<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:blogger="http://schemas.google.com/blogger/2008" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0"><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110</id><updated>2024-09-10T03:38:37.028+01:00</updated><category term="Histoire 100 noms"/><category term="Samouraï"/><category term="Jozeph"/><category term="Guerrier des paysages"/><category term="Pakdekro"/><category term="Baz"/><category term="Yo"/><category term="La bande à Bardet"/><title type="text"/><subtitle type="html">A la manière des cadavres-exquis, tout en usant de règles adaptées à notre convenance, nous tentons d'écrire ici une histoire à la fois anonyme et multi-voix. Impossible de vous en faire un résumé, et pour cause... nous même ne savons pas où tout ceci va nous mener !</subtitle><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/posts/default" rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/" rel="alternate" type="text/html"/><link href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" rel="hub"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25" rel="next" type="application/atom+xml"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><generator uri="http://www.blogger.com" version="7.00">Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-3162117805429877015</id><published>2020-09-25T18:52:00.004+01:00</published><updated>2020-09-25T18:53:41.769+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Samouraï"/><title type="text">29 - La fin de Samouraï - La fête est finie</title><content type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgbw2BM8M_s28jj6yhd98Dwnz8aUiLj7wihG-G7bFTN41ag-yPvKSvqZolVKQTHo-7nNGy8q7x7Te9xbp6MOd5Nala-4Kb-2H0QteaZ599kmmSXVyuZg_1l18r7qTpMZmEh8rX9Q4kE-g/s720/Illustration29Alexis.jpg" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="614" data-original-width="720" height="171" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgbw2BM8M_s28jj6yhd98Dwnz8aUiLj7wihG-G7bFTN41ag-yPvKSvqZolVKQTHo-7nNGy8q7x7Te9xbp6MOd5Nala-4Kb-2H0QteaZ599kmmSXVyuZg_1l18r7qTpMZmEh8rX9Q4kE-g/w200-h171/Illustration29Alexis.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Igor fut à peine surpris de voir son fils, l’oreille collée au chambranle de la porte. Seuls les éclats de voix de la salle de réunion et la respiration sifflante d’Oleg venaient troubler le silence tendu de ces retrouvailles familiales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’arrêta pour fixer Steve du regard depuis l’entrée de l’immeuble. A côté de lui, Oleg sortit une cigarette qu’il cala au coin de ses lèvres, puis un briquet à fermoir qu’il tenta d’ouvrir de sa main gauche : ses doigts à moitié paralysés s’escrimèrent plusieurs secondes avant que le briquet ne chute par terre, rompant le quasi silence d’un bruit métallique sec qui résonna dans l’étroit corridor. De l’autre côté de la porte les voix s’étaient tues. Igor se pencha pour ramasser le briquet qu’il actionna pour allumer la clope. Un bref éclat rougeoyant éclaira le visage du vieil homme au chapeau mou puis celui-ci emboîta le pas à Igor, avançant péniblement au rythme d’une jambe gauche boiteuse dont le pied venait rentrer systématiquement en dedans à chaque pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour Steve, fit le boiteux d’une voix plate. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, répondit le jeune homme en déglutissant avec peine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te présente ton père, reprit l’infirme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais qui c’est ! le coupa Steve d’un ton sec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix grave jaillit alors du gosier du paternel : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du calme fils, Oleg ne mérite pas ta colère. Si des reproches tu dois faire, à moi seul tu dois t’adresser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve baissa les yeux, subitement vaincu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et là-dedans, tout le monde est arrivé ? reprit le grand brun en s’adressant de nouveau à lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh oui je suppose… on peut dire que la famille est presqu’au grand complet. C’est ce que le canasson qui sert de notaire avait l’air de dire en commençant la lecture du testament. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Igor eut un léger rictus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au moins les événements ne t’ont pas fait perdre ton sens de l’humour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais. Enfin lui et ses compères en costard ont pas vraiment l’air de l’avoir, le sens de l’humour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ça ? Quels compères ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah les 11 mecs en costume noir avec lui. On dirait plutôt un tribunal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une lueur étrange passa dans le regard d’ Igor qui semblait avoir stoppé son élan vers la porte de la salle. De l’autre côté le silence pesait toujours, tel une chape de plomb. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah les petits fils de pute ! gronda-t-il après plusieurs secondes de réflexion. Oleg, on dégage ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passa devant la porte pour s’enfoncer dans le couloir sombre suivi par Oleg qui s’arrêta au bout de quelques pas pour revenir vers lui, une enveloppe cachetonnée dans la main sortie d’on ne sait où. Il vint tendre celle-ci à Steve puis disparut en boitant au fond du couloir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Paris, avenue du général Leclerc - 21h03. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- A toutes les unités : Casimir se barre. Je répète : Casimir se barre. Equipe 2 bouclez l’immeuble. Equipe 1 autorisation de neutraliser vos invités. Soyez prudents les gars. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle de réunion, Bernard Cheval s’était tu lorsque le bruit métallique avait retenti de l’autre côté de la porte. Le regard de la plupart des participants s’était tourné vers celle-ci tandis que les secondes s’égrenaient dans un silence de cathédrale. Bizarrement tout le monde s’était figé comme si quelque chose d’insensé se passait. Un léger grésillement se fit entendre et Paul comprit qu’il s’agissait d’une voix dans une oreillette lorsque le notaire porta sa main gauche contre son oreille. Ce dernier reprit lentement la parole, la voix plus dure : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mesdames et messieurs, je vous demande de porter calmement vos mains derrière la tête. Ceci n’est pas une plaisanterie ni un jeu: vous êtes en état d’arrestation et vous ne faites pas le poids pour jouer les héros. L’immeuble est cerné par la police. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où il parlait, les 11 hommes en costume noir sortirent plusieurs armes de poing et, pour certains, un fusil d’assaut qui était probablement dissimulé sous la table devant laquelle ils étaient assis. Ils pointèrent leurs armes sur l’assistance médusée qui n’avait pas encore réagi aux propos de Cheval. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul puis Suelen levèrent en premier leurs mains tandis que Sergueï échangeait un regard avec Vladimir qui se résigna lui aussi à lever les bras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ceci est une opération de police gérée par le RAID : je vous demande donc de respecter les ordres en levant calmement vos mains ! ajouta le faux notaire d’une voix forte mais assurée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ce moment que John Keller se manifesta en lâchant un juron ordurier : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va te faire foutre connard ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans que personne n’ait vu d’où il sortait son arme, il leva un énorme flingue automatique tout en en renversant la table située à sa droite. Trois coups de feu claquèrent, signe qu’il avait tiré en direction des hommes armés : deux d’entre eux tombèrent instantanément, touchés par une balle en pleine poitrine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chaos qui s’ensuivit fut indescriptible. Les flics du RAID se mirent à leur tour à tirer en direction de Keller tandis que Cheval hurlait à tout le monde de se coucher à terre. Un troisième homme en noir tomba, l’épaule déchirée par un impact de balle venu de la gauche : Moustache entrait également dans la danse avec un automatique dans chaque main. Les armes tonnaient dans la salle qui commençait à saturer d’odeur de poudre : chaque détonation claquait comme le marteau de Vulcain sur une enclume. Le crépitement d’une rafale se fit entendre et John Keller fut projeté en arrière en hurlant : le côté gauche de sa poitrine se teinta immédiatement de rouge. Le mur derrière lui fut criblé d’impacts noirs. Un cri plus aigu se superposa alors au vacarme : Suelen avait baissé ses mains et hurlait en regardant son époux gisant dans le sang. Elle se mit à courir au milieu du marasme pile au moment où Keller décochait deux nouvelles balles en direction des poulets. L’une d’entre elle fit exploser le crâne de Suelen qui se retrouva fortuitement sur sa trajectoire. Keller eut le temps de voir une giclée de sa cervelle blanchâtre maculer la veste de certains flics avant de sombrer dans le néant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le Brigadier rendait son dernier soupir, la porte craqua sous l’impact de plusieurs hommes du RAID qui, eux, étaient lourdement protégés par une cuirasse et un casque. Ils fauchèrent instantanément Moustache qui s’était retourné en pointant ses deux automatiques en leur direction : son corps fut perforé de balles en une fraction de seconde puis une voix forte émergea du désordre : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Plus personne ne bouge ! Tout le monde à terre ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Levallois, DCPJ sous-direction anti-terroriste, rue Villiers - 23h17. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Et lorsqu’il a dit cela, vous l’avez vu partir c’est bien cela ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur qui venait de poser cette question était plutôt jeune, brun coupé court et tapait rapidement sur son clavier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui c’est ça, il est parti au fond du couloir suivi par un vieux qu’il a appelé Oleg, répondit Steve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ensuite, que s’est-il passé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai entendu de nouveau des voix dans la salle et, au moment où j’ai voulu continuer mon chemin, tout est allé très vite. Dans mon dos il y a eu du mouvement au moment où des coups de feu ont commencé à partir à l’intérieur de la salle. Les gars du RAID m’ont plaqué contre le mur et ont défoncé la porte pour entrer…je ne comprends rien, qu’est-ce qui se passe putain ?! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On ne peut rien vous dire pour le moment. Je prends juste votre déposition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve se passa la main dans les cheveux en soupirant. Le bureau dans lequel il se trouvait ressemblait en tout point à ce que l’on pouvait voir dans les films policier : le porte-manteau à l’entrée, la carte de France au mur, l’ordinateur légèrement daté et une vieille odeur de clope froide qui indiquait que certaines libertés étaient prises concernant le tabagisme à l’intérieur des locaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune inspecteur termina de taper son rapport puis invita Steve à le suivre. Il le mena jusqu’à une pièce beaucoup plus spacieuse et confortable, qui devait probablement être une salle de réunion ou de briefing. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attendez-là, lui intima le policier avant de refermer la porte derrière lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme se dirigea vers la baie vitrée pour s’offrir quelques minutes de répit face à la vue splendide qu’il avait de Paris en pleine nuit. Il distinguait le bras de la Seine serpentant parmi des milliers de lumières blanches ou orangées, tantôt des fenêtres d’appartement, tantôt des phares de voiture ou quelque terrasse de bar encore ouvert. Il réalisa qu’il ne savait absolument pas quelle heure il était. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 23h33 ! se dit-il en tournant les yeux vers une horloge numérique à gros chiffres rouges qui était accrochée au-dessus de la porte. Il aurait pensé qu’il était beaucoup plus tard que cela, vu les événements inimaginables qui s’étaient déroulé ces dernières heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvrit en plein milieu de sa réflexion, laissant apparaître une femme châtain aux reflets blonds, élégante et à l’air déterminé : son regard bleu acier laissait entrevoir une certaine froideur, celle que l’on peut trouver chez les individus supportant d’importantes responsabilités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour Steve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh, bonjour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme s’avança vers lui et lui tendit la main que Steve s’empressa d’accepter : il se fit gentiment écraser les doigts par une poigne ferme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment allez-vous ?, s’enquit-elle en invitant Steve à s’asseoir sur l’une des chaises rembourrées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca va, je n’ai rien de grave apparemment. Le RAID m’a directement mis « au chaud » pendant que ça pétait dans la salle. Bordel, excusez-moi mais qu’est-ce qui s’est passé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce qui s’est passé c’est que ça a bien merdé ! Mais permettez-moi d’abord de me présenter : Christine Dampierre, directrice de la SDAT. Nous sommes une division de la PJ consacrée à la lutte anti-terroriste. Je suis venue t’expliquer un certain nombre de choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve la fixa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a d’abord une sale nouvelle que j’ai tenue à t’apprendre moi-même… Tes parents adoptifs sont morts, je suis désolée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve continua de la regarder sans broncher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pendant la fusillade, votre mère, Suelen, s’est précipitée vers son mari qui venait de se prendre une volée de balles. Ce con, pardon… euh il a tiré vers les flics et elle s’en est prise une en pleine tête. Aucune chance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle laissa quelques secondes passer avant de reprendre : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lui-même est mort juste après. Son acolyte à la moustache n’a pas survécu non plus : il ne viendra plus se faire passer pour un flic auprès de vous, ajouta-t-elle avec un sourire un peu forcé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve baissa les yeux mais ne chercha pas à rompre les explications de la directrice. Cette dernière comprit cela et poursuivit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce qui s’est passé aujourd’hui est une opération de police qui a commencé depuis plusieurs années. Pour faire court, nous cherchons à coincer depuis longtemps les principaux chefs de la Mafia Rouge et en particulier son boss, Mister Bison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve leva les yeux et mit quelques secondes à intégrer que, malgré son poste et son importance, la directrice venait de faire une blague. Il se surprit à sourire malgré les révélations fracassantes qu’il était en train d’écouter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La Mafia Rouge est un dangereux cartel russe – dont je vous passe les exactions toutes plus glauques les unes que les autres – dans lequel votre père adoptif John Keller et le grand Russe que vous avez eu l’honneur de découvrir au resto, Vladimir Dzhamolidine, sont deux des plus puissants éléments. Le vrai parrain est l’homme qui a fait foirer l’opération de tout à l’heure… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon père ! le coupa Steve &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, votre père. Nous avions perdu sa trace depuis un moment et il a fallu organiser la mise en scène du testament de Nicolaï Sarkösky pour espérer coincer tout le monde et le faire venir lui, en particulier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais puisqu’il s’agit de son propre père, il devait se douter qu’il s’agissait d’une grossière mascarade ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas si le fils honnis apprend insidieusement que le vieux avait une fortune colossale, que l’on s’arrange pour le faire passer pour mort et ainsi déclencher la lecture du testament l’année des 50 ans de votre mère adoptive , en l’occurrence sa propre sœur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Son fils honnis ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui… le vieux Sarkösky avait depuis bien longtemps pris ses distances avec un fils dans lequel il ne se reconnaissait pas. Seule Suelen comptait à ses yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et le vieux est vivant ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evidemment. On s’est arrangé pour le faire disparaître de la circulation et le garder sous contrôle. C’était le pari pour faire sortir le rat de sa tanière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve se leva pour faire circuler le sang dans ses jambes. Tout ce que venait de lui raconter cette femme le laissait abasourdi. Comment avait-il pu être le centre d’un imbroglio pareil sans avoir conscience de rien ou presque ? Bien sûr, il y avait ces pertes de mémoire toujours énigmatiques mais quand même… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se tourna vers elle : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et moi dans tout ça, quel rôle m’a-t-on fait jouer ? Vous vous êtes servi de moi comme appât aussi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas tout à fait non… Il faut dire que, vous concernant, quelques zones d’ombre subsistent malgré nos investigations et le filet que nous avons tissé patiemment depuis plusieurs années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des zones d’ombre ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Vous êtes – ou étiez – ce que l’on appelle un fixeur pour nous les flics, un élément de convergence des différents liens dans votre famille et au-delà. Notre premier objectif a été de vous surveiller au plus près car nous savions que vous étiez le fils d’Igor Illitch Sarkösky. Nous avions déjà suivi votre « adoption » par John Keller et on se doutait en fait que le vieux Nicolaï avait participé à votre éloignement vis-à-vis de votre vrai père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve réfléchissait à pleine bourre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ok. Et vous parliez de zones d’ombre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En effet. L’irruption de votre sœur ce matin chez vous nous a pris de court. Nous n’avions plus d’information récente sur son compte et son geste désespéré a déclenché les grandes manœuvres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est ?... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Saine et sauve. Pas bien en point mais pas touchée pendant la fusillade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve soupira intérieurement tandis que Christine Dampierre enchaînait : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le deuxième point concerne les photos que votre sœur est venue vous apporter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est-à-dire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les Russes vous surveillaient mais toutes les photos évoquent des situations dont nous avions nous-mêmes connaissance. Toutes sauf celle qui vous montre penché au-dessus de votre père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Celle avec le visage de mon père défiguré ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Exactement. Celle-ci est, pour nous, difficile à comprendre car cela suppose que vous avez croisé votre père sans que nous le sachions. Soit elle a été prise avant notre surveillance, soit il y a un loup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve se prit la tête dans les mains tandis que son interlocutrice le laissait digérer toutes ces infos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et comment pouvez-vous savoir autant de choses sur mon compte ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christine Dampierre hésita quelques secondes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous avons des moyens assez importants lorsqu’il s’agit d’une grosse affaire comme celle-ci. Et nous disposons d’une personne infiltrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant l’air encore plus incrédule du jeune homme, elle se reprit immédiatement : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne devrais même pas vous communiquer cette information de toute façon. Inutile de me questionner à ce sujet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et… vous l’avez eu ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui, votre père ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La directrice hésita à nouveau avant de répondre, comme si elle se demandait s’il fallait lui mentir ou lui parler vrai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On ne sait pas encore. Lorsque votre père a tenté de fuir par l’arrière de l’immeuble une fusillade a éclaté alors qu’il se trouvait a priori à bord d’une voiture. Elle a percuté une statue place Denfert-Rochereau et a immédiatement pris feu : pour le moment on sait juste qu’il y a deux corps calcinés dans le véhicule et nos analystes sont sur le coup… Je suis désolée Steve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve encaissa en silence cette nouvelle révélation qui faisait de lui officiellement un orphelin. Cette fois, Christine Dampierre n’ajouta plus rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Levallois, rue Villiers - 00h36 &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;L’air frais de la nuit lui fit du bien. Il huma quelques instants les molécules d’oxygène teintées de gazole parisien puis décida de marcher un peu. Se rendant compte qu’il ne pouvait décemment par rentrer à pied chez lui depuis l’endroit où se trouvait, il finit par héler un taxi qui passait au ralenti, sa loupiotte verte éclairant l’avant de son toit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’affalant sur la banquette en cuir noir, il lança son adresse au chauffeur qui ne semblait pas voir besoin de gps pour se repérer, se contentant de grommeler un vague « ok ». Un vrai Parigot, se dit Steve tandis que le taxi filait en trombe vers le centre de la capitale. Ce n’est que quelques feux tricolores plus tard, lorsque le véhicule s’engagea dans une petite rue étroite du 8e arrondissement, que le jeune homme se rendit compte que le chauffeur n’avait rien compris. Il se pencha en avant vers l’homme assis au volant et ne put s’empêcher de sursauter comme un damné quand le visage de son père se tourna vers lui : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rebonsoir fiston, fit-il avec un léger rictus &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fous là ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je passais dans le coin et bingo, voilà que je tombe par hasard sur mon fils ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve réalisa la stupidité de sa question et enchaîna : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les flics pensent que t’es mort dans un accident à Denfert…enfin, ils enquêtent sur les corps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils auront tout le temps de découvrir qu’il s’agit de deux inconnus à qui j’ai flanqué une trousse du tonnerre pour faire diversion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, euh…je… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’étais avec Dampierre ? coupa Igor d’un ton glacial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, elle m’a tout raconté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout ? Ça m’étonnerait ! ricana le grand Russe. Les flics sont les rois pour se vanter et raconter ce qu’ils ont envie qu’on entende ! Mais avant tout, il y a une chose que je voudrais savoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux gris clair de son père se plantèrent dans les siens, et Steve mesura de nouveau toute la puissance de celui-ci qu’il n’avait pas revu depuis plusieurs années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui est le putain de fils de chien de traître ? articula-t-il. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dampierre a esquivé le truc : elle m’a juste lâché qu’ils avaient un agent infiltré, c’est tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Igor fixa longuement son fils avant de tourner la tête vers la rue, probablement convaincu que ce dernier ne lui mentait pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il n’y a qu’une seule personne qui a fourré son nez de charognard un peu partout. Une seule petite salope qui était suffisamment proche de toi pour te surveiller et guetter un signe de vie de ma part… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es en train de parler de Paulo là ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça t’étonne tant que ça ? rétorqua Igor, ignorant la question. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais c’est un mec en or, mon meilleur pote ! On a fait que s’amuser ces dernières années ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et tu connais son emploi du temps par cœur ? Tu savais qu’il connaissait Oleg ? Qu’il a rencontré ta sœur ? coupa à nouveau le Russe d’une voix cinglante. Et il ajouta : appelle-le et vérifie où il est. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dompté, Steve composa le numéro de portable de son pote mais finit par tomber sur la messagerie au bout de quelques sonneries. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Essaye chez lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le numéro de fixe sonna longuement dans le vide avant que Steve fasse un signe de tête négatif à son père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il n’est pas chez lui, mais… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais quoi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a une autre possibilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Paris, rue Keller - 1h03 du matin. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Steve s’arrêta devant le n°14, là même où il avait attendu Paul quelques heures plus tôt. Jetant un œil, il distingua un peu plus loin une Citroën aux tons verts dont la carrosserie rayée et délabrée ne laissait pas de doute : la Saxo de Paul. Devant lui, la devanture également verdâtre prenait un ton presque noir en raison de la nuit désormais complètement tombée sur Paris. La vitre sale de l’unique porte d’entrée laissait filtrer un peu de lumière, signe que l’endroit était fréquenté, mais le verre opaque ne laissait pas voir l’intérieur. Il ouvrit la porte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un comptoir noir ébène apparut et, au mur derrière, un néon rouge indiquant « Keller Club ». Il referma la porte et Steve remarqua un homme fin, rasé de près qui le fixait derrière le comptoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh bonjour…, bredouilla Steve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es nouveau ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ça ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son interlocuteur prit un air mi-ennuyé mi-amusé : « tu es nouveau ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je voudrais voir Paul. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme regarda Steve quelques secondes, sans avoir l’air de comprendre le sens de la question. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Paul ? Paul McCartney ? Paul Klee ? Paul Ka ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très drôle, rétorqua Steve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute, ici il n’y a pas de Paul, de Pierre ou de Jacques… On vient, on laisse fait ce qu’on a à faire et on oublie son identité légale si tu vois ce que je veux dire, expliqua le type en clignant de l’œil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvrit avec fracas, laissant passer la silhouette imposante d’Igor qui se dirigea à grands pas vers le réceptionniste pour le saisir à la gorge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Où est Paul ? fit-il d’une voix froide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La main se resserra un peu plus sur la glotte du malheureux qui ne put émettre qu’un gargouillement inaudible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parle maintenant, reprit Igor en desserrant légèrement sa prise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pa…par là, répondit le jeune homme en pointant du doigt un rideau pourpre, t…tout au bout…la gr…la grosse porte… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parrain prit la tête à deux mains et la fracassa contre le comptoir, laissant le corps vidé de conscience s’étaler derrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans attendre, il écarta un rideau rouge et s’engouffra dans un couloir, Steve à sa suite. Du côté droit deux portes : l’une estampillée « Vestiaires », l’autre « Douches – Toilettes ». Un peu plus loin une troisième porte annonçait « Douches anales » avant qu’une volée de marches ne descende vers le bas. Steve se rendit compte qu’un beat incessant arrivait jusqu’à eux depuis qu’ils avaient passé le rideau, une sorte d’électro grave et enveloppante. Il continua à suivre son guide qui descendait le fameux escalier vers une partie plus souterraine, se demandant à chaque instant s’il devait rebrousser chemin ou aller au bout. L’escalier débouchait sur un autre couloir et la musique était devenue nettement plus forte : lorsque l’homme et Steve avancèrent, ce dernier distingua des ouvertures donnant sur des pièces de chaque côté, sur lesquelles il se risqua à donner un coup d’œil. Dans la première sur sa gauche il vit un homme nu en grosses bottes noires se faire sodomiser pour un autre homme harnaché de cuir tout en prodiguant une fellation sur un troisième debout devant lui. Steve avait le cœur qui battait plus vite que le son électro qui déferlait dans cette cave de débauche. Dans une autre pièce sur sa droite un mec en slip de cuir noir était attaché par les poignets et se faisait tirer les tétons avec des pinces reliées à une chaîne en métal : le gars hurlait mais il semblait davantage en jouir qu’en souffrir. L’ambiance était moite et Steve suait autant à cause de la chaleur du lieu que parce que ce qu’il voyait le prenait à la gorge. Dans une autre pièce, il eut à peine le temps de distinguer trois hommes debout en train de pisser sur le corps et dans la bouche d’un quatrième à genoux en marcel militaire qu’Igor écartait un nouveau rideau, noir cette fois-ci, qui donnait sur une lourde porte en métal sur laquelle figurait le mot « salon privé ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ce qu’il venait de voir, Steve ne s’attendait pas du tout à trouver une pièce bien plus cosy derrière cette porte : des banquettes de velours rouge étaient disposées autour de tables basses d’un noir de geai. L’ambiance était différente mais il remarqua tout de même, dans un des murs, des emplacements pour menotter quelqu’un : bref, on restait tout de même dans un club fétichiste. Son attention fut attirée par un gémissement sur la gauche et constata que son père avait entendu la même chose. Ce dernier posa un automatique de gros calibre sur la table et sortit de sa veste une courte matraque souple avant d’écarter un nouveau rideau : là se trouvait Paul, agenouillé devant un autre homme au visage recouvert d’un masque en cuir rouge et en train de lui prodiguer une fellation dans les règles de l’art. La main gauche d’Igor agrippa l’épaule de l’homme pour le faire pivoter d’un coup sec, en même temps que sa main droite lui abattait la matraque sur la nuque : il s’effondra sans un cri. Paul se redressa mais le grand Russe ne lui laissa pas le temps de réagir et la saisit à la gorge pour le projeter vers le mur conte lequel il tapa violemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors petite raclure, tu fêtes ton opération ratée ?! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonné, Paul ne répondit rien mais leva les yeux d’un air abasourdi. Une gifle puissante le cueillit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te croyais à l’abri dans ton repère d’homos ? cracha Igor. Dommage pour toi, tu vas payer quand même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière son père, Steve s’était rapproché et vit le visage déjà tuméfié de son ami. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Papa – c’était la première fois depuis des années qu’il prononçait ce petit nom affectueux – ne lui fais pas de mal, il n’y es peut-être pour rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Igor se retourna vers lui, le regard toujours glacial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour rien ? Tu veux savoir ce que ton "ami" a fait dans ton dos fiston ? Tu veux savoir quel genre de merde est ce type, là devant nous ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il appuya sa question par un coup de pied dans les côtes du jeune homme qui hurla. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelques phrases, il apprit ainsi à Steve ce que Paul lui avait toujours caché jusqu’ici : les soirées étudiantes, la drogue administrée dans les verres d’alcool puis les abus sexuels une fois que Steve avait sombré dans le comas éthylique et médicamenteux. Le Russe paracheva ses explications en dévoilant à son fils la fameuse photo que Paul avait discrètement dissimulée quelques heures plus tôt dans son portefeuille. Steve n’en croyait pas ses oreilles ni ses yeux, mais il comprit que tout était véridique lorsqu’il vit les yeux de Paul qui le dévisageait d’un air coupable. L’incompréhension le disputait à la rage dans la tête de Steve qui cherchait à s’appuyer pour ne pas chanceler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Steve, je peux t’expliquer… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots s’étranglèrent dans sa gorge lorsqu’il reçut le revers de la main d’Igor dans la bouche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ferme ta gueule sale traître ! Tu n’as plus rien à dire : tu vas juste souffrir désormais, éructa le père de Steve dans un nouvel accès de violence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il releva Paul pour lui coller son poing fermé sur le nez. Le sang gicla au milieu des cris. Paul s’affaissa de nouveau mais Igor ne s’arrêta pas pour autant : il le martela de coups sur la tempe, le cou, le nez, tuméfiant toujours plus le visage du jeune homme qui hurlait de plus belle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Englué dans les terribles révélations de son père, Steve n’entendait presque pas la souffrance de son ex meilleur ami. Il avait machinalement saisi le flingue qu’Igor avait posé sur une table basse en entrant. Au prix d’un effort important, il releva la tête et se figea en voyant le visage de son père, grimaçant de haine, penché sur celui de Paul déformé par les coups et ruisselant de sang. Et cela lui rappela soudainement cette photo de lui-même penché de la même façon sur son père défiguré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, dans les méandres de sa mémoire, le souvenir jaillit comme une balle. Il se souvint de la rage qui avait décuplé ses forces ce jour-là, une rage capable de rouer de coups son propre père avant qu’on ne l’arrête de force. Il se souvint surtout pourquoi il avait dégoupillé. Ce jour-là il avait appris qui était son vrai père, Igor, mais aussi qui était sa mère. Sa main se crispa sur la gâchette tandis que Paul continuait de hurler sous les coups assénés par son bourreau. Sa mère était en réalité sa propre sœur, Sally, violée à 14 ans par le Parrain de la Mafia rouge qui avait ainsi brisé mentalement son lieutenant Vladimir. Le diable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve se souvint aussi que son grand-père Nicolaï avait ensuite tenté plusieurs expériences scientifiques pour tenter d’étouffer ce souvenir terrible à l’intérieur de sa mémoire. Il avait manifestement réussi. Jusqu’à ce soir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le brouillard de ses pensées, Steve voyait Paul recroquevillé par terre. Il comprit que la drogue qu’il lui avait administré était destinée à maintenir ce souvenir hors de sa conscience et qu’il en avait probablement reçu l’ordre par Nicolaï ou quelqu’un d’autre. Un coup de pied atteignit Paul en plein ventre : il cracha du sang en geignant. Paul qui l’avait aidé en quelque sorte. Paul qui en avait profité pour le violer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve avait devant lui deux personnes qui avaient gâché sa vie. Retrouvant un peu de lucidité, il serra les dents en voyant l’agonie de son ami. A quoi bon ? Cette journée interminable allait s’achever là, dans cette cave sordide. Il leva l’automatique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les flash bleus et blancs crépitaient sur les façades de la rue Keller, faisant apparaître de temps à autre les silhouettes de résidents debout derrière leurs vitres et regardant dans la rue. Les voitures de police alternaient avec des fourgons sécurisés, tandis qu’un peu plus loin des véhicules du SAMU tranchaient dans l’obscurité avec leur couleur rouge fluorescent. Sur le trottoir, le long d’un mur, plusieurs hommes à moitié nus étaient menottés les mains derrière le dos. Le spectacle en aurait presque été comique mais la présence de nombreux membres de forces de l’ordre rendait les lieux forcément inquiétants, surtout en pleine nuit. La porte du n°14, complètement arrachée, vit sortir une troupe de CRS casqués et armés, au milieu desquels marchait un homme grand, brun, à l’air slave. Celui-ci était également menotté et maintenu de toutes parts par ses anges gardiens. Derrière, deux brancardiers sortirent un corps enveloppé d’une couverture de survie. A côté de lui marchait un jeune homme qui lui tenait la main, semble-t-il en lui parlant. Le blessé du brancard tourna la tête enveloppée de bandages et remua les lèvres, sans doute pour lui répondre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’angle de la rue Keller et de la rue de Charonne, derrière les rubalises destinées à empêcher les badauds de passer le périmètre, une voiture aux vitres teintées. Lorsque l’homme menotté fut embarqué, toutes sirènes hurlantes, dans un véhicule de police, la portière de la voiture s’ouvrit. Un homme en sortit, que Christine Dampierre, restée à l’intérieur suivit du regard tandis que celui-ci s’éloignait, un vague sourire sur son visage fermé. Il tourna le coin de la rue, un chapeau mou vissé sur le crâne.&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsRi97a8HvbSRaw3zztAsgLIYjnFxgKJk9x9Y07m2y4GTkrmLQG_9CQ7x9GoTCTEaf4uwj6CH4yJ1Mpjx6SJQDBeW8nkk1CCrzzzqUxhue24UVONZScPSYGpxo4D59TPR0YrP4YS6k4Q/" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="" data-original-height="244" data-original-width="523" height="149" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgsRi97a8HvbSRaw3zztAsgLIYjnFxgKJk9x9Y07m2y4GTkrmLQG_9CQ7x9GoTCTEaf4uwj6CH4yJ1Mpjx6SJQDBeW8nkk1CCrzzzqUxhue24UVONZScPSYGpxo4D59TPR0YrP4YS6k4Q/" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/3162117805429877015/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/3162117805429877015" rel="replies" title="2 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/3162117805429877015" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/3162117805429877015" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2020/09/29-la-fin-de-samourai-la-fete-est-finie.html" rel="alternate" title="29 - La fin de Samouraï - La fête est finie" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgbw2BM8M_s28jj6yhd98Dwnz8aUiLj7wihG-G7bFTN41ag-yPvKSvqZolVKQTHo-7nNGy8q7x7Te9xbp6MOd5Nala-4Kb-2H0QteaZ599kmmSXVyuZg_1l18r7qTpMZmEh8rX9Q4kE-g/s72-w200-h171-c/Illustration29Alexis.jpg" width="72"/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-4879668767132270729</id><published>2020-09-24T07:25:00.000+01:00</published><updated>2020-09-24T07:25:41.883+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Jozeph"/><title type="text">29 - La fin de Jozeph - Nikolaï le farfelu</title><content type="html">&lt;blockquote style="border: none; margin: 0 0 0 40px; padding: 0px;"&gt;&lt;blockquote style="border: none; margin: 0 0 0 40px; padding: 0px;"&gt;&lt;blockquote style="border: none; margin: 0 0 0 40px; padding: 0px;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgzMb5jWTVmYklAgCi6BQ2gh5qbduSx1LEHdhRtY1LDg44I8q8oWVF1GFbjQYFhqeRmIL3KjoxkLlnIfJfB-hGsvSYqAN2iJFH5PHYl9RIp4VEMUnz3dV3_q9ng6K70tdztDCjb2YOqeQ/s568/Illustration29Emeric.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="427" data-original-width="568" height="151" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgzMb5jWTVmYklAgCi6BQ2gh5qbduSx1LEHdhRtY1LDg44I8q8oWVF1GFbjQYFhqeRmIL3KjoxkLlnIfJfB-hGsvSYqAN2iJFH5PHYl9RIp4VEMUnz3dV3_q9ng6K70tdztDCjb2YOqeQ/w200-h151/Illustration29Emeric.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Igor Sarkosky s’approcha de Steve et lui caressa doucement la
joue sans un mot. Il lui fit signe de ne rien dire et d’entrer dans la pièce où
la lecture du testament se déroulait. Tandis que Steve ouvrait la porte, le
notaire poursuivait son monologue&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Conformément à la volonté de Nikolaï Sarkosky une
nouvelle fois, en l’absence d’Igor Sarkosky, officiellement décédé, je vais
donc vous lire les lignes du testament correspondant à ce cas de figure.&amp;nbsp;»
Le notaire s’interrompit pour accueillir Steve&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Mr Keller, bienvenue. Votre présence ne change rien à
ce que je viens de dire, et à ce que je m’apprête à dire. Venez donc vous
installer ici.&amp;nbsp;» dit-il en indiquant la place libre à côté de John Keller.
Steve obéit, sans un regard vers les autres. Il n’était pas bien sûr de
comprendre ce qui était en train de se passer mais il était sûr que le
dénouement était pour bientôt. Et effectivement, ce que le notaire dévoilait
petit à petit lui permit de reconstituer le puzzle dans son ensemble.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Nikolaï Sarkosky, son grand père, était à la fois le père de
son père biologique, et le père de sa mère adoptive. Il était riche, mais aussi
tout à fait farfelu. En plus d’avoir caché sa fortune à sa famille, il avait
rédigé un testament inhabituel&amp;nbsp;: si un seul de ses enfants se trouvaient
en vie 50 ans après sa mort, alors celui-ci devait choisir lequel de ses
propres enfants toucheraient la totalité de l’héritage. Le notaire notant que
seule Suelen était en vie à ce jour, c’était à elle de choisir qui de Sally ou
Steve allait hériter. Voilà donc la clé de toute l’énigme. Nul doute que la
mafia russe avait eu vent de cette clause, et qu’une guerre secrète s’était
engagée entre John et Vlad pour tenter de récupérer la fortune du vieux
Nikolaï. Vlad avait fait une fille à Suellen, tandis que John avait réussi à
faire de celle-ci sa femme et la mère adoptive de son propre neveu, Steve
lui-même, abandonné dans des circonstances inexpliquées mais que Steve savait reliées
à tout cela. Les deux mafieux espéraient ainsi être lié à l’héritier au bon
moment&amp;nbsp;: Vlad via Sally, John via Steve. Ils avaient ensuite œuvré pour
que l’autre perde cette bataille. Vlad faisant surveiller Steve par Paul pour
le supprimer lorsqu’il le pourrait, ce qui avait failli se produire le matin
même, et John protégeant Steve tout en essayant de tuer Sally, ce qui avait
failli également se produire le matin même, sans la protection active de Vlad.
Un vrai méli-mélo, mais qui avait du sens finalement. Au passage, évidemment,
il fallait qu’Igor disparaisse. La perversité de Vlad avait été de le faire
tabasser à mort par son propre fils, sous l’emprise de drogues puissantes
administrées par son meilleur ami… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Steve n’était pas le seul à comprendre petit à petit le lien
entre les événements de ces derniers jours et l’ensemble de sa vie. Suelen et
Sally aussi faisaient les mêmes liens. Et Suelen comprenait que la fin de cette
histoire allait reposer intégralement sur ses épaules. Et en effet, le notaire
poursuivait&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Ma chère Mme Selena Sarkosky, c’est donc à vous qu’il
incombe de donner sens à cet héritage, en choisissant lequel de vos
descendants, Mr Steve Keller ou Mme Sally Viora, aura la chance d’hériter des
6,5 millions de dollars US de Mr Nikolaï Sarkosky&amp;nbsp;». A l’évocation de
cette somme, un silence pesant se fit dans la salle, chacun se figurant enfin
l’enjeu de toutes les bassesses et perfidies réalisées par l’ensemble des
protagonistes de cette sombre histoire ces dernières années. Suellen, évidemment,
ne pouvait faire son choix. Steve et Sally restaient silencieux, complètement
dépassés par les événements. Vlad et John, conscients qu’ils étaient arrivés
tous deux au point d’orgue des plans qu’ils avaient chacun échafaudés,
essayaient tour à tour de convaincre Suelen de confier l’héritage à leur
poulain respectif. Le ton montait peu à peu. Lorsque Vlad sortit son Makarov,
John sortit son Magnum, et leurs hommes de main commencèrent à vouloir s’en
prendre les uns aux autres également. Dans un geste théâtral, le notaire claqua
alors des doigts, et les 10 hommes en costard qui l’accompagnaient sortirent
simultanément un pistolet semi-automatique. Chacun mis en joue l’un des
«&amp;nbsp;invités&amp;nbsp;» présents dans la salle, et le dernier type en short et
marcel se chargea de récupérer les armes de Vlad, John et de leurs hommes de
main, en exécutant une drôle de danse, les bras battants au-dessus de sa
tête…&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Ce brave Nikolaï avait tout prévu, encore une
fois.&amp;nbsp;Reprenons calmement s’il vous plait&amp;nbsp;» lâcha le notaire, qui
n’avait pas bougé d’un pouce.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais avant que la discussion ne reprenne, la porte du fond
s’ouvrit sur Igor, et une clameur s’éleva dans la salle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Monsieur Igor Sarkosky, quelle surprise&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»
ajouta le notaire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;- J’avais cru comprendre que vous n’étiez plus de ce
monde. Il faut croire que certains fonctionnaires de l’administration civile
russe n’ont finalement pas été assez dédommagés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span style="font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-numeric: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Igor, fils de chien, je te croyais mort et
enterré. S’exclama Vlad.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span style="font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-numeric: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Il faut croire que Steve n’a pas eu la main
assez lourde » grommela John comme pour lui-même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le notaire fit un signe discret au type en marcel et en
short qui approcha une chaise pour compléter le premier rang. Ils étaient
désormais 6 héritiers potentiels.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Bien, continua-t-il imperturbable. Nous changeons
donc finalement de cas de figure et je vais donc vous lire la partie du
testament de Mr Nikolaï Sarkosky devant être lue en présence de ses deux
enfants, Selena et Igor.&amp;nbsp;» Il décacheta une nouvelle enveloppe, et
s’éclaircit la voix&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Au cas où mes deux enfants seraient encore en vie 50
ans après ma mort, je souhaite que mon argent soit intégralement reversé à une
association à but humanitaire œuvrant en Afrique de l’ouest, tirée au hasard
parmi les associations officiellement répertoriées en France&amp;nbsp;». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le notaire souriait. Il était probablement le seul dans la
pièce à apprécier en cet instant le côté éminemment farfelu de Nikolaï
Sarkosky…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;u&gt;Quelques mois plus tard&amp;nbsp;sur le plateau d’une
émission de télé locale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Mon cher Basile, cet entretien arrive donc à son
terme. Une dernière question à propos de l’avenir. Rappelons à nos
téléspectateurs que votre association Kokoro For Ever, dont vous nous parlez
depuis 35 mn maintenant, a reçu récemment plusieurs millions de dollars d’un
mystérieux donateur resté anonyme. Une question nous brûle donc les
lèvres&amp;nbsp;: Qu’allez-vous faire de tout cet argent&amp;nbsp;? Vous avez un
projet&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;





































&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoListParagraph" style="mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;-&lt;span style="font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-numeric: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Heu, je ne sais pas encore, bredouilla
l’invité&amp;nbsp;». Il prit son temps pour formuler les 4 mots qui allaient clore
à tout jamais cette histoire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Peut-être le miel.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoListParagraph" style="mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoListParagraph" style="mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgi0ICLzJx8CM1-PbqQyDLGDzwod-XEzb2wcncSBTDHxAoDuLeWcVltCm6Kxy9OexXfV0ycGRoqw-5AAhhilctUJQ2__KfwuS8g20nn3sLRZiONi6feG7fjzIifxXQhqBrqVAx480AaaQ/s458/Fin.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="205" data-original-width="458" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgi0ICLzJx8CM1-PbqQyDLGDzwod-XEzb2wcncSBTDHxAoDuLeWcVltCm6Kxy9OexXfV0ycGRoqw-5AAhhilctUJQ2__KfwuS8g20nn3sLRZiONi6feG7fjzIifxXQhqBrqVAx480AaaQ/s320/Fin.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/4879668767132270729/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/4879668767132270729" rel="replies" title="3 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4879668767132270729" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4879668767132270729" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2020/09/29-la-fin-de-jozeph-nikolai-le-farfelu.html" rel="alternate" title="29 - La fin de Jozeph - Nikolaï le farfelu" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgzMb5jWTVmYklAgCi6BQ2gh5qbduSx1LEHdhRtY1LDg44I8q8oWVF1GFbjQYFhqeRmIL3KjoxkLlnIfJfB-hGsvSYqAN2iJFH5PHYl9RIp4VEMUnz3dV3_q9ng6K70tdztDCjb2YOqeQ/s72-w200-h151-c/Illustration29Emeric.jpg" width="72"/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-7831282520247705727</id><published>2020-09-22T20:38:00.001+01:00</published><updated>2020-09-23T15:02:58.042+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Guerrier des paysages"/><title type="text">29 - La fin de Guerrier des Paysages - This is the end, beautiful friend This is the end, my only friend</title><content type="html">&lt;p&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLK6bmuImE4vTnlxnWlyUVLO-6JtWgIRvPP-gvgl_uJ-aimt86y0g378xymmMy-g4Rms8XWwpqFW0Sb5tEFEueHmANk2pB0idDiLP9-1BMWZ3_D0dhKN0ILJYjhch-8IfPn9FqNyANvw/s300/Illustration29Antoine.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; display: inline !important; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em; text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="300" data-original-width="300" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLK6bmuImE4vTnlxnWlyUVLO-6JtWgIRvPP-gvgl_uJ-aimt86y0g378xymmMy-g4Rms8XWwpqFW0Sb5tEFEueHmANk2pB0idDiLP9-1BMWZ3_D0dhKN0ILJYjhch-8IfPn9FqNyANvw/w200-h200/Illustration29Antoine.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;Jeudi 19 mars 2020, 10h00, le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des nuits entières, cette phrase avait hanté ses nuits d’insomnie. Mais désormais, tout collait. L’histoire du père réapparu mystérieusement, le rôle ambigu de Paul dans cette sombre affaire, le tatouage énigmatique de Sally, Oleg…et cette saxo verte ... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces informations, pistes et contre-pistes n’avaient pas été faciles à articuler. Mais à présent, il connaissait le fin mot de cette histoire et c’était incroyablement hallu... attendez la suite... cinant ! Hallucinant ! Comme tout cela s’assemblait sans heurt ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’astuce consistait bien évidemment à provoquer ce rapprochement improbable entre Moustache et Bobby, la pièce centrale de l’intrigue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne restait plus à Jerèm aka Samuraï qu’à huiler consciencieusement les mécanismes de sa Machine à écrire Underwood n°5 et à se mettre à l’ouvrage. Le soleil de ce matin de mars crépitait en bas des rideaux. Il se mit à la fenêtre pour contempler les passants en contrebas. Il se surpris à accompagner K. Maro qui donnait de la voix à travers le poste de radio : « J'ai le mal qui fuit, tu donnes un son à ma vie, Et puis j'sais pas qu'est-ce qui s'passe, T'as ce regard dans la face…» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelques instants, ce moment de calme serait derrière lui, il le savait : la frénésie de l’écriture lui permettrait de sceller une fois pour toute le sort de Steve. Le Goncourt l’attendait, impatiemment et sans aucun doute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelques instants, ses doigts pianoteraient avec brio sur sa machine et l’histoire100noms dévoilerait son dénouement orgasmique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelques instants, il inscrirait le mot F.I.N, en bas de la dernière page, et en lettre de feu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans un bruit et presque sans douleur, la balle pénétra dans le gras de son cou et un flot de sang pissa sur ses mains. Il chercha en vain sur les toits en face l’ombre du sniper. Il eut une dernière pensée pour le ténébreux secret de la famille Keller que ne connaîtraient jamais ses lectrices. Il s’écroula sur le sol, comme une pauvre merde. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;Jeudi 19 mars 2020, 11h24, le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux minutes quinze plus tard, Steeve avait envie de pleurer. Il avait vécu des moments tristes au cours de sa vie. Il avait connu des jours tristes, des semaines tristes de temps en  temps et probablement un mois triste. Mais cette fois-là, c’était bien pire. Il ne s’était jamais senti aussi triste de toute sa vie. Il se tenait là, derrière le bureau surélevé de Maître CHEVAL, face aux rangées de chaises. La puanteur qui régnait ne lui était pas complétement inconnue. Steve avait senti cette odeur, jadis. Cinq ans auparavant, très précisément. Elle faisait remonter à la surface de sa mémoire des souvenirs répugnants, car c’était tout simplement l’odeur de la mort, de la destruction et de la trahison, enveloppée d’une brume de poudre noire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baz s’arrêta au milieu de la page 18 de l’édition du livre poche «  Le livre sans nom », traduit de l’anglais par Diniz Galhos écrit par un anonyme. Pas mal se dit-il, ça fera l’affaire… Depuis le début de l’écriture de cette histoire100noms, Baz trompait son entourage ! Il travaillait comme gardien de jour à la grande bibliothèque nationale François Mitterrand et il avait pris l’habitude de piocher des bouquins dans les rayons des livres au gré de ses rondes de surveillance. Et à chaque fois que c’était à son tour d’écrire, il recopiait au hasard en changeant quelques noms pour donner une consistance à l’histoire. Pour l’instant ça marchait du tonnerre !!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reprit sa lecture à voix haute, sa montre connectée enregistrant et transcrivant directement le texte sur l’ordinateur familial resté à la maison. Les chaises n’étaient plus recouvertes de coussins lilas mais de sang. Elles n’étaient plus rangées soigneusement, mais sans dessus dessous. Et pire que tout, leurs occupants, n’avaient pas l’air  morne, ils avaient l’air morts. Tous sans exception. En levant les yeux, à plus de quinze mètres au-dessus de sa tête, Steve pouvait même voir du sang couler du plafond. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des siècles auparavant, sur le marbre de la voute parfaite, avaient été peintes des scènes mystiques où l’on voyait des anges très saints danser avec des enfants, heureux et souriants. A présent, chaque ange et chaque enfant étaient souillés du sang de… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Rayer les deux dernières phrases » ordonna Baz à haute voix. A l’écran du mac, chez lui, ces deux phrases furent rayées instantanément.  « Ça n’a aucun rapport…se dit-il Voyons, comment puis-je continuer… ? » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sortit le petit flacon de savon antiseptique qui ne le quittait jamais, s’en tartina voluptueusement l’index. Satisfait, il put s’humecter le doigt par un tout petit coup de langue et tourna trois pages. Il reprit sa dictée : Une trentaine de cadavres gisaient affalés, sur les chaises. Une autre trentaine se trouvait hors de vue, sous les chaises ou entre les rangées. Seul un homme avait survécu au massacre, Steve lui-même. Son père lui avait tiré à bout portant dans le ventre, à l’aide d’un fusil à double canon. La douleur était atroce et la blessure saignait encore un peu, mais elle cicatriserait…. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baz transpirait d’excitation. « ça déglingue » se dit il ! Je vais m’arrêter là, ça fait une fin mystique* ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Le lecteur notera que Baz n’est pas aussi costaud que Sallustius pour les sorties dramatiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;&lt;b&gt;Jeudi 19 mars 2020, 15h09, le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain de merde se dit Vincent. Qu’est-ce que ce con d’Igor Ilitch vient faire dans cette histoire ? Comment voulez-vous qu’on écrive une histoire qui tient la route ! A moins que… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques semaines, l’histoire100noms avait refait surface. Lors d’une soirée parisienne dans une cave digne du Chicago de la prohibition, quatre des écrivains de la saga Keller s’étaient retrouvés et avaient déterré le manuscrit oublié. C’était une bonne nouvelle pour les fans de la première heure dont plusieurs c’était déjà suicidé de désespoir en attendant le nouvel opus. Bon ok, c’était pas une bonne nouvelle pour les suicidés, mais au moins un réconfort pour leurs proches… Le lendemain de la fête, en voyant  s’afficher le numéro de son pote sur son portable, Vincent avait tout de suite essayé de refouler sa frustration. A chaque fois qu’il croisait Emeric, il espérait que celui-ci lui annoncerait la reprise de l’écriture, en vain.  Mais cette fois au bout du fil, Ricky balança « Vincent, tu te souviens par hasard de l’histoire qu’on avait commencé il y a quelques années ? » A ces mots la poitrine de Vincent manqua d’exploser ! C’était le retour de la gloire ! Il avait signé tout de suite pour reprendre la plume! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais très vitre le stress de ne pas être à la hauteur des écrits de l’époque vint le tourmenter. Et surtout… Qu’est-ce que ce con d’Igor Ilitch vient faire dans cette histoire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la solution était avec Martial et sa fameuse punchline sur Kietzsche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Vincent était secrètement amoureux d’un certain Martial qu’il avait intégré en guest star dans le chapitre 10 de l’histoire100noms. Ce Martial était un jeune camarade de classe qu’il avait rencontré dans la vraie vie au lycée Paul Poiret et qui l’avait ébloui avec son esprit vif et son physique de rêve : un athlète, aux cheveux courts et avec une énorme queue de cheval. Il n’avait jamais osé l’aborder. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Martial pourrait apparaitre dans le dernier chapitre et sauver tout le monde ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vincent alluma son ordi, ouvrit le seul fichier de son ordinateur h100n.docx et se mit à écrire : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que Martial entra lui aussi dans le bureau de M. Cheval. L’assistance fut éblouit pas sa beauté. Martial dit alors de sa voix suave : Je sais pas qui c’est ce Kietzsche, mais moi… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vincent ne manqua pas d’inscrire ensuite le mot F.I.N en lettre de feu. Il prit son téléphone et changea la carte sim. Il appela alors le seul numéro de cette carte, un numéro qu’il n’avait jamais osé composer… Une voix suave venue des années lycée décrocha. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;Lundi 19 mars 2068, 15h14, 38 ans après le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieil homme bava dans sa soupe aux poireaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aide-soignante essuya le coin de sa bouche. Il suait comme un porc… comme d’habitude. Et le liquide aigre de sa sueur dégoulinait le long de son corps obèse, sous son T Shirt maculé de graisse en irritant les zones de repli de ses bourrelets boudinés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne réagit même pas, si ce n’est en dégorgeant un grognement animal. C’était un réflexe plutôt qu’une réaction volontaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois cette phrase avait tourné en boucle dans sa tête ? Après la soirée dans la cave, il avait d’abord été exalté par l’ampleur du défi. Il allait écrire le dénouement de cette histoire ! Mais très vite il avait dû se résoudre à l’inévitable. Il était parfaitement incapable de trouver une fin digne de ce nom. Il y avait trop de pistes à recouper, trop d’indices à faire converger…Et ces saloperies d’incohérences ! Comment ce vieux chenapan de Baz avait pu écrire dans le chapitre 9 « Depuis hier soir et les quelques litres de bières à peine épongés par un "grec frites sauce blanche avec oignons" plus que douteux, Steve avait le ventre vide » alors que Vincent avait clairement stipulé que la veille, Steve avait bu du « vin passé 20 heures », et cela dès le chapitre 3 !!! En se permettant cette transgression, c’est comme si Baz avait déféqué sur Vincent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite, il dut se rendre à l’évidence, il n’était pas à la hauteur pour reprendre l’écriture &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut le début d’une longue déchéance. Il est parfaitement amoral de décrire ce lui arriva alors. … Mais je vais le faire … C’est vraiment moche de le dire, ça retourne le couteau dans la plaie mais le public doit savoir la vérité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour où Marie sa femme comprit qu’il était incapable d’écrire, elle ne put le supporter. Lui l’homme, le vendéen fier, l’athlète de haut niveau se chiait mou dessus. Elle voulut partir mais ça n’était pas assez, alors elle resta pour l’humilier. Très vite ses enfants le déshéritèrent. A chaque fois qu’ils le croisaient, ils lui donnaient des petites claques. Il y eu un procès pour papa battu mais le juge donna raison aux enfants, et alourdit la peine, il devait désormais se balader en ville nu, trainé en laisse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cette époque que le président Macron fut démis de ses fonctions. Tout le monde se souvient du scandale du nucléaire de 2020. L’opinion publique ne pouvait pas comprendre, avec raison, qu’on avait laissé cet homme sans fierté à un poste clé dans la recherche du nucléaire… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ces années, il ne se rendait compte de rien. Seules les dernières phrases du chapitre 28 de l’histoire de Steve martelaient sa tête. Il devenait fou ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en ce jour de mars 2068, un événement survint dans sa pauvre vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          M. MARTIN (ses parents avaient obtenu que l’on change son nom de famille), une visite pour vous ! annonça l’aide-soignante &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Gné fit le son grognassant qui sortait de sa bouche &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Emeric ! lança une voix qu’il reconnut immédiatement. C’était Antoine. Il avait à peine changé si ce n’est quelques rares mèches poivre et sel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Gné ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine n’était pas venu pour discuter, il alla droit au but &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Emeric, il y a 48 ans tu nous as trahis en ne publiant rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Gné ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Emeric, tous les autres sont morts, maintenant! Il ne reste que nous deux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          … &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Emeric, j’ai besoin de te parler ! Je vais te raconter la fin de l’histoire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une larme ensanglantée perla de l’œil du vieil obèse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Oui Emeric, nous avons tous écrit une fin, mais ça ne collait pas. A chaque fois il y avait des incohérences…  nous avons menti.  Mais j’ai enfin trouvé la fin de l’histoire et je vais te la raconter ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine sortit de sa poche le cigare qu’il avait depuis 48 ans, en attendant ce moment. Il se pencha à l’oreille de son vieil ami sénile et chuchota la terrible fin de l’histoire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. Et alors, &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;il lui dit&lt;/span&gt; : &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;la réponse est 42 !… &lt;/span&gt;» &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;Jeudi 19 mars 2020, 17h27, le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait bien réfléchi au problème 5 minutes mais l’idée ne venait pas. « Bon de toute manière c’est trop tard pour écrire la fin… En même temps, il y a plus important que d’écrire un roman puéril. » se dit-il, choppant habilement son gilet jaune. « Je vais être en retard à la manif pour casser du poulet. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tôt, Ernesto avait débarqué de Cuba ; il avait échoué sur les quais de la gare de Massy Palaiseau. Communiste convaincu, il avait le manifeste du parti tatoué dans ses gènes. Ernesto avait pour objectif de déstabiliser l’état français pour faire exister ses convictions. Il s’était d’abord fait passer pour un jeune étudiant prometteur. C’est à cette époque que malgré lui, il s’était laissé embarquer par son entourage dans l’aventure histoire100noms. Il fallait avouer que ces écrivains en herbes avaient du talent. Il avait failli lâcher le Parti pour embrasser une carrière d’écrivain. Mais l’histoire100noms avait fait une pause. Déçu, il avait décidé de migrer. Il avait alors infiltré l’industrie pharmaceutique suisse. En réalité, il était chef d’une cellule dormante rouge du Chablais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quand cette histoire100noms avait refait surface, il s’était juré de ne pas s’y faire reprendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à 17h28, il mit son gilet jaune et se barra pour aller casser du poulet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #ffa400;"&gt;Jeudi 19 mars 2020, 10h04, le jour des élections primaires de Californie, et veille de l’ouverture du salon du livre de Paris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;« Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait passé la nuit embusqué sur le toit d’un immeuble. La lumière de l’appartement d’en face s’était allumée depuis près d’une heure mais rien n’avait encore bougé. Il repensa à Steve et son histoire. Il avait espéré pendant des années que c’était du passé. Il avait tout fait même pour enterrer ce blog. C’était à son tour d’écrire et il avait fait le mort… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa débile de bonne femme avait cru bon d’organiser son anniversaire quelques mois auparavant. Par conséquent  quatre des anciens co-auteurs de l’histoire100noms s’étaient retrouvés pour le fêter. Ils avaient relancé la dynamique du blog. Et sa vie serait à nouveau un cauchemar. Sa femme l’avait bien payé, il est vrai. Elle attendait depuis la veille en bas de l’appartement familiale,… dans plusieurs sacs poubelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il eut un tout léger pincement au cœur pour ses enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant c’était à l’autre fils de yack avec sa tête de têtard  de payer. Comment avait-il pu dans le chapitre 5 de l’histoire100noms se moquer à ce point de lui. «  Celui qui l’avait questionné, l’inspecteur chargé de l’enquête sans doute, avait plus le physique d’un gros charcutier que d’un fin limier : gros taille moyenne, un visage rougeaud que le propriétaire avait cru utile d’orner d’une courte moustache noire tombant sur des lèvres épaisses… » En faisant la description exacte de son physique, Jerem aka Samurai l’avait humilié. Et il comprenait bien qu’à travers le personnage de Moustache, tous les autres se moquaient systématiquement de lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face, la tête de Jérèm apparu à la fenêtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ajusta la lunette de son Zastava M76 yougoslave et sans une hésitation, tira. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yo venait d’écrire en lettre de SANG le mot F. I.N à l’histoire100noms. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;FIN&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/7831282520247705727/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/7831282520247705727" rel="replies" title="3 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/7831282520247705727" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/7831282520247705727" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2020/09/29-la-fin-de-guerrier-des-paysages-this.html" rel="alternate" title="29 - La fin de Guerrier des Paysages - This is the end, beautiful friend This is the end, my only friend" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLK6bmuImE4vTnlxnWlyUVLO-6JtWgIRvPP-gvgl_uJ-aimt86y0g378xymmMy-g4Rms8XWwpqFW0Sb5tEFEueHmANk2pB0idDiLP9-1BMWZ3_D0dhKN0ILJYjhch-8IfPn9FqNyANvw/s72-w200-h200-c/Illustration29Antoine.jpg" width="72"/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-8715440289697611307</id><published>2008-04-27T15:22:00.011+01:00</published><updated>2008-04-27T21:46:03.470+01:00</updated><title type="text">28 - Réunion de famille</title><content type="html">&lt;a style="color: rgb(204, 204, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFTyeO_FlA_kw1Rzly-u1rXSflbZtCGwuVlU6PmnpB6GTyUiSZGgE7HjnBgGcwFvz7n8M9Y7d1kEh2m2u2B3EhW_tCXsvJqHsZ1cXrNDyHA5XD0w0pyDpE3OiLySVHe9hQst7w4avEyQ/s1600-h/H100N.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFTyeO_FlA_kw1Rzly-u1rXSflbZtCGwuVlU6PmnpB6GTyUiSZGgE7HjnBgGcwFvz7n8M9Y7d1kEh2m2u2B3EhW_tCXsvJqHsZ1cXrNDyHA5XD0w0pyDpE3OiLySVHe9hQst7w4avEyQ/s320/H100N.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193930749913334162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Paris, 26mai, rue Daguerre, 20H45&lt;/span&gt;&lt;o:p style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;/o:p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Vladimir décacheta l’enveloppe et lu les quelques mots qui avaient été griffonnés rapidement sur un vieux papier imprimé. « &lt;i style=""&gt;Désolé ! Je ne sais pas si je peux vous faire confiance ! SK&lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;« &lt;i style=""&gt;дерьмо ! раса ее бабушки&lt;/i&gt;*» marmonna Vladimir en regardant aux alentours ».&lt;br /&gt;Il froissa nerveusement l’enveloppe et la jeta dans le caniveau de la rue Daguerre.&lt;br /&gt;« &lt;i style=""&gt;Bon venez maintenant vous deux ! on a assez cherché Steve partout, et visiblement, on ne le retrouvera pas&lt;/i&gt; » lança t-il à Paul et Suellen Keller qui le suivaient. « &lt;i style=""&gt;Et il est presque l’heure !&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Portant toujours le sac qu’il était allé chercher chez Steve, Paul peinait à suivre le rythme de Vladimir. Sally quant à elle, marchait dans les pas du russe qui les conduisit vers l’église d’Alésia. Il tourna sans hésiter dans l’impasse du Rouet et s’arrêta brusquement devant le n°7. Une plaque en laiton indiquait « CHEVAL &amp;amp; Associés, Notaires &amp;amp; Avocats ». « &lt;i style=""&gt;On va attendre 5 minutes, on est en avance !&lt;/i&gt; » dit Vladimir en sortant trois cigares. « &lt;i style=""&gt;Oh, Thank you, I like that&lt;/i&gt; » répondit Sue avec un accent britannique surjoué et en sortant son Zippo. Paul refusa froidement le cigare. Il sortit sa flasque de gin qu’il ne quittait jamais et en descendit une bonne rasade.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Il s’apprêtait à sortir de son mutisme afin de demander un peu plus d’explications à Vladimir, quand deux silhouettes descendirent d’une décapotable qui venait de se garer au coin de la rue. L’une d’elle semblait avoir du mal à marcher et était soutenue par la plus grande. « &lt;i style=""&gt;Ca y est, Sergueï arrive&lt;/i&gt; » dit Vladimir. Levant sa montre au niveau de sa bouche, il prononça dans le petit émetteur « &lt;i style=""&gt;C’est bon Sergueï, on passe en mode visuel&lt;/i&gt; ». Il se tourna vers Paul : « &lt;i style=""&gt;Je crois que tu le connais non ?&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Paul ne pu répondre! Ce n’était pas Sergueï, le beau russe auprès duquel il avait passé la nuit qui l’interloquait mais plutôt la frêle jeune femme qui l’accompagnait : Sally, la sœur de Steve, la fille de Vladimir et de Suellen. Sally, la morte de ce matin. Il se retourna vers Sue et dit simplement. « &lt;i style=""&gt;C’est elle&lt;/i&gt; ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Sue comprit tout de suite qui arrivait et se mit à courir en direction de la jeune femme, qui paraissait elle aussi très émue. Leurs retrouvailles furent très intenses. Elles furent aussi très brèves : Vladimir ordonna de sa voix rauque «&lt;i style=""&gt;On y va !&lt;/i&gt; » &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Sergueï, après un petit clin d’œil à Paul poussa les deux femmes vers le porche et composa le digicode. Tout le monde pénétra dans le bâtiment.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;La pièce était spacieuse et l’éclairage intense contrastait avec l’obscurité de l’étroit couloir qu’ils venaient de quitter. Au fond, sur une petite estrade, onze hommes en costards noirs identiques et un mec en marcel et en short, leur faisaient face, derrière une très longue table de style Louis XV. Douze paires de lunettes noires s’étaient tournées vers l’entrée et des murmures s’échangèrent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;i style=""&gt;« Vous êtes à l’heure, M. &lt;span style=""&gt;Dzhamolidine »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; dit un des hommes en costume à Vladimir, « &lt;i style=""&gt;Prenez places&lt;/i&gt; ». Il montra 5 sièges vides, en contrebas de l’estrade. « &lt;i style=""&gt;Pas vous&lt;/i&gt; »  ordonna-t-il à Paul qui faisait mine de s’assoir. « &lt;i style=""&gt;Posez seulement le sac sur la table !&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;Paul obtempéra sans broncher et s’en alla tout penaud dans un coin de la pièce où Sergueï s’était déjà réfugié.&lt;br /&gt;Vladimir, plaça avec assurance Suellen sur la chaise du milieu et Sally sur celle de gauche. Il s’assit entre les deux femmes. L’homme continua en se tournant vers Suellen. « &lt;i style=""&gt;Je suis M. Bernard Cheval, notaire. Nous attendons M. Keller pour démarrer la lecture du testament&lt;/i&gt;.»&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Quelques instants plus tard, on frappait à la porte et John Keller entrait dans la pièce avec un homme que Paul reconnu être Moustache, le sale flic dont Steve avait parlé au Sambabar. « &lt;i style=""&gt;Le camp des méchants, ça c’est sur&lt;/i&gt; » pensa t-il.&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;« &lt;i style=""&gt;Bonjour M. Keller&lt;/i&gt; » salua M. Cheval, le seul des douze hommes qui semblait savoir parler. « &lt;i style=""&gt;Installez-vous !&lt;/i&gt; ». John &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;se plaça alors à droite de sa femme Suellen et dit en souriant « &lt;i style=""&gt;Notre fils Steve n’est pas encore là, mais il ne devrait pas tarder&lt;/i&gt;. »&lt;br /&gt;Moustache se dirigea vers le coin où étaient collés l’un contre l’autre Paul et Sergueï. Le premier lui décocha alors un uppercut bien placé qui l’envoya au tapis. « &lt;i style=""&gt;De la part de Steve &lt;/i&gt;». Moustache grogna quelque chose d’inaudible en se relevant et en préparant son gros point mais John lui dit. « &lt;i style=""&gt;Ca suffit lourdaud ! Va te cacher de l’autre côté et qu’on ne t’entende pas&lt;/i&gt; ». Le &lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;calme revint et seul le petit sourire amusé de M. Cheval montrait qu’il venait de se passer un sacré petit tabassage dans les règles de l’art.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Le notaire sortit alors de sa mallette un grand classeur et déclara très solennellement :&lt;br /&gt;- « &lt;i style=""&gt;Nous pouvons démarrer la lecture du testament. Tout d’abord, Mme Keller, sachez qu’une analyse ADN a déjà prouvé que Mlle Sally Viora était la fille de Vladimir &lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Dzhamolidine&lt;/span&gt; ici présent. Acceptez-vous de faire ultérieurement une analyse permettant d’établir qu’elle est votre fille naturelle ?&lt;br /&gt;- &lt;/i&gt;« &lt;i style=""&gt;Non, volontiers… je veux dire oui bien sur…&lt;/i&gt; » balbutia Suellen.&lt;br /&gt;M. Cheval continua : « &lt;i style=""&gt;M. et Mme Keller, en attendant son arrivée, vous représenterez les intérêts de votre fils adoptif Steve Keller. Mlle Sally Viora, vous pouvez vous représenter vous-même, bien que vos deux parents soient présents.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Paris, 26 mai, rue Daguerre, 20H42&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Steve courrait à perdre souffle afin de se soustraire à la vue de ce Vladimir. Il avait un peu honte d’avoir abandonné sa mère dans les mains de cet inconnu, mais il ne pourrait que mieux l’aider si lui-même n’avait pas les mains liées. Mais que faire ? Il ne devait pas s’éloigner d’Alésia, ça il en était sur. Il pourrait ainsi jeter un coup d’œil sur Vladimir ou Moustache, surveiller sa mère et son ami (?) Paul. Et surtout, c’est là qu’il avait vu la fille de ce matin, sa soeur.&lt;br /&gt;Il continua à déambuler dans les rues en évitant avec soin d’entrer dans le champ de vision de Moustache, de Vladimir et de Paul, tout en cherchant à faire un signe à sa mère. Mais le grand russe gesticulait dans tous les sens et le cherchait sans fatigue. Leur petit jeu dura une bonne vingtaine de minutes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;La tension redescendait et Steve faillit bien se laisser surprendre alors que Vladimir venait de faire demi-tour après un angle de rue et avançait dans sa direction. Steve essaya d’ouvrir les portières des voitures. La troisième, une Peugeot 403 noire était ouverte ; il s’y engouffra. Affalé sur le siège il regarda passer Vladimir, toujours suivi de Paul et de sa mère.&lt;br /&gt;Ayant regardé trop de films, il fouilla dans le vide poche, s’attendant à trouver un flingue. C’était un sacré fouillis : il y avait des papiers de bonbecs, des mouchoirs sales, des tickets de caisse, un marqueur noir, une vielle contravention et le courrier de la journée… mais pas d’arme.&lt;br /&gt;Steve continua son inspection de la voiture. Les clefs étaient sur le contact. « &lt;i style=""&gt;Bizarre quand même !&lt;/i&gt; ». Il se retourna et… &lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Il sursauta sur son siège. Un jeune garçon bouclé le regardait apeuré, assis sur la banquette arrière. Merde, ça expliquait pourquoi la voiture était ouverte, les parents n’étaient surement pas loin. « &lt;i style=""&gt;T’inquiète pas, je ne veux pas te faire de mal. Je ne peux pas sortir pour l’instant mais… tu vas m’aider… et je te laisserai partir&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;Steve pris alors la contravention et écrivit rapidement quelques mots &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;dessus. Il la mit dans une enveloppe du courrier du vide poche et la ferma comme il pu.&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;« Bon tu vas filler cette enveloppe au monsieur en bleu là-bas&lt;/i&gt; » dit il en montrant Vladimir qui s’était arrêté une centaine de mètre plus loin « &lt;i style=""&gt;Ensuite tu rejoins tes parents. Quand tu reviendras, je ne serai plus là.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;Le garçon qui n’avait toujours rien dit prit l’enveloppe sortit de la voiture et s’éloigna.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Deux minutes plus tard, Steve mit le véhicule en marche avec une petite pensée pour le jeune garçon et suivit à distance les trois personnages qui bougeaient vers Alesia. Il se gara à l’entrée de l’impasse du Rouet, alors que ceux-ci fumaient le cigare devant une porte cochère. Il connaissait l’endroit pour y avoir passé une soirée chez le pote d’un colloque d’une amie. « &lt;i style=""&gt;C’est l’avantage d’avoir fait des fête un peu partout dans Paris !&lt;/i&gt; » pensa t-il. Evidemment, il observait les cigares avec envie et se dit que quand cette histoire serait finie, il irait s’en fumer avec un pote qui les avait gratos par son patron.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Steve manqua de s’étouffer quand il vit la morte de ce matin, sa sœur donc, arriver avec un homme. Il fut témoin des rapides retrouvailles de la mère et de la fille avant que l’homme ne les pousse très rapidement à l’intérieur de l’immeuble.&lt;br /&gt;Steve hésitait. « &lt;i style=""&gt;Se rejeter dans la gueule du loup ? Se barrer ?&lt;/i&gt; ». Il décida de patienter 5 minutes. L’Eglise d’Alésia sonna rappelant à Steve que c’était l’heure du Rendez-vous soit disant donné par son père.&lt;br /&gt;John justement descendit avec Moustache d’une voiture qui repartait en trombe. Ils s’engouffrèrent rapidement dans l’immeuble.&lt;br /&gt;« &lt;i style=""&gt;Merde, c’est quoi ce bordel. Tout le monde est là. Bon, j’y vais !&lt;/i&gt;» se dit Steve. « &lt;i style=""&gt;Il faut que je sache !&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;Devant la porte cochère, il fut surpris de se rappeler du code d’entrée alors qu’il n’était venu qu’une fois il y a plusieurs années. « &lt;i style=""&gt;C’est vrai que j’étais bien bourré, ça entretient la mémoire &lt;/i&gt;» se dit-il en entrant dans un couloir sombre et très étroit qui s’avançait profondément dans le bâtiment.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Derrière une porte, une voix forte s’élevait. Il alla coller son oreille à la serrure. La voix reprit : « &lt;i style=""&gt;Conformément à la volonté de Nicolaï Sarkösky que nous représentons, son testament doit être lu 50 années après la naissance de sa fille ainée Selena Sarkösky, épouse Keller, en présence et de celle-ci, de son petit frère et de leur descendance. Toutefois, vue l’urgence de la situation, nous n’attendrons pas les personnes absentes&lt;/i&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;« &lt;i style=""&gt;C’est aujourd’hui les 50 ans de maman&lt;/i&gt; » se rappela Steve. « &lt;i style=""&gt;Et elle s’appelait Sarkösky, donc son petit frère c’est… &lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;Au fond du couloir le bruit de la porte l’interrompit dans ses pensées. Un vieil homme boitant, portant un chapeau mou passa le seuil. Steve reconnu la personne qui l’accompagnait. Celui qu’il aimait tant, qu’il avait essayé d’oublier, et qu’il a revu sur la photo de ce matin. Cet homme que lui, Steve Keller, pas spécialement pacifiste mais pas non plus adepte de la violence avait un jour tabassé et laissé pour mort sans qu’il ne s’en rappelle la raison, à cause de ces foutues pertes de mémoires. Steve ressentit à la fois de la honte, du plaisir et de la peur à l’idée de revoir Igor Ilitch Sarkösky. Le père qu’il avait fini par retrouver pour un court instant alors qu’il recherchait ses parents, puis qu’il avait décidé d’oublier.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;*Merde ! La race de sa grand-mère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/8715440289697611307/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/8715440289697611307" rel="replies" title="16 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8715440289697611307" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8715440289697611307" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2008/04/runion-de-famille.html" rel="alternate" title="28 - Réunion de famille" type="text/html"/><author><name>guerrier des paysages</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04641090530926021851</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFTyeO_FlA_kw1Rzly-u1rXSflbZtCGwuVlU6PmnpB6GTyUiSZGgE7HjnBgGcwFvz7n8M9Y7d1kEh2m2u2B3EhW_tCXsvJqHsZ1cXrNDyHA5XD0w0pyDpE3OiLySVHe9hQst7w4avEyQ/s72-c/H100N.jpg" width="72"/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-2514617834052743715</id><published>2008-04-19T09:19:00.006+01:00</published><updated>2008-04-19T11:05:17.064+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Samouraï"/><title type="text">27 - Tel est pris...</title><content type="html">&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEji0_cPepW_xgf9p_vU8q3Kb6pl2zqO1lpf-716CjzGCu5y-9TOO8s98tW89uB6Bdl-5EZWnpahLOflTSUCB4zZWOUbtHhQRcyR3Z9iNyzxAtxNJS9UNdKEMhH9K9R1RNTsDhnLDy9qRpk/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190895021721126722" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEji0_cPepW_xgf9p_vU8q3Kb6pl2zqO1lpf-716CjzGCu5y-9TOO8s98tW89uB6Bdl-5EZWnpahLOflTSUCB4zZWOUbtHhQRcyR3Z9iNyzxAtxNJS9UNdKEMhH9K9R1RNTsDhnLDy9qRpk/s200/untitled.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sans doute pour éviter d'attirer des regards inutiles d'autres convives, le grand Russe reprit son pistolet, qu'il logea dans un petit étui en cuir le long de sa ceinture. Même sans parler, sa seule présence en imposait: ses trois interlocuteurs, figés, semblaient attendre le moment où il déciderait de parler ou d'agir. Avec l'attitude d'un homme qui maîtrise son propre destin, Vladimir s'installa confortablement sur la banquette sur laquelle Steve était lui-même assis: il faisait désormais face à la mère de sa fille, qu'il n'avait pas revu depuis plus de vingt ans. L'espace d'un instant, quelqu'un d'averti aurait pu déceler une pointe de tendresse dans les yeux de Vladimir, mais celui-ci ne sembla pas vouloir laisser de place plus longtemps à une quelconque émotion. Il commença ses explications en se tournant vers son voisin:&lt;br /&gt;-"Mon garçon, tu ne sais pas qui je suis mais une chose est certaine: je sais beaucoup plus de choses sur ton compte que tu ne pourrais le penser. Le principal lien qui nous unit est que j'ai servi sous les ordres de ton père adoptif, John Keller...Ce même John Keller qui, ce soir, vous a convoqué toi et Suelen à 21h à l'église St Pierre d'Alésia à deux pas d'ici. Je sais cela de source sûre."&lt;br /&gt;Steve et Suelen se regardèrent subrepticement : ainsi donc, le mystérieux message venait de John…et ne semblait rien augurer de bon, s’ils en croyaient l’air grave du Russe. Aucun des deux ne pouvaient se douter que Sally avait aussi reçu cette instruction. De son côté, Paul semblait s’être effacé et se contentait d’observer ses compagnons.&lt;br /&gt;-"Les merguez-frites ?... ", demanda le serveur d’une vois affable. Gêné, Paul leva la main mais il n’avait plus aucune envie de se remplir la panse suite à l’arrivée de Vladimir. Ce dernier, ignorant l’interruption du larbin en chemise blanche, reprit d’ailleurs la parole : "Il faut que vous me fassiez confiance à partir de maintenant. Vous connaissez sans doute mes activités mais en l’occurrence elles m’ont permis de vous retrouvez tous et d’anticiper ce qui va probablement se passer ce soir. John ne vous a pas fait venir pour faire une partie de poker en fumant des cigares : il a tenté de tuer Sally…., Простите извините…, et ce rat va continuer ! " La rage se lisait dans les yeux du Russe, et la cicatrice qui barrait sa bouche le rendait encore plus menaçant. "Vous êtes en danger si vous restez seuls dans le coin. Je suis venu ici pour m'occuper de cette affaire, mais vous devez m'écouter et partir. Comme on dit chez nous, Волков бояться в лес не ходить - Qui a peur du loup ne va pas dans la forêt! Mais toi Steve, tu dois venir avec moi." Sans chercher à contester, ce dernier acquiesça doucement, comme si l'ordre de Vladimir lui était naturel.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le colosse blond se leva: de la poche intérieure de son costume il sortit un billet de 100 euros qu'il jeta négligeamment sur la table, réglant ainsi largement le repas. D'un signe de tête il engagea tout le monde à sortir. Dehors, l'air était tiède et agréable, la nuit commençait à tomber; le grand Russe marcha quelques temps sur le trottoir, la petite troupe à sa suite puis s'arrêta: "Ne traînez pas ici. Steve m'accompagne...l'heure approche..." N'obtenant pas de réponse, il se retourna: seuls Paul et Suelen l'entouraient. Il était 20h21.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Rarement dans sa vie Steve s'était senti aussi sûre d'une décision: ce piège à con puait la merde, et il avait été à deux doigts de s'y jeter tête baissée. Il y a quelques minutes de cela, en sortant du Zeyer, il avait reconnu le poulet au physique de charcutier qui avait tenté de l'enlever le matin même...impossible de se tromper sur cette face rougeaude qui semblait faire le guet près d'une camionnette. Ce gros lard ne l'avait pas vu, mais cela lui avait suffit: il fallait qu'il la joue solo à présent, il le sentait! Trop de coïncidences apparaissaient: Vladimir, John, les caractères russes...et puis cette vison de Sally quelques temps plus tôt dans cette décapotable noire! Il était persuadé qu'elle ne pouvait être loin, mais il lui fallait désormais jouer serré pour la retrouver sans se foutre dans un nouveau pétrin. Il continua à marcher tout en réfléchissant à la marche à suivre puis s'arrêta: Paul...il semblait tellement au courant de plusieurs choses...De plus en plus de doutes le tiraillaient à son sujet, et pour la 1ère fois de sa vie Steve n'avait plus autant confiance en son pote de toujours. Son cerveau fonctionnait à tout allure et un nouveau flash le saisit: ses parents...ses vrais parents...là était la clé de cet imbroglio infernal! Son père adoptif était lié à leur disparition, c'était une certitude désormais...Pourquoi avait-il tant de mal à se rappeler de certaines choses passées? Qui était-il lui?! Et pourquoi avait-il la nette sensation de connaître Vladimir??&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il était exactement 20h44 lorsque l'homme en costume de velours bleu fut accosté par un gamin d'une dizaine d'années. Le gosse avait dans les mains une enveloppe qu'il tendit à son interlocuteur. Il disparut sans dire un mot.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A quelques centaines de mètres de là, une Peugeot noire était garée. A l'intérieur, l'unique personne présente ne bougeait pas. Les chiffres bleus de l'horloge indiquaient 20h45.&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/2514617834052743715/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/2514617834052743715" rel="replies" title="3 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2514617834052743715" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2514617834052743715" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2008/04/27-tel-est-pris.html" rel="alternate" title="27 - Tel est pris..." type="text/html"/><author><name>Anonymous</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12397690101669322047</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEji0_cPepW_xgf9p_vU8q3Kb6pl2zqO1lpf-716CjzGCu5y-9TOO8s98tW89uB6Bdl-5EZWnpahLOflTSUCB4zZWOUbtHhQRcyR3Z9iNyzxAtxNJS9UNdKEMhH9K9R1RNTsDhnLDy9qRpk/s72-c/untitled.bmp" width="72"/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-4602606517352874588</id><published>2008-02-25T22:07:00.004+00:00</published><updated>2008-02-25T22:18:17.744+00:00</updated><title type="text">26 - Vladimir</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj1mltUHnGNgGsu6BQgMJ346jyf74iA0mokSBP_32qAm6T5n5-fhUY3Jko2DfvxiQykQlZzpc_d-dkaXn84dCaskJLQue8S6XJYFceTP2avCI1C7mzzE1VCyavgDlRJYeBUb3xViKlMUw/s1600-h/Makarov2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj1mltUHnGNgGsu6BQgMJ346jyf74iA0mokSBP_32qAm6T5n5-fhUY3Jko2DfvxiQykQlZzpc_d-dkaXn84dCaskJLQue8S6XJYFceTP2avCI1C7mzzE1VCyavgDlRJYeBUb3xViKlMUw/s200/Makarov2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171044030532115378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et Paul raconta tout ce qu’il savait. Tout ce qu’il avait vécu et fait depuis 4 ans, de son plein gré ou contre sa volonté. Il raconta comment il avait œuvré en sous main pour un cadre de la mafia russe, avait espionné Steve et profité de la proximité de Suelen. Il affirma, les yeux au bord des larmes, qu’il s’en voulait et que sans ses erreurs passées, cette journée eut été calme et sans surprise. La seule chose qu’il garda secrète, c’est la raison pour laquelle Oleg le tenait par les gonades : il n’avoua rien de son penchant scabreux à droguer puis violer son meilleur ami… Ni Steve, ni Suelen ne songèrent à l’interrompre, et une fois que Paul se fut tu, un long silence s’installa. Paul, qui ne pouvait se résoudre à rompre ce silence de peur de s’entendre dire ses 4 vérités, avait l‘impression que le temps s’était arrêté, et qu’il était dans ce bar depuis déjà plusieurs mois. Il regardait de l’autre côté du bar, sans vraiment le voir, un mec déguisé en bitte faire le pitre devant ses potes, hilares. Un enterrement de vie de garçon. Pathétique, et tellement normal en même temps.  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les questions se succédaient dans l’esprit embrouillé de Steve. Il ne comprenait pas ce qu’il venait faire dans cette histoire, ni pourquoi Sally voulait désormais le tuer. Agissait-elle de son propre chef ? Il ne comprenait pas non plus pourquoi elle l’avait prévenu la veille et pourquoi elle était venue le matin même juste pour lui avouer mystérieusement ses ambitions avant de sauter dans le vide. Au milieu de ses pensées, une image resurgit, et s’imposa, nette : il avait vu Sally quelques dizaines de minutes plus tôt à l’avant d’une décapotable noire. Il sut alors qu’elle ne pouvait pas être morte, et qu’il devait la retrouver : elle seule pourrait répondre à ses questions. Sa vie passée, et les quelques événements étranges qui l’avaient jalonnée, notamment celui qu’une horrible photo avait douloureusement fait resurgir le matin même, lui apparaissaient sous une toute autre lumière : la mafia russe s’intéressait à lui, depuis son plus jeune âge. Sally était une héritière, d’accord, mais lui, qu’était-il ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Suelen, quant à elle, avait l’esprit focalisé sur une seule idée : les yeux fixés sur Steve, elle se souvenait, d’un coup, de la rapidité avec laquelle John avait obtenu le droit de l’adopter. A l’époque, toute à la joie d’être de nouveau mère, elle n’y avait pas fait attention. Mais aujourd’hui, elle apprenait que John était un mafieux, et tout semblait plus simple : ses réticences à parler de la procédure d’adoption, ses colères lorsque Steve avait voulu en savoir plus… Sa vie entière était une arnaque, elle commençait à s’en rendre compte… Et cette pensée l’anéantissait… Plus surement que son cancer, cette histoire allait la tuer. Elle se sentait désormais prête à tout pour connaître la vérité.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul était probablement le seul à comprendre dans quel guêpier ils étaient fourrés : John se vengeait, et ça risquait de faire mal. C’était lui qui avait invité Steve et Suelen le soir même à Alesia… Lui aussi qui manipulait Sally. Deux choses cependant lui échappaient : d’abord, pourquoi Oleg était dans le coin (Vlad ne devait alors pas être loin), et ensuite qu’est ce que ce Sergueï venait foutre dans cette histoire ? Le mot qu’il avait laissé sur la photo avait-il été écrit par un ami ou un ennemi ? Il était loin de savoir ce qu’il convenait de faire. La tête prise entre ses deux mains, il sentait une vague de désespoir le gagner. Il se cacha encore un peu plus le visage derrière ses mains, et se mit doucement à pleurer. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ainsi prostré, Paul ne put voir l’homme s’approcher de leur table et s’installer comme s’il rejoignait de vieux amis. Suelen, les yeux et les pensées entièrement tournés vers Steve, ne le vit pas non plus. Seul ce dernier, bouche bée, vit un grand homme blond d’origine scandinave, vêtu d’un costume en velours bleu ciel, se joindre à eux avec un air et une prestance qui ne souffrait aucun commentaire. Quand celui-ci fût assis, Suelen se tourna enfin vers lui, et dans un souffle, le regard mêlé de surprise et d’horreur, elle murmura : « Vladimir… »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Vladimir, l’air réjoui, regarda tout à tour ses trois interlocuteurs, puis posa sur la table un magnifique petit pistolet que n'importe quel professionnel aurait identifié comme un des rares Makarov PM estampillés "Russian government". De sa profonde voix grave au fort accent de l’Oural, il déclara tranquillement, après avoir consulté sa montre :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« 19 H. Il me reste 2 heures pour vous préparer à ce qui va arriver ce soir et pour vous convaincre que nous sommes dans le même camp… »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les trois autres, sans se le dire, eurent plus ou moins la même pensée. Ils ne savaient pas si les choses allaient dans le bon sens, mais au moins, elles évoluaient…&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/4602606517352874588/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/4602606517352874588" rel="replies" title="7 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4602606517352874588" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4602606517352874588" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2008/02/26-vladimir-par-jozeph.html" rel="alternate" title="26 - Vladimir" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj1mltUHnGNgGsu6BQgMJ346jyf74iA0mokSBP_32qAm6T5n5-fhUY3Jko2DfvxiQykQlZzpc_d-dkaXn84dCaskJLQue8S6XJYFceTP2avCI1C7mzzE1VCyavgDlRJYeBUb3xViKlMUw/s72-c/Makarov2.jpg" width="72"/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-8781438041984491636</id><published>2007-11-18T07:21:00.000+00:00</published><updated>2007-11-18T07:28:51.338+00:00</updated><title type="text">25 - Les retrouvailles</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVqFn-zS5XNaFM3UPSmXcX-n0eMmoVsKFLk_LE7Dhrd98Ir1L7HAq3E3Ns7xEmW60YB-VCIBD3o7c3jXGs-36udAK10GgcN7S4nKBCT-Wx_9uQw9p5db_kUWXkxWjtCGNfMpjVmzsEFLI/s1600-h/moine_grand.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVqFn-zS5XNaFM3UPSmXcX-n0eMmoVsKFLk_LE7Dhrd98Ir1L7HAq3E3Ns7xEmW60YB-VCIBD3o7c3jXGs-36udAK10GgcN7S4nKBCT-Wx_9uQw9p5db_kUWXkxWjtCGNfMpjVmzsEFLI/s320/moine_grand.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134078323001881138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le moine qui venait d'entrer dans l'église d'Alésia referma la porte derrière lui. La tête recouverte de la capuche de sa soutane, il s'avança lentement vers Paul et Sue. Ce n'est que lorsqu'il arriva à quelques pas qu'ils le reconnurent...&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Sue et Steve se regardèrent de longues secondes sans un mot. Malgré l'accoutrement pour le moins surprenant de ce dernier, la scène était chargée d'émotion. Une larme coula sur la joue de la femme, imitée quelques instants plus tard par une autre sur celle de son fils adoptif...&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L'air hagard, Steve se tourna vers son ami. Les questions se bousculaient, il était complètement perdu : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Qu'est ce que ma mère fait là ? Tu la vois encore ? Depuis quand ? Pourquoi tu l'as amenée ici ?"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Paul ne répondit pas. Il se contenta de baisser les yeux et de hausser les épaules comme un enfant pris en faute. Après un instant de réflexion, il déclara : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Ecoutez, j'ai plein de choses à vous raconter... J'ai vraiment pas été honnête avec vous deux au cours de ces dernières années, on me faisait du chantage, je pouvais pas faire autrement... Mais maintenant j'en ai assez d'être manipulé par ses salauds de russkoffs. Je vais vous dire tout ce que je sais, c'est promis, mais pas ici : on n'est pas en sécurité dans cette église. Allons-nous en vite !"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Steve et Sue décelèrent l'urgence dans la voix de Paul. Ils décidèrent sans même en discuter de continuer à lui faire confiance malgré ce qu'il venait de raconter et de remettre à plus tard son interrogatoire. Ce fut Steve qui prit la parole le premier :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Bon, pour pas qu'on se fasse remarquer, on ferait mieux de pas sortir en même temps et par la même porte. Je propose qu'on se retrouve dans 15 ou 20 minutes au premier étage du Zeyer. Comme ça, on aura une vue plongeante sur le parvis de l'église et on pourra décider au tout dernier moment, selon ce que tu vas nous dire, si on va ou pas au rendez-vous de 21 heures. J'ai trouvé la soutane que je porte derrière le choeur, j'ai vu qu'il y en avait d'autres. Je vais sortir par la porte arrière pendant que vous allez en mettre une. Paul, tu passeras par la porte principale, Maman par l'autre porte. N'allez pas directement au Zeyer, soyez le plus discret possible, baissez la tête et marchez lentement."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Sur ce, Steve tourna les talons et avança d'un pas décidé et sans se retourner vers l'entrée qu'il avait empruntée quelques instants plus tôt. Sans un regard l'un pour l'autre, Sue et Paul se dirigèrent vers le choeur et suivirent à la lettre le plan de Steve...&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Alors qu'il progressait tranquillement vers la brasserie, le regard de Steve se porta sur une voiture arrêtée à un feu rouge. Le fait que ce soit une décapotable noire, de grande marque et très certainement hors de prix ne l'intéressait absolument pas : Steve se foutait complètement des voitures, sa Saxo hideuse en était la preuve... non, ce qui l'interloquait était dans la voiture... cette femme, installée à la place du mort, et qui en avait d'ailleurs l'allure, était la première personne qu'il avait vu ce matin. Il l'aurait juré ! Elle n'était donc pas morte. Comment était-ce possible ? 6 étages !!! Et que faisait-elle ici ? Qui était ce grand bel homme qui la conduisait ? &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le klaxon rageur d'un connard de parisien pestant contre les salauds de grévistes de la SNCF (*) l'extirpa violemment de ses pensées. Pris de panique et complètement dérouté, il accéléra le pas et atteignit hors d'haleine le Zeyer.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul et Sue arrivèrent comme prévu au point de rendez-vous quelques minutes plus tard. Après un passage aux toilettes pour se débarrasser de leur déguisement, ils s'installèrent aux côtés de Steve à une table du premier étage qui donnait sur la place d'Alésia. Il avait le teint blafard et semblait songeur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Au même moment, un serveur se pointa :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Voici votre côte de bœuf saignante, Monsieur... Excellent choix. Elle est très bonne ! Et pour vous, ce sera quoi ? ",&lt;/i&gt; demanda-t-il en s’adressant à Paul et Sue.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ils se tournèrent vers Steve, surpris qu’il ait commandé à manger à cette heure-là.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"J'suis stressé et quand j'suis stressé, j'ai faim"&lt;/i&gt;, lança-t-il pour se justifier.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Dans ce cas, je vais prendre des merguez - frites",&lt;/i&gt; répondit Paul devant la moue dubitative du serveur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Non merci, rien pour moi",&lt;/i&gt; dit Sue.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Une fois la commande passée et le serveur reparti, l'habitué du Keller's Club commença à raconter son histoire :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;"Tout a commencé il y a 4 ans déjà..."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;(*) NDLR : la scène se déroule un dimanche ; c'est dire s'il est con !!!&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/8781438041984491636/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/8781438041984491636" rel="replies" title="6 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8781438041984491636" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8781438041984491636" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/11/25-les-retrouvailles.html" rel="alternate" title="25 - Les retrouvailles" type="text/html"/><author><name>Yo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15435824663250381617</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgVqFn-zS5XNaFM3UPSmXcX-n0eMmoVsKFLk_LE7Dhrd98Ir1L7HAq3E3Ns7xEmW60YB-VCIBD3o7c3jXGs-36udAK10GgcN7S4nKBCT-Wx_9uQw9p5db_kUWXkxWjtCGNfMpjVmzsEFLI/s72-c/moine_grand.jpg" width="72"/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-6390082233488626510</id><published>2007-11-04T18:25:00.000+00:00</published><updated>2007-11-04T18:34:41.774+00:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Pakdekro"/><title type="text">24 - Un mauvais quart d'heure en perspective...</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgErVHX8DwyqchuOnK_qQ9Ge42lMAen5oe3WlG0WnXQdkbPkdjsybLJXPjnQUHXQQGxCYiaix0xTVLN4EXzPkZigVQAxFMmau-0oKxhvKSCdv6P6tEPE3FV_GOcnV-240oak_Z6kvrJkZgE/s1600-h/flammebougie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgErVHX8DwyqchuOnK_qQ9Ge42lMAen5oe3WlG0WnXQdkbPkdjsybLJXPjnQUHXQQGxCYiaix0xTVLN4EXzPkZigVQAxFMmau-0oKxhvKSCdv6P6tEPE3FV_GOcnV-240oak_Z6kvrJkZgE/s400/flammebougie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5129053669339624738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’odeur de cigare qui flottait dans le taxi ne lui était pas inconnue. Il n’eut aucun mal à identifier la personne assise à la place du mort : Vladimir en personne ! Il était rare de le voir de si près. Il n’avait même pas pris la peine de se retourner, se contentant de regarder son nouveau sous-fifre par l’intermédiaire du miroir de courtoisie. Entouré par deux molosses, il pouvait à peine bouger. Le rouquin lança :  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;«  Сукин сын* ! Je vais te faire bouffer tes… » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’avait pas pu finir sa phrase. Au claquement de doigts de son maître, la grosse main d’un des gardes du corps avait saisi le cou du rouquin qui, après être passé par le rouge puis le violet peinait à respirer. Il tomba dans les pommes quelques minutes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« - Il se réveille !! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rouquin reprenait lentement ses esprits. Il passa délicatement la main autour de son cou endolori. Sa vision devenait de moins en moins trouble, il tenta de réitérer ses menaces en regardant vers le miroir. Il n’en eut pas le temps. Vladimir lâcha :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;«  Attachez-le et bâillonnez le. Je ne veux plus entendre ce maudît insecte et encore moins qu’il puisse me nuire à nouveau. Puis, s’adressant directement à lui : Ton collègue n’a pas dû te transmettre le message il y a quelques mois. Tu vas connaître le même sort que tes complices. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il se retourna violemment pour s’adresser cette fois à ces deux gorilles, les yeux injectés de sang :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;«  Dès que nous en aurons fini ici, vous irez lui broyer les jambes avec sa voiture, comme il a pu faire à Oleg ; Ensuite, vous irez le couler jusqu’aux genoux dans le béton avant de la jeter dans la Seine. Toi, s’adressant au premier garde du corps, tu fouilleras et tu prendras sa voiture. Tu te chargeras de son maquillage avant de la recycler. Quant à toi, s’adressant à l’autre garde du corps, tu t’occuperas de notre ami en le ramenant à la cave après que vous vous soyez occupés de ses jambes. N’oubliez pas les sacs poubelles pour envelopper le tout, je ne veux pas de trace. Je compte sur votre discrétion, vous n’êtes plus des amateurs… Ce soir, quand nous ferons le point à la maison, nous décortiquerons le répertoire de son téléphone portable et l’historique de ses messages et appels. On va faire parler ce Qtek pour remonter jusqu ‘à Keller! C’est moi qui vous le dit…»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les deux molosses se contentèrent d’un hochement de tête en guise de réponse. Ils esquissaient un sourire sadique en molestant et en attachant leur future victime qui tentait vainement de se débattre. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’attention de Vladimir se portait maintenant sur l’entrée de l’Eglise. Il alluma un nouveau cigare. L’emplacement du taxi aux vitres fumées était parfait pour voir sans être vu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A l’intérieur de l’Eglise, Paul faisait les cents pas et ne cessait de consulter sa montre. Sue, qui était assise près de l’Office, semblait récupérer un peu d’énergie en serrant entre ses deux dans sa main une des bibles de la paroisse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il était maintenant 18h10 à la montre de Paul. L’impatience se lisait sur son visage. Il s’immobilisa devant les portoirs de cierges et tâta machinalement ses poches avant de se tourner vers son « amie » : &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« T’aurais pas 2€, je n’ai plus un Suellen… ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La nervosité avait fait réapparaître chez Paul un sens de l’humour qui lui était bien propre : des blagues à deux balles qui ne font rire personne à par lui. C’était le cas de Sue. Elle n’esquissa pas l’ombre d’un sourire. Elle lui tendait simplement la pièce. Paul n’insista pas et son visage se referma aussi sec. Il mis la pièce dans l’urne et s’empara d’un gros cierge. Sans doute un signe du destin, il dû s’y reprendre à trois fois avant de parvenir à l’allumer. Il l’installa sur le portoir puis, tout en fermant les yeux, se replongea dans sa réflexion : ses enquêtes, ses trahisons… Tout le travaillait de plus en plus. Il sentait naître en lui un besoin urgent de se soulager, de tout raconter à celle qui le considérait comme son ami, son confident. Après tout, il avait bien réussi à parler à sa fille, Sally. Parler à la mère ne devrait pas être plus difficile, d’autant plus qu’il était convaincu au plus profond de lui-même, de ne pas avoir peur d’une quelconque réaction de Sue. Quand il rouvrit les yeux, sa décision était prise. Il vit soudain la flamme de son cierge vaciller puis s’éteindre. Un courant d’air avait traversé l’Eglise de part en part. Paul sentit un frisson parcourir son dos. Quelqu’un venait d’entrer…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;* : Fils de pute&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/6390082233488626510/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/6390082233488626510" rel="replies" title="3 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/6390082233488626510" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/6390082233488626510" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/11/un-mauvais-quart-dheure-en-perspective.html" rel="alternate" title="24 - Un mauvais quart d'heure en perspective..." type="text/html"/><author><name>Pakdekro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16389585010336293066</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgErVHX8DwyqchuOnK_qQ9Ge42lMAen5oe3WlG0WnXQdkbPkdjsybLJXPjnQUHXQQGxCYiaix0xTVLN4EXzPkZigVQAxFMmau-0oKxhvKSCdv6P6tEPE3FV_GOcnV-240oak_Z6kvrJkZgE/s72-c/flammebougie.jpg" width="72"/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-1336830608002551421</id><published>2007-10-07T12:45:00.000+01:00</published><updated>2007-10-07T14:50:52.326+01:00</updated><title type="text">23 - Les héritiers</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiJm5SXQb0xZ70kWRyBcoZ-bfXvDQkUUDRXGN42v8eyHmU74JJczwMms-sEmyilUG0iDQWGgAL9AqrQ-xix4W1_t92mQualhAfvNMi7Q1Hv1Yh6_7lManMWppf6F0rJdHYOx2d6ybbr2g/s1600-h/prof.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 250px; height: 186px;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiJm5SXQb0xZ70kWRyBcoZ-bfXvDQkUUDRXGN42v8eyHmU74JJczwMms-sEmyilUG0iDQWGgAL9AqrQ-xix4W1_t92mQualhAfvNMi7Q1Hv1Yh6_7lManMWppf6F0rJdHYOx2d6ybbr2g/s320/prof.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118562229377286834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Paul et Suellen furent les premiers au rendez-vous. A six heure moins quelques minutes, Paul avait catapulté le tacot vibrant de Steve à trois rue d’Alésia, sur un trottoir peu fréquenté. Elle était plantée entre une benne dégoulinant d’ordures et une Lada 2105 taguée, trônant sur quatre parpaings.    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Suellen peinait à suivre le rythme de Paul, qui ne faisait plus attention à elle. En s’avançant vers l’église, il faisait le point sur sa propre situation et sur celui qu’il venait de trahir : Oleg. Le violoncelliste l’avait approché quelques années plus tôt et l’avait convaincu de travailler pour lui. Paul n’avait pas eu le choix : Oleg savait que Paul droguait son ami Steve, lors de soirées bien  tardives, afin de profiter, à son insu, de sa chair divine. Il le faisait chanter. Le boulot de Paul consista d'abord à surveiller les faits et gestes de Steve, à prendre discrètement quelques clichés et à rédiger un rapport précis, quasiment quotidiennement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Par hasard, un jour, Paul avait appris qu’Oleg travaillait pour Vladimir, un mafieux ultra violent de Moscou. Le soviet cherchait une fille : Sally, qu’avec Oleg, ils appelaient l’ « &lt;i&gt;héritière&lt;/i&gt; ». Ils la trouvèrent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Oleg apprit alors à Paul que c’était la fille de Suellen et de Vladimir. La mission de Paul fut désormais d’amener Suellen, qu’il connaissait vaguement, à rechercher Sally, et à la reconnaître comme sa fille.&lt;br /&gt;Paul avait alors fait des recherches de son côté. Le véritable prénom de Sue était Selena. Elle était la fille du professeur Nicolaï Sarkösky, directeur de recherche sans gloire à l’Institut de Biologie et de Physique Générale de Sverdlovsk, au début de la guerre froide. Après sa mort prématurée dans un accident, sa femme avait migrée à Paris et Selena, âgée de 2 ans avait pris le nom de Suellen.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Avant ce matin, Paul n’avait jamais envisagé que l’histoire prendrait une telle ampleur et qu’il avait mis son ami &lt;i&gt;dans une belle merde&lt;/i&gt;. Steve, son meilleur amis, son amour impossible, était en danger et manipulé. Il était lui aussi, par adoption, l’ « &lt;i&gt;héritier&lt;/i&gt; » de Nicolaï Sarkösky.&lt;br /&gt;En marchant vers Alesia, Paul décida définitivement qu'il n’avait plus du tout envie de suivre les ordres d’Oleg, et se demandait comment il allait le payer.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En tournant dans l’étroite ruelle, le petit homme aux cheveux rouges ne vit pas la carcasse de la saxo, qui semblait faire partie de ce paysage urbain dégradé. Mais il fila directement caller son audi en double fille à côté de l’eglise d’Alesia. Traversant la rue, il envoya un texto à John Keller « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pol é sue arivé alésia. Attendon l’éritié &lt;/span&gt;». Brusquement, alors que son cellulaire envoyait le bip de confirmation du message envoyé, il fut percuté par un marchand de frittes ambulant en mobylette, ramassé par deux grosses mains et poussé à l’arrière d’un taxi. Sonné comme un troisième ligne après la charge d’un rugbyman néo-zélandais, mais refusant la défaite, il releva la tête. Une voix s'éleva : &lt;i&gt;J’avais prévenu, on ne s’occupe pas de mes affaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/1336830608002551421/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/1336830608002551421" rel="replies" title="8 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/1336830608002551421" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/1336830608002551421" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/10/23-les-hritiers.html" rel="alternate" title="23 - Les héritiers" type="text/html"/><author><name>guerrier des paysages</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04641090530926021851</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiJm5SXQb0xZ70kWRyBcoZ-bfXvDQkUUDRXGN42v8eyHmU74JJczwMms-sEmyilUG0iDQWGgAL9AqrQ-xix4W1_t92mQualhAfvNMi7Q1Hv1Yh6_7lManMWppf6F0rJdHYOx2d6ybbr2g/s72-c/prof.jpg" width="72"/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-5171271476871391892</id><published>2007-09-30T10:15:00.000+01:00</published><updated>2007-09-30T11:35:14.955+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Samouraï"/><title type="text">22-La cave</title><content type="html">&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi-jZ4PIDqZLaAQTxr9GKwDR1WraXKuYKJjOFeUs1QquArI-SGAtHoNyPP3x9s77oY9_Cv8nRzrBe1Dp_zul8yGlUmOPduW7gfwSHY_IjX17_yRYaF0bhRocmqwo8TreelaLjAaaGAPccU/s1600-h/sorry2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115943587620831986" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi-jZ4PIDqZLaAQTxr9GKwDR1WraXKuYKJjOFeUs1QquArI-SGAtHoNyPP3x9s77oY9_Cv8nRzrBe1Dp_zul8yGlUmOPduW7gfwSHY_IjX17_yRYaF0bhRocmqwo8TreelaLjAaaGAPccU/s200/sorry2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Durant les deux minutes pendant lesquelles se déroula la conversation téléphonique, Vladimir conserva cette apparence de sérénité et de force mêlées qui émanaient de lui depuis le début; seuls deux légers plis sur son front indiquaient qu'il écoutait avec grande attention ce que lui communiquait son interlocuteur. Lorsqu'il raccrocha, ses yeux se portèrent sur sa fille qui s'était assise sur une banquette recouverte d'un tissu bordeaux, puis il fit signe à Oleg. Sally ne perçut que quelques murmures discrets mais énergiques entre les deux hommes, puis le vieilliard russe quitta la pièce sans un mot. Bien qu'interrompu dans l'explication de sa trahison envers le "Brigadier", Vladimir ne crut pas bon de poursuivre sur ce sujet; toujours devant la fenêtre, il reprit la parole:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- "Tu dois sûrement te demander pourquoi je te raconte tout ça...tu n'as pas grand chose à voir avec l'Organisation...da...". Il semblait réfléchir à ce qu'il allait dire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Paul...explique à ma fille ce que je veux qu'elle sache!"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sally ne comprit pas tout de suite le sens de ces paroles, puis elle s'aperçut soudain qu'un jeune brun et souriant se tenait - sans doute depuis le début - au fond de la pièce. Celui-ci s'avança, faisant craquer le vieux parquet en chêne sous ses pas, et d'un air très poli il lui tendit la main:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Bonsoir Sally, je suis Paul...un ami d'Oleg. Je me doute que tout ce qui se passe doit te paraître confus, mais je suis là...avec ton père...(il leva les yeux vers le grand Russe)...pour que tu connaisses une vérité qu'on t'a tenu secrète depuis longtemps. Sally, tu as un frère en vie à l'heure où je te parle...je suis son meilleur ami, d'où ma présence ici et..."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Paul dut s'arrêter devant les larmes qui s'écoulaient doucement du doux visage de la jeune fille. Aucun sanglot n'était perceptible, mais l'émotion l'étreignait fortement. Il reprit malgré tout:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-" Si ton père t'a parlé de John Keller tout à l'heure, c'est pour que tu comprennes qu'il est le père de ton frère: Steve...c'est le nom de ton frangin...est le fils de ta mère et de John Keller...c'est...c'est tout."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A ce moment, Oleg pénétra dans la pièce et fit un signe de tête à Vladimir. Ce dernier prit alors un ton plus pressé et plus dur: "Ecoutez-moi, je dois écourter notre entrevue d'aujourd'hui...Oleg va vous conduire ailleurs. Sally, je te recontacterai ma fille..." Sans un mot ou une marque d'affection supplémentaire, il s'éclipsa tandis qu'Oleg, qui avait revêtu une redingote vert foncé, les engagea à le suivre vers l'arrière de la maison. A l'autre bout, ils empruntèrent une trappe ouverte à même le sol, descendirent un escalier qui les mena dans une cour; quelques secondes plus tard, cette petite troupe sortait d'un porche dans la rue des Ecouffes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Au même moment, toutes les lumières de la maison d'Oleg Smerdanov s'étaient éteintes et le silence règnait. C'est un léger grattement qui perturba d'abord l'apparente tranquillité du lieu, puis ce fut le grincement caractéristique de la porte d'entrée. Les deux hommes vêtus de noir, aux cheveux coupés très courts et munis de deux revolvers prolongés par des silencieux n'eurent le temps que de faire deux pas avant de recevoir un violent coup sur le crâne et de s'écrouler à terre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lorsque sa conscience s'éveilla peu à peu, l'homme, les yeux brouillés, ne distingua au départ qu'une lumière crue un peu au dessus de lui. Les sensations lui revenaient, notamment celle qui lui apprit que ses deux mains étaient attachées dans son dos tandis qu'il était assis sur une chaise. Enfin, la pièce lui apparut distinctement: un néon éclairait ce qui était manifestement une cave; une forte odeur d'humidité et de pourissement le prit à la gorge, mais c'est un autre détail qui coupa court à cette constatation olfactive. A 4 ou 5 mètre en face de lui, son comparse se trouvait dans la même position, mais pas dans le même état: son visage tuméfié et sanglant était couvert d'hématomes violacés, et de la bave mêlée à du sang coulait de sa bouche. Un grande silhouette s'avança vers lui et une bouche barrée d'une cicatrice s'adressa à lui: "Comme tu vois, ton ami a eu quelques problèmes pendant que tu dormais...Mais il est coriace. Normal, vous êtes entraînés pour ça. Il ne parlera pas et toi non plus, alors tu vas ouvrir bien grand tes putains d'yeux et tu gravera ça dans ta mémoire!"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Deux hommes se tenaient dans un coin de la cave, mais ce ne fut pas eux qui provoquèrent un sursaut de terreur chez l'homme: celui qui venait de s'adresser à lui avait à présent une grande hache dans les mains, et semblait manifestement savoir s'en servir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Regarde ce que la Russie réserve aux traitres!" La hache s'abattit violemment sur l'épaule de son complice qui hurla en éructant du sang. Son bras gauche gisait à terre et l'os ensanglanté dépassait à présent de l'épaule. Dans un second accès de fureur, le balafré sectionna le bras droit dans un geyser de sang qui macula le sol. La victime poussait des gémissements rauques entrecoupés de gargouillis répugnants: sa conscience et son équilibre se brouillaient irrémédiablement, et il chuta lourdement sur le côté, écrasant le moignon de son épaule gauche. Le sang coulait abondamment, répandant une odeur insoutenable dans toute la pièce. L'homme à la hache, les yeux injectés de sang, ne semblait pas y faire attention: "Tu raconteras à ceux qui t'envoient ce que tu as vu dans cette cave...et comment je traiterai quiconque tentera de toucher à mes proches, compris?! Vous avez foiré votre mission de tueurs, mais tu dormira plus jamais tranquille..." Il leva à nouveau la hache et l'abattit de toutes ses forces dans l'abdomen de l'homme à terre. Celui-ci sentit son estomac exploser sous l'impact de la lame, et un flot de sang et de bile lui remonta dans l'oesophage tandis que ses tripes glissaient hors de son ventre. Ce fut la dernière sensation qu'il éprouva avant de crever.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Une demi-heure s'était écoulée depuis le départ de ses deux partenaires. Ses yeux d'ambre brillèrent dans l'obscurité de la voiture. "&lt;em&gt;C'est foiré, je le sens&lt;/em&gt;", pensa-t-il. Ses mains gantées de noir se posèrent sur le volant. Il mit le contact, puis la puissante Audi s'éloigna rapidement.&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/5171271476871391892/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/5171271476871391892" rel="replies" title="14 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/5171271476871391892" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/5171271476871391892" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/09/22-la-cave.html" rel="alternate" title="22-La cave" type="text/html"/><author><name>Anonymous</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12397690101669322047</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi-jZ4PIDqZLaAQTxr9GKwDR1WraXKuYKJjOFeUs1QquArI-SGAtHoNyPP3x9s77oY9_Cv8nRzrBe1Dp_zul8yGlUmOPduW7gfwSHY_IjX17_yRYaF0bhRocmqwo8TreelaLjAaaGAPccU/s72-c/sorry2.JPG" width="72"/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-4077324014533365439</id><published>2007-09-05T21:21:00.000+01:00</published><updated>2007-09-06T15:39:28.114+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Jozeph"/><title type="text">21 - Morceaux de puzzle</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjMZ6sOO6z4hyyvtCauRq6Z8aTI9tG4vdVwhoOiNPegwF1tEurs3WHojRSDY52-TUzzWkrVoMd4OozFfGx9X6VGNlltUDN5ocA1SzHs0Qx3td5KMX0CVJ9NB8vjeBmRhbYZryLfl8RoNg/s1600-h/IMG_4786.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjMZ6sOO6z4hyyvtCauRq6Z8aTI9tG4vdVwhoOiNPegwF1tEurs3WHojRSDY52-TUzzWkrVoMd4OozFfGx9X6VGNlltUDN5ocA1SzHs0Qx3td5KMX0CVJ9NB8vjeBmRhbYZryLfl8RoNg/s200/IMG_4786.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106820284797698290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;… sauvegarder votre message, taper 3, réécouter, taper …&lt;/span&gt;" Steve était toujours pendu au téléphone : la miss qui gérait sa messagerie lui répétait pour la huitième fois, avec une patience insupportable, tout ce qu'il pouvait faire de l'étrange message qu'il venait d'écouter. Son cerveau tournait à 100 à l'heure, tentant désespérément d'assembler les pièces du puzzle. "&lt;i style=""&gt;Cette fille m'a laissé un message cette nuit pour me prévenir de ne pas lui faire confiance et de ne pas lui ouvrir ma porte. Ce matin elle arrive chez moi, sonne, me montre son espèce de foutu tatouage, me file un sac rempli de conneries et court se jeter dans le vide… Quelque chose cloche, elle ne pouvait pas être dans son état normal ce matin… Elle devait être droguée… Et elle l'avait prévu…&lt;/i&gt;" Les maigres conclusions qu'il tirait de tout ça ne pouvaient pas le satisfaire. Il raccrocha finalement et quitta le Sambabar, non sans jeter un coup d'œil incrédule à la faune joyeuse qui avait envahi le bar sans qu'il s'en aperçoive. Une fois dehors, il se dirigea tranquillement vers la bouche de métro la plus proche, direction : Alesia. Perdu dans ses pensées, Steve était à mille lieues de se douter que son destin se jouait au même moment, en divers endroits de la capitale…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;              &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Au volant de sa décapotable noire, quelque part dans le XVIII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;, Sergueï était toujours en communication avec Vladimir :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i style=""&gt;Ça y est, j'ai récupéré ta fille, Vladimir, Elle est saine et sauve. Je te la ramène.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Спасибо&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Sergueï. Dire qu'on la surveille depuis bientôt 5 mois… Comment diable ce maudit Brigadier a-t-il pu faire son coup ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Impossible à dire pour l'instant. Dès qu'elle se réveille, je te préviens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- OK. J'appelle Oleg, il a peut-être du nouveau… &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;До&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Свидания&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Sergueï.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Увидимся&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;позже&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A quelques rues de là, dans le hall de l'hôpital Bichat, Mizka venait de perdre la troisième manche de Chifoumi qui l'opposait à Moustache. Résignée, elle composa le numéro de John.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;- Allô John, c'est Mizka.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Alors, vous l'avez ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- C'est-à-dire que… La chambre était vide, nous pensons que…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Ne pensez pas ! Je me fous de vos explications à la con. Vous êtes deux foutus incapables ! C'est votre deuxième enlèvement raté de la journée, alors que vous avez toute la panoplie de vrais flics sur le dos ! C'est quoi le problème ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Mais chef, c'est que …&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Je m'en fous j'te dis ! Vous cherchez des engueulades à qui mieux mieux, ou quoi ? Y'a une compèt' en cours ? Retrouvez la, il me la faut avant ce soir !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;John bouillait de rage. Il s'ouvrit un second Chum Up®, tant pis pour ses intestins. Il composa un autre numéro.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;            &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans l'audi A6 qui venait de quitter la rue Daviel, le téléphone sonna. L'homme aux cheveux rouges décrocha.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;- Allô, le rouquin ? Baisse ta foutue musique de fillette. T'es toujours dans ta bagnole de beauf' ? T'as récupéré le sac ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;Le rouquin baissa le volume. &lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Bob Dylan, Blowin' in the Wind&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Il répondit avec son flegme habituel :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i style=""&gt;Salut John. J'ai raté le sac. Mais j'ai du nouveau. Ce bon vieux Paulo fricote encore avec ton ex-femme. Ils étaient à l'appart. Et le vieux Oleg aussi. Lui, je l'ai pas raté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;- Bon. Tant pis pour le sac. Continue comme prévu, je m'occupe du reste. Ciao.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Dans la rue de &lt;st1:personname productid="la Santé" st="on"&gt;la Santé&lt;/st1:personname&gt;, la saxo verdâtre de Paul poursuivait sa route. Un silence oppressant occupait l'habitacle. Les questions se succédaient dans la tête de Suelen. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi Paul avait-il abandonné Oleg sans plus de scrupules ? Pourquoi s'était-il montré réticent à ce qu'elle l'accompagne ? Pourquoi semblait-il si nerveux, lui qui d'habitude était toujours si sûr de lui ?" &lt;/span&gt;Suelen ne comprenait pas grand-chose à cette histoire. Mais ce dont elle était sûre, c'est que celui qui était devenu son confident en l'espace de quelques mois lui cachait quelque chose… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Paul, de son côté, était également tracassé. Pas à cause de l'accident auquel il venait d'assister. Non, plutôt à cause de cette photo qu'il avait trouvée dans son portefeuille. Oh, ce n'était pas la photo en elle-même qui l'inquiétait, il se souvenait parfaitement du moment où elle avait été prise. Ce qui l'ennuyait d'abord, c'était de ne pas savoir qui l'avait prise. Mais par-dessus tout, ce qui le perturbait, c'était le mot qui avait été noté au dos, et qu'il avait réussi à dissimuler à Steve. &lt;a href="http://www.languageguide.org/txt/common/ru/"&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;a href="http://www.languageguide.org/txt/common/ru/"&gt;Увидимся&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;a href="http://www.languageguide.org/txt/common/ru/"&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;a href="http://www.languageguide.org/txt/common/ru/"&gt;позже&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;. Évidemment, il était largement en mesure de le comprendre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;S'approchant d'Alesia, et ignorant tout de ce qui se tramait dans son dos, Steve était également à mille lieues de se douter que "l'Affaire Keller" avait commencé plusieurs mois auparavant…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; arrondissement, 5 mois plus tôt :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Dès la première sonnerie, Vladimir interrompit son récit. Il se dirigea vers le téléphone, et sans aucune appréhension, il décrocha.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/4077324014533365439/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/4077324014533365439" rel="replies" title="11 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4077324014533365439" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4077324014533365439" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/09/21-morceaux-de-puzzle.html" rel="alternate" title="21 - Morceaux de puzzle" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjMZ6sOO6z4hyyvtCauRq6Z8aTI9tG4vdVwhoOiNPegwF1tEurs3WHojRSDY52-TUzzWkrVoMd4OozFfGx9X6VGNlltUDN5ocA1SzHs0Qx3td5KMX0CVJ9NB8vjeBmRhbYZryLfl8RoNg/s72-c/IMG_4786.JPG" width="72"/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-8323875505491446175</id><published>2007-09-02T22:06:00.000+01:00</published><updated>2007-09-03T07:50:37.270+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Pakdekro"/><title type="text">20 - Rencontre avec l’Организация ou la « Mafia Rouge »</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQSRxRqs-PY9oi7-IgASqI7SaR3orXxngE3qioLgI5hyphenhyphenNcy-OAAo4EVp9HRyp53t6j12BC0b8DtBpxQigO2GWgzSpBGZEgIrYuW5D-VEK8VigFjK6VBpkE497MufgYPuymhwOBjwerpg/s1600-h/mafiarussie.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQSRxRqs-PY9oi7-IgASqI7SaR3orXxngE3qioLgI5hyphenhyphenNcy-OAAo4EVp9HRyp53t6j12BC0b8DtBpxQigO2GWgzSpBGZEgIrYuW5D-VEK8VigFjK6VBpkE497MufgYPuymhwOBjwerpg/s200/mafiarussie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105864873617670290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’appartement de Steve, Suelen était absorbée par les explications de Paul.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Lui même n’avait pas remarqué que l’heure avait tournée :   &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Putain 17h50 ! Steve m’attend dans 10 minutes à Alésia. Je ne serai jamais à l’heure ! Il faut que je file tout de suite. Que fais-tu Sue ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;Je viens avec toi ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Paul aurait souhaité s’y rendre seul. Mais par gentillesse et parce qu’il ne voulait pas la froisser, il se plia à sa volonté et se contenta d’un hochement de la tête pour réponse. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils claquèrent la porte puis dévalèrent les escaliers. Sue, qui avait beaucoup de mal à suivre le train d’enfer de Paul, perdait du terrain inexorablement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Paul, qui ne s’était pas retourné, avait pris quelques secondes d’avance. Il se pointa seul dans la rue. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L’homme qui attendait depuis presque une heure dans sa voiture esquissa un sourire sadique. Il alluma le gros moteur de son Audi A6 3.0L tDi violette et se dégagea lentement de sa place de parking. Sue sortait à peine de l’immeuble quand Paul commençant à traverser la rue en lui cria :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Ma voiture est juste en face, c’est la bouse verte là-bas ! »  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Dans la rue, l’Audi prenait de la vitesse. D’un coup sec sur l’accélérateur, l’homme libera les 230ch dans un vacarme infernal. Le bruit&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;assourdissant du moteur pétrifia Paul au milieu de la rue. Sue, qui voyait déjà Paul sous les roues de la puissante berline poussa un cri de terreur quand tout à coup, Oleg, venant du trottoir opposé traversa rapidement la rue et poussa Paul sur le capot de la voiture blanche garée devant le N°31. L’élan du vieil homme n’étant pas suffisant, il lui manqua quelques centimètres pour se mettre à l’abri lui aussi, ce qui n’échappa pas au conducteur de l’Audi. D’un coup de volant, il broya les jambes d’Oleg entre les deux véhicules. Le geste, d’une précision rare, n’avait entraîné quasiment aucun dommage matériel. Son Audi n’avait même pas touché l’autre voiture. Aucune trace de peinture ne serait ainsi visible. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Alors que le vieil homme s’écroulait, Paul, jusqu’alors un peu abasourdi, reprenait lentement ses esprits. L’Audi était déjà très loin. Il se redressa sur le capot et ne pu constater que l’ampleur du désastre. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Profitant de l’état de panique qui avait envahit la rue, Paul, descendu du capot, prit Suelen en pleur par la main :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Viens, on file à ma voiture. Des passants ont déjà appelé les secours, on a plus rien à faire ici ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Paul poussa les rapports, et la petite Saxo, dans un vacarme pas possible, quitta à son tour la rue à une vive allure en direction d’Alésia, précédée de quelques minutes par l’Audi A6.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; arrondissement, 5 mois plus tôt :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oleg, referma la porte après avoir salué Sally. Sans dire un mot, il l’emmena vers le salon au bout du couloir, au pied du grand escalier :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Il vous attend là-haut… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il ? Mais de qui parle t-il, se disait intérieurement Sally ? Elle fixa Oleg avec de grands yeux interrogateurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Allez, vous ne le regretterez pas… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Sally saisit la rampe en or massif et escalada lentement les marches qui menaient au plateau supérieur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Une voix la guida jusqu’à un deuxième salon. Un homme grand et maigre l’y attendait. Il se tenait devant une grande fenêtre. Le contre-jour empêchait Sally de voir son visage de manière distincte. A la manière du « Retour du Jedï », il annonça d’une voix grave et sûre :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:7;"  &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;« Bonjour Sally ! Je suis ton père ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La jeune femme qui était restée muette depuis son entrée dans l’appartement restait bouche bée. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Vladimir se lança alors dans un long récit détaillé, sa relation avec Sue, sa mère, son appartenance à l’ Organizatsiya, &lt;i&gt;Организация&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;en cyrillique, ou Mafia Rouge. Lorsqu’il rencontra Suelen pour un soir, il n’était alors qu’un simple pion de la pieuvre. Pour intégrer l’organisation, il avait du se soumettre aux rites initiatiques. A l'instar des Yakuzas au Japon, il avait du se faire tatouer le signe de distinction, preuve de son appartenance au groupe. Petit a petit, il a gravi les échelons de l’organisation. C’est lors de la Perestroïka, la restructuration sous Gorbatchev, que Vladimir, connaissant les rouages du système d’une Union Soviétique sur le déclin et en association avec des hommes de "l'anti-système" constitua en occident un maillon incontournable de la Mafia Russe avec pour activités principales : trafic de drogue et d'armes, blanchiment d'argent, prostitution et proxénétisme. Evoluant avec l’air du temps, sa « filiale » s’est peu a peu spécialisée dans le passage de clandestins, les enlèvements, les extorsions, la corruption&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Corruption" title="Corruption"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;color:#000000;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de fonctionnaires et personnalités politiques, puis l'infiltration d'entreprises et le "cyber-crime", comme l'utilisation frauduleuse de cartes de crédit et le vol d'informations confidentielles. Le début de son ascension, il la devait à l’adjoint du Parrain (appelé aussi " Brigadier") de l’époque, qui n’était autre que John Keller. Le Brigadier était alors étroitement surveillé et contrôlé afin qu'il ne prenne trop d'importance et qu'il ne représente une menace directe pour son Parrain. C’est justement Vladimir qui fut chargé par le Parrain de la surveillance de John. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sally écoutait consciencieusement, pour ne pas perdre une miette du récit. C’était comme si elle découvrait une partie de sa propre vie. Vladimir s’attardait longuement sur ses relations avec John Keller. Alors qu’il racontait comment, un jour, par loyauté envers le Parrain il avait dû trahir son ami, le téléphone sonna.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/8323875505491446175/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/8323875505491446175" rel="replies" title="9 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8323875505491446175" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8323875505491446175" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/09/rencontre-avec-l-ou-la-mafia-rouge.html" rel="alternate" title="20 - Rencontre avec l’Организация ou la « Mafia Rouge »" type="text/html"/><author><name>Pakdekro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16389585010336293066</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQSRxRqs-PY9oi7-IgASqI7SaR3orXxngE3qioLgI5hyphenhyphenNcy-OAAo4EVp9HRyp53t6j12BC0b8DtBpxQigO2GWgzSpBGZEgIrYuW5D-VEK8VigFjK6VBpkE497MufgYPuymhwOBjwerpg/s72-c/mafiarussie.jpg" width="72"/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-5417197854741761487</id><published>2007-08-25T00:31:00.001+01:00</published><updated>2007-09-05T18:46:15.410+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Guerrier des paysages"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><title type="text">19 - Oleg</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjstZGJto4VzKCbPXbG5JYWEE29Emrqj1KvdEqDpva_NBukl7PCu-oD8d2y8Q-I7nlD_Z2moIc756GzvnEXRnPdyVp-oVWoCspB_umJ-1Jf7K5JjvI0tcJeUh5xaWyi3v2njgjXF-wNXQ/s1600-h/Le_violoncelle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjstZGJto4VzKCbPXbG5JYWEE29Emrqj1KvdEqDpva_NBukl7PCu-oD8d2y8Q-I7nlD_Z2moIc756GzvnEXRnPdyVp-oVWoCspB_umJ-1Jf7K5JjvI0tcJeUh5xaWyi3v2njgjXF-wNXQ/s200/Le_violoncelle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5102415588424569938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Dans l’appart, tout semblait en ordre. Suivant les instructions de son ami, Paul trouva rapidement le sac dans le bac à linge, sous les vêtements sales. L’odeur de transpiration qui émanait des chemises de Steve ne lui était pas du tout désagréable.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul respira profondément. Depuis sa discussion au bistrot avec Steve, il avait eu peu de temps pour réfléchir. Machinalement, il se pencha vers l’unique fenêtre de l’appartement et son regard se projeta sur la ville. La journée était calme, seuls les klaxons lointains de Denfert rappelaient l’agitation incessante des boulevards parisiens… Une mobilette passa au dessous de l’appartement…La suivant du regard, Paul la vit alors dépasser le vieillard fatigué qui remontait la rue. De dos, il reconnu la silhouette, la démarche et le chapeau mou caractéristique d’Oleg…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;A ce moment, la porte de l’appartement s’ouvrit. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Une voie triste et lasse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- Bonjour Paul&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- Sue ! Je viens de voir Oleg par la fenêtre&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- Qui ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- Oleg Smerdanov, tu sais l’ami de mon grand- père qui m’a aidé à retrouver Sally !Oh je suis désolé Sue pour Sally.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Après quelques pas lourds, Suellen s’écroula lourdement sur la seule chaise de l’appartement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- C’est donc là que Steve habite… Paul qu’est ce qui se passe ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;- J’en sais rien, Steve est dans une belle merde, mais j’ai l’impression qu’il n’y est pour rien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul raconta alors les événements de la journée à l’exception de sa rencontre passionnée avec Sergueï et de la photo trouvée dans le portefeuille. En y repensant, il lui vint tout de même à l’esprit que seul Serguei pouvait y avoir glissé la photo. Il ne parla pas non plus de l’autre photo, c’était à Steve d’en parler à sa mère…&lt;br /&gt;A mesure qu’avançait sont récit, le corps de Sue s’avachissait de plus en plus dans l’inconfortable dossier de la chaise.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul continua :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il y a un an à peu près j’ai contacté un ami de mon grand père qui a de nombreux contacts en Russie. Oleg Smerdanov. Il trempe dans des histoires de mafia mais il a une dette envers mon grand père et dans cette histoire, je pense que c’est une personne en qui on peut avoir confiance. Je ne sais pas ce qu’il foutait là en bas, mais il doit avoir une bonne raison.&lt;br /&gt;Bref, grâce à je ne sais quelle entourloupe, il a retrouvé Vladimir le père de Sally. Je ne voulais pas t’en parler à cause du mal qu’il t’a fait mais c’est grâce à lui que j’ai pu retrouver Sally.&lt;br /&gt;En décembre, Sally est venue chez Oleg, je l’ai rencontrée chez lui. Bref, je lui ai dit qui était sa mère, qu’elle avait un frère, que tu souhaitais la rencontrer. Comme tu le sais elle était d’accord mais avait besoin de temps. Elle devait me recontacter. Avant hier, elle m’a appelé, elle voulait voir Steve…Tout à l’heure je n’ai pas eu le cœur de lui dire qu’il avait une sœur et qu’il venait de la voir.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; arrondissement, 5 mois plus tôt&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En arrivant devant le n°3 rue du trésor, Sally se demanda si elle ne s’était pas trompée. Elle sortit le carton de son sac :&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: center;font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Oleg Smerdanov&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; text-align: center;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Violoncelliste&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; text-align: center;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3 rue du Temple&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"  style="font-size:85%;"&gt; – Paris 4è&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; text-align: center;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;C’est pourtant bien ça. Il paye pas de mine le bonhomme mais il doit vraiment &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;bien gagner sa vie&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour habiter ici ! &lt;/i&gt;Sur cet euphémisme elle sonna donc. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;De l’autre côté de la porte, au bout du couloir dans le salon, l’homme habillé en costume de velours bleu ciel finit d’une gorgée son verre de whisky. Se dirigeant rapidement vers l’escalier monumental montant aux étages, il dit : &lt;i&gt;C’est l’heure Oleg, va ouvrir à ma fille&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/5417197854741761487/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/5417197854741761487" rel="replies" title="5 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/5417197854741761487" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/5417197854741761487" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/08/oleg.html" rel="alternate" title="19 - Oleg" type="text/html"/><author><name>guerrier des paysages</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04641090530926021851</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjstZGJto4VzKCbPXbG5JYWEE29Emrqj1KvdEqDpva_NBukl7PCu-oD8d2y8Q-I7nlD_Z2moIc756GzvnEXRnPdyVp-oVWoCspB_umJ-1Jf7K5JjvI0tcJeUh5xaWyi3v2njgjXF-wNXQ/s72-c/Le_violoncelle.jpg" width="72"/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-6482348316378361517</id><published>2007-08-24T08:55:00.000+01:00</published><updated>2007-08-25T14:53:06.533+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Samouraï"/><title type="text">18 - Retour aux sources</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh_36jKhJWkeS2AgvlUiVOfee7wuX2zFnaVLhXEXwfDnHL_M1U7IZ9YENcF03uhmLnOdbNCs8523H0r9Qcf27bGnuybmZN73khWGkZoBiGxt_ouLpN2df4b2eGQfGPPGryNKXgF5zgWsw/s1600-h/oeil.bmp.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh_36jKhJWkeS2AgvlUiVOfee7wuX2zFnaVLhXEXwfDnHL_M1U7IZ9YENcF03uhmLnOdbNCs8523H0r9Qcf27bGnuybmZN73khWGkZoBiGxt_ouLpN2df4b2eGQfGPPGryNKXgF5zgWsw/s200/oeil.bmp.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5102635715341074434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"&lt;em&gt;Putain, bouge ton taxi connard!&lt;/em&gt;". D'un geste sec, Paul rétrograda en seconde puis dépassa la mercedes grise qui s'était arrêtée juste devant lui pour déposer un passager: un grand geste du bras vint exprimer son mécontentement, tandis que le moteur de la Saxo rugissait pour quitter au plus vite la place Denfert Rochereau. D'un naturel posé, Paul devenait tout de suite plus nerveux -comme bon nombre de mecs - lorsqu'il prenait le volant: conduire dans Paris n'était pas des plus reposant, et son trajet depuis les Champs-Elysées commençait à lui porter sur les nerfs. Heureusement, l'appart de Steve n'était plus très loin.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La quiétude d'une fin de journée. A une trentaine de mètres, sur le trottoir opposé, un vieux bonhomme à chapeau mou jetait des bouts de pain à une volée de pigeons. Aucun bruit de véhicule. Une conversation animée se fit entendre de plus en plus nettement, et deux asiatiques dépassèrent la voiture, discutant avec moult gestes, dans une langue que l'homme reconnut immédiatement comme étant du chinois. Il les regarda s'éloigner, puis sa main droite vint délicatement enlever une légère poussière qui s'était posée sur sa veste noire. Son oreille exercée distingua l'arrivée d'un véhicule dans la rue Daviel: une poignée de secondes plus tard, une Saxo verte passa, pour finalement s'arrêter au niveau d'un espace libre le long du trottoir. L'homme se surprit à penser qu'il n'y avait sans doute que le violet qui pouvait être plus laid pour une carosserie, mais son attention se resserra bientôt sur le jeune homme qui descendait de la Citroën. Ce dernier avait jeté un rapide coup d'oeil autour de lui puis s'était dirigé vers le numéro 31, immeuble dans lequel il s'engouffra après avoir composé le code de la porte d'entrée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;5 minutes passèrent, puis 5 autres. L'homme ne semblait pas vouloir bouger. Ses yeux couleur d'ambre semblaient vissés sur la porte de l'immeuble, mais devinrent subitement fixes. Là-bas, sous le n°31, une femme mince aux longs cheveux noirs venait de s'arrêter: elle sembla hésiter légèrement puis s'engouffra à son tour dans l'immeuble. Sur le visage de l'homme, un imperceptible sourire se dessinait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;strong&gt;4e arrondissement, 5 mois plus tôt.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span &gt;Le froid sec de décembre saisit Sally dès sa sortie de chez elle: depuis quelques jours, le thermomètre avoisinait les 2 ou 3°C, et elle fut satisfaite de sentir son gros bonnet de laine autour de sa tête. Il était 9h du matin, et il ne lui fallait que quelques minutes à pied pour se rendre jusqu'à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP) où elle travaillait depuis deux ans. Elle dépassa la place des Vosges, encore déserte à cette heure-ci. Ce boulot était une vraie chance: le destin lui avait permis d'intégrer la prestigieuse bibliothèque, et elle aimait profondément y travailler. C'était une véritable mine d'or sur l'histoire de Paris: ouvrages anciens ou récents, cadastres, plans et cartes variées...on y trouvait ce que l'on désirait, à condition de bien chercher. Sally y aidait et orientait les visiteurs, souvent d'un âge avancé, qui venaient chaque jour remplir la grande salle de lecture.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Cette journée où tout commença se passa comme n'importe quel autre jour jusqu'à ce que Sally ne rencontre Oleg Smerdanov. Il était environ 14h30, et la jeune femme se tenait au bureau des fiches à l'étage supérieur: très peu de monde était venu la solliciter, lorsqu'une voix très douce, émaillée d'un accent russe certain -mais dans un français très pur- s'adressa à elle:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Pardon mademoiselle, êtes-vous bien Sally Viora?"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le personnage qui avait posé cette question était un petit vieillard courbé, pourvu d'un bouc d'une blancheur immaculée, et dont les deux yeux bleus pétillaient derrière ces lunettes cerclées.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Euh...oui, tout à fait monsieur."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Très bien, très bien...", commenta le petit homme avec un léger sourire. Ce rictus joyeux disparut subitement lorsqu'il demanda à brûle-pourpoint: "Connaissez-vous Steve Keller mademoiselle?". Le regard intense qu'il posait sur elle la mit quelque peu mal à l'aise et il lui fallut faire un effort pour répondre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Je ne connais personne de ce nom là monsieur, mais pourrais-je savoir qui vous êtes et ce que vous cherchez exactement?"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Oh mais quelle négligence impardonnable de ma part! Je suis désolé: je m'appelle Oleg Smerdanov, pour vous servir!". Le vieil homme réajusta ses lunettes puis ajouta:"Excusez ma brusquerie mais ma curiosité a pris le dessus... J'aimerais pouvoir discuter plus longuement avec vous...des choses importantes. Seriez-vous d'accord?"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Malgré l'énigmatique attitude du personnage, Sally sentit qu'elle pouvait lui faire confiance, sans trop savoir pourquoi. Elle aquiesça:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"Euh, bien...si c'est important... Mais je termine seulement à 18h."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;-"C'est très bien, très bien. Voici ma carte: je vous attendrai chez moi, j'habite à deux pas d'ici. Au revoir mademoiselle Viora, à tout à l'heure!"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sally n'eut rien le temps d'ajouter. Elle baissa les yeux et ramassa le bout de carton qu'il avait posé face à elle.&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/6482348316378361517/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/6482348316378361517" rel="replies" title="1 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/6482348316378361517" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/6482348316378361517" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/08/18-retour-aux-sources.html" rel="alternate" title="18 - Retour aux sources" type="text/html"/><author><name>Anonymous</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12397690101669322047</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh_36jKhJWkeS2AgvlUiVOfee7wuX2zFnaVLhXEXwfDnHL_M1U7IZ9YENcF03uhmLnOdbNCs8523H0r9Qcf27bGnuybmZN73khWGkZoBiGxt_ouLpN2df4b2eGQfGPPGryNKXgF5zgWsw/s72-c/oeil.bmp.jpg" width="72"/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-2884086432005919073</id><published>2007-08-16T22:51:00.000+01:00</published><updated>2007-08-16T22:59:48.654+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Yo"/><title type="text">17 - Sauvée</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjvKA1jzpDpr3ZFFdh94fVaitVkSfDLnFTy3jU0Ryo7jCNMRGltugpxR2qZe3pTeb1yKL55FHmoEp9OZXSEP13u5FqS1WSMtXLttbf0LskmlwKoTeRR2toZbZ6AIzEm8Osxg-yW3WN4p18/s1600-h/207_cc_small.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 248px; height: 166px;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjvKA1jzpDpr3ZFFdh94fVaitVkSfDLnFTy3jU0Ryo7jCNMRGltugpxR2qZe3pTeb1yKL55FHmoEp9OZXSEP13u5FqS1WSMtXLttbf0LskmlwKoTeRR2toZbZ6AIzEm8Osxg-yW3WN4p18/s320/207_cc_small.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099420578870813970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ils entrèrent dans l'ascenseur. Le gros index de Moustache enfonça le bouton 4. Les portes se refermèrent instantanément. Au même moment, la célèbre sonnerie de la cellule anti-terroriste pour laquelle Jack Bauer s'active pendant 24 heures d’affilées retentit. Moustache et sa coéquipière qui répondait au doux nom de Mizka fouillèrent leurs poches respectives à la recherche de leur portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- C'est le mien&lt;/i&gt;, s'exclama fièrement le rougeaud en décrochant.&lt;i style=""&gt; Allô ! Qui c'est ??&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- C'est John à l'appareil&lt;/i&gt;, dit la voix avec un fort accent germanique aisément reconnaissable.&lt;i style=""&gt; Alors, vous l'avez neutralisée, espèces d'incapables ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- Non, pas encore chef, mais ça ne va pas tarder. On est à l'hôpital et on a son numéro de chamb...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- J'm'en fous des détails !! Tout ce qui compte, c'est que vous ne merdiez pas comme ce matin, sinon, vous savez ce qui vous attend !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- Euh...oui, chef, mais ça n'arrivera pas... je vous le promets&lt;/i&gt;, bredouilla Moustache.&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- Je l'espère bien pour vous...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces mots, John Keller raccrocha, laissant son interlocuteur interloqué. Sans un mot, Moustache rangea son portable sous l'œil dubitatif de Mizka.  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;- Plus le droit à l'erreur, ma couille...&lt;/i&gt;, se contenta-t-il de dire.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Au regard assassin qu'elle lui jeta et malgré son intelligence particulièrement limitée, il comprit qu'il ne devait plus se laisser aller à de telles vulgarités en sa présence sous peine de perdre ses attributs masculins...&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Au troisième étage, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Une vieille femme soutenant péniblement son bras plâtré et une très jolie rousse qui l’accompagnait y prirent place. Malgré ses résolutions toutes fraîches, Moustache ne pût s'empêcher de saluer la nouvelle entrante (enfin la plus jeune des deux...) d'un sifflement des plus vulgaires s'attirant une nouvelle fois les foudres de sa coéquipière.&lt;br /&gt;L'ascenseur se remit en mouvement et atteignit rapidement le quatrième étage. Moustache et Mizka sortirent laissant les deux femmes à leur conversation inintéressante.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;D'après les indications qu'ils avaient obtenues à l'accueil, la chambre 423 se trouvait tout au bout du couloir à droite. Tout naturellement, ils s'y dirigèrent d'un pas décidé avec la ferme intention de réussir leur mission, et ce même s’ils devaient avoir recours aux moyens les plus radicaux...&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Dans le couloir, ils croisèrent un brancardier qui brancardait un brancard (étonnant, non ?) amenant probablement son occupant vers sa dernière demeure : la morgue. En effet, un drap blanc immaculé recouvrait totalement le corps qui s'y trouvait.&lt;br /&gt;Ne s’attardant pas sur cette scène classique dans un hôpital, M&amp;Ms, comme John les appelait de temps en temps, poursuivirent leur chemin jusqu’à la porte 423.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Sans hésiter une seconde, Moustache ouvrit la porte et pénétra dans la chambre suivit comme son ombre par Mizka. A leur grand étonnement, personne n’était dans la pièce. Sur le lit, pas de patient(e) ; seuls se trouvaient les électrodes reliées aux appareils mesurant les constantes vitales et les cathéters des poches de perfusion.&lt;br /&gt;Par acquis de conscience, Mizka vérifia la salle de bains sans trop y croire : vide également...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ils étaient complètement abasourdis : une nouvelle fois, ils avaient échoué. La vengeance de John allait être terrible...&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A peu près au même instant, le brancardier sortait tranquillement de l’hôpital. Il poussa le brancard jusqu’à sa décapotable noire, retira le drap laissant ainsi apparaître le corps abîmé mais en vie de Sally, la souleva sans effort apparent et la plaça du mieux qu’il pût sur le siège passager de sa voiture. Il allongea ce siège, attacha Sally puis monta à son tour dans la voiture à la place du conducteur, abandonnant le brancard. Il démarra...&lt;br /&gt;Une fois sorti de l’enceinte de l’hôpital, il brancha son kit mains-libres et composa le seul numéro qu’il connaissait par cœur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;i style=""&gt;Allô, Sergueï ?&lt;/i&gt;, répondit la voix à l’autre bout du fil.&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;- Da, c’est moi... Ca y est, j’ai récupéré ta fille, Vladimir. Elle est saine et sauve. Je te la ramène...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/2884086432005919073/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/2884086432005919073" rel="replies" title="5 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2884086432005919073" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2884086432005919073" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/08/sauve.html" rel="alternate" title="17 - Sauvée" type="text/html"/><author><name>Yo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15435824663250381617</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjvKA1jzpDpr3ZFFdh94fVaitVkSfDLnFTy3jU0Ryo7jCNMRGltugpxR2qZe3pTeb1yKL55FHmoEp9OZXSEP13u5FqS1WSMtXLttbf0LskmlwKoTeRR2toZbZ6AIzEm8Osxg-yW3WN4p18/s72-c/207_cc_small.jpg" width="72"/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-4834664295314945288</id><published>2007-07-30T16:40:00.000+01:00</published><updated>2007-08-09T09:54:18.855+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Baz"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><title type="text">16 - En sursis</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjjxhiEiIaUejSi8YxgGH-GOrekTlSg_maKQmQRVXzhCO992ETQUdrwpVvuaclZ_5MwlsuPagqiwqXeHz76k7dQe7YVqFSeq6go7iQUyXF-lxxFfGA4iTg1cFZNBJJjm-vq9iJ4ykAOXXs/s1600-h/149120320_196b5fb918.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjjxhiEiIaUejSi8YxgGH-GOrekTlSg_maKQmQRVXzhCO992ETQUdrwpVvuaclZ_5MwlsuPagqiwqXeHz76k7dQe7YVqFSeq6go7iQUyXF-lxxFfGA4iTg1cFZNBJJjm-vq9iJ4ykAOXXs/s200/149120320_196b5fb918.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092939107984108866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La pièce était sombre. Les murs lézardés étaient d'un vert glauque et délavé. Le plafond cloqué laissait pendre dangereusement de larges pans de peinture poussiéreuse. Les stores masquaient à peine les faibles rayons du soleil de printemps. Tel un disc jockey sous Lexomil, des appareils électroniques déversaient dans la pièce une suite de bips stridents et syncopés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle reprit connaissance, Sally ne comprit pas tout de suite où elle se trouvait. Perdue, sans aucun repère, ses sens étaient encore engourdis. D'où venait cette douleur irradiant l'intérieur de son crâne? Et surtout, pourquoi ne pouvait-elle pas bouger?!? Ses pieds ne répondaient plus et ses bras semblaient s'enfoncer dans le matelas du lit métallique sur lequel elle était étendue. Maintenu par une sorte de minerve en plastique, son cou la faisait terriblement souffrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme en blouse blanche pénétra doucement dans la pièce. Il fouilla sur la table de chevet. Des clés, des cigarettes, un papier griffonné &lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;SK - RDV dimanche 26 mai 21 H, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;et ce qu'il cherchait: les derniers résultats d'analyses hématologiques. Malgré la gravité de la chute, les constantes de sa patiente étaient très bonnes. Sally ne pouvait pas voir son visiteur, mais lorsqu'il s'approcha d'elle, c'est son haleine fétide qu'elle sentit en premier. Ses deux petits yeux rapprochés lui faisaient penser à une fouine. Sa barbe éparse et ses dents déchaussées et noires ne faisait qu'accentuer le côté rongeur de son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Bonjour mademoiselle, je m'appelle Oliver Peekone, je suis médecin. Vous êtes actuellement en salle de réveil à l'hôpital Bichat. Le SAMU vous a héliportée en urgence ce matin suite à une chute de 6 étages... Vous seriez tombée du..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  Dans un nuage de coton, Sally se rappelait peu à peu des évènements qui avaient dû la conduire ici. Une voiture noire, décapotable. Elle était surveillée, suivie nuit et jour. La photo! Elle devait se rendre à l'appartement de Steve Keller pour lui donner le sac. Elle n'avait jusque là jamais rencontré le fils adoptif de sa mère biologique. La DASS lui avait toujours dit qu'elle était morte en la mettant au monde... Tout cela n'avait aucun sens... Trop de zones d'ombre... Les souvenirs lui revenaient difficilement... Et ce vieux russe qui l'avait invitée à dîner peu avant Noël... Tout avait commencé à ce moment là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tête de fouine la sortit de ses pensées, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais vous avez tout de même de la chance. Si vous n'êtes pas croyante, c'est le moment d'entrer dans les ordres... Il semblerait que votre chute ait été amortie par un store sur l'un des derniers balcons. Il paraît même que les ouvriers venaient de l'installer il y a une semaine. Par contre, vous avez perdu connaissance et aussi beaucoup de sang."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Et mes jambes? Mes bras? Pourquoi je ne peux plus bouger?"&lt;/span&gt;, voulait hurler Sally. Mais ces mots restèrent désespérément au fond de sa gorge.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;"Je suis navré mademoiselle, nous avons dû pratiquer une trachéotomie, vos cordes vocales ont été touchées, j'ai bien peur que vous ne puissiez plus parler... Nous allons vous faire un scan..." &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Submergée par le choc et la douleur, elle s'évanouit à nouveau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'accueil de l'hôpital, l'hôtesse indiquait la chambre 423 aux flics recherchant la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"fille de l'air"&lt;/span&gt;. Les ambulanciers apportaient déjà un nouveau brancard sanguinolent lorsqu'elle vit le gros inspecteur moustachu et sa belle coéquipière entrer dans l'ascenseur...</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/4834664295314945288/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/4834664295314945288" rel="replies" title="12 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4834664295314945288" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4834664295314945288" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/07/en-sursis.html" rel="alternate" title="16 - En sursis" type="text/html"/><author><name>baz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12799438402704808615</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEil2XsRD8SlWeNko2RrbHtyn0tHU6gCbpsefPKZcRMu14voT_MpAHTXI44fGeqG4VAZxAtiVKQMKAFns2Cxg-5-razPgi7xYATcgGTxKlV3jOQwGEdkqfTWUwYqdvI6aL4/s220/avatar_baz_manga.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjjxhiEiIaUejSi8YxgGH-GOrekTlSg_maKQmQRVXzhCO992ETQUdrwpVvuaclZ_5MwlsuPagqiwqXeHz76k7dQe7YVqFSeq6go7iQUyXF-lxxFfGA4iTg1cFZNBJJjm-vq9iJ4ykAOXXs/s72-c/149120320_196b5fb918.jpg" width="72"/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-1664490854723264780</id><published>2007-07-15T22:27:00.000+01:00</published><updated>2007-07-16T13:05:54.870+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Jozeph"/><title type="text">15 - Femme au foyer désespérée</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgjfBJfRWUXzFuaIax5HDOBmeHIcUWnzY1uNw-e_eeUs_fVhobYUqk6xA2pf6WCZXdVY0jKXWpm79Ru6XOZS6dFF5G2m2w0HWsGSWoPVIfnqrzmE3JnIF2HICLADhe3XN2UMxM02YYsgw/s1600-h/Desperate_Housewives_iso.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgjfBJfRWUXzFuaIax5HDOBmeHIcUWnzY1uNw-e_eeUs_fVhobYUqk6xA2pf6WCZXdVY0jKXWpm79Ru6XOZS6dFF5G2m2w0HWsGSWoPVIfnqrzmE3JnIF2HICLADhe3XN2UMxM02YYsgw/s200/Desperate_Housewives_iso.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087538966070801970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span id="bad_word" class="misspell" suggestions="Sali,Salle,Salis,Salit,Salît"&gt;Sally&lt;/span&gt; est morte... Ces trois mots résonnaient dans sa tête et &lt;span class="misspell" suggestions="Suera,Sella,Scella,Sueras,Soûla"&gt;Suelen&lt;/span&gt; perdait pied lentement... Elle savait qu'elle ne devait pas sombrer. Dans son état, ça pouvait être fatal... Inconsciemment, elle se raccrocha donc à la seule chose qui pouvait la garder en vie. "&lt;span style="font-style: italic;" class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; a de gros ennuis&lt;/span&gt;" avait dit Paul. Elle aimait profondément son fils adoptif. Et si elle n'avait rien fait pour renouer le contact avec lui depuis bientôt six ans, c'était juste parce qu'elle avait investi toute son énergie dans la recherche de &lt;span class="misspell" suggestions="Sali,Salle,Salis,Salit,Salît"&gt;Sally&lt;/span&gt;... "&lt;span style="font-style: italic;" class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; a de gros ennuis&lt;/span&gt;". Se ressaisissant, elle attrapa son portable et composa le numéro de &lt;span class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt;. Les sonneries se succédaient. A l'écran, Les 4 amies commençaient leur traditionnelle partie de poker. Elle raccrocha avant d'être invitée à laisser un message. Cela ne lui semblait pas être le meilleur moyen de reprendre contact avec son fils adoptif...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'avait dit Paul commençait tout juste à prendre corps dans son esprit. Il avait parlé d'un sac et d'un rendez vous à &lt;span class="misspell" suggestions="Alésa,Alésas,Alezan,Salésien,Alezans"&gt;Alesia&lt;/span&gt;. Machinalement, elle tendit le bras vers la table basse et attrapa la feuille de papier photocopiée pliée en deux sous la télécommande :"&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="misspell" suggestions="SKI,SA,SE,SI,SU"&gt;SK&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; - &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="misspell" suggestions=""&gt;RDV&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; dimanche 26 mai 21 H. N'oubliez pas le sac&lt;/span&gt;"... Ce message, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;qu'elle avait trouvé le matin même dans sa boîte aux lettres et qui &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;l'invitait à se rendre ce soir à &lt;span class="misspell" suggestions="Alésa,Alésas,Alezan,Salésien,Alezans"&gt;Alésia&lt;/span&gt;, était toujours aussi incompréhensible&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt; &lt;/span&gt;Qui voulait la voir ? Pourquoi là-bas ? Très peu de gens savaient l'importance de cet endroit pour elle... Et de quel sac &lt;span class="misspell" suggestions="parlotons,parlerons,palettons,parquetons,barétons"&gt;parlait-on&lt;/span&gt; ? A midi, elle était passée à &lt;span class="misspell" suggestions="Alésa,Alésas,Alezan,Salésien,Alezans"&gt;Alesia&lt;/span&gt;. Malgré le beau temps, elle avait mis son imperméable sombre, pour ne pas être reconnue, au cas où. Tout lui avait paru normal, et les quelques prêtres à qui elle avait parlé lui avait semblé tout à fait catholiques... Jusqu'à il y a quelques instants, elle s'attendait à une blague, ou une surprise. Désormais, elle était plus qu'inquiète. &lt;span class="misspell" suggestions="Sali,Salle,Salis,Salit,Salît"&gt;Sally&lt;/span&gt; était morte, &lt;span class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt; menacé. Et ce sac, que &lt;span class="misspell" suggestions=""&gt;contenait-il&lt;/span&gt; ? Paul ne lui en avait rien dit... Elle se remémorait maintenant les derniers mots de sa conversation avec Paul. Complètement bouleversée qu'elle était, elle n'avait pas songé à lui parler de sa propre invitation. Et lui, il lui avait expressément demandé de ne pas bouger de chez elle aujourd'hui. Il lui avait dit de ne rien faire pour aider &lt;span class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt; ; il s'occupait de tout. Tout à l'heure elle avait acquiescé, mais maintenant elle ne se sentait pas capable de rester chez elle à ne rien faire, aussi drôle que puisse être &lt;span class="misspell" suggestions="Brèle,Brème,Brève,Brélé,Brêle"&gt;Bree&lt;/span&gt; &lt;span class="misspell" suggestions=""&gt;Vandekamp&lt;/span&gt;. Elle se souvint que Paul devait aller chercher la voiture de &lt;span class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt; avant de revenir chercher le sac à &lt;span class="misspell" suggestions="l'apparat,l'appât,l'apport,l'apparent,l'aparté"&gt;son appart&lt;/span&gt;. Elle habitait porte de &lt;span class="misspell" suggestions=""&gt;Clignancourt&lt;/span&gt;. En métro, elle pouvait donc y être elle aussi en moins d'une heure, à peu près le temps qu'il faudrait à Paul pour faire son tour... Elle éteignit la télé, laissant &lt;span class="misspell" suggestions="Brèle,Brème,Brève,Brélé,Brêle"&gt;Bree&lt;/span&gt; à ses invités, et quitta précipitamment son pavillon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après que Paul soit sorti du bar, &lt;span class="misspell" suggestions="Sève,Stèle,Stère,Stéré,Sèves"&gt;Steve&lt;/span&gt; fit ce qu'il aurait probablement dû faire depuis longtemps : il demanda à la serveuse où il pouvait trouver un téléphone, et une fois dans la cabine, il composa son propre numéro de portable. Il venait de se souvenir qu'en pressant la touche dièse pendant son annonce de répondeur, et à condition de connaître le code approprié, il était possible d'écouter les messages qui y étaient stockés. Dans son cas, le code était facile, c'était toujours sa date d'anniversaire : 2204 (la fameuse formule 2+2=4 lui permettait d'ailleurs de se souvenir de ce sésame en toutes circonstances, mêmes les plus alcoolisées...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous avez 1 nouveau message&lt;/span&gt;". Coup de chance : les abrutis de la camionnette n'avait pas effacé le message. Steve allait enfin savoir ce qui avait tant fait rire la femme. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dimanche 26 mai, 4H40. Tuuuuuuut. Allo, Steve Keller, je m'appelle Sally. On ne se connait pas, mais nous somme pourtant très proches. J'ai très peu de temps. Deux choses : Un, ne faites confiance à personne. Deux, ne m'ouvrez pas si je sonne. Clic.&lt;/span&gt;" &lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/1664490854723264780/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/1664490854723264780" rel="replies" title="15 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/1664490854723264780" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/1664490854723264780" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/07/femme-au-foyer-dsespre.html" rel="alternate" title="15 - Femme au foyer désespérée" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgjfBJfRWUXzFuaIax5HDOBmeHIcUWnzY1uNw-e_eeUs_fVhobYUqk6xA2pf6WCZXdVY0jKXWpm79Ru6XOZS6dFF5G2m2w0HWsGSWoPVIfnqrzmE3JnIF2HICLADhe3XN2UMxM02YYsgw/s72-c/Desperate_Housewives_iso.jpg" width="72"/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-4444628407027300617</id><published>2007-07-14T11:42:00.000+01:00</published><updated>2007-07-16T10:30:32.280+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Pakdekro"/><title type="text">14 - La dynastie KELLER</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgWCGd5qcLhzAVCcQuLZSdTbfPVyNFI4rAPw8EHttrh3eug-7V8VLruLITjJhqJ8JJn2_ArPYrCRa1lPHTcXTNYOwzU319Ylo4q7FgxgAcuqWdlj6DiJ2uzBIBT8bZQG07PzD3Ft9P0jQ/s1600-h/SUE.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgWCGd5qcLhzAVCcQuLZSdTbfPVyNFI4rAPw8EHttrh3eug-7V8VLruLITjJhqJ8JJn2_ArPYrCRa1lPHTcXTNYOwzU319Ylo4q7FgxgAcuqWdlj6DiJ2uzBIBT8bZQG07PzD3Ft9P0jQ/s200/SUE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087075143962572130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Suelen Keller avait la cinquantaine passée. Bien qu'un peu mince, elle était plutôt bien conservée pour son âge, et en paraissait, dans les bons jours, bien dix de moins. Son joli visage recouvert d'une peau de pêche à croquer, était souvent caché sous ses longs cheveux bruns.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Elle avait 16 ans lorsqu'elle rencontra Vladimir, un jeune homme mystérieux d'origine russe. Cette histoire d'un soir se transforma en réel cauchemar pour Sue. Neuf mois plus tard, elle se retrouvait seule pour accoucher dans la douleur d'une petite fille, au pied de l'Eglise d'Alésia. Trop jeune à l'époque et surtout dans l'incapacité la plus totale de subvenir aux besoins de sa fille et d'elle même, elle s'était résignée à l'abandonner à la DASS. Ce fût une vraie déchirure pour elle, et cette séparation fut suivie d'une longue période de dépression.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sue ne doit son salut qu'à l'apparition d'un autre homme dans sa vie, John Keller, un jeune Allemand venu travailler et s'installer en France. John était un peu plus âgé que Sue. Il avait toujours prétendu travailler pour Siemens, mais la réalité était bien différente... Mais ça, Sue ne le sut jamais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Au fil des années, ils avaient appris à se connaître, à s'apprécier et à partager des bons moments ensemble. Très vite, les deux amis qu'ils étaient devinrent amants. John fit une demande en mariage dans les règles de l'art.  Le bébé tant attendu qui ne vint jamais raviva la blessure antérieure de Sue. Un long travail sur elle même, à coup de séances de psy, finit par la convaincre qu'elle n'aurait plus jamais d'enfant. Quand la solution de l'adoption fut proposée au couple Keller, Sue pensa que ce pourrait être un bon moyen de réparer, comme elle le considère aujourd'hui, son erreur du passé. C'est John qui s'occupa de toutes les démarches.&lt;br /&gt;Steve leur fut confié très rapidement. Le bonheur effaça toutes les interrogations de Suelen : elle venait d'avoir un fils...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Tout se passait pour le mieux du monde pour elle jusqu'à ce que Steve entreprenne ses recherches sur ses parents biologiques. Ce fut John qui eut la réaction la plus violente.  Ce fut sans doute à l'origine de la rupture du couple Keller. Quelques mois plus tard, Suelen perdit tout contact avec John, et Steve, devenu indépendant et très affecté par la séparation, s'était lui aussi éloigné d'elle. C'est à ce moment qu'elle entreprit ses recherches pour retrouver sa fille. Avec l'aide d'amis bien placés, sa démarche ne fut pas longue. Très vite, Sue put mettre un nom et un visage sur sa fille, celle qu'elle avait abandonnée une trentaine d'années plus tôt.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C'est par l'intermédiaire de Paul que Sue avait encore des nouvelles de son fils adoptif. Lorsqu'il était plus jeune, Paul, en tant que meilleur ami de Steve, passait énormément de temps au domicile des Keller. C'était même devenu sa deuxième maison. Avec le temps, Paul était resté très proche de Sue, à tel point qu'il était même devenu son confident. Il était peut-être le seul, avec John Keller, à connaître l'existence de sa fille.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sue regardait un épisode de "Desperate Housewives" lorsque son téléphone sonna. C'était Paul. Ce qu'il lui rapporta lui glaça le sang. Elle était comme pétrifiée, incapable de bouger ne serait-ce qu'un doigt:&lt;br /&gt;-"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sally... Morte...&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Paul avait peut-être commencé un peu fort. Sue se recroquevillait dans son fauteuil à l'écoute des paroles de Paul, qui détaillait point par point le contenu de son entretien avec Steve :&lt;br /&gt;-"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Steve a de gros ennuis. Je passe chez lui chercher le sac, il faut que je fasse vite.  On fait comme on a dit. Je te laisse... Je suis désolé pour Sally...&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Sue raccrocha sans dire un mot. Elle venait de revoir défiler ses trente-cinq dernières années en trente secondes. L'annonce de la mort de Sally l'avait toute retournée et avait creusé de profonds sillons sur son visage légèrement amaigri. Depuis peu, Sue se savait rongée pas la maladie. Les séances de chimiothérapie qu'elle suivait de manière plus ou moins assidue, commencaient à l'affaiblir considérablement...&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/4444628407027300617/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/4444628407027300617" rel="replies" title="6 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4444628407027300617" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/4444628407027300617" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/07/la-dynastie-keller.html" rel="alternate" title="14 - La dynastie KELLER" type="text/html"/><author><name>Pakdekro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16389585010336293066</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgWCGd5qcLhzAVCcQuLZSdTbfPVyNFI4rAPw8EHttrh3eug-7V8VLruLITjJhqJ8JJn2_ArPYrCRa1lPHTcXTNYOwzU319Ylo4q7FgxgAcuqWdlj6DiJ2uzBIBT8bZQG07PzD3Ft9P0jQ/s72-c/SUE.jpg" width="72"/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-3186852304371719127</id><published>2007-06-28T12:41:00.000+01:00</published><updated>2007-06-28T14:52:52.419+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Guerrier des paysages"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><title type="text">13 - L'envers du cliché</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgxgpJizHyqG9xNVLEAqB-T89eSjliayRKXdIgFlQjN2aDOZZBH3S8-gXH1aClSP7D2oCM42qqaYVKGO43K0RKbe7i9NJ6ZCfO0VOC_a2pgoOJLfDA9ceAbUHuRKKsKgqjvOucjeNZAwQ/s1600-h/verre+vide.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgxgpJizHyqG9xNVLEAqB-T89eSjliayRKXdIgFlQjN2aDOZZBH3S8-gXH1aClSP7D2oCM42qqaYVKGO43K0RKbe7i9NJ6ZCfO0VOC_a2pgoOJLfDA9ceAbUHuRKKsKgqjvOucjeNZAwQ/s320/verre+vide.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081079594372137586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Steve avait vu la gêne de son ami et il avait vu ses doigts tremblants retourner la photo contre la table, face cachée. Sur l’envers du cliché étaient écris ces mots, de la main de Paul. &lt;i&gt;Je t’aime, mon coquin&lt;/i&gt;. Par pudeur, pensant imaginer le pire – Paul, avec Bobby ou un autre, à l’une de ces fameuses soirées du mercredi soir, qu’il avait eu du mal à comprendre en voyant les affiches un peu vieillies de la rue Keller – il avait préféré éviter tout questionnement. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Un silence s’installa. Changement de musique dans le bar, douces notes de pop léchée. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Steve se perdit dans ses pensées, revenant à l’époque où avec Paul, ils s’échangeaient et se partageaient les conquêtes féminines à l’arrière des taxis en revenant de soirées très arrosées. &lt;i&gt;Il n’y a pas si longtemps ! &lt;/i&gt;Puis, étaient venues les pertes de mémoires récurrentes, les soirées dont il ne se souvenait absolument rien, attribuées à sa trop forte consommation d’alcool et d’herbe. Il avait dû (provisoirement) s’assagir et s’était brutalement éloigné de la vie des soirées parisiennes, laissant Paul toujours en quête d’expériences nouvelles continuer les découvertes nocturnes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Paul, pendant ce temps avait refait surface. Il avait vidé son verre, s’était rallumé une gitane, et avait effacé la stupéfaction de son visage. La photo avait disparu. Il coupa Steve dans sa rêverie.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;i&gt;Bon, j’y vais. Je m’occupe de tout, je vais chercher ton sac et ta tire. Et j’appelle le pote de mon grand père. Euh…File-moi la clef USB, je vais la lui donner.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;i&gt;Non, je la garde, je vais chercher sur internet. Je lui ferai une copie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;i&gt;…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;OK… J’y vais. Bon, il est 16 heure, on se retrouve à 18 heure au plus tard à Alesia. OK ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;i&gt;Ouais à toute Paulo. Et merci encore !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En enfilant sa veste, Paul ajouta : &lt;i&gt;Quand même, on est potes, t’aurais pu m’en parler plus tôt ! J’en reviens toujours &lt;/i&gt;pas ! Steve, mal à l’aise, compris que Paul parlait de la photo qu’il avait trouvé ce matin dans le sac. Il venait de la lui décrire quand il avait déballé les événements de cette journée dingue. Il lui avait quasiment tout raconté sur les événements photographiés à son insu. A l’époque déjà, il avait voulu se confier mais les flics, et surtout les médias avaient délaissé l’affaire, faute de suspects et d’indices. Il avait alors décidé de tenter d’oublier. Et il avait bizarrement plutôt bien réussi jusqu’à ce qu’il découvre cette photo avec ce visage défiguré sur lequel, lui, Steve Keller, était penché. &lt;i&gt;Je t’aimais tant…Pourquoi est ce que je t’ai… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La porte du bar claqua et Steve vit Paul s’éloigner d’un pas empressé vers le métro. Il le vit fouiller sa poche et sortir son téléphone portable. Il le vit composer un numéro et porter le mobile à son visage et il le vit parler. Il le vit. Mais il n’entendit pas ce que dit Paul.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Allo Sue, c’est Paul… Sally est passée voir ton fils ce matin… Elle est morte…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/3186852304371719127/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/3186852304371719127" rel="replies" title="8 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/3186852304371719127" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/3186852304371719127" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/13-lenvers-du-clich.html" rel="alternate" title="13 - L'envers du cliché" type="text/html"/><author><name>guerrier des paysages</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04641090530926021851</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgxgpJizHyqG9xNVLEAqB-T89eSjliayRKXdIgFlQjN2aDOZZBH3S8-gXH1aClSP7D2oCM42qqaYVKGO43K0RKbe7i9NJ6ZCfO0VOC_a2pgoOJLfDA9ceAbUHuRKKsKgqjvOucjeNZAwQ/s72-c/verre+vide.jpg" width="72"/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-8670701192949478433</id><published>2007-06-23T13:38:00.000+01:00</published><updated>2007-06-24T22:33:28.840+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Samouraï"/><title type="text">12 - L'heure tourne</title><content type="html">&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjRtLujJ891iC6SErDosXJiRZ9X0j7huo_KhYt9xBQwefjJwQ-G2ZLqkxFtKMuUxHjuqNFFhf3zh1HIrY6WAM46huwQwdTZUnSJ84U0Hnn9IIwdcfr5CUjNn-cIZD_XZbdj2mma9aHFEYU/s1600-h/beer_ben_evans.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079269754409781138" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjRtLujJ891iC6SErDosXJiRZ9X0j7huo_KhYt9xBQwefjJwQ-G2ZLqkxFtKMuUxHjuqNFFhf3zh1HIrY6WAM46huwQwdTZUnSJ84U0Hnn9IIwdcfr5CUjNn-cIZD_XZbdj2mma9aHFEYU/s200/beer_ben_evans.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une façade noire. Un graffiti sur le volet. La sensation très nette que cette devanture n'est pas ouverte, pas plus qu'elle ne ressemble au rad sympa qu'il fréquentait il y a quelques années.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"&lt;em&gt;Qu'est-ce que c'est que ce bordel?&lt;/em&gt;", maugréa Steve planté devant le n°14 de la rue Keller: "&lt;em&gt;ils ont mis la clé sous la porte ou quoi?&lt;/em&gt;". Ses yeux ne cessaient d'examiner la façade peu alléchante du bâtiment, mais aucun signe visible ne permettait d'en apprendre plus sur sa fonction. Quelques pas. Un coup d'oeil au bout de la rue: personne. Attendre Paul. "&lt;em&gt;Saloperie de journée!&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un léger grincement attira son attention: un homme sortait d'un porche jouxtant le n°14; peut-être avait-il quelques infos. "&lt;em&gt;Euh...excusez-moi...bonjour...vous sauriez éventuellement ce qu'est devenu le bar qui se trouvait là autrefois?&lt;/em&gt;", demanda-t-il en pointant du doigt le bâtiment. Le type se retourna, le visage fermé: il avait le crâne rasé, un cou de taureau et portait un T-shirt noir bien serré sur son torse sur lequel on pouvait lire le prénom Bobby. "&lt;em&gt;Qu'est-ce tu cherches exactement?&lt;/em&gt;", lâcha-t-il d'un ton peu engageant. "&lt;em&gt;Euh...je sais pas...rien de spécial...enfin juste euh...&lt;/em&gt;". Des balbutiements. Une sensation de gêne incroyable. &lt;em&gt;Pourquoi fallait-il toujours qu'il s'écrase face à plus fort que lui?&lt;/em&gt; Steve releva les yeux: ceux du crâne rasé étaient pointés sur lui et pas d'une façon amicale. "&lt;em&gt;Tu joues au con ou tu viens pour la première fois?&lt;/em&gt;" Blocage. Incompréhension. "&lt;em&gt;Alors, soit tu te casses, soit tu reviens ce soir et pas dans cette tenue, ok?&lt;/em&gt;" Steve sentit l'angoisse lui étriller le ventre. Le mec s'avançait. Steve recula d'un pas: avant d'avoir pu ouvrir la bouche, une main s'abattit lourdement sur son épaule.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"&lt;em&gt;Alors qu'est-ce que tu fous? Tiens! salut Robert!&lt;/em&gt;" Poignée de mains virile. Les yeux ronds, Steve contemplait Paul engager la conversation avec "Robert/Bobby". "&lt;em&gt;Je vois que t'as fait connaissance avec mon pote Steve...c'est un ami d'enfance...un peu perdu en ce moment hein?&lt;/em&gt;", fit Paul avec un léger sourire tout en se tournant vers lui. Le dénommé Robert, l'air un peu moins rude, prit la parole: "&lt;em&gt;Ca fait une paye qu'on t'a pas vu en tout cas! Si tu te repointes un de ces soirs, ramène-nous Steevy, on s'en occupera sans problème!...&lt;/em&gt;" Le mec s'éloigna, le bruit de ses bottes de biker claquant sur le bitume.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"&lt;em&gt;Paul, tu peux m'expliquer ce que c'est que cette foire ou merde?&lt;/em&gt;" L'interpelé sourit: "&lt;em&gt;Allez viens, on va se poser dans un vrai bar, on a chacun des trucs à se dire je crois&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;10 minutes plus tard. Une table. Musique à sonorités brésiliennes. Deux pintes de cervoise - 2/3 de bière, 1/3 de vin blanc, un trait de jus de citron. "&lt;em&gt;Alors là tu me fait halluciner! Je connais tes préférences sexuelles mais de là à fréquenter ce genre de club!...&lt;/em&gt;" Steve avait un peu de mal à intégrer ce qu'était vraiment le Keller's Club...oui, vraiment du mal. "&lt;em&gt;Ouais bon, je sais que je t'en avais jamais parlé, mais c'est mon truc perso de temps en temps. Juste entre mecs qui savent pourquoi ils viennent. C'est un ex qui rentrait du Bénin à l'époque qui m'en avait parlé: on y est allé ensemble puis moi tout seul ensuite. C'est tout.&lt;/em&gt;" Quelques instants de silence puis Paul fit: "&lt;em&gt;Et toi, qu'est-ce qui se passe? pourquoi tu m'a fais venir au fait?&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Légèrement grisé par sa pinte, Steve sentit sa langue se délier et mis enfin son pote au courant: la fille, les flics, le sac, sa mère adoptive... Au tour de Paul de rester sans voix. Une clope. Une flamme. Le parfum apaisant du tabac qui envahit les narines. Réflexion. Steve sait qu'il peut compter sur le soutien de son ami. Il ne l'aurait pas appelé si ce dernier n'était pas capable de prendre de bonnes décisions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"&lt;em&gt;Bon, première chose: récupérer ton sac. Tu me files les clés et j'y vais. Deuxième chose: j'ai peut-être quelqu'un qui peut nous aider. Faut que je regarde si j'ai l'adresse avec moi.&lt;/em&gt;" Paul prit sa veste en cuir posée à côté de lui et en tira son portefeuille - en cuir également. Un carnet minuscule en tomba. "&lt;em&gt;Merde!&lt;/em&gt;" Il se mit à feuilletter, nerveusement. "&lt;em&gt;Ah! ça y est!&lt;/em&gt;" Il montra une page à Steve: "&lt;em&gt;Un ami de mon grand-père. Il est russe, ancien interprète. On a peut-être une chance avec lui, mais je sais pas trop: ça fait longtemps que je l'ai pas vu.&lt;/em&gt;" Paul reprit son portefeuille et faillit s'étouffer en inspirant une nouvelle bouffée de sa cigarette. Coincée à l'intérieur, une photo de polaroïd dévoilait une scène terrible: lui, nu, à cheval sur le bas-ventre d'un autre garçon tout aussi dévêtu, le visage en extase, et qui n'était autre que son meilleur ami...assis juste en face de lui. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Stupéfaction. Il tourna lentement la photo.&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/8670701192949478433/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/8670701192949478433" rel="replies" title="7 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8670701192949478433" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8670701192949478433" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/lheure-tourne-par-samoura.html" rel="alternate" title="12 - L'heure tourne" type="text/html"/><author><name>Anonymous</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12397690101669322047</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjRtLujJ891iC6SErDosXJiRZ9X0j7huo_KhYt9xBQwefjJwQ-G2ZLqkxFtKMuUxHjuqNFFhf3zh1HIrY6WAM46huwQwdTZUnSJ84U0Hnn9IIwdcfr5CUjNn-cIZD_XZbdj2mma9aHFEYU/s72-c/beer_ben_evans.jpg" width="72"/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-107997448138089888</id><published>2007-06-20T22:32:00.001+01:00</published><updated>2007-07-30T16:20:06.145+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Yo"/><title type="text">11 - Sergueï</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjO8m2eP-Bws6cvs-piCzLuCcZ8jzwPk6Y7IqaGs1B-nV9bsGI_uxJBn89Iij9wMCZ1rbAo9tW8P0jTPvdz6GzRDmkUcPNY_46EsxZcUBjxtvxSofMEmdmFW-dysxQ3ee7Av9pKTlWMz_I/s1600-h/m_3245411456986.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjO8m2eP-Bws6cvs-piCzLuCcZ8jzwPk6Y7IqaGs1B-nV9bsGI_uxJBn89Iij9wMCZ1rbAo9tW8P0jTPvdz6GzRDmkUcPNY_46EsxZcUBjxtvxSofMEmdmFW-dysxQ3ee7Av9pKTlWMz_I/s320/m_3245411456986.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078264795751105698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cela faisait bien 5 ans qu'il n'avait pas profité d'une telle grasse matinée. En fait depuis son embauche en tant que courtier en bourse à la Société Générale...&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Son réveil indiquait 14h04. Il était seul dans son lit mais il pouvait entendre l'eau couler dans la salle de bains. Il&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;s'étira. Son corps était courbatu après la « nuit mémorable » qu'il venait de passer. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Hier soir (enfin plutôt tôt ce matin...), il avait raccompagné Steve qui était encore une fois pire que pire. Bien qu'étant son meilleur ami depuis plus de 10 ans, le penchant excessif de Steve pour l'alcool commençait sérieusement à l'agacer. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Malgré tout, cette fois-ci, la corvée de taxi s’était transformée en aubaine. En effet, après avoir bordé son ami, Paul avait regagné sa voiture. Un&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;bel éphèbe prénommé Sergueï, ce qu’il apprît bien plus tard dans la nuit, s’était alors planté devant lui. Après quelques banalités d’usage, Paul avait invité le charmant inconnu à venir boire un verre chez lui. Il se remémorait avec délectation le reste de la nuit lorsque Sergueï sortit de la salle de bains.&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Béni soit cet alcoolo de Steve&lt;/span&gt; », murmura Paul en admirant le corps nu du jeune russe. Il se leva d’un bond et alla allumer sa machine Nespresso posée sur le bar. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu voudrais bien me préparer un Ristretto pendant que je me douche ?&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Da, bien sûr&lt;/span&gt;... » répondit Sergueï.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Paul pénétra dans la salle de bains, entra dans la douche, ouvrit le robinet d’eau froide et se plaça sous le jet puissant. Il se savonna énergiquement avec son gel douche mentholé, puis se rinça tout aussi énergiquement. Après s’être séché et habillé, il se rasa consciencieusement et considéra qu’il était enfin prêt à affronter une nouvelle journée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;De retour dans la chambre, Sergueï avait disparu. Il pivota rapidement sur lui-même pour examiner tous les recoins de son petit 2 pièces. Plus de Sergueï...&lt;br /&gt;Une légère déception lui noua la gorge, déception plus sexuelle que sentimentale, s’avoua-t-il immédiatement. Il avait d’ailleurs maintenant l’habitude de ce genre de relations qui ne duraient jamais plus d’une nuit. Il fut malgré tout content de trouver un petit mot sur le bar à côté de son Ristretto fraîchement préparé : « Désolé, mais je dois partir...».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tout en buvant son café, Paul alluma son téléphone portable et consulta sa messagerie vocale. Mlle Orange lui annonça alors de sa douce voix : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous avez un nouveau message. Reçu aujourd’hui à 11h48&lt;/span&gt; » et ce fut Steve qui prit alors la parole. Il paraissait effrayé et parlait extrêmement vite. En substance, il lui demandait de le retrouver à 15 heures à l’endroit où ils avaient l’habitude de sécher les cours de philo. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Malgré l’inquiétude évidente de son ami, il ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de leur ancien lieu de pèlerinage, le « Keller’s Club ». Que de bons moments avaient-ils passés là ! Cependant, ce que Steve ignorait, c’est que Paul continuait à fréquenter les salons privés de ce club, spécialement depuis qu’il avait changé de propriétaires voilà 3 ans maintenant et était devenu un des hauts lieux coquins (et même plus que ça...) de la nuit parisienne.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un coup d’œil à sa montre l’extirpa de ses rêveries et l’encouragea à se préparer. Il ne lui restait qu’une vingtaine de minutes pour rejoindre Steve.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il attrapa ses clés et son portefeuille. Il remarqua sans y prêter une grande attention que son portefeuille n’était pas rangé à sa place habituelle. Il mit cette incohérence sur le compte de son empressement à se déshabiller de la veille...&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il sortit de chez lui, claqua la porte et partit rejoindre son ami qui apparemment s’était fourré « dans une belle merde ».&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/107997448138089888/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/107997448138089888" rel="replies" title="12 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/107997448138089888" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/107997448138089888" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/11-sergue-par-yo.html" rel="alternate" title="11 - Sergueï" type="text/html"/><author><name>Yo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15435824663250381617</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjO8m2eP-Bws6cvs-piCzLuCcZ8jzwPk6Y7IqaGs1B-nV9bsGI_uxJBn89Iij9wMCZ1rbAo9tW8P0jTPvdz6GzRDmkUcPNY_46EsxZcUBjxtvxSofMEmdmFW-dysxQ3ee7Av9pKTlWMz_I/s72-c/m_3245411456986.jpg" width="72"/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-2055485749014679546</id><published>2007-06-16T14:56:00.000+01:00</published><updated>2007-06-16T16:25:31.385+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="La bande à Bardet"/><title type="text">10 - Perdu de vue...</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiGIdKPOcA2l9slBo6lvP0aAqfnqACQ0jKyCScSmAXsEE-0dR5qDEUA4mMeJ7PB18Iy-kiVWXr8MxwX6kv9do4Q_usZqM6fJPIyi06CQY_u5d2q0_z976OI_Oa-27-jLB6TLGjRXT4zCA/s1600-h/FACADE.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiGIdKPOcA2l9slBo6lvP0aAqfnqACQ0jKyCScSmAXsEE-0dR5qDEUA4mMeJ7PB18Iy-kiVWXr8MxwX6kv9do4Q_usZqM6fJPIyi06CQY_u5d2q0_z976OI_Oa-27-jLB6TLGjRXT4zCA/s200/FACADE.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076678343824587842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il mit quelques minutes à recouvrer ses esprits. Cela faisait six ans, peut-être plus, qu'il n'avait pas vu ses parents adoptifs, depuis qu'il leur avait annoncé qu'il voulait savoir la vérité sur ses parents biologiques. Il n'y avait jamais vraiment eu de secret entre ses parents et lui-même. Il avait toujours été clair qu'il avait été adopté à l'âge de deux ans, ils ne lui avaient jamais caché. Mais il ne savait plus rien de sa vie d'avant et les Keller non plus... enfin c'est ce qu'ils lui avaient toujours dit. Pourtant quand à 20 ans il leur avait dit qu'il allait entreprendre des démarches pour connaître l'identité de ses parents biologiques, ils avaient bizarrement très mal réagi. Steven n'a jamais compris cette réaction car il n'y avait aucun doute qu'il les aimait comme on aime ses parents et que son idée n'était pas de les mettre en concurrence avec d'autres... Il n'avait jamais voulu les blesser où les remettre en cause dans leur rôle de parents... Il voulait connaître ses racines, comprendre ce qui lui faisait défaut, réussir à interpréter ces sensations qu'il avait parfois en entendant une voix, en [re]découvrant un lieu, en croisant un regard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait compris qu'ils ne l'aideraient pas dans cette démarche... Ils avaient compris qu'il ne changerait pas d'avis... et le temps fit son oeuvre... ils ne s'appelèrent plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pris donc contact avec la DASES*. De rendez-vous en rendez-vous, il n'apprit pas grand chose... ou plutôt si, il apprit qu'il n'était pas un enfant adopté... enfin en tout cas légalement... Il y avait effectivement des formulaires de demande d'agrément dans les archives, mais l'agrément ne fut jamais donné au couple Keller... Bizarrement, à l'époque, il avait pris ça plutôt légèrement, comme une tuile de plus dans sa petite vie médiocre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses potes lui avaient conseillé de laisser tomber, de ne pas essayer d'en savoir plus, que les services administratifs français n'avaient jamais eu la réputation d'être très rigoureux et que les Keller n'avaient pas la trempe d'être des trafiquants d'enfants, que l'accord d'adoption devait être égaré dans un des bureaux sordides au 94 quai de la Râpée. Alors il s'était fait une raison...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là en voyant sa mère à l'endroit même où il avait un rendez-vous ce soir, en réalisant que pendant toute sa jeunesse il avait été épié, pris en photos, que ses moindres faits et gestes avaient été consignés (en russe de surcroît), que les Keller avaient refusé qu'il connaisse la vérité sur son passé... tout ça lui revenait violemment, se mélangeait dans sa tête, lui brûlait les yeux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se rendit compte qu'il pleurait... la jeune fille rousse le regardait intriguée... Il essaya de reprendre le contrôle, il passa sa main sur son visage, esquissa un sourire à l'attention de la jolie rouquine et détourna son regard. Il prit alors conscience que sa mère et le groupe d'encapuchonnés avaient disparu. Une sirène retentit et sa haine viscérale des flics lui provoqua une montée d'adrénaline... c'était en fait un véhicule du SAMU qui arrivait pour la vieille dame... Il devenait complètement parano !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne savait pas bien ce qui se passait mais il était "dans une belle merde" comme aurait dit Paul... Il venait de se souvenir... Il devait se rendre dans ce rade où ils avaient l'habitude de philosopher à leur manière il y a déjà huit ans de ça. C'était lorsqu'ils étaient au lycée Voltaire, ils se retrouvaient régulièrement au "Keller's Club" (rue Keller)... C'était à environ un kilomètre et demi du bahut mais un nom comme ça pour un bar, ça ne s'inventait pas, alors ça s'était imposé, c'était devenu leur QG... En plus ce troquet était aussi fréquenté par les élèves essentiellement féminines du lycée professionnel de la mode situé dans la rue derrière. Ces filles étaient plus jolies et sophistiquées que celles de Voltaire et elles justifiaient largement la distance parcourue au pas de course. Ils y croisaient parfois les gars du lycée pro électrotechnique de la rue de la Roquette, ils n'étaient pas toujours très malins. Surtout un, un dénommé Martial, un type avec une queue de cheval. Un jour que Steve et les autres faisaient les malins en parlant philo devant les filles du lycée Paul Poiret, ce type s'était approché et avait dit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J'sais pas ce qu'il dit "Kietzsche" mais moi... "&lt;/span&gt; et il avait balancé un pet à faire rougir n'importe quelle personne normalement constituée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et merde il divaguait encore... il fallait absolument qu'il arrête de se laisser emporter par ses pensées... Il fallait qu'il garde son objectif en tête, rejoindre Paul et l'envoyer chercher le sac...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devait y avoir cinq kilomètres pour se rendre là-bas, il les ferait à pieds, ça lui permettrait d'avoir une heure pour lui, pour essayer de mettre de l'ordre dans sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/2055485749014679546/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/2055485749014679546" rel="replies" title="5 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2055485749014679546" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2055485749014679546" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/10-perdu-de-vue.html" rel="alternate" title="10 - Perdu de vue..." type="text/html"/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiGIdKPOcA2l9slBo6lvP0aAqfnqACQ0jKyCScSmAXsEE-0dR5qDEUA4mMeJ7PB18Iy-kiVWXr8MxwX6kv9do4Q_usZqM6fJPIyi06CQY_u5d2q0_z976OI_Oa-27-jLB6TLGjRXT4zCA/s72-c/FACADE.JPG" width="72"/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-9219718611563068887</id><published>2007-06-10T21:40:00.000+01:00</published><updated>2007-06-14T09:15:33.056+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Baz"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><title type="text">9 - Une rencontre mystique</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhruTgF1CEdtmrnZdE-QyHa6jnlc21EVM1GgON-CQ7h54XNWrJ1aSbP0kozlIHJjJhdyB45WQHYOJH6VvOLHh7qEfQURn3Mns-RiheLBJQnDgKj7orLB0_9CmDJomye-ulPMMjztGx20bg/s1600-h/statue_de_saint_pierre.3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhruTgF1CEdtmrnZdE-QyHa6jnlc21EVM1GgON-CQ7h54XNWrJ1aSbP0kozlIHJjJhdyB45WQHYOJH6VvOLHh7qEfQURn3Mns-RiheLBJQnDgKj7orLB0_9CmDJomye-ulPMMjztGx20bg/s200/statue_de_saint_pierre.3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074535856979142162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Manger... Depuis hier soir et les quelques litres de bières à peine épongés par un "grec frites sauce blanche avec oignons" plus que douteux, Steve avait le ventre vide. Cette soirée d'adieu à Eliott, son ami de toujours, était d'ailleurs une vraie réussite. Toute la bande s'était réunie au ManRay près des Champs Elysées pour fêter sa mutation à Shangaï. Steve se souvenait à peine qui l'avait ramené chez lui. Sa voiture avait dû rester garée dans le parking hors de prix jouxtant les beaux quartiers... La voiture justement ! Comment la récupérer ? Steve chercha un téléphone public pour appeler Paul. Il lui fallait vraiment de l’aide, mais surtout un moyen de fuir cette histoire de fous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier problème... et de taille... il n’existe plus de cabine à pièces dans Paris ! Il était trop tôt pour utiliser sa carte bleue, alors il entra dans le premier Tabac qu’il rencontra. Muni de son sésame préhistorique, il se dirigea vers la cabine téléphonique de la rue de la tombe Issoire. Une odeur de pisse et de clope l’encouragea à composer au plus vite le numéro du portable de Paul. Steve s’étonna d’ailleurs de le connaître par cœur ! Mais après tout, ils étaient amis depuis le collège. Première sonnerie. L’air vicié de la cabine lui rappela qu’il avait toujours le ventre vide. Deuxième sonnerie. Il ouvrit la double porte de la cabine pour respirer. Troisième sonnerie. Une voiture de police passa toutes sirènes hurlantes devant lui. Steve se tourna pour cacher son visage. Encore une fois, il constata qu’à trop regarder les thrillers au cinéma, on en devient parano. La voix mécanique de Paul. Bordel ! Le répondeur ! Que faire ? Laisser un message et convenir d’un RDV ? Et si ses « ennemis » venaient à l’entendre ? Il risquait de se faire choper. Le bip habituel retentit. Il se lança :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;Paul, c’est Steve. J’ai besoin de toi mon pote. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais je vis une journée de dingue. Il faut que je te vois et que je récupère les clés de ma bagnole. Retrouve-moi où nous avions l’habitude de sécher les cours au lycée. Cet après-midi à 15H. Tu sais, pendant les cours de Philo... Voilà... J’ai vraiment besoin d’aide. J’ai perdu mon portable alors ne cherche pas à me joindre dessus. Et surtout, ne dis à personne que tu m’as eu, d’accord ? A personne...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il raccrocha, terriblement déçu de n’avoir pas pu parler à son ami. Il retentera un peu plus tard. Steve prit quelques minutes pour engloutir un jambon-beurre en consultant le plan qu’il avait trouvé sur la clé USB. La flèche indiquait l’entrée de l’église de la Place d’Alésia. Il connaissait bien le quartier pour y avoir vécu un an en collocation. Cependant, il n’avait jamais mis les pieds à l’intérieur. Que signifiait cette mascarade ? Pourquoi ce rendez-vous là-bas, ce soir ? Athée endurci, il ne connaissait pas bien le fonctionnement des lieux de culte, mais l’église sera sans doute fermée à cette heure-là. En plus, il n’avait ni le sac, ni le soutien des forces de l’ordre… Sur ce coup-là, il était vraiment seul !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Midi. Plus que 9 heures pour aller chercher le sac dans son appartement. Mais avant ça, Steve voulait se rendre au point de rendez-vous pour connaître les lieux. Il mit quelques minutes à arriver devant l’Eglise Saint-Pierre. Hormis une jeune femme rousse, très jolie, qui aidait une personne âgée à se relever d’une chute ridicule sur le trottoir, seuls quelques touristes asiatiques allaient et venaient dans les rues. Décidément, la ville est calme ce matin… Il regarda attentivement autour de lui.  Des cafés, une grande brasserie, le Zeyer, qu’il connaissait bien, le cinéma, un Mac Donald, des boutiques de mode… Autant de planques et de recoins où il se sentait épié… Il contourna la porte principale de l’Eglise pour en trouver une éventuelle entrée dérobée. Rien sur le flanc droit. Il se rendit sur l’autre versant. Et aperçut un groupe de ce qu’il prit tout d'abord pour des prêtres, discuter devant une petite porte en fer rongée par la rouille. Il resta suffisamment loin de la scène et se cacha entre deux voitures pour observer si ces personnes pouvaient être concernées par le rendez-vous de ce soir. Rien ne paraissait anormal. Sauf peut être cette femme qui s’approchait du groupe d’un pas assuré… Il dut réprimer un cri de stupéfaction quand il reconnut sous la toge sombre le visage d’une personne qu’il connaissait bien. Le visage de Suelen Keller. Sa mère adoptive...</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/9219718611563068887/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/9219718611563068887" rel="replies" title="11 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/9219718611563068887" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/9219718611563068887" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/une-rencontre-mystique.html" rel="alternate" title="9 - Une rencontre mystique" type="text/html"/><author><name>baz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12799438402704808615</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEil2XsRD8SlWeNko2RrbHtyn0tHU6gCbpsefPKZcRMu14voT_MpAHTXI44fGeqG4VAZxAtiVKQMKAFns2Cxg-5-razPgi7xYATcgGTxKlV3jOQwGEdkqfTWUwYqdvI6aL4/s220/avatar_baz_manga.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhruTgF1CEdtmrnZdE-QyHa6jnlc21EVM1GgON-CQ7h54XNWrJ1aSbP0kozlIHJjJhdyB45WQHYOJH6VvOLHh7qEfQURn3Mns-RiheLBJQnDgKj7orLB0_9CmDJomye-ulPMMjztGx20bg/s72-c/statue_de_saint_pierre.3.jpg" width="72"/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-2401583209036544986</id><published>2007-06-04T14:35:00.000+01:00</published><updated>2007-06-11T09:41:08.754+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Jozeph"/><title type="text">8 - Première Piste</title><content type="html">&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiZh8DUJRCbeJ2MBgbb6TCqwzoHMU0fIBn9FhShjr1-0As0hyphenhyphenv0wUz0P8v4E90gGLA9mEJ6lrD3e-9r3S0ANnpDSKys5mJfFHOwDnk9UE92cfnYDErh_WtlDUg-iljAKSWGs8-pKmDSYg/s1600-h/Plan.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiZh8DUJRCbeJ2MBgbb6TCqwzoHMU0fIBn9FhShjr1-0As0hyphenhyphenv0wUz0P8v4E90gGLA9mEJ6lrD3e-9r3S0ANnpDSKys5mJfFHOwDnk9UE92cfnYDErh_WtlDUg-iljAKSWGs8-pKmDSYg/s200/Plan.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5072202560858530642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Dans le premier dossier, il retrouva en format numérique les photos qu'il avait déjà trouvées dans le sac. Il les parcourut rapidement. C'était bien les mêmes. Elles semblaient y être toutes. Y compris celle qui l'avait tant choqué. Il n'en revenait toujours pas : jusqu'à ce matin, il pensait vraiment que cette partie de sa vie n'était plus qu'un lointain et mauvais souvenir…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="en-GB"&gt; &lt;span lang="fr-FR"&gt;Dans le deuxième dossier, il retrouva le texte qu'il avait tenu en main le matin même. Cette fois-ci il était dactylographié. Quelqu'un avait donc recopié l'exemplaire manuscrit qui se trouvait dans le sac. Steve n'était certes pas un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;geek&lt;/span&gt;, mais il savait cependant qu'un ordinateur connecté à Internet pouvait lui apprendre beaucoup sur la langue dont le manuscrit était fait. Il ne savait pas exactement comment traduire un texte de plusieurs pages, mais il pouvait toujours tenter un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;google translate&lt;/span&gt; sur une phrase prise au hasard. Il saurait au moins si c'était une langue répertoriée, ou un code. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Tiens, prenons la première phrase, par exemple…"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="en-GB"&gt; &lt;span lang="fr-FR"&gt;Lumière. Contrairement &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt; ce qu'il s'était bêtement imaginé quelques heures plus tôt, ce n'était pas un code secret... C'était du Russe. Et d'après la piètre traduction du moteur de recherche, ça signifiait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Copie du rapport intérieur à la raison de la surveillance du sujet homme SK"&lt;/span&gt;… Malgré son mal de tête tenace, Steve comprit instantanément que ce texte était tout bonnement un relevé de ses faits et gestes ces derniers temps. Et à en croire les photos, ces derniers temps remontaient à plusieurs années… &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Qu'est ce c'est que ce cirque ?… A l'occase, faudra bien que je traduise tout ça comme il faut !"&lt;/span&gt; se surprit-il à marmonner tout haut. De fait, il se sentait étonnement serein au regard de l'absurdité de la situation. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Voyons la suite"&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="en-GB"&gt; &lt;span lang="fr-FR"&gt;Le troisième dossier était moins volumineux : il contenait seulement la copie d'un plan mappy, avec une note : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;SK - RDV dimanche 26 mai 21 H. N'oubliez pas le sac&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;. Une flèche partait du texte et aboutissait à un point précis du plan. Machinalement, Steve tata les poches de son jeans à la recherche de son portable : il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="en-GB"&gt; &lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Mon portable ! Les fêlés de la camionnette l'ont gardé !"&lt;/span&gt;. Il songea alors que le message qu'il n'avait pas écouté avait peut-être un rapport avec tout ça. Il songea qu'à l'occasion il devrait trouver un moyen de l'écouter. Puis il songea que tout ça était absurde et qu'il allait certainement se réveiller, ou apercevoir Marcel Bélivot dans un coin du Cybercafé. Son esprit commençait de nouveau à s'embrouiller. Il songea alors à prévenir la police. Mais depuis que le "policier-charcutier" lui était tombé sur le râble, il ne savait pas précisément dans quel camp la police était. Il songea d'ailleurs qu'il ne savait pas vraiment dans quel camp il était lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="en-GB"&gt; &lt;span lang="fr-FR"&gt;L'ordinateur indiquait 10H40. Ça lui laissait du temps. Mais d'abord, il lui fallait récupérer le sac. Il imprima rapidement le plan, et fourra la clé USB dans la poche arrière de son jeans. Dans un éphémère instant de lucidité, il songea, enfin, que certains réflexes commençaient à lui revenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/2401583209036544986/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/2401583209036544986" rel="replies" title="10 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2401583209036544986" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/2401583209036544986" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/8-premire-piste_04.html" rel="alternate" title="8 - Première Piste" type="text/html"/><author><name>Emeric</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17024914535122868366</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="32" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="//blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjm3LvZBKubduR_6WQT8eA-hi0NnDdcLCbrpUQi8Yt7CJGN8IFY2JFlKJBjIl7rQMnNs2wxqng0O6YRNDfzNpcJVqANat7tqNdoF6qAj4sCU2tLcOGkeYcP5aB1BcVy8Q/s220/Avatar.jpg" width="32"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiZh8DUJRCbeJ2MBgbb6TCqwzoHMU0fIBn9FhShjr1-0As0hyphenhyphenv0wUz0P8v4E90gGLA9mEJ6lrD3e-9r3S0ANnpDSKys5mJfFHOwDnk9UE92cfnYDErh_WtlDUg-iljAKSWGs8-pKmDSYg/s72-c/Plan.jpg" width="72"/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5588550318618106110.post-8054979888324689715</id><published>2007-06-03T16:15:00.000+01:00</published><updated>2007-06-11T09:30:45.245+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Histoire 100 noms"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="Pakdekro"/><title type="text">7 - Cybercafé</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjhvcLE4ANJOl6Meg5WahE9Zh7ABEoJTYS2bCrIYRiSjrvfm8nsy3xMN33Y0LfyzBc3SrxkPZgvlXK_xFpXKyg1EmKJc1wlf15da9pXyCmogBTgibuUERZ5fwkqyCzOIwZCZf-ZYxShig/s1600-h/cartierusb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjhvcLE4ANJOl6Meg5WahE9Zh7ABEoJTYS2bCrIYRiSjrvfm8nsy3xMN33Y0LfyzBc3SrxkPZgvlXK_xFpXKyg1EmKJc1wlf15da9pXyCmogBTgibuUERZ5fwkqyCzOIwZCZf-ZYxShig/s200/cartierusb.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5072103269804581682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il avait vu cette scène tant de fois à la télévision que cela lui paraissait être une simple formalité. Steve s'agrippa à la poignée de la porte arrière de la camionnette qui avait dû ralentir consécutivement au choc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ne bouge pas !"&lt;/span&gt; Lui cria Moustache qui s'avançait vers lui. Et, alors qu'il s'apprêtait à le saisir, Steve arracha d'un coup sec la lanière qui retenait la clé USB que le gros policier portait autour du coup. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Sans toute pour avoir l'impression de se tenir à quelque chose et d'amortir la chute qu'il sentait arriver bientôt. La poignée pivota et la porte s'ouvrit brutalement. Steve se laissa glisser et s'éjecta de la camionnette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité était bien plus dure que la fiction et le bitume était là pour le lui rappeler. Mais comment faisaient-ils pour se relever immédiatement dans les films ? Machinalement et sûrement par instinct de survie, Steve s'était protégé la tête. Ce fut sans doute le choc le plus dur qu'il eut à endurer jusqu'ici.&lt;br /&gt;s'éloigner. Elle ne s'était pas Après trois-quatre roulés-boulés et cinq secondes pour reprendre ses esprits, Steve vit la camionnettearrêtée mais il vit cependant les yeux rouges de Moustache remplis de colère. Il semblait baragouiner quelques noms d'oiseaux en essayant de fermer la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve, les coudes ensanglantés, se releva. Quelques passants curieux vinrent à sa rencontre mais il refusa tout contact et il se mit à courir. Courir pour oublier, courir pour s'échapper et échapper à la machine infernale qui venait de se lancer et dont il ne savait, malheureusement pour lui, encore strictement rien.&lt;br /&gt;Tout en courant, Steve éprouvait un besoin énorme de faire le point. A qui faire confiance, il ne savait plus. Il ne pouvait plus retourner chez lui, car Moustache, qui devait en savoir encore beaucoup plus sur lui, savait ou il habitait. Dormir à l'hôtel semblait être la meilleure alternative. Par chance, il avait encore sur lui son portefeuille avec une centaine d'Euros en liquide. Plus question d'utiliser sa carte, tout du moins pas dans l'immédiat. Ça laisse trop de traces. Restait à trouver l'hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après trente minutes de course effrénée Steve s'arrêta. Tout comme plus tôt dans la matinée, il pouvait sentir son coeur taper et résonner dans tout son corps.  La clé USB qu'il serrait fermement accentuait encore plus l'effet au niveau de sa main droite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je l'avais presque oubliée celle là"&lt;/span&gt; se disait-il intérieurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cybercafé qui se tenait au coin de la rue était l'endroit idéal pour en consulter le contenu. Il prit place en face d'un vieux Pentium III isolé. Avant de la connecter, il prit quelques secondes pour l'ausculter. Il s'agissait d'une clé USB de 1 Go en acier finition palladiée et composite noir, d'un design somme toute très classique et sobre. Sur la face avant était gravé le nom de la marque : "Cartier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Pourquoi mettre autant dans une simple clé ?"&lt;/span&gt; se disait Steve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve ôta le capuchon pour introduire la clé dans le port USB et commença à parcourir les dossiers dont le contenu lui parut pour le moins surprenant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</content><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/feeds/8054979888324689715/comments/default" rel="replies" title="Publier les commentaires" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5588550318618106110/8054979888324689715" rel="replies" title="4 commentaires" type="text/html"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8054979888324689715" rel="edit" type="application/atom+xml"/><link href="http://www.blogger.com/feeds/5588550318618106110/posts/default/8054979888324689715" rel="self" type="application/atom+xml"/><link href="http://histoire100noms.blogspot.com/2007/06/7-cybercaf.html" rel="alternate" title="7 - Cybercafé" type="text/html"/><author><name>Pakdekro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16389585010336293066</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image height="16" rel="http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail" src="https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif" width="16"/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjhvcLE4ANJOl6Meg5WahE9Zh7ABEoJTYS2bCrIYRiSjrvfm8nsy3xMN33Y0LfyzBc3SrxkPZgvlXK_xFpXKyg1EmKJc1wlf15da9pXyCmogBTgibuUERZ5fwkqyCzOIwZCZf-ZYxShig/s72-c/cartierusb.jpg" width="72"/><thr:total>4</thr:total></entry></feed>