deep Purple en mode groupe de rock britannique, qu’il reste comme il était. Peut-être aurais-je dû m’en rendre compte il y a longtemps. Quoi qu’il en soit, c’est dans ma nature. Je ne peux m’empêcher de mélanger les choses, sans même m’en rendre compte. J’ai du mal à me dire être strictement dans un style. Je peux le faire, mais ça me donnerait un peu l’impression d’un travail, alors que la musique ou, en tout cas, la partie composition, devrait être amusante.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg" alt="" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-496172" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-9663-v1.1.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je ne vois pas vraiment de différence entre les styles. […] Je suis à la recherche de mélodies et d’une sensation, donc je ne sais pas toujours ce que je fais. »</span></em></p>
<p><strong>Tu as également déclaré que « l’essentiel réside dans des mélodies positives et entraînantes, des riffs faciles à retenir et des chansons relativement concises pour un impact maximal ». Es-tu particulièrement attentif à la réaction du public et à l’impact de ta musique sur lui ?</strong></p>
<p>Oui, c’est de là que j’ai tiré toutes ces directives : en observant les gens. Plus spécifiquement, être mélodique et avoir un bon phrasé est la chose la plus importante que j’ai apprise en regardant le public, et ça vaut aussi pour les solos. Si ton solo ne contient pas de mélodie, alors tu risques fort de voir les petites amies avec lesquelles les mecs sont venus être là : « Oh mon Dieu… » et envoyer des messages du style : « Je suis dans ce concert horrible… » Si tu ne trouves pas un moyen de rendre ça digeste pour les gens, tu risques d’en perdre beaucoup. On pourrait dire : « Qu’est-ce que ça change ? Ce sont surtout des musiciens qui t’écoutent à tes concerts. » Eh bien, c’est un mélange, ça dépend. J&rsquo;ai pu glisser quelques-unes de mes idées dans Deep Purple et dans Kansas lorsque je composais avec eux, et bien sûr dans Flying Colours. J’ai pu inclure un peu de mon style dans une chanson qui comprenait des paroles, et les gens aiment les paroles, mais je n’en écris pas. Donc quand je fais un album entièrement instrumental, il faut que je fasse très attention à ce que ce soit aussi varié que possible. C’est pourquoi je me suis donné la peine de demander à mes amis Eric Johnson et John Petrucci de participer à quelques chansons que j’ai faites sur mesure spécialement pour eux, pour apporter plus de variété.</p>
<p><strong>La pratique de la musique instrumentale est souvent perçue comme un peu élitiste, avec l&rsquo;image de musiciens qui se font avant tout plaisir, de manière égoïste. Comment concilier le plaisir de l&rsquo;auditeur et celui du musicien ? Où fixer la limite ?</strong></p>
<p>Dans le temps, avant qu’il n’y ait des synthétiseurs et des ordinateurs, les compositeurs écrivaient des morceaux et une tradition d&rsquo;écriture sous différentes formes s&rsquo;est instaurée. L&rsquo;une d&rsquo;elles était le concerto avec un soliste ou un ensemble. Une autre, pour se divertir en petit groupe, était de jouer de la musique de chambre. Et il y avait aussi les orchestres. J’ai personnellement décidé il y a longtemps que j’allais composer de la musique de chambre pour instruments électriques. Je ne considère pas ça du tout comme étant élitiste. Quand on regarde la télé et qu’on entend des publicités, souvent on retrouve des thèmes empruntés à des compositeurs classiques. Ils sont repris, voire plagiés, sans que l&rsquo;auteur soit crédité. Pourtant, il y a probablement une centaine de thèmes et de mélodies de compositions célèbres issus du répertoire classique auxquels on s’attache sans même s’en rendre compte. La musique instrumentale peut faire partie intégrante de la vie des gens, ce n&rsquo;est pas du tout élitiste. C’est peut-être plus élitiste d&rsquo;écrire des paroles délibérément vulgaires, juste pour provoquer. Ça, pour moi, c’est de l&rsquo;élitisme, quand on essaie de montrer à quel point on est soi-disant rebelle. Quand je pense d&rsquo;abord au public — et c&rsquo;est ce que je fais toujours —, je me demande : « Comment faire pour que ce soit la meilleure expérience musicale possible ? » Et pour moi, la musique instrumentale est ce qu’il y a de plus immersif, car on peut visualiser toutes sortes de choses lorsque c’est de la bonne musique. Alors que quand il y a des textes, ça impose parfois une image trop en noir et blanc, à mon sens. De toute évidence, je ne suis pas très chanson. Je suis un compositeur. C’est pourquoi je vois ça autrement.</p>
<p><strong>Tu as dit un jour : « L’essentiel est de trouver une idée qui résiste au fait d’être jouée et écoutée de manière répétée. » Comment savoir si l’on a trouvé une telle idée quand c’est la première fois qu’on l’entend ?</strong></p>
<p>C’est une bonne question ! Tout d&rsquo;abord, est-ce que ça te reste en tête et as-tu envie de l&rsquo;entendre à nouveau ? Puis il faut expérimenter, faire des essais, tâtonner. C&rsquo;est comme essayer de faire une vidéo YouTube où l&rsquo;on lance le ballon de basket derrière sa tête et où l&rsquo;on marque dans un panier à cinquante mètres. Il faut essayer encore et encore jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on y arrive enfin [rires]. C&rsquo;est un peu pareil. On peut s&rsquo;en approcher à chaque fois si on est bon, mais on ne peut pas réussir le tir parfait à chaque fois. Il faut faire plein de tirs ! C&rsquo;est une bonne analogie.</p>
<p><strong>« Taken By An Angel » est un hommage à ta défunte épouse. Le morceau a été initialement composé pour sa cérémonie commémorative. Ça a dû être une expérience difficile et profondément émouvante. Comment as-tu procédé ?</strong></p>
<p>Je cherchais quelque chose à jouer, et j&rsquo;avais un morceau que j&rsquo;avais même proposé à Deep Purple. C&rsquo;était un petit passage triste. Nous avons même travaillé dessus et essayé de le jouer, mais ça ne collait pas au groupe. Alors, je suis parti de là et je me suis dit que ça pourrait marcher pour une partie, mais qu’il fallait que je raconte toute l&rsquo;histoire de cette nuit où je suis complètement seul avec mon âme sœur, désormais inconsciente, et c’est en train d’arriver, c&rsquo;est la fin. C&rsquo;est une autre longue nuit sans sommeil, et tu entends chaque seconde s&rsquo;écouler avec le tic-tac de l’horloge. Tout ce que vous avez imaginé ensemble est en train d&rsquo;être effacé, détruit, transformé. Le morceau évolue à partir de là, en allant vers les souvenirs. Puis la partie finale, plus exaltante, c’est l’espoir qu&rsquo;elle puisse faire la transition vers une nouvelle vie, une nouvelle existence spirituelle, meilleure, plus lumineuse, libérée de toute souffrance. Quand on rassemble le tout, ça donne ce que j&rsquo;essayais de transmettre.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-496173" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/steve-morse-band-triangulation500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Être mélodique et avoir un bon phrasé est la chose la plus importante que j’ai apprise en regardant le public, et ça vaut aussi pour les solos. »</span></em></p>
<p><strong>Quelle est ta croyance concernant la vie après la mort ?</strong></p>
<p>Je suis un chrétien non confessionnel, donc je crois qu’une vie après la mort existe, mais différemment. Je ne crois pas qu’on revienne sur Terre. Je ne crois même pas qu’on ait encore des bras et des jambes. Je crois qu’on existe sur un autre plan de la réalité et que je l’y rejoindrai, et la reverrai.</p>
<p><strong>La chanson comprend ton fils Kevin Morse, qui était déjà apparu sur « Time Junction » de l’album précédent, mais sur le morceau « Triangulation », on retrouve également celui que l&rsquo;on peut considérer comme ton fils musical : John Petrucci…</strong></p>
<p>[Rires] Oh, c’est lui le maître ! À un moment donné, il faisait des choses que je pensais pouvoir faire moi-même. Ça n&rsquo;a duré qu&rsquo;une seconde. Puis il n&rsquo;a cessé de progresser, de s&rsquo;améliorer, de progresser encore. Il a atteint un niveau incroyable. Je suis parfaitement conscient de la difficulté qu’implique de faire ce qu&rsquo;il peut faire. Ça a l&rsquo;air facile, mais il travaille dur, il fait ça depuis des décennies, et il continue de composer de la musique géniale et de jouer toujours mieux. Je ne comprends pas. C&rsquo;est très rare, je pense. Il y a des musiciens comme ça, qui impressionnent, mais ce que joue John Petrucci, vous n’entendrez personne le jouer mieux que lui. C&rsquo;est le meilleur !</p>
<p><strong>Malgré tout, te reconnais-tu un peu en ce qu’il joue, par rapport à l’influence que tu as eue sur lui ? Car il a clairement pris chez toi certains phrasés et techniques, où notamment il attaque chaque note.</strong></p>
<p>Eh bien, il le fait parfaitement, ce qui n’est pas mon cas [rires]. Il le fait tellement mieux ! Il a bien plus de technique que je n’en ai jamais eu. Et il est capable de combiner des choses hybrides quand il veut traverser le manche en un éclair, presque comme du sweeping mais avec un étonnant contrôle. Donc peut-être qu’avant, oui, je pouvais me reconnaître dans son jeu, mais il est maintenant clairement à part, depuis plusieurs décennies. Ce qu&rsquo;il a surtout pris chez moi, c&rsquo;est le fait que je m&rsquo;entraîne beaucoup. Lors d&rsquo;une clinique ou quelque chose comme ça, il m&rsquo;a vu parler d&rsquo;exercices d&rsquo;échauffement et de technique. Il tient donc peut-être ça de moi, mais son sens musical, il le doit entièrement à lui-même.</p>
<p><strong>J’ai mentionné le fait qu’il serait ton fils musical, mais si tu devais désigner un père musical pour toi, ce serait qui ?</strong></p>
<p>Il y en aurait plein ! Je pense que le plus proche serait John McLaughlin, mais il ne jouait pas de musique classique, ni de country, ni de musique celtique. Donc, je ne connais personne qui incarne parfaitement tout ce que j&rsquo;essaie de faire et d’explorer. Mais il a eu une influence majeure sur la façon dont les morceaux des Dixie Dregs ont été arrangés avec le violon électrique et tout le reste.</p>
<p><strong>Le morceau « The Unexpected » est influencé par la musique classique. Des guitaristes comme Richie Blackmore, Yngwie Malmsteen ou Michael Romeo ont fait du néoclassique leur spécialité, mais toi, quel est ton rapport à la musique classique ?</strong></p>
<p>Je me suis mis très tôt à la musique classique, en apprenant tout seul à lire la musique. J&rsquo;ai commencé par quelques pièces pour violon de Bach. Il se trouve aussi que j’ai hérité du violon de mon grand-père. À l&rsquo;intérieur de l&rsquo;étui se trouvait un recueil de musique et j’ai tout appris à la guitare. Certains passages étaient difficiles à jouer à la guitare, mais ça m&rsquo;a ouvert un nouveau monde, au-delà des motifs du blues. Plus tard, à l&rsquo;école de musique, lorsque j&rsquo;étudiais la guitare classique, je lisais des duos de guitare classique avec un autre guitariste. J&rsquo;adorais le son de deux instruments jouant de cette façon et créant une belle musique. C&rsquo;est ainsi que je suis tombé amoureux du contrepoint comme élément principal, plutôt que les grands accords grandioses d&rsquo;un orchestre. Pour moi, la mélodie en contrepoint était essentielle.</p>
<p><strong>De quel compositeur classique te sens-tu le plus proche ?</strong></p>
<p>Bach. C’était un musicien de metal pour son époque. Son utilisation des grands orgues était comparable à celle d&rsquo;un gros synthétiseur jouant sur d&rsquo;énormes enceintes. Il créait une musique grandiose ! Même ses compositions pour violoncelle seul fonctionnent magnifiquement. Ses lignes mélodiques sont tout simplement splendides et d&rsquo;une énergie incroyable.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0.jpg" alt="" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-496174" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Steve-0008-v1.0-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« C’est John Petrucci le maître ! À un moment donné, il faisait des choses que je pensais pouvoir faire moi-même. Ça n&rsquo;a duré qu&rsquo;une seconde. Il a bien plus de technique que je n’en ai jamais eu. »</span></em></p>
<p><strong>Le joueur de cornemuse Scott Sim figure sur « March Of The Nomads ». As-tu des origines écossaises ou quelque chose de ce genre, ou est-ce simplement que tu aimes voyager avec ta musique ?</strong></p>
<p>Oui, j’adore voyager avec la musique et j’aime le son des cornemuses irlandaises et des cornemuses écossaises – les premières sont plus pour les mélodies dansantes typiquement irlandaises. J&rsquo;ai essayé d&rsquo;obtenir le son d’une cornemuse avec les guitares sur l&rsquo;enregistrement. En fait, je crois que c&rsquo;est Bill Evans, le producteur exécutif de l&rsquo;album – celui qui s&rsquo;occupe de tout, qui contacte les musiciens et la maison de disques – qui a dit : « Je peux te trouver une vraie cornemuse. » J&rsquo;ai répondu : « Ça pourrait être bien, mais j&rsquo;ai déjà tout enregistré. » Van a alors dit : « Je connais quelqu&rsquo;un, je peux le faire venir à mon studio. » Et c’est ce qu’il a fait ! Le plus difficile était d&rsquo;accorder la hauteur de la cornemuse avec la tonalité que nous avions ; elle était légèrement fausse. Dans un ensemble de cornemuses, on entend chaque instrument légèrement décalé en termes de justesse, ce qui crée le son caractéristique, mais avec une seule cornemuse, j&rsquo;avais l&rsquo;impression qu&rsquo;il fallait que ce soit plus précis. Alors nous avons ajusté un peu la hauteur.</p>
<p><strong>Il y a une chanson au titre à la fois drôle et approprié, vu sa durée épique de onze minutes : « Tumeni Partz », qui fait en quelque sorte suite à « Tumeni Notes » sur l’album High Tension Wires. Quelle est l’histoire de ces deux morceaux ?</strong></p>
<p>Concernant « Tumeni Notes », je suis toujours en train d’inventer des exercices, pour composer des petits bouts de musique et me divertir. Cette fois, l’exercice a pris une telle ampleur que je me suis dit : « C’est vraiment un morceau ! Quand je serai capable de jouer ça à pleine vitesse, je vais l’enregistrer. » Je me suis donc entraîné, encore et encore, et j’ai enfin réussi à le jouer à pleine vitesse. Quand on est jeune et qu&rsquo;on pratique tous les jours, on progresse vite. Du coup, je l&rsquo;ai enregistré au tempo le plus rapide que je pouvais jouer en étant à l’aise. J’étais en train de rire du morceau en le jouant à quelqu’un. On venait de voir le film Amadeus, sur Mozart, et tous les autres compositeurs qui écoutent ses œuvres le critiquent parce qu’ils sont jaloux. Un type avec une perruque blanche et tout le tralala dit : « Eh bien, il y a trop de notes ! » Je me suis dit : « Voilà un bon titre !» Je l&rsquo;ai orthographié différemment pour que ça ressemble à un lieu : « Es-tu déjà allé à Tumeni ? » Cette fois, pendant qu&rsquo;on travaillait sur ce nouvel album, j&rsquo;étais avec Dave [LaRue] et je me disais : « Je ne sais pas quoi faire, j&rsquo;aime toutes ces parties ! On dirait que c&rsquo;est trop long, il y a trop de parties. » Nous en rigolions : « Ouais, tu devrais l&rsquo;appeler comme ça, ‘Too Many Parts’. » Je dis : « Oui ! C&rsquo;est ça. ‘Tumeni Partz’ » [rires].</p>
<p><strong>Tu joues toujours avec tes collaborateurs de longue date, Dave LaRue et Van Romaine : qu’est-ce qui t’inspire chez eux ? Qu’est-ce qui crée votre alchimie ?</strong></p>
<p>Une chose est que Dave est toujours prêt à venir tester les parties avec moi. Je lui dis : « Voilà ce que j&rsquo;ai en tête pour la basse. » Il joue et je l&rsquo;accompagne en faisant différents trucs. « OK, oui, mais on peut encore changer ça ? » Il a l&rsquo;habitude de faire des modifications dans la partie une dizaine de fois en une heure. C&rsquo;est vraiment précieux, car ça me permet de peaufiner les idées et de les jouer en direct, rapidement, plutôt que de prendre le temps d&rsquo;enregistrer chaque version. J&rsquo;apprécie beaucoup ce processus. Van est vraiment un type formidable. Tout le monde adore être à ses côtés car il est toujours en train de plaisanter et de détendre l&rsquo;atmosphère. Sans compter qu’il travaille dur et s&rsquo;investit énormément dans ses parties de batterie. De plus, il est ouvert aux suggestions et aux indications, ce que j&rsquo;apprécie beaucoup. Grâce à ces qualités, c&rsquo;est un vrai plaisir de travailler avec eux.</p>
<p><strong>Pour revenir à Deep Purple, que retiens-tu de tes presque trente ans au sein de ce groupe ? Quelles leçons as-tu tirées de cette longue et, certainement, riche expérience ?</strong></p>
<p>Je crois que le plus important, et ce serait valable pour tout le monde, c&rsquo;est de voyager à travers le monde – vraiment le monde entier – et de constater que, malgré les spécificités de chaque culture, les gens sont les mêmes partout. Ils réagissent généralement de la même manière aux choses –notamment à la musique – et ils aspirent tous aux mêmes choses. C&rsquo;est ce genre de prise de conscience qui permet de dépasser les clivages nationalistes. Certes, les cultures et les gouvernements, en particulier, ont tendance à nous diviser et à nous séparer, mais les individus, eux, n&rsquo;ont aucune différence. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de pouvoir aller n&rsquo;importe où dans le monde et de m&rsquo;entendre avec les gens. C&rsquo;est ce que je garde en mémoire : les voyages, et le fait de jouer de la musique devant un public et d’observer ses réactions. Après, je pense que toutes les sessions d&rsquo;écriture que j&rsquo;ai faites avec Deep Purple m&rsquo;ont permis de progresser en tant que compositeur, et nous avons créé de la très bonne musique ! Je leur ai imposé certaines de mes idées [rires].</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496175" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov.jpg 755w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-300x199.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Steve-Morse-Band-PR-Photo-Band-8940-Main-v1.3.0-Photo-Credit-Nick-Nersesov-453x300.jpg 453w" sizes="(max-width: 755px) 100vw, 755px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« La leçon la plus importante que j&rsquo;ai tirée de mon passage chez Deep Purple, c&rsquo;est le fait de voyager à travers le monde – vraiment le monde entier – et de constater que, malgré les spécificités de chaque culture, les gens sont les mêmes partout. »</span></em></p>
<p><strong>Tu as l’impression d’avoir eu à imposer ces idées ?</strong></p>
<p>Non, je plaisante. Ce n’était pas du tout comme ça. Simplement, j’amenais énormément d’idées, et ils étaient là : « Non, non, non, non… ça y est, t’as fini ? Non, non, non, non… Ah, peut-être ça, oui ! »</p>
<p><strong>J’imagine qu’ils sont très sélectifs…</strong></p>
<p>Ils sont sélectifs, mais il faut aussi trouver une idée qui plaise à tout le monde, et c&rsquo;est difficile. Vous allez dans un magasin de chaussures : quelles sont les chances que la première paire qu&rsquo;on vous propose soit celle qu&rsquo;il vous faut ? Il faut continuer à proposer des options jusqu&rsquo;à ce que chacun trouve son bonheur.</p>
<p><strong>Le fait est que tu as insufflé une nouvelle vie à Deep Purple et tu as véritablement marqué leur son lorsque tu es arrivé avec Purpendicular. Avec le recul, comment évalues-tu ta contribution à ce groupe légendaire ?</strong></p>
<p>Purpendicular était le meilleur exemple du mélange de mon style avec celui du groupe. Quand nous avons composé « Sometimes I Feel Like Screaming », je jouais seul pendant une pause, et Jon Lord revenait à son orgue après avoir bu un verre. Il m&rsquo;a entendu jouer et s&rsquo;est mis à m’accompagner. J&rsquo;ai dit : « C&rsquo;est juste un petit exercice que je fais pour moi. » Il a répondu : « Ouais, faisons-en quelque chose, transformons-ça en chanson. » Il avait une curiosité pour les idées nouvelles, héritée de sa formation de compositeur classique. Il m&rsquo;a vraiment permis d&rsquo;apporter des choses diverses et variées. Certains fans inconditionnels de Deep Purple disaient : « Je déteste ce nouveau guitariste ! » Et d&rsquo;autres : « Tiens, c&rsquo;est différent, ça pourrait être cool ! » C&rsquo;était une belle période de ma vie quand j’ai rejoint Deep Purple. C’est le plus proche que j’ai été de vivre un rêve.</p>
<p><strong>S’ils te proposaient de les rejoindre à nouveau, accepterais-tu ou considères-tu être passé à autre chose ?</strong></p>
<p>J&rsquo;ai tourné la page, ils ont tourné la page. La vie continue.</p>
<p><strong>As-tu l&rsquo;impression d&rsquo;entamer un nouveau chapitre de ta carrière ou plutôt de reprendre là où tu t’étais arrêté avant Deep Purple ?</strong></p>
<p>Les deux. Je reprends là où je m&rsquo;étais arrêté et le nouveau chapitre consiste à saisir toutes les occasions de partager mon expérience, surtout avec les jeunes musiciens. Je donne davantage de cours. C&rsquo;est peut-être là que je suis le meilleur. Avec l&rsquo;âge, jouer devient plus difficile [rires], mais l&rsquo;enseignement s&rsquo;inscrit tout naturellement dans ma vie. Le partage est important pour moi. C&rsquo;est la même chose pour la composition. Avec cet album, je pose en quelque sorte les bases : voici ce que j&rsquo;ai appris, voici ce que je pense être important de développer davantage dans le rock instrumental. Le rock instrumental était mon moyen d&rsquo;expression de base.</p>
<p><strong>Des nouvelles de Dixie Dregs ? Le groupe n&rsquo;a pas sorti d&rsquo;album depuis Full Circle en 1994 : penses-tu qu&rsquo;il y en aura un nouveau un jour ?</strong></p>
<p>Notre claviériste d&rsquo;origine, Steve Davidowski, a plus de quatre-vingts ans, et je ne sais pas s&rsquo;il aura encore envie de continuer. J&rsquo;adore ces mecs et j&rsquo;aimerais beaucoup retravailler avec eux, mais j&rsquo;aimerais vraiment réunir le groupe dans une même pièce pour arranger des morceaux. C&rsquo;est ce que nous n&rsquo;avons pas pu faire jusqu&rsquo;à présent, car chacun a sa vie et ils vivent à des milliers de kilomètres ; c&rsquo;est compliqué d&rsquo;organiser quelque chose comme ça. Je peux travailler à distance comme le font beaucoup de groupes de nos jours, et je le fais pour les projets d’autres personnes, mais pour les Dregs, la façon dont nous le faisions dans le passé est la façon dont j&rsquo;aime le faire.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 26 septembre 2025 par <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Photos : <strong>Nick Nersesov</strong>.</p>
<p>Site officiel de Steve Morse : <a href="https://www.stevemorseofficial.com/" target="_blank" rel="noopener">www.stevemorseofficial.com</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://amzn.to/48QUiJd" target="_blank" rel="noopener">Triangulation</a>.</p>
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		<title>Frozen x Arcane Night &#8211; Hardcore VS Black Metal : la bataille au cœur du Salem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Beylacq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 13:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[Æthĕrĭa Conscĭentĭa]]></category>
		<category><![CDATA[citrus]]></category>
		<category><![CDATA[kibosh]]></category>
		<category><![CDATA[limbes]]></category>
		<category><![CDATA[nature morte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fallait bien que ça arrive. Une battle comme peu l’auraient espéré. L’affrontement de deux sous-genres du metal, deux publics différents pour deux ambiances contraires mais finalement peut-être pas si éloignées. Qui sortira vainqueur de cette rencontre ? La réponse n’est peut-être pas celle à laquelle on s’attendrait, car plus qu’un affrontement, l’idée derrière tout [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night.jpg" alt="" height="350" class="alignright size-full wp-image-496351" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night.jpg 526w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night-225x300.jpg 225w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night-80x107.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Frozen-Night-128x171.jpg 128w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a>Il fallait bien que ça arrive. Une battle comme peu l’auraient espéré. L’affrontement de deux sous-genres du metal, deux publics différents pour deux ambiances contraires mais finalement peut-être pas si éloignées. Qui sortira vainqueur de cette rencontre ? La réponse n’est peut-être pas celle à laquelle on s’attendrait, car plus qu’un affrontement, l’idée derrière tout ça reste une union entre deux vilains petits canards de la scène extrême.</p>
<p>Quoi de mieux qu’un soir d’hiver plein de brouillard pour lancer ce genre d’hostilités ? Le public se satisfera non pas de trois, ni quatre ou encore cinq prestations live, mais bien de six concerts menés par six groupes savamment choisis dans le roster de Frozen Records lors de cette soirée Frozen x Arcane Night organisée conjointement par le label et leurs amis issus du tattoo shop L’Arcane Sans Nom situé à Bordeaux. Une alliance cent pour cent atlantique, entre la Loire-Atlantique et la Gironde, prometteuse, tant par son affiche que par son choix de promouvoir la localité et la scène française qui a, aujourd’hui encore, tant besoin d’être mise en avant. </p>
<p><span id="more-496349"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/sorcererhc/" rel="noopener" target="_blank">Sorcerer</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/aetheriaconscientia/" rel="noopener" target="_blank">Æthĕrĭa Conscĭentĭa</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/kiboshkiboshkibosh/" rel="noopener" target="_blank">Kibosh</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/ntrmrt/" rel="noopener" target="_blank">Nature Morte</a> &#8211; Citrus &#8211; <a href="https://www.facebook.com/limbesmusic/" rel="noopener" target="_blank">Limbes</a><br />
<strong>Date :</strong> 6 décembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> Le Salem<br />
<strong>Ville :</strong> Le Haillan [33]</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496372" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Limbes-Frozen-Arcane-Night.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p><strong>Limbes</strong> est le projet de Guillaume « Limbes » Galaup qui ouvre le bal ce soir et se tient face à la foule, seul sur scène. Celui-ci va commencer par établir les bases : crier hors du micro le plus fort possible, comme pour extirper ses démons ou les échauffer pour pouvoir les laisser s’exprimer plus facilement via le micro ensuite. Il est seul, avec sa guitare, mais anime la salle comme si on était face à un quintet, appuyé par les bandes enregistrées en arrière-fond. Le black metal du one-man band se fend de couleurs de dark ambient et laisse derrière chaque morceau un sentiment de vulnérabilité et d’hypersensibilité. On sent que derrière ces cris se cache un esprit quelque peu torturé ayant la musique comme échappatoire. Le show ne s&rsquo;arrête pas aux peu de titres proposés : Guillaume vit sa musique et la laisse paraître sur son visage, yeux fermés sur les instrus planantes et dramatiques. Le temps file à une vitesse folle et lorsque celui-ci quitte la scène, reste une énergie pesante dans le Salem, comme si un envoûtement s’était subtilement jeté sur le public de cette Frozen x Arcane Night. </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496373" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Citrus-Frozen-Arcane-Night.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Thématique de la soirée oblige, c’est au tour des Montpelliérains de <strong>Citrus</strong> de prendre place sur scène. Ne vous fiez pas aux sourires sur leurs minois, la déflagration prise en pleine poire lors du premier morceau va vous retourner l’estomac. Amateurs de son « sale », vous êtes servis. Le mélange punk hardcore du quartet fonctionne bien, l’énergie qui en découle dans la fosse servira d’illustration à ces propos : les coreux se sentent enfin en terrain conquis et se lancent dans leurs classiques jetés de membres à travers la fosse, mais tout en faisant attention – plus ou moins – à son prochain. Le chanteur de la formation est explosif, volant presque la vedette à ses camarades de scène qui ne déméritent pourtant pas – et disons-le, quel régal de voir une femme dans ce genre de scène, qui plus est à la basse ! Le joyeux bordel continue avec les minutes qui s&rsquo;égrènent et tout à coup les esprits s’échauffent : coreux VS blackeux se disputent dans la fosse, en même temps, c’est dans le titre de la soirée. Une fois les tensions retombées, la conclusion reste la même : une putain d’énergie via des sons courts et percutants, pas mal d’échanges avec le public et un taux d’amusement à cent pour cent contre un taux de dégâts quasi néant. La formation agrume aura donné un concert acide ce soir au Haillan ! </p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>intruder/intro<br />
Soaked With Anguish<br />
Have A Life<br />
The Game<br />
Who&rsquo;s Laughin&rsquo; Now<br />
Abuse Of Power<br />
Yuzu<br />
P.a.w.n.<br />
Exploit The Fear<br />
When Life Gives You Lemons<br />
Reality</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg" alt="" height="550" class="aligncenter size-large wp-image-496374" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg 681w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-768x1155.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-128x192.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night-1022x1536.jpg 1022w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Nature-Morte-Frozen-Arcane-Night.jpg 1277w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></p>
<p><strong>Nature Morte</strong> n’est pas un nom totalement inconnu. Le trio étant réputé pour ne jamais faire dans la demi-mesure, il va à nouveau nous démontrer sa faculté à capter l’attention du public avec un set efficace malgré la bestialité libérée par ses prédécesseurs. Le guitariste gère lui-même les lumières, et ça marche carrément car c’est celles-ci qui vont mettre en avant tout le contraste de Nature Morte : lumières vives et blanches s&rsquo;opposeront à des ambiances aux lasers bleus et rouges plongeant tout de suite la salle dans un plan plus planant, presque cosmique. Le groupe évolue donc dans une fumée opaque, laissant le trio apparaître de manière spectrale. Côté musique, ça envoie : la ligne entre le black metal et le post-rock est elle aussi parfois floue, le chant éraillé de Chris Richard semble douloureux, presque possédé, mais vibrant d’une puissance folle. Ses comparses guitariste et batteur rendent l’ensemble totalement homogène et l’on sent la complicité entre les artistes. Malheureusement, le set touche à sa fin après un timide « merci, bonne soirée, nous étions Nature Morte ». Les cinq titres joués auront laissé une marque indélébile dans l’esprit du public amateur de peinture auditive. </p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Monday Is Fry Day<br />
Banquet Overflow For The Mind House<br />
Knife<br />
Nights’s Silence<br />
The Pier</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg" alt="" height="550" class="aligncenter size-large wp-image-496375" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg 681w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-768x1155.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-128x192.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night-1022x1536.jpg 1022w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kibosh-Frozen-Arcane-Night.jpg 1277w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></p>
<p>« Pour vous reposer y a du black après donc là, bougez-vous le cul ! » Cette phrase pourrait à peu près servir de live report en tant que telle. <strong>Kibosh</strong> est décrit par Frozen comme du « chaotic metal hardcore » et là encore, on ne peut être plus réaliste. Entre le chanteur qui se tape le front à grands coups de micro, le public qui chante dans ledit micro, les musiciens qui balancent des kicks dès que l’occasion se présente pour habiller les drops qu’ils lâchent et la batterie qui, vaille que vaille, essaie de tenir la baraque, l’addition est salée. Le groupe se laissera cependant aller à un peu d’émotion en remerciant les groupes partageant l’affiche avec eux ainsi que la salle et évidemment les organisateurs de cette soirée : Frozen Records et l’Arcane Sans Nom. Les lights sont peu travaillées mais finalement, cette approche colle totalement à la DA présentée. Sur l’avant-dernier titre, Joseph, chanteur de Citrus, rejoint les joyeux lurons sur scène avant que le frontman de Kibosh pète son micro et soit « forcé » d’utiliser celui de son guitariste, les risques du live dans ces conditions, dirons-nous ! Après avoir retourné la salle, on se demandera qui des artistes ou du public a perdu le plus de litres de sueur durant cette prestation explosive.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>No Rest<br />
This Place Is For Me Alone<br />
Pray For The Rain<br />
Porcelain Jab<br />
Ruin<br />
Your Shape<br />
Diamonds Aren’t Forever<br />
Rust &#038; Ember<br />
Philosophy Of A Knife<br />
Smother Me</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg" alt="" height="550" class="aligncenter size-large wp-image-496376" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-681x1024.jpg 681w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-768x1155.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-128x192.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night-1022x1536.jpg 1022w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Aeheria-Conscientia-Frozen-Arcane-Night.jpg 1277w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></p>
<p>Les lumières se fadent et la tête d’affiche black de la soirée monte sur scène. Du changement s’est fait pour la formation nantaise <strong>Æthĕrĭa Conscĭentĭa</strong> depuis la sortie de leur dernier album The Blossoming en juin 2024, avec notamment l’arrivée d’un nouveau batteur en la personne de Valentin Henault, et du coup Paul Breheret qui, lui, est passé de la batterie au chant principal et aux percussions sur pads électroniques. Parlons de ce dernier : il arpentera tout au long du set la scène de long en large, comme un lion en cage faisant des allers-retours incessants, manière de se déplacer qui rappelle un peu les codes de mouvements des formations hardcores, genre qui lui collerait parfaitement à la peau. Tristan Brachi, à la guitare, l’appuie au micro d’un growl bien plus grave, ce qui donne du répondant à l’ensemble. Second détail à noter : ce soir les parties de saxophone sont des bandes enregistrées, le saxophoniste du groupe étant absent de cette prestation live. Le rendu, bien que moins magistral, n’en est pas moins affecté : les inclinaisons progressives et atmosphériques combinées à une agressivité montant crescendo soulèvent la fosse à l’unisson. Celle-ci offre de gros headbangs à tout va, les coreux semblent à leur place face avec Æthĕrĭa Conscĭentĭa, comme s’ils ne sortaient finalement pas de leur zone de confort en retrouvant certains codes liés à leurs goûts personnels.</p>
<p>Ce soir, « seulement » cinq titres seront joués, dont une grosse majorité est issue d’un The Blossoming qui aura fait chavirer le cœur de plus d’un. Le temps file à une vitesse folle et certains titres, dont l’éponyme, font retomber peu à peu l’ambiance électrique par leur durée contrastée avec ce qu’il nous a été offert d’écouter plus tôt dans la soirée, comme une outro parfaitement travaillée et pensée pour l’entame de cette fin de nuitée. En résumé, du beau boulot pour qui aime les mélanges de styles et souhaite se plonger dans l’univers d’un black metal accessible qui sait, aussi, casser des nuques. </p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Astral Choir<br />
Haesperadh<br />
Wrath Of The Virikoï<br />
Endless Cycle<br />
The Blossoming</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-496377" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Sorcerer-Frozen-Arcane-Night.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Une lumière rouge plane sur le Salem, parfaite illustration de la rage qui anime les Parisiens. <strong>Sorcerer</strong>, c’est du son sortant tout droit des tripes et qui vous remue d’une manière pas forcément si agréable que ça la première fois. Ce à quoi on assiste là est violent : le public monte sur scène à maintes reprises pour chanter – ou gueuler – dans le micro, s’enchaînent des stage dives incessants (la promiscuité de la salle permet de beaux échanges entre les artistes et leurs aficionados) et globalement, deux mots suffisent pour décrire cette communion : bagarre générale. Le chanteur alterne des regards profonds presque dépressifs et une énergie brutale venant agresser nos oreilles, parfois s’enroulant le fil du micro autour du cou ou ouvrant grand les bras pour accueillir la brutalité renvoyée par la fosse. Les musiciens, moins expressifs, jouent d’une cohésion millimétrée pour établir un set efficace et percutant.</p>
<p>Au fur et à mesure des titres, le public chante de plus en plus dans un échange qui laisse à penser que ce genre de choses fait partie des us et coutumes de Sorcerer en live dans des salles intimistes. Les gros drops retournent les poitrines et les cœurs en leur sein, et se fait tout d’un coup entendre une question timide : « Hey, tu peux me garder mes lunettes stp ? » Si même les binoclards en retirent leur outil de vision, c’est que ça va swinguer fort. Et c’est le cas, le public se lance dans une chorégraphie décousue, où plus rien ne fait sens mais finalement les jets de bras et de jambes rassemblent plus qu’ils n’éloignent. Et c’est dans cette euphorie que le groupe lâche un final « merci à tous, nous sommes Sorcerer de Paris » et que les portes se rouvrent, laissant s’échapper la vapeur issue de ce dernier set totalement déjanté. </p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Only God Forgives<br />
Fortress<br />
In The Arms Of Mortality<br />
Devotion<br />
Dominion’s End (xRepentancex cover)<br />
The Eternal Grief<br />
Someone Else’s Skin<br />
See Of Decline</p>
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		<title>Moonball : dans le miroir intérieur de Nicolas Exposito</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion Dupont]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 13:10:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[exposito. nicolas]]></category>
		<category><![CDATA[Moonball]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu de répit, mais jamais vraiment d’arrêt. Alors que Landmvrks traverse une année 2025 historique — Olympia complet, tournée mondiale, triomphe aux Foudres du Metal —, Nicolas Exposito trouve le moyen d’ouvrir une parenthèse. Pas un contre-pied, plutôt un espace parallèle : celui de Moonball, projet personnel où il explore une voix qui cherche [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-496286" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01-240x300.jpg 240w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01-80x100.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-01-128x160.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Un peu de répit, mais jamais vraiment d’arrêt. Alors que Landmvrks traverse une année 2025 historique — Olympia complet, tournée mondiale, triomphe aux Foudres du Metal —, Nicolas Exposito trouve le moyen d’ouvrir une parenthèse. Pas un contre-pied, plutôt un espace parallèle : celui de Moonball, projet personnel où il explore une voix qui cherche encore son souffle. Il compose des mélodies qui parlent d’autre chose. D’un autre soi, peut-être.</p>
<p>Avec JP, Alex et Kévin, le guitariste marseillais explore ici un territoire entre punk rock, grunge moderne et indie introspectif. Une musique moins frontale, mais pas moins sincère. Et si Parallel Frame, le nouvel EP, sonne plus affirmé que son prédécesseur, c’est parce qu’il s’ancre dans quelque chose de profondément personnel : un thème à la frontière du rêve et du trouble, inspiré d’une expérience bien réelle, celle du syndrome d’Alice au pays des merveilles. Un trouble rare, presque poétique, où la perception du temps et de l’espace se distord, et qui devient ici une métaphore filée pour la confusion, la perte de repères, mais aussi la réconciliation avec soi-même.</p>
<p>Quelques jours avant de repartir sur les routes européennes — Milan, Cologne, Bruxelles, Lyon —, nous avons pris le temps de discuter avec Nicolas Exposito de ce projet. Entre passion du punk rock, syndrome méconnu et quête de sens, Moonball trace sa voie à travers les reflets d’un autre monde.</p>
<p><span id="more-496269"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat.jpg" alt="" width="485" class="aligncenter size-full wp-image-496288" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat.jpg 667w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat-300x225.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat-80x60.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat-128x96.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-by-Aurelien-Mariat-400x300.jpg 400w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Chanter, c’est une purge, mais ça m’intéresse, parce que ça demande énormément de technique, de respiration et de rigueur, et que j’apprends encore. Un chanteur qui tourne et dit qu’il aime chanter, j’ai du mal à le croire [petits rires]. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Le punk rock est un style très vaste, qui englobe des approches parfois très différentes : certains groupes y mettent beaucoup d’engagement et de révolte, d’autres adoptent un ton plus léger, presque fédérateur — mais qui peut aussi aider à traverser des moments difficiles. Toi, quel est ton rapport à cette musique ?</strong></p>
<p><strong>Nicolas Exposito (chant &#038; guitare) :</strong> J’ai baigné dans le punk rock. C’est ce qui m’a donné le goût de la musique et surtout de la guitare. J’ai fait mon éducation musicale à l’adolescence. Ce n’était pas Linkin Park ou Slipknot, mais plutôt Blink-182, NOFX, Bad Religion, etc. Les premiers morceaux que j’apprenais à la guitare, c’était du Green Day. Mon amour pour la musique a donc commencé avec ce style-là. C’est pour ça que j’ai toujours composé ce style de musique à côté du metal et de Landmvrks. J’ai même eu un groupe de punk rock il y a une quinzaine d’années. A un moment, j’en ai eu marre de chercher des chanteurs – c’est un peu galère d’en trouver –, donc j’ai continué à faire mes compos et je me suis dit que j’allais me mettre au chant. En plus, ça me permettait de progresser pour Landmvrks, parce que c’est un exercice très compliqué. Je salue tous les chanteurs de la planète, car je trouve que c’est l’instrument le plus dur. Le punk rock, le rock, même le punk en général, ça fait partie de mon ADN. J’ai commencé par là, donc c’était une évidence pour moi de concrétiser cet amour que j’ai depuis toujours.</p>
<p><strong>C&rsquo;est quoi le premier album de punk rock que tu as acheté ?</strong></p>
<p>Je pense que le tout premier, c’est The Young And The Hopeless de Good Charlotte en 2002. C&rsquo;est le premier objet physique que j’ai eu. On me l’a prêté et je l’ai bien poncé de A à Z. Je me disais : « Qu’est-ce que c’est que ce truc-là ? C’est donc ça que le punk rock aux Etats-Unis ? » </p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui t’a marqué dans cet album ?</strong></p>
<p>Je pense que ce sont les mélodies, parce qu’à l’époque, je ne connaissais rien à l’anglais. J’avais peut-être treize ou quatorze ans, donc je ne comprenais rien. C’était vraiment les sonorités qui m’attiraient ; c’était totalement différent de tout ce que j’avais pu écouter au collège. À cet âge-là, on écoutait la musique que tout le monde entendait à la radio, et d’un coup, d’entendre des guitares électriques comme ça, ça m’avait choqué. C’est ce qui m’a donné envie de jouer de la guitare, pour avoir ce style-là. Après, Good Charlotte a ouvert tout un monde, celui de la musique avec tous les groupes et les dérivés de l’époque. Je suis tombé dans la marmite grâce à ça.</p>
<p><strong>Il y a aussi une influence grunge qui ressort sur certains de vos morceaux, notamment dans le travail de la voix. Est-ce quelque chose que tu as voulu explorer et accentuer, ou bien c’est venu plus naturellement au fil de la composition ?</strong></p>
<p>C’est une bonne question. Je n’ai pas vraiment réfléchi. Bien plus tard, j’ai toujours écouté des groupes comme Nirvana, Basement ou Superheaven, donc tout ce côté un peu grunge moderne. En essayant de faire des voix, j’ai naturellement, malgré moi, eu ce ton un peu grunge. Quand tu es en studio et que tu poses ton chant pour la première fois, tu ne sais pas vraiment quelle est ta voix. J’ai essayé plusieurs techniques et c’est celle avec laquelle j’étais le plus à l’aise, sans trop y penser. Pour être honnête, je n’ai pas réfléchi à la manière dont je voulais chanter. Il fallait simplement que ma voix accompagne les morceaux que j’avais écrits instrumentalement, et que je les habille d’une façon ou d’une autre. J’ai fait comme je pouvais. C’est pour ça que c’est un exercice intéressant pour moi : en plus de composer la musique, je me mets sur la voix et j’essaie de ne pas desservir l’instrument, de trouver la mélodie que j’entends sur mes démos.</p>
<p><strong>On sent vraiment une évolution entre les deux EP, notamment au niveau du chant. Cette fois, c’est plus affirmé, plus maîtrisé, avec davantage de nuances. Le ressens-tu aussi ?</strong></p>
<p>Oui, je le ressens. Entre les deux EP – il y a eu deux ou trois ans, si je ne dis pas de bêtises – nous avons beaucoup tourné avec Landmvrks, et je chante de plus en plus. Je fais pas mal de backs et j’aide Flo [Salfati] sur des fins de refrains. Ça m’a permis d’être plus à l’aise avec mon chant, surtout depuis mes premières tournées avec Moonball, où j’ai commencé à comprendre un peu cet instrument, qui est vraiment très compliqué. J’ai la chance aussi d’enregistrer avec Flo, qui est chanteur, donc il me donne des techniques ; c’est un très bon producteur, il m’a beaucoup aidé sur les prises. Du coup, je progresse naturellement. Le fait de chanter davantage m’a vraiment mis plus à l’aise pour cet EP. J’avais fait le premier EP comme je pouvais, un peu à l’instinct, mais j’ai davantage travaillé le deuxième. On dit toujours que pour s’améliorer, il faut s’exercer, donc je chante de plus en plus. Quand je suis arrivé en studio pour enregistrer le deuxième EP, je m’étais beaucoup entraîné sur l’interprétation. Je savais déjà comment aborder mes morceaux, donc c’était beaucoup plus facile. Chanter et interpréter quelque chose que tu viens d’écrire, c’est super dur. Là, j’étais vraiment dans une approche différente. Nous avons le luxe d’avoir un studio avec les gars, ce qui fait que nous ne comptons pas les heures, donc nous avons pu vraiment bosser ça à fond, selon ma vision. C’est bien si tu ressens une évolution, parce que je me suis bien traqué en studio !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-496287" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-Parallel-Frame-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Un soir, ça m’est réarrivé dans mon lit, ce syndrome d&rsquo;Alice au pays des merveilles où tout devient un peu distordu, au niveau des murs, etc. Personne ne connaît. Je me suis dit que si je pouvais le faire connaître à travers ma musique, autant le faire. »</span></em></p>
<p><strong>Rise Of The Northstar ont eux aussi ont beaucoup insisté sur le rôle de Flo, notamment dans sa capacité à comprendre le chant.</strong></p>
<p>Oui, c’est un très bon producteur : je n’enregistrerais pas le chant si ce n&rsquo;était pas avec Flo.</p>
<p><strong>Et puis avec la relation que vous avez, il y a forcément une confiance. J’imagine que tu te sens libre de tout essayer, en sachant que tu auras un retour sincère, un avis qui compte pour toi.</strong></p>
<p>Bien sûr. Après nous, ça a toujours été comme ça dans Landmarks. Flo et moi, nous savons très bien comment nous travaillons. Nous nous connaissons tellement par cœur que le studio est un jeu d’enfant. Nous passons tellement nos journées là-bas, que ce soit avec Landmarks ou d’autres groupes, que quand l’un de nous est derrière la cabine, nous n’avons même pas besoin de nous parler. Nous avons compris tous les deux ce qui se passe. Par exemple, il n’a même pas besoin de me dire que c’était mauvais, je comprends ce qu’il veut dire. Ça arrive, aussi bien lui que moi : nous n’avons pas besoin de nous dire que c’était mauvais pour comprendre que la prise n’était pas bonne.</p>
<p><strong>Maintenant que tu es dans cet exercice, chanter est-il devenu essentiel pour toi ?</strong></p>
<p>Oui et non. Je n’aime pas tant que ça. Ce que je préfère, c’est vraiment composer et jouer de la guitare. J’aime bien le faire parce que ça me sort de ma zone de confort et que c’est un très bon exercice. C’est très dur de jouer de la guitare et de chanter en même temps. J’y prends du plaisir, justement parce que j’essaie de comprendre comment bien exécuter quelque chose que je fais mal. Cela étant, je ne peux pas dire que j’aime chanter, car je trouve ça vraiment difficile. En ce moment, nous répétons avec Moonball et je galère, je manque de technique. Clairement, il faudrait que je prenne des cours de chant. Je n’en ai jamais pris. Ce n’est pas quelque chose qui me fait vibrer. En vrai, chanter, c’est une purge, mais ça m’intéresse, parce que ça demande énormément de technique, de respiration et de rigueur, et que j’apprends encore. Un chanteur qui tourne et dit qu’il aime chanter, j’ai du mal à le croire [petits rires]. Ça fait mal à la gorge, il ne faut pas parler… Mais c’est plaisant quand même, je m’amuse à le faire. En tout cas, ce n’est pas mon truc favori. Je chantonne, ça me suffit.</p>
<p><strong>En plus de chanter, tu es aussi le frontman du projet. C’est toi qui le portes, qui composes, qui chantes, c’est ton image. C’est un rôle assez différent de ce que tu fais avec Landmvrks. Est-ce un positionnement dans lequel tu te sens à l’aise aujourd’hui ? </strong></p>
<p>Être leader sur scène, frontman, c’est un bon exercice. C’est rigolo, parce que tu as un peu plus la parole. Sur un concert de Moonball, c’est plus détendu, je me permets de dire deux ou trois blagues. L’ambiance est bon enfant, et cet exercice-là me plaît. Mais ce n’est pas le fait d’être leader, plutôt celui d’être chanteur. Je préfèrerais juste jouer de la guitare. Ce que je trouve beau chez les chanteurs, c’est cette capacité à tenir une heure face au public, les yeux dans les yeux. C’est fatigant. Un guitariste ou un batteur, on ne se cache pas derrière un instrument, mais on a un prétexte pour faire autre chose sur scène : s’accorder, se tourner, boire un coup. Le chanteur, lui, est seul, tout le monde le regarde. C’est un autre exercice. M’y confronter me permet de mieux comprendre tous les mécanismes d’un groupe. Quand j’arrive avec Landmvrks, c’est comme si j’avais gagné de l’expérience. Peu importe le concert, même petit, le fait de faire quelque chose de différent devient une force pour Landmvrks. C’est ça qui est intéressant, c’est ce que j’aime dans un side project comme Moonball.</p>
<p><strong>Ce projet est-il aussi une manière pour toi de te retrouver ou de mieux comprendre qui tu es ? Parce qu’on sent que tu explores beaucoup de choses, que tu sors de ta zone de confort.</strong></p>
<p>Pas de mieux comprendre qui je suis – c’est peut-être trop psychologique –, mais de mieux comprendre le musicien que je suis. De quoi je suis capable ? Jusqu’où je peux aller ? Est-ce que je suis capable de le faire ? Si oui, combien de temps ? C’est essayer d’aller sur d’autres chemins pour savoir, en tant qu’artiste, où sont tes limites. Par exemple, je pourrais très bien prétendre faire une chanson de rap, mais je ne vais pas le faire parce que je sais que je suis très mauvais. Par contre, est-ce que je peux essayer de faire une tournée et de chanter en étant leader ? Oui, tant mieux pour moi, ça me fait une carte en plus dans mes compétences. J’aurais tout aussi bien pu être dégoûté et me dire : « Ok, ce n’est pas pour moi, j’ai essayé, on passe à autre chose. » Il s’agit donc vraiment d’essayer de voir de quoi je suis capable.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496289" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Moonball-02-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Même si tu joues dans des plus petites salles, même si la fan base est moins importante, tout ce qui m’intéresse, c’est d’être sur scène et de faire de la musique. »</span></em></p>
<p><strong>Sur ce projet, tu explores le thème du syndrome d’Alice au pays des merveilles, avec cette idée de distorsion du temps, de l’espace, de l’identité… C’est un concept à la fois complexe et fascinant. Pourquoi ce choix ? Est-ce quelque chose qui te touche personnellement ?</strong></p>
<p>C’est un syndrome que j’ai personnellement. C’est pour ça que j’en parle dans les chansons. Pour l’histoire, j’ai ce syndrome depuis que je suis tout petit, mais je n’ai jamais su ce que c’était. Je me rappelle que quand j’en parlais à mes parents, ils me disaient qu’ils ne comprenaient pas. C’est vraiment un syndrome peu connu, j’ai l’impression. Un soir, ça m’est réarrivé dans mon lit, cette espèce de syndrome où tout devient un peu distordu, au niveau des murs, etc. C’est souvent dans le noir, mais rien de grave. Je prends mon téléphone et je tombe sur une vidéo TikTok d’un mec qui en parle. Et là, j’hallucine, parce que je mets enfin un mot sur ce truc qui, pour moi, n’existait pas. C’était un youtubeur, Dr Nozman, qui fait des explications un peu scientifiques. Je regarde la vidéo, il est quatre ou cinq heures du matin, et je comprends enfin ce syndrome. J’étais en train d’écrire cet EP et je ne savais pas trop de quoi parler. Je me suis alors dit qu’il fallait que je parle de ce syndrome, parce que c’est très imagé. C’est pour ça que la pochette symbolise un peu ce syndrome d’Alice au pays des merveilles. C’est quelque chose qui me touche, parce qu’à chaque fois que j’en parle, personne ne connaît. Je me suis dit que si je pouvais le faire connaître à travers ma musique, autant le faire. C’est pour ça qu’au moins trois chansons de l’EP en parlent. Après, il en y a une plus axée sur le thème du film The Truman Show, mais ça me tenait à cœur de parler de ce syndrome. Les gens l’appellent le syndrome d’Alice au pays des merveilles, mais c’est en fait le syndrome de Todd. Je trouvais que ça faisait un thème mortel pour l’EP. J’ai donc développé toute la pochette et les paroles autour.</p>
<p><strong>Le premier single que tu as sorti, c&rsquo;est « The Mirrors I&rsquo;ve Made ». En soi, le titre est très évocateur.</strong></p>
<p>Oui, ça en parle clairement, mais on arrive à voir toute la globalité de l’EP une fois qu’on comprend la pochette avec les paroles. Le syndrome est tellement méconnu que ça ne parle pas aux gens. Mais j’invite tout le monde à aller voir cette vidéo du Dr Nozman sur le syndrome de Todd. Ça a été une révélation : « Putain, OK, ce que j’ai depuis tout petit, c’est ça ! » Du coup, ça m’a donné toute cette ligne directrice sur l’EP. Je trouvais ça original d’en parler, je n’avais jamais vu ça ailleurs. Apparemment, quand tu commences à chercher, tu vois qu’il y a plusieurs personnes qui sont touchées. Il y a des formes plus graves que d’autres. Moi, c’est vraiment un tout petit peu, ça m’arrive seulement quand je m’endors, donc ce n’est pas très grave, mais il y en a à qui ça arrive en marchant. Et ça m’arrive très rarement, peut-être une fois tous les deux mois. C’est pour ça que c’est un syndrome qui n’est pas très grave. Quand tu te renseignes, tu vois que ce n’est pas une plaie d’avoir ça, mais ça existe.</p>
<p><strong>Tu mentionnais « Seahaven », en hommage au film The Truman Show avec un clip vraiment très soigné et des invités. Peux-tu nous en parler ?</strong></p>
<p>Dans les invités, il y a Flo, Juju – notre ingé son avec Landmvrks –, et Rudy – notre bassiste. Pour la petite histoire, nous avons tourné ce clip dans nos locaux de répétition, un petit local, tout en fond vert. C’est vraiment un clip cent pour cent fond vert. Il nous fallait des figurants. J’ai dit aux gars : « Allez, venez, j’ai besoin de figurants. » Ils ont joué le jeu avec plaisir. C’était drôle. Enorme chapeau à Aurélien Mariat qui a réalisé le clip à partir de mon idée un peu farfelue. Je lui ai dit : « On n’a pas le temps, il faut tourner un clip, donc on va tout faire en fond vert, et toi, tu te débrouilles en postprod. Désolé pour toi. » Honnêtement, c’est un de mes clips préférés. Je le trouve réussi pour les moyens que nous avons mis dessus, c’est un truc de ouf. Je lui ai dit que c’était mon clip préféré de lui ; même si tout est fait en fond vert et en postprod sur ordinateur, je le trouve magnifique.</p>
<p><strong>C&rsquo;est donc toi qui as eu l&rsquo;idée de faire ce concept ?</strong></p>
<p>Quand j’ai écrit cette chanson, je cherchais un autre thème que le syndrome d’Alice au pays des merveilles, parce que je n’allais pas écrire cinq chansons sur le même sujet, ça aurait fini par gonfler les gens. Comme je suis un énorme fan de Jim Carrey – j’ai vu tous ses films, The Mask peut-être cent fois, The Truman Show pareil –, je me suis dit que j’allais faire en sorte d’être Jim Carrey dans The Truman Show et que j’allais parler comme si j’étais lui. D’où Seahaven, qui est la ville du Truman Show. J’ai trouvé ça drôle de me mettre à sa place. Ensuite, j’ai eu l’idée de faire un plagiat du Truman Show pour le clip, en assumant complètement de reprendre les mêmes scènes, comme celle de l’escalier. J’ai trouvé ça vraiment marrant, en mode : « Si le film était sorti cette année, on aurait pu être la BO du film. » C’est un petit clin d’œil à un de mes films préférés, et j’ai trouvé ça drôle à faire.</p>
<p><strong>Finalement, avec cet EP, tu dévoiles beaucoup de choses sur toi.</strong></p>
<p>Oui. Je parle du Truman Show, qui est un de mes films préférés. Je parle de mon syndrome. J’ai écrit des choses plus personnelles que sur le premier EP. Sur le premier, je n’avais quasi rien écrit. C’était surtout Alex [Barcos], le bassiste de Moonball, qui m’avait aidé parce que je n’avais aucune idée, aucune inspiration. Et là, j’étais inspiré, je voulais aller jusqu’au bout. Forcément, j’ai parlé de sujets assez personnels. En tant que chanteur, c’est quand même plus cool de chanter des chansons qui te touchent. C’est peut-être aussi pour ça qu’elles sont mieux interprétées, parce que ce sont des sujets qui me parlent directement. Tant mieux si les auditeurs le ressentent. Ce sont des choses qui me touchent. Franchement, c’est un EP vrai. Il n’y a pas de chichi, comme on dit.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4l8hCF-lnTg" title="Moonball - Seahaven" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« C’est plus stressant de jouer dans une petite salle et de voir toutes les personnes que de jouer sur une mainstage du Hellfest devant trente mille personnes, où ça devient très impersonnel. »</span></em></p>
<p><strong>Tu vas continuer à faire des EP ou il y a un monde où tu fais un album entier ?</strong></p>
<p>Il faut voir avec le temps, avec Landmvrks, etc. Dans tous les cas, j’écris toujours à côté, que ce soit pour Landmvrks, pour Moonball, pour des trucs personnels ou des choses qui ne sortiront jamais. Par exemple, j’ai mon lien Dropbox avec peut-être quarante ou cinquante compos qui ne sortiront jamais, parce que ce n’est pas le bon moment ou que c’est un style totalement différent. Je pense que nous pourrons sortir un album quand j’aurai un peu plus de temps pour écrire. On verra comment cet EP est reçu, mais dans tous les cas, je continuerai toujours d’écrire de la musique pour me faire plaisir.</p>
<p><strong>Kévin [D’Agostino] racontait que « The Great Unknown » était, à la base, parti d’un petit jam très punk rock. D’ailleurs, au début du morceau, on entend un son très Blink-182, presque comme un clin d’œil. Puis ça évolue vers quelque chose de plus Linkin Park, mais c’est ça aussi qui est enrichissant : quand on joue ensemble, il peut toujours se passer quelque chose d’imprévu. </strong></p>
<p>Oui, nous avons composé cette chanson sans forcément nous dire que c’était pour Landmvrks. Nous écrivons toujours, et à tout moment, ça peut finir pour Landmvrks ou pour un autre groupe. Nous avons cette volonté d’être très créatifs. Par exemple, sur la dernière tournée, nous avons composé une chanson de hardcore. Nous écrivons tout le temps, peu importe le projet. Après, oui, le projet Moonball demande à être développé. La suite logique serait de sortir un album, mais on n’y est pas encore.</p>
<p><strong>Quand on regarde ton année 2025, elle a vraiment quelque chose d’exceptionnel, non ? Un album incroyable, un concert mémorable à l’Olympia, une tournée interminable aux États-Unis, et puis les Foudres du Metal avec les prix de meilleur artiste et meilleur album…</strong> </p>
<p>Nous ne nous sommes pas arrêtés ! Nous avons eu un petit mois de répit. Je repars en tournée avec Moonball dans deux semaines, mais parce que ça me plaît. Ce qui me plaît avant tout, c’est faire de la musique. Même si tu joues dans des plus petites salles, même si la fan base est moins importante, tout ce qui m’intéresse, c’est d’être sur scène et de faire de la musique. Même s’il y a un Olympia, un Zénith ou autre, la finalité, c’est de faire de la musique. Tant mieux si ça marche, j’en suis très reconnaissant, mais c’est encore mieux si tu prends plaisir à jouer tout le temps.</p>
<p><strong>Avec Landmvrks, il y a ce gros succès, ces grosses scènes, mais là, avec un projet plus punk rock, tu retrouves le contact direct, une énergie brute, presque dans le pit. Justement, n’est-ce pas aussi un kiff de revenir dans des petites salles, d’aller chercher les gens un par un ? </strong></p>
<p>Oui, c’est clair. En janvier, nous avons fêté nos dix ans avec Landmvrks et nous sommes retournés dans une petite salle à Marseille, avec deux cent cinquante personnes. C’est plus stressant de jouer dans une petite salle et de voir toutes les personnes que de jouer sur une mainstage du Hellfest devant trente mille personnes, où ça devient très impersonnel, une marée noire. Le fait de jouer dans une salle plus intimiste, à titre personnel, je trouve ça plus stressant. Les gens pensent que tu stresses plus devant une grande foule, mais c’est l’inverse. Surtout avec Moonball, où je prends la place de leader, c’est encore plus stressant de tenir une petite salle que de tenir une foule de soixante mille personnes où tu as un mouvement de masse et tu sais, par exemple, que les gens vont sauter. Alors que s’il y a dix personnes devant toi et qu’elles ne sautent pas, tu le vois tout de suite. Mais c&rsquo;est un bon exercice. C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;on apprend tout le temps.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de plus après une année comme celle-ci ?</strong></p>
<p>De continuer à faire ça ad vitam æternam, c’est tout ce qu’on veut, avec plaisir !</p>
<p><strong>Tu disais que Moonball avait déjà fait quelques dates, et qu’il y en avait d’autres à venir…</strong></p>
<p>Nous sortons l’EP la semaine prochaine et nous faisons une petite tournée en Europe. Nous jouons à Milan, en Allemagne, en Belgique et en France. À la base, c’était censé être mon mois off après la tournée, mais je voulais quand même faire un petit truc pour la sortie de l’EP. Je me suis dit que ce serait bien de pouvoir le jouer, parce que c’est bien beau de l’enregistrer, mais comme je dis souvent, le plus cool, c’est de le vivre sur scène. Même s’il y a Kévin dans ce groupe, il y a aussi JP et Alex, le guitariste et le bassiste, et ça leur fait plaisir de partir en tournée. C’était le seul créneau que j’avais pour défendre cet EP. Nous avons mis notre booker sur le coup : « C’est la seule semaine que nous avons, si tu peux trouver un truc, ce serait parfait, sinon, tant pis, on trouvera d’autres dates. » Ça nous tenait à cœur de sortir l’EP et d’aller le défendre directement dans les salles. Nous avons la chance d’ouvrir à Lyon pour Resolve, qui sont de très bons amis. J’y serais allé de toute façon pour les supporter. Ils m’ont proposé, j’ai dit : « OK, avec plaisir. » Même si je trouve que c’est un peu gros pour Moonball, c’est cool.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 31 octobre 2025 par <strong>Marion Dupont</strong>.<br />
Retranscription : <strong>Marion Dupont</strong>.</p>
<p>Site officiel de Moonball : <a href="https://moonballband.com/" target="_blank" rel="noopener">moonballband.com</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://moonballband.com/" target="_blank" rel="noopener">Parallel Frame</a>.</p>
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		<title>The Old Dead Tree &#8211; London Sessions</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/the-old-dead-tree-london-sessions,496245</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:18:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[old dead tree. the]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré d’épisodiques phases de résurrection suite à sa dissolution, The Old Dead Tree avait pris le temps de s’assurer de la pertinence d’un nouvel album avant de mettre en boîte le chef-d’œuvre d’orfèvrerie noire Second Thoughts. Désormais conforté dans ses ambitions artistiques, le groupe semble définitivement propulsé dans sa seconde partie de carrière. Il offre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-496253" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/the-old-dead-tree-london-sessions500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Malgré d’épisodiques phases de résurrection suite à sa dissolution, The Old Dead Tree avait pris le temps de s’assurer de la pertinence d’un nouvel album avant de mettre en boîte le chef-d’œuvre d’orfèvrerie noire <a href="https://www.radiometal.com/article/the-old-dead-tree-second-thougths,483512">Second Thoughts</a>. Désormais conforté dans ses ambitions artistiques, le groupe semble définitivement propulsé dans sa seconde partie de carrière. Il offre avec l’EP London Sessions un prolongement intéressant et inentendu à ses récents travaux.</p>
<p>Les studios d’Abbey Road font partie de l&rsquo;histoire. Exilé outre-Manche le temps d’une courte visite au sein de ce studio légendaire, The Old Dead Tree en profite pour laisser exploser toute sa sombre créativité, capturant quasiment sur le vif quatre morceaux superbement ciselés. Ce témoignage résonne presque comme un morceau de vie, un instantané intense d’un moment d’accomplissement hors du temps. The Old Dead Tree enregistre live, avec spontanéité, finesse, en maîtrise totale de son art et de ses émotions. Deux nouveaux morceaux, deux relectures, et une certaine forme de perfection dans l’écriture autant que dans la compréhension entre musiciens. Le groupe témoigne d’une profondeur du son presque abyssale, d’une subtilité artistique bluffante. Il suffit de superposer les relectures de « By The Way » et « What Else Could We’ve Said » avec leurs modèles pour constater tout le chemin parcouru par le groupe depuis près de deux décennies. Les musiciens en rebrodent les enluminures, dépouillent certains passages, et insufflent à ces compos surgies du passé une épaisseur nouvelle. Il n’est de fait pas surprenant de voir The Old Dead Tree aborder ses nouveaux morceaux avec une sensibilité rock prog prononcée. Le groupe y fait preuve d’un souci des détails et contrastes qui amène ces compositions vers un équilibre absolu. Puissants sans être chargés, les titres sont fluides, à la fois légers et riches. Le groupe invite à un onirisme enivrant, à un voyage court mais passionnant. S’il se profile en petit cadeau de mi-tournée, cet EP semble tout aussi essentiel que l’album qui le précède.  </p>
<p><span id="more-496245"></span></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « Feel Alive Again » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/-jmHkwcpnuc?si=KeiUufhIyKVgW6ef" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « Time Has Come » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/y7zl8k85RTg?si=mBtTlRmy58_MOLWe" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>London Sessions</em>, sorti le <strong>28 novembre 2025</strong> via Season Of Mist. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/4oZRpMg" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<title>Bad Omens : « the fucking Kings » au Zénith</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/bad-omens-the-fucking-kings-au-zenith,496256</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cyrielle Lebourg-Thieullent]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 08:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[bad omens]]></category>
		<category><![CDATA[bilmuri]]></category>
		<category><![CDATA[Ghost Inside. The]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mardi 2 décembre, Bad Omens était attendu de pied ferme au Zénith de Paris. Un concert complet pour le groupe de Richmond, soutenu par The Ghost Inside et Bilmuri. Cette date parisienne intervient trois ans après la sortie du très remarqué Concrete Jungle et en amont de la sortie de leur quatrième album, alors [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.radiometal.com/article/bad-omens-the-fucking-kings-au-zenith,496256">Bad Omens : « the fucking Kings » au Zénith</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.radiometal.com">RADIO METAL</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025.jpg" alt="" height="345" class="alignright size-full wp-image-496265" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025.jpg 600w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025-244x300.jpg 244w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025-80x98.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-2025-128x157.jpg 128w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a>Ce mardi 2 décembre, Bad Omens était attendu de pied ferme au Zénith de Paris. Un concert complet pour le groupe de Richmond, soutenu par The Ghost Inside et Bilmuri. Cette date parisienne intervient trois ans après la sortie du très remarqué Concrete Jungle et en amont de la sortie de leur quatrième album, alors que le dernier single, « Left For Good », vient d&rsquo;être dévoilé. Même avant de pénétrer dans la salle, l’impatience est déjà palpable, la queue au merch est impressionnante.</p>
<p>A 19h frappantes, The Ghost inside prend le contrôle de la scène. Une setlist de dix titres efficaces et puissants, le groupe californien mené par Jonathan Vigil occupe l’espace. Commençant par « The Avalanche », le groupe enchaîne sans temps mort et fini sur quatre titres qui font petit à petit monter la température dans la fosse : « Engine 45, « Wrath », « Earn It » et « Death Grip ». Le public est conquis, et le groupe a réussi son pari de chauffer la salle. La fosse est survoltée. </p>
<p><span id="more-496256"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/badomensofficial/" rel="noopener" target="_blank">Bad Omens</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/Bilmuri/" rel="noopener" target="_blank">Bilmuri</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/theghostinside/" rel="noopener" target="_blank">The Ghost Inside</a><br />
<strong>Date :</strong> 2 décembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> Le Zénith<br />
<strong>Ville :</strong> Paris [75]</p>
<p>C’est au tour de Bilmuri de monter sur scène. Gros changement d’ambiance. Le projet de l’ex-Attack Attack! John « Johnny » Franck propose un metal quasi joyeux, surprenant, mêlant des accents pop ou redneck à des éléments de structure jazz. Le frontman apporte sa bonne humeur nonchalante, tout en ayant une parfaite maîtrise de sa voix. Mais Bilmuri, c’est aussi Gabi Rose, qui fascine au saxophone, à la flûte traversière mais aussi au chant. Gabi Rose est également la femme derrière le solo de saxophone à la fin d’Emergence de Sleep Token. </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496260" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-42.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>21h. Le public s’impatiente, les discussions vont bon train. La scène est prête, mais le silence et l’obscurité y règnent. On n’attend plus que Bad Omens. C’est là que l’écran s’allume et qu’un clip démarre. Un lecteur de cassette vintage avec un nom : tape 1. Ambiance rétro pour un moment qui semble suspendu, entre onirisme et perte, avant que « Specter » ne résonne. Démarrer par ce morceau, c’est se rappeler pourquoi la musique de Bad Omens frappe au cœur. La voix de Noah Sebastian, éthérée, aérienne, s’égrène entre les notes du piano. La foule chante, de concert, comme il le fera tout au long de la soirée. Les lumières projetées par les écrans subliment ce moment. Puis Glass Houses permet au groupe de montrer sa puissance. Noah Sebastian occupe le centre de la scène, charismatique. L’assistance est transcendée. Le concert se poursuit avec « Drain », extrait de l’album Concrete Jungle (The OST), sorti en mai 2024, avant qu’un son si particulier, un son de cloche, ne mette la fosse en ébullition : « The Death Of Peace Of Mind ». Le public chante puis hurle les paroles. Toute la foule se meut, bouge, vit ce moment et cette chanson si emblématique du groupe de Richmond.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496262" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-63.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a> </p>
<p>C’est la fin de la première partie. Une deuxième vidéo lance la deuxième cassette. Les couleurs changent. Le rouge cède la place à un bleu froid, électrique. Noah Sebastian se découpe dans l’ombre. Les effets de lumière sont de toute beauté et participent à cette ambiance à la fois puissante et réconfortante. « Dying To Love » démarre cette seconde partie. Titre sorti en octobre de cette année qui prend toute sa force émotionnelle en live. Encore une fois, la foule répond présent, chantant cette chanson récente mais déjà bien connue. Il n’y a aucun doute sur l’adhésion du public et sur l’aspect hors du temps de ce moment d’exception. Il le sait et le sent. Puis la batterie de Nick Folio démarre ce motif si reconnaissable : « Concrete Jungle ». Sans conteste, ils sont « the fucking Kings », phrase que la fosse hurle à faire trembler les murs. « Nowhere To Go » prend la suite, second titre consécutif de The Death Of Peace Of Mind (2022). La foule se scinde, le circle pit est lancé. Le break s’y prête si bien. Et c’est Limits qui clôt cette deuxième partie.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-683x1024.jpg" alt="" height="560" class="aligncenter size-large wp-image-496261" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-683x1024.jpg 683w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-768x1151.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-128x192.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76-1025x1536.jpg 1025w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-76.jpg 1281w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></p>
<p>Après une troisième cassette, poursuivant l’histoire démarrée au début du concert, la scène se teinte d’un vert émeraude. « Artificial Suicide » électrise la foule. « Can you hear me through the white noise, friend? » La voix de Noah Sebastian impressionne, aussi à l’aise pour le chant clair que lorsqu’il pousse sa voix pour un cri qui dure une quinzaine de secondes. Et c’est à ce moment qu’il s’efface, laissant la voix de Poppy résonner pour « V.A.N. (Violence Against Nature) ». Un choix intéressant au milieu du concert mais qui fait l’unanimité dans le public. La chanson aux accents de metal industriel est la seule du groupe où ne figure que la voix de Poppy. Noah Sebastian reprend le devant de la scène avec « Left For Good », quatrième single extrait de leur prochain album, sorti le 18 novembre. Pour clore cette troisième partie, Jonathan Vigil de The Ghost Inside rejoint le quatuor sur scène pour « ANYTHING > HUMAN ». Un très beau moment de complicité entre les deux hommes qui se saluent chaleureusement. Musicalement, c’est impeccable et la foule vibre à l’unisson. « What Do You Want From Me? » vient clore cette troisième partie. </p>
<p>Quatrième cassette. Le temps défile, passe bien trop vite. Si le groupe a été très silencieux en début de concert, communiquant de façon sporadique, cela change peu à peu. Noah Sebastian prend de plus en plus la parole. Cette nouvelle partie est composée uniquement de titres de The Concrete Jungle : « What It Cost », « Like A Villain » et « Just Pretend ». Avec cette conscience que la fin du concert approche, l&rsquo;assistance profite au maximum, présente dans le moment, chantant et vibrant avec le groupe. Ce sentiment de partage crée une ambiance quasi cosy, une communion entre le public et Bad Omens, malgré le bruit et la fureur, les circle pits et les cris de la foule. </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496263" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-48.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Dernière cassette. « Impose ». Entre la voix aux vibratos si maîtrisés et la rythmique électro, ce quatrième titre issu de l’album à venir impose (sans mauvais jeu de mots) un changement de rythme brutal, l’ambiance change et c’est sur ce léger déséquilibre que jaillissent paillettes et confettis, argentés sur lumière bleue, avant que le groupe ne quitte la scène. </p>
<p>La foule scande leur nom, applaudit et Bad Omens revient pour un dernier titre qui fait l’effet d’un coup du lapin : « Dethrone ». Second titre issu de l’album Finding God before God finds Me, il s&rsquo;agit là d&rsquo;un des plus heavy du groupe. Noah Sebastian impressionne (encore) avec cette version live énergique et puissante. Il termine une nouvelle fois par un cri puissant, à genoux, pendant ce qui semble être une éternité avant de hurler « You are the fucking Kings ». Un peu K.-O. par cette fin de concert survoltée et brutale, les fans quittent doucement la salle. </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496264" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bad-Omens-Paris-1-68.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Bad Omens, déjouant les mauvais présages, prend de l’ampleur sur la scène metalcore. Après avoir foulé la scène du Backstage, de la Machine du Moulin Rouge et de la Salle Pleyel, il a joué dans la plus grande salle parisienne de sa carrière à ce jour. Il y a fort à parier que les Américains investissent des salles encore plus grandes à l’avenir, mais ce moment était magique, exceptionnel et hors du temps. </p>
<p><em><u>Setlist (source <a href="https://www.setlist.fm/setlist/bad-omens/2025/le-zenith-paris-france-3b430024.html" rel="noopener" target="_blank">Setlist.fm</a>) :</u></em></p>
<p>Specter<br />
Glass Houses<br />
THE DRAIN<br />
THE DEATH OF PEACE OF MIND<br />
Dying To Love<br />
CONCRETE JUNGLE<br />
Nowhere To Go<br />
Limits<br />
ARTIFICIAL SUICIDE<br />
V.A.N<br />
Left For Good<br />
ANYTHING > HUMAN (feat. Jonathan Vigil)<br />
What Do You Want From Me?<br />
What It Cost<br />
Like A Villain<br />
Just Pretend<br />
Impose</p>
<p>Rappel :<br />
Dethrone</p>
<p>Photos : fournies par le groupe.</p>
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		<title>Novembre et sa post-poésie</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/novembre-et-sa-post-poesie,495784</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Gricourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 08:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[at the gates]]></category>
		<category><![CDATA[catacomb]]></category>
		<category><![CDATA[lindberg. tomas]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre]]></category>
		<category><![CDATA[orlando. carmelo]]></category>
		<category><![CDATA[pagliuso. massimiliano]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-495850" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04-224x300.jpg 224w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04-80x107.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-04-128x172.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Quand on est fan de Novembre, le groupe de doom/gothique italien, il faut s’armer de patience. Un constat qui n’est pas lié à la musique (on a vu bien pire en matière de lenteur), mais au rythme de sorties qui s’est largement distendu depuis 2007. La rareté fait que la sortie de Words Of Indigo est d’autant plus précieuse. Un album qui pourrait susciter des craintes, le line-up ayant été presque totalement renouvelé, y compris avec le départ du guitariste Massimiliano Pagliuso, figure importante de la formation depuis 1997. Mais c’est sans compter sur le talent et la détermination du leader historique, le chanteur-compositeur Carmelo Orlando.</p>
<p>C’est naturellement avec lui que nous nous sommes entretenus pour évoquer ces changements, mais aussi plonger dans un album « post-poétique », où la musique et les sentiments supplantent les mots, où les inspirations vont de Paradise Lost, At The Gates ou Quorthon à la musique AOR et la pop-rock, où l’obscurité des riffs côtoie la lumière des accroches. Nous creusons ensemble le « style » Novembre et en profitons pour remonter le temps jusqu’à l’époque Catacomb…</p>
<p><span id="more-495784"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495851" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-03-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Ce sont des temps vraiment tragiques et les gens n’ont pas vraiment besoin de nouvelle musique. Ils s’en fichent parce qu’ils ont de plus gros problèmes à régler. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Ça fait neuf ans que vous n&rsquo;avez pas sorti d&rsquo;album. Ursa est sorti neuf ans après The Blue. Est-ce qu’il y a un truc avec le chiffre neuf chez Novembre ? Sachant que Words Of Indigo est votre neuvième album…</strong></p>
<p><strong>Carmelo Orlando (chant) :</strong> [Rires] Ces écarts de temps sont tous là pour des raisons différentes. Entre The Blue et Ursa, je ne me souviens pas de ce qui s’est passé, désolé, c’était il y a trop longtemps. En revanche, pour le nouvel album, je peux te dire que c’est incroyable à quel point tout ce temps s’est écoulé en un clin d’œil. Tu passes les deux premières années à essayer de promouvoir l’album, à tourner, à faire des festivals, etc., puis le Covid-19 arrive, tu arrêtes tout, tu ne penses plus aux albums parce que tu n’es même pas sûr que ça reviendra à la normale. Quel intérêt d’écrire un album si tu n’es pas sûr de le sortir un jour ? J’ai donc attendu. Deux ou trois ans sont passés, les salles ont réouvert, puis ont refermé, mais finalement, ça s’est terminé et j’ai commencé à me mettre sur les riffs et à composer l’album. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on se retrouve en 2024. Tu enregistres l’album, tu le mixes et nous voilà en 2025. En une fraction de seconde, dix ans sont passés. C’est fou.</p>
<p><strong>À une époque où les groupes doivent être omniprésents, constamment avoir de l’actualité et de l’activité, ces écarts de temps ne vous ont-ils pas été préjudiciables ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas. Je ne crois pas, parce que ce sont des temps vraiment tragiques et les gens n’ont pas vraiment besoin de nouvelle musique. Ils ne sont pas là à demander : « S’il vous plaît, faites un album. » Ils s’en fichent parce qu’ils ont de plus gros problèmes à régler. Je l’ai aussi remarqué avec un groupe que j’adore, Paradise Lost, qui sort un album époustouflant : je n’ai jamais vu des gens les supplier de revenir. Ils se fichent complètement de la musique aujourd’hui. Si vous leur donnez de la musique, ils apprécieront, mais si vous ne leur en donnez pas, ce n’est pas grave, ils ont mieux à faire. En tout cas, c’est mon avis.</p>
<p><strong>Tu s l’air un peu amer…</strong></p>
<p>C’est juste ce que j’ai remarqué, ce que je lis. On a deux guerres en cours. C’est donc parfaitement normal que les gens ne soient pas intéressés par la musique. D’un autre côté, c’est notre devoir de continuer à faire de la musique, mais ce n’est pas comme par le passé, où ils étaient là : « S’il vous plaît, revenez avec un nouvel album ! »</p>
<p><strong>En ces temps sombres, les gens n’ont-ils pas besoin de l’art pour, au moins, s’évader ?</strong></p>
<p>Je n’en suis pas sûr. Je pense que c’est surtout en temps de paix qu’on veut de la musique. Mais qui sommes-nous pour juger une telle situation ? C’est trop étendu pour être compris maintenant.</p>
<p><strong>Massimiliano Pagliuso a récemment annoncé son départ. Tu as déclaré : « C’est vraiment dommage qu’il quitte le groupe ; ses compétences techniques et de composition ont été essentielles au succès de nos précédents albums. » Comment as-tu réagi à son départ, même si ça faisait un certain temps qu’il ne jouait plus en concert avec le groupe ?</strong></p>
<p>Pas très bien, parce que nous étions comme un couple. C’était vraiment quelque chose lorsque nous créions de la musique ensemble. Mais que peut-on y faire ? Quand quelqu’un perd l’intérêt pour la musique et devient désenchanté, on n’y peut rien. Je ne sais même pas pourquoi c’est arrivé. Il y a des gens qui restent fidèles à une passion et la pratiquent pendant des années, et d’autres qui ressentent le besoin de changer. Massimiliano est l’un de ces derniers. Il change constamment de trajectoire après quelques années – je l’ai vu le faire avec d’autres. C’est comme ça, c’est tout. Nous nous parlons encore beaucoup, nous échangeons des idées, nous sommes de très bons amis, mais il s’intéresse à d’autres choses maintenant.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jvEWHrgdls4" title="Novembre - Your Holocene - Official Video (taken from Words Of Indigo)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Les années 80 étaient le moment où la musique a atteint un sommet. Un tel niveau de musique ne peut provenir que d’une période de paix, de tranquillité, d’essor, de richesse. »</span></em></p>
<p><strong>Étais-tu inquiet pour l&rsquo;avenir créatif du groupe ?</strong></p>
<p>Oui, bien sûr. Une des raisons – que je n’ai pas mentionnée précédemment – expliquant pourquoi beaucoup de temps s’est écoulé entre Ursa et ce nouvel album est qu’il a fallu essayer de monter un très bon line-up constitué de personnes qui vivent dans la même ville. Par le passé, nous avons joué avec des musiciens qui vivaient loin d’ici et qui devaient prendre l’avion pour Rome, or ce n’était plus possible pour nous, il nous fallait des gens du même coin. Nous avons fini par trouver les bonnes personnes : Fabio Fraschini, Yuri Croscenko, Alessio Erriu et Federico Albanese. Enfin, nous pouvons nous réunir dans notre garage pour travailler face à face sur de nouvelles chansons, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. C’est super.</p>
<p><strong>En effet, outre le récent départ de Massimiliano, Words Of Indigo a connu un remaniement quasi complet de la formation. Vois-tu ça comme une opportunité de faire le point sur le groupe, son identité, de la repenser ?</strong></p>
<p>C’est quelque chose dont nous avons l’habitude. Nous changeons régulièrement de line-up depuis des années. Les gens changent leurs plans dans la vie, ça a toujours été comme ça. Nous avons perdu Alessandro Niola, qui était présent sur l’album Classica : c’était une énorme perte. Il a changé de vie du jour au lendemain. Il a déménagé et pris un boulot normal. Il y a des choses sur lesquelles on n’a aucun contrôle. Il faut apprendre à vivre avec. Ça influe sur la façon dont je pense le groupe, mais concernant la musique, j’ai toujours été le compositeur, donc ça ne l’impacte pas tellement. Reste que c’est toujours plus confortable d’avoir un line-up stable. Ça fait peur quand quelqu’un s’en va.</p>
<p><strong>Malgré tout, penses-tu que cet afflux de sang neuf a eu une influence sur Words Of Indigo ?</strong></p>
<p>Absolument. Les solos d’Alessio sont incroyables ! Ça a changé la donne. Ils ont apporté une fraîcheur, quelque chose de complètement neuf à l’album. Pareil pour les idées de Federico à la guitare rythmique ; il a réinterprété les riffs. Idem pour Fabio à la basse ; c’est un incroyable bassiste qui joue avec beaucoup de finesse. Parfois, il utilise une basse fretless, ce qui donne des lignes extraordinaires, surtout sur le dernier morceau « Onde ». Ils ont été très importants pour le résultat final.</p>
<p><strong>Cela dit, Massimiliano a mentionné qu’on « trouvera encore des traces de [son] ADN dans cet album »…</strong></p>
<p>Oui, en effet ! Il est parti il y a deux ans, mais ça fait longtemps que je travaille sur cet album par intermittence et deux ou trois riffs vraiment excellents à lui s’y sont immiscés. Je lui ai demandé si je pouvais les utiliser et il a été totalement d’accord. Ses riffs sont un peu différents des miens. Je ne sais pas si on peut les reconnaître facilement, mais ils apportent une alchimie qu’on n’entendrait pas autrement. Mais les nouveaux membres ont de nouvelles idées. Un nouveau lien et une nouvelle alchimie se créeront. On verra ce que ça donne. C’est excitant.</p>
<p><strong>L&rsquo;album est décrit comme votre œuvre « la plus richement ornée et la plus aboutie sur le plan sonore à ce jour ». Peux-tu nous parler de sa conception ? A-t-il bénéficié d&rsquo;une attention encore plus grande que vos albums précédents ?</strong></p>
<p>Oui, absolument. Ce n’est pas juste que j’ai été plus attentif, c’est que j’ai passé un petit peu plus de temps à m’occuper des détails, et je suis un petit peu plus instruit en matière d’enregistrement. Disons que tu n’aimes pas ce que tu entends et tu te dis qu’il faut un important changement, si bien que si tu n’es pas doué dans l’enregistrement à la maison, tu te diras que tu n’y arriveras, c’est trop difficile. Au final, tu ne fais pas la correction, tu laisses ce que tu n’aimes pas et tu te retrouves avec un album qui ne te plaît pas à cent pour cent. Cette fois, j’avais les moyens de faire d’énormes changements là où je ne pouvais pas par le passé. Voilà pourquoi je suis davantage satisfait cette fois. Là tout de suite, je considère cet album comme étant parfait. Peut-être que demain j’aurai un autre avis, mais aujourd’hui, je n’y vois aucun point faible, alors qu’avant, il y en avait toujours ici et là.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02.jpg" alt="" width="495" class="aligncenter size-full wp-image-495852" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02.jpg 722w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02-300x208.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02-80x55.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02-128x89.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-02-433x300.jpg 433w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Quand l’un des meilleurs morceaux est un instrumental, on peut être fier, car le chant agit comme un liant qui donne du sens à l’ensemble, mais quand il n’y en a pas, c’est plus dur. »</span></em></p>
<p><strong>À propos du premier single « Your Holocene », tu as déclaré : « Le riff principal de ce morceau est profondément ancré dans les années 80, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;AOR ou de pop-rock. » Fais-tu partie de ceux qui ont la nostalgie des années 80 ?</strong></p>
<p>Oui. Je dois dire que je ne suis pas le seul. Si tu vas sur les réseaux sociaux, en l’occurrence TikTok, qui est super pour découvrir de nouvelles musiques, tu y verras une armée de jeunes gens qui jouent de vieilles chansons, genre Tears For Fears, The Smiths, The Cure, Duran Duran, etc. C’est incroyable. Cette musique ne manque pas qu’à nous, les plus vieux, mais aussi aux jeunes. Dans le cas de « Your Holocene », le riff principal est une tentative de créer une chanson type mainstream années 80. C’est tellement accrocheur, ça reste en tête. Evidemment, c’est fait dans notre style. Je ne sais pas pourquoi cette décennie parle tant aux gens. C’est probablement lié à ce dont je parlais au début de l’interview : un tel niveau de musique ne peut provenir que d’une période de paix, de tranquillité, d’essor, de richesse. Les années 70 étaient terminées, les gens réclamaient de la nouvelle musique et le marché leur en a donné de l’excellente. Dans les années 80, les gens pensaient vraiment qu’on allait régler la famine et la pauvreté dans le monde, qu’il n’y aurait plus de guerre. Il y a eu Live Aid. On était vraiment convaincu que c’en était fini des guerres, que l’Ouest se joignait enfin à l’Est, avec Gorbatchev et tout. C’était le moment où la musique a atteint un sommet.</p>
<p><strong>Il est surprenant que tu mentionnes l&rsquo;AOR ou la pop-rock, car ce ne sont pas du tout les genres auxquels on pense en écoutant Novembre. Par le passé, vous avez également fait des reprises de Kate Bush, Arcadia et Depeche Mode… Dirais-tu que tes inspirations ne sont pas forcément là où on les imagine ?</strong></p>
<p>Quand j’ai mentionné l’AOR, je ne pensais pas forcément à ce que le terme signifie traditionnellement. Pour moi l’AOR peut être Mr. Mister ou Bryan Adams, or ce sont des musiciens pas si éloignés de ceux que tu mentionnes. Il n’y a pas un grand écart entre Depeche Mode et ces artistes. Bien sûr, ils sont éloignés en termes de style et d’instruments, mais les structures globales des chansons – couplet, pré-refrain, refrain – sont typiques des années 80. Bref, c’est juste une autre manière de dire « années 80 ». Mais oui, je le reconnais, c’est possible que les gens aient des idées fausses ou une confusion sur ce que peuvent être nos inspirations. Cela dit, parmi mes influences, il y a encore les tout  premiers At The Gates, Opeth, Tiamat, Anathema, etc. Je n’y peux rien, ces groupes ont sorti des albums incroyables à leurs débuts. Ce sont ces albums qui m’ont le plus influencé – et je les écoute toujours. Pareil pour Pink Floyd, Duran Duran, etc. et je mélange tout ça. </p>
<p><strong>Tu as également dit que la structure de la chanson « était prête en quelques heures ». Dirais-tu que les chansons qui s&rsquo;écrivent rapidement, d&rsquo;elles-mêmes, sont généralement les meilleures ?</strong></p>
<p>Généralement, je dirais que oui. D’un autre côté, des chansons plus complexes peuvent aussi être géniales. Je peux dire que mon morceau préféré dans l’album est l’instrumental, « Ipernotte » – ça signifie « hyper nuit ». Il est très long et complexe, et pourtant, il est très proche de la perfection. Quand l’un des meilleurs morceaux est un instrumental, on peut être fier, car le chant agit comme un liant qui donne du sens à l’ensemble, mais quand il n’y en a pas, c’est plus dur. Je suis tellement content que le résultat soit si bon. Et pourtant, il y a des chansons plus simples, comme « Your Holocene » ou « Post Poetic » qui sont superbes également. Que puis-je dire ? Je suis très fier de cet album ! Mais généralement, oui, les chansons courtes ont souvent tendance à être parfaites.</p>
<p><strong>« Ipernotte », c’est le morceau où on entend un cri au milieu, quel en est le sens ?</strong></p>
<p>C’est une fille qui crie, oui, mais je ne sais pas… Je trouvais ça sympa qu’il y a un cri à cet endroit. Alors je suis allé sur YouTube, j’ai tapé : « Effet sonore d’une fille en train de crier », et ce son en est sorti [rires]. Je l’ai piqué, je l’ai mis là et c’était parfait ! Ça crée un effet dramatique.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-495855" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-Words-Of-Indigo-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« L’indigo représente une ambiance, un sentiment. Je n’ai pas de grands messages, ni politiques ni philosophiques. Alors je remplace les messages rationnels par des couleurs. »</span></em></p>
<p><strong>Le groupe est classé dans le doom et le death metal, et pourtant vous avez un côté très accrocheur, notamment sur cet album avec des titres comme « Your Holocene » ou « House Of Rain ». Penses-tu que l&rsquo;obscurité ne doit pas se faire au détriment de la beauté et de l’accroche ?</strong></p>
<p>Oui, et merci d’avoir mentionné « House Of Rain » que je décris également comme étant un thème très accrocheur et iconique. L’un des groupes avec lesquels nous avons grandi est Nightingale de Dan Swanö et c’est peut-être là que je puise la plupart de mon inspiration pour cet aspect. Il y aussi l’album solo de Quorthon qui est dans cette veine. Les gens devraient y jeter une oreille, il est génial. Tout ça m’est resté.</p>
<p><strong>D’ailleurs, qui est la chanteuse sur « House Of Rain » ?</strong></p>
<p>Peut-être as-tu entendu parler de cet excellent groupe norvégien baptisé The 3rd And The Mortal, qui était énorme dans les années 90. Ils ont eu deux grandes chanteuses, l’une est Kari Rueslåtten et l’autre Ann-Mari Edvardsen. Il se trouve que j’ai été pendant longtemps en contact avec cette dernière. Je lui ai donc demandé si elle voulait chanter à nouveau pour nous (elle avait déjà chanté la reprise de Kate Bush « Cloudbusting », sur l’album Novembrine Waltz, en 2001, NDLR). Elle a accepté avec plaisir. Je lui ai envoyé la chanson, elle a fait quelques essais, j’ai pris l’avion pour aller la voir, nous sommes allés en studio, tout s’est passé de manière fluide. Le résultat était au-delà de magnifique. Nous avons enregistré nos parties séparément, mais elle était très douée pour suivre ma voix, ce qui crée cet effet de duo. On a l’impression que nous chantons ensemble dans la même pièce.</p>
<p><strong>Est-ce une impression ou bien il y a de moins en moins de growl et de plus en plus de voix claire dans la musique de Novembre ?</strong></p>
<p>Tout dépend à qui tu poses la question ! Il y en a qui diraient qu’il y en a plus et d’autres qu’il y en a moins. Je crois que j’essaye de garder un équilibre, autant que possible. Mais oui, je suis d’accord pour dire qu’il y a beaucoup de parties très musicales dans cet album, donc ça donne l’impression qu’il y a moins de growl, mais le pourcentage reste le même, plus ou moins – pas que je le mesure.</p>
<p><strong>L&rsquo;Italie est réputée pour ses groupes de heavy et de speed metal grandiloquents, mais curieusement, le style musical que vous jouez est plus souvent associé à des groupes scandinaves, qui évoluent dans un environnement naturel davantage froid et sombre. Alors, d&rsquo;où un groupe italien comme Novembre tire-t-il sa noirceur ?	</strong></p>
<p>Je n’en sais rien ! Je me souviens que lorsque nous tournions avec Katatonia, Anders [Nyström] m’a posé la même question : « Tu viens du pays du soleil. D’où puises-tu ton obscurité ? » J’ai répondu : « Aucune idée ! » Naturellement, peut-être que j’ai une facette sombre dans ma tête, mais je ne suis certainement pas un vampire gothique, si tu vois ce que je veux dire. Je suis un mec tout ce qu’il y a de plus normal !</p>
<p><strong>D&rsquo;un autre côté, vous revendiquez vos origines italiennes à travers certaines chansons et le nom du groupe. Est-il important pour toi que vos racines culturelles fassent partie intégrante de votre art ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas aussi important qu’on pourrait le croire. Ce n’est pas fondamental. L’anglais est très utilisé et c’est difficile de trouver des solutions originales, à moins d’être anglophone et de bien savoir quels mots on peut utiliser, ce qui n’est pas mon cas. Donc parfois j’utilise l’italien pour que ce soit plus intéressant, pas parce que j’ai forcément besoin d’exprimer ma nationalité italienne. C’est juste une astuce pour, peut-être, palier mon manque de connaissance de l’anglais. Par exemple, prenons Paradise Lost : on plonge dans leurs textes et leurs titres, et eux connaissent parfaitement leur langue, ils savent quels mots employer. Pas moi. Alors il m’arrive d’avoir recours à l’italien pour pimenter un peu. D’un autre côté, ça a pour effet de contribuer à nous singulariser.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495853" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-05-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’aurais adoré savoir peindre pour de vrai, mais je n’en suis pas capable, alors je le fais avec des instruments de musique, une voix et des notes. »</span></em></p>
<p><strong>L&rsquo;album s&rsquo;intitule Words Of Indigo, que représente pour toi la couleur indigo ? Que symbolise-t-elle ?</strong></p>
<p>Le bleu, de façon générale, est une couleur relaxante pour l’œil, notamment du point de vue de l’énergie qu’elle dégage. Les couleurs comme le rouge ou le jaune ont tendance à fatiguer les yeux, tandis que le bleu les détend. Je me souviens, il y a quelques années, j’ai trouvé sur internet une image qui était exactement dans cette couleur. J’ai voulu l’utiliser pour la pochette de l’album. J’ai contacté l’artiste et il a refusé que je l’utilise. J’ai dit : « D’accord, alors je vais l’acheter. » Il a dit qu’elle n’était pas à vendre. C’est tout, je ne pouvais pas l’utiliser, dommage. Mais c’est de là qu’est venue l’idée. On peut le voir ainsi : l’indigo représente une ambiance, un sentiment, et « words of indigo » signifie « faire appel à des sentiments plutôt qu’à des mots ». Je n’ai pas de grands messages, ni politiques ni philosophiques. Alors je remplace les messages rationnels par des couleurs. C’est l’idée.</p>
<p><strong>Tu dis que ce type de couleur est relaxant : dirais-tu que tu joues de la musique relaxante ?</strong></p>
<p>Parfois, oui, c’est très relaxant. D’autres fois, pas. C’est un bon équilibre entre la douceur et l’intensité.</p>
<p><strong>L&rsquo;album s&rsquo;ouvre sur le morceau « Sun Magenta », et vous avez déjà sorti des albums intitulés Dreams d&rsquo;Azur et The Blue. Associes-tu souvent la musique à des couleurs, un peu comme une forme de synesthésie ?</strong></p>
<p>Il se trouve que oui. Quand je crée de la musique, je vois immédiatement une couleur. Parfois c’est doré, parfois c’est pourpre, entre le bleu et le rouge… Il y a effectivement une forme de synesthésie chez moi.</p>
<p><strong>Composer de la musique, est-ce comme peindre un tableau pour toi ? As-tu parfois l’impression de peindre avec des notes ?</strong></p>
<p>Oui. C’est très similaire, surtout quand tu prends soin des petits détails, d’harmoniser comme il faut, de mettre du clavier sous l’harmonisation, etc. Tout ce que tu fais, c’est vraiment mettre des coups de pinceaux colorés. J’aurais adoré savoir peindre pour de vrai, mais je n’en suis pas capable, alors je le fais avec des instruments de musique, une voix et des notes.</p>
<p><strong>C’est drôle que tu aies mentionné Paradise Lost plus tôt, car vos pochettes sont plutôt colorées pour un groupe de dark metal, et elles rappellent parfois un peu l&rsquo;esthétique visuelle de Draconian Times, surtout la nouvelle. Est-ce un hasard ?</strong></p>
<p>Je ne crois pas. Ce groupe a été une telle influence pour moi depuis le tout début. Il fait partie de moi. Je pense même que sans Paradise Lost, il n’existerait pas de metal mélodique. Avant Paradise Lost, il n’y avait que du death metal brutal : Autopsy, Death, etc. Ils sont arrivés et ils ont tout changé. C’est génial.</p>
<p><strong>Paradise Lost est un groupe qui a beaucoup évolué au cours de sa carrière ; ils sont notamment passés par une période plus pop et électronique, et maintenant ils sont revenus à du growl. Quel est ton regard là-dessus ?</strong></p>
<p>J’étais très déçu de les voir changer ! Car ils avaient laissé derrière eux une grande partie de leur qualités guitaristiques pour les remplacer par des éléments électroniques. Je ne suis pas certain qu’ils étaient si bons que ça dans ce domaine. Je pense que les fans le leur ont dit, très fort et avec clarté. Ils ont fini par les écouter et ils sont revenus à ce qu’ils font de mieux. Je dois tout de même avouer que quelques chansons de cette période sont très bonnes, car Nick Holmes est très bon dans la création de superbes mélodies et refrains, mais de façon générale, leur âme sonnait perdue. On voulait la retrouver, et c’est finalement arrivé. Leur dernier, Ascension, est l’un de leurs meilleurs albums ! Il est très proche de Gothic, avec plus de maturité et d’innovation – je peux y entendre de nouvelles choses.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/kt9EMZk9Lg4" title="Novembre - House Of Rain - (feat. Ann-Mari Edvardsen) - Official Video (taken from Words Of Indigo)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« On voit partout post-ceci, post-cela, c’est tellement stupide ! Si bien que j’en ai fait ma propre version : post-poétique, une poésie qui n’est plus faite à partir de mots, mais de musique. »</span></em></p>
<p><strong>Pour revenir à « Your Holocene », tu as déclaré que « les paroles décrivent une âme primordiale, venue d&rsquo;une époque lointaine – brute, rude, et pourtant pure. Un état d&rsquo;être dans lequel beaucoup sont contraints de vivre, piégés sans issue, inconscients de leur rareté, de leur pureté, et pourtant, de leur capacité à nuire. » Pourrais-tu préciser ta pensée, à quoi fais-tu référence ?</strong></p>
<p>En gros, je parle d’une personne que j’ai rencontrée dans ma vie qui était exactement comme ça, très primitive et unique dans sa relation aux autres. Elle avait l’air de venir d’une autre planète ou d’une autre époque. Elle n’avait pas conscience qu’elle pouvait blesser les gens. La chanson décrit les gens comme elles. Je n’en ai pas rencontré beaucoup qui étaient comme ça !</p>
<p><strong>Il y a une chanson intitulée « Neptunian Hearts ». Neptune est le symbole de la mer, qui est très présente dans vos chansons. Quel est ton lien avec la mer ?</strong></p>
<p>En fait, là, je parle de la planète Neptune. C’est une sorte d’allégorie : Neptune est très lointaine et impossible à atteindre. C’est l’une des planètes les plus froides du système solaire et elle est bleue. C’est une analogie parfaite pour décrire le son de cette chanson. Certaines âmes, certaines personnes sont comme la planète Neptune : lointaines, froides et bleues. Mais tu as raison, nous avons un certain nombre de chansons qui parlent de la mer. J’ai grandi dans une ville côtière, baptisée Catane, en Sicile. J’ai donc vécu toute ma vie près de la mer et je pouvais voir l’océan depuis mon balcon. Désormais, je vis à Rome, qui est un peu plus à l’intérieur des terres. D’une façon ou d’une autre, cet élément me manque ; l’avoir sous les yeux tous les jours me manque. C’était une constante. Ça rendait ma vie un petit peu plus intéressante, d’autant qu’il y avait l’Etna, le volcan, à gauche, et la mer à droite. Aujourd’hui, je ne vois que des bâtiments et des voitures, et j’entends juste les bruits de la ville. Ce n’est pas aussi cool ! Et pas aussi inspirant.</p>
<p><strong>Une autre chanson s&rsquo;intitule « Post Poetic ». Le préfixe « post » est beaucoup utilisé de nos jours. Mais qu&rsquo;est-ce que « post-poétique » ?</strong></p>
<p>C’est justement de là que j’ai pris cette idée, du fait qu’on voit partout post-ceci, post-cela, c’est tellement stupide ! Si bien que j’en ai fait ma propre version. « Post-poétique », c’est une autre façon de dire ce que j’ai expliqué au début : c’est une poésie qui n’est plus faite à partir de mots, mais de musique. C’est plus ou moins ce que je dis dans les paroles : je n’ai plus rien à dire. C’est un terme qui définit ce que nous faisons.</p>
<p><strong>La sortie de Words Of Indigo coïncide avec les trente-cinq ans de la création de Novembre sous le nom de Catacomb. Qu’est-ce qui te vient en tête en repensant à l&rsquo;époque de Catacomb ?</strong></p>
<p>Je pense au groupe français Catacomb. Tu savais qu’il en existait un ? Il était génial ! C’était du death metal technique. Le fait que nous avions le même nom était une coïncidence et nous sommes entrés en contact. A l’époque, nous nous écrivions des lettres en papier. Nous nous sommes dit : « Le premier qui obtient un contrat gardera le nom. » Il s’avère que nous avons été les premiers à obtenir un contrat et pourtant, nous avons changé de nom, car je voulais autre chose. J’en profite pour leur dire bonjour, quoi qu’ils fassent aujourd’hui. C’était une période très intense, nous étions profondément ancrés dans la scène underground, avec les lettres, les flyers, les fanzines, etc. Il n’y avait pas beaucoup d’argent à mettre dans le groupe, mais c’était original et cool.</p>
<p><strong>Le groupe français Catacomb a sorti un album en 2023…</strong></p>
<p>C’est vrai ? Il faut absolument que j’écoute ça. Je suis sûr qu’il est super, forcément, car c’étaient des musiciens extraordinaires. Ecoutez leur démo de 1991, elle est incroyable.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495854" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01.jpg 640w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Novembre-01-451x300.jpg 451w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Le groupe Grotesque et les deux premiers albums d’At The Gates sont au cœur même de ma musique. La manière de crier qu’avait Tompa sur ces albums est plus que dingue. Les paroles… Bon sang, quelle drogue est-ce qu’il prenait ?! Ses textes sont juste incroyables. »</span></em></p>
<p><strong>Ton approche musicale a-t-elle évolué au fil du temps ? Abordes-tu la musique avec un état d’esprit différent, ou provient-elle fondamentalement de la même source ?</strong></p>
<p>Je crois que mon approche est restée la même, tout comme les émotions que je mets dans ma musique, l’inspiration, etc. Je n’ai pas souvenir de grands changements au fil du temps. A part que dans le passé j’avais pour habitude de jouer beaucoup de guitare classique, alors que de nos jours, je reste sur ma guitare électrique, ce qui fait une différence dans le résultat obtenu. La guitare classique influe grandement sur ce qu’on compose.</p>
<p><strong>Words Of Indigo sort en novembre. As-tu un lien particulier avec ce mois ou cette période de l&rsquo;année ?</strong></p>
<p>Pas vraiment ! C’était le choix du label Peaceville. Ils sortent l’album à la période qu’ils pensent être la meilleure. C’était une coïncidence. A l’origine, quand nous avons opté pour ce nom de groupe, nous voulions quelque chose de nouveau, qui resterait dans la tête des gens, par opposition aux noms death metal traditionnels – dont les groupes abusaient, selon moi. J’ai pensé à ce nom à cause d’une chanson que j’ai entendue, d’un chanteur italien des années 60. Il y avait aussi un magazine français underground qui s’appelait Novembre Magazine, très bricolé maison et intéressant. C’était orienté sur la photographie très sombre, et entre les photos, ils faisaient des chroniques de groupes. C’était très original. J’ai regardé ce nom, Novembre, c’était parfait. Tout le monde comprend ce que c’est. Ce n’est pas anglais. C’est italien, c’est français… Il y avait déjà un groupe des années 70 qui s’appelait November, à l’anglaise, or je ne voulais pas de problèmes de droits, donc en intervertissant le « r » et le « e », ça nous évitait ça et ça nous démarquait. J’ai trouvé que c’était super pour ce que nous faisions à l’époque, et ça colle toujours avec que nous faisons vingt ou trente ans plus tard.</p>
<p><strong>Vous avez publié un message le 18 septembre dernier expliquant que vous avez essayé de reporter tous tes événements d&rsquo;une semaine après le décès de Tompa (Tomas Lindbeg), mais que c&rsquo;était un véritable cauchemar, car tout était déjà programmé sur les plateformes numériques automatisées. C&rsquo;était une belle attention de votre part, qui montrait à quel point vous étiez touchés par sa disparition. Quelle était ta relation avec lui ? Quel impact sa musique a-t-elle eu sur toi et sur Novembre ?</strong></p>
<p>Je dois dire que le groupe Grotesque et les deux premiers albums d’At The Gates sont au cœur même de ma musique. La manière de crier qu’avait Tompa sur ces albums est plus que dingue. Les paroles… Bon sang, quelle drogue est-ce qu’il prenait ?! Ses textes sont juste incroyables. Que puis-je dire ? « All Life Ends » (toute vie a une fin, NdT), l’une de mes chansons préférées de tous les temps. C’est la première fois que le metal scandinave se mélangeait véritablement à de la musique harmonique. Le travail des guitares est incroyable. Bref, c’est une énorme perte. Je l’ai rencontré une fois, quand ils sont venus à Rome lors de la tournée Slaughter Of The Soul. C’était aussi un extraordinaire animal scénique. La façon dont il s’appropriait la scène était géniale. Il créait le chaos. Il faut voir le vieux At The Gates, en 1991 par exemple : il sautait, se mettait par terre… il était fou ! Il s’est assagi ces dernières années, mais c’est normal : à cinquante ans, ça n’a pas tellement de sens d’agir comme ça.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 6 octobre 2025 par <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Photos : <strong>Giacomo Mearelli</strong>.</p>
<p>Facebook officiel de Novembre : <a href="https://www.facebook.com/Novembre1941/" target="_blank" rel="noopener">www.facebook.com/Novembre1941</a>.</p>
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		<title>Kauan &#8211; Wayhome</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maël Minot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 15:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[kauan]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-496006" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Kauan-Wayhome500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Entre un Kaiho cotonneux et sans chant guttural, un Ice Fleet étrangement lo-fi, une flopée d’enregistrements live et une réimagination d’un ancien album, les plus aigris diront que cela faisait bien dix ans qu’on n’avait pas eu un album « normal » de Kauan. Il faut dire que Sorni Nai (2015) avait fait forte impression, exposant avec élégance, sur un concept original (cherchez donc « Affaire du col Dyatlov »…), les codes du groupe. Une combinaison de post-rock, de doom et de folk plus aisée à manier sur le papier qu’en pratique. Le « retour à la maison » évoqué par Wayhome brosse des concepts allant de la mort à la renaissance. Les visuels – coton et tissu se désagrégeant – reflètent cette ambiguïté. Il en va de même côté musique : Kauan est chaleureux sous sa couche de glace. Ses arpèges, le chant clair, et à plus grand titre les chœurs, ont quelque chose d’une figure parentale qui nous enveloppe de son aile. Le finnois, langue de niche s’il en est, ajoute à l’atmosphère de mystère. Les claviers ornementent ce travail et osent, cette fois, davantage rouler des mécaniques.</p>
<p>Moins frontal, Wayhome exploite quelques leitmotivs plus bruitistes que mélodiques : des sons façon musique concrète jalonnent l’album. Le batteur lui-même, traité de manière particulière, donne parfois l’air de tester la résonance d’une porte de cave. Le doom ménage ses effets, comme s’il lui fallait remonter un torrent à contre-courant. Les guitares saturées font peu à peu leur nid, de même que le chant guttural, dont la nature et la fonction suggèrent du papier de verre. Wayhome sonne comme la recherche d’une certaine harmonie, une association complexe entre enfermement et grands espaces immaculés, ou la réconciliation entre le domaine psychique et le monde tangible. Les plus pressés ne verront là qu’une compilation d’intros et d’outros, mais un alignement de planètes peut révéler des nuances et une narration hors pair. Il s’agit précisément du type d’album qui se montre sous un nouveau jour au casque, allié à une ballade en pleine nature.</p>
<p><span id="more-495991"></span></p>
<p>L&rsquo;album en écoute : </p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/DcR9zbH74Ag" title="Kauan - Wayhome [FULL ALBUM STREAM]" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Wayhome</em>, sorti le <strong>7 novembre 2025</strong> via Artoffact Records. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/3KyZlGg" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<title>Mass Hysteria sur le toit du monde metal</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/mass-hysteria-sur-le-toit-du-monde-metal,495791</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire Vienne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 13:23:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[duquesne. fred.]]></category>
		<category><![CDATA[Heurtaux. Yann]]></category>
		<category><![CDATA[mass hysteria]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-1024x400.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496157" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-1024x400.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-300x117.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-768x300.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-80x31.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-128x50.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop-586x229.jpg 586w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/MassHysteria-01crop.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>C’est une forme de consécration qu’a vécue le groupe français Mass Hystaria le 29 juin 2024, en jouant à 20h30 sur la Mainstage 1 du Hellfest. D’autant que le live, c’est LE terrain de jeu favori du groupe, qui lui permet d’exprimer toute sa puissance. C’était leur cinquième passage à Clisson, et il semble que les planètes du metal aient été parfaitement alignées. Malgré la pluie, l’osmose entre le groupe et le public a été indéniable, et se ressent sur Vae Soli, l’album live qui vient de sortir.</p>
<p>Sur la scène – et son snake pit – prévue à l’intention de Metallica, qui a officié quelques heures plus tard, Mass Hysteria a délivré une prestation de haut vol. Fred et Yann, les deux guitaristes du groupe, nous ont livré leurs ressentis (contrastés !) sur ce moment très intense, individuellement et collectivement.</p>
<p><span id="more-495791"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www&#46;&#114;&#x61;&#x64;&#x69;&#x6f;&#x6d;&#x65;&#x74;al.co&#109;&#47;&#119;&#x70;&#x2d;&#x63;&#x6f;&#x6e;&#x74;ent/up&#108;&#111;&#x61;&#x64;&#x73;&#x2f;&#x32;&#x30;25/12/&#77;&#97;&#x73;&#x73;&#x2d;&#x48;&#x79;&#x73;&#x74;eria-&#64;&#45;&#72;&#x65;&#x6c;&#x6c;&#x66;&#x65;&#x73;t-2025&#45;&#48;&#x34;&#x2e;&#x6a;&#x70;&#x67;"><img decoding="async" src="https:&#x2f;&#47;w&#x77;&#x77;&#46;r&#x61;&#x64;&#105;o&#x6d;&#x65;&#116;a&#x6c;&#x2e;&#99;o&#x6d;&#x2f;&#119;p&#x2d;&#x63;&#111;n&#x74;&#x65;&#110;t&#x2f;&#x75;&#112;l&#x6f;&#x61;&#100;s&#x2f;&#x32;&#48;2&#x35;&#x2f;&#49;2&#x2f;&#x4d;&#97;s&#x73;&#x2d;&#72;y&#x73;&#x74;&#101;r&#x69;&#x61;&#45;&#64;&#x2d;&#x48;&#101;l&#x6c;&#x66;&#101;s&#x74;&#x2d;&#50;0&#x32;&#x35;&#45;0&#x34;&#x2d;&#49;0&#x32;&#x34;&#120;6&#x38;&#x33;&#46;j&#x70;&#x67;" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-496159" srcset="https:&#x2f;&#47;w&#x77;&#x77;&#46;r&#x61;&#x64;&#105;o&#x6d;&#x65;&#116;a&#x6c;&#x2e;&#99;o&#x6d;&#x2f;&#119;p&#x2d;&#x63;&#111;n&#x74;&#x65;&#110;t&#x2f;&#x75;&#112;l&#x6f;&#x61;&#100;s&#x2f;&#x32;&#48;2&#x35;&#x2f;&#49;2&#x2f;&#x4d;&#97;s&#x73;&#x2d;&#72;y&#x73;&#x74;&#101;r&#x69;&#x61;&#45;&#64;&#x2d;&#x48;&#101;l&#x6c;&#x66;&#101;s&#x74;&#x2d;&#50;0&#x32;&#x35;&#45;0&#x34;&#x2d;&#49;0&#x32;&#x34;&#120;6&#x38;&#x33;&#46;j&#x70;&#x67; 1024w, https:/&#x2f;&#x77;w&#x77;&#x2e;r&#x61;&#x64;i&#x6f;&#x6d;e&#x74;&#x61;l&#x2e;&#x63;o&#x6d;&#x2f;w&#x70;&#x2d;c&#x6f;&#x6e;t&#x65;&#x6e;t&#x2f;&#x75;p&#108;&#x6f;a&#100;&#x73;/&#50;&#x30;2&#53;&#x2f;1&#50;&#x2f;M&#97;&#x73;s&#45;&#x48;y&#115;&#x74;e&#114;&#x69;a&#45;&#x40;-&#72;&#x65;l&#108;&#x66;e&#115;&#x74;-&#50;&#x30;2&#53;&#x2d;0&#52;&#x2d;30&#x30;x2&#x30;0.&#x6a;pg 300w, https://www.radiometal.co&#109;&#47;&#119;&#112;&#45;&#99;&#111;&#110;&#x74;&#x65;&#x6e;&#x74;&#x2f;&#x75;&#x70;&#x6c;&#x6f;&#x61;&#x64;&#x73;&#x2f;&#x32;&#x30;&#x32;&#x35;&#x2f;&#x31;&#x32;&#x2f;&#x4d;&#x61;ss-Hysteria-&#64;-Hellf&#101;&#115;&#116;&#45;&#50;&#48;&#50;&#53;&#x2d;&#x30;&#x34;&#x2d;&#x37;&#x36;&#x38;&#x78;&#x35;&#x31;&#x32;&#x2e;&#x6a;&#x70;&#x67; 768w, https://w&#119;&#119;&#x2e;&#x72;&#x61;&#x64;iom&#101;&#116;&#x61;&#x6c;&#x2e;&#x63;om/&#119;&#112;&#x2d;&#x63;&#x6f;&#x6e;ten&#116;&#47;&#x75;&#x70;&#x6c;&#x6f;ads&#47;&#50;&#x30;&#x32;&#x35;&#x2f;12/M&#97;&#x73;&#x73;&#x2d;&#x48;yste&#114;&#x69;&#x61;&#x2d;&#x40;-Hel&#108;&#x66;&#x65;&#x73;&#x74;-202&#53;&#x2d;&#x30;&#x34;&#x2d;80x5&#51;&#x2e;&#x6a;&#x70;&#x67; 80w, https:/&#47;&#x77;ww&#x2e;&#x72;ad&#x69;&#x6f;me&#x74;&#x61;l&#46;&#x63;&#x6f;m&#47;&#x77;&#x70;-&#99;&#x6f;nt&#101;&#x6e;t/&#x75;&#x70;lo&#x61;&#x64;s&#47;&#x32;&#x30;2&#53;&#x2f;&#x31;2&#47;&#x4d;&#x61;s&#115;&#x2d;Hy&#x73;&#x74;er&#x69;&#x61;-&#64;&#x2d;&#x48;e&#108;&#x6c;&#x66;e&#115;&#x74;&#x2d;2&#48;&#x32;5-&#48;&#x34;-1&#x32;&#x38;x8&#x35;&#x2e;j&#112;&#x67; 128w, https:/&#x2f;&#x77;w&#119;&#x2e;ra&#x64;&#x69;o&#109;&#x65;ta&#x6c;&#x2e;c&#111;&#x6d;/w&#x70;&#x2d;c&#111;&#x6e;t&#101;&#x6e;&#x74;/&#x75;&#x70;l&#111;&#x61;ds&#x2f;&#x32;0&#50;&#x35;/1&#x32;&#x2f;M&#97;&#x73;s-&#x48;&#x79;s&#116;&#x65;r&#105;&#x61;&#x2d;&#64;&#x2d;&#x48;e&#108;&#x6c;fe&#x73;&#x74;-&#50;&#x30;25&#x2d;&#x30;4&#45;&#x34;50&#x78;&#x33;0&#48;&#x2e;jp&#x67; 450w, https:&#x2f;&#x2f;&#119;&#119;w.&#x72;&#x61;&#x64;&#105;ome&#x74;&#x61;&#x6c;&#46;co&#x6d;&#x2f;&#x77;&#112;&#45;co&#x6e;&#x74;&#x65;&#110;t/u&#x70;&#x6c;&#x6f;&#97;ds&#x2f;&#x32;&#x30;&#50;&#53;/1&#x32;&#x2f;&#x4d;&#97;ss-&#x48;&#x79;&#x73;&#116;er&#x69;&#x61;&#x2d;&#64;&#45;He&#x6c;&#x6c;&#x66;&#101;st-&#x32;&#x30;&#x32;&#53;-0&#x34;&#x2d;&#x31;&#53;&#51;6x&#x31;&#x30;&#x32;&#52;.jp&#x67; 1536w, https:/&#47;&#x77;&#x77;w.&#114;&#x61;&#x64;i&#111;&#x6d;&#x65;ta&#108;&#x2e;&#x63;o&#109;&#x2f;&#x77;p-&#99;&#x6f;&#x6e;te&#x6e;&#x74;/u&#112;&#x6c;&#x6f;ad&#x73;&#x2f;20&#50;&#x35;&#x2f;12&#x2f;&#x4d;&#x61;s&#115;&#x2d;&#x48;ys&#116;&#x65;&#x72;i&#97;&#x2d;&#x40;-H&#101;&#x6c;&#x6c;f&#101;&#x73;&#x74;-2&#48;&#x32;&#x35;-0&#x34;&#x2e;jp&#103; 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’ai eu le défi de mixer et transmettre l’énergie du live physique pour des gens qui vont écouter sur deux petites enceintes, peinards dans leur salon, ce qui est presque plus dur que de faire un album studio normal. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Bonjour et merci de nous accueillir !</strong></p>
<p><strong>Fred Duquesne (guitare) :</strong> Bienvenue dans mon studio, qui vient de s’agrandir. Avant, c’était tout pourri, là j’ai repeint, c’est propre. Avant c’était le salon d’un mec, que j’ai récupéré quand il est parti. C’est plus simple maintenant. Voilà, c’est ma zone ici depuis dix-neuf ans. C’est là que je produis des albums, dont ceux de Mass Hysteria. Le live dont nous faisons la promo a été mixé ici. Donc c’est sympa de pouvoir faire la promo ici, plutôt que dans un bar qu’on ne connaît pas ou au Hard Rock Café, ça ne me correspond pas trop. Autant venir chez nous, que vous voyez la zone dans laquelle nous baignons quand nous bossons. C’est la petite caverne !</p>
<p><strong>A l&rsquo;époque de votre premier DVD live, vous aviez évoqué le fait que les labels devenaient relativement frileux vis-à-vis de ce support. Depuis votre signature chez Verycords, vous semblez cependant avoir carte blanche pour les sorties. Est-ce une proposition du label ou une volonté du groupe de conserver un témoignage live de chaque tournée ?</strong></p>
<p>Ce qui fait l’essence même de Mass Hysteria, la « renommée » du groupe, c’est sa puissance en live. Que nous jouions à Nevers, au Café Charbon à l’époque, dans ce genre de petits endroits où nous sommes nés, ou sur des grosses scènes comme le Hellfest, ou en Russie, ce que les gens captent, c’est cette énergie que nous dégageons. Que nous chantions en français ou pas, que les gens comprennent ou pas, ils captent ce qu’il se passe. Cette énergie du live est essentielle dans la tête des gens, en dehors du fait qu’il y ait de très bons albums – même ceux de l’époque où je n’étais pas là sont super, ça a marqué une génération. Il faut proposer ce que les gens préfèrent, c’est-à-dire du live. Donc oui, nous nous efforçons de sortir un live un peu cool à chaque tournée, encore plus quand c’est dans un endroit un peu prestigieux, que ce soit le Zénith que nous avons fait en janvier ou le Hellfest. Par contre, c’est très complexe à réaliser, parce que l’énergie du live physique, avec la sono qui te prend comme ça… Comment retranscrire ça pour des gens qui vont écouter sur deux petites enceintes ou regarder sur leur télé, peinards dans leur salon ? Ce n’est pas le pit. J’ai eu le défi de mixer et transmettre ça, ce qui est presque plus dur que de faire un album studio normal. Parce qu’il y a des soirs où ça marche, d’autres moins, donc si jamais on capte le soir qui ne marche pas forcément…</p>
<p><strong>Qu’est-ce que ça suppose en termes de son et de mixage de partir d’une prise live en extérieur ? Est-ce qu’il y a des contraintes particulières ?</strong></p>
<p>Il n’y a que des contraintes ! Le jour du concert, nous déléguons la captation à une équipe technique qui enchaîne tous les groupes de la journée, donc les mecs peuvent oublier le micro sur la guitare de Yann, les micros qui sont dans le pit… Si le mec oublie ça, je n’aurai pas les gens quand ils chantent, par exemple. Or nous avons envie d’entendre les gens qui chantent nos chansons. Ce n’est que des problématiques de ce genre qu’il faut contourner. Et puis il faut espérer que ce jour-là, nous ayons fait notre meilleur groove, notre meilleure perf, sachant que c’est une journée qui est assez stressante pour tout le monde, même si après, en général, ça va, ça se détend.</p>
<p><strong>Le concert des trente ans au Zénith de Paris en janvier dernier a également été enregistré. Pourquoi ne pas avoir privilégié une sortie pour ce concert, sachant que vous aviez eu l&rsquo;occasion de proposer une setlist plus complète et quelques morceaux rarement joués ?</strong></p>
<p>Ce sont deux situations différentes. Ce sont deux concerts, tu vas me dire, mais le Hellfest, c’est l’un des plus gros moments de notre carrière, en termes de scène, d’heure de passage, des groupes qui jouent après – c’était Metallica, quand même ! –, et puis soixante mille personnes, on ne fait pas ça tous les jours. Evidemment qu’il y a un objet qui sort de ça, c’est le point culminant de notre tournée. Quelques mois plus tard nous faisons notre date parisienne au Zénith, qui puise davantage dans toute la discographie du groupe, des débuts à aujourd’hui, qui est beaucoup plus long à décliner et qui est vraiment fait pour les fans. Au festival, il y avait aussi des gens qui n’étaient pas fans, qui nous ont découverts certainement, mais le Zénith, ce sont les aficionados du groupe, au final.</p>
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<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Quand les gens sautent sur &lsquo;Contraddiction&rsquo;, j’ai du mal à croire que c’est nous. Je me prends pour Limp Bizkit ou Rage Against The Machine dans les années 90 en festival. »</span></em></p>
<p><strong>On remarque dans la tracklist l’absence d&rsquo;un titre qui semblait incontournable, « Furia »…</strong></p>
<p><strong>Yann Heurtaux (guitare) :</strong> Si tu savais les batailles que c’est quand tu as cinquante minutes ! Tu es obligé de faire des choix. Aujourd’hui dans les morceaux hyper fédérateurs, il y a « Furia » et « Plus Que Du Metal », qui est un petit peu plus récent pour nous et qui fonctionne tout aussi bien. Comme nous avions joué « Furia » la dernière fois, nous avons mis « Plus Que Du Metal » en dernier à la place. Ça a déçu certains fans, mais nous savons qu’il y a plein de gens qui nous découvrent, et que « Furia », ce n’est pas non plus…</p>
<p><em>Fred :</em> Même entre nous, les avis divergent sur cette thématique.</p>
<p><em>Yann :</em> Oui, ce sont de longues discussions.</p>
<p><strong>C’est votre deuxième live au Hellfest, et vous y avez joué l’année dernière pour la cinquième fois : considérez-vous avoir une relation privilégiée ou un lien spécial avec ce festival ?</strong></p>
<p>Pas forcément, non. C’est un festival dont, personnellement, je suis fan à la base. Quand nous l’avons fait la toute première fois, nous n’étions pas super à l’aise. Au départ, le Hellfest est un truc bien extrême, bien « niche », puis au fur et à mesure, le truc grossit, et un jour, on te propose de le faire. Nous nous sommes demandé si nous y avions notre place, ne faisant pas du metal extrême. Finalement, nous l’avons fait, c’était génial et nous n’avions qu’une envie, le refaire encore. Ensuite, nous avons sympathisé avec les boss. Je ne sais pas s’il y a une relation privilégiée, mais c’est un festival incontournable.</p>
<p><em>Fred :</em> Il y a plusieurs festivals où Mass Hysteria a été programmé six ou sept fois. Tu connais les gens, c’est la septième tournée que tu fais, donc c’est la septième fois que tu passes, du coup tu sympathises. Le groupe existe depuis trente ans, donc au bout d’un moment, pas que tu fidélises avec un festival et que vous deveniez les meilleurs copains du monde, mais il y a quand même des liens qui se créent, ça devient une petite coutume. Je ne sais pas si c’est le cas avec le Hellfest, mais Yann connaît Ben Barbaud et il nous a laissé la chance, quand même. Ces gens-là nous laissent la chance d’arriver sur une scène aussi grosse. Il faut dire merci.</p>
<p><em>Yann :</em> Je connais bien Ben, et Mass Hysteria n’est pas sa came. Il fait des tests. Il nous a laissé notre chance et effectivement, à chaque fois, ça se passe super bien pour nous – je touche du bois pour que ce soit toujours le cas. Il nous fait donc de plus en plus confiance, jusqu’à nous faire jouer à cette place-là. C’était très cool. Nous sommes ravis.</p>
<p><strong>Justement, vous avez joué sur la scène prévue pour Metallica, avec le « snake pit ». Comment avez-vous préparé ce concert en prenant en compte cette configuration particulière ?</strong></p>
<p><em>Fred :</em> Par rapport à la scène de Metallica, il n’y a pas eu de préparation, car nous l’avons appris plus ou moins au dernier moment.</p>
<p><em>Yann :</em> Eux sont équipés pour aller sur cette avancée de scène. Nous, nous avons des ear monitors complètement normaux, et nous n’avons pas plusieurs sonorisateurs qui nous suivent. Je me suis donc fait piéger à plusieurs reprises en partant devant et en me prenant une espèce de retour de son. Je n’étais plus bien, Rapha [Mercier, batteur] était décalé. Heureusement que nous avons le clic, mais c’était assez perturbant. Tu vas tellement devant que tu as les retours dans tes oreilles ainsi que la façade, donc il y a un petit décalage.</p>
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<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je suis sorti de scène, j’étais dégoûté de mon concert. Les techniciens de Metallica me disent : &lsquo;Les gars, c’était mortel&rsquo;, mais dans ma tête c’était pourri. »</span></em></p>
<p><em>Fred :</em> Et puis la scène glisse parce qu’il a commencé à pleuvoir une seconde avant que nous montions sur scène. Tu as beau avoir tout prévu, tu ne peux pas avoir répété avec la scénographie, qui est unique ce jour-là, tu ne sais pas à quel moment vont partir les flammes, etc. Et puis il y a cette histoire de ear monitor : nous avons un casque, donc nous nous entendons sur la scène, mais dès que nous nous avançons, entre le son de la façade et celui qu’on entend dans le casque, c’est décalé d’une demi-seconde ou d’une seconde. Donc tu vas faire le malin et puis tu te dis : « Qu’est-ce qui se passe ?! Je ne suis plus dedans ! »</p>
<p><em>Yann :</em> Nous avons eu beaucoup de chance parce qu’il me semble que le moment où nous avons joué, c’est quand il a le moins plu. Le pauvre Dickinson qui jouait après nous, il a pris cher, et puis pendant Metallica, il pleuvait de ouf.</p>
<p><strong>Et pourtant, peu de groupes ont fait autant danser le public que vous, jusqu’à très loin de la scène.</strong></p>
<p>Je regarde la vidéo de « Contraddiction », quand les gens sautent, déjà, j’ai du mal à croire que c’est nous, et je me prends pour Limp Bizkit ou Rage Against The Machine dans les années 90 en festival, ça fait pareil. Quand Mouss crie « jump! » sur « Contraddiction », c’est ouf !</p>
<p><em>Fred :</em> C’est un trick que nous faisons dans pas mal de concerts, de faire jumper les gens sur « Contraddiction ». Donc quand cette chanson arrive sur la setlist, nous savons qu’il va y avoir ce mouvement hyper cool, mais nous ne savions pas que ce serait aussi grand.</p>
<p><em>Yann :</em> C’est limite si ça ne va pas jusqu’à la Warzone ! En fait, je suppose que des gens étaient là pour nous, beaucoup d’autres étaient là pour Metallica, et tout le monde est rentré dans le truc. C’était un concert magique, et quand c’est au Hellfest que ça arrive, c’est plutôt cool.</p>
<p><strong>Sur le live, on sent toujours une très bonne complicité entre vous deux à la guitare. Comment préparez-vous ça ?</strong></p>
<p><em>Fred :</em> Nous ne préparons pas.</p>
<p><em>Yann :</em> Nous l’avons naturellement. Mouss y est pour beaucoup. Je vais te raconter une petite anecdote. Je suis dans Mass Hysteria depuis le début, mais j’ai quand même eu l’occasion de les voir deux fois en concerts – dans une cave ou je ne sais où – avant d’entrer dans le groupe. Je me disais : ce mec a une connexion avec les gens qui est incroyable, même quand il y a cent personnes. Qu’il y ait trente mille, cinquante mille, deux cents, cinq cents personnes, Mouss reste lui-même, il ne change pas. Et puis, nous nous entendons hyper bien, c’est très important. Les seuls concerts où il y a eu des petites embrouilles, ce n’étaient pas de bons concerts. Nous avons besoin d’avoir ce feeling entre nous qui fait que, quand nous nous regardons, ça rigole, nous savons tout de suite à quoi l’autre pense.</p>
<p><em>Fred :</em> C’est marrant mais moi, je suis sorti de scène, j’étais dégoûté de mon concert. Les techniciens de Metallica me disent : « Les gars, c’était mortel », mais dans ma tête c’était pourri. Pendant le concert, je me disais : « C’est filmé, il faut que je joue bien parce qu’on ne pourra pas refaire la prise, il faut qu’on jumpe, il y a ma fille, il y a ma meuf, etc. » D’habitude, dans ces moments-là, j’ai une énergie encore plus forte, mais cette fois, j’en avais un peu moins, parce que je voulais faire attention. J’étais dégoûté de moi, je me disais que je n’avais pas assuré.</p>
<p><strong>Et toi Yann, tu étais dans quel état d’esprit quand tu es sorti de scène ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> J’ai kiffé. Il y a plein de trucs qui m’ont beaucoup ému. Quand tu as autant de monde qui kiffe devant toi, parfois tu as même les larmes aux yeux. C’est une sensation que tu n’as pas beaucoup ailleurs.</p>
<p><em>Fred :</em> Tu es un peu émotif [petits rires].</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-496158" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1.jpg 1000w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1-768x768.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-Vae-Soli-1-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Il y en a qui ne sont jamais contents et ceux-là, je pense qu’il ne faut pas trop les écouter. Il faut que Ben fasse ce qu’il veut ; s’il veut mettre Indochine, il met Indochine, et je suis sûr que ça passerait. »</span></em></p>
<p><strong>Entre deux chansons, vous dites regretter le manque de représentation de la musique metal à la télé et à la radio. Cette confidentialité est précieuse pour pas mal de fans du genre qui aiment que « leur » musique reste underground. Et c’est ce qui est parfois reproché au Hellfest : d’un côté accueillir des groupes très mainstream, et de l’autre, faire venir des gens qui ne connaissent pas l’état d’esprit du metal. De quel œil voyez-vous ce débat ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> Je fais partie de ceux qui écoutent du metal extrême, mais je me suis ouvert un petit peu. A l’époque, je ne sais plus quel groupe était programmé au Hellfest, mais je ne suis pas du tout skate, NOFX je déteste, et je trouvais ça chelou. En fait, je vois que NOFX cartonne. Evidemment, il ne faudrait pas aller trop loin non plus et il y a des groupes que, personnellement, je n’aurais pas vus au Hellfest… Mais pourquoi pas ? Shaka Ponk a cartonné, ils ont fait un super concert, tout le monde était content.</p>
<p><em>Fred :</em> A la base, les gens tiraient un peu dessus. Même Muse. Bon, ils ont fait un concert pourri, donc ils n’ont pas eu tort.</p>
<p><em>Yann :</em> Ce sont des puristes, mais effectivement, quand tu vois Muse et Last Train au Hellfest, je respecte mais j’ai plus envie d’aller voir ça à Rock en Seine. Pour mon Hellfest, j’ai plutôt envie d’aller voir des trucs ultra extrêmes. J’adore y faire des découvertes. Et je suis rarement sur les Mainstages…</p>
<p><em>Fred :</em> Personnellement, j’aime bien l’idée d’ouvrir, parce que si tu cherches des trucs très pointus, il y a toutes les scènes qu’il faut autour pour que tu kiffes. Voir pour la énième fois Rose Tattoo en Mainstage, ça me soûle un peu, donc je me dis qu’avec Muse et Shaka Ponk, je vais peut-être passer un autre moment, ça va me changer un peu, ce n’est pas si mal. Je comprends les puristes, mais en même temps, avec ce qui passait après le concert de Shaka Ponk, ils étaient contents. Il faut laisser un peu d’ouverture, pas trop, comme dit Yann, mais sinon, ce sont tout le temps les mêmes groupes. Je ne sais pas comment ils vont faire, au fur et mesure, parce qu’il y en a qui vont crever. Ça commence d’ailleurs.</p>
<p><em>Yann :</em> De toute façon, celui qui gueule parce qu’il y a Shaka Ponk va aussi gueuler parce qu’il y a Judas Priest tous les ans. Il y en a qui ne sont jamais contents et ceux-là, je pense qu’il ne faut pas trop les écouter. Il faut que Ben fasse ce qu’il veut ; s’il veut mettre Indochine, il met Indochine, et je suis sûr que ça passerait. Ça se ferait taper dessus de ouf, mais je suis sûr que ça passerait. Comme dit Fred, moi, j’ai ma Warzone, mon Altar où je sais qu’il va y avoir des trucs que je vais kiffer, et s’il y a Indochine sur une Mainstage, écoute…</p>
<p><em>Fred :</em> Pour revenir à la question initiale sur la télé, pas télé, les gros médias, etc., je pense que finalement, ce n’est pas si mal que nous n’y soyons pas. Ça fédère la tribu que nous avons en parallèle. Si nous passions en télé, nous nous ferions tirer dessus, les gens peuvent être assez durs. Nous sommes restés indépendants par rapport à ces trucs-là. Si ça se présentait, ce serait super, mais je sais que ça peut être dangereux aussi.</p>
<p><strong>L’année dernière, Gojira a joué lors de la cérémonie d’ouverture des JO. Ils étaient déjà très connus, mais ça leur a donné une exposition incroyable. Est-ce que vous pensez que ça peut changer quelque chose ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> Ça a changé quelque chose.</p>
<p><em>Fred :</em> Ils sont rentrés dans les chaumières.</p>
<p><em>Yann :</em> Ça a ouvert plein de portes au metal français. C’est une énorme carte de visite pour le metal français. Mais aujourd’hui, le metal en France… Je suis encore allé voir Igorrr à l’Olympia il n’y a pas longtemps, je me suis pris une claque monumentale. Tu as Igorrr, Gojira, Alcest, etc. On n’a plus rien à envier aux Ricains.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02.jpg" alt="" width="505" class="aligncenter size-full wp-image-496166" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02.jpg 787w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02-300x191.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02-768x488.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02-80x51.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02-128x81.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Mass-Hysteria-02-472x300.jpg 472w" sizes="(max-width: 787px) 100vw, 787px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« S’il n’y a pas Shaka Ponk et tous les autres gros, toi, tu ne viens pas non plus. Je préfère ne rien dire que de taper sur eux. »</span></em></p>
<p><em>Fred :</em> Mais, tu vois, ça fait trente ans que le groupe existe, nous n’avons jamais fait un Taratata, par exemple. Ils auraient pu, à un moment donné, placer un truc. Nous faisons beaucoup plus de monde en live que certains artistes qui passent à Taratata. Ça aurait été légitime. C’est dommage. En plus à Taratata, tu joues live, donc vraiment dans un truc que nous maîtrisons. Notre pays n’est pas encore complètement prêt sur ces musiques-là. Nous en avons un peu « souffert » tout le long.</p>
<p><em>Yann :</em> Mais du coup, tu te forges un truc solide. Il y a plein d’artistes de variet’ qui font « bim » avec la radio, et derrière, il n’y a plus rien. Nous, c’est un public qui a grossi sur trente ans, et ça crée un truc vachement plus solide. C’est vrai que la France est un peu le seul pays où le metal est mis de côté. C’est bizarre.</p>
<p><em>Fred :</em> Donc nous en faisons une force.</p>
<p><em>Yann :</em> Quand tu vois en Suède, en Espagne ou autre, il y a des récompenses pour le metal.</p>
<p><em>Fred :</em> Ça vient, il y a eu les Foudres. Il y a des gens qui poussent quand même un peu.</p>
<p><em>Yann :</em> Les Foudres, c’était très cool. J’ai beaucoup aimé cette soirée.</p>
<p><em>Fred :</em> Mais c’est normal, le metal ne fait pas partie de l’ADN de la France.</p>
<p><strong>Pour revenir au concert du Hellfest, le même jour, sur la même scène, Lofofora s&rsquo;est fait remarquer par des discours osés et très tranchés, provocateurs, très punk. Je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais quel genre de tribune est le live pour vous ? Comment avez-vous envie de prendre la parole ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> Prendre la parole comme eux, absolument pas. Pourtant je les respecte à fond. Lofo, ce sont eux qui nous ont lancés. Mais je trouve que ça ne rime à rien d’aller dire ce qu’ils ont dit. Kiffe, ça ne sert à rien de cracher sur les autres.</p>
<p><em>Fred :</em> Après, il a toujours été provocateur. Mais en vieillissant et en grandissant, quand nous entendons cette rumeur dont tu parles – nous ne les avons pas vus en vrai –, ce n’est pas notre délire. Mais c’est sa came à lui, ils font ce qu’ils veulent, c’est leur problème en réalité. Nous n’avons pas à prendre parti, c’est leur histoire, mais si nous devions dire le fond de notre pensée, nous ne ferions pas ça. Tu ne vas pas jouer au Hellfest si tu n’es pas d’accord. Tu es quand même d’accord, quand tu vas jouer au Hellfest. Si tu n’es pas content d’être là, ne viens pas.</p>
<p><em>Yann :</em> Je crois qu’il a aussi eu des mots sur Shaka Ponk. S’il n’y a pas Shaka Ponk et tous les autres gros, toi, tu ne viens pas non plus. Je préfère ne rien dire que de taper sur eux.</p>
<p><strong>Les textes de Mass Hysteria ont toujours été très engagés, et revendicatifs, ou du moins ils dénoncent des injustices. Dans cet album live, on entend, entre les morceaux, des appels à la joie et à la positivité. Est-ce qu’il n’y a pas un paradoxe ici ?</strong></p>
<p>Non, parce que le message de Mouss depuis le début – nous en avons fait un morceau –, c’est « positif à bloc ». Il n’est pas là pour en parler, mais il va faire des bilans dans les chansons, sur l’Etat, des trucs, des machins, mais il ne va jamais te faire la morale. Tout ce qu’il va te dire, c’est de rester positif, surtout par rapport à tout ce qui se passe. Je crois que le message de fond de Mass, il est là : c’est un peu la merde dehors, mais bouge ton cul, va dans des expos… L’engagement, il est plus là.</p>
<p><a href="https:&#47;&#x2f;w&#x77;w&#x2e;r&#x61;d&#105;&#x6f;&#109;&#x65;t&#x61;l&#x2e;c&#111;&#x6d;&#47;&#x77;p&#x2d;c&#x6f;n&#x74;e&#110;&#x74;&#47;&#x75;p&#x6c;o&#x61;d&#115;&#x2f;&#50;&#x30;2&#x35;/&#x31;2&#x2f;M&#97;&#x73;&#115;&#x2d;H&#x79;s&#x74;e&#114;&#x69;&#97;&#x2d;&#64;&#x2d;H&#x65;l&#x6c;f&#101;&#x73;&#116;&#x2d;2&#x30;2&#x35;-&#48;&#x32;&#46;&#x6a;p&#x67;"><img decoding="async" src="https:/&#47;&#x77;ww&#x2e;&#x72;a&#100;&#x69;&#x6f;m&#101;&#x74;al&#x2e;&#x63;o&#109;&#x2f;&#x77;p&#45;&#x63;on&#x74;&#x65;nt&#x2f;&#x75;p&#108;&#x6f;&#x61;d&#115;&#x2f;20&#x32;&#x35;/&#49;&#x32;&#x2f;M&#97;&#x73;s-&#x48;&#x79;st&#x65;&#x72;i&#97;&#x2d;&#64;-&#72;&#x65;ll&#x66;&#x65;s&#116;&#x2d;&#x32;0&#50;&#x35;-0&#x32;&#x2d;1&#48;&#x32;&#x34;x&#54;&#x38;3.&#x6a;&#x70;g" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-496161" srcset="https:&#x2f;&#47;w&#x77;&#119;.&#x72;&#x61;di&#x6f;&#109;e&#x74;&#x61;l.&#x63;&#111;m&#x2f;&#x77;p-&#x63;&#111;n&#x74;&#x65;nt&#x2f;&#117;p&#x6c;&#x6f;a&#x64;&#x73;&#47;2&#x30;&#50;5&#x2f;&#x31;2/&#x4d;&#97;s&#x73;&#x2d;Hy&#x73;&#116;e&#x72;&#x69;a-&#x40;&#45;H&#x65;&#x6c;l&#x66;&#x65;&#115;t&#x2d;&#50;0&#x32;&#x35;-0&#x32;&#45;1&#x30;&#x32;4x&#x36;&#56;3&#x2e;&#x6a;pg 1024w, https:&#47;/&#x77;w&#x77;.&#x72;a&#x64;i&#x6f;m&#x65;t&#x61;l&#x2e;c&#x6f;&#109;&#x2f;&#119;&#x70;&#45;&#x63;&#111;n&#x74;e&#x6e;t&#x2f;u&#x70;l&#x6f;a&#x64;s&#x2f;2&#x30;2&#x35;&#47;&#x31;&#50;&#x2f;&#77;&#x61;&#115;s&#x2d;H&#x79;s&#x74;e&#x72;i&#x61;-&#x40;-&#x48;e&#x6c;l&#x66;&#101;&#x73;&#116;&#x2d;&#50;&#x30;&#50;5&#x2d;0&#x32;-&#x33;0&#x30;x&#x32;0&#x30;.&#x6a;p&#x67; 300w, https:/&#47;&#x77;&#x77;&#x77;.&#114;&#x61;&#x64;&#x69;o&#109;&#x65;&#x74;&#x61;l&#46;&#x63;&#x6f;&#x6d;/&#119;&#x70;&#x2d;&#x63;o&#110;&#x74;&#x65;&#x6e;t&#47;&#x75;&#x70;&#x6c;o&#97;&#x64;&#x73;&#x2f;2&#48;&#x32;&#x35;&#x2f;1&#50;&#x2f;&#x4d;&#x61;s&#115;&#x2d;&#x48;&#x79;s&#116;&#x65;&#x72;&#x69;a&#45;&#x40;&#x2d;&#x48;e&#108;&#x6c;&#x66;&#x65;s&#116;&#x2d;&#x32;&#x30;2&#53;&#x2d;&#x30;&#x32;-&#55;&#x36;&#x38;&#x78;5&#49;&#x32;&#x2e;&#x6a;p&#103; 768w, https:&#x2f;&#x2f;&#x77;&#x77;&#x77;&#x2e;&#x72;&#x61;&#x64;&#x69;&#x6f;&#x6d;&#x65;&#x74;&#x61;&#x6c;&#x2e;&#x63;&#x6f;&#x6d;&#x2f;&#x77;&#x70;&#x2d;&#x63;&#x6f;&#x6e;&#x74;&#x65;&#x6e;&#x74;&#x2f;&#x75;&#x70;&#x6c;&#x6f;&#x61;&#x64;&#x73;&#x2f;&#x32;&#x30;&#x32;&#x35;&#47;&#49;&#50;&#47;&#77;&#97;&#115;&#115;&#45;&#72;&#121;&#115;&#116;&#101;&#114;&#105;a-&#64;-Hellfest-2025-02-80x53.jpg 80w, https:&#x2f;/&#x77;w&#x77;.&#x72;&#97;d&#x69;o&#x6d;e&#x74;&#97;&#x6c;&#46;c&#x6f;m&#x2f;w&#x70;&#45;&#x63;&#x6f;n&#x74;e&#x6e;t&#x2f;&#117;p&#x6c;o&#x61;d&#x73;&#47;&#x32;&#48;2&#x35;/&#x31;2&#x2f;&#77;&#x61;&#x73;s&#x2d;H&#x79;s&#x74;&#101;r&#x69;a&#x2d;&#64;&#x2d;&#72;&#x65;&#108;l&#x66;e&#x73;t&#x2d;&#50;&#x30;&#x32;5&#x2d;0&#x32;-&#x31;&#50;8&#x78;8&#x35;.&#x6a;&#112;&#x67; 128w, https:&#x2f;&#47;ww&#x77;&#x2e;ra&#x64;&#x69;&#111;me&#x74;&#97;l.&#x63;&#x6f;&#109;/&#x77;&#x70;&#45;co&#x6e;&#x74;en&#x74;&#x2f;&#117;p&#x6c;&#x6f;&#97;ds&#x2f;&#x32;02&#x35;&#x2f;&#49;2&#x2f;&#x4d;&#97;ss&#x2d;&#x48;ys&#x74;&#x65;&#114;i&#x61;&#x2d;&#64;-H&#x65;&#x6c;lf&#x65;&#x73;&#116;-&#x32;&#x30;&#50;5-&#x30;&#x32;-4&#x35;&#x30;&#120;3&#x30;&#x30;&#46;jp&#x67; 450w, https://&#119;&#x77;&#x77;.ra&#100;&#x69;&#x6f;met&#97;&#x6c;&#x2e;co&#109;&#x2f;&#x77;&#x70;-c&#111;&#x6e;&#x74;&#x65;nt&#47;&#x75;&#x70;&#x6c;oa&#100;&#x73;&#x2f;&#x32;02&#53;&#x2f;&#x31;&#x32;/M&#97;&#x73;&#x73;-Hy&#115;&#x74;&#x65;ria&#45;&#x40;&#x2d;Hel&#x6c;&#x66;&#x65;st&#45;&#x32;&#x30;&#x32;5-&#48;&#x32;&#x2d;&#x31;53&#54;&#x78;&#x31;&#x30;24&#46;&#x6a;&#x70;&#x67; 1536w, https:&#47;&#x2f;w&#x77;w&#46;&#x72;a&#x64;i&#111;&#x6d;e&#x74;a&#x6c;&#x2e;c&#x6f;m&#x2f;w&#112;&#x2d;c&#x6f;n&#116;&#x65;n&#x74;/&#117;&#x70;l&#x6f;a&#x64;&#x73;&#47;&#x32;0&#x32;5&#47;&#x31;2&#x2f;M&#97;&#x73;s&#x2d;H&#121;&#x73;t&#x65;r&#x69;a&#45;&#x40;-&#x48;e&#108;&#x6c;f&#x65;s&#116;&#x2d;2&#x30;2&#x35;&#x2d;0&#x32;.&#x6a;p&#103; 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Les gens viennent à un show, tu ne vas pas leur miner le moral. Il faut qu’ils repartent en étant contents, en ayant passé un bon moment. Mouss est très fort pour glisser une idée, mais quand même avec la banane. »</span></em></p>
<p><em>Fred :</em> Il y a une belle limite dans son engagement. Ce n’est pas ultra tranché, comme tu disais avec Lofo, par exemple : « La jeunesse emmerde le Front national ». Je pense que nous sommes un peu plus subtils et plus ensoleillés. Les gens viennent à un show, tu ne vas pas leur miner le moral. Il faut qu’ils repartent en étant contents, en ayant passé un bon moment. Il est très fort pour ça, pour glisser une idée, mais quand même avec la banane, avec quelque chose de lumineux. C’est sa force. Les gens s’emmerdent tous les jours au boulot, alors…</p>
<p><em>Yann :</em> C’est le message de base. Mouss le dit toujours, il a pris ça dans Bad Brains. Ils avaient déjà ce message dans une musique hardcore, reggae, etc. Il trouvait ça mortel et cette positive attitude vient un peu de là.</p>
<p><em>Fred :</em> Mouss est comme les gens qui sont là devant. Ce n’est pas une star, une vedette, complètement perchée sur sa planète. Nous sommes comme les gens devant nous, nous faisons partie du peuple, nous sommes dans ce truc-là. Lui est capable d’appuyer sur l’interrupteur : « Vous avez vu ça, ce n’est pas terrible. Ce n’est pas grave, on va se faire un truc dans le bon sens plutôt que dans le mauvais. »</p>
<p><em>Yann :</em> Mouss est spontané. Nous jouons à l’Olympia : il est capable d’aller chercher un pote à lui dans la queue de l’entrée, sans se dire que ça va être la cohue. C’est génial, cette spontanéité. Nous vivons avec ça. C’est-à-dire aussi que Mouss de mauvaise humeur, on ne sait jamais ce que ça peut donner. Mais c’est très bien comme ça.</p>
<p><em>Fred :</em> Une année, nous faisons le Download. Deux jours plus tard, nous montons sur scène au Hellfest : « Ça va le Download ? » [Rires]. C’est pour dire la spontanéité, il est capable de se tromper de festival !</p>
<p><strong>La scène metal française se renouvelle énormément depuis quelques années, notamment avec des groupes comme Novelists ou Rise Of The Northstar, qui semblent amener un nouveau public vers le metal. Avez-vous constaté des changements, une fraîcheur de votre côté, en sachant que vous brassiez déjà plusieurs générations de fans ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> Plus que jamais ! Ça fait trente ans que nous sommes là, mais maintenant, avec des Ashen, Novelists, ten56., Rise, Landmvrks, etc. je sens qu’il y a réellement un nouveau truc, avec un nouveau public. Landmvrks, c’est un truc de fou et c’est génial. Ça nous met la pression.</p>
<p><em>Fred :</em> C’est normal que de jeunes groupes arrivent, mais c’est qualitatif en plus.</p>
<p><em>Yann :</em> Ça nous force à bosser parce que les mecs arrivent, ils ont entre vingt-cinq et trente ans, ce sont des tueurs en guitare…</p>
<p><em>Fred :</em> Ils sont nés avec les réseaux sociaux, ils maîtrisent ça, nous non. Ça fait un petit décalage. Notre chance, c’est d’avoir une fondation physique avec les gens qui est énorme, donc nous pouvons peut-être nous passer de TikTok, les gens seront quand même là aux concerts. Eux, c’est leur démarchage, les gens viennent à leurs concerts par ce biais-là.</p>
<p><a href="https://www.radiome&#116;&#97;&#108;&#46;&#99;&#x6f;&#x6d;&#x2f;&#x77;&#x70;&#x2d;&#x63;&#x6f;&#x6e;&#x74;&#x65;&#x6e;&#x74;&#x2f;&#x75;ploads/2025/1&#50;&#47;&#77;&#97;&#115;&#x73;&#x2d;&#x48;&#x79;&#x73;&#x74;&#x65;&#x72;&#x69;&#x61;&#x2d;&#x40;&#x2d;&#x48;&#x65;llfest-2025-0&#53;&#46;&#106;&#112;&#103;"><img decoding="async" src="https:&#x2f;/w&#x77;w.&#x72;ad&#x69;om&#x65;ta&#x6c;.c&#x6f;&#109;/&#x77;&#112;-&#x63;&#111;n&#x74;&#101;n&#x74;&#47;u&#x70;&#108;o&#x61;&#100;s&#x2f;&#50;0&#x32;&#53;/&#x31;&#50;/&#x4d;&#97;s&#x73;&#45;H&#x79;&#115;t&#x65;&#114;i&#x61;&#45;&#64;&#x2d;&#72;e&#x6c;&#x6c;f&#x65;&#x73;t&#x2d;&#x32;0&#x32;&#x35;-&#x30;&#x35;-&#x31;&#x30;2&#x34;&#x78;6&#x38;&#x33;.&#x6a;&#x70;g" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-496162" srcset="https:/&#x2f;&#x77;w&#119;&#x2e;r&#97;&#x64;&#x69;o&#x6d;&#x65;t&#97;&#x6c;.&#99;&#x6f;&#x6d;/&#x77;&#x70;-&#99;&#x6f;n&#116;&#x65;&#x6e;t&#x2f;&#x75;p&#108;&#x6f;a&#100;&#x73;&#x2f;2&#x30;&#x32;5&#47;&#x31;2&#47;&#x4d;&#x61;s&#x73;&#x2d;H&#121;&#x73;t&#101;&#x72;&#x69;a&#x2d;&#x40;-&#72;&#x65;l&#108;&#x66;&#x65;s&#x74;&#x2d;2&#48;&#x32;5&#45;&#x30;&#x35;-&#x31;&#x30;2&#52;&#x78;6&#56;&#x33;&#x2e;j&#x70;&#x67; 1024w, https:&#x2f;/&#x77;&#x77;w&#x2e;&#x72;a&#x64;&#x69;o&#x6d;&#x65;t&#x61;&#x6c;.&#x63;&#111;m&#x2f;&#119;p&#x2d;&#99;o&#x6e;&#116;e&#x6e;&#116;/&#x75;&#112;l&#x6f;&#97;d&#x73;&#47;2&#x30;25&#x2f;12&#x2f;M&#x61;&#x73;s&#x2d;&#x48;y&#x73;&#x74;e&#x72;&#x69;a&#x2d;&#x40;-&#x48;&#x65;l&#x6c;&#102;e&#x73;&#116;-&#x32;&#48;2&#x35;&#45;0&#x35;&#45;3&#x30;&#48;x&#x32;&#48;0&#x2e;&#106;p&#x67; 300w, https:&#x2f;&#47;w&#x77;&#119;.&#x72;&#x61;d&#x69;&#x6f;&#109;e&#x74;&#97;l&#x2e;&#x63;o&#x6d;&#x2f;&#119;p&#x2d;&#99;o&#x6e;&#x74;e&#x6e;&#x74;&#47;u&#x70;&#108;o&#x61;&#x64;s&#x2f;&#x32;&#48;2&#x35;&#47;1&#x32;&#x2f;M&#x61;&#x73;&#115;-&#x48;&#121;s&#x74;&#x65;r&#x69;&#x61;&#45;&#64;&#x2d;&#72;e&#x6c;&#x6c;f&#x65;&#x73;&#116;-&#x32;&#48;2&#x35;&#x2d;0&#x35;&#x2d;&#55;6&#x38;&#120;5&#x31;&#x32;.&#x6a;&#x70;&#103; 768w, https:/&#47;&#x77;&#x77;w&#46;&#x72;&#x61;d&#105;&#x6f;&#x6d;et&#x61;&#x6c;.c&#x6f;&#x6d;/w&#112;&#x2d;&#x63;o&#110;&#x74;&#x65;n&#116;&#x2f;&#x75;p&#108;&#x6f;&#x61;ds&#x2f;&#x32;02&#x35;&#x2f;12&#47;&#x4d;&#x61;s&#115;&#x2d;&#x48;y&#115;&#x74;&#x65;r&#105;&#x61;&#x2d;&#64;-&#x48;&#x65;ll&#x66;&#x65;st&#45;&#x32;&#x30;2&#53;&#x2d;&#x30;5&#45;&#x38;&#x30;x&#53;&#x33;&#x2e;jp&#x67; 80w, https:&#x2f;/&#x77;w&#x77;&#46;r&#x61;d&#x69;o&#x6d;&#101;t&#x61;l&#x2e;&#99;o&#x6d;/&#x77;p&#x2d;&#99;o&#x6e;t&#x65;&#110;&#x74;&#x2f;u&#x70;l&#x6f;&#97;d&#x73;/&#x32;0&#x32;&#53;/&#x31;2&#x2f;&#77;&#x61;&#x73;s&#x2d;H&#x79;&#115;t&#x65;r&#x69;a&#x2d;&#64;-&#x48;e&#x6c;&#108;f&#x65;s&#x74;-&#x32;&#48;2&#x35;-&#x30;&#53;&#x2d;&#x31;2&#x38;x&#x38;&#53;.&#x6a;p&#x67; 128w, https://&#x77;&#x77;&#x77;.r&#97;&#x64;&#x69;om&#101;&#x74;&#x61;l.&#99;&#x6f;&#x6d;&#x2f;wp&#x2d;&#x63;&#x6f;nt&#101;&#x6e;&#x74;/u&#112;&#x6c;&#x6f;ad&#115;&#x2f;&#x32;&#x30;25&#47;&#x31;&#x32;/M&#97;&#x73;&#x73;-H&#121;&#x73;&#x74;er&#105;&#x61;&#x2d;&#x40;-H&#101;&#x6c;&#x6c;fe&#115;&#x74;&#x2d;20&#50;&#x35;&#x2d;05-&#x34;&#x35;&#x30;x3&#48;&#x30;&#x2e;jp&#103; 450w, https:&#x2f;&#x2f;&#119;ww&#x2e;&#x72;&#97;di&#x6f;&#x6d;&#101;ta&#x6c;&#x2e;&#x63;om/&#x77;&#x70;&#45;co&#x6e;&#x74;&#101;nt&#x2f;&#x75;&#112;lo&#x61;&#x64;&#x73;&#47;20&#x32;&#x35;&#47;12&#x2f;&#x4d;&#97;ss&#x2d;&#x48;&#121;st&#x65;&#x72;&#x69;&#97;-&#64;&#x2d;&#x48;&#101;ll&#x66;&#x65;&#115;t-&#x32;&#x30;&#x32;5-&#x30;&#x35;&#x2d;&#49;53&#x36;&#x78;&#49;02&#x34;&#x2e;&#106;pg 1536w, https:/&#x2f;ww&#x77;.r&#x61;d&#105;&#x6f;m&#101;&#x74;a&#108;&#x2e;c&#111;&#x6d;/&#119;&#x70;-&#99;&#x6f;n&#116;&#x65;n&#116;&#x2f;u&#x70;&#x6c;o&#x61;&#x64;s&#x2f;&#x32;0&#x32;&#x35;/&#x31;&#x32;/&#x4d;&#x61;s&#x73;-H&#x79;st&#x65;r&#105;&#x61;-&#64;&#x2d;H&#101;&#x6c;l&#102;&#x65;s&#116;&#x2d;2&#48;&#x32;5&#45;&#x30;5&#46;&#x6a;p&#x67; 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je ne fais pas de la variété internationale, je ne fais que des groupes français qui font des parties énervées et qui adorent venir ici pour le faire, ils en ont besoin. Je les vois mal confier ça à une IA, pour l’instant. »</span></em></p>
<p><em>Yann :</em> Ils s’exportent beaucoup par rapport à avant. A l’époque, je me rappelle que les Loudblast, Massacra, etc., ça avait bougé, mais c’était plus compliqué parce que ça coûte tout de suite beaucoup de thune pour les groupes français. Là, je crois que ten56., c’est leur troisième tournée aux Etats-Unis. Ils ont fait trente dates là-bas ! Ils feront la dernière date à Brest avec nous. Novelists, c’est pareil. Igorrr, la tournée est complète dans toute l’Europe. Je trouve ça mortel. Je pense que Gojira a un petit peu joué là-dedans, mais ils sont tous très forts.</p>
<p><em>Fred :</em> Quand tu as du talent, à un moment donné, ça paie. Point. « Ah c’est français, c’est étonnant. » Eh bien, non. « Ils sont de Marseille Landmvrks ? » Oui, à Marseille, il y a du metal depuis toujours.</p>
<p><em>Yann :</em> Que ce soit ma came ou pas, nous suivons Ashen depuis un petit moment et je suis allé les voir au Hellfes à 13h. Ça aurait été un groupe ricain, ça aurait été pareil. La prestation était superbe. C’était la première fois qu’ils faisaient une grosse scène comme ça, ça donnait l’impression qu’ils faisaient ça tous les jours.</p>
<p><strong>Est-ce qu’il y a un metal « à la française » ?</strong></p>
<p>De moins en moins. Le côté français est plus dans l’alterno auquel je n’adhère pas trop. J’ai toujours été plus du côté de Loudblast que de celui de l’alterno. Je trouve qu’il n’y a pas de French touch comme il peut y en avoir dans l’électro.</p>
<p><em>Fred :</em> Je trouve que nous, si, pour le coup.</p>
<p><em>Yann :</em> C’est pour ça que nous ne nous exportons pas trop.</p>
<p><em>Fred :</em> Nous chantons en français, c’est normal, mais c’est aussi pour ça que ça fonctionne depuis des années, il y a une fidélité des gens. A contrario, tous ces jeunes groupes chantent en anglais, ce sont tous des Américains-nés.</p>
<p><strong>Fred, tu es ingé son. C’est un métier qui connaît des temps difficiles, avec, d’un côté, les difficultés économiques qui font que les labels et artistes ont moins de moyens pour les projets et, de l’autre, l’essor de l’IA. Comment est-ce que tout ça t’impacte ?</strong></p>
<p>Pour l’instant, je touche du bois, ça va, mais en effet, il faut se méfier de tout ça. Maintenant, il n’y a pas de groupes d’IA de metal qui sont entrés dans les chaumières et dont les gens seraient tous fans. C’est le cas dans d’autres styles, ils ont vraiment inventé des artistes numériques. C’est complètement hallucinant de voir que ça arrive. J’ai vu un reportage d’Envoyé Spécial sur une meuf qui est tombée amoureuse de son ChatGPT. C’est ahurissant. On dirait un épisode de Black Mirror. Le metal est quelque chose qui doit être joué, qui doit être vu. Dans le process d’enregistrement, c’est effectivement une autre question. C’est déjà en train d’arriver. Je reçois parfois des voix témoins qui ont été faites par l’IA et qui sont mieux que la vraie voix…</p>
<p><strong>Et concernant le mixage et le mastering ?</strong></p>
<p>Ça arrive ; j’ai la chance de ne pas être encore trop touché, mais je me méfie. Cela dit, je vis un peu au jour le jour, donc si ça arrive, je ne peux pas le freiner. Mais il y a encore des jeunes qui enregistrent des batteries, des guitares et tout, donc pour l’instant je suis encore là, ça va. Ce n’est pas une réponse très précise, parce qu’on est un peu dans l’expectative : qu’est-ce qui se passe et qu’est-ce qui va vraiment se passer ? C’est possible que l’IA écrase tout, parce que ça enlève les métiers de tellement de gens, dans le cinéma par exemple, donc il n’y a pas de raison que ça ne touche pas les studios. Mais je ne fais pas de la variété internationale, je ne fais que des groupes français qui font des parties énervées et qui adorent venir ici pour le faire, ils en ont besoin. Je les vois mal confier ça à une IA, pour l’instant.</p>
<p><a href="https:&#x2f;&#x2f;ww&#x77;&#x2e;&#114;ad&#x69;&#x6f;me&#x74;&#x61;&#108;.c&#x6f;&#x6d;/w&#x70;&#x2d;&#99;on&#x74;&#x65;&#110;t&#x2f;&#x75;&#112;lo&#x61;&#x64;&#115;/&#x32;&#x30;&#50;5/&#x31;&#x32;&#47;M&#x61;&#x73;&#x73;-H&#x79;&#x73;&#116;er&#x69;&#x61;-&#64;&#x2d;&#x48;&#101;ll&#x66;&#x65;st&#x2d;&#x32;&#48;25&#x2d;&#x30;&#55;.&#x6a;&#x70;&#103;"><img decoding="async" src="https://w&#119;&#x77;&#x2e;&#x72;&#x61;dio&#109;&#x65;&#x74;&#x61;&#x6c;.co&#109;&#47;&#x77;&#x70;&#x2d;&#x63;ont&#101;&#x6e;&#x74;&#x2f;&#x75;plo&#97;&#x64;&#x73;&#x2f;&#x32;025&#47;&#49;&#x32;&#x2f;&#x4d;&#x61;ss-&#72;&#x79;&#x73;&#x74;&#x65;ria&#45;&#x40;&#x2d;&#x48;&#x65;llf&#101;&#115;&#x74;&#x2d;&#x32;&#x30;25-&#48;&#x37;&#x2d;&#x31;&#x30;24x&#54;&#x38;&#x33;&#x2e;&#x6a;pg" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-496163" srcset="https:&#47;&#x2f;&#119;&#x77;w&#x2e;r&#x61;d&#x69;o&#x6d;e&#x74;a&#108;&#x2e;&#99;&#x6f;&#109;&#x2f;w&#x70;-&#x63;o&#x6e;t&#x65;n&#x74;/&#117;&#x70;&#108;&#x6f;a&#x64;s&#x2f;2&#x30;2&#x35;/&#x31;2&#x2f;M&#97;&#x73;&#115;&#x2d;H&#x79;s&#x74;e&#x72;i&#x61;-&#x40;-&#72;e&#108;&#x6c;&#102;&#x65;s&#x74;-&#x32;0&#x32;5&#x2d;0&#x37;-&#49;0&#50;&#x34;&#120;&#x36;8&#x33;.&#x6a;p&#x67; 1024w, https:&#47;&#x2f;&#119;&#x77;&#119;&#x2e;&#114;&#x61;&#100;&#x69;&#111;&#x6d;&#101;&#x74;&#97;&#x6c;&#46;&#x63;&#111;&#x6d;&#47;&#x77;&#112;&#x2d;&#99;&#x6f;&#110;&#x74;&#101;&#x6e;&#116;&#x2f;&#117;&#x70;&#108;&#x6f;&#97;&#x64;&#115;&#x2f;&#50;&#x30;&#50;&#x35;&#47;&#x31;&#50;&#x2f;&#77;&#x61;&#115;&#x73;&#45;&#x48;&#121;&#x73;&#116;&#x65;&#114;&#x69;&#97;&#x2d;&#64;&#x2d;&#72;&#x65;&#108;&#x6c;&#102;&#x65;&#115;&#x74;&#45;&#x32;&#48;&#x32;&#53;&#x2d;&#48;&#x37;&#45;&#x33;&#48;&#x30;&#120;&#x32;&#48;&#x30;&#46;&#x6a;&#112;&#x67; 300w, https:&#x2f;&#47;ww&#x77;&#x2e;ra&#x64;&#x69;om&#x65;&#x74;&#97;l&#x2e;&#x63;&#111;m&#x2f;&#x77;&#112;-&#x63;&#x6f;&#110;te&#x6e;&#x74;/u&#x70;&#x6c;oa&#x64;&#x73;&#47;2&#x30;&#x32;&#53;/&#x31;&#x32;&#47;M&#x61;&#x73;&#115;-H&#x79;&#x73;te&#x72;&#x69;a-&#x40;&#x2d;&#72;e&#x6c;&#x6c;&#102;e&#x73;&#x74;&#45;2&#x30;&#x32;&#53;-0&#x37;&#x2d;76&#x38;&#x78;51&#x32;&#x2e;&#106;p&#x67; 768w, https:&#x2f;&#x2f;&#x77;&#119;w.r&#x61;&#x64;&#x69;&#x6f;&#109;eta&#x6c;&#x2e;&#x63;&#111;&#109;/wp&#x2d;&#x63;&#x6f;&#110;ten&#x74;&#x2f;&#x75;&#x70;&#108;oad&#x73;&#x2f;&#x32;&#48;&#50;5/1&#x32;&#x2f;&#x4d;&#97;ss-&#x48;&#x79;&#x73;&#x74;&#101;ria&#x2d;&#x40;&#x2d;&#72;&#101;llf&#x65;&#x73;&#x74;&#45;202&#x35;&#x2d;&#x30;&#x37;&#45;80x&#x35;&#x33;&#x2e;&#x6a;&#112;g 80w, https:&#47;/&#119;w&#119;.&#x72;a&#x64;i&#x6f;m&#x65;t&#x61;l&#x2e;c&#x6f;m&#x2f;w&#x70;-&#x63;o&#x6e;t&#x65;n&#x74;/&#x75;p&#x6c;o&#x61;d&#x73;&#47;&#x32;&#48;&#x32;&#53;&#x2f;&#49;&#x32;&#47;&#x4d;&#97;s&#115;-&#72;y&#x73;t&#x65;r&#x69;a&#x2d;&#64;&#x2d;H&#x65;l&#x6c;f&#x65;s&#x74;-&#x32;0&#x32;5&#x2d;0&#x37;-&#x31;2&#x38;x&#x38;5&#x2e;j&#x70;&#103; 128w, https:&#47;&#x2f;w&#x77;w&#x2e;r&#97;&#x64;&#105;&#x6f;m&#x65;t&#x61;l&#46;&#x63;o&#x6d;/&#x77;p&#x2d;&#x63;&#111;&#x6e;t&#x65;n&#x74;/&#117;&#x70;&#108;&#x6f;a&#x64;s&#x2f;2&#48;&#x32;5&#x2f;1&#x32;/&#x4d;&#x61;&#115;&#x73;-&#x48;y&#x73;t&#101;&#x72;&#105;&#x61;-&#x40;-&#x48;e&#108;&#x6c;f&#x65;s&#x74;-&#x32;&#x30;&#50;&#x35;-&#x30;7&#x2d;4&#53;&#x30;&#120;&#x33;0&#x30;.&#x6a;p&#103; 450w, https:&#47;&#x2f;w&#x77;w&#x2e;r&#97;&#x64;i&#x6f;m&#x65;t&#97;&#x6c;.&#x63;o&#x6d;/&#119;&#x70;-&#x63;o&#x6e;t&#101;&#x6e;t&#x2f;u&#x70;l&#111;&#x61;d&#x73;/&#x32;0&#50;&#x35;/&#x31;2&#x2f;M&#97;&#x73;s&#x2d;H&#x79;s&#116;&#x65;r&#x69;a&#x2d;&#64;&#45;&#x48;e&#x6c;l&#x66;e&#115;&#x74;-&#x32;0&#x32;5&#45;&#x30;&#55;&#x2d;1&#x35;3&#54;&#x78;&#49;&#x30;2&#x34;.&#x6a;&#x70;&#103; 1536w, https:&#47;&#x2f;w&#x77;w&#x2e;r&#97;&#x64;i&#x6f;m&#x65;t&#97;&#x6c;.&#x63;o&#x6d;/&#119;&#x70;-&#x63;o&#x6e;t&#101;&#x6e;t&#x2f;u&#x70;l&#111;&#x61;d&#x73;/&#x32;0&#50;&#x35;/&#x31;2&#x2f;M&#97;&#x73;s&#x2d;H&#x79;s&#116;&#x65;r&#x69;a&#x2d;&#64;&#45;&#x48;e&#x6c;l&#x66;e&#115;&#x74;-&#x32;0&#x32;5&#45;&#x30;&#55;&#x2e;j&#x70;g 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Pour nos trente ans, nous avons envie de partir à la rencontre des gens, sur une dizaine de dates. Au lieu de mettre une première partie, nous avons envie de venir dans le canap’ et discuter avec les gens. »</span></em></p>
<p><strong>Cet enregistrement live marque la fin d’un cycle. Qu’est-ce qu’on peut dire sur la suite, pour Mass Hysteria ?</strong></p>
<p><em>Yann :</em> La tournée a quand même continué. Nous avons fait cent vingt dates. La toute dernière aura lieu le 11 décembre à Brest. Après, nous allons nous poser pour essayer de ressortir un album assez rapidement. Nous serons au Motocultor l’été prochain, et puis quelques dates surprises avec un projet un peu spécial…</p>
<p><em>Fred :</em> Mystère.</p>
<p><em>Yann :</em> En fait, pour nos trente ans, nous avons envie de partir à la rencontre des gens, sur une dizaine de dates. Je pense que ça n’a pas trop été fait, mais au lieu de mettre une première partie, nous avons envie de venir dans le canap’ et discuter avec les gens. Ce n’est pas une master class, mais l’idée est de discuter avec les gens, qu’ils nous posent des questions, et faire un concert après.</p>
<p><strong>Plutôt petit comité, du coup ?</strong></p>
<p>Non.</p>
<p><em>Fred :</em> C’est ce que nous voulions, mais pas forcément. Nous nous disons que ça peut être pas mal de nouer un contact particulier, par un autre biais. Ce sont les gens qui nous ont fait grandir, évoluer, c’est grâce à eux que nous sommes là. C’est bien d’aller discuter avec eux.</p>
<p><em>Yann :</em> Si ça se trouve, ce sera une lose totale, c’est une première pour nous. </p>
<p><em>Fred :</em> C’est venu du fait que nous avons fait une ou deux master class, où nous avons été conviés par l’école de musique de Nancy, puis nous avons fait un showcase. Il faut aussi que nous occupions notre période de 2026. Nous allons nous enfermer, mais c’est bien de prendre un peu l’air de temps en temps. C’est tellement en contradiction de vivre dans un studio, faire des répétitions, des morceaux, des maquettes, en vase clos, et puis tout d’un coup tu sors, tu joues au Hellfest !</p>
<p><strong>Quand vous êtes dans la phase studio, vous trépignez en attendant la scène ?</strong></p>
<p>Tout le monde est différent, mais ça nous fait du bien de nous poser et de souffler un petit peu.</p>
<p><em>Yann :</em> Oui, c’est clair. Et puis il faut se faire oublier aussi. Quand tu tournes en France depuis trente ans, il faut proposer quelque chose de cool.</p>
<p><em>Fred :</em> C’est bien d’être là le week-end, revoir ses amis, voir sa meuf, reprendre sa sociabilisation… Parce que nous, c’est du jeudi au dimanche soir, et puis le lundi nous retournons travailler – car nous travaillons aussi en parallèle. Il ne faut pas que tout devienne une routine non plus. Il faut du relief. </p>
<p>Interview réalisée en face à face le 7 novembre 2025 par <strong>Claire Vienne</strong>.<br />
Retranscription : <strong>Claire Vienne</strong>.<br />
Photos : <strong>Eric Canto</strong> (1, 6) &#038; <strong>Sylvain Leobon</strong> (live).</p>
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		<title>Bell Witch &#038; Aerial Ruin – Stygian Bough Vol. II</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/bell-witch-aerial-ruin-stygian-bough-vol-ii,495897</link>
					<comments>https://www.radiometal.com/article/bell-witch-aerial-ruin-stygian-bough-vol-ii,495897#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Perrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 08:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[aerial ruin]]></category>
		<category><![CDATA[bell witch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si le funeral doom en général repousse les limites du metal – en lenteur, en lourdeur, en tristesse –, c’est sur le terrain de la longueur que Bell Witch s’est particulièrement illustré, notamment sur le monumental Mirror Reaper (2017), et plus encore sur Future&#8217;s Shadow Part 1: The Clandestine Gate (2023), première partie formée d’une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-495900" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bell-Witch-Aerial-Ruin-–-Stygian-Bough-Vol-II-500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Si le funeral doom en général repousse les limites du metal – en lenteur, en lourdeur, en tristesse –, c’est sur le terrain de la longueur que Bell Witch s’est particulièrement illustré, notamment sur le monumental Mirror Reaper (2017), et plus encore sur Future&rsquo;s Shadow Part 1: The Clandestine Gate (2023), première partie formée d’une seule chanson de près d’une heure et demie (!) d’un édifice encore plus vaste. Mais lors de ses collaborations avec le musicien de dark folk Aerial Ruin, la musique du duo revient à des dimensions plus humaines. C’était le cas sur le premier volume de Stygian Bough (2020), et c’est toujours le cas sur le deuxième, sorti en novembre. Et paradoxalement, c’est peut-être dans ce format plus conventionnel que Bell Witch parvient véritablement à montrer toute l’étendue de son talent…</p>
<p>Sur ces quatre morceaux d’une dizaine de minutes, il n’est en effet pas question de réduire l’espace déployé par les musiciens, et encore moins de diluer leur intensité émotionnelle. Qu’elle prenne la forme d’un funeral doom épuré («  Waves Became The Sky »), d’un riff chargé de menace entrelacé d’ambient minimaliste (« King Of The Wood »), de folk délicate (l’ouverture de « From Dominion ») ou de longs solos lyriques (la fin de « The Told And The Leadened »), la musique qui résulte des efforts conjoints de ces deux projets a l’élégance aérée d’une cathédrale, tour à tour imposante et fragile, toujours habitée. De quoi explorer une vaste palette de sentiments, du désespoir le plus nu à l’élévation la plus vertigineuse, échos peut-être du tout aussi immense et fouillé Rameau d’or de James Frazer – une somme sur les mythologies et les religions – où les musiciens sont allés puiser leur inspiration, et renouer avec une sorte de classicisme – au sens de doom traditionnel, voire de classic rock – qui rappelle parfois leurs compatriotes de Pallbearer. Dans la droite lignée du premier volume mais bénéficiant d’une production plus ambitieuse, Stygian Bough Vol. II permet à tous les musiciens impliqués de briller – la basse gronde, la batterie ancre les passages les plus éthérés, les voix, toujours claires cette fois-ci, emplissent l’espace – et donne à la condition humaine des dimensions de tragédie.</p>
<p><span id="more-495897"></span></p>
<p>L&rsquo;album en écoute : </p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/T8bN9s0DMys" title="BELL WITCH &amp; AERIAL RUIN - Stygian Bough Vol 2 (full album stream)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Stygian Bough Vol. II</em>, sorti le <strong>14 octobre 2025</strong> via Profound Lore Records. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/3XzbQVb" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<item>
		<title>Enthroned ouvre son grimoire</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/enthroned-ouvre-son-grimoire,496188</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Florian Garel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 21:10:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Radio Metal]]></category>
		<category><![CDATA[enthroned]]></category>
		<category><![CDATA[nornagest]]></category>
		<category><![CDATA[repas de corbeaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fer de lance du black metal belge, Enthroned a profondément changé de forme en trente ans. Bien qu&#8217;aucun membre du line-up d’origine ne soit encore présent, la bête demeure bien vivante. Le groupe serait-il protégé par une force obscure qui le dépasse ? Ce n’est pas totalement impossible, selon les dires de Nornagest, leader et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-496211" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop-217x300.jpg 217w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop-80x111.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/enthroned-crop-128x177.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Fer de lance du black metal belge, Enthroned a profondément changé de forme en trente ans. Bien qu&rsquo;aucun membre du line-up d’origine ne soit encore présent, la bête demeure bien vivante. Le groupe serait-il protégé par une force obscure qui le dépasse ? Ce n’est pas totalement impossible, selon les dires de Nornagest, leader et porte-voix d&rsquo;Enthroned. Avec Ashspawn, le groupe poursuit son cheminement vers l&rsquo;occultisme et le symbolisme ésotérique. Au point que ce douzième album a été écrit en collaboration avec le mystérieux Gilles de Laval, figure de référence de l’occultisme moderne. Depuis plusieurs années, Enthroned s’éloigne de la simple musicale au profit d&rsquo;un metal extrême plus subtil. Ce nouvel opus s’inscrit pleinement dans cette démarche.</p>
<p>Des évolutions personnelles aux aspirations ésotériques de la formation, les sujets ne manquent pas pour échanger avec Nornagest. Le vétéran de la scène black metal sera à notre table dans Repas de Corbeaux ce lundi soir. L&rsquo;émission démarre à 20h30 sur l’antenne de Radio Metal et sera disponible dès mardi matin en podcast.</p>
<p><span id="more-496188"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p>La douzième émission de Repas de Corbeaux s’intitule Initiation. La notion sera présente de manière plus ou moins directe dans les différents sujets que nous abordons dans ce nouveau numéro. Les albums auront tous un point commun musical, rejoignant l&rsquo;esprit du nouvel album d&rsquo;Enthroned : derrière l’apparente brutalité, il y a toujours des petites subtilités. L’exercice de ce nouveau numéro est surtout d&rsquo;être attentif face à une musique qui peut parfois être exigeante&#8230;</p>
<p>Le podcast sera disponible juste après la diffusion de l&rsquo;émission sur les différentes plateformes <a href="https://www.radiometal.com/podcasts">disponibles ici</a>, ainsi que sur cette même page. Les précédentes émissions sont disponibles sur la <a href="https://www.podcastics.com/podcast/radiometal/series/repas-de-corbeaux/">page Podcastics de Repas de Corbeaux</a>.</p>
<p>Podcast &#8211; Partie Enthroned à <em>00:41:50</em> : </p>
<p><center><script data-eId="395500" data-format="extended" data-pId="2126" src="https://players.podcastics.com/podcastics/player.js"></script></center></p>
<p>Visuel : </p>
<p><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere.png" alt="radio metal repas de corbeaux émission podcast" width="560" class="aligncenter size-full wp-image-493606" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere.png 2362w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-300x113.png 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-1024x387.png 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-768x290.png 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-80x30.png 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-128x48.png 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-586x222.png 586w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-1536x581.png 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/09/banniere-2048x774.png 2048w" sizes="(max-width: 2362px) 100vw, 2362px" /></p>
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		<item>
		<title>Avralize : l’œil dans le rétro</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/avralize-loeil-dans-le-retro,496043</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 08:23:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[avralize]]></category>
		<category><![CDATA[gölz. bastian]]></category>
		<category><![CDATA[sailer. severin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avralize ne lève jamais le pied. Alors que Freaks est encore tout frais dans les esprits, les Allemands dévoilent une direction artistique nouvelle et rafraîchissante avec leur nouvel album Liminal. Précédé par une série de singles qui auront imposé un univers rétro coloré et déjanté, ce second disque voit le quatuor pousser son désir d&#8217;expérimentation [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-full wp-image-496045" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2-238x300.jpg 238w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2-80x101.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Hochkant-2-128x161.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Avralize ne lève jamais le pied. Alors que Freaks est encore tout frais dans les esprits, les Allemands dévoilent une direction artistique nouvelle et rafraîchissante avec leur nouvel album Liminal. Précédé par une série de singles qui auront imposé un univers rétro coloré et déjanté, ce second disque voit le quatuor pousser son désir d&rsquo;expérimentation plus loin, plus fort. Sans jamais rogner sur l&rsquo;efficacité d&rsquo;un metalcore qui s&rsquo;inscrit avec brio dans les tendances modernes, Avralize impose sa personnalité et son originalité. Et le groupe surprend en conférant à sa musique une couleur rétro parfois kitsch mais délicieusement aguicheuse, riche de bizarreries et autres bidouillages sonores dont il a le secret.  </p>
<p>Avralize semble faire de la musique de nerds, pour les nerds. L&rsquo;entretien qui suit s&rsquo;est donc logiquement et à plusieurs reprises orienté vers leurs références liées à la pop-culture, et plus particulièrement la série Stranger Things, dont le groupe attend la nouvelle saison avec une impatience non dissimulée.</p>
<p><span id="more-496043"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496046" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-1-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Nous repoussons constamment nos limites et celles de notre musique. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Avralize semble presque sorti de nulle part. Dans la foulée de votre signature avec le label Arising Empire, vous avez rapidement proposé une série de vidéos assez travaillées avant de sortir votre premier album Freaks en mars 2024. Comment s&rsquo;est formé le groupe ?</strong></p>
<p><strong>Severin Sailer (chant) :</strong> Nous avons lancé plusieurs projets de groupes depuis nos dix ans. Au moment de notre majorité, nous avons fait le constat que nous souhaitions faire quelque chose de concret dans la musique. Nous avons donc formé Avralize, qui reflète pleinement notre identité musicale. A partir de ce moment-là, nous avons abordé les choses avec beaucoup de sérieux et nous avons tout fait pour parvenir à nous imposer. Nous avons consacré tout notre temps à écrire des chansons et à décrocher nos premiers véritables concerts. Nous repoussons constamment nos limites et celles de notre musique.</p>
<p><strong>Bastian Gölz (batterie) :</strong> Je pense que le fait de nous connaître avant de former le groupe a aidé. Nous avions déjà fait de la musique ensemble. Nous avions conscience qu&rsquo;il fallait avancer avec détermination et nous donner à fond. Si ça n&rsquo;avait pas été maintenant, à quel moment aurions-nous investi sérieusement dans un groupe ? C&rsquo;est ce qui nous a amenés à décrocher assez vite le contrat avec le label Arising Empire. Nous avons de l&rsquo;ambition dans ce que nous faisons et je suppose qu&rsquo;ils ont vraiment aimé cette attitude.</p>
<p><em>Severin :</em> Clairement. C&rsquo;est un état d&rsquo;esprit, nous voulons faire ce qu&rsquo;il faut pour y arriver. Je ne pense pas que ça puisse fonctionner autrement.</p>
<p><strong>Vous avez très tôt témoigné d&rsquo;une vraie maîtrise du son et de la vidéo. Est-ce que vous gérez l&rsquo;ensemble des aspects relatifs au développement du groupe vous-mêmes ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Le fait de travailler depuis le début avec le producteur Manuel Renner nous a vraiment apporté. Il nous a beaucoup appris sur les techniques de composition et de production, ce qui nous a rapidement permis d&rsquo;apprendre à écrire de bonnes chansons, à travailler les techniques d&rsquo;enregistrement et à développer une oreille pour ce qui est important. Sans lui, nous n&rsquo;en serions probablement pas là aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><em>Severin :</em> Il est à l&rsquo;origine de la définition de notre son pour le premier album Freaks. Son travail était vraiment parfait. Lorsque nous sommes entrés en studio, il avait remodelé nos démos en y associant un nouveau son. C&rsquo;était exactement ce que nous recherchions. Concernant notre second album Liminal, nous avions notre propre vision et elle s&rsquo;est parfaitement imbriquée à celle de Manuel. Nous avons défini la nouvelle direction artistique ensemble.  </p>
<p><strong>Avralize a été quasi omniprésent depuis la sortie du tout premier morceau « Lotus »…</strong></p>
<p>« Lotus » était la première chanson diffusée via Arising Empire.</p>
<p><em>Bastian :</em> Il s&rsquo;agissait en fait du quatrième titre composé avec Avralize.</p>
<p><strong>Vous avez dévoilé de la nouvelle musique en continu, presque en temps réel, avant de rassembler l&rsquo;ensemble pour constituer votre premier disque. Une grande partie de Liminal, votre nouvel album, a également été publiée au cours des derniers mois. Est-ce que ce fonctionnement répond à votre processus d&rsquo;écriture, qui semble être très intense et rapide ?</strong></p>
<p>Je pense que nous sommes très efficaces parce que chacun d&rsquo;entre nous dispose de son propre matériel d&rsquo;enregistrement. Nous travaillons constamment sur de nouvelles idées.  </p>
<p><em>Severin :</em> Nous pouvons surtout compter sur Bastian. Il est en permanence assis dans son studio à écrire de la musique.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496047" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-5-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Sortir des titres régulièrement est très important aujourd&rsquo;hui. Il faut être présent en continu et attirer l&rsquo;attention. Proposer des singles en amont de l&rsquo;album nous a beaucoup aidés à nous faire connaître. »</span></em></p>
<p><em>Bastian :</em> Produire de la musique est devenu mon métier. Je suis toujours à l’affût de nouveautés, j&rsquo;envoie en permanence des éléments aux autres membres du groupe. Ils me retournent rapidement leurs avis sur les arrangements. Nous avons comme un « super-pouvoir » en matière de composition, tout le monde est impliqué et joue un rôle important. Philipp [Tenberken], notre guitariste, compose par exemple tous ces petits riffs complètement fous. Severin et moi-même sommes assez doués quand il s’agit d’écrire de bons refrains et d’arranger les chansons. Nous nous donnons constamment des retours sur le travail des uns et des autres. Écrire de la musique, c&rsquo;est ce que nous préférons. Nous aimons être assis dans le studio et nous dire : « Allons-y, écrivons de bonnes chansons ! »</p>
<p><em>Severin :</em> C&rsquo;est amusant et c’est justement parce que nous nous éclatons à le faire que nous le faisons si souvent.</p>
<p><strong>Cette productivité importante permet également de maintenir un intérêt permanent autour de l&rsquo;actualité du groupe. Est-ce que vous avez eu le sentiment que cette méthode vous a permis de rassembler une solide fanbase ?</strong></p>
<p>Sans aucun doute. Sortir des titres régulièrement est très important aujourd&rsquo;hui. Il faut être présent en continu et attirer l&rsquo;attention, or le plus facile est de le faire avec de la nouvelle musique. Proposer des singles en amont de l&rsquo;album nous a beaucoup aidés à nous faire connaître.</p>
<p><strong>Votre public est désormais important en Allemagne. Avez-vous des retours de la part d&rsquo;autres pays du monde ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est probablement aux États-Unis que nos morceaux sont les plus streamés. Au Royaume-Uni également.</p>
<p><em>Bastian :</em> L&rsquo;Australie aussi.</p>
<p><em>Severin :</em> Nous avons joué en Angleterre cette année. Nous étions sur l&rsquo;affiche du Radar Festival (événement consacré aux musiques alternatives et au gaming, organisé chaque été à Manchester, NDLR). Auparavant, nous n&rsquo;avions joué au Royaume-Uni qu&rsquo;en tant que première partie sur la tournée du groupe Unprocessed. C&rsquo;était la première fois que nous étions programmés directement, et le public était complètement déchaîné. Nous étions loin de penser que le groupe était attendu. C&rsquo;était génial.  </p>
<p><em>Bastian :</em> La réception du public en Allemagne est démentielle. C&rsquo;est notre pays d&rsquo;origine, nous avons notre première tournée en tête d&rsquo;affiche qui approche et beaucoup de dates là-bas sont déjà complètes. Je suis vraiment impressionné. Tu espères toujours parvenir à faire salle comble, mais lorsque ça arrive réellement, c&rsquo;est fou. Nous avons également des demandes en France. Nous avons eu l&rsquo;opportunité de jouer une fois à Paris, également en ouverture d&rsquo;Unprocessed. C&rsquo;était un excellent moment, mais nous étions très stressés. C&rsquo;était un concert étrange bien que très cool. Nous aimerions revenir.  </p>
<p><em>Severin :</em> Il y a une communauté metal très forte en France et beaucoup de festivals géniaux. On adorerait y jouer de nouveau.</p>
<p><strong>Beaucoup de groupes font aujourd&rsquo;hui le choix d&rsquo;enregistrer et de diffuser des morceaux au coup par coup, sans planifier de longues sessions d&rsquo;écriture. C&rsquo;est une tendance qui peut parfois donner aux albums l&rsquo;apparence de n&rsquo;être que des « compilations de singles ». Pour Liminal, vous avez cependant établi une vraie ligne directrice, votre son metalcore moderne étant en permanence agrémenté d&rsquo;ajouts sonores rétro particulièrement originaux. Comment avez-vous travaillé la direction artistique de l&rsquo;album ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Ça tient en grande partie au fait que nous avons toujours joué de la musique qui n&rsquo;était pas forcément du metal. Severin et moi avons eu l&rsquo;occasion d&rsquo;évoluer dans un trio funk quand nous avions treize ou quatorze ans. Je suppose que nous avons toujours aimé chercher le groove. L&rsquo;écriture se fait très naturellement, ce qui est une bonne chose. Nous n’évoquons pas tellement la nécessité de nous orienter vers une folie débridée. Nous avons juste composé des morceaux, et tout le monde a validé. Nous avons opéré sans y réfléchir un virage vers un son « funky-retro ». C&rsquo;était une décision consciente qui s&rsquo;est imposée naturellement pendant le processus. Nous nous sommes dit : « On adore ça, continuons dans cette direction. »  </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-494877" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/avralize-liminal500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Severin et moi avons eu l&rsquo;occasion d&rsquo;évoluer dans un trio funk quand nous avions treize ou quatorze ans. Je suppose que nous avons toujours aimé chercher le groove. »</span></em></p>
<p><em>Severin :</em> En ce qui concerne tout ce qui est sound design, la série Stranger Things – que nous adorons – était une source d&rsquo;inspiration, notamment pour les sons de synthé. C&rsquo;est peut-être là que nous avons trouvé ce côté rétro. J&rsquo;aime également les visuels rétro, les images brumeuses, les symboles tribaux et les vieilles polices d&rsquo;écriture. C&rsquo;est ce que nous aimions et avions en tête à ce moment-là.</p>
<p><strong>Vous utilisez des claviers, des sons 8 bits, des accompagnements électroniques presque dansants. L&rsquo;album s&rsquo;ouvre même sur une introduction de banjo. Est-ce que le succès de Freaks vous a rassurés et encouragés à pousser l&rsquo;expérimentation au-delà des limites que vous aviez fixées pour ce premier disque ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Je ne pense pas. Nous avions simplement en tête le fait que ça pouvait fonctionner et nous avons essayé d&rsquo;écrire la musique la plus authentique possible. Si nous avions écrit un autre album comme Freaks, nous aurions eu le sentiment d&rsquo;avoir enregistré de la musique uniquement pour les auditeurs et non pour nous. Tous ces ajouts dans le son et l&rsquo;écriture correspondent à cent pour cent à ce que nous ressentons. C&rsquo;est l&rsquo;aspect essentiel de nos compositions.</p>
<p><em>Severin :</em> Je suis tout à fait d&rsquo;accord.</p>
<p><strong>Ce côté fun est particulièrement rare pour un groupe de metal moderne. Trouvez-vous la scène metalcore trop uniforme, voire sérieuse ?</strong></p>
<p><em>Severin :</em> C&rsquo;est une très bonne question. Pour nous, il est important de nous concentrer sur les aspects positifs de la vie et de le retranscrire dans notre musique. Nous nous amusons beaucoup à écrire de la musique et à traîner entre amis. Ce sont juste les meilleurs moments de nos vies. Notre musique n&rsquo;est pas sombre ou triste, ce qui ne nous empêche pas de composer des morceaux émouvants. C&rsquo;est également nécessaire pour nous. Le metalcore a cette image très sombre, triste, voire parfois brutale. J&rsquo;aime beaucoup ça, mais ce n&rsquo;est pas notre approche. Ça ne fonctionne pas pour nous.</p>
<p><em>Bastian :</em> Notre musique reflète simplement ce que nous ressentons lorsque nous l&rsquo;écrivons ou la jouons. Le problème avec le metalcore moderne ou même la musique en général, c&rsquo;est que les émotions négatives semblent toujours plus fortes et que les chansons tristes fonctionnent mieux. Je peux le comprendre et j&rsquo;écoute également des chansons tristes. Mais nous ne voulons pas partir dans cette direction, ce n&rsquo;est pas notre truc. Répandre la positivité nous fait simplement du bien.</p>
<p><strong>Un guitariste comme Adam Dutkiewicz n&rsquo;a jamais hésité à jouer sur l&rsquo;aspect décomplexé de son personnage, notamment sur scène, et ce malgré le côté très sérieux de Killswitch Engage. Est-ce une source d&rsquo;inspiration ?</strong></p>
<p><em>Severin :</em> Pas vraiment. Je ne connais d&rsquo;ailleurs pas très bien la musique de Killswitch Engage. Mais nous puisons l&rsquo;inspiration partout et à tout moment de notre vie. Nous n&rsquo;écoutons pas seulement du metal, je dirais même que personnellement j’en écoute assez peu. J&rsquo;aime le rap, la funk ou la soul. Nous nous inspirons de différentes choses, et chacun a ses propres goûts musicaux. Et en ce moment, ce n&rsquo;est pas du metal. Ce qui est appréciable, c&rsquo;est que nous pouvons associer tout ça avec un son metalcore, et que ça fonctionne vraiment bien.</p>
<p><strong>Parallèlement, les thématiques abordées sont extrêmement sérieuses. Severin, tu évoques très honnêtement sur ce disque tes peurs et ta vulnérabilité. Est-ce un processus complexe pour toi, ou a contrario l&rsquo;aspect très énergique de votre musique agit en catalyseur ?</strong></p>
<p>Écrire de la musique ou des paroles est une très bonne thérapie pour moi. Ça me permet de trouver les mots pour parler de sujets sur lesquels je peux avoir des difficultés à m&rsquo;exprimer au quotidien. Nous essayons toujours de nous dépasser en tant qu&rsquo;individus et musiciens. C&rsquo;est un bon moyen de mettre les choses en évidence, de nous exprimer et d&rsquo;évoluer. C&rsquo;est ce que je recherche dans les paroles, trouver les mots justes afin d&rsquo;aller de l&rsquo;avant, poursuivre le prochain chapitre de nos vies.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496048" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-4-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Il est important de nous concentrer sur les aspects positifs de la vie et de le retranscrire dans notre musique. […] Le metalcore a cette image très sombre, triste, voire parfois brutale. J&rsquo;aime beaucoup ça, mais ce n&rsquo;est pas notre approche. »</span></em></p>
<p><strong>Le titre de l&rsquo;album et son artwork sont particulièrement énigmatiques, avec cette porte qui semble ouverte sur l&rsquo;inconnu. Un titre comme « Upside Down » évoque les perceptions négatives qu’on peut avoir de soi-même, et dans lesquelles on peut se retrouver piégé. Est-ce une manière d&rsquo;évoquer vos incertitudes par rapport à l&rsquo;avenir ?</strong></p>
<p>Penser et parler de l&rsquo;avenir est très difficile pour tout le monde. On ne sait pas vers quoi on va. Nous avons comme un rêve qui nous unit en tant que musiciens et groupe, mais il est difficile d&rsquo;imaginer ce que demain nous réserve. Il y a de l&rsquo;incertitude mais il faut continuer à évoluer. On peut se sentir piégés à certains moments, mais il est nécessaire de continuer à avancer, trouver une autre voie pour en sortir. Je n&rsquo;ai pas forcément peur de l&rsquo;avenir, mais je pense que nous allons avoir de vraies difficultés à surmonter. C&rsquo;est un bon sujet, nous pourrions probablement en parler pendant des heures.</p>
<p><strong>Freaks était extrêmement court et compact. Pour ce second album, vous avez fait le choix d&rsquo;écrire plusieurs interludes qui amènent progressivement vers les morceaux. Est-ce que vous avez envisagé ces intermèdes comme un moyen d&rsquo;aérer le disque, ou tout simplement pour vous amuser ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Lorsque nous avons arrangé les chansons de l&rsquo;album, nous avons essayé de concevoir l&rsquo;ensemble sous la forme d&rsquo;un voyage. Nous n&rsquo;étions pas forcément satisfaits des enchaînements entre certains titre. Nous avons donc essayé de les rendre plus fluides avec des interludes. Quand on écoute le disque du début à la fin, il s’enchaîne comme un grand voyage. On passe d&rsquo;une chanson à l&rsquo;autre très naturellement. Il nous a semblé approprié d&rsquo;ajouter ces interludes.   </p>
<p><strong>C&rsquo;est également des ajouts agréables pour ceux qui écoutent l&rsquo;album dans son intégralité…</strong></p>
<p><em>Severin :</em> C&rsquo;est quelque chose que nous apprécions. L&rsquo;expérience entre l&rsquo;écoute d&rsquo;un album et la découverte des singles doit être différente. Le format album dans son ensemble est important.</p>
<p><strong>Les vidéos dévoilées pour ce nouvel album sont une nouvelle fois très travaillées, et présentent une forme de continuité visuelle très inspirée par la pop-culture des 80&rsquo;s. Est-ce une époque particulièrement marquante pour le groupe ?</strong></p>
<p>J&rsquo;apprécie beaucoup les années 80. Il y a une esthétique vraiment sympa.</p>
<p><em>Bastian :</em> Nous avons essayé de conserver la même esthétique pour l&rsquo;ensemble des vidéos. L&rsquo;objectif est d&rsquo;instaurer une continuité entre les morceaux, de percevoir l&rsquo;album comme « un tout ». L&rsquo;esthétique rétro relève de la nostalgie. Pourtant, nous sommes jeunes et nous n&rsquo;étions pas nés à cette époque, mais nous l&rsquo;apprécions. Nous avons essayé de la mettre en avant du mieux que nous pouvions.</p>
<p><em>Severin :</em> J&rsquo;aime beaucoup les effets visuels utilisés. Ils créent une ambiance particulière. Ils ne sont ni modernes ni fous, mais ils sont drôles. Ils amènent une atmosphère que j&rsquo;apprécie. Nous avons réalisé quasi tous les clips, sauf celui de « Upside Down ». Toutes les autres vidéos du nouvel album ont été dirigées et filmées par le groupe, et plus particulièrement Philipp [Tenberken]. Il s&rsquo;occupe également du montage. L&rsquo;album est un ensemble cohérent de sons et de visuels, un grand mélange d&rsquo;ambiances rétro 80&rsquo;s et de futurisme amusant.</p>
<p><strong>Vous avez évoqué un peu plus tôt la série Stranger Things. Quel rapport entretenez-vous avec les autres médias culturels, le cinéma ou les jeux vidéo notamment ?</strong></p>
<p><em>Severin :</em> Stranger Things est l&rsquo;une des séries les plus cool que j&rsquo;ai jamais vues. J&rsquo;adore également la direction musicale et sonore. J&rsquo;ai tout de suite accroché et j&rsquo;ai regardé tous les épisodes à la suite, car j&rsquo;ai découvert cette série sur le tard. J&rsquo;ai vraiment adoré.   </p>
<p><em>Bastian :</em> Aucun d&rsquo;entre nous n&rsquo;est un gros gamer, mais en ce qui me concerne j&rsquo;ai une console avec tous les jeux rétro du monde. Je trouve un certain charme dans ces vieux jeux et j&rsquo;aime parfois m&rsquo;y plonger. Dans le clip vidéo de « Wanderlust », nous avons disposé en arrière-plan des vieilles consoles. Nous aimons tous cette esthétique « pure » des choses anciennes.</p>
<p><em>Severin :</em> J&rsquo;ai regardé Men In Black il y a quelques semaines et je trouve le look de ce film vraiment excellent. C&rsquo;est tellement fou… Et bleu ! Les filtres utilisés apportent une colorimétrie bleutée que j&rsquo;adore. J’aime aussi beaucoup les films des années 2000.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-496049" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Avralize-Breitkant-2-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Écrire de la musique ou des paroles me permet de trouver les mots pour parler de sujets sur lesquels je peux avoir des difficultés à m&rsquo;exprimer au quotidien. »</span></em></p>
<p><strong>Votre vidéo pour la chanson « Liminal » adopte une approche found footage (film volontairement tourné dans des conditions amateurs, afin de laisser penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un document authentique). Quels sont vos found footage préférés ?</strong></p>
<p>Nous regardons des vidéos de found footage sur YouTube, notamment celle de The Backrooms. Ce ne sont pas véritablement des films, mais plutôt des vidéos atmosphériques dans lesquelles quelqu&rsquo;un traverse des espaces liminaires. Ça procure un sentiment d’irréel.   </p>
<p><em>Bastian :</em> Pendant une certaine période, nous passions notre temps à regarder ces vidéos atmosphériques, effrayantes, horrifiques, étranges et « dreamcore ». Nous adorons ces ambiances et ça nous a vraiment marqués très tôt dans la conception de l&rsquo;album, notamment pour « Upside Down », qui était le premier morceau dévoilé pour Liminal.</p>
<p><em>Severin :</em> Ça nous a permis de définir le concept de l&rsquo;album.</p>
<p><em>Bastian :</em> Nous nous sommes tout de suite dit : « C&rsquo;est ça, c&rsquo;est ce qu&rsquo;il nous faut. »</p>
<p><em>Severin :</em> Ce qui est le plus intéressant, c&rsquo;est que l&rsquo;ambiance est à la fois réconfortante et inconfortable. C&rsquo;est une sensation étrange, comme issue d&rsquo;un rêve, un sentiment de déjà-vu.</p>
<p><strong>Vous vous lancez en novembre dans votre première tournée en tête d&rsquo;affiche, dans un premier temps en Allemagne. Les concerts à la suite de la sortie de Freaks avaient été plus espacés, même si vous avez eu l&rsquo;occasion de jouer sur des festivals majeurs. Qu&rsquo;attendez-vous de cette future vie sur la route ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Nous aimerions beaucoup jouer par la suite dans d&rsquo;autres pays européens, mais nous n&rsquo;avons rien de prévu dans l&rsquo;immédiat. Nous espérons nous produire dans autant de festivals géniaux que possible l&rsquo;année prochaine, et avec un peu de chance faire des dates au Royaume-Uni.</p>
<p><em>Severin :</em> Nous avons vraiment hâte de partir en tournée en tête d’affiche. C&rsquo;est une étape importante. Créer des liens avec les gens qui t&rsquo;écoutent est l&rsquo;une des plus belles choses lorsque tu joues de la musique. Pour la tournée allemande, les billets se vendent vite. Ça va être dingue.   </p>
<p><strong>On espère que vous trouverez le temps de regarder la prochaine saison de Stranger Things, qui arrive très prochainement…</strong></p>
<p>Bien évidemment, il va falloir trouver le temps. Elle sort le mois prochain, non ? (L’interview a été réalisée le 28 octobre 2025, NDLR).</p>
<p><em>Bastian :</em> J&rsquo;espère qu&rsquo;elle va être à la hauteur.</p>
<p><em>Severin :</em> Nous allons regarder ça après les concerts. Nous filons dans les loges pour regarder la nouvelle saison de Stranger Things ! [Rires]</p>
<p><strong>Vous allez jouer en famille, avec des jeunes artistes issus du catalogue Arising Empire, Accusvd et ViaNova. De quel soutien disposez-vous dans l&rsquo;organisation d&rsquo;une telle tournée ?</strong></p>
<p>La tournée a été organisée par notre agence de booking, qui a planifié toutes les dates. Accusvd et ViaNova sont de très bons amis. Nous leur avons simplement demandé : « Yo, vous voulez partir en tournée avec nous ? » Et le line-up s&rsquo;est constitué comme ça. Notre agence de booking est vraiment géniale, elle nous fournit tout ce dont nous avons besoin. Ce sont de bonnes relations, comme notre tour manager qui gère l&rsquo;organisation. Nous allons également avoir des séances de dédicaces pendant cette tournée. Nous n&rsquo;avons plus qu&rsquo;à prendre la route et jouer. C&rsquo;est un vrai plaisir et un privilège d&rsquo;avoir ce soutien. Nous ne pouvions pas rêver mieux que la programmation de cette tournée. J&rsquo;ai hâte de passer du temps avec les gars d&rsquo;Accusvd et de ViaNova.     </p>
<p><strong>Passer plus de temps sur la route signifie que vous aurez moins de temps pour composer, alors que le groupe a imposé depuis ses débuts un rythme extrêmement soutenu en enchaînant deux albums en très peu de temps. Voyez-vous ce temps en tournée comme une pause profitable, qui pourrait par la suite booster votre créativité ?</strong></p>
<p><em>Bastian :</em> Je pense. J&rsquo;ai eu beaucoup d&rsquo;idées pour travailler sur de nouvelles chansons au retour des deux dernières tournées. On se sent vraiment revigorés. Lorsque l&rsquo;on a beaucoup de temps, on essaye d&rsquo;écrire de bons morceaux mais le fait d&rsquo;insister fait que ça ne vient pas toujours naturellement. Ça peut amener de la frustration. Arrêter d&rsquo;écrire de la musique pendant un certain temps est une pause plutôt bénéfique.</p>
<p><em>Severin :</em> Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;une courte pause. En ce moment, nous sommes déjà en train de rassembler des idées pour le troisième album. Je pense donc que nous allons continuer à sortir de nouvelles choses rapidement. Nous n&rsquo;avons encore rien sous le coude, mais nous n&rsquo;allons clairement pas nous arrêter pendant deux ans.</p>
<p><strong>Peut-on espérer vous voir prochainement en France, éventuellement sur des festivals ?</strong></p>
<p>Je l&rsquo;espère. Nous avons pour l&rsquo;instant un unique concert programmé au Royaume-Uni en 2026, au festival Modern Era de Londres. Peut-être que sur le chemin, nous pourrions faire une halte en France, ou envisager plusieurs dates. Nous devons y réfléchir. Nous aimerions beaucoup revenir en France, manger de la baguette, passer un bon moment, déguster du bon fromage et boire de l&rsquo;excellent vin ! [Rires]</p>
<p>Interview réalisée en visio le 28 octobre 2025 par <strong>Benoît Disdier</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Benoît Disdier</strong>.</p>
<p>site officiel d&rsquo;Avralize: <a href="https://avralize.com/" target="_blank" rel="noopener">avralize.com</a>.</p>
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		<title>Gojira : triomphe à domicile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Beylacq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 15:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[comeback kid]]></category>
		<category><![CDATA[gojira]]></category>
		<category><![CDATA[neckbreakker]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee.jpg" alt="" height="380" class="alignright size-full wp-image-496086" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee.jpg 460w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee-212x300.jpg 212w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee-80x113.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira_2025_visuelweb_GDP_460x650_manifestation-site-gdp_tournee-128x181.jpg 128w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></a>Ce 9 décembre, l’Arkéa Arena avait des allures de point d’orgue. Depuis plusieurs semaines, la grande tournée française de Gojira retourne l’Hexagone ville après ville, un véritable marathon national où chaque date affiche complet en un clin d’œil. Bordeaux ne fait pas exception : la date a attiré du monde, gonflée d’un brassage international où se mêlent accents anglais, espagnols et francophones survoltés. Il faut dire que les Landais ne viennent pas si souvent jouer « à domicile », et encore moins dans ce contexte : depuis leur prestation saisissante aux Jeux olympiques, Gojira a franchi un palier de notoriété que peu d’artistes français — tous styles confondus — peuvent revendiquer.</p>
<p>Ce soir, tout respire l’événement exceptionnel. Les fans historiques côtoient ceux qui ont découvert le groupe entre deux anneaux olympiques, et chacun semble mesurer la rareté de l’instant. Même l’Arkéa envoie un signal fort : bars fermés pendant le set de la tête d’affiche, histoire de ne pas détourner une seule minute de ce qui s’annonce comme une soirée percutante. Dans la fosse comme dans les gradins, l’électricité est palpable. Gojira parcourt la France en conquérants ; à Bordeaux, ils rentrent à la maison. Et toute la salle n’attend qu’une chose : l’explosion.</p>
<p><span id="more-496085"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/GojiraMusic/" rel="noopener" target="_blank">Gojira</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/Comeback.Kid/" rel="noopener" target="_blank">Comeback Kid</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/Neckbreakker/" rel="noopener" target="_blank">Neckbreakker</a><br />
<strong>Date :</strong> 9 décembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> Arkéa Arena<br />
<strong>Ville :</strong> Bordeaux [33]</p>
<p>La soirée s’ouvre avec Neckbreakker, chargés de lancer la machine dans une nuit encore en train de s’éveiller et dont les files d’attente aux bars sont plus denses que le public devant la scène… ou dans les gradins. Disposant de très peu de temps de jeu, les Danois font ce qu’il peuvent pour initier du mouvement : appels aux circle pits, injonctions à s’agiter, riffs lourds envoyés avec sérieux… mais le soufflet retombe faute d’un public vraiment prêt à se jeter dedans.  Il faut dire que tout semble jouer contre eux : une scène bien réduite face à une arena de grande envergure, et surtout une lumière rouge uniforme – finalement, un jeu de lumières très pauvre – lourde, noyant les musiciens dans une pénombre agressive. Une ambiance qui étouffe davantage qu’elle ne galvanise. </p>
<p>Musicalement, le groupe assure un set solide, mais l’ensemble peine à prendre dans ce démarrage trop tôt et trop court pour son propre bien. On sent pourtant l’envie, l’intention, les tentatives pour ouvrir les hostilités… mais la salle reste surtout en mode « échauffement », polie, attentive, pas encore totalement décidée à se laisser emporter. Un début de soirée un peu corseté, qui laisse néanmoins poindre ce qui aurait pu advenir dans de meilleures conditions : un quatuor prêt à en découdre, mais qui a dû composer avec un terrain encore froid et pour lequel une salle de plus petite taille ferait sans doute bien plus l’affaire.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>01. Face-Splitting Madness<br />
02. Shackled to a Corpse<br />
03. Horizon of Spike<br />
04. Silo</p>
<p>Changement total de décor dès l’arrivée de Comeback Kid, qui eux comprennent immédiatement comment prendre une salle, et plus encore, comment la retourner. Doté d’un nom moins explicite que ses prédécesseurs, le groupe jouit cependant d’une popularité plus grande. Se font entendre, tout de même, dans la fosse, des questionnements quant au rapport entre le public des Canadiens et celui du monstre français. Reste qu’en un morceau, c’est plié : le public se réveille, la fosse s’ouvre, et tout ce que Neckbreakker tentait tant bien que mal de provoquer s’impose d’un coup comme une évidence. Il faut dire que Comeback Kid n’a pas besoin de se chercher :  les membres savent occuper l’espace, avec notamment un chanteur ne sachant plus où donner de la tête. Le public se prend au jeu de cette énergie explosive, et forcément, la salle répond sans hésitation. Circle pits à répétition, wall of death en rafales, clapping massif, slams en continu… Tout s’emballe avec une facilité déconcertante. </p>
<p>Le frontman multiplie les interactions, harangue la fosse, se marre avec les premiers rangs, et lâche, avec un sourire carnassier : « I have one question… CAN YOU MOTHERFUCKERS DANCE ?! »  La réponse ne se fit pas attendre : un grand oui, clairement. Les gradins suivent eux aussi le mouvement, jusqu’à se faire entendre dans un chant presque acoustique, étrange mais touchant, porté par un élan collectif inattendu. La voix du chanteur, claire mais éraillée, presque punk, accroche fort et marque les esprits, bien qu’au fil des titres l’effet de répétition soit de plus en plus intrusif. Chaque morceau fédère, chaque relance amplifie l’énergie. La reprise de « Refuse/Resist » reste un moment marquant et, surtout, un choix marketing bien ficelé, puisque personne n’est capable de résister à la musique de Sepultura, surtout au sein d’un public forcément sensible aux causes environnementales qu’est celui de Gojira. Comeback Kid ne cherche pas à impressionner techniquement : il va droit au cœur, droit aux tripes. Et ce soir, ça marche incroyablement bien. Un set qui fait basculer la salle dans un état d’euphorie collective — la meilleure façon possible de préparer l’arrivée de Gojira.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>01. Because Of All<br />
02. Heavy Steps<br />
03. Talk Is Cheap<br />
04. Dead On The Fence<br />
05. Refuse/Resist (reprise de Sepultura)<br />
06. False Idols Fall<br />
07. Crossed<br />
08. G.M. Vincent &#038; I<br />
09. Absolute<br />
10. Wasted Arrows<br />
11. All In A Year<br />
12. Should Know Better<br />
13. Wake The Dead</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-1024x681.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496088" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-01.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>La tête d’affiche se fait désirer. Dans la foule, c’est le chaos joyeux : il pleut des gobelets et des bouées gonflables volent dans tous les sens, tandis qu’en coulisses, la fameuse baleine gonflable du scandale — celle qui fut dans toutes les bouches dernièrement en raison d’une certaine incompréhension avec Golden Julien — attend tranquillement son heure, posée sur le côté comme une mascotte prête à bondir.</p>
<p>Il faisait chaud bien avant que les lumières ne s’éteignent, mais lorsque sonne 21h30, le thermostat est monté d’un cran. Les écrans géants à cent quatre-vingts degrés se parent de noir et blanc, une animation captivante en leur centre, puis, enfin, le groupe se montre, sous les acclamations du public impatient. Les musiciens arrivent donc ce soir à cinq, exclusivité de cette tournée, présentant Greg Kubacki, guitariste américain de la formation Car Bomb, venu pour remplacer temporairement Joe Duplantier sur ses parties de guitare, celui-ci ayant subi une opération récente à la main (il jouera quand même quelques légères parties sur deux titres, histoire de ne pas rouiller). Encore convalescent, ce dernier se présente donc avec une belle attelle – noire, forcément, outfit oblige – sur la main et l’avant-bras, mais jouit d’une liberté de mouvement nouvelle sans instrument et micro à pied. Un délestage qui lui permet de parcourir la scène avec une énergie infantile naïve, même s’il semble parfois ne pas vraiment quoi savoir faire de son corps et de tout cet espace.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-681x1024.jpg" alt="" height="560" class="aligncenter size-large wp-image-496089" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-681x1024.jpg 681w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-768x1155.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-128x192.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02-1022x1536.jpg 1022w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-02.jpg 1362w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></p>
<p>Kick-off immédiat : pyro explosive, fumée sur scène et dans les gradins, murs de son qui font exploser la poitrine, la pleine puissance balancée assomme. La foule se compresse, et les premiers se font évacuer par la sécurité, à leur demande, étouffant dans cette fosse aux lions. Il faut dire que le groupe a décidé de frapper fort : après un enchaînement « The Axe » et « Blackbone », le quatrième morceau n’est autre que la cultissime « Stranded », dont les accords de guitares si reconnaissables attisent le vivier qui fait face au quintet. La communion est énorme entre les musiciens et le public qui chante à tue-tête et répond sans cesse aux sollicitations des frères Duplantier quand il s’agit de participer. Mario, solidement installé torse nu derrière ses fûts, échauffe ses mollets au rythme des titres, souvent rejoint par son frère qui saute ici et là en même temps que des drops monstrueux balancés pleine poire. Christian Andreu bénéficiant du capital capillaire le plus élevé sur scène enchaîne les headbangs et Jean-Michel Labadie, lui, harangue la foule en la pointant de sa basse acérée.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-1024x681.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496094" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-06.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Le flot de slammeurs est continu et les sourires sont sur tous les visages. Il faut dire qu’il est bon de voir un tel niveau de qualité sur tous les aspects possibles chez des Français. La scénographie est monstrueuse, travaillée comme une part entière du spectacle. La batterie est surélevée, encerclée d’un dispositif lumineux, comme une scène sur la scène, et les jeux de lumières sont frappants de diversité et de travail. Entre les morceaux, Joe est bavard, il s’amuse et ça se voit, Bordeaux reste une ville symbolique pour eux comme il aime le rappeler : « Putain, j’ai fait toutes mes études dans cette ville ! » Sur scène, l’alchimie entre les frangins est évidente. Mario livre une prestation alliant puissance et finesse rythmique (avec beaucoup de double pédale !), tandis que Joe va le visiter, souvent, au point même d’échanger d’instruments le temps d’un instant avant « The Chant ». Echange initialement prévu pour que Mario donne le ton au public, celui-ci se retrouve cependant à gratter sa six-cordes et lâcher son plus beau growl, provoquant le rire décontenancé de son aîné, las des bêtises de son cadet et qui lâche un « c’était pas prévu ça ! » amusé. Tout au long du concert, les taquineries fraternelles continueront. Par exemple : les remarques de Joe concernant les pancartes que son frère brandit en demandant si le public voulait plus de double pédale (oui, Mario, toujours !), et ce, pendant cinq minutes non-stop.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-1024x681.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496092" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-04.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>« Flying Whales » s’installe lentement sur fond de chant de baleines, et les deux cétacés volants décollent au-dessus de la foule, laissant un public coi et hurlant d’émotion face à ce spectacle à l’atmosphère planante. Il faut dire que le groupe reste un pionnier dans l’engagement environnemental, comme cela va transparaître tout au long de la setlist, que ce soit via les visuels affichés (sur « Another World » la tour Eiffel remplaçant la statue de la Liberté) ou un discours frappant : « Elle est quand même bien la Terre non ? Faudrait qu’on en prenne soin ! » De toute façon, les écrans géants capturent tout : les musiciens, la foule, les visages, les détails, rien ne manque. Kubacki s’intègre sans forcer à la machine, il semble à l’aise et s’est parfaitement approprié son rôle, bien que la barrière de la langue le tienne quelque peu à l’écart d’échanges avec la foule. Mais peu de mots suffisent. Quand est introduite « Mea culpa (Ah ! Ça Ira !) », Bordeaux hurle de joie. L’impériale Marina Viotti se fait sixième membre, et envoûte l’Arkéa de ses envolées lyriques si satisfaisantes. Elle reviendra d’ailleurs sur « The Chant » pour renforcer un moment de communion rare. Joe récupère l’un des serpentins-confettis rouges balancés en pluie lors des moments forts du titre et se l’enroule autour du cou, un signe lourd de sens venant appuyer l’effet kiss cool destructeur de cette reprise qui aura encore monté d’un cran – si cela est cependant possible – leur gloire à l’international.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-1024x681.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496095" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-07.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Après une envoûtante « Amazonia » et ses chants de gorge prenants, le groupe quitte la scène. Le rappel, qui aura vu quelques têtes descendre des gradins, dommage pour eux, aligne « L’Enfant Sauvage » puis « Global Warming », dans une salle illuminée par des milliers de smartphones. Le tableau est empreint de beauté et de communion. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Les musiciens restent longtemps sur scène après avoir déposé leur instrument respectif, visiblement émus de jouer au pays. Mario prendra la parole pour un discours des plus touchants : « Avec Gojira, on a fait tous les bars de Bordeaux bordel ! Pendant des années, des années, des années et des années… Et trente ans après on est face à vous, là dans cette salle. C&rsquo;est hyper émouvant… Merci infiniment. » Pas de bodyboard-slam sur la foule cette fois-ci pour le batteur, mais l’annonce, de la part de Christian, d’un after bien rempli — preuve que malgré la démesure du show, l’esprit reste familial, même lorsque les lumières se rallument dans la salle et dans la loge.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-1024x681.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-496093" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Gojira-Nantes-05.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Gojira a livré ce soir un concert de patrons. Maîtrise totale, scénographie XXL, humanité intacte, voilà ce qui restera en tête des jours durant après cette soirée fulminante. Gojira, c’est une démonstration à la française, un mix parfait en provocation et chamboulement intérieur. La machine est huilée, mais jamais mécanique, on reconnaît là tout le travail que la formation a effectué depuis 1996 et le retour positif de son public n’en est que plus amplement mérité. </p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>01. Only Pain<br />
02. The Axe<br />
03. Backbone<br />
04. Stranded<br />
05. The Cell<br />
06. Wisdom Comes<br />
07. Flying Whales<br />
08. From The Sky<br />
09. Another World<br />
10. Silvera<br />
11. Mea culpa (Ah ! Ça Ira !) (avec Marina Viotti)<br />
12. Born In Winter<br />
13. Born For One Thing<br />
14. Where Dragons Dwell / To Sirius / Ocean Planet / In The Wilderness (From Mars To Sirius medley)<br />
15. The Chant (avec Marina Viotti)<br />
16. Amazonia</p>
<p>Rappel :<br />
17. L&rsquo;Enfant Sauvage<br />
18. Global Warming</p>
<p>Photos @ Nantes : <strong>Lemony STAGE FOCUS</strong></p>
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		<title>Volumes &#8211; Mirror Touch</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:45:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[volumes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Volumes aurait pu jeter l&#8217;éponge à plus d&#8217;une reprise. Le groupe aura connu son lot de mouvements de line-up, les conflits internes et le drame. Alors que son guitariste historique Diego Farias venait de déserter les rangs, ce dernier décède en effet quelques jours plus tard. Étrangement, les Américains n&#8217;ont jamais souhaité pourvoir le poste [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-496004" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Volumes-Mirror-Touch500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Volumes aurait pu jeter l&rsquo;éponge à plus d&rsquo;une reprise. Le groupe aura connu son lot de mouvements de line-up, les conflits internes et le drame. Alors que son guitariste historique Diego Farias venait de déserter les rangs, ce dernier décède en effet quelques jours plus tard. Étrangement, les Américains n&rsquo;ont jamais souhaité pourvoir le poste et collaborent depuis avec des musiciens de session. Mirror Touch est à ce titre le second album réalisé sous la forme quatuor, quatre ans après un Happy? cathartique.   </p>
<p>Si la musique de Volumes s&rsquo;est ouverte aux mélodies ciselées, le groupe n&rsquo;a jamais vraiment cédé une once de terrain à la facilité. Mirror Touch fait preuve d&rsquo;une intensité lourde, tension qui se conjugue aussi bien dans les moments les plus accessibles que lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&#8217;empiler les riffs massue. Le groupe déroule certes un son -core parfaitement assumé, mais voit bien plus loin et n&rsquo;hésite jamais à déconstruire les schémas standards du genre. Il lorgne constamment vers une écriture progressive et aventureuse qui offre à ce cinquième opus son lot de détours labyrinthiques. Il y a chez Volumes une schizophrénie chronique, un aspect indomptable passionnant. Les Américains sont passés maîtres dans la composition de morceaux efficaces et popisants, parfois jusqu&rsquo;à frôler l&rsquo;overdose de refrains catchy (l&rsquo;irrésistible « California »). Ils finissent pourtant inévitablement par sombrer vers une rage décapante et les enchaînements techniques. L&rsquo;album regorge de rythmiques syncopées et de riffs élastiques purement djent, d&rsquo;enluminures cyber-électro, de couches et superpositions. Le chant est tout aussi imprévisible. Michael Barr et Myke Terry interviennent aussi bien en clean qu&rsquo;en registre hurlé, et entremêlent leurs lignes vocales sans user des ressorts classiques. Certains morceaux déferlent brutalement, sans un rayon de lumière (« Bottom Dollar », « Sidewinder »). D&rsquo;autres réchauffent le cœur par leurs envolées satinées. Volumes mise le reste du temps sur un équilibre précis et inspiré. Mirror Touch est un jeu d&rsquo;équilibriste créatif constant. Superbe.</p>
<p><span id="more-495993"></span></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « S.O.A.P. » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NaqDvn-NGX0?si=hqSVZxODd0_y6Vg5" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « Bad Habit » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QHbIIySU-nM?si=TUOGOpUtinJts_71" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Chanson « Sidewinder » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ACF9NKYS2zI?si=CyO9A0gBcfl2ec6Z" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Mirror Touch</em>, sortie le <strong>12 décembre 2025</strong> via Fearless Records. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/4aBPk5u" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<title>Bukowski : de la lave fleurit l&#8217;espoir</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/bukowski-de-la-lave-fleurit-lespoir,495734</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Disdier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 08:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bukowski]]></category>
		<category><![CDATA[dottel. julien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La résilience coule dans le sang bouillant de Bukowski. Confronté au décès de son membre fondateur, bassiste et parolier Julien Dottel, le groupe aurait pu légitiment choisir d&#8217;en rester là. Il a souhaité poursuivre son aventure, autant pour lui que pour faire vivre l&#8217;héritage de son frère d&#8217;armes. En résulte Cold Lava, un brûlot rock&#8217;n&#8217;roll [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01.jpg" alt="" height="450" class="alignright size-full wp-image-495737" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-01-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>La résilience coule dans le sang bouillant de Bukowski. Confronté au décès de son membre fondateur, bassiste et parolier Julien Dottel, le groupe aurait pu légitiment choisir d&rsquo;en rester là. Il a souhaité poursuivre son aventure, autant pour lui que pour faire vivre l&rsquo;héritage de son frère d&rsquo;armes. En résulte Cold Lava, un brûlot rock&rsquo;n&rsquo;roll qui va à l&rsquo;essentiel et aligne onze pépites aux refrains imparables. Une reconnexion à ses racines que Bukowski a voulu totale en s&rsquo;enfermant de nouveau au studio Sainte-Marthe de Francis Caste, producteur historique du groupe ayant officié sur les albums Amazing Grace, The Midnight Sons et Strangers.</p>
<p>Si <a href="https://www.radiometal.com/article/bukowski-cold-lava,494717">Cold Lava</a> s&rsquo;inscrit de fait dans une certaine forme de « tradition » du son Bukowski, il symbolise autant le renouveau que la sérénité. Le groupe y apparaît plus soudé et complice que jamais, comme en témoignent les propos de Mathieu Dottel et Romain Sauvageon dans l&rsquo;entretien qui suit. Les musiciens évoquent à cette occasion l&rsquo;équilibre et les méthodes de travail qu&rsquo;ils ont tous eu à trouver pour envisager l&rsquo;après, la contribution essentielle de leur nouveau bassiste Max Müller ainsi que l&rsquo;optimisme qui leur semble désormais nécessaire de trouver au quotidien.</p>
<p><span id="more-495734"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495738" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-02-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« La douleur nous permet également d&rsquo;être créatif. C&rsquo;est ce que Julien aurait voulu. Ça devient de plus en plus positif, c&rsquo;est maintenant qu&rsquo;il faut commencer à grimper. Nous sommes là pour ça. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Vous avez fait le choix d&rsquo;intituler votre nouvel album Cold Lava. Le titre est assez énigmatique et peut d&rsquo;une certaine façon laisser libre cours à différentes interprétations. Pour le groupe, « Cold Lava évoque la persistance des blessures et des souvenirs, même quand on croit les avoir enfouis ». A sa sortie, le disque éponyme avait été considéré comme l&rsquo;album du deuil suite au décès de Julien (basse et backing vocals), bien qu&rsquo;il ait été enregistré avant sa disparition. Peut-on considérer que Cold Lava est davantage un disque « thérapeutique » pour Bukowski, une étape qui permet de confirmer que le groupe est vivant et capable de poursuivre son histoire ?</strong></p>
<p><strong>Mathieu Dottel (chant et guitare) :</strong> Complètement. Que dire de plus ? C&rsquo;est parfaitement analysé. Il s&rsquo;agit du premier disque sans Julien, c&rsquo;est un peu un nouveau départ, un « Buko 2.0 ». Nous avons toujours la niaque et il faut malheureusement qu&rsquo;une page se tourne. Ce nouvel album en commence l&rsquo;écriture.</p>
<p><strong>Romain Sauvageon (batterie) :</strong> L&rsquo;album éponyme a été le disque du deuil, même s&rsquo;il avait été enregistré en amont. Il ne l&rsquo;était pas pour ce qu&rsquo;il dégageait, mais parce qu&rsquo;il est arrivé après ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé. Cold Lava est un album que nous avons écrit en ayant connaissance du décès de Julien, après avoir porté le deuil. Finalement, en ce qui concerne l&rsquo;écriture et l&rsquo;ambiance, c&rsquo;est peut-être quelque chose que l&rsquo;on peut davantage ressentir sur Cold Lava que sur l&rsquo;éponyme. Mais comme le précisait Mathieu, c&rsquo;est également un nouveau départ. C&rsquo;est un album qui présente une certaine ambivalence. Il représente autant le deuil que le renouveau, deux facettes opposées qui se rassemblent.</p>
<p><strong>L&rsquo;image de la lave froide peut également évoquer une certaine forme de sérénité. La tempête est en partie passée, mais le cœur reste bouillant sous la surface. Avez-vous trouvé une certaine forme d’apaisement avec l&rsquo;écriture de ce disque ?</strong></p>
<p><em>Mathieu :</em> Absolument. Nous avons eu l&rsquo;occasion de nous retrouver ensemble pour composer. L&rsquo;écriture a été démocratique. Il y a toujours au fond une joie de vivre bien présente qui nous permet d&rsquo;avancer.</p>
<p><em>Romain :</em> Je suis à cent pour cent d&rsquo;accord avec ça. Nous en parlions récemment, mais nous avons senti que nous passions une étape. C&rsquo;est différent pour Mathieu, car Julien est son frangin, mais je pense que nous avons tous passé un cap, ou du moins que nous vivons les choses différemment. Même si la douleur sera toujours présente, j&rsquo;ai l&rsquo;impression, du moins pour ma part, que nous commençons à apprendre à vivre avec. Lorsque nous sommes remontés les premières fois sur scène et que nous avions la voix de Julien dans les oreilles parce que nous continuons à utiliser des samples, c&rsquo;était dur. Ça l&rsquo;est toujours d&rsquo;une certaine façon, mais je trouve une forme de plaisir à l&rsquo;entendre aujourd&rsquo;hui quand nous jouons. Je suis content, j&rsquo;entends qu&rsquo;il est là. Cette douleur se transforme petit à petit en quelque chose de plus positif.</p>
<p><em>Mathieu :</em> Elle nous permet également d&rsquo;être créatifs. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il aurait voulu. Ça devient de plus en plus positif, c&rsquo;est maintenant qu&rsquo;il faut commencer à grimper. Nous sommes là pour ça.</p>
<p><strong>Il y a également une fragilité sous-jacente derrière l&rsquo;image du volcan. Il peut être un lieu de calme et de beauté, mais n&rsquo;est jamais éteint et peut exploser à tout moment. Ces contrastes se retrouvent pleinement sur ce disque, qui se montre extrêmement dynamique et déroule en parallèle de belles mélodies mélancoliques. Est-ce que vous considérez qu&rsquo;un groupe de rock évolue en permanence sur un fil tendu, que c&rsquo;est un moteur essentiel à la créativité ?</strong></p>
<p>En ce qui me concerne, oui. Je pense que tout le monde sera d&rsquo;accord avec moi, il y a un côté très écorché vif dans la musique de Bukowski, de très nerveux. C&rsquo;est le côté positif et pêchu de notre son. Nous saupoudrons l&rsquo;ensemble de mélancolie. Nous avons poussé ces deux facettes au maximum.</p>
<p><em>Romain :</em> Nous sommes tous les quatre des gars très sensibles, chacun à notre manière. Nous ressentons beaucoup et nous prenons toutes les émotions en pleine gueule. Nous le retranscrivons différemment les uns des autres. C&rsquo;est quelque chose qui n&rsquo;a pas forcément été verbalisé ou réfléchi, mais qui s&rsquo;est fait naturellement. Nous sommes des êtres doués de sensibilité, un peu comme tout le monde. C&rsquo;est peut-être ce qui se ressent sur ce disque.   </p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ypmTJ_-0gBY?si=6XXA3YmXPJCJ4hcq" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Certains moments m&rsquo;ont galvanisé pendant l&rsquo;enregistrement, ça m&rsquo;a poussé. Je suis allé chercher au fond de moi-même en pensant à Julien, à ce qu&rsquo;il pourrait me dire, ce qu&rsquo;il validerait. »</span></em></p>
<p><strong>Julien écrivait une grande partie des paroles de Bukowski. Mathieu, est-ce que tu as préféré aborder cet exercice seul, ou as-tu laissé tes compagnons intervenir au niveau des idées ?</strong></p>
<p><em>Mathieu :</em> J&rsquo;ai beaucoup travaillé avec Max [Müller], le bassiste qui a remplacé Julien. Il a également pris sa succession au niveau des textes et m&rsquo;a énormément aidé. Il maîtrise très bien la langue de Shakespeare. Son travail m&rsquo;a permis de ne pas trébucher, parce que j&rsquo;étais un peu angoissé à l&rsquo;idée de gérer l&rsquo;écriture seul. Je peux le remercier mille fois. Max a pris d&rsquo;une certaine façon le rôle de Julien pour cet album. Je pense que nous allons continuer à fonctionner ainsi pour la suite.  </p>
<p><strong>Avais-tu déjà en tête les thématiques à aborder, ou est-ce que Max a également contribué à définir les sujets ?</strong></p>
<p>A la base, j&rsquo;avais des idées globales, mais Max a réussi à y mettre sa patte. Nous avons travaillé à cinquante-cinquante en ce qui concerne les thématiques des morceaux. Il a bien bossé.  </p>
<p><strong>Max n&rsquo;avait jamais eu l&rsquo;occasion d&rsquo;intervenir à la basse avant de rejoindre Bukowski, il était guitariste au sein de Full Throttle Baby, le side-project de Julien. Son recrutement était autant une évidence qu&rsquo;un hommage, puisqu&rsquo;il évoluait pratiquement dans votre cercle familial. On aurait cependant pu se questionner sur son souhait de rester définitivement sur un poste de bassiste. Qu&rsquo;est-ce qui a fait qu&rsquo;il a rapidement trouvé sa place et qu&rsquo;il poursuit l&rsquo;aventure avec vous ?</strong></p>
<p>Les choses se sont faites toutes seules. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas remis les gants depuis un petit bout de temps, et qu&rsquo;il pensait peut-être que la musique était derrière lui. J&rsquo;ai également souhaité lui proposer de nous rejoindre parce qu&rsquo;il est gaucher et que ça donnait une seconde vie au matériel et aux basses de Julien. Il joue d&rsquo;ailleurs toujours dessus. Je lui ai un peu forcé la main, parce qu&rsquo;il me semblait évident que ce soit lui. Je lui avais dit : « La guitare, la basse, c&rsquo;est kif-kif, tu vas te démerder ! » Nous l&rsquo;avons un peu poussé et il s&rsquo;est senti investi d&rsquo;une mission qu&rsquo;il a abordée à fond, à bras ouverts. C&rsquo;était une belle façon de faire perdurer le matériel et les magnifiques basses de Julien. Nous avons tenté le coup, il aurait pu dire non et nous l&rsquo;aurions accepté, mais il s&rsquo;est vraiment investi à six cents pour cent dans le projet.</p>
<p><em>Romain :</em> Finalement, qui de mieux que quelqu&rsquo;un qui jouait avec Julien, qui le connaissait, qui avait partagé la scène avec lui ? Qui de mieux que lui pour nous rejoindre ? Pour le coup, c&rsquo;était la volonté de Mathieu de rester dans le cercle familial, comme tu le disais. Quand nous avons pris la décision de poursuivre le groupe, nous avions commencé à réfléchir à des musiciens, mais il n&rsquo;y avait personne avec qui nous étions vraiment partants pour jouer. Lorsque Mathieu a suggéré Max, ça nous semblait logique. C&rsquo;était le seul gars sur lequel nous étions tous d&rsquo;accord et avec qui ça fonctionne.</p>
<p><strong>La particularité de ce line-up est également de compter trois guitaristes de formation dans ses rangs. Est-ce que vous parvenez à vous accorder naturellement en ce qui concerne la composition des parties de guitare ?</strong></p>
<p><em>Mathieu :</em> Max est dans l&rsquo;immédiat focalisé sur la basse, c&rsquo;est déjà un travail important. Pour le prochain album, nous pourrions en effet réfléchir à trois à l&rsquo;écriture des guitares. Clément [Rateau, second guitariste] est dans une démarche de saupoudrage. J&rsquo;arrive avec le béton, il met la peinture dessus. Il va se charger des arrangements, et j&rsquo;apporte la bûche. C&rsquo;est comme ça que nous avons travaillé pour cet album et pour les précédents depuis que Clément est dans le groupe. Chacun apporte sa pierre à l&rsquo;édifice.</p>
<p><strong>Le rock infusait de la personnalité de Julien. C&rsquo;était sa vie, sa philosophie. Il semble évident de penser que vous avez à cœur de poursuivre et d&rsquo;écrire une musique dont il aurait pu être fier. Est-ce que vous avez été amenés, à certains moments de la composition, à vous dire « Julien aurait aimé que nous partions dans cette direction, ou n&rsquo;aurait pas apprécié tel ou tel passage » ?</strong></p>
<p>En ce qui me concerne, complètement. C&rsquo;était des émotions positives. Lorsque nous avons enregistré l&rsquo;album chez Francis (Caste, le producteur historique de Bukowski, NDLR), je pensais souvent à lui en train de me dire : « Bravo frangin, tu as bien bossé. » Certains moments m&rsquo;ont galvanisé pendant l&rsquo;enregistrement, ça m&rsquo;a poussé. Je suis allé chercher au fond de moi-même en pensant à lui, à ce qu&rsquo;il pourrait me dire, ce qu&rsquo;il validerait. Je n&rsquo;ai pas vraiment de souvenirs d&rsquo;idées qui partaient un peu de travers. Je pense que nous étions tous d&rsquo;accord sur la direction, sans penser au fait que nous prenions ou non un chemin que Julien aurait aimé.</p>
<p><em>Romain :</em> Je ne me rappelle pas spécialement un moment où nous aurions pu avoir cette réflexion. Dans tous les cas, la direction artistique adoptée dès le début était claire et commune à tout le monde. S&rsquo;il avait été là, il aurait été dans la même mouvance. La question ne s&rsquo;est pas posée. C&rsquo;était fluide. C&rsquo;est une fluidité que tu peux trouver uniquement si tu n&rsquo;es pas trop dans la réflexion, à te demander : « Attends, c&rsquo;est étrange ce truc-là, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ? » Il n&rsquo;y a pas eu trop de questionnements.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500.png"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500.png" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-494718" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500.png 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500-300x300.png 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500-150x150.png 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500-80x80.png 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/bukowski-cold-lava500-128x128.png 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Nous voulions vraiment faire plaisir à notre public, revenir à des morceaux fédérateurs. […] Je préfère composer un album comme Cold Lava plutôt que comme l&rsquo;éponyme, ça me procure plus de plaisir. »</span></em></p>
<p><strong>Au cours de la promotion des albums Strangers et Bukowski, vous avez évoqué à plusieurs reprises aborder l&rsquo;écriture comme un renouveau, vous positionner comme un groupe qui compose son premier album. Pour Cold Lava, vous avez exprimé le souhait d&rsquo;un retour aux sources. Est-ce que vous aviez besoin d&rsquo;une orientation artistique rassurante ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas si nous avions besoin de nous rassurer. Ce qui est clair, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une volonté dès le départ. Nous parlions plus tôt du nom de l&rsquo;album. « Cold Lava » est le premier morceau sur lequel nous avons travaillé. Mathieu a eu très rapidement cette idée de titre. C&rsquo;est resté et devenu la pierre angulaire de l&rsquo;album, autant le morceau que le nom.</p>
<p><em>Mathieu :</em> Nous voulions vraiment faire plaisir à notre public, revenir à des morceaux fédérateurs. Nous avons envie de nous éclater plutôt que de proposer des expérimentations sonores comme nous avons pu le faire avec les deux derniers albums. Nous voulions des refrains que les gens puissent chanter avec nous, passer ensemble des moments simples et efficaces. Nous avons été à l&rsquo;essentiel en revenant à ce qui a fait l&rsquo;essence de Bukowski à la base : « Refrain, couplet, refrain, boum, on y va. » Nous avons essayé de mixer cette approche avec une touche moderne.</p>
<p><strong>Est-ce que vous considérez que certains essais relatifs à vos précédents disques ne s&rsquo;inscrivaient pas dans l&rsquo;ADN Bukowski, que vous avez pu vous perdre ? Vous aviez notamment expérimenté un passage plus teinté hip-hop avec le morceau « Arcus »…</strong></p>
<p>C&rsquo;est possible. Ce sont des morceaux composés pendant le Covid-19, chez moi. Ils virent presque au progressif, ils durent longtemps et présentent de nombreux passages différents. Le public ne s&rsquo;est pas vraiment reconnu dans cette musique. Elle aurait pu être écrite pour un autre projet que Bukowski, ça allait peut-être trop loin. Nous sommes fiers des morceaux, mais l&rsquo;album éponyme était un peu conceptuel. C&rsquo;était la période Covid-19, j&rsquo;étais chez moi et j&rsquo;ai expérimenté. Je ne m&rsquo;arrêtais plus, je ne regardais pas le timing et je me suis retrouvé avec des titres de sept minutes. Sur le coup, tu en viens à te dire : « Ce n’est pas grave, on ne peut rien retirer ». L&rsquo;envie de revenir à l&rsquo;essentiel passait aussi par là, car nous avons en effet pu perdre certaines personnes.</p>
<p><strong>Penses-tu que ces morceaux auraient été abordés différemment hors confinement Covid-19, si vous aviez eu l&rsquo;occasion de les travailler en groupe ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas. Quand je les écoute, je les trouve vraiment fluides dans l’ensemble, mais sûrement qu&rsquo;avec quelques répétitions, ils auraient été plus concis. Nous arions peut-être été à l&rsquo;essentiel. Mais c&rsquo;était aussi une première pour moi. Je venais d&rsquo;acheter du matériel et je m&rsquo;entraînais à enregistrer chez moi. Je me suis totalement lâché. Cet album, c&rsquo;est un peu moi qui pète un plomb !</p>
<p><em>Romain :</em> Pour ma part, je venais d&rsquo;arriver dans Bukowski. J&rsquo;étais là depuis quelques mois et je n&rsquo;avais pas l&rsquo;expérience de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un album avec le groupe. Je n&rsquo;avais pas de point de repère et ce n&rsquo;était pas évident. En plus, nous n&rsquo;étions pas en studio, c&rsquo;est une galère de composer à distance. Je ne sais pas si c&rsquo;était assumé et verbalisé, mais il y avait la volonté de ne pas se mettre de barrière, d&rsquo;aller chercher loin et de tester autre chose. Je pense que la période y était pour beaucoup. Le groupe souhaitait ouvrir le champ des possibles et se donner de nouvelles perspectives, notamment parce que nous étions enfermés et bloqués chez nous. C&rsquo;était sûrement une façon de se sortir de chez soi. C&rsquo;était particulier. Je préfère composer un album comme Cold Lava plutôt que comme l&rsquo;éponyme, ça me procure plus de plaisir.</p>
<p><strong>« Criminals », le premier extrait du disque, est « un cri contre les violences faites aux femmes ». C&rsquo;est un sujet de longue date, qui revient malheureusement trop souvent dans l&rsquo;actualité. Est-ce que vous considérez que les mentalités n&rsquo;évoluent pas assez vite voire pire, que cette problématique de société s&rsquo;aggrave encore davantage ces dernières années ?</strong></p>
<p>Mathieu : Nous venons une nouvelle fois de prendre connaissance d&rsquo;un truc affreux, une femme qui a été violée dans le RER à Choisy-le-Roi. Le mec s&rsquo;est heureusement fait chopper, mais on est sur un lâcher-prise global. Quand on constate ce qui peut arriver dans le milieu du spectacle et du rock, il nous semblait judicieux d&rsquo;évoquer le sujet, de dénoncer. Les femmes se battent pour ça, mais ça nous a semblé nécessaire que quatre mecs le disent aussi. C&rsquo;est aussi une manière de montrer que les mecs ne sont pas tous des pourris, qu&rsquo;il y a de bonnes personnes.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03.jpg" alt="" width="485" class="aligncenter size-full wp-image-495739" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03.jpg 673w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03-300x223.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03-80x59.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03-128x95.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Bukowski-03-404x300.jpg 404w" sizes="(max-width: 673px) 100vw, 673px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Le constat global sur notre monde est dramatique. Rien ne va, mais bizarrement j&rsquo;ai une certaine joie de vivre qui me porte. Là où j&rsquo;aurais pu être plus défaitiste auparavant, je me dis aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il faut se créer une bulle. »</span></em></p>
<p><strong>Est-ce que vous avez été amenés à constater des dérives sexistes voire pire au cours de votre carrière ?</strong></p>
<p>Il y a eu des histoires dernièrement. Nous avons entendu des choses et il y a sûrement des dossiers qui dorment encore, qui vont possiblement ressortir plus tard. C&rsquo;est partout autour de nous, dans le milieu du rock mais également dans le monde de façon plus générale.</p>
<p><strong>Mathieu, tu évoquais notamment lors de ton dernier entretien avec Radio Metal ton incompréhension face au monde actuel. Tu parlais notamment du fait qu&rsquo;il évoluait rapidement et dans des directions inquiétantes. Le communiqué de presse qui accompagnait l&rsquo;annonce de Cold Lava insiste pourtant sur la subsistance d&rsquo;une lueur d&rsquo;espoir. Elle est certes essentielle, mais avez-vous le sentiment avec les années qu&rsquo;elle vacille ou qu&rsquo;elle s&rsquo;affaiblit ?</strong></p>
<p>Ce qui m&rsquo;est arrivé dernièrement me motive à vraiment… Comme je peux le dire souvent, il est plus facile d&rsquo;être triste que d&rsquo;être heureux. Il est important d&rsquo;essayer de trouver du bon un peu partout, dans la moindre petite chose, parce qu&rsquo;effectivement ce monde est actuellement pire que tout. En ce qui me concerne, le constat global sur notre monde est dramatique. Rien ne va, mais bizarrement j&rsquo;ai une certaine joie de vivre qui me porte. Là où j&rsquo;aurais pu être plus défaitiste auparavant, je me dis aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il faut se créer une bulle. Quoi qu&rsquo;il arrive, il faut essayer d&rsquo;être heureux parce que la vie est courte. Il ne faut pas se faire bouffer et réduire son espérance de vie. C&rsquo;est paradoxal, mais même si le monde va très mal, je suis plutôt heureux en ce moment. Ça ne veut pas dire que je ne pense qu&rsquo;à ma gueule, c&rsquo;est juste ma manière de tenir le coup.</p>
<p><strong>Avez-vous eu le sentiment par le passé, en tant que groupe et personnes, que ce que vous faisiez n&rsquo;avait pas d&rsquo;importance ou de répercussion ?</strong></p>
<p>Oui, bien sûr. Dans la musique, ce qui me tient est que je sais qu&rsquo;elle accompagne certaines personnes qui traversent des moments difficiles, qu&rsquo;elle peut les aider à affronter le quotidien. Nous continuons pour offrir des émotions aux gens. Il y a bien évidemment des choses plus concrètes, mais la musique est une part de ma vie depuis que je suis petit et j&rsquo;espère pouvoir lui donner la même importance pour d&rsquo;autres personnes. Ce n&rsquo;est pas si futile, mais on peut être amené à se poser ce genre de questions, même si un peu moins maintenant pour ma part.</p>
<p><strong>Vous avez une nouvelle fois enregistré aux côtés de Francis Caste, un producteur vers lequel vous semblez inévitablement revenir. Est-ce que vous trouvez chez Francis une résonance parfaite en tant qu&rsquo;artistes, une compréhension particulière de votre musique ?</strong></p>
<p><em>Romain :</em> Pour ma part, c&rsquo;est la première fois que je bosse avec lui. Les deux premiers albums ainsi que Strangers ont été enregistrés avec lui. A mon avis, les albums qui affichent le plus l&rsquo;identité Bukowski ont été faits avec Francis. Le reste de la discographie, c&rsquo;est un « autre Bukowski ». C&rsquo;était une proposition différente. C&rsquo;est lui qui maîtrise le mieux le son de Buko. Quand nous avons commencé à enregistrer, j&rsquo;ai compris tout de suite. En quelques secondes, il comprend la direction du morceau, là où il faut aller. Il fait des propositions qui vont dans ton sens et s&rsquo;inscrivent dans la direction artistique de l&rsquo;album. C&rsquo;est un plaisir de bosser avec lui.</p>
<p><em>Mathieu :</em> Il y a un côté très analogique dans son travail qui nous ressemble totalement. C&rsquo;est un peu cliché de le dire, mais Francis intervient comme le cinquième membre du groupe. Il s&rsquo;est investi à fond. Avec Francis, les enregistrements se passent de manière flamboyante, et plus particulièrement pour cet album. Nous en sommes ressortis très heureux. Il est également très fier du disque. Je pense que nous allons arrêter de nous questionner et travailler avec lui.</p>
<p><strong>Il va définitivement devenir le producteur attitré du groupe…</strong></p>
<p><em>Romain :</em> C&rsquo;est logique. En plus, Francis est débile dans le bon sens du terme ! Tu mets un pied dans le studio et tu es déjà à moitié mort de rire parce qu&rsquo;il a la bonne vanne, le bon mot. Tu te dis : « OK, c&rsquo;est cool, ça va être une bonne journée. » Francis a un groupe qui s&rsquo;appelle Belleville et dont le batteur est Sébastien Benoit, le patron de Batteur Magazine. J&rsquo;étais avec lui dernièrement et il m&rsquo;a dit un truc très juste au sujet de Francis. Il m&rsquo;a expliqué qu’auparavant il n&rsquo;avait connu que des sessions studio stressantes pendant lesquelles les mecs te mettent la pression pour que ce soit nickel du premier coup, ce qui fait que tu ne passes pas un bon moment. Avec Francis, c&rsquo;est tout l&rsquo;inverse. Il s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il était possible de faire du travail et de la musique de qualité tout en étant dans une bonne ambiance. Je trouve que ça résume parfaitement l&rsquo;approche de Francis, qui est parallèlement très sérieuse. Avec lui, on est là pour bosser, sans perdre de temps, mais tu peux passer un chouette moment et ressortir content de ta journée parce que tu as bien travaillé et rigolé avec tes potes. Que demander de plus ?</p>
<p><em>Mathieu :</em> Il te donne immédiatement envie de revenir le lendemain.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/2g7ndL0-JpU?si=OYWhViLwAGOZSIcm" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Nous avions vu Lofo ensemble avec Julien en 1990, à l’Hôpital Éphémère. Nous étions minots et c&rsquo;était l&rsquo;un de nos premiers concerts. Avoir Reuno sur cet album, c&rsquo;est une vraie fierté. »</span></em></p>
<p><strong>Cette cohésion vient sans doute par ailleurs du line-up, qui semble s&rsquo;être stabilisé. Clément et Romain sont désormais bien installés, et Max semble également s&rsquo;être intégré au projet avec brio. Cette complicité vous aide certainement à définir une ligne directrice, une mouvance commune ?</strong></p>
<p>Exactement. Je pense que nous avons tous envie de remettre le couvert de la même manière pour un prochain album, avec Francis.</p>
<p><strong>Est-ce que vous avez composé des titres qui ne sont pas sur l&rsquo;album ou qui n&rsquo;ont pas été finalisés ?</strong></p>
<p>Nous avons des titres qui pourraient sortir par la suite. Au cours de la dernière répétition, nous avons même commencé la composition de morceaux pour le prochain disque. Il y a plein de choses sur le feu !</p>
<p><strong>Reuno de Lofofora intervient en français sur la chanson « Communication In Silence ». Vous avez toujours apprécié le fait de laisser des artistes extérieurs se greffer à vos chansons. Comment s&rsquo;est construit ce morceau ?</strong></p>
<p>Nous avons joué avec Lofofora, ce qui nous a incités à lui proposer ce titre alors que nous n&rsquo;avions pas forcément réfléchi à une collaboration initialement. Nous lui avons envoyé la maquette et il l&rsquo;a trouvé mortelle. Il est arrivé avec une feuille A4 sur laquelle il avait écrit ses fameuses cinq phrases. Il a enregistré le chant en vingt minutes et deux prises, et c&rsquo;était parfait. Nous n&rsquo;avions rien à dire, les textes étaient excellents. Nous avons eu l&rsquo;occasion de passer le reste de la journée ensemble, d&rsquo;apprendre à mieux nous connaître, en dehors du cadre des concerts. Nous avons été au resto, et nous avons eu le temps de discuter et de rigoler. C&rsquo;était vraiment un moment formidable. Je pense une nouvelle fois à Julien, qui aurait été très fier. Nous avions vu Lofo ensemble en 1990, à l’Hôpital Éphémère (projet associatif installé dans une friche urbaine du dix-huitième arrondissement de Paris, fondé en 1990 et disparu en 1995, NDLR). Nous étions minots et c&rsquo;était l&rsquo;un de nos premiers concerts. Avoir Reuno sur cet album, c&rsquo;est une vraie fierté. Francis n&rsquo;avait jamais enregistré avec lui, il était également ravi. Il avait mixé du Lofofora, mais n&rsquo;avait jamais travaillé avec Reuno en studio. C&rsquo;était une journée pleine d&rsquo;émotions.</p>
<p><strong>Pour terminer sur une note légère, le disque intègre un court interlude autour d&rsquo;un « a cappella » du refrain de la chanson « Magnolias For Ever » de Claude François. D&rsquo;où vient ce délire ?</strong></p>
<p><em>Romain :</em> Ce n&rsquo;est ni Claude François ni Poelvoorde. C&rsquo;est Julien ! Il avait posté ça il y a quelques années lorsqu&rsquo;il enregistrait avec Full Throttle Baby. Nous l&rsquo;avons avec nous sur scène, dans les samples, mais le fait de placer ça sur le disque, en intro du morceau, était une manière pour qu&rsquo;il soit là. C&rsquo;est drôle et léger. Nous parlions du fait que le deuil évolue et se transforme en quelque chose de positif, et c&rsquo;est l’idée. Nous voulions transmettre cette image positive que nous avons de Julien, du fait que l&rsquo;on rigole avec lui. Nous avons demandé à Full Throttle Baby et ils étaient bien évidemment partants pour que nous utilisions cet enregistrement.</p>
<p>Interview réalisée en visio le 28 octobre 2025 par <strong>Benoît Disdier</strong>.<br />
Retranscription : <strong>Benoît Disdier</strong>.<br />
Photos : <strong>François Duffour</strong>.</p>
<p>Facebook officiel de Bukoswki : <a href="https://www.facebook.com/Bukowskitheband/" target="_blank" rel="noopener">www.facebook.com/Bukowskitheband</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://amzn.to/4iqz0Xr" target="_blank" rel="noopener">Cold Lava</a>.</p>
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		<title>Lord Of The Lost &#8211; Opvs Noir Vol. 2</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/lord-of-the-lost-opvs-noir-vol-2,496064</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Beylacq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 16:31:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[lord of the lost]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Opvs Noir Vol. 2 sort de sa tanière et, avec lui, Lord Of The Lost poursuit sa descente dans les ténèbres avec une assurance presque désarmante. Là où le premier volume posait les bases d’un univers opulent et dramatique, ce second chapitre en affine les contours, comme s’il explorait chaque ombre avec une précision nouvelle. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-496065" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lord-Of-The-Lost-Opvs-Noir-Vol.-2500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Opvs Noir Vol. 2 sort de sa tanière et, avec lui, Lord Of The Lost poursuit sa descente dans les ténèbres avec une assurance presque désarmante. Là où le <a href="https://www.radiometal.com/article/lord-of-the-lost-opvs-noir-vol-1,491637">premier volume</a> posait les bases d’un univers opulent et dramatique, ce second chapitre en affine les contours, comme s’il explorait chaque ombre avec une précision nouvelle. La patine gothique, toujours présente, se fait ici plus sensuelle, plus intérieure, presque murmurée.</p>
<p>« The Fall From Grace » confirme cette ambition cinématographique : un piano lointain à la Hans Zimmer qui éclot lentement avant de devenir un morceau ample, presque lumineux. Une bouffée d’air avant la plongée : « Would You Walk With Me Through Hell » renverse aussitôt l’atmosphère. Sombre, ardent, presque vicieux, le titre façonne un véritable hybride avec Infected Rain, comme une chanson d’accueil aux portes de l’enfer. Plus loin, « Walls Of Eden » offre une respiration essentielle : plutôt que courir après un paradis fantasmé, Harms suggère de trouver l’Eden dans ce que l’on est. Tempo lourd, refrain aérien, batterie métronomique — un équilibre fragile mais puissant entre gravité et apaisement. L’album dévoile aussi des fulgurances intimes : « One Of Us Will Be Next », guidé par un piano délicat et un solo aux accents de « November Rain », rappelle une vérité simple : l’un de nous sera le prochain. Une mélancolie qui donne du poids à chaque instant. « The Last Star » étend enfin l’univers vers le cosmique : l’image d’une ultime étoile mourante, portée par des guitares doublant parfois la ligne vocale et un arrangement électronique presque à la Daft Punk. Parmi les collaborations, celle avec IAMX se distingue nettement. Le titre est fait pour Chris Corner, tant sa voix unique le façonne et l’ancre dans son esthétique, comme un pont entre deux mondes introspectifs.</p>
<p>Ce deuxième volume semble confirmer que la trilogie s’imposera comme l’une des œuvres les plus sensibles et profondes de Lord Of The Lost. Le groupe reprend les codes du Vol. 1 sans chercher à surprendre artificiellement : il préfère approfondir, consolider, densifier, comme si la vraie innovation résidait dans la façon de polir les ombres et d’y trouver une touchante beauté. On en redemande — et ça tombe bien : le Vol. 3 arrive bientôt, prêt à achever cette étreinte noire étrangement réconfortante…</p>
<p><span id="more-496064"></span></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « Would You Walk With Me Through Hell? » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/pGw3G3HCtaQ?si=TyKvHDxhsIZ4kDKm" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « One Of Us Will Be Next » : </p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/F7zSemkSiM8?si=P_cmtvdT4L5Z0ww5" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « Raveyard (feat. Käärijä) » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QNRTEJYCXGM?si=H7HsbVNbFYOHlIkC" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>Opvs Noir Vol. 2</em>, sorti le <strong>12 décembre 2025</strong> via Napalm Records. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/3YdUvkL" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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		<title>Last Train : Le minimalisme éclatant</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/last-train-le-minimalisme-eclatant,495977</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion Dupont]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 09:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[Last Train]]></category>
		<category><![CDATA[saint agnes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Last Train a eu une année bien chargée. Le groupe a été vu partout : sur les routes, dans les salles pleines, sur les scènes des festivals en tout genre, dont un Hellfest remarqué. Sans bruit inutile, Last Train s’est imposé comme un groupe majeur du rock français. Ils avancent lentement mais sûrement, avec une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-819x1024.jpg" alt="" height="400" class="alignright size-large wp-image-495980" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-819x1024.jpg 819w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-240x300.jpg 240w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-768x960.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-80x100.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-128x160.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025-1229x1536.jpg 1229w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-tour-2025.jpg 1638w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a>Last Train a eu une année bien chargée. Le groupe a été vu partout : sur les routes, dans les salles pleines, sur les scènes des festivals en tout genre, dont un Hellfest remarqué. Sans bruit inutile, Last Train s’est imposé comme un groupe majeur du rock français. Ils avancent lentement mais sûrement, avec une identité forte et une base de fans solide.</p>
<p>Car Last Train est avant tout un groupe indépendant, au sens propre. Production, organisation, direction artistique : ils gèrent tout eux-mêmes. Cette autonomie se ressent dans leur musique, dans leurs choix, dans leur façon d’occuper une scène. Autour d’eux, une petite famille se serre les coudes, et le quatuor continue de grimper. Les dates complètes au Trianon et le Zénith à venir en sont la conséquence logique.</p>
<p><span id="more-495977"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/lasttrainofficial/" rel="noopener" target="_blank">Last Train</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/wearesaintagnes/" rel="noopener" target="_blank">Saint Agnes</a><br />
<strong>Date :</strong> 4 décembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> Le Trianon<br />
<strong>Ville :</strong> Paris [75]</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-495989" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Saint-Agnes-Trianon-04.12.25-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>La soirée s’ouvre avec Saint Agnes et leurs compositions mêlant sons industriels, guitares abrasives et énergie punk. Le groupe impose immédiatement son esthétique total black. Entre costumes élégants et bas résille déchirés, la convergence des genres est aussi visuelle que sonore. La chanteuse accroche surtout par son attitude habitée et intense plus que par son chant clair, parfois un peu juste, mais toujours incarné. La formation mise sur le minimalisme : silhouettes sombres, lumières tranchées, tension constante. L’intention y est, mais l’ensemble reste en demi-teinte. Comme si chaque membre fonctionnait plutôt bien individuellement, sans que la cohésion ne s’impose réellement.</p>
<p>Last Train arrive sur scène avec “Home”, une intro qui prend son temps et installe progressivement l’intensité. C’est devenu l’une de leurs marques de fabrique. Ici, pas d’artifices ni de surenchère. Le quatuor, habillé sobrement, se déplace dans un décor noir percé de quelques projecteurs. Un cauchemar pour les photographes, mais un régal pour le public. Last Train met tout au service de la musique. Le dépouillement est volontaire : il permet de mettre les tripes sur la table.  “I Hate You”, “Golden Songs” et “All to Blame” rassemblent un public déjà conquis. La salle chante (un peu), suit chaque mouvement, reste suspendue à la moindre respiration.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-495983" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-21.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Sur “Disappointed”, Jean-Noël Scherrer descend dans la fosse. Il se tient debout, porté par des fans ravis, guitare à la main, continuant le riff principal. Cette scène est attendue dans presque tous leurs concerts, mais elle fonctionne toujours. C’est un moment de connexion réelle, physique, avec le public. Il joue encore quelques notes avant de se laisser tomber. C’est simple. Direct. Et ça marche à chaque fois.</p>
<p>Entre deux morceaux, le chanteur plaisante sur les circle pits, en référence aux festivals metal où le groupe s’est produit cet été. Puis il s’installe au piano pour une version dépouillée de “The Idea Of Someone”, où l’on perçoit clairement des influences Nine Inch Nails. Le morceau s’étire dans un clair-obscur intense : Jean-Noël, habillé de noir, assis à un piano noir, éclairé par une lumière blanche éclatante.  À cet instant, une autre forme de connexion apparaît entre les quatre musiciens. Au piano, Jean-Noël adopte une posture différente. Plus vulnérable. Plus à l’écoute. Ce lien qui les unit, depuis l’enfance, devient évident. On retrouve cette complicité vibrante lorsque Jean-Noël et Julien se touchent, s’embrassent, comme deux frères qui savent ce qu’ils ont traversé pour en arriver là. Les galères, la joie, et surtout le travail. Tout cela passe dans leurs regards. Puis arrive “This Is Me Trying”, l’un des titres les plus lourds émotionnellement du set. Le morceau s’enfonce dans quelque chose de plus sombre, plus profond.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-1024x683.jpg" alt="" width="560" class="aligncenter size-large wp-image-495984" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Last-Train-Trianon-04.12.25-10.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Le rappel s’achève sur “The Big Picture”, un morceau long et atypique, loin des formats radio, mais qui est pourtant devenu un tube. Le clip a marqué les esprits, le refrain reste en tête, mais le titre refuse la précipitation. Il installe. Il respire. Il prend son temps. C’est exactement ce que défend le groupe. Car Last Train évolue à contre-courant de l’époque. À l’heure où la musique se consomme en dix secondes sur TikTok, le groupe ralentit. Il laisse du vide. De l’air. De la place. Chez eux, chaque note existe parce qu’elle doit être là. Pas pour remplir. Pas pour impressionner. Rien n’est forcé. Rien n’est en trop.</p>
<p><em><u>Setlist (source <a href="https://www.setlist.fm/setlist/last-train/2025/le-trianon-paris-france-1b476d7c.html" rel="noopener" target="_blank">Setlist.fm</a>) :</u></em></p>
<p>Home<br />
The Plan<br />
On Our Knees<br />
Way Out<br />
I Hate You<br />
Golden Songs<br />
One By One<br />
Fire<br />
Medley<br />
Disappointed<br />
The Idea Of Someone (version piano)<br />
Revenge<br />
This Is Me Trying</p>
<p>Rappel :<br />
The Big Picture</p>
<p>Photos : <strong>Emilie Bardalou</strong>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Last Train @ Trianon, Paris, France – 04/12/2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Bardalou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 11:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Galerie Photos]]></category>
		<category><![CDATA[Non Publication]]></category>
		<category><![CDATA[Last Train]]></category>
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					<description><![CDATA[<p align="center"><a href="https://www.radiometal.com/article/last-train-trianon-paris-france-04-12-2025,495968"><img src="https://www.radiometal.com/wp-content/gallery/last-train-trianon-paris-france-04-12-2025/Last-Train-Trianon-04.12.25-16.jpg" width="550"></a></p>
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<h2>Notes techniques :</h2>
<p><strong>Appareil utilisé :</strong></p>
<p>Canon R5 Mark II<br />
Canon R6 Mark II</p>
<p><strong>Objectifs utilisés :</strong></p>
<p>Canon RF 24-70 f/2.8<br />
Canon RF 15-35 f/2.8<br />
Canon RF 70-200 f/2.8</p>
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		<item>
		<title>Rise Of The Northstar : la colère a des ailes</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/rise-of-the-northstar-la-colere-a-des-ailes,495642</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion Dupont]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 09:10:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[eva b]]></category>
		<category><![CDATA[rise of the northstar]]></category>
		<category><![CDATA[vithia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 22 novembre, Rise Of The Northstar a investi l’Olympia pour un show pensé comme un théâtre d’impact plus que comme un déploiement d’écrans. Après un Hellfest marqué par un dispositif volontairement épuré — grillage, matière, flammes, et une vraie envie de « recentrer » le propos — le groupe poursuit sa trajectoire en grandeur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01.jpg" alt="" height="380" class="alignright size-full wp-image-495826" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01-268x300.jpg 268w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01-80x89.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-01-128x143.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Le 22 novembre, Rise Of The Northstar a investi l’Olympia pour un show pensé comme un théâtre d’impact plus que comme un déploiement d’écrans. Après un Hellfest marqué par un dispositif volontairement épuré — grillage, matière, flammes, et une vraie envie de « recentrer » le propos — le groupe poursuit sa trajectoire en grandeur réelle : une scénographie artisanale, exigeante, qui privilégie l’humain et l’instant.</p>
<p>Nous les avons retrouvés à peine rentrés d’Amérique latine, où le public a chanté chaque ligne comme si le groupe jouait « à la maison ». Cette réception confirme l’élan international amorcé depuis longtemps — du Japon aux Amériques — sans jamais réduire ROTNS à un simple clin d’œil « manga ». Oui, l’imaginaire japanime irrigue l’esthétique et la direction artistique de Vithia, mais la musique puise tout autant dans l’urbain, le streetwear, l’énergie du live et une écriture qui refuse les étiquettes.</p>
<p>Avec le nouvel album, <a href="https://www.radiometal.com/article/rise-of-the-northstar-chapter-04-red-falcon-super-battle-neo-paris-war,494774">Chapter 4: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!</a>, la tension s’aiguise : urgence dans les structures, scratchs réels signés Yoru, ambition sonore modernisée, et une production confiée à Florent Salfati (Landmvrks) qui clarifie les reliefs sans lisser la fureur. On y entend davantage de français quand l’émotion l’exige, des zones chantées qui s’assument, et ce fil rouge — colère et résilience — que le groupe transforme en moteur. Le Falcon, mecha-protecteur et prière intime, cristallise ce renouveau. ROTNS aligne ses forces : une esthétique qui parle au regard, un son qui frappe au plexus et, surtout, un récit collectif qui ne cesse de s’écrire sur scène.</p>
<p><span id="more-495642"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495827" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02.jpg 847w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02-300x177.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02-768x453.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02-80x47.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02-128x76.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-02-508x300.jpg 508w" sizes="(max-width: 847px) 100vw, 847px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Je n&rsquo;ai jamais pensé le groupe principalement par la réussite. J&rsquo;ai voulu exprimer quelque chose, un désir de singularité artistique. J&rsquo;ai créé le groupe que je voulais voir sur scène quand j&rsquo;avais quinze ans. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Pour commencer, est-ce que vous allez bien ?</strong></p>
<p><strong>Vithia (chant) :</strong> Ça va. Un peu jet-lagué parce que nous revenons d&rsquo;Amérique latine.</p>
<p><strong>Donc vous êtes repartis en Amérique latine ? Parce que vous aviez dit lors du Hellfest que ça vous avait beaucoup marqués de découvrir ces pays ensemble…</strong></p>
<p>Nous avions fait juste le Brésil et le Mexique il y a deux ans, et là, nous étions sur une tournée dans quatre pays : Brésil, Colombie-Britannique, Chili et Argentine – pas dans le bon ordre. C&rsquo;était incroyable. Honnêtement, nous avons été très bien reçus. Le public était super vindicatif, plein d&rsquo;énergie, plein de vibes positives. Ils connaissaient tous les morceaux. C’était vraiment la guerre !</p>
<p><strong>Eva B (guitare) :</strong> C&rsquo;est superbe de voir les gens qui te voient pour la première fois, alors que ça fait quinze ans qu&rsquo;ils t&rsquo;écoutent. Il y en a qui connaissent depuis « Protect Ya Chest », donc 2010-2011, et enfin, ils ont pu voir le groupe venir à eux. C&rsquo;est assez marrant.</p>
<p><strong>Ça veut dire que même là-bas, quand vous êtes sur scène, vous balancez vos lignes, et le public sait ce qu’il faut faire, ce qu’il faut chanter, etc. ? </strong></p>
<p><em>Vithia :</em> Ah oui, ils connaissent les paroles et tout !</p>
<p><em>Eva B :</em> C&rsquo;est impressionnant. Il y a vraiment un truc qui se passe là-bas. De toute façon, on voit sur YouTube tous les live de groupes qui passent en Amérique latine, c&rsquo;est toujours des concerts incroyables.</p>
<p><strong>Ça montre, du coup, que vous avez réalisé votre ambition première, qui était de réussir à l&rsquo;international.</strong></p>
<p><em>Vithia :</em> L&rsquo;ambition première… Je n&rsquo;ai jamais pensé le groupe principalement par la réussite. J&rsquo;ai voulu exprimer quelque chose, un désir de singularité artistique. J&rsquo;ai créé le groupe que je voulais voir sur scène quand j&rsquo;avais quinze ans. Mon premier objectif était vraiment de jouer au Japon. Le reste, ce n&rsquo;était que du bonus, même si ça fait quand même plaisir de jouer en France, J&rsquo;adore. Mais il est vrai que réussir à s&rsquo;étendre à l&rsquo;international, c&rsquo;est super. Au Japon, ça prend tout son sens, mais aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai appris à aimer chaque territoire, c&rsquo;est très cool. C&rsquo;est juste que tu ne t&rsquo;y attends pas. Tu n&rsquo;es pas paré à ça. Je ne saurais même pas t&rsquo;expliquer pourquoi ça a si bien pris là-bas, parce que nous n’avons pas fait quelque chose de promotionnel là-bas. C&rsquo;est eux qui sont venus à nous. Je ne sais pas si c&rsquo;est le réseau hardcore de base, s&rsquo;ils ont perçu quelque chose dans les paroles, si c&rsquo;est le nom du groupe, si c&rsquo;est la référence manga – ils ont une très grosse culture manga et japanime là-bas – ou si c&rsquo;est un tout. En tout cas, ils sont chauds.</p>
<p><strong>On sent que dans l&rsquo;émotion des albums, il y a une dimension qui prend de plus en plus d’ampleur et, surtout, qui va bien au-delà de cette culture manga. Le show au Hellfest a montré à quel point vous êtes capables de fédérer tous les types de public. Chacun va trouver quelque chose.</strong></p>
<p>Oui, il n&rsquo;y a pas que le lien au manga et à la japanimation. Il y a quand même toujours eu une espèce d&rsquo;incompréhension. Nous ne sommes pas un groupe de cosplayers. Tous mes lyrics ne traitent pas du tout que de manga ou d&rsquo;animation. C&rsquo;est juste que visuellement, artistiquement, en tant qu’illustrateur et directeur artistique, je me suis construit avec ça. Notre génération, c’est un alignement de planètes extrêmement rare qui s&rsquo;est passé en Europe, en France précisément, et qui a jumelé notre pays au Japon, comme personne. C&rsquo;est-à-dire on a vingt ans d&rsquo;avance sur Dragon Ball, Saint Seiya, tout ce que tu veux, en France, par rapport aux États-Unis ou à tous les autres pays, ce qui fait que toute notre génération n&rsquo;a pas grandi que tournée vers les US, elle a aussi grandi tournée vers le Japon. Du coup, moi, en tant que dessinateur, ça m&rsquo;a inspiré. C&rsquo;est donc normal que, en tant qu&rsquo;auteur, ça m&rsquo;influence dans l&rsquo;écrit. Quand je vois plein de rappeurs US qui font des punchlines sur Naruto, aucun média ne dit qu&rsquo;ils font du rap manga ; ils font du rap. C’est pareil pour nous, nous faisons du metal, sauf que nous avons grandi en France à un moment où il y a eu ce qu&rsquo;on appelle le Golden Age de la Japanime, avec des œuvres énormes comme Dragon Ball, etc. Ça a influencé mon écriture, mais aussi mon appréhension visuelle du groupe. Effectivement, c&rsquo;est un peu plus fort chez nous, je ne vais pas le nier. Je pense que nous avons plus à voir avec un groupe de metal urbain, mais, effectivement, à résonance japonaise.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-1024x681.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-495836" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_01.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Il y a eu une urgence artistique et c&rsquo;est une pression que je me mets à moi-même, mais aussi aux autres. C&rsquo;est peut-être pour ça qu&rsquo;il est collectif, parce que finalement, je ne peux peut-être pas l&rsquo;encaisser tout seul. »</span></em></p>
<p><strong>D&rsquo;ailleurs, on sent ces marqueurs beaucoup plus urbains dans ce nouvel album, dans le visuel ou dans votre façon de vous habiller. Sur le clip, il y a cette ville qui devient comme un personnage dans votre univers, elle est au premier plan.</strong></p>
<p>Nos clips ont toujours été un mix d&rsquo;uniforme et d&rsquo;urbanité, de streetwear, de ce que nous sommes. Je ne vais pas mentir : nous sommes comme ça dans la vie de tous les jours. Je ne vais pas commencer à être moins streetwear ou moins urbain parce que je fais du rock. Souvent, j&rsquo;ai des tenues qui me viennent en tête. Les Gakuran, ça faisait longtemps que je voulais le faire, dès l&rsquo;époque du premier album et même avant. Après, nous sommes passés sur quelque chose d&rsquo;un peu plus militaire, tactique : ça s&rsquo;appelle les Tokofukut. Ce sont des tenues utilisées par les bōsōzoku japonais, des motards qui eux-mêmes s&rsquo;inspirent des tenues de l&rsquo;aviation japonaise. Au Japon, ils savent ce que c&rsquo;est, ce n&rsquo;est pas un déguisement. Alors oui, il y en a dans les animés, mais ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il y en a dans les animés que ça n&rsquo;existe pas. Sur cet album, j&rsquo;avais envie de revenir à quelque chose de plus basique. Le sport national au Japon, c&rsquo;est le baseball. Une des œuvres qui m&rsquo;ont le plus inspiré pour ce groupe, c&rsquo;est un manga de baseball qui s&rsquo;appelle Rookies. Du coup, pour les dix ans de Welcame, notre premier album, je trouvais ça cool de refaire un jersey de baseball. De fil en aiguille, je me suis dit que, finalement, c&rsquo;est ce qui définit le mieux le groupe. C&rsquo;est du sport, c&rsquo;est streetwear, ça a une consonance japonaise, mais pas que – le baseball, c&rsquo;est aussi national aux Etats-Unis et, qu’on le veuille ou non, nous faisons une musique américaine où je chante en anglais. Le tout fonctionne. Je ne me suis pas trop posé de questions. Ça se fait naturellement. Peut-être que nous proposerons quelque chose dans les années à venir ou dans les mois à venir.</p>
<p><strong>Dans les paroles, on était avant, semble-t-il, beaucoup dans du conflit interne – la lutte contre soi, le démon en soi, etc. Avec Showdown, il y a la confrontation finale où le démon devient extérieur. Maintenant, on a l&rsquo;impression d&rsquo;arriver dans une bataille beaucoup plus collective.</strong></p>
<p>The Legacy Of Shi et Showdown, le deuxième et le troisième album, étaient vraiment des albums liés qui, initialement, devaient sortir beaucoup plus rapprochés. Entre-temps, il y a eu ce truc qui s&rsquo;appelle le Covid-19 et qui nous a fait perdre énormément de temps, mais je voulais aller au bout de mon idée artistique, même si ça générait en moi beaucoup de frustration, parce qu&rsquo;au moment où l&rsquo;album sort, il est prêt depuis deux ans. Il est écrit, il est enregistré, il est mixé et masterisé. Ça fait que, sur scène, je me retrouve à défendre un album, mais artistiquement, je suis déjà ailleurs, mais je veux aller au bout, je veux les tokku fuku noir et blanc, la confrontation, etc. Nous aurions pu les sortir en double album. C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai voulu aller très vite sur le prochain album. Il y a eu une urgence artistique et c&rsquo;est une pression que je me mets à moi-même, mais aussi aux autres. C&rsquo;est peut-être pour ça qu&rsquo;il est collectif, parce que finalement, je ne peux peut-être pas l&rsquo;encaisser tout seul. Ils m&rsquo;ont aidé à avancer collectivement pour que cet album sorte et qu&rsquo;il soit au plus proche de ce que nous sommes à l&rsquo;instant T. Quand tu livres un album, après, il ne t&rsquo;appartient plus. Il continue à courir, à te promouvoir, mais parfois, à promouvoir une personne que tu n&rsquo;es déjà plus, parce que toi-même, en tant qu&rsquo;humain, tu as évolué.</p>
<p><strong>C&rsquo;est peut-être aussi pour ça que dans beaucoup de morceaux, on sent que le sentiment d&rsquo;urgence est vraiment exacerbé.</strong></p>
<p>Oui. L&rsquo;enregistrement était sanguin ! Lui (Eva-B) et moi, nous nous sommes beaucoup… Il est allé me chercher ! Il y a des flows – qu’on appelle la top-line – que naturellement, je posais d&rsquo;une certaine manière… Je pense par exemple à « Desolation Hawk », qui est le dernier morceau avant l&rsquo;outro de l&rsquo;album. Il y avait ce beat de Yoru, notre bassiste, qui est vraiment un tueur – il fait des purs beats, des purs scratchs aux platines et tout. Je l&rsquo;avais posé d&rsquo;une certaine manière. Le lyric reste inchangé, mais lui a révolutionné ma top-line. Il m&rsquo;a dit : « Non, fais-le comme ça, plus moderne. » C&rsquo;est très dur d&rsquo;arriver avec un texte, que tu as répété et que tu dis d&rsquo;une certaine manière, et de le dire d&rsquo;une autre manière. C&rsquo;était un conflit, j’avais vraiment envie de le bastonner ! Peut-être que ça transparaît dans l&rsquo;album. Mais oui, il y a vraiment une urgence artistique, et ce n&rsquo;est pas fini ! La source n&rsquo;est pas tarie. Nous avons encore des morceaux que nous travaillons. Nous avons beaucoup écrit. Lui compose beaucoup. Moi, j&rsquo;écris beaucoup. Quand il m&rsquo;envoie des riffs, j&rsquo;ai tout de suite beaucoup d&rsquo;images dans la tête. Ça jaillit. J&rsquo;ai des clips. Je pourrais te faire un clip sur chaque titre, un artwork sur chaque titre, tout le temps. J’espère que ça se ressent.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495842" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-04-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Peut-être que quand on est face à une dépression, il y a quelque chose d&rsquo;infantilisant, on devient faible et introverti, il y a une sorte de régression. Le Falcon, c&rsquo;est un robot que tu as quand tu es gamin. Sauf que ce genre de petit truc peut t&rsquo;aider à te sortir de ce mal-être. »</span></em></p>
<p><strong>Il y a aussi cet univers qui devient beaucoup plus cybernétique par rapport à avant où c’était plus dans le mystique, dans l&rsquo;esprit. Même les scratchs dont tu parles apportent ce côté mécanique.</strong></p>
<p><em>Eva B :</em> Oui. Peut-être que la composition en elle-même, la musique, a emmené vers un côté plus moderne, même dans les riffs que nous jouons. Il y a aussi la production qui a vraiment joué un rôle. De mon côté, quand je compose avec les préproductions que je fais, le son, etc., j’essaye d’être dans quelque chose de plus actuel et ça a certainement dû provoquer de la modernisation à tous les niveaux, avec ce côté mécanique, robot, cybernétique.</p>
<p><em>Vithia :</em> Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;idée à la base. Il m&rsquo;envoie des compos, j&rsquo;écris. Le premier morceau à avoir été terminé, c&rsquo;est « Payback ». De là, à travers le son, la lourdeur, il y a quelque chose de « mecha » qui arrive. « Neo Paris » idem dans la sonorité. Et ça influence mes créations visuelles. Finalement, le Falcon illustre bien cet album qui est plus moderne.</p>
<p><strong>Et pour toi, c&rsquo;est quoi un Falcon ? Que mets-tu derrière ce mot ?</strong></p>
<p>Le Falcon est une arme de guerre, c’est… J&rsquo;ai envie de dire Gundam, mais c’est une marque déposée, donc, c&rsquo;est un mecha – ce qu&rsquo;ils appellent un « real mecha » au Japon. C’est ce qui nous guide et nous protège, et c&rsquo;est le renouveau.</p>
<p><strong>A la fin du premier clip, on a cette image avec un « save us » qui apparaît. On se pose la question : qui doit être sauvé et de quoi ?</strong></p>
<p>Eh bien, tu as la réponse dans le clip de « Falcon ». Tu as ce petit garçon, mais je ne veux pas trop en dire. Je veux que les gens se fassent eux-mêmes leur propre interprétation. Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ? Dans l&rsquo;album, sur « Under » et « Pressure », je parle justement d&rsquo;une forme de dépression. C&rsquo;est peut-être ça, finalement. Peut-être que quand on est face à une dépression, il y a quelque chose d&rsquo;infantilisant, on devient faible et introverti, il y a une sorte de régression. Le Falcon, c&rsquo;est un robot que tu as quand tu es gamin. Sauf que ce genre de petit truc peut t&rsquo;aider à te sortir de ce mal-être. C&rsquo;est peut-être ce que j&rsquo;essaie d&rsquo;exprimer dans ce titre qui est « Falcon » et que j&rsquo;ai écrit comme une prière.</p>
<p><strong>On sent d&rsquo;ailleurs que sur tout l&rsquo;album, il y a aussi cette notion un peu de revanche – ce qui peut être constructif, ça nous met en action. En tout cas, il y a beaucoup de choses à exorciser…</strong></p>
<p>Oui, bien sûr. Il y a beaucoup de colère. Il ne faut pas oublier qu&rsquo;il y a quelques années, on était tous enfermés chez soi. Après, c&rsquo;est un thème récurrent. J&rsquo;ai même envie de te dire que c’est un thème récurrent dans le metal et dans le rock en général. Mais il n’y a pas si longtemps, on était enfermés chez soi et on se retrouve face à soi-même, à ses démons. On a besoin d&rsquo;exorciser des choses. Je le fais un peu par l&rsquo;écrit, un peu par le dessin, un peu par le chant. En tout cas, il y a une fureur, une colère dans l&rsquo;album. Clairement. Sur cet album, nous sommes très en colère.</p>
<p><strong>Est-ce que tu te sens mieux maintenant ?</strong></p>
<p>Ce n&rsquo;est pas encore terminé [rires]. Peut-être à la fin de la tournée, en 2026, on verra.</p>
<p><em>Eva B :</em> Mais il faut toujours que tu sois énervé. Pour nos morceaux, il le faut ! Mais on sait comment faire, on sait sur quels boutons appuyer avec lui [rires].</p>
<p><em>Vithia :</em> Aristote a dit : « La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l&rsquo;âme, si elle n&rsquo;échauffe le cœur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat. » Quand je l&rsquo;ai lu, j’ai tout de suite adhéré. La colère permet vraiment d&rsquo;avancer ou même de résister, de ne pas sombrer. Elle te fait bouger. Certains trouvent leur salut en buvant, en se droguant, en faisant la fête, ou en méditant. Moi, c&rsquo;est la lecture, le travail, et une forme de colère. Ça me maintient.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500.jpg" alt="" width="450" class="aligncenter size-full wp-image-494775" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rise-Of-The-Northstar-Rise-Of-The-Northstar-Chapter-04-Red-Falcon-Super-Battle-Neo-Paris-War500-128x128.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« La colère permet vraiment d&rsquo;avancer ou même de résister, de ne pas sombrer. Elle te fait bouger. Certains trouvent leur salut en buvant, en se droguant, en faisant la fête, ou en méditant. Moi, c&rsquo;est la lecture, le travail, et une forme de colère. Ça me maintient. »</span></em></p>
<p><strong>Vous avez fait un nouveau choix de production. Vous avez travaillé avec Florent Salfati. Qu’êtes-vous allés chercher chez lui et que vous a-t-il apporté ?</strong></p>
<p><em>Eva B :</em> Nous avions un morceau, « Back 2 Basics », que nous avons fait avec lui. Nous l’avions composé depuis un petit moment et nous n’étions pas encore satisfaits de ce qui se passait sur le refrain, qui était quand même très mélodique par rapport à ce que Rise fait d&rsquo;habitude. Nous nous sommes dit que nous connaissions assez bien Flo depuis des années, alors pourquoi ne pas le mettre dessus et qu&rsquo;il nous fasse un refrain à la Landmvrks, comme il sait très bien faire ? Nous lui avons donc proposé, il a été d&rsquo;accord directement. Il nous a envoyé un premier jet qui était déjà nickel et il s&rsquo;est proposé de faire le mix de ce morceau qui, à la base, n’était même pas prévu – peut-être que nous devions le sortir en single comme ça sans l’album. Il nous a présenté son mix et son mastering. Nous avons dit : « Bon, en fait, tu vas faire l&rsquo;album. » Nous étions vraiment très contents. En plus, il connaît le groupe depuis très longtemps. Quand nous avons discuté avec lui de ce que nous voulions, ça s’est fait très simplement, il a tout de suite compris. C&rsquo;était vraiment super agréable. C&rsquo;était déjà le cas avant puisque pour les deux albums précédents, c&rsquo;était avec Johann Meyer, l’ingé son de Gojira, qui est suisse et qui parlait français, donc c&rsquo;était très simple. Nous avons toujours gardé cette habitude d&rsquo;être avec un francophone, c&rsquo;est quand même beaucoup plus simple pour communiquer. Cette fois, on sent qu’il y a une modernisation dans la production par rapport à Showdown et The Legacy Of Shi, mais ce n’est pas trop froid et trop moderne non plus.</p>
<p><em>Vithia :</em> Il connaît notre son, il connaît nos références. Il a réussi à créer un juste milieu. Et puis, ce qui est bien, je trouve, c&rsquo;est que c&rsquo;est un chanteur, qui, en plus, fait du rap. Il a une façon d&rsquo;aborder les voix qui me plaît, et une façon d&rsquo;aborder le mix qui me plaît. Souvent, j&rsquo;aime bien rajouter des effets, des détails et tout. Parfois, avant même de lui donner des suggestions, il les faisait. C&rsquo;est trop bien ! Il y a aussi un côté optimisation des sons, un focus. Quand tu es toi-même sans arrêt dans ta compo, c&rsquo;est difficile de couper des trucs, mais lui se met à la place d&rsquo;un auditeur. C&rsquo;est avant tout un mec qui supportait le groupe, qui le kiffe. C&rsquo;est chouette parce que, du coup, il sait ce qu&rsquo;il kiffe dans Rise et il sait ce que, selon lui, en tant que supporter et en tant que musicien, il faut dégager de superficiel. Franchement, il a fait un super taf. Nous avons adoré travailler avec lui.</p>
<p><strong>Est-ce qu&rsquo;il vous a sorti de votre zone de confort par moments ? Est-ce qu’il y a des choses que vous n’auriez pas faites ?</strong></p>
<p><em>Eva B :</em> Non, parce qu&rsquo;en soi, l&rsquo;album était composé à quatre-vingt-dix-neuf pour cent avant que nous arrivions. C&rsquo;est vraiment du mix et du mastering que Flo a fait.</p>
<p><em>Vithia :</em> Il m&rsquo;a aidé sur quelques lignes de chant, notamment sur « Neo Paris » où j&rsquo;avais vraiment des idées, j&rsquo;avais des lignes, mais je n&rsquo;arrivais pas à trouver la note juste. C’était sur des harmonies, des choses comme ça.</p>
<p><strong>Plutôt sur les lignes qui sont vraiment chantées ? Parce que, sur ces deux morceaux, c&rsquo;est une révolution de ce point de vue, même si c’est encore mis un peu en arrière…</strong></p>
<p>Nous avions commencé sur « One Love », gentiment. Limite, mes références étaient dans le hip-hop à l&rsquo;époque. Ça fait longtemps que je veux chanter. C&rsquo;est juste qu&rsquo;il faut que les compos s&rsquo;y prêtent et trouver les bonnes lignes de chant. Ce n&rsquo;est pas si simple. Ce n&rsquo;est pas quelque chose que nous avons l&rsquo;habitude de faire, mais c&rsquo;est en harmonie avec l&rsquo;album, avec ce que nous sommes. Nous ne sommes pas contre en avoir encore plus, plus tard.</p>
<p><em>Eva B :</em> Nous sommes quand même des enfants du nu metal. Que ce soit P.O.D., Korn, Slipknot, ils ont toujours eu du chant clair. C&rsquo;était déjà dans le groupe depuis très longtemps. C&rsquo;est juste que nous n’avions pas passé l&rsquo;étape.</p>
<p><strong>Et dans le clip de « Falcon », il y a un joli sweatshirt rouge Deftones.</strong></p>
<p><em>Vithia :</em> Oui, White Pony ! C&rsquo;est un album clé pour moi, même si je suis encore plus fan de celui d&rsquo;avant, Around The Fur. J&rsquo;adore Deftones. C&rsquo;est rouge, donc Red Falcon !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03.jpg" alt="" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-495843" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03-200x300.jpg 200w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03-80x120.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-03-128x192.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J&rsquo;aime bien le crossover musical, mais j&rsquo;aime aussi le crossover marketing et créer des concepts, des liens entre fiction et réalité. »</span></em></p>
<p><strong>Vous êtes aussi connus pour faire du jusqu&rsquo;au-boutisme, que ce soit dans le choix du papier pour les pages, dans le design des bijoux, etc. Est-ce que sur cet album, il y a aussi ce genre de travail ?</strong></p>
<p>Toujours. Je suis quelqu&rsquo;un qui est attaché à l&rsquo;objet. Nous sommes de la génération du CD et encore avant, c&rsquo;était la génération du vinyle. Aujourd&rsquo;hui, le vinyle se vend bien. Après, nous sommes toujours tenus par des problèmes budgétaires, d’autant plus que nous sommes indépendants. J&rsquo;ai fait simple, mais j&rsquo;essaie toujours de concevoir, même si on ne peut pas avoir des trucs incroyables à double volet, des hologrammes, etc. Des idées, j&rsquo;en ai plein, il n&rsquo;y a pas de problème. J&rsquo;ai fait le tour, mais tout était assez cher. Aujourd&rsquo;hui, il faut savoir que développer un vinyle prend énormément de temps. Il y a très peu d&rsquo;usines qui en pressent, donc il y a une file d&rsquo;attente énorme. J&rsquo;ai voulu faire simple, efficace, mais toujours avoir un semblant de singularité, un petit truc en plus. Le CD sort en deux éditions, le Blue Print et le Red Falcon. Le Blue Print est vraiment un CD bleu métallisé – ce sont ces schémas de mecha à lignes blanches, des dessins techniques. Et le Red Falcon, en référence au Red Falcon. Le vinyle sort dans une Hawkeye Edition, parce que mon Falcon a les yeux jaunes et nous n’avions jamais fait de vinyle jaune transparent. J&rsquo;essaie toujours de justifier tous les choix visuels, que rien ne soit gratuit et hasardeux. Dans le CD, il y a un poster. Je n&rsquo;avais jamais fait. J&rsquo;essaye toujours d&rsquo;exploiter des possibilités pour que quelqu&rsquo;un qui a toute notre discographie, ne retombe jamais sur la même chose.</p>
<p><strong>À chaque fois, il y a toujours un petit bonus.</strong></p>
<p>Voilà, ou quelque chose que je n&rsquo;ai pas fait. Et j&rsquo;ai d&rsquo;autres idées encore pour la suite. Showdown est un produit très abouti. Par exemple, nous étions en Amérique du Sud et il y en a qui me faisaient dédicacer ce vinyle, et ils avaient le poster. Je le retourne et je lui montre ce que c&rsquo;est, les lyrics. Il ne percute pas. Je dis : « Ça, c&rsquo;est une ghost track. » Il me dit : « Une ghost track ? » Je lui dis : « Oui, ton diamant arrive sur une boucle infinie à la fin du vinyle. Il faut que tu le prennes, tu le déplaces et tu as une chanson. » Il était là : « Mais comment ? Quoi ?! » Et je lui dis : « Si tu prends ton portable et que tu le mets en mode selfie, tu peux lire les lyrics, parce que c’est imprimé à l&rsquo;envers. » Initialement, c’est pour le CD : tu le prends et tu t&rsquo;en sers comme d&rsquo;un miroir pour lire les lyrics de « Arayashiki ». C&rsquo;est plus tard que je me suis rendu compte que les gens n&rsquo;ont pas forcément percuté. Sur le CD, ils laissent tourner et ils tombent dessus, mais sur le vinyle, ils ne savaient pas que le son était quand même là. Je pensais que, du fait que les lyrics soient écrits, ça allait percuter. Bref, j&rsquo;essaie toujours d&rsquo;avoir des trucs comme ça. Je trouve ça chanmé quand tu as quelque chose à chercher, une forme de découverte, qui sort de ton album.</p>
<p><em>Eva-B :</em> Pour le vinyle, visuellement, ça se voit, mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on n&rsquo;y pense pas forcément. Personnellement, je ne sais pas si j&rsquo;aurais réussi à le trouver moi-même.</p>
<p><em>Vithia :</em> Nous sommes de la génération où quand on avait un album, on l&rsquo;écoutait du début à la fin, parce qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas des milliards d&rsquo;albums à écouter comme aujourd&rsquo;hui. On disséquait chaque album et j&rsquo;ai adoré trouver des trucs. J&rsquo;ai appris tardivement, par exemple, que sur le premier album de Rage Against The Machine, tu avais le chanteur de Tool.</p>
<p><strong>Oui, ils étaient colocs !</strong></p>
<p>Quand tu découvres ça, tu te dis que c&rsquo;est trop bien ! Il y a plein de trucs comme ça. Il y a le troisième album de Korn avec je ne sais plus combien de tracks fantômes au début en l&rsquo;honneur d&rsquo;un enfant mort, je crois, et puis après, ça commence. J&rsquo;aime bien, je trouve que tu te réappropries l&rsquo;objet. Et des idées, j&rsquo;en ai plein. Il y avait… Je ne vais pas tout dire [rires]. J&rsquo;ai plein d&rsquo;idées ! J&rsquo;aime bien le crossover musical, mais j&rsquo;aime aussi le crossover marketing et créer des concepts, des liens entre fiction et réalité. J&rsquo;adore ça.</p>
<p><strong>Le mot crossover, c’est vraiment votre signature. On le retrouve partout : dans vos clips, avec ce mélange d’animation et d’univers urbain, dans votre style vestimentaire, mais aussi dans la façon dont vous concevez vos collaborations. Vos featurings ne sonnent pas comme des apparitions symboliques, mais comme de vrais duos, construits et réfléchis. En l’occurrence, celui avec Landmvrks fonctionne à la perfection…</strong></p>
<p>Nous essayons de les penser de manière complémentaire. C&rsquo;est comme l&rsquo;autre featuring de l&rsquo;album, Aaron Mats. « Nemesis » est un morceau qui parle de vengeance. Il avait cette compo, très lourde, qui me sortait de ma zone de confort.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-1024x681.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-large wp-image-495837" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-1024x681.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-768x511.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-451x300.jpg 451w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02-1536x1022.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise_Of_The_Northstar_2025_06_19_02.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Aujourd&rsquo;hui, sur Internet, il n&rsquo;y a aucune règle. Tu te fais baver dessus, cracher dessus, tu ne sais même pas pourquoi. Tu dirais le dixième de ce que tu dis sur Internet à quelqu&rsquo;un dans la rue, tu aurais des problèmes ! »</span></em></p>
<p><em>Eva-B :</em> Pour la petite histoire, j’étais allé voir ten56. au Trabendo il n&rsquo;y a pas si longtemps. Après le concert, nous étions ensemble, nous discutions, et Aaron me disait : « J’aimerais trop être sur un son de Rise. Ce serait trop bien qu&rsquo;on fasse un truc ensemble. » J’avais cette compo qui était de côté, que la plupart du groupe aimait bien, mais nous ne savions pas trop quoi en faire. Nous nous sommes finalement dit qu&rsquo;avec la voix d’Aaron, ce serait trop bien. Nous avons fait le truc, nous avons échangé, c’est allé très vite. Nous avons tout enregistré en une après-midi. Aaron était vraiment très pro. C&rsquo;est un morceau qui parle de vengeance, de tout ce qui est trahison. Ça peut être dans plein de choses, une relation amoureuse ou amicale, avec la famille, à se retrouver dans des situations où des gens qui nous ont dit « je serai toujours là » ne sont plus là.</p>
<p><em>Vithia :</em> Musicalement, Aaron a une voix très lourde, plus que la mienne. Sur « Back 2 Basics », j&rsquo;ai volontairement tapé un couplet très lourd pour que Flo nous sorte son refrain stratosphérique, qui est plus élevé. Là, j&rsquo;ai fait l&rsquo;inverse, nous attaquons tous les deux très lourd, nous faisons un question-réponse, et après, il attaque encore plus lourd et, moi, je rappe plus aigu. Je trouve que c&rsquo;est là qu&rsquo;un feat devient intéressant : quand tu exploites le potentiel, la zone de génie du chanteur que tu invites. C’était chouette, c’était intéressant.</p>
<p><em>Eva-B :</em> En plus, nous n’en avons pas fait tant que ça. Nous en avons fait un avec Hyro The Hero sur la chanson « Underrated ». Ce qui est bien aussi avec Vithia, c&rsquo;est qu&rsquo;il a une voix très particulière. Je ne connais personne qui a la même voix que lui, alors que dans les groupes de deathcore, c&rsquo;est souvent le même timbre, les mêmes techniques, etc. Les collaborations ou les morceaux que nous faisons avec d&rsquo;autres chanteurs prennent tout de suite un sens parce qu&rsquo;il y a ces voix qui ne se ressemblent pas du tout et qui créent de la matière. C&rsquo;est vraiment très intéressant. C&rsquo;est quelque chose que nous n’avions pas fait, mais depuis que nous l’avons fait avec Hyro The Hero, nous y réfléchissons un peu plus.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ce côté question-réponse, cet aller-retour qui fonctionne bien, comme des uppercuts qui se renvoient.</strong></p>
<p>Oui, c&rsquo;est important, ce n&rsquo;est pas juste un pont. Il y a plein de chansons en featuring où il y a juste trois lignes et on dit c&rsquo;est « feat machin ». Là, nous pensons vraiment la chanson avec, au moins, un couplet chacun, il faut que les deux se rejoignent dans le refrain, etc. pour créer un morceau à deux.</p>
<p><strong>Surtout avec un titre comme « Nemesis » où on est dans ce côté affrontement avec l&rsquo;adversaire. Auditivement, on le sent…</strong></p>
<p><em>Vithia :</em> C&rsquo;est le morceau le plus lourd de l&rsquo;album. J&rsquo;ai même envie de te dire que c&rsquo;est un des morceaux les plus lourds que nous ayons jamais joués. Et ça fait plaisir aussi que les featurings soient avec deux groupes français.</p>
<p><strong>C&rsquo;est un album très français au final. Produit par des Français…</strong></p>
<p>Oui. Après, Showdown, c&rsquo;est un peu français aussi, mais là c&rsquo;est encore plus accentué.</p>
<p><strong>Est-ce que quand tu chantes en anglais, tu as la petite voix de Joe Duplantier (qui avait produit The Legacy Of Shi) dans ta tête ?</strong></p>
<p>[Rires] C&rsquo;est vrai que lui m&rsquo;a mis la misère sur l&rsquo;accent ! Après, il faut savoir un truc, c&rsquo;est que je rappe en anglais. Le rap, c&rsquo;est très dur. Ça peut se vérifier avec le refrain de « Falcon » où j&rsquo;ai quatre lignes. Quand j&rsquo;ai des refrains rappés, j&rsquo;en ai seize, donc j&rsquo;ai quatre fois plus de chances de me vautrer. Je prends plus de risques, je me mets plus en danger quand je rappe en anglais, parce que, déjà, c&rsquo;est plus dépouillé derrière et je suis plus sur la rythmique. Quand tu chantes, c&rsquo;est comme un Québécois. Quand un Québécois chante, tu n&rsquo;entends pas son accent ; quand il parle, tu l&rsquo;entends. S&rsquo;il rappait, je pense que tu l&rsquo;entendrais. Moi, c&rsquo;est pareil. C&rsquo;est ça qui était très dur avec Joe : j&rsquo;essayais de rapper en anglais et il y a des phases où je passais en français, direct, et ça passe très bien. Un morceau comme « Under », je suis très content. Yoru m&rsquo;a envoyé son beat et j&rsquo;avais ce flow, j&rsquo;avais ces choses à dire en français. Je ne me suis même pas posé la question, il n&rsquo;y a pas de place pour l&rsquo;anglais.</p>
<p><strong>C’est aussi un point commun avec Landmvrks : certaines émotions ou certains messages passent beaucoup mieux en anglais, tandis que d’autres, plus intimes, plus personnels, trouvent davantage leur place en français. C’est intéressant de voir cette alternance.</strong></p>
<p>Sur « Teenage Rage », sur le deuxième album, à la fin du morceau, c&rsquo;est un gros freestyle français. Il y a aussi « Authentic » sur le premier album, la fin est écrite en français. C&rsquo;est agréable. C&rsquo;est comme si tu comparais à Dragon Ball : je retire mon habit de combat super lourd et d&rsquo;un coup, je me retrouve tout léger, c&rsquo;est beaucoup plus simple.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495841" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Danny-Louzon-01-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Avec les écrans, tu oublies qu&rsquo;il y a des musiciens qui savent jouer leur set. C&rsquo;est peut-être notre vision artisanale, mais en même temps, elle a le mérite d&rsquo;être là. Nous faisons une musique avec une âme, nous voulons que ça se ressente sur scène. »</span></em></p>
<p><strong>Ce qui fonctionne particulièrement bien sur cet album, c’est justement ces moments où tu te montres plus vulnérable. On a l’impression d’un récit structuré, presque chapitré : l’intro pose le décor, « Under » marque une pause, une scission, avant l’outro. A chaque fois que tu prends la parole de façon claire, presque nue, avec une voix qui laisse transparaître cette fragilité, c’est très touchant. D’un coup, ce contraste crée une émotion immédiate. On sent que tu avais envie de dire des choses.</strong></p>
<p>Oui, sans arrêt. J&rsquo;écris très souvent. Après, il y a ce que j&rsquo;écris, ce que je veux faire passer comme message et comment il est perçu. Ce n’est jamais simple, mais en français, avec ma langue maternelle, c&rsquo;est beaucoup plus facile. Parfois, je cache des choses qui ne sont pas encore perçues. Quand j’ai écrit le freestyle de « Teenage Rage », je me suis retourné la tête et je peux te dire qu&rsquo;il y a ce que tu lis et ce que tu entends, et ce n&rsquo;est pas la même chose. Et il y a ce que, moi, je ressens. Avec les lyrics en français, je peux m&rsquo;amuser à cacher un sens, deux sens, trois sens.</p>
<p><strong>Le français a une place importante sur cet album. Quand tu dis dans « Back 2 Basics » : « Laisse-les dire, laisse-les faire », on sent qu’il y a derrière une réponse à certaines critiques ou, en tout cas, des choses qui ont pu être difficiles à encaisser…</strong></p>
<p>Oui. De toute façon, en tant que groupe, depuis nos débuts, nous nous faisons… Aujourd&rsquo;hui, sur Internet, il n&rsquo;y a aucune règle. Tu te fais baver dessus, cracher dessus, tu ne sais même pas pourquoi. Tyson a lâché une phrase il n&rsquo;y a pas si longtemps, où il disait : « Je crois que les gens ont oublié ce que c&rsquo;est de se prendre des gifles. » Tu dirais le dixième de ce que tu dis sur Internet à quelqu&rsquo;un dans la rue, tu aurais des problèmes ! En tant que musicien, tu dois faire avec, c&rsquo;est normal de te faire insulter. Mais non, ce n&rsquo;est pas normal. Pourquoi je me fais insulter ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Du coup, ça se transmet dans mes lyrics.</p>
<p><em>Eva-B :</em> Surtout dans la scène dans laquelle nous avons commencé, le hardcore qui est, soi-disant, une scène très « friends and family », « tous ensemble » et tout, mais en fait, qui est très codifiée. Si tu sors de ces codes-là… Nous sommes arrivés dans cette scène avec des uniformes, les gens étaient là : « Qu&rsquo;est-ce que vous faites ? Vous n&rsquo;avez rien compris au hardcore ! » Nous nous en foutons, nous faisons ce que nous voulons ! Il y a eu vraiment beaucoup de rejets et des trucs assez pathétiques à certains moments, mais ça construit aussi, ça fait aussi ce que nous sommes aujourd&rsquo;hui. Ça peut renforcer l&rsquo;unité entre nous d’être face à ces gens. Et au final, on s’en fout, ce n’est que quelques-uns. On prend toujours plus en compte les commentaires négatifs que les positifs, alors qu&rsquo;il y en a beaucoup plus de positifs.</p>
<p><strong>Vous arrivez à arrêter de lire tous ces commentaires ?</strong></p>
<p><em>Vithia :</em> Je ne lis rien du tout. Je suis marié, j&rsquo;ai une vie de famille, je n’ai pas que ça à faire. C’est des trucs de lycéens.</p>
<p><em>Eva-B :</em> Moi, je regarde de temps en temps [rires]. Je prends les avis des gens. Des fois, il y a des trucs un peu constructifs et d’autres qui font plaisir. Les trucs négatifs, ça me fait marrer plus qu’autre chose.</p>
<p><strong>Au Hellfest cette année, malgré le peu de temps de préparation que vous aviez, on sentait une vraie évolution scéniquement : cette manière de prendre votre place, de vous affirmer, d’être pleinement vous-mêmes, paradoxalement, sans une mise en scène trop travaillée.</strong></p>
<p><em>Vithia :</em> Oui, il y avait quelque chose d&rsquo;instantané. J&rsquo;ai vraiment abordé cette scéno en leur disant : « Il ne faut pas s&rsquo;aligner sur la norme et la mode des écrans géants. » Nous n’allons pas faire faire une vidéo « impersonnelle ». Nous aurions pu trouver quelqu&rsquo;un, mais j&rsquo;allais la découvrir vingt-quatre heures avant, donc s&rsquo;il y avait eu des choses qui ne me plaisent pas, je n’aurais pas vraiment pu les changer. Surtout, finalement, il vaut mieux être singulier, faire quelque chose qui nous ressemble. Pour la petite histoire, en 2018, nous avons fait la Mainstage au Hellfest à 14h ou 15h. Il y avait un Kabuki sur scène, il y avait ce drapeau bleu, blanc, rouge avec le rond japonais. Il n&rsquo;est pas tombé. J&rsquo;étais très en colère, parce que c&rsquo;était le seul artifice que nous avions. La prise qu’on nous a passée ne marchait pas. Quand nous avons eu ce dernier Hellfest, nous avons fait des backdrops de dix-huit mètres par dix, quarante kilos pièces, et j&rsquo;ai dit que le deuxième backdrop, ça allait être ce drapeau qui n&rsquo;est pas tombé la fois d’avant, que ça allait être une revanche. Quand il est tombé sur scène, je te jure… Il y a des trucs en moi, c’est enclenché, c’est des blessures… Là, c’est bon, elle est recousue, nous avons fait plus fort. Du coup, je voulais aborder ce live de manière spontanée, théâtrale, quelque part, avec ce grillage, quelque chose de palpable, de physique. Nous avons utilisé l&rsquo;écran pour promouvoir « Back 2 Basics » après, mais je voulais une matière. Dans ce monde numérique où toute l&rsquo;information n&rsquo;est que de la métadonnée et du cristal liquide, je voulais du vrai, du palpable, ainsi que des flammes de douze mètres. C&rsquo;était la bonne manière d&rsquo;aborder ce live.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495844" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Rise-Of-The-NorthStar-Jean-Claude-Nago-02-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Ce n’est vraiment pas contre mes partenaires que je dis ça, mais le moment où je me retrouve le plus avec mon groupe, c&rsquo;est quand je suis seul avec moi-même, que j&rsquo;écris, que je dessine, que je touche quelque chose d’impalpable, l&rsquo;essence de mon groupe. »</span></em></p>
<p><strong>Lors de ce concert, tout semblait plus recentré, plus épuré, ce qui a permis au public d’être davantage à l’écoute. Sans les distractions habituelles, on se concentrait vraiment sur l’essentiel : ce qu’est Rise OfTthe Northstar, ce que votre musique raconte, le message que vous portez. Est-ce que vous avez ressenti ce recentrage, cette forme d’engagement différent du public, peut-être plus authentique ou plus attentif ?</strong></p>
<p><em>Eva-B :</em> J&rsquo;ai fait beaucoup de concerts dernièrement et quand il y a des écrans, tu ne regardes que ça.</p>
<p><em>Vithia :</em> Tu oublies les musiciens. Tu oublies qu&rsquo;il y a des musiciens qui savent jouer leur set et que c’est millimétré.</p>
<p><em>Eva-B :</em> Ça peut être très efficace sur certains groupes. J&rsquo;ai vu Tool à Bercy et ça va avec le groupe. Sur scène, il ne se passe rien, ils ne bougent pas, c&rsquo;est vraiment un truc sonore et visuel.</p>
<p><em>Vithia :</em> Il ne faut pas qu&rsquo;il y ait une surenchère gratuite. C&rsquo;est peut-être notre vision artisanale, mais en même temps, elle a le mérite d&rsquo;être là. Nous faisons une musique avec une âme, nous voulons que ça se ressente sur scène. Ça ne veut pas dire que nous n’arriverons pas un jour avec un écran, mais ça veut dire que j&rsquo;ai bossé une scéno théâtrale pour le show de l&rsquo;Olympia et pour la tournée française. Si un jour, je peux y greffer des écrans en plus, let&rsquo;s go, mais je ne veux pas que l&rsquo;un efface l&rsquo;autre.</p>
<p><strong>Dans vos visuels, on voit des contrastes : des îles de jungle où la nature reprend ses droits, mais aussi des paysages complètement désertiques, presque vides, alors qu’on parle souvent aujourd’hui de surpopulation. Est-ce votre vision du futur que vous mettez en scène ?</strong></p>
<p>Non, c&rsquo;est plus une métaphore de sensations. C&rsquo;est une métaphore d&rsquo;état d&rsquo;esprit. Tu peux être parfois entouré de gens mais très seul, au même titre que tu peux être très seul mais construire un monde très riche. Je le ressens beaucoup avec mon groupe. Ce n’est vraiment pas contre mes partenaires que je dis ça, mais le moment où je me retrouve le plus avec mon groupe, c&rsquo;est quand je suis seul avec moi-même, que j&rsquo;écris, que je dessine, que je touche quelque chose d’impalpable, l&rsquo;essence de mon groupe. Et Quand il (Eva-B) m&rsquo;envoie des compos aussi. Après, je me retrouve en tournée où je suis toujours avec dix personnes. C&rsquo;est différent, c&rsquo;est mon groupe mais il ne m&rsquo;appartient plus. C&rsquo;est le groupe de tout le monde et c&rsquo;est normal. Nous sommes un groupe, je ne pourrais pas faire tout ce que je fais tout seul. En tournée, je vais être plus en retrait et plus en réserve, peut-être pour, justement, préserver ce monde et ne pas me noyer dedans.</p>
<p><strong>On retrouve souvent cette idée de réserve chez toi avec la casquette, les yeux toujours partiellement cachés. Sur « Falcon », on a l’impression de te voire un peu plus, que tu te dévoiles davantage. Est-ce que c’est volontaire ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est parce que c&rsquo;est un titre qui s&rsquo;y prête. Je l’ai écrit comme une prière. Ça ne veut pas dire que pour les prochains titres, je ne le ferai pas autrement. Je ferai comme bon me semble. Pour moi, il n&rsquo;y a aucune règle. Je trouve qu&rsquo;il y en a trop. Nous faisons ce que nous voulons dans le groupe. Nous sommes indépendants justement pour ne pas avoir à pointer. Le passage du clip où je n&rsquo;ai pas ma casquette, je suis sous une aile. C&rsquo;est une symbolique. Je suis sous l&rsquo;aile du Falcon.</p>
<p><strong>Tu te sens donc protégé, sans besoin de protection supplémentaire.</strong></p>
<p>Oui, voilà. Ce titre appelait ça ; je trouve ça justifié et poétique. Est-ce que plus tard, ça changera ? Je n’en sais rien. Il y a aussi une logistique. Nous jouons sur des scènes de plus en plus grosses, à douze mètres de haut avec des photographes qui sont collés en dessous, et ils veulent tellement m&rsquo;avoir qu&rsquo;à la fin, ils m&rsquo;ont. Je ne peux pas toujours me cacher. Il y a plein de photos où tu vois mon visage. L&rsquo;un dans l&rsquo;autre, ça ne me dérange pas non plus. Je pense que c&rsquo;est bien d&rsquo;évoluer et c&rsquo;est bien de le faire à son rythme, et puis, c&rsquo;est bien si nous voulons faire autrement. Peut-être qu&rsquo;un jour, je ressortirai un autre masque. Nous ne nous mettons aucune barrière.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut vous souhaiter de plus ? Avoir plus de budget pour pouvoir tout réaliser ?</strong></p>
<p>Oui et avoir du temps pour composer, écrire. Mine de rien, quand tu pars en tournée, c&rsquo;est une chose, mais le temps que prend la tournée, ce n&rsquo;est pas que les dix-huit dates que tu vas faire. C&rsquo;est les mois de réflexion, de travail, de répétition, de construction, de réalisation. Ça a pris cinq ou six mois pour construire cette tournée. Pour pouvoir construire de plus en plus gros et maîtriser son show, il faut du temps.</p>
<p>Interview réalisée en face à face le 23 octobre 2025 par <strong>Marion Dupont</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Marion Dupont</strong>.<br />
Photos : <strong>Jean-Claude Nago</strong> (1, 4, 6, 9), <strong>Danny Louzon</strong> (2, 4, 8), <strong>Nicolas Gricourt</strong> (3, 7).</p>
<p>Site officiel de Rise Of The Northstar : <a href="https://rotnsofficial.store/" target="_blank" rel="noopener">rotnsofficial.store</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://amzn.to/4iAm4y5" target="_blank" rel="noopener">Chapter 4: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!</a>.</p>
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		<title>Halestorm : l&#8217;ascension de l&#8217;Olympia</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cyrielle Lebourg-Thieullent]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 07:10:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[bloodywood]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025.png"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025.png" alt="" height="350" class="alignright size-full wp-image-495873" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025.png 480w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025-240x300.png 240w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025-80x100.png 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-tour-2025-128x160.png 128w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a>Après deux ans d’absence dans la capitale, Halestorm était de retour ce lundi 17 novembre pour présenter au public parisien leur nouvel album, Everest. Sorti en août 2025, le sixième opus du groupe de Red Lion a séduit la critique par des choix audacieux qui se démarquent des précédents. Des titres plus complexes, comme « Everest », qui donne son nom à l’album, ou qui basculent dans un registre plus trash comme « K-I-L-L-I-N-G » mais qui conservent la charge émotionnelle propre au groupe. Leur seul show français de ce dernier trimestre (et second de l&rsquo;année) : une occasion exceptionnelle. </p>
<p>Pour ce grand retour, ils étaient accompagnés de Bloodywood, groupe dont la renommée ne cesse de croître depuis sa création en 2016. Leur dernier album, Nu Dehli, est également sorti en 2025. Un disque engagé mais festif et très énergique. La soirée promet d’être explosive avec deux formations et deux genres différents.</p>
<p><span id="more-495871"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/pogocarcrashcontrol/" rel="noopener" target="_blank">Pogo Car Crash Control</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/Nanyisnotdead/" rel="noopener" target="_blank">Grandma’s Ashes</a><br />
<strong>Date :</strong> 17 novembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> L&rsquo;Olympia<br />
<strong>Ville :</strong> Paris [75]</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-495875" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Bloodywood-Olympia-17.11.25-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Dès l’arrivée du groupe indien l’ambiance s’électrise. A voir les t-shirts colorés dans la fosse, on peut même dire qu’il était attendu, neuf mois après son passage au Bataclan. L’énergie des musiciens est contagieuse et dès les premières notes de « Gaddaar », le pit prend vie. Jayant Bhadula et Raoul Kerr occupent l’espace, ils sont omniprésents et communiquent énormément. Ils invitent l’audience dans leur univers, en rappelant le caractère engagé de leurs paroles mais aussi en remerciant chaleureusement ceux qui les entourent.</p>
<p>Bloodywood réussit parfaitement son pari. Une première partie qui met la fosse en ébullition mais dans la bonne humeur et la bienveillance. « Bekhauf », leur titre avec Baby Metal, sème une joyeuse pagaille. En enfin, lors de « Machi Bhasad », le groupe demande au public de s’accroupir, tous au sol avant de sauter à l’unisson au rythme de la chanson. Une ouverture de soirée intense mais dynamisante. Sept titres seulement, mais Bloodywood a confirmé sa place d’artiste à suivre et de phénomène en live.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-495876" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-26.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>C’est au tour d’Halestorm de monter sur scène. Une entrée tout en subtilité et en jeux d’ombres avant que le rideau tombe et que « Fallen Star » résonne. Pour ce concert, la primeur a été donnée à leur dernier album, avec neuf titres d’Everest joués en live, sans que le groupe néglige pour autant d’anciens morceaux phares comme « Love Bites (So Do I) », tout en réservant quelques surprises, telles que la présence de « Do Not Disturb » sur la setlist.</p>
<p>Comment ne pas être conquis par la personnalité électrique de Lzzy Hale, sa voix maîtrisée à la perfection et son talent à la guitare et au piano ? Mais ce qui transparait aussi, c’est l’énergie positive que le quatuor dégage et la foule ne s’y trompe pas. Les circle pits s’enchaînent tout au long du concert et le groupe prend autant de plaisir à jouer que le public à les écouter. Arejay Hale en est un exemple. A le voir exécuter son solo avec des baguettes géantes, on ne peut douter qu’il s’amuse autant que les gens dans la fosse. Joe Hottinger (guitare) et Josh Smith (basse) sont bien plus en retrait mais tout aussi talentueux.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-1024x683.jpg" alt="" width="550" class="aligncenter size-large wp-image-495878" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-1024x683.jpg 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-768x512.jpg 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-450x300.jpg 450w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20-1536x1025.jpg 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Halestorm-Olympia-17.11.25-20.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p>Il y a eu plusieurs moments forts. En premier lieu, la reprise de « Perry Mason » d’Ozzy Osbourne, unissant le groupe et la foule pour un hommage au Prince des Ténèbres. Les événements du Bataclan n’ont pas été oubliés non plus et Lzzy aura des mots touchant pour les victimes avant que les premières notes de « Back From The Dead » ne résonnent dans l’Olympia. La performance de Lzzy Hale sur « K-I-L-L-I-N-G » laissera sans voix, sa maîtrise et sa puissance vocale sont impressionnantes. Finalement, « Here’s To Us » conclura le show, le groupe chantant en chœur avec le public pour un moment suspendu, doux et hors du temps, laissant un peu retomber l’énergie électrique d’Halestorm qui résonnera pendant encore longtemps dans les murs de l’Olympia.</p>
<p><em><u>Setlist (source <a href="https://www.setlist.fm/setlist/halestorm/2025/lolympia-bruno-coquatrix-paris-france-2b46c4c6.html" rel="noopener" target="_blank">Setlist.fm</a>) :</u></em></p>
<p>Fallen Star<br />
I Miss The Misery<br />
Love Bites (So Do I)<br />
Do Not Disturb<br />
Watch Out!<br />
Perry Mason (reprise d&rsquo;Ozzy Osbourne)<br />
Like A Woman Can<br />
How Will You Remember Me?<br />
I Am The Fire<br />
Familiar Taste Of Poison (extrait)<br />
Rain Your Blood On Me<br />
Drum Solo<br />
Freak Like Me<br />
Back From The Dead<br />
K-I-L-L-I-N-G<br />
Everest<br />
I Gave You Everything</p>
<p>Rappels :<br />
Darkness Always Wins<br />
I Get Off<br />
Here&rsquo;s To Us</p>
<p>Photos : <strong>Emilie Bardalou</strong>.</p>
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		<title>Lunatic Soul &#8211; The World Under Unsun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maël Minot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 13:46:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique Focus]]></category>
		<category><![CDATA[lunatic soul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The World Under Unsun est loin d’être une sortie anodine pour Lunatic Soul. Le grand cycle dit du « cercle de la vie et de la mort », entamé aux débuts du projet dix-sept ans plus tôt, voit enfin ses deux bouts se joindre. L’occasion pour Mariusz Duda, si besoin en est, de rappeler que cette aventure [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-495766" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Lunatic-Soul-The-World-Under-Unsun500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>The World Under Unsun est loin d’être une sortie anodine pour Lunatic Soul. Le grand cycle dit du « cercle de la vie et de la mort », entamé aux débuts du projet dix-sept ans plus tôt, voit enfin ses deux bouts se joindre. L’occasion pour Mariusz Duda, si besoin en est, de rappeler que cette aventure au long cours ne se résume nullement à un bête projet parallèle : Lunatic Soul est aussi – voire plus – important que Riverside, ne serait-ce que du fait de la liberté qu’il s’y accorde et des vertus thérapeutiques de la démarche.</p>
<p>Ce fameux cycle, dont les composantes sont parues dans le désordre, conte les pérégrinations d’un personnage continuellement bringuebalé entre vie et mort. Cet épisode se glisse chronologiquement entre Fractured (2017) et Walking On A Flashlight Beam (2014), ce qui lui confère un trône au milieu de l’hémicycle consacré à la vie. Si on pourrait penser que cela ferait de lui un album tout rose, loin s’en faut : il traite de relations et habitudes toxiques. Le terme névralgique « unsun » du titre, référence à une éclipse solaire, souligne d’ailleurs que le monde et le personnage ne sont pas à leur plus fort.</p>
<p><span id="more-495742"></span></p>
<p>Histoire de finir en beauté, Mariusz Duda a concocté un double album d’une heure et demie – une longueur et une approche amenant l’artiste à le présenter comme un « film musical ». Basse piccolo et voix douce aidant, on reconnaît facilement le projet (à ce stade, Lunatic Soul aurait beau reprendre « La Merguez Partie », on saurait de qui ça vient) ; cependant, de surprenantes prises de risques sont moulées dans ces fondations connues et autres clins d’œil. Les penchants ambiants et atmosphériques sont mis très en avant, même si les influences folk et rock ne sont pas en reste. Le tout est parsemé d’invitations à la transe, avec parfois même un argumentaire psychédélique comme sur le titre d’ouverture – d’autant plus que Mariusz Duda est également friand de sonorités vaguement orientales et nous le rappelle volontiers (« Self In Distorted Glass »). Et quoi de mieux pour une clôture qu’un peu de nostalgie ? « Good Memories Don’t Want To Die » s’en occupe allègrement, avec en prime d’étonnantes notes pincées évoquant le dungeon synth. Les percussions et arpèges de « Loop Of Fate » rappellent les premières heures de Lunatic Soul, mais en plus inquiétant, tels des sous-sols cyberpunks. Le saxophone invité se montre parcimonieux et néanmoins expressif, loin des nappes brouillonnes qu’on craint souvent en pareilles circonstances. Il ne se lance pas non plus dans de caricaturaux solos langoureux qui n’auraient, ici, pas forcément leur place. Même très centrées sur le piano, les ballades ont bien des cartes à jouer : « The Prophecy », assez proche de certaines compositions de Steven Wilson, amène un petit côté The Pineapple Thief en prime. Enfin, rien à redire côté sound design – un domaine cher à Mariusz Duda : « Mind Obscured, Heart Eclipsed », qui aurait pu tourner à la berceuse, fait un peu office d’ASMR, avant de prendre un tournant narratif des plus inspirés, tout en élégance.</p>
<p>Du côté obscur de l’album, « Hands Made Of Lead », sombre et ritualiste, use de cuivres et de rythmiques entêtantes à la Five The Hierophant. Le chant en rajoute une couche et achève de nous enfermer un temps dans de vieux cachots humides. On est tiré de là par « Ardour », un des titres les plus atypiques de Lunatic Soul : celui-ci tire parti de sa douceur de manière inattendue, avec des rythmiques et répétitions presque guerrières bien que soufflées. Quant à « Game Called Life », sa découverte serait à même d’inspirer des réactions du type « Hein ? On passe de la prière d’un ascète à une espèce de chiptune ? », mais un rapide coup d’œil au titre explique ce phénomène et en fait un coup de génie. Peut-être est-ce là qu’on sent le mieux l’influence de la musique que Mariusz Duda a commencé à sortir sous son propre nom pendant le Covid-19. Aux yeux de l’artiste, la machine peut être une trace de chaleur humaine pas si lointaine ; ainsi, ce titre se réhumanisera progressivement. Après tout, on est en quelque sorte les parents desdites machines.</p>
<p>Lunatic Soul nous a toujours invités dans l’intimité de Mariusz Duda, mais, en ce qui concerne The World Under Unsun, cette incursion confine à l’indiscrétion (« Confession ») ! « Parallels » touche également une immobilité et une beauté sous-marines, faites d’isolation mais aussi de tableaux d’un inexorable dépérissement. Les émotions, et les concepts mêmes de positivité et de négativité, se mêlent souvent sans complexe chez Lunatic Soul – jusque dans le titre de « The New End », qui apporte une conclusion appropriée à ce long édifice et prépare paisiblement un potentiel nouveau départ. Comme l’évoque Mariusz Duda dans sa communication, les choses achevées restent pour toujours en nous, d’une certaine manière. Tout est consommé, mais tout reste possible – plus encore qu’auparavant.</p>
<p>Clip vidéo de la chanson « The New End » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3xDDu-Hr3SI" title="LUNATIC SOUL - The New End (OFFICIAL VIDEO)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « The Prophecy » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/fC5L-WBWaB0" title="LUNATIC SOUL – The Prophecy (OFFICIAL VIDEO)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Clip vidéo de la chanson « The World Under Unsun » :</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/qBwDf8lwYkU" title="LUNATIC SOUL – The World Under Unsun (OFFICIAL VIDEO)" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Album <em>The World Under Unsun</em>, sorti le <strong>31 octobre 2025</strong> via Inside Out Music. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://amzn.to/3XXz2we" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Metal Fest 09 fait (encore) bouger l&#8217;Ariège</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/le-metal-fest-09-fait-encore-bouger-lariege,495489</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent BN]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 08:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[ask your mom]]></category>
		<category><![CDATA[blind wisdom]]></category>
		<category><![CDATA[chaotic circus]]></category>
		<category><![CDATA[Drakkar]]></category>
		<category><![CDATA[metal fest 09]]></category>
		<category><![CDATA[persefone]]></category>
		<category><![CDATA[rankken]]></category>
		<category><![CDATA[sujin]]></category>
		<category><![CDATA[th3ory]]></category>
		<category><![CDATA[the troops of doom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa troisième édition, le Metal Fest 09 s’impose une nouvelle fois comme l’un des rendez-vous incontournables pour les amateurs de metal en Ariège et plus largement en Occitanie. Installé dans la salle de La Laure à Saverdun, l’événement a réuni, durant deux soirées intenses, un public fidèle venu célébrer la diversité du genre dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/metal_fest_09.jpg"><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-472044" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/metal_fest_09.jpg" alt="" height="350" /></a>Pour sa troisième édition, le Metal Fest 09 s’impose une nouvelle fois comme l’un des rendez-vous incontournables pour les amateurs de metal en Ariège et plus largement en Occitanie. Installé dans la salle de La Laure à Saverdun, l’événement a réuni, durant deux soirées intenses, un public fidèle venu célébrer la diversité du genre dans une ambiance conviviale, chaleureuse et résolument à taille humaine. Pensé pour mettre en valeur aussi bien les talents émergents que les formations confirmées de la scène internationale, le festival continue d’affirmer son identité : accessible, passionnée et entièrement tournée vers le plaisir du live.</p>
<p>Cette année encore, l’organisation – menée par l’association Back In Black – a misé sur une programmation variée, allant du metal moderne au heavy théâtral, en passant par le power, le metalcore et les univers plus hybrides. Une ligne artistique assumée qui fait dialoguer les générations, les styles et les esthétiques tout en donnant une place de choix aux groupes peu mis en lumière. On y retrouve pêle-mêle : The Troops Of Doom (le groupe de l’ex-Sepultura, Jairo « Tormentor » Guetz), Persefone, Sujin, Drakkar, Rankken, Blind Wisdom, Th3ory ainsi que les jeunes pousses d’Ask Your Mom et Choatic Circus. Bref, il y a de tout pour tout le monde !</p>
<p>Entre énergie brute, scénographies marquantes et concerts taillés pour la scène, cette édition a une nouvelle fois montré que le Metal Fest 09 ne cesse de grandir, sans jamais perdre son esprit initial : faire vivre le metal dans son territoire avec sincérité, passion et une envie constante de rassembler. Retour sur un cru 2025 qui a fait vibrer Saverdun au rythme des riffs et d’une ferveur partagée…</p>
<p><span id="more-495489"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Evénement : </strong> <a href="https://www.facebook.com/p/METAL-FEST-09-100088428980437/" rel="noopener" target="_blank">Metal Fest 09 2025</a><br />
<strong>Date :</strong> 21 au 22 novembre 2025<br />
<strong>Site :</strong> Salle de La Laure<br />
<strong>Ville :</strong> Saverdun [09]</p>
<p><strong>Jour 1</strong></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Pour ouvrir cette troisième édition du Metal Fest 09, l’association Back In Black a choisi de mettre en avant un groupe local : <strong>Chaotic Circus</strong>, trio ariégeois et <a href="https://www.radiometal.com/article/metal-fest-09-le-reveil-de-lours-des-pyrenees,494225" rel="noopener" target="_blank">véritable coup de cœur de son président Hervé</a>. Le moins que l’on puisse dire est que cette date est une sacrée opportunité pour la formation, puisqu’il s’agit de sa première montée sur une scène de cette ampleur. Le stress est certes présent, mais l’envie d’en découdre est aussi bel et bien là.</p>
<p>Dès les premières notes de « Wheel Of Time », le trio dévoile une musique bien ficelée dans un registre nu metalcore, un style qu’il aborde avec sérieux et une attention manifeste portée à l’écriture. En effet, les compositions reposent sur des structures à tiroirs qui alternent sections brutes, breaks lourds et passages mélodiques insérés avec soin. On perçoit rapidement que Chaotic Circus a longuement peaufiné ses morceaux, car les changements de rythme sont légion, les transitions cohérentes et les textes autobiographiques et visiblement réfléchis, ce qui apporte une profondeur bienvenue à l’ensemble. </p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>En l’espace de quelques minutes, les Ariégois se sont vite mis dans le bain et livrent une prestation plutôt solide avec une cohésion déjà bien en place malgré leur jeune expérience scénique. Chaque titre dévoile un savoir-faire certain et une capacité à exploiter les codes du genre sans tomber dans la simple répétition. Mine de rien, Chaotic Circus n’a pas de mal à capter l’attention du public – ce qui témoigne de son réel potentiel – en mettant l’accent sur la thématique cyclique du chaos, de la destruction et de la reconstruction.</p>
<p>La prestation scénique, en revanche, est plus hésitante. Les trois musiciens demeurent assez statiques, concentrés avant tout sur l’exécution des morceaux, à l’image du bassiste trop en retrait. Qui plus est, les temps morts entre les titres, souvent longs, interrompent l’élan installé par les compositions et fragmentent un peu la dynamique du set. Ce contraste est d’autant plus perceptible que les morceaux, eux, possèdent un réelle énergie communicative.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Chaotic_Circus_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>On ressort donc avec une impression un peu mitigée. Le groupe, dont l’écriture est maîtrisée, a réussi à intéresser le public mais il doit encore trouver sa manière d’habiter la scène et de réduire les ruptures de rythme pour donner davantage de continuité à son concert.<br />
Une première expérience sur un grand plateau reste toujours formatrice et Chaotic Circus dispose clairement des atouts nécessaires pour passer à l’étape supérieure. Vivement la suite !</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Wheel Of Time<br />
Unchained<br />
Grind To Halt<br />
Land Of Shadows<br />
Dishonest<br />
Revival<br />
The Storm Will Rage Again</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_03.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après le passage de Chaotic Circus, le plateau change d’allure dès que <strong>Rankken</strong> prend position sur les planches. Venu de Champagne-Ardenne, le quatuor emmené par le chanteur-guitariste Dave, taille directement dans le lard avec l’imposant « Hundred Thousands » en guise de préambule. Cette façon très directe de se placer annonce tout de suite la couleur : on va en prendre plein les oreilles !</p>
<p>Il faut dire que, musicalement, le groupe évolue sur une charnière solide entre le thrash, le death et le death mélodique, avec des rythmiques massives qui se succèdent sans temps mort mais sans jamais basculer dans le brouillon. En l’espace de quelques minutes, il est clair que Rankken a l’habitude du live : les transitions sont nettes, les enchaînements précis et les morceaux se déroulent comme un seul flux, sans besoin de remplissage ni de longues explications. C’est cette maîtrise qui donne au set une continuité appréciable, presque mécanique mais jamais froide.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_04.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Ce qui distingue Rankken, c’est le sens qu’il donne à ses compositions et le message qu’elles véhiculent. Ainsi, entre deux titres, quelques mots posés rappellent que la musique n’est pas qu’une question d’énergie ou de riffs agressifs. Le groupe aborde des sujets concrets, parfois difficiles, comme les violences sexistes avec « There Will Be Blood » ou le harcèlement via « From Hatred To Pain ». Il est à noter que ce dernier morceau apporte un changement d’atmosphère perceptible dans la salle dans la mesure où le public devient plus attentif, comme si l’intention ressortait immédiatement derrière la brutalité sonore.</p>
<p>Mais loin de tomber dans le pathos ou de se poser en moralisateur, Rankken déroule son répertoire avec un aplomb constant pour aller à l’essentiel sans baisse de régime, ni flottement. Le set garde le même niveau d’intensité, ce qui donne à la prestation un caractère compact et très cohérent. À ce titre, le tout nouveau bassiste Cédric (ex-Veil of Mist), arrivé le mois dernier, trouve immédiatement sa place. Ses appuis rythmiques solides renforcent la colonne vertébrale du groupe et ses interventions ajoutent un relief supplémentaire à la musique. Rien d’ostentatoire, certes, mais juste ce qu’il faut pour épaissir le discours musical.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Rankken_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Lorsque la formation de Champagne-Ardenne quitte la scène après un peu moins d’une heure de set, la sensation laissée est celle d’un groupe qui sait exactement ce qu’il veut présenter : une musique lourde, structurée, pensée pour être jouée en direct, le tout avec un propos qui dépasse largement le simple défouloir. Pas d’excès, pas de surenchère, mais une efficacité réelle et une identité bien posée.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Hundred Thousands<br />
The Matrix<br />
The Day<br />
Davidian<br />
Bullet<br />
New World Order<br />
There Will Be Blood<br />
From Hatred To Pain<br />
Break The Fake<br />
Slave To The Screen</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après le set massif de Rankken, la soirée bascule dans un univers totalement différent avec l’arrivée des Toulonnais de <strong>Th3ory</strong>. Le contraste est immédiat. La scène se pare de lumières noires, de rouges saturés et de bleus métalliques, tandis que les membres du groupe, en costumes de scène futuristes et lumineux, s’installent sans un mot. Le simple changement d’atmosphère suffit pour comprendre que la suite du Metal Fest 09 va se jouer sur d’autres codes : ici, la musique qui mixe nu metal, metalcore et electro moderne avec une touche d’indus et l’image avancent ensemble, totalement indissociables.</p>
<p>Les premières pulsations électroniques de « Lockdown » déclenchent une réaction nette du côté du public le plus jeune, qui se regroupe instantanément devant la scène. Th3ory ne cherche pas à créer un crescendo. Tout est calibré pour que le set démarre à pleine vitesse avec des machines et la batterie de Bast qui imposent un cadre rythmique implacable. Du côté de la guitare, on oscille entre les saccades metalcore et les gros aplats nu metal, tandis que la basse, très mise en avant, porte un groove lourd qui sert d’ossature à ce chaos organisé. L’ensemble est pensé pour faire bouger et ce parti pris se ressent dès le début du show.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Visuellement, chaque détail compte et on sent que la prestation est millimétrée. Yann, le chanteur principal, équipé de lasers aux doigts et de gants lumineux joue avec l’espace en traçant des faisceaux qui découpent la scène tandis que le reste du groupe occupe bien l’espace. Il est clair que l’esthétique omniprésente de Th3ory n’est pas là pour souligner la musique mais qu’elle en fait partie intégrante, comme c’est par exemple le cas chez Shaârghot ou feu Punish Yourself, sauf qu’ici, les curseurs sont poussés à fond pour s’inscrire dans un live immersif avec une scénographie cyberpunk et une intensité rare. L’alternance du chant hurlé de Yann et du flow hip-hop de Chris permet de créer un dialogue permanent entre les deux frontmen qui dynamise le set et renforce l’aspect mécanique de l&rsquo;ensemble. Th3ory avance donc sur une ligne très contemporaine avec un côté dansant accentué. Son mélange des genres génère des morceaux très carrés, construits autour de rythmiques simples mais percutantes, pensées pour déclencher le pit.</p>
<p>Cependant, pour une partie de l’audience — notamment les spectateurs plus âgés — l’effet est différent. Si beaucoup restent attentifs, on sent une forme de réserve, comme si l’esthétique cyber et le côté très frontal de la production électronique suscitaient autant de curiosité que de distance. Ce décalage crée un contraste singulier : un pit jeune et surexcité, et autour, une frange plus statique qui observe ce déferlement visuel et sonore sans toujours s’y retrouver. Le fossé des générations, en somme… Sur scène, le groupe ne relâche jamais la pression. Le spectacle est rodé, pensé dans le détail mais sans tomber dans la froideur. Les deux chanteurs se donnent à fond, les musiciens restent mobiles malgré les contraintes des costumes et la lumière façonne en permanence un décor mouvant qui absorbe l’espace.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Theory_Saverdun_Metal_Fest_22112025_13.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Quand le set s’achève sur « Never Go Back » et une outro dancefloor, la sensation dominante est celle d’une performance tenue de bout en bout, très cohérente dans sa démarche. Th3ory ne cherche pas à rallier tout le monde, mais à proposer un show complet, où le son et l’image avancent en symbiose. L’avenir du metal hybride s’est dessiné ce soir, le temps d’un concert.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Lockdown<br />
Play Harder<br />
Prometheus<br />
Freaks United<br />
Deep Anx<br />
Neon&rsquo;s Dawn<br />
Mirror Check<br />
Rottweiler<br />
Expect Us<br />
Sound Of A Growl<br />
Moshpit<br />
Never Go Back</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_08.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_08.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Il n’est pas loin de minuit lorsque les lumières de la salle de La Laure s’assombrissent pour la dernière fois. L’ambiance devient particulière, à la fois compacte et chaleureuse. La jauge n’est, certes, pas immense et l’heure est tardive, mais aucune de ces considérations ne semble peser sur les épaules des fans qui attendent la tête d’affiche avec une impatience presque fiévreuse. Il faut dire que <strong>The Troops Of Doom</strong> est actuellement en pleine tournée européenne pour promouvoir <a href="https://www.radiometal.com/article/the-troops-of-doom-les-details-du-nouvel-album-a-mass-to-the-grotesque,472359" rel="noopener" target="_blank">son dernier album en date, A Mass To The Grotesque</a>, et ne fait que deux dates en France. On se presse donc aux avant-postes de la scène !</p>
<p>Fidèle à sa réputation, lorsque le groupe fait son entrée, c’est sans mise en scène superflue. Ici, pas d’introduction grandiloquente, ni d’effets visuels. C’est le death metal old school dans tout sa splendeur et sa rugosité qui prend possession dès lieux. Dès les premières mesures d’« Act I – The Devil’s Tail », la salle bascule dans un autre état, notamment du fait du son de basse tonitruant et de la voix d’Alex Käffer (ex-Explicit Hate) qui s’imposent comme une chape de plomb. De son côté, Jairo « Tormentor » Guedz, l’ancien guiatriste des premières heures de Sepultura, focalise toutes les attentions et imprime une présence magnétique grâce à une proximité immédiate avec le public. Saverdun n’est pas São Paulo, mais ce soir, peu importe : l’énergie est la même, brute, dense, authentique !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_13.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Curieusement, mis à part « Chapels Of the Unholy », puis « Denied Divinity » et « Dawn Of Mephisto », respectivement en milieu et fin de set, le concert de ce soir ne met pas A Mass To The Grotesque tellement en avant, lui préférant un panaché de titres issus des deux premiers EP The Rise Of Heresy et The Absence Of Light ainsi que du premier album Antichrist Reborn, le tout entrecoupé de reprises de Sepultura de l’ère de Tormentor. </p>
<p>Cela étant, au fil des morceaux, cette alternance entre titres anciens, récents et références aux débuts de la carrière de Jairo crée une continuité assez naturelle au travers d’une manière fluide de relier ce passé à ce qu’est aujourd’hui The Troops Of Doom. Cependant, il n’y a pas de nostalgie appuyée. Les spectateurs les plus jeunes réagissent aux titres du groupe avec la même intensité que les plus anciens aux compositions des frères Cavalera et le moins que l’on puisse dire est que le résultat est homogène et le public aux anges. Bien évidemment, les reprises de l’ère Sepultura provoquent un frémissement supplémentaire dans l’audience lorsque retentissent les riffs de « Bestial Devastation » ou « Morbid Visions », mais on remarque que le groupe ne propose pas de grand moment de pause ni de solennité. Il y a juste une sorte d’intensité différente dans la manière dont le public accueille ces titres, comme si une mémoire collective se superposait à l’instant présent. Pour autant, les compositions récentes, comme « Denied Divinity » ou « Dawn Of Mephisto », ne paraissent jamais secondaires. Elles s’intègrent parfaitement au déroulé du set.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/The_Troops_Of_Doom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_03.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après un peu plus d’une heure d’un set en forme d’uppercut sonore, le groupe entame la dernière ligne droite avec trois morceaux qui finissent de mettre le pit à genoux avant de porter l’estocade finale sur un « Troops Of Doom » qui remporte tous les suffrages. On est fatigués, fourbus, suintants, mais heureux d’avoir pu assister à ce concert à l’ancienne. En quittant la salle, on sent que la soirée restera associée à ce contexte très particulier : une petite ville, un public réduit mais impliqué et un groupe qui, sans chercher à amplifier les choses, a su exploiter au maximum l’environnement dans lequel il jouait. Rien de spectaculaire, rien de surjoué, mais une présence réelle, palpable, qui a donné à ce premier jour du Metal Fest 09 une tonalité singulière et marquante.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Act I &#8211; The Devil&rsquo;s Tail<br />
Chapels Of The Unholy<br />
Far from Your God<br />
Bestial Devastation<br />
Act II &#8211; The Monarch<br />
The Rise Of Heresy<br />
Denied Divinity<br />
Morbid Visions<br />
Dethroned Messiah<br />
A Queda<br />
The Confessional<br />
Altar Of Delusion<br />
Dawn Of Mephisto<br />
Troops Of Doom</p>
<p><strong>Jour 2</strong></p>
<p>Après cette première soirée dense et contrastée, la salle de La Laure retrouve son calme pour quelques heures. Une courte nuit plus tard – pour permettre à chacun de digérer les univers très différents qui se sont succédé – et voilà que le Metal Fest 09 peut reprendre son rythme. Place désormais à la deuxième journée, avec une programmation qui promet d’élargir encore un peu plus le spectre sonore du festival.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_18.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Pour lancer la seconde journée du Metal Fest 09, <strong>Ask Your Mom</strong> avait la délicate mission d’ouvrir le bal et de réveiller la salle encore en train de se remettre des secousses de la veille. Une tâche que les Lozériens ont abordée avec une aisance presque déconcertante en balançant d’entrée de jeu leur cocktail (d)étonnant de crossover metal, de punk nerveux et de rock n’ roll râpeux, relevé par des interventions d’harmonica qui font désormais partie de leur signature sonore depuis l’EP Y Mettre Un Terme sorti en 2023.</p>
<p>Dès les premiers riffs, on retrouve cette énergie sans filtre qui fait la force du groupe : un son franc, direct et sans artifice qui va puiser autant dans la fureur d’un Tagada Jones que dans l’urgence d’un No One Is Innocent ou le mordant d’un Lofofora. Les transitions entre les différents visages de la musique d&rsquo;Ask Your Mom – tantôt metal alternatif, tantôt punk vindicatif, tantôt rock n’ roll cabossé – se font avec une fluidité remarquable, ce qui rend le set particulièrement cohérent. Malgré la diversité des influences qu’on retrouve dans leur musique et les reprises interprétées (« Was It Me? » de The Exploited et « Cargo » de Tagada Jones), les Canourguais tirent leur épingle du jeu et proposent une musique abrasive et accrocheuse.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Les parties d’harmonica, maniées par le chanteur Serge, apportent une couleur inattendue dans ce paysage sonore saturé avec un grain bluesy et poussiéreux qui, loin de casser la dynamique, lui donne une texture supplémentaire (« Fils De », « Y Mettre Un Terme »). Cette originalité capte immédiatement l’attention du public, d’autant plus que le frontman sait installer une vraie proximité entre des morceaux à la patine des années 1990 largement assumée. Musicalement, le groupe déroule un set compact et sans baisse de régime. La section rythmique tient la baraque avec solidité, notamment au fil de plans de basse inspirés qui rehaussent les riffs, ce qui permet d’impulser l’énergie nécessaire pour embarquer les festivaliers.</p>
<p>Ask Your Mom prend le temps d’expliquer ses textes, ses colères, ses intentions au fil d’un discours accessible, humain, parfois brut mais toujours sincère. Autant dire qu’ils s&rsquo;attirent très vite la sympathie de la salle au fil de morceaux comme « Ukr’Haine » ou « Anéanti ». A mesure que le concert avance, le pit se remplit, tout comme l’adhésion du parterre, morceau après morceau, au gré de ce mélange d’engagement et de bonne humeur.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Ask_Your_Mom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_14.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Être premier groupe de la journée à jouer sur un festival n’est jamais évident, mais Ask Your Mom a su relever le défi avec aplomb et naturel. On eu droit à une prestation honnête et généreuse qui a fait monter la température juste ce qu’il faut pour mettre le Metal Fest 09 sur de bons rails. Une entrée en matière efficace, portée par un quatuor qui sait où il va et pourquoi il y va.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Y Mettre Un Terme<br />
Système COVID<br />
Fils De<br />
Was It Me ?<br />
Opprimés<br />
Ukr&rsquo;Haine<br />
Cargo<br />
Anéanti<br />
La Peur<br />
Carcéral</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_19.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après l’énergie abrasive d’Ask Your Mom, c’est un tout autre pan du metal qui s’ouvre devant le public de La Laure : <strong>Blind Wisdom</strong> entre en scène en costumes de cuir et l’atmosphère bascule immédiatement vers des terres plus grandiloquentes. Formé en 2015 du côté de Perpignan, le groupe s’est taillé une solide réputation dans le sillage du speed power metal mélodique allemand, celui qui carbure aux mélodies flamboyantes, aux cavalcades de guitares et aux refrains taillés pour être hurlés à l’unisson. Au fil des années, la formation est devenue l’un des porte-étendards de ce style en France et son récent passage au Pyrenean Warriors Open Air 2025 aux côtés de figures historiques du genre n’a fait que confirmer sa montée en puissance.</p>
<p>Sur la scène du Metal Fest 09, les Catalans n’ont pas attendu longtemps pour déployer leur arsenal. Dès les premières secondes de l’opener « Between Bright And Pitch Black », le set prend une tournure limpide : c’est carré, c’est rapide, c’est mélodique et c’est exécuté avec une assurance impressionnante. On comprend pourquoi Blind Wisdom est incontestablement l’une des formations de power metal mélodique français les plus en vue du moment. Il enchaîne ses morceaux longs et finement architecturés avec une aisance remarquable, des riffs affûtés et des lignes mélodiques accrocheuses, comme sur « Not Alone » ou « Poison And Wine ». Le chant clair, haut perché du chanteur-guitariste Christophe porte un véritable souffle épique à l&rsquo;ensemble, tandis que la rythmique, solide comme un roc et les soli bien ficelés de Jean-Louis maintiennent l’ensemble sous (très) haute tension. Quelle puissance !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_17.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Ce qui frappe surtout, c’est la fluidité avec laquelle Blind Wisdom déroule son power metal : rien n’est laissé au hasard. Chaque transition entre les plans est pensée, chaque montée en intensité orchestrée avec précision et les chœurs sont fédérateurs. La machine est parfaitement huilée avec ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence. Elle respire, elle vit et elle transmet une énergie qui se propage instantanément dans la salle. Très vite, le pit se transforme en chœur géant : les refrains sont repris à pleins poumons, et l’enthousiasme déborde littéralement de la scène.</p>
<p>Visuellement, c’est un plaisir de voir un groupe aussi investi. Les sourires sont francs, la complicité sur scène palpable et les musiciens multiplient les interactions avec le public. Même s’il ne réinvente pas le genre, Blind Wisodm coche toutes les cases du cahier des charges pour le plus grand plaisir des fans : les poses sur scène se multiplient, les guitaristes se prêtent au jeu des twin guitars et la batterie martèle avec cette ferveur qui donne envie d’avancer bouclier levé. On a presque l’impression qu’ils jouent à domicile tant l’adhésion de l’audience est massive.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Blind_Wisdom_Saverdun_Metal_Fest_22112025_05.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Quand « Every End Is A New Beggining », le dernier titre, retombe, une évidence s’impose : Blind Wisdom n’est plus seulement une belle promesse de la scène power/speed française, c’est un groupe phare, pleinement installé dans son époque tout en portant haut l’héritage des maîtres du genre. Une autre question suit rapidement : pour Drakkar, passer derrière un tel déferlement risque de s’apparenter à une mission particulièrement délicate…</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Between Bright And Pitch Black<br />
Abnegation<br />
Battle<br />
Not Alone<br />
The Dark Knight<br />
Poison And Wine<br />
Enslaved<br />
Every End Is A New Beggining</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_16.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après le passage incandescent de Blind Wisdom, on pouvait légitimement se demander comment <strong>Drakkar</strong> allait s’y prendre pour maintenir la pression, mais ce serait oublier un peu vite qu’il navigue dans les eaux du heavy/speed metal depuis 1983 et qu’il en a vu d’autres. Plus de quarante ans de carrière, des tournées avec des mastodontes du genre, une discographie qui a forgé le paysage du metal belge… Clairement, il ne s’agit pas d’un perdreau de l’année. Cette expérience, cette endurance, on l’a ressentie dès la montée sur scène sur le nerveux « A Destiny That Does Not Heal ».</p>
<p>Même s’il ne reste plus qu’un seul membre du line-up d’origine, Guy, inamovible capitaine à la basse, depuis les départs récents du chanteur Fabrice « Leny » Vanbellinghen et du guitariste Richard « Richy » Tiborcz, l’esprit Drakkar reste intact. Aux côtés du quatre-cordiste, Adrien, fils du batteur de la première ère, martèle ses fûts avec une rigueur héritée autant qu’apprise, tandis que les deux nouvelles recrues aux postes de guitaristes, Thomas et Nicolas insufflent un vent de fraîcheur sans trahir la grammaire du heavy des années 1980. Leur jeu, moderne dans la forme mais respectueux du fond, permet au groupe de conserver ce mélange incisif de mélodie, de vitesse et d’attaque qui a fait sa réputation.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Dès les premiers morceaux, on comprend que Drakkar n’a aucune intention de jouer petit bras. Son heavy speed, frontal mais accrocheur, harponne immédiatement le public avec des morceaux rentre-dedans comme « Mad Clown » ou « Bloody Mary » qui mettent tout le monde d&rsquo;accord. Il y a une aisance presque désarmante pour un line-up largement renouvelé. Il faut dire que la présence du « nouveau » chanteur Olivier (un vieux briscard de Rozz et Titans Rage), qui a repris le flambeau après le départ du vocaliste originel, apporte un souffle nouveau. Très communicatif, il crée d’emblée un lien avec l’auditoire, amenant un capital sympathie évident et donnant au concert un esprit de partage plutôt qu’un simple déballage technique.</p>
<p>Côté setlist, les Belges ont joué la carte de la cohérence en couvrant l’essentiel de leur discographie récente — Once Upon A Time… In Hell ! (2014) et Diabolical Empathy (2017) — tout en ravivant la flamme de leurs débuts avec des titres cultes de X-Rated (1988), à l’instar des hymnes « Rise And Fight » et « Lords Of The North » qui ont fait l’effet d’un retour aux sources, accueillis par les fans avec une ferveur palpable. Malgré les changements de musiciens au fil des années, l’âme du groupe demeure. Guy et Adrien veillent à ce que la cohérence soit respectée, et les nouveaux venus semblent avoir pris Drakkar à bras-le-corps, comme si la mission consistait autant à jouer qu’à préserver un héritage.</p>
<p>Sur scène, l’alchimie saute aux yeux : un mélange de savoir-faire éprouvé, d’envie authentique et de respect du style. Ce heavy/speed n’a rien perdu de sa superbe, c’est efficace, c’est généreux et ô combien fédérateur. Si Blind Wisdom avait placé la barre très haut, Drakkar n’a pas choisi l’affrontement direct, mais plutôt la maîtrise tranquille. Une façon de rappeler que l’expérience finit toujours par parler d’elle-même.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Drakkar_Saverdun_Metal_Fest_22112025_11.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>En quittant la salle, difficile de ne pas penser à ce nouvel album que le groupe a récemment enregistré. Si le concert du Metal Fest 09 est un indice de ce qui nous attend, Drakkar semble plus vivant que jamais, prêt à continuer d’écrire son histoire, entre fidélité à ses racines et regard résolument tourné vers l’avenir.</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Intro<br />
A Destiny That Does Not Heal<br />
The Endless Way<br />
Stigmata<br />
Mad Clown<br />
St Bartholomew&rsquo;s Night<br />
Bloody Mary<br />
You&rsquo;re Not Alone Tonight<br />
Rise And Fight<br />
War<br />
Lord Of The North<br />
Crazy Train</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_17.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Après le heavy mélodique, ses cavalcades de guitares et ses refrains fédérateurs, le Metal Fest 09 bascule dans un tout autre registre avec <strong>Sujin</strong>, formation lavalloise qui incarne la frange la plus contemporaine et la plus abrasive du festival. Pour certains, c’est un virage brusque. Pour d’autres, une bouffée d’air frais. Une chose est sûre : le contraste est volontaire, assumé et parfaitement orchestré par l’organisation.</p>
<p>Sujin, c’est le side project du batteur Liam Barbier (Darken), déjà présent l’année précédente. Cette fois-ci, il revient avec une formation très différente, plus radicale dans l’approche et résolument tournée vers les hybridations modernes du metal extrême. Malgré quelques aléas techniques lors du changement de plateau, le groupe ne perd pas une seconde dès que les lumières s’éteignent et que résonnent les premières notes de « Save Our Souls ». L’entame est frontale. Violente. </p>
<p>La musique de Sujin condense des éléments de death mélodique, de deathcore, de metal progressif, de hardcore et de hrash, en un bloc cohérent malgré la diversité des influences. Il opte pour des rythmes syncopés, des ruptures permanentes et une densité sonore qui demande une vraie disponibilité d’écoute. Les riffs s’empilent, se déconstruisent, repartent dans une autre direction sur un chaos sonore permanent, mais le tout reste pourtant remarquablement précis et homogène.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_16.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Au centre de cet ouragan, Julien Mellier imprime immédiatement sa marque. Son chant hurlé, puissant et tranchant, donne son identité au chaos organisé qui l’entoure. Il arpente la scène sans temps mort, presque possédé, comme si chaque break, chaque accélération appelait une nouvelle impulsion de sa part. La performance est totale, habitée et parfaitement raccord avec l’intensité de la musique.</p>
<p>Derrière lui, les deux guitaristes Stève Richard et Matt Lemonier, ainsi que le bassiste Quentin Bruyère, assurent un travail chirurgical. Les plans techniques s’enchaînent avec une précision impressionnante, sans jamais tomber dans la démonstration gratuite. C’est dense, exigeant, d’une rigueur quasi clinique, mais jamais froid : il y a une vraie intention artistique, notamment dans ces mélodies furtives qui émergent brièvement au milieu des assauts rythmiques. Quant au batteur Liam, il navigue avec assurance dans ce maelström, capable d’alterner blasts, contretemps et patterns complexes. On sent que le musicien a l’expérience, la maîtrise et surtout la conviction de porter un projet qui n’est pas un simple épisode parallèle à Darken.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_08.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Sujin_Saverdun_Metal_Fest_22112025_08.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Le public, quant à lui, réagit de manière contrastée. Ceux venus pour les sonorités plus traditionnelles restent parfois à distance, un peu déroutés par l’approche moderne et les constructions plus anguleuses, mais les amateurs de metal extrême – et ils sont nombreux – se sentent immédiatement chez eux. Même si la musique du groupe ne s’adresse pas à tout le monde, la performance est d’un très haut niveau. Sujin propose une vision du metal qui regarde droit vers l’avenir, sans renier ses bases et ce set au Metal Fest 09 confirme que le premier album Save Our Souls n’est pas passé inaperçu pour une bonne raison. Aux dernière nouvelles, un nouveau disque est prévu pour 2026…</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Intro<br />
Save Our Souls<br />
Throne Of Chaos<br />
Dead World Beyond<br />
Dagon<br />
Ashes Of The Abyss<br />
Wasted Progress<br />
Insanity<br />
Bleeding Chains<br />
Scavengers<br />
Winter Breeze</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_07.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Suite au léger retard accumulé lors du changement de plateau de Sujin, <strong>Persefone</strong> monte sur scène aux alentours de 0h40, une heure où certains festivals commencent à se clairsemer, mais pas ce soir. Le public du Metal Fest 09 reste massé devant la scène, bien décidé à accueillir comme il se doit la tête d’affiche andorrane. Il a eu raison d’être patient : ce qui va suivre est un moment suspendu, un concert dense, habité et totalement à la hauteur de la réputation du groupe.</p>
<p>Pour cette date, le choix a été fait d’une formation resserrée, presque intime puisque Miguel Espinosa au chant n’est épaulé que par les guitaristes Carlos Lozano Quintanilla et Filipe Baldaia, ainsi que par le batteur Sergi Verdeguer. Pas de claviers physiques sur scène, pas de bassiste, pas de déploiement scénique massif, juste l’essentiel, ce qui revient presque à un retour aux fondamentaux. Une approche d’autant plus intéressante que le groupe s’apprête à sortir, dans quelques semaines, un album live orchestral, Live In Andorra, enregistré avec l’Orquestra Nacional Clàssica d’Andorre. Ce soir, pourtant, aucune grandiloquence symphonique. En effet, Persefone a choisi de jouer la proximité et la tension pure.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_04.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Le son massif mais paradoxalement clair laisse toute la place aux contrastes, l’un des chevaux de bataille du groupe. On passe de déflagrations death progressif ultra-techniques à des envolées mélodiques d’une limpidité bluffante, sans jamais perdre le fil. Là où certains groupes se contentent d’alterner violence et douceur, Persefone construit de véritables arcs émotionnels, et même en formation réduite, la dynamique est magnifique. Il faut dire que Miguel, souvent au centre mais parfois légèrement en retrait, donne un relief particulier aux compositions. Son chant est expressif, tour à tour déchiré, solennel, habité et l’homme guide le public dans ces morceaux qui, pour la plupart, sont de véritables labyrinthes musicaux (« One Word »). On sent le groupe concentré, resserré, soudé : rien ne dépasse, mais tout respire. Paradoxe, vous avez dit paradoxe ?</p>
<p>Les deux guitaristes, eux, livrent une prestation hors norme. Carlos, toujours aussi précis, déroule des passages ciselés dont la fluidité est omniprésente. Filipe, lui, jongle entre riffs techniques et mélodies aériennes et n’hésite pas à se rapprocher du public pour accentuer ce lien que le groupe a toujours su créer en live. La complémentarité fonctionne parfaitement et la moindre variation rythmique est soutenue par un Sergi impérial derrière les fûts (« Flying Sea Dragons »).</p>
<p>Malgré l’heure tardive, la salle reste incroyablement réceptive et le public suit les injonctions du groupe au quart de tour. Persefone n’est pas réputé pour ses longs discours, mais il n’en a pas besoin : ici, la musique parle, et elle parle plutôt fort… L’absence de basse physique pourrait surprendre, mais elle est compensée. Les arrangements sont propres, maîtrisés et même sans l’assise de Toni Mestre, figure emblématique de la formation, les morceaux gardent leur densité et leur ampleur. La décision de ne pas remplacer le bassiste est audacieuse mais elle fonctionne : l’espace sonore est plus clair, plus tranchant et les guitares n’en ressortent que mieux.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-429589" src=https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Persefone_Saverdun_Metal_Fest_22112025_06.jpg" alt="" width="550" /></a></p>
<p>Le set, construit comme un voyage, puise dans différentes périodes du groupe, mêlant puissance brute et instants d’une douceur presque spirituelle. Lors que le final est entamé, le sentiment général est simple : c’est une leçon de maîtrise. Un concert qui traverse la fatigue, qui dépasse l’heure tardive et qui transcende même les contingences techniques du début de soirée. Clore cette deuxième journée du Metal Fest 09 avec un groupe de ce calibre n’était pas un pari facile, mais Persefone a transformé l’essai avec une élégance et une intensité rares au fil d’un set profond, exigeant et hautement cathartique. Il est très tard… mais personne ne regrette d’être resté !</p>
<p><em><u>Setlist :</u></em></p>
<p>Sounds and Vessels<br />
One Word<br />
The Equable<br />
Stillness is Timeless<br />
Prison Skin<br />
Living Waves<br />
Kusanagi<br />
Merkabah<br />
The Great Reality<br />
Flying Sea Dragons<br />
Mind as Universe</p>
<p>Au terme de ces deux soirées intenses, une chose est sûre : le Metal Fest 09 confirme plus que jamais sa place singulière dans le paysage metal occitan. Sans artifices ni démesure, mais avec une conviction farouche, le festival continue de tracer son propre chemin, celui d’un événement proche de son public, soucieux de valoriser la scène émergente tout en offrant des plateaux ambitieux et cohérents. À la salle de La Laure, ce n’est pas seulement la musique qui résonne : ce sont des rencontres, des retrouvailles, des découvertes et cette atmosphère chaleureuse qui ne trompe jamais.</p>
<p>En faisant cohabiter la fougue des jeunes formations et la maturité d’artistes confirmés, cette édition 2025 a rappelé que le metal, sous toutes ses formes, reste avant tout une affaire de passion partagée. Entre les échanges à la buvette, les discussions entre deux sets, les pogos improvisés et les éclats de voix qui perdurent bien après la dernière note, Saverdun s’est une fois encore transformée en véritable terre de metal, vivante, vibrante et fièrement indépendante.</p>
<p>Le rideau tombe donc sur ce cru particulièrement réussi, mais l’envie d’y retourner est déjà bien présente. Rendez-vous en 2026, sans aucun doute, pour une nouvelle édition qui promet déjà de rallumer les amplis et de faire trembler l’Ariège. Rock on !</p>
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		<title>Soulfly : l’esprit de la flamme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Gricourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[check Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[cavalera. igor amadeus]]></category>
		<category><![CDATA[cavalera. Zyon]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500.jpg" alt="" height="350" class="alignright size-full wp-image-495699" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500-265x300.jpg 265w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500-80x90.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Cavalera500-128x145.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a>Décidément, Soulfly devient de plus en plus une histoire de famille. La preuve avec son treizième album, Chama, dans lequel Zyon Cavalera, non seulement conserve le poste de batteur, mais est également promu au rang de coproducteur. Igor Amadeus, quant à lui, signe l’histoire sur laquelle se base le disque, celle d’un enfant des favelas qui trouve l’éveil spirituel auprès des tribus indigènes et dans la nature. Un récit dont la dichotomie fait écho à celle des morceaux que Max Cavalera qualifie de « technologie tribale », entre rythmes organiques et couches bruitistes. Une approche qui, dans l’attitude, l’esprit, plus que la musique, lui rappelle le tout premier album du groupe…</p>
<p>Nous en discutons avec l’homme qui se dit attiré autant par le chaos que par la spiritualité de la nature, et qui a à cœur d’encourager sa descendance, tout comme son ascendance a contribué à faire de lui ce qu’il est. De l&rsquo;inspiration initiale venant d&rsquo;un artiste de MMA à la notion d’hommage – notamment à L.G. Petrov, regretté frontman d’Entombed –, en passant par le plaisir des jeux de mots, Max nous raconte Chama.</p>
<p><span id="more-495579"></span><a href="https://radiometalshop.com/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495700" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500.jpg 750w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau500-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’aime croire que sans la douleur, on ne peut vraiment pas ressentir de force ; il faut souffrir pour obtenir la puissance et la gloire. »</span></em></p>
<p><strong>Radio Metal : Le titre du nouvel album de Soulfly, Chama, vient de l’artiste brésilien de MMA Alex Pereira, qui utilise la chanson « Itsári » pour toutes ses entrées sur le ring lors des combats de l’UFC. Le voir faire a-t-il été un grand moment d&rsquo;inspiration pour toi ?</strong></p>
<p><strong>Max Cavalera (chant &#038; guitare) :</strong> Oh oui, ça a eu un énorme impact ! J’adore quand différentes cultures se mélangent, surtout quand le metal est mêlé au sport, au cinéma, à d’autres formes d’arts, etc. C’est toujours très excitant. J’ai regardé le combat avec mon fils Zyon, qui est le batteur de Soulfly et un grand fan d’UFC. Nous avons tous les deux été pris dans cet instant où il fait l’arc et la flèche et crie « Chama », instant qui lui-même a été l’étincelle pour la création de cet album. Nous avons dit : « Utilisons ce moment comme un catalyseur d’inspiration pour le futur. » Nous avons créé tout un album inspiré par ce moment. C’est tellement cool, parce qu’Alex Pereira est inspiré par « Itsári » de Roots et maintenant, nous sommes inspirés par Alex Pereira qui utilise « Itsári ». La boucle est bouclée !</p>
<p><strong>Te reconnais-tu dans un tel artiste ? Je suis certain qu’une chanson comme « No Pain = No Power » doit parler autant à un pratiquant d’arts martiaux comme lui qu’à un musicien comme toi…</strong></p>
<p>C’est exactement ce dont parle cette chanson, et pas seulement ça, mais aussi des gens, en général, qui traversent une épreuve pour atteindre leurs objectifs. J’aime croire que sans la douleur, on ne peut vraiment pas ressentir de force ; il faut souffrir pour obtenir la puissance et la gloire. Ça peut concerner un footballeur, un boxeur, un combattant de l’UFC, un soldat ou même une personne de la vie quotidienne ; ça vaut pour toutes les situations. C’est une chanson qui connecte tout le monde ; elle peut parler à n’importe qui sur Terre. </p>
<p><strong>Le mot « chama » se traduit littéralement par « flamme ». Derrière ce terme, on peut voir la passion, la force, la vitalité… Qu’est-ce qui alimente ta propre flamme dans la vie ?</strong></p>
<p>Je crois que c’est ma passion pour la musique, de façon générale. On ne sait jamais quand on trouvera l’inspiration. C’est ce qui est dingue : l’inspiration est un truc unique qui ne se produit pas tout le temps et qu’on ne peut pas forcer, ce n’est pas possible. On doit la laisser venir à soi de manière organique. Mais c’est aussi la beauté de la chose. Tu ne vas pas faire vingt albums exceptionnels. Tu en auras peut-être deux ou trois moyens, puis un vraiment génial, puis deux ou trois moyens, et un autre génial. C&rsquo;est ce qui rend la quête intéressante et excitante. Pour moi, le mot « chama » renvoie davantage au sentiment que j’ai eu lorsque j’ai fait le premier album de Soulfly. Je cherchais à retrouver ce sentiment. Pas tant musicalement, car sous cet angle, Chama est très différent – on y retrouve beaucoup plus de sons bruitistes modernes – mais l’esprit et l’attitude que j’avais quand j’ai fait le premier Soufly sont très proches de cet album, ce qui crée un lien entre les deux.</p>
<p><strong>En août dernier, tu as fait le concert de reformation de Nailbomb et, ces dernières années, tu as réenregistré Morbid Visions et Schizophrenia. Ces expériences ont-elles pu influencer le son brut, « noisy » et underground de Chama ?</strong></p>
<p>C’est possible. Chaque tournée que tu fais finit par t’influencer en studio. Tu amènes avec toi l’excitation des concerts et tu penses aux expériences que tu as vécues en tournée et en jouant live. Souvent, cette musique est basée sur l’énergie – c’est de la musique énergique, agressive, brute, ce n’est pas pour les timorés. Chama rentre dans cette logique. J’adore le fait que certaines chansons, comme « Favela / Distopia » et « Ghenna », soient hors de contrôle, détraquées. C’était nécessaire pour équilibrer l’album avec les passages tribaux que nous avons faits. Cela dit, je ne dicte pas vraiment la direction d’un album. Il la décide de lui-même. J’aide juste à la façonner. Comme je l’ai dit, je trouve que Chama correspond à un moment très inspiré pour Soulfly. Il est plein d’inspiration mais aussi d’expérimentation. Ce sont deux choses cool qu’on retrouve dans cet album : nous sommes inspirés et nous expérimentons avec différents éléments, différents invités, différents bruits, nous faisons revenir certaines percussions, certaines parties tribales. Tout ça rend l’album assez spécial.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/LxmW2wbG0Es?si=JnmJqN5gsCevkRCg" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Ça fait quarante ans que je crie à la face du monde ! [Rires] Mais parfois, ça fait du bien de crier. C’est bien de dire fort quelque chose en quoi on croit fermement. »</span></em></p>
<p><strong>Chama raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un garçon issu des favelas du Brésil, qui trouve sa voie au milieu du chaos et des décombres d&rsquo;un monde industriel en ruine, et de son ascension au sein des peuples autochtones. Quelle part de toi y a-t-il dans ce garçon ?</strong></p>
<p>En fait, c’est une fiction imaginée par mon fils Igor Amadeus. Il écrit des romans, donc j’ai pensé que ce serait cool de l’impliquer là-dedans. C’est magnifiquement écrit. Je trouve qu’un album avec une histoire comme ça, c’est tellement plus amusant pour l’auditeur : il peut écouter l’album tout en lisant le récit. On peut lier les chansons – « Indigenous Inquisition », « No Pain = No Power », « Storm The Gates », « Favela Dystopia », « Chama ». Mais j’aime l’histoire du garçon Chama qui vit dans les favelas et perd sa mère. Celle-ci revient dans un de ses rêves et lui dit d’aller dans la jungle pour se connecter aux esprits indigènes, à la puissance de l’esprit de la forêt. Ça parle de nature spirituelle. C’est un sujet très Soufly. Ce serait cool de faire un petit film ou un dessin animé avec cette histoire. Cela dit, certains pans de celle-ci renvoient un peu à ma vie, notamment le décès de sa mère : je viens moi-même de perdre la mienne il y a un an. De même, ma propre aventure dans la jungle quand j’ai fait « Itsári » était très similaire. Ça a ouvert mon troisième œil. Je me suis réveillé dans une nouvelle forme de vie. C’était très inspirant et c’est un peu ce que Chama représente. Il y a la brutalité des grandes villes, mais il y a aussi la beauté de la nature : il faut aller la trouver et s’en inspirer. Je crois que c’est le message de cette histoire : ne laissez pas la société vous abattre, allez chercher l’inspiration dans la nature et dans les choses spirituelles, car c’est vraiment puissant.</p>
<p><strong>De quelle façon tes propres expériences auprès des tribus indigènes t’ont-elles enrichi ? </strong></p>
<p>Je suis toujours émerveillé par la beauté de la culture indigène partout dans le monde. L’album est lui-même un mélange d’influences de tribus brésiliennes et de tribus nord-américaines – les guerriers apaches. Il y a même un petit peu d’influence aborigène dans la chanson « Always Was, Always Will Be&#8230; » – c’est un dicton aborigène d’Australie. La culture indigène donne de la force. Il suffit juste de l’écouter ; il suffit d’ouvrir ses oreilles et elle nous enseignera beaucoup de sagesse, le respect de la nature, du monde spirituel. J’espère que plus de gens en verront la beauté.</p>
<p><strong>Sur la pochette de l&rsquo;album, on aperçoit un danseur cérémoniel navajo. Perçois-tu les concerts de Soulfly comme des cérémonies dont l&rsquo;esprit est proche de celles des Navajos ? Ressens-tu une dimension spirituelle dans ta relation avec la scène et le public ?</strong></p>
<p>Je crois, oui. Il y a assurément des liens. Il se passe quelque chose lors d’un concert de Soulfly. Nous jouons beaucoup et certaines dates sont de la pure magie. C’est magnifique. C’est dur à décrire avec des mots, mais quand tu te connectes à ton public et que tout monde chante chaque chanson, ça donne l’impression que tout le monde fait partie de la même tribu. Ça déchire ! Je pense que ça se rapproche de cette expérience. L’artwork de Chama capture ça, mais aussi le son de l’album. Cette image, ce moment tellement cool qui a été immortalisé, est le son de l’album.</p>
<p><strong>L’album semble retranscrire une forme de chaos, tout en l’inscrivant dans une spiritualité. Le chaos t’inspire-t-il ? Es-tu un enfant du chaos ?</strong></p>
<p>Ce genre d’élément a toujours été lié à moi durant toute ma vie : le bruit, les situations chaotiques, mais aussi la spiritualité et le fait d’essayer d’être une personne positive. Ça fait quarante ans que je crie à la face du monde ! [Rires] Mais parfois, ça fait du bien de crier. C’est bien de dire fort quelque chose en quoi on croit fermement. Si tu crois vraiment ce que tu dis, les mots prennent une dimension spéciale. Ça n’arrive pas tout le temps, mais quand je chante des chansons comme « Storm The Gates », « No Pain = No Power » ou « Nihilist », il y a une puissance qui s’en dégage et qui fait le lien avec la spiritualité. Mais oui, je pense que tout ça fait partie de traits de caractère que j’ai en moi. Disons que je suis attiré par le chaos !</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-scaled.webp"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-1024x1024.webp" alt="" width="450" class="aligncenter size-large wp-image-494165" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-1024x1024.webp 1024w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-300x300.webp 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-150x150.webp 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-768x768.webp 768w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-80x80.webp 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-128x128.webp 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-1536x1536.webp 1536w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/10/Soulfly-Chama-2048x2048.webp 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Zyon me rappelle moi à son âge, quand je faisais mes albums et que je m’agitais dans tous les sens. Il a pris ce rôle de producteur très au sérieux. »</span></em></p>
<p><strong>Chama est un album très immersif, avec une atmosphère forte : pour preuve, il débute par une introduction de deux minutes qui plonge immédiatement l&rsquo;auditeur dans l&rsquo;univers de l&rsquo;album. Ce travail sur l&rsquo;atmosphère était-il au cœur de celui-ci ?</strong></p>
<p>Oui. Il y a des choses que nous avons voulu faire par avance, et le fait d’avoir une introduction avec nom et tout faisant partie de ces idées. C’est inspiré par les intros classiques du hardcore, genre Cro-Mags, Leeway, Bad Brains, etc. La nommer « Indigenous Inquisition » est aussi intéressant pour moi, parce que j’ai déjà fait une chanson sur le premier album de Soulfly baptisée « Tribe » qui parle des tribus qui existent dans le monde. Inversement, « Indigenous Inquisition » évoque les tribus qui, elles, n’existent plus, qui ont été mises à mort par la société, par nous. Nous leur rendons donc hommage en mémoire de leurs ancêtres. Ce gros côté tribal, ça déchire, j’adore. Je trouve que ça donne le ton à l’ensemble de l’album. Et bien sûr, tous les bruits et tout rendent, à mes yeux, l’album moderne – ça sonne comme un disque qui a été fait en 2025. C’est donc une combinaison. J’appelle ça de la technologie tribale. C’est un peu ça. L’album est plein d’éléments tribaux, mais il est aussi bourré de trucs technologiques par-dessus. C’est assez unique. C’est cool d’avoir un album avec ces deux facettes qui fonctionnent main dans la main.</p>
<p><strong>Tu as mentionné le fait que cette introduction était un hommage aux tribus disparues. C&rsquo;est un sujet rarement abordé. Penses-tu qu’on oublie une part de nous-mêmes, de notre humanité, en négligeant et en oubliant ces peuples et leur culture ?</strong></p>
<p>Oui, mais je trouve que de nos jours, on voit de plus en plus de gens s’y intéresser. Il se passe beaucoup de choses, notamment au Brésil. Nous donnons un concert avec Massive Attack au Brésil en novembre, et c’est en association avec les peuples indigènes du pays. Ce sera très cool. Je sais qu’il existe un grand soutien pour les nations indigènes ici aux Etats-Unis. J’ai des liens avec des danseurs à la couronne apaches, la nation Navajos et leur président, etc. Je trouve que c’est bien d’attirer l’attention des gens là-dessus. Beaucoup de nos fans ne savent pas que nombre de tribus n’existent plus et je veux qu’ils en prennent conscience, qu’elles étaient là et que pour une raison ou une autre – la cupidité, la corruption, les maladies, etc. – elles ne font plus partie de ce monde. Ça craint, mais avec un peu de chance, on peut apprendre de l’histoire.</p>
<p><strong>L’album précédent, Totem, a été écrit en étroite collaboration avec ton fils Zyon, à qui tu as désormais confié la production avec Arthur Rizk. Qu’est-ce qui te pousse à t’appuyer de plus en plus sur lui ? Prépares-tu ta succession, d’une certaine manière ?</strong></p>
<p>J’aime l’encourager à essayer de nouvelles choses. J’aime la passion qu’il porte en lui. C’est vraiment cool de voir sa motivation. En fait, il me rappelle moi à son âge, quand je faisais mes albums et que je m’agitais dans tous les sens. Il a pris ce rôle très au sérieux. Je voulais créer un lien avec un jeune esprit qui regarde et écoute cet album avec des yeux et des oreilles neufs, de façon à ce que ça ne sonne pas comme tous les autres disques que j’ai faits au cours des vingt dernières années. Nous voulions sonner un peu différemment, et pour y parvenir, la seule solution était d’impliquer une autre personne en lui disant de faire autrement : « Utilisons ce riff, mais rajoutons du bruit par-dessus, peut-être que ce sera cool. » Nous avons fait ça sur tout l’album. C’était une manière de travailler très intéressante, parce qu’autrement, l’album aurait fini exactement comme je l’aurais voulu. Pas que ce soit une mauvaise chose, mais je préfère le défi de dire : « N’accepte pas ma première idée, mets-moi au défi de trouver mieux », ce qui fait que j’ai travaillé encore plus dur dessus. Au bout du compte, en faisant ça, nous nous sommes tous forcés à faire un meilleur album.</p>
<p><strong>Quel genre de producteur est Zyon ?</strong></p>
<p>Très bon ! La plupart des gens ne comprennent pas le rôle d’un producteur. Le producteur et l’ingénieur, ce sont deux boulots différents. L’ingénieur est surtout là pour tourner les boutons et contrôler la table de mixage. Le producteur est plus là pour créer une réaction chez toi, te pousser à faire ressortir quelque chose de toi que tu ne pourrais pas obtenir toi-même. C’est presque comme un médecin vaudou. Je crois qu’il n’y a pas de formation pour ça. On l’a ou on ne l’a pas. J’ai travaillé avec de nombreux producteurs auparavant et j’ai eu le même sentiment avec la plupart. Je pense que Zyon a un avenir dans ce métier ! C’était vraiment cool de voir à quel point il était excité d’endosser cette responsabilité et le sérieux avec lequel il s’est engagé à faire le meilleur album possible. Je faisais le parallèle entre cet album et le premier, et à bien des égards, ils sont aussi très similaires en termes d’enregistrement. Tu fais les riffs, tu fais un passage de guitare bruitiste avec des pédales d’effets, et tu trouves les meilleurs endroits pour inclure tous ces bruits. C’était pareil sur le premier album de Soulfly ainsi que Primitive. Nous avons un peu arrêté de faire ça après le troisième album, ça ne m’intéressait plus trop et j’ai oublié cette méthode. En parlant avec Zyon, nous sommes revenus à cette vieille manière de faire des albums. Tu as la piste principale, le riff principal, et ensuite, tu as ces couches de bruit par-dessus pour que tout sonne fou, moderne et excitant. Bref, je trouve qu’il a fait du très bon boulot, surtout dans la mesure où c’était son tout premier projet de production.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-full wp-image-495701" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500.jpg 749w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500-300x200.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500-80x53.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500-128x85.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-2025-Credit-Jim-Louvau2500-449x300.jpg 449w" sizes="(max-width: 749px) 100vw, 749px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« J’espère qu’un jour, quand je ne serai moi-même plus de ce monde, un autre musicien dans un groupe ou un gamin fera la même chose avec moi [lorsque je rends hommage à mes héros] [rires]. C’est ainsi que ça fonctionne. »</span></em></p>
<p><strong>Est-ce plus facile pour lui d’obtenir quelque chose de ta part parce que c’est ton fils et qu’il te connaît mieux que n’importe quel autre producteur ?</strong></p>
<p>Non. Il aurait tout aussi bien assuré avec un autre groupe. Il faut juste être dévoué au projet, et c’était son cas. Je lui ai dit : « Ne sois pas du genre à dire ‘oui’ à tout. Ne sois pas là à tout le temps dire : ‘Ouais, super riff !’ Défie-moi un peu. Dis-moi que je peux faire quelque chose de plus cool, plus excitant, différent, plus hard, je ne sais pas. » Tout le processus était fun cela dit. Ça ne traînait pas en longueur et il n’y avait pas de discorde. Je sais ce que j’aime, quel genre de musique me plaît, mais j’aime aussi me mettre dans des situations inconfortables où je ne suis pas sûr de ce qui va se passer : « Essayons et voyons ce que ça donne. » C’est l’inconnu – tu ne connais pas l’inconnu. C’est un peu anxiogène, mais c’est aussi excitant. La combinaison de Zyon, Arthur – qui a aussi mixé – et moi, ça forme une belle équipe. Nous sommes tous très passionnés par ce projet et nous sommes à cent pour cent. Nous nous efforcions tous de créer quelque chose de différent, avec une atmosphère différente. Comme je le disais, c’est inspiré par les éléments du vieux Soulfly, mais avec un côté moderne que Zyon à apporté avec ses idées. Le mix d’Arthur est très cool aussi. Puis il y a des invités très sympas dans l’album. Tout ça a rendu l’album très intéressant. Il est à la fois vieux et neuf, et ça me plaît.</p>
<p><strong>Ton autre fils, Igor Amadeus, a également joué de la basse sur plusieurs morceaux et a participé à l&rsquo;écriture des paroles. De toute évidence, la famille est primordiale pour toi, surtout tes descendants, mais qu&rsquo;en est-il de tes ancêtres ? Puises-tu aussi de la force auprès d&rsquo;eux ? T’ont-ils transmis autant que tu transmets à tes fils ?</strong></p>
<p>Oui. Enfin, ce n’est peut-être pas aussi directement montré dans l’album, mais il est clair que c’est en moi. Le décès de ma mère est une grande source de force pour cet album. Il est certain que nous avons une grande famille, avec plein de racines dans plein de parties du monde. J’aime croire que tous nos ancêtres nous ont aidés à être de meilleures personnes. J’ai trouvé extraordinaire de travailler avec mes enfants sur cet album. C’était une expérience unique, parce que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de me poser avec eux trois dans un studio comme ça, à travailler sur des paroles ensemble, avec Igor qui joue la basse tandis que je lui apprends les riffs, etc. Faire un album comme celui-là était un rêve devenu réalité pour un père. Et on ne peut vraiment le comprendre que si on est père. Celui qui lit cette interview et qui ne l’est pas dira sûrement : « Je ne sais pas de quoi ce mec parle. » Mais quand on est père et qu’on a l’occasion de faire un projet de ce type avec ses enfants, ça procure un sentiment incroyable.</p>
<p><strong>« Black Hole Scum » est clairement un jeu de mots avec la chanson « Black Hole Sun » de Soundgarden. Vois-tu un quelconque lien entre les deux chansons ?</strong></p>
<p>Pas musicalement, non. C’est juste le titre. J’aime faire ça parfois. Nous avons eu la chanson « The Song Remains Insane » sur le premier Soulfly. J’aime aussi les jeux de mots du style « Warmagddon », « Downstroy », etc. avec un peu d’humour noir. C’est un peu comme les Dead Kennedys et leur morceau « Night Of The Living Rednecks », ou « Biotech Is Godzilla » de Sepultura. Le titre originel de « Black Hole Scum » était « Silence For The Scum ». Je trouvais ça un peu trop « normal ». Je ne sais pas, peut-être qu’à ce moment-là j’étais en train de penser à Soundgarden – que j’adore, d’ailleurs – et je me suis dit que « Black Hole Scum » sonnait mieux, et c’est drôle ! C’est un morceau bien heavy et gras. C’est l’un de mes beat down préférés dans l’album. Bref, je m’amuse avec les titres de chansons !</p>
<p><strong>« Favela / Dystopia » est un hommage à la vie difficile des favelas brésiliennes. Pour les non-Brésiliens, les favelas sont emblématiques du Brésil et symbolisent l&rsquo;extrême pauvreté, mais qu&rsquo;y vois-tu personnellement ?</strong></p>
<p>La force des gens qui vivent dans les favelas est mon inspiration principale pour cette chanson, car ils vivent dans des conditions extrêmes, dans une anxiété extrême, dans une relation de violence avec les flics, avec de grandes bagarres entre différents groupes des favelas, avec la police, il y a beaucoup de morts… Mais il y a aussi de la beauté dans ces montagnes de maisons. Des films comme La Cité De Dieu et La Cité Des Hommes ont été très inspirants pour moi qui faisais cette chanson. Je voulais en faire une qui décrit le sentiment d’un citoyen des favelas, ce qu’on ressent vraiment quand on vit là-bas. Je pense m’en être pas mal rapproché, surtout sur le refrain, genre ils s’en fichent de toi, ils s’en fichent que tu vives ou que tu meures. C’est une chanson forte à propos d’un endroit que je trouve fascinant. J’y suis déjà allé. J’y ai fait le clip de « Refuse/Resist » là-bas. J’y ai joué à de nombreuses reprises et j’ai entendu de superbes histoires sur des fans de heavy metal qui vivent dans les favelas et qui ont grandi en écoutant ma musique.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/JifscuVj8-U?si=A30OQpzTu7Er-Ngq" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« Juste après mon départ de Sepultura, Ozzy Osbourne m’a encouragé à continuer à faire de la musique. C’est ainsi que j’ai créé Soulfly. C’est donc un peu grâce à lui que le groupe existe. »</span></em></p>
<p><strong>La chanson « Nihilist » est dédiée à L.G. Petrov d’Entombed. Pourquoi sa mort t’a-t-elle particulièrement affecté ? Quelle était ta relation avec lui et sa musique ?</strong></p>
<p>Je ne le connaissais pas si bien que ça. Je l’ai rencontré deux ou trois fois sur des festivals et je lui ai un peu parlé. Il avait une personnalité toujours exaltante, il était très cool. C’était comme un frère du metal. Les frères du metal, on est tous pareils, on aime tous le metal et on a ce sentiment de fraternité qui est unique. J’aime écrire des chansons pour rendre hommage aux gens spéciaux comme lui. Pour ce qui est de l’influence, je ne saurais trop insister sur l’immense influence qu’il a eue sur moi. Son chant était tellement cool, unique et puissant. J’aime tout ce qu’il a fait : Left Hand Path, Wolverine Blues, etc. C’était un super vocaliste, il avait une superbe manière d’employer les mots, etc. Tout comme je l’ai fait sur Dark Ages de Soulfly avec « Corrosion Creeps » qui était dédié à Chuck Schuldiner de Death, j’ai dédié « Nihilist » à L.G., sachant que Nihilist était le nom de son premier groupe. Je trouve qu’il y a un peu d’Entombed sur le riff d’ouverture de « Nihilist ». En fait, tous les riffs sont très influencés par Entombed et Nihilist, toute cette époque du death metal suédois, et bien sûr par le chant de L.G.</p>
<p><strong>C’est important pour toi de rendre hommage à tes héros ?</strong></p>
<p>Oui ! Et j’espère qu’un jour, quand je ne serai moi-même plus de ce monde, un autre musicien dans un groupe ou un gamin fera la même chose avec moi [rires]. C’est ainsi que ça fonctionne.</p>
<p><strong>On a perdu d&rsquo;autres grandes figures cette année : Ozzy Osbourne et Tomas Lindberg. Doit-on s’attendre à des hommages de ta part dans les années à venir ?</strong></p>
<p>Espérons. J’avais d’ailleurs un plus grand lien avec Ozzy. Je l’ai rencontré à de nombreuses reprises, je suis allé chez lui… On nous y avait invités. C’était juste avant Noël 1996, juste après mon départ de Sepultura. Il m’a encouragé à continuer à faire de la musique. C’est ainsi que j’ai créé Soulfly. C’est donc un peu grâce à lui que le groupe existe. C’était un grand moment. J’avais donc une connexion davantage spéciale avec lui. Mais parfois, je préfère attendre avant de rendre hommage, de le faire quand je le sens, à ma manière, et pas quand tout le monde le fait au moment où ça arrive.</p>
<p><strong>« Nihilist » est une chanson assez radicale sur le plan thématique avec Todd Jones qui crie : « Je ne crois en rien ». Je suis sûr que tu n’es pas nihiliste toi-même, mais y a-t-il des choses particulières qui te donnent parfois envie de l’être ?</strong></p>
<p>Bien sûr, il y en a plein ! Il suffit de voir les politiques dans le monde, c’est fou actuellement. Les raids anti-migrants, les guerres, les mauvais traitements infligés aux personnes, etc. Tout ça te fait te poser des questions. En tant que société, en tant qu’êtres humains, on n’a pas appris nos leçons. On a tous les exemples d’erreurs dans les livres d’histoire. Il suffit de regarder la Seconde Guerre mondiale, l’Holocauste, etc. et pourtant, on n’a toujours pas appris. On continue toujours de faire les mêmes erreurs. Pas que ce soit notre boulot en tant que musiciens, mais j’ai le sentiment que quand on a quelque chose à dire sur ce genre de sujet, on doit faire entendre sa voix. Cela dit, tu as raison, je ne suis globalement pas nihiliste, mais j’ai toujours adoré les contradictions. J’aime aussi parfois semer la confusion chez les gens, c’est amusant. Par exemple, ils pensent t’avoir cerné, mais ils se trompent. C’était cool d’avoir Todd Jones qui chante cette phrase, parce que, pour moi, c’est la plus heavy de toutes sur l’ensemble de l’album. « Je ne crois en rien », c’est une déclaration forte. Parfois, c’est ce qu’on ressent, on est désespéré, tout est sombre et on ne croit en rien. D’autres fois, c’est l’inverse : on croit en quelque chose. Je suis attiré par l’idée de double tranchant et la contradiction. Je trouve que c’est un morceau sacrément heavy et ce sera vraiment cool de le jouer live ! </p>
<p><strong>Mike DeLeon fait sa première apparition sur un album studio de Soulfly, avec des solos, des effets sonores et une palette d’ambiances via des effets. Comment vois-tu son rôle au sein du groupe et sa contribution ?</strong></p>
<p>Mike est super. Il est avec nous depuis un moment maintenant. Il est lentement en train de devenir un membre… Je ne veux pas dire permanent, parce que Soulfly a tendance à changer avec le temps, mais à cet instant, c’est un membre permanent au même titre que Chase [Bryant]. Nous avons un super groupe actuellement. C’était vraiment cool de le laisser partir un peu en vrille sur certains solos. J’adore le solo de « Nihilist », c’est l’un de mes préférés sur l’album. Il en fait un vraiment cool sur « Chama » aussi. C’était une belle expérience. Tous les gens impliqués dans l’album étaient vraiment excités d’y participer, que ce soit mon fil Igor qui joue de la basse – j’en joue aussi sur certaines chanson –, ou des invités comme Dino [Cazares de Fear Factory] et Michael Amott d’Arch Enemy. J’aime moi-même expérimenter un peu et encore m’amuser avec une guitare à quatre cordes pour faire des riffs, mais j’aime aussi beaucoup la Whammy et faire du bruit, car, encore une fois, c’est très chaotique et ça me plaît. Mais j’aime les solos de Mike DeLeon dans l’album. Ils sont supers et très puissants. Il ne surjoue pas, mais ce qu’il a fait est génial. Arthur Rizk en a aussi de très bons. Tout le monde a assuré sur cet album et ça sonne vraiment cool.</p>
<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500.jpg" alt="" height="485" class="aligncenter size-full wp-image-495702" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500.jpg 500w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500-234x300.jpg 234w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500-80x102.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Soulfly-studio-500-128x164.jpg 128w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p align="center"><em><span style="font-size: medium;">« L’idée a toujours été de faire quelque chose de non conventionnel. Dès le début, j’ai dit que Soulfly changera de membres au fil du temps et qu’il évoluera. Le fait est qu’il continue d’évoluer. »</span></em></p>
<p><strong>En parlant d’invités, on retrouve Ben Cook de No Warning mais aussi Gabe Franco d&rsquo;Unto Others sur le morceau « No Pain = No Power ». Je sais que tu as depuis longtemps une forte affinité avec la scène gothique. Que penses-tu de la nouvelle génération de groupes gothiques dont Unto Others fait partie ?</strong></p>
<p>Je la trouve super ! J’ai grandi avec Sisters Of Mercy, The Mission, New Model Army, etc. et voir Unto Others mélanger ça avec le heavy metal, c’est génial. D’autres groupes le font aussi. Le fait que Soulfly demande à Gabe et Ben d’apparaître sur une chanson était très imprévisible. Je pense que personne ne s’attendait à ces deux invités. C’est venu de nulle part, mais ça colle parfaitement à la chanson. Les deux voix sur le refrain, ça tue ! Gabe a une voix gothique tandis que Ben a une voix nu metal old school. Cette tonalité gothique était parfaite pour « No Pain = No Power », surtout le refrain et la fin avec le chant mélodique. J’ai toujours voulu une chanson avec Sister Of Mercy ou The Mission en invité. Ça n’est pas encore arrivé, mais c’est arrivé avec Unto Other, donc c’est super. J’adore le morceau. Je soutiens totalement la nouvelle génération de metal gothique !</p>
<p><strong>Soulfly a beaucoup évolué au fil des ans : si l’on prend le premier Soulfly, Dark Ages et Chama, ce sont trois albums très différents. Ce groupe est-il pour toi une sorte de laboratoire de recherche musicale ?</strong></p>
<p>Oui, et ça a de toute façon commencé ainsi au départ. L’idée a toujours été de faire quelque chose de non conventionnel. J’ai déjà eu un groupe avec quatre gars qui ont été les mêmes pendant de nombreuses années. Dès le début, j’ai dit que Soulfly changera de membres au fil du temps et qu’il évoluera. Le fait est qu’il continue d’évoluer. C’est magnifique, j’adore. C’est tellement libre. De même pour les fans de Soulfly : j’aime le fait qu’ils apprécient la diversité que nous apportons au metal. Pas que je m’ennuie facilement, mais j’aime les défis. A la fois, il y a des choses qui sont cool quand elles ne changent pas.</p>
<p><strong>Chama est votre treizième album. On sait que la superstition est très présente dans la culture brésilienne, mais qu&rsquo;en est-il de toi ? Le chiffre treize, par exemple, a-t-il une signification particulière pour toi ?</strong></p>
<p>Non. Les superstitions sont drôles. Certaines personnes en ont, d’autres pas. En fait, je trouve ça cool que ce soit l’album numéro treize. Ça veut dire que nous avons été bien occupés et que nous avons fait plein d’albums ! [Rires]</p>
<p><strong>Tu as sorti une nouvelle chanson, intitulée « Piledriver », avec ton frère Igor pour célébrer la sortie du costume 4 de Zangief dans Street Fighter 6. Es-tu toi-même un gamer voire un fan de la série des Street Fighter ?</strong></p>
<p>Je le suis maintenant ! [Rires] Je suis plus Donkey Kong ; j’adore le vieux Donkey Kong ! Mais on nous a proposé de faire cette chanson. C’était très spécial. Gloria a reçu l’offre et nous a expliqué ce qu’ils voulaient. J’ai écrit la chanson dans le tour bus et nous l’avons finalisée lors d’un soundcheck. C’est à fond thrash, old school, dans la veine de Beneath The Remains. Je pense que les gamers vont adorer. C’est heavy et excitant. Je ne sais pas grand-chose de Street Fighter, mais de ce que j’ai vu, ça a l’air vraiment super, donc peut-être que je vais m’y mettre !</p>
<p>Interview réalisée en visio les 3 &#038; 16 octobre 2025 par <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Retranscription &#038; traduction : <strong>Nicolas Gricourt</strong>.<br />
Photos : <strong>Jim Louvau</strong> (1, 2, 5).</p>
<p>Site officiel de Soulfly : <a href="https://www.soulfly.com/" target="_blank" rel="noopener">www.soulfly.com</a>.</p>
<p>Acheter l&rsquo;album <a href="https://amzn.to/4pAl0MU" target="_blank" rel="noopener">Chama</a>.</p>
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		<title>Brainbombs &#8211; Die</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Perrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 15:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[brainbombs]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500.jpg"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" class="alignright size-medium wp-image-495099" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500-300x300.jpg 300w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500-150x150.jpg 150w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500-80x80.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500-128x128.jpg 128w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/11/Brainbombs-Die500.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Cette année, Brainbombs fête ses quarante ans. Quatre décennies donc que les Suédois tracent leur route avec le même mépris pour les évolutions de l’industrie musicale que pour le monde qui les entoure en général, déversant sans faiblir leur mélange de noise et de punk crade et nihiliste sur qui veut bien l’entendre, gagnant au passage un statut quasi culte. Provocateurs paresseux ? Rois des edgelords ? Purs produits de leur époque ? Psychopathes ? Génies incompris ? Quelque part entre les Stooges, Big Black et Whitehouse, les musiciens de Brainbombs ont toujours été un peu tout ça à la fois, et ils le sont plus que jamais sur leur dixième album, sobrement intitulé Die – on n’en attendait pas moins d’eux.</p>
<p>C’est que leur force d’inertie est spectaculaire : dès la première chanson, on retrouve la formule dans laquelle ils excellent, pratiquement intouchée depuis leurs débuts. Un riff tourne en boucle, la batterie, noyée à l’arrière, martèle un mid-tempo inébranlable, et Peter Råberg répète des horreurs d’une voix blanche au fil de morceaux toujours un peu trop longs, histoire d’enfoncer le clou, le tout avec un sens imparable du riff qui fait mouche, qui hypnotise, voire qui s’incruste durablement dans la tête (« Afternoon Sun », dont le titre bucolique ne trompe personne). Pour couronner le tout, Brainbombs a aussi gardé sa façon incomparable d’instiller le malaise, à coups de couches de guitares glaciales en toile de fond, de solos de wah wah complètement désarticulés (« Parents Bed ») et évidemment de trompette déglingos (« Kill Again »). Dans le genre, Die n’est pas avare de sommets, ni même de nuance (!), du riff ultra brutal et de la basse gargouillante de « Cooking You » au bluesy et lancinant « Long Liz ». Bref, pas de doute, le temps n’a pas émoussé les crocs des Suédois : avec un Die plus proche du monolithe Obey que des quasi psychédéliques sorties récentes, ils prouvent qu’ils sont toujours une valeur sûre pour les jours où on s’est levé du mauvais pied et où on vomit ses contemporains…</p>
<p><span id="more-495097"></span></p>
<p>L&rsquo;album en écoute : </p>
<p><center><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=74455493/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" seamless><a href="https://riotseasonrecords.bandcamp.com/album/die">Die de BRAINBOMBS</a></iframe></center></p>
<p>Album <em>Die</em>, sorti le <strong>24 octobre 2025</strong> via Riot Season Records. Disponible à l&rsquo;achat <a href="https://riotseasonrecords.bandcamp.com/album/die" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.radiometal.com/article/brainbombs-die,495097">Brainbombs &#8211; Die</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.radiometal.com">RADIO METAL</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pogo Car Crash Control retourne La Cigale</title>
		<link>https://www.radiometal.com/article/pogo-car-crash-control-retourne-la-cigale,495746</link>
					<comments>https://www.radiometal.com/article/pogo-car-crash-control-retourne-la-cigale,495746#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Dupont]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 23:13:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
		<category><![CDATA[grandma's ashes]]></category>
		<category><![CDATA[pogo car crash control]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Formé à Paris au milieu des années 2010, Pogo Car Crash Control fait partie de ces groupes qui se sont construits dans la durée, loin des raccourcis et des coups d’éclat prématurés. Sans renier ses fondamentaux, Pogo Car Crash Control a progressivement affiné son écriture, densifié son son et gagné en cohérence. Les colères sont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025.jpg"><img decoding="async" src="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025.jpg" alt="" height="380" class="alignright size-full wp-image-495762" srcset="https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025.jpg 568w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025-240x300.jpg 240w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025-80x100.jpg 80w, https://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2025/12/Pogo-Car-Crash-Control-tour-2025-128x160.jpg 128w" sizes="(max-width: 568px) 100vw, 568px" /></a>Formé à Paris au milieu des années 2010, Pogo Car Crash Control fait partie de ces groupes qui se sont construits dans la durée, loin des raccourcis et des coups d’éclat prématurés. Sans renier ses fondamentaux, Pogo Car Crash Control a progressivement affiné son écriture, densifié son son et gagné en cohérence. Les colères sont devenues plus structurées, les morceaux plus nuancés, laissant apparaître une identité désormais parfaitement identifiable. Cette date à La Cigale, affichant complet, n’a donc rien d’anodin. Elle symbolise autant une reconnaissance qu’un passage de cap. Celui d’un groupe que l’on a suivi à ses débuts, que l’on a vu évoluer scène après scène, et qui s’impose aujourd’hui comme l’un des représentants majeurs d’une scène punk française vivante et décomplexée.</p>
<p>Pour cette soirée importante, Pogo Car Crash Control a choisi de partager l’affiche avec Grandma’s Ashes, trio en pleine ascension, déjà remarqué ces derniers mois, notamment lors de sa présence aux Foudres. Un choix cohérent, qui témoigne d’une volonté de mettre en avant une scène française plurielle.</p>
<p><span id="more-495746"></span><a href="http://shop.radiometal.com/fr/" target="_blank&quot;" rel="noopener"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-135602" title="banniererm" src="http://www.radiometal.com/wp-content/uploads/2014/11/Radio-Metal-La-Boutique-Officielle.gif" alt="" width="550" height="68" /></a></p>
<p><strong>Artistes :</strong> <a href="https://www.facebook.com/pogocarcrashcontrol/" rel="noopener" target="_blank">Pogo Car Crash Control</a> &#8211; <a href="https://www.facebook.com/Nanyisnotdead/" rel="noopener" target="_blank">Grandma’s Ashes</a><br />
<strong>Date :</strong> 27 novembre 2025<br />
<strong>Salle :</strong> La Cigale<br />
<strong>Ville :</strong> Paris [75]</p>
<p>Il y a quelque chose de particulièrement réjouissant à entrer dans une Cigale comble, pour une affiche cent pour cent française. Le public est là pour célébrer une scène locale qui se porte bien et qui, ce soir, devrait le prouver avec éclat.</p>
<p>La soirée s’ouvre avec Grandma’s Ashes, trio entièrement féminin, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça envoie sévèrement. Là où les versions studio peuvent parfois paraître plus sages, le live révèle une tout autre intensité. La basse se fait massive, la guitare s’autorise des envolées presque lyriques, et l’ensemble gagne en épaisseur et en agressivité.</p>
<p>Le public ne s’y trompe pas et répond présent, même si l’on peut parfois ressentir un léger manque de variation. Qu’importe, la prestation reste solide et surtout très rafraîchissante. Portée par trois musiciennes qui occupent la scène avec aplomb. Une présence féminine forte qui s’inscrit naturellement dans le discours défendu par Lola autour du More Women On Stage. Mais ce soir, l’attention se concentre déjà sur la suite.</p>
<p>Car le groupe que beaucoup ont vu débuter est désormais prêt pour les grandes salles. Pogo Car Crash Control investit La Cigale, et la voir pleine à craquer pour eux a quelque chose de symbolique. Le cadre baroque et sombre de la salle se marie bien avec l’énergie brute du quatuor. Le decorum reste minimal avec quelques draps blancs pour donner du relief, rien de superflu. Ici, on est dans le punk, la musique avant tout.</p>
<p>Dès “Cerveau Mort”, le ton est donné. La fosse explose. Du pogo, encore du pogo, toujours plus de pogo. Mais un pogo joyeux, fédérateur, presque festif, loin d’une violence gratuite. Sur “Déprime Hostile”, la communion est totale. Le refrain est repris à tue-tête par une Cigale en transe, et c’est là que se mesure pleinement le chemin parcouru.</p>
<p><center><iframe loading="lazy" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=476&#038;href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Freel%2F1578506920250648%2F&#038;show_text=false&#038;width=267&#038;t=0" width="267" height="476" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share" allowFullScreen="true"></iframe></center></p>
<p>Chaque membre semble avoir franchi un cap. Louis, derrière les fûts, affiche un plaisir communicatif, multipliant les moments de présence et de contact visuel avec le public. Lola, figure centrale depuis les débuts, conserve cette énergie folle et cette explosivité qui ont toujours fait la force du groupe. Mais ce sont sans doute Simon et Olivier qui frappent le plus. Le premier, avec un jeu de guitare de plus en plus affûté et une identité visuelle affirmée ; le second, qui s’impose désormais pleinement dans l’espace scénique.</p>
<p>La communication est minimale, presque inexistante au début. Les morceaux s’enchaînent sans temps mort. Vingt et un titres au compteur, un marathon assumé, à l’image de la foule qui alterne pogo, circle pits et mosh pits sans relâche. Seule respiration du set, “10 Miles Away”, livré en version acoustique. Un moment suspendu, presque cocon, porté par le duo vocal Lola / Simon et une guitare acoustique qui apaise temporairement les corps. Si le titre fonctionne mieux sur disque, l’intention reste sincère et agréable.</p>
<p>Puis viennent les appels au chaos. Et plus le concert avance, plus la pression retombe, laissant place à davantage d’échanges. Les remerciements arrivent, les sourires aussi, et cette dynamique d’allers-retours entre scène et public devient de plus en plus palpable. La communion est totale. Olivier demande alors un wall of death. Évidemment. La fosse répond sans hésiter, on est là pour ça, après tout.</p>
<p>La fin réserve son lot d’émotions. Sur “Est-ce Que Ça Vous Parle ?”, un léger souci technique vient brièvement perturber le rythme, avant que le groupe ne revienne conclure avec “J’ai Grave Le Seum”. Moment d’anthologie. Une déflagration collective, fédératrice, euphorique. Un titre qui cristallise tout ce que Pogo Car Crash Control représente aujourd’hui dans le paysage punk français.</p>
<p>Verdict ? Pogo a retourné La Cigale. Sans fioritures, sans posture, mais avec une générosité et une ferveur qui forcent le respect. Une soirée forte, électrique, et surtout la confirmation éclatante qu’ils sont désormais là où ils doivent être.</p>
<p><em><u>Setlist (source <a href="https://www.setlist.fm/setlist/ice-nine-kills/2025/salle-pleyel-paris-france-7359aad5.html" rel="noopener" target="_blank">Setlist.fm</a>) :</u></em></p>
<p>Cerveau Mort<br />
Shallow Time<br />
Le Ciel Est Couvert<br />
Déprime Hostile<br />
Traitement Mémoire<br />
Fréquence Violence<br />
Cristaux Liquides<br />
You Came To Me<br />
Don&rsquo;t Get Sore<br />
Je Mettrais Bien Le Feu<br />
10 Miles Away (acoustique)<br />
Comme Toi<br />
Tourne Pas Rond<br />
Quelle Est La Diff ?<br />
Conseil<br />
Recommence À Zéro<br />
Qu&rsquo;est-ce Qui Va Pas?<br />
Tête Blême<br />
Crève<br />
Est-ce Que Ça Vous Parle ?</p>
<p>Rappel:<br />
J&rsquo;ai Grave Le Seum</p>
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