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  <title>Depeche Mode, les années 80 et toute l'électro post punk</title>
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<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/06/30/198-forum-depeche-mode-et-compagnie">
  <title>Forum depeche mode et compagnie</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/06/30/198-forum-depeche-mode-et-compagnie</link>
  <dc:date>2008-06-30T21:28:26+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Web</dc:subject>
  <description>Quelques discussions du mois de juin sur le forum :


Jeu Black Celebration
Les concerts de l'été 2008
Vieille rumeur Depeche Mode au Stade de France
Anniversaire : 101... 20 ans... ou presque
Orchestral Manoeuvres in the Dark
Nine Inch Nails - The Slip album gratuit
Recherche Cubase...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Quelques discussions du mois de juin sur le forum&nbsp;:</p>


<p><a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=718e9e4257722ed6bd09799b4674128e;act=ST;f=11;t=14094;">Jeu Black Celebration</a><br />
<a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=b9034a08a68de7134dad4dccde86a225;act=ST;f=6;t=14091">Les concerts de l'été 2008</a><br />
Vieille rumeur <a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=f3c959c5d0e201fbb6b8046da2ff3a3f;act=ST;f=11;t=14114">Depeche Mode au Stade de France</a><br />
<a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=f3c959c5d0e201fbb6b8046da2ff3a3f;act=ST;f=11;t=14102">Anniversaire&nbsp;: 101... 20 ans... ou presque</a><br />
<a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=b9034a08a68de7134dad4dccde86a225;act=ST;f=6;t=10545">Orchestral Manoeuvres in the Dark</a><br />
<a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=b9034a08a68de7134dad4dccde86a225;act=ST;f=6;t=14022">Nine Inch Nails - The Slip album gratuit</a><br />
Recherche <a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=59889de57d08fba2f6a0ecf4ef3c05f1;act=ST;f=34;t=13534">Cubase pour Atari</a></p>


<p>Si vous souhaitez vous inscrire au forum, notez que l'inscription n'est pas immédiate et demande une validation qui peut prendre un certain temps. En cas de doute, ne pas hésitez à nous contacter.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/05/31/196-moriarty">
  <title>Moriarty – 29/05/08 - Ste Marie-aux-Mines</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/05/31/196-moriarty</link>
  <dc:date>2008-05-31T18:08:42+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Dave1er</dc:creator>
  <dc:subject>Concerts</dc:subject>
  <description>Hier soir j’ai fait une halte à Ste-Marie-aux-mines, petite bourgade sans âme enclavée au fond d’une vallée verdoyante. Rodolphe Burger, natif du bled, y organise chaque année le festival « C’est dans la vallée ». Cette manifestation culturelle essaye d’attirer le touriste et l’amateur d’art dans ce trou perdu des Vosges où il ne se passe pas grand chose le reste du temps, exceptée une célèbre Foire aux minéraux. Super.


Hier soir le festival avait programmé Moriarty. J’ai découvert ce groupe il y environ un mois. Je ne connaissais d’eux que les chansons « «Jimmy » et « Private Lilly », glanée ça et là sur internet. C’est cette dernière chanson, et surtout la voix extraordinaire qui se cache derrière, qui m’ont donné envie et convaincu de faire cent bornes pour aller découvrir, le mot est juste, ce groupe qui remplit les salles un peu partout en France.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Hier soir j’ai fait une halte à Ste-Marie-aux-mines, petite bourgade sans âme enclavée au fond d’une vallée verdoyante. Rodolphe Burger, natif du bled, y organise chaque année le festival «&nbsp;C’est dans la vallée ». Cette manifestation culturelle essaye d’attirer le touriste et l’amateur d’art dans ce trou perdu des Vosges où il ne se passe pas grand chose le reste du temps, exceptée une célèbre Foire aux minéraux. Super.</p>


<p>Hier soir le festival avait programmé <strong>Moriarty</strong>. J’ai découvert ce groupe il y environ un mois. Je ne connaissais d’eux que les chansons «&nbsp;«Jimmy » et «&nbsp;Private Lilly », glanée ça et là sur internet. C’est cette dernière chanson, et surtout la voix extraordinaire qui se cache derrière, qui m’ont donné envie et convaincu de faire cent bornes pour aller découvrir, le mot est juste, ce groupe qui remplit les salles un peu partout en France.</p> <p>Le concert avait lieu dans une mignonne petite église romane, accrochée au flanc d’une colline, au milieu de nulle part. Lieu charmant, ambiance bucolique, cadre intimiste. L’église était pleine à craquer quand le concert a débuté à 21h00 par Marcel Kanche, première partie sur laquelle je ne m’étendrai pas par manque d’envie.</p>


<p>Ce n’est qu’à 22h30 que Rosemary et ses cinq musiciens sont entrés «&nbsp;en » scène. Rosemary est très grande, Rosemary a de la présence, Rosemary porte une robe bleue satinée et les bottines qui vont avec. Et ça lui va étonnement bien.</p>


<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/concerts/moriarty.jpg" alt="" /></p>


<p>Le premier morceau est une réussite et le public est ravi. La chanteuse s’avance alors près du micro et prononce les mots «&nbsp;my name is Lilly », soit l’introduction de cette chanson qui me donne tant de frissons. A cet instant précis, l’orage qui menaçait depuis le début d’après-midi éclate d’un coup dans le ciel, faisant sauter tous les compteurs électriques. L’église se retrouve plongée dans une semi-obscurité, seulement éclairée par des cierges et par les éclairs qui illuminent sporadiquement les vitraux. On frôle l’ambiance gothique. Sans se poser de questions, tous se lancent à corps perdu dans une version acoustique minimaliste. Un des musiciens use ses doigts sur les cordes de sa guitare pour essayer d’être entendu jusqu’au fond de la salle, malgré le raffut des trombes d’eaux qui s’abattent sur nos têtes et les coups de tonnerre répétés. Le groupe se serre les coudes et tous ensemble mettent leur énergie à essayer de faire vivre cette chanson coûte que coûte. «&nbsp;The show must go on» comme dirait l’autre. Cela donne une certaine intensité dramatique à ce début de concert et le public est sous le charme. Les trois chansons suivantes seront interprétées dans ce chaos électrique et sonore, l’électricité revenant puis s’interrompant toutes les trente secondes. La supposée «&nbsp;colère » des Dieux et les calamités météorologiques qui en découlent feront d’ailleurs l’objet de gimmicks tout au long de la soirée.</p>


<h4>La cover d’Enjoy the silence</h4>


<p>Au gré des chansons, les <strong>Moriarty</strong> nous invite alors à découvrir leur univers musical, nous entraînant dans un road-movie planétaire, la bande-son d'une virée incluant quelques étapes privilégiées entre la côte Est américaine et le désert californien. Un voyage plutôt folk que rock, plutôt "mélange de genres" avec pas mal de routes qui se croisent. On croit reconnaître des rythmiques celtiques alors qu’on se trouve en fait sur la Route 66. Une contrebasse dynamique nous rappelle aux bons souvenirs des VayaConDios, une guimbarde ensorcelante tout droit tombée de la besace de Sergio Leone se lamente sur plusieurs morceaux, et une chanson plus loin, on se retrouve à taper du pied au rythme de guitares roots qui suintent un blues grassouillet de la vallée du Mississipi.</p>


<p>Dans ce grand mezze musical viendront s’intercaler une reprise de Tom Waits par ci, une comédie musicale allemande par là, et, surprise, «&nbsp;un tube des années 80 ».</p>


<p>Alors honte à moi, mais je n’avais pas vu sur notre forum le topic concernant <strong>Moriarty</strong> et sa cover d’Enjoy the silence. Et cette omission n’était peut-être pas une mauvaise idée, puisque la surprise fut pour moi excellente, avec même un peu d’excitation. Belle interprétation, et une mise en scène complètement farfelue pour une version extrêmement dépouillée, à l’opposée par exemple de ce que peut faire un capitaine de bateau de croisière dans une émission de télé-crochet sur M6.</p>


<p>Dans l’église, j’entends le public (des fans ?) fredonner les paroles de la chanson et ça me met en joie. Insérer cette chanson dans ce grand melting-pot musical lui donne une certaine universalité.</p>


<p>D’ailleurs, au final, ce concert de <strong>Moriarty</strong> me fait penser aux albums Conterfeit de Martin Gore. Pleins de genres musicaux réunis sous une identité sonore unique.</p>


<p>Je ne regrette donc pas d’avoir osé m’aventurer dans l’inconnu, à la rencontre d'un groupe à-priori éloigné de mes affinités musicales. Et pour ne rien gacher, ces jeunes gens se révèlent vraiment sympathiques sur scène. Finalement, le plaisir de les écouter fût inversement proportionnel à la rudesse des bancs en bois de l’église. L’orage continuait de crever le ciel quand nous sommes sortis du concert. Une fraîcheur bienvenue alors que nous venions de passer deux heures dans une moiteur digne d’un désert mexicain.</p>


<p>Pour ceux qui voudraient découvrir <strong>Moriarty</strong> en live, ils passeront à peu près partout en France dans les mois qui viennent.</p>


<p>Juin 2008<br />
MAGNY LE HONGRE (77), File 7<br />
STRASBOURG (67), La Laiterie<br />
METZ (57), Les Trinitaires<br />
VITRY LE FRANÇOIS (51), L’Orange Bleue<br />
MAURY (66), Festival Voix de Femmes<br />
PARIS (75) Fête de la Musique Le Fair, Place Denfert Rochereau<br />
EVREUX (27), Festival Le Rock Dans Tous Ses Etats<br />
BRIOUX SUR BOUTONNE (79), Festival Au Village</p>


<p>Juillet<br />
PARIS (75), Solidays<br />
VENCE (06), Festival Nuits du Sud<br />
MONTREUX, Montreux Jazz Festival
LA ROCHELLE (17), Les Francofolies<br />
PAYZAC (07), Quartiers de Lune du festival La Pleine Lune<br />
ANGOULÊME (16), Garden Nef Party Festival<br />
SPA (BE), Francofolies de Spa<br />
BENICASSIM (ESP), Festival Internacional de Benicàssim<br />
LE TOUQUET (), Festival de la Côte d’Opale<br />
MALESTROIT (56), Au Pont du Rock<br />
BLOIS (41), Festival Bouges Le Château<br />
LYON (69), Les Nuits de Fourvières<br /></p>


<p>Août<br />
FLOREFFE (BE), Festival Esperanzah<br />
HABERE POCHE (74), Festivla Rock’n’ Poche<br />
SABLES D’OLONNE (85), La Déferlante<br />
ILE DE LA RÉUNION, Festival Sakifo<br />
CORSEPT (44), Festival Couvre-Feu<br />
BREST (29), Les Jeudis du Port<br /></p>


<p>etc ....</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/05/18/195-daniel-darc-olympia-mai-2008">
  <title>Daniel Darc à l'Olympia samedi 17 mai 2008</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/05/18/195-daniel-darc-olympia-mai-2008</link>
  <dc:date>2008-05-18T20:34:03+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Concerts</dc:subject>
  <description>Le public qui se presse à l'Olympia en ce samedi est looké. Les looks dark et post punks, ici un t-shirt ENJOY THE SILENCE, là les Ramones, côtoient l'armada bobo de chez Agnès b. Et le concert n'est même pas commencé qu'on est mis dans l'ambiance par une lettre distribuée à l'entrée de l'Olympia, un message que Daniel veut faire passer aux spectateurs.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le public qui se presse à l'Olympia en ce samedi est looké. Les looks dark et post punks, ici un t-shirt ENJOY THE SILENCE, là les Ramones, côtoient l'armada bobo de chez Agnès b. Et le concert n'est même pas commencé qu'on est mis dans l'ambiance par une lettre distribuée à l'entrée de l'Olympia, un message que Daniel veut faire passer aux spectateurs.</p> <h4>La lettre de Daniel Darc à l'Olympia&nbsp;:</h4>


<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/concerts/darc.jpg" alt="Daniel Darc" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /><em>"This is the evening of the day..." curieuse et déplorable impression de comprendre As Tears go by un peu mieux chaque jour. Le temps de l' impunité est loin. Derrière. moins d'O.D's mais plus de cancers. changer de carnet d'adresse. Trop de croix. D.O.A. Dextination Bruxelles pour un autre concert. Mariane Faithfull pleure sur une radio quelconque. Avant c'était un chanteur fan de Brassens, après ce sera sans doute un jeune talent à la guitare pleine de plumes. Et le pire c'est que nous n'en avons plus rien à foutre. Et... pire encore peut-être&nbsp;: nous avons peut-être raison. Personne ne sortira d'ici... vivant. Trouver la salle. Trouver la boisson. Trouver la scène. Trouver les chiottes. Trouver la glotte. Vomir. Avec élégance&nbsp;! retour sur scène. Cette fois, il y a des gens qui regardent. Savoir qu' indubitablement, dans quelques minutes quelqu'un crira "Rock'n'roll". Craindre qu'un journaliste plus tard me demande: "Et le punk dans tout ça ?" Après les loges, trouver l'hôtel. Une fille à l'accent américain... une fille me prendra -peut-être- dans ses bras. Demain matin reprendre la route. Olympia. Merde&nbsp;! vivre ce qu'on a toujours voulu vivre. Merci. LUV. Daniel D.</em></p>


<h4>Le marketing du salon à la première partie</h4>

<p>Pas le temps de tout comprendre que la première partie, Berry est déjà commencée. Et là, horreur une voix douce qui nous rappelle nos errements et moments perdus sur le canapé, zappant ou cherchant à contourner ce foutu contrôle parental de merde. Bon sang mais c'est bien sûr, Berry c'est la nana qui est imposée aux abonnés de Noos Numericable dans le guide des programmes interactifs. Le marketing musical n'a pas de limite mais en ce qui me concerne, c'est le genre de procédé qui me donne envie de me diriger vers le bar pour discuter avec un ou une amoureuse de musique.</p>


<p>A 21h précise, Daniel Darc et son groupe entrent en scène. Ils n'en sortiront que deux heures plus tard à l'issu d'un concert très intense ou seront principalement joués des morceaux issus de Crèvecoeur et du plus récent Amours Suprêmes. De nombreuses variations par rapport aux versions studios rendent le concert que plus intéressant, la voix de Daniel Darc qui constituait une grosse interrogation est au rendez-vous. Darc n'a pas de voix mais le sait et en joue avec modestie. Parfois gainsbourien, parfois Dandy à la Morrissey (coups de fouet avec le fil du micro), il régale le public en étant très expressif pendant les chansons et en parlant entre les morceaux.</p>


<p>Jusqu'au rappel où il revient avec la dite Berry, qu'il enlace, étreint, étouffe l'espace d'un morceau. Ça gronde au fond de la fosse, «&nbsp;Daniel arrête tes connerie », mais Daniel est le gars qui tombe amoureux avant de se transformer en petit tyran qui ordonne aux musiciens de jouer ou de ne pas jouer, avant de se réinventer en bon pote de bar qui ne veut pas que la soirée se termine, sur le mode «&nbsp;allez on s'en ouvre une petite dernière ». Touchant, maladroit, protestant et diablement humain, Daniel Darc était tout simplement émouvant sur la scène de l'Olympia. Ceux qui l'ont raté à cause d'un mariage ou de la dernière journée de championnat pourront le voir lors de différents festivals cet été.</p>


<h4>Setlist de l'Olympia&nbsp;:</h4>


<p>Haute surveillance<br />
Amour Suprême<br />
La main au cœur<br />
Les remords<br />
La pluie qui tombe<br />
Un an et un jour<br />
J'irai au paradis<br />
Je me souviens je me rappelle<br />
Et quel crime<br />
LUV<br />
Nijinski<br />
La vie est mortelle<br />
Un peu c'est tout<br />
Serais-je perdu ?<br />
Environ<br />
La seule fille sur terre<br />
Elégie<br />
N'importe quel soir</p>


<p><strong>Rappel #1 :</strong><br />
La chanson d'Hélène (avec Berry)<br />
Il y a des moments<br />
Jamais jamais</p>


<p><strong>Rappel #2 :</strong><br />
Cherchez le garçon<br />
Psaume 23</p>


<h4>Anecdotes du concert&nbsp;:</h4>

<p>Parmi les personnalités présentes au concert, citons Pascal Nègre, Eudeline, Laurent Sinclair de Taxi Girl que Daniel Darc a mentionné à plusieurs reprises... Lors de la présentation des musiciens, Daniel Darc s'est présenté comme étant Vincent Delerm... Le public fut baptisé par Darc à plusieurs reprises pendant le concert...</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/04/27/194-depeche-mode-collector-25-ans">
  <title>Depeche Mode Collector 25 ans : que faut-il en penser ?</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/04/27/194-depeche-mode-collector-25-ans</link>
  <dc:date>2008-04-27T11:41:51+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Dorian</dc:creator>
  <dc:subject>Depeche Mode</dc:subject>
  <description>Juillet 2006. En parcourant certains sites de vente par correspondance, une annonce retient mon attention : la sortie d’un livre en français consacré à Depeche Mode prévue pour le 17 octobre prochain. Info exceptionnelle (dans son acception première). D’une part la sortie d’un livre consacré à Depeche Mode, fait rarissime. Et lorsqu’a fortiori il est édité en français, cela tient du miracle auquel seuls Sebastien Michaud (dont la réédition d’Ethique Synthétique chez Camion Blanc est d’ailleurs parue en novembre dernier) et dans une moindre mesure Bertrand Dermoncourt (réédition en 2005 du « livre » Depeche Mode de A à Z) nous avaient habitué ces dernières années.


« Depeche Mode Collector 25 ans » de Béatrice Nouveau édité chez Vaderetro, paraît donc dans les temps, deux mois avant les fêtes de fin d’année pour faire sorte que chaque vrai fan pense à ajouter ce « beau livre cartonné » à sa liste de cadeaux. Une fois le film plastique retiré, que découvre t-on ? Les 30 euros déboursés pour son acquisition sont-ils justifiés ?</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Juillet 2006. En parcourant certains sites de vente par correspondance, une annonce retient mon attention&nbsp;: la sortie d’un livre en français consacré à Depeche Mode prévue pour le 17 octobre prochain. Info exceptionnelle (dans son acception première). D’une part la sortie d’un livre consacré à Depeche Mode, fait rarissime. Et lorsqu’a fortiori il est édité en français, cela tient du miracle auquel seuls Sebastien Michaud (dont la réédition d’<a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/05/20/98-ethique-synthetique">Ethique Synthétique</a> chez Camion Blanc est d’ailleurs parue en novembre dernier) et dans une moindre mesure Bertrand Dermoncourt (réédition en 2005 du «&nbsp;livre » <a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/05/22/102-depeche-mode-de-a-a-z">Depeche Mode de A à Z</a>) nous avaient habitué ces dernières années.</p>


<p>«&nbsp;Depeche Mode Collector 25 ans » de Béatrice Nouveau édité chez Vaderetro, paraît donc dans les temps, deux mois avant les fêtes de fin d’année pour faire sorte que chaque vrai fan pense à ajouter ce «&nbsp;beau livre cartonné » à sa liste de cadeaux. Une fois le film plastique retiré, que découvre t-on&nbsp;? Les 30 euros déboursés pour son acquisition sont-ils justifiés&nbsp;?</p> <p>Un mot sur l’auteur, tout d’abord. Béatrice Nouveau est journaliste. Elle est aussi l’auteur de nombreux ouvrages afférents aux mouvements de mode et de déco. Depeche Mode n’était toutefois pas son premier «&nbsp;ouvrage musical ». Elle s’était notamment déjà intéressée à Mylène Farmer et à Britney Spears. A noter la sortie concomitante au livre consacré à Depeche Mode, d’un ouvrage «&nbsp;biographique cartonné » (les termes ne sont pas choisis au hasard) dédié à Marilyn Manson. En fin d’année 2007, Béatrice Nouveau s’illustrera une nouvelle fois, avec Tokyo Hotel cette fois-ci, le phénomène jeune actuel.</p>


<h5>Biographie ou simple recueil de photos&nbsp;?</h5>


<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/DM-collector_25-ans.jpg" alt="DM Collector" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />De quoi s’agit-il exactement. C’est l’une des premières questions que l’on est en droit de se poser au vu du titre ambitieux et du format inédit de l’objet. D’autant que mise à part la biographie Ethyque Synthétique de Sébastien Michaud, il n’existait à ce jour aucune biographie en français. L’ouvrage de référence restant néanmoins <a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/04/29/39-jonathan-miller-depeche-mode-a-nu">Stripped de Jonathan Miller</a>, en anglais bien entendu. L’ordre établi allait-il être bouleversé par cette sortie&nbsp;?</p>


<p>L’espoir sera de courte durée. Force est de constater que le fan possédant déjà l’une de ces biographies n’apprendra strictement rien. Sur les 144 pages de l’ouvrage, seules 8 (sic) sont consacrées à la biographie stricto sensu. Même si la pertinence de la comparaison est discutable, Stripped représente près de 600 pages (composées quasiment exclusivement de texte, les illustrations restant marginales), soit cinq fois plus que le livre de Béatrice Nouveau. Et si l’on se base sur le texte biographique stricto sensu (à l’exclusion de l’ensemble des illustrations), il y a un rapport de 1 à 70 entre ces deux ouvrages&nbsp;! Très court, donc. Trop court. Le novice en revanche y trouvera intérêt. Cette rétrospective (avec un petit «&nbsp;r ») est intéressante, en guise de première approche et pourra éventuellement encourager le lecteur à s’intéresser plus en détails à la carrière de Depeche Mode.</p>


<p>En réalité, il convient de qualifier «&nbsp;Depeche Mode Collector 25 ans » de recueil de photos. L’éditeur et l’auteur ne s’y sont pas trompés et jouent franc-jeu&nbsp;: il s’agit d’un «&nbsp;beau livre cartonné ». Tout est dit. C’est de très loin son point fort et son attrait essentiel. Quel plaisir de contempler ces photos (dont la plupart seront cependant connues des fans, notamment grâce à Internet) sur papier glacé. D’autant que le livre est édité au format 22cm x 32cm qui rend grâce à la beauté de ces illustrations. Assez peu de photos inédites, donc, mais il convient de noter que toutes les périodes du groupe sont immortalisées, du look «&nbsp;minot-garçon-coiffeurs » du début des années 80 au visage mûr-costard sayant de 2005. Ni Vince Clarke (membre fondateur du groupe qui tira sa révérence un an seulement après la création du groupe), ni Alan Wilder «&nbsp;son vrai-faux remplaçant », ne sont oubliés. Tous deux figurent sur plusieurs photos. Néanmoins, un regret&nbsp;: l’absence d’Alan Wilder sur la couverture. Seuls Fletcher, <a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/09/13/152-dave-gahan">Gahan</a>, Gore et Clarke (ce dernier est présent sur une photo discrète incrustée dans la partie supérieure, époque 1980) sont représentés. Détail regrettable au vu de ce que Wilder a apporté au groupe. Plus qu’un symbole, cet oubli n’est qu’une énième traduction (volontaire ou non) du manque de reconnaissance criant à l’égard de ce maillon essentiel. 13 ans de présence assidue pour quelqu’un sans qui le groupe ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui. Il ne figure pas non plus sur la 4ème de couverture. Fin de la parenthèse.</p>


<h5>Biographie&nbsp;: entre erreurs, imprécisions et points de vue…surprenants</h5>


<p>Même si ce livre est essentiellement un livre d’illustrations couleurs, certaines erreurs et imprécisions doivent être relevées. En premier lieu, la lecture du texte figurant sur la quatrième de couverture a de quoi surprendre plus d’un connaisseur de la scène électro des années 80. Béatrice Nouveau pense que Clarke a, suite à son départ, fondé Yazoo «&nbsp;sans grand succès ». Dame Béatrice semble ignorer que les deux albums de Yazoo sortis en 1982 et 1983 se sont classés au premier rang des charts britanniques. Elle a peut être voulu comparer en 2006 la renommée et/ou les discographies respectives de Yazoo et de Depeche Mode. On lui laissera le bénéfice du doute bien que comme il a été dit, il est faux de prétendre que Yazoo n’a pas connu de grand(s) succès. Quoiqu’il en soit, le lecteur se rendra compte très rapidement que l’auteur n’est pas une amoureuse de la langue de Shakespeare&nbsp;: les sources utilisées à l’appui de la grande majorité des citations sont franco-françaises (Le Monde, Libération, Paris Match,…). Sans parler de la traduction de Black Celebration qui devient «&nbsp;messe noire », piège dans lequel tout débutant en anglais est forcément tombé au moins une fois dans sa carrière de membre du fameux Blackswarm.</p>


<p>Le lecteur attentif aura bien compris que Béatrice Nouveau n’est pas non plus particulièrement sensible aux charmes d’Alan Wilder&nbsp;: aucune mention n’est faite des compos de ce dernier dans le cadre de Depeche Mode (Two Minute Warning, The Landscape is Changing, If you Want, Fools ou dans une moindre mesure Work Hard et The Great Outdoors&nbsp;! qu’il a co-écrit avec Gore, Black Day étant au surplus écrit conjointement avec Daniel Miller), alors qu’elle parle allègrement de celles de Vince Clarke. Dans le même ordre d’idée, elle oublie (sciemment ou non) de faire mention des co-auteurs <a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/05/20/95-christian-eigner">Eigner</a> et Philpott sur Suffer Well, Nothing’s Impossible et I Want it All en 2005. Mais ce fâcheux raccourci est malheureusement fait par bon nombre de fans et de journalistes. Plus qu’un oubli cette fois, parler de couterfeit e.p (premier opus solo de Gore, paru en 1989) en énonçant que Gore a repris les textes de ses idoles Bowie et Brian Ferry, et bien cela démontre que l’auteur est peut être allée un peu vite dans ses recherches&nbsp;: Brian Ferry n’a jamais été repris par Gore sur son projet counterfeit. Et si Bowie a, lui, bien été repris, ce sera sur counterfeit² (sorti en 2003) et non sur counterfeit e.p. Les puristes ajouteront que la reprise en question (Tiny Girls) n’a été «&nbsp;que » co-écrite par Bowie. Beaucoup d’approximations, voire d’erreurs véritables, donc. Ces mêmes puristes seront gênés de lire que la tournée mondiale promotionnelle du myhtique Violator est rebaptisée World Violator Tour par l’auteur (au lieu du World Violation Tour). Simple détail. Bien que tous les avis soient en principe respectables (dans la mesure où ils sont argumentés), force est de constater que la vision qu’a l’auteur de Playing the Angel a de quoi déconcerter&nbsp;: ce disque serait «&nbsp;frais et lumineux ». Frais, admettons (quoiqu’il est possible de se demander ce qu’est un disque «&nbsp;frais »). Mais nul besoin d’écouter plusieurs fois le disque pour retourner le boitier et lire l’expression «&nbsp;pain and suffering in various tempos ». Les lyrics des titres extraits de cet album sont très majoritairement noirs, emprunts de douleur, de regret, de tristesse et de souffrance. La tonalité, les ambiances et les sonorités sont en symbiose quasi-parfaite avec le sens des paroles. L’atmosphère de l’album est lourde et pesante. Difficile d’entrevoir dans ce contexte un quelconque aspect «&nbsp;lumineux », sauf à faire allusion à la qualité de l’album et au succès commercial du LP et de la tournée subséquente. D’autres qualificatifs employés laissent perplexes, mais il en sera justement question ci-dessous.</p>


<p>Mais au final, les grandes lignes de l’histoire du groupe sont présentées, même si certaines périodes-clé sont examinées en à peine un quart de page… La genèse de Depeche Mode, le rapide départ de Vince Clarke, l’arrivée de Wilder, la maturité artistique progressive, la rencontre décisive avec <a href="http://www.frenchviolation.com/index.php/2007/05/02/54-anton-corbijn">Corbijn</a>, le succès des années 80, le tournant du concert de Pasadena (101) et la conquète de l’Amérique, la quasi-perfection atteinte sur Violator (l’âge d’or) et Songs of Faith and Devotion (le nirvana et la descente aux enfers) et ses excès en tous genres, le départ de Wilder, les problèmes personnels et la résurrection de Gahan, la renaissance timide d’un trio et les années 2000 avec Exciter, de nouvelles tensions laissant planer le doute quant au futur du groupe, les expériences solo et le somptueux Playing the Angel en guise de point d’orgue.</p>


<h5>La magie des mots… et ses limites&nbsp;!</h5>


<p>Le style est agréable à lire. La clarté dans la narration et le registre de langue soutenu doublés d’une richesse indéniable de vocabulaire démontrent que l’auteur n’a pas usurpé sa double casquette de journaliste-écrivain, et qu’elle n’en est pas à son coup d’essai.</p>


<p>Toutefois, certaines envolées poétiques nuisent à la compréhension du lecteur sur des points essentiels. Il convient de s’arrêter quelques instants sur ce point. Ce même reproche pourrait d’ailleurs être fait à bien d’autres écrits musico-journalistiques. L’utilisation et la juxtaposition de termes qualificatifs, expressions ou périphrases aux sonorités plaisantes mais aussi – et surtout – ronflantes et vides de sens («&nbsp;la délicatesse mélancolique de World Full of Nothing » comme seule description dudit titre , ou encore «&nbsp;Policy Of Truth et World in my Eyes plus abordables que le symphonico new-age Halo, le fétichiste Blue Dress ou bien la marche ténébreuse de Clean. ») raviront les linguistes et les adeptes de la métaphysique, mais non les lecteurs dont – pour la majorité d’entre eux – l’unique fantasme est d’une banalité rare&nbsp;: comprendre le point de vue de l’auteur sur un point précis, en l’occurrence – car il s’agit notamment de cet aspect fondamental – la description ou le commentaire d’un titre de la discographie modienne. Chacun pourra se faire sa propre idée à la lumière de cet extrait à mon sens tout à fait révélateur de la façon dont l’auteur a l’habitude de décrire une œuvre&nbsp;: <em>«&nbsp;le vinyle (Music For The Masses) déborde de (…) recherches symphoniques aux confins du mystico-métallique. Chaque titre fonctionne selon son propre code, comme si les Modes, qui s’intéressent à tous les genres, délimitaient dans l’espace leur territoire de jeu. On en retiendra l’envoûtant et touchant Never Let Me Down Again, le techno-routier Behind The Wheel et sa flûte synthétique inquiétante, la lente marche futuro-mystique de Sacred ou l’angoisse crescendo d’un Little 15 ».</em> CQFD pour ma part. Le lecteur novice ou non averti aura bien du mal à se faire une idée concrète (même modeste) de l’univers et de la coloration musicale d’un titre, d’un disque voire même de Depeche Mode de façon générale.</p>


<p>Pour en terminer avec les remarques de forme ayant trait aux aspects biographiques, une désagréable impression de «&nbsp;déjà-lu » s’empare du lecteur qui referme le livre lu d’une traite. Le sentiment que l’auteur s’est – parfois un peu trop – inspirée des écrits de Sébastien Michaud. Là encore, chacun appréciera.</p>


<p>Si l’on s’intéresse maintenant à la structure du livre, là encore le lecteur a de quoi être surpris. Un sommaire en cinq parties. Soit. Sauf que la première est consacrée à… Playing the Angel. Cherchez l’erreur. Curieusement (mais heureusement), l’auteur revient par la suite à un plan chronologique, de Basildon au succès des années 80, suivie de l’apogée et des dérives des années 90 pour terminer sur les interludes solo des années 2000 et … Playing the Angel que l’auteur a semble t-il tellement apprécié qu’elle prend la peine d’y consacrer deux chapitres (le premier et le dernier). Le lecteur remarquera peut être aussi certains décalages entre le titre des chapitres et la progression de la biographie au milieu de ce dédale de photos. Ainsi , alors que la biographie a atteint la fin du Singles Tour de 1998, une série de photos illustratives est proposée au lecteur. Après avoir tourné ces quelques pages de photos, le chapitre suivant suivant se présente à nous&nbsp;: «&nbsp;et Alan tire sa révérence » (laquelle est intervenue trois ans avant 1998, année où la biographie est censée en être restée). Une incohérence parmi d’autres. Difficile pour celui qui découvre le groupe, de ne pas s’y perdre.</p>


<h5>Illustrations&nbsp;: une beauté incontestable gâchée par une mise en page bâclée</h5>


<p>La partie «&nbsp;photo » n’est pas non plus exempte de tout reproche, loin s’en faut. Premièrement, certaines photos sont par endroit étrangement mais a priori volontairement «&nbsp;floutées ». L’impression que l’éditeur (ou l’auteur) a voulu censurer certains éléments de la photo. Mais quel serait l’intérêt de cacher la main droite (attention, pas la gauche) de Dave et Martin ou les genoux d’un Dave on stage submergé par la drogue en 93, en sachant que ces «&nbsp;membres » apparaissent par ailleurs sur bon nombre d’autres photos qui elles, sont tout à fait nettes. Le nombre de photos où cet «&nbsp;effet » a été utilisé reste marginal, mais cela suffit à détruire leur beauté et leur charme. Rien d’anodin, donc, d’autant qu’il y a d’autres choix qui apparaissent contestables.</p>


<p>Ainsi – et ceci est beaucoup plus gênant car cette fois-ci la majorité des photos sont concernées – l’auteur a cru bon de devoir «&nbsp;illustrer l’illustration », en plaquant sur bon nombre de clichés, différentes citations émanant –pour la plupart – des membres du groupe. La photo s’en trouve alors souillée. D’autant que ces citations ne se font pas particulièrement discrètes, l’auteur ou l’éditeur ayant probablement pensé aux malvoyants. On ne les en remerciera jamais assez.. Mais cela va encore au-delà&nbsp;: ces citations sont souvent éditées sur plusieurs lignes et la taille de la police est parfois différente d’une ligne à l’autre. Cette asymétrie est autant désagréable qu’inexplicable. Mais si pour ce qui est de la mise en page et de la présentation ces «&nbsp;fameuses » citations frôlent la faute de goût caractérisée, le fond rattrape t-il au moins la forme&nbsp;? Ce serait un minimum. En voici un échantillon quasiment représentatif&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous sommes tous des morts en sursis qui adorons rire et danser » ou encore «&nbsp;nous sommes un groupe en vie, pas une institution ».</em> Martin Gore serait-il un des fils spirituels de Jean-Claude Van Damme&nbsp;? D’autres citations sont encore plus existentielles (difficile à croire, non ?), mais en terme de – haute – valeur ajoutée, la plupart sont de cet acabit. Le mal est fait.</p>


<p>Je passe sur les horribles bandes ou autres traits plus ou moins épais, de couleurs aléatoires qui figurent sur certaines photos et qui une fois que l’on s’en rend compte, constituent une agression supplémentaire pour un lecteur qui continue sa lente agonie. Effet de style volontaire ou problème d’impression, le mystère demeure entier.</p>


<p>Et ce n’est pas terminé… L’auteur a pris soin (et c’est heureux car pour le coup, bon nombre d’autres livres ne se donnent malheureusement pas cette peine) d’adjoindre les références de la majorité des photos présentées. A savoir la date et le lieu où le cliché aurait été pris. Sauf que malheureusement, certaines références s’avèrent parfaitement inexactes. A titre d’exemple, une photo où il est inscrit 1/01/1980 est en réalité une photo prise en 1985. Le look et la tenue de chacun n’a pourtant rien à voir avec la période 1980 pourtant reconnaissable au premier coup d’œil. D’autant qu’Alan Wilder est présent sur la photo, lui qui est censé s’embarquer dans la galère Déhème en 1982, soit deux ans après la date supposée du cliché… Une coquille serait-on tenté a priori de penser, emprunts de compassion à l’égard d’un auteur dont on finirait presque par se demander si elle a réellement pris le temps de se documenter (ou de relire attentivement avant d’avaliser la publication et les tirages. Ce ne sont pas les nombreuses fautes d’orthographe qui contrediront cette interrogation légitime). Sauf qu’il y en d’autres. Je passe sur une photo de la tournée For the Masses qui nous est présentée comme tirée de la tournée US de 1986. Plus loin, le lecteur découvre une photo de Gahan sur scène et lit avec grand étonnement «&nbsp;Meadows Amphiteater Irvine USA, 1995 ». Or l’agenda de Gahan était trop chargé à cette époque pour tourner avec DM&nbsp;: rendez-vous chez le dealer le matin, rixe avant l’apéro, visite de routine au commissariat du coin l’après-midi, dîner avec un autre dealer, nuit de folie,… La photo provient en réalité de l’une des représentations de l’Ultra Parties (tournée internationale marathon composée de deux show de 6 titres, dont l’intro) en 1997. Quant au lieu mentionné (qui à première vue, ne correspond à rien), difficile de voir avec quoi l’auteur a pu confondre.</p>


<p>Les photos sont parfois agrémentées de certains éléments de la discographie. Le plus souvent, les disques choisis correspondent à l’époque d’où est tirée la photo. Mais pas toujours. On pourra relever à cet égard l’utilisation de la covers front du DVD The Singles 86-98 pour illustrer une photo promotionnelle de Ultra.</p>


<p>Hormis ces quelques critiques, le choix des photos est globalement pertinent. Chaque période est assez bien représentée. De ce point de vue, il n’y a pas tromperie sur la marchandise&nbsp;: il s’agit bien d’un livre retraçant les 25 ans de carrière du groupe. Même si la part belle est faite aux clichés tirés d’une prestation live (dont beaucoup proviennent de vidéos officielles du groupe), on note par ailleurs de nombreuses photos tirées des campagnes promotionnelles du groupe. L’auteur alterne aussi les photos dites «&nbsp;de groupe » et les photos en «&nbsp;solo ». On relèvera néanmoins une surreprésentation de Dave Gahan. Il était inconcevable de s’en priver face à une telle bête de scène au charisme unique. Dans ses choix, l’auteur réussit de belle manière le mariage entre le noir et blanc des premières années et les couleurs, même s’il est bien normal qu’il y ait un déséquilibre au profit de ces dernières.</p>


<p>Plus globalement et plus subjectivement, les photos retenues (abstractions faites des critiques exposées ci-dessus) sont dans leur immense majorité magnifiques et se laissent même contempler pendant plusieurs secondes sans détourner les yeux. Mention spéciale décernées aux photos prises sur le Touring the Angel en 2005-2006. Le grand format du livre et des photos ainsi que le support y sont pour beaucoup. On est au cœur de l’attrait principal de ce livre. La raison essentielle qui poussera sans doute tout vrai fan qui se respecte à l’acheter.</p>


<h5>Et les bonus&nbsp;?</h5>


<p>En fin d’ouvrage figure une discographie. La démarche de l’auteur est médiane. La discographie proposée ici n’est pas complète (et on le conçoit aisément, car cela mériterait au moins un ouvrage à part entière si l’on voulait tenter d’être exhaustif, si tant est que cela soit possible) mais elle ne se limite pas pour autant au strict minimum. En effet, le lecteur a droit aux albums, mais aussi aux singles. Sans oublier la tracklist correspondante et la référence principale des différents disques. Cette belle ambition fera sans doute oublier certaines confusions&nbsp;: A Question of Lust référencé Bong 9 (au lieu de Bong 11) ou Suffer Well estampillé Bong 35 (au lieu de Bong 37). Quelle importance me direz-vous&nbsp;? Le sérieux. La crédibilité. La rigueur. La précision. Des qualités qu’il est difficile d’entrevoir lorsque l’on fait état d’un ouvrage comportant tant d’erreurs, de confusions et d’imprécisions. Le comble de l’horreur ou de l’hilarité (c’est selon) est atteint lorsque le regard croise la tracklist d’une réédition de 101 sortie en 1996 et qui serait composée de… 40 titres (chaque morceau figure deux fois voire trois fois sur la même tracklist selon un ordre totalement chaotique. Sans parler de la mention «&nbsp;live » arbitrairement adjointe aux côtés de certains titres mais pas d’autres, étant rappelé que 101 est un album live…)&nbsp;!</p>


<p>On note aussi la présence d’une vidéographie et d’une sélection – parfois assez curieuse – de sites Internet. C’est anecdotique, mais dans cet océan d’erreurs et d’imprécision, on note la mention sur la tracklist du DVD de One Night in Paris, de l’easter egg (bonus caché&nbsp;: interprétation backstage de Surrender par Gore accompagné de Gordeno) dont beaucoup de fans ont longtemps ignoré l’existence.</p>



<h5>En conclusion…</h5>


<p>Un livre où les fans n’apprendront strictement rien de nouveau dans la partie biographie. 30 euros sont en jeu. D’un côté un type de livre original au milieu de la bibliographie modienne classique&nbsp;: un vaste échantillon de photos grand format sur papier glacé. De l’autre, une mise en page imparfaite, pratiquement aucune photo inédite et quelques erreurs. Il serait toutefois intéressant de savoir si une nouvelle édition (notamment destinée à éliminer les soucis d’impression ou de mise en page) a vu le jour depuis 2006.</p>


<p>Le lecteur novice lui, y trouvera certainement son compte, la biographie fournissant tout de même les bases essentielles à toute personne curieuse de l’histoire de Depeche Mode. Il pourra se limiter à cela. Ou bien s’il souhaite postuler au grade «&nbsp;hardcore », il devra s’orienter par la suite vers des biographies au sens strict (Ethique Synthétique en français ou mieux, Stripped pour les anglophiles/phones).</p>


<p>Deux heures suffisent à lire l’ouvrage de bout en bout, en s’attardant quelques secondes sur chaque photo. Le cadeau idéal pour ceux qui n’aiment la lecture qu’à la seule condition qu’elle ne soit pas trop longue.</p>


<p>C’est également un livre qui ravira les collectionneurs. Pourquoi&nbsp;? Car par définition, un collectionneur collectionne et achète tout, le «&nbsp;bon » comme le «&nbsp;mauvais ».</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/04/07/193-quelques-concerts-sympas-en-2008">
  <title>Quelques concerts sympas en 2008</title>
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  <dc:date>2008-04-07T15:43:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Concerts</dc:subject>
  <description>Quelques concerts à venir à Paris (n'hésitez pas à indiquer vos bons plans) :


Daniel Darc, l'ex Taxi Girl se produira à l'Olympia pour un prix tout à fait raisonnable le 17 mai 2008... Petit prix également pour le groupe électro Ladytron à la Maroquinerie le 2 mai 2008... Toujours un...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/concerts/ladytron.jpg " alt="Ladytron" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Quelques concerts à venir à Paris (n'hésitez pas à indiquer vos bons plans)&nbsp;:</p>


<p><strong>Daniel Darc</strong>, l'ex Taxi Girl se produira à l'Olympia pour un prix tout à fait raisonnable le 17 mai 2008... Petit prix également pour le groupe électro <strong>Ladytron</strong> à la Maroquinerie le 2 mai 2008... Toujours un régal sur scène, <strong>Goldfrapp</strong> passe par le Casino de Paris le 16 avril 2008... <strong>Portishead</strong>, autre groupe des années 90, sera deux soirs au zénith de Paris les 5 et 6 mai 2008 avec <em>Kling Klang</em> en première partie.</p>


<p>A noter également la <em><a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=7409fcf0a7a790f6c1b07e058e8bb7c0;act=ST;f=6;t=13772">Nuit de l'Electro Live</a></em> le samedi 7 juin à 18h30 avec les allemands de <strong>De/Vision</strong>, <strong>Foretetaste</strong>, <strong>Waiting For Words</strong>, <strong>OneTwo</strong> (Paul Humphries et Claudia Brucken) au Trabendo. Et c'est gratuit&nbsp;!</p>


<p>Enfin, <strong>Front 242</strong> passe à la Locomotive le jeudi 3 juillet à partir de 21h ainsi que <strong>Terence Fixmer / Douglas McCarthy</strong> (Nitzer Ebb) et <strong>Neon Electronics</strong>. Le prix est de 28 Euros.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/03/17/192-nous-sommes-jeunes-nous-sommes-fiers">
  <title>Benoît Sabatier : Nous sommes jeunes, nous sommes fiers</title>
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  <dc:date>2008-03-17T18:29:11+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Livres et zines</dc:subject>
  <description>Benoît Sabatier dans le livre Nous sommes jeunes, nous sommes fiers se propose de retracer 50 ans de culture jeune d'Elvis Presley à MySpace. Un livre très sérieux qui manque parfois de second degré et d'humour mais qui n'en reste pas moins très ambitieux. Le pari de montrer comment la culture a basculé dans le jeunisme est réussi. MTV, Depeche Mode, Michael Jackson, Madonna, la FNAC, les radios libres, Elvis, la culture bobo, Taxi Girl, le mouvement punk, le piratage... Ils sont tous là pour notre plus grand plaisir !</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Benoît Sabatier dans le livre <em>Nous sommes jeunes, nous sommes fiers</em> se propose de retracer 50 ans de culture jeune d'Elvis Presley à MySpace. Un livre très sérieux qui manque parfois de second degré et d'humour mais qui n'en reste pas moins très ambitieux. Le pari de montrer comment la culture a basculé dans le jeunisme est réussi. MTV, Depeche Mode, Michael Jackson, Madonna, la FNAC, les radios libres, Elvis, la culture bobo, Taxi Girl, le mouvement punk, le piratage... Ils sont tous là pour notre plus grand plaisir&nbsp;!</p> <h4>La Culture jeune d’Elvis à Myspace</h4>

<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/livres/sabatier.jpg" alt="Sabatier" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Il fallait bien 679 pages pour pouvoir expliquer comment est née la culture jeune au milieu des années 50 et comment elle s'est diversifiée. Très rapidement, le rock'n'roll s'essouffle et le rock lui succède. Les industriels montrent rapidement le bout de leur nez pour récupérer Elvis et compagnie. Cela n'empêche pas des mouvements contestataires de se développer, le folk est là pour le prouver. L'ascension de la culture jeune se poursuit en s'opposant aux parents jusque dans les années 70. Benoît Sabatier nous plonge au cœur de ces périodes et de mouvements variés&nbsp;: l'anticonformisme parisien des années 70, le punk, les branchés des années 80, le hip-hop et les radios libres, 1984 année charnière, l'héritage de l'esprit Canal, la révolution MTV, la révolution Michael Jackson, Madonna, le rock humanitaire, les exemples d'alter mainstream (les béruriers noirs, les inrocks), l'émergence de la techno et la french touch, la street credibility des années 90, l'avènement de la musique pour enfants (Britney, Lorie, Alizés), la musique marketée pour bobos (l'exemple de Björk), le R&amp;B, les reformations, les régressions paradoxalement liées aux nouvelles technologies. Des portraits de personnages (Yves Adrien), des interviews (Brian Eno) viennent compléter ce livre sans photos.</p>


<h4>L'histoire de Taxi Girl, de Mirwais et de Daniel Darc</h4>

<p>Sabatier ne s'est pas contenté de donner des références internationales, il explique pour chaque période et mouvement analysé l'état (souvent pathétique) de la scène française. Et dans cet hymne réaliste à la culture jeune, une place prépondérante est donnée au groupe Taxi Girl. On découvre ou redécouvre la petite histoire du groupe au fil du livre. De la jeunesse de Mirwais et Daniel Darc en passant par les débuts de Taxi Girl, les premiers concerts, les provocations, les drogues qui détruisent le groupe, l'industrie du disque qui les ignore et un manager qui les arnaque, on est plongé dans cette aventure pour le meilleur (Seppuku) et le pire.</p>


<h4>Depeche Mode, le rock ne veut pas mourir</h4>

<p>Plusieurs pages sont consacrés à Depeche Mode, qui a la particularité de ne pas exploser malgré un groupe constitué de fortes têtes et de nombreuses crises internes. Le rock ne veut pas mourir, DM ne veut pas mourir et ne peut pas mourir car Gahan et Gore ont trop intérêt l'un de l'autre pour aller au clash. L'angle de Benoît Sabatier est intéressant même s'il insiste un peu lourdement sur le côté sex &amp; drug &amp; rock'n'roll de Depeche Mode. On aurait aimé que le early DM soit un peu plus décortiqué, notamment l'année 1984 qui voit Depeche Mode être le premier groupe à afficher complet dans un palais des sports de Bercy flambant neuf.</p>


<h4>Nous sommes jeunes, nous sommes fiers&nbsp;: notes</h4>

<p>Au niveau discographie, le top 200 du livre place l'album Seppuku de Taxi Girl au premier rang... Martin Gore (Counterfeit e.p.) est #20... DAF, Gold und Liebe #40...  Joy Division, Closer #142... Liaisons Dangereuses, Liaisons Dangereuses est également dans le top #200... Un CD compilation de 16 morceaux (Elvis, The Kinks, Iggy, Madness, The Stockholm Monsters, New Order, Taxi Girl, etc.) est en vente par ailleurs...</p>



<p>Hachette Littératures - 679 pages - 2007</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/29/191-the-cure-zurich-27-02-08">
  <title>The Cure - Zurich - 27/02/08</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/29/191-the-cure-zurich-27-02-08</link>
  <dc:date>2008-02-29T18:03:23+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Dave1er</dc:creator>
  <dc:subject>Concerts</dc:subject>
  <description>La dernière fois où nos chemins s’étaient croisés remonte à 1997, lors d’un concert mémorable. Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je suis retourné voir ce bon vieux gredin de Robert Smith, accompagné de sa bande de curistes, à la Hallenstadion de Zurich.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La dernière fois où nos chemins s’étaient croisés remonte à 1997, lors d’un concert mémorable. Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je suis retourné voir ce bon vieux gredin de Robert Smith, accompagné de sa bande de curistes, à la Hallenstadion de Zurich.</p> <p>La Hallenstadion, j’aime bien. On pourrait la décrire comme un Bercy un chouillat plus petit. La seule différence réside dans l’accueil&nbsp;: pratiquement pas d’attente à l’entrée, les membres de la sécurité sont souriants, pas de fouille au corps pour savoir si on tente de dissimuler un bout de sandwich au fond du sac, pas de fouille tout court d’ailleurs. A l’intérieur de l’enceinte, de nombreux stands de nourriture à base d’aliments propres à la consommation, de la boisson à base de houblon, des WC en veux-tu en voilà (le temps d’attente chez les femmes doit frôler les 2 minutes maximum ...), des vestiaires à un euro pour éviter de trimballer son blouson de ski et ses valises dans la fosse, des espaces larges et accueillants qui devraient rassurer les claustrophobes, et des espaces fumeurs ....</p>


<p>Le public était finalement assez disparate. Je m’attendais à un défilé de gothiques flamboyants avec moultes coiffures violettes, visages blancs et maquillages plus ou moins discrets. Très peu de tout ça finalement. Bien sûr, beaucoup de Dc Martens montantes et 90% de tenues noires, un ersatz de Black Swarm quoi. :)    Ah si, j’ai vu un type avec un tee-shirt brésilien jaune et vert fluo… J’imagine que c’est quelqu’un qui a perdu un pari, où quelque chose comme ça ...</p>


<p>Sinon quelques crépus du cuir chevelu erraient ça et là ... (malheur aux fans de la première heure qui ont une calvitie naissante). Je dirais que le public allait de 25 à 50 ans.</p>


<p>La première partie démarre à 19h00 et elle est assurée par 65daysofstatic. Je ne connais pas ce groupe.  Pour le peu que j’en ai écouté, leur musique pourrait être à mon avis cataloguée dans le genre post-rock.
Je ne suis pas resté plus de 2 minutes dans la salle, car le volume était vraiment trop fort. Mon oreille droite me l’a d’ailleurs confirmé en devenant instantanément douloureuse à l’instant même où je suis entré dans l’arena.</p>



<p><strong>(Point infos Santé)</strong><br />
Mettez des bouchons d’oreille si vous ressentez la moindre douleur auriculaire. J’ai détruit mon oreille droite il y a sept ans à un concert de Placebo, et théoriquement les concerts me sont désormais interdits. Un son trop fort provoque chez moi une douleur aiguë&nbsp;du tympan. Alors un conseil&nbsp;: protége-vous.<br />
<strong>(Pour plus d’information, consultez un ORL près de chez vous)</strong></p>


<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/concerts/cure_0708.jpg" alt="The Cure" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Le concert était prévu à 20h00, les Cure sont montés sur scène à 20h01 (on est en Suisse, faut pas rigoler avec l’heure). Robert et sa bande arrive sur scène dans une ambiance ... très calme. Il faut dire que pendant les 30 minutes précédant le concert, au lieu de diffuser de la musique technoïde comme dans la plupart des concerts, eux avaient choisis de diffuser des bruits marins à base de ressac de vagues, cris de mouettes et chants de baleine. Vous savez, le genre de CD zen et relaxant qu’on trouve à Nature&amp;découverte. Il ne manquait qu’une plante verte sur la scène pour que la Hallenstadion soit déclarée <em>«&nbsp;Fen-shui certified »</em>.</p>


<p>Bon, j’en étais où&nbsp;? Ah oui, le concert. Commencer par «&nbsp;Plainsong » fût une sacrément bonne idée, tout simplement parce que j’aime beaucoup cette chanson. Ensuite ce fut un festival de vieilles et jeunes chansons, morceaux lents ou rapides, chansons pour fans ou tubes planétaires. Les vieux standards sont interprétés avec brio (quel bassiste&nbsp;! ) et déclenchent des bouffées de nostalgie. Pictures of you, In between days ou Lullaby me font frissonner.
Les light-shows sont sophistiqués, alternant les ambiances «&nbsp;rouge-bleue » intenses (comme celles utilisées pour Walking in my shoes) et Vert-bleue. Sur certaines chansons, des images sont projetées en arrière-plan. Choisies avec soin, je les ai trouvée particulièrement esthétiques. Une séquence à toutefois un peu plus retenue mon attention&nbsp;: celle d’images de guerre en n&amp;b retraçant l’histoire du monde de 1914 à 1970 environ, avec le magique «&nbsp;one hundred years » en bande-son glaciale. La rencontre des images et du son donne un résultat assez percutant.</p>


<p>Une chose est sûre&nbsp;: les Cure ne font pas déplacer et raquer leur fans pour rien. Après deux heures intenses de concert, ils reviennent pour exécuter pas moins de 12 chansons en rappel. Et là c’est parti pour le grand chelem&nbsp;: Play For Today, A Forest, Friday I'm In Love, Close To Me, Why Can't I Be You?, avant d’achever définitivement tout le monde avec l’enchainement Boys Don't Cry  /  10:15 Saturday Night  /  Killing an Arab.</p>


<p>Trois heures de concert&nbsp;!  Je ne suis pas fan des Cure, même si j’écoutais beaucoup il y a longtemps, et même si j’écoute encore régulièrement leurs albums. Mais il n’y avait pas besoin d’être un fan hardcore pour trouver ce concert incroyablement bon. Il ne m'a manqué que "A night like this" pour que la soirée soit parfaite.</p>


<p>Hier soir, à Zurich, il était possible de voyager dans le temps&nbsp;: pour faire un bond en arrière et se retrouver dans l’Angleterre de Madame Thatcher, il suffisait de fermer les yeux.</p>


<h4>Set-list&nbsp;:</h4>


<p>Plainsong,<br />
Prayers For Rain,<br />
alt.end,<br />
A Strange Day,<br />
The End Of The World,<br />
Lovesong,<br />
To Wish Impossible Things,<br />
Pictures Of You,<br />
Lullaby,<br />
From The Edge Of The Deep Green Sea,<br />
Please Project,<br />
The Baby Screams,<br />
A Boy I Never Knew,<br />
Other voices,<br />
Push,<br />
In between Days,<br />
Just like heaven,<br />
Primary,<br />
Us or Them,<br />
Never Enough,<br />
Wrong Number,<br />
One Hundred Years,<br />
Disintegration</p>


<p>Encore 1:<br />
At Night,<br />
M,<br />
Play For Today,<br />
A Forest</p>


<p>Encore 2:<br />
Let's Go To Bed,<br />
The Freak Show,<br />
Friday I'm In Love,<br />
Close To Me,<br />
Why Can't I Be You?</p>


<p>Encore 3:<br />
Boys Don't Cry,<br />
10:15 Saturday Night,<br />
Killing an Arab</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/08/190-some-bizzare-album-2008">
  <title>Some Bizzare Album réédité en 2008 ?</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/08/190-some-bizzare-album-2008</link>
  <dc:date>2008-02-08T00:29:06+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Disques</dc:subject>
  <description>Cette page wikipedia laisse entendre que la compilation Some Bizzare Album serait rééditée dans le courant de l'année 2008 et accompagnée de bonus.


Tracklisting original :


1. Blancmange - Sad Day
2. Soft Cell - The Girl with the Patent Leather Face
3. Neu Electrikk - Lust of Berlin
4....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Cette page <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Some_Bizzare_Album">wikipedia</a> laisse entendre que la compilation Some Bizzare Album serait rééditée dans le courant de l'année 2008 et accompagnée de bonus.</p>


<p><img src="http://www.frenchviolation.com/dotclear/images/albums/some-bizarre.jpg" alt="Some Bizzare Album" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Tracklisting original&nbsp;:</p>


<p>1. Blancmange - Sad Day<br />
2. Soft Cell - The Girl with the Patent Leather Face<br />
3. Neu Electrikk - Lust of Berlin<br />
4. Naked Lunch - La Femme<br />
5. The Fast Set - King of the Rumbling Spires<br />
6. The Loved One - Observations<br />
7. Illustration - Tidal Flow<br />
8. Depeche Mode - Photographic<br />
9. The The - (Untitled)<br />
10. B-Movie - Moles<br />
11. Jell - I Dare Say it Will Hurt a Little<br />
12. Blah Blah Blah - Central Park</p>


<p>Compilation par Stevo.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/01/189-rumeurs-depeche-mode-et-actu-2008-sur-le-forum">
  <title>Rumeurs Depeche Mode et actu 2008 sur le forum</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/01/189-rumeurs-depeche-mode-et-actu-2008-sur-le-forum</link>
  <dc:date>2008-02-01T08:26:41+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Web</dc:subject>
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</item>
<item rdf:about="http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/01/188-fv-awards-2007-palmares">
  <title>FV awards 2007 : le palmarès</title>
  <link>http://www.frenchviolation.com/index.php/2008/02/01/188-fv-awards-2007-palmares</link>
  <dc:date>2008-02-01T08:20:44+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Web</dc:subject>
  <description>Le palmarès des FV Vrais fans awards a été dévoilé samedi 23 janvier lors d'une longue cyber-cérémonie. Rendez-vous en 2008 et merci à tous les participants ainsi qu'à Dorian, le Maitre de Cérémonie....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Le <a href="http://www.frenchviolation.com/cgi-bin/board/ikonboard.cgi?s=4168c919b7d98849b23609ac67a91f34;act=ST;f=37;t=13516">palmarès des FV Vrais fans awards</a> a été dévoilé samedi 23 janvier lors d'une longue cyber-cérémonie. Rendez-vous en 2008 et merci à tous les participants ainsi qu'à Dorian, le Maitre de Cérémonie.</p>]]></content:encoded>
</item>

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