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	<title>Gaétan Frigon</title>
	
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		<title>LA DÉCONFITURE D’UN GÉANT</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 13:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 13 mai 2013 : Imaginez une entreprise possédant un moteur de recherche performant alors que l’internet en est encore à ses balbutiements et que Google n’existe pas encore. Vous me diriez que ce serait tout un exploit, considérant la longueur d’avance qu’une telle entreprise aurait sur ses compétiteurs. Imaginez aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 13 mai 2013 :</strong></h4>
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<p>Imaginez une entreprise possédant un moteur de recherche performant alors que l’internet en est encore à ses balbutiements et que Google n’existe pas encore. Vous me diriez que ce serait tout un exploit, considérant la longueur d’avance qu’une telle entreprise aurait sur ses compétiteurs.</p>
<p>Imaginez aussi une entreprise réalisant un profit d’exploitation de plus de 60% sur ses ventes. Pour les profanes, il s’agit d’un profit après avoir payé toutes les dépenses, à l’exception des intérêts, de l’impôt et des frais d’amortissement. Vous me diriez que ce serait tout un exploit, considérant que la plupart des entreprises peinent à réaliser un profit d’exploitation de 10%.</p>
<p>Eh bien, une telle entreprise existe, ou plutôt existait. Elle s’appelle Groupe Pages Jaunes (GPJ). Je suis convaincu que, d’ici quelques années, les programmes MBA de grandes universités canadiennes et américaines auront pour leurs étudiants en maîtrise une étude de cas appelée Groupe Pages Jaunes, un rendez-vous manqué.</p>
<p>L’histoire récente de GPJ, sous la présidence de Marc Tellier, n’est rien de moins qu’une histoire que même les plus tolérants considèrent comme l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire en affaires. Voyons un peu ce qu’il en est.</p>
</div>
<div id="testArtCol_b">
<p>Au début de l’an 2000, un peu tout le monde savait que les médias imprimés avaient atteint leur plein potentiel et qu’une baisse plus ou moins marquée se pointait à l’horizon. Tout le monde savait que l’industrie des pages jaunes devait se transformer de fond en comble pour assurer sa survie à long terme.</p>
<p>Sachant cela, qu’a fait GPJ sous la gouverne de Marc Tellier, appuyé par un conseil d’administration qui, à ce qu’il semble, a autorisé les transactions sans trop poser de questions? GPJ a simplement acheté tous ses compétiteurs, directs et indirects, notamment SuperPages, Canpages et Traders.</p>
<p>C’est comme si GPJ en était arrivé à la conclusion que la fusion de plusieurs entreprises en décroissance en créerait une nouvelle en croissance. Pourtant, il est reconnu par toute la communauté des affaires que l’on ne crée pas un homme fort en en mettant deux faibles ensemble. C’est une recette qui n’a jamais fonctionné.</p>
<p>Qui plus est, GPJ a payé des prix anormalement élevés pour à peu près toutes les acquisitions qu’elle a réalisées. Je me souviens de l’incrédulité sur les visages des financiers lorsque les détails des transactions étaient annoncés. En fait, vendre son entreprise à GPJ devenait souvent une bouée de sauvetage pour des entreprises en difficulté. C’est comme si une solution magique tombait du ciel.</p>
<p>Nous connaissons tous la résultante de ces actions mal planifiées. Les actionnaires ont presque tout perdu. Des centaines d’employés ont perdu leur emploi, et le virage web a pris un retard important. Je ne suis pas le seul à me demander pourquoi le conseil d’administration du temps a laissé Marc Tellier dilapider un joyau que Bell avait mis des années à bâtir.</p>
<p>Malgré ces déboires, GPJ a encore aujourd’hui de fortes chances de passer au travers. Ils ont revendu à perte ou simplement fermé les divisions imprimées payées à gros prix. Les meilleurs employés y travaillent encore et une bonne partie du conseil d’administration a été remplacé. Après plusieurs erreurs de parcours, le virage web semble enfin sur la bonne voie. GPJ mérite de connaître à nouveau le succès.</p>
</div>
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		<title>LE MAUVAIS SORT DE MONTRÉAL</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 13:33:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 6 mai 2013 : Je ne sais pas ce que la Ville de Montréal a fait au Bon Dieu pour se retrouver continuellement avec un maire, soit qui ne voit rien, comme c&#8217;était le cas avec Gérald Tremblay, soit qui prend des décisions farfelues et irresponsables, comme c&#8217;est le cas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 6 mai 2013 :</strong></h4>
<p>Je ne sais pas ce que la Ville de Montréal a fait au Bon Dieu pour se retrouver continuellement avec un maire, soit qui ne voit rien, comme c&#8217;était le cas avec Gérald Tremblay, soit qui prend des décisions farfelues et irresponsables, comme c&#8217;est le cas avec Michael Applebaum.</p>
<p>Peut-être que le Festival Juste pour rire devrait acheter la ville et l&#8217;inclure dans ses activités. À ce moment-là, on saurait au moins qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une farce et on pourrait en rire sans s&#8217;offusquer. Tant qu&#8217;à être la risée du monde entier, aussi bien l&#8217;être d&#8217;une façon officielle et rentable.</p>
<p>D&#8217;une part, il y a Gérald Tremblay, un maire que j&#8217;ai défendu à plusieurs reprises dans ces pages. Aujourd&#8217;hui, je dois cependant me rendre à l&#8217;évidence que, malgré son intégrité reconnue par tous, il a fait preuve d&#8217;un aveuglement tellement inquiétant qu&#8217;il faut se poser des questions sur son intelligence. Ce qui ressort de son témoignage à la commission Charbonneau est à l&#8217;effet que si son aveuglement n&#8217;était pas volontaire, il était à tout le moins involontaire, car aveuglement il y avait. Même lui n&#8217;est plus en mesure de nier ce fait.</p>
<p>L&#8217;histoire retiendra fort probablement que malgré sa bonne volonté et sa bonne foi, Gérald Tremblay n&#8217;avait tout simplement pas la poigne nécessaire pour être maire de Montréal. C&#8217;est malheureux, mais c&#8217;est la réalité. Même un enfant de 6 ans aurait été en mesure d&#8217;au moins réaliser que quelque chose de croche se passait dans son entourage.</p>
<p>D&#8217;autre part, il y a maintenant Michael Applebaum. D&#8217;accord sur le fait qu&#8217;il est un maire temporaire, mais ce n&#8217;est pas une raison pour ridiculiser Montréal par des décisions tellement irréalistes que la population est en droit de se demander ce qu&#8217;il fait dans cette galère.</p>
<p>Il y a tout d&#8217;abord eu cette décision de faire un sondage sur les nids-de-poule. Eh oui! Un sondage en ligne pour savoir si les citoyens de Montréal accepteraient que les nids-de-poule soient bouchés par des entreprises nommées à la commission Charbonneau. Il faut le faire! Quel sera le prochain sondage que commandera le maire Applebaum? Pourquoi ne pas demander aux gens si on doit enlever la neige dans les rues en hiver dans l&#8217;éventualité où un entrepreneur avoue avoir participé à un système de collusion?</p>
<p>Et maintenant, il y a cette nouvelle décision que personne ne comprend et que tout le monde critique, à savoir empêcher les entreprises de génie qui ont avoué leur culpabilité à la commission Charbonneau d&#8217;avoir des contrats de la Ville pour une période de 5 ans. Tout le monde, c&#8217;est-à-dire la commission Charbonneau elle-même, les partis d&#8217;opposition à la Ville, le gouvernement du Québec et les partis d&#8217;opposition à l&#8217;Assemblée nationale s&#8217;entendent pour dire que ça ne tient pas debout, que c&#8217;est de la discrimination envers ceux qui ont aidé la commission Charbonneau en avouant avoir participé à un système de collusion.</p>
<p>Imaginez le message passé aux autres firmes qui ont participé à de la collusion, mais qui ne l&#8217;ont pas avoué publiquement: n&#8217;avouez rien, car ça va jouer contre vous. C&#8217;est tellement imbécile que c&#8217;en est inquiétant. Espérons que le maire Applebaum changera d&#8217;idée par lui-même ou que le gouvernement du Québec l&#8217;obligera à changer d&#8217;idée.</p>
<p>J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression qu&#8217;un vilain méchant a jeté un sort sur Montréal. Que faut-il faire alors pour que ce mauvais sort cesse, pour que Montréal retrouve sa sérénité? Je vais faire brûler des lampions&#8230;</p>
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		<title>IL SE FAIT TARD POUR MONTRÉAL</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 13:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 29 avril 2013 : Pour commencer mon texte, je voulais trouver un qualificatif pour décrire le Montréal d&#8217;aujourd&#8217;hui. J&#8217;ai hésité entre: autruche, imbécile, innocent, aveugle, collusion, tricherie, vols, manigances, mafia, sacs bruns, 3%, pots de vin, alouette, et autres expressions semblables. J&#8217;ai fini par trouver «Pauvre Montréal, peux-tu encore en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 29 avril 2013 :</strong></h4>
<p>Pour commencer mon texte, je voulais trouver un qualificatif pour décrire le Montréal d&#8217;aujourd&#8217;hui. J&#8217;ai hésité entre: autruche, imbécile, innocent, aveugle, collusion, tricherie, vols, manigances, mafia, sacs bruns, 3%, pots de vin, alouette, et autres expressions semblables. J&#8217;ai fini par trouver «Pauvre Montréal, peux-tu encore en prendre?»</p>
<p>En fait, il se fait tard pour Montréal. Les élections auront lieu dans six mois et il est important que ces élections sonnent le début d&#8217;un temps nouveau, le début d&#8217;un renouveau nécessaire et salutaire pour éviter le pire. Mais, malheureusement, ça ne semble pas trop bien parti.</p>
<p>Prenons les candidats en présence. Il y a tout d&#8217;abord Louise Harel. D&#8217;emblée, j&#8217;admets ne l&#8217;avoir jamais rencontrée. Mais pour des raisons que j&#8217;ignore, je ne la vois pas comme maire de Montréal. Malgré son éloquente feuille de route, son sens critique qui amène des solutions constructives, je suis incapable de dire pourquoi. Il s&#8217;agit certes d&#8217;une très bonne personne, certainement plus honnête que ceux qui l&#8217;ont précédée. Mais j&#8217;ai beau essayer d&#8217;imaginer Louise Harel comme maire et je n&#8217;y arrive tout simplement pas. Mon cerveau refuse même de considérer cette alternative.</p>
<p>Il y a ensuite Richard Bergeron. J&#8217;ai rencontré ce dernier une seule fois et j&#8217;ai eu alors l&#8217;opportunité d&#8217;avoir une bonne discussion informelle avec lui. Et après cette discussion, je n&#8217;avais aucune idée à qui j&#8217;avais affaire. Tout ce que j&#8217;ai retenu, c&#8217;est qu&#8217;il est anti-autos au point d&#8217;en faire une maladie. Les boutons lui poussent dans le visage. Et quand il aborde certains projets qui lui tiennent à coeur, tout devient un immense imbroglio impossible à cerner. Les responsabilités du gouvernement du Québec s&#8217;entremêlent à celles de la Ville de Montréal. Même chose pour les finances où tout se retrouve dans le même pot.</p>
<p>Richard Bergeron est peut-être un excellent responsable de l&#8217;aménagement, mais je ne lui confierais pas la direction financière d&#8217;un dépanneur, encore moins celle de la Ville de Montréal. Il m&#8217;a donné l&#8217;impression d&#8217;un grand théoricien qui n&#8217;a aucune idée du comment gérer une grande ville.</p>
<p>Ensuite, il y a les candidats «peut-être». Parmi eux, Denis Coderre est le plus probable. Le seul fait qu&#8217;il n&#8217;ait jamais trainé dans les corridors de l&#8217;hôtel de ville est une bonne chose dans les circonstances. Au moins, c&#8217;est du sang neuf même si Denis Coderre a les qualités de ses défauts, et les défauts de ses qualités. Politiquement, il sait patiner de l&#8217;avant et de reculons. Mais serait-il le Régis Labeaume de Montréal? Impossible de le dire sans l&#8217;essayer, et il y a évidemment un risque à l&#8217;essayer. À mon avis, Denis Coderre ferait un meilleur maire que Louise Harel ou Richard Bergeron.</p>
<p>Il reste la possibilité qu&#8217;un Jean Drapeau, version 2013, se lève, devienne candidat et prenne le taureau par les cornes en bottant le derrière à tous ceux qui, de près ou de loin, oseraient l&#8217;empêcher de changer fondamentalement cette belle ville qu&#8217;est Montréal, quelqu&#8217;un qui lui redonnerait son lustre d&#8217;antan, quelqu&#8217;un à qui les gouvernements de Québec et d&#8217;Ottawa n&#8217;oseraient pas dire non par crainte d&#8217;en subir les conséquences.</p>
<p>Fort probable qu&#8217;une telle personne n&#8217;existe pas ou, si elle existe, qu&#8217;elle ne veuille pas aller s&#8217;empêtrer dans cette basse-cour politique que le Québec est devenu. Mais, au moins, laissez-moi rêver&#8230;</p>
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		<title>UN COUP DE GÉNIE</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 12:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thierry Vandal]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 22 avril 2013 : Autant j’ai trouvé irresponsables, pour ne pas dire indécentes, les nominations de Sylvain Simard au poste de président du conseil d’administration de la SAQ et de Jean-Yves Duthel au poste de représentant d’Investissement Québec à Munich, autant celle de Pierre Karl Péladeau au poste de président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="testArtCol_a">
<h4><strong>Publié dans La Presse, le 22 avril 2013 :</strong></h4>
<p>Autant j’ai trouvé irresponsables, pour ne pas dire indécentes, les nominations de Sylvain Simard au poste de président du conseil d’administration de la SAQ et de Jean-Yves Duthel au poste de représentant d’Investissement Québec à Munich, autant celle de Pierre Karl Péladeau au poste de président du conseil d’administration d’Hydro-Québec est un coup de génie de la part de Pauline Marois.</p>
<p>Les nominations de Sylvain Simard et de Jean-Yves Duthel ne sont rien d’autre que de la démagogie politique d’une autre époque, des récompenses politiques pour services rendus qui n’ont plus leur place dans le monde moderne d’aujourd’hui où seules les compétences doivent être prises en compte.</p>
<p>Pierre Karl Péladeau ne fait pas dans la dentelle, pas plus qu’il ne fait l’unanimité dans le monde des affaires. Il a un style de gestion plutôt abrasif et n’hésite pas à prendre les moyens nécessaires pour arriver à ses fins. Les lock-out au Journal de Québec et au Journal de Montréal en sont la preuve. Mais regardons plutôt la transformation positive qu’il a effectuée chez Québecor, la faisant passer d’une entreprise dépendant surtout de l’imprimé à une entreprise des nouvelles technologies de premier plan.</p>
</div>
<div id="testArtCol_b">
<p>Il est évident que la proximité de PKP avec le Parti québécois fait sourciller les libéraux, et que sa façon d’utiliser le pouvoir des médias sous son contrôle fait sourciller la meute journalistique. Les principales raisons invoquées contre lui sont qu’il va utiliser son nouveau pouvoir pour enrichir Québecor. Cela est tout simplement farfelu. PKP ne s’en va certes pas à Hydro-Québec pour enrichir ses compagnies, mais bien pour changer fondamentalement cette société d’État qui en a bien besoin.</p>
<p>Certains diront qu’il n’aura pas le pouvoir nécessaire puisque c’est la haute direction, sous la gouverne de Thierry Vandal, qui possède les leviers du pouvoir. Mais laissez-moi vous dire que ce sera le CA d’Hydro-Québec sous PKP qui fixera les grandes orientations. Et gare à Thierry Vandal s’il ne les met pas en pratique. PKP comprend vite la business et n’accepte pas des solutions mal faites. La haute direction d’Hydro-Québec n’aura plus affaire avec un CA parfois bidon.</p>
<p>Dans le même contexte, je vois mal la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, appeler PKP pour lui donner des commandes politiques. Même chose pour les fonctionnaires qui ne devront pas se traîner les pieds. L’efficacité sera désormais à l’ordre du jour et l’autorité naturelle de PKP fera en sorte que, sans même qu’il ait à parler ou à agir, sa seule présence en fera réfléchir plusieurs.</p>
<p>Je me permets une prédiction : dans quelques années, Hydro-Québec sera une société d’État transformée et efficace, à l’écoute des gens, tout en ayant sensiblement augmenté ses profits.</p>
<p>En fait, on peut aimer ou détester Pierre Karl Péladeau, mais on ne peut pas lui enlever les résultats qui sont sa marque de commerce. Je salue sa nomination.</p>
</div>
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		<title>DE MAUVAIS AUGURE</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 12:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Parti québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Marois]]></category>
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		<category><![CDATA[président du conseil d'administration de la SAQ]]></category>
		<category><![CDATA[SAQ]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Simard]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 12 avril 2013 : La Société des alcools du Québec est la seule société d’État impliquée dans le commerce de détail. Et même si cette société fait des affaires sur une base de monopole, il est important que ses dirigeants, notamment son PDG et son président du conseil d’administration, soient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 12 avril 2013 :</strong></h4>
<p>La Société des alcools du Québec est la seule société d’État impliquée dans le commerce de détail. Et même si cette société fait des affaires sur une base de monopole, il est important que ses dirigeants, notamment son PDG et son président du conseil d’administration, soient nommés pour leurs compétences et leur compréhension de ce qu’est et doit être une société commerciale. À cet égard, la nomination de Sylvain Simard au poste de président du conseil d’administration de la SAQ me laisse perplexe et est de mauvais augure.</p>
<div id="testArtCol_a">
<p>À mon arrivée comme PDG de la SAQ en 1998, le conseil d’administration de la SAQ était très politisé, ce qui ne favorisait pas son positionnement commercial. Son président d’alors était Paul Asselin, dont la grande qualité était, semble-t-il, d’avoir été candidat péquiste défait dans le comté d’Outremont. La plupart des autres membres, dont l’ancien ministre Guy Tardif, avaient de toute évidence été nommés à cause de leur allégeance péquiste, sans égard à leurs connaissances du commerce de détail ou du monde des affaires.</p>
<p>Tous s’entendent pour dire que la SAQ était à cette époque une entreprise sclérosée, loin des besoins du consommateur.</p>
<p>À ma demande, Bernard Landry, alors ministre des Finances, avait accepté de changer fondamentalement la formation du conseil d’administration de la SAQ, non pas en nommant des libéraux au lieu de péquistes, mais en nommant des péquistes issus du monde des affaires et ayant une profonde connaissance du commerce et des affaires en général.</p>
</div>
<div id="testArtCol_b">
<p>C’est ainsi que les Pierre Parent, homme d’affaires réputé et fondateur du Salon national de l’habitation, avait été nommé président du conseil, et que les Raymond Dutil, propriétaire et président de Procycle en Beauce, et Denise Martin, PDG de la filiale pharmaceutique de Metro Richelieu, avaient successivement fait leur apparition au conseil d’administration de la société d’État.</p>
<p>Lorsque les libéraux sont arrivés au pouvoir en 2003, ils ont continué cette tendance en nommant entre autres Norman Hébert jr, président du Groupe Park Avenue, au poste de président du conseil, et d’autres administrateurs chevronnés, notamment Yves Archambault, ex-président de RénoDépôt, Jean-Marie Toulouse, des HEC, et Liliane Colpron, présidente et cofondatrice de Première Moisson. C’est ainsi que la SAQ a été en mesure de non seulement poursuivre sur la lancée de Bernard Landry, mais même de l’amener à de nouveaux sommets.</p>
<p>Malheureusement, la nomination de Sylvain Simard au poste de président du conseil d’administration de la SAQ va à l’encontre de cette façon de faire, de ce qui s’est fait au cours des 15 dernières années, années où la SAQ a connu une expansion extraordinaire.</p>
<p>J’ai l’impression que le gouvernement de Pauline Marois retourne en arrière en favorisant ce qui se faisait avant l’an 2000, c’est-à-dire nommer à la SAQ des administrateurs strictement sur la base de leur allégeance politique et des services rendus au parti. Je croyais pourtant cette période définitivement révolue.</p>
<p>Le mandat de Philippe Duval, le PDG actuel de la SAQ, prendra fin sous peu. Il faut espérer que Pauline Marois aura alors la sagesse de ne pas imposer un choix politique pour son remplacement et qu’elle choisira le meilleur commerçant possible. Autrement, ce serait la meilleure façon de réveiller les velléités de privatisation qui reviennent sur le tapis de temps à autre.</p>
</div>
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		<title>LA POULE AUX OEUFS D’OR</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[équité]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique québecois]]></category>
		<category><![CDATA[taxes]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 6 avril 2013 : Dans une société capitaliste comme la nôtre, où il y a disparité normale entre les revenus de chacun, les impôts que nous payons, en plus d’assurer des services communs, ont également pour but de répartir la richesse de façon à en arriver à une plus grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="testArtCol_a">
<h4><strong>Publié dans La Presse, le 6 avril 2013 :</strong></h4>
<p>Dans une société capitaliste comme la nôtre, où il y a disparité normale entre les revenus de chacun, les impôts que nous payons, en plus d’assurer des services communs, ont également pour but de répartir la richesse de façon à en arriver à une plus grande justice sociale.</p>
<p>Le Québec de la Révolution tranquille nous a d’ailleurs démontré qu’il est possible d’atteindre un niveau de justice plus égalitaire. Les moins bien nantis vont payer moins qu’ailleurs, alors que les mieux nantis vont payer plus qu’ailleurs. C’est ce que l’on appelle le modèle québécois. Cependant, ce modèle a et doit avoir des limites, au risque de tout bousiller.</p>
<p>Il existe une distinction fondamentale entre justice sociale (ou équité) et égalité. Les actions gouvernementales ayant pour objectif la justice sociale doivent viser à donner à chacun les mêmes chances de réussite tout au long de leur vie, et non le même salaire que son voisin. On parle alors plus d’«égalité des chances» que d’«égalité salariale».</p>
<p>Par exemple, les inégalités de salaires entre métiers de qualifications différentes sont le plus souvent considérées comme justes et normales. C’est le fondement même de notre système économique. Malheureusement, ce principe n’est pas toujours compris. Pire encore, il est souvent déformé par ceux qui veulent tirer avantage du système.</p>
</div>
<div id="testArtCol_b">
<p>Et c’est là que le bât blesse. Il semble en effet y avoir au Québec un segment de la population qui a une définition assez simpliste de la justice sociale. Il s’agit de ceux qui profitent du système en voulant tout avoir gratuitement et en disant «Les riches vont payer» pour que tout soit réglé. Pour ces gens, les supposés riches ne sont rien de moins qu’une source de fonds sans limites. Ils sont comme la poule aux oeufs d’or qui peut pondre sans arrêt. C’est comme si, par magie, taxer davantage les riches était la solution à tous les maux.</p>
<p>La principale contradiction avec cette façon d’agir vient du fait que ces mêmes personnes vont critiquer du moment que quelqu’un fait le moindrement de l’argent. Si quelqu’un a le bonheur (ou le malheur) de tomber dans la catégorie de ceux que l’on appelle les «riches», il devient comme un voleur de grands chemins qu’il faut honnir. Il faut vite le dépouiller, car faire de l’argent au Québec est encore mal vu.</p>
<p>Donc, on veut l’argent des riches pour payer les services, mais on ne veut pas que ces mêmes riches fassent de l’argent. Un peu beaucoup contradictoire quand même. En principe, si les moins bien nantis veulent avoir plus de services gratuits, ils doivent accepter qu’un segment de la population fasse plus d’argent de façon à payer plus d’impôts. C’est la seule façon d’en arriver à une plus grande justice sociale.</p>
<p>Il y a un adage qui dit que le Québec est riche en pauvres, mais pauvre en riches. En nivelant trop par le bas, on en arrivera à faire le contraire de ce qui est recherché. Moins de riches signifiera moins d’impôts dans les poches du gouvernement. Et moins d’impôts finira par augmenter le nombre de pauvres, car il ne sera plus possible de payer pour tous les services.</p>
<p>Dans la recherche d’une plus grande justice sociale, il est important de ne pas mêler équité et égalité. Il est important de cesser de voir en ceux qui font de l’argent une source infinie de fonds servant à augmenter sans cesse les services gratuits et à en créer de nouveaux. L’élastique pourrait casser.</p>
</div>
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		<title>UN JUSTE MILIEU</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 13:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Charbonneau]]></category>
		<category><![CDATA[défusion des villes de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Charest]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Marois]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 1er avril 2013 : Les gouvernements successifs m’ont toujours semblé respecter la consigne selon laquelle un parti au pouvoir ne doit jamais changer d’idée, même devant l’évidence que la décision prise est mauvaise. Il appert qu’ils craignaient comme la peste que cela soit vu comme un signe de faiblesse qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="testArtCol_a">
<h4><strong>Publié dans La Presse, le 1er avril 2013 :</strong></h4>
<p>Les gouvernements successifs m’ont toujours semblé respecter la consigne selon laquelle un parti au pouvoir ne doit jamais changer d’idée, même devant l’évidence que la décision prise est mauvaise. Il appert qu’ils craignaient comme la peste que cela soit vu comme un signe de faiblesse qui donnerait des munitions aux partis de l’opposition.</p>
<p>Le meilleur défenseur de cette façon d’agir s’appelle Jean Charest. Ce dernier pouvait, lorsqu’il était premier ministre, refuser carrément de reculer, même devant l’évidence que ledit refus allait empirer les choses. Il en faisait, en quelque sorte, une question de principe, préférant souvent se tirer dans le pied plutôt que de se rendre aux arguments logiques de l’opposition.</p>
<p>Deux exemples me viennent en tête. Le premier concerne les défusions des villes faisant partie de la grande Ville de Montréal. Au risque de tout bousiller, Jean Charest est allé de l’avant avec sa promesse faite aux anglophones de permettre le démembrement des villes fusionnées sous le gouvernement du Parti québécois. Le résultat a été rien de moins qu’une nouvelle Ville de Montréal ingouvernable avec 21 roitelets. Ce fut là une erreur fondamentale qui a contribué aux échecs d’aujourd’hui.</p>
<p>Le deuxième exemple concerne l’industrie de la construction. Pendant des années, Jean Charest a refusé de même considérer la mise sur pied d’une commission d’enquête, sachant que, politiquement, une telle commission pourrait lui coûter cher. Et il a créé la commission Charbonneau seulement lorsque les circonstances ne lui en ont plus donné le choix. Le Parti libéral du Québec en paie le prix aujourd’hui.</p>
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<div id="testArtCol_b">
<p>Au début du mandat de Pauline Marois comme première ministre, j’ai vu comme un élément positif le fait qu’elle n’hésitait pas à faire marche arrière lorsqu’il était évident qu’elle allait frapper un mur. J’ai vu cela comme un vent de fraicheur, comme un signe d’ouverture en ce sens qu’elle n’érigeait plus en système le fait de ne jamais céder devant l’adversaire, devant la critique populaire.</p>
<p>Cependant, les reculs répétés de Pauline Marois ont vite fait de changer la donne. Elle change tellement souvent d’idée que ce qui était un signe de flexibilité et de souplesse de sa part est rapidement devenu un signe de faiblesse, le signe de quelqu’un qui ne sait pas où elle s’en va. En fait, Pauline Marois a changé d’idée sur à peu près tous les grands dossiers qu’elle a eu à affronter.</p>
<p>En fait, si je voulais qualifier sa façon d’agir, je ne sais trop si je devrais dire qu’elle avance en arrière comme un passager dans un autobus, ou qu’elle recule en avant comme le faisait Michael Jackson avec sa fameuse danse, le moonwalk. Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est devenu une risée. Il semble que Pauline Marois tire en premier et pose des questions après. Admettons que ce n’est pas la bonne façon de gouverner. Il faut réfléchir avant et non après avoir pris des décisions.</p>
<p>Disons qu’entre la rigidité à outrance d’un Jean Charest et les volte-face à répétition d’une Pauline Marois, il doit certes y avoir un juste milieu, à savoir être rigide lorsque la situation l’exige et faire volte-face lorsque la situation l’exige. Mais présentement, il est très difficile, outre la gouvernance souverainiste, de suivre l’idéologie mise de l’avant par Pauline Marois.</p>
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		<title>QUI PERD GAGNE</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 14:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Astral]]></category>
		<category><![CDATA[Bell]]></category>
		<category><![CDATA[Congeco]]></category>
		<category><![CDATA[CRTC]]></category>
		<category><![CDATA[Quebecor]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 25 mars 2013 : La saga de l’achat d’Astral par Bell aura fait couler beaucoup d’encre jusqu’ici. Et ce n’est pas terminé. Mais au bout du compte, on peut dire que Bell, après avoir perdu la première manche devant le CRTC, gagnera fort probablement son pari. Le tout aura finalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 25 mars 2013 :</strong></h4>
<div id="testArtCol_a">
<p>La saga de l’achat d’Astral par Bell aura fait couler beaucoup d’encre jusqu’ici. Et ce n’est pas terminé. Mais au bout du compte, on peut dire que Bell, après avoir perdu la première manche devant le CRTC, gagnera fort probablement son pari. Le tout aura finalement été un jeu de qui perd gagne.</p>
<p>De toute évidence, Bell savait depuis le tout début qu’elle devrait se désister de plusieurs stations, tant au Québec qu’au Canada anglais. Cependant, Bell pensait que c’est le CRTC qui lui dirait lesquelles revendre. Erreur. Le CRTC avait simplement mais fermement refusé la transaction.</p>
<p>Dans un premier temps, il faut dire que Bell avait très mal joué ses cartes devant le CRTC en étant mal préparé et en laissant ses concurrents (Québecor, Cogeco et Telus) lui donner une leçon de relations publiques. C’est alors que le CRTC aura eu le dernier mot en renvoyant Bell faire ses devoirs et, pour ainsi dire, en changeant les règles du jeu. Ou plutôt, en établissant de nouvelles règles pour le futur.</p>
<p>Dans un deuxième temps, Bell s’est vite relevée et a changé de tactique. Officiellement, ce n’est plus Bell qui achète Astral, mais Astral qui vend à Bell et à Corus. Bell et Astral se sont tout d’abord assurées de faire entériner leur nouvelle offre d’achat par le Bureau de la concurrence, tout en respectant ce qui semble être les nouvelles normes édictées par le CRTC. Au niveau du calcul des parts de marché, Québecor demeurera encore le numéro 1 au Québec. Difficile de se plaindre dans ce contexte.</p>
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<div id="testArtCol_b">
<p>Cela rend beaucoup plus difficile un éventuel nouveau refus du CRTC, tout en détruisant à la source même les arguments de ses concurrents, qui peuvent difficilement jouer à nouveau sur les mêmes thèmes qui les ont bien servis à ce jour. Tout au plus, le CRTC devrait imposer certaines conditions mineures que Bell pourra rencontrer sans trop de difficultés. C’est ce qui, à mon avis, risque d’arriver.</p>
<p>Ce qui est maintenant évident, c’est que cette saga aura laissé des traces. Bell demeure le Goliath face à plusieurs David et n’hésitera certes pas à chercher à se venger des attaques souvent pernicieuses qu’elle a subies de la part de ses concurrents. Et Bell peut se le permettre, étant assise sur une encaisse de plusieurs milliards de dollars. Sur une base strictement financière, Bell est en position de force.</p>
<p>Déjà, Bell est en mode attaque. De grands édifices d’habitation câblés par Vidéotron ou par Cogeco ont reçu dernièrement la visite de Bell qui leur offre de changer pour Fibe à un prix dérisoire à court terme. Bell n’a rien à perdre avec une telle offre, car il s’agit d’un gain net pour elle, et il est difficile pour Vidéotron ou Cogeco de concurrencer ces prix, considérant qu’il s’agit d’une perte sèche pour eux.</p>
<p>Dans cette guerre de géants, il semble que les coups bas soient permis. Bell n’a évidemment pas digéré que Vidéotron lui enlève plus de 1 million d’abonnés à la téléphonie résidentielle depuis la déréglementation, pas plus qu’elle n’a digéré la campagne de Québecor contre l’achat d’Astral. Il y a de fortes chances que les couteaux volent bas encore au cours des prochaines années.</p>
<p>Peut-être que George Cope de Bell et Pierre Karl Péladeau (et son remplaçant Robert Dépatie) de Québecor devraient prendre une grande respiration et apprendre à vivre en concurrents intelligents. C’est dans leur intérêt, autant que dans celui des consommateurs.</p>
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		<title>LE BEAU CÔTÉ DE MONTRÉAL</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 12:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de l’archéologie et de l’histoire]]></category>
		<category><![CDATA[fondations du premier parlement canadien]]></category>
		<category><![CDATA[musée Pointe-à-Callière]]></category>
		<category><![CDATA[programme d’expansion musée Pointe-à-Callière]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 12 mars 2013 : J ’étais allé visiter le musée Pointe-à-Callière une première fois lors de son ouverture en 1992. Et même si l’archéologie n’a jamais été un de mes dadas, j’avais senti une grande fierté en parcourant ce lieu qui est au coeur de la fondation même de Montréal. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Publié dans La Presse, le 12 mars 2013 :</strong></h4>
<p>J ’étais allé visiter le musée Pointe-à-Callière une première fois lors de son ouverture en 1992. Et même si l’archéologie n’a jamais été un de mes dadas, j’avais senti une grande fierté en parcourant ce lieu qui est au coeur de la fondation même de Montréal. À ce moment-là, on espérait y accueillir 150 000 personnes par année. J’y suis retourné récemment et quelle belle surprise m’attendait. J’y ai vu la preuve qu’à travers tous les scandales, il se fait encore des bonnes choses à Montréal.</p>
<div id="testArtCol_a">
<p>Après 20 ans, Pointe-à-Callière attire 400 000 visiteurs chaque année, dont 100 000 jeunes. Tout un exploit pour un musée basé sur l’archéologie, sujet qui n’a pas l’habitude de nous émouvoir outre mesure. Pourtant, Pointe-à-Callière est devenu l’une des attractions touristiques les plus populaires à Montréal.</p>
<p>Il y a un vieil adage qui dit qu’on ne peut planifier son futur sans d’abord bien connaître son passé. Et le musée Pointe-à-Callière plonge le visiteur au coeur des grands moments de la ville et de son rayonnement dans le monde entier. C’est un mobilier socioculturel touristique très important pour Montréal, un musée municipal impliqué dans sa communauté, très bien administré et en équilibre budgétaire. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir cela.</p>
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<p>Considérant que les archéologues ont récemment découvert les fondations du premier parlement canadien, un fait significatif pour l’histoire de Montréal, voilà que Pointe-à-Callière va de l’avant avec un ambitieux programme d’expansion qui prévoit un budget d’immobilisation de 70 millions de dollars, lequel devrait être financé par les trois ordres de gouvernement. La Ville de Montréal s’est déjà commise pour 17,5 millions, alors que le gouvernement du Québec s’est commis pour une autre tranche de 17,5 millions. Et des discussions sont en cours avec le gouvernement fédéral pour les 35 millions manquants, dans le cadre des programmes de commémoration du 150e anniversaire du Canada.</p>
<p>Le site agrandi, dont les travaux devraient être terminés pour 2017, relierait de façon souterraine toutes les fouilles qui ont été faites jusqu’à maintenant. Il est prévu d’y aménager un espace spécifique pour les jeunes visiteurs qui leur permettra d’apprendre et de comprendre leurs racines historiques. La conclusion de ce projet d’envergure permettrait d’établir la Cité de l’archéologie et de l’histoire sur le site du musée Pointe-à-Callière. Cette Cité comprendrait notamment le Fort de Ville-Marie, l’égout collecteur, le marché Sainte-Anne, l’édifice des Douanes et la Maison-des-Marins.</p>
<p>La Fondation du musée, qui pilote ce projet, va déclencher une campagne majeure de financement afin de soutenir les frais d’exploitation de cette expansion. Sous la coprésidence de Louis Vachon, PDG de la Banque Nationale du Canada, cette campagne vise à amasser 10 millions de dollars, provenant surtout de la communauté d’affaires. Déjà, de nombreuses entreprises qui ont à coeur la phénoménale histoire de Montréal ont signifié leur intérêt à fournir leur part.</p>
<p>La réalisation de ce projet permettra de célébrer le 375e anniversaire de Montréal ainsi que le 25e anniversaire du musée lui-même. Il y a encore de bonnes choses à Montréal.</p>
</div>
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		<title>UNE SAGE DÉCISION</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 14:06:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaétan Frigon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[permis d'alcool Walmart]]></category>
		<category><![CDATA[Régie des alcools des courses et des jeux]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié dans La Presse, le 04 mars 2013 : Walmart vend des produits d’épicerie, mais, au sens de la loi, cette entreprise n’est pas une épicerie pour autant. Et c’est entre autres pour cette raison que la Régie des alcools, des courses et des jeux a refusé d’accorder un permis d’alcool aux deux nouveaux supercentres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="testArtCol_a">
<h4><strong>Publié dans La Presse, le 04 mars 2013 :</strong></h4>
<p>Walmart vend des produits d’épicerie, mais, au sens de la loi, cette entreprise n’est pas une épicerie pour autant. Et c’est entre autres pour cette raison que la Régie des alcools, des courses et des jeux a refusé d’accorder un permis d’alcool aux deux nouveaux supercentres Walmart qui vont ouvrir leurs portes à Laval et Mascouche.</p>
<p>Il s’agit là d’une sage décision de la part de la Régie, considérant que Walmart essayait de faire indirectement ce que la loi ne lui permet pas de faire directement. Et même si cette tentative de Walmart avait respecté la lettre de la loi, elle aurait contrevenu à l’esprit de cette même loi qui veut que seules les épiceries définies comme telles peuvent obtenir un permis pour vendre de la bière et du vin. Pour être reconnu comme une épicerie, au moins 51% des produits en étalage dans un commerce doivent être des denrées alimentaires. Ce n’est évidemment pas le cas chez Walmart.</p>
<p>Il faut dire que Walmart avait élaboré un stratagème audacieux pour contourner la loi. L’entreprise essayait de faire croire qu’un espace restreint appelé La Réserve, à l’entrée du magasin, devrait être considéré comme un dépanneur dans un local séparé, puisque les produits en étalage dans ce même local dépassaient le 51 % exigé. Les régisseurs de la Régie n’ont pas été dupes. Si elle avait accédé à cette demande, il est évident qu’un tel précédent aurait fait en sorte que n’importe qui aurait pu, à l’avenir, exiger d’être reconnu comme dépanneur et obtenir un permis de vente d’alcool.</p>
<p>Par exemple, une quincaillerie Rona n’aurait eu qu’à transformer en dépanneur une partie de la devanture d’un magasin et dire à la Régie: Ah! ah!, moi aussi je peux maintenant vendre de la bière et du vin…</p>
</div>
<div id="testArtCol_b">
<p>L’attribution des permis d’alcool en épicerie a toujours été restrictive. Longtemps, le but a été de protéger les épiciers indépendants contre les magasins corporatifs dominés à une autre époque par les Steinberg et Dominion de ce monde. Il fallait que l’épicerie soit la propriété d’un indépendant et non d’une grande corporation pour recevoir un permis d’alcool. C’était un peu démagogique étant donné qu’à l’époque, les chaînes dites indépendantes avaient elles-mêmes de plus en plus de magasins corporatifs. L’argument massue des indépendants voulait que si Steinberg et Dominion obtenaient le droit de vendre bière et vin, ce serait la fin des indépendants. C’est pourtant le contraire qui est arrivé.</p>
<p>Vers le milieu des années 80, Steinberg avait élaboré un stratagème légal qui lui a finalement permis d’obtenir des permis d’alcool au même titre que les Metro, Provigo et IGA. Steinberg avait tout simplement acheté un petit dépanneur de Boucherville, l’avait fusionné et avait ainsi été en mesure de transférer à ses propres magasins le droit de vendre de la bière et du vin. La Régie ne pouvait rien y faire.</p>
<p>La situation avec Walmart, aujourd’hui, est tout à fait différente. À l’époque, on empêchait Steinberg et Dominion de vendre de l’alcool sur la base que les magasins en question n’appartenaient pas à des indépendants. Dans le cas de Walmart, l’argument est d’une logique implacable : l’entreprise ne rencontre pas la définition légale d’une épicerie parce que l’alimentation ne représente pas 51% de ses produits. Il s’agit là de quelque chose de mesurable qui élimine des décisions subjectives.</p>
<p>Je lève mon chapeau à la Régie pour sa décision qui ferme la porte à des abus d’interprétation.</p>
</div>
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